| Réseau routier, circulation | Quand on voit la topographie du pays, on se doute bien que le réseau routier népalais est limité avec avant tout deux grands axes que sont celui qui traverse le pays d'est en ouest dans les plaines du Teraï, plus ce qui s'appelle la Prithvi Highway reliant Katmandou à Pokhara. Ailleurs, les routes sont plutôt des pistes en terre ou en pierre, pas vraiment entretenues ni forcément sécurisées. Mais il faut dire que les conditions météo ne sont pas là non plus pour arranger les choses, particulièrement en saison de mousson entre juin et octobre. Ce qui fait que le plus souvent on circule plutôt lentement aux abords de la capitale à cause des embouteillages plus surtout bien sûr en montagne, dans des conditions qui plus est généralement loin des règles du code de la route. Ici, comme en Inde, on roule à gauche avec pour seule consigne que "le plus gros a toujours raison et la priorité" et que l'usage du klaxon pour marquer sa présence reste indispensable. Autant le savoir... | | Location de voiture | Comme on s'en doute aussi, au vu du relief, de la circulation et du style de conduite local, louer et conduire une voiture soi‑même au Népal n'est pas réellement une bonne idée. Tant est‑il d'ailleurs que les loueurs proposant cette formule sont rares dans le pays, ou qu'en cas d'accident la faute imcombe presque toujours au conducteur étranger. Bref, c'est à oublier car, quitte à circuler en voiture, autant le faire alors avec chauffeur. Pour ceux qui disposent du budget (un 4x4 est souvent préférable) et veulent bénéficier d'une grande autonomie, c'est en effet une bonne solution qui plus est présentant plus de confort et surtout de sécurité pour ce qui est des dangers de la route. Comptez alors dans les 40 à 50 €/jour pour une citadine standard qui néanmoins ne vous autorisera pas à aller n'importe où, notamment dans la partie himalayenne du pays, et au mieux 80‑100 € pour un tout‑terrain. Comme toujours avec cette formule, vérifiez bien ce qu'inclut votre contrat, entre autres pour ce qui est des frais de carburant, de péages routiers, de stationnement et de la prestation du chauffeur (n'oubliez pas le pourboire en fin de circuit). | | Bus | C'est le moyen de locomotion choisi par beaucoup de voyageurs, notamment ceux à petit budget qui n'ont pas forcément les moyens de louer une voiture avec chauffeur ou de prendre un vol intérieur pour les trajets les plus longs. Ce qui ne doit pas faire oublier que voyager en bus au Népal demande du temps, et même pas mal vu la lenteur des véhicules qui roulent en gros à 30 km/h de moyenne, et s'avère souvent éprouvant entre autres dans les zones d'altitude. Sachant cela, on aura donc intérêt à peut‑être privilégier le "haut de gamme". Soit ces bus touristiques qui roulent entre les grandes villes du pays, offrant un certain confort avec des sièges réservés, souvent inclinables, la climatisation, prises USB, et surtout peu d'arrêts en route. Dans ce cas, comptez entre 5 et 10 € par tranche de 100 km, selon le niveau de rapidité et de confort proposés. Pas forcément "donné", mais néanmoins le prix à payer pour voyager dans d'assez bonnes conditions. Sinon, il existe du moins cher avec les bus locaux qui, eux, coûtent en gros trois fois moins, mais pour des trajets encore plus lents, avec de multiples arrêts, dans des véhicules souvent vétustes et bondés. Si pour de courts parcours, cela peut passer, pour les plus longs autant savoir déjà à quoi s'attendre... | | Vélo et scooter | Deux options possibles pour circuler, mais qui ne présentent pas que des avantages et s'adressent avant tout à certains profils de voyageurs. Mis à part la plaine du Teraï, le reste du Népal est, on le sait, des plus montagneux et en altitude avec les routes qui vont avec. Donc, hormis les fans de VTT en condition physique qui pourront réellement trouver dans la partie himalayenne d'excellents itinéraires et terrains de jeux, le vélo n'est guère conseillé ailleurs ou pour les autres. Sinon, en location, comptez entre 10 et 20 €/jour selon la qualité du VTT choisi, et même au‑delà des 50 € pour ces modèles électriques proposés par quelques rares loueurs. C'est une pratique envisageable pour découvrir Katmandou et sa vallée ou encore Pokhara et son lac. Néanmoins, vu les routes, le trafic et la conduite locale, il est impératif de toujours rester prudent et sur ses gardes. Comptez 10‑15 €/jour pour un scooter et en gros un peu plus du double pour une moto (dont les fameuses Royal Enfield) qui nécessitent d'avoir les permis adéquats. | | Trains | Là aussi le Népal est victime de son relief escarpé. Ce qui fait qu'il n'existe qu'une seule ligne passagers en service entre les villes de Jaynagar (Inde) et Bijalpura (Népal) pour juste une quarantaine de kilomètres dans la partie plate du pays, le Teraï, qui se fait en une heure. | | Vols intérieurs | Le Népal compte plus d'une soixantaine d'aéroports, mais avec seulement trois d'un certain niveau, dont celui de Katmandou qui est de loin le principal. Donc, on trouve dans le pays surtout de petits aéroports ou aérodromes prévus d'abord pour des liaisons intérieures. Voire à la demande pour ce qui est des trekkeurs et alpinistes qui veulent se rendre dans certaines régions du pays. Comme les aéroports, les compagnies aériennes locales sont aussi relativement nombreuses. Ne serait‑ce que parce que les reliefs y rendent traditionnellement les déplacements longs et difficiles par voie terrestre. De façon générale, ces compagnies ont pour point commun d'être toutes de tailles restreintes, composées de petites flottes d'appareils souvent de faibles capacités. Plus surtout de figurer pour l'ensemble sur la Liste Noire des compagnies interdites de vols par l'Union Européenne pour des questions de sécurité. Ce qui veut dire que, si elles sont interdites de ciel européen, elles sont de même interdites de vente par tous les voyagistes inscrits dans l'UE. Autant le savoir si on a décidé de les utiliser pour se déplacer dans le pays. Sur l'ensemble, trois sont un peu plus importantes que les autres avec d'abord la compagnie nationale Nepal Airlines , plus aussi Buddha Air et Himalaya Airlines aux réseaux néanmoins plus restreints. Avantages et inconvénients des vols domestiques Reste que, malgré tout ça et les risques possibles liés à la météo qui font d'ailleurs que les vols peuvent être assez souvent retardés sinon annulés, l'avion permet de gagner énormément de temps dans ses déplacements. Par exemple, un trajet d'une dizaine d'heures par la route peut ainsi se réduire à moins d'une heure en avion. Même s'il existe pas mal de lignes, notamment vers la partie himalayenne du pays, c'est la desserte Katmandou - Pokhara qui demeure la plus populaire. En attendant, pour les étrangers, ce gain de temps présente un coût certain. Il existe en effet une double tarification étrangers vs locaux pour ce qui est des tarifs aériens domestiques. Et, au final, il faut compter au mieux pour les touristes une centaine d'euros par tranche de demi‑heure de vol. Bref, à moins d'avoir le budget, autant prévoir en conséquence... | | En ville | Comme il n'existe que peu de grandes villes au Népal, c'est à Katmandou, Pokhra et accessoirement Bharatpur que le choix se pose vraiment. Là, plusieurs options demeurent possibles. Au moins cher, on retrouve les bus urbains et les minibus collectifs (lents avec nombre d'arrêts et souvent bondés), plus les pousse‑pousses (ou rickshaw) ainsi que les incontournables tuk‑tuk (dont certains collectifs appelés safa tempo) qui sillonnent les rues des villes et des environs. Dans ce cas, une course ou un ticket coûte habituellement moins de 1 € ou à peine plus. Plus chers mais toujours très abordables, de même que plus rapides et confortables, il y a bien sûr aussi les taxis et moto‑taxis avec pour certains des appli de type Uber qui permettent de réserver et de payer sans mauvaise surprise. Sinon, vérifiez bien que le compteur fonctionne ou négociez la course avant de monter. | | Que choisir pour ses déplacements? | Plus qu'ailleurs peut‑être, au Népal c'est votre budget, le temps dont vous disposez et les endroits à visiter qui détermineront les choix. Avec d'un côté les vols domestiques et la voiture avec chauffeur qui offrent rapidité et confort à un certain coût, et de l'autre le bus plus abordable mais avec aussi ses contraintes, même si on opte pour le haut de gamme. Reste que quels que soient ses choix, mieux vaut ici raisonner toujours en temps de trajets plus qu'en kilomètres au vu des spécificités du pays... | |