Je voulais vous faire mon retour d'expérience ressente pour l'obtention d'un visa B-2 pour les États-Unis. J'espère que ce sujet intéressera quelques personnes. Personnellement j'aurai aimé avoir ce retour pour me rassurer et c'est pour cela que je le poste ici.
je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!
Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa.
Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html
Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça...
Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR.
Cette prise de rendez-vous coûte 14€.
Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés:
- Confirmation du rendez-vous à l'ambassade
- Passeport valide
- Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€)
- Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€)
- Photo d'identité 5X5 (9€)
- Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible
C'est à peu près tout.
Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains:
1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler.
2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.
Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez.
Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.
Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté.
J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...
Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes.
Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄
Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
Parti debut mars au Burundi nous voilà de retour, enchanté par notre voyage... Tout petit pays entre la RDC et la Tanzanie, nous avons pu faire le tour très facilement, en bus dans un premier temps, puis avec un 4X4 de location pour atteindre quelques destinations plus difficiles d'accés (encore que...).
Pour ceux qui cherchent à découvrir une afrique authentique, non investit par les touristes (à nous deux il semblerait que nous ayons fait exploser les statistiques), pour ceux qui aiment le contact, les rires et les sourires, qui n'ont pas peur d'être un objet de curiosité, mais aussi d'être confronté à une pauvreté souvent dérangeante, pour ceux qui aiment les paysages verdoyants, les collines, les climats doux et agréables, pour ceux qui aiment les gens.... le Burundi est un pays magnifique, acceuillant, surprenant...A voir absolument si vous ne recherchez pas le reportage animalier et le confort des 5 étoiles...
Aujourd'hui je souhaite faire rapidement un blog pour parler de notre voyage et partager quelques photos... encourager peut être quelques passionnés du monde à aller dire bonjour à Bienvenue, Melchior, Paul, Patrice et tous les autres, qui nous ont parlé de leur pays, qui nous l'ont fait aimer, et qui nous le font déjà regretter....
Bonjour,
Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.
Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.
Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?
Des conseils particuliers pour l'Afrique ?
Merci !!
Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.
Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.
Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?
Des conseils particuliers pour l'Afrique ?
Merci !!
Bonjour,
en lisant différents posts, je me suis aperçu que plusieurs équipages se préparent pour effectuer la traversée N-S de l'Afrique en 4x4.
Il serait intéressant de nous répertorier afin de pouvoir échanger pendant les préparatifs, voire même pendant la grande balade.
Ceci dit, je me jette à l'eau avec qq détails de notre projet:
Equipage:2 adultes (quarantaine) et deux enfants (7 et 10 ans) Véhicule: Land 130 + cellule compacte Date de départ: novembre 2008 Durée: 18 mois Route: descente jusqu'au Cap par l'ouest, remontée par l'est Site: en cours
et vous ?
Equipage:2 adultes (quarantaine) et deux enfants (7 et 10 ans) Véhicule: Land 130 + cellule compacte Date de départ: novembre 2008 Durée: 18 mois Route: descente jusqu'au Cap par l'ouest, remontée par l'est Site: en cours
et vous ?
Bonjour,
Je souhaite partir un mois, entre juillet et aout, en Afrique subsaharienne et j'essai de déterminer ma/mes destinations (2 max). Sans pour autant me limiter à ces pays je pense plus particulièrement au Sénégal, Mali, Burkina Faso, Cameroun, Kenya, Côte d'Ivoire.
J'ai un peu parcouru le forum, j'ai quelques question par rapport à ce que j'ai pu lire : Est-ce que le Burkina Faso est toujours aussi accueillant? Est-ce que le Kenya se fait bien en trip backpacker? Apparemment le tourisme indépendant (sans guide) fonctionne mal au Mali, qu'est-ce que vous en pensez? C'est le cas d'autres pays? Le Cameroun est-il tjr aussi peu accueillant?
Pour un un voyageur indépendant (trip backpacker) qui préfère l'animations des grandes villes, les rencontres avec les locaux et la fête plutôt que les visites des sites touristiques qu'est-ce que vous me conseilleriez?
Merci
Je souhaite partir un mois, entre juillet et aout, en Afrique subsaharienne et j'essai de déterminer ma/mes destinations (2 max). Sans pour autant me limiter à ces pays je pense plus particulièrement au Sénégal, Mali, Burkina Faso, Cameroun, Kenya, Côte d'Ivoire.
J'ai un peu parcouru le forum, j'ai quelques question par rapport à ce que j'ai pu lire : Est-ce que le Burkina Faso est toujours aussi accueillant? Est-ce que le Kenya se fait bien en trip backpacker? Apparemment le tourisme indépendant (sans guide) fonctionne mal au Mali, qu'est-ce que vous en pensez? C'est le cas d'autres pays? Le Cameroun est-il tjr aussi peu accueillant?
Pour un un voyageur indépendant (trip backpacker) qui préfère l'animations des grandes villes, les rencontres avec les locaux et la fête plutôt que les visites des sites touristiques qu'est-ce que vous me conseilleriez?
Merci
Bonjour,
Nous allons partir en direction de l'Inde en septembre 2013 en camping car (Fiat Ducato aménagé) et j'aurai quelques questions concernant la taxe sur le diesel demandée au poste frontière Turquie Iran:Quel serait le poste frontière le plus recommandé afin d'éviter de payer cette taxe, où tout du moins en payer le moins possible ?Comment est calculé cette taxe et quels justificatifs nous donnent on ?Peut on la marchander ?Peut on l'éviter, et alors qu'elles en seraient les conséquences pour acheter du diesel dans les stations iraniennes ?Questions identiques pour le retour Pakistan Iran ?Si quelques routards ont eu des expériences récentes dans ce domaine, merci de nous répondre.
Nous allons partir en direction de l'Inde en septembre 2013 en camping car (Fiat Ducato aménagé) et j'aurai quelques questions concernant la taxe sur le diesel demandée au poste frontière Turquie Iran:Quel serait le poste frontière le plus recommandé afin d'éviter de payer cette taxe, où tout du moins en payer le moins possible ?Comment est calculé cette taxe et quels justificatifs nous donnent on ?Peut on la marchander ?Peut on l'éviter, et alors qu'elles en seraient les conséquences pour acheter du diesel dans les stations iraniennes ?Questions identiques pour le retour Pakistan Iran ?Si quelques routards ont eu des expériences récentes dans ce domaine, merci de nous répondre.
Bonsoir à tous
Nous sommes inscrits pour le TDM de janvier 2014 costa deliziosa nous parcourons le forum en quête de conseils et renseignements divers plus par curiosité que par nécéssité pour le moment .
Peut etre que de futurs participants pourraient se manifester afin de commencer à dialoguer bien que 13 mois nous séparent du départ; on a effectivement le temps !
Je prépare un voyage au Sénégal pour fin 2013 ... en camping-car , comme je le fait depuis plusieurs années .
Avec la mise en place des visas biométriques ( en plus des passeports biométriques!!!! ) , je me retrouve devant
plusieurs problèmes : je n'ai pas la possibilité d'avoir un certificat d'hébergement car c'est un voyage itinérant
à travers tout le pays . Je n'ai pas de titre de transport . Hors ces documents font partie des pièces demandées
pour obtention des visas . Que faire ???
Bonjour,
je suis tout nouveau ici, mais ce forum me plait déjà dans la mesure où les gens ont l'air de beaucoup s'entraider :)
Bon alors! je ne sais pas par où commencer... Peut-etre par exposer ma situation et puis on verra plus tard pour les questions. Je suis français, 24ans, et voilà qu'il y a 1an, je prend contact avec une filipina par le biais d'internet par curiosité à la base, et pis après de maintes discussions, par mail, chat, telephone, webcam, voilà que j'me retrouve amoureux d'une fille de 22ans fort sympathique, partageant de nombreux points communs, très interessante et très drôle. Bref, je n'ai qu'une envie, c'est de la recontrer. Je précise que mes pensées et sentiments sont partagés par ma tendre filipina :) Nous avons donc démarrer il y a quelques mois de ça une procédure pour qu'elle puisse venir ici en France, que je lui montre où je vis, mes amis, ma famille, les endroits que je connais, les choses que j'aimerais lui faire faire etc... Cette procédure étant d'abord Carte d'identité pour elle, puis Passport, et enfin Visa. Je pensais me déplacer moi-même aux Philippines, mais revenant depuis peu d'un voyage de 2mois et demi à l'île Maurice, je ne me sens pas de repartir tout de suite dans une autre aventure. Je tiens a préciser pour les mauvaises langues qui diront "allez! encore une rencontre sur internet et ça se prend au sérieux" etc... que ce n'est pas une simple rencontre sur internet, que tout a été longuement réfléchi, que ça soit pour ma part ou pour celle de ma filipina, que nous avons traversé de dures épreuves ensemble malgré la distance (décès, problèmes divers etc...) et que tout ça nous a renforcé, rapproché. Elle n'est pas qu'un contact internet... Bref! Nous arrivons à la fin de la demande de Visa de court séjour. Elle est allé se présenter en personne à l'ambassade de France à Manille, et là on lui a dit qu'il ne manquait plus qu'un papier de ma part pour compléter le dossier: une attestation d'acceuil. Outre le fait que je suis censé connaitre les dates d'arrivée et de départ de ma filipina pour obtenir ce papier, bien que je ne puisse pas les connaitre tant que je ne saurais pas si le visa est accepté, et donc que je n'aurais pas pris un avion, ce qui revient un peu à un chien qui se mord la queue... Nous pensions faire une demande de séjour de 3mois, ce qui, d'après tous les papiers officiels, est légal (durée maximum du court séjour donc), mais je viens d'appeler l'ambassade de France à Manille pour avoir des renseignements et ils m'ont dit que faire une demande de 3mois, cela serait surement refusé... Pourtant je ne vois pas trop l'interêt de faire toute cette paperasse, de payer un billet aussi cher, si c'est pour la faire venir 1mois?! La personne au téléphone m'a répondu que cela dépendait de ces revenus à elle, de son travail, qu'il n'était pas normal que par son travail elle puisse prendre autant de vacances etc... que du fait qu'elle soit célibataire et sans emploi fixe c'était un gros facteur de risque qu'elle reste en France. Je ne sais pas trop quoi faire... me ruiner pour la faire venir qu'un mois, c'est mieux que rien je suis d'accord mais bon... Du coup peut-etre y aller moi serait une autre solution, mais pour y rester 3mois, je pense que j'vais avoir besoin d'un visa moi aussi, encore de la paperasse, des sous... pffffff... Je songe a peut-etre chercher un travail là bas aux Philippines, ca serait une possibilité, je travaille dans l'audiovisuel, infographiste, monteur video (diplomé), et effets spéciaux (2D et 3D), je suis aussi passionné par l'informatique et j'ai pas mal d'expérience dans ce domaine, vous pensez que j'ai mes chances? Mon frère m'a dit "tu n'as qu'a te marier" mais bon, c'est un peu tôt pour le mariage quand même, on ne s'est même pas vu en vrai encore. En fait, voilà, si vous pouviez me donner des suggestions, des conseils, des informations, des solutions, tout chose pouvant me donner l'espoir de la rencontrer pour une période convenable sera la bienvenue, sans oublier que l'amour peut me faire faire beaucoup de choses, mais si il faut encore que j'en passe par des papiers en veux-tu en voilà. 1 mois c'est long si on ne s'entend pas bien, mais en meme temps c'est très court si on s'entend bien... Je suis désolé de paraître défaitiste, mais j'me suis réveillé ce matin et j'ai appelé l'ambassade de France à Manille, et ils m'ont bien déprimés pour la journée. La France, pays du droit de l'Homme ou du droit des sous?.... Merci d'avance à toute contribution de votre part! mais je suis un peu sur les nerfs là, donc je pense que je vais revenir souvent haha ;) Bonne journée à tous, et Bonne nuit pour les "couche-tard" ;)
Matthieu.
Bon alors! je ne sais pas par où commencer... Peut-etre par exposer ma situation et puis on verra plus tard pour les questions. Je suis français, 24ans, et voilà qu'il y a 1an, je prend contact avec une filipina par le biais d'internet par curiosité à la base, et pis après de maintes discussions, par mail, chat, telephone, webcam, voilà que j'me retrouve amoureux d'une fille de 22ans fort sympathique, partageant de nombreux points communs, très interessante et très drôle. Bref, je n'ai qu'une envie, c'est de la recontrer. Je précise que mes pensées et sentiments sont partagés par ma tendre filipina :) Nous avons donc démarrer il y a quelques mois de ça une procédure pour qu'elle puisse venir ici en France, que je lui montre où je vis, mes amis, ma famille, les endroits que je connais, les choses que j'aimerais lui faire faire etc... Cette procédure étant d'abord Carte d'identité pour elle, puis Passport, et enfin Visa. Je pensais me déplacer moi-même aux Philippines, mais revenant depuis peu d'un voyage de 2mois et demi à l'île Maurice, je ne me sens pas de repartir tout de suite dans une autre aventure. Je tiens a préciser pour les mauvaises langues qui diront "allez! encore une rencontre sur internet et ça se prend au sérieux" etc... que ce n'est pas une simple rencontre sur internet, que tout a été longuement réfléchi, que ça soit pour ma part ou pour celle de ma filipina, que nous avons traversé de dures épreuves ensemble malgré la distance (décès, problèmes divers etc...) et que tout ça nous a renforcé, rapproché. Elle n'est pas qu'un contact internet... Bref! Nous arrivons à la fin de la demande de Visa de court séjour. Elle est allé se présenter en personne à l'ambassade de France à Manille, et là on lui a dit qu'il ne manquait plus qu'un papier de ma part pour compléter le dossier: une attestation d'acceuil. Outre le fait que je suis censé connaitre les dates d'arrivée et de départ de ma filipina pour obtenir ce papier, bien que je ne puisse pas les connaitre tant que je ne saurais pas si le visa est accepté, et donc que je n'aurais pas pris un avion, ce qui revient un peu à un chien qui se mord la queue... Nous pensions faire une demande de séjour de 3mois, ce qui, d'après tous les papiers officiels, est légal (durée maximum du court séjour donc), mais je viens d'appeler l'ambassade de France à Manille pour avoir des renseignements et ils m'ont dit que faire une demande de 3mois, cela serait surement refusé... Pourtant je ne vois pas trop l'interêt de faire toute cette paperasse, de payer un billet aussi cher, si c'est pour la faire venir 1mois?! La personne au téléphone m'a répondu que cela dépendait de ces revenus à elle, de son travail, qu'il n'était pas normal que par son travail elle puisse prendre autant de vacances etc... que du fait qu'elle soit célibataire et sans emploi fixe c'était un gros facteur de risque qu'elle reste en France. Je ne sais pas trop quoi faire... me ruiner pour la faire venir qu'un mois, c'est mieux que rien je suis d'accord mais bon... Du coup peut-etre y aller moi serait une autre solution, mais pour y rester 3mois, je pense que j'vais avoir besoin d'un visa moi aussi, encore de la paperasse, des sous... pffffff... Je songe a peut-etre chercher un travail là bas aux Philippines, ca serait une possibilité, je travaille dans l'audiovisuel, infographiste, monteur video (diplomé), et effets spéciaux (2D et 3D), je suis aussi passionné par l'informatique et j'ai pas mal d'expérience dans ce domaine, vous pensez que j'ai mes chances? Mon frère m'a dit "tu n'as qu'a te marier" mais bon, c'est un peu tôt pour le mariage quand même, on ne s'est même pas vu en vrai encore. En fait, voilà, si vous pouviez me donner des suggestions, des conseils, des informations, des solutions, tout chose pouvant me donner l'espoir de la rencontrer pour une période convenable sera la bienvenue, sans oublier que l'amour peut me faire faire beaucoup de choses, mais si il faut encore que j'en passe par des papiers en veux-tu en voilà. 1 mois c'est long si on ne s'entend pas bien, mais en meme temps c'est très court si on s'entend bien... Je suis désolé de paraître défaitiste, mais j'me suis réveillé ce matin et j'ai appelé l'ambassade de France à Manille, et ils m'ont bien déprimés pour la journée. La France, pays du droit de l'Homme ou du droit des sous?.... Merci d'avance à toute contribution de votre part! mais je suis un peu sur les nerfs là, donc je pense que je vais revenir souvent haha ;) Bonne journée à tous, et Bonne nuit pour les "couche-tard" ;)
Matthieu.
Hello everybody
Pour ceux que l'analyse politique relative aux evenements en cours interesse moyennement mais qui s'inquietent de la bonne reussite de leur sejour futur ou en cours, je vous propose de nous echanger ici de bons tuyaux concernant la circulation, les coins a eviter, et toutes autres petites infos du meme acabit. J'essaierai moi meme de participer a mon humble mesure, etant sur place, a Bangkok pour encore 3 semaines. Mes sources : - Les employes de ma residence hoteliere qui me donnent chaque jour les dernieres infos en anglais. (J'ai bien acces a 8 chaines de TV mais aucune connaissances en langue thai). - Les tweets de Richard Barrow.
Ce qui serait cool, ca serait que des touristes actuelement en Thailande et venant a passer sur VF, nous fassent part ici des desagrements qu'ils auraient pu rencontrer en rapport avec la crise actuelle. Ceci dans le but de mettre en garde les autres. Et ce qui serait tout aussi cool c'est que cette discussion soit exempte d'attaques personnelles et de gueguerre d'opinions, ces 2 parasitages supremes... Qu'en pensez vous ?
Pour ceux que l'analyse politique relative aux evenements en cours interesse moyennement mais qui s'inquietent de la bonne reussite de leur sejour futur ou en cours, je vous propose de nous echanger ici de bons tuyaux concernant la circulation, les coins a eviter, et toutes autres petites infos du meme acabit. J'essaierai moi meme de participer a mon humble mesure, etant sur place, a Bangkok pour encore 3 semaines. Mes sources : - Les employes de ma residence hoteliere qui me donnent chaque jour les dernieres infos en anglais. (J'ai bien acces a 8 chaines de TV mais aucune connaissances en langue thai). - Les tweets de Richard Barrow.
Ce qui serait cool, ca serait que des touristes actuelement en Thailande et venant a passer sur VF, nous fassent part ici des desagrements qu'ils auraient pu rencontrer en rapport avec la crise actuelle. Ceci dans le but de mettre en garde les autres. Et ce qui serait tout aussi cool c'est que cette discussion soit exempte d'attaques personnelles et de gueguerre d'opinions, ces 2 parasitages supremes... Qu'en pensez vous ?
Bonjour,
Ma copine et moi voudrions partir en Inde (arriver à Mumbai et vadrouiller pendant 2 à 3 semaines à travers le pays pour y revenir le dernier jour). Nous aimons nous balader dans les rues, aller à la rencontre des gens, découvrir de nouvelles cultures, de beaux paysages. En plus de ça nous sommes amoureux de la cuisine indienne depuis quelques années.
Mais avant de partir je voudrais être sur car ça représente un gros budget. Nos peurs nous viennent de notre dernière destination : Marrakech... Je sais que ça n'a rien à voir, mais cette dernière nous a tellement déçus que nous ne voudrions pas retomber dans le même genre de voyage. On nous en avait dit tellement de bien...
Ce que nous avons détesté là bas ? La pollution très forte qui nous a vraiment génée en plein centre ville lorsqu'il n'y avait pas de vent (je suis asthmatique), Les habitants de Marrakech, du moins ceux que nous avons rencontrés. Les seules relations que nous avons eu étaient en fait intéressées voire des arnaques totales : des gamins dans les souks qui font exprès de nous faire perdre et qui exigent des euros pour nous emmener là où nous lui avions demandé dès le départ, le personnel de l'hôtel qui nous force à acheter des produits, les gens dans les marchés qui vous sautent dessus, qui vous suivent et qui vous insultent si vous ne prenez rien, un commerçant qui nous a jeté de son magasin (de verre en plein milieu des souks...) quand nous avons voulu négocier, etc. En fait, on s'est senti totalmeent harcelés par des gens intéressés et mauvais, agressifs. Et le dernier point c'est totalement de ma faute : j'avais réservé une semaine dans un hôtel palace. Alors la visite des souks fait un peu mal au bide après une nuit là bas. Et puis une semaine dans le luxe dans un pays pauvre, je trouve ça un peu indécent.
L'Inde du Sud est elle connue pour ces défauts ou pas ? Qu'est ce qui peut faire qu'on peut détester l'Inde ? Autre chose, question climat, en Octobre yébon ? Un grand merci.
PS : Attention je dis ça de Marrakech et c'est mon ressenti. Je suis également parti à Essaouira et là ... c'était un paradis sur terre avec des gens géniaux, des ruelles superbes, des odeurs merveilleuses, LE REVE ! Donc je n'ai rien contre les Marocains mais tout contre la ville de Marrakech qui ne vit ni à la tradition, ni au plaisir des rencontres mais qui est devenu un endroit pour montrer aux touristes ce qu'ils veulent voir.
Ma copine et moi voudrions partir en Inde (arriver à Mumbai et vadrouiller pendant 2 à 3 semaines à travers le pays pour y revenir le dernier jour). Nous aimons nous balader dans les rues, aller à la rencontre des gens, découvrir de nouvelles cultures, de beaux paysages. En plus de ça nous sommes amoureux de la cuisine indienne depuis quelques années.
Mais avant de partir je voudrais être sur car ça représente un gros budget. Nos peurs nous viennent de notre dernière destination : Marrakech... Je sais que ça n'a rien à voir, mais cette dernière nous a tellement déçus que nous ne voudrions pas retomber dans le même genre de voyage. On nous en avait dit tellement de bien...
Ce que nous avons détesté là bas ? La pollution très forte qui nous a vraiment génée en plein centre ville lorsqu'il n'y avait pas de vent (je suis asthmatique), Les habitants de Marrakech, du moins ceux que nous avons rencontrés. Les seules relations que nous avons eu étaient en fait intéressées voire des arnaques totales : des gamins dans les souks qui font exprès de nous faire perdre et qui exigent des euros pour nous emmener là où nous lui avions demandé dès le départ, le personnel de l'hôtel qui nous force à acheter des produits, les gens dans les marchés qui vous sautent dessus, qui vous suivent et qui vous insultent si vous ne prenez rien, un commerçant qui nous a jeté de son magasin (de verre en plein milieu des souks...) quand nous avons voulu négocier, etc. En fait, on s'est senti totalmeent harcelés par des gens intéressés et mauvais, agressifs. Et le dernier point c'est totalement de ma faute : j'avais réservé une semaine dans un hôtel palace. Alors la visite des souks fait un peu mal au bide après une nuit là bas. Et puis une semaine dans le luxe dans un pays pauvre, je trouve ça un peu indécent.
L'Inde du Sud est elle connue pour ces défauts ou pas ? Qu'est ce qui peut faire qu'on peut détester l'Inde ? Autre chose, question climat, en Octobre yébon ? Un grand merci.
PS : Attention je dis ça de Marrakech et c'est mon ressenti. Je suis également parti à Essaouira et là ... c'était un paradis sur terre avec des gens géniaux, des ruelles superbes, des odeurs merveilleuses, LE REVE ! Donc je n'ai rien contre les Marocains mais tout contre la ville de Marrakech qui ne vit ni à la tradition, ni au plaisir des rencontres mais qui est devenu un endroit pour montrer aux touristes ce qu'ils veulent voir.
Bonjour à tous,
Je prévois d'aller faire un petit tour au Sénégal (une 12aine de jours) avec mon père et un ami. Pour ma part je connais la région de Saly / lac rose, que j'ai visité il y a 15ans, c'est pourquoi on va se diriger vers st louis cette fois et pourquoi pas faire un crochet vers le fleuve. Le but étant de sortir des itinéraires touristiques classiques quitte à louper les endroits "cartes postales" J'ai du coup plusieurs questions:
Trucs sympa à voir, à faire sur st louis et sa région?
J'aimerai bien organiser une journée (ou1/2 journée) de pêche (pas trop roots car mon père a 75ans) pensez vous qu'il vaut mieux passer par une agence ou voir directement avec les pêcheurs du coin?
Quel quartier de st louis me conseilleriez vous pour poser nos valises? à la fois central, typique et reposant. (oui je sais j'en demande beaucoup!!!)
J'aimerai bien faire un tour (2ou3jours) vers le fleuve dans des endroits moins touristique manière de voir le sénégal profond, que me conseilleriez vous sans faire des heures et des heures de route? J'ai vu Richard toll sur la carte ça me semble pas mal? Combien de temps pensez vous qu'il faut pour faire la boucle en revenant par Louga? A moins que vous ayez une autre région sympa ou aller faire un tour?
Dans la mesure du possible, on aimerait voyager sans guide (je sais qu'au senegal c'est pas tjs facile du moins dans la région de Saly) est ce que c'est pareil dans le Nord?
Je cherche un endroit sympa sur la côte entre st louis et dakar (en évitant les usines à touriste du genre Lompoul) pour passer une nuit, que pensez vous de Mboro? y'a t'il moyen de s'y loger pour la nuit?
Pour le retour je pense rester une paire de jours sur dakar afin d'explorer un peu la capitale avant de rentrer au bercail, quel quartier me conseilleriez vous pour se poser?
Tout ça en sachant que j'ai pas mal voyager un peu partout, dont plusieurs mois Mauritanie-Mali... Que j'aime bien laisser une part d'imprévu au voyage (surtout en afrique)et qu'il y a mon père de 75ans qui ne peut pas avoir un rythme de jeune homme!!! Merci à tous à l'avance pour vos réponses, si vous avez de bonnes adresses je suis preneur.
Je prévois d'aller faire un petit tour au Sénégal (une 12aine de jours) avec mon père et un ami. Pour ma part je connais la région de Saly / lac rose, que j'ai visité il y a 15ans, c'est pourquoi on va se diriger vers st louis cette fois et pourquoi pas faire un crochet vers le fleuve. Le but étant de sortir des itinéraires touristiques classiques quitte à louper les endroits "cartes postales" J'ai du coup plusieurs questions:
Trucs sympa à voir, à faire sur st louis et sa région?
J'aimerai bien organiser une journée (ou1/2 journée) de pêche (pas trop roots car mon père a 75ans) pensez vous qu'il vaut mieux passer par une agence ou voir directement avec les pêcheurs du coin?
Quel quartier de st louis me conseilleriez vous pour poser nos valises? à la fois central, typique et reposant. (oui je sais j'en demande beaucoup!!!)
J'aimerai bien faire un tour (2ou3jours) vers le fleuve dans des endroits moins touristique manière de voir le sénégal profond, que me conseilleriez vous sans faire des heures et des heures de route? J'ai vu Richard toll sur la carte ça me semble pas mal? Combien de temps pensez vous qu'il faut pour faire la boucle en revenant par Louga? A moins que vous ayez une autre région sympa ou aller faire un tour?
Dans la mesure du possible, on aimerait voyager sans guide (je sais qu'au senegal c'est pas tjs facile du moins dans la région de Saly) est ce que c'est pareil dans le Nord?
Je cherche un endroit sympa sur la côte entre st louis et dakar (en évitant les usines à touriste du genre Lompoul) pour passer une nuit, que pensez vous de Mboro? y'a t'il moyen de s'y loger pour la nuit?
Pour le retour je pense rester une paire de jours sur dakar afin d'explorer un peu la capitale avant de rentrer au bercail, quel quartier me conseilleriez vous pour se poser?
Tout ça en sachant que j'ai pas mal voyager un peu partout, dont plusieurs mois Mauritanie-Mali... Que j'aime bien laisser une part d'imprévu au voyage (surtout en afrique)et qu'il y a mon père de 75ans qui ne peut pas avoir un rythme de jeune homme!!! Merci à tous à l'avance pour vos réponses, si vous avez de bonnes adresses je suis preneur.
Bonjour,
je rentre d'un voyage de 4 semaines Tanger- Nouadhibou- Choum- Atar- Tidkjikja- Kiffa- Kayes- Bamako- Siguiri- Tougué- Dalaba- Conakry
Nous étions à 2 voitures (4x4) et 4 personnes
Si quelqu'un cherche des infos sur ces destinations, ce sera avec plaisir
Frank
je rentre d'un voyage de 4 semaines Tanger- Nouadhibou- Choum- Atar- Tidkjikja- Kiffa- Kayes- Bamako- Siguiri- Tougué- Dalaba- Conakry
Nous étions à 2 voitures (4x4) et 4 personnes
Si quelqu'un cherche des infos sur ces destinations, ce sera avec plaisir
Frank
Nous sommes 2 copines qui souhaitons partir au Cap Vert pour 15 jours en Septembre sur un mode de voyage au jour le jour, c'est-à-dire sans définir précisément notre itinéraire.
Nous serions plutôt intéressées par les randos et la nature (Santo Antao a l'air de correspondre) et plus moyennement par la plage, même si quelques jours de plages en fin de séjour seront bienvenus.
Dans l'idée, nous souhaiterions uniquement acheter le billet d'avion A/R, arrivée Sao Vicente (retour non défini encore) et le logement pour les premiers jours, puis se laisser porter pour le reste des vacances.
Cependant, après quelques lectures dans les forums, nous avons l'impression que cette destination ne se prête pas trop à ce mode de voyage, et qu'il est important de réserver logements et/ou liaisons inter-îles à l'avance.
Qu'en pensez-vous? Est-ce que ce mode de voyage est possible au Cap Vert?
Merci par avance pour vos retours
Cependant, après quelques lectures dans les forums, nous avons l'impression que cette destination ne se prête pas trop à ce mode de voyage, et qu'il est important de réserver logements et/ou liaisons inter-îles à l'avance.
Qu'en pensez-vous? Est-ce que ce mode de voyage est possible au Cap Vert?
Merci par avance pour vos retours
Je dois me rendre prochainement a ouaga et bamako. j'aimerais louer une voiture; combien de temps faut il par la route ?
Comment est la route ?
pour les formalités peut on les faire depuis paris ou faut il les faire sur place ?
MERCI DE VOS REPONSES
Bonjour,
Je profite d'un festival de danse à Lomé pour visiter le Togo, Ghana et Benin au mois de novembre. J'ai besoin de vos retours pour m'aider à finaliser mon circuit : nombre de jours et faisabilité en transport. Voici mon Itinéraire :
- Lomé (TG) - Kpalime (TG) - Wli Falls (GH) -Accra -Cape Coast - Elmina - Kakum - Kumasi - Accra - Lomé - Aného - Ouidah - (Possotomé) - Abomey - Porto Novo - Cotonou
Qu'en pensez vous? Je serais de façon fixe de Lomé du 30 octobre au 4 novembre. Puis ensuite commence mon périple itinérant pour finir sur Cotonou le 26 novembre.
Merci d'avance.
Je profite d'un festival de danse à Lomé pour visiter le Togo, Ghana et Benin au mois de novembre. J'ai besoin de vos retours pour m'aider à finaliser mon circuit : nombre de jours et faisabilité en transport. Voici mon Itinéraire :
- Lomé (TG) - Kpalime (TG) - Wli Falls (GH) -Accra -Cape Coast - Elmina - Kakum - Kumasi - Accra - Lomé - Aného - Ouidah - (Possotomé) - Abomey - Porto Novo - Cotonou
Qu'en pensez vous? Je serais de façon fixe de Lomé du 30 octobre au 4 novembre. Puis ensuite commence mon périple itinérant pour finir sur Cotonou le 26 novembre.
Merci d'avance.
Bonjour à tous,
J'ai deux rêves : admirer la lave incandescente d'un volcan actif et découvrir ces animaux fabuleux que sont les gorilles. C'est ce qui m'a poussé à chercher un peu les possibilités de voyage regroupant ces deux activités. Malheureusement, j'ai du mal à trouver des infos fiables. J'ai trouvé des informations intéressantes sur ce forum, mais j'ai encore beaucoup de questions 😕
J'ai tout d'abord cherché les voyages organisés : il faut compter plus de 3000 € par personne (hors vol international) pour environ 7 à 10 jours !!! Bref, hors de prix = impossible :(
J'essaie donc de savoir comment m'organiser au mieux ! - Pour le Nyiragongo : Quelle est la durée que vous conseilleriez ? 3 jours 2 nuits au départ de Kigali ? Avez-vous des agences locales à nous recommander ?
- Pour les gorilles : J'ai cru comprendre que les prix au Rwanda étaient devenus exubérants : 1500 $ !! C'est bien ça ? Et pour une famille de 4, il faut compter 6000 $ donc ? Quelles sont les options alternatives que vous recommanderiez ? Congo ou Ouganda ? Là aussi si vous connaissez des contacts locaux, ça m'intéresse. 😏
- Questions générales : * y a-t-il une meilleure saison pour ce voyage ? * combien de temps faut-il compter sur place ? Environ 1 semaine ? * est-ce que ce sont des régions considérées comme dangereuses à l'heure actuelle ? Nous voyagerons sans doute avec nos 2 enfants de 14 et 16 ans.
Merci beaucoup pour votre aide :) Pierre
J'ai deux rêves : admirer la lave incandescente d'un volcan actif et découvrir ces animaux fabuleux que sont les gorilles. C'est ce qui m'a poussé à chercher un peu les possibilités de voyage regroupant ces deux activités. Malheureusement, j'ai du mal à trouver des infos fiables. J'ai trouvé des informations intéressantes sur ce forum, mais j'ai encore beaucoup de questions 😕
J'ai tout d'abord cherché les voyages organisés : il faut compter plus de 3000 € par personne (hors vol international) pour environ 7 à 10 jours !!! Bref, hors de prix = impossible :(
J'essaie donc de savoir comment m'organiser au mieux ! - Pour le Nyiragongo : Quelle est la durée que vous conseilleriez ? 3 jours 2 nuits au départ de Kigali ? Avez-vous des agences locales à nous recommander ?
- Pour les gorilles : J'ai cru comprendre que les prix au Rwanda étaient devenus exubérants : 1500 $ !! C'est bien ça ? Et pour une famille de 4, il faut compter 6000 $ donc ? Quelles sont les options alternatives que vous recommanderiez ? Congo ou Ouganda ? Là aussi si vous connaissez des contacts locaux, ça m'intéresse. 😏
- Questions générales : * y a-t-il une meilleure saison pour ce voyage ? * combien de temps faut-il compter sur place ? Environ 1 semaine ? * est-ce que ce sont des régions considérées comme dangereuses à l'heure actuelle ? Nous voyagerons sans doute avec nos 2 enfants de 14 et 16 ans.
Merci beaucoup pour votre aide :) Pierre
Salut,
nous partons en juin une petite semaine au Mali, juste histoire de changer d'air. C'est très court mais nous ne pouvons pas partir plus lomgtemps.
Nous ne sommes jamais allés sur le territoire africain donc je m'interroge sur le Mali. Nous séjournerons essentiellement à bamako. Y'a t'il un danger quelquonque? je ne pense pas mais quand je suis allée sur le site du ministère des affaires étrangères, j'ai trouvé leur discours un peu alarmiste ( groupes armés, combats intracommunautaires, et j'en passe....)
je suis à la recherche d'un hotel sympa...On a un budget de 50-70 € par nuit donc je pense que c'est correct.
Sinon, on veut aussi faire une excursion de 2 jours. Que me conseillez vous?
Encore une fois, je sais que vous allez me dire que c'est trop court car je pense que le Mali regorge de coins magnifiques et que 3 semaines serait un minimum mais ce n'est pas possible de partir plus! On va donc en faire le maximum en un minimum de temps !:)
nous partons en juin une petite semaine au Mali, juste histoire de changer d'air. C'est très court mais nous ne pouvons pas partir plus lomgtemps.
Nous ne sommes jamais allés sur le territoire africain donc je m'interroge sur le Mali. Nous séjournerons essentiellement à bamako. Y'a t'il un danger quelquonque? je ne pense pas mais quand je suis allée sur le site du ministère des affaires étrangères, j'ai trouvé leur discours un peu alarmiste ( groupes armés, combats intracommunautaires, et j'en passe....)
je suis à la recherche d'un hotel sympa...On a un budget de 50-70 € par nuit donc je pense que c'est correct.
Sinon, on veut aussi faire une excursion de 2 jours. Que me conseillez vous?
Encore une fois, je sais que vous allez me dire que c'est trop court car je pense que le Mali regorge de coins magnifiques et que 3 semaines serait un minimum mais ce n'est pas possible de partir plus! On va donc en faire le maximum en un minimum de temps !:)
Suite a l assassinat des touristes francais ce lundi ds la région de Aleg, pensez- vous qu il y aura des conséquences pour passage à la frontière ou autres?
J'ai passé 3 semaines au Cap Vert en juillet et, c'est un peu court !!!
Nous avons utilisé la compagnie "Air Méditerranée" (car beaucoup moins chère que les 2 concurrentes) sans aucun problème. Les horaires de départ et de retour ne sont communiqués que quelques jours avant le vol, mais ont été respectés. (C'est mieux que le contraire...) En ce qui concerne la TACV pour les vols intérieurs, les retards sont nombreux et il y a des pertes de bagages quand ces vols ont une escale ... L'île de Santo Antao n'est accessible qu'en bateau, soit "l'Armas", ferry traditionnel et très sympa, soit un catamaran + rapide, tickets à prendre sur place avant le départ, évitez d'arriver en retard ! Et contrairement à ce qu'indique un guide pas très futé, je n'ai vu personne vomir ! Dans les îles, le plus économique pour se déplacer est l'aluguer (taxi collectif). Il est possible de louer des voitures pour plus de liberté, mais attention aux routes pavées et aux pistes... Peu de pancarte, peu de monde pour vous renseigner, sens de l'orientation recommandé. Nous avons visité 5 îles: Sal, Boavista, Santiago, Sao Vincente et Santo Antao, toutes différentes, toutes attachantes. Hébergements en petites pensions simples et propres, de 20 à 30 €. Repas pas chers à condition d'aimer ce qui vient de la mer, sinon, c'est poulet (bof) ! Il y a tellement de choses à dire que j'évoquerai seulement le retour des pêcheurs, dans toutes ces îles: à voir absolument, j'y ai passé des heures! A votre disposition pour tout renseignement si vous envisagez d'aller visiter ces îles où les gens sont si agréables... Mais il faut se dépêcher car les bétonneurs de plages sont omniprésents et des projets fleurissent partout.
Nous avons utilisé la compagnie "Air Méditerranée" (car beaucoup moins chère que les 2 concurrentes) sans aucun problème. Les horaires de départ et de retour ne sont communiqués que quelques jours avant le vol, mais ont été respectés. (C'est mieux que le contraire...) En ce qui concerne la TACV pour les vols intérieurs, les retards sont nombreux et il y a des pertes de bagages quand ces vols ont une escale ... L'île de Santo Antao n'est accessible qu'en bateau, soit "l'Armas", ferry traditionnel et très sympa, soit un catamaran + rapide, tickets à prendre sur place avant le départ, évitez d'arriver en retard ! Et contrairement à ce qu'indique un guide pas très futé, je n'ai vu personne vomir ! Dans les îles, le plus économique pour se déplacer est l'aluguer (taxi collectif). Il est possible de louer des voitures pour plus de liberté, mais attention aux routes pavées et aux pistes... Peu de pancarte, peu de monde pour vous renseigner, sens de l'orientation recommandé. Nous avons visité 5 îles: Sal, Boavista, Santiago, Sao Vincente et Santo Antao, toutes différentes, toutes attachantes. Hébergements en petites pensions simples et propres, de 20 à 30 €. Repas pas chers à condition d'aimer ce qui vient de la mer, sinon, c'est poulet (bof) ! Il y a tellement de choses à dire que j'évoquerai seulement le retour des pêcheurs, dans toutes ces îles: à voir absolument, j'y ai passé des heures! A votre disposition pour tout renseignement si vous envisagez d'aller visiter ces îles où les gens sont si agréables... Mais il faut se dépêcher car les bétonneurs de plages sont omniprésents et des projets fleurissent partout.
Et bien voili voilou,
Ce post est une spéciale dédicace à tous les Flageurs du Mali, et de Ségou.
Tous ceux qui passent par Ségou doivent se présenter au bureau de contrôle et se soumettre au test d'aptitude pour l'obtention de sa carte d'adhérent à la communauté.
Plusieurs lieux semblent être retenus pour établir une base de flagueurs routards.
L'espace Arianne (de l'espace Kora de bamako), pas mal, select, permet de choisir une clientèle haut de gamme dans un cadre respirant la douceur de dégustation flagante. Musique agréable (quoique forte pour mes portugaises), proche du centre ville et pas trop cher. Il y a de la place aussi pour tous et le comptoir est long...
La route de Markala, le futur bâtiment, je vois pas trop où il se trouve mais cela me semble assez éloigné du centre et pour rallier des âmes perdues qui ne connaissent pas le site ça risque d'être dur!
Enfin "le golf", pas très loin de l'espace Arianne, musique le vendredi et samedi par orchestre et le mardi petits groupes locaux.. avantage : toujours de la glace pour le Bony!! bouffe pas cher et bonne mais parfois en rupture de Flag ce qui m'a souvent frustré 🤪 ! Donc je me remet au Bony ou sinon castel (personne n'est parfait)..
je connais le proprio de Arianne qui peut nous faire décoller ou le prorio du golf qui est aussi un poto et qui nous fera swinguer..
Pour les Tshirts il ne nous reste p^lus qu'a trouver notre logo et savoir quoi mettre devant car derrière on pense aux ânes de Colette (arawani quoi!) et on milite.
L'année dernière des potes toubab on louer une charrue et un âne pour se déplacer dans ségou.. grosse sensation avec des africains qui s'arrêtait pour photographier les toubabs sur la charrue, ça changeait un peu..
bon allez à l'attaque, sachant que Colette est sur place vers le 18 octobre, moi j'y suis vers le 20 décembre mais elle repart pour revenir en janvier.
Faut qu'on s'organise pour faire notre première AG !!
Allez Tchinnnn,
Bonjour à tous,
Je suis étudiante en 1ere année de medecine, mes partiels se déroulant fin mai, j'aurai donc 3mois devant moi. Je cherche a partir a l'étranger pour faire de l'humanitaire. C'est quelque chose qui me tiens vraiment a coeur. L'été dernier j'ai travaillé dans des hopitaux français en tant qu'aide soignante c'est pourquoi je recherche a élargir mon expérience vers d'autres cultures et d'autres modes de fonctionnement. Connaissez vous des associations sérieuses et desireuses d'embaucher des jeunes sans bcp d'expérience? Y a t'il des missions qui débuteraient début juin? Je suis prête a tous types de boulot: peinture, construction, prevention.... Je suis ultra-motivée et je ressens vraiment le besoin d'aider des populations défavorisées. En vous remerciant par avance de l'aide que vous pourrez m'apporter,
Cordialement,
Louise
Je suis étudiante en 1ere année de medecine, mes partiels se déroulant fin mai, j'aurai donc 3mois devant moi. Je cherche a partir a l'étranger pour faire de l'humanitaire. C'est quelque chose qui me tiens vraiment a coeur. L'été dernier j'ai travaillé dans des hopitaux français en tant qu'aide soignante c'est pourquoi je recherche a élargir mon expérience vers d'autres cultures et d'autres modes de fonctionnement. Connaissez vous des associations sérieuses et desireuses d'embaucher des jeunes sans bcp d'expérience? Y a t'il des missions qui débuteraient début juin? Je suis prête a tous types de boulot: peinture, construction, prevention.... Je suis ultra-motivée et je ressens vraiment le besoin d'aider des populations défavorisées. En vous remerciant par avance de l'aide que vous pourrez m'apporter,
Cordialement,
Louise

Bonjour
Je reviens sur le forum après quelques mois de "pause " .
J'ai réservé cette croisière pour fêter mon départ à la retraite .
En dehors des toutes dernières escales , Mascate , Abu Dhabi et Dubai , toutes les autres sont des grandes premières .
J'espère que certains membres du forum qui ont déjà fait ces escales pourront m'aider à les préparer .
Personne n'est inscrit sur le calendrier pour cette croisière mais cette discussion va peut être stimuler certains participants à se faire connaître .
Bien cordialement Claudine
Bonjour à tous
Voilà je cherche des infos qui concerne notre projet de tour du monde avec ma femme et mes 2 filles ( 3 ans et 6 ans ). Voici notre projet en état actuel, départ le 15 septembre 2011 pour environ 8 mois. Les destinations dans l'ordre de départ : - Amérique central et sud : Costa Rica, Pérou et Chili - Océanie : îles Fidji, Nouvelle-calédonie, Nouvelle Zélande et Australie - Asie : Malaisie, Bali, Vietnam
Et ensuite retour à la maison, je cherche tout d'abort des infos sur le climat pour la premier destination qui s'effectura de mi-septembre à fin Octobre. Et bien sur d'autre infos seront le bien venu en sachant que nous partons avec 2 enfants.
Merci d'avance à tous
Voilà je cherche des infos qui concerne notre projet de tour du monde avec ma femme et mes 2 filles ( 3 ans et 6 ans ). Voici notre projet en état actuel, départ le 15 septembre 2011 pour environ 8 mois. Les destinations dans l'ordre de départ : - Amérique central et sud : Costa Rica, Pérou et Chili - Océanie : îles Fidji, Nouvelle-calédonie, Nouvelle Zélande et Australie - Asie : Malaisie, Bali, Vietnam
Et ensuite retour à la maison, je cherche tout d'abort des infos sur le climat pour la premier destination qui s'effectura de mi-septembre à fin Octobre. Et bien sur d'autre infos seront le bien venu en sachant que nous partons avec 2 enfants.
Merci d'avance à tous
😉Magnifique voyage, même si on reste sur sa faim pour certaines destinations où on aimerait rester plus longtemps.
Périple sur 3 mois et 20 jours:
Southampton départ le 2 Janvier pour New York arrivée le 10 janvier. 8 jours de navigation, ballotté pas mal, avec des creux de 9 à 10 mètres.
1O janvier New York ...............
13 Janvier Fort Lauderdale Floride
16 Janvier Williamstad Curaçao.
18.........Passage du Canal de Panama ( 77 kms en 10 heures).
21..........Puerto Quetzal Guatémala
24..........Puerto Vallarta Mexique 25...... Cabo San Lucas Mexique........27............Los Angelès Californie
1er Février............Honolulu Oahu Hawaï
6...............Apia Samoa Occidentales
7...............Passage de la ligne de changement de date, un jour en moins.
9................Nuku'Alofa Tonga
12..................Aukland Nlle Zélande
14..................Lyttelton (Christchirch) Nlel Zélande
17..................Hobart Tasmanie
19 et 20..........Sydney
23.....................Yorkeys Knob pour la grande barrière Australie
26....................Rabaul en Papouasie Nouvelle Guinée.
Premier Mars.........Saïpan Iles Marianne
5...........................Nagazaki Japon
6.......................Pusan Corée du Sud
8........................Shanghaï Chine
11........................Hong Kong, Chine
13..........................Nha Trang Vietnam
14...........................Vung Tau ( Ho Chi Minh City), l'ancienne Saïgon
16............................Laëm Chabang (Bangkok) Thaïlande
19............................Singapour
21..............................Phuket Thaïlande
25...............................Mormugao (Goa ) en Inde
26.............................Mumbaï en Inde
29..............................Dubaï Emirats Arabes unis.
Quatre Avril..................Aqaba Jordanie
6.................................Navigation dans le canal de Suez
7................................Alexandrie (Le Caire Giza). Egypte
9.................................Kusadasi (Ephèse) Turquie
10................................Istanbul Turquie
10................................Mykonos Grèce 11.................................Le Pirée Athènes Grèce
12...............................;Civitavecchia Italie
14................................Barcelone Espagne
20.................................Southampton Grande Bretagne, puis Londres pour retour Nice British Airrways.
Un aperçu général qui permet de choisir une prochaine destination pour visiter un pays minimum 3 semaines pour connaître.
J'aimerais assez l'Australie.
Plus tard, je vous ferai une description plus complète, avec photos à l'appui, je vous laisse le choix pour ce que vous voulez connaître. Donc, il suffit de demander. Nous avions la veille la géopolitique du pays que nous allions visiter, ce qui nous permettait de mieux comprendre, les explications au cours des excursions étant toutes en Anglais.
A bientôt, bonne journée à tous.
Périple sur 3 mois et 20 jours:
Southampton départ le 2 Janvier pour New York arrivée le 10 janvier. 8 jours de navigation, ballotté pas mal, avec des creux de 9 à 10 mètres.
1O janvier New York ...............
13 Janvier Fort Lauderdale Floride
16 Janvier Williamstad Curaçao.
18.........Passage du Canal de Panama ( 77 kms en 10 heures).
21..........Puerto Quetzal Guatémala
24..........Puerto Vallarta Mexique 25...... Cabo San Lucas Mexique........27............Los Angelès Californie
1er Février............Honolulu Oahu Hawaï
6...............Apia Samoa Occidentales
7...............Passage de la ligne de changement de date, un jour en moins.
9................Nuku'Alofa Tonga
12..................Aukland Nlle Zélande
14..................Lyttelton (Christchirch) Nlel Zélande
17..................Hobart Tasmanie
19 et 20..........Sydney
23.....................Yorkeys Knob pour la grande barrière Australie
26....................Rabaul en Papouasie Nouvelle Guinée.
Premier Mars.........Saïpan Iles Marianne
5...........................Nagazaki Japon
6.......................Pusan Corée du Sud
8........................Shanghaï Chine
11........................Hong Kong, Chine
13..........................Nha Trang Vietnam
14...........................Vung Tau ( Ho Chi Minh City), l'ancienne Saïgon
16............................Laëm Chabang (Bangkok) Thaïlande
19............................Singapour
21..............................Phuket Thaïlande
25...............................Mormugao (Goa ) en Inde
26.............................Mumbaï en Inde
29..............................Dubaï Emirats Arabes unis.
Quatre Avril..................Aqaba Jordanie
6.................................Navigation dans le canal de Suez
7................................Alexandrie (Le Caire Giza). Egypte
9.................................Kusadasi (Ephèse) Turquie
10................................Istanbul Turquie
10................................Mykonos Grèce 11.................................Le Pirée Athènes Grèce
12...............................;Civitavecchia Italie
14................................Barcelone Espagne
20.................................Southampton Grande Bretagne, puis Londres pour retour Nice British Airrways.
Un aperçu général qui permet de choisir une prochaine destination pour visiter un pays minimum 3 semaines pour connaître.
J'aimerais assez l'Australie.
Plus tard, je vous ferai une description plus complète, avec photos à l'appui, je vous laisse le choix pour ce que vous voulez connaître. Donc, il suffit de demander. Nous avions la veille la géopolitique du pays que nous allions visiter, ce qui nous permettait de mieux comprendre, les explications au cours des excursions étant toutes en Anglais.
A bientôt, bonne journée à tous.
Bonjour,
après reflexion je me suis dit qu'il fallait que je me manifeste sinon d'autres que moi allaient perdre leur temps.
Pour les adeptes ou les intéressés de la Tunisie qui ne me connaissent pas, je suis une voyageuse depuis de longues années. J'ai cessé de voyager pendant de nombreuses années pour diverses raisons et depuis 4 ans, je redécouvre ce plaisir avec mes enfants de 10 et 12 ans.
Il y a quelques mois, j'ai redécouvert la Tunisie avec mes enfants au travers d'un séjour cavalier et bédouin de 5 jours dans le Chott el Jeddrid. Nous avons tellement aimé cet épisode que nous y sommes revenus plusieurs fois, et chaque fois dans des endroits différents. J'ose dire aujourd'hui que la Tunisie ne présente aucun intérêt à par pour les amoureux du désert (et encore...).
Nous avons été à Djerba, Ksar Ghilane, Sousse, Monastir, et Bizerte (pour les sites de plongées).
Malgré l'attractivité économique de ces destinations, nous avons depuis décidé de nous tourner vers d'autres régions du monde. Oui, c'est vrai, vous ne rêvez pas... voilà quelques faits... à vous de décider.
Si par malheur vous OSEZ protester parce que le chauffeur de taxi à l'aéroport vous réclame le triple de la somme nécessaire à votre transport jusqu'à l'hotel, vous vous faites insulter voire bousculer... Je suis prête à témoigner sous serment... sauf que la police locale n'a pas voulu prendre en compte ma plainte sous pretexte que j'étais (tenez vous bien!!!)... confuse!!! Comme si c'était une situation normale de se faire agresser à sa descente d'avion!!!!
Bref, si vous êtes un peu incrédule, ce que je peux concevoir, tout celà est très normal me direz-vous!!! Vous êtes à l'étranger...
Alors que direz vous de recevoir des jets de pierre dans la rue de la part de gamins de 8 à 10 ans alors que vous ne faites rien d'autre que vous promener, sans rien demander à qui que ce soit à personne? Alors que la rue est pleine d'adultes parlant le français (homme ou femme) presque comme vous et moi, personne ne réagit... Vous restez calme? Vous vous énervez? Non, vous n'êtes pas à Tunis, Vous n'^tes pas non plus à Ksar Ghilane en plein désert), vous êtes à Monastir (ville balnéaire d'un peu plus de 50 000 ha à à peine 15 km de la 3ème ville de Tunisie)... Gardez à l'esprit à tout instant que chaque foyer reçoit plus de 500 chaines de TV et que l'actualité fait partie du quotidien des tunisiens... Les habiants de ce pays sont loin d'être arriérés, ils ont au contraire au courant de tout ce qui se passe, de tout ce qui les intéresse...
Reprennons la visite de ce tout petit pays.
Djerba! Ce qu'il y a à voir se trouve à plusieurs heures de route de l'autre coté du bras de mer ou de la voie romaine, car en elle même, Djerba ne présente d'autre intérêt que celui très commercial des tunisiens ( les hotels de la zone touristiques, les boutiques et activités à touristes...
Sousse, à part les Bez-ness, les russes et polonaises, il n'y a rien à voir... juste boire, aller en discothèque (restez chez vous la musique ne vaut pas le déplacement sinon quelques DJ de stature internationale seraient déjà dans les lieux)...
Monastir, même les flics sont anti-tout e qui es tunisien..., alors si vous vous faites voler votre smartphone ou pire votre dernier iphone, ne comptez pas sur eux pour vous aider... et quand aux hotels... Ne comptez pas sur eux, ils sont complices... de leur personnel, des commerçants, et de tout le bizness qui va avec votre présence chez eux!!!!
Tout ça, c'est du bizness...
Après avoir beaucoup parlé avec les habitants de ce pays, si quelqu'un vous dit qu'ils sont gentils, posez-vous la question de savoir ce qu'il a à gagner à vous dire ça... Si c'est un touriste: peut-être une question d'égo, de naiveté, de méconnaissance (c'est bête à dire mais quand on n'est jamais sorti de chez soi...), si ce n'est pas un touriste posez-vous la question de savoir quelles sont ses relations avec la Tunisie...
Le dernier à m'avoir raccompagné à l'aéroport m'a avoué sans aucune honte que ce qui compte pour les tunisiens dans l'ordre c'est l'argent et ensuite ... Je ne m'en souviens plus tellement j'en ai soupé des habitants de ce pays et de leur mentalité.
Personnellement j'y suis allée 6 fois depuis 2010, parce que je pensais y trouver soleil et découverte ou tranquillité. Je n'y retournerais plus.
J'en ai marre de me faire insulter par: les chauffeurs de taxis parce que je refuse de leur payer 3 fois le prix de la course, les racoleurs sur les marchés parce qu'on "a envie d'être tranquille", les vendeurs de souvenirs made in china "parce que la petite boutique vend alors que la grosse n’intéresse personne...". Moi j'ose dire: "la faute à qui?"
J'en ai marre que les hommes me parles comme si j'étais "sur le marché"...sous prétexte qu'il n'y a pas d'homme avec moi (je suis habillée sobrement et ne regarde pas les hommes dans les yeux, et enfin... je suis accompagnée de mes enfants".
J'ai voyagé dans pas mal de pays avec mes enfants (Europe du sud (Espagne, Italie, Sicile, Grece, Crete), pays arabes et pays du moyen orient (notament Egypte, Israel, Jordanie) mais pour la Tunisie, c'est terminé, je ne n'y retournerai plus... J'ai ai marre, ils ne savent pas veiller sur leurs trésors... ce n'est pas mon problème. J'y suis déjà allée 6 fois... J'y ai laissé suffisamment d'argent, et nous aurions souhaité (mes enfants et moi) des "rencontres" plus sincères... Ca n'a pas été le cas. Dommage!!!!
Pour les adeptes ou les intéressés de la Tunisie qui ne me connaissent pas, je suis une voyageuse depuis de longues années. J'ai cessé de voyager pendant de nombreuses années pour diverses raisons et depuis 4 ans, je redécouvre ce plaisir avec mes enfants de 10 et 12 ans.
Il y a quelques mois, j'ai redécouvert la Tunisie avec mes enfants au travers d'un séjour cavalier et bédouin de 5 jours dans le Chott el Jeddrid. Nous avons tellement aimé cet épisode que nous y sommes revenus plusieurs fois, et chaque fois dans des endroits différents. J'ose dire aujourd'hui que la Tunisie ne présente aucun intérêt à par pour les amoureux du désert (et encore...).
Nous avons été à Djerba, Ksar Ghilane, Sousse, Monastir, et Bizerte (pour les sites de plongées).
Malgré l'attractivité économique de ces destinations, nous avons depuis décidé de nous tourner vers d'autres régions du monde. Oui, c'est vrai, vous ne rêvez pas... voilà quelques faits... à vous de décider.
Si par malheur vous OSEZ protester parce que le chauffeur de taxi à l'aéroport vous réclame le triple de la somme nécessaire à votre transport jusqu'à l'hotel, vous vous faites insulter voire bousculer... Je suis prête à témoigner sous serment... sauf que la police locale n'a pas voulu prendre en compte ma plainte sous pretexte que j'étais (tenez vous bien!!!)... confuse!!! Comme si c'était une situation normale de se faire agresser à sa descente d'avion!!!!
Bref, si vous êtes un peu incrédule, ce que je peux concevoir, tout celà est très normal me direz-vous!!! Vous êtes à l'étranger...
Alors que direz vous de recevoir des jets de pierre dans la rue de la part de gamins de 8 à 10 ans alors que vous ne faites rien d'autre que vous promener, sans rien demander à qui que ce soit à personne? Alors que la rue est pleine d'adultes parlant le français (homme ou femme) presque comme vous et moi, personne ne réagit... Vous restez calme? Vous vous énervez? Non, vous n'êtes pas à Tunis, Vous n'^tes pas non plus à Ksar Ghilane en plein désert), vous êtes à Monastir (ville balnéaire d'un peu plus de 50 000 ha à à peine 15 km de la 3ème ville de Tunisie)... Gardez à l'esprit à tout instant que chaque foyer reçoit plus de 500 chaines de TV et que l'actualité fait partie du quotidien des tunisiens... Les habiants de ce pays sont loin d'être arriérés, ils ont au contraire au courant de tout ce qui se passe, de tout ce qui les intéresse...
Reprennons la visite de ce tout petit pays.
Djerba! Ce qu'il y a à voir se trouve à plusieurs heures de route de l'autre coté du bras de mer ou de la voie romaine, car en elle même, Djerba ne présente d'autre intérêt que celui très commercial des tunisiens ( les hotels de la zone touristiques, les boutiques et activités à touristes...
Sousse, à part les Bez-ness, les russes et polonaises, il n'y a rien à voir... juste boire, aller en discothèque (restez chez vous la musique ne vaut pas le déplacement sinon quelques DJ de stature internationale seraient déjà dans les lieux)...
Monastir, même les flics sont anti-tout e qui es tunisien..., alors si vous vous faites voler votre smartphone ou pire votre dernier iphone, ne comptez pas sur eux pour vous aider... et quand aux hotels... Ne comptez pas sur eux, ils sont complices... de leur personnel, des commerçants, et de tout le bizness qui va avec votre présence chez eux!!!!
Tout ça, c'est du bizness...
Après avoir beaucoup parlé avec les habitants de ce pays, si quelqu'un vous dit qu'ils sont gentils, posez-vous la question de savoir ce qu'il a à gagner à vous dire ça... Si c'est un touriste: peut-être une question d'égo, de naiveté, de méconnaissance (c'est bête à dire mais quand on n'est jamais sorti de chez soi...), si ce n'est pas un touriste posez-vous la question de savoir quelles sont ses relations avec la Tunisie...
Le dernier à m'avoir raccompagné à l'aéroport m'a avoué sans aucune honte que ce qui compte pour les tunisiens dans l'ordre c'est l'argent et ensuite ... Je ne m'en souviens plus tellement j'en ai soupé des habitants de ce pays et de leur mentalité.
Personnellement j'y suis allée 6 fois depuis 2010, parce que je pensais y trouver soleil et découverte ou tranquillité. Je n'y retournerais plus.
J'en ai marre de me faire insulter par: les chauffeurs de taxis parce que je refuse de leur payer 3 fois le prix de la course, les racoleurs sur les marchés parce qu'on "a envie d'être tranquille", les vendeurs de souvenirs made in china "parce que la petite boutique vend alors que la grosse n’intéresse personne...". Moi j'ose dire: "la faute à qui?"
J'en ai marre que les hommes me parles comme si j'étais "sur le marché"...sous prétexte qu'il n'y a pas d'homme avec moi (je suis habillée sobrement et ne regarde pas les hommes dans les yeux, et enfin... je suis accompagnée de mes enfants".
J'ai voyagé dans pas mal de pays avec mes enfants (Europe du sud (Espagne, Italie, Sicile, Grece, Crete), pays arabes et pays du moyen orient (notament Egypte, Israel, Jordanie) mais pour la Tunisie, c'est terminé, je ne n'y retournerai plus... J'ai ai marre, ils ne savent pas veiller sur leurs trésors... ce n'est pas mon problème. J'y suis déjà allée 6 fois... J'y ai laissé suffisamment d'argent, et nous aurions souhaité (mes enfants et moi) des "rencontres" plus sincères... Ca n'a pas été le cas. Dommage!!!!
Bonjour,
Tout est dans le titre. Je vais prendre une année sabatique, j'ai un budget pour vivre sur place de 600e/mois, ( les billets d'avions, ne sont pas inclus , c'est mon budget vie courante )
Mes critères sont :
Facilité d'avoir un visa d'un an renouvelable au besoin avec autorisation de travail ( peut-etre que je serais amené à travailler sur place pour des petits boulots voir arrondir les fins de mois ) Sécurité ( je suis une femme seule ) Je ne suis attirée ni par les pays d'afrique, ni par les pays musulmans. Je parle uniquement anglais et français bien sur.
Vos avis?
Merci.
Tout est dans le titre. Je vais prendre une année sabatique, j'ai un budget pour vivre sur place de 600e/mois, ( les billets d'avions, ne sont pas inclus , c'est mon budget vie courante )
Mes critères sont :
Facilité d'avoir un visa d'un an renouvelable au besoin avec autorisation de travail ( peut-etre que je serais amené à travailler sur place pour des petits boulots voir arrondir les fins de mois ) Sécurité ( je suis une femme seule ) Je ne suis attirée ni par les pays d'afrique, ni par les pays musulmans. Je parle uniquement anglais et français bien sur.
Vos avis?
Merci.
Bonjour,
je suis allemand de nationalité et aimerai m'expatrier avec ma femme qui est guineenne en Guinee. pour vivre et travailler dans ce pays.
mes questions sont de savoir: etant marie à une guineenne quel sont mes droits de sejour et de travail. - quelles sont sont les demarches adminitratives à faire sur place pour avoir le Visa et le Permis de travail ? on n'a le droit comme etranger d'acheter un immeuble en Guinee ?
merci à tous et à toutes
je suis allemand de nationalité et aimerai m'expatrier avec ma femme qui est guineenne en Guinee. pour vivre et travailler dans ce pays.
mes questions sont de savoir: etant marie à une guineenne quel sont mes droits de sejour et de travail. - quelles sont sont les demarches adminitratives à faire sur place pour avoir le Visa et le Permis de travail ? on n'a le droit comme etranger d'acheter un immeuble en Guinee ?
merci à tous et à toutes
Retour sur Namibie : de l’eau, de l’air, la vie Namibie !
05 juillet – 22 juillet 2008
GENESE Tout commence en avril 2007. Non, en fait tout commence il y a bien longtemps. Joss a 8 ans quand, insatiable petit rat de bibliothèque, elle tombe en arrêt devant des images de dunes d’une beauté à couper le souffle. Des dunes rouges, des dunes plongeant dans la mer, des dunes survolées par des fous dans des montgolfières d’un autre âge…Et des oiseaux par milliers dans un paradis aquatique surplombé de dunes dorées. Afrique du Sud-Ouest, elle ne le retiendra pas. Mais resteront gravés Namib et Sandwich. Jusqu’en avril 2007. Les 2 garçons du couple sont invités par leur grand-père à passer les vacances d’été en Martinique. Joss et Rémy vont donc passer leurs premières vraies vacances en tête à tête ! Premier projet : Cuba en sac à dos, hébergements et transports locaux. Mais Cuba semble vaciller en juin 2007. Joss en profite pour glisser : Namibie. Et un peu à la façon « Grisemote », Rémy, peu surpris de ce choix (20 ans de vie commune…), répond : tu comptes jouer au loto ?!Joss se met au travail, découvre voyage forum, investit rapidement dans de l’anti-cernes et reçoit le soutien inespéré de collègues de son mari qui rêvent de Namibie depuis qu’ils ont sillonné l’Afrique du Sud en 4x4. Ils offriront même un magnifique calendrier 2008 consacré à ce pays. Lorsque Rémy désignant une photo demandera : « on ira, là ? », Joss répondra oui ! et achètera les billets d’avion dans la foulée !Le dossier sera bouclé à quelques exceptions près à la mi-avril 2008, le décollage prévu pour le 05 Juillet.
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VOLS : Bâle-Mulhouse/ Francfort – Francfort/ Windhoek - et retours, opérés par Lufthansa et Air Namibia.156 + 829 euros, soit 985 euros par pax, billets achetés sur internet en oct.07.RESAS : Séjour plutôt court. Joss et Rémy espèrent profiter de chaque minute, sans avoir à chercher leur « logement » au quotidien. Ils passeront par Tourmaline, qui en plus de conseils avisés et (très) patients, dispatchera la somme envoyée vers les différentes nuitées retenues. Economie non négligeable de frais bancaires. Et l’on verra plus tard que les vouchers auront leur utilité.TYPE DE VOYAGECircuit en autonome, en 4x4 équipé camping plus frigo. 2 guest farms, 1 maison d’hôte, 2 nuits d’hôtel à Walvis Bay, 1 tented camp et 9 nuits sur le toit du 4x4VOITUREToyota Hilux diesel, louée chez African Tracks. Voiture parfaite, confortable, spacieuse, pneus de 1ère qualité . Cette voiture : que du bonheur, enfin pour celui qui conduit. L’autre fait la tête en attendant son tour ! 4200 kms sans avoir ni à sortir le cric, ni à chercher l’adresse d’un garagiste. De retour en France, nous éviterons de froisser la susceptibilité de notre Toyota…Yaris. Prix : env.1400euros + env.50euros le frigo + env.500 euros d’assurances « zéro excess ».
· Carnet de route et d'humeur(s), celui d’une « pie » qui écrit autant qu’elle jacasse, c’est pas peu dire et vous voilà prévenus !
Samedi 05 Jul : Bâle Mulhouse – Frankfurt—Windhoek : enfin ! Ca y est, l’avion traverse quelques perturbations et se pose avec un peu de retard à Francfort. Peu importe, il est 16heures et la correspondance suivante pour Windhoek est prévue à 22h30 à partir du même terminal… Direction la consigne à bagages puisque Rémy et Joss, échaudés par de malheureuses expériences de vacances, ont décidé de récupérer leurs bagages et de les réenregistrer eux mêmes sur le vol Air Namibia. La tête déjà en vacances et le dos léger, l’aéroport est à lui seul un spectacle couleurs et lumières dont ils profitent les yeux grands ouverts. Un Bushmen aurait embarqué vêtu de son seul carquois que personne ne l’aurait remarqué au milieu de ce défilé de couleurs de peau, de tissus disparates et de sonorités « babéliennes ». Ah que c’est bon ce sentiment de vacances en ce jour de grands départs. A noter, le personnel au check-in est particulièrement agréable.
Aussi décalé que cela puisse paraître, c’est au son de tyroliennes et autres folkloriques musiques populaires allemandes, que se fera l’installation dans l’avion, à l’aller comme au retour. Même les passagers allemands affichent des mines consternées. Joss et Rémy, gavés dès leur enfance par ces mélodies échappées des télévisions familiales, sentent monter le fou rire libérateur des tensions précédant un long voyage. Le service est de bonne qualité, pour une classe éco et malgré l’heure avancée ; apéritif resservi, repas chaud acceptable pour un flight plateau, café ou thé, puis boisson servie par la suite sur demande et avec le sourire.
Joss par contre perdra un peu son sourire : le passager devant elle se met à l’aise et positionne son siège en couchette dès l’embarquement pour discuter avec ses amis. Derrière Joss, un enfant qui joue sur le plateau abaissé du siège ; ne fais pas aux autres… Pendant 95mns passées à « encenser » mentalement ce passager italien après lui avoir demandé gentiment et en 3 langues de redresser son siège, sans succès, Joss ne pourra plus bouger. Un sentiment de tranche de jambon fatigué entre deux tranches de pain un peu rassis. (Quand elle sera grande, elle volera en BusinessClass) Les perturbations qui plombent le ciel européen seront franchies avec maîtrise, ce qui aidera beaucoup à l’endormissement serein des passagers vers 2h du matin. ..Bush et installations autour de Kiripotib : ..
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Dimanche 06jul : Windhoek – Kiripotib guestfarm : de l’air de l’eau et des étoiles
7h00 Atterrissage en douceur sous les rayons d’une lumière qui enveloppe à la manière d’un gros câlin. Joss marche sur un petit nuage de tarmac, au grand étonnement de Rémy qui s’inquiète un peu : t’as pas froid ? Et bien non, trop excitée, en petite chemise Joss n’a pas froid, alors qu’un grand cordon de polaires frissonnants se déroule jusqu’aux formalités d’entrée sur le territoire namibien. Serait-ce l’euphorie persistante ? Les douaniers sont presque agréables, la course aux bagages se fera dans l’arrivée gagnante, et le contact déjà là à nous attendre nous rappellera d’acheter des devises à la banque de l’aéroport. Mais toute euphorie a ses limites.
Difficile d’estimer le temps d’attente devant les guichets de change. Même le plus philosophe des européens ne peut s’empêcher de se poser des questions. Dans la file parallèle, Joss reconnaît le passager italien et son groupe, bien excités. Une dame charmante vient les rejoindre, leur hôtesse et guide. Cette dame blonde d’environ 60ans remarque Joss, lui demande d’où elle vient, et se présente comme née en Namibie de parents Sud-Afs, repartie en Afrique du Sud et revenue en Namibie où elle dirige une petite structure touristique. Calme et sereine, elle répond aux esprits qui s’échauffent que si les européens possèdent une montre, les Africains eux possèdent le Temps. Elle enchaîne en estimant que l’Europe produit des enfants un peu gâtés par l’informatique généralisée et l’Euro monnaie unique. « Soyez patients avec les personnes aux guichets, elles ont beaucoup de formulaires à remplir à chaque change, dit-elle ». Joss se dit qu’il y a des rencontres parfaites, mais aussi qu’elle va changer le double de la somme envisagée…
Arrivée dans les locaux d’African Tracks, remise d’un véhicule en parfait état, et rencontre de Bruno, guide aventurier délégué par Tourmaline, qui les emmènera dans un supermarché ouvert le dimanche, puis, autour d’un verre, parlera de la Namibie qu'il aime, donnera quelques conseils de comportements et encouragera à profiter des pistes au maximum.. Joli moment. Sur la carte il tracera une voie pour relier Sesriem en évitant le goudron jusqu’à Marienthal… Il conseillera également au couple de ne pas réagir si leur mixité attire les regards, ou plus. Il sait de quoi il parle. Bruno guidera ensuite Rémy et Joss jusqu’à l’embranchement de la piste vers Dorbabis, il est 11 h30 lorsqu’ils se séparent.
direction Kiripotib guestfarm, un peu plus de 2h de route La piste est belle et calme, l’idéal pour se faire la main à gauche et s’habituer au gros Toyota. Fidèle aux conseils de MimiNono, Joss rappelle tous les quarts d’heure à son chauffeur de mari de rouler au milieu, les bords étant pleins de verres et de caillous pointus ! Rémy en aura très vite plein les oreilles de Joss et de ses Mimi-qui-sait-de-quoi-elle-parle-puisqu’elle-y-a-vécu-en-Namibie ! Mais il s’en rappellera lorsqu’il acceptera de céder le volant à sa compagne…
Kiripotib est une oasis au milieu du bush du Kalahari. Des arbres centenaires, de toutes provenances, y sont irrigués journellement. De l’air, de l’eau : la vie ! L’éolienne tourne, clang ! clang ! et puise l’eau souterraine qui arrose, abreuve, lave…De l’eau, de l’air : la vie !
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La ferme appartient à un couple d’origine allemande, absent durant ce week-end ; Joss et Rémy sont les seuls guests et vont se faire dorloter. Pour commencer, Sundowner drive avec Webster, intendant noir du domaine : 1er veld, zèbres, springbok et autres antilopes, cette fois c’est sûr, ils sont en Afrique. Ils sont au retour attendus par Edward l’adorable cuisinier qui grimace un peu : Webster étant parti avec la clé de la chambre réfrigérée, l’heure du dîner s’en trouvera légèrement décalée… Gros fou-rire ! (un peu taquine, Joss offrira en repartant un sifflet à Edward et une boussole à Webster..) ... ... .. .......................Chalets.................. ........ .Kaluhlu, seul félin des environs (Kiripotib signifie : là où le lion rugit...).... .................Cactées
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Direction le chalet en briques rouges décoré de tapis et tableaux fabriqués sur place, et de détails admirables puisés dans la nature alentour. Il y a une telle recherche du beau partout dans cette propriété - même les petites maisons des ouvriers sont belles - que Joss la curieuse en parlera à Webster : la propriétaire a fait une école des beaux arts en Allemagne et fabrique notamment des bijoux de toute beauté. Aïe, aïe, aïe pour le porte monnaie ! Troisième rencontre : Ralph, très jeune retraité allemand, propose de se rendre tout de suite sur le lieu où il expliquera le ciel namibien à travers 2 grosses lunettes astronomiques : les planètes, la poussière, les « nids », les gaz, les étoiles, la voie lactée, les galaxies.. Quelle nuit pour une 1ère nuit namibienne ! Les explications passionnées de Ralph seront suspendues le temps du dîner. Edward a travaillé pour des grands restaurants au Zimbabwe. Ce petit homme raffiné dresse des tables aussi agréables que ses menus et prendra place à la table . Les 5 convives attablés discuteront avec beaucoup de plaisir, le thème principal étant le déracinement, soit voulu par les voyages, soit subi : pauvreté ou conflits sociaux /politiques. Retour vers les étoiles. Rémy et Joss sont à présent un peu ridicules à disparaître ainsi sous plusieurs couches de vêtements : il fait très froid et même Rémy qui s’était ouvertement moqué de l’équipement « banquise » dans les valises, superpose bonnet, gants, grosses vestes et chaussettes…Joss se marre… Ralph est hilare… Le vin sud’af y est un peu pour quelque chose ! Le ciel namibien exempt de pollution livre aux yeux comblés quelques uns de ses secrets lumineux. L’excitation de cette première très longue journée namibienne, couplée à un froid très kalaharien empêchera le couple de s’endormir facilement .
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Lundi 07 juil 08 : vers l’infini, et au delà ...
Réveil néanmoins à 6h00, lever de soleil sur le veld, et visite guidée de la ferme : Webster explique le fonctionnement de la ferme, le parcours de l’eau, le type d’élevage, le fumage de la viande, la gestion du gibier…il finit le »farm tour » en parlant des propriétés des arbres : comment retrouver son chemin en s’orientant par rapport aux nids d’oiseaux, comment s’abreuver, se vêtir, se soigner, se défendre à partir d’un arbre, comment la vie animale s’organise sur un arbre. Joss est épatée par la connaissance qu’a Webster des noms communs et scientifiques de tous ces arbres et lui adresse quelques compliments. Jusqu’au moment où celui-ci affiche un air penaud et soulève une petite plaque sous laquelle sont répertoriées toutes les informations…
Retour dans la maison pour le petit déjeuner. Edward les attend : j’ai pensé vous faire plaisir en vous préparant du mil. C’est le plat namibien principal, dit-il ! Confiture de cactus, biltongs et charcuteries maison, mil, fruits de saison, pain maison, jus maison, tournesols décorant la table… D’autres excellents petits déjeuners suivront, celui-ci pourtant restera inoubliable. Direction « l’atelier en plein air » de teinture des laines destinées à la fabrication de tapis réalisés par des ouvriers bushmen qui feront une démonstration de leur savoir-faire sur des machines à tisser simplissimes. Réaliser d’aussi belles choses avec des moyens aussi rudimentaires rend admiratif. Les tapis aux motifs typiquement africains sont magnifiques mais un peu chers pour Rémy et Joss. A défaut de tapis, Joss lorgne du côté des créations de bijoux. Le pendentif qu’elle s’est choisi n’a plus quitté son cou depuis. Sur les conseils de Webster, pour porter la force de l’Afrique à son bras, Rémy opte pour le bracelet en crins de queue d’éléphant.
Et bien voilà ! Partir tôt de l’étape pour arriver tôt à l’étape suivante est un conseil qui ne sera pas appliqué : il est 13heures et les au revoir s’étirent. Direction Sesriem via le tracé indiqué par Bruno, nous ne le savons pas encore, mais 7 h 30 de pistes nous attendent …
...................les fameux nids géants et les espèces de moineaux (les républicains sociaux) qui les fabriquent ......
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Sur la route, Joss réfléchit aux raisons qui ont généré des moments précieux durant cette première halte. L’absence des fermiers est la toute première. Les échanges de courriels avec le couple ont été empreints de gentillesse et de disponibilité ; cependant son absence a créé une sorte de bulle dans laquelle les relations avec le personnel noir ont pris une autre dimension. Parler allemand a permis de se rapprocher de Ralph également. Le dîner à 5 a posé les jalons de relations qui se poursuivent. A plusieurs reprises durant le voyage, nous aurons l’impression que le personnel noir évite le client blanc, pour ne pas le déranger. Il s’ensuit des postures difficiles à « gérer » pour Joss : dos un peu courbé, yeux fixant le sol… Ces postures de soumissions parlent à elles seules de l’histoire récente de ce pays. Il faudra du temps, beaucoup de temps, et peut-être plus, pour que ces hommes et femmes se redressent. Certaines villes traversées induiront un certain optimiste : à Walwis, Outjo ou Tsumeb, où des gens droits, beaux et fiers parleront avec facilité et chercheront la communication. Ce qui aurait pu être un handicap, devient un vecteur relationnel : ce couple mixte parlant allemand et anglais, les 2 langues du pays, voyageant en autonome en 4x4 touriste dans un pays où les relations inter-raciales ne sont pas simples, va dans les faits attirer l’attention et l’envie de poser des questions. Enfin, la plupart du temps. Il y aura aussi des regards désapprobateurs et des attitudes plus dures.
Il fait chaud, 2 écoliers attendant le bus scolaire sont accueillis à l’arrière du Toyota. Et hop !, la bouteille de Sprite finie passe par la fenêtre et s’éclate sur le bas côté. Et hop !, le « book » résumant l’histoire de la Namibie offert par Tourmaline atterrit dans un des sacs d’école. (il nous faudra 3 jours pour comprendre !).. Lorsqu’ils sont déposés, les 2 pré ados usent de tous les moyens pour persuader Joss de la nécessité de leur donner 10 euros ; (ils doivent payer le bus pour continuer…) Ils repartiront ronchons avec 20N$ chacun, sous le regard amusé de Joss et un tantinet froid de Rémy qui estime qu’il n’y a pas de raison de donner de l’argent. Il n’a pas complètement tort.
......Aux portes de Sossüsvlei (le lendemain au petit matin frisquet) ..
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La piste que nous empruntons se corse. Les lieux traversés semblent oubliés de tout ; la piste dessinée par Bruno est instructive, ce n’est peut-être pas un hasard. Les fermes que nous dépassons n’ont que l’éolienne en commun avec Kiripotib. Certaines sont dans un état de délabrement avancé. L’expression « Petit Blanc » revient en mémoire. Les villages noirs, amas de tôles à l’équilibre précaire, sont ceux que les touristes ne sont pas censés voir. Le dénuement est déstabilisant et les regards jetés sur nous éloquents. Le voyeurisme touristique n’est pas accepté. A aucun moment cependant nous ne verrons de mains tendues.
L’état des pistes est à l’unisson. Rémy qui conduit sur piste pour la première fois, passe une espèce d’initiation accélérée sur pistes namibiennes. Nous roulons depuis 3 heures lorsque la carte indique un chemin différent de celui tracé par Bruno et qui paraît plus court. Plus court, il en a l’air ; plus rapide : oh que non il ne le sera pas, puisqu’il mènera à traverser le massif de Hardap. Il est 16 heures passées, Joss et Rémy découvrent les joies des barrières, des pistes défoncées, tantôt du sable, tantôt de la caillasse, des passages en eau étonnement profonde : elle vient d’où cette eau ?, des troupeaux anarchisés au milieu de paysages infinis. En ce deuxième jour, leurs yeux découvrent une Namibie presque stérile, qui leur permettra de relativiser le luxe qu’ils ont vu et verront par la suite. Alors que la fatigue s’installe et que les paysages deviennent abrupts, la nuit tombe. La conduite se fait à vue car la lune est cachée par des nuages venus de l’océan. Joss essaie de repérer les yeux brillants des animaux dans la nuit, pendant que Rémy se concentre sur la piste. Le couple ne cherchera pas à savoir ce qu’il y a ou n’y a pas… de chaque côté des pass qu’ils franchissent dans une obscurité totale.
Cela fait 4 heures qu’ils n’ont pas croisé âme qui vive, mais ce qui inquiète le plus Joss est une petite phrase dans le Road book remis par Tourmaline : la NWR, qui gère les campsites nationaux, se réserve le droit de redistribuer la place même payée si les campeurs ne sont pas arrivés à 18h00. Il est 18h30. Tourmaline encourage vivement ses clients à arriver au camping avant la fermeture des grilles…Joss estime qu’il n’est pas nécessaire de partager ses craintes avec le pilote…pas encore…Une légère appréhension l’étreint à l’idée de lui annoncer qu’ arrivés au camping il faudra peut-être faire demi tour… Il est 19h00, au loin de la lumière électrique : des habitations à vocation touristique annoncent l’approche de la piste principale C14 ; Rémy respire : encore une petite heure et demi de route et la tension pourra retomber ! Joss reste sur une réserve prudente. La grille est fermée, le gardien du camp de Sesriem, transi de froid, sort de sa cahute ; il est 20h30. Joss s’excuse pour ce retard et avant même qu’elle se soit présentée, le gardien dit : « Tourmaline ? » YES ! et indique le chemin d’accès vers l'emplacement réservé. Joss frissonne. « Il ne va pas faire trop froid cette nuit. Hier, il a gelé, dit le gardien, petit homme d’une grande douceur ». L’emplacement est très bien situé, même si la nuit noire empêche d’en profiter.
Le couple installe son premier campement de façon minimale, et après avoir dégusté des repas Décathlon réhydratés – l’option la plus rapide ! - convoités par les chacals venus de la dune toute proche, toilette sommaire et …dodo. D’un commun accord Rémy et Joss décident de ne se lever que vers 9h00. tant pis pour les dunes, la fatigue est trop grande. Oui mais...
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Mardi 08 juil 08 : Au Pays des Milles et Une Dunes, où l’on peut s’y perdre…
A 3 heures du matin il fait 3 °C sous la tente. A 5h30 du matin il devient évident qu’ils ne dormiront plus. Autant reprendre la route en direction de Sossusvlei, et si possible avant que le camp ouvre ses portes aux véhicules de l’extérieur. L’humeur maussade qui règne dans le véhicule s’évanouit comme par magie devant la beauté des paysages.. La nuit à grelotter ? Un cadeau du ciel. Seul le froid pouvait les tirer hors des sacs de couchage. Rémy contient tant qu’il le peut son impatience au bout du 50ème « Stop !!!! » photo lancé par sa compagne. Lumière féerique, couleurs improbables, les émotions sont indescriptibles.
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Les choses se gâtent un peu arrivés au parking annonçant la fin de la route goudronnée. Prendre la navette ou tenter le sable mou ? Se souvenant des conseils glanés sur VF, Joss propose de dégonfler les pneus avant de s’engager sur la piste de sable. Rémy, que l’absence de café matinal rend râpeux comme de la laine de verre, estime que-c-est-n-importe-quoi-je-me-demande-où-tu-as-vu-ça-et après-on-regonflera-comment …. Joss fait sa susceptible et s’apprête à répliquer lorsque retentit une grosse voix en anglais derrière eux : un « vous prenez la navette ? », sonne comme un « vous feriez bien de prendre la navette » ; un colosse buriné chapeauté cow-boy les regarde mi-figue, mi-raisin, et le comique de la situation n’échappe à personne. C’est donc un peu penauds qu’ils payent leur place et montent dans la navette sans plus piper mot…
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Bonjour, nous c’est Cordula et Benedikt, et vous ? Ce jeune couple allemand finissant ses études en AFS est un rayon de soleil ambulant. Direction Sossusvlei. C’est difficile à décrire le bonheur. Tant de beauté et de sérénité rend forcément meilleur et heureux pour des heures et des heures de souvenirs à venir. Si quelquefois confronter ses rêves à la réalité peut être déprimant, Sossüsvlei dépassera toutes les espérances. ......................
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Direction DeadVlei, il ne fait pas encore très chaud, marcher est agréable. La remontée des dunes refera monter la température corporelle, d’autant plus que le soleil intensifie ses rayons. Les lieux sont fascinants. La vie et la mort se côtoient naturellement : les arbres sans vie accueillent des nids de corbeaux, le sable est imprimé des traces des vies nocturnes, et, plus fort que tout, le désert est vert d’acacias, d’arbustes, d’herbes folles, en pleine saison sèche. Sable rouge ou doré ou cendré, lacs asséchés blanc craie ou argentés, ciel d’azur puissant, effiloché de nuages évanescents…Rêver d’être peintre un instant, de faire glisser les aquarelles pour trouver les teintes justes. La mémoire est parfois capricieuse.
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Joss et Rémy sont assez fiers d’eux : en vaillants quadras, ils emboîtent le pas décidé des 2 « p’tits jeunes » qu’ils ont rencontrés, sans trop de difficultés. La montée des dunes est source d’émerveillement et de sueurs abondantes ! Au loin, la Montgolfière, oiseau magistral, rend Joss un peu chagrine. Quand elle sera grande elle volera en Business Class et en Montgolfière ! Rémy se dit qu’il l’a échappé belle…
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Mon Barbu s'est perdu ! Joss et Rémy regagnent le parking et attendent Cordula et Benedikt qui ont décidé de monter une autre dune. A l’ombre des acacias ils observent les voyageurs et plaignent les groupes qui commencent à arriver. Il est 11h30, et la chaleur devient accablante. Cordula et Benedikt ne reviennent pas. A l’impatience et l’impression de perdre un temps précieux succède l’appréhension. Il est simple de s’égarer si, à l’aller, on ne repère pas les dunes que l’on contourne pour s’enfoncer vers Deadvlei et au delà. Tant pis, Joss et Rémy tiennent leur promesse et attendent longtemps le jeune couple qui finit par arriver, très fatigué. Ils se sont égarés et expliquent que la peur gagne très vite dans ces conditions. Ils remercient chaleureusement de les avoir attendus. Alors qu’ils reprennent la navette vers les voitures, Joss aperçoit la dame rencontrée à l’aéroport, en tenue de brousse, accompagnée du groupe d’ Italiens de l’avion. Ils sont silencieux ?!?... Il manque l ’Italien de Joss, celui de l’avion, il s’est égaré dans les dunes. Rémy et Joss se regardent et détournent vite leurs regards. Il serait totalement déplacé que les spasmes abdominaux qui les secouent déjà se transforment en gros fous rires ! La dame s’approche, et demande à tous, touristes et chauffeurs d’ouvrir l’œil. Notre chauffeur demande si nous sommes pressés et nous faisons un petit tour, sans succès, à la recherche du barbu, comme l’avait surnommé Joss. Le chauffeur explique que seuls les randonneurs solitaires pourraient se perdre véritablement. Il ne se fait aucun soucis pour le « barbu ». On lira plus tard qu’il avait raison.
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Après échange des coordonnées, nous prenons congés et nous apprêtons à prendre la route pour KuanguKuangu, via Solitaire, lorsqu’il faut se rendre à l’évidence : la batterie est à plat, les feux n’ayant pas été éteints. Benedikt est là, et dépanne de bon cœur Rémy et Joss ramollis par la fatigue, le manque de café et la faim. A la sortie du Park, Rémy s’arrête pour essayer de donner un coup main à une famille d’Allemands en panne au bord de la route, conduisant le frère jumeau de notre Toyota. Peine perdue. Devant leur désarroi, Rémy et Joss prennent conscience des désagréments vécus lorsque la voiture est immobilisée. Cordula et Benedikt, quelques jours auparavant, avaient eux aussi perdu une grosse somme d’argent et dû limiter leurs vacances suite à une méchante panne mécanique. Rémy et Joss chasseront ces idées noires devant une assiette de frites suivie d’un magnum aux amandes au bar-épicerie-boulangerie-friterie du camp ! .................................................Bye bye, Sossüsvlei
Vers KuanguKuangu Arrêt à Solitaire vers 15heures, le soleil est assez bas et le vent bien froid ; à noter : le paiement par carte bleue, aussi bien pour l’essence que pour les achats « boutique » : pain (merci Miminono) et Biltong par exemple. Vers 16heures, ils atteignent les dunes de Barchan et sont accueillis assez froidement par Hannetje qui les guide jusqu’au repère enchanté de KuanguKuangu. Il est très étrange de noter que dans cette partie de la Namibie, le soleil se couche à même pas 16h30… Toujours aussi tendue, Hannetje semble contrariée par l’heure du dîner réservé en leur compagnie. Joss tente de la rassurer en affirmant que son heure sera la bonne. 2 nuits sans pratiquement dormir, les heures de conduite, les émotions de la découverte, le couple est trop fatigué pour se prendre la tête ! Après une douche bien bien froide à l’extérieur, Joss grelotte le temps que ses cheveux longs sèchent. Il fait vraiment nuit et froid très tôt dans ce coin de Namibie…
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............KuanguKuangu, retraite enchantée......................... ............Apologie du Farniente contemplatif....................................................L'or liquide de l'aube
L’horloge dans la chambre indique (déjà?)19h00, l’heure de se rendre à Barchan Dunes pour un dîner qui se révèlera finalement très plaisant. Le fils du couple est présent à table, entourée de sa femme et de leurs 2 petites filles. Ils habitent en AFS et sont en vacances.
Timide au départ, la conversation se débridera lorsque Rémy et Joss comprendront enfin que la panne de batterie a fait se dérégler l’horloge de leur voiture. Il était donc 16h00 à Solitaire, et 17h45 lorsqu’ils sont arrivés à Barchan Dunes, tard pour l’ hôtesse dans un pays où l’on dîne à la tombée de la nuit. Les sourires qui s’ensuivent, le vin rouge de l’apéritif et la chaleur dégagée par la cheminée se chargeront d’installer une atmosphère cordiale. En peu de temps, le repas préparé est excellent : soupe de légumes, salade mixte, steak de Springbok fondant accompagné de patates sautées et rondelles d’ananas caramélisées….gâteau chocolat moelleux et crème légère en dessert. La maison est extraordinaire d’originalité. La décoration en accord, et d’une grande finesse. La conversation s’oriente vers les conditions de vie en Namibie, la difficulté d’acheminer des matériaux ou des meubles, des tentatives de sondage pour trouver de l’eau, les efforts à faire pour accorder des logements sains à tous les Namibiens, et l’importance des liens familiaux dans ce pays où les grandes distances isolent les habitants. Nous parlons aussi de l’avenir, de l’assimilation des peuples originels, des défis que le pays doit relever. Rien n’est simple, personne n’a totalement raison, personne n’a totalement tort. Dehors l’homme qui balaie les traces du sable est presque gêné d’être salué, encore des yeux au sol. Vers 22 heures : Hummm, que les couettes sont douillettes dans la cabane de KuanguKuangu. Douillettes et indispensables.
Mercredi 09 juil 08 : N’Gandu at Sea, de l’utilité des vouchers Quelques heures plus tard, le réveil bippe pour nous permettre d’assister au lever du soleil depuis le lit, à travers les baies vitrées. C’est de l’or, de l’or liquide qui dégouline des dunes formant panorama sur 360°C. De l’or qui enjolive les vies et rend chaque seconde précieuse. Toilette, petit café, et voilà Wilhelm au volant de son 4x4 qui arrive pour un tour du domaine. La lumière est douce, et les oryx généreux. Joss va tomber en amour pour ces magnifiques antilopes déjà aperçues à Sossusvlei. Nous accompagnons ensuite Wilhelm pour l’amorçage quotidien du moteur à fuel de sa pompe à eau : « du moment que tu as de l’eau en Namibie, tu peux vivre. » Mais même avec de l'eau, on se demande comment ce sol peut produire quoique ce soit...
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Impossible pour Joss de se lasser des oryx. Ils sont d'une beauté fascinante.
Rémy et Joss étant les seuls guests dans la propriété, le petit déjeuner reprend une ambiance familiale, comme Hannetje en fait la remarque : je ne discute pas beaucoup avec les groupes, ils sont entre eux ». Déjà les au revoir. Un grand merci à Vinnylove qui nous a fait découvrir cet endroit dans son magnifique carnet.
.....Mise en route du moteur de la pompe à eau :...
En route pour Walvis Bay : un peu moins de 2 heures, sans arrêt.. Ces deux derniers jours, Rémy et Joss sont arrivés de nuit à leurs étapes. Ils décident de ne pas s’arrêter en route pour redevenir un peu maîtres de leur temps et consacrer l’après-midi entière à Walvis Bay. La route est facile, quoique poussiéreuse, quelques cols nécessitent de rouler un peu prudemment, plus lentement. Un vent froid et fort souffle de l’océan. La tempête de sable nous attend juste avant d’arriver à Walvis. La lecture des carnets de voyage sur VF nous y avait préparé : ralentir, espacer les distances entre véhicules et allumer les warning. Le jeu du sable poussé par le vent est hypnotique. Les masses roulent sur elles mêmes, progressent en rouleaux, aucun obstacle ne les arrêtant.
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L'hôtel Ngandu at Sea Joss et Rémy ont choisi de dormir dans un hôtel local, trouvé sur internet. Après échanges positifs de courriels et aval de Tourmaline, ils réservaient 2 nuits avec petits déjeuner pour env 38 euros la nuit en chambre double, soit 76 euros les 2 nuits pour le couple. Les avis trouvés sur la toile étaient rares mais positifs. On verrait bien. N’Gandu at Sea est un grand hôtel, répartis sur 3 bâtiments. Hôtel africain accueillant. Le vent est glacial à la descente du 4x4. Joss et Rémy n’ont qu’une envie : qu’on leur donne la clé de leur chambre pour s’y réfugier. Oui mais…
La directrice de l’hôtel, dans un style franc et direct, cherche les résas, et ne les trouve pas. Joss très calmement tend le voucher en précisant que les réservations ont été faites en octobre après plusieurs échanges via le net, que les résas sont payées depuis plusieurs mois et que cette situation n’est pas très agréable. Le voucher fait son effet. La directrice explique poliment que l’employée qui a pris la résa ne fait plus partie du personnel, que l’hôtel est plein mais qu’elle va trouver une solution. La solution fait au bas mot 120m2, 2 chambres avec baignoires, cuisine, salon, terrasse. Un peu gênés quand même, puisqu’elle annule des résas pour nous y loger. Les mesures de sécurité sont impressionnantes : codes et clés spécifiques pour accéder dans la cour du parking, aux escaliers, pour rentrer dans l’appart, pour accéder à chacune des chambres, coffre fort ds chaque chambre ! A part le matériel de cuisine un peu usé et les canapés un tantinet élimés, l’apart est vraiment agréable. Pour 38 euros la nuit ! YES ! Comble du bonheur, la baignoire se remplit d’eau très, très chaude. Le luxe absolu au regard des douches, froides et bien plus, subies depuis l’ arrivée. Ca va mousser !
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Malgré la tempête qui fait rage - marcher droit est impossible - Joss et Rémy décident d’aller manger au Raft, au dessus d’une mer démontée envahie par des milliers de méduses d’un blanc fantomatique. Le repas est excellent, la clientèle assez hétéroclite : locaux blancs tirés à 4 épingles fêtant un anniversaire, couple de touristes habillé safari chic accompagné de chauffeur et guide privés, familles cheveux en bataille jeans et polaires, couple d’amoureux, groupes de tour opérateurs heureux de vivre, tout ce petit monde créant une atmosphère joyeuse mais bruyante. Nous repassons par la réception de l’hôtel et la responsable affirme que ce vent vient de la mer et qu’il fera beau demain matin. Elle met gracieusement sa connexion Internet à disposition, s’intéresse au couple, et les voilà partis à papoter. C’est une blonde au corps sec dont le visage ridé et buriné parle des générations d’Afrique imprimées dans ses gênes. Il y a des liens d’amitié évidents entre elle et les employés noirs qui parlent et se déplacent sans courber la tête, en regardant droit dans les yeux, à l’aise dans leurs baskets . Ca fait du bien. Pendant ce temps les clients défilent : des hommes et femmes d’affaires, noirs, blancs, arabes, indiens, des congressistes. Une autre Namibie. Rémy et Joss regagnent leur apart plein d’espoir : demain il fera beau pour MolaMola.
Jeudi 10 juil 08 : à la poursuite d’un rêve Confirmation le lendemain au petit déjeuner, nous sommes les seuls touristes, courtoisement reçus cependant par les costumes et tailleurs et hauts talons. Petit déjeuner peu varié, mais bon et copieux. Il fait encore bien froid même si le vent s’est tu, sans doute épuisé par tant de combats. Le bureau de Mola Mola dirige Joss et Rémy vers la plage de l’embarcadère. Le départ du bateau est prévu à 09h00. Joss a rendez-vous avec Sandwich Harbour et ce n’est pas rien ; des histoires de dunes plongeant dans l’océan, quand le désert rencontre la mer. En attendant, la lumière froide qui court sur le bleu profond de l’océan, à leurs pieds, invite à la contemplation.
Le bateau arrive à quai et commande l’embarquement des 15 passagers de toutes sortes dont 5 Français et 2 Otaries mâles à fourrures manifestement très à l’aise, venues quémander leur ration de poissons offerte par la maison. Petite frayeur pour Joss dont les cuisses se trouvent sur le passage du plus jeune des mâles, celui qui peut se faufiler sous la barre fermant le bateau à l’arrière ! Tout ceci bien sûr est destiné à mettre les passagers de bonne humeur. Mission accomplie ! Ils régressent tous et retrouvent leur âme d’enfant devant ces otaries complices, puis lorsque les pélicans et les mouettes illuminent le ciel outremer, criant à gorge déployée à la poursuite des même poissons MolaMola. Des dauphins jouent avec l’impatience des passagers, tournant autour du bateau sans relever une seule fois la tête. Grrr !
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Le froid vif allié aux rayons du soleil sur les flots et les dunes dorées de l’horizon, crée une ambiance qui imprime la mémoire, celle des sensations, dossier Namibie _Walvis_ jul08 ! C’est peut-être un des mystères de l’appel aux voyages : vivre et revivre ces sensations de plénitude, enfin en accord avec soi et ce qui entoure. Au bon endroit au bon moment.
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La partie « mer » de l’excursion s’achève à Pelican Point, bien connu pour n’accueillir aucun pélican. Des 4x4 attendent les passagers pour les conduire entre mer et sable jusqu’à Sandwich Harbour. Notre chauffeur se prénomme Mike. un Hongrois inoubliable s’installe à l’avant, Rémy et Joss prenant place à l’arrière. Il est difficile de ne pas, à nouveau, se dire qu’il existe des rencontres parfaites. L’équipage se compose de passionnés. Mike est amoureux fou de son pays et des lieux qu’il fait visiter. Il est d’une patience à toute épreuve. Plus on lui pose de questions, plus il est heureux. Il est ému aux larmes lorsque Joss lui dit que cela fait 35 ans qu’elle rêve de ce moment. Le Hongrois, très vite surnommé « le Hongrois fou » », est un géologue un peu déconnecté : il part dans tous les sens, veut tout voir, tout faire, un peu enfant gâté, un peu chien fou, aussi attendrissant qu’un jeune chien fou. Rémy est à l’aise : Mike et le Hongrois Fou parlent allemand - même s’il lui est difficile d’en placer une au milieu des 3 pipelettes.
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Quand à Joss, des coussins de nuages en guise de Pataugas l’empêchent de toucher terre, sable plus précisément. Tous les sens en éveil, le bonheur est à son comble lorsqu’elle comprend que Mike est prêt à s’arrêter toutes les 30 secondes pour des prises de vue. Il anticipe même et la prévient pour qu’elle soit prête ! Il raconte l’Histoire du site, les particularités biologiques, ralentit dés qu’apparaissent des groupes d’oiseaux. Il s’arrête brusquement, ramasse un petit trésor et revient l’offrir à Joss pour immortaliser cette journée. Il s’agit d’une coquille d’huître de sable fossilisée. On en trouvera d’autres, mais celle ci est exceptionnelle : entière, parfaite, les coloris patinés rouge corail, blanc craie, jaune doré et noir charbon font de ce coquillage d’env. 15 cm de long une des plus belles chose qu’il ait été donné de voir au couple.


A Windhoek, Bruno avait dit : tu verras, la première fois à Sandwich Harbour, on s’en souvient, tu verras… Qui peut expliquer pourquoi certains lieux exercent une telle fascination ? Pourquoi moi, et pourquoi ici ? Pourquoi autant d’émotions ? Parmi les 5 équipages, 2 sont enthousiastes, 2 contents d’être là, et le 5ème demandera à repartir très vite, incommodé par le vent froid qui souffle et le sable qui vole. Rémy, trop occupé pendant la période de préparation du voyage pour s’y investir, en prend plein les yeux. Il pensait faire plaisir à sa petite femme, or le voilà mordu à son tour .
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La Mike’s Team arrive bonne dernière pour le banquet au creux des dunes. Le site est mémorable, à l’abri du vent, et le pique nique servi est étonnamment bien élaboré, à base de produits de la mer. Rémy affirme que les huîtres sont excellentes. Joss quand à elle n’a jamais réussi à avaler les choses qui gigotent encore, au grand dam des Aquitains de sa famille. Le mousseux Sud’Af par contre, sera très bien accueilli ! Le repas est l’occasion de discuter avec les autres passagers. Un couple de Niçois est avide d’infos concernant la libération d’ Astrid Bétancourt.
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Joss est assise en face d’un couple d’env. 60 ans. L’homme engage la conversation et se présente : fermier viticulteur de Cape Town. Même si Joss n’en laisse rien paraître, c’est le grand chamboulement dans sa tête. Pourquoi cet homme qui est l’archétype des colons responsables à la base du système odieux qui a ensanglanté l’Afrique du Sud, pourquoi cet homme décide de parler avec la seule « colorée » du groupe ? Cette question est évidemment aussi bête que pourrait l’être une tentative de réponse. Joss a grandi avec l’apartheid où les mariages mixtes étaient interdits et les métis déclarés illégaux. Même de l’autre bout du monde, ce système était vécu comme une insulte. Alors, se retrouver en face de ce monsieur poli et cultivé, qui parle si ouvertement de son pays est un petit choc. On a beau savoir que rien n’est tout gentil d’un côté ou tout méchant de l’autre, les stéréotypes ont la vie dure. La Namibie apparaît doucement comme la destination intime d’une vieille enfant à la recherche de questions dont les réponses ne sont encore connues de personne.
Il parle des inondations catastrophiques de cette année, du drame vécu par les Zimbabwéens, de la beauté de son pays, et des crimes qui s’y multiplient. Il parle de son vin, et du champagne français. Il comprend, dit que les choses devront changer, même si aucun fermier n’y est prêt. A partager les terres. Il y a une chose que Joss commence à comprendre : les descendants des colons sont africains maintenant. Ils le sont devenus. Tout comme se sent Français en France un descendant de lointains immigrés. Sauf que les descendants de colons sont chargés de valises bien bien lourdes.

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Sandwich Harbour, des dunes, une lagune d'eau douce, et l'océan atlantique.
Mike explique qu’il conduit exceptionnellement son véhicule privé et ne transporte aucun matériel de groupe. Il n’est donc pas soumis à des horaires de retour fixes … Notre chauffeur décide de continuer à travers les dunes. Chenille géante, train en folie, montagnes russes, on se croirait à la fête foraine. Un autre équipage de mordus nous accompagne par mesure de sécurité. Les dunes grognent et chantent, l’horizon s’affole, Rémy ne serait pas mécontent de retrouver un horizon stabilisé, le Hongrois Fou et Joss en redemandent.
A l’arrivée au cœur de Sandwich Harbour, là où le « delta » fait se juxtaposer le désert, les bras de lagune, la plage et l’océan, la sérénité reprend le dessus. Splendeur, calme et volupté. Joss voudrait en faire le tour, c’est un peu trop grand, et il est déjà tard. Le vent se renforce et le soleil décline rapidement. Il faut prendre le chemin du retour, par les dunes puisque la tentative de passage par la plage se révèle hasardeuse. La marée monte vite.
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Juste avant d’arriver aux salines, Mike pousse une exclamation stupéfiante et sort de sous un gros plastique noir un énorme réflex, avec un objectif comme on peut n’en voir qu’à Etosha, énorme ! Le Hongrois-Fou Rémy et Joss éclatent de rire : « now we really know you ! Everything is quite clear !”. Un chacal se promène en bord de mer, la lumière est parfaite. Mike, calmé, explique que cette image est rare ici. On lui fait confiance. Le soleil est presque couché, le 4x4 qui suivait est déjà rentré. Les salines sont belles et la fine équipe apprendra tout ce qu’il faut en savoir. Retour au parking MolaMola. Il fait nuit. Il faut bien se résoudre à se quitter. .
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A Walvis, le vent se déchaîne à nouveau. Ce soir ce sera pâtes et jambon. L’apart est glacial. Joss vide les sacs à dos à la recherche du « trésor de Mike ». Rien n’y fait, il faut s’y résoudre, il a été perdu… Tout à coup de drôles de bruits se font entendre de l’autre chambre de l’apart. La télé est allumée !?! Joss frappe à la porte, et se retrouve nez à nez avec une grande blonde d’à peu près son âge, sauf qu’elle est vraiment très grande, elle ! Après les explications et présentations d’usage elle apprend que Susan et son mari sont Sud Africains et tour operators. Ils accompagnent un groupe qu’ils retrouveront au petit déjeuner. Le vent à beau souffler comme le méchant Loup sur la maison en paille, Rémy et Joss s’endorment comme des masses de plomb.
Vendredi 11 juil 08 : entre désolation et éblouissement Au matin, le vent s’est essoufflé, comme le Loup sur la maison de briques. Des sourires accueillants au petit dej, décidément cet hôtel leur va bien. La cuisinière vient à table dire qu’il faudrait quand même goûter à ses saucisses. Bon…C’est vrai qu’elles sont bonnes, mais des saucisses d’éland au petitdèj, pas facile ! Susan arrive avec son mari et ses 15 voyageuses : 65 ans d’âge moyen, qu’elle balade entre autre dans la bande de Caprivi, au Zaïre et au Zimbabwe. Vaillantes mamies ! Elles posent des tas de questions sur la France qui les fait rêver.
Rémy et Joss se disent qu’il est dommage de quitter Susan et son mari, d’autant plus que la décision de revenir en Afrique Australe est déjà prise. Ils demandent donc les coordonnées de la petite structure touristique et décident qu’ils confieront la partie Afrique du Sud de leur prochain périple à ce couple sudaf…mixte. La voiture chargée, direction ravitaillement puis bureau de MolaMola ; peut-être que Mike est joignable et que le trésor est resté dans son 4x4. Mais Mike est en mer. La jeune femme au bureau se lève et emmène Joss à l’extérieur, au pied d’un arbre où se trouvent des fossiles de coquilles en décoration. Elle propose à Joss de choisir celui qu’elle veut, même s’ ils sont sûrement moins beaux dit-elle, en s’excusant. D'une façon ou d'une autre, il faudra revenir à Walwis Bay.
Il est temps de quitter Walvis Bay. Avec l’impression que le reste du voyage risque d’être un peu fade, après Sossusvlei et Sandwich Harbour. Il est déjà 11heures.
Détour rapide pour voir à quoi ressemble Swapkopmund. C’est original, mais trop européen pour nous, même si deux femmes Himbas aperçues près de l’école nous ferons écarquiller les yeux et oublier les colombages. Direction Spitzkoppe, la décision étant prise de « zapper » les otaries de Cape Cross. Oui mais… A l’intersection il aurait fallu tourner à droite, or le Toyota va filer tout droit. Lorsque Rémy s’en aperçoit, le couple se dit qu’après tout, autant aller voir les otaries. Tout au long de cette longue, longue piste à l’atmosphère oppressante Joss se demande pourquoi et qui a bien pu venir s’installer ici ! Et puis les paroles de Wilhelm reviennent : du moment qu’on peut puiser de l’eau, on peut vivre. Le ciel est gris et l’horizon bouché. La végétation se limite à de minuscules plantes, rampant à la façon de lichens jaunâtres. Les collines sont grises, ternes et polies par les vents. Il règne un tel climat de désolation que Rémy se dit qu’il faut une sacrée bonne raison pour vivre ici. Il en verra au moins 2 : le tourisme généré par la pêche qui attire de nombreux aficionados et l’industrie saline.
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Le vent qui souffle à Cape Cross rappelle celui de Walvis. La mer est démontée et le chaos des vagues se mêle aux cris des dizaines de milliers d’otaries. La lumière change toutes les secondes, jeu de nuages, jeu de vent. Curieusement, alors que Joss s’attendait à suffoquer, l’odeur des grosses bébêtes est à peine présente. Aucun chacal ne déambule sur la plage, aucune charogne en décomposition. Le froid repousse les rares promeneurs. Parmi lesquels nos Italiens préférés... mais sans le barbu..? De petits sourires sont échangés, mais sans oser poser la question qui mobilise la totalité des neurones. Non, non, ils n'auraient pas continué sans lui, se rassurent Joss et Rémy. Le site est déserté, au grand plaisir du couple qui profite pleinement de ce spectacle assez sauvage. Le nouveau lodge de Cape Cross tout au bout de la plage, à l’air d’un refuge douillet où Joss se verrait bien passer une nuit, bercée par les vagues. Mais il faut repartir, direction le Spitzkoppe.
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Direction le Spitzkoppe Le soleil réapparaît progressivement, la piste reste tout autant désertique. Les nuages de poussière soulevés par les rares véhicules croisés sont opaques au point de boucher toute visibilité. C’est sûr, la pluie a oublié cette partie du monde. Joss a une pensée pour Bigoudi qui, dans son carnet, conseille judicieusement d’emballer les effets personnels dans des grands sacs poubelles épais. Non seulement les effets personnels sont protégés de la poussière, mais ils sont aussi dissimulés à la vue des vendeurs petits et grands qui essaient d’évaluer les moyens du touriste en détaillant du regard les valises dans le coffre ou sur le siège arrière. Le truc en plus de Joss : les pinces à linge en inox pour maintenir efficacement les sacs poubelle sur de grandes valises.
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Après plusieurs heures de ces pistes monotones, la fatigue aidant, Joss se demande ce qu’il peut bien y avoir comme type de camping au milieu de ce désert minéral. Elle sent bien que Rémy se pose des questions lui-aussi. Une image positive s’impose à elle : Grisemote et MLefevre ont classé ce campsite dans le top 3 de leurs sites préférés en Namibie. Il n’y a donc pas à s’inquiéter ! Et c’est donc rassurée qu’elle profite du coucher de soleil. Oui mais, dans 30mn au plus tard, il fera nuit… Au loin apparaît une montagne, ouf ils sont arrivés. L’endroit est un peu glauque, les « taudis » que l’on aperçoit depuis la route sont étonnants, tenant plus de la décharge que du village. Non, ici c’est le petit Spitzkoppe, et c’est bien une décharge. Rémy, qui a naturellement l’inquiétude et le pessimisme chevillés au corps, prononce des paroles ô combien surprenantes et édifiantes : tant que ce n’est pas indiqué, c’est qu’on est pas encore arrivés ! Ces mots sortis de sa bouche expliquent à eux seuls la qualité du réseau routier namibien et de ses indications.
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Le grand Spitzkoppe est en vue, bientôt désigné par le panneau « campsite ». Il est tard, le gardien n’est plus là. Joss soulève la barrière et c’est parti pour la découverte du Spitzkoppe. Un adorable comité d’accueil s’entête à se faire admirer : un couple d’oréotragues, petites antilopes de rochers, qui accompagne la voiture dans sa recherche d’un emplacement pour la nuit. Il fait presque nuit et la couleur orangée de la pierre est à son maximum. Sacrée journée. L’océan source de vie à Walvis, la bourgeoisie coloniale de Swapkop, la désolation fascinante de Cape Cross et à présent l’éblouissement minéral du granit illuminé. Côtelettes d’agneau, ratatouille et riz, accompagnés par le petit vin qu’il faut et Dodo. Il ne fait pas trop froid, enfin moins qu’à Sesriem.
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Samedi 12 juil 08 : voir Uis et….s’enfuir !!!
Journée au programme assez calme - et c’est tant mieux - traversée tranquille du Damaraland jusqu’au Mowani Mountain Camp. Le couple a donc le temps découvrir le site magique du Spitzkoppe au lever du soleil. Il n’y a pas de mots. Peut-être des photos. Et encore. Elles ne diront ni la pureté de l’air, ni la qualité du silence, ni la lumière froide qui effleure le visage. Joss et Rémy sont seuls dans cette immensité vierge. De retour au camp, le petit déjeuner se prend en silence, égayé par les oiseaux effrontés qui s’affrontent pour la moindre miette.
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Une certaine langueur s’installe avec la chaleur qui monte. Qu’il est dur de reprendre la route. « Heureusement » pour Joss et Rémy une odeur nauséabonde de couche-culotte bien garnie remonte par vagues du bidon-poubelle. Il est 10h, en route sans plus de regret à la découverte du Damaraland !
Fait presque étonnant, il fait chaud ! Et même très chaud. Lors d’une petite halte, les chemises à manches courtes sont tirées des sacs et les pieds sont mis à nu dans des sandales ouvertes. Pour les shorts, on attendra encore un peu. Les paysages, quoique beaux, et dépaysants après ceux du Naukluft, sont peu variés : des étendues d’herbe sèche, ponctuées de petits arbres trapus, entourées de monts aux couleurs chaudes : rouges, rosés ou gris. Les pistes parlent encore des inondations subies très tard dans la saison. Certains passages de rivière réservent des surprises de sable mou, de « flaques » d’eau dissimulant des roches traîtres, ou même de quelques springboks dont l’inconscience attirera sur eux les foudres verbales de Rémy. Les springboks posent par ailleurs un sérieux problème de conscience à Joss. Depuis qu’elle a goûté à la finesse du cuissot de cette délicieuse antilope, Joss ne peut en voir s’élancer sans se mettre à rêver d’un Braï-méchoui de Springbok. Rien à faire, elle salive rien qu’à les regarder. Les springbok sont une véritable énigme à ses yeux : leurs grands troupeaux représentent depuis toujours un formidable garde-manger pour les carnivores de tous poils. La chasse devrait avoir ancré en eux des réflexes de fuite ! Eh bien non, pas du tout. Et Joss a tout le temps de fantasmer devant ces antilopes dodues.
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L’arrivée à Uis est mémorable. Joss est au volant et conduit pour la première fois en zone « urbaine ». La stabilisation du Toyota devant les pompes à essence se fait…se fait un peu bruyamment… Il n’y a pas d’autres clients. La dizaine d’hommes présents s’est figée et regarde fixement ce petit bout de femme au volant de ce gros truc, avec un homme blanc assis sur le siège passager. C’est décidé, Joss ne descendra pas du véhicule. A Rémy qui ne parle pas anglais de se débrouiller pour savoir si la station accepte la carte (il reste juste assez de N$ pour faire des courses et payer le prochain campsite). Alors que l’essence remplit le réservoir depuis quelques minutes, Joss remarque que le dessin représentant la carte visa est du type jamais-vu-auparavant. Le doute s’installe. Le couple n’a plus assez de N$ pour régler un plein comptant. Zut, zut et rezut ! Elle descend et demande à l’un des hommes si la carte qu’elle tient dans sa main est valable ici. « Yes, maybe… on peut peut-être s’arranger avec le supermarché du site ». Joss demande très fermement au pompiste peu empressé d’arrêter sa livraison et le responsable envoie le couple payer à la caisse du supermarché.
Au moment de remonter dans la voiture, un jeune vendeur de pierres s’approche de Joss, qui n’en a cure des minéraux. Mais bon, elle veut bien lui en acheter une, pour son joli sourire timide. Cela s’appelle mettre le doigt dans l’engrenage. Elle n’a pas le temps d’acheter la pierre que 4 autres vendeurs l’entourent aussitôt, et il n’y a aucun sourire dans leur attitude. Ils sont clairement sous l’effet de substances dures. Leur empressement devient agressif. Joss et Rémy arrivent à remonter dans la voiture et se dirigent 200m plus loin, vers la supérette. Les 5 vendeurs ont suivi et Joss commence à manquer de patience. Mais ils ont l’âge de son fils aîné. Elle leur dit qu’elle n ‘aime pas les pierres, mais qu’elle leur donnera quelques dollars en revenant. Le beau gosse chef du clan répond qu’il préfèrerait un peu de cette bonne viande de poulet, avec du pain, et qu’en échange ils garderont la voiture. Ils ont soifs aussi. Au supermarché, c’est la douche froide : la responsable explique que les 2 comptabilités sont séparées et que le responsable essence le sait bien…Elle n’accepte la carte que pour des achats dans son magasin, mais nous conduit vers un distributeur de billets – ouf ! – mais hors service !!!! Il fait frais dans la supérette et les vendeurs sont visiblement connus et interdits d’entrée. Petit répit. Autant parer au ravitaillement, d’autant que les rayons sont bien garnis. Il n’y a plus de poulet frais. Rémy et Joss achètent donc des blancs de poulet surgelés, du pain et du soda.
Retour sur le parking où les achats n’attirent que des critiques : les jeunes prennent le sachet, mais ils voulaient du poulet frais, et de la bière. Au moment de démarrer, alors que les vitres sont ouvertes, ils entourent la voiture et demandent à être payés pour la garde du véhicule. Il y a bien une dizaine d’hommes d’âge mur sur le site, mais aucun n’intervient. Rémy et Joss restent fermes et essaient de démarrer. Jusqu’au moment où un des larrons se saisit de leur lampe torche et demande de l’argent pour sa restitution.
Il fait très chaud et dans la tête de Joss, tous les verrous de sécurité cèdent les uns après les autres. : « Tu n’as pas honte, que dirait ta mère si elle te voyait. Moi j’aurais honte si mon fils se comportait aussi mal que toi ! » Joss a très clairement touché un point sensible et avant de savoir s’il y a danger, elle ouvre sa portière et fait mine de se diriger vers lui, portée par sa colère de "mère outragée". Elle n’a pas le temps de mettre pied à terre que le jeune homme lance un regard désorienté à Rémy, lui rend la lampe et s’en va rapidement avec sa troupe. Rémy est mort de rire. Joss mesure 1m55 ! 1m55 de colère ça peut être impressionnant. La preuve ! Il reste encore à payer l’essence au responsable. Sans prononcer un mot, pour contenir tous ceux qui essaient de s’échapper. Voilà, il est 15h, demain c’est dimanche, il reste 70N$ de liquidités dont 50 serviront à payer la nuit à Mowani Mountain camp. Le couple n’a qu’une envie, quitter cette région au plus vite - tant pis pour la White Lady -, atteindre Mowani camp et y trouver de l’ombre. Le gardien dans sa cahute est heureusement calme et souriant. Il indique l’accès et propose du bois sec. Joss décline, expliquant qu’ils n’ont pas assez d’argent sur eux. Non, non, servez-vous autant que vous voulez, c’est gratuit. Il est 16h30, l’eau de la douche est encore (un peu) tiède, le camp bien équipé et ombragé. Allez, un peu de farniente, puis saucisse, purée, haricots verts et petit vin, et Dodo.
......Mowani camp ..................../
Dimanche 13 juil 08 : Mona Lisa et les éléphants
Aucune lassitude lorsque le soleil s’empare de l’horizon. Il faut ajouter la lumière à la liste : de l’eau, de l’air, de la lumière !
Rémy aimerait cette fois plier le camp rapidement. Le couple doit trouver une solution - pour changer des euros et mettre de l’essence - avant de se diriger vers le site de gravures rupestres de Twyfelfontein, et rejoindre ensuite le campsite d’Ongongo dans le Kaokoland. Oui mais…
Un vol de perruches émeraudes et craintives (magnifiques aux yeux de Joss) se pose à quelques mètres d’eux. S’ensuivent de longues manœuvres délicates pour les fixer sur la carte mémoire.
......................................................................Les perruches de Mowani camp...........
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Depuis Mowani Mountain Lodge ...... ...... Attendre 45mn pour quelques photos, puis apprendre que le lodge de Mowani n’effectue pas de change monétaire et qu’il va donc falloir faire un détour par celui de Twyfelfontein ne contribue pas à alimenter la bonne humeur de Rémy qui prononce à plusieurs reprises le mot « UIS » au milieu de pleins d’autres … L’accueil à Twyffelfontein Lodge est agréable, même s’il n’est pas possible de changer plus de 50 euros.
Il est 11h30 lorsque, remontant la piste vers la «route » principale, un nuage de poussière intrigue Rémy. Ce sont des éléphants, des éléphants du désert, ici, en plein Damaraland. Quelle chance de voir leurs premiers éléphants sauvages dans ces paysages intacts du Damaraland ; les voir évoluer est particulièrement émouvant. 13 adultes et 3 petits qui se dirigent vers la voie qui mène au site de Twyfelfontein. Autant dire qu’ils ne passeront pas inaperçus !
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Le site de Twyfelfontein est un chaos de collines, effondrées en grosses roches rouges, empilées de façon aléatoire ; certaines de ses roches offrent à voir les gravures rupestres les plus vieilles du continent africain. Bonnes chaussures conseillées.

Le guide que nous suivons porte le prénom inoubliable de Mona Lisa. Au début froide et réservée, elle se réchauffe un peu, et finalement dit qu’elle sait porter le prénom d’un célèbre tableau exposé en France, et demande pourquoi Joss est française. Joss en profite pour lui demander ensuite de lui parler des différents peuples Namibiens. La discussion bien entamée, Monalisa demande avec des yeux qui brillent : vous avez vu les éléphants ? ils sont revenus aujourd’hui ! Vous avez vus les petits ? Ils sont tellement beaux ! Nombreux sont ceux sur le site qui ont aperçu les pachydermes et, très vite, le retour des éléphants devient le sujet de discussion général. L’espace d’un trop court instant, les gens sont heureux, il n’y a plus ni guides, ni touristes, simplement quelques êtres humains partageant la joie d’autres êtres humains. Joss et Rémy auront encore l’occasion de mesurer l’attachement des Namibiens pour leur terre et toutes les formes de vie qui la peuplent. De façon tout à fait étonnante, Rémy et Joss se prennent à penser que sans ces ( censuré) UISsiens, ils ne les auraient pas vus, les éléphants.
Il est presque 13h. Un peu moins de 2 heures de pistes les conduisent, en passant vers Palmwag, jusqu’à la source de Warmquelle, gérée par la communauté d’Ongongo.
Palmwag, springbok téméraire ou inconscient, il finira par bondir sur le toit du toyota !!!!!!!.......... ....................................
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........................................Zèbres de montagne..................
L’air est d’une sécheresse irritante à laquelle les sinus européens ne sont pas habitués. Cette journée sera la plus chaude du séjour et c’est avec soulagement que Joss et Rémy arrivent à Ongongo, soulevant une poussière presque coupable. Le comité d’accueil ne se fait pas attendre. Des dizaines d’enfants bravent la poussière et accourent pour vendre du bois et du petit artisanat, . Joss et Rémy ne s’arrêtent qu’une seule fois, causant ainsi bien plus de frustrations, exprimées, que de joie. Le site d’Ongongo reste gravé dans la mémoire du couple comme celui du malaise. Malgré la grandeur du site, la taille et le nombre des emplacements de camping ne permettent aucune intimité. L’employée du camp vient encaisser son dû alors que le Toyota du couple négocie encore les ornières et le passage en eau de la voie d’accès . Elle explique que c’est le boss, qui surveille le site depuis les fenêtres de sa cabane, qui l’envoie. Une espèce d’Arlésien Namibien quoi ! Il règne autour de ce camping communautaire des images de misères qui apparaissent injustes au regard de la manne touristique générée par le site et gérée par la communauté. Il doit y avoir des jours comme ça, peut-être qu'une certaine fatigue altère l'objectivité. Joss a une pensée pour MimiNono. Les couples allemands et suisses avec lesquels Rémy discute ont décidé, tout comme Rémy, de n’y dormir qu’une nuit au lieu des 2 prévues. Le site de la source est pourtant beau et surprenant . Joss a mobilisé son courage pour se baigner malgré les milliers de bébêtes, et la couleur de l’eau vert-bien-vaseux par endroit. Elle a fait son européenne ! Le soir tombe, c’est pleine lune, et des milliers de grenouilles n’attendaient qu’elle pour débuter le concert … (les bébêtes dans l’eau : les larves des grenouilles). Le boeuf acheté à Uis est immangeable...Ce sera donc jambon, pâtes, courgettes en papillotes, fromage et vin. On ne va pas se laisser aller ! Le sommeil sera lourd à partir du moment où il deviendra possible de faire abstraction du chant des batraciens....
...........Emplacements dans le lit à sec et cabane du Boss sur la rive
.................Warmquelle : la source tiède (tiède ne veut pas dire chaud...)
........................Camping d'Ongongo, dans le lit d'une rivière à sec. Accès réservé aux 4x4 !
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Mercredi 12 novembre 2008, 04h30.
Fin de la première partie. La deuxième n'est même pas encore à l'état d'ébauche..😊
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05 juillet – 22 juillet 2008
GENESE Tout commence en avril 2007. Non, en fait tout commence il y a bien longtemps. Joss a 8 ans quand, insatiable petit rat de bibliothèque, elle tombe en arrêt devant des images de dunes d’une beauté à couper le souffle. Des dunes rouges, des dunes plongeant dans la mer, des dunes survolées par des fous dans des montgolfières d’un autre âge…Et des oiseaux par milliers dans un paradis aquatique surplombé de dunes dorées. Afrique du Sud-Ouest, elle ne le retiendra pas. Mais resteront gravés Namib et Sandwich. Jusqu’en avril 2007. Les 2 garçons du couple sont invités par leur grand-père à passer les vacances d’été en Martinique. Joss et Rémy vont donc passer leurs premières vraies vacances en tête à tête ! Premier projet : Cuba en sac à dos, hébergements et transports locaux. Mais Cuba semble vaciller en juin 2007. Joss en profite pour glisser : Namibie. Et un peu à la façon « Grisemote », Rémy, peu surpris de ce choix (20 ans de vie commune…), répond : tu comptes jouer au loto ?!Joss se met au travail, découvre voyage forum, investit rapidement dans de l’anti-cernes et reçoit le soutien inespéré de collègues de son mari qui rêvent de Namibie depuis qu’ils ont sillonné l’Afrique du Sud en 4x4. Ils offriront même un magnifique calendrier 2008 consacré à ce pays. Lorsque Rémy désignant une photo demandera : « on ira, là ? », Joss répondra oui ! et achètera les billets d’avion dans la foulée !Le dossier sera bouclé à quelques exceptions près à la mi-avril 2008, le décollage prévu pour le 05 Juillet.
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..VOLS : Bâle-Mulhouse/ Francfort – Francfort/ Windhoek - et retours, opérés par Lufthansa et Air Namibia.156 + 829 euros, soit 985 euros par pax, billets achetés sur internet en oct.07.RESAS : Séjour plutôt court. Joss et Rémy espèrent profiter de chaque minute, sans avoir à chercher leur « logement » au quotidien. Ils passeront par Tourmaline, qui en plus de conseils avisés et (très) patients, dispatchera la somme envoyée vers les différentes nuitées retenues. Economie non négligeable de frais bancaires. Et l’on verra plus tard que les vouchers auront leur utilité.TYPE DE VOYAGECircuit en autonome, en 4x4 équipé camping plus frigo. 2 guest farms, 1 maison d’hôte, 2 nuits d’hôtel à Walvis Bay, 1 tented camp et 9 nuits sur le toit du 4x4VOITUREToyota Hilux diesel, louée chez African Tracks. Voiture parfaite, confortable, spacieuse, pneus de 1ère qualité . Cette voiture : que du bonheur, enfin pour celui qui conduit. L’autre fait la tête en attendant son tour ! 4200 kms sans avoir ni à sortir le cric, ni à chercher l’adresse d’un garagiste. De retour en France, nous éviterons de froisser la susceptibilité de notre Toyota…Yaris. Prix : env.1400euros + env.50euros le frigo + env.500 euros d’assurances « zéro excess ».
· Carnet de route et d'humeur(s), celui d’une « pie » qui écrit autant qu’elle jacasse, c’est pas peu dire et vous voilà prévenus !
Samedi 05 Jul : Bâle Mulhouse – Frankfurt—Windhoek : enfin ! Ca y est, l’avion traverse quelques perturbations et se pose avec un peu de retard à Francfort. Peu importe, il est 16heures et la correspondance suivante pour Windhoek est prévue à 22h30 à partir du même terminal… Direction la consigne à bagages puisque Rémy et Joss, échaudés par de malheureuses expériences de vacances, ont décidé de récupérer leurs bagages et de les réenregistrer eux mêmes sur le vol Air Namibia. La tête déjà en vacances et le dos léger, l’aéroport est à lui seul un spectacle couleurs et lumières dont ils profitent les yeux grands ouverts. Un Bushmen aurait embarqué vêtu de son seul carquois que personne ne l’aurait remarqué au milieu de ce défilé de couleurs de peau, de tissus disparates et de sonorités « babéliennes ». Ah que c’est bon ce sentiment de vacances en ce jour de grands départs. A noter, le personnel au check-in est particulièrement agréable.
Aussi décalé que cela puisse paraître, c’est au son de tyroliennes et autres folkloriques musiques populaires allemandes, que se fera l’installation dans l’avion, à l’aller comme au retour. Même les passagers allemands affichent des mines consternées. Joss et Rémy, gavés dès leur enfance par ces mélodies échappées des télévisions familiales, sentent monter le fou rire libérateur des tensions précédant un long voyage. Le service est de bonne qualité, pour une classe éco et malgré l’heure avancée ; apéritif resservi, repas chaud acceptable pour un flight plateau, café ou thé, puis boisson servie par la suite sur demande et avec le sourire.
Joss par contre perdra un peu son sourire : le passager devant elle se met à l’aise et positionne son siège en couchette dès l’embarquement pour discuter avec ses amis. Derrière Joss, un enfant qui joue sur le plateau abaissé du siège ; ne fais pas aux autres… Pendant 95mns passées à « encenser » mentalement ce passager italien après lui avoir demandé gentiment et en 3 langues de redresser son siège, sans succès, Joss ne pourra plus bouger. Un sentiment de tranche de jambon fatigué entre deux tranches de pain un peu rassis. (Quand elle sera grande, elle volera en BusinessClass) Les perturbations qui plombent le ciel européen seront franchies avec maîtrise, ce qui aidera beaucoup à l’endormissement serein des passagers vers 2h du matin. ..Bush et installations autour de Kiripotib : ..
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Dimanche 06jul : Windhoek – Kiripotib guestfarm : de l’air de l’eau et des étoiles
7h00 Atterrissage en douceur sous les rayons d’une lumière qui enveloppe à la manière d’un gros câlin. Joss marche sur un petit nuage de tarmac, au grand étonnement de Rémy qui s’inquiète un peu : t’as pas froid ? Et bien non, trop excitée, en petite chemise Joss n’a pas froid, alors qu’un grand cordon de polaires frissonnants se déroule jusqu’aux formalités d’entrée sur le territoire namibien. Serait-ce l’euphorie persistante ? Les douaniers sont presque agréables, la course aux bagages se fera dans l’arrivée gagnante, et le contact déjà là à nous attendre nous rappellera d’acheter des devises à la banque de l’aéroport. Mais toute euphorie a ses limites.
Difficile d’estimer le temps d’attente devant les guichets de change. Même le plus philosophe des européens ne peut s’empêcher de se poser des questions. Dans la file parallèle, Joss reconnaît le passager italien et son groupe, bien excités. Une dame charmante vient les rejoindre, leur hôtesse et guide. Cette dame blonde d’environ 60ans remarque Joss, lui demande d’où elle vient, et se présente comme née en Namibie de parents Sud-Afs, repartie en Afrique du Sud et revenue en Namibie où elle dirige une petite structure touristique. Calme et sereine, elle répond aux esprits qui s’échauffent que si les européens possèdent une montre, les Africains eux possèdent le Temps. Elle enchaîne en estimant que l’Europe produit des enfants un peu gâtés par l’informatique généralisée et l’Euro monnaie unique. « Soyez patients avec les personnes aux guichets, elles ont beaucoup de formulaires à remplir à chaque change, dit-elle ». Joss se dit qu’il y a des rencontres parfaites, mais aussi qu’elle va changer le double de la somme envisagée…
Arrivée dans les locaux d’African Tracks, remise d’un véhicule en parfait état, et rencontre de Bruno, guide aventurier délégué par Tourmaline, qui les emmènera dans un supermarché ouvert le dimanche, puis, autour d’un verre, parlera de la Namibie qu'il aime, donnera quelques conseils de comportements et encouragera à profiter des pistes au maximum.. Joli moment. Sur la carte il tracera une voie pour relier Sesriem en évitant le goudron jusqu’à Marienthal… Il conseillera également au couple de ne pas réagir si leur mixité attire les regards, ou plus. Il sait de quoi il parle. Bruno guidera ensuite Rémy et Joss jusqu’à l’embranchement de la piste vers Dorbabis, il est 11 h30 lorsqu’ils se séparent.
direction Kiripotib guestfarm, un peu plus de 2h de route La piste est belle et calme, l’idéal pour se faire la main à gauche et s’habituer au gros Toyota. Fidèle aux conseils de MimiNono, Joss rappelle tous les quarts d’heure à son chauffeur de mari de rouler au milieu, les bords étant pleins de verres et de caillous pointus ! Rémy en aura très vite plein les oreilles de Joss et de ses Mimi-qui-sait-de-quoi-elle-parle-puisqu’elle-y-a-vécu-en-Namibie ! Mais il s’en rappellera lorsqu’il acceptera de céder le volant à sa compagne…
Kiripotib est une oasis au milieu du bush du Kalahari. Des arbres centenaires, de toutes provenances, y sont irrigués journellement. De l’air, de l’eau : la vie ! L’éolienne tourne, clang ! clang ! et puise l’eau souterraine qui arrose, abreuve, lave…De l’eau, de l’air : la vie !
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.La ferme appartient à un couple d’origine allemande, absent durant ce week-end ; Joss et Rémy sont les seuls guests et vont se faire dorloter. Pour commencer, Sundowner drive avec Webster, intendant noir du domaine : 1er veld, zèbres, springbok et autres antilopes, cette fois c’est sûr, ils sont en Afrique. Ils sont au retour attendus par Edward l’adorable cuisinier qui grimace un peu : Webster étant parti avec la clé de la chambre réfrigérée, l’heure du dîner s’en trouvera légèrement décalée… Gros fou-rire ! (un peu taquine, Joss offrira en repartant un sifflet à Edward et une boussole à Webster..) ... ... .. .......................Chalets.................. ........ .Kaluhlu, seul félin des environs (Kiripotib signifie : là où le lion rugit...).... .................Cactées
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Direction le chalet en briques rouges décoré de tapis et tableaux fabriqués sur place, et de détails admirables puisés dans la nature alentour. Il y a une telle recherche du beau partout dans cette propriété - même les petites maisons des ouvriers sont belles - que Joss la curieuse en parlera à Webster : la propriétaire a fait une école des beaux arts en Allemagne et fabrique notamment des bijoux de toute beauté. Aïe, aïe, aïe pour le porte monnaie ! Troisième rencontre : Ralph, très jeune retraité allemand, propose de se rendre tout de suite sur le lieu où il expliquera le ciel namibien à travers 2 grosses lunettes astronomiques : les planètes, la poussière, les « nids », les gaz, les étoiles, la voie lactée, les galaxies.. Quelle nuit pour une 1ère nuit namibienne ! Les explications passionnées de Ralph seront suspendues le temps du dîner. Edward a travaillé pour des grands restaurants au Zimbabwe. Ce petit homme raffiné dresse des tables aussi agréables que ses menus et prendra place à la table . Les 5 convives attablés discuteront avec beaucoup de plaisir, le thème principal étant le déracinement, soit voulu par les voyages, soit subi : pauvreté ou conflits sociaux /politiques. Retour vers les étoiles. Rémy et Joss sont à présent un peu ridicules à disparaître ainsi sous plusieurs couches de vêtements : il fait très froid et même Rémy qui s’était ouvertement moqué de l’équipement « banquise » dans les valises, superpose bonnet, gants, grosses vestes et chaussettes…Joss se marre… Ralph est hilare… Le vin sud’af y est un peu pour quelque chose ! Le ciel namibien exempt de pollution livre aux yeux comblés quelques uns de ses secrets lumineux. L’excitation de cette première très longue journée namibienne, couplée à un froid très kalaharien empêchera le couple de s’endormir facilement .
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Lundi 07 juil 08 : vers l’infini, et au delà ...
Réveil néanmoins à 6h00, lever de soleil sur le veld, et visite guidée de la ferme : Webster explique le fonctionnement de la ferme, le parcours de l’eau, le type d’élevage, le fumage de la viande, la gestion du gibier…il finit le »farm tour » en parlant des propriétés des arbres : comment retrouver son chemin en s’orientant par rapport aux nids d’oiseaux, comment s’abreuver, se vêtir, se soigner, se défendre à partir d’un arbre, comment la vie animale s’organise sur un arbre. Joss est épatée par la connaissance qu’a Webster des noms communs et scientifiques de tous ces arbres et lui adresse quelques compliments. Jusqu’au moment où celui-ci affiche un air penaud et soulève une petite plaque sous laquelle sont répertoriées toutes les informations…
Retour dans la maison pour le petit déjeuner. Edward les attend : j’ai pensé vous faire plaisir en vous préparant du mil. C’est le plat namibien principal, dit-il ! Confiture de cactus, biltongs et charcuteries maison, mil, fruits de saison, pain maison, jus maison, tournesols décorant la table… D’autres excellents petits déjeuners suivront, celui-ci pourtant restera inoubliable. Direction « l’atelier en plein air » de teinture des laines destinées à la fabrication de tapis réalisés par des ouvriers bushmen qui feront une démonstration de leur savoir-faire sur des machines à tisser simplissimes. Réaliser d’aussi belles choses avec des moyens aussi rudimentaires rend admiratif. Les tapis aux motifs typiquement africains sont magnifiques mais un peu chers pour Rémy et Joss. A défaut de tapis, Joss lorgne du côté des créations de bijoux. Le pendentif qu’elle s’est choisi n’a plus quitté son cou depuis. Sur les conseils de Webster, pour porter la force de l’Afrique à son bras, Rémy opte pour le bracelet en crins de queue d’éléphant.
Et bien voilà ! Partir tôt de l’étape pour arriver tôt à l’étape suivante est un conseil qui ne sera pas appliqué : il est 13heures et les au revoir s’étirent. Direction Sesriem via le tracé indiqué par Bruno, nous ne le savons pas encore, mais 7 h 30 de pistes nous attendent …
...................les fameux nids géants et les espèces de moineaux (les républicains sociaux) qui les fabriquent ......
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Sur la route, Joss réfléchit aux raisons qui ont généré des moments précieux durant cette première halte. L’absence des fermiers est la toute première. Les échanges de courriels avec le couple ont été empreints de gentillesse et de disponibilité ; cependant son absence a créé une sorte de bulle dans laquelle les relations avec le personnel noir ont pris une autre dimension. Parler allemand a permis de se rapprocher de Ralph également. Le dîner à 5 a posé les jalons de relations qui se poursuivent. A plusieurs reprises durant le voyage, nous aurons l’impression que le personnel noir évite le client blanc, pour ne pas le déranger. Il s’ensuit des postures difficiles à « gérer » pour Joss : dos un peu courbé, yeux fixant le sol… Ces postures de soumissions parlent à elles seules de l’histoire récente de ce pays. Il faudra du temps, beaucoup de temps, et peut-être plus, pour que ces hommes et femmes se redressent. Certaines villes traversées induiront un certain optimiste : à Walwis, Outjo ou Tsumeb, où des gens droits, beaux et fiers parleront avec facilité et chercheront la communication. Ce qui aurait pu être un handicap, devient un vecteur relationnel : ce couple mixte parlant allemand et anglais, les 2 langues du pays, voyageant en autonome en 4x4 touriste dans un pays où les relations inter-raciales ne sont pas simples, va dans les faits attirer l’attention et l’envie de poser des questions. Enfin, la plupart du temps. Il y aura aussi des regards désapprobateurs et des attitudes plus dures.
Il fait chaud, 2 écoliers attendant le bus scolaire sont accueillis à l’arrière du Toyota. Et hop !, la bouteille de Sprite finie passe par la fenêtre et s’éclate sur le bas côté. Et hop !, le « book » résumant l’histoire de la Namibie offert par Tourmaline atterrit dans un des sacs d’école. (il nous faudra 3 jours pour comprendre !).. Lorsqu’ils sont déposés, les 2 pré ados usent de tous les moyens pour persuader Joss de la nécessité de leur donner 10 euros ; (ils doivent payer le bus pour continuer…) Ils repartiront ronchons avec 20N$ chacun, sous le regard amusé de Joss et un tantinet froid de Rémy qui estime qu’il n’y a pas de raison de donner de l’argent. Il n’a pas complètement tort.
......Aux portes de Sossüsvlei (le lendemain au petit matin frisquet) ..
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La piste que nous empruntons se corse. Les lieux traversés semblent oubliés de tout ; la piste dessinée par Bruno est instructive, ce n’est peut-être pas un hasard. Les fermes que nous dépassons n’ont que l’éolienne en commun avec Kiripotib. Certaines sont dans un état de délabrement avancé. L’expression « Petit Blanc » revient en mémoire. Les villages noirs, amas de tôles à l’équilibre précaire, sont ceux que les touristes ne sont pas censés voir. Le dénuement est déstabilisant et les regards jetés sur nous éloquents. Le voyeurisme touristique n’est pas accepté. A aucun moment cependant nous ne verrons de mains tendues.
L’état des pistes est à l’unisson. Rémy qui conduit sur piste pour la première fois, passe une espèce d’initiation accélérée sur pistes namibiennes. Nous roulons depuis 3 heures lorsque la carte indique un chemin différent de celui tracé par Bruno et qui paraît plus court. Plus court, il en a l’air ; plus rapide : oh que non il ne le sera pas, puisqu’il mènera à traverser le massif de Hardap. Il est 16 heures passées, Joss et Rémy découvrent les joies des barrières, des pistes défoncées, tantôt du sable, tantôt de la caillasse, des passages en eau étonnement profonde : elle vient d’où cette eau ?, des troupeaux anarchisés au milieu de paysages infinis. En ce deuxième jour, leurs yeux découvrent une Namibie presque stérile, qui leur permettra de relativiser le luxe qu’ils ont vu et verront par la suite. Alors que la fatigue s’installe et que les paysages deviennent abrupts, la nuit tombe. La conduite se fait à vue car la lune est cachée par des nuages venus de l’océan. Joss essaie de repérer les yeux brillants des animaux dans la nuit, pendant que Rémy se concentre sur la piste. Le couple ne cherchera pas à savoir ce qu’il y a ou n’y a pas… de chaque côté des pass qu’ils franchissent dans une obscurité totale.
Cela fait 4 heures qu’ils n’ont pas croisé âme qui vive, mais ce qui inquiète le plus Joss est une petite phrase dans le Road book remis par Tourmaline : la NWR, qui gère les campsites nationaux, se réserve le droit de redistribuer la place même payée si les campeurs ne sont pas arrivés à 18h00. Il est 18h30. Tourmaline encourage vivement ses clients à arriver au camping avant la fermeture des grilles…Joss estime qu’il n’est pas nécessaire de partager ses craintes avec le pilote…pas encore…Une légère appréhension l’étreint à l’idée de lui annoncer qu’ arrivés au camping il faudra peut-être faire demi tour… Il est 19h00, au loin de la lumière électrique : des habitations à vocation touristique annoncent l’approche de la piste principale C14 ; Rémy respire : encore une petite heure et demi de route et la tension pourra retomber ! Joss reste sur une réserve prudente. La grille est fermée, le gardien du camp de Sesriem, transi de froid, sort de sa cahute ; il est 20h30. Joss s’excuse pour ce retard et avant même qu’elle se soit présentée, le gardien dit : « Tourmaline ? » YES ! et indique le chemin d’accès vers l'emplacement réservé. Joss frissonne. « Il ne va pas faire trop froid cette nuit. Hier, il a gelé, dit le gardien, petit homme d’une grande douceur ». L’emplacement est très bien situé, même si la nuit noire empêche d’en profiter.
Le couple installe son premier campement de façon minimale, et après avoir dégusté des repas Décathlon réhydratés – l’option la plus rapide ! - convoités par les chacals venus de la dune toute proche, toilette sommaire et …dodo. D’un commun accord Rémy et Joss décident de ne se lever que vers 9h00. tant pis pour les dunes, la fatigue est trop grande. Oui mais...
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Mardi 08 juil 08 : Au Pays des Milles et Une Dunes, où l’on peut s’y perdre…
A 3 heures du matin il fait 3 °C sous la tente. A 5h30 du matin il devient évident qu’ils ne dormiront plus. Autant reprendre la route en direction de Sossusvlei, et si possible avant que le camp ouvre ses portes aux véhicules de l’extérieur. L’humeur maussade qui règne dans le véhicule s’évanouit comme par magie devant la beauté des paysages.. La nuit à grelotter ? Un cadeau du ciel. Seul le froid pouvait les tirer hors des sacs de couchage. Rémy contient tant qu’il le peut son impatience au bout du 50ème « Stop !!!! » photo lancé par sa compagne. Lumière féerique, couleurs improbables, les émotions sont indescriptibles.
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Les choses se gâtent un peu arrivés au parking annonçant la fin de la route goudronnée. Prendre la navette ou tenter le sable mou ? Se souvenant des conseils glanés sur VF, Joss propose de dégonfler les pneus avant de s’engager sur la piste de sable. Rémy, que l’absence de café matinal rend râpeux comme de la laine de verre, estime que-c-est-n-importe-quoi-je-me-demande-où-tu-as-vu-ça-et après-on-regonflera-comment …. Joss fait sa susceptible et s’apprête à répliquer lorsque retentit une grosse voix en anglais derrière eux : un « vous prenez la navette ? », sonne comme un « vous feriez bien de prendre la navette » ; un colosse buriné chapeauté cow-boy les regarde mi-figue, mi-raisin, et le comique de la situation n’échappe à personne. C’est donc un peu penauds qu’ils payent leur place et montent dans la navette sans plus piper mot…
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Bonjour, nous c’est Cordula et Benedikt, et vous ? Ce jeune couple allemand finissant ses études en AFS est un rayon de soleil ambulant. Direction Sossusvlei. C’est difficile à décrire le bonheur. Tant de beauté et de sérénité rend forcément meilleur et heureux pour des heures et des heures de souvenirs à venir. Si quelquefois confronter ses rêves à la réalité peut être déprimant, Sossüsvlei dépassera toutes les espérances. ......................
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Direction DeadVlei, il ne fait pas encore très chaud, marcher est agréable. La remontée des dunes refera monter la température corporelle, d’autant plus que le soleil intensifie ses rayons. Les lieux sont fascinants. La vie et la mort se côtoient naturellement : les arbres sans vie accueillent des nids de corbeaux, le sable est imprimé des traces des vies nocturnes, et, plus fort que tout, le désert est vert d’acacias, d’arbustes, d’herbes folles, en pleine saison sèche. Sable rouge ou doré ou cendré, lacs asséchés blanc craie ou argentés, ciel d’azur puissant, effiloché de nuages évanescents…Rêver d’être peintre un instant, de faire glisser les aquarelles pour trouver les teintes justes. La mémoire est parfois capricieuse.
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Joss et Rémy sont assez fiers d’eux : en vaillants quadras, ils emboîtent le pas décidé des 2 « p’tits jeunes » qu’ils ont rencontrés, sans trop de difficultés. La montée des dunes est source d’émerveillement et de sueurs abondantes ! Au loin, la Montgolfière, oiseau magistral, rend Joss un peu chagrine. Quand elle sera grande elle volera en Business Class et en Montgolfière ! Rémy se dit qu’il l’a échappé belle…
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Mon Barbu s'est perdu ! Joss et Rémy regagnent le parking et attendent Cordula et Benedikt qui ont décidé de monter une autre dune. A l’ombre des acacias ils observent les voyageurs et plaignent les groupes qui commencent à arriver. Il est 11h30, et la chaleur devient accablante. Cordula et Benedikt ne reviennent pas. A l’impatience et l’impression de perdre un temps précieux succède l’appréhension. Il est simple de s’égarer si, à l’aller, on ne repère pas les dunes que l’on contourne pour s’enfoncer vers Deadvlei et au delà. Tant pis, Joss et Rémy tiennent leur promesse et attendent longtemps le jeune couple qui finit par arriver, très fatigué. Ils se sont égarés et expliquent que la peur gagne très vite dans ces conditions. Ils remercient chaleureusement de les avoir attendus. Alors qu’ils reprennent la navette vers les voitures, Joss aperçoit la dame rencontrée à l’aéroport, en tenue de brousse, accompagnée du groupe d’ Italiens de l’avion. Ils sont silencieux ?!?... Il manque l ’Italien de Joss, celui de l’avion, il s’est égaré dans les dunes. Rémy et Joss se regardent et détournent vite leurs regards. Il serait totalement déplacé que les spasmes abdominaux qui les secouent déjà se transforment en gros fous rires ! La dame s’approche, et demande à tous, touristes et chauffeurs d’ouvrir l’œil. Notre chauffeur demande si nous sommes pressés et nous faisons un petit tour, sans succès, à la recherche du barbu, comme l’avait surnommé Joss. Le chauffeur explique que seuls les randonneurs solitaires pourraient se perdre véritablement. Il ne se fait aucun soucis pour le « barbu ». On lira plus tard qu’il avait raison.
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Après échange des coordonnées, nous prenons congés et nous apprêtons à prendre la route pour KuanguKuangu, via Solitaire, lorsqu’il faut se rendre à l’évidence : la batterie est à plat, les feux n’ayant pas été éteints. Benedikt est là, et dépanne de bon cœur Rémy et Joss ramollis par la fatigue, le manque de café et la faim. A la sortie du Park, Rémy s’arrête pour essayer de donner un coup main à une famille d’Allemands en panne au bord de la route, conduisant le frère jumeau de notre Toyota. Peine perdue. Devant leur désarroi, Rémy et Joss prennent conscience des désagréments vécus lorsque la voiture est immobilisée. Cordula et Benedikt, quelques jours auparavant, avaient eux aussi perdu une grosse somme d’argent et dû limiter leurs vacances suite à une méchante panne mécanique. Rémy et Joss chasseront ces idées noires devant une assiette de frites suivie d’un magnum aux amandes au bar-épicerie-boulangerie-friterie du camp ! .................................................Bye bye, Sossüsvlei

Vers KuanguKuangu Arrêt à Solitaire vers 15heures, le soleil est assez bas et le vent bien froid ; à noter : le paiement par carte bleue, aussi bien pour l’essence que pour les achats « boutique » : pain (merci Miminono) et Biltong par exemple. Vers 16heures, ils atteignent les dunes de Barchan et sont accueillis assez froidement par Hannetje qui les guide jusqu’au repère enchanté de KuanguKuangu. Il est très étrange de noter que dans cette partie de la Namibie, le soleil se couche à même pas 16h30… Toujours aussi tendue, Hannetje semble contrariée par l’heure du dîner réservé en leur compagnie. Joss tente de la rassurer en affirmant que son heure sera la bonne. 2 nuits sans pratiquement dormir, les heures de conduite, les émotions de la découverte, le couple est trop fatigué pour se prendre la tête ! Après une douche bien bien froide à l’extérieur, Joss grelotte le temps que ses cheveux longs sèchent. Il fait vraiment nuit et froid très tôt dans ce coin de Namibie…
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............KuanguKuangu, retraite enchantée......................... ............Apologie du Farniente contemplatif....................................................L'or liquide de l'aubeL’horloge dans la chambre indique (déjà?)19h00, l’heure de se rendre à Barchan Dunes pour un dîner qui se révèlera finalement très plaisant. Le fils du couple est présent à table, entourée de sa femme et de leurs 2 petites filles. Ils habitent en AFS et sont en vacances.
Timide au départ, la conversation se débridera lorsque Rémy et Joss comprendront enfin que la panne de batterie a fait se dérégler l’horloge de leur voiture. Il était donc 16h00 à Solitaire, et 17h45 lorsqu’ils sont arrivés à Barchan Dunes, tard pour l’ hôtesse dans un pays où l’on dîne à la tombée de la nuit. Les sourires qui s’ensuivent, le vin rouge de l’apéritif et la chaleur dégagée par la cheminée se chargeront d’installer une atmosphère cordiale. En peu de temps, le repas préparé est excellent : soupe de légumes, salade mixte, steak de Springbok fondant accompagné de patates sautées et rondelles d’ananas caramélisées….gâteau chocolat moelleux et crème légère en dessert. La maison est extraordinaire d’originalité. La décoration en accord, et d’une grande finesse. La conversation s’oriente vers les conditions de vie en Namibie, la difficulté d’acheminer des matériaux ou des meubles, des tentatives de sondage pour trouver de l’eau, les efforts à faire pour accorder des logements sains à tous les Namibiens, et l’importance des liens familiaux dans ce pays où les grandes distances isolent les habitants. Nous parlons aussi de l’avenir, de l’assimilation des peuples originels, des défis que le pays doit relever. Rien n’est simple, personne n’a totalement raison, personne n’a totalement tort. Dehors l’homme qui balaie les traces du sable est presque gêné d’être salué, encore des yeux au sol. Vers 22 heures : Hummm, que les couettes sont douillettes dans la cabane de KuanguKuangu. Douillettes et indispensables.
Mercredi 09 juil 08 : N’Gandu at Sea, de l’utilité des vouchers Quelques heures plus tard, le réveil bippe pour nous permettre d’assister au lever du soleil depuis le lit, à travers les baies vitrées. C’est de l’or, de l’or liquide qui dégouline des dunes formant panorama sur 360°C. De l’or qui enjolive les vies et rend chaque seconde précieuse. Toilette, petit café, et voilà Wilhelm au volant de son 4x4 qui arrive pour un tour du domaine. La lumière est douce, et les oryx généreux. Joss va tomber en amour pour ces magnifiques antilopes déjà aperçues à Sossusvlei. Nous accompagnons ensuite Wilhelm pour l’amorçage quotidien du moteur à fuel de sa pompe à eau : « du moment que tu as de l’eau en Namibie, tu peux vivre. » Mais même avec de l'eau, on se demande comment ce sol peut produire quoique ce soit...
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Impossible pour Joss de se lasser des oryx. Ils sont d'une beauté fascinante.Rémy et Joss étant les seuls guests dans la propriété, le petit déjeuner reprend une ambiance familiale, comme Hannetje en fait la remarque : je ne discute pas beaucoup avec les groupes, ils sont entre eux ». Déjà les au revoir. Un grand merci à Vinnylove qui nous a fait découvrir cet endroit dans son magnifique carnet.
.....Mise en route du moteur de la pompe à eau :...

En route pour Walvis Bay : un peu moins de 2 heures, sans arrêt.. Ces deux derniers jours, Rémy et Joss sont arrivés de nuit à leurs étapes. Ils décident de ne pas s’arrêter en route pour redevenir un peu maîtres de leur temps et consacrer l’après-midi entière à Walvis Bay. La route est facile, quoique poussiéreuse, quelques cols nécessitent de rouler un peu prudemment, plus lentement. Un vent froid et fort souffle de l’océan. La tempête de sable nous attend juste avant d’arriver à Walvis. La lecture des carnets de voyage sur VF nous y avait préparé : ralentir, espacer les distances entre véhicules et allumer les warning. Le jeu du sable poussé par le vent est hypnotique. Les masses roulent sur elles mêmes, progressent en rouleaux, aucun obstacle ne les arrêtant.
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. ....L'hôtel Ngandu at Sea Joss et Rémy ont choisi de dormir dans un hôtel local, trouvé sur internet. Après échanges positifs de courriels et aval de Tourmaline, ils réservaient 2 nuits avec petits déjeuner pour env 38 euros la nuit en chambre double, soit 76 euros les 2 nuits pour le couple. Les avis trouvés sur la toile étaient rares mais positifs. On verrait bien. N’Gandu at Sea est un grand hôtel, répartis sur 3 bâtiments. Hôtel africain accueillant. Le vent est glacial à la descente du 4x4. Joss et Rémy n’ont qu’une envie : qu’on leur donne la clé de leur chambre pour s’y réfugier. Oui mais…
La directrice de l’hôtel, dans un style franc et direct, cherche les résas, et ne les trouve pas. Joss très calmement tend le voucher en précisant que les réservations ont été faites en octobre après plusieurs échanges via le net, que les résas sont payées depuis plusieurs mois et que cette situation n’est pas très agréable. Le voucher fait son effet. La directrice explique poliment que l’employée qui a pris la résa ne fait plus partie du personnel, que l’hôtel est plein mais qu’elle va trouver une solution. La solution fait au bas mot 120m2, 2 chambres avec baignoires, cuisine, salon, terrasse. Un peu gênés quand même, puisqu’elle annule des résas pour nous y loger. Les mesures de sécurité sont impressionnantes : codes et clés spécifiques pour accéder dans la cour du parking, aux escaliers, pour rentrer dans l’appart, pour accéder à chacune des chambres, coffre fort ds chaque chambre ! A part le matériel de cuisine un peu usé et les canapés un tantinet élimés, l’apart est vraiment agréable. Pour 38 euros la nuit ! YES ! Comble du bonheur, la baignoire se remplit d’eau très, très chaude. Le luxe absolu au regard des douches, froides et bien plus, subies depuis l’ arrivée. Ca va mousser !
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Malgré la tempête qui fait rage - marcher droit est impossible - Joss et Rémy décident d’aller manger au Raft, au dessus d’une mer démontée envahie par des milliers de méduses d’un blanc fantomatique. Le repas est excellent, la clientèle assez hétéroclite : locaux blancs tirés à 4 épingles fêtant un anniversaire, couple de touristes habillé safari chic accompagné de chauffeur et guide privés, familles cheveux en bataille jeans et polaires, couple d’amoureux, groupes de tour opérateurs heureux de vivre, tout ce petit monde créant une atmosphère joyeuse mais bruyante. Nous repassons par la réception de l’hôtel et la responsable affirme que ce vent vient de la mer et qu’il fera beau demain matin. Elle met gracieusement sa connexion Internet à disposition, s’intéresse au couple, et les voilà partis à papoter. C’est une blonde au corps sec dont le visage ridé et buriné parle des générations d’Afrique imprimées dans ses gênes. Il y a des liens d’amitié évidents entre elle et les employés noirs qui parlent et se déplacent sans courber la tête, en regardant droit dans les yeux, à l’aise dans leurs baskets . Ca fait du bien. Pendant ce temps les clients défilent : des hommes et femmes d’affaires, noirs, blancs, arabes, indiens, des congressistes. Une autre Namibie. Rémy et Joss regagnent leur apart plein d’espoir : demain il fera beau pour MolaMola.
Jeudi 10 juil 08 : à la poursuite d’un rêve Confirmation le lendemain au petit déjeuner, nous sommes les seuls touristes, courtoisement reçus cependant par les costumes et tailleurs et hauts talons. Petit déjeuner peu varié, mais bon et copieux. Il fait encore bien froid même si le vent s’est tu, sans doute épuisé par tant de combats. Le bureau de Mola Mola dirige Joss et Rémy vers la plage de l’embarcadère. Le départ du bateau est prévu à 09h00. Joss a rendez-vous avec Sandwich Harbour et ce n’est pas rien ; des histoires de dunes plongeant dans l’océan, quand le désert rencontre la mer. En attendant, la lumière froide qui court sur le bleu profond de l’océan, à leurs pieds, invite à la contemplation.
Le bateau arrive à quai et commande l’embarquement des 15 passagers de toutes sortes dont 5 Français et 2 Otaries mâles à fourrures manifestement très à l’aise, venues quémander leur ration de poissons offerte par la maison. Petite frayeur pour Joss dont les cuisses se trouvent sur le passage du plus jeune des mâles, celui qui peut se faufiler sous la barre fermant le bateau à l’arrière ! Tout ceci bien sûr est destiné à mettre les passagers de bonne humeur. Mission accomplie ! Ils régressent tous et retrouvent leur âme d’enfant devant ces otaries complices, puis lorsque les pélicans et les mouettes illuminent le ciel outremer, criant à gorge déployée à la poursuite des même poissons MolaMola. Des dauphins jouent avec l’impatience des passagers, tournant autour du bateau sans relever une seule fois la tête. Grrr !
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Le froid vif allié aux rayons du soleil sur les flots et les dunes dorées de l’horizon, crée une ambiance qui imprime la mémoire, celle des sensations, dossier Namibie _Walvis_ jul08 ! C’est peut-être un des mystères de l’appel aux voyages : vivre et revivre ces sensations de plénitude, enfin en accord avec soi et ce qui entoure. Au bon endroit au bon moment.
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La partie « mer » de l’excursion s’achève à Pelican Point, bien connu pour n’accueillir aucun pélican. Des 4x4 attendent les passagers pour les conduire entre mer et sable jusqu’à Sandwich Harbour. Notre chauffeur se prénomme Mike. un Hongrois inoubliable s’installe à l’avant, Rémy et Joss prenant place à l’arrière. Il est difficile de ne pas, à nouveau, se dire qu’il existe des rencontres parfaites. L’équipage se compose de passionnés. Mike est amoureux fou de son pays et des lieux qu’il fait visiter. Il est d’une patience à toute épreuve. Plus on lui pose de questions, plus il est heureux. Il est ému aux larmes lorsque Joss lui dit que cela fait 35 ans qu’elle rêve de ce moment. Le Hongrois, très vite surnommé « le Hongrois fou » », est un géologue un peu déconnecté : il part dans tous les sens, veut tout voir, tout faire, un peu enfant gâté, un peu chien fou, aussi attendrissant qu’un jeune chien fou. Rémy est à l’aise : Mike et le Hongrois Fou parlent allemand - même s’il lui est difficile d’en placer une au milieu des 3 pipelettes.
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Quand à Joss, des coussins de nuages en guise de Pataugas l’empêchent de toucher terre, sable plus précisément. Tous les sens en éveil, le bonheur est à son comble lorsqu’elle comprend que Mike est prêt à s’arrêter toutes les 30 secondes pour des prises de vue. Il anticipe même et la prévient pour qu’elle soit prête ! Il raconte l’Histoire du site, les particularités biologiques, ralentit dés qu’apparaissent des groupes d’oiseaux. Il s’arrête brusquement, ramasse un petit trésor et revient l’offrir à Joss pour immortaliser cette journée. Il s’agit d’une coquille d’huître de sable fossilisée. On en trouvera d’autres, mais celle ci est exceptionnelle : entière, parfaite, les coloris patinés rouge corail, blanc craie, jaune doré et noir charbon font de ce coquillage d’env. 15 cm de long une des plus belles chose qu’il ait été donné de voir au couple.


A Windhoek, Bruno avait dit : tu verras, la première fois à Sandwich Harbour, on s’en souvient, tu verras… Qui peut expliquer pourquoi certains lieux exercent une telle fascination ? Pourquoi moi, et pourquoi ici ? Pourquoi autant d’émotions ? Parmi les 5 équipages, 2 sont enthousiastes, 2 contents d’être là, et le 5ème demandera à repartir très vite, incommodé par le vent froid qui souffle et le sable qui vole. Rémy, trop occupé pendant la période de préparation du voyage pour s’y investir, en prend plein les yeux. Il pensait faire plaisir à sa petite femme, or le voilà mordu à son tour .
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La Mike’s Team arrive bonne dernière pour le banquet au creux des dunes. Le site est mémorable, à l’abri du vent, et le pique nique servi est étonnamment bien élaboré, à base de produits de la mer. Rémy affirme que les huîtres sont excellentes. Joss quand à elle n’a jamais réussi à avaler les choses qui gigotent encore, au grand dam des Aquitains de sa famille. Le mousseux Sud’Af par contre, sera très bien accueilli ! Le repas est l’occasion de discuter avec les autres passagers. Un couple de Niçois est avide d’infos concernant la libération d’ Astrid Bétancourt.
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Joss est assise en face d’un couple d’env. 60 ans. L’homme engage la conversation et se présente : fermier viticulteur de Cape Town. Même si Joss n’en laisse rien paraître, c’est le grand chamboulement dans sa tête. Pourquoi cet homme qui est l’archétype des colons responsables à la base du système odieux qui a ensanglanté l’Afrique du Sud, pourquoi cet homme décide de parler avec la seule « colorée » du groupe ? Cette question est évidemment aussi bête que pourrait l’être une tentative de réponse. Joss a grandi avec l’apartheid où les mariages mixtes étaient interdits et les métis déclarés illégaux. Même de l’autre bout du monde, ce système était vécu comme une insulte. Alors, se retrouver en face de ce monsieur poli et cultivé, qui parle si ouvertement de son pays est un petit choc. On a beau savoir que rien n’est tout gentil d’un côté ou tout méchant de l’autre, les stéréotypes ont la vie dure. La Namibie apparaît doucement comme la destination intime d’une vieille enfant à la recherche de questions dont les réponses ne sont encore connues de personne.
Il parle des inondations catastrophiques de cette année, du drame vécu par les Zimbabwéens, de la beauté de son pays, et des crimes qui s’y multiplient. Il parle de son vin, et du champagne français. Il comprend, dit que les choses devront changer, même si aucun fermier n’y est prêt. A partager les terres. Il y a une chose que Joss commence à comprendre : les descendants des colons sont africains maintenant. Ils le sont devenus. Tout comme se sent Français en France un descendant de lointains immigrés. Sauf que les descendants de colons sont chargés de valises bien bien lourdes.

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Sandwich Harbour, des dunes, une lagune d'eau douce, et l'océan atlantique.
Mike explique qu’il conduit exceptionnellement son véhicule privé et ne transporte aucun matériel de groupe. Il n’est donc pas soumis à des horaires de retour fixes … Notre chauffeur décide de continuer à travers les dunes. Chenille géante, train en folie, montagnes russes, on se croirait à la fête foraine. Un autre équipage de mordus nous accompagne par mesure de sécurité. Les dunes grognent et chantent, l’horizon s’affole, Rémy ne serait pas mécontent de retrouver un horizon stabilisé, le Hongrois Fou et Joss en redemandent.
A l’arrivée au cœur de Sandwich Harbour, là où le « delta » fait se juxtaposer le désert, les bras de lagune, la plage et l’océan, la sérénité reprend le dessus. Splendeur, calme et volupté. Joss voudrait en faire le tour, c’est un peu trop grand, et il est déjà tard. Le vent se renforce et le soleil décline rapidement. Il faut prendre le chemin du retour, par les dunes puisque la tentative de passage par la plage se révèle hasardeuse. La marée monte vite.
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Juste avant d’arriver aux salines, Mike pousse une exclamation stupéfiante et sort de sous un gros plastique noir un énorme réflex, avec un objectif comme on peut n’en voir qu’à Etosha, énorme ! Le Hongrois-Fou Rémy et Joss éclatent de rire : « now we really know you ! Everything is quite clear !”. Un chacal se promène en bord de mer, la lumière est parfaite. Mike, calmé, explique que cette image est rare ici. On lui fait confiance. Le soleil est presque couché, le 4x4 qui suivait est déjà rentré. Les salines sont belles et la fine équipe apprendra tout ce qu’il faut en savoir. Retour au parking MolaMola. Il fait nuit. Il faut bien se résoudre à se quitter. .
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A Walvis, le vent se déchaîne à nouveau. Ce soir ce sera pâtes et jambon. L’apart est glacial. Joss vide les sacs à dos à la recherche du « trésor de Mike ». Rien n’y fait, il faut s’y résoudre, il a été perdu… Tout à coup de drôles de bruits se font entendre de l’autre chambre de l’apart. La télé est allumée !?! Joss frappe à la porte, et se retrouve nez à nez avec une grande blonde d’à peu près son âge, sauf qu’elle est vraiment très grande, elle ! Après les explications et présentations d’usage elle apprend que Susan et son mari sont Sud Africains et tour operators. Ils accompagnent un groupe qu’ils retrouveront au petit déjeuner. Le vent à beau souffler comme le méchant Loup sur la maison en paille, Rémy et Joss s’endorment comme des masses de plomb.
Vendredi 11 juil 08 : entre désolation et éblouissement Au matin, le vent s’est essoufflé, comme le Loup sur la maison de briques. Des sourires accueillants au petit dej, décidément cet hôtel leur va bien. La cuisinière vient à table dire qu’il faudrait quand même goûter à ses saucisses. Bon…C’est vrai qu’elles sont bonnes, mais des saucisses d’éland au petitdèj, pas facile ! Susan arrive avec son mari et ses 15 voyageuses : 65 ans d’âge moyen, qu’elle balade entre autre dans la bande de Caprivi, au Zaïre et au Zimbabwe. Vaillantes mamies ! Elles posent des tas de questions sur la France qui les fait rêver.
Rémy et Joss se disent qu’il est dommage de quitter Susan et son mari, d’autant plus que la décision de revenir en Afrique Australe est déjà prise. Ils demandent donc les coordonnées de la petite structure touristique et décident qu’ils confieront la partie Afrique du Sud de leur prochain périple à ce couple sudaf…mixte. La voiture chargée, direction ravitaillement puis bureau de MolaMola ; peut-être que Mike est joignable et que le trésor est resté dans son 4x4. Mais Mike est en mer. La jeune femme au bureau se lève et emmène Joss à l’extérieur, au pied d’un arbre où se trouvent des fossiles de coquilles en décoration. Elle propose à Joss de choisir celui qu’elle veut, même s’ ils sont sûrement moins beaux dit-elle, en s’excusant. D'une façon ou d'une autre, il faudra revenir à Walwis Bay.
Il est temps de quitter Walvis Bay. Avec l’impression que le reste du voyage risque d’être un peu fade, après Sossusvlei et Sandwich Harbour. Il est déjà 11heures.
Détour rapide pour voir à quoi ressemble Swapkopmund. C’est original, mais trop européen pour nous, même si deux femmes Himbas aperçues près de l’école nous ferons écarquiller les yeux et oublier les colombages. Direction Spitzkoppe, la décision étant prise de « zapper » les otaries de Cape Cross. Oui mais… A l’intersection il aurait fallu tourner à droite, or le Toyota va filer tout droit. Lorsque Rémy s’en aperçoit, le couple se dit qu’après tout, autant aller voir les otaries. Tout au long de cette longue, longue piste à l’atmosphère oppressante Joss se demande pourquoi et qui a bien pu venir s’installer ici ! Et puis les paroles de Wilhelm reviennent : du moment qu’on peut puiser de l’eau, on peut vivre. Le ciel est gris et l’horizon bouché. La végétation se limite à de minuscules plantes, rampant à la façon de lichens jaunâtres. Les collines sont grises, ternes et polies par les vents. Il règne un tel climat de désolation que Rémy se dit qu’il faut une sacrée bonne raison pour vivre ici. Il en verra au moins 2 : le tourisme généré par la pêche qui attire de nombreux aficionados et l’industrie saline.
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Le vent qui souffle à Cape Cross rappelle celui de Walvis. La mer est démontée et le chaos des vagues se mêle aux cris des dizaines de milliers d’otaries. La lumière change toutes les secondes, jeu de nuages, jeu de vent. Curieusement, alors que Joss s’attendait à suffoquer, l’odeur des grosses bébêtes est à peine présente. Aucun chacal ne déambule sur la plage, aucune charogne en décomposition. Le froid repousse les rares promeneurs. Parmi lesquels nos Italiens préférés... mais sans le barbu..? De petits sourires sont échangés, mais sans oser poser la question qui mobilise la totalité des neurones. Non, non, ils n'auraient pas continué sans lui, se rassurent Joss et Rémy. Le site est déserté, au grand plaisir du couple qui profite pleinement de ce spectacle assez sauvage. Le nouveau lodge de Cape Cross tout au bout de la plage, à l’air d’un refuge douillet où Joss se verrait bien passer une nuit, bercée par les vagues. Mais il faut repartir, direction le Spitzkoppe.
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Direction le Spitzkoppe Le soleil réapparaît progressivement, la piste reste tout autant désertique. Les nuages de poussière soulevés par les rares véhicules croisés sont opaques au point de boucher toute visibilité. C’est sûr, la pluie a oublié cette partie du monde. Joss a une pensée pour Bigoudi qui, dans son carnet, conseille judicieusement d’emballer les effets personnels dans des grands sacs poubelles épais. Non seulement les effets personnels sont protégés de la poussière, mais ils sont aussi dissimulés à la vue des vendeurs petits et grands qui essaient d’évaluer les moyens du touriste en détaillant du regard les valises dans le coffre ou sur le siège arrière. Le truc en plus de Joss : les pinces à linge en inox pour maintenir efficacement les sacs poubelle sur de grandes valises.
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Après plusieurs heures de ces pistes monotones, la fatigue aidant, Joss se demande ce qu’il peut bien y avoir comme type de camping au milieu de ce désert minéral. Elle sent bien que Rémy se pose des questions lui-aussi. Une image positive s’impose à elle : Grisemote et MLefevre ont classé ce campsite dans le top 3 de leurs sites préférés en Namibie. Il n’y a donc pas à s’inquiéter ! Et c’est donc rassurée qu’elle profite du coucher de soleil. Oui mais, dans 30mn au plus tard, il fera nuit… Au loin apparaît une montagne, ouf ils sont arrivés. L’endroit est un peu glauque, les « taudis » que l’on aperçoit depuis la route sont étonnants, tenant plus de la décharge que du village. Non, ici c’est le petit Spitzkoppe, et c’est bien une décharge. Rémy, qui a naturellement l’inquiétude et le pessimisme chevillés au corps, prononce des paroles ô combien surprenantes et édifiantes : tant que ce n’est pas indiqué, c’est qu’on est pas encore arrivés ! Ces mots sortis de sa bouche expliquent à eux seuls la qualité du réseau routier namibien et de ses indications.
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Le grand Spitzkoppe est en vue, bientôt désigné par le panneau « campsite ». Il est tard, le gardien n’est plus là. Joss soulève la barrière et c’est parti pour la découverte du Spitzkoppe. Un adorable comité d’accueil s’entête à se faire admirer : un couple d’oréotragues, petites antilopes de rochers, qui accompagne la voiture dans sa recherche d’un emplacement pour la nuit. Il fait presque nuit et la couleur orangée de la pierre est à son maximum. Sacrée journée. L’océan source de vie à Walvis, la bourgeoisie coloniale de Swapkop, la désolation fascinante de Cape Cross et à présent l’éblouissement minéral du granit illuminé. Côtelettes d’agneau, ratatouille et riz, accompagnés par le petit vin qu’il faut et Dodo. Il ne fait pas trop froid, enfin moins qu’à Sesriem.
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Samedi 12 juil 08 : voir Uis et….s’enfuir !!!
Journée au programme assez calme - et c’est tant mieux - traversée tranquille du Damaraland jusqu’au Mowani Mountain Camp. Le couple a donc le temps découvrir le site magique du Spitzkoppe au lever du soleil. Il n’y a pas de mots. Peut-être des photos. Et encore. Elles ne diront ni la pureté de l’air, ni la qualité du silence, ni la lumière froide qui effleure le visage. Joss et Rémy sont seuls dans cette immensité vierge. De retour au camp, le petit déjeuner se prend en silence, égayé par les oiseaux effrontés qui s’affrontent pour la moindre miette.
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Une certaine langueur s’installe avec la chaleur qui monte. Qu’il est dur de reprendre la route. « Heureusement » pour Joss et Rémy une odeur nauséabonde de couche-culotte bien garnie remonte par vagues du bidon-poubelle. Il est 10h, en route sans plus de regret à la découverte du Damaraland !
Fait presque étonnant, il fait chaud ! Et même très chaud. Lors d’une petite halte, les chemises à manches courtes sont tirées des sacs et les pieds sont mis à nu dans des sandales ouvertes. Pour les shorts, on attendra encore un peu. Les paysages, quoique beaux, et dépaysants après ceux du Naukluft, sont peu variés : des étendues d’herbe sèche, ponctuées de petits arbres trapus, entourées de monts aux couleurs chaudes : rouges, rosés ou gris. Les pistes parlent encore des inondations subies très tard dans la saison. Certains passages de rivière réservent des surprises de sable mou, de « flaques » d’eau dissimulant des roches traîtres, ou même de quelques springboks dont l’inconscience attirera sur eux les foudres verbales de Rémy. Les springboks posent par ailleurs un sérieux problème de conscience à Joss. Depuis qu’elle a goûté à la finesse du cuissot de cette délicieuse antilope, Joss ne peut en voir s’élancer sans se mettre à rêver d’un Braï-méchoui de Springbok. Rien à faire, elle salive rien qu’à les regarder. Les springbok sont une véritable énigme à ses yeux : leurs grands troupeaux représentent depuis toujours un formidable garde-manger pour les carnivores de tous poils. La chasse devrait avoir ancré en eux des réflexes de fuite ! Eh bien non, pas du tout. Et Joss a tout le temps de fantasmer devant ces antilopes dodues.
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L’arrivée à Uis est mémorable. Joss est au volant et conduit pour la première fois en zone « urbaine ». La stabilisation du Toyota devant les pompes à essence se fait…se fait un peu bruyamment… Il n’y a pas d’autres clients. La dizaine d’hommes présents s’est figée et regarde fixement ce petit bout de femme au volant de ce gros truc, avec un homme blanc assis sur le siège passager. C’est décidé, Joss ne descendra pas du véhicule. A Rémy qui ne parle pas anglais de se débrouiller pour savoir si la station accepte la carte (il reste juste assez de N$ pour faire des courses et payer le prochain campsite). Alors que l’essence remplit le réservoir depuis quelques minutes, Joss remarque que le dessin représentant la carte visa est du type jamais-vu-auparavant. Le doute s’installe. Le couple n’a plus assez de N$ pour régler un plein comptant. Zut, zut et rezut ! Elle descend et demande à l’un des hommes si la carte qu’elle tient dans sa main est valable ici. « Yes, maybe… on peut peut-être s’arranger avec le supermarché du site ». Joss demande très fermement au pompiste peu empressé d’arrêter sa livraison et le responsable envoie le couple payer à la caisse du supermarché.
Au moment de remonter dans la voiture, un jeune vendeur de pierres s’approche de Joss, qui n’en a cure des minéraux. Mais bon, elle veut bien lui en acheter une, pour son joli sourire timide. Cela s’appelle mettre le doigt dans l’engrenage. Elle n’a pas le temps d’acheter la pierre que 4 autres vendeurs l’entourent aussitôt, et il n’y a aucun sourire dans leur attitude. Ils sont clairement sous l’effet de substances dures. Leur empressement devient agressif. Joss et Rémy arrivent à remonter dans la voiture et se dirigent 200m plus loin, vers la supérette. Les 5 vendeurs ont suivi et Joss commence à manquer de patience. Mais ils ont l’âge de son fils aîné. Elle leur dit qu’elle n ‘aime pas les pierres, mais qu’elle leur donnera quelques dollars en revenant. Le beau gosse chef du clan répond qu’il préfèrerait un peu de cette bonne viande de poulet, avec du pain, et qu’en échange ils garderont la voiture. Ils ont soifs aussi. Au supermarché, c’est la douche froide : la responsable explique que les 2 comptabilités sont séparées et que le responsable essence le sait bien…Elle n’accepte la carte que pour des achats dans son magasin, mais nous conduit vers un distributeur de billets – ouf ! – mais hors service !!!! Il fait frais dans la supérette et les vendeurs sont visiblement connus et interdits d’entrée. Petit répit. Autant parer au ravitaillement, d’autant que les rayons sont bien garnis. Il n’y a plus de poulet frais. Rémy et Joss achètent donc des blancs de poulet surgelés, du pain et du soda.
Retour sur le parking où les achats n’attirent que des critiques : les jeunes prennent le sachet, mais ils voulaient du poulet frais, et de la bière. Au moment de démarrer, alors que les vitres sont ouvertes, ils entourent la voiture et demandent à être payés pour la garde du véhicule. Il y a bien une dizaine d’hommes d’âge mur sur le site, mais aucun n’intervient. Rémy et Joss restent fermes et essaient de démarrer. Jusqu’au moment où un des larrons se saisit de leur lampe torche et demande de l’argent pour sa restitution.
Il fait très chaud et dans la tête de Joss, tous les verrous de sécurité cèdent les uns après les autres. : « Tu n’as pas honte, que dirait ta mère si elle te voyait. Moi j’aurais honte si mon fils se comportait aussi mal que toi ! » Joss a très clairement touché un point sensible et avant de savoir s’il y a danger, elle ouvre sa portière et fait mine de se diriger vers lui, portée par sa colère de "mère outragée". Elle n’a pas le temps de mettre pied à terre que le jeune homme lance un regard désorienté à Rémy, lui rend la lampe et s’en va rapidement avec sa troupe. Rémy est mort de rire. Joss mesure 1m55 ! 1m55 de colère ça peut être impressionnant. La preuve ! Il reste encore à payer l’essence au responsable. Sans prononcer un mot, pour contenir tous ceux qui essaient de s’échapper. Voilà, il est 15h, demain c’est dimanche, il reste 70N$ de liquidités dont 50 serviront à payer la nuit à Mowani Mountain camp. Le couple n’a qu’une envie, quitter cette région au plus vite - tant pis pour la White Lady -, atteindre Mowani camp et y trouver de l’ombre. Le gardien dans sa cahute est heureusement calme et souriant. Il indique l’accès et propose du bois sec. Joss décline, expliquant qu’ils n’ont pas assez d’argent sur eux. Non, non, servez-vous autant que vous voulez, c’est gratuit. Il est 16h30, l’eau de la douche est encore (un peu) tiède, le camp bien équipé et ombragé. Allez, un peu de farniente, puis saucisse, purée, haricots verts et petit vin, et Dodo.
......Mowani camp ..................../

Dimanche 13 juil 08 : Mona Lisa et les éléphants
Aucune lassitude lorsque le soleil s’empare de l’horizon. Il faut ajouter la lumière à la liste : de l’eau, de l’air, de la lumière !
Rémy aimerait cette fois plier le camp rapidement. Le couple doit trouver une solution - pour changer des euros et mettre de l’essence - avant de se diriger vers le site de gravures rupestres de Twyfelfontein, et rejoindre ensuite le campsite d’Ongongo dans le Kaokoland. Oui mais…
Un vol de perruches émeraudes et craintives (magnifiques aux yeux de Joss) se pose à quelques mètres d’eux. S’ensuivent de longues manœuvres délicates pour les fixer sur la carte mémoire.......................................................................Les perruches de Mowani camp...........
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Depuis Mowani Mountain Lodge ...... ...... Attendre 45mn pour quelques photos, puis apprendre que le lodge de Mowani n’effectue pas de change monétaire et qu’il va donc falloir faire un détour par celui de Twyfelfontein ne contribue pas à alimenter la bonne humeur de Rémy qui prononce à plusieurs reprises le mot « UIS » au milieu de pleins d’autres … L’accueil à Twyffelfontein Lodge est agréable, même s’il n’est pas possible de changer plus de 50 euros.
Il est 11h30 lorsque, remontant la piste vers la «route » principale, un nuage de poussière intrigue Rémy. Ce sont des éléphants, des éléphants du désert, ici, en plein Damaraland. Quelle chance de voir leurs premiers éléphants sauvages dans ces paysages intacts du Damaraland ; les voir évoluer est particulièrement émouvant. 13 adultes et 3 petits qui se dirigent vers la voie qui mène au site de Twyfelfontein. Autant dire qu’ils ne passeront pas inaperçus !
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Le site de Twyfelfontein est un chaos de collines, effondrées en grosses roches rouges, empilées de façon aléatoire ; certaines de ses roches offrent à voir les gravures rupestres les plus vieilles du continent africain. Bonnes chaussures conseillées.

Le guide que nous suivons porte le prénom inoubliable de Mona Lisa. Au début froide et réservée, elle se réchauffe un peu, et finalement dit qu’elle sait porter le prénom d’un célèbre tableau exposé en France, et demande pourquoi Joss est française. Joss en profite pour lui demander ensuite de lui parler des différents peuples Namibiens. La discussion bien entamée, Monalisa demande avec des yeux qui brillent : vous avez vu les éléphants ? ils sont revenus aujourd’hui ! Vous avez vus les petits ? Ils sont tellement beaux ! Nombreux sont ceux sur le site qui ont aperçu les pachydermes et, très vite, le retour des éléphants devient le sujet de discussion général. L’espace d’un trop court instant, les gens sont heureux, il n’y a plus ni guides, ni touristes, simplement quelques êtres humains partageant la joie d’autres êtres humains. Joss et Rémy auront encore l’occasion de mesurer l’attachement des Namibiens pour leur terre et toutes les formes de vie qui la peuplent. De façon tout à fait étonnante, Rémy et Joss se prennent à penser que sans ces ( censuré) UISsiens, ils ne les auraient pas vus, les éléphants.
Il est presque 13h. Un peu moins de 2 heures de pistes les conduisent, en passant vers Palmwag, jusqu’à la source de Warmquelle, gérée par la communauté d’Ongongo.
Palmwag, springbok téméraire ou inconscient, il finira par bondir sur le toit du toyota !!!!!!!.......... ....................................
............................................Zèbres de montagne..................

L’air est d’une sécheresse irritante à laquelle les sinus européens ne sont pas habitués. Cette journée sera la plus chaude du séjour et c’est avec soulagement que Joss et Rémy arrivent à Ongongo, soulevant une poussière presque coupable. Le comité d’accueil ne se fait pas attendre. Des dizaines d’enfants bravent la poussière et accourent pour vendre du bois et du petit artisanat, . Joss et Rémy ne s’arrêtent qu’une seule fois, causant ainsi bien plus de frustrations, exprimées, que de joie. Le site d’Ongongo reste gravé dans la mémoire du couple comme celui du malaise. Malgré la grandeur du site, la taille et le nombre des emplacements de camping ne permettent aucune intimité. L’employée du camp vient encaisser son dû alors que le Toyota du couple négocie encore les ornières et le passage en eau de la voie d’accès . Elle explique que c’est le boss, qui surveille le site depuis les fenêtres de sa cabane, qui l’envoie. Une espèce d’Arlésien Namibien quoi ! Il règne autour de ce camping communautaire des images de misères qui apparaissent injustes au regard de la manne touristique générée par le site et gérée par la communauté. Il doit y avoir des jours comme ça, peut-être qu'une certaine fatigue altère l'objectivité. Joss a une pensée pour MimiNono. Les couples allemands et suisses avec lesquels Rémy discute ont décidé, tout comme Rémy, de n’y dormir qu’une nuit au lieu des 2 prévues. Le site de la source est pourtant beau et surprenant . Joss a mobilisé son courage pour se baigner malgré les milliers de bébêtes, et la couleur de l’eau vert-bien-vaseux par endroit. Elle a fait son européenne ! Le soir tombe, c’est pleine lune, et des milliers de grenouilles n’attendaient qu’elle pour débuter le concert … (les bébêtes dans l’eau : les larves des grenouilles). Le boeuf acheté à Uis est immangeable...Ce sera donc jambon, pâtes, courgettes en papillotes, fromage et vin. On ne va pas se laisser aller ! Le sommeil sera lourd à partir du moment où il deviendra possible de faire abstraction du chant des batraciens....
...........Emplacements dans le lit à sec et cabane du Boss sur la rive

.................Warmquelle : la source tiède (tiède ne veut pas dire chaud...) ........................Camping d'Ongongo, dans le lit d'une rivière à sec. Accès réservé aux 4x4 !
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Mercredi 12 novembre 2008, 04h30.
Fin de la première partie. La deuxième n'est même pas encore à l'état d'ébauche..😊
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