C'est un peu par hasard que nous avons choisi cette destination. Nous n'avions jamais réellement vu de photographies, ni de vidéos sur l'Islande.
Brut de tous préjugés, et sans paysages déjà gravés en tête, nous sommes partis pour 9 jours sur place.
Notre road trip a commencé sur les routes françaises, puis suisses. Nous avons testé notre sang froid sur les autoroutes allemandes où la limitation de vitesse est illusion, puis nous avons enfin atteint le panneau "Danemark", puis Hirtshals, point de départ du ferry qui nous conduira en Islande.
2 jours de voiture, les fesses collées au siège de la clio, car oui, nous sommes partis à 3 dans cette petite voiture (quel bordel !).
3 jours de ferry avec une escale imprévue mais magique aux îles Féroés. 9h de bonheur et de sensation étrange dans le ventre. Que c'est beau !
Alors imaginons ce que sera l'Islande !
Le ferry reprend le large, on croise les plateformes pétrolières, des bateaux et soudain, elle est là, devant nous.
L'Islande joue avec nous, elle se cache derrière les nuages puis se dévoile, enfin. Là voilà et le soleil aussi.
L'entrée dans le fjord, c'est tout simplement un moment unique. Le ferry qui sonne, les moteurs qui se taisent et le port de Seydisfjordur et sa jolie ville qui s'offre à nous.
Soudain, c'est l'angoisse de la douane, perdre du temps, on ne veut pas !
C'est aussi un sentiment de panique : on quitte tous le ferry en même temps, une seule route pour sortir du fjord ... ça va être comme un péage du sud au mois d'août ...
On s'éloigne du ferry, qui en impose derrière les petites maisons de bois. On fait un petit tour du village et là, on se retrouve seul.
Les autres se sont évaporés ? Tous en même temps ?
Tant pis, non tant mieux, à nous l'Islande !
Une première cascade, un premier paysage qui coupe le souffle, une première route de dingue (quel dénivelé !) et tout va vite s'enchaîner.
9 jours, c'est court, trop court pour l'Islande.
Trop court pour apprécier le décor mais surtout les islandais. Ces gens qui la nuit, sorti de nul part, s'arrêtent pour vous demander si vous êtes en panne. Non, on fait juste des photos du soleil de minuit !
Ces mêmes gens qui vous réchauffent le corps avec des chocolats délicieux et de la tarte à la rhubarbe. Les mêmes qui font de larges sourires et vous demandent :" vous aimez notre bière ? Vous aimez notre pays ?"
Ces islandais que l'on voit planter des choses un peu partout. Mais que plantent-ils ?
Et leurs yeux bleus... Ah les islandaises et leurs yeux aux couleurs du Blue Lagoon.
Que dire aussi de cette sensation étrange de parfaite communion avec la nature qui nous entoure ?
Pas de panneaux publicitaires qui nous font pleurer les yeux, pas de déchets sur le sol... rêve ou réalité ?
On ne rêve pas. Pourtant, on compte les moutons. Ceux qui traversent sans cesse devant la voiture. Blancs, noirs... perdus dans cette immensité verte.
Quoique parfois, c'est l'ocre qui domine. Et ces fumées de vapeur un peu partout, l'odeur du souffre aussi et les pieds qui parfois se dérobent un peu. La terre bouge, il ne faudrait pas l'oublier. Elle s'écarte aussi pour faire jaillir des trombes d'eau, ou pour mieux séparer les hommes.
En tout cas, pas partout ! Au Middle Point, on peut jongler d'un continent à l'autre sans formalités administratives ! Quelle bonheur !
Et si dans ce voyage qui nous fait tant réfléchir sur nous-même et sur la vie en générale, on marquait une pause. Une pause drôle et sympathique.
Un WC/douche chaude perdu au milieu de nul part.
Mieux encore, si on se laissait charmer par les macareux moines et leur étrange façon de voler.
En voilà un sur le sable noir du sud de l'île, et là, ce sont des milliers sur ce caillou du bout du monde, tout à l'Est.
Décidément, l'Islande vous prend les tripes avec ses routes qui montent et montent à des degrés de dénivelés impressionnants (et donc qui descendent aussi !).
Elle teste votre endurance et votre courage avec ses grands étendues où vous ne croisez jamais personne.
Elle se joue de vous avec ses pluies, ses éclaircies fugaces, ses flocons de neige fougueux, ses jours sans nuit et son caractère sauvage.
Mais qu'il est beau ce pays ! Et que ces habitants sont accueillants.
Que dire de plus ?
Allez, on y retourne ?
Pour plus de photos ou d'histoire, je vous invite à venir sur notre blog (lien dans ma signature)Merci encore aux personnes du forum qui m'ont donnée de bons conseils !
2019 s'achève et il est grand temps de lancer cette nouvelle discussion pour partager le meilleur de l'année.
Sur le modèle des années passées, les principes à suivre sont les suivants :
- 10 photos par membre, qui devront être numérotées, et postées dans un ou plusieurs messages,
- ces photos doivent avoir été prises en voyage en 2019 - edit: sur suggestion de Kate, parmi votre sélection, une poignée pourra avoir été prise hors voyage
- ce n'est pas un concours, il n'y aura pas de vote à clé
- c'est en revanche l'opportunité d'échanger nos impressions sur les clichés (soyez prêts à recevoir des critiques positives... ou négatives, mais toujours constructives !)
En espérant vous voir nombreux sur la discussion, et y trouver la même qualité que les années passées !
Alors, qui se lance en premier ? 😉
Pour les nostalgiques, pour ceux qui en veulent toujours plus, voici les liens vers les best of des années passées (du moins, ceux que j'ai trouvés: qu'est-il advenu de 2016 et 2017 ?) :
- 2012
- 2013
- 2014
- 2015
- 2018
Je prévois un voyage au Canada pour environ une année et j'aimerais en rapporter de belles photos de paysages et de la faune (coucher de soleil, forêts, neige, montagnes, pénombre et des aurores boréales avec un peu de chances ;-). Étant donné que je suis un novice dans ce domaine et sachant que je voyage avec sac-à-dos, j'ai cherché conseil et voilà ce que j'ai trouvé:Compact: pratique car petit, moins cher, mais pas optimal au niveau de la luminosité;Reflex: encombrant, (très) cher (surtout qu'il faut généralement acheter un objectif supplémentaire et un flash externe), bonne qualité de photo si on sait s'en servir.Mon budget dépend de la qualité, je veux un bon rapport qualité/prix mais j'espère ne pas dépasser les 500CHF.
Des suggestions ?
Merci d'avance ;-)
P.S: J'espère que j'ai mis toutes les informations nécessaires.
Je voyage en Norvège dans la région de Tromso en mars 2019.
J'ai un Panasonic TZ100 récent et un Nikon D40 ancien.
Que pensez vous de l'un et de l'autre pour des photos à -20°C et plus spécielement lors de sorties nocturnes aurores boréales dans la région de Tromso. Réglages manuels, time lapse éventuels, protection contre le froid de l'appareil (le bonhomme se débrouillera avec vos compte-rendus).
Merci d'avance.
Je possède un appareil photo finepix S4000.Quels sont les meilleurs réglages pour photographier les aurores boréales que j'irai voir en mars 2015? J'ai surtout , jusqu'ici , utilisé le système auto , mais peut-être faudra-t-il que je passe au manuel. J'ai vraiment besoin de conseils . Merci
Bonjour
Je me prepare pour mon 2 e voyage en Islande
Et jaimerai photographier des aurores boréales et un volcan actif depuis un hélicoptère
Je possèdes un fujifilm finepix hs 30
Des conseils et de la technique à m apporter ?
Mérci
Bonjour,
L'Alaska fait recette ! Nous avons droit cette année à plusieurs sympathiques carnets de voyage, plutôt bien suivis.
J'ai donc pensé pouvoir désormais proposer quelques images d'un pays que je fréquente assidûment depuis plus de vingt ans (VF n'existait probablement pas lors de notre premier voyage en AK, en 1992.)
Images de paysages bien sur mais surtout de la faune exceptionnelle qui hante ces grands espaces.
On commence par l'été :
A tout seigneur tout honneur : le Denali, visible 20% du temps..
gélinotte (Kenai)
écureuil (denali NP)
Mouflon de Dall (Denali NP)
tétras du canada (spruce grouse)
spermophile (Denali NP)
Pygargue immature au bain (Kenai)
Porc épic (Anchorage)
Cygne trompette (Chitina)
Lièvre variable (Denali NP)
Pour le série suivante, si vous voulez, nous passerons à de plus grosses bêtes...
nous partons en famille mi-février dans le nord de la Finlande avec le grand espoir de voir des aurores boréales. Ma question est d'ordre pratique et plus précisément sur les précautions, conseils, quant à l'utilisation d'un appareil photo dans ce type de contrée, à savoir des températures très basses de manière quasi constante. Or aller là-bas et ne prendre aucune photo nous attristerait.
Novice en photographie (je viens juste d'apprendre sur internet la différence entre compact, bridge, réflex etc.. 😉), j'ai besoin de vos précieux conseils pour l'achat d'un appareil photo pour mon anniversaire (et puis en ce moment ce sont les soldes, il y a surement de belles opportunités)!
Pour résumer j'en ai marre de mon appareil numérique de base qui me donne des photos de basse qualité pendant les voyages.
Je cherche un bridge/hybride/réflex pour environ 250/350 euros (ça va peut être faire bondir les plus puristes d'entre vous, mais je trouve que c'est déjà une belle somme pour un appareil photo 😛).
-l'appareil photo servira surtout pour les voyages
-j'envisage dans le futur d'aller en Laponie donc il faut qu'il soit en mesure de photographier les aurores boréales (j'acheterais un trépied quand j'en aurais besoin)
-un mode vidéo serait un plus (mais pas obligé)
-s'agissant de l'objectif interchangeable (qui a l'air d'être un enjeu majeur), si l'objectif initial de l'appareil photo me permet de faire de belles photos (notamment des aurores boréales), je ne vois pas forcément l'utilité d'en changer et donc de prendre un appareil photo à objectif interchangeable.
-pas trop gros et pas trop complexe d'utilisation serait le top
Vous l'aurez compris je ne vise pas à devenir photographe professionnel 🙂, je cherche juste une bonne qualité d'image (c'est frustrant de ressortir avec des photos de qualité moyenne du Geirangerfjord par exemple). Je pense acheter sur le site de la fnac (j'ai vu sur le site un Hybride Samsung NX3000 + Objectif 20-50 MM Blanc à 250 euros, est-ce que c'est suffisant selon vous?) ou darty ou autre si vous avez des suggestions.
Voila, fin du roman et je vous remercie d'avance pour vos précieux conseils 🙂 !
Bonjour, je voulais savoir si un pied est conseillé dans la mesure où le bateau doit bouger...Quels réglages me conseillez vous ? J'ai un CANON EOS 550D et objectif Canon 18x200. Merci
Bonjour,
Parce qu'il y a assez peu de photos sur ce charmant pays qu'est la Roumanie, en voici quelques unes prises cet été. Vos critiques sont les bienvenues.
nous allons en pays Sami (Finlande) passer une semaine.
Nous essayons de tout prévoir en matière de vêtements mais une question se pose sur la façon de circuler.
Je m'explique : nous allons prendre des motoneiges pour circuler de jour ou aller "à la chasse aux Aurores boréales" le soir. Donc pour les photos il faut l'appareil, son ou ses objectifs, le trépied, la télécommande, les batteries de secours etc...
Le souci du moment est : comment je fais pour piloter la motoneige avec un équipement grand froid et pour transporter mon matos? sac à dos, poches de la motoneige etc...
Quelqu’un a-t-il une expérience en la matière?
Bonjour à tous,
Quelques clichés d'Allemagne pris ces derniers jours. Évidemment, critique bienvenue (pour ne pas dire souhaitée) si elle est formulée cordialement ....😉
Bonjour à tous !
Après avoir voyagé 3 semaines avec mon sac à dos, à faire mon feu et à dormir dans ma tente en Norvège, j'aimerais partager quelques souvenirs.
J'ai pas mal galéré à trouver des infos sur les transports, la vie en Norvège, donc si vous avez des questions pour préparer un voyage en Norvège, hésitez pas! Je crois que j'ai utilisé tous les moyens de transports possibles, stop, ferries, bus et j'ai loué une voiture.
Pour ma pars, je suis partie de Bergen pour aller dans le grand Nord en passent par les îles Lofotenn Narvrik, Bodo etc et ensuite je suis retourné à Oslo.
Je pars bientôt en Islande pour voir l’éclipse solaire et peut-être des aurores boréales.
J’ai un Panasonic DMC-TZ20
Pour les aurores :
J’ai écumé plusieurs forums mais les avis divergent.
Tous s’accordent sur une ouverture à 2.8.
Mais certains préconisent 500 Asa, d’autres 800, 1600 etmême 3200.
Le temps de pose varie entre 5 et 40 secondes.
Qu’en pensez-vous ?
J’ai trouvé comment varier l’ouverture et la sensibilité : M– Exposure , mais je n’ai pas trouvé comment modifier le temps de pose.
Pour l’éclipse,
faut-il coller un morceau de radio sur l’objectifpour protéger le matériel ?
Quels sont les réglages ?
Pour ceux que ça intéresse, voici les liens vers mes photos et récits de voyage en Islande.
Dans les deux cas, nous avons eu la chance de voir des aurores boréales, et avons été émerveillés par les paysages (d'où le second voyage). Maintenant il n'y a plus qu'à y aller en été 😛
- Un premier voyage en Novembre 2012, sur la côte Sud => c'est par ici
- Un second voyage en Mars 2014, sur la côte Nord => c'est par ici
Pour un avant-goût vous pouvez voir les images ci-dessous, en espérant que cela vous donne envie d'y aller vous aussi, et ne pas avoir peur d'y aller en hiver!
Un de mes amis vient de mettre en ligne un site spécialisé (non commercial) sur "la chasse" aux aurores boréales.
C'est ici :
http://www.aurora-maniacs.com/
Petite photo, dont le seul intérêt réside dans la couleur du nuage au dessus du lagon de Bora Bora.
Il m' a été expliqué que ce phénomène météo se produit quand plusieurs facteurs sont réunis.
Position du soleil, position du nuage par rapport au lagon, type de nuage...
Bien sur ce n'est pas un vert franc, mais il parait que ce phénomène est rare, alors, si vous l'ignoriez - tout comme moi - je voulais vous en faire profiter
Bonne fin de journée.
Paysages magnifiques à couper le souffle, cascades, icebergs à porter de main, aurores boréales...
Voyage tout simplement mémorable! :) 12 jours en Septembre 2016
Pour ceux ou celles qui aimeraient un petit aperçu avant de partir...
En voyage, que celui qui n’a jamais pesté contre une horde de touristes vous pourrissant une séance photos me jette la première pierre. Vous aviez pourtant pris la précaution de vous lever aux aurores espérant être seul, ne serait-ce que quelques heures, sur ce site fréquenté chaque année par des millions de visiteurs. C’était perdu d’avance. Les adaptes du voyage collectif organisé ont eux aussi pris l’habitude de se lever tôt pour commettre leurs selfies sur le moindre mètre carré de la planète. C’est leur droit !
Le Taj Mahal, le Machu Pichu où les temples d’Angkor pour n’en citer que trois, sont d’excellents exemples du développement touristique de ces dernière années. Ceux qui ont trainé leurs chaussures de marche en ces lieux ne me contrediront pas. Et je ne parle pas des embouteillages de 4X4 dans les parcs nationaux africains ou du Sri-Lanka (voir photos ci-dessous). Là, on réalise combien cette activité économique est devenue une véritable industrie. C’est même la première source de revenus pour certains pays.
Sans se lancer dans une discussion -ce n’est pas le propos- sur les bénéfices tirés par les populations locales en comparaison à la fragilisation liée à la surfréquentation de ces joyaux de l’humanité, il faut bien dire que le photographe Amateur, lui, ne s’y retrouve plus. A moins de travailler sur le tourisme à travers le monde.
Devant ce constat, j’ai décidé d’organiser mes propres périples, comme je l’avais toujours fait. Mais cette fois, le plus loin possible des hauts lieux du tourisme mondial. Une quête effrénée d’authenticité ?
Au-delà du nombre croissant de touristes ou voyageurs dans le moindre recoin du monde, il faut bien admettre que même au prix de lourdes et onéreuses expéditions, la mondialisation est bien là. Impossible d’y échapper. Même dans l’Himalaya, notamment dans un petit village perdu que j’ai fréquenté ces trente dernières années, tout le monde à désormais son téléphone portable. Il y a dix ans avoir un petit poste de radio ici, était un luxe incroyable.
Il a donc fallu que je révise ma définition du mot authenticité. Car la modernité fait désormais partie du quotidien des lieux les plus reculés.
Une dimension que tout voyageur, photographe ou non, doit intégrer une bonne fois pour toute à travers l’omniprésence du T shirt, des jean’s et désormais des smartphones...
Le regard du photographe doit s’adapter à cette nouvelle réalité visuelle. Il faut définitivement abandonner l’idée de de trouver un tribu coupée du monde depuis la préhistoire. Au mieux, les soi-disant indigènes revêtiront leurs parures ou costumes traditionnels pour monnayer une photo. Eux aussi ont appris à vivre avec leur temps.
Je dois reconnaître que j’ai été un temps déboussolé par ces mutations du monde. Je ne retrouvais plus, et ne me retrouvais plus dans cette mondialisation que l’on dit bénéfique pour tous.
Bref tout me semblait devenu fade. Je n’avais plus le goût de faire des photos.
Et puis je me suis souvenu que, souvent, mes meilleures photos avaient été prises dans les chemins de traverse.
En voyage, il y a longtemps que je ne fréquente que très rarement les sites classés au Patrimoine mondial de l’humanité. Sans me l’interdire pour autant, il ne faut pas mourir idiot.
Mais là, je sais -sauf coup de chance extraordinaire- que ce n’est pas ici que je ferai les images que j’affectionne. Je choisis plutôt les petites villes, à fortiori les villages repérés sur une carte routière que les guides ne mentionnent pas. Au petit bonheur la chance.
Là, avec les oubliés de la croissance, vous êtes accueillis sans arrière pensée par la population locale. Souvent, ce sont eux qui vous demandent de les prendre en photo.
Je ne parle pas de l’Inde où cette demande est systématique. Non, je parle de petites villes côtières de Thaïlande par exemple, uniquement fréquentées le week-end par les touristes venus de Bangkok. Même chose au Sri-Lanka ou en Indonésie, destinations pourtant sacrifiées aujourd’hui sur l’autel du tourisme, où j’ai pourtant -en faisant un pas de côté- trouvé des coins oubliés des circuits obligés.
Et que dire de Madagascar où le moindre hameau sur le bord d’une route m’a permis de faire de merveilleuses rencontres. Et pour cause, ici, personne ne s’arrête, il n’y a rien à y faire. Au mieux on achète un paquet de gâteaux, une bouteille d’eau et on reprend la route. C’est là que j’ai réalisé mes meilleurs clichés sur la vie quotidienne Malgache en m’y attardant une journée entière. C'est un belle lumière qui m'a incité à faire une halte prolongée pour photographier les arbres fruitiers en fleurs sur fond de maisons colorées. Les rencontres ont suivies dans la gargote locale
Mais voyager sans but précis hormis la rencontre et la photo, n’est pas pour autant la condition sine qua non pour faire de bonnes photos.Malgré ce que je viens d’écrire plus haut et au risque d'avoir l'air de me contredire, les lieux fréquentés par le tourisme de masse peuvent être l'occasion de bonnes images. Mais ils faut s’écarter du site convoité par les voyageurs. Le photographe aura toujours de bonnes surprises en fouinant dans les arrières cours.
Trois exemples parmi des dizaines que me reviennent en mémoire :
Le Marché aux zébus d’Ambalavao à Madagascar. Il se tient deux fois par semaine. Les touristes arrivent en pleine nuit à l’hôtel et se rendent tôt le matin, avec leur guide, sur le marché aux bovins.
Ils repartent en début d’après-midi vers d’autres aventures. C’est le rituel.
Moi, je suis arrivé vingt-quatre heures avant pour repérer les lieux. Finalement j’y suis resté quatre jours. J’ai pu ainsi découvrir la quiétude de ce petit village et d’autres marchés uniquement fréquentés par la population locale. Et là, c’est moi qui suis devenu l’attraction du moment. L’occasion de sympathiques rencontres et d’amicales séances photos. quand je suis reparti, toute le monde m'appelait par mon prénom.
Au Sri-Lanka, Négombo ville balnéaire située à une quinzaine de kilomètres de l’aéroport international de Colombo. Les touristes préfèrent cette ville côtière à la capitale pour arriver et repartir du pays. Et ils ont bien raison. Là, tous les matins des dizaines de bateaux à voile unique reviennent de la pêche. Et tous les matins à même le sable, sur six à huit-cents mètres linéaires de plage, les familles des pêcheurs s’activent pour réceptionner, saler, conditionner et expédier poissons et calamars.
Une visite obligée pour les touristes de passage. Le car arrive. Cinquante touristes en descendent. Quelques photos et on repart. Il faut dire que l’odeur de poisson mort qui règne ici, n’incite guère à la flânerie pour les nez sensibles.
Moi, j’y suis revenu trois jours de suite en y passant toutes mes matinées. Et dès le deuxième jours, j’étais invité chez les pêcheurs.
Ultime exemple, en décembre dernier à Agra. On ne présente plus cette ville indienne. Mon troisième séjours dans ce haut lieux du tourisme indien. Ce n’était qu’une étape sur mon retour vers New-Delhi. Je ne devais y passer qu’une nuit et reprendre le train tôt le matin. Comme j’étais arrivé en milieu d’après-midi et que je n’avais pas l’intention de visiter une fois de plus le Taj Mahal, je me suis volontairement perdu dans les quartiers qui jouxtent le Mausolée. Et là, à moins de cent mètres du monument, je me suis retrouvé de façon inattendues dans de véritables quartiers-villages. Les cochons se baladaient librement dans les rues pour assurer le nettoyage de la voirie. Un monde insoupçonné que les touristes venus visiter le Taj ne verront probablement jamais. Moi-même ces quartiers m’avaient échappés lors de mes précédents passages.
Résultat, sacrifiant le shopping prévu à Delhi, j’y suis resté deux jours supplémentaires pour arpenter ces lieux en attendant une belle lumière qui n’est jamais venue. Ce qui ne m’a pas empêché de réaliser quelques unes de mes meilleures images de ce bref périple indien d’une quinzaine de jours. Je pense y retourner un de ces jours pour y trouver une lumière plus propice à la photographie.
Pour résumer, lorsque la photo est le vecteur du voyage -comme je tente de le faire en immortalisant des instants de la vie quotidienne des pays visités-, il faut savoir s’affranchir des circuits imposés et se risquer à faire ces fameux pas de côté.
Je reconnais que le voyage sans mes boîtiers n’est pas concevable. C’est mon fil rouge. Mais cette approche photographique est pour moi un véritable vecteur de rencontres, comme d’autres découvrent un pays à travers sa gastronomie ou son architecture. Le numérique -je l’ai déjà écrit sur ce forum- à singulièrement facilité ma démarche, grâce au monitor de contrôle qui permet de montrer le résultat aux personnes photographiées. Même si je n’aime pas le terme d’échange, trop galvaudé ; c’est bien de cela dont il s’agit.
Comme la fonction “ajouter une légende” ne fonctionne pas sur mon ordinateur, je précise que les photos ci-dessous ont été prises au Sri Lanka.
Les deux premières au Lion Rock à Sigiriya. Les deux autres dans la petite réserve d’éléphants de Minneriya.
Nous partons prochainement pour un séjour en Birmanie, avec passage par Bagan (of course !).
Dans mes lectures de blogs/sites/commentaires sur forums, beaucoup mentionnent la fermeture de l'accès à de nombreux temples pour assister au lever et/ou coucher de soleil.
Savez-vous à aujourd'hui (fin 2019) quels sont les sites bien placés pour de jolies photos qui restent encore ouverts au public ? L'idée de se lever aux aurores pour tourner en rond ne me réjouit pas vraiment... et si le tour en montgolfière devient maintenant une nécessité (!!), j'aime autant le savoir.
Question précise, mais je suis sûr que certains fans/locaux sauront me répondre ;)
Mille mercis pour votre aide,
Guillaume
J'ai écumé le forum, une fois n'est pas coutume, mais n'ai pas trouvé l'information exacte que je cherchais...
Ma question est la suivante: je souhaite réaliser un trek photo de 12 jours sous tente dans le massif du Balé afin de capturer la faune sauvage avec mon appareil photo (hé oui, le loup d'Abyssinie...). Mon problème se situe au niveau timing, puisque je souhaiterais partir sur la dernière semaine de juillet et la première d'août et étant donné que l'on parle là de saison des pluies, j'aurais aimé savoir quelle est la situation météo dans le Balé durant cette période ?
Mon matos n'aime pas trop la flotte bien entendu. Alors j'ai eu fait l'Alaska par deux fois par le passé et il n'y a eu aucun soucis, malgré des conditions moisies... Mais si c'est 12 jours de déluge complet, particulièrement aux aurores et aux crépuscules, les meilleurs lumières pour la photo, je vais envisager repousser cette expédition à plus tard.
Qui connait suffisamment les conditions au sein du parc en cette période pour pouvoir m'éclairer ?
Bonjour voila je cherche à organiser un safaris photo de plusieur jours.
De ce que j'ai lu le serengeti est certes très beau mais cher et surtout je n'ai pas forcement plus de chances de photographier le Big Five.
Donc avez vous des lieux à me conseiller?
Les 3 principaux que j'ai relevé sont:
Manyara
Tarangire
Ngorongoro
mais je ne sais pas comment les classer par ordres de priorités.
1 couple ◙ 6 mois ◙ 13 pays ◙ 54 920 kms ◙ 17 vols
0 regret ◙ 1001 souvenirs gravés pour l'éternité
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Pays visités : Iran, Emirats arabes unis, Thailande, Cambodge, Australie, Malaisie, Indonesie, Sri Lanka (longue escale), Oman, Jordanie, Israel, Royaume-uni, Portugal
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Album photos
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En partant, on s'imaginait bien qu'on vivrait une sacrée aventure...
On était loin de se douter qu'elle serait aussi extraordinaire, libératrice, folle, déconcertante, amusante, éprouvante, exaltante...
On a traversé un arc-en-ciel d'émotions: des crises de larmes aux crises de rire, de la colère à la joie immense, du "ras-le-cul" au "j'en veux encore".
On a vu des sites grandioses, des paysages splendides, mais surtout rencontré des populations extraordinaires.
On s'est engueulés, détestés, mais surtout aimés à la folie.
On a dormi dans des hôtels chicos, mais aussi des hôtels complètement crados. Dans une maison de passe, sous des tentes, dans des voitures, à même le sol ou à la belle étoile...
On a souffert le martyre à porter nos grosses bouses (sacs) sur le dos. On ne s'est pas douchés des jours durant.
On a joué à Schumacher sur les routes d'Abu Dhabi et d'Australie, on a soudoyé des douaniers, on s'est fait questionner des heures durant en Israël, on a passé la frontière en mode "warrior" au Cambodge.
On a fait la queue dans un chaos total parmi des milliers de Palestiniens pour rejoindre Jérusalem. On s'est fait de belles frayeurs à chaque check-point. On a discuté avec des soldats du Tsahal, pris peur dans des restaurants à la clientèle chelou en Jordanie.
On a joué au Père-Noël en distribuant biscuits, chocolats et autres minis Tour Eiffel à Bali. On a improvisé un salon de coiffure pour fillettes sur les escaliers d'un temple à Siem Réap.
On a failli se pisser dessus en sautant d'une falaise bien trop haute. On a participé à Loi Khratong en regardant s'envoler dans le ciel des milliers de lanternes à Chiang Mai.
On a pleuré d'émotions à Pétra, joué aux profs de français à Oman et brièvement au Sri Lanka. On a dormi chez bien des inconnus et participé à l'impressionnante célébration de l'Ashoura en Iran. On a fait de belles balades à dos d'éléphant, on a coursé des émeus près de Perth en Australie. On s'est fait de belles frayeurs en s'approchant d'un peu trop près des précipices du Cap Saint-Vincent au Portugal.
On a admiré de magnifiques levers et couchers de soleil un peu partout, vu de magnifiques déserts, montagnes, lagons, lacs salés et autres plages.
On s'est fait bénir par un moine à Bangkok, on a tripé avec une famille Loubavitch et préparé et dîné avec une famille iranienne hyper aisée.
À Jérusalem, on a vu la tombe de Jésus, touché le mur des Lamentations, vu l'endroit d'où le prophète Mohamed a effectué son voyage nocturne.
On a visité temples, églises, synagogues et mosquées. On a prié et espéré que ces derniers s'entendent enfin.
On s'est fait péter le bide avec des Nando's presque quotidien en Malaisie et des Pasteis de Nata au Portugal. On a dégusté fruits de mer, poissons grillés et pancakes bananas plus que de raison.
On a aussi eu une overdose de sardine en boîte et de pain de mie dégueulasse. On a gouté au café le plus cher au monde, fait à base de...merde de Kopi Luwak !
On a joué au foot avec de jeunes jordaniens et à Tarzan sur les lianes de Thaïlande. On s'est fait arnaquer par bien des taxis et on est rentrés en douce dans un hôtel 5 étoiles (rien que ça oui oui ) pour profiter des douches et de la piscine. On est montés au sommet de la Burj Khalifa à Dubai et on s'est amusés comme des gamins à flotter dans la Mer Morte.
On s'est fait arrêter, mains sur le capot, puis escorter par des flics de Perth pour aller dormir...sur un parking. On a eu la peur de notre vie en manquant d'écraser des dizaines de kangourous. On s'est engouffrés dans des grottes secrètes à Ulawutu. On s'est extasiés devant la beauté de Persépolis.
On a marché à en avoir des crevasses, eu des courbatures à en rester cloué au lit. On s'est levés aux aurores pour découvrir et admirer l'impressionnant Angkor Wat. On a chanté et dansé autour d'un feu avec de jeunes Iraniens dans le désert de Kashan.
On a grimpé au sommet d'un volcan en pleine nuit pour admirer le lever du jour. On a ruisselé de sueur dans les rizières d’Ubud et l'impressionnant désert du Wadi Rum en Jordanie. On a surfé sur le sable... en matelas gonflable.
On nous a offert le logis, de la nourriture, de précieux renseignements mais surtout de gigantesques sourires. On nous a appelé M. et Mme Black and White, Big man, Miss Nutella, Zidane ou encore Michelle Obama. On s'est fait mitrailler de photos et on a attisé le regard de bien des curieux.
Enfin, on a profité de nos familles en France en emmagasinant un maximum de souvenirs.
Bref...
Je pourrais continuer longtemps comme ça, mais pour résumer ce long voyage je dirai qu'il a été le plus beau, le plus extraordinaire de nos 30+ années de vie.
Qu'il nous a redonné foi en l'humanité, et qu'il nous a davantage poussés à cette tolérance qu'on estime depuis toujours primordial.
Il nous a appris à compter non plus en biens, mais en souvenirs.
Ces derniers sont les seuls qui subsistent et comptent réellement !
En voyage, on va à la rencontre de son humanité, de sa force et de ses faiblesses. Le voyage nous pousse à écarter ce voile d'ignorance que nos sociétés modernes, pourtant instruites, ont tendance à tisser avec le temps.
Le mot de la fin (bravo à ceux qui auront eu le courage de lire jusqu'ici lol):
Vive le voyage...vive la vie !
J'ai pas mal de photos sur mes comptes Flickr et Facebook pour ceux qui souhaite voir ce que ça donne en images ;-)
Je dois avouer que je suis plutôt fasciné par l'Inde. Alors mon premier voyage au Sri-Lanka d'où je reviens, m'a un peu laissé sur ma faim. Mais c'est un autre débat.
Bref, j'ai quand même pris du plaisir à photographier cette île et ses sympathiques habitants.
Ci-joint une petite sélection d'images.
Pour la technique, photos réalisées au Nikon D 800 - Objectifs 24-70 mm f : 2,8 et 70-200 mm f : 4