Bonjour,
Je viens de trouver un stage à Bogota et m'apprête donc à partir entre 6 et 12 mois en Colombie.
Dans un premier temps je pense être hébergée chez des amis mais je compte me trouver un appart au plus vite! Quelqu'un a-t-il une idée du prix moyen pour la location d'un appart individuel? Quels sont les quartiers les plus surs (à part les quartiers riches évidemment!)? Comment dois-je m'y prendre pour trouver un appart? Y-a-t-il des agences spécialisées (j'imagine que oui!)?
Merci à tous pour votre aide. Si vous avez d'autres commentaires sur la vie à Bogota, des trucs incontournables (et peut-être insolites) à me conseiller je prends!!!!!😎
P.S:Trop mignons tous ces petits smileys!!!!!😛
bonjour a tous, je cherche un traducteur portugais (bresilien) francais, beaucoup de misere avec les traducteurs sur le net, merci a tous et quel merveilleux pays le bresil .OBRIGADO
bonjour; qui peut me dire si il est possible de trouver des guides parlant francais sur les sites comme tulum si je viens avec mes propres moyens sur ces lieus et combien ces guides se font payer . je vous remercie
Bonjour à tous !
Est-ce qu'il y a quelqu'un parmi vous qui connaitrait le processus pour un mariage à Cuba...la liste des papiers nécessaires, les démarches à faire ici et là bas, les frais etc...
Ma soeur veut se marier à Santa Maria Del Mar et les informations qu'elle a reçu du Consula sont assez vagues et diffèrent d'une personne à l'autre. (frais, papiers et démarches)
J'apprécierais grandement votre aide et de bons renseignements précis nous aideraient grandement.
Merci à l'avance de prendre le temps de me répondre.
Willie 🙂
Est-ce qu'il y a quelqu'un parmi vous qui connaitrait le processus pour un mariage à Cuba...la liste des papiers nécessaires, les démarches à faire ici et là bas, les frais etc...
Ma soeur veut se marier à Santa Maria Del Mar et les informations qu'elle a reçu du Consula sont assez vagues et diffèrent d'une personne à l'autre. (frais, papiers et démarches)
J'apprécierais grandement votre aide et de bons renseignements précis nous aideraient grandement.
Merci à l'avance de prendre le temps de me répondre.
Willie 🙂
Bonsoir,
quelqu'un a t'il déjà pris l'avion à Londre(LHR) et me dire si l'aéroport est est loin du terminal
Eurostar.J'ai la chance de travailler à la SNCB et j'ai donc des prix très avantageux sur les
voyages en train ce qui me permet de partir d'un peut partout en europe.Et pour la période où
je pars début mai à mi juin 09, j'ai trouvé un billet à 887 euros.Si cela est trop compliqué, je partirai
d'Amsterdam ou CDG.
D'avance merci.
Vous faites une excursion dans ce pays magnifique, c'est l'été, le soleil se couche plus tard (C'est le piège car la côte devient encore plus belle), vous oubliez les horaires; vous restez un peu plus longtemps sur la plage; ou le bateau de votre excursion rentre tard.....
A un moment donné Il faut se résoudre à aller diner! Vous allez recevoir la punition de votre manque de vigilance : La plupart des restaurateurs vous annonceront parfois à 21:00 ou plus surement à 21:30 "On ne sert plus" ou "On a tout éteint" Comme s'il s'agissait d'une procédure compliquée de rallumer comme pour un haut fourneau. Une fois on nous a refusé un Croque Monsieur car le cuisinier était parti!
Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!
Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.
Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.
Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.
Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!
Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.
Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.
Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.
Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
Bonjour à tous !
Nous en avions rêvé… 😮 C’était peut-être le cauchemar de certains…🏴☠️ Celebrity l’a fait… 🙂
Nous voici depuis quelques heures sur un bateau dont l’intérieur (et les balcons de cabine) est 100% NON-FUMEUR ! En effet, nous avons appris par un courrier que Celebrity venait de changer sa politique « tabac » sur toute sa flotte : désormais, tous les espaces publics intérieurs sont non-fumeur et à l’extérieur, il reste sur les « classe Solstice » 5 zones très délimitées pour les fumeurs de cigarettes, dont une seule permet aussi le cigare et la pipe…
A noter que fumer en cabine est « puni » d’un débit automatique du compte cabine de 250 dollars pour « frais de nettoyage »… 😕 Alors c’est vrai que c’est un vrai plaisir que d’être sur un bateau qui, nulle part, ne « sent le tabac »… En fait, il ne s’agit que de l’application stricte, si j’ai bien compris, des lois américaines, équivalentes des lois françaises, italiennes et plus généralement européennes, que certaines compagnies bafouent allègrement en permanence… Alors qu’il semble que personne dans la clientèle de ce bateau, ne proteste, et ne donne l’air de se sentir lésé… 😮
Mais toute histoire a un début, et la nôtre n’y fait pas exception… Alors revenons à mardi…
PROLOGUE
Il y a des jours où l’horloge biologique, sans doute dopée à l’adrénaline, remplace tous les réveils et alarmes du monde… Ainsi, je me réveille à 6 heures, en ce mardi 13 novembre, alors que les téléphones et réveils de la maison ont été chargés de sonner entre 6:30 et 6:45… L’excitation du départ est certainement contagieuse, puisque Mme PAP… euh… ben non, je me suis rasé, lavé, douché, caféiné, tout ça sans chercher à être silencieux, et… elle dort encore, comme un bébé… 😎
J’ai presque des scrupules à la réveiller, mais y a encore du boulot… Vous savez bien, les vestes 😇 à ranger dans les valises, et les valises à clore… Elle se lève donc, en disant « qu’on a bien le temps » (et en cela, elle a raison, nos étapes sont courtes)… Je mets la maison en mode vacances (simulateurs de lumière, programmation de l’alarme, fax aux « men in black » de la télésurveillance pour dire qu’on part), je prépare le petit déjeuner… Quand tout est prêt, les valises le sont aussi, fermées, bien moins lourdes qu’en septembre… Mme PAP s’entraine pour l’année prochaine… la « valisette cabine » n° 6 a été remplacée par un tout petit sac de voyage… Et les 4 grosses valises, si elles sont toujours là, sont nettement moins lourdes à porter… Bon, on aura quand même une demi-heure de retard sur l’horaire fixé, mais le temps au beau fixe (froid au départ puisque 0° à Poitiers) jusqu’à Bordeaux, suivi d’un simple brouillard (tenace, quand même) dans la vallée de la Garonne, et redevenant splendide, à Narbonne, où il fait 18°… Pffff… dire qu’on a emporté les doudounes… 😕 mais bon, on les laissera dans la voiture… on ne sait jamais le temps qu’il fera au retour… Du coup, on est à Narbonne vers 16 heures…
On va pas s’étendre sur notre soirée au Novotel de Narbonne, où nos amis François et Valérie (non, non, toute ressemblance avec des personnages bien connus serait une pure coïncidence 😎), qui habitent le coin, viennent nous rejoindre pour un sympathique diner (même si quelconque sur le plan culinaire, c’est Novotel, hein)…
Un merveilleux soleil, avec une température qui croitra de 12 à 19°, pour le trajet de « bord de Méditerranée », qui va nous emmener jusqu’à notre seconde étape : le Novotel de Gênes… Une petite pensée émue, depuis l’autoroute, lorsque nous passons, après Saint Raphaël, au niveau du Dramont, pour ma Maman qui, comme le chantait si bien Georges, « passe sa mort en vacances », au large de l’Ile d’Or… 😐
Soirée très calme et « en amoureux », on ne connait personne à Gênes… Par contre, le Novotel est grouillant de monde, gros contraste avec hier où il n’y avait presque personne… Curieusement, peu de bateaux de croisières au port de Gênes, pour ce qu’on a pu voir en passant à côté (le Novotel est situé en partie est de Gênes)…
Notre troisième étape va nous conduire de Gênes à Civitavecchia, toujours sous une température agréable et par un beau soleil, en ce jeudi 15 novembre… Après un copieux petit déjeuner au buffet du Novotel, nous partons vers 9h 30, et vogue la galère, en suivant les indications de notre ami Tomtom… qui nous dit brusquement avant d’arriver au niveau de Livourne, que notre « route programmée est coupée » 😮… Bah, aucun panneau, aucune indication, nous passons outre… Mais en arrivant peu avant Grosseto, à environ 100 km du but, nous pouvons nous rendre compte qu’une déviation « route coupée » est en place, et nous allons parcourir les toutes petites routes du coin pendant une quarantaine de kilomètres, avant de retrouver la « 4 voies » (pas d’autoroute *vraie* entre Livourne et Rome)… 🤪
Nous pourrons constater à la télé, en arrivant à l’hôtel, à quel point Tomtom avait raison, en disant « route coupée », puisque la route (2 x 2 voies, sur « pilotis » sur une longue distance dans ce coin) s’est proprement effondrée sur environ une travée entre deux « pilotis »… Les inondations terribles (dont la télé française avait parlé en quelques lignes (mais bon, les évènements politiques français dont un certain show télévisé que nous avons pu suivre dans notre chambre, à Narbonne, devaient être plus importants vus des média français…) et que nous avions situées bien plus au centre de l’Italie, sont là… Et dans l’état où c’est, ce sera pas réparé pour notre retour… 😕
Partout, ce n’est que désolation, boue, champs encore inondés… Nous croiserons des centaines de personnes, à l’air épuisé, couvertes de boue des pieds à la tête, avec des pelles, des balais, des gens tentant de reprendre dans leurs maisons éventrées quelques biens sauvables…😕 Nous verrons des voitures « plantées », verticalement, dans les fossés, manifestement emportées par les eaux… Tout ça fait comme une grosse boule dans l’estomac, on se dit que la solidarité humaine voudrait qu’on s’arrête pour aider ces gens, et puis les gendarmes qui sont partout nous font signe d’avancer, de ne pas ralentir le flot des voitures, et ce flot repart en laissant derrière lui toute la misère d’un monde ravagé… 😐 et on repense à notre croisière, à notre destin à nous qui n’est pas, en ce jour, d’être au nombre des malheureux… Mais quand même un moment très très fort… 😕
Malgré tout cela, et une bonne trentaine de kilomètres de déviation, nous arrivons à Civitavecchia vers 15 heures, pour constater que quatre bateaux de croisière sont au départ (nouvelle croisière, ou en escale)… Le Celebrity Reflection, que, si j’ai bien compris, Nadu attendra dimanche à Barcelone, le Costa Atlantica, le MSC Orchestra, et le Serenade of the Seas… Les gens se pressent avec moults valises que les bus-navettes du port engloutissent dans leurs soutes…
Nous rejoignons notre hôtel, modeste trois étoiles, le Mediterraneo, à deux pas de l’entrée du port, choisi non pas pour son standing mais pour sa « vocation croisière » : on peut laisser sa voiture dans le parking fermé et surveillé pour 8 euros par jour, et en plus, ils organisent une navette pour nous conduire demain matin « au pied du bateau »… Mais finalement, s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, il est entièrement refait de l’intérieur, avec des chambres fonctionnelles et grandes (bon, on a pris la « suite junior », pour moins cher qu’une chambre dans un Novotel, et avec une super terrasse qui en été doit être très agréable.). Après un grand tour de promenade dans Civitavecchia, notamment pour acheter des timbres italiens, ça, c’est fait, pour les deux escales italiennes de la croisière, et pour faire nos premières photos en amoureux, sous un chaud soleil, nous rentrerons juste à temps à l’hôtel pour prendre quelques photos du soleil couchant sur la rade de Civitavecchia… Et à 17h 15, il fait nuit… c’est sûr que nous sommes beaucoup beaucoup plus à l’est que Poitiers, même si l’heure est la même… A Poitiers, il faisait nuit à 18h 30, ces jours derniers… 😐
Pas de restaurant dans notre hôtel, mais une profusion de restaurants pizzeria autour du port, et nous tirons le gros lot… Une pizzeria où nous allons déguster des pizzas dignes du neoRomantica (et les lecteurs assidus savent que nous avions infiniment apprécié la pizzeria de ce bateau), avec en plus un accueil super sympa…🙂 Mme PAP ayant malencontreusement renversé mon verre 😮 de Jack Daniels d’un revers de main (qui a dit « encore ! » dans le fond de la salle ? 😉) tout en discutant avec le patron (c’est sûr que les italiens parlent avec les mains, et on prend vite le pas…), ce dernier m’a rapporté un nouveau verre, « à sa charge » 😛… et puis un Chianti tout à fait sympathique pour un prix très modéré, bref nous recommandons ce restaurant, qui est la seconde pizzeria en allant vers l’entrée du port, depuis l’hôtel Mediterraneo… Un grand moment aussi d’anthropologie sociale en contemplant à la table voisine trois couples venus dîner ensemble… chacun son smartphone, et le consultant, pendant tout le repas, on ne les a quasiment pas entendus s’adresser la parole… mais peut-être, disait Mme PAP, qu’ils s’envoient des SMS… 🤪
Retour à l’hôtel… Bon, pas de télé, vu que sur plus de 100 chaines, pas une seule qui ne soit pas en Italien…😠 Rarement vu ça… Et puis le wifi, c’est 5 euros… Mais bon, avec l’ordinateur, on a pu suivre au moins l’actualité française sur bfmtv.fr… Rien de bien réjouissant, alors on coupe vite, et on passe en revue nos préparatifs pour demain matin… Navette hôtel-port prévue pour 10 heures…
Nous en avions rêvé… 😮 C’était peut-être le cauchemar de certains…🏴☠️ Celebrity l’a fait… 🙂
Nous voici depuis quelques heures sur un bateau dont l’intérieur (et les balcons de cabine) est 100% NON-FUMEUR ! En effet, nous avons appris par un courrier que Celebrity venait de changer sa politique « tabac » sur toute sa flotte : désormais, tous les espaces publics intérieurs sont non-fumeur et à l’extérieur, il reste sur les « classe Solstice » 5 zones très délimitées pour les fumeurs de cigarettes, dont une seule permet aussi le cigare et la pipe…
A noter que fumer en cabine est « puni » d’un débit automatique du compte cabine de 250 dollars pour « frais de nettoyage »… 😕 Alors c’est vrai que c’est un vrai plaisir que d’être sur un bateau qui, nulle part, ne « sent le tabac »… En fait, il ne s’agit que de l’application stricte, si j’ai bien compris, des lois américaines, équivalentes des lois françaises, italiennes et plus généralement européennes, que certaines compagnies bafouent allègrement en permanence… Alors qu’il semble que personne dans la clientèle de ce bateau, ne proteste, et ne donne l’air de se sentir lésé… 😮
Mais toute histoire a un début, et la nôtre n’y fait pas exception… Alors revenons à mardi…
PROLOGUE
Il y a des jours où l’horloge biologique, sans doute dopée à l’adrénaline, remplace tous les réveils et alarmes du monde… Ainsi, je me réveille à 6 heures, en ce mardi 13 novembre, alors que les téléphones et réveils de la maison ont été chargés de sonner entre 6:30 et 6:45… L’excitation du départ est certainement contagieuse, puisque Mme PAP… euh… ben non, je me suis rasé, lavé, douché, caféiné, tout ça sans chercher à être silencieux, et… elle dort encore, comme un bébé… 😎
J’ai presque des scrupules à la réveiller, mais y a encore du boulot… Vous savez bien, les vestes 😇 à ranger dans les valises, et les valises à clore… Elle se lève donc, en disant « qu’on a bien le temps » (et en cela, elle a raison, nos étapes sont courtes)… Je mets la maison en mode vacances (simulateurs de lumière, programmation de l’alarme, fax aux « men in black » de la télésurveillance pour dire qu’on part), je prépare le petit déjeuner… Quand tout est prêt, les valises le sont aussi, fermées, bien moins lourdes qu’en septembre… Mme PAP s’entraine pour l’année prochaine… la « valisette cabine » n° 6 a été remplacée par un tout petit sac de voyage… Et les 4 grosses valises, si elles sont toujours là, sont nettement moins lourdes à porter… Bon, on aura quand même une demi-heure de retard sur l’horaire fixé, mais le temps au beau fixe (froid au départ puisque 0° à Poitiers) jusqu’à Bordeaux, suivi d’un simple brouillard (tenace, quand même) dans la vallée de la Garonne, et redevenant splendide, à Narbonne, où il fait 18°… Pffff… dire qu’on a emporté les doudounes… 😕 mais bon, on les laissera dans la voiture… on ne sait jamais le temps qu’il fera au retour… Du coup, on est à Narbonne vers 16 heures…
On va pas s’étendre sur notre soirée au Novotel de Narbonne, où nos amis François et Valérie (non, non, toute ressemblance avec des personnages bien connus serait une pure coïncidence 😎), qui habitent le coin, viennent nous rejoindre pour un sympathique diner (même si quelconque sur le plan culinaire, c’est Novotel, hein)…
Un merveilleux soleil, avec une température qui croitra de 12 à 19°, pour le trajet de « bord de Méditerranée », qui va nous emmener jusqu’à notre seconde étape : le Novotel de Gênes… Une petite pensée émue, depuis l’autoroute, lorsque nous passons, après Saint Raphaël, au niveau du Dramont, pour ma Maman qui, comme le chantait si bien Georges, « passe sa mort en vacances », au large de l’Ile d’Or… 😐
Soirée très calme et « en amoureux », on ne connait personne à Gênes… Par contre, le Novotel est grouillant de monde, gros contraste avec hier où il n’y avait presque personne… Curieusement, peu de bateaux de croisières au port de Gênes, pour ce qu’on a pu voir en passant à côté (le Novotel est situé en partie est de Gênes)…
Notre troisième étape va nous conduire de Gênes à Civitavecchia, toujours sous une température agréable et par un beau soleil, en ce jeudi 15 novembre… Après un copieux petit déjeuner au buffet du Novotel, nous partons vers 9h 30, et vogue la galère, en suivant les indications de notre ami Tomtom… qui nous dit brusquement avant d’arriver au niveau de Livourne, que notre « route programmée est coupée » 😮… Bah, aucun panneau, aucune indication, nous passons outre… Mais en arrivant peu avant Grosseto, à environ 100 km du but, nous pouvons nous rendre compte qu’une déviation « route coupée » est en place, et nous allons parcourir les toutes petites routes du coin pendant une quarantaine de kilomètres, avant de retrouver la « 4 voies » (pas d’autoroute *vraie* entre Livourne et Rome)… 🤪
Nous pourrons constater à la télé, en arrivant à l’hôtel, à quel point Tomtom avait raison, en disant « route coupée », puisque la route (2 x 2 voies, sur « pilotis » sur une longue distance dans ce coin) s’est proprement effondrée sur environ une travée entre deux « pilotis »… Les inondations terribles (dont la télé française avait parlé en quelques lignes (mais bon, les évènements politiques français dont un certain show télévisé que nous avons pu suivre dans notre chambre, à Narbonne, devaient être plus importants vus des média français…) et que nous avions situées bien plus au centre de l’Italie, sont là… Et dans l’état où c’est, ce sera pas réparé pour notre retour… 😕
Partout, ce n’est que désolation, boue, champs encore inondés… Nous croiserons des centaines de personnes, à l’air épuisé, couvertes de boue des pieds à la tête, avec des pelles, des balais, des gens tentant de reprendre dans leurs maisons éventrées quelques biens sauvables…😕 Nous verrons des voitures « plantées », verticalement, dans les fossés, manifestement emportées par les eaux… Tout ça fait comme une grosse boule dans l’estomac, on se dit que la solidarité humaine voudrait qu’on s’arrête pour aider ces gens, et puis les gendarmes qui sont partout nous font signe d’avancer, de ne pas ralentir le flot des voitures, et ce flot repart en laissant derrière lui toute la misère d’un monde ravagé… 😐 et on repense à notre croisière, à notre destin à nous qui n’est pas, en ce jour, d’être au nombre des malheureux… Mais quand même un moment très très fort… 😕
Malgré tout cela, et une bonne trentaine de kilomètres de déviation, nous arrivons à Civitavecchia vers 15 heures, pour constater que quatre bateaux de croisière sont au départ (nouvelle croisière, ou en escale)… Le Celebrity Reflection, que, si j’ai bien compris, Nadu attendra dimanche à Barcelone, le Costa Atlantica, le MSC Orchestra, et le Serenade of the Seas… Les gens se pressent avec moults valises que les bus-navettes du port engloutissent dans leurs soutes…
Nous rejoignons notre hôtel, modeste trois étoiles, le Mediterraneo, à deux pas de l’entrée du port, choisi non pas pour son standing mais pour sa « vocation croisière » : on peut laisser sa voiture dans le parking fermé et surveillé pour 8 euros par jour, et en plus, ils organisent une navette pour nous conduire demain matin « au pied du bateau »… Mais finalement, s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, il est entièrement refait de l’intérieur, avec des chambres fonctionnelles et grandes (bon, on a pris la « suite junior », pour moins cher qu’une chambre dans un Novotel, et avec une super terrasse qui en été doit être très agréable.). Après un grand tour de promenade dans Civitavecchia, notamment pour acheter des timbres italiens, ça, c’est fait, pour les deux escales italiennes de la croisière, et pour faire nos premières photos en amoureux, sous un chaud soleil, nous rentrerons juste à temps à l’hôtel pour prendre quelques photos du soleil couchant sur la rade de Civitavecchia… Et à 17h 15, il fait nuit… c’est sûr que nous sommes beaucoup beaucoup plus à l’est que Poitiers, même si l’heure est la même… A Poitiers, il faisait nuit à 18h 30, ces jours derniers… 😐
Pas de restaurant dans notre hôtel, mais une profusion de restaurants pizzeria autour du port, et nous tirons le gros lot… Une pizzeria où nous allons déguster des pizzas dignes du neoRomantica (et les lecteurs assidus savent que nous avions infiniment apprécié la pizzeria de ce bateau), avec en plus un accueil super sympa…🙂 Mme PAP ayant malencontreusement renversé mon verre 😮 de Jack Daniels d’un revers de main (qui a dit « encore ! » dans le fond de la salle ? 😉) tout en discutant avec le patron (c’est sûr que les italiens parlent avec les mains, et on prend vite le pas…), ce dernier m’a rapporté un nouveau verre, « à sa charge » 😛… et puis un Chianti tout à fait sympathique pour un prix très modéré, bref nous recommandons ce restaurant, qui est la seconde pizzeria en allant vers l’entrée du port, depuis l’hôtel Mediterraneo… Un grand moment aussi d’anthropologie sociale en contemplant à la table voisine trois couples venus dîner ensemble… chacun son smartphone, et le consultant, pendant tout le repas, on ne les a quasiment pas entendus s’adresser la parole… mais peut-être, disait Mme PAP, qu’ils s’envoient des SMS… 🤪
Retour à l’hôtel… Bon, pas de télé, vu que sur plus de 100 chaines, pas une seule qui ne soit pas en Italien…😠 Rarement vu ça… Et puis le wifi, c’est 5 euros… Mais bon, avec l’ordinateur, on a pu suivre au moins l’actualité française sur bfmtv.fr… Rien de bien réjouissant, alors on coupe vite, et on passe en revue nos préparatifs pour demain matin… Navette hôtel-port prévue pour 10 heures…
Après un voyage en Aragon et Navarre (2016) et un séjour express sur la Costa Brava (2017), nous sommes retournés en Espagne en 2019, mais cette fois l'Espagne "d'outre-mer", pour découvrir les picos, roques et barrancos des îles canariennes de La Gomera et Ténérife.
Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/
Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/
Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂
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Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.
En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.
Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.
Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.
De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.
Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.
En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.
Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.
En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.
Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse
J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016
7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !
Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.
C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.
En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.
Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !
Le lendemain…
Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.
Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.
Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.
Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.
D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.
Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.
Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.
Aussitôt dit, aussitôt fait !
Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.
Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.
Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.
Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !
C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.
Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.
Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !
Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.
Dans le musée des Augustins
De Revilla à Tella : miradores et ermitas
J3 : Mardi 15 novembre 2016
Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !
En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.
La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !
Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.
Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !
Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.
Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.
Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !
A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.
Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.
Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.
Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.
Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)
Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.
Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.
L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).
A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.
Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.
Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.
Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes
Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.
Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.
Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.
Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Ermita de San Juan y Pablo à Tella
Randonnée au Sestrales Alto
J4 : Mercredi 16 septembre 2016
Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.
Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.
Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.
Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.
Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.
A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.
Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.
Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.
D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.
Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.
Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.
De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.
Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.
12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.
Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.
Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)
Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.
D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.
La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.
Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.
En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.
De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.
En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.
Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !
Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.
Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.
Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.
Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.
Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.
Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.
Vers le sommet du Sestrales Alto
Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar
J5 : Jeudi 17 novembre 2016
Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.
Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.
Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)
Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.
A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.
Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.
Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !
Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.
Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.
D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.
Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.
Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.
Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.
Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.
Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.
Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.
C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.
Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.
De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.
Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !
Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.
Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.
Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.
C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.
De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.
Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.
Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.
Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
La Collégiale d'Alquézar
Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero
J6 : Vendredi 18 novembre 2016
Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.
Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.
Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.
Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.
Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.
Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.
Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.
Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.
En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.
Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.
Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.
Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.
C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.
En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.
Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.
Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.
Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.
Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !
La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.
Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.
Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).
Passerelles du rio Vero
Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin
J7 : Samedi 19 novembre 2017
Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.
Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.
En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.
Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.
Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.
Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.
Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.
Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.
Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?
Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.
Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !
A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.
Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…
Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.
Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.
Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.
Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.
Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.
Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,
puis à proximité du dolmen de Losa Mora,
enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.
Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.
Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.
A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.
Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.
Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun
De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles
J8 : Dimanche 20 novembre 2016
Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.
En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.
Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.
Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.
Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.
La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.
Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.
C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.
Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.
Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !
Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.
C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.
Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.
Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.
Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !
Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.
Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.
Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.
Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !
C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.
Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.
A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !
Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.
Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.
Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.
A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !
Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.
Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.
Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.
Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.
Congost de Mont-Rebei
Une journée à Lérida, balade en ville
J9 : Lundi 21 novembre 2016
Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…
Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.
En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.
Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.
Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.
Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.
Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.
A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.
Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.

De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu
J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016
On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.
Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.
Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.
Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.
Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.
Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.
Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.
Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.
Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Le lendemain…
Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.
Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.
Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.
A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.
Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.
C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.
Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.
Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.
Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.
Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.
Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.
Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.
Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.
Dans le désert des Bardenas Reales
Bardenas Reales, le désert après la pluie
J12 : Jeudi 24 novembre 2016
La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.
Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.
En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.
Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)
Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.
Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !
Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.
On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.
L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.
En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.
Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.
Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.
Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.
Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.
C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.
Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)
Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).
Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.
Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.
Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.
Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.
Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.
Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.
Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Castildetierra, la star des Bardenas
Deux jours à Saint-Jean-de-Luz
J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016
Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !
Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.
A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).
Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.
J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.
En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.
Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.
La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.
Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.
Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.
Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.
Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !
Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.
En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.
Le lendemain…
La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.
Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.
L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.
Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.
Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.
C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.
Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.
Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.
Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.
Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.
Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye
Le mot de la fin
Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !
La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.
Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.
Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.
Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !
Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !
Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.
Bibliographie/webographie
Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)
Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :
Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,
Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,
Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,
Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,
Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,
Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.
Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂
Romarin
FIN
Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/
Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/
Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂
===============================================================================Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.
En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.
Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.
Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.
De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.
Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.
En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.
Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.
En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.
Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse
J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016
7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !
Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.
C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.
En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.
Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !
Le lendemain…
Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.
Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.
Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.
Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.
D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.
Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.
Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.
Aussitôt dit, aussitôt fait !
Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.
Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.
Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.
Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !
C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.
Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.
Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !
Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.
Dans le musée des Augustins

De Revilla à Tella : miradores et ermitas
J3 : Mardi 15 novembre 2016
Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !
En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.
La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !
Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.
Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !
Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.
Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.
Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !
A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.
Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.
Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.
Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.
Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)
Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.
Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.
L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).
A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.
Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.
Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.
Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes
Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.
Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.
Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.
Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Ermita de San Juan y Pablo à Tella

Randonnée au Sestrales Alto
J4 : Mercredi 16 septembre 2016
Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.
Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.
Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.
Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.
Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.
A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.
Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.
Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.
D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.
Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.
Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.
De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.
Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.
12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.
Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.
Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)
Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.
D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.
La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.
Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.
En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.
De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.
En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.
Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !
Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.
Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.
Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.
Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.
Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.
Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.
Vers le sommet du Sestrales Alto

Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar
J5 : Jeudi 17 novembre 2016
Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.
Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.
Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)
Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.
A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.
Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.
Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !
Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.
Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.
D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.
Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.
Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.
Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.
Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.
Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.
Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.
C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.
Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.
De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.
Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !
Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.
Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.
Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.
C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.
De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.
Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.
Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.
Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
La Collégiale d'Alquézar

Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero
J6 : Vendredi 18 novembre 2016
Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.
Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.
Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.
Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.
Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.
Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.
Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.
Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.
En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.
Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.
Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.
Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.
C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.
En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.
Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.
Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.
Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.
Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !
La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.
Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.
Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).
Passerelles du rio Vero

Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin
J7 : Samedi 19 novembre 2017
Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.
Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.
En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.
Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.
Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.
Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.
Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.
Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.
Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?
Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.
Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !
A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.
Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…
Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.
Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.
Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.
Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.
Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.
Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,
puis à proximité du dolmen de Losa Mora,
enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.
Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.
Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.
A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.
Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.
Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun

De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles
J8 : Dimanche 20 novembre 2016
Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.
En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.
Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.
Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.
Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.
La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.
Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.
C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.
Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.
Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !
Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.
C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.
Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.
Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.
Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !
Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.
Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.
Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.
Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !
C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.
Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.
A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !
Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.
Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.
Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.
A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !
Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.
Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.
Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.
Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.
Congost de Mont-Rebei

Une journée à Lérida, balade en ville
J9 : Lundi 21 novembre 2016
Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…
Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.
En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.
Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.
Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.
Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.
Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.
A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.
Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.

De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu
J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016
On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.
Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.
Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.
Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.
Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.
Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.
Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.
Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.
Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Le lendemain…
Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.
Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.
Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.
A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.
Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.
C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.
Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.
Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.
Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.
Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.
Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.
Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.
Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.
Dans le désert des Bardenas Reales

Bardenas Reales, le désert après la pluie
J12 : Jeudi 24 novembre 2016
La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.
Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.
En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.
Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)
Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.
Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !
Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.
On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.
L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.
En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.
Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.
Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.
Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.
Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.
C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.
Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)
Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).
Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.
Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.
Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.
Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.
Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.
Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.
Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Castildetierra, la star des Bardenas

Deux jours à Saint-Jean-de-Luz
J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016
Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !
Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.
A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).
Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.
J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.
En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.
Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.
La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.
Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.
Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.
Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.
Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !
Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.
En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.
Le lendemain…
La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.
Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.
L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.
Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.
Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.
C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.
Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.
Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.
Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.
Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.
Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye

Le mot de la fin
Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !
La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.
Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.
Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.
Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !
Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !
Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.
Bibliographie/webographie
Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)
Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :
Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,
Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,
Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,
Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,
Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,
Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.
Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂
Romarin

FIN
voila, j'aimerais savoir vos expèrience si vous etes partis aux usa avec un niveau faible d'anglais. moi, je pars dans 15 jours et j'ai peur juste pour le retour pour reprendre mon avion pour paris🤪. est ce que avec un faible niveau, j'aurais pas du mal a reprendre mon avion??? c'est peut etre un peu bête mais ca m'inquiète. merci pour vos information😉
😎 Bonsoirs à tous,
J'ai opté pour une croisière COSTA en 2008 sur le VICTORIA. Ce choix, je l'ai fait aprés avoir vécu une expérience moyenne chez MSC sur le MELODY en 2002. Je viens de feuilleter le nouveau catalogue MSC 2007/2008 et les textes et les images présentés m'autorise à penser qu'il y a un effort de réalisé sur les croisières de cette compagnie depuis cette date. Le tarif PRIMA est intéressant chez COSTA avec des avantages. Par contre, je ne connais pas bien le tarif PRESTO chez MSC et ses avantages ! 1) Es-ce que parmi vous, il y a un qui a bénéficié de ces tarifs lors d'une réservation soit chez COSTA ou MSC ? Si oui, pourriez-vous nous en parler. 2) Y a-t-il une prestation meilleures que l'autre ?
Merci pour votre réponse qui intéressera certainement d'autres personnes....
J'ai opté pour une croisière COSTA en 2008 sur le VICTORIA. Ce choix, je l'ai fait aprés avoir vécu une expérience moyenne chez MSC sur le MELODY en 2002. Je viens de feuilleter le nouveau catalogue MSC 2007/2008 et les textes et les images présentés m'autorise à penser qu'il y a un effort de réalisé sur les croisières de cette compagnie depuis cette date. Le tarif PRIMA est intéressant chez COSTA avec des avantages. Par contre, je ne connais pas bien le tarif PRESTO chez MSC et ses avantages ! 1) Es-ce que parmi vous, il y a un qui a bénéficié de ces tarifs lors d'une réservation soit chez COSTA ou MSC ? Si oui, pourriez-vous nous en parler. 2) Y a-t-il une prestation meilleures que l'autre ?
Merci pour votre réponse qui intéressera certainement d'autres personnes....
Bonjour à tous !!!
Je souhaiterais me rendre en Bielorussie pour découvrir et voyager.
Je compte m'y rendre avec ma propre voiture pour sillonner "la russie blanche".
Quelqu'un saurait-il quel est le meilleur chemin pour s'y rendre, quelles sont les formalités aux douanes, quels papiers avoir (visa etc...) ???
En fait, si quelqu'un pouvait ayant déjà été en bielorussie en voiture pouvait m'expliquer un peu mieux comment organiser cette traversée et ce voyage...ainsi que le logement sur place...je pense faire une virée de 1 ou 2 semaines...
Merci d'avance.
Bonjour,
Birmanie Myanmar il est trop tard pour y aller ...
C'est la lecture de quelques blogs et témoignages qui me font réagir
Je n'en peux plus et je souffre de lire des " Le Myanmar c'est bof " " La Birmanie je suis déçu " etc ... des commentaires qui nous expliquent que c'est la foire touristique, qu'il y a trop de monde , que finalement c'est pas joli bref qui cherchent à comprendre pourquoi il y avait tant de louanges pour ce pays
Je vois des photos qui nous montrent des défilés de moines avec 1000 blanco spectateurs paparazzi
C'est trop tard les amis !!! Comment vous dire ... non pas que c'était mieux avant, mais que maintenant les frontières sont ouvertes et que cette sorte de magie c'est fini Dé fi ni ti ve ment
Birmanie Myanmar il est trop tard pour y aller ...
C'est la lecture de quelques blogs et témoignages qui me font réagir
Je n'en peux plus et je souffre de lire des " Le Myanmar c'est bof " " La Birmanie je suis déçu " etc ... des commentaires qui nous expliquent que c'est la foire touristique, qu'il y a trop de monde , que finalement c'est pas joli bref qui cherchent à comprendre pourquoi il y avait tant de louanges pour ce pays
Je vois des photos qui nous montrent des défilés de moines avec 1000 blanco spectateurs paparazzi
C'est trop tard les amis !!! Comment vous dire ... non pas que c'était mieux avant, mais que maintenant les frontières sont ouvertes et que cette sorte de magie c'est fini Dé fi ni ti ve ment
Bonjour
Pascale et moi partirons pour 3 semaines sur le Musica en Novembre 2013.
Avis à tout les membres qui ont envie d'en discuter.
A bientot😏
Bonjour,
Je suis anthony, 29 ans, en italie depuis près d'un an, je cherche à correspondre avec des personnes qui ont travaillé ou travaillent en Italie en tant que professeur de français, assistant ou traducteur.
J'ai un cv type école de commerce, cela fait un mois que je cherche du boulot (après une expérience de 6 mois l'année dernière) comme employé export (francais, anglais, italien) ou assistant de clientèle mais ca ne mord pas (je suis à parme, pourtant belle region au niveau économique...).
Il y a 3 semaine j'ai accompagné un ami italien (lui a la laurea en litterature et langue francaise) à cours de francais du soir pour des debutants tous ages, cela m'a plut, j'aimerai connaitre les moyens d'acces aux structures types cambridge institute ou autres...Car sans maitrise FLE ou autre diplome, cela risque d'etre coton...
Le boulot de traducteur m'intéresse également, je traduis en ce moment des manuels techniques pour une entreprise.
Par avance merci de vos conseils ou informations
Anthony
PS : Désolé aux puristes du français si tous les accents n'ont pas été mis, avec le clavier qwerty...
Par avance merci de vos conseils ou informations
Anthony
PS : Désolé aux puristes du français si tous les accents n'ont pas été mis, avec le clavier qwerty...
Dorénavant, il est obligatoire de passer par courrier pour obtenir le permis de conduire international pour les Français: voirhttps://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F11534
Bonjour,
Je voudrais savoir si c'est absolument nécessaire d'avoir un interprète pour se marier à Cuba quand c'est une québécoise et un cubain. La dame se débrouille un peu en espagnol (en parlant pas trop vite évidemment) et le monsieur connaît un peu le français. Sachant que le célébrant parle l'espagnol, les conjoints peuvent-ils l'un et l'autre se faire les traductions? Si cela prend un interprète, est-ce dispendieux? Où l'engager juste pour la cérémonie?
Merci d'avance pour vos conseils.
Je voudrais savoir si c'est absolument nécessaire d'avoir un interprète pour se marier à Cuba quand c'est une québécoise et un cubain. La dame se débrouille un peu en espagnol (en parlant pas trop vite évidemment) et le monsieur connaît un peu le français. Sachant que le célébrant parle l'espagnol, les conjoints peuvent-ils l'un et l'autre se faire les traductions? Si cela prend un interprète, est-ce dispendieux? Où l'engager juste pour la cérémonie?
Merci d'avance pour vos conseils.
Bonjour.
Je me présente je m'appelle Anthony, je suis un français de 19 ans qui habite près de Toulouse.
Je voudrais des renseignements.
En Août, le deuxième semaine du mois je pars au Mexique 2 semaines voir des amis qui sont de Mérida.
Le problème c'est que je ne parle que le français.
Se sera la première fois que je prendrais l'avion.
Je fait Blagnac-Paris, Paris-Mexico, Mexico-Mérida.
A Paris j'ai 3h25 d'attente avant le prochain vol pour Mexico.
Arrivé à Mexico j'aurais 3h15 d'attente.
Le problème c'est que je vais arriver dans cet aéroport ou je serais complètement perdu.
Je ne parle pas la langue mexicaine et encore moins l'anglais.
J'arrive au terminal 1 et d'après des renseignement trouvé sur internet je dois prendre un train (le plus facile je pense) pour aller au terminal 2.
Je voudrais savoir si en 3h15 j'ai le temps pour moi qui ne sais parler que le français d'aller au terminal 2 et de trouver mon avion pour Mérida ?
Est-ce que dans les aéroports internationaux le personnel parle français ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Je pars en Argentine au mois de Mars 2009 pour l'achat d'un appartement a Buenos Aires
apres avoir googler et yahooer longtemps la plupart des blog, info, website (je parle francais, anglais, espagnol courament ) sont des gens qui ont acheter avant ou en 2007, il y a t il des gens, qui ont acheter en 2008 et veulent partager leur info recente ( prix metre carre, feelinf barrio, ...), mauvaise /bonne experience ( pas mal de choses ont changer : stamp tax obligatoire )... De plus si quelqu'un a deja acheter sur plan ( a estrenar)? merci pour toute les infos... merci pour tous, je ferais par de mon experience apres ( surement vers juin 2009)
merci d'avance 😏
apres avoir googler et yahooer longtemps la plupart des blog, info, website (je parle francais, anglais, espagnol courament ) sont des gens qui ont acheter avant ou en 2007, il y a t il des gens, qui ont acheter en 2008 et veulent partager leur info recente ( prix metre carre, feelinf barrio, ...), mauvaise /bonne experience ( pas mal de choses ont changer : stamp tax obligatoire )... De plus si quelqu'un a deja acheter sur plan ( a estrenar)? merci pour toute les infos... merci pour tous, je ferais par de mon experience apres ( surement vers juin 2009)
merci d'avance 😏
(Je sais la formulation de la question est pas terrible 😏)
Bonjour,
Je m'appelle Mike et j'ai 16 ans. Je vis à Bruxelles et ma langue maternelle est le Français. Je parle aussi le Néerlandais car j'ai fait mes primaires en Néerlandais et je parle relativement bien Anglais aussi.
Je me suis découvert une véritable passion pour les langues (enfin je ne sais pas si on peut déjà parler de passion puisque je n'en connais pas encore vraiment). J'aimerais vraiment devenir polyglotte (voire hyperpolyglotte). Quand je vois des gens qui parlent jusqu'à 20 langues je trouve ça dingue ! 😮 Et trop stylé 😎
Ce désir d'être capable de comprendre et parler plusieurs langues est aussi associé à un désir de voyager, de découvrir la culture d'autres pays, d'autres peuples, etc.
Seulement voilà, ça me semble impossible d'apprendre plusieurs langues ! Je veux dire, quand je me renseigne pour des cours etc. par exemple je vois à l'ULB (Université Libre de Bruxelles) : Bachelor en langues modernes (et d'éventuelles orientations style arabe, orientale, slave, etc.) donc 3 ans pour apprendre 2 langues maximum ... Evidemment ces cursus sont loin de se remplir avec seulement des cours de langue. Y a de la philo, culture de l'orientation/langue choisie, et un tas d'autres trucs.
Je ne dis pas que les cultures étrangères ne m'intéressent pas (au contraire), mais ce qui m'intéresse pour apprendre une langue c'est la langue elle seule, et je doute que je puisse apprendre plusieurs langues en misant sur l'université à raison de 3 ans pour 2 langues 🤪. Après je veux utiliser mes connaissances dans les langues (à la limite minimales pour certaines puis continuer en immersion dans un pays) pour voyager par moi-même.
Mais aussi éventuellement pour faire un métier qui requiert des connaissances linguistiques. Enfin ça c'est autre chose.
Ce que je voudrais donc savoir SVP, c'est quelles étaient les méthodes d'apprentissage dans une langue ? Cours sur internet, dans des livres + dico, prof particulier, etc. etc. ? 🤪 Et (en travaillant assidûment), combien de temps cela prend-il en moyenne (tout le monde est différent) pour apprendre une langue telle que l'Espagnol et/ou l'Italien (proches du Français). Idem pour l'Arabe, le Turc et pourquoi pas l'Allemand et le Russe :D Peut-on apprendre plusieurs langues en même temps ? Je précise que les langues sont le domaine où j'ai toujours eu le plus facile (en comparaison des maths par exemple 😄)
Et oui je vise loin mais quand je vois tous ces (hyper)polyglottes, je me dis pourquoi pas moi ? Surtout que j'ai encore le temps devant moi. Je ne dis pas non plus que je veux connaître toutes les langues visées aussi bien que mon Français mais pouvoir aisément les pratiquer serait un rêve.
Voilà je ne sais pas trop comment exprimer ma question (assez vaste je l'admets) mais je suppose que vous m'avez compris : Comment apprendre une langue individuellement ? Quelles sont les méthodes ? Livres, cours particuliers, immersion (avec un minimum de connaissances requises alors), internet (seulement pour certaines j'ai vu), et ainsi de suite. ???
Merci d'avance pour vos réponses et merci de m'avoir lu 🙂
Cordialement,
Mike.
Bonjour,
Je m'appelle Mike et j'ai 16 ans. Je vis à Bruxelles et ma langue maternelle est le Français. Je parle aussi le Néerlandais car j'ai fait mes primaires en Néerlandais et je parle relativement bien Anglais aussi.
Je me suis découvert une véritable passion pour les langues (enfin je ne sais pas si on peut déjà parler de passion puisque je n'en connais pas encore vraiment). J'aimerais vraiment devenir polyglotte (voire hyperpolyglotte). Quand je vois des gens qui parlent jusqu'à 20 langues je trouve ça dingue ! 😮 Et trop stylé 😎
Ce désir d'être capable de comprendre et parler plusieurs langues est aussi associé à un désir de voyager, de découvrir la culture d'autres pays, d'autres peuples, etc.
Seulement voilà, ça me semble impossible d'apprendre plusieurs langues ! Je veux dire, quand je me renseigne pour des cours etc. par exemple je vois à l'ULB (Université Libre de Bruxelles) : Bachelor en langues modernes (et d'éventuelles orientations style arabe, orientale, slave, etc.) donc 3 ans pour apprendre 2 langues maximum ... Evidemment ces cursus sont loin de se remplir avec seulement des cours de langue. Y a de la philo, culture de l'orientation/langue choisie, et un tas d'autres trucs.
Je ne dis pas que les cultures étrangères ne m'intéressent pas (au contraire), mais ce qui m'intéresse pour apprendre une langue c'est la langue elle seule, et je doute que je puisse apprendre plusieurs langues en misant sur l'université à raison de 3 ans pour 2 langues 🤪. Après je veux utiliser mes connaissances dans les langues (à la limite minimales pour certaines puis continuer en immersion dans un pays) pour voyager par moi-même.
Mais aussi éventuellement pour faire un métier qui requiert des connaissances linguistiques. Enfin ça c'est autre chose.
Ce que je voudrais donc savoir SVP, c'est quelles étaient les méthodes d'apprentissage dans une langue ? Cours sur internet, dans des livres + dico, prof particulier, etc. etc. ? 🤪 Et (en travaillant assidûment), combien de temps cela prend-il en moyenne (tout le monde est différent) pour apprendre une langue telle que l'Espagnol et/ou l'Italien (proches du Français). Idem pour l'Arabe, le Turc et pourquoi pas l'Allemand et le Russe :D Peut-on apprendre plusieurs langues en même temps ? Je précise que les langues sont le domaine où j'ai toujours eu le plus facile (en comparaison des maths par exemple 😄)
Et oui je vise loin mais quand je vois tous ces (hyper)polyglottes, je me dis pourquoi pas moi ? Surtout que j'ai encore le temps devant moi. Je ne dis pas non plus que je veux connaître toutes les langues visées aussi bien que mon Français mais pouvoir aisément les pratiquer serait un rêve.
Voilà je ne sais pas trop comment exprimer ma question (assez vaste je l'admets) mais je suppose que vous m'avez compris : Comment apprendre une langue individuellement ? Quelles sont les méthodes ? Livres, cours particuliers, immersion (avec un minimum de connaissances requises alors), internet (seulement pour certaines j'ai vu), et ainsi de suite. ???
Merci d'avance pour vos réponses et merci de m'avoir lu 🙂
Cordialement,
Mike.
Bonjour,
Je suis dans les processus pour un mariage à cuba.
J'ai recu un document qui donne les étapes mais j'ai des questions.
Je dois avoir mon certificat original de naissance et de celibat.
Ensuite je dois envoye cela à ottawa ( est-ce que je dois envoyer les documents traduits aussi pour les faire authentifier par ottawa)
Si cela est seulement les originaux a ottawa pour lauthentification. Je suis mieux de faire traduire tout dabord tous les documents et ensuite envoyer loriginal à ottawa. est-ce que cela est le ministere qui me le renvoit ou lenvoit au consulat.Donc lorsque jai les document authentifé je les envoie plsu ceux traduit au consulat?
merci de maider!
Je suis dans les processus pour un mariage à cuba.
J'ai recu un document qui donne les étapes mais j'ai des questions.
Je dois avoir mon certificat original de naissance et de celibat.
Ensuite je dois envoye cela à ottawa ( est-ce que je dois envoyer les documents traduits aussi pour les faire authentifier par ottawa)
Si cela est seulement les originaux a ottawa pour lauthentification. Je suis mieux de faire traduire tout dabord tous les documents et ensuite envoyer loriginal à ottawa. est-ce que cela est le ministere qui me le renvoit ou lenvoit au consulat.Donc lorsque jai les document authentifé je les envoie plsu ceux traduit au consulat?
merci de maider!
Par habitude, mes textes sur ce forum sont plutôt sur un ton léger, j'aime aborder les choses avec humour, surtout quand il s'agit de choses sérieuses. Mais pour ce post, je vais mettre mon habit sérieux. Costume ok, cravatte ok, chaussures qui brille c'est bon, on y va.
J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.
Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.
Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.
Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.
Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.
Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.
Regardons ça de plus près.
Histoire
L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?
Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).
Alors qu'est ce qui a changé?
Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.
Technologie et communauté.
C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.
J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.
Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.
Apprentissage
Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?
En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).
Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.
Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.
L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.
Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.
Tous ensembles
Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.
Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.
Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.
N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!
Version original de cet article sur mon site perso ici.
J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.
Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.
Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.
Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.
Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.
Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.
Regardons ça de plus près.
Histoire
L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?
Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).
Alors qu'est ce qui a changé?
Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.
Technologie et communauté.
C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.
J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.
Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.
Apprentissage
Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?
En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).
Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.
Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.
L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.
Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.
Tous ensembles
Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.
Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.
Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.
N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!
Version original de cet article sur mon site perso ici.
Bonhour tous,
CA Y EST ! Amérique nous revoilà, YEESSSS 😎😎😎
Je ne me rappelais plus que l’Amérique était si loin (ou est-ce la dérive des continents !) Petit retour sur notre voyage qui nous a amené à Paris ‘Plutôt que Francfurt) pour pouvoir y déposer notre fille à Orly. Elle ne nous accompagne pas cette année, elle préfère se rendre chez ses grands parents en Bretagne. Ensuite direction Roissy où nous passerons la nuit. Le lendemain matin nous prenons la navette pour l’aéroport à 7h15 pour un vol à 10h40. Vous me direz « c’est tout de même très tôt », et bien Air France, inquiet que nous nous ennuyons a trouvé un subterfuge pour que nous soyons bien occupé ; 4 hôtesses à l’enregistrement pour traiter environ 7 à 8 avions. Si vous rajoutez à cela tous les différents points où vous devez attendre : guichet électronique pour la carte d’embarquement qui s’amusent à la roulette russe en ne marchant que de temps en temps, guichet d’enregistrement, sécurité, douane, embarquement et j’en oublie, en tout on a attendu 6 fois plus ou moins longtemps…. Total on a même fini par courir dans les couloirs. Remarquez il y aurait aussi pu y avoir une grêve comme c’était annoncé pour fin de semaine. C’est décidé, à l’avenir, ce sera à nouveau Francfurt où nous n’avons jamais eu de problème. En revanche une fois dans l’avion Air France c’est le top, service à bord très bien, serviable, les repas seront les meilleurs que nous aurons pris dans un avion, pleins de films, même réçent, vraiment très bien. Cette année nous avons une escale à Atlanta. Ce qui nous rallonge encore le trajet (Paris – Atlanta 9h, escale 2h30, Atlanta Phoenix 4 h soit un total de 15h30 !!! c’est très très long). Sinon Atlanta c’est un des plus grand aéroport Américain, c’est peu dire. Mais là pas d’inquiétude à avoir, là où à Paris nous avions 4 personnes pour un avion, ici nous ils étaient des dizaines dont le seul but est que le trafic s’écoule le mieux possible et le plus vite possible. Vous avez moins de chance de vous perdre que dans un petit aéroport Français de province. Pour l’immigration, c’est comme au supermarché avec plein de caisse et c’est « un traducteur d’Espagnol est demandé pour la 22 », « un traducteur de Français pour la 16 et la 12 » et ainsi de suite donc aucune inquiétude c’est une affaire bien rodée. Après lorsque vous vous trouvez devant le préposé à l’immigration ayez toujours en tête sa préoccupation principale : « que vous ne soyez pas un alien qui souhaite venir travailler en Amérique ». Donc ce qui va l’intéresser : quel est votre métier, êtes-vous déjà venu aux Usa, quand pour quoi, que venez vous faire, où logez-vous ?, et surtout d’où et quand partez vous !. Petit détail, qui n’en n’ai pas un, à l’escale il faut que vous récupériez vos bagages, même si vous êtes en transit il ne vous suivront pas, il faut les prendre et les re-déposer sur un autre tapis pour qu’ils soient sûr que chaque bagage à son propriétaire. Arrivée à Phoenix : le four 38 à 40° ! , ça surprend toujours, surtout que ce sont des malades de la clim, alors il fait toujours frais dans les batiments. Ensuite en habitué que nous sommes (nous connaissons l’aéroport de Phoenix puisque c’était de la que nous étions reparti l’an dernier, et oui je suis en sentimental et l’idée de repartir du point où nous avions fini notre périple de l’an passé me plaisait) nous avons pris la navette pour le « Car rental center » où sont regroupé toutes les agences. Nous avions loué chez Hertz, pour l’enregistrement pas de problème tout va vite et bien, seulement pour le modèle c’est moins top, ils n’ont pas le modèle que je voulais, ni le 2ème choix, ni même le 3ème. Pour ceux qui veulent partir de Phoenix : ils n’ont que très peu de 4x4, d’ailleurs les seuls que nous avons vu étaient immatriculé au Colorado). Nous avons donc eu le choix entre un RAV4 de 37.000 miles avec enclenchement manuel du 4x4 mais pas de boite courte et un superbe GMC Acadia, intérieur cuir toutes options de 652 miles mais en 4x4 automatique, nous avons donc choisi … le RAV4, désolé pour les amoureux des gros Crossover Américains !. Le 4x4 à enclenchement manuel on y tenait et le fait que le véhicule ne soit pas trop grand devrait bien nous aider sur les pistes. Pour le reste rien à dire, pneus neufs, voiture impeccable. Petite astuce avec Hertz (mais je pense que c’est vrai pour les autres aussi), les préposés au guichet n’ont que peu de marge de décision, en revanche la « manager » du parking , elle, peut faire beaucoup plus de chose, sous réserve que vous ne changiez pas de catégorie elle peut sans aucun problème changer la voiture, c’est avec elle qui faut discuter si vous avez vu une voiture rouge à pois verts qui vous siérait à merveille à l’emplacement E32. Nous avions déjà fait ce constat à San Francisco, l’an passé. Aprés en route pour l’hôtel (le même que l’an passé également), dépôt des bagages et en route pour le « Fashion Center », et oui, cela fait 2 heures que nous sommes aux Us et déjà dans les magasins !!!. Ensuite petite collation (en fait un très bon restaurant) et au dodo à 22h heure locale, mort de fatigue après une journée de 32 heures !.
En conclusion, super heureux d’être de retour, même si ça n’a pas le côté magique de la première fois.
Si vous avez des questions d"hésitez pas
cordialement
Max
CA Y EST ! Amérique nous revoilà, YEESSSS 😎😎😎
Je ne me rappelais plus que l’Amérique était si loin (ou est-ce la dérive des continents !) Petit retour sur notre voyage qui nous a amené à Paris ‘Plutôt que Francfurt) pour pouvoir y déposer notre fille à Orly. Elle ne nous accompagne pas cette année, elle préfère se rendre chez ses grands parents en Bretagne. Ensuite direction Roissy où nous passerons la nuit. Le lendemain matin nous prenons la navette pour l’aéroport à 7h15 pour un vol à 10h40. Vous me direz « c’est tout de même très tôt », et bien Air France, inquiet que nous nous ennuyons a trouvé un subterfuge pour que nous soyons bien occupé ; 4 hôtesses à l’enregistrement pour traiter environ 7 à 8 avions. Si vous rajoutez à cela tous les différents points où vous devez attendre : guichet électronique pour la carte d’embarquement qui s’amusent à la roulette russe en ne marchant que de temps en temps, guichet d’enregistrement, sécurité, douane, embarquement et j’en oublie, en tout on a attendu 6 fois plus ou moins longtemps…. Total on a même fini par courir dans les couloirs. Remarquez il y aurait aussi pu y avoir une grêve comme c’était annoncé pour fin de semaine. C’est décidé, à l’avenir, ce sera à nouveau Francfurt où nous n’avons jamais eu de problème. En revanche une fois dans l’avion Air France c’est le top, service à bord très bien, serviable, les repas seront les meilleurs que nous aurons pris dans un avion, pleins de films, même réçent, vraiment très bien. Cette année nous avons une escale à Atlanta. Ce qui nous rallonge encore le trajet (Paris – Atlanta 9h, escale 2h30, Atlanta Phoenix 4 h soit un total de 15h30 !!! c’est très très long). Sinon Atlanta c’est un des plus grand aéroport Américain, c’est peu dire. Mais là pas d’inquiétude à avoir, là où à Paris nous avions 4 personnes pour un avion, ici nous ils étaient des dizaines dont le seul but est que le trafic s’écoule le mieux possible et le plus vite possible. Vous avez moins de chance de vous perdre que dans un petit aéroport Français de province. Pour l’immigration, c’est comme au supermarché avec plein de caisse et c’est « un traducteur d’Espagnol est demandé pour la 22 », « un traducteur de Français pour la 16 et la 12 » et ainsi de suite donc aucune inquiétude c’est une affaire bien rodée. Après lorsque vous vous trouvez devant le préposé à l’immigration ayez toujours en tête sa préoccupation principale : « que vous ne soyez pas un alien qui souhaite venir travailler en Amérique ». Donc ce qui va l’intéresser : quel est votre métier, êtes-vous déjà venu aux Usa, quand pour quoi, que venez vous faire, où logez-vous ?, et surtout d’où et quand partez vous !. Petit détail, qui n’en n’ai pas un, à l’escale il faut que vous récupériez vos bagages, même si vous êtes en transit il ne vous suivront pas, il faut les prendre et les re-déposer sur un autre tapis pour qu’ils soient sûr que chaque bagage à son propriétaire. Arrivée à Phoenix : le four 38 à 40° ! , ça surprend toujours, surtout que ce sont des malades de la clim, alors il fait toujours frais dans les batiments. Ensuite en habitué que nous sommes (nous connaissons l’aéroport de Phoenix puisque c’était de la que nous étions reparti l’an dernier, et oui je suis en sentimental et l’idée de repartir du point où nous avions fini notre périple de l’an passé me plaisait) nous avons pris la navette pour le « Car rental center » où sont regroupé toutes les agences. Nous avions loué chez Hertz, pour l’enregistrement pas de problème tout va vite et bien, seulement pour le modèle c’est moins top, ils n’ont pas le modèle que je voulais, ni le 2ème choix, ni même le 3ème. Pour ceux qui veulent partir de Phoenix : ils n’ont que très peu de 4x4, d’ailleurs les seuls que nous avons vu étaient immatriculé au Colorado). Nous avons donc eu le choix entre un RAV4 de 37.000 miles avec enclenchement manuel du 4x4 mais pas de boite courte et un superbe GMC Acadia, intérieur cuir toutes options de 652 miles mais en 4x4 automatique, nous avons donc choisi … le RAV4, désolé pour les amoureux des gros Crossover Américains !. Le 4x4 à enclenchement manuel on y tenait et le fait que le véhicule ne soit pas trop grand devrait bien nous aider sur les pistes. Pour le reste rien à dire, pneus neufs, voiture impeccable. Petite astuce avec Hertz (mais je pense que c’est vrai pour les autres aussi), les préposés au guichet n’ont que peu de marge de décision, en revanche la « manager » du parking , elle, peut faire beaucoup plus de chose, sous réserve que vous ne changiez pas de catégorie elle peut sans aucun problème changer la voiture, c’est avec elle qui faut discuter si vous avez vu une voiture rouge à pois verts qui vous siérait à merveille à l’emplacement E32. Nous avions déjà fait ce constat à San Francisco, l’an passé. Aprés en route pour l’hôtel (le même que l’an passé également), dépôt des bagages et en route pour le « Fashion Center », et oui, cela fait 2 heures que nous sommes aux Us et déjà dans les magasins !!!. Ensuite petite collation (en fait un très bon restaurant) et au dodo à 22h heure locale, mort de fatigue après une journée de 32 heures !.
En conclusion, super heureux d’être de retour, même si ça n’a pas le côté magique de la première fois.
Si vous avez des questions d"hésitez pas
cordialement
Max
Allo à tous les forumistes,
Je pars du 20 au 27 novembre prochain pour Playa Costa Verde. C'est grâce aux commentaires de plusieurs personnes ici, dont DolcevitaX0X et Latornade, que j'ai décidé de choisir cet hotel. Vos commentaires sont tellement encourageants que je n'ai pas hésité à choisir cette place. Ce sera mon 8e voyage dont mon 5e à Cuba et j'ai tellement hâte car en plus ce sera mon 1er voyage entre filles seulement.
J'ai retenu plusieurs commentaires dont Dunia qui est très gentille au buffet et qui est dans la section du fond, une autre Dunia avec qui on fait les réservations pour les restos....
Bref j'ai quelques petites questions encore. Y a-t-il un séchoir et un fer à repasser dans les chambres? Je les apporte toujours mais j'aimerais bien savoir quand même.
Y a-t-il des chambres communicantes? On a réservé 2 filles vendredi soir et une 3e vient de se joindre à nous et comme on ne peut pas être dans la même chambre car elle a décidé trop tard on se demandait s'il y avait des chambres communicates?
Y a-t-il un mini-bar rempli à chaque jour dans les chambres?
Dernière question pour l'instant 😉 Je ne sais jamais trop quoi apporter comme cadeaux pour le personnel et j'ai l'impression de toujours apporter la même chose et que ce sont des choses qui ne leur serviront pas vraiment. Avez-vous des suggestions à me faire.
Merci à l'avance de votre aide
X0X0X0X0X0X0
Je pars du 20 au 27 novembre prochain pour Playa Costa Verde. C'est grâce aux commentaires de plusieurs personnes ici, dont DolcevitaX0X et Latornade, que j'ai décidé de choisir cet hotel. Vos commentaires sont tellement encourageants que je n'ai pas hésité à choisir cette place. Ce sera mon 8e voyage dont mon 5e à Cuba et j'ai tellement hâte car en plus ce sera mon 1er voyage entre filles seulement.
J'ai retenu plusieurs commentaires dont Dunia qui est très gentille au buffet et qui est dans la section du fond, une autre Dunia avec qui on fait les réservations pour les restos....
Bref j'ai quelques petites questions encore. Y a-t-il un séchoir et un fer à repasser dans les chambres? Je les apporte toujours mais j'aimerais bien savoir quand même.
Y a-t-il des chambres communicantes? On a réservé 2 filles vendredi soir et une 3e vient de se joindre à nous et comme on ne peut pas être dans la même chambre car elle a décidé trop tard on se demandait s'il y avait des chambres communicates?
Y a-t-il un mini-bar rempli à chaque jour dans les chambres?
Dernière question pour l'instant 😉 Je ne sais jamais trop quoi apporter comme cadeaux pour le personnel et j'ai l'impression de toujours apporter la même chose et que ce sont des choses qui ne leur serviront pas vraiment. Avez-vous des suggestions à me faire.
Merci à l'avance de votre aide
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hola, j'aimerai avoir des avis sur la durée que j'ai prévu pour faire le 'tour' de l'Australie en voiture. Départ depuis Perth, faire tous le sud jusqu'à Melbourne, remonter l'est jusqu'à Cairns allez a Darwin et traverser le désert vers le sud, pour finir a Adélaïde. tout ceci en environ 8 mois?! merci pour vos commentaires
Salut a tous, je suis a un stade de changement dans ma vie et j'ai décidé de partir dans le sud ( Travail, logi, transport ) j'ai une petite idée de la place ( Rep Dom ) mais il me faut plus d'info. Alors si vous avez des Hits ou des contacts j'apprecierais en espérant vous rendre le service sur d'autre sujet ! :)
Visiblement, les autorités britanniques auraient dans l'idée de mettre en place un système d'Esta identique à celui existant pour les USA pour tous les voyageurs actuellement dispensés de visa (y compris donc les ressortissants de l'U.E.) souhaitant se rendre dans le pays une fois le Brexit effectif (s'il le devient un jour...).
Lire la suite...
qui fait la croisière de Dubai à Yokohama sur le MSC Splendida le 31 mars 2018??
bonjour
me voila de retour de marrakech
je vais faire simple et rapide et cela ne conserne que mon avis
.... C'est ABSOLUMENT NUL les gens agressif et la vie tres chers ...
voila notre sejour d'une semaine
insultes des que tu refuse l'achat de qlq choses , ou les propositions d'un taxi
il y a sur la place djema el fna un gars avec des serpents voila que je m'amuse a prendre une photo de ce serpent le monsieur me demande ensuite de l'argent ... je lui donne environs 2 euro en pieces ... voila quil se met a huler .vous les francais vous etes racistes avec des grand geste ect voila que ses potes s'en melents ...quoi quoi tu donne que 2 euro a mon ami ? vous etes des racistes ? en criant bien fort ) la j'ai eu un peur peur de me faire frappé , donc a la fin en plus des 2 euro je lui donne donc un billet ( tout cela a cause d'une photo d'un vilain serpent ! - -- ensuite toute les 2 mn qlqun te taxe une clope au bout de 8 ou 9 eme cigarettes mon ami dit ( non ) et la le gars regarde mon ami et lui di ..je vais te crevé...........genial ! bref on sen va en taxi pour se rendre a lhotel en cour de route le chauffeur insite pour que l'on visite le marcher aux epices ou je ne sais quoi je repond que NON on rentre a lhotel svp ...terminé les visites pr nous .......
la le chauffeur s'arrete ......barrez vous de ma voiture les francais ....dégagez de la ... super on sen va donc du taxi ...sans rien dire ... sans trop savoir ou nous sommes vraiment .
a chaques refus d'achat d'objet des crie et des insultes biensur bref au bout du 2 eme jours j'ai demandé a marmara si cetais possible de repartir de suite ...la reponse a été NON bref une semaine d'enfer pour nous plus jamais je n'irai a marrakech !!!
je repete cela ne conserne que mon vecu et mon avis
je vais faire simple et rapide et cela ne conserne que mon avis
.... C'est ABSOLUMENT NUL les gens agressif et la vie tres chers ...
voila notre sejour d'une semaine
insultes des que tu refuse l'achat de qlq choses , ou les propositions d'un taxi
il y a sur la place djema el fna un gars avec des serpents voila que je m'amuse a prendre une photo de ce serpent le monsieur me demande ensuite de l'argent ... je lui donne environs 2 euro en pieces ... voila quil se met a huler .vous les francais vous etes racistes avec des grand geste ect voila que ses potes s'en melents ...quoi quoi tu donne que 2 euro a mon ami ? vous etes des racistes ? en criant bien fort ) la j'ai eu un peur peur de me faire frappé , donc a la fin en plus des 2 euro je lui donne donc un billet ( tout cela a cause d'une photo d'un vilain serpent ! - -- ensuite toute les 2 mn qlqun te taxe une clope au bout de 8 ou 9 eme cigarettes mon ami dit ( non ) et la le gars regarde mon ami et lui di ..je vais te crevé...........genial ! bref on sen va en taxi pour se rendre a lhotel en cour de route le chauffeur insite pour que l'on visite le marcher aux epices ou je ne sais quoi je repond que NON on rentre a lhotel svp ...terminé les visites pr nous .......
la le chauffeur s'arrete ......barrez vous de ma voiture les francais ....dégagez de la ... super on sen va donc du taxi ...sans rien dire ... sans trop savoir ou nous sommes vraiment .
a chaques refus d'achat d'objet des crie et des insultes biensur bref au bout du 2 eme jours j'ai demandé a marmara si cetais possible de repartir de suite ...la reponse a été NON bref une semaine d'enfer pour nous plus jamais je n'irai a marrakech !!!
je repete cela ne conserne que mon vecu et mon avis
Saluton !
L'esperanto, à quoi ça sert, qui le parle, ... des questions que l'on entend souvent, alors je vais leur apporter quelques réponses...
Qui le parle ? Plusieurs millions de personnes. 3 millions d'après esperanto-france, 6 millions d'après le livre des records, certains vont même jusqu'à dire 15 millions. Le nombre exact est très dur à savoir, d'autant qu'il y a actellement un développement important de la langue en Afrique, Asie, ...
A quoi ça sert ? A vous de choisir ! Moi ce qui me plait le plus, c'est de pouvoir parler très rapidement avec des personnes du monde entier, beaucoup plus facilement qu'avec l'anglais par exemple. Un aspect que les utilisateurs de ce site apprécieront surement c'est la possibilité de voyager un peu partout. Il y a de nombreuses rencontres qui ont lieu un peu partout dans le monde à tout instant, et qui réunissent des centaines, voire des milliers de participants des quatre coins du globe.
Je viens par exemple de rentrer d'une petite rencontre organisée par des français d'une semaine à Orléans où nous étions 57 participants, dont des russes, des roumaines, des italiens, une anglaise, des allemands, un belge, un danois, ... Mais il y a aussi eu IJK (Internacia Junulara Kongreso : congrès international jeunes) en Russie, UK (Universala Kongreso) à Pékin, ... A UK par exemple à Varsovie il y avait plus de 5000 participants ("partoprenantoj" en esperanto). Il y a de nombreuses grandes rencontres tous les ans (IJS, IS en Allemagne, KISO, ...) qui permettent de voir du pays et des gens. Le programme classique d'une rencontre c'est le matin des ateliers (a FESTO par exemple on avait dessin, théatre, faire un petit film, ...), l'après midi du sport, de la découverte de la région (à FESTO on a fait du canoë, de l'accrobranche, on a visité le château de Chambord, ...), après des "prelegoj" (exposés ou débats, ... à FESTO un mathématicien nous a présenté la 4ème dimension, on a eu un exposé sur les MST, un débat sur le totalitarisme, des cours de dessin, un exposé sur l'Ido, ...), et le soir de la fête (à FESTO on a eu deux concerts, du théatre fait par des pros, ... le tout en esperanto bien sûr !)... Plutôt pas aml quand on sait que FESTO a été préparé par une bande de jeunes et que le sigle lui-même veut dire "Franca Esperanta Semajno Terure Organizita" : Semaine française esperantiste horriblement organisée :)
Un autre aspect apprécié des voyageurs est le "pasporta servo" : allez sur le site http://www.tejo.org/ps/, choisissez un pays, et vous aurez une liste d'esperantistes proposant de vous héberger gratuitement pendant plusieurs nuits ! Vous voulez vous faire un tour du monde ? Vous aurez des contacts et un logement à toutes vos étapes ! Une façon agréable de prendre contact et de voir la vie véritable des gens du pays visité !
C'est long à apprendre ce truc ? D'après l'institut de cybernétique de paderborn, il faut environ 1500h d'anglais pour le niveau Bac, 150h pour l'esperanto... Juste un petit exemple que j'ai vu la semaine dernière durant la rencontre : trois jeunes italiennes qui ne parlaient pas du tout esperanto en arrivant à FESTO, au bout d'une journée elles commençaient à comprendre la langue car la grammaire est évidente (par exemple les verbes au présent se termine par -as, les noms par -o, les adjectifs par -a, donc on comprend vite la phrase "la floro estas bela"), et au bout d'une semaine elles comprenaient très bien et pouvaient participer activement à une conversation ! En apprenant cette langue 4 ans au collége 1h par semaine je la parle et après avoir du l'arréter pendant 6 ans je la comprend et parle mieux que l'anglais que j'étudie depuis 10 ans ! Et truc non négligeable les cours sont dans 99% des cas gratuits ! Contactez moi à maxmanseb2@aol.com pour plus d'infos sur les cours dans votre région !
Ca a une culture ce machin ? Eh oui ! et même une histoire très mouvementée : combattue par les régimes fascites et totalitaires, avec remaniements, ... Une littérature ? 33000 ouvrages traduits, une littérature originale importante ! De la musique ? Du rock, de la techno, ... et même brassens traduit en esperanto ! Ce qui est intéressant c'est que ça donne beaucoup plus un contact culturel que l'anglais (enfin c'est ce que j'ai personnellement éprouvé), parce qu'on apprend cette langue pour le plaisir et le contact, pas parcequ'on nous l'impose.
Voilà, j'espère que certains d'entre vous seront intéressés par cette manière très agréable de découvrir le monde et les pays étrangers, et sachez que si vous avez moins de 30 ans et adhérez à Esperanto-jeunes france vous avez droit à une aide de 100 euros pour votre première rencontre internationale (je pense qu'ils font pareil à esperanto france). Le site d'informations est http://esperanto-jeunes.org .
Et si vous cherchez des correspondants (pas forcément par l'esperanto), jetez un oeil à http://www.esperantomondo.net, il y a déjà plus de 230 inscrits et le site est trilingue !
Voilà une petite liste de rencontres à venir en 2004, je vous laisse deviner les traductions des descriptions... Comme vous le voyez, il y en a un peu partout dans le monde !
9 -15. augusto 43-a Somerlernejo en Barlaston. Inf: Esperanto-House, Wedgwood Memorial College, Barlaston, Stoke-on-trent, Britio, ST12 9DG. Tel: 01782-372105. Rete: arturo@signalprent.demon.co.uk
12 - 22. augusto Somera renkontigo "Nigramara baseno en Batumi, Kartvelujo". Inf: Kartvela Esperanta Asocio, Tbilisi, Str. Ketevan Camebuli 25, korp.2 ap.29 Avtandil Abuladze, Karvelujo (Georgia), rete: Tea Turmanidze nh_eo@posta.ge au teako1@mail.ge, telefonoj: +7-893-604257 Nana H^izambareli, prezidanto de Kartvela E-Ao; +7-893-600338 Ia Kakulia; +7-893- 997116 Tea Turmanidze
13 - 15. augusto 6-a Balkana Esperanto-konferenco en Nis, Serbio kaj Montenegro. Inf: rete: slumpy@baknerinter.net au esperanto@bankerinter.net
14 - 15. augusto 27-a Somera Kunveno de Pakistana Esperanto-Asocio en Abbotabad. Inf: Pakistana Esperanto-Asocio, Esperanto Markaz, Chowk Shahidan, Multan, Pakistano. Rete ?en. Sekretario Jawaid Eahsan
14 - 21. augusto Seminario por la trejnado de kulturaj manageroj (kunlabore kun TEJO) parte en Caudefono. Inf: Kultura Centro Esperantista, C.P. 311, Postiers 27, CH-2301 La Chaux-de-Fonds, Svisio. Tel/fakso: +41-32-9267407. Rete: kce.esperanto@bluewin.ch
14 - 21. augusto 8-aj Bretonaj Renkontigoj de Plouëzec. Inf: Jean-Pierre Ducloyer, 8, Rue de Montauban, FR-35750 Iffendic, Francio. Tel/fakso: +33-(0)2 99 09 71 92. Retadreso:jeanpierre-ducloyer@club-internet.fr
14 - 21. augusto 37-a ILEI-Konferenco en Bratislava, Slovakio. Inf: Sekretario
14 - 21. augusto 77-a SAT-Kongreso en Bratislava, Slovakio. Inf: Petro Chrdle, CZ-25229 Anglická 878, Dobrichovice, Cehio. Rete: Petro Hrdle
14- 21. augusto Malkovru la regionon bicikle au ripozu en Grezijono. Inf: Kulturdomo de Esperanto, Kastelo Grezijono, FR-49150 Baugé, Francio. Tel : +33-(0)241891034, Fakso: +33-(0)241825522. Rete: Kulturdomo de Esperanto, Kastelo Grezijono
14 - 22. augusto Rusiaj Esperanto-Tagoj RET-04 en Tihvin, Rusio. Temo: "Nia kulturo - nia espero". Inf: Viktor Kandinskij, Pk. 2, RU-187556 Tihvin, Rusio. Rete: Mikaelo Bron?tejn, tel: +7-812-6726093 kaj Garik Kokolija, tel: +7-095-5677007
15. augusto Unua Visbadena Esperanto-Tago en Wiesbaden (Germanio) kun prelegetoj, migrado kaj urbovizitado. Inf: Ulrich Matthias
16 - 27. augusto 38-a Internacia Esperanto Feriado kun lingvaj kursoj, en Kudowa Zdrój. Inf.: Silezia Esperanto-Asocio, str. Dubois 3/1, , PL-50-208 Wroc?aw, Pollando. tel: +48-71-3296954, rete: vroclavo@poczta.onet.pl
17 - 22. augusto Malkovro de romanika arto en Piktavio (Poitou) en Bouresse. Inf: Kvinpetalo Esperanto-Centro, Rue du Lavoir, FR-86410 Bouresse, Francio. Tel/fakso: +33-(0)549428074. Rete: kvinpetalo@club-internet.fr
21 - 28. augusto Verda biciklaumdo en Grezijono. Inf: Kastelo Grezijono, FR-49150 Baugé, Francio. Tel: +33-0241891034. Rete: grezijono.kastelo@free.fr
21 - 28. augusto 30-a Internacia Semajno de Esperanto en Sèete apud Montpellier. Inf: Esperanto Kulturo kaj Progreso, 5 rie de D-ro Roux, FR-34090 Montpellier, Francio. Tel/fakso: +33-(0)467541543. Rete: jf.passarella@free.fr
22 - 31. augusto Busvojago al 6-a Europunia Esperanto-Kongreso en Bilbao. Inf: Internacia Klubo "Esperantotur", str. M.Sklodowskiej-Curie 10, PL-85-094 Bydgoszcz, Polio. Tel/fakso +48-52-3461151. Rete: turismo@bydg.pdi.net
24 - 29. augusto Internacia Renkontigo kun Jarkonferenco de AEH-IKEH kaj tradicia XV-a Esperanto - Tago en Rybitvi ce Pardubice. Inf: Asocio de Esperantistoj-Handikapuloj kaj Esperanto-klubo de doktoro Schulhof, Na Okrouhliku 953/ 21, CZ-530 03 Pardubice, Ceha Respubliko. Tel: +420-46-6611941. Rete: aeh-ikeh@volny.cz
25 - 29. augusto 6-a Esperanta Europ-Unia Kongreso (EEU-Kongreso) kaj 63-a Hispana Esperanto-Kongreso en Bilbao (Vaskio-Hispanio). Inf: Grupo Esperantista de Bilbao, Barrencalle Barrena 7 - 1 D, ES-48005 Bilbao, Hispanio. Tel: +34-944-164492 (automata respondilo) Rete: esperantobilbao@terra.com
27 - 29. augusto Montopintoj de Altaj Tatroj, Liptovký Hrádok, Slovakio. Inf: Surov?ek Vlado, tel: +421-(0)908-218680, +421-(0)44-5222402
29. augusto - 4. septembro SUS 27 de AIS San-Marino en Komárno (SK), Studadsesio de la Akademio Internacia de la Sciencoj. Inf: Reinhard Fössmeier, Rahel-Straus-Weg 19, DE-81673 München, Germanio
30. augusto - 6. septembro Sud-Nigramara Fotofiesto en Bulgario. Inf: Lasto Nikov, BG-1000 Sofio, P.K.497, Bulgario. Tel.:+359-2-9835084, +359-2-318840, posxtelefono: +359-887-303427. Rete: lasto@mail.bg au lasto11@yahoo.co.uk
3 - 7. septembro 72-a Itala Kongreso de Esperanto - en Treviso. Inf: Itala Esperanto-Federacio, Flavia Del Zilio, via Capella 17/2, IT-31059 Zero Branco (TV), Italio. Rete: kuniklo@tiscali.it
4 - 5. septembro 3-aj Someraj Dialogoj en Esperanto-Restadejo Monistrol de Monserrat, Barcelono, Hispanio
9 - 16. septembro Apud beletro en Esperanto - biografioj - taglibroj - vojagrakontoj - leterkolektoj en Bouresse. Inf: Kvinpetalo Esperanto-Centro, Rue du Lavoir, FR-86410 Bouresse, Francio. Tel/fakso: +33-(0)549428074. Rete: kvinpetalo@club-internet.fr
10 - 12. septembro NOREK (Nord-Okcidenta Regiona Esperanto-Konferenco) en urbo Boise, ?tato Idaho, Usono. info@terpomuloj.org
10 - 12. septembro Dua Benina Esperanto-Kongreso en Cotonou, cefurbo de Benino. Temo: Estonteco de Benina E-movado. Inf: BEF, BP 226, Lokossa-Mono, Bénin. Tel: +229-965124, rete: esperantobenin@yahoo.fr au hounfranc@yahoo.fr
10 - 22. septembro 22-a Cina Templa Foiro en Jiuhua monto, Sanktejo de Budhismo, Ritaro por Ksitigarbha Bodisatvo, Sankta Naskigtago por Ksitigarbha Bodisatvo en Jiuhua monto, Sanktejo de Budhismo kun Esperanto kiel pontlingvo en Guichi urbo de Anhui provinco, Cinio. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn
11 - 19. septembro Internacia Arta Esperanto-Festivalo "Velura Sezono-2004" - en Jalta, Ukrainio. Inf: Loka organiza omitato, UA-98612 Jalta, a/k 74, Esperanto, Ukrainio. Tel. +38-0654-231651 Jefim Zajdman, rete: espero@yalta.crimea.ua au tero@yalta.us vidu ankau alian hejmpagon
15 - 18. septembro 11-a Cina Internacia Kultura Festivalo de Toufuo/Veterajo, 4-a Huainan Bagongshan Turisma Festivalo de Chinio kun E-o kiel laborlingvo, okazigota en Huainan urbo de Anhui provinco. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn
18 - 19. septembro 20-a Renkontigo de Portugalaj Esperantistoj en urbeto Tábua (45 km nordoriente de Coimbra). Inf: Portugala Esperanto-Asocio
19. septembro 7-a Esperanta Renkontigo de Taguatinga. Temo: "Esperanto - ilo por solidara tutmondigo". Renkontigejo: Auditorio de administrejo de Taguatinga. Inf: Taguatinga Esperanto-Klubo (C 12, Ed. Paranoá Center, sala 112, Taguatinga, BR-72010-120 Brasilia, DF - Brazilio. Rete: tek.esperanto@ig.com.br
23 - 26. septembro 15-a MKR (MontKabana Renkontigo), Pliskovica apud Se¸ana, Slovenio. Inf: Informoj rete: vanja.radovanovic@ericsson.com kaj telefone: +385-(0)91-3654626
24 - 28. septembro 30-a Internacia Forumo pri Turismo, Edukado kaj Kulturo en Bydgoszcz kaj 5-a BUS de AIS kaj 26-a AKB-Sesio. Inf: Internacia Klubo "Esperantotur", str. M.Sklodowskiej-Curie 10, PL-85-094 Bydgoszcz, Polio. Tel/fakso +48-52-3461151. Rete: turismo@bydg.pdi.net
25 - 26. septembro Kultura Semajnfino pri muziko, prelegos (kaj kantos) Georg Roessler kaj Jean-Thierry von Bueren en Caudefono (provizora). Inf: Kultura Centro Esperantista, C.P. 311, Postiers 27, CH-2301 La Chaux-de-Fonds, Svisio. Tel/fakso: +41-32-9267407. Rete: kce.esperanto@bluewin.ch
26. septembro - 26. oktobro Hefei Internacia Akrobata kaj Cirka Festivalo de Cinio kun E-o kiel pontlingvo, okazigota en Hefei urbo. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn
1 - 3. oktobro 4-a KoKoLoRES (kafokla?o- kaj ludosemajnfino) en Herne, Germanio. Samtempe okazos Esperanto-kurso por komencantoj. Inf.: Petra Dückershoff petra.dueckershoff@web.de
1 - 3. oktobro XX-aj Artaj Konfrontoj en Esperanto ARKONES 2004 en Pozna? Inf: Pawe? Janowczyk, ul. Zawady 2/7, PL-61-002 Pozna?, Polio. Tel. +48-(61)8755879, tel. +48-(602)283242, rete: janowczykpawel@poczta.onet.pl
1 - 3. oktobro Ora autuno en ´ilina, Slovakio. Inf: Juraj Gondzur
1 - 3. oktobro 17-a Intenacia Kultura Festivalo en Ústi nad Labem, Cehio. Inf: Miroslav Smy?ka, Kojetická 90, CZ-40003 Ústi Nad Labem, Cehio. Tel: +420-721851502, rete: j_kriz@volny.cz au m.smyczka@seznam.cz
1 - 7. oktobro 55-a Nacia Festo de Cina Popola Respubliko, Hefei Internacia Wushu/Kongfuo Festivalo de Cinio (2004.10.01-05) kaj 5-a Hefei Konkurso pri Drakboatado (2004.10.01-02) kun Esperanto kiel laborlingvo au pontlingvo, okazigota en Hefei urbo. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn
2 - 9. oktobro 12-a Internacia Esperanto-Semajno de la Kulturo kaj Turismo en Salou (Tarragona). Inf: Luis Serrano Pérez, Apartat 423, ES-08200 Sabadell, Hispanio. Tel: +34-93-7275021, fakso: +34-93-7314111. Rete: luis_serrano@mixmail.com
7 - 10. oktobro "Teslica Alvoko Movigi al Europa Nacieco" seminario apud Teslic, Bosnio por junuloj (gis 40-jaraj) el Kroatujo, Bosnio/Hercegovino, Serbio/Montenegro, Makedonio kaj Albanujo. Inf: est@teol.net Küld?: Johan Derks
8 - 9. oktobro Internacia Esperanto-Simpozio en la Austria Nacia Biblioteko: Esperanto en la Uragano de Ideologioj en Vieno. Inf: Internacia Esperanto-Muzeo, Hofburg, Michaelerkuppel, AT-1010 Wien, Austrio. Rete: Helga Farukuoye
8 - 10. oktobro 21-a Studadsesio en Herzberg am Harz. Inf: Esperanto-Centro, DE-37412 Herzberg am Harz, Grubenhagenstr. 8, Germanio. Tel/fakso: +49-(0)5521-1363, +49-(0)5521-71123, rete: zilvar@t-online.de
8 - 10. oktobro Bavelo/Bavelido-renkontigo sur la kastelo Teck, supre de la Leninga Valo, 40 kilometroj sudoriente de Stuttgart. Temo: "?ancoj kaj riskoj de pligrandigo de Europa Unio" . Inf: Janek Bender
9. oktobro Kalocsay memortago en Fels?pakony, Hungario. Inf: Telefon: s-ino Elizabeta L?rentei-Szabó: +36(06)-29-317873, rete: brila-stelo@freemail.hu au szazo@vipmail.hu
9 - 11.oktobro Internacia Semajnfino Esperantista en Okemo, Vermont, Usono
22 - 24. oktobro Maanshan-a Internacia Recitversa Festivalo de Cinio kaj Cina Festo de Duobla Nauo, festo por Respektata Maljunulo kun Esperanto kiel laborlingvo, okazigota en Maanshan urbo de Anhui provinco. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn
22 - 24. oktobro Kurso en Barlaston, Britio. Inf: Wedgwood Memorial College, Station Road Barlaston, Stroke on Trent, ST12 9DG, Britio. Tel: +44-(0)1782-372105, fakso: +44-(0)1782-372393. Rete: wedgwood.college@staffordshire.gov.uk
22 - 24. oktobro 91-a Japana Esperanto-Kongreso en turisma urbo Inuyama (apud Nagoya), Japanio. Temo: ?oju kaj kunvivu esperante. Inf: rete: salikojp@ybb.ne.jp
22 - 24. oktobro Maanshan-a Internacia Versrecita Festivalo de Cinio kaj Cina Festo de Duobla Nauo, festo por Respektata Maljunulo kun Esperanto kiel laborlingvo en Maanshan de Anhui-provinco. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn
22 - 24. oktobro 41-a Faulhaber Semajnfino en la feriejo Mennorode, Apeldoornseweg 185 Elspeet, Nederlando. La temo estas Kiom granda estas Europo? Inf: Esperanto Nederland, R.Balk, van IJsendijkstraat 271, NL-1442 CM Purmerend, Nederlando. Rete: r.balk@wanadoo.nl
26 - 30. oktobro Praktikado de la lingvo kun Manette Bernardin kaj Marie-Hélène Désert en Bouresse, Francio. Inf: Kvinpetalo Esperanto-Centro, Rue du Lavoir, FR-86410 Bouresse, Francio. Tel/fakso: +33-(0)549428074. Rete: kvinpetalo@club-internet.fr
30. oktobro - 1. novembro 32-a Kataluna Kongreso de Esperanto en Ceret, Nord-Katalunio
5 - 8. novembro STRIGO-10 en Ni¸nij Novgorod, Rusio. Temo: Nirvano. Inf: Irina Gon?arova au rbolsxakov@mail.hu
6 - 7. novembro Studsemajnfino (Pluraj nivelaj) en Hoek van Holland (Nederlando). Inf: Jeannette Bosse, Veldm. Montgomerylaan 361, NL-5612 BH Eindhoven, Nederlando. Tel. +41-(0)40-2113344. Rete: hj.bosse@wxs.nl
12 - 14. novembro Konferenco pri Scienca Aplikado de Esperanto, KAEST-2004 en Dobrichovice (je c. 20 km-oj apud Prago. Inf: KAVA-PECH, Petro Chrdle, Anglická 878, CZ-252 29 Dobichovice, Cehio. Tel.: +420-257-712201; fakso: +420-257-712126. Rete: info@kava-pech.cz
20. novembro 6-a Festivalo de Esperantaj Filmoj en Bratislava. Inf: Natasa ¦ándorová Tel: +421-(0)905-138769
29. novembro - 5. decembro Lernu Esperanton en Cehio kun francaj fervojistoj kun turisma kaj plezura programo. Inf: Petro Chrdle, CZ-25229 Anglická 878, Dobrichovice, Cehio. Rete: Petro Hrdle
10 - 11. decembro Antau-Kristnaskaj vesperoj en Bratislava. Inf: Alica Komlósiová
10 - 12. decembro 22-a Studadsesio en Herzberg am Harz. Inf: Esperanto-Centro, DE-37412 Herzberg am Harz, Grubenhagenstr. 8, Germanio. Tel/fakso: +49-(0)5521-1363, +49-(0)5521-71123, rete: zilvar@t-online.de
11. decembro Ceha-saksa tago en Ústi nad Labem, Cehio. Inf: Miroslav Smy?ka, Kojetická 90, CZ-40003 Ústi Nad Labem, Cehio. Tel: +420-721851502, rete: j_kriz@volny.cz au m.smyczka@seznam.cz
25 - 26. decembro 27-a Jara Kongreso de Pakistana Esperanto-Asocio en Multan. Inf: centra oficejo de la asocio, Esperanto Markaz, Chowk Shahidan, Multan, Pakistano. Rete: ?en. Sekretario Jawaid Eahsan
27. decembro - 2. januaro Ago-semajno en Zakopane, Pollando. Inf: Irek Bobrzak, Toru?ska 82/133, Pollando, Tel: +48-508-779097, rete: viavento@poczta.onet.pl
27. decembro - 3. januaro 21-a Internacia Festivalo (arango por familioj kaj personoj 25 - 55 jaragaj) en germana Magdeburg. Kadra temo: "Tradicioj". Inf: Hans-Dieter Platz (HDP), Postfach 1148, DE-34303 Niedenstein, Germanio. Tel/fakso: +49-5624-8007, portebla +49-171-4964558. Rete: HDP@internacia-festivalo.de
27. decembro - 3. januaro 3-a Novjara Renkontigo Komune festi la Novan Jaron en la kastelo Marienburg ce Mozelo (inter Koblenz kaj Trier). Inf: EsperantoLand e. V., Lu Wunsch-Rolshoven, Wiclefstr. 9, DE-10551 Berlin, Germanio. Tel: +49-30-6855831. Rete: Lu@EsperantoLand.org
Lars Forman, professeur de langues : "Comme professeur de langues, j'étais très sceptique à propos de l'espéranto jusqu'à ce que je me trouve, il y a quelques années, devant un groupe de professeurs d'espéranto afin de faire une conférence sur la pédagogie des langues. Je constatais alors que cette langue que l'on dit "artificielle" était utilisée avec élégance par les participants entre eux et aujourd'hui -- après avoir été professeur depuis quatre ans à l'École Supérieure Populaire de Karlskoga, dans la section Espéranto --, je sais qu'elle fonctionne aussi bien que toute autre langue."
Genevoix (Maurice), écrivain français, Académie française en 1946 : "Ce que je souhaite, et ce que je souhaite vivement, ce que je souhaite de tout mon c½ur, c'est que les nations se soucient d'abord de tout ce qui peut les rapprocher, de tout ce qui peut les amener à une compréhension et à une tolérance mutuelle - et dans ce domaine-là une seconde langue, vraiment internationale et commune, peut être - cela va de soi - d'extrême conséquence, d'une bienfaisance sans prix, pour les générations à venir. L'espéranto n'est pas du tout une langue uniforme, une langue robot, mais, au contraire, une langue naturelle et souple. Je sais qui est Zamenhof, je sais que vous avez traduit des ½uvres qui appartiennent au patrimoine de la littérature universelle et d'ailleurs vous devriez continuer dans cette voie. L'espéranto est en mesure d'exprimer les nuances les plus subtiles de la pensée et du sentiment, elle est propre à permettre, par conséquent, l'expression la plus juste, la plus littéraire, la plus esthétique et de nature à satisfaire les esprits les plus ombrageux et les plus particularistes, et il ne peut pas porter ombrage aux fidèles des langues nationales."
Inazo Nitobe, scientifique, membre de l'Académie Impériale du Japon : "On peut affirmer avec une certitude absolue que l'Espéranto est de huit à dix fois plus facile que n'importe quelle langue étrangère et qu'il est possible d'acquérir une parfaite élocution sans quitter son propre pays. Ceci est en soi un résultat très appréciable."
Serge Tchakhotine, dans son ouvrage Le viol des foules par la propagande politique : "Il est clair que la nation dont la langue serait reconnue comme universelle, acquerrait des avantages économiques, culturels et politiques sur les autres. Mais l'inertie et l'esprit conservateur des gouvernants de presque tous les pays empêche encore que l'espéranto puisse devenir la langue auxiliaire mondiale"
Albert Einstein, Baden-Powell, Barbusse, Maryse Bastié, Belin Édouard, Léon Blum, Brandt (Prix Nobel de la paix 1971), De Broglie, Caï Yuanpei, Fidel Castro, Rudolf Diesel, Georges Duhamel, Auguste Forel, Lars Forsman, Gandhi (dit le Mahatma, "la Grande Âme"), Alexeï Maximovitch Pechkov, Edouard Herriot, André Honnorat, Jean XXIII, Jean-Paul II, Franz Jonas, Robert Francis Kennedy (!!), Paul Langevin, Louis Lumière, Paul VI, Pelé, Pie X, Pie XII, Romain Rolland, Jean Rostand, Rollet de l'Isle, Berthe Von Suttner, Léon Tolstoï, Umberto Eco, Jules Verne, ... se sont également prononcés pour l'esperanto...
L'esperanto, à quoi ça sert, qui le parle, ... des questions que l'on entend souvent, alors je vais leur apporter quelques réponses...
Qui le parle ? Plusieurs millions de personnes. 3 millions d'après esperanto-france, 6 millions d'après le livre des records, certains vont même jusqu'à dire 15 millions. Le nombre exact est très dur à savoir, d'autant qu'il y a actellement un développement important de la langue en Afrique, Asie, ...
A quoi ça sert ? A vous de choisir ! Moi ce qui me plait le plus, c'est de pouvoir parler très rapidement avec des personnes du monde entier, beaucoup plus facilement qu'avec l'anglais par exemple. Un aspect que les utilisateurs de ce site apprécieront surement c'est la possibilité de voyager un peu partout. Il y a de nombreuses rencontres qui ont lieu un peu partout dans le monde à tout instant, et qui réunissent des centaines, voire des milliers de participants des quatre coins du globe.
Je viens par exemple de rentrer d'une petite rencontre organisée par des français d'une semaine à Orléans où nous étions 57 participants, dont des russes, des roumaines, des italiens, une anglaise, des allemands, un belge, un danois, ... Mais il y a aussi eu IJK (Internacia Junulara Kongreso : congrès international jeunes) en Russie, UK (Universala Kongreso) à Pékin, ... A UK par exemple à Varsovie il y avait plus de 5000 participants ("partoprenantoj" en esperanto). Il y a de nombreuses grandes rencontres tous les ans (IJS, IS en Allemagne, KISO, ...) qui permettent de voir du pays et des gens. Le programme classique d'une rencontre c'est le matin des ateliers (a FESTO par exemple on avait dessin, théatre, faire un petit film, ...), l'après midi du sport, de la découverte de la région (à FESTO on a fait du canoë, de l'accrobranche, on a visité le château de Chambord, ...), après des "prelegoj" (exposés ou débats, ... à FESTO un mathématicien nous a présenté la 4ème dimension, on a eu un exposé sur les MST, un débat sur le totalitarisme, des cours de dessin, un exposé sur l'Ido, ...), et le soir de la fête (à FESTO on a eu deux concerts, du théatre fait par des pros, ... le tout en esperanto bien sûr !)... Plutôt pas aml quand on sait que FESTO a été préparé par une bande de jeunes et que le sigle lui-même veut dire "Franca Esperanta Semajno Terure Organizita" : Semaine française esperantiste horriblement organisée :)
Un autre aspect apprécié des voyageurs est le "pasporta servo" : allez sur le site http://www.tejo.org/ps/, choisissez un pays, et vous aurez une liste d'esperantistes proposant de vous héberger gratuitement pendant plusieurs nuits ! Vous voulez vous faire un tour du monde ? Vous aurez des contacts et un logement à toutes vos étapes ! Une façon agréable de prendre contact et de voir la vie véritable des gens du pays visité !
C'est long à apprendre ce truc ? D'après l'institut de cybernétique de paderborn, il faut environ 1500h d'anglais pour le niveau Bac, 150h pour l'esperanto... Juste un petit exemple que j'ai vu la semaine dernière durant la rencontre : trois jeunes italiennes qui ne parlaient pas du tout esperanto en arrivant à FESTO, au bout d'une journée elles commençaient à comprendre la langue car la grammaire est évidente (par exemple les verbes au présent se termine par -as, les noms par -o, les adjectifs par -a, donc on comprend vite la phrase "la floro estas bela"), et au bout d'une semaine elles comprenaient très bien et pouvaient participer activement à une conversation ! En apprenant cette langue 4 ans au collége 1h par semaine je la parle et après avoir du l'arréter pendant 6 ans je la comprend et parle mieux que l'anglais que j'étudie depuis 10 ans ! Et truc non négligeable les cours sont dans 99% des cas gratuits ! Contactez moi à maxmanseb2@aol.com pour plus d'infos sur les cours dans votre région !
Ca a une culture ce machin ? Eh oui ! et même une histoire très mouvementée : combattue par les régimes fascites et totalitaires, avec remaniements, ... Une littérature ? 33000 ouvrages traduits, une littérature originale importante ! De la musique ? Du rock, de la techno, ... et même brassens traduit en esperanto ! Ce qui est intéressant c'est que ça donne beaucoup plus un contact culturel que l'anglais (enfin c'est ce que j'ai personnellement éprouvé), parce qu'on apprend cette langue pour le plaisir et le contact, pas parcequ'on nous l'impose.
Voilà, j'espère que certains d'entre vous seront intéressés par cette manière très agréable de découvrir le monde et les pays étrangers, et sachez que si vous avez moins de 30 ans et adhérez à Esperanto-jeunes france vous avez droit à une aide de 100 euros pour votre première rencontre internationale (je pense qu'ils font pareil à esperanto france). Le site d'informations est http://esperanto-jeunes.org .
Et si vous cherchez des correspondants (pas forcément par l'esperanto), jetez un oeil à http://www.esperantomondo.net, il y a déjà plus de 230 inscrits et le site est trilingue !
Voilà une petite liste de rencontres à venir en 2004, je vous laisse deviner les traductions des descriptions... Comme vous le voyez, il y en a un peu partout dans le monde !
9 -15. augusto 43-a Somerlernejo en Barlaston. Inf: Esperanto-House, Wedgwood Memorial College, Barlaston, Stoke-on-trent, Britio, ST12 9DG. Tel: 01782-372105. Rete: arturo@signalprent.demon.co.uk
12 - 22. augusto Somera renkontigo "Nigramara baseno en Batumi, Kartvelujo". Inf: Kartvela Esperanta Asocio, Tbilisi, Str. Ketevan Camebuli 25, korp.2 ap.29 Avtandil Abuladze, Karvelujo (Georgia), rete: Tea Turmanidze nh_eo@posta.ge au teako1@mail.ge, telefonoj: +7-893-604257 Nana H^izambareli, prezidanto de Kartvela E-Ao; +7-893-600338 Ia Kakulia; +7-893- 997116 Tea Turmanidze
13 - 15. augusto 6-a Balkana Esperanto-konferenco en Nis, Serbio kaj Montenegro. Inf: rete: slumpy@baknerinter.net au esperanto@bankerinter.net
14 - 15. augusto 27-a Somera Kunveno de Pakistana Esperanto-Asocio en Abbotabad. Inf: Pakistana Esperanto-Asocio, Esperanto Markaz, Chowk Shahidan, Multan, Pakistano. Rete ?en. Sekretario Jawaid Eahsan
14 - 21. augusto Seminario por la trejnado de kulturaj manageroj (kunlabore kun TEJO) parte en Caudefono. Inf: Kultura Centro Esperantista, C.P. 311, Postiers 27, CH-2301 La Chaux-de-Fonds, Svisio. Tel/fakso: +41-32-9267407. Rete: kce.esperanto@bluewin.ch
14 - 21. augusto 8-aj Bretonaj Renkontigoj de Plouëzec. Inf: Jean-Pierre Ducloyer, 8, Rue de Montauban, FR-35750 Iffendic, Francio. Tel/fakso: +33-(0)2 99 09 71 92. Retadreso:jeanpierre-ducloyer@club-internet.fr
14 - 21. augusto 37-a ILEI-Konferenco en Bratislava, Slovakio. Inf: Sekretario
14 - 21. augusto 77-a SAT-Kongreso en Bratislava, Slovakio. Inf: Petro Chrdle, CZ-25229 Anglická 878, Dobrichovice, Cehio. Rete: Petro Hrdle
14- 21. augusto Malkovru la regionon bicikle au ripozu en Grezijono. Inf: Kulturdomo de Esperanto, Kastelo Grezijono, FR-49150 Baugé, Francio. Tel : +33-(0)241891034, Fakso: +33-(0)241825522. Rete: Kulturdomo de Esperanto, Kastelo Grezijono
14 - 22. augusto Rusiaj Esperanto-Tagoj RET-04 en Tihvin, Rusio. Temo: "Nia kulturo - nia espero". Inf: Viktor Kandinskij, Pk. 2, RU-187556 Tihvin, Rusio. Rete: Mikaelo Bron?tejn, tel: +7-812-6726093 kaj Garik Kokolija, tel: +7-095-5677007
15. augusto Unua Visbadena Esperanto-Tago en Wiesbaden (Germanio) kun prelegetoj, migrado kaj urbovizitado. Inf: Ulrich Matthias
16 - 27. augusto 38-a Internacia Esperanto Feriado kun lingvaj kursoj, en Kudowa Zdrój. Inf.: Silezia Esperanto-Asocio, str. Dubois 3/1, , PL-50-208 Wroc?aw, Pollando. tel: +48-71-3296954, rete: vroclavo@poczta.onet.pl
17 - 22. augusto Malkovro de romanika arto en Piktavio (Poitou) en Bouresse. Inf: Kvinpetalo Esperanto-Centro, Rue du Lavoir, FR-86410 Bouresse, Francio. Tel/fakso: +33-(0)549428074. Rete: kvinpetalo@club-internet.fr
21 - 28. augusto Verda biciklaumdo en Grezijono. Inf: Kastelo Grezijono, FR-49150 Baugé, Francio. Tel: +33-0241891034. Rete: grezijono.kastelo@free.fr
21 - 28. augusto 30-a Internacia Semajno de Esperanto en Sèete apud Montpellier. Inf: Esperanto Kulturo kaj Progreso, 5 rie de D-ro Roux, FR-34090 Montpellier, Francio. Tel/fakso: +33-(0)467541543. Rete: jf.passarella@free.fr
22 - 31. augusto Busvojago al 6-a Europunia Esperanto-Kongreso en Bilbao. Inf: Internacia Klubo "Esperantotur", str. M.Sklodowskiej-Curie 10, PL-85-094 Bydgoszcz, Polio. Tel/fakso +48-52-3461151. Rete: turismo@bydg.pdi.net
24 - 29. augusto Internacia Renkontigo kun Jarkonferenco de AEH-IKEH kaj tradicia XV-a Esperanto - Tago en Rybitvi ce Pardubice. Inf: Asocio de Esperantistoj-Handikapuloj kaj Esperanto-klubo de doktoro Schulhof, Na Okrouhliku 953/ 21, CZ-530 03 Pardubice, Ceha Respubliko. Tel: +420-46-6611941. Rete: aeh-ikeh@volny.cz
25 - 29. augusto 6-a Esperanta Europ-Unia Kongreso (EEU-Kongreso) kaj 63-a Hispana Esperanto-Kongreso en Bilbao (Vaskio-Hispanio). Inf: Grupo Esperantista de Bilbao, Barrencalle Barrena 7 - 1 D, ES-48005 Bilbao, Hispanio. Tel: +34-944-164492 (automata respondilo) Rete: esperantobilbao@terra.com
27 - 29. augusto Montopintoj de Altaj Tatroj, Liptovký Hrádok, Slovakio. Inf: Surov?ek Vlado, tel: +421-(0)908-218680, +421-(0)44-5222402
29. augusto - 4. septembro SUS 27 de AIS San-Marino en Komárno (SK), Studadsesio de la Akademio Internacia de la Sciencoj. Inf: Reinhard Fössmeier, Rahel-Straus-Weg 19, DE-81673 München, Germanio
30. augusto - 6. septembro Sud-Nigramara Fotofiesto en Bulgario. Inf: Lasto Nikov, BG-1000 Sofio, P.K.497, Bulgario. Tel.:+359-2-9835084, +359-2-318840, posxtelefono: +359-887-303427. Rete: lasto@mail.bg au lasto11@yahoo.co.uk
3 - 7. septembro 72-a Itala Kongreso de Esperanto - en Treviso. Inf: Itala Esperanto-Federacio, Flavia Del Zilio, via Capella 17/2, IT-31059 Zero Branco (TV), Italio. Rete: kuniklo@tiscali.it
4 - 5. septembro 3-aj Someraj Dialogoj en Esperanto-Restadejo Monistrol de Monserrat, Barcelono, Hispanio
9 - 16. septembro Apud beletro en Esperanto - biografioj - taglibroj - vojagrakontoj - leterkolektoj en Bouresse. Inf: Kvinpetalo Esperanto-Centro, Rue du Lavoir, FR-86410 Bouresse, Francio. Tel/fakso: +33-(0)549428074. Rete: kvinpetalo@club-internet.fr
10 - 12. septembro NOREK (Nord-Okcidenta Regiona Esperanto-Konferenco) en urbo Boise, ?tato Idaho, Usono. info@terpomuloj.org
10 - 12. septembro Dua Benina Esperanto-Kongreso en Cotonou, cefurbo de Benino. Temo: Estonteco de Benina E-movado. Inf: BEF, BP 226, Lokossa-Mono, Bénin. Tel: +229-965124, rete: esperantobenin@yahoo.fr au hounfranc@yahoo.fr
10 - 22. septembro 22-a Cina Templa Foiro en Jiuhua monto, Sanktejo de Budhismo, Ritaro por Ksitigarbha Bodisatvo, Sankta Naskigtago por Ksitigarbha Bodisatvo en Jiuhua monto, Sanktejo de Budhismo kun Esperanto kiel pontlingvo en Guichi urbo de Anhui provinco, Cinio. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn
11 - 19. septembro Internacia Arta Esperanto-Festivalo "Velura Sezono-2004" - en Jalta, Ukrainio. Inf: Loka organiza omitato, UA-98612 Jalta, a/k 74, Esperanto, Ukrainio. Tel. +38-0654-231651 Jefim Zajdman, rete: espero@yalta.crimea.ua au tero@yalta.us vidu ankau alian hejmpagon
15 - 18. septembro 11-a Cina Internacia Kultura Festivalo de Toufuo/Veterajo, 4-a Huainan Bagongshan Turisma Festivalo de Chinio kun E-o kiel laborlingvo, okazigota en Huainan urbo de Anhui provinco. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn
18 - 19. septembro 20-a Renkontigo de Portugalaj Esperantistoj en urbeto Tábua (45 km nordoriente de Coimbra). Inf: Portugala Esperanto-Asocio
19. septembro 7-a Esperanta Renkontigo de Taguatinga. Temo: "Esperanto - ilo por solidara tutmondigo". Renkontigejo: Auditorio de administrejo de Taguatinga. Inf: Taguatinga Esperanto-Klubo (C 12, Ed. Paranoá Center, sala 112, Taguatinga, BR-72010-120 Brasilia, DF - Brazilio. Rete: tek.esperanto@ig.com.br
23 - 26. septembro 15-a MKR (MontKabana Renkontigo), Pliskovica apud Se¸ana, Slovenio. Inf: Informoj rete: vanja.radovanovic@ericsson.com kaj telefone: +385-(0)91-3654626
24 - 28. septembro 30-a Internacia Forumo pri Turismo, Edukado kaj Kulturo en Bydgoszcz kaj 5-a BUS de AIS kaj 26-a AKB-Sesio. Inf: Internacia Klubo "Esperantotur", str. M.Sklodowskiej-Curie 10, PL-85-094 Bydgoszcz, Polio. Tel/fakso +48-52-3461151. Rete: turismo@bydg.pdi.net
25 - 26. septembro Kultura Semajnfino pri muziko, prelegos (kaj kantos) Georg Roessler kaj Jean-Thierry von Bueren en Caudefono (provizora). Inf: Kultura Centro Esperantista, C.P. 311, Postiers 27, CH-2301 La Chaux-de-Fonds, Svisio. Tel/fakso: +41-32-9267407. Rete: kce.esperanto@bluewin.ch
26. septembro - 26. oktobro Hefei Internacia Akrobata kaj Cirka Festivalo de Cinio kun E-o kiel pontlingvo, okazigota en Hefei urbo. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn
1 - 3. oktobro 4-a KoKoLoRES (kafokla?o- kaj ludosemajnfino) en Herne, Germanio. Samtempe okazos Esperanto-kurso por komencantoj. Inf.: Petra Dückershoff petra.dueckershoff@web.de
1 - 3. oktobro XX-aj Artaj Konfrontoj en Esperanto ARKONES 2004 en Pozna? Inf: Pawe? Janowczyk, ul. Zawady 2/7, PL-61-002 Pozna?, Polio. Tel. +48-(61)8755879, tel. +48-(602)283242, rete: janowczykpawel@poczta.onet.pl
1 - 3. oktobro Ora autuno en ´ilina, Slovakio. Inf: Juraj Gondzur
1 - 3. oktobro 17-a Intenacia Kultura Festivalo en Ústi nad Labem, Cehio. Inf: Miroslav Smy?ka, Kojetická 90, CZ-40003 Ústi Nad Labem, Cehio. Tel: +420-721851502, rete: j_kriz@volny.cz au m.smyczka@seznam.cz
1 - 7. oktobro 55-a Nacia Festo de Cina Popola Respubliko, Hefei Internacia Wushu/Kongfuo Festivalo de Cinio (2004.10.01-05) kaj 5-a Hefei Konkurso pri Drakboatado (2004.10.01-02) kun Esperanto kiel laborlingvo au pontlingvo, okazigota en Hefei urbo. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn
2 - 9. oktobro 12-a Internacia Esperanto-Semajno de la Kulturo kaj Turismo en Salou (Tarragona). Inf: Luis Serrano Pérez, Apartat 423, ES-08200 Sabadell, Hispanio. Tel: +34-93-7275021, fakso: +34-93-7314111. Rete: luis_serrano@mixmail.com
7 - 10. oktobro "Teslica Alvoko Movigi al Europa Nacieco" seminario apud Teslic, Bosnio por junuloj (gis 40-jaraj) el Kroatujo, Bosnio/Hercegovino, Serbio/Montenegro, Makedonio kaj Albanujo. Inf: est@teol.net Küld?: Johan Derks
8 - 9. oktobro Internacia Esperanto-Simpozio en la Austria Nacia Biblioteko: Esperanto en la Uragano de Ideologioj en Vieno. Inf: Internacia Esperanto-Muzeo, Hofburg, Michaelerkuppel, AT-1010 Wien, Austrio. Rete: Helga Farukuoye
8 - 10. oktobro 21-a Studadsesio en Herzberg am Harz. Inf: Esperanto-Centro, DE-37412 Herzberg am Harz, Grubenhagenstr. 8, Germanio. Tel/fakso: +49-(0)5521-1363, +49-(0)5521-71123, rete: zilvar@t-online.de
8 - 10. oktobro Bavelo/Bavelido-renkontigo sur la kastelo Teck, supre de la Leninga Valo, 40 kilometroj sudoriente de Stuttgart. Temo: "?ancoj kaj riskoj de pligrandigo de Europa Unio" . Inf: Janek Bender
9. oktobro Kalocsay memortago en Fels?pakony, Hungario. Inf: Telefon: s-ino Elizabeta L?rentei-Szabó: +36(06)-29-317873, rete: brila-stelo@freemail.hu au szazo@vipmail.hu
9 - 11.oktobro Internacia Semajnfino Esperantista en Okemo, Vermont, Usono
22 - 24. oktobro Maanshan-a Internacia Recitversa Festivalo de Cinio kaj Cina Festo de Duobla Nauo, festo por Respektata Maljunulo kun Esperanto kiel laborlingvo, okazigota en Maanshan urbo de Anhui provinco. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn
22 - 24. oktobro Kurso en Barlaston, Britio. Inf: Wedgwood Memorial College, Station Road Barlaston, Stroke on Trent, ST12 9DG, Britio. Tel: +44-(0)1782-372105, fakso: +44-(0)1782-372393. Rete: wedgwood.college@staffordshire.gov.uk
22 - 24. oktobro 91-a Japana Esperanto-Kongreso en turisma urbo Inuyama (apud Nagoya), Japanio. Temo: ?oju kaj kunvivu esperante. Inf: rete: salikojp@ybb.ne.jp
22 - 24. oktobro Maanshan-a Internacia Versrecita Festivalo de Cinio kaj Cina Festo de Duobla Nauo, festo por Respektata Maljunulo kun Esperanto kiel laborlingvo en Maanshan de Anhui-provinco. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn
22 - 24. oktobro 41-a Faulhaber Semajnfino en la feriejo Mennorode, Apeldoornseweg 185 Elspeet, Nederlando. La temo estas Kiom granda estas Europo? Inf: Esperanto Nederland, R.Balk, van IJsendijkstraat 271, NL-1442 CM Purmerend, Nederlando. Rete: r.balk@wanadoo.nl
26 - 30. oktobro Praktikado de la lingvo kun Manette Bernardin kaj Marie-Hélène Désert en Bouresse, Francio. Inf: Kvinpetalo Esperanto-Centro, Rue du Lavoir, FR-86410 Bouresse, Francio. Tel/fakso: +33-(0)549428074. Rete: kvinpetalo@club-internet.fr
30. oktobro - 1. novembro 32-a Kataluna Kongreso de Esperanto en Ceret, Nord-Katalunio
5 - 8. novembro STRIGO-10 en Ni¸nij Novgorod, Rusio. Temo: Nirvano. Inf: Irina Gon?arova au rbolsxakov@mail.hu
6 - 7. novembro Studsemajnfino (Pluraj nivelaj) en Hoek van Holland (Nederlando). Inf: Jeannette Bosse, Veldm. Montgomerylaan 361, NL-5612 BH Eindhoven, Nederlando. Tel. +41-(0)40-2113344. Rete: hj.bosse@wxs.nl
12 - 14. novembro Konferenco pri Scienca Aplikado de Esperanto, KAEST-2004 en Dobrichovice (je c. 20 km-oj apud Prago. Inf: KAVA-PECH, Petro Chrdle, Anglická 878, CZ-252 29 Dobichovice, Cehio. Tel.: +420-257-712201; fakso: +420-257-712126. Rete: info@kava-pech.cz
20. novembro 6-a Festivalo de Esperantaj Filmoj en Bratislava. Inf: Natasa ¦ándorová Tel: +421-(0)905-138769
29. novembro - 5. decembro Lernu Esperanton en Cehio kun francaj fervojistoj kun turisma kaj plezura programo. Inf: Petro Chrdle, CZ-25229 Anglická 878, Dobrichovice, Cehio. Rete: Petro Hrdle
10 - 11. decembro Antau-Kristnaskaj vesperoj en Bratislava. Inf: Alica Komlósiová
10 - 12. decembro 22-a Studadsesio en Herzberg am Harz. Inf: Esperanto-Centro, DE-37412 Herzberg am Harz, Grubenhagenstr. 8, Germanio. Tel/fakso: +49-(0)5521-1363, +49-(0)5521-71123, rete: zilvar@t-online.de
11. decembro Ceha-saksa tago en Ústi nad Labem, Cehio. Inf: Miroslav Smy?ka, Kojetická 90, CZ-40003 Ústi Nad Labem, Cehio. Tel: +420-721851502, rete: j_kriz@volny.cz au m.smyczka@seznam.cz
25 - 26. decembro 27-a Jara Kongreso de Pakistana Esperanto-Asocio en Multan. Inf: centra oficejo de la asocio, Esperanto Markaz, Chowk Shahidan, Multan, Pakistano. Rete: ?en. Sekretario Jawaid Eahsan
27. decembro - 2. januaro Ago-semajno en Zakopane, Pollando. Inf: Irek Bobrzak, Toru?ska 82/133, Pollando, Tel: +48-508-779097, rete: viavento@poczta.onet.pl
27. decembro - 3. januaro 21-a Internacia Festivalo (arango por familioj kaj personoj 25 - 55 jaragaj) en germana Magdeburg. Kadra temo: "Tradicioj". Inf: Hans-Dieter Platz (HDP), Postfach 1148, DE-34303 Niedenstein, Germanio. Tel/fakso: +49-5624-8007, portebla +49-171-4964558. Rete: HDP@internacia-festivalo.de
27. decembro - 3. januaro 3-a Novjara Renkontigo Komune festi la Novan Jaron en la kastelo Marienburg ce Mozelo (inter Koblenz kaj Trier). Inf: EsperantoLand e. V., Lu Wunsch-Rolshoven, Wiclefstr. 9, DE-10551 Berlin, Germanio. Tel: +49-30-6855831. Rete: Lu@EsperantoLand.org
Lars Forman, professeur de langues : "Comme professeur de langues, j'étais très sceptique à propos de l'espéranto jusqu'à ce que je me trouve, il y a quelques années, devant un groupe de professeurs d'espéranto afin de faire une conférence sur la pédagogie des langues. Je constatais alors que cette langue que l'on dit "artificielle" était utilisée avec élégance par les participants entre eux et aujourd'hui -- après avoir été professeur depuis quatre ans à l'École Supérieure Populaire de Karlskoga, dans la section Espéranto --, je sais qu'elle fonctionne aussi bien que toute autre langue."
Genevoix (Maurice), écrivain français, Académie française en 1946 : "Ce que je souhaite, et ce que je souhaite vivement, ce que je souhaite de tout mon c½ur, c'est que les nations se soucient d'abord de tout ce qui peut les rapprocher, de tout ce qui peut les amener à une compréhension et à une tolérance mutuelle - et dans ce domaine-là une seconde langue, vraiment internationale et commune, peut être - cela va de soi - d'extrême conséquence, d'une bienfaisance sans prix, pour les générations à venir. L'espéranto n'est pas du tout une langue uniforme, une langue robot, mais, au contraire, une langue naturelle et souple. Je sais qui est Zamenhof, je sais que vous avez traduit des ½uvres qui appartiennent au patrimoine de la littérature universelle et d'ailleurs vous devriez continuer dans cette voie. L'espéranto est en mesure d'exprimer les nuances les plus subtiles de la pensée et du sentiment, elle est propre à permettre, par conséquent, l'expression la plus juste, la plus littéraire, la plus esthétique et de nature à satisfaire les esprits les plus ombrageux et les plus particularistes, et il ne peut pas porter ombrage aux fidèles des langues nationales."
Inazo Nitobe, scientifique, membre de l'Académie Impériale du Japon : "On peut affirmer avec une certitude absolue que l'Espéranto est de huit à dix fois plus facile que n'importe quelle langue étrangère et qu'il est possible d'acquérir une parfaite élocution sans quitter son propre pays. Ceci est en soi un résultat très appréciable."
Serge Tchakhotine, dans son ouvrage Le viol des foules par la propagande politique : "Il est clair que la nation dont la langue serait reconnue comme universelle, acquerrait des avantages économiques, culturels et politiques sur les autres. Mais l'inertie et l'esprit conservateur des gouvernants de presque tous les pays empêche encore que l'espéranto puisse devenir la langue auxiliaire mondiale"
Albert Einstein, Baden-Powell, Barbusse, Maryse Bastié, Belin Édouard, Léon Blum, Brandt (Prix Nobel de la paix 1971), De Broglie, Caï Yuanpei, Fidel Castro, Rudolf Diesel, Georges Duhamel, Auguste Forel, Lars Forsman, Gandhi (dit le Mahatma, "la Grande Âme"), Alexeï Maximovitch Pechkov, Edouard Herriot, André Honnorat, Jean XXIII, Jean-Paul II, Franz Jonas, Robert Francis Kennedy (!!), Paul Langevin, Louis Lumière, Paul VI, Pelé, Pie X, Pie XII, Romain Rolland, Jean Rostand, Rollet de l'Isle, Berthe Von Suttner, Léon Tolstoï, Umberto Eco, Jules Verne, ... se sont également prononcés pour l'esperanto...







