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Tout quitter pour vivre enfin? (tour du monde)
Bonjour à tous et à toutes.

Je m'appelle Axel, j'ai 19 ans et j'aimerais que quelqu'un m'aide à éclairer ma lanterne concernant une décision qui m'est vitale. Voila mon histoire. Depuis toujours, j'ai vécu ma vie comme si aucune chaîne ni aucune contrainte ne pouvaient me retenir. J'ai grandi dans une famille unie avec des parents qui ont toujours étés la pour moi, je suis l’aîné de trois garçons, et j'entretiens des rapports très proches, très complices avec mes parents et mes frères.

La ou mon histoire devient celle qui m'amène à écrire ce message ce soir, c'est le fait que j'ai toujours senti, malgré tout l'amour que j'ai reçu, un manque au fond de moi. J'ai beaucoup de mal à analyser ce sentiment, parce qu'il est très contradictoire. En effet je me sens parfaitement heureux, j'ai toujours eu ce que je désirais, mais dès que ce "je ne sais quoi" reviens, je deviens vite nostalgique, voir triste. Ce que j'ai fini par comprendre, c'est que je ne me sentirai épanoui, heureux et adulte que quand je serai libre. Mais la liberté a un sens large me direz-vous... Certains se sentiront heureux parce qu'ils travaillent, d'autres parce qu'ils exercent un art, ou voyagent.. Pour ma part, ma vision de liberté c'est vivre en épicurien, en hédoniste, sans chaines, sans attaches, sans souffrances ou stress, et plus que ça même, voyager. Mais pas simplement voyager, je veux dire, tout lâcher tout abandonner, quitter ce système oppressif qui fait que nous sommes obligés de vivre comme des machines, de vivre pour l'argent, ou toutes ces illusions qui nous poussent à rentrer "dans un moule préfabriqué". La liberté pour moi, c'est vivre simplement, ressentir dans tout mon être que je suis à ma place loin de cette société, de tout, et que je suis moi. Découvrir qui je suis. Vivre. Simplement.

Voila, vous connaissez à peu près mon histoire et ma façon de penser, je vais pouvoir poser les questions auxquelles je n'ai pas su répondre et obtenir, je l'espère, nombre de vos avis qui m'aideront à avancer sur ma voie.

En fait, la ou le problème se pose, c'est qu'actuellement je sors d'un an d'école de Police, et que j'ai passé le concours pour être titularisé le mois dernier. Mais voila, ce sentiment, cette envie pulse de plus en plus fort en moi chaque jour, et j'hésite à tout lâcher pour partir sur un coup de tête... mais j'ai peur aussi.. Je suis installé en appartement, j'ai un emploi stable, tout va bien, mais j'ai aussi tellement peur de tout quitter et d'échouer dans la recherche de moi-même, de ne pas avoir les moyens de réaliser ce rêve, c'est horrible comme sensation.. De plus, est-ce que je décevrais mes parents ? Comprendraient t'ils ? J'en ai déjà parlé avec eux, et leur réponse est que le mieux c'est d'économiser pour partir, mais ils n'ont pas compris que je ne veux pas ça, je ne veux pas vivre enfermé dans ma vie, sédentaire et cloîtré, j'ai besoin de voyager, je veux respirer..

En fait mon questionnement est le suivant :

_ Est-ce que je fais vraiment ça par conviction, ou juste sur un coup de tête ? _ Ma famille et mes amis comprendront-ils mon besoin vital de faire ceci ? Seront il déçus ? Me laisseront-ils tomber ? _ Comment me motiver pour pouvoir enfin tout lâcher et ne pas avoir peur du résultat ? _ Avez vous des ressentis à partager, si vous l'avez fait, ou des expériences, bonnes ou mauvaises, n'importe quoi qui me fasse sentir que je ne suis pas seul à avoir voulu faire ça ?

Voila, c'est mon histoire compliquée, avec mes ressentis, un peu de mon passé, de mon présent et surement un tournant décisif pour ce qui sera de mon futur, et je vous remercie du fond du coeur pour toute la lumière que vous pourrez m'apporter.

Amicalement, LibertyBoy.
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Prendre sa retraite en Martinique ou en Guadeloupe?
Bonjour à tous, Prochainement retraité, j'envisage sérieusement de quitter l'hexagone pour m'installer outre mer, le climat métropolitain me pèse et je me vois mal rester enfermé tous les hivers, à attendre le printemps. J'hésite entre plusieurs destinations, j'ai écarté la Réunion, il me reste la Martinique et la Guadeloupe, et pourquoi pas la Guyane, je connais ces endroits pour les avoir visités mais pas suffisamment pour me décider. J'aimerais le témoignage de personnes qui comme moi ont décidé de s'installer là bas. Connaître les avantages et inconvénients , les villes agréables, celles à éviter, le bon choix à faire. Merci d'avance pour vos témoignages. Bonne journée
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L'Afrique à vélo
Bonjour,

Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.

Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.

Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?

Des conseils particuliers pour l'Afrique ?

Merci !!
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Préparer un long séjour à Mayotte
😛Bonjour, j'habite à Mayotte et je me mets à votre disposition pour répondre à vos interrogations concernant votre future mutation professionnelle ici même. Je pourrais vous donner quelques conseils objectifs pour préparer votre séjour. Voici déjà quelques indications: - Le véhicule: Si votre véhicule à plus de un an et que vous étes sûr de celui-ci, amener le votre! Faire une bonne révision. Pourquoi? ici, les véhicules sont chers, et vous ne savez pas sur quoi vous allez tomber! Quel type de véhicule?: Peu importe! ici tout roule! Bien sûr une petite préférence pour les véhicules 4x4 ( j'ai perso un scénic 4x4), mais si vous n'en avez pas ne faites pas l'investissement! A savoir qu'il y a de nombreux garages automobiles toutes marques, euromaster etc... - Les logements: soit vous étes logés par votre organisme, soit a vous de trouver mais alors là... les prix des loyers sont prohibitifs! Le moindre appartement coûte 1000 euros/mois! Je parle bien sûr d'appart' correct. - La vie au quotidien 1/ Alimentation: Ce qui va être parlant pour une famille voici un exemple de ticket de caisse de mes courses de hier: Tomates locales 6€50 le kilos ( info: prix variable 2.50€ le moins cher en saison) Pain de mie longue conservation: 3€90, 1L huile 2€55, Fromage de chèvre la bûche casino: 4.95€, 30 oeufs: 8.40€, jambon blanc à la coupe le moins cher: 12€95/kg, beurre premier prix:1€85, nutella:6€90, lait premier prix: 1€03/litre... en gros oui c'est plus cher qu'en métropole! Et honnetement contrairement à ce que j'ai pu lire sur le forum, les prix sont kifkif de petite terre ou grande terre c'est pareil! Sur petite terre y'a le SHOPI( produits intermarché) et le SCORE ( produits casino) Globalement moins cher chez SHOPI, mais trés bonne viande chez SCORE et même moins chère qu'en métropole du moins pour le boeuf! 2/Habillement: Bien sûr si vous avez les moyens habillez-vous avant de partir et chaussez-vous surtout! En clair, ici on trouve de quoi shabiller et des choses sympas! par contre au niveau du prix c'est moins sympa^^ alors le tee-shirt souvenir baobab, tee et cie etc... de jolis ensembles pour les enfants, de jolies robes et tenues pour les femmes etc... mais faites vous votre garde robe globale en métropole c'est mieux! Quoi? tee-shirt anti-uv, maillots de bains, chaussures deplage, oui je sais c'est ringard mais aprés avoir vécue l'expérience OURSIN dans le pied... croyez moi on mets des chaussures pour aller se baigner! ici on en trouve mais c'est encore une fois trés trés cher!!!Donc ici on s'habillera plaisir ( le tee-shirt touriste!) ou vraiment au pire dépannage mais vaut mieux partir avec sa garde robe. INNEVITABLE: Partir avec toutes ses chaussures de sport! ici soit on en trouve pas soit elles coûte un bras et pour des modèles limites limites! A savoir que les chaussures s'abîme 3 fois plus vite u'en métro. A savoir aussi que LA chaussure ici c'est la TONG!!! on en trouve ici pas de soucis mais pas trop le choix ou alors des havaianas a 25 € pour un enfant par exemple! Donc prévoir un petit stock aussi! pour les enfants en particulier franchement les tongs sont suffisantes +une paire de baskets pour le sport a l'école et une paire de chaussure de marche ( si vous avez envie de visiter la forêt tropicale) - la vie ici: perso, j'aime beaucoup je suis sur petite terre et bien contente par rapport a grande terre. Demandez moi plus d'info si besoin. Je reste à votre disposition
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Sevrage du voyage pour cause de parentalité
Bonjour,

Juste quelques mots pour avoir des avis sur le sevrage de voyages du à l'arrivée d'un enfant.

Je vais être papa dans quelques jours et j'en suis très heureux. Néanmoins, je continue à passer les 3/4 de mon temps sur des sites, des forums, des centrales de réservation de billets d'avion, à comparer les prix pour un voyage qui me parait aussi probable que la venue de petits hommes verts.

Bref, je suis accro au voyage, et apr��s des trips monstrueux avec mon sac à dos de part le monde, pour des durées - qui, si elles n'étaient pas non plus énormes : 1 mois tout au plus - qui me permettait de "déconnecter", j'ai du mal à imaginer que, pendant 20 ans, mes prochains voyages ne dépasseront pas les deux semaines, et que ce sera plus à quelques petites heures de vol qu'au fin fond de l'Asie ou de l'Amérique du Sud.

On a bien prévu un voyage de 10 jours pour se retrouver en tête à tête avec ma femme lorsque la petite aura 8 mois, mais on sera loin du voyage roots et d'une immersion totale (ce sera surement un gite à la Réunion ou en Guadeloupe). Pas de taxi brousse, de bemo, de guesthouse pleine de cafards, de galères et de rencontres au milieu de nul part. Juste la nécessité d'avoir du réseau téléphonique et la possibilité impérieuse de pouvoir être, en cas de souci, dans les 12 heures de retour en France.

Bref, j'ai le bonheur d'être papa, mais toujours ce manque récurrent, cette idée fixe qui me taraude : quand le prochain trip, où et surtout comment ?

Laisser bébé aux grand-parents et partir égoïstement ou prendre bébé avec nous et partir tout aussi égoïstement car elle n'en profitera pas...

Pas envie de ces atroces "fammily portrait" où des millions de neuneux prennent l'autoroute A7 pour descendre dans le Lubéron ou sur la Cote d'Azur, ou prendre un charter vers la Crête avec d'autres dizaines de milliers de neuneus qui vont au club de plage... Tous à la même période...

Je ne veux pas tomber dans le cliché et continuer à vivre le voyage tel que je le vivais avant. Des solutions, des idées, des suggestions pour y parvenir ou, tout simplement, faire le deuil du "backpaping" ???
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Tour des Annapurnas avec passage au lac Tilicho en avril 2008
bonjour, J'ai trouvé beaucoup d'info sur le forum mais parfois un peu confuses voir contraires.

Je t'explique mon projet: j'ai promis à mon fils il ya des années que je ferais avec lui, un trek sur le toit du monde, sourire....... quand il aurait 15 ans et il les a maintenant. J'envisage de faire le tour des annapurnas avec un passage au Lac TILICHO, de faire cela en duo seul à seul avec mon fils pour garder un souvenir d'experience extraordinaire tous les deux. La date devrait tourner entre 24 et un mois au moi d'avril.

Quelques questions.... est ce raisonnable, mon fils est sportif, pentathète, je me debrouille sportivement, marche course de fond j'ai 45 ans mais pas d'experience de trek long.

euhhhh, peut on debarquer à KMD avec uniquement le billet d'avion retour et tout gerer tranquillement sur place, je dois prevoir quoi 10 ? 15 € par jour par personne pour tout, repas, lodge, declacements ???

Il faut partir avec le gor tex et les sacs à dos, gourde ou acheter sur place est plus rentable ( en plus cela permet de faire marcher l'economie locale)

les lodges ne sont elles pas trop bondées ( en cett eperiode avril je ne crois pas), le fait de ne pas prendre de guide est il en ce domaine un problème ?

Il faut au moins une carte pour le trek, cela s'achete à KMD ? je suppose que le GPS n'est ni utile ni envisagable.

en avril la vue sera dégagée à priori?

pendant les vac de noel je n'ai pas bougé, je viens de reprendre la marche 3 h hier et j'ai des courbatures musculaires, cela doit arriver tout le temps sur 20 jours dont une partie en altitude ?

Que penses tu d e l'âge de mon fils 15 ans mais 1M 86 ? je ne prends pas de risque à le mener à 5100 M ?

Et en ce qui concerne les maoistes, le fait d'etre seuls à deux européens n'est il pas un risque?

Merci de tes reponses.

Guy
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Mort en Inde d'une blessure au pied mal soignée...
Hello Ji :)

La semaine passée, je tombe sur un article... "On a laissé mourrir mon frère"

Erwin à 33 ans, et voyage depuis 4 mois en Inde. Son assurance santé est en ordre, carte visa en poche, la vie est belle. A Goa, il se blesse au pied. Rien de grave, il se rétabli. Enfin, il a une grosse douleur au pied de temps à autre, il retourne donc à l'hosto. Un mois après, il tel à sa soeur... "Viens me chercher"!!! Sa soeur arrive, et deux jours après, Erwin ferme les yeux et meurt. Il s'était chopé une infection au pied, qui s'est généralisée. Les autorités n'ont RIEN fait!!! Allant même jusqu'a dire "Vous ne feriez pas bruler son corps? cela prend moins de place dans les bagages"... Finalement, ce sont les pompes funebres du village ou habite la famille d'Erwin qui ont avancer les sous pour le rapatriement...

Bref, l'assurance santé "normale" ne couvre que 3 mois, l'ambassade, le consul là bas avaient d'autres choses à faire, et n'en n'ont rien eu à faire, pas question d'avancer les sous pour un quelconque rapatriement, vivant ou mort...

C'est affolant... Ca aurait pu être moi...
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Tour du monde avec des enfants à partir de juillet 2009
Bonjour,

Nous avons 3 enfants de 4, 8 et 10 ans et envisageons de partir pendant 2 ans au gré des continents. Nous avons cherché des discussions sur les familles qui partent mais elles datent souvent du début de 2007, voire bien avant et sont inactives. Il existe, en outre, des sites fort intéressants faits par ceux qui sont déjà en route. Ils nous ont aidé à faire certains choix.

Nous partirons en Juillet 2009. Nos préparatifs ont débuté tranquillement il y a 2 mois et les nouvelles idées chassent les certitudes d'hier. Néanmoins, voilà pour le moment notre itinéraire: 1. l'Afrique en Land Defender (nous nous demandons encore si nous poursuivrons un peu sur l'Asie ou rentrerons en l'Europe) 2. l'Amérique du Sud en Def. également. Nous sommes en train de potasser sur la préparation du véhicule et des aménagements possibles. Nous pensons acheter notre "cahute ambulante" vers la fin de l'année, peut être avant si nous trouvons une bonne occasion. 3. Ensuite nous prendrons très probablement une billet TDM pour partir en Asie (Inde, Thaïlande, Vietnam, Malaisie, Indonésie, Japon, etc...). Sur place, nous allons utiliser d'autres moyens de transport comme le train, le bus etc... 4. Toujours avec ces billets nous pensons aller en Australie, y louer un camping car et rester un bon mois. Puis, passer peut-être par la Nouvelle Zélande, Nouvelle Calédonie et/ou la Polynésie. Tout dépendra du temps qui restera et des envies du moment.

Nous avons beaucoup voyagé avec nos enfants dès leur plus jeune âge (Europe, Chine, Afrique, Etats Unis, diverses îles etc...) et pas mal avant aussi. Nous avons vécu à l'étranger pour le travail pendant plusieurs années. Si comme nous vous préparez votre voyage, voulez échanger, avez un tas de questions et de surcroît des enfants qui vous accompagnent, nous serions très heureux de partager nos expériences et qui sait, peut être, de nous voir à l'autre bout du monde...

Rachel, Igor & les enfants
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Laos, un bout du nord à pied, chroniques expresses, mais sauvages!
Laos, un bout du nord à pied, chroniques expresses, mais sauvages !

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De l'opium pour le bébé ! (chez les Akha) De l'opium pour le défunt ! (chez les Hmong)

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Cette année-là je parcourus durant un mois, comme à mon habitude uniquement à pied, une des régions les plus reculées et les plus méconnues du Nord-Laos, une région restée particulièrement sauvage et située aux marges de la fascinante province septentrionale de Phongsaly. La zone concernée est un territoire frontalier montagnard très peu peuplé, et dont les hauteurs sont occupées essentiellement par des groupes des ethnies Hmong et Akha Loma. C'est en la seule compagnie de ces deux groupes de populations, allant de l'un à l'autre au gré de mes pérégrinations, que je résidai durant cette trentaine de jours. Ces courtes chroniques relatent quelques petites scènes et évènements observés ou vécus à cette occasion sur les sentiers ou dans les villages. Ce séjour s'est déroulé au cours des mois de juillet et août, c'est-à-dire au plus fort de la saison des pluies.
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Tour du monde: budget de 10 000 € pour 10 à 18 mois suffisant?
Bonjour à toutes et à tous,

Tout d'abord je tiens à préciser que j'ai déjà pris toutes mes dispositions pour partir (année sabbatique, résiliation bail, vente du véhicule...), ce Tour Du Monde n'est donc pas une lubie mais bien un projet solide.

Je compte traverser 45 pays environ (Europe de l'Est, Proche-Moyen-Extrême Orient, Asie Sud-Est, Asie Nord-Est, Amérique Nord-Centrale-Sud) pour une durée comprise entre 10 et 18 mois. En fait je n'ai absolument aucune contrainte de temps...juste d'argent.

Je dispose pour ceci d'un budget de 10 000 € "voyage". J'entends par là que c'est la somme dont je dispose pour le voyage en lui-même, les préparatifs ante-TDM n'entament pas ce budget.

1) C'est un TDM sac à dos, pas de billet d'avion TDM, je me déplacerai autant que faire se peut par bus-train-stop. Cependant il y aura l'inévitable billet d'avion Chine-Corée du Sud, Corée du Sud-Japon, Japon-Canada et Brésil-France ou Espagne.

2) Question hébergement, je ne suis absolument pas difficile. Auberges de jeunesse, et hôtels où il y aura le moins de rats-cafards possibles suffiront à me séduire. J'ai prévu en cas de coup dur le trio de choc "duvet+bâche+tendeurs". J'ai 25 ans, je suis ancien militaire et je ne compte plus le nombre de fois où j'ai dormi dehors sous ma bâche pendant 2 semaines de pluie avec comme ersatz d'hygiène quelques lingettes pour bébé... Là encore il ne s'agit pas de se prouver quoi que ce soit ou de s'improviser guerrier rustique et dur au mal, mais d'éviter tout simplement de grever dangereusement son budget.

3) Question nourriture, une fois de plus je n'ai pas de grandes prétentions : restos entrée de gamme, marchés et snacks locaux suffiront amplement.

Vous l'aurez donc bien compris, ce budget de 10 000 € servira dans sa majeur partie à la nourriture, à l'hébergement et aux transports en tout genre.

QUESTION : Sachant que je compte partir pour une durée MAX d' 1 an et demi, et connaissant mes exigences "confort", pensez-vous que ce budget est suffisant (attention aux 4 billets d'avion pré-cités obligatoires) ?

Je vous remercie très chaleureusement de l'attention que vous porterez à mon message.

Amicalement,

Renaud.
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Qui prépare un tour de l'Amérique du Sud en camping-car?
Bonjour,

Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.

Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.

Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).

Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.

A bientot peutetre
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Suite au tremblement de terre au Pérou: pour les voyageurs (17 août 2007)
Je viens de recevoir de nouvelles informations concernant le secteur du tremblement de terre.

Outre les problèmes de tous ceux qui sont victimes de ce séisme, il est pratiquement impossible de voyager entre Lima et Nazca. La panaméricaine a énormément souffert, des ponts se sont effondrés. Il est donc recommandé de ne pas s'embarquer sur ce trajet vous risquez d'être bloqué pendant des heures. D'ailleurs pratiquement aucun bus ne circule.

Par contre en dehors de ce secteur tout fonctionne normalement, avec tout de même une restriction: tous les bus devant sortir de Lima en direction du Sud que ce soit la côte ou les Andes ne sont pas partis, donc il se peut qu'on manque de véhicules pour certains trajets.

En résumé: à ce jour prenez l'avion entre Lima et Arequipa, et entre Cuzco et Lima ou Ayacucho et Lima.
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Tour d'Asie Centrale en camion d'avril 2011 à février 2012
Salut salut!!!

Depuis quelques temps, l'idée d'un voyage en cam's nous trotte dans la tête. Depuis septembre on a pris la décision de partir pour un an vers la Mongolie !!

Le départ se ferait vers le début avril 2011 pour un retour vers février 2012.

Voici le trajet envisagé, à partir de la Turquie. Avant on ferait 15 jrs dans les pays de l'est.

puis : Turquie, Géorgie, , Azerbaïdjan, (traversée de la Caspienne), Turkménistan, Ouzbékistan Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakstan, Russie (en transit), Mongolie, Russie, Kazakhstan, Russie et soit la Géorgie pour un retour par la Turquie (c'est le plan A) , ou bien l'Ukraine et les pays de l'est.

Comme n'importe lequel des voyages, sa demande un peu d'organisation et des fois c'est un peu dure de trouver des infos présises, donc nous faisons appel au voyageurs qui auraient fait un périple similaire ..

Voilou ou ont bloque pas mal : sur les visas (et surtt le visa russe), on va avoir quelques info par rapport à sa donc on vous transmettra tt sa puis sur l'état des routes et plus précisément au Tadjikistan et au Kirghizstan après le Turkménistan on souhaiterai passer par Douchanbé pour chopper le permis GBAO (véritable clé du paradis) qui nous permettrais d'empreinter la route du pamir : de douchambé on prendrai la M41 jusqu'à Khorog puis après grosse question, comment sont l'état des routes : 1 par la valée du chokh dara, ou bien la route qui longe la frontière Afghane (cette route ne craint pas trop pour dormir dans son cams ?), puis passer par mourgab et suivre la M41 jusqu'à Och au kirghistan..

voilou si des personne on fait cette route merci d'éclairer notre lanterne !

Merci d'avance Love&Light Mael et Jany
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Choisir son itinéraire - avis et conseils
Bonjour à tous 🙂,

Mon ami et moi préparons notre voyage à travers le monde pour début 2015. Nous n'avons pas défini de durée.. peut-être 12 mois, 15... à voir selon nos envies et nos économies. Pour l'instant notre budget est de 10 000 € chacun (voire un peu plus.)

Nous souhaitons profitez de notre jeunesse pour bouger. Nos envies : découvrir de nouvelles cultures, parcourir des paysages magnifiques, faire de nouvelles expériences (sportives, culturelles) et surtout faire de belles rencontres. Aller dans des endroits où les gens sont accueillants et aiment l'échange est important pour nous.

Mon ami est un passionné de mer et de planche à voile, de bateau. Il aime également la plongée. Il souhaite donc en profiter pendant le trip. Pour ma part, j'adore la photographie, j'aime échanger avec les personnes et découvrir de nouvelles activités.

Cela fait déjà plusieurs mois que nous regardons les sites de voyageurs... Mais choisir un itinéraire s'avère très difficile. Nous savons que nous ne nous tiendrons pas à ce que nous avons prévu (et nous n'avons pas envie de tout prévoir ! Puis... nous sommes très curieux et avons envie de voir trop de choses ! A vouloir trop faire, nous savons que nous n'allons pas profiter. Nous ne voulons pas que ce voyage se transforme en une course contre la montre (partir sur une base de 12-14 pays me semble bien). Puis notre itinéraire changera selon nos rencontres ...

Difficile de choisir quand on ne connait pas du tout les pays.

Pour l'instant nous nous sommes mis d'accord pour voyager à travers l'Asie, l'Océanie et l'Amérique du Sud (peut-être l'Amérique centrale). Les pays que nous voulons faire : Birmanie, Laos, Cambodge, Thaïlande, Indonésie, Nouvelle Zélande, îles fidji, Bolivie.

Mais bien d'autres pays nous attirent : En Asie : le Liban, l'Inde, le Népal, le Sri Lanka, la Mongolie, le Japon (mon ami aimerait, perso je suis moins tentée) En Océanie : l'Australie, Tahiti En Amérique centrale : Guatemala , Nicaragua... on ne connait pas du coup. Est-ce intéressant de s'y arrêter ? En Amérique latine: Equateur, Pérou, Argentine, Chili, Colombie. Comment faire un choix ? Ils ont l'air tous aussi bien les uns que les autres..et les distances sont tellement grandes !

Selon vous quels sont les pays qui sont très intéressants de parcourir ?

Nous aimerions avoir votre avis sur nos choix. Je sais que les préférences et coups de cœur dépendent beaucoup de l'expérience que l'on a eu avec les rencontres, mais c'est intéressant d'en avoir un aperçu 😛

Merci à vous pour vos réponses 🙂

Et merci aux voyageurs pour leurs blogs qui sont une mine d'informations et de bons conseils... ainsi qu'une invitation au voyage.

Marjorie
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Voyager avec de jeunes enfants
Bonjour, je rentre d'un tour du monde de 4 mois avec mes enfants de 2 et 5 ans et nous nous sommes tous regalés! J'encourage donc toutes les familles qui hesitent encore à franchir le pas, vous ne le regreterez pas. Mon blog de voyage pour plus d, infos : emaneo.top-depart.com Je planche maintenant pour en faire un livre, mais je ne sais pas par ou commencer. Pouvez-vous me dire quelles reponses a vos questions vous aimerez trouver dans un livre? merci d'avance!
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Rêve de devenir actrice indienne
Bonsoir à toutes et à tous! Alors voilà je suis totalement perdu entre les rêves et la réalité, ma passion dévastatrice m'empêche d'avoir les pieds sur terre . Alors voilà, j'ai 16 ans et je suis une grande passionnée des pays du Moyen-Orient. Je rêve depuis toujours d’être un jour actrice indienne, mannequin indienne, danseuse indienne et MÊME ME MARIER AVEC UN INDIEN Lol pour vous dire à quel point j'en suis .Ma famille me prend pour une petite fille qui a des rêves plein la tête comme la plupart des adolescents mais au fond de moi je sais que j'ai les moyens et les capacités de faire de mes rêves une réalité . Je suis quelqu'un de très renfermé, les seuls choses qui me comblent de joie c'est de penser qu'un jour je pourrais vivre pleinement ce dont j'ai toujours rêvé . Je me suis déjà intéressé de plus près au mannequinat mais au final je suis toujours découragé par la pensé que des filles jolies yen a des tonnes alors pourquoi moi ? Pour ce qui est des actrices c'est un peu pareil, la concurrence est rude des bonnes actrices et plus bonne danseuse que moi aussi yen a des tonnes, alors pourquoi la vie me ferait ce cadeau-là à moi ? Mais malgré toutes ces pensées négatives, me re voila encore une fois à rêver . Je voulais juste savoir s'ils ya des personnes dans le même cas que moi ou si tout simplement effectivement j'suis complètement dans la lune et que je ferais bien de regarder des métiers beaucoup plus dans la norme et standard. Prenez le temps d'y répondre s'il vous plaît, ça me ferait plaisir d'avoir quelques opinion.
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Voyagez au Soudan!
Chers VFistes je souhaite changer le regard que beaucoup de français portent sur le Soudan. Je reviens d’un court voyage de 3 semaines (fin mars, dont une semaine de plongée à bord de l’Odyssée). Comme tous j’ai dû affronter les questions inquiètes de mes proches avant mon départ du genre .. tu es fou d’aller là bas, tu vas te faire enlever, Il n’y a pas la guerre la bas?

En effet le site France diplomatie sur les informations aux voyageurs classe le pays en zone rouge pour le Darfour, et le long des frontières et orange pour le centre soit déplacements déconseillés sauf raison impérative principalement pour le risque terroriste.

Alors voilà, le pays est sûr si vous évitez les zones rouges tracées par le ministère. J’irai même plus loin .. je ne me suis rarement senti aussi bien accueilli. J’ai pas mal déambulé dans Khartoum, seul, en journée et le soir avec mon appareil photo, et je n’ai jamais ressenti la moindre agressivité. Un touriste asiatique se promenant seul à Paris le soir se sentira certainement moins à l’aise qu’un européen dans Khartoum... pour ce qui est du terrorisme, il n’y en avait pas selon les personnes rencontrées. Sur la route il y a aussi des Check points réguliers de la police, ils sont bien organisés (et toujours faits avec le sourire) Pour le reste du pays, je suis passé par Raidan tour, l’une des deux agences qui organisent des tours dans le pays pour les étrangers (l’autre est ITA, mais plus chère). L’intérêt de passer par une agence est qu’ils s’occupent d’obtenir les permis sur place (travel et photo permit) vous pouvez même leurs laisser votre passeport et voyager avec une photocopie, ça leur permet de faire les démarches sans que vous ayez à attendre à Khartoum. L’aide d’un guide chauffeur cuisinier traducteur me semble aussi quasi indispensable (même si je sais que certains sur le forum l’ont fait seul), les sites sont difficiles à trouver, c’est un énorme gain de temps. Et puis c’est souvent bien utile quand votre interlocuteur ne parle pas l’anglais.

Pourquoi aller au Soudan ?

Parce que c’est beau, la campagne est magnifique et je pense que ça mérite déjà un voyage rien que pour ça. Aussi pour sa population qui est extrêmement accueillante et prévenante temam bien bon! Mia mia 100%. La cuisine est savoureuse : la base tamia ou ful avec du aesh (falafels ou haricots avec le pain) ou plus élaborée avec viandes de bœuf, chameau, poulet et poissons de nil souvent panés. Ainsi que l’incontournable chaïe (thé) ou le jebana (café avec gingembre) aux heures le plus chaudes (wahed jebana!). Enfin pour ses vestiges, mes préférés Soleb (sympathiques villages autour), Jebel Barkan et Naqa. Par contre ne vous attendez pas à des ruines aussi riches qu’en Égypte, elles sont bien moins abondantes, et plus abîmées (essentiellement car la roche utilisée est plus friable, aussi car les efforts de restaurations semblent avoir débuté plus tard et avec moins d’ampleur) Ah oui si vous êtes à Khartoum un mercredi il faut absolument aller au marché aux bestiaux, c’est l’un des plus grands que je n’ai jamais vu, c’est à ciel ouvert sur plusieurs hectares.. Voir ces troupeaux de chameaux, de vaches survoltées dans cette ambiance chaude et poussiéreuse était l’un des meilleurs moments de mon voyage.

Quelques précautions à prendre tout de même avant le voyage:

Faire une demande de visa a l’ambassade du Soudan vous prendra une dizaine de jour (tout se fait par courrier), il vous faudra préalablement faire une demande de lettre d’invitation à l’agence qui va vous accueillir. Vérifier que vous soyez bien assuré pour cette destination, une assurance rapatriement est toujours indispensable et le Soudan est souvent exclu des contrats classiques. Personnellement j’ai pris une assurance chez chapka, ils ont été très rapides (ça m’a pris 30 min au téléphone puis internet et coûté 55€). Pensez à prendre assez d’euros, au Soudan le système bancaire fonctionne en vase clos et nos cartes internationales ne fonctionnent pas. Mais bon pas besoin de changer beaucoup en arrivant à Khartoum, la vie n’est vraiment pas cher .. 10 à 20 pound (30 à 60cts) pour un repas basique, 50 pound (1€50) avec de la viande ou du poisson, une petite bouteille d’eau 3 pounds! Un taxi de Port Soudan à Suakin 200 pound, une nuit dans un hôtel milieu de gamme 500 pound. Le réel problème en ce moment ce sont les pénuries d’essence, et les queues qui s’allongent devant les stations particulièrement pour le diesel.. Heureusement il y a toujours le marché noir .. la vente en dehors des stations où l’on peut négocier quelques galons pour dépanner. Il faut aussi être préparé à la chaleur qui en mars avoisine les 40degres la journée, pour cela il vaut mieux partir un peu plus tôt dans la saison (de novembre à début mars).

Voilà, je vous salue Merci à Elhadi mon guide multifonction! Il fait également un excellent gps! Merci a Salma et Ahmed de l’agence Raidan Merci à Klumzy pour les messages échangés sur VF Merci à la dame du l’ambassade du Soudan à Paris qui m’avait encouragé à venir visiter le pays Hamdulilah ^^
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Compte rendu Cuba 2020
🙂 En ces temps difficiles, rien que une bonne lecture évasive à la maison CUBA 2020

>>>14 jours >>>5 villes coloniale >>>1500 kms en Ford 195 >>>4 sites UNESCO >>>8 casas particulares utilisées >>>beaucoup de langoustes

Références : Application MAPS.ME Page FB : Je pars à Cuba Page FB : Les français à Cuba Page FB : Cuba : conseils pour bien préparer son voyage www.cubanoscope.com www.jeparsacuba.com Carte Cuba 1.1000000 BORCH plastifiée Guide du Routard CUBA 2019

JOUR 1 : PARIS>>>LA HAVANE 10h de vol 25° (samedi 18/01/2020) Voilà c’est le départ tant attendu, direction l’aéroport d’Orly pour un vol direct à destination de la Havane, capitale de CUBA. Nous sommes à l’aéroport vers 08h00 pour un décollage à 10h00 sur la compagnie Air Caraïbes que nous testons pour la première fois. Nous sommes dans une boutique DutyFree, pour quelques achats, lorsqu’une annonce retentit et nous concerne. Notre vol est retardé de 2h30 ! Bon bin, il va falloir attendre, on finit nos achats, qui seront gardés à Orly, jusqu’à notre retour (pratique). Nous sommes en salle d’embarquement F21, on nous remet une attestation de retard de la part de la compagnie, et on nous sert un petit piquenique. La raison invoquée par Air Caraïbes, est qu’ils ont dû changer d’appareil, alors que depuis 08h00 que nous sommes là, en porte F21, il y a un avion Air Caraïbes qui est au stationnement, il y restera jusqu’à notre décollage qui sera effectif à 13h20, soit 3h20 de retard au décollage (ce changement d’appareil a-t-il eu lieu>>>mystère….).

J’ai eu le temps de prévenir 2 personnes à La Havane, de notre retard, une qui doit nous donner des réservations faites en ligne, et notre chauffeur Pavel, qui nous attend à l’aéroport. Les 10h30 de vol se passent très bien, on a trouvé les services à bord d’un bon niveau, équipage agréable et divertissements très variés. On se pose donc à 17h30 heure locale au lieu de 14h40. Il y a pas mal de monde aux guichets immigration, mais nous passons assez rapidement la douane munis de notre carte de tourisme (visa) en main, un tampon de plus dans le passeport et nous passons (notre assurance rapatriement ne nous a pas été demandée, mais elle est obligatoire). Nous n’avons pas de bagages en soute, alors nous nous dirigeons vers la sortie, tout en constatant qu’il faudrait un papier bleu rempli, que nous n’avons pas. Une personne récupère ce papier, un papier pour une famille, un peu perdus, on suit un peu tout le monde, la personne est un peu submergée, et nous passons avec d’autres personnes.

Un fois sortis, nous repérons facilement Pavel (notre chauffeur privé pour 2 semaines) avec la pancarte à nos noms. Nous allons directement échanger en espagnol, et cela pour toute la durée du voyage. Voulant faire du change, je lui demande où cela est possible, et il y a un guichet à droite en sortant. Mais, il me propose de le faire avec lui, et au même taux, c’est parfait. Il m’expliquera que cela l’intéresse d’avoir des euros ou des dollars pour acheter des pièces de voitures au cas où, et qu’il paie cela dans une de ces deux monnaies.

FOCUS MONNAIE A CUBA : Bon à savoir, à Cuba il existe 2 monnaies en vigueur, un peso national (CUP) pour les cubains et un peso convertible (CUC) pour les touristes, ces 2 monnaies ne sont pas récupérables en dehors du territoire cubain, donc il faut arriver avec des espèces, attention une commission supplémentaire est prise en cas de change avec des dollars américains. Et avoir sa CB pour des retraits possibles en ville.

Et un des moments tant attendus arrive, nous découvrons notre voiture, une FORD 1953 Customline Sedan bleu, Pavel la tient de son père, et elle a été entièrement refaite. Et nous voici partis vers la ville, on voit déjà énormément de voitures américaines des années 50 et 60, il y en a partout en fait. La nuit tombe maintenant, puisque nous sommes arrivés en retard, et Pavel gentiment nous propose un tour de ville vers les spots illuminés de La Havane, on est vraiment dans le bain, le Capitolio, le théâtre national, nous remontons le Paseo del Prado, on en avait rêvé, on y est !!!

Pavel nous dépose ensuite à notre hébergement, nous sommes chez l’habitant (et cela durera 2 semaines). Nous sommes à la Casa Esperanza, chez Henri, français et Esperanza, cubaine sa femme. Il s’agit d’une maison de 1910 entièrement rénovée en 11 mois !

FOCUS HEBERGEMENT A CUBA : Cuba étant pendant longtemps un pays assez fermé, l’offre en hébergement touristique est restée faible et d’état, l’hôtellerie n’est pas dans le meilleur des états et n’est pas bien rénovée faute d’argent. Ainsi, face à la demande touristique grandissante, dès 1997, Fidel Castro a ainsi autorisé les particuliers à louer deux chambres maximum à des étrangers. En 2011, le régime a dû libéraliser cette location. Il est désormais légal de louer plus de deux chambres par logement voire même une maison entière. (Tarifs moyens 15 à 40 CUC par nuit, environ 13,50 à 36€). Il y a environ aujourd’hui à La Havane plus de 800 casa particular.

Nous laissons Pavel pour ce soir et nous le retrouverons lundi matin. Henri nous indique un petit itinéraire pour aller se restaurer. Notre hébergement est dans le quartier de la vieille Havane, pratique où tout peut se faire à pied. Nous allons donc partir à pied, il fait nuit, les cubains sont très souvent dehors et dans la rue, ce que nous remarquons de suite, c’est l’état déplorable, ou en ruine, de pas mal de maisons coloniales ou début XXème. A pied, on peut vraiment avoir l’impression d’être en insécurité, il fait nuit, on voit de tout, ruines, animaux et cubains, et en fait il n’en est rien du tout, c’est très sécuritaire malgré la vision que nous percevons. A 5mn, nous rejoignons la Plaza Vieja, superbe place coloniale rénovée aux façades authentiques, plusieurs restaurants, et surtout ce que nous rêvions aussi, on est samedi soir, la musique cubaine est là, dans les maisons ou dans la rue, on y est !!! On trouve un petit resto et notre premier mojito ! Retour à l’hébergement, il est 21h30, on commence à absorber le jetlag, bonne nuit.
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Retour sur un voyage en Russie
Retour sur un voyage en Russie, (Saint Petersbourg, Repina, Moscou). Oh, c'est un voyage de 10 jours assez classique pour découvrir la Russie, en choisissant les 2 villes les plus connues de cet immense pays. Un voyage que j'ai fait(63 ans) avec mon épouse(60), et que j'ai construit grâce à ce forum et avec votre aide. Merci.

10 jours du 22 mai au 1er juin, avec une météo clémente, mais un peu fraiche. Et une tornade que nous avons vécue à Moscou, le 29 mai dans l'après midi, alors que nous déambulions dans une rue piétonne de Kitaï Girod. Nous nous sommes réfugiés dans un café, par un vent violent, et une pluie diluvienne. En sortant et rejoignant notre hôtel, nous avons vu des arbres à terre, des branches arrachées, tôles envolées et vitres de fenêtres explosées. Nous apprendrons par la suite qu'il y a eu 6, puis 13, puis 15 morts et des dizaines de blessés. Sur le plan pratique ce voyage a été assez facile à préparer. J'ai acheté les billets d'avion, (773€) avec Air France, au moment où les prix se sont stabilisés avant la hausse. Achat le 26 janvier.

Puis j'ai constitué mon dossier pour les visas que j'ai fait établit par VHS Paris, 122€ . J'ai obtenu l'attestation d'assurance par la MAAF (gratuit), les invitations que l'agence HOFA (logement chez l’habitant à Saint Petersbourg) a facturé 40€. Le Rendez vous chez VHS s'est très bien déroulé, rapide, et j'ai obtenu mon visa 2 semaines après. J'ai acheté nos billets de train SP-Moscou par internet, ainsi que les visites du Kremlin. Le train Sapsan est agréable, silencieux et animé. Très bon voyage de près de 4heures. Et en plus nous avons eu la réduction séniors, ce qui réduit considérablement le coût.

Toujours sur le plan pratique, notre hôte nous a remis le fameux enregistrement, en nous demandant de le garder sur nous; personne ne nous l'a demandé. A l'arrivée, au service immigration, on nous remet un petit coupon, qu'il faut signer et garder dans son passeport, car les hôtels peuvent vous le demander, mais au retour les mêmes services, le récupèrent. En tout cas c'est comme ça que ça s'est passé pour nous. Sur place en 10 jours, aucun enquiquinement administratif. Logements: A Saint Petersbourg chez l'habitant, 6 jours. Trouvé avec l'agence HOFA, l'hôte parlant français et anglais. Très bien placé, du côté des jardins d'été, et près de la Neva. A Moscou, hôtel, 4 jours, bien situé aussi à 2 pas du Kremlin, dans le quartier des théâtres et du conservatoire. A suivre...

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Birmanie, juillet-août 2011: carnet de voyage
Bonjour à tous,

J'ai passé un peu moins d'un mois en Birmanie cet été. Comme j'ai pas mal profité des divers conseils et récits de ce forum pour préparer mon trip, je poste à mon tour mon expérience, en espérant que cela serve à d'autres voyageurs. Vous vous rendrez vite compte que j'ai adoré ce pays et que je ne peux que conseiller d'y aller.

Préparatifs

J'ai pris mes billets assez tard (11 mai, pour un départ le 20 juillet). Je m'en suis sorti pour 850 euros AR, pour un Paris-Bangkok via Istanbul avec Turkish Airlines. Trouvé sur Opodo via easyvols.fr. J'ai ensuite booké un Bangkok-Rangoon avec Air Asia, ici aussi un peu tard (le... 18 juillet, pour le 21). 5600 Baht l'aller-retour (payable de France par CB sans aucun pb, Air Asia a même une hotline française dont les employés parlent bien français). Par contre, mon vol retour Rangoon->Bangkok a été annulé, et je suis parti le 14 au soir au lieu du matin. Bien surveiller sa boîte mail, ils avertissent de ce genre de désagréments. J'ai eu du bol d'avoir prévu large, ça m'aura juste fait passer un jour de moins à Bangkok (ce qui n'est pas plus mal...).

21 juillet

Après une grève des bagagistes à Charles-de-Gaulle qui a mis en retard mon Paris-Istanbul de 2 heures, un Istanbul-Bangkok, une journée à pioncer sur les sièges de l'aéroport de Bangkok, un Bangkok-Rangoon en Air Asia, je me fais accueillir par une jolie pancarte à mon nom par les jeunes du Motherland Inn. Anecdote représentative du séjour : sur 8 touristes à être accueillis comme moi, 6 ou 7 sont français. Décidément, la sur-représentation des français dans la population de touristes touche beaucoup de pays. Un trajet en minibus dans Rangoon (sous la pluie, comme il se doit), un rapide aperçu de la Paya Shwedagon, et nous voilà au Motherland Inn. Chambre simple, avec SdB individuelle, sans AC : 15 $. Rien de bien folichon. Par contre, très bon accueil au Motherland : toutes les filles de la réception sont sympas, efficaces, rapides, souriantes; idem pour les serveurs du resto. Prix du resto corrects, pour Rangoon.

22 juillet

En sortant du Motherland Inn, je tombe sur Peter, un polonais, et Han, un guide de Rangoon qu'il a rencontré la veille. On discute un peu, et on part visiter la ville ensemble. Première étape : changer des dollars. Chez un bijoutier du Bogyoke market, je change 200 dollars à 1$ = 770 K. Rangoon est évidemment le meilleur taux du séjour.

Très agréable journée à Rangoon. Nous commençons par une balade à pied dans la ville. On arrive à la Sule Paya, qui marque le centre ville de Rangoon. On ne peut pas rentrer dedans, seulement faire le tour du stupa, donc il n'y a pas grand intérêt à la visiter, et à lâcher 2$ au gouvernement. On commence par le Bouddha couché de la pagode Chauzkhtakyi, sympa; on redescend à pied vers la ville en longeant le lac Kandawgyi. Après un fried rice, on prend un taxi vers la pagode Botataung, dans laquelle on peut rentrer : jolis couloirs aux murs dorés, ferveur des birman(e)s devant un reliquaire contenant un cheveu de Bouddha. On finit par la pagode Kyauk Tan Ye Lei, située à Thanlyin, village qu'on rejoint en bus puis pick-up grâce à l'expertise de Han (les bus birmans sont incompréhensibles). Jolie pagode au milieu d'un petit lac. Retour à Motherland, et on prend rendez-vous le lendemain pour la Shwedagon. A l'hôtel, je partage une chambre double avec Peter (13$ pour 2, ventilo, douches et wc communs, propres).

23 juillet

En avant pour la Paya Shwedagon. Site vraiment exceptionnel. J'y ai passé 5 bonnes heures, et j'en suis parti uniquement parce que j'étais sur le point de mourir de soif. De l'or, du blanc immaculé, des stupas, des statues de Bouddha, des lions des temples à perte de vue; un stupa central comportant plusieurs centaines de kilos d'or pur. Mais surtout (et mon passage à Bangkok me fera réaliser l'importance de cet aspect) : DES BIRMANS. La Shwedagon est un lieu de culte vivant : on y croise moines adultes et enfants, mais aussi les habitants de Rangoon qui viennent y faire leurs prières, y passer une journée de jeûne (qui comprend pas mal de sieste). Les moines abordent facilement les touristes. Je croise une cérémonie honorant un enfant qui va devenir novice : richement habillé et maquillé, il fait le tour de la pagode sur les épaules de son père, suivi par des membres de la famille qui portent des présents. Après cette cérémonie, il sera tondu et prendra l'habit de moine. Han me fait la visite pendant une heure ou deux, puis, à ma demande, me laisse seul pour le reste de la journée. En résumé, la Shwedagon c'est magique : on y voit la ferveur bouddhique des Birmans, qui ne sont pas envahis de touristes (j'ai dû en croiser une vingtaine en 5 heures...)

En sortant, je reprends un taxi vers le centre, mange une noodle soup au Shan Noodle 999 (32th St, 1000K la soupe, très bon). je passe le reste de la jornée à déambuler dans les rues de Rangoon, et file au Bogyoke Market pour m'acheter un longyi (3500K, après un peu de négo). Le longyi c'est cool pour visiter les temples, mais aussi super confortable : je le porte fréquemment à la maison :)

Ma flemme, et la situation excentrée de Motherland, me pousse à y dîner de nouveau le soir. Je retrouve Han, avec qui j'avais discuté d'une excursion au Rocher d'Or. C'est parti pour l'aller-retour sur les deux prochains jours.

Rangoon me laisse une impression mitigée. La Paya Shwedagon est vraiment un des grands moments du séjour; le reste des temples que j'ai visités ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être le Kyauk Tan Ye Lei... qui n'est pas à Rangoon). Se balader dans la ville est par contre intéressant, rien que pour voir les immeubles des rues principales, les divers aménagements, les scènes de vie des habitants.

24 juillet

C'est parti pour Kyaikhtiyo. La route depuis Rangoon est bonne, et les bus de catégorie supérieure, comme je m'en rendrai compte plus tard. A la télé, comédies birmanes et clips/karaoké pendant les 4 heures de route. J'ai bien fait de ne pas prévoir l'arrêt à Bago : la ville est inondée, 30-40 cm d'eau dans la rue principale. Le bus passe comme si de rien n'était, les Birmans ne semblent pas se démonter pour autant : les gamins pataugent, les gens sortent des barques! la saison des pluies semble avoir été très virulente dans le coin. Arrivés à Kyaihtiyo, Han négocie un trajet en scooter pour nous monter à Kinpun, lieu de départ des fameux camions qui montent au rocher. 7000K par personne pour le bus + scoot : ça sert d'avoir un birmanophone pour négocier! A kinpun, on sirote du Chinese Tea dans la tea house devant le parking des camions pendant qu'une méga-averse tombe.

Pour 1500K/personne, nous prenons place dans un camion. Assis sur des planches de 15cm de largeur environ, c'est parti pour une demi-heure de montagnes russes (plus confortables et à l'abri d'une éventuelle rincée, les places en cabine sont à 2000K, contrairement à ce que peut parfois vous raconter le chauffeur qui essaiera de les vendre à 5000, 7000, 10000...). Marrant. On arrive au pied de la dernière portion du trajet à effectuer à pied : une demi-heure super raide, sous l'oeil des jeunes qui nous suivent avec leur chaise à porteurs en attendant qu'on craque :-) La nuit tombe quand on arrive en haut.

En fait, l'option la moins chère est de dormir à Kinpun; nous on se retrouve au Mountain Top Hotel : très joli et classe, construit à flanc de falaise, mais 35$ la chambre double tout de même... Enfin ça sera pratique le lendemain pour pouvoir revenir dans les temps à Rangoon. Une fois installés, on file bouffer dans un des restaurants qui se trouvent de l'autre côté du site (qui est en fait très grand...). Han me dit où est le rocher, ce qui me permet... de ne pas le regarder et de me le réserver pour demain.

25 juillet

Réveil à 6 heures, et on remonte au Rocher. On arrive vers 7h, il fait jour mais très brumeux (on est trempés...). Le Rocher d'Or est majestueux, mais sans la ferveur des moines qui s'y pressent à la belle saison, ni le paysage montagneux en arrière-plan, on est un peu déçu. Han achète des feuilles d'or; je m'en colle une sur les doigts en essayant de la détacher à la main, puis réussis à coller la deuxième correctement :) Quelques jolies photos, et il faut redescendre; les autres constructions du site n'ont pas un très grand intérêt. Apparemment Kyaikhtiyo a pas mal d'autres atouts, mais mon timing ne me permet pas d'y passer une autre journée.

Trajet retour par les mêmes moyens, pour 6000K (+1500 de camion-benne) cette fois. Les habitants de Bago nagent toujours, je shoote des paysages de rizières inondées et de travaux des champs par la fenêtre du bus.

Arrivée à la gare routière de Rangoon vers 16h; mon bus de nuit (10500 K) pour Mandalay part à 18h, ce qui me permet de me poser avec Han et de discuter. J'avale une Noodle Soup au milieu des gaz d'échappement des bus (ils font tourner le moteur 1/2 h avant le départ, probablement pour la clim') et c'est parti pour Mandalay.

TRAJET EN BUS RGN-MDLY

Premier trajet épique. A la télé, on commence par 3/4 d'heure de prières bouddhistes scandées par un moine qu'on voit en gros plan, en alternance avec des diaporamas des grands sites du bouddhisme. La porte du bus reste ouverte pendant le quart d'heure précédant le départ, tous les gaz d'échappement rentrent; étant au premier rang, j'en prends plein la gueule. Une fois partis, ça va mieux : on retrouve les bonnes vieilles comédies birmanes à la télé. La clim tourne à fond : je finirai la nuit avec une polaire + un sweat, un pantalon et des chaussettes! Le bus a beau être pas trop mal, j'ai quand même beaucoup de mal à dormir. Vers 2h du mat, on s'arrête dans un méga resto au bord de l'"autoroute" (guillemets car on y croise des piétons avec des lampes de poche ou pas, des chiens, des automobilistes arrêtés en plein milieu d'une voie pour démonter leur moteur...). Les bus birmans s'arrêtent régulièrement (toutes les 2 heures environ) pour permettre aux passagers de manger/pisser/acheter des graines de tournesol ou du bétel. On repart; une heure plus tard les passagers de derrière descendent et je saute sur l'occasion d'avoir 2 places pour moi. C'est effectivement mieux; il faut juste faire attention au sac plastique qui pend et qui contient les crachats de mon prédécesseur, qui chiquait du bétel et se râclait la gorge très régulièrement. Pas top.

26 juillet

Arrivée à Mandalay à 5h du mat'. Comme il se doit on est accueillis par une horde de motos-taxis (comme on n'est plus à Rangoon, y a des scooters partout); j'en prends un pour aller à la Royal Guesthouse. 6$ la nuit, chambre simple très spartiate mais propre, sanitaires communs corrects, petit déj bof (toast, oeuf, thé). Ils ont compris le coup et ouvrent le check-in à 5h du mat pour accueillir tous les zombies débarqués du bus de nuit; cela me permet de prendre ma chambre et de finir ma nuit. Une fois réveillé, je pars à la découverte de Mandalay. Pas grand-chose dans le centre; un scooter (2000K) m'amène à Mahamuni, le 3è haut lieu du bouddhisme birman avec la Shwedagon et le Rocher d'Or.

Le Bouddha central est imposant, et commence à être boursouflé par toutes les feuilles d'or qu'on lui colle dessus. La femme étant impure chez les bouddhistes (par certains aspects c'est pas aussi cool que je le pensais comme religion), seuls les hommes peuvent s'approcher du Bouddha et coller les feuilles. Au bout de 10 minutes, un moine m'aborde et me fait la visite. On monte au pied du Bouddha, j'y colle une feuille d'or, puis c'est parti pour la visite de tous les temples environnants (truc marrant : une maquette géante qui représente l'Asie Bouddhiste et ses principaux monuments). À la fin de la visite, il me demande un petit pourboire de ... 50000K!! Soit-disant pour acheter des bouquins d'anglais qui sont très chers. Assez surprenant; pour ma part je ne démords pas des 2000K que je pensais lui donner. Après 5 minutes, il finit par les prendre... et les déchire, puis les jette par-dessus le balcon sur lequel on était!! Il me dit ensuite de partir. Bonne ambiance. En discutant à l'hôtel, je m'aperçois que je suis pas le seul auquel il a fait le coup. Pas sûr que celui-là soit un vrai moine. Tout ça me refroidit un peu; heureusement pendant que j'erre devant le bouddha pour reprendre mes esprits, un birman se met à me parler religion et foot (si vous vous y connaissez en Premier League, vous avez pas fini de tchatcher avec la population!). Je sors finalement de la pagode, vais bouffer dans une tea-house en face (1000K le fried rice, comme d'hab) et ça reparle foot (beaucoup de frenchies en Premier League, ça alimente la conversation).

Moto-taxi (2000K) pour le nord de la ville. Le monastère en teck de Shwenandaw est très très joli, mais pb : il faut le pass de la région de Mandalay (10$, gouvernemental) pour y accéder, et c'est pratiquement le seul lieu où on le demande. A 10$ la visite, on réfléchit peut-être un peu plus longtemps. Selon le LP, le Shwe In Bin est gratos et aussi beau... Pour ma part je ne n'étais pas trop rendu compte de ça, et je prends le pass. Ce monastère est très très joli, beaucoup plus qu'un autre monastère en teck à Inwa que tous les guides montent en sauce pour des raisons qui m'échappent un peu.

Je reste dans le coin du Shwenandaw et visite la Paya Kuthodaw. Très jolie, connue pour ses 700 et quelques mini-stupas qui renferment chacun une table de règles bouddhiques. Le site est gigantesque. Je monte enfin à Mandalay Hill pour le fameux coucher de soleil. Mandalay Hill elle-même n'est pas terrible : décorations vraiment kitsch à base d'éclats de miroirs, etc. La vue sur les environs est par contre chouette, mais ne pas attendre grand-chose des couchers de soleil à la saison des pluies... (l'obsession des guides pour les couchers et levers de soleil a de toute façon une forte tendance à m'énerver). Retour à l'hôtel en scooter (NB : ne pas toucher un pot d'échappement brûlant avec son mollet, ça fait mal), bouffe au Chapati stand non loin de la Royal GH, pas mal et pas cher.

27 juillet

Aujourd'hui, circuit classique des anciennes capitales (Sagaing, Inwa, Amarapura). J'ai assez mal géré. Pseudo bonne idée : youpi, je vais prendre le pick-up comme un birman, en plus ça coûtera que dalle. En fait, un pick-up ça s'arrête toutes les 5 minutes pour charger/décharger passagers et marchandises, donc ça met SUPER longtemps; je paye 1000K mon trajet alors que je verrai tous les autres passagers payer 200; et en arrivant au centre de Sagaing on est pas trop avancé vu que les monuments sont plutôt en périphérie. Je finis par me laisser convaincre par Maung Htay, un moto-taxi que l'on peut trouver près de le Railway Station de Sagaing, qui me propose un tour pour la journée à 7000K. Avantage : les moto-taxi s'arrangent pour vous faire éviter tous les péages (le 10$ de Mandalay, et le 5$ de Sagaing/Mingun).

Les deux pagodes de Sagaing sont moyennes : U Ponya vaut surtout pour sa vue sur les environs, et Kaung Mu Daw (la pagode en forme de sein) est pas mal mais le stupa central est entouré de boutiques à touristes du plus mauvais goût. Maung Htay me lâche par contre dans un très bon resto à Sagaing : le Aung Myint Tea Shop, qui sert un très bon Burmese Curry. On se dirige ensuite vers Inwa. Inwa est très très jolie : beaucoup de vestiges de pagodes anciennes (bon avant-goût de Bagan), mais cela reste un village rural et l'ambiance est bien plus agréable qu'à Sagaing. Maung Htay m'arrête au pied d'un super vestige très massif (peut-être Le-htat-gyi, mais je suis pas sûr -- en tout cas ça ne figure pratiquement pas dans les guides alors que c'est splendide), puis me fait visiter de jolis sites anciens. On finit par le surestimé Kyaung Bagaya, encensé par les guides alors qu'il est bien moins joli que le Shwenandaw... Fin de la journée. Exception à ma hantise des couchers de soleil : le pont U-Bein vaut vraiment le coup. Évidemment très touristique, mais cela reste très agréable. Un moine m'aborde au cours de la traversée, discussion sympa et variée (pas de foot, pour une fois!), et je le ramène en pirogue (2000K). Super photos à faire. Le retour en moto-taxi à Mandalay est épique, à travers les nuées de moustiques qui sortent à la nuit tombée. Maung Htay, qui porte des lunettes, me dit qu'il préfère pas me ramener de nuit, et me branche un autre chauffeur (3000K).

Si c'était à refaire, je passerais moins de temps (voire pas de temps du tout) à Sagaing; de plus le déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandayon, à Amarapura, vaut apparemment le détour. D'autre part, je commence à saturer de pagodes : il est temps de rejoindre la nature. Au comptoir de la Royal GH, je prends un billet pour le lendemain, direction Hsipaw. (NB : tous les hôtels que j'ai fréquentés vous réservent des billets de bus en 5 minutes, vous donnent toutes les indications nécessaires, appellent un hôtel à la destination si vous voulez, etc, c'est très chouette). Mingun vaut aussi le coup, mais j'ai malheureusement pas eu le temps.

28 juillet

Après une glande matinale, je prends le bus pour Hsipaw dans l'après-midi (6000K, si je me souviens bien). Je rencontre Muriel, orthophoniste lyonnaise, avec qui je partagerai un trek en pays shan. Trajet en bus agréable (6 heures de bonne route, dans les montagnes; télé avec films et karaoké); on arrive à Hsipaw à 21h. Comme il se doit, on fonce chez Mr Charles, qui détient une sorte de monopole sur la ville en matière de treks. Une seule chambre double dispo, à 9000K (c'est le seul hôtel que j'aie payé en kyats); je la partage avec Muriel. Pas très confortables, les lits sont en fait des coffres en bois sur lesquels on a posé un matelas de 2 ou 3 cm d'épaisseur.

29 juillet

Exploration des environs de Hsipaw : on part à l'aventure à la recherche des chutes d'eau aux alentours. Mr Charles fournit une carte ... hum... très basique, et on doit demander notre chemin à chaque passant que l'on croise. Tactique risquée : le birman estime impoli le fait de répondre qu'il ne peut pas ou ne sait pas, du coup il préfèrera vous raconter n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il ne sait pas :) Pour les chutes d'eau on s'en sort; les dernières personnes à qui on demande notre route sont un groupe de 5 gamines de 10 ans environ qui nous suivent jusqu'à la chute d'eau et nous guident pour passer derrière la chute. Super moment, les petites ne sont pas farouches, rigolent avec nous, c'est cool. En descendant, on se met maintenant à chercher la source chaude; auparavant, "repas" de midi : un ananas acheté sur le marché (300K). Attention : si vous goûtez un ananas ou une mangue en Birmanie, il sera difficile d'en remanger en France sans déprimer :-) Comme on est très prévoyants, on a un ananas mais pas de couteau : on demande donc à une habitante de nous aider à le découper. 5 minutes plus tard, il est épluché, découpé en morceaux, etc, on se croirait au resto :) Le reste de la journée sera un peu du n'importe quoi : à la recherche des sources chaudes on traverse carrières, plantations de bananes, de maïs, etc. sans rien trouver. Heureusement pas de serpents, mais plein cagnard, pas de chapeau, et je transpire des quantités absurdes d'eau.

En rentrant, on prévoit le trek pour demain. Mon plan était de faire le 3 jours / 2 nuits vers Namshan, mais il est fermé pour cause de grosses tensions entre les rebelles shan et le gouvernement (entre autres motifs de tension, le gouvernement "rachète" à des prix bidons des terres aux habitants pour permettre à la Chine de construire un pipeline -- d'ailleurs les hotels de Hsipaw et Kyaukme sont remplis d'ingénieurs et hommes d'affaires chinois). Nous ne pourrons faire qu'un circuit de 2 jours / 1 nuit, en dormant à Pankam.

Je prends une chambre individuelle (5000 K) à Mr Charles. Attention, si on vous file la chambre 17 : il se peut que la 16 soit occupée par des birmans qui écoutent la radio et jouent aux cartes jusqu'à minuit. Et c'est pas l'épaisseur des cloisons qui va arranger les choses.

30/31 juillet

C'est parti pour le trek. On nous présente notre guide : Mr Bean. On en aura pour 15000K chacun, + 5000 pour les repas dans notre famille d'accueil. Mr Charles n'est pas très clair à ce sujet, nous avions compris que c'était 15000 pour deux...

PARENTHÈSE : MR BEAN

Souvenir ému. Mr Bean est un guide ... spécial. Il marche très lentement, possède un humour très lourd, a un anglais pas top. Arrivé au village, il sort sa "medecine water" : à partir de là, on se croirait dans Bienvenue chez les Ch'tis, on fait le tour du village en buvant des canons d'alcool de riz avec les habitants. Marrant. Le lendemain, Mr Bean nous donne rendez-vous à 7h30 mais se lève à 7h45; il marche encore plus lentement, est encore plus lourd, et ne peut parler que des bières qu'il va prendre une fois arrivé à Hsipaw. C'est de la balle. Finalement 3 jours et 2 nuits avec lui ça aurait été un peu long. Citations : "No drinking, no fun", "No Money, no honey", "I don't know who I am" (crié en fin de soirée), "Down in One " (ça veut dire cul sec), "So much stairs!" (dit en descendant un escalier de 15 marches avant d'aller se coucher).

Mais bon, le trek fut exceptionnel. On traverse pendant 5 heures rizières et plantations de thé, on croise cueilleuses de thé, gamins qui conduisent des buffles, il fait beau et chaud. En arrivant au village shan, excellente surprise : ce soir c'est la nouvelle lune, il y a donc une cérémonie au monastère à laquelle pratiquement tout le village va participer. En attendant, les femmes shan, dans leur costume traditionnel (coiffe, robe violette et bleu marine, anneaux autour de la taille), ont déjà commencé les prières. Soirée au monastère donc. Le monastère est vraiment un lieu de vie : on y vient en famille, les enfants jouent (si en plus y a des européens avec des appareils photos, n'en parlons pas!), certains fument le cigare, c'est détendu. Mais dès que les prières commencent, tout le monde fait preuve de la plus grande ferveur : les enfants de 6 à 10 ans avec lesquels je me marrais sont maintenant en pleine prière, participent aux rituels (passer dans les rangs pour donner de la nourriture). Cela dure 2 heures de chants et de recueillement, c'est vraiment très beau. En plus comme je suis un homme je peux m'approcher et contempler le premier rang des femmes en costume, absorbées dans leur dévotion (bon, j'ai sûrement tourné le dos au Bouddha dans l'affaire, c'est pas bien). Faute de matos, j'ai du mal à faire des photos nettes; mais ça rend quand même pas mal. Ensuite, on sort du monastère et c'est la fiesta : autour de percus (cloches, gongs, tambours de 20kg portés en bandoulière), les villageois dansent pendant une heure ou deux. Pas mal d'habitants passeront la nuit au monastère.

Le lendemain, après une balade dans le village, on redescend. Mr Bean est de plus en plus lent (gueule de bois?), et on est assez contents de s'en débarasser. Muriel prendra le train pour Pyin Oo Lwin; pour ma part, les employées cool de Mr Charles m'expliquent comment prendre le bus pour Kyaukme (l'une d'elles me fait un mot en birman, que je montre aux passants). C'est un vrai bus roots : tout le plancher est réhaussé de 40 cm par des sacs de marchandises, l'arrière du bus en est rempli jusqu'au plafond, les gens s'assoient dans l'allée centrale sur des mini-tabourets. Trajet d'1 heure, 1000K.

J'arrive à Kyaukme et je check-in au A Yone Oo. je sais pas si c'est toujours le seul à avoir une licence pour accueillir les étrangers, mais c'est celui autour duquel gravitent les guides du coin. Chouette chambre à 2 lits, ventilo sur demande, sdb et wc communs propres, 7$ la nuit.

Je suis très heureux de rencontrer Joy, dont AsianPat a fait l'éloge dans ce forum (et dont Joy se souvient très bien). C'est un jeune guide très enthousiaste et sympathique, avec un niveau d'anglais exceptionnel; avant même de fixer quoique ce soit sur une balade, on va manger ensemble (chapati), et il se comporte très vite en ami. Comme à Hsipaw, les possibilités de trek sont très restreintes à cause des tensions; j'apprendrai au retour sur Irrawaddy.org que Kyaukme est un lieu particulièrement chaud, vu ce qui s'est passé la veille de mon arrivée : http://irrawaddy.org/article.php?art_id=21797

1er août

C'est parti pour moi, Joy, et un couple de hollandais pour une virée en scooter dans les montagnes autour de Kyaukme. On commence par s'arrêter dans une plantation d'ananas. Le proprio nous accueille à bras ouverts, nous fait visiter, nous fait déguster un ananas, nous en offre un autre. Joy nous dira plus tard qu'il ne le connaissait pas! En visitant une école, on croise une de ses amies de fac, qui est maintenant infirmière, et fait des tournées dans la montagne pour s'occuper des écoliers (vaccins, etc). Il est vrai que les grosses structures médicales sont très éloignées... Les paysages sont magnifiques, et l'hospitatlité birmane n'est pas une légende : on est invités à prendre le thé chez les gens, on discute (Joy parle aussi Shan et peut faire interprète). Le soir, il est prévu que nous dormions chez l'habitant; mais j'ai une sorte de crève, mal à la tête, et je préfère redescendre. Trajet de retour de 2h de chemin plein de caillasses, j'arrive fracassé, résiste tant bien que mal au sommeil pour manger avec Joy le soir. Joy est toujours aussi agréable et passionnant, peut parler sans fin du bouddhisme, vraiment une des plus belles rencontres de mon séjour. En sortant du resto il me ramène à l'hôtel. De toute façon, il ne faut pas s'éterniser : le couvre-feu a été instauré à Kyaukme à 21h, et Joy, en tant que Shan, a vraiment pas intérêt à ne pas le respecter...

2 août

Dodo, dodo, comatage, dodo. Je redeveins humain vers 15h. En sortant de ma chambre, le patron de l'hôtel prend de mes nouvelles; il me conseille de grimper sur la colline pour profiter de la vue sur la région. Évidemment, je me perds et je finis par errer dans Kyaukme où il est clair qu'il est rare de voir un touriste ailleurs qu'à proximité de l'hôtel. Les gens viennent me parler, me demandent de prendre leurs enfants en photo, c'ets vraiment cool. Joy et le couple de hollandais redescendent le soir; et on est invités à manger avec sa famille. Malheureusement il faut abréger (couvre-feu!), et on rentre à l'hôtel. Demain, bus pour Mandalay à 5h30 (5500K); Joy espère qu'il ne sera pas attaqué par les rebelles, et il n'a pas vraiment l'air de plaisanter. Glup.

3 août

Départ de Kyaukme à 5h30, direction Bagan. Le trajet jusqu'à Mandalay se passe sans encombre (ouf!). Pour choper le bus pour Bagan, il faut changer de gare routière : 3000K de transfert, 1/2 de blue taxi (pittoresque!). A la gare routière, un type me conduit à un guichet de vente de billets pour Bagan : 7000K, commission du gars incluse (évidemment, je ne suis pas censé savoir que mon prix a été majoré parce que le gars m'a conduit au guichet, mais je le vois revenir encaisser sa com' dans mon dos 30 secondes après que je sois parti. Bon, finalement j'ai du payer 100K de plus que le tarif, mais le temps qu'il m'a fait gagner en me conduisant au guichet le vaut bien). On me propose bus ou minibus, je prends minibus. Grave erreur.

PARENTHÈSE : LE MINIBUS

Contrairement aux apparences, le minibus n'est pas un mini-bus, mais un gros pick-up. Evidemment pas de clim, pas de télé (on a beau trouver ça bruyant et un peu ridicule, on s'y fait très bien en fait), et pas beaucoup d'amortisseurs. Les routes deviennent défoncées (les trajets Mandalay->Bagn et Bagan->Inle sont carrément trash). Et le fonctionnement est celui d'un pick-up : on s'arrête tout le temps pour prendre des tas de passagers et monter des sacs sur le toit. Tel l'hôtel de Hilbert, même si le minibus est complet, il peut toujours prendre un passager de plus. Au bout de 8 heures de trajet assez pénible (un Birman me dort dessus pendant une grande partie du voyage), on arrive à Bagan.

Ici, pas question de songer à éviter le droit d'entrée de 10$ : le bus s'arrête au check-point et les étrangers descendent; même les hôtels demandent le ticket d'entrée. Sur les conseils de mon guide de Rangoon, je check-in au Aung Mingalar, en face de la Shwezigon. 15$ la chambre double, avec TV et sdb. A Bagan, les standards d'hôtel sont plus élevés. Hôtel pas terrible : sombre, réception TV pourrie, excentré du quartier animé de Nyaung-Oo.

4 août

Je commence par me chercher un autre hôtel, et atterris au May Kha Lar, réputé pour son petit déj (effectivement très bon). Je me fais plaisir : chambre avec AC, TV, SDB privée, à 14$. L'équipe est très sympa. Comme il est tard ils n'ont plus trop de vélos, et je vais en louer un au Inn Wa GH (1500K la journée). Assez bonne qualité. C'est parti pour le vélo. Se balader en vélo à Bagan est vraiment une grande expérience : on s'arrête dans des pagodes aléatoires au bord de la route, c'est super beau. Le lieu est par contre très touristique, et on retrouve quelques travers : les locaux se déclarent "peintres" mais peignent tous la même chose, et le présentent tous de la même manière, etc. Mais c'est finalement de bonne guerre, et ils ne sont jamais désagréables ou trop insistants. Arrêt à The Moon, un super resto végétarien juste avant Old Bagan en venant de Nyaung Oo : assiettes de fruits, lassi, ginger tea délicieux. En 3 jours je n'ai pas goûté grand-chose d'autre, car la turista me tomba dessus. Je m'étendrai pas sur les détails, sinon pour dire que j'étais bien content d'avoir des WC privés, et que 2 jours d'Imodium et de Smecta en seront venus à bout facilement.

5-6 août Balades en vélo à Bagan. Mon préféré : le Sulamuni, avec ses peintures murales très bien conservées, et qui consistent en autre chose que Bouddha assis; le templa Ananda quand même, la vue depuis la pagode Shwesandaw (à fuir à partir de 17h, car tous les guides ont décrété qu'il fallait y grimper pour le coucher du soleil), le temple Htilominlo; un gros temple au dôme à moitié doré à l'est de New Bagan; et tout simplement se balader aléatoirement... J'ai pris mes quartiers au The Moon, où je viens déguster mon Ginger Tea tous les soirs. Le patron et sa femme sont vraiment sympas, le boss s'assoit en face de moi, on discute quelques minutes avant de s'endormir tous les 2... il règne décidément une bonne atmosphère.

7 août

3h30 du mat (yaaaaa!!) : départ en minibus (10500K) pour Kalaw. Ticket réservé à l'arrach le soir d'avant, et je refais (je pense) l'expérience de la politesse birmane : le bus devait être complet, et je me retrouve sans numéro de place. Et ça c'est pas cool du tout, car si le bus est plein on a l'air con. Je fais 1h de trajet assis en tailleur à côté du chauffeur, avant de pipoter et de choper un siège dans le fond du bus. Coup de moule, personne ne viendra m'en déloger. Trajet le plus épique du séjour. Ca commence par 5 heures de route "raisonnable"; mais les 5 dernières heures sont un effroyable tape-cul, et il vaut mieux être de bonne composition. J'ai vu des passagers qui ont VRAIMENT souffert. Les Birmans, évidemment, n'ont pas ce genre de problèmes, et tandis que les touristes poussent des râles d'agonie, les grands-mères birmanes donnent l'impression d'être dans leur canapé. Les occidentaux seraient-ils en pleine déchéance physique?

A 14h, nous arrivons frais comme des gardons à Kalaw. Je suis bêtement le troupeau et je check au Golden Lily. Mal m'en prendra. Chambre à 5 dollars, deux lits, sdb individuelle, whoa! La cloison est en bambou mais les voisins ne sont pas bruyants; il est temps d'organiser le lendemain.

Le Golden Lily, tenus par les Singh (Harri et Rambo Singh sont les grandes vedettes du Lonely Planet) est en fait une machine à organiser le trek Kalaw->Lac Inle. Il se trouve que je comptais trekker 2 jours seulement, qu'on m'avait présenté le trek en question comme une autoroute (40 touristes passent en même temps une "nuit typique au monastère", d'après ce que j'ai entendu). Affaire d'état, ici on ne trekke pas 2 jours. En insistant, le gérant me présente finalement un guide, Peter, qui m'emmènera 2 jours dans les montagnes. Cool, on se voit demain au petit déj. Je passe le reste de la journée à me balader dans Kalaw, ville très très agréable. Je mange pour la première fois dans une gargote qui deviendra mon repaire, sur Merchant St, en face du monastère et adossée à la pagode, tenue par Ko Zaw Naing et sa charmante famille. A goûter absolument : la Shan Noodle Salad, item 1 du menu, qui se dit "Malahin" (souffler le "h"). 500K, et un des meilleurs plats du séjour.

8 août

Ptit déj au Golden Lily (bof), et rendez-vous avec Peter le guide. Je le vois passer, on se dit bonjour, et il se tire. What? Une demi-heure plus tard, le gérant m'annonce qu'il se casse avec 3 français qui veulent faire la moitié du Kalaw-Inle. Vraiment pas cool. Je proteste auprès du gérant, qui essaie de me faire croire que c'est de ma faute, qu'on n'avait rien décidé, avant de voir qu'il faut pas trop se foutre de la gueule du monde. Je demande un autre guide, il passe des coups de fil, me dit d'attendre, tout en faisant un lobbying incroyable pour me convaincre de rejoindre le Kalaw->Inle qui part demain. Pendant ce temps, la gérante n'hésite pas à me demander 30$ pour les 2 jours de trek qu'ils n'arrivent pas à m'organiser!!! Je lui dis que ça va pas être possible; le gérant commence à s'impatienter, et se tire en me disant qu'il va ramener quelqu'un. Une demi-heure plus tard, c'est finalement moi qui me tire, pour aller au Eastern Paradise, à 2 pas, recommandé par un Sud-Africain dans le bus. Chambre très bien tenue, sdb privée, eau chaude, 7$. Petit déjeuner orgiaque, les plats arrivent sans cesse, c'est excellent. J'y retrouve deux couples de français que j'avais croisé à Bagan. Je demande un guide au Eastern Paradise, et ils me présentent Min-Min, qui est d'accord pour nous emmener deux jours en balade dans les montagnes, avec nuit au village, mais pas au village où dorment tous les trekkeurs de Kalaw->Inle. L'un des deux couples se joint à moi. Prix : 10000K par jour et par pers, tout compris.

Sur ce, re-glande à Kalaw. Je suis un peu énervé d'avoir perdu une journée à cause des pitres du Golden Lily, mais la balade dans Kalaw et les repas dans ma gargote préférée me redonnent la pêche. On peut tout à fait, à mon avis, passer une semaine à Kalaw sans s'ennuyer; c'est d'ailleurs ce que fait Cassandra, une anglaise que je croise au repas de midi. Mais pour un premier voyage au Myanmar c'est évidemment une idée moyenne.

9 août

Départ pour le trek, avec Olivier et Clara, couple d'ingénieurs de la banlieue parisienne. Comme indiqué dans tous les guides, la saison des pluies rend les chemins à Kalaw très très boueux. Les paysages sont quant à eux magnifiques, et la visite de villages toujours très agréable. Min Min est très sympa, et est très bon guide. L'après-midi, on se prend une bonne rincée : 2 heures à marcher parmi les ruisseaux créés par l'averse, réfugiés sous nos ponchos, en faisant splitch-splotch dans les pompes trempées. On arrive dans une gare où on assiste à l'arrivée et au départ du train. Le train reste une bonne demi-heure à quai, et les habitants du coin montent pratiquement un marché sur le quai de la gare pendant ce temps-là. C'est très joli à voir. Avant de partir chez notre hôte du soir, on achète une bouteille de rhum et une de Myanmar Beer, et c'est reparti. Le rhum, comme le whisky, sont pas chers du tout au Myanmar : un shot de rhum (200K) vaut moins qu'une bouteille d'eau (300K). Le gouvernement subventionnerait-il la consommation d'alcool des habitants, pour les rendre moins embêtants?... Le soir et le matin suivant, bouffe exceptionnelle dans le village (dont une délicieuse soupe à la citronnelle le soir), et "rum sour" préparé par Min Min (rhum, citron, eau, ???). Au cours de la journée, j'achète enfin du bétel... et c'est délicieux.

10 août

Redescente de la montagne avec Min-Min. On en profite pour visiter les grottes de Myin Maht, remplies de statues de Bouddha, et très grandes. A la sortie (on peut les traverser), un banian fait plonger ses racines sur 10m le long de la paroi. Très spectaculaire. On finit la balade par une petite marche dans la pinède (particularité de Kalaw). Le soir, retour dans ma gargote préférée. L'anglais du patron est assez limité mais permet un semblant de conversation. Je fais marrer son fils et sa fille avec ma lampe frontale, offre mon stylo 4 couleurs aux enfants; en échange, ils me donnent un billet collector de 1 kyat avec la tête de Aung San. Ils m'invitent à leur table et me font goûter les trucs qu'ils mettent dans leur Burmese Curry (dont une préparation très noire à base de champignons, délicieuse). Décidément l'accueil birman n'est pas une légende.

11 août

Départ pour la dernière étape : le Lac Inle (minibus : 2500K, 2 heures). Je suis déposé à la "junction", à Shwenyaung, et pris par un scoot pour aller à Nyaungshwe (3000K). Pendant le trajet, mon pilote croise un pote, discute, puis fait demi-tour et se met à emprunter des chemins de terre invraisemblables en disant "Police, Police". Je sais pas trop quoi penser; en fait il m'a fait éviter la taxe gouvernementale de 5$ de l'entrée du lac :) A Nyaungshwe, je me fais déposer devant le Remember Inn qui propose des chambres à 8$; par principe, je ne vais pas dans les hôtels-du-pote-du-chauffeur, et après m'être fait refouler de l'Aquarius Inn, je me retrouve au Nawng Kham (du coup à chaque fois qu'on me demande dans quel hôtel j'étais, je répondais heuuuuuuuu). 7$ la nuit, sdb individuelle, jolies chambres donnant sur jardin. Par contre, au pied d'une pagode qui émet des chants bouddhistes 24h/24, même si elle baisse un peu le son la nuit. Je glandouille à Nyaungshwe, qui n'est pas une ville très agréable, et je décide donc de traîner à l'embarcadère pour aller sur le lac dès l'après-midi. Je tombe sur "Ne Win" (pas sûr d'avoir bien compris son nom, le nom de Ne Win est quand même tristement célèbre) qui me fait un aprèm à 7000K. On ne va pas très loin, seulement dans un village proche de Nyaungshwe, à l'est du lac. Mais c'est déjà l'occasion d'admirer les magnifiques villages construits sur pilotis, les jardins flottants, et la vie sur l'eau. Le lac est calme, j'admire la fameuse technique de pagaie des pêcheurs Intha (mon pilote me fait même un démonstration). Le principal intérêt du lac Inle ne réside pas dans le lac lui-même (assez joli, mais banal), mais dans la vie sur le lac, la manière dont les habitants l'uitlisent, et vivent dessus. Vraiment une super expérience.

On se fait un peu rincer sur le trajet du retour. Le soir, je retrouve Olivier et Clara qui ont atterri dans mon hôtel après avoir essayé de prendre le train pour venir au lac; manque de bol le train a déraillé! (sans eux)

Le meilleur plan bouffe de la Birmanie : les carpes du lac Inle, sur le stand à barbecue situé au coin sud-ouest du marché (n'ouvre que le soir, il n'y a rien la journée). Une carpe badigeonnée d'épices et farcie avec un truc incroyable pour 1000K, et des mini-brochettes de légumes (il faut goûter les ladyfinger) pour 200 ou 300. Merveilleux.

12 août

Journée sur le lac Inle. Je retrouve mon pilote de la veille à l'embarcadère. Il tombe une méga-averse, et les piroguiers, avant d'embarquer les touristes, commencent par écoper :) Tandis qu'on rejoint le lac, je reste abrité sous le poncho. Heureusement, le temps est plus clément sur le lac, et je pourrai profiter sans encombre de la journée. Je ne me suis pas trop embêté à prévoir des tonnes de trucs, et je laisse mon pilote me faire faire le tour "classique" (12000K): la pagode Phaung-Daw U (pas mal mais sans plus, à voir quand même pour les 5 statuettes de Bouddha transformées en champignons informes par application d'une quantité délirante de feuilles d'or); la fabrique de cheerot (un employé nous fait un petit speech pour nous présenter le travail des rouleuses de cigare, les ingrédients qui le composent, etc. Jolie dextérité des rouleuses de cigare); les ateliers de tissage de soie et de lotus (métiers à tisser d'où sortent, etre autres, des tenues traditionnelles de femmes shan; fabrication du fil de lotus par extraction des fibres dans la tige, qui montre la quantité incroyable de tiges de lotus utilisées et le boulot que ça représente). Très jolie boutique, c'est pas spécialement donné mais ça les vaut. La fabrique d'ombrelles en papier shan est pas mal (éviter de les acheter sur place, il y en a des aussi belles et moins chères en ville), les orfèvreries non plus. Mais la meilleure chose à faire sur le lac reste à mon sens les balades en pirogue dans les villages et les jardins flottants, l'observation de la vie des habitants, de la pêche, etc. Le monastère "des chats sauteurs" n'a rien d'exceptionnel non plus. Je n'y ai pas vu les chats sauter (ils dorment); mais le bâtiment en lui-même ne vaut pas les 2 sacs à dos que lui met le Routard. Après avoir tracé plein sud le matin et être doucement remonté vers le nord en enchaînant les visites, mon chauffeur m'annonce vers 14h, le tour se termine... un peu frustré, j'en redemande; mais les derniers lieux à visiter sont au sud. Tant pis, pour 3000K supplémentaires, je prolonge la balade par l'atelier de pirogue et les forges. Sympathique, mais je reste sur mon opinion : les meilleurs moments de la journée sont ceux de calme déambulation dans les canaux et les allées des jardins... Le soir, je retourne en courant au barbecue manger une carpe :)

13 août

Réveil à la cool vers 9h30, puis balade dans Nyaungshwe. Je passe au marché acheter quelques gâteaux pour le bus, 1 ou 2 souvenirs (les sacs traditionnels des Intha, en tissu flashy, qui se portent en bandoulière et font vaguement baba, sont très jolis). A 13h30, je partage un pick-up avec Olivier, Clara, et un couple d'italiens de notre hôtel (environ 1000K chacun), qui nous remonte à la jonction de Shwenyaung. Et à 15h, on grimpe dans le bus de nuit pour Yangon (16000K). Enfin, après l'enchaînement de mini-bus et de routes dantesques, je retrouve un brave bus climatisé, qui débite du karaoké et des comédies birmanes à fond la caisse! Le début de la route reste un peu brutal (en fait, il faut repasser à Kalaw pour récupérer le grand axe qui descend à Yangon). En fin d'après, on entend un grand BANG venant de l'arrière du bus : 1 pneu a explosé, et est carrément éventré sur toute la largeur! Problème réglé en une demi-heure environ, et on repart.

A Kalaw, on s'arrête à un check-point. Ce que j'avais lu sur les check-point birmans (fouilles, contrôle de papiers interminables, etc) et que je n'avais jamais vécu jusqu'à présent, arrive cette fois... Quelques policiers montent à bord, demandent leurs papiers à pas mal de passagers du bus, ouvrent quelques sacs... le tout dans un gros silence et une tension assez palpable. Glups. Finalement, personne n'est embarqué, et on repart, après 20 bonnes minutes.

RAS sur le reste du voyage. Arrêt bouffe (un bon Burmese curry à 1500K). Je dors vaguement, puis suis réveillé en sursaut vers 5h par un espèce de spot de pub diffusé à fond sur la télé du bus pour réveiller les passagers. Nous voilà à Yangon.

14 août

La compagnie de bus est cool et nous arrange, gratos, un pick-up pour nous transférer (moi, Olivier et Clara, et un couple de Birmans qui parlent très bien anglais et sans lesquels on aurait rien compris à ce qui se passait) à la gare ferroviaire de Yangon, qui est très proche de la Sule Paya. Je dis au revoir à Olivier et Clara, qui tentent l'aventure d'aller passer quelques jours à la plage de Chaungtha.

Comme je prends l'avion ce soir pour Bangkok, je n'ai pas d'hôtel dans lequel poser mon sac. Je tente le coup et demande à une guesthouse de me garder le sac pour la matinée. Après m'être fait bouler par la Pyin Oo Lwin 2 GH (accueil assez désagréable), je trouve mon bonheur à la Okinawa Guesthouse (ils me proposent même de prendre 1 douche pour 2000K). Après avoir traîné dans les spectaculaires rues centrales de Rangoon (façades coloniales couvertes de réseaux électriques délirants, rues très vivantes), avoir pris un thé birman et des patisseries starbuckesques au Mr Brown café (très bon accueil, mais... pas de PQ dans les toilettes! et il n'y a même pas les distributeurs habituels sur les tables!), je traîne au Bogyoke Market. J'apprends que le dollar est descendu à 740K (j'avais eu 770 il y a 3 semaines!). Beaucoup de très belles boutiques de sculptures sur bois de cèdre, de santal, mais c'est cher, et pas très négociable. Bon, en fin de séjour je peux me lâcher, et j'achète une statue de Bouddha debout, en santal, de 15cm de haut, à ... 18000K (annoncé à 22000, et impossible de descendre plus bas malgré tous mes efforts). Après un dernier repas au Shan Noodle 999, je passe dans un cyber-café; à la télé, un film américain (Il Etait une Fois, avec Patrick Dempsey) dans lequel on a flouté les décolletés des actrices !!! (dire que c'est un film pour gosses...) Il est temps de partir.... 6000K pour le transfert Okinawa-aéroport, et j'embarque pour Bangkok. Je ne paie pas de taxe de sortie, alors qu'apparemment c'était 10$...? Toujours ça de moins pour Than Shwe and co!

Je ne m'étends pas sur Bangkok car on est sur le forum Birmanie, mais ça m'a laissé une impression... hum... foireuse : les quartiers où sont les guesthouses ne sont fréquentés que par les touristes, les GH proposent des chambres sans fenêtres; le méga-temple au bouddha d'émeraude est submergé de touristes, cher, et moins joli que celui du bouddha couché qui est juste à côté, l'accueil des touristes dans ces temples est tout juste poli, le chauffeur de tuk-tuk que je prends m'amène chez son pote le tailleur de costumes, etc. Bof. Bon, vous me direz que je ne rends certainement pas justice à la Thaïlande, mais le contraste était tellement saisissant en arrivant de Birmanie...

Enfin, quelques opinions, observations, et conseils utiles :

- Sur le sempiternel débat Y aller ou pas, je pense que les birmans apportent la meilleure réponse possible par leur accueil. On ne sent jamais une inimitié quelconque, ils ont envie de discuter avec les touristes, de partager. J'imagine que c'est plus important que les sous qu'on donne à la junte, qui doivent de toute façon représenter quelque chose d'infime par rapport à ce qu'ils récupèrent en exploitant les incroyables ressources du pays (le pipeline chinois en construction chez les Shan n'est que le dernier exemple en date...) Cette ouverture sur le monde peut leur être précieuse; des discussions avec des birmans montrent que certains deviennent optimistes sur l'avenir politique du pays, ce qui n'était pas trop le cas il y a encore quelques années, et que cet optimisme est nourri par l'ouverture au monde de la Birmanie. Internet, technologie (voir la chaîne satellite Democratic Voice of Burma, émise depuis la Norvège, et qui est celle que les Birmans regardent en priorité, au détriment de la voix officielle du gouvernement sur les autres chaînes) participent à cette ouverture; le tourisme y participe aussi beaucoup à mon avis. En plus, ils dissuadent les touristes de donner leur fric à la junte! Les chauffeurs de taxi s'arrangent pour faire éviter les péages, et j'ai même entendu que la population dissuadait les touristes d'aller dans les hôtels gouvernementaux en leur disant "don't feed the tiger"!

- - UPDATE : il semble vraiment que les événements actuels donnent raison aux optimistes : libération de la Dame, qui se présente aux élections, visite d'un officiel US pour la première fois depuis les années 50, accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et des autorités shan (sur lemonde.fr aujourd'hui)... J'espère que la réalité est aussi prometteuse au Myanmar qu'elle le paraît en France, mais il y a l'air de vraiment se passer quelque chose!

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- Le nombre de contrôles inopinés, de fouilles de bagages, etc... dans les bus a fortement diminué : 1 seule fois dans les 3 semaines, avec tous les trajets effectués en bus.

- La bouffe est bonne, sans être délirante. Goûter les ladyfinger, ne pas rater les carpes du Lac Inle. Acheter des ananas et des mangues. Pour le thé (en boire plein, surtout quand il fait chaud) : si vous demandez simplement un "tea", on vous servira un "Myanmar tea", thé noir avec lait (en poudre) et énormément de sucre. Le thé vert est le "Chinese tea"; il est gratuit et à volonté dans toutes les tea-houses (grands thermos sur chaque table). Le café existe majoritairement sous forme de Coffeemix, une poudre qui donnera un café au lait hyper sucré.

- Il faut changer BEAUCOUP de kyats. Seuls les hôtels, les avions, et les droits d'entrée gouvernementaux se paient en dollars; bouffe, transports, achats divers, guides se paient en kyats. Seul, en 24 jours, en voyageant en bus, j'ai dépensé 550$ en kyats, et je me suis mordu les doigts en allant changer des dollars à des taux toujours plus faibles (760 à Mandalay, 700 à Kalaw et à Nyaungshwe). A mon avis, changer au moins 100 dollars par personne et par semaine (demander des billets de 5000K, sinon vous vous baladerez avec des valises de cash...). Emmener des euros devient peut-être plus avantageux pour le change, mais je n'ai pas essayé.

- Les birmans sont vraiment des gens de confiance; à part au Golden Lily, je n'ai jamais senti qu'on essayait de m'arnaquer, ou que j'étais vu comme une pompe à fric.

- Si vous planifiez un trek, essayez absolument de passer une nuit au village un soir de pleine lune ou de nouvelle lune. La cérémonie au monastère reste un de mes meilleurs souvenirs.

- Budget : 1000$ en tout, avec des trajets uniquement en bus, pas mal de flambe au début (35$ la chambre au Rocher d'Or, des pourboires un peu délirants à mon premier guide, mais bon il était cool). Relativement au reste de l'Asie de Sud-Est, la Birmanie semble assez chère, mais bon, pour un occidental c'est évidemment le bonheur. Pour garder les dollars en état parfait, je les avais dans ma banane près du corps, dans un Ziploc. Utile quand on transpire toute la journée :)

- N'ésitez pas à contacter Han à Rangoon(tinhtoohan.leo82@gmail.com), Min-min à Kalaw (au Eastern Paradise), et Joy à Kyaukme (au A Yone Oo, joy.inmyanmar@gmail.com, www.lonelytreetrek.page.tl). De manière générale, n'hésitez pas à prendre des guides. A part Mr Bean, ceux que j'ai rencontrés étaient très sympathiques et intéressants.

- Pour payer moins cher le billet d'avion, réservez un Paris-Bangkok; la liaison vers Rangoon se fait par Air Asia et coûte que dalle si vous vous y prenez un peu à l'avance.

- Faites très attention à votre assurance rapatriement; s'il vous arrive un pépin grave ailleurs qu'à Rangoon ou Mandalay, ça peut devenir très dangereux.

- Goûtez le bétel. Outre la feuille, la chaux (!) et la noix, ils mettent plein de ptites épices et c'est très bon. En plus, vous ferez marrer les marchands quand vous irez en acheter.

- Allez en Birmanie!!

Tristan
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Visas Chine-Russie-Mongolie?
salut a tous, je compte partir par le trans de moscou jusqu a pekin, mais je ne sais comment m organiser par rapport au visas !faut il qu au depart je prenne juste le visas russe et prendre les autre sur place?la j ai recue tout les formulaires pr l obtention des visas, ils demandent enormement de details sur les sorties l itineraire, les adresses, le billets de retour etc.. moi je voulait partir sans trop prevoir tout ca!!comment dois je proceder?ah oui, peut on sortir par ex de mongolie qd le visa est expire, aller en chine et "rerentrer" en ayant un nouveau visa? et faire comme ca pendant un voyage d au moin 4 mois, en passant d un pays a un autre. merci a tous de vos prochaine reponses et experiences marie
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Voyage à moto au Kyrghizistan
Bonjour, j'envisage pour l'année prochaine un voyage à moto au Kyrgyzstan, en provenance du kazakhstan par Taraz (M39) je pense arriver vers le 20 mai sur Bishkek . j'aimerai suivant ma date d'arrivé, aller jusqu'a Karakol, pour voir le marché et le museum;Ensuite prendre A 363 en direction de Tosor. 1ere question, la piste qui par de Tosor direction naryn puis bifurquer vers sary Bulak est t'elle praticable (bonne piste ou chemin ?) ouverte (en general) au mois mi/fin mai? Sinon je longerai le lac et a Balykchy je redescendrai vers Kochkor pour le lac Song Kol.

là encore cette date de mi/fin mai est telle envisageable ou dois je adapter mon départ (de france)?

Ya t'il une piste praticable en mai pour rejoindre directement la piste de (Naryn/Kazarman/jalal-Abad)

Cette piste qui va de Naryn a Jalal Abad , puis je esperer l'empreinter fin mai? et quel est son état général ? a naryn peut on faire le plein d'essence(je pense que oui vu les camions.. mais ?)

merci de vos conseils et infos tiger
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Voyage d'une vie (à vélo)
Bonjour à tous Vous me connaissez plus ou moins pour certains. Je voulais vous remercier pour votre patience et vos contributions ces 2 dernières années qui m'ont aidées à préparer mon voyage. J'ai parfois lancé des sujets un peu bébêtes mais on se pose mille questions et ce qui peut être évident quand on répond à un message l'est moins lors d'une préparation. C'est aujourd’hui que débute ma nouvelle vie, c'était en effet ma dernière journée au travail 🙂 Je lève les voiles (en espérant avoir le vent dans le dos 😛) le 4 mars, dans 2 semaines. Je voyagerai tant que j'en aurai les moyens financiers et l'envie. Je serai beaucoup moins présent sur le forum mais je saurai à qui m'adresser pour des conseils ! Bonne préparation de vos futurs voyages et merci à tous.

Oui, une autre vie est possible ...
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Où vivre en décroissance sur un voilier?
Salut, je m'appelle Guillaume et j' ai vraiment marre de vivre dans la société dans laaquelle on est . Le fait de devoire ce comporter comme des moutons obéissant, tout le monde va à l'école alors tu vas à l'école, tout le monde travail alors tu vas travailler. Le fait de devoir bosser toute sa vie, Pour finir avec un peu de chance, dans un hospice pour personnes agées. En tout cas moi sa fait déjà un moment que je pense réaliser un rêve, bien que fou pour certain, mais je pense qu'il faut réaliser ces rêves pour ne pas les regretter toute sa vie. partir vivre sur mon voilier de 27 pied et mon chien en essperant que je ne serrait pas le seul a avoire cette idée!!! alors j.aimerai avoir loppinion des gens comme ou il fait bon de vivre dans la decroissance sur un voilier et sans trop debourser dargent pour vivre a +
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Assistance avec une agence locale au Vietnam?
bonjour!

Je fais appel à ceux qui font appel à une agence locale pour organiser leur séjour au Vietnam:

J'ai de bonne propositions de certaines agences ( on ne sait pas si c'est vraiment fiable et ça fait un peu peur qd meme!). Dans le cas où on concrétiserait ce circuit avec une agence, comment cela se passe t-il si il y a des problémes? ( rapatriement sanitaire , hopital ou tout simplement annulation de séjour?

Ces agences disent inclure les assurances mais comment cela se passe t-il vraiment?

Une agence française inclue aussi les assurances diverses ( si on paye pour ça ) et en principe en cas d eproblèmes , on fait appel à elle mais là-bas, ce n'est pas la meme chose!

alors pouvez vous m'éclairer chers forumistes expérimentés?

Connaissez vous l'hotel yen Nhi à Tam Coc, ? une agence me le propose et c'est un deux étoiles, merci de me donner des infos!
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Circuit de quatorze jours dans l'Ouest américain avec Nouvelles-Frontières?
Salut a tous voila nous comptons faire un circuit accompagner avec nouvelle frontière, j'ai trouver un circuit qui me semble bien par apport a la diversité des site a visité et le prix, il s'appelle OBJECTIF USA DANS LE GRAND OUEST 14 JOURS.je voudrais savoir si quelqu'un a fait ce circuit et qui pourrai me renseigner .car ce forfait est propose en collaboration avec un voyagiste partenaire a nouvelle frontière et je voudrais bien savoir qui est le partenaire . Merci 😐
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Thaïlande: dernière recommandation du gouvernement suisse (24 avril 2010)
Bonjour juste pour info...

un ami a recu un coup de fil de son agence de voyage en suisse... qui lui dit que le gouvernement suisse ne viendra pas en aide (rapatriement ou autre) au gens qui dès aujourd'hui partent pour la thailande... et ce jusqu'à nouvel ordre... la raison est que désormais il n'y a pas qu'à Bangkok que les choses vont mal mais ca commence au nord et au sud...

Mon ami doit donc annuler son voyage...

Je ne sais pas si d'autres pays en on décidé autant... mais c'est bien malheureux tout ça...
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Vigilance maximale en Afrique du Sud
Bonjour à tous, je ne veux pas vraiment faire un carnet, juste rendre compte de quelques faits afin d'éviter à d’autres de graves ennuis. La succession des informations personnelles m'ont convaincu de le faire. Tout a été dit sur ce pays où nous avons passé en octobre 2018 trois semaines, avec une voiture de location (Toyota Avanza neuve, genre SUV rustique, qui peut recevoir jusqu'à 5 personnes) et où nous avons fait, ma femme et moi, en indépendant (comme toujours depuis 40 ans) un itinéraire assez classique de 3500 km. Arrivée au Cap, qui est une ville intéressante, mais pas la merveille vantée par les voyagistes. Le site est grandiose, mais la ville n'a rien d'extraordinaire, si l'on a beaucoup voyagé par ailleurs. La comparaison avec San Francisco est très exagérée. Cela dit, nous y avons vu des phoques se prélassant sur le port à un mètre de nous, des baleines au large, et l'ambiance autour du port est agréable. Le musée d’art moderne est très original, détournant d’anciens silos. Comme tout le monde, nous avons vu des autruches sauvages sur la route du Cap de Bonne espérance et la fameuse plage aux pingouins où, si l’on ose escalader quelques rochers, on peut s’approcher doucement au milieu des animaux sans les gêner. Bref, ce que je veux dire est d’un autre ordre. Nous logions dans une guesthouse de charme au centre du Cap, à 100 m de la rue des restaurants, Long street. J’avais repéré en y marchant l’après midi un restaurant éthiopien attirant à 300 m de « chez nous ». Notre hôte m’a fermement déconseillé de nous y rendre à pied. Même pour 300 m ! « Prenez votre voiture ou un taxi ou je préfère vous y amener ! ». Il n’est pas possible pour un blanc de sortir à pied après un tacite couvre-feu dès 18 h. Nous avons observé la situation, et en effet, descendent des Townships, une multitude de jeunes noirs assez « déjantés » et agressifs, souvent alcoolisés ou drogués, d’allure dangereuse. Des clients de notre guesthouse ont également été agressés et volés à 15 h dans une rue déserte du centre ville, mais toutes les rues sont désertes sauf près du port ! Nous avons visité sans ennuis et beaucoup marché, mais toujours sur nos gardes. Ce n’est pas très agréable. Cette situation s’est répété, à notre grande surprise, dans les petites villes de la route des vins. Nos hôtes nous faisaient les mêmes recommandations et nous y remarquions des scènes identiques. Un couple de nos amis s’est fait rançonné en septembre dernier par de faux policiers noirs à bord de deux voitures, sur la route du Cap. Ils les ont obligés à s’arrêter prétextant une infraction, puis leur ont tout pris, mais sans violence excessive… Nous avons eu de nombreux contacts charmants et parfois approfondis avec des noirs dans les services, et manifestement l’apartheid continue, il est économique ! Partout, dans les magasins, les hôtels, les restaurants, les consommateurs sont blancs et les serveurs sont noirs ! Ceux qui travaillent et sont salariés dorment quand même dans leur township misérable le soir venu. En 3500 km (bonnes routes peu fréquentées) j’ai rarement vu des noirs conduire une voiture particulière, et quand c’était le cas, le véhicule avait 40 ans de retard pour le contrôle technique. Pour résumer la suite, nous avons beaucoup apprécié la route des vins (double clôture électrique de 3 m de haut sur des centaines d’hectares !), bonnes dégustations et visites de « châteaux », bons repas et vins bon marché dans les restaurants. Ah le Pinotage… A Port Elizabeth nous avons pris l’avion pour Durban et loué une voiture identique, puis nous avons roulé jusqu’à l’estuaire de Santa Lucia où nous avons navigué quelques heures au milieu des hippopotames et des gros codiles. Plus tard, nous avons rejoint la réserve de Hluhluwe. Enorme déception : trois heures en 4x4 pour voir de loin 2 rhinocéros et 3 girafes. Mauvais jour. Traversée du Swaziland avec quelques longues pistes en terre rouge, ambiance détendue, les gens (noirs bien sûr) sont plutôt sympathiques. L’ensemble est assez pittoresque. Puis, inévitablement, le Parc Kruger, pour deux jours. Souvent, sur des dizaines de km, il n’y a plus une seule feuille dans les arbres ! Quelle désolation, les animaux souffrent et sont bien maigres. Evidemment nous avons vu beaucoup d’éléphants, de lions, de girafes, de buffles, de koudous, etc, et c’est toujours émouvant. Seulement voilà, en matière d’animaux et de paysages, ça n’atteint pas la cheville de la Tanzanie où nous sommes allés il y a 10 ans. Donc, il vaut mieux commencer par l’Afrique du Sud. On a trop ( ?) voyagé, 80 pays, on devient difficile…on ne peut s’empêcher de faire des comparaisons. Mais on peut encore s’émerveiller facilement. Suivent le Blyde river canyon, magnifique, et Prétoria la ville aux 70 000 jacarandas, en pleine floraison en octobre, et c’est splendide. On nous donne encore bien des avertissements et même dans le centre ville, où nous marchons un peu, on ne se sent pas en sécurité. Nous traverserons Johannesburg en voiture et dans le quartier du marché, de jeunes noirs tapent aux fenêtres de la Toyota. Je comptais sortir faire quelques photos... ils ne nous aiment pas et on peut les comprendre, mais l’apartheid, je n’y suis pour rien. Si je me suis décidé à écrire ce petit carnet de voyage c’est parce qu’hier un couple d’amis bien plus jeunes (48 ans) et rentrant de ce pays, nous a raconté son agression. A Johannesburg, à 16 h, il y a un mois, dans un beau quartier où ils logeaient à l’hôtel, ils se sont faits violemment agressés et dépouillés dans la rue. Deux grands noirs les ont « étranglés » par derrière alors que deux autres leur volaient tout, téléphones, papiers, argent, montres et…pantalons et baskets ! Ils s’en sont remis, certes, et ont continué leur voyage car ils venaient juste d’atterrir ! Voilà, je devais raconter. Je connais des tas de gens qui n’ont eu aucun problème, c’est aussi notre cas, mais jamais nous n’avons rencontré une telle ambiance et nous en avons vu d’autres, au Brésil, au Mexique, à Lima, en Afrique de l’Ouest et ailleurs. C’est un beau voyage, mais il faut être « parano » et toujours sur ses gardes, on peut ne pas apprécier… Au total nous avons quand même beaucoup dépensé, mais nous avions choisi des guesthouses de charme et dans les réserves des lodges superbes, parfois du genre alvéoles de béton très confortables nichées sur des rochers et fondues dans la végétation. Je souhaite à ce pays de rapides réformes afin de réduire fortement la misère et les inégalités choquantes entre les noirs et les blancs, ou alors…Mandela n’aura pas réussi son œuvre. Evidemment je ne conseillerai jamais d’y aller en groupe, (sauf avec quelques amis), en tant que vieux routard, je n’encourage pas ce tourisme de masse qui a défiguré le monde. Le voyage ça se mérite, d’effort, d’angoisse parfois, mais on sait la maxime bouddhiste : « le but c’est le chemin ». Mon site : https://bernard-manteau.book.fr/
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Trouver un camping à Bora Bora?
difficile même avec la fonction rechercher, de trouver un camping sur bora bora, j'ai entendu parler de chez celio ? faut il louer une voiture ou est ce inutile vu la dimension de l'île merci pour tout vos conseils
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