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Retour sur un mois au Cambodge (15 mars - 20 avril 2008)
Bonjour à Tous,

Nous tennons nous aussi, à porter notre pierre à l'édifice de VoyageForum et remercier les personnes qui nous ont aidé dans l'organisation de notre voyage.

On est parti du 15 mars au 20 avril 2008. On a eu très chaud, dans les 42°C durant les après midi. On est arrivé à Siem Reap. On a fait le visa sur place. Il faut compter 20$US et une photo d'identité (5$US de plus si l'on a pas de photo d'identité).

On a pris la première journée, pour se détendre du trajet avec mon cousin (Christophe du restaurant "Le Malraux"). On s'est installé dans notre Gesthouse, "L'Eurasiane" qu'il nous avez choisi comme camp de base. Puis on a flâné dans le vieux marché.

Promenade dans la campagne environnante de Siem Reap avec découverte d'une toute petite pagode. Une famille de Cambodgien était en train de se faire bénir. On en a profité pour visiter le temple juste en face qui est gratuit et pas très grand. En fait une première approche pour les 7 jours à venir. En effet, on a choisi le pass 7 jours à 60$US.

On avait été tenté par le pass 3 jours à 40$US et notre cousin nous a fait changer pour le pass 7 jours en nous disant si nous voulions en faire un peu plus cela vous coûtera 2 fois 3 jours. Et si nous choisions le pass 7 jours nous serions gagnant et nous pourrons même faire une pause d'un jour durant le pass, pour faire autre chose.

On a commencé par visiter le temple du Bakong qui appartient au groupe du Rolus et on a poursuit par le village de Kampong Phluk (trajet en tuk-tuk puis en moto-dip). Le village était au sec sans eau et les maisons sur pilotis à 10 mètres de haut, cela fait drôle. Et on comprend mieux quand on vous explique le flux et le reflux du Tonle Sap avec le Méhong. Puis on a continué avec une ballage en bateau sur le Tonlé Sap (20$US pour 3 personnes) pour aller voir le village de pêcheurs itinérants et voir leurs viviers à poissons et crocodiles.

Le soir, on a assisté au dîner spectacle "l'Apsara" au théatre d'Angkor Village. Un autre soir on est allé voir un film sur les serpents en 3D dans le marché de nuit.

Les temples que l'on a vu et visité : Banteay Srey (temple des femmes, rose, superbe, à ne pas rater), le Pré Rup, Ta Prohm (le temple avec les racines de fromager, manifique, grandiose), Ta kéo, Angkor Wat (grandiose par sa superficie et ses bas reliefs, le jardin, les arbres et les singes), le Bayon, la porte d'Angkor Thom, le Beng Melea (celui que l'on a le plus préfèré, cause de la faune et la flore encore présentes), le Lolei, la terrasse du roi lépreux, la terrasse des élephants, le Phimeanakas, le Banteay Samre, le Baphuon, la rivière au 1000 lingas (un peu loin, trajet à travers la faune et la flore sous 40°C et une humidité extrème, très dur pour nous, et suprenant à l'arrivée, attention prévoir assez à boire pas de stand en haut à côté du temple), et j'en oublie sûrment quelques uns malgrè le journal de bord que l'on a tenu.

On ne pouvez faire les temples que le matin à la fraîche comme on pourrait dire, l'après midi avec plus de 42°C c'est très dur dans les temples, alors on faisait sieste comme les cambodgiens, pas le choix, ou bien massage. Une après midi, on a fait un tour à dos d'élephants, c'était magique, un régal et un super souvenir pour nous deux.

Puis on est parti en direction de Phmon Phen, en taxi. On s'est arrêté dans le village des tailleurs de pierres, vraiment impressionnant et une tête de bouddha pour 20$US (juste un peu lourd). Nouvel arrêt plus loin dans la zone d'arrêt des bus, et on voit des insectes cuits (crickets, migales, ...) et des fruits de toutes les couleurs.

A Phmon Phen, on a dormi dans un hôtel chinois, le Bur Ly Guest House pour 13$US la nuit avec tout le confort pour nous (douche et clim). Visite du marché russe (attention les tissus sont plein d'accros), visite des antiquaires, du vieux marché et du marché central, promenande sur le Mékhong. On n'a pas pu visiter le palais royal avec la pagode d'argent (un regret). Nous avons effectué nos achats dans une boutique NCDP Retail Outlet Project

Puis un ami à notre cousin, nous a prété sa voiture. On est parti pour Kep, où l'on a mangé du crabe aux poivres de Kampot, un délice, des calamars, etc...

On est allé dormir sur Kampot le long de la rivière au Bokor Lodge. On a demandé s'il était possible d'aller au Bokor et visiter une plantation de poiviers. Le rendez vous est pris pour le lendemain matin pour 8H et pour 60$US. Un chauffeur avec une vieille Camry arrive et nous enmène au Bokor. Que dire, une vue manifique, des paysages à couper le souffle, l'église, le casino avec sa terrasse et sur sa gauche un citronnier énorme plein de citron vert. Par contre, une route en terre en construction, des ponts en béton en cours de création, et des habitations sur le plateau du Bokor et une pagode en construction.

La visite de la plantation de poivriers m'a surprise, les poiviers atteingent 5 métres de haut. Les 500 gr de poivre pour 4$US.

Puis direction Sihanouk Ville, la ville que l'on a le moins aimé du voyage, sauf les îles du bonheur, des plages comme sur des cartes postales, et l'eau, sans commentaire.

Par contre sur les plages de Sihanouk, on se pose sur un transat et plein de jeunes cambodgiens(nes) passent vous voir pour vous proposer des manucures, des épilations, des fruits frais, des nems, des calamars, etc... Il ne faut pas oublier aussi que le transat appartient à un bar restaurant. On voit aussi des très jeunes enfants qui font de la récupération de cannettes vides et de bouteilles platisques vides pour le recyclage.

Nous avons été très touchés par les enfants qui ne quémendaient pas mais travaillaient sous le joug d'un plus grand. Nous avons commandé pour les enfants qui passaient chercher des bouteilles vides des pizzas et on leur donnait avec la bouteille une part de pizza. Ce qui nous a frappé, c'est le dileme qu'ils rencontraient, poursuivre le travail ou prendre le temps de manger et de partager. C'est la première fois où nous nous sommes sentis mal à l'aise et pas à notre place.

Location d'un bâteau pour aller sur les îles avec le repas (crabes, crevettes, mérou) pour toute la journée. Et bien, je dois dire que c'est du bonheur, le bâteau s'arrête pour nous faire nager au dessus d'un récif coralien (prêt de lunettes et de palmes), repas un peu plus loin sur une plage déserte sans personnes d'autres que nous. Trajet sur une autre île, Bambou island (la bière fraîche est la bien venue) et retour le soir pour voir le soleil se coucher sur la plage.

Retour sur Ohmon Phen, puis Siem Reap la veille du Nouvel An Khmer. Une galère pour aller de Phmon Phen à Siem Reap (plus de bus, pas de taxi, et les bâteaux ne naviguent pas par manque d'eau).

Enfin, on arrive à Siem Reap. Surprise pour le Nouvel An Khmer, pas de bruit de voitures de gens qui parlent fort, cela surprend. Même les boutiques de souvenirs sont quasiment toutes fermées. On passe trois jours à aider notre cousin Christophe dans son Restaurant "Le Malraux". Christophe a donné congès à tout son personnel pour cette occasion. Alors on joue les apprentis barman, serveur, plonge, etc. Et bien c'est dur sous 40°C et en plus, on n'a plus l'habitude de travailler.

Retour en France.

Juste quelques regrets, manque d'eau pour aller à Battambang, faire le trajet Phmon Phen / Siem Reap en bateau, et aller sur Katrie pour voir les dauphins, visite de l'île de Kodach. Mais ce n'est que partie remise...

Si vous avez des questions, ne pas hesiter, si je peux vous répondre, je le ferai sans aucun problème.

Une chose est sûre, on a tellement aimé que l'on projette de repartir l'année prochaine pour 3 mois avec la visite des pays limitophes.

Salutations à tous Jean-Bernard et Kati
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Hôtels de charme au Cambodge
Bonjour à tous😉

Votre opinion pour ceux qui connaissent déjà bien le Cambodge Je cherche des petits hotels de "charme" avec comfort ++ sans le côté impersonnel des grandes chaînes Que penser de "the Pavilion" bien noté sur tripadvisor, de Bougainvilliers et même l'Imprévu , "descendus" sur le même site avec pour ce dernier des problèmes de prostitution et eau chaude etc... Je continue ma recherche sur l'oiseau rare = chauffeur de taxi francophone

amicalement à tous

JP
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Livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne
Bonjour à tous

J'ai déjà parlé de divers livres dans des posts précédents.

Voici quelques livres sur les temples d'Angkor et l'histoire angkorienne. J'ai donné mon avis sur ces ouvrages, avis qui bien sûr n'engagent que moi.

"Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize. Maurice Glaize n'était pas archéologue (un archéologue est une personne met ses fouilles dans des caisses) mais architecte de formation. Il était membre de l'EFEO (Ecole Française d'Extrême Orient) de 1936 à 1945. Grand spécialiste de la restauration des temples par anastylose : méthode qui consiste à démonter puis remonter un monument, en restaurant ou remplaçant les éléments endommagés ou manquants.

Avantages : très complet, et très détaillé. Inconvénients : disons qu'il s'agit d'un "pavé insipide", parfois difficile à comprendre car l'auteur emploie des termes architecturaux qui nécessitent la consultation d'un dictionnaire spécialisé dans ce domaine. Je ne le conseille pas pour la visite des temples.

"Angkor cité khmère" (*) de Claude Jacques et Michael Freeman(photographe). Claude Jacques était membre de l'EFEO de 1963 à 1973– épigraphiste spécialisé en sanscrit et khmer ancien. Il a continué l'œuvre gigantesque de George Cœdes, membre de l'EFEO de 1911 à 1929, puis directeur de 1929 à 1947. G. Cœdes est probablement le plus grand épigraphiste ayant travaillé sur les temples d'Angkor pour la traduction des stèles et piédroits. Voir les BEFEO. On peut consulter ses traductions à la bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap (8 volumes).

On peut consulter les BEFEO (Bulletins de Ecole Française d'Extrême Orient) sur le site "Persée" http://www.persee.fr/...rescript/revue/befeo Il n'est pas évident de retrouver un article sans connaitre au minimum l'année de sa parution.

On trouve ce livre en France également sur place sur place pour 5 $ environ.

Claude Jacques s'est inspiré du livre de Maurice Glaize et y a apporté quelques modifications. La première partie (Histoire, religions, architecture des temples…) est moins détaillée que dans le livre de M. Glaize.

Avantages : les textes sont abordables, agréables lire, la description des bas-reliefs d'Angkor Vat est très détaillée, pour les trois angles de cette galerie sur lesquels il y a des bas-reliefs, il y a un plan qui aide beaucoup à retrouver les descriptions.

Inconvénients : je n'en vois pas.

Je recommande vivement ce livre pour visiter les temples sans guide. Je pense que beaucoup de guides ne vous en diront pas plus que le contenu de cet ouvrage.

"Visiter Angkor" de Hy Sanh qui est un ancien guide. Livre beaucoup plus simple à lire que les précédents mais beaucoup moins détaillé. Ce livre a été publié en 2002, il semblerait que son tirage soit épuisé et que pour l'instant il n'a pas dû être réédité. Je ne sais pas si on trouve ce livre à Siem Reap.

"Angkor" de Marilia Albanese édité en 2006 (éditions "National geographic"). L'auteure est une spécialiste de l'inde, de la langue sanscrite, de l'hindi…

Avantages : de belles photographies, une planche avec la représentation des vêtements masculins et féminins dans l'art khmer ainsi que la représentation des différentes colonnettes selon les styles architecturaux…

Inconvénients : description des temples n'est pas très détaillée, en particulier sur les bas-reliefs d'Angkor Vat.

"Angkor résidences des dieux" de Claude Jacques et Michael Freeman : Edité en 2002 (éditions Olizane).

Cet ouvrage présente les principaux monuments d'Angkor, érigés au cours de la période angkorienne (802 – 1431). Ce livre est différent du livre cité précédemment "Angkor cité khmère". Format beaucoup plus grand…

On trouve ce livre en France (environ 55 €). Je l'ai également vu dans une librairie de Siem Reap pour le même prix qu'en France.

Avantages : très bel ouvrage, plus précis que le précédent pour l'histoire des différentes dynasties royale de la période angkorienne. Encore de très belles photographies de Michael Freeman.

Inconvénients : je n'en vois pas mis à part que la description des temples est moins détaillée que le livre précédent des mêmes auteurs

"L'empire khmer : cites et sanctuaires Vème – XIIIème siècles" de Claude Jacques et Philippe Lafond (publié en 2004).

Avantages : comme le titre l'indique l'auteur parle des temples des périodes préangkorienne et angkorienne. Il s'agit d'un livre au grand format, ne pouvant pas l'emporter avec moi à Siem Reap, j'ai donc scanné les passages qui m'intéressaient comme par exemple les temples de Sambor Prei Kuk, Koh Ker...

Inconvénient : j'e m'attendais à une description détaillée du Preah Vihear mais il n'y avait que des généralités qui étaient quand même intéressantes.

"Prasat Preah Vihear" de Khun Samen (édité en 2008). Contrairement au livre de C. Jacques que je viens de citer, cet ouvrage est détaillé pour la description de ce temple. On peut le consulter à la Bibliothèque de l'EFEO de Siem Reap. Je ne pense pas qu'on le trouve en France. A Siem Reap il y a deux grandes libraires, je l'ai acheté (15 $) dans l'une de ces libraires.

Un guide ne vous apprendra rien de plus que le contenu de ce livre. En achetant ce livre vous éviterez éventuellement de vous faire arnaquer par certains guides malhonnêtes qui demandent pour la visite de ce temple 80 $ (ajouter le transport) au lieu du tarif de base qui est de 40 $. Si vous demandez à un guide de vous donner une explication sur cette différence de prix (alors que son travail est le même que pour un autre temple) il vous dira "parce que ce temple est éloigné"… Curieux comme explication !

"Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau. Edité en 1974 aux éditions PUF puis réimprimé en 1996 aux éditions Kailash. M. Giteau était membre de l'EFEO de 1956 à 1981. Elle a également été conservatrice du musée national de Phnom Penh. On trouve ce livre en France et également sur place (copie). Ce livre concerne uniquement l'histoire de la période angkorienne.

Avantages : très facile à lire, l'auteure mentionne les références des BEFEO que l'on peut donc retrouver sur le site Persée.

Inconvénients : je n'en vois pas.

En résumé je conseille les livres suivants :

Pour les temples d'Angkor : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques et Michael Freeman.

Pour le Preah Vihear : "Prasat Preah Vihear" de Khun Samen

Pour l'histoire angkorienne : "Histoire d'Angkor" de Madeleine Giteau

(*) Différences entre les deux éditions françaises du livre "Angkor cité khmère"

Le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère" a été édité initialement en 1999 en anglais sous le titre "Ancient Angkor", Bangkok/Londres, River Books (River Books Guides). Ce livre a été ensuite publié en Français en 2000.

En 2006 je me trouvais devant l'entrée du Banteay Srei, un jeune garçon m'a proposé ce livre, j'ai regardé très rapidement son contenu, j'ai vu que l'auteur (que je ne connaissais pas à ce moment là) était membre de l'EFEO. J'ai donc acheté ce livre il me semble que j'ai payé 3 $. Il s'agissait de l'édition de 2000.

Par la suite en consultant un site internet j'ai vu qu'il y avait une nouvelle édition datant de 2006, il était mentionné ceci : "Angkor cité khmère" de Claude Jacques, Michael Freeman, Henri Mouchot et Louis de Carné.

Henri Mouhot (1826 – 1861) est souvent considéré souvent le "premier découvreur" d'Angkor en 1860 alors qu'en réalité c'est en 1850 qu'un missionnaire Le Père Charles-Emile Bouillevaux (1823 – 1913) a découvert les ruines d'Angkor…

Louis de Carné était membre de "l'Expédition scientifique sur le Mékong" (de 1866 – 1868) dirigée par Ernest Marie Louis de Gonzague Doudart De Lagree.

J'ai pensé que dans la nouvelle édition il y avait des articles de Mouhot et Carné, et j'ai donc commandé ce livre. Lorsque je l'ai reçu j'ai constaté que son contenu était exactement le même que dans l'ancienne édition de 2000. Il n'y a pas de textes de Henri Mouhot et de Louis de Carné…

Il y a cependant quelques petites différences entre l'ancienne édition (que l'on trouve sur place) et la nouvelle édition. La photo de couverture n'est plus la même, le format de la nouvelle édition est un peu plus grand, les photos sont identiques mais également plus grandes, le texte est écrit en caractères plus gros donc intéressant pour les personnes qui sont presbytes (ce n'est pas un "gros mot…) comme moi.

Il y a quelques mois encore on pouvait trouver (en même temps) l'ancienne et la nouvelle édition sur les sites internet spécialisés. Je ne me souviens plus du prix proposé pour l'ancienne édition mais pour l'édition de 2006 c'était aux environs de 25 €.

Maintenant on ne trouve que la nouvelle édition de 2006 avec une photo différente sur la couverture.

Je recommande souvent (et je ne suis pas le seul) ce livre. Il y a environ une semaine une personne m'a contacté sur un forum en me disant qu'elle était surprise car elle avait vu ce livre sur un site internet à 63 €. J'ai donc regardé sur deux sites internet spécialisés dans la vente de livres. Effectivement ce livre était proposé sur ces deux sites à 63 € ???

Avant d'envoyer ce message j'ai vérifié le prix sur ces deux sites que j'avais consulté auparavant. Le premier site qui vendait le livre à 63 € le vend maintenant à 132,92 €

Le second site propose maintenant ce livre (d'occasion) à 14 €, il n'y a pas de date d'édition ni de photo de couverture, mais je pense qu'il s'agit de l'édition de 2000 car il est écrit : "Angkor, Cité Khmère. Books Guides"

Il est mentionné pour la nouvelle édition (2006) que ce livre n'est plus disponible car le tirage est épuisé.

C'est quand même curieux tout cela.

Je vais conclure en disant aux futurs voyageurs qui vont se rendre à Siem Reap d'acheter rapidement l'ancienne édition, car s'agissant d'une édition de 2000 il arrivera bien un jour que ce livre ne soit plus disponible…

Jacques
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Interpol lance un appel pour identifier un pédophile au Vietnam et Cambodge
Je viens de voir cet article çi-dessous faire suivre, encore un détraqué dans la nature .

L'identité et la nationalité de l'homme soupçonné de ces abus sexuels sur des enfants, dont les plus jeunes sont âgés de six ans et les plus grands sont adolescents, n'ont pas pu être déterminées. Selon Interpol, l'homme voyagerait autour du monde pour assouvir ses penchants. «Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Ronald K. Noble, cité par Interpol. . Suite ICI .
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Cambodge et Laos: passer aux douanes avec des antiquités ou "brocante"?
Je m'envole pour 3 semaines au Cambodge et Laos.

D'un côté, je fais une petite et modeste collection d'objets ethniques (Afrique, Asie) que je glane aux puces (100€maxi, pas des pièces "de musée") ... et aimerais profiter de ce voyage pour ramener des tels objets si j'en trouve.

D'un autre côté, j'ai pris connaissance du problème du pillage des antiquités et des sites et ne souhaite pas du tout y contribuer...

Je ne veux pas de problème avec les douanes locales et souhaite comprendre ce qui est admis ou pas.

Qu'est qu'une "Antiquité" pour les autorités locales? (En général, sauf pour les pièces exceptionnelles, la plupart des pays admettent la sortie d'objets de moins de 100ans): ramener, par exemple, une belle boîte à offrande ayant servi ou un brule-parfum ancien peut-il me valoir des problèmes?

Faut-l déclarer ces objets? payer des taxes de sorties?

Merci de votre aide Jean-Michel

PS:(Je tiens à préciser que je contribue également à l'achat d'artisanat "neuf" pour les cadeaux et souvenirs pour famille et amis).
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Entrée payante temple Preah Vihear
Bonjour à tous,

Je voulais prévenir (si ce n'est pas déjà fais) que la visite du temple Preah Vihear est désormais payante depuis le 1er juillet 2015.

L'entrée est de 10$/personne.

Pour vous y rendre vous avez plusieurs possibilités :

- Taxi : il faut compter entre 90$ et 150$. Ce prix varie en fonction de la saison, du taximan ou agence vous vendant le trajet, si le taximan emploie du gaz ou de l'essence.

- Bus ou mini van : Trajet qui peut être organisé par une agence locale.

Une fois arrivé là bas, il faudra prendre soit un motodop (5$) soit un 4x4 (25$) pour monter au sommet.

Je vous souhaite une très belle journée ;)

Amicalement

Iza 😛

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De Angkor à Hong Kong, le grand écart asiatique
Hello tout le monde !

Bon, celà fait deux mois que nous sommes rentrés, deux mois que je vis avec des souvenirs pleins la tête, deux mois que je me dis qu'il faudrait tout raconter, car comme souvent j'ai puisé énormément d'infos sur VF pour préparer ce voyage 🙂

Alors aller à Angkor était pour moi un rêve depuis de longues années. Un mythe, assez obsédant. On devait y aller en 2009, mais madame est tombée enceinte, puis une seconde fois, et on a repoussé jusqu'à ce que les loulous soient suffisamment grands pour faire cette découverte en autonomie, à notre rythme (on avait fait la Malaisie l'an passé, et celà c'était déjà très bien passé). Et puis cette année, j'ai eu 40 ans, alors quoi de meilleur cadeaux que de réaliser un rêve 😉



Décision fut prise en Avril pour un voyage aux vacances de la Toussaint (on part toujours à cette époque, que je trouve totalement déprimante sur Paris😕). Le programme : Angkor, puis du balnéaire/plongée. Après avoir étudié les billets d'avion, un voyage Paris-Siem Reap puis Phuket-Paris se faisait bien avec Cathay Pacific, donc via Hong-Kong. Donc on s'est dit : quitte à passer à Hong-Kong, autant y rester un peu pour découvrir cette ville qui nous faisait fantasmer.😊

Donc le programme fut le suivant : Départ le 19 octobre, escale à Hong-Kong et arrivée à Siem Reap le 20 au matin du 20 au 23 : découverte de Angkor le 24 : un petit vol Air Asia pour Phuket d'où nous sommes restés 5 jours à Khao Lak (j'en parlerai assez peu ici ; le but pour moi était de plonger sur un site mythique, Richelieu Rock, pendant que la famille prenait du bon temps) Retour le 30 vers Hong-Kong où nous sommes restés 3 jours, jusqu'au décollage pour Paris le 01/11 au soir. Arrivée à Paris le 2 novembre, juste avant la rentrée

Concernant les logements, voyageant avec enfants (6/9 ans), on a 2 principes simples : - on réserve tout à l'avance - grosse priorité mise sur la qualité du logement, avec piscine obligatoire et 2 espaces de couchage

- Pour Siem Reap, on cherchait un petit hotel de charme, bien situé mais au calme Une petite étude de marché via booking et tripadvisor nous a conduit à Eureka Villas. Superbe, tout petit boutique hotel, dans une petite rue au calme, très cosy, 5 minutes de tuk-tuk de Pub Street, quelques restos/gargottes à côté, piscine mignonnette. Je recommande absolument. - Pour Khao Lak, ce fut le Ramada Resort. Bon, c'est très bien, tout neuf et propret, mais assez décevant, impersonnel, plage pas terrible. Mais tous les restos de Bang Niang à 5 minutes à pied - Enfin, à Hong-Kong, le Royal Plaza. Excellent, très bien situé à Mong Kok, mais piscine un peu froide

Pour l'aérien : - Cathay Pacific, topissime. Très confortable, PNC prévenants, toujours qqch à grignoter (je revois mon fils manger des nouilles au milieu de la nuit😛). Bien mieux que Qatar Airways, pris pour nos 3 précédents voyages, où j'ai toujours trouvé celà très impersonnel. - Les liaisons régionales ont été faites avec Cathay Dragon. Rien de spécial à dire, si ce n'est que l'on a eu 2 heures de retard pour le Phuket-Hong-Kong. Mais organisation top à l'arrivée, tous les voyageurs en correspondance étaient attendus à la porte - Un vol Siem-Reap-Phuket par Air Asia qui a décollé avec.... 20 minutes d'avance !!🙂 (je précise celà pour toutes les mauvaises langues qui critiquent les retards, soi-disant, de Air Asia...)

Allez, je vous emmène 😉
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Séjour à Siem Reap
Bonsoir,

Nous songeons à un voyage au Cambodge en 2019 pour une douzaine de jours et séjournerons vraisemblablement à Siem Reap. En dehors des temples d'Angkor, que pourrons-nous voir dans cette région? Je précise qu'en raison de la durée du déplacement et peut-être pour des raisons financières, nous avons éliminé une excursion à Phnom Penh.
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Quelles devises emporter/utiliser au Laos et au Cambodge?
Je reviens juste d’un séjour au Laos, après un séjour au Cambodge. Face a la question récurrente des moyens et devises de paiement, dont on trouve pourtant les réponses sur ce Forum (mais un peu éparpillées) je vais essayer de faire le point ici, pour le Laos et le Cambodge.

D’abord une question de principe, à chaque fois que cela est possible, privilégions le paiement dans la devise du pays, kip au Laos et riel au Cambodge. Simplement parce que cela est plus avantageux pour le pays qui vous accueille, qui émet les billets, plutôt que de les faire émettre (moyennant paiement) par la Banque des Etats-Unis si vous payez en dollars. Au Laos (où la confiance en la devise locale est très bonne) c’est possible partout, sauf peut-être dans quelques rares cas (prix libellés en dollars et taux de change défavorable de la part du commerçant ou hôtelier). Au Cambodge, on peut payer le plus souvent en riel.

Quels moyens de paiement faut-il emporter ? La réponse est différente par pays.

Au Laos le change le plus avantageux, pour un européen, est d’emporter des euros en billets, dans la limite de la sécurité, dans une pochette non visible sur vous (même si le vol est très rare au Laos). Il y a des guichets officiels de change dans un petit bâtiment à l’extérieur des banques (BCEL principalement, ANZ…, aussi à l’aéroport de Vattay), qui pratiquent une marge dérisoire sur les billets (environ 1,5 pour mille). Ici il est clair que l’on préfère les billets aux autres moyens de paiement. Idem pour les dollars billets, mais dans ce cas vous aurez payé une marge de 6 à 7 % à l’achat (en France, en tout cas, eh oui c'est beaucoup, mais vérifiez donc !). Pour connaître le cours (respecté presque partout au Laos), allez sur le serveur de la BCEL. http://bcellaos.com/

Les ATM : il y en a dans chaque ville au Laos, au moins pour la BCEL (pas à l’aéroport de Vattay, si je me souviens bien). Indispensables si vous avez déjà utilisé la réserve de billets préconisée ci-dessus. Inconvénient : cher. Je viens de faire mes comptes au retour par rapport au cours BCEL pour les billets. Les frais sont d’environ 6% chez ANZ et 9% chez BCEL. Ceci est bien supérieur aux frais pratiqués dans d’autres pays pour les retraits billets en devise, généralement autour de 2,8%. Les sommes que l’on peut retirer sont limitées : 700 000 kip chez BCEL et 2 000 000 chez ANZ pas présent partout. On peut faire plusieurs retraits à la suite (en cumulant les frais de 20 000 kip + change pour BCEL et 40 000 kip + change pour ANZ).

Par ailleurs, je n’ai pas expérimenté les retraits Visa au guichet, indiqués par Lonely Planet, mais je n’ai pas l’intuition que cela soit beaucoup mieux (sauf que l’on est pas limité aux 700 000 kip de l’ATM). Enfin les chèques de voyage sont probablement à déconseiller (pas dans la culture du pays).

Au Cambodge, les euros billets sont moins appréciés que les dollars billets. J’ai souvenir de taux de change corrects à Phnom Penh (bien surveiller les taux dollar/euro car le riel suit assez le dollar) mais pas en province, ou c’est peu courant. L’endroit le plus simple pour changer des billets n’est pas auprès des banques mais auprès des bijoutiers. A Phnom Penh allez autour du Marché Central à l’est vers le fleuve.

Les ATM fonctionnent très bien. Il y en a dans toutes les villes. Ils délivrent des dollars US ou des riels au choix, pour des montants importants (par exemple 2 500 $). Les frais que j’ai eu l’an passé étaient conformes à ceux des autres pays : 2,8 % par rapport au taux de change officiel + souvent une charge fixe de 2 $ par opération (sauf ANZ si j’ai bonne mémoire).

Mon conseil au Cambodge, emportez un peu de dollars billets et obtenez des riels (à privilégier autant que possible) et des dollars aux ATM.

Bon voyage à tous.
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Sukhothai vs Angkor (Cambodge)
Salut a tous,

voila une question simple!!!!

est ce que les temples de Sukhothai valent le détour quand on a vu Angkor???? Je veux dire par la, est ce qu'il y a une grosse différence de style (je suppose que oui) mais surtout ressantons nous la meme "genre de présence" a Sukhothai qu'a Angkor????

voila merci d'avance pour vos commentaires!!!

A+
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Musées et temples du Cambodge (Angkor Borei, Sambor Pre Kuk, Angkor, Preah Vihear, Banteay Chmar,..)
Je reviens d'un voyage individuel de 3 semaines au Cambodge en décembre, orienté sur les temples lointains, les temples d'Angkor, l'art khmer, etc. Quelques infos pratiques à jour, valables en saison sèche.

Les hotels d'abord (avec AC). A Phnom Penh, l'hôtel Renakse, avec ses chambres de style colonial, dans un grand parc, idéalement situé en face au palais royal, pour 40 $ la nuit petit dej inclus, reste le choix des connaisseurs. A Siem Reap, le Guesthouse Big Lyna (www.catgen.com/biglynavilla), au bord de la rivière, à mi-chemin à pied des 3 centres de la ville, dans une maison traditionnelle calme et confortable, une famille polie et efficace, reste une bonne adresse pour 15 $, non inclus le copieux petit dej americain 2, 5 $ (fut géré en son temps par Khniom du forum). En plus c'est le camp de base du tuktuk francophone Kosal que le forum plébiscite (kosarito@yahoo.com, 012 953 152), et de ses amis tuk anglophones tres sympas (comme partout 12 $ la journée vers les temples, sauf 20 $ pour Banteay Srei qui est plus loin) A Battambang, l'hôtel d'Angkor est bon marché, propre et idéalement situé au bord de la rivière, et à proximité des restaus. Le tuk In-Salone (012 977 227) qui est efficace, sympa, parle anglais, et connait bien la région, est omniprésent entre l'hôtel d'Angkor et l'hôtel de charme La Villa (laquelle est un peu chere et excentrée, mais un lieu exquis pour prendre une boisson parmi d'authentiques antiquités).

Les musées d'art khmer. L'incontournable et délicieux musée d'Art Khmer de Phnom Penh est toujours aussi bon marché (3 $) et mérite plusieurs visites. Le nouveau musée privé d'Art Khmer de Siem Reap vient d'ouvrir en novembre, avec un ticket à 8 $. Moderne, climatisé, il rassemble de belles pièces en partie issues de la Conservation d'Angkor. On peut lui reprocher la muséographie moderne de la galerie aux milles bouddhas, qui met en scène les statues sans pourvoir les regarder de près, mais c'est beau, et les autres galeries contiennent de nombreuses pièces majeures ou curieuses qui méritent le détour, et quelques bronzes. La Conservation d'Angkor elle-même est réputée interdite au public, mais en se présentant aux heures ouvrables, avec le sourire, et muni d'un billet de 5 $ par personnes, il est toujours possible de visiter une partie des réserves, véritable caverne d'Ali Baba. Le petit musée de Battambang… ferme le week-end, et je n'ai pas pu le visiter. Le petit musée d'Angkor Borei à Ta Kev (au sud de PP), qui contient peu de pièces mais intéressantes, va emménager dans ses nouveaux locaux. Ne pas oublier, à l'occasion d'un stop au retour, les magnifiques collections d'Art Khmer du musée de Bangkok en Thailande (sans compter les arts de Dvaravati, Srivijaya, etc…), et les collections du musée Guimet à Paris.

Les temples lointains Preah Vihear, Koh Ker et Beng Melea. Ces 3 temples valent vraiment le détour : Beng Melea est devenu plus lisible depuis son aménagement mais garde son charme de temple perdu dans la forêt, Koh ker est indispensable à la compréhension de la période formative et plein de charme (comme le Bakong de Roluos), et Preah Vihear est majestueux sur son promontoire rocheux. L'éternelle question est l'état de la route de Preah Vihear, qui évolue d'une saison à l'autre. Il faut maintenant oublier la route depuis Kompong Thom, qui est complètement défoncée (un éléphant n'y retrouverait pas ses petits !). Depuis Siem Reap, la route d'Along Veng au nord est devenue plus mauvaise que la route qui est dans le prolongement de la route de Koh Ker au nord-est, laquelle est donc maintenant empruntée de préférence (elle ne figure sur aucune carte, sauf les cartes militaires américaines, et n'est pas tres visible sur GoogleMap). Il faut choisir entre une voiture à 150 $ minimum et avoir les reins solides, et un 4x4 à 250 $ minimum, chauffeur et péages compris. La route à péage est bonne et bitumée jusqu'à Koh Ker (compter 2 heures), puis bonne et en latérite jusqu'au village de Kulean. Elle devient vraiment mauvaise sur le tronçon sud-nord entre Kulean et le croisement de la route est-ouest qui relie Choam Khsan à Along Veng. Puis les quelques kilomètres sur cette route sont excellents, de même que la traverse sud-nord qui rejoint le village situé au pied de la montagne. Au total compter 6 heures en 4x4 avec les arrêts. Perso je préfère visiter les temples le matin, on s'est donc arrêté à Beng Melea (5 $) et Koh Ker (10 $) à l'aller, pour arriver à la nuit et dormir au sommet de la montagne de Preah Vihear, dans un GH rustique mais suffisant (5 à 6 $). Des motos à 8 $ par personne, ou un pickup à 30 $, vous montent et viennent vous rechercher le lendemain matin (chemin tres tres escarpé !!). On a visité Preah Vihear de 7 à 10h (2, 5 $), avant l'arrivée des touristes de la Thaïlande proche. Attention les abords du temple ne sont pas déminés. Puis on est rentré à SR avant la nuit, en s'arrêtant à la carrière de gres de Beng Melea entre le temple et l'embranchement de la route PP-SR, et au pont Angkorien situé sur le tronçon de route PP-SR.

Le temple lointain de Banteay Chmar. Le rapport qualité prix est moins bon que le circuit nord que je viens de décrire, mais les amateurs d'art Khmer y trouveront leur compte. La route peut se faire en voiture normale pour 100 $, aller-retour dans la journée, mais on s'est fait déposer à Battambang le soir. Le tronçon Siem Reap-Sisophon qui est en reconstruction est devenu mauvais sur ses deux tiers. Puis la route de latérite vers Banteay Chmar au nord de Sisophon n'est plus tres bonne. Au total compter 4 heures pour atteindre le temple. L'intérieur du temple reste peu lisible sans un plan précis qu'il faut amener, mais a beaucoup de charme. Sa particularité tient surtout au mur du premier étage, gravé de bas reliefs dans le style du Bayon : scènes bouddhiques bien préservées (c'est rare), scènes de batailles, et vie quotidienne. Il faut pas mal escalader les pierres et franchir des broussailles pour en approcher, et on rêve qu'une équipe archéologique remonte cette galerie, pour lui rendre sa lisibilité et la protéger. Les abords du temple sont en cours de déminage.

A Battambang Je n'ai visité que le Temple Banone, perdu au milieu des rizières, dont les tours sont pleines de charme, mais ne vaut pas à lui seul le déplacement. Par contre la région de Battambang permet de voir de nombreux aspects de la vie traditionnelle, dont l'utilisation de la fameuse faucille à riz en forme de serpent, le tour d'enfer en drézine sur la voie ferrée de PP (trop lool), etc. Le retour Battambang-SR par bateau sur le Tole Sap est un classique (15 $, compter 7 heures en tout, prévoir des boules de protection pour le oreilles).

Les temples Sambor Pre Kuk à Kompong Thom. Les prasats ne sont pas tres spectaculaires, mais informatifs et faciles d'accès (une heure) depuis Kompong Thom, ville située sur la route entre PP et SR. Cette facilité n'est qu'apparente : la route nord est devenue effroyablement mauvaise, mais les taxis savent couper par les lacis de chemins qui n'apparaissent pas sur les cartes.

Le temple lointain de Preah Khan de Kompong Svay. Etant difficile d'accès, et les gens n'en ramenant pas de belles photos (sauf les garudas !), on dit de lui « qu'il est vert et bon pour des goujats ». J'ai essayé d'y accéder depuis Kompong Thom avec le 4x4 d'un ami, mais aucune route n'était pas carrossable (et les bas-cotés pas déminés), seuls les motos-dop acceptaient l'aller-retour en 10 heures pour 50 $ lool. Par contre les 4x4 acceptent d'y aller depuis SR, mais j'avais mieux à faire.

Combines à Angkor (non exhaustives). Le pass 7 jours à 60 $ reste le meilleur rapport qualité-prix. Arriver tot vers 7 heures sur les temples avant les foules d'asiatiques est plus que jamais un bon plan. Roluos tot le matin, puis bateau au-travers de la foret inondée et du village sur pilotis. Angkor Wat le matin, entrer par l'est, se faire reprendre à l'ouest (le soir par l'ouest, et ne pas manquer la photo depuis le bassin au nord de la chaussée intérieure). Le 3ème étage est actuellement fermé pour quelques semaines, ils construisent des escaliers en bois pour y accéder. Mais compte tenu de la forte dégradation du temple, je ne serais pas surpris que sa visite devienne rapidement tres balisée !. Il y a maintenant un spectacle son et lumière coté est, une mongolfière coté ouest, mais j'ai pas essayé. Preak Khan le matin, entrer par l'est, se faire reprendre à l'ouest. Ta Prohm en milieu de journée, entrer par le nord, se faire reprendre à l'est. Banteay Kdei en fin de journée, entrer par l'ouest, se faire reprendre à l'est. Bantéay Srei tot le matin (compter une heure de route), ou en fin de journée. Se faire déposer à la porte est centrale d'Angkor Thom, marcher 20 minutes sur les remparts, se faire reprendre à la porte est du nord. La porte ouest d'Angkor Thom en fin de journée. Le Baphuon est en partie visitable de 7 à 15h les jours ouvrés, mais n'est pas encore suffisamment lisible (quand pourra-ton revoir ses merveilleux bas reliefs, son bouddha couché...!). Ne pas oublier de flaner à l'ouest de la terrasse des éléphants (palais royal, Preah Palilay, terrasses bouddhiques...), et à l'est de la place royale (les Préah Pithou, Khleangs, Prasat Suor Prat, terrasses bouddhiques, ...). Pour se retrouver au calme, escalader les marches du Ta Kev (c'est le repère du jeune orphelin «O» 16 ans du village Angkor Krao, qui a un bon potentiel, et mériterait d'être aidé par une assos humanitaire). Faire un tour à dos d'éléphant dans Angkor Thom semble extra, mais j'ai pas testé. Les massages traditionnels de SR n'ont peut-être pas l'efficacité de ceux Bangkok, mais restent indispensables au voyageur fourbu...

Le sud du Cambodge. Le temple de Tonle Bati et le Phnom Chisor peuvent se faire dans la journée en taxi depuis Phnom Penh. Le premier a beaucoup de charme, avec son orchestre classique permanent, et les familles qui le prennent d'assaut le week-end. Le second ne vaut pas pour ses pierres, mais pour ses monastères habités de moinillons, et surtout son escalier monumental qui descend d'au moins 150 mètres jusqu'aux vertes rizières de la plaine. Superbe ballade.

Angkor Borei et Phnom Da Se visitent en bateau (25 $ le tour) depuis la ville de Ta Kev, où on peut passer la nuit. Ces temples sont surtout l'occasion d'une croisière sur les plaines inondées du Mékong, et de s'imprégner de l'environnement bucolique des royaumes Khmers du premier millénaire. Les sanctuaires du Phnom Da et les villages de pécheurs sont pleins de charme. Angkor Borei vaut surtout pour les quelques pièces originales de son musée, et son matériel préhistorique (céramique et outils de potiers), les statues de style Phnom Da n'étant que des copies du musée de PP. Pour apprécier le délicieux art pré-Angkorien, visiter le musée de PP, le nouveau musée de SR, et moins connu, le musée de Bangkok qui contient de nombreuses et sublimes statues du 7° siècle (l'étape ultime étant la visite des sanctuaires du 5° siècle et des musées en Inde).

L'île du Lapin ( Ko Tonsai) à Kep Je terminerai en disant tout le bien que je pense de l'île du Lapin ( Ko Tonsai) au large de Kep, qui rappelle avec nostalgie Ko Samui ou Ko PhiPhi en Thailande lorsqu'il n'existait que des paillotes. Les conditions sont minimales (peu d'eau et électricité, l'hiver les couvertures sont bien fines...), mais la plage est belle, et on y mange bien, voire très bien si comme les cambodgiens on prend la précaution d'y emmener des kilos de crabes à bouillir, de seiches et calamars à griller, achetés avant la traversée…

Dernière info, pour les amis du tuk Kosal qui ont collecté la somme nécessaire à ce qu'il devienne guide francophone d'Angkor (projet de Hialle du forum), les nouvelles sont bonnes : son dossier est bouclé, et il va entreprendre courant janvier 2008 les 3 mois de formations. La photo jointe : le tuk Kosal apprenti guide à Banteay Chmar...
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L'extinction de ce qui brûle, carnet d'un stage infirmier au Cambodge
Bonjour à tous,

Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.

Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.

L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge

« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes

I De l’art de plier bagages

Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.

Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.

Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.

En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.

Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.

II La colline de Madame Penh

Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.

Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.

Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…

Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.

Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.

Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.

Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
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Retour au coeur du Cambodge
Bangkok, dimanche 24 février 2013, 4 pm.

La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.

Petit guide du transport pour les nuls.

"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"

À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴‍☠️🏴‍☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

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Vos impressions sur le marché russe de Phnom Penh?
Salut à toutes et à tous, J'ai lu je ne sais plus où que le marché russe de Phnom Penh était intéressant pour acheter des fringues. J'ai donc été là-bas (et aussi au marché central) et j'ai l'impression que la plupart des grandes marques sont des copies, comme Tommy Hilfiger, Burberry, Ralph Lauren, Abercrombie & Finch, jean Louis Vuitton, etc... J'aimerais donc avoir vos conseils ou retour par rapport à ça, voir si c'est intéressant ou pas ? (vu que les usines qui fabriquent les marques sont au Cambodge et au Vietnam), ou alors où trouver des vrai vêtements de marque là-bas ? Merci d'avance pour vos réponses !
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Avis sur circuit au Cambodge du 15 au 26 septembre?
bonsoir je voudrais avoir votre avis sur ce circuit est il assez complet ? manque t'il des incontournable a ce programe ? si oui les quels merci d'avance

15 Septembre / jour 2 : Arrivée à PHNOM PENH à 09h05 vol TG696 Arrivée à Phnom Penh. A l'arrivée à Phnom Penh, accueil à l'aéroport par un membre de notre bureau et transfert à l'hôtel au centre de Phnom Penh. Début des visites accompagnées (avec guide et véhicule privé). La Pagode du Wat Phnom, le musée national (riche en statues provenant d'Angkor), le Palais Royal et la Pagode d’Argent. Coucher de soleil en bateau au confluent du Tonlé Sap et du Mékong. Nuit hôtel

16 Septembre / jour 3 : PHNOM PENH / UDONG / KOMPONG CHAM Petit déjeuner. Départ avec voiture et guide privé en passant par Udong l’ancienne capitale Royale du Cambodge pour Kompong Cham, En route découverte de Skun, petit village connu pour une spécialité culinaire, les araignées frites. A Kompong Cham, visite du temple Vat Nokor, puis découverte des plantations d'Hévéas de la région de Chhup, dont certains arbres ont été plantés par Michelin en 1930et de la petite usine (datant des années 30) de transformation du latex (fermée en Juillet et Août). Nuit hôtel tres simple

17 Septembre / jour 4: KOMPONG CHAM / KOMPONG THOM/ SAMBOR PREI KUK Petit déjeuner. Départ avec guide et véhicule privé pour Kompong Thom et ses routes bordées de palmiers à sucre. En chemin visite de Vat Kuk Nokor ( 12e siecle). Découverte de l’ancienne capitale et des temples de Sambor Prei Kuk, certainement les plus beaux exemples de l'art PréAngkorien du VIIe siècle. Certains temples en partie effondrés sont maintenus debout par les racines de banians et lianes. La végétation est totalement imbriquée dans les temples. Nuit hôtel

18 Septembre / Jour 5: KOMPONG THOM / SIEM REAP Petit déjeuner. Départ par la route (5 h) avec guide et véhicule privé pour Siem reap (les portes d'Angkor) ou se trouve le site mythique d'Angkor. Après installation à l'hôtel, on assistera au coucher du soleil depuis Phnom Bakend, et vue extérieure du Temple D'Angkor Vat, très bien éclairé en fin d'après midi.

19 Septembre / jour 6 : SIEM REAP (ANGKOR) Petit déjeuner. Le matin, avec guide et véhicule priv

é, découverte des sites d'Angkor Thom : le temple-montagne du Bayon, le Baphuon, la Terrasse du Roi Lépreux, l'ancien Palais Royal, et la Terrasse des Eléphants. Après midi, Visite du célèbre temple d'Angkor Vat "la ville qui devint une pagode". Le soir spectacle de danses traditionnelles Khmer avec repas (buffet)

20 Septembre / jour 7: SIEM REAP (ANGKOR). Petit déjeuner. Le matin, avec guide et véhicule privé, visite des temples préangkoriens (9e siècle) des Roluos : le Bakong, le Prah Ko, et Lolei suivi par la visite des temples les plus étonnants de l'ensemble du site d'Angkor, le Ta Prohm, le Ta keo, perdus dans une végétation luxuriante, ainsi que les temples de Neak Pean, du Preah Khan, et du Thomanon, ainsi que les grands bassins (les Baray). 21 Septembre / jour 8: BANTEAY SREI / KOBAL SPIEN Petit déjeuner. Excursion avec guide et véhicule privé au temple de Banteay Srei la "Cité des Femmes", un bijou de grés rose entièrement sculpté, dédié à Shiva et construit au 10e siècle par le roi Jayavarman V, en passant par le temple en briques d’argile de Prasat Kravan construit en l'an 921, suivi par la visite de Kobal Spien, "La rivière aux mille Lingas. (40 minutes de marche pour arriver a la rivière dont le lit est sculpté sur sa plus grande partie). L'après-midi, visite des sites du Baray Oriental construits par Rajendravarman : Banteay Kdey, Pré Rup, Preasat Khleang, Mébon Oriental. .

22 Septembre / jour 9: BENG MEALEA Petit déjeuner. Excursion de la journée, avec guide et véhicule privé au temple de Beng Mealea (environ 3h de route dans la campagne), un des temple des plus intéressants hors du site d'Angkor, presque aussi grand qu'Angkor Vat mais passablement effondré par endroit. Ce temple est en grande partie envahi par la jungle ce qui en fait un lieu extrêmement romantique et tel que l’ont rencontré les découvreurs d'Angkor il y a plus de cent ans et conservé en l’état. Au retour à Siem reap, visite d'une pagode-monastere actuelle ou les jeunes moines étudient et visite des Chantiers Ecoles ou une association apprend aux jeunes des villages, à sculpter sur pierre et bois dans le plus pur style Khmer

23 Septembre / jour 10 : LAC TONLE SAP / VILLAGES FLOTANTS / PREK TOAL/ BATTAMBANG Petit déjeuner. Départ le matin tôt pour le quai de Siem Reap au bord du lac Tonlé Sap. Départ en bateau sur le lac (environ 6h de bateau public, sans guide), au passage découverte du village flottant vietnamien et arrivée à Prek Toal (beau village flottant), continuation par la rivière Shanker pour arriver à Battambang. Tout au long de ce voyage vous apercevrez des petits villages sur les rives, des élevages de poissons, les riverains qui se baignent, les troupeaux dans l’eau, des pécheurs au filets carrés chinois et des scènes d’agriculture sur les 2 rives. (pendant la saison sèche, voyage en petit bateau hors bord) A l’arrivée à Battambang vous êtes attendus et transfert et installation à l’hôtel, fin d’après midi libre.

24 Septembre / jour 11: BATTAMBANG Petit déjeuner. Avec guide et voiture privée visite de la partie coloniale bien conservée de Battambang (2eme ville du Cambodge) et du marché central. Visite du temple de Phnom Sampeou lieu de pèlerinage Khmer juché sur une colline ou l’on trouve des grottes d’eau salée et des temples grottes bouddhistes. Au retour à Battambang, visite de la belle pagode de Vat Damrei Sâ construite au début du 20e siècle et qui a survécu aux Khmers Rouges. Les murs sont un mélange de chaux et de résine avec de beaux bas reliefs. Visite du petit musée au bord de la rivière, avec quelques belles pièces Angkoriennes, 25 Septembre / jour 12: BATTAMBANG / PURSAT / KOMPONG LUONG / KOMPONG CHHNANG/ PHNOM PENH Petit déjeuner. Avec guide et voiture privée départ pour Phnom penh en passant par la ville de Pursat située a mi chemin de Phnom penh. et visite a 40 km de Pursat du grand village flottant de Kompong Luong (12000 habitants) sur le lac Tonlé Sap, visite en bateau privé (barque). Cette ville flottante comporte des médecins, bars, karaokés, etc. Continuation par le village de Kompong Chhnang et ses ventes de poteries locales au bord des quais. Arrivée le soir à Phnom penh. 26 Septembre / jour 13: PHNOM PENH Petit déjeuner. Avec guide et voiture privée, visite du marché central, du musée du génocide et du marché russe ou l’on trouve de tout, antiquités, T shirts, disques, vêtements, nourriture, etc. c’est un marché toujours envahi et coloré. Nuit Hôtel.
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Nostalgie indochinoise- Vietnam et Cambodge - 1
Paris-Saïgon (Ho Chi Minh-Ville)

Sous l'immense verrière de l'aéroport Charles de Gaulle, à Roissy, une énorme explosion retentit, faisant trembler sols et vitres... Un bagage abandonné vient d'être proprement pulvérisé par les services de sécurité. Incident ordinaire en ces lieux sensibles où le moindre sac oublié par son propriétaire n'a qu'une très courte durée de vie.

Nous meublons l'attente du vol Air-France pour Saïgon en allant déjeuner à la Brasserie Flo du terminal F. Agréable manière de passer les quelques heures en savourant une choucroute bien française, avant l'aventure indochinoise que nous avons choisie en cet automne de l'an 2000.

Déception lorsqu'on nous délivre nos cartes d'embarquement : rangée de sièges n° 43 ! Tout à l'arrière du gros Boeing 777-200... Les passagers sont comprimés dans l'énorme zinc comme sardines en boîte. Une jeune femme très enceinte est assise près de nous, sans égard particulier pour son état : c'est la zone de l'avion la plus exposée aux turbulences. Et turbulences il y a, tout au long de l'interminable vol sans escale jusqu'à Singapour. Nous traversons des tempêtes qui brassent le Jumbo-jet comme un fétu de paille. Le personnel de bord ne brille pas par sa courtoisie. Le steward daigne nous servir, du haut de sa grandeur, quelques plateaux-repas sans le moindre sourire. Il faut insister longuement pour obtenir un verre d'eau. "Vous devriez louer un avion privé" nous dit ce malappris à qui nous marquons notre mécontentement d'être si mal accueillis.

Courte escale à Singapour, dans l'aéroport éclaboussant de luxe, le plus beau d'Asie, où nous dégustons un succulent café dans la zone-transit. Au lever du soleil, voici la terre indochinoise noyée sous les flots du Mékong qui ont envahi la plaine qui miroite comme un lac immense. Comprimés pendant des heures dans l'espace étriqué de la classe Canigou, les passagers posent enfin le pied sur la terre ferme. Derrière le guichet d'accueil, les préposés à la vérification des passeports et visas ont tous une mine sévère et peu engageante... Ils scrutent attentivement chaque étranger et tamponnent comme à regret les documents dont il ne faudra se séparer à aucun prix : cette demande de visa qu'il a fallu remplir pour l'obtenir, et qu'il faudra présenter à nouveau au moment du retour en France...

Un taxi nous dépose à l'hôtel Saïgon-Prince, établissement touristique de belle allure sur le boulevard Nguyen-Hue, quartier des affaires de cette ville cosmopolite que tous les français continuent de nommer Saïgon, malgré le vilain nom "Ho-Chi-Minh-Ville" de la réunification... L'arrivée sur le sol vietnamien n'est pas dépaysant : il règne dans ce pays une atmosphère de France d'autrefois qui a laissé une profonde empreinte sur ses habitants. Dans le hall imposant du palace, on remarque surtout des clients japonais.

Confortable et silencieuse, la vaste chambre donne sur une cour intérieure, à l'écart des bruits de la circulation très dense sur le boulevard.

L'Agence Vietnam-Tourist nous a été fermement recommandée pour organiser notre séjour. C'est un organisme d'état (le pays est sous le régime "communiste-libéral") et son directeur francophone établit un plan de visites selon nos désirs, qui suivent de près ses conseils appuyés. Cette ville active, grouillante et surpeuplée est consacrée en premier lieu aux affaires et au commerce tout azimut. Malgré trente années de guerre meurtrière, le Vietnam se relève du cauchemar à une vitesse vertigineuse, grâce au courage et au dynamisme exceptionnel de la population. A maintes reprises, nous allons voir des preuves tangibles de la grande force de vie qui s'exprime à travers le pays.

Parfum de cuisine française, au "Bistro Augustin", le patron est vietnamien, mais il a séjourné en Bretagne de longues années. A nous le filet de porc à la moutarde, le bar grillé et la crème brûlée ! Tout est délicieux, servi par une mignonne jeune fille au fin minois de porcelaine. C'est sûr : on va revenir souvent chez Augustin pour d'autres agapes.

On marche avec plaisir sur les larges trottoirs des avenues dont certaines portent l'ancien nom colonial avec la nouvelle dénomination. L'ex-rue Catinat a été rebaptisée Dong Khol. Seules trois rues gardent encore leur nom d'origine: rue Pasteur, rue Calmette et rue Yersin. A noter que ce sont trois scientifiques-bienfaiteurs de l'humanité ayant inventé des vaccins contre des maladies redoutables.

Les monuments officiels de Saïgon sont des vestiges intacts construits par les français entre 1900 et 1908. L'Hôtel de Ville, pâtisserie de stuc rose et blanc, colonnettes et frises rococo, ferme la perspective de l'avenue Nguyen-Hue. Il faut braver le joyeux désordre des innombrables engins à deux roues qui sillonnent en rangs serrés les grandes artères. Le directeur de l'agence nous a donné ce conseil : "Vous traversez, sans courir ni vous arrêter, les conducteurs vous évitent et vous ne risquez rien !"... Facile à dire, mais il faut garder tout son sang-froid pour se lancer dans ce magma en mouvement perpétuel environné de vapeurs d'essence.

Nous pouvons témoigner de l'efficacité de la méthode, puisque nous reviendrons sains et saufs d'un audacieux périple de 30 jours. Autre recommandation : se méfier des nombreux pickpockets qui sévissent autour de l'hôtel. Et pas plus tard que ce premier soir, quand nous allons à pied au restaurant, de l'autre côté de l'avenue, mon compagnon est abordé et serré de près par deux gus, dans l'intention manifeste de lui piquer sa sacoche. Mais l'homme a déjà été piégé, à Istanbul, par de semblables individus, et il repousse l'assaut en gueulant si fort que les gars s'enfuient sans insister ! Que dit-on ? "Seul le fou tombe deux fois dans le même piège..."

Demain, destination : le delta du Mékong, le fleuve jaune dont nous avons aperçu de l'avion les méandres débordant sur la campagne inondée...
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