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3 semaines en couple pour visiter 2 pays d'Asie du Sud-Est
Bonjour,

Nous sommes un jeune couple presque trentenaire qui avons la bougeotte ! Nous avons décidé de visiter l'Asie du sud est. Enfin pas toute l'Asie , principalement la Thailande et un autre pays et c'est là qu'est le problème ( enfin si on peut parler de problème), on arrive pas à se décider car tous les pays aux alentours ont beaucoup de charme ! C'est précisément sur ce point que nous avons besoin de votre aide... vos avis, vos conseils et vos coups de coeur.

Ce qui est sure pour nous : -La période: janvier /février 2016 -Départ: paris- bangkok -Retour: bangkok- paris (on fait ce choix car c'est moins chers de prendre un vol interne pour rentrer a bangkok que de faire le retour du vietnam-paris par exemple) - Nous sommes passionnés de photographie, cuisine et d'authenticité ( donc Exit les grosses bringues à Phuket dans les bars à hotesses) - On ne souhaite pas vraiment faire le sud de la thailande. - Budget pour 3 semaines à deux hors billets d'avion aller/retour : 1500€ max, on part en sac à dos. On compte prendre un maximum de transport en bus, train en évitant les grandes diagonales en avion sauf la dernière pour rentrer à bangkok.

En 3 semaines doit on privilégier la thailande/ vietnam, thailande/birmanie ou thailande/cambodge ou thailande/Laos ? Est il possible de rajouter un troisième pays en fonction du parcours ou cela semble trop ambitieux ?

On regarde de notre coté pour se faire notre propre opinion mais vos conseils nous intéresse vivement pour préparer ce voyage !

Merci pour vos retours
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23 nuits en Birmanie: le débrief... et les images!
Il faut aussi savoir donner pour recevoir... Pour monter mon voyage (vol sec) en Birmanie, j'ai largement puisé dans ce forum. Alors, à mon tour de verser ma pierre à l'édifice et de vous conter mon expérience (forcément personnelle). N'hésitez pas , si vous avez des questions, à poursuivre la discussion ( pas trop de privé pour que tout le monde en profite ...)

Le PARCOURS : pompé sur ce site et des agences locales compréhensives, il etait tout à fait classique :

Arrivée YANGON from Genève via Pékin (Air China pour le prix mais je déconseille...) 3NUITS GH Thanlwin 45USD/nuit : Auberge de jeunesse un peu à l'écart du tumulte du centre ville, avec 3 chambres privatives. Ambiance très conviviale, le propriétaire est un français qui nous aidera beaucoup dans nos visites.

GOLDEN ROCK par bus Winexpress ( très local) 5h 1NUIT Bagwa theiddhi hotel 35USD : la touche folklo du voyage, hôtel occupé essentiellement par des pèlerins, chambre propre avec sdb commune irréprochable. Très pratique parce que tout à côté du départ des camions pour Golden rock.

MAWLAMYINE par bus win express ( encore plus local celui-là) 5h 2NUITS CINDERELLA HOTEL 60USD/N : très cher pour la ville mais équivalent 5 étoiles. iPad privé lors du séjour, terrasse pour le pdj, le grand luxe !

MANDALAY par bus de nuit first class 13h ( pas de problème) 3NUITS YADANARDON HOTEL 55USD/N : acceuil impeccable, chambre propre et classique. Le plus ici : la terrasse au sommet , ou prendre ses repas avec concert le soir, vue imprenable sur l'ambiance de Mandalay

BAGAN par minibus 19places OK express 5h ( pratique parce que dépose hôtel ) 4NUITS KADAY AUNG HOTEL 35 puis 55USD/N : compromis idéal sur le site de Bagan, proche des temples et plus calme que dans la ville. Je déconseille les chambres de luxe (35usd) au confort trop juste. Préférez les " suites" , clim plus efficace, sdb plus grande, terrasse privative. Bon point pour la piscine de l'hôtel, appréciable après la chaleur des visites.

KALAW par minivan 10 places (la compagnie m'échappe...) 6H 1NUIT NATURE LAND HOTEL 2 30USD/N : un peu ( trop) excentré du centre du village ( 10 min à pied). Mais rapport qualité / prix imbattable, avec des chambres/ bungalows très propre. Ne pas hésiter à demander des couvertures supplémentaires, on est à Kalaw, les nuits sont fraîches.... TRECK INLE par agence Ever Smile et mon guide Jewel 1 NUIT

INLE LAKE 3NUITS LA MAISON BIRMANE 70USD/N : bon, tarif un poil élevé pour le site mais zéro défaut pour cet hôtel tout proche de l'embarcadère. Très calme, service impeccable.

NGAPALI par avion Air KBZ 130usd/pers ( Aie!) 4NUITS BAYVIEW BEACH RESORT 140USD/N : la, on explose carrément les budgets mais le jeu en vaut la chandelle. Zéro défaut ici, tant sur les prestations que sur l'accueil. Les propriétaires sont Franco/Suisse et se mettent en quatre pour vous satisfaire. Transats directement sur le sable de la plage, sous les palmiers et paradoxalement c'est le seul à NGapali !

YANGON par avion Golden Myanmar Airlines ( 60USD/p) 1NUIT GRAND UNITED 2 DOWNTOWN 70USD/N: ici aussi, le plus est la terrasse au 10eme . Pour le reste, le moins bon de nos hôtels, réservé la veille de notre départ. Tenu par des Chinois, l'accueil est sommaire et les chambres petites et bruyantes. Très bon emplacement au centre du quartier chinois, l'ambiance est tres electrique le soir.

Quelques réponses aux questions fréquentes vues ici :

Oubliez vos dollars, tout bureau de change prendra vos Euros. A Yangon et Mandalay, ils ont vérifiés le parfait état, à Bagan, il s'en foutait. Privilégiez les 100€ ( meilleur change). J'avais pris des dollars pour payer les hotels en cash dollars mais le Kyat leur va aussi bien ....

Les transports ( bus, avion, taxi..) sont fiables , les aéroports folklo mais les avions neufs. Pour le sud, mloins de touristes donc des bus un peu moins top (bien que mon Moulmein/Mandalay était correct) En ville, privilégiez le taxi, ils conduisent comme des malades et le vélo peut vite devenir dangereux... Taxis de rue doivent étre toujours négociés (un peu), ils ont tendance à appuyer de 1 ou 2 dollars la course ( je parle en dollars mais c'est pour éviter les 000 , sachant que 1USD= 1000K) .

Petit tour d'Horizon :

YANGON : Premier pas en Birmanie, arrivée 1H du matin, le choc est rude... Yangon est une ville énorme, grouillante, bruyante, aux mille odeurs (de gaz d'échappement) et aux mille saveurs . Le lonely embarqué a fait son oeuvre, les sites sont magnifiques. Dormir en dehors du centre ( inya lake) peut etre une bonne option pour souffler le soir. Mais la dernière nuit à Downtown fut aussi magique (marché de nuit...). Privilégier le taxi au coup par coup , de toutes façons, il y en a partout !!! Nous avons beaucoup aimé le Scott Market, pour concentrer les achats, c'est génial (marchandage obligatoire) et l'ambiance est extra. Un seul regret, ne pas avoir eu le temps d'emprunter un moment le circular train (juste aperçu et ça donne envie..)



GOLDEN ROCK : Départ à 6h, arrivée 14h, dormi à Kinpun. Un des moments forts de notre voyage, on aime ou on aime pas mais vous êtes en mode immersion à 100%. L'hotelier parle 3 mots d'anglais, les restos n'ont pas de carte en Anglais, ce lieu est un pélerinage pour les Birmans et l'ambiance y est extraordinaire, dix "européens" pour 3000 birmans . L'accès en camion est pittoresque, le site est immense et le coucher de soleil magique .Une nuit suffit pour visiter l'après-midi et repartir le lendemain matin MAWLAMYINE:

Ici aussi vous serez plongé au coeur de la Birmanie. Peu de tourisme, mais une ville ex-coloniale à l'ambiance endormie mais qui peut aussi grouiller dès le matin vers le port. Un grand moment : la visite du cimetière chrétien (conseillé par le lonely) avec des tombes du 19è ... Les pagodes sont sublimes également au sunset. On se déplace à pied, la ville n'est pas grande.



MANDALAY : Après une nuit dans le bus, merci au Yadanardon hotel de nous faire le check-in à 8h30, pour une fin de nuit réparatrice... Mandalay est beaucoup plus étendue que Yangon pour ses visites. Nous logions au centre, pratique pour la visite des sites "intra-muros". Par contre, beaucoup plus difficile de trouver des taxis, ou alors moto-taxis, surtout le soir sur des petits trajets. Je conseille la visite en taxi privé ( 35USD/J jusqu'à 20h) qui a l'avantage de vous promener et vous attendre sur les sites plus éloignés. Un jour minimum, deux confortable. Bien le briefer pour qu'il évite de vous ballader de workshop en workshop ...(coordonnées en mp). Il n'y a pas à proprement parler de "centre-ville" à Mandalay mais la ville est plus calme que Yangon. Pour les sites, nous avons fait les principaux, j'ai préféré U-bein Bridge le matin que le soir (trop de monde) BAGAN : THE PLACE TO GO

Ben oui, quoi .... Les blasés vous diront j'ai préféré Angkor, ou Sokoukai, moi je dis: Magique ! Nyang U est une ruche, Old Bagan le mieux placé mais le plus cher, New Bagan ( à 10 min en e-bike...) le bon compromis . Notre hôtel avait une piscine et croyez moi, elle a servi ! Le site est magnifique, nous y étions au plus fort de la saison (début janvier) mais c'est tellement grand que, hormis sur les sites majeurs aux heures cruciales (Sunrise et sunset), il y a de la place pour tous. Calèche, vélo, e-bike, taxi, tout est à votre disposition pour visiter ce site immense. Le vélo est sympa si vous sortez des routes goudronnées pour vous promener (seuls !) dans les champs ( attention les crevaisons). Le bon compromis reste l'e-bike, rapide et pas fatigant ( 9USD par jour pour un gros modèle 2 places). Si vous avez le temps, la croisière ( de 14h au sunset) vers la pagode sur la montagne (20 USD par bateau privé) est intéressante pour une coupure dans vos visites. Et bougez-vous pour assister à un lever de soleil depuis une des pagodes accessibles en hauteur, la vue avec les mongolfières est géante !! ( pour gagnants au loto, c'est 300usd pour grimper dedans le ballon). KALAW : Après Bagan, Kalaw est un choc. Petit village perché dans les montagnes, ce sera déjà un choc thermique ! Ici, le matin, les Birmlans vous acceuillent avec le bonnet et les gants et c'est pas du chiqué ! Mais la ville est sympa pour une halte avant "le" treck ! Une nuit, mais pas plus ...

TRECK KALAW-INLE: Initialement prévu sur trois jours/deux nuits, un impondérable nous le fera faire sur deux jours/1 nuit. Et honnétement, sans regret. Mon treck, réservé à l'agence ever smile ( 35 USD all included) sera sauvé parce que mes co-randonneurs ( nous étions 9 pour un treck privé..) s'avéreront être des birmans en voyage touristique et donc, l'échange sera plus qu'intéréssant. Si ça avait été des chinois ou des norvégiens, l'ambiance n'aurait pas été la même. Le treck en lui-même n'est pas difficile, peu de dénivelé mais une trentaine de Km à marcher (quand même). Pas d'impro, ici tout est réglé, calibré, timé .... les points de ralliement sont les mêmes pour tous, amateurs de vrais trecks, fuyez ! Mais j'ai aimé les paysages, les rencontres avec les montagnards, la nuit (gelé!) chez l'habitant avec mes 7 birmans voyageurs.... INLE :

Le site est magique également, le départ du bateau (que vous aurez booké la veille) au petit matin a quelque chose de féerique ... Beaucoup de monde ici aussi , et on commence à trouver la horde de chinois qui débarquent (avec difficulté) des bâteaux un peu envahissante parfois. Le marché pour notre part avait lieu à Nampan ( sud du lac) et a tenu toutes ses promesses (combat de coq furtif compris). Heureusement, j'avais réservé un bâteau hors agence et notre batelier a su nous montrer des choses plus authentiques ( tea time chez lui, rencontre avec son ami pécheur, pas le singe à l'entrée du lac...). Pour les photographes, ne pas manquer coucher du soleil et amenez des chips pour les Aigrettes !)

Et si vous avez un peu de temps, l'excursion ( 2h de taxi à l'aller, 50USD, essayez de partager) jusqu'au village de Pindaya vaut le coup , les bouddhas dans la grotte sont une curiosité à voir ! Et si vous n'avez pas fait le treck, la "route" passe par de petits villages de montagnes et offre de magnifiques panoramas.



NGAPALI: La touche Honeymoon de notre voyage ! Vous l'avez vu plus haut, on a explosé le budget pour Ngapali ... Et sans regret parce qu'au final, le Bayview (très bien classé tripadvisor) est un des plus beaux hôtels de la plage . déjà grace à ses palmiers, finalement pas si nombreux sur cette immense plage et parce qu'il est l'un des rares à avoir l'accès direct (sans pontons) à la mer. Ici, pas grand chose à voir, si ce n'est , malgré la haute ( ??) saison, une plage quasi-déserte toute la journée ... Alors, on se laisse aller à une douce farniente l'après-midi, après une courte promenade en vélo (fourni par l'hotel) à l'un ou l'autre des petits villages et ports qui jouxtent la zone hotelière... A ne pas manquer : quittez la quiètude de votre hôtel le soir pour les (quelques) restos seaside, poissons, crevettes géantes et langoustes fraîches grillés sont à tomber par terre !!!!



Voilà, mon ressenti pour ces sites que j'ai pu voir. La Birmanie est un pays magnifique, très sécuritaire, et les gens sont d'une gentillesse incroyable, ils s'intéresseent à vous autant que vous vous intéressez à eux ... Le contact est parfois compliqué, barrière de la langue dès que vous quittez les endroits touristiques, mais les regards sont toujours bienveillants... Je ne saurais que trop vous conseiller d'y aller, j'espère qu'ils prendront le virage du tourisme sans sortie de route ( à voir les grues partout, on craint que non ...) mais on trouve là-bas des gens vrais, à la philosophie de vie incroyable en dépit de leur dénuement.

Merci de m'avoir lu, n'hésitez pas si vous avez des questions, j'essayerais de vous apporter mon vécu là-bas. Ps: j'ai déjà mis ce résumé mais je me suis aperçu qu'il n'était pas dan sla bonne rubrique ... Alors, profitez des photos ...
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5 semaines au Myanmar mars 2016
J0 : Arrivée à Yangoon par vol Air China avec transit par Pékin. Nuit Yangoon. J1 01/03 : Ballade à Yangoon vers pagode Sulé, Bus de nuit pour Mandalay, arrivée Mandalay 4h J2 02/03 : Taxi à la journée pour visite pagode Mahamuni, Sagaing, Inwa, sunset au pont U-Bein.. J3 03/03 : Journée vélo vers colline Mandalay (Shwenandaw, Kuthodaw, Sandamuni) et batteurs d'or dans le centre. soit 2N à Mandalay J4 04/03 : Mandalay- Pyin Oo Lwin - Kyaukme par taxi car aucun bus et train complet. Arrivée tres tard car route bloquée pendant 8h avec des milliers de camions arrêtés. J5, 6 et 7 : Treck depuis Kyaukme avec Thura J8 08/03 : retour sur Mandalay : train bondé jusqu'à Pyin Oo Lwin par Gokteik puis taxi pour Mandalay J9 09/03 : Mandalay - Monywa en bus. Shared taxi pour ballade paya Thanboddhay, immense boudha debout et couché, jardin aux mille bouddhas... J10 10/03 : Monywa - Pakokku puis restons à Pakokku car ns ne trouverons pas de bus pour Mindat. J11 11/03 : Pakokku - Mindat en bus, marché de Mindat.. J12 12/03 : Ballade autour de Mindat le long de la route au nord , nombreuses femmes tatouées. J13 13/03 : Mindat - Pakokku - Baggan respectivement en bus puis en moto 3 roues J14, 15, 16 : Baggan : 2 jours avec petites motos electriques, puis 1J en ballade pedestre ( marché ...) 20h bus de nuit pour Kalaw J17 17/03 : arrivée Kalaw à 3h, rejoignons hotel shared taxi pour le marché d'Augban, et Pindaya J18, 19, 20 : Treck Kalaw - Inlé et NyaunShwe J21 21/03 : 1 journée vélo le long du lac vers le petit pont style UBein 1 journée en bateau sur le lac J23 23/03 : Shared taxi pour rejoindre Kakku et la fête des Pao pour la pleine lune. retour à NyaunShwe pour prendre bus de nuit vers Baggo J24 24/03 : Dans la matinée bus Baggo -Hpa An. Apres midi traversée de la riviere pour montée colline Hpan Pu J25 25/03 : Journée triporteur pour visite des caves (Yathay Pyan, Kawgun, , Saddan, Kaw Ka), le monastere Kyauk Kalap et Lumbini garden. J26 26/03 : journée à Hpa-An 21h30 bus de nuit pour Rangoon J27 27/03 : Arrivée 3h30 à Rangoon; Changement de bus station en taxi. redépart à 7h Rangoon - Chaung Tha; arrivée vers 12h à Chaung Tha J27 J28 : Farniente sur les plages, accès bateau à White Island pour snorkelling, soit 2N à Chaung Tha J29 29/03 ; Transfert vers Ngwe Saung en moto taxi par la cote et traversée de rivieres J30, J31, J32 : Farniente sur les plages, soit 4N à Ngwe Saung J33 2/04 : retour vers Rangoon en bus (8h- 13h30) J34, J35 : Marché Boggyoke et pagode Shwedagon J36 5/04 : Taxi pour aéroport, Vol Rangoon - Paris via Chengdu

à suivre : la liste des hotels, les couts des transports, nos avis
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Birmanie 15 jours en février 2915
Bonjour,

Besoins de conseils pour mon voyage le 22 février 2015 en Birmanie svp....

Je pars 2 semaines j'aimerai faire l'essentiel, mais je ne sais pas dans quel ordre commencer et pour gagner du temps, prendre aussi des vols intérieur. Et j'aimerai finir 4 jour sur les plages pour du Farniente!

Merci à Tous!
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Photos de Birmanie
Bonjour à tous,

De retour de Birmanie je me propose de partager avec vous quelques photos et quelques retours d'expérience.

Durée et date du voyage: 2 semaines du 29 octobre au 13 novembre. Prix du billet: 550€ (réservé en juin) avec Vietnam Airways (escale de 2H au vietnam) Visa en ligne (evisa) Réservation de la première nuit à Yangon via booking.com Réservation du vol Yangon-Mandalay sur Air KBZ (environ 100€) Pas de difficultés pour trouver de la place dans de bonnes GH globalement tout au long du voyage. Itinéraire classique: Yangon-Mandalay-Bagan-Inle-Yangon Arrivée à Yangon. Echange de billets à l'aéroport: ils sont très stricts! Pas de différence de change entre billets de 50€ et 100€. Une micro déchirure et votre billet sera refusé. Par contre s'il est un peu plié ca passe. J'ai eu 2 billets de 100€ refusés (micro déchirure de qq mm). J'ai pu les échanger à la GH (Chan Myae) que je recommande.

Quelques photos de Yangon:





Vers la fin de journée il convient de se rendre à la pagode Shwedagon. Il y règne une atmosphère incroyable, ca vaut vraiment tout ce qu'on peut lire à son propos!





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Lumineuse Birmanie (en photos)
Pour avoir si souvent consulté et pioché diverses informations sur ce forum, je souhaiterais partager mon enthousiasme pour ce pays magique et authentique. 2 semaines furent trop courtes, donc intenses et riches de rencontres, visites, ballades.....mais parfaitement organisées grâce aux soins d'une petite agence locale, indépendante, très compétente, soucieuse de notre liberté et dans le respect absolu de nos désirs. - Une population très accueillante et souriante:













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Premier voyage seule, Thaïlande début 2016
Bonjour,

Après quelques voyages en couple, entre camarades de promo, en famille, avec mon père seulement, mais surtout une année 2015 sans voyage à l'étranger pour des raisons professionnelles, je projette de partir en Thaïlande en janvier ou février 2016. Vous compatirez, que c'est long d'attendre !!! Pour nourrir le rêve et patienter, je glane quelques infos sur le forum, et aimerais échanger avec vous.Vaut-il mieux partir en janvier ou en février ? Je crois que janvier est à peine plus humide, et au niveau des tarifs avion et hôtels ??Ce sera mon premier voyage seule, cette fois-ci c'est mon compagnon qui reste à quai pour raisons professionnelles... Je partirai vraisemblablement pour un peu moins de 3 semaines. Je recherche une certaine authenticité, j'aimerais découvrir des sites culturels ou religieux préservés "non attrape touriste" (que je suis), mais j'aime aussi profiter de la plage et du snorkeling. J'ai lu que le mot authenticité n'avait plus sa place dans beaucoup d'endroits en Thaïlande, rassurez-moi, il en reste encore ?? Ou dois-je songer à changer de destination ? Je fais un peu de photo et voudrais en prendre plein les mirettes avec de beaux paysages, et en bonne Pyrénéenne (que je suis aussi), j'aime la marche et les randos en montagne ou non (je ne m'appelle pas Kililan Jornet non plus...).

Si oui, j'ai une première question pour les voyageurs récents et/ou les expats : la Thaïlande, depuis 2013/2014, est-elle sûre pour une jeune femme seule ? Ressentez vous l'insécurité ou recommanderiez-vous des endroits à éviter ?

J'ai lu les recommandations de diplomatie.gouv.fr et j'ai appris que les frontières cambodgiennes autour du temple de Preah Vihear ainsi que la région de Mae Hong Son et la frontière birmane étaient à proscrire. Dommage, c'était justement là où je pensais aller en priorité. Quelles solutions de rechange proposeriez-vous ? Rejoindre Siem Reap pour visiter le site d'Angkor est-il envisageable sans trop de soucis en 2015 ? Ou est-ce plus "intéressant et authentique" du côté birman ? Je ne connais pas du tout la Birmanie, sauf quelques photos de magnifiques montagnes vues dans des magazines...

Quelles sont les plages et îles les plus épargnées par le tourisme de masse, et si possible, celles où l'on peut encore snorkeler (et voir des choses intéressantes...) ?

Question plus subjective : quels endroits avez-vous préféré en Thaïlande ?

A très vite et merci d'avance pour le temps que vous prendrez à me répondre. Meysi
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Myanmar: retours d'1 mois sur le terrain en mars 2016
Pour ce voyage de 30 jours au Myanmar, réalisé essentiellement en mars 2016, l'itinéraire a été le suivant :

J00 / 22 février : départ le soir de Paris CDG, vol Air India -> Delhi J01 / 23 février : transit Delhi, arrivée le soir à Bangkok. J02 / 24 février : demande de visa au Consulat du Myanmar à Bangkok, puis Ayutthaya J03 / 25 février : Ayutthaya le matin, récupération du visa à Bangkok, autocar de nuit -> Mae Sot J04 / 26 février : Mae Sot / Myawaddy, Hpa-an J05 / 27 février : Hpa-an, bateau -> Mawlamyine J06 / 28 février : Mawlamyine, Bilu Kyun, train de nuit -> Bago J07 / 29 février : Bago, Yangon J08 / 1er mars : Yangon J09 / 2 mars : Pyay J10 / 3 mars : visite de Thayekhittaya, autocar de nuit -> Mrauk U J11 / 4 mars : Mrauk U J12 / 5 mars : Mrauk U J13 / 6 mars : autocar Mrauk U -> Kyaukpadaung, Nyaung U J14 / 7 mars : Bagan J15 / 8 mars : Bagan J16 / 9 mars : Taung Kalat (Mt Popa), Salay J17 / 10 mars : Bagan J18 / 11 mars : Bagan J19 / 12 mars : Pakhanggyi, festival du Nat Ko Gyi Kyaw, Monywa J20 / 13 mars : PhoWinTaung, Sagaing J21 / 14 mars : Sagaing, Mingun, Pont U Bein, Sagaing J22 / 15 mars : Pont U Bein, Inwa, Mandalay J23 / 16 mars : autocar -> Gokteik -> Hsipaw J24 / 17 mars : Hsipaw - Pankham - Hsipaw, autocar de nuit -> Taunggyi J25 / 18 mars : dépose Aungban, Pindaya, retour Aungban, Pinlaung, Loikaw J26 / 19 mars : Loikaw J27 / 20 mars : Loikaw -> Phekon -> Sagar / Thar Kaung -> Nampan -> Nyaungshwe J28 / 21 mars : lac Inle, Nyaungshwe J29 / 22 mars : Nyaungshwe J30 / 23 mars : vol Heho -> Kengtung J31 / 24 mars : villages Shan, Lahu Shi, Eng, Kengtung J32 / 25 mars : villages Loi, Kengtung J33 / 26 mars : villages Akha de Hokyin, Tachileik, Mae Sai J34 / 27 mars : Mae Sai, autocar de nuit -> Bangkok J35 / 28 mars : Bangkok J36 / 29 mars : vols Air India Bangkok -> Delhi -> Paris

Si non précisé, j'ai passé la nuit dans la dernière ville indiquée.

Voyage effectué en totale autonomie (c'est-à-dire sans solliciter la moindre agence), en recourant quasi intégralement à des transports collectifs (train ou avion seulement si mentionné explicitement). Sans aucune réservation préalable, hormis évidemment train et avion.

Bénéficiant d'une préparation rigoureuse, j'ai respecté mon plan de route en quasi totalité. Le principal changement a été d'écarter la visite de Kyaikhtiyo (Rocher d'Or), car j'ai appris quelques jours avant mon départ que le Rocher d'Or était en rénovation. Etant peu sensible à un "Bamboo Rock", j'ai préféré renoncer à cette visite et ai alors prolongé mon séjour à Mawlamyine.

A suivre : - indicateurs de dépense pour les 26 premiers jours. - principales dépenses pour l'escapade de Kengtung (4 j). - analyse des coûts de transport. - hébergements utilisés. - coups de coeur. - détail des visites.

Fabrice
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Récit de 3 semaines en Birmanie
Tourisme responsable :

Compte tenu de la situation politique et humaine en Birmanie, j’ai tenu à me documenter bien plus que d’habitude sur le pays, afin d’une part de mieux comprendre son histoire, mieux appréhender le pays et surtout, en tant que touriste « routarde », essayer au maximum d'éviter d’alimenter les bourses de la junte. Faire le choix de voyager en Birmanie est un véritable cas de conscience. J'ai fait le choix d'y aller, après plusieurs années de réflexion, mais je voudrais donc être une touriste avertie, responsable, observatrice, afin de reléguer au mieux ce que je pourrais constater, même si malheureusement les dirigeants n'ouvrent au regard des touristes que les territoires qu'ils veulent bien nous montrer. Emprunter les routes qui ont été construites par des travailleurs forcés (et non payés), visiter les temples en sachant que des milliers de personnes ont été évacués de leurs propriétés pour que ces sites soient plus beaux à la vue des touristes...Tout cela, je le verrais d'un œil averti. A travers la beauté du pays, il ne faut pas oublier la détresse et la pauvreté de ses habitants la répression, la torture, les viols, les droits des hommes bafoués par un gouvernement corrompu et dictatorial. Je sais aussi quand allant dans les guesthouses indiquées par « focus Birmanie » ou bien encore « tourism transparency » ou encore le guide routard, je ne serais pas accueilli dans un hôtel « privatisé » appartenant à un proche du gouvernement. Je sais aussi qu'en achetant dans les petites échoppes ma nourriture, mes objets du quotidien, quelques souvenirs, je ferais vivre un tant soit peu le commerce du pays qui échappe à la junte. Je sais qu'en ne passant pas par une agence de voyage, mais en faisant appel aux locaux, j'ai des chances de ne pas donner mon argent directement au pouvoir en place... Enfin, sans compter les taxes honteuses ! J'espère pouvoir reléguer au mieux mes ressentis, ce que je verrai ou constaterai. J'espère pouvoir rencontrer des locaux, différentes ethnies, observer, communiquer, comprendre...un peu. Je ne veux jamais oublier tout au long de mon séjour que la Birmanie est l'une des plus horribles dictatures au monde, et cela, même en admirant les paysages magnifiques qui m'entoureront. Je ne veux pas oublier que derrière le sourire et la bienveillance de ses habitants, se cache bien des horreurs qu'ils ne peuvent nous conter. Site incontournable très bien documenté : http://www.info-birmanie.org -- çà c'était avant de partir … le voyage fut bien plus compliqué que prévu …

9/01/16 – 19h – Après 24h de vols et escales, me voilà arrivée à Mandalay. Je suis crevée et la 1ere chose que je fais en arrivant à mon hôtel c'est de me reposer. Le sommeil ne vient pas, alors, je me décide à aller arpenter les rues pour me repérer un peu. Mandalay est énorme. En cette fin d'après-midi, les voitures et scooters remplissent les avenues et il est difficile de traverser. L'ambiance me rappelle l'Inde. Je vais jusqu'à la gare pour me renseigner sur mon biller pour aller mardi matin à Hsipaw. La billetterie est fermée, je dois y retourner demain... Mais le guichetier qui partait me confirme que le départ du train se fait à 4h du matin...aïe aïe aïe...J'espère que ce trajet de 11h pour faire 135 km en vaut vraiment la chandelle comme le disent les internautes. Je repars vers l’hôtel en passant devant le parc, entouré d'eau, qui abrite le Palais Royale. Je me rends compte que ce par doit être effectivement très grand et qu'il serait peut-être préférable demain d'aller jusqu'à la colline de Mandalay en scooter/taxi pour tout redescendre ensuite. Je verrai avec l’hôtel. En attendant, je m'arrête chez « Pan Cherry », restaurant indien noté dans le Routard. La cuisine épicée ne fait pas bon ménage avec mon estomac, alors j'y vais mollo... mais c'est vraiment bon. Retour à l’hôtel. Besoin vraiment de dormir pour démarrer réellement ma découverte du pays demain.

10/1/16 – 10h30 – Après une bonne nuit de sommeil, me voilà à la recherche d'un scotter pour m'emmener jusqu'en bas de la colline de Mandalay. Devant le Nylon hôtel, 1 rue plus loin que le mien, se trouve taxis, scooters, locations de vélos. Pour 2000ks me voilà embarquée derrière un chauffeur, avec 1 casque 3 fois trop grand pour moi. En bas de l'escalier sud, 2 énormes lions indiquent le début de la montée : 1700 marches, ponctuées de nombreux sanctuaires. Arrivée en haut, on a une belle vue sur Mandalay, son poumon veut avec le Palais Royal et au fond, le fleuve Irrawady. Nombreux birmans viennent me parler, se prennent en photo avec moi, regardant ce que j'écris. Un attroupement de jeunes garçons se fait autour de moi. Ils sont adorables. Après cette pause, il va falloir redescendre toutes ces marches et continuer la visite vers les temples et pagodes qui se trouvent en bas de la colline.

13h – En redescendant le colline, moins fatiguant, je prends le temps de regarder autour de moi. Les escaliers sont pris sur tous les côtés par des boutiques où les gens s'y ont installés, pour faire commerce mais aussi pour y vivre. Leurs maisons sont pour la plupart des cabanes faites de bois tressé et de toits en tôle, où toute la famille vit dans 1 petite pièce unique. La pauvreté est visible et ils vivent essentiellement des achats des touristes. Cela m'attriste. Arrivée en bas, plusieurs pagodes se succèdent. Je commence par la pagode Kyanktawgyi où se trouve un énorme Bouddha en marbre. Puis, je continue par les pagodes Kuthodax et Sandamuni qui se ressemblent dans leurs structures, même si le 1ere est plus impressionnante, alors que la 2ème incite à la balade, au calme : autour d'un pagode dorée, il y a des stèles blanches qui cachent le canon bouddhique.

14h30 – Juste à coté se trouve le monastère Atumashi Kyaung, gigantesque, mais sans grand intérêt et la maison du roi Midon, qui elle, est magnifique. C'est un vieux monastère qui a été épargné par la 2nd guerre, car déplacé. C'était un des appartements du Palais Royal. Le bâtiment est tout en teck sculpté, avec de nombreuses statuettes et sculptures. Époustouflant. Je continue par des petites rues tranquilles et arrive sur l'avenue Est qui borde le mur du Palais Royal. Avant d'entrer dans le parc du palais, petite pause dans un stand pour boire un jus de papaye. Miam :)

17h45 – Le guide du routard abuse : le palais initial certes a été détruit, il n'en reste plus rien, mais sa reconstruction vaut le détour. C'est immense, même si la reconstruction n'est identique à l'original que pour certains édifices, l'ensemble est très joli, au milieu de la verdure. On a une vue imprenable depuis la tour de guet, mais j'ai été prise d'un léger vertige. Fatiguée, je prends un taxi/scooter pour aller jusqu'à la gare pour acheter mon billet pour Hsipaw. Le guichetier d'aujourd'hui me dit que je ne peux acheter mon billet qu'un jour à l'avance !!! Grrrr, Celui d'hier m'avait affirmé que je pourrais aujourd'hui ?! J rentre à pied à l'hôtel mais la circulation de cette zone que les locaux appelle Downtown est vraiment trop dense. C'est suffocant, pollué, stressant. Loin de la tranquillité du quartier nord-est de la gare où j'étais ce matin. Cela ne me donne pas envie de flâner, même lorsque je passe devant le building qui remplace l'ancien bazar appelé ZaychoMarket. Certes, voir les gens acheter les tissus et autres marchandises doit être intéressant, mais le brouhaha des véhicules, l'état semi d'alerte perpétuel pour ne pas se faire écraser ne me donne pas envie de m'attarder. Je négocie avec mon hôtel pour une moto avec chauffeur pour demain toute la journée pour 15 000ks. Nous irons chercher mon fameux billet de train, puis ensuite visite de Amarapura et Inwa, situés à 13 et 26km au sud de Mandalay, puis retour à Mandalay en passant par la pagode Mahamuni. Beau programme en perspective.

19h – Je suis allée manger dans un excellent endroit le « Golden Shan » : un hangar-cantine tenu par des filles supers gentilles, dont 1 qui parle super bien anglais. Pleins de plats au choix, on se sert soit même et à volonté. Cette fois-ci, j'avais un choix énorme de plats non épicés, accompagnés de riz, d'une soupe et de 2 bananes. Avec 1 jus d'orange frais en supplément, j'en ai eu pour 4000ks, soit un peu plus de 2€. J'y retournerai demain soir, c'est sûr...en plus à 200m de l'hôtel.
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Myanmar as we dreamed it
Hi there, This travel journal is to share our trip to Myanmar in January-February 2017 and relive the experience... Six stops: - the economic capital, Yangon, - the ethnic groups in the east around Kengtong, - Inle Lake - Mandalay - Bagan - the Golden Rock and Bago A trip for two, but organized with a local agency. Flight with Vietnam Airlines (Paris/Ho Chi Minh City/Yangon on the way out, Yangon/Hanoi/Paris on the way back)

First stop, Yangon

At last, we arrive! That moment of excitement and impatience we all know when we land in a country we don’t know but have been dreaming about for a while. Butterflies in our stomachs—not just from the long flight! It’s noon, everything goes smoothly (baggage, immigration, currency exchange, pre-booked taxi, ride to Yangon), and by 2:30 PM we check out of our hotel, tired from the journey but eager to explore the city and power through until evening to beat the jet lag. We’re driven by To-Wen. Traffic is pretty heavy, but strangely, no motorbikes or scooters... To-Wen explains that two-wheelers have been banned in Yangon for several years because they’d become too numerous and caused many injuries and fatalities. To compensate, a very developed public transport system has been put in place. Yangon, or Rangoon, isn’t Myanmar’s administrative capital. The official capital was moved to Naypyidaw in 2005 by government decision—some say to distance themselves from potential popular uprisings. Whatever the reason, it cost a fortune, and no one followed (only civil servants, who were forced to go), not even foreign embassies. This ghost capital makes all the Burmese we spoke to chuckle. Yangon is the economic, cultural, and diplomatic capital, and it’s the most populous city (4.5 million people).

What did we see? Well, first we discovered the Sule Pagoda, a funny concept of a "roundabout pagoda" since it’s right in the middle of a busy intersection! Circular, its outer wall houses many tiny stalls. Then comes the miracle: the hustle and bustle of the street contrasts with the calm inside. You leave a noisy roundabout and suddenly find yourself in another world... flowers and fruit in front of the altars, the scent of jasmine mixed with incense... Actually, this pagoda is very old—it’s said to have been founded in 230 BC to enshrine a hair of the Buddha, but it was in the 15th century that the great zedi (a slender stupa) on top reached its current height of 44 meters (see photos). It’s a symbolic site in the fight for democracy, as it was the rallying point for monk protests in 2007.



Next to the Sule Pagoda is Independence Park, which borders the colonial district (very run-down).



Then we had our first wow moment: the stunning Shwedagon Pagoda (see photos). It’s Myanmar’s most sacred Buddhist sanctuary, drawing crowds of devotees. Its stupa rises to 99 meters, surrounded by dozens of temples and zedis... It’s said that successive rulers have been embellishing and expanding it for over 1,500 years.



Believers gather in the many halls and circle the great golden stupa. Here, we encounter for the first time the incredible "quiet fervor" of the Burmese. A kind, open religiosity that doesn’t make us feel like intruders or nuisances—instead, it makes us want to understand their faith better.



If you go, make sure to be there in the late afternoon: the low rays of the setting sun bathe the site in gold and orange. The zedis glow... and everything becomes surreal.





The sun sets early, so we head back to the hotel around 6:30 PM. Lucky for us, it has a stunning view of Yangon by night from the top floor. We settle in to sip our first vacation cocktail. In the foreground, the shadow of Kandawgyi Lake, and in the background, the illuminated Shwedagon Pagoda, which serves as a landmark for the whole city. (See photo.)

Tomorrow, we fly to Kengtung. We’ll be back in Yangon at the end of our trip to explore more.

Time for bed by 10 PM—we need a restful night to adjust to Myanmar time...

Next post: Kengtung and meeting the local ethnic groups.

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Myanmar du Sud: de Moulmein à Kawthaung / Ranong
Bonjour, Nous souhaitons rejoindre la Thaïlande par le sud de la Birmanie. En passant par moulmein Dawei Myeik puis kawthaung. Il y aurait des bus qui rallient chaque ville mais je ne trouve pas bcp d'info sur les durees, les conditions de transports ou d'hébergement (j'ai vu des prix exorbitants sur booking par exemple) et nous n'avons pas de guide routard ou autre pour nous aiguiller un peu. Il y a avais un ferry il fut un temps qui reliait myeik ou dawei à kawthaung, mais cete ligne serait fermée depuis début 2016?!.. Je suis donc preneuse d'un retour d'expérience récent sur 2016 ou mieux 2017. Merci :)
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Voyage au pays des femmes au visage tatoué
Bonsoir,

J'ai mis un peu de temps avant de mettre en page le récit de mes dernières aventures birmanes. Il fallait que je me remette de mes émotions car le voyage jusqu'à Mindat et Kanpelet dans l'état Chin ne laisse pas indifférent. Un endroit encore peu fréquenté des touristes et qui restera un de mes meilleurs souvenirs de ce pays que j'ai pourtant visité tant de fois. Si vous avez des questions sur cette région de montagne où vivent de nombreuses femmes au visage tatoué, n'hésitez pas à m'en faire part. J'y répondrai volontiers. Christophe

http://coupsdecoeurenasie.over-blog.fr/2015/12/au-pays-des-femmes-tatouees.html
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Baisse de la fréquentation touristique en Birmanie
Bonjour Un petit mot pour les futurs voyageurs en Birmanie sachant que j'y suis actuellement. Pour ceux qui s'inquiètent concernant les réservations d'hôtels durant la haute saison, sachez que la fréquentation touristique est en forte baisse cet hiver. Conséquence très certainement des conflits dans l'état d'Arakan et toutes ces images sur les Rohingyas. Résultat : de nombreuses annulations et surtout des touristes qui préfèrent délaisser la Birmanie cet hiver au profit d'autres pays d'Asie du Sud-Est. Donc un conseil pour les futurs voyageurs, pas de précipitation sur les réservations. Il vaut mieux attendre la dernière sachant qu'il sera encore plus facile de négocier les prix.

http://coupsdecoeurenasie.over-blog.fr
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Retour de Birmanie en images
Après avoir posé quelques questions sur le forum et surtout lu pendant des mois les discussions sur cette destination, je vous fais un petit retour de mon voyage. Si vous avez des questions, n'hésitez pas...

Nous avons voulu un voyage "cool", c'est-à-dire, ne pas courir d'une destination à l'autre, prendre le temps de se (re)poser. On a donc finalement passé 2 nuits à Yangon (1 à l'aller et 1 au retour), 3 à Bagan, 4 à Nyaungshwe et 4 à Ngapali. Tout compte fait, nous aurions pu (dû?) enlever 1 nuit à chaque étape pour en faire une 4ème (Moulmein Hpa An par exemple).

Allez, commençons par une affirmation si souvent lue: "les birmans sont incroyablement gentils" , oui MAIS.... 1) pas tous! On a commencé par 2 arnaques en arrivant: au change de l'aéroport les 106 billets de 5000k comptés devant mes yeux se sont inexplicablement transformés en 90 billets (je sais, j'aurais du recompter de suite). 80 000k en moins, c'est pas rien 😠!. 2ème arnaque: le kiosque qui donne des bons pour le taxi n'était pas encore ouvert et le chauffeur nous a demandé à l'arrivée 20 000k (10 000k pour chacune). J'ai protesté ... il s'est énervé ... on a payé 😠; Après, plus rien, je vous rassure 😉 2) j'ai trouvé les cambodgiens tout aussi gentils, et, dans un genre différent, les zambiens également.

Bon, notre budget allégé de quelques dizaines de milliers de Kyatt, nous voilà parties pour un petit tour downtown. Les rues de Yangon sont parfois ...surprenantes?



Après avoir récupéré nos billets d'avion à l'agence Gulliver, nous partons pour la pagode Shwedagon, de jour. L'endroit est très impressionnant, même quand on l'a déjà vu en photos





Les birmans y sont sans doute plus nombreux que les touristes.





Le lendemain, nous nous levons aux aurores pour prendre l'avion vers Bagan. Pas de (mauvaise) surprise avec le taxi cette fois (8000k). Les bagages déposés à l'hôtel, nous partons découvrir la "ville" (New Bagan) à pied. Après la rue principale,



nos déambulations nous amènent (entre autres) au marché



puis au bord du fleuve.



Nous terminons la journée par de la "myanmar food": c'est bon, copieux (trop) et pas cher (3500k par personne).



Les 2 jours suivant seront consacrés à la visite des temples et aussi à flâner un peu au hasard des routes et des chemins. On a loué des e-bikes (8000k la journée), un peu par flemme et aussi parce que l'après-midi, il fait quand même très chaud. Pas trop de monde dans l'ensemble, certains temples sont même quasi déserts.











Et, en parfait touriste 😉, on ne loupe pas le coucher de soleil sur la plaine....



Muriel
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Le sud de la Birmanie à vélo
Bonjour, Nous projetons en janvier 2017 un voyage en vélo de Rangoon vers le sud de la Birmanie pour rejoindre le sud de la Thaïlande à Ranong. Si quelqu'un à déjà fait ce trajet ou à des informations merci de nous contacter. Cordialement, Pilan
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Traversée Inde-Birmanie-Thaïlande et vice versa en camping-car
Bonjour

Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013

Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
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Voyager en Birmanie à la rencontre de la population locale
Bonjour amis voyageurs,

Mon compagnon (Tom) et moi même souhaitons découvrir ce magnifique pays qu est la Birmanie de mi-novembre à mi-décembre. Notre objectif comme l ensemble des voyages que nous faisons et d être au plus proche de la population locale et de s éloigner des zones touristiques sans pour autant passer à côté des "immanquables". J'ai donc préparer un itinéraire plus ou moins précis qui est le suivant : 1- Départ le 17 novembre (Thailande) pour rejoindre le post frontière de Myawaddy (Birmanie) et s établir à Pha-An pour une durée de 3 jours avec si possible une visite à Thamanya puis prendre un bus de nuit le 19 au soir pour rejoindre Yangon 2 - Le 20 novembre 2015 Pha-an /Yangon Puis prendre le bus de nuit le 21 novembre pour rejoindre Sittwe puis Mrauk'U 3 - Le 22 novembre Mrauk'U Puis prendre un bus de nuit le 25 au soir pour rejoindre Bagan 4 - Le 26 Novembre Bagan Puis départ en bateau si possible Ferry le 28 au matin pour rejoindre Mandalaya 5 - Le 29 Novembre Mandalaya avec si possible une visite pour Amarapura 6 - Le 1 er décembre soit un trek à Keng Tung soit un trek entre Kalaw et le lac Inle (selon les prix et zones touristiques) 7- Le 5 décembre rejoindre Loikaw Puis apres 1 ou 2 jours rejoindre le post frontière de Myawaddy ou Htee Kee

- Pour ceux qui ont deja parcourus ce pays pouvez vous me dire si ce parcours peut se réaliser sans autorisations spéciales du gouvernement et sans guide (sauf pour le trek) ? - Existe t il toujours une circulation alternée a la frontière entre Myawaddy et Kawkareik ? - Faut il toujours venir avec des dollars ou les euros sont ils acceptes ? - Doit on vraiment reserver les hôtels à l avancent (contraignant quand on voyage au fil du vent) ? - Est il possible de rejoindre Mrauk'U depuis Yangoon en Bus ? - Est il possible de rejoindre Mandalay depuis Sittwe ou Mrauk U en bus ?

Je suis consciente que ça fait pas mal de questions mais je suis preneuse de toutes informations meme minimes ;-)

Enfin, nous aimerions pouvoir aider un minima la population locale pensez vous que nous puissions ramener sur le territoire quelques vêtements, crayons, ou autres... Pansements...Tom étant infirmier de profession.

Je vous remercie par avance pour votre partage et à bientôt peut être qui sait sur la route ;-)

Olemot
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3 semaines en Birmanie (Myanmar) - novembre 2016
Voici des infos pratiques sur mon voyage réalisé au Myanmar, en solo du 28 oct au 18 nov 2016. En espérant que ça puisse vous aider à préparer votre prochain voyage, dans un pays magnifique, authentique, varié où les gens sont non seulement accueillants mais prévenant et bienveillant à votre égard. Tchaizu Dembale amis Birmans !

ITINERAIRE J1 : arrivée le 28/10 vers 22h à Yangon, dodo hotel J2: taxi pour aller de mon hotel à la pagode et retour, 2000/3000 Kyats chaque trajet selon l'envie de négocier J'ai aussi visité le musée national à quelques centaines de mètres, très bien, très varié sur l'histoire et la culture Birmane, sur plusieurs étages. J3 : vol le matin avec KBZ pour Manadalay, puis visite pagodes, palais royal et Mandalay Hill. Taxi : 5000 Kyats J4 : ballade la journée en taxi pour 40 000 Kts pour visiter les 3 villes impériales autour de Mandalay et terminer par le pont en Tek Ubein Bridge Visites très variées et journée bien remplie : magnifiques temples en tek, collines de Sagaing avec multitudes de pagodes, le fleuve Irrawaddy omniprésent, ... Prendre une cariole à cheval pour 10 000 kts à Inwa, sinon galère J5 : descente en bateau pour 40 0000 Kyts en bateau "rapide" (8h environ) pour rejoindre Bagan J6 et J7 : visite bagan en ebike, gratuitement offert par l'hotel car seul dans une chambre double nb : ebike indispensable pour se déplacer tranquillement et agréablement sous cette chaleur J8 : A/R depuis Bagan pour aller à 6 au Mont Popa : trek de 4 h pour monter et descendre, puis montée au monsatère; très sympa Trajet par la route agréable (1h aller, 1h retour) : champs, rizières, ... Prix par personne : environ 10 000 Kts, location du minibus : 60 000 Kts pour la journée J9 : Bagan -> Kalaw par Bus pour 12 000 Kts, 8 h de trajet, d'abord dans la plaine puis montée jusqu'à Kalaw vers 1400m je crois J10 : excursion à Pindaya en groupe de 5 pour moins de 10 000 Kt, 1h aller 1h retour, visite de grotte aux plus de 9000 Budhas (inflation croissante avec les donations) Prix d'accès Pindayas pour touristes : 20 000 Kts et on doit repayer 15 000 Kts pour entrer dans la grotte, arnaque excessive !!! Très belle ballade qui se fait en environ en 5h A/R J11-J12-J13 : trek de 3 jours pour rejoindre le Lac Inle, organisé par Sam Family pour 45 000 Kts Groupe de 9 personnes + Guide; très très chouette On arrive à Inle le 3ème jour vers 15h (Nang Schwe), après avoir traversé le lac en bateau, ce qui donne une belle émotion. L'hotel prete des vélos gratuitement pour se ballader en ville ou en dehors Accès à Inle Lake : 25 000 kts

J14 : Tour du Lac pour 35 000 Kts par bateau qui dure de 8h30 à 16h30 ou plus si on veut profiter du coucher de soleil Visites artisanat, marché, pagodes, complètement téléguidé façon Disney World, mais le cadre est quand même sublime J15 : ballade de 30 kms en vélo : souces chaudes entrée 10 000 Kts mais très classe, traversée en bateau 15 000 Kts (pas envie de négocier mais arnaque, car j'étais tout seul sur le bateau), puis visite page, la Winery et dégustation des vins (4 vins, 5000 Kts), déjeuner sur place, puis retour J16 : excursion au Sanka Lake (50 000 Kts par bateau) qui se situ delà du Lac Inle qu'on traverse à nouveau pour y aller et revenir Beaucoup de bateau (6-7 h), mais en dehors de la masse touristique, villages sur pilotis et très belle pagode influence Inde au bout J17 : envol avec KBZ pour Ngapali J18-J21 : repos, excursions bateaux et snorkelling (30 000 / 50 000 Kts par bateau selon destination : Pearl Island en face ou Chocolate sur la péninsule plus sauvage à gauche) Excusions : départ 8h30_9h et retour vers 14h

Globalement, j'aurais pu écourter Ngapali et ne rester que 2 jours pleins pour me consacrer à d'autres visites dans le pays.

HOTELS on peut réserver la plupart des hotels via Booking ou Agoda, pratique et bonnes affaires en saison pas trop chargée Ptit dej toujours inclus, toujours correct ou très très biens - Yangon : HNINN SI BUDGET, 12€ /nuit, réservé par Booking, transfert organisé depuis l'aéroport (15 000 Kyats, cher) hotel sommaire, sanitaire collectifs, pas cher, mais bon accueil - Mandalay : KAUNG MYINT, super, 26$ par nuit, bon ptit dej, très belle chambre, réservé par Booking - Bagan : MOTEL ZEIN à Nyang oo , très bien, un peu cher 50$ la nuit, mais ebike gratuit (car j'étais seul), très très bon accueil - Kalaw : RAILROAD, très bien, 25$ la nuit, un peu excentré mais 100 m à faire et vu ce qu'il y a faire à Kalaw (rien) ça n'est pas un pb - Inle Nyaungschwe : GOLDEN HOUSE, 45 $ la nuit, très bien, grande chambre, petite sdb mais no pb, très très bon accueil - Ngapali : LIN THAR OO, 70$ la nuit (pas cher dans le coin), très bien, MAIS BRUYANT CAR COTE LES CHAMBRES COTE JARDIN DONNENT SUR LA ROUTE Donc, privilégier les chambres sur mer à 90$ Moustiques !

RESTOS compter entre 5000 à 10000 Kyats (10 000 = très copieux, bière, ...)

MASSAGES très variables de 6000 Kyats à 25 000 Kyats. Prix correct : 10 000 Kyats Le massage traditionnel peut être assez douloureux (aie, ouille !)

MAPS ME L'application Maps Me m'a été très utile, dans les villes et à Bagan pour éviter de me perdre, trouver un resto, un temple. Installer l'appli sur votre smartphone, gratuitement Téléchager la carte de la Birmanie Puis on peut utiliser Maps Me comme Google Maps mais sans accès réseau et uniquement avec le GPS. Très utile
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Retour d'expérience: trois semaines en Birmanie à vélo
Salut à tous,

Je poste ce message suite à notre voyage à vélo de 3 semaines au Myanmar (Birmanie) effectué du 6 au 28 janvier 2012 ma femme et moi (circuit Yangon-Inlé-Mandalay-Bagan-Yangon). J'espère pouvoir apporter des conseils à d'autres cyclo-voyageurs et aussi fournir des infos précises que j'aurai bien aimé trouver avant de partir!

Tout d'abord, n'hésitez pas, allez-y! C'est un pays fascinant et merveilleux, accueil exceptionnel! Faire du vélo est tout à fait possible au Myanmar (si vos vélos sont solides et que vous n'avez pas peur des routes défoncées ni de la poussière).

LES VELOS D'un point de vue pratique, nous avions décidé d'envoyer nos propres vélos sur place, et nous n'avons pas regretté ce choix: vélos bien arrivés à l'aller et au retour, zéro frais supplémentaires pour l'avion, c'est très agréable d'avoir son propre vélo sur place. voir mon msg relatif à l'envoi des vélos: http://voyageforum.com/v.f?post=4718118#4718118 Les vélos qu'on a vu sur place à la location ne me paraissaient pas adaptés à un grand périple car ce sont plutôt des vélos de ville; mais bon on n'a pas non plus cherché, vu qu'on avait les nôtres :-). J'avais un VTT, ma femme un VTC (un peu trop lourd…)

LE TERRAIN Le climat est très sec en janvier, nuit 20°C jour 30°C. Soleil constant du matin au soir. Fraicheur matinale en montagne (10-15°C). Les routes sont vraiment mauvaises (sur le circuit que nous avons choisi ci-dessous), mais toujours praticables (asphalte ou cailloux ou piste ou sable). Pas besoin de pneus à crampons. Suspensions indispensables. On passe son temps à éviter les bosses, trous, nids de poule, sable, donc la vitesse moyenne à vélo est très lente: 10-15 km/h. Seul le trajet Kyaukse-Mandalay est lisse, ailleurs c'est le shaker!

L'ITINERAIRE Le souhait initial pour notre voyage était de découvrir la Birmanie, certains de ses sites célèbres, mais aussi de se plonger au coeur du pays loin des circuits touristiques, et c'est là tout l'intérêt du vélo. Notre itinéraire était modeste au vu de la taille du pays, mais je le conseille néanmoins pour une première découverte "tranquille" du Myanmar à vélo: J1: arrivée en avion à Yangon, remontage des vélos à l'aéroport, liaison de 20km aéroport/centre ville à vélo (le choc!), puis 2 jours sur place à Yangon. J3-J4: Voyage de nuit de 13h en bus avec les vélos dans la soute, entre Yangon-Shwenyaung à 11km du lac Inlé, hébergement à Nyaungshwe. J5-J6: Derniers règlages vélos, visites et balades cyclistes en tout sens autour du lac Inlé. Se laisser du temps au lac car l'endroit est magnifique, décontracté, idéal à vélo. Balade aussi d'une journée sur le lac en louant une pirogue à moteur et son chauffeur. J7: Vélo Lac Inlé - Kalaw. 60 km. Beaucoup de circulation, fortes montées. J8: Vélo Kalaw - Pindaya. 50 km dans des paysages de haut plateaux agricoles et vallonnés. Superbe. J9: Vélo Pindaya - Ywa Ngan. 75km. Retour en arrière sur 15 km depuis Pindaya, puis entrée dans la Birmanie profonde vers Ywa Ngan. Route valonnée de haut plateaux et de montagnes à une altitude de 1300m. Magnifique. Nuit à Ywa Ngan (Guest House "Schwegugu", la seule du village apparement). J10: Vélo Ywa Ngan - Kyaukse. 85 km. Eprouvant. Routes défoncées à volonté, beaucoup de petites montées, une descente vertigineuse de 1200 m; mais étape fantastique, la plus belle de notre séjour: silence, paysages montagneux, vues panoramiques, on roule dans la jungle, contact avec une population qui ne voit quasi jamais de touristes. Paysages après Myo Gyi grandioses. J11: Kyaukse - Mandalay. 50 km, très roulants. Passage avec les vélos sur le pont U Bein. Momment exceptionnel. J12-J13: Hébergement à Mandalay. Visite de Mandalay à vélo, ainsi que jusqu'à Inwa le lendemain. J14: Vélo Mandalay - Myingyan. 110 km. Long et désertique. Hébergement dans l'hôtel "Kaung Kaung" à la sortie de la ville, très cher (40000K) et lieu louche, mais propre et spacieux. J15: Vélo Myingyan - Bagan (New Bagan). 75 km J16-J17-J18: repos et détente à Bagan, visite du site (immense) à vélo dans tous les sens. J19-J20: retour par bus de nuit Bagan-Yangon (12 h), liaison entre la gare routière de Yangon et le centre ville à vélo. J21: détente à Yangon, visite et préparation des vélos pour le retour. J22: retour en avion. On aurai pu en faire plus à vélo, avec moins de temps à Mandalay et Bagan et par exemple au retour à Yangon se prévoir qq jours pour l'aller-retour au Rocher d'Or, mais on a laissé tomber pour que le séjour soit synonyme de "vacances" et non de "performance". La Birmanie est un pays décontracté, ne stressons pas! (je parle des gens, pas du régime politique qui prive les habitants de beaucoup de choses).

BUDGET C'est écrit partout, il faut emmener du cash. Sur place tout compris (hébergements, repas, eau, droits d'entrées, souvenirs) à deux nous avons dépensé 400€ + 764$. Ne sont pas inclus là-dedans l'hôtel des deux premiers jours et du dernier à Yangon que nous avions réservés auparavant par internet depuis la France. Donc environ 500€ par personne tout compris sur place. C'est finalement assez bon marché. On a vécu sans se priver, mais sans fréquenter les complexes touristiques luxueux qui se trouvent un peu partout près des grands site, ni les restaurants occidentaux (à quoi bon?). Changer des euros se fait sans pb dans les grandes villes, mais il ne faut plus aller au marché noir comme l'indiquaient encore les guides de 2011 A l'aéroport de Yangon on a eu le meilleur taux de change: 1 € = 1030 K A Mandalay: 1 € = 1000 K à la banque A Bagan, on était à sec et on a changé des dollars dans une boutique de souvenirs: 1$ = 760 K Trajet Yangon-Inlé en bus: 13000K par personne, plus 10000K de supplément pour un vélo. Retour Bagan - Yangon en bus: 15000K par pers, plus 9000K un vélo. 1 bouteille d'eau : 200 à 400 K. Un plat "riz frit avec légumes" = 1500K. Un Cola local: 300K Se déplacer à vélo vous fera faire de substancielles économies! Les billets que vous emmènerez doivent être VRAIMENT IMPECABLES. Ne faites pas de compromis, demandez à votre banque des billets neufs. On a eu des difficultés avec des dollars un peu usés.

CONSEILS - préparez-vous psychologiquement aux routes défoncées (ça fatigue le shaker) ainsi que vos vélos. Comment décrire les routes…? Ah oui: imaginez que vous deviez rouler sur la route d'accès à une carrière qui aurait été parcourue par des tanks… - la poussière est vraiment omniprésente: prévoyez un foulard, de la lessive et des habits qui se lavent aisément - prevoir des boules quiès, il y a souvent du bruit dans les hotels, sans parler des haut-parleurs diffusant des chants religieux à 5h du mat! - routes "propres", une seule crevaison (une épine d'accacia) - pour les carte, j'en conseille une seule: Marque "Nelles", échelle 1:1350000, 8.50€ au VieuxCampeur. Dessus il y a aussi des encarts avec plans détaillés des environs de Yangon, Yangon downtown, Mandalay, Bagan, etc. Et si vous le pouvez, je vous conseille d'investir dans un petit GPS. J'en ai fait l'acquisition (Dakota 20 de Garmin) et il nous a été très utile: il est possible de scanner la carte papier du pays + de tous les endroits visités, et de les incorporer dans le GPS via Google Earth. TRES utile, très pratique pour se situer, trouver son chemin, retrouver son hotel, visiter Bagan… Idéal à vélo, surtout qu'il existe un petit adaptateur pour le fixer sur le guidon. - on trouve à manger partout, ainsi que de l'eau en bouteille. Tout se paye en Kyats dans les zones non touristiques (prévoir suffisamment, change peu probable au coeur des montagnes), mais sinon les dollars sont demandés dans les hôtels. - Sinon, accueil exceptionnel de la population, surtout dans les coins reculés. Pas de harcèlement marchand (sauf Bagan), enthousiasme, gentillesse omniprésente, pas d'insécurité, pas de vols. J'ai cassé ma vis de tige de selle en plein milieu de nulle part… et 3 km plus loin nous avons trouvé de jeunes birmans réparateurs de motos qui m'ont dépanné en 15 min!

Voilà, en fin de compte je dirais que le Myanmar à vélo ça se fait assez facilement, si vous êtes routards débrouillards vous n'aurez pas de difficultés à vous plonger dans ce pays vraiment exceptionnel. A votre tour!
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Mon voyage chez les Birmans du 21 janvier au 9 février 2020
MON VOYAGE CHEZ LES BIRMANS. Du 21 JANVIER au 9 FEVRIER 2020

LA BIRMANIE, le MYANMAR…….

Envie de repartir en Asie, oui mais où ? Après plusieurs voyages dans les pays de l’Est, dix voyages en Inde suivis d’autres en Thaïlande, Laos, Cambodge, Sri-Lanka, Vietnam…. Quel pays d’Asie allait m’attirer ? J’en discute avec Christian, passionné de voyages, et devant sa persuasion que la Birmanie était un pays qui allait me plaire à coup sûr, me voilà lancée ! En avant, documentation sur le pays, itinéraires éventuels, prix des billets d’avion, réflexion….Ho, tout compte fait, je vais à Ténériffe…. Allez, rebelote, itinéraire, avion, etc... Non, finalement, la Birmanie me fait de l’œil mais je me pose plein de questions telles que je ne parle pas anglais, je n’ai plus vingt ans, je ne connais pas le pays! Oui, et alors… et les autres fois ? C’était pareil! Allez, je revois le circuit de Ténériffe. Oui mais, je veux quand même allez en Birmanie ! Je suis d’accord avec vous, je ne sais pas ce que je veux… mais ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de ce comportement face à un choix… Un soir, je me surprends en train de réserver un billet d’avion à la compagnie THAI AIRWAYS. L’Asie aura gagné une fois de plus! L’e-visa pour ce pays est très facile à obtenir par internet au prix de 45 dollars. Comme souvent, je fais appel à Booking.com pour choisir mes hôtels et petit à petit, je commence à les réserver au fur et à mesure que j’établis mon circuit.

La Birmanie est l’ancien nom. En effet, en 1989, la jungle militaire qui est au pouvoir depuis 1962, donne officiellement le nom Myanmar. Ce pays s’appelle désormais depuis le 21 octobre 2010 République de l’Union du Myanmar. Tous les pays n’acceptent pas ce changement donc les deux noms se disent. Plusieurs villes ont également changé de nom (exemple : Rangoon devient Yangon ; Moulmein devient Mawlamyine, etc). Ce pays a également changé de drapeau et d’hymne national. Ceci a été fait notamment dans le but de rompre psychologiquement avec le passé colonial anglais mais aussi pour d’autres points politiques trop compliqués pour moi. La Birmanie a aussi changé plusieurs fois de capitales; actuellement, c’est Naypyidaw. Je n’y suis pas allée et n’ai jamais réussi à prononcer ce nom. La Birmanie partage ses frontières avec la Chine, la Thaïlande, le Laos, le Bangladesh et l’Inde. Il y a plusieurs états dont certains ne sont pas conseillers aux voyageurs car encore considérés comme dangereux. C’est un pays multi religieux ; il n’y a pas de religion officielle mais c’est la philosophie bouddhiste qui y règne largement. Il y a environ 53 millions d’habitants. Le faciès varie d’un à l’autre. Certains Birmans ont des traits bridés, d’autres tirent plus sur les indiens mais encore… Moi, je ne vois pas la différence.

Vu que c’est mon premier séjour en Birmanie, le circuit va être assez facile car je ne choisis que les principales villes : Yangon, Mandalay, Bagan, Lac Inle puis Hpa An et Moulmein dans le sud. J’ai hésité à la fin entre ces deux dernières ou un séjour plage. A refaire, je prends quatre jours supplémentaires pour terminer à Ngapali en bord de mer.

Je fais appel, pour la première fois dans mes voyages, à un coach. Ce sera Anna qui habite à Yangon. Je lui verse la somme de 200 euros pour qu’elle m’aide à trouver des guides, chauffeurs, hôtels francophones. Au final, cela ne m’aura pas servi à grand chose puisque j’ai quand même fait à ma manière la plupart du temps. Tiens donc, y en a-t-il qui serait étonné ?

Le temps passe, il est temps de faire les derniers vaccins et les valises.

Dans ce récit, vous entendrez quelques mots qui reviennent souvent, je vous en donne d’emblée l’explication simplifiée (certains savent, je sais)…

Pagodes : lieu de culte bouddhiste où se trouve souvent une relique du Bouddha, certaines peuvent avoir plusieurs étages, sont soit circulaires, octogonales ou carrées, le toit est évasé ou en épi. Peut aussi être un ensemble de Stupas dont souvent une plus grande au centre. On peut s’y promener, se recueillir, prier rencontrer des moines, etc…

Stupas : (nom masculin), monuments funéraires bouddhistes en forme de dôme, renfermant soit une relique (cheveu, dent, etc.) du Bouddha ou des ossements d’un Saint. On peut les contourner mais jamais y pénétrer car complètement murés. Certains peuvent avoir plusieurs étages et une terminaison en ombrelle.

Temples : semblables aux Pagodes mais voués à des divinités, des Saints, des héros etc… contrairement aux Pagodes vouées uniquement au Bouddha. Comme les Pagodes, certains sont accessibles pour s’y recueillir, prier, visiter.

Monastères : certains sont encore en activité et d’autres pas. Ils sont habités par des moines ou des nonnes. Des élèves peuvent aller étudier, d’autres prier. Plusieurs monastères sont ouverts au public pour y pratiquer la méditation.

Pirogues : à ne pas confondre avec Pagodes… ce sont des petits bateaux naviguant sur les lacs et canaux.

Longyi : costume traditionnel. Pour les dames: morceau de tissu de deux mètres à entourer autour de la taille formant une longue jupe aux couleurs colorées et fleuries. Pour les hommes: tissu à carreaux portant le nom de paso.

Je vous avoue qu’il n’y a pas très longtemps que je fais la différence entre tous ces mots. Mais en voyageant, on apprend un peu.

21 JANVIER 2020 (jour 1) : Départ pour 12 h de vol qui se déroulent très bien, films français à disposition, bonne nourriture, bon siège, bon whisky-coca… une escale de 2H30 à Bangkok avant le départ pour YANGON avec une arrivée à 8H35 au Myanmar.

22 JANVIER 2020 (jour 2) Après avoir récupéré mes bagages, je vais directement changé des euros en Kyats qui est la monnaie locale : un euro c’est 1600 kyats. On peut payer beaucoup en dollars et on sait changer des euros partout. Je vais ensuite acheter une carte sim pour avoir internet puis direction vers un bureau de taxis. On essaye de me doubler le prix de la course mais comme je me suis très bien renseignée avant de partir, je négocie pour enfin obtenir un prix raisonnable de 9000 kyats (env. 6 €). Il est maintenant 9 H 30 et il fait déjà 32 degrés.

J’ai réservé une chambre à l’hôtel Clover City avec Booking.com (33 € la nuit, petit déjeuner inclus). Il est bien situé dans une petite rue de Yangon. Près du grand centre commercial Bogyoke, à 500 mètres de la Pagode Sule et non loin des restaurants, bars, taxis, massages, etc… Il est au-delà de mes attentes vu le faible prix pour cette ville. Il est très propre et la chambre est lumineuse. Je peux prendre possession des lieux directement malgré qu’il ne soit pas 14 H.

Je range mes affaires à moitié puis je me rends en taxi admirer la plus belle Pagode de Birmanie, la Pagode Shwedagon, âgée de 2500 ans. Toutes les personnes qui visitent ce pays viennent impérativement voir cette Pagode. C’est un des sites le plus sacré de Birmanie. Certains disent que c’est la plus belle Pagode au monde. Le routard dit que c’est l’âme de la ville de Yangon. D’autres diront qu’elle est au Bouddhisme ce que la Mecque est aux Musulmans. Pourquoi ne pas dire, elle est ce que le Vatican est aux Catholiques (ça n’engage que moi)!

Je compte m’en donner à cœur joie car étant seule, je peux flâner à ma guise. Le taximan me dépose au pied d’un énorme escalier et l’ascension commence avec des échoppes à gauche et à droite de ceux-ci. Quand on arrive sur les lieux, on comprend mieux ici l’importance du Bouddhisme dans la vie quotidienne des Birmans. Il est dit que cette Pagode date du 5ème siècle mais il n’y a pas de traces écrites avant le 15ème siècle. Par contre, les chercheurs sont d’accord sur le point qu’il y avait bien eu une Pagode à cet emplacement au premier millénaire de notre ère. Au dessus des escaliers, à l’entrée proprement dite, après avoir payé, on me demande de mettre un longyi malgré mon pantalon fuseau. Je devrais payer 300 kyats qu’on me rendra à la sortie. Il y a quatre entrées et sorties, faudra encore retrouver la bonne. Bref, je suis d’attaque pour entamer cette première visite de mon périple.

Je suis tout de suite éblouie et euphorique de voir cet ensemble archéologique majestueux. Je ne sais par où commencer à gauche, à droite… Bon, je me décide car voilà déjà dix minutes que je suis devant le Stupa central qui m’hypnotise. Il faut dire qu’il mesure 99 mètres de haut et 43 mètres de diamètre à la base ; son bulbe est recouvert de plus de 700 kilos d’or. Dans sa partie supérieure, il y a 5448 diamants, 2317 rubis, saphirs et autres joyaux, il y a 1065 petites cloches en or et à l’extrême un diamant de 76 carats. Maintenant, comprenez-vous mieux mon allégresse? Lors du parcours, on peut regarder le dessus du Stupa avec des jumelles mais ça reste assez flou. Je prends des dizaines de photos en le contournant car selon l’heure et l’endroit, la lumière et la situation n’étant pas la même, ça lui donne des reflets différents. Tout à coup, je vois quelques personnes regarder dans une petite flaque d’eau et photographier cette flaque…Bizarre! Curieusement, je m’approche et fait de même… Rien … Je me retire et d’autres recommencent à photographier. Qu’ai-je raté dans l’histoire ? Je recommence à plusieurs reprises puis enfin, sous un certain angle, le stupa est reflété dans cette petite flaque d’eau. Magnifique ! Mais j’ai failli passer à côté sans le voir. Le stupa est entouré de multiples sanctuaires où les pèlerins prient, se recueillent et prennent des photos. Je commence mon tour par la gauche. Que de sanctuaires, de statues de Bouddha, de petits temples (dont un hindou), etc… J’aurais certainement appris plus avec un guide que seule mais ça aurait été forcément au pas de course. Je me réjouis encore d’être seule pour pouvoir trainer, aller, revenir sur mes pas et savourer à 100%. Oups, que vois-je ? Un ascenseur…Merci le taximan. Pas grave.

Actuellement, je suis nez à nez avec une cloche de 16 tonnes. Pour la petite histoire, lors du pillage de 1824, elle sombra dans la rivière. Les anglais tentèrent de la voler pour la conduire à Calcutta. N’y arrivant pas et la laissant pour compte, les Birmans la récupèrent et elle retourna �� sa place. Je frappe un coup sur celle-ci avec un gros bâton mais des birmans m’expliquant qu’il faut taper trois coups et avec une manière particulière. Un peu plus loin, je contemple un Bouddha en Jade. Après trois heures d’imprégnation dans cette Pagode, les yeux pétillants, la tête pleine de souvenirs, je redescends les marches et prend la direction des taxis. Je ne vais pas trop négocier car, à part à l’aéroport, ils sont plutôt corrects, juste un petit rabais pour dire. Je décide de me rendre rapidement dans un restaurant car ils ferment tôt, 19 H pour la plupart. Je me fais conduire au Green Galery recommandé par le guide du Routard et le Lonely. C’est un petit endroit charmant. Au départ, je suis seule à une grande table quand subitement surgit un groupe de huit personnes; la patronne me propose de m’installer avec un couple de français, ce que je fis bien volontiers. La nourriture est excellente. Le vin blanc pas très bon et très cher. En fait, le menu me coûte 4 euros et la coupe de vin 2,5 euros… J’ai compris, ce n’est pas leur truc, dorénavant, ce sera de la bière !

Après ce bon repas, je demande au taxi de m’emmener dans le centre car contrairement aux restaurants, les magasins ferment assez tard. Je suis à la recherche d’opticiens. Les lunettes sont moins chères en Asie. Après avoir pris mes renseignements dans plusieurs magasins, je me mets d’accord avec l’opticien Lucky. Je reviendrai demain avec ma prescription. En rentrant à l’hôtel, à pied, je vois une enseigne foot-massage. Ni une ni deux, en avant, parti pour une heure de massage de pieds avant de regagner mon hôtel pour y passer une nuit de rêve.

23 JANVIER 2020 (jour 3) : Après cette bonne nuit réparatrice, un bon petit déjeuner m’attend en bas. Je commence la journée en conduisant ma prescription chez Lucky qui me promet de bien la respecter en faisant des verres progressifs et affinés. Il m’assure qu’elles seront prêtent le surlendemain. Cool, 65 euros pour les verres et une belle monture de couleur bleue comme je le souhaitais.

J’appelle un taxi afin qu’il m’emmène à la Cathédrale Catholique de l’Immaculée Conception. Il m’arrête devant une église et dit OK…mais non pas OK car j’ai vu les photos et ça ne ressemble pas du tout à la Cathédrale. Il a compris que je savais où je voulais aller et m’y emmène illico. La façade est magnifique mais au moment de pousser la barrière, le gardien me refoule disant qu’il est l’heure de manger et que les portes rouvrent à 14 H. Ce n’est pas grave, je reviendrai plus tard.

Maintenant, je fais appel à mon sens de l’orientation, de mon plan et de map Google car c’est à pied que je vais continuer ma visite au milieu de cette grande ville. Finalement, je me retrouve désespérée sur un banc d’abris d’autobus en train de retourner mes plans dans tous les sens. A ce moment, un Birman m’accoste pour faire quelques pas avec moi afin de m’indiquer le chemin pour me rendre au secrétariat.

Le Secrétariat est un très grand bâtiment en briques rouges, ce qui est l’emblème de l’architecture victorienne. Il fut érigé entre 1889 et 1905 donc bien évidemment par les Britanniques. En 1930, un tremblement de terre l’endommagea puis ironie du sort, en mai 2008, ce fut le cyclone Nargis qui l’abîma (138.000 morts). Cette tragédie fut la plus grande catastrophe naturelle du pays. Le Secrétariat est encore en rénovation donc il n’est possible que d’en visiter une partie.

Cet établissement était le siège du gouvernement de la Birmanie Britannique puis devint le siège Birman après l’indépendance. C’est l’endroit où l’homme politique Aung San fut assassiné en juillet 1947 à l’âge de 32 ans ainsi que six ministres. C’était le père de Daw Aung San Suu Kyi, femme d’état, conseillère et porte parole actuelle. C’est une figure de la non violence face à la dictature militaire du Pays (pour les plus initiés voir le génocide des Rohingya). Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 1991. Je ne visiterai que la partie non payante du secrétariat déjà bien représentative. Au premier étage, il y a d’immenses salles et on a une vue sur la cour extérieure. Au rez-de-chaussée, se trouvent aussi des salles aménagées, l’une en atelier de peinture, une en salle de spectacle et une en magasin d’artisanat. Là, je me laisse séduire par un bracelet en perle de Jade. La dernière salle que je visite est transformée en cafétéria où je me pose pour siroter un thé froid succulent dont je ne retrouverai ce goût nulle part ailleurs. C’est un lieu hautement historique et je peux assurer que ça se ressent ! Je terminerai la visite en faisait le tour extérieur sous le soleil et en me relaxant un moment devant la fontaine. Le lieu est propice aux photos ! C’est une visite que je n’aurais voulu manquer pour rien au monde.

La Cathédrale de l’Immaculée Conception n’est pas très loin ; j’essaie de retrouver le chemin toute seule. Yes, j’y suis arrivée. Bon pour certains, ça peut paraître facile mais quand on connait mon sens de l’orientation, on comprend que pour moi, c’est un exploit. A peine avoir franchi la barrière, je laisse mon sac à la consigne pour être libre de mes mouvements. Je suis devant un bâtiment magnifique ; c’est la plus grande Cathédrale Catholique de Birmanie.

Je m’empresse d’aller voir l’intérieur en briques rouges. L’édifice date de 1909. Les vitraux sont majestueux ; j’y cherche St Martin, patron des Arquebusiers de Visé pour le dire à mon petit fils, mais il n’est pas représenté…tant pis! Après un court instant de recueillement, je fais le tour du bâtiment extérieur. C’est reposant et j’y prends beaucoup de plaisir surtout en voyant la grotte représentant celle de Lourdes, entretenue par une indienne. Ca me fait repenser à une très grande Cathédrale pas loin de Pondichéry en Inde. En récupérant mon sac, je demande à quelle heure sera la prochaine messe. Je n’y participerai pas car celle du soir est trop tard et celle du matin est trop tôt ; c’est une excuse, oui… vous croyez ?

Après cet épisode religieux, je pensais faire le tour du quartier colonial à pied mais ça s’avère plus compliqué que prévu. Mes plans ne sont pas au top! Je loupe l’Hôtel de Ville, le Bâtiment de Télécom…Je ne me tracasse pas plus que ça car je repasse ici à la fin du séjour et je pourrais donc fignoler… Enfin, c’est-ce que je crois sur le moment…

Pour le moment, je n’ai qu’une idée, c’est d’aller au Strand Hôtel près du lac. Le taximen me dépose devant un bâtiment emblématique, de l’époque colonial. Il fut abîmé en 1942 par les bombardements puis réquisitionné par les troupes nippones qui font leur écurie hors du bar. Quelle honte! En 1945, au retour des Anglais, le bar rouvre ses portes. Très vite, il devient un repaire de Backpackers. Après un accident mortel d’un chanteur local, le bar est interdit aux birmans sauf ceux endimancher d’une veste et d’une cravate ou inviter par un étranger. Je me retrouve donc en pleine ambiance coloniale. C’est très grand et élégant. Je rentre dans l’immense bar pour y boire je ne sais trop quoi devant cet étalage bien plus achalandé qu’aux Olivettes de Liège dont ma fille est patronne. Vu le prix, le choix est vite fait; c’est une bière à 3 €, le moins cher sur la carte. Tout à coup, un monsieur m’appelle de son fauteuil (oui, moi aussi je suis dans un fauteuil). Je suis surprise de cet appel mais en fait, il se rappelle m’avoir vu à l’aéroport et m’avoir aidé à me dépatouiller lors de l’achat de ma carte sim. C’est un australien parlant français qui accompagne une personne âgée. Au moment de payer l’addition, on me demande 5 €! Je n’ai pas fait attention que le prix sur la carte était sans compter les taxes. J’ai donné un peu moins prétextant que je n’avais rien de plus sur moi. Pas bien, mais pour une 25cl. franchement, c’est beaucoup. Tout se termine bien avec un grand sourire.

La bière digérée, je fais quelques pas pour arriver au bureau de Poste à tendance britannique également. Je voulais acheter des timbres mais je n’ai encore vu aucune carte postale donc je vais attendre.

Je traverse la vertigineuse et dangereuse rue, espérant survivre à ce passage. Je prends ce risque pour photographier la Poste et l’hôtel Strand de face. Du coup, je suis près de l’embarcadère du ferry pour aller à Daha; je vais y jeter un œil et je prévois ça pour la fin du séjour. Faisant demi-tour, je me faufile dans un petit marché local où tout le monde mange je ne sais pas trop quoi… Je scrute la saisissante rue que je dois retraverser mais après quelques pas, je suis agréablement surprise de voir qu’il y a une passerelle donc pas de soucis. Je me demandant comment j’ai pu la traverser à pied sans me faire accrocher! De retour vivante sur l’autre trottoir, je photographie quelques vieux bâtiments notamment le bureau de douane maritime et une ambassade indienne je pense. Puis je déambule dans les YGN walls (petites rues) dans l’espoir d’aller à la 19ème rue où j’ai lu que c’était l’endroit idéal pour aller boire une bonne bière. Il y a de l’ambiance dans cette rue; elle ne doit pas être la seule à mon avis. De retour sur les grands axes, c’est assez folklorique car c’est la préparation du Nouvel An Chinois. Je m’y amuse beaucoup. Ce soir, j’irai manger dans le restaurant indien indiqué dans le guide du routard. Je le trouve en faisant appel à mon fidèle ami Mapp Google. Je suis seule dans cet endroit tenu par des indiens sympathiques. Je m’offre un copieux thali (assortiment de plats de l’entrée au dessert, servis dans de petits récipients en métal disposés sur un plateau rond en métal également). Ce sera mon petit clin d’œil à l’Inde! Pays toujours omniprésent dans mon esprit…Oui, je crois que mon histoire d’amour avec l’Inde n’est pas finie! Au retour, je vous laisse deviner foot-massage ou pas?

24 JANVIER 2020 (jour 4) : Aujourd’hui, c’est la journée que je redoutais de faire sans guide et pourtant, c’est comme une grande aventurière que je me dirige droit vers la gare centrale pour faire la balade du train circulaire. Le prix est dérisoire 1 € l’aller/retour. Ce train lent est censé faire le tour de Yangon en passant par les villages de banlieue, faisant 39 arrêts. Au total, il fait 45 km en 3 heures mais actuellement, une partie est fermée en raison de travaux sur la ligne. C’est une façon intéressante et amusante de voir la vie des gens hors de la ville. Dans ce train, il y a de tout. Quand je dis de tout, le mot est faible. Beaucoup de paysans l’utilisent pour aller en ville ou au marcher. Ils montent dans ce train spécial avec des colis, des mannes, des animaux. A un moment donné, il y avait un colis de plus de 2,5 mètres dans le wagon. J’ose espérer que ce n’était pas un mort qu’on transportait! On y vend des légumes, du riz cuit, du thé chaud, des lunettes, des bics et encore bien plus. On y mange, boit; les gens parlent ou plutôt crient, rient, dorment. Une femme allaite son bébé. Une mamy fait une ratatouille à sa petite fille. C’est toute une vie à bord de ce train. Les portes sont ouvertes et certains se penchent pour s’aérer. J’ai pris place à côté de la porte pour être sûre de ne rien rater et avoir de l’air. Nous sommes 4 touristes au milieu des autochtones.

Après 1H30 de trajet, je me demande où je vais descendre parmi ces petits patelins sans importance. Ma destination finale sera là où j’aperçois un marché. Me voilà donc en pleine pampa au marché où je ne pourrais pas prendre de photos. Après avoir parcouru les lieux, je prends place sur une toute petite chaise, au milieu du jeu de quilles, pour manger des nouilles et boire un thé. J’ai voulu prendre un taxi pour rentrer mais les prix étant exorbitants, je reprends le train en sens inverse. Rebelote, tout le monde rit, dit bonjour, me dévisage gentiment, accepte que je les prennent en photo; quel monde différent. Malgré la chaleur et le vacarme, je réussi à m’endormir un moment. A la gare centrale, point de départ, je m’attarde un peu pour revivre un peu cette magie. C’est une expérience que je n’aurais voulu rater pour rien au monde. Je rentre à pied et fait un détour vers la Pagode SULE que je n’irai pas visiter. Je suis claquée et il fait toujours aussi chaud. Je passe chez Lucky récupérer mes lunettes. Elles ne vont pas. Je l’aurais bien juré ça... Les verres sont trop forts, lourds pas du tout amincis et trop forte dégression est intolérable. Je ne suis pas satisfaite et le fais bien comprendre à l’aimable opticien qui me dit que je ne me tracasse pas, il va les refaire avec une correction moins forte et il va « encore » amincir les verres. Je n’ose imaginer s’ils n’avaient pas déjà été amincis. Bon, ça va. Je les récupérerai à la fin du séjour. C’est l’heure d’aller savourer un plat gastronomique: crevettes géantes à la sauce au poivre vert. Un régal, j’en ai l’eau à la bouche rien qu’à y penser. Ce repas m’aura couté 6 euros avec les boissons. Je termine la journée par un foot-massage, hé oui encore j’adore ça… et encore une fois, pour le prix je ne vais pas m’en priver (3 € pour une heure). Une fois rentrée à l’hôtel, je m’attaque la valise qui s’est cassée à l’arrivée. Heureusement, j’avais pris une petite corde à linge qui va permettre qu’elle ne s’éventre demain à l’enregistrement.

25 JANVIER 2020 (jour 5) : Départ pour l’aéroport domestique, direction MANDALAY. Il y a un problème à l’aéroport car c’est mon nom d’épouse qui est inscrit sur le billet; je dois payer 25 dollars pour le changement mais j’étais au courant depuis que j’ai effectué la réservation. C’est à cause de la saisie automatique de mon ordinateur et je n’ai vérifié le nom qu‘après le paiement. Encore heureux que je le vois à la première réservation car dans mon élan, je faisais les quatre autres ainsi! Me voilà installée dans un avion à hélices, c’est bizarre… et j’avoue avoir eu très peur à l’atterrissage tellement l’engin bougeait. C’est la 2ème ville de Birmanie et capitale culturelle. Elle fut la dernière capitale du royaume Birman dans un périmètre de quelques dizaines de km²; les trois autres étant Ava, Amarapura, Sagaing. Je visiterai toutes ces villes avoisinantes.

A mon arrivée à l’aéroport, j’avais demandé à l’hôtel de m’envoyer un taxi. J’ai réservé l’hôtel Aurora, excellente adresse, propre, 18€ petit déj inclus. Sur facebook, je suis abonnée à un groupe nommé «les français en Birmanie» et j’ai la chance d’avoir un membre, Eric, qui m’a donné énormément de conseils durant tout mon séjour. C’est d’aillleurs lui qui m’a suggéré d’appeler un étudiant de Mandalay qui apprenait pour être guide francophone. J’ai pris contact avec celui-ci depuis la Belgique et avons convenu d’un rendez-vous. A mon arrivée à l’hôtel, le jeune Myat Min Ko Ko m’attendait déjà à la réception. Il patientera encore un peu, le temps des formalités et de déposer mes bagages à la chambre. Myat Min Ko Ko, qui sera donc mon guide francophone à Mandalay, commence par me donner quelques informations. Par exemple, on compterait environ 1000 Monastères et Pagodes alors qu’à l’époque du dernier Roi, il y en avait 1257. Il ajoute qu’on comptabiliserait encore 52652 Moines, 46854 Novices et 8559 Nonnes.

Vers 16H, nous enfourchons sa moto et go pour la première visite de Mandalai. Il y a du trafic mais il roule prudemment. J’en profite pour aller directement acheter de la toile scotch pour consolider ma valise ainsi c’est fait.

Nous contournons l’immense rempart pour arriver au monastère Shwenandaw, dit le monastère d’or. Jadis, il en était tout recouvert, ce qui n’est plus le cas. Sa structure est en teck, sculpté et ciselé à la perfection. Il a quatre niveaux de toiture séparés et est entouré d’une plateforme. On y retrouve des sculptures de danseurs, de fleurs ainsi que Nats (esprits qui vénèrent l’image du Bouddha). Il est soutenu par des piliers en teck mais on y trouve aussi des piliers en marbre. Il est issu du Palais Royal en bois d’Amarapura et fut déplacé en 1857 à Mandalay. Le roi Midon y mourut en 1878 et son fils allait souvent y méditer; persuadé que son père hantait les lieux, il le fit redémonter et retiré de la cité royale. Pendant les 5 années suivantes, il le fit reconstruire par les moines qui y résidèrent jusqu’aux environs de 1940. Pendant la guerre, il fut occupé par les japonais. Il brûla quasi totalement en mars 1945, sous les bombes britanniques. J’ai beaucoup aimé la visite de ce monastère qui n’est donc plus habité à l’heure actuelle. Comme je prends bien mon temps, l’heure tourne et le second monastère prévu, situé quasi en face, ferme à l’instant. Dommage, car je n’aurais pas l’occasion d’y revenir.

On remonte sur la moto et Myat Min Ko Ko me dit qu’on va voir le plus grand livre du monde. Je m’attendais à tout sauf à ce que j’allais découvrir… En effet, ce livre s’appelle la Pagode Kuthodaw. Le jeune homme me donne quelques explications. Accrochez-vous pour suivre, moi j’ai bien dû le faire! C’est un ensemble de Stupas, construit de 1860 à 1868 et restauré en 1892. L’enseignement du Bouddha est gravé sur 729 stèles en marbre d’1m50 de haut sur 13 cm d’épaisseur. Chaque stèle est protégée par une grotte (Kyauksa) sous un petit Stupa blanc. Au final de ces 729 stèles, ce sera tout le Tipitaka (ensemble de textes composés d’après les paroles du Bouddha, datant d’un siècle av JC) qui sera rassemblé. Au centre, se trouve un stupa doré de 57 mètres de haut. C’est un réel plaisir de se perdre dans cet univers blanc, magnifique et apaisant.

Nous terminons l’après-midi dans un restaurant typique que Myat Min Ko Ko me conseille, le Mingalabar. Le resto est plein à craquer et on est arrivé juste avant de devoir faire la file pour entrer. J’invite l’étudiant à rester avec moi pour cet agréable moment. On commande un plat mais on en reçoit dix petits, tous différents. C’était gustatif! A la fin du repas, nous voulions aller au-dessus de la colline voir le coucher du soleil mais il est tard, commence à faire noir. En moto, ça peut être dangereux. La première journée à Mandalay aura déjà été très riche culturellement.

26 JANVIER 2020 (jour 6) : J’ai rendez-vous avec Myat Min Ko Ko ce matin à 8H30; il est accompagné d’un chauffeur de taxi car aujourd’hui, c’est trop loin pour s’y rendre à moto. Oui, nous allons gambader dans les trois anciennes capitales dont je parlais hier. A chaque fois qu’ils changeaient de Rois, ils changeaient de capitales…

Après quelques kilomètres, nous faisons un arrêt au Temple Mahamuni, le plus prestigieux de toute la ville et très vénéré. Il date de 1784. Il fut incendié puis reconstruit au 20ème siècle par un architecte français. Il y a 252 colonnes dorées, sculptées et ornées de fresques. Dans une petite chambre, très beau et grand Bouddha de 4 mètres de haut, constitué de 6,5 tonnes d’or. A 4 H du matin, les fidèles lavent son visage avec une brosse en or et toute la journée, les hommes viennent y coller des feuilles d’or sur le corps; les femmes n’ont pas ce droit… Dans l’allée, en sortant, j’achète des tongs en bambou dont j’aurais, plus tard, la surprise de voir qu’elles ont déteint mes pieds en noir (goudron, sais pas). Ensuite, on se balade dans le quartier des sculpteurs de marbre. C’est très passionnant de voir le bloc à l’état brut puis sa transformation à chaque étape jusqu’à devenir un Bouddha ou une autre pièce décorative. On ne s’attarde pas car c’est très poussiéreux (du coup, là, c’est tout blanc).

Nous reprenons le chemin et traversons AMARAPURA, située à 10 km au sud de Mandalay, construite en 1783 (les astrologues disent entre 1824 et 1858). Nous profitons de la superbe vue au-delà du pont et au sommet de la colline. On y reviendra le soir car un rendez-vous important nous attend 3 km plus loin, en pleine campagne.

En effet, il faut être à 10 H précise au Monastère Mahagandhon, construit en 1785. C’est un des trois sanctuaires le plus sacré en Birmanie avec la Pagode Shwedagon de Yangon et le temple du rocher d’Or dans le sud. A 10H15, pas moins de 1000 moines défilent chaque jour pour faire l’aumône. Il fait noir de monde, beaucoup de touristes chinois. Mon guide me donne un masque pour la première fois. Des gardes font régner l’ordre car les chinois ne sont pas très disciplinés; des barrières de sécurité sont même installées sinon ils ne laisseraient pas passer les moines tranquillement. Après cet impressionnant défilé, on voit les moines dans leur réfectoire et les personnes ayant participé à la donation des repas peuvent entrer. Il y a des Moines de tout âge, du plus jeune qui peut avoir 8 ans au plus âgé. Leur vie est très rudimentaire: lever à 5H, petit déjeuner léger puis travail jusqu’à 10H15, moment de l’aumône, suivi de leur dernier repas à midi. C’était vraiment un moment à ne pas rater!

En quittant le monastère, je visite un atelier traditionnel de tissage sur soie.

Nous reprenons la route vers l’ancienne capitale de SAGAIN, construite en 1315 après la chute de Bagan en 1287. Des quatre capitales, c'est celle-ci qui dégage le plus de charme; on y ressent une grande importance religieuse. J’y croise d’ailleurs des Nonnes pour la première fois. La route longeant les bords de la rivière Irrawaddy est magnifique. Au sommet de la colline, la vue est époustouflante sur la rivière et les 1000 Pagodes.

On voit la Pagode Son Oo Punyashin. Je visite le Temple U Min Thone Caves où il fait très calme. Il y 30 grottes avec 45 Bouddhas qui y sont nichés. On entre par un côté et on sort par l’autre. C’est magnifique et reposant.

Nous irons manger au restaurant Sagaing Hill en bas de la colline car à AVA (INWA), prochaine étape, il n’y a ni resto ni bar et on va y rester un moment.

Après un bon repas, en route pour une toute belle expérience dans la toute première capitale qui est AVA et qui se situe à 26 km de Mandalay. C’est la cité des pierres précieuses, fondée par un chef local Shan en 1364 après la chute de l’empire de Bagan.

On abandonne le taxi pour traverser la rivière en bateau où des charrettes tirées par des chevaux attendent les visiteurs pour visiter le site qui est assez grand. C’est très agréable de se balader au milieu des rizières, des palmiers à sucre, des anciens Temples et croiser d’autres charrettes.

Il y a 200 à 250 Pagodes, Temples ou Monastères ainsi que l’ancien Palais Royal qui est à l’abandon et dont il ne reste que la tour de guet. En premier, on descend voir le Monastère Bagaya où il règne une ambiance mystique. Il est tout en bois de teck, sculpté et traité au pétrole. Il est toujours habité. Un Moine donne cours aux novices dans une belle salle de prière. En second, ce sera la Pagode Yadana puis le Monastère Mu Nu Ok Kyaug tout en briques rouges. Il va s’en dire que j’en ai vu beaucoup d’autres mais il est impossible de me rappeler les noms vu que je n’ai pas fait mon récit au jour le jour comme pour mes autres voyages (à cause de ma tablette).

A force de grimper et de descendre de mon attelage, j’ai fini par craquer mon pantalon; heureusement, j’ai un grand foulard pour mettre à ma taille. En terminant la boucle, blocage dans un bouchon de charrettes à chevaux…

Pour terminer la journée culturelle, il est temps de se rendre au Pont U Bein pour y admirer le coucher de soleil. On arrive à l’avance et déjà il fait noir de monde; beaucoup de chinois encore; hop, je remets le masque. Ha oui, aussi beaucoup de moustiques, et je n’ai pas mon répulsif. Je ne suis pas trop à l’aise entre les chinois et les moustiques! Ce pont construit en 1849 (certains diront 1782 quand Amarapura était capitale) est soutenu par 824 piliers en teck récupérés à Ava. Il mesure 1200 mètres ce qui en fait le plus long pont/passerelle en teck du monde. Il enjambe le lac Taungthaman à Amarapura.

Il est temps de dire au revoir à mon petit guide qui aura été parfait. Ce soir, j’ai décidé de manger à la terrasse de l’hôtel Aurora où je dors. J’y rencontre Fatima, une algérienne qui visite le pays en solo également. On organise la journée du lendemain ensemble. Je lui renseigne aussi l’étudiant pour les jours suivants. Il viendra rencontrer Fatima le soir même et me dire au-revoir encore une fois en m’offrant un petit cadeau: un beau dessin de pêcheurs fait à l’encre de chine acheté à AVA.

27 JANVIER 2020 (jour 7) : J’ai dormi 12 heures, c’est dire si la journée précédente avait été bien remplie. Je n’ai pas l’habitude de faire mes visites accompagnée d’autres voyageurs; je fais une exception qui me confirmera dans ma décision de voyager seule… Avec Fatima, nous avions rendez-vous à 10H30 à l’accueil. Elle n’est pas là et la réceptionniste me dit d’attendre; elle va arriver. Déjà, ça je n’aime pas… Après dix minutes, je n’ai pas envie de perdre plus de temps, je me prépare à sortir quand tout à coup, la Fatima fit son apparition. Elle était à la Banque. Allez go, tuc tuc vers l’embarcadère pour prendre le bateau qui va à MINGUN. Le gars ne comprend rien et nous changeons de tuc tuc. A l’embarcadère, on nous signale que le bateau public partait à 8H30; ben, oui, mais là, il est 11 H… Nous demandons pour avoir un bateau privé mais après une attente de vingt minutes, prenons la décision (que nous regretterons amèrement) d’y aller en tuc tuc. En fait, au lieu de faire moins d’une heure en bateau, nous mettons des heures pour faire un détour de 80 km en tuc tuc. Le chemin est en grande partie le même que j’ai pris le jour avant. On est très secouées dans ce véhicule, non pas de luxe; on a froid et on ne voit pas la fin du trajet. Arrivées tant bien que mal à Mingun, on constater que ce village est très joli. Il y a beaucoup de magasins et en premier, je vais acheter un Longyi pour mettre sur mes épaules le soir. Pfff, Je n’ose même pas imaginer ce retour…

Nous commençons par découvrir la Pagode Pahtodawgy, en forme cubique et inachevée. Les travaux commencèrent en 1790. Elle fut détruite par deux tremblements de terre, ce qui nous empêche d’ailleurs de continuer notre visite plus loin que la première volée d‘escaliers. On voit une immense lézarde à cause du séisme de 1838. Ceci dit en passant, la Birmanie a connu plusieurs séismes violents notamment en 1956 de magnitude 7 entraînant de nombreux dégâts. Rebelote en 2012. Pour en revenir à la Pagode, le roi voulait qu’elle soit la plus grande du monde. La fameuse cloche de Mingun lui était d’ailleurs destinée. Elle abrite 40.000 objets dans sa chambre à reliques dont une dent du Bouddha offerte par l’Empereur de Chine en 1789. Les esclaves y travaillèrent jusqu’à la mort du Roi en 1819. Maintenant, ça ressemble à un gros tas de briques. Pourquoi n’est pas finie? Ça reste une énigme… soit le roi était mégalomane et à bout de ressource, soit pour une autre raison comme semble le démontrer de récentes recherches.

On fait une pause en bas de la Pagode pour savourer deux jus de bambou; c’est trop bon! Ça fera office de notre repas de midi car on ne voyons rien à manger.

Nous apercevons la Pagode Hsinbyume dite la Pagode blanche. Elle est magnifique, d’un blanc immaculé, ressemblant à une grosse meringue, comportant sept terrasses et un beau point de vue au sommet. Elle fut construite en la mémoire de l’épouse du Roi en 1816.

L’attraction principale à Mingun, est sa cloche suspendue, en bronze, qui pèse 90 tonnes. Elle fut commandée par le roi en 1808 pour la Pagode inachevée. C’est la plus grosse cloche au monde avec celle de Moscou à la différence que celle-ci sonne tandis que l’autre non. Je n’ai pas raté l’occasion d’y taper quelques coups de bâton…

28 JANVIER 2020 (jour 8) : Aujourd’hui, départ pour BAGAN tellement tôt que je n’ai pas réussi à dormir la nuit. A l’aéroport, le chauffeur d’Anna (qui m’a un peu aidé à construire mon circuit) devrait être là. Je ne le vois pas. Je téléphone à Anna. En réalité, je me suis trompée d’une heure quand je lui ai fourni les détails du vol. Je prends un autre taxi pour me rendre à la Villa Bagan où je vais résider trois nuits. J’ai réservé avec booking.com. Je dois attendre ma chambre qui sera libre à 14H. Sur ce, le chauffeur contacté par Anna s’amène à la Villa. Je laisse mes bagages à la consigne et nous partons faire une première visite. Anna m’a dit que je pouvais lui faire confiance et comme je ne saurais quand même pas tout visiter dans cette ville, il me fera découvrir ce qu’il y a de mieux. Donc je me laisse guider! Il m’emmène dans un des 75 petits villages traditionnels où les routes sont en terre. Ces villages vivent principalement du tourisme, de l’artisanat tel la peinture sur toile ou sur faïence. Je me demande de quoi il vivait quand le pays était fermé aux touristes? C’est vrai qu’ils sont producteurs d’arachides, de sésames, de petits pois, d’haricots, d’oignons, de maïs, riz et sucre de palme. J’entame une balade paisible (en tout cas, au début) dans ce petit village où les maisons sont sur pilotis. D’ailleurs, je me faufile parmi celles-ci pour mieux découvrir la vie des habitants. J’adore ça… Je rigole un peu moins quand deux chiens viennent vers moi en aboyant! Ça va, j’ai pu passer entre les deux monstres qui ont été rappelés par les habitants. Voilà où la curiosité mène! A la sortie du bled, il y a un petit temple blanc tout mignon. Quelques vendeurs de toile accostent les rares touristes, je pense d’ailleurs être la seule. Je tombe en amour devant une toile représentant les montgolfières de Bagan au milieu des champs de Stupas. Je négocie mais je n’arrive pas à un prix raisonnable donc je ne l’achète pas. J’en trouverais sûrement plus loin.

Après cette première visite, le chauffeur me ramène à la Villa Bagan où je dois normalement y trouver la chambre prête. On me conduit dans le fond du bâtiment dans une chambre à l’étage, grande et froide. Je rouspète car il est bien indiqué sur mon voucher, chambre avec vue sur la piscine au rez-de-chaussée. Ils disent que ce n’est pas possible, que tout est complet. Je téléphone à Anna pour lui expliquer la situation (la pauvre, elle n’y est pour rien mais elle parle Birman)… On lui dit la même chose. Je ne suis pas contente, demande pour parler au manager et essaie de trouver le service clientèle sur Booking.

Ils m’ont vu faire et comme par hasard, cinq minutes plus tard, la manager arrive me demandant de la suivre vers une chambre face à la piscine au rez-de-chaussée de chaussée, pas du tout occupée… Cette chambre est magnifique! Je retrouve le sourire et déguste une bonne bière fraîche sur la petite terrasse avant de prendre mon repas du soir à l’hôtel.

29 JANVIER 2020 (jour 9) : Ce matin au petit déjeuner, je fais la connaissance d’un couple de français. On se donne rendez-vous pour passer la soirée ensemble. Le chauffeur m’attend pour une longue journée. En chemin, j’aperçois beaucoup de personnes qui font la visite du site à vélo ou moto. Moi, je ne pourrais pas car vu mon médiocre sens de l’orientation, je tournerais en rond des heures. Il y a 2217 pagodes, temples et stupas étalés sur ce site historique de 42 km². A savoir, qu’il y en avait 4000 avant les nombreux tremblements de terre. Le dernier séisme remonte à 2016 ravageant 200 pagodes et causa la mort de trois personnes. J’ai eu l’occasion de parler avec un habitant qui m’a décrit ce qu’il a vécu avec sa famille à ce moment.

Voici une dizaine de monuments visités aujourd’hui: la pagode Shwezigon, Kyan Sit Thar Umin, le temple de Htilominlo, Uppali Thein, le temple de l’Ananda, Shwegûgyi, Thatbyinnyu, Mingalazedi, la pagode Shwesandaw.

J’ai visité aussi le temple Nat Hlaug Kyaung qui est le seul temple hindou encore debout sur le site; il est dédié à Vishnu; les statues originales ont été dérobées par un industriel allemand au 19ème siècle

Le soir, le chauffeur me conduira à un endroit magique pour voir le coucher de soleil mais trop de nuages, juste une petite percée à un moment donné.

En rentrant, je retrouve le couple français pour aller au diner-spectacle de marionnettes à côté de l’hôtel. Le spectacle n’pas terrible mais il y a une très bonne ambiance. Nous avons commandé notre repas sans trop savoir ce qu’on allait recevoir, comme la plupart du temps. Lorsqu’on amène les plats, le monsieur français reçoit un plat avec un énorme couvercle. On se dit, waah… Au final, quand il soulève celui-ci, il y avait juste un petit bol de riz. On a bien rigolé!

30 JANVIER 2020 (jour 10) : Aujourd’hui, je vais découvrir une autre partie du site. J’avais une liste de monuments, dressée par Anna, ce qui n’était déjà pas mal mais le chauffeur a trouvé de bon augure d’en rajouter quelque uns… Au préalable, il s’arrête à la poste pour acheter des timbres et poster mes cartes. En avant pour la première tournée de monuments très vieux dont voici quelques noms: Dhammayangyi, Sulamani, Pyathegyi Pagoda, Gaudawpalin temple, Khay min gha, Alo daw pyi, Sei et Mahabodi pagoda. A propos de cette dernière pagode à l’architecture Hindoue inspirée du temple de Bodh-Gayâ en Inde, je m’y suis sentie très à l’aise. Elle est tout à fait différente des autres pagodes bouddhistes… Je prendrais plaisir en me baladant dans un temple hindou et à rester assise un long moment… A cet instant précis, je réalise que je n’ai pas fini mon histoire avec l’Inde! Je suis très étonnée de voir les peintures murales toujours belles, bien conservées, dans certains temples; je pense notamment au temple souterrain. C’est l’heure du repas et ce sera des scampis au menu. Je vois à côté du resto qu’il y a un salon de foot-massage. J’y vais et en sors bien relaxée. La détente est de courte durée car je suis attendue de pied ferme pour la suite de la visite.

En sortant d’un Temple, je revois des toiles peintes avec des montgolfières et des moines. J’en achète deux, cette fois à un prix attractif. Je continue à voir plusieurs bâtiment, à marcher pieds nus partout, à m’asseoir n’importe où… J’apprends plus tard qu’il y a beaucoup de serpents à Bagan…. Brrr, et dire que je n’y avais même pas pensé! Je dis stop. Assez des visites de Temples, Stupas, Pagodes. Je n’en peux plus. Il insiste pour en voir encore un ou deux mais je veux rentrer.

En soirée, je décide de partie seule à pied à la recherche d’un restaurant. Je marche dans le noir avec ma lampe de poche. Il y a beaucoup de chiens errants. Je commence à paniquer et après avoir marché une vingtaine de minutes, je rentre dans le premier restaurant où il n’y a pas une âme. Pas terrible le repas. Au retour, je m’arrête dans un salon pour faire un massage traditionnel complet du corps. J’avais oublié que ça faisait si mal… bon, je supporte mais je ne saurais peut-être plus bouger demain! Ce sera ma dernière nuit dans cette belle grande chambre à la villa Bagan. Je n’aurais pas profité de la piscine car vu la réaction des gens qui veulent s’y hasarder, je pense que l’eau est trop froide.

31 JANVIER 2020 (jour 11) : Nous avions convenus avec le driver de partir plus tôt à l’aéroport afin de s’arrêter en chemin voir le départ des montgolfières avec le lever du soleil. Il y en a des dizaines qui décollent et s’élèvent gracieusement dans le ciel. Je n’ai pas fait un tour de montgolfière car j’ai le vertige et le prix est extravagant à savoir 250 à 300 euros pour une heure maximum! Je conclurai mon étape à Bagan gardant en mémoire ses 2000 pagodes, temples, stupas aux couleurs changeantes, ses levers et couchers de soleil magiques tel dans un rêve et dignent de générer des souvenirs inoubliables! Sur la route de l’aéroport, il est temps de dire au revoir au chauffeur qui aura été très professionnel et sympathique.

A nouveau dans un avion à hélices, celui-ci m’emmène à HEHO à 30 km du LAC INLE, au cœur du plateau Shan, à 800 mètres d’altitude. Un taxi me conduit à l’hôtel Inle Strand à NYAUNG SHWE à 3 km du lac. La chambre est jolie avec des vitres partout, vue sur la rivière et une terrasse, bien insonorisée donc le bruit des pirogues ne dérangent pas. Il est bien situé, propre, personnel sympa. Le prix est de 25 euros la nuit petit déjeuner inclus.

S’il y a bien un endroit qui m’a donné du mal à choisir un hôtel, c’est ici. Au départ, selon l’avis d’Anna, j’avais réservé au Thanaka hôtel car le patron parle français. Vu le prix excessif et, comme de toute façon ailleurs on ne me parle quand même pas en français, j’ai opté pour un hôtel moins cher; Une soirée, je suis quand même allée au Thanaka, histoire de faire un brin de causette en mangeant. A ma grande stupéfaction, personne ne parlait français dans cet hôtel; le patron n’était pas là. Donc, j’ai bien fait de ne pas dormir là!

Je consacre cet après-midi à contacter le piroguier afin d’organiser la journée du lendemain, à ranger mes habits, à écrire un peu et à faire un massage. Le soir, je vais manger au restaurant Ancestor, conseillé par Eric. La patronne birmane parle français. Elle est très sympathique, prend place à mes côtés, me conseille les endroits à visiter le lendemain et mieux encore, elle les note en birman ainsi le piroguier n’aura qu’à suivre ce programme. Je dois avouer que j’ai eu beaucoup de chance de correspondre avec Eric, d’abord sur le site des français en Birmanie et ensuite en message privé. C’est un passionné de ce pays et il m’aura donné beaucoup de bonnes adresses et mis en contact avec de bonnes personnes. Je l’en remercie vivement.

1er FEVIER 2020 (jour 12) : Déjeuner à 7 h du matin. A 8H, le piroguier que j’appellerai Pan (sans certitude) vient me chercher à l’embarcadère devant l’hôtel. Je suis bien installée au milieu de la pirogue sur une chaise en bois. Je suis couverte jusqu’aux dents car il fait froid le matin sur le lac. Après une bonne demi-heure à traverser le canal, nous arrivons au lac Inlé. C’est un lac d’eau douce entouré de collines, qui fait 22 km de long et 10 km de large. Ses rives et son arrière-pays abritent de nombreux groupes ethniques. Nous nous dirigeons droit vers le marché des cinq jours. C’est un marché qui va dans cinq endroits différents durant la semaine. Les ethnies Pa-O, Danu et Intha y viennent pour vendre leurs produits respectifs. Ce jour, il se déroule dans une grande Pagode. Je m’y promène. Je m’y sens bien. J’achète des bracelets en pierre de jade et en œil du tigre. Des dames font de la pâte dans de la friterie; j’ai envie de goûter mais je m’abstiens! Le soleil est là et je commence à enlever les couches les unes après les autres. Je vais dans un coin de la Pagode enlever le 2ème pantalon que j’avais enfilé.

Je reprends place dans la pirogue et voyage au gré du vent, découvrant le mode de vie des habitants. A partir d’ici, le lac se rétrécit et laisse place aux maisons sur pilotis. Chaque ménage a sa propre pirogue. Les enfants l’utilisent pour aller à l’école. Les parents vont faire les courses et travailler en pirogue. Toute la vie ici se passe sur l’eau. Ce qui fait la particularité du lac relève aussi de l’art des pêcheurs, les Inthas. Ils ont une technique particulière. Ils se déplacent souvent avec de petites pirogues avec ou sans moteur. Ils sont debout à l’avant, utilisent une seule rame qu’ils utilisent à l’aide de leurs jambes gardant ainsi leurs mains libres pour pêcher. C’est un spectacle unique!

Nous partons en direction du pittoresque village de INDEIN (ou Inthein) qui se situe sur la rive sud ouest du lac, à plus de 500 m d’altitude. On y accède par de petits barrages faits main pour monter en bateau. C’est assez spécial! A Indein, il règne une ambiance pacifique. Ce village est célèbre pour 1054 Stupa construites au 17 et 18ème siècles; ce qui explique que la plupart sont en ruine. Par contre, certaines sont toujours fièrement debout ou en cours de restauration. Le site domine le village et c’est en moto que je vais découvrir ce lieu faisant penser à un autre monde. En redescendant, des enfants attendent le peu de touristes dont je fais partie pour vendre des foulards. Bizarre comme ils savent dire « maman malade »… C’est, je pense, le seul endroit en Birmanie où je me suis sentie « touriste ». J’ai quand même craqué pour un énorme foulard magnifique. Il n’est pas rare de voir des enfants travailler, même à de lourdes tâches.

Je reprends place dans la pirogue pour retourne un peu en arrière afin d’aller diner puis petit tour du patelin avant de rejoindre Pan qui m’attend pour me conduire à Nampan visiter une usine de cigares (les cherrots, rouleaux de tabac). Ce sont des femmes qui travaillent là; elles font 500 cherrots par jour voir même 800 pour une femme d’expérience. Je n’en prendrai pas tout de suite car je les trouve cher et je ne sais pas si mon fils va aimer. Retour à la pirogue. Et en avant, je monte, je descends. Arrêt dans une petite industrie où l’on travaille la soie et le lotus. C’est magnifique les habits en lotus; le prix est exorbitant mais que je peux comprendre! Inutile de dire que je ne suis pas acheteuse… Sur le chemin de retour, il y a des marchés flottants; j’en avais déjà vu dans d’autres pays d’Asie du sud-est (Vietnam, Thaïlande, Laos, Cambodge). On terminera la journée par le monastère Kyaung Nga Hpe, dit le monastère des chats sauteurs. Avant, les moines faisaient faire des acrobaties aux chats. Maintenant, il n’y a plus guère de chats, j’en ai vu un roux… Je remercie Pan pour cette belle journée. Le rendez-vous est pris pour le lendemain en guise d’autres aventures. A 300 mètres de l’hôtel, je repère un «happy hour». Je ne résiste pas à un double cocktail à base de rhum. Il reste un peu de temps avant la fin du happy hour. Go pour deux nouvelles boissons. Le patron a beaucoup de peine à comprendre mon désir de manger une cuisse de poulet. J’ai reçu un plat qui n’y ressemblait pas. Toujours est-il que c’était bon. Mieux vaut ne pas chercher à comprendre…

2 FEVIER 2020 (jour 13) : J’ai donné rendez-vous à Pan pour aller naviguer sur le lac SAKKAR à trois heures de Nyaug Shwe où je réside. J’ai beaucoup hésité en préparant mon voyage pour voir si oui ou non, je ferai cette excursion car d’après certains commentaires sur le forum, ça paraissait pénible. Aussi, la restauratrice birmane m’avait dit qu’une semaine auparavant, elle avait dû faire demi-tour à cause qu’il n’y avait pas assez d’eau pour passer d’un lac à l’autre (sécheresse). Toujours aussi téméraire, je ne recule pas devant si peu et au final, je ne regrette pas du tout cette escapade un peu singulière!

Nous sommes obligés de refaire une bonne partie du Lac Inle avant de dévier vers le lac Sakkar. Au fur et à mesure, le lac se rétrécit pour finalement se transformer en petits canaux. Ici, c’est nettement moins touristique. C’est avec de la joie dans les yeux que je découvre la vie au bord de l’eau. Au bord des rives, les dames font leur vaisselle, lavent leurs cheveux, les enfants se baignent, les pères vont faire les courses ou travailler en pirogue. Toute leur vie tourne autour de l’eau. Tout cela est magnifique. Le canal rétrécit de plus en plus, il n’y a plus de maisons sur pilotis, il n’y a même plus d’eau pour passer. Nous voilà, embourbés dans les marécages entre les deux lacs; les hélices s‘emmêlent; il doit avoir 40 cm d’eau; nous sommes à l’arrêt complet. A nos côtés, une pirogue est également embourbée; les deux passagers français ne le prennent pas bien du tout. C’est tout en râlant qu’ils doivent enjamber dans ma piètre demeure pendant que les piroguiers tentent de débroussailler le terrain, que dis-je, le passage d’un lac à l’autre… J’ai quand même cru qu’on n’arriverait plus à avancer ni à reculer mais je suis restée cool sur mon siège en plastique au beau milieu de mon mini navire, espérant ne pas devoir aller pousser avec eux! Les deux piroguiers retroussent leur longyi, poussent, secouent et finalement arrivent à débloquer les engins. Péniblement, nous sortons de ce couloir en pensant qu’il faudra y repasser au retour… Enfin, le lac Sakkar est en vue. Il y a de l’eau, plus de soucis… On est arrivé dans l’état Shan. La profondeur de ce lac est variable. Il peut y avoir 2,10 m de profondeur en saison normale. Pendant la saison sèche, il peut n’y avoir que 50 cm. A la saison des pluies, il peut dépasser 4 mètres d’où les maisons sur pilotis. On s’arrête au Monastère de Tharkong. C’est un ensemble de stupas un peu comme à Indein. En face, se dessine un petit village où je vais manger et y faire tour; j’y achète le savon local. En rentrant, je demande à Pan de repasser dans une usine de cigares car j’ai pu contacter mon fils qui est d’accord de tester ces cheroots. Il y a tous les goûts. Ils veulent que je teste mais je ne fume plus depuis peu donc pas d’imprudence. Plus tard, j’apprendrai que ces cigares ne sont pas terribles et que mon chérubin les a refilés à un copain ! Après Pan veut m’emmener voir un atelier de poterie; je refuse car j’en ai vu des dizaines dans plusieurs pays. Je suis de retour à Ngaug Shwe vers 17 heures et je remercie encore Pan d’avoir été un excellent guide piroguier. Le soir, je retourne dans ce petit resto qui sert de délicieux cocktails. Par contre, j’ai oublié ce que j’ai mangé… Le breuvage était peut-être un peu trop corsé! En rentrant, je passe au salon de massage où je m’endors pendant la séance.

3 FEVIER 2020 (jour 14) : Aujourd’hui, j’ai réservé un taxi via l’hôtel pour me rendre à PINDAYA, un village à 1180 mètres d’altitude. Le chauffeur n’est pas très sympathique et ne comprends pas qu’il doit m’arrêter pour faire des photos quand les paysages ou les situations s’y prêtent. Il a comme idée d’aller du point A au point B, ce qui m’irrite. Il téléphone à son grand-père qui parle un peu français. Je lui explique mes desideratas mais il est aussi borné que son petit-fils et rien ne change. C’est dommage car on voit des scènes de vie, des femmes réparant les rues ou portant des seaux de pierres, des chars dans les petits chemins agricoles, etc… Dans son parcours bien déterminé, il me conduit directement vers un marché local que j’apprécie d’ailleurs. Heureusement qu’on ne parlait pas encore de distanciation car on y était serré comme des sardines. La deuxième visite sera une usine d’ombrelles faites avec du papier de murier. Je me suis amusée dans cet atelier tellement c’était joli. J’ai d’ailleurs acheté une mini-ombrelle pour mettre dans ma chambre ainsi que des livres et un foulard. Le marchandage fut laborieux; dans ce pays, ce n’est pas trop leur truc!

Enfin, nous voilà arrivé à la fameuse Pagode Shwe Oo Min de Pindaya. La grotte aux 8000 Bouddhas est une des plus belles de l’Asie du sud-est. Cette caverne en calcaire est spectaculaire. C’est tout un réseau de grottes naturelles où les vietnamiens venaient se cacher pendant la guerre. Le visiteur est accueilli par une énorme araignée qui trône devant l’entrée. Selon une légende, une araignée géante aurait capturé une princesse dans cette grotte et un prince passant par là l’aurait tuée et ainsi sauvé la princesse. On accède à la première grotte en ascenseur. Il y a des Bouddhas de toutes les sortes. Je me sens très bien dans ce lieu. Le seul bémol, c’est que je suis arrivée en même temps qu’un groupe de français un peu bruyants. Mais comme je traîne pendant ma visite et eux pas du tout, j’ai pu retrouver le calme. Je savais qu’il y avait une petite grotte de méditation, j’ai cherché encore et encore pour enfin apercevoir un trou menant à celle-ci. C’est en rampant que je suis allée méditer un court instant. En y repensant, il y aurait pu avoir des serpents ou des araignées dans ce trou… brrr! Je termine cette visite et rejoins le taximan pour entamer le chemin du retour. Je lui rappelle qu’on doit passer voir l’impressionnant pont de chemin de fer. Ouf, il a compris. Je profite pour aller me balader au milieu de celui-ci avec un vide à gauche et à droite; franchement, moi qui ai le vertige, ce n’est pas très malin… un gars m’a prise en photo et ce sera un bon souvenir!

La journée se termine tranquillement en bouclant ma valise car demain matin, départ en avion vers Yangon pour vivre d’autres aventures.

4 FEVIER 2020 (jour 15) : A 11 H du matin, arrivée à Yangon où SOE, un chauffeur de chez Elégant Smile, m’attend pour faire un circuit de cinq jours dans la partie sud de la Birmanie. Bon début, il ne me dit pas bonjour. Il a les traits forts bridés, ce qui ne rend pas son visage sympathique. Je m’apercevrais vite que mes sentiments sont réciproques. Je sens qu’on va s’éclater tous les deux pendant ce périple. J’avoue que le jour précédent, je l’ai un peu agressé par message car il ne répondait à rien de ce que je lui demandais, pourtant traduit en anglais. J’ai dû faire intervenir son patron qui a certainement déjà dû le réprimander.

Avant de partir, je lui demande pour aller changer un peu d’argent tant que je suis toujours à l’aéroport. Il me contredit et m’envoie ailleurs; je le suis mais je ne suis pas satisfaite du taux de change donc je reviens à l’endroit initial. Il ne sait pas encore que je suis très têtue. Mais là, je me fais ridiculiser car ce n’est pas un bureau de change mais un endroit où on vend uniquement des cartes sim et des excursions. Tant pis, je suis vexée, il sera payé en dollars.

Départ pour cinq heures de route; je m’endors une partie du voyage, je ne perds pas grand-chose car, au début, le paysage n’est pas terrible. Il me réveille en hurlant à son portable. Je lui dis, avec la froideur que je peux avoir dans ces cas là, qu’il pourra téléphoner quand il aura fini son service! C’est étrange comme à certains moments, l’anglais me sort bien de la bouche. Habituellement, je suis plus calme mais il m’énerve déjà après quelques heures. Bref, il s’excuse et l’on continue cette longue route. Mais ne voilà t’il pas qu’il commence à éternuer, sans même mettre sa main devant la bouche. J’ai vaguement entendu qu’il se passait quelque chose avec un virus en Chine, donc lui demande de porter un masque afin de ne pas propager ses microbes dans la voiture. Il accepte. Pour le repas de midi, il m’arrête dans un self-service. Je dois demander à la serveuse ce qu’il me faut. Je pense qu’elle me mettre un peu de tout ce que je demande donc opte pour tel et tel plat… En fait, je n’ai rien compris à leur système et je me retrouve avec trois plats consistants… et un jus d’ananas. Je repars l’estomac bien trop plein, ce qui fait que je me rendors.

Tout à coup, il s’arrête devant une énorme colline et m’envoie visiter le site. Au réveil, sous un soleil de plomb, sans casquette ni crème solaire, je refuse et lui propose de revenir le lendemain. Il me fait comprendre que nous sommes à 35 km de Hpa An et que demain, ce ne sera pas notre chemin. Je tire la tête, vais dans le coffre sortir mon attirail pour le soleil et de l’eau. Je suis de mauvaise humeur pour faire cette visite surtout en voyant tous ces escaliers à grimper. Bizarre, car c’est une cave au départ donc on devrait descendre…Mais non, on monte à croire que c’est fait rien que pour m’embêter.

C’est la grotte Bayin-Ngi que je découvre après l’escalade impressionnante de la volée d’escaliers. Je me ravive en arrivant car cette cave est sublime et remplie de Bouddhas. Je commence à me sentir beaucoup mieux du coup et très contente d’être là. Après avoir fait le tour des Bouddhas, j’aperçois une cavité qui s’enfonce dans le noir. Les trois autres personnes présentes dans la grotte n’y vont pas mais moi, j’y pousse le bout du nez. Je suis seule au monde pour affronter mon pèlerinage. Il y fait de plus en plus noir, j’allume la torche de mon portable pour explorer les lieux. Le sol est de plus en plus glissant. J’avance doucement quand tout à coup, à la suite d’une fausse manœuvre, la torche de mon GSM s’éteint. Sur la tête de tous les Dieux et de tous les Bouddhas, je n’ai jamais rien vu d’aussi noir. Le silence est solennel. Je panique un moment car j’ai peur que la batterie ne soit plate. Je ne parcours pas un sentier bien déterminé mais un espace vaste et sans lumière, je ne peux pas retrouver mon chemin sans lumière. Par chance, je réussi à rallumer le portable et sa torche et c’est avec un grand soulagement que j’aperçois une petite lueur au loin. Je suis vraiment inconsciente quand je suis en voyage; j’aurais pu glisser, tomber, personne ne m’aurait retrouvé car là, pas de réseau pour appeler. Dans mon propre pays, je ne prendrai pas le dixième de risques! Enfin sortie des ténèbres, je suis accueillie par quelques singes qui n’ont pas l’air méchants mais qui volent quand même le sachet de fruits d’une petite fille. Je redescends par un autre chemin qui donne sur la piscine des moines. Départ pour les derniers kilomètres avant d’arriver à l’hôtel Galaxy à HPA AN. Je redoutais un peu cet hôtel car ici, ce n’est pas très touristique. La clim souffle de l’air chaud plutôt que froid. Je fais un triage dans ma valise pour laisser dans le coffre ce que je n’aurais pas besoin pendant cinq jours. Je n’ai pas faim donc je ne ressors pas. Je me douche puis vais dormir à 22H30.

5 FEVIER 2020 (jour 16) : Après une bonne nuit de repos et un excellent petit-déjeuner, je retrouve avec joie (hum…) Soe. Je demande à faire en premier la visite de la grotte Saddan; d’après les avis elle est intéressante et je préfère laisser pour la fin les moins bien au cas où je serais trop fatiguée. On est sensé traverser en longueur cette grotte et revenir avec une petite barque qui en fera le tour. C’est donc avec entrain et à la lueur de ma lampe de poche que je déambule dans celle-ci parmi les nombreux Bouddhas. Certaines salles sont aussi hautes qu’une cathédrale. Il y a beaucoup de chauves-souris accrochées au plafond. Après une demi-heure, j’aperçois la sortie et effectivement les petits bateaux sont là. Contre une modique somme, j’embarque prête à explorer par voie navigable le contour de cette énorme grotte. Quelle ne fut pas ma surprise quand 100 mètres plus loin, la dame me fait comprendre que c’est fini, je dois descendre et continuer à pied. Hé oui, ça me poursuit, plus d’eau… Ca valait bien la peine! Toujours est-il que le parcours à pied est superbe. Je suis seule au milieu des rizières. Il fait calme, le soleil brille. Je marche sereinement sur la terre sèche et craquelée, en imaginant qu’en temps normal, les barques y passent. Je fais connaissance avec un petit animal qui ressemble à un varan mais avec une peau de serpent; je le photographie en m’approchant de plus en plus près. Le chauffeur me dira, par la suite, qu’il mord…vrai ou pas?

Après cette jolie balade, nous nous rendons à la Kaw-Ka-Thaung Cave. La particularité de ce lieu est qu’à l’entrée, il y a toute une très longue file de statues de moines tenant un bol pour faire l’aumône. C’est très joli et atypique.

Un peu plus loin, en passant devant la grotte Badamya, on longue un plan d’eau pour arriver à une piscine naturelle entourées de gargotes sur pilotis, surplombant les rizières. Soe me dit que ce n’est pas bien et de ne pas y aller. Je ne l’écoute pas et vais m’installer en savourant une bonne bière fraîche tout en regardant les jeunes du coin se baigner.

En continuant le chemin, nous arrivons à Kyaik-Ka-Lat qui est un somptueux piton rocheux au milieu d’un lac artificiel, entouré de rizières et de marais. Ce piton est plus étroit à sa base qu’au sommet, avec un petit monastère au pied et des stupas dont un au sommet. Je fais une petite balade, longeant le monastère et admirant la beauté du site. Il y a de nombreuses voitures de police; à mon avis, un personnage important doit être dans le coin.

Départ vers la Kaw-Gone Cave qui se trouve au pied d’une colline. C’est tout simplement une pure merveille, indescriptible. Ce sont des cadres naturels taillés dans la roche, représentant des milliers de petits bouddhas. On est entouré par un enchevêtrement de scènes, de tablettes et de statues. En sortant de la grotte, on grimpe environ 200 marches pour arriver à un magnifique point de vue.

Départ vers la Ya-Thay-Pyan Cave dont je n’ai plus de souvenirs.

A 18 H, nous devons nous trouver devant la Bat Cave. C’est à cette heure précise que des milliers de chauve-souris vont sortir de la grotte. Des hommes et des femmes font beaucoup de bruit, en tapant sur des objets, afin qu’elles prennent toutes leur envol. On assiste alors à un spectacle étrange en voyant ce nuage noir interminable. En fait, elles vont parcourir 50 km pour aller chasser les insectes avant de revenir dans la nuit. J’ai déjà vu une telle chose au Laos.

Il est temps maintenant de rentrer car la journée fut bien chargée. Je demande au chauffeur de me conduire au restaurant chez Lucky (qu’on m’avait renseigné) mais arrivé devant, il n’y a pas une âme et je préfère aller voir ailleurs. SOE toujours aussi sympathique me reconduit à l’hôtel plutôt que de chercher avec moi un petit restaurant sympa. C’est donc seule que je découvrirai, dans une petite rue, le Wadee Resto que je recommande vivement. Je terminerai la soirée au marché de nuit.

6 FEVIER 2020 (jour 17) : Je quitte Hpa An, où certes je n’ai pas tout visité manque de temps. A 11 km de Hpa An, j’insiste pour aller voir le jardin Lumpini que SOE n’a pas voulu me faire visiter auparavant, invoquant qu’il n’y a rien à voir. Mais ce n’est pas l’impression que j’ai eue en lisant ma documentation; donc, on y va! Ce jardin dévoré par la végétation se situe au pied du mont Zwekabin qui est la plus haute montagne de calcaire entourant Hpa An. Le paysage est fabuleux et vertigineux.

En entrant au Lumpini Garden, on se trouve devant plus de 1100 Bouddhas assis, aux robes dorées, situés en rangées à perdre de vue. Je me promène un peu à pied puis fait un aller/retour en voiture en filmant et en chantant par la fenêtre. C’est certain maintenant, SOE me prend bien pour une originale. Au fond du jardin, il y a un téléphérique; je me prends au jeu d’aller y faire un petit tour. SOE me dit encore que ça ne vaut pas la peine. C’est vrai que c’est riquiqui mais je m’y amuse accompagnée d’une charmante dame birmane. Nous contemplons le paysage qui nous en met plein la vue au point que nous oublions de descendre à l’arrêt; nous avons dû sauter un peu plus haut. Folklorique mais rigolo… je suis contente d’avoir fait cette étape!

Maintenant, c’est le vrai départ pour MOULMEIN. Enfin, non pas tout à fait, car en chemin, il y a un monastère qui est surtout visité par les personnes qui font le chemin en bateau. L’U.N.A AUK Monastery est un complexe datant du 19 ème siècle, se composant d’un monastère, de deux pagodes et d’un temple. Je me balade paisiblement car il règne ici une atmosphère très sereine. C’est un des joyaux du sud du pays. Après un moment, je vois une autre sortie donnant sur un petit village très animé, par contre. C’est à l’école que ça se passe. Je m’y précipite et me faufile parmi les parents qui admirent le spectacle de leurs rejetons. Après cet agréable moment, je repars dans le calme terminer la visite du monastère. J’y rencontre une famille avec trois petits enfants; nous prenons plein de photos dans une ambiance sympa. Ce n’est pas tout, je dois rejoindre SOE qui m’attend de pied ferme.

Nous ferons un arrêt à la pagode Kyaikthalan Paya qui est située bien haut; on voit d’ailleurs le Stupa de loin. Heureusement, c’est en ascenseur qu’on y arrive puis on traverse une longue passerelle qui nous donne une vue vertigineuse sur la ville. On aperçoit même la prison. L’endroit est vraiment spectaculaire. Je n’ai pas de mots pour le décrire tellement c’est beau et il faut vraiment voir les photos pour s’en rendre compte. Encore un délicieux moment. C’est étrange d’ailleurs car après tous ces complexes de monastères, pagodes, stupas, je pourrais en avoir marre mais c’est tellement beau que je suis surprise à chaque lieu que je découvre.

Nous arrivons à MOULMEIN. Cette ville se situe à 60 km de Hpa An; elle est frontalière avec la Thaïlande. Ancienne capitale, c’est la 3ème grande ville du pays et c’est l’état Môn. SOE me débarque à l’hôtel et se barre vite fait. Je découvre ma chambre, range mes affaires. Je vois qu’il n’y a pas de restaurants dans les alentours donc je commande un repas sans importance à l’hôtel qui me sera servi dans la chambre.

7 FEVIER 2020 (jour 18) : La journée s’annonce bien car aujourd’hui, je vais visiter le plus grand centre de méditation de Birmanie. C’est à 10 km que se trouve le Pa Auk Monastery. Il s’étend dans la forêt sur 400 hectares. On y reçoit des moines, des novices ou tout simplement des visiteurs désireux de vivre l’aventure soit pour quelques jours, quelques semaines, quelques mois voire plusieurs années. Le règlement est sévère. Ici, on ne rigole pas. Celui qui fait la démarche de rentrer dans ce centre, ne serait-ce que pour 4-5 jours, doit laisser son passeport à l’accueil, étant ainsi obligé de respecter le contrat! Les moines ou les adeptes méditent quatre fois par jour dans deux grandes salles du monastère se trouvant assez loin dans la forêt. Ils sont installés, sous une moustiquaire pour ne pas être dérangés, avec un coussin et une bouteille d’eau. A mon arrivée, ce n’est pas l’heure de la méditation ce qui me permet de rester un moment seule dans la salle pour méditer à ma guise parmi ces moustiquaires. Le lieu est serein, j’y ressens des ondes positives. Je m’y sens bien. J’entame le chemin de retour en descendant la forêt, croisant de nombreuses petites maisonnettes en bois. Ce sont les habitations des moines. Il y a aussi des dortoirs communs pour les novices et visiteurs. En arrivant aux cuisines, je suis surprise de voir les moines en file indienne, attendant leur déjeuner, tenant leur grand plat à la main. Ils sont derrière des barreaux, ça fait un peu prison… J’arrive péniblement à entrer dans la cuisine pour voir le ballet des cuisiniers manipulant leurs louches. Il y a aussi des volontaires pour aider à servir les repas. Après avoir fait ma curieuse, je m’en vais sur la pointe des pieds car je n’ai pas l’intention de manger ici! Je me répète, mais ce fut un moment privilégié…

Je rejoins le chauffeur pour aller visiter l’Ile de Bilu Gyun (Ile des Ogres). Je suis impatiente de voir où il m’emmène car le jour avant, avec son traducteur, il m’a fait lire qu’on allait visiter une longue cheminée noire et voir un mur… J’avoue que sur le coup, je n’étais pas ravie… Il roule trop vite, je n’apprécie pas et j’envoie un sms à son patron.

Tout à coup, je vois un groupe de quelques personnes faisant la fête, habillées de manière tribale, suivant un char fleuri. SOE qui a l’air d’ignorer ce spectacle prie tous les Bouddhas du monde pour que je ne lui demande pas de m’arrêter. Prière non exaucée car je saute presque hors de la voiture pour suivre le mouvement folklorique qui se dirige vers un petit bled. Je ne saurais jamais à quoi était due cette fête; j’espère juste que ce n’était pas un enterrement. On ne sait jamais, je ne connais pas leurs coutumes à ce niveau! En revenant à la voiture, je m’arrête devant l’école; les enfants en blousse blanche et pantalon ou jupe bleu me font des signes et des sourires qui me font craquer. Allez go, vite à la voiture; je ne voudrais pas que SOE fasse une crise de nerf.

L’Ile de Bilu est un lieu authentique; elle est très verdoyante et compte 78 villages. Le visiteur n‘a pas le droit de dormir sur cette île. On arrive dans un village, à Midon je pense, où une grande statue représentant une pipe trône au milieu du rond point. Un peu plus loin, une petite industrie familiale m’invite à voir leur travail. Ils fabriquent des pipes et autres objets en bois de Padouk (à ne pas confondre avec le bois de rose). Je comprends à cet instant que la grande cheminée noire, c’était une pipe… Je n’en achète pas mais me laisse tenter par d’autres petits objets en bois tels bics, boitiers à bic, etc… Un peu plus loin, une autre petite industrie fabrique des ardoises pour les écoles ou autres usages. Là, je comprends que c’est ça le mur… ha, ces traducteurs, on ne peut pas toujours s’y fier. On termine par la visite d’un magasin d’artisanat où l’on fabrique des chapeaux en paille et de jolis sacs en bambou ou en fibre de coco. Je succombe au charme d’un petit sac tout mignon avant de quitter cette île magique.

Avant de continuer la visite, je m’arrête pour me restaurer au bord de la rivière. C’est magique; je déguste des calamars avec une bonne pinte, je ne dis que ça!

C’est vers Gaungse Kyun (Ile du Shampooing) que nous nous dirigeons. Je dois y aller en barque mais il faut attendre quatre autres personnes avant de quitter l’embarcadère; ils ne tardent pas à arriver. Au 14ème siècle, on procédait à une cérémonie annuelle qui consistait à laver la chevelure royale avec de l’eau de source d’où son nom « Ile du Shampooing ». L’ile est minuscule, elle doit faire 200 mètres de long. Il y a 70 Stupas et des Temples dont un népalais et un hindou. Je me suis mise à la recherche du temple hindou pour y trouver Ganèche. Il règne ici une telle sérénité (hé oui encore) qui donne envie d’y rester. Quoique tout à coup, plusieurs chiens accourent vers moi en aboyant et là, c’était nettement moins serein. Les maîtres heureusement présents les ont rappelés sans quoi, j’aurais servi de diner à ces clébards. On est obligé de se balader pieds nus, en espérant ne pas marcher sur un serpent ou autre indésirable. Toujours est-il que beaucoup de clous trainaient au sol et j’ai remis mes sandales. L’heure du retour a sonné et comme prévu, j’attends à l’embarcadère mais là, plus personne. Je suis seule. J’attends patiemment sur un banc que quelqu’un arrive pour me rapatrier sur le continent. C’était très agréable et insolite.

De retour sur la terre ferme, j’attends le coucher du soleil devant une bonne bière fraîche avant d’aller manger dans un charmant petit restaurant. En rentrant à l’hôtel, je m’arrête faire un massage de crâne. Ce sera ma dernière soirée du petit circuit.

8 FEVIER 2020 (jour 19) : Aujourd’hui, ce sera une journée voiture puisque nous rentrons à Yangon. Je retourne dans l’hôtel du premier jour. Je vais chez Lucky chercher mes lunettes mais elles ne vont toujours pas et je refuse de les acheter; je perds mon acompte de 20 dollars. Je suis fatiguée du trajet; après le souper, je m’offre un dernier foot massage puis dodo.

9 FEVIER 2020 (jour 20) : J’avais prévu de faire encore quelques visites à Yangon tel que prendre le ferry pour aller à Daha mais là, je commence à fatiguer et je préfère flâner. J’achète une nouvelle valise abandonnant lâchement celle qui m’a accompagné durant tout ce circuit. Je suis contente car c’est le petit réceptionniste très sympathique qui l’a récupérée pour lui. Je retourne au secrétariat car cet endroit m’avait beaucoup plu; j’achète encore un bracelet en œil du tigre.

Ce soir, mon voyage chez les Birmans se termine. Je prends l’avion en soirée vers Bangkok puis après une escale de deux heures, départ pour Bruxelles.

Je clôture ici mon récit. Vous aurez compris que ce voyage fut magnifique, riche culturellement et émotionnellement. Ce pays fut une très belle découverte!

Marie Claire Fin du récit le 16 juillet 2020.

Dépenses :

Vol international 600 euros + 4 vols intérieurs 310 euros Nourriture 210 euros Hôtels 600 euros Massages 90 euros Visites, taxis, chauffeur, circuit 820 euros Divers 200 euros Visa 50 euros Trains A/R 20 euros Livres routard 20 euros Coatch Anna 200 euros

Soit 3120 euros
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On part en vadrouille en Birmanie!
Jour 1 (14 février) - Joyeuse Saint-Valentin !

Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »

Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !

« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !

Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »

La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)... http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
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20 jours en Birmanie en septembre 2019
En 2016 un membre du forum m’avait soufflé l’idée d’aller en Birmanie, j’avais finalement bouclé mes valises pour le Rajasthan. Trois années plus tard, l’envie de découvrir le pays aux milles pagodes était toujours dans un coin de ma tête et je me décide à prendre des billets pour 20 jours au mois de septembre 2019. Une décision que je ne regretterais pas ! 🙂 J’ai suivi un itinéraire assez classique pour la Birmanie, mais ai tout de même envie de le raconter ici, peut-être que cela en intéressera certains. 😉

30 août 2019 Décollage à 8h50 de Charles de Gaulle vers Doha. Mon premier vol dans un A380, quel bel avion ! Arrivée 6h30 plus tard, 4h d’escale et direction Rangoun en vol de nuit.

31 août 2019 J’atterris à 6h15 et doit enchaîner avec un vol pour Mandalay à 7h. En débarquant, une hôtesse m’attend pancarte à la main, et m’explique que l’enregistrement de mon bagage n’a pas fonctionné et qu’il faut donc que je le récupère et l’enregistre. Elle m’accompagnera avec un grand sourire tout le long du processus et je parviendrais à attraper mon dernier vol dans les temps. Une première approche de la gentillesse birmane ! Vol intérieur d’1h10 avec Myanmar Airways, on me sert le petit déjeuner et j’aperçois des premières pagodes depuis le hublot. Je suis la seule occidentale du vol et influencée par mon expérience indienne je m’attends à être prise d’assaut par les chauffeurs de taxis. Que nenni, pas un ne vient vers moi. Je me dirige alors vers un bus d’un autre âge qui semble être ce que le Routard appelle un « share taxi ». Le chauffeur m’annonce 4000 kyats et me demande le nom de mon auberge, alors qu’il lâche les trois autres voyageurs birmans à la station de bus de Mandalay, il aura la gentillesse de me déposer devant l’auberge. En arrivant vers 10h15 à Kaung Hostel on me propose d’aller déjà dans mon dortoir pourtant réservé pour le soir. Dans le dortoir de 4 lits, seul un autre lit est occupé par une jeune birmane qui tente de communiquer en anglais, je comprends qu’elle vient de l’état Kayin et achève un voyage de deux mois en Birmanie. Une douche plus tard, je décide de faire une sieste n’ayant pas beaucoup dormi dans l’avion. Vers midi je sors direction un petit resto de rue conseillé par le Routard nommé Lashio Lay. On y sert un buffet shan, il ne m’a pas laissé un souvenir inoubliable mais de mémoire très correct et peu cher. Alors qu’il pleuviotait dans la matinée, il fait désormais grand soleil et je décide d’aller visiter le coin de la colline de Mandalay. Je m’y dirige à pied, pensant pouvoir passer par le parc du palais royal, mais seule la porte-est est ouverte aux touristes, je suis à l’ouest. Tant pis, je continue quand même mon trajet à pied, pour mieux m’imprégner de la ville. Cinq kilomètres plus tard, j’arrive à ma première pagode, la pagode Kyauktawgyi. Atmosphère intéressante, un bouddha assez kitch.



En sortant, je me laisse surprendre par une grosse averse, le long de la route se trouve un abri où se sont réfugiés des Birmans, je les rejoints, ils me font tous des grands sourires et rigolent de la pluie. Le temps finit par devenir plus clément et je reprends ma route vers le monastère Shwe Nandaw, un édifice en teck remarquable !





A quelques pas se trouve le monastère Atumashi, sans grand intérêt architectural, mais il est intéressant de voir les birmans s’y retrouver pour discuter. J’enchaîne avec la pagode Kuthodaw, plus grand livre ouvert au monde avec le canon bouddhique gravé sur 729 stèles de marbre, abritées par des stûpas, quel boulot ! Une balade agréable.



Je me rends ensuite au pied de la colline pour entamer l’ascension, quelques chauffeurs de trishaw et de scooter m’abordent, je leur réponds que je préfère y aller à pied, ils ne tentent pas de négocier et m’indiquent gentiment l’endroit où se trouve l’escalier sud. Je ne croise pas grand monde durant cette montée. Arrivée à un premier pallier, je profite d’une vue dégagée et un jeune moine d’une petite vingtaine d’année vient me parler. Il me montre les principaux lieux de la ville, son école d’informatique, et on discute une dizaine de minutes. Par naïveté, je n’aurais pas imaginé avant cette rencontre qu’un moine viennent me faire la discussion ainsi.



Je poursuis la montée, et arrive finalement en haut, il y a un peu plus de monde. Je profite de la vue, de la lumière de fin de journée, et redescend.







En arrivant en bas, la nuit finit de tomber, je prends un trishaw pour me rendre dans un restau indien conseillé par le routard, Marie-Min. Assez décevant, clairement une adresse pour touriste, et cuisine mal exécutée. Je retourne à l’auberge de jeunesse, fatiguée, mais heureuse de ma première journée en Birmanie.
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16 jours en Birmanie: votre avis?
Bonjour à tous,

Nous préparons un voyage de 16j à Birmanie, fin février et début mars prochain. Même si nous avons l'habitude des voyages à l'aventure, nous avons contacté plusieurs agences locales car ça nous semble beaucoup plus simple en Birmanie. Parmi celles-ci, Gulliver nous propose un voyage qui nous parait bien équilibré sachant que nous préférons prendre notre temps pour visiter les principaux sites et découvrir les habitants et l'atmosphère du pays plutôt que de speeder à voir plein de choses, et que nous avons aussi envie de nous reposer quelques jours en bord de mer à la fin de notre séjour. Le voyage est réusmé ci-dessous. Nous sommes preneurs des avis de ceux qui connaissent déjà le pays ;)Jour 1 : Arrivée a Yangon en soiréeJour 2 : Yangon : Visite libreJour 3 : Vol vers Mandalay. En fonction de l’heure d'arrivée, découverte de Mandalay. Visite de différentes fabriques de tapisseries, de feuilles d’or ou de bouddhas en marbre Coucher de soleil depuis la colline de Mandalay. Jour 4 : Mandalay (Mingun en bateau, Sagaing, pont U Bein)Jour 5 : Mandalay – Bagan en descendant l’Irrawaddy en bateau toute la journéeJour 6 : Bagan : Visite libreJour 7 : Bagan et sa région : Marché de Nyaung U, village de Myinkaba, temples de Manuha et de Nanpaya. L’après-midi, visite des fabriques de laque à New Bagan. Balade en calèche en direction du temple de Mingalazedi et coucher de soleil depuis la terrasse supérieure.Jour 8 : Vol vers Heho, puis route vers Pindaya et Kalaw. Visite des grottes de Pindaya. Rencontre des artisans locaux qui fabriquent le papier shan et les ombrelles et balades autour du lac. Retour à Kalaw pour la nuit.Jours 9 & 10 : Trek d’un jour et demi de Kalaw à Indein, pittoresque village situé au bord du lac Inle. Nuit dans un monastère. Le 2ème après-midi, visite du site Pao d’Indein.Jour 11 : Lac Inle : Rivages, maisons sur pilotis, îles flottantes formées de terre et de jacinthes d'eau, pagode de Paung Daw Oo et monastère des chats sauteurs.Jour 12 : Marché dans la région et site d’Indein Jour 13 : Vol vers Thandwe puis Ngapali Jours 14 & 15 : Nagapali, journées libresJour 16 : Vol vers Yangon+ Départ international Autre question pour ceux qui ont déjà voyagé avec Gulliver : Nous n'apprécions vraiment pas les visites imposées de fabriques et autres artisanats, dont le but est en général d'encourager les touristes à acheter à tout prix. Nous préférons passer notre temps à visiter et flâner. Or dans le descriptif, Gulliver parle de découverte de l’artisanat de Mandalay et visite de différentes fabriques de tapisseries, de feuilles d’or ou de bouddhas en marbre, de visite de fabriques de laque à New Bagan et de rencontre des artisans locaux qui fabriquent le papier shan et les ombrelles à Pindaya. Qu'en pensez-vous ?

Merci d'avance à ceux qui répondront !

Hervé
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Plages de Birmanie
Salut à Tous, Après un sejour hivernal en Himalaya, on arrive prochainement en Birmanie. On aimerait passer quelques jours les pieds en éventail au soleil. Avez vous une plage, un resort à nous conseiller ? On cherche un budget moyen : 40/50€ nuit
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On hésite entre Cuba, les Philippines et la Birmanie
bonjour

comme tous les ans en fin d annee nous programmons enfin nous essayons de programmer notre sejour de vacances a venir pour fevrier et -/ou mars 2018 pour 2 adultes nous sommes attirés par trois de ces destinations cuba , philippines, birmanie

si quelques un d entre vous ont effectué ces voyages pourriez vous nous guider ? a savoir ce que vous avez preferé, ce que vous en pensez et ce qu il y a a visiter !

merci
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Quarante jours au Myanmar du Nord au Sud et "overstay"
1- Les personnes désirant séjourner au Myanmar plus longtemps que la durée du visa ( 28 jours+ le jour d'entrée qui ne compte pas) peuvent le faire sans problème; c'est l"overstay" reconnu par les autorités. En quittant le pays par voie aérienne ou terrestre, vous réglez 3$ ( uniquement des dollars en billets neufs) par jour d'overstay, ni plus, ni moins. Vous avez le droit de dépasser de 90 jours. Au delà, vous devez régler 5$ par jour. Nous avons eu la confirmation de cela par les douaniers à Kawthaung. Pour les 12 jours de dépassement, nous avons réglé chacun 36$. C'est officiel avec tampon sur le passeport. Ignorant le principe de l'overstay, certains hôteliers demandent des explications; nous n'avons jamais renvontré de problèmes. L'entrée en Thailande avec exemption de visa de 30 jours par voie terrestre ne peut se faire que 2 fois par année calendaire ( depuis fin 2016). Cela ne s'applique pas pour les entrées par voie aérienne. 2- notre voyage: Vieux routards depuis toujours ( voir mon post de février2018), nous voyageons sans nous presser, sans stresser, sans rien réserver ( sauf 1 fois au sud Dawei) et sans télé phoner. Nous utilisons uniquement le wifi des guest houses. Nous circulons avec les moyens locaux, bus et minibus, bateau public, tuk tuk, moto-taxi et accessoirement taxi, vélo et logeons dans des guest houses modestes et propres souvent avec clim. Le petit dej est toujours inclus. Les hôteliers souvent nous réservent les transports pour le lendemain. Repas dans des restaurants de rue, nourriture souvent grasse mais très bon marché ou fruits, biscuits et bière Myanmar. Moyenne des dépenses pour 40 jours sur place: 39 € par jour pour le couple ( quelques nuits sans hôtel car en bus ou en bateau. 3-Itinéraire: Rangoon-Mandalay ( bus de nuit) Monywa-Htamanthi ( environ 600 km bateau public) Layshe et le festival Naga (4×4). Retour idem. Mindat ( minibus) et tribus Chin ( moto-taxi) Kantpetlet ( jeep collective) Pyay ( bus, changement à Magwe) Ngapali ( bus de nuit hors d'âge) Yangon ( bus confortable) Dawei ( bus de nuit) Péninsule de Dawei, ( tuk tuk et surtout moto-taxi) Myeik ( minibus) Tanintharyi ( bus) Bokpyin ( minibus) Kawthaung ( bus confortable) Ranong ( Thailande, bateau public long tail). 4- Les points forts de notre circuit: -festival du nouvel an Naga 14 et 15 janvier -les tribus Chin autour de Mindat, femmes au visage tatoué. - plages et villages de pêcheurs du sud de la péninsule de Dawei. 5- quelques infos a venir sur les lieux visités.
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