Comment faire pour ne pas repartir sur les routes US lorsqu'on est un passionné de grands espaces, de moto et d'évasion ? Si rouler en Europe, pour des escapades plus ou moins longues, plus ou moins loin, suffit déjà à notre bonheur, goûter au bitume US a une toute autre saveur.
Une saveur que nous avions déjà testée en 2012 lors d'une mémorable traversée du continent nord-américain entre la Floride et la Californie. Plus qu'un amuse-bouche, déjà un plat principal, accompagné même du dessert tant le plaisir fut au rendez-vous. Dès lors, comment résister à un tel menu, rouler, profiter des espaces, découvrir et avaler des miles dans cette Amérique fascinante et envoûtante. Un goût de "reviens-y" persistant, presque un appel.
Comme en 2012, pas de voyage de groupe, pas d'organisation extérieure, juste la liberté de choisir son itinéraire, son rythme et sa façon de vivre le trip. Une préparation évidemment de longue haleine, pour définir un itinéraire, équilibrer les étapes quotidiennes, ne pas rater l'immanquable, tout en gardant la liberté de rouler où l'envie veut bien nous mener.
Après avoir connu la fameuse traversée, version sud, empruntant des chemins souvent bien loin des hordes touristiques, traversant des endroits de bout du monde, après avoir été abreuvés de musique dans les bars de Nashville et de Memphis lors d'un autre périple, après avoir apprécié les belles demeures coloniales des demoiselles Caroline, après la jeune Histoire américaine dans les environs de Washington DC, un autre coin nous sautait aux yeux : le Pacific Northwest à travers la Californie du nord, l'Oregon et l'état de Washington. La nature, l'Océan et sa fameuse façade pacifique, des villes à découvrir comme Portland et Seattle, des parcs et autres beautés naturelles comme Crater Lake ou encore les abords de la Colombia River et son Mont Hood qui la domine, une Amérique sans doute moins tape-à-l'oeil que New York, Vegas ou L.A., les grands parcs de l'Ouest ou la Floride. Une autre Amérique, celle que nous recherchons, plus profonde, plus vraie, plus authentique.
Des contrées à visiter en Harley-Davidson, comment aurait-il pu en être autrement après ce que nous avons vécu en 2012 ? Comme précédemment, c'est vers Eaglerider que nous nous sommes tournés pour louer l'engin qui nous servira de monture 3 semaines durant. Une Electra Glide off course, pour le confort, pour les bagages et sans doute parce que c'est la moto idéale pour avaler des miles. Eaglerider ne garantit pas le modèle désiré, mais les échanges par mail ont été si cordiaux que nous n'avons jamais eu de doute sur le fait que nous l'aurions avec nous.
Début du trip : Los Angeles. Parce que les vols y sont nombreux, parce que c'était la fin de notre périple de 2012, parce qu'Eaglerider est juste à côté de l'aéroport, et parce qu'il faut bien commencer quelque part. De toutes nos recherches, c'est Air France qui avait le meilleur ratio prix/horaire et même si les nombreuses grèves qui font d'elle une compagnie à risque (de ne pas partir, on s'entend) nous faisaient hésiter, nous avons finalement opté pour ce choix. A peine 45 minutes de vol entre Genève et Paris, 2 heures d'attente à CDG avant d'embarquer dans son Altesse A380 pour un vol d'environ 11h30 pour rallier la Cité des Anges. Cette année, les Américains ont réussi à inventer une nouvelle mesure sécuritaire : tous les appareils électroniques embarqués doivent pouvoir s'enclencher. Les contrôles aléatoires menés par le personnel au sol a donc retardé le décollage du vol de plus de 45 minutes, plus de 150 passagers ayant dû faire des démos de leur téléphone portable, de leur tablette ou notebook. Inutile de dire que voler avec le géant des airs a aussi motivé notre décision d'emprunter Air France. Un monstre que les vents de l'Atlantique Nord ont de la peine à bouger, un aéronef silencieux et pour couronner le tout, un très bon service à bord.
L'arrivée à Los Angeles secoue un peu l'avion quand il perd de l'altitude et de la vitesse. C'est au moment où le train rencontre la piste qu'on se rend vraiment compte du poids de cet engin. Aucun autre avion ne pose de la sorte. Le débarquement se fait assez rapidement compte tenu du fait que nous sommes près de 500 passagers. Ce qui est par contre nettement moins rapide, c'est le passage des douanes, Une quarantaine de guichets, mais surtout un ballet incessant de gros porteurs qui amènent leur lot de touristes et visiteurs. Du coup, une heure est nécessaire pour franchir les contrôles des services de l'immigration. Nous avions choisi le Travelodge LAX pour notre première nuit sur le sol US. Une navette gratuite circule toutes les 30 minutes entre l'hôtel et les arrivées des vols internationaux. Facile à trouver grâce aux indications de l'aéroport (un panneau rouge annonçant les "hotels shuttle"), l'emplacement pour attendre la navette en question est devant la sortie, sur la voie centrale.
Le Travelodge est bien placé sur le Century Blvd, près de l'aéroport et près d'Eaglerider, avec un Denny's pour se restaurer juste à côté. Une fois les sacs posés dans la chambre, nous appelons Eaglerider qiu nous annonce que notre Electra Glide n'attend plus que nous. Un chauffeur de taxi devan l'hôtel veut nous prendre 25 $ pour nous y emmener, alors que le magasin est à environ 2 miles ! Nous attrapons plutôt un taxi à la station-service voisine et 10 $ plus loin, nous voilà chez Eaglerider. Quelques formalités administratives avec le sympathique personnel et nous voilà prêts à prendre possession de notre compagne de route pour les trois prochaines semaines. Une Electra Glide, 35'000 miles au compteur, plus toute neuve donc. Mais ne faisons pas la fine bouche, peu importe son âge, l'essentiel est qu'elle assure ...
Retour à l'hôtel pour vider nos sacs dans les sacoches et le tour-pack. Tout rentre parfaitement, il y a même un peu de marge. Demain, nous enverrons les sacs vides par la poste à notre dernière adresse à San Francisco, une chambre trouvée via Airbnb. Le couple de filles qui va nous héberger nous a donné son accord et ainsi nous n'aurons pas à trimballer les 2 sacs vides. Demain toujours, début de l'aventure, on prend la route direction nord, pour une première étape le long du Pacifique.
Allez je me lance dans la rédaction du carnet de nos vacances !
En préambule, je voudrais remercier tous ceux sur ce forum qui m'ont aidée à préparer ce voyage et qui ont si gentiment et patiemment répondu à toutes les questions que je me posais pendant son organisation ! C'est grâce à eux que ce périple a été une réussite !
Petite présentation des voyageurs d'abord :
De droite à gauche, entre Bob le minion et Gru : P. mon mari, L. 15 ans, M. 17 ans (si si, la petite tête au chapeau tout derrière !), T. 12 ans et moi !
Nous souhaitions faire un grand voyage aux Etats-Unis avec nos enfants et j'imaginais que cela se ferait plutôt à l'été 2017, lorsque nous aurions enfin fini de rembourser notre maison. Mais à l'automne dernier, nous avons réalisé que notre fille allait passer le bac en 2017, puis enchaînerait sur des études et que donc l'été 2016 serait certainement le dernier où cela serait facile d'organiser des vacances en famille au complet. Alors zou, on casse la tirelire et à nous les Usa !
La décision du grand voyage prise, il a fallu déterminer le parcours.
J'avais le vieux rêve de descendre le long du Pacifique par la route 101/1, les enfants voulaient voir Seattle pour la Space Needle (à force de la voir en fond d'écran sur leur ordi 😏) et pour se rendre sur les terres de leur chanteur préféré, Macklemore, ils souhaitaient aller à San Francisco parce que San Francisco et à Los Angeles pour les studios Universal, et mon mari, accommodant comme toujours était d'accord pour tout. De plus, une de nos belles-soeurs vit à Los Angeles et cela nous donnait enfin une occasion de lui rendre visite. Le trajet était trouvé !
Voici au jour le jour nos nuitées : - Du 11/07 au 14/07 Seattle - 14/07 - 15/07 Port Angeles - 15/07 - 17/07 La Push - 17/07 - 19/07 Ilwaco - 19/07 - 21/07 Portland - 21/07 - 23/07 Bend - 23/07 - 24/07 White city - 24/07 - 25/07 Eureka - 25/07 - 26/07 Mendocino - 26/07 - 29/07 San Francisco - 29/07 - 31/07 Pacific Grove (Monterey) - 31/07 - 01/08 Morro Bay - 01/08 - 02/08 Santa Barbara - 02/08 - 04/08 Los Angeles
Nous sommes rentrés depuis un peu plus de quinze jours maintenant, et je vis encore ce voyage. J'essaie de faire un bilan, de définir ce qui m'a le plus étonnée, le plus marquée, et c'est difficile parce que tout se bouscule dans ma tête et que nous avons vécu tant de chose pendant ces 24 jours ! J'espère que raconter au jour le jour ce voyage en reprenant les notes prises chaque soir va m'aider à faire le tri... En tout cas, nous avons fait un séjour inoubliable, tous les jours l'un d'entre nous y fait référence... et j'ai déjà envie de repartir ! Pour ce qui est de la logistique et de l'organisation matérielle : - billets d'avion pris chez Air France en novembre. Vols multidestinations Paris-Seattle et Los Angeles-Paris, opérés à l'aller par Delta Airlines et au retour par Air France. 6500 euros pour nous 5 (4 prix adultes et 1 jeune), j'ai privilégié les vols directs. Les vols se sont bien passés, malgré du retard au départ à chaque fois. - voiture réservée en janvier chez Alamo. Catégorie Dodge Gran Caravan. Grâce à un lien donné par un forumeur (je suis désolée, je ne sais plus qui exactement, en tout cas merci infiniment encore !), j'obtiens une réduction de 10 %, le conducteur additionnel gratuit et la possibilité de rendre le réservoir d'essence vide. Nous aurons une Toyota Sienna, parfaite pour nous 5 et nos 5 valises. - nuits en hôtels uniquement, quasiment tous réservés via booking.com. Aucun souci concernant les réservations. A 5 personnes nécessitant un couchage adulte, j'ai dû la plupart du temps réserver deux chambres séparées. Il y a également eu des fois où nous étions dans un seul logement, avec deux chambres et parfois une cuisine. - repas pris le plus souvent sous forme de pique-nique le midi et au restaurant le soir. Restaurants souvent fast-food, nous ne sommes pas de grands gastronomes, et nos 3 ados étaient ravis de toute façon. T. s'est même lancé le challenge de manger le plus de hamburgers possibles pendant le séjour, et est arrivé à 13 ! La plupart des petits déjeuners ont été pris à l'hôtel. - les billets pour la majorité des attractions prévues ont été pris à l'avance, pour bénéficier de prix intéressants (Universal studios à 85 $) et de places disponibles (Alcatraz). Ils avaient été offert comme cadeaux de Noël en avance aux enfants par leurs grands-parents. Pour ceux que ça intéresserait, au total ce voyage nous a coûté presque 18000 euros pour nous 5.
Dans le prochain message, notre arrivée à Seattle ! (ici )

De droite à gauche, entre Bob le minion et Gru : P. mon mari, L. 15 ans, M. 17 ans (si si, la petite tête au chapeau tout derrière !), T. 12 ans et moi !
Nous souhaitions faire un grand voyage aux Etats-Unis avec nos enfants et j'imaginais que cela se ferait plutôt à l'été 2017, lorsque nous aurions enfin fini de rembourser notre maison. Mais à l'automne dernier, nous avons réalisé que notre fille allait passer le bac en 2017, puis enchaînerait sur des études et que donc l'été 2016 serait certainement le dernier où cela serait facile d'organiser des vacances en famille au complet. Alors zou, on casse la tirelire et à nous les Usa !
La décision du grand voyage prise, il a fallu déterminer le parcours.
J'avais le vieux rêve de descendre le long du Pacifique par la route 101/1, les enfants voulaient voir Seattle pour la Space Needle (à force de la voir en fond d'écran sur leur ordi 😏) et pour se rendre sur les terres de leur chanteur préféré, Macklemore, ils souhaitaient aller à San Francisco parce que San Francisco et à Los Angeles pour les studios Universal, et mon mari, accommodant comme toujours était d'accord pour tout. De plus, une de nos belles-soeurs vit à Los Angeles et cela nous donnait enfin une occasion de lui rendre visite. Le trajet était trouvé !Voici au jour le jour nos nuitées : - Du 11/07 au 14/07 Seattle - 14/07 - 15/07 Port Angeles - 15/07 - 17/07 La Push - 17/07 - 19/07 Ilwaco - 19/07 - 21/07 Portland - 21/07 - 23/07 Bend - 23/07 - 24/07 White city - 24/07 - 25/07 Eureka - 25/07 - 26/07 Mendocino - 26/07 - 29/07 San Francisco - 29/07 - 31/07 Pacific Grove (Monterey) - 31/07 - 01/08 Morro Bay - 01/08 - 02/08 Santa Barbara - 02/08 - 04/08 Los Angeles
Nous sommes rentrés depuis un peu plus de quinze jours maintenant, et je vis encore ce voyage. J'essaie de faire un bilan, de définir ce qui m'a le plus étonnée, le plus marquée, et c'est difficile parce que tout se bouscule dans ma tête et que nous avons vécu tant de chose pendant ces 24 jours ! J'espère que raconter au jour le jour ce voyage en reprenant les notes prises chaque soir va m'aider à faire le tri... En tout cas, nous avons fait un séjour inoubliable, tous les jours l'un d'entre nous y fait référence... et j'ai déjà envie de repartir ! Pour ce qui est de la logistique et de l'organisation matérielle : - billets d'avion pris chez Air France en novembre. Vols multidestinations Paris-Seattle et Los Angeles-Paris, opérés à l'aller par Delta Airlines et au retour par Air France. 6500 euros pour nous 5 (4 prix adultes et 1 jeune), j'ai privilégié les vols directs. Les vols se sont bien passés, malgré du retard au départ à chaque fois. - voiture réservée en janvier chez Alamo. Catégorie Dodge Gran Caravan. Grâce à un lien donné par un forumeur (je suis désolée, je ne sais plus qui exactement, en tout cas merci infiniment encore !), j'obtiens une réduction de 10 %, le conducteur additionnel gratuit et la possibilité de rendre le réservoir d'essence vide. Nous aurons une Toyota Sienna, parfaite pour nous 5 et nos 5 valises. - nuits en hôtels uniquement, quasiment tous réservés via booking.com. Aucun souci concernant les réservations. A 5 personnes nécessitant un couchage adulte, j'ai dû la plupart du temps réserver deux chambres séparées. Il y a également eu des fois où nous étions dans un seul logement, avec deux chambres et parfois une cuisine. - repas pris le plus souvent sous forme de pique-nique le midi et au restaurant le soir. Restaurants souvent fast-food, nous ne sommes pas de grands gastronomes, et nos 3 ados étaient ravis de toute façon. T. s'est même lancé le challenge de manger le plus de hamburgers possibles pendant le séjour, et est arrivé à 13 ! La plupart des petits déjeuners ont été pris à l'hôtel. - les billets pour la majorité des attractions prévues ont été pris à l'avance, pour bénéficier de prix intéressants (Universal studios à 85 $) et de places disponibles (Alcatraz). Ils avaient été offert comme cadeaux de Noël en avance aux enfants par leurs grands-parents. Pour ceux que ça intéresserait, au total ce voyage nous a coûté presque 18000 euros pour nous 5.
Dans le prochain message, notre arrivée à Seattle ! (ici )

Bonjour
Préambule 1 : Cet été 2017 devait être, pour Annie mon épouse et pour moi-même, l'occasion d'un long retour de près de deux mois dans divers archipels de Polynésie (toutes les îles de la Société, les principaux atolls des Tuamotus, auxquels je comptais ajouter la découverte des Iles Marquises, que nous ne connaissons pas). J'avais bien avancé dans la mise au point difficile de ce voyage, et les grandes lignes étaient déjà bien arrêtées.
Oui mais -- -- le soleil a décidé de jouer avec la lune, et une rencontre fortuite des deux astres a été organisée le 21 Aout 2017 au-dessus des USA. L’évènement est d’importance car c’est la première éclipse totale de soleil qui traverse une partie importante des Etats Unis depuis près de 100 ans ; et la suivante de mêmes caractéristiques et de même ampleur ne se produira qu’à la fin du XXI siècle. Il ne fallait donc pas manquer cet évènement exceptionnel. Le voyage fut alors modifié et adapté en conséquence. Nous ferons donc, sur le trajet vers Tahiti, une étape aux USA du 16 au 31 Aout. Mais pour des raisons de disponibilité (et aussi de budget), la partie Marquise a encore une fois les frais de l’opération, et a dû être supprimée (l’occasion d’un prochain voyage ?). Quoi qu'il en soit, nous conservons, Annie et moi, un magnifique souvenir de ce périple original de près de deux mois. J'ai donc décidé d'en laisser une trace sur VF, pour avoir le privilège de pouvoir me le remémorer plus tard en détail, et aussi pour faire rêver ou donner des idées à certains lecteurs.
Préambule 2 : Je ne suis pas fan de la rédaction de carnets de voyage. Mon unique expérience (voir ICI) a démontré que je ne savais pas faire court. Comme je n'ai pas le temps de rédiger un long carnet (il y a tant d'autres choses à faire dans la vie), j'ai finalement décidé : 1/ de détailler comme il se doit (début du carnet) tout ce qui concerne l'éclipse solaire (c'est si rare dans une vie), 2/ de passer beaucoup plus rapidement sur tout le reste du périple. Ce sera alors plutôt une compilation de photos, avec un commentaire explicatif très court (si j'y parviens).
Enfin (pour perdre encore quelques lecteurs), je dois signaler que mon appareil photo de base (un petit compact Panasonic de 180g) m’a très vite lâché, le traitre. Une bonne partie des vues ont donc été réalisées avec mon smartphone ou avec l’IPhone de mon épouse, ou encore avec la caméra Gopro (initialement prévue uniquement pour les vues sous-marines). Cependant les couleurs magiques des Mers du Sud sont tellement étincelantes, que cela ne devrait pas paraitre (ou si peu). J’envisage également d'incorporer occasionnellement des vues pas trop anciennes de mes voyages précédents dans ces régions, quand celles de cette année s'avèreront vraiment trop mauvaises.
Le programme fut donc finalement le suivant (cliquer sur une ligne devrait renvoyer vers le CR de cette étape du voyage, au moins quand l'ensemble du carnet sera rédigé) :
- vol France-LAX-Portland, - visite rapide de Portland, - gorges de la Columbia River, les fameuses cascades, tour du Mt Hood, - éclipse totale du soleil, vécue à seulement 30 mètres de la ligne de centralité, dans le State Park des Painted Hills (zone désertique du Centre-Est de l’Orégon), - Bend ; Smith Rock State Pk (Misery Ridge Loop), - Crater Lake National Park, - Autres cascades en Oregon (Silver Falls State Park trail), - côte de l’Oregon vers le Nord, jusqu’à l’embouchure de la Columbia River, - continuation Nord par la côte de l’Etat de Washington, et ses plages sauvages magnifiques, - Olympic National Park (Forks, Port Angeles), - randonnée sur les pentes du Mont Rainier (boucle Skyline), - retour à Portland, vol vers Los Angeles, pour une journée de transition, avant de prendre le vol AF de nuit vers Tahiti, - Papeete, - île de Moorea, - île de Huahine, - île de Raiatea, avec une journée sur l’île de Tahaa, - une semaine de rêve sur l’île de Maupiti, avec les raies Manta, - île de Bora-Bora, - vol vers l’archipel des Tuamotus, - atoll de Tikeahau, - atoll de Rangiroa, - atoll de Fakarava, - retour à Tahiti, puis vol de retour vers Lyon.
Les vols France-USA-Tahiti ont été réalisés avec Air France (ou son associé KLM). Les trajets intérieurs US vers l'Oregon, ont été réalisés avec SouthWest Airlines. Les transferts en Polynésie ont généralement (une douzaine de vols) été réalisés par les ATR d’Air Tahiti (pass "Iles de la Société/Tuamotu", par Air Tahiti).
Préambule 1 : Cet été 2017 devait être, pour Annie mon épouse et pour moi-même, l'occasion d'un long retour de près de deux mois dans divers archipels de Polynésie (toutes les îles de la Société, les principaux atolls des Tuamotus, auxquels je comptais ajouter la découverte des Iles Marquises, que nous ne connaissons pas). J'avais bien avancé dans la mise au point difficile de ce voyage, et les grandes lignes étaient déjà bien arrêtées.
Oui mais -- -- le soleil a décidé de jouer avec la lune, et une rencontre fortuite des deux astres a été organisée le 21 Aout 2017 au-dessus des USA. L’évènement est d’importance car c’est la première éclipse totale de soleil qui traverse une partie importante des Etats Unis depuis près de 100 ans ; et la suivante de mêmes caractéristiques et de même ampleur ne se produira qu’à la fin du XXI siècle. Il ne fallait donc pas manquer cet évènement exceptionnel. Le voyage fut alors modifié et adapté en conséquence. Nous ferons donc, sur le trajet vers Tahiti, une étape aux USA du 16 au 31 Aout. Mais pour des raisons de disponibilité (et aussi de budget), la partie Marquise a encore une fois les frais de l’opération, et a dû être supprimée (l’occasion d’un prochain voyage ?). Quoi qu'il en soit, nous conservons, Annie et moi, un magnifique souvenir de ce périple original de près de deux mois. J'ai donc décidé d'en laisser une trace sur VF, pour avoir le privilège de pouvoir me le remémorer plus tard en détail, et aussi pour faire rêver ou donner des idées à certains lecteurs.
Préambule 2 : Je ne suis pas fan de la rédaction de carnets de voyage. Mon unique expérience (voir ICI) a démontré que je ne savais pas faire court. Comme je n'ai pas le temps de rédiger un long carnet (il y a tant d'autres choses à faire dans la vie), j'ai finalement décidé : 1/ de détailler comme il se doit (début du carnet) tout ce qui concerne l'éclipse solaire (c'est si rare dans une vie), 2/ de passer beaucoup plus rapidement sur tout le reste du périple. Ce sera alors plutôt une compilation de photos, avec un commentaire explicatif très court (si j'y parviens).
Enfin (pour perdre encore quelques lecteurs), je dois signaler que mon appareil photo de base (un petit compact Panasonic de 180g) m’a très vite lâché, le traitre. Une bonne partie des vues ont donc été réalisées avec mon smartphone ou avec l’IPhone de mon épouse, ou encore avec la caméra Gopro (initialement prévue uniquement pour les vues sous-marines). Cependant les couleurs magiques des Mers du Sud sont tellement étincelantes, que cela ne devrait pas paraitre (ou si peu). J’envisage également d'incorporer occasionnellement des vues pas trop anciennes de mes voyages précédents dans ces régions, quand celles de cette année s'avèreront vraiment trop mauvaises.
Le programme fut donc finalement le suivant (cliquer sur une ligne devrait renvoyer vers le CR de cette étape du voyage, au moins quand l'ensemble du carnet sera rédigé) :
- vol France-LAX-Portland, - visite rapide de Portland, - gorges de la Columbia River, les fameuses cascades, tour du Mt Hood, - éclipse totale du soleil, vécue à seulement 30 mètres de la ligne de centralité, dans le State Park des Painted Hills (zone désertique du Centre-Est de l’Orégon), - Bend ; Smith Rock State Pk (Misery Ridge Loop), - Crater Lake National Park, - Autres cascades en Oregon (Silver Falls State Park trail), - côte de l’Oregon vers le Nord, jusqu’à l’embouchure de la Columbia River, - continuation Nord par la côte de l’Etat de Washington, et ses plages sauvages magnifiques, - Olympic National Park (Forks, Port Angeles), - randonnée sur les pentes du Mont Rainier (boucle Skyline), - retour à Portland, vol vers Los Angeles, pour une journée de transition, avant de prendre le vol AF de nuit vers Tahiti, - Papeete, - île de Moorea, - île de Huahine, - île de Raiatea, avec une journée sur l’île de Tahaa, - une semaine de rêve sur l’île de Maupiti, avec les raies Manta, - île de Bora-Bora, - vol vers l’archipel des Tuamotus, - atoll de Tikeahau, - atoll de Rangiroa, - atoll de Fakarava, - retour à Tahiti, puis vol de retour vers Lyon.
Les vols France-USA-Tahiti ont été réalisés avec Air France (ou son associé KLM). Les trajets intérieurs US vers l'Oregon, ont été réalisés avec SouthWest Airlines. Les transferts en Polynésie ont généralement (une douzaine de vols) été réalisés par les ATR d’Air Tahiti (pass "Iles de la Société/Tuamotu", par Air Tahiti).
Hi everyone!
So, I’m putting into action an idea I had two years ago... I’m inviting anyone who’s interested to help build a beautiful collaborative project—a shared travel journal!!!
The concept: one post =
a photo you’ve taken in the American West that means something to you and your thoughts on that photo or about it: where and when it was taken, the story behind it, why it’s special to you...
Grab your pens!!!! (And I hope this doesn’t flop, but if it does, at least I’ll have tried!!!)
And I’ll kick things off in the next post!
So, I’m putting into action an idea I had two years ago... I’m inviting anyone who’s interested to help build a beautiful collaborative project—a shared travel journal!!!
The concept: one post =
a photo you’ve taken in the American West that means something to you and your thoughts on that photo or about it: where and when it was taken, the story behind it, why it’s special to you...
Grab your pens!!!! (And I hope this doesn’t flop, but if it does, at least I’ll have tried!!!)
And I’ll kick things off in the next post!
Petit retour suite à mon voyage en Floride du 21 mai au 9 juin 2016
Depuis mon dernier compte rendu de 2013, j’ai pris l’habitude de voyager en solo. Je me souviens avoir eu des inquiétudes avant mon premier voyage en solo de novembre 2013… 😎 je dois dire qu’aujourd’hui j’y prends un certain plaisir. 😛
J’ai donc refait 3 voyages aux USA depuis...
Pour ce qui concerne la Floride, ce séjour sera mon 4ème. Je ne visite donc plus vraiment aujourd’hui comme lors de mon premier séjour… J’ai plutôt tendance à m’attarder dans certains coins dès lors que je m’y sent bien.
Il faut ajouter à cette nouvelle manière de voyager que le dessin et la peinture se sont rattachés à tout ça. Je m’explique, j’ai tendance aujourd’hui à chercher des expos pour occuper quelques jours durant mon voyage et j’adore ça !
Je vais tenter de vous faire un petit retour de mon dernier séjour et peut-être compléter un peu avec des expériences de mon voyage précédent pour lequel je n’ai pas fait de carnet…
Ça risque d’être un peu confus, mais mes voyages sont toujours aussi désorganisés et confus ! donc ce compte rendu sera à l’image de mes voyages !
21 mai 2016 :
C’est parti pour l’aventure !
Cette année j’ai pioché dans les prix les plus bas possibles pour prendre mon billet d’avion. J’en ai eu pour 465 euros aller retour (Nice / Miami). Il faut dire que depuis 2 ans, je part tous les 6 mois… Les finances n’étant pas extensibles je me dois de faire le moins cher possible…
A mon trajet aller, j’ai vite compris une des raisons de ce prix très bas ! Vol aller Nice Madrid avec Air Lingus, rien à dire, puis Madrid – Miami avec Américan Airlines. Je crois bien que j’ai hérité de l’avion le plus pourri d’AA.

Je vous laisse juger de la qualité de l'écran général... 😎
Un avion vieillot, les films diffusés en continu, avec possibilité de se raccrocher toutes le 30 mn… HiHi ! ça m’a presque rappelé l’époque où on avait un seul écran pour tout le monde… Je pensais sincèrement que tous les avions pour les USA étaient équipés d’écrans tactiles individuels avec le choix des programmes… Ben non ! En Bref, le vol se passe, j’arrive à Miami vers 15H, passage à l’immigration très rapide (Quelques minutes au lieu de 4H de l’année dernière).
Je suis passé par les bornes automatiques, puis j’ai été accueilli par un Haïtien très sympa qui m’a tamponné mon passeport en quelques secondes…
Pour mémoire, l’année dernière j’avais avec moi des peintures dans une grosse valise… (Ci-dessous Ma valise carton spéciale expos aux USA ! 😎 - Système D).

J'avais donc passé en 2015 près de 1H à l’immigration sans les bornes et pratiquement 3H en douanes pour expliquer le pourquoi du comment de mes peintures… Bref un enfer. Cette année, je suis venu les mains dans les poches car j’ai la chance d’avoir assez de peintures sur places prêtées par des collectionneurs… Et comme je n’ai rien le droit de vendre sur place, nulle besoin de venir avec des tonnes d’objets. Juste des cartes de visite pour me faire connaître un peu plus.
Donc, je me rends chez Alamo pour récupérer ma petite voiture (Une ford Fiesta berline). J’ai pris encore une fois cette année ce qu’il y avait de moins cher (L’année dernière j’avais loué un SUV et je m’étais retrouvé avec une Suburban ! ) ça équilibre !
2015 :

2016 (On sent la crise ! 😛) :

Cette année comme je n’avais pas plein de peintures avec moi, je me suis contenté d’une petite voiture. Et honnêtement j’ai été très satisfait de mon choix !…
J’arrive le soir dans mon hôtel sur Sunny Isles beach, juste au nord de Miami beach (Un de ces vieux hôtels que l’on ne trouve pratiquement plus sur le bord de mer… ). Je fait parti de ces personnes qui regrettent que le littoral soit envahi par des buildings…

J'ai pris un hôtel Pas cher "Thunderbird beach resort" , hyper vieillot mais suffisamment confortable, j’ai dormi comme un bébé après ce long voyage… C’était le but.



Depuis mon dernier compte rendu de 2013, j’ai pris l’habitude de voyager en solo. Je me souviens avoir eu des inquiétudes avant mon premier voyage en solo de novembre 2013… 😎 je dois dire qu’aujourd’hui j’y prends un certain plaisir. 😛
J’ai donc refait 3 voyages aux USA depuis...
Pour ce qui concerne la Floride, ce séjour sera mon 4ème. Je ne visite donc plus vraiment aujourd’hui comme lors de mon premier séjour… J’ai plutôt tendance à m’attarder dans certains coins dès lors que je m’y sent bien.
Il faut ajouter à cette nouvelle manière de voyager que le dessin et la peinture se sont rattachés à tout ça. Je m’explique, j’ai tendance aujourd’hui à chercher des expos pour occuper quelques jours durant mon voyage et j’adore ça !
Je vais tenter de vous faire un petit retour de mon dernier séjour et peut-être compléter un peu avec des expériences de mon voyage précédent pour lequel je n’ai pas fait de carnet…
Ça risque d’être un peu confus, mais mes voyages sont toujours aussi désorganisés et confus ! donc ce compte rendu sera à l’image de mes voyages !
21 mai 2016 :
C’est parti pour l’aventure !
Cette année j’ai pioché dans les prix les plus bas possibles pour prendre mon billet d’avion. J’en ai eu pour 465 euros aller retour (Nice / Miami). Il faut dire que depuis 2 ans, je part tous les 6 mois… Les finances n’étant pas extensibles je me dois de faire le moins cher possible…
A mon trajet aller, j’ai vite compris une des raisons de ce prix très bas ! Vol aller Nice Madrid avec Air Lingus, rien à dire, puis Madrid – Miami avec Américan Airlines. Je crois bien que j’ai hérité de l’avion le plus pourri d’AA.

Je vous laisse juger de la qualité de l'écran général... 😎
Un avion vieillot, les films diffusés en continu, avec possibilité de se raccrocher toutes le 30 mn… HiHi ! ça m’a presque rappelé l’époque où on avait un seul écran pour tout le monde… Je pensais sincèrement que tous les avions pour les USA étaient équipés d’écrans tactiles individuels avec le choix des programmes… Ben non ! En Bref, le vol se passe, j’arrive à Miami vers 15H, passage à l’immigration très rapide (Quelques minutes au lieu de 4H de l’année dernière).
Je suis passé par les bornes automatiques, puis j’ai été accueilli par un Haïtien très sympa qui m’a tamponné mon passeport en quelques secondes…
Pour mémoire, l’année dernière j’avais avec moi des peintures dans une grosse valise… (Ci-dessous Ma valise carton spéciale expos aux USA ! 😎 - Système D).

J'avais donc passé en 2015 près de 1H à l’immigration sans les bornes et pratiquement 3H en douanes pour expliquer le pourquoi du comment de mes peintures… Bref un enfer. Cette année, je suis venu les mains dans les poches car j’ai la chance d’avoir assez de peintures sur places prêtées par des collectionneurs… Et comme je n’ai rien le droit de vendre sur place, nulle besoin de venir avec des tonnes d’objets. Juste des cartes de visite pour me faire connaître un peu plus.
Donc, je me rends chez Alamo pour récupérer ma petite voiture (Une ford Fiesta berline). J’ai pris encore une fois cette année ce qu’il y avait de moins cher (L’année dernière j’avais loué un SUV et je m’étais retrouvé avec une Suburban ! ) ça équilibre !
2015 :

2016 (On sent la crise ! 😛) :

Cette année comme je n’avais pas plein de peintures avec moi, je me suis contenté d’une petite voiture. Et honnêtement j’ai été très satisfait de mon choix !…
J’arrive le soir dans mon hôtel sur Sunny Isles beach, juste au nord de Miami beach (Un de ces vieux hôtels que l’on ne trouve pratiquement plus sur le bord de mer… ). Je fait parti de ces personnes qui regrettent que le littoral soit envahi par des buildings…

J'ai pris un hôtel Pas cher "Thunderbird beach resort" , hyper vieillot mais suffisamment confortable, j’ai dormi comme un bébé après ce long voyage… C’était le but.



Comme beaucoup sur ce forum nous avons passé un été "à l'ouest" !
Comme beaucoup je me suis servie des commentaires, avis et conseils des Forumers pour construire un Roadtrip qui nous ressemble.
Ce post est l'occasion de remercier tous ceux qui partagent généreusement leurs expériences, bons plans ou galères et permettent à chacun de se concocter un voyage sur-mesure.
Je vous livre ici notre carnet de voyage, pour le plaisir du partage, le plaisir du voyage.
Pour planter le décor :
3ème voyage à l'ouest (1993 - 2014) 4 voyageurs : les parents + 2 ados de 15 et 18 ans 32 nuits sur place un goût pour les balades et les visites plus que pour les restos des logements réservés en amont de voyage avec pour critère principal le rapport qualité-prix, parfois au détriment d'une situation centrale, ou d'un hotel "de charme" une formule mixant camping et hotels
Ce carnet de voyage est également disponible sur mon site (cf signature) et sera complété par beaucoup d'autres photos, des fiches pratiques, des liens et infos diverses.
Bonne lecture, bon voyage !
vendredi 30 juin 2017 : Nantes - SFO
Ça y est, c'est le grand jour, ou plus exactement le petit matin. Il est 2h15 quand nous quittons la maison, direction Nantes Aéroport. Le check-in y est particulièrement long et comme toujours, beaucoup de monde dans cet aéroport qui semble sous-dimensionné. Nous embarquons à l'heure et décollons pour Madrid, à l'heure. Bien que les billets aient été achetés chez American Airlines c'est un sur un avion Iberia que nous volons, c'est ce qu'on appelle le "partage de codes". Un petit snack sera proposé sur ce vol, mais comme je m'effondre peu après le décollage, je ne le verrai même pas passer ! 4h de transit à Madrid, nous avons bien le temps de profiter des boutiques de l'aéroport !

Un parfum d'Espagne flotte dans l'air...

Les contrôles de sécurité sont strictes et Thom aura droit à la fouille corporelle complète dans une petite salle en retrait. A midi nous décollons pour Chicago. Ici encore vol Iberia. Le lunch nous est servi après 1h30 de vol. Simple mais bon. Le choix de films en français est tout à fait correct et nous permettra d'occuper ce vol aisément. Une collation nous sera servie peu avant l'arrivée. Nous atterrissons à Chicago à l'heure.
Il est 14h10, heure locale, plus de 21h en France. Nous commençons alors notre long périple pour passer les contrôles d'immigration, récupérer nos bagages et les réenregistrer pour notre dernier vol sur San Francisco. Nous filons ensuite vers le Terminal 3 pour l'embarquement. Ces petites formalités nous auront quand même pris 1h30 ! Notre vol pour San Francisco est annoncé en retard, comme à chaque fois que nous avons pris des vols intérieurs aux Etats-Unis. Il est 16h15 ici mais 23h15 pour nos petits organismes ; la fatigue commence à se faire sentir. L'ambiance espagnole est loin, on retrouve les plaisirs américains...

C'est finalement avec 1h de retard que nous décollons. Encore 4h de vol en vue... mais vue superbe à l'arrivée ! Il est 20h15.

Récupérer les bagages est ici très rapide, nous filons dans le Airtrain pour rejoindre l'agence de location de voitures. Elles sont toutes regroupées au même endroit. Surprise à l'arrivée chez Budget, la file d'attente est immense. On a vraiment hâte de se coucher et là, on se rend compte que ça n'est pas pour tout de suite ! Il s'agit de rester concentré pour éviter de signer un contrat avec un tas d'assurances inutiles ou avec des clauses non prévues dans notre devis. Le gars parle vite et je dois me concentrer pour ne rien manquer. Pas mécontente quand nous quittons le guichet avec la clé de notre carrosse ! Nous récupérons un joli SUV gris Mitsubishi, conforme à notre réservation. Nous passons un peu de temps pour en vérifier l'état, étudions rapidement sa prise en main et c'est parti.
Nous sortons assez facilement de l'aéroport et nous engageons sans erreur sur la bonne route, direction l'est, direction Tracy. Même si le snack offert lors du dernier vol était bien succinct, personne n'a le courage et l'envie de s'arrêter pour diner. Nous arrivons à l'Econo Lodge à 23h30. A cette heure tardive le check-in se fait par un petit guichet, sans accès direct à la réception. Autant dire que tout est très rapide. Je lui donne passeport et carte de crédit, elle me donne 2 cartes d'accès à la chambre. C'est réglé. La chambre est identique à bon nombre de motels, propre et calme. On n'en demandera pas plus pour ce soir. Extinction des feux à 00h30 ; il est déjà 9h30 en France !

Pour planter le décor :
3ème voyage à l'ouest (1993 - 2014) 4 voyageurs : les parents + 2 ados de 15 et 18 ans 32 nuits sur place un goût pour les balades et les visites plus que pour les restos des logements réservés en amont de voyage avec pour critère principal le rapport qualité-prix, parfois au détriment d'une situation centrale, ou d'un hotel "de charme" une formule mixant camping et hotels
Ce carnet de voyage est également disponible sur mon site (cf signature) et sera complété par beaucoup d'autres photos, des fiches pratiques, des liens et infos diverses.
Bonne lecture, bon voyage !
vendredi 30 juin 2017 : Nantes - SFO
Ça y est, c'est le grand jour, ou plus exactement le petit matin. Il est 2h15 quand nous quittons la maison, direction Nantes Aéroport. Le check-in y est particulièrement long et comme toujours, beaucoup de monde dans cet aéroport qui semble sous-dimensionné. Nous embarquons à l'heure et décollons pour Madrid, à l'heure. Bien que les billets aient été achetés chez American Airlines c'est un sur un avion Iberia que nous volons, c'est ce qu'on appelle le "partage de codes". Un petit snack sera proposé sur ce vol, mais comme je m'effondre peu après le décollage, je ne le verrai même pas passer ! 4h de transit à Madrid, nous avons bien le temps de profiter des boutiques de l'aéroport !

Un parfum d'Espagne flotte dans l'air...

Les contrôles de sécurité sont strictes et Thom aura droit à la fouille corporelle complète dans une petite salle en retrait. A midi nous décollons pour Chicago. Ici encore vol Iberia. Le lunch nous est servi après 1h30 de vol. Simple mais bon. Le choix de films en français est tout à fait correct et nous permettra d'occuper ce vol aisément. Une collation nous sera servie peu avant l'arrivée. Nous atterrissons à Chicago à l'heure.
Il est 14h10, heure locale, plus de 21h en France. Nous commençons alors notre long périple pour passer les contrôles d'immigration, récupérer nos bagages et les réenregistrer pour notre dernier vol sur San Francisco. Nous filons ensuite vers le Terminal 3 pour l'embarquement. Ces petites formalités nous auront quand même pris 1h30 ! Notre vol pour San Francisco est annoncé en retard, comme à chaque fois que nous avons pris des vols intérieurs aux Etats-Unis. Il est 16h15 ici mais 23h15 pour nos petits organismes ; la fatigue commence à se faire sentir. L'ambiance espagnole est loin, on retrouve les plaisirs américains...

C'est finalement avec 1h de retard que nous décollons. Encore 4h de vol en vue... mais vue superbe à l'arrivée ! Il est 20h15.

Récupérer les bagages est ici très rapide, nous filons dans le Airtrain pour rejoindre l'agence de location de voitures. Elles sont toutes regroupées au même endroit. Surprise à l'arrivée chez Budget, la file d'attente est immense. On a vraiment hâte de se coucher et là, on se rend compte que ça n'est pas pour tout de suite ! Il s'agit de rester concentré pour éviter de signer un contrat avec un tas d'assurances inutiles ou avec des clauses non prévues dans notre devis. Le gars parle vite et je dois me concentrer pour ne rien manquer. Pas mécontente quand nous quittons le guichet avec la clé de notre carrosse ! Nous récupérons un joli SUV gris Mitsubishi, conforme à notre réservation. Nous passons un peu de temps pour en vérifier l'état, étudions rapidement sa prise en main et c'est parti.
Nous sortons assez facilement de l'aéroport et nous engageons sans erreur sur la bonne route, direction l'est, direction Tracy. Même si le snack offert lors du dernier vol était bien succinct, personne n'a le courage et l'envie de s'arrêter pour diner. Nous arrivons à l'Econo Lodge à 23h30. A cette heure tardive le check-in se fait par un petit guichet, sans accès direct à la réception. Autant dire que tout est très rapide. Je lui donne passeport et carte de crédit, elle me donne 2 cartes d'accès à la chambre. C'est réglé. La chambre est identique à bon nombre de motels, propre et calme. On n'en demandera pas plus pour ce soir. Extinction des feux à 00h30 ; il est déjà 9h30 en France !

Salut,
nous cherchons un camping directement sur la plage ou assez près de la plage pour se rendre a pied avec les enfants. Nous voyageons avec une roulotte et je veux absolument un camping avec full hook up ( 3 services) car nous y resterons 2 semaines complètes.
Je connais les virginia beach, cape hatteras et myrtle beach mais j'aimerais savoir s'il y a quelque chose un peut plus haut, genre maryland ou new jersey. Nous cherchons un coin assez tranquille si possible donc pas obliger d'être une grosse destination touristique hyper connue!!! et nous aimerions idéalement un emplacment avec des coin intéressant pour le vélo.
merci Jocelyn
Je connais les virginia beach, cape hatteras et myrtle beach mais j'aimerais savoir s'il y a quelque chose un peut plus haut, genre maryland ou new jersey. Nous cherchons un coin assez tranquille si possible donc pas obliger d'être une grosse destination touristique hyper connue!!! et nous aimerions idéalement un emplacment avec des coin intéressant pour le vélo.
merci Jocelyn
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 ao��t 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 ao��t 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
Le pont Pfeiffer Canyon sur la route 1 en Californie, 32 miles au sud de Monterey, a été officiellement et définitivement fermé. Le pont a été endommagé à cause du mouvement du sol après les fortes pluies cet hiver. Il faudra construire un nouveau pont et c'est bien possible la période de construction va durer 6 mois ou plus. Donc c'est probable qu'il sera impossible de faire le trajet magnifique entre Monterey et Cambria cet été.
Voici un article avec des photos du pont:
http://www.sfgate.com/news/article/See-the-Big-Sur-bridge-that-s-cracked-and-10951909.php
Voici un article avec des photos du pont:
http://www.sfgate.com/news/article/See-the-Big-Sur-bridge-that-s-cracked-and-10951909.php
Hello,
Voilà le carnet illustré de notre dernier voyage est en ligne sur sibellelaterre en cliquant ici

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
RECIT USA 2015 Des Grands Volcans vers l’Océan : Californie du Nord, Oregon, Washington. Après quelques voyages dans l’Ouest Américain au pays des canyons et des roches rouges, nous décidons d’explorer de nouveaux horizons et quoi de mieux que quelques volcans pour motiver toute la famille ? Histoire de varier un peu, j’y ajoute une pincée d’océan (nous avions lors d’un voyage précédent eu l’occasion de survoler Seattle et la géographie du coin vue d’avion nous avait bluffés !) Cette année nous serons 6 puisque Valentin, l’ami de Marion fait partie de l’aventure. Le but du voyage est comme d’habitude de découvrir la nature en s’y baladant à pied et je fais donc le choix de réserver des hébergements à chaque fois au plus près des parcs : ce sera donc souvent du camping et comme la météo dans ces contrées peut se montrer taquine, nous ponctuerons le voyage de quelques séjours de 2 ou 3 nuits consécutives dans de douillettes maisons trouvées sur VRBO. Tous les campgrounds ont été réservés longtemps à l’avance entre décembre et février (à juste titre car presque tous étaient « full » à notre arrivée) Je prévois de faire pas loin de 5000 km en 3 semaines, nous serons 6 adultes avec du matériel de camping donc après avoir un peu hésité vu le surcoût, je change ma réservation de Dodge Grand Caravane pour un van 12 places qui s’avérera parfait ! Réservation chez Budget via Autoeurope (pour 20 jours : 1787 €+ 124 USD de frais de drop off) J’ai réservé en décembre les vols via American Airlines, et la meilleure combinaison prix/horaires/villes de départ et d’embarquement nous fait pour une fois partir du Luxembourg (très pratique pour nous car 1h40 de route) : Arrivée à San Francisco, départ de Portland. 718 €/personne du 02/08 au 22/08 : pas cher mais escales à Londres et Dallas (un peu plus de 20h de voyage), vieux avions avec écrans individuels qui fonctionnent mal, choix de film très réduit, rien en Français et films dont on ne choisit pas l’heure de début ! Impossible de réserver ses sièges en ligne ni à l’avance ni lors du online check-in : on a eu des sièges mal situés et étions placés 2 par 2 et pas tous ensemble (mais proches en s’arrangeant avec d’autres passagers). Pour finir, quelques jours avant le départ, je réalise que nous repartons à présent de Dallas et non plus de Portland ! Appel (en Français) au service client de la compagnie qui résout le problème immédiatement : je ne peux tout de même m’empêcher de me demander ce qui ce serait passé si je ne m’étais pas rendue compte à l’avance du bug ?! Malgré ces contrariétés, le voyage s’est bien déroulé : pas de retard et pas de bagage perdu. On a bouquiné et dormi dans l’avion, marché, mangé et wifité aux escales et sommes arrivés presque frais et dispos le 02/08 à 23h30 à San Francisco (pour un départ du Luxembourg le même jour à 11h30) Dimanche 02/08/2015, J1 Prise en charge un peu longue du véhicule à l’aéroport de SFO chez Budget (il faut dire que nous sommes un peu en avance) : le Ford 12 places est énorme et pour une fois le chargement des bagages se fait en 2 secondes. Coffre énorme, 3 banquettes à l’arrière (sièges non pliables), c’est royal. On branche le GPS et c’est parti via le Golden Gate Bridge vers Sausalito où j’ai réservé un houseboat, comme la dernière fois ! http://www.vrbo.com/629690
Nous le trouvons facilement et il est mignon comme tout, ça tangue un peu quand nous montons à bord, la mer miroite tranquillement, j’adore ! A notre horloge biologique il est 11 h du matin : un petit Stilnox et hop au lit, il est déjà 2h du mat heure locale !
Lundi 03/08/2015, J2 Nous avons tous bien dormi, même si j’ai dû mettre mes boules Quiès du fait de la proximité de l’autoroute (la Gate 6 ½ où nous sommes en est vraiment plus proche que les autres, bon à savoir !) Les autres n’ont rien remarqué ! Je n’ai pas de programme bien précis pour ces 2 jours/3 nuits à San Francisco : le but était d’attendre d’éventuels bagages perdus, de se remettre du décalage horaire, et tout simplement de profiter des vacances et de notre petit séjour sur l’eau. Après un 1er ravitaillement au supermarché du coin (Mollies Stones, bien achalandé mais cher, nous partons en voiture vers Hawk Hill, un point de vue situé au NO du Golden Gate Bridge.
A cette heure la circulation est plutôt clairsemée sur le pont.
Zoom sur San Francisco, quelle situation magnifique !
Les ponts de vue se succèdent le long de la route et sont de plus en plus beaux, d’autant plus qu’il n’y a pas de brouillard, pourtant si fréquent en été dans la baie. Il fait si beau que nous partons pour une baladounette vers Rodeo Cove, épargnée par le brouillard qui attend sagement au large sur le Pacifique. Du coup, les fleurs ont soif ! Après quelques circonvolutions, nous arrivons à Point Cavalho, cette fois au NE du pont. Le Présidio Yacht Club est bien situé mais gare au courant ! Au loin, le Bay Bridge et Alcatraz. Nous retournons ensuite au houseboat, tout proche, remplir les estomacs de nos grands zados. Ce ponton comme ceux des autres Gate est vraiment charmant… 2 kayaks sont à notre disposition et Arnaud s’en va faire un tour en attendant l’heure du repas, cool ! Pas de sieste surtout ! On file vers SFO (via le Golden Gate Bridge, payant uniquement en allant VERS SFO via le site bayareafastrak.org, à faire en avance ou dans les 48h qui suivent le passage, il faut l’immatriculation de la voiture) et nous partons à l’assaut de Lombard Street et de ses virages, à la vitesse…d’un escargot. Oui c’est le milieu de l’après-midi, pas malin… Les plus courageux font l’ascension à pied, ça va plus vite et ça leur permet de faire quelques photos des jolies maisons en bois rehaussées de flamboyants, d’une échappée vers Alcatraz et Angel Island, de belles maisons hispanisantes ou d’un aigle qui garde sa maison ! Vue au loin vers Coït Tower… Je plains les riverains parasités par ces hordes de touristes et surtout leurs voitures !
Nous allons ensuite faire un tour au bord de la mer. Il y a encore un petit port de pêche où batifole un phoque. Assez peu d’otaries au Pier 39 mais les observer est tout de même amusant surtout quand elles se chamaillent ! On est en Amérique, pas de doute ! Trop tard pour le musée de la marine que nous avions bien apprécié la dernière fois, il ferme à 17h. Alors nous profitons du beau temps pour grimper à Twin Peaks et profiter de la vue sur SFO. Les cargos au mouillage sont vent arrière tellement le courant de marée descendante est puissant ! Pourtant ça souffle ! Nouveau passage à Hawk Hill pour profiter d’un meilleur éclairage sur le Golden Gate Bridge. Puis nous regagnons avec plaisir nos pénates aquatiques.
Mardi 04/08/15 J3 Joli lever de soleil (le décalage horaire nous fait lever tôt !) En route vers la forêt de Muir Wood où nous arrivons un peu avant 8h. Nous partons randonner sur l’Ocean View Trail à partir de Pinchot Tree, puis Lost Trail et Fern Creek Trail : bof ! C’est longuet, fatigant, mieux vaut rester au fond de la vallée c’est là que sont les plus gros arbres. Je n’avais pas retenu cette rando la dernière fois, à juste titre ! Achat du National Park Pass (80 USD, valable 1 an pour tous les Parcs Nationaux des US) en quittant le parc. Nous reprenons la route vers Stinson Beach où se prélasse une colonie de phoques. Plus loin des biches un peu avant d’arriver à Point Reyes que décidément nous ne verrons pas encore cette fois sous le soleil. Drôle d’atmosphère dans cette presqu’île perdue. Je referai bien la balade d’Abott’s Lagoon mais le temps se gâte, les troupes fléchissent alors on retourne au soleil de Sausalito faire un peu de kayak au milieu des houseboats. Joli coucher de soleil !
Mercredi 05/08/15 J4 Nous avons refait quelques courses hier et partons de bonne heure pour Lassen Volcanic National Park. Notre fidèle petit frigo électrique nous accompagne pour son 4ème voyage : nous le laissons branché en permanence nuit et jour, aucun problème avec la batterie de notre gros van. Route pas palpitante d’autant plus que le ciel est blanc de fumée tous azimuts, flûte. Nous arrivons vers midi par l’entrée sud du parc, le traversons dans des nuages de fumée jusqu’au Manzanita Campground (le Lassen Peak, sommet du parc, est quasi invisible, noyé dans la fumée) trouvons notre emplacement de camping, nous installons (pour 2 nuits), cassons la croûte et partons en direction du Nord-Est du parc (1h de route) pour faire la rando de Cinder Butte Cone. Comme il est un peu trop tôt pour bénéficier d’une belle lumière sur ce site (si tant est que ce soit possible avec la fumée…grr…) nous partons d’abord sur la petite rando qui longe d’abord le Butte Lake puis tourne vers Bathtub pour former une boucle. Le niveau du lac semble assez bas et l’atmosphère est assez spéciale avec cette sal..ie de fumée… Le sentier s’élève au-dessus du lac. Les feux de forêt sont un phénomène naturel mais il semble que cette année soit particulièrement terrible : c’est la 4ème année de sécheresse pour les états de la côte ouest. Tout est sec et ratacuit, il y a eu très peu de neige cet hiver et les fleurs d’été sont fanées depuis belle lurette : moi qui me faisais une joie de randonner dans de jolies prairies d’altitude en fleurs sur fond de sommets enneigés… Laure (Calisson 94 sur voyage forum : https://voyageforum.com/...ost=7128317;#7128317) qui nous a précédés de quelques semaines m’a prévenue : tout est grillé et très peu de neige ! Je n’imaginais pas que c’était à ce point ! Dire que j’ai choisi le mois d’août pour éviter les déboires de Thibaut (Itat sur VF : https://voyageforum.com/...ost=5482471;#5482471) qui en juillet 2012 a souvent été bloqué dans ses randos par la neige ! La fine équipe, encore plein d’énergie ! Rando pas indispensable dans une forêt souvent brûlée avec un Bathtube Lake pas transcendant, dans du sable mou souvent. (3,7 km, +120 m) http://www.lassenhiking.org/...ake/Bathtub-Lake...
Il est temps maintenant d’aller voir à quoi ressemblent ce fameux cône de cendres et ses Painted Hills (collines colorées) satellites. On chemine d’abord en faux plat montant dans du sable mou le long d’une gigantesque coulée de lave (Fantastic Lava Beds) avant d’enfin sortir de la forêt pour découvrir cet étrange Cinder Cone. (+350 m, 8.2 km) http://www.lassenhiking.org/...Cone/Cinder-Cone... La grimpette est hypertoxique, vraiment éreintante dans des scories qui n’ont aucune tenue : heureusement le site est désert sans personne pour me voir agoniser dans la montée ! ½ h d’effort intense plus tard, nous découvrons le cratère formé de 2 lèvres concentriques. C’est beau malgré l’atmosphère enfumée. Personne n’aura le courage de descendre au centre du cratère, on se contente de suivre les crêtes. Arrivés au sud du cratère, nous découvrons les Painted Hills cernées du Fantastic Lava Bed qui coule jusque dans le Snag Lake. Je peste contre cette s… de f….qui nous afflige d’une impression de cataracte précoce ! Après une longue pause contemplative, nous redescendons sur le flanc sud du cône (je pense que la montée de ce côté est encore pire) L’endroit est tout de même magnifique, nous n’avions jamais rencontré de tels paysages auparavant… Bien fatigués, nous reprenons la route vers Manzanita Campground, dans la lumière orangée des fumées d’incendies. En route nous faisons provision de bois car il est interdit d’en ramasser dans le campground : trop facile, il y a du bois très sec de tous formats partout à profusion ! Je m’inquiète pour la rando prévue demain : la grimpette au Lassen Peak fait 600 m de dénivelée, mission impossible si c’est le même terrain que pour le Cinder Cone (264 m, 9 km) Nous voisines de camping nous rassurent : le terrain est normal, ouf ! La fraicheur tombe rapidement, nous sommes à 1800 m et nous regagnons bien vite nos sacs de couchage…
Jeudi 06/08/15 J5 4°C au réveil ! Ça pique ! Certains ont eu un peu froid. Je dois motiver mes troupes, pas emballées à l’idée de grimper sur le volcan Lassen Peak entraperçu hier dans les fumées d’incendies. C’est le plus haut volcan du parc : 3189 m, dernière grosse éruption en 1914. La rando grimpe +600m en 8 km A/R, http://www.lassenhiking.org/...Peak/Lassen-Peak...) Heureusement le décalage horaire joue toujours en notre faveur si bien qu’après une heure de route nous démarrons la rando avant 9h. Très bonne surprise : avec la fraicheur nocturne, la fumée est redescendue et nous sommes au-dessus. Je me doute qu’avec le réchauffement de l’air dans la matinée, elle va se dilater et grimper en altitude. Je confie donc l’appareil à Arnaud, beaucoup plus rapide que moi et il part devant avec mission de faire plein de photos avant que la fumée ne nous rattrape. L’odeur des lupins, seules fleurs encore présentes, légèrement sucrée est un délice ! En 3/4h il arrive à l’antécime et nous le rejoignons 1/2h plus tard, avant les nuages ! Gagné ! La grimpette est très régulière et comme il fait frais, c’est sans problème. Au Nord le mont Shasta émerge de la fumée, plus pour longtemps… Dernières longueurs vers le vrai sommet, course contre la fumée… Seuls persistent de rares névés. La fumée flirte maintenant avec le bord du cratère. Voilà nous sommes tous au sommet, mais pas les seuls ! Nous allons au cœur du cratère pour une pause pique-nique, il commence à faire bon. Grosse chaleur dans la descente, nous plaignons ceux qui montent en plain cagnard et qui en plus ne verront rien au sommet ! Retour au campground pour une douche puis une sieste bien méritées sous les gigantesques conifères qui dispensent une ombre appréciée. Petit tour vers le Manzanita Lake, à côté du campground, où de jolies oies pêchent en cadence tandis qu’un canard gourmand vient carrément quémander ! Valentin nous prépare de bonnes braises pour cuire notre repas du soir (bœuf grillé et pommes de terre à la braise) Nous achetons un peu de ravitaillement à l’épicerie bien achalandée du campground ainsi que 2 couvertures polaires. Vendredi 07/08/15 J6 Ce matin il nous semble faire presque bon : 7°C, on s’habitue ! Personne n’a eu froid et la mise en route est plus facile. Nous quittons le parc aujourd’hui mais avant nous allons visiter le site géothermique de Bumpass Hell, (5 km, +100 m, http://www.nps.gov/...ing_bumpass_hell.htm) qui se situe tout près du trailhead du Lassen Peak. Nous démarrons la rando avant 8h, pas de fumée mais le ciel est bien couvert. Personne sur le grand parking. Il s’agit pourtant de la rando incontournable du parc car facile avec peu de dénivelé. Ici aussi les lupins embaument l’atmosphère ! Nous dérangeons quelques biches et arrivons bientôt en vue des premières fumerolles. Le site n’est pas très étendu et parcouru d’une longue jetée de bois. Une lueur solaire apparait, et les couleurs éclatent enfin ! 9h, toujours personne ! Profitons… Remontée tranquille parmi les lupins, toutes les biches sont désormais cachées… Un dernier regard vers les fumerolles… Le Lassen Peak où nous étions hier émerge au-dessus des myrtilles. Plus à l’ouest Brokeoff Mountain, une rando plus ardue que nous ne ferons pas. Voici « le char » ! Nous traversons une nouvelle fois le parc vers sa sortie nord avec un petit arrêt au bord du lac Helen. Jolie prairie sur le flanc est du Lassen Peak. Petit arrêt pipi/culture express au Loomis Museum, qui présente quelques photos intéressantes de la grosse éruption d’il y a une centaine d’années. En route à présent vers Crater Lake, à 4h de route au Nord : arrêt déjeuner dans un diner de Shasta au pied du volcan éponyme, puis nous arrivons en Oregon toujours sous un ciel rendu blafard par les fumées d’incendies. Ils ne sont visiblement pas limités à la Californie ! Check in en milieu d’après-midi au Mazama Campground, nous installons les tentes (encore pour 2 nuits) puis filons voir le Crater Lake à quelques km seulement. 1er point de vue sur le lac vers 17h30 : les autres sont bluffés ! Moi qui ai vu des photos du cratère ourlé de neige, je regrette un peu cet hiver si peu arrosé et la canicule qui lui succède…L’endroit est tout de même incroyable. J’imagine la surprise de ceux qui l’ont découvert pour la 1ère fois ! Nous prenons la route vers l’ouest pour faire la courte et très fréquentée ascension du Watchman Peak (+130, 2.6 km A/R, http://www.americansouthwest.net/.../watchman-t...) un des petits sommets qui bordent le Crater Lake. A l’est bourgeonne un énorme nuage (juste derrière le Mont Scott où nous irons demain) qui nous fait penser à une éruption volcanique, car la région est truffée de volcans et qu’il n’y a aucun autre nuage dans le ciel (en dehors de strates de fumée, grrr) Juste sous nos pieds, le joli cratère de Wizard Island. Vers l’ouest, au loin les incendies et à nos pieds les prairies grillées par le soleil. Retour au campground, non sans faire auparavant une bonne provision de bois pour les grillades de ce soir (et les chamallows of course).
Samedi 08/08/15 J7 Petite flambée matinale pour prendre le petit déjeuner, nous sommes à 1800 m comme dans le Lassen Volcanic NP et les nuits sont encore relativement fraîches, 10°C ce matin. Forte de notre expérience du Lassen Peak où nous avons compris que le niveau des strates de fumée monte en cours de journée, je houspille mes troupes de bonne heure. Bien nous en a pris : une course à pied est organisée sur la route qui fait le tour du lac, si bien que la circulation n’est autorisée que dans un sens horaire, à vitesse réduite. Nous prenons donc notre temps pour découvrir les différents points de vue, quelques biches, les incendies au loin dont la fumée parvient toutefois jusqu’au lac. A 8h nous sommes au départ de la rando où nous serons seuls quasi jusqu’à notre retour à la voiture. Le Mount Scott est le plus haut sommet du parc 2692 m : 3 h de rando pour 350 m de dénivelé et 6,8 km, http://www.craterlakeinstitute.com/...rail-moun...)
Franc succès auprès des enfants, excellent rapport effort/intérêt. Vers l’est le paysage est gommé par les fumées. A l’ouest la vue est fantastique et cette fois le grand angle absorbe le lac sans problème ! Le terminus de la rando est une jolie ligne de crête à plat menant à un observatoire gardé par un mignon « racketteur » dont nous sommes les premiers clients de la journée… Nous partons ensuite vers le sud du parc pour pique- niquer près des Pinacles, des cheminées de fées joliment alignées dans une vallée encaissée que l’on surplombe sur un court sentier de quelques centaines de mètres. Retour sur la route qui fait le tour du lac, que nous terminons tranquillement avant de retourner au campground : douche, lecture, feu de bois… Tentative de balade le long de Annie’s Creek Canyon (qui borde le campground) mais la fatigue, la chaleur et le manque d’intérêt nous font rapidement rebrousser chemin. On se couche encore une fois de bonne heure : autant garder ce rythme « coucher tôt, lever tôt »qui nous permet le plus souvent d’éviter la foule. Il y a en effet beaucoup de monde dans cette région du NO bien plus peuplée que l’Utah ou l’Arizona que nous connaissons un peu, quasi uniquement des américains « du grand coin », très très peu d’européens. Il y a de leur part une vraie passion pour la vie en plein air, le camping confort avec barbecue/ canettes /fauteuils profonds (que nous envions !). Très certainement un héritage des pionniers, mâtiné de confort moderne ! C’est très familial avec enfants et chiens et en général à 21h, 22h quand il fait chaud, tout le monde est couché !
Dimanche 09/08/15 J8 La désormais traditionnelle petite flambée matinale ne nous empêche pas de décoller de bonne heure. Nous filons vers le nord en direction de Smith Rock State Park (http://www.oregonstateparks.org/...rkPage&p...) où nous ferons une petite étape pique-nique/balade avant de poursuivre vers Mitchell et John Day Fossil Beds National Monument (http://www.nps.gov/joda/index.htm) Nous longeons le Crater Lake par son côté ouest et réalisons que nous avons eu beaucoup de chance hier pour notre randonnée au Mount Scott. Il est 7h40 et le lac et ses sommets environnants sont déjà englués dans la fumée ! La lumière matinale n’en est que plus orangée… Longue route monotone entre 2 rideaux de conifères (ça nous rappelle un peu la Suède). Nous ravitaillons (courses et essence) à Redmond car ensuite vers Mitchell il n’y a plus grand-chose. On arrive enfin à Smith Rock SP : il est midi, il y a foule (dimanche) et la lumière est infecte. Mébon, on a tout de même bien envie de se dégourdir un peu les jambes sur cette randonnée en boucle (3,8 km, +256 m). La grimpette vers Misery Ridge exposée au sud est en plein soleil (même si la température ne dépasse étrangement pas 25°Cà l’ombre) si bien que nous optons pour un sens horaire afin de monter en partie à l’ombre. Petit pique-nique (tables avec vue sur les falaises) et c’est parti pour 2h15 de balade. A contre-courant…nous longeons la Crooked River, que surplombe la maison de mes rêves (encore une !) Détail amusant, on croise aux endroits « critiques » des sortes d’armoires où sont rangées béquilles et civières, ça peut toujours servir ! Nous voilà en contrebas du célèbre rocher de Monkey Face où sont suspendus quelques grimpeurs. Mais que regardent-ils ? Le sentier qui redescend ! Ce petit parc est indéniablement beau mais l’impression est mitigée avec cette foule dominicale… En route vers Mitchell, OR, où j’ai loué pour 2 nuits une croquignolette petite maison : on s’y sent de suite presque comme à la maison (ça manque de chats qui iraient pourtant parfaitement avec l’ambiance et le décor) http://paintedhillsvacation.com/accommodations.htm Nous y déposons nos affaires et filons vers la Painted Hills Unit de John Day Fossil NM, toute proche de la maison. A 18h nous entamons la petite rando de Caroll Rim Trail (2,6 km, +120 m) Qui nous permet d’embrasser d’un seul coup d’œil une bonne partie du site. Nous sommes tous un peu déçus : certes, il n’y a presque personne, la lumière est correcte (heure idéale, temps à peine couvert mais fumées encore et toujours), mais nous sommes à quelques mètres de la route et ça manque singulièrement de piment ! Je me maudis de cette espèce de snobisme mal placé qui ne me fait réellement apprécier un paysage que s’il faut au moins le mériter un peu ! Et j’ai transmis ce ressenti à toute la famille… donc bof général en arrivant en haut de la Caroll Rim. Petit frisson tout de même en voyant ces hautes herbes ployer élégamment sous la légère brise d’ouest. Nous parcourons ensuite les 2 ou 3 autres micro-trails du site. Nostalgie++ en voyant ces grosses fleurs jaunes qui nous transportent en Utah/Arizona. Retour à notre jolie maison où nous profitons du confort moderne, apprécié à 200% après 4 nuits de camping !
Lundi 10/08/15 J9 On traine un peu ce matin car la météo s’annonce maussade pour la 1ère fois depuis le début du voyage. Il est 9h45 quand nous débutons le Blue Basin Overlook Trail (boucle de 5,2 km, +230 m), situé dans la partie Sheep Rock du John Day Fossils NM, à 45’ de route de Mitchell, sous un ciel bien gris. Il nous faut 3/4H pour arriver au point de vue qui surplombe la vallée bleue. Un petit rayon de soleil transforme aussitôt l’atmosphère. Bleu, blanc, rouge ! Presque partout la végétation a brûlé et le soleil est bienvenu pour égayer un peu l’atmosphère ! Nous terminons la boucle et parcourons ensuite rapidement le Island in the Time Trail (2,1 km A/R) qui serpente au fond de la vallée. 2h au total pour ces 2 petites randonnées. Nous faisons une petite pause goûter à côté du Historic Cant Ranch House (où Fred et les enfants vont jeter un œil (bof)), dans un joli verger qui nous rappelle un peu celui de Fruita dans Capitol Reef (mais ici point d’abricots, juste des pommes pas encore mûres) Nous terminons par une visite du Thomas Condon Paleontology Center, assez intéressant et nous décidons de rentrer déjeuner dans notre joli jardin. Glandouille généralisée l’après-midi, ça fait du bien ! On s’était promis d’aller faire un tour à Mitchell downtown car le village nous a tapé dans l’œil mais finalement seul Arnaud aura le courage d’aller y faire un tour, avec pour mission de nous rapporter plein de photos ! Nous avons un faible pour les villes fantômes et mes recherches dans le coin n’avaient pas été très fructueuses (bleds paumés à plusieurs heures de route sans grand-chose à voir) et j’avais laissé tomber l’idée. En fait Mitchell est une superbe future ville fantôme en puissance ! Petite averse en fin de journée, insignifiante. Mardi 11/08/15 J10 En route pour le Mont Rainier ! Aujourd’hui nous changeons d’état : on quitte l’Oregon par une superbe route qui serpente dans de sauvages petits vallons ponctués de jolies granges, croise et recroise la John Day River (qu’il est possible de descendre au printemps car en été ça manque d’eau. Je pense que ça doit être superbe !), puis file à perte de vue sur de hauts plateaux grillés par le soleil et battus par les vents hérissés de centaines d’éoliennes et arrive enfin à la mythique Columbia River frontière géographique entre Oregon et Washington. Ce tout petit aperçu sur l’Oregon de l’Est m’a donné une furieuse envie d’y retourner au printemps, quand la nature renait et que la neige recouvre encore les sommets. Pas facile cependant de miser sur la bonne période et d’échapper à un printemps précoce ou à un hiver tardif… Petite pause au Mary Hill Museum (http://www.maryhillmuseum.org/), juste après le pont sur la Columbia, qui nous parait bien sage, bordée de vignes… Ce musée a été créé par un riche homme d’affaires, qui y a amassé « en toute simplicité » les œuvres qui lui plaisaient ! Visite chère et pas indispensable mais le cadre est agréable et j’ai découvert Andrea Rich, une femme peintre contemporain dont j’adore certaines œuvres! Quelques belles photos d’indiens aussi. A ne pas manquer, une veste imperméable pour le kayak faite en intestin de phoque ! Pour la 1ère fois depuis le début du voyage il fait trop chaud (34°C) et nous renonçons à pique-niquer dans le parc du musée pour nous mettre au frais dans un Mac-Do où nous ne passons pas inaperçus (moyenne d’âge au moins 70 ans ! Ambiance salon de thé !) Encore quelques heures de route et nous arrivons enfin à Ohanapecosh Campground, situé sur le flanc SE du Mont Rainier où j’ai réservé 3 nuits. Nous installons rapidement les tentes et reprenons la voiture pour quelques km pour la toute petite balade dans Grove of the Patriarchs (2km A/R), parmi des arbres millénaires dont les plus grands font une centaine de mètres de haut. Quelques moustiques pas trop affamés. Récolte de bois avant de regagner le campground, lavage dans la rivière (pas de douches) pour les plus courageux et toilette de chat pour les autres, feu de bois, grillades et chamallows et hop au lit ! Mercredi 12/08/15 J11 Le Mont Rainier est un gros volcan de 4292 m dont la dernière éruption remonte à 1894 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Rainier) situé à 90 km de Seattle : il est donc très fréquenté ! J’ai donc construit mon circuit pour éviter d’y passer un week-end : nous visiterons le Mont St Helens, pourtant situé un peu plus au sud, après le Mont Rainier. Pas très logique sur le plan géographique mais en fait ça ne changeait rien en temps de parcours. Les 2 principaux accès au Mont Rainier se situent à l’est (Sunrise) et au sud (Paradise), un 3ème au nord de moindre intérêt je pense. Ohanapecosh se situe à 1h de route du 1er et 45 min du second : ce choix est donc stratégique et en plus il est en principe abrité des flux humides d’ouest par le volcan (16 m de neige par an côté ouest !) Après une 1h d’une route assez sinueuse qui nous offre quelques échappées vers le stratovolcan, nimbé de la lueur orange des éternelles fumées d’incendies, nous démarrons la rando vers Mont Fremont Overlook puis Burroughs Mountain, 15 km, +500 ? environ) vers 9h30. Finalement comme toujours dès qu’on marche 10 mn, il n’y a plus grand monde… Après une grimpette assez tranquille, parsemée de marmottes, nous arrivons sur un plateau d’altitude où nous apercevons un troupeau de chèvres des montagnes (mais pas Arnaud qui a l’appareil et prend son temps en arrière ! Donc pas de photos) Arrivés à Frozen Lake, nous négligeons pour le moment le Burroughs Mountain trail qui part vers le SO et tournons vers le nord en direction du Mount Fremont Overlook sur un sentier à flanc qui grimpe doucement. Nous découvrons une vallée très sauvage avec encore quelques mountain goats au loin. Ce lagopède est beaucoup plus accessible ! Retour au Frozen Lake pour filer à présent vers le Mont Rainier et ses glaciers. Un regard en arrière vers le sentier où nous étions tout-à-l’heure. Ce glacier n’a pas l’air très en forme, ça fond ! Arrivés à un superbe point de vue, nous cassons la croûte et sommes à nouveau rackettés par un écureuil incroyablement effronté. Il en veut à nos amandes et grimpe partout y compris sur mon chapeau ! Grosse partie de rigolade ! Effet écureuil ou amplitude des paysages et proximité du glacier ? Fred et les enfants ont adoré cette balade, même si la fin nous a semblé longuette. Le détour vers le Mount Fremont Overlook n’est pas indispensable. 5h pauses comprises Fin d’après-midi tranquille au campground, baigné de l’habituelle lumière orange alors que le soleil est encore haut sur l’horizon.
Jeudi 13/08/15 J12 Petite pluie nocturne, le sol est déjà presque sec. Bénéfice de la sécheresse, l’absence quasi-totale de moustiques et d’insectes en général. Il y a d’ailleurs aussi très peu d’oiseaux. Pas de fleurs : pas d’insectes : pas d’oiseaux… Il faut dire qu’en Lorraine, pays de forêts et de plans d’eau, il y en a sans doute plus qu’ailleurs. Mais quand même, ça donne une drôle d’impression de marcher sans entendre le moindre gazouillis… Grand beau temps aujourd’hui, comme prévu par la météo, et nous démarrons de bonne heure pour arriver avant la foule à Paradise (45’ de route depuis Ohanapecosh) qui est l’endroit le plus fréquenté du parc du Mont Rainier. Nous faisons en route un petit arrêt à Reflection Lake, le bien nommé, qui manque toutefois un peu d’eau… Pas mal de monde sur le parking, beaucoup de gros sacs de backpackers et d’alpinistes. Nous nous contenterons de faire le Skyline Trail (9 km, + 500m), « marronnier » du coin. Nous marchons depuis 5 mn, le sentier est encore bétonné, quand Caroline « tombe » sur un ours noir qui s’éloigne tranquillement ! Il est 8h30 et nous sommes sans doute les premiers à passer sur ce sentier. Toute la zone entre ce sentier et le parking « des trailheads » est fermée, officiellement à cause d’un éboulement de terrain…Par ailleurs il est partout noté de signaler la présence d’un ours (ou cougar !) aux rangers. De là à penser qu’ils ferment les zones où des ours ont été signalés…donc on s’est bien gardé de signaler sa présence, d’autant plus qu’il était fort sympathique. Il a profité d’un des rares ruisseaux qui coulent sur les pentes du Mont Rainier pour y faire quelques ablutions avant de s’éloigner paisiblement. Plus haut nous apercevons quelques biches assez craintives puis c’est un florilège de marmottes hyper habituées à la présence humaine, qui se laissent approcher à 1m. A cette heure matinale il n’y a pas grand-monde alors que nous approchons du glacier. Ici aussi ça fond car il fait très chaud en dépit de l’altitude (environ 2000m) Encore un lagopède, toujours aussi bien camouflé ! Cherchez la marmotte ! Celle-ci était si gourmande qu’elle n’a pas daigné se déplacer du moindre centimètre ni même interrompre son grignotage, pressée de parfaire ses réserves avant l’hiver. Au loin, les silhouettes des montagnes peinent à émerger de la fumée. Un ruisseau ! Pas si nombreux sur les pentes d’une si grosse montagne. L’eau, la vie, un peu de verdure au milieu des champs de caillasse. Ici des « yéyés » aussi appelés « Polnareffs » Grosse différence entre nos montagnes européennes et celles d’ici : l’impossibilité de faire une confortable pause allongé dans une prairie moelleuse ! Ici tout n’est que caillasse ponctuée de touffes de fleurs (fanées en l’occurrence) : la faute au climat plus sec ? Au caractère volcanique et récent des montagnes ? Si quelqu’un sait ? Un peu après 11h arrivent les premiers nuages… Ultime marmotte juste avant de rejoindre le parking qui fait la joie des petits enfants, toute fiérotte d’avoir un tel succès ! 3h30 pauses comprises. Après-midi tranquille au bord de l’eau, certains bouquinent, d’autres jouent les explorateurs le long de la rivière, jusqu’à cet énorme bouchon ! D’autres (les parents !) font un saut lessive/ravitaillement jusqu'à Packwood (laundry du RV park, wifi en libre accès à la library juste à côté) situé à 1/2h de route.
Vendredi 14/08/15 J13 En route pour le Mont St Helens ! La météo est très pessimiste pour l’après-midi, de fortes pluies sont annoncées mais ça ne devrait pas durer. Nous prenons donc notre temps pour une journée dont le programme sera sans doute assez léger puisqu’amputé de la randonnée prévue l’après-midi. Nous renonçons aussi à la petite randonnée de Naches peak loop trail, renommée pour ses prairies fleuries (plus de fleurs) et les reflets du Mont Rainier dans le Tipsoo Lake (temps bouché) Pause-wifi à la library de Packwood (en fait dans la voiture garée devant..) tout en observant d’un œil étonné le majestueux cerf qui vient prendre son petit déjeuner auprès de la gérante du RV park. C’est visiblement une habitude et la dame a toutes les peines du monde à l’empêcher de rentrer dans son mobil home ! 1h de route au total seulement jusqu’au Iron Creek Campground, situé sur le flanc est du Mount St Helens mais on change totalement d’univers ! Non ce n’est pas une forêt vierge mais bien un camping ! Le temps de s’installer (pour 1 seule nuit), la pluie arrive comme prévu et on déjeune pour la 1ère fois à l’abri du tarp. Les plus courageux font une tentative l’après-midi en roulant jusqu’à Windy Ridge, l’accès Est au cratère du Mont St Helens, mais je ne sors même pas de la voiture ! Retour vers notre forêt pluviale ! Valentin le maître du feu ne s’en laisse pas conter : en 5 mn un bon feu crépite en dépit des intempéries. Samedi 15/08/15 J14 Nous allons faire ce matin la rando prévue pour hier et demain au départ de Johnston Ridge à l’ouest, celle prévue pour aujourd’hui… Nous replions les tentes et nous mettons en route de bonne heure vers Windy ridge par une petite route sinueuse et cahotique (le terrain semble encore très mal stabilisé et l’asphalte ondule pas mal). Nous quittons la forêt pluviale pour une forêt plus classique de conifères puis arrivons dans la zone de « blast » où tous les arbres ont été soufflés par l’éruption : un paysage post apocalyptique comme nous n’en avions jamais vu ! Le Mont St Helens est un gros volcan dont la dernière énorme éruption de 1980 a causé un glissement de terrain qui a fait passer son altitude de 2959 à 2549m. Toute la chronologie de l’éruption (qui fit 57 victimes) est très bien détaillée ici : https://fr.wikipedia.org/...Saint_Helens_en_1980
Nous démarrons la randonnée vers les Loowit Falls (13,5 km, +200 m environ) à 8h20 en nous garant sur le parking de Windy Ridge. Enfin un ciel intéressant ! Le sommet se cache dans les nuages… Pierres ponces partout ! 1 heure d’une piste peu intéressante, réservée aux scientifiques, nous mène à une bifurcation vers Abraham Trail que nous suivons pendant quelques minutes avant de réaliser notre erreur. Il faut en fait descendre un peu dans la vallée avant de remonter doucement de l’autre côté cette fois vraiment sur les flancs du volcan. Quelques chèvres des montagnes aperçues de loin. Nous franchissons plusieurs ravines plus ou moins fertiles. En contrebas le Spirit Lake et les millions d’arbres arrachés par l’explosion de 1980. On approche ! Voilà la cascade de Loowit Falls. Petit rayon de soleil juste pour la photo souvenir… Paysage vraiment austère et très impressionnant. Le fond de l’air est frais et nous ne trainons pas, on redescend Non sans jeter un dernier coup d’œil à la cascade. Nous remarquons d’ailleurs une sorte de cabane toute blanche un peu plus haut (dispositif scientifique sans doute ?) Noir c’est noir ! Nous revoilà au parking. J’ai adoré cette rando du fait de son côté un peu dramatique (grâce aux nuages), les enfants eux ont trouvé qu’il faisait un peu frisquet. Il faut dire qu’on a une météo tout-à-fait incroyable avec des températures très supérieures aux moyennes habituelles, 25 à 30°C selon l’altitude au plus chaud de la journée. Nous reprenons la route pour contourner le Mont St helens par le nord et dormir au Eco Park resort, situé sur la Spirit Lake memorial Highway, à 1/2h de Johnston Ridge. 2h30 de route tout de même aussi faisons-nous une pause déjeuner dans un diner de Randle. Arrivée vers 18h à l’Eco Park resort, un drôle de petit bonhomme nous conduit jusqu’à la yourte que j’ai réservée pour une nuit. L’emplacement est immense et très agréable. Que de vert ! ca fait du bien ! Nous avons juste le temps de prendre une bonne vraie douche et de griller notre viande avant que la nuit ne tombe. Bande d’affamés ! Dimanche 16/08/15 J15 Très bonne nuit, très claire (beau ciel étoilé, pas de pollution lumineuse et pour la 1ère fois nous n’étions pas au cœur d’une forêt d’énormes arbres) et assez fraiche. Nous sommes presque les premiers sur le parking de Johnston Ridge (1 ou 2 voitures y ont passé la nuit) et nous démarrons la randonnée vers Harrys Ridge (13 km, +200m environ ?) vers 7h40. Grand beau temps comme prévu ! Les glaciers du cratère sont assez mal visibles, apparemment en voie de disparition eux aussi. Au téléobjectif on parvient à distinguer la petite cabane blanche aperçue hier. Ravines… Bords acérés du cratère… Contemplation… A contre-jour émergeant de la fumée, le Mont Adams 50 km à l’est avec au 1er plan, le Spirit Lake. En contrebas un important groupe de biches avec quelques cerfs. Nous parvenons à Harrys Ridge après 2 h de marche tranquille, et n’avons croisé qu’un ou deux autres randonneurs. Nous repérons la cascade où nous étions hier (au centre de l’image) Les millions d’arbres, victimes de l’éruption, qui se baladent sur le lac au gré du vent… Ces souches atypiques sont étonnantes : rien à voir avec les souches d’une forêt exploitées. Ici l’arbre a été arraché ! Quelques couleurs d’automne commencent à apparaître. Etranges petits cônes en fond de vallée ? Sur le retour nous croisons tout de même quelques randonneurs mais ce n’est rien par rapport à la foule qui se contente d’une visite au visitor center où nous faisons ensuite un petit saut. Il y a quelques témoignages de campeurs ou de randonneurs qui ont survécu à l’éruption, c’est assez prenant car on s’imagine parfaitement à leur place, brrr… Quelques photos spectaculaires de l’éruption et du glissement de terrain, comme celle-ci… Nous prenons tout notre temps pour déjeuner au Patty’s Place tout en bas de la Spirit Lake Highway car nous avons seulement 3h de route à faire cet après-midi pour nous rendre à Deception Pass State Park, au Nord de Seattle, pas loin du ferry vers les Iles San Juan. C’était sans compter les énormes bouchons : fin de WE et/ou fin de vacances ? Nous avons mis 6h pour faire 300 malheureux km. Première fois que nous affrontons des bouchons aux Etats-Unis ! La région est décidément fort peuplée ! Bref, nous arrivons juste avant la tombée de la nuit à Bowman Bay Campground, où j’ai réservé juste pour une nuit un emplacement juste au bord de la mer, dont nous n’aurons pas le temps hélas de beaucoup profiter. Douche, miam miam et dodo. Feux de bois interdits désormais interdits partout, à cause des incendies qui sévissent un peu partout : c’est un peu la psychose…car les foyers dans les campgrounds sont bien conçus et à mon avis sans aucun risque. Au loin les sommets des Olympic Mountains où nous irons bientôt. Lundi 17/08/15 J16 Au matin, ils sont toujours visibles, le beau temps nous accompagne encore, quelle chance ! J’ai réservé le ferry vers Lopez Island vers 9h30. L’archipel des San Juan au nord-ouest de Seattle, tout près de la frontière canadienne, est composé de plusieurs îles. Lopez m’a semblé la plus paisible et la plus accueillante (merci Aquilegia pour tes conseils) L’aller-retour pour la voiture et 6 personnes coûte une centaine de dollars, la réservation du ferry de retour n’est pas possible mais le site des Washington State Ferries indique les « best time travel hour » (horaires les moins fréquentés) Comme on adore les ferries (c’est bien le seul transport en commun que j’aime) c’est l’occasion de se donner un petit aperçu des îles parsemant l’énorme Détroit de San Juan de Fuca, entre USA et Canada. La traversée dure 45 mn que nous passons sur le pont car l’air est très doux et la vue magnifique sur Glacier Peak à l’est (3213 m) et les îlots et leurs jolies maisons. La mer est d’huile, un vrai temps de demoiselle, et nous faisons du rase-caillou… Arrivée à Lopez Island (très longue file de voitures qui attendent pour embarquer sur environ 1 ou 2 km, gloups) où piétons et vélos débarquent en premier. C’est très bon enfant et ça nous fait un peu penser à certaines îles bretonnes où les gens rejoignent leur famille pour les vacances : à peu près la même taille que Belle-Ile avec 2 fois moins d’habitants (2000 pour une île de 24X13 km) Nous allons installer les tentes au Spencer Spit State Park où j’ai réservé pour une nuit (petite déception, je me suis plantée en réservant et on est assez loin du bord de l’eau, sur un emplacement petit bien que parfaitement isolé des voisins, à perpète des toilettes –pas de douches- et pour la 1ère fois il y a pas mal de moustiques, vite découragés par le répulsif) Ensuite, première mission, trouver à manger ! Pas trop dur aux US en général… on choisit le seul resto qui ait une (petite) vue sur mer et on bulle un bon moment en terrasse. Il fait un temps parfait, un dosage idéal entre soleil et légère brise marine. On reprend la voiture pour aller vers le sud de l’île, croisant en route quelques jolies maisons, échangeant moult signes de la main avec les îliens très amicaux ! Impossible de croiser un piéton, un cycliste (assez nombreux sur l’île) ou un automobiliste sans un petit salut ! J’ai prévu une petite randounette vers Shark reef Sanctuary au SO de l’île où nous arrivons vers 14h. Un quart d’heure de marche dans une jolie pinède nous mène à l’Océan Pacifique. L’endroit a des petits airs de presqu’île de Crozon, la bruyère en moins et le kelp en plus. Ici point de requins mais des phoques qui se dorent la pilule au soleil et jouent dans les courants, la belle vie ! Pour les hommes aussi la vie a l’air douce par ici, à naviguer tranquillement au milieu des montagnes. On passe un bon moment à observer les phoques et les voiliers puis nous repartons vers Agathe Beach pour marcher jusqu’à Iceberg Point, le point le plus au sud de l’île, d’où l’on peut apercevoir orques et baleines, quand on a de la chance et quand c’est la bonne saison ! Donc on n‘a rien vu… Un peu déçus par cette rando, un peu fade après Shark Reef et surtout réalisée sous une lumière un peu blafarde. Pas indispensable donc sauf à la saison des baleines bien sûr ! « Par le chemin des écoliers » nous regagnons notre campground en prenant tout notre temps pour apprécier quelques charmants détails. Petite balade vespérale le long du lagon de Spencer Spit, où les gens qui passent la nuit dans ce petit mouillage tranquille viennent dégourdir les pattes de leurs chiens.
Mardi 18/08/15 J17 Après une nuit tranquille bien qu’un peu chaude, nous parcourons les quelques km qui nous séparent de l’embarcadère et arrivons avec 1h30 d’avance au ferry, inquiétés par la foule aperçue hier en débarquant. Nous sommes parmi les premiers…on abandonne la voiture et après un petit tour vers la salle d’attente toute mignonne avec sa petite bibliothèque, nous quittons le parking et nous posons au bord de l’eau, à l’ombre, en regardant passer les ferries. Au loin le Glacier Peak émerge de la brume et des fumées. Je longe un peu la côte et remarque d’étranges arbres rouges. Si quelqu’un sait de quelle espèce il s’agit ? Nouvelle traversée très agréable, rythmée par l’observation des voiliers. Nous déjeunons à Anacortes (Island Café, bien) et profitant du wifi découvrons un message de WSF (Washington State ferries) nous informant d’une panne sur le ferry que j’ai réservé ce soir de Coupeville au sud de Whidbey island vers Port Townsend sur l’Olympic Peninsula. Or ce ferry est très fréquenté car il évite un détour de plus de 4h par le sud du Puget Sound. Ils utilisent en remplacement un ferry plus petit et ne peuvent donc pas honorer les réservations, tout en donnant priorité à ceux qui ont réservé. Bref, on abandonne l’idée de visiter le village de Langley dans le sud de Whidbey Island et on file directement au ferry avec un timing parfait puisque nous embarquons 5 mn plus tard. 1h de traversée paisible puis nous arrivons à Port Townsend vers 15h30. Il fait 30°C ! Encore 1h de route et nous découvrons la maison réservée pour 3 nuits un peu à l’est de Port Angeles, qui va nous servir de base pour découvrir une partie de l’Olympic Peninsula. La maison est au bord de la mer, un peu en retrait protégée par quelques pins, très confortable. J’aperçois une loutre qui joue dans les vaguelettes. On s’y sentirait tout à fait chez soi avec une déco un peu moins rustique et sans les 12 bibles que caroline et Arnaud ont compté dans leur chambre (véridique !) http://www.vrbo.com/583351 Nous allons faire quelques courses à Port Angeles, histoire de pouvoir profiter du barbecue, tandis que les enfants s’approprient la maison et ses salles de bain. Nous profitons jusqu’au bout du soleil couchant et de la vue sur l’île de Vancouver.
Mercredi 19/08/15 J18 Temps radieux prévu pour cette journée, en route vers les Olympics Mountains. Nous arrivons au trailhead de Obstruction Peak (il faut prendre une piste qui part vers l’est un peu avant d’arriver au visitor center du Hurricane Ridge) et démarrons la rando vers Grand Lake vers 9h30. Nous choisissons de faire une boucle en descendant par Badger valley et nous remonterons par le sentier classique plus à l’ouest. Plusieurs pancartes mettent en garde contre les ours, cougars et autres chèvres irascibles : nous ne verrons qu’une ou deux marmottes ! Après une descente très minérale vers Badger Valley, nous entrons dans une forêt assez monotone (on se croirait dans les Vosges, il fait super chaud et nous trempons régulièrement nos vêtements dans les quelques ruisseaux croisés) et arrivons enfin vers midi sur les rives du Grand Lake. Longue pause pique-nique au bord du joli lac. Je m’inquiète de la remontée en plein soleil ! Dernier regard sur le lac, on refait le plein d’eau à un petit ruisseau, pas sûrs d’en trouver plus haut, on trempe nos vêtements dans l’eau fraîche et c’est parti. Finalement en prenant son temps, c’est sans problème (on a cependant vu des familles avec de jeunes enfants qui avaient bien du mal avec cette incroyable chaleur !) On passe ensuite au-dessus des arbres ce qui nous permet d’apercevoir au sud-est les pics et les glaciers du Mont Olympus (2432 m) Après 1h30 de grimpette, nous arrivons sur le plateau et le sentier, quasiment plat est très agréable avec d’un côté les sommets enneigés du massif et de l’autre un paysage hyper minéral. 6h30 au total pauses comprises pour cette randonnée. La plus belle partie se situe entre le lac et le trailhead sur le sentier ouest (Badger Valley ne nous a pas vraiment dépaysés) 13 km, +750m Nous reprenons la voiture et roulons jusqu’au trailhead de Hurricane Ridge, dans l’espoir de voir quelques animaux (des Mountains Goats y sont régulièrement aperçues). Un peu crevés, nous interrogeons un couple de randonneur qui en revient : ils n’ont pas vu grand-chose, alors nous décidons de retourner profiter de notre maison et de ses environs. C’est sur la route en redescendant vers Port Angeles que nous verrons le plus d’animaux (plusieurs biches) Le vent s’est levé et le paysage se dynamise. On comprend pourquoi la maison n’est pas directement sur le Pacifique ! Je prends la voiture et roule quelques centaines de mètres vers l’est jusqu’à l’embouchure de la Elwha River. J’adore ces endroits où se mêlent eau douce et eau salée, avec leurs bancs de sables ou de galets et leurs inévitables colonies d’oiseaux. J’aperçois de loin la maison coincée entre montagnes et océan. Ce coin est décidément très beau. Rencontre incongrue avec une dame qui promène son chien en se rééduquant (podomètre à l’appui !), qui me déclare son amour pour la France, Baudelaire et les Fleurs du Mal en quelques minutes de conversation. Jeudi 20/08/15 J19 Temps couvert ce matin, ça devrait se lever vers midi, pas de pluie prévue… Dire que nous sommes dans la région la plus arrosée du continent nord-américain avec 7 fois plus de précipitations annuelles qu’à Nancy ! En route vers Shi Shi Beach (prononcer shai shai, http://www.wta.org/...north-shi-shi-access ) située tout au NO de l’Olympic Peninsula, ce qui nécessite d’emprunter une route coincée entre montagnes et océan, qui épouse chaque courbe de la côte, fréquentée par des hordes de camions lourdement chargés d’énormes billes de bois, qui roulent à tombeau ouvert. Cette plage célèbre pour ses sea stacks (pitons rocheux) se situe dans la Makah Indian reservation et il faut acheter un permis à Neah Bay, vendu dans presque tous les commerces (10 $ de mémoire) La rando jusqu’à Point of the Arches, là où se situent les pitons fait 13 km A/R : on peut la faire comme nous dans la journée mais aussi passer 1 ou 2 nuits sur place pour profiter des belles lumières de début ou fin de journée. Il y a 1 ou 2 rivières qui permettent de se ravitailler en eau. Dénivelée négligeable. L’endroit est parait-il très fréquenté en été, nous n’avons pas vu grand monde et avons en milieu de journée été seuls sur la plage. Après 1/2h de marche en forêt, nous apercevons enfin la mer et au loin les fameux pitons. C’est parti pour 4 km de marche sur la plage où la marée descendante dessine de jolis motifs géométriques. Nous arrivons juste à l’étale de basse-mer, désormais elle va remonter, gare ! Nous poursuivons un peu au-delà de Point of the Arches mais la prudence nous empêche d’aller bien loin, d’autant que l’atmosphère assez lugubre ne nous donne pas envie de rester coincés par la marée. Comme prévu, le temps s’améliore ! Voilà, la mer remonte, nous repassons au nord des pitons, « du bon côté ». A contre-jour la côte semble vraiment hostile avec ces pitons arc-boutés contre l’Océan. Il est midi la plage est à nous, partagée avec un couple de photographes qui va camper sur place. Atmosphère transformée par le soleil ! Recto Verso Il est temps de rebrousser chemin, si on veut pouvoir profiter du sable dur avant la marée haute. Pause pique-nique près d’un petit ruisseau, très apprécié des goélands ! Retour d’abord par les rondins, pas très rapide et assez casse-g…e, on regagne bien vite la plage. Un regard en arrière vers les pitons de plus en plus masqués par les embruns, car le vent a encore forci. On retraverse la forêt, en croisant pas mal de marcheurs qui arrivent pour camper, souvent très lourdement chargés. Petit arrêt à l’estuaire de la Sooes River ou un kayakiste s’apprête à remonter la rivière, la mer étant trop agitée : vent d’ouest, marée montante et courant de rivière… Randonnée bien fatigante finalement, malgré l’absence de dénivelé : sable, timing à respecter par rapport à la marée, algues glissantes, vent « saoûlant ». Nous allons encore bien dormir ce soir ! Nous profitons tout de même de notre dernier coucher de soleil, très nuageux !
Vendredi 21/08/15 J20 Après concertation, nous décidons de zapper Ruby Beach et la Hoh Rain Forest (trop de route, pas assez de pluie pour mettre en valeur les mousses de la Rain Forest) au profit d’une visite express et superficielle de Seattle. C’est l’occasion d’une nouvelle petite croisière sur le ferry (16 $ pour la voiture et 6 personnes !) qui va de Bainbridge Island (atteinte via un pont flottant) jusqu’au centre-ville de Seattle. Pour notre 4ème et dernière traversée en ferry, la chance nous sourit une fois de plus puisque nous embarquons aussitôt. Ces petites îles sont hyper-résidentielles : mignons petits ports, jolies maisons au bord de l’eau, ça nous fait décidément penser au sud de la Norvège ou de la Suède…mais nous sommes à la latitude de Quiberon ! Nous approchons de Seattle, c’est mieux que par l’autoroute non ? La plus haute tour à droite est le Columbia center, nous y monterons tout-à-l’heure ! On a tout juste le temps d’observer quelques détails du front de mer et il nous faut déjà débarquer ! Quelques photos à la volée depuis la voiture, mélange d’ancien et de moderne… Nous arrivons à la Columbia Center Tower vers 12h30 : 64,5 $ pour nous 6, pas d’attente, en route pour le 73ème étage. Les éternelles fumées nous empêchent de voir bien loin mais la visite est plaisante : ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de grimper si haut en ville. Nous apercevons l’embarcadère du ferry, le Lac Union (où j’avais envisagé d’aller voir des maisons flottantes, oui, encore ! Mais il fait trop chaud, 34°C !) Alors on file vers le Fly Muséum (Musée de l’air) situé un peu au sud de la ville que nous visitons après avoir déjeuné sur place. J’ai adoré le hall principal ou sont suspendues toutes sortes d’aéronefs de toutes époques ! Pour notre dernière nuit aux US, j’ai réservé une grande chambre pour 6 au Hampton Inn and Country à Dupont, très bien. Nous dînons juste à côté au Teryaki chicken, bien.
Samedi 22/08/15 J21 Réveil aux aurores ! Notre avion n’est qu’à 13h30 à Portland mais échaudés par les bouchons de l’I5, nous prenons une énorme marge. Déjeuner très complet à 6h, puis 2h de route fluide, nous arrivons avant 10h à l’aéroport de Portland. Voyage de retour sans histoire (Escale à Dallas dont les environs nous ont paru beaucoup plus vert que tous les états que nous venons de traverser, quel paradoxe ! Escale à Londres où nous faisons une énorme sieste) et arrivée à la maison dimanche vers 21h00.
Epilogue Un beau voyage un peu trop tranquille selon les enfants, moins excitant que ceux que nous avons pu faire en Utah/Arizona. Une météo exceptionnelle avec 1 seule demi-journée de pluie en 3 semaines. Peu ou pas de beaux ciels à cause des fumées d’incendies omniprésentes de San Francisco à Seattle. Pas de fleurs, pas de neige, canicule et 4 ans de sécheresse, dommage ! Très très peu d’Européens et de Français en particulier ( à part bien sûr à SFO) : super accueil des Américains. A chaque fois je me demande bien quelles qualités rendent les Français si populaires là-bas : c’est un grand mystère pour moi ! Beaucoup de monde (en immense majorité des Américains et pas mal d’asiatiques) en particulier à Crater Lake, Mont Rainier et Mont St Helens, sans que ce soit trop gênant car en démarrant tôt le matin et en marchant un peu on échappe sans difficulté à la foule. Ce sont ces 3 sites qui ont le plus marqué les enfants : Crater Lake en particulier ! Fred et moi avons bien aimé Lassen Volcanic NP et Bumpass Hell en particulier (rien à voir avec Yellowstone mais tellement inattendu dans ce coin des US) On a aussi été emballés par Mont Rainier et Mont St Helens. On a bien aimé aussi les petites traversées en ferry et l’atmosphère tranquille des îles au NO de Seattle. L’alternance camping rustique/jolies maisons confortables et bien situées a bien plu : c’est plus fun que de ne dormir que dans des motels basiques qui se ressemblent tous. Les enfants (et nous aussi) gardent toutefois la nostalgie du camping sauvage…pas facile dans cette région à moins de faire du backpacking. L’est Oregon m’a bien plu mais je crois être la seule (je pense qu’il faut un peu d’imagination pour l’imaginer au printemps alors que les collines ne sont pas encore grillées et les rivières pas encore asséchées !)
Voilà le carnet illustré de notre dernier voyage est en ligne sur sibellelaterre en cliquant ici

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
RECIT USA 2015 Des Grands Volcans vers l’Océan : Californie du Nord, Oregon, Washington. Après quelques voyages dans l’Ouest Américain au pays des canyons et des roches rouges, nous décidons d’explorer de nouveaux horizons et quoi de mieux que quelques volcans pour motiver toute la famille ? Histoire de varier un peu, j’y ajoute une pincée d’océan (nous avions lors d’un voyage précédent eu l’occasion de survoler Seattle et la géographie du coin vue d’avion nous avait bluffés !) Cette année nous serons 6 puisque Valentin, l’ami de Marion fait partie de l’aventure. Le but du voyage est comme d’habitude de découvrir la nature en s’y baladant à pied et je fais donc le choix de réserver des hébergements à chaque fois au plus près des parcs : ce sera donc souvent du camping et comme la météo dans ces contrées peut se montrer taquine, nous ponctuerons le voyage de quelques séjours de 2 ou 3 nuits consécutives dans de douillettes maisons trouvées sur VRBO. Tous les campgrounds ont été réservés longtemps à l’avance entre décembre et février (à juste titre car presque tous étaient « full » à notre arrivée) Je prévois de faire pas loin de 5000 km en 3 semaines, nous serons 6 adultes avec du matériel de camping donc après avoir un peu hésité vu le surcoût, je change ma réservation de Dodge Grand Caravane pour un van 12 places qui s’avérera parfait ! Réservation chez Budget via Autoeurope (pour 20 jours : 1787 €+ 124 USD de frais de drop off) J’ai réservé en décembre les vols via American Airlines, et la meilleure combinaison prix/horaires/villes de départ et d’embarquement nous fait pour une fois partir du Luxembourg (très pratique pour nous car 1h40 de route) : Arrivée à San Francisco, départ de Portland. 718 €/personne du 02/08 au 22/08 : pas cher mais escales à Londres et Dallas (un peu plus de 20h de voyage), vieux avions avec écrans individuels qui fonctionnent mal, choix de film très réduit, rien en Français et films dont on ne choisit pas l’heure de début ! Impossible de réserver ses sièges en ligne ni à l’avance ni lors du online check-in : on a eu des sièges mal situés et étions placés 2 par 2 et pas tous ensemble (mais proches en s’arrangeant avec d’autres passagers). Pour finir, quelques jours avant le départ, je réalise que nous repartons à présent de Dallas et non plus de Portland ! Appel (en Français) au service client de la compagnie qui résout le problème immédiatement : je ne peux tout de même m’empêcher de me demander ce qui ce serait passé si je ne m’étais pas rendue compte à l’avance du bug ?! Malgré ces contrariétés, le voyage s’est bien déroulé : pas de retard et pas de bagage perdu. On a bouquiné et dormi dans l’avion, marché, mangé et wifité aux escales et sommes arrivés presque frais et dispos le 02/08 à 23h30 à San Francisco (pour un départ du Luxembourg le même jour à 11h30) Dimanche 02/08/2015, J1 Prise en charge un peu longue du véhicule à l’aéroport de SFO chez Budget (il faut dire que nous sommes un peu en avance) : le Ford 12 places est énorme et pour une fois le chargement des bagages se fait en 2 secondes. Coffre énorme, 3 banquettes à l’arrière (sièges non pliables), c’est royal. On branche le GPS et c’est parti via le Golden Gate Bridge vers Sausalito où j’ai réservé un houseboat, comme la dernière fois ! http://www.vrbo.com/629690
Nous le trouvons facilement et il est mignon comme tout, ça tangue un peu quand nous montons à bord, la mer miroite tranquillement, j’adore ! A notre horloge biologique il est 11 h du matin : un petit Stilnox et hop au lit, il est déjà 2h du mat heure locale !
Lundi 03/08/2015, J2 Nous avons tous bien dormi, même si j’ai dû mettre mes boules Quiès du fait de la proximité de l’autoroute (la Gate 6 ½ où nous sommes en est vraiment plus proche que les autres, bon à savoir !) Les autres n’ont rien remarqué ! Je n’ai pas de programme bien précis pour ces 2 jours/3 nuits à San Francisco : le but était d’attendre d’éventuels bagages perdus, de se remettre du décalage horaire, et tout simplement de profiter des vacances et de notre petit séjour sur l’eau. Après un 1er ravitaillement au supermarché du coin (Mollies Stones, bien achalandé mais cher, nous partons en voiture vers Hawk Hill, un point de vue situé au NO du Golden Gate Bridge.
A cette heure la circulation est plutôt clairsemée sur le pont.
Zoom sur San Francisco, quelle situation magnifique !
Les ponts de vue se succèdent le long de la route et sont de plus en plus beaux, d’autant plus qu’il n’y a pas de brouillard, pourtant si fréquent en été dans la baie. Il fait si beau que nous partons pour une baladounette vers Rodeo Cove, épargnée par le brouillard qui attend sagement au large sur le Pacifique. Du coup, les fleurs ont soif ! Après quelques circonvolutions, nous arrivons à Point Cavalho, cette fois au NE du pont. Le Présidio Yacht Club est bien situé mais gare au courant ! Au loin, le Bay Bridge et Alcatraz. Nous retournons ensuite au houseboat, tout proche, remplir les estomacs de nos grands zados. Ce ponton comme ceux des autres Gate est vraiment charmant… 2 kayaks sont à notre disposition et Arnaud s’en va faire un tour en attendant l’heure du repas, cool ! Pas de sieste surtout ! On file vers SFO (via le Golden Gate Bridge, payant uniquement en allant VERS SFO via le site bayareafastrak.org, à faire en avance ou dans les 48h qui suivent le passage, il faut l’immatriculation de la voiture) et nous partons à l’assaut de Lombard Street et de ses virages, à la vitesse…d’un escargot. Oui c’est le milieu de l’après-midi, pas malin… Les plus courageux font l’ascension à pied, ça va plus vite et ça leur permet de faire quelques photos des jolies maisons en bois rehaussées de flamboyants, d’une échappée vers Alcatraz et Angel Island, de belles maisons hispanisantes ou d’un aigle qui garde sa maison ! Vue au loin vers Coït Tower… Je plains les riverains parasités par ces hordes de touristes et surtout leurs voitures !
Nous allons ensuite faire un tour au bord de la mer. Il y a encore un petit port de pêche où batifole un phoque. Assez peu d’otaries au Pier 39 mais les observer est tout de même amusant surtout quand elles se chamaillent ! On est en Amérique, pas de doute ! Trop tard pour le musée de la marine que nous avions bien apprécié la dernière fois, il ferme à 17h. Alors nous profitons du beau temps pour grimper à Twin Peaks et profiter de la vue sur SFO. Les cargos au mouillage sont vent arrière tellement le courant de marée descendante est puissant ! Pourtant ça souffle ! Nouveau passage à Hawk Hill pour profiter d’un meilleur éclairage sur le Golden Gate Bridge. Puis nous regagnons avec plaisir nos pénates aquatiques.
Mardi 04/08/15 J3 Joli lever de soleil (le décalage horaire nous fait lever tôt !) En route vers la forêt de Muir Wood où nous arrivons un peu avant 8h. Nous partons randonner sur l’Ocean View Trail à partir de Pinchot Tree, puis Lost Trail et Fern Creek Trail : bof ! C’est longuet, fatigant, mieux vaut rester au fond de la vallée c’est là que sont les plus gros arbres. Je n’avais pas retenu cette rando la dernière fois, à juste titre ! Achat du National Park Pass (80 USD, valable 1 an pour tous les Parcs Nationaux des US) en quittant le parc. Nous reprenons la route vers Stinson Beach où se prélasse une colonie de phoques. Plus loin des biches un peu avant d’arriver à Point Reyes que décidément nous ne verrons pas encore cette fois sous le soleil. Drôle d’atmosphère dans cette presqu’île perdue. Je referai bien la balade d’Abott’s Lagoon mais le temps se gâte, les troupes fléchissent alors on retourne au soleil de Sausalito faire un peu de kayak au milieu des houseboats. Joli coucher de soleil !
Mercredi 05/08/15 J4 Nous avons refait quelques courses hier et partons de bonne heure pour Lassen Volcanic National Park. Notre fidèle petit frigo électrique nous accompagne pour son 4ème voyage : nous le laissons branché en permanence nuit et jour, aucun problème avec la batterie de notre gros van. Route pas palpitante d’autant plus que le ciel est blanc de fumée tous azimuts, flûte. Nous arrivons vers midi par l’entrée sud du parc, le traversons dans des nuages de fumée jusqu’au Manzanita Campground (le Lassen Peak, sommet du parc, est quasi invisible, noyé dans la fumée) trouvons notre emplacement de camping, nous installons (pour 2 nuits), cassons la croûte et partons en direction du Nord-Est du parc (1h de route) pour faire la rando de Cinder Butte Cone. Comme il est un peu trop tôt pour bénéficier d’une belle lumière sur ce site (si tant est que ce soit possible avec la fumée…grr…) nous partons d’abord sur la petite rando qui longe d’abord le Butte Lake puis tourne vers Bathtub pour former une boucle. Le niveau du lac semble assez bas et l’atmosphère est assez spéciale avec cette sal..ie de fumée… Le sentier s’élève au-dessus du lac. Les feux de forêt sont un phénomène naturel mais il semble que cette année soit particulièrement terrible : c’est la 4ème année de sécheresse pour les états de la côte ouest. Tout est sec et ratacuit, il y a eu très peu de neige cet hiver et les fleurs d’été sont fanées depuis belle lurette : moi qui me faisais une joie de randonner dans de jolies prairies d’altitude en fleurs sur fond de sommets enneigés… Laure (Calisson 94 sur voyage forum : https://voyageforum.com/...ost=7128317;#7128317) qui nous a précédés de quelques semaines m’a prévenue : tout est grillé et très peu de neige ! Je n’imaginais pas que c’était à ce point ! Dire que j’ai choisi le mois d’août pour éviter les déboires de Thibaut (Itat sur VF : https://voyageforum.com/...ost=5482471;#5482471) qui en juillet 2012 a souvent été bloqué dans ses randos par la neige ! La fine équipe, encore plein d’énergie ! Rando pas indispensable dans une forêt souvent brûlée avec un Bathtube Lake pas transcendant, dans du sable mou souvent. (3,7 km, +120 m) http://www.lassenhiking.org/...ake/Bathtub-Lake...
Il est temps maintenant d’aller voir à quoi ressemblent ce fameux cône de cendres et ses Painted Hills (collines colorées) satellites. On chemine d’abord en faux plat montant dans du sable mou le long d’une gigantesque coulée de lave (Fantastic Lava Beds) avant d’enfin sortir de la forêt pour découvrir cet étrange Cinder Cone. (+350 m, 8.2 km) http://www.lassenhiking.org/...Cone/Cinder-Cone... La grimpette est hypertoxique, vraiment éreintante dans des scories qui n’ont aucune tenue : heureusement le site est désert sans personne pour me voir agoniser dans la montée ! ½ h d’effort intense plus tard, nous découvrons le cratère formé de 2 lèvres concentriques. C’est beau malgré l’atmosphère enfumée. Personne n’aura le courage de descendre au centre du cratère, on se contente de suivre les crêtes. Arrivés au sud du cratère, nous découvrons les Painted Hills cernées du Fantastic Lava Bed qui coule jusque dans le Snag Lake. Je peste contre cette s… de f….qui nous afflige d’une impression de cataracte précoce ! Après une longue pause contemplative, nous redescendons sur le flanc sud du cône (je pense que la montée de ce côté est encore pire) L’endroit est tout de même magnifique, nous n’avions jamais rencontré de tels paysages auparavant… Bien fatigués, nous reprenons la route vers Manzanita Campground, dans la lumière orangée des fumées d’incendies. En route nous faisons provision de bois car il est interdit d’en ramasser dans le campground : trop facile, il y a du bois très sec de tous formats partout à profusion ! Je m’inquiète pour la rando prévue demain : la grimpette au Lassen Peak fait 600 m de dénivelée, mission impossible si c’est le même terrain que pour le Cinder Cone (264 m, 9 km) Nous voisines de camping nous rassurent : le terrain est normal, ouf ! La fraicheur tombe rapidement, nous sommes à 1800 m et nous regagnons bien vite nos sacs de couchage…
Jeudi 06/08/15 J5 4°C au réveil ! Ça pique ! Certains ont eu un peu froid. Je dois motiver mes troupes, pas emballées à l’idée de grimper sur le volcan Lassen Peak entraperçu hier dans les fumées d’incendies. C’est le plus haut volcan du parc : 3189 m, dernière grosse éruption en 1914. La rando grimpe +600m en 8 km A/R, http://www.lassenhiking.org/...Peak/Lassen-Peak...) Heureusement le décalage horaire joue toujours en notre faveur si bien qu’après une heure de route nous démarrons la rando avant 9h. Très bonne surprise : avec la fraicheur nocturne, la fumée est redescendue et nous sommes au-dessus. Je me doute qu’avec le réchauffement de l’air dans la matinée, elle va se dilater et grimper en altitude. Je confie donc l’appareil à Arnaud, beaucoup plus rapide que moi et il part devant avec mission de faire plein de photos avant que la fumée ne nous rattrape. L’odeur des lupins, seules fleurs encore présentes, légèrement sucrée est un délice ! En 3/4h il arrive à l’antécime et nous le rejoignons 1/2h plus tard, avant les nuages ! Gagné ! La grimpette est très régulière et comme il fait frais, c’est sans problème. Au Nord le mont Shasta émerge de la fumée, plus pour longtemps… Dernières longueurs vers le vrai sommet, course contre la fumée… Seuls persistent de rares névés. La fumée flirte maintenant avec le bord du cratère. Voilà nous sommes tous au sommet, mais pas les seuls ! Nous allons au cœur du cratère pour une pause pique-nique, il commence à faire bon. Grosse chaleur dans la descente, nous plaignons ceux qui montent en plain cagnard et qui en plus ne verront rien au sommet ! Retour au campground pour une douche puis une sieste bien méritées sous les gigantesques conifères qui dispensent une ombre appréciée. Petit tour vers le Manzanita Lake, à côté du campground, où de jolies oies pêchent en cadence tandis qu’un canard gourmand vient carrément quémander ! Valentin nous prépare de bonnes braises pour cuire notre repas du soir (bœuf grillé et pommes de terre à la braise) Nous achetons un peu de ravitaillement à l’épicerie bien achalandée du campground ainsi que 2 couvertures polaires. Vendredi 07/08/15 J6 Ce matin il nous semble faire presque bon : 7°C, on s’habitue ! Personne n’a eu froid et la mise en route est plus facile. Nous quittons le parc aujourd’hui mais avant nous allons visiter le site géothermique de Bumpass Hell, (5 km, +100 m, http://www.nps.gov/...ing_bumpass_hell.htm) qui se situe tout près du trailhead du Lassen Peak. Nous démarrons la rando avant 8h, pas de fumée mais le ciel est bien couvert. Personne sur le grand parking. Il s’agit pourtant de la rando incontournable du parc car facile avec peu de dénivelé. Ici aussi les lupins embaument l’atmosphère ! Nous dérangeons quelques biches et arrivons bientôt en vue des premières fumerolles. Le site n’est pas très étendu et parcouru d’une longue jetée de bois. Une lueur solaire apparait, et les couleurs éclatent enfin ! 9h, toujours personne ! Profitons… Remontée tranquille parmi les lupins, toutes les biches sont désormais cachées… Un dernier regard vers les fumerolles… Le Lassen Peak où nous étions hier émerge au-dessus des myrtilles. Plus à l’ouest Brokeoff Mountain, une rando plus ardue que nous ne ferons pas. Voici « le char » ! Nous traversons une nouvelle fois le parc vers sa sortie nord avec un petit arrêt au bord du lac Helen. Jolie prairie sur le flanc est du Lassen Peak. Petit arrêt pipi/culture express au Loomis Museum, qui présente quelques photos intéressantes de la grosse éruption d’il y a une centaine d’années. En route à présent vers Crater Lake, à 4h de route au Nord : arrêt déjeuner dans un diner de Shasta au pied du volcan éponyme, puis nous arrivons en Oregon toujours sous un ciel rendu blafard par les fumées d’incendies. Ils ne sont visiblement pas limités à la Californie ! Check in en milieu d’après-midi au Mazama Campground, nous installons les tentes (encore pour 2 nuits) puis filons voir le Crater Lake à quelques km seulement. 1er point de vue sur le lac vers 17h30 : les autres sont bluffés ! Moi qui ai vu des photos du cratère ourlé de neige, je regrette un peu cet hiver si peu arrosé et la canicule qui lui succède…L’endroit est tout de même incroyable. J’imagine la surprise de ceux qui l’ont découvert pour la 1ère fois ! Nous prenons la route vers l’ouest pour faire la courte et très fréquentée ascension du Watchman Peak (+130, 2.6 km A/R, http://www.americansouthwest.net/.../watchman-t...) un des petits sommets qui bordent le Crater Lake. A l’est bourgeonne un énorme nuage (juste derrière le Mont Scott où nous irons demain) qui nous fait penser à une éruption volcanique, car la région est truffée de volcans et qu’il n’y a aucun autre nuage dans le ciel (en dehors de strates de fumée, grrr) Juste sous nos pieds, le joli cratère de Wizard Island. Vers l’ouest, au loin les incendies et à nos pieds les prairies grillées par le soleil. Retour au campground, non sans faire auparavant une bonne provision de bois pour les grillades de ce soir (et les chamallows of course).
Samedi 08/08/15 J7 Petite flambée matinale pour prendre le petit déjeuner, nous sommes à 1800 m comme dans le Lassen Volcanic NP et les nuits sont encore relativement fraîches, 10°C ce matin. Forte de notre expérience du Lassen Peak où nous avons compris que le niveau des strates de fumée monte en cours de journée, je houspille mes troupes de bonne heure. Bien nous en a pris : une course à pied est organisée sur la route qui fait le tour du lac, si bien que la circulation n’est autorisée que dans un sens horaire, à vitesse réduite. Nous prenons donc notre temps pour découvrir les différents points de vue, quelques biches, les incendies au loin dont la fumée parvient toutefois jusqu’au lac. A 8h nous sommes au départ de la rando où nous serons seuls quasi jusqu’à notre retour à la voiture. Le Mount Scott est le plus haut sommet du parc 2692 m : 3 h de rando pour 350 m de dénivelé et 6,8 km, http://www.craterlakeinstitute.com/...rail-moun...)
Franc succès auprès des enfants, excellent rapport effort/intérêt. Vers l’est le paysage est gommé par les fumées. A l’ouest la vue est fantastique et cette fois le grand angle absorbe le lac sans problème ! Le terminus de la rando est une jolie ligne de crête à plat menant à un observatoire gardé par un mignon « racketteur » dont nous sommes les premiers clients de la journée… Nous partons ensuite vers le sud du parc pour pique- niquer près des Pinacles, des cheminées de fées joliment alignées dans une vallée encaissée que l’on surplombe sur un court sentier de quelques centaines de mètres. Retour sur la route qui fait le tour du lac, que nous terminons tranquillement avant de retourner au campground : douche, lecture, feu de bois… Tentative de balade le long de Annie’s Creek Canyon (qui borde le campground) mais la fatigue, la chaleur et le manque d’intérêt nous font rapidement rebrousser chemin. On se couche encore une fois de bonne heure : autant garder ce rythme « coucher tôt, lever tôt »qui nous permet le plus souvent d’éviter la foule. Il y a en effet beaucoup de monde dans cette région du NO bien plus peuplée que l’Utah ou l’Arizona que nous connaissons un peu, quasi uniquement des américains « du grand coin », très très peu d’européens. Il y a de leur part une vraie passion pour la vie en plein air, le camping confort avec barbecue/ canettes /fauteuils profonds (que nous envions !). Très certainement un héritage des pionniers, mâtiné de confort moderne ! C’est très familial avec enfants et chiens et en général à 21h, 22h quand il fait chaud, tout le monde est couché !
Dimanche 09/08/15 J8 La désormais traditionnelle petite flambée matinale ne nous empêche pas de décoller de bonne heure. Nous filons vers le nord en direction de Smith Rock State Park (http://www.oregonstateparks.org/...rkPage&p...) où nous ferons une petite étape pique-nique/balade avant de poursuivre vers Mitchell et John Day Fossil Beds National Monument (http://www.nps.gov/joda/index.htm) Nous longeons le Crater Lake par son côté ouest et réalisons que nous avons eu beaucoup de chance hier pour notre randonnée au Mount Scott. Il est 7h40 et le lac et ses sommets environnants sont déjà englués dans la fumée ! La lumière matinale n’en est que plus orangée… Longue route monotone entre 2 rideaux de conifères (ça nous rappelle un peu la Suède). Nous ravitaillons (courses et essence) à Redmond car ensuite vers Mitchell il n’y a plus grand-chose. On arrive enfin à Smith Rock SP : il est midi, il y a foule (dimanche) et la lumière est infecte. Mébon, on a tout de même bien envie de se dégourdir un peu les jambes sur cette randonnée en boucle (3,8 km, +256 m). La grimpette vers Misery Ridge exposée au sud est en plein soleil (même si la température ne dépasse étrangement pas 25°Cà l’ombre) si bien que nous optons pour un sens horaire afin de monter en partie à l’ombre. Petit pique-nique (tables avec vue sur les falaises) et c’est parti pour 2h15 de balade. A contre-courant…nous longeons la Crooked River, que surplombe la maison de mes rêves (encore une !) Détail amusant, on croise aux endroits « critiques » des sortes d’armoires où sont rangées béquilles et civières, ça peut toujours servir ! Nous voilà en contrebas du célèbre rocher de Monkey Face où sont suspendus quelques grimpeurs. Mais que regardent-ils ? Le sentier qui redescend ! Ce petit parc est indéniablement beau mais l’impression est mitigée avec cette foule dominicale… En route vers Mitchell, OR, où j’ai loué pour 2 nuits une croquignolette petite maison : on s’y sent de suite presque comme à la maison (ça manque de chats qui iraient pourtant parfaitement avec l’ambiance et le décor) http://paintedhillsvacation.com/accommodations.htm Nous y déposons nos affaires et filons vers la Painted Hills Unit de John Day Fossil NM, toute proche de la maison. A 18h nous entamons la petite rando de Caroll Rim Trail (2,6 km, +120 m) Qui nous permet d’embrasser d’un seul coup d’œil une bonne partie du site. Nous sommes tous un peu déçus : certes, il n’y a presque personne, la lumière est correcte (heure idéale, temps à peine couvert mais fumées encore et toujours), mais nous sommes à quelques mètres de la route et ça manque singulièrement de piment ! Je me maudis de cette espèce de snobisme mal placé qui ne me fait réellement apprécier un paysage que s’il faut au moins le mériter un peu ! Et j’ai transmis ce ressenti à toute la famille… donc bof général en arrivant en haut de la Caroll Rim. Petit frisson tout de même en voyant ces hautes herbes ployer élégamment sous la légère brise d’ouest. Nous parcourons ensuite les 2 ou 3 autres micro-trails du site. Nostalgie++ en voyant ces grosses fleurs jaunes qui nous transportent en Utah/Arizona. Retour à notre jolie maison où nous profitons du confort moderne, apprécié à 200% après 4 nuits de camping !
Lundi 10/08/15 J9 On traine un peu ce matin car la météo s’annonce maussade pour la 1ère fois depuis le début du voyage. Il est 9h45 quand nous débutons le Blue Basin Overlook Trail (boucle de 5,2 km, +230 m), situé dans la partie Sheep Rock du John Day Fossils NM, à 45’ de route de Mitchell, sous un ciel bien gris. Il nous faut 3/4H pour arriver au point de vue qui surplombe la vallée bleue. Un petit rayon de soleil transforme aussitôt l’atmosphère. Bleu, blanc, rouge ! Presque partout la végétation a brûlé et le soleil est bienvenu pour égayer un peu l’atmosphère ! Nous terminons la boucle et parcourons ensuite rapidement le Island in the Time Trail (2,1 km A/R) qui serpente au fond de la vallée. 2h au total pour ces 2 petites randonnées. Nous faisons une petite pause goûter à côté du Historic Cant Ranch House (où Fred et les enfants vont jeter un œil (bof)), dans un joli verger qui nous rappelle un peu celui de Fruita dans Capitol Reef (mais ici point d’abricots, juste des pommes pas encore mûres) Nous terminons par une visite du Thomas Condon Paleontology Center, assez intéressant et nous décidons de rentrer déjeuner dans notre joli jardin. Glandouille généralisée l’après-midi, ça fait du bien ! On s’était promis d’aller faire un tour à Mitchell downtown car le village nous a tapé dans l’œil mais finalement seul Arnaud aura le courage d’aller y faire un tour, avec pour mission de nous rapporter plein de photos ! Nous avons un faible pour les villes fantômes et mes recherches dans le coin n’avaient pas été très fructueuses (bleds paumés à plusieurs heures de route sans grand-chose à voir) et j’avais laissé tomber l’idée. En fait Mitchell est une superbe future ville fantôme en puissance ! Petite averse en fin de journée, insignifiante. Mardi 11/08/15 J10 En route pour le Mont Rainier ! Aujourd’hui nous changeons d’état : on quitte l’Oregon par une superbe route qui serpente dans de sauvages petits vallons ponctués de jolies granges, croise et recroise la John Day River (qu’il est possible de descendre au printemps car en été ça manque d’eau. Je pense que ça doit être superbe !), puis file à perte de vue sur de hauts plateaux grillés par le soleil et battus par les vents hérissés de centaines d’éoliennes et arrive enfin à la mythique Columbia River frontière géographique entre Oregon et Washington. Ce tout petit aperçu sur l’Oregon de l’Est m’a donné une furieuse envie d’y retourner au printemps, quand la nature renait et que la neige recouvre encore les sommets. Pas facile cependant de miser sur la bonne période et d’échapper à un printemps précoce ou à un hiver tardif… Petite pause au Mary Hill Museum (http://www.maryhillmuseum.org/), juste après le pont sur la Columbia, qui nous parait bien sage, bordée de vignes… Ce musée a été créé par un riche homme d’affaires, qui y a amassé « en toute simplicité » les œuvres qui lui plaisaient ! Visite chère et pas indispensable mais le cadre est agréable et j’ai découvert Andrea Rich, une femme peintre contemporain dont j’adore certaines œuvres! Quelques belles photos d’indiens aussi. A ne pas manquer, une veste imperméable pour le kayak faite en intestin de phoque ! Pour la 1ère fois depuis le début du voyage il fait trop chaud (34°C) et nous renonçons à pique-niquer dans le parc du musée pour nous mettre au frais dans un Mac-Do où nous ne passons pas inaperçus (moyenne d’âge au moins 70 ans ! Ambiance salon de thé !) Encore quelques heures de route et nous arrivons enfin à Ohanapecosh Campground, situé sur le flanc SE du Mont Rainier où j’ai réservé 3 nuits. Nous installons rapidement les tentes et reprenons la voiture pour quelques km pour la toute petite balade dans Grove of the Patriarchs (2km A/R), parmi des arbres millénaires dont les plus grands font une centaine de mètres de haut. Quelques moustiques pas trop affamés. Récolte de bois avant de regagner le campground, lavage dans la rivière (pas de douches) pour les plus courageux et toilette de chat pour les autres, feu de bois, grillades et chamallows et hop au lit ! Mercredi 12/08/15 J11 Le Mont Rainier est un gros volcan de 4292 m dont la dernière éruption remonte à 1894 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Rainier) situé à 90 km de Seattle : il est donc très fréquenté ! J’ai donc construit mon circuit pour éviter d’y passer un week-end : nous visiterons le Mont St Helens, pourtant situé un peu plus au sud, après le Mont Rainier. Pas très logique sur le plan géographique mais en fait ça ne changeait rien en temps de parcours. Les 2 principaux accès au Mont Rainier se situent à l’est (Sunrise) et au sud (Paradise), un 3ème au nord de moindre intérêt je pense. Ohanapecosh se situe à 1h de route du 1er et 45 min du second : ce choix est donc stratégique et en plus il est en principe abrité des flux humides d’ouest par le volcan (16 m de neige par an côté ouest !) Après une 1h d’une route assez sinueuse qui nous offre quelques échappées vers le stratovolcan, nimbé de la lueur orange des éternelles fumées d’incendies, nous démarrons la rando vers Mont Fremont Overlook puis Burroughs Mountain, 15 km, +500 ? environ) vers 9h30. Finalement comme toujours dès qu’on marche 10 mn, il n’y a plus grand monde… Après une grimpette assez tranquille, parsemée de marmottes, nous arrivons sur un plateau d’altitude où nous apercevons un troupeau de chèvres des montagnes (mais pas Arnaud qui a l’appareil et prend son temps en arrière ! Donc pas de photos) Arrivés à Frozen Lake, nous négligeons pour le moment le Burroughs Mountain trail qui part vers le SO et tournons vers le nord en direction du Mount Fremont Overlook sur un sentier à flanc qui grimpe doucement. Nous découvrons une vallée très sauvage avec encore quelques mountain goats au loin. Ce lagopède est beaucoup plus accessible ! Retour au Frozen Lake pour filer à présent vers le Mont Rainier et ses glaciers. Un regard en arrière vers le sentier où nous étions tout-à-l’heure. Ce glacier n’a pas l’air très en forme, ça fond ! Arrivés à un superbe point de vue, nous cassons la croûte et sommes à nouveau rackettés par un écureuil incroyablement effronté. Il en veut à nos amandes et grimpe partout y compris sur mon chapeau ! Grosse partie de rigolade ! Effet écureuil ou amplitude des paysages et proximité du glacier ? Fred et les enfants ont adoré cette balade, même si la fin nous a semblé longuette. Le détour vers le Mount Fremont Overlook n’est pas indispensable. 5h pauses comprises Fin d’après-midi tranquille au campground, baigné de l’habituelle lumière orange alors que le soleil est encore haut sur l’horizon.
Jeudi 13/08/15 J12 Petite pluie nocturne, le sol est déjà presque sec. Bénéfice de la sécheresse, l’absence quasi-totale de moustiques et d’insectes en général. Il y a d’ailleurs aussi très peu d’oiseaux. Pas de fleurs : pas d’insectes : pas d’oiseaux… Il faut dire qu’en Lorraine, pays de forêts et de plans d’eau, il y en a sans doute plus qu’ailleurs. Mais quand même, ça donne une drôle d’impression de marcher sans entendre le moindre gazouillis… Grand beau temps aujourd’hui, comme prévu par la météo, et nous démarrons de bonne heure pour arriver avant la foule à Paradise (45’ de route depuis Ohanapecosh) qui est l’endroit le plus fréquenté du parc du Mont Rainier. Nous faisons en route un petit arrêt à Reflection Lake, le bien nommé, qui manque toutefois un peu d’eau… Pas mal de monde sur le parking, beaucoup de gros sacs de backpackers et d’alpinistes. Nous nous contenterons de faire le Skyline Trail (9 km, + 500m), « marronnier » du coin. Nous marchons depuis 5 mn, le sentier est encore bétonné, quand Caroline « tombe » sur un ours noir qui s’éloigne tranquillement ! Il est 8h30 et nous sommes sans doute les premiers à passer sur ce sentier. Toute la zone entre ce sentier et le parking « des trailheads » est fermée, officiellement à cause d’un éboulement de terrain…Par ailleurs il est partout noté de signaler la présence d’un ours (ou cougar !) aux rangers. De là à penser qu’ils ferment les zones où des ours ont été signalés…donc on s’est bien gardé de signaler sa présence, d’autant plus qu’il était fort sympathique. Il a profité d’un des rares ruisseaux qui coulent sur les pentes du Mont Rainier pour y faire quelques ablutions avant de s’éloigner paisiblement. Plus haut nous apercevons quelques biches assez craintives puis c’est un florilège de marmottes hyper habituées à la présence humaine, qui se laissent approcher à 1m. A cette heure matinale il n’y a pas grand-monde alors que nous approchons du glacier. Ici aussi ça fond car il fait très chaud en dépit de l’altitude (environ 2000m) Encore un lagopède, toujours aussi bien camouflé ! Cherchez la marmotte ! Celle-ci était si gourmande qu’elle n’a pas daigné se déplacer du moindre centimètre ni même interrompre son grignotage, pressée de parfaire ses réserves avant l’hiver. Au loin, les silhouettes des montagnes peinent à émerger de la fumée. Un ruisseau ! Pas si nombreux sur les pentes d’une si grosse montagne. L’eau, la vie, un peu de verdure au milieu des champs de caillasse. Ici des « yéyés » aussi appelés « Polnareffs » Grosse différence entre nos montagnes européennes et celles d’ici : l’impossibilité de faire une confortable pause allongé dans une prairie moelleuse ! Ici tout n’est que caillasse ponctuée de touffes de fleurs (fanées en l’occurrence) : la faute au climat plus sec ? Au caractère volcanique et récent des montagnes ? Si quelqu’un sait ? Un peu après 11h arrivent les premiers nuages… Ultime marmotte juste avant de rejoindre le parking qui fait la joie des petits enfants, toute fiérotte d’avoir un tel succès ! 3h30 pauses comprises. Après-midi tranquille au bord de l’eau, certains bouquinent, d’autres jouent les explorateurs le long de la rivière, jusqu’à cet énorme bouchon ! D’autres (les parents !) font un saut lessive/ravitaillement jusqu'à Packwood (laundry du RV park, wifi en libre accès à la library juste à côté) situé à 1/2h de route.
Vendredi 14/08/15 J13 En route pour le Mont St Helens ! La météo est très pessimiste pour l’après-midi, de fortes pluies sont annoncées mais ça ne devrait pas durer. Nous prenons donc notre temps pour une journée dont le programme sera sans doute assez léger puisqu’amputé de la randonnée prévue l’après-midi. Nous renonçons aussi à la petite randonnée de Naches peak loop trail, renommée pour ses prairies fleuries (plus de fleurs) et les reflets du Mont Rainier dans le Tipsoo Lake (temps bouché) Pause-wifi à la library de Packwood (en fait dans la voiture garée devant..) tout en observant d’un œil étonné le majestueux cerf qui vient prendre son petit déjeuner auprès de la gérante du RV park. C’est visiblement une habitude et la dame a toutes les peines du monde à l’empêcher de rentrer dans son mobil home ! 1h de route au total seulement jusqu’au Iron Creek Campground, situé sur le flanc est du Mount St Helens mais on change totalement d’univers ! Non ce n’est pas une forêt vierge mais bien un camping ! Le temps de s’installer (pour 1 seule nuit), la pluie arrive comme prévu et on déjeune pour la 1ère fois à l’abri du tarp. Les plus courageux font une tentative l’après-midi en roulant jusqu’à Windy Ridge, l’accès Est au cratère du Mont St Helens, mais je ne sors même pas de la voiture ! Retour vers notre forêt pluviale ! Valentin le maître du feu ne s’en laisse pas conter : en 5 mn un bon feu crépite en dépit des intempéries. Samedi 15/08/15 J14 Nous allons faire ce matin la rando prévue pour hier et demain au départ de Johnston Ridge à l’ouest, celle prévue pour aujourd’hui… Nous replions les tentes et nous mettons en route de bonne heure vers Windy ridge par une petite route sinueuse et cahotique (le terrain semble encore très mal stabilisé et l’asphalte ondule pas mal). Nous quittons la forêt pluviale pour une forêt plus classique de conifères puis arrivons dans la zone de « blast » où tous les arbres ont été soufflés par l’éruption : un paysage post apocalyptique comme nous n’en avions jamais vu ! Le Mont St Helens est un gros volcan dont la dernière énorme éruption de 1980 a causé un glissement de terrain qui a fait passer son altitude de 2959 à 2549m. Toute la chronologie de l’éruption (qui fit 57 victimes) est très bien détaillée ici : https://fr.wikipedia.org/...Saint_Helens_en_1980
Nous démarrons la randonnée vers les Loowit Falls (13,5 km, +200 m environ) à 8h20 en nous garant sur le parking de Windy Ridge. Enfin un ciel intéressant ! Le sommet se cache dans les nuages… Pierres ponces partout ! 1 heure d’une piste peu intéressante, réservée aux scientifiques, nous mène à une bifurcation vers Abraham Trail que nous suivons pendant quelques minutes avant de réaliser notre erreur. Il faut en fait descendre un peu dans la vallée avant de remonter doucement de l’autre côté cette fois vraiment sur les flancs du volcan. Quelques chèvres des montagnes aperçues de loin. Nous franchissons plusieurs ravines plus ou moins fertiles. En contrebas le Spirit Lake et les millions d’arbres arrachés par l’explosion de 1980. On approche ! Voilà la cascade de Loowit Falls. Petit rayon de soleil juste pour la photo souvenir… Paysage vraiment austère et très impressionnant. Le fond de l’air est frais et nous ne trainons pas, on redescend Non sans jeter un dernier coup d’œil à la cascade. Nous remarquons d’ailleurs une sorte de cabane toute blanche un peu plus haut (dispositif scientifique sans doute ?) Noir c’est noir ! Nous revoilà au parking. J’ai adoré cette rando du fait de son côté un peu dramatique (grâce aux nuages), les enfants eux ont trouvé qu’il faisait un peu frisquet. Il faut dire qu’on a une météo tout-à-fait incroyable avec des températures très supérieures aux moyennes habituelles, 25 à 30°C selon l’altitude au plus chaud de la journée. Nous reprenons la route pour contourner le Mont St helens par le nord et dormir au Eco Park resort, situé sur la Spirit Lake memorial Highway, à 1/2h de Johnston Ridge. 2h30 de route tout de même aussi faisons-nous une pause déjeuner dans un diner de Randle. Arrivée vers 18h à l’Eco Park resort, un drôle de petit bonhomme nous conduit jusqu’à la yourte que j’ai réservée pour une nuit. L’emplacement est immense et très agréable. Que de vert ! ca fait du bien ! Nous avons juste le temps de prendre une bonne vraie douche et de griller notre viande avant que la nuit ne tombe. Bande d’affamés ! Dimanche 16/08/15 J15 Très bonne nuit, très claire (beau ciel étoilé, pas de pollution lumineuse et pour la 1ère fois nous n’étions pas au cœur d’une forêt d’énormes arbres) et assez fraiche. Nous sommes presque les premiers sur le parking de Johnston Ridge (1 ou 2 voitures y ont passé la nuit) et nous démarrons la randonnée vers Harrys Ridge (13 km, +200m environ ?) vers 7h40. Grand beau temps comme prévu ! Les glaciers du cratère sont assez mal visibles, apparemment en voie de disparition eux aussi. Au téléobjectif on parvient à distinguer la petite cabane blanche aperçue hier. Ravines… Bords acérés du cratère… Contemplation… A contre-jour émergeant de la fumée, le Mont Adams 50 km à l’est avec au 1er plan, le Spirit Lake. En contrebas un important groupe de biches avec quelques cerfs. Nous parvenons à Harrys Ridge après 2 h de marche tranquille, et n’avons croisé qu’un ou deux autres randonneurs. Nous repérons la cascade où nous étions hier (au centre de l’image) Les millions d’arbres, victimes de l’éruption, qui se baladent sur le lac au gré du vent… Ces souches atypiques sont étonnantes : rien à voir avec les souches d’une forêt exploitées. Ici l’arbre a été arraché ! Quelques couleurs d’automne commencent à apparaître. Etranges petits cônes en fond de vallée ? Sur le retour nous croisons tout de même quelques randonneurs mais ce n’est rien par rapport à la foule qui se contente d’une visite au visitor center où nous faisons ensuite un petit saut. Il y a quelques témoignages de campeurs ou de randonneurs qui ont survécu à l’éruption, c’est assez prenant car on s’imagine parfaitement à leur place, brrr… Quelques photos spectaculaires de l’éruption et du glissement de terrain, comme celle-ci… Nous prenons tout notre temps pour déjeuner au Patty’s Place tout en bas de la Spirit Lake Highway car nous avons seulement 3h de route à faire cet après-midi pour nous rendre à Deception Pass State Park, au Nord de Seattle, pas loin du ferry vers les Iles San Juan. C’était sans compter les énormes bouchons : fin de WE et/ou fin de vacances ? Nous avons mis 6h pour faire 300 malheureux km. Première fois que nous affrontons des bouchons aux Etats-Unis ! La région est décidément fort peuplée ! Bref, nous arrivons juste avant la tombée de la nuit à Bowman Bay Campground, où j’ai réservé juste pour une nuit un emplacement juste au bord de la mer, dont nous n’aurons pas le temps hélas de beaucoup profiter. Douche, miam miam et dodo. Feux de bois interdits désormais interdits partout, à cause des incendies qui sévissent un peu partout : c’est un peu la psychose…car les foyers dans les campgrounds sont bien conçus et à mon avis sans aucun risque. Au loin les sommets des Olympic Mountains où nous irons bientôt. Lundi 17/08/15 J16 Au matin, ils sont toujours visibles, le beau temps nous accompagne encore, quelle chance ! J’ai réservé le ferry vers Lopez Island vers 9h30. L’archipel des San Juan au nord-ouest de Seattle, tout près de la frontière canadienne, est composé de plusieurs îles. Lopez m’a semblé la plus paisible et la plus accueillante (merci Aquilegia pour tes conseils) L’aller-retour pour la voiture et 6 personnes coûte une centaine de dollars, la réservation du ferry de retour n’est pas possible mais le site des Washington State Ferries indique les « best time travel hour » (horaires les moins fréquentés) Comme on adore les ferries (c’est bien le seul transport en commun que j’aime) c’est l’occasion de se donner un petit aperçu des îles parsemant l’énorme Détroit de San Juan de Fuca, entre USA et Canada. La traversée dure 45 mn que nous passons sur le pont car l’air est très doux et la vue magnifique sur Glacier Peak à l’est (3213 m) et les îlots et leurs jolies maisons. La mer est d’huile, un vrai temps de demoiselle, et nous faisons du rase-caillou… Arrivée à Lopez Island (très longue file de voitures qui attendent pour embarquer sur environ 1 ou 2 km, gloups) où piétons et vélos débarquent en premier. C’est très bon enfant et ça nous fait un peu penser à certaines îles bretonnes où les gens rejoignent leur famille pour les vacances : à peu près la même taille que Belle-Ile avec 2 fois moins d’habitants (2000 pour une île de 24X13 km) Nous allons installer les tentes au Spencer Spit State Park où j’ai réservé pour une nuit (petite déception, je me suis plantée en réservant et on est assez loin du bord de l’eau, sur un emplacement petit bien que parfaitement isolé des voisins, à perpète des toilettes –pas de douches- et pour la 1ère fois il y a pas mal de moustiques, vite découragés par le répulsif) Ensuite, première mission, trouver à manger ! Pas trop dur aux US en général… on choisit le seul resto qui ait une (petite) vue sur mer et on bulle un bon moment en terrasse. Il fait un temps parfait, un dosage idéal entre soleil et légère brise marine. On reprend la voiture pour aller vers le sud de l’île, croisant en route quelques jolies maisons, échangeant moult signes de la main avec les îliens très amicaux ! Impossible de croiser un piéton, un cycliste (assez nombreux sur l’île) ou un automobiliste sans un petit salut ! J’ai prévu une petite randounette vers Shark reef Sanctuary au SO de l’île où nous arrivons vers 14h. Un quart d’heure de marche dans une jolie pinède nous mène à l’Océan Pacifique. L’endroit a des petits airs de presqu’île de Crozon, la bruyère en moins et le kelp en plus. Ici point de requins mais des phoques qui se dorent la pilule au soleil et jouent dans les courants, la belle vie ! Pour les hommes aussi la vie a l’air douce par ici, à naviguer tranquillement au milieu des montagnes. On passe un bon moment à observer les phoques et les voiliers puis nous repartons vers Agathe Beach pour marcher jusqu’à Iceberg Point, le point le plus au sud de l’île, d’où l’on peut apercevoir orques et baleines, quand on a de la chance et quand c’est la bonne saison ! Donc on n‘a rien vu… Un peu déçus par cette rando, un peu fade après Shark Reef et surtout réalisée sous une lumière un peu blafarde. Pas indispensable donc sauf à la saison des baleines bien sûr ! « Par le chemin des écoliers » nous regagnons notre campground en prenant tout notre temps pour apprécier quelques charmants détails. Petite balade vespérale le long du lagon de Spencer Spit, où les gens qui passent la nuit dans ce petit mouillage tranquille viennent dégourdir les pattes de leurs chiens.
Mardi 18/08/15 J17 Après une nuit tranquille bien qu’un peu chaude, nous parcourons les quelques km qui nous séparent de l’embarcadère et arrivons avec 1h30 d’avance au ferry, inquiétés par la foule aperçue hier en débarquant. Nous sommes parmi les premiers…on abandonne la voiture et après un petit tour vers la salle d’attente toute mignonne avec sa petite bibliothèque, nous quittons le parking et nous posons au bord de l’eau, à l’ombre, en regardant passer les ferries. Au loin le Glacier Peak émerge de la brume et des fumées. Je longe un peu la côte et remarque d’étranges arbres rouges. Si quelqu’un sait de quelle espèce il s’agit ? Nouvelle traversée très agréable, rythmée par l’observation des voiliers. Nous déjeunons à Anacortes (Island Café, bien) et profitant du wifi découvrons un message de WSF (Washington State ferries) nous informant d’une panne sur le ferry que j’ai réservé ce soir de Coupeville au sud de Whidbey island vers Port Townsend sur l’Olympic Peninsula. Or ce ferry est très fréquenté car il évite un détour de plus de 4h par le sud du Puget Sound. Ils utilisent en remplacement un ferry plus petit et ne peuvent donc pas honorer les réservations, tout en donnant priorité à ceux qui ont réservé. Bref, on abandonne l’idée de visiter le village de Langley dans le sud de Whidbey Island et on file directement au ferry avec un timing parfait puisque nous embarquons 5 mn plus tard. 1h de traversée paisible puis nous arrivons à Port Townsend vers 15h30. Il fait 30°C ! Encore 1h de route et nous découvrons la maison réservée pour 3 nuits un peu à l’est de Port Angeles, qui va nous servir de base pour découvrir une partie de l’Olympic Peninsula. La maison est au bord de la mer, un peu en retrait protégée par quelques pins, très confortable. J’aperçois une loutre qui joue dans les vaguelettes. On s’y sentirait tout à fait chez soi avec une déco un peu moins rustique et sans les 12 bibles que caroline et Arnaud ont compté dans leur chambre (véridique !) http://www.vrbo.com/583351 Nous allons faire quelques courses à Port Angeles, histoire de pouvoir profiter du barbecue, tandis que les enfants s’approprient la maison et ses salles de bain. Nous profitons jusqu’au bout du soleil couchant et de la vue sur l’île de Vancouver.
Mercredi 19/08/15 J18 Temps radieux prévu pour cette journée, en route vers les Olympics Mountains. Nous arrivons au trailhead de Obstruction Peak (il faut prendre une piste qui part vers l’est un peu avant d’arriver au visitor center du Hurricane Ridge) et démarrons la rando vers Grand Lake vers 9h30. Nous choisissons de faire une boucle en descendant par Badger valley et nous remonterons par le sentier classique plus à l’ouest. Plusieurs pancartes mettent en garde contre les ours, cougars et autres chèvres irascibles : nous ne verrons qu’une ou deux marmottes ! Après une descente très minérale vers Badger Valley, nous entrons dans une forêt assez monotone (on se croirait dans les Vosges, il fait super chaud et nous trempons régulièrement nos vêtements dans les quelques ruisseaux croisés) et arrivons enfin vers midi sur les rives du Grand Lake. Longue pause pique-nique au bord du joli lac. Je m’inquiète de la remontée en plein soleil ! Dernier regard sur le lac, on refait le plein d’eau à un petit ruisseau, pas sûrs d’en trouver plus haut, on trempe nos vêtements dans l’eau fraîche et c’est parti. Finalement en prenant son temps, c’est sans problème (on a cependant vu des familles avec de jeunes enfants qui avaient bien du mal avec cette incroyable chaleur !) On passe ensuite au-dessus des arbres ce qui nous permet d’apercevoir au sud-est les pics et les glaciers du Mont Olympus (2432 m) Après 1h30 de grimpette, nous arrivons sur le plateau et le sentier, quasiment plat est très agréable avec d’un côté les sommets enneigés du massif et de l’autre un paysage hyper minéral. 6h30 au total pauses comprises pour cette randonnée. La plus belle partie se situe entre le lac et le trailhead sur le sentier ouest (Badger Valley ne nous a pas vraiment dépaysés) 13 km, +750m Nous reprenons la voiture et roulons jusqu’au trailhead de Hurricane Ridge, dans l’espoir de voir quelques animaux (des Mountains Goats y sont régulièrement aperçues). Un peu crevés, nous interrogeons un couple de randonneur qui en revient : ils n’ont pas vu grand-chose, alors nous décidons de retourner profiter de notre maison et de ses environs. C’est sur la route en redescendant vers Port Angeles que nous verrons le plus d’animaux (plusieurs biches) Le vent s’est levé et le paysage se dynamise. On comprend pourquoi la maison n’est pas directement sur le Pacifique ! Je prends la voiture et roule quelques centaines de mètres vers l’est jusqu’à l’embouchure de la Elwha River. J’adore ces endroits où se mêlent eau douce et eau salée, avec leurs bancs de sables ou de galets et leurs inévitables colonies d’oiseaux. J’aperçois de loin la maison coincée entre montagnes et océan. Ce coin est décidément très beau. Rencontre incongrue avec une dame qui promène son chien en se rééduquant (podomètre à l’appui !), qui me déclare son amour pour la France, Baudelaire et les Fleurs du Mal en quelques minutes de conversation. Jeudi 20/08/15 J19 Temps couvert ce matin, ça devrait se lever vers midi, pas de pluie prévue… Dire que nous sommes dans la région la plus arrosée du continent nord-américain avec 7 fois plus de précipitations annuelles qu’à Nancy ! En route vers Shi Shi Beach (prononcer shai shai, http://www.wta.org/...north-shi-shi-access ) située tout au NO de l’Olympic Peninsula, ce qui nécessite d’emprunter une route coincée entre montagnes et océan, qui épouse chaque courbe de la côte, fréquentée par des hordes de camions lourdement chargés d’énormes billes de bois, qui roulent à tombeau ouvert. Cette plage célèbre pour ses sea stacks (pitons rocheux) se situe dans la Makah Indian reservation et il faut acheter un permis à Neah Bay, vendu dans presque tous les commerces (10 $ de mémoire) La rando jusqu’à Point of the Arches, là où se situent les pitons fait 13 km A/R : on peut la faire comme nous dans la journée mais aussi passer 1 ou 2 nuits sur place pour profiter des belles lumières de début ou fin de journée. Il y a 1 ou 2 rivières qui permettent de se ravitailler en eau. Dénivelée négligeable. L’endroit est parait-il très fréquenté en été, nous n’avons pas vu grand monde et avons en milieu de journée été seuls sur la plage. Après 1/2h de marche en forêt, nous apercevons enfin la mer et au loin les fameux pitons. C’est parti pour 4 km de marche sur la plage où la marée descendante dessine de jolis motifs géométriques. Nous arrivons juste à l’étale de basse-mer, désormais elle va remonter, gare ! Nous poursuivons un peu au-delà de Point of the Arches mais la prudence nous empêche d’aller bien loin, d’autant que l’atmosphère assez lugubre ne nous donne pas envie de rester coincés par la marée. Comme prévu, le temps s’améliore ! Voilà, la mer remonte, nous repassons au nord des pitons, « du bon côté ». A contre-jour la côte semble vraiment hostile avec ces pitons arc-boutés contre l’Océan. Il est midi la plage est à nous, partagée avec un couple de photographes qui va camper sur place. Atmosphère transformée par le soleil ! Recto Verso Il est temps de rebrousser chemin, si on veut pouvoir profiter du sable dur avant la marée haute. Pause pique-nique près d’un petit ruisseau, très apprécié des goélands ! Retour d’abord par les rondins, pas très rapide et assez casse-g…e, on regagne bien vite la plage. Un regard en arrière vers les pitons de plus en plus masqués par les embruns, car le vent a encore forci. On retraverse la forêt, en croisant pas mal de marcheurs qui arrivent pour camper, souvent très lourdement chargés. Petit arrêt à l’estuaire de la Sooes River ou un kayakiste s’apprête à remonter la rivière, la mer étant trop agitée : vent d’ouest, marée montante et courant de rivière… Randonnée bien fatigante finalement, malgré l’absence de dénivelé : sable, timing à respecter par rapport à la marée, algues glissantes, vent « saoûlant ». Nous allons encore bien dormir ce soir ! Nous profitons tout de même de notre dernier coucher de soleil, très nuageux !
Vendredi 21/08/15 J20 Après concertation, nous décidons de zapper Ruby Beach et la Hoh Rain Forest (trop de route, pas assez de pluie pour mettre en valeur les mousses de la Rain Forest) au profit d’une visite express et superficielle de Seattle. C’est l’occasion d’une nouvelle petite croisière sur le ferry (16 $ pour la voiture et 6 personnes !) qui va de Bainbridge Island (atteinte via un pont flottant) jusqu’au centre-ville de Seattle. Pour notre 4ème et dernière traversée en ferry, la chance nous sourit une fois de plus puisque nous embarquons aussitôt. Ces petites îles sont hyper-résidentielles : mignons petits ports, jolies maisons au bord de l’eau, ça nous fait décidément penser au sud de la Norvège ou de la Suède…mais nous sommes à la latitude de Quiberon ! Nous approchons de Seattle, c’est mieux que par l’autoroute non ? La plus haute tour à droite est le Columbia center, nous y monterons tout-à-l’heure ! On a tout juste le temps d’observer quelques détails du front de mer et il nous faut déjà débarquer ! Quelques photos à la volée depuis la voiture, mélange d’ancien et de moderne… Nous arrivons à la Columbia Center Tower vers 12h30 : 64,5 $ pour nous 6, pas d’attente, en route pour le 73ème étage. Les éternelles fumées nous empêchent de voir bien loin mais la visite est plaisante : ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de grimper si haut en ville. Nous apercevons l’embarcadère du ferry, le Lac Union (où j’avais envisagé d’aller voir des maisons flottantes, oui, encore ! Mais il fait trop chaud, 34°C !) Alors on file vers le Fly Muséum (Musée de l’air) situé un peu au sud de la ville que nous visitons après avoir déjeuné sur place. J’ai adoré le hall principal ou sont suspendues toutes sortes d’aéronefs de toutes époques ! Pour notre dernière nuit aux US, j’ai réservé une grande chambre pour 6 au Hampton Inn and Country à Dupont, très bien. Nous dînons juste à côté au Teryaki chicken, bien.
Samedi 22/08/15 J21 Réveil aux aurores ! Notre avion n’est qu’à 13h30 à Portland mais échaudés par les bouchons de l’I5, nous prenons une énorme marge. Déjeuner très complet à 6h, puis 2h de route fluide, nous arrivons avant 10h à l’aéroport de Portland. Voyage de retour sans histoire (Escale à Dallas dont les environs nous ont paru beaucoup plus vert que tous les états que nous venons de traverser, quel paradoxe ! Escale à Londres où nous faisons une énorme sieste) et arrivée à la maison dimanche vers 21h00.
Epilogue Un beau voyage un peu trop tranquille selon les enfants, moins excitant que ceux que nous avons pu faire en Utah/Arizona. Une météo exceptionnelle avec 1 seule demi-journée de pluie en 3 semaines. Peu ou pas de beaux ciels à cause des fumées d’incendies omniprésentes de San Francisco à Seattle. Pas de fleurs, pas de neige, canicule et 4 ans de sécheresse, dommage ! Très très peu d’Européens et de Français en particulier ( à part bien sûr à SFO) : super accueil des Américains. A chaque fois je me demande bien quelles qualités rendent les Français si populaires là-bas : c’est un grand mystère pour moi ! Beaucoup de monde (en immense majorité des Américains et pas mal d’asiatiques) en particulier à Crater Lake, Mont Rainier et Mont St Helens, sans que ce soit trop gênant car en démarrant tôt le matin et en marchant un peu on échappe sans difficulté à la foule. Ce sont ces 3 sites qui ont le plus marqué les enfants : Crater Lake en particulier ! Fred et moi avons bien aimé Lassen Volcanic NP et Bumpass Hell en particulier (rien à voir avec Yellowstone mais tellement inattendu dans ce coin des US) On a aussi été emballés par Mont Rainier et Mont St Helens. On a bien aimé aussi les petites traversées en ferry et l’atmosphère tranquille des îles au NO de Seattle. L’alternance camping rustique/jolies maisons confortables et bien situées a bien plu : c’est plus fun que de ne dormir que dans des motels basiques qui se ressemblent tous. Les enfants (et nous aussi) gardent toutefois la nostalgie du camping sauvage…pas facile dans cette région à moins de faire du backpacking. L’est Oregon m’a bien plu mais je crois être la seule (je pense qu’il faut un peu d’imagination pour l’imaginer au printemps alors que les collines ne sont pas encore grillées et les rivières pas encore asséchées !)
Bonjour tout le monde! 🙂
Alors pour la petite histoire, moi c'est Cindy, j'ai vécu pendant un an à Montréal. Mon visa de travail allant expirer, l'aventure se terminait, mais je ne voulais pas repartir en France avant d'avoir profité d'être sur le continent et de pouvoir ainsi réaliser un rêve.. L'ouest nord américain, me voilà!
Pour les détails pratiques: Le voyage à duré en tout 64 jours, de juin à août 2016, nous avons voyagé a la backpacker (c'est pas toujours très pratique un gros sac de 60L 😄) avec une tente et sac de couchage dont on avait besoin pour certaines étapes. Nous avons loué plusieurs voitures car nous n'en n'avions pas toujours besoin quand nous restions dans les villes, de plus notre budget ne nous permettait pas de louer une voiture pour 2 mois. Nous avons toujours loué avec la même compagnie: Enterprise. (Toujours satisfaits!) Pour se rendre d'une ville a l'autre, nous utilisions le bus, notamment la compagnie Greyhound. Autant dire que nous avons beaucoup d'heures de bus a notre actif, je crois que nous sommes devenus experts de ce mode de trajet pas toujours reposant mais bien pratique. Pour la nuit, nous dormions soit en airbnb, soit en couchsurfing, ou en tente dans les parcs nationaux. Nous avons aussi passé 10 jours en HelpX.
La première étape était en avion de Montréal vers Calgary , puis
Calgary -> Banff (jour 1, jour 2: johnston canyon, lac louise & moraine, jour 3: lac peyto& bow, jours 4&5) Banff -> Vancouver (1er jour, 2e, 3e , 4e , 5&6) Vancouver -> Île de Vancouver (arrivée, Tofino, Cathedral Grove) Ile de Vancouver -> Seattle (arrivée, journée découverte) Seattle -> San Francisco (arrivée, jour 3&4, independance day, Silicon Valley& autres) San Francisco -> Los Angeles (Santa Monica, Hollywood Bld, Universal Studios , Farmer's market & Griffith observatory, Venice beach ) Los Angeles -> Las Vegas (mini escale + arrivée Grand Canyon) Las Vegas -> Grand Canyon, Monument Valley, Horseshoe Bend, Page, ... Puis retour quelques jours sur Las Vegas pour le vol retour!
Si ma mémoire est bonne (c'est pas toujours le cas..) on avait réservé la plupart des logements à l'avance, ainsi que les emplacements de camping pour être sûr d'avoir toujours un endroit où dormir. Pour les locations de voiture il n'y a qu'a Banff et Las Vegas où on avait réservé a l'avance, le reste on réservait a la dernière minute car ce n'était pas pour de longues durées. Voilà voilà, j'espère que vous ferez bonne lecture! 😉
Alors pour la petite histoire, moi c'est Cindy, j'ai vécu pendant un an à Montréal. Mon visa de travail allant expirer, l'aventure se terminait, mais je ne voulais pas repartir en France avant d'avoir profité d'être sur le continent et de pouvoir ainsi réaliser un rêve.. L'ouest nord américain, me voilà!
Pour les détails pratiques: Le voyage à duré en tout 64 jours, de juin à août 2016, nous avons voyagé a la backpacker (c'est pas toujours très pratique un gros sac de 60L 😄) avec une tente et sac de couchage dont on avait besoin pour certaines étapes. Nous avons loué plusieurs voitures car nous n'en n'avions pas toujours besoin quand nous restions dans les villes, de plus notre budget ne nous permettait pas de louer une voiture pour 2 mois. Nous avons toujours loué avec la même compagnie: Enterprise. (Toujours satisfaits!) Pour se rendre d'une ville a l'autre, nous utilisions le bus, notamment la compagnie Greyhound. Autant dire que nous avons beaucoup d'heures de bus a notre actif, je crois que nous sommes devenus experts de ce mode de trajet pas toujours reposant mais bien pratique. Pour la nuit, nous dormions soit en airbnb, soit en couchsurfing, ou en tente dans les parcs nationaux. Nous avons aussi passé 10 jours en HelpX.
La première étape était en avion de Montréal vers Calgary , puis
Calgary -> Banff (jour 1, jour 2: johnston canyon, lac louise & moraine, jour 3: lac peyto& bow, jours 4&5) Banff -> Vancouver (1er jour, 2e, 3e , 4e , 5&6) Vancouver -> Île de Vancouver (arrivée, Tofino, Cathedral Grove) Ile de Vancouver -> Seattle (arrivée, journée découverte) Seattle -> San Francisco (arrivée, jour 3&4, independance day, Silicon Valley& autres) San Francisco -> Los Angeles (Santa Monica, Hollywood Bld, Universal Studios , Farmer's market & Griffith observatory, Venice beach ) Los Angeles -> Las Vegas (mini escale + arrivée Grand Canyon) Las Vegas -> Grand Canyon, Monument Valley, Horseshoe Bend, Page, ... Puis retour quelques jours sur Las Vegas pour le vol retour!
Si ma mémoire est bonne (c'est pas toujours le cas..) on avait réservé la plupart des logements à l'avance, ainsi que les emplacements de camping pour être sûr d'avoir toujours un endroit où dormir. Pour les locations de voiture il n'y a qu'a Banff et Las Vegas où on avait réservé a l'avance, le reste on réservait a la dernière minute car ce n'était pas pour de longues durées. Voilà voilà, j'espère que vous ferez bonne lecture! 😉
Bonjour à tous,
Nous l'avons rêvé et préparé pendant des mois ce voyage, peaufiné et fignolé. De San Franciso nous sommes descendus par la côte en la suivant au plus près jusqu'au sud de Los Angeles (Oceanside précisément). Puis nous avons bifurqué vers Borrego Springs Desert et continué vers Yucca Valley, Trona Pinnacle, Death Valley. Nous avons ensuite commencé à remonter vers Sequoïa NP en passant par Isabella Lake pour terminer par Yosemite NP et retour à San Franciso trois semaines plus tard.
Nous avons eu beaucoup de déceptions, les unes après les autres qui s'empilent jusqu'à faire beaucoup, puis trop. Alors pourquoi ne pas en parler, mieux vaut partir en connaissance de cause, un voyageur averti en vaut deux, non ?
Nous arrivons à San Francisco au début de septembre, il y a beaucoup de touristes, alors qu'en cette arrière saison je l'imaginais plus tranquille. Sur les piers entre la foule et les commerces de "made in china, bangladesh, haïti, etc...", on étouffe, les restaurants sont saturés de monde et hors de prix bien qu'ils ne proposent que de la cuisine grasse et lourde, indigeste rien qu'à la voir.
Notre solution est de découvrir la ville tôt le matin avant qu'elle ne soit envahie par la cohue. Et à cette heure il est agréable de déambuler librement et sereinement. Les câbles cars sont libres alors que dans la journée les files d'attente s'étalent sur des dizaines de mètres de longueur.
Nous sommes dans un hôtel proche du Fisherman's Warf, très bien, je suis amusée par le petit carton déposé dans la chambre où l'on nous invite aimablement pour raison "écologique" à décliner le ménage de notre chambre. Pour encourager ce geste environnemental, l'hôtel offre un bon d'achat de 10 $ au bar ou à la brasserie de l'hôtel. Sans complexe aucun pour une chambre qui coûte entre 220 et 400 €uros la nuit il vous est fait généreusement cadeau de 10 $ si vous renoncez au confort du ménage quotidien sauf le dernier jour bien entendu. Là où il y a de la gène il n'y a pas de plaisir. Nous trouverons la même démarche dans un autre hôtel.


Les parkings bien en évidence pour les touristes sur le front de mer sont à 10 $ de l'heure mais si vous faîtes 100 mètres de plus dans les "petites" rues vous ne payez plus que 3.25 $ de l'heure et après 19h le prix chute à moins d'un dollar.
J'ai apprécié aussi de commander une salade à 9 $ parce que je mange peu le midi et la retrouver sur la facture à 14 $ (avant les taxes) . Bon, on ne dit rien, on est en vacances et c'était bon, mais c'est une pratique pénible et récurrente.
Nous avons aussi expérimenté les missions ou musées qui communiquent sur la gratuité de la visite. Ils sont tenus par des bénévoles qui dès l'entrée vous expliquent lourdement à quel point ils sont intéressés par votre porte monnaie. L'accueil est toujours très chaleureux et souriant. L'au revoir dépends de votre générosité.
Au sud de San Francisco dans le brouillard nous imaginons que les paysages doivent être beaux mais nous ne pouvons que le supposer. Et oui cela peut arriver... Dès que nous nous éloignons de la mer le soleil brille, mais sur l'eau stagne un épais nuage tel un gros duvet qui masque tout le paysage.
Cette année ce n'était pas de chance la route n° 1 était coupée. Notre voyage était prévu avant et nous n'avions pas envie de tout annuler. Finalement nous avons trouvé que c'était plutôt un avantage car la portion de route restée ouverte était déserte et nous avions le loisir de nous arrêter facilement où nous voulions.
Sur la route n°1 nous avons vu de jolis points, de belles vues mais rien d'extraordinaire, souvent nous nous sommes dit que cela ressemblait à la Bretagne, sauf qu'ici il n'y a ni crêpes, ni cidre et que les fruits de mer ou le poisson ils ne savent que les faire frire avec de la pate bien lourde et bien grasse. La prochaine fois c'est sûr nous irons en Bretagne !
Lors de nos précédents voyages aux Etats unis nous avons toujours mangé correctement, et nous avions même trouvé que la (mauvaise) réputation culinaire du pays était exagérée. Mais cette année dans cet Etat cela nous paraît plus difficile qu'ailleurs de se nourrir. Le midi pas de problème nous sommes au régime pique-nique, salades. Mais le soir nous aimons aller au restaurant. Et sur cette côte le choix est plus que limité. Il n'y a pas d'autre alternative que, burgers pas bons, ou fish and chips extra gras. Je suis pourtant, avant de partir, allée sélectionner les meilleurs adresses sur Tripad... Et sauf 2 ou 3 exceptions (sur 3 semaines) le plus souvent ce n'était pas bon et toujours très cher.
Ce soir nous avons droit à la plus grosse escroquerie de notre voyage pour la chambre d'hôtel. J'avais réservé une chambre de 28 m² avec un grand lit et un coin repas avec vue mer. Nous avons eu une petite chambre, sur la rue, un petit lit, et à la place d'un lavabo un lave main minuscule, pour 215 €uros la nuit. Aucun moyen de discuter, l'hôtelier était arrogant, je voulais être remboursée pour aller ailleurs (nous avions payé en cash 5 minutes plus tôt), il s'en est moqué. Le seul recours aurait été d'aller chercher un avocat, et c'était sa force. Il aurait fallu demander à voir la chambre avant, on n'est jamais assez méfiant. A mon retour j'ai voulu m'occuper de son cas, mais l'annonce n'existe plus elle a été modifiée.
Après avoir traverser un bon nombre de réserves indiennes sur une très belle route nous arrivons dans le désert de Borrego Spring en début d'après midi. Le Visitor Center est fermé. il nous renvoi vers un magasin du centre où il faut s'adresser dans ce cas. Mais celui ci est aussi fermé, il ferme à 15 h (Et l'on raille la France pour ses horaires ???). Avec les infos dont nous disposons nous partons en direction de Borrego Palm Canyon. Mais là aussi tout est fermé, l'accès est interdit.
Tout cela nous a pris du temps, l'heure tourne, nous décidons de partir vers Fonts point. Cette fois nous avons un peu plus de chance et nous sommes récompensés, le spectacle est grandiose.
A noter que nous sommes dans un superbe hôtel, très bien, où nous avons passé une très belle soirée. Ils ont seulement essayé de nous facturer des taxes supplémentaires à notre arrivée. Cela s'est arrangé aimablement, mon bon de réservation était très précis sur ce que j'avais à payer.
L'hôtel de Beatty nous a réservé une autre surprise. Nous devions payer à notre arrivée, mais, non, le réceptionniste nous dit que c'est déjà réglé, bizarre. A mon retour effectivement je contrôle et constate que 87 €uros ont été prélevés sur mon compte 3 jours avant notre arrivée, alors que nous devions payer 80 USD. Encore une fois ce n'est pas correct.
Le Sequoïa NP est saturé de visiteurs et de voitures, il est très difficile de pouvoir se garer quelque part. Seuls les parkings pour personnes handicapées, grands et nombreux sont déserts. Quand nous arrivons à stationner c'est pour voir des arbres enfermés dans des cages, c'est du moins ainsi que je les perçois. Avec des touristes qui font les singes devant pour se prendre en photosssss, il y a vraiment de bons clichés à faire, le ridicule n'a pas de limite. A noter que le Giant Forest Museum ferme à 16h30, encore un bon horaire de fermeture pour un tel site.
Ce matin sur la route entre Death Valley et Sequoïa NP (avec une étape à Kernville) nous avons fait une halte sur le Trail of the 100 Giants (à proximité de Johnsondale). C'est là que nous avons le mieux apprécié les Sequoïas. Nous étions seuls dans la forêts en tête à tête avec tous ces géants debout ou couchés, mais en liberté, eux et nous. La dimension des arbres et de la forêt dans cet espace bien plus nature que le NP a été un bien meilleur moment.
Le bouquet final nous l'avons eu au Yosemite NP.
Nous arrivons par Glacier West et nous pouvons monter jusque Summit Meadows, Glacier Point est ouvert. Mais... La route est barrée ; le parking de Glaicier Point est complet, il faut compter 30 à 90 minutes d'attentes avant de pouvoir commencer à monter. Nous sommes le mercredi 20 septembre, que cela doit-il être le weekend ? ou en été ?
Mais ce n'est pas fini...
Nous décidons de visiter Yosemite Valley et c'est réellement... L'enfer tant il y a du monde partout, les parkings sont bondés, il est impossible de s'arrêter. Une horreur.
Allez encore un épisode....
Nous arrivons pour la nuit à Groveland bien dégoutés mais pour ne pas se faire avoir le lendemain nous prévoyons de partir tôt. Nous devons traverser le parc par la Tioga Road pour rejoindre Mammoth Lakes.
Nous découvrons une nouvelle démarche malvenue ce soir à notre hôtel prépayé depuis plusieurs mois. Il nous est demandé de payer 150 $ supplémentaires (pas une empreinte de carte, un paiement), sinon pas de chambre. Il nous est promis de nous les rendre le lendemain, sans plus de garantie.
5h45 le lendemain nous démarrons. Au premier panneau quelques centaines de mètres après l'hôtel, nous pouvons lire "Tioga Pass Closed". Nous n'y croyons pas, pourquoi ? Nous continuons et nous ne sommes pas les seuls, jusqu'à une barrière qui bloque les deux sens de circulation, montant et descendant. plusieurs voitures attendent déjà de chaque coté. Nous attendons... Nous patientons... Aucune information.... Au bout de deux heures on nous dit que c'est à cause de la neige!!!! Et il est impossible de nous dire quand la route sera ré-ouverte, dans une heure, deux heures, demain ? Aucune information.
Il est bien tombé une averse de pluie pendant la nuit, si cela a fait de la neige en altitude, ce ne doit pas être plus d'un ou deux centimètres, et encore je doute qu'à cette saison elle ait tenu sur le revêtement. C'est d'un ridicule ! Avec un gros 4x4 GMC YUKON XL il en faut plus pour ne pas passer.
Et il ne l'ont pas ouverte leur satanée barrière, nous avons fini par faire demi tour pour essayer de passer par la route 108 plus au nord. Notre hôtel nous attends ce soir à Mammoth Lakes et nous voulons passer. Mais non, elle est fermée aussi ! Ce n'est pas de la sécurité, c'est du burlesque !
Si bien qu'au lieu de traverser le Yosemite NP, de voir June lake, Mono Lake, Bodie et de redescendre tranquillement par la 108, nous avons manqué une des plus belles parties de notre voyage et perdu une nuit d'hôtel. Et très honnêtement nous n'avons pas apprécié du tout cette ridicule plaisanterie.
C'était la fin de notre périple, nous avons terminé ce voyage déçus et dégoûtés. Fatigués de se faire plumer ou rouler à tous les coins de rue. Nous avons si souvent mal manger tout en payant des prix si exagérément élevés que nous avons fini par pique-niquer le soir aussi à plusieurs reprises.
Nous avons beaucoup voyagé et je sais que le tourisme nourrit beaucoup de monde, qu'il faut être clément et se plier au jeu. Mais ici cela dépasse les bornes.
C'est du pur tourisme de masse, au plus haut point. J'ai perçu cet état comme une grosse machination où l'on vend tout et n'importe quoi, souvent presque rien, pour très cher.
Nous avons aussi eu de bons moment et vu de très belles choses, de beaux sites et, nous ramenons de beaux souvenirs, heureusement. Mais nous avons eu tellement de déconvenues que cela a jeté un voile terne et donné un goût amer à ce voyage.
Nous l'avons rêvé et préparé pendant des mois ce voyage, peaufiné et fignolé. De San Franciso nous sommes descendus par la côte en la suivant au plus près jusqu'au sud de Los Angeles (Oceanside précisément). Puis nous avons bifurqué vers Borrego Springs Desert et continué vers Yucca Valley, Trona Pinnacle, Death Valley. Nous avons ensuite commencé à remonter vers Sequoïa NP en passant par Isabella Lake pour terminer par Yosemite NP et retour à San Franciso trois semaines plus tard.
Nous avons eu beaucoup de déceptions, les unes après les autres qui s'empilent jusqu'à faire beaucoup, puis trop. Alors pourquoi ne pas en parler, mieux vaut partir en connaissance de cause, un voyageur averti en vaut deux, non ?
Nous arrivons à San Francisco au début de septembre, il y a beaucoup de touristes, alors qu'en cette arrière saison je l'imaginais plus tranquille. Sur les piers entre la foule et les commerces de "made in china, bangladesh, haïti, etc...", on étouffe, les restaurants sont saturés de monde et hors de prix bien qu'ils ne proposent que de la cuisine grasse et lourde, indigeste rien qu'à la voir.
Notre solution est de découvrir la ville tôt le matin avant qu'elle ne soit envahie par la cohue. Et à cette heure il est agréable de déambuler librement et sereinement. Les câbles cars sont libres alors que dans la journée les files d'attente s'étalent sur des dizaines de mètres de longueur.
Nous sommes dans un hôtel proche du Fisherman's Warf, très bien, je suis amusée par le petit carton déposé dans la chambre où l'on nous invite aimablement pour raison "écologique" à décliner le ménage de notre chambre. Pour encourager ce geste environnemental, l'hôtel offre un bon d'achat de 10 $ au bar ou à la brasserie de l'hôtel. Sans complexe aucun pour une chambre qui coûte entre 220 et 400 €uros la nuit il vous est fait généreusement cadeau de 10 $ si vous renoncez au confort du ménage quotidien sauf le dernier jour bien entendu. Là où il y a de la gène il n'y a pas de plaisir. Nous trouverons la même démarche dans un autre hôtel.


Les parkings bien en évidence pour les touristes sur le front de mer sont à 10 $ de l'heure mais si vous faîtes 100 mètres de plus dans les "petites" rues vous ne payez plus que 3.25 $ de l'heure et après 19h le prix chute à moins d'un dollar.
J'ai apprécié aussi de commander une salade à 9 $ parce que je mange peu le midi et la retrouver sur la facture à 14 $ (avant les taxes) . Bon, on ne dit rien, on est en vacances et c'était bon, mais c'est une pratique pénible et récurrente.
Nous avons aussi expérimenté les missions ou musées qui communiquent sur la gratuité de la visite. Ils sont tenus par des bénévoles qui dès l'entrée vous expliquent lourdement à quel point ils sont intéressés par votre porte monnaie. L'accueil est toujours très chaleureux et souriant. L'au revoir dépends de votre générosité.
Au sud de San Francisco dans le brouillard nous imaginons que les paysages doivent être beaux mais nous ne pouvons que le supposer. Et oui cela peut arriver... Dès que nous nous éloignons de la mer le soleil brille, mais sur l'eau stagne un épais nuage tel un gros duvet qui masque tout le paysage.
Cette année ce n'était pas de chance la route n° 1 était coupée. Notre voyage était prévu avant et nous n'avions pas envie de tout annuler. Finalement nous avons trouvé que c'était plutôt un avantage car la portion de route restée ouverte était déserte et nous avions le loisir de nous arrêter facilement où nous voulions.
Sur la route n°1 nous avons vu de jolis points, de belles vues mais rien d'extraordinaire, souvent nous nous sommes dit que cela ressemblait à la Bretagne, sauf qu'ici il n'y a ni crêpes, ni cidre et que les fruits de mer ou le poisson ils ne savent que les faire frire avec de la pate bien lourde et bien grasse. La prochaine fois c'est sûr nous irons en Bretagne !
Lors de nos précédents voyages aux Etats unis nous avons toujours mangé correctement, et nous avions même trouvé que la (mauvaise) réputation culinaire du pays était exagérée. Mais cette année dans cet Etat cela nous paraît plus difficile qu'ailleurs de se nourrir. Le midi pas de problème nous sommes au régime pique-nique, salades. Mais le soir nous aimons aller au restaurant. Et sur cette côte le choix est plus que limité. Il n'y a pas d'autre alternative que, burgers pas bons, ou fish and chips extra gras. Je suis pourtant, avant de partir, allée sélectionner les meilleurs adresses sur Tripad... Et sauf 2 ou 3 exceptions (sur 3 semaines) le plus souvent ce n'était pas bon et toujours très cher.
Ce soir nous avons droit à la plus grosse escroquerie de notre voyage pour la chambre d'hôtel. J'avais réservé une chambre de 28 m² avec un grand lit et un coin repas avec vue mer. Nous avons eu une petite chambre, sur la rue, un petit lit, et à la place d'un lavabo un lave main minuscule, pour 215 €uros la nuit. Aucun moyen de discuter, l'hôtelier était arrogant, je voulais être remboursée pour aller ailleurs (nous avions payé en cash 5 minutes plus tôt), il s'en est moqué. Le seul recours aurait été d'aller chercher un avocat, et c'était sa force. Il aurait fallu demander à voir la chambre avant, on n'est jamais assez méfiant. A mon retour j'ai voulu m'occuper de son cas, mais l'annonce n'existe plus elle a été modifiée.
Après avoir traverser un bon nombre de réserves indiennes sur une très belle route nous arrivons dans le désert de Borrego Spring en début d'après midi. Le Visitor Center est fermé. il nous renvoi vers un magasin du centre où il faut s'adresser dans ce cas. Mais celui ci est aussi fermé, il ferme à 15 h (Et l'on raille la France pour ses horaires ???). Avec les infos dont nous disposons nous partons en direction de Borrego Palm Canyon. Mais là aussi tout est fermé, l'accès est interdit.
Tout cela nous a pris du temps, l'heure tourne, nous décidons de partir vers Fonts point. Cette fois nous avons un peu plus de chance et nous sommes récompensés, le spectacle est grandiose.
A noter que nous sommes dans un superbe hôtel, très bien, où nous avons passé une très belle soirée. Ils ont seulement essayé de nous facturer des taxes supplémentaires à notre arrivée. Cela s'est arrangé aimablement, mon bon de réservation était très précis sur ce que j'avais à payer.
L'hôtel de Beatty nous a réservé une autre surprise. Nous devions payer à notre arrivée, mais, non, le réceptionniste nous dit que c'est déjà réglé, bizarre. A mon retour effectivement je contrôle et constate que 87 €uros ont été prélevés sur mon compte 3 jours avant notre arrivée, alors que nous devions payer 80 USD. Encore une fois ce n'est pas correct.
Le Sequoïa NP est saturé de visiteurs et de voitures, il est très difficile de pouvoir se garer quelque part. Seuls les parkings pour personnes handicapées, grands et nombreux sont déserts. Quand nous arrivons à stationner c'est pour voir des arbres enfermés dans des cages, c'est du moins ainsi que je les perçois. Avec des touristes qui font les singes devant pour se prendre en photosssss, il y a vraiment de bons clichés à faire, le ridicule n'a pas de limite. A noter que le Giant Forest Museum ferme à 16h30, encore un bon horaire de fermeture pour un tel site.
Ce matin sur la route entre Death Valley et Sequoïa NP (avec une étape à Kernville) nous avons fait une halte sur le Trail of the 100 Giants (à proximité de Johnsondale). C'est là que nous avons le mieux apprécié les Sequoïas. Nous étions seuls dans la forêts en tête à tête avec tous ces géants debout ou couchés, mais en liberté, eux et nous. La dimension des arbres et de la forêt dans cet espace bien plus nature que le NP a été un bien meilleur moment.
Le bouquet final nous l'avons eu au Yosemite NP.
Nous arrivons par Glacier West et nous pouvons monter jusque Summit Meadows, Glacier Point est ouvert. Mais... La route est barrée ; le parking de Glaicier Point est complet, il faut compter 30 à 90 minutes d'attentes avant de pouvoir commencer à monter. Nous sommes le mercredi 20 septembre, que cela doit-il être le weekend ? ou en été ?
Mais ce n'est pas fini...
Nous décidons de visiter Yosemite Valley et c'est réellement... L'enfer tant il y a du monde partout, les parkings sont bondés, il est impossible de s'arrêter. Une horreur.
Allez encore un épisode....
Nous arrivons pour la nuit à Groveland bien dégoutés mais pour ne pas se faire avoir le lendemain nous prévoyons de partir tôt. Nous devons traverser le parc par la Tioga Road pour rejoindre Mammoth Lakes.
Nous découvrons une nouvelle démarche malvenue ce soir à notre hôtel prépayé depuis plusieurs mois. Il nous est demandé de payer 150 $ supplémentaires (pas une empreinte de carte, un paiement), sinon pas de chambre. Il nous est promis de nous les rendre le lendemain, sans plus de garantie.
5h45 le lendemain nous démarrons. Au premier panneau quelques centaines de mètres après l'hôtel, nous pouvons lire "Tioga Pass Closed". Nous n'y croyons pas, pourquoi ? Nous continuons et nous ne sommes pas les seuls, jusqu'à une barrière qui bloque les deux sens de circulation, montant et descendant. plusieurs voitures attendent déjà de chaque coté. Nous attendons... Nous patientons... Aucune information.... Au bout de deux heures on nous dit que c'est à cause de la neige!!!! Et il est impossible de nous dire quand la route sera ré-ouverte, dans une heure, deux heures, demain ? Aucune information.
Il est bien tombé une averse de pluie pendant la nuit, si cela a fait de la neige en altitude, ce ne doit pas être plus d'un ou deux centimètres, et encore je doute qu'à cette saison elle ait tenu sur le revêtement. C'est d'un ridicule ! Avec un gros 4x4 GMC YUKON XL il en faut plus pour ne pas passer.
Et il ne l'ont pas ouverte leur satanée barrière, nous avons fini par faire demi tour pour essayer de passer par la route 108 plus au nord. Notre hôtel nous attends ce soir à Mammoth Lakes et nous voulons passer. Mais non, elle est fermée aussi ! Ce n'est pas de la sécurité, c'est du burlesque !
Si bien qu'au lieu de traverser le Yosemite NP, de voir June lake, Mono Lake, Bodie et de redescendre tranquillement par la 108, nous avons manqué une des plus belles parties de notre voyage et perdu une nuit d'hôtel. Et très honnêtement nous n'avons pas apprécié du tout cette ridicule plaisanterie.
C'était la fin de notre périple, nous avons terminé ce voyage déçus et dégoûtés. Fatigués de se faire plumer ou rouler à tous les coins de rue. Nous avons si souvent mal manger tout en payant des prix si exagérément élevés que nous avons fini par pique-niquer le soir aussi à plusieurs reprises.
Nous avons beaucoup voyagé et je sais que le tourisme nourrit beaucoup de monde, qu'il faut être clément et se plier au jeu. Mais ici cela dépasse les bornes.
C'est du pur tourisme de masse, au plus haut point. J'ai perçu cet état comme une grosse machination où l'on vend tout et n'importe quoi, souvent presque rien, pour très cher.
Nous avons aussi eu de bons moment et vu de très belles choses, de beaux sites et, nous ramenons de beaux souvenirs, heureusement. Mais nous avons eu tellement de déconvenues que cela a jeté un voile terne et donné un goût amer à ce voyage.
Plus de 60 carnets de voyage sur les USA ont été publiés sur Voyage Forum depuis début 2014. La majorité sont des circuits "standards" dans le sud ouest avec les mêmes photos des mêmes lieux. Encore un ? je me demande s'il faut vraiment que je me remette à écrire ? Oui sans doute car cette année je n'ai vu presque que des lieux dont on a jamais parlé sur VF, et pourtant certains sont des National Parks.Pour ce 8ème et dernier séjour (?) dans le Grand West, j'avais bâti un circuit incluant les 3 parcs nationaux de l'ouest pas encore visités (sur 34 NP) + 3 sites particulièrement méconnus d'autres parcs célèbres + 3 lieux déjà vus dans de mauvaises conditions en 2008 et quelques jolies découvertes ça et là en Californie. Il fallait aussi inclure au programme un Pow Wow, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.
Pour suivre :
2 - Channel Island NP – Anacapa http://voyageforum.com/...post=6769354#6769354
3 - Journée de transition non sans surprises http://voyageforum.com/...post=6769377#6769377
4 - Dans la faille de San Andreas ! http://voyageforum.com/...post=6770338#6770338
5 - Le trail des 100 Géants http://voyageforum.com/...post=6771419#6771419
6 - Red Rock Canyon, State Park sans sous du State http://voyageforum.com/...post=6772723#6772723
7 - Pinnacles National Park, une curiosité, mais pas un grand parc http://voyageforum.com/...post=6774622#6774622
8 – Dans les vignes des Seigneurs http://voyageforum.com/...post=6777733#6777733
9 – Vers le nord de la Californie http://voyageforum.com/...post=6777757#6777757
10 - Lassen Volcanic NP http://voyageforum.com/...post=6780421#6780421 et http://voyageforum.com/...post=6781376#6781376
11 – Tunnel et Cascade http://voyageforum.com/...post=6782685#6782685
12 - Réserve paiute et hippie http://voyageforum.com/...post=6783883#6783883
13 - Tahoe, arrêt interdit http://voyageforum.com/...post=6784852#6784852
14 Tahoe Queen Emerald Bay Cruise http://voyageforum.com/...post=6785801#6785801
15 Tufa et bassins bleus http://voyageforum.com/...post=6788882#6788882
16 Bishop Paiute Pow Wow
17 Bishop Paiute Pow Wow suite
Vidéos danses du pow wow
Vidéos danses du pow wow femmes
18 Passage en terre connue
19 En route vers les roches rouges
Toroweap, le grand fossé
Un grand "Cedar Breaks"
Dans la foule du Strip
Ghost Town pour cars de touristes
Chez Batman
Mon classement des 34 parcs
Mon classement de 22 National Monuments
Mon classement des State Parks que je connais
Mon classement des "divers"

La carte des points visités
Jeudi 11 septembre 2014 – réponse à une question de l'an dernier
Prendre l'avion pour les États Unis un 11 septembre, on peu avoir une certaine appréhension. On évite d'y penser et quand le A380 d'AF se pose à l'heure à Los Angeles, ce sont les formalités puis la prise en charge de la voiture qui préoccupent. Formidable, chez Alamo, j'ai le choix : c'est bien la 1ère fois. Une Grande Cherokee – déjà eu en 2012, une Santa Fe – c'était celle de l'an dernier... tient, une Chevrolet Captiva – ç'a l'air pas mal, coffre ok, pas trop haut pour grimper dedans, on prend. 34000 miles au compteur – normal après l'été. Elle en aura 3850 de plus dans 3 semaines 1/2. Boite automatique avec accès aux rapports courts, ce sera utile en montagne.

Notre voiture cette année.
Et en route vers Oxnard, 100 km plus au nord par la Pacific Coast Hwy. Au niveau de Pepperdice University à Malibu, nous retrouvons l'étonnant champ de drapeaux vus au passage l'an dernier à la même époque. Cette fois, nous savons ce que c'est, la télé en a parlé récemment : ici, chaque année depuis 2008 les 2997 drapeaux commémorent les victimes du 11 septembre.

Les drapeaux de Alumni Park sont retirés le 22 septembre.
Étape au Walmart de Oxnard – misère, ils n'ont pas de glacière en polystyrène – puis direction le Best Western proche – très bien.
Vendredi 12 – à la découverte des Channels Islands NP
La préparation de cette journée avait été plus compliquée que pour tout autre parc national, car comme leur nom l'indique, les Channels Islands sont des îles, de plus, loin de la côte, inhabitées. Et personne sur VF pour donner des renseignements utiles. Sur nps.gov, site que chacun devrait consulter avant de poser des questions, on apprend entre autres qu'il y a 5 îles, dotées d'une station de ranger et d'un camping, qu'on peu aller en avion sur une et en bateau aussi vers deux autres. Et surtout, le visitor center est à terre, à Ventura. La desserte en bateau est assurée par Island Parkers Cruises, basés à Ventura et à Oxnard.
Première destination ce vendredi, le Vons de Ventura, un hypermarché beaucoup mieux achalandé que le Walmart de la veille. Puis route vers le Visitor Center au bout de Spinnaker Drive à Ventura Harbor.

Entre le port et la plage, l'entrée du Visitor Center.
Comme aux autres NP, rangers accueillants, vidéo de présentation, carte et maquette des îles du parc, animaux et fossiles, parcourt botanique et aussi un aquarium et un point de vue de haut sur la mer et le port.
Les maquettes nous montrent les 5 îles, Anacapa, la plus proche (mais à près de 20km de la côte), Santa Cruz et Santa Rosa, les plus grandes, San Miguel la plus éloignée et la petite Santa Barbara, beaucoup plus au sud.

La carte selon Google map.
La vidéo d'environ 20 minutes nous explique tout sur la géologie, l'historique, la faune, la flore, les anciens habitants Chumash et la préservation en monument puis en parc national en 1980.

Dans l'aquarium, poissons, moules et étoiles de mer géantes.

Spécimen d'un habitant peu recommandable.

Fossile de mammouth pygmée, espèce qui s'est développé sur les îles.

Le circuit botanique est court, dense et pas très entretenu.

Vu de l'étage, les îles ne sont pas perceptibles à l'horizon.

Entraînement de beach-volley sur la plage.
Mais la visite d'un parc national ne se limite pas à son visitor center ! La question s'était posée 2 mois auparavant : quoi voir et comment ? Le site de Island Parkers Cruise est un peu touffu mais offre un large éventail de solutions au départ de Ventura ou de Oxnard. Tout d'abord, il faut distinguer les bateaux qui accostent et ceux qui suivent la côte.
Accoster pour randonner sur l'une ou l'autre ? Nous ne sommes pas de grands marcheurs et voir la mer du haut des falaises n'est pas forcement l'idéal – longer les rives (d'après les photos du site) permet de voir la faune ailée et marine qui peuple les rochers et de photographier les roches découpées sous différents angles. C'est la solution sans accostage que nous avions retenue, après avoir hésiter pour une sortie plus longue promettant d'approcher les baleines. Le fait que ce soit la dernière sortie baleine de la saison (faible probabilité d'en voir ?) et la durée de navigation (7h) nous avait fait choisir la solution plus sage des 3 heures de la Channel Island Wildlife Cruise, et heureusement !
Le départ est au port de Oxnard. Lors de notre passage à l'agence d'Island Parkers pour échanger nos réservations contre les billets, l'hôtesse nous avertit qu'il y aurait un peu de mer et nous demanda si on voulait vraiment y aller ! On avait bien vu quelques moutons blancs sur l’immensité bleue du Pacifique, pas de quoi nous alarmer.

Le bateau (celui du milieu) où nous nous installons en haut.
La sortie du port est calme, quelques otaries bronzent sur un ponton. Dès le passage de la digue qui protège l'entrée du port, le bateau prend de la vitesse et nous commençons à être secoués à chaque grosse vague, il doit ralentir et à chaque retombée, nous décollons de nos bans – pas question de se promener. Les îles sont à plus d'une heure et ne sont pas visibles au début.

Le spectacle de la côte qui s'éloigne et des oiseaux marins qui nous suivent occupe un moment.
-- A suivre – Anacapa
... ben c'est sympa... puisque ça me permet de vous faire un coucou depuis l'holiday inn express de Santa Barbara !
Quelques impressions depuis notre arrivée samedi : Le vol : BMI (Bruxelles-Londres) + Air New Zeland (Londres-Los Angeles) : A l'heure et sans problème.
Le border contrôle : Lui même hyper rapide mais beaucoup de monde donc file d'attente et on nous a "gardé" assis dans l'avion 1/2heure de plus à cause de l'encombrement dans le hall du contrôle...où les agents régulaient finalement assez bien la foule de façon a répartir au mieux les arrivants par vols...
Sheraton aéroport : Une usine
L'aéroport : Une usine mais facile de se repérer et de nombreuses navettes
Avis : Aucune attente à l'heure à laquelle nous nous y sommes rendus (9h30)
Voiture de location : J'avais réservé une routière en attendant d'être sur place pour aviser vu qu'il n'y avait pas grand chose en 4x4 sur le site belge. En bon commerçant le gars nous a proposé un SUV.. et mon mari a dit ok. Nous avons donc hérité d'un PONTIAC TORRENT récent, tout blanc, sièges en cuir... si certains d'entre vous connaissent, je suis preneuse d'avis... On est parti sans la notice, on ne savait même pas quoi mettre comme carburant dedans, on a pas mal cherché pour les boutons aussi.
LE brunch et la visite du QUEEN MARY : Super sympa pour une visite hors du temps. Le brunch est animé par un chanteur de blues/jazz et le buffet se présente sous la forme de "stations" par type de cuisine. La visite du paquebot est très sympa avec des expositions et des parties "promenades".
Cali'fun : Tour de la ville en soirée en français. Le guide était canadien. Parcours sympa qui nous a permis d'aller, outre les traditionnels Berverlu Hills, Bel air et Hollywood boulevard, dans downtown mais aussi à Alverra près de la station où il y avait une fête mexicaine avec des danseuses aux costumes très colorés... très sympa avec le petit marché dans la rue pietonne !
Universal studios VIP tour: Un traitement privilégié pour une visite sans stress et sans les foules. On a apprécié. Côté tournage on n'a pas vu grand chose mais on s'y attendait. En revanche on a pu faire un tour dans des bâtiments où il y a tous les accesoires, la fabrique des décors et les studios d'enregistrement du son. Le tour à un côté "attraction" avec son lot de surprises... mais il est vrai que Universal est aussi ... un parc d'attractions!
Le restaurant YAMASHIRO 😎😎😎: Sur le "top" de la Hollywood Hill. La vue est magnifique et la cuisine délicieuse. Ce n'est pas du "tout japonais" loin de là, mais c'est une cuisine qui dirais-je, accorde les goûts et les saveurs. Ce n'est pas donné mais c'est vraiment très bon . Le service est impeccable et l'expresso est très bon (qui disait que le café n'était pas toujours bon ici ???😉)
L'hotel MAGIC CASTLE : J'avais réservé au HOLLYWOOD HILL HOTEL, juste en dessous du YAMASHIRO mais en arrivant pour le check inn au Magic castle (c'est là que se fait le check inn du HHH) on me dit qu'il y a des problème de plomberie en haut (ptète que finalement il n'étaient pas plein et qu'ils préféraient ne pas le mettre en service avant d'avoir rempli le magic castle). Finalement ce n'est qu'une semi deception car en voyant en bas le petit hotel très bien tenu avec sa mini piscine, je me demandais pourquoi j'étais allée m'embêter à retenir en haut... D'autant plus que le receptionniste se plie en 4, insiste sur le fait que là au je n'aurais eu qu'une vue sur la colline etc.. Il nous propose une chambre plus grande avec tous les snacks gratuits et patati et patata... Donc au final on est contents, on a un grand appartement très calme et le parking est en dessous. Petit déjeuner sympa auprès de la piscine.
Hollywood boulevard au matin : Beaucoup plus cool que l'après midi. Permet de prendre son temps sans être bousculé par la foule... appréciable !
Studios WARNER BROS : Super bien organisé. Là aussi pas de tournage en vue . Plus orienté prod de séries TV et show.
SANTA BARBARA : Charmante bourgade très animée. La balade sur le "Pier" en fin de journée est très agréable. Balade nocturne dans le "vieux quartier" et les rues commerçantes. Accents très "hispaniques" à 2 jours des "olds spanish days". Je ne regrette pas un instant cette étape !
Restaurant PALACE GRILL 😎😎😎: Un restau qui ne paye pas de mine comparé aux accueillantes terrasses "pièges à touristes" de la State street, mais cuisine cajun excellente au son du jazz New orleans... (expresson à éviter...🤪). Il était très bien cotté sur tripadvisor... pas étonnant !
Hotel Holidays inn express VIRGINIA: Un hotel inn à l'espagnole dans un bâtiment ancien (pour els USA); Chambre petite mais jolie déco "espagnole of course". Lits confortables... bon on m'attend pour le petit dej !! A +😎
Quelques impressions depuis notre arrivée samedi : Le vol : BMI (Bruxelles-Londres) + Air New Zeland (Londres-Los Angeles) : A l'heure et sans problème.
Le border contrôle : Lui même hyper rapide mais beaucoup de monde donc file d'attente et on nous a "gardé" assis dans l'avion 1/2heure de plus à cause de l'encombrement dans le hall du contrôle...où les agents régulaient finalement assez bien la foule de façon a répartir au mieux les arrivants par vols...
Sheraton aéroport : Une usine
L'aéroport : Une usine mais facile de se repérer et de nombreuses navettes
Avis : Aucune attente à l'heure à laquelle nous nous y sommes rendus (9h30)
Voiture de location : J'avais réservé une routière en attendant d'être sur place pour aviser vu qu'il n'y avait pas grand chose en 4x4 sur le site belge. En bon commerçant le gars nous a proposé un SUV.. et mon mari a dit ok. Nous avons donc hérité d'un PONTIAC TORRENT récent, tout blanc, sièges en cuir... si certains d'entre vous connaissent, je suis preneuse d'avis... On est parti sans la notice, on ne savait même pas quoi mettre comme carburant dedans, on a pas mal cherché pour les boutons aussi.
LE brunch et la visite du QUEEN MARY : Super sympa pour une visite hors du temps. Le brunch est animé par un chanteur de blues/jazz et le buffet se présente sous la forme de "stations" par type de cuisine. La visite du paquebot est très sympa avec des expositions et des parties "promenades".
Cali'fun : Tour de la ville en soirée en français. Le guide était canadien. Parcours sympa qui nous a permis d'aller, outre les traditionnels Berverlu Hills, Bel air et Hollywood boulevard, dans downtown mais aussi à Alverra près de la station où il y avait une fête mexicaine avec des danseuses aux costumes très colorés... très sympa avec le petit marché dans la rue pietonne !
Universal studios VIP tour: Un traitement privilégié pour une visite sans stress et sans les foules. On a apprécié. Côté tournage on n'a pas vu grand chose mais on s'y attendait. En revanche on a pu faire un tour dans des bâtiments où il y a tous les accesoires, la fabrique des décors et les studios d'enregistrement du son. Le tour à un côté "attraction" avec son lot de surprises... mais il est vrai que Universal est aussi ... un parc d'attractions!
Le restaurant YAMASHIRO 😎😎😎: Sur le "top" de la Hollywood Hill. La vue est magnifique et la cuisine délicieuse. Ce n'est pas du "tout japonais" loin de là, mais c'est une cuisine qui dirais-je, accorde les goûts et les saveurs. Ce n'est pas donné mais c'est vraiment très bon . Le service est impeccable et l'expresso est très bon (qui disait que le café n'était pas toujours bon ici ???😉)
L'hotel MAGIC CASTLE : J'avais réservé au HOLLYWOOD HILL HOTEL, juste en dessous du YAMASHIRO mais en arrivant pour le check inn au Magic castle (c'est là que se fait le check inn du HHH) on me dit qu'il y a des problème de plomberie en haut (ptète que finalement il n'étaient pas plein et qu'ils préféraient ne pas le mettre en service avant d'avoir rempli le magic castle). Finalement ce n'est qu'une semi deception car en voyant en bas le petit hotel très bien tenu avec sa mini piscine, je me demandais pourquoi j'étais allée m'embêter à retenir en haut... D'autant plus que le receptionniste se plie en 4, insiste sur le fait que là au je n'aurais eu qu'une vue sur la colline etc.. Il nous propose une chambre plus grande avec tous les snacks gratuits et patati et patata... Donc au final on est contents, on a un grand appartement très calme et le parking est en dessous. Petit déjeuner sympa auprès de la piscine.
Hollywood boulevard au matin : Beaucoup plus cool que l'après midi. Permet de prendre son temps sans être bousculé par la foule... appréciable !
Studios WARNER BROS : Super bien organisé. Là aussi pas de tournage en vue . Plus orienté prod de séries TV et show.
SANTA BARBARA : Charmante bourgade très animée. La balade sur le "Pier" en fin de journée est très agréable. Balade nocturne dans le "vieux quartier" et les rues commerçantes. Accents très "hispaniques" à 2 jours des "olds spanish days". Je ne regrette pas un instant cette étape !
Restaurant PALACE GRILL 😎😎😎: Un restau qui ne paye pas de mine comparé aux accueillantes terrasses "pièges à touristes" de la State street, mais cuisine cajun excellente au son du jazz New orleans... (expresson à éviter...🤪). Il était très bien cotté sur tripadvisor... pas étonnant !
Hotel Holidays inn express VIRGINIA: Un hotel inn à l'espagnole dans un bâtiment ancien (pour els USA); Chambre petite mais jolie déco "espagnole of course". Lits confortables... bon on m'attend pour le petit dej !! A +😎
Bonjour !
Après avoir trié les tonnes de photos prises, pris un peu de recul, je vous propose un ( ... Nième je sais !), compte rendu sur notre voyage dans l’Ouest américain, qui s’est déroulé du 23 juin 2016 au 17 juillet 2016. Oui je sais, mon compte-rendu est bien après le voyage (les mauvaises langues diront presque un an), mais c’était important pour moi de le faire, rien que pour remercier les personnes qui avaient répondu à mes nombreuses questions pré-voyage (dont le topic se trouve ici : https://voyageforum.com/discussion/planning-road-trip-cote-ouest-americaine-en-2016-d7285276/). J’espère qu’il vous plaira et pourra vous aider ou à défaut vous faire rêver un petit peu. Je distillerai les journées au fur et à mesure pour éviter de vous saouler ! 🙂
En préambule, je vais aborder quelques points de logistiques / idées reçues / etc... que l’on peut avoir avant de partir pour un tel voyage :
* le GPS : je comptais utiliser mon téléphone comme GPS, c’est pourquoi j’avais acheté une carte prépayée avec 3Gb de data et 2 heures de téléphone. Comme vous le verrez dans le résumé du premier jour, ce fut une erreur. J’avais par contre aussi installé l’application “HERE we go MAPS” (disponible sur iOS et Androïd) qui permet de télécharger les cartes de tous les pays, et ainsi de profiter d’un GPS offline (c’est à dire sans activer les données téléphoniques). Même si finalement un GPS voiture était inclus dans la location de celle-ci, cette application fut très utile pour trouver certains endroits touristiques non inclus dans le GPS classique (comme par exemple Merced Grove). Donc si vous disposez d’un smartphone, je vous conseille vraiment cette application, qui peut parfaitement et complètement remplacer un GPS, et le tout en offline ! Concernant le côté dispensable ou non d'un GPS, je vais dire que ce n'est pas complètement obligatoire, on s'en sort, mais c'est quand même très pratique et ça fait gagner beaucoup de temps. J'avais également acheté le grand livre Michelin sur les USA, au cas où. Il nous aura servi 2 fois.
* la bouffe : évidemment, les USA ne sont pas réputés pour leur grande cuisine. Il faut avouer que nous n’avons pas vraiment chercher non plus à découvrir des spécialités américaines inconnues. Nous avons fait évidemment beaucoup de fast foods, et surtout tester des fast foods que l’on a pas en France. Nous avons donc évidemment zappé les McDonalds pour en essayer d’autres. Le midi, à partir du 7ème jour, nous mangions des fruits ou salades achetés en supermarché, et le soir fast food ou restaurant bon marché. Ainsi, cela ne revenait vraiment pas cher de manger, et ça permettait de consacrer le reste du budget à autre chose !
* la route dans l’Ouest américain : un vrai bonheur ! Si vous aimez un temps soit peu conduire, vous adorerez conduire dans l’Ouest américain. Les routes y sont larges, même les petites routes style départementales. Et surtout, c’est très dépaysant. En une journée, on peut passer au travers de tellement de décors différents que c’est enivrant. Il nous est très régulièrement arrivé de s’arrêter sur le bord de la route, n’importe où (sauf dans les grandes villes) afin de prendre des photos ou d’admirer le paysage qui s’offrait à nous. L’ouest est tellement immense et sauvage, on se sent si petit au milieu de tout cet espace. C’est un sentiment très particulier et fabuleux ! Pour la conduite en elle-même, rien de particulier à savoir. Les américains conduisent plutôt bien, respectent parfaitement les passages des “Stop” (notamment dans les carrefours à 4 “Stop”), ne klaxonnent pas (en tout cas ils ont été très tolérants avec nous lorsque que nous cherchions notre route). Par contre, contrairement à ce que j’aurais pensé, ils conduisent vite, parfois très vite. Ils se fichent complètement des limitations de vitesse et des lignes continues. Voulant éviter une amende, on a toujours parfaitement respecté les limitations de vitesse, même sur les highway. Et bien nous nous faisions allègrement et copieusement doublés, très souvent.
* les américains sont arrogants et n’aiment pas les étrangers : c’est un sacré cliché (tout comme je pense qu’ils ont le même cliché à l’inverse). Les américains (du moins dans l’Ouest, peut-être est-ce différent ailleurs ?) adorent les touristes. Quand ils repèrent que vous êtes un touriste (en parlant français, on est vite repéré !), beaucoup n’hésitent absolument pas à engager la conversation, à demander d’où on vient, quel voyage on fait, ce qu’on a vu, où on va, ce qu’on pense des USA, ils posent vraiment beaucoup de questions et s’intéressent énormément. Ça nous est arrivé quasiment chaque jour du voyage. Tous ceux qui nous ont parlé ont été adorables avec nous, très sympathiques.
* l’accueil général des touristes : la France aurait énormément à apprendre. Les parcs sont parfaitement prévus pour y accueillir convenablement les touristes. Les Visitor Center de chaque parc fournissent pléthore de renseignements, les rangers sont avenants, n’hésitent pas à vous conseiller en fonction du temps passé sur le parc concerné. Il y a même parfois plusieurs Visitor Center par parcs. Les infrastructures sont aussi pleinement dédiées à un tourisme respectueux dues parcs. On trouve des toilettes à chaque point de vue, et quasiment à chaque départ de randonnée. Les panneaux indicatifs sur la faune et la flore sont très bien entretenus, clairs et intéressants. Les randonnées sont très bien balisées, les plans fournis par les rangers sont très complets à ce sujet. On ne se sent jamais perdus, alors qu’on se trouve dans des parcs immenses. Certains proposent aussi des emplacements de camping tout confort, avec systématiquement une table, un barbecue, et un grand emplacement pour se garer. Contrairement à chez nous, on ne se sent pas les uns sur les autres aux emplacements de camping.
* la glacière américaine : c’est un must-have. Avant de quitter Los Angeles, nous sommes allés acheter une glacière. Nous comptions évidemment acheter de quoi manger, et comme l’on savait que beaucoup de chaleur et de déserts nous attendaient, on n’avait pas d’autre choix que d’en avoir une. Le but était d’en acheter une pas chère, puis de la donner à quelqu’un avant de partir. Notre choix s’est dévolu sur une glacière Coleman, d’un volume de 26 litres. Mais là, c’est la grande surprise, rien à voir avec les glacières françaises. Là où ma glacière française (pourtant de bonne facture) peine à tenir une journée entière avec des glaçons dedans, la glacière américaine n’a aucun mal à maintenir au froid une journée, voire même plus, et pour un prix tout à fait modique (25 dollars). Elle aura parfaitement tenu son rôle tout le long du voyage, ni Joshua Tree, ni la Death Valley (et ses 50° habituels), ni les autres endroits chauds traversés n’auront réussi à la faire chuter, il restait toujours des glaçons dedans, et les denrées stockées étaient toujours parfaitement fraîches/froides. On l’a trouvé tellement de bonne qualité, qu’on l’a carrément ramenée en France (sans surcoût, ça passait comme bagage cabine, merci Air France !).
Après en avoir fini avec ces petits détails, c’est donc parti pour le compte rendu. Bonne lecture !
Après avoir trié les tonnes de photos prises, pris un peu de recul, je vous propose un ( ... Nième je sais !), compte rendu sur notre voyage dans l’Ouest américain, qui s’est déroulé du 23 juin 2016 au 17 juillet 2016. Oui je sais, mon compte-rendu est bien après le voyage (les mauvaises langues diront presque un an), mais c’était important pour moi de le faire, rien que pour remercier les personnes qui avaient répondu à mes nombreuses questions pré-voyage (dont le topic se trouve ici : https://voyageforum.com/discussion/planning-road-trip-cote-ouest-americaine-en-2016-d7285276/). J’espère qu’il vous plaira et pourra vous aider ou à défaut vous faire rêver un petit peu. Je distillerai les journées au fur et à mesure pour éviter de vous saouler ! 🙂
En préambule, je vais aborder quelques points de logistiques / idées reçues / etc... que l’on peut avoir avant de partir pour un tel voyage :
* le GPS : je comptais utiliser mon téléphone comme GPS, c’est pourquoi j’avais acheté une carte prépayée avec 3Gb de data et 2 heures de téléphone. Comme vous le verrez dans le résumé du premier jour, ce fut une erreur. J’avais par contre aussi installé l’application “HERE we go MAPS” (disponible sur iOS et Androïd) qui permet de télécharger les cartes de tous les pays, et ainsi de profiter d’un GPS offline (c’est à dire sans activer les données téléphoniques). Même si finalement un GPS voiture était inclus dans la location de celle-ci, cette application fut très utile pour trouver certains endroits touristiques non inclus dans le GPS classique (comme par exemple Merced Grove). Donc si vous disposez d’un smartphone, je vous conseille vraiment cette application, qui peut parfaitement et complètement remplacer un GPS, et le tout en offline ! Concernant le côté dispensable ou non d'un GPS, je vais dire que ce n'est pas complètement obligatoire, on s'en sort, mais c'est quand même très pratique et ça fait gagner beaucoup de temps. J'avais également acheté le grand livre Michelin sur les USA, au cas où. Il nous aura servi 2 fois.
* la bouffe : évidemment, les USA ne sont pas réputés pour leur grande cuisine. Il faut avouer que nous n’avons pas vraiment chercher non plus à découvrir des spécialités américaines inconnues. Nous avons fait évidemment beaucoup de fast foods, et surtout tester des fast foods que l’on a pas en France. Nous avons donc évidemment zappé les McDonalds pour en essayer d’autres. Le midi, à partir du 7ème jour, nous mangions des fruits ou salades achetés en supermarché, et le soir fast food ou restaurant bon marché. Ainsi, cela ne revenait vraiment pas cher de manger, et ça permettait de consacrer le reste du budget à autre chose !
* la route dans l’Ouest américain : un vrai bonheur ! Si vous aimez un temps soit peu conduire, vous adorerez conduire dans l’Ouest américain. Les routes y sont larges, même les petites routes style départementales. Et surtout, c’est très dépaysant. En une journée, on peut passer au travers de tellement de décors différents que c’est enivrant. Il nous est très régulièrement arrivé de s’arrêter sur le bord de la route, n’importe où (sauf dans les grandes villes) afin de prendre des photos ou d’admirer le paysage qui s’offrait à nous. L’ouest est tellement immense et sauvage, on se sent si petit au milieu de tout cet espace. C’est un sentiment très particulier et fabuleux ! Pour la conduite en elle-même, rien de particulier à savoir. Les américains conduisent plutôt bien, respectent parfaitement les passages des “Stop” (notamment dans les carrefours à 4 “Stop”), ne klaxonnent pas (en tout cas ils ont été très tolérants avec nous lorsque que nous cherchions notre route). Par contre, contrairement à ce que j’aurais pensé, ils conduisent vite, parfois très vite. Ils se fichent complètement des limitations de vitesse et des lignes continues. Voulant éviter une amende, on a toujours parfaitement respecté les limitations de vitesse, même sur les highway. Et bien nous nous faisions allègrement et copieusement doublés, très souvent.
* les américains sont arrogants et n’aiment pas les étrangers : c’est un sacré cliché (tout comme je pense qu’ils ont le même cliché à l’inverse). Les américains (du moins dans l’Ouest, peut-être est-ce différent ailleurs ?) adorent les touristes. Quand ils repèrent que vous êtes un touriste (en parlant français, on est vite repéré !), beaucoup n’hésitent absolument pas à engager la conversation, à demander d’où on vient, quel voyage on fait, ce qu’on a vu, où on va, ce qu’on pense des USA, ils posent vraiment beaucoup de questions et s’intéressent énormément. Ça nous est arrivé quasiment chaque jour du voyage. Tous ceux qui nous ont parlé ont été adorables avec nous, très sympathiques.
* l’accueil général des touristes : la France aurait énormément à apprendre. Les parcs sont parfaitement prévus pour y accueillir convenablement les touristes. Les Visitor Center de chaque parc fournissent pléthore de renseignements, les rangers sont avenants, n’hésitent pas à vous conseiller en fonction du temps passé sur le parc concerné. Il y a même parfois plusieurs Visitor Center par parcs. Les infrastructures sont aussi pleinement dédiées à un tourisme respectueux dues parcs. On trouve des toilettes à chaque point de vue, et quasiment à chaque départ de randonnée. Les panneaux indicatifs sur la faune et la flore sont très bien entretenus, clairs et intéressants. Les randonnées sont très bien balisées, les plans fournis par les rangers sont très complets à ce sujet. On ne se sent jamais perdus, alors qu’on se trouve dans des parcs immenses. Certains proposent aussi des emplacements de camping tout confort, avec systématiquement une table, un barbecue, et un grand emplacement pour se garer. Contrairement à chez nous, on ne se sent pas les uns sur les autres aux emplacements de camping.
* la glacière américaine : c’est un must-have. Avant de quitter Los Angeles, nous sommes allés acheter une glacière. Nous comptions évidemment acheter de quoi manger, et comme l’on savait que beaucoup de chaleur et de déserts nous attendaient, on n’avait pas d’autre choix que d’en avoir une. Le but était d’en acheter une pas chère, puis de la donner à quelqu’un avant de partir. Notre choix s’est dévolu sur une glacière Coleman, d’un volume de 26 litres. Mais là, c’est la grande surprise, rien à voir avec les glacières françaises. Là où ma glacière française (pourtant de bonne facture) peine à tenir une journée entière avec des glaçons dedans, la glacière américaine n’a aucun mal à maintenir au froid une journée, voire même plus, et pour un prix tout à fait modique (25 dollars). Elle aura parfaitement tenu son rôle tout le long du voyage, ni Joshua Tree, ni la Death Valley (et ses 50° habituels), ni les autres endroits chauds traversés n’auront réussi à la faire chuter, il restait toujours des glaçons dedans, et les denrées stockées étaient toujours parfaitement fraîches/froides. On l’a trouvé tellement de bonne qualité, qu’on l’a carrément ramenée en France (sans surcoût, ça passait comme bagage cabine, merci Air France !).
Après en avoir fini avec ces petits détails, c’est donc parti pour le compte rendu. Bonne lecture !
Salut,
Je prévois de me rendre à Miami depuis Montreal en bus pour mi novembre(seul je précise). J'ai regardé les prix pour le trajet en avion, c'est 3 fois plus cher...(même si c'est au moins 3 fois plus confortable que 2 jours de route!d'ailleurs, si quelqu'un a une experience à faire partager sur ce trajet, c'est le moment!!) Du coup, j'ai besoin de quelques renseignements!
Tout d'abord, question essentielle: est ce une bonne période pour s'y rendre??c'est pas une periode de cyclones ou d'orages?avez vous une moyenne de temperature??
>>> Concernant l'hebergement: y a t'il des camping?ou une autre alternative pour petits budgets? (j'ai vu une AJ mais c'est seulement s'il n'y a pas moyen de planter sa tente quelque part pour moins cher...)
>>> Concernant les transports: le reseau de bus est il bien développé dans la ville? sans voiture, ça ne risque pas d'être un peu difficile?(beaucoup louent des voitures d'après ce que j'ai lu...)? louer une voiture pour moins de 300$ la semaine avec killometrage illimité, c'est trouvable? le covoiturage dans la region(genre allostop), ça existe?
>>> Concernant la région: j'ai pu voir dans d'autres messages les principaux endroits, mais je me demandais: les coins, comme les everglades, ou key west, ou même disney world^^, est ce que c'est desservi ou il faut une voiture? j'ai vu que pour 125$, on pouvait faire l'aller-retour jusqu'aux bahamas!?Peut on me confirmer si c'est vrai?Et si oui, pouvez vous me donner plus de renseignements?(durée, quelle île, point de départ, ...) niveau alimentation, c'est cher???
Si vous avez ne serait ce qu'une réponse à mes interrogations, n'hésitez pas!!Je dois réserver le bus avant le 27 octobre, après quoi ça repoussera la date de ce voyage, ce que je ne peux me permettre(examens...)!
Merci!
Je prévois de me rendre à Miami depuis Montreal en bus pour mi novembre(seul je précise). J'ai regardé les prix pour le trajet en avion, c'est 3 fois plus cher...(même si c'est au moins 3 fois plus confortable que 2 jours de route!d'ailleurs, si quelqu'un a une experience à faire partager sur ce trajet, c'est le moment!!) Du coup, j'ai besoin de quelques renseignements!
Tout d'abord, question essentielle: est ce une bonne période pour s'y rendre??c'est pas une periode de cyclones ou d'orages?avez vous une moyenne de temperature??
>>> Concernant l'hebergement: y a t'il des camping?ou une autre alternative pour petits budgets? (j'ai vu une AJ mais c'est seulement s'il n'y a pas moyen de planter sa tente quelque part pour moins cher...)
>>> Concernant les transports: le reseau de bus est il bien développé dans la ville? sans voiture, ça ne risque pas d'être un peu difficile?(beaucoup louent des voitures d'après ce que j'ai lu...)? louer une voiture pour moins de 300$ la semaine avec killometrage illimité, c'est trouvable? le covoiturage dans la region(genre allostop), ça existe?
>>> Concernant la région: j'ai pu voir dans d'autres messages les principaux endroits, mais je me demandais: les coins, comme les everglades, ou key west, ou même disney world^^, est ce que c'est desservi ou il faut une voiture? j'ai vu que pour 125$, on pouvait faire l'aller-retour jusqu'aux bahamas!?Peut on me confirmer si c'est vrai?Et si oui, pouvez vous me donner plus de renseignements?(durée, quelle île, point de départ, ...) niveau alimentation, c'est cher???
Si vous avez ne serait ce qu'une réponse à mes interrogations, n'hésitez pas!!Je dois réserver le bus avant le 27 octobre, après quoi ça repoussera la date de ce voyage, ce que je ne peux me permettre(examens...)!
Merci!
Que répondez vous à vos proches quand ils vous posent cette question qu'on a tous dû avoir...
" Tu vas encore aux Etats Unis, t'en as pas marre ?" 😄
Lachez vous !
Bonjour je prevois partir faire du camping 2 semaines en aout sur la cote est americaine
Je suis déjà allée à Cap Cod, dans le bout de Boston et à Cap May...je cherche un camping/state park sur le bord de la mer ou le mer est chaude....un camping avec des arbres si possible...et bien aménagé
Merci de me faire des suggestions ......
Ciao
Bonjour
Ayant beaucoup profité des tuyaux et conseils de ce forum pour préparer notre voyage sur la cote Est avec nos 3 enfants (16-14 et 8 ans) je vous rapporte ici notre expérience et quelques conseils qui serviront peut être à d'autres membres !!
Tout d'abord départ de PARIS, vol direct PARIS NY acheté chez British Airways mais opéré par American Airlines.
A notre arrivée à l'aéroport nous avons la désagréable surprise d'appendre que notre vol est purement et simplement annulé !! Au comptoir British Airways il ne se sentent pas du tout concernés et nous envoie voir American Airlines, ou il y a bien evidemment la queue. Renseignement pris chez ceux qui en sortent, AA propose de partir par le même vol 48h plus tard . Ben voyons !!
Retour au comptoir de BA ou nous faisons le siège jusqu'à ce qu'ils veulent bien s'occuper de notre problème . Avec une nonchalance toute british, ils trouvent un vol Air France Paris Francfort avec correspondance 1h30 plus tard pour New York par Lufthansa pour le lendemain matin départ 7h30 de Paris avec arrivée à NY à 12h.
Nous optons donc pour cette solution en espérant ne pas louper la correspondance à Francfort . Finalement cela s'est très bien passé avec un vol Air France à l'heure et une correspondance facile à Francfort les bagages ayant suivis sans problème jusqu'à New York. Nous avons ainsi profité d'un voyage en Airbus A380 tout neuf, bien plus confortable que les vieux coucous d'American A.
En résumé si possible eviter British AirWays et American Airlines qui considèrent vraiment leurs passagers comme des bagages !! . Par contre Luftansha parfait , personnel souriant et aimable
Ensuite à New York nous avons passé une semaine dans un appartement loué à Brooklyn Heights, superbe , très calme, à 2 pas du Brooklyn bridge et 3 du métro !!.
Le CITY PASS de NEW YORK est interessant si vous faites au moins 3 des attractions proposées.
Nous avons fait un tour de Manhattan à vélo avec un guide new Yorkais super sympa qui nous a fait parcourir Harlem, Columbia University et l'Upper East Side. C'était super!! A conseiller même avec un enfant de 8 ans (pour peu qu'il sache faire du vélo !) .Vous trouverez tous les renseignements facilement sur google : Bike the apple
Ensuite nous avons loué une voiture chez ALAMO. Un Minivan Chrysler TOWN and Country très confortable avec plein de place à l'arrière pour les bagages. Réservation faite directement sur le site ALAMO.fr a un prix super interessant avec une formule pré payée sans aucun problème . livraison de la voiture en 6 minutes (ils ont meme oubliés de nous montrer comment fonctionnait la clef de contact!)
Avec cette voiture nous sommes partis pour Saranac lake au nord de l'état de New York. Comme guide l'application NAVIGON sur Iphone avec la carte US canada . Fonctionnement impeccable sans aucune erreur, ce qui economise la location d'un GPS !! ( prévoir un chargeur allume cigare et un support pour l'Iphone 😉)
Arrivée à Saranac lake, emnenagement dans une cabane au bord du Middle Lake.
Cabane accessible uniquement par bateau, au milieu de nulle part, sans électricité ni eau potable.
Arrivant directement de New York ça décoiffe !! les enfants n'en revenait pas , pas de télé pas internet , pas de réseau mobile . la zone quoi !! 😕.
Et puis le lendemain, reveil au soleil avec une vue magnifique sur le lac sans personne en dehors de quelques pecheurs et de chevreuils . Nous avons passés une semaine dans la cabane à pecher, se promener, faire du canoe , se baigner devant la cabane et bronzer au soleil !! Ils ont finalement adorés et ne voulaient plus partir .
Ensuite nous avons traversé les Greens Moutains puis les Whites Moutains avec 4 nuits en camping très sympa également
Pour le matériel de camping il est facile d'en trouver sur place aux USA. Nous avons acheté 2 tentes Coleman dans un outlet à Lake George pour moins de 100 Dollars les 2 et des sacs de couchage à 20 dollars qui convenaient très bien pour nos 4 nuits ! On trouve aussi facilement du matériel de camping dans les grands Wall Mart . On a même ramené tout ce matériel, qui tenait dans un seul sac de sport, en France !
Etape à Hampton sur la cote ou nous avons été voir les Baleines au large . C'est sympa mais un peu long (2h pour aller sur les lieux, une heure sur place à chercher les dites baleines et 2h pour le retour) . Prévoyez un médoc pour le mal de mer car cela secoue pas mal, mais avec cette précaution aucun de nous n'a été malade .
Arrivée à Boston pour 4 jours . Séjour au Radisson Hotel. Hotel sans grand interet mais en plein centre ville avec une chambre pour 5 pour 200 Dollars la nuit, une piscine et une belle terrasse au soleil. C'était juste ce qu'il nous fallait.
A Boston nous avons rendu la voiture prise à New York en 2 minutes chrono sans aucune mauvaise surprise, ni surcharge.
Puis retour à Paris vol Boston Paris avec AA sans problèmes mais un 757 vieux et inconfortable et des hotesses peu aimables
Voila un aperçu de ce super voyage qui a enchanté la famille qui remercie encore tous les membres de ce forum pour leur précieux conseils
Je reste à votre disposition si vous avez des questions ou si vous voulez d'autres détails 😏
Bonjour,
Nous (2 adultes et 1 fille de 16 ans) envisageons un séjour dans l'est des USA l'été prochain. Nous commencerons par New-York (1 semaine) et finirons par ... (2 à 3 semaines) et c'est là que nous avons besoin d'aide.
Nous aimerions aller vers le nord, par exemple rester un peu à Boston mais nous souhaitons également trouver des lieux plus "nature", comme par exemple louer une "Cabin" au bord d'un lac ou au bord de l'océan. Nous aimerions plusieurs hébergements de 3 à 4 jours chacun, afin de nous poser à chaque fois. Si vous voulez partager votre expérience, mais aussi nous donner des idées et des conseils, nous sommes très intéressés.
Merci beaucoup par avance et à très bientôt sur ce forum
Merci beaucoup par avance et à très bientôt sur ce forum
Le rêve américain. Notre rêve américain. Celui qui a valeur de mythe pour les passionnés de randonnées en 2-roues que nous sommes. 2-roues, oui, mais pas n'importe lesquelles. Celles de la machine qui fait vivre le mythe, celles qui font de leurs cavaliers des pionniers chevauchant leur monture au moteur de fonte, celles qui donne son sens au mot liberté : une Harley.
Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.
Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.
Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.
Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...
Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.
Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.
Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.

La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.
Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.
Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…
Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…
La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …
Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.
Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.
Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.

Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.

A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.
Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !
Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.
Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !
C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.
Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.

Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.
Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.
Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.
Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...
Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.
Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.
Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.
La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.
Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.
Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…
Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…
La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …
Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.
Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.
Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.

Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.
A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.
Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !
Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.
Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !
C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.
Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.

Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
Bonjour,
J'ai découvert ce forum au hasard de recherches Google sur les Etats-Unis. Comme je l'ai parcouru et qu'il me semble hyper actif et bourré de renseignements intéressants, je me décide à soumettre mon projet de vacances à vos critiques. J'aurai ensuite une série de questions à poser aux spécialistes.
Voilà, c'est pour août 2006 : Les passages obligés : - New-York : je pense 3 jours. A l'aller ou au retour (éviter week-end pour tarifs hôtels). - Las Végas : y passer au moins une soirée pour voir ce que c'est (éviter week-end pour tarifs hôtels). - Los Angeles : pas fan à priori mais pour voir également, donc 2 nuits pour avoir une vraie journée sur place. - Parcs/Nature : Yosémite, Séquoia, Lac Tahoe. - San Francisco : 4 ou 5 jours dont un week-end car mon fils y a décroché un stage durant l'été.
Nous serons un couple + une fille de 10 ans, donc comme je l'ai vu sur ce site, nous avons passé un deal avec elle pour que les étapes ne soient pas trop longues et qu'il y ait une piscine dans chaque hôtel à l'arrivée.
Nous avons demandé à une agence spécialisée sur les USA (je ne sais pas si on peut la citer sur ce forum) de nous faire une proposition chiffrée (avions + hôtels + location auto). Je vous fais part des étapes prévues et des hôtels : - 2 nuits à Las Végas donc 1 jour sur place à Hôtel Circus Circus - 2 nuits à Los Angelès - 1 jour sur place à Hôtel Marriott Airport - 1 nuit à San Siméon (+ au nord sur la côte ) à Hôtel Courtesy Inn - 1 nuit Visélia (Séquoia) à Hôtel Holiday Inn - 1 nuit El portal (Yosemite) à Hôtel Cedar Lodge - 2 nuits à South Lake Tahoe à Hôtel Quality Inn & Suites - 1 nuit à Sacramento à Hôtel La Quinta Inn - 5 nuits à San Francisco à Radisson Hotel at Sierra Point (Brisbane) - 3 nuits à New york à Hôtel Holiday Inn Midtown (47th street)
Si vous avez des remarques générales sur le parcours ou un hôtel, n’hésitez pas … Est-ce qu’en gros ça tient la route ? auriez-vous conçu différemment ?
Par rapport à ça, je me pose beaucoup de questions et j’espère que certains auront le courage de lire mon post jusqu'au bout pour nous aider en y apportant leurs réponses.
- 2 nuits à Las Végas (avec la fatigue du voyage le 1er soir), donc 1 seule journée pleine, est-ce suffisant ? Une voiture est prévue à l’aéroport, est-ce utile (parking des hôtels payant ?) ? Vu le tarif, le Grand Canyon en hélico me semble compromis, est-il possible en voiture d’aller faire un tour au début de Death Valley et retour ?
- Après Los Angelès, est-ce vraiment intéressant de passer au nord sur la côte à San Simeon ? (Hearst Castle à voir ?).
- Ensuite, (Séquoia, Yosemite puis Lac Tahoe), il y a 2 nuits prévues à Lac Tahoe. Lequel de ces 3 sites mérite le plus de temps ? (auquel cas on peut déplacer la nuit supplémentaire).
- J’ai pensé à Sacramento (que je ne connais que de nom) comme étape avant de rejoindre San Francisco. Ai-je bien fait ?
- L’hôtel a l’air très bien mais excentré de San Francisco apparemment, puisque situé à Brisbane (sur la baie). Est-ce pénalisant ? (dommage de ne pas être dans SF ?). Même si nous serons motorisés ?
- Ensuite, nous envisageons de faire des balades dans San Francisco et de rayonner dans la région : Napa, Berkeley et comme nous n’aurons pas vu la côte au dessus de San Simeon, nous envisageons de descendre jusqu’à Monterey et- Big Sur sur une journée. Est-ce que cela vous semble faisable ?
- 3 nuits à NY peut paraître court mais comme nous prenons l’avion du retour assez tard, ça nous fait quand même 3 jours pleins sur place. Suffisant ???
Voilà, félicitations à ceux et celles qui sont arrivés au bout et un GRAND MERCI par avance aux connaisseurs. Pour nous, vos avis seront forcément déterminants car nous devons confirmer tout ça pour vendredi (surtout les vols, pour lesquels il y a déjà des options). Bref, je n'en dors quasiment plus 😉
Cordialement.ZAP
J'ai découvert ce forum au hasard de recherches Google sur les Etats-Unis. Comme je l'ai parcouru et qu'il me semble hyper actif et bourré de renseignements intéressants, je me décide à soumettre mon projet de vacances à vos critiques. J'aurai ensuite une série de questions à poser aux spécialistes.
Voilà, c'est pour août 2006 : Les passages obligés : - New-York : je pense 3 jours. A l'aller ou au retour (éviter week-end pour tarifs hôtels). - Las Végas : y passer au moins une soirée pour voir ce que c'est (éviter week-end pour tarifs hôtels). - Los Angeles : pas fan à priori mais pour voir également, donc 2 nuits pour avoir une vraie journée sur place. - Parcs/Nature : Yosémite, Séquoia, Lac Tahoe. - San Francisco : 4 ou 5 jours dont un week-end car mon fils y a décroché un stage durant l'été.
Nous serons un couple + une fille de 10 ans, donc comme je l'ai vu sur ce site, nous avons passé un deal avec elle pour que les étapes ne soient pas trop longues et qu'il y ait une piscine dans chaque hôtel à l'arrivée.
Nous avons demandé à une agence spécialisée sur les USA (je ne sais pas si on peut la citer sur ce forum) de nous faire une proposition chiffrée (avions + hôtels + location auto). Je vous fais part des étapes prévues et des hôtels : - 2 nuits à Las Végas donc 1 jour sur place à Hôtel Circus Circus - 2 nuits à Los Angelès - 1 jour sur place à Hôtel Marriott Airport - 1 nuit à San Siméon (+ au nord sur la côte ) à Hôtel Courtesy Inn - 1 nuit Visélia (Séquoia) à Hôtel Holiday Inn - 1 nuit El portal (Yosemite) à Hôtel Cedar Lodge - 2 nuits à South Lake Tahoe à Hôtel Quality Inn & Suites - 1 nuit à Sacramento à Hôtel La Quinta Inn - 5 nuits à San Francisco à Radisson Hotel at Sierra Point (Brisbane) - 3 nuits à New york à Hôtel Holiday Inn Midtown (47th street)
Si vous avez des remarques générales sur le parcours ou un hôtel, n’hésitez pas … Est-ce qu’en gros ça tient la route ? auriez-vous conçu différemment ?
Par rapport à ça, je me pose beaucoup de questions et j’espère que certains auront le courage de lire mon post jusqu'au bout pour nous aider en y apportant leurs réponses.
- 2 nuits à Las Végas (avec la fatigue du voyage le 1er soir), donc 1 seule journée pleine, est-ce suffisant ? Une voiture est prévue à l’aéroport, est-ce utile (parking des hôtels payant ?) ? Vu le tarif, le Grand Canyon en hélico me semble compromis, est-il possible en voiture d’aller faire un tour au début de Death Valley et retour ?
- Après Los Angelès, est-ce vraiment intéressant de passer au nord sur la côte à San Simeon ? (Hearst Castle à voir ?).
- Ensuite, (Séquoia, Yosemite puis Lac Tahoe), il y a 2 nuits prévues à Lac Tahoe. Lequel de ces 3 sites mérite le plus de temps ? (auquel cas on peut déplacer la nuit supplémentaire).
- J’ai pensé à Sacramento (que je ne connais que de nom) comme étape avant de rejoindre San Francisco. Ai-je bien fait ?
- L’hôtel a l’air très bien mais excentré de San Francisco apparemment, puisque situé à Brisbane (sur la baie). Est-ce pénalisant ? (dommage de ne pas être dans SF ?). Même si nous serons motorisés ?
- Ensuite, nous envisageons de faire des balades dans San Francisco et de rayonner dans la région : Napa, Berkeley et comme nous n’aurons pas vu la côte au dessus de San Simeon, nous envisageons de descendre jusqu’à Monterey et- Big Sur sur une journée. Est-ce que cela vous semble faisable ?
- 3 nuits à NY peut paraître court mais comme nous prenons l’avion du retour assez tard, ça nous fait quand même 3 jours pleins sur place. Suffisant ???
Voilà, félicitations à ceux et celles qui sont arrivés au bout et un GRAND MERCI par avance aux connaisseurs. Pour nous, vos avis seront forcément déterminants car nous devons confirmer tout ça pour vendredi (surtout les vols, pour lesquels il y a déjà des options). Bref, je n'en dors quasiment plus 😉
Cordialement.ZAP
Bonjour à tous !
Suite à un périple autour des Etats-Unis durant l'été 2011, je me suis dit qu'un petit récit destiné aux visiteurs de voyageforum pourrait être utile ! Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir beaucoup plus (photos, vidéos, et nombreux détails), vous pouvez vous rendre sur mon blog à l'adresse suivante:
http://thebigtrip-northamerica.blogspot.fr/
Avant toute chose, sachez que le départ s'est fait depuis le ... Canada ! Eh oui, je résidais à Montréal pour quelques temps, et ai loué une voiture avec une amie pour 3 mois. Le loueur: "Discount", une compagnie Canadienne, mais pour la réservation (et le tarif imbattable vu la durée), je suis passé par le site autoescape.com , qui incluait un second conducteur. Pour avoir loué plusieurs fois des voitures en passant par ce site, je n'avais jamais trouvé de tarif plus bas.
Prix de la location pour 3 mois, avec toutes les assurances et kilométrage illimité : 2.800€ ! (2.200€ sans les assurances), ce qui reste "raisonnable" vu le type de véhicule (la toute dernière Ford Focus, toute neuve), et vu le nombre de kilomètres à parcourir (23.000 kms !).
- Etape 1 (18 au 20 Juin): Portland Départ de Montréal le 18 Juin, passage de la frontière au beau milieu de la campagne, loin des autoroutes. Premier moment délicat concernant mon passeport, le douanier m'informe que je ne pourrai rester sur le territoire que 10 jours (j'avais déjà eu un visa touristique deux mois et demi plus tôt, qui courait toujours). Après avoir insisté pendant plus d'une heure, la barrière s'ouvre et nous arrivons tard dans la nuit dans un camping KOA (la plus grosse chaîne de campings aux USA, généralement un peu plus chers qu'ailleurs, mais bons équipements assurés et tranquillité). Le 19 Juin, visite de la ville portuaire de Portland, dans le Maine, dégustation des homards typiques de la côte Est, et découverte des îles environnantes à bord d'un petit bateau de croisière. La ville fleure bon ce parfum de Nouvelle-Angleterre, avec un centre-ville "à l'européene" orné de briques rouges du plus bel effet. Une bien belle entrée en matière pour ce road trip.
- Etape 2 (20 au 22 Juin): Boston / Cape Cod Le 20 Juin nous quittons le camping de Portland pour longer la côte direction le Sud. Passage par une petite station balnéaire: Old Orchard Beach. L'été vient à peine de démarrer mais les vacanciers se pressent déjà sur le front de mer. Plus loin, nous nous arrêtons à Salem, la ville des sorcières du Massachusetts. Véritable aubaine touristique pour tous les marchands de sortilèges et autres déguisements gothiques, la ville ne présente que peu d'intérêt, et son musée consacré à l'histoire des sorcières est anecdotique. Dans l'après-midi, nous débarquons enfin à Boston, la première des grandes-villes de la côte Est dans notre circuit. Direction Harvard pour découvrir le campus de la plus prestigieuse université au monde, où règne un calme absolu, au pied des arbres majestueux plantés face à une bibliothèque aux colonnes titanesques. J'y reprendrai bien mes études ! Le 21 Juin, nous arrivons au centre-ville de Boston, très élégant, chargé d'histoire et aussi emprunt d'une ambiance Nouvelle-Angleterre du plus bel effet. Nous suivons alors la Freedom Trail, une ligne rouge tracée au sol qui permet au touriste de découvrir, sur plusieurs kilomètres, la majorité des sites historiques de la ville. Du Capitole au cimetière de Benjamin Franklin, en passant par le Quincy Market et l'USS Constitution, on ne s'ennuie pas une seconde, et le beau temps est au rendez-vous. Quelques emplettes dans la rue marchande, et nous reprenons la route vers le Sud, direction la baie de Cape Cod. Nous plantons la tente dans un camping situé dans ce gigantesque bras de terre qui s'avance, tel un crochet, dans les eaux de l'Atlantique. Le 22 Juin, nous roulons jusqu'à la pointe de la presqu'île, et la ville "open-minded" de Provincetown. Hélas, le temps est maussade et rend la visite un peu tristounette, dans cette ville réputée pour son côté festif et hyper animé. Je ne sais pas si cela est dû au fait que l'on se trouve encore en Juin, mais nous ne voyons pour ainsi dire que des bus de personnes âgées ! Le temps de visiter quelques boutiques, un passage au bord de mer, et un sex-shop fier de ses produits, nous repartons au Sud pour notre prochaine étape dans la Big Apple.
- Etape 3 (22 au 24 Juin): New-York City Après avoir roulé plusieurs heures à travers les Etats du Massachusetts et de Rhode Island (dieu que les autoroutes de la Côte-Est sont fréquentées !!!), nous posons nos bagages dans un motel Super 8 réservé la veille, et situé dans le quartier du Queens. Vu la période, tout Manhattan était bondée ou hors de prix. Par contre, il est toujours bon de se méfier des GPS. En effet, l'adresse rentrée au préalable nous a conduit directement dans une ruelle mal famée de Brooklyn (je pèse mes mots) où l'on nous dévisageait du regard avec insistance... autant dire que nous n'avons pas fait long feu là-bas ! Le 23 Juin, nous prenons le métro et déboulons au coeur de Manhattan, sur Times Square. Nous connaissions déjà tous les deux New-York, et ne passerons que deux jours ici. Nous arpentons l'inévitable boutique M et M's, le Toys R Us, apercevons le Naked Cowboy et la Naked Cowgirl, toujours prêts à gratter quelques accords pour de menus dollards. Nous continuons la ballade au coeur de Central Park (vive les écureuils) en passant par le Columbus Circle, et achevons la visite par une petite soirée sur BroadWay. C'est mon anniversaire !!! Nous allons assister à une comédie musicale au Winter Garden: Mamma Mia !, basée sur les succès mythiques du groupe Abba. Un vrai régal, du grand art ! Une précision d'artiste, une justesse sans faille, des gags à foison et des rythmes entraînants, que demander de plus ? Nous finissons par dîner au Bubba Gump, le fameux restaurant spécialisé dans les crevettes du film Forrest Gump. Enfin, à New-York, il est toujours possible de faire les boutiques même jusqu'à deux heures du matin ! Et il y a toujours du monde ! Le 24 Juin, pour cette dernière journée, nous partons visiter l'ONU (excellente visite, très intéressante, mais un peu courte), la gare centrale, lieu de tournage de nombreux films, et le site de Ground Zero, où l'on s'apprête à commémorer les tristes 10 ans du 11 Septembre 2001. En fin de journée, nous quittons l'île de Manhattan (sortir de la ville aux heures de pointe est une véritable prise de tête !) pour aller camper au coeur de la campagne du New-Jersey, entourés de lucioles.
- Etape 4 (24 au 26 Juin): Philadelphie - Atlantic City Le 25 Juin, nous mettons le cap sur la ville de Philadelphie. Après avoir vécu l'effervescence de New-York, la ville nous paraît décidément bien paisible. Nous visitons le musée des Sciences, découvrons la Liberty Bell (cloche de la liberté) réputée pour s'être brisé le jour de la proclamation de l'indépendance des USA, et d'autres monuments marquants de l'histoire de la ville. La ville paraît assez petite, et nous avons vite fait le tour du centre-ville, au demeurant très agréable. Le soir, nous quittons la zone en direction du front de mer. Nous plantons la tente au beau milieu d'une forêt, et partons passer la soirée à Atlantic City, le mini Vegas de la côte Est. La ville semble surgir de nulle part, les lumières virevoltent sur les façades d'hôtels tous plus démesurés les uns que les autres. La ville est pleine de contrastes, l'insécurité est omniprésente dès que l'on s'écarte du front de mer réservé aux touristes. Le Caesar Palace abrite des casinos à revendre, et de nombreux américains viennent se saouler dans des espaces délimités par des bandes en plastique. En résumé, un climat de fête incomparable, au détriment d'une authenticité qui manque clairement à cette cité artificielle. Le 26 Juin, nous reprenons la route pour la dernière ville de la côte Est de ce road trip.
- Etape 5 (26 au 30 Juin): Washington C'est parti pour trois jours d'une ville musée ! Washington est un bijou de culture, d'histoire, de sciences, de politique, qui n'a pas volé son titre de capitale des Etats-Unis. Nous nous installons dans un petit Holidays Inn de banlieue (à Alexandrie), qui inclut une navette nous amenant directement au métro. Pratique pour préserver son budget. Nous émergeons au coeur de la ville: la fameux National Mall, vaste parc de près de deux kilomètres de long, flanqué de nombreux musées gratuits, du Capitole (abritant le Congrès et le Sénat américains), de la Maison Blanche, et du Lincoln Memorial. Nous visitons plusieurs lieux, à commencer par la Bibliothèque du Congrès et la Cour Suprême du pays. L'entrée est gratuite, et les visites réalisées par des intervenants captivants (en anglais bien évidemment). Nous poursuivons avec le Capitole, emblême politique s'il en est, et la Maison Blanche, histoire d'aller prendre l'apéro avec l'ami Barack. Les 28 et 29 Juin, nous poursuivons les visites. Musée de l'air et de l'aviation, Museum d'histoire naturelle, Lincoln Memorial, Jefferson Memorial, nous passons au pied du bâtiment du FBI (Mulder et Scully nous font coucou à la fenêtre), et faisons étape au pied du Pentagone. Nous y découvrons le mémorial érigé en l'honneur des victimes du crash de l'avion qui s'est écrasé sur la façade le 11 Septembre 2001. Toutes les victimes ont vu leur nom gravé sur des stèles, élégantes sculptures de pierres, d'acier et d'eau. En résumé, Washington permet au visiteur de découvrir une culture incroyable, gratuitement (merci l'Etat américain et les fondations privées), dans une ville paisible et agréable. A voir absolument ! Le 30 Juin au matin, nous reprenons la route pour une grosse étape, direction le Sud !
- Etape 6 (30 Juin au 3 Juillet): le Sud - Charleston Pour parcourir les 1.400 kilomètres qui nous séparent de la Floride, nous faisons une étape en Caroline du Sud, au coeur des terres d'Autant en Emporte le vent. Nous partons visiter une plantation (Magnolia Plantation) et découvrons une nature luxuriante. Les premiers palmiers ont fait leur apparition, signe que nous nous sommes définitivement éloignés de la côte Nord-Est. L'atmosphère est chargée d'humidité, et nous croisons des alligators, des tortues et des insectes de plus en plus gros. Le 1er Juillet, nous partons découvrir la ville de Charleston, en bord de mer. Des petits airs de Cuba confèrent un côté exotique à cette cité portuaire où la foule se presse, et où de somptueuses villas ornent les rues de leurs couleurs vives. Le 2 Juillet, nous parcourons les quelques centaines de kilomètres restant avant de nous poser dans un petit motel au Nord de la Floride, assez fatigués par autant de kilomètres sous une chaleur écrasante ! Le 3 Juillet, nous débarquons dans la banlieue d'Orlando, posons nos bagages dans un motel au Sud-Ouest de la ville et allons nous emparer de nos tickets pour aller voir... Mickey !
- Etape 7 (3 au 10 Juillet): Orlando - Cap Canaveral 4 Juillet 2011, en avant pour 4 jours à Disney World. Orlando est le paradis des parcs à thèmes, Disney, Universal, SeaWorld, l'offre est alléchante mais il a fallu faire un choix, et nous avons préféré Mickey. Il faut dire que contrairement aux autres parcs de la franchise, celui d'orlando comporte pas moins de 4 secteurs différents. Le 1er, Magical Kingdom, ressemble au parc originel de DisneyLand Paris, en moins bien puisque les attractions fortes sont moins nombreuses et certains décors ont un peu vieilli. Le second, Hollywood Studios est très semblable à celui de Paris, avec un peu moins d'attractions également. Le troisième, Epcot, est un ersatz de Futuroscope affublé d'une zone de découverte culturelle des différents pays du monde: intéressant ! Quant au dernier parc, il s'agit, selon moi, du meilleur: Animal Kingdom, dédié aux animaux. Un travail phénoménal a été réalisé sur les décors, la présence d'animaux "sauvages" (le clou: un "vrai" safari au coeur de la savane avec des animaux en liberté), un arbre de Rafiki titanesque, des spectacles de comédie musicale très réussis, bref un MUST SEE. Pour résumer l'expérience DisneyWorld, ne perdez pas votre temps à Magical Kingdom et Hollywood Studios si vous connaissez déjà les parcs parisiens, vous serez déçus de la différence de qualité ! Profitez d'Epcot et Magical Kingdom sans modération ! Le 8 Juillet, nous partons vers le front de mer assister au dernier décollage pour l'espace de la navette américaine Atlantis. La foule se presse aux abords des étangs, un chrono retentit, Five, Four, Three, Two, One..., et une vive lueur apparaît au loin, qui finit par s'élever dans un panache de fumée à une vitesse prodigieuse ! Un moment unique, et c'était la dernière ! Le 9 Juillet, nous partons visiter le Kennedy Space Center à Cap Canaveral, musée de la Nasa consacré à l'exploration spatiale. Au menu, une visite d'une véritable navette spatiale mise à la retraite, de nombreuses conférences très intéressantes, des visites en bus des installations, une simulation de décollage de fusée, une fusée grandeur nature dans un hangar, et tout plein d'objets véritables issus de l'histoire de la Nasa depuis ses débuts. Un très très bon musée pour petits et grands, à recommander. Le 10 Juillet, nous repartons vers le Sud en direction de Miami.
- Etape 8 (10 au 12 Juillet): Miami Chaleur écrasante, soleil de plomb, l'arrivée dans le Sud de la Floride est terrible ! Nous avons réservé un petit motel cheap en front de mer (Ocean Surf, très bien situé) sur Miami Beach. Nous profitons de la plage de sable fin, de l'eau turquoise et incroyablement chaude, et nous prélassons pour une paire de jours de farniente. Le soir, nous sortons sur Lincoln Drive où bars et restaurants s'amassent, fréquentés par une horde de locaux. Le 12 Juillet, nous partons découvrir le quartier Art Déco près d'Ocean Drive et partons manger cubain au bord d'une Marina située au centre-ville de Miami (les Experts ne sont pas loin !). Dans l'après-midi, nous quittons l'étouffante Miami pour rejoindre la pointe de la Floride: les Keys.
- Etape 9 (12 au 15 Juillet): les Keys de Floride - les Everglades Nous débarquons en fin de journée dans un camping situé au coeur du chapelet d'îles des Keys de Floride (à SugarLoaf Key), et le massacre commence. Les moustiques et autres petites mouches voraces nous assaillent de toute part si bien qu'il est impossible de rester dehors sans se faire piquer de façon incessante. Je n'ai jamais vu ça ! Evitez si possible le camping KOA à cet endroit ! Le lendemain, nous repartons pour un petit motel au bord de la route, sur l'île d'Islamorada, histoire d'être plus sereins. J'en profite pour découvrir la faune et la flore de ces îles, véritable petit coin de Paradis à quelques encablures de Cuba. Les iguanes se promènent sur la route, des maquettes de requin géant ornent les devantures de boutique, les habitations locales donnent directement sur des petites criques d'eau turquoise... le pied quoi ! Le 14 Juillet, départ au pied levé pour une excursion en mer ! Vu l'heure (8h00), il y a peu de monde, et nous embarquons juste tous les deux avec un capitaine (qui ressemble au capitaine Igloo !) rien que pour nous. S'en suit une matinée à naviguer au coeur des eaux tropicales, à pratiquer de la plongée au tuba, découvrir les ruines de bateaux échoués au pied d'un ancien phare, des poissons exotiques, des lagunes où rodent des alligators, tout ça avec les explications de notre super capitaine ! L'après-midi, nous retournons sur le continent et arrivons au coeur des Everglades, à la pointe Sud de la Floride. Nous visitons une ferme d'alligators (vraiment très impressionnant), prenons des bébés (muselés !) dans nos bras, et dégustons des queues d'alligators frites. L'occasion également de pratiquer l'air boat au beau milieu des marécages. Ca fait un bruit du tonnerre, mais quelle bonne expérience ! Attention les oreilles ! Nous reprenons la route et passons la nuit dans un motel sur la côte Ouest de la Floride.
- Etape 10 (15 au 19 Juillet): la Louisiane Le 16 Juillet, après deux jours passés à avaler des kilomètres le long du Golfe du Mexique sous une pluie battante, nous arrivons au coeur de la Louisiane, à la Nouvelle-Orléans. Nous posons nos valises dans le motel le plus miteux qu'il nous sera donné de voir dans ce road trip. Des canards tout droits sortis de Tchernobyl gardent l'entrée, la devanture tient plus d'un dépôt de vieux meubles, et le type de l'accueil, bien que très chaleureux, nous file les chocottes en nous disant qu'on risque d'être agressés à tous les coins de rue si on se décide à sortir au centre-ville ce soir... bon on se contentera du dernier Harry Potter pour l'instant ! Le 17 Juillet, le temps est toujours à l'image de la région: hyper humide avec de lourds nuages noirs, le petit frère de Katrina ne serait-il pas loin ? Nous partons découvrir le French Quarter au coeur de la ville, véritable repaire des artistes, de la musique jazzy aux sculptures loufoques, il règne ici une ambiance unique. Des bars à tous les coins de rue, de douces notes musicales dans les rues, malgré les trombes d'eau. Une ambiance de carnaval également, et l'on prend un malin plaisir à essayer tous les masques possibles, vive les plumes colorées sur la tête ! Un petit détour pour goûter les "fameux" beignets du Café du Monde (véritable institution touristique), assez insipides, mais puisque c'est "réputé"... En fin de journée, nous quittons la ville pour nous diriger plus au Nord, en direction de Bâton Rouge. Le 18 Juillet, nous nous réveillons près de Bâton-Rouge (en référence aux poteaux rouges ornés de têtes d'animaux plantés dans la région par les Améridiens de l'époque) qui n'est autre que la Capitale de la Louisiane. Le Capitole de la ville (Sénat + Parlement) est comme toujours grandiose, et offre un point de vue imprenable sur la cité. Hormis ça, il n'y a pas foule, nous croisons quelques hommes d'affaires au centre-ville, déjeunons dans un succulent restaurant italien, mais face à l'absence totale d'animation, nous repartons assez vite en direction de Lafayette à quelques dizaines de kilomètres de là. Hélas, ici non plus, pas grand chose à signaler, nous nous promenons sur le campus de l'université, très British dans son architecture, et faisons le plein de provisions chez le géant WallMart pour les prochains jours de route.
- Etape 11 (19 au 21 Juillet): le Texas Le 19 Juillet, nous quittons les terres humides et orageuses de la Louisiane pour nous diriger vers l'Etat des cow-boys et de la famille Hewing (Dallaaaaaaas !!!). Nous ne ferons qu'une pause éclair à Houston, et poursuivons la route vers l'Ouest en direction de San Antonio. Et c'est là que nous voyons le paysage changer radicalement. Tandis que depuis le début de cette aventure, l'environnement se résumait à de hauts arbres verts obstruant la vue à des kilomètres à la ronde (excepté la Floride), nous voyons pour la première fois les bas-côtés se clairsemer progressivement. La terre jaunie par endroits se fait plus aride, et plus vallonée également. Les arbres sont de plus en plus rares, et les buissons remplacent leurs homologues à feuilles caduques... ça fleure bon le grand ouest tout ça ! Nous posons nos valises dans un petit motel à l'entrée de San Antonio, sous un orage exceptionnel. Le lendemain, le 20 Juillet, nous nous rendons au centre de la ville, où l'ambiance mexicaine fait son apparition. Nous visitons le Fort Alamo (là où Davy Crockett a trouvé la mort avec d'autres soldats), longeons la petite rivière au coeur de DownTown et dégustons de savoureux petits plats sous des parasols aux couleurs chatoyantes. En milieu d'après-midi, nous reprenons l'autoroute en direction d'Austin, que nous n'aurons pas l'occasion de visiter, hélas, pas plus que Dallas. Le planning est assez serré, et le Texas en a fait les frais. Coincés dans des embouteillages monstres, nous quittons la route pour trouver un magasin de camping histoire de trouver de quoi rafistoler notre tente qui a connu quelques pépins trois jours plus tôt. Le soir, nous arrivons à la nuit tombée dans un motel en bordure d'autoroute, à côté d'Abilène. La chaleur est écrasante, je pars courir pour me défouler et l'absence de vent manque de faire exploser ma tête tant il fait chaud !!!
- Etape 12 (21 au 24 Juillet): le Nouveau Mexique Le 21 Juillet, nous traversons les terres qui séparent le Texas du Nouveau-Mexique. Le paysage est de plus en plus désertique, nous voyons les silhouettes de Derricks se balancer d'un rythme lent et perpétuel en pompant le pétrole sous-terrain. Nous croisons également de gigantesques champs d'éoliennes, les plus grands qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici ! Qui aurait cru qu'un Etat comme le Texas puisse être autant en avance... La route est longue jusqu'au Nouveau-Mexique, mais à force de traverser de tous petits villages en bois que l'on croirait tout droit sortis d'un film de cow-boys, nous arrivons enfin aux portes du grand-ouest américain. Depuis le haut d'une colline, nous surplombons une gigantesque cuvette entourée de montagnes aux pentes arides et étouffées par la chaleur: devant nous se tient la petite ville de Roswell. Nous nous rendons au Visitor Center et sommes aimablement accueillis par une guide qui sait nous choyer comme nulle autre pareil. Les valises posées dans un motel, nous partons à la recherche d'un petit restaurant... mais hic, tout ferme à 21h00 ou presque ici ! Nous trouvons enfin un bar de rock où nous sommes servis par un jeune du cru, qui a grandi dans la ville: il nous confie que la réputation des petits-hommes verts attachée à Roswell, il en a ras la casquette ! Le soir, l'orage gronde, nous quittons la ville et partons faire des photos de cette ambiance surréaliste, nichés dans la campagne alien. Le 22 Juillet, nous visitons le centre-ville, son musée consacré aux OVNIS et à l'épisode du crash supposé d'une soucoupe volante en 1947. Le lieu est kitsch au possible, entretenu avec les fonds des visiteurs, mais très bien documenté et reflète assez bien ce qui s'est passé ici il y a longtemps. Nous découvrons ensuite une galerie de black painting tenue par un vieux monsieur en respirateur, des boutiques aux objets poussiéreux mais toujours très fun et prenons le large dans la campagne du Nouveau-Mexique, en direction de l'Ouest. Nous visitons la contrée de Billy the Kid, nous promenons sur un site de pétroglyphes plus au Sud pour finir par poser nos bagages dans un motel 6 situé à Alamogordo, près de la frontière mexicaine. Le 23 Juillet, réveil sous un soleil de plomb, nous partons au monument national de White Sands, qui comme son nom l'indique est une véritable mer de sable blanc, perdue au beau milieu de nulle part, et qui a servi accessoirement de test pour la première bombe nucléaire américaine, et est toujours une zone de tirs de missiles. Nous en profitons pour louer une "luge" et dévaler les pentes... hélas, la luge étant faite pour la neige, la glisse sur le sable est bien moins efficace, et l'on peut aisément s'en passer. Le paysage est lunaire, la chaleur écrasante mais la visite en vaut vraiment la peine ! Nous repartons vers le Nord, faisons une pause à Albuquerque au beau milieu d'un festival de musique urbaine, puis rejoignons le motel Super 8 de Santa Fe. Toutes les habitations de la région sont en Adobe (argile marron) et confèrent aux lieux des airs mexicains du plus bel effet. Le 24 Juillet, nous partons visiter le village de Taos, un des derniers vestiges des amérindiens (un peu surfait au passage...), franchissons le Gorge Bridge, puis traversons une partie du Colorado avant de rejoindre, tard dans la nuit, un camping situé à Moab, dans l'Utah.
- Etape 13 (24 au 26 Juillet): l'Utah Lundi 25 Juillet, réveil à Moab, direction le parc national des Arches. De quoi remplir une à deux journées, selon que vous êtes amateurs ou non de randonnées, le parc offre de nombreux points de vue sur des structures titanesques sculptées par le temps et l'érosion. A voir absolument, une vraie merveille de la nature ! Le soir, après une journée entière passée à arpenter les sentiers du parc, nous trouvons repos dans un petit motel de Moab, attention, si vous ne réservez pas à l'avance à cette période de l'année, vous risquez de vous en mordre les doigts ! Mardi 26 Juillet, nous partons visiter Monument Valley et nous la jouons Lucky Luke avec une randonnée au beau milieu des trois buttes ô combien connues. Le site est en plein territoire Navajo (tribu amérindienne ancestrale) qui gère elle-même le parc. Du coup, ici point de bitume pour se promener, les voitures doivent se la jouer tout terrain, au risque d'y laisser quelques eraflures et de bien jolies traces de boue (nous y avons subi des pluies torrentielles, suivies de très belles éclaircies). Le parc est assez petit, compter une journée maximum en prenant bien son temps. Il est possible d'y effectuer des balades à cheval. Quoiqu'il en soit, le panorama est à couper le souffle, et les lueurs d'un coucher de soleil ravivent les couleurs de la pierre à la nuit tombée. Le soir nous reprenons la route vers l'Ouest, en direction de l'Arizona.
- Etape 14 (26 au 30 Juillet): l'Arizona Une fois arrivés près de la ville de Page en Arizona, au bord du lac Powell, nous tombons vite des nues... la ville est overbookée ! Pas un camping à l'horizon, tous les motels sont complets, nous ne savons pas où passer la nuit. Après de multiples allers-retour à travers la ville et des erreurs de GPS, nous trouvons un motel perdu à 50 ilomètres de là, visiblement nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé notre roue de secours pour la nuit. Tenu par un couple de septuagénaires, le lieu est un vrai cri d'amour à la mère patrie américaine. Toute la décoration, des draps aux tableaux en passant par la nappe, la poubelle, la salle de bain ou les rideaux, absolument tout fait référence aux symboles américains ! Tout bonnement hallucinant ! Le 27 Juillet, après un repos bien mérité, retour à Page où nous visitons le barrage de Glen Canyon (dont la retenue d'eau n'est autre que le lac Powell, un gigantesque réservoir artificiel, lieu de nombreuses activités nautiques), puis, dans l'après midi, nous partons visiter Antelope Canyon, dont les méandres creusés par l'écoulement des eaux de pluie, donne lieu à de superbes prises de photos, surtout quand des rayons de lumières viennent zébrer le tunnel ! L'arrivée sur les lieux (entretenus une nouvelle fois par les amérindiens Navajos) est l'occasion d'une vraie séance de rallye avec une guide qui se la joue Sébastien Loeb dans une camionette qui commence à dater, bref une vraie partie de rigolade ! En fin d'après-midi, nous reprenons notre chemin vers l'Ouest, quittons la route le temps d'une petite randonnée en direction du Horseshoe Bend (méandre du Colorado en forme de fer à cheval), et arrivons enfin dans le parc national du Grand Canyon. Nous progressons depuis l'Est (Desert Point, superbe entrée en matière), et plantons la tente pour 3 nuits dans un camping situé à une dizaine de kilomètres au sud de l'entrée principale. Le 28 Juillet, nous passons par l'inévitable visitor center, puis longeons l'arête principale de South Rim ("rive sud") qui offre des points de vue à couper le souffle sur le Grand Canyon, sa rive Nord, et à de rares endroits, sur le Colorado, situé 1400 mètres plus bas. Des navettes de bus très fréquentes et bien réparties permettent au visiteur de ne pas se farcir des marches trop longues et nous avons testé le restaurant du lieu, vraiment très bon et pas trop l'arnaque. Nous avons croisé des biches pas farouches pour un sou, et le soir, pour le coucher de soleil, un arc-en-ciel plongeant droit dans la gorge est venu récompenser les visiteurs. L'image est absolument magique, empreinte d'une féerie indéniable. Le lendemain, le 29 Juillet, je me dis que je ne peux tout de même pas repartir du Grand Canyon sans avoir vu le Colorado de mes propres yeux. Je décide donc de partir pour une longue randonnée (la Bright Angel Trail), qui descend sur 13 kms avec 1400 mètres de dénivelé avant d'atteindre le fleuve, encore glacial même à cette saison. Le chemin est clairement balisé, et parsemé de trois points d'eau salvateurs tant la chaleur est rude. Je croise des biches avec leur faon, quelques rares autres randonneurs, et rejoins le point de départ en un peu moins de 6 heures. Éprouvant, mais ça en vaut la peine ! Je rentre au camping épuisé !
- Etape 15 (30 Juillet au 2 Août): Las Vegas - Le Nevada Le 30 Juillet, nous quittons la zone du Grand Canyon en direction du Nevada. Une petite pause au barrage Hoover sur le Colorado (bondé de monde, assez impressionnant), et nous voilà de retour en plein désert, quand surgit alors de nulle part une vaste cité entourée de montagnes lointaines... bienvenue dans l'empire du jeu, du luxe et de la démesure ! Mais détrompez-vous, bien que Vegas ait la réputation sulfureuse voire limite ostentatoire qu'on lui prête, la ville est très abordable ! La concurrence dans le secteur de l'hôtellerie-restauration est telle qu'en cherchant bien, on trouve des tarifs absolument imbattables, tant pour les motels que les restaurants, ou buffets à volonté à quelques 7$... Cependant, nous avions décidé de nous faire plaisir, et ce bien avant le début du road trip. Les nuits d'hôtel à Vegas étaient d'ailleurs les seules que nous avions réservé longtemps à l'avance dans ce road trip. Cette fois-ci, nous passerons deux nuits au Louxor (la gigantesque pyramide noire) et une dernière dans un petit motel 6. La foule est omniprésente à notre arrivée, il est 15h00 mais les femmes sont déjà en tenue de soirée, un verre à la main, prêtes à dilapider la fortune de leur mari !!! Nous récupérons les pass, grimpons jusqu'à la chambre dans un ascenseur oblique (au départ, on a tendance à tomber sur le côté), et partons profiter des lieux et de l'excellent buffet à volonté ! S'en suivent deux jours à parcourir la ville, visiter les expos de l'hotel (Bodies et Titanic), un spectacle de magie de Criss Angel, découvrir tous les hôtels du Strip, depuis le Mandalay jusqu'au César Palace de Céline en passant par le MGM (tous sont de véritables petites villes !) et la Stratosphère avec ses attractions au sommet de la tour. Nous récupérons au passage un ami à nous à l'aéroport qui nous accompagnera durant les deux semaines à venir. Au final, tout va très vite à Vegas, tout est disproportionné, le visiteur est comme noyé dans un abîme de lumière, de cris, de cliquetis incessants à donner le tournis. Vegas est inintéressant pour quiconque ne recherche pas la démesure et le côté festif du sex and money, pour les autres, ce sera un véritable petit paradis, parfait rejeton d'une industrie du tourisme déconnectée de la réalité.
- Etape 16 (2 au 4 Août): La Vallée de la Mort Le 2 Août, nous quittons la frénésie de Vegas en reprenant la route vers l'Ouest. Nous franchissons de petites montagnes, puis quittons l'autoroute principale pour entamer notre descente vers la Vallée de la Mort. Le soleil se couche paisiblement et pare le ciel d'un voil rouge du plus bel effet. Nous nous acquittons du droit d'entrée dans la Vallée auprès d'un guichet automatique alors que la nuit tombe pour de bon. Étonnamment, la température de diminue pas... mais continue d'augmenter plus on s'enfonce dans la Vallée ! Alors qu'il faisait 25°C sur les plateaux que nous venons de quitter, il règne pas moins de 43°C au coeur de la Vallée de la Mort, alors qu'il y fait nuit noire et qu'il est 23h00 !!! Toute sortie hors de la voiture climatisée se transforme en véritable épreuve. Nous arrivons au seul camping/hôtel du Parc National, que nous n'avions évidemment pas réservé, et qui est bien sûr complet. Nous nous approchons alors d'une zone, à quelques kilomètres de là, où il est paraît-il possible de planter la tente. Manque de bol, c'est fermé de Mai à Octobre ! Bon, eh bien il ne nous reste plus qu'à ressortir du Parc, pour finalement trouver refuge dans un motel d'une petite ville à une soixantaine de kilomètres de là. Vu l'heure, on téléphone avant, et on nous invite à récupérer la clef au fond du Casino (!) qui borde l'hotel. En effet, en débarquant sur le coup des 1h00 du matin, je traverse un petit casino où 3 personnes végètent devant des machines à sous, dans ce petit bled paumé ! Le 3 Août, nous retournons dans la Vallée de la Mort pour une journée, comment dire, infernale ! Nous démarrons par visiter le village fantôme de Rhyolite, abandonné au début du siècle suite à une panique bancaire qui a détruit l'exploration minière des environs. A l'entrée du village, nous découvrons les sculptures ubuesques d'un artiste belge: des spectres blancs, un canapé en pierre ou une bimbo sculptée version Lego, voilà qui est assez original pour un lieu comme celui-ci ! Nous partons vers le Sud, et la température à l'ombre atteint son record de la journée: 51°C !!! Heureusement, l'air est très sec, mais tout de même, c'est assez violent. Il faut dire que les mois d'Août et Juillet sont ceux à éviter pour venir dans la Vallée de la Mort... Nous arrivons au coeur d'un désert de dunes (Mesquite Sand Dunes), retournons à Furnace Creek (le fameux camping/hotel bondé), faisons étape à l'Artist's Pallete où la roche prend des teintes vertes, orangées, violacées et rougeâtres dignes d'une toile. Nous poursuivons avec le Zabriskie Point, puis la zone extraordinaire du Badwater Basin, lac de sel situé à 85 mètres sous le niveau de la mer ! La vision est à la fois idyllique et apocalyptique, tant la blancheur du sol nous éblouit et la chaleur nous écrase. En fin de journée, nous reprenons la route vers le Sud et quittons la Vallée de la Mort. Nous arrivons de justesse à trouver une station essence pour remplir le réservoir, et nous dirigeons vers l'Ouest et la Californie pour venir planter la tente (une nouvelle, achetée chez Walmart !) dans un camping KOA près de l'Autoroute.
- Etape 17 (4 au 9 Août): Los Angeles Le 4 Août, après des dizaines de kilomètres de banlieue, nous débarquons à Venice Beach, puis allons trouver un motel pas cher (technique du coupon) non loin d'Hollywood boulevard. Le soir nous sortons dans un restaurant "chic" du centre de Los Angeles (Gwen Stefani y avait organisé sa fête d'anniversaire une semaine auparavant), mais pas très bon, et nous prenons une prune pour erreur de stationnement ! Le 5 Août, au réveil, rebelote, la voiture n'était pas garée dans le même sens que les autres et de nouveau la prune ! Méfiez-vous des pervenches de Los Angeles, qui ont la dégaine facile ! Aujourd'hui, direction le parc des studios Universal, situé sur les collines d'Hollywood. Le parc en lui même est assez petit, mais propose une paire d'attractions à sensations (Jurassic Park, La Momie, simulateur Simpson), de nombreux décors splendides (on se croirait vraiment au coeur du film aux dinosaures), des spectacles ahurissants (Waterworld, Terminator), mais surtout la visite en petit train des studios Universal où sont tournées des films et séries comme Les Experts, Desperate Housewives (on pénètre même dans la rue des 5 ménagères !!!), les dents de la mer ... En résumé, un bon parc, divertissant et pas trop bondé de monde, à recommander ! Le 6 Août, nous arpentons le Walk of Fame, ensemble ultra-connu de trottoirs où les étoiles au sol récompensent des artistes dans des domaines aussi variés que la musique, le théâtre, le cinéma, la radio et la télévision. Une petite photo devant le Kodak Theatre (renommé depuis Dolby Theatre suite à la faillite de Kodak) dans les traces de Will Smith, et nous voilà repartis pour une petite balade au coeur des collines d'Hollywood, afin d'apercevoir les fameuses lettres blanches. Hélas, nous empruntons un chemin qui relève plus du parcours du combattant que de la promenade de santé. La pente est raide, les herbes hautes, la terre dévale sous nos pieds, nous nous agrippons au moindre caillou, quand enfin nous rejoignons ce qui était censé être le chemin d'accès. Ouf ! Clic-clac, quelques poses comme des stars, et vient l'heure de redescendre. Sauf qu'une fois encore, pour écourter, nous empruntons la mauvaise voie, et nous retrouvons sur le terrain d'une immense propriété privée (d'une star ???). Finalement, après maintes remontées et descentes, nous rejoignons enfin la voiture, couverts de terre. Sympa Hollywood ! Sur le retour, nous passons faire un détour à Beverly Hills, quartier très paisible comme dans la série télé, puis rejoignons le bord de mer pour nous installer pour deux nuits dans une auberge de jeunesse en front de mer à Hermosa Beach. Nous passons la soirée à Hollywood, et à notre retour, la zone est transformée en véritable beuverie digne des lus grands spring breaks. Une de nos colocataires est d'ailleurs très affairée avec un américain à notre arrivée dans la chambre, mais bon, ca n'a pas l'air de les gêner, et ca continuera toute la nuit, vive le spectacle ! Le 7 Août, seule journée de mauvais temps, nous passons du temps à la plage et avec les autres jeunes de l'auberge. Les cabines de sauveteurs sont les mêmes que dans Alerte à Malibu, mais l'eau est assez froide et pleine d'algues ! Le 8 Août, nous plions bagages, et nous rendons à Los Angeles pour payer nos deux amendes. Ensuite, direction le centre-ville (business), où les hommes d'affaires costume trois pièces côtoient les mendiants par dizaines. Le contraste est saisissant, la pauvreté criante. Rien de bien extraordinaire, un petit détour par la gare et le quartier Japonais, nous nous dirigeons en fin de journée vers le Dodgers Stadium, le stade de Baseball de l'équipe locale qui affronte ce soir les Phillies de Philadelphie. Près de 4 heures de match dans une ambiance du tonnerre où petits et grands partagent cette même soif de victoire, vraiment sympa ! Hélas, les Dodgers de L.A ont perdu... Il fait nuit noire, nous retournons à la voiture et prenons la direction du Nord. Nous plantons notre tente sur les 2h00 du matin, dans un camping KOA perdu dans les terres vallonées de la Californie.
- Etape 18 (9 au 13 Août): San Francisco Le 9 Août, nous passons la journée à rejoindre San Francisco, en alternant avec la côte brumeuse et fraîche, et les terres arides et ensoleillées (le contraste est frappant !). Nous débarquons dans la ville en plein festival de musique, du coup les tarifs des motels, déjà assez élevés dans le coin, ont pratiquement doublés... il faudra faire avec. Attention en revanche, tout ferme tôt à San Francisco, et trouver de quoi manger passés les 21h00 relève du défi ! Le 10 Août, il fait toujours aussi moche et frais, nous partons profiter de la plage au Nord de la ville. Une vue imprenable sur la baie, le Golden Gate et la prison d'Alcatraz. Nous continuons notre découverte du littoral plus à l'Ouest, avec China Beach et le Lincoln Park. Les pulls ne sont pas de trop ! Le soir, un petit tour dans le Castro où l'on a même pu voir l'ancienne boutique d'Harvey Milk. Le 11 Août, direction la rive Est de la ville, près du stade de Baseball. Nous nous rendons sur les quais et partons explorer les alentours en kayak ! L'eau est froide, le vent fort, mais le jeu en vaut la chandelle. Nous voilà face au centre-ville, au milieu des ferry, entre les piles titanesque du pont qui relie la ville à Oakland. Un éléphant de mer nous accompagne quelques instants, avant que le terrible courant qui sévit dans la baie de San Francisco ne vienne achever nos bras ! Nous changeons de motel pour notre dernière nuit et dînons dans un restaurant typiquement américain (déco, carte, service, tout y passe !). Le 12 Août, pour notre dernière journée tous les trois, nous débarquons au Fisherman's Wharf, la zone touristique portuaire au Nord de la ville. Au programme, dégustation du Clam Chowder dans un pain creux au Boudin Café, et découverte du Pier 39 et ses multiples combats d'otaries et autres éléphants de mer. Ca braille dans tous les sens, mais qu'est ce qu'on rigole ! Nous continuons la visite en nous dirigeant vers la Coït Tower, offrant une vue imprenable sur la ville, puis partons faire un petit tour au musée des Cable Car (les fameux tramways de San Francisco). En sortant, nous sautons dans un des wagons pour une petite virée au centre-ville: l'engin est archi-bondé, impossible de s'asseoir, et je manque de heurter les passagers qui arrivent en sens inverse et qui n'ont pas plus de place que moi. Enfin, nous découvrons la Lombard Street et son fameux passage aux virages serrés agrémentés de jardinières toutes plus colorées les unes que les autres. Voilà, s'en est finit de notre voyage à plusieurs, je raccompagne mes amis à l'aéroport, et quitte la ville le soir même, direction Oakland où je passerai la nuit dans un motel avant d'entamer le mois d'aventures qu'il me reste, en solitaire.
- Etape 19 (13 au 18 Août): Sierra Nevada 13 Août 2011, je passe la journée à rouler en direction du Sud-Est, et pose ma tente dans un camping de Fresno, le temps de faire le plein de provisions et de repos pour les jours à venir. La ville est coincée dans une large vallée aride, entre la côte Californienne et la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada. Le 14 Août 2011, je file vers l'Est au coeur du relief. Les terres sont désertiques, mais plus je grimpe en altitude, plus les conifères tapissent les versants. Je traverse la Sequoia National Forest, puis arrive à l'entrée d'un parc national qui en regroupe en réalité deux: le Sequoia National Parc, et le King's Canyon National Parc. Je m’acquitte des 20$ de droits d'entrée, et commence par le premier, au Sud. Je tombe sur le camping de Dorst Creek, par chance, il n'est pas complet. J'y plante la tente, et repars sur les routes sinueuses du parc. Je pars faire une randonnée aux chutes Tokopah (depuis le Lodgepole Village), aperçois un bébé ours noir, et contemple cette vallée fertile zébrée d'une rivière glaciale. Ensuite, je me rends dans la Giant Forest, qui comme son nom l'indique, a la particularité de rassembler les Séquoias géants parmi les plus imposants au monde, et ça n'est pas peu dire. On se sent pour le coup très, très petit face à l'immensité des colosses de bois, dont certains sont couchés à même le sol, leurs racines n'ayant pas été assez résistantes. Parmi eux se trouve le General Sherman Tree, l'arbre le plus gros du monde. Le 16 Août, après une fraîche nuit passée en montagne, je me rends au Sud de la Giant Forest, découvrir le point d'observation du Moro Rock (vue imprenable sur le parc moyennant quelques marches à gravir, et sur la vallée de Fresno), puis m'en vais rejoindre la Crescent Meadow, véritable vivier de jeunes pousses où règne un calme enchanteur. Je rebrousse ensuite chemin pour me rendre au Nord, dans le parc du King's Canyon. En effet, celui-ci s'articule le long d'une gorge qui descend petit à petit (sa hauteur cumulée est d'ailleurs supérieure à celle du Grand Canyon), avant d'arriver à "la fin de la route". Il n'est plus possible de continuer en voiture, je décide donc de partir en randonnée sur une quizaine de kilomètres, et découvre les chutes des Mist Falls, dans une brume troublante. La nuit tombe sur la Sierra Nevada, je rebrousse chemin, exténué, et plante de nouveau ma tente au camping de Fresno. Le 17 Août, je me rends au parc National du Yosemite, et y perds un temps précieux à trouver un camping qui ne soit pas encore complet. Hélas, tous le sont ! Du moins, sur les affiches de façade. Tentant le tout pour le tout, j'insiste auprès de l'un d'entre eux, qui m'annonce qu'il reste finalement des places: même si le panneau "complet" est affiché, c'est en réalité une 'tactique' des autorités du parc... mouais. Le Yosemite figure parmi les parcs nationaux les plus connus et fréquentés des Etats-Unis (4 millions de personnes chaque année), j'ai le sentiment de me retrouver au coeur d'une usine à touristes. Les voitures sont garées sur le bas côté comme lors d'une épreuve du tour de France, je ne compte plus les campings amassés au coeur de la vallée, un supermarché, des hotels, cafétérias, service de navette en veux-tu en voilà, bref, on est assez loin de l'intimité des parcs du Sequoia et du King's Canyon. Mais bon, passons. Je découvre les chutes Bridalveil, effectue une petite rando au Mirro Lake, et me dirige en fin de journée au Glacier Point, au beau milieu d'un incendie de forêt (commandé et maîtrisé par les pompiers) commun à cette saison. De là, la vue est simplement parfaite. La lueure rose pâle du coucher de soleil confère à la scène une douceur indescriptible. J'aperçois des chutes au loin, ainsi que l'énorme Half-Dome qui fait le bonheur des randonneurs. Plus bas, la vallée du Yosemite paraît ridiculement petite, tandis qu'un cerf et sa biche viennent se repaître au milieu des touristes, comme un petit cadeau de la nature après cette belle journée. Je passe la nuit au camping, sous un ciel rempli d'étoiles brillantes comme jamais ! Le 18 Août, je me dirige à l'Est du parc, vers les Tuolumne Meadows (prairies Tuolumne) autrefois recouvertes par un glacier. La randonnée me donne l'occasion de grimper sur un énorme amas rocheux au point de vue imprenable, et de découvrir un petit lac digne d'une carte postale. Je reprends la route dans l'après-midi et quitte les terres du Yosemite pour redescendre, à l'Est, dans les zones désertiques de la Californie. J'ai franchi la Sierra Nevada ! Un petit arrêt au Mono Lake, et je m'installe en fin de journée dans un petit motel à Carson City, qui marque mon retour dans le Nevada.
- Etape 20 (18 au 21 Août): Salt Lake City Le 18 Août, sur la longue route qui me mène au Nord de l'Utah, je m'arrête dans un motel de la ville d'Eiko, typique des bourgades moyennes au coeur du territoire américain, où les locaux roulent, chapeaux de cow-boys vissés sur le crâne, dans d'énormes 4x4. Le casino est directement intégré au motel, et je retrouve même une balle de 9mm (non utilisée...) dans ma chambre ! Le 19 Août j'aperçois les premiers reliefs annonciateurs des Rocheuses au pied desquels se cache l'imposante ville de Salt Lake City. Je débarque dans une très bonne auberge de jeunesse (Avenues Hostel), et part avec mon nouveau colocataire japonais visiter la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde: la Bingham Canyon Mine. Le soir, bonne petite bouffe entre jeunes et moins jeunes à l'auberge. Le 20 Août, nous partons avec deux de mes compères, visiter le centre-ville, évidemment marqué par l'omniprésence des Mormons. Nous découvrons le Temple, qui regroupe plusieurs édifices religieux, et sommes abordés par deux missionnaires mormones. Nous voilà donc un petit groupe d'origines diverses (Japon, Italie, France, Corée du Sud, Bangladesh), pendant quelques heures, à discuter philosophie, croyances et religions en traversant les bâtiments mormons. Unique et très instructif ! L'après-midi, je me rends aux abords du Great Salt Lake, plus particulièrement dans le State Park d'Antelope Island, vaste île assez bien préservée du tumulte touristique. Ici, des bisons par dizaines se promènent en liberté, des antilopes également, et il y a un petit musée sympathique à l'entrée. J'ai également pu me baigner dans le lac de sel (je confirme, on flotte bel et bien, mais pas autant que dans la mer Morte !), moyennant une rencontre avec des centaines de milliers de moucherons inoffensifs qui tapissent le rivage et se meuvent dans un bourdonnement terrible. Phobiques des insectes s'abstenir ! Je rentre passer la soirée avec les habitants de l'auberge. Le 21 Août, je quitte cette ville qui aura constitué une étape originale, pour prendre la direction du Nord, à travers les plaines de l'Idaho (où je croise une hideuse usine du géant Monsanto qui défigure le paysage) et les montagnes du Wyoming.
- Etape 21 (21 au 24 Août): le Yellowstone En suivant la Highway 89, je traverse la petite ville de Jackson avant de pénétrer dans la zone du Grand Teton et Yellowstone National Park. Le droit d'entrée donne accès aux deux parcs. J'ai cependant privilégie le second, ne serait-ce que pour sa diversité. Cette fois-ci, par mesure de prudence, j'ai réservé tous les campings à l'avance, car ressortir du parc (dont la superficie est colossale) pour rejoindre le premier motel prendrait des heures. J'installe la tente au camping du Grant Village, très agréable, puis part découvrir une zone de geysers et sources chaudes au bord du lac Yellowstone, au West Thumb Geyser Basin. Le jour tombe, et je réalise soudain que j'ai déjà avalé de nombreux kilomètres depuis la Californie, et la température vient me le rappeler violemment ! La nuit, bonjour pulls, doubles voire triple paires de chaussettes, duvets et couvertures, car on frise les 5°C même en été. Le 22 Août, je poursuis la visite du parc (en forme de grande boucle, pratique pour tout découvrir sans allers-retours incessants), franchis le Continental Divide (limite depuis laquelle les eaux s'écoulent soit en direction du Pacifique, soit vers le Golfe du Mexique). J'assiste à des éruptions de geysers (randonnée du Lone Star Geyser, Old Faithful Geyser au coeur du Geyser Basin), et respire les vapeurs souffrées des sources d'eau chaudes aux couleurs chatoyantes. Certaines d'entre elles ressemblent à de véritables piscines d'eau turquoise transparente. Je croise des coyottes, des biches, des criquets et savoure ces instants passés au beau milieu d'une nature luxuriante au possible. Je passe la nuit au camping Madison, au Nord Ouest du parc. Le 23 Août, je découvre l'Artist Paint Pot (véritable pot à peinture de boue en ébullition), et la zone de Mammoth Spring avec son petit village qui ressemble à s'y méprendre à un bourg des Pyrénées ! Par la suite, je réalise l'ascension du Mont Washburn qui offre un panorama à 360° sur l'ensemble du parc, et au loin, sur les montagnes du Grand Teton. J'y croise un petit écureuil, lointain cousin de Tic et Tac, qui prend un malin plaisir à jouer à cache-cache ! En fin de journée, je redescends au Sud-Est du parc, et me rend au bord du Yellowstone Canyon, d'où il est possible de contempler de somptueuses chutes d'eau plantées au beau milieu d'un décor unique balafrant le territoire comme une grosse cicatrice. Je reprends alors la voiture, et voilà qu'un troupeau de bisons en liberté a décidé de venir au bord de la route. Plusieurs mâles entament même des joutes sur le bitume, pour le plus grand bonheur des photographes amateurs présents. Je plante ma tente au camping de Lake Village, après m'être restauré dans le très bon établissement de l'hôtel local.
- Etape 22 (24 au 25 Août): le Mont Rushmore Le 24 Août, en quittant le parc du Yellowstone, je me retrouve planté derrière un bison qui a trouvé bonne l'idée de marcher droit sur la route en lieu et place des voitures. Et c'est qu'il prend son temps le bigre ! En chemin, je m'arrête au bord de petits lacs paisibles, quand progressivement, les montagnes fertiles des Rocheuses laissent la place à de vastes plateaux désertiques: je traverse aujourd'hui l'Etat du Wyoming d'Ouest en Est. Je me fais arrêter au passage par un flic pour excès de vitesse (comme dans les films, mais sans les mains sur le capot !). Par chance, il ne comprenait rien aux hiéroglyphes de mon permis de conduire français, et j'ai pu repartir avec un bon gros sermon, mais sans amende, ouf ! Je traverse les terres du terrible Buffalo Bill, qui chassait l'animal éponyme afin de nourrir les ouvriers constructeurs des voies de chemin de fer. Je finis par déposer mes bagages après 700 kilomètres de route, au coeur des Black Hills. Le 25 Août, je me dirige au Nord Est et débarque au Monument National du Mont Rushmore. L'entrée (10$) met aussitôt dans l'ambiance machine à touriste: un énorme hangar de postes de péages, suivi par un parking à plusieurs étages, tout cela planté au beau milieu de collines boisées qui n'ont rien demandé à personne. En progressant, je tombe sur une allée bondée de touristes, une boutique de souvenirs supermarché, et m'empresse de rejoindre un groupe qui écoute attentivement un ranger raconter moult choses intéressantes sur les lieux. C'est plutôt impressionnant de se retrouver face à ce célèbre monument à l'effigie de 4 présidents américains (Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln), et j'en apprends plus sur la construction de la sculpture par son créateur. La maquette est exposée dans un petit musée. Je m'enfile une glace à l'italienne et repars sur les chapeaux de roue en direction de l'Est pour trois jours de route, direction les bords du lac Michigan.
- Etape 23 (25 au 31 Août): Chicago Pas moins de trois jours me seront nécessaires pour rejoindre Chicago, à plus de 1500 kilomètres de là, sur d'interminables lignes droite assez peu fréquentées. J'ai traversé le Dakota du Sud, aussi désertique que l'Utah, franchi de nouvelles montagnes, puis ai progressivement vu le paysage changer, du Wisconsin au Minnesota, et jusqu'à l'Illinois. Les arbres touffus se sont faits de plus en plus nombreux, et j'ai retrouvé ce que j'avais laissé sur la côté Est. Le 28 Août, je débarque dans la ville, et gare la voiture près d'une des nombreuses plages de Chicago, dans un quartier populaire. De nombreuses familles afro-américaines partagent un goûter au bord du lac Michigan, à l'abri du tumulte de la ville, que je n'avais pas connu si violent depuis Los Angeles. Le 29 Août, je pose mes bagages dans une excellente auberge de jeunesse (Chicago Getaway Hostel), très bien située, près du parc Lincoln. Ni une ni deux, je prends mon ticket transports illimités 3 jours (14$) et m'empresse de monter à bord du métro aérien bien connu (le Loop). J'arrive au coeur du centre d'affaires, les tours sont gigantesques, je suis écrasé par la foule et le poids de la ville. Je pars à la rencontre du Millenium Park avec sa fameuse sculpture en forme de haricot argenté (Cloud Gate) qui déforme les silhouettes dans un jeu de contorsions diaboliques. Je me promène aux abords du port de la ville, puis arpente les rues au pied de quelques buildings historiques et de la statue géante de Marilyn Monroe. Le 30 Août, je me rends au Lincoln Parc, véritable poumon vert de la ville, et pénètre dans le zoo éponyme (et gratuit). Quel plaisir de voir un lieu public aussi intéressant, riche en découvertes, et où les petits (et les grands) s'amusent comme des fous. L'après-midi, je pars faire la visite de la Willis Tower (autrefois appelée Sears Tower), officiellement le bâtiment le plus haut du monde jusqu'en 1998, avec ses 440 mètres de hauteur. Le skydeck, au 103ème étage, nous donne la possibilité de marché sur des alcoves en verre, et d'être ainsi suspendus dans le vide... impressionnant, à faire absolument ! Le soir, je me rends dans l'autre tour réputée de la ville: le John Hancock Center, qui offre une terrasse d'observation, à ciel ouvert cette fois-ci (bon, ça reste une grille malgré tout). La vue est meilleure qu'à la Willis Tower, et surtout, la visiter la nuit procure une toute autre sensation. Le 31 Août, je me rends une dernière fois en bord de lac, il fait très beau et chaud, et je me croirais presque en Méditerranée. J'approche alors du Navy Pier, vaste quai reconverti en zone de loisirs avec attractions, cafés, restaurants, et une grande roue. Par la suite, je récupère la voiture et me retrouve coincé dans des embouteillages monstres pour quitter la ville. Chicago est une vraie pieuvre qui s'étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres ! J'ai cru que je n'en verrai jamais la fin ! J'arrive malgré tout à quitter l'Illinois, et me rend dans l'Ohio. Je débarque en plein territoire Amish, et croise des calèches tirées par des chevaux, et des habitants tout droit sortis du siècle dernier, à vélo le long des routes. La nuit venue, je plante ma tente dans un camping de l'Etat, seul au bord d'un lac infesté de moustiques.
- Etape 24 (31 Août au 2 Septembre): les chutes du Niagara Le 1er Septembre, je parcours la route qui me sépare de Buffalo, à l'extrêmité Ouest de l'Etat de New-York. Je ne m'arrête hélas pas à Cleveland, et arrive en fin de journée à Niagara Falls, côté américain. C'est un peu la douche froide. La fille de l'auberge (Wonderfall hostel, très bien, comme à la maison) me présente un plan de la ville, et s'empresse de marquer d'une grosse croix rouge la moitié du territoire en me conseillant d'éviter de me balader là-bas, sinon dieu sait ce qui pourrait m'arriver. En effet, en arrivant, j'avais trouvé que ca craignait un peu... Pour résumer, à Niagara Falls, un énorme boulevard coupe la ville en deux, d'un côté les pauvres (afro américains pour la plupart), de l'autre l'usine à touriste avec hôtel-casino. La nuit venue, je pars à la découverte des chutes illuminées par des projecteurs multicolores depuis le Canada. L'image est grandiose, les couleurs changent sans arrêt, et quand vient le tour du rose bonbon, on se croirait face à un nuage de barbe à papa. Le 2 Septembre, je retourne près des chutes pour les observer à la lueur du jour, et entame une randonnée sur les flancs de la gorge, là où les anciens tramways du début du siècle circulaient encore en promenant leur flot de touristes, avant que plusieurs d'entre eux ne valdinguent directement dans les eaux glaciales de la rivière Niagara. L'après-midi, j'enfourche mon fidèle destrier et prends la route de l'Est, pour la prochaine et dernière étape, de nouveau à New-York !
- Etape 25 (2 au 6 Septembre): New-York Le 2 Septembre, je passe la nuit dans un motel de Pennsylvanie. Le 3 Septembre, j'arrive à New-York, en roulant au pas à travers le Lincoln Tunnel. Je retrouve ma famille, venue passer quelques jours de vacances en Amérique du Nord. N'ayant une nouvelle fois pas réservé de motel longtemps à l'avance, et les campings n'étant pas monnaie courante sur les gratte-ciels de Manhattan, j'ai tenté le tout pour le tout en faisant confiance à une toute petite annonce internet de Bed and Breakfast, en plein coeur de Wall Street, et à deux pas de Ground Zero. Quasiment aucun avis de visiteur, tant pis, ça passe ou ça casse. Je me suis finalement retrouvé à dormir chez l'habitant, chez une petite grand-mère d'environ 70 ans ! Aux petits oignons avec moi, elle met sa chambre en location pour les touristes, avec petit déjeuner, histoire d'arrondir les fins de mois. En plus, elle a été très sympathique, et une vraie piplette, bref que du bonheur. S'en suivent deux jours typiques de touristes à New-York, visite de Ground Zero, embarquement sur un ferry pour Staten Island afin de voir la statue de la liberté sur fond de coucher de soleil, passage à Times Square, Central Park, Columbus Circle, le Rockefeller Center, et le MoMa. Je vous conseille tout particulièrement la Highline, située dans Chelsea/Greenwich, vers la 14ème, il s'agit d'une promenade herborée, en lieu et place d'une ancienne voie de chemin de fer aérienne, qui serpente au beau milieu des édifices art-déco du quartier. Vraiment chouette ! Le 6 Septembre 2011, je quitte New-York sous des trombes d'eau, et file tout droit vers le Nord pour passer quelques mois encore au Canada, à Montréal, avant de rentrer en France durant l'hiver prochain.
Au final, difficile de décrire ce sentiment de liberté que procure un road-trip comme celui-ci. Qu'il est bon de se laisser porter par les envies, les rencontres, le pays, sans tout planifier à l'avance. Finalement, j'aurai passé trois mois à arpenter le pays, mais je sais que je n'ai pu en saisir qu'une infime partie. Beaucoup d'autres étapes auraient pu être ajoutées, mais les limites administratives d'un passeport ne le permettent pas.
Les USA sont un territoire plein de contrastes, avec de vastes zones peu peuplées encore bien préservées des flots massifs de touristes. A l'inverse, on trouve de gigantesques mégalopoles où la vie frénétique des habitants nous happe comme des proies prises au pièges. Et c'est bien là tout l'intérêt de ce pays, il n'existe pas une Amérique, mais des dizaines, des centaines d'Amériques, qui n'attendent que nous pour être découvertes, et partagées, bien au-delà des clichés habituels.
Si vous avez des questions, ou si vous êtes tout simplement curieux, n'hésitez pas à m'en faire part, je me ferai un plaisir de vous répondre.
Suite à un périple autour des Etats-Unis durant l'été 2011, je me suis dit qu'un petit récit destiné aux visiteurs de voyageforum pourrait être utile ! Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir beaucoup plus (photos, vidéos, et nombreux détails), vous pouvez vous rendre sur mon blog à l'adresse suivante:
http://thebigtrip-northamerica.blogspot.fr/
Avant toute chose, sachez que le départ s'est fait depuis le ... Canada ! Eh oui, je résidais à Montréal pour quelques temps, et ai loué une voiture avec une amie pour 3 mois. Le loueur: "Discount", une compagnie Canadienne, mais pour la réservation (et le tarif imbattable vu la durée), je suis passé par le site autoescape.com , qui incluait un second conducteur. Pour avoir loué plusieurs fois des voitures en passant par ce site, je n'avais jamais trouvé de tarif plus bas.
Prix de la location pour 3 mois, avec toutes les assurances et kilométrage illimité : 2.800€ ! (2.200€ sans les assurances), ce qui reste "raisonnable" vu le type de véhicule (la toute dernière Ford Focus, toute neuve), et vu le nombre de kilomètres à parcourir (23.000 kms !).
- Etape 1 (18 au 20 Juin): Portland Départ de Montréal le 18 Juin, passage de la frontière au beau milieu de la campagne, loin des autoroutes. Premier moment délicat concernant mon passeport, le douanier m'informe que je ne pourrai rester sur le territoire que 10 jours (j'avais déjà eu un visa touristique deux mois et demi plus tôt, qui courait toujours). Après avoir insisté pendant plus d'une heure, la barrière s'ouvre et nous arrivons tard dans la nuit dans un camping KOA (la plus grosse chaîne de campings aux USA, généralement un peu plus chers qu'ailleurs, mais bons équipements assurés et tranquillité). Le 19 Juin, visite de la ville portuaire de Portland, dans le Maine, dégustation des homards typiques de la côte Est, et découverte des îles environnantes à bord d'un petit bateau de croisière. La ville fleure bon ce parfum de Nouvelle-Angleterre, avec un centre-ville "à l'européene" orné de briques rouges du plus bel effet. Une bien belle entrée en matière pour ce road trip.
- Etape 2 (20 au 22 Juin): Boston / Cape Cod Le 20 Juin nous quittons le camping de Portland pour longer la côte direction le Sud. Passage par une petite station balnéaire: Old Orchard Beach. L'été vient à peine de démarrer mais les vacanciers se pressent déjà sur le front de mer. Plus loin, nous nous arrêtons à Salem, la ville des sorcières du Massachusetts. Véritable aubaine touristique pour tous les marchands de sortilèges et autres déguisements gothiques, la ville ne présente que peu d'intérêt, et son musée consacré à l'histoire des sorcières est anecdotique. Dans l'après-midi, nous débarquons enfin à Boston, la première des grandes-villes de la côte Est dans notre circuit. Direction Harvard pour découvrir le campus de la plus prestigieuse université au monde, où règne un calme absolu, au pied des arbres majestueux plantés face à une bibliothèque aux colonnes titanesques. J'y reprendrai bien mes études ! Le 21 Juin, nous arrivons au centre-ville de Boston, très élégant, chargé d'histoire et aussi emprunt d'une ambiance Nouvelle-Angleterre du plus bel effet. Nous suivons alors la Freedom Trail, une ligne rouge tracée au sol qui permet au touriste de découvrir, sur plusieurs kilomètres, la majorité des sites historiques de la ville. Du Capitole au cimetière de Benjamin Franklin, en passant par le Quincy Market et l'USS Constitution, on ne s'ennuie pas une seconde, et le beau temps est au rendez-vous. Quelques emplettes dans la rue marchande, et nous reprenons la route vers le Sud, direction la baie de Cape Cod. Nous plantons la tente dans un camping situé dans ce gigantesque bras de terre qui s'avance, tel un crochet, dans les eaux de l'Atlantique. Le 22 Juin, nous roulons jusqu'à la pointe de la presqu'île, et la ville "open-minded" de Provincetown. Hélas, le temps est maussade et rend la visite un peu tristounette, dans cette ville réputée pour son côté festif et hyper animé. Je ne sais pas si cela est dû au fait que l'on se trouve encore en Juin, mais nous ne voyons pour ainsi dire que des bus de personnes âgées ! Le temps de visiter quelques boutiques, un passage au bord de mer, et un sex-shop fier de ses produits, nous repartons au Sud pour notre prochaine étape dans la Big Apple.
- Etape 3 (22 au 24 Juin): New-York City Après avoir roulé plusieurs heures à travers les Etats du Massachusetts et de Rhode Island (dieu que les autoroutes de la Côte-Est sont fréquentées !!!), nous posons nos bagages dans un motel Super 8 réservé la veille, et situé dans le quartier du Queens. Vu la période, tout Manhattan était bondée ou hors de prix. Par contre, il est toujours bon de se méfier des GPS. En effet, l'adresse rentrée au préalable nous a conduit directement dans une ruelle mal famée de Brooklyn (je pèse mes mots) où l'on nous dévisageait du regard avec insistance... autant dire que nous n'avons pas fait long feu là-bas ! Le 23 Juin, nous prenons le métro et déboulons au coeur de Manhattan, sur Times Square. Nous connaissions déjà tous les deux New-York, et ne passerons que deux jours ici. Nous arpentons l'inévitable boutique M et M's, le Toys R Us, apercevons le Naked Cowboy et la Naked Cowgirl, toujours prêts à gratter quelques accords pour de menus dollards. Nous continuons la ballade au coeur de Central Park (vive les écureuils) en passant par le Columbus Circle, et achevons la visite par une petite soirée sur BroadWay. C'est mon anniversaire !!! Nous allons assister à une comédie musicale au Winter Garden: Mamma Mia !, basée sur les succès mythiques du groupe Abba. Un vrai régal, du grand art ! Une précision d'artiste, une justesse sans faille, des gags à foison et des rythmes entraînants, que demander de plus ? Nous finissons par dîner au Bubba Gump, le fameux restaurant spécialisé dans les crevettes du film Forrest Gump. Enfin, à New-York, il est toujours possible de faire les boutiques même jusqu'à deux heures du matin ! Et il y a toujours du monde ! Le 24 Juin, pour cette dernière journée, nous partons visiter l'ONU (excellente visite, très intéressante, mais un peu courte), la gare centrale, lieu de tournage de nombreux films, et le site de Ground Zero, où l'on s'apprête à commémorer les tristes 10 ans du 11 Septembre 2001. En fin de journée, nous quittons l'île de Manhattan (sortir de la ville aux heures de pointe est une véritable prise de tête !) pour aller camper au coeur de la campagne du New-Jersey, entourés de lucioles.
- Etape 4 (24 au 26 Juin): Philadelphie - Atlantic City Le 25 Juin, nous mettons le cap sur la ville de Philadelphie. Après avoir vécu l'effervescence de New-York, la ville nous paraît décidément bien paisible. Nous visitons le musée des Sciences, découvrons la Liberty Bell (cloche de la liberté) réputée pour s'être brisé le jour de la proclamation de l'indépendance des USA, et d'autres monuments marquants de l'histoire de la ville. La ville paraît assez petite, et nous avons vite fait le tour du centre-ville, au demeurant très agréable. Le soir, nous quittons la zone en direction du front de mer. Nous plantons la tente au beau milieu d'une forêt, et partons passer la soirée à Atlantic City, le mini Vegas de la côte Est. La ville semble surgir de nulle part, les lumières virevoltent sur les façades d'hôtels tous plus démesurés les uns que les autres. La ville est pleine de contrastes, l'insécurité est omniprésente dès que l'on s'écarte du front de mer réservé aux touristes. Le Caesar Palace abrite des casinos à revendre, et de nombreux américains viennent se saouler dans des espaces délimités par des bandes en plastique. En résumé, un climat de fête incomparable, au détriment d'une authenticité qui manque clairement à cette cité artificielle. Le 26 Juin, nous reprenons la route pour la dernière ville de la côte Est de ce road trip.
- Etape 5 (26 au 30 Juin): Washington C'est parti pour trois jours d'une ville musée ! Washington est un bijou de culture, d'histoire, de sciences, de politique, qui n'a pas volé son titre de capitale des Etats-Unis. Nous nous installons dans un petit Holidays Inn de banlieue (à Alexandrie), qui inclut une navette nous amenant directement au métro. Pratique pour préserver son budget. Nous émergeons au coeur de la ville: la fameux National Mall, vaste parc de près de deux kilomètres de long, flanqué de nombreux musées gratuits, du Capitole (abritant le Congrès et le Sénat américains), de la Maison Blanche, et du Lincoln Memorial. Nous visitons plusieurs lieux, à commencer par la Bibliothèque du Congrès et la Cour Suprême du pays. L'entrée est gratuite, et les visites réalisées par des intervenants captivants (en anglais bien évidemment). Nous poursuivons avec le Capitole, emblême politique s'il en est, et la Maison Blanche, histoire d'aller prendre l'apéro avec l'ami Barack. Les 28 et 29 Juin, nous poursuivons les visites. Musée de l'air et de l'aviation, Museum d'histoire naturelle, Lincoln Memorial, Jefferson Memorial, nous passons au pied du bâtiment du FBI (Mulder et Scully nous font coucou à la fenêtre), et faisons étape au pied du Pentagone. Nous y découvrons le mémorial érigé en l'honneur des victimes du crash de l'avion qui s'est écrasé sur la façade le 11 Septembre 2001. Toutes les victimes ont vu leur nom gravé sur des stèles, élégantes sculptures de pierres, d'acier et d'eau. En résumé, Washington permet au visiteur de découvrir une culture incroyable, gratuitement (merci l'Etat américain et les fondations privées), dans une ville paisible et agréable. A voir absolument ! Le 30 Juin au matin, nous reprenons la route pour une grosse étape, direction le Sud !
- Etape 6 (30 Juin au 3 Juillet): le Sud - Charleston Pour parcourir les 1.400 kilomètres qui nous séparent de la Floride, nous faisons une étape en Caroline du Sud, au coeur des terres d'Autant en Emporte le vent. Nous partons visiter une plantation (Magnolia Plantation) et découvrons une nature luxuriante. Les premiers palmiers ont fait leur apparition, signe que nous nous sommes définitivement éloignés de la côte Nord-Est. L'atmosphère est chargée d'humidité, et nous croisons des alligators, des tortues et des insectes de plus en plus gros. Le 1er Juillet, nous partons découvrir la ville de Charleston, en bord de mer. Des petits airs de Cuba confèrent un côté exotique à cette cité portuaire où la foule se presse, et où de somptueuses villas ornent les rues de leurs couleurs vives. Le 2 Juillet, nous parcourons les quelques centaines de kilomètres restant avant de nous poser dans un petit motel au Nord de la Floride, assez fatigués par autant de kilomètres sous une chaleur écrasante ! Le 3 Juillet, nous débarquons dans la banlieue d'Orlando, posons nos bagages dans un motel au Sud-Ouest de la ville et allons nous emparer de nos tickets pour aller voir... Mickey !
- Etape 7 (3 au 10 Juillet): Orlando - Cap Canaveral 4 Juillet 2011, en avant pour 4 jours à Disney World. Orlando est le paradis des parcs à thèmes, Disney, Universal, SeaWorld, l'offre est alléchante mais il a fallu faire un choix, et nous avons préféré Mickey. Il faut dire que contrairement aux autres parcs de la franchise, celui d'orlando comporte pas moins de 4 secteurs différents. Le 1er, Magical Kingdom, ressemble au parc originel de DisneyLand Paris, en moins bien puisque les attractions fortes sont moins nombreuses et certains décors ont un peu vieilli. Le second, Hollywood Studios est très semblable à celui de Paris, avec un peu moins d'attractions également. Le troisième, Epcot, est un ersatz de Futuroscope affublé d'une zone de découverte culturelle des différents pays du monde: intéressant ! Quant au dernier parc, il s'agit, selon moi, du meilleur: Animal Kingdom, dédié aux animaux. Un travail phénoménal a été réalisé sur les décors, la présence d'animaux "sauvages" (le clou: un "vrai" safari au coeur de la savane avec des animaux en liberté), un arbre de Rafiki titanesque, des spectacles de comédie musicale très réussis, bref un MUST SEE. Pour résumer l'expérience DisneyWorld, ne perdez pas votre temps à Magical Kingdom et Hollywood Studios si vous connaissez déjà les parcs parisiens, vous serez déçus de la différence de qualité ! Profitez d'Epcot et Magical Kingdom sans modération ! Le 8 Juillet, nous partons vers le front de mer assister au dernier décollage pour l'espace de la navette américaine Atlantis. La foule se presse aux abords des étangs, un chrono retentit, Five, Four, Three, Two, One..., et une vive lueur apparaît au loin, qui finit par s'élever dans un panache de fumée à une vitesse prodigieuse ! Un moment unique, et c'était la dernière ! Le 9 Juillet, nous partons visiter le Kennedy Space Center à Cap Canaveral, musée de la Nasa consacré à l'exploration spatiale. Au menu, une visite d'une véritable navette spatiale mise à la retraite, de nombreuses conférences très intéressantes, des visites en bus des installations, une simulation de décollage de fusée, une fusée grandeur nature dans un hangar, et tout plein d'objets véritables issus de l'histoire de la Nasa depuis ses débuts. Un très très bon musée pour petits et grands, à recommander. Le 10 Juillet, nous repartons vers le Sud en direction de Miami.
- Etape 8 (10 au 12 Juillet): Miami Chaleur écrasante, soleil de plomb, l'arrivée dans le Sud de la Floride est terrible ! Nous avons réservé un petit motel cheap en front de mer (Ocean Surf, très bien situé) sur Miami Beach. Nous profitons de la plage de sable fin, de l'eau turquoise et incroyablement chaude, et nous prélassons pour une paire de jours de farniente. Le soir, nous sortons sur Lincoln Drive où bars et restaurants s'amassent, fréquentés par une horde de locaux. Le 12 Juillet, nous partons découvrir le quartier Art Déco près d'Ocean Drive et partons manger cubain au bord d'une Marina située au centre-ville de Miami (les Experts ne sont pas loin !). Dans l'après-midi, nous quittons l'étouffante Miami pour rejoindre la pointe de la Floride: les Keys.
- Etape 9 (12 au 15 Juillet): les Keys de Floride - les Everglades Nous débarquons en fin de journée dans un camping situé au coeur du chapelet d'îles des Keys de Floride (à SugarLoaf Key), et le massacre commence. Les moustiques et autres petites mouches voraces nous assaillent de toute part si bien qu'il est impossible de rester dehors sans se faire piquer de façon incessante. Je n'ai jamais vu ça ! Evitez si possible le camping KOA à cet endroit ! Le lendemain, nous repartons pour un petit motel au bord de la route, sur l'île d'Islamorada, histoire d'être plus sereins. J'en profite pour découvrir la faune et la flore de ces îles, véritable petit coin de Paradis à quelques encablures de Cuba. Les iguanes se promènent sur la route, des maquettes de requin géant ornent les devantures de boutique, les habitations locales donnent directement sur des petites criques d'eau turquoise... le pied quoi ! Le 14 Juillet, départ au pied levé pour une excursion en mer ! Vu l'heure (8h00), il y a peu de monde, et nous embarquons juste tous les deux avec un capitaine (qui ressemble au capitaine Igloo !) rien que pour nous. S'en suit une matinée à naviguer au coeur des eaux tropicales, à pratiquer de la plongée au tuba, découvrir les ruines de bateaux échoués au pied d'un ancien phare, des poissons exotiques, des lagunes où rodent des alligators, tout ça avec les explications de notre super capitaine ! L'après-midi, nous retournons sur le continent et arrivons au coeur des Everglades, à la pointe Sud de la Floride. Nous visitons une ferme d'alligators (vraiment très impressionnant), prenons des bébés (muselés !) dans nos bras, et dégustons des queues d'alligators frites. L'occasion également de pratiquer l'air boat au beau milieu des marécages. Ca fait un bruit du tonnerre, mais quelle bonne expérience ! Attention les oreilles ! Nous reprenons la route et passons la nuit dans un motel sur la côte Ouest de la Floride.
- Etape 10 (15 au 19 Juillet): la Louisiane Le 16 Juillet, après deux jours passés à avaler des kilomètres le long du Golfe du Mexique sous une pluie battante, nous arrivons au coeur de la Louisiane, à la Nouvelle-Orléans. Nous posons nos valises dans le motel le plus miteux qu'il nous sera donné de voir dans ce road trip. Des canards tout droits sortis de Tchernobyl gardent l'entrée, la devanture tient plus d'un dépôt de vieux meubles, et le type de l'accueil, bien que très chaleureux, nous file les chocottes en nous disant qu'on risque d'être agressés à tous les coins de rue si on se décide à sortir au centre-ville ce soir... bon on se contentera du dernier Harry Potter pour l'instant ! Le 17 Juillet, le temps est toujours à l'image de la région: hyper humide avec de lourds nuages noirs, le petit frère de Katrina ne serait-il pas loin ? Nous partons découvrir le French Quarter au coeur de la ville, véritable repaire des artistes, de la musique jazzy aux sculptures loufoques, il règne ici une ambiance unique. Des bars à tous les coins de rue, de douces notes musicales dans les rues, malgré les trombes d'eau. Une ambiance de carnaval également, et l'on prend un malin plaisir à essayer tous les masques possibles, vive les plumes colorées sur la tête ! Un petit détour pour goûter les "fameux" beignets du Café du Monde (véritable institution touristique), assez insipides, mais puisque c'est "réputé"... En fin de journée, nous quittons la ville pour nous diriger plus au Nord, en direction de Bâton Rouge. Le 18 Juillet, nous nous réveillons près de Bâton-Rouge (en référence aux poteaux rouges ornés de têtes d'animaux plantés dans la région par les Améridiens de l'époque) qui n'est autre que la Capitale de la Louisiane. Le Capitole de la ville (Sénat + Parlement) est comme toujours grandiose, et offre un point de vue imprenable sur la cité. Hormis ça, il n'y a pas foule, nous croisons quelques hommes d'affaires au centre-ville, déjeunons dans un succulent restaurant italien, mais face à l'absence totale d'animation, nous repartons assez vite en direction de Lafayette à quelques dizaines de kilomètres de là. Hélas, ici non plus, pas grand chose à signaler, nous nous promenons sur le campus de l'université, très British dans son architecture, et faisons le plein de provisions chez le géant WallMart pour les prochains jours de route.
- Etape 11 (19 au 21 Juillet): le Texas Le 19 Juillet, nous quittons les terres humides et orageuses de la Louisiane pour nous diriger vers l'Etat des cow-boys et de la famille Hewing (Dallaaaaaaas !!!). Nous ne ferons qu'une pause éclair à Houston, et poursuivons la route vers l'Ouest en direction de San Antonio. Et c'est là que nous voyons le paysage changer radicalement. Tandis que depuis le début de cette aventure, l'environnement se résumait à de hauts arbres verts obstruant la vue à des kilomètres à la ronde (excepté la Floride), nous voyons pour la première fois les bas-côtés se clairsemer progressivement. La terre jaunie par endroits se fait plus aride, et plus vallonée également. Les arbres sont de plus en plus rares, et les buissons remplacent leurs homologues à feuilles caduques... ça fleure bon le grand ouest tout ça ! Nous posons nos valises dans un petit motel à l'entrée de San Antonio, sous un orage exceptionnel. Le lendemain, le 20 Juillet, nous nous rendons au centre de la ville, où l'ambiance mexicaine fait son apparition. Nous visitons le Fort Alamo (là où Davy Crockett a trouvé la mort avec d'autres soldats), longeons la petite rivière au coeur de DownTown et dégustons de savoureux petits plats sous des parasols aux couleurs chatoyantes. En milieu d'après-midi, nous reprenons l'autoroute en direction d'Austin, que nous n'aurons pas l'occasion de visiter, hélas, pas plus que Dallas. Le planning est assez serré, et le Texas en a fait les frais. Coincés dans des embouteillages monstres, nous quittons la route pour trouver un magasin de camping histoire de trouver de quoi rafistoler notre tente qui a connu quelques pépins trois jours plus tôt. Le soir, nous arrivons à la nuit tombée dans un motel en bordure d'autoroute, à côté d'Abilène. La chaleur est écrasante, je pars courir pour me défouler et l'absence de vent manque de faire exploser ma tête tant il fait chaud !!!
- Etape 12 (21 au 24 Juillet): le Nouveau Mexique Le 21 Juillet, nous traversons les terres qui séparent le Texas du Nouveau-Mexique. Le paysage est de plus en plus désertique, nous voyons les silhouettes de Derricks se balancer d'un rythme lent et perpétuel en pompant le pétrole sous-terrain. Nous croisons également de gigantesques champs d'éoliennes, les plus grands qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici ! Qui aurait cru qu'un Etat comme le Texas puisse être autant en avance... La route est longue jusqu'au Nouveau-Mexique, mais à force de traverser de tous petits villages en bois que l'on croirait tout droit sortis d'un film de cow-boys, nous arrivons enfin aux portes du grand-ouest américain. Depuis le haut d'une colline, nous surplombons une gigantesque cuvette entourée de montagnes aux pentes arides et étouffées par la chaleur: devant nous se tient la petite ville de Roswell. Nous nous rendons au Visitor Center et sommes aimablement accueillis par une guide qui sait nous choyer comme nulle autre pareil. Les valises posées dans un motel, nous partons à la recherche d'un petit restaurant... mais hic, tout ferme à 21h00 ou presque ici ! Nous trouvons enfin un bar de rock où nous sommes servis par un jeune du cru, qui a grandi dans la ville: il nous confie que la réputation des petits-hommes verts attachée à Roswell, il en a ras la casquette ! Le soir, l'orage gronde, nous quittons la ville et partons faire des photos de cette ambiance surréaliste, nichés dans la campagne alien. Le 22 Juillet, nous visitons le centre-ville, son musée consacré aux OVNIS et à l'épisode du crash supposé d'une soucoupe volante en 1947. Le lieu est kitsch au possible, entretenu avec les fonds des visiteurs, mais très bien documenté et reflète assez bien ce qui s'est passé ici il y a longtemps. Nous découvrons ensuite une galerie de black painting tenue par un vieux monsieur en respirateur, des boutiques aux objets poussiéreux mais toujours très fun et prenons le large dans la campagne du Nouveau-Mexique, en direction de l'Ouest. Nous visitons la contrée de Billy the Kid, nous promenons sur un site de pétroglyphes plus au Sud pour finir par poser nos bagages dans un motel 6 situé à Alamogordo, près de la frontière mexicaine. Le 23 Juillet, réveil sous un soleil de plomb, nous partons au monument national de White Sands, qui comme son nom l'indique est une véritable mer de sable blanc, perdue au beau milieu de nulle part, et qui a servi accessoirement de test pour la première bombe nucléaire américaine, et est toujours une zone de tirs de missiles. Nous en profitons pour louer une "luge" et dévaler les pentes... hélas, la luge étant faite pour la neige, la glisse sur le sable est bien moins efficace, et l'on peut aisément s'en passer. Le paysage est lunaire, la chaleur écrasante mais la visite en vaut vraiment la peine ! Nous repartons vers le Nord, faisons une pause à Albuquerque au beau milieu d'un festival de musique urbaine, puis rejoignons le motel Super 8 de Santa Fe. Toutes les habitations de la région sont en Adobe (argile marron) et confèrent aux lieux des airs mexicains du plus bel effet. Le 24 Juillet, nous partons visiter le village de Taos, un des derniers vestiges des amérindiens (un peu surfait au passage...), franchissons le Gorge Bridge, puis traversons une partie du Colorado avant de rejoindre, tard dans la nuit, un camping situé à Moab, dans l'Utah.
- Etape 13 (24 au 26 Juillet): l'Utah Lundi 25 Juillet, réveil à Moab, direction le parc national des Arches. De quoi remplir une à deux journées, selon que vous êtes amateurs ou non de randonnées, le parc offre de nombreux points de vue sur des structures titanesques sculptées par le temps et l'érosion. A voir absolument, une vraie merveille de la nature ! Le soir, après une journée entière passée à arpenter les sentiers du parc, nous trouvons repos dans un petit motel de Moab, attention, si vous ne réservez pas à l'avance à cette période de l'année, vous risquez de vous en mordre les doigts ! Mardi 26 Juillet, nous partons visiter Monument Valley et nous la jouons Lucky Luke avec une randonnée au beau milieu des trois buttes ô combien connues. Le site est en plein territoire Navajo (tribu amérindienne ancestrale) qui gère elle-même le parc. Du coup, ici point de bitume pour se promener, les voitures doivent se la jouer tout terrain, au risque d'y laisser quelques eraflures et de bien jolies traces de boue (nous y avons subi des pluies torrentielles, suivies de très belles éclaircies). Le parc est assez petit, compter une journée maximum en prenant bien son temps. Il est possible d'y effectuer des balades à cheval. Quoiqu'il en soit, le panorama est à couper le souffle, et les lueurs d'un coucher de soleil ravivent les couleurs de la pierre à la nuit tombée. Le soir nous reprenons la route vers l'Ouest, en direction de l'Arizona.
- Etape 14 (26 au 30 Juillet): l'Arizona Une fois arrivés près de la ville de Page en Arizona, au bord du lac Powell, nous tombons vite des nues... la ville est overbookée ! Pas un camping à l'horizon, tous les motels sont complets, nous ne savons pas où passer la nuit. Après de multiples allers-retour à travers la ville et des erreurs de GPS, nous trouvons un motel perdu à 50 ilomètres de là, visiblement nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé notre roue de secours pour la nuit. Tenu par un couple de septuagénaires, le lieu est un vrai cri d'amour à la mère patrie américaine. Toute la décoration, des draps aux tableaux en passant par la nappe, la poubelle, la salle de bain ou les rideaux, absolument tout fait référence aux symboles américains ! Tout bonnement hallucinant ! Le 27 Juillet, après un repos bien mérité, retour à Page où nous visitons le barrage de Glen Canyon (dont la retenue d'eau n'est autre que le lac Powell, un gigantesque réservoir artificiel, lieu de nombreuses activités nautiques), puis, dans l'après midi, nous partons visiter Antelope Canyon, dont les méandres creusés par l'écoulement des eaux de pluie, donne lieu à de superbes prises de photos, surtout quand des rayons de lumières viennent zébrer le tunnel ! L'arrivée sur les lieux (entretenus une nouvelle fois par les amérindiens Navajos) est l'occasion d'une vraie séance de rallye avec une guide qui se la joue Sébastien Loeb dans une camionette qui commence à dater, bref une vraie partie de rigolade ! En fin d'après-midi, nous reprenons notre chemin vers l'Ouest, quittons la route le temps d'une petite randonnée en direction du Horseshoe Bend (méandre du Colorado en forme de fer à cheval), et arrivons enfin dans le parc national du Grand Canyon. Nous progressons depuis l'Est (Desert Point, superbe entrée en matière), et plantons la tente pour 3 nuits dans un camping situé à une dizaine de kilomètres au sud de l'entrée principale. Le 28 Juillet, nous passons par l'inévitable visitor center, puis longeons l'arête principale de South Rim ("rive sud") qui offre des points de vue à couper le souffle sur le Grand Canyon, sa rive Nord, et à de rares endroits, sur le Colorado, situé 1400 mètres plus bas. Des navettes de bus très fréquentes et bien réparties permettent au visiteur de ne pas se farcir des marches trop longues et nous avons testé le restaurant du lieu, vraiment très bon et pas trop l'arnaque. Nous avons croisé des biches pas farouches pour un sou, et le soir, pour le coucher de soleil, un arc-en-ciel plongeant droit dans la gorge est venu récompenser les visiteurs. L'image est absolument magique, empreinte d'une féerie indéniable. Le lendemain, le 29 Juillet, je me dis que je ne peux tout de même pas repartir du Grand Canyon sans avoir vu le Colorado de mes propres yeux. Je décide donc de partir pour une longue randonnée (la Bright Angel Trail), qui descend sur 13 kms avec 1400 mètres de dénivelé avant d'atteindre le fleuve, encore glacial même à cette saison. Le chemin est clairement balisé, et parsemé de trois points d'eau salvateurs tant la chaleur est rude. Je croise des biches avec leur faon, quelques rares autres randonneurs, et rejoins le point de départ en un peu moins de 6 heures. Éprouvant, mais ça en vaut la peine ! Je rentre au camping épuisé !
- Etape 15 (30 Juillet au 2 Août): Las Vegas - Le Nevada Le 30 Juillet, nous quittons la zone du Grand Canyon en direction du Nevada. Une petite pause au barrage Hoover sur le Colorado (bondé de monde, assez impressionnant), et nous voilà de retour en plein désert, quand surgit alors de nulle part une vaste cité entourée de montagnes lointaines... bienvenue dans l'empire du jeu, du luxe et de la démesure ! Mais détrompez-vous, bien que Vegas ait la réputation sulfureuse voire limite ostentatoire qu'on lui prête, la ville est très abordable ! La concurrence dans le secteur de l'hôtellerie-restauration est telle qu'en cherchant bien, on trouve des tarifs absolument imbattables, tant pour les motels que les restaurants, ou buffets à volonté à quelques 7$... Cependant, nous avions décidé de nous faire plaisir, et ce bien avant le début du road trip. Les nuits d'hôtel à Vegas étaient d'ailleurs les seules que nous avions réservé longtemps à l'avance dans ce road trip. Cette fois-ci, nous passerons deux nuits au Louxor (la gigantesque pyramide noire) et une dernière dans un petit motel 6. La foule est omniprésente à notre arrivée, il est 15h00 mais les femmes sont déjà en tenue de soirée, un verre à la main, prêtes à dilapider la fortune de leur mari !!! Nous récupérons les pass, grimpons jusqu'à la chambre dans un ascenseur oblique (au départ, on a tendance à tomber sur le côté), et partons profiter des lieux et de l'excellent buffet à volonté ! S'en suivent deux jours à parcourir la ville, visiter les expos de l'hotel (Bodies et Titanic), un spectacle de magie de Criss Angel, découvrir tous les hôtels du Strip, depuis le Mandalay jusqu'au César Palace de Céline en passant par le MGM (tous sont de véritables petites villes !) et la Stratosphère avec ses attractions au sommet de la tour. Nous récupérons au passage un ami à nous à l'aéroport qui nous accompagnera durant les deux semaines à venir. Au final, tout va très vite à Vegas, tout est disproportionné, le visiteur est comme noyé dans un abîme de lumière, de cris, de cliquetis incessants à donner le tournis. Vegas est inintéressant pour quiconque ne recherche pas la démesure et le côté festif du sex and money, pour les autres, ce sera un véritable petit paradis, parfait rejeton d'une industrie du tourisme déconnectée de la réalité.
- Etape 16 (2 au 4 Août): La Vallée de la Mort Le 2 Août, nous quittons la frénésie de Vegas en reprenant la route vers l'Ouest. Nous franchissons de petites montagnes, puis quittons l'autoroute principale pour entamer notre descente vers la Vallée de la Mort. Le soleil se couche paisiblement et pare le ciel d'un voil rouge du plus bel effet. Nous nous acquittons du droit d'entrée dans la Vallée auprès d'un guichet automatique alors que la nuit tombe pour de bon. Étonnamment, la température de diminue pas... mais continue d'augmenter plus on s'enfonce dans la Vallée ! Alors qu'il faisait 25°C sur les plateaux que nous venons de quitter, il règne pas moins de 43°C au coeur de la Vallée de la Mort, alors qu'il y fait nuit noire et qu'il est 23h00 !!! Toute sortie hors de la voiture climatisée se transforme en véritable épreuve. Nous arrivons au seul camping/hôtel du Parc National, que nous n'avions évidemment pas réservé, et qui est bien sûr complet. Nous nous approchons alors d'une zone, à quelques kilomètres de là, où il est paraît-il possible de planter la tente. Manque de bol, c'est fermé de Mai à Octobre ! Bon, eh bien il ne nous reste plus qu'à ressortir du Parc, pour finalement trouver refuge dans un motel d'une petite ville à une soixantaine de kilomètres de là. Vu l'heure, on téléphone avant, et on nous invite à récupérer la clef au fond du Casino (!) qui borde l'hotel. En effet, en débarquant sur le coup des 1h00 du matin, je traverse un petit casino où 3 personnes végètent devant des machines à sous, dans ce petit bled paumé ! Le 3 Août, nous retournons dans la Vallée de la Mort pour une journée, comment dire, infernale ! Nous démarrons par visiter le village fantôme de Rhyolite, abandonné au début du siècle suite à une panique bancaire qui a détruit l'exploration minière des environs. A l'entrée du village, nous découvrons les sculptures ubuesques d'un artiste belge: des spectres blancs, un canapé en pierre ou une bimbo sculptée version Lego, voilà qui est assez original pour un lieu comme celui-ci ! Nous partons vers le Sud, et la température à l'ombre atteint son record de la journée: 51°C !!! Heureusement, l'air est très sec, mais tout de même, c'est assez violent. Il faut dire que les mois d'Août et Juillet sont ceux à éviter pour venir dans la Vallée de la Mort... Nous arrivons au coeur d'un désert de dunes (Mesquite Sand Dunes), retournons à Furnace Creek (le fameux camping/hotel bondé), faisons étape à l'Artist's Pallete où la roche prend des teintes vertes, orangées, violacées et rougeâtres dignes d'une toile. Nous poursuivons avec le Zabriskie Point, puis la zone extraordinaire du Badwater Basin, lac de sel situé à 85 mètres sous le niveau de la mer ! La vision est à la fois idyllique et apocalyptique, tant la blancheur du sol nous éblouit et la chaleur nous écrase. En fin de journée, nous reprenons la route vers le Sud et quittons la Vallée de la Mort. Nous arrivons de justesse à trouver une station essence pour remplir le réservoir, et nous dirigeons vers l'Ouest et la Californie pour venir planter la tente (une nouvelle, achetée chez Walmart !) dans un camping KOA près de l'Autoroute.
- Etape 17 (4 au 9 Août): Los Angeles Le 4 Août, après des dizaines de kilomètres de banlieue, nous débarquons à Venice Beach, puis allons trouver un motel pas cher (technique du coupon) non loin d'Hollywood boulevard. Le soir nous sortons dans un restaurant "chic" du centre de Los Angeles (Gwen Stefani y avait organisé sa fête d'anniversaire une semaine auparavant), mais pas très bon, et nous prenons une prune pour erreur de stationnement ! Le 5 Août, au réveil, rebelote, la voiture n'était pas garée dans le même sens que les autres et de nouveau la prune ! Méfiez-vous des pervenches de Los Angeles, qui ont la dégaine facile ! Aujourd'hui, direction le parc des studios Universal, situé sur les collines d'Hollywood. Le parc en lui même est assez petit, mais propose une paire d'attractions à sensations (Jurassic Park, La Momie, simulateur Simpson), de nombreux décors splendides (on se croirait vraiment au coeur du film aux dinosaures), des spectacles ahurissants (Waterworld, Terminator), mais surtout la visite en petit train des studios Universal où sont tournées des films et séries comme Les Experts, Desperate Housewives (on pénètre même dans la rue des 5 ménagères !!!), les dents de la mer ... En résumé, un bon parc, divertissant et pas trop bondé de monde, à recommander ! Le 6 Août, nous arpentons le Walk of Fame, ensemble ultra-connu de trottoirs où les étoiles au sol récompensent des artistes dans des domaines aussi variés que la musique, le théâtre, le cinéma, la radio et la télévision. Une petite photo devant le Kodak Theatre (renommé depuis Dolby Theatre suite à la faillite de Kodak) dans les traces de Will Smith, et nous voilà repartis pour une petite balade au coeur des collines d'Hollywood, afin d'apercevoir les fameuses lettres blanches. Hélas, nous empruntons un chemin qui relève plus du parcours du combattant que de la promenade de santé. La pente est raide, les herbes hautes, la terre dévale sous nos pieds, nous nous agrippons au moindre caillou, quand enfin nous rejoignons ce qui était censé être le chemin d'accès. Ouf ! Clic-clac, quelques poses comme des stars, et vient l'heure de redescendre. Sauf qu'une fois encore, pour écourter, nous empruntons la mauvaise voie, et nous retrouvons sur le terrain d'une immense propriété privée (d'une star ???). Finalement, après maintes remontées et descentes, nous rejoignons enfin la voiture, couverts de terre. Sympa Hollywood ! Sur le retour, nous passons faire un détour à Beverly Hills, quartier très paisible comme dans la série télé, puis rejoignons le bord de mer pour nous installer pour deux nuits dans une auberge de jeunesse en front de mer à Hermosa Beach. Nous passons la soirée à Hollywood, et à notre retour, la zone est transformée en véritable beuverie digne des lus grands spring breaks. Une de nos colocataires est d'ailleurs très affairée avec un américain à notre arrivée dans la chambre, mais bon, ca n'a pas l'air de les gêner, et ca continuera toute la nuit, vive le spectacle ! Le 7 Août, seule journée de mauvais temps, nous passons du temps à la plage et avec les autres jeunes de l'auberge. Les cabines de sauveteurs sont les mêmes que dans Alerte à Malibu, mais l'eau est assez froide et pleine d'algues ! Le 8 Août, nous plions bagages, et nous rendons à Los Angeles pour payer nos deux amendes. Ensuite, direction le centre-ville (business), où les hommes d'affaires costume trois pièces côtoient les mendiants par dizaines. Le contraste est saisissant, la pauvreté criante. Rien de bien extraordinaire, un petit détour par la gare et le quartier Japonais, nous nous dirigeons en fin de journée vers le Dodgers Stadium, le stade de Baseball de l'équipe locale qui affronte ce soir les Phillies de Philadelphie. Près de 4 heures de match dans une ambiance du tonnerre où petits et grands partagent cette même soif de victoire, vraiment sympa ! Hélas, les Dodgers de L.A ont perdu... Il fait nuit noire, nous retournons à la voiture et prenons la direction du Nord. Nous plantons notre tente sur les 2h00 du matin, dans un camping KOA perdu dans les terres vallonées de la Californie.
- Etape 18 (9 au 13 Août): San Francisco Le 9 Août, nous passons la journée à rejoindre San Francisco, en alternant avec la côte brumeuse et fraîche, et les terres arides et ensoleillées (le contraste est frappant !). Nous débarquons dans la ville en plein festival de musique, du coup les tarifs des motels, déjà assez élevés dans le coin, ont pratiquement doublés... il faudra faire avec. Attention en revanche, tout ferme tôt à San Francisco, et trouver de quoi manger passés les 21h00 relève du défi ! Le 10 Août, il fait toujours aussi moche et frais, nous partons profiter de la plage au Nord de la ville. Une vue imprenable sur la baie, le Golden Gate et la prison d'Alcatraz. Nous continuons notre découverte du littoral plus à l'Ouest, avec China Beach et le Lincoln Park. Les pulls ne sont pas de trop ! Le soir, un petit tour dans le Castro où l'on a même pu voir l'ancienne boutique d'Harvey Milk. Le 11 Août, direction la rive Est de la ville, près du stade de Baseball. Nous nous rendons sur les quais et partons explorer les alentours en kayak ! L'eau est froide, le vent fort, mais le jeu en vaut la chandelle. Nous voilà face au centre-ville, au milieu des ferry, entre les piles titanesque du pont qui relie la ville à Oakland. Un éléphant de mer nous accompagne quelques instants, avant que le terrible courant qui sévit dans la baie de San Francisco ne vienne achever nos bras ! Nous changeons de motel pour notre dernière nuit et dînons dans un restaurant typiquement américain (déco, carte, service, tout y passe !). Le 12 Août, pour notre dernière journée tous les trois, nous débarquons au Fisherman's Wharf, la zone touristique portuaire au Nord de la ville. Au programme, dégustation du Clam Chowder dans un pain creux au Boudin Café, et découverte du Pier 39 et ses multiples combats d'otaries et autres éléphants de mer. Ca braille dans tous les sens, mais qu'est ce qu'on rigole ! Nous continuons la visite en nous dirigeant vers la Coït Tower, offrant une vue imprenable sur la ville, puis partons faire un petit tour au musée des Cable Car (les fameux tramways de San Francisco). En sortant, nous sautons dans un des wagons pour une petite virée au centre-ville: l'engin est archi-bondé, impossible de s'asseoir, et je manque de heurter les passagers qui arrivent en sens inverse et qui n'ont pas plus de place que moi. Enfin, nous découvrons la Lombard Street et son fameux passage aux virages serrés agrémentés de jardinières toutes plus colorées les unes que les autres. Voilà, s'en est finit de notre voyage à plusieurs, je raccompagne mes amis à l'aéroport, et quitte la ville le soir même, direction Oakland où je passerai la nuit dans un motel avant d'entamer le mois d'aventures qu'il me reste, en solitaire.
- Etape 19 (13 au 18 Août): Sierra Nevada 13 Août 2011, je passe la journée à rouler en direction du Sud-Est, et pose ma tente dans un camping de Fresno, le temps de faire le plein de provisions et de repos pour les jours à venir. La ville est coincée dans une large vallée aride, entre la côte Californienne et la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada. Le 14 Août 2011, je file vers l'Est au coeur du relief. Les terres sont désertiques, mais plus je grimpe en altitude, plus les conifères tapissent les versants. Je traverse la Sequoia National Forest, puis arrive à l'entrée d'un parc national qui en regroupe en réalité deux: le Sequoia National Parc, et le King's Canyon National Parc. Je m’acquitte des 20$ de droits d'entrée, et commence par le premier, au Sud. Je tombe sur le camping de Dorst Creek, par chance, il n'est pas complet. J'y plante la tente, et repars sur les routes sinueuses du parc. Je pars faire une randonnée aux chutes Tokopah (depuis le Lodgepole Village), aperçois un bébé ours noir, et contemple cette vallée fertile zébrée d'une rivière glaciale. Ensuite, je me rends dans la Giant Forest, qui comme son nom l'indique, a la particularité de rassembler les Séquoias géants parmi les plus imposants au monde, et ça n'est pas peu dire. On se sent pour le coup très, très petit face à l'immensité des colosses de bois, dont certains sont couchés à même le sol, leurs racines n'ayant pas été assez résistantes. Parmi eux se trouve le General Sherman Tree, l'arbre le plus gros du monde. Le 16 Août, après une fraîche nuit passée en montagne, je me rends au Sud de la Giant Forest, découvrir le point d'observation du Moro Rock (vue imprenable sur le parc moyennant quelques marches à gravir, et sur la vallée de Fresno), puis m'en vais rejoindre la Crescent Meadow, véritable vivier de jeunes pousses où règne un calme enchanteur. Je rebrousse ensuite chemin pour me rendre au Nord, dans le parc du King's Canyon. En effet, celui-ci s'articule le long d'une gorge qui descend petit à petit (sa hauteur cumulée est d'ailleurs supérieure à celle du Grand Canyon), avant d'arriver à "la fin de la route". Il n'est plus possible de continuer en voiture, je décide donc de partir en randonnée sur une quizaine de kilomètres, et découvre les chutes des Mist Falls, dans une brume troublante. La nuit tombe sur la Sierra Nevada, je rebrousse chemin, exténué, et plante de nouveau ma tente au camping de Fresno. Le 17 Août, je me rends au parc National du Yosemite, et y perds un temps précieux à trouver un camping qui ne soit pas encore complet. Hélas, tous le sont ! Du moins, sur les affiches de façade. Tentant le tout pour le tout, j'insiste auprès de l'un d'entre eux, qui m'annonce qu'il reste finalement des places: même si le panneau "complet" est affiché, c'est en réalité une 'tactique' des autorités du parc... mouais. Le Yosemite figure parmi les parcs nationaux les plus connus et fréquentés des Etats-Unis (4 millions de personnes chaque année), j'ai le sentiment de me retrouver au coeur d'une usine à touristes. Les voitures sont garées sur le bas côté comme lors d'une épreuve du tour de France, je ne compte plus les campings amassés au coeur de la vallée, un supermarché, des hotels, cafétérias, service de navette en veux-tu en voilà, bref, on est assez loin de l'intimité des parcs du Sequoia et du King's Canyon. Mais bon, passons. Je découvre les chutes Bridalveil, effectue une petite rando au Mirro Lake, et me dirige en fin de journée au Glacier Point, au beau milieu d'un incendie de forêt (commandé et maîtrisé par les pompiers) commun à cette saison. De là, la vue est simplement parfaite. La lueure rose pâle du coucher de soleil confère à la scène une douceur indescriptible. J'aperçois des chutes au loin, ainsi que l'énorme Half-Dome qui fait le bonheur des randonneurs. Plus bas, la vallée du Yosemite paraît ridiculement petite, tandis qu'un cerf et sa biche viennent se repaître au milieu des touristes, comme un petit cadeau de la nature après cette belle journée. Je passe la nuit au camping, sous un ciel rempli d'étoiles brillantes comme jamais ! Le 18 Août, je me dirige à l'Est du parc, vers les Tuolumne Meadows (prairies Tuolumne) autrefois recouvertes par un glacier. La randonnée me donne l'occasion de grimper sur un énorme amas rocheux au point de vue imprenable, et de découvrir un petit lac digne d'une carte postale. Je reprends la route dans l'après-midi et quitte les terres du Yosemite pour redescendre, à l'Est, dans les zones désertiques de la Californie. J'ai franchi la Sierra Nevada ! Un petit arrêt au Mono Lake, et je m'installe en fin de journée dans un petit motel à Carson City, qui marque mon retour dans le Nevada.
- Etape 20 (18 au 21 Août): Salt Lake City Le 18 Août, sur la longue route qui me mène au Nord de l'Utah, je m'arrête dans un motel de la ville d'Eiko, typique des bourgades moyennes au coeur du territoire américain, où les locaux roulent, chapeaux de cow-boys vissés sur le crâne, dans d'énormes 4x4. Le casino est directement intégré au motel, et je retrouve même une balle de 9mm (non utilisée...) dans ma chambre ! Le 19 Août j'aperçois les premiers reliefs annonciateurs des Rocheuses au pied desquels se cache l'imposante ville de Salt Lake City. Je débarque dans une très bonne auberge de jeunesse (Avenues Hostel), et part avec mon nouveau colocataire japonais visiter la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde: la Bingham Canyon Mine. Le soir, bonne petite bouffe entre jeunes et moins jeunes à l'auberge. Le 20 Août, nous partons avec deux de mes compères, visiter le centre-ville, évidemment marqué par l'omniprésence des Mormons. Nous découvrons le Temple, qui regroupe plusieurs édifices religieux, et sommes abordés par deux missionnaires mormones. Nous voilà donc un petit groupe d'origines diverses (Japon, Italie, France, Corée du Sud, Bangladesh), pendant quelques heures, à discuter philosophie, croyances et religions en traversant les bâtiments mormons. Unique et très instructif ! L'après-midi, je me rends aux abords du Great Salt Lake, plus particulièrement dans le State Park d'Antelope Island, vaste île assez bien préservée du tumulte touristique. Ici, des bisons par dizaines se promènent en liberté, des antilopes également, et il y a un petit musée sympathique à l'entrée. J'ai également pu me baigner dans le lac de sel (je confirme, on flotte bel et bien, mais pas autant que dans la mer Morte !), moyennant une rencontre avec des centaines de milliers de moucherons inoffensifs qui tapissent le rivage et se meuvent dans un bourdonnement terrible. Phobiques des insectes s'abstenir ! Je rentre passer la soirée avec les habitants de l'auberge. Le 21 Août, je quitte cette ville qui aura constitué une étape originale, pour prendre la direction du Nord, à travers les plaines de l'Idaho (où je croise une hideuse usine du géant Monsanto qui défigure le paysage) et les montagnes du Wyoming.
- Etape 21 (21 au 24 Août): le Yellowstone En suivant la Highway 89, je traverse la petite ville de Jackson avant de pénétrer dans la zone du Grand Teton et Yellowstone National Park. Le droit d'entrée donne accès aux deux parcs. J'ai cependant privilégie le second, ne serait-ce que pour sa diversité. Cette fois-ci, par mesure de prudence, j'ai réservé tous les campings à l'avance, car ressortir du parc (dont la superficie est colossale) pour rejoindre le premier motel prendrait des heures. J'installe la tente au camping du Grant Village, très agréable, puis part découvrir une zone de geysers et sources chaudes au bord du lac Yellowstone, au West Thumb Geyser Basin. Le jour tombe, et je réalise soudain que j'ai déjà avalé de nombreux kilomètres depuis la Californie, et la température vient me le rappeler violemment ! La nuit, bonjour pulls, doubles voire triple paires de chaussettes, duvets et couvertures, car on frise les 5°C même en été. Le 22 Août, je poursuis la visite du parc (en forme de grande boucle, pratique pour tout découvrir sans allers-retours incessants), franchis le Continental Divide (limite depuis laquelle les eaux s'écoulent soit en direction du Pacifique, soit vers le Golfe du Mexique). J'assiste à des éruptions de geysers (randonnée du Lone Star Geyser, Old Faithful Geyser au coeur du Geyser Basin), et respire les vapeurs souffrées des sources d'eau chaudes aux couleurs chatoyantes. Certaines d'entre elles ressemblent à de véritables piscines d'eau turquoise transparente. Je croise des coyottes, des biches, des criquets et savoure ces instants passés au beau milieu d'une nature luxuriante au possible. Je passe la nuit au camping Madison, au Nord Ouest du parc. Le 23 Août, je découvre l'Artist Paint Pot (véritable pot à peinture de boue en ébullition), et la zone de Mammoth Spring avec son petit village qui ressemble à s'y méprendre à un bourg des Pyrénées ! Par la suite, je réalise l'ascension du Mont Washburn qui offre un panorama à 360° sur l'ensemble du parc, et au loin, sur les montagnes du Grand Teton. J'y croise un petit écureuil, lointain cousin de Tic et Tac, qui prend un malin plaisir à jouer à cache-cache ! En fin de journée, je redescends au Sud-Est du parc, et me rend au bord du Yellowstone Canyon, d'où il est possible de contempler de somptueuses chutes d'eau plantées au beau milieu d'un décor unique balafrant le territoire comme une grosse cicatrice. Je reprends alors la voiture, et voilà qu'un troupeau de bisons en liberté a décidé de venir au bord de la route. Plusieurs mâles entament même des joutes sur le bitume, pour le plus grand bonheur des photographes amateurs présents. Je plante ma tente au camping de Lake Village, après m'être restauré dans le très bon établissement de l'hôtel local.
- Etape 22 (24 au 25 Août): le Mont Rushmore Le 24 Août, en quittant le parc du Yellowstone, je me retrouve planté derrière un bison qui a trouvé bonne l'idée de marcher droit sur la route en lieu et place des voitures. Et c'est qu'il prend son temps le bigre ! En chemin, je m'arrête au bord de petits lacs paisibles, quand progressivement, les montagnes fertiles des Rocheuses laissent la place à de vastes plateaux désertiques: je traverse aujourd'hui l'Etat du Wyoming d'Ouest en Est. Je me fais arrêter au passage par un flic pour excès de vitesse (comme dans les films, mais sans les mains sur le capot !). Par chance, il ne comprenait rien aux hiéroglyphes de mon permis de conduire français, et j'ai pu repartir avec un bon gros sermon, mais sans amende, ouf ! Je traverse les terres du terrible Buffalo Bill, qui chassait l'animal éponyme afin de nourrir les ouvriers constructeurs des voies de chemin de fer. Je finis par déposer mes bagages après 700 kilomètres de route, au coeur des Black Hills. Le 25 Août, je me dirige au Nord Est et débarque au Monument National du Mont Rushmore. L'entrée (10$) met aussitôt dans l'ambiance machine à touriste: un énorme hangar de postes de péages, suivi par un parking à plusieurs étages, tout cela planté au beau milieu de collines boisées qui n'ont rien demandé à personne. En progressant, je tombe sur une allée bondée de touristes, une boutique de souvenirs supermarché, et m'empresse de rejoindre un groupe qui écoute attentivement un ranger raconter moult choses intéressantes sur les lieux. C'est plutôt impressionnant de se retrouver face à ce célèbre monument à l'effigie de 4 présidents américains (Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln), et j'en apprends plus sur la construction de la sculpture par son créateur. La maquette est exposée dans un petit musée. Je m'enfile une glace à l'italienne et repars sur les chapeaux de roue en direction de l'Est pour trois jours de route, direction les bords du lac Michigan.
- Etape 23 (25 au 31 Août): Chicago Pas moins de trois jours me seront nécessaires pour rejoindre Chicago, à plus de 1500 kilomètres de là, sur d'interminables lignes droite assez peu fréquentées. J'ai traversé le Dakota du Sud, aussi désertique que l'Utah, franchi de nouvelles montagnes, puis ai progressivement vu le paysage changer, du Wisconsin au Minnesota, et jusqu'à l'Illinois. Les arbres touffus se sont faits de plus en plus nombreux, et j'ai retrouvé ce que j'avais laissé sur la côté Est. Le 28 Août, je débarque dans la ville, et gare la voiture près d'une des nombreuses plages de Chicago, dans un quartier populaire. De nombreuses familles afro-américaines partagent un goûter au bord du lac Michigan, à l'abri du tumulte de la ville, que je n'avais pas connu si violent depuis Los Angeles. Le 29 Août, je pose mes bagages dans une excellente auberge de jeunesse (Chicago Getaway Hostel), très bien située, près du parc Lincoln. Ni une ni deux, je prends mon ticket transports illimités 3 jours (14$) et m'empresse de monter à bord du métro aérien bien connu (le Loop). J'arrive au coeur du centre d'affaires, les tours sont gigantesques, je suis écrasé par la foule et le poids de la ville. Je pars à la rencontre du Millenium Park avec sa fameuse sculpture en forme de haricot argenté (Cloud Gate) qui déforme les silhouettes dans un jeu de contorsions diaboliques. Je me promène aux abords du port de la ville, puis arpente les rues au pied de quelques buildings historiques et de la statue géante de Marilyn Monroe. Le 30 Août, je me rends au Lincoln Parc, véritable poumon vert de la ville, et pénètre dans le zoo éponyme (et gratuit). Quel plaisir de voir un lieu public aussi intéressant, riche en découvertes, et où les petits (et les grands) s'amusent comme des fous. L'après-midi, je pars faire la visite de la Willis Tower (autrefois appelée Sears Tower), officiellement le bâtiment le plus haut du monde jusqu'en 1998, avec ses 440 mètres de hauteur. Le skydeck, au 103ème étage, nous donne la possibilité de marché sur des alcoves en verre, et d'être ainsi suspendus dans le vide... impressionnant, à faire absolument ! Le soir, je me rends dans l'autre tour réputée de la ville: le John Hancock Center, qui offre une terrasse d'observation, à ciel ouvert cette fois-ci (bon, ça reste une grille malgré tout). La vue est meilleure qu'à la Willis Tower, et surtout, la visiter la nuit procure une toute autre sensation. Le 31 Août, je me rends une dernière fois en bord de lac, il fait très beau et chaud, et je me croirais presque en Méditerranée. J'approche alors du Navy Pier, vaste quai reconverti en zone de loisirs avec attractions, cafés, restaurants, et une grande roue. Par la suite, je récupère la voiture et me retrouve coincé dans des embouteillages monstres pour quitter la ville. Chicago est une vraie pieuvre qui s'étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres ! J'ai cru que je n'en verrai jamais la fin ! J'arrive malgré tout à quitter l'Illinois, et me rend dans l'Ohio. Je débarque en plein territoire Amish, et croise des calèches tirées par des chevaux, et des habitants tout droit sortis du siècle dernier, à vélo le long des routes. La nuit venue, je plante ma tente dans un camping de l'Etat, seul au bord d'un lac infesté de moustiques.
- Etape 24 (31 Août au 2 Septembre): les chutes du Niagara Le 1er Septembre, je parcours la route qui me sépare de Buffalo, à l'extrêmité Ouest de l'Etat de New-York. Je ne m'arrête hélas pas à Cleveland, et arrive en fin de journée à Niagara Falls, côté américain. C'est un peu la douche froide. La fille de l'auberge (Wonderfall hostel, très bien, comme à la maison) me présente un plan de la ville, et s'empresse de marquer d'une grosse croix rouge la moitié du territoire en me conseillant d'éviter de me balader là-bas, sinon dieu sait ce qui pourrait m'arriver. En effet, en arrivant, j'avais trouvé que ca craignait un peu... Pour résumer, à Niagara Falls, un énorme boulevard coupe la ville en deux, d'un côté les pauvres (afro américains pour la plupart), de l'autre l'usine à touriste avec hôtel-casino. La nuit venue, je pars à la découverte des chutes illuminées par des projecteurs multicolores depuis le Canada. L'image est grandiose, les couleurs changent sans arrêt, et quand vient le tour du rose bonbon, on se croirait face à un nuage de barbe à papa. Le 2 Septembre, je retourne près des chutes pour les observer à la lueur du jour, et entame une randonnée sur les flancs de la gorge, là où les anciens tramways du début du siècle circulaient encore en promenant leur flot de touristes, avant que plusieurs d'entre eux ne valdinguent directement dans les eaux glaciales de la rivière Niagara. L'après-midi, j'enfourche mon fidèle destrier et prends la route de l'Est, pour la prochaine et dernière étape, de nouveau à New-York !
- Etape 25 (2 au 6 Septembre): New-York Le 2 Septembre, je passe la nuit dans un motel de Pennsylvanie. Le 3 Septembre, j'arrive à New-York, en roulant au pas à travers le Lincoln Tunnel. Je retrouve ma famille, venue passer quelques jours de vacances en Amérique du Nord. N'ayant une nouvelle fois pas réservé de motel longtemps à l'avance, et les campings n'étant pas monnaie courante sur les gratte-ciels de Manhattan, j'ai tenté le tout pour le tout en faisant confiance à une toute petite annonce internet de Bed and Breakfast, en plein coeur de Wall Street, et à deux pas de Ground Zero. Quasiment aucun avis de visiteur, tant pis, ça passe ou ça casse. Je me suis finalement retrouvé à dormir chez l'habitant, chez une petite grand-mère d'environ 70 ans ! Aux petits oignons avec moi, elle met sa chambre en location pour les touristes, avec petit déjeuner, histoire d'arrondir les fins de mois. En plus, elle a été très sympathique, et une vraie piplette, bref que du bonheur. S'en suivent deux jours typiques de touristes à New-York, visite de Ground Zero, embarquement sur un ferry pour Staten Island afin de voir la statue de la liberté sur fond de coucher de soleil, passage à Times Square, Central Park, Columbus Circle, le Rockefeller Center, et le MoMa. Je vous conseille tout particulièrement la Highline, située dans Chelsea/Greenwich, vers la 14ème, il s'agit d'une promenade herborée, en lieu et place d'une ancienne voie de chemin de fer aérienne, qui serpente au beau milieu des édifices art-déco du quartier. Vraiment chouette ! Le 6 Septembre 2011, je quitte New-York sous des trombes d'eau, et file tout droit vers le Nord pour passer quelques mois encore au Canada, à Montréal, avant de rentrer en France durant l'hiver prochain.
Au final, difficile de décrire ce sentiment de liberté que procure un road-trip comme celui-ci. Qu'il est bon de se laisser porter par les envies, les rencontres, le pays, sans tout planifier à l'avance. Finalement, j'aurai passé trois mois à arpenter le pays, mais je sais que je n'ai pu en saisir qu'une infime partie. Beaucoup d'autres étapes auraient pu être ajoutées, mais les limites administratives d'un passeport ne le permettent pas.
Les USA sont un territoire plein de contrastes, avec de vastes zones peu peuplées encore bien préservées des flots massifs de touristes. A l'inverse, on trouve de gigantesques mégalopoles où la vie frénétique des habitants nous happe comme des proies prises au pièges. Et c'est bien là tout l'intérêt de ce pays, il n'existe pas une Amérique, mais des dizaines, des centaines d'Amériques, qui n'attendent que nous pour être découvertes, et partagées, bien au-delà des clichés habituels.
Si vous avez des questions, ou si vous êtes tout simplement curieux, n'hésitez pas à m'en faire part, je me ferai un plaisir de vous répondre.
Enfin ! Trois ans après notre premier voyage aux Etat-Unis (un classique Washington & NYC en deux semaines), nous voilà, moi et mon frère, reparti pour les Etats-Unis mais cette fois-ci le parcours est bien différent, construit de A à Z sur nos envies, nos recherches, nos possibilités et opportunités…. C’est sûr, aucune agence de voyage n’aurait pu nous proposer un tel trajet ! 🙂
Le voyage se compose de deux parties : - une première à Washington, DC (mon coup de coeur!) et en Virginie. On en a profité pour faire ce qu’on avait pas eu le temps de faire la première fois à DC : visiter le capitole, monter en haut du Washington Monument, Mount Vernon… Puis direction la Virginie pour la visite d’une grotte, d’une base navale, de plages, de montages, une course de Nascar… Tellement de choses différentes !
- une deuxième partie à Chicago et ses alentours, ainsi que quelques jours en Iowa pour une rencontre enrichissante avec de la parenté éloignée, nos cousins américains (au 5ème ou 6ème degrés… à ce point là on ne compte plus vraiment). Au programme : visite du centre-ville, deuxième course de Nascar et stage de pilotage d’une voiture de Nascar, du vélo, visite de canyons, une virée dans l’Indiana et le Michigan, une vente aux enchères de bétail…
Si ça vous intéresse, j’aimerais partager avec vous le récit de ce voyage avec ses hauts et ses bas, ses rencontres et ses expériences, certaines bien meilleures que l’on ne pouvait espérer et d'autres qui ont bien failli gâcher nos vacances.
Jour 1
Dire qu'on aurait déjà du partir l'année dernière mais qu'à cause d'un problème de santé, on avait du repoussé. Cette fois ça y est, direction l'aéroport de Zurich, à environ deux heures et demi de route de Strasbourg en ce matin du 1er Septembre 2014. Le vol étant sous-traité par United, on avait quelques appréhensions : chez qui faut-il enregistrer les bagages ? Ou faire le check-in ? On avait même choisis nos places deux jours seulement avant le départ. Petite astuce : si vous acheté votre billet chez une compagnie (Swiss dans notre cas) et que le vol est opéré par une autre (United), vous ne pouvez pas choisir vos places lors de l'achat. Mais n'hésitez pas à aller sur le site de la compagnie qui opèrera le vol (United) pour mettre vos infos de réservation que vous avez reçu chez Swiss. Vous pourrez alors choisir votre siège, faire le check-in en ligne, etc. Ouf, j'avais essayé ça deux jours avant de partir. Il ne restait plus beaucoup sièges et heureusement deux places côte-à-côte à l'arrière était encore disponibles. Juste ce qu'on voulait !
Dernier stress : le poids de ma valise lors de l'enregistrement des bagages. Ouf ! J'ai 5 kg de marge. On est prêt à partir. Les hôtesses passent dans les rangées pour vérifier les ceintures. L'une d'elle lance en rigolant à la personne derrière nous : "Do you have your seatbelt on? You look very comfy! You're not supposed to". Bizarrement le décollage ne me fait plus rien. Jusque là c'était toujours le pire moment du vol pour moi. À force, on s'y habitue, tant mieux. On a bien aimé United. Les stewards et hôtesses étaient gentils, avaient tout le temps le sourire. La nourriture n'était pas mauvaise; en fait leur sandwich chaud avant l'arrivée était délicieux.

On longe tout Long Island, puis on aperçoit Manhattan sous les nuages.

On est à quelques minutes de Washington et on voit ces montagnes. On se croirait chez nous, dans les Vosges ! C'est d'ailleurs dans ces petites montagnes qu'on a prévu de passer dans une semaine.

On voit aussi une énorme averse pas loin. Heureusement, on l'évite. 😮

On atterrit à Washington Dulles à 15h28 heure locale. Une dizaine d'appareils United sont alignés. On devra d'ailleurs attendre quelques minutes pour avoir une place de parking.

On sort de l'appareil et on se prend un coup de chaud… L'air qui passe entre la plateforme et leur navette bizarre sur roues est vraiment chaud, lourd. Ca promet. Beaucoup d'humidité aussi et il y a même quelques gouttes de pluie, qui auront disparu quand on sortira de l'aéroport.
On arrive plus tôt qu'il y a trois ans. Dulles ressemblait alors à un aéroport de campagne vu le peu de monde qui passait l'immigration. Cette fois c'est différent. Il y a beaucoup plus de monde. On patiente. On envoi un message au propriétaire de l'appartement où on va loger. Puis c'est notre tour. L'agent d'immigration nous laisse passer sans problème. Il demande simplement quand on repart. Rien de plus, si ce n'est une photo et nos belles empreintes.😇
Première frayeur. Les bagages. On commence à penser qu'ils se sont perdus… On vérifie même les étiquettes des autres valises pour être sûrs qu'on est au bon endroit et que les bagages de notre vol sont déjà sûr le tapis… Et on attend, et on attend… Ouf ! Ils sont bien arrivés.
Après cette longue attente, direction Alamo. On se croirait presque chez nous, on se souvient parfaitement du chemin dans l'aéroport. Tout ça est familier. On se prend une claque en sortant… Plus de 30°C et extrêmement humide. Beurk, c'est pas notre tasse de thé la chaleur. On se croirait sous les tropiques. Toujours le même accueil, le même service pour la navette : au top. Puis un coup de froid. La clim'… Il va falloir s'y habituer.
Au comptoir on sera pris en charge par une employée de chez National. Alamo, National, en gros c'est pareil. Elle est apprentis alors ça prend un peu plus de temps. Mais elle a le sourire, alors nous aussi. Et puis c'est les vacances ! C'est la première fois qu'on peut choisir la voiture qu'on veut (dans notre catégorie). Ce n'était pas le cas chez Hertz. Notre choix se porte sur une Chevrolet (yes!) Malibu LTZ bleu-gris avec sièges électriques et en cuir.
On s'installe, on met le GPS et le tracker (une app sur l'iPhone qui enregistrera nos trajets en voiture). On se met en route pour Arlington où nous avons loué un appartement via Airbnb. On a du mal trouver le bon numéro d'immeuble dans le quartier. On demande à quelques personnes mais elles ne sont pas d'une très grande aide. Après 10 minutes de recherche dans cette chaleur étouffante, c'est bon ! Il s'agit d'un très joli bâtiment en briques rouges parmi plusieurs autres qui entourent un petit parc. C'est très calme. Le propriétaire est là, en train de rassembler ses affaires avant de partir. Nicholas nous reçoit très chaleureusement, nous fait visiter l'appartement, on échange quelques mots, etc. On reconnait tout de suite l'accueil américain, dans la bonne humeur et la simplicité !

Il est presque 19h. On se dit qu'on ne peut pas aller se coucher sans aller faire un petit tour en ville. On saute dans la voiture et direction le Mall. On fait juste le tour en voiture (Constitution Ave, retour par Independence Ave). Mais quel plaisir de revoir ses monuments ! Il faut dire que j'avais eu un énorme coup de coeur pour cette ville trois ans auparavant. Que ça fait du bien de revenir. Et que le départ sera difficile...


Et que ça fait du bien d'avoir la clim dans l'appartement en rentrant…😛
Le voyage se compose de deux parties : - une première à Washington, DC (mon coup de coeur!) et en Virginie. On en a profité pour faire ce qu’on avait pas eu le temps de faire la première fois à DC : visiter le capitole, monter en haut du Washington Monument, Mount Vernon… Puis direction la Virginie pour la visite d’une grotte, d’une base navale, de plages, de montages, une course de Nascar… Tellement de choses différentes !
- une deuxième partie à Chicago et ses alentours, ainsi que quelques jours en Iowa pour une rencontre enrichissante avec de la parenté éloignée, nos cousins américains (au 5ème ou 6ème degrés… à ce point là on ne compte plus vraiment). Au programme : visite du centre-ville, deuxième course de Nascar et stage de pilotage d’une voiture de Nascar, du vélo, visite de canyons, une virée dans l’Indiana et le Michigan, une vente aux enchères de bétail…
Si ça vous intéresse, j’aimerais partager avec vous le récit de ce voyage avec ses hauts et ses bas, ses rencontres et ses expériences, certaines bien meilleures que l’on ne pouvait espérer et d'autres qui ont bien failli gâcher nos vacances.
Jour 1
Dire qu'on aurait déjà du partir l'année dernière mais qu'à cause d'un problème de santé, on avait du repoussé. Cette fois ça y est, direction l'aéroport de Zurich, à environ deux heures et demi de route de Strasbourg en ce matin du 1er Septembre 2014. Le vol étant sous-traité par United, on avait quelques appréhensions : chez qui faut-il enregistrer les bagages ? Ou faire le check-in ? On avait même choisis nos places deux jours seulement avant le départ. Petite astuce : si vous acheté votre billet chez une compagnie (Swiss dans notre cas) et que le vol est opéré par une autre (United), vous ne pouvez pas choisir vos places lors de l'achat. Mais n'hésitez pas à aller sur le site de la compagnie qui opèrera le vol (United) pour mettre vos infos de réservation que vous avez reçu chez Swiss. Vous pourrez alors choisir votre siège, faire le check-in en ligne, etc. Ouf, j'avais essayé ça deux jours avant de partir. Il ne restait plus beaucoup sièges et heureusement deux places côte-à-côte à l'arrière était encore disponibles. Juste ce qu'on voulait !
Dernier stress : le poids de ma valise lors de l'enregistrement des bagages. Ouf ! J'ai 5 kg de marge. On est prêt à partir. Les hôtesses passent dans les rangées pour vérifier les ceintures. L'une d'elle lance en rigolant à la personne derrière nous : "Do you have your seatbelt on? You look very comfy! You're not supposed to". Bizarrement le décollage ne me fait plus rien. Jusque là c'était toujours le pire moment du vol pour moi. À force, on s'y habitue, tant mieux. On a bien aimé United. Les stewards et hôtesses étaient gentils, avaient tout le temps le sourire. La nourriture n'était pas mauvaise; en fait leur sandwich chaud avant l'arrivée était délicieux.

On longe tout Long Island, puis on aperçoit Manhattan sous les nuages.

On est à quelques minutes de Washington et on voit ces montagnes. On se croirait chez nous, dans les Vosges ! C'est d'ailleurs dans ces petites montagnes qu'on a prévu de passer dans une semaine.

On voit aussi une énorme averse pas loin. Heureusement, on l'évite. 😮

On atterrit à Washington Dulles à 15h28 heure locale. Une dizaine d'appareils United sont alignés. On devra d'ailleurs attendre quelques minutes pour avoir une place de parking.

On sort de l'appareil et on se prend un coup de chaud… L'air qui passe entre la plateforme et leur navette bizarre sur roues est vraiment chaud, lourd. Ca promet. Beaucoup d'humidité aussi et il y a même quelques gouttes de pluie, qui auront disparu quand on sortira de l'aéroport.
On arrive plus tôt qu'il y a trois ans. Dulles ressemblait alors à un aéroport de campagne vu le peu de monde qui passait l'immigration. Cette fois c'est différent. Il y a beaucoup plus de monde. On patiente. On envoi un message au propriétaire de l'appartement où on va loger. Puis c'est notre tour. L'agent d'immigration nous laisse passer sans problème. Il demande simplement quand on repart. Rien de plus, si ce n'est une photo et nos belles empreintes.😇
Première frayeur. Les bagages. On commence à penser qu'ils se sont perdus… On vérifie même les étiquettes des autres valises pour être sûrs qu'on est au bon endroit et que les bagages de notre vol sont déjà sûr le tapis… Et on attend, et on attend… Ouf ! Ils sont bien arrivés.
Après cette longue attente, direction Alamo. On se croirait presque chez nous, on se souvient parfaitement du chemin dans l'aéroport. Tout ça est familier. On se prend une claque en sortant… Plus de 30°C et extrêmement humide. Beurk, c'est pas notre tasse de thé la chaleur. On se croirait sous les tropiques. Toujours le même accueil, le même service pour la navette : au top. Puis un coup de froid. La clim'… Il va falloir s'y habituer.
Au comptoir on sera pris en charge par une employée de chez National. Alamo, National, en gros c'est pareil. Elle est apprentis alors ça prend un peu plus de temps. Mais elle a le sourire, alors nous aussi. Et puis c'est les vacances ! C'est la première fois qu'on peut choisir la voiture qu'on veut (dans notre catégorie). Ce n'était pas le cas chez Hertz. Notre choix se porte sur une Chevrolet (yes!) Malibu LTZ bleu-gris avec sièges électriques et en cuir.
On s'installe, on met le GPS et le tracker (une app sur l'iPhone qui enregistrera nos trajets en voiture). On se met en route pour Arlington où nous avons loué un appartement via Airbnb. On a du mal trouver le bon numéro d'immeuble dans le quartier. On demande à quelques personnes mais elles ne sont pas d'une très grande aide. Après 10 minutes de recherche dans cette chaleur étouffante, c'est bon ! Il s'agit d'un très joli bâtiment en briques rouges parmi plusieurs autres qui entourent un petit parc. C'est très calme. Le propriétaire est là, en train de rassembler ses affaires avant de partir. Nicholas nous reçoit très chaleureusement, nous fait visiter l'appartement, on échange quelques mots, etc. On reconnait tout de suite l'accueil américain, dans la bonne humeur et la simplicité !

Il est presque 19h. On se dit qu'on ne peut pas aller se coucher sans aller faire un petit tour en ville. On saute dans la voiture et direction le Mall. On fait juste le tour en voiture (Constitution Ave, retour par Independence Ave). Mais quel plaisir de revoir ses monuments ! Il faut dire que j'avais eu un énorme coup de coeur pour cette ville trois ans auparavant. Que ça fait du bien de revenir. Et que le départ sera difficile...


Et que ça fait du bien d'avoir la clim dans l'appartement en rentrant…😛
En cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Bonjour,
Voici notre carnet sur le trajet Seattle / San Diego, que nous avons fait en été 2011, avec une grosse boucle en Oregon.
Présentation du voyage
Comment en est-on venu à déterminer ce circuit ?
Eh bien, notre fille a fait un séjour de 3 semaines en été 2010 à Eugene, ville inconnue de nous jusque là (156 000 habitants quand même !)en Oregon dans une famille. Elle est revenue, bien entendu, enchantée de son séjour et nous a ramené un superbe livre sur l'Oregon avec des photos somptueuses ! De là, l'idée a fait son chemin, assez rapidement finalement, de faire la Côte ouest, puisqu'en octobre les billets d'avion pour Seattle avec retour de San Diego étaient déjà achetés. Nous avions d'abord pensé commencer à Vancouver mais la difficulté de louer une voiture au Canada et de la rendre aux USA plus le fait qu'il y avait beaucoup à découvrir autour de Vancouver et que ça méritait un autre voyage, nous ont fait renoncer.
Pour choisir les dates, il a fallu jongler entre les études de l'un et la rentrée des classes de l'autre. Donc, nous sommes partis le 10 juillet à 4 : 2 adultes et 2 enfants de 9 et 16 ans, le 3ème de 19 ans finissant son année d'études seulement le 28 juillet et nous rejoignant à San Francisco sur la dernière partie du voyage jusqu'au 12 août, la rentrée scolaire du petit dernier étant prévue pour le 15 août déjà.
Il a fallu ensuite choisir les étapes et nous avons essayé au mieux de faire un mélange de petites à grandes villes, de forêts primaires, d'océan et de paysages quasi désertiques sans oublier quelques cases shopping ! Il en fallait aussi pour tous les goûts: côté grande nature et western pour les uns, aviation (ah non, c'est pas incompatible), lieux de tournage de films ou séries, parcs à thème, baignade, beaucoup d'océan car on ne s'en lasse pas ... avec un seul rendez-vous fixé à Eugene, pour rencontrer la famille d'accueil de notre fille. Ca nous a donc donné ce circuit de 3700 km sur 32 jours, sans compter les kms en ville et aux alentours, moins donc que notre aller-retour Berlin-Paris-Nice de l'an dernier mais largement suffisant à notre goût !
Nous avons tenu un carnet de route où chacun devait écrire à tour de rôle mais bon finalement, c'est moi qui m'y suis collé la plupart du temps ! Malheureusement, notre grand qui a la plume facile n'était là que pour le dernier tiers du voyage. Je l'indiquerai quand c'est lui qui a écrit.
Nos étapes Dans l'Etat de Washington : - Jours 1 à 5 : Seattle - Jour 6 : Kalaloch en passant par Port Angeles et ForksEn Oregon : - Jour 7 : Astoria - Jours 8 et 9 : Portland - Jours 10 et 11 : Pendleton - Jours 12 et 13 : Mitchell (John Day Fossil Beds) - Jours 14 et 15 : EugeneEn Californie : - Jours 16 et 17 : Crescent City (Redwood National Park) - Jours 18 et 19 : Fort Bragg - Jour 20 : Sacramento - Jours 21 à 26 : San Francisco - Jour 27 : Monterey - Jour 28 : Lompoc (à côté de Santa Barbara) - Jour 29 à 31 : Los Angeles - Jour 32 : San Diego - Jour 33 : Retour à Berlin
Voici notre carnet sur le trajet Seattle / San Diego, que nous avons fait en été 2011, avec une grosse boucle en Oregon.
Présentation du voyage
Comment en est-on venu à déterminer ce circuit ?
Eh bien, notre fille a fait un séjour de 3 semaines en été 2010 à Eugene, ville inconnue de nous jusque là (156 000 habitants quand même !)en Oregon dans une famille. Elle est revenue, bien entendu, enchantée de son séjour et nous a ramené un superbe livre sur l'Oregon avec des photos somptueuses ! De là, l'idée a fait son chemin, assez rapidement finalement, de faire la Côte ouest, puisqu'en octobre les billets d'avion pour Seattle avec retour de San Diego étaient déjà achetés. Nous avions d'abord pensé commencer à Vancouver mais la difficulté de louer une voiture au Canada et de la rendre aux USA plus le fait qu'il y avait beaucoup à découvrir autour de Vancouver et que ça méritait un autre voyage, nous ont fait renoncer.
Pour choisir les dates, il a fallu jongler entre les études de l'un et la rentrée des classes de l'autre. Donc, nous sommes partis le 10 juillet à 4 : 2 adultes et 2 enfants de 9 et 16 ans, le 3ème de 19 ans finissant son année d'études seulement le 28 juillet et nous rejoignant à San Francisco sur la dernière partie du voyage jusqu'au 12 août, la rentrée scolaire du petit dernier étant prévue pour le 15 août déjà.
Il a fallu ensuite choisir les étapes et nous avons essayé au mieux de faire un mélange de petites à grandes villes, de forêts primaires, d'océan et de paysages quasi désertiques sans oublier quelques cases shopping ! Il en fallait aussi pour tous les goûts: côté grande nature et western pour les uns, aviation (ah non, c'est pas incompatible), lieux de tournage de films ou séries, parcs à thème, baignade, beaucoup d'océan car on ne s'en lasse pas ... avec un seul rendez-vous fixé à Eugene, pour rencontrer la famille d'accueil de notre fille. Ca nous a donc donné ce circuit de 3700 km sur 32 jours, sans compter les kms en ville et aux alentours, moins donc que notre aller-retour Berlin-Paris-Nice de l'an dernier mais largement suffisant à notre goût !
Nous avons tenu un carnet de route où chacun devait écrire à tour de rôle mais bon finalement, c'est moi qui m'y suis collé la plupart du temps ! Malheureusement, notre grand qui a la plume facile n'était là que pour le dernier tiers du voyage. Je l'indiquerai quand c'est lui qui a écrit.
Nos étapes Dans l'Etat de Washington : - Jours 1 à 5 : Seattle - Jour 6 : Kalaloch en passant par Port Angeles et ForksEn Oregon : - Jour 7 : Astoria - Jours 8 et 9 : Portland - Jours 10 et 11 : Pendleton - Jours 12 et 13 : Mitchell (John Day Fossil Beds) - Jours 14 et 15 : EugeneEn Californie : - Jours 16 et 17 : Crescent City (Redwood National Park) - Jours 18 et 19 : Fort Bragg - Jour 20 : Sacramento - Jours 21 à 26 : San Francisco - Jour 27 : Monterey - Jour 28 : Lompoc (à côté de Santa Barbara) - Jour 29 à 31 : Los Angeles - Jour 32 : San Diego - Jour 33 : Retour à Berlin
Après un voyage en solo l'année dernière dans l'ouest américain, en cet été 2019, c'est le nord ouest américain et le sud ouest canadien qui ont retenu mon attention. Et j'ai cette année embarqué mon neveu de 10 ans.
J'adore les animaux sauvages, la mer et les volcans et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce voyage est tourné sur tout cela. Les nuits et repas sont du low cost: camping et hostels pour la majorité. Après ces courtes présentations, place au carnet.
Vendredi 5 juillet: départ de Londres pour Seattle
Le vol se fait sans encombre avec British airway, nous arrivons à Seattle vers 13h mais ne sortirons de l'aéroport que 4 heures plus tard. Le passage à la douane était hyper encombré et un veritable enfer. Nous récupérons la voiture, pas du tout le SUV prévu, elle ressemblait plutôt à une sorte des break, pour ce que j'y connais mais je crois que le cauchemar de la douane ne m'a pas donné envie de protesté , juste de quitter le plus vite possible l'aéroport.
Nous avons perdu toute l'après-midi et il ne me reste que peut de temps pour amener la surprise que je réservais à mon neveu c'est à dire la visite du magasin Funko pop à Davenport car c'est un collectionneur. Mais je suis optimiste , ça va le faire.
On a que une demi-heure avant la fermeture mais voir sa surprise et son sourire valait le détour.

Le paradis des amateurs de pop vinyl. Puis retour vers Seattle avec arrêt au wallmart pour les courses essentielles et on découvre notre hostel dans Seattle. Samedi 6 juillet: Parc Olympique Forcément, le réveil est matinal, donc après un rapide petit-déjeuner, nous prenons la route vers la presqu'île qui abrite le Parc National Olympique. C'est une chaîne de montagnes qui fait face à Seattle. pour s'y rendre, nous embarquons dans un ferry qui nous fait faire la traversée mais le temps est très couvert. En passant par le Visiter center, j'apprends que le camping où nous devons passé la nuit est fermé car la route qui y mène est inondée, tant pis, on verra plus tard. ce qui me préoccupe, c'est la météo qui risque de nous empêcher d'apercevoir la chaîne olympique. Il faut pour cela monter prendre une route très montante qui nous amène à un point de vue face à la chaîne. mon seule espoir c'est de passer au-dessus des ses nuages de pluie. Nous commençons la montée, il pleut à torrent et effectivement nous arrivons dans les nuages. et passons au-dessus, sauf qu'il y a une 2ème couche au-dessus et nous ne verrons donc pas grand chose. On aura essayer/ Ma philosophie est simple, je n'ai pas fait tous ces km pour renoncer si près donc quoi qu'il arrive, je tente toujours ma chance.
On aura au moins trouver la neige. En plein juillet, cela fait toujours bizarre.
Nous reprenons la route direction l'ouest de la presqu"île pour aller voir la côte sauvage et les forêts humides.
On s'arrête à un Subway pour le déjeuner, c'est pas trop mon truc mais bon. Et allons visiter la fore
êt humide de Hoh, gros bouchon pour y arriver, pourquoi ??? mais c'est très beau mais forcément trop peuplé , c'est un peu à la queue leleu mais j'ai beaucoup apprécié l'ambiance dans cette forêt d'arbres verdoyants et toutes ces lianes.


Nous allons ensuite à Ruby Beach découvrir la côte Pacifique et c'est juste splendide: les vaques qui viennent s'écraser sur les rochers, ces rochers qui sortent de la mer et cette dernière qui ramène les bois flottés qui viennent à leur tour jonchés la plage. Quel spectacle ! On reste un moment à contempler cela.

Mais le soleil disparait petit à petit et nous n'avons rien de prévu pour la nuit, il faut repartir pour Port Angeles , il y a 2h de route où nous trouvons un motel. Port Angeles, c'est plutôt moche et terne comme ville. Heureusement nous n'y resterons pas.


Le paradis des amateurs de pop vinyl. Puis retour vers Seattle avec arrêt au wallmart pour les courses essentielles et on découvre notre hostel dans Seattle. Samedi 6 juillet: Parc Olympique Forcément, le réveil est matinal, donc après un rapide petit-déjeuner, nous prenons la route vers la presqu'île qui abrite le Parc National Olympique. C'est une chaîne de montagnes qui fait face à Seattle. pour s'y rendre, nous embarquons dans un ferry qui nous fait faire la traversée mais le temps est très couvert. En passant par le Visiter center, j'apprends que le camping où nous devons passé la nuit est fermé car la route qui y mène est inondée, tant pis, on verra plus tard. ce qui me préoccupe, c'est la météo qui risque de nous empêcher d'apercevoir la chaîne olympique. Il faut pour cela monter prendre une route très montante qui nous amène à un point de vue face à la chaîne. mon seule espoir c'est de passer au-dessus des ses nuages de pluie. Nous commençons la montée, il pleut à torrent et effectivement nous arrivons dans les nuages. et passons au-dessus, sauf qu'il y a une 2ème couche au-dessus et nous ne verrons donc pas grand chose. On aura essayer/ Ma philosophie est simple, je n'ai pas fait tous ces km pour renoncer si près donc quoi qu'il arrive, je tente toujours ma chance.
On aura au moins trouver la neige. En plein juillet, cela fait toujours bizarre.
Nous reprenons la route direction l'ouest de la presqu"île pour aller voir la côte sauvage et les forêts humides.
On s'arrête à un Subway pour le déjeuner, c'est pas trop mon truc mais bon. Et allons visiter la fore
êt humide de Hoh, gros bouchon pour y arriver, pourquoi ??? mais c'est très beau mais forcément trop peuplé , c'est un peu à la queue leleu mais j'ai beaucoup apprécié l'ambiance dans cette forêt d'arbres verdoyants et toutes ces lianes.

Nous allons ensuite à Ruby Beach découvrir la côte Pacifique et c'est juste splendide: les vaques qui viennent s'écraser sur les rochers, ces rochers qui sortent de la mer et cette dernière qui ramène les bois flottés qui viennent à leur tour jonchés la plage. Quel spectacle ! On reste un moment à contempler cela.

Mais le soleil disparait petit à petit et nous n'avons rien de prévu pour la nuit, il faut repartir pour Port Angeles , il y a 2h de route où nous trouvons un motel. Port Angeles, c'est plutôt moche et terne comme ville. Heureusement nous n'y resterons pas.
After my trip to Oregon in 2018 (see Travel Journal "Oregon and Only Oregon"), I vaguely intended to return to the West (the western USA, of course—the west of France is where I almost live) someday, later... with no specific date or plan.
November 2018, I stumbled upon a promotion for round-trip flights from Paris to San Francisco. Well, I *stumbled*—they must’ve collected some "data" on me to make sure this deal crossed my path. And it worked! My ESTA was still valid, and two days later, it was decided: May 13, 2019 (departure from Paris) to June 15, 2019 (return to Paris).
The travel style? Just like last year: low-budget trip, rental car, and accommodation only in campgrounds, with no reservations to stay as free as possible.
Exceptions? 3 nights in a youth hostel upon arrival in downtown San Francisco, and 1 night on the way back (right before flying) in Montara, near Pacifica—a spot that seemed well-located for driving back to the airport in the middle of the night.
Now, to sketch out the rough itinerary. Here’s what it looked like after the trip:
Westernmost point: Montara Lighthouse on the coast, 30 km south of San Francisco (California); Easternmost point: Zion National Park (Utah). Northernmost point: Reno (Nevada). Southernmost point: Spring Mountain Ranch State Park in Blue Diamond, near Las Vegas (Nevada).
Another view:

I’ll be spending 33 days in this little area! I’m a slow traveler.
Meanwhile, I realized that in some places I wanted to visit (Las Vegas and National Parks), it was better to book ahead. So, I added to my reservations: - 2 nights in a hostel in Las Vegas - 6 nights of camping in the national parks (2 at Zion NP, 2 at Yosemite NP, 2 at Sequoia-Kings Canyon NP). Between all these dated stops, it’s a choose-your-own-adventure from the ideas I found.
I’m also a slow writer—slow writer, slow traveler—so it’ll take me a while to wrap this up. I’ll start tomorrow.
November 2018, I stumbled upon a promotion for round-trip flights from Paris to San Francisco. Well, I *stumbled*—they must’ve collected some "data" on me to make sure this deal crossed my path. And it worked! My ESTA was still valid, and two days later, it was decided: May 13, 2019 (departure from Paris) to June 15, 2019 (return to Paris).
The travel style? Just like last year: low-budget trip, rental car, and accommodation only in campgrounds, with no reservations to stay as free as possible.
Exceptions? 3 nights in a youth hostel upon arrival in downtown San Francisco, and 1 night on the way back (right before flying) in Montara, near Pacifica—a spot that seemed well-located for driving back to the airport in the middle of the night.
Now, to sketch out the rough itinerary. Here’s what it looked like after the trip:
Westernmost point: Montara Lighthouse on the coast, 30 km south of San Francisco (California); Easternmost point: Zion National Park (Utah). Northernmost point: Reno (Nevada). Southernmost point: Spring Mountain Ranch State Park in Blue Diamond, near Las Vegas (Nevada).
Another view:

I’ll be spending 33 days in this little area! I’m a slow traveler.
Meanwhile, I realized that in some places I wanted to visit (Las Vegas and National Parks), it was better to book ahead. So, I added to my reservations: - 2 nights in a hostel in Las Vegas - 6 nights of camping in the national parks (2 at Zion NP, 2 at Yosemite NP, 2 at Sequoia-Kings Canyon NP). Between all these dated stops, it’s a choose-your-own-adventure from the ideas I found.
I’m also a slow writer—slow writer, slow traveler—so it’ll take me a while to wrap this up. I’ll start tomorrow.
Bonjour à tous,
fin aout nous partons avec 3 potes à moi sur la côte Ouest pour 3 semaines. Nous ne souhaitons prendre la voiture que 3 jours après notre arrivée, afin de visiter L.A sans s'encombrer d'une voiture. Je me renseigne un peu partout, et j'ai lu pas mal d'avis sur ce forum, mais ils ne répondent pas tellement à mes questions 🤪
Donc je cherche quelle serait la compagnie de location la plus avantageuse pour nous? J'ai vu sur elocationdevoiture une offre intérressente qui inclut un plein d'essence gratuit, les SUPPLEMENTS jeune conducteur, et 3 conducteurs supplémentaires (je sais que la californie fait le deuxième conducteur gratuit), le tout pour environ 900€ pour une cadillac DTS il me semble. Il nous faudrait une grosse voiture, avec un grand coffre, car nous changeront d'hotel toutes les nuits, et donc à quatres ça fait 4 valises... Donc la Cadillac semble pas trop mal. Apparement le site elocationsdevoiture comprend la LIS et DWE (je sais plus le nom).
Pensez vous que ce soit le meilleur compromis pour nous -25 ans?
Sinon que nous conseillez vous? (site, voiture...)
Merci d'avance de votre aide 🙂
fin aout nous partons avec 3 potes à moi sur la côte Ouest pour 3 semaines. Nous ne souhaitons prendre la voiture que 3 jours après notre arrivée, afin de visiter L.A sans s'encombrer d'une voiture. Je me renseigne un peu partout, et j'ai lu pas mal d'avis sur ce forum, mais ils ne répondent pas tellement à mes questions 🤪
Donc je cherche quelle serait la compagnie de location la plus avantageuse pour nous? J'ai vu sur elocationdevoiture une offre intérressente qui inclut un plein d'essence gratuit, les SUPPLEMENTS jeune conducteur, et 3 conducteurs supplémentaires (je sais que la californie fait le deuxième conducteur gratuit), le tout pour environ 900€ pour une cadillac DTS il me semble. Il nous faudrait une grosse voiture, avec un grand coffre, car nous changeront d'hotel toutes les nuits, et donc à quatres ça fait 4 valises... Donc la Cadillac semble pas trop mal. Apparement le site elocationsdevoiture comprend la LIS et DWE (je sais plus le nom).
Pensez vous que ce soit le meilleur compromis pour nous -25 ans?
Sinon que nous conseillez vous? (site, voiture...)
Merci d'avance de votre aide 🙂











