Bonjour,
Nous projetons un voyage en itinérance de 14 jours (temps sur place) en Islande l'été prochain. Nous sommes une famille de 4 (nos deux enfants sont maintenant de jeunes adultes) tous marcheurs.
J'ai lu quelques messages récents sur le forum et quelques blogs pour élaborer cet itinéraire mais je n'ai quand même pas consacrer énormément de temps à le bâtir donc je pense qu'il souffre de beaucoup d'imperfections et j'aimerais que vous me donniez votre avis pour corriger ça...
A part les billets, nous n'avons rien réservé. Nous souhaitons mixer nuits sous tente et nuits "sous un toit" durant le voyage. J'ai acheté le Routard, une carte et le Rother.
Voici donc l'ébauche:
J1: Arrivée à Keflavik (9h25), prise en charge de la voiture et direction le Cercle d'or. Nuit sur place.
J2: Route vers le Landmanalaugar (arrivée prévue en soirée). Nuit sur place
Sur la route, arrêts prévus à Hjalparfoss + Stong + cirque de Gjain + Haifoss et Granni
J3: Rando dans le Landmanalaugar et nuit sur place
J4: Route vers Vik : arrêt aux chutes Skogafoss + épave du DC3. Nuit à Vik
J5: matin : Pakgil après-midi: canyon de Fjadrargljufur. Nuit à Skaftafell
J6: rando sur place le matin (circuit de cascades) puis direction Jokulsarlon. Nuit dans les environs (probablement en bivouac)
J7: Route vers le Fjord de Seydisfjordur. Sur la route arrêt aux chutes Hengifoss (rando 1h45) + encore une rando possible le long du fjord. Nuit sur place.
J8: Route vers les chutes de Dettifoss + rando sur place (2h30) nuit dans les environs
J9: Route vers le lac de Myvatn. Nuit sur place.
J10: matin: profiter des environs et l'après-midi direction chutes de Godafoss. Nuit à Dalvik.
J11: Observation des baleines le matin puis direction la péninsule de Snaefellsnes: cascade Kirkjufellsfoss + rando Arnarstap (2h). Nuit sur place.
J12: Journée sur place à faire la péninsule. Nuit sur place.
J13: Chutes de Hraunfossar + rando cascade de Glymur (2h40) + la région géothermique d'Hengill (rando sur place). Nuit à Rekjavik.
J14: Matin: visite de la ville. Après-midi : parc national de Jokulsargljufur (rando) et camping dans les environs.
D'ailleurs à ce propos je cherche un camping assez proche de Keflavik car nous partons à 7h40 de l'aéroport.
Je vous remercie d'avance pour toutes vos remarques.
Bonjour à tous,
Nous projetons de partir trois semaines en Islande en juillet 2015. Comme nous sommes équipés d'un camping-car nous aimerions effectuer la traversée Hirtshals (Danemark)-Seydisfjordur (Islande) par ferry.Durée du voyage 45 heures je crois avec un stop de 21 heures aux îles Féroé (Torshavn). Nous aimerions savoir si durant cette escale de 21 heures nous pourrions descendre du ferry pour visiter l'île ou si nous y serions obligatoirement confinés? Par ailleurs qu'elle sont les horaires et jours habituels de départ et d'arrivé (Hirtshals et Seydisfjordun). Ya t-il un site internet sur lequel j'aurais accès à ces informations? Quel est le prix d'un aller-retour pour deux personnes et un Camping-car (L=5 m et L= 2 m)? Est-ce posssible de réserver en ligne? Merci de vos réponses
Nous projetons de partir trois semaines en Islande en juillet 2015. Comme nous sommes équipés d'un camping-car nous aimerions effectuer la traversée Hirtshals (Danemark)-Seydisfjordur (Islande) par ferry.Durée du voyage 45 heures je crois avec un stop de 21 heures aux îles Féroé (Torshavn). Nous aimerions savoir si durant cette escale de 21 heures nous pourrions descendre du ferry pour visiter l'île ou si nous y serions obligatoirement confinés? Par ailleurs qu'elle sont les horaires et jours habituels de départ et d'arrivé (Hirtshals et Seydisfjordun). Ya t-il un site internet sur lequel j'aurais accès à ces informations? Quel est le prix d'un aller-retour pour deux personnes et un Camping-car (L=5 m et L= 2 m)? Est-ce posssible de réserver en ligne? Merci de vos réponses
Beaucoup, beaucoup d'hésitations avant de poster ce carnet de voyage ... Que pourrais-je donc bien ajouter d'intéressant aux infos et aux impressions de Christian et Marie-Françoise (membre VF Chris51) ? Avec leur magnifique site, ils ont mis la barre vraiment très haut !
Quant au site de Yann Pichon, il est également incontournable pour bien préparer son voyage. Bourré d'informations très pratiques et très concrètes.
Ces 2 sites sont très complémentaires.
Je vais donc commencer par leur rendre hommage et par les remercier vivement de leurs conseils et de leur aide. Sans eux, jamais nous ne serions partis en Islande ... En fait, on n'en aurait même jamais eu l'idée !...
Voici donc notre histoire.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES : Sam 6 Août - Vols Icelandair Paris/Reykjavik direct - Arrivée à Keflavik à 15h45 - Nuit à Reykjavik (Hôtel Björk) Dim - Thingvellir - Geysir - Gullfoss - Nuit près de Geysir (Efstidalur 2) Lun-Piste de Kjölur F35 - Kerlingarfjöll - Nuit à Kerlingarfjöll (refuge) Mar-Piste de Kjölur F35 - Hveravellir - Eglise de Vidimyri - Ferme musée Glaumbaer - Nuit près de Varmahlid (GH Bakkaflöt) Mer -Akureyri - Hjalteryri - Godafoss - Aldeyjarfoss - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Jeu -Lac Myvatn - Namaskard - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Ven-Lac Myvatn - Volcan Krafla - Musées de Husavik - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Sam-Parc National de Jökulsargljufur : Asbyrgi, Hljoðaklettar, Dettifoss/Selfoss/Hafragilsfoss - Route vers l'Est - Nuit à Egilsstadir (Guesthouse Egilsstaðir) Dim-Fjords de l'Est (pas vus, on était dans la purée de pois !) - Lagon glaciaire Jökulsarlon sous la pluie - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Lun-Lagons glaciaires de Jökulsarlon, Breiðarlon, Fjallsarlon sous le soleil - Parc National de Skaftafell : Svartifoss et le glacier Skaftafellsjökull - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Mar-Après-midi couette (grosse tempête - nous avions prévu de faire la piste F206 vers le volcan Laki) - Nuit près de Kirkjubaejarklaustur (Geirland) Mer-Piste F208 : Faille d'Eldgja - Landmannalaugar - Piste F225 - Nuit près de Hella (Heimaland) Jeu -Landmannalaugar - Nuit près de Hella (Heimaland) Ven -Lac du glacier Gigjökull (piste F249) - Musée deSkögar - Skogafoss - Vik - Dyrholaey - Reynir - Nuit près de Vik (Brekkur / Hótel Dyrhólaey) Sam -Krisuvik - Reykjanes - Blue Lagoon - Nuit à Blue Lagoon (Northern Light Inn) Dim 21 Août - Vols Icelandair Reykjavik/Paris direct - Arrivée à Paris à 21h35
ISLAND TOURS :
Nous avons suivi les conseils de Chris et délégué la réservation du 4X4 et des hébergements à Island Tours. Nous avons adressé notre itinéraire (constitué à partir du site de Chris ... ah ben oui, quitte à copier, on y a été à fond !!) à Eric, le patron de l'agence, qui, fort de son expérience, nous a proposé une ou deux corrections et effectué les réservations. Mi janvier, tout était organisé et réservé. 35% versé à la commande pour assurer les réservations, le solde 1 mois avant le départ. Ils proposent également les vols mais légèrement plus chers (562 Euros). Nous avons décliné. Eric est un passionné d'Islande, un peu froid, mais super pro. Il répond volontiers à toutes les questions. Il offre habituellement le Petit Futé et une carte d'Islande. Comme nous les avions déjà achetés pour préparer notre itinéraire, il nous a offert les 3 cartes au 250 000e. Avec ça, nous étions parés !
BUDGET :
La devise locale est la couronne islandaise ISK (ou KR) 100 ISK = 1, 29 Euros Nous avons changé 200 Euros à l'aéroport en arrivant et n'avons pas eu besoin de plus (de cash !) Paiements en CB possibles partout.
Voici le détail de notre budget pour nous 2 : 1 050 Euros pour les vols 5 162 Euros pour la location du 4X4 et tous les hébergements (b&b) 31 285 ISK (404 Euros) pour l'essence (3 400 km parcourus - Entre 113 et 119 ISK/l) 19 750 ISK (253 Euros) pour 3 extras au restaurant 12 600 ISK (163 Euros) pour les entrées des musées/Jökulsarlon/Blue Lagoon 8 140 ISK (105 Euros) pour les petites dépenses cash (skyr, salon de thé, cartouche de gaz, dépliants dans les centres d'info ...) Total : 7 137 Euros ... 😕 c'est un voyage qui se prévoit ...
TRANSPORTS :
1 - Vols
Billets d'avion achetés en Janvier 2005 sur Internet auprès de Voyages-SNCF.com. Récupérés par la poste. Prix = 525 Euros l'A/R Aucune taxe d'aéroport.
2 - 4X4 Petit 4X4 Suzuki Jimny réservé par l'agence Island Tours chez Hertz. Récupéré et rendu à l'aéroport. Km illimité - CDW incluse - Nous avons décliné la super CDW qui n'a plus d'autre intérêt que d'abaisser la franchise, sans couverture plus large. Attention, c'est petit. Pour 2, c'est suffisant à condition de replier les sièges arrière pour un accès plus facile aux bagages. A plus de 2, je conseille vraiment de réserver plus grand ... Pour le parcours que nous avons fait, ce véhicule était parfait. Petit, maniable, pour des néophytes du 4X4 comme nous, c'était l'idéal. L'état de certaines pistes et la traversée de rivières à gué nécéssitent 4 roues motrices (même si quelques pros les passent en dérapage en 2 roues motrices, mais tout le monde ne sait pas faire ! 😉 clin d'oeil pour Vilcanota). Les pistes Fxxx sont normalement réservées aux 4X4 bien que certaines soient pratiquables en véhicule standard (mais dans ce cas, l'assurance ne couvre pas les dégâts faits au bas de caisse). L'Islande est un voyage qui coûte cher. Alors, quitte à casser la tirelire, autant louer un 4X4. Je crois dommage de se priver des plaisirs de certaines pistes (ou de les faire dans l'angoisse) parce qu'on a une voiture normale. Nos plus beaux souvenirs viennent des pistes intérieures ...
HEBERGEMENT :
Toutes les réservations ont été effectuées par Island Tours en Janvier. En 2004, nous nous y étions pris en mai ... c'était bien trop tard ... On parle de ferme ... mais parfois, on se demande vraiment pourquoi. Je suppose qu'à l'origine, il s'agissait vraiment d'hébergement dans des fermes et puis ça a dû se généraliser, se moderniser, s'organiser ... Bref, parfois ce sont de vrais hôtels de campagne, des chalets, des bungalows ... D'une façon générale, ces hébergements sont fonctionnels, pratiques, très propres avec des sanitaires toujours impeccables (même communs). Mais ne vous attendez pas à retrouver la douceur cosy des B&B d'Irlande ou d'Ecosse ... Ici, pas de cheminée, pas de cadres sur les murs, pas de petits bibelots pour réchauffer l'atmosphère, pas de jolis tissus épais aux fenêtres ...
Voici nos avis (lien hyper texte pour chacun) : Hôtel Björk : hôtel simple et spacieux, dans un quartier tristounet mais pas très loin du centre (à pied). C'est tout à fait correct. Efstidalur 2 : 🙂 chambre immense et complète dans un grand grand grand chalet qui en comporte 10. Sanitaires privés. Tout en pin et 2 cadres sur les étagères ! ... Refuge de Kerlingarfjöll : petits chalets à se partager. Le nôtre étaient pour 3. Nous y étions tous les 2 seuls. Pas de coin cuisine dans le nôtre. Douche commune près du jacuzzi. WC privés. Vraiment vieillot et tout juste propre. Pour une nuit, ça va ... Et puis, la vue rattrape ! GH Bakkaflöt : hôtel sympathique. On profite de la cuisine du camping mise à disposition de l'autre côté de la route. Sanitaires communs. Jacuzzi et piscine. Notre meilleur petit déjeuner avec du vrai jambon fumé et des oeufs cuits mollets. Délicieux ! Þinghúsið Hraunbær : 🙂 ah, là c'est un vrai grand bonheur !!! Dans une maison séparée, 6 chambres spacieuses et très lumineuses - Sanitaires communs - Immense cuisine moderne très bien équipée, séjour et coin salon à se partager. C'est vraiment très confortable. Notre préférée ! Guesthouse Egilsstaðir : hôtel classique. Beaucoup de charme mais moi, je m'y suis sentie un peu mal à l'aise (trop chic pour mon sac à dos et mes soupes en sachet). Du coup, on a mangé au restaurant ... voir § repas. Hof I in Öræfi : des petits chalets de 2 chambres et 1 sdb chaque. C'est joli, en pin, mais vraiment petit petit ... Geirland : des bungalows en ... ? ... matériau composite. Ca parait tout neuf. Sanitaire privé. C'est grand et confortable. Vue superbe sur la montagne et les cascades. On en a longuement profité puisqu'une violente tempête nous a cloués dans la chambre tout l'après-midi. L'accueil le plus froid qu'on ait reçu ... en accord avec le temps ... Heimaland : 🙂 nous avions la petite maison individuelle juste à côté du jacuzzi entouré de claustras de bois. Quel charme ! Petite maison de poupée avec 2 lits superposés, un coin cuisine, des WC. La douche est dans la maison principale. Le petit déj, plus original qu'ailleurs, est servi par les hôtes dans leur propre maison. Ils sont très chaleureux (si, si !!) sans être envahissants, prêts à tout pour rendre votre séjour confortable. On dirait qu'à eux seuls, ils veulent contrebalancer la réputation des Islandais ! ... Tant d'attentions, lors du petit déjeuner, ont fini par me gêner, moi la grande timide ... tant et si bien que j'ai fini par lâcher une rondelle de tomate ... dans mon verre de jus d'orange ! 😊 C'est toujours comme ça 😕 !!... Ils sont vraiment adorables, en voyant qu'ils avaient affaire à Mrs Bean, ils ont été encore plus prévenants (et donc moi encore plus embarassée !) ... Je vous rassure, je n'ai pas fait d'autres bourdes, j'ai attrapé mon concombre à 2 fourchettes ! ... Non, tout ça reste pour nous un excellent souvenir et un vrai coup de coeur ! En plus, la vue sur le volcan Hekla et sur les 2 glaciers Tindfjallajökull et Eyjafjallajökull est fabuleuse (surtout qu'on avait beau temps !) Brekkur / Hótel Dyrhólaey🙁 Beurk ... un grand hôtel sans aucun charme, des longs couloirs tristes, des chambres très impersonnelles au sol de cailloux (bouah !), des groupes, une grande salle de restau pour le petit déj ... pas bien, pas bien ... surtout après Heimaland ... Northern Light Inn : 🙂 surprise ! On s'attendait à un grand machin à groupes. Pas vraiment, c'est une petite structure avec pleins de petits coins salon chaleureux et accueillants et ... une cheminée !!! une vraie, qui marche !!! Pas mal du tout.
Une remarque sur les jacuzzis : nous imaginions des bains naturels, aménagés en bois, au milieu d'une nature accueillante ... euh, en fait, ce sont des jacuzzis en résine (comme chez nous), scéllés dans le béton d'une méchante terrasse à l'arrière du bâtiment ou près du parking et protégé du vent par des tôles ... Ca n'a absolument aucun charme. Mieux vaut le savoir pour éviter d'être déçus ... Le seul qui est vraiment chouette c'est celui de Heimaland, entouré de claustras de bois. Puisqu'on en est à parler des bains, nous, on s'est finalement baignés 2 fois en milieu «naturel» : à Landmannalaugar, là c'est super chouette et à Blue Lagoon, bien bien mieux que ce que j'imaginais (voir § site). On n'a pas pris le temps de se baigner à Myvatn, mais là aussi ça avait l'air très beau et bien mis en valeur, dans un très joli cadre. Et donc ..., on n'a pas testé les jacuzzis ...
Et l'accueil des Islandais alors ? Cette froideur légendaire ?... Pour nous, qui sommes des gens de la Lorraine (et pas de Nice !), pas très liants, pas très bavards (un peu ours quoi !), ça ne nous a pas choqués !! On arrivait, on remettait notre voucher, ils répondaient à notre sourire en nous remettant la clé de la chambre, en nous indiquant où étaient les douches, le coin cuisine et à quelle heure était servi le petit déjeuner. Et voila ! Ils ne cherchent pas du tout à lier conversation. Mais comme nous non plus 🤪... Donc, sur cet aspect là, vous l'aurez compris : on ne peut pas être de bons juges !
On avait apporté des chaussons, des mules quoi. C'est mieux que les tongs car ça permet de garder ses chaussettes. Car, pour ceux qui découvrent, il est d'usage de se déchausser en entrant dans toute habitation, a fortiori dans votre chambre. Ca semblait moins attendu dans les hôtels traditionnels (du coup les moquettes sont beaucoup plus sales, comme quoi c'est finalement une excellente habitude). Nous avons pris tous nos petits déjeuners en chaussons.
Je conseillerais d'imprimer le descriptif de chaque ferme notamment le «how to find». Avec une bonne carte, ça suffit pour trouver. D'autant plus que in situ, les fermes sont toutes indiqués par des petits panneaux bleus. Aucun souci.
REPAS : Nous avions prévu d'éviter au maximum les coûteuses dépenses de repas sur place. Nous profitions donc largement des petits déjeuners inclus dans nos réservations pour pouvoir nous contenter d'une collation à midi (thé et gâteaux secs) et d'une soupe le soir. Et puis, après tout, un peu de régime ne nous ferait pas de mal !!
Nous avions donc emporté de quoi être autonomes pour 15 jours, sansdépasser les 3 kg/p autorisés par la douane : Une trentaine de sachets de thé Des gâteaux secs (genre Lu) à tremper dans le thé (assis dans l'herbe mouillée, dans les embruns et le vent d'une cascade, ça a un côté magique !) 11 sachets de soupe déshydratées (Maggi et Knorr - 1 sachet pour 2) 8 repas lyophilisés (Decathlon) - pensez à la pince à linge pour maintenir le sachet fermé pendant la «cuisson» Un gros paquet de crackers et 2 bouteilles de Martini (ben ? et le régime ?!?)
Au niveau du matériel: Un petit réchaud camping gaz (Twister 270 PZ - super compact - 35 Euros chez GoSport) On a acheté la cartouche de gaz CV 270 à la première station service juste après l'aéroport (740 ISK) - A la fin de notre périple, nous avons été la déposer au camping de Keflavik (il restait encore pas mal de gaz), à côté de l'aéroport où un container est prévu à cet effet. Plusieurs dizaines à disposition ... Il suffit de le savoir pour se servir ... Une casserole en alu d'1 litre et son couvercle 2 bols en plastique Couverts-1 paire de ciseaux (pour ouvrir les sachets de soupe ...) Sopalin-Eponge grattoir-Lavettes/torchon- Allumettes-Briquet- 1 Thermos d'1 litre
Les petits déjeuners étaient compris avec toutes nos nuits. Ils se présentent partout de la même façon, un grand buffet composé de tomates/concombres/poivrons - jambon et/ou charcuterie et/ou saumon fumé et/ou hareng mariné (un peu dur au saut du lit mais Philippe a aimé !) - confitures - céréales - lait frais (nymjolk) et lait caillé (surmjolk, un régal) - jus de fruits - fruits frais - divers pains C'est super bien et super bon mais ... un peu toujours pareil. Un petit déjeuner aussi complet nous tenait sans problème toute la journée.
Vers 2-3h, on s'arrêtait pour prendre un thé (on faisait remplir notre Thermos d'eau chaude par nos hôtes qui l'ont toujours fait avec empressement et gentillesse) et des gâteaux secs. Parfois, on y ajoutait un Skyr (fromage blanc local absolument délicieux) acheté dans une station service (quand même entre 70 et 130 ISK le pot, selon l'endroit).
Le soir, petite pause apéritif (😛) suivie d'une soupe ou d'un repas lyophilisé les jours de fête. A noter, que les repas Decathlon ne sont pas mauvais ... Si, si !!
Ce n'est pas un voyage gastronomique, mais on s'y fait ...
3 extras au restaurant : Le premier soir, à Reykjavik, le Kaffivin (Guide du Routard) Cadre et ambiance très sympa 🙂 1 salade 490 ISK 1 fish & chips 1250 ISK 2 bières pression 2X500 ISK (Total : 2740 ISK) - A mi voyage, à Egilsstadur, au restaurant de l'hôtel Bôf ... vraiment trop cher pour la qualité des mets ... 🙁 Le vin était bon ... 1 plat d'agneau (trop cuit) 2990 ISK 1 plat de canard (trop cuit) 3790 ISK 1 bouteille de vin Italien 2800 ISK (Total : 9580 ISK) - Le dernier soir, à Keflavik, le Rain (Guide du Routard) Bien situé en bord de mer, accueil très sympa. Et c'était vraiment bon ! 🙂 2 plats de poisson (morue et lotte) 2100 ISK et 2090 ISK 2 fondants au chocolat 2X920 ISK 2 verres de vin 2X700 ISK (Total : 7430 ISK)
SITES :
Budget total entrées des musées : 5 800 ISK/2 Balade Jökulsarlon : 4 000 ISK/2 Entrée Blue Lagoon : 2 800 ISK/2 Bonne nouvelle : tous les sites naturels sont gratuits
Je ne vais pas décrire chaque site visité, d'autres (Chris et Yann, encore eux !) l'ont très bien fait. Je vous y renvoie. Je rapporte juste quelques impressions plus personnelles.
Sur les grands sites naturels, un centre d'information vend un petit dépliant détaillant les balades à pied à faire dans la région (en Français, à défaut en Anglais). 100 ISK sauf à Landmannalaugar et Kerlingarfjöll à 200 ISK.
Les cascades On en a vu 9 au total. La plus impressionnante : Dettifoss ; la plus riante : Svartifoss ; la plus surprenante : Aldeyjarfoss sur la route 842 ; la plus amusante : Seljalandsfoss (on passe derrière au sec) ; et notre préférée : Hafragilsfoss ... Un petit mot à propos de notre préférée : les 3 chutes Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss sont dans le même périmètre du Parc National de Jökulsargljufur, accessible par la magnifique piste F862. D'abord, allez jusqu'à Dettifoss. Parking lunaire pour une cascade démoniaque et effrayante tant elle est puissante et grondante. De Dettifoss, vous rejoindrez à pied Selfoss à quelques centaines de mètres en amont. Plus calme ... Et puis en repartant en voiture, surtout ne manquez le petit détour à Hafragilsfoss (en aval de Dettifoss). Le parking de cette 3è cascade se situe à quelques encablures de là, sur la droite quand on repart de Dettifoss (vous aurez d'ailleurs surement vu le panneau à l'aller, mais gardez-la pour la fin !). Petit parking, vide. Le circuit balisé de jaune forme une boucle. Je conseille de le suivre par la droite pour se réserver les meilleurs effets. On est très haut par rapport à la rivière. Donc, rien à voir avec Dettifoss. On domine un paysage édenesque. Et quel paysage !! Un long canyon multicolore, des cascades, un lagon bleu turquoise, un torrent traversant une prairie de mousse vert fluo, des criques de sable noir ... bref, c'est irréel tellement c'est beau ! et tout ça arrive petit à petit au fil de la boucle. Ne ratez pas ça, la boucle prend 15-20 minutes, beaucoup plus en réalité car on reste scotché devant un tel panorama !
Les orgues basaltiques Nous sommes fana de ce genre de formations volcaniques. Ici, il y en a partout !! Il est vrai, certaines n'ont pas la régularité de la Chaussée des Géants d'Irlande mais la quantité est impressionnante. Les cascades Svartifoss et Aldeyjarfoss en offre des exemples remarquables. Le site de Hljoðaklettar sur la piste F862 est également extraordinaire et à ne pas manquer si vous êtes sensibles à ces formations ...
Les glaciers et lagons glaciaires Jökullsarlon est le plus touristique avec des balades organisées sur le lac auprès des gros glaçons bleus. 2000 ISK/p pour 40 minutes environ. 25 Euros/p ... je ne suis pas complètement sûre que ça vaille le coup, car au bord du lac, on voit également très bien les icebergs ...Les voit-on mieux à bord du petit bateau ?... Mmmm, pas si sûre ... 😐 Breiðarlon : pas de glaçon. On ne s'y est pas arrêté Fjallsarlon : magnifique, sauvage (on y est seul), superbe. Nos plus belles photos ! Ces 3 lacs sont très facilement accessibles depuis la route 1. Un peu plus délicat, le lac du glacier Gigjökull sur la piste F249 (à 21 km à l'Est de Hvolsvöllur) vers Þórsmörk. La piste présente quelques gués un peu plus délicats qu'ailleurs. Nous, on s'est arrêté au lac, mais il parait qu'on peut aller plus loin ... on n'a pas testé, notre but c'était le lac (conseillé d'ailleurs par le charmant propriétaire de Heimaland) et on a été gâté. Un rayon de soleil sur le glacier et les petits icebergs bleus, blancs et noirs (ceux couverts de cendres volcaniques). On ne s'en lasse pas ... Solheimajökull au bout de la route 221 à quelques km à l'Est de Skogar: l'intérêt de ce glacier est qu'on peut s'en approcher tout près, toucher la glace. Pas de lac devant pour le protéger de nos doigts curieux. Soyez prudents tout de même, au bord du glacier, le sol est meuble par endroit, au point de s'y enfoncer jusqu'à mi mollet. Remarquez, après il y a tous les petits torrents dont on a besoin pour laver chaussures, chaussettes et bas de pantalons ! Bien sûr, nous ne sommes pas montés sur la glace. Pas fous !! Des balades guidées sont organisées pour cela. Plusieurs départs à heure fixe depuis le parking avec un guide. On n'a pas fait.
Les sites géothermiques Geysir : le geyser Strokkur jaillit régulièrement toutes les 4 à 6 minutes. Il suffit d'attendre et d'essayer de fixer sur papier la remarquable bulle bleue qui se forme juste avant l'explosion. Vilcanota l'a parfaitement réussie (voir sur le forum photographie et videos de voyage), nous un peu moins ... Nous avons eu la chance d'assister aussi à une petite explosion de Geysir, le grand geyser voisin, lui beaucoup moins régulier. Sur le même site, 2 très jolies mares côte à côte, l'une d'un bleu roi profond, l'autre turquoise ! Beaucoup de monde car c'est très facilement accessible et ça fait partie de toutes les excursions organisées depuis Reykjavik. Kerlingarfjöll : Beaucoup moins de monde ! Ici, l'hébergement est limité (mais il y a toujours un terrain de camping pour les courageux). Magnifiques montagnes multicolores, glaciers, torrents, solfatares, jets de vapeur, marmites de boue ... une jolie boucle permet d'avoir un bon aperçu des ces montagnes en 2-3 heures. Montez en voiture jusqu'au parking (la piste démarre au dessus du camp vers la montagne), de là suivez les piquets ... Attention, le sol peut être très glissant s'il a plu. C'est extraordinaire ! Pour arriver au camp, 2 gués. Pour beaucoup, ce sont les premiers du voyage ... Le premier est très facile, le second un peu moins : plus de courant et opaque. A l'aller, nous avons suivi des Hollandais et nous nous sommes un peu trop compliqués la vie en remontant trop vers l'amont. Au retour, j'ai testé à pied (voir § plus bas sur les gués) et trouvé un passage bien plus sûr et bien plus simple : tout droit ! Ce jour là, le niveau de l'eau le permettait ... ce jour là ... Autour de Myvatn : Namaskard et Volcan Krafla Le lac Myvatn est magnifique avec ses berges découpées, ses petites îles, ses pseudo-cratères, ses canards .... Seule ombre au tableau : les moucherons. Ils inspectent tous les orifices disponibles ! Heureusement, ils ne piquent pas mais qu'ils sont insolents ! On comprend rapidement pourquoi certaines personnes se couvrent la tête d'un filet. Et notre sourire moqueur du début s'est vite transformé en regard envieux ! Plusieurs sites à visiter dans cette région dont le Namaskard et surtout les alentours du Volcan Krafla. Le lac Viti en cache un autre qui se mérite ... il faut faire le tour du lac Viti pour le découvrir, sur la droite. Il est bleu/vert, tout mignon. La balade est sympa. Et puis, surtout, ne manquez pas le tour du Krafla, le Leirhnjukur, balade dans un champ de lave stérile avec de belles solfatares. Landmannalaugar : Entre Kerlingarfjöll et Landmannalaugar mon coeur balance ... La piste F208 qui y mène est extraordinaire et vaut le voyage à elle seule. Depuis la route principale au sud, 30km et 2 gués pour arriver jusqu'au croisement d'Elgdja. Si l'on veut faire le décrochement jusqu'au parking de la faille d'Elgdja, encore 2 autres gués (qu'il faudra donc repasser au retour). Ce jour là, ça passait bien, je les ai sondés à pied sous le regard mi amusé/mi incrédule d'un groupe de marcheurs Français véhiculés, eux, dans un énorme bus/tracteur dont les roues arrivaient en haut du toit de notre Jimny !... Forcément, pour eux, pas besoin de chercher le chemin à pied dans l'eau ! Du parking, il faut (dixit ces fameux marcheurs qui en revenaient) 1h30 A/R pour rejoindre la chute d'Orafoss. Trop long pour nous, nous avions encore beaucoup de chemin à parcourir ce jour-là. Nous nous sommes donc contentés d'une balade à l'entrée de la faille, véritable canyon dont les parois sont recouvertes d'une mousse épaisse. Ca vaut le coup : c'est beau et c'est aussi symbolique que de se trouver sur le tropique du Capricorne. On est ici à la jonction des plaques tectoniques Américaine et Eurasienne. Ah, c'est sûr que pour prendre un vrai plaisir en Islande, il faut un tant soit peu être sensible à la géologie et à l'histoire de la Terre ..... Après Elgdja, on reprend la F208. D'extraordinaire, elle devient subjugante ! Là, les gués se succèdent ... Une bonne douzaine avant d'arriver au camp de Landmannalaugar. Nous passons les 2 derniers gués (réputés un peu plus difficiles ; on peut d'ailleurs parfaitement se garer juste avant et terminer à pied sec, c'est juste à côté du site), nous récupérons le dépliant habituel auprès du centre d'information et partons à l'assaut de la coulée de lave. Nous avons choisi de faire le tour du Laugahraun : 2h en flânant, en s'arrêtant pour boire un thé, en prenant 50 photos ... c'est une bien belle boucle. En fin d'après-midi, nous quittons Landmannalaugar par la piste F225 vers l'Ouest. Encore d'autres paysages fabuleux. Quelques gués pas bien méchants, et puis là on commençait à avoir une certaine expérience !... Tiens justement, à ce propos, une anecdote. On arrive face au dernier gué (nous, bien sûr, on ne savait pas encore que c'était le dernier !). Il est assez large, mais pas très profond. Néanmoins, de l'autre côté, face à nous, un couple d'Allemands était sorti de son vieux camping car, perplexe devant cette étendue d'eau. Ils observent notre traversée. On y va ... pas le moment de se planter !... Bon, ça passe tout seul. Ils ont l'air impressionné (pourtant, pas vraiment de quoi ...). On s'arrête, on discute, on les rassure (c'est tout ce dont ils avaient besoin !), on leur explique qu'il y a encore d'autres gués après mais moins larges et peu profonds. Ils hésitent, on insiste : «les paysages sur cette piste sont magnifiques, vous ne pouvez pas rater ça !! - Plus beau qu'ici ? - Tu parles ! Et comment !!» Bref, ils finissent par passer, sans difficulté. De chaque côté de la rivière, on se fait des grands signes «Bravo ! Merci !» Et chacun repart, nous vers l'Ouest, eux vers l'Est. Le lendemain, nous revenons à Landmannalaugar. Et sur le parking juste avant les 2 derniers gués, on reconnaît leur vieux camping car (faut dire que des antiquités pareils, y en avait pas 2 !). Donc ils sont arrivés au bout !! Je glisse sous leur essuie-glace un petit mot du style «on est super content de vous savoir là, j'espère que vous en profitez. Nancy & Philippe, le couple Français du gué». La journée s'écoule et le soir on rentre par le même chemin ... Une 2ème fois, on se retrouve donc devant ce même dernier gué. Et cette fois, ce sont 3 Italiens qui «nous» attendent avec la même perplexité. Le scénario se répète, on passe, on s'arrête, on les rassure sur la suite, on leur montre le chemin à suivre dans l'eau (eux, ils ont une petite voiture), ils hésitent encore, on insiste, je leur montre, les pieds dans l'eau (j'ai fini par y prendre goût) qu'il y a peu de fond, ils y vont enfin ! Mêmes grands gestes, mêmes sourires !!! Et chacun continue ... Mais, c'est pas fini ! Au bout de la piste, que voit-on ? Le vieux camping car des Allemands ! Non ? Si ! Ils font une pause, garés et sont au volant ! On s'arrête, ils sortent et nous accueillent d'un «hello Nancy & Philippe» preuve qu'ils ont trouvé notre petit mot qui visiblement leur a fait plaisir ! Retrouvailles émues (on a failli s'embrasser !). Evidemment ils ont adoré la piste et le Landmannalaugar !... Quelques mots, quelques politesses et chacun a poursuivi son chemin, tout émus de cette double coïncidence. On s'est demandé si on allait revoir les Italiens !! Allez, l'Europe est en route. Voila, c'est tout. Tout ça pour dire qu'on peut être ours et serviables !... 😛 Notre 2ème journée passée dans le Landmannalaugar nous a permis de nous baigner dans la source chaude. Même si se déshabiller sur le petit ponton est bien peu pratique et qu'il y a un peu de monde, faites-le, c'est sympa ! Quant à la balade, nous avons tourné dans la vallée de Brandsgil puis comme les sommets étaient couverts (voila qui nous donnait bonne conscience !) nous n'avons pas voulu tenter une ascension qu'on sentait vaine et avons décidé de refaire la même balade que la veille ... dans l'autre sens. Et bien, c'était une bonne idée, et du coup, ça me permet de vous dire qu'elle est plus jolie dans les sens des aiguilles d'une montre : d'abord la vallée du Graenagil, puis la coulée de lave. En quittant Landmannalaugar, ne manquez pas 2 petits arrêts auprès des lacs Ljotipollur et Blahylur. Les parois rouges ou vertes des cratères font ressortir le bleu de l'eau. Du plus bel effet ! Pour terminer, voici notre avis sur les pistes qui mènent à Landmannalaugar : Si vous venez de la route 26, la piste F208 n'a aucun gué. Elle est donc empruntée par les voitures de tourisme. Néanmoins, elle est pénible, c'est de la t��le ondulée qui secoue affreusement et surtout les paysages sont beaucoup moins beaux. Si vous êtes en 4X4, préférez-lui sans hésiter la F225 . Cela dit, le must, c'est bien la F208 entre Eldgja et Landmannalaugar ...
Parc National de Jökulsargljufur Dans la péninsule de Tjörnes. Le site d'Asbyrgi est assez fabuleux. Encore faut-il s'y promener un peu ... Nous y sommes arrivés un matin de pluie et de brouillard. Le petit dépliant acheté au centre d'infos, les anoraks enfilés, les capuches serrées, nous partons vers le fond du canyon pour entreprendre une petite balade vers le lac (1h, guère plus). C'est superbe ! Le lac occupe l'extrême fond du canyon, il est entouré de parois verticales, en forme de U. Et là, la pluie s'est arrêtée, la brume s'est levée. Il y a des moments magiques comme ça dans la vie où l'on a l'impression que la Nature nous récompense de nos efforts et de notre opiniâtreté. C'en était un ! A la suite de ce site, nous avons emprunté la F862 décrite dans le même dépliant. Tout le long de la piste, les sites se succèdent. On passe d'une attraction à une autre, comme chez Disney ! Après Asbyrgi, nous sommes arrivés à Hljoðaklettar, le site des monuments en orgues basaltiques. Belle balade encore. Près du parking, une petite rivière et quelques tables permettent de pique niquer dans un décor paradisiaque (tiens, un conseil : n'oubliez pas un plastique, genre sac FNAC, pour pouvoir vous asseoir par terre ou sur un banc mouillé. Plus pratique qu'un Kway ou une cape qu'il faut ensuite faire sécher ...). Plus loin, les 3 cascades décrites plus haut : Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss. Cette journée fut parmi nos plus belles ! Une telle variété nous a émerveillés.
Blue Lagoon (1400 ISK/p) Très agréable surprise. C'est bien aménagé : l'usine est cachée par des talus de roches volcaniques. Depuis le bassin, on ne la voit pas. L'eau a une couleur bleue laiteuse, elle est opaque, chaude et douce. C'est irréel. Et finalement, peu de monde quand on y était. Pour clore un voyage, c'est absolument parfait, d'autant que l'hôtel est à 18km de l'aéroport. Nous en avons profité pour faire le tour de la péninsule de Reykjanes. Bon, pour une fois, les paysages ne nous ont pas éblouis ...
Les musées L'église de Vidimyri (200 ISK/p) Petite église au toit de tourbe. La ferme Glaumbaer (400 ISK/p) Joliment restaurée, instructif, intéressant. Et puis un petit salon de thé charmant, pas trop cher pour l' Islande (1400 ISK pour 1 café, 1 chocolat et 2 crèpes confiture/chantilly) ... A ne pas manquer Le musée Safnahusid à Husavik (400 ISK/p) Musée d'animaux empaillés dont de nombreux oiseaux - Outils, matériel de pêche ... Le Whale Center de Husavik (500 ISK/p) Pour tout savoir sur les baleines. Le musée de Templarinn à Faskrudjördur (400 ISK/p) Petit musée à la mémoire des pêcheurs Français de Paimpol qui sont venus pêcher la morue dans les eaux Islandaises. J'ai découvert un métier !... C'est très émouvant. La ferme musée de Stöng sur la route 32 (300 ISK/p) Sympathique reconstitution d'une ferme Viking. Et animée par 2 jeunes chats adorables qui attiraient plus l'attention que la ferme elle-même ! Le folk museum de Skögar (700 ISK/p) Incontournable - S'il ne faut en voir qu'un c'est celui-là ! Il résume tout - Prévoir au moins 1h30 - Collection d'ustensiles, d'outils, d'objets ... - Habitations d'antan reconstituées (ferme, école, église ...) - Musée des transports -
GUIDES :
Pour préparer mon voyage, j'ai d'abord consulté, épluché et pillé les sites de Chris et de Yann Pichon, puis j'ai acheté le Petit Futé (sans aucun intérêt). J'ai acheté par la suite et n'ai finalement emporté sur place que les 2 guides suivants : Guide du Routard 2005-2006 - Pas mal car il est structuré. Impossible de rater l'essentiel mais seul l'essentiel est décrit .... Bibliothèque du Voyageur - Gallimard C'est de la littérature, à lire à haute voix en voiture quand le paysage ne vous laisse pas le souffle coupé (donc, pas très souvent) - Pas très pratique pour préparer le voyage car ça manque de structure, de paragraphe, de mise en valeur (ça c'est mon côté scientifique qui ressort !) Cartes : j'adore les cartes ; en voyage, Philippe pilote et je co-pilote. Alors, avec les 3 cartes LANDMAELINGAR ISLANDS au 250 000e, ce fut un vrai bonheur. J'avais surligné l'itinéraire prévu et roule ma poule ! Un tel niveau de détail est bien agréable pour repérer les fermes où on doit coucher, les gués, les cascades, la qualité de la route ... On les trouve dans toutes les stations service et centres d'information à environ 1300 ISK la carte.
DIVERS :
L'itinéraire - Il nous manque la Sprengisandur (F26) ... entre beaucoup d'autres ... A l'usage, cet itinéraire nous a paru vraiment intéressant, autant par les sites visités, les routes empruntées, le choix des hébergements, que par le nombre de km à faire chaque jour. C'était raisonnable. La plus grosse journée se faisait sur la route #1, goudronnée (en grande partie). Pas de regret (sauf celui d'avoir raté le volcan Laki et la piste F206 et les fjords de l'Est, mais, ça ce sont les aléas d'un voyage en Islande) Les photos - Toujours à l'argentique, je crois que ce voyage nous a (enfin !) décidés à passer au numérique. On a fait beaucoup de photos (près de 400) et surtout beaucoup de photos qui se ressemblent ... car à chaque fois, on se dit que ... cette fois, la lumière est plus belle, qu'ici la couleur du soufre est plus vive, que là le mouton est encore plus beau ... Bon, au final, pffff que de doublons !! Le climat - Ah ça, ce n'est pas les Seychelles !! En 15 jours, nous n'avons eu qu'une seule journée complète sans pluie. Pour le reste, du crachin, des nuages, de la brume, du vent ... et quelques éclaircies ! Cela dit, il a fait beaucoup moins froid que ce qu'on pensait : 8-9°C mini et 16°C pour la plus belle journée. Le vent par contre souffle parfois violemment. Nous avons donc bien apprécié notre anorak polaire/coupe vent. C'est vraiment important d'être bien équipés pour pouvoir profiter malgré des conditions climatiques difficiles. Donc, de bonnes chaussettes chaudes, une bonne polaire, un bon coupe vent bien imperméable, des gants éventuellement ... aux pieds, des chaussures de marche basses nous ont suffi. La poussière - Voila bien un pays où l'on ne se salit pas : pas de poussière, pas de pollution, on ne transpire pas et on risque peu les taches des trop rares agapes ... Les pistes - Pour se préparer à la conduite en Islande (entre autres !), l'incontournable site de Yann Pichon. Nous l'avons étudié consciencieusement avant de partir, avons imprimé et emporté les pages pratiques sur le passage des rivières. C'est très utile, très bien fait et ça dégrossit ... L'expérience sur place fait le reste ... Les gués - Parlons-en ! Ca fait partie d'un voyage en Islande ! Avant le départ, ça m'a réveillé plus d'une nuit ... eh oui, je suis une grosse inquiète ... Yann Pichon (toujours lui !) dit qu'il y a 5 choses à vérifier : le courant, la profondeur, la nature du fond, les points d'entrée et de sortie. Pour chaque gué important (certains ne sont que des flaques ...), en bons élèves studieux, nous avons fait cette étude calmement et ces traversées sont devenues ... un vrai jeu ! «Alors, et celui-là, comment on va le prendre ?....» J'ai calmé mes angoisses en traversant les premiers gués ... à pied. J'avais emporté des sandales en plastique, vous savez, ces affreuses choses de couleur (les miennes sont bleues) qu'on porte sur les plages aux rochers coupants (mais pourquoi donc les avais-je gardées ?...), j'ai tombé le pantalon, piqué un caleçon à Philippe, attrapé le pied de l'appareil photo en guise de bâton et hop, à la baille ! Ah, la photo vaut son lot de cacahuètes !! Bon, c'est un peu froid mais ... pas de quoi se pamer non plus. C'est une méthode très efficace dans les gués opaques. Ensuite, rien de plus facile pour le conducteur (qui lui est resté bien au sec ... je me demande si je ne me suis pas fait avoir dans la répartition des responsabilités ...) de suivre le chemin défini à pied ... Attention, évitez cette méthode s'il y a trop de courant .... Au bout de 4-5 gués passés comme ça, l'expérience commençait à gagner, les conseils de Yann à prendre consistance «Ah oui, là, je vois l'arc de reprise du courant !». Et donc, plus besoin de faire trempette (ça va bien un temps cette histoire quand même). Et au final, ce ne fut ... que du bonheur ! J'insiste sur ce § car, vraiment, j'étais un peu inquiète et je pense (en tous cas, ça me rassure de penser) que je ne suis peut-être pas la seule. Maintenant, quand je vois les photos que j'ai prises de Philippe au milieu du gué, j'ai le sentiment qu'il n'y avait vraiment pas de quoi s'affoler. Nous avons eu de 10 à 60 cm d'eau. Au total, nous avons traversé une cinquantaine de gués dont environ 30 différents (ben oui, y en a qu'on passe à l'aller et au retour comme à Kerlingarfjöll par ex, et au retour, c'est forcément plus facile). En résumé, lisez bien les conseils de Yann et de Chris, restez toujours humbles et prudents (l'eau opaque peut réserver des surprises) et n'hésitez plus !! L'expérience est inoubliable ! L'artisanat - Pas fana d'articles en laine, nous n'avons rapporté que 2 CD de musique folklorique (Islandica) qui nous ont d'ailleurs accompagnés pendant tout notre périple. Du coup, maintenant quand on les met à la maison, les paysages grandioses du Landmannalaugar réapparaissent ! C'est fou comme la mémoire auditive entraîne la mémoire visuelle. On le savait et on en a joué ! Et ça marche !!!
On a beaucoup aimé : 🙂 Les montagnes noires lacérées du Landmannalaugar Les montagnes vert fluo couvertes de mousse épaisse Les montagnes multicolores du Kerlingarfjöll.. bref, les montagnes Les glaçons bleus (première fois qu'on en voyait) sur les lacs glaciaires Traverser les gués ! Si !! Les énormes petits déjeuners
On a moins aimé : 😕 Le vent Les prix ...
En conclusion ... L'Islande n'est pas une destination qui s'improvise. Tout y est rudesse : le climat, les paysages, les pistes, l'hébergement, les prix ... L'Islande ne s'offre pas facilement, il faut savoir où l'on va, être passionné par Mère Nature et le volcanisme, ne pas craindre la pluie et être prêt à casser sa tirelire. A partir de là, c'est magique, c'est lunaire, c'est envoutant. Envoutant, c'est finalement le mot le plus juste ; on n'oublie pas ces paysages : avec la même rudesse, ils se gravent dans la mémoire.
Voici donc notre histoire.
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES : Sam 6 Août - Vols Icelandair Paris/Reykjavik direct - Arrivée à Keflavik à 15h45 - Nuit à Reykjavik (Hôtel Björk) Dim - Thingvellir - Geysir - Gullfoss - Nuit près de Geysir (Efstidalur 2) Lun-Piste de Kjölur F35 - Kerlingarfjöll - Nuit à Kerlingarfjöll (refuge) Mar-Piste de Kjölur F35 - Hveravellir - Eglise de Vidimyri - Ferme musée Glaumbaer - Nuit près de Varmahlid (GH Bakkaflöt) Mer -Akureyri - Hjalteryri - Godafoss - Aldeyjarfoss - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Jeu -Lac Myvatn - Namaskard - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Ven-Lac Myvatn - Volcan Krafla - Musées de Husavik - Nuit près de Myvatn (Þinghúsið Hraunbær) Sam-Parc National de Jökulsargljufur : Asbyrgi, Hljoðaklettar, Dettifoss/Selfoss/Hafragilsfoss - Route vers l'Est - Nuit à Egilsstadir (Guesthouse Egilsstaðir) Dim-Fjords de l'Est (pas vus, on était dans la purée de pois !) - Lagon glaciaire Jökulsarlon sous la pluie - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Lun-Lagons glaciaires de Jökulsarlon, Breiðarlon, Fjallsarlon sous le soleil - Parc National de Skaftafell : Svartifoss et le glacier Skaftafellsjökull - Nuit près de Skaftafell (Hof I in Öræfi) Mar-Après-midi couette (grosse tempête - nous avions prévu de faire la piste F206 vers le volcan Laki) - Nuit près de Kirkjubaejarklaustur (Geirland) Mer-Piste F208 : Faille d'Eldgja - Landmannalaugar - Piste F225 - Nuit près de Hella (Heimaland) Jeu -Landmannalaugar - Nuit près de Hella (Heimaland) Ven -Lac du glacier Gigjökull (piste F249) - Musée deSkögar - Skogafoss - Vik - Dyrholaey - Reynir - Nuit près de Vik (Brekkur / Hótel Dyrhólaey) Sam -Krisuvik - Reykjanes - Blue Lagoon - Nuit à Blue Lagoon (Northern Light Inn) Dim 21 Août - Vols Icelandair Reykjavik/Paris direct - Arrivée à Paris à 21h35
ISLAND TOURS :
Nous avons suivi les conseils de Chris et délégué la réservation du 4X4 et des hébergements à Island Tours. Nous avons adressé notre itinéraire (constitué à partir du site de Chris ... ah ben oui, quitte à copier, on y a été à fond !!) à Eric, le patron de l'agence, qui, fort de son expérience, nous a proposé une ou deux corrections et effectué les réservations. Mi janvier, tout était organisé et réservé. 35% versé à la commande pour assurer les réservations, le solde 1 mois avant le départ. Ils proposent également les vols mais légèrement plus chers (562 Euros). Nous avons décliné. Eric est un passionné d'Islande, un peu froid, mais super pro. Il répond volontiers à toutes les questions. Il offre habituellement le Petit Futé et une carte d'Islande. Comme nous les avions déjà achetés pour préparer notre itinéraire, il nous a offert les 3 cartes au 250 000e. Avec ça, nous étions parés !
BUDGET :
La devise locale est la couronne islandaise ISK (ou KR) 100 ISK = 1, 29 Euros Nous avons changé 200 Euros à l'aéroport en arrivant et n'avons pas eu besoin de plus (de cash !) Paiements en CB possibles partout.
Voici le détail de notre budget pour nous 2 : 1 050 Euros pour les vols 5 162 Euros pour la location du 4X4 et tous les hébergements (b&b) 31 285 ISK (404 Euros) pour l'essence (3 400 km parcourus - Entre 113 et 119 ISK/l) 19 750 ISK (253 Euros) pour 3 extras au restaurant 12 600 ISK (163 Euros) pour les entrées des musées/Jökulsarlon/Blue Lagoon 8 140 ISK (105 Euros) pour les petites dépenses cash (skyr, salon de thé, cartouche de gaz, dépliants dans les centres d'info ...) Total : 7 137 Euros ... 😕 c'est un voyage qui se prévoit ...
TRANSPORTS :
1 - Vols
Billets d'avion achetés en Janvier 2005 sur Internet auprès de Voyages-SNCF.com. Récupérés par la poste. Prix = 525 Euros l'A/R Aucune taxe d'aéroport.
2 - 4X4 Petit 4X4 Suzuki Jimny réservé par l'agence Island Tours chez Hertz. Récupéré et rendu à l'aéroport. Km illimité - CDW incluse - Nous avons décliné la super CDW qui n'a plus d'autre intérêt que d'abaisser la franchise, sans couverture plus large. Attention, c'est petit. Pour 2, c'est suffisant à condition de replier les sièges arrière pour un accès plus facile aux bagages. A plus de 2, je conseille vraiment de réserver plus grand ... Pour le parcours que nous avons fait, ce véhicule était parfait. Petit, maniable, pour des néophytes du 4X4 comme nous, c'était l'idéal. L'état de certaines pistes et la traversée de rivières à gué nécéssitent 4 roues motrices (même si quelques pros les passent en dérapage en 2 roues motrices, mais tout le monde ne sait pas faire ! 😉 clin d'oeil pour Vilcanota). Les pistes Fxxx sont normalement réservées aux 4X4 bien que certaines soient pratiquables en véhicule standard (mais dans ce cas, l'assurance ne couvre pas les dégâts faits au bas de caisse). L'Islande est un voyage qui coûte cher. Alors, quitte à casser la tirelire, autant louer un 4X4. Je crois dommage de se priver des plaisirs de certaines pistes (ou de les faire dans l'angoisse) parce qu'on a une voiture normale. Nos plus beaux souvenirs viennent des pistes intérieures ...
HEBERGEMENT :
Toutes les réservations ont été effectuées par Island Tours en Janvier. En 2004, nous nous y étions pris en mai ... c'était bien trop tard ... On parle de ferme ... mais parfois, on se demande vraiment pourquoi. Je suppose qu'à l'origine, il s'agissait vraiment d'hébergement dans des fermes et puis ça a dû se généraliser, se moderniser, s'organiser ... Bref, parfois ce sont de vrais hôtels de campagne, des chalets, des bungalows ... D'une façon générale, ces hébergements sont fonctionnels, pratiques, très propres avec des sanitaires toujours impeccables (même communs). Mais ne vous attendez pas à retrouver la douceur cosy des B&B d'Irlande ou d'Ecosse ... Ici, pas de cheminée, pas de cadres sur les murs, pas de petits bibelots pour réchauffer l'atmosphère, pas de jolis tissus épais aux fenêtres ...
Voici nos avis (lien hyper texte pour chacun) : Hôtel Björk : hôtel simple et spacieux, dans un quartier tristounet mais pas très loin du centre (à pied). C'est tout à fait correct. Efstidalur 2 : 🙂 chambre immense et complète dans un grand grand grand chalet qui en comporte 10. Sanitaires privés. Tout en pin et 2 cadres sur les étagères ! ... Refuge de Kerlingarfjöll : petits chalets à se partager. Le nôtre étaient pour 3. Nous y étions tous les 2 seuls. Pas de coin cuisine dans le nôtre. Douche commune près du jacuzzi. WC privés. Vraiment vieillot et tout juste propre. Pour une nuit, ça va ... Et puis, la vue rattrape ! GH Bakkaflöt : hôtel sympathique. On profite de la cuisine du camping mise à disposition de l'autre côté de la route. Sanitaires communs. Jacuzzi et piscine. Notre meilleur petit déjeuner avec du vrai jambon fumé et des oeufs cuits mollets. Délicieux ! Þinghúsið Hraunbær : 🙂 ah, là c'est un vrai grand bonheur !!! Dans une maison séparée, 6 chambres spacieuses et très lumineuses - Sanitaires communs - Immense cuisine moderne très bien équipée, séjour et coin salon à se partager. C'est vraiment très confortable. Notre préférée ! Guesthouse Egilsstaðir : hôtel classique. Beaucoup de charme mais moi, je m'y suis sentie un peu mal à l'aise (trop chic pour mon sac à dos et mes soupes en sachet). Du coup, on a mangé au restaurant ... voir § repas. Hof I in Öræfi : des petits chalets de 2 chambres et 1 sdb chaque. C'est joli, en pin, mais vraiment petit petit ... Geirland : des bungalows en ... ? ... matériau composite. Ca parait tout neuf. Sanitaire privé. C'est grand et confortable. Vue superbe sur la montagne et les cascades. On en a longuement profité puisqu'une violente tempête nous a cloués dans la chambre tout l'après-midi. L'accueil le plus froid qu'on ait reçu ... en accord avec le temps ... Heimaland : 🙂 nous avions la petite maison individuelle juste à côté du jacuzzi entouré de claustras de bois. Quel charme ! Petite maison de poupée avec 2 lits superposés, un coin cuisine, des WC. La douche est dans la maison principale. Le petit déj, plus original qu'ailleurs, est servi par les hôtes dans leur propre maison. Ils sont très chaleureux (si, si !!) sans être envahissants, prêts à tout pour rendre votre séjour confortable. On dirait qu'à eux seuls, ils veulent contrebalancer la réputation des Islandais ! ... Tant d'attentions, lors du petit déjeuner, ont fini par me gêner, moi la grande timide ... tant et si bien que j'ai fini par lâcher une rondelle de tomate ... dans mon verre de jus d'orange ! 😊 C'est toujours comme ça 😕 !!... Ils sont vraiment adorables, en voyant qu'ils avaient affaire à Mrs Bean, ils ont été encore plus prévenants (et donc moi encore plus embarassée !) ... Je vous rassure, je n'ai pas fait d'autres bourdes, j'ai attrapé mon concombre à 2 fourchettes ! ... Non, tout ça reste pour nous un excellent souvenir et un vrai coup de coeur ! En plus, la vue sur le volcan Hekla et sur les 2 glaciers Tindfjallajökull et Eyjafjallajökull est fabuleuse (surtout qu'on avait beau temps !) Brekkur / Hótel Dyrhólaey🙁 Beurk ... un grand hôtel sans aucun charme, des longs couloirs tristes, des chambres très impersonnelles au sol de cailloux (bouah !), des groupes, une grande salle de restau pour le petit déj ... pas bien, pas bien ... surtout après Heimaland ... Northern Light Inn : 🙂 surprise ! On s'attendait à un grand machin à groupes. Pas vraiment, c'est une petite structure avec pleins de petits coins salon chaleureux et accueillants et ... une cheminée !!! une vraie, qui marche !!! Pas mal du tout.
Une remarque sur les jacuzzis : nous imaginions des bains naturels, aménagés en bois, au milieu d'une nature accueillante ... euh, en fait, ce sont des jacuzzis en résine (comme chez nous), scéllés dans le béton d'une méchante terrasse à l'arrière du bâtiment ou près du parking et protégé du vent par des tôles ... Ca n'a absolument aucun charme. Mieux vaut le savoir pour éviter d'être déçus ... Le seul qui est vraiment chouette c'est celui de Heimaland, entouré de claustras de bois. Puisqu'on en est à parler des bains, nous, on s'est finalement baignés 2 fois en milieu «naturel» : à Landmannalaugar, là c'est super chouette et à Blue Lagoon, bien bien mieux que ce que j'imaginais (voir § site). On n'a pas pris le temps de se baigner à Myvatn, mais là aussi ça avait l'air très beau et bien mis en valeur, dans un très joli cadre. Et donc ..., on n'a pas testé les jacuzzis ...
Et l'accueil des Islandais alors ? Cette froideur légendaire ?... Pour nous, qui sommes des gens de la Lorraine (et pas de Nice !), pas très liants, pas très bavards (un peu ours quoi !), ça ne nous a pas choqués !! On arrivait, on remettait notre voucher, ils répondaient à notre sourire en nous remettant la clé de la chambre, en nous indiquant où étaient les douches, le coin cuisine et à quelle heure était servi le petit déjeuner. Et voila ! Ils ne cherchent pas du tout à lier conversation. Mais comme nous non plus 🤪... Donc, sur cet aspect là, vous l'aurez compris : on ne peut pas être de bons juges !
On avait apporté des chaussons, des mules quoi. C'est mieux que les tongs car ça permet de garder ses chaussettes. Car, pour ceux qui découvrent, il est d'usage de se déchausser en entrant dans toute habitation, a fortiori dans votre chambre. Ca semblait moins attendu dans les hôtels traditionnels (du coup les moquettes sont beaucoup plus sales, comme quoi c'est finalement une excellente habitude). Nous avons pris tous nos petits déjeuners en chaussons.
Je conseillerais d'imprimer le descriptif de chaque ferme notamment le «how to find». Avec une bonne carte, ça suffit pour trouver. D'autant plus que in situ, les fermes sont toutes indiqués par des petits panneaux bleus. Aucun souci.
REPAS : Nous avions prévu d'éviter au maximum les coûteuses dépenses de repas sur place. Nous profitions donc largement des petits déjeuners inclus dans nos réservations pour pouvoir nous contenter d'une collation à midi (thé et gâteaux secs) et d'une soupe le soir. Et puis, après tout, un peu de régime ne nous ferait pas de mal !!
Nous avions donc emporté de quoi être autonomes pour 15 jours, sansdépasser les 3 kg/p autorisés par la douane : Une trentaine de sachets de thé Des gâteaux secs (genre Lu) à tremper dans le thé (assis dans l'herbe mouillée, dans les embruns et le vent d'une cascade, ça a un côté magique !) 11 sachets de soupe déshydratées (Maggi et Knorr - 1 sachet pour 2) 8 repas lyophilisés (Decathlon) - pensez à la pince à linge pour maintenir le sachet fermé pendant la «cuisson» Un gros paquet de crackers et 2 bouteilles de Martini (ben ? et le régime ?!?)
Au niveau du matériel: Un petit réchaud camping gaz (Twister 270 PZ - super compact - 35 Euros chez GoSport) On a acheté la cartouche de gaz CV 270 à la première station service juste après l'aéroport (740 ISK) - A la fin de notre périple, nous avons été la déposer au camping de Keflavik (il restait encore pas mal de gaz), à côté de l'aéroport où un container est prévu à cet effet. Plusieurs dizaines à disposition ... Il suffit de le savoir pour se servir ... Une casserole en alu d'1 litre et son couvercle 2 bols en plastique Couverts-1 paire de ciseaux (pour ouvrir les sachets de soupe ...) Sopalin-Eponge grattoir-Lavettes/torchon- Allumettes-Briquet- 1 Thermos d'1 litre
Les petits déjeuners étaient compris avec toutes nos nuits. Ils se présentent partout de la même façon, un grand buffet composé de tomates/concombres/poivrons - jambon et/ou charcuterie et/ou saumon fumé et/ou hareng mariné (un peu dur au saut du lit mais Philippe a aimé !) - confitures - céréales - lait frais (nymjolk) et lait caillé (surmjolk, un régal) - jus de fruits - fruits frais - divers pains C'est super bien et super bon mais ... un peu toujours pareil. Un petit déjeuner aussi complet nous tenait sans problème toute la journée.
Vers 2-3h, on s'arrêtait pour prendre un thé (on faisait remplir notre Thermos d'eau chaude par nos hôtes qui l'ont toujours fait avec empressement et gentillesse) et des gâteaux secs. Parfois, on y ajoutait un Skyr (fromage blanc local absolument délicieux) acheté dans une station service (quand même entre 70 et 130 ISK le pot, selon l'endroit).
Le soir, petite pause apéritif (😛) suivie d'une soupe ou d'un repas lyophilisé les jours de fête. A noter, que les repas Decathlon ne sont pas mauvais ... Si, si !!
Ce n'est pas un voyage gastronomique, mais on s'y fait ...
3 extras au restaurant : Le premier soir, à Reykjavik, le Kaffivin (Guide du Routard) Cadre et ambiance très sympa 🙂 1 salade 490 ISK 1 fish & chips 1250 ISK 2 bières pression 2X500 ISK (Total : 2740 ISK) - A mi voyage, à Egilsstadur, au restaurant de l'hôtel Bôf ... vraiment trop cher pour la qualité des mets ... 🙁 Le vin était bon ... 1 plat d'agneau (trop cuit) 2990 ISK 1 plat de canard (trop cuit) 3790 ISK 1 bouteille de vin Italien 2800 ISK (Total : 9580 ISK) - Le dernier soir, à Keflavik, le Rain (Guide du Routard) Bien situé en bord de mer, accueil très sympa. Et c'était vraiment bon ! 🙂 2 plats de poisson (morue et lotte) 2100 ISK et 2090 ISK 2 fondants au chocolat 2X920 ISK 2 verres de vin 2X700 ISK (Total : 7430 ISK)
SITES :
Budget total entrées des musées : 5 800 ISK/2 Balade Jökulsarlon : 4 000 ISK/2 Entrée Blue Lagoon : 2 800 ISK/2 Bonne nouvelle : tous les sites naturels sont gratuits
Je ne vais pas décrire chaque site visité, d'autres (Chris et Yann, encore eux !) l'ont très bien fait. Je vous y renvoie. Je rapporte juste quelques impressions plus personnelles.
Sur les grands sites naturels, un centre d'information vend un petit dépliant détaillant les balades à pied à faire dans la région (en Français, à défaut en Anglais). 100 ISK sauf à Landmannalaugar et Kerlingarfjöll à 200 ISK.
Les cascades On en a vu 9 au total. La plus impressionnante : Dettifoss ; la plus riante : Svartifoss ; la plus surprenante : Aldeyjarfoss sur la route 842 ; la plus amusante : Seljalandsfoss (on passe derrière au sec) ; et notre préférée : Hafragilsfoss ... Un petit mot à propos de notre préférée : les 3 chutes Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss sont dans le même périmètre du Parc National de Jökulsargljufur, accessible par la magnifique piste F862. D'abord, allez jusqu'à Dettifoss. Parking lunaire pour une cascade démoniaque et effrayante tant elle est puissante et grondante. De Dettifoss, vous rejoindrez à pied Selfoss à quelques centaines de mètres en amont. Plus calme ... Et puis en repartant en voiture, surtout ne manquez le petit détour à Hafragilsfoss (en aval de Dettifoss). Le parking de cette 3è cascade se situe à quelques encablures de là, sur la droite quand on repart de Dettifoss (vous aurez d'ailleurs surement vu le panneau à l'aller, mais gardez-la pour la fin !). Petit parking, vide. Le circuit balisé de jaune forme une boucle. Je conseille de le suivre par la droite pour se réserver les meilleurs effets. On est très haut par rapport à la rivière. Donc, rien à voir avec Dettifoss. On domine un paysage édenesque. Et quel paysage !! Un long canyon multicolore, des cascades, un lagon bleu turquoise, un torrent traversant une prairie de mousse vert fluo, des criques de sable noir ... bref, c'est irréel tellement c'est beau ! et tout ça arrive petit à petit au fil de la boucle. Ne ratez pas ça, la boucle prend 15-20 minutes, beaucoup plus en réalité car on reste scotché devant un tel panorama !
Les orgues basaltiques Nous sommes fana de ce genre de formations volcaniques. Ici, il y en a partout !! Il est vrai, certaines n'ont pas la régularité de la Chaussée des Géants d'Irlande mais la quantité est impressionnante. Les cascades Svartifoss et Aldeyjarfoss en offre des exemples remarquables. Le site de Hljoðaklettar sur la piste F862 est également extraordinaire et à ne pas manquer si vous êtes sensibles à ces formations ...
Les glaciers et lagons glaciaires Jökullsarlon est le plus touristique avec des balades organisées sur le lac auprès des gros glaçons bleus. 2000 ISK/p pour 40 minutes environ. 25 Euros/p ... je ne suis pas complètement sûre que ça vaille le coup, car au bord du lac, on voit également très bien les icebergs ...Les voit-on mieux à bord du petit bateau ?... Mmmm, pas si sûre ... 😐 Breiðarlon : pas de glaçon. On ne s'y est pas arrêté Fjallsarlon : magnifique, sauvage (on y est seul), superbe. Nos plus belles photos ! Ces 3 lacs sont très facilement accessibles depuis la route 1. Un peu plus délicat, le lac du glacier Gigjökull sur la piste F249 (à 21 km à l'Est de Hvolsvöllur) vers Þórsmörk. La piste présente quelques gués un peu plus délicats qu'ailleurs. Nous, on s'est arrêté au lac, mais il parait qu'on peut aller plus loin ... on n'a pas testé, notre but c'était le lac (conseillé d'ailleurs par le charmant propriétaire de Heimaland) et on a été gâté. Un rayon de soleil sur le glacier et les petits icebergs bleus, blancs et noirs (ceux couverts de cendres volcaniques). On ne s'en lasse pas ... Solheimajökull au bout de la route 221 à quelques km à l'Est de Skogar: l'intérêt de ce glacier est qu'on peut s'en approcher tout près, toucher la glace. Pas de lac devant pour le protéger de nos doigts curieux. Soyez prudents tout de même, au bord du glacier, le sol est meuble par endroit, au point de s'y enfoncer jusqu'à mi mollet. Remarquez, après il y a tous les petits torrents dont on a besoin pour laver chaussures, chaussettes et bas de pantalons ! Bien sûr, nous ne sommes pas montés sur la glace. Pas fous !! Des balades guidées sont organisées pour cela. Plusieurs départs à heure fixe depuis le parking avec un guide. On n'a pas fait.
Les sites géothermiques Geysir : le geyser Strokkur jaillit régulièrement toutes les 4 à 6 minutes. Il suffit d'attendre et d'essayer de fixer sur papier la remarquable bulle bleue qui se forme juste avant l'explosion. Vilcanota l'a parfaitement réussie (voir sur le forum photographie et videos de voyage), nous un peu moins ... Nous avons eu la chance d'assister aussi à une petite explosion de Geysir, le grand geyser voisin, lui beaucoup moins régulier. Sur le même site, 2 très jolies mares côte à côte, l'une d'un bleu roi profond, l'autre turquoise ! Beaucoup de monde car c'est très facilement accessible et ça fait partie de toutes les excursions organisées depuis Reykjavik. Kerlingarfjöll : Beaucoup moins de monde ! Ici, l'hébergement est limité (mais il y a toujours un terrain de camping pour les courageux). Magnifiques montagnes multicolores, glaciers, torrents, solfatares, jets de vapeur, marmites de boue ... une jolie boucle permet d'avoir un bon aperçu des ces montagnes en 2-3 heures. Montez en voiture jusqu'au parking (la piste démarre au dessus du camp vers la montagne), de là suivez les piquets ... Attention, le sol peut être très glissant s'il a plu. C'est extraordinaire ! Pour arriver au camp, 2 gués. Pour beaucoup, ce sont les premiers du voyage ... Le premier est très facile, le second un peu moins : plus de courant et opaque. A l'aller, nous avons suivi des Hollandais et nous nous sommes un peu trop compliqués la vie en remontant trop vers l'amont. Au retour, j'ai testé à pied (voir § plus bas sur les gués) et trouvé un passage bien plus sûr et bien plus simple : tout droit ! Ce jour là, le niveau de l'eau le permettait ... ce jour là ... Autour de Myvatn : Namaskard et Volcan Krafla Le lac Myvatn est magnifique avec ses berges découpées, ses petites îles, ses pseudo-cratères, ses canards .... Seule ombre au tableau : les moucherons. Ils inspectent tous les orifices disponibles ! Heureusement, ils ne piquent pas mais qu'ils sont insolents ! On comprend rapidement pourquoi certaines personnes se couvrent la tête d'un filet. Et notre sourire moqueur du début s'est vite transformé en regard envieux ! Plusieurs sites à visiter dans cette région dont le Namaskard et surtout les alentours du Volcan Krafla. Le lac Viti en cache un autre qui se mérite ... il faut faire le tour du lac Viti pour le découvrir, sur la droite. Il est bleu/vert, tout mignon. La balade est sympa. Et puis, surtout, ne manquez pas le tour du Krafla, le Leirhnjukur, balade dans un champ de lave stérile avec de belles solfatares. Landmannalaugar : Entre Kerlingarfjöll et Landmannalaugar mon coeur balance ... La piste F208 qui y mène est extraordinaire et vaut le voyage à elle seule. Depuis la route principale au sud, 30km et 2 gués pour arriver jusqu'au croisement d'Elgdja. Si l'on veut faire le décrochement jusqu'au parking de la faille d'Elgdja, encore 2 autres gués (qu'il faudra donc repasser au retour). Ce jour là, ça passait bien, je les ai sondés à pied sous le regard mi amusé/mi incrédule d'un groupe de marcheurs Français véhiculés, eux, dans un énorme bus/tracteur dont les roues arrivaient en haut du toit de notre Jimny !... Forcément, pour eux, pas besoin de chercher le chemin à pied dans l'eau ! Du parking, il faut (dixit ces fameux marcheurs qui en revenaient) 1h30 A/R pour rejoindre la chute d'Orafoss. Trop long pour nous, nous avions encore beaucoup de chemin à parcourir ce jour-là. Nous nous sommes donc contentés d'une balade à l'entrée de la faille, véritable canyon dont les parois sont recouvertes d'une mousse épaisse. Ca vaut le coup : c'est beau et c'est aussi symbolique que de se trouver sur le tropique du Capricorne. On est ici à la jonction des plaques tectoniques Américaine et Eurasienne. Ah, c'est sûr que pour prendre un vrai plaisir en Islande, il faut un tant soit peu être sensible à la géologie et à l'histoire de la Terre ..... Après Elgdja, on reprend la F208. D'extraordinaire, elle devient subjugante ! Là, les gués se succèdent ... Une bonne douzaine avant d'arriver au camp de Landmannalaugar. Nous passons les 2 derniers gués (réputés un peu plus difficiles ; on peut d'ailleurs parfaitement se garer juste avant et terminer à pied sec, c'est juste à côté du site), nous récupérons le dépliant habituel auprès du centre d'information et partons à l'assaut de la coulée de lave. Nous avons choisi de faire le tour du Laugahraun : 2h en flânant, en s'arrêtant pour boire un thé, en prenant 50 photos ... c'est une bien belle boucle. En fin d'après-midi, nous quittons Landmannalaugar par la piste F225 vers l'Ouest. Encore d'autres paysages fabuleux. Quelques gués pas bien méchants, et puis là on commençait à avoir une certaine expérience !... Tiens justement, à ce propos, une anecdote. On arrive face au dernier gué (nous, bien sûr, on ne savait pas encore que c'était le dernier !). Il est assez large, mais pas très profond. Néanmoins, de l'autre côté, face à nous, un couple d'Allemands était sorti de son vieux camping car, perplexe devant cette étendue d'eau. Ils observent notre traversée. On y va ... pas le moment de se planter !... Bon, ça passe tout seul. Ils ont l'air impressionné (pourtant, pas vraiment de quoi ...). On s'arrête, on discute, on les rassure (c'est tout ce dont ils avaient besoin !), on leur explique qu'il y a encore d'autres gués après mais moins larges et peu profonds. Ils hésitent, on insiste : «les paysages sur cette piste sont magnifiques, vous ne pouvez pas rater ça !! - Plus beau qu'ici ? - Tu parles ! Et comment !!» Bref, ils finissent par passer, sans difficulté. De chaque côté de la rivière, on se fait des grands signes «Bravo ! Merci !» Et chacun repart, nous vers l'Ouest, eux vers l'Est. Le lendemain, nous revenons à Landmannalaugar. Et sur le parking juste avant les 2 derniers gués, on reconnaît leur vieux camping car (faut dire que des antiquités pareils, y en avait pas 2 !). Donc ils sont arrivés au bout !! Je glisse sous leur essuie-glace un petit mot du style «on est super content de vous savoir là, j'espère que vous en profitez. Nancy & Philippe, le couple Français du gué». La journée s'écoule et le soir on rentre par le même chemin ... Une 2ème fois, on se retrouve donc devant ce même dernier gué. Et cette fois, ce sont 3 Italiens qui «nous» attendent avec la même perplexité. Le scénario se répète, on passe, on s'arrête, on les rassure sur la suite, on leur montre le chemin à suivre dans l'eau (eux, ils ont une petite voiture), ils hésitent encore, on insiste, je leur montre, les pieds dans l'eau (j'ai fini par y prendre goût) qu'il y a peu de fond, ils y vont enfin ! Mêmes grands gestes, mêmes sourires !!! Et chacun continue ... Mais, c'est pas fini ! Au bout de la piste, que voit-on ? Le vieux camping car des Allemands ! Non ? Si ! Ils font une pause, garés et sont au volant ! On s'arrête, ils sortent et nous accueillent d'un «hello Nancy & Philippe» preuve qu'ils ont trouvé notre petit mot qui visiblement leur a fait plaisir ! Retrouvailles émues (on a failli s'embrasser !). Evidemment ils ont adoré la piste et le Landmannalaugar !... Quelques mots, quelques politesses et chacun a poursuivi son chemin, tout émus de cette double coïncidence. On s'est demandé si on allait revoir les Italiens !! Allez, l'Europe est en route. Voila, c'est tout. Tout ça pour dire qu'on peut être ours et serviables !... 😛 Notre 2ème journée passée dans le Landmannalaugar nous a permis de nous baigner dans la source chaude. Même si se déshabiller sur le petit ponton est bien peu pratique et qu'il y a un peu de monde, faites-le, c'est sympa ! Quant à la balade, nous avons tourné dans la vallée de Brandsgil puis comme les sommets étaient couverts (voila qui nous donnait bonne conscience !) nous n'avons pas voulu tenter une ascension qu'on sentait vaine et avons décidé de refaire la même balade que la veille ... dans l'autre sens. Et bien, c'était une bonne idée, et du coup, ça me permet de vous dire qu'elle est plus jolie dans les sens des aiguilles d'une montre : d'abord la vallée du Graenagil, puis la coulée de lave. En quittant Landmannalaugar, ne manquez pas 2 petits arrêts auprès des lacs Ljotipollur et Blahylur. Les parois rouges ou vertes des cratères font ressortir le bleu de l'eau. Du plus bel effet ! Pour terminer, voici notre avis sur les pistes qui mènent à Landmannalaugar : Si vous venez de la route 26, la piste F208 n'a aucun gué. Elle est donc empruntée par les voitures de tourisme. Néanmoins, elle est pénible, c'est de la t��le ondulée qui secoue affreusement et surtout les paysages sont beaucoup moins beaux. Si vous êtes en 4X4, préférez-lui sans hésiter la F225 . Cela dit, le must, c'est bien la F208 entre Eldgja et Landmannalaugar ...
Parc National de Jökulsargljufur Dans la péninsule de Tjörnes. Le site d'Asbyrgi est assez fabuleux. Encore faut-il s'y promener un peu ... Nous y sommes arrivés un matin de pluie et de brouillard. Le petit dépliant acheté au centre d'infos, les anoraks enfilés, les capuches serrées, nous partons vers le fond du canyon pour entreprendre une petite balade vers le lac (1h, guère plus). C'est superbe ! Le lac occupe l'extrême fond du canyon, il est entouré de parois verticales, en forme de U. Et là, la pluie s'est arrêtée, la brume s'est levée. Il y a des moments magiques comme ça dans la vie où l'on a l'impression que la Nature nous récompense de nos efforts et de notre opiniâtreté. C'en était un ! A la suite de ce site, nous avons emprunté la F862 décrite dans le même dépliant. Tout le long de la piste, les sites se succèdent. On passe d'une attraction à une autre, comme chez Disney ! Après Asbyrgi, nous sommes arrivés à Hljoðaklettar, le site des monuments en orgues basaltiques. Belle balade encore. Près du parking, une petite rivière et quelques tables permettent de pique niquer dans un décor paradisiaque (tiens, un conseil : n'oubliez pas un plastique, genre sac FNAC, pour pouvoir vous asseoir par terre ou sur un banc mouillé. Plus pratique qu'un Kway ou une cape qu'il faut ensuite faire sécher ...). Plus loin, les 3 cascades décrites plus haut : Dettifoss, Selfoss et Hafragilsfoss. Cette journée fut parmi nos plus belles ! Une telle variété nous a émerveillés.
Blue Lagoon (1400 ISK/p) Très agréable surprise. C'est bien aménagé : l'usine est cachée par des talus de roches volcaniques. Depuis le bassin, on ne la voit pas. L'eau a une couleur bleue laiteuse, elle est opaque, chaude et douce. C'est irréel. Et finalement, peu de monde quand on y était. Pour clore un voyage, c'est absolument parfait, d'autant que l'hôtel est à 18km de l'aéroport. Nous en avons profité pour faire le tour de la péninsule de Reykjanes. Bon, pour une fois, les paysages ne nous ont pas éblouis ...
Les musées L'église de Vidimyri (200 ISK/p) Petite église au toit de tourbe. La ferme Glaumbaer (400 ISK/p) Joliment restaurée, instructif, intéressant. Et puis un petit salon de thé charmant, pas trop cher pour l' Islande (1400 ISK pour 1 café, 1 chocolat et 2 crèpes confiture/chantilly) ... A ne pas manquer Le musée Safnahusid à Husavik (400 ISK/p) Musée d'animaux empaillés dont de nombreux oiseaux - Outils, matériel de pêche ... Le Whale Center de Husavik (500 ISK/p) Pour tout savoir sur les baleines. Le musée de Templarinn à Faskrudjördur (400 ISK/p) Petit musée à la mémoire des pêcheurs Français de Paimpol qui sont venus pêcher la morue dans les eaux Islandaises. J'ai découvert un métier !... C'est très émouvant. La ferme musée de Stöng sur la route 32 (300 ISK/p) Sympathique reconstitution d'une ferme Viking. Et animée par 2 jeunes chats adorables qui attiraient plus l'attention que la ferme elle-même ! Le folk museum de Skögar (700 ISK/p) Incontournable - S'il ne faut en voir qu'un c'est celui-là ! Il résume tout - Prévoir au moins 1h30 - Collection d'ustensiles, d'outils, d'objets ... - Habitations d'antan reconstituées (ferme, école, église ...) - Musée des transports -
GUIDES :
Pour préparer mon voyage, j'ai d'abord consulté, épluché et pillé les sites de Chris et de Yann Pichon, puis j'ai acheté le Petit Futé (sans aucun intérêt). J'ai acheté par la suite et n'ai finalement emporté sur place que les 2 guides suivants : Guide du Routard 2005-2006 - Pas mal car il est structuré. Impossible de rater l'essentiel mais seul l'essentiel est décrit .... Bibliothèque du Voyageur - Gallimard C'est de la littérature, à lire à haute voix en voiture quand le paysage ne vous laisse pas le souffle coupé (donc, pas très souvent) - Pas très pratique pour préparer le voyage car ça manque de structure, de paragraphe, de mise en valeur (ça c'est mon côté scientifique qui ressort !) Cartes : j'adore les cartes ; en voyage, Philippe pilote et je co-pilote. Alors, avec les 3 cartes LANDMAELINGAR ISLANDS au 250 000e, ce fut un vrai bonheur. J'avais surligné l'itinéraire prévu et roule ma poule ! Un tel niveau de détail est bien agréable pour repérer les fermes où on doit coucher, les gués, les cascades, la qualité de la route ... On les trouve dans toutes les stations service et centres d'information à environ 1300 ISK la carte.
DIVERS :
L'itinéraire - Il nous manque la Sprengisandur (F26) ... entre beaucoup d'autres ... A l'usage, cet itinéraire nous a paru vraiment intéressant, autant par les sites visités, les routes empruntées, le choix des hébergements, que par le nombre de km à faire chaque jour. C'était raisonnable. La plus grosse journée se faisait sur la route #1, goudronnée (en grande partie). Pas de regret (sauf celui d'avoir raté le volcan Laki et la piste F206 et les fjords de l'Est, mais, ça ce sont les aléas d'un voyage en Islande) Les photos - Toujours à l'argentique, je crois que ce voyage nous a (enfin !) décidés à passer au numérique. On a fait beaucoup de photos (près de 400) et surtout beaucoup de photos qui se ressemblent ... car à chaque fois, on se dit que ... cette fois, la lumière est plus belle, qu'ici la couleur du soufre est plus vive, que là le mouton est encore plus beau ... Bon, au final, pffff que de doublons !! Le climat - Ah ça, ce n'est pas les Seychelles !! En 15 jours, nous n'avons eu qu'une seule journée complète sans pluie. Pour le reste, du crachin, des nuages, de la brume, du vent ... et quelques éclaircies ! Cela dit, il a fait beaucoup moins froid que ce qu'on pensait : 8-9°C mini et 16°C pour la plus belle journée. Le vent par contre souffle parfois violemment. Nous avons donc bien apprécié notre anorak polaire/coupe vent. C'est vraiment important d'être bien équipés pour pouvoir profiter malgré des conditions climatiques difficiles. Donc, de bonnes chaussettes chaudes, une bonne polaire, un bon coupe vent bien imperméable, des gants éventuellement ... aux pieds, des chaussures de marche basses nous ont suffi. La poussière - Voila bien un pays où l'on ne se salit pas : pas de poussière, pas de pollution, on ne transpire pas et on risque peu les taches des trop rares agapes ... Les pistes - Pour se préparer à la conduite en Islande (entre autres !), l'incontournable site de Yann Pichon. Nous l'avons étudié consciencieusement avant de partir, avons imprimé et emporté les pages pratiques sur le passage des rivières. C'est très utile, très bien fait et ça dégrossit ... L'expérience sur place fait le reste ... Les gués - Parlons-en ! Ca fait partie d'un voyage en Islande ! Avant le départ, ça m'a réveillé plus d'une nuit ... eh oui, je suis une grosse inquiète ... Yann Pichon (toujours lui !) dit qu'il y a 5 choses à vérifier : le courant, la profondeur, la nature du fond, les points d'entrée et de sortie. Pour chaque gué important (certains ne sont que des flaques ...), en bons élèves studieux, nous avons fait cette étude calmement et ces traversées sont devenues ... un vrai jeu ! «Alors, et celui-là, comment on va le prendre ?....» J'ai calmé mes angoisses en traversant les premiers gués ... à pied. J'avais emporté des sandales en plastique, vous savez, ces affreuses choses de couleur (les miennes sont bleues) qu'on porte sur les plages aux rochers coupants (mais pourquoi donc les avais-je gardées ?...), j'ai tombé le pantalon, piqué un caleçon à Philippe, attrapé le pied de l'appareil photo en guise de bâton et hop, à la baille ! Ah, la photo vaut son lot de cacahuètes !! Bon, c'est un peu froid mais ... pas de quoi se pamer non plus. C'est une méthode très efficace dans les gués opaques. Ensuite, rien de plus facile pour le conducteur (qui lui est resté bien au sec ... je me demande si je ne me suis pas fait avoir dans la répartition des responsabilités ...) de suivre le chemin défini à pied ... Attention, évitez cette méthode s'il y a trop de courant .... Au bout de 4-5 gués passés comme ça, l'expérience commençait à gagner, les conseils de Yann à prendre consistance «Ah oui, là, je vois l'arc de reprise du courant !». Et donc, plus besoin de faire trempette (ça va bien un temps cette histoire quand même). Et au final, ce ne fut ... que du bonheur ! J'insiste sur ce § car, vraiment, j'étais un peu inquiète et je pense (en tous cas, ça me rassure de penser) que je ne suis peut-être pas la seule. Maintenant, quand je vois les photos que j'ai prises de Philippe au milieu du gué, j'ai le sentiment qu'il n'y avait vraiment pas de quoi s'affoler. Nous avons eu de 10 à 60 cm d'eau. Au total, nous avons traversé une cinquantaine de gués dont environ 30 différents (ben oui, y en a qu'on passe à l'aller et au retour comme à Kerlingarfjöll par ex, et au retour, c'est forcément plus facile). En résumé, lisez bien les conseils de Yann et de Chris, restez toujours humbles et prudents (l'eau opaque peut réserver des surprises) et n'hésitez plus !! L'expérience est inoubliable ! L'artisanat - Pas fana d'articles en laine, nous n'avons rapporté que 2 CD de musique folklorique (Islandica) qui nous ont d'ailleurs accompagnés pendant tout notre périple. Du coup, maintenant quand on les met à la maison, les paysages grandioses du Landmannalaugar réapparaissent ! C'est fou comme la mémoire auditive entraîne la mémoire visuelle. On le savait et on en a joué ! Et ça marche !!!
On a beaucoup aimé : 🙂 Les montagnes noires lacérées du Landmannalaugar Les montagnes vert fluo couvertes de mousse épaisse Les montagnes multicolores du Kerlingarfjöll.. bref, les montagnes Les glaçons bleus (première fois qu'on en voyait) sur les lacs glaciaires Traverser les gués ! Si !! Les énormes petits déjeuners
On a moins aimé : 😕 Le vent Les prix ...
En conclusion ... L'Islande n'est pas une destination qui s'improvise. Tout y est rudesse : le climat, les paysages, les pistes, l'hébergement, les prix ... L'Islande ne s'offre pas facilement, il faut savoir où l'on va, être passionné par Mère Nature et le volcanisme, ne pas craindre la pluie et être prêt à casser sa tirelire. A partir de là, c'est magique, c'est lunaire, c'est envoutant. Envoutant, c'est finalement le mot le plus juste ; on n'oublie pas ces paysages : avec la même rudesse, ils se gravent dans la mémoire.
Bonjour,
je suis en train de préparer notre itinéraire de voyage pour cet été ou été prochain si les réservations s'avérent trop compliquées ... quelqu'un aurait il l'expérience de l'islande pour me dire si le trajet que je prévois est réalisable ? Meme avec guide lonely planet et nombreuses lectures, vraiment pas evident à construire comme itineraire !!!!
Voyage prevu en 4X4 en famille (deux garçons de 7 et 9 ans) sur 15 jours environ dont le but est de ne pas faire plus de 3H de route par jour
J1 Arrivée minuit donc nuit a cote aéroport J2 récup voiture et péninsule snaefellsness pendant 3 jours J5 cercle d'or nuit arnes J6 landmannalaugar idealement rejoindre par la 208 KIRJUBAEJARKLAUSTUR : est ce possible ou trop dur comme route avec enfants? J7 SKAFTAFELL et environs J8 SOKULSARLON HOFN J9 Retour par route 1 REYNISFJARA J10/J11Region de vic skogafoss 2 jours J12 iles vestmann et route pour reykjavik J13 Reykjavik J14 BLUE LAGON ET DEPART
Si la route pour quitter le landmannaulagar est trop dure, que me conseillez vous comme meilleur itineraire ? Merci beaucoup par avance pour vos réponses. Cordialement.
J1 Arrivée minuit donc nuit a cote aéroport J2 récup voiture et péninsule snaefellsness pendant 3 jours J5 cercle d'or nuit arnes J6 landmannalaugar idealement rejoindre par la 208 KIRJUBAEJARKLAUSTUR : est ce possible ou trop dur comme route avec enfants? J7 SKAFTAFELL et environs J8 SOKULSARLON HOFN J9 Retour par route 1 REYNISFJARA J10/J11Region de vic skogafoss 2 jours J12 iles vestmann et route pour reykjavik J13 Reykjavik J14 BLUE LAGON ET DEPART
Si la route pour quitter le landmannaulagar est trop dure, que me conseillez vous comme meilleur itineraire ? Merci beaucoup par avance pour vos réponses. Cordialement.
Bonjour,
Cela fait plusieurs années que nous rêvons de partir à la découverte de cette île du nord. Après avoir découvert d'autres régions du monde (ouest américain, Norvège, Egypte, Croatie....), nous nous lançons enfin dans l'organisation de ce road-trip familial.
Celui-ci est assez classique puisque nous allons suivre la route 1 mais l'objectif est également de sortir le plus possible de ce tracé pour aller à la découverte de chaque région traversée. Voici l'itinéraire prévu. Comme vous pourrez le voir, nous avons fait une croix sur les fjords de l'ouest (ce sera l'occasion de revenir) et du centre de l'île.
Jour 1 : Lyon> Genève > Reykjavik Jour 2 : Reykjavik : péninsule de Reykjanes + Reykjavik Jour 3 : Reykjavik > Cercle d'Or Jour 4 : Cercle d'Or > Vik Jour 5 : Vik : Iles Vestmann + alentours de Vik Jour 6 : Vik : région de Vik Jour 7 : Vik > Kálfafell Jour 8 : Kálfafell : randonnées Jour 9 : Kálfafell > Djúpivogur : arrêt à Jokulsarlon Jour 10 : Djúpivogur > Egilstadirr Jour 11 : Egilstadirr Jour 12 : Egilstadir Jour 13 : Egilstadirr > Mývatn Jour 14 : Mývatn : Husavik + Detifoss Jour 15 : Mývatn : Askja Jour 16 : Mývatn Jour 17 : Mývatn > Siglufjörður Jour 18 : Siglufjörður > Thingeyrar Jour 19 : Thingeyrar > Grundarfjörður (péninsule de Snæfellsjökull) Jour 20: Grundarfjörður (péninsule de Snæfellsjökull) Jour 21 : Grundarfjörður > Reykjavik Jour 22 : Reykjavik > Lyon
Voici les quelques questions que nous nous posons : - Cercle d'Or : sur 2 demie-journées, est-ce que nous avons le temps de faire tous les sites dont une rando à Thingvellir NP ? - Cercle d'Or > Vik : est-il possible d'inclure la visite des iles Vestmann dans cette journée ou est-il préférable de prévoir une nuit en route ? - pour se rendre dans les fjords de l'Est, nous avons prévu une étape intermédiaire après Kalfafell. Est-elle utile ? Ne faudrait-il pas la prévoir plus vers Höfn ? - pour se rendre à Askja : quelle est la meilleure option pour faire Askja : 1/ depuis les fjords de l'Est par la route F910 puis F88 vers Myvatn 2/ depuis Myvatn : un aller-retour par la F88. J'ai lu que la F88 pouvait être un peu difficile pour les non expérimentés. Quel est votre avis ? - Myvatn : nous avons prévu 4 nuits au même endroit pour avoir le temps de bien découvrir la région. Est-ce la meilleure option ou faut-il changer de lieu en fonction des visites (exemple : aller dormir vers Husavik pour les sorties baleines) ? - pour rejoindre la péninsule de Snæfellsness, nous avons prévu 2 haltes pour couper la route qui semble assez longue. Ce n'est peut-être pas nécessaire, ce qui nous permettrait d'ajouter une journée de plus sur une autre étape.
Pour la location de voiture, je suis preneur de vos bons tuyaux. J'ai commencé mais recherches mais je trouve les prix très chers. Si vous connaissez des loueurs locaux, je suis preneurs.
N'hésitez pas, si vous avez des conseils, des tuyaux...à partager. Merci par avance.😉
Cela fait plusieurs années que nous rêvons de partir à la découverte de cette île du nord. Après avoir découvert d'autres régions du monde (ouest américain, Norvège, Egypte, Croatie....), nous nous lançons enfin dans l'organisation de ce road-trip familial.
Celui-ci est assez classique puisque nous allons suivre la route 1 mais l'objectif est également de sortir le plus possible de ce tracé pour aller à la découverte de chaque région traversée. Voici l'itinéraire prévu. Comme vous pourrez le voir, nous avons fait une croix sur les fjords de l'ouest (ce sera l'occasion de revenir) et du centre de l'île.
Jour 1 : Lyon> Genève > Reykjavik Jour 2 : Reykjavik : péninsule de Reykjanes + Reykjavik Jour 3 : Reykjavik > Cercle d'Or Jour 4 : Cercle d'Or > Vik Jour 5 : Vik : Iles Vestmann + alentours de Vik Jour 6 : Vik : région de Vik Jour 7 : Vik > Kálfafell Jour 8 : Kálfafell : randonnées Jour 9 : Kálfafell > Djúpivogur : arrêt à Jokulsarlon Jour 10 : Djúpivogur > Egilstadirr Jour 11 : Egilstadirr Jour 12 : Egilstadir Jour 13 : Egilstadirr > Mývatn Jour 14 : Mývatn : Husavik + Detifoss Jour 15 : Mývatn : Askja Jour 16 : Mývatn Jour 17 : Mývatn > Siglufjörður Jour 18 : Siglufjörður > Thingeyrar Jour 19 : Thingeyrar > Grundarfjörður (péninsule de Snæfellsjökull) Jour 20: Grundarfjörður (péninsule de Snæfellsjökull) Jour 21 : Grundarfjörður > Reykjavik Jour 22 : Reykjavik > Lyon
Voici les quelques questions que nous nous posons : - Cercle d'Or : sur 2 demie-journées, est-ce que nous avons le temps de faire tous les sites dont une rando à Thingvellir NP ? - Cercle d'Or > Vik : est-il possible d'inclure la visite des iles Vestmann dans cette journée ou est-il préférable de prévoir une nuit en route ? - pour se rendre dans les fjords de l'Est, nous avons prévu une étape intermédiaire après Kalfafell. Est-elle utile ? Ne faudrait-il pas la prévoir plus vers Höfn ? - pour se rendre à Askja : quelle est la meilleure option pour faire Askja : 1/ depuis les fjords de l'Est par la route F910 puis F88 vers Myvatn 2/ depuis Myvatn : un aller-retour par la F88. J'ai lu que la F88 pouvait être un peu difficile pour les non expérimentés. Quel est votre avis ? - Myvatn : nous avons prévu 4 nuits au même endroit pour avoir le temps de bien découvrir la région. Est-ce la meilleure option ou faut-il changer de lieu en fonction des visites (exemple : aller dormir vers Husavik pour les sorties baleines) ? - pour rejoindre la péninsule de Snæfellsness, nous avons prévu 2 haltes pour couper la route qui semble assez longue. Ce n'est peut-être pas nécessaire, ce qui nous permettrait d'ajouter une journée de plus sur une autre étape.
Pour la location de voiture, je suis preneur de vos bons tuyaux. J'ai commencé mais recherches mais je trouve les prix très chers. Si vous connaissez des loueurs locaux, je suis preneurs.
N'hésitez pas, si vous avez des conseils, des tuyaux...à partager. Merci par avance.😉
Qui a fait l'Islande en camping car ? Avec le votre ou une location sur place ? Témoignage budget approximatif pour 15 jours sur place et stationnement / services ...
Merci
Laurence
Merci
Laurence
Bonjour,
C'est avec surprise que je me rends compte que j'ai oublié de faire un petit retour concernant mon voyage à New-York en avril 2018. Ayant eu pas mal d'informations ici, c'est normal de venir partager ce voyage avec vous.
Naissance du projet, préparatifs, ...
Nous sommes une petite famille de deux adultes et trois filles de 3, 7 et bientôt 9 ans à. Pas de grands voyageurs, nous avons rapidement fait maison + enfants!
Du coup, après quelques petits séjours on a pris goût pour les voyages. Le hic, c'est que l'on est à 5 maintenant et que ce n'est pas toujours évident. On a souvent droit au fameux : "Vous partez avec les enfants!? "
Ce voyage n'était pas prévu. A la base, on faisait des économies pour l'ouest américain(...). Hors, il fallait pour bien faire attendre 2020 afin d'avoir assez d'argent pour partir au moins trois semaines et surtout, que la plus petite puisse marcher bien plus que maintenant (5 ans c'est pas mal). → Finalement ce sera pour juillet 2019!
Début septembre, petit coup de pouce niveau finance, je lance (sans savoir pourquoi) l'idée de partir vers NY. Trop envie de partir aux USA et pas envie d'attendre. L'idée séduit madame. Quelques rapides calculs et quelques heures plus tard nous réservions rapidement via Icelandair. Pas plus cher, bonne compagnie et permettant de faire un stop-over en Islande. Mon pays de prédilection et déjà visité en famille en février 2016.
Pour la période, vu la météo chaude en été, on s'est décidé pour le congé de printemps. Ecole oblige.
Par la suite, nous avons réservé une dizaine d'hôtels sur Booking car il est très compliqué de trouver quelque chose pour 5. Heureusement qu'à cet âge ça ne prend pas trop de place (en théorie...). On s'est décidé pour l'hôtel afin de ne pas devoir faire le ménage, à manger et on ne trouvait rien de top en appartement. Louer chez les gens, on a vite compris qu'à cinq avec enfants c'était hors de prix et surtout, très peu de choix.
Etant notre premier voyage hors Europe avec les enfants, nous avons donc fait faire les passeports (budget de +/- 250€) ainsi que les Esta. Nous avons eu quelques "soucis" pour au final en faire 10 au lieu de 5 à cause de petites erreurs.
Au final, tout s'est bien passé! Immigration en 30 minutes....
(NB : numéro national en Belgique = numéro de registre national du verso de la carte).
Pour la suite, réservation en mars d'un pass chez "Build Your Own". C'est madame qui s'en est occupé. Plus ou moins 350€ pour tout le monde avec une journée de bus, les sciences naturelles, le musée des arts et le Top Of The Rock.
Réservation du parking à l'aéroport, de la navette (Van) chez Dial 7 (super top!).
Au niveau hôtel, nous ferons notre séjour au Hampton Inn Grand Central près des Nations Unies. Très bien situé, calme, propre, petit comme partout semble-t-il mais efficace. 2000 dollars TTC du 3 au 9 pour 5 personnes avec Petit-déjeuner. Sans surprise sur le prix final.
A ce stade, on est chaud pour partir à NY!
NB : je ne suis pas photographe et je n'ai pas pris le temps de prendre le temps de les prendre correctement...erreur retenue! 😇
C'est avec surprise que je me rends compte que j'ai oublié de faire un petit retour concernant mon voyage à New-York en avril 2018. Ayant eu pas mal d'informations ici, c'est normal de venir partager ce voyage avec vous.
Naissance du projet, préparatifs, ...
Nous sommes une petite famille de deux adultes et trois filles de 3, 7 et bientôt 9 ans à. Pas de grands voyageurs, nous avons rapidement fait maison + enfants!
Du coup, après quelques petits séjours on a pris goût pour les voyages. Le hic, c'est que l'on est à 5 maintenant et que ce n'est pas toujours évident. On a souvent droit au fameux : "Vous partez avec les enfants!? "
Ce voyage n'était pas prévu. A la base, on faisait des économies pour l'ouest américain(...). Hors, il fallait pour bien faire attendre 2020 afin d'avoir assez d'argent pour partir au moins trois semaines et surtout, que la plus petite puisse marcher bien plus que maintenant (5 ans c'est pas mal). → Finalement ce sera pour juillet 2019!
Début septembre, petit coup de pouce niveau finance, je lance (sans savoir pourquoi) l'idée de partir vers NY. Trop envie de partir aux USA et pas envie d'attendre. L'idée séduit madame. Quelques rapides calculs et quelques heures plus tard nous réservions rapidement via Icelandair. Pas plus cher, bonne compagnie et permettant de faire un stop-over en Islande. Mon pays de prédilection et déjà visité en famille en février 2016.
Pour la période, vu la météo chaude en été, on s'est décidé pour le congé de printemps. Ecole oblige.
Par la suite, nous avons réservé une dizaine d'hôtels sur Booking car il est très compliqué de trouver quelque chose pour 5. Heureusement qu'à cet âge ça ne prend pas trop de place (en théorie...). On s'est décidé pour l'hôtel afin de ne pas devoir faire le ménage, à manger et on ne trouvait rien de top en appartement. Louer chez les gens, on a vite compris qu'à cinq avec enfants c'était hors de prix et surtout, très peu de choix.
Etant notre premier voyage hors Europe avec les enfants, nous avons donc fait faire les passeports (budget de +/- 250€) ainsi que les Esta. Nous avons eu quelques "soucis" pour au final en faire 10 au lieu de 5 à cause de petites erreurs.
Au final, tout s'est bien passé! Immigration en 30 minutes....
(NB : numéro national en Belgique = numéro de registre national du verso de la carte).
Pour la suite, réservation en mars d'un pass chez "Build Your Own". C'est madame qui s'en est occupé. Plus ou moins 350€ pour tout le monde avec une journée de bus, les sciences naturelles, le musée des arts et le Top Of The Rock.
Réservation du parking à l'aéroport, de la navette (Van) chez Dial 7 (super top!).
Au niveau hôtel, nous ferons notre séjour au Hampton Inn Grand Central près des Nations Unies. Très bien situé, calme, propre, petit comme partout semble-t-il mais efficace. 2000 dollars TTC du 3 au 9 pour 5 personnes avec Petit-déjeuner. Sans surprise sur le prix final.
A ce stade, on est chaud pour partir à NY!
NB : je ne suis pas photographe et je n'ai pas pris le temps de prendre le temps de les prendre correctement...erreur retenue! 😇
Bonjour,
Après lecture de nombreux messages, je n’arrive toujours pas à me décider sur un itinéraire de 2 semaines fin juillet. 😠
Nous ne sommes pas de grands marcheurs, mais nous comptons faire quelques balades de 1h ou 2h par jour. Nous aimons prendre notre temps et apprécions de rester 2 ou 3 nuits au même endroit, mais cela est difficile en faisant le tour de l’Islande en 2 semaines !
Malgré que cela ne soit pas dans nos habitudes, je vais réserver les hébergements dès que j’aurai bouclé l’itinéraire afin de gagner du temps et ne pas avoir à chercher tous les jours. Nous pensons faire le tour par la route n°1 sans 4X4. Je vous soumets mon parcours provisoire :
Jour 1 - Arrivée vers 1h du matin Nuit Keflavik
Jour 2 - Location voiture puis le cercle d’or Nuit Selfoss
Jour 3 - Chutes Seljalandsfoss – Skogar – Skogafoss Nuit Vik
Jour 4 - Balade environs de Vik – Reynishverfi – Dryholaey Nuit Vik
Jour 5 – Vik/Skaftafell - 140km– 1h30 Myrdalssandur désert de sable – Klaustur plage de cendre noire –Skaftafell cascade de Svartifoss et balades dans le parc Nuit versSkaftafell
Jour 6 – Skaftafell/Hofn ou Djupivagur ? Lac de Fjallsarson, Jokulsarlo, balade sur le glacier… Nuit Hofn ouDjupivagur ?
Jour 7 – Hofn ou Djupivagur/Egilsstadir (environ 3h) Egilsstadir par la route des fjords Nuit versEgilsstadir
Jour 8 – Egilsstadir/Lac Myvatn Chutes de Litlanesfoss et Hengifoss et route vers le lac Myvatn Nuit versReykjahlid
Jour 9 – Lac Myvath Balades autour du lac Nuit versReykjahlid
Jour 10 – Reykjahlid/Husavik Chutes de Dettifoss – Asbyrgi – Husavik Nuit Husavik
Jour 11 – Husavik/Akuyeri Nuit Akuyeri ou Dalvik ?
Jour 12 - Akuyeri ou Dalvik/Blonduos Péninsule de Vatnsnes Nuit Blonduos
Jour 13 Blonduos/Borganes ou Husafell ou Kéfkavik ? – (Là j’ai des doutes, je ne sais pas trop que prévoir) Nuit vers Borganes Husafell Kéfkavik ?
Aura-t-on assez de temps pour visiter la péninsule de Snaefellsnes ou les environs de Husavik ou opter plus simplement pour la péninsule de Kéflaviket Reykjavik ?
Jour 14 - ?????/Kéflavik Nuit Keflavik
Je prévois 2 nuits à Vik mais peut-être qu’il vaudrait mieux 2 nuits vers Skaftafell ?
J’ai prévu des petites étapes : Husavik, Akuyeri, Blonduos peut-être que je devrais enlever une étape, pour rester 2 nuits vers la péninsule de Snaefellsnes ou les environs Husafell ? Ou bien les conserver car elles permettent de prendre le temps pour visiter ?
Voilà, J’ai de nombreux doutes, et j’espère que vous m’aiderez à y voir plus clair !!!! Donnez-moi vos avis. Merci.
Nous ne sommes pas de grands marcheurs, mais nous comptons faire quelques balades de 1h ou 2h par jour. Nous aimons prendre notre temps et apprécions de rester 2 ou 3 nuits au même endroit, mais cela est difficile en faisant le tour de l’Islande en 2 semaines !
Malgré que cela ne soit pas dans nos habitudes, je vais réserver les hébergements dès que j’aurai bouclé l’itinéraire afin de gagner du temps et ne pas avoir à chercher tous les jours. Nous pensons faire le tour par la route n°1 sans 4X4. Je vous soumets mon parcours provisoire :
Jour 1 - Arrivée vers 1h du matin Nuit Keflavik
Jour 2 - Location voiture puis le cercle d’or Nuit Selfoss
Jour 3 - Chutes Seljalandsfoss – Skogar – Skogafoss Nuit Vik
Jour 4 - Balade environs de Vik – Reynishverfi – Dryholaey Nuit Vik
Jour 5 – Vik/Skaftafell - 140km– 1h30 Myrdalssandur désert de sable – Klaustur plage de cendre noire –Skaftafell cascade de Svartifoss et balades dans le parc Nuit versSkaftafell
Jour 6 – Skaftafell/Hofn ou Djupivagur ? Lac de Fjallsarson, Jokulsarlo, balade sur le glacier… Nuit Hofn ouDjupivagur ?
Jour 7 – Hofn ou Djupivagur/Egilsstadir (environ 3h) Egilsstadir par la route des fjords Nuit versEgilsstadir
Jour 8 – Egilsstadir/Lac Myvatn Chutes de Litlanesfoss et Hengifoss et route vers le lac Myvatn Nuit versReykjahlid
Jour 9 – Lac Myvath Balades autour du lac Nuit versReykjahlid
Jour 10 – Reykjahlid/Husavik Chutes de Dettifoss – Asbyrgi – Husavik Nuit Husavik
Jour 11 – Husavik/Akuyeri Nuit Akuyeri ou Dalvik ?
Jour 12 - Akuyeri ou Dalvik/Blonduos Péninsule de Vatnsnes Nuit Blonduos
Jour 13 Blonduos/Borganes ou Husafell ou Kéfkavik ? – (Là j’ai des doutes, je ne sais pas trop que prévoir) Nuit vers Borganes Husafell Kéfkavik ?
Aura-t-on assez de temps pour visiter la péninsule de Snaefellsnes ou les environs de Husavik ou opter plus simplement pour la péninsule de Kéflaviket Reykjavik ?
Jour 14 - ?????/Kéflavik Nuit Keflavik
Je prévois 2 nuits à Vik mais peut-être qu’il vaudrait mieux 2 nuits vers Skaftafell ?
J’ai prévu des petites étapes : Husavik, Akuyeri, Blonduos peut-être que je devrais enlever une étape, pour rester 2 nuits vers la péninsule de Snaefellsnes ou les environs Husafell ? Ou bien les conserver car elles permettent de prendre le temps pour visiter ?
Voilà, J’ai de nombreux doutes, et j’espère que vous m’aiderez à y voir plus clair !!!! Donnez-moi vos avis. Merci.
Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.
Voici le récit de 28 jours au pays de glace et de feu !
La version accompagnée de toutes les photos et de cartes de tous nos trajets se trouve ici :
sites.google.com/site/fabuleuxvoya...
Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte et à + 🙂
_
Table des matières :
Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208 Double ration de Laki Tout autour de Kirkjubaejarklaustur Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles Du lac Myvatn à Husavik Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville Le mot de la fin _
Présentation
Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.
Néanmoins, l'idée de devoir subir son climat rude et changeant, même en plein été, nous a fait hésiter longtemps.
Mais, cette année, nous sommes prêts à dépasser nos réticences, bien décidés à découvrir enfin les nombreux attraits du pays.
Pour augmenter nos chances d'avoir du beau temps, nous choisissons de partir quatre semaines à partir de fin juin. C'est le début de l'été et les journées sont très longues (pas de nuit). C'est aussi à ce moment-là que les F-roads menant aux Hautes Terres du Centre commencent à être praticables.
Par conséquent, départ le 27 juin et retour le 24 juillet.
Pour nous déplacer partout dans le pays, y compris sur les pistes, nous retenons un 4 x 4 chez Iceland Car Rental.
Dans l'idéal, nous aurions souhaité ne réserver aucun hébergement afin d'adapter notre itinéraire sur place en fonction de la météo. Mais en juillet, c'est la haute saison en Islande, nous avons donc préféré réserver une partie de nos étapes. Pour les nuitées, restantes, nous tenterons de trouver un toit au dernier moment et éventuellement, en dernier ressort, nous pourrons toujours dormir dans notre véhicule choisi suffisamment grand dans ce but.
Notre parcours, très varié, doit nous mener un peu partout en Islande : du Sud au Nord, d'Est en Ouest avec plusieurs incursions au Centre. La durée de notre séjour nous permet de prévoir de petites étapes que nous espérons pouvoir agrémenter de quelques randonnées à la journée… si le temps le permet !
J – 30 : Je commence à surveiller l'ouverture des pistes, plutôt tardive cette année en raison d'un hiver particulièrement long et rude. Parmi celles que nous comptons emprunter durant les premiers jours, les F228, F225 et F206 ont fini par ouvrir quelques jours avant notre départ alors que la F208 est toujours fermée dans sa partie sud. Il faudra se tenir au courant en arrivant !
J – 5 : Je surveille avec anxiété les prévisions météorologiques. Aïe, aïe, aïe…Sur le site islandais de la météo vedur.is, la prédiction à cinq jours n'est pas fameuse. Beaucoup de pluie annoncée pour le jour de notre arrivée et surtout le lendemain. Temps variable pour les jours suivants. Je décide néanmoins de ne pas modifier l'itinéraire, advienne que pourra ! Sur la carte ci-dessous, notre itinéraire définitif :

Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie
J0 : Mercredi 27 juin 2013
Notre vol Icelandair décolle ce soir à 22 h 35 à Roissy avec une arrivée prévue à minuit (heure locale) à Reykjavik.
Impatients de partir, nous sommes les premiers à faire la queue pour le check-in dès 19 heures en compagnie de deux professeures de français islandaises qui nous parlent avec enthousiasme de leur pays. "Vous verrez, nous dit l'une d'elle, vous aimerez l'Islande ! Même sous la pluie, vous aimerez… son air frais, ses grands espaces..." Nous l'espérons de tout cœur !
Durant les trois heures trente de voyage, la climatisation souffle tantôt le froid tantôt le chaud, nous obligeant sans cesse à retirer puis à remettre une épaisseur de vêtement. Est-ce un avant-goût de ce que nous réserve l'Islande, une façon de nous habituer à la différence de température entre l'air frais extérieur et la chaleur des intérieurs islandais ?
A l'approche de l'île, les nuages se teintent de rose sous le soleil de minuit. Nous atterrissons finalement sous un ciel nuageux, mais pas plombé. Il ne pleut pas mais les flaques d'eau sur le tarmac témoignent d'averses sans doute récentes.
Déboussolés par tant de clarté, on se croirait plutôt le matin, prêts à prendre un bon petit déjeuner. Au lieu de cela, il est l'heure d'aller dormir… alors, hep taxi, en route vers la ville voisine de Keflavik et l'hôtel que nous avons réservé.
A l'accueil de l'hôtel… personne ! Au bout de cinq minutes, un réceptionniste décoiffé nous indique que nous ne figurons pas sur sa liste. En étudiant avec attention notre voucher, il nous fait remarquer que c'est à l'hôtel voisin (hôtel Keflavik… tout court) que nous sommes attendus. Heureusement il n'y a qu'une centaine de mètres à parcourir à pied et que dehors il fait aussi clair qu'en plein jour (ou presque) !
Arrivés enfin à bon port, il ne reste qu'à trouver le sommeil, il est presque deux heures du matin et les rideaux n'occultent pas grand chose. Ce ne sera pas facile de le trouver !
J1 : Jeudi 28 juin 2013
Premier matin en Islande : il fait 8° C et … il pleut !
Alors autant s'attarder un peu au buffet du petit déjeuner : un buffet gargantuesque où – en plus des classiques – nous nous régalons de saumon fumé, de sandwichs hawaïens, de gâteaux à la crème et de ces fameux "Matarkistan", des barres céréalières islandaises pour lesquelles Hervé va nous faire écumer tous les supermarchés du pays pour en retrouver. Bref, un petit déjeuner qui restera dans les annales !
A 9 heures, comme prévu, le loueur vient nous livrer notre 4 x 4. Surprise ! Sachant que nous souhaitions pouvoir ponctuellement y dormir, il nous a surclassés. Nous nous retrouvons par conséquent avec un Dodge Durango à la place du Grand Cherokee que nous avions réservé.
Tout automatique et bénéficiant d'un grand espace plat une fois les sièges rabattus, avec ses 11 000 km au compteur et sa carrosserie en parfait état, il pourrait être le véhicule idéal mais une consommation plus importante et une hauteur de garde au sol moindre ne plaident pas en sa faveur. De surcroît, il s'agit d'un 4 x 4 permanent ! Mais bon, on n'a guère d'autre choix alors autant l'adopter et faire avec !
Dans l'immédiat, c'est surtout de bons essuie-glaces dont nous avons besoin car il pleut toujours alors que nous nous dirigeons vers notre premier point d'intérêt de la journée : le champ géothermique de Krisuvik.
La randonnée prévue à cet endroit tombe à l'eau (!) mais s'il fallait attendre le beau temps en Islande, on ne ferait jamais rien. Alors c'est sur une passerelle en bois, sans nous salir les chaussures, que nous promenons au-dessus des marmites de boue colorées nimbées de vapeurs soufrées.
Puis de fil en aiguille nous quittons les planches pour grimper au sommet de la colline. Une bonne idée pour la vue… mais pas pour nos godillots, bientôt alourdis par trois kilos de boue glaiseuse. Glissades assurées dans la descente. !
Heureusement, les Islandais ont tout prévu et sur le parking nous attend un ingénieux système de brosses. Notre véhicule encore tout propre nous en est reconnaissant !
C'est alors le moment d'expérimenter le système de climatisation du Dodge. Le trajet se poursuit, chauffage à fond pour tenter de sécher nos vestes ruisselantes.
Après une cinquantaine de kilomètres à travers des champs de lave à perte de vue, la rivière Ölfusa marque l'entrée dans une région plus agricole émaillée de fermes et de hameaux.
A Selfoss, la plus grande ville du sud de l'Islande (6500 habitants), nous finissons de sécher dans le supermarché Kronan tout en faisant nos courses, et dans l'Intersport voisin nous investissons dans un surpantalon imperméable. Un achat de circonstance vu… qu'il pleut encore !
C'est donc toujours sous les gouttes que nous faisons le tour du lac de cratère Kerid avant de rejoindre deux sites majeurs de l'Islande, Geysir et Gullfoss qui, avec Thingvellir (que nous verrons plus tard au cours du voyage) sont regroupés sous le nom de "Cercle d'or". Hum, "Cercle d'eau" serait sans doute plus approprié… ;-)
Que d'eau, que d'eau, que d'eau : elle tombe du ciel et elle jaillit de la terre aussi, comme à Geysir, la zone géothermique la plus visitée du pays. D'ailleurs, c'est de là que vient le terme de "geyser". Pourtant, la vedette du site n'est pas le Grand Geyser qui ne jaillit plus que 2 ou 3 fois par jour, mais le Strokkur, très régulier. En général, on n'attend pas plus de cinq minutes avant de le voir éructer.
Une bulle d'eau bleue gonfle, gonfle comme le lait sur le feu… Puis explose sous la forme d'une majestueuse colonne de 15 à 30 mètres pour le plus grand plaisir des touristes !
Encore de l'eau à Gullfoss, les plus célèbres et les plus spectaculaires chutes d'eau du pays sous la forme d'une double cascade, haute de 32 mètres, plongeant dans un étroit ravin, créant un véritable mur d'écume dans un vacarme assourdissant ! Impressionnant !
Bien rincés, nous n'aspirons qu'à une chose : vite, vite, nous mettre au sec dans notre hôtel à Fludir. Pourtant, à peine arrivés et malgré toute la pluie prise sur la tête tout au long de la journée, nous ne résistons pas à expérimenter le hot pot dans le jardin : un délicieux bain à 38 ° dans lequel nous oublions les contrariétés météorologiques tout en espérant que demain sera moins… humide !
Distance parcourue dans la journée : 220 km

Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs J2 : Vendredi 29 juin 2013
Dans la nuit, j'ai entendu des trombes d'eau s'abattre sur les toits mais ce matin, bonne nouvelle, il ne pleut pas… du moins pas pour l'instant !
Départ avant 9 heures, ciel nuageux, 8° mais la météo est un peu plus optimiste qu'hier. Croisons les doigts !
Direction la Route 32 qui suit le cours de la Thjorsa, le plus long fleuve d'Islande.
Au bout d'une demi-heure, un premier crochet vers Hjalparfoss, de ravissantes chutes dévalant en une double cascade sur des orgues basaltiques.
En regardant le ciel, ce n'est pas encore le grand beau temps mais on sent comme un frémissement d'éclaircie. Ça tombe bien car quelques kilomètres plus loin nous avons prévu une petite randonnée.
Nous laissons la voiture au parking de la ferme de Stöng sur la F327 pour une balade bucolique entre bouleaux nains et bouquets d'angéliques jusqu'à Gjain, une étrange petite vallée où se succèdent cascades et coulées de lave torsadées.
Le soleil est même de la partie au retour, inondant de lumière la vallée en contrebas.
Mais déjà de gros nuages menaçants progressent inexorablement, nous avons tout juste le temps de rejoindre la voiture avant une grosse averse. Pas trop grave ! Pour l'instant, bien à l'abri derrière notre pare-brise, nous poursuivons vers Haifoss sur la F332.
Arrivés à destination, il reste quelques minutes à patienter dans la voiture avant de voir réapparaître le soleil, nous permettant alors d'admirer les chutes sous un coin de ciel bleu.
En face de nous, la rivière Fossa tombe de 122 mètres depuis le rebord du plateau, creusant un canyon austère aux pentes verdies de mousse.
Encore plus austères les paysages que nous abordons ensuite via la F228 en direction de Veidivötn. Une piste caillouteuse dans un décor de cendre et de lave débouche sur un premier lac d'un bleu céleste.
Mais bientôt le ciel devient aussi noir que la terre, annonçant un orage imminent.
Dans cette ambiance apocalyptique, nous passons les deux gués de la piste avec un peu d'appréhension (mais rien de méchant finalement) en nous hâtant vers Tjarnakot - un hameau regroupant quelques cabanes de pêcheurs.
Arrivés à destination… c'est le déluge ! Mais, encore une fois, il suffit de patienter un peu pour voir le retour de belles éclaircies.
Néanmoins, pas question de randonner ici, il y a un vent terrible qui manque de nous jeter à terre à chacune de nos sorties.
C'est donc en voiture que nous décrivons un grand huit autour des lacs, découvrant un étonnant enchevêtrement d'îles, de presqu'îles, d'isthmes, de cratères et de crêtes à perte de vue.
En zoomant, quelques détails stimulent notre imagination… Ici ces sillons jaunes sur les dépôts de théphra comme autant de larmes coulant dans le lac… Là une publicité pour la marque aux chevrons ou encore un froncement de sourcil de quelque troll ;-)
En tout cas, les curiosités géologiques ne manquent pas. Nous sommes dans un bassin volcanique.
Avec un peu d'imagination, on verrait bien un cachalot surgir de ces marécages pétrifiés !
Dans cet univers fantasmagorique, seul le glissement de quelques cygnes chanteurs sur les eaux paisibles d'un lac apporte un peu de douceur à l'ensemble.
Tout à la contemplation de ces paysages uniques, nous ne retrouvons la civilisation que vers 19 heures en ralliant Hrauneyar, une Guesthouse isolée au pied des hautes terres, à l'entrée de la F26 qui traverse le centre du pays et qui en cette fin juin n'est pas encore ouverte de bout en bout.
En revanche, la F208 dont la partie sud était encore fermée avant notre arrivée en Islande est à présent ouverte. Nous pouvons donc envisager de la prendre dans les prochains jours.
Distance parcourue dans la journée : 205 km

Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208
J3 : Samedi 30 juin 2013
Cinq petits degrés seulement mais 50% de ciel bleu au-dessus de nos têtes, pas de temps à perdre, à 8 h 01 top départ !
Le programme de la journée est encore flou. Ce qui est certain, c'est que nous voulons rejoindre la réserve naturelle du Landmannalaugar et y randonner. Pour le reste, on décidera le moment venu. En tout cas, nous n'avons aucune réservation pour ce soir.
Les 50% de ciel bleu ne résistent pas longtemps à la progression des nuages et c'est sous un ciel couvert que nous nous engageons sur la F225.
Petit à petit, les étendues poussiéreuses, noires comme du charbon, des premiers kilomètres laissent la place à des collines tapissées de mousse vert tendre, égayées par une multitude de petits bouquets roses de silènes acaule.
Puis, l'altitude aidant, les montagnes se parent de zébrures blanches, vestiges d'un hiver long et rigoureux.
Enfin, au bout de deux heures environ, apparaissent les sommets multicolores du Landmannalaugar.
Là, au pied des montagnes, sur un terrain caillouteux, un camping rudimentaire et un refuge autour duquel s'affairent un grand nombre de campeurs, trekkeurs et promeneurs. Bref, une véritable ruche !
Le froid nous saisit en sortant de la voiture. C'est donc bien (trop) couverts que nous nous attaquons immédiatement à la "montagne bleue" ou Blahnukur en islandais.
Pourquoi bleue ? Nous ne tardons pas à le comprendre en prenant un peu de hauteur P419
La montée est raide, en lacets serrés, sur un terrain volcanique instable.
En cours de route, nous sommes photographiés à notre insu ;-) par un jeune couple de Français. Quelques semaines après notre retour, nous aurons la surprise d'apparaître dans leur carnet de voyage.
Au bout d'une heure d'effort, la récompense est au bout du sentier et le panorama grandiose sur les toits de l'Islande. Nous sommes à plus de 900 mètres d'altitude.
L'instant est immortalisé par Nico, à notre demande, cette fois-ci ;-)
De crête en crête, nous pouvons apprécier à loisir tous les détails de ces montagnes colorées avant d'entamer la descente sur quelques névés qui font de la résistance en ce début d'été.
Vers 13 h 30 nous sommes de retour au parking après avoir traversé un gigantesque champ de lave basaltique.
En tout : 3 heures de randonnée et 385 mètres de dénivelé. Une très belle balade, il ne manquait que le soleil !
Autour du refuge, ça grouille toujours de monde. Nous avions envisagé de passer une nuit sur place, mais la météo très moyenne, l'environnement rudimentaire du camping et la surfréquentation des lieux nous font changer d'avis.
Le ciel a l'air beaucoup plus clément au sud. Nous décidons donc, après deux heures de tergiversations, de rejoindre la côte dès ce soir. Direction Kirkjubaejarklaustur (plus simplement Klaustur) par la F208 sud.
Cette piste est réputée être l'une des plus belles d'Islande ! Elle commence par contourner lac Kylingavatn aux reflets magiques. Déroule son ruban de terre entre les méandres des rivières… Se faufile entre les montagnes encore tapissées de neige… Longe ou traverse de nombreux cours d'eau en enchaînant les gués… … tout ça, sous le soleil… youpi !
Mon guide indique à Klaustur un camping sur un joli terrain verdoyant, bien équipé avec cuisine, douches chaudes et laverie. Nous ne cherchons pas d'autre alternative, nous y fonçons illico.
Pour 2 milliers de couronnes, nous posons le Dodge sur un coin de gazon, à côté d'une table de pique-nique, entre un van et une tente. Le soleil brille jusque fort tard, c'est très agréable.
En fin de soirée, nous passons en mode couchage. Toutes les valises sont transférées sur les sièges avant du véhicule. Les banquettes rabattues laissent place à un espace suffisamment long mais pas uniformément plat. Nous étalons nos matelas fins et nos sacs de couchage grand froid. Il n'y a plus qu'à trouver le sommeil. Pas évident sans rideaux et alors qu'il fait jour toute la nuit !
Distance parcourue dans la journée : 180 km

Double ration de Laki J4 : Dimanche 30 juin 2013
Le couchage dans le 4 x 4 a été très inconfortable. Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. Alors ce matin très tôt nous sommes impatients de quitter l'habitacle, déclenchant malencontreusement l'alarme du Dodge, au grand dam de nos voisins de gazon ! A 8 h tout est plié.
Avec 11° et un ciel bleu à 70%, le programme est vite trouvé. Il faut profiter du beau temps pour aller au Laki.
Le Laki est ce volcan (éteint) qui a donné son nom au Lakagigar, une fissure volcanique de 25 kilomètres de long constituée de plus d'une centaine de cratères alignés.
Son éruption en 1783 a été catastrophique pour l'Islande, mais les perturbations météorologiques et les famines qui ont suivi ont affecté toute l'Europe. En France, l'événement aurait été l'un des déclencheurs de la Révolution française.
La piste menant au Laki est la F206. Elle démarre sur la Route 1 puis cahin-caha laisse derrière elle les verts pâturages de la côte pour rejoindre des reliefs tourmentés de cendres et de laves, témoins d'un cataclysme sans précédent. A plusieurs reprises, elle enfourche des rivières à gué.
A notre étonnement, pour un dimanche, pas un seul véhicule croisé ni rattrapé sur tout le parcours, à croire que nous sommes les seuls à avoir fait le choix du Laki ce matin.
Notre étonnement est encore plus grand quand, en arrivant, sur place nous trouvons une corde et un panneau "Closed" empêchant le passage. Personne ! Pas de touristes, pas de gardien, personne ! Nous sommes perplexes.
Bah, puisque nous sommes là, autant faire tomber la corde et accéder au parking. Il est 10 heures. Nous suivons immédiatement les cairns vers le sommet du Laki pour un panorama à 360°.
Malgré un ciel légèrement voilé… Au nord-est, l'étincelante calotte glaciaire du Vatnajökull et devant nous une première série de cratères. A l'ouest, les lacs Lambavatn et Kambavatn. En continuant vers le sud-ouest… la mythique fissure : un chapelet de cratères alignés tels des muffins à la pistache sortant du four ! Craquants sur le dessus et tendres à l'intérieur !
Dire que, de ces cônes se sont échappés, il y a 230 ans, 14 milliards de m3 de lave basaltique et de gaz qui se sont répandus sur 565 km2 !
Au pied du Laki, nous poursuivons nos observations sur un sentier d'interprétation en 13 stations. Une véritable immersion au cœur d'un cratère !
Pendant ce temps, le parking s'est un peu rempli et deux rangers assurent maintenant l'accueil.
Quant à nous, nous quittons le Laki par la F207 (= boucle du Laki), une variante qui passe par le cratère de Tjarnagigur.
Du parking, si l'on se contente d'aller voir le lac de cratère à pied, dix minutes suffisent mais nous optons pour le tour complet du cratère, soit environ une heure trente de déambulation entre laves, prairies humides et neige sculptée.
Puis, pour finir en beauté et alors que le ciel se dégage en cours d'après-midi, Hervé préconise une nouvelle montée (partielle) au Laki, histoire de capter l'alignement sous une meilleure lumière.
Après cette double ration de Laki, nous prenons définitivement le chemin du retour non sans jeter un œil aux chutes Fagrifoss. Dire que si l'on plante le véhicule dans le gué qui précède, c'est là qu'on atterrit ! Ça fait froid dans le dos !
Mais le Dodge assure vaillamment le passage et nous ramène sur la Route 1 vers 18 heures.
Une question reste en suspens : où allons-nous dormir ? Au camping, comme hier ? Pas vraiment enthousiastes, nous tentons quelques hébergements au passage.
Le premier sur notre route, Hundabakkar a l'air très mignon mais est complet. Le deuxième dans le village, l'hôtel Geirland, a bien une disponibilité mais pour demain soir.
Après ces deux échecs, c'est sans grand espoir que nous faisons une dernière tentative à l'hôtel Laki sur la Route 204. Là, nous sommes tout étonnés d'entendre qu'il reste des disponibilités, soit en chambre, soit en cottage. La chambre, nous la trouvons ordinaire pour le prix. En revanche, coup de cœur pour le cottage. Comme nous avons un peu d'avance sur notre planning, nous décidons d'y passer deux nuits.
A retenir : première journée sans pluie !
Distance parcourue dans la journée : 150 km

Tout autour de Kirkjubaejarklaustur J5 : Lundi 1er juillet 2013
Après quelques 750 km déjà parcourus en 4 jours, aujourd'hui on fait relâche mais pas question de ne rien faire, car avec 11 ° et un grand soleil, il faut en profiter au maximum, ça risque de ne pas durer. Sans aller très loin, les alentours de Kirkjubaejarklaustur méritent qu'on s'y attarde.
Revenons d'abord sur son nom imprononçable qui, une fois décortiqué, devient beaucoup plus limpide : Kirkju = église, Baejar = ferme, Klaustur = couvent. Jadis appelé Kirkjubaer, on lui a ajouté le suffixe "klaustur" en 1186, après la fondation d'un couvent de bénédictines.
800 ans après, ces sœurs (systra en islandais) ont largement inspiré l'histoire des sites de la région.
C'est notamment le cas de Systrafoss (la cascade des sœurs) d'où débute notre première randonnée de la journée.
En suivant un petit sentier entre bouleaux nains et géraniums sauvages, nous quittons le village en contrebas et débouchons sur le haut de la falaise.
Là se niche le Systravatn, le lac des sœurs, où dit-on les nonnes se baignaient jadis. Aujourd'hui, c'est un jeune cygne qui y barbote.
Sur le vaste plateau herbeux avec comme seule compagnie quelques moutons, nous nous laissons aller à la contemplation… des méandres de la rivière Skafta aux falaises rocheuses très loin, à l'est !
Au bout d'une heure de flânerie champêtre, la descente digne d'une piste de ski rouge rejoint Kirkjugolf. Rien à voir avec une quelconque pratique sportive (golf) ni même avec le sol d'une vieille église de l'époque des bénédictines (golf = pavé en islandais). Non, il s'agit bien d'une œuvre de la nature, du sommet affleurant d'une structure alvéolaire de 80 m2 de colonnes de basalte, comme aplanies et cimentées par la mousse, au milieu d'une prairie.
Un dernier arrêt à Sjornarfoss pour un ultime conseil sur la suite de la journée (Sjornar = conseil).
Après ces 6 kilomètres et 140 mètres de dénivelé, que faire de mieux qu'une pause déjeuner au soleil, devant notre petit chalet. Pourvu que le beau temps se maintienne !
En début d'après-midi, c'est reparti, cette fois-ci en direction de Fjardrargljufur, encore un nom imprononçable pour un canyon à la beauté étrange et sombre.
Formées de palagonite et entrecoupées de lave et de roches intrusives, les gorges datent de l'ère glaciaire, il y a deux millions d'années
Un sentier longe la rive sud sur deux kilomètres, permettant à plusieurs occasions des vues vertigineuses sur les gorges.
Changement de décor dans les collines de Landbrotsholar, une vaste zone de pseudo-cratères, formés lors de l'éruption du Laki en 1783, quand la lave en fusion se déversa sur ces marécages et que les gaz explosèrent, formant alors ces monticules semblables à des tumulus effondrés.
Nous découvrons, amusés, les spécificités de toute une série de cratères.Certains présentent un fond herbeux, d'autres sont tapissés de mousses et de fleurs, d'autres encore cachent une cavité humide ou sont coiffés d'une drôle de cheminée.
Bref, une heure et demie de balade ludique, le nez dans les cratères, en oubliant que la menace pouvait venir du ciel. Vite, coupons à travers champs (merci le GPS) pour retrouver la voiture in extremis avant l'orage.
Renonçant à capituler devant les éléments, nous tentons une dernière halte à Systrastapi. Au pire, nous nous contenterons de jeter un œil au rocher des deux sœurs, au mieux nous pourrons en faire le tour !
Yes, on a pu en faire le tour et encore mieux… sous un soleil éclatant !
L'imposant rocher des sœurs marque l'emplacement où deux nonnes auraient été exécutées et enterrées pour avoir couché avec le diable.
Le profil d'une des protagonistes est figée dans la pierre alors que la cascade porte encore la griffe du diable !
Une chaîne permet de monter sur le rocher. Moi, je me dégonfle mais eux l'ont fait ! Chapeau !
Sur ce spectacle s'achève notre journée autour de Klaustur, une journée bien remplie qui finit en apothéose avec un superbe arc-en-ciel sur les prés salés islandais et… sur notre cottage.
Distance parcourue dans la journée :

Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal J6 : Mardi 2 juillet 2013
Nous quittons définitivement Klaustur et notre petite maisonnette mais, contrairement à ce que voudrait la logique géographique, pas pour continuer vers l'Est mais pour retourner vers l'Ouest.
En effet, ce soir, nous avons une réservation pour deux nuits à Hrifunes, une guesthouse située au pied de la piste F208 (celle allant au Landmannalaugar), à une quarantaine de km à peine d'ici.
Dans la journée, nous comptons même pousser encore plus à l'ouest, c'est-à-dire jusqu'à Vik d'où j'avais repéré la possibilité de randonner jusqu'au glacier Myrdalsjökull. Avec 90% de ciel bleu et 12 degrés ce matin, c'est le jour idéal pour le faire.
Cinq kilomètres à l'est de Vik, la route 214, une mauvaise piste en terre, quitte la Route circulaire et mène au camping de Thakgil 14 kilomètres plus loin.
Derrière les collines verdoyantes, on commence à entrevoir la calotte glaciaire du Myrdal. Le quatrième plus grand glacier d'Islande couvre 700 km2 et atteint par endroits 750 mètres d'épaisseur. Il abrite sous sa calotte le Katla, un volcan très actif qui connaît en moyenne deux éruptions par siècle. La dernière datant de 1821, les Islandais se préparent à une éruption imminente (en temps géologique). Espérons qu'elle ne soit pas pour aujourd'hui !
Avant de finir en cul-de-sac au camping, la piste vient flirter avec les vastes champs de sable volcanique noir où s'écoulent les eaux de fonte du glacier.
Nous laissons le Dodge près du camping bien que la piste se prolonge en direction du glacier. Les gros 4 x 4 des tour-opérateurs locaux doivent pouvoir l'emprunter. Pour nous, ce sera à pied.
Altitude de départ : 180 mètres
Il fait un temps magnifique et la montée se fait presque sans effort, d'autant qu'un certain nombre de curiosités nous distraient.
Ici, un rhinocéros à la corne menaçante Là, un troll au menton en galoche Ici une flamme torsadée
Là un pluvier doré affairé à protéger son nid !
Au bout de deux heures, nous atteignons les premiers névés… à 600 mètres d'altitude.
Petit à petit, les névés font place à des champs de neige de plus en plus vastes, espacés de quelques pierriers disséminés sur cette immensité blanche comme autant de petits îlots.
A partir de ce moment-là, nous progressons à vue, avec prudence, à la quête d'un lac glaciaire (indiqué par nos sources) en prenant soin de rejoindre un pierrier à chaque occasion.
Ayant l'impression que le lac recherché pouvait se cacher dans le creux visible devant nous, on se hâte dans sa direction.
Mais pour l'instant pas de lac. En revanche, vue spectaculaire sur les langues glaciaires du Myrdalsjökull ! …et sur une cascade éclairée par les couleurs d'un arc-en-ciel !
Altitude d'arrivée : 740 mètres
La quête du lac restera vaine, mais le parcours dans ce cirque glaciaire avec son tapis de neige en dégradés de gris vaut à lui seul le déplacement.
Au retour, derniers gros névés avec la mer à l'horizon ! Les deux sont si proches en Islande ! IG037
La mer, on y court, juste après cette randonnée. En tout : 15 km AR, 5 heures et 560 mètres de dénivelé. Une de nos préférées !
Fin d'après-midi à Vik.
D'abord sur la plage de Reynisdrangur.
Vers l'est, un aperçu de sa longue bande de galets et de sable noir. Vers l'ouest, vue sur les célèbres pitons rocheux.
Ils représentent deux géants, voulant tirer vers la côte un navire à voile. Mais le mauvais temps les a surpris et aussi bien les géants que le bateau ont été pétrifiés !
Puis, dix kilomètres à l'ouest de Vik, au bout de la Route 218, le promontoire rocheux de Dirholaey. Vers l'est, vue sur l'arche naturelle (qu'on devine).
Vers l'ouest, vue sur les falaises de Vik et ses géants de pierre avec, au premier plan, cette imposante colonne de basalte.
Un excellent dîner au Ströndin Bistro vient clore cette très belle journée entre montagne et mer. Arrivée tardive (21 heures) à Hrifunes Guesthouse.
A noter : deuxième journée sans pluie depuis le début de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 215 km

Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara J7 : Mercredi 3 juillet 2013
Même météo qu'hier, 80 % de ciel bleu et… 17 degrés, du jamais vu jusqu'à ce jour !
En attendant le petit déjeuner (servi à partir de 8 heures), une petite balade matinale s'impose sur la propriété de la guesthouse, blottie au creux de vertes collines surplombant l'estuaire de la rivière Kudafljot.
Notre chambre (avec lits twin) se trouve au sous-sol de la maison blanche qui comprend une grande cuisine/salon/salle à manger (à disposition si l'on souhaite se faire à manger), une salle de bains et deux WC que se partagent cinq chambres. Décoration chaleureuse et soignée. Hors saison, cette maison est louée en entier tandis qu'en été, elle est louée "à la découpe".
Les deux maisons rouges abritent d'autres chambres encore, ainsi que la cuisine et la salle à manger où la maitresse de maison nous sert le petit déjeuner et, sur demande, le dîner. Comme dans tous les intérieurs islandais, on se déchausse dans l'entrée.
Nous appréhendions un peu le concept de salle de bains partagée, mais au final - car nous aurons l'occasion de l'expérimenter à plusieurs reprises - tout s'est toujours bien passé. De manière générale en Islande, les chambres sont très petites mais les installations sont neuves, de très bonne qualité et très propres
Après cette petite digression, nous voici prêts pour une nouvelle journée à Vik.
En route, petit arrêt rapide au Laufskalavarda, l'emplacement d'une ancienne ferme où la tradition veut que chaque voyageur dépose une pierre sur les cairns déjà existants afin d'assurer le bon déroulement de son voyage. Je rajoute donc notre petit caillou à l'édifice en formulant le même vœu !
Comme hier, notre première halte a lieu à l'est de Vik où une courte piste mène, côté mer, au pied de Hjörleifshöfdi, un promontoire rocheux de palagonite posé tel une île au bord de l'océan.
En gravissant les 232 mètres de dénivelé qui nous séparent du sommet, nous sommes frappés par le contraste saisissant entre les pentes verdies de lupins et la vaste étendue de sable noir, totalement désertique, aux alentours.
Appelée "sandur" en islandais et dans ce cas particulier, Myrdallssandur, cette morne plaine a été formée par la projection de matériaux provenant du volcan caché sous la calotte glaciaire du Myrdallsjökull.
La balade a également un objectif historique. Au sommet se dressent un tumulus ainsi que la tombe de Hjörleifur, Viking norvégien et deuxième colon à s'être installé en Islande, tué en 875. Je signe le livre d'or !
Tout en poursuivant, nous profitons de la vue qui s'étend depuis le glacier Myrdall jusqu'aux aux falaises de Vik. En étant très attentifs, on devine les pitons rocheux de Vik.
Après avoir longé le bord de la falaise dressée telle une proue de navire échoué sur le sable, nous voilà de retour dans les champs de lupins au bout de deux heures !
Petit aparté à propos de ces plantes : originaires d'Ecosse, elles ont été introduites en Islande pour pallier à l'érosion des sols. Si elles ont effectivement reverdi de vastes zones, elles nuisent désormais à la biodiversité de l'île. Comme les moutons ne les mangent pas en raison de leur goût amer, les lupins prolifèrent et bloquent la lumière aux espèces locales (mousses, lichens).
La région de Vik est tout particulièrement concernée par cette question. Ici la petite église du village cernée de lupins.
Autour de Vik, nous avons déjà vu le bord de mer depuis le centre du village ainsi qu'au bout de la Route 218, il manque l'extrémité de la Route 215 à explorer.
Au lieu-dit Reynisfjara, une plage volcanique noire, des falaises percées de grottes de basalte aux formes torturées et sans doute la meilleure vue à la fois sur les pitons rocheux de Reynisdrangur et sur le promontoire et l'arche de Dirholaye.
Après avoir parcouru les environs de Vik en long, en large et en travers, il nous reste une dernière expérience à faire et puisque nous avons quelques heures devant nous, allons-y ! Où ? A la piscine !
En Islande, chaque petite localité possède son Sundlaug (= piscine chauffée). Vik a donc bien sûr la sienne, chauffée mais en plein air. Après avoir acquitté quelques couronnes, l'accès au bain n'est possible qu'après le passage très réglementé par la douche comme le montre de façon très explicite le panneau à l'entrée. En effet, l'eau des piscines n'est pas chlorée, une hygiène irréprochable est donc demandée aux utilisateurs.
Il fait 10°, un soleil radieux et un ciel (encore) bleu ! Trois bassins sont à la disposition des baigneurs : le premier à 28° pour nager, le deuxième à 37° pour chauffer et le dernier à 40° pour bouillir ! Nous ferons l'impasse sur le dernier mais utiliserons sans modération les deux premiers.
Bien ramollis, le retour à la guesthouse se fait aujourd'hui de bonne heure (18 heures), ce qui nous laisse le temps de faire connaissance avec les autres hôtes : un couple islandais, un couple hollandais, deux couples allemands. C'est toute l'Europe réunie autour de la table pour un dîner traditionnel !
Une soirée sympathique qui fait momentanément oublier la pluie qui a commencé à tomber en début de repas !
Distance parcourue dans la journée : 100 km.

Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon J8 : Jeudi 4 juillet 2013
Notre séjour dans la région de Vik s'achève, nous migrons définitivement vers l'Est mais sans avoir réservé d'hébergement pour la nuit prochaine.
Hum, le bulletin météo n'est guère fameux ce matin : ciel 100% nuageux, pluie et 7 petits degrés seulement.
Dire que nous avons prévu une grande randonnée de 5 à 7 heures dans le parc national de Skaftafell, un projet qui pour l'instant est suspendu aux caprices du ciel. Mais sait-on jamais ?
En effet, en arrivant à l'entrée du parc national de Skaftafell vers 10 heures, les nuages ont l'air d'être un peu moins noirs, les gouttes un peu moins grosses même si l'état du ciel reste très incertain.
Après avoir étudié les différents itinéraires possibles, nous finissons par opter pour les parcours S6 + S5 sur la carte du parc, c'est-à-dire un aller jusqu'à Sjonarnipa Lookout et le retour par Svartifoss.
A 10 h 30, c'est parti. Altitude de départ : 100 mètres
La première partie de la randonnée se fait dans un sous-bois de bouleaux ce qui nous met à l'abri des gouttes tout comme ce lagopède alpin se cachant dans les fourrés.
11 h 30 : A Sjonarnipa Lookout (altitude 320 mètres), grâce à un vent d'Est, le ciel se déchire comme par magie laissant apparaître une trouée de ciel bleu pour la plus grande satisfaction de tous les photographes présents.
Vue spectaculaire sur la langue glaciaire du Skaftafelljökull.
Ce revirement des conditions météo remet en question nos choix initiaux. C'est le moment décisif : soit on revient au point de départ via Svartifoss et en moins d'une heure, la balade est pliée soit on poursuit pour faire un grand tour via Glama. Entre les deux, aucune alternative possible si jamais le temps se dégradait.
A gauche, la facilité, à droite peut-être la galère car on s'engage pour quatre heures au minimum alors s'il devait pleuvoir…! Alors, on y va ou pas ?
En voyant d'autres randonneurs prendre l'option Glama, on finit par céder à la tentation d'un grand tour. Au début, l'ascension est progressive, on a la pêche, tout va bien malgré un ciel de plus en plus menaçant.
Mais bientôt un vent fou latéral vient durcir les conditions.
Je m'accroche à mes bâtons, heureuse d'être lestée par mon sac à dos, sous des rafales de vent qui tentent à chaque instant de me mettre à terre.
Dès que le vent faiblit un peu, nous nous octroyons une petite pause. Un coup de barre… de céréales islandaises… et ça repart ! Laissant certains randonneurs loin derrière, nous atteignons Glama (680 mètres d'altitude) avec brio ! Il est 13 h 30.
Vue sur la coulée de glace s'étirant à nos pieds !
De Glama, le sommet du Kristinartindar (1126 mètres) offre une variante supplémentaire. Une guirlande de petits drapeaux himalayens avertit les éventuels candidats qu'il s'agit là d'un parcours de haute montagne.
Nous laissons par conséquent cette boucle aux marcheurs chevronnés, nous contentant d'admirer la montagne d'en bas sur la traversée d'Ouest en Est entre Glama et Nydrihnaukur (708 mètres)
Le vent chasse les nuages et le soleil darde ses rayons à intervalle régulier, illuminant la vallée de Morsadalur sur le flan Est de notre itinéraire.
En quittant les étendues de lande dénudées, en perdant de l'altitude et en pénétrant dans une zone arbustive plus abritée, nous allons même de tomber la veste.
L'arrivée à Svartifoss se fait en tee-shirt. Devant cette très belle cascade dégringolant sur des orgues basaltiques, il fait si bon et nos pieds sont tellement échauffés que nous ne résistons pas à les plonger dans le torrent.
Retour au parking à 17 heures après une superbe randonnée de 6 heures et demie, 18 km et 1100 mètres de dénivelé cumulé.
Une journée qui est loin d'être terminée puisque nous comptons rallier la lagune de Jökulsarlon, autre incontournable. En plus nous n'avons pas réservé d'hébergement pour ce soir. Ça promet !
Cinquante kilomètres plus à l'est : la fameuse lagune glaciaire dans une ambiance… polaire ! Dire que nous étions en bras de chemise une heure plus tôt, le climat islandais est vraiment imprévisible !
Mais cette grisaille rend la scène encore plus surréaliste : des icebergs d'un bleu lumineux se détachent du glacier à l'arrière-plan, flottent sur la lagune, s'entrechoquent et basculent parfois, puis dérivent inexorablement vers la mer.
Côté océan, ils finissent leur course en beauté. Durant quelques heures, la plage devient une vitrine pour ces œuvres éphémères dignes de Lalique.
Encore plus abstraite… à la Dali !
Fascinés par la beauté de ces sculptures de glace, on y passerait la nuit mais justement, à 19 h 30 il serait temps de se mettre sérieusement à la recherche d'un toit.
Nous décidons de filer directement vers Höfn qui, avec ses 1600 habitants, fait figure de grande ville à l'échelle islandaise. Il y a bien quelques opportunités sur le trajet mais on craint de perdre trop de temps à toutes les passer en revue avec le risque de se faire éconduire.
Néanmoins, une vingtaine de kilomètres avant Höfn, un panneau n'échappe pas à notre attention. "Rooms available" annonce-t-il mais on voit bien que c'est le genre de panneau en place toute l'année et non pas mis à jour quotidiennement.
Sans trop d'espoir, nous tournons malgré tout sur la route 984 en direction du lieu-dit Hoffel et de la guesthouse du même nom. "Sorry, we are fully booked" nous répond la propriétaire. Heureusement, j'ai le réflexe de lui demander si elle savait où nous pourrions trouver une disponibilité.
Un coup de téléphone plus tard, elle nous dirige vers la maison d'une amie : Birkifell Guesthouse qui comporte une cuisine, un salon, une salle de bains que se partagent trois chambres. Deux couples allemands de Leipzig y sont déjà installés. Nous héritons de la dernière chambre, la plus petite avec deux lits twin, mais vu l'heure, on ne va pas faire les difficiles, elle nous conviendra très bien.
Le petit déjeuner se prend sous la forme "make your own breakfast" avec tous les ingrédients fournis (y compris le pain chaud amené à 8 heures le lendemain matin). Petit bonus supplémentaire : le hot pot du hameau est inclus dans le prix.
On a vraiment eu de la chance de trouver si vite et si bien !
Distance parcourue dans la journée : 240 km.

Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte J9 : Vendredi 5 juillet 2013
Alors, que dit la météo ce matin ? Nuages bas, pluie, 11degrés… pas de quoi se réjouir ! Du coup, nous repoussons à 10 heures notre départ, laissant une chance au ciel de pouvoir se découvrir.
Entre temps, la pluie a effectivement faibli. Si randonner est d'ores et déjà exclu, rien n'empêche d'aller jeter un coup d'œil au lac glaciaire du Hoffelsjökull.
La lagune est très belle. Pourtant, à peine avons nous le temps de l'apercevoir qu'elle disparaît dans la brume et sous une pluie battante.
Mais comme en Islande, rien n'est jamais prévisible, voilà qu'en repassant à Hoffel, une brève amélioration va nous permettre de profiter du hot pot (celui compris dans le prix de notre hébergement).
Un cabanon pour se changer, cinq petits bassins ronds (37- 40°) au pied d'un rocher… et c'est le moral qui remonte en flèche ! Même le ciel a l'air moins triste !
Certes il reste couvert alors que nous rejoignons la petite ville de Höfn. Les montagnes à l'arrière-plan sont dans les nuages et le Vatnajökull invisible.
Mais pour l'instant, il ne pleut plus, ce qui nous permet une courte balade entre mer et marécages, derrière le port, l'occasion de nous intéresser à l'avifaune islandaise.
On a été étonnés du nombre d'espèces de canards en Islande, tout particulièrement en mer.
Ici des eiders à duvet.
Là un arlequin plongeur.
Beaucoup d'oiseaux marins aussi. Ici un huîtrier pie.
La météo reste inchangée dans l'après-midi et c'est sous un ciel toujours nuageux que nous continuons notre route vers l'Est, le long d'une côte découpée, battue par les vents et les flots. Un petit air de Bretagne, quoi !
Il est 16 heures quand nous atteignons le petit village de pêcheurs de Djupivogur. Ça tombe bien, c'est l'heure de goûter ou du moins de se réchauffer avec une boisson chaude au Langabud Kaffi.
Depuis Djupivogur, notre destination finale n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau mais comme le Dodge n'est pas encore équipé d'ailes, il faut faire tout le tour du Berufjördur soit une quarantaine de kilomètres encore.
Alors que nous nous enfonçons vers le fond du fjord, les nuages jouent à cache-cache avec les sommets, laissant tour à tour apparaître puis disparaître des reliefs fantomatiques.
Le ciel est toujours gris quand nous arrivons à Berunes Hostel, une auberge de jeunesse (pour gens de tous âges !) où nous avons réservé une cabine… "avec la meilleure vue du coin", nous précise l'aimable gérant.
Pour la vue, il faut se dépêcher car très vite, elle disparaît derrière un rideau de pluie. Heureusement, dans notre cottage bien douillet, nous sommes bien au chaud.
Mais rien qu'en allant du bâtiment principal à notre cabine après le dîner, nous rentrons trempés et toute la nuit durant, la pluie va continuer à tambouriner sur notre toit !
Distance parcourue dans la journée : 180 km.
J10 : Samedi 6 juillet 2013
Pluie encore et toujours au réveil. Pourtant le baromètre indique "change" ! L'espoir est permis !
En attendant, on traîne un peu, en s'attardant au petit déjeuner, en parcourant longuement le net, en étudiant consciencieusement le parcours des jours prochains jusqu'à ce que vers 10 heures quelques rayons diffus arrivent à fendre la couche nuageuse.
Vite, profitons de cette éclaircie momentanée pour reprendre la route !
Notre destination du jour se trouve dans le Mjoifjördur à 135 km seulement. Mais le trajet au gré des fjords (via les Routes 96 et 955) va être le prétexte à nombre de tours et détours. Comme d'habitude, il faudra composer avec l'état du ciel et aujourd'hui avec la force du vent pour improviser des arrêts en conséquence.
Le premier détour est d'ailleurs un coup pour rien : sur la 964, la vallée de Fagridalur est noyée dans la brume, randonner dans ces conditions n'a pas de sens. Poursuivons !
A Breiddalsvik, clic clac, une photo de la plage entre deux gouttes ! Bref, passons !
A Stodvarfjördur, jetons un œil à la collection de minéraux de Petra, un passe-temps amusant mais pas incontournable. Seul avantage : la possibilité de s'abriter de la pluie. Continuons !
A Fakrusfjödur, c'est l'occasion de s'attarder un peu afin de saluer la mémoire des pêcheurs français d'Islande, ceux célébrés dans le roman de Pierre Loti.
Le village a été à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle l'un des principaux ports d'attache des marins français en Islande alors que les campagnes de pêche françaises connaissaient une apogée entre 1880 et 1914. Les dernières goélettes françaises ont gagné Fakrusfjördur jusqu'en 1930.
La mer a exigé un lourd tribut de ces hommes et 49 d'entre eux reposent ici dans ce petit cimetière marin.
Leurs noms sont gravés dans la pierre, accompagnés d'un poème de Cantel. "Elles étaient une centaine, Qui s'en allaient tous les printemps, Au gré des flots, au gré des vents, Là-bas, vers l'Islande lointaine."
Un moment d'émotion dans un décor grandiose magnifié par la brève apparition du soleil.
D'un fjord à l'autre, le spectacle est à la fois permanent et différent au gré du vent apportant son lot d'averses ou d'éclaircies.
Pour sortir apprécier le paysage, il faut veiller à bien retenir les portières de la voiture (le loueur n'a pas manqué de nous avertir), le vent a vite fait de les arracher.
Il vaut mieux être bien couvert aussi, ce mouton l'a bien compris.
A Reydarsfjördur, le fjord le plus controversé depuis qu'une gigantesque aluminerie s'y est installée, notre itinéraire s'écarte de la côte, rentre dans les terres puis une vingtaine de kilomètres plus au nord, se dirige à nouveau vers l'est, sur la 953, en direction de "notre" fjord, le Mjoifjördur où nous avons réservé deux nuits.
Il est déjà 14 h 30, l'heure de nous accorder une pause pique-nique car le trajet jusqu'au bout du fjord est réputé à la fois difficile et pittoresque. La trentaine de kilomètres risquent de nous prendre un certain temps.
Bien que référencée en tant que route – ce qui permet à tout véhicule de l'emprunter – il s'agit bien d'une piste en terre, cahoteuse, grimpant à 600 mètres au dessus du niveau de la mer, flanquée de congères encore bien épaisses pour la saison. Elle n'est praticable que depuis quelques semaines. Au col, la trace laissée par le chasse-neige dans l'épaisseur du manteau neigeux est aussi nette qu'une tranche coupée dans un gâteau glacé.
Alors que la route n'en finit plus de monter, voici enfin la vue de l'autre côté, sur le fjord.
En lacets serrés, palier par palier, tout en suivant le cours d'eau, la piste rejoint ensuite le bord du fjord.
Partout, des eaux tumultueuses dévalent en cascades, creusant des terrasses sur ces falaises verdoyantes.
Enfin, arrivée au niveau de la mer, la route suit la côte jusqu'à Brekkuthorp (Brekka pour faire court) en passant devant cette épave.
Brekka : quelques maisons autour d'un port minuscule, 40 habitants, une école transformée en guesthouse en saison et sur les hauteurs, deux cottages en pin. C'est l'un d'eux que nous avons réservé pour deux nuits.
Entre mer et montagne, sa situation au calme et son aménagement cosy dépassent nos attentes. Nous multiplions les "Whaouh !"
Promis demain, on vous fait visiter car ce soir, nous sommes très occupés… à faire tourner le linge dans la machine, à déguster des moules tout en savourant la vue et à faire une promenade vespérale vers le petit port.
Le ciel relativement dégagé à notre arrivée s'est à nouveau couvert en soirée. Mais à 3 heures du matin, Hervé m'annonce qu'il fait très beau. Alors vivement demain !
Distance parcourue dans la journée : 195 km

Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur J11 : Dimanche 7 juillet 2013
85 % de ciel bleu au-dessus du fjord et malgré un vent assez fort, la promesse d'une très belle journée en perspective !
Vue depuis notre cottage ! (Le vent crée des vagues dans le fjord)
Alors que nous sommes attablés devant notre petit déjeuner (self catering), un randonneur accompagné de son chien est déjà en train de grimper vers les hauteurs derrière notre cabine.
Nous avons prévu nous aussi de randonner mais sans avoir rien réellement planifié.
A l'extrémité de la rive nord du fjord, nous avions repéré qu'un sentier reliait le phare de Dalantagi au hameau de Skalanes. Peut-être une opportunité ?
C'est donc cette direction que nous prenons aussitôt le petit déjeuner avalé.
Les quinze kilomètres de piste jusqu'au deuxième plus ancien phare d'Islande nous dévoilent nombre de cascades et de vallées inattendues.
Mais le sentier envisagé, escaladant des falaises abruptes, nous semble trop périlleux. Alors, changeant notre fusil d'épaule, nous préférons revenir à Brekka pour suivre les traces de notre randonneur matinal.
Le sentier qu'il a pris relie Mjoifjödur au fjord voisin de Seydisfjördur en 18 km aller/retour soit 8 heures de marche.
Vu l'heure (bientôt midi) nous n'avons pas l'ambition de faire l'intégralité du parcours. La gérante de la guesthouse nous a prévenu qu'il restait beaucoup trop de neige en altitude, nous devrions sans doute nous arrêter bien avant le col. Par conséquent, l'objectif consiste tout simplement à monter le plus haut possible, à profiter de la vue puis à revenir.
Après quelques errements au départ dus à une balise mal placée, nous finissons par trouver les piquets aux extrémités rouges délavées qui nous conduisent à travers une lande buissonneuse jusqu'aux premiers névés dans un cirque glaciaire aux allures pyrénéennes.
Altitude : un peu plus de 300 mètres.
Les toutes premières plaques de neige se traversent facilement mais bientôt, la pente devient trop raide, le parcours trop périlleux sur des névés prêts à céder sous nos pas. Il est plus prudent de nous arrêter là, au pied d'une cascade.
C'est pourtant depuis le haut de la falaise que nous voyons dégringoler notre homme et son chien. Randonneur aguerri, connaissant parfaitement le terrain, cet Islandais vient de boucler la randonnée dans son intégralité. Bravo !
Quant à nous, nous profitons de la vue, du soleil, de la douceur avant de retrouver Brekka où entre temps, le vent est complètement tombé.
Et… il n'y pas que le vent qui soit tombé ;-)
Très belle balade (3 heures AR) malgré un petit goût d'inachevé. Ah ! Que j'aurais aimé voir la vue depuis le col sur le fjord voisin ! Une prochaine fois…
En ce milieu d'après-midi, le thermomètre affiche 19 °. Un record… et troisième journée sans pluie depuis le début du voyage !
Fin d'après-midi à profiter de la terrasse et du confort douillet de notre petit chalet !
Distance parcourue dans la journée : 30 km
J12 : Lundi 8 juillet 2013
Nous quittons Brekka sans réservation pour les deux prochaines nuits, ce qui nous donne une petite marge de manœuvre bienvenue à ce stade de notre parcours.
En effet, le bulletin météo laisse apparaître une journée maussade pour aujourd'hui mais une journée exceptionnellement belle pour demain. Or pour atteindre la caldeira d'Askja, situé à 1000 mètres d'altitude au bout d'une piste réputée longue et difficile, il vaut mieux bénéficier des meilleures conditions. Nous reportons par conséquent notre crochet vers Askja d'une journée en improvisant une étape intermédiaire.
Cap sur Borgarfjördur eystri, le plus septentrional des fjords de l'Est.
La météo est fidèle à ce qui avait été annoncé : 9 degrés, ciel couvert, petit crachin !
Nous sommes donc tout étonnés de trouver du soleil plus au nord, dans la baie de Njardhvik à l'entrée du fjord de Borgar.
Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, alors que nous atteignons le petit village de Bakkagerdi, le soleil commence déjà à se voiler.
Il est midi, nous nous mettons immédiatement à la recherche d'un hébergement.
Atfheimar Guesthouse, indiquée par le Lonely Planet comme étant la meilleure adresse, est, sans surprise, complète. En revanche, on nous dirige vers Blabjörg Guesthouse où nous trouvons notre bonheur.
Située dans une ancienne usine à poisson entièrement rénovée, la maison flambant neuve offre 11 chambres se partageant 3 salles de bains, une grande cuisine et une salle de séjour avec télé et WIFI. Petit déjeuner sous la forme "make your own".
Certes, notre chambre n'offre pas la vue sur mer mais en arrivant sans prévenir, il ne faut pas être trop exigeant.
D'ailleurs, nous n'avons pas l'intention de nous attarder dans la chambre, nous partons aussitôt vers la passerelle d'observation de Hafnarholmi, au nord-est du village. Car, si nous sommes venus dans ce fjord du bout du monde, c'est pour eux… pour la colonie de macareux.
Ces fascinants petits oiseaux, au bec coloré en période nuptiale, qui creusent des terriers pour abriter leur famille, nichent en nombre ici (10 000 couples). A la mi-journée, beaucoup sont encore en mer mais on tentera de revenir plus tard.
En attendant et tout en conjurant le ciel gris, nous ne résistons pas à l'envie de randonner. La baie solitaire de Brunavik sera l'objectif de notre après-midi.
Le sentier pentu (365 mètres de dénivelé) monte vers la croupe du Brunavikurskard surmontée par les pentes rhyolitiques du Geitfell.
Le temps de reprendre notre souffle devant cette prairie spongieuse aux airs de bodefal bolivien, nous enchaînons avec une descente encore plus escarpée jusqu'à la baie.
Devant les sommets qui se couvrent sérieusement, Hervé propose de ne pas descendre jusqu'à la plage mais je tiens à poursuivre coûte que coûte. Moralité : mon obstination va nous coûter le retour sous une pluie battante. Pas cool !
Bilan : 4 km en 3 heures aller-retour avec 365 mètres de dénivelé mais aussi… 2 vestes, 2 pantalons, 2 paires de chaussures et de chaussettes… trempés !
Il n'y a plus qu'à rentrer à la guesthouse pour nous sécher et attendre des heures meilleures pour espérer revoir les macareux.
Vers 20 heures, le retour du soleil permet une nouvelle sortie, l'occasion de… - jeter un œil à cette maison traditionnelle - aller revoir les macareux - voir les sommets se parer d'une belle lumière orangée.
La météo confirme pour demain une journée exceptionnellement belle, partout en Islande. Alors Askja, nous voilà…
Distance parcourue dans la journée : 140 km

Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 J13 : Mardi 9 juillet 2013
100 % de ciel bleu, 12 degrés (mais beaucoup plus dans la journée) : à 8 heures nous sommes partis.
Direction Askja en longeant d'abord la rive Est de la rivière Jökulsa jusqu'à la Route 1 puis sa rive Ouest jusqu'à Bru par la 923.
A partir de là, les choses sérieuses commencent. Les photos parlent d'elles même.
Au début, il y encore un peu de vert !
Mais bientôt tout n'est plus que cendre…
Seul le panache de poussière d'un 4 x 4 anime de temps à autre cette étendue lunaire.
Puis, après le pont sur la Kreppa, voilà les interminables champs de lave… couronnés par la "Reine des montagnes", le Herdubreid (1682 mètres) visible à des kilomètres à la ronde.
Presque cinq heures seront nécessaires pour boucler le parcours avec une moyenne dépassant à peine les 30 km/heure. Il est 12 h 30 passées quand nous arrivons au refuge de Dreki, juste à temps pour le pique-nique.
Il fait 22 degrés et les rangerettes arborent leur uniforme d'été : short et petit tee-shirt. On dirait des plagistes !
Mais s'il souffle sur Dreki un air estival, plus haut sur le plateau d'Askja (altitude 1080 mètres), c'est encore l'hiver malgré un soleil radieux.
Les voitures doivent s'arrêter bien avant le parking habituel, la piste n'est pas praticable au-delà et le sentier menant aux lacs Öskjuvatn et Viti reste enfoui sous la neige. Heureusement, des piquets rouges guident le randonneur.
Dire que c'est une étendue de scories noires et rouges qu'il faut traverser habituellement, aujourd'hui c'est un tapis blanc qu'on foule jusqu'au cratère !
Ce sont des raquettes qu'il nous aurait fallu car la progression dans la neige n'est pas des plus aisées.
Allez, un dernier petit effort pour grimper sur la berge et admirer enfin les deux lacs.
Quelques précisions sur leur origine. Le cataclysme qui les a formés est récent, puisqu'il date de 1875. Le volcan projeta alors 2 km3 de téphra avec une violence telle que les débris atteignirent l'Europe continentale (notamment la ville de Stockholm). Les cendres empoisonnèrent quantité d'animaux dans tout le nord du pays. Le volcan n'étant pas éteint, une telle catastrophe pourrait se reproduire.
A l'issue de cette éruption, une chambre magmatique s'effondra, formant un cratère de 11 km2 qui se remplit d'eau pour devenir le lac bleu saphir d'Öskjuvatn (à l'arrière-plan sur la photo), le lac le plus profond d'Islande (220 mètres de profondeur).
Durant cette même éruption, un évent forma le cratère Viti, dont le fond est constitué d'un lac géothermique, aux eaux d'un bleu laiteux.
Le maillot de bains est au fond du sac mais la descente dans le cratère Viti est interdite, car trop glissante. Dommage, on aurait bien aimé tester cette eau sulfureuse à 28 degrés.
Alors il n'y a plus qu'à revenir sur nos pas pour retrouver la voiture après une randonnée de 3 heures.
A l'origine, nous avions émis l'hypothèse de dormir au camping de Dreki mais comme il est 16 h 15, nous avons tout le temps de rallier un endroit moins hostile. Une centaine de kilomètres nous séparent de la Route 1 et l'hébergement le plus proche semble être Grimsstadir. Sur place nous devrions trouver soit une chambre en guesthouse si nous avons de la chance, soit un camping aménagé.
La silhouette de la "Reine des montagnes" nous accompagne à nouveau tout au long de notre trajet sur la F88, se dressant tel un phare guidant le voyageur dans ce désert de dunes et de lave.
Au pied de la montagne la plus chère aux Islandais, ces rochers aux allures seychelloises nous retiennent un court instant avant de continuer par monts et par vaux jusqu'à Grimsstadir.
Alors aurons-nous de la chance ? Et bien oui, sur le pas de sa porte, Sigríður est heureuse de nous annoncer qu'il lui reste une chambre. Si ce n'est pas de la chance, ça ! En plus, cet hébergement est idéalement placé pour ce que nous prévoyons de faire demain.
Les propriétaires nous accueillent véritablement dans leur maison où ils louent en B&B leurs trois chambres. Celle que nous occupons est manifestement celle du couple propriétaire comme en témoignent les photos de famille sur les murs. Idem pour la salle de bains, c'est celle de la famille qui est mise à la disposition des hôtes.
Pour ce faire, Sigridur dort dans le bureau, son mari Bragi sur le divan du salon, leur fille et leur petite-fille dans une caravane à côté de la maison. En saison, toute la famille se sacrifie pour accueillir les touristes.
Fin de soirée à profiter de la terrasse et de la véranda de cette charmante demeure. Seul point noir : les mouches qui, avec l'arrivée de la chaleur, s'agglutinent autour et dans les habitations.
Car il fait toujours aussi beau et chaud. Aux dires des Islandais, c'est leur première vraie journée d'été et pour nous la quatrième journée sans pluie depuis le début du voyage.
Distance parcourue dans la journée : 335 km

Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur J14 : Mercredi 10 juillet 2013
Ciel couvert à 60 % mais déjà 18 degrés de bon matin (et le thermomètre grimpera encore).
Nous prenons congé de nos hôtes à 8 h 30 après un excellent petit déjeuner au cours duquel ils nous livrent quelques bribes de leur vie sur ce rude plateau en commentant des photos de leur maison enfouie sous 4 mètres de neige l'hiver dernier. Impressionnant !
Leur histoire a même fait la une du site Internet du Monde.
En tout cas, leur vaste propriété est très bien placée, tout particulièrement pour nous qui voulons explorer le parc national de Jökulsarglfur (partie Nord du Vatnajökull NP) avant de rejoindre les berges du lac Myvatn où nous avons réservé trois nuits.
Le parc national s'étend de part et d'autre du canyon de la Jökulsa, second plus long fleuve d'Islande.
Il renferme notamment, dans sa partie sud, la cascade de Detifoss, la plus puissante d'Europe. Mesurant 44 mètres de hauteur, elle voit s'écouler… 193 m3 d'eau par seconde ! Les embruns ainsi créés sont visibles à un kilomètre.
Il est possible d'observer la cascade depuis l'une ou l'autre rive. Néanmoins, la rive ouest offre le point de vue le plus large, alors c'est par la route 862 que nous l'abordons.
Sur le sentier menant du parking aux chutes, je suis intriguée par le ronronnement permanent d'un hélicoptère. Des touristes se seraient-ils fait déposer ? Non, bien sûr, c'est tout simplement le vacarme de la chute.
Cherchant un peu de calme sur les hauteurs, ces rochers propices à une réunion de druides nous invitent à quelques instants de méditation !
Puis, après avoir jeté un coup d'œil à Selfoss (une deuxième cascade), nous avançons vers le centre du parc où nous avons prévu de randonner. La route 862 bitumée jusqu'à Detifoss s'est transformée en piste truffée de nids de poule. Une heure pour parcourir les 20 km est une bonne moyenne.
Dans la large palette de possibilités sur l'ensemble du parc, nous avons retenu les parcours en boucle V5 + V6 dans Vesturdalur (9km, 3 heures).
Il est 11 heures quand nous démarrons du parking de Hljóðaklettar. Il fait 26 degrés, c'est le moment ou jamais de troquer le pantalon contre un short.
En surplomb de la tumultueuse Jökulsa, un petit chemin nous conduit jusqu'aux imposantes formations rocheuses de Karl og Kerling, l'homme et la femme en islandais. Je ne résiste pas à l'envie de les voir de plus près.
Selon la légende, ces pitons de basalte représenteraient un couple de trolls pétrifiés par le lever du jour, alors qu'ils regagnaient leur caverne.
En face, Tröllahellir, la grotte des trolls.
En complétant notre parcours par la variante V6, nous poursuivons dans des paysages champêtres à travers un bois de bouleaux nains tapissé de fleurs.
Un cheminement rythmé par le doux murmure d'un ruisseau ou le calme apaisant d'un étang. Encore une bien belle balade !
Cette "zen attitude" va bientôt nous quitter car nous n'avons plus que très peu de carburant. Heureusement au nord du parc se trouve (en principe) une station d'essence. C'est un peu fébriles que nous roulons à l'économie dans la direction d'Asbyrgi, plein nord.
Mais la route 862 prend fin et toujours pas de pompe à essence, sur la 85, pas plus. Ce n'est qu'en tournant finalement sur la 864 que nous la trouvons. Ouf ! Nous voilà sauvés !
Ainsi ravitaillés, nous pouvons poursuivre cette fois sur la rive Est du parc national. Passant très à distance du canyon, cette piste poussiéreuse (qui est pourtant une route) ne devient réellement intéressante que dans sa partie sud, quand elle se rapproche de la gorge à la hauteur de Hafragilfoss et Detifoss.
Hafraglifoss : encore des chutes ? Oui, mais quelles chutes… époustouflantes !
Et nous revoilà à Detifoss, vue de la rive Est… impressionnante aussi !
Ainsi la boucle est bouclée. Il nous reste à rejoindre notre étape sur les rives du lac Myvatn (le lac des mouches) où nous avons réservé trois nuits, mais pour une question de disponibilité, dans deux hébergements différents.
Ce soir, ce sera une nuit à Vogafjos Guesthouse, sur la rive Est du lac. En dépit de l'appellation de "guesthouse", son organisation et ses prix sont plus proches de ceux d'un hôtel. Nous y sommes cependant accueillis de façon très personnalisée par un employé ayant à cœur de nous détailler, plan à l'appui, tous les incontournables de la région. Il y a donc indéniablement matière à occuper deux journées pleines.
Nous nous installons confortablement dans une très grande chambre (configuration rare en Islande) avec salle de bains privée avant un bon dîner dans leur "Cowshed Cafe" qu'une baie vitrée sépare de l'étable de la ferme mitoyenne. Original !
Après deux jours de beau temps, la pluie finit par s'inviter en soirée. Grrr !
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.

Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles J15 : Jeudi 11 juillet 2013
Sur les rives du lac Myvatn… c'est le déluge ce matin et au petit déjeuner le sujet est dans toutes les conversations. Va-t-il seulement y avoir une amélioration dans la journée questionnent les touristes inquiets ? Pas vraiment alors… il faudra faire avec !
Comment ? D'abord repousser l'heure du check out au maximum, en l'occurrence jusqu'à 10 heures.
Ensuite en profiter pour passer un moment à la laverie. Pas de chance, ici on donne son linge à laver chez Daddy's Pizza et on revient le chercher deux heures plus tard.
Un peu de shopping pendant ce temps ? A Reykjhalid, le village voisin (200 habitants), à part la petite supérette, il n'y a rien. Pourtant, c'est ici que nous avons fini par dénicher les fameuses barres de céréales Matarkistan que nous recherchions désespérément dans tous les supermarchés depuis le début de notre voyage. Nous n'avons donc pas perdu notre temps.
Un bain à la piscine ? En plein air ? Avec toute cette eau qui tombe du ciel, non merci !
Une randonnée ? Pas enthousiasmant sous cette pluie diluvienne !
Il nous faudrait un endroit couvert ! Une grotte peut-être ? Justement, il y en a deux, listées dans nos points d'intérêt : Storagja et Grjotagja. Bon, avouons qu'on n'a pas trouvé ça transcendant. Le seul intérêt, c'est que non loin de là, on peut observer un fossé d'effondrement, clairement visible dans le sol. Celui-ci correspond à la frontière entre les plaques eurasienne et américaine, à la limite desquelles se situe l'Islande.
Impressionnantes ces vapeurs s'échappant des entrailles de la terre !
Deux heures se sont ainsi écoulées, il est temps de récupérer notre paquet de linge et comme il pleut toujours, il n'y a rien de mieux à faire que le check in dans notre prochain hôtel. Celui-ci se trouve sur la rive Sud du lac dans le petit hameau de Skutustadir. Nous y avons retenu les deux nuits suivantes.
Il y a moins de 15 kilomètres jusqu'à l'hôtel Gigur, un hôtel de 37 chambres, plutôt prisé par les groupes, principalement de Japonais. Nous emménageons dans une petite chambre avec lits twin (configuration très fréquente en Islande), à la décoration un peu vieillissante mais très bien placé au bord du lac et au pied d'une zone de pseudo-cratères.
Il est 13 heures à peine, le temps est toujours aussi triste alors en attendant, plongeons-nous dans un bon roman de l'Islandais Indridason. Ambiance !
15 heures passées : on dirait que ça s'arrange un peu côté météo, il ne pleut presque plus, vite sortons ! Certes ce n'est pas le grand beau temps mais une courte balade (une petite heure) autour des pseudo-cratères va nous faire le plus grand bien.
Ici aussi, ces phénomènes géologiques ont été formés par des explosions de vapeur provoquées par l'entrée en contact de la lave en fusion avec le lac.
Le ciel laiteux n'étant pas très photogénique, concentrons-nous plutôt sur ce qui se passe au ras du sol.
Côté flore… des véroniques des rochers (Veronica fructicans) et des ? (à identifier)
Côté faune… une famille de canards siffleurs ! Des phalaropes à bec étroit Une sterne arctique
En effet, le lac constitue un excellent terrain d'observation pour les passionnés d'ornithologie.
Après cette petite mise en jambe, la météo étant égale à elle-même, ni pire ni meilleure, nous décidons de rejoindre en voiture le nord-est du lac, riches en sites géothermiques.
Mais 20 kilomètres plus au nord, avec 300 mètres d'altitude supplémentaires, à l'extrémité de la route 863, le site de Krafla est complètement dans "la ouate". On ne voit pas plus loin que le capot de la voiture. Après un rapide coup d'œil au cratère Stora-Viti, hop, demi-tour.
En perdant un peu d'altitude, du côté de Hverir/ Namafjall, nous passons sous la couche nuageuse, c'est sans doute le moment le plus favorable pour explorer cette zone géothermique.
D'abord cantonnés aux sources chaudes et marmites de boue les plus proches du parking par crainte de nous enfoncer dans la glaise collante, nous nous enhardissons peu à peu pour finalement grimper jusqu'au sommet du Namafjall (430 mètres d'altitude) "pour un magnifique panorama" indique notre documentation.
Là-haut, en guise de panorama ce sera… purée de poix !
Mais quand la purée se disloque, elle laisse apparaître une pente aux tons ocres percée de colonnes de vapeur et surmontée d'une cheminée dressée telle une forteresse au-dessus de cette plaine colorée.
La visibilité est même suffisamment bonne pour nous permettre d'assister à l'arrivée d'une interminable caravane de camping-cars. Manifestement, certains n'aiment pas voyager seuls.
Nous, on apprécie la solitude au sommet du Namafjall, mais nos chaussures beaucoup moins ;-) Elles porteront encore pendant quelques jours les stigmates de cette palette de couleurs.
Après cette dure journée côté météo, on aura bien mérité une bonne pizza chez Daddy's ! Il pleut à nouveau en sortant…
Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.

Du lac Myvatn à Husavik J16 : Vendredi 12 juillet 2013
9 degrés et ciel nuageux à 99 % ! Nous sommes bien décidés à profiter immédiatement du 1 % restant.
A 7 h 50, nous démarrons le Dodge. Dix minutes plus tard nous le garons au pied du Vindelgarfjall (altitude 529 mètres). Or il ne reste déjà plus que 0,5 % de ciel bleu et il y a 250 mètres de dénivelé à gravir ! A la course avec les nuages, nous ne sommes pas sûrs de gagner.
En effet, ils enveloppent rapidement la montagne et quand nous arrivons au sommet à 9 h 04, on n'y voit… rien, nada…
Seuls un tas de cailloux et un livre d'or en guise de repères !
Mais un proverbe islandais ne dit-il pas "Si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes…" alors on attend cinq minutes mais rien ne se passe, dix minutes, rien non plus.
J'en profite pour laisser mes impressions dans le livre d'or. Hervé s'occupe à photographier une fleur enveloppée de rosée. Quelle délicatesse !
Quinze minutes se sont maintenant écoulées et la vue est toujours aussi bouchée. Mais alors qu'on s'apprête à redescendre, tout à coup, à la vingtième minute, le miracle islandais se produit.
Tel un mirage, l'étendue du lac Myvatn nous apparaît… d'abord furtivement puis un peu plus nettement !
Mais rien ne dure jamais longtemps ici. Au cours de la descente, la pluie fait son retour et le temps d'arriver à la voiture, le ciel est durablement plombé. C'est un temps à rouler, alors roulons ! Cinquante kilomètres nous séparent de Husavik, au bord de la mer. Peut-être qu'il y fait meilleur !
Meilleur ? Je crois qu'il y fait encore plus mauvais. La pluie pénétrante nous refroidit jusqu'aux os. Seule solution : nous réfugier au café Gamli Baukur pour trouver un peu de chaleur.
Husavik est devenue la destination prisée des amateurs de cétacés. Plusieurs compagnies y organisent des sorties d'observation. Nous hésitons mais finalement le froid, la pluie et l'éventualité de ne pas en voir nous en dissuadent.
A la place de cette excursion, nous préférons continuer encore un peu plus au nord de Husavik, toujours avec l'espoir qu'il y fasse meilleur, mais aussi parce qu'on y trouve des falaises côtières riches en fossiles.
Quelques spécimens, mélanges de coquillages fossilisés et de lignite, retiennent notre attention.
Mais je suis transie de froid. Pour tenter de nous réchauffer, nous faisons quelques pas sur la plage de galets, tout en découvrant des œuvres de la nature, comme vernies par la pluie.
Seul un nouveau passage au café de Husavik (Skuld Cafe, cette fois) nous fera oublier provisoirement le mauvais temps. Pourtant, en ressortant, on a l'impression d'une légère amélioration, ce qui nous permet un petit tour dans le port.
Mais cette amélioration n'est que passagère, la pluie nous accompagne jusqu'à notre retour à Myvatn où… c'est le comble… il fait beau !
Nous passons alors la soirée sur la péninsule de Höfdi et Kalfaströnd où le soleil de cette fin d'après-midi donne une toute autre teinte au lac, ragaillardit les oiseaux et redonne le sourire aux touristes.
Cette journée aura donc mieux fini qu'elle n'a commencé ! Deuxième nuit à l'hôtel Gigur.
Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres
J17 : Samedi 13 juillet 2013
Cette dernière matinée dans la région du lac Myvatn s'annonce plutôt bien. Il fait beau, avec 50 % de ciel bleu et 9 degrés.
Nous avons encore quelques heures à consacrer aux alentours, ce soir nous avons une réservation à Akureyri pour deux nuits.
Nous espérions monter au Hlidrafjall (771mètres) mais malheureusement la piste repérée ne permet pas de s'approcher de la montagne autant qu'on ne l'espérait. Or ce matin, nous n'avons ni le temps ni la motivation pour faire une longue marche d'approche avant l'ascension proprement dite.
Par conséquent, changement de plan afin de retourner du côté de Krafla que nous avions seulement entraperçu il y a deux jours. Aujourd'hui, nous comptons suivre à pied le parcours de Leirhnjukur (5 kilomètres, 1 h 30)
Le Krafla est un volcan central d'un diamètre de 20 kilomètres, caractérisé par un ensemble de fissures s'étendant sur un axe nord-sud et cachant une immense chambre magmatique. Il s'agit d'une zone active, la dernière éruption date de 1984. L'élévation actuelle du sol laisse entrevoir une éruption prochaine, le site est sous surveillance permanente.
Tous les ingrédients sont réunis pour donner l'impression d'être au commencement du monde.
Les merveilleuses couleurs des sources chaudes ! Les vapeurs odorantes des solfatares ! Des fissures béantes ! Des boursouflures brûlantes ! Un brasier rougeoyant ! Un âtre encore chaud ! Un chaudron fumant !
C'est véritablement un site fascinant et c'est sur ces impressions que se termine notre séjour à Myvatn. Le temps ne nous a guère gâtés, mais il a eu un avantage, celui d'éloigner les mouches qui rendent parfois toute sortie insupportable sans filet de protection. On a au moins échappé à ce fléau !
Il est 10 heures. Cap sur Akureyri mais pas sans un petit arrêt à Godafoss afin de mettre la chute des dieux dans la boîte.
Trois heures plus tard, nous arrivons dans le centre d'Akureyri qui, en dépit de ses 17 000 habitants seulement, est pourtant la deuxième plus grande ville du pays. Un petit tour dans la ville avec son église moderne, son centre pavé et ses maisons colorées et son café "Amour" !
Puis une petite balade dans la réserve naturelle de Krossanborgir au milieu des rochers de granit survolés par des mouettes qui poussent les mêmes piaillements que leurs congénères bretonnes.
Nous continuons encore 22 km plus au nord jusqu'à Hjalteyri pour qu'Hervé repère l'endroit où il a rendez-vous demain. Car si nous avons fait étape à Akureyri, c'est pour lui, parce qu'il a l'intention d'expérimenter la plongée en combinaison étanche dans les eaux froides de l'EyjafJördur.
C'est dans une ancienne fabrique de harengs qu'Erlendur Bogason a installé son centre de plongée. Il est le découvreur d'un cône géant de 55 mètres s'élevant du fond de l'océan et crachant de l'eau bouillante, surnommé Strytan, ainsi que de nombreux autres sites répartis sur l'ensemble du fjord qu'il explore depuis plus de 20 ans. Il y a donc de quoi faire !
Après avoir mis au point avec lui les grandes lignes de la journée de demain, il est temps de rallier notre guesthouse située au sud de la ville, dans le hameau de Leifsstadir, dans une grande maison où nous avons réservé une chambre avec salle de bains privée.
C'est sans doute l'une des plus grandes chambres que nous ayons eue en Islande.
Pour le dîner, nous préférons sortir. A Akureyri, il y a l'embarras du choix mais en nous fiant au guide LP, nous choisissons Bautinn, un bon choix effectivement !
Après plusieurs journées bien arrosées, cette journée sans pluie a été bienvenue, c'est la cinquième depuis le début de notre séjour.
Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres.

Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur J18 : Dimanche 14 juillet 2013
Nous avons fait lever notre hôte plus tôt que d'habitude afin de nous servir le petit déjeuner dès 7 heures au lieu de 8. Hervé doit effectivement être sur son lieu de plongée à 8 h 15, or il se trouve à 30 kilomètres de notre hébergement et il faut traverser toute la ville d'Akureyri.
Mais à cette heure-là et a fortiori un dimanche, il n'y a guère de circulation, nous sommes même en avance.
Il fait 8 degrés, le ciel est couvert au dessus du fjord mais au large il fait beau. Le tout est de savoir qui des nuages ou du ciel dégagé aura le dessus.
Hervé est un peu anxieux. Après une initiation de deux heures en fosse à Paris avant de partir, c'est la première fois qu'il plonge en combinaison étanche en mer.
Un peu fébrile, il enfile plusieurs couches successives (caleçon, sous-pull, chaussettes et chaussons en laine) avant de rajouter une sorte de grenouillère. Par dessus l'ensemble, il ajuste l'ultime combinaison dans laquelle il ressemble à un véritable Bibendum.
Avec son bonnet rouge… un petit air de Cousteau !
Je le laisse ensuite entre les mains d'Erlendur en prévoyant d'être de retour vers 15 heures.
Deux plongées successives sont prévues, dont une à proximité de la petite île de Hrisey en compagnie d'une équipe de chercheurs californiens chargés d'étudier la qualité des eaux des fameuses résurgences.
Quant à moi, je monte sur les hauteurs de Kjarnaskogur et pendant que le linge tourne dans le lave-linge du camping, je me promène dans les bois… pendant que le loup n'y est pas !
Puis j'en profite pour refaire une beauté au Dodge. Il faut savoir qu'en Islande, on peut laver gratuitement son véhicule dans toutes les stations service. Je lui offre en plus pour quelques couronnes un nettoyage intérieur. Il brille maintenant comme un sou neuf ! Mais jusqu'à quand ?
Avec toutes ces occupations je n'ai pas vu le temps passer. Il est déjà l'heure d'aller récupérer mon plongeur. Alors comment cela s'est-il passé ?
Je lui laisse la parole :
Après une remontrée de tout le fjord jusqu'à la pointe Nord de l'île de Hrisey, heureusement par mer d'huile, nous voici ancrés à quelques encablures de la côte.
La combinaison qui s'avérait inconfortable sur terre devient un véritable carcan une fois immergée. Tous les mouvements demandent un effort et les amplitudes sont très limitées.
L'insufflation d'air dans la tenue pour permettre l'équilibrage aggrave encore la situation qui devient difficilement gérable d'autant qu'il s'agit d'une plongée très peu profonde et qu'il faut en permanence rééquilibrer.
Bref, les difficultés techniques ont rendu cette première plongée en océan arctique moins agréable que prévu.
Heureusement qu'Erlendur ne me quitte jamais très longtemps, toujours prompt à m'aider car je n'ai manifestement pas assez de lest malgré les 18 kg de plombs accrochés un peu partout sur ma combinaison.
Pour ce qui est du fond, il se compose d'algues rouges et vertes, d'éponges et d'étoiles de mer et ce pour quoi nous venus ici : des résurgences d'eau chaude dissimulées dans des failles.
Les chercheurs introduisent des sondes dans les failles et recueillent des échantillons d'eau pour étude ultérieure.
Au bout d'une demi-heure et après avoir eu mon premier essoufflement sous l'eau après quarante ans de plongée, Erlendur me ramène à la surface en laissant les chercheurs terminer leur travail.
Nous rentrons à la base sur un océan agité. J'ai le mal de mer.
Une fois à terre, tout va mieux ! C'est aussi l'heure du déjeuner. Erlendur nous sert une soupe maison et nous fait goûter de la truite fumée au crottin de cheval. Délicieux !
Finalement nous annulons la deuxième plongée.
Par conséquent, quand je le rejoins à 15 heures, Hervé m'attend déjà depuis plusieurs heures. Mais loin de s'ennuyer, il en a profité pour visiter la salle d'exposition qu'Erlendur est en train d'aménager. Il a ensuite assisté, dans un local voisin, aux répétitions d'un groupe musical pop très connu en Islande.
Pour ne pas rester sur une expérience inachevée, Erlendur lui propose une nouvelle plongée demain matin.
Dans cette perspective, nous réfléchissons immédiatement à une modification d'itinéraire pour les jours prochains. Au lieu du trajet Akureyri-Laugafell-Varmahlid par les pistes F821 et F752, nous improvisons une étape moins longue (Hervé risque d'être fatigué après sa plongée) en passant au nord par la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). De toute façon, la météo ne sera pas au top alors c'est sans regrets que nous abandonnons ce crochet vers les hautes terres.
Une fois le parcours défini, nous poursuivons l'après-midi au soleil à la terrasse d'un café avant de déambuler entre les parterres fleuris du jardin botanique.
Bien que le ciel soit resté couvert en matinée, c'était encore une journée sans pluie, la sixième depuis le début de notre séjour.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres
J19 : Lundi 15 juillet 2013
Nouveau réveil matinal et petit-déjeuner à 7 h 30. A 8 h 15, Hervé a rendez-vous avec Erlendur dans le centre-ville d'Akureyri, ce qui m'évite d'avoir à faire le trajet jusqu'au centre de plongée.
Le temps est maussade : 9 degrés et ciel couvert à 99 %. Le 1 % restant ne résistera pas longtemps, un petit crachin islandais va bientôt arroser le fjord.
Je reste alors confortablement installée dans ma chambre à surfer sur Internet avant de fermer les valises et de rejoindre le centre de plongée vers 10 h 30.
A 11 heures précises, le bateau pneumatique rentre au port. Mon plongeur de mari a l'air d'avoir le sourire !
Alors, raconte…
Cette fois-ci, je suis en compagnie d'une jeune plongeuse allemande et d'un plongeur tchèque.
Suite à l'expérience d'hier, je rectifie le lest ce qui me permet d'être beaucoup plus à l'aise et du même coup me réconcilie avec les combinaisons étanches.
L'eau est verte, il fait assez sombre à 15 mètres de profondeur, rendant les prises de vue d'une qualité médiocre. Le flash est impossible à cause du phytoplancton très dense.
Comme promis les poissons loups sont au rendez-vous, escortés par d'innombrables morues toujours en mouvement
Malgré leur aspect patibulaire et leurs dents proéminentes de carnassiers, ce sont des animaux inoffensifs qui vous regardent dans les yeux en attendant leur récompense.
Erlendur a prévu des coquillages, sortes de palourdes géantes que l'on trouve dans la région. Il nous expliquera par la suite que ces mollusques qui ont une croissance extrêmement lente sont probablement les animaux qui ont la plus longue durée de vie sur terre. Les plus gros spécimens ont plus de 200 ans !
Nous nous régalons du spectacle. En faisant le tour d'un massif rocheux, d'autres poissons loups viennent encore à notre rencontre et éclipsent tous les autres habitants des lieux.
Au bout de 50 minutes, c'est avec regrets que nous finissons par remonter à la surface où nous attendent des mouettes bien rangées autour du bateau.
Pour couronner le tout, sur le chemin du retour, notre embarcation croise la route d'une baleine à bosse. Nous sommes comblés !
Après cette belle expérience, nous continuons notre voyage vers d'autres horizons, en l'occurrence vers le Skagafjördur en faisant le tour de la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). Il est presque midi.
Pour ce soir, nous avons fait une réservation de dernière minute sur Internet à Hofsstadir Guesthouse. Quant au trajet, nous ne savons pas trop ce qu'il nous réserve, l'ayant lui aussi décidé tout récemment.
Sous une petite pluie intermittente, le parcours suit le plus souvent la côte, très découpée, nous dévoilant ici ou là :
… des falaises abruptes d'où dévalent des cascades bien fournies, … un phare orange fraîchement repeint, … des fonds de fjords sauvages, … une mer émaillée d'îlots (ici Malmey), … des villages de pêcheurs isolés (Dalvik, Olafsfjördur, Siglufjödur…) dont le plus mignon est sans aucun doute le dernier.
Siglufjördur (1280 habitants) au bord d'un superbe fjord, petit port de pêche naguère prospère, aujourd'hui petite localité paisible où il fait bon faire s'arrêter pour nos capuccino et expresso quotidiens.
Néanmoins, afin de réduire l'isolement de ces villages, la route passe à trois reprises par des tunnels. Le plus long (7 km) entre Olafsfjördur et Siglufjördur date de fin 2010 seulement. Avant, le trajet par les montagnes faisait plus de 50 km, il a été réduit à 15 km grâce à cet aménagement.
Le premier tunnel (3 km) entre Dalvik et Olafsfjördur est lui tout particulièrement impressionnant car très peu éclairé, très étroit, à une voie de circulation seulement. En cas de véhicule en sens inverse, il faut anticiper et se ranger dans des emplacements régulièrement prévus à cet effet. Alors que sur les routes islandaises, le trafic routier est dans l'ensemble très light, ici comme un fait exprès, il y a du monde !
Avec tous ces fjords à contourner et ces tunnels à traverser, il est 15 h 30 quand nous arrivons à destination à Hoffstadir, une jolie guesthouse qui a l'air toute neuve, dominant le delta marécageux du Skagafjördur.
Notre chambre avec lits twin et salle de bains privée n'a pas de vue sur l'estuaire mais donne côté opposé sur le parking et la montagne. En réservant en dernière minute, on ne peut pas tout avoir. Elle est cependant très agréable.
Le ciel est toujours couvert mais bonne nouvelle, il ne pleut plus, on va pouvoir se dégourdir les jambes : d'abord à travers champs et pâturages le long de la rivière puis jusqu'à la petite église perdue au milieu de nulle part, en tout près de 4,5 kilomètres.
A l'heure du dîner, le restaurant de la guesthouse est tout indiqué. Il prône une cuisine "slow food" à base de produits frais issus des fermes et des ports voisins. Le service semble lui aussi slow. En fait, le serveur nous a tout bonnement oublié, ce qui nous permet de contempler à loisir l'estuaire maintenant éclairé par le soleil.
Malgré cette attente, le dîner est à la hauteur, un réel plaisir pour les yeux et les papilles. Et pour se faire pardonner, on nous offrira le vin !
Fin de soirée à fignoler l'itinéraire de demain qui prévoit une nouvelle traversée des hautes terres par la route 35. Espérons que le soleil apparu tardivement aujourd'hui voudra bien nous accompagner tout au long de la journée !
Distance parcourue dans la journée : 190 kilomètres

Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll J20 : Mardi 16 juillet 2013
Grrr ! Ciel 100 % nuageux et malgré les 11 degrés affichés par le thermomètre, ce ne sont pas les meilleures conditions pour traverser les hautes terres, la vue risque d'être limitée. Mais puisque l'hébergement est réservé…
En effet, j'ai réussi à retenir il y a seulement deux jours une hutte à Kerlingarfjöll, un site parmi les plus spectaculaires du pays.
On y accède par la 35, une piste anciennement classée F mais requalifiée "route" depuis que des ponts enjambent tous les fleuves sur son parcours. Elle n'est en revanche pas bitumée, donc interdite aux berlines de location malgré son statut. Longue de 200 kilomètres, elle traverse les déserts centraux depuis les environs de Blönduos jusqu'à Gulfoss en grimpant jusqu'à 700 mètres d'altitude.
A 9 h 20, nous quittons Hofsstadir sous la grisaille. La couche nuageuse est basse, accrochée entre 200 et 500 mètres.
Dans ce contexte, au fil de notre avancée, les paysages apparaissent ou disparaissent au gré de l'altitude et avec elle, c'est notre moral qui grimpe ou qui chute selon le cas. A chaque fois qu'une légère amélioration se dessine, elle est immédiatement suivie d'un nouveau passage dans le brouillard sous une pluie fine.
Le désert semble plus hostile que jamais. On comprend alors mieux pourquoi cette région n'a été découverte qu'à partir du milieu du XIXème siècle puis véritablement explorée de façon approfondie qu'à partir de 1941.
Seuls quelques hors-la-loi en avaient fait leur domaine, trouvant dans ces vallées isolées un abri sûr. Leur souvenir hante encore certains lieux, notamment Hveravellir, première étape sur notre traversée des Highlands, que nous atteignons au bout de deux heures.
A 622 mètres, ce site géothermique fort prisé est aujourd'hui relativement épargné par les nuages et avec un peu de patience, on y verra même poindre une petite éclaircie.
Nous passons vite fait à côté des sources chaudes les plus proches et les plus convoitées (la Blahver, d'un bleu brillant, la Raudhver, d'un rouge brique et l'Öskurholhver qui émet un jet constant de vapeur) pour nous éloigner un peu jusqu'à l'Eyvindurhver, la source d'Eyvindur, éponyme d'un célèbre hors-la-loi qui se serait caché sur ces terres.
Sur un petit monticule se trouvent les ruines d'un abri où il se serait terré avec sa femme Halla. La mémoire collective islandaise continue à transmettre de nombreux récits relatant sa capacité à survivre dans des conditions extrêmes, sans se laisser rattraper par ses poursuivants.
Si sa cachette était sûre, la butte lui permettait sans doute aussi de surveiller efficacement les alentours. En tout cas, on y jouit d'une belle vue sur le désert et les colonnes de vapeur au loin.
Hveravellir possède également un magnifique bassin artificiel chauffé. Mais avec ce temps mitigé, personne n'a l'air tenté. Nous, non plus… alors poursuivons en direction de Kerlingarfjöll.
Situé à 700 mètres d'altitude au bout de la piste F347, le site abrite un refuge, un camping et quelques chalets et huttes au pied d'un massif réunissant une activité géothermique et des formations géologiques étonnantes.
C'est une de ces huttes que nous avons réservée. Bien qu'équipée d'une salle de bains privée, elle est vraiment rudimentaire pour le prix d'un hébergement… de luxe. Bref, un rapport qualité prix déplorable.
Espérons néanmoins que le site en vaille la peine ! Pressés de le savoir, nous prenons immédiatement la piste nous conduisant dans les hauteurs vers "la vallée aux fumerolles".
Depuis le parking, nous suivons, tels des funambules, une crête en dévers sur un sol détrempé et collant dans lequel nos chaussures s'enfoncent jusqu'à la cheville.
Le ciel hésite entre grisaille et éclaircie. Les volutes de vapeur s'échappant des vallons alentour contribuent encore à donner à l'ensemble un air mystérieux.
Un petit pont de bois marque l'entrée de cette vallée aux merveilles et comme dans la chanson d'Yves Duteil, "il ne tient plus guère que par un grand mystère et deux piquets tout droits".
Le soleil a réussi à avoir le dessus (en tout cas, momentanément) et ajoute à la magie des lieux.
Plus on avance, plus on a l'impression de se promener dans un four chaud où cuisent plein de bonnes choses : des petits pains dorés, des brioches blondes, des biscuits marbrés et des moelleux au chocolat.
Là, c'est nettement une charlotte juste démoulée dont on distingue parfaitement la rangée de biscuits à la cuillère.
Même les sommets ont l'air recouverts d'une bonne couche de nappage !
On aurait bien poursuivi notre quête dans cette vallée généreuse, mais les éléments vont vite briser notre délire gourmand. Une bonne pluie va doucher notre enthousiasme et nous ramènera, tout ruisselants et plus vite que prévu, dans notre hutte.
En tout cas, Kerlingarfjöll, avec ses paysages à nuls autres pareils, est assurément un de nos coups de cœur !
La journée se termine par une petite soirée conviviale dans la salle commune du refuge/camping remplie à 95 % de Français (principalement des campeurs) où chacun tente patiemment de faire chauffer sa gamelle pour un dîner bien mérité. Dehors un vent glacial balaie les hautes terres !
Distance parcourue dans la journée : 185 km.

De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) J21 : Mercredi 17 juillet 2013
Brrr, avec 6 degrés à peine, de la pluie et un temps complètement bouché, la journée s'annonce encore médiocre !
Dans ces conditions, ce n'est pas la peine de s'attarder à Kerlingarfjöll. Il vaut mieux s'avancer autant que possible afin de se rapprocher des fjords de l'Ouest, avec l'objectif d'arriver à Latrabjarg demain soir. Nous n'avons pas de réservation pour la nuit prochaine ni pour les quatre nuits suivantes. Cela nous donne une plus grande liberté d'organisation mais aussi un peu d'incertitude. Ce soir, nous devrions donc être au bord de la mer mais où ?
En attendant, cap au Sud en continuant la route 35.
Surprise ! Dès que nous passons au-dessous des 500 mètres d'altitude, le plafond nuageux se disloque par endroits et laisse apparaître à l'horizon de belles éclaircies. La journée s'annoncerait-t-elle moins maussade que prévu ?
Déjà au loin scintillent les eaux bleues pâles du lac Hvitavatn et le soleil éclaire les pentes noires des pitons alentour, rehaussant la couleur vert fluo des traînées de mousse sur leurs flancs.
Ce beau temps inespéré nous incite à pousser jusqu'au bout de la 35 afin de revoir la cascade de Gullfoss sous le soleil. Ensuite nous reviendrons sur nos pas pour prendre la F338 vers l'ouest.
C'est vrai qu'elle a une toute autre allure sous le soleil et mérite bien son nom de "cascade d'or".
C'est indiscutablement notre cascade préférée !
Après ce petit détour et un léger retour en arrière, nous nous dirigeons définitivement vers l'Ouest en empruntant la F338, une piste quasi rectiligne construite pour l'entretien d'une ligne à haute tension et appelée Linuvegur (vegur = route, linu = ligne). Longue d'une cinquantaine de kilomètres, c'est une voie très rugueuse réservée aux 4 x 4 en raison de deux gués à franchir dès le début. Il nous faudra deux bonnes heures pour la parcourir.
Malgré la présence des pylônes, cet itinéraire va nous réserver d'heureuses surprises.
Après les premiers kilomètres verdis de lupins, la piste traverse une étendue plus austère, plus dépouillée, plus lunaire alors qu'à l'arrière plan, un pic rocheux perce à travers l'étincelante calotte glaciaire du Langjökull.
Manifestement ici aussi la terre porte les stigmates d'une explosion volcanique d'ampleur comme en témoignent un peu partout ces roches éparpillées, torturées, fracturées.
Seules les mousses et quelques rares bouquets de silène arrivent à coloniser et à égayer cet univers minéral !
Un univers complètement inhabité si ce n'est par les trolls comme on peut l'imaginer en observant les traces de cette longue chevelure d'ébène se déployant sur les flancs du mont Hlödufell.
A moins que les occupantes des lieux ne soient ces pieuvres géantes jaillies des entrailles de la terre !
Quand les motifs géologiques finissent par se faire plus rares, le parcours devient un peu plus monotone. A défaut de compter les moutons, nous nous mettons alors à compter les pylônes et comme ils sont tous numérotés, en arrivant au 500ème, nous savons que nous avons atteint le carrefour avec la route 550.
Au croisement, un refuge de secours tombe plutôt bien. Il est 12 h 30, l'heure du casse-croûte alors si on pouvait se mettre à l'abri du vent... Dans le petit local, nous trouvons même un peu de vinaigre balsamique pour assaisonner notre salade. Toutes les zones isolées d'Islande sont équipées de ce type de refuge où un minimum vital est à disposition pour attendre les secours.
Le trajet se poursuit en remontant la vallée de Kaldidalur sur la route 550 (non bitumée) jusqu'à Husafell. Serpentant au pied d'une série de glaciers, la piste est très belle aussi mais moins remarquable que la précédente. Nous avons largement préféré la Linuvegur.
Au sortir de la petite localité de Husafell, deux séries de chutes (encore !) vont nous donner un prétexte pour une courte halte : Barnafoss, la "chute des enfants" (car des enfants y ont chuté) et Hraunfossar (la chute de lave).
La plus étonnante des deux est celle de Hraufossar avec ses innombrables filets d'eau jaillissant d'une multitude de failles sur un kilomètre et demi.
Un intermède bienvenu alors que nous sommes en route depuis six heures. Pourtant nous ne comptons pas en rester là, nous voulons continuer encore pendant quelques heures en direction de la route 60.
Les paysages sont maintenant plus doux, plus verts, plus agricoles et régulièrement ponctués de colonnes de vapeur témoignant de la présence d'une source chaude autour de laquelle se regroupent une ferme ou un hameau. Une énergie à portée de main !
Mais cette douceur de vivre ne saurait faire oublier ce qui se trame sous la chaussée ! Cratère en formation sur une route islandaise ;-)
Vers 17 heures, on en a plein les roues et en arrivant à la hauteur de Budardalur, on décide de s'y poser. Peu importe que le village et sa seule guesthouse – Dalakot Gueshouse- soient sans charme, il n'est plus question d'aller plus loin.
Après un petit tour en bord de mer (il fait 16 degrés), nous nous attablons au restaurant de la guesthouse qui, ce soir, ne sert que de la pizza. Ça nous convient parfaitement. Mais comme nous sommes dans un trou perdu, la carte n'est qu'en islandais. Nous nous amusons alors à en faire la traduction pour le plus grand plaisir de la patronne et pour les futurs touristes français qui passeraient par là.
On a ainsi appris que… ostur = fromage, skinka = jambon, laukur = oignon sveppir = champignon, olifur = olive, kjuklinkur = poulet
Distance parcourue dans la journée : 285 km

Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg J22 : Jeudi 18 juillet 2013
"It's a beautiful day" susurre la radio de bon matin. Pourtant, pour l'instant, c'est loin d'être gagné, le ciel est couvert à 100 %, il fait 9 degrés. La seule bonne nouvelle, c'est qu'il ne pleut pas… en tout cas, pas encore !
Ce soir, nous comptons être à la pointe la plus occidentale de l'Islande, au bord des falaises de Latrabjarg. Nous n'avons aucune réservation.
280 kilomètres nous séparent de notre destination finale alors à 8 heures, nous sommes déjà en route.
Devant nous défilent des prairies bien vertes, encadrées de falaises rocheuses aux faux airs de mesas américaines.
Les péninsules de l'Ouest sont des régions excentrées et isolées. Le trafic routier s'en ressent : pas une seule voiture croisée pendant les deux premières heures. Beaucoup de gens préfèrent le ferry pour se rendre dans cette région reculée.
Les seuls à nous regarder passer, ce sont les chevaux dans leur enclos et les moutons en liberté, toujours prêts à traverser devant nos roues.
La route 60 tournicote de fjord en fjord. Il n'y a pas un souffle de vent et l'océan a pris des allures de lac où se reflètent les flancs des montagnes environnantes.
Mais pour gagner du temps, la route saute parfois d'une rive à l'autre grâce à une digue, évitant ainsi un long détour jusqu'au fond de chaque bras. Si c'est déjà le cas du Gilsfjördur, à terme, plusieurs autres fjords seront ainsi enjambés, ce qui permettra le désenclavement de la région. Des travaux titanesques sont en cours. En témoigne la taille des véhicules de chantier !
A Flokalundur, nous quittons la 60 pour la 62 puis, après avoir longé la rive Ouest du lac Vatnsdalsvatn à la recherche de canards rares (sans succès), nous poursuivons jusqu'au carrefour avec la 612.
Ici nous sommes accueillis par un froid de canard et par un vent à décoiffer les moutons alors que nous apprêtons à jeter un œil à l'épave rouillée du Gardar.
La proue avec ses deux yeux tristes a l'air de faire la moue… un peu comme nous qui, avec ce froid, sommes obligés de pique-niquer dans la voiture, coincés entre le volant et la boîte de vitesse.
"Its a beautiful day" disait la chanson ? A la mi-journée, ce n'est pas encore gagné !
Et plus on avance vers l'Ouest, plus le temps se dégrade : nuages bas, brouillard et crachin persistants accompagnent notre arrivée dans la péninsule de Latrabjarg vers 14 h 30.
Avant toute chose, il est primordial de trouver un hébergement, il n'y en a pas légion dans le coin. Pourtant, à l'entrée de la péninsule, au lieu dit Hnjotur, la première guesthouse sur notre route – Hnjotur Guesthouse - affiche "rooms available" et en moins de deux, nous avons une chambre.
Le patron nous propose une prestation avec ou sans draps fournis. Comme nous avons trimballé nos sacs de couchage depuis le début, autant qu'ils servent enfin. Ce sera donc l'hébergement le moins cher de notre séjour mais pas le plus propre. Mais en n'étant pas trop regardants, c'est une bonne affaire. Cuisine et salle de bains partagées.
Une fois l'esprit tranquille, nous pouvons consacrer notre après-midi à la rencontre avec les macareux. Les falaises qui les abritent sont encore à plus de 20 kilomètres, au bout d'une piste étroite rasant par endroits le flanc de la montagne.
Malgré une bruine persistante et un brouillard tenace, les oiseaux sont au rendez-vous. On peut vraiment les approcher de très près (moins d'un mètre), on pourrait même les toucher si une ligne blanche tracée au sol ne nous tenait à distance raisonnable. Dans ce cas, la météo n'a pas réellement d'importance.
Pris au jeu, nous n'hésitons pas à longer toute la falaise sur un kilomètre mais en réalité les premiers oiseaux ne sont qu'à quelques pas du parking.
Alors était-ce une belle journée ? En voyant la mine réjouie des touristes, on peut le penser.
En tout cas, nous avons passé une excellente après-midi en compagnie de ces adorables oiseaux et fait l'une de nos expériences les plus réjouissantes en Islande, alors peu importe que la pluie redouble d'intensité et tombe à verse toute la soirée et toute la nuit.
Il ne faut parfois pas grand chose pour être heureux !
Distance parcourue dans la journée : 315 kilomètres
J23 : Vendredi 19 juillet 2013
Côté météo, ça ne s'arrange pas : il a plu toute la nuit et il continue encore à pleuvoir par intermittence en ce tout début de matinée.
A 8 heures, nous nous apprêtons à refaire en sens inverse le même trajet qu'hier. Nous sommes effectivement venus jusqu'ici uniquement pour les macareux et n'avons pas l'intention d'explorer davantage les fjords de l'Ouest. De toute manière, le temps a l'air encore plus pourri au nord. Espérons qu'en retournant vers le sud, nous trouverons des cieux plus cléments.
Nous voulions malgré tout commencer par une petite variante en poursuivant la 62 via Patreksfjördur puis la 63 jusqu'aux chutes de Dynjandi avant de refermer la boucle à Flokalundur. Mais les éléments vont contrarier nos projets.
Pourtant, tout commence par une timide éclaircie sur le fjord en quittant Hnjotur.
Une note d'espoir qui motive un premier détour jusqu'à Raudisandur que le guide LP décrit comme "une belle plage aux teintes rougeâtres, un lieu paisible, d'une beauté exceptionnelle". Elle est certes paisible mais noyée dans le brouillard, sa teinte tire plutôt sur le jaunâtre. Dans ces conditions, difficile de l'apprécier à sa juste valeur. Seule la jolie petite église noire nous console d'être venus jusqu'ici.
La suite n'est guère plus engageante. La route 62 – en réalité une piste en terre étroite, frôlant le bord de mer – devient si glissante et si dangereuse sous la pluie et dans le brouillard que nous finissons par abandonner l'idée d'aller jusqu'aux chutes de Dynjandi.
Au carrefour entre la 62 et la 60, nous repiquons immédiatement vers Flokalundur où nous entrevoyons du mieux au point de chausser nos boots dans le but de randonner dans la vallée de Surtrabrangil (fossiles) mais à peine avons nous fait trois pas que la pluie redouble. Nous jetons l'éponge !
Même trouver un bon café relève de l'impossible : dans celui de Brjanslaekur où se sont entassés tous les touristes attendant le ferry, ça ne sent pas la rose et dans le suivant, on ne sert que du jus de chaussettes.
Tant pis, dans ces conditions, on continue à rouler, il n'y a rien d'autre à faire, en dehors d'un nouveau pique-nique dans la voiture, or je déteste manger dans la voiture !
Enfin, après 14 heures, voilà qu'on entrevoit le premier rayon de soleil et comme par miracle, après Brjarkarlundur, la route est sèche. Le moral remonte en flèche.
Et si on restait par là ? J'avais repéré un hébergement et surveillé ses disponibilités : Vogur Country Lodge, isolé au fin fond de la péninsule de Fellströnd. Nous devrions y trouver notre bonheur.
Nous jetons alors nos dernières forces dans le trajet pour y parvenir, car il est encore à plus de 35 kilomètres de la route principale. D'ailleurs, il n'est pas évident à trouver, aucun panneau ne l'indique depuis la route et en arrivant sur place, nous sommes d'abord entrés dans une maison particulière avant de le trouver juste derrière.
C'est un hôtel flambant neuf, réouvert seulement depuis janvier 2013 après une rénovation complète. Nous avons la chance de tomber à la fois sur une grande et belle chambre mais en plus, avec une très belle vue.
Une juste récompense après une journée difficile !
Bien requinqués par cette excellente trouvaille et par une météo qui s'arrange un peu, nous passons la fin de l'après-midi sur la presqu'île de Dagverdarnes à marcher à vue au bord de l'eau, admirant au loin la péninsule de Snaefellsnes précédée par tout un chapelet d'îles et d'îlots.
Les contrariétés météorologiques de la matinée sont alors oubliées et elles le seront définitivement devant l'excellent filet d'agneau servi au restaurant du lodge. Un des nos meilleurs dîners en Islande !
Tout est bien qui finit bien !
Distance parcourue dans la journée : 380 km = notre étape la plus longue !

Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi J24 : Samedi 20 juillet 2013
Nous sommes si bien au Vogur Country Lodge que nous nous accordons volontiers une grasse matinée jusqu'à 8 h 30 et démarrons seulement une heure plus tard.
Direction le nord de la péninsule de Snaefellsnes, une région dominée par le célèbre glacier du Snaefellsjökull, immortalisé dans le "Voyage au centre de la Terre" de Jules Verne.
Nous n'avons pas de réservation pour ce soir mais quelques projets de visite et/ou de randonnée pour la journée, du moins si la météo nous le permet. En fonction de ce qu'il nous sera possible de faire, nous déciderons du lieu d'hébergement.
Au fait, comment est le ciel ce matin ? Couvert… pour ne pas changer, mais sans pluie… si ça peut nous consoler.
Il n'y a pas de vent non plus, ce qui fait qu'en arrivant à Stykkisholmur à midi, nous sommes tout étonnés de la douceur ambiante (12/14 degrés) nous permettant rapidement d'ôter nos vestes, ce qui n'était pas arrivé depuis des lustres.
Sous un rayon de soleil, le village et son petit port nous font bonne impression et c'est le cœur plein d'entrain que nous gravissons la colline menant au phare de Sugandisey d'où la vue porte sur toute la bourgade.
Sur les hauteurs de la ville, parmi les maisons typiquement marines se détache la silhouette futuriste de l'église. Intrigués, nous allons la voir de près. Son intérieur est étonnant : sobre et clair, il invite au recueillement pendant que l'orgue monumental diffuse ses sonorités chaudes.
En sortant de l'église, il fait toujours aussi doux et c'est enfin l'occasion d'apprécier un pique-nique en plein air, dans une clairière.
Profitons également de ce temps clément pour randonner. Le site de Selvellir a retenu notre attention, c'est une randonnée sans chemin et sans balisage, tiré du guide Rother. Les seuls éléments en notre possession sont les coordonnées du point de destination. L'ouvrage nous vante "un véritable eldorado pour le photographe" au milieu "de rochers de tuff bizarres".
Soit nous n'avons pas atteint le bon site, soit sa photogénie est toute relative. En tout cas, l'endroit atteint ne nous a pas fait l'effet escompté. Pas de rochers remarquables, juste une belle vue… mais surtout plein de mouches envahissantes !
Bref, pas vraiment de chance, cette fois !
Mais plus de chance une heure plus tard en atteignant le village de Hellisandur où arrivés sans réservation à 17 heures, nous prenons la dernière chambre de l'hôtel du même nom – Hellisandur Hotel - une grande chambre avec salle de bains privée, certes au rez-de-chaussée mais il ne faut pas trop en demander.
En revanche, moins de chance avec la météo car à peine arrivés, il se met à pleuvoir tout ce qu'il peut. Décidément, l'Islande n'a pas l'air d'avoir de déficit de ses nappes phréatiques !
Distance parcourue dans la journée : 225 kilomètres
J25 : Dimanche 21 juillet 2013
Aujourd'hui, nous poursuivons notre tour de la péninsule de Snaefellsnes. Nous n'avons pas de réservation pour ce soir. Tout dépendra de ce que nous pourrons faire dans la journée.
A ce propos…
Le vent s'est levé dans la nuit et continue à souffler très fort en ce début de matinée. Il a disloqué les nuages, donnant 30 % de ciel bleu. Manque de chance, notre trajet nous dirige vers les 70 % nuageux et aussitôt partis, la pluie se rajoute au vent.
Au début, ce n'est qu'une petite bruine qui ne nous empêche pas de profiter de la belle plage de Skarsvik et de son lagon bleu turquoise. Ah, si l'eau était chaude, ce serait un sacré spot !
Mais les gouttes s'intensifient et arrivés devant le phare de Svortuloft, nous nous contentons de le photographier depuis la voiture.
Devant celui de Öndverdarnes, nous prenons notre courage à deux mains pour faire un saut jusqu'aux falaises. Bilan : pour quinze minutes de sortie… trempés jusqu'à la moelle, si bien qu'en arrivant à Dritvik, je reste gentiment dans la voiture et envoie Hervé en éclaireur.
Alors ? Il me persuade d'en sortir pour aller admirer l'arche rocheuse, soupeser les pierres de levage et constater les dégâts d'un ancien naufrage.
Nos vestes sont dégoulinantes au retour et nous nous jurons de ne plus quitter la voiture avant qu'elles n'aient séché.
Mais quelques kilomètres plus loin, une nouvelle curiosité aura raison de notre sagesse. Nous enfilons nos vestes trempées afin de voir si les colonnes de pierre de Londrangar surgissent de terre ou des flots.
Ils surgissent bien de terre en bord de mer !
Nous nous engouffrons vite dans la voiture, chauffage à fond, jusqu'au point d'intérêt suivant.
A Arnarstapi, nous étions décidés à ne pas aller plus loin que l'arche rocheuse de Gatklettur, mais d'une colonne rocheuse à l'autre, sous une pluie pénétrante et contre un vent de face, nous nous laissons porter par l'ambiance tempétueuse pour finalement longer toute la falaise jusqu'au petit port.
Le guide LP a raison de préciser que cette balade est encore plus fascinante sous la pluie mais on aurait quand même préféré la faire sous le soleil J
Après un capuccino brûlant, reprenons la route. Dire qu'il y a quelque part au dessus de nos têtes, une couronne glaciaire dont on n'aura pas vu la couleur. A peine si l'on distingue la forme des reliefs !
Un profil féminin? Sans doute celui d'une belle Islandaise.
Nous laissons tomber Budir et sa fameuse église noire mais plus loin, à Ytri-Tunga, impossible de renoncer à l'observation des phoques.
La pluie a momentanément cessé mais atteindre ces veaux de mer se mérite. Il faut se tordre les pieds sur une plage envahie de rochers recouverts d'algues glissantes avant d'apercevoir une petite colonie de quelques sept individus.
La pluie redouble encore d'intensité. Pour nous remonter le moral, au carrefour des routes 54 et 56, nous nous empiffrons d'une portion de frites et d'une glace.
Puis, tout à coup et comme souvent en Islande, à la sortie de la péninsule de Snaefellsnes, le temps s'améliore peu à peu et à l'approche de Borgarnes, le soleil prend le dessus. On n'osait plus y croire !
Nous décidons donc de chercher un hébergement dans cette petite ville. D'après notre documentation, Bjarg Guesthouse serait le meilleur choix. Mais elle est fully booked. Dommage car l'endroit est mignon et sa propriétaire très serviable. Pour nous venir en aide, elle passe plusieurs coups de téléphone avant de nous trouver une disponibilité à l'hôtel Hamar, à 3 kilomètres du centre-ville. Encore mieux (nous le réaliserons plus tard), elle négocie pour nous un bon prix ainsi que l'inclusion du petit déjeuner.
L'hôtel Hamar fait partie de la chaîne Icelandair : il est impeccable avec de grandes chambres très claires. Nous sommes encore bien tombés !
Avec ce beau temps inespéré, vite, il faut improviser une petite randonnée. Après quelques clics sur Internet, nous repérons Hafnarfjall. Nous n'avons pas l'ambition d'atteindre le sommet (850 mètres d'altitude, 750 mètres de dénivelé) d'une part parce qu'il est dans les nuages et d'autre part parce qu'il est déjà 18 heures quand nous démarrons. Nous nous contentons d'une montée raide dans un pierrier pendant une heure afin de savourer les vues sur le fjord et sur Borgarnes sous un soleil radieux.
Ça fait du bien au moral et ça nous réconcilie avec l'Islande ! Mais ce beau temps durera-t-il ? La réponse… demain ;-)
Distance parcourue dans la journée : 205 km

Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik J26 : Lundi 22 juillet 2013
Alors le ciel ? Bouché, désespérément bouché… et il bruine en plus, alors qu'il faisait tellement beau hier soir. C'est rageant !
Notre dernière étape doit nous mener à Reykjavik où nous avons réservé un appartement en plein centre-ville pour deux nuits. Mais on espérait faire une dernière visite ou mieux une dernière randonnée avant de rejoindre la capitale.
Bon, dans ces conditions, le plan A – la cascade de Glymur, parcours difficile sur rochers glissants - on oublie ! Le plan B – la vallée d'Hengill à Hverargerdi, 4 heures de randonnée avec baignade dans une rivière chaude – aussi !
Le plan C semble offrir le meilleur compromis : dans le parc national de Thingvellir, on peut trouver de petites balades sur des sentiers bien tracés, voire bitumés. Au pire, on pourrait juste s'arrêter aux points de vue, du moins s'il y a de la vue, car rien n'est moins sûr au moment où nous prenons la route dans un brouillard à couper au couteau.
A Akranes, contourner le fjord par la route 47 ne sert à rien, prenons directement le tunnel.
A sa sortie, le ciel a l'air de vouloir s'éclaircir mais dès que nous tournons vers l'est en direction de Thingvellir, nous retrouvons la purée de poix.
A Thingvellir, haut lieu de l'histoire islandaise mais aussi haut lieu du tourisme en cars, le parking est bondé, la foule se presse au point de vue où l'on ne voit… strictement rien. Mais les mouches, elles, sont à la fête avec tout ce monde.
Pour les Islandais, Thingvellir représente le lieu où les Vikings fondèrent le premier parlement démocratique en 930 et celui où fut proclamée l'indépendance de l'Islande en 1944.
En tant que touristes, nous sommes surtout impressionnés par le cadre, une immense vallée d'effondrement causée par l'écartement des plaques eurasienne et nord-américaine.
La grande faille d'Almannagja (7,7 kilomètres de long sur 40 mètres de large) a un petit air de mur des Lamentations, la verdure en plus et la ferveur en moins.
En dehors d'Almannagja, le parc est truffé d'autres failles, plus petites où la brume et l'eau jouent avec les reflets des amas rocheux !
Soudain, Hervé réalise que la plongée se pratique ici dans la faille de Silfra. On se met alors immédiatement à la recherche du lieu. Nous ne tardons pas à trouver les minibus des clubs de plongée. Malheureusement, pour le jour même, l'activité n'est pas envisageable, les plongées se terminant déjà pour les différents groupes. Dommage qu'on n'ait pas anticipé, mais il réussit à prendre un rendez-vous pour demain avec picking up depuis notre hébergement dans le centre-ville de Reykjavik.
Les nuages se sont un peu levés entre temps, il ne crachote plus et alors que nous nous dirigeons à présent d'un bon pas vers la cascade d'Öxararfoss, nous laissons tomber vestes et polaires. Un bon point !
Les mouches ne nous laissent pas de répit à l'aller mais curieusement au retour elles abandonnent la partie. Le sens du vent, sans doute !
A la sortie du parc national, au bord d'un lac, une chouette table de pique-nique nous tend les bras mais impossible d'y déjeuner, c'est un véritable meeting de mouches.
Alors direction Reykjavik où le temps s'améliore un peu. C'est même sous un petit rayon de soleil que nous finissons nos dernières provisions dans un parc de la ville.
Trouver notre appartement relève ensuite du casse-tête, le centre-ville n'est qu'une succession de rues en impasse ou en sens unique. Après avoir fait trois fois le tour, nous tombons enfin sur le 86/94 Laugavegur où nous avons rendez-vous avec Arnar le propriétaire, entre 15 et 16 heures.
Au quatrième étage d'un immeuble en plein centre-ville, nous prenons possession d'un deux pièces de 67 m2, lumineux et confortable, où nous nous sentons immédiatement comme chez nous. Pendant ce temps, le Dodge est récupéré par le loueur au pied de l'immeuble. Tout est OK.
Après avoir pris nos repères, fait quelques courses pour notre dîner, nous sortons vers 20 h 30 (alors que le soleil vient enfin de triompher des nuages) pour un grand tour à pied par le centre jusqu'au port et au tout nouveau centre de concerts et de conférences.
Baptisé Harpa et inauguré en août 2011, l'édifice très design est posé tel un vaisseau au bord de l'océan, à l'entrée du port.
Sur 60 000 mètres carrés et 43 mètres de haut, il abrite 4 salles principales dont la plus grande peut accueillir jusqu'à 1800 personnes assises, des boutiques et des restaurants. Sa construction s'est étalée de 2007 à 2011. Resté en suspens suite à la crise financière de 2008, le chantier a été repris par les autorités locales et le bâtiment achevé en 2011 pour un budget total avoisinant les 170 millions d'euros.
Sa réalisation a suscité bon nombre de controverses et de polémiques, à l'image de ce qu'en dit l'auteur Arnaldur Indridason dans un de ses romans "La muraille de lave" : "...cette salle de concert gigantesque qui… était un exemple criant et risible de l'égo surdimensionné d'une petite nation".
Imaginée par l'architecte danois d'origine islandaise Olafur Elliasson, sa façade est composée d'une infinité de polyèdres de verre, de formes toutes différentes, évoquant la structure alvéolaire des colonnes de basalte typiquement islandaises.
Une œuvre résolument moderne qui, selon les mots de l'artiste, travaille et magnifie la lumière de Reykjavik : étonnant !
A deux pas de là, une autre œuvre artistique célèbre symbolise, elle, l'histoire et le passé de Reykjavik. Conçu par le sculpteur islandais Jon Gunnar Arnason, "Solfar" ou le Voyageur du Soleil évoque la charpente d'un navire de guerre viking.
Nous terminons là notre balade vespérale alors que le ciel rougeoie à l'horizon, laissant deviner en cette fin du mois de juillet le retour progressif de la nuit. Il est 22 h 30. Le soleil se couchera à 23 h 02.
Distance parcourue dans la journée : 145 km. Distance totale : 5 000 km.

De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville J27 : Mardi 23 juillet 2013
Réveil matinal sous un grand et beau soleil. Hourrah !
Hervé a rendez-vous à 8 heures avec "Scuba Iceland Dive Team". Direction Thingvellir et plus particulièrement la faille de Silfra.
Je le laisse commenter sa matinée :
"C'est une charmante monitrice qui me conduit à Silfra et me guide dans nos deux plongées. Il n'y a pas d'autres plongeurs avec nous. Avantage énorme d'avoir choisi un club à taille humaine… une plongée en binôme et en plus, nous serons les tout premiers sur place.
Je me retrouve à nouveau emballé dans les couches successives de la combinaison étanche avec des plombs un peu partout.
Nous parcourons les quelques mètres séparant le parking encore vide de l'échelle de mise à l'eau. Puis c'est la descente dans une faille remplie d'eau d'une limpidité hallucinante que les photographies ne rendent pas complètement. Cela me rappelle les Cénotes mexicains.
Quel changement après l'expérience de l'océan Arctique !
L'équilibrage doit être parfait pour ne pas toucher le fond, ce qui soulèverait un nuage de particules, d'où l'intérêt d'être les premiers.
Les couleurs sont incroyables. Les bleus sont d'une profondeur inouïe et les algues vertes semblent fluorescentes.
Nous évoluons dans plusieurs bassins de profondeurs variables avec entre eux des passages qui frôlent la surface.
La balade dans ces paysages uniques dure environ trente minutes puis c'est déjà la sortie… quelques centaines de mètres plus loin.
Le retour est pénible avec 40 kg d'équipement sur le dos.
Sans se changer, nous nous reposons trois quarts d'heure avant la deuxième plongée, en partageant quelques friandises tout en échangeant nos expériences sous-marines.
Les autres clubs arrivent entre temps mais nous arrivons à les doubler in extremis sur l'échelle de mise à l'eau et sommes une nouvelle fois les premiers dans l'eau.
L'itinéraire est un peu différent avec davantage de hauts-fonds où les verts et les bleus se côtoient et se disputent la vedette.
Je n'ai pas vu de faune mais il existerait quelques rares petits poissons.
Cette deuxième plongée dure également trente minutes. Le retour est encore plus pénible à cause des mouches qui se sont réveillées et nous harcèlent sans relâche.
C'est avec des couleurs plein les yeux que je fais le retour vers Reykjavik. Au total, ce fut une expérience magique que je conseille vivement à tout plongeur visitant l'Islande.
Les mêmes parcours en apnée avec une simple combinaison raviront les amateurs pas trop frileux.
Hervé est de retour en fin de matinée. Sa bouille réjouie ne fait pas de doute sur son degré de satisfaction.
Quant à moi, j'ai fait pendant ce temps un premier repérage dans le centre-ville avant d'y retourner ensemble dans l'après-midi.
Il fait un temps merveilleux. Tout le monde est dehors, à déambuler dans les rues piétonnes, à déjeuner en terrasse, à pique-niquer dans les squares, à prendre le soleil dans les parcs et les jardins, à pédaler au bord de l'océan.
Bref, l'Islande revit, les Islandaises arborent leurs petites robes d'été, les enfants sont en culottes courtes, les touristes en bras de chemise et nous, on profite d'une de nos plus belles journées pour…
… jeter un œil à la cathédrale, Hallgrimskirkja, flanquée de hautes colonnes de béton symbolisant les colonnes de basalte si emblématique de l'Islande. Sa construction a duré 34 ans (1940 à 1971)
… contempler les sculptures dans le jardin du musée Einar Jonsson, le plus grand sculpteur d'Islande
… nourrir les oiseaux au bord du lac Tjörnin, au cœur de la ville
… nous remémorer tous les bons moments de notre voyage autour du plan en relief exposé à la mairie
… avant de clore la journée et notre voyage par un très bon repas au Sjavargrillid (Seafood Grill) où l'on aurait presque pu dîner en terrasse tellement il fait bon en cette dernière soirée.
Après plusieurs jours de grisaille, cette très belle journée va nous laisser une impression positive et c'est avec ce souvenir-là que nous quittons l'île de glace et de feu le lendemain.
A Paris, c'est la canicule. En passant de 15 à 35 degrés, nous regrettons vite l'air vif et frais de l'Islande !

Le mot de la fin
Impressions générales "Vous verrez, vous allez aimer l'Islande… même sous la pluie…" nous avaient dit deux Islandaises rencontrées à Roissy au moment de notre départ.
Alors, qu'en est-il ?
A vrai dire, immédiatement après notre retour, notre impression a été plutôt mitigée. Nous étions un peu las après deux semaines sur quatre de grisaille quasi permanente et seulement 7 jours sans pluie sur l'ensemble du voyage.
Par conséquent, il a fallu "digérer" un peu le voyage, laisser reposer la destination, revoir les photos, construire le récit pour en retrouver le meilleur et n'en garder que les bons côtés.
Certes, sur 28 jours, nous avons eu 7 jours sans pluie, seulement. Mais les belles journées ne se sont pas limitées pas à ces sept-là, il y en a eu beaucoup d'autres où de belles éclaircies se sont développées entre les averses. La première quinzaine a été majoritairement ensoleillée et durant la deuxième quinzaine, le soleil est parfois apparu au bon moment, juste à temps pour nous faire apprécier un site.
En étant très optimiste, on peut même considérer que chaque jour, nous avons pu bénéficié de quelques heures de beau temps ou du moins de quelques heures d'amélioration. Dans ce cas, on arrive presque à 100 % de taux de satisfaction. En tout cas, nous avons fait en sorte de profiter du meilleur de chaque jour.
Serions-nous partants pour y retourner ? En ayant sillonné le pays en long en large et en travers pendant un mois, la destination ne sera sans doute pas une priorité dans les prochaines années. Néanmoins, un court séjour en hiver nous plairait bien pour voir des aurores boréales et les paysages islandais sous la neige et la glace. Les cascades de Gullfoss ou de Dettifoss prises dans les glaces doivent être spectaculaires.
Nos coups de cœur !
C'est simple, ils sont directement liés aux conditions météo dans lesquelles on les a abordés. On a adoré tous les endroits où il a fait beau, on a moins apprécié tous les endroits où il a fait gris.
- en tête de liste, Kerlingarfjöll, sa vallée aux fumerolles et la route 35 qui traverse les hautes terres.
- tous les déserts centraux et les pistes qui y mènent : les pistes F228 vers Veidivötn , F910 et F 88 vers Askja, F338 (Linuvegur), F206 vers le Laki, F 225 et F 208 Sud vers le Landmannalaugar.
- le fjord de Mjoifjördur, isolé et sauvage, et notre petit cottage idéalement placé.
- toute la région Sud de Vik à Jökursarlon en passant par Klaustur et Skaftafell avec quelques randonnées remarquables dont celle vers le glacier Myrdal ainsi que le grand tour dans le parc national de Skaftafell.
- les cascades spectaculaires, dont Gullfoss notre préférée.
- hors catégorie, la rencontre si intime avec les macareux a été une expérience particulièrement réjouissante et nous n'avons pas regretté d'avoir fait le long détour pour les voir, même sous un temps maussade.
- enfin, Hervé a été ravi de ses deux expériences de plongées, l'une en mer dans l'Eyjafjördur et l'autre en eau douce, dans la faille de Silfra.
Ce qu'on a moins aimé :
- les sites géothermiques (hormis Kerlingarfjöll) ne nous ont pas vraiment transporté, car nous en avions déjà vus dans nos voyages précédents. La région du lac Myvatn nous a paru un peu surfaite.
- les péninsules de l'Ouest visitées sous un temps très médiocre n'ont pas pu être appréciées à leur juste valeur.
Des regrets ? Non, à part d'avoir manqué de soleil surtout pendant la deuxième quinzaine !
A propos de l'itinéraire
Nous avons finalement parcouru près de 5 000 kilomètres, soit une moyenne de + ou - 200 kilomètres par jour.
Nous l'avons fait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, du Sud-Ouest au Sud-Est puis du Nord-Est au Nord-Ouest avec, à plusieurs reprises, des incursions dans le Centre. On aurait aussi pu imaginer le faire dans le sens des aiguilles d'une montre. Cela aurait permis de finir par le Sud et les sites les plus remarquables.
En l'adaptant un peu, ce parcours pourrait être réalisé en trois semaines.
A propos du véhicule
Même si le Dodge Durango n'était pas le véhicule que nous avions choisi, il nous a finalement donné entière satisfaction. Il est très confortable sur les cahots des pistes (véhicule neuf) et passe aisément les gués sans même trop toucher au blocage du différentiel.
Rien à redire sur le loueur Iceland Car Rental.
A propos des hébergements et des réservations
Ce n'est pas un scoop : en Islande, les hébergements sont chers pour des surfaces dans l'ensemble très petites.
Les guesthouses sont un bon compromis mais leurs prestations sont très variables.
Certaines sont de vraies maisons d'hôtes où l'on est accueilli par les maîtres de maison (Hrifunes ou Grimsstadir par ex), d'autres mettent à disposition des locaux mais les propriétaires ou gérants ne sont pas présents en permanence (Birkifell ou Blabjorg). Certaines guesthouses peuvent proposer des chambres avec lits sans draps (Hjontur). Dans tous ces cas, la salle de bains est partagée, ce qui n'est pas un problème car les installations sont en général très récentes et très propres. Il existe une dernière catégorie de guesthouses qui ont une organisation et des prix plus proches de ceux des hôtels (Vogafjos). Dans ce cas, salle de bains privée.
Enfin, quelques guesthouses ou hôtels proposent des cottages. Ce sont ces hébergements-là que nous avons le plus appréciés : Berunes, Laki/Efri-Vik et surtout Solbrekka.
Les réservations ont été faites via booking.com (annulation possible jusqu'à 48 heures avant et paiement sur place) ou farmholidays (paiement immédiat) ou parfois directement par l'intermédiaire du site web de l'hébergeur.
Faut-il réserver ou pas ?
La réservation permet d'avoir l'esprit tranquille mais bloque l'itinéraire en cas de mauvais temps. Sans réserver, on peut mieux mettre en adéquation météo et itinéraire.
Nous avions choisi un compromis en réservant 15 nuitées sur 28. Or nous avons toujours trouvé à nous loger sans réservation, même en plein mois de juillet. Si j'avais à le refaire, je partirais certainement sans aucune réservation (ou très peu).
Ouvrages et sites Internet utiles
Côté papier : - le guide Lonely Planet Islande (bien plus détaillé et complet que le Routard) - le guide de randonnées Rother (merci Esethi !) - la carte Ferdakort Islande au 1 : 500 000
Côté Internet : Des récits de voyages qui m'ont inspirée pour construire notre itinéraire ainsi d'autres sources utiles au voyage :
* Islande terre de glace et de feu sites.google.com/...terredeglaceetdefeu/
* Un peu partout en Islande voyageforum.com/...ost=5771677;#5771677
* Hautes Terres d'Islande sites.google.com/...sterresdislande/home
* Journal d'un voyage de 23 jours en Islande international-photographer.com/...ande-jo...
* Un véritable guide-photo détaillé de l'Islande www.photovoyage.org/islande/
* Carte de l'Islande pour Garmin : www.ourfootprints.de/...source-island_e.h...
* Webcams islandaises www.livefromiceland.is/
* Météo et conditions routières www.vegagerdin.is/...ditions-and-weather/
* Faune et flore islandaises www.iceland-nh.net/plants/index.html
Un dernier mot…
Alors au final, ce voyage a-t-il été réussi ? Assurément, oui, nous avons fait un très beau voyage et j'encourage vivement tous les amateurs de déserts, de cascades et de volcans à y aller.
Avec un peu plus de soleil, il aurait sans doute basculé dans la liste des "fabuleux" !
C'est avec ce bouquet que s'achève notre récit. S'il vous a plu, n'hésitez pas à nous le dire, ça nous fait toujours grand plaisir. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous serions heureux de vous le donner. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.
A+ pour d'autres fabuleux voyages ! Krikri (texte) et Hervé (photos)

Voici le récit de 28 jours au pays de glace et de feu !
La version accompagnée de toutes les photos et de cartes de tous nos trajets se trouve ici :
sites.google.com/site/fabuleuxvoya...
Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte et à + 🙂
_Table des matières :
Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208 Double ration de Laki Tout autour de Kirkjubaejarklaustur Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles Du lac Myvatn à Husavik Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville Le mot de la fin _
Présentation
Avec ses chutes d'eau puissantes, ses hautes terres dénudées, ses vastes glaciers, ses volcans imprévisibles, ses sources chaudes et ses fjords profonds, l'Islande allait immanquablement susciter notre intérêt.
Néanmoins, l'idée de devoir subir son climat rude et changeant, même en plein été, nous a fait hésiter longtemps.
Mais, cette année, nous sommes prêts à dépasser nos réticences, bien décidés à découvrir enfin les nombreux attraits du pays.
Pour augmenter nos chances d'avoir du beau temps, nous choisissons de partir quatre semaines à partir de fin juin. C'est le début de l'été et les journées sont très longues (pas de nuit). C'est aussi à ce moment-là que les F-roads menant aux Hautes Terres du Centre commencent à être praticables.
Par conséquent, départ le 27 juin et retour le 24 juillet.
Pour nous déplacer partout dans le pays, y compris sur les pistes, nous retenons un 4 x 4 chez Iceland Car Rental.
Dans l'idéal, nous aurions souhaité ne réserver aucun hébergement afin d'adapter notre itinéraire sur place en fonction de la météo. Mais en juillet, c'est la haute saison en Islande, nous avons donc préféré réserver une partie de nos étapes. Pour les nuitées, restantes, nous tenterons de trouver un toit au dernier moment et éventuellement, en dernier ressort, nous pourrons toujours dormir dans notre véhicule choisi suffisamment grand dans ce but.
Notre parcours, très varié, doit nous mener un peu partout en Islande : du Sud au Nord, d'Est en Ouest avec plusieurs incursions au Centre. La durée de notre séjour nous permet de prévoir de petites étapes que nous espérons pouvoir agrémenter de quelques randonnées à la journée… si le temps le permet !
J – 30 : Je commence à surveiller l'ouverture des pistes, plutôt tardive cette année en raison d'un hiver particulièrement long et rude. Parmi celles que nous comptons emprunter durant les premiers jours, les F228, F225 et F206 ont fini par ouvrir quelques jours avant notre départ alors que la F208 est toujours fermée dans sa partie sud. Il faudra se tenir au courant en arrivant !
J – 5 : Je surveille avec anxiété les prévisions météorologiques. Aïe, aïe, aïe…Sur le site islandais de la météo vedur.is, la prédiction à cinq jours n'est pas fameuse. Beaucoup de pluie annoncée pour le jour de notre arrivée et surtout le lendemain. Temps variable pour les jours suivants. Je décide néanmoins de ne pas modifier l'itinéraire, advienne que pourra ! Sur la carte ci-dessous, notre itinéraire définitif :

Premiers jours en Islande : le Cercle d'or… sous la pluie
J0 : Mercredi 27 juin 2013
Notre vol Icelandair décolle ce soir à 22 h 35 à Roissy avec une arrivée prévue à minuit (heure locale) à Reykjavik.
Impatients de partir, nous sommes les premiers à faire la queue pour le check-in dès 19 heures en compagnie de deux professeures de français islandaises qui nous parlent avec enthousiasme de leur pays. "Vous verrez, nous dit l'une d'elle, vous aimerez l'Islande ! Même sous la pluie, vous aimerez… son air frais, ses grands espaces..." Nous l'espérons de tout cœur !
Durant les trois heures trente de voyage, la climatisation souffle tantôt le froid tantôt le chaud, nous obligeant sans cesse à retirer puis à remettre une épaisseur de vêtement. Est-ce un avant-goût de ce que nous réserve l'Islande, une façon de nous habituer à la différence de température entre l'air frais extérieur et la chaleur des intérieurs islandais ?
A l'approche de l'île, les nuages se teintent de rose sous le soleil de minuit. Nous atterrissons finalement sous un ciel nuageux, mais pas plombé. Il ne pleut pas mais les flaques d'eau sur le tarmac témoignent d'averses sans doute récentes.
Déboussolés par tant de clarté, on se croirait plutôt le matin, prêts à prendre un bon petit déjeuner. Au lieu de cela, il est l'heure d'aller dormir… alors, hep taxi, en route vers la ville voisine de Keflavik et l'hôtel que nous avons réservé.
A l'accueil de l'hôtel… personne ! Au bout de cinq minutes, un réceptionniste décoiffé nous indique que nous ne figurons pas sur sa liste. En étudiant avec attention notre voucher, il nous fait remarquer que c'est à l'hôtel voisin (hôtel Keflavik… tout court) que nous sommes attendus. Heureusement il n'y a qu'une centaine de mètres à parcourir à pied et que dehors il fait aussi clair qu'en plein jour (ou presque) !
Arrivés enfin à bon port, il ne reste qu'à trouver le sommeil, il est presque deux heures du matin et les rideaux n'occultent pas grand chose. Ce ne sera pas facile de le trouver !
J1 : Jeudi 28 juin 2013
Premier matin en Islande : il fait 8° C et … il pleut !
Alors autant s'attarder un peu au buffet du petit déjeuner : un buffet gargantuesque où – en plus des classiques – nous nous régalons de saumon fumé, de sandwichs hawaïens, de gâteaux à la crème et de ces fameux "Matarkistan", des barres céréalières islandaises pour lesquelles Hervé va nous faire écumer tous les supermarchés du pays pour en retrouver. Bref, un petit déjeuner qui restera dans les annales !
A 9 heures, comme prévu, le loueur vient nous livrer notre 4 x 4. Surprise ! Sachant que nous souhaitions pouvoir ponctuellement y dormir, il nous a surclassés. Nous nous retrouvons par conséquent avec un Dodge Durango à la place du Grand Cherokee que nous avions réservé.
Tout automatique et bénéficiant d'un grand espace plat une fois les sièges rabattus, avec ses 11 000 km au compteur et sa carrosserie en parfait état, il pourrait être le véhicule idéal mais une consommation plus importante et une hauteur de garde au sol moindre ne plaident pas en sa faveur. De surcroît, il s'agit d'un 4 x 4 permanent ! Mais bon, on n'a guère d'autre choix alors autant l'adopter et faire avec !
Dans l'immédiat, c'est surtout de bons essuie-glaces dont nous avons besoin car il pleut toujours alors que nous nous dirigeons vers notre premier point d'intérêt de la journée : le champ géothermique de Krisuvik.
La randonnée prévue à cet endroit tombe à l'eau (!) mais s'il fallait attendre le beau temps en Islande, on ne ferait jamais rien. Alors c'est sur une passerelle en bois, sans nous salir les chaussures, que nous promenons au-dessus des marmites de boue colorées nimbées de vapeurs soufrées.
Puis de fil en aiguille nous quittons les planches pour grimper au sommet de la colline. Une bonne idée pour la vue… mais pas pour nos godillots, bientôt alourdis par trois kilos de boue glaiseuse. Glissades assurées dans la descente. !
Heureusement, les Islandais ont tout prévu et sur le parking nous attend un ingénieux système de brosses. Notre véhicule encore tout propre nous en est reconnaissant !
C'est alors le moment d'expérimenter le système de climatisation du Dodge. Le trajet se poursuit, chauffage à fond pour tenter de sécher nos vestes ruisselantes.
Après une cinquantaine de kilomètres à travers des champs de lave à perte de vue, la rivière Ölfusa marque l'entrée dans une région plus agricole émaillée de fermes et de hameaux.
A Selfoss, la plus grande ville du sud de l'Islande (6500 habitants), nous finissons de sécher dans le supermarché Kronan tout en faisant nos courses, et dans l'Intersport voisin nous investissons dans un surpantalon imperméable. Un achat de circonstance vu… qu'il pleut encore !
C'est donc toujours sous les gouttes que nous faisons le tour du lac de cratère Kerid avant de rejoindre deux sites majeurs de l'Islande, Geysir et Gullfoss qui, avec Thingvellir (que nous verrons plus tard au cours du voyage) sont regroupés sous le nom de "Cercle d'or". Hum, "Cercle d'eau" serait sans doute plus approprié… ;-)
Que d'eau, que d'eau, que d'eau : elle tombe du ciel et elle jaillit de la terre aussi, comme à Geysir, la zone géothermique la plus visitée du pays. D'ailleurs, c'est de là que vient le terme de "geyser". Pourtant, la vedette du site n'est pas le Grand Geyser qui ne jaillit plus que 2 ou 3 fois par jour, mais le Strokkur, très régulier. En général, on n'attend pas plus de cinq minutes avant de le voir éructer.
Une bulle d'eau bleue gonfle, gonfle comme le lait sur le feu… Puis explose sous la forme d'une majestueuse colonne de 15 à 30 mètres pour le plus grand plaisir des touristes !
Encore de l'eau à Gullfoss, les plus célèbres et les plus spectaculaires chutes d'eau du pays sous la forme d'une double cascade, haute de 32 mètres, plongeant dans un étroit ravin, créant un véritable mur d'écume dans un vacarme assourdissant ! Impressionnant !
Bien rincés, nous n'aspirons qu'à une chose : vite, vite, nous mettre au sec dans notre hôtel à Fludir. Pourtant, à peine arrivés et malgré toute la pluie prise sur la tête tout au long de la journée, nous ne résistons pas à expérimenter le hot pot dans le jardin : un délicieux bain à 38 ° dans lequel nous oublions les contrariétés météorologiques tout en espérant que demain sera moins… humide !
Distance parcourue dans la journée : 220 km

Gjain, Haifoss, Veidivötn : des cascades et des lacs J2 : Vendredi 29 juin 2013
Dans la nuit, j'ai entendu des trombes d'eau s'abattre sur les toits mais ce matin, bonne nouvelle, il ne pleut pas… du moins pas pour l'instant !
Départ avant 9 heures, ciel nuageux, 8° mais la météo est un peu plus optimiste qu'hier. Croisons les doigts !
Direction la Route 32 qui suit le cours de la Thjorsa, le plus long fleuve d'Islande.
Au bout d'une demi-heure, un premier crochet vers Hjalparfoss, de ravissantes chutes dévalant en une double cascade sur des orgues basaltiques.
En regardant le ciel, ce n'est pas encore le grand beau temps mais on sent comme un frémissement d'éclaircie. Ça tombe bien car quelques kilomètres plus loin nous avons prévu une petite randonnée.
Nous laissons la voiture au parking de la ferme de Stöng sur la F327 pour une balade bucolique entre bouleaux nains et bouquets d'angéliques jusqu'à Gjain, une étrange petite vallée où se succèdent cascades et coulées de lave torsadées.
Le soleil est même de la partie au retour, inondant de lumière la vallée en contrebas.
Mais déjà de gros nuages menaçants progressent inexorablement, nous avons tout juste le temps de rejoindre la voiture avant une grosse averse. Pas trop grave ! Pour l'instant, bien à l'abri derrière notre pare-brise, nous poursuivons vers Haifoss sur la F332.
Arrivés à destination, il reste quelques minutes à patienter dans la voiture avant de voir réapparaître le soleil, nous permettant alors d'admirer les chutes sous un coin de ciel bleu.
En face de nous, la rivière Fossa tombe de 122 mètres depuis le rebord du plateau, creusant un canyon austère aux pentes verdies de mousse.
Encore plus austères les paysages que nous abordons ensuite via la F228 en direction de Veidivötn. Une piste caillouteuse dans un décor de cendre et de lave débouche sur un premier lac d'un bleu céleste.
Mais bientôt le ciel devient aussi noir que la terre, annonçant un orage imminent.
Dans cette ambiance apocalyptique, nous passons les deux gués de la piste avec un peu d'appréhension (mais rien de méchant finalement) en nous hâtant vers Tjarnakot - un hameau regroupant quelques cabanes de pêcheurs.
Arrivés à destination… c'est le déluge ! Mais, encore une fois, il suffit de patienter un peu pour voir le retour de belles éclaircies.
Néanmoins, pas question de randonner ici, il y a un vent terrible qui manque de nous jeter à terre à chacune de nos sorties.
C'est donc en voiture que nous décrivons un grand huit autour des lacs, découvrant un étonnant enchevêtrement d'îles, de presqu'îles, d'isthmes, de cratères et de crêtes à perte de vue.
En zoomant, quelques détails stimulent notre imagination… Ici ces sillons jaunes sur les dépôts de théphra comme autant de larmes coulant dans le lac… Là une publicité pour la marque aux chevrons ou encore un froncement de sourcil de quelque troll ;-)
En tout cas, les curiosités géologiques ne manquent pas. Nous sommes dans un bassin volcanique.
Avec un peu d'imagination, on verrait bien un cachalot surgir de ces marécages pétrifiés !
Dans cet univers fantasmagorique, seul le glissement de quelques cygnes chanteurs sur les eaux paisibles d'un lac apporte un peu de douceur à l'ensemble.
Tout à la contemplation de ces paysages uniques, nous ne retrouvons la civilisation que vers 19 heures en ralliant Hrauneyar, une Guesthouse isolée au pied des hautes terres, à l'entrée de la F26 qui traverse le centre du pays et qui en cette fin juin n'est pas encore ouverte de bout en bout.
En revanche, la F208 dont la partie sud était encore fermée avant notre arrivée en Islande est à présent ouverte. Nous pouvons donc envisager de la prendre dans les prochains jours.
Distance parcourue dans la journée : 205 km

Du Landmannalaugar à la côte sud par les pistes F225 et F208
J3 : Samedi 30 juin 2013
Cinq petits degrés seulement mais 50% de ciel bleu au-dessus de nos têtes, pas de temps à perdre, à 8 h 01 top départ !
Le programme de la journée est encore flou. Ce qui est certain, c'est que nous voulons rejoindre la réserve naturelle du Landmannalaugar et y randonner. Pour le reste, on décidera le moment venu. En tout cas, nous n'avons aucune réservation pour ce soir.
Les 50% de ciel bleu ne résistent pas longtemps à la progression des nuages et c'est sous un ciel couvert que nous nous engageons sur la F225.
Petit à petit, les étendues poussiéreuses, noires comme du charbon, des premiers kilomètres laissent la place à des collines tapissées de mousse vert tendre, égayées par une multitude de petits bouquets roses de silènes acaule.
Puis, l'altitude aidant, les montagnes se parent de zébrures blanches, vestiges d'un hiver long et rigoureux.
Enfin, au bout de deux heures environ, apparaissent les sommets multicolores du Landmannalaugar.
Là, au pied des montagnes, sur un terrain caillouteux, un camping rudimentaire et un refuge autour duquel s'affairent un grand nombre de campeurs, trekkeurs et promeneurs. Bref, une véritable ruche !
Le froid nous saisit en sortant de la voiture. C'est donc bien (trop) couverts que nous nous attaquons immédiatement à la "montagne bleue" ou Blahnukur en islandais.
Pourquoi bleue ? Nous ne tardons pas à le comprendre en prenant un peu de hauteur P419
La montée est raide, en lacets serrés, sur un terrain volcanique instable.
En cours de route, nous sommes photographiés à notre insu ;-) par un jeune couple de Français. Quelques semaines après notre retour, nous aurons la surprise d'apparaître dans leur carnet de voyage.
Au bout d'une heure d'effort, la récompense est au bout du sentier et le panorama grandiose sur les toits de l'Islande. Nous sommes à plus de 900 mètres d'altitude.
L'instant est immortalisé par Nico, à notre demande, cette fois-ci ;-)
De crête en crête, nous pouvons apprécier à loisir tous les détails de ces montagnes colorées avant d'entamer la descente sur quelques névés qui font de la résistance en ce début d'été.
Vers 13 h 30 nous sommes de retour au parking après avoir traversé un gigantesque champ de lave basaltique.
En tout : 3 heures de randonnée et 385 mètres de dénivelé. Une très belle balade, il ne manquait que le soleil !
Autour du refuge, ça grouille toujours de monde. Nous avions envisagé de passer une nuit sur place, mais la météo très moyenne, l'environnement rudimentaire du camping et la surfréquentation des lieux nous font changer d'avis.
Le ciel a l'air beaucoup plus clément au sud. Nous décidons donc, après deux heures de tergiversations, de rejoindre la côte dès ce soir. Direction Kirkjubaejarklaustur (plus simplement Klaustur) par la F208 sud.
Cette piste est réputée être l'une des plus belles d'Islande ! Elle commence par contourner lac Kylingavatn aux reflets magiques. Déroule son ruban de terre entre les méandres des rivières… Se faufile entre les montagnes encore tapissées de neige… Longe ou traverse de nombreux cours d'eau en enchaînant les gués… … tout ça, sous le soleil… youpi !
Mon guide indique à Klaustur un camping sur un joli terrain verdoyant, bien équipé avec cuisine, douches chaudes et laverie. Nous ne cherchons pas d'autre alternative, nous y fonçons illico.
Pour 2 milliers de couronnes, nous posons le Dodge sur un coin de gazon, à côté d'une table de pique-nique, entre un van et une tente. Le soleil brille jusque fort tard, c'est très agréable.
En fin de soirée, nous passons en mode couchage. Toutes les valises sont transférées sur les sièges avant du véhicule. Les banquettes rabattues laissent place à un espace suffisamment long mais pas uniformément plat. Nous étalons nos matelas fins et nos sacs de couchage grand froid. Il n'y a plus qu'à trouver le sommeil. Pas évident sans rideaux et alors qu'il fait jour toute la nuit !
Distance parcourue dans la journée : 180 km

Double ration de Laki J4 : Dimanche 30 juin 2013
Le couchage dans le 4 x 4 a été très inconfortable. Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. Alors ce matin très tôt nous sommes impatients de quitter l'habitacle, déclenchant malencontreusement l'alarme du Dodge, au grand dam de nos voisins de gazon ! A 8 h tout est plié.
Avec 11° et un ciel bleu à 70%, le programme est vite trouvé. Il faut profiter du beau temps pour aller au Laki.
Le Laki est ce volcan (éteint) qui a donné son nom au Lakagigar, une fissure volcanique de 25 kilomètres de long constituée de plus d'une centaine de cratères alignés.
Son éruption en 1783 a été catastrophique pour l'Islande, mais les perturbations météorologiques et les famines qui ont suivi ont affecté toute l'Europe. En France, l'événement aurait été l'un des déclencheurs de la Révolution française.
La piste menant au Laki est la F206. Elle démarre sur la Route 1 puis cahin-caha laisse derrière elle les verts pâturages de la côte pour rejoindre des reliefs tourmentés de cendres et de laves, témoins d'un cataclysme sans précédent. A plusieurs reprises, elle enfourche des rivières à gué.
A notre étonnement, pour un dimanche, pas un seul véhicule croisé ni rattrapé sur tout le parcours, à croire que nous sommes les seuls à avoir fait le choix du Laki ce matin.
Notre étonnement est encore plus grand quand, en arrivant, sur place nous trouvons une corde et un panneau "Closed" empêchant le passage. Personne ! Pas de touristes, pas de gardien, personne ! Nous sommes perplexes.
Bah, puisque nous sommes là, autant faire tomber la corde et accéder au parking. Il est 10 heures. Nous suivons immédiatement les cairns vers le sommet du Laki pour un panorama à 360°.
Malgré un ciel légèrement voilé… Au nord-est, l'étincelante calotte glaciaire du Vatnajökull et devant nous une première série de cratères. A l'ouest, les lacs Lambavatn et Kambavatn. En continuant vers le sud-ouest… la mythique fissure : un chapelet de cratères alignés tels des muffins à la pistache sortant du four ! Craquants sur le dessus et tendres à l'intérieur !
Dire que, de ces cônes se sont échappés, il y a 230 ans, 14 milliards de m3 de lave basaltique et de gaz qui se sont répandus sur 565 km2 !
Au pied du Laki, nous poursuivons nos observations sur un sentier d'interprétation en 13 stations. Une véritable immersion au cœur d'un cratère !
Pendant ce temps, le parking s'est un peu rempli et deux rangers assurent maintenant l'accueil.
Quant à nous, nous quittons le Laki par la F207 (= boucle du Laki), une variante qui passe par le cratère de Tjarnagigur.
Du parking, si l'on se contente d'aller voir le lac de cratère à pied, dix minutes suffisent mais nous optons pour le tour complet du cratère, soit environ une heure trente de déambulation entre laves, prairies humides et neige sculptée.
Puis, pour finir en beauté et alors que le ciel se dégage en cours d'après-midi, Hervé préconise une nouvelle montée (partielle) au Laki, histoire de capter l'alignement sous une meilleure lumière.
Après cette double ration de Laki, nous prenons définitivement le chemin du retour non sans jeter un œil aux chutes Fagrifoss. Dire que si l'on plante le véhicule dans le gué qui précède, c'est là qu'on atterrit ! Ça fait froid dans le dos !
Mais le Dodge assure vaillamment le passage et nous ramène sur la Route 1 vers 18 heures.
Une question reste en suspens : où allons-nous dormir ? Au camping, comme hier ? Pas vraiment enthousiastes, nous tentons quelques hébergements au passage.
Le premier sur notre route, Hundabakkar a l'air très mignon mais est complet. Le deuxième dans le village, l'hôtel Geirland, a bien une disponibilité mais pour demain soir.
Après ces deux échecs, c'est sans grand espoir que nous faisons une dernière tentative à l'hôtel Laki sur la Route 204. Là, nous sommes tout étonnés d'entendre qu'il reste des disponibilités, soit en chambre, soit en cottage. La chambre, nous la trouvons ordinaire pour le prix. En revanche, coup de cœur pour le cottage. Comme nous avons un peu d'avance sur notre planning, nous décidons d'y passer deux nuits.
A retenir : première journée sans pluie !
Distance parcourue dans la journée : 150 km

Tout autour de Kirkjubaejarklaustur J5 : Lundi 1er juillet 2013
Après quelques 750 km déjà parcourus en 4 jours, aujourd'hui on fait relâche mais pas question de ne rien faire, car avec 11 ° et un grand soleil, il faut en profiter au maximum, ça risque de ne pas durer. Sans aller très loin, les alentours de Kirkjubaejarklaustur méritent qu'on s'y attarde.
Revenons d'abord sur son nom imprononçable qui, une fois décortiqué, devient beaucoup plus limpide : Kirkju = église, Baejar = ferme, Klaustur = couvent. Jadis appelé Kirkjubaer, on lui a ajouté le suffixe "klaustur" en 1186, après la fondation d'un couvent de bénédictines.
800 ans après, ces sœurs (systra en islandais) ont largement inspiré l'histoire des sites de la région.
C'est notamment le cas de Systrafoss (la cascade des sœurs) d'où débute notre première randonnée de la journée.
En suivant un petit sentier entre bouleaux nains et géraniums sauvages, nous quittons le village en contrebas et débouchons sur le haut de la falaise.
Là se niche le Systravatn, le lac des sœurs, où dit-on les nonnes se baignaient jadis. Aujourd'hui, c'est un jeune cygne qui y barbote.
Sur le vaste plateau herbeux avec comme seule compagnie quelques moutons, nous nous laissons aller à la contemplation… des méandres de la rivière Skafta aux falaises rocheuses très loin, à l'est !
Au bout d'une heure de flânerie champêtre, la descente digne d'une piste de ski rouge rejoint Kirkjugolf. Rien à voir avec une quelconque pratique sportive (golf) ni même avec le sol d'une vieille église de l'époque des bénédictines (golf = pavé en islandais). Non, il s'agit bien d'une œuvre de la nature, du sommet affleurant d'une structure alvéolaire de 80 m2 de colonnes de basalte, comme aplanies et cimentées par la mousse, au milieu d'une prairie.
Un dernier arrêt à Sjornarfoss pour un ultime conseil sur la suite de la journée (Sjornar = conseil).
Après ces 6 kilomètres et 140 mètres de dénivelé, que faire de mieux qu'une pause déjeuner au soleil, devant notre petit chalet. Pourvu que le beau temps se maintienne !
En début d'après-midi, c'est reparti, cette fois-ci en direction de Fjardrargljufur, encore un nom imprononçable pour un canyon à la beauté étrange et sombre.
Formées de palagonite et entrecoupées de lave et de roches intrusives, les gorges datent de l'ère glaciaire, il y a deux millions d'années
Un sentier longe la rive sud sur deux kilomètres, permettant à plusieurs occasions des vues vertigineuses sur les gorges.
Changement de décor dans les collines de Landbrotsholar, une vaste zone de pseudo-cratères, formés lors de l'éruption du Laki en 1783, quand la lave en fusion se déversa sur ces marécages et que les gaz explosèrent, formant alors ces monticules semblables à des tumulus effondrés.
Nous découvrons, amusés, les spécificités de toute une série de cratères.Certains présentent un fond herbeux, d'autres sont tapissés de mousses et de fleurs, d'autres encore cachent une cavité humide ou sont coiffés d'une drôle de cheminée.
Bref, une heure et demie de balade ludique, le nez dans les cratères, en oubliant que la menace pouvait venir du ciel. Vite, coupons à travers champs (merci le GPS) pour retrouver la voiture in extremis avant l'orage.
Renonçant à capituler devant les éléments, nous tentons une dernière halte à Systrastapi. Au pire, nous nous contenterons de jeter un œil au rocher des deux sœurs, au mieux nous pourrons en faire le tour !
Yes, on a pu en faire le tour et encore mieux… sous un soleil éclatant !
L'imposant rocher des sœurs marque l'emplacement où deux nonnes auraient été exécutées et enterrées pour avoir couché avec le diable.
Le profil d'une des protagonistes est figée dans la pierre alors que la cascade porte encore la griffe du diable !
Une chaîne permet de monter sur le rocher. Moi, je me dégonfle mais eux l'ont fait ! Chapeau !
Sur ce spectacle s'achève notre journée autour de Klaustur, une journée bien remplie qui finit en apothéose avec un superbe arc-en-ciel sur les prés salés islandais et… sur notre cottage.
Distance parcourue dans la journée :

Vik : randonnée de Thakgil vers le glacier de Myrdal J6 : Mardi 2 juillet 2013
Nous quittons définitivement Klaustur et notre petite maisonnette mais, contrairement à ce que voudrait la logique géographique, pas pour continuer vers l'Est mais pour retourner vers l'Ouest.
En effet, ce soir, nous avons une réservation pour deux nuits à Hrifunes, une guesthouse située au pied de la piste F208 (celle allant au Landmannalaugar), à une quarantaine de km à peine d'ici.
Dans la journée, nous comptons même pousser encore plus à l'ouest, c'est-à-dire jusqu'à Vik d'où j'avais repéré la possibilité de randonner jusqu'au glacier Myrdalsjökull. Avec 90% de ciel bleu et 12 degrés ce matin, c'est le jour idéal pour le faire.
Cinq kilomètres à l'est de Vik, la route 214, une mauvaise piste en terre, quitte la Route circulaire et mène au camping de Thakgil 14 kilomètres plus loin.
Derrière les collines verdoyantes, on commence à entrevoir la calotte glaciaire du Myrdal. Le quatrième plus grand glacier d'Islande couvre 700 km2 et atteint par endroits 750 mètres d'épaisseur. Il abrite sous sa calotte le Katla, un volcan très actif qui connaît en moyenne deux éruptions par siècle. La dernière datant de 1821, les Islandais se préparent à une éruption imminente (en temps géologique). Espérons qu'elle ne soit pas pour aujourd'hui !
Avant de finir en cul-de-sac au camping, la piste vient flirter avec les vastes champs de sable volcanique noir où s'écoulent les eaux de fonte du glacier.
Nous laissons le Dodge près du camping bien que la piste se prolonge en direction du glacier. Les gros 4 x 4 des tour-opérateurs locaux doivent pouvoir l'emprunter. Pour nous, ce sera à pied.
Altitude de départ : 180 mètres
Il fait un temps magnifique et la montée se fait presque sans effort, d'autant qu'un certain nombre de curiosités nous distraient.
Ici, un rhinocéros à la corne menaçante Là, un troll au menton en galoche Ici une flamme torsadée
Là un pluvier doré affairé à protéger son nid !
Au bout de deux heures, nous atteignons les premiers névés… à 600 mètres d'altitude.
Petit à petit, les névés font place à des champs de neige de plus en plus vastes, espacés de quelques pierriers disséminés sur cette immensité blanche comme autant de petits îlots.
A partir de ce moment-là, nous progressons à vue, avec prudence, à la quête d'un lac glaciaire (indiqué par nos sources) en prenant soin de rejoindre un pierrier à chaque occasion.
Ayant l'impression que le lac recherché pouvait se cacher dans le creux visible devant nous, on se hâte dans sa direction.
Mais pour l'instant pas de lac. En revanche, vue spectaculaire sur les langues glaciaires du Myrdalsjökull ! …et sur une cascade éclairée par les couleurs d'un arc-en-ciel !
Altitude d'arrivée : 740 mètres
La quête du lac restera vaine, mais le parcours dans ce cirque glaciaire avec son tapis de neige en dégradés de gris vaut à lui seul le déplacement.
Au retour, derniers gros névés avec la mer à l'horizon ! Les deux sont si proches en Islande ! IG037
La mer, on y court, juste après cette randonnée. En tout : 15 km AR, 5 heures et 560 mètres de dénivelé. Une de nos préférées !
Fin d'après-midi à Vik.
D'abord sur la plage de Reynisdrangur.
Vers l'est, un aperçu de sa longue bande de galets et de sable noir. Vers l'ouest, vue sur les célèbres pitons rocheux.
Ils représentent deux géants, voulant tirer vers la côte un navire à voile. Mais le mauvais temps les a surpris et aussi bien les géants que le bateau ont été pétrifiés !
Puis, dix kilomètres à l'ouest de Vik, au bout de la Route 218, le promontoire rocheux de Dirholaey. Vers l'est, vue sur l'arche naturelle (qu'on devine).
Vers l'ouest, vue sur les falaises de Vik et ses géants de pierre avec, au premier plan, cette imposante colonne de basalte.
Un excellent dîner au Ströndin Bistro vient clore cette très belle journée entre montagne et mer. Arrivée tardive (21 heures) à Hrifunes Guesthouse.
A noter : deuxième journée sans pluie depuis le début de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 215 km

Vik (bis) : de Hjörleifshöfdi à Reynisfjara J7 : Mercredi 3 juillet 2013
Même météo qu'hier, 80 % de ciel bleu et… 17 degrés, du jamais vu jusqu'à ce jour !
En attendant le petit déjeuner (servi à partir de 8 heures), une petite balade matinale s'impose sur la propriété de la guesthouse, blottie au creux de vertes collines surplombant l'estuaire de la rivière Kudafljot.
Notre chambre (avec lits twin) se trouve au sous-sol de la maison blanche qui comprend une grande cuisine/salon/salle à manger (à disposition si l'on souhaite se faire à manger), une salle de bains et deux WC que se partagent cinq chambres. Décoration chaleureuse et soignée. Hors saison, cette maison est louée en entier tandis qu'en été, elle est louée "à la découpe".
Les deux maisons rouges abritent d'autres chambres encore, ainsi que la cuisine et la salle à manger où la maitresse de maison nous sert le petit déjeuner et, sur demande, le dîner. Comme dans tous les intérieurs islandais, on se déchausse dans l'entrée.
Nous appréhendions un peu le concept de salle de bains partagée, mais au final - car nous aurons l'occasion de l'expérimenter à plusieurs reprises - tout s'est toujours bien passé. De manière générale en Islande, les chambres sont très petites mais les installations sont neuves, de très bonne qualité et très propres
Après cette petite digression, nous voici prêts pour une nouvelle journée à Vik.
En route, petit arrêt rapide au Laufskalavarda, l'emplacement d'une ancienne ferme où la tradition veut que chaque voyageur dépose une pierre sur les cairns déjà existants afin d'assurer le bon déroulement de son voyage. Je rajoute donc notre petit caillou à l'édifice en formulant le même vœu !
Comme hier, notre première halte a lieu à l'est de Vik où une courte piste mène, côté mer, au pied de Hjörleifshöfdi, un promontoire rocheux de palagonite posé tel une île au bord de l'océan.
En gravissant les 232 mètres de dénivelé qui nous séparent du sommet, nous sommes frappés par le contraste saisissant entre les pentes verdies de lupins et la vaste étendue de sable noir, totalement désertique, aux alentours.
Appelée "sandur" en islandais et dans ce cas particulier, Myrdallssandur, cette morne plaine a été formée par la projection de matériaux provenant du volcan caché sous la calotte glaciaire du Myrdallsjökull.
La balade a également un objectif historique. Au sommet se dressent un tumulus ainsi que la tombe de Hjörleifur, Viking norvégien et deuxième colon à s'être installé en Islande, tué en 875. Je signe le livre d'or !
Tout en poursuivant, nous profitons de la vue qui s'étend depuis le glacier Myrdall jusqu'aux aux falaises de Vik. En étant très attentifs, on devine les pitons rocheux de Vik.
Après avoir longé le bord de la falaise dressée telle une proue de navire échoué sur le sable, nous voilà de retour dans les champs de lupins au bout de deux heures !
Petit aparté à propos de ces plantes : originaires d'Ecosse, elles ont été introduites en Islande pour pallier à l'érosion des sols. Si elles ont effectivement reverdi de vastes zones, elles nuisent désormais à la biodiversité de l'île. Comme les moutons ne les mangent pas en raison de leur goût amer, les lupins prolifèrent et bloquent la lumière aux espèces locales (mousses, lichens).
La région de Vik est tout particulièrement concernée par cette question. Ici la petite église du village cernée de lupins.
Autour de Vik, nous avons déjà vu le bord de mer depuis le centre du village ainsi qu'au bout de la Route 218, il manque l'extrémité de la Route 215 à explorer.
Au lieu-dit Reynisfjara, une plage volcanique noire, des falaises percées de grottes de basalte aux formes torturées et sans doute la meilleure vue à la fois sur les pitons rocheux de Reynisdrangur et sur le promontoire et l'arche de Dirholaye.
Après avoir parcouru les environs de Vik en long, en large et en travers, il nous reste une dernière expérience à faire et puisque nous avons quelques heures devant nous, allons-y ! Où ? A la piscine !
En Islande, chaque petite localité possède son Sundlaug (= piscine chauffée). Vik a donc bien sûr la sienne, chauffée mais en plein air. Après avoir acquitté quelques couronnes, l'accès au bain n'est possible qu'après le passage très réglementé par la douche comme le montre de façon très explicite le panneau à l'entrée. En effet, l'eau des piscines n'est pas chlorée, une hygiène irréprochable est donc demandée aux utilisateurs.
Il fait 10°, un soleil radieux et un ciel (encore) bleu ! Trois bassins sont à la disposition des baigneurs : le premier à 28° pour nager, le deuxième à 37° pour chauffer et le dernier à 40° pour bouillir ! Nous ferons l'impasse sur le dernier mais utiliserons sans modération les deux premiers.
Bien ramollis, le retour à la guesthouse se fait aujourd'hui de bonne heure (18 heures), ce qui nous laisse le temps de faire connaissance avec les autres hôtes : un couple islandais, un couple hollandais, deux couples allemands. C'est toute l'Europe réunie autour de la table pour un dîner traditionnel !
Une soirée sympathique qui fait momentanément oublier la pluie qui a commencé à tomber en début de repas !
Distance parcourue dans la journée : 100 km.

Du parc national de Skaftafell à la lagune glaciaire de Jökulsarlon J8 : Jeudi 4 juillet 2013
Notre séjour dans la région de Vik s'achève, nous migrons définitivement vers l'Est mais sans avoir réservé d'hébergement pour la nuit prochaine.
Hum, le bulletin météo n'est guère fameux ce matin : ciel 100% nuageux, pluie et 7 petits degrés seulement.
Dire que nous avons prévu une grande randonnée de 5 à 7 heures dans le parc national de Skaftafell, un projet qui pour l'instant est suspendu aux caprices du ciel. Mais sait-on jamais ?
En effet, en arrivant à l'entrée du parc national de Skaftafell vers 10 heures, les nuages ont l'air d'être un peu moins noirs, les gouttes un peu moins grosses même si l'état du ciel reste très incertain.
Après avoir étudié les différents itinéraires possibles, nous finissons par opter pour les parcours S6 + S5 sur la carte du parc, c'est-à-dire un aller jusqu'à Sjonarnipa Lookout et le retour par Svartifoss.
A 10 h 30, c'est parti. Altitude de départ : 100 mètres
La première partie de la randonnée se fait dans un sous-bois de bouleaux ce qui nous met à l'abri des gouttes tout comme ce lagopède alpin se cachant dans les fourrés.
11 h 30 : A Sjonarnipa Lookout (altitude 320 mètres), grâce à un vent d'Est, le ciel se déchire comme par magie laissant apparaître une trouée de ciel bleu pour la plus grande satisfaction de tous les photographes présents.
Vue spectaculaire sur la langue glaciaire du Skaftafelljökull.
Ce revirement des conditions météo remet en question nos choix initiaux. C'est le moment décisif : soit on revient au point de départ via Svartifoss et en moins d'une heure, la balade est pliée soit on poursuit pour faire un grand tour via Glama. Entre les deux, aucune alternative possible si jamais le temps se dégradait.
A gauche, la facilité, à droite peut-être la galère car on s'engage pour quatre heures au minimum alors s'il devait pleuvoir…! Alors, on y va ou pas ?
En voyant d'autres randonneurs prendre l'option Glama, on finit par céder à la tentation d'un grand tour. Au début, l'ascension est progressive, on a la pêche, tout va bien malgré un ciel de plus en plus menaçant.
Mais bientôt un vent fou latéral vient durcir les conditions.
Je m'accroche à mes bâtons, heureuse d'être lestée par mon sac à dos, sous des rafales de vent qui tentent à chaque instant de me mettre à terre.
Dès que le vent faiblit un peu, nous nous octroyons une petite pause. Un coup de barre… de céréales islandaises… et ça repart ! Laissant certains randonneurs loin derrière, nous atteignons Glama (680 mètres d'altitude) avec brio ! Il est 13 h 30.
Vue sur la coulée de glace s'étirant à nos pieds !
De Glama, le sommet du Kristinartindar (1126 mètres) offre une variante supplémentaire. Une guirlande de petits drapeaux himalayens avertit les éventuels candidats qu'il s'agit là d'un parcours de haute montagne.
Nous laissons par conséquent cette boucle aux marcheurs chevronnés, nous contentant d'admirer la montagne d'en bas sur la traversée d'Ouest en Est entre Glama et Nydrihnaukur (708 mètres)
Le vent chasse les nuages et le soleil darde ses rayons à intervalle régulier, illuminant la vallée de Morsadalur sur le flan Est de notre itinéraire.
En quittant les étendues de lande dénudées, en perdant de l'altitude et en pénétrant dans une zone arbustive plus abritée, nous allons même de tomber la veste.
L'arrivée à Svartifoss se fait en tee-shirt. Devant cette très belle cascade dégringolant sur des orgues basaltiques, il fait si bon et nos pieds sont tellement échauffés que nous ne résistons pas à les plonger dans le torrent.
Retour au parking à 17 heures après une superbe randonnée de 6 heures et demie, 18 km et 1100 mètres de dénivelé cumulé.
Une journée qui est loin d'être terminée puisque nous comptons rallier la lagune de Jökulsarlon, autre incontournable. En plus nous n'avons pas réservé d'hébergement pour ce soir. Ça promet !
Cinquante kilomètres plus à l'est : la fameuse lagune glaciaire dans une ambiance… polaire ! Dire que nous étions en bras de chemise une heure plus tôt, le climat islandais est vraiment imprévisible !
Mais cette grisaille rend la scène encore plus surréaliste : des icebergs d'un bleu lumineux se détachent du glacier à l'arrière-plan, flottent sur la lagune, s'entrechoquent et basculent parfois, puis dérivent inexorablement vers la mer.
Côté océan, ils finissent leur course en beauté. Durant quelques heures, la plage devient une vitrine pour ces œuvres éphémères dignes de Lalique.
Encore plus abstraite… à la Dali !
Fascinés par la beauté de ces sculptures de glace, on y passerait la nuit mais justement, à 19 h 30 il serait temps de se mettre sérieusement à la recherche d'un toit.
Nous décidons de filer directement vers Höfn qui, avec ses 1600 habitants, fait figure de grande ville à l'échelle islandaise. Il y a bien quelques opportunités sur le trajet mais on craint de perdre trop de temps à toutes les passer en revue avec le risque de se faire éconduire.
Néanmoins, une vingtaine de kilomètres avant Höfn, un panneau n'échappe pas à notre attention. "Rooms available" annonce-t-il mais on voit bien que c'est le genre de panneau en place toute l'année et non pas mis à jour quotidiennement.
Sans trop d'espoir, nous tournons malgré tout sur la route 984 en direction du lieu-dit Hoffel et de la guesthouse du même nom. "Sorry, we are fully booked" nous répond la propriétaire. Heureusement, j'ai le réflexe de lui demander si elle savait où nous pourrions trouver une disponibilité.
Un coup de téléphone plus tard, elle nous dirige vers la maison d'une amie : Birkifell Guesthouse qui comporte une cuisine, un salon, une salle de bains que se partagent trois chambres. Deux couples allemands de Leipzig y sont déjà installés. Nous héritons de la dernière chambre, la plus petite avec deux lits twin, mais vu l'heure, on ne va pas faire les difficiles, elle nous conviendra très bien.
Le petit déjeuner se prend sous la forme "make your own breakfast" avec tous les ingrédients fournis (y compris le pain chaud amené à 8 heures le lendemain matin). Petit bonus supplémentaire : le hot pot du hameau est inclus dans le prix.
On a vraiment eu de la chance de trouver si vite et si bien !
Distance parcourue dans la journée : 240 km.

Dans les fjords de l'Est : de Berufjördur à Mjoifjördur par la côte J9 : Vendredi 5 juillet 2013
Alors, que dit la météo ce matin ? Nuages bas, pluie, 11degrés… pas de quoi se réjouir ! Du coup, nous repoussons à 10 heures notre départ, laissant une chance au ciel de pouvoir se découvrir.
Entre temps, la pluie a effectivement faibli. Si randonner est d'ores et déjà exclu, rien n'empêche d'aller jeter un coup d'œil au lac glaciaire du Hoffelsjökull.
La lagune est très belle. Pourtant, à peine avons nous le temps de l'apercevoir qu'elle disparaît dans la brume et sous une pluie battante.
Mais comme en Islande, rien n'est jamais prévisible, voilà qu'en repassant à Hoffel, une brève amélioration va nous permettre de profiter du hot pot (celui compris dans le prix de notre hébergement).
Un cabanon pour se changer, cinq petits bassins ronds (37- 40°) au pied d'un rocher… et c'est le moral qui remonte en flèche ! Même le ciel a l'air moins triste !
Certes il reste couvert alors que nous rejoignons la petite ville de Höfn. Les montagnes à l'arrière-plan sont dans les nuages et le Vatnajökull invisible.
Mais pour l'instant, il ne pleut plus, ce qui nous permet une courte balade entre mer et marécages, derrière le port, l'occasion de nous intéresser à l'avifaune islandaise.
On a été étonnés du nombre d'espèces de canards en Islande, tout particulièrement en mer.
Ici des eiders à duvet.
Là un arlequin plongeur.
Beaucoup d'oiseaux marins aussi. Ici un huîtrier pie.
La météo reste inchangée dans l'après-midi et c'est sous un ciel toujours nuageux que nous continuons notre route vers l'Est, le long d'une côte découpée, battue par les vents et les flots. Un petit air de Bretagne, quoi !
Il est 16 heures quand nous atteignons le petit village de pêcheurs de Djupivogur. Ça tombe bien, c'est l'heure de goûter ou du moins de se réchauffer avec une boisson chaude au Langabud Kaffi.
Depuis Djupivogur, notre destination finale n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau mais comme le Dodge n'est pas encore équipé d'ailes, il faut faire tout le tour du Berufjördur soit une quarantaine de kilomètres encore.
Alors que nous nous enfonçons vers le fond du fjord, les nuages jouent à cache-cache avec les sommets, laissant tour à tour apparaître puis disparaître des reliefs fantomatiques.
Le ciel est toujours gris quand nous arrivons à Berunes Hostel, une auberge de jeunesse (pour gens de tous âges !) où nous avons réservé une cabine… "avec la meilleure vue du coin", nous précise l'aimable gérant.
Pour la vue, il faut se dépêcher car très vite, elle disparaît derrière un rideau de pluie. Heureusement, dans notre cottage bien douillet, nous sommes bien au chaud.
Mais rien qu'en allant du bâtiment principal à notre cabine après le dîner, nous rentrons trempés et toute la nuit durant, la pluie va continuer à tambouriner sur notre toit !
Distance parcourue dans la journée : 180 km.
J10 : Samedi 6 juillet 2013
Pluie encore et toujours au réveil. Pourtant le baromètre indique "change" ! L'espoir est permis !
En attendant, on traîne un peu, en s'attardant au petit déjeuner, en parcourant longuement le net, en étudiant consciencieusement le parcours des jours prochains jusqu'à ce que vers 10 heures quelques rayons diffus arrivent à fendre la couche nuageuse.
Vite, profitons de cette éclaircie momentanée pour reprendre la route !
Notre destination du jour se trouve dans le Mjoifjördur à 135 km seulement. Mais le trajet au gré des fjords (via les Routes 96 et 955) va être le prétexte à nombre de tours et détours. Comme d'habitude, il faudra composer avec l'état du ciel et aujourd'hui avec la force du vent pour improviser des arrêts en conséquence.
Le premier détour est d'ailleurs un coup pour rien : sur la 964, la vallée de Fagridalur est noyée dans la brume, randonner dans ces conditions n'a pas de sens. Poursuivons !
A Breiddalsvik, clic clac, une photo de la plage entre deux gouttes ! Bref, passons !
A Stodvarfjördur, jetons un œil à la collection de minéraux de Petra, un passe-temps amusant mais pas incontournable. Seul avantage : la possibilité de s'abriter de la pluie. Continuons !
A Fakrusfjödur, c'est l'occasion de s'attarder un peu afin de saluer la mémoire des pêcheurs français d'Islande, ceux célébrés dans le roman de Pierre Loti.
Le village a été à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle l'un des principaux ports d'attache des marins français en Islande alors que les campagnes de pêche françaises connaissaient une apogée entre 1880 et 1914. Les dernières goélettes françaises ont gagné Fakrusfjördur jusqu'en 1930.
La mer a exigé un lourd tribut de ces hommes et 49 d'entre eux reposent ici dans ce petit cimetière marin.
Leurs noms sont gravés dans la pierre, accompagnés d'un poème de Cantel. "Elles étaient une centaine, Qui s'en allaient tous les printemps, Au gré des flots, au gré des vents, Là-bas, vers l'Islande lointaine."
Un moment d'émotion dans un décor grandiose magnifié par la brève apparition du soleil.
D'un fjord à l'autre, le spectacle est à la fois permanent et différent au gré du vent apportant son lot d'averses ou d'éclaircies.
Pour sortir apprécier le paysage, il faut veiller à bien retenir les portières de la voiture (le loueur n'a pas manqué de nous avertir), le vent a vite fait de les arracher.
Il vaut mieux être bien couvert aussi, ce mouton l'a bien compris.
A Reydarsfjördur, le fjord le plus controversé depuis qu'une gigantesque aluminerie s'y est installée, notre itinéraire s'écarte de la côte, rentre dans les terres puis une vingtaine de kilomètres plus au nord, se dirige à nouveau vers l'est, sur la 953, en direction de "notre" fjord, le Mjoifjördur où nous avons réservé deux nuits.
Il est déjà 14 h 30, l'heure de nous accorder une pause pique-nique car le trajet jusqu'au bout du fjord est réputé à la fois difficile et pittoresque. La trentaine de kilomètres risquent de nous prendre un certain temps.
Bien que référencée en tant que route – ce qui permet à tout véhicule de l'emprunter – il s'agit bien d'une piste en terre, cahoteuse, grimpant à 600 mètres au dessus du niveau de la mer, flanquée de congères encore bien épaisses pour la saison. Elle n'est praticable que depuis quelques semaines. Au col, la trace laissée par le chasse-neige dans l'épaisseur du manteau neigeux est aussi nette qu'une tranche coupée dans un gâteau glacé.
Alors que la route n'en finit plus de monter, voici enfin la vue de l'autre côté, sur le fjord.
En lacets serrés, palier par palier, tout en suivant le cours d'eau, la piste rejoint ensuite le bord du fjord.
Partout, des eaux tumultueuses dévalent en cascades, creusant des terrasses sur ces falaises verdoyantes.
Enfin, arrivée au niveau de la mer, la route suit la côte jusqu'à Brekkuthorp (Brekka pour faire court) en passant devant cette épave.
Brekka : quelques maisons autour d'un port minuscule, 40 habitants, une école transformée en guesthouse en saison et sur les hauteurs, deux cottages en pin. C'est l'un d'eux que nous avons réservé pour deux nuits.
Entre mer et montagne, sa situation au calme et son aménagement cosy dépassent nos attentes. Nous multiplions les "Whaouh !"
Promis demain, on vous fait visiter car ce soir, nous sommes très occupés… à faire tourner le linge dans la machine, à déguster des moules tout en savourant la vue et à faire une promenade vespérale vers le petit port.
Le ciel relativement dégagé à notre arrivée s'est à nouveau couvert en soirée. Mais à 3 heures du matin, Hervé m'annonce qu'il fait très beau. Alors vivement demain !
Distance parcourue dans la journée : 195 km

Fjords de l'Est : du Mjoifjördur au Borgarfjördur J11 : Dimanche 7 juillet 2013
85 % de ciel bleu au-dessus du fjord et malgré un vent assez fort, la promesse d'une très belle journée en perspective !
Vue depuis notre cottage ! (Le vent crée des vagues dans le fjord)
Alors que nous sommes attablés devant notre petit déjeuner (self catering), un randonneur accompagné de son chien est déjà en train de grimper vers les hauteurs derrière notre cabine.
Nous avons prévu nous aussi de randonner mais sans avoir rien réellement planifié.
A l'extrémité de la rive nord du fjord, nous avions repéré qu'un sentier reliait le phare de Dalantagi au hameau de Skalanes. Peut-être une opportunité ?
C'est donc cette direction que nous prenons aussitôt le petit déjeuner avalé.
Les quinze kilomètres de piste jusqu'au deuxième plus ancien phare d'Islande nous dévoilent nombre de cascades et de vallées inattendues.
Mais le sentier envisagé, escaladant des falaises abruptes, nous semble trop périlleux. Alors, changeant notre fusil d'épaule, nous préférons revenir à Brekka pour suivre les traces de notre randonneur matinal.
Le sentier qu'il a pris relie Mjoifjödur au fjord voisin de Seydisfjördur en 18 km aller/retour soit 8 heures de marche.
Vu l'heure (bientôt midi) nous n'avons pas l'ambition de faire l'intégralité du parcours. La gérante de la guesthouse nous a prévenu qu'il restait beaucoup trop de neige en altitude, nous devrions sans doute nous arrêter bien avant le col. Par conséquent, l'objectif consiste tout simplement à monter le plus haut possible, à profiter de la vue puis à revenir.
Après quelques errements au départ dus à une balise mal placée, nous finissons par trouver les piquets aux extrémités rouges délavées qui nous conduisent à travers une lande buissonneuse jusqu'aux premiers névés dans un cirque glaciaire aux allures pyrénéennes.
Altitude : un peu plus de 300 mètres.
Les toutes premières plaques de neige se traversent facilement mais bientôt, la pente devient trop raide, le parcours trop périlleux sur des névés prêts à céder sous nos pas. Il est plus prudent de nous arrêter là, au pied d'une cascade.
C'est pourtant depuis le haut de la falaise que nous voyons dégringoler notre homme et son chien. Randonneur aguerri, connaissant parfaitement le terrain, cet Islandais vient de boucler la randonnée dans son intégralité. Bravo !
Quant à nous, nous profitons de la vue, du soleil, de la douceur avant de retrouver Brekka où entre temps, le vent est complètement tombé.
Et… il n'y pas que le vent qui soit tombé ;-)
Très belle balade (3 heures AR) malgré un petit goût d'inachevé. Ah ! Que j'aurais aimé voir la vue depuis le col sur le fjord voisin ! Une prochaine fois…
En ce milieu d'après-midi, le thermomètre affiche 19 °. Un record… et troisième journée sans pluie depuis le début du voyage !
Fin d'après-midi à profiter de la terrasse et du confort douillet de notre petit chalet !
Distance parcourue dans la journée : 30 km
J12 : Lundi 8 juillet 2013
Nous quittons Brekka sans réservation pour les deux prochaines nuits, ce qui nous donne une petite marge de manœuvre bienvenue à ce stade de notre parcours.
En effet, le bulletin météo laisse apparaître une journée maussade pour aujourd'hui mais une journée exceptionnellement belle pour demain. Or pour atteindre la caldeira d'Askja, situé à 1000 mètres d'altitude au bout d'une piste réputée longue et difficile, il vaut mieux bénéficier des meilleures conditions. Nous reportons par conséquent notre crochet vers Askja d'une journée en improvisant une étape intermédiaire.
Cap sur Borgarfjördur eystri, le plus septentrional des fjords de l'Est.
La météo est fidèle à ce qui avait été annoncé : 9 degrés, ciel couvert, petit crachin !
Nous sommes donc tout étonnés de trouver du soleil plus au nord, dans la baie de Njardhvik à l'entrée du fjord de Borgar.
Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, alors que nous atteignons le petit village de Bakkagerdi, le soleil commence déjà à se voiler.
Il est midi, nous nous mettons immédiatement à la recherche d'un hébergement.
Atfheimar Guesthouse, indiquée par le Lonely Planet comme étant la meilleure adresse, est, sans surprise, complète. En revanche, on nous dirige vers Blabjörg Guesthouse où nous trouvons notre bonheur.
Située dans une ancienne usine à poisson entièrement rénovée, la maison flambant neuve offre 11 chambres se partageant 3 salles de bains, une grande cuisine et une salle de séjour avec télé et WIFI. Petit déjeuner sous la forme "make your own".
Certes, notre chambre n'offre pas la vue sur mer mais en arrivant sans prévenir, il ne faut pas être trop exigeant.
D'ailleurs, nous n'avons pas l'intention de nous attarder dans la chambre, nous partons aussitôt vers la passerelle d'observation de Hafnarholmi, au nord-est du village. Car, si nous sommes venus dans ce fjord du bout du monde, c'est pour eux… pour la colonie de macareux.
Ces fascinants petits oiseaux, au bec coloré en période nuptiale, qui creusent des terriers pour abriter leur famille, nichent en nombre ici (10 000 couples). A la mi-journée, beaucoup sont encore en mer mais on tentera de revenir plus tard.
En attendant et tout en conjurant le ciel gris, nous ne résistons pas à l'envie de randonner. La baie solitaire de Brunavik sera l'objectif de notre après-midi.
Le sentier pentu (365 mètres de dénivelé) monte vers la croupe du Brunavikurskard surmontée par les pentes rhyolitiques du Geitfell.
Le temps de reprendre notre souffle devant cette prairie spongieuse aux airs de bodefal bolivien, nous enchaînons avec une descente encore plus escarpée jusqu'à la baie.
Devant les sommets qui se couvrent sérieusement, Hervé propose de ne pas descendre jusqu'à la plage mais je tiens à poursuivre coûte que coûte. Moralité : mon obstination va nous coûter le retour sous une pluie battante. Pas cool !
Bilan : 4 km en 3 heures aller-retour avec 365 mètres de dénivelé mais aussi… 2 vestes, 2 pantalons, 2 paires de chaussures et de chaussettes… trempés !
Il n'y a plus qu'à rentrer à la guesthouse pour nous sécher et attendre des heures meilleures pour espérer revoir les macareux.
Vers 20 heures, le retour du soleil permet une nouvelle sortie, l'occasion de… - jeter un œil à cette maison traditionnelle - aller revoir les macareux - voir les sommets se parer d'une belle lumière orangée.
La météo confirme pour demain une journée exceptionnellement belle, partout en Islande. Alors Askja, nous voilà…
Distance parcourue dans la journée : 140 km

Retour dans les hautes terres : Askja par les pistes F910 et F88 J13 : Mardi 9 juillet 2013
100 % de ciel bleu, 12 degrés (mais beaucoup plus dans la journée) : à 8 heures nous sommes partis.
Direction Askja en longeant d'abord la rive Est de la rivière Jökulsa jusqu'à la Route 1 puis sa rive Ouest jusqu'à Bru par la 923.
A partir de là, les choses sérieuses commencent. Les photos parlent d'elles même.
Au début, il y encore un peu de vert !
Mais bientôt tout n'est plus que cendre…
Seul le panache de poussière d'un 4 x 4 anime de temps à autre cette étendue lunaire.
Puis, après le pont sur la Kreppa, voilà les interminables champs de lave… couronnés par la "Reine des montagnes", le Herdubreid (1682 mètres) visible à des kilomètres à la ronde.
Presque cinq heures seront nécessaires pour boucler le parcours avec une moyenne dépassant à peine les 30 km/heure. Il est 12 h 30 passées quand nous arrivons au refuge de Dreki, juste à temps pour le pique-nique.
Il fait 22 degrés et les rangerettes arborent leur uniforme d'été : short et petit tee-shirt. On dirait des plagistes !
Mais s'il souffle sur Dreki un air estival, plus haut sur le plateau d'Askja (altitude 1080 mètres), c'est encore l'hiver malgré un soleil radieux.
Les voitures doivent s'arrêter bien avant le parking habituel, la piste n'est pas praticable au-delà et le sentier menant aux lacs Öskjuvatn et Viti reste enfoui sous la neige. Heureusement, des piquets rouges guident le randonneur.
Dire que c'est une étendue de scories noires et rouges qu'il faut traverser habituellement, aujourd'hui c'est un tapis blanc qu'on foule jusqu'au cratère !
Ce sont des raquettes qu'il nous aurait fallu car la progression dans la neige n'est pas des plus aisées.
Allez, un dernier petit effort pour grimper sur la berge et admirer enfin les deux lacs.
Quelques précisions sur leur origine. Le cataclysme qui les a formés est récent, puisqu'il date de 1875. Le volcan projeta alors 2 km3 de téphra avec une violence telle que les débris atteignirent l'Europe continentale (notamment la ville de Stockholm). Les cendres empoisonnèrent quantité d'animaux dans tout le nord du pays. Le volcan n'étant pas éteint, une telle catastrophe pourrait se reproduire.
A l'issue de cette éruption, une chambre magmatique s'effondra, formant un cratère de 11 km2 qui se remplit d'eau pour devenir le lac bleu saphir d'Öskjuvatn (à l'arrière-plan sur la photo), le lac le plus profond d'Islande (220 mètres de profondeur).
Durant cette même éruption, un évent forma le cratère Viti, dont le fond est constitué d'un lac géothermique, aux eaux d'un bleu laiteux.
Le maillot de bains est au fond du sac mais la descente dans le cratère Viti est interdite, car trop glissante. Dommage, on aurait bien aimé tester cette eau sulfureuse à 28 degrés.
Alors il n'y a plus qu'à revenir sur nos pas pour retrouver la voiture après une randonnée de 3 heures.
A l'origine, nous avions émis l'hypothèse de dormir au camping de Dreki mais comme il est 16 h 15, nous avons tout le temps de rallier un endroit moins hostile. Une centaine de kilomètres nous séparent de la Route 1 et l'hébergement le plus proche semble être Grimsstadir. Sur place nous devrions trouver soit une chambre en guesthouse si nous avons de la chance, soit un camping aménagé.
La silhouette de la "Reine des montagnes" nous accompagne à nouveau tout au long de notre trajet sur la F88, se dressant tel un phare guidant le voyageur dans ce désert de dunes et de lave.
Au pied de la montagne la plus chère aux Islandais, ces rochers aux allures seychelloises nous retiennent un court instant avant de continuer par monts et par vaux jusqu'à Grimsstadir.
Alors aurons-nous de la chance ? Et bien oui, sur le pas de sa porte, Sigríður est heureuse de nous annoncer qu'il lui reste une chambre. Si ce n'est pas de la chance, ça ! En plus, cet hébergement est idéalement placé pour ce que nous prévoyons de faire demain.
Les propriétaires nous accueillent véritablement dans leur maison où ils louent en B&B leurs trois chambres. Celle que nous occupons est manifestement celle du couple propriétaire comme en témoignent les photos de famille sur les murs. Idem pour la salle de bains, c'est celle de la famille qui est mise à la disposition des hôtes.
Pour ce faire, Sigridur dort dans le bureau, son mari Bragi sur le divan du salon, leur fille et leur petite-fille dans une caravane à côté de la maison. En saison, toute la famille se sacrifie pour accueillir les touristes.
Fin de soirée à profiter de la terrasse et de la véranda de cette charmante demeure. Seul point noir : les mouches qui, avec l'arrivée de la chaleur, s'agglutinent autour et dans les habitations.
Car il fait toujours aussi beau et chaud. Aux dires des Islandais, c'est leur première vraie journée d'été et pour nous la quatrième journée sans pluie depuis le début du voyage.
Distance parcourue dans la journée : 335 km

Jökulsargljufur NP : des chutes de Detifoss aux grottes de Vesturdalur J14 : Mercredi 10 juillet 2013
Ciel couvert à 60 % mais déjà 18 degrés de bon matin (et le thermomètre grimpera encore).
Nous prenons congé de nos hôtes à 8 h 30 après un excellent petit déjeuner au cours duquel ils nous livrent quelques bribes de leur vie sur ce rude plateau en commentant des photos de leur maison enfouie sous 4 mètres de neige l'hiver dernier. Impressionnant !
Leur histoire a même fait la une du site Internet du Monde.
En tout cas, leur vaste propriété est très bien placée, tout particulièrement pour nous qui voulons explorer le parc national de Jökulsarglfur (partie Nord du Vatnajökull NP) avant de rejoindre les berges du lac Myvatn où nous avons réservé trois nuits.
Le parc national s'étend de part et d'autre du canyon de la Jökulsa, second plus long fleuve d'Islande.
Il renferme notamment, dans sa partie sud, la cascade de Detifoss, la plus puissante d'Europe. Mesurant 44 mètres de hauteur, elle voit s'écouler… 193 m3 d'eau par seconde ! Les embruns ainsi créés sont visibles à un kilomètre.
Il est possible d'observer la cascade depuis l'une ou l'autre rive. Néanmoins, la rive ouest offre le point de vue le plus large, alors c'est par la route 862 que nous l'abordons.
Sur le sentier menant du parking aux chutes, je suis intriguée par le ronronnement permanent d'un hélicoptère. Des touristes se seraient-ils fait déposer ? Non, bien sûr, c'est tout simplement le vacarme de la chute.
Cherchant un peu de calme sur les hauteurs, ces rochers propices à une réunion de druides nous invitent à quelques instants de méditation !
Puis, après avoir jeté un coup d'œil à Selfoss (une deuxième cascade), nous avançons vers le centre du parc où nous avons prévu de randonner. La route 862 bitumée jusqu'à Detifoss s'est transformée en piste truffée de nids de poule. Une heure pour parcourir les 20 km est une bonne moyenne.
Dans la large palette de possibilités sur l'ensemble du parc, nous avons retenu les parcours en boucle V5 + V6 dans Vesturdalur (9km, 3 heures).
Il est 11 heures quand nous démarrons du parking de Hljóðaklettar. Il fait 26 degrés, c'est le moment ou jamais de troquer le pantalon contre un short.
En surplomb de la tumultueuse Jökulsa, un petit chemin nous conduit jusqu'aux imposantes formations rocheuses de Karl og Kerling, l'homme et la femme en islandais. Je ne résiste pas à l'envie de les voir de plus près.
Selon la légende, ces pitons de basalte représenteraient un couple de trolls pétrifiés par le lever du jour, alors qu'ils regagnaient leur caverne.
En face, Tröllahellir, la grotte des trolls.
En complétant notre parcours par la variante V6, nous poursuivons dans des paysages champêtres à travers un bois de bouleaux nains tapissé de fleurs.
Un cheminement rythmé par le doux murmure d'un ruisseau ou le calme apaisant d'un étang. Encore une bien belle balade !
Cette "zen attitude" va bientôt nous quitter car nous n'avons plus que très peu de carburant. Heureusement au nord du parc se trouve (en principe) une station d'essence. C'est un peu fébriles que nous roulons à l'économie dans la direction d'Asbyrgi, plein nord.
Mais la route 862 prend fin et toujours pas de pompe à essence, sur la 85, pas plus. Ce n'est qu'en tournant finalement sur la 864 que nous la trouvons. Ouf ! Nous voilà sauvés !
Ainsi ravitaillés, nous pouvons poursuivre cette fois sur la rive Est du parc national. Passant très à distance du canyon, cette piste poussiéreuse (qui est pourtant une route) ne devient réellement intéressante que dans sa partie sud, quand elle se rapproche de la gorge à la hauteur de Hafragilfoss et Detifoss.
Hafraglifoss : encore des chutes ? Oui, mais quelles chutes… époustouflantes !
Et nous revoilà à Detifoss, vue de la rive Est… impressionnante aussi !
Ainsi la boucle est bouclée. Il nous reste à rejoindre notre étape sur les rives du lac Myvatn (le lac des mouches) où nous avons réservé trois nuits, mais pour une question de disponibilité, dans deux hébergements différents.
Ce soir, ce sera une nuit à Vogafjos Guesthouse, sur la rive Est du lac. En dépit de l'appellation de "guesthouse", son organisation et ses prix sont plus proches de ceux d'un hôtel. Nous y sommes cependant accueillis de façon très personnalisée par un employé ayant à cœur de nous détailler, plan à l'appui, tous les incontournables de la région. Il y a donc indéniablement matière à occuper deux journées pleines.
Nous nous installons confortablement dans une très grande chambre (configuration rare en Islande) avec salle de bains privée avant un bon dîner dans leur "Cowshed Cafe" qu'une baie vitrée sépare de l'étable de la ferme mitoyenne. Original !
Après deux jours de beau temps, la pluie finit par s'inviter en soirée. Grrr !
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.

Skutustadir, Hverir et Namafjall : pseudo-cratères, sources chaudes et fumerolles J15 : Jeudi 11 juillet 2013
Sur les rives du lac Myvatn… c'est le déluge ce matin et au petit déjeuner le sujet est dans toutes les conversations. Va-t-il seulement y avoir une amélioration dans la journée questionnent les touristes inquiets ? Pas vraiment alors… il faudra faire avec !
Comment ? D'abord repousser l'heure du check out au maximum, en l'occurrence jusqu'à 10 heures.
Ensuite en profiter pour passer un moment à la laverie. Pas de chance, ici on donne son linge à laver chez Daddy's Pizza et on revient le chercher deux heures plus tard.
Un peu de shopping pendant ce temps ? A Reykjhalid, le village voisin (200 habitants), à part la petite supérette, il n'y a rien. Pourtant, c'est ici que nous avons fini par dénicher les fameuses barres de céréales Matarkistan que nous recherchions désespérément dans tous les supermarchés depuis le début de notre voyage. Nous n'avons donc pas perdu notre temps.
Un bain à la piscine ? En plein air ? Avec toute cette eau qui tombe du ciel, non merci !
Une randonnée ? Pas enthousiasmant sous cette pluie diluvienne !
Il nous faudrait un endroit couvert ! Une grotte peut-être ? Justement, il y en a deux, listées dans nos points d'intérêt : Storagja et Grjotagja. Bon, avouons qu'on n'a pas trouvé ça transcendant. Le seul intérêt, c'est que non loin de là, on peut observer un fossé d'effondrement, clairement visible dans le sol. Celui-ci correspond à la frontière entre les plaques eurasienne et américaine, à la limite desquelles se situe l'Islande.
Impressionnantes ces vapeurs s'échappant des entrailles de la terre !
Deux heures se sont ainsi écoulées, il est temps de récupérer notre paquet de linge et comme il pleut toujours, il n'y a rien de mieux à faire que le check in dans notre prochain hôtel. Celui-ci se trouve sur la rive Sud du lac dans le petit hameau de Skutustadir. Nous y avons retenu les deux nuits suivantes.
Il y a moins de 15 kilomètres jusqu'à l'hôtel Gigur, un hôtel de 37 chambres, plutôt prisé par les groupes, principalement de Japonais. Nous emménageons dans une petite chambre avec lits twin (configuration très fréquente en Islande), à la décoration un peu vieillissante mais très bien placé au bord du lac et au pied d'une zone de pseudo-cratères.
Il est 13 heures à peine, le temps est toujours aussi triste alors en attendant, plongeons-nous dans un bon roman de l'Islandais Indridason. Ambiance !
15 heures passées : on dirait que ça s'arrange un peu côté météo, il ne pleut presque plus, vite sortons ! Certes ce n'est pas le grand beau temps mais une courte balade (une petite heure) autour des pseudo-cratères va nous faire le plus grand bien.
Ici aussi, ces phénomènes géologiques ont été formés par des explosions de vapeur provoquées par l'entrée en contact de la lave en fusion avec le lac.
Le ciel laiteux n'étant pas très photogénique, concentrons-nous plutôt sur ce qui se passe au ras du sol.
Côté flore… des véroniques des rochers (Veronica fructicans) et des ? (à identifier)
Côté faune… une famille de canards siffleurs ! Des phalaropes à bec étroit Une sterne arctique
En effet, le lac constitue un excellent terrain d'observation pour les passionnés d'ornithologie.
Après cette petite mise en jambe, la météo étant égale à elle-même, ni pire ni meilleure, nous décidons de rejoindre en voiture le nord-est du lac, riches en sites géothermiques.
Mais 20 kilomètres plus au nord, avec 300 mètres d'altitude supplémentaires, à l'extrémité de la route 863, le site de Krafla est complètement dans "la ouate". On ne voit pas plus loin que le capot de la voiture. Après un rapide coup d'œil au cratère Stora-Viti, hop, demi-tour.
En perdant un peu d'altitude, du côté de Hverir/ Namafjall, nous passons sous la couche nuageuse, c'est sans doute le moment le plus favorable pour explorer cette zone géothermique.
D'abord cantonnés aux sources chaudes et marmites de boue les plus proches du parking par crainte de nous enfoncer dans la glaise collante, nous nous enhardissons peu à peu pour finalement grimper jusqu'au sommet du Namafjall (430 mètres d'altitude) "pour un magnifique panorama" indique notre documentation.
Là-haut, en guise de panorama ce sera… purée de poix !
Mais quand la purée se disloque, elle laisse apparaître une pente aux tons ocres percée de colonnes de vapeur et surmontée d'une cheminée dressée telle une forteresse au-dessus de cette plaine colorée.
La visibilité est même suffisamment bonne pour nous permettre d'assister à l'arrivée d'une interminable caravane de camping-cars. Manifestement, certains n'aiment pas voyager seuls.
Nous, on apprécie la solitude au sommet du Namafjall, mais nos chaussures beaucoup moins ;-) Elles porteront encore pendant quelques jours les stigmates de cette palette de couleurs.
Après cette dure journée côté météo, on aura bien mérité une bonne pizza chez Daddy's ! Il pleut à nouveau en sortant…
Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.

Du lac Myvatn à Husavik J16 : Vendredi 12 juillet 2013
9 degrés et ciel nuageux à 99 % ! Nous sommes bien décidés à profiter immédiatement du 1 % restant.
A 7 h 50, nous démarrons le Dodge. Dix minutes plus tard nous le garons au pied du Vindelgarfjall (altitude 529 mètres). Or il ne reste déjà plus que 0,5 % de ciel bleu et il y a 250 mètres de dénivelé à gravir ! A la course avec les nuages, nous ne sommes pas sûrs de gagner.
En effet, ils enveloppent rapidement la montagne et quand nous arrivons au sommet à 9 h 04, on n'y voit… rien, nada…
Seuls un tas de cailloux et un livre d'or en guise de repères !
Mais un proverbe islandais ne dit-il pas "Si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes…" alors on attend cinq minutes mais rien ne se passe, dix minutes, rien non plus.
J'en profite pour laisser mes impressions dans le livre d'or. Hervé s'occupe à photographier une fleur enveloppée de rosée. Quelle délicatesse !
Quinze minutes se sont maintenant écoulées et la vue est toujours aussi bouchée. Mais alors qu'on s'apprête à redescendre, tout à coup, à la vingtième minute, le miracle islandais se produit.
Tel un mirage, l'étendue du lac Myvatn nous apparaît… d'abord furtivement puis un peu plus nettement !
Mais rien ne dure jamais longtemps ici. Au cours de la descente, la pluie fait son retour et le temps d'arriver à la voiture, le ciel est durablement plombé. C'est un temps à rouler, alors roulons ! Cinquante kilomètres nous séparent de Husavik, au bord de la mer. Peut-être qu'il y fait meilleur !
Meilleur ? Je crois qu'il y fait encore plus mauvais. La pluie pénétrante nous refroidit jusqu'aux os. Seule solution : nous réfugier au café Gamli Baukur pour trouver un peu de chaleur.
Husavik est devenue la destination prisée des amateurs de cétacés. Plusieurs compagnies y organisent des sorties d'observation. Nous hésitons mais finalement le froid, la pluie et l'éventualité de ne pas en voir nous en dissuadent.
A la place de cette excursion, nous préférons continuer encore un peu plus au nord de Husavik, toujours avec l'espoir qu'il y fasse meilleur, mais aussi parce qu'on y trouve des falaises côtières riches en fossiles.
Quelques spécimens, mélanges de coquillages fossilisés et de lignite, retiennent notre attention.
Mais je suis transie de froid. Pour tenter de nous réchauffer, nous faisons quelques pas sur la plage de galets, tout en découvrant des œuvres de la nature, comme vernies par la pluie.
Seul un nouveau passage au café de Husavik (Skuld Cafe, cette fois) nous fera oublier provisoirement le mauvais temps. Pourtant, en ressortant, on a l'impression d'une légère amélioration, ce qui nous permet un petit tour dans le port.
Mais cette amélioration n'est que passagère, la pluie nous accompagne jusqu'à notre retour à Myvatn où… c'est le comble… il fait beau !
Nous passons alors la soirée sur la péninsule de Höfdi et Kalfaströnd où le soleil de cette fin d'après-midi donne une toute autre teinte au lac, ragaillardit les oiseaux et redonne le sourire aux touristes.
Cette journée aura donc mieux fini qu'elle n'a commencé ! Deuxième nuit à l'hôtel Gigur.
Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres
J17 : Samedi 13 juillet 2013
Cette dernière matinée dans la région du lac Myvatn s'annonce plutôt bien. Il fait beau, avec 50 % de ciel bleu et 9 degrés.
Nous avons encore quelques heures à consacrer aux alentours, ce soir nous avons une réservation à Akureyri pour deux nuits.
Nous espérions monter au Hlidrafjall (771mètres) mais malheureusement la piste repérée ne permet pas de s'approcher de la montagne autant qu'on ne l'espérait. Or ce matin, nous n'avons ni le temps ni la motivation pour faire une longue marche d'approche avant l'ascension proprement dite.
Par conséquent, changement de plan afin de retourner du côté de Krafla que nous avions seulement entraperçu il y a deux jours. Aujourd'hui, nous comptons suivre à pied le parcours de Leirhnjukur (5 kilomètres, 1 h 30)
Le Krafla est un volcan central d'un diamètre de 20 kilomètres, caractérisé par un ensemble de fissures s'étendant sur un axe nord-sud et cachant une immense chambre magmatique. Il s'agit d'une zone active, la dernière éruption date de 1984. L'élévation actuelle du sol laisse entrevoir une éruption prochaine, le site est sous surveillance permanente.
Tous les ingrédients sont réunis pour donner l'impression d'être au commencement du monde.
Les merveilleuses couleurs des sources chaudes ! Les vapeurs odorantes des solfatares ! Des fissures béantes ! Des boursouflures brûlantes ! Un brasier rougeoyant ! Un âtre encore chaud ! Un chaudron fumant !
C'est véritablement un site fascinant et c'est sur ces impressions que se termine notre séjour à Myvatn. Le temps ne nous a guère gâtés, mais il a eu un avantage, celui d'éloigner les mouches qui rendent parfois toute sortie insupportable sans filet de protection. On a au moins échappé à ce fléau !
Il est 10 heures. Cap sur Akureyri mais pas sans un petit arrêt à Godafoss afin de mettre la chute des dieux dans la boîte.
Trois heures plus tard, nous arrivons dans le centre d'Akureyri qui, en dépit de ses 17 000 habitants seulement, est pourtant la deuxième plus grande ville du pays. Un petit tour dans la ville avec son église moderne, son centre pavé et ses maisons colorées et son café "Amour" !
Puis une petite balade dans la réserve naturelle de Krossanborgir au milieu des rochers de granit survolés par des mouettes qui poussent les mêmes piaillements que leurs congénères bretonnes.
Nous continuons encore 22 km plus au nord jusqu'à Hjalteyri pour qu'Hervé repère l'endroit où il a rendez-vous demain. Car si nous avons fait étape à Akureyri, c'est pour lui, parce qu'il a l'intention d'expérimenter la plongée en combinaison étanche dans les eaux froides de l'EyjafJördur.
C'est dans une ancienne fabrique de harengs qu'Erlendur Bogason a installé son centre de plongée. Il est le découvreur d'un cône géant de 55 mètres s'élevant du fond de l'océan et crachant de l'eau bouillante, surnommé Strytan, ainsi que de nombreux autres sites répartis sur l'ensemble du fjord qu'il explore depuis plus de 20 ans. Il y a donc de quoi faire !
Après avoir mis au point avec lui les grandes lignes de la journée de demain, il est temps de rallier notre guesthouse située au sud de la ville, dans le hameau de Leifsstadir, dans une grande maison où nous avons réservé une chambre avec salle de bains privée.
C'est sans doute l'une des plus grandes chambres que nous ayons eue en Islande.
Pour le dîner, nous préférons sortir. A Akureyri, il y a l'embarras du choix mais en nous fiant au guide LP, nous choisissons Bautinn, un bon choix effectivement !
Après plusieurs journées bien arrosées, cette journée sans pluie a été bienvenue, c'est la cinquième depuis le début de notre séjour.
Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres.

Akureyri : Plongées dans l'Eyjafjördur J18 : Dimanche 14 juillet 2013
Nous avons fait lever notre hôte plus tôt que d'habitude afin de nous servir le petit déjeuner dès 7 heures au lieu de 8. Hervé doit effectivement être sur son lieu de plongée à 8 h 15, or il se trouve à 30 kilomètres de notre hébergement et il faut traverser toute la ville d'Akureyri.
Mais à cette heure-là et a fortiori un dimanche, il n'y a guère de circulation, nous sommes même en avance.
Il fait 8 degrés, le ciel est couvert au dessus du fjord mais au large il fait beau. Le tout est de savoir qui des nuages ou du ciel dégagé aura le dessus.
Hervé est un peu anxieux. Après une initiation de deux heures en fosse à Paris avant de partir, c'est la première fois qu'il plonge en combinaison étanche en mer.
Un peu fébrile, il enfile plusieurs couches successives (caleçon, sous-pull, chaussettes et chaussons en laine) avant de rajouter une sorte de grenouillère. Par dessus l'ensemble, il ajuste l'ultime combinaison dans laquelle il ressemble à un véritable Bibendum.
Avec son bonnet rouge… un petit air de Cousteau !
Je le laisse ensuite entre les mains d'Erlendur en prévoyant d'être de retour vers 15 heures.
Deux plongées successives sont prévues, dont une à proximité de la petite île de Hrisey en compagnie d'une équipe de chercheurs californiens chargés d'étudier la qualité des eaux des fameuses résurgences.
Quant à moi, je monte sur les hauteurs de Kjarnaskogur et pendant que le linge tourne dans le lave-linge du camping, je me promène dans les bois… pendant que le loup n'y est pas !
Puis j'en profite pour refaire une beauté au Dodge. Il faut savoir qu'en Islande, on peut laver gratuitement son véhicule dans toutes les stations service. Je lui offre en plus pour quelques couronnes un nettoyage intérieur. Il brille maintenant comme un sou neuf ! Mais jusqu'à quand ?
Avec toutes ces occupations je n'ai pas vu le temps passer. Il est déjà l'heure d'aller récupérer mon plongeur. Alors comment cela s'est-il passé ?
Je lui laisse la parole :
Après une remontrée de tout le fjord jusqu'à la pointe Nord de l'île de Hrisey, heureusement par mer d'huile, nous voici ancrés à quelques encablures de la côte.
La combinaison qui s'avérait inconfortable sur terre devient un véritable carcan une fois immergée. Tous les mouvements demandent un effort et les amplitudes sont très limitées.
L'insufflation d'air dans la tenue pour permettre l'équilibrage aggrave encore la situation qui devient difficilement gérable d'autant qu'il s'agit d'une plongée très peu profonde et qu'il faut en permanence rééquilibrer.
Bref, les difficultés techniques ont rendu cette première plongée en océan arctique moins agréable que prévu.
Heureusement qu'Erlendur ne me quitte jamais très longtemps, toujours prompt à m'aider car je n'ai manifestement pas assez de lest malgré les 18 kg de plombs accrochés un peu partout sur ma combinaison.
Pour ce qui est du fond, il se compose d'algues rouges et vertes, d'éponges et d'étoiles de mer et ce pour quoi nous venus ici : des résurgences d'eau chaude dissimulées dans des failles.
Les chercheurs introduisent des sondes dans les failles et recueillent des échantillons d'eau pour étude ultérieure.
Au bout d'une demi-heure et après avoir eu mon premier essoufflement sous l'eau après quarante ans de plongée, Erlendur me ramène à la surface en laissant les chercheurs terminer leur travail.
Nous rentrons à la base sur un océan agité. J'ai le mal de mer.
Une fois à terre, tout va mieux ! C'est aussi l'heure du déjeuner. Erlendur nous sert une soupe maison et nous fait goûter de la truite fumée au crottin de cheval. Délicieux !
Finalement nous annulons la deuxième plongée.
Par conséquent, quand je le rejoins à 15 heures, Hervé m'attend déjà depuis plusieurs heures. Mais loin de s'ennuyer, il en a profité pour visiter la salle d'exposition qu'Erlendur est en train d'aménager. Il a ensuite assisté, dans un local voisin, aux répétitions d'un groupe musical pop très connu en Islande.
Pour ne pas rester sur une expérience inachevée, Erlendur lui propose une nouvelle plongée demain matin.
Dans cette perspective, nous réfléchissons immédiatement à une modification d'itinéraire pour les jours prochains. Au lieu du trajet Akureyri-Laugafell-Varmahlid par les pistes F821 et F752, nous improvisons une étape moins longue (Hervé risque d'être fatigué après sa plongée) en passant au nord par la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). De toute façon, la météo ne sera pas au top alors c'est sans regrets que nous abandonnons ce crochet vers les hautes terres.
Une fois le parcours défini, nous poursuivons l'après-midi au soleil à la terrasse d'un café avant de déambuler entre les parterres fleuris du jardin botanique.
Bien que le ciel soit resté couvert en matinée, c'était encore une journée sans pluie, la sixième depuis le début de notre séjour.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres
J19 : Lundi 15 juillet 2013
Nouveau réveil matinal et petit-déjeuner à 7 h 30. A 8 h 15, Hervé a rendez-vous avec Erlendur dans le centre-ville d'Akureyri, ce qui m'évite d'avoir à faire le trajet jusqu'au centre de plongée.
Le temps est maussade : 9 degrés et ciel couvert à 99 %. Le 1 % restant ne résistera pas longtemps, un petit crachin islandais va bientôt arroser le fjord.
Je reste alors confortablement installée dans ma chambre à surfer sur Internet avant de fermer les valises et de rejoindre le centre de plongée vers 10 h 30.
A 11 heures précises, le bateau pneumatique rentre au port. Mon plongeur de mari a l'air d'avoir le sourire !
Alors, raconte…
Cette fois-ci, je suis en compagnie d'une jeune plongeuse allemande et d'un plongeur tchèque.
Suite à l'expérience d'hier, je rectifie le lest ce qui me permet d'être beaucoup plus à l'aise et du même coup me réconcilie avec les combinaisons étanches.
L'eau est verte, il fait assez sombre à 15 mètres de profondeur, rendant les prises de vue d'une qualité médiocre. Le flash est impossible à cause du phytoplancton très dense.
Comme promis les poissons loups sont au rendez-vous, escortés par d'innombrables morues toujours en mouvement
Malgré leur aspect patibulaire et leurs dents proéminentes de carnassiers, ce sont des animaux inoffensifs qui vous regardent dans les yeux en attendant leur récompense.
Erlendur a prévu des coquillages, sortes de palourdes géantes que l'on trouve dans la région. Il nous expliquera par la suite que ces mollusques qui ont une croissance extrêmement lente sont probablement les animaux qui ont la plus longue durée de vie sur terre. Les plus gros spécimens ont plus de 200 ans !
Nous nous régalons du spectacle. En faisant le tour d'un massif rocheux, d'autres poissons loups viennent encore à notre rencontre et éclipsent tous les autres habitants des lieux.
Au bout de 50 minutes, c'est avec regrets que nous finissons par remonter à la surface où nous attendent des mouettes bien rangées autour du bateau.
Pour couronner le tout, sur le chemin du retour, notre embarcation croise la route d'une baleine à bosse. Nous sommes comblés !
Après cette belle expérience, nous continuons notre voyage vers d'autres horizons, en l'occurrence vers le Skagafjördur en faisant le tour de la presqu'île des Trolls (Tröllaskagi). Il est presque midi.
Pour ce soir, nous avons fait une réservation de dernière minute sur Internet à Hofsstadir Guesthouse. Quant au trajet, nous ne savons pas trop ce qu'il nous réserve, l'ayant lui aussi décidé tout récemment.
Sous une petite pluie intermittente, le parcours suit le plus souvent la côte, très découpée, nous dévoilant ici ou là :
… des falaises abruptes d'où dévalent des cascades bien fournies, … un phare orange fraîchement repeint, … des fonds de fjords sauvages, … une mer émaillée d'îlots (ici Malmey), … des villages de pêcheurs isolés (Dalvik, Olafsfjördur, Siglufjödur…) dont le plus mignon est sans aucun doute le dernier.
Siglufjördur (1280 habitants) au bord d'un superbe fjord, petit port de pêche naguère prospère, aujourd'hui petite localité paisible où il fait bon faire s'arrêter pour nos capuccino et expresso quotidiens.
Néanmoins, afin de réduire l'isolement de ces villages, la route passe à trois reprises par des tunnels. Le plus long (7 km) entre Olafsfjördur et Siglufjördur date de fin 2010 seulement. Avant, le trajet par les montagnes faisait plus de 50 km, il a été réduit à 15 km grâce à cet aménagement.
Le premier tunnel (3 km) entre Dalvik et Olafsfjördur est lui tout particulièrement impressionnant car très peu éclairé, très étroit, à une voie de circulation seulement. En cas de véhicule en sens inverse, il faut anticiper et se ranger dans des emplacements régulièrement prévus à cet effet. Alors que sur les routes islandaises, le trafic routier est dans l'ensemble très light, ici comme un fait exprès, il y a du monde !
Avec tous ces fjords à contourner et ces tunnels à traverser, il est 15 h 30 quand nous arrivons à destination à Hoffstadir, une jolie guesthouse qui a l'air toute neuve, dominant le delta marécageux du Skagafjördur.
Notre chambre avec lits twin et salle de bains privée n'a pas de vue sur l'estuaire mais donne côté opposé sur le parking et la montagne. En réservant en dernière minute, on ne peut pas tout avoir. Elle est cependant très agréable.
Le ciel est toujours couvert mais bonne nouvelle, il ne pleut plus, on va pouvoir se dégourdir les jambes : d'abord à travers champs et pâturages le long de la rivière puis jusqu'à la petite église perdue au milieu de nulle part, en tout près de 4,5 kilomètres.
A l'heure du dîner, le restaurant de la guesthouse est tout indiqué. Il prône une cuisine "slow food" à base de produits frais issus des fermes et des ports voisins. Le service semble lui aussi slow. En fait, le serveur nous a tout bonnement oublié, ce qui nous permet de contempler à loisir l'estuaire maintenant éclairé par le soleil.
Malgré cette attente, le dîner est à la hauteur, un réel plaisir pour les yeux et les papilles. Et pour se faire pardonner, on nous offrira le vin !
Fin de soirée à fignoler l'itinéraire de demain qui prévoit une nouvelle traversée des hautes terres par la route 35. Espérons que le soleil apparu tardivement aujourd'hui voudra bien nous accompagner tout au long de la journée !
Distance parcourue dans la journée : 190 kilomètres

Nouvelle traversée des hautes terres : Hveravellir et Kerlingarfjöll J20 : Mardi 16 juillet 2013
Grrr ! Ciel 100 % nuageux et malgré les 11 degrés affichés par le thermomètre, ce ne sont pas les meilleures conditions pour traverser les hautes terres, la vue risque d'être limitée. Mais puisque l'hébergement est réservé…
En effet, j'ai réussi à retenir il y a seulement deux jours une hutte à Kerlingarfjöll, un site parmi les plus spectaculaires du pays.
On y accède par la 35, une piste anciennement classée F mais requalifiée "route" depuis que des ponts enjambent tous les fleuves sur son parcours. Elle n'est en revanche pas bitumée, donc interdite aux berlines de location malgré son statut. Longue de 200 kilomètres, elle traverse les déserts centraux depuis les environs de Blönduos jusqu'à Gulfoss en grimpant jusqu'à 700 mètres d'altitude.
A 9 h 20, nous quittons Hofsstadir sous la grisaille. La couche nuageuse est basse, accrochée entre 200 et 500 mètres.
Dans ce contexte, au fil de notre avancée, les paysages apparaissent ou disparaissent au gré de l'altitude et avec elle, c'est notre moral qui grimpe ou qui chute selon le cas. A chaque fois qu'une légère amélioration se dessine, elle est immédiatement suivie d'un nouveau passage dans le brouillard sous une pluie fine.
Le désert semble plus hostile que jamais. On comprend alors mieux pourquoi cette région n'a été découverte qu'à partir du milieu du XIXème siècle puis véritablement explorée de façon approfondie qu'à partir de 1941.
Seuls quelques hors-la-loi en avaient fait leur domaine, trouvant dans ces vallées isolées un abri sûr. Leur souvenir hante encore certains lieux, notamment Hveravellir, première étape sur notre traversée des Highlands, que nous atteignons au bout de deux heures.
A 622 mètres, ce site géothermique fort prisé est aujourd'hui relativement épargné par les nuages et avec un peu de patience, on y verra même poindre une petite éclaircie.
Nous passons vite fait à côté des sources chaudes les plus proches et les plus convoitées (la Blahver, d'un bleu brillant, la Raudhver, d'un rouge brique et l'Öskurholhver qui émet un jet constant de vapeur) pour nous éloigner un peu jusqu'à l'Eyvindurhver, la source d'Eyvindur, éponyme d'un célèbre hors-la-loi qui se serait caché sur ces terres.
Sur un petit monticule se trouvent les ruines d'un abri où il se serait terré avec sa femme Halla. La mémoire collective islandaise continue à transmettre de nombreux récits relatant sa capacité à survivre dans des conditions extrêmes, sans se laisser rattraper par ses poursuivants.
Si sa cachette était sûre, la butte lui permettait sans doute aussi de surveiller efficacement les alentours. En tout cas, on y jouit d'une belle vue sur le désert et les colonnes de vapeur au loin.
Hveravellir possède également un magnifique bassin artificiel chauffé. Mais avec ce temps mitigé, personne n'a l'air tenté. Nous, non plus… alors poursuivons en direction de Kerlingarfjöll.
Situé à 700 mètres d'altitude au bout de la piste F347, le site abrite un refuge, un camping et quelques chalets et huttes au pied d'un massif réunissant une activité géothermique et des formations géologiques étonnantes.
C'est une de ces huttes que nous avons réservée. Bien qu'équipée d'une salle de bains privée, elle est vraiment rudimentaire pour le prix d'un hébergement… de luxe. Bref, un rapport qualité prix déplorable.
Espérons néanmoins que le site en vaille la peine ! Pressés de le savoir, nous prenons immédiatement la piste nous conduisant dans les hauteurs vers "la vallée aux fumerolles".
Depuis le parking, nous suivons, tels des funambules, une crête en dévers sur un sol détrempé et collant dans lequel nos chaussures s'enfoncent jusqu'à la cheville.
Le ciel hésite entre grisaille et éclaircie. Les volutes de vapeur s'échappant des vallons alentour contribuent encore à donner à l'ensemble un air mystérieux.
Un petit pont de bois marque l'entrée de cette vallée aux merveilles et comme dans la chanson d'Yves Duteil, "il ne tient plus guère que par un grand mystère et deux piquets tout droits".
Le soleil a réussi à avoir le dessus (en tout cas, momentanément) et ajoute à la magie des lieux.
Plus on avance, plus on a l'impression de se promener dans un four chaud où cuisent plein de bonnes choses : des petits pains dorés, des brioches blondes, des biscuits marbrés et des moelleux au chocolat.
Là, c'est nettement une charlotte juste démoulée dont on distingue parfaitement la rangée de biscuits à la cuillère.
Même les sommets ont l'air recouverts d'une bonne couche de nappage !
On aurait bien poursuivi notre quête dans cette vallée généreuse, mais les éléments vont vite briser notre délire gourmand. Une bonne pluie va doucher notre enthousiasme et nous ramènera, tout ruisselants et plus vite que prévu, dans notre hutte.
En tout cas, Kerlingarfjöll, avec ses paysages à nuls autres pareils, est assurément un de nos coups de cœur !
La journée se termine par une petite soirée conviviale dans la salle commune du refuge/camping remplie à 95 % de Français (principalement des campeurs) où chacun tente patiemment de faire chauffer sa gamelle pour un dîner bien mérité. Dehors un vent glacial balaie les hautes terres !
Distance parcourue dans la journée : 185 km.

De la montagne à la mer… via Linuvegur (F338) et Kaldidalur (550) J21 : Mercredi 17 juillet 2013
Brrr, avec 6 degrés à peine, de la pluie et un temps complètement bouché, la journée s'annonce encore médiocre !
Dans ces conditions, ce n'est pas la peine de s'attarder à Kerlingarfjöll. Il vaut mieux s'avancer autant que possible afin de se rapprocher des fjords de l'Ouest, avec l'objectif d'arriver à Latrabjarg demain soir. Nous n'avons pas de réservation pour la nuit prochaine ni pour les quatre nuits suivantes. Cela nous donne une plus grande liberté d'organisation mais aussi un peu d'incertitude. Ce soir, nous devrions donc être au bord de la mer mais où ?
En attendant, cap au Sud en continuant la route 35.
Surprise ! Dès que nous passons au-dessous des 500 mètres d'altitude, le plafond nuageux se disloque par endroits et laisse apparaître à l'horizon de belles éclaircies. La journée s'annoncerait-t-elle moins maussade que prévu ?
Déjà au loin scintillent les eaux bleues pâles du lac Hvitavatn et le soleil éclaire les pentes noires des pitons alentour, rehaussant la couleur vert fluo des traînées de mousse sur leurs flancs.
Ce beau temps inespéré nous incite à pousser jusqu'au bout de la 35 afin de revoir la cascade de Gullfoss sous le soleil. Ensuite nous reviendrons sur nos pas pour prendre la F338 vers l'ouest.
C'est vrai qu'elle a une toute autre allure sous le soleil et mérite bien son nom de "cascade d'or".
C'est indiscutablement notre cascade préférée !
Après ce petit détour et un léger retour en arrière, nous nous dirigeons définitivement vers l'Ouest en empruntant la F338, une piste quasi rectiligne construite pour l'entretien d'une ligne à haute tension et appelée Linuvegur (vegur = route, linu = ligne). Longue d'une cinquantaine de kilomètres, c'est une voie très rugueuse réservée aux 4 x 4 en raison de deux gués à franchir dès le début. Il nous faudra deux bonnes heures pour la parcourir.
Malgré la présence des pylônes, cet itinéraire va nous réserver d'heureuses surprises.
Après les premiers kilomètres verdis de lupins, la piste traverse une étendue plus austère, plus dépouillée, plus lunaire alors qu'à l'arrière plan, un pic rocheux perce à travers l'étincelante calotte glaciaire du Langjökull.
Manifestement ici aussi la terre porte les stigmates d'une explosion volcanique d'ampleur comme en témoignent un peu partout ces roches éparpillées, torturées, fracturées.
Seules les mousses et quelques rares bouquets de silène arrivent à coloniser et à égayer cet univers minéral !
Un univers complètement inhabité si ce n'est par les trolls comme on peut l'imaginer en observant les traces de cette longue chevelure d'ébène se déployant sur les flancs du mont Hlödufell.
A moins que les occupantes des lieux ne soient ces pieuvres géantes jaillies des entrailles de la terre !
Quand les motifs géologiques finissent par se faire plus rares, le parcours devient un peu plus monotone. A défaut de compter les moutons, nous nous mettons alors à compter les pylônes et comme ils sont tous numérotés, en arrivant au 500ème, nous savons que nous avons atteint le carrefour avec la route 550.
Au croisement, un refuge de secours tombe plutôt bien. Il est 12 h 30, l'heure du casse-croûte alors si on pouvait se mettre à l'abri du vent... Dans le petit local, nous trouvons même un peu de vinaigre balsamique pour assaisonner notre salade. Toutes les zones isolées d'Islande sont équipées de ce type de refuge où un minimum vital est à disposition pour attendre les secours.
Le trajet se poursuit en remontant la vallée de Kaldidalur sur la route 550 (non bitumée) jusqu'à Husafell. Serpentant au pied d'une série de glaciers, la piste est très belle aussi mais moins remarquable que la précédente. Nous avons largement préféré la Linuvegur.
Au sortir de la petite localité de Husafell, deux séries de chutes (encore !) vont nous donner un prétexte pour une courte halte : Barnafoss, la "chute des enfants" (car des enfants y ont chuté) et Hraunfossar (la chute de lave).
La plus étonnante des deux est celle de Hraufossar avec ses innombrables filets d'eau jaillissant d'une multitude de failles sur un kilomètre et demi.
Un intermède bienvenu alors que nous sommes en route depuis six heures. Pourtant nous ne comptons pas en rester là, nous voulons continuer encore pendant quelques heures en direction de la route 60.
Les paysages sont maintenant plus doux, plus verts, plus agricoles et régulièrement ponctués de colonnes de vapeur témoignant de la présence d'une source chaude autour de laquelle se regroupent une ferme ou un hameau. Une énergie à portée de main !
Mais cette douceur de vivre ne saurait faire oublier ce qui se trame sous la chaussée ! Cratère en formation sur une route islandaise ;-)
Vers 17 heures, on en a plein les roues et en arrivant à la hauteur de Budardalur, on décide de s'y poser. Peu importe que le village et sa seule guesthouse – Dalakot Gueshouse- soient sans charme, il n'est plus question d'aller plus loin.
Après un petit tour en bord de mer (il fait 16 degrés), nous nous attablons au restaurant de la guesthouse qui, ce soir, ne sert que de la pizza. Ça nous convient parfaitement. Mais comme nous sommes dans un trou perdu, la carte n'est qu'en islandais. Nous nous amusons alors à en faire la traduction pour le plus grand plaisir de la patronne et pour les futurs touristes français qui passeraient par là.
On a ainsi appris que… ostur = fromage, skinka = jambon, laukur = oignon sveppir = champignon, olifur = olive, kjuklinkur = poulet
Distance parcourue dans la journée : 285 km

Fjords de l'Ouest : rendez-vous avec les macareux de Latrabjarg J22 : Jeudi 18 juillet 2013
"It's a beautiful day" susurre la radio de bon matin. Pourtant, pour l'instant, c'est loin d'être gagné, le ciel est couvert à 100 %, il fait 9 degrés. La seule bonne nouvelle, c'est qu'il ne pleut pas… en tout cas, pas encore !
Ce soir, nous comptons être à la pointe la plus occidentale de l'Islande, au bord des falaises de Latrabjarg. Nous n'avons aucune réservation.
280 kilomètres nous séparent de notre destination finale alors à 8 heures, nous sommes déjà en route.
Devant nous défilent des prairies bien vertes, encadrées de falaises rocheuses aux faux airs de mesas américaines.
Les péninsules de l'Ouest sont des régions excentrées et isolées. Le trafic routier s'en ressent : pas une seule voiture croisée pendant les deux premières heures. Beaucoup de gens préfèrent le ferry pour se rendre dans cette région reculée.
Les seuls à nous regarder passer, ce sont les chevaux dans leur enclos et les moutons en liberté, toujours prêts à traverser devant nos roues.
La route 60 tournicote de fjord en fjord. Il n'y a pas un souffle de vent et l'océan a pris des allures de lac où se reflètent les flancs des montagnes environnantes.
Mais pour gagner du temps, la route saute parfois d'une rive à l'autre grâce à une digue, évitant ainsi un long détour jusqu'au fond de chaque bras. Si c'est déjà le cas du Gilsfjördur, à terme, plusieurs autres fjords seront ainsi enjambés, ce qui permettra le désenclavement de la région. Des travaux titanesques sont en cours. En témoigne la taille des véhicules de chantier !
A Flokalundur, nous quittons la 60 pour la 62 puis, après avoir longé la rive Ouest du lac Vatnsdalsvatn à la recherche de canards rares (sans succès), nous poursuivons jusqu'au carrefour avec la 612.
Ici nous sommes accueillis par un froid de canard et par un vent à décoiffer les moutons alors que nous apprêtons à jeter un œil à l'épave rouillée du Gardar.
La proue avec ses deux yeux tristes a l'air de faire la moue… un peu comme nous qui, avec ce froid, sommes obligés de pique-niquer dans la voiture, coincés entre le volant et la boîte de vitesse.
"Its a beautiful day" disait la chanson ? A la mi-journée, ce n'est pas encore gagné !
Et plus on avance vers l'Ouest, plus le temps se dégrade : nuages bas, brouillard et crachin persistants accompagnent notre arrivée dans la péninsule de Latrabjarg vers 14 h 30.
Avant toute chose, il est primordial de trouver un hébergement, il n'y en a pas légion dans le coin. Pourtant, à l'entrée de la péninsule, au lieu dit Hnjotur, la première guesthouse sur notre route – Hnjotur Guesthouse - affiche "rooms available" et en moins de deux, nous avons une chambre.
Le patron nous propose une prestation avec ou sans draps fournis. Comme nous avons trimballé nos sacs de couchage depuis le début, autant qu'ils servent enfin. Ce sera donc l'hébergement le moins cher de notre séjour mais pas le plus propre. Mais en n'étant pas trop regardants, c'est une bonne affaire. Cuisine et salle de bains partagées.
Une fois l'esprit tranquille, nous pouvons consacrer notre après-midi à la rencontre avec les macareux. Les falaises qui les abritent sont encore à plus de 20 kilomètres, au bout d'une piste étroite rasant par endroits le flanc de la montagne.
Malgré une bruine persistante et un brouillard tenace, les oiseaux sont au rendez-vous. On peut vraiment les approcher de très près (moins d'un mètre), on pourrait même les toucher si une ligne blanche tracée au sol ne nous tenait à distance raisonnable. Dans ce cas, la météo n'a pas réellement d'importance.
Pris au jeu, nous n'hésitons pas à longer toute la falaise sur un kilomètre mais en réalité les premiers oiseaux ne sont qu'à quelques pas du parking.
Alors était-ce une belle journée ? En voyant la mine réjouie des touristes, on peut le penser.
En tout cas, nous avons passé une excellente après-midi en compagnie de ces adorables oiseaux et fait l'une de nos expériences les plus réjouissantes en Islande, alors peu importe que la pluie redouble d'intensité et tombe à verse toute la soirée et toute la nuit.
Il ne faut parfois pas grand chose pour être heureux !
Distance parcourue dans la journée : 315 kilomètres
J23 : Vendredi 19 juillet 2013
Côté météo, ça ne s'arrange pas : il a plu toute la nuit et il continue encore à pleuvoir par intermittence en ce tout début de matinée.
A 8 heures, nous nous apprêtons à refaire en sens inverse le même trajet qu'hier. Nous sommes effectivement venus jusqu'ici uniquement pour les macareux et n'avons pas l'intention d'explorer davantage les fjords de l'Ouest. De toute manière, le temps a l'air encore plus pourri au nord. Espérons qu'en retournant vers le sud, nous trouverons des cieux plus cléments.
Nous voulions malgré tout commencer par une petite variante en poursuivant la 62 via Patreksfjördur puis la 63 jusqu'aux chutes de Dynjandi avant de refermer la boucle à Flokalundur. Mais les éléments vont contrarier nos projets.
Pourtant, tout commence par une timide éclaircie sur le fjord en quittant Hnjotur.
Une note d'espoir qui motive un premier détour jusqu'à Raudisandur que le guide LP décrit comme "une belle plage aux teintes rougeâtres, un lieu paisible, d'une beauté exceptionnelle". Elle est certes paisible mais noyée dans le brouillard, sa teinte tire plutôt sur le jaunâtre. Dans ces conditions, difficile de l'apprécier à sa juste valeur. Seule la jolie petite église noire nous console d'être venus jusqu'ici.
La suite n'est guère plus engageante. La route 62 – en réalité une piste en terre étroite, frôlant le bord de mer – devient si glissante et si dangereuse sous la pluie et dans le brouillard que nous finissons par abandonner l'idée d'aller jusqu'aux chutes de Dynjandi.
Au carrefour entre la 62 et la 60, nous repiquons immédiatement vers Flokalundur où nous entrevoyons du mieux au point de chausser nos boots dans le but de randonner dans la vallée de Surtrabrangil (fossiles) mais à peine avons nous fait trois pas que la pluie redouble. Nous jetons l'éponge !
Même trouver un bon café relève de l'impossible : dans celui de Brjanslaekur où se sont entassés tous les touristes attendant le ferry, ça ne sent pas la rose et dans le suivant, on ne sert que du jus de chaussettes.
Tant pis, dans ces conditions, on continue à rouler, il n'y a rien d'autre à faire, en dehors d'un nouveau pique-nique dans la voiture, or je déteste manger dans la voiture !
Enfin, après 14 heures, voilà qu'on entrevoit le premier rayon de soleil et comme par miracle, après Brjarkarlundur, la route est sèche. Le moral remonte en flèche.
Et si on restait par là ? J'avais repéré un hébergement et surveillé ses disponibilités : Vogur Country Lodge, isolé au fin fond de la péninsule de Fellströnd. Nous devrions y trouver notre bonheur.
Nous jetons alors nos dernières forces dans le trajet pour y parvenir, car il est encore à plus de 35 kilomètres de la route principale. D'ailleurs, il n'est pas évident à trouver, aucun panneau ne l'indique depuis la route et en arrivant sur place, nous sommes d'abord entrés dans une maison particulière avant de le trouver juste derrière.
C'est un hôtel flambant neuf, réouvert seulement depuis janvier 2013 après une rénovation complète. Nous avons la chance de tomber à la fois sur une grande et belle chambre mais en plus, avec une très belle vue.
Une juste récompense après une journée difficile !
Bien requinqués par cette excellente trouvaille et par une météo qui s'arrange un peu, nous passons la fin de l'après-midi sur la presqu'île de Dagverdarnes à marcher à vue au bord de l'eau, admirant au loin la péninsule de Snaefellsnes précédée par tout un chapelet d'îles et d'îlots.
Les contrariétés météorologiques de la matinée sont alors oubliées et elles le seront définitivement devant l'excellent filet d'agneau servi au restaurant du lodge. Un des nos meilleurs dîners en Islande !
Tout est bien qui finit bien !
Distance parcourue dans la journée : 380 km = notre étape la plus longue !

Le tour de péninsule de Snaefellsnes de Stykkisholmur à Arnarstapi J24 : Samedi 20 juillet 2013
Nous sommes si bien au Vogur Country Lodge que nous nous accordons volontiers une grasse matinée jusqu'à 8 h 30 et démarrons seulement une heure plus tard.
Direction le nord de la péninsule de Snaefellsnes, une région dominée par le célèbre glacier du Snaefellsjökull, immortalisé dans le "Voyage au centre de la Terre" de Jules Verne.
Nous n'avons pas de réservation pour ce soir mais quelques projets de visite et/ou de randonnée pour la journée, du moins si la météo nous le permet. En fonction de ce qu'il nous sera possible de faire, nous déciderons du lieu d'hébergement.
Au fait, comment est le ciel ce matin ? Couvert… pour ne pas changer, mais sans pluie… si ça peut nous consoler.
Il n'y a pas de vent non plus, ce qui fait qu'en arrivant à Stykkisholmur à midi, nous sommes tout étonnés de la douceur ambiante (12/14 degrés) nous permettant rapidement d'ôter nos vestes, ce qui n'était pas arrivé depuis des lustres.
Sous un rayon de soleil, le village et son petit port nous font bonne impression et c'est le cœur plein d'entrain que nous gravissons la colline menant au phare de Sugandisey d'où la vue porte sur toute la bourgade.
Sur les hauteurs de la ville, parmi les maisons typiquement marines se détache la silhouette futuriste de l'église. Intrigués, nous allons la voir de près. Son intérieur est étonnant : sobre et clair, il invite au recueillement pendant que l'orgue monumental diffuse ses sonorités chaudes.
En sortant de l'église, il fait toujours aussi doux et c'est enfin l'occasion d'apprécier un pique-nique en plein air, dans une clairière.
Profitons également de ce temps clément pour randonner. Le site de Selvellir a retenu notre attention, c'est une randonnée sans chemin et sans balisage, tiré du guide Rother. Les seuls éléments en notre possession sont les coordonnées du point de destination. L'ouvrage nous vante "un véritable eldorado pour le photographe" au milieu "de rochers de tuff bizarres".
Soit nous n'avons pas atteint le bon site, soit sa photogénie est toute relative. En tout cas, l'endroit atteint ne nous a pas fait l'effet escompté. Pas de rochers remarquables, juste une belle vue… mais surtout plein de mouches envahissantes !
Bref, pas vraiment de chance, cette fois !
Mais plus de chance une heure plus tard en atteignant le village de Hellisandur où arrivés sans réservation à 17 heures, nous prenons la dernière chambre de l'hôtel du même nom – Hellisandur Hotel - une grande chambre avec salle de bains privée, certes au rez-de-chaussée mais il ne faut pas trop en demander.
En revanche, moins de chance avec la météo car à peine arrivés, il se met à pleuvoir tout ce qu'il peut. Décidément, l'Islande n'a pas l'air d'avoir de déficit de ses nappes phréatiques !
Distance parcourue dans la journée : 225 kilomètres
J25 : Dimanche 21 juillet 2013
Aujourd'hui, nous poursuivons notre tour de la péninsule de Snaefellsnes. Nous n'avons pas de réservation pour ce soir. Tout dépendra de ce que nous pourrons faire dans la journée.
A ce propos…
Le vent s'est levé dans la nuit et continue à souffler très fort en ce début de matinée. Il a disloqué les nuages, donnant 30 % de ciel bleu. Manque de chance, notre trajet nous dirige vers les 70 % nuageux et aussitôt partis, la pluie se rajoute au vent.
Au début, ce n'est qu'une petite bruine qui ne nous empêche pas de profiter de la belle plage de Skarsvik et de son lagon bleu turquoise. Ah, si l'eau était chaude, ce serait un sacré spot !
Mais les gouttes s'intensifient et arrivés devant le phare de Svortuloft, nous nous contentons de le photographier depuis la voiture.
Devant celui de Öndverdarnes, nous prenons notre courage à deux mains pour faire un saut jusqu'aux falaises. Bilan : pour quinze minutes de sortie… trempés jusqu'à la moelle, si bien qu'en arrivant à Dritvik, je reste gentiment dans la voiture et envoie Hervé en éclaireur.
Alors ? Il me persuade d'en sortir pour aller admirer l'arche rocheuse, soupeser les pierres de levage et constater les dégâts d'un ancien naufrage.
Nos vestes sont dégoulinantes au retour et nous nous jurons de ne plus quitter la voiture avant qu'elles n'aient séché.
Mais quelques kilomètres plus loin, une nouvelle curiosité aura raison de notre sagesse. Nous enfilons nos vestes trempées afin de voir si les colonnes de pierre de Londrangar surgissent de terre ou des flots.
Ils surgissent bien de terre en bord de mer !
Nous nous engouffrons vite dans la voiture, chauffage à fond, jusqu'au point d'intérêt suivant.
A Arnarstapi, nous étions décidés à ne pas aller plus loin que l'arche rocheuse de Gatklettur, mais d'une colonne rocheuse à l'autre, sous une pluie pénétrante et contre un vent de face, nous nous laissons porter par l'ambiance tempétueuse pour finalement longer toute la falaise jusqu'au petit port.
Le guide LP a raison de préciser que cette balade est encore plus fascinante sous la pluie mais on aurait quand même préféré la faire sous le soleil J
Après un capuccino brûlant, reprenons la route. Dire qu'il y a quelque part au dessus de nos têtes, une couronne glaciaire dont on n'aura pas vu la couleur. A peine si l'on distingue la forme des reliefs !
Un profil féminin? Sans doute celui d'une belle Islandaise.
Nous laissons tomber Budir et sa fameuse église noire mais plus loin, à Ytri-Tunga, impossible de renoncer à l'observation des phoques.
La pluie a momentanément cessé mais atteindre ces veaux de mer se mérite. Il faut se tordre les pieds sur une plage envahie de rochers recouverts d'algues glissantes avant d'apercevoir une petite colonie de quelques sept individus.
La pluie redouble encore d'intensité. Pour nous remonter le moral, au carrefour des routes 54 et 56, nous nous empiffrons d'une portion de frites et d'une glace.
Puis, tout à coup et comme souvent en Islande, à la sortie de la péninsule de Snaefellsnes, le temps s'améliore peu à peu et à l'approche de Borgarnes, le soleil prend le dessus. On n'osait plus y croire !
Nous décidons donc de chercher un hébergement dans cette petite ville. D'après notre documentation, Bjarg Guesthouse serait le meilleur choix. Mais elle est fully booked. Dommage car l'endroit est mignon et sa propriétaire très serviable. Pour nous venir en aide, elle passe plusieurs coups de téléphone avant de nous trouver une disponibilité à l'hôtel Hamar, à 3 kilomètres du centre-ville. Encore mieux (nous le réaliserons plus tard), elle négocie pour nous un bon prix ainsi que l'inclusion du petit déjeuner.
L'hôtel Hamar fait partie de la chaîne Icelandair : il est impeccable avec de grandes chambres très claires. Nous sommes encore bien tombés !
Avec ce beau temps inespéré, vite, il faut improviser une petite randonnée. Après quelques clics sur Internet, nous repérons Hafnarfjall. Nous n'avons pas l'ambition d'atteindre le sommet (850 mètres d'altitude, 750 mètres de dénivelé) d'une part parce qu'il est dans les nuages et d'autre part parce qu'il est déjà 18 heures quand nous démarrons. Nous nous contentons d'une montée raide dans un pierrier pendant une heure afin de savourer les vues sur le fjord et sur Borgarnes sous un soleil radieux.
Ça fait du bien au moral et ça nous réconcilie avec l'Islande ! Mais ce beau temps durera-t-il ? La réponse… demain ;-)
Distance parcourue dans la journée : 205 km

Dernière étape de Thingvellir à Reykjavik J26 : Lundi 22 juillet 2013
Alors le ciel ? Bouché, désespérément bouché… et il bruine en plus, alors qu'il faisait tellement beau hier soir. C'est rageant !
Notre dernière étape doit nous mener à Reykjavik où nous avons réservé un appartement en plein centre-ville pour deux nuits. Mais on espérait faire une dernière visite ou mieux une dernière randonnée avant de rejoindre la capitale.
Bon, dans ces conditions, le plan A – la cascade de Glymur, parcours difficile sur rochers glissants - on oublie ! Le plan B – la vallée d'Hengill à Hverargerdi, 4 heures de randonnée avec baignade dans une rivière chaude – aussi !
Le plan C semble offrir le meilleur compromis : dans le parc national de Thingvellir, on peut trouver de petites balades sur des sentiers bien tracés, voire bitumés. Au pire, on pourrait juste s'arrêter aux points de vue, du moins s'il y a de la vue, car rien n'est moins sûr au moment où nous prenons la route dans un brouillard à couper au couteau.
A Akranes, contourner le fjord par la route 47 ne sert à rien, prenons directement le tunnel.
A sa sortie, le ciel a l'air de vouloir s'éclaircir mais dès que nous tournons vers l'est en direction de Thingvellir, nous retrouvons la purée de poix.
A Thingvellir, haut lieu de l'histoire islandaise mais aussi haut lieu du tourisme en cars, le parking est bondé, la foule se presse au point de vue où l'on ne voit… strictement rien. Mais les mouches, elles, sont à la fête avec tout ce monde.
Pour les Islandais, Thingvellir représente le lieu où les Vikings fondèrent le premier parlement démocratique en 930 et celui où fut proclamée l'indépendance de l'Islande en 1944.
En tant que touristes, nous sommes surtout impressionnés par le cadre, une immense vallée d'effondrement causée par l'écartement des plaques eurasienne et nord-américaine.
La grande faille d'Almannagja (7,7 kilomètres de long sur 40 mètres de large) a un petit air de mur des Lamentations, la verdure en plus et la ferveur en moins.
En dehors d'Almannagja, le parc est truffé d'autres failles, plus petites où la brume et l'eau jouent avec les reflets des amas rocheux !
Soudain, Hervé réalise que la plongée se pratique ici dans la faille de Silfra. On se met alors immédiatement à la recherche du lieu. Nous ne tardons pas à trouver les minibus des clubs de plongée. Malheureusement, pour le jour même, l'activité n'est pas envisageable, les plongées se terminant déjà pour les différents groupes. Dommage qu'on n'ait pas anticipé, mais il réussit à prendre un rendez-vous pour demain avec picking up depuis notre hébergement dans le centre-ville de Reykjavik.
Les nuages se sont un peu levés entre temps, il ne crachote plus et alors que nous nous dirigeons à présent d'un bon pas vers la cascade d'Öxararfoss, nous laissons tomber vestes et polaires. Un bon point !
Les mouches ne nous laissent pas de répit à l'aller mais curieusement au retour elles abandonnent la partie. Le sens du vent, sans doute !
A la sortie du parc national, au bord d'un lac, une chouette table de pique-nique nous tend les bras mais impossible d'y déjeuner, c'est un véritable meeting de mouches.
Alors direction Reykjavik où le temps s'améliore un peu. C'est même sous un petit rayon de soleil que nous finissons nos dernières provisions dans un parc de la ville.
Trouver notre appartement relève ensuite du casse-tête, le centre-ville n'est qu'une succession de rues en impasse ou en sens unique. Après avoir fait trois fois le tour, nous tombons enfin sur le 86/94 Laugavegur où nous avons rendez-vous avec Arnar le propriétaire, entre 15 et 16 heures.
Au quatrième étage d'un immeuble en plein centre-ville, nous prenons possession d'un deux pièces de 67 m2, lumineux et confortable, où nous nous sentons immédiatement comme chez nous. Pendant ce temps, le Dodge est récupéré par le loueur au pied de l'immeuble. Tout est OK.
Après avoir pris nos repères, fait quelques courses pour notre dîner, nous sortons vers 20 h 30 (alors que le soleil vient enfin de triompher des nuages) pour un grand tour à pied par le centre jusqu'au port et au tout nouveau centre de concerts et de conférences.
Baptisé Harpa et inauguré en août 2011, l'édifice très design est posé tel un vaisseau au bord de l'océan, à l'entrée du port.
Sur 60 000 mètres carrés et 43 mètres de haut, il abrite 4 salles principales dont la plus grande peut accueillir jusqu'à 1800 personnes assises, des boutiques et des restaurants. Sa construction s'est étalée de 2007 à 2011. Resté en suspens suite à la crise financière de 2008, le chantier a été repris par les autorités locales et le bâtiment achevé en 2011 pour un budget total avoisinant les 170 millions d'euros.
Sa réalisation a suscité bon nombre de controverses et de polémiques, à l'image de ce qu'en dit l'auteur Arnaldur Indridason dans un de ses romans "La muraille de lave" : "...cette salle de concert gigantesque qui… était un exemple criant et risible de l'égo surdimensionné d'une petite nation".
Imaginée par l'architecte danois d'origine islandaise Olafur Elliasson, sa façade est composée d'une infinité de polyèdres de verre, de formes toutes différentes, évoquant la structure alvéolaire des colonnes de basalte typiquement islandaises.
Une œuvre résolument moderne qui, selon les mots de l'artiste, travaille et magnifie la lumière de Reykjavik : étonnant !
A deux pas de là, une autre œuvre artistique célèbre symbolise, elle, l'histoire et le passé de Reykjavik. Conçu par le sculpteur islandais Jon Gunnar Arnason, "Solfar" ou le Voyageur du Soleil évoque la charpente d'un navire de guerre viking.
Nous terminons là notre balade vespérale alors que le ciel rougeoie à l'horizon, laissant deviner en cette fin du mois de juillet le retour progressif de la nuit. Il est 22 h 30. Le soleil se couchera à 23 h 02.
Distance parcourue dans la journée : 145 km. Distance totale : 5 000 km.

De Thingvellir à Reykjavik : plongée dans la faille de Silfra et balade en ville J27 : Mardi 23 juillet 2013
Réveil matinal sous un grand et beau soleil. Hourrah !
Hervé a rendez-vous à 8 heures avec "Scuba Iceland Dive Team". Direction Thingvellir et plus particulièrement la faille de Silfra.
Je le laisse commenter sa matinée :
"C'est une charmante monitrice qui me conduit à Silfra et me guide dans nos deux plongées. Il n'y a pas d'autres plongeurs avec nous. Avantage énorme d'avoir choisi un club à taille humaine… une plongée en binôme et en plus, nous serons les tout premiers sur place.
Je me retrouve à nouveau emballé dans les couches successives de la combinaison étanche avec des plombs un peu partout.
Nous parcourons les quelques mètres séparant le parking encore vide de l'échelle de mise à l'eau. Puis c'est la descente dans une faille remplie d'eau d'une limpidité hallucinante que les photographies ne rendent pas complètement. Cela me rappelle les Cénotes mexicains.
Quel changement après l'expérience de l'océan Arctique !
L'équilibrage doit être parfait pour ne pas toucher le fond, ce qui soulèverait un nuage de particules, d'où l'intérêt d'être les premiers.
Les couleurs sont incroyables. Les bleus sont d'une profondeur inouïe et les algues vertes semblent fluorescentes.
Nous évoluons dans plusieurs bassins de profondeurs variables avec entre eux des passages qui frôlent la surface.
La balade dans ces paysages uniques dure environ trente minutes puis c'est déjà la sortie… quelques centaines de mètres plus loin.
Le retour est pénible avec 40 kg d'équipement sur le dos.
Sans se changer, nous nous reposons trois quarts d'heure avant la deuxième plongée, en partageant quelques friandises tout en échangeant nos expériences sous-marines.
Les autres clubs arrivent entre temps mais nous arrivons à les doubler in extremis sur l'échelle de mise à l'eau et sommes une nouvelle fois les premiers dans l'eau.
L'itinéraire est un peu différent avec davantage de hauts-fonds où les verts et les bleus se côtoient et se disputent la vedette.
Je n'ai pas vu de faune mais il existerait quelques rares petits poissons.
Cette deuxième plongée dure également trente minutes. Le retour est encore plus pénible à cause des mouches qui se sont réveillées et nous harcèlent sans relâche.
C'est avec des couleurs plein les yeux que je fais le retour vers Reykjavik. Au total, ce fut une expérience magique que je conseille vivement à tout plongeur visitant l'Islande.
Les mêmes parcours en apnée avec une simple combinaison raviront les amateurs pas trop frileux.
Hervé est de retour en fin de matinée. Sa bouille réjouie ne fait pas de doute sur son degré de satisfaction.
Quant à moi, j'ai fait pendant ce temps un premier repérage dans le centre-ville avant d'y retourner ensemble dans l'après-midi.
Il fait un temps merveilleux. Tout le monde est dehors, à déambuler dans les rues piétonnes, à déjeuner en terrasse, à pique-niquer dans les squares, à prendre le soleil dans les parcs et les jardins, à pédaler au bord de l'océan.
Bref, l'Islande revit, les Islandaises arborent leurs petites robes d'été, les enfants sont en culottes courtes, les touristes en bras de chemise et nous, on profite d'une de nos plus belles journées pour…
… jeter un œil à la cathédrale, Hallgrimskirkja, flanquée de hautes colonnes de béton symbolisant les colonnes de basalte si emblématique de l'Islande. Sa construction a duré 34 ans (1940 à 1971)
… contempler les sculptures dans le jardin du musée Einar Jonsson, le plus grand sculpteur d'Islande
… nourrir les oiseaux au bord du lac Tjörnin, au cœur de la ville
… nous remémorer tous les bons moments de notre voyage autour du plan en relief exposé à la mairie
… avant de clore la journée et notre voyage par un très bon repas au Sjavargrillid (Seafood Grill) où l'on aurait presque pu dîner en terrasse tellement il fait bon en cette dernière soirée.
Après plusieurs jours de grisaille, cette très belle journée va nous laisser une impression positive et c'est avec ce souvenir-là que nous quittons l'île de glace et de feu le lendemain.
A Paris, c'est la canicule. En passant de 15 à 35 degrés, nous regrettons vite l'air vif et frais de l'Islande !

Le mot de la fin
Impressions générales "Vous verrez, vous allez aimer l'Islande… même sous la pluie…" nous avaient dit deux Islandaises rencontrées à Roissy au moment de notre départ.
Alors, qu'en est-il ?
A vrai dire, immédiatement après notre retour, notre impression a été plutôt mitigée. Nous étions un peu las après deux semaines sur quatre de grisaille quasi permanente et seulement 7 jours sans pluie sur l'ensemble du voyage.
Par conséquent, il a fallu "digérer" un peu le voyage, laisser reposer la destination, revoir les photos, construire le récit pour en retrouver le meilleur et n'en garder que les bons côtés.
Certes, sur 28 jours, nous avons eu 7 jours sans pluie, seulement. Mais les belles journées ne se sont pas limitées pas à ces sept-là, il y en a eu beaucoup d'autres où de belles éclaircies se sont développées entre les averses. La première quinzaine a été majoritairement ensoleillée et durant la deuxième quinzaine, le soleil est parfois apparu au bon moment, juste à temps pour nous faire apprécier un site.
En étant très optimiste, on peut même considérer que chaque jour, nous avons pu bénéficié de quelques heures de beau temps ou du moins de quelques heures d'amélioration. Dans ce cas, on arrive presque à 100 % de taux de satisfaction. En tout cas, nous avons fait en sorte de profiter du meilleur de chaque jour.
Serions-nous partants pour y retourner ? En ayant sillonné le pays en long en large et en travers pendant un mois, la destination ne sera sans doute pas une priorité dans les prochaines années. Néanmoins, un court séjour en hiver nous plairait bien pour voir des aurores boréales et les paysages islandais sous la neige et la glace. Les cascades de Gullfoss ou de Dettifoss prises dans les glaces doivent être spectaculaires.
Nos coups de cœur !
C'est simple, ils sont directement liés aux conditions météo dans lesquelles on les a abordés. On a adoré tous les endroits où il a fait beau, on a moins apprécié tous les endroits où il a fait gris.
- en tête de liste, Kerlingarfjöll, sa vallée aux fumerolles et la route 35 qui traverse les hautes terres.
- tous les déserts centraux et les pistes qui y mènent : les pistes F228 vers Veidivötn , F910 et F 88 vers Askja, F338 (Linuvegur), F206 vers le Laki, F 225 et F 208 Sud vers le Landmannalaugar.
- le fjord de Mjoifjördur, isolé et sauvage, et notre petit cottage idéalement placé.
- toute la région Sud de Vik à Jökursarlon en passant par Klaustur et Skaftafell avec quelques randonnées remarquables dont celle vers le glacier Myrdal ainsi que le grand tour dans le parc national de Skaftafell.
- les cascades spectaculaires, dont Gullfoss notre préférée.
- hors catégorie, la rencontre si intime avec les macareux a été une expérience particulièrement réjouissante et nous n'avons pas regretté d'avoir fait le long détour pour les voir, même sous un temps maussade.
- enfin, Hervé a été ravi de ses deux expériences de plongées, l'une en mer dans l'Eyjafjördur et l'autre en eau douce, dans la faille de Silfra.
Ce qu'on a moins aimé :
- les sites géothermiques (hormis Kerlingarfjöll) ne nous ont pas vraiment transporté, car nous en avions déjà vus dans nos voyages précédents. La région du lac Myvatn nous a paru un peu surfaite.
- les péninsules de l'Ouest visitées sous un temps très médiocre n'ont pas pu être appréciées à leur juste valeur.
Des regrets ? Non, à part d'avoir manqué de soleil surtout pendant la deuxième quinzaine !
A propos de l'itinéraire
Nous avons finalement parcouru près de 5 000 kilomètres, soit une moyenne de + ou - 200 kilomètres par jour.
Nous l'avons fait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, du Sud-Ouest au Sud-Est puis du Nord-Est au Nord-Ouest avec, à plusieurs reprises, des incursions dans le Centre. On aurait aussi pu imaginer le faire dans le sens des aiguilles d'une montre. Cela aurait permis de finir par le Sud et les sites les plus remarquables.
En l'adaptant un peu, ce parcours pourrait être réalisé en trois semaines.
A propos du véhicule
Même si le Dodge Durango n'était pas le véhicule que nous avions choisi, il nous a finalement donné entière satisfaction. Il est très confortable sur les cahots des pistes (véhicule neuf) et passe aisément les gués sans même trop toucher au blocage du différentiel.
Rien à redire sur le loueur Iceland Car Rental.
A propos des hébergements et des réservations
Ce n'est pas un scoop : en Islande, les hébergements sont chers pour des surfaces dans l'ensemble très petites.
Les guesthouses sont un bon compromis mais leurs prestations sont très variables.
Certaines sont de vraies maisons d'hôtes où l'on est accueilli par les maîtres de maison (Hrifunes ou Grimsstadir par ex), d'autres mettent à disposition des locaux mais les propriétaires ou gérants ne sont pas présents en permanence (Birkifell ou Blabjorg). Certaines guesthouses peuvent proposer des chambres avec lits sans draps (Hjontur). Dans tous ces cas, la salle de bains est partagée, ce qui n'est pas un problème car les installations sont en général très récentes et très propres. Il existe une dernière catégorie de guesthouses qui ont une organisation et des prix plus proches de ceux des hôtels (Vogafjos). Dans ce cas, salle de bains privée.
Enfin, quelques guesthouses ou hôtels proposent des cottages. Ce sont ces hébergements-là que nous avons le plus appréciés : Berunes, Laki/Efri-Vik et surtout Solbrekka.
Les réservations ont été faites via booking.com (annulation possible jusqu'à 48 heures avant et paiement sur place) ou farmholidays (paiement immédiat) ou parfois directement par l'intermédiaire du site web de l'hébergeur.
Faut-il réserver ou pas ?
La réservation permet d'avoir l'esprit tranquille mais bloque l'itinéraire en cas de mauvais temps. Sans réserver, on peut mieux mettre en adéquation météo et itinéraire.
Nous avions choisi un compromis en réservant 15 nuitées sur 28. Or nous avons toujours trouvé à nous loger sans réservation, même en plein mois de juillet. Si j'avais à le refaire, je partirais certainement sans aucune réservation (ou très peu).
Ouvrages et sites Internet utiles
Côté papier : - le guide Lonely Planet Islande (bien plus détaillé et complet que le Routard) - le guide de randonnées Rother (merci Esethi !) - la carte Ferdakort Islande au 1 : 500 000
Côté Internet : Des récits de voyages qui m'ont inspirée pour construire notre itinéraire ainsi d'autres sources utiles au voyage :
* Islande terre de glace et de feu sites.google.com/...terredeglaceetdefeu/
* Un peu partout en Islande voyageforum.com/...ost=5771677;#5771677
* Hautes Terres d'Islande sites.google.com/...sterresdislande/home
* Journal d'un voyage de 23 jours en Islande international-photographer.com/...ande-jo...
* Un véritable guide-photo détaillé de l'Islande www.photovoyage.org/islande/
* Carte de l'Islande pour Garmin : www.ourfootprints.de/...source-island_e.h...
* Webcams islandaises www.livefromiceland.is/
* Météo et conditions routières www.vegagerdin.is/...ditions-and-weather/
* Faune et flore islandaises www.iceland-nh.net/plants/index.html
Un dernier mot…
Alors au final, ce voyage a-t-il été réussi ? Assurément, oui, nous avons fait un très beau voyage et j'encourage vivement tous les amateurs de déserts, de cascades et de volcans à y aller.
Avec un peu plus de soleil, il aurait sans doute basculé dans la liste des "fabuleux" !
C'est avec ce bouquet que s'achève notre récit. S'il vous a plu, n'hésitez pas à nous le dire, ça nous fait toujours grand plaisir. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous serions heureux de vous le donner. Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.
A+ pour d'autres fabuleux voyages ! Krikri (texte) et Hervé (photos)

Trois semaines en Islande, du 19 août au 6 septembre 2013
Octobre 2012 : notre destination 2013 est arrêtée, l’an prochain, ce sera l’Islande. Oui, oui, avec un « s », j’ai bien dit ISLANDE. On nous faisait souvent répéter : « Où cela, en Irlande ? » « Non, en Islande. » Vu l’air ébahi de nos amis, c’est comme si nous partions sur la Lune. Dans un sens, ce n’est pas tout à fait faux, vu les paysages traversés !
Commence une longue et agréable période de recherches et de lectures diverses. Les grandes lignes de l’itinéraire sont vite dessinées et les vols sont réservés dès janvier. Le parcours sera classique, dans le sens antihoraire, avec quelques incursions dans les hautes terres. Au vu des paysages tantôt montagneux tantôt désertiques des hautes terres, il est clair que nous ne voulons pas manquer cela. Cela nécessite donc la location d’un 4X4 pour emprunter certaines pistes interdites aux véhicules de tourisme et franchir les nombreuses rivières à gué. Notre choix se porte sur un Grand Vitara, loué chez Blue Car Rental.
Itinéraire prévu : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar J4 : Landmannalaugar - Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur (ou se rapprocher du Laki) J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur- Askja (ou route vers Myvatn) J11 : Askja - Myvatn - Dettifoss - Selfoss - Hafragilfoss – Hljodaklettar –Asbyrgi – Myvatn J12 : Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall – Grjotagja – Skutustadir –Vindbelgjarfjall - Myvatn J13 : Myvatn – Husavik – Akureyri, Skagafjordur ou Varmalid J14 : Varmalid – Hveravellir - Kerlingarfjöll J15 : Kerlingarfjöll - Snaefellsnes J16 : Snaefellsnes J17 : Snaefellsnes - Reykjavik J18 : Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort
Itinéraire suivi : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar - Vik J4 : Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur - Seydisfjordur - Litlanesfoss - Hengifoss - Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur - Dettifoss - Selfoss - Hverir - Myvatn J11 : Myvatn - Grjotagja –Dimmuborgir - Hverfjall - Skutustadir - Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall- Myvatn J12 : Myvatn - Husavik - Myvatn J13 : Myvatn – Godafoss – Akureyri - Grundarfjordur J14 : Grundarfjordur - Péninsule de Snaefellsnes - Grundarfjordur J15 : Grundarfjordur - Stykkisholmur - Thingvellir - Reykholt J16 : Reykholt - Hveragerdi - Grindavik - Kerid - Reykholt J17 : Reykholt - Reykjavik J18 : Reykjavik - Péninsule de Reykjanes - Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort

Pour plus de souplesse, nous faisons le choix de ne réserver qu’une partie des hébergements, quitte à dormir dans la voiture. Ainsi, nous pourrons aviser sur place, en fonction de nos envies et surtout des conditions climatiques. Nous savons qu’elles y sont rudes et sommes donc prêts à affronter tous les éléments.
19/08 - J1 :Francfort – Keflavik – Reykholt Jour J : Départ de Francfort à 14 h 05
Trois heures trente plus tard, nous survolons les côtes islandaises flanquées de falaises, de failles et d’un dédale de rivières glaciaires. Il fait beau, la température est de 12° et premier constat…ça décoiffe ! On nous avait prévenus que le vent islandais n’était pas à prendre à la légère et bien cela se vérifie.
Pas de temps à perdre, RDV en face du terminal dans les bureaux de Blue Car Rental pour la prise en charge de notre véhicule. Après avoir accepté l’assurance SAAP (protection contre les tempêtes de cendres et de sable - nous en étions informés et l’avions prévu), nous faisons une vérification rapide du Grand Vitara. Une fois n’est pas coutume (cf. voyage au Canada), les pneus arrières sont lisses et de surcroit pas du tout adaptés à la conduite sur pistes, (ce sont des pneus « route ») alors que nous avions bien précisé lors de la réservation que nous nous rendions dans les Highlands. L’agent, lui, nous assure qu’il n’y a aucun problème. Bah, on verra bien se dit-on…
Premiers contacts avec la terre islandaise et ses étendues de lave peu après l’aéroport. Le moins que l’on puisse dire c’est que le paysage est ici très tourmenté. Cela verdit et s’assagit petit à petit en direction de la capitale et de Reykholt où nous avons réservé une chambre à la guesthouse Husid. C’est même très champêtre : des ruisseaux, des fermes, des moutons… Arrivés à la guesthouse, nous découvrons une maison typique, au cœur d’un petit lotissement. Le rez-de-chaussée est entièrement consacré aux hôtes où 8 chambres se partagent 3 salles d’eau, une cuisine commune bien équipée et le WiFi. Accueil très sympathique de la propriétaire puis, en route pour Gullfoss et Geysir. Il n’est pas loin de 21h et il y a très peu de monde aux abords de la cascade qui nous impressionne par sa forme et son débit.


Nous avons la chance d’y observer le fameux arc en ciel qui a donné son nom à la chute (la chute d’or). Nous restons un moment à la photographier sous tous les angles avant de prendre la route pour le site géothermique très touristique de Geysir, qui a donné son nom au terme de geyser. Ce dernier n’est plus actif. Il y a peu de monde, mais tous attendent avec impatience la prochaine projection d’eau de Strokkur, le seul geyser encore actif. Nous avons vu que Litli Geysir l’était aussi, mais dans de moindres proportions (peut-être 4/5 mètres). Ce sont les premières zones géothermiques et sources chaudes que nous voyons (nous ne sommes pas encore allés à Yellowstone) et c’est assez divertissant. Autour de nous, ça fume, ça bouillonne, ça glougloute de partout et enfin, sans prévenir Strokkur se réveille et atteint une hauteur de 20/30 mètres. Parfois 3 fois de suite, puis plus rien pendant près de 10 minutes, mais c’est tout de même assez régulier. Pas évident de capturer l’instant avec un modeste appareil compact (désolée les photos sont floues).

Retour à Reykholt. Premier contact avec l’eau soufrée de la douche…c’est un peu déroutant mais on s’y fait vite. Du fait de sa position géographique et géologique, l’Islande regorge de ressources naturelles. Ainsi le chauffage, l’eau chaude et une grande partie de l’électricité sont d’origine géothermique, d’où l’odeur omniprésente de soufre.
Première journée et déjà ce pays nous séduit !
20/08 - J2 : Reykholt -Landmannalaugar Des vertes prairies aux hautes terres noires et arides
Avec le décalage horaire, je suis réveillée tôt et le soleil s’amuse à me narguer au travers de rideaux peu occultants. Le ciel est bleu azur et il n’y a pas un seul nuage : la journée s’annonce des plus belles. Je trépigne donc d’impatience au fond du lit en attendant le petit déjeuner qui n’est servi qu’à 8 h. Après le copieux petit déjeuner, départ vers Fludir pour retirer des couronnes et faire le plein de provisions. En chemin, nous nous arrêtons à la monumentale église de Skálholt et à une très belle petite chapelle couverte d’herbe trônant à ses côtés. Le cadre est bucolique et très verdoyant, à l’arrière plan 2 volcans, l’Hekla et l’Eyjafjallajökull, dont l’éruption le 14 avril 2010 a perturbé l’espace aérien international pendant quelques semaines.




Avant de nous rendre au Landmannalaugar, plusieurs détours sont prévus pour admirer quelques chutes. Nous prenons la route 32 en direction de l’Est pour un arrêt à Hjalparfoss, formée de deux chutes entourées de colonnes de basalte.

Puis la 327 vers l’Ouest, piste très caillouteuse, pour atteindre les gorges de Gjain. Les alentours sont très minéral et l’on se demande où peut bien se trouver cette oasis. Nous y parvenons enfin. Nous sommes seuls dans cet écrin de verdure, le soleil brille et il est près de midi. C’est l’endroit idéal pour la pause déjeuner.

Une fois les estomacs pleins, c’est le moment de secouer tout cela en reprenant la tôle ondulée de la 327 en sens inverse, puis la 332 pour Háifoss et Granni, deux autres cascades (122 mètres de haut), situées plus en amont.

Cette fois plus de détour, nous reprenons la 32, puis la 26 et enfin la F225 menant au Landmannalaugar. Cette piste, exclusivement réservée aux 4x4 est magnifique. Nous traversons un paysage lunaire, passant d’un désert noir à des montagnes aux couleurs irréelles. Nous ne savons plus où regarder et apprécions l’instant.




La piste est assez roulante, mais voilà qu’arrive le premier gué. Nous sommes novices en conduite de 4x4 et encore plus en traversée de gués. D’autant plus que la fonte des neiges a été assez tardive cette année et que le niveau des rivières est globalement plus élevé que d’ordinaire. On s’approche à pied, le niveau ne semble pas bien haut, on voit bien les traces des autres véhicules, mais nous hésitons tout de même. Et comme il l’est indiqué sur le panneau de prévention « les traces ne racontent pas toute l’histoire ». Quand on voit les 4x4 islandais préparés et surélevés, mieux vaut en effet ne pas suivre toutes les traces ! Heureusement la F225 est très fréquentée et un bus, suivi d’un véhicule du même type que le nôtre s’engagent dans la rivière. Ben maintenant, y’a plus qu’à. Enclenchement des vitesses courtes et c’est parti. Signalons que le véhicule n’est pas couvert en cas de « plantage » au milieu du gué. Oups, comment, je ne te l’avais pas dit chéri ? 🤪 C’est d’ailleurs assez sournois de la part des agences qui louent leurs 4x4 au prix fort, tout en connaissant les risques.
Ouf, ça passe pour cette fois. Plus loin, deuxième gué beaucoup plus large, nous attendons à nouveau le passage d’autres véhicules. Un Défender arrive et s’engage sur la mauvaise voie. Aucun problème pour lui, demi-tour et nouvelle traversée sur la bonne rive cette fois. Nous lui emboîtons le pas. L’autocollant qu’arbore à juste titre le Déf’ en dit long : « You can go fast but I can go anywhere – Vous pouvez aller vite mais moi je peux aller partout » 😛 Le panorama est toujours aussi beau et les montagnes de plus en plus majestueuses.


Nous arrivons bientôt à la hauteur du Frostastadavatn, puis à proximité du site de Landmannalaugar. Il y a avant le camp, deux gués dont la traversée peut s’avérer difficile. Nous observons attentivement les véhicules qui nous précèdent et audacieusement, mon conducteur de mari n’hésite même plus et va de l’avant. On a l’impression d’être des enfants qui sautent dans une mare.
Il est plus de 17 h, un instant pour souffler, un petit en-cas et c’est parti pour l’ascension du Mont Bláhnúkur (la montagne bleue) qui culmine à 940 m. Profitons-en tant qu’il y a encore quelques rayons de soleil. Le sentier est assez raide mais en vaut la peine. Les vues depuis le sommet sont époustouflantes. Le camp au pied du champ de lave et des massifs à perte de vue…


Retour au camp après environ 2 heures de rando. Après tous ces kilomètres de pistes, que c’est agréable de se dégourdir les jambes. Mais le plus appréciable, ce sont les sources chaudes qui se trouvent au fond du site. Rapide déshabillage à température ambiante brrr et baignade dans une eau à 40° dans laquelle nous restons bien 1h30. Nous sommes étonnés du nombre élevé de touristes français présents sur le camp (et dans tout le pays, comme nous le constaterons plus tard).

Nous sommes sur un camping au milieu de nulle part, sans réservation au refuge, ni tente. Notre véhicule sera donc notre abri pour cette nuit. S’en suit une séance de pliage des sièges arrière et passage des bagages à l’avant. Le Grand Vitara n’est pas très spacieux, mais ça va, les quelques différences de niveaux sont comblés avec vestes et serviettes, les sacs de couchage et couvertures sont déployés et notre cocon est prêt pour la nuit. Il reste encore à faire fonctionner le réchaud tout neuf sensé faire bouillir 1l d’eau en 3 minutes. Mouais, avec les bourrasques de vent ce n’est pas gagné. Il faudra en réalité plus de 3 minutes, mais les nouilles chinoises, ça cuit vite ! Coucher de soleil et au lit.
Première vraie journée en Islande, nous sommes toujours sous le charme. Cascades, paysages lunaires, montagnes multicolores, nous avons déjà eu un bel aperçu du pays.
21/08 - J3 : Landmannalaugar- Vik On en voit de toutes les couleurs
La nuit fut bonne quoique un peu fraîche. Ce matin le ciel est gris, il ne doit pas faire plus de 5° et la pluie est annoncée pour plusieurs jours. Par prudence et dans l’idée de repartir dès aujourd’hui, nous déplaçons le véhicule au-delà des 2 gués du camp et partons pour une rando de 3h à travers le champ de lave Laugahraun, le Mont Brennisteinsalda et la vallée de Grænagil.
C’est un festival de couleurs entre obsidienne et massifs rhyolitiques. Il y a là le jaune du sulfure, le bleu et le noir de la lave, le rouge du fer…c’est sublime. Plus loin de la mousse, ici des fumées, là des névés, plus loin des roches aux formes étranges.



Nous croisons plusieurs marcheurs solitaires arrivant du fameux trek Skogar-Þórsmörk-Landmannalaugar. Ils nous confient que les conditions climatiques ont été rudes et qu’ils sont heureux d’être parvenus au bout de leur rêve. On compatit, cela doit être éprouvant ! Nous contemplons le paysage depuis le sommet de Brennisteinsalda et retournons au camp par la vallée de Grænagil en longeant la rivière.

Le bus-épicerie est bienvenu pour nous réchauffer et déjeuner à l’abri du vent et de la pluie qui tombe par intermittence. Les prévisions météo ne sont pas bonnes et comme pressenti le matin, nous d��cidons de plier bagages et de prendre la direction de Vik, par la F208 Sud.
Cette piste réputée remarquable, comporte une dizaine de gués et n’est pas très roulante. D’autant qu’après une vingtaine de kilomètres, en plus de la pluie, c’est le brouillard qui s’abat sur nous. Les sommets environnants sont noyés dans la brume. Quel dommage !

Avec nos pneus « route », nous ne prenons aucun risque et progressons très lentement. La piste fait environ 80 km jusqu’à son embranchement avec la route 1 et nous ne croisons aucun véhicule si ce n’est une ou deux supers jeeps locales dont les occupants nous regardent étrangement. Serait-ce impraticable plus loin avec notre modeste véhicule ? Nous n’en menons pas large et la traversée de gués n’est plus aussi amusante que la veille. La piste qui traverse maintenant un col sans aucune visibilité, finit par miner notre moral. Il ne manquerait plus que la neige ! Pourtant plus le choix, il est tard et il nous faut avancer. Nous renonçons à la faille d’Eldgjá et la cascade d’Ófærufoss, tant pis aucun regret, dans ces conditions, nous n’aurions rien vu.
L’arrivée tardive à Vik ne nous permet plus de faire la tournée des guesthouses (ah si, on a été voir à l’AJ, mais c’était complet), ce sera donc une nouvelle nuit dans la voiture. Après un excellent dîner au Halldorskaffi situé à côté du centre d’information et quelques courses au supermarché, nous bivouaquons sur une plage de sable noir, au pied de Reynisfjall. Nouvelle technique : Monsieur occupe tout l’espace arrière et moi les sièges avant. Bonne méthode !
Pour ce troisième soir, l’ambiance est comme le ciel, plombée ! On a tellement stressé sur cette fichue F208 qu’il ne faut plus nous parler de piste pour l’instant. Mais les images du Landmannalaugar et de ses montagnes colorées sont là pour nous rappeler que cela en valait bien la peine. C’est un lieu surprenant à ne pas manquer !
22/08 - J4 : Vik – Reynisfjara– Dyrhólaey – Sólheilmajökull – Skogafoss – Seljalandfoss - Vik Noir c’est noir
Comme la nuit porte conseil, ce matin le moral est revenu. C’est déjà ça, car le temps lui n’est pas au beau fixe : aucun changement, le plafond est très bas, brume et tempête sont de la partie. C’est dingue, il pleut à l’horizontal. Le vent est tellement puissant qu’il soulève l’eau au sol. C’est très désagréable. Equipement coupe-vent et imperméable obligatoire ! Nous parcourons la belle plage de sable noir jouxtant notre bivouac et dans un camaïeu de gris, entrevoyons les roches de Reynisdrangar, qui seraient en réalité 3 trolls pétrifiés.


Nous empruntons une petite piste assez raide menant au sommet de la falaise de Reynisfjall, espérant une accalmie, mais le brouillard est toujours présent. J’aperçois tout de même un macareux à quelques mètres. C’est donc qu’ils sont encore là. Nous n’espérions plus en observer au-delà du 20 août.
Cap vers la plage de sable noir de Reynisfjara, sa petite église, ses colonnes basaltiques et ses grottes.



Ces formations rocheuses sont le résultat de coulées de lave figée qui une fois refroidie se contracte en colonnes régulières souvent hexagonales et ressemblant à des orgues. Dame Nature est vraiment fascinante. Le contraste entre l’écume et le sable volcanique noir est lui aussi saisissant.

Un peu plus loin, des falaises et ô miracle, des oiseaux par centaines dont les fameux macareux moine. Nous sommes venus pour eux et nous sommes comblés : ils sont trop mignons avec leur bec et pattes orange et encore plus drôles en vol. Nous restons bien une heure à observer le ballet de ces oiseaux-pêcheurs. La carte mémoire de l’appareil photo en prend un coup !
Nous poursuivons les visites par Dyrhólaey et nous approchons des falaises où nichent d’autres milliers d’oiseaux. Les macareux sont à nouveau présents et l’on peut ici les approcher d’assez près. Mais le vent est tellement fort qu’il serait imprudent de s’avancer davantage.



De timides rayons de soleil font leur apparition et nous en profitons pour parcourir les plages en contrebas, puis le sommet de la falaise surmonté d’un phare d’où l’on peut observer l’arche qui a donné son nom au site (l'île haute avec le trou de porte), ainsi qu’au Sud, l’étendue noire du Sólheilmasandur.


En route pour Skógar, nous repérons notre guesthouse pour cette nuit, la guesthouse Steig, puis nous dirigeons vers la piste 221 conduisant au Sólheilmajökull, une langue glaciaire du Mýrdalsjökull. Le vent s’est calmé, il fait relativement bon. Une petite marche nous mène jusqu’au front du glacier où quelques touristes s’initient à la marche sur glacier accompagnés de guides. C’est une alliance de pics noirs et blancs, fusion entre la glace et les cendres volcaniques.


Nous reprenons la route quand se déroule devant nous la très photogénique Skógáfoss, entourée de verdure. Petite marche jusqu’au sommet où d’autres chutes se succèdent sur ce sentier qui n’est autre que le départ du trek Skógar-Landmannalaugar.

Plus loin encore sur la route n°1, Seljalandsfoss et Glufrafoss.

A proximité, le centre d’information du volcan Eyjafjallajökull est sur le point de fermer, nous prévoyons d’y revenir le lendemain.
Le vent et la pluie reprennent de plus belle, le véhicule fait de dangereux écarts. Si, si, 1.5 tonnes et ça bouge ! Le vent formé par l’air froid des glaciers suit le relief et descend s’abattre sur la côte. Il peut passer de la force d’un ouragan au calme plat en moins d’une minute. C’est ce que l’on appelle un vent catabatique. C’est très impressionnant, je ne suis pas rassurée du tout.
Arrivée vers 18h30 à la ferme Steig sous des trombes d’eau. L’accueil est courtois et la chambre est spacieuse (ce qui est rarement le cas en Islande) et confortable. L’annexe à la ferme comprend une vingtaine de chambres, des salles de bain privées ou communes, une cuisine commune et un personnel composé, en partie, d’étudiants étrangers. Cela relève presque de l’hôtellerie. Il est possible de dîner sur place mais nous préférons retourner dans le même restaurant que la veille : agneau pour Monsieur, poisson pour Madame. Très bon ! Retour à la ferme, WiFi et au lit.
Malgré le temps maussade, les macareux et les côtes islandaises ont su nous réchauffer le cœur.
23/08 - J5 : Vik -Kirkjubaerjarklaustur Toute la pluie tombe sur...nous
Dehors, c’est toujours la tempête et nous traînons un peu. Après un solide petit déjeuner, nous emmenons au passage de petits sachets de cendres de l’Eyjafjallajökull, gracieusement mis à notre disposition par la ferme. Puis pour en savoir plus sur ce fameux volcan, direction le centre d’information repéré la veille. Le visitor center est en fait exploité par la famille de la ferme Þorvaldseyri installée au pied du volcan.

Le centre a été ouvert le 14 avril 2011, soit exactement un an après le début de l’éruption. Une petite exposition met en scène divers roches, objets et panneaux explicatifs liés au volcanisme, mais le clou du spectacle se trouve derrière le rideau. Une vidéo d’une vingtaine de minutes (nous avons pu voir la version française en compagnie d’un autre couple) nous présente la vie du volcan et de la ferme avant et après l’éruption. Ce n’est donc pas un simple film documentaire, mais l’histoire authentique et peu banale de cette famille. L’on y apprend notamment que les semences effectuées peu après l’éruption ont poussé un mois après et que la récolte n’en fut que meilleure ! Le film est bien réalisé et de très bonne qualité.
En route à présent pour une rencontre insolite dans le désert noir de Sólheimasandur. Il suffit d’entrer les coordonnées GPS trouvées sur le net et voilà où cela nous mène :
Ce DC3 de la Navy américaine s'est écrasé ici le 24 novembre 1973 suite à un atterrissage d'urgence dans le Sólheimasandur, où il a été abandonné.
(sources : http://en.wikipedia.org/...ing_the_DC-3_in_1973)
La mer est à quelques centaines de mètres et le vent souffle si fort qu’il nous est impossible d’ouvrir les portes et de sortir du véhicule sans quelques acrobaties. Certaines pièces de l’avion branlent dangereusement. Il pleut encore à l’horizontal. Nous ne sommes à l’abri qu’une fois dans les restes de la carlingue. Le vent, la brume, la pluie, le désert noir et cette unique épave blanche pour décor…c’est assez apocalyptique !
Direction Kirkjubæjarklaustur (ou Klaustur), à 70 km au Nord-Est. Des champs de lave moussue de l’Eldhraun en provenance du Laki s’étendent à perte de vue.

La météo s’est considérablement détériorée et la pluie redouble d’intensité. Passage obligé par le visitor center pour « tuer le temps » et pour prendre quelques renseignements concernant l’accès au Laki, où nous souhaitons nous rendre demain. Bonne nouvelle, pas de pluie avant 15 h, suivie d’une moins bonne, le niveau des rivières est trop élevé pour un Grand Vitara. Il semblerait même que le bus ait dû renoncer aujourd’hui au niveau du 2ème gué. Gloups ! Le circuit en bus se déroule tous les jours de 9 h à 18h/19h, c’est certes beaucoup plus long qu’en 4x4, mais notre véhicule n’est pas amphibie… Nous hésitons : retour tardif, 1h de route jusqu’à Svinafell où nous sommes attendus le lendemain avant 18 h, aïe, que faire ? Pas de problème, la charmante hôtesse du visitor center nous propose de prévenir la guesthouse de notre arrivée tardive. Un bel exemple de la serviabilité islandaise ! Nous prendrons donc le bus demain.
Que faire maintenant ? D’abord manger puis, pourquoi ne pas aller à la piscine. Mais malheureusement, comme la plupart des piscines en Islande, celle-ci est en plein air et avec cette pluie, c’est exclu. Il y a bien quelques courageux (islandais sans doute), mais nous ne souhaitons pas nous refroidir. Nous reprenons la voiture en direction du nord pour explorer tout ce que Klaustur et ses abords ont à nous offrir. D’accord il pleut, mais ce n’est pas une raison pour ne pas visiter, il suffit de bien s’équiper.
Systrafoss (cascade des 2 sœurs) et Dverghamrar (ensemble d’orgues basaltique très ancien) :

Le sol est détrempé, il vente terriblement et Monsieur préfère rester dans la voiture. J'affronte seule le vent qui manque de me jeter au sol à chaque pas.

Des champs de lave plus hauts les uns que les autres se succèdent, suivi du hameau de Nupstaður, dont l’accès est entravé par une barrière. Nous le rejoignons donc à pied depuis la route 1. Ces petites maisons traditionnelles au toit de tourbe ont été occupées jusqu’en 2011.

En chemin vers Klaustur, les eaux fougueuses des rivières glaciaires prenant leur source dans le Síðujökull viennent gonfler les ruisseaux situés en aval et les transforment en puissant fleuve. Le débit est impressionnant. Passage devant Foss a Síðu, Stjornarfoss et Kirkjugolf, ces jolis pavés de basalte érodés par les années.


Retour à Klaustur pour un dîner bien sympathique au Systrakaffi avant une nouvelle nuit dans la voiture sur le parking de l’école.
24/08 - J6 : Kirkjubæjarklaustur– Laki – Svinafell Mousses extraterrestres et cendres noires
Nous sommes prêts dès 8 h. Il ne pleut plus, les nuages vont et viennent mais les sommets sont dégagés. RDV à la station service, point de départ du bus pour Lakagigar. Le chauffeur me confirme qu’il a dû faire demi-tour hier et que rien n’est sûr pour aujourd’hui. Nous sommes cinq, un jeune couple allemand, une suissesse et nous. Un 4x4 à la mode islandaise dont les clients se rendent également au Laki nous précédera pour la traversée de gués.
9 heures tapantes, c’est parti pour la découverte de la plus grande chaîne de volcans. Il y a même un accès gratuit à internet dans le bus (et jusqu’au fin fond du Laki, incroyable !)
Le Lakagigar (ou Laki du nom du volcan principal) est une succession d’une centaine de cratères sur plus de 25 km, formés en 1783 lors de la plus importante éruption du millénaire. Les coulées de laves ont recouvert une surface de plus de 500 km2. Ses conséquences furent désastreuses en Islande et dans toute l’Europe, provoquant perturbations climatiques et entrainant sécheresse et famine. L’éruption du Laki serait dit-on, à l’origine de la Révolution française de 1789 !
Les premiers kilomètres de la F206 traversent une verte vallée enchâssée entre des falaises à droite et des coulées de lave à gauche.
Au 1er gué, un couple disposant d’un pickup surmonté d’une cellule, sonde courageusement la profondeur de l’eau en short (glagla) à l’aide de bâtons. L’eau leur arrive au niveau des genoux. Ils semblent perplexes. Le chauffeur du 4X4 rehaussé islandais se lance sans même les regarder. Le bus le suit très lentement, aucun problème. Le couple, lui, ne semble pas nous suivre.
Dix minutes plus tard, 2ème gué, le niveau parait bien haut et c’est ici que le bus a fait demi-tour hier. Allons-nous en faire de même ? Le 4x4 a pris de l’avance et revient de la rive opposée !!??. Le conducteur fait tout simplement l’article à ses clients en franchissant la rivière à vive allure, dans un sens puis dans l’autre. C’est tout de même sacrément haut. L’eau atteint pratiquement le haut de ses roues. Le bus emprunte une autre voie un peu moins profonde et ça passe. Ouf, si tout va bien, on devrait voir le Laki aujourd’hui.

10h15, arrivée à Fagrifoss. « 30 mn d’arrêt» nous lance notre chauffeur. C’est une belle cascade, ressemblant un brin à Skogafoss.

Petite marche vers le canyon et cueillette de baies sauvages, sortes de petites myrtilles, dont les feuilles sont en forme d’aiguilles. Ce sont en fait des camarines noires (empetrum nigrum). Elles sont beaucoup moins sucrées que les myrtilles de nos montagnes vosgiennes.

Nous repartons. Les prairies ont disparu et laissent place à un tableau bicolore teinté de noir et de vert fluorescent d’une autre planète. C’est magnifique et le gris du ciel y apporte une ambiance particulière. La lave est partout. Nous arrivons sur le parking du Laki vers 11 h 45. Un grand Vitara et un Jimny sont déjà là. Comment ont-ils fait ? Vu le niveau des gués, cela me semble impossible avec ce type de véhicule, il fallait oser…
Le départ est fixé vers 13h30, ce qui nous laisse largement le temps de gravir le Laki et de découvrir les lieux. Pas une minute à perdre, le temps est changeant et le ciel ne va tarder à se couvrir.
Nous arrivons les premiers au sommet culminant à 812 mètres, ce qui nous permet d’apercevoir la fissure Nord avant qu’elle ne disparaisse totalement dans le brouillard. Patience, cela va s’éclaircir. Ne dit-on pas en Islande « si tu n’es pas satisfait du temps qu’il fait, attend 5 minutes ». Oui, ben ça ne marche pas à tous les coups ! Tiens voilà le pick-up de tout à l’heure qui arrive au parking, je suis contente qu’ils aient réussi à arriver jusqu’ici.

Nous avons un peu plus de chance avec l’alignement Sud. Nous patientions et profitons encore de ces instants en compagnie de nos compagnons de route, puis gagnons une zone de cratères située en contrebas. Nous sommes dans l’antre de la bête !

Retour dans le bus où nous pique-niquons bien au chaud en compagnie du ranger du refuge de Blagil. Après 1 ou 2 semaines passées ici, il rentre « en ville » ce soir et nous accompagnera avec son véhicule. Nous repartons par la F207 en longeant les cratères. Nouvel arrêt au lac volcanique Tjarnargigur où un sentier nous mène à travers fissures, cratères, fleurettes et champignons.

Noir et vert, encore et toujours. Nous adorons :



Sur le retour, le canyon de Fjaðrárgljúfur, profond d’une centaine de mètres débouche sur les coulées de lave de l’Eldhraun.

Après avoir regagné Kirkjubaejarklaustur, nous repartons aussitôt par la route 1 pour le parc national de Skaftafell où nous avons réservé une chambre en « sleeping bag» au camping Flosi de Svinafell.
Sur le parking de la station essence :
Elle est pas belle la bête ? Nous recroiserons Isak à plusieurs reprises tout au long de notre parcours.
Après les mousses vertes de l’Eldhraun, les volcans, les étendues de sable noir du Skeidararsandur et les restes d’un pont emporté lors de la dernière grande crue (jökulhlaup), le paysage tourmenté laisse peu à peu place à de belles vallées glaciaires. Le sommet du glacier est dans la brume, mais que c’est beau.
Nous arrivons à Svinafell où le camping et les cottages sont répartis autour d’un immense bâtiment abritant les sanitaires et la cuisine commune. Notre espace privatif se situe au bout du bâtiment et comprend 3 chambres se partageant une cuisine et une salle de bains. Excellent rapport qualité/prix et situation idéale, à 6 km de Skaftafell. Notre cuisine privée est monopolisée par trois jeunes allemands qui n’ont pas l’intention de nous laisser un peu de place. Aucune importance, nous passons dîner dans la grande salle commune d’à côté, occupée elle, par de nombreux français. Il y a ce soir un grand feu d’artifice sur le Jökulsárlón qu’il faut parait-il, ne pas manquer selon l’employé de la station service. Ce doit être grandiose, mais c’est à 45 minutes de route et le show débute à 23 heures.
Nous nous sommes endormis bien avant… songeant sans doute à cette belle journée et à cette superbe balade au cœur des volcans.
25/08 - J7 : Svinafell – Skaftafell – Fjallsarlon – Jokulsarlon Into the ice
Le ciel est encore couvert ce matin. Direction Skaftafell et les langues glaciaires du plus grand glacier d’Islande et d’Europe, le Vatnajökull. Il est aussi étendu que la Corse et son épaisseur atteint plus de 1000 mètres. Nous avons prévu une marche d’initiation sur le glacier. Deux compagnies de guides se partagent le marché, Icelandic Mountain Guides et Glacier Guides qui proposent des prestations et tarifs identiques. Nous commençons par IMG, mais il n’y a plus de possibilité avant 13h. Nous tentons notre chance à côté et nous inscrivons pour le prochain départ prévu à 11h30.
Notre guide, Thor quelque chose, attribue à chacun une paire de crampons et un piolet et fournit quelques explications. Départ en school bus jaune vers le Falljökull. Chaque compagnie se voit attribuer une zone par les instances dirigeantes du parc national du Vatnajökull et pour Glacier Guides, c’est CE glacier et pas un autre.
Une fois sur place, nous marchons une bonne demi-heure au milieu d’eau de fonte et de glaces anciennes recouvertes de cendres volcaniques, avant d’arriver au pied du glacier où nous nous équipons sous l’œil attentif de Thor.

Le groupe, composé d’une dizaine de personnes, progresse à bonne allure sous l’égide d’un guide passionné et passionnant, pas avare en commentaires. Crevasses, trous béants, formation et couleur de la glace n’ont aucun secret pour lui. Il pleut maintenant des cordes, mais peu importe, nous sommes bien, là, au milieu de cette immensité blanche, bleue et noire. Les strates de cendres volcaniques emprisonnées dans la glace sont du plus bel effet.

Formation de moulins sous l’effet des eaux de fonte :
Le plus grand atteint une profondeur de 40 mètres (si j'ai bien tout compris).
Dégustation d’eau de bédières : un grand cru château Lafonte !

Ce n’est qu’un au revoir…

Après environ 1h30 sur le glacier, nous regagnons le bus puis Skaftafell vers 15h. Le ciel laisse entrevoir quelques trouées bleues, bon présage pour la suite.
Petit en-cas et nous partons pour environ 2 heures de marche dans le parc national de Skaftafell. C’est un beau sentier courant le long d’un cours d’eau,

menant à la superbe chute de Svartifoss, ceinturée de colonnes de basalte noir.

Nous poursuivons un peu plus haut, vers Sjónarsker pour admirer le point de vue puis continuons la boucle en direction d’anciennes bergeries bâties au début du XXème siècle.


De retour au parking, le soleil est au rendez-vous et l’on se surprend à retirer plusieurs épaisseurs de vêtements… Profitons-en et c’est reparti pour 1 petite heure de marche vers une des langues du Skaftafelljökull.

Remarquez les roches fendues par le gel.

Reprenant la route 1, c’est maintenant le départ pour le lieu tant attendu, Jökulsárlón, le plus grand lac glaciaire d’Islande. Petit détour en route par son petit frère, le Fjallsárlón, déjà très photogénique. Nous sommes quasiment seuls face à ce panorama, nous sommes comblés ! La couleur des icebergs varie en fonction de la lumière passant du blanc au bleu et de l’opaque au transparent. Leurs formes ne sont pas en reste et évoquent poissons ou pièces de cristallerie.



Enfin, quelques kilomètres plus loin, en bordure de route, d’un côté la mer, de l’autre Jökulsárlón. De magnifiques icebergs, détachés du glacier, dérivent sur le lac avant de regagner la mer ou de s’échouer sur la plage de sable noir de l’autre côté du pont. Mais pour l’heure, côté plage, ce ne sont hélas plus que de gros glaçons…


Nous jouissons en cette fin d’après-midi ensoleillée d’une excellente lumière et les lueurs rougeâtres du soleil couchant embrasent l’horizon. Nous marchons une bonne heure entre lagune et mer et apercevons quelques phoques. Nouvelle nuit en mode bivouac face au plus beau des panoramas.


Encore une très belle journée à la rencontre de la glace. Le ciel est clair et dégagé offrant pourquoi pas une ouverture aux aurores boréales. Je scrute un bon moment l’horizon, avant que le sommeil ne me rattrape et diffère mes attentes à plus tard.
26/08 - J8 : Jökulsárlón– Fjords de l’Est – Mjoifjordur Diamants blancs et bout du monde
Les rayons du soleil inondent l’habitacle du Grand Vitara et nous invitent à l’extérieur. Nous déjeunons sur la terrasse de la petite boutique et partons à la découverte du lagon en direction du front du glacier.


Le lac est vraiment grand car le glacier ne semble pas vraiment se rapprocher au fur et à mesure de nos pas. Des pans entiers se détachent du glacier. Ça se déchire, ça craque, ça gronde tout autour. D’autres icebergs se retournent par la force du courant. Quel spectacle ! Et dire que cette glace a des milliers, voire des millions d’années, c’en est presque triste d’assister à cette inexorable fonte. Ce qui est le plus étonnant à ces latitudes, c’est la proximité des glaciers et de la mer. Nous sommes seuls et en profitons pleinement face à ces énormes diamants de taille, forme et couleur différentes.
Ici le monstre du loch ness émerge des eaux :

Là, un reflet parfait nous fait tourner la tête :

Quelle taille !

Un peu de "vie", juste pour l'échelle :

De retour sur le parking, nous traversons le pont pour vérifier la taille des glaçons entraînés sur la plage par la marée. Ils sont bien plus impressionnants que la veille et les reflets du soleil intensifient leur transparence. Une fois de plus, la carte mémoire de l’appareil photo est saturée en un instant !




Vous l'aurez deviné, j'aime beaucoup la glace !
Il est plus de 11 heures quand nous quittons le site à regret pour une longue journée de transition. 350 km et 5 heures de route nous séparent de notre prochaine destination, Mjoifjordur, dans les fjords de l’Est.
Première étape à Höfn, petit port de pêche charmant dominé au loin par le Vatnajökull. Petit tour de ville, ravitaillement et déjeuner au Kaffi Hornið. Service très lent mais les spécialités locales à base de langoustines nous ravissent le palais ! Nous poursuivons notre route et longeons les côtes découpées de fjord en fjord. Les montagnes elles-aussi découpées par les glaces présentes il y a quelques millions d’années forment d’autres beaux diamants.




De petits ports en petits ports, nous arrivons à Fáskrúðsfjörður où des marins français avaient élu domicile à la fin du XIXème siècle à la suite de campagnes de pêche. Un ancien hôpital, un musée, des panneaux de rues bilingues et un cimetière leur rend hommage.




Après avoir longé toutes ces montagnes et ces fjords nous pensons nous rapprocher de notre destination. C’était sans compter une dernière piste, la 953, qui au bout d’une trentaine de kilomètres et près d’une heure, nous mène enfin au minuscule hameau de Mjoifjordur. Cette piste est dans un premier temps très roulante, puis franchit un col à 600 mètres d’altitude avant de plonger sur le fjord en virage à lacets. Puis encore une dizaine de kilomètres jusqu’au hameau. C’est trèèèès long, mais quelle route ! Une fois au sommet du col, le fjord, les ruisseaux, les névés et les moutons se découvrent peu à peu.

Au bord du chemin, cette épave de péniche se corrode lentement au gré des intempéries

Arrivés à Mjoifjordur, nous trouvons facilement les jolis chalets de Solbrekka, mais avons du mal à trouver l’accueil. J’avais lu que c’était à l’école, mais elle est fermée. Nous sonnons donc à côté où une fillette et sa maman nous accueillent tout sourire. Elle nous indique où nous rendre et prévient la propriétaire de notre arrivée par téléphone. Encore une démonstration de la gentillesse des islandais. Nous prenons possession de notre hébergement, une superbe cabane où nous avons prévu 2 nuits. Dîner et au lit, cette journée était épuisante.
De magnifiques icebergs, des fjords qui n'ont rien à envier à ses cousins norvégiens, des jolis phares, une cabane au bout du monde, le tout sous un soleil radieux…c’est sûr la nuit sera bonne !
27/08 – J9 : Mjóifjörður – Seyðisfjörður – Egilsstaðir – Litlanesfoss – Hengifoss- Mjóifjörður Cascades d'eau-rores
Hier soir Johanna, la propriétaire des cottages, nous a demandé de passer ce matin à l’école régler notre séjour. L’école, inoccupée en été, fait office de camping, café et guesthouse du 15 juin au 15 août et dispose d’un terminal de paiement pour CB. Nous sommes fin août et les cours ont déjà repris. Nous y entrons vers 10 h, accueilli par sa fille institutrice et son mari qui lui prête main forte.
Il y a dans une salle 3 enfants en chaussettes (ah oui, c’est une des particularités de l’Islande qui veut que l’on se déchausse avant d’entrer dans une maison), très détendus, bayant aux corneilles et dans la cuisine (oui, c’est étrange), deux autres enfants un peu plus concentrés. Cela donne l’impression que ce sont les enfants qui organisent le programme et non l’équipe enseignante. Nous sommes amusés car on est loin de l’apprentissage à la française. Je discute un peu avec l’institutrice qui m’apprend que seules 20 personnes, dont 5 enfants vivent ici à l’année et qu’en hiver, l’accès au fjord ne peut se faire qu’en bateau !
Aucun programme n’est établi pour cette journée, il fait plutôt beau et comme tous les jours, il vente. Ma proposition de rando dans les environs ne remportant pas un grand succès auprès de Monsieur, nous décidons de visiter les fjords alentours et surtout Seyðisfjörður.
Les deux cottages :

Nous remontons lentement le fjord et la piste à 15 % en marquant quelques poses photographiques tout au long du col.
Mjóifjörður :

Klifbrekkufossar :

Mes fleurettes préférées, les linaigrettes :

Puis sur la 93 menant à Seyðisfjörður, arrêt à Mulafoss et Gufufoss.


Arrivés dans ce petit village de 700 âmes, le Norröna est à quai, prêt à rembarquer les passagers pour le Danemark, via les îles Féroé.

C’est un long et charmant fjord, encaissé entre de hautes montagnes où les maisons traditionnelles en bois apportent une jolie touche de couleur.



Comme il est plus de midi et que nous sommes gourmands, on se laisse tenter par le Skaftfell Bistró et ses bonnes pizzas. L’ambiance et l’accueil y sont chaleureux. Une grande table accueille beaux livres, l’étage fait office de galerie d’art et le WiFi est disponible gratuitement.
On repart le ventre plein vers une nouvelle cascade que nous avons repéré à l’aller, Fardagafoss.

Une petite demi-heure à travers myrtilles et herbes grasses est nécessaire pour rejoindre la cascade. Le passage est ensuite un peu difficile, mais l’accès se fait en toute sécurité à l’aide d’une chaîne.
Petit tour à Egilsstaðir, la plus grande ville de l’Est pour faire quelques courses, mais nous n’y trouvons pas un grand intérêt.
Nous longeons ensuite le lac Lagarfljót par la 931, traversons une partie de la forêt d’Hallormsstaður, et partons pour 2 heures de marche à la rencontre de deux autres cascades, Litlanesfoss et Hengifoss.

Elles sont totalement différentes. La première est entourée de colonnes de basalte et la seconde, d’une hauteur de 118 m, est une succession de strates d’argile rouge, emprisonnées entre des couches de laves basaltiques noires. C’est très différent des autres cascades que nous avons vues jusqu’ici.




Ces strates ne sont pas sans rappeler d’autres formations rocheuses bien connues.

L’Est et notamment la région d’Egilsstaðir est connue pour être peuplée par de nombreux rennes. Confiants, nous quittons donc le parking des chutes par la rive ouest du Lagarfljót. Ce sont de vastes plaines vallonnées couvertes de lichen, terrain idéal pour ces animaux. Autant vous le dire tout de suite, nous n’en verrons pas le moindre. Seuls ces moutons nous observerons fièrement regagner notre fjord et notre cottage.

Alors que l’on s’apprête à se coucher, quelque chose attire mon regard à l’extérieur. Il pleut ! Mais pas n’importe quelle pluie, c’est une majestueuse pluie de particules magnétiques, une AURORE BOREALE. Incroyable, indescriptible, bouleversant, MAGIQUE, les mots me manquent encore aujourd'hui. Je suis aussi excitée que les électrons qui s’entrechoquent et dansent dans le ciel, passant d’un côté à l’autre du chalet, au mépris du froid mordant. J’admirerai longuement ce ballet nocturne, alors que Monsieur s’est endormi depuis belle lurette.
Evidemment, avec un APN compact, le rendu est minable. Mais les images sont gravées dans mes souvenirs et les étoiles elles, sont toujours dans mes yeux.


Ces deux jours dans les fjords de l’Est auront été l’occasion de découvrir un joli coin d’Islande, bordé de montagnes sauvages, de côtes déchirées, de fjords s’enfonçant dans les terres et… d’aurores polaires. La côte Est s’achève pour nous ici, nous offrant, comme pour nous saluer, la plus belle danse d’adieu.
28/08 – J10 : Mjóifjörður – Dettifoss – Hverir – Mývatn Forces de la nature
Nous quittons Mjóifjörður avec le soleil. C'est le troisième jour d'affilée sans pluie. Dernier passage sur la 953 (nous y avons tout de même passé 4 heures en 2 allers/retours) puis en route pour la région de Mývatn. Il était initialement prévu de faire étape à Askja, une zone volcanique dont la dernière éruption remonte à 1961, mais nous décidons de faire l’impasse. Trop loin, trop de pistes et surtout trop de gués…Nous empruntons bien sagement la route 1 où après des dizaines de kilomètres de paysages sauvages, secs et désolés surgissent des déserts de dunes noires, rouges ou brunes. C’est ce que je préfère !




La région de Mývatn est l’une des plus actives d’Islande. C’est ici que l’on se rend réellement compte de la toute puissance de la nature. Volcans, solfatares, marmites de boue, coulées de lave à peine refroidie : un petit concentré d’Islande.
Souhaitant marquer une pause à Dettifoss, la chute la plus puissante d’Islande, nous laissons de côté la 864 permettant de s’y rendre par la rive Est, pour emprunter quelques kilomètres plus loin la 862.
Cette belle route nouvellement créée mène à un immense parking et à de petites guérites, signe d’une prochaine exploitation touristique du site. En effet, tout comme Geysir et Kerið, il faudra bientôt verser quelques couronnes pour saluer Dettifoss.
Le sentier menant à la chute en une trentaine de minutes louvoie entre désert lunaire et formations basaltiques.

Au détour d’un virage, une haute et large brume annonce la bête. La voici : 100 mètres de large, 45 de haut et près de 500 m3 de débit par seconde, quel gigantisme ! Le Vatnajökull crache toute sa puissance dans la Jökulsá á Fjöllum, les eaux grisâtres chargées en sédiments glaciaires sont déchaînées, c’est assourdissant.


Ça mouille ! Voyez la taille des personnes à droite, cela donne une idée des dimensions.
En amont, les anfractuosités de la Jökulsá á Fjöllum ont donné naissance à Selfoss, de multiples petites chutes hautes d’une dizaine de mètres qui s’étendent pour former un arc de cercle (la rive ouest n'est pas le meilleur côté pour les observer).

En aval, au bout de la 862 non pavée, se trouvent Hafragilsfoss, les gorges de Jökulsárgljúfur et le canyon d’Ásbyrgi.
De retour sur la route 1 et intrigués par le regroupement de voitures, motos, chevaux et quads, on bifurque à droite en direction des panaches de poussières. Nous sommes fin août, la neige est annoncée pour ce week-end et c’est l’heure du réttir, c'est-à-dire le rassemblement des moutons. Nous nous permettons de nous joindre aux fermiers qui rabattent les animaux depuis les hautes terres. C’est un super moment pour nous d’assister à cette tradition islandaise qui réunit toutes les générations. Des milliers de moutons arrivent en files sans fin dans un concert de bêêê. En moins d’une demi-heure les ovins sont rassemblés et parqués dans leur enclos, prêts à être triés et réattribués à leurs propriétaires. D’après l’un des fermiers, le tri aura lieu demain matin à 6 h.


Habituellement les corrals sont en forme de camembert facilitant le tri, comme celui-ci aperçu plus loin :

La visite se poursuit par le champ hydrothermal de Hverir, au pied de la colline de Námafjall. Une zone de solfatares et de marmites de boues aux couleurs variées, envahie par des vapeurs de sulfure d’hydrogène, mais aussi par des hordes de petites mouches noires (d’où le nom de Mývatn – le lac des mouches).

Pschhhhh
Bloup, bloup

De l’autre de côté de Námafjall, le jarðböðin við Mývatn – petit frère du célèbre blue lagoon de Reykjavik – est planté au milieu d’un désert de lave noire acérée contrastant avec le bleu turquoise de l’eau, chauffée à 40° par l'usine géothermique toute proche.

Cette zone très active est un festival de couleurs.


Arrivés à Reykjahlíð, le village bordant le lac Mývatn, nous dînons au Gamli Bærinn avant de se trouver un nouveau bivouac tranquille pour la nuit. Nous ne le savons pas encore à cet instant, mais ce sera notre dernière nuit en « camping » sauvage.
Encore une belle journée en tête à tête avec les puissances de la nature, nous sommes toujours émerveillés par ce pays. Demain, nous parcourrons le tour du lac, à la découverte d’autres beautés.
29/08 – J11 : Mývatn et alentours On a marché sur la lune
Le ciel est couvert ce matin, sans pluie. Le temps est idéal pour approfondir les visites de cette région riche en curiosités géologiques situées autour du lac de Mývatn. Il n’est pas encore 8 heures et nous sommes déjà sur le parking de Grjótagjá, un ensemble de grottes remplies d’eau chaude (trop chaude pour un bain !), espérant une belle lumière matinale. Mais il n’en est rien. Nous y repasserons le lendemain dans le même but…en vain. La grotte est en outre obstruée par un éboulis de roches, signe d’une récente activité sismique ou volcanique, rendant l’approche dangereuse. En revanche la faille qui la surplombe courant sur des kilomètres est de toute beauté.

Deuxième étape aux « châteaux sombres » de Dimmuborgir, formations de lave aux formes accidentées, succession de roches percées, de cavités ou d’imposantes colonnes envahies de petits arbustes.

Plusieurs sentiers de randonnées sillonnent le site et nous nous lançons sur le Church Circle long de 3 km, à la recherche de Kirkjan, une roche rappelant la voûte d’une cathédrale. Il n’y a pas âme qui vive en cette heure matinale et, dans cette noirceur, seuls les esprits des trolls semblent hanter les lieux. Au bout d’une heure, nous sommes de retour au parking et nous installons sur la terrasse du café encore fermé, pour petit-déjeuner à l’abri du vent.

Cap sur Hverfjall, un cratère d’explosion formé il y a 2 500 ans qui du haut de ses 250 mètres et 1 000 mètres de diamètre, domine toute la région. Arrivés sur le parking nous entreprenons son ascension par son versant Nord, parait-il plus aisé. Le sentier est plutôt raide et la progression n’est pas facile compte tenu de la nature du terrain composé de cendres. Le vent souffle fort ce qui n’arrange pas nos affaires. Au sommet, la vue se dégage sur un cône parfait trônant au centre du volcan, sur le lac à l’Ouest et sur les mamelons orange de Namaskard et du Krafla au Nord-Est. Nous faisons le tour du cratère en prenant le vent en pleine face puis regagnons la voiture.

Nous poursuivons notre tour du lac par Skútustaðir, une zone de pseudo-cratères située au sud du lac, puis laissons de côté le Vindbelgjarfjall pour retourner à notre point de départ et continuer vers la zone volcanique du Krafla. Le volcan, l’un des plus actifs d’Islande et dont la dernière éruption s’est produite en septembre 1984, abrite au sein de sa large caldeira une zone géothermale ainsi qu’une usine géothermique. De gros tuyaux argentés serpentent le long du relief contrastant avec les ocres du volcan ponctués de fumerolles.
Skútustaðir :

La zone du Krafla :

Au bout de la route, le cratère Viti, signifiant « enfer » enserre un lac aux eaux siliceuses bleu turquoise.

A proximité, les panaches de fumées remontant des entrailles de la Terre s’échappent des cheminées dans un boucan d’enfer, un simple cordage en gage de sécurité. Plus loin, un second cratère plus petit ainsi que solfatares, névés et marmites de boue complètent la visite.


Un dernier site reste à explorer dans cette zone de fractures, le mont Leirhnjúkur, encore fumant. Petit en-cas et c’est parti pour une rando d’une heure et demie à travers cet immense champ de lave tourmenté à souhait. Des coulées cordées, dégoulinantes, qu’on croirait de la veille. Des croûtes, des plaques, des gaz, des cratères à la gueule béante : c’est un vrai décor lunaire.




Et puis, de l’autre côté de la colline, un peu de vie. Ici des plantes grasses, là des lichens, marquant bien la frontière entre coulées récentes et anciennes.


Rapide visite de l’usine géothermique, puis nous repassons à Hverir afin de gravir Námafjall, une autre montagne faisant également partie du système volcanique du Krafla. Le sentier est assez escarpé et traverse de magnifiques rubans de soufres rythmés par des colonnes de fumées odorantes. Le panorama sur Hverir et les sommets environnants n’est pas en reste.



La descente est tout aussi abrupte que la montée et le retour sur le sol sablonneux est périlleux. Heureusement qu’il y a quelques prêles auxquelles se cramponner !


Il est maintenant l’heure de rejoindre notre guesthouse sur la rive ouest du lac, la ferme Stong, où nous avons réservé pour 2 nuits. Nous sommes chaleureusement accueillis par Svala, la propriétaire qui nous conduit à notre chambre sous les combles. La ferme en activité dispose d’une vingtaine de chambres, de 4 ou 5 cottages, de 2 hot pots, d’une grande salle à manger et offre une très belle vue sur la campagne. Comme il est possible de dîner sur place, nous réservons notre menu auprès de Svala et partons en attendant, à la découverte de la ferme. L’heure du repas est arrivée. Nous voici face à une énorme soupière garnie d’un excellent velouté de champignons, suivi d’un rôti d’agneau pour Monsieur et d’une truite pour Madame accompagnés de petits légumes, avant de conclure par une mémorable Skyrterta (sorte de cheesecake surmonté de myrtilles). Un vrai régal ! Cela restera notre meilleur repas en Islande.
La région de Mývatn nous a bien plu. Toutes les forces y sont réunies et s’expriment au travers de paysages variés ; les couleurs explosent, magnifiées par les camaïeux de gris du ciel.
30/08 – J12 : Mývatn – Húsavík – Mývatn Au pays des baleines…
Les prévisions météo ne mentaient pas : cette nuit il a neigé. Les sommets sont joliment saupoudrés d’une fine pellicule blanche. La température a chuté et comme tous les jours, il vente. Après le petit-déjeuner, nous partons pour Húsavik, petite ville portuaire du nord, connue pour être la capitale de l’observation des baleines en Europe. Plus on s’approche de la côte et plus le temps se dégrade. Arrivés au port, il pleut à verse et nous restons deux bonnes heures dans la voiture à observer l’activité des pêcheurs et à surfer sur le net à la recherche de nos prochains hébergements. Pas question de sortir en mer sous cette pluie. Profitant d’une petite accalmie, nous pouvons enfin arpenter la ville qui abrite une belle église en bois blanc.


Sur le port, tout rappelle la pêche, ici d’anciens cotres reconvertis en embarcation pour l’observation des cétacés, là quelques bouées de mouillage colorées et têtes de poissons séchées, plus loin des pêcheurs préparant leurs palangres dans des seaux et au fond la fabrique de glace. Au loin les sommets enneigés dominent majestueusement la baie.



Sur le port également, l’ancien abattoir transformé en musée de la baleine, nous offre une pause culturelle bienvenue. Au rez-de-chaussée l’on retrouve toutes les explications sur le cycle de vie des baleines, leur alimentation, leur migration et leur chasse. L’étage est réservé aux immenses squelettes de baleine à bosse, orque et autres cétacés. Une visite intéressante qu’apprécieront petits et grands.

Orque :
Baleine à bosse :
Il est près de 17 h et nous dévorons quelques fish and chips un peu trop gras avant de reprendre la route vers Mývatn.
L'Hverfjall, gravi hier :
Dernier passage à Grjótagjá pour la lumière du soir…qu’il n’y eût pas.
De retour à la ferme, nous apprenons qu’ici, il n’a plu qu’en début de matinée !
Stong :
Petite journée aujourd’hui, pas de montagnes colorées, pas de fumerolles, pas de sortie aux baleines non plus, juste une petite pause dans une coquette ville portuaire en proie aux averses. Cela nous aura au moins permis d’étudier les prévisions météo et d’établir la suite du programme.
31/08 – J13 : Mývatn – Goðafoss – Akureyri – Grundarfjörður De la Lune à Mars
Il fait plutôt beau ce matin, mais froid. Notre itinéraire devait nous mener par la F35 aux Kerlingarfjöll, de magnifiques montagnes de rhyolite dans le centre du pays, mais c’est à plus de 1000 mètres d’altitude et la neige est annoncée pour ces 2 prochains jours. Pas question de s’aventurer sur la F35 et encore moins aux Kerlingarfjöll dans ces conditions. Prenant un peu d’avance sur le programme établi, nous traverserons donc une bonne partie de l’île pour rallier directement la péninsule de Snæfellsnes, à l’Ouest. C’est parti pour 5 à 6 heures de route. Peu après Mývatn, premier arrêt à la chute des dieux, Goðafoss, composée de chutes en fer à cheval d’une hauteur de 12 mètres.

Nous traversons ensuite de vertes vallées agricoles avant de pénétrer dans l’Eyjafjörður, entouré de montagnes culminant à 1500 m et abritant la deuxième ville du pays Akureyri.


Nous parcourons le centre ville, désespérément vide en ce samedi matin. De jolies maisons colorées ainsi qu’une cathédrale dont l’architecture rappelle les orgues basaltiques, animent la cité portuaire.


Reprenant la route, nous voici au sommet d’un col enneigé. Pourvu qu’il n’y ait pas plus de neige sur la chaussée ! Comme dans la plupart des pays scandinaves, l’imagination des architectes donne naissance aux constructions les plus improbables.

Nous marquons une pause pique-nique à Blönduós, près de la piscine, où des enfants s’amusent dans les toboggans extérieurs alors qu’il ne fait que 2° C. On n’a manifestement pas la même résistance au froid.
Direction plein Ouest vers la péninsule de Snæfellsnes avec, à son extrémité, le volcan et glacier Snæfellsjökull, qui serait la porte d’entrée du « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne. Nous y arrivons vers 16 heures et passons devant l’Eldborg, un beau cratère d’une centaine de mètres.

De belles collines rouges dignes de la planète Mars nous font de l’œil avant d’atteindre Gerðuberg, un ensemble de colonnes de basalte s’étirant sur une centaine de mètres et enfin notre destination, Grundarfjördur où nous avons réservé 2 nuits à l’auberge de jeunesse.



Petite visite sur le port et au cœur du village, pizzas au Ruben et au lit.
Une grosse journée de transition qui nous a une nouvelle fois permis de découvrir des paysages totalement différents au fil des kilomètres.
01/09 – J14 : Tour de la péninsule de Snaefellsnes Que d’eau, que d’eau
La pluie est de retour et l’horizon est bouché par une épaisse brume. Nous prenons tout notre temps pour prendre le petit-déjeuner dans la cuisine commune de l’auberge de jeunesse, face à l’océan où des épaulards ont été aperçus ce printemps. Cette AJ est la plus moderne et la mieux équipée que nous ayons vue. Elle comporte deux bâtiments, l’un plus ancien en ville et l’autre situé sur le port, abrite une dizaine de chambres double ou familiale avec salle de bains privative. Une bonne adresse, même si les tarifs sont un peu élevés pour une AJ.
Nous débutons notre tour de la péninsule par Ytri-Tunga sur la côte Sud. La côte est sauvage et parsemée de roches sur lesquelles se prélassent phoques et cormorans. Nous parcourons la plage sur quelques centaines de mètres pour bien les observer, mais le terrain est glissant en raison des nombreuses algues accrochées aux rochers, ce qui nous empêche de les approcher davantage. Ils n’ont nullement l’air dérangés par notre présence et continuent leur sieste.


Plus loin, la magnifique église noire de Búðir perdue dans la brume confère au lieu une atmosphère mystérieuse. C’est étrange cette petite église au milieu de nulle part.

A quelques kilomètres, la statue en pierre du gardien des lieux, Barður, marque l’entrée du petit port d’Arnarstapi.

L’activité volcanique a donné ici naissance à d’impressionnants reliefs de basalte, parfois grignotés par la mer, formant ainsi cavités et arches où nichent plusieurs colonies d’oiseaux.



Un sentier permet de longer la côte et de rejoindre le petit port d’Hellnar. Au bout de quelques kilomètres sous cette pluie battante, nos vêtements techniques ne suffisent plus. Ça mouille et plus drôle, ça mousse !

De retour à la voiture, le chauffage ainsi que les sièges chauffants sont poussés à fond jusqu’à la prochaine étape. Justement, nous voici sur la plage de Malariff dominée par son phare où la mer et le vent forment d’énormes rouleaux bleu turquoise.



Plus loin, la plage de Djúpalón couronne la visite de la côte Sud. Le sentier y menant louvoie à travers de nouvelles sculptures volcaniques laissant place aux galets noirs et aux débris rouillés d’un chalutier anglais échoué ici en 1948. L’on y trouve également 4 pierres-étalons de 23 à 154 kg que les apprentis matelots du port de Dritvik devaient soulever pour mesurer leur force et espérer trouver une place à bord d’un bateau de pêche.



Arrivés à Hellisandur, le bout de la péninsule, nous n’avons toujours pas vu le Snæfellsjökull et nous ne le verrons jamais, tant le plafond restera définitivement bas. Il y a bien une piste qui y mène, mais avec cette purée de pois, pas la peine de s’y aventurer. Nous basculons sur la côte Nord en passant par Ólafsvík, qui n’a pas un grand intérêt si ce n’est sa splendide église contemporaine. Différentes figures triangulaires s’emboîtent harmonieusement pour enserrer de très beaux vitraux. L’intérieur est tout aussi original, mais chut, l’office est en cours.


La boucle est bouclée, nous voila de retour à Grundarfjördur. Nous terminons la soirée sur les plages de galets faisant face à l’AJ, puis au restaurant de l’hôtel Framnes.
Encore une journée bien arrosée, la fadeur des photos en témoigne. Il est bien dommage que la brume ne nous ait pas permis d’apprécier toutes les beautés de la péninsule et notamment son relief. Il aurait été préférable de prolonger les visites le jour de notre arrivée, seule journée ensoleillée. Mais c’est l’Islande, le temps change en 5 minutes…ou pas !

Demain, nous nous rapprochons de la Capitale où d’autres sites historiques et incontournables nous attendent.
02/09 – J15 : Grundarfjörður – Stykkishólmur – þingvellir – Reykholt Grisaille générale
Nous quittons la partie ouest de la péninsule de Snaefellsnes pour Stykkishólmur, petit port agréable et lieu d’embarquement pour les fjords de l’Ouest, dominé par un petit phare orange et une nouvelle église à l’architecture insolite. Petite marche sur le port, grimpette jusqu’au phare et ravitaillement.


En route pour le Sud par la route 1 puis la 522 pour rejoindre Deildartunguhver, des sources d’eau chaude à 100° C au débit le plus élevé d’Europe (180 litres par seconde) qui alimentent le chauffage des maisons d’Akranes et de Borgarnes et les nombreuses serres de cette région agricole. L’on trouve d’ailleurs à proximité plusieurs étals de fruits et légumes en libre service. Le principe est simple : déposez la somme indiquée dans la caissette, faites la monnaie s’il y a lieu et servez-vous. Imaginez la même chose en France…il ne se passerait pas 5 minutes avant disparition complète de la production, des recettes, voire de la roulotte 😛. Nous ne sommes pas très surpris, car nous avions déjà vu cela en Norvège. Quelle confiance tout de même !

On retrouve ces maisonnettes sur quelques kilomètres en bordure de la route 50.


Nous faisons le plein de légumes frais et poursuivons vers le Sud par la 52 et la 550 afin de rallier þingvellir. Cette route, que nous n’avions pas prévu d’emprunter se transforme vite en piste. A l’approche de la 550, le temps se gâte sérieusement et le ciel, subitement aussi noir que la piste de cendres sur laquelle nous évoluons, nous plonge instantanément dans l’univers de Tolkien. Les ténèbres du Mordor ne sont pas loin. Nous ne sommes pas tranquilles, d’ailleurs je n’ai pris aucune photo pendant le trajet, cela prouve bien notre état d’anxiété. L’arrivée à þingvellir se fait sous la pluie.
Þingvellir est un lieu mythique pour les islandais, où s’étend la plaine du premier parlement de la première démocratie (fondé en 930), mais c’est surtout le seul endroit avec l’Ethiopie où l’on peut observer la dorsale médio-atlantique en surface. La faille Almannagjá, orientée Sud-Ouest/Nord-Est s’écarte de 2 cm par an et sépare deux continents, avec d’un côté la plaque nord américaine et de l’autre, la plaque eurasienne.

Les nombreux sentiers sillonnant le parc nous mènent à Öxarárfoss puis à différents points de vue surplombant l’immense lac Þingvallavatn.

Nous repartons par les routes 365, 37 et enfin la 35 pour rallier notre hébergement, la guesthouse Husið dans laquelle nous avions séjourné le soir de notre arrivée en Islande. Comme nous souhaitions nous rapprocher de Reykjavik et que la maison d’hôtes est bien située, nous y avons réservé une chambre pour 2 nuits depuis Grundarfjörður. Nous y avons nos marques et y sommes presque comme à la maison. On se prépare donc notre petit dîner et au lit.
Journée un peu tristounette, d’abord en raison du temps, puis parce que l’on n’a pas vraiment été emballé par la région d’Akranes, ni réellement par Þingvellir. C’était une visite agréable avec de beaux sentiers, mais sans plus. Peu de couleur aujourd’hui…ça manque !
03/09 – J16 : Reykholt – Geysir – Gullfoss – Hveragerði –Reykholt A la recherche des eaux…bleues
Comme il fait plutôt beau ce matin, nous retournons à Geysir et à Gullfoss. Comparé à il y a quinze jours, l’affluence est nettement supérieure en journée, surtout à Gullfoss. Des cars entiers déversent leurs touristes, asiatiques pour la plupart, qui se pressent autour du site et dans l’immense boutique/cafétéria dès les premières gouttes de pluie. Nous prenons également un peu le temps de flâner dans la boutique et nous réchauffons autour d’un bon bol de soupe servie à volonté.
Sur le parking, David et Goliath :

A côté du 4x4 islandais, notre Grand Vitara a l’air d’une voiturette ! On ne joue pas dans la même cour pour traverser une rivière.
Nous partons ensuite à la recherche d’une chute bien cachée et peu connue : Bruárfoss, à proximité de la route 355. La chute n’est pas des plus sensationnelles, mais c’est la rivière toute entière, qui coupée en deux par une faille, forme des dizaines de petites chutes aux eaux d’un incroyable bleu turquoise. L’accès se fait au bout d’un dédale de ruelles au sein d’une zone de maisons de vacances. Nous parcourons le sentier et traversons un petit pont en bois et nous retrouvons très vite dans une zone marécageuse. Nous voilà avec 10 cm de boue collée à nos chaussures, ne sachant pas vraiment où se trouve la chute. On entend bien le bruit de la rivière, là pas très loin, mais le terrain est entièrement inondé. Tant pis, nous rebroussons chemin tout près du but !
Direction le Sud, vers Hveragerði, pour découvrir un autre site géothermique. La particularité des lieux est que la zone de géothermie, autrefois située au cœur de la ville, s’est déplacée à la suite d’un séisme en mai 2008. La zone d’activités se trouve désormais sur les hauteurs de la ville. Une forte odeur de soufre embaume les lieux. Canalisations rouillées et à l’abandon jalonnent le parcours.


Plus loin sur les hauteurs, un sentier de 3 kilomètres vous mène à l’une des rivières chaudes les plus connues d’Islande, Reykjadalur (la vallée des fumées).
Sur le chemin du retour, dernier arrêt à Kerið, un cratère volcanique vieux d’environ 6500 ans situé en bordure de la route 35. Ce cratère aux parois rouges, de 270 mètres de long sur 170 mètres de large et profond de 55 mètres, abrite un petit lac dont le niveau peut varier de 7 à 14 mètres. L’accès y est payant depuis juin 2013 (300 ISK, soit environ 2 €).

Comme la veille, dîner « à la maison » et au lit.
Aujourd’hui, nous avons renoué avec les cascades, geyser, fumerolles, volcan et vapeur de soufre : toutes ces couleurs qui caractérisent l’Islande et que nous aimons beaucoup.
04/09 – J17 : Reykholt – Reykjavik A la capitale
Voilà, nous quittons les terres pour la capitale, dernière étape de ce voyage.
100 kilomètres à peine nous séparent de Reykjavik, nous y arrivons en milieu de matinée et commençons par la visite du Perlan situé en périphérie. Le bâtiment, qui n’est autre qu’un grand réservoir géothermique qui alimentait autrefois la ville, ne représente pas un grand intérêt, si ce n’est sa terrasse panoramique circulaire offrant une vue remarquable sur toute la baie de Reykjavik. Un des réservoirs abrite le saga museum qui retrace les moments clés de l’histoire islandaise.

Nous prenons la direction du centre de Reykjavik afin de nous installer pour 2 nuits à la Guesthouse Sunna. La maison d’hôtes comprend de nombreuses chambres bien tenues (avec ou sans salle de bain) et une cuisine à chaque étage. L’adresse est très centrale, à deux pas de l’avenue commerçante (Laugavegur) et juste en face de Hallgrímskirkja, l’église luthérienne de Reykjavik, dont l’architecture en béton rappelle une fois de plus les orgues basaltiques. A l’intérieur, l’on peut y découvrir un gigantesque orgue de plus de 5200 tuyaux.

Nous arpentons les rues en direction du port. La ville est à taille humaine, facilement parcourable à pied en une demi-journée. De jolies maisons d’un à deux étages en bois ou en tôle ondulée, parfois colorées et typiques des pays scandinaves, bordent les rues. Parfois quelques gratte-ciel tutoient les nuages, mais ils restent peu fréquents. Le bâtiment le plus emblématique de la ville est sans aucun doute Harpa, la salle de concert et centre des congrès, entièrement revêtue de panneaux de verre de différentes couleurs. Située sur le vieux-port, les reflets de l’eau et des bateaux dansent avec la lumière. Restaurant et boutique occupent le rez-de-chaussée. Quel bel ensemble.



Plus loin, l’on découvre installée sur le front de mer, Sólfarið, une belle sculpture en inox rappelant sans aucun doute les drakkars vikings.
Nous remontons le port et arrivons au Seabaron, une adresse bien connue pour ses brochettes de poissons et sa soupe de homard (plutôt de la langoustine). Le local est petit et simple, chaleureusement décoré et tenu par un ancien pêcheur. Pour les brochettes, on peut choisir entre plusieurs poissons, St Jacques et même de la baleine. Nous nous sommes contentés de la soupe qui était excellente. Une bonne adresse sympathique où l’on se sent chez soi.
Nous sommes à présent dans le centre historique où se trouvent les plus anciennes maisons mais aussi le lac Tjörnin, occupé par de nombreux oiseaux. Au ras de l’eau, le hall de l’hôtel de ville, enferme une belle maquette en relief du pays, nous permettant de mieux visualiser notre parcours.


La journée se termine en déambulant au hasard des rues.
Belle journée à Reykjavik qui ne parait pas très grande, mais qui doit certainement receler des petits trésors cachés, que nous touristes pressés ne prenons pas le temps de découvrir. En tout cas il semble y avoir une vie culturelle assez intense, avec une population jeune et dynamique le tout, au cœur d’un cadre naturel unique.
05/09 – J18 : Reykjavik – Reykjanes - Reykjavik A la recherche des eaux…chaudes
Pour notre dernier jour entier en Islande…il fait très beau.
Direction la péninsule de Reykjanes, pour un dernier aperçu des trésors naturels de l’île. Cette péninsule est un petit condensé d’Islande, mêlant des champs de lave moussues, des sources d’eau chaude, des solfatares, des lacs et des petits ports. Premier arrêt à Hafnarfjörður, la 3ème ville du pays, sans grand intérêt. Puis nous empruntons la route 42, puis la 427, à travers un paysage volcanique de toute beauté, menant au lac Kleifarvatn, entouré de formations rocheuses et de plages de sable noir.



Un peu plus loin, le site géothermique de Seltun, équipé de passerelles en bois louvoyant au cœur des marmites de boue et des évents de vapeur, nous rappelle les autres aires géothermiques déjà rencontrées plus au Nord.

A proximité se trouve Skatalaug, une source chaude dans laquelle il est possible de se baigner. Munis de ses coordonnées GPS, nous partons à sa recherche. Autant vous dire que nous ne la trouverons pas. Soit les coordonnées n’étaient pas exactes, soit Skatalaug n’existe plus. La nature nous récompensera tout de même par la présence d’un cœur de verdure au milieu des sables volcaniques.

Nous poursuivons sur la route 427 jusqu’à Grindavik, minuscule port situé au sud de la péninsule avant d’emprunter la 426 pour Bláa Lónið (blue lagoon). Ce site thermal hautement touristique est construit à côté d’une centrale géothermique plantée au milieu d’un champ de lave. Ses eaux chaudes légèrement salées et riches en silice sont d’un bleu laiteux irréel. Nous pénétrons dans le hall d’accueil pour voir les bassins sans avoir l’intention de se baigner (à 40 € par personne la baignade, alors que le pays compte d’innombrables sources chaudes naturelles -encore faut-il les trouver-, pourquoi pas, mais là il y a beaucoup trop de monde).

Nous ressortons et nous promenons autour des autres bassins non aménagés, puis plus loin, aux abords de la centrale où les dépôts de silice sont bien visibles.


On peut se tartiner le visage avec cette pâte blanche, c’est même conseillé pour soigner certaines affections cutanées. Même si l’on a déjà vu les bains de Myvátn, cela vaut tout de même le déplacement.
Nous reprenons la route au milieu des champs de lave, nous arrêtons pour un nettoyage complet du véhicule et regagnons la capitale pour terminer la soirée sur le port et dîner à l’Icelandic Fish & Chips. Les beignets de poissons (morue, haddock, loup, plie…), réalisés à base de farine d’épeautre et plongés dans une friture légère sont accompagnés de pommes de terre persillées cuites au four et de différentes sauces au choix.
Voilà, l’aventure prend fin petit à petit, pas après pas dans les rues animées de Reykjavik. S’achève ici un voyage d’exception, sur les terres tourmentées d’une île de glace et de feu.

06/09 – J19 : Reykjavik – Francfort - Alsace Retour à la civilisation
Notre vol n’étant qu’à 16h05, nous profitons de la matinée pour les derniers achats souvenirs sur Laugavegur.

Nous quittons la ville pour Keflavik vers 12 heures, rendons le véhicule chez Blue Car et attendons notre vol avec une pointe de nostalgie.
Dernières couleurs au dessus des nuages avant d’atterrir à Francfort.

Changement de température : il fait 27°C à 22 heures et immersion brutale dans le bruit et le trafic routier : nous sommes vendredi soir et la circulation sur les autoroutes allemandes est infernale. On est loin des quelques voitures croisées en Islande, on avait oublié cette foule avec délectation.
Nos impressions :
L’Islande c’est d’abord la fusion des forces de la nature. Le vent, la pluie, le feu, la glace : toutes les manifestations terrestres qui nous font nous sentir petits ; C’est des volcans, des déserts, des montagnes, des glaciers, des rivières et des cascades ; C’est enfin une multitude de couleurs : le blanc des moutons, de la neige, de la glace et des panaches de fumées s’échappant des évents de vapeur ; le jaune du soufre, des déserts et des prairies asséchées par le vent ; le noir de l’obsidienne, de la lave et de la cendre rejetées par les volcans ; le vert tendre des toitures, des pâturages où paissent moutons et chevaux islandais ; le vert fluo des lits de mousses et des aurores boréales ; le rouge des cratères, des scories basaltiques et de l’oxyde de fer recouvrant les montagnes du Landmannalaugar ; l’ocre des plages et des montagnes de rhyolite ; le bleu des lacs, des fjords et des glaces de Jokülsarlón ; et pour finir le gris des rivières glaciaires tumultueuses, des colonnes de basalte et des ciels irréels déchirés par les nuages.
L’Islande est tout cela à la fois, mystérieuse et envoûtante, sublimée par une luminosité magique.
Nous avons adoré : Tout
- Les volcans, déserts, montagnes, glaciers, rivières, cascades, fjords - Les hautes terres et leurs pistes pour l’extrême beauté des paysages - Les moutons, chevaux, innombrables oiseaux, canards et surtout les incroyables clowns des mers : les macareux - La magie d’une aurore boréale aux confins des montagnes et des fjords
Nous avons moins aimé : Les gués et la longueur de certaines pistes (mais cela en valait bien la peine)
Hébergement / Restauration :
Tous les hébergements réservés ont été à la hauteur de nos attentes, avec une mention spéciale pour l'isolement et la vue à Mjoifjörður (Solbrekka), pour la table d’hôtes à Myvátn (Guesthouse Stong) et pour le confort à Grundarfjörður (Hostel).
Idem pour la restauration et/ou les ravitaillements en supermarché où nous n’avons manqué de rien.
Notre péché mignon islandais le Skyr (sorte de fromage blanc nature ou aromatisé) et les Hraun Bitar (gauffrette chocolatée aux petits morceaux croustillants de maïs soufflé ) -un peu de publicité islandaise- :


Infos pratiques :
- 3 800 km parcourus, 8 pleins, 365 litres d’essence - livres de route : guide du routard, bibliothèque du voyageur Gallimard, guide de randonnées Rother - infos complémentaires recueillies sur les forums de Voyage Forum, www.voyage-islande.fr et www.france-islande.com et sur les sites de Mlefevre, Grisemote, Aliza, Chris51 et d’International Photographer sans oublier celui de krikri et de Beregond
Remerciements :
Merci à Mlefevre pour ses différents récits qui m’ont fait découvrir toutes les beautés de ce pays et notamment les hautes terres.
Merci à Beregond, Pitimerguez, Pierre77N, Aliza, Timouss, Tidalo, Toopil, ArbreMojo, JeanMichel54, Clarée006 et Esethi pour votre contribution, votre aide précieuse à l’élaboration de l’itinéraire et vos réponses toujours détaillées.
Bonne lecture et, à ceux qui franchiront le pas, bon voyage en Islande.

Octobre 2012 : notre destination 2013 est arrêtée, l’an prochain, ce sera l’Islande. Oui, oui, avec un « s », j’ai bien dit ISLANDE. On nous faisait souvent répéter : « Où cela, en Irlande ? » « Non, en Islande. » Vu l’air ébahi de nos amis, c’est comme si nous partions sur la Lune. Dans un sens, ce n’est pas tout à fait faux, vu les paysages traversés !
Commence une longue et agréable période de recherches et de lectures diverses. Les grandes lignes de l’itinéraire sont vite dessinées et les vols sont réservés dès janvier. Le parcours sera classique, dans le sens antihoraire, avec quelques incursions dans les hautes terres. Au vu des paysages tantôt montagneux tantôt désertiques des hautes terres, il est clair que nous ne voulons pas manquer cela. Cela nécessite donc la location d’un 4X4 pour emprunter certaines pistes interdites aux véhicules de tourisme et franchir les nombreuses rivières à gué. Notre choix se porte sur un Grand Vitara, loué chez Blue Car Rental.
Itinéraire prévu : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar J4 : Landmannalaugar - Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur (ou se rapprocher du Laki) J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur- Askja (ou route vers Myvatn) J11 : Askja - Myvatn - Dettifoss - Selfoss - Hafragilfoss – Hljodaklettar –Asbyrgi – Myvatn J12 : Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall – Grjotagja – Skutustadir –Vindbelgjarfjall - Myvatn J13 : Myvatn – Husavik – Akureyri, Skagafjordur ou Varmalid J14 : Varmalid – Hveravellir - Kerlingarfjöll J15 : Kerlingarfjöll - Snaefellsnes J16 : Snaefellsnes J17 : Snaefellsnes - Reykjavik J18 : Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort
Itinéraire suivi : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar - Vik J4 : Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur - Seydisfjordur - Litlanesfoss - Hengifoss - Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur - Dettifoss - Selfoss - Hverir - Myvatn J11 : Myvatn - Grjotagja –Dimmuborgir - Hverfjall - Skutustadir - Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall- Myvatn J12 : Myvatn - Husavik - Myvatn J13 : Myvatn – Godafoss – Akureyri - Grundarfjordur J14 : Grundarfjordur - Péninsule de Snaefellsnes - Grundarfjordur J15 : Grundarfjordur - Stykkisholmur - Thingvellir - Reykholt J16 : Reykholt - Hveragerdi - Grindavik - Kerid - Reykholt J17 : Reykholt - Reykjavik J18 : Reykjavik - Péninsule de Reykjanes - Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort

Pour plus de souplesse, nous faisons le choix de ne réserver qu’une partie des hébergements, quitte à dormir dans la voiture. Ainsi, nous pourrons aviser sur place, en fonction de nos envies et surtout des conditions climatiques. Nous savons qu’elles y sont rudes et sommes donc prêts à affronter tous les éléments.
19/08 - J1 :Francfort – Keflavik – Reykholt Jour J : Départ de Francfort à 14 h 05
Trois heures trente plus tard, nous survolons les côtes islandaises flanquées de falaises, de failles et d’un dédale de rivières glaciaires. Il fait beau, la température est de 12° et premier constat…ça décoiffe ! On nous avait prévenus que le vent islandais n’était pas à prendre à la légère et bien cela se vérifie.
Pas de temps à perdre, RDV en face du terminal dans les bureaux de Blue Car Rental pour la prise en charge de notre véhicule. Après avoir accepté l’assurance SAAP (protection contre les tempêtes de cendres et de sable - nous en étions informés et l’avions prévu), nous faisons une vérification rapide du Grand Vitara. Une fois n’est pas coutume (cf. voyage au Canada), les pneus arrières sont lisses et de surcroit pas du tout adaptés à la conduite sur pistes, (ce sont des pneus « route ») alors que nous avions bien précisé lors de la réservation que nous nous rendions dans les Highlands. L’agent, lui, nous assure qu’il n’y a aucun problème. Bah, on verra bien se dit-on…
Premiers contacts avec la terre islandaise et ses étendues de lave peu après l’aéroport. Le moins que l’on puisse dire c’est que le paysage est ici très tourmenté. Cela verdit et s’assagit petit à petit en direction de la capitale et de Reykholt où nous avons réservé une chambre à la guesthouse Husid. C’est même très champêtre : des ruisseaux, des fermes, des moutons… Arrivés à la guesthouse, nous découvrons une maison typique, au cœur d’un petit lotissement. Le rez-de-chaussée est entièrement consacré aux hôtes où 8 chambres se partagent 3 salles d’eau, une cuisine commune bien équipée et le WiFi. Accueil très sympathique de la propriétaire puis, en route pour Gullfoss et Geysir. Il n’est pas loin de 21h et il y a très peu de monde aux abords de la cascade qui nous impressionne par sa forme et son débit.


Nous avons la chance d’y observer le fameux arc en ciel qui a donné son nom à la chute (la chute d’or). Nous restons un moment à la photographier sous tous les angles avant de prendre la route pour le site géothermique très touristique de Geysir, qui a donné son nom au terme de geyser. Ce dernier n’est plus actif. Il y a peu de monde, mais tous attendent avec impatience la prochaine projection d’eau de Strokkur, le seul geyser encore actif. Nous avons vu que Litli Geysir l’était aussi, mais dans de moindres proportions (peut-être 4/5 mètres). Ce sont les premières zones géothermiques et sources chaudes que nous voyons (nous ne sommes pas encore allés à Yellowstone) et c’est assez divertissant. Autour de nous, ça fume, ça bouillonne, ça glougloute de partout et enfin, sans prévenir Strokkur se réveille et atteint une hauteur de 20/30 mètres. Parfois 3 fois de suite, puis plus rien pendant près de 10 minutes, mais c’est tout de même assez régulier. Pas évident de capturer l’instant avec un modeste appareil compact (désolée les photos sont floues).


Retour à Reykholt. Premier contact avec l’eau soufrée de la douche…c’est un peu déroutant mais on s’y fait vite. Du fait de sa position géographique et géologique, l’Islande regorge de ressources naturelles. Ainsi le chauffage, l’eau chaude et une grande partie de l’électricité sont d’origine géothermique, d’où l’odeur omniprésente de soufre.
Première journée et déjà ce pays nous séduit !
20/08 - J2 : Reykholt -Landmannalaugar Des vertes prairies aux hautes terres noires et arides
Avec le décalage horaire, je suis réveillée tôt et le soleil s’amuse à me narguer au travers de rideaux peu occultants. Le ciel est bleu azur et il n’y a pas un seul nuage : la journée s’annonce des plus belles. Je trépigne donc d’impatience au fond du lit en attendant le petit déjeuner qui n’est servi qu’à 8 h. Après le copieux petit déjeuner, départ vers Fludir pour retirer des couronnes et faire le plein de provisions. En chemin, nous nous arrêtons à la monumentale église de Skálholt et à une très belle petite chapelle couverte d’herbe trônant à ses côtés. Le cadre est bucolique et très verdoyant, à l’arrière plan 2 volcans, l’Hekla et l’Eyjafjallajökull, dont l’éruption le 14 avril 2010 a perturbé l’espace aérien international pendant quelques semaines.




Avant de nous rendre au Landmannalaugar, plusieurs détours sont prévus pour admirer quelques chutes. Nous prenons la route 32 en direction de l’Est pour un arrêt à Hjalparfoss, formée de deux chutes entourées de colonnes de basalte.

Puis la 327 vers l’Ouest, piste très caillouteuse, pour atteindre les gorges de Gjain. Les alentours sont très minéral et l’on se demande où peut bien se trouver cette oasis. Nous y parvenons enfin. Nous sommes seuls dans cet écrin de verdure, le soleil brille et il est près de midi. C’est l’endroit idéal pour la pause déjeuner.

Une fois les estomacs pleins, c’est le moment de secouer tout cela en reprenant la tôle ondulée de la 327 en sens inverse, puis la 332 pour Háifoss et Granni, deux autres cascades (122 mètres de haut), situées plus en amont.

Cette fois plus de détour, nous reprenons la 32, puis la 26 et enfin la F225 menant au Landmannalaugar. Cette piste, exclusivement réservée aux 4x4 est magnifique. Nous traversons un paysage lunaire, passant d’un désert noir à des montagnes aux couleurs irréelles. Nous ne savons plus où regarder et apprécions l’instant.




La piste est assez roulante, mais voilà qu’arrive le premier gué. Nous sommes novices en conduite de 4x4 et encore plus en traversée de gués. D’autant plus que la fonte des neiges a été assez tardive cette année et que le niveau des rivières est globalement plus élevé que d’ordinaire. On s’approche à pied, le niveau ne semble pas bien haut, on voit bien les traces des autres véhicules, mais nous hésitons tout de même. Et comme il l’est indiqué sur le panneau de prévention « les traces ne racontent pas toute l’histoire ». Quand on voit les 4x4 islandais préparés et surélevés, mieux vaut en effet ne pas suivre toutes les traces ! Heureusement la F225 est très fréquentée et un bus, suivi d’un véhicule du même type que le nôtre s’engagent dans la rivière. Ben maintenant, y’a plus qu’à. Enclenchement des vitesses courtes et c’est parti. Signalons que le véhicule n’est pas couvert en cas de « plantage » au milieu du gué. Oups, comment, je ne te l’avais pas dit chéri ? 🤪 C’est d’ailleurs assez sournois de la part des agences qui louent leurs 4x4 au prix fort, tout en connaissant les risques.
Ouf, ça passe pour cette fois. Plus loin, deuxième gué beaucoup plus large, nous attendons à nouveau le passage d’autres véhicules. Un Défender arrive et s’engage sur la mauvaise voie. Aucun problème pour lui, demi-tour et nouvelle traversée sur la bonne rive cette fois. Nous lui emboîtons le pas. L’autocollant qu’arbore à juste titre le Déf’ en dit long : « You can go fast but I can go anywhere – Vous pouvez aller vite mais moi je peux aller partout » 😛 Le panorama est toujours aussi beau et les montagnes de plus en plus majestueuses.


Nous arrivons bientôt à la hauteur du Frostastadavatn, puis à proximité du site de Landmannalaugar. Il y a avant le camp, deux gués dont la traversée peut s’avérer difficile. Nous observons attentivement les véhicules qui nous précèdent et audacieusement, mon conducteur de mari n’hésite même plus et va de l’avant. On a l’impression d’être des enfants qui sautent dans une mare.
Il est plus de 17 h, un instant pour souffler, un petit en-cas et c’est parti pour l’ascension du Mont Bláhnúkur (la montagne bleue) qui culmine à 940 m. Profitons-en tant qu’il y a encore quelques rayons de soleil. Le sentier est assez raide mais en vaut la peine. Les vues depuis le sommet sont époustouflantes. Le camp au pied du champ de lave et des massifs à perte de vue…


Retour au camp après environ 2 heures de rando. Après tous ces kilomètres de pistes, que c’est agréable de se dégourdir les jambes. Mais le plus appréciable, ce sont les sources chaudes qui se trouvent au fond du site. Rapide déshabillage à température ambiante brrr et baignade dans une eau à 40° dans laquelle nous restons bien 1h30. Nous sommes étonnés du nombre élevé de touristes français présents sur le camp (et dans tout le pays, comme nous le constaterons plus tard).

Nous sommes sur un camping au milieu de nulle part, sans réservation au refuge, ni tente. Notre véhicule sera donc notre abri pour cette nuit. S’en suit une séance de pliage des sièges arrière et passage des bagages à l’avant. Le Grand Vitara n’est pas très spacieux, mais ça va, les quelques différences de niveaux sont comblés avec vestes et serviettes, les sacs de couchage et couvertures sont déployés et notre cocon est prêt pour la nuit. Il reste encore à faire fonctionner le réchaud tout neuf sensé faire bouillir 1l d’eau en 3 minutes. Mouais, avec les bourrasques de vent ce n’est pas gagné. Il faudra en réalité plus de 3 minutes, mais les nouilles chinoises, ça cuit vite ! Coucher de soleil et au lit.
Première vraie journée en Islande, nous sommes toujours sous le charme. Cascades, paysages lunaires, montagnes multicolores, nous avons déjà eu un bel aperçu du pays.
21/08 - J3 : Landmannalaugar- Vik On en voit de toutes les couleurs
La nuit fut bonne quoique un peu fraîche. Ce matin le ciel est gris, il ne doit pas faire plus de 5° et la pluie est annoncée pour plusieurs jours. Par prudence et dans l’idée de repartir dès aujourd’hui, nous déplaçons le véhicule au-delà des 2 gués du camp et partons pour une rando de 3h à travers le champ de lave Laugahraun, le Mont Brennisteinsalda et la vallée de Grænagil.
C’est un festival de couleurs entre obsidienne et massifs rhyolitiques. Il y a là le jaune du sulfure, le bleu et le noir de la lave, le rouge du fer…c’est sublime. Plus loin de la mousse, ici des fumées, là des névés, plus loin des roches aux formes étranges.



Nous croisons plusieurs marcheurs solitaires arrivant du fameux trek Skogar-Þórsmörk-Landmannalaugar. Ils nous confient que les conditions climatiques ont été rudes et qu’ils sont heureux d’être parvenus au bout de leur rêve. On compatit, cela doit être éprouvant ! Nous contemplons le paysage depuis le sommet de Brennisteinsalda et retournons au camp par la vallée de Grænagil en longeant la rivière.

Le bus-épicerie est bienvenu pour nous réchauffer et déjeuner à l’abri du vent et de la pluie qui tombe par intermittence. Les prévisions météo ne sont pas bonnes et comme pressenti le matin, nous d��cidons de plier bagages et de prendre la direction de Vik, par la F208 Sud.
Cette piste réputée remarquable, comporte une dizaine de gués et n’est pas très roulante. D’autant qu’après une vingtaine de kilomètres, en plus de la pluie, c’est le brouillard qui s’abat sur nous. Les sommets environnants sont noyés dans la brume. Quel dommage !

Avec nos pneus « route », nous ne prenons aucun risque et progressons très lentement. La piste fait environ 80 km jusqu’à son embranchement avec la route 1 et nous ne croisons aucun véhicule si ce n’est une ou deux supers jeeps locales dont les occupants nous regardent étrangement. Serait-ce impraticable plus loin avec notre modeste véhicule ? Nous n’en menons pas large et la traversée de gués n’est plus aussi amusante que la veille. La piste qui traverse maintenant un col sans aucune visibilité, finit par miner notre moral. Il ne manquerait plus que la neige ! Pourtant plus le choix, il est tard et il nous faut avancer. Nous renonçons à la faille d’Eldgjá et la cascade d’Ófærufoss, tant pis aucun regret, dans ces conditions, nous n’aurions rien vu.
L’arrivée tardive à Vik ne nous permet plus de faire la tournée des guesthouses (ah si, on a été voir à l’AJ, mais c’était complet), ce sera donc une nouvelle nuit dans la voiture. Après un excellent dîner au Halldorskaffi situé à côté du centre d’information et quelques courses au supermarché, nous bivouaquons sur une plage de sable noir, au pied de Reynisfjall. Nouvelle technique : Monsieur occupe tout l’espace arrière et moi les sièges avant. Bonne méthode !
Pour ce troisième soir, l’ambiance est comme le ciel, plombée ! On a tellement stressé sur cette fichue F208 qu’il ne faut plus nous parler de piste pour l’instant. Mais les images du Landmannalaugar et de ses montagnes colorées sont là pour nous rappeler que cela en valait bien la peine. C’est un lieu surprenant à ne pas manquer !
22/08 - J4 : Vik – Reynisfjara– Dyrhólaey – Sólheilmajökull – Skogafoss – Seljalandfoss - Vik Noir c’est noir
Comme la nuit porte conseil, ce matin le moral est revenu. C’est déjà ça, car le temps lui n’est pas au beau fixe : aucun changement, le plafond est très bas, brume et tempête sont de la partie. C’est dingue, il pleut à l’horizontal. Le vent est tellement puissant qu’il soulève l’eau au sol. C’est très désagréable. Equipement coupe-vent et imperméable obligatoire ! Nous parcourons la belle plage de sable noir jouxtant notre bivouac et dans un camaïeu de gris, entrevoyons les roches de Reynisdrangar, qui seraient en réalité 3 trolls pétrifiés.


Nous empruntons une petite piste assez raide menant au sommet de la falaise de Reynisfjall, espérant une accalmie, mais le brouillard est toujours présent. J’aperçois tout de même un macareux à quelques mètres. C’est donc qu’ils sont encore là. Nous n’espérions plus en observer au-delà du 20 août.
Cap vers la plage de sable noir de Reynisfjara, sa petite église, ses colonnes basaltiques et ses grottes.



Ces formations rocheuses sont le résultat de coulées de lave figée qui une fois refroidie se contracte en colonnes régulières souvent hexagonales et ressemblant à des orgues. Dame Nature est vraiment fascinante. Le contraste entre l’écume et le sable volcanique noir est lui aussi saisissant.

Un peu plus loin, des falaises et ô miracle, des oiseaux par centaines dont les fameux macareux moine. Nous sommes venus pour eux et nous sommes comblés : ils sont trop mignons avec leur bec et pattes orange et encore plus drôles en vol. Nous restons bien une heure à observer le ballet de ces oiseaux-pêcheurs. La carte mémoire de l’appareil photo en prend un coup !
Nous poursuivons les visites par Dyrhólaey et nous approchons des falaises où nichent d’autres milliers d’oiseaux. Les macareux sont à nouveau présents et l’on peut ici les approcher d’assez près. Mais le vent est tellement fort qu’il serait imprudent de s’avancer davantage.



De timides rayons de soleil font leur apparition et nous en profitons pour parcourir les plages en contrebas, puis le sommet de la falaise surmonté d’un phare d’où l’on peut observer l’arche qui a donné son nom au site (l'île haute avec le trou de porte), ainsi qu’au Sud, l’étendue noire du Sólheilmasandur.


En route pour Skógar, nous repérons notre guesthouse pour cette nuit, la guesthouse Steig, puis nous dirigeons vers la piste 221 conduisant au Sólheilmajökull, une langue glaciaire du Mýrdalsjökull. Le vent s’est calmé, il fait relativement bon. Une petite marche nous mène jusqu’au front du glacier où quelques touristes s’initient à la marche sur glacier accompagnés de guides. C’est une alliance de pics noirs et blancs, fusion entre la glace et les cendres volcaniques.


Nous reprenons la route quand se déroule devant nous la très photogénique Skógáfoss, entourée de verdure. Petite marche jusqu’au sommet où d’autres chutes se succèdent sur ce sentier qui n’est autre que le départ du trek Skógar-Landmannalaugar.

Plus loin encore sur la route n°1, Seljalandsfoss et Glufrafoss.

A proximité, le centre d’information du volcan Eyjafjallajökull est sur le point de fermer, nous prévoyons d’y revenir le lendemain.
Le vent et la pluie reprennent de plus belle, le véhicule fait de dangereux écarts. Si, si, 1.5 tonnes et ça bouge ! Le vent formé par l’air froid des glaciers suit le relief et descend s’abattre sur la côte. Il peut passer de la force d’un ouragan au calme plat en moins d’une minute. C’est ce que l’on appelle un vent catabatique. C’est très impressionnant, je ne suis pas rassurée du tout.
Arrivée vers 18h30 à la ferme Steig sous des trombes d’eau. L’accueil est courtois et la chambre est spacieuse (ce qui est rarement le cas en Islande) et confortable. L’annexe à la ferme comprend une vingtaine de chambres, des salles de bain privées ou communes, une cuisine commune et un personnel composé, en partie, d’étudiants étrangers. Cela relève presque de l’hôtellerie. Il est possible de dîner sur place mais nous préférons retourner dans le même restaurant que la veille : agneau pour Monsieur, poisson pour Madame. Très bon ! Retour à la ferme, WiFi et au lit.
Malgré le temps maussade, les macareux et les côtes islandaises ont su nous réchauffer le cœur.
23/08 - J5 : Vik -Kirkjubaerjarklaustur Toute la pluie tombe sur...nous
Dehors, c’est toujours la tempête et nous traînons un peu. Après un solide petit déjeuner, nous emmenons au passage de petits sachets de cendres de l’Eyjafjallajökull, gracieusement mis à notre disposition par la ferme. Puis pour en savoir plus sur ce fameux volcan, direction le centre d’information repéré la veille. Le visitor center est en fait exploité par la famille de la ferme Þorvaldseyri installée au pied du volcan.

Le centre a été ouvert le 14 avril 2011, soit exactement un an après le début de l’éruption. Une petite exposition met en scène divers roches, objets et panneaux explicatifs liés au volcanisme, mais le clou du spectacle se trouve derrière le rideau. Une vidéo d’une vingtaine de minutes (nous avons pu voir la version française en compagnie d’un autre couple) nous présente la vie du volcan et de la ferme avant et après l’éruption. Ce n’est donc pas un simple film documentaire, mais l’histoire authentique et peu banale de cette famille. L’on y apprend notamment que les semences effectuées peu après l’éruption ont poussé un mois après et que la récolte n’en fut que meilleure ! Le film est bien réalisé et de très bonne qualité.
En route à présent pour une rencontre insolite dans le désert noir de Sólheimasandur. Il suffit d’entrer les coordonnées GPS trouvées sur le net et voilà où cela nous mène :
Ce DC3 de la Navy américaine s'est écrasé ici le 24 novembre 1973 suite à un atterrissage d'urgence dans le Sólheimasandur, où il a été abandonné.(sources : http://en.wikipedia.org/...ing_the_DC-3_in_1973)
La mer est à quelques centaines de mètres et le vent souffle si fort qu’il nous est impossible d’ouvrir les portes et de sortir du véhicule sans quelques acrobaties. Certaines pièces de l’avion branlent dangereusement. Il pleut encore à l’horizontal. Nous ne sommes à l’abri qu’une fois dans les restes de la carlingue. Le vent, la brume, la pluie, le désert noir et cette unique épave blanche pour décor…c’est assez apocalyptique !
Direction Kirkjubæjarklaustur (ou Klaustur), à 70 km au Nord-Est. Des champs de lave moussue de l’Eldhraun en provenance du Laki s’étendent à perte de vue.

La météo s’est considérablement détériorée et la pluie redouble d’intensité. Passage obligé par le visitor center pour « tuer le temps » et pour prendre quelques renseignements concernant l’accès au Laki, où nous souhaitons nous rendre demain. Bonne nouvelle, pas de pluie avant 15 h, suivie d’une moins bonne, le niveau des rivières est trop élevé pour un Grand Vitara. Il semblerait même que le bus ait dû renoncer aujourd’hui au niveau du 2ème gué. Gloups ! Le circuit en bus se déroule tous les jours de 9 h à 18h/19h, c’est certes beaucoup plus long qu’en 4x4, mais notre véhicule n’est pas amphibie… Nous hésitons : retour tardif, 1h de route jusqu’à Svinafell où nous sommes attendus le lendemain avant 18 h, aïe, que faire ? Pas de problème, la charmante hôtesse du visitor center nous propose de prévenir la guesthouse de notre arrivée tardive. Un bel exemple de la serviabilité islandaise ! Nous prendrons donc le bus demain.
Que faire maintenant ? D’abord manger puis, pourquoi ne pas aller à la piscine. Mais malheureusement, comme la plupart des piscines en Islande, celle-ci est en plein air et avec cette pluie, c’est exclu. Il y a bien quelques courageux (islandais sans doute), mais nous ne souhaitons pas nous refroidir. Nous reprenons la voiture en direction du nord pour explorer tout ce que Klaustur et ses abords ont à nous offrir. D’accord il pleut, mais ce n’est pas une raison pour ne pas visiter, il suffit de bien s’équiper.
Systrafoss (cascade des 2 sœurs) et Dverghamrar (ensemble d’orgues basaltique très ancien) :

Le sol est détrempé, il vente terriblement et Monsieur préfère rester dans la voiture. J'affronte seule le vent qui manque de me jeter au sol à chaque pas.

Des champs de lave plus hauts les uns que les autres se succèdent, suivi du hameau de Nupstaður, dont l’accès est entravé par une barrière. Nous le rejoignons donc à pied depuis la route 1. Ces petites maisons traditionnelles au toit de tourbe ont été occupées jusqu’en 2011.

En chemin vers Klaustur, les eaux fougueuses des rivières glaciaires prenant leur source dans le Síðujökull viennent gonfler les ruisseaux situés en aval et les transforment en puissant fleuve. Le débit est impressionnant. Passage devant Foss a Síðu, Stjornarfoss et Kirkjugolf, ces jolis pavés de basalte érodés par les années.


Retour à Klaustur pour un dîner bien sympathique au Systrakaffi avant une nouvelle nuit dans la voiture sur le parking de l’école.
24/08 - J6 : Kirkjubæjarklaustur– Laki – Svinafell Mousses extraterrestres et cendres noires
Nous sommes prêts dès 8 h. Il ne pleut plus, les nuages vont et viennent mais les sommets sont dégagés. RDV à la station service, point de départ du bus pour Lakagigar. Le chauffeur me confirme qu’il a dû faire demi-tour hier et que rien n’est sûr pour aujourd’hui. Nous sommes cinq, un jeune couple allemand, une suissesse et nous. Un 4x4 à la mode islandaise dont les clients se rendent également au Laki nous précédera pour la traversée de gués.
9 heures tapantes, c’est parti pour la découverte de la plus grande chaîne de volcans. Il y a même un accès gratuit à internet dans le bus (et jusqu’au fin fond du Laki, incroyable !)
Le Lakagigar (ou Laki du nom du volcan principal) est une succession d’une centaine de cratères sur plus de 25 km, formés en 1783 lors de la plus importante éruption du millénaire. Les coulées de laves ont recouvert une surface de plus de 500 km2. Ses conséquences furent désastreuses en Islande et dans toute l’Europe, provoquant perturbations climatiques et entrainant sécheresse et famine. L’éruption du Laki serait dit-on, à l’origine de la Révolution française de 1789 !
Les premiers kilomètres de la F206 traversent une verte vallée enchâssée entre des falaises à droite et des coulées de lave à gauche.
Au 1er gué, un couple disposant d’un pickup surmonté d’une cellule, sonde courageusement la profondeur de l’eau en short (glagla) à l’aide de bâtons. L’eau leur arrive au niveau des genoux. Ils semblent perplexes. Le chauffeur du 4X4 rehaussé islandais se lance sans même les regarder. Le bus le suit très lentement, aucun problème. Le couple, lui, ne semble pas nous suivre.
Dix minutes plus tard, 2ème gué, le niveau parait bien haut et c’est ici que le bus a fait demi-tour hier. Allons-nous en faire de même ? Le 4x4 a pris de l’avance et revient de la rive opposée !!??. Le conducteur fait tout simplement l’article à ses clients en franchissant la rivière à vive allure, dans un sens puis dans l’autre. C’est tout de même sacrément haut. L’eau atteint pratiquement le haut de ses roues. Le bus emprunte une autre voie un peu moins profonde et ça passe. Ouf, si tout va bien, on devrait voir le Laki aujourd’hui.
10h15, arrivée à Fagrifoss. « 30 mn d’arrêt» nous lance notre chauffeur. C’est une belle cascade, ressemblant un brin à Skogafoss.

Petite marche vers le canyon et cueillette de baies sauvages, sortes de petites myrtilles, dont les feuilles sont en forme d’aiguilles. Ce sont en fait des camarines noires (empetrum nigrum). Elles sont beaucoup moins sucrées que les myrtilles de nos montagnes vosgiennes.

Nous repartons. Les prairies ont disparu et laissent place à un tableau bicolore teinté de noir et de vert fluorescent d’une autre planète. C’est magnifique et le gris du ciel y apporte une ambiance particulière. La lave est partout. Nous arrivons sur le parking du Laki vers 11 h 45. Un grand Vitara et un Jimny sont déjà là. Comment ont-ils fait ? Vu le niveau des gués, cela me semble impossible avec ce type de véhicule, il fallait oser…
Le départ est fixé vers 13h30, ce qui nous laisse largement le temps de gravir le Laki et de découvrir les lieux. Pas une minute à perdre, le temps est changeant et le ciel ne va tarder à se couvrir.
Nous arrivons les premiers au sommet culminant à 812 mètres, ce qui nous permet d’apercevoir la fissure Nord avant qu’elle ne disparaisse totalement dans le brouillard. Patience, cela va s’éclaircir. Ne dit-on pas en Islande « si tu n’es pas satisfait du temps qu’il fait, attend 5 minutes ». Oui, ben ça ne marche pas à tous les coups ! Tiens voilà le pick-up de tout à l’heure qui arrive au parking, je suis contente qu’ils aient réussi à arriver jusqu’ici.

Nous avons un peu plus de chance avec l’alignement Sud. Nous patientions et profitons encore de ces instants en compagnie de nos compagnons de route, puis gagnons une zone de cratères située en contrebas. Nous sommes dans l’antre de la bête !

Retour dans le bus où nous pique-niquons bien au chaud en compagnie du ranger du refuge de Blagil. Après 1 ou 2 semaines passées ici, il rentre « en ville » ce soir et nous accompagnera avec son véhicule. Nous repartons par la F207 en longeant les cratères. Nouvel arrêt au lac volcanique Tjarnargigur où un sentier nous mène à travers fissures, cratères, fleurettes et champignons.

Noir et vert, encore et toujours. Nous adorons :



Sur le retour, le canyon de Fjaðrárgljúfur, profond d’une centaine de mètres débouche sur les coulées de lave de l’Eldhraun.

Après avoir regagné Kirkjubaejarklaustur, nous repartons aussitôt par la route 1 pour le parc national de Skaftafell où nous avons réservé une chambre en « sleeping bag» au camping Flosi de Svinafell.
Sur le parking de la station essence :
Elle est pas belle la bête ? Nous recroiserons Isak à plusieurs reprises tout au long de notre parcours.Après les mousses vertes de l’Eldhraun, les volcans, les étendues de sable noir du Skeidararsandur et les restes d’un pont emporté lors de la dernière grande crue (jökulhlaup), le paysage tourmenté laisse peu à peu place à de belles vallées glaciaires. Le sommet du glacier est dans la brume, mais que c’est beau.
Nous arrivons à Svinafell où le camping et les cottages sont répartis autour d’un immense bâtiment abritant les sanitaires et la cuisine commune. Notre espace privatif se situe au bout du bâtiment et comprend 3 chambres se partageant une cuisine et une salle de bains. Excellent rapport qualité/prix et situation idéale, à 6 km de Skaftafell. Notre cuisine privée est monopolisée par trois jeunes allemands qui n’ont pas l’intention de nous laisser un peu de place. Aucune importance, nous passons dîner dans la grande salle commune d’à côté, occupée elle, par de nombreux français. Il y a ce soir un grand feu d’artifice sur le Jökulsárlón qu’il faut parait-il, ne pas manquer selon l’employé de la station service. Ce doit être grandiose, mais c’est à 45 minutes de route et le show débute à 23 heures.
Nous nous sommes endormis bien avant… songeant sans doute à cette belle journée et à cette superbe balade au cœur des volcans.
25/08 - J7 : Svinafell – Skaftafell – Fjallsarlon – Jokulsarlon Into the ice
Le ciel est encore couvert ce matin. Direction Skaftafell et les langues glaciaires du plus grand glacier d’Islande et d’Europe, le Vatnajökull. Il est aussi étendu que la Corse et son épaisseur atteint plus de 1000 mètres. Nous avons prévu une marche d’initiation sur le glacier. Deux compagnies de guides se partagent le marché, Icelandic Mountain Guides et Glacier Guides qui proposent des prestations et tarifs identiques. Nous commençons par IMG, mais il n’y a plus de possibilité avant 13h. Nous tentons notre chance à côté et nous inscrivons pour le prochain départ prévu à 11h30.
Notre guide, Thor quelque chose, attribue à chacun une paire de crampons et un piolet et fournit quelques explications. Départ en school bus jaune vers le Falljökull. Chaque compagnie se voit attribuer une zone par les instances dirigeantes du parc national du Vatnajökull et pour Glacier Guides, c’est CE glacier et pas un autre.
Une fois sur place, nous marchons une bonne demi-heure au milieu d’eau de fonte et de glaces anciennes recouvertes de cendres volcaniques, avant d’arriver au pied du glacier où nous nous équipons sous l’œil attentif de Thor.

Le groupe, composé d’une dizaine de personnes, progresse à bonne allure sous l’égide d’un guide passionné et passionnant, pas avare en commentaires. Crevasses, trous béants, formation et couleur de la glace n’ont aucun secret pour lui. Il pleut maintenant des cordes, mais peu importe, nous sommes bien, là, au milieu de cette immensité blanche, bleue et noire. Les strates de cendres volcaniques emprisonnées dans la glace sont du plus bel effet.

Formation de moulins sous l’effet des eaux de fonte :
Le plus grand atteint une profondeur de 40 mètres (si j'ai bien tout compris).Dégustation d’eau de bédières : un grand cru château Lafonte !

Ce n’est qu’un au revoir…

Après environ 1h30 sur le glacier, nous regagnons le bus puis Skaftafell vers 15h. Le ciel laisse entrevoir quelques trouées bleues, bon présage pour la suite.
Petit en-cas et nous partons pour environ 2 heures de marche dans le parc national de Skaftafell. C’est un beau sentier courant le long d’un cours d’eau,

menant à la superbe chute de Svartifoss, ceinturée de colonnes de basalte noir.

Nous poursuivons un peu plus haut, vers Sjónarsker pour admirer le point de vue puis continuons la boucle en direction d’anciennes bergeries bâties au début du XXème siècle.


De retour au parking, le soleil est au rendez-vous et l’on se surprend à retirer plusieurs épaisseurs de vêtements… Profitons-en et c’est reparti pour 1 petite heure de marche vers une des langues du Skaftafelljökull.

Remarquez les roches fendues par le gel.

Reprenant la route 1, c’est maintenant le départ pour le lieu tant attendu, Jökulsárlón, le plus grand lac glaciaire d’Islande. Petit détour en route par son petit frère, le Fjallsárlón, déjà très photogénique. Nous sommes quasiment seuls face à ce panorama, nous sommes comblés ! La couleur des icebergs varie en fonction de la lumière passant du blanc au bleu et de l’opaque au transparent. Leurs formes ne sont pas en reste et évoquent poissons ou pièces de cristallerie.



Enfin, quelques kilomètres plus loin, en bordure de route, d’un côté la mer, de l’autre Jökulsárlón. De magnifiques icebergs, détachés du glacier, dérivent sur le lac avant de regagner la mer ou de s’échouer sur la plage de sable noir de l’autre côté du pont. Mais pour l’heure, côté plage, ce ne sont hélas plus que de gros glaçons…


Nous jouissons en cette fin d’après-midi ensoleillée d’une excellente lumière et les lueurs rougeâtres du soleil couchant embrasent l’horizon. Nous marchons une bonne heure entre lagune et mer et apercevons quelques phoques. Nouvelle nuit en mode bivouac face au plus beau des panoramas.


Encore une très belle journée à la rencontre de la glace. Le ciel est clair et dégagé offrant pourquoi pas une ouverture aux aurores boréales. Je scrute un bon moment l’horizon, avant que le sommeil ne me rattrape et diffère mes attentes à plus tard.
26/08 - J8 : Jökulsárlón– Fjords de l’Est – Mjoifjordur Diamants blancs et bout du monde
Les rayons du soleil inondent l’habitacle du Grand Vitara et nous invitent à l’extérieur. Nous déjeunons sur la terrasse de la petite boutique et partons à la découverte du lagon en direction du front du glacier.


Le lac est vraiment grand car le glacier ne semble pas vraiment se rapprocher au fur et à mesure de nos pas. Des pans entiers se détachent du glacier. Ça se déchire, ça craque, ça gronde tout autour. D’autres icebergs se retournent par la force du courant. Quel spectacle ! Et dire que cette glace a des milliers, voire des millions d’années, c’en est presque triste d’assister à cette inexorable fonte. Ce qui est le plus étonnant à ces latitudes, c’est la proximité des glaciers et de la mer. Nous sommes seuls et en profitons pleinement face à ces énormes diamants de taille, forme et couleur différentes.
Ici le monstre du loch ness émerge des eaux :

Là, un reflet parfait nous fait tourner la tête :

Quelle taille !

Un peu de "vie", juste pour l'échelle :

De retour sur le parking, nous traversons le pont pour vérifier la taille des glaçons entraînés sur la plage par la marée. Ils sont bien plus impressionnants que la veille et les reflets du soleil intensifient leur transparence. Une fois de plus, la carte mémoire de l’appareil photo est saturée en un instant !




Vous l'aurez deviné, j'aime beaucoup la glace !
Il est plus de 11 heures quand nous quittons le site à regret pour une longue journée de transition. 350 km et 5 heures de route nous séparent de notre prochaine destination, Mjoifjordur, dans les fjords de l’Est.
Première étape à Höfn, petit port de pêche charmant dominé au loin par le Vatnajökull. Petit tour de ville, ravitaillement et déjeuner au Kaffi Hornið. Service très lent mais les spécialités locales à base de langoustines nous ravissent le palais ! Nous poursuivons notre route et longeons les côtes découpées de fjord en fjord. Les montagnes elles-aussi découpées par les glaces présentes il y a quelques millions d’années forment d’autres beaux diamants.




De petits ports en petits ports, nous arrivons à Fáskrúðsfjörður où des marins français avaient élu domicile à la fin du XIXème siècle à la suite de campagnes de pêche. Un ancien hôpital, un musée, des panneaux de rues bilingues et un cimetière leur rend hommage.




Après avoir longé toutes ces montagnes et ces fjords nous pensons nous rapprocher de notre destination. C’était sans compter une dernière piste, la 953, qui au bout d’une trentaine de kilomètres et près d’une heure, nous mène enfin au minuscule hameau de Mjoifjordur. Cette piste est dans un premier temps très roulante, puis franchit un col à 600 mètres d’altitude avant de plonger sur le fjord en virage à lacets. Puis encore une dizaine de kilomètres jusqu’au hameau. C’est trèèèès long, mais quelle route ! Une fois au sommet du col, le fjord, les ruisseaux, les névés et les moutons se découvrent peu à peu.

Au bord du chemin, cette épave de péniche se corrode lentement au gré des intempéries

Arrivés à Mjoifjordur, nous trouvons facilement les jolis chalets de Solbrekka, mais avons du mal à trouver l’accueil. J’avais lu que c’était à l’école, mais elle est fermée. Nous sonnons donc à côté où une fillette et sa maman nous accueillent tout sourire. Elle nous indique où nous rendre et prévient la propriétaire de notre arrivée par téléphone. Encore une démonstration de la gentillesse des islandais. Nous prenons possession de notre hébergement, une superbe cabane où nous avons prévu 2 nuits. Dîner et au lit, cette journée était épuisante.
De magnifiques icebergs, des fjords qui n'ont rien à envier à ses cousins norvégiens, des jolis phares, une cabane au bout du monde, le tout sous un soleil radieux…c’est sûr la nuit sera bonne !
27/08 – J9 : Mjóifjörður – Seyðisfjörður – Egilsstaðir – Litlanesfoss – Hengifoss- Mjóifjörður Cascades d'eau-rores
Hier soir Johanna, la propriétaire des cottages, nous a demandé de passer ce matin à l’école régler notre séjour. L’école, inoccupée en été, fait office de camping, café et guesthouse du 15 juin au 15 août et dispose d’un terminal de paiement pour CB. Nous sommes fin août et les cours ont déjà repris. Nous y entrons vers 10 h, accueilli par sa fille institutrice et son mari qui lui prête main forte.
Il y a dans une salle 3 enfants en chaussettes (ah oui, c’est une des particularités de l’Islande qui veut que l’on se déchausse avant d’entrer dans une maison), très détendus, bayant aux corneilles et dans la cuisine (oui, c’est étrange), deux autres enfants un peu plus concentrés. Cela donne l’impression que ce sont les enfants qui organisent le programme et non l’équipe enseignante. Nous sommes amusés car on est loin de l’apprentissage à la française. Je discute un peu avec l’institutrice qui m’apprend que seules 20 personnes, dont 5 enfants vivent ici à l’année et qu’en hiver, l’accès au fjord ne peut se faire qu’en bateau !
Aucun programme n’est établi pour cette journée, il fait plutôt beau et comme tous les jours, il vente. Ma proposition de rando dans les environs ne remportant pas un grand succès auprès de Monsieur, nous décidons de visiter les fjords alentours et surtout Seyðisfjörður.
Les deux cottages :

Nous remontons lentement le fjord et la piste à 15 % en marquant quelques poses photographiques tout au long du col.
Mjóifjörður :

Klifbrekkufossar :

Mes fleurettes préférées, les linaigrettes :

Puis sur la 93 menant à Seyðisfjörður, arrêt à Mulafoss et Gufufoss.


Arrivés dans ce petit village de 700 âmes, le Norröna est à quai, prêt à rembarquer les passagers pour le Danemark, via les îles Féroé.

C’est un long et charmant fjord, encaissé entre de hautes montagnes où les maisons traditionnelles en bois apportent une jolie touche de couleur.



Comme il est plus de midi et que nous sommes gourmands, on se laisse tenter par le Skaftfell Bistró et ses bonnes pizzas. L’ambiance et l’accueil y sont chaleureux. Une grande table accueille beaux livres, l’étage fait office de galerie d’art et le WiFi est disponible gratuitement.
On repart le ventre plein vers une nouvelle cascade que nous avons repéré à l’aller, Fardagafoss.

Une petite demi-heure à travers myrtilles et herbes grasses est nécessaire pour rejoindre la cascade. Le passage est ensuite un peu difficile, mais l’accès se fait en toute sécurité à l’aide d’une chaîne.
Petit tour à Egilsstaðir, la plus grande ville de l’Est pour faire quelques courses, mais nous n’y trouvons pas un grand intérêt.
Nous longeons ensuite le lac Lagarfljót par la 931, traversons une partie de la forêt d’Hallormsstaður, et partons pour 2 heures de marche à la rencontre de deux autres cascades, Litlanesfoss et Hengifoss.

Elles sont totalement différentes. La première est entourée de colonnes de basalte et la seconde, d’une hauteur de 118 m, est une succession de strates d’argile rouge, emprisonnées entre des couches de laves basaltiques noires. C’est très différent des autres cascades que nous avons vues jusqu’ici.




Ces strates ne sont pas sans rappeler d’autres formations rocheuses bien connues.

L’Est et notamment la région d’Egilsstaðir est connue pour être peuplée par de nombreux rennes. Confiants, nous quittons donc le parking des chutes par la rive ouest du Lagarfljót. Ce sont de vastes plaines vallonnées couvertes de lichen, terrain idéal pour ces animaux. Autant vous le dire tout de suite, nous n’en verrons pas le moindre. Seuls ces moutons nous observerons fièrement regagner notre fjord et notre cottage.

Alors que l’on s’apprête à se coucher, quelque chose attire mon regard à l’extérieur. Il pleut ! Mais pas n’importe quelle pluie, c’est une majestueuse pluie de particules magnétiques, une AURORE BOREALE. Incroyable, indescriptible, bouleversant, MAGIQUE, les mots me manquent encore aujourd'hui. Je suis aussi excitée que les électrons qui s’entrechoquent et dansent dans le ciel, passant d’un côté à l’autre du chalet, au mépris du froid mordant. J’admirerai longuement ce ballet nocturne, alors que Monsieur s’est endormi depuis belle lurette.
Evidemment, avec un APN compact, le rendu est minable. Mais les images sont gravées dans mes souvenirs et les étoiles elles, sont toujours dans mes yeux.


Ces deux jours dans les fjords de l’Est auront été l’occasion de découvrir un joli coin d’Islande, bordé de montagnes sauvages, de côtes déchirées, de fjords s’enfonçant dans les terres et… d’aurores polaires. La côte Est s’achève pour nous ici, nous offrant, comme pour nous saluer, la plus belle danse d’adieu.
28/08 – J10 : Mjóifjörður – Dettifoss – Hverir – Mývatn Forces de la nature
Nous quittons Mjóifjörður avec le soleil. C'est le troisième jour d'affilée sans pluie. Dernier passage sur la 953 (nous y avons tout de même passé 4 heures en 2 allers/retours) puis en route pour la région de Mývatn. Il était initialement prévu de faire étape à Askja, une zone volcanique dont la dernière éruption remonte à 1961, mais nous décidons de faire l’impasse. Trop loin, trop de pistes et surtout trop de gués…Nous empruntons bien sagement la route 1 où après des dizaines de kilomètres de paysages sauvages, secs et désolés surgissent des déserts de dunes noires, rouges ou brunes. C’est ce que je préfère !




La région de Mývatn est l’une des plus actives d’Islande. C’est ici que l’on se rend réellement compte de la toute puissance de la nature. Volcans, solfatares, marmites de boue, coulées de lave à peine refroidie : un petit concentré d’Islande.
Souhaitant marquer une pause à Dettifoss, la chute la plus puissante d’Islande, nous laissons de côté la 864 permettant de s’y rendre par la rive Est, pour emprunter quelques kilomètres plus loin la 862.
Cette belle route nouvellement créée mène à un immense parking et à de petites guérites, signe d’une prochaine exploitation touristique du site. En effet, tout comme Geysir et Kerið, il faudra bientôt verser quelques couronnes pour saluer Dettifoss.
Le sentier menant à la chute en une trentaine de minutes louvoie entre désert lunaire et formations basaltiques.

Au détour d’un virage, une haute et large brume annonce la bête. La voici : 100 mètres de large, 45 de haut et près de 500 m3 de débit par seconde, quel gigantisme ! Le Vatnajökull crache toute sa puissance dans la Jökulsá á Fjöllum, les eaux grisâtres chargées en sédiments glaciaires sont déchaînées, c’est assourdissant.


Ça mouille ! Voyez la taille des personnes à droite, cela donne une idée des dimensions.

En amont, les anfractuosités de la Jökulsá á Fjöllum ont donné naissance à Selfoss, de multiples petites chutes hautes d’une dizaine de mètres qui s’étendent pour former un arc de cercle (la rive ouest n'est pas le meilleur côté pour les observer).

En aval, au bout de la 862 non pavée, se trouvent Hafragilsfoss, les gorges de Jökulsárgljúfur et le canyon d’Ásbyrgi.
De retour sur la route 1 et intrigués par le regroupement de voitures, motos, chevaux et quads, on bifurque à droite en direction des panaches de poussières. Nous sommes fin août, la neige est annoncée pour ce week-end et c’est l’heure du réttir, c'est-à-dire le rassemblement des moutons. Nous nous permettons de nous joindre aux fermiers qui rabattent les animaux depuis les hautes terres. C’est un super moment pour nous d’assister à cette tradition islandaise qui réunit toutes les générations. Des milliers de moutons arrivent en files sans fin dans un concert de bêêê. En moins d’une demi-heure les ovins sont rassemblés et parqués dans leur enclos, prêts à être triés et réattribués à leurs propriétaires. D’après l’un des fermiers, le tri aura lieu demain matin à 6 h.


Habituellement les corrals sont en forme de camembert facilitant le tri, comme celui-ci aperçu plus loin :

La visite se poursuit par le champ hydrothermal de Hverir, au pied de la colline de Námafjall. Une zone de solfatares et de marmites de boues aux couleurs variées, envahie par des vapeurs de sulfure d’hydrogène, mais aussi par des hordes de petites mouches noires (d’où le nom de Mývatn – le lac des mouches).

Pschhhhh

Bloup, bloup


De l’autre de côté de Námafjall, le jarðböðin við Mývatn – petit frère du célèbre blue lagoon de Reykjavik – est planté au milieu d’un désert de lave noire acérée contrastant avec le bleu turquoise de l’eau, chauffée à 40° par l'usine géothermique toute proche.

Cette zone très active est un festival de couleurs.


Arrivés à Reykjahlíð, le village bordant le lac Mývatn, nous dînons au Gamli Bærinn avant de se trouver un nouveau bivouac tranquille pour la nuit. Nous ne le savons pas encore à cet instant, mais ce sera notre dernière nuit en « camping » sauvage.
Encore une belle journée en tête à tête avec les puissances de la nature, nous sommes toujours émerveillés par ce pays. Demain, nous parcourrons le tour du lac, à la découverte d’autres beautés.
29/08 – J11 : Mývatn et alentours On a marché sur la lune
Le ciel est couvert ce matin, sans pluie. Le temps est idéal pour approfondir les visites de cette région riche en curiosités géologiques situées autour du lac de Mývatn. Il n’est pas encore 8 heures et nous sommes déjà sur le parking de Grjótagjá, un ensemble de grottes remplies d’eau chaude (trop chaude pour un bain !), espérant une belle lumière matinale. Mais il n’en est rien. Nous y repasserons le lendemain dans le même but…en vain. La grotte est en outre obstruée par un éboulis de roches, signe d’une récente activité sismique ou volcanique, rendant l’approche dangereuse. En revanche la faille qui la surplombe courant sur des kilomètres est de toute beauté.

Deuxième étape aux « châteaux sombres » de Dimmuborgir, formations de lave aux formes accidentées, succession de roches percées, de cavités ou d’imposantes colonnes envahies de petits arbustes.

Plusieurs sentiers de randonnées sillonnent le site et nous nous lançons sur le Church Circle long de 3 km, à la recherche de Kirkjan, une roche rappelant la voûte d’une cathédrale. Il n’y a pas âme qui vive en cette heure matinale et, dans cette noirceur, seuls les esprits des trolls semblent hanter les lieux. Au bout d’une heure, nous sommes de retour au parking et nous installons sur la terrasse du café encore fermé, pour petit-déjeuner à l’abri du vent.

Cap sur Hverfjall, un cratère d’explosion formé il y a 2 500 ans qui du haut de ses 250 mètres et 1 000 mètres de diamètre, domine toute la région. Arrivés sur le parking nous entreprenons son ascension par son versant Nord, parait-il plus aisé. Le sentier est plutôt raide et la progression n’est pas facile compte tenu de la nature du terrain composé de cendres. Le vent souffle fort ce qui n’arrange pas nos affaires. Au sommet, la vue se dégage sur un cône parfait trônant au centre du volcan, sur le lac à l’Ouest et sur les mamelons orange de Namaskard et du Krafla au Nord-Est. Nous faisons le tour du cratère en prenant le vent en pleine face puis regagnons la voiture.

Nous poursuivons notre tour du lac par Skútustaðir, une zone de pseudo-cratères située au sud du lac, puis laissons de côté le Vindbelgjarfjall pour retourner à notre point de départ et continuer vers la zone volcanique du Krafla. Le volcan, l’un des plus actifs d’Islande et dont la dernière éruption s’est produite en septembre 1984, abrite au sein de sa large caldeira une zone géothermale ainsi qu’une usine géothermique. De gros tuyaux argentés serpentent le long du relief contrastant avec les ocres du volcan ponctués de fumerolles.
Skútustaðir :

La zone du Krafla :

Au bout de la route, le cratère Viti, signifiant « enfer » enserre un lac aux eaux siliceuses bleu turquoise.

A proximité, les panaches de fumées remontant des entrailles de la Terre s’échappent des cheminées dans un boucan d’enfer, un simple cordage en gage de sécurité. Plus loin, un second cratère plus petit ainsi que solfatares, névés et marmites de boue complètent la visite.


Un dernier site reste à explorer dans cette zone de fractures, le mont Leirhnjúkur, encore fumant. Petit en-cas et c’est parti pour une rando d’une heure et demie à travers cet immense champ de lave tourmenté à souhait. Des coulées cordées, dégoulinantes, qu’on croirait de la veille. Des croûtes, des plaques, des gaz, des cratères à la gueule béante : c’est un vrai décor lunaire.




Et puis, de l’autre côté de la colline, un peu de vie. Ici des plantes grasses, là des lichens, marquant bien la frontière entre coulées récentes et anciennes.


Rapide visite de l’usine géothermique, puis nous repassons à Hverir afin de gravir Námafjall, une autre montagne faisant également partie du système volcanique du Krafla. Le sentier est assez escarpé et traverse de magnifiques rubans de soufres rythmés par des colonnes de fumées odorantes. Le panorama sur Hverir et les sommets environnants n’est pas en reste.



La descente est tout aussi abrupte que la montée et le retour sur le sol sablonneux est périlleux. Heureusement qu’il y a quelques prêles auxquelles se cramponner !


Il est maintenant l’heure de rejoindre notre guesthouse sur la rive ouest du lac, la ferme Stong, où nous avons réservé pour 2 nuits. Nous sommes chaleureusement accueillis par Svala, la propriétaire qui nous conduit à notre chambre sous les combles. La ferme en activité dispose d’une vingtaine de chambres, de 4 ou 5 cottages, de 2 hot pots, d’une grande salle à manger et offre une très belle vue sur la campagne. Comme il est possible de dîner sur place, nous réservons notre menu auprès de Svala et partons en attendant, à la découverte de la ferme. L’heure du repas est arrivée. Nous voici face à une énorme soupière garnie d’un excellent velouté de champignons, suivi d’un rôti d’agneau pour Monsieur et d’une truite pour Madame accompagnés de petits légumes, avant de conclure par une mémorable Skyrterta (sorte de cheesecake surmonté de myrtilles). Un vrai régal ! Cela restera notre meilleur repas en Islande.
La région de Mývatn nous a bien plu. Toutes les forces y sont réunies et s’expriment au travers de paysages variés ; les couleurs explosent, magnifiées par les camaïeux de gris du ciel.
30/08 – J12 : Mývatn – Húsavík – Mývatn Au pays des baleines…
Les prévisions météo ne mentaient pas : cette nuit il a neigé. Les sommets sont joliment saupoudrés d’une fine pellicule blanche. La température a chuté et comme tous les jours, il vente. Après le petit-déjeuner, nous partons pour Húsavik, petite ville portuaire du nord, connue pour être la capitale de l’observation des baleines en Europe. Plus on s’approche de la côte et plus le temps se dégrade. Arrivés au port, il pleut à verse et nous restons deux bonnes heures dans la voiture à observer l’activité des pêcheurs et à surfer sur le net à la recherche de nos prochains hébergements. Pas question de sortir en mer sous cette pluie. Profitant d’une petite accalmie, nous pouvons enfin arpenter la ville qui abrite une belle église en bois blanc.


Sur le port, tout rappelle la pêche, ici d’anciens cotres reconvertis en embarcation pour l’observation des cétacés, là quelques bouées de mouillage colorées et têtes de poissons séchées, plus loin des pêcheurs préparant leurs palangres dans des seaux et au fond la fabrique de glace. Au loin les sommets enneigés dominent majestueusement la baie.



Sur le port également, l’ancien abattoir transformé en musée de la baleine, nous offre une pause culturelle bienvenue. Au rez-de-chaussée l’on retrouve toutes les explications sur le cycle de vie des baleines, leur alimentation, leur migration et leur chasse. L’étage est réservé aux immenses squelettes de baleine à bosse, orque et autres cétacés. Une visite intéressante qu’apprécieront petits et grands.

Orque :

Baleine à bosse :

Il est près de 17 h et nous dévorons quelques fish and chips un peu trop gras avant de reprendre la route vers Mývatn.
L'Hverfjall, gravi hier :

Dernier passage à Grjótagjá pour la lumière du soir…qu’il n’y eût pas.
De retour à la ferme, nous apprenons qu’ici, il n’a plu qu’en début de matinée !
Stong :

Petite journée aujourd’hui, pas de montagnes colorées, pas de fumerolles, pas de sortie aux baleines non plus, juste une petite pause dans une coquette ville portuaire en proie aux averses. Cela nous aura au moins permis d’étudier les prévisions météo et d’établir la suite du programme.
31/08 – J13 : Mývatn – Goðafoss – Akureyri – Grundarfjörður De la Lune à Mars
Il fait plutôt beau ce matin, mais froid. Notre itinéraire devait nous mener par la F35 aux Kerlingarfjöll, de magnifiques montagnes de rhyolite dans le centre du pays, mais c’est à plus de 1000 mètres d’altitude et la neige est annoncée pour ces 2 prochains jours. Pas question de s’aventurer sur la F35 et encore moins aux Kerlingarfjöll dans ces conditions. Prenant un peu d’avance sur le programme établi, nous traverserons donc une bonne partie de l’île pour rallier directement la péninsule de Snæfellsnes, à l’Ouest. C’est parti pour 5 à 6 heures de route. Peu après Mývatn, premier arrêt à la chute des dieux, Goðafoss, composée de chutes en fer à cheval d’une hauteur de 12 mètres.

Nous traversons ensuite de vertes vallées agricoles avant de pénétrer dans l’Eyjafjörður, entouré de montagnes culminant à 1500 m et abritant la deuxième ville du pays Akureyri.


Nous parcourons le centre ville, désespérément vide en ce samedi matin. De jolies maisons colorées ainsi qu’une cathédrale dont l’architecture rappelle les orgues basaltiques, animent la cité portuaire.


Reprenant la route, nous voici au sommet d’un col enneigé. Pourvu qu’il n’y ait pas plus de neige sur la chaussée ! Comme dans la plupart des pays scandinaves, l’imagination des architectes donne naissance aux constructions les plus improbables.

Nous marquons une pause pique-nique à Blönduós, près de la piscine, où des enfants s’amusent dans les toboggans extérieurs alors qu’il ne fait que 2° C. On n’a manifestement pas la même résistance au froid.
Direction plein Ouest vers la péninsule de Snæfellsnes avec, à son extrémité, le volcan et glacier Snæfellsjökull, qui serait la porte d’entrée du « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne. Nous y arrivons vers 16 heures et passons devant l’Eldborg, un beau cratère d’une centaine de mètres.

De belles collines rouges dignes de la planète Mars nous font de l’œil avant d’atteindre Gerðuberg, un ensemble de colonnes de basalte s’étirant sur une centaine de mètres et enfin notre destination, Grundarfjördur où nous avons réservé 2 nuits à l’auberge de jeunesse.



Petite visite sur le port et au cœur du village, pizzas au Ruben et au lit.
Une grosse journée de transition qui nous a une nouvelle fois permis de découvrir des paysages totalement différents au fil des kilomètres.
01/09 – J14 : Tour de la péninsule de Snaefellsnes Que d’eau, que d’eau
La pluie est de retour et l’horizon est bouché par une épaisse brume. Nous prenons tout notre temps pour prendre le petit-déjeuner dans la cuisine commune de l’auberge de jeunesse, face à l’océan où des épaulards ont été aperçus ce printemps. Cette AJ est la plus moderne et la mieux équipée que nous ayons vue. Elle comporte deux bâtiments, l’un plus ancien en ville et l’autre situé sur le port, abrite une dizaine de chambres double ou familiale avec salle de bains privative. Une bonne adresse, même si les tarifs sont un peu élevés pour une AJ.
Nous débutons notre tour de la péninsule par Ytri-Tunga sur la côte Sud. La côte est sauvage et parsemée de roches sur lesquelles se prélassent phoques et cormorans. Nous parcourons la plage sur quelques centaines de mètres pour bien les observer, mais le terrain est glissant en raison des nombreuses algues accrochées aux rochers, ce qui nous empêche de les approcher davantage. Ils n’ont nullement l’air dérangés par notre présence et continuent leur sieste.


Plus loin, la magnifique église noire de Búðir perdue dans la brume confère au lieu une atmosphère mystérieuse. C’est étrange cette petite église au milieu de nulle part.

A quelques kilomètres, la statue en pierre du gardien des lieux, Barður, marque l’entrée du petit port d’Arnarstapi.

L’activité volcanique a donné ici naissance à d’impressionnants reliefs de basalte, parfois grignotés par la mer, formant ainsi cavités et arches où nichent plusieurs colonies d’oiseaux.



Un sentier permet de longer la côte et de rejoindre le petit port d’Hellnar. Au bout de quelques kilomètres sous cette pluie battante, nos vêtements techniques ne suffisent plus. Ça mouille et plus drôle, ça mousse !

De retour à la voiture, le chauffage ainsi que les sièges chauffants sont poussés à fond jusqu’à la prochaine étape. Justement, nous voici sur la plage de Malariff dominée par son phare où la mer et le vent forment d’énormes rouleaux bleu turquoise.



Plus loin, la plage de Djúpalón couronne la visite de la côte Sud. Le sentier y menant louvoie à travers de nouvelles sculptures volcaniques laissant place aux galets noirs et aux débris rouillés d’un chalutier anglais échoué ici en 1948. L’on y trouve également 4 pierres-étalons de 23 à 154 kg que les apprentis matelots du port de Dritvik devaient soulever pour mesurer leur force et espérer trouver une place à bord d’un bateau de pêche.



Arrivés à Hellisandur, le bout de la péninsule, nous n’avons toujours pas vu le Snæfellsjökull et nous ne le verrons jamais, tant le plafond restera définitivement bas. Il y a bien une piste qui y mène, mais avec cette purée de pois, pas la peine de s’y aventurer. Nous basculons sur la côte Nord en passant par Ólafsvík, qui n’a pas un grand intérêt si ce n’est sa splendide église contemporaine. Différentes figures triangulaires s’emboîtent harmonieusement pour enserrer de très beaux vitraux. L’intérieur est tout aussi original, mais chut, l’office est en cours.


La boucle est bouclée, nous voila de retour à Grundarfjördur. Nous terminons la soirée sur les plages de galets faisant face à l’AJ, puis au restaurant de l’hôtel Framnes.
Encore une journée bien arrosée, la fadeur des photos en témoigne. Il est bien dommage que la brume ne nous ait pas permis d’apprécier toutes les beautés de la péninsule et notamment son relief. Il aurait été préférable de prolonger les visites le jour de notre arrivée, seule journée ensoleillée. Mais c’est l’Islande, le temps change en 5 minutes…ou pas !

Demain, nous nous rapprochons de la Capitale où d’autres sites historiques et incontournables nous attendent.
02/09 – J15 : Grundarfjörður – Stykkishólmur – þingvellir – Reykholt Grisaille générale
Nous quittons la partie ouest de la péninsule de Snaefellsnes pour Stykkishólmur, petit port agréable et lieu d’embarquement pour les fjords de l’Ouest, dominé par un petit phare orange et une nouvelle église à l’architecture insolite. Petite marche sur le port, grimpette jusqu’au phare et ravitaillement.


En route pour le Sud par la route 1 puis la 522 pour rejoindre Deildartunguhver, des sources d’eau chaude à 100° C au débit le plus élevé d’Europe (180 litres par seconde) qui alimentent le chauffage des maisons d’Akranes et de Borgarnes et les nombreuses serres de cette région agricole. L’on trouve d’ailleurs à proximité plusieurs étals de fruits et légumes en libre service. Le principe est simple : déposez la somme indiquée dans la caissette, faites la monnaie s’il y a lieu et servez-vous. Imaginez la même chose en France…il ne se passerait pas 5 minutes avant disparition complète de la production, des recettes, voire de la roulotte 😛. Nous ne sommes pas très surpris, car nous avions déjà vu cela en Norvège. Quelle confiance tout de même !

On retrouve ces maisonnettes sur quelques kilomètres en bordure de la route 50.


Nous faisons le plein de légumes frais et poursuivons vers le Sud par la 52 et la 550 afin de rallier þingvellir. Cette route, que nous n’avions pas prévu d’emprunter se transforme vite en piste. A l’approche de la 550, le temps se gâte sérieusement et le ciel, subitement aussi noir que la piste de cendres sur laquelle nous évoluons, nous plonge instantanément dans l’univers de Tolkien. Les ténèbres du Mordor ne sont pas loin. Nous ne sommes pas tranquilles, d’ailleurs je n’ai pris aucune photo pendant le trajet, cela prouve bien notre état d’anxiété. L’arrivée à þingvellir se fait sous la pluie.
Þingvellir est un lieu mythique pour les islandais, où s’étend la plaine du premier parlement de la première démocratie (fondé en 930), mais c’est surtout le seul endroit avec l’Ethiopie où l’on peut observer la dorsale médio-atlantique en surface. La faille Almannagjá, orientée Sud-Ouest/Nord-Est s’écarte de 2 cm par an et sépare deux continents, avec d’un côté la plaque nord américaine et de l’autre, la plaque eurasienne.

Les nombreux sentiers sillonnant le parc nous mènent à Öxarárfoss puis à différents points de vue surplombant l’immense lac Þingvallavatn.


Nous repartons par les routes 365, 37 et enfin la 35 pour rallier notre hébergement, la guesthouse Husið dans laquelle nous avions séjourné le soir de notre arrivée en Islande. Comme nous souhaitions nous rapprocher de Reykjavik et que la maison d’hôtes est bien située, nous y avons réservé une chambre pour 2 nuits depuis Grundarfjörður. Nous y avons nos marques et y sommes presque comme à la maison. On se prépare donc notre petit dîner et au lit.
Journée un peu tristounette, d’abord en raison du temps, puis parce que l’on n’a pas vraiment été emballé par la région d’Akranes, ni réellement par Þingvellir. C’était une visite agréable avec de beaux sentiers, mais sans plus. Peu de couleur aujourd’hui…ça manque !
03/09 – J16 : Reykholt – Geysir – Gullfoss – Hveragerði –Reykholt A la recherche des eaux…bleues
Comme il fait plutôt beau ce matin, nous retournons à Geysir et à Gullfoss. Comparé à il y a quinze jours, l’affluence est nettement supérieure en journée, surtout à Gullfoss. Des cars entiers déversent leurs touristes, asiatiques pour la plupart, qui se pressent autour du site et dans l’immense boutique/cafétéria dès les premières gouttes de pluie. Nous prenons également un peu le temps de flâner dans la boutique et nous réchauffons autour d’un bon bol de soupe servie à volonté.
Sur le parking, David et Goliath :

A côté du 4x4 islandais, notre Grand Vitara a l’air d’une voiturette ! On ne joue pas dans la même cour pour traverser une rivière.
Nous partons ensuite à la recherche d’une chute bien cachée et peu connue : Bruárfoss, à proximité de la route 355. La chute n’est pas des plus sensationnelles, mais c’est la rivière toute entière, qui coupée en deux par une faille, forme des dizaines de petites chutes aux eaux d’un incroyable bleu turquoise. L’accès se fait au bout d’un dédale de ruelles au sein d’une zone de maisons de vacances. Nous parcourons le sentier et traversons un petit pont en bois et nous retrouvons très vite dans une zone marécageuse. Nous voilà avec 10 cm de boue collée à nos chaussures, ne sachant pas vraiment où se trouve la chute. On entend bien le bruit de la rivière, là pas très loin, mais le terrain est entièrement inondé. Tant pis, nous rebroussons chemin tout près du but !
Direction le Sud, vers Hveragerði, pour découvrir un autre site géothermique. La particularité des lieux est que la zone de géothermie, autrefois située au cœur de la ville, s’est déplacée à la suite d’un séisme en mai 2008. La zone d’activités se trouve désormais sur les hauteurs de la ville. Une forte odeur de soufre embaume les lieux. Canalisations rouillées et à l’abandon jalonnent le parcours.


Plus loin sur les hauteurs, un sentier de 3 kilomètres vous mène à l’une des rivières chaudes les plus connues d’Islande, Reykjadalur (la vallée des fumées).
Sur le chemin du retour, dernier arrêt à Kerið, un cratère volcanique vieux d’environ 6500 ans situé en bordure de la route 35. Ce cratère aux parois rouges, de 270 mètres de long sur 170 mètres de large et profond de 55 mètres, abrite un petit lac dont le niveau peut varier de 7 à 14 mètres. L’accès y est payant depuis juin 2013 (300 ISK, soit environ 2 €).

Comme la veille, dîner « à la maison » et au lit.
Aujourd’hui, nous avons renoué avec les cascades, geyser, fumerolles, volcan et vapeur de soufre : toutes ces couleurs qui caractérisent l’Islande et que nous aimons beaucoup.
04/09 – J17 : Reykholt – Reykjavik A la capitale
Voilà, nous quittons les terres pour la capitale, dernière étape de ce voyage.
100 kilomètres à peine nous séparent de Reykjavik, nous y arrivons en milieu de matinée et commençons par la visite du Perlan situé en périphérie. Le bâtiment, qui n’est autre qu’un grand réservoir géothermique qui alimentait autrefois la ville, ne représente pas un grand intérêt, si ce n’est sa terrasse panoramique circulaire offrant une vue remarquable sur toute la baie de Reykjavik. Un des réservoirs abrite le saga museum qui retrace les moments clés de l’histoire islandaise.

Nous prenons la direction du centre de Reykjavik afin de nous installer pour 2 nuits à la Guesthouse Sunna. La maison d’hôtes comprend de nombreuses chambres bien tenues (avec ou sans salle de bain) et une cuisine à chaque étage. L’adresse est très centrale, à deux pas de l’avenue commerçante (Laugavegur) et juste en face de Hallgrímskirkja, l’église luthérienne de Reykjavik, dont l’architecture en béton rappelle une fois de plus les orgues basaltiques. A l’intérieur, l’on peut y découvrir un gigantesque orgue de plus de 5200 tuyaux.

Nous arpentons les rues en direction du port. La ville est à taille humaine, facilement parcourable à pied en une demi-journée. De jolies maisons d’un à deux étages en bois ou en tôle ondulée, parfois colorées et typiques des pays scandinaves, bordent les rues. Parfois quelques gratte-ciel tutoient les nuages, mais ils restent peu fréquents. Le bâtiment le plus emblématique de la ville est sans aucun doute Harpa, la salle de concert et centre des congrès, entièrement revêtue de panneaux de verre de différentes couleurs. Située sur le vieux-port, les reflets de l’eau et des bateaux dansent avec la lumière. Restaurant et boutique occupent le rez-de-chaussée. Quel bel ensemble.



Plus loin, l’on découvre installée sur le front de mer, Sólfarið, une belle sculpture en inox rappelant sans aucun doute les drakkars vikings.

Nous remontons le port et arrivons au Seabaron, une adresse bien connue pour ses brochettes de poissons et sa soupe de homard (plutôt de la langoustine). Le local est petit et simple, chaleureusement décoré et tenu par un ancien pêcheur. Pour les brochettes, on peut choisir entre plusieurs poissons, St Jacques et même de la baleine. Nous nous sommes contentés de la soupe qui était excellente. Une bonne adresse sympathique où l’on se sent chez soi.
Nous sommes à présent dans le centre historique où se trouvent les plus anciennes maisons mais aussi le lac Tjörnin, occupé par de nombreux oiseaux. Au ras de l’eau, le hall de l’hôtel de ville, enferme une belle maquette en relief du pays, nous permettant de mieux visualiser notre parcours.


La journée se termine en déambulant au hasard des rues.
Belle journée à Reykjavik qui ne parait pas très grande, mais qui doit certainement receler des petits trésors cachés, que nous touristes pressés ne prenons pas le temps de découvrir. En tout cas il semble y avoir une vie culturelle assez intense, avec une population jeune et dynamique le tout, au cœur d’un cadre naturel unique.
05/09 – J18 : Reykjavik – Reykjanes - Reykjavik A la recherche des eaux…chaudes
Pour notre dernier jour entier en Islande…il fait très beau.
Direction la péninsule de Reykjanes, pour un dernier aperçu des trésors naturels de l’île. Cette péninsule est un petit condensé d’Islande, mêlant des champs de lave moussues, des sources d’eau chaude, des solfatares, des lacs et des petits ports. Premier arrêt à Hafnarfjörður, la 3ème ville du pays, sans grand intérêt. Puis nous empruntons la route 42, puis la 427, à travers un paysage volcanique de toute beauté, menant au lac Kleifarvatn, entouré de formations rocheuses et de plages de sable noir.



Un peu plus loin, le site géothermique de Seltun, équipé de passerelles en bois louvoyant au cœur des marmites de boue et des évents de vapeur, nous rappelle les autres aires géothermiques déjà rencontrées plus au Nord.

A proximité se trouve Skatalaug, une source chaude dans laquelle il est possible de se baigner. Munis de ses coordonnées GPS, nous partons à sa recherche. Autant vous dire que nous ne la trouverons pas. Soit les coordonnées n’étaient pas exactes, soit Skatalaug n’existe plus. La nature nous récompensera tout de même par la présence d’un cœur de verdure au milieu des sables volcaniques.

Nous poursuivons sur la route 427 jusqu’à Grindavik, minuscule port situé au sud de la péninsule avant d’emprunter la 426 pour Bláa Lónið (blue lagoon). Ce site thermal hautement touristique est construit à côté d’une centrale géothermique plantée au milieu d’un champ de lave. Ses eaux chaudes légèrement salées et riches en silice sont d’un bleu laiteux irréel. Nous pénétrons dans le hall d’accueil pour voir les bassins sans avoir l’intention de se baigner (à 40 € par personne la baignade, alors que le pays compte d’innombrables sources chaudes naturelles -encore faut-il les trouver-, pourquoi pas, mais là il y a beaucoup trop de monde).

Nous ressortons et nous promenons autour des autres bassins non aménagés, puis plus loin, aux abords de la centrale où les dépôts de silice sont bien visibles.


On peut se tartiner le visage avec cette pâte blanche, c’est même conseillé pour soigner certaines affections cutanées. Même si l’on a déjà vu les bains de Myvátn, cela vaut tout de même le déplacement.
Nous reprenons la route au milieu des champs de lave, nous arrêtons pour un nettoyage complet du véhicule et regagnons la capitale pour terminer la soirée sur le port et dîner à l’Icelandic Fish & Chips. Les beignets de poissons (morue, haddock, loup, plie…), réalisés à base de farine d’épeautre et plongés dans une friture légère sont accompagnés de pommes de terre persillées cuites au four et de différentes sauces au choix.
Voilà, l’aventure prend fin petit à petit, pas après pas dans les rues animées de Reykjavik. S’achève ici un voyage d’exception, sur les terres tourmentées d’une île de glace et de feu.

06/09 – J19 : Reykjavik – Francfort - Alsace Retour à la civilisation
Notre vol n’étant qu’à 16h05, nous profitons de la matinée pour les derniers achats souvenirs sur Laugavegur.

Nous quittons la ville pour Keflavik vers 12 heures, rendons le véhicule chez Blue Car et attendons notre vol avec une pointe de nostalgie.
Dernières couleurs au dessus des nuages avant d’atterrir à Francfort.

Changement de température : il fait 27°C à 22 heures et immersion brutale dans le bruit et le trafic routier : nous sommes vendredi soir et la circulation sur les autoroutes allemandes est infernale. On est loin des quelques voitures croisées en Islande, on avait oublié cette foule avec délectation.
Nos impressions :
L’Islande c’est d’abord la fusion des forces de la nature. Le vent, la pluie, le feu, la glace : toutes les manifestations terrestres qui nous font nous sentir petits ; C’est des volcans, des déserts, des montagnes, des glaciers, des rivières et des cascades ; C’est enfin une multitude de couleurs : le blanc des moutons, de la neige, de la glace et des panaches de fumées s’échappant des évents de vapeur ; le jaune du soufre, des déserts et des prairies asséchées par le vent ; le noir de l’obsidienne, de la lave et de la cendre rejetées par les volcans ; le vert tendre des toitures, des pâturages où paissent moutons et chevaux islandais ; le vert fluo des lits de mousses et des aurores boréales ; le rouge des cratères, des scories basaltiques et de l’oxyde de fer recouvrant les montagnes du Landmannalaugar ; l’ocre des plages et des montagnes de rhyolite ; le bleu des lacs, des fjords et des glaces de Jokülsarlón ; et pour finir le gris des rivières glaciaires tumultueuses, des colonnes de basalte et des ciels irréels déchirés par les nuages.
L’Islande est tout cela à la fois, mystérieuse et envoûtante, sublimée par une luminosité magique.
Nous avons adoré : Tout
- Les volcans, déserts, montagnes, glaciers, rivières, cascades, fjords - Les hautes terres et leurs pistes pour l’extrême beauté des paysages - Les moutons, chevaux, innombrables oiseaux, canards et surtout les incroyables clowns des mers : les macareux - La magie d’une aurore boréale aux confins des montagnes et des fjords
Nous avons moins aimé : Les gués et la longueur de certaines pistes (mais cela en valait bien la peine)
Hébergement / Restauration :
Tous les hébergements réservés ont été à la hauteur de nos attentes, avec une mention spéciale pour l'isolement et la vue à Mjoifjörður (Solbrekka), pour la table d’hôtes à Myvátn (Guesthouse Stong) et pour le confort à Grundarfjörður (Hostel).
Idem pour la restauration et/ou les ravitaillements en supermarché où nous n’avons manqué de rien.
Notre péché mignon islandais le Skyr (sorte de fromage blanc nature ou aromatisé) et les Hraun Bitar (gauffrette chocolatée aux petits morceaux croustillants de maïs soufflé ) -un peu de publicité islandaise- :


Infos pratiques :
- 3 800 km parcourus, 8 pleins, 365 litres d’essence - livres de route : guide du routard, bibliothèque du voyageur Gallimard, guide de randonnées Rother - infos complémentaires recueillies sur les forums de Voyage Forum, www.voyage-islande.fr et www.france-islande.com et sur les sites de Mlefevre, Grisemote, Aliza, Chris51 et d’International Photographer sans oublier celui de krikri et de Beregond
Remerciements :
Merci à Mlefevre pour ses différents récits qui m’ont fait découvrir toutes les beautés de ce pays et notamment les hautes terres.
Merci à Beregond, Pitimerguez, Pierre77N, Aliza, Timouss, Tidalo, Toopil, ArbreMojo, JeanMichel54, Clarée006 et Esethi pour votre contribution, votre aide précieuse à l’élaboration de l’itinéraire et vos réponses toujours détaillées.
Bonne lecture et, à ceux qui franchiront le pas, bon voyage en Islande.

Bonjour à tous,
Nous sommes une famille de 4 personnes, dont 2 enfants qui auront 3 et 6 ans quand nous partirons en juin 2010. La destination est sûre, les endroits à voir plus ou moins déterminés, mais nous bloquons sur le moyen d'y aller... et sans savoir se décider, impossible de continuer la planification, alors j'ai besoin de votre aide ! Je récapitule les pour/contre que je vois pour chaque moyen, mais je parle un peu dans le vague, alors si quelqu'un avait des infos complémentaires ou vois des choses auxquelles je n'ai pas pensé...
Avion : trajet rapide, donc possibilité de faire un circuit plus long (nous avons trois semaines de vacances). Par contre pas de vol direct de Bruxelles, faut passer par un autre pays. En très gros une journée par trajet. Prix pour nous tous à la grosse louche car je n'ai pas encore vraiment creusé à la recherche du meilleur prix : 1200 €. Obligation de louer une voiture sur place, avec le siège enfant et un coffre assez grand pour mettre la poussette et nos bagages : environ 1400 €.
Bateau : long trajet : départ pour nous le samedi dans la nuit en voiture et arrivée en Islande le mardi... au retour départ le jeudi et arrivée le samedi. Donc "juste" deux semaines pour découvrir l'Islande. Prix 1800 €, on a notre voiture avec grand coffre et coffre de toit et tout le confort voulu :-). Temps long sur le bateau et comment distraire deux enfants en bas âge quand on est contraints à peu d'espace ? Quid confort et grandeur des cabines ? On prendrait une cabine familiale mais on a été un peu échaudés par notre voyage d'une seule nuit cette année pour aller en Ecosse sur un bateau p&o... où ca nous a déjà paru long... Comment manger sur le bateau ? les restaurants sont assez chers, y a-t-il un endroit hors cabine où on peut manger du "fait maison" ? Parce que si je rajoute une semaine de resto+cafés sur le bateau, j'arrive presque au même budget que l'avion...
En fait ce qui m'embête finalement le plus c'est l'impression de perdre une semaine de vacances sans rien faire si je prends le bateau, mais d'un autre côté j'ai peur d'être trop limitée niveau bagages en avion et ça ne m'enchante pas de devoir louer une voiture alors qu'on a choisi la nôtre justement pour sa capacité et le plaisir qu'on a à rouler dedans...
Help please !!! Merci d'avance :-)
Nous sommes une famille de 4 personnes, dont 2 enfants qui auront 3 et 6 ans quand nous partirons en juin 2010. La destination est sûre, les endroits à voir plus ou moins déterminés, mais nous bloquons sur le moyen d'y aller... et sans savoir se décider, impossible de continuer la planification, alors j'ai besoin de votre aide ! Je récapitule les pour/contre que je vois pour chaque moyen, mais je parle un peu dans le vague, alors si quelqu'un avait des infos complémentaires ou vois des choses auxquelles je n'ai pas pensé...
Avion : trajet rapide, donc possibilité de faire un circuit plus long (nous avons trois semaines de vacances). Par contre pas de vol direct de Bruxelles, faut passer par un autre pays. En très gros une journée par trajet. Prix pour nous tous à la grosse louche car je n'ai pas encore vraiment creusé à la recherche du meilleur prix : 1200 €. Obligation de louer une voiture sur place, avec le siège enfant et un coffre assez grand pour mettre la poussette et nos bagages : environ 1400 €.
Bateau : long trajet : départ pour nous le samedi dans la nuit en voiture et arrivée en Islande le mardi... au retour départ le jeudi et arrivée le samedi. Donc "juste" deux semaines pour découvrir l'Islande. Prix 1800 €, on a notre voiture avec grand coffre et coffre de toit et tout le confort voulu :-). Temps long sur le bateau et comment distraire deux enfants en bas âge quand on est contraints à peu d'espace ? Quid confort et grandeur des cabines ? On prendrait une cabine familiale mais on a été un peu échaudés par notre voyage d'une seule nuit cette année pour aller en Ecosse sur un bateau p&o... où ca nous a déjà paru long... Comment manger sur le bateau ? les restaurants sont assez chers, y a-t-il un endroit hors cabine où on peut manger du "fait maison" ? Parce que si je rajoute une semaine de resto+cafés sur le bateau, j'arrive presque au même budget que l'avion...
En fait ce qui m'embête finalement le plus c'est l'impression de perdre une semaine de vacances sans rien faire si je prends le bateau, mais d'un autre côté j'ai peur d'être trop limitée niveau bagages en avion et ça ne m'enchante pas de devoir louer une voiture alors qu'on a choisi la nôtre justement pour sa capacité et le plaisir qu'on a à rouler dedans...
Help please !!! Merci d'avance :-)
Ah, Iceland and us—it’s quite the story, or rather, a long wait... The first time we considered going was already 7-8 years ago, after reading travel journals describing breathtaking landscapes, countless active and dormant volcanoes, glaciers, and waterfalls with extraordinary flows. In short, this island, made of fire and ice, right at Europe’s doorstep with its own unique culture, had nothing but advantages, and it was urgent to visit without delay 😇
My *Routard* guidebook is actually from 2016. So why did Iceland make us wait so long before we finally gave in to its charms? Yes, why indeed?
Simply because reading other travel journals revealed the cost of living there—and especially the harsh climate, even in the middle of July 🤪! Some journals described entire weeks of rain and foggy weather, making it tricky to explore the island. The budget wasn’t spared either, because in the most touristy areas, especially in the south and around Myvatn, accommodation prices are downright indecent—even outright robbery. 😕
Plus, in the Highlands, there’s literally no permanent lodging, and the only way to spend several nights there is to camp. And camping in winter conditions wasn’t exactly part of our plans... 😄
So, year after year, this trip kept getting postponed...
until August 2023, when prices for Southern Africa, North or South America, or even Asia were all way too high for summer 2024!
That’s when I turned my attention back to the Land of Fire and Ice and scoured all the comparison sites for the best accommodation deals across the country. Planning for 20 nights, I found 13 nights in "proper" lodging for 5 people at an average cost of under 200 €! A miracle, considering that in the southern glacier region, around Vik or Myvatn, prices range from 300 to 1000 € per night 😮 😮!
Still, that means we’ll have to camp for 7 nights, mostly in the Highlands, near Askja or Landmannalaugar. 😎
For once, I built the daily itinerary entirely around the decently priced lodgings I found 11 months in advance! The shortage of places to stay in some areas forced me to plan a few long transition days and make some tough choices. No big deal, though—there’s so much to do on this island 🙂!
Once the main itinerary was set, everyone agreed to the plan: 2/3 in proper lodging and 1/3 camping, even the most camping-averse among us! *Follow my gaze...*
By the time we bought the flight tickets, I had to tweak the itinerary a bit because one or two places were already booked! Plus, it was impossible to wait for a more refined plan to adjust reservations, since almost all bookings are non-refundable!! The harsh law of supply and demand...
For the car rental, we booked a Hyundai Tucson, approved for the Highlands, from Lava Car Rental—a company I’d read good reviews about in a Facebook group—for a cool 2500 € with full insurance. A real 4x4, like a Defender, would’ve been more than double...! Welcome to Iceland 😕...
Activities and excursions also required some tough choices. We had two must-dos: whale watching in Húsavík (60 € pp on Getyourguide) and a Glacier and Summer Treasure Glacier Walk with BlueIceland (165 € pp with discount codes on Getyourguide).
For the baths, we skipped the Blue Lagoon—too expensive—in favor of the Secret Lagoon and the Myvatn Baths, the Blue Lagoon’s equivalent but half the price.
Two baths for the price of one... and even more, since I spotted several free hot-water swimming spots.
Itinerary: Day 1: Arrival in Reykjavik - Hraunfossar Waterfall - Surtshellir Cave Day 2: Grábrók Crater - Snæfellsnes Peninsula Day 3: Stykkishólmur - Sturlungalaug Hot Springs Day 4: Northwest Coast - Akureyri - Goðafoss Day 5: Myvatn Day 6: Myvatn - Dettifoss - Selfoss - Rauðhólar Day 7: Húsavík Whale Watching - Dettifoss - Selfoss Day 8: Stuðlagil Canyon - Seyðisfjörður Day 9: Puffin colony - Störurð Hike Day 10: Hengifoss - East Fjords, Mjóifjörður Day 11: Viking Village - Jökulsárlón - Fjallsárlón Day 12: Glacier Excursion - Svartifoss Day 13: Fjaðrárgljúfur Canyon - Vík Day 14: Þakgil - Lava Show Vík Day 15: Southern Waterfalls Day Day 16: Landmannalaugar - Skalli Hike Day 17: Landmannalaugar - Bláhnjúkur - Brennisteinsalda Day 18: Secret Lagoon, Kerlingarfjöll, and Gullfoss Day 19: Geysir - Reykjavik Day 20: Bruarfoss - Þingvellir - Kerid Crater - Krýsuvík Geothermal Area Day 21: Reykjanes Peninsula
Friday, July 5, 2024, is our last workday before driving up to Alsace overnight to leave the cockers at Grandpa’s for boarding. Then, at 1:30 AM, we’ll head to Frankfurt, where a direct flight to Iceland awaits.
We arrive at 4 AM. Since we leave at 7 AM, the "night" will only last the equivalent of a 30-minute nap 🤪... just enough to get us in the road-trip mood 😏!!
My *Routard* guidebook is actually from 2016. So why did Iceland make us wait so long before we finally gave in to its charms? Yes, why indeed?
Simply because reading other travel journals revealed the cost of living there—and especially the harsh climate, even in the middle of July 🤪! Some journals described entire weeks of rain and foggy weather, making it tricky to explore the island. The budget wasn’t spared either, because in the most touristy areas, especially in the south and around Myvatn, accommodation prices are downright indecent—even outright robbery. 😕
Plus, in the Highlands, there’s literally no permanent lodging, and the only way to spend several nights there is to camp. And camping in winter conditions wasn’t exactly part of our plans... 😄
So, year after year, this trip kept getting postponed...
until August 2023, when prices for Southern Africa, North or South America, or even Asia were all way too high for summer 2024!
That’s when I turned my attention back to the Land of Fire and Ice and scoured all the comparison sites for the best accommodation deals across the country. Planning for 20 nights, I found 13 nights in "proper" lodging for 5 people at an average cost of under 200 €! A miracle, considering that in the southern glacier region, around Vik or Myvatn, prices range from 300 to 1000 € per night 😮 😮!
Still, that means we’ll have to camp for 7 nights, mostly in the Highlands, near Askja or Landmannalaugar. 😎
For once, I built the daily itinerary entirely around the decently priced lodgings I found 11 months in advance! The shortage of places to stay in some areas forced me to plan a few long transition days and make some tough choices. No big deal, though—there’s so much to do on this island 🙂!
Once the main itinerary was set, everyone agreed to the plan: 2/3 in proper lodging and 1/3 camping, even the most camping-averse among us! *Follow my gaze...*
By the time we bought the flight tickets, I had to tweak the itinerary a bit because one or two places were already booked! Plus, it was impossible to wait for a more refined plan to adjust reservations, since almost all bookings are non-refundable!! The harsh law of supply and demand...
For the car rental, we booked a Hyundai Tucson, approved for the Highlands, from Lava Car Rental—a company I’d read good reviews about in a Facebook group—for a cool 2500 € with full insurance. A real 4x4, like a Defender, would’ve been more than double...! Welcome to Iceland 😕...
Activities and excursions also required some tough choices. We had two must-dos: whale watching in Húsavík (60 € pp on Getyourguide) and a Glacier and Summer Treasure Glacier Walk with BlueIceland (165 € pp with discount codes on Getyourguide).
For the baths, we skipped the Blue Lagoon—too expensive—in favor of the Secret Lagoon and the Myvatn Baths, the Blue Lagoon’s equivalent but half the price.
Two baths for the price of one... and even more, since I spotted several free hot-water swimming spots.
Itinerary: Day 1: Arrival in Reykjavik - Hraunfossar Waterfall - Surtshellir Cave Day 2: Grábrók Crater - Snæfellsnes Peninsula Day 3: Stykkishólmur - Sturlungalaug Hot Springs Day 4: Northwest Coast - Akureyri - Goðafoss Day 5: Myvatn Day 6: Myvatn - Dettifoss - Selfoss - Rauðhólar Day 7: Húsavík Whale Watching - Dettifoss - Selfoss Day 8: Stuðlagil Canyon - Seyðisfjörður Day 9: Puffin colony - Störurð Hike Day 10: Hengifoss - East Fjords, Mjóifjörður Day 11: Viking Village - Jökulsárlón - Fjallsárlón Day 12: Glacier Excursion - Svartifoss Day 13: Fjaðrárgljúfur Canyon - Vík Day 14: Þakgil - Lava Show Vík Day 15: Southern Waterfalls Day Day 16: Landmannalaugar - Skalli Hike Day 17: Landmannalaugar - Bláhnjúkur - Brennisteinsalda Day 18: Secret Lagoon, Kerlingarfjöll, and Gullfoss Day 19: Geysir - Reykjavik Day 20: Bruarfoss - Þingvellir - Kerid Crater - Krýsuvík Geothermal Area Day 21: Reykjanes Peninsula
Friday, July 5, 2024, is our last workday before driving up to Alsace overnight to leave the cockers at Grandpa’s for boarding. Then, at 1:30 AM, we’ll head to Frankfurt, where a direct flight to Iceland awaits.
We arrive at 4 AM. Since we leave at 7 AM, the "night" will only last the equivalent of a 30-minute nap 🤪... just enough to get us in the road-trip mood 😏!!
Bonjour,
Voilà longtemps que nous réfléchissons et travaillons sur ce road trip en famille en Islande. Nous nous lancerons dans cette aventure en juillet 2020. Je m'y prends de bonne heure, mais je sais que pour cette destination, notamment pour les logements, il ne faudra pas tarder. Nous serons donc 2 adultes et 2 filles de 14 et 10 ans. Départ vers le 15 juillet. Nous nous sommes déjà beaucoup documenté au sujet de l'Islande, et avons bâti l'itinéraire ci-dessous, pour lequel nous sollicitons votre avis. Volontairement, nous excluons le centre de l'île, les fjords de l'ouest, les îles Vestmann, la péninsule de Snaefellsnes et Reykjanes car on le sait, on ne peut pas tout faire, ce sera peut-être pour un autre voyage... N'hésitez pas à nous faire part de votre avis. Vous pourrez voir que j'ai une question en J7. Je réfléchis aussi à rajouter une journée supplémentaire à la fin pour visiter Reykjavik.
J1: Vol, récupération voiture, courses, route vers logement
Nuit à Selfoss ou environs J2: Cercle d’or, Cratère Kerið avec lac Nuit à Geysir, ou idem J1 J3: Hveragerði, Cascade Seljalandsfoss, Vue sur le glacier Eyjafjallajökull
Nuit à Vík í Mýrdal ou environs J4: Skogafoss, Kvernufoss, Dyrholaey, Reynisfjara, Reynisdrangar
Nuit à Vík í Mýrdal ou environs – idem J3 J5: L’épave du DC-3, Canyon Fjaðrárgljúfur
Nuit à Kirkjubæjarklaustur ou environs J6: Svartifoss, Glaciers dont Jokulsarlon, Diamond Beach
Nuit à Jokulsarlon/Höfn J7: journée vierge. Repos ou lieu manqué à refaire. Piscine, ballade, ou commencer à rouler vers Seyðisfjörður. Dans ce cas, quelle ville étape ? Nuit à Jokulsarlon/Höfn idem J6 ou ? J8: Route jusqu’à Seyðisfjörður, Visite de la ville
Nuit à Seyðisfjörður J9: Route jusqu’à Detifoss (2h40), Dettifoss 30 min / 30 kms via route 864, Hverarönd Soir : bains chauds à Myvatn Nuit à Myvatn J10: Caldeira Krafla – Cratère Viti, Godafoss Nuit à Husavik ou Akureyri J11: Safari baleines en bateau à Husavik ou Akureyri, Christmas House, Visite d’Akureyri Nuit à Husavik ou Akureyri, idem J10 J12: Visite d’Akureyri (si pas fini la veille), Route vers Hvammstangi (2h), tour de la péninsule de Vatnsnes (phoques) Nuit à Hvammstangi J13: Route jusqu’à Reykjavik, Restitution voiture, Visite de la ville Nuit à Reykjavik ou Keflavik ou aéroport J14: Vol retour
Voilà longtemps que nous réfléchissons et travaillons sur ce road trip en famille en Islande. Nous nous lancerons dans cette aventure en juillet 2020. Je m'y prends de bonne heure, mais je sais que pour cette destination, notamment pour les logements, il ne faudra pas tarder. Nous serons donc 2 adultes et 2 filles de 14 et 10 ans. Départ vers le 15 juillet. Nous nous sommes déjà beaucoup documenté au sujet de l'Islande, et avons bâti l'itinéraire ci-dessous, pour lequel nous sollicitons votre avis. Volontairement, nous excluons le centre de l'île, les fjords de l'ouest, les îles Vestmann, la péninsule de Snaefellsnes et Reykjanes car on le sait, on ne peut pas tout faire, ce sera peut-être pour un autre voyage... N'hésitez pas à nous faire part de votre avis. Vous pourrez voir que j'ai une question en J7. Je réfléchis aussi à rajouter une journée supplémentaire à la fin pour visiter Reykjavik.
J1: Vol, récupération voiture, courses, route vers logement
Nuit à Selfoss ou environs J2: Cercle d’or, Cratère Kerið avec lac Nuit à Geysir, ou idem J1 J3: Hveragerði, Cascade Seljalandsfoss, Vue sur le glacier Eyjafjallajökull
Nuit à Vík í Mýrdal ou environs J4: Skogafoss, Kvernufoss, Dyrholaey, Reynisfjara, Reynisdrangar
Nuit à Vík í Mýrdal ou environs – idem J3 J5: L’épave du DC-3, Canyon Fjaðrárgljúfur
Nuit à Kirkjubæjarklaustur ou environs J6: Svartifoss, Glaciers dont Jokulsarlon, Diamond Beach
Nuit à Jokulsarlon/Höfn J7: journée vierge. Repos ou lieu manqué à refaire. Piscine, ballade, ou commencer à rouler vers Seyðisfjörður. Dans ce cas, quelle ville étape ? Nuit à Jokulsarlon/Höfn idem J6 ou ? J8: Route jusqu’à Seyðisfjörður, Visite de la ville
Nuit à Seyðisfjörður J9: Route jusqu’à Detifoss (2h40), Dettifoss 30 min / 30 kms via route 864, Hverarönd Soir : bains chauds à Myvatn Nuit à Myvatn J10: Caldeira Krafla – Cratère Viti, Godafoss Nuit à Husavik ou Akureyri J11: Safari baleines en bateau à Husavik ou Akureyri, Christmas House, Visite d’Akureyri Nuit à Husavik ou Akureyri, idem J10 J12: Visite d’Akureyri (si pas fini la veille), Route vers Hvammstangi (2h), tour de la péninsule de Vatnsnes (phoques) Nuit à Hvammstangi J13: Route jusqu’à Reykjavik, Restitution voiture, Visite de la ville Nuit à Reykjavik ou Keflavik ou aéroport J14: Vol retour
Bonjour,
Comme prévu, maintenant que nous avons réservé le bateau, je reviens vers vous pour des avis sur l'itinéraire que nous avons plus ou moins arrêté. J'ai lu presque toutes les autres discussions sur ce forum, mais malgré tout j'hésite... Nous partons en bateau et arrivons donc à Seydisfjordur le mardi 08 juin 2010. J'indique juste les lieux où on comptait passer la nuit, à chaque fois on prévoit bien sûr des arrêts en chemin aux endroits stratégiques et d'explorer les environs de nos lieux d'arrêts. Par contre on a prévu de rester plusieurs nuits du côté de Selfoss en se basant sur cette ville comme point de départ pour de nombreuses possibilités comme le blue Lagoon, le cercle d'or, visite de la capitale, Hekla... ca va nous faire faire de nombreux kilomètres "pour rien" mais on préfère s'installer quand même un minimum et pas changer d'hébergement tous les deux jours pendant tout le séjour... nos enfants auront 3 et 6 ans, et même s'ils ne sont pas difficiles, j'ai envie qu'ils retrouvent un minimum de repères après les longues balades et excursions :-)
1 : Seydisfjordur - Hofn 2 : Hofn - Skaftafell 3 : Skaftafell (Jokulsarlon, Vatnajokull et Ingolfshofdi à voir sur jours 3 et 4) 4 : Skaftafell 5 : Skaftafell - Vik 6 : Vik - Selfoss 7 : Selfoss 8 : Selfoss 9 : Selfoss 10 : Selfoss - Osar 11 : Osar - lac Myvatn 12 : lac myvatn 13 : lac myvatn 14 : lac myvatn 15 : Egilsstadir ou environs 16 : idem 17 : retour sur le bateau
Je me demande en fait si je ne devrais pas passer une nuit de plus à Selfoss et une de moins à Egilsstadir, mais d'un autre côté j'ai un peu difficile d'évaluer le temps passé sur les routes pour les trajets prévus, quelle est la moyenne par heure ???
Merci d'avance pour vos remarques, suggestions, ... je suis preneuse !!!
Comme prévu, maintenant que nous avons réservé le bateau, je reviens vers vous pour des avis sur l'itinéraire que nous avons plus ou moins arrêté. J'ai lu presque toutes les autres discussions sur ce forum, mais malgré tout j'hésite... Nous partons en bateau et arrivons donc à Seydisfjordur le mardi 08 juin 2010. J'indique juste les lieux où on comptait passer la nuit, à chaque fois on prévoit bien sûr des arrêts en chemin aux endroits stratégiques et d'explorer les environs de nos lieux d'arrêts. Par contre on a prévu de rester plusieurs nuits du côté de Selfoss en se basant sur cette ville comme point de départ pour de nombreuses possibilités comme le blue Lagoon, le cercle d'or, visite de la capitale, Hekla... ca va nous faire faire de nombreux kilomètres "pour rien" mais on préfère s'installer quand même un minimum et pas changer d'hébergement tous les deux jours pendant tout le séjour... nos enfants auront 3 et 6 ans, et même s'ils ne sont pas difficiles, j'ai envie qu'ils retrouvent un minimum de repères après les longues balades et excursions :-)
1 : Seydisfjordur - Hofn 2 : Hofn - Skaftafell 3 : Skaftafell (Jokulsarlon, Vatnajokull et Ingolfshofdi à voir sur jours 3 et 4) 4 : Skaftafell 5 : Skaftafell - Vik 6 : Vik - Selfoss 7 : Selfoss 8 : Selfoss 9 : Selfoss 10 : Selfoss - Osar 11 : Osar - lac Myvatn 12 : lac myvatn 13 : lac myvatn 14 : lac myvatn 15 : Egilsstadir ou environs 16 : idem 17 : retour sur le bateau
Je me demande en fait si je ne devrais pas passer une nuit de plus à Selfoss et une de moins à Egilsstadir, mais d'un autre côté j'ai un peu difficile d'évaluer le temps passé sur les routes pour les trajets prévus, quelle est la moyenne par heure ???
Merci d'avance pour vos remarques, suggestions, ... je suis preneuse !!!
Bonjour à tous! Toujours pas de retours de la croisière Astoria Rivages du Monde Groenland Islande Irlande sur les 2 forums, donc je me lance
Ce qui va suivre est mon ressenti et n’engage que moi. Après une croisière fluviale en Russie très réussie en juin dernier (sommes partis aussi sur le St Laurent, un bon souvenir) Rivages du Monde nous a proposé une offre tarifaire intéressante pour cette croisière, le Groenland faisant parti de nos projets futurs, Banco malgré les posts très négatifs sur VF puisque nous étions satisfaits de nos croisières fluviales avec le même opérateur. Et puis nous avions envie de tenter ce petit bateau ancien, après une dizaine de Costa et MSC
Nous sommes revenus de cette croisière satisfaits avec un bilan positif malgré quelques «couacs »
Attention ce n’était pas une croisière Premium ni une croisière d’exploration, rien à voir avec la compagnie Ponant, d’ailleurs nous avons rencontré des passagers qui avaient navigué avec les compagnies premium et bien sûr ils étaient déçus des prestations. (mais pas le même prix!) Peut-être une erreur de leur part au moment de la réservation…
Dans le post suivant je parlerai des escales puis de la vie à bord
A bientôt
Bonjour à tous,
Par manque de temps, je n'ai pas réussi à organiser le circuit de mon voyage de cet été en Islande. Je sais que le temps presse pour les réservations... et je stresse énormément.
En fait, pour la 1ère fois lors de la préparation d'un road-trip, je n'arrive pas à définir l'itinéraire.
Les billets d'avion sont achetés : nous partons du 12 au 29 Août, soit 16 jours complets sur place. Nous sommes une famille avec 2 ados de 14 et 16 ans. Ce sera notre premier voyage en Islande.
Je n'arrive pas à me décider si nous optons pour les fjords de l'ouest ou pas !!! L'endroit semble vraiment très intéressant, et je ne doute pas que cela nous plaise à tous les 4. Ce que j'ai peur en fait, c'est que le fait d'y aller nous impose de devoir nous presser sur la suite de l'itinéraire : nous avons généralement des vacances bien remplies, et les enfants ne rechignent pas à faire de la rando / se lever tôt.... Mais nous voulons absolument faire la circulaire + aller au Landmannalaugar (et peut-être envisager le Kerlingarfjoll).
Quels sont vos conseils ?? Je sais bien que chacun voyage selon ses envies, mais que feriez-vous de votre côté ??
Merci d'avance pour vos réponses.
Par manque de temps, je n'ai pas réussi à organiser le circuit de mon voyage de cet été en Islande. Je sais que le temps presse pour les réservations... et je stresse énormément.
En fait, pour la 1ère fois lors de la préparation d'un road-trip, je n'arrive pas à définir l'itinéraire.
Les billets d'avion sont achetés : nous partons du 12 au 29 Août, soit 16 jours complets sur place. Nous sommes une famille avec 2 ados de 14 et 16 ans. Ce sera notre premier voyage en Islande.
Je n'arrive pas à me décider si nous optons pour les fjords de l'ouest ou pas !!! L'endroit semble vraiment très intéressant, et je ne doute pas que cela nous plaise à tous les 4. Ce que j'ai peur en fait, c'est que le fait d'y aller nous impose de devoir nous presser sur la suite de l'itinéraire : nous avons généralement des vacances bien remplies, et les enfants ne rechignent pas à faire de la rando / se lever tôt.... Mais nous voulons absolument faire la circulaire + aller au Landmannalaugar (et peut-être envisager le Kerlingarfjoll).
Quels sont vos conseils ?? Je sais bien que chacun voyage selon ses envies, mais que feriez-vous de votre côté ??
Merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour,
Nous envisageons de faire cette croisière en Août 2017, nous sommes une famille avec 2 enfants, une ado et un plus petit qui aura 6 ans l'été prochain. Pour des raisons professionnelles, nous ne pouvons réserver cette croisière qu'à partir de Septembre 2016. Selon vos expériences est-ce risqué d'attendre Septembre, risque t'il de ne plus y avoir de cabines familiales ? Nous prenons toujours une cabine intérieure mais nous réservons d'habitude beaucoup plus tard mais cette destination étant moins proposée je me posais la question sur la disponibilité des cabines. D'avance merci de vos réponses
bonne journée
Nous envisageons de faire cette croisière en Août 2017, nous sommes une famille avec 2 enfants, une ado et un plus petit qui aura 6 ans l'été prochain. Pour des raisons professionnelles, nous ne pouvons réserver cette croisière qu'à partir de Septembre 2016. Selon vos expériences est-ce risqué d'attendre Septembre, risque t'il de ne plus y avoir de cabines familiales ? Nous prenons toujours une cabine intérieure mais nous réservons d'habitude beaucoup plus tard mais cette destination étant moins proposée je me posais la question sur la disponibilité des cabines. D'avance merci de vos réponses
bonne journée
bonjour à tous je souhaiterai faire un voyage en islande du 7/10 /15 au 14/10/15 avec mes 2 enfants en camping car est ce encore possible vu le climat ? ou faut il un 4/4 surtout ? merci de me répondre
L'Islande hors des sentiers trop «battus» et trop chers…, est-ce possible??? pour une grande famille???
J'avais déjà posté une contribution/demande en fin 2006 histoire de savoir ce qui existait hors des tours operators habituels (pour une grande famille). Hors prix prohibitifs donc! http://voyageforum.com/v.f?post=868346;
Une réponse fort utile m'a été alors transmise par Jujux, citant http://www.fi.is/page.asp?id=746.
1° je fais un choix arbitraire (et définitif) et décide de fixer les dates (avion avec icelandexpress): du 14 juillet au 4 août, départ de Bâle (ce qui nous arrange par rapport à Paris). C'est réservé, on ira en Islande cet été!!! 2° j'envoie à «fi.is» une proposition de base reprenant leurs tours: une dans le sud-est, «Stafafellsfjoll – Lonsoraefi (parc national)», 6 jours et une autre dans le nord-ouest «Hesteyri – Adalvik – Hloduvik – Hornvik – Veidileysufjordur», 5 jours. Nos idées: deux zones de l'Islande, un peu hors circuit à première vue, et du temps entre les treks pour faire d'autres choses, y compris aller en bus jusqu'à Landmannalaugar puis rayonner depuis là de manière autonome (sans organisation). 3° une réponse de fi.is m'indique que: les tours que j'ai proposés (repris de leur site) sont pour 2006! Ça je n'avais lu à nulle part, gasp. 🤪 les propositions 2007 viendront fin janvier mais en traduction anglaise plus tard seulement (aïe…) 😕 HELP needed ! les tours sont avant tout prévus pour les islandais (ils se définissent en tant qu'association et non en tant que compagnie, comme notre club alpin je suppose - dont nous faisons d'ailleurs partie, http://www.cas-gruyere.ch/). Ce que j'en pense? pour nous c'est sûrement plus intéressant de pouvoir vivre quelque chose de plus "islandais" à la base (par rapport à une version mono nationalité par exemple). Et je préfère (et de loin) avoir cette relative liberté d'organisation tout en pouvant compter sur une infrastructure nous permettant de réaliser des treks que nous ne pas pourrions envisager autrement (le poids à porter pour des enfants étant le plus difficile à manager, comme déjà écrit). ils nous renvoient sur la version "touristes" avec icetourist.is. Euh, j'y jetterai à coup sûr bientôt, mais en attendant je trouve que leur solution reste la plus intéressante.
Et vous, d'après vos expériences nombreuses, qu'en pensez-vous?
J'avais déjà posté une contribution/demande en fin 2006 histoire de savoir ce qui existait hors des tours operators habituels (pour une grande famille). Hors prix prohibitifs donc! http://voyageforum.com/v.f?post=868346;
Une réponse fort utile m'a été alors transmise par Jujux, citant http://www.fi.is/page.asp?id=746.
1° je fais un choix arbitraire (et définitif) et décide de fixer les dates (avion avec icelandexpress): du 14 juillet au 4 août, départ de Bâle (ce qui nous arrange par rapport à Paris). C'est réservé, on ira en Islande cet été!!! 2° j'envoie à «fi.is» une proposition de base reprenant leurs tours: une dans le sud-est, «Stafafellsfjoll – Lonsoraefi (parc national)», 6 jours et une autre dans le nord-ouest «Hesteyri – Adalvik – Hloduvik – Hornvik – Veidileysufjordur», 5 jours. Nos idées: deux zones de l'Islande, un peu hors circuit à première vue, et du temps entre les treks pour faire d'autres choses, y compris aller en bus jusqu'à Landmannalaugar puis rayonner depuis là de manière autonome (sans organisation). 3° une réponse de fi.is m'indique que: les tours que j'ai proposés (repris de leur site) sont pour 2006! Ça je n'avais lu à nulle part, gasp. 🤪 les propositions 2007 viendront fin janvier mais en traduction anglaise plus tard seulement (aïe…) 😕 HELP needed ! les tours sont avant tout prévus pour les islandais (ils se définissent en tant qu'association et non en tant que compagnie, comme notre club alpin je suppose - dont nous faisons d'ailleurs partie, http://www.cas-gruyere.ch/). Ce que j'en pense? pour nous c'est sûrement plus intéressant de pouvoir vivre quelque chose de plus "islandais" à la base (par rapport à une version mono nationalité par exemple). Et je préfère (et de loin) avoir cette relative liberté d'organisation tout en pouvant compter sur une infrastructure nous permettant de réaliser des treks que nous ne pas pourrions envisager autrement (le poids à porter pour des enfants étant le plus difficile à manager, comme déjà écrit). ils nous renvoient sur la version "touristes" avec icetourist.is. Euh, j'y jetterai à coup sûr bientôt, mais en attendant je trouve que leur solution reste la plus intéressante.
Et vous, d'après vos expériences nombreuses, qu'en pensez-vous?
Bonjour,
Il me sera impossible de réaliser un carnet de voyage sur notre périple en Islande, mais je souhaite ici, faire un petit récapitulatif de notre voyage. J’ai eu beaucoup de mal à trouver toutes les informations que j’aurais aimé trouver avant de partir, et j’espère ainsi, pouvoir répondre à certaines interrogations. Voici donc un post regroupant des infos, un peu en vrac, qui peuvent peut-être vous intéresser.
Voyage de 18 jours : du 12 au 29 Août en famille (2 adultes et 2 ados de 14 et 16 ans). Tour classique sur la circulaire + Myvatn + Askja + Landmannalaugar.
Guides utilisés : Guide Rother des randonnées : 16,50€ Une carte ITMB d’Islande waterproof : 11€ (les stations essence y figurent, et cela nous a bien été utile un jour !) Lonely planet surtout pour se documenter sur le pays, l’histoire : 22,50€
Vol : Coût total pour le vol : 1 140€ Nous sommes partis de Bâle-Mulhouse avec Easyjet. Coût : 285€ par personne (avec 3 bagages en soute)
Voiture : Coût total pour la voiture : 3 299€ Loueur : Mycar.is. : Landcruiser version GX récent (20 000 km) et propre. Pas d’agence à l’aéroport mais une navette est venue nous chercher (1 navette par heure) et nous a emmenés au bureau situé dans un hôtel (Eldey Airport Hotel) à 10-15 min de l’aéroport. Il s’agit d’une petite agence locale, très réactive par mail. Aucune mauvaise surprise. Prix pour la location : 2 657€ Carburant : 594€ Diverses dépenses (nettoyage véhicule, péage, parking) : 47€
Assurances incluses dans la location :
· l’assurance au tiers : cette assurance est systématiquement incluse dans le prix de votre location · l’assurance contre les collisions (CDW ou ETC) Elle couvre les dommages excédant les 175 000 ISK. Donc on est responsable des dégâts à hauteur de ce montant · l’assurance contre le vol (TP) : elle diminue la part personnelle en cas de vol · l’assurance anti-gravier (GP) : elle couvre les dégâts infligés aux phares, au pare-brise et au véhicule quand des graviers, pierres ou cailloux sont projetés sur celle-ci par une autre voiture
Assurances non incluses dans la location :
· l’assurance contre le sable et les cendre (SADW) : a prendre si la météo annonce des tempêtes · l’assurance totale contre les collisions (ETDC / SCDW). Elle rabaisse la couverture aux dommages excédant les 75 000 ISK. Elles ne couvrent pas les dommages d’infiltration · A savoir : même avec toutes les assurances, le bas de caisse n’est pas assuré
Attention : certaines cartes premium excluent l’assurance des 4x4. Bien regarder dans vos conditions d’assurance si vous êtes protégés par votre carte ou pas, et sinon, voir l’intérêt de prendre une assurance complémentaire. Pour notre part, la Visa Infinite couvre bien les 4x4 (mais pas les camping-cars).
Méthode utilisée pour construire le circuit : J’ai eu beaucoup de mal à construire ce roadtrip. Les noms des endroits ne sont pas facilement mémorisables, et en plus, il y a des lettres qui ne figurent pas dans notre alphabet et que j’ai eu du mal à « traduire » ! Pour savoir combien de temps passer aux différents endroits, j’ai listé ce que nous avions à y faire, à y voir et les temps de trajet : - Concernant le sens dans lequel faire le roadtrip : nous avons choisi le sens anti-horaires pour 3 raisons : w J’avais espéré qu’il y ait monde de monde à la fin de notre parcours puisque nous y sommes arrivés fin Août : je ne sais pas s’il y en avait moins, mais il y en avait beaucoup, beaucoup plus que ce que je m’étais imaginé. w J’avais lu que le Sud était très spectaculaire, et que commencer le trip par le Sud pouvait rendre le reste du voyage plus fade. w Comme notre voyage se déroulait jusqu’au 29/08, les nuits commençaient à se raccourcir, et ce, plus dans le Nord que dans le Sud.
- Concernant les randos : J’ai retenu les rando du guide Rother figurant dans le Top 11 sauf Skogar – Fimmvörduhals (rando n°1 dans le guide édité en 2018 - trop difficile) et Thingvellir (rando n° 59 – elle m’a parue pas très intéressante selon plusieurs avis trouvés sur Internet). Lorsque le temps (météo et durée) l’a permis, nous en avons fait plus.
- Nous avons sélectionné en famille les activités à réserver, et donc les durées correspondantes. Coût total des activités : 1 302€ * Piscines islandaises classiques (Snaefellsbaer - Akureyri - Egilsstadir - Selfoss) : 84€ * Krauna Geothermal Bath à Reykholt : 88€ * Whale watching à Hjalteyri : 203€ * Myvatn Nature Bath : 95€ * Kayak à Jökursarlon : 262€ * Rando sur Falljökull glacier (durée : 5h30) : 484€ * Musée Lava center à Hvolsvollur : 53€ * Musée Perlan à Reyjkavik : 33€ (mais l’hôtesse s'est trompée lors de la vente des billets, cela aurait dû etre plus onéreux)
- Concernant les cascades : J’ai trouvé différentes listes des (10 ? 15 ?) plus belles et j’ai sélectionnées celles qui étaient sur le parcours. Pour celles qui nécessitaient un détour, j’ai consulté les avis, les photos sur Tripadvisor afin savoir si on jugeait nécessaire de faire le détour ou pas (propre à chacun). Par ailleurs, d’autres proches de lieux où nous allions se sont rajoutées.
- Concernant les hot spots et les piscines : J’ai utilisé les liens suivant pour les sélectionner : hotpoticeland.com/ www.islandenpoche.net/sources.html
- Pour les temps de trajet, j’ai utilisé googlemaps qui s’est avéré fiable SAUF pour les pistes. Pour les pistes, je me suis plutôt fiée aux retours des forumeurs.
- Une fois ce travail finalisé (qui m’a paru long), la trame de notre circuit était bouclée. Il a été aménagé au fil des mois précédant le voyage, au fur et à mesure des infos glanées sur Internet et sur ce forum tellement riche. J’ai alors enfin pu chercher les hébergements.
Hébergement : Coût moyen par nuit : 244€ - Coût total : 4 148€ Nous n’avons pas fait de camping, donc hébergement uniquement en dur : guesthouse, appartement, cabane ou maison.
Nous avons utilisé plusieurs sources pour choisir l’hébergement, sachant qu’aucune n’est complète : Tripadvisor – Googlemaps (possible de trouver des hébergements en faisant une recherche avec nom de l’endroit + hotels) - Hotels.com – Booking - AirBnB - Bungalo.com Une fois l’hébergement choisi, nous avons utilisé ces sites pour effectuer les réservations : hotels.com – booking – AirBnB – en direct (via le site Internet ou le compte Facebook de l’hébergement).
Cela vaut le coup de chercher car le même hébergement est à des tarifs complètement différents d’un site à l’autre.
Dans ce post, je mettrai des courts avis sur les hébergements ou restaurants. Certains de mes avis sont plus détaillés sont sur Tripadvisor, sous le pseudo PatVosges.
Courses alimentaires : Nous avons essentiellement fait nos courses dans des supermarchés discount : Bonus, Kronan et Netto. Il est possible de se ravitailler dans des stations essence, mais le prix y est plus élevé, et le choix très restreint. Attention : bien prévoir où faire ses courses car selon son trip, il est possible de passer 4 jours sans voir l’ombre d’un supermarché. Nous avons fait nos courses dans ces villes : Akranes – Borgarnes – Akureyri – Egilsstadir – Hofn – Selfoss - Hvolsvollur Concernant l’achat de bière, il est possible d’acheter de la bière peu alcoolisée dans les supermarchés. Pour une bière normalement alcoolisée, le mieux est de faire le stock au duty free, à l’arrivée. La bière étant taxée à 30%, cela fait une belle différence de tarif.
GPS utilisés sur place : Nous en avons utilisé plusieurs car certaines destinations étaient introuvables sur Here we go, mais l’étaient sur Waze… l’inverse aussi. Nous avons donc jonglé avec 3 applications. Here We go (télécharger la carte d’Islande au préalable) - Waze – Plan
Applications utilisées sur place : - yr et vedur pour la météo : permet parfois d’adapter le programme du jour suivant selon la météo. - alertes routes : safetravel.is : à regarder chaque jour car les conditions de circulation et de visite évoluent vite, même en été - services urgence : 112 Iceland - XE Currency : pour convertir les isk en € - GPXViewer : permet de charger les traces GPS des randos figurant dans le guide Rother. En page 13 du guide, figurent le nom d’utilisateur et mot de passe qui permet de télécharger ces traces sur le site internet Rother.de. Franchement utile car certaines randos ne sont pas très bien balisées. De plus, le site permet de télécharger un pdf avec les coordonnées GPS des points de départ de toutes les randos. Aide : Ce qui est noté N63.529735 W19.512200 sur le pdf doit être enregistré 63.529735, -19.512200 sur Herewego. Utiliser GPXViewer une fois avoir atteint le point de départ de la rando uniquement.
Divers : Quelques code promo sont disponibles là (notamment pour le Myvatn Bath, le whale watching… ) : issuu.com/...?e=19439808/68155996
Voyage de 18 jours : du 12 au 29 Août en famille (2 adultes et 2 ados de 14 et 16 ans). Tour classique sur la circulaire + Myvatn + Askja + Landmannalaugar.
Guides utilisés : Guide Rother des randonnées : 16,50€ Une carte ITMB d’Islande waterproof : 11€ (les stations essence y figurent, et cela nous a bien été utile un jour !) Lonely planet surtout pour se documenter sur le pays, l’histoire : 22,50€
Vol : Coût total pour le vol : 1 140€ Nous sommes partis de Bâle-Mulhouse avec Easyjet. Coût : 285€ par personne (avec 3 bagages en soute)
Voiture : Coût total pour la voiture : 3 299€ Loueur : Mycar.is. : Landcruiser version GX récent (20 000 km) et propre. Pas d’agence à l’aéroport mais une navette est venue nous chercher (1 navette par heure) et nous a emmenés au bureau situé dans un hôtel (Eldey Airport Hotel) à 10-15 min de l’aéroport. Il s’agit d’une petite agence locale, très réactive par mail. Aucune mauvaise surprise. Prix pour la location : 2 657€ Carburant : 594€ Diverses dépenses (nettoyage véhicule, péage, parking) : 47€
Assurances incluses dans la location :
· l’assurance au tiers : cette assurance est systématiquement incluse dans le prix de votre location · l’assurance contre les collisions (CDW ou ETC) Elle couvre les dommages excédant les 175 000 ISK. Donc on est responsable des dégâts à hauteur de ce montant · l’assurance contre le vol (TP) : elle diminue la part personnelle en cas de vol · l’assurance anti-gravier (GP) : elle couvre les dégâts infligés aux phares, au pare-brise et au véhicule quand des graviers, pierres ou cailloux sont projetés sur celle-ci par une autre voiture
Assurances non incluses dans la location :
· l’assurance contre le sable et les cendre (SADW) : a prendre si la météo annonce des tempêtes · l’assurance totale contre les collisions (ETDC / SCDW). Elle rabaisse la couverture aux dommages excédant les 75 000 ISK. Elles ne couvrent pas les dommages d’infiltration · A savoir : même avec toutes les assurances, le bas de caisse n’est pas assuré
Attention : certaines cartes premium excluent l’assurance des 4x4. Bien regarder dans vos conditions d’assurance si vous êtes protégés par votre carte ou pas, et sinon, voir l’intérêt de prendre une assurance complémentaire. Pour notre part, la Visa Infinite couvre bien les 4x4 (mais pas les camping-cars).
Méthode utilisée pour construire le circuit : J’ai eu beaucoup de mal à construire ce roadtrip. Les noms des endroits ne sont pas facilement mémorisables, et en plus, il y a des lettres qui ne figurent pas dans notre alphabet et que j’ai eu du mal à « traduire » ! Pour savoir combien de temps passer aux différents endroits, j’ai listé ce que nous avions à y faire, à y voir et les temps de trajet : - Concernant le sens dans lequel faire le roadtrip : nous avons choisi le sens anti-horaires pour 3 raisons : w J’avais espéré qu’il y ait monde de monde à la fin de notre parcours puisque nous y sommes arrivés fin Août : je ne sais pas s’il y en avait moins, mais il y en avait beaucoup, beaucoup plus que ce que je m’étais imaginé. w J’avais lu que le Sud était très spectaculaire, et que commencer le trip par le Sud pouvait rendre le reste du voyage plus fade. w Comme notre voyage se déroulait jusqu’au 29/08, les nuits commençaient à se raccourcir, et ce, plus dans le Nord que dans le Sud.
- Concernant les randos : J’ai retenu les rando du guide Rother figurant dans le Top 11 sauf Skogar – Fimmvörduhals (rando n°1 dans le guide édité en 2018 - trop difficile) et Thingvellir (rando n° 59 – elle m’a parue pas très intéressante selon plusieurs avis trouvés sur Internet). Lorsque le temps (météo et durée) l’a permis, nous en avons fait plus.
- Nous avons sélectionné en famille les activités à réserver, et donc les durées correspondantes. Coût total des activités : 1 302€ * Piscines islandaises classiques (Snaefellsbaer - Akureyri - Egilsstadir - Selfoss) : 84€ * Krauna Geothermal Bath à Reykholt : 88€ * Whale watching à Hjalteyri : 203€ * Myvatn Nature Bath : 95€ * Kayak à Jökursarlon : 262€ * Rando sur Falljökull glacier (durée : 5h30) : 484€ * Musée Lava center à Hvolsvollur : 53€ * Musée Perlan à Reyjkavik : 33€ (mais l’hôtesse s'est trompée lors de la vente des billets, cela aurait dû etre plus onéreux)
- Concernant les cascades : J’ai trouvé différentes listes des (10 ? 15 ?) plus belles et j’ai sélectionnées celles qui étaient sur le parcours. Pour celles qui nécessitaient un détour, j’ai consulté les avis, les photos sur Tripadvisor afin savoir si on jugeait nécessaire de faire le détour ou pas (propre à chacun). Par ailleurs, d’autres proches de lieux où nous allions se sont rajoutées.
- Concernant les hot spots et les piscines : J’ai utilisé les liens suivant pour les sélectionner : hotpoticeland.com/ www.islandenpoche.net/sources.html
- Pour les temps de trajet, j’ai utilisé googlemaps qui s’est avéré fiable SAUF pour les pistes. Pour les pistes, je me suis plutôt fiée aux retours des forumeurs.
- Une fois ce travail finalisé (qui m’a paru long), la trame de notre circuit était bouclée. Il a été aménagé au fil des mois précédant le voyage, au fur et à mesure des infos glanées sur Internet et sur ce forum tellement riche. J’ai alors enfin pu chercher les hébergements.
Hébergement : Coût moyen par nuit : 244€ - Coût total : 4 148€ Nous n’avons pas fait de camping, donc hébergement uniquement en dur : guesthouse, appartement, cabane ou maison.
Nous avons utilisé plusieurs sources pour choisir l’hébergement, sachant qu’aucune n’est complète : Tripadvisor – Googlemaps (possible de trouver des hébergements en faisant une recherche avec nom de l’endroit + hotels) - Hotels.com – Booking - AirBnB - Bungalo.com Une fois l’hébergement choisi, nous avons utilisé ces sites pour effectuer les réservations : hotels.com – booking – AirBnB – en direct (via le site Internet ou le compte Facebook de l’hébergement).
Cela vaut le coup de chercher car le même hébergement est à des tarifs complètement différents d’un site à l’autre.
Dans ce post, je mettrai des courts avis sur les hébergements ou restaurants. Certains de mes avis sont plus détaillés sont sur Tripadvisor, sous le pseudo PatVosges.
Courses alimentaires : Nous avons essentiellement fait nos courses dans des supermarchés discount : Bonus, Kronan et Netto. Il est possible de se ravitailler dans des stations essence, mais le prix y est plus élevé, et le choix très restreint. Attention : bien prévoir où faire ses courses car selon son trip, il est possible de passer 4 jours sans voir l’ombre d’un supermarché. Nous avons fait nos courses dans ces villes : Akranes – Borgarnes – Akureyri – Egilsstadir – Hofn – Selfoss - Hvolsvollur Concernant l’achat de bière, il est possible d’acheter de la bière peu alcoolisée dans les supermarchés. Pour une bière normalement alcoolisée, le mieux est de faire le stock au duty free, à l’arrivée. La bière étant taxée à 30%, cela fait une belle différence de tarif.
GPS utilisés sur place : Nous en avons utilisé plusieurs car certaines destinations étaient introuvables sur Here we go, mais l’étaient sur Waze… l’inverse aussi. Nous avons donc jonglé avec 3 applications. Here We go (télécharger la carte d’Islande au préalable) - Waze – Plan
Applications utilisées sur place : - yr et vedur pour la météo : permet parfois d’adapter le programme du jour suivant selon la météo. - alertes routes : safetravel.is : à regarder chaque jour car les conditions de circulation et de visite évoluent vite, même en été - services urgence : 112 Iceland - XE Currency : pour convertir les isk en € - GPXViewer : permet de charger les traces GPS des randos figurant dans le guide Rother. En page 13 du guide, figurent le nom d’utilisateur et mot de passe qui permet de télécharger ces traces sur le site internet Rother.de. Franchement utile car certaines randos ne sont pas très bien balisées. De plus, le site permet de télécharger un pdf avec les coordonnées GPS des points de départ de toutes les randos. Aide : Ce qui est noté N63.529735 W19.512200 sur le pdf doit être enregistré 63.529735, -19.512200 sur Herewego. Utiliser GPXViewer une fois avoir atteint le point de départ de la rando uniquement.
Divers : Quelques code promo sont disponibles là (notamment pour le Myvatn Bath, le whale watching… ) : issuu.com/...?e=19439808/68155996
Bonjour à tous,
Voici le récit illustré de notre récente virée islandaise

Il me reste à insérer pas mal de photos, ma connexion est capricieuse donc je ferai ça plus tard. Edit : le récit est achevé.
Une petite vidéo de la piste vers Thorsmork : 14 gués et un paysage fantastique!
En plus une petite vidéo de la piste vers Thorsmork, 14 gués dans un paysage fantastique!
Cliquer ici pour le récit illustré.
Bonne lecture!
Marie
Le texte seul:
ISLANDE MAI 2016 4ème voyage en Islande, on adore ce pays ! Juillet 2003 : 1er voyage en famille camping-car : émerveillement et petite frustration de ne pas pouvoir aller « partout » sites.google.com/...elaterreislande/Home
Juillet 2012 : 2ème voyage toujours avec nos 3 enfants en louant sur place un 4X4 et en emmenant le matériel pour bivouaquer où bon nous semble : même émotion que la 1ère fois, décidément ce pays a tout pour nous plaire. sites.google.com/...sterresdislande/home
Juin 2013 : 3ème voyage juste nous 2 les parents pour faire le trek Landmannalaugar Skogar, en tout début de saison : pas grand monde et météo sympa ! sites.google.com/...nnalaugarskogar/home
Pour ce 4ème voyage, nous avons la chance de disposer d’un fourgon aménagé 4X4 : la formule idéale je pense pour profiter en toute liberté de cette île au climat si fantasque. Nous n’avons pas de programme pré-établi mais avons répertorié les randos qui pourraient nous plaire. Nous allons avancer au fil de la météo : flexibilité et opportunisme sont au programme ! Les enfants ont grandi et sont maintenant (relativement) autonomes, c’est l’occasion de découvrir l’Islande autrement qu’en été ! Nous réservons donc en novembre la traversée sur le Norröna (Cie Smyril Line), appareillage du Danemark (Hirtshals) le samedi 14 mai à 15h, courte escale à Torshavn aux Féroé le 16 mai et arrivée à Seydisfjordur en Islande le mardi 17 mai à 9h00. Nous espérons voir des paysages encore enneigés, pouvoir profiter des longues journées de printemps, et d’une fréquentation touristique encore raisonnable. Certes la plupart des pistes de l’intérieur seront fermées mais comme nous y retournerons en août, aucune frustration ! Préparatifs : En plus de l’incontournable Google Earth, des cartes compatibles garmin pour mapsource ourfootprints.de/...apsource-island.html, j’ai utilisé la carte Michelin Islande (très bien mais échelle un peu grande), téléchargé l’appli wikiloc sur mon smartphone avec la carte d’Islande (utilisable offline) et les parcours qui nous intéressent, acheté un petit bouquin pas mal du tout qui répertorie les pistes : Trackbook, 58 highland adventures de Melina Lindenblatt et Mathias Gottenauer. Pour le fourgon, nous y avons rajouté un snorkel afin d’être sereins pour les gués, des plaques de protection à l’avant et pour la boite de transfert, des pneus tout terrain, procédé à la mise à l’air du pont arrière, embarqué mèches et compresseur, sangle de traction et manilles, pelle et plaques de désensablement. Après avoir hésité jusqu’au dernier moment, nous embarquons raquettes et crampounets (microspikes de Kahtoola) : l’étude des webcams sur le site www.road.is montre qu’il reste encore pas mal de neige dans le nord-est en particulier. Je mets en marque-page sur mon portable ce site www.road.is qui informe en temps réel sur l’état des routes et les ouvertures de pistes, et en.vedur.is/ pour suivre plusieurs fois par jour l’évolution de la météo. Je prévois d’acheter à notre arrivée une carte sim SIMINN, qui placée dans un petit routeur wifi va nous permettre une connexion facile à internet pour un coût très raisonnable www.siminn.is/prepaid/
Vendredi 13 mai 2016 Départ de Nancy vers 8h00, traversée pénible de l’Allemagne (70 km/h de moyenne par les autoroutes…), et nuit au Danemark un peu après la frontière en bord de mer. Déjà 1000 km au compteur, encore 240 jusqu’au bateau… Samedi 14 mai 2016 Route parfaite au Danemark, nous arrivons comme des fleurs avec 3h d’avance à Hirtshals. Le temps de faire un tour rapide sur le port où trainent 1 ou 2 plates-formes pétrolières (c’est graaand !), de voir arriver le Norröna, de manger un morceau, le guichet de pré-embarquement ouvre à 12h30. J’indique que je souhaite débarquer avec le fourgon aux Féroé (j’avais eu auparavant confirmation par mail que c’était possible), si bien que nous embarquons parmi les derniers, après une très longue attente due à l’inspection des innombrables semi-remorques (chien renifleur + miroir) qui composent au moins les 4/5ème du chargement. Quelques bus de tourisme, des voitures et quelques camping- cars plus ou moins équipés nous accompagnent. A cette époque, le Norröna transporte énormément de fret. Nous appareillons avec 3h de retard, alors que souffle un fort vent de nord-ouest.
Dimanche 15 mai 2016 Les heures s’écoulent lentement… Lundi 16 mai 2016 Enfin un peu d’action ! L’escale prévue de 5h à 14h est amputée des 3h de retard à l’appareillage, que le bateau face au vent et à la mer n’a pas pu rattraper. Nous arrivons donc à 8h à Torshavn, capitale des Féroé (50000 habitants, 80000 moutons). Le ciel est bien bas Peu importe, nous débarquons les premiers (enfin après un certain nombre de camions), ravis de respirer un peu d’air frais (les passagers des bus allemands et polonais fument et picolent 24/24, même en zone non-fumeur, beurk !) Il est déjà 9h00 et nous devons être de retour pour 13h : tout petit aperçu des îles Féroé en quelques photos. Les montagnes d’origine volcanique plongent dans la mer, quelques coquets villages reliés par des routes audacieuses où se serrent les unes contre les autres de jolies maisonnettes aux couleurs vives. Un climat très humide avec de rares lueurs solaires (températures moyennes de 11°C en été, 4°C en hiver), un printemps tardif (les arbres sont encore « tout nus ») Le pays vit de la pêche depuis « toujours » et la moindre crique même minuscule pas trop exposée aux vents dominants a permis l’implantation d’un petit hameau. Nous réembarquons rapidement, appareillons à 14h00, passons entre les îles, reconnaissons le petit village de Gjov où nous étions tout-à-l’heure, au pied du Slættaratindur, sommet de l’archipel (880 m), puis c’est la haute mer…
Mardi 17 mai 2016 Après une 3ème nuit à bord, notre 1er regard se porte vers le nord-ouest et oui ! C’est enfin l’Islande, encore bien enneigée comme nous l’espérions ! Nous embouquons le fjord de Seydisfjordur, sous les nuages mais une lueur d’espoir se profile au Nord-est… Au sud, l’atmosphère est franchement austère et hivernale mais de l’autre côté, ça sent le printemps ! Un regard en arrière sur l’entrée du fjord… Voilà Seydisfjordur, sous le soleil à présent ! Nous débarquons les premiers, avant les camions ! Petit salut des douaniers et nous voilà déjà sur la route qui monte sur les hauts plateaux dominant le fjord : de la neige d’un blanc éclatant partout, du ciel bleu orné de crème chantilly ! Nous jubilons ! Passage rapide à Egilstadir pour faire le plein de bouffe, acheter la carte sim pour les data (le beau temps devrait durer quelques jours !!), puis nous prenons la route 94 vers le nord et les monts Dyrfjoll. Et au milieu coule une rivière…. Il y a des centaines d’oies et de cygnes partout dans cette large vallée, nous n’en avons jamais vu en si grand nombre ! La brèche caractéristique du Dyrfjoll est à présent bien visible, énorme ! A l’est l’immense delta de la Lagafjlot. Nous nous arrêtons au col avant Bakkagerdi et partons équipés de nos crampounets (la neige est bien dure mais la pente est raide) sur la rando de Storurd. Le massif culmine à 1136 m et la neige est présente dès 300 m : atmosphère de haute montagne à quelques centaines de mètres de la mer ! L’heure avance, la neige se ramollit, il est illusoire d’aller jusqu’à Storurd (zone d’énormes éboulis en contrebas de la brèche) donc demi-tour jusqu’au fourgon, impatients que nous sommes de poursuivre notre exploration de ce coin magnifique. Nous longeons la côte ouest du Borgarfjordur, en examinant avec attention la côte est d’où part une rando vers la baie de Brunavik : hum, c’est encore très enneigé… Vue de la face est de la brèche du Dyrfjoll, pas mal non plus ! Au bout de la piste se trouve une ferme à eiders (on en verra plein partout sur la côte nord, elles sont facilement repérables d’abord grâce aux volatiles très nombreux mais aussi du fait de la présence de petits fanions et autres épouvantails destinés à éloigner les importuns- grands corbeaux, grands labes et labes parasites en particulier) Un éperon rocher permet d’observer des pétrels fulmar, espèce d’oiseaux de loin la plus représentée durant notre voyage. Nous prenons la (mauvaise) piste vers Brunavik sur quelques centaines de mètres puis nous préférons stopper avant d’être coincés par la neige. Nous poursuivons à pied, hélas sans les raquettes (les crampounets ne sont pas adaptés car la neige est très molle sur ce versant ensoleillé) et bien qu’avides de découvrir plus avant ces belles montagnes colorées, nous devons renoncer (il faudra revenir !) Vue grandiose sur le Borgarfjordur… Le village de Bakkagerdi est vraiment situé dans un environnement grandiose… Retour vers le sud par la piste 94, où nous essayons d’approcher les oies, fort méfiantes. La compagnie des chevaux leur est plus familière ! Nous trouvons une petite piste près de la route 94 pour passer notre 1ère nuit en Islande : c’est si beau dans la lumière rasante du soleil couchant que j’en ai les larmes aux yeux…
Mercredi 18/05/16 Nous repassons à Egilstadir et comme la route directe vers Vopnafjordur est encore fermée, nous prenons la route N°1 sur quelques dizaines de kilomètres très enneigés. En altitude (relative hein, 300 m environ) la fonte s’amorce timidement, Alors que quelques dizaines de mètres plus bas, elle est plus franche. Nous bifurquons ensuite sur la 85, que nous allons rebaptiser la vallée des cygnes tant ils sont nombreux ! Plein d’essence et pause déjeuner à Vopnafjordur, puis nous continuons sur la belle route 85 qui parcourt une sorte de bout du monde désolé, ponctué de rares fermes dont la plupart semblent abandonnées. Sans doute pas toutes puisque quelques chevaux sont toujours là. Encore des nids d’eiders, toujours situés à l’embouchure d’une rivière où les canards s’amusent à se laisser porter à toute vitesse par le courant ! Partout sur cette côte, du bois flotté venu des forêts de Sibérie : une source inépuisable de matériaux utilisés dans les fermes pour les clôtures. J’ai repéré sur la côte ouest du Thistilfjordur une rando vers Raudanes. Mauvaise surprise la piste d’accès est fermée…mais le départ de la rando n’est qu’à 1.5 km selon wikiloc. On hésite un peu puis on se décide et on a bien fait ! Très vite apparaissent les premières arches basaltiques, avec une profusion d’oiseaux : pétrels, eiders en majorité. A l’est la péninsule enneigée de Langanes miroite au soleil. La côté s’étire vers le nord, ponctuée d’arches volcaniques érodées par les flots. Soudain, alors que je pensais que nous étions trop tôt en saison, surgit un premier macareux, puis un autre ! Alors que sur la côte la végétation n’a pas quitté sa rousseur hivernale, le sommet des rochers abritant des oiseaux, fertilisé par le guano est tout fleuri ! Voilà une bonne place qui semble convoitée ! Un rocher tout blanc attire notre attention, quel succès auprès des oiseaux ! Encore quelques centaines de mètres et nous découvrons émerveillés le clou du spectacle ! Le temps de penser que ce serait fun de photographier l’escargot à travers l’arche, nous découvrons un petit sentier qui mène au bord de l’eau. Et voilà ! Avec du recul, nous remarquons que le rocher blanc est en fait aussi une arche, qui en plus possède une jumelle ! L’endroit est aussi apprécié des oiseaux et…des macareux en particulier, qui ont investi le sommet d’un promontoire herbeux, transformé en forteresse imprenable ! Un véritable HLM avec vue sur mer ! Nous n’avions jamais remarqué le comportement grégaire des macareux : ils décollent ensemble pour aller à la pêche et reviennent tous de façon synchrone, trop marrant ! Nous observons longuement leur manège puis le ciel commence à se voiler, la température fraichit, il est temps de regagner le fourgon (ne faites pas comme nous : mieux vaut revenir par la côte plutôt que de continuer la boucle, parcours plus long et pas palpitant) Nous faisons un petit détour par Asbyrgi, qui ne nous enthousiasme toujours pas (pas de photos), constatons que la piste vers Hjodaklettar est toujours fermée (dommage !) et trouvons un coin pour la nuit pas loin de la 85 après Vogar. Accueil bruyant des sternes qui s’habituent très vite à notre présence.
Jeudi 19/05/16 Derrière cette langue de terre, les montagnes de Viknafjoll : nous approchons de Husavik. Nous profitons des dernières heures de beau temps pour aller nous balader sur la plage et la falaise de Hedingshofdi. Ciel pommelé et femme fardée sont de courte durée, dit le dicton. Aussi nous équipons nous rapidement, ajoutons ce système anti-sterne improvisé mais très efficace (les sternes attaquent le point le plus haut), et nous partons vers la falaise qui surplombe le petit îlot de Lundey. Encore un parc à eiders, comme toujours protégé des prédateurs et piétineurs… Le vent soulève quelques embruns… Peu d’oiseaux sur la falaise en dehors des sempiternels pétrels, mais des chevaux très avides de contact dans la prairie de l’autre côté. Les voilà qui approchent Puis nous passent au nasomètre… C’est étonnant comme leur pelage est inodore et non gras, à la différence des chevaux de chez nous… Si quelqu’un a une explication… Voilà, le soleil est parti, nous reprenons la route, contents de notre bol d’air matinal sous le soleil (balade pas indispensable cependant) Ravitaillement à Husavik (pas d’excursion baleine pour nous, on a déjà donné il y a 13 ans et c’était…bof et très froid !), petite pause au lac chaud à la sortie d’Husavik, où nous nous étions baignés lors de notre premier voyage. Ici le printemps est en avance grâce au microclimat généré par les vapeurs d’eau chaude. Un tout petit zoziau trop mignon et peu farouche se laisse prendre en photo, si quelqu’un connait son nom ? Le ciel est franchement menaçant quand nous arrivons au lac Myvatn où le cratère de Hverfjall à l’arrière-plan semble bien austère. Il est encore partiellement gelé… Quelques beaux ciels
Puis le temps se couvre complètement et il se met même à neigeoter lorsque nous commençons la petite balade de Hofdi, sur la rive est du lac. Cette petite presqu’île boisée, repaire de quelques jolis oiseaux comme ce lagopède encore en tenue hivernale, permet d’avoir une vue rapprochée sur les formations de lave et les pseudocratères qui sont la caractéristique de ce lac, connu par ailleurs pour ses moucherons, déjà présents mais pas encore gênants. Il est encore un peu tôt pour apprécier la végétation printanière, mais mousses et lichens semblent déjà en pleine forme. Nous gardons un très bon souvenir du site de Leirhnjukur à Krafla mais cette fois il neige et le site semble inaccessible. Les quelques touristes présents se contentent d’un aller-retour jusqu’au lac de Viti. Pause-déjeuner, qui porte conseil, un œil sur wikiloc pour apprécier la distance qui nous sépare du site : à peine un peu plus d’un petit km ! (il fait si moche qu’il est difficile d’apprécier les distances) Le temps de chausser les raquettes, le temps s’améliore et il cesse de neiger. Nous arrivons au pied de la montagne orange, dépassons une belle flaque bleue et montons d’abord jusqu’au sommet de cette montagne, ce qui nous permet de réaliser que nous avons fait des émules, qui se dirigent dans notre direction (avec pas mal d’énergie car sans raquettes, on s’enfonce bien !) La neige donne une cartographie des températures du sol. On repart vers le joli cratère miniature en longeant une faille d’où s’échappent de nombreuses fumerolles, Puis pour faire une boucle nous rechaussons les raquettes afin de continuer dans la neige. Le temps de dire à Fred qui marche devant qu’il pourrait y avoir des trous cachés sous la neige, que gloups, le voilà qui disparait presque tout-à-coup ! Pas de mal, bonne rigolade rétrospective, puis on regagne le fourgon sans autre incident. Fred a encore le courage de marcher jusqu’au Viti : je me doute qu’il est gelé et je reste au chaud. Bof en effet, pas de belle couleur bleue of course, ni de bel écrin jaune non plus. Ravis de notre petite escapade « privée », nous prenons sous la pluie la route vers Dettifoss où nous arrivons en fin de journée. Il fait moche, on en a plein les pattes, alors on décide de dormir là (théoriquement no overnight parking mais il n’y a pas de night !) et d’en profiter demain. 2 kangoo aménagés et 2 voitures passeront aussi la nuit sur place.
Vendredi 20/05/16 Nous sommes restés calés sur l’heure française, afin d’éviter la foule et de profiter de la belle lumière du matin, si bien que nous démarrons souvent nos journées de bonne heure. Un 6ème sens ce matin- là me réveille encore plus tôt : il fait beau ! Taïau ! A 6h00, nous partons vers Dettifoss par un sentier bien tracé, raquettes sur le dos, car il reste encore une bonne couche de neige et nous envisageons de pousser jusqu’à Hafragilfoss. Voilà les embruns de Dettifoss ! La cascade étant orientée au nord et malgré l’heure matinale, elle est déjà à contre-jour (le soleil se lève vers 3h) Avec ce ciel clair, il gèle un peu et c’est par endroit une vraie patinoire, en particulier sur la plate-forme d’observation. Au-delà, quelques traces et cairns nous conduisent en aval vers la 2ème chute. On descend dans un canyon noir, Parsemés de jolies dunettes décorées de quelques brins d’herbe jaunie par l’hiver. Après avoir un peu cafouillé, nous comprenons qu’il nous faut descendre jusqu’aux berges de la rivière par un raidillon qui passe dans un pierrier très instable (puisque remanié par le gel hivernal et quasi non fréquenté depuis) On prend notre temps, ce n’est pas l’endroit pour se faire mal (d’autant que j’ai oublié de prendre la petite balise de détresse bien sûr), la photo comme toujours ne rend pas justice à la raideur du passage… Nous voilà au fond du canyon, où nous allons longer la rivière, parfois sur des corniches de neige où nous essayons de nous faire aussi légers que possible… Une vraie petite aventure dans un site sans doute hyper fréquenté en été, on jubile derechef ! Nous voilà à Hafragilfoss, Avec son petit lagon d’eau tranquille, qui contraste avec le grondement de la rivière qui résonne entre les parois du canyon. Petite pause vraiment bucolique un peu plus loin : il fait si bon à l’abri du vent au pied de la falaise de basalte qui renvoie la chaleur accumulée au soleil matinal. Il nous faut à présent remonter sur le plateau, d’abord par un sentier bien tracé, puis un peu au pif en faisant un compromis entre ma trace GPS estivale et la neige accumulée cet hiver. Arrivés en haut, il nous faut chausser les raquettes pour les derniers km jusqu’au fourgon. Ouf ! Superbe balade où nous n’avons vu absolument personne. 5h en prenant tout notre temps Alors que nous arrivons sur le parking où c’est l’effervescence (il y a même des bus immanquablement attirés par les toilettes), le soleil nous abandonne. Quel timing ! Un peu de neige à nouveau alors que nous retournons vers Myvatn, puis le soleil réapparait quelques instants alors que nous passons près de l’usine de diatomée aux eaux azur avant de retrouver quelques flocons épars. Check météo : c’est décidé, on file vers le nord-ouest ! C’est la course avec les nuages, on retrouve le soleil à Akureyri, capitale du Nord magnifiquement située où nous faisons quelques courses avant de poursuivre par la 1 puis la 68 vers Holmavik. Voilà, le mauvais temps est derrière nous. Pas grand-monde non plus par ici, quelques fermes isolées, quelques moutons et chevaux. On se pose pour la nuit près d’une plage où les billes de bois ont été soigneusement collectées et rangées. Il faut dire que ces troncs semi-immergés constituent un vrai danger pour les quelques petits bateaux de pêche qui sillonnent les fjords. Ici aussi plein d’oiseaux qui s’habituent très vite à notre présence et finissent par nous oublier.
Samedi 21/05/16 Beau temps ! La météo avait vu juste ! Plein d’essence à Holmavik puis nous poursuivons sur la 643 en direction de Krossness (la piste vient d’ouvrir !) Nous passons à Djupavik, certainement une ancienne station baleinière, où nous voyons notre premier phoque, assez farouche… La route longe patiemment les courbes de chaque fjord où les maisons se font de plus en plus rares. Puis elle s’élève jusqu’à un joli lac d’allure assez andine je trouve. Ici on est si loin de tout que l’on garde tout ce que la mer dépose sur les côtes, ça pourrait servir un jour ! Peu après cette inattendue montagne rouge, nous arrivons à Nordurfjordur (de ce village de pêcheurs, on peut affréter un bateau vers le Hornstrandir mais c’est plus loin et donc plus cher que depuis Isafjordur, à moins de viser la côte est bien sûr) puis à Krossness, terminus de la piste, pour une baignade bien méritée… Tentative avortée (neige) sur la piste 647 pour aller jusqu’à Munadarnes (nous y sommes allés à pied du coup, bof) Nous retournons vers Holmavik pour analyser la météo (à faire plusieurs fois par jour car ça change tout le temps) puis nous décidons d’aller via la route 61 sur la piste 635 qui vient d’ouvrir elle aussi ! Partout chevaux et cygnes sauvages semblent faire bon ménage. C’est fou comme le Hornstrandir semble accrocher les nuages ! D’ailleurs il est encore très enneigé… La lumière de fin de journée est superbe quand nous découvrons la baie de Kaldalon, au débouché d’une langue glaciaire du Drangajokull, seul glacier des fjords du Nord Ouest. Une piste mène jusqu’aux premières moraines glaciaires, d’où nous partirons demain pour marcher jusqu’au glacier. Mais d’abord profitons du beau temps et allons jusqu’au bout de cette très belle piste. Cette maison idéalement située sur cette petite presqu’île semble occupée, on est samedi… Nous arrivons à Unadsdalur et nous posons pour la nuit à côté de la mignonne petite église, au bord de l’eau, juste à l’embouchure d’une rivière : comme toujours c’est un spot idéal pour les oiseaux dont l’observation va nous occuper toute la soirée ! Je ne connais pas le nom de ces petits oiseaux marrons au sol et bicolores en vol. Un grand corbeau va à plusieurs reprises venir les embêter. Nous observerons aussi amusés un trio de canard colvert (une femelle et 2 mâles = problème !) Les eiders sont toujours aussi craintifs dès qu’ils aperçoivent une silhouette humaine (par contre indifférents au fourgon), c’est la débandade dès qu’on s’approche à pied. Au loin Isafjordur, capitale des fjords du Nord Ouest (base de départ pour des navettes en bateau vers le Hornstrandir) et un peu plus près le phare de l’Ile de Aedey.
Dimanche 22/05/16 Toujours autant d’activité chez les zoziaux au réveil ! Mais quand dorment-ils ? Beau temps comme prévu, quelle chance décidément avec la météo ! Nouvel éclairage sur Aedey qui semble plus proche. C’est là que nous avons dormi : nous n’avons vu personne dans le secteur, à part un camion de pompier allemand inoccupé garé un peu plus haut. Nous nous garons à l’extrémité de la piste au pied des grandes moraines : 5 km nous séparent du glacier lui-même. Il faut remonter la rivière en restant rive gauche, le sentier est cairné et quasi plat. Quelques flaques sont encore partiellement gelées. Ailleurs c’est déjà un peu le printemps. Encore quelques névés. Le glacier se mélange avec les nuages et seule l’ombre portée de la montagne sur le glacier le matérialise vraiment. L’eau des flaques gelées s’évaporant au fil des jours de beau temps, un tintement cristallin attire mon attention. La glace se fendille sous l’effet de la pesanteur comme les pierres se sont fendues sous l’effet du gel. Nous voilà au pied du glacier, d’allure vraiment débonnaire. Cette pente très douce nous incite à essayer d’y monter mais hélas, la neige est très molle (j’ai marché pendant quelques dizaines de minutes en T-shirt, seule fois de ces vacances) et la marche y est épuisante ! Erreur de casting, nous avons pris les crocs (nous attendant à devoir traverser moult ruisseaux, ce qui ne fut pas le cas) alors qu’il aurait fallu les raquettes ! Retour au fourgon (3h en prenant son temps pour cette balade à recommander !), puis nous reprenons la belle piste 635 vers le sud. Ces cailloux ont été déposés par le glacier qui allait autrefois jusqu’à la mer… Au sortir de la baie de Kaldalon, un aigle pêcheur décolle soudain sous nos yeux ébahis ! Ils sont deux, et vont se poser un peu plus loin sur un petit récif… Comme toujours nous n’avons pas le bon objectif : vite, vite on change et on déploie des ruses de sioux pour nous approcher à pied sans nous faire voir. C’est loupé pour le plus attentif, l’autre est toujours sur son rocher, un peu loin certes mais nous sommes ravis de cette rencontre inattendue. Une petite photo de pavot arctique au gros téléobjectif en passant… j’adore ces fleurs ! Pause-déjeuner tout au bout d’une amusante piste de sable qui mène au bord de la mer, puis nous reprenons la piste, quand, en pleine digestion, je diagnostique tout de go une baleine ! Fred, habitué à mon tempérament optimiste et prompt à voir des choses « inattendues » se retient de ricaner quand lui aussi aperçoit un souffle ! Ah ! Je n’avais pas rêvé ! Voilà les preuves ! En fait nous verrons (de très loin) une demi-douzaine de baleines (sans doute des rorquals communs) le long de la 635 donc puis de la 61 dans le fjord d’Isafjordur. Je détaille avec intérêt la péninsule du Hornstrandir où nous irons peut-être cet été, en particulier cette faille impressionnante (uniquement sous cet angle, en fait la vallée est plus douce et large qu’il n’y parait) Les fjords se succèdent Puis nous arrivons à Isafjordur dont le port abrite pour une fois de vrais voiliers ! La ville est agréable, bien que très calme en ce dimanche après-midi. Petit point routes et météo : la piste vers Skalavik vient d’ouvrir, allons-y ! Le temps se gâte un peu et au sortir du tunnel de Bolungarvik, le ciel est gris. La route (réservée aux 4X4) est très amusante puisqu’on chemine sur quelques dizaines de mètres entre de hauts murs de neige. On se pose au camping gratuit de Skalavik, où nous sommes seuls. L’endroit semble en tout cas très apprécié des oiseaux !
Lundi 23/05/16 Il fait beau, c’est inattendu mais on décide d’en profiter tant que ça dure. Nous sommes entourés de falaises abruptes et il n’est pas facile de randonner par ici alors nous quittons la baie, repassant dans la zone enneigée, puis devant les séchoirs à poissons de Bolungarvik, Faisons un petit tour sur le port du village (nombreux bateaux de pêche) puis prenons la piste 624 vers Saebol qui vient elle aussi d’ouvrir et est aussi réservée aux 4X4, d’autant plus qu’un petit panneau indique la possibilité d’y randonner. Pas de balisage mais on se doute qu’il faut grimper vers ce qui semble être un austère cirque hyper minéral. Nous voilà arrivés dans l’amphithéâtre, et nous remontons le joli ruisseau. Un peu plus tard en saison, le coin doit être vraiment charmant. Le beau temps se maintient pour le moment. On remonte jusqu’au pied des falaises mais de lac, point ! Redescente tranquille vers le fjord, avec une vue superbe, jusqu’au fourgon. La période de beau temps s’achève dans le nord, alors nous partons plus au sud, pour attraper le ferry Baldur à Brjanslaekur. Nous passons rapidement devant la cascade de Dyngjandi, faisons un petit détour pour une trempette à Reykjafjardarslaug (la piscine est HS, seul le bassin naturel est utilisable) Un huitrier pie pas très malin a pondu juste au bord de la route à 5m du bain chaud si bien qu’il abandonne ses œufs à chaque passage d’humain (mais les voitures ne le dérangent pas) Ces 3 œufs semblent mal partis… Il fait un temps pourri quand nous prenons le ferry presque vide (pas de photos) jusqu’à Stykkisholmur, sur la péninsule de Snaefellsness, où nous arrivons vers 20h30. On se pose pour la nuit près d’un petit lac pas loin de la ville, le vent se lève et va souffler toute la nuit. Jusqu’à présent, chose incroyable pour l’Islande, nous avons eu très peu de vent. Mardi 24/05/16 Voilà une semaine que nous sommes arrivés en Islande et nous avons eu jusqu’ici beaucoup de chance avec le temps. Aujourd’hui c’est différent : il fait gris et ça souffle très fort. 100 km/h selon la météo ! Les montagnes sont dans les nuages, les paysages sont bouchés, alors nous allons voir des zoziaux ! Même les énergiques sternes arctiques restent au sol, toutes dans le même sens, en attendant que ça se calme… Direction le phare de la pointe ouest de la péninsule de Snaefellsnes. Pas facile de faire des photos nettes dans ces conditions… Pour la première fois cette année, nous voyons des guillemots et bien sûr des pétrels, le plus souvent en couple, tandis que les guillemots sont plutôt en « tas » Activité intense chez les pétrels pour construire leurs nids : ils font des va et vient incessants entre la falaise et une zone herbeuse où se trouve en plus une mare de boue (asséchée) qui sert de liant à l’herbe qu’ils arrachent à grands coups de bec. Nous regagnons le fourgon, et reprenons la piste vers une zone autrefois habitée par des pêcheurs du temps des vikings: c’est le seul endroit sur la côte où celle-ci permet la mise à l’eau d’embarcations. En route, nous remarquons un couple de lagopèdes. Il reste quelques murs de pierre de lave et avec ce temps il est aisé d’imaginer ce qu’a pu être la vie de ces gens… La route 570 qui traverse la péninsule au niveau du Snaefellsjokull est dans les nuages et en plus fermée donc nous longeons la côte jusqu’à Arnastapi. Bonne surprise cet endroit ! Certes il y a du monde mais comme toujours dès qu’on fait 300 m il n’y a plus grand monde mais plein d’oiseaux (quasi uniquement des pétrels au nid, et des eiders en mer) et une côte très découpée et spectaculaire. J’adore cette maison et sa jolie clôture moussue ! Ne pas manquer depuis l’arche en face du parking de longer la côte vers l’est jusqu’au petit port de Arnastapi : plusieurs gouffres communiquant avec l’océan truffés d’oiseaux ! Nous reprenons la route vers l’est pour quelques km jusqu’au site de Ytri Tunga, connu pour sa colonie de phoques. Nous en voyons quelques- uns qui se prélassent sur un rocher jusqu’à ce que la marée montante les en déloge. Un local nous indique qu’ils sont toujours là le matin à marée haute, alors nous décidons de revenir le lendemain dans l’espoir de les voir dans de meilleures conditions. Nous trouvons un coin de bivouac au bord d’une piste qui mène à la rive est de la petite baie de Budir, où batifolent quelques phoques venus s’abriter du ressac.
Mercredi 25/05/16 Temps couvert au réveil et en arrivant à Ytri Tunga, et en plus pas de phoques ! Sans doute la mer est-elle trop agitée ? La mer n’est pas tout-à-fait haute alors on traine, on attend, mais de phoques…point. Je propose alors à Fred de remonter un peu la côte vers le nord, là où l’on voit de grosses vagues se briser sur la falaise. Nous effrayons quelques oiseaux, et alors que le soleil apparait soudain, de façon tout-à-fait imprévue, nous apercevons un phoque sur un rocher, en bordure d’une sorte de « piscine » d’eau calme cernée par le ressac. Il y a là quelques mamans phoques accompagnées de leurs petits, c’est trop mignon : les mamans n’ont d’yeux que pour nous et les petits que pour leur mère ! Cette éclaircie inespérée tombe à pic ! Au loin le Snaefellsjokull est toujours dans une épaisse couche de nuages : nous ne le verrons pas cette fois ! Il y a toujours autant de vent et ça creuse ! Après une pause déjeuner nous repartons vers l’est en direction des grottes de Surtshellir (après Reykholt et Husafell) Je réalise à l’occasion d’un point route/météo que la piste 550 a ouvert aujourd’hui ainsi que la 551 qui mène au glacier Langjokull : quelle chance ! Hop là, il y a une autre éclaircie, on file vers le glacier et on ira aux grottes demain ! On fuit donc le mauvais temps qui est juste un peu plus au nord…et nous arrivons au pied du glacier, où un bulldozer travaille au déneigement du bout de la piste qui mène au refuge, il n’est pas au bout de ses peines ! Une compagnie propose des tours en camion sur le glacier, on voit ici les traces du camion. Nous préférons y aller seuls, moins loin certes mais à notre rythme, alors nous chaussons les raquettes (il fait 8°C et la neige est très molle) Les sommets sont dans les nuages. On arrive bientôt à l’altitude du refuge. Il faut bien analyser le terrain pour ne pas se retrouver les pieds dans l’eau ! Le ciel est superbe mais la grimpette face au vent de plus en plus fort est épuisante. Tout petit sur l’immense glacier, nous apercevons le camion qui avance tout doucement. Finalement le vent forcit encore et le ciel se couvre, demi-tour, nous avons notre compte et retrouvons avec plaisir le confort douillet du fourgon. On reprend la piste 550 vers le nord puis tournons à droite vers la piste qui mène aux grottes. On se pose pour la nuit au bord de la rivière. Ouf !
Jeudi 26/05/16 Quelques km nous séparent du parking des grottes de lave : la dernière fois nous avions visité Surtshellir (1970 m de long), la plus proche et la plus aisée à explorer. Cette fois nous espérons trouver une entrée pour Stefanshellir (1520 m), non balisée (en dehors de quelques cairns) car assez labyrinthique et plus fragile car on y trouve quelques stalactites et mites de lave ou de glace. Il reste encore plein de neige dans les entrées des grottes ce qui complique un peu les choses. Nous trouvons tout de même assez facilement une entrée pour Stefanshellir (cairnée) et nous y descendons prudemment. Il est 7h du matin, il n’y a personne, le sol est tapissé de glace et absolument chaotique : ce n’est pas l’endroit pour se faire mal ! Au moins sommes-nous à l’abri du vent, qui se déchaîne aujourd’hui comme hier ! Nous n’allons pas bien loin tant le cheminement est difficile (d’autant que nous n’aurons l’idée de mettre nos crampounets qu’au bout d’un temps certain…ce qui change tout !) En effet nous découvrons quelques stalactites de glace et de lave, que nous éclairons tant bien que mal pour les immortaliser. Certes ce n’est pas Lascaux mais c’est amusant ! Nous retrouvons une sortie un peu plus aisée que notre entrée… Retour vers le fourgon sous une averse d’énormes gouttes de pluie (première vraie pluie depuis que nous sommes en Islande) horizontale, aïe, aïe, aïe ! Du coup nous allons faire un petit tour dans la grotte de Surtshellir (entrée N°1) histoire de comparer avec Stefanshellir : atmosphère complètement différente ! Elle est beaucoup moins froide et humide, pas de glace, pas de stalactites. Nous avançons un peu plus loin dans la grotte jusqu’à ce que je réalise que ma lampe frontale est à plat et que l’autre lampe est du Made In China ! Demi-tour donc tant qu’elle fonctionne ! Ouf, on a trop chaud dans ces grottes abritées du vent avec nos grosses doudounes + vestes de pluie. Déjeuner, puis on reprend la route vers le sud, longeant le lac Thingvallavatn où nous rencontrons une très sympathique bergère islandaise ! Dans les fermes on trouve surtout cette race de chien ou des border collies. Avec ce temps pourri, autant rouler, alors on pousse jusqu’à Hjorleifshofdi, un peu à l’est de Vik, où nous nous arrêtons pour la nuit. Vendredi 27/05/16 J’ai beau scruter la carte météo sous tous les angles, je ne vois guère d’espoir d’amélioration au niveau de la météo. J’avais plus ou moins envisagé d’aller dans la vallée de Thorsmork mais il nous semble idiot d’aller prendre des risques sur une piste réputée difficile pour ne rien voir avec ce temps bouché. Nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur et comme la pluie n’est attendue qu’à partir de midi, nous décollons de bonne heure pour faire les « marronniers » que nous avions toujours évités lors de nos précédents voyages, craignant la foule. Il est 6h du matin quand nous arrivons à Reynisdrangar et il y a déjà quelques personnes ! Nous grimpons ensuite sur la falaise (un sentier part de la petite église de Reynir) dans l’espoir d’y voir des macareux, mais de macareux…point, uniquement des pétrels, et encore, pas beaucoup. La grimpette est tout de même récompensée par la vue, sur les pics basaltiques (c’est amusant car depuis Reynisdrangar on n’en compte que 2 !) et sur Dyrholaey à l’ouest, qui disparait peu à peu dans la soupe. En redescendant nous inspectons l’endroit bruyamment défendu par un couple d’huitriers pie et découvrons deux petits oisillons, posés à même le sol. Ces oiseaux ne font pas de nid ! Nous reprenons le fourgon pour aller à Dyrholaey, temps de plus en plus bouché ! Allons faire un tour au Solheymajokull, langue glaciaire du Myrdallsjokull, accessible par une piste qui vient d’ouvrir. Il pleut, il y a foule sur le parking, pas envie… On décide de revenir ce soir en clandestin car on est sûr de se faire regarder de travers par les guides touristiques si on va sur le glacier sans utiliser leurs services. Nous reprenons la route N°1 vers Hvolsvöllur, histoire de faire un point météo. En effet il est plus difficile dans cette région sud hypertouristique de trouver de la 3 ou 4G que partout ailleurs en Islande ! Alors que nous passons le pont sur la Markafjlot, nous remarquons une éclaircie sur l’embouchure de la vallée de Thorsmork… Plein d’eau et d’essence à Hvolsvöllur, prévisions météo toujours aussi décourageantes, puis nous repartons vers Solheymajokull. L’éclaircie sur la Markafjlot est toujours là, encore plus belle même ! On se regarde et hop c’est décidé, on tente Thorsmork. Il est 14h, nous ne reprenons l’avion qu’après-demain matin, on a le temps ! Nous voilà dans la vallée de la Markafjlot et il y a carrément du ciel bleu vers l’est et c’est là que nous allons, yes ! On croise quelques voitures impressionnantes, qui nous regardent bizarrement, ce qui n’est pas fait pour nous rassurer… 1er gué gentillet, annoncé à 30 cm d’après mon guide. Plutôt 20 aujourd’hui, hé, hé… 2ème gué débonnaire… Pour le 3ème gué, il y a plus de courant alors on ne s’arrête pas pour la photo. Nous avons le soleil dans le dos et les couleurs sont superbes sur la Markafjlot dont ce 4X4 s’amuse à explorer les méandres (le hors-piste est formellement interdit en Islande sauf apparemment dans le lit des rivières qui se remodèle à chaque crue) Nous sommes en contrebas du célèbre Eyjafjallajokull dont le volcan a défrayé la chronique en 2010. Les gués se succèdent alors que le ciel se couvre. La prudence est de rigueur dans cette eau opaque qui dissimule d’éventuels obstacles. Un tourbillon très localisé soulève d’énormes quantités de sable. Nous reconnaissons l’Einhymingur, emblématique montagne de Thorsmork, que tous ceux qui ont fait le trek du Laugavegur reconnaitront aussi. Le Gigjokull, langue glaciaire de l’Eyjafjallajokull apparait : 2 pistes y mènent. Nous choisissons au pif la 2ème , celle de l’est (sans doute le temps que l’idée d’y aller ne nous monte au cerveau), mais un passage avec de grosses pierres nous oblige à faire demi-tour et à prendre la piste ouest. Encore un ou deux gués avant d’arriver au pied du Gigjokull. Avant l’éruption de 2010, le Gigjokull vêlait dans un lagon parsemé d’icebergs. Une énorme coulée de lave a fait disparaitre le lac ! Vous trouverez des photos sur Google Image. La piste mène donc à présent presqu’au pied du glacier dont le front est percé d’une grotte de glace. Impossible toutefois sans se mouiller de traverser la rivière qui nous sépare de celle-ci : une autre fois car nous sommes pressés de finir la piste tant qu’il fait beau. Remarquez tout en haut de la falaise la petite arche, mais surtout les traces laissées autrefois par le glacier, très haut sur la falaise polie par son avancée. Impressionnant ! Quelle journée ! Le ciel est noir lorsque nous arrivons à la jonction de la Krossa et de la Markafjlot, au pied du Valahnukur. Il y a ici une passerelle pour ceux qui ne souhaitent pas tenter le très dangereux gué qui mène à Husadalur, le camp principal de la vallée de Thorsmork. Nous continuons en rive G de la Krossa vers Basar, autre refuge dont l’accès est plus aisé en voiture. Vers 19h (oui, nous prenons notre temps pour déguster cette piste et ces lumières incroyables !), nous nous arrêtons pour faire une petite rando vers la cascade de Stakkholtsgia. On remonte le ruisseau en rive gauche dans une vallée encaissée parfaitement éclairée par le soleil du soir. Nous gardons les pieds secs jusqu’aux derniers 50 m (c’est toujours comme ça) : nous déchaussons-rechaussons pour un premier gué, immédiatement suivi d’un deuxième beaucoup plus long puisqu’il faut carrément remonter la gorge dans la rivière. Les crocs sont bien sûr restées dans le fourgon. Je sacrifie mes chaussures pour aller voir en amont comment ça se présente : il faut ensuite grimper sur un pont de neige en voie de fonte et l’on découvre enfin la cascade qui n’est pas très photogénique car masquée par des replis rocheux. Bref, je fais quelques photos et les montre à Fred qui s’en contente et garde les pieds secs ! Demi-tour toujours sous le soleil et alors que nous arrivons au débouché du canyon, nous apercevons un…renard arctique, qui ne nous a pas vus, occupé qu’il était à gagner la rivière pour s’y désaltérer ! Bien sûr je n’ai que le 24-105, trop court pour la circonstance mais j’ai tout de même le temps de déclencher quand il détecte enfin notre présence et détale à toute vitesse. Quelle journée ! Allez c’est pas fini, on continue, encore un gué, et ce ciel ! Mais quelle journée ! On s’amuse comme des enfants à traverser et retraverser juste histoire de faire quelques photos, avec cette lumière d’apocalypse Qui rend cette mousse fluorescente ! Et voilà, le dernier gué, le plus gros, avec un arc en ciel en prime ! C’est l’apothéose ! D’après mon guide, le gué le plus profond serait de 80 cm (comme celui sur la Krossa vers Husadalur mais avec beaucoup moins de courant et de grosses pierres) Je ne pense pas que nous ayons eu plus de 60 cm, avec toujours un courant raisonnable.
Nous reconnaissons le camp de Langidalur où nous étions passés il y a 3 ans lors de notre trek vers Skogar, puis nous arrivons au camp de Basar vers 20h00, toujours accompagnés de notre arc-en-ciel ! Le gardien est là, nous nous acquittons des 3000 kr pour la nuit et allons nous poser dans le camping presque vide. Nous nous endormons alors que l’arc en ciel est encore là : il a donc duré au moins 2 heures ! Ah ! Quelle journée magique, tellement inespérée alors qu’elle avait commencé de façon si ingrate…
Samedi 28/05/16 Le miracle continue : en dépit des prévisions, il fait beau ! C’est incroyable, il y a bien un microclimat dans cette vallée. A l’est de Basar, c’est-à-dire plus haut dans la vallée de la Krossa, le ciel est sombre mais le Valahnukur resplendit dans le soleil matinal. Deux passerelles nous permettent de traverser sans risque les deux bras de la Krossa et de rejoindre le camp de Langidalur. Nous nous élevons sur les pentes du Valahnukur, ce qui nous permet d’apercevoir à nos pieds Langidalur et au loin de l’autre côté de la Krossa notre petit fourgon. Ici c’est le printemps, quel plaisir que ce vert tendre après 10 jours de neige et de cailloux. Je comprends à présent pourquoi les Islandais adorent cet endroit, que nous avons le privilège de découvrir seuls. A l’est c’est le Mordor. A l’ouest il fait beau même si l’Eyjafjallajokull reste coiffé de nuages. En contrebas on devine le chalet d’Husadalur et l’on peut suivre le cours de la Markafjlot jusqu’à l’océan.
Au nord-est l’Einhymingur et Hattafell, puis d’autres montagnes inconnues pour nous. Nous voilà presqu’en haut, nous surplombons les collines boisées où passe le Laugavegur juste avant l’arrivée à Langidalur. Au sud, Basar et la vallée de Hvanngil et derrière la crête escarpée qui mène vers Fimmvorduhals Gros plan sur les séracs de l’Eyjafjallajokull Voici en « vue aérienne » le gué vers Langidalur Vers l’ouest la Krossa et l’Eyja et au loin l’océan. Immédiatement à l’ouest du Valahnukur de jolies montagnes de rhyolite et le sentier qui mène de la première passerelle vers Husadalur (je suppose qu’il en existe un autre qui passe par le bas) Nous profitons à fond du panorama, et c’est un vrai plaisir de reconnaitre certains sommets (aidés en cela par la table d’orientation), puis nous descendons vers Husadalur, du côté abrité du vent de la montagne : aussitôt on enlève 2 couches ! Ah qu’il fait bon au soleil et à l’abri du vent ! Plus bas, nous traversons une jolie vallée boisée, par endroit fleurie de lupins, avec de vrais arbres même si les glaciers ne sont jamais bien loin. Il y a de petits airs de Norvège par ici… Nous remarquons l’absence totale d’eau dans les nombreux ruisselets rencontrés, alors que les glaciers sont « sales » comme en fin d’été et que la neige a complètement disparu sauf sur les plus hauts sommets. Comme une impression de sécheresse ! Du coup nous voilà complètement rassurés pour la piste du retour que nous parcourons tranquillement cette fois sans nous arrêter (1h15, 25 km et une dizaine de gués) Nous passons rapidement à Reykjavik, encore sur notre petit nuage dont nous avons du mal à redescendre (bah, on la visitera une autre fois) et poursuivons jusqu’au phare de Gardur, situé à une quinzaine de km de l’aéroport de Keflavik où il est permis de camper gratuitement. Bagages, nettoyage, rangement… Nous prenons l’avion demain à 7h40, passant le relai à notre plus jeune fille Marion et son amie Nadia… A suivre
Voici le récit illustré de notre récente virée islandaise

Il me reste à insérer pas mal de photos, ma connexion est capricieuse donc je ferai ça plus tard. Edit : le récit est achevé.
Une petite vidéo de la piste vers Thorsmork : 14 gués et un paysage fantastique!
En plus une petite vidéo de la piste vers Thorsmork, 14 gués dans un paysage fantastique!
Cliquer ici pour le récit illustré.
Bonne lecture!
Marie
Le texte seul:
ISLANDE MAI 2016 4ème voyage en Islande, on adore ce pays ! Juillet 2003 : 1er voyage en famille camping-car : émerveillement et petite frustration de ne pas pouvoir aller « partout » sites.google.com/...elaterreislande/Home
Juillet 2012 : 2ème voyage toujours avec nos 3 enfants en louant sur place un 4X4 et en emmenant le matériel pour bivouaquer où bon nous semble : même émotion que la 1ère fois, décidément ce pays a tout pour nous plaire. sites.google.com/...sterresdislande/home
Juin 2013 : 3ème voyage juste nous 2 les parents pour faire le trek Landmannalaugar Skogar, en tout début de saison : pas grand monde et météo sympa ! sites.google.com/...nnalaugarskogar/home
Pour ce 4ème voyage, nous avons la chance de disposer d’un fourgon aménagé 4X4 : la formule idéale je pense pour profiter en toute liberté de cette île au climat si fantasque. Nous n’avons pas de programme pré-établi mais avons répertorié les randos qui pourraient nous plaire. Nous allons avancer au fil de la météo : flexibilité et opportunisme sont au programme ! Les enfants ont grandi et sont maintenant (relativement) autonomes, c’est l’occasion de découvrir l’Islande autrement qu’en été ! Nous réservons donc en novembre la traversée sur le Norröna (Cie Smyril Line), appareillage du Danemark (Hirtshals) le samedi 14 mai à 15h, courte escale à Torshavn aux Féroé le 16 mai et arrivée à Seydisfjordur en Islande le mardi 17 mai à 9h00. Nous espérons voir des paysages encore enneigés, pouvoir profiter des longues journées de printemps, et d’une fréquentation touristique encore raisonnable. Certes la plupart des pistes de l’intérieur seront fermées mais comme nous y retournerons en août, aucune frustration ! Préparatifs : En plus de l’incontournable Google Earth, des cartes compatibles garmin pour mapsource ourfootprints.de/...apsource-island.html, j’ai utilisé la carte Michelin Islande (très bien mais échelle un peu grande), téléchargé l’appli wikiloc sur mon smartphone avec la carte d’Islande (utilisable offline) et les parcours qui nous intéressent, acheté un petit bouquin pas mal du tout qui répertorie les pistes : Trackbook, 58 highland adventures de Melina Lindenblatt et Mathias Gottenauer. Pour le fourgon, nous y avons rajouté un snorkel afin d’être sereins pour les gués, des plaques de protection à l’avant et pour la boite de transfert, des pneus tout terrain, procédé à la mise à l’air du pont arrière, embarqué mèches et compresseur, sangle de traction et manilles, pelle et plaques de désensablement. Après avoir hésité jusqu’au dernier moment, nous embarquons raquettes et crampounets (microspikes de Kahtoola) : l’étude des webcams sur le site www.road.is montre qu’il reste encore pas mal de neige dans le nord-est en particulier. Je mets en marque-page sur mon portable ce site www.road.is qui informe en temps réel sur l’état des routes et les ouvertures de pistes, et en.vedur.is/ pour suivre plusieurs fois par jour l’évolution de la météo. Je prévois d’acheter à notre arrivée une carte sim SIMINN, qui placée dans un petit routeur wifi va nous permettre une connexion facile à internet pour un coût très raisonnable www.siminn.is/prepaid/
Vendredi 13 mai 2016 Départ de Nancy vers 8h00, traversée pénible de l’Allemagne (70 km/h de moyenne par les autoroutes…), et nuit au Danemark un peu après la frontière en bord de mer. Déjà 1000 km au compteur, encore 240 jusqu’au bateau… Samedi 14 mai 2016 Route parfaite au Danemark, nous arrivons comme des fleurs avec 3h d’avance à Hirtshals. Le temps de faire un tour rapide sur le port où trainent 1 ou 2 plates-formes pétrolières (c’est graaand !), de voir arriver le Norröna, de manger un morceau, le guichet de pré-embarquement ouvre à 12h30. J’indique que je souhaite débarquer avec le fourgon aux Féroé (j’avais eu auparavant confirmation par mail que c’était possible), si bien que nous embarquons parmi les derniers, après une très longue attente due à l’inspection des innombrables semi-remorques (chien renifleur + miroir) qui composent au moins les 4/5ème du chargement. Quelques bus de tourisme, des voitures et quelques camping- cars plus ou moins équipés nous accompagnent. A cette époque, le Norröna transporte énormément de fret. Nous appareillons avec 3h de retard, alors que souffle un fort vent de nord-ouest.
Dimanche 15 mai 2016 Les heures s’écoulent lentement… Lundi 16 mai 2016 Enfin un peu d’action ! L’escale prévue de 5h à 14h est amputée des 3h de retard à l’appareillage, que le bateau face au vent et à la mer n’a pas pu rattraper. Nous arrivons donc à 8h à Torshavn, capitale des Féroé (50000 habitants, 80000 moutons). Le ciel est bien bas Peu importe, nous débarquons les premiers (enfin après un certain nombre de camions), ravis de respirer un peu d’air frais (les passagers des bus allemands et polonais fument et picolent 24/24, même en zone non-fumeur, beurk !) Il est déjà 9h00 et nous devons être de retour pour 13h : tout petit aperçu des îles Féroé en quelques photos. Les montagnes d’origine volcanique plongent dans la mer, quelques coquets villages reliés par des routes audacieuses où se serrent les unes contre les autres de jolies maisonnettes aux couleurs vives. Un climat très humide avec de rares lueurs solaires (températures moyennes de 11°C en été, 4°C en hiver), un printemps tardif (les arbres sont encore « tout nus ») Le pays vit de la pêche depuis « toujours » et la moindre crique même minuscule pas trop exposée aux vents dominants a permis l’implantation d’un petit hameau. Nous réembarquons rapidement, appareillons à 14h00, passons entre les îles, reconnaissons le petit village de Gjov où nous étions tout-à-l’heure, au pied du Slættaratindur, sommet de l’archipel (880 m), puis c’est la haute mer…
Mardi 17 mai 2016 Après une 3ème nuit à bord, notre 1er regard se porte vers le nord-ouest et oui ! C’est enfin l’Islande, encore bien enneigée comme nous l’espérions ! Nous embouquons le fjord de Seydisfjordur, sous les nuages mais une lueur d’espoir se profile au Nord-est… Au sud, l’atmosphère est franchement austère et hivernale mais de l’autre côté, ça sent le printemps ! Un regard en arrière sur l’entrée du fjord… Voilà Seydisfjordur, sous le soleil à présent ! Nous débarquons les premiers, avant les camions ! Petit salut des douaniers et nous voilà déjà sur la route qui monte sur les hauts plateaux dominant le fjord : de la neige d’un blanc éclatant partout, du ciel bleu orné de crème chantilly ! Nous jubilons ! Passage rapide à Egilstadir pour faire le plein de bouffe, acheter la carte sim pour les data (le beau temps devrait durer quelques jours !!), puis nous prenons la route 94 vers le nord et les monts Dyrfjoll. Et au milieu coule une rivière…. Il y a des centaines d’oies et de cygnes partout dans cette large vallée, nous n’en avons jamais vu en si grand nombre ! La brèche caractéristique du Dyrfjoll est à présent bien visible, énorme ! A l’est l’immense delta de la Lagafjlot. Nous nous arrêtons au col avant Bakkagerdi et partons équipés de nos crampounets (la neige est bien dure mais la pente est raide) sur la rando de Storurd. Le massif culmine à 1136 m et la neige est présente dès 300 m : atmosphère de haute montagne à quelques centaines de mètres de la mer ! L’heure avance, la neige se ramollit, il est illusoire d’aller jusqu’à Storurd (zone d’énormes éboulis en contrebas de la brèche) donc demi-tour jusqu’au fourgon, impatients que nous sommes de poursuivre notre exploration de ce coin magnifique. Nous longeons la côte ouest du Borgarfjordur, en examinant avec attention la côte est d’où part une rando vers la baie de Brunavik : hum, c’est encore très enneigé… Vue de la face est de la brèche du Dyrfjoll, pas mal non plus ! Au bout de la piste se trouve une ferme à eiders (on en verra plein partout sur la côte nord, elles sont facilement repérables d’abord grâce aux volatiles très nombreux mais aussi du fait de la présence de petits fanions et autres épouvantails destinés à éloigner les importuns- grands corbeaux, grands labes et labes parasites en particulier) Un éperon rocher permet d’observer des pétrels fulmar, espèce d’oiseaux de loin la plus représentée durant notre voyage. Nous prenons la (mauvaise) piste vers Brunavik sur quelques centaines de mètres puis nous préférons stopper avant d’être coincés par la neige. Nous poursuivons à pied, hélas sans les raquettes (les crampounets ne sont pas adaptés car la neige est très molle sur ce versant ensoleillé) et bien qu’avides de découvrir plus avant ces belles montagnes colorées, nous devons renoncer (il faudra revenir !) Vue grandiose sur le Borgarfjordur… Le village de Bakkagerdi est vraiment situé dans un environnement grandiose… Retour vers le sud par la piste 94, où nous essayons d’approcher les oies, fort méfiantes. La compagnie des chevaux leur est plus familière ! Nous trouvons une petite piste près de la route 94 pour passer notre 1ère nuit en Islande : c’est si beau dans la lumière rasante du soleil couchant que j’en ai les larmes aux yeux…
Mercredi 18/05/16 Nous repassons à Egilstadir et comme la route directe vers Vopnafjordur est encore fermée, nous prenons la route N°1 sur quelques dizaines de kilomètres très enneigés. En altitude (relative hein, 300 m environ) la fonte s’amorce timidement, Alors que quelques dizaines de mètres plus bas, elle est plus franche. Nous bifurquons ensuite sur la 85, que nous allons rebaptiser la vallée des cygnes tant ils sont nombreux ! Plein d’essence et pause déjeuner à Vopnafjordur, puis nous continuons sur la belle route 85 qui parcourt une sorte de bout du monde désolé, ponctué de rares fermes dont la plupart semblent abandonnées. Sans doute pas toutes puisque quelques chevaux sont toujours là. Encore des nids d’eiders, toujours situés à l’embouchure d’une rivière où les canards s’amusent à se laisser porter à toute vitesse par le courant ! Partout sur cette côte, du bois flotté venu des forêts de Sibérie : une source inépuisable de matériaux utilisés dans les fermes pour les clôtures. J’ai repéré sur la côte ouest du Thistilfjordur une rando vers Raudanes. Mauvaise surprise la piste d’accès est fermée…mais le départ de la rando n’est qu’à 1.5 km selon wikiloc. On hésite un peu puis on se décide et on a bien fait ! Très vite apparaissent les premières arches basaltiques, avec une profusion d’oiseaux : pétrels, eiders en majorité. A l’est la péninsule enneigée de Langanes miroite au soleil. La côté s’étire vers le nord, ponctuée d’arches volcaniques érodées par les flots. Soudain, alors que je pensais que nous étions trop tôt en saison, surgit un premier macareux, puis un autre ! Alors que sur la côte la végétation n’a pas quitté sa rousseur hivernale, le sommet des rochers abritant des oiseaux, fertilisé par le guano est tout fleuri ! Voilà une bonne place qui semble convoitée ! Un rocher tout blanc attire notre attention, quel succès auprès des oiseaux ! Encore quelques centaines de mètres et nous découvrons émerveillés le clou du spectacle ! Le temps de penser que ce serait fun de photographier l’escargot à travers l’arche, nous découvrons un petit sentier qui mène au bord de l’eau. Et voilà ! Avec du recul, nous remarquons que le rocher blanc est en fait aussi une arche, qui en plus possède une jumelle ! L’endroit est aussi apprécié des oiseaux et…des macareux en particulier, qui ont investi le sommet d’un promontoire herbeux, transformé en forteresse imprenable ! Un véritable HLM avec vue sur mer ! Nous n’avions jamais remarqué le comportement grégaire des macareux : ils décollent ensemble pour aller à la pêche et reviennent tous de façon synchrone, trop marrant ! Nous observons longuement leur manège puis le ciel commence à se voiler, la température fraichit, il est temps de regagner le fourgon (ne faites pas comme nous : mieux vaut revenir par la côte plutôt que de continuer la boucle, parcours plus long et pas palpitant) Nous faisons un petit détour par Asbyrgi, qui ne nous enthousiasme toujours pas (pas de photos), constatons que la piste vers Hjodaklettar est toujours fermée (dommage !) et trouvons un coin pour la nuit pas loin de la 85 après Vogar. Accueil bruyant des sternes qui s’habituent très vite à notre présence.
Jeudi 19/05/16 Derrière cette langue de terre, les montagnes de Viknafjoll : nous approchons de Husavik. Nous profitons des dernières heures de beau temps pour aller nous balader sur la plage et la falaise de Hedingshofdi. Ciel pommelé et femme fardée sont de courte durée, dit le dicton. Aussi nous équipons nous rapidement, ajoutons ce système anti-sterne improvisé mais très efficace (les sternes attaquent le point le plus haut), et nous partons vers la falaise qui surplombe le petit îlot de Lundey. Encore un parc à eiders, comme toujours protégé des prédateurs et piétineurs… Le vent soulève quelques embruns… Peu d’oiseaux sur la falaise en dehors des sempiternels pétrels, mais des chevaux très avides de contact dans la prairie de l’autre côté. Les voilà qui approchent Puis nous passent au nasomètre… C’est étonnant comme leur pelage est inodore et non gras, à la différence des chevaux de chez nous… Si quelqu’un a une explication… Voilà, le soleil est parti, nous reprenons la route, contents de notre bol d’air matinal sous le soleil (balade pas indispensable cependant) Ravitaillement à Husavik (pas d’excursion baleine pour nous, on a déjà donné il y a 13 ans et c’était…bof et très froid !), petite pause au lac chaud à la sortie d’Husavik, où nous nous étions baignés lors de notre premier voyage. Ici le printemps est en avance grâce au microclimat généré par les vapeurs d’eau chaude. Un tout petit zoziau trop mignon et peu farouche se laisse prendre en photo, si quelqu’un connait son nom ? Le ciel est franchement menaçant quand nous arrivons au lac Myvatn où le cratère de Hverfjall à l’arrière-plan semble bien austère. Il est encore partiellement gelé… Quelques beaux ciels
Puis le temps se couvre complètement et il se met même à neigeoter lorsque nous commençons la petite balade de Hofdi, sur la rive est du lac. Cette petite presqu’île boisée, repaire de quelques jolis oiseaux comme ce lagopède encore en tenue hivernale, permet d’avoir une vue rapprochée sur les formations de lave et les pseudocratères qui sont la caractéristique de ce lac, connu par ailleurs pour ses moucherons, déjà présents mais pas encore gênants. Il est encore un peu tôt pour apprécier la végétation printanière, mais mousses et lichens semblent déjà en pleine forme. Nous gardons un très bon souvenir du site de Leirhnjukur à Krafla mais cette fois il neige et le site semble inaccessible. Les quelques touristes présents se contentent d’un aller-retour jusqu’au lac de Viti. Pause-déjeuner, qui porte conseil, un œil sur wikiloc pour apprécier la distance qui nous sépare du site : à peine un peu plus d’un petit km ! (il fait si moche qu’il est difficile d’apprécier les distances) Le temps de chausser les raquettes, le temps s’améliore et il cesse de neiger. Nous arrivons au pied de la montagne orange, dépassons une belle flaque bleue et montons d’abord jusqu’au sommet de cette montagne, ce qui nous permet de réaliser que nous avons fait des émules, qui se dirigent dans notre direction (avec pas mal d’énergie car sans raquettes, on s’enfonce bien !) La neige donne une cartographie des températures du sol. On repart vers le joli cratère miniature en longeant une faille d’où s’échappent de nombreuses fumerolles, Puis pour faire une boucle nous rechaussons les raquettes afin de continuer dans la neige. Le temps de dire à Fred qui marche devant qu’il pourrait y avoir des trous cachés sous la neige, que gloups, le voilà qui disparait presque tout-à-coup ! Pas de mal, bonne rigolade rétrospective, puis on regagne le fourgon sans autre incident. Fred a encore le courage de marcher jusqu’au Viti : je me doute qu’il est gelé et je reste au chaud. Bof en effet, pas de belle couleur bleue of course, ni de bel écrin jaune non plus. Ravis de notre petite escapade « privée », nous prenons sous la pluie la route vers Dettifoss où nous arrivons en fin de journée. Il fait moche, on en a plein les pattes, alors on décide de dormir là (théoriquement no overnight parking mais il n’y a pas de night !) et d’en profiter demain. 2 kangoo aménagés et 2 voitures passeront aussi la nuit sur place.
Vendredi 20/05/16 Nous sommes restés calés sur l’heure française, afin d’éviter la foule et de profiter de la belle lumière du matin, si bien que nous démarrons souvent nos journées de bonne heure. Un 6ème sens ce matin- là me réveille encore plus tôt : il fait beau ! Taïau ! A 6h00, nous partons vers Dettifoss par un sentier bien tracé, raquettes sur le dos, car il reste encore une bonne couche de neige et nous envisageons de pousser jusqu’à Hafragilfoss. Voilà les embruns de Dettifoss ! La cascade étant orientée au nord et malgré l’heure matinale, elle est déjà à contre-jour (le soleil se lève vers 3h) Avec ce ciel clair, il gèle un peu et c’est par endroit une vraie patinoire, en particulier sur la plate-forme d’observation. Au-delà, quelques traces et cairns nous conduisent en aval vers la 2ème chute. On descend dans un canyon noir, Parsemés de jolies dunettes décorées de quelques brins d’herbe jaunie par l’hiver. Après avoir un peu cafouillé, nous comprenons qu’il nous faut descendre jusqu’aux berges de la rivière par un raidillon qui passe dans un pierrier très instable (puisque remanié par le gel hivernal et quasi non fréquenté depuis) On prend notre temps, ce n’est pas l’endroit pour se faire mal (d’autant que j’ai oublié de prendre la petite balise de détresse bien sûr), la photo comme toujours ne rend pas justice à la raideur du passage… Nous voilà au fond du canyon, où nous allons longer la rivière, parfois sur des corniches de neige où nous essayons de nous faire aussi légers que possible… Une vraie petite aventure dans un site sans doute hyper fréquenté en été, on jubile derechef ! Nous voilà à Hafragilfoss, Avec son petit lagon d’eau tranquille, qui contraste avec le grondement de la rivière qui résonne entre les parois du canyon. Petite pause vraiment bucolique un peu plus loin : il fait si bon à l’abri du vent au pied de la falaise de basalte qui renvoie la chaleur accumulée au soleil matinal. Il nous faut à présent remonter sur le plateau, d’abord par un sentier bien tracé, puis un peu au pif en faisant un compromis entre ma trace GPS estivale et la neige accumulée cet hiver. Arrivés en haut, il nous faut chausser les raquettes pour les derniers km jusqu’au fourgon. Ouf ! Superbe balade où nous n’avons vu absolument personne. 5h en prenant tout notre temps Alors que nous arrivons sur le parking où c’est l’effervescence (il y a même des bus immanquablement attirés par les toilettes), le soleil nous abandonne. Quel timing ! Un peu de neige à nouveau alors que nous retournons vers Myvatn, puis le soleil réapparait quelques instants alors que nous passons près de l’usine de diatomée aux eaux azur avant de retrouver quelques flocons épars. Check météo : c’est décidé, on file vers le nord-ouest ! C’est la course avec les nuages, on retrouve le soleil à Akureyri, capitale du Nord magnifiquement située où nous faisons quelques courses avant de poursuivre par la 1 puis la 68 vers Holmavik. Voilà, le mauvais temps est derrière nous. Pas grand-monde non plus par ici, quelques fermes isolées, quelques moutons et chevaux. On se pose pour la nuit près d’une plage où les billes de bois ont été soigneusement collectées et rangées. Il faut dire que ces troncs semi-immergés constituent un vrai danger pour les quelques petits bateaux de pêche qui sillonnent les fjords. Ici aussi plein d’oiseaux qui s’habituent très vite à notre présence et finissent par nous oublier.
Samedi 21/05/16 Beau temps ! La météo avait vu juste ! Plein d’essence à Holmavik puis nous poursuivons sur la 643 en direction de Krossness (la piste vient d’ouvrir !) Nous passons à Djupavik, certainement une ancienne station baleinière, où nous voyons notre premier phoque, assez farouche… La route longe patiemment les courbes de chaque fjord où les maisons se font de plus en plus rares. Puis elle s’élève jusqu’à un joli lac d’allure assez andine je trouve. Ici on est si loin de tout que l’on garde tout ce que la mer dépose sur les côtes, ça pourrait servir un jour ! Peu après cette inattendue montagne rouge, nous arrivons à Nordurfjordur (de ce village de pêcheurs, on peut affréter un bateau vers le Hornstrandir mais c’est plus loin et donc plus cher que depuis Isafjordur, à moins de viser la côte est bien sûr) puis à Krossness, terminus de la piste, pour une baignade bien méritée… Tentative avortée (neige) sur la piste 647 pour aller jusqu’à Munadarnes (nous y sommes allés à pied du coup, bof) Nous retournons vers Holmavik pour analyser la météo (à faire plusieurs fois par jour car ça change tout le temps) puis nous décidons d’aller via la route 61 sur la piste 635 qui vient d’ouvrir elle aussi ! Partout chevaux et cygnes sauvages semblent faire bon ménage. C’est fou comme le Hornstrandir semble accrocher les nuages ! D’ailleurs il est encore très enneigé… La lumière de fin de journée est superbe quand nous découvrons la baie de Kaldalon, au débouché d’une langue glaciaire du Drangajokull, seul glacier des fjords du Nord Ouest. Une piste mène jusqu’aux premières moraines glaciaires, d’où nous partirons demain pour marcher jusqu’au glacier. Mais d’abord profitons du beau temps et allons jusqu’au bout de cette très belle piste. Cette maison idéalement située sur cette petite presqu’île semble occupée, on est samedi… Nous arrivons à Unadsdalur et nous posons pour la nuit à côté de la mignonne petite église, au bord de l’eau, juste à l’embouchure d’une rivière : comme toujours c’est un spot idéal pour les oiseaux dont l’observation va nous occuper toute la soirée ! Je ne connais pas le nom de ces petits oiseaux marrons au sol et bicolores en vol. Un grand corbeau va à plusieurs reprises venir les embêter. Nous observerons aussi amusés un trio de canard colvert (une femelle et 2 mâles = problème !) Les eiders sont toujours aussi craintifs dès qu’ils aperçoivent une silhouette humaine (par contre indifférents au fourgon), c’est la débandade dès qu’on s’approche à pied. Au loin Isafjordur, capitale des fjords du Nord Ouest (base de départ pour des navettes en bateau vers le Hornstrandir) et un peu plus près le phare de l’Ile de Aedey.
Dimanche 22/05/16 Toujours autant d’activité chez les zoziaux au réveil ! Mais quand dorment-ils ? Beau temps comme prévu, quelle chance décidément avec la météo ! Nouvel éclairage sur Aedey qui semble plus proche. C’est là que nous avons dormi : nous n’avons vu personne dans le secteur, à part un camion de pompier allemand inoccupé garé un peu plus haut. Nous nous garons à l’extrémité de la piste au pied des grandes moraines : 5 km nous séparent du glacier lui-même. Il faut remonter la rivière en restant rive gauche, le sentier est cairné et quasi plat. Quelques flaques sont encore partiellement gelées. Ailleurs c’est déjà un peu le printemps. Encore quelques névés. Le glacier se mélange avec les nuages et seule l’ombre portée de la montagne sur le glacier le matérialise vraiment. L’eau des flaques gelées s’évaporant au fil des jours de beau temps, un tintement cristallin attire mon attention. La glace se fendille sous l’effet de la pesanteur comme les pierres se sont fendues sous l’effet du gel. Nous voilà au pied du glacier, d’allure vraiment débonnaire. Cette pente très douce nous incite à essayer d’y monter mais hélas, la neige est très molle (j’ai marché pendant quelques dizaines de minutes en T-shirt, seule fois de ces vacances) et la marche y est épuisante ! Erreur de casting, nous avons pris les crocs (nous attendant à devoir traverser moult ruisseaux, ce qui ne fut pas le cas) alors qu’il aurait fallu les raquettes ! Retour au fourgon (3h en prenant son temps pour cette balade à recommander !), puis nous reprenons la belle piste 635 vers le sud. Ces cailloux ont été déposés par le glacier qui allait autrefois jusqu’à la mer… Au sortir de la baie de Kaldalon, un aigle pêcheur décolle soudain sous nos yeux ébahis ! Ils sont deux, et vont se poser un peu plus loin sur un petit récif… Comme toujours nous n’avons pas le bon objectif : vite, vite on change et on déploie des ruses de sioux pour nous approcher à pied sans nous faire voir. C’est loupé pour le plus attentif, l’autre est toujours sur son rocher, un peu loin certes mais nous sommes ravis de cette rencontre inattendue. Une petite photo de pavot arctique au gros téléobjectif en passant… j’adore ces fleurs ! Pause-déjeuner tout au bout d’une amusante piste de sable qui mène au bord de la mer, puis nous reprenons la piste, quand, en pleine digestion, je diagnostique tout de go une baleine ! Fred, habitué à mon tempérament optimiste et prompt à voir des choses « inattendues » se retient de ricaner quand lui aussi aperçoit un souffle ! Ah ! Je n’avais pas rêvé ! Voilà les preuves ! En fait nous verrons (de très loin) une demi-douzaine de baleines (sans doute des rorquals communs) le long de la 635 donc puis de la 61 dans le fjord d’Isafjordur. Je détaille avec intérêt la péninsule du Hornstrandir où nous irons peut-être cet été, en particulier cette faille impressionnante (uniquement sous cet angle, en fait la vallée est plus douce et large qu’il n’y parait) Les fjords se succèdent Puis nous arrivons à Isafjordur dont le port abrite pour une fois de vrais voiliers ! La ville est agréable, bien que très calme en ce dimanche après-midi. Petit point routes et météo : la piste vers Skalavik vient d’ouvrir, allons-y ! Le temps se gâte un peu et au sortir du tunnel de Bolungarvik, le ciel est gris. La route (réservée aux 4X4) est très amusante puisqu’on chemine sur quelques dizaines de mètres entre de hauts murs de neige. On se pose au camping gratuit de Skalavik, où nous sommes seuls. L’endroit semble en tout cas très apprécié des oiseaux !
Lundi 23/05/16 Il fait beau, c’est inattendu mais on décide d’en profiter tant que ça dure. Nous sommes entourés de falaises abruptes et il n’est pas facile de randonner par ici alors nous quittons la baie, repassant dans la zone enneigée, puis devant les séchoirs à poissons de Bolungarvik, Faisons un petit tour sur le port du village (nombreux bateaux de pêche) puis prenons la piste 624 vers Saebol qui vient elle aussi d’ouvrir et est aussi réservée aux 4X4, d’autant plus qu’un petit panneau indique la possibilité d’y randonner. Pas de balisage mais on se doute qu’il faut grimper vers ce qui semble être un austère cirque hyper minéral. Nous voilà arrivés dans l’amphithéâtre, et nous remontons le joli ruisseau. Un peu plus tard en saison, le coin doit être vraiment charmant. Le beau temps se maintient pour le moment. On remonte jusqu’au pied des falaises mais de lac, point ! Redescente tranquille vers le fjord, avec une vue superbe, jusqu’au fourgon. La période de beau temps s’achève dans le nord, alors nous partons plus au sud, pour attraper le ferry Baldur à Brjanslaekur. Nous passons rapidement devant la cascade de Dyngjandi, faisons un petit détour pour une trempette à Reykjafjardarslaug (la piscine est HS, seul le bassin naturel est utilisable) Un huitrier pie pas très malin a pondu juste au bord de la route à 5m du bain chaud si bien qu’il abandonne ses œufs à chaque passage d’humain (mais les voitures ne le dérangent pas) Ces 3 œufs semblent mal partis… Il fait un temps pourri quand nous prenons le ferry presque vide (pas de photos) jusqu’à Stykkisholmur, sur la péninsule de Snaefellsness, où nous arrivons vers 20h30. On se pose pour la nuit près d’un petit lac pas loin de la ville, le vent se lève et va souffler toute la nuit. Jusqu’à présent, chose incroyable pour l’Islande, nous avons eu très peu de vent. Mardi 24/05/16 Voilà une semaine que nous sommes arrivés en Islande et nous avons eu jusqu’ici beaucoup de chance avec le temps. Aujourd’hui c’est différent : il fait gris et ça souffle très fort. 100 km/h selon la météo ! Les montagnes sont dans les nuages, les paysages sont bouchés, alors nous allons voir des zoziaux ! Même les énergiques sternes arctiques restent au sol, toutes dans le même sens, en attendant que ça se calme… Direction le phare de la pointe ouest de la péninsule de Snaefellsnes. Pas facile de faire des photos nettes dans ces conditions… Pour la première fois cette année, nous voyons des guillemots et bien sûr des pétrels, le plus souvent en couple, tandis que les guillemots sont plutôt en « tas » Activité intense chez les pétrels pour construire leurs nids : ils font des va et vient incessants entre la falaise et une zone herbeuse où se trouve en plus une mare de boue (asséchée) qui sert de liant à l’herbe qu’ils arrachent à grands coups de bec. Nous regagnons le fourgon, et reprenons la piste vers une zone autrefois habitée par des pêcheurs du temps des vikings: c’est le seul endroit sur la côte où celle-ci permet la mise à l’eau d’embarcations. En route, nous remarquons un couple de lagopèdes. Il reste quelques murs de pierre de lave et avec ce temps il est aisé d’imaginer ce qu’a pu être la vie de ces gens… La route 570 qui traverse la péninsule au niveau du Snaefellsjokull est dans les nuages et en plus fermée donc nous longeons la côte jusqu’à Arnastapi. Bonne surprise cet endroit ! Certes il y a du monde mais comme toujours dès qu’on fait 300 m il n’y a plus grand monde mais plein d’oiseaux (quasi uniquement des pétrels au nid, et des eiders en mer) et une côte très découpée et spectaculaire. J’adore cette maison et sa jolie clôture moussue ! Ne pas manquer depuis l’arche en face du parking de longer la côte vers l’est jusqu’au petit port de Arnastapi : plusieurs gouffres communiquant avec l’océan truffés d’oiseaux ! Nous reprenons la route vers l’est pour quelques km jusqu’au site de Ytri Tunga, connu pour sa colonie de phoques. Nous en voyons quelques- uns qui se prélassent sur un rocher jusqu’à ce que la marée montante les en déloge. Un local nous indique qu’ils sont toujours là le matin à marée haute, alors nous décidons de revenir le lendemain dans l’espoir de les voir dans de meilleures conditions. Nous trouvons un coin de bivouac au bord d’une piste qui mène à la rive est de la petite baie de Budir, où batifolent quelques phoques venus s’abriter du ressac.
Mercredi 25/05/16 Temps couvert au réveil et en arrivant à Ytri Tunga, et en plus pas de phoques ! Sans doute la mer est-elle trop agitée ? La mer n’est pas tout-à-fait haute alors on traine, on attend, mais de phoques…point. Je propose alors à Fred de remonter un peu la côte vers le nord, là où l’on voit de grosses vagues se briser sur la falaise. Nous effrayons quelques oiseaux, et alors que le soleil apparait soudain, de façon tout-à-fait imprévue, nous apercevons un phoque sur un rocher, en bordure d’une sorte de « piscine » d’eau calme cernée par le ressac. Il y a là quelques mamans phoques accompagnées de leurs petits, c’est trop mignon : les mamans n’ont d’yeux que pour nous et les petits que pour leur mère ! Cette éclaircie inespérée tombe à pic ! Au loin le Snaefellsjokull est toujours dans une épaisse couche de nuages : nous ne le verrons pas cette fois ! Il y a toujours autant de vent et ça creuse ! Après une pause déjeuner nous repartons vers l’est en direction des grottes de Surtshellir (après Reykholt et Husafell) Je réalise à l’occasion d’un point route/météo que la piste 550 a ouvert aujourd’hui ainsi que la 551 qui mène au glacier Langjokull : quelle chance ! Hop là, il y a une autre éclaircie, on file vers le glacier et on ira aux grottes demain ! On fuit donc le mauvais temps qui est juste un peu plus au nord…et nous arrivons au pied du glacier, où un bulldozer travaille au déneigement du bout de la piste qui mène au refuge, il n’est pas au bout de ses peines ! Une compagnie propose des tours en camion sur le glacier, on voit ici les traces du camion. Nous préférons y aller seuls, moins loin certes mais à notre rythme, alors nous chaussons les raquettes (il fait 8°C et la neige est très molle) Les sommets sont dans les nuages. On arrive bientôt à l’altitude du refuge. Il faut bien analyser le terrain pour ne pas se retrouver les pieds dans l’eau ! Le ciel est superbe mais la grimpette face au vent de plus en plus fort est épuisante. Tout petit sur l’immense glacier, nous apercevons le camion qui avance tout doucement. Finalement le vent forcit encore et le ciel se couvre, demi-tour, nous avons notre compte et retrouvons avec plaisir le confort douillet du fourgon. On reprend la piste 550 vers le nord puis tournons à droite vers la piste qui mène aux grottes. On se pose pour la nuit au bord de la rivière. Ouf !
Jeudi 26/05/16 Quelques km nous séparent du parking des grottes de lave : la dernière fois nous avions visité Surtshellir (1970 m de long), la plus proche et la plus aisée à explorer. Cette fois nous espérons trouver une entrée pour Stefanshellir (1520 m), non balisée (en dehors de quelques cairns) car assez labyrinthique et plus fragile car on y trouve quelques stalactites et mites de lave ou de glace. Il reste encore plein de neige dans les entrées des grottes ce qui complique un peu les choses. Nous trouvons tout de même assez facilement une entrée pour Stefanshellir (cairnée) et nous y descendons prudemment. Il est 7h du matin, il n’y a personne, le sol est tapissé de glace et absolument chaotique : ce n’est pas l’endroit pour se faire mal ! Au moins sommes-nous à l’abri du vent, qui se déchaîne aujourd’hui comme hier ! Nous n’allons pas bien loin tant le cheminement est difficile (d’autant que nous n’aurons l’idée de mettre nos crampounets qu’au bout d’un temps certain…ce qui change tout !) En effet nous découvrons quelques stalactites de glace et de lave, que nous éclairons tant bien que mal pour les immortaliser. Certes ce n’est pas Lascaux mais c’est amusant ! Nous retrouvons une sortie un peu plus aisée que notre entrée… Retour vers le fourgon sous une averse d’énormes gouttes de pluie (première vraie pluie depuis que nous sommes en Islande) horizontale, aïe, aïe, aïe ! Du coup nous allons faire un petit tour dans la grotte de Surtshellir (entrée N°1) histoire de comparer avec Stefanshellir : atmosphère complètement différente ! Elle est beaucoup moins froide et humide, pas de glace, pas de stalactites. Nous avançons un peu plus loin dans la grotte jusqu’à ce que je réalise que ma lampe frontale est à plat et que l’autre lampe est du Made In China ! Demi-tour donc tant qu’elle fonctionne ! Ouf, on a trop chaud dans ces grottes abritées du vent avec nos grosses doudounes + vestes de pluie. Déjeuner, puis on reprend la route vers le sud, longeant le lac Thingvallavatn où nous rencontrons une très sympathique bergère islandaise ! Dans les fermes on trouve surtout cette race de chien ou des border collies. Avec ce temps pourri, autant rouler, alors on pousse jusqu’à Hjorleifshofdi, un peu à l’est de Vik, où nous nous arrêtons pour la nuit. Vendredi 27/05/16 J’ai beau scruter la carte météo sous tous les angles, je ne vois guère d’espoir d’amélioration au niveau de la météo. J’avais plus ou moins envisagé d’aller dans la vallée de Thorsmork mais il nous semble idiot d’aller prendre des risques sur une piste réputée difficile pour ne rien voir avec ce temps bouché. Nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur et comme la pluie n’est attendue qu’à partir de midi, nous décollons de bonne heure pour faire les « marronniers » que nous avions toujours évités lors de nos précédents voyages, craignant la foule. Il est 6h du matin quand nous arrivons à Reynisdrangar et il y a déjà quelques personnes ! Nous grimpons ensuite sur la falaise (un sentier part de la petite église de Reynir) dans l’espoir d’y voir des macareux, mais de macareux…point, uniquement des pétrels, et encore, pas beaucoup. La grimpette est tout de même récompensée par la vue, sur les pics basaltiques (c’est amusant car depuis Reynisdrangar on n’en compte que 2 !) et sur Dyrholaey à l’ouest, qui disparait peu à peu dans la soupe. En redescendant nous inspectons l’endroit bruyamment défendu par un couple d’huitriers pie et découvrons deux petits oisillons, posés à même le sol. Ces oiseaux ne font pas de nid ! Nous reprenons le fourgon pour aller à Dyrholaey, temps de plus en plus bouché ! Allons faire un tour au Solheymajokull, langue glaciaire du Myrdallsjokull, accessible par une piste qui vient d’ouvrir. Il pleut, il y a foule sur le parking, pas envie… On décide de revenir ce soir en clandestin car on est sûr de se faire regarder de travers par les guides touristiques si on va sur le glacier sans utiliser leurs services. Nous reprenons la route N°1 vers Hvolsvöllur, histoire de faire un point météo. En effet il est plus difficile dans cette région sud hypertouristique de trouver de la 3 ou 4G que partout ailleurs en Islande ! Alors que nous passons le pont sur la Markafjlot, nous remarquons une éclaircie sur l’embouchure de la vallée de Thorsmork… Plein d’eau et d’essence à Hvolsvöllur, prévisions météo toujours aussi décourageantes, puis nous repartons vers Solheymajokull. L’éclaircie sur la Markafjlot est toujours là, encore plus belle même ! On se regarde et hop c’est décidé, on tente Thorsmork. Il est 14h, nous ne reprenons l’avion qu’après-demain matin, on a le temps ! Nous voilà dans la vallée de la Markafjlot et il y a carrément du ciel bleu vers l’est et c’est là que nous allons, yes ! On croise quelques voitures impressionnantes, qui nous regardent bizarrement, ce qui n’est pas fait pour nous rassurer… 1er gué gentillet, annoncé à 30 cm d’après mon guide. Plutôt 20 aujourd’hui, hé, hé… 2ème gué débonnaire… Pour le 3ème gué, il y a plus de courant alors on ne s’arrête pas pour la photo. Nous avons le soleil dans le dos et les couleurs sont superbes sur la Markafjlot dont ce 4X4 s’amuse à explorer les méandres (le hors-piste est formellement interdit en Islande sauf apparemment dans le lit des rivières qui se remodèle à chaque crue) Nous sommes en contrebas du célèbre Eyjafjallajokull dont le volcan a défrayé la chronique en 2010. Les gués se succèdent alors que le ciel se couvre. La prudence est de rigueur dans cette eau opaque qui dissimule d’éventuels obstacles. Un tourbillon très localisé soulève d’énormes quantités de sable. Nous reconnaissons l’Einhymingur, emblématique montagne de Thorsmork, que tous ceux qui ont fait le trek du Laugavegur reconnaitront aussi. Le Gigjokull, langue glaciaire de l’Eyjafjallajokull apparait : 2 pistes y mènent. Nous choisissons au pif la 2ème , celle de l’est (sans doute le temps que l’idée d’y aller ne nous monte au cerveau), mais un passage avec de grosses pierres nous oblige à faire demi-tour et à prendre la piste ouest. Encore un ou deux gués avant d’arriver au pied du Gigjokull. Avant l’éruption de 2010, le Gigjokull vêlait dans un lagon parsemé d’icebergs. Une énorme coulée de lave a fait disparaitre le lac ! Vous trouverez des photos sur Google Image. La piste mène donc à présent presqu’au pied du glacier dont le front est percé d’une grotte de glace. Impossible toutefois sans se mouiller de traverser la rivière qui nous sépare de celle-ci : une autre fois car nous sommes pressés de finir la piste tant qu’il fait beau. Remarquez tout en haut de la falaise la petite arche, mais surtout les traces laissées autrefois par le glacier, très haut sur la falaise polie par son avancée. Impressionnant ! Quelle journée ! Le ciel est noir lorsque nous arrivons à la jonction de la Krossa et de la Markafjlot, au pied du Valahnukur. Il y a ici une passerelle pour ceux qui ne souhaitent pas tenter le très dangereux gué qui mène à Husadalur, le camp principal de la vallée de Thorsmork. Nous continuons en rive G de la Krossa vers Basar, autre refuge dont l’accès est plus aisé en voiture. Vers 19h (oui, nous prenons notre temps pour déguster cette piste et ces lumières incroyables !), nous nous arrêtons pour faire une petite rando vers la cascade de Stakkholtsgia. On remonte le ruisseau en rive gauche dans une vallée encaissée parfaitement éclairée par le soleil du soir. Nous gardons les pieds secs jusqu’aux derniers 50 m (c’est toujours comme ça) : nous déchaussons-rechaussons pour un premier gué, immédiatement suivi d’un deuxième beaucoup plus long puisqu’il faut carrément remonter la gorge dans la rivière. Les crocs sont bien sûr restées dans le fourgon. Je sacrifie mes chaussures pour aller voir en amont comment ça se présente : il faut ensuite grimper sur un pont de neige en voie de fonte et l’on découvre enfin la cascade qui n’est pas très photogénique car masquée par des replis rocheux. Bref, je fais quelques photos et les montre à Fred qui s’en contente et garde les pieds secs ! Demi-tour toujours sous le soleil et alors que nous arrivons au débouché du canyon, nous apercevons un…renard arctique, qui ne nous a pas vus, occupé qu’il était à gagner la rivière pour s’y désaltérer ! Bien sûr je n’ai que le 24-105, trop court pour la circonstance mais j’ai tout de même le temps de déclencher quand il détecte enfin notre présence et détale à toute vitesse. Quelle journée ! Allez c’est pas fini, on continue, encore un gué, et ce ciel ! Mais quelle journée ! On s’amuse comme des enfants à traverser et retraverser juste histoire de faire quelques photos, avec cette lumière d’apocalypse Qui rend cette mousse fluorescente ! Et voilà, le dernier gué, le plus gros, avec un arc en ciel en prime ! C’est l’apothéose ! D’après mon guide, le gué le plus profond serait de 80 cm (comme celui sur la Krossa vers Husadalur mais avec beaucoup moins de courant et de grosses pierres) Je ne pense pas que nous ayons eu plus de 60 cm, avec toujours un courant raisonnable.
Nous reconnaissons le camp de Langidalur où nous étions passés il y a 3 ans lors de notre trek vers Skogar, puis nous arrivons au camp de Basar vers 20h00, toujours accompagnés de notre arc-en-ciel ! Le gardien est là, nous nous acquittons des 3000 kr pour la nuit et allons nous poser dans le camping presque vide. Nous nous endormons alors que l’arc en ciel est encore là : il a donc duré au moins 2 heures ! Ah ! Quelle journée magique, tellement inespérée alors qu’elle avait commencé de façon si ingrate…
Samedi 28/05/16 Le miracle continue : en dépit des prévisions, il fait beau ! C’est incroyable, il y a bien un microclimat dans cette vallée. A l’est de Basar, c’est-à-dire plus haut dans la vallée de la Krossa, le ciel est sombre mais le Valahnukur resplendit dans le soleil matinal. Deux passerelles nous permettent de traverser sans risque les deux bras de la Krossa et de rejoindre le camp de Langidalur. Nous nous élevons sur les pentes du Valahnukur, ce qui nous permet d’apercevoir à nos pieds Langidalur et au loin de l’autre côté de la Krossa notre petit fourgon. Ici c’est le printemps, quel plaisir que ce vert tendre après 10 jours de neige et de cailloux. Je comprends à présent pourquoi les Islandais adorent cet endroit, que nous avons le privilège de découvrir seuls. A l’est c’est le Mordor. A l’ouest il fait beau même si l’Eyjafjallajokull reste coiffé de nuages. En contrebas on devine le chalet d’Husadalur et l’on peut suivre le cours de la Markafjlot jusqu’à l’océan.
Au nord-est l’Einhymingur et Hattafell, puis d’autres montagnes inconnues pour nous. Nous voilà presqu’en haut, nous surplombons les collines boisées où passe le Laugavegur juste avant l’arrivée à Langidalur. Au sud, Basar et la vallée de Hvanngil et derrière la crête escarpée qui mène vers Fimmvorduhals Gros plan sur les séracs de l’Eyjafjallajokull Voici en « vue aérienne » le gué vers Langidalur Vers l’ouest la Krossa et l’Eyja et au loin l’océan. Immédiatement à l’ouest du Valahnukur de jolies montagnes de rhyolite et le sentier qui mène de la première passerelle vers Husadalur (je suppose qu’il en existe un autre qui passe par le bas) Nous profitons à fond du panorama, et c’est un vrai plaisir de reconnaitre certains sommets (aidés en cela par la table d’orientation), puis nous descendons vers Husadalur, du côté abrité du vent de la montagne : aussitôt on enlève 2 couches ! Ah qu’il fait bon au soleil et à l’abri du vent ! Plus bas, nous traversons une jolie vallée boisée, par endroit fleurie de lupins, avec de vrais arbres même si les glaciers ne sont jamais bien loin. Il y a de petits airs de Norvège par ici… Nous remarquons l’absence totale d’eau dans les nombreux ruisselets rencontrés, alors que les glaciers sont « sales » comme en fin d’été et que la neige a complètement disparu sauf sur les plus hauts sommets. Comme une impression de sécheresse ! Du coup nous voilà complètement rassurés pour la piste du retour que nous parcourons tranquillement cette fois sans nous arrêter (1h15, 25 km et une dizaine de gués) Nous passons rapidement à Reykjavik, encore sur notre petit nuage dont nous avons du mal à redescendre (bah, on la visitera une autre fois) et poursuivons jusqu’au phare de Gardur, situé à une quinzaine de km de l’aéroport de Keflavik où il est permis de camper gratuitement. Bagages, nettoyage, rangement… Nous prenons l’avion demain à 7h40, passant le relai à notre plus jeune fille Marion et son amie Nadia… A suivre
Les apprentis voyageurs s’aguerrissant d’année en année nous nous sommes orientés vers une destination plus « compliquée » : l’Islande.
Pourquoi plus compliqué : ben parce qu’il risque de ne pas faire beau tous les jours et ça on a du mal. Du coup on s’est préparé psychologiquement et vestimentairement !.
Plus compliqué également car plus rustique, hébergement en refuge par exemple, pistes et passage de gués pas forcément évident.
Nous avons aussi voulu orienter le voyage vers les randonnées, tester des balades de 15 à 20 kms.
Mais pourquoi l’Islande alors ?: pour les volcans et les glaciers, pour des paysages hors normes, pour avoir l’impression d’être sur Mars … et parce que ça n’est pas si loin et qu’il y a un vol direct Easy Jet depuis Bâle Mulhouse.
En effet ce ne sera qu’un voyage court, à deux sans les enfants, d’une durée de 9 jours sur place. Durée qui avec le recul était très bien, la météo n’étant pas optimale c’est bien suffisant niveau couleur du ciel … gris ou gris ou gris.
Sans enfant mais pas tout seul, Val et Guy, des amis «d’Internet » nous accompagnerons avec leur propre véhicule … enfin propre, pas pour longtemps.
Comme le fil conducteur était « randonner dans des paysages extraordinaires et auprès de glaciers » nous nous sommes concentrés sur le sud et les hautes terres. Les fjords et le nord seront pour un éventuel futur voyage.
Afin de pouvoir envisager les pistes sans inquiétude … et pour me faire plaisir, nous avons loué une Jeep Wrangler auprès de Reykjavic Rentacar, bonne compagnie qui nous a été recommandée par Pierre ... décidément encore lui 🙂!.
Comme nous ne partons que 9 jours le parcours sera limité au Sud et au centre: Vik - Laki - Skaftafell - Jökulsarlon - Skalafell - Landmannalaugar - Veidivotn - Geysir - Gulfoss - Kerlingarfjoll - Thinkvellir - Reykjavic
07 juillet 2014 Nous embarquons avec nos valises pleines de vêtements techniques et de matériel pour lutter contre le froid, le vent et la pluie … sans oublier de la nourriture pour les moment où nous risquons d’être en autonomie
Décollage à 14h40, atterrissage 16h40 heure locale (2h de décalage horaire)
A l’aéroport aucun problème tout ira très vite. Le loueur nous attend, ainsi que d’autres passagers, pour nous amener à son agence qui est toute proche. On réceptionne le 4x4 … mince deux pneus me paraissent usés pour ce que nous voulons faire. Je le signale, on discute, ok pour les changer mais à l’agence principale à Reykjavic. Tant pis pour Seltun, nous partons pour Reykjavic. Au final ils nous changerons d’office les 4 pneus, très correct, rien à dire.
Ensuite plein sud pour rejoindre nos amis à Porlakshöfn … oui va falloir vous habituer aux noms imprononçables ! C’est que ce soir il y a gueuleton et ils ont faim ! Nous logons dans Guesthouse Hja Jonna. Accueil sympathique du propriétaire, ah faut enlever les chaussures … oui c’est une constance dans les maisons, hôtels ou Guesthouse on se déchausse à l’entrée. Chambre bien et très propre.
Guy et Val semblent contents de leurs premiers jours, la météo avait annoncé mauvais et il a fait BEAU !.
Fini de rigoler, à table .. en route pour Eyrarbakki où Val nous a réservé une table à la Red House, restaurant de langoustines réputé. Ben .. pas usurpée la réputation, ce sera absolument excellent !!!. Bon il se fait tard faudrait rentrer … à la sortie du restaurant il fait toujours aussi jour !. Retour à la Guesthouse. Plusieurs fois je me lèverai et toujours aussi jour il fera … en fait début juillet il ne fait jamais nuit en Islande, c’est déstabilisant.
08 juillet Réveillé de bonne heure je ferai un tour vers la côte « pour voir la mer ! ». Retour pour le petit-déjeuner … c’est pas parce qu’il ne fait pas nuit qu’on ne doit pas manger. Et quel repas, c’est absolument délicieux pain et pancakes maison, gâteau idem, confiture et compote de rhubarbes tout autant et à côté poisson fumé, salade … c’était pas prévu qu’on ferait un séjour gastronomique !!!.
Aujourd’hui grosse journée … au programme : Seljalandsfoss, Skogarfoss, une grande randonnée à Pakgil, Vik et si on y arrive un tour à Reynisfjara.
Alors dans les noms Islandais il y a souvent une indication pour que tu saches ce que tu vas voir : Quand le mot fini par « foss » c’est une cascade « jökull » glacier « Fell » ou « Fjoll » plutôt une montagne ... ou un volcan … c’est souvent la même chose en Islande « lon » c’est un lagon comme Jokulsarlon « sandur » désert ou grande étendue issue de la rupture de glaciers « vatn » lac
Facile non !
Donc nous avons d’abord fait : Seljalandsfoss ... donc une … cascade !. Fréquentée mais sympathique car on peut faire le tour derrière la chute d’eau. On est légèrement mouillé, mais honnêtement en Islande on n’est pas à ça près. Ah j’ai oublié de vous dire … c’est bon le ciel bleu est parti et le VRAI temps Islandais s’est installé … gris … avec gouttes ou sans gouttes c’est selon
Suivra Skogarfoss … je ne vous ferai pas l’affront de vous souligner ce que c’est. Elle est très impressionnante, voire pour moi, la plus impressionnante puisqu’on est au pied de la cascade et qu’on peut se rapprocher très près. On peut aussi grimper en haut de la cascade d’où on a une belle vue sur les Sandar (pluriel de Sandur !). Suivra un petit arrêt au Musée de Skogar où il y a de magnifiques maisons à la toiture végétalisée
Nous longerons la côte sur la route numéro 1, principale route, qui fait le tour de l’île. N’allez pas extrapolé c’est pas parce que j’ai dit PRINCIPALE que c’est une 2x 2 voies, certes elle est bitumée mais ressemble plus à une départementale de chez nous.
Nous longeons d’impressionnantes falaises, dont le haut sera … dans les nuages. L’arrivée sur Vik est sympa. Sur toute les cartes figure cette localité, qu’on pourrait légitimement nommée capitale du sud et qu’on image d’une certaine taille ... que nenni, il y a environ 300 habitants à l’année ici. L’Islande est PEU mais alors PEU peuplé. 320.000 habitants dont 120.000 à Reykjavic et une relative concentration autour de la capitale.
Tout ça pour dire que Vik c’est mignon, au pied des falaises, avec sa station service, son restaurant attenant, son église et une banque, ah j’oubliais et ses macareux. Nous en profiterons pour retirer de l’argent … oui déjà … ici il file vite voir très vite tout étant tellement cher. Ensuite le plein et en avant pour note première randonnée.
On emprunte une petite piste magnifique qui nous mène au camping de Thargil au fond d’une petite vallée. De là par une belle randonnée (que j’avais repéré sur le site de Krikri) qui fait 15 kms et qui nous mène au Myrdalsjökull ... jökull = glacier … vous aurez suivi. Belle balade sans difficulté particulière, sauf que ça monte et qu’il faut marcher sur des névés, ce que Valérie n’aime pas du tout. On se croirait vraiment sur une autre planète, les roches torturées, les précipices et l’immensité, on adore. Et au bout LA récompense, un glacier pour moi ce n’est que la deuxième fois que j’en vois un de près (le précédent étant l’Aletsch en Suisse). Mais là c’est une autre dimension c’est IMMENSE, on voit ici toute la puissance de la nature. C’est magnifique. Bon c’est pas tout ça mais il faut redescendre. Petite précision il a fait BEAU pendant toute la rando J.
Un arrêt à l’hôtel (Hofdabrekka), très bien, où nous en profiterons pour mariner un peu dans un Hot Spot.
Val et Guy sont encore par monts et par vaux, c’est donc seul que nous irons rejoindre Cendryon pour un charmant diner à Vik, non sans avoir au préalable fait un crochet au pied de la falaise pour voir les macareux batifoler dans l’eau. Le repas est bon et la soirée sympathique avec un bruit de fond la demi finale de foot Allemagne Bresil, vous savez celle où vous ne pouviez pas vous absenter une minutes sous peine de rater un but des Allemands !
Après le repas, vu qu’il ne fait jamais nuit !, nous en avons profité pour faire un tour à Reynisfjara au bout de la falaise pour voir les impressionnants orgues Basaltiques. Dommage qu’il pleuvait à torrent.
Retour à l’h��tel pour un bon dodo.
09 juillet Aujourd’hui : Cap Dyrholaey, Laki.
Comme d’habitude, lever de bonne heure (genre 5h30 – 6h), nous en profiterons pour aller au Cap Dyrholaey. Il y faisait presque beau et nous pourrons y voir des macareux …génial !! Nous retrouvons Val et Guy au petit déjeuner qui fut très bon. Même si c’est un établissement assez important et sans cachet (comme souvent en Islande) c’est une bonne adresse.
Ensuite c’est le Laki qui est au programme. C’est une succession de cratère datant d’une énorme éruption datant de 1753, qui dit-on à engendrer une mini période glacière et la famine qui est à l’origine de la révolution Française. Une longue piste (5 h aller / retour au minium) pour y aller. Il ne fait vraiment pas beau et peu de chance que le temps s’éclaircisse. Après comme en Islande on ne peut jamais prévoir et quoi faire d’autres … nous nous lançons. Nous prenons qu’un 4x4 Val et Guy nous accompagnant, Cendryon nous a accompagné, mais à fait demi tour, le temps et peut-être les gués n’inspirant pas son mari.
On se lance, ok il ne fait pas super beau mais le paysage « Martien » avec d’immenses champs de lave et des petits cratères est vraiment impressionnant. Premier gué un peu sérieux juste avant Fagrifoss … youpi, Jean-François peut s’amuser. Notre voiture ayant une boite auto c’est facile : boite courte, 4x4 et on rentre tout doucement, surtout pas d’éclaboussures, et on y va calmement sans s’arrêter. Nickel !.
Un arrêt à Fagrifoss ... clic clac firent les photographes.
Ensuite le nuage c’est un peu levé et le ciel c’est « légèrement » dégagé, suffisamment pour profiter de la vue. En revanche arrivé au pied du Laki là on était à nouveau dans les nuages et il pleuvait. Pas la peine de vouloir monter, on ne voyait pas à 20 mètres. Nous avons donc continué la boucle, dès qu’on est redescendu un peu tout de suite le temps s’est amélioré, nous nous sommes arrêtés à Langahvatn faire un petit tour. Nous continuerons ainsi la route ponctuée d’arrêt photos. Tout au bout de la piste (ou au début ça dépend où on se place) nous nous sommes arrêtés au Canyon de Fjadrargijufur, sympa.
Ensuite on a pris la direction Svinafell, à côté du parc de Skaftafell avec juste un arrêt photo à Nupstadur. C’est joli mais comme c’est maintenant une propriété privée c’est de loin que nous prendrons la photo Ici nous logerons à Svinafell dans une Guesthouse / Camping. Bon clairement le plus minable hébergement de ce séjour, en sous-sol avec un soupirail pour 70 euros par personne, salle de bains / WC commun, c’est du vol mais comme il n’y a pas d’autre hébergement à part l’hôtel qui était complet, ben on fait avec.
Diner au snack attenant à la station service (c’est la solution la plus courante en Islande). Certes finie la grande gastronomie mais les hamburgers sont corrects, la bière aussi. Retour dans notre cagibi pour la nuit.
10 juillet Aujourd’hui au programme Skaftafell et Jökulsarlon (et autres –lon dans le même secteur)
Le petit tour préprandiale nous a mené au pied du Svinafellsjökull. Dommage que la brume nous cachait la vue, mais cela ne nous a pas empêché de faire une petite balade le long de cette langue glacière … si vous ne le savez pas encore j’ADORE les glaciers !.
Ensuite direction le parc de Skaftafell au pied du Vatnajökull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe du coup. Il est grand comme la Corse tout de même !!
Je le dis tout de suite car vous allez forcément vous poser la question : il a fait BEAU pendant toute la balade / rando.
Nous avons commencé par « Sel « (ferme avec toit enherbé) d’où on a une jolie vue sur le Skeidararjökull et le Skeidararsandur (finalement c’est pratique le nom peut se décliner !)
De là nous irons voir Svartifoss, magnifique cascade au milieu d’orgues basaltiques. J’irai même jusqu’à dire, pour moi la plus belle.
De là nous irons voir le glacier, d’abord au point de vue de Sjonarnipa puis jusqu’à Glama. Entre les deux on longe en surplomb la langue galcière de Skaftafelljökull. C’est vraiment magnifique … Ensuite retour au parking à travers une belle petite forêt. Très belle randonnée, on a dû faire environ 13 kms, mais c’était vraiment très beau et varié. Peut-être la balade que j’ai préférée. Le parc de Skaftafell est un coup de cœur, à recommander.
Puis direction le paradis des photographes, j’ai nommé Jökulsarlon. Avant, histoire de se mettre l’eau à la bouche on s’arrêtera au Fjalsarlon et au Breidarlon. Au Breidarlon il n’y a plus rien, plus de glaçon rien à part une étendue d’eau. En revanche le Fjalsarlon est vraiment très beau avec le glacier derrière, en plus il est nettement moins touristique ... un coup de cœur pour moi, oui je sais le deuxième de la journée.
Au Fjalsarlon les icebergs ne peuvent pas rejoindre l’océan avant d’avoir fondu, alors qu’à Jokulsarlon ils passent sous en point puis la mer les rejettent sur les plages … trop trop beau !. Dommage qu’à ce moment là le temps Islandais s’est rappelé à nous avec du vent et un ciel couvert.
Cette nuit nous logeons à la Guesthouse Stekkatun, juste à côté de la ferme Skalafell. Très bien, c’est tout neuf et au calme. Nous dinerons juste à côté à Guesthouse Skalafell. Le repas, un buffet, y est excellent, mais pas donné, comme souvent ici.
Belle journée où on en a pris plein les yeux.
11 juillet Aujourd’hui direction le fameux Landmannalaugar.
Le Landmannalaugar étant un nord de Vik nous revenons sur nos pas et en profitons pour refaire un arrêt à Jokulsarlon. Malheureusement ce sera une des plus moches journées, pluies, brouillard et pluie. A Jokulsarlon nous attendrons à la cafet une éventuelle éclaircie, qui n’est jamais venue. Profitant tout de même d’un moment plus calme nous sommes allés voir les « glaçons » échouer sur la plage en face du Jokulsarlon, quelques photos dans le brouillard et nous voilà repartis.
Nous ferons quelques arrêts pour photographier des « ...foss », beaucoup plus impressionnantes que la veille ou l’avant-veille, normal avec toute cette eau qui est tombée.
Ensuite, après un casse croute et un plein on s’engage sur la F208 qui nous mènera au Landmannalaugar. Pour cette première nuit nous logeons à Holaskjoll Higland Center, un refuge proposant quelques petits chalets en bois. Ma mémoire n’étant pas au top, je croyais que nous dormirons dans le refuge et quelle ne fut ma, bonne, surprise de voir que nous avons un mignon petit chalet tout en bois … merci Val !. Ok salle de bains à 100 mètres et WC pareil, mais c’est tout de même mignon tout plein .. et ça doit être encore plus beau sous le soleil !. Oui il n’a fait QUE pleuvoir. Armé de courage nous nous sommes tout de même rendu à la faille de Eldgia, c’est un endroit particulier, ici la plaque Eurasienne et la plaque Américaine se séparent, grandiose. Nous ferons malgré la pluie et le vent la randonnée jusqu’à la cascade Ofaerufoss. Impressionnant. Impressionnant aussi le paysage avec torrents et terre mêlés. Profitant d’un arrêt momentané de la pluie nous sommes aussi allés voir la cascade près de notre chalet.
Ah j’ai oublié … c’est à partir de là que commence les GUES … hi, hi , hi. Il y en a deux entre le Holaskjoll et Eldgia et ils sont déjà assez « sérieux », surtout avec toute cette pluie.
Soirée sympathique dans notre chalet, sans électricité, remarque vu qu’il ne fait jamais nuit c’est pas gênant. Ce fut l’occasion de tester pates en sachet et plats pré-cuisinés ramenés de France … un régal ... bon ok … je n’irais pas jusque là. J’ai même eu la bonne idée de tester mon réchaud de compétition, résultat … la sonde de détection de CO2 s’est déclenchée … promis je ne l’utiliserais plus à l’intérieur !. N’empêche qu’il est super efficace 1 litre d’eau bouillante en moins de 2 minutes.
Bonne nuit dans des doubles lits superposés.
Nous avons aussi voulu orienter le voyage vers les randonnées, tester des balades de 15 à 20 kms.
Mais pourquoi l’Islande alors ?: pour les volcans et les glaciers, pour des paysages hors normes, pour avoir l’impression d’être sur Mars … et parce que ça n’est pas si loin et qu’il y a un vol direct Easy Jet depuis Bâle Mulhouse.
En effet ce ne sera qu’un voyage court, à deux sans les enfants, d’une durée de 9 jours sur place. Durée qui avec le recul était très bien, la météo n’étant pas optimale c’est bien suffisant niveau couleur du ciel … gris ou gris ou gris.
Sans enfant mais pas tout seul, Val et Guy, des amis «d’Internet » nous accompagnerons avec leur propre véhicule … enfin propre, pas pour longtemps.
Comme le fil conducteur était « randonner dans des paysages extraordinaires et auprès de glaciers » nous nous sommes concentrés sur le sud et les hautes terres. Les fjords et le nord seront pour un éventuel futur voyage.
Afin de pouvoir envisager les pistes sans inquiétude … et pour me faire plaisir, nous avons loué une Jeep Wrangler auprès de Reykjavic Rentacar, bonne compagnie qui nous a été recommandée par Pierre ... décidément encore lui 🙂!.
Comme nous ne partons que 9 jours le parcours sera limité au Sud et au centre: Vik - Laki - Skaftafell - Jökulsarlon - Skalafell - Landmannalaugar - Veidivotn - Geysir - Gulfoss - Kerlingarfjoll - Thinkvellir - Reykjavic
07 juillet 2014 Nous embarquons avec nos valises pleines de vêtements techniques et de matériel pour lutter contre le froid, le vent et la pluie … sans oublier de la nourriture pour les moment où nous risquons d’être en autonomie
Décollage à 14h40, atterrissage 16h40 heure locale (2h de décalage horaire)
A l’aéroport aucun problème tout ira très vite. Le loueur nous attend, ainsi que d’autres passagers, pour nous amener à son agence qui est toute proche. On réceptionne le 4x4 … mince deux pneus me paraissent usés pour ce que nous voulons faire. Je le signale, on discute, ok pour les changer mais à l’agence principale à Reykjavic. Tant pis pour Seltun, nous partons pour Reykjavic. Au final ils nous changerons d’office les 4 pneus, très correct, rien à dire.
Ensuite plein sud pour rejoindre nos amis à Porlakshöfn … oui va falloir vous habituer aux noms imprononçables ! C’est que ce soir il y a gueuleton et ils ont faim ! Nous logons dans Guesthouse Hja Jonna. Accueil sympathique du propriétaire, ah faut enlever les chaussures … oui c’est une constance dans les maisons, hôtels ou Guesthouse on se déchausse à l’entrée. Chambre bien et très propre.
Guy et Val semblent contents de leurs premiers jours, la météo avait annoncé mauvais et il a fait BEAU !.
Fini de rigoler, à table .. en route pour Eyrarbakki où Val nous a réservé une table à la Red House, restaurant de langoustines réputé. Ben .. pas usurpée la réputation, ce sera absolument excellent !!!. Bon il se fait tard faudrait rentrer … à la sortie du restaurant il fait toujours aussi jour !. Retour à la Guesthouse. Plusieurs fois je me lèverai et toujours aussi jour il fera … en fait début juillet il ne fait jamais nuit en Islande, c’est déstabilisant.
08 juillet Réveillé de bonne heure je ferai un tour vers la côte « pour voir la mer ! ». Retour pour le petit-déjeuner … c’est pas parce qu’il ne fait pas nuit qu’on ne doit pas manger. Et quel repas, c’est absolument délicieux pain et pancakes maison, gâteau idem, confiture et compote de rhubarbes tout autant et à côté poisson fumé, salade … c’était pas prévu qu’on ferait un séjour gastronomique !!!.
Aujourd’hui grosse journée … au programme : Seljalandsfoss, Skogarfoss, une grande randonnée à Pakgil, Vik et si on y arrive un tour à Reynisfjara.
Alors dans les noms Islandais il y a souvent une indication pour que tu saches ce que tu vas voir : Quand le mot fini par « foss » c’est une cascade « jökull » glacier « Fell » ou « Fjoll » plutôt une montagne ... ou un volcan … c’est souvent la même chose en Islande « lon » c’est un lagon comme Jokulsarlon « sandur » désert ou grande étendue issue de la rupture de glaciers « vatn » lac
Facile non !
Donc nous avons d’abord fait : Seljalandsfoss ... donc une … cascade !. Fréquentée mais sympathique car on peut faire le tour derrière la chute d’eau. On est légèrement mouillé, mais honnêtement en Islande on n’est pas à ça près. Ah j’ai oublié de vous dire … c’est bon le ciel bleu est parti et le VRAI temps Islandais s’est installé … gris … avec gouttes ou sans gouttes c’est selon
Suivra Skogarfoss … je ne vous ferai pas l’affront de vous souligner ce que c’est. Elle est très impressionnante, voire pour moi, la plus impressionnante puisqu’on est au pied de la cascade et qu’on peut se rapprocher très près. On peut aussi grimper en haut de la cascade d’où on a une belle vue sur les Sandar (pluriel de Sandur !). Suivra un petit arrêt au Musée de Skogar où il y a de magnifiques maisons à la toiture végétalisée
Nous longerons la côte sur la route numéro 1, principale route, qui fait le tour de l’île. N’allez pas extrapolé c’est pas parce que j’ai dit PRINCIPALE que c’est une 2x 2 voies, certes elle est bitumée mais ressemble plus à une départementale de chez nous.
Nous longeons d’impressionnantes falaises, dont le haut sera … dans les nuages. L’arrivée sur Vik est sympa. Sur toute les cartes figure cette localité, qu’on pourrait légitimement nommée capitale du sud et qu’on image d’une certaine taille ... que nenni, il y a environ 300 habitants à l’année ici. L’Islande est PEU mais alors PEU peuplé. 320.000 habitants dont 120.000 à Reykjavic et une relative concentration autour de la capitale.
Tout ça pour dire que Vik c’est mignon, au pied des falaises, avec sa station service, son restaurant attenant, son église et une banque, ah j’oubliais et ses macareux. Nous en profiterons pour retirer de l’argent … oui déjà … ici il file vite voir très vite tout étant tellement cher. Ensuite le plein et en avant pour note première randonnée.
On emprunte une petite piste magnifique qui nous mène au camping de Thargil au fond d’une petite vallée. De là par une belle randonnée (que j’avais repéré sur le site de Krikri) qui fait 15 kms et qui nous mène au Myrdalsjökull ... jökull = glacier … vous aurez suivi. Belle balade sans difficulté particulière, sauf que ça monte et qu’il faut marcher sur des névés, ce que Valérie n’aime pas du tout. On se croirait vraiment sur une autre planète, les roches torturées, les précipices et l’immensité, on adore. Et au bout LA récompense, un glacier pour moi ce n’est que la deuxième fois que j’en vois un de près (le précédent étant l’Aletsch en Suisse). Mais là c’est une autre dimension c’est IMMENSE, on voit ici toute la puissance de la nature. C’est magnifique. Bon c’est pas tout ça mais il faut redescendre. Petite précision il a fait BEAU pendant toute la rando J.
Un arrêt à l’hôtel (Hofdabrekka), très bien, où nous en profiterons pour mariner un peu dans un Hot Spot.
Val et Guy sont encore par monts et par vaux, c’est donc seul que nous irons rejoindre Cendryon pour un charmant diner à Vik, non sans avoir au préalable fait un crochet au pied de la falaise pour voir les macareux batifoler dans l’eau. Le repas est bon et la soirée sympathique avec un bruit de fond la demi finale de foot Allemagne Bresil, vous savez celle où vous ne pouviez pas vous absenter une minutes sous peine de rater un but des Allemands !
Après le repas, vu qu’il ne fait jamais nuit !, nous en avons profité pour faire un tour à Reynisfjara au bout de la falaise pour voir les impressionnants orgues Basaltiques. Dommage qu’il pleuvait à torrent.
Retour à l’h��tel pour un bon dodo.
09 juillet Aujourd’hui : Cap Dyrholaey, Laki.
Comme d’habitude, lever de bonne heure (genre 5h30 – 6h), nous en profiterons pour aller au Cap Dyrholaey. Il y faisait presque beau et nous pourrons y voir des macareux …génial !! Nous retrouvons Val et Guy au petit déjeuner qui fut très bon. Même si c’est un établissement assez important et sans cachet (comme souvent en Islande) c’est une bonne adresse.
Ensuite c’est le Laki qui est au programme. C’est une succession de cratère datant d’une énorme éruption datant de 1753, qui dit-on à engendrer une mini période glacière et la famine qui est à l’origine de la révolution Française. Une longue piste (5 h aller / retour au minium) pour y aller. Il ne fait vraiment pas beau et peu de chance que le temps s’éclaircisse. Après comme en Islande on ne peut jamais prévoir et quoi faire d’autres … nous nous lançons. Nous prenons qu’un 4x4 Val et Guy nous accompagnant, Cendryon nous a accompagné, mais à fait demi tour, le temps et peut-être les gués n’inspirant pas son mari.
On se lance, ok il ne fait pas super beau mais le paysage « Martien » avec d’immenses champs de lave et des petits cratères est vraiment impressionnant. Premier gué un peu sérieux juste avant Fagrifoss … youpi, Jean-François peut s’amuser. Notre voiture ayant une boite auto c’est facile : boite courte, 4x4 et on rentre tout doucement, surtout pas d’éclaboussures, et on y va calmement sans s’arrêter. Nickel !.
Un arrêt à Fagrifoss ... clic clac firent les photographes.
Ensuite le nuage c’est un peu levé et le ciel c’est « légèrement » dégagé, suffisamment pour profiter de la vue. En revanche arrivé au pied du Laki là on était à nouveau dans les nuages et il pleuvait. Pas la peine de vouloir monter, on ne voyait pas à 20 mètres. Nous avons donc continué la boucle, dès qu’on est redescendu un peu tout de suite le temps s’est amélioré, nous nous sommes arrêtés à Langahvatn faire un petit tour. Nous continuerons ainsi la route ponctuée d’arrêt photos. Tout au bout de la piste (ou au début ça dépend où on se place) nous nous sommes arrêtés au Canyon de Fjadrargijufur, sympa.
Ensuite on a pris la direction Svinafell, à côté du parc de Skaftafell avec juste un arrêt photo à Nupstadur. C’est joli mais comme c’est maintenant une propriété privée c’est de loin que nous prendrons la photo Ici nous logerons à Svinafell dans une Guesthouse / Camping. Bon clairement le plus minable hébergement de ce séjour, en sous-sol avec un soupirail pour 70 euros par personne, salle de bains / WC commun, c’est du vol mais comme il n’y a pas d’autre hébergement à part l’hôtel qui était complet, ben on fait avec.
Diner au snack attenant à la station service (c’est la solution la plus courante en Islande). Certes finie la grande gastronomie mais les hamburgers sont corrects, la bière aussi. Retour dans notre cagibi pour la nuit.
10 juillet Aujourd’hui au programme Skaftafell et Jökulsarlon (et autres –lon dans le même secteur)
Le petit tour préprandiale nous a mené au pied du Svinafellsjökull. Dommage que la brume nous cachait la vue, mais cela ne nous a pas empêché de faire une petite balade le long de cette langue glacière … si vous ne le savez pas encore j’ADORE les glaciers !.
Ensuite direction le parc de Skaftafell au pied du Vatnajökull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe du coup. Il est grand comme la Corse tout de même !!
Je le dis tout de suite car vous allez forcément vous poser la question : il a fait BEAU pendant toute la balade / rando.
Nous avons commencé par « Sel « (ferme avec toit enherbé) d’où on a une jolie vue sur le Skeidararjökull et le Skeidararsandur (finalement c’est pratique le nom peut se décliner !)
De là nous irons voir Svartifoss, magnifique cascade au milieu d’orgues basaltiques. J’irai même jusqu’à dire, pour moi la plus belle.
De là nous irons voir le glacier, d’abord au point de vue de Sjonarnipa puis jusqu’à Glama. Entre les deux on longe en surplomb la langue galcière de Skaftafelljökull. C’est vraiment magnifique … Ensuite retour au parking à travers une belle petite forêt. Très belle randonnée, on a dû faire environ 13 kms, mais c’était vraiment très beau et varié. Peut-être la balade que j’ai préférée. Le parc de Skaftafell est un coup de cœur, à recommander.
Puis direction le paradis des photographes, j’ai nommé Jökulsarlon. Avant, histoire de se mettre l’eau à la bouche on s’arrêtera au Fjalsarlon et au Breidarlon. Au Breidarlon il n’y a plus rien, plus de glaçon rien à part une étendue d’eau. En revanche le Fjalsarlon est vraiment très beau avec le glacier derrière, en plus il est nettement moins touristique ... un coup de cœur pour moi, oui je sais le deuxième de la journée.
Au Fjalsarlon les icebergs ne peuvent pas rejoindre l’océan avant d’avoir fondu, alors qu’à Jokulsarlon ils passent sous en point puis la mer les rejettent sur les plages … trop trop beau !. Dommage qu’à ce moment là le temps Islandais s’est rappelé à nous avec du vent et un ciel couvert.
Cette nuit nous logeons à la Guesthouse Stekkatun, juste à côté de la ferme Skalafell. Très bien, c’est tout neuf et au calme. Nous dinerons juste à côté à Guesthouse Skalafell. Le repas, un buffet, y est excellent, mais pas donné, comme souvent ici.
Belle journée où on en a pris plein les yeux.
11 juillet Aujourd’hui direction le fameux Landmannalaugar.
Le Landmannalaugar étant un nord de Vik nous revenons sur nos pas et en profitons pour refaire un arrêt à Jokulsarlon. Malheureusement ce sera une des plus moches journées, pluies, brouillard et pluie. A Jokulsarlon nous attendrons à la cafet une éventuelle éclaircie, qui n’est jamais venue. Profitant tout de même d’un moment plus calme nous sommes allés voir les « glaçons » échouer sur la plage en face du Jokulsarlon, quelques photos dans le brouillard et nous voilà repartis.
Nous ferons quelques arrêts pour photographier des « ...foss », beaucoup plus impressionnantes que la veille ou l’avant-veille, normal avec toute cette eau qui est tombée.
Ensuite, après un casse croute et un plein on s’engage sur la F208 qui nous mènera au Landmannalaugar. Pour cette première nuit nous logeons à Holaskjoll Higland Center, un refuge proposant quelques petits chalets en bois. Ma mémoire n’étant pas au top, je croyais que nous dormirons dans le refuge et quelle ne fut ma, bonne, surprise de voir que nous avons un mignon petit chalet tout en bois … merci Val !. Ok salle de bains à 100 mètres et WC pareil, mais c’est tout de même mignon tout plein .. et ça doit être encore plus beau sous le soleil !. Oui il n’a fait QUE pleuvoir. Armé de courage nous nous sommes tout de même rendu à la faille de Eldgia, c’est un endroit particulier, ici la plaque Eurasienne et la plaque Américaine se séparent, grandiose. Nous ferons malgré la pluie et le vent la randonnée jusqu’à la cascade Ofaerufoss. Impressionnant. Impressionnant aussi le paysage avec torrents et terre mêlés. Profitant d’un arrêt momentané de la pluie nous sommes aussi allés voir la cascade près de notre chalet.
Ah j’ai oublié … c’est à partir de là que commence les GUES … hi, hi , hi. Il y en a deux entre le Holaskjoll et Eldgia et ils sont déjà assez « sérieux », surtout avec toute cette pluie.
Soirée sympathique dans notre chalet, sans électricité, remarque vu qu’il ne fait jamais nuit c’est pas gênant. Ce fut l’occasion de tester pates en sachet et plats pré-cuisinés ramenés de France … un régal ... bon ok … je n’irais pas jusque là. J’ai même eu la bonne idée de tester mon réchaud de compétition, résultat … la sonde de détection de CO2 s’est déclenchée … promis je ne l’utiliserais plus à l’intérieur !. N’empêche qu’il est super efficace 1 litre d’eau bouillante en moins de 2 minutes.
Bonne nuit dans des doubles lits superposés.
Voilà le début de nos vacances en Islande... Avion + location 4x4 + alternance camping/hébergement en dur en fonction de la météo et du nombre de nuits passées à un endroit, avec nos enfants de 6 et 9 ans... Génial ! On est rentré avec les yeux pleins de couleurs !
12 juillet
Drôle de journée, commencée par un réveil à l’hôtel à Paris Roissy à 5h avec petit déj pantagruélique et terminée sous la tente, la pluie et le vent à Pingvellir en Islande à 23h (21h heure locale).
Vol sans encombre au soleil, atterrissage sous une épaisse couche de nuages, la pluie, le vent. Notre loueur de 4x4 dit que nous amenons la pluie, il paraît qu’il n’a pas plu (pas de grosse pluie comme ça !) depuis 3 semaines… 🙁
On part en 4x4 sur une route normale, facile pour le moment. Arrêt courses. Repas au chaud, on sent pas trop le pique-nique sous la pluie.
Recherche de distributeur : les ATM dans les supermarchés ne fonctionnent pas, bizarre. Dans une ville, le 1er refuse toutes les cartes, celles des islandais aussi, ouf, et le 2nd nous rend enfin riches de couronnes islandaises.
Reste à trouver le réchaud. On a pris un MSR après nos mésaventures au Canada où on n’a pas réussi à trouver des cartouches de camping gaz « plus », là on trouve du camping gaz et du primus, mais point de MSR ! Il est sensé être adaptable à plusieurs types de cartouches, mais sur la notice, ils disent de l’utiliser seulement avec des cartouches MSR… Que faire ? Le réchaud Primus ne vaut pas cher, allez, c’est parti pour un réchaud de plus, on va en avoir une sacrée collection en rentrant ! 😛
Ca y est, on peut prendre la route de Pingvellir, on quitte la côte, ça devient beaucoup plus désertique quoique encore bien vert ! On arrive à Pingvellir sous la pluie, on monte la tente sous la pluie et le vent, on est un peu inquiet, la tente va-t-elle résister ? En tous cas c’est chouette de pouvoir monter l’intérieur au sec, une fois qu’on a monté l’extérieur. On range, on s’organise, ici on peut laisser à manger sous la tente, pas d’ours dans les parages. On lance une lessive (nos 3 jours à Paris) et on part faire des balades autour de la cascade Oxararfoss.
C’est très sympa de marcher dans une faille, même sous la pluie fine. Il y a beaucoup d’oiseaux, on en voit un peu mais surtout on les entend énormément. La cascade franchit la « cassure », pas très haute mais jolie, et se faufile un chemin parmi les failles pour rejoindre la plaine en dessous puis le lac Pingvallavatn.


Retour au camping où il ne pleut presque plus et où le vent est tombé. On voit même la montagne derrière. 1er repas en camping, on aime le « skyr », spécialité locale (genre fromage blanc, aux fruits). A 22h il fait encore bien jour. Dodo !
13 juillet
Bonne nouvelle, la tente a tenu, elle est toujours étanche et on n’a pas eu froid. Y a-t-il eu une nuit ? A 22h30 il faisait toujours jour, et à 3h du matin aussi.
Les aires de camping super bien aménagées du Canada nous manquent. Pas de table ni de bancs, on mange par terre sur notre couverture de survie, et sous la tente parce qu’il fait pas chaud.
La lessive de la veille a été étendue partie dans la salle avec la machine à laver, partie dans le 4x4 : rien n’a séché encore. On transfère la partie dans le 4x4 sous la tente, et on part avec le pique-nique faire une balade.
Au début, c’est sympa, il fait toujours gris mais il ne pleut pas. On peut prendre des photos et on joue avec des oiseaux qui nous accompagnent, c’est à qui prendra la plus chouette photo ! Il y en a beaucoup de différents, et avec des cris différents, l’un est vraiment curieux et nous suit un moment, sans nous laisser approcher de trop près toutefois.

Il commence à pleuvoir juste quand on pense à s’arrêter pour le pique-nique. Le temps d’enfiler nos ponchos de pluie, il ne pleut plus. On s’installe pour attaquer le pique-nique, 5 minutes après grosse pluie diluvienne, on avale en vitesse le reste du pique-nique et on repart. Le chemin de pierres s’est transformé en chemin de boue et on se fraye un passage à travers les buissons, lorsqu’on rejoint le lac de Pingvallavatn, on est trempés.
Juste avant d’arriver au lac on se fait attaquer par des oiseaux qui doivent protéger leurs nids dans le coin. Probablement des sternes arctiques. J’avais lu que ça pouvait arriver sur la côte, dans des endroits habités par de grandes colonies d’oiseaux, mais je m’y attendais pas ici. La méthode pour éviter les coups de bec consiste à brandir un bâton au-dessus de la tête pour que les oiseaux prennent pour cible le bâton (le point le plus haut) mais pas beaucoup de bâtons dans le coin et on se voit mal arracher des racines ou les branches des arbustes. Heureusement qu’il venait de pleuvoir et qu’on avait encore tous les capuches sur la tête !
On part ensuite faire un tour en voiture de l’autre côté du lac, qui sait, il y fait peut-être meilleur. En fait c’est pire, il pleut et le vent souffle fort. Quelques éclaircies nous permettent d’apercevoir un paysage prometteur mais le temps reste globalement moche.
De retour au camping, on tente de faire sécher le linge dehors en profitant du vent puisque la pluie s’est arrêtée, on a même un rayon de soleil sur le camping, mais l’accalmie est de courte durée et il pleut à nouveau.

14 juillet
Réveil ronchon : il pleut toujours, on voit toujours pas les sommets des montagnes voisines, le linge n’est toujours pas sec, toutes les chaussures de Pierrick sont trempées : pas de bol, c’est lui qui se trempe le plus les pieds et c’est lui qui a les chaussures qui sèchent le moins vite.
On attendait du mieux au niveau météo, comme nous l’avait promis la météo, mais on range tout et on démonte la tente sous la pluie. On part vers Laugarvatn sur une belle route qui nous offre de beaux points de vue, la pluie est toujours là mais c’est plus dégagé et on aperçoit même du soleil de temps en temps.
On mange à Uthlio, dans un restaurant – salle des fêtes du village, avec la piscine à côté et un enfant qui s’y baigne malgré la pluie battante dehors. L’eau doit être chauffée mais quand même brrrrr… Il y a un grand écran avec les nouvelles et on voit le bulletin météo, qui annonce du mieux dans les jours à venir, mais dans le sud uniquement, confirmation par un journal-papier qui traîne.
Justement on voulait partir dans le nord via la route 35. Mais en étant un peu secs avant. On décide de monter quand même jusqu’à Geysir, de trouver un endroit où dormir au sec et d’aviser ensuite.
A Geysir, on trouve un super hôtel hors de prix avec vue sur le geyser. Il pleut toujours. On s’installe, on sort tout notre linge trempé, on étale tout sur le radiateur et chauffe le radiateur ! Nous on se repose et on essaye de faire une sieste. Dur dur dans la même pièce que 2 petits monstres qui jouent et se racontent des histoires.
Vers 17h, une éclaircie, allez on va voir notre geyser de plus près. Moins impressionnant que Yellowstone pour nous, mais les enfants adorent ! Il est assez régulier, toutes les 4-5 minutes il jaillit ! Du coup on mitraille, à qui prend la plus belle « bulle » bleue juste avant l’explosion, à qui prend la plus haute explosion…


L’éclaircie se transforme en vrai temps soleil/nuages. Il fait pas chaud mais ça fait de belles photos et du bien au moral.
Ensuite on va voir les chutes de Gullfoss. C’est magnifique et mouillé !


Repas au sec (il y a une petite cuisine très bien équipée à l’hôtel) et dodo. On a du mal à s’endormir, on a trop chaud… On a pourtant arrêté le radiateur pour la nuit, quasiment tout est sec, y compris les chaussures !😎
15 juillet
4h43 : il fait soleil ! Espérons que ce sera pareil toute la journée !
Belle journée en effet, avec un ciel ensoleillé entrecoupé de nuages. D’après les prévisions météo données par notre hôtesse et la discussion avec des français qui ont fait la route 35 dans le brouillard, on décide de rester encore dans le sud histoire de profiter du beau temps et de remonter le moral à bloc !
Direction Landmannalaugar via la Pjorsa vallée et plein de cascades ! Nos premières routes tout-terrain pour prendre des photos de la rivière Pjorsa et des oiseaux, puis des cascades Hjalpafoss, Gjarfoss, et enfin le clou du spectacle : Haifoss, la 2ème plus haute d’Islande (122 m), à couper le souffle !

On prend ensuite la route 208 en direction de Landmannalaugar : on a de la chance, le soleil est avec nous et on découvre un magnifique désert minéral, à chaque virage on a envie de faire une photo, au grand désespoir de Pierrick qui n’a qu’une envie : monter la tente et dessiner ! C’est beau, c’est grandiose, le ciel paraît immense ! On a toujours le mont Hekla avec la tête dans les nuages, pourtant on le surveille depuis la fin de la matinée.


Le plus dur reste à faire : passer nos deux premiers gués juste en arrivant et monter la tente avec pas mal de vent, découvrir un arceau cassé et se demander si ça va tenir… Réponse demain matin !
Pas le courage d’aller faire trempette dans les sources d’eau chaude à côté du refuge, trop de monde et trop froid !
16 juillet
Réveil sous le soleil et un magnifique ciel bleu. Le vent s’est calmé et la tente a tenu. On prend le petit déjeuner, on étend une petite lessive, on ne trouve pas de carte détaillée du coin alors on la prend en photo, on rachète quelques fruits dans un bus-épicerie et on part en balade !
Direction le tour classique au départ de Landmannalaugar à travers les champs de lave et d’obsidienne et les montagnes de rhyolite. C’est beau, c’est de toutes les couleurs. Après le champ de lave, on arrive dans une large vallée au fond de laquelle coulent des rivières, on marche jusqu’à la cascade du fond en essayant de trouver le départ pour le Brennisteinsalda, on voit bien un départ mais il correspond pas trop à la carte, on hésite, et finalement puisque c’est une boucle, on essayera de l’atteindre de l’autre côté.

(En assemblant le panorama ci-dessus, j'ai nettement vu le chemin qu'on a loupé ! 😛 Pas les yeux en face des trous ce jour là !)
Le détour était de toutes façons magnifique et les enfants ont adoré traverser les rivières… ou sauter à pieds joints dedans pour Pierrick !

On attaque la montée pour voir les fumerolles, encore plein de couleurs ! Au plus grand champ de fumerolles, ça pue vraiment ! On trouve l’autre départ de la balade pour Brennisteinsalda, qui est une montagne qui domine du haut de ses 840 ou 880 mètres (selon les guides…) et de laquelle on a une vue magnifique à 360°.


On voit des randonneurs partir pour le trek de 4 jours jusqu’à Porsmörk. Ca me tentait bien de le faire avec les enfants, à condition de dormir et manger dans les chalets-étapes, mais même s’il fait encore très beau, on sait maintenant à quel point la météo varie facilement et comme c’est galère quand on peut rien faire sécher, sans compter les risques de se perdre dans le brouillard…
Arrêt sur un névé pour jouer et retour au camping. On y retrouve Françoise, ma tante, et Germaine, une amie, qui effectuent un voyage en petit groupe. Trop rigolo de se retrouver là, à des kilomètres de Toulouse, d’autant plus qu’on ne pensait pas se voir vu qu’on devait monter sur la route 35 pendant qu’elles descendaient par la 26.
Bain dans les sources chaudes, mmmmmhhhh ! Le ciel s’est couvert mais il fait bon, même pas froid en sortant du bain !
17 juillet
Réveil au soleil encore, chouette. Rando en direction du lac Ljotipollur, un magnifique lac bleu dans un cratère rouge. En y allant, on prend de la hauteur au-dessus du lac Frostastadavatn, on a encore droit à de belles couleurs, un mini-volcan dans un cratère plus grand, des champs de lave, un petit lac émeuraude, des montagnes orange/rouge et… un retour sous la pluie dans un immense champ de lave !



Au camping, la plupart des tentes ont disparu, celles qui restent sont dans l’eau, la pluie a « créé » des mares un peu partout, on n’est pas les plus mal lotis mais le côté droit de la tente est dans l’eau et notre espace central est boueux. A l’intérieur c’est sec, mais faire la cuisine et manger est un peu délicat ce soir !
Demain, on a prévu de repartir vers le sud-est et de rejoindre la côte. Au moins 5 gués à franchir ! Les deux gués à l’entrée du camping, qu’on a traversés un peu plus loin sur des ponts pour piéton, ont grossi avec la pluie. Espérons que demain on n’aura pas des gués trop monstrueux à traverser !
18 juillet
Soleil ce matin, heureusement il n’a pas trop replu cette nuit, on arrive même à plier la tente sèche malgré l’humidité qu’elle a laissé passer sous nos matelas.
On attaque la route 208 en direction du sud-est : elle est magnifique, on fait 25 km en 2h15, certes on ne roule pas vite mais surtout on s’arrête pour prendre des photos. On passe par des vallées et des hauteurs, on voit des lacs et des rivières, des montagnes au relief varié…


Des gués, on en traverse en pagaille, on ne les compte même plus ! Ils ne sont pas très impressionnants, finalement le plus impressionnant était celui de Landmannalaugar, au grand désespoir d’Olivier qui trouve les traversées trop faciles !
Pique-nique et petite balade digestive à Edgia (la vallée de feu) qui est une immense (longue) faille. Au fond il y a une cascade mais on n’est pas allé jusque là.
On poursuit notre route vers Vik, on cherche un endroit « en dur » pour dormir histoire de faire sécher ce qui est trempé et de recharger nos batteries, notre adaptateur sur allume-cigare étant mort le 2ème jour de notre voyage… Pas facile mais finalement on finit par trouver un hébergement en « sleeping bag » dans une guesthouse à 20 km de Vik. C’est pas trop cher et il y a une cuisine, parfait. Ravitaillement : magasin, pompe à essence et distributeur à Vik, le retour à la civilisation 😛
La côte est magnifique entre l’océan et le glacier Myrdalsjökull. On va faire une balade à Dirholaey, des falaises au-dessus de l’océan. La vue est superbe sur le glacier, la magnifique plage de sable noir et des pointes rocheuses qui émergent au-dessus de l’océan. C’est aussi une réserve d’oiseaux, et on passe du temps à les prendre en photo, notamment des macareux, ils sont trop rigolos !
Dîner tardif et au dodo !
12 juillet
Drôle de journée, commencée par un réveil à l’hôtel à Paris Roissy à 5h avec petit déj pantagruélique et terminée sous la tente, la pluie et le vent à Pingvellir en Islande à 23h (21h heure locale).
Vol sans encombre au soleil, atterrissage sous une épaisse couche de nuages, la pluie, le vent. Notre loueur de 4x4 dit que nous amenons la pluie, il paraît qu’il n’a pas plu (pas de grosse pluie comme ça !) depuis 3 semaines… 🙁
On part en 4x4 sur une route normale, facile pour le moment. Arrêt courses. Repas au chaud, on sent pas trop le pique-nique sous la pluie.
Recherche de distributeur : les ATM dans les supermarchés ne fonctionnent pas, bizarre. Dans une ville, le 1er refuse toutes les cartes, celles des islandais aussi, ouf, et le 2nd nous rend enfin riches de couronnes islandaises.
Reste à trouver le réchaud. On a pris un MSR après nos mésaventures au Canada où on n’a pas réussi à trouver des cartouches de camping gaz « plus », là on trouve du camping gaz et du primus, mais point de MSR ! Il est sensé être adaptable à plusieurs types de cartouches, mais sur la notice, ils disent de l’utiliser seulement avec des cartouches MSR… Que faire ? Le réchaud Primus ne vaut pas cher, allez, c’est parti pour un réchaud de plus, on va en avoir une sacrée collection en rentrant ! 😛
Ca y est, on peut prendre la route de Pingvellir, on quitte la côte, ça devient beaucoup plus désertique quoique encore bien vert ! On arrive à Pingvellir sous la pluie, on monte la tente sous la pluie et le vent, on est un peu inquiet, la tente va-t-elle résister ? En tous cas c’est chouette de pouvoir monter l’intérieur au sec, une fois qu’on a monté l’extérieur. On range, on s’organise, ici on peut laisser à manger sous la tente, pas d’ours dans les parages. On lance une lessive (nos 3 jours à Paris) et on part faire des balades autour de la cascade Oxararfoss.
C’est très sympa de marcher dans une faille, même sous la pluie fine. Il y a beaucoup d’oiseaux, on en voit un peu mais surtout on les entend énormément. La cascade franchit la « cassure », pas très haute mais jolie, et se faufile un chemin parmi les failles pour rejoindre la plaine en dessous puis le lac Pingvallavatn.
Retour au camping où il ne pleut presque plus et où le vent est tombé. On voit même la montagne derrière. 1er repas en camping, on aime le « skyr », spécialité locale (genre fromage blanc, aux fruits). A 22h il fait encore bien jour. Dodo !
13 juillet
Bonne nouvelle, la tente a tenu, elle est toujours étanche et on n’a pas eu froid. Y a-t-il eu une nuit ? A 22h30 il faisait toujours jour, et à 3h du matin aussi.
Les aires de camping super bien aménagées du Canada nous manquent. Pas de table ni de bancs, on mange par terre sur notre couverture de survie, et sous la tente parce qu’il fait pas chaud.
La lessive de la veille a été étendue partie dans la salle avec la machine à laver, partie dans le 4x4 : rien n’a séché encore. On transfère la partie dans le 4x4 sous la tente, et on part avec le pique-nique faire une balade.
Au début, c’est sympa, il fait toujours gris mais il ne pleut pas. On peut prendre des photos et on joue avec des oiseaux qui nous accompagnent, c’est à qui prendra la plus chouette photo ! Il y en a beaucoup de différents, et avec des cris différents, l’un est vraiment curieux et nous suit un moment, sans nous laisser approcher de trop près toutefois.
Il commence à pleuvoir juste quand on pense à s’arrêter pour le pique-nique. Le temps d’enfiler nos ponchos de pluie, il ne pleut plus. On s’installe pour attaquer le pique-nique, 5 minutes après grosse pluie diluvienne, on avale en vitesse le reste du pique-nique et on repart. Le chemin de pierres s’est transformé en chemin de boue et on se fraye un passage à travers les buissons, lorsqu’on rejoint le lac de Pingvallavatn, on est trempés.
Juste avant d’arriver au lac on se fait attaquer par des oiseaux qui doivent protéger leurs nids dans le coin. Probablement des sternes arctiques. J’avais lu que ça pouvait arriver sur la côte, dans des endroits habités par de grandes colonies d’oiseaux, mais je m’y attendais pas ici. La méthode pour éviter les coups de bec consiste à brandir un bâton au-dessus de la tête pour que les oiseaux prennent pour cible le bâton (le point le plus haut) mais pas beaucoup de bâtons dans le coin et on se voit mal arracher des racines ou les branches des arbustes. Heureusement qu’il venait de pleuvoir et qu’on avait encore tous les capuches sur la tête !
On part ensuite faire un tour en voiture de l’autre côté du lac, qui sait, il y fait peut-être meilleur. En fait c’est pire, il pleut et le vent souffle fort. Quelques éclaircies nous permettent d’apercevoir un paysage prometteur mais le temps reste globalement moche.
De retour au camping, on tente de faire sécher le linge dehors en profitant du vent puisque la pluie s’est arrêtée, on a même un rayon de soleil sur le camping, mais l’accalmie est de courte durée et il pleut à nouveau.
14 juillet
Réveil ronchon : il pleut toujours, on voit toujours pas les sommets des montagnes voisines, le linge n’est toujours pas sec, toutes les chaussures de Pierrick sont trempées : pas de bol, c’est lui qui se trempe le plus les pieds et c’est lui qui a les chaussures qui sèchent le moins vite.
On attendait du mieux au niveau météo, comme nous l’avait promis la météo, mais on range tout et on démonte la tente sous la pluie. On part vers Laugarvatn sur une belle route qui nous offre de beaux points de vue, la pluie est toujours là mais c’est plus dégagé et on aperçoit même du soleil de temps en temps.
On mange à Uthlio, dans un restaurant – salle des fêtes du village, avec la piscine à côté et un enfant qui s’y baigne malgré la pluie battante dehors. L’eau doit être chauffée mais quand même brrrrr… Il y a un grand écran avec les nouvelles et on voit le bulletin météo, qui annonce du mieux dans les jours à venir, mais dans le sud uniquement, confirmation par un journal-papier qui traîne.
Justement on voulait partir dans le nord via la route 35. Mais en étant un peu secs avant. On décide de monter quand même jusqu’à Geysir, de trouver un endroit où dormir au sec et d’aviser ensuite.
A Geysir, on trouve un super hôtel hors de prix avec vue sur le geyser. Il pleut toujours. On s’installe, on sort tout notre linge trempé, on étale tout sur le radiateur et chauffe le radiateur ! Nous on se repose et on essaye de faire une sieste. Dur dur dans la même pièce que 2 petits monstres qui jouent et se racontent des histoires.
Vers 17h, une éclaircie, allez on va voir notre geyser de plus près. Moins impressionnant que Yellowstone pour nous, mais les enfants adorent ! Il est assez régulier, toutes les 4-5 minutes il jaillit ! Du coup on mitraille, à qui prend la plus belle « bulle » bleue juste avant l’explosion, à qui prend la plus haute explosion…
L’éclaircie se transforme en vrai temps soleil/nuages. Il fait pas chaud mais ça fait de belles photos et du bien au moral.
Ensuite on va voir les chutes de Gullfoss. C’est magnifique et mouillé !
Repas au sec (il y a une petite cuisine très bien équipée à l’hôtel) et dodo. On a du mal à s’endormir, on a trop chaud… On a pourtant arrêté le radiateur pour la nuit, quasiment tout est sec, y compris les chaussures !😎
15 juillet
4h43 : il fait soleil ! Espérons que ce sera pareil toute la journée !
Belle journée en effet, avec un ciel ensoleillé entrecoupé de nuages. D’après les prévisions météo données par notre hôtesse et la discussion avec des français qui ont fait la route 35 dans le brouillard, on décide de rester encore dans le sud histoire de profiter du beau temps et de remonter le moral à bloc !
Direction Landmannalaugar via la Pjorsa vallée et plein de cascades ! Nos premières routes tout-terrain pour prendre des photos de la rivière Pjorsa et des oiseaux, puis des cascades Hjalpafoss, Gjarfoss, et enfin le clou du spectacle : Haifoss, la 2ème plus haute d’Islande (122 m), à couper le souffle !
On prend ensuite la route 208 en direction de Landmannalaugar : on a de la chance, le soleil est avec nous et on découvre un magnifique désert minéral, à chaque virage on a envie de faire une photo, au grand désespoir de Pierrick qui n’a qu’une envie : monter la tente et dessiner ! C’est beau, c’est grandiose, le ciel paraît immense ! On a toujours le mont Hekla avec la tête dans les nuages, pourtant on le surveille depuis la fin de la matinée.
Le plus dur reste à faire : passer nos deux premiers gués juste en arrivant et monter la tente avec pas mal de vent, découvrir un arceau cassé et se demander si ça va tenir… Réponse demain matin !
Pas le courage d’aller faire trempette dans les sources d’eau chaude à côté du refuge, trop de monde et trop froid !
16 juillet
Réveil sous le soleil et un magnifique ciel bleu. Le vent s’est calmé et la tente a tenu. On prend le petit déjeuner, on étend une petite lessive, on ne trouve pas de carte détaillée du coin alors on la prend en photo, on rachète quelques fruits dans un bus-épicerie et on part en balade !
Direction le tour classique au départ de Landmannalaugar à travers les champs de lave et d’obsidienne et les montagnes de rhyolite. C’est beau, c’est de toutes les couleurs. Après le champ de lave, on arrive dans une large vallée au fond de laquelle coulent des rivières, on marche jusqu’à la cascade du fond en essayant de trouver le départ pour le Brennisteinsalda, on voit bien un départ mais il correspond pas trop à la carte, on hésite, et finalement puisque c’est une boucle, on essayera de l’atteindre de l’autre côté.

(En assemblant le panorama ci-dessus, j'ai nettement vu le chemin qu'on a loupé ! 😛 Pas les yeux en face des trous ce jour là !)
Le détour était de toutes façons magnifique et les enfants ont adoré traverser les rivières… ou sauter à pieds joints dedans pour Pierrick !
On attaque la montée pour voir les fumerolles, encore plein de couleurs ! Au plus grand champ de fumerolles, ça pue vraiment ! On trouve l’autre départ de la balade pour Brennisteinsalda, qui est une montagne qui domine du haut de ses 840 ou 880 mètres (selon les guides…) et de laquelle on a une vue magnifique à 360°.
On voit des randonneurs partir pour le trek de 4 jours jusqu’à Porsmörk. Ca me tentait bien de le faire avec les enfants, à condition de dormir et manger dans les chalets-étapes, mais même s’il fait encore très beau, on sait maintenant à quel point la météo varie facilement et comme c’est galère quand on peut rien faire sécher, sans compter les risques de se perdre dans le brouillard…
Arrêt sur un névé pour jouer et retour au camping. On y retrouve Françoise, ma tante, et Germaine, une amie, qui effectuent un voyage en petit groupe. Trop rigolo de se retrouver là, à des kilomètres de Toulouse, d’autant plus qu’on ne pensait pas se voir vu qu’on devait monter sur la route 35 pendant qu’elles descendaient par la 26.
Bain dans les sources chaudes, mmmmmhhhh ! Le ciel s’est couvert mais il fait bon, même pas froid en sortant du bain !
17 juillet
Réveil au soleil encore, chouette. Rando en direction du lac Ljotipollur, un magnifique lac bleu dans un cratère rouge. En y allant, on prend de la hauteur au-dessus du lac Frostastadavatn, on a encore droit à de belles couleurs, un mini-volcan dans un cratère plus grand, des champs de lave, un petit lac émeuraude, des montagnes orange/rouge et… un retour sous la pluie dans un immense champ de lave !

Au camping, la plupart des tentes ont disparu, celles qui restent sont dans l’eau, la pluie a « créé » des mares un peu partout, on n’est pas les plus mal lotis mais le côté droit de la tente est dans l’eau et notre espace central est boueux. A l’intérieur c’est sec, mais faire la cuisine et manger est un peu délicat ce soir !
Demain, on a prévu de repartir vers le sud-est et de rejoindre la côte. Au moins 5 gués à franchir ! Les deux gués à l’entrée du camping, qu’on a traversés un peu plus loin sur des ponts pour piéton, ont grossi avec la pluie. Espérons que demain on n’aura pas des gués trop monstrueux à traverser !
18 juillet
Soleil ce matin, heureusement il n’a pas trop replu cette nuit, on arrive même à plier la tente sèche malgré l’humidité qu’elle a laissé passer sous nos matelas.
On attaque la route 208 en direction du sud-est : elle est magnifique, on fait 25 km en 2h15, certes on ne roule pas vite mais surtout on s’arrête pour prendre des photos. On passe par des vallées et des hauteurs, on voit des lacs et des rivières, des montagnes au relief varié…

Des gués, on en traverse en pagaille, on ne les compte même plus ! Ils ne sont pas très impressionnants, finalement le plus impressionnant était celui de Landmannalaugar, au grand désespoir d’Olivier qui trouve les traversées trop faciles !
Pique-nique et petite balade digestive à Edgia (la vallée de feu) qui est une immense (longue) faille. Au fond il y a une cascade mais on n’est pas allé jusque là.
On poursuit notre route vers Vik, on cherche un endroit « en dur » pour dormir histoire de faire sécher ce qui est trempé et de recharger nos batteries, notre adaptateur sur allume-cigare étant mort le 2ème jour de notre voyage… Pas facile mais finalement on finit par trouver un hébergement en « sleeping bag » dans une guesthouse à 20 km de Vik. C’est pas trop cher et il y a une cuisine, parfait. Ravitaillement : magasin, pompe à essence et distributeur à Vik, le retour à la civilisation 😛
La côte est magnifique entre l’océan et le glacier Myrdalsjökull. On va faire une balade à Dirholaey, des falaises au-dessus de l’océan. La vue est superbe sur le glacier, la magnifique plage de sable noir et des pointes rocheuses qui émergent au-dessus de l’océan. C’est aussi une réserve d’oiseaux, et on passe du temps à les prendre en photo, notamment des macareux, ils sont trop rigolos !
Dîner tardif et au dodo !
Bonjour.
Voici le compte rendu de notre croisière du 29/05 au 09/06/2017 à bord du MSC PREZIOSA
Nous avions préparé conjointement cette croisière sur VF et quelques participants et nous avons fait plusieurs excursions organisées conjointement avec ce groupe, composée de
-ETERLOUS …………….Jean-Marie et GABY
-ALEXINE31……………Annie et sa Maman.
-VACYCLA……………..Claude et Claude
-RV 04……………….. Roseline et Jean-Claude
Et nous-mêmes (Migui08/Michel et Ghislaine) soit un groupe de base de 10 personnes.
Un groupe fort Sympathique et nous avons ensemble passé de très bons moments notamment lors des apéritifs de fin de soirée.
Le parcours avec les escales modifiées en raison d’un mauvais temps sur les côtes Ecossaises a été le suivant :
-Hambourg-MER-Invergordon-MER-Akureyri-Isafjordur-Reykjavik 3 jours-MER 2J- Hambourg.
Pour notre part arrivée à Hambourg 15H transfert MSC -Embarquement 16H Parfait.
Vol Direct A/R Toulouse Hambourg « EUROWINGS ».
ESCALES.
INVERGORDON: Bus de ville vers Inverness puis nouveau Bus Ville vers le LOCH NESS et château d’URQH’ART. Puis retour idem après visite de INVERNESS.
L’ISLANDE : Paysage volcanique magnifique, proche du cercle polaire.
La météo n’y est pas clémente sauf juillet/aout, sinon pluies nuages et froid et neige 6/8 mois par an.
Pour notre part le temps certes mitigé selon les jours a été dans l’ensemble acceptable et n’a pas perturbé notre périple.
AKUREYRI : Avions réservé avec le groupe de 10 un véhicule avec chauffeur guide (Anglais uniquement) chez TAXI 17 -minibus possibilité 18 personnes- tarif pour l’ensemble 128000ISK. Règlement chacun par CB. Dont 3000ISK pour dépassement de la durée de l’ensemble des visites 9H au total (au lieu de 8h) et 300KM environ.
-Magnifiques paysages volcaniques. Lac Myvatn- Dimmuborgir—Nature Bath—Géothermie—Cascade unique de DETTIFOSS.
TRES BELLE EXCURSION EN PETIT COMITE SYMPATHIQUE.
ISAJFORDUR : Visite de cette ville, escale pour nous sans intérêt majeur.
REYKJAVIK- Jour 1- Excursion réservée individuellement auprès de Goéland, mais retrouvons notre groupe pour cette visite du CERCLE D’OR. INCONTOURNABLE tant les sites sont intéressants et magnifiques. Cascades de Selfoss et Gullfoss, vallée de Thingvellir, Geysir donc les magnifiques Geysers, cascades de Faxi et autres toujours aussi magnifiques paysages. Circuit d’environ 230KM 8H – Tarif pour le couple 205€-
JOUR 2—Visite de la Ville avec BUS ON HOP qui tombe en panne. Visitons à pied et voyons l’essentiel. Sans doute la journée là moins intéressante de cette croisière, ceci n’engage que moi.
JOUR 3. Journée imprévue à REYKJAVIK, avons organisé la veille VIA GEOICELAND. Notre groupe de 10 se trouve à 14 après « recrutement sur le navire.
Tarif 120 000 ISK pour la location avec chauffeur guide (sympa) de ce minibus qui nous a conduit sur un circuit de 300KM toujours époustouflant cette géographie très particulière. Arrêts multiples sur la route, nombreuses photos, but finale les falaises de Reykjanes en passant par un port de pêche, Paysages Volcaniques toujours atypiques et uniques, centrale géothermique, lagon bleu…… Les falaises de Reykjanes sont incontournables.
Ensuite départ du navire à 15H VERS HAMBOURG ou nous arriverons le 9/6 comme prévu, mais bien avant 7H.
Pour nous conservons les valises, débarquement 7H15, taxi 7H25 arrivée Aéroport 8H pour un vol à 10H05. Retour domicile via Toulouse 16H.
Quelques mots de la Croisière et des services MSC :
Ces propos qui sont notre ressenti, n’engage que nous, je conviens par ailleurs que la patience n’est pas mon fort.
Navire Complet, donc beaucoup de monde, cela se ressent aux heures de pointes notamment dans les BARS, service un peu long. Trouver des places est très difficile a moins d’être présent TOT.
Restauration correcte. Je suis anti Self. J’aime être servi comme dans le passé.
Difficulté le midi et au petit déjeuner entassement « comme des bestiaux »
Le PD et le Déjeuner transformer en self…. Pour ma part au déjeuner j’éprouve les plus grandes difficultés à me faire servir suivant la carte qui nous est remise.
En fait je considère le service du PD (sauf à arriver dès l’ouverture) comme très insuffisant, et le service du midi … Lamentable.
Mais relativisons. Certes ce sont de petites choses mais qui m’agacent fortement. Evidemment c’est une constatation habituelle, les services baissent chaque année (les prix aussi relativement, mais es ce bien profitable ?).
En conclusion, une très belle croisière avec un circuit en Islande qui est très loin de ce que nous connaissons, ce qui le rend particulièrement passionnante.
Grace à un GROUPE VF très sympathique, tous se reconnaitrons, nous avons exploré l’essentiel de ce que nous pouvions voir en fonction de nos escales et tous ensemble passé de très bons moments.
Que Demander De Plus, sinon recommencer lors de futures croisières.
Si chacun du groupe veut compléter, modifier et donner son ressenti et son avis sur cette croisière, il est le bienvenu.
CORDIALEMENT
4 years... it’s been so long!!!
What a pleasure to be back on VF and, most of all, to see all the forum members again 🙂
And what a joy to read the travel journals of those travel addicts who were quicker than their own shadow to share their discoveries. Their keyboards and mice must’ve been itching
I’ll admit I’m feeling a bit of that itch too, but I’m way too lazy to dive into the story of our latest trip—last summer in the northwest USA. I’ll probably get to it later, but it might take a while! So, I’m jumping into the short recap of our *way* too short trip to Iceland at the end of April 2024. And even though it’s not the done thing, I’m going to spoil it and start with the conclusion: it was *amazing*!!!
Back in February, on the eve of leaving for a few days’ holiday in Alsace, we started wondering what we could do for Easter break. Scotland and Iceland were the top contenders. The boys are growing up, but they still travel with us often, and they tipped the scales in favor of Iceland. Since we decided a bit late, before booking the flights, I took a quick look at available accommodations. There wasn’t much left, and some were at crazy prices, but I managed to line up a decent itinerary with places that seemed like good value for money. I read travel journals on VF and blogs I could find, picked up bits of info from Facebook groups, and the route quickly took shape—even if I struggled with the place names, mixing them up and forgetting them. The dream could begin...

Bookings
Flight tickets bought directly from Fly Play’s website: 1520 € for the four of us (adult fare), with just two checked bags and one carry-on each. It was the compromise we found to keep costs down while still fitting all the bulky clothes we’d need. Late April isn’t quite winter anymore, but it’s not quite spring either, so we packed for chilly weather. Fly Play is Icelandair’s low-cost airline. No complaints: check-in was quick, service was efficient, and the flights were on time.
The car. Booked with Golden Circle car rental, a small family-run business with offices just 5 minutes from the airport. I’d read good things about them, and I can confirm everything went smoothly with our Dacia Duster—it wasn’t brand new, but it was reliable and spacious. We paid 463 € for the week, with full insurance included. The manager picked us up at the airport 10 minutes after I messaged him on WhatsApp to say we’d arrived. For the return trip, since our flight was super early and the agency wasn’t open yet, we agreed to leave the car in the airport parking lot and sent him a photo of the spot so he could find it. Super convenient! I read *so* many questions on Facebook groups about insurance: *Should I get the max coverage or not? I’ve got a Visa Premier, I’ve never had an accident, it adds 100 €...* Between sandstorms that can damage the bodywork and skidding off the road due to bad weather (we saw a few cars in ditches!), we decided to go for the rental company’s max insurance to be safe. It was also a requirement for leaving the car in the airport parking lot on our way back, since we couldn’t do the final inspection.
Accommodations were all booked on Booking.com and Hotels.com: - 2 nights in a cottage at Fossatun Country Hotel, near Borgarnes (we rented the sunset cottage—great spot, with a nice view and separate from the other lodgings) - 1 night in an apartment at Bakki Hostel and Apartments, in Eyrarbakki (top-notch) - 1 night in a gorgeous (and pricey!) apartment at Vik Apartments - 2 nights in a family room at Adventure Hof Hotel (perfect location) - 1 night at Blue Viking Studio near the airport (meh, but fine for a few hours’ sleep before an early flight) Total: 1234 €, averaging 176 € per night for 4-person accommodations.
The itinerary Day 1: Arrival around noon at the airport - Hraunfossar / Night at Fossatun Country Hotel Day 2: Snæfellsnes Peninsula / Night at Fossatun Country Hotel Day 3: Bruarfoss - Geysir - Gullfoss - Reykjadalur hot springs / Night in Eyrarbakki Day 4: Seljalandsfoss and Gljúfrafoss - DC-3 wreck (the one near Seljalandsfoss) - Skógafoss - Kvernufoss - Sólheimajökull (hike to the foot of the glacier) - Dyrhólaey - Reynisfjara Beach / Night in Vík Day 5: Fjaðrárgljúfur Canyon - Vatnajökull (3-hour hike to Svartifoss and Skaftafell) / Night in Hof Day 6: Múlagljúfur Canyon (2h45 hike) - Fjallsárlón - Jökulsárlón and Diamond Beach - Svínafellsjökull / Night in Hof Day 7: Drive back - Reykjavik - Sky Lagoon / Night in Keflavík Day 8: Flight back at 6 AM
That’s the practical side covered. I’ll leave you with a photo of our trusty steed.

And what a joy to read the travel journals of those travel addicts who were quicker than their own shadow to share their discoveries. Their keyboards and mice must’ve been itching
I’ll admit I’m feeling a bit of that itch too, but I’m way too lazy to dive into the story of our latest trip—last summer in the northwest USA. I’ll probably get to it later, but it might take a while! So, I’m jumping into the short recap of our *way* too short trip to Iceland at the end of April 2024. And even though it’s not the done thing, I’m going to spoil it and start with the conclusion: it was *amazing*!!!
Back in February, on the eve of leaving for a few days’ holiday in Alsace, we started wondering what we could do for Easter break. Scotland and Iceland were the top contenders. The boys are growing up, but they still travel with us often, and they tipped the scales in favor of Iceland. Since we decided a bit late, before booking the flights, I took a quick look at available accommodations. There wasn’t much left, and some were at crazy prices, but I managed to line up a decent itinerary with places that seemed like good value for money. I read travel journals on VF and blogs I could find, picked up bits of info from Facebook groups, and the route quickly took shape—even if I struggled with the place names, mixing them up and forgetting them. The dream could begin...

Bookings
Flight tickets bought directly from Fly Play’s website: 1520 € for the four of us (adult fare), with just two checked bags and one carry-on each. It was the compromise we found to keep costs down while still fitting all the bulky clothes we’d need. Late April isn’t quite winter anymore, but it’s not quite spring either, so we packed for chilly weather. Fly Play is Icelandair’s low-cost airline. No complaints: check-in was quick, service was efficient, and the flights were on time.
The car. Booked with Golden Circle car rental, a small family-run business with offices just 5 minutes from the airport. I’d read good things about them, and I can confirm everything went smoothly with our Dacia Duster—it wasn’t brand new, but it was reliable and spacious. We paid 463 € for the week, with full insurance included. The manager picked us up at the airport 10 minutes after I messaged him on WhatsApp to say we’d arrived. For the return trip, since our flight was super early and the agency wasn’t open yet, we agreed to leave the car in the airport parking lot and sent him a photo of the spot so he could find it. Super convenient! I read *so* many questions on Facebook groups about insurance: *Should I get the max coverage or not? I’ve got a Visa Premier, I’ve never had an accident, it adds 100 €...* Between sandstorms that can damage the bodywork and skidding off the road due to bad weather (we saw a few cars in ditches!), we decided to go for the rental company’s max insurance to be safe. It was also a requirement for leaving the car in the airport parking lot on our way back, since we couldn’t do the final inspection.
Accommodations were all booked on Booking.com and Hotels.com: - 2 nights in a cottage at Fossatun Country Hotel, near Borgarnes (we rented the sunset cottage—great spot, with a nice view and separate from the other lodgings) - 1 night in an apartment at Bakki Hostel and Apartments, in Eyrarbakki (top-notch) - 1 night in a gorgeous (and pricey!) apartment at Vik Apartments - 2 nights in a family room at Adventure Hof Hotel (perfect location) - 1 night at Blue Viking Studio near the airport (meh, but fine for a few hours’ sleep before an early flight) Total: 1234 €, averaging 176 € per night for 4-person accommodations.
The itinerary Day 1: Arrival around noon at the airport - Hraunfossar / Night at Fossatun Country Hotel Day 2: Snæfellsnes Peninsula / Night at Fossatun Country Hotel Day 3: Bruarfoss - Geysir - Gullfoss - Reykjadalur hot springs / Night in Eyrarbakki Day 4: Seljalandsfoss and Gljúfrafoss - DC-3 wreck (the one near Seljalandsfoss) - Skógafoss - Kvernufoss - Sólheimajökull (hike to the foot of the glacier) - Dyrhólaey - Reynisfjara Beach / Night in Vík Day 5: Fjaðrárgljúfur Canyon - Vatnajökull (3-hour hike to Svartifoss and Skaftafell) / Night in Hof Day 6: Múlagljúfur Canyon (2h45 hike) - Fjallsárlón - Jökulsárlón and Diamond Beach - Svínafellsjökull / Night in Hof Day 7: Drive back - Reykjavik - Sky Lagoon / Night in Keflavík Day 8: Flight back at 6 AM
That’s the practical side covered. I’ll leave you with a photo of our trusty steed.

Pour arrêter de polluer une discussion qui ne nous était pas destinée, j'ouvre cette nouvelle discussion, pour compléter notre préparation á cette croisiére.
Pour Akureyri je vous livre mes dernières réflexions.
OK pour taxi17, mais
Est-ce raisonnable un tour de 8h compte tenu des horaires de l'escale.
Par ailleurs entre celle de 6h et celle de 7h la difference (sauf erreur) tient à un arrêt d'une heure pour barboter...
Peut être est-il possible de remplacer la baignade par une extension vers dettifoss.
L'Islande... Il y a moins d'un an, rien ne laissait présager que nous partirions en direction de ce pays. Destination totalement inconnue pour nous, l'intérêt s'est pointé lorsque j'ai découvert qu'une compagnie aérienne, en l'occurrence WOW Air, offrait des billets à rabais à partir de Boston, ville des États-Unis.
J'ai effectué quelques recherches sur le net afin d'en connaître davantage sur l'Islande. Je suis littéralement tombée en amour avec ce pays dès que j'ai regardé les photos et vidéos.
L'Islande a tout pour séduire ses visiteurs: terre de feu et de glace, elle offre une multitude de cascades, glaciers, volcans, pseudo-cratères, geysers, grottes, plages, océan, eaux thermales, etc.
Pour les amateurs de plein-air, on y retrouve plusieurs parcs nationaux et sentiers de randonnée. La nature y est très généreuse et les possibilités d'activités sont à l'infini.
Nous avons donc procédé rapidement à l'achat des billets d'avion directement sur le site internet de la compagnie aérienne WOW Air. Notre projet devenait réalité.
Nous avons décidé d'effectuer le voyage en septembre, étant donné que c'est la basse saison et que les prix sont beaucoup plus abordables en cette période de l'année.
En ce qui concerne l'hébergement, plusieurs options s'offraient à nous: camping, ferme, gîte, hôtel, etc. Cependant, nous avons opté pour la location d'un camping-car parce que nous désirions nous déplacer sur l'île sans les contraintes d'un horaire à respecter.
Comme nous étions trois personnes dans cette aventure, mon conjoint Alain, notre plus jeune fille Mélanie ainsi que moi-même, notre choix s'est arrêté sur un camping-car avec toit élevé (VW Transporter).
Nous avons procédé à la location du camping-car, six mois avant notre départ, chez Snail Motorhome Rental, une entreprise familiale qui offre un service hors-pair. Le transport entre l'aéroport et leur centre de location, est également inclus dans le contrat de location ainsi qu'un repas et une nuitée à l'arrivée ou au départ.
Le camping-car est équipé d'une cuisinière à gaz et d'un évier, accessoires de cuisine, assiettes, glacière, ustensiles, draps, édredons, sacs de couchage, oreillers, rideaux, Radio / CD / MP3 / USB, prise 230V pour recharger les appareils électroniques et chauffage autonome.
Le choix des vêtements que nous allions porter a été plus difficile. Étant habitués à voyager dans le Sud, disons que le contenu de notre valise était quelque peu différent du profil habituel. Étant donné les différences climatiques d'une région à une autre, nous avons apporté, entre autres, des vêtements d'hiver (manteau, pantalon, tuque et gants), imperméable, bottes de pluie, chaussures de randonnée.
Nous avons appliqué la méthode de la "pelure d'oignon", en apportant leggings, gilets, veste polar ainsi que veste et pantalon coupe-vent que nous pourrions enlever au besoin, sans oublier le maillot de bain car nous avions l'intention de nous baigner dans les eaux thermales.
La planification de notre itinéraire a été l'élément clé de la réussite de notre voyage. L'Islande possédant de nombreux attraits touristiques, nous avions établi, avant le départ, la liste de toutes les attractions qui nous intéressaient.
Nous avons donc localisé sur Google Map chacune de ces attractions et établi et imprimé l'itinéraire correspondant. Ainsi, nous connaissions déjà le temps prévu pour chaque activité ainsi que la distance et le temps de déplacement entre chaque activité.
Nous avons tenté de réserver une chambre d'hôtel, dans la région de Boston, avec possibilité de stationnement pour une période de 15 jours. Il n'y avait qu'un seul hôtel qui offrait un prix très compétitif, soit le Holiday Inn Express Saugus, mais comme il n'y avait aucune disponibilité et que le prix était très élevé pour le choix d'un autre hôtel et que le prix était également très élevé pour le stationnement directement à l'aéroport, nous avons convenu de nous rendre à proximité de Boston et de prendre l'autobus pour nous rendre ensuite à l'aéroport.
Notre voyage a débuté le 30 août 2015. Nous nous sommes donc dirigés en voiture vers la ville de Salem, au New-Hampshire, plus précisément au Salem Transportation Center situé à la sortie 2 de l'autoroute 93. Il y a 476 espaces de stationnements et ils sont tous gratuits.
Nous avons acheté nos billets d'autobus directement dans le terminal au coût de 24 $US aller-retour par personne et avons entrepris le trajet de 45 minutes en autobus vers l'aéroport international Logan de Boston.
L'enregistrement auprès de la compagnie aérienne a été très rapide. Le vol en direction de Keflavik, d'une durée approximative de 5 heures, s'est très bien déroulé. Il est à noter qu'aucun service de divertissement n'est offert à bord et que les breuvages ainsi que la nourriture sont au frais du passager.
Pour vous donner un exemple, le prix d'un sandwich est de 1700 ISL, soit un peu plus de 17 $ CAD. Donc, si le prix ne vous convient pas, prévoyez manger avant votre départ ou apportez des grignotines.
J'ai effectué quelques recherches sur le net afin d'en connaître davantage sur l'Islande. Je suis littéralement tombée en amour avec ce pays dès que j'ai regardé les photos et vidéos.
L'Islande a tout pour séduire ses visiteurs: terre de feu et de glace, elle offre une multitude de cascades, glaciers, volcans, pseudo-cratères, geysers, grottes, plages, océan, eaux thermales, etc.
Pour les amateurs de plein-air, on y retrouve plusieurs parcs nationaux et sentiers de randonnée. La nature y est très généreuse et les possibilités d'activités sont à l'infini.
Nous avons donc procédé rapidement à l'achat des billets d'avion directement sur le site internet de la compagnie aérienne WOW Air. Notre projet devenait réalité.
Nous avons décidé d'effectuer le voyage en septembre, étant donné que c'est la basse saison et que les prix sont beaucoup plus abordables en cette période de l'année.
En ce qui concerne l'hébergement, plusieurs options s'offraient à nous: camping, ferme, gîte, hôtel, etc. Cependant, nous avons opté pour la location d'un camping-car parce que nous désirions nous déplacer sur l'île sans les contraintes d'un horaire à respecter.
Comme nous étions trois personnes dans cette aventure, mon conjoint Alain, notre plus jeune fille Mélanie ainsi que moi-même, notre choix s'est arrêté sur un camping-car avec toit élevé (VW Transporter).
Nous avons procédé à la location du camping-car, six mois avant notre départ, chez Snail Motorhome Rental, une entreprise familiale qui offre un service hors-pair. Le transport entre l'aéroport et leur centre de location, est également inclus dans le contrat de location ainsi qu'un repas et une nuitée à l'arrivée ou au départ.
Le camping-car est équipé d'une cuisinière à gaz et d'un évier, accessoires de cuisine, assiettes, glacière, ustensiles, draps, édredons, sacs de couchage, oreillers, rideaux, Radio / CD / MP3 / USB, prise 230V pour recharger les appareils électroniques et chauffage autonome.
Le choix des vêtements que nous allions porter a été plus difficile. Étant habitués à voyager dans le Sud, disons que le contenu de notre valise était quelque peu différent du profil habituel. Étant donné les différences climatiques d'une région à une autre, nous avons apporté, entre autres, des vêtements d'hiver (manteau, pantalon, tuque et gants), imperméable, bottes de pluie, chaussures de randonnée.
Nous avons appliqué la méthode de la "pelure d'oignon", en apportant leggings, gilets, veste polar ainsi que veste et pantalon coupe-vent que nous pourrions enlever au besoin, sans oublier le maillot de bain car nous avions l'intention de nous baigner dans les eaux thermales.
La planification de notre itinéraire a été l'élément clé de la réussite de notre voyage. L'Islande possédant de nombreux attraits touristiques, nous avions établi, avant le départ, la liste de toutes les attractions qui nous intéressaient.
Nous avons donc localisé sur Google Map chacune de ces attractions et établi et imprimé l'itinéraire correspondant. Ainsi, nous connaissions déjà le temps prévu pour chaque activité ainsi que la distance et le temps de déplacement entre chaque activité.
Nous avons tenté de réserver une chambre d'hôtel, dans la région de Boston, avec possibilité de stationnement pour une période de 15 jours. Il n'y avait qu'un seul hôtel qui offrait un prix très compétitif, soit le Holiday Inn Express Saugus, mais comme il n'y avait aucune disponibilité et que le prix était très élevé pour le choix d'un autre hôtel et que le prix était également très élevé pour le stationnement directement à l'aéroport, nous avons convenu de nous rendre à proximité de Boston et de prendre l'autobus pour nous rendre ensuite à l'aéroport.
Notre voyage a débuté le 30 août 2015. Nous nous sommes donc dirigés en voiture vers la ville de Salem, au New-Hampshire, plus précisément au Salem Transportation Center situé à la sortie 2 de l'autoroute 93. Il y a 476 espaces de stationnements et ils sont tous gratuits.
Nous avons acheté nos billets d'autobus directement dans le terminal au coût de 24 $US aller-retour par personne et avons entrepris le trajet de 45 minutes en autobus vers l'aéroport international Logan de Boston.
L'enregistrement auprès de la compagnie aérienne a été très rapide. Le vol en direction de Keflavik, d'une durée approximative de 5 heures, s'est très bien déroulé. Il est à noter qu'aucun service de divertissement n'est offert à bord et que les breuvages ainsi que la nourriture sont au frais du passager.
Pour vous donner un exemple, le prix d'un sandwich est de 1700 ISL, soit un peu plus de 17 $ CAD. Donc, si le prix ne vous convient pas, prévoyez manger avant votre départ ou apportez des grignotines.
Bonjour à toutes et à tous.
Nous avons fait une superbe croisière expédition au Sptizberg - Groenland Nord-Est - Islande avec Grands Espaces du 31 Août au 15 Septembre 2016, sur l'Ortélius (ancien brise-glace) et j'avais envie de la partager avec vous.

Voici un résumé; Pour plus de détails sur cette croisière et de photos je vous invite à aller sur mon site ici
Départ Paris, arrivée à Longyearbyen et retour Reykjavik – Paris sans escale. Le passage au Spitzberg est très rapide, mais nous aurons un aperçu de celui-ci, l’essentiel de la croisière se déroule dans le Nord-Est du Groenland et le retour se fait par l’Islande en arrivant à Akureyri. Nous ferons en car le trajet Akureyri – Reykjavik ce qui nous permettra de revoir très brièvement cette partie de l’Islande.
31 Août Paris - Longyearbyen Notre rendez-vous à Roissy étant à 5 heures, nous avons donc passé la nuit à l’hôtel Ibis à Roissy qui se trouve tout près du terminal où nous devons décoller. Grands Espaces à spécialement affrété un avion de la Compagnie ASL qui nous amènera directement à Longyearbyen. Durant celui-ci je fais connaissance de visu avec Danièle (Amarante) avec qui j’ai eu de fréquents échanges sur mon forum de voyage préféré, nous sommes ravies de nous voir en vrai. Lorsque nous nous posons à Longyearbyen 78°de latitude nord, il fait 3°, les montagnes sont enneigées et il ne fait pas très beau. Nous sommes bien au Spitzberg! Des cars nous attendent à la sortie de l'aéroport pour nous emmener dans "l'Adventdalen" puis nous aurons du temps libre pour visiter la ville et le petit Musée Arctique de Norvège que j'ai bien aimée, même si je n'ai pas eu assez de temps.



Notre bateau est ancré au large, nous y allons donc en zodiac.
Jeudi 1er Septembre Glacier d’Erik (Erikbreen) et Glacier de Monaco Notre nuit a été bercée par une houle avec des vents de 20 nœuds, mais nous avons bien dormi. Nous naviguons le long des côtes de la Terre Albert 1er, nommée ainsi en l’honneur du Prince de Monaco qui a mené plusieurs expéditions scientifiques dans ce secteur entre 1898 et 1909. Nous longeons ensuite le Spitzberg par le Nord pour rejoindre le Woodfjord afin de prendre la direction du Liefdefjorden.

Nous longeons Reinsdyrflya cette immense étendue de toundra. La passerelle étant ouverte aux passagers je monte y faire un tour. Puis je ressors sur le pont admirer les magnifiques paysages enneigés qui défilent devant mes yeux.
L'après-midi nous avons le choix entre une sortie en zodiac et une sortie à terre, nous choisissons la 2ème solution. Nous allons donc voir le très beau Erikbreen. C'est un glacier qui a reculé en laissant derrière lui un lac. La marche n'etait pas toujours aisée, mais ça valait le coup de la faire; magnifique vues.
Plus tard nous avons fait une sortie en zodiac pour aller voir le superbe Glacier de Monaco. Il ne faisait pas beau, mais les couleurs étaient magnifiques.
A notre retour sur l’Ortélius, le Commandant nous offre le traditionnel cocktail de bienvenu. Le brise-glace se dirige plus au nord encore, vers le petit îlot de Moffen au delà de 80° de latitude Nord. Vers 23 h. nous passons les 80° de latitude Nord . Nous n'avons pas eu la chance de les voir trop de brouillard, le bateau devait rester à une certaine distance, c'est un de mes regrets, mais ce fût néanmoins une très belle journée ! A suivre
Liliane

Voici un résumé; Pour plus de détails sur cette croisière et de photos je vous invite à aller sur mon site ici
Départ Paris, arrivée à Longyearbyen et retour Reykjavik – Paris sans escale. Le passage au Spitzberg est très rapide, mais nous aurons un aperçu de celui-ci, l’essentiel de la croisière se déroule dans le Nord-Est du Groenland et le retour se fait par l’Islande en arrivant à Akureyri. Nous ferons en car le trajet Akureyri – Reykjavik ce qui nous permettra de revoir très brièvement cette partie de l’Islande.
31 Août Paris - Longyearbyen Notre rendez-vous à Roissy étant à 5 heures, nous avons donc passé la nuit à l’hôtel Ibis à Roissy qui se trouve tout près du terminal où nous devons décoller. Grands Espaces à spécialement affrété un avion de la Compagnie ASL qui nous amènera directement à Longyearbyen. Durant celui-ci je fais connaissance de visu avec Danièle (Amarante) avec qui j’ai eu de fréquents échanges sur mon forum de voyage préféré, nous sommes ravies de nous voir en vrai. Lorsque nous nous posons à Longyearbyen 78°de latitude nord, il fait 3°, les montagnes sont enneigées et il ne fait pas très beau. Nous sommes bien au Spitzberg! Des cars nous attendent à la sortie de l'aéroport pour nous emmener dans "l'Adventdalen" puis nous aurons du temps libre pour visiter la ville et le petit Musée Arctique de Norvège que j'ai bien aimée, même si je n'ai pas eu assez de temps.



Notre bateau est ancré au large, nous y allons donc en zodiac.
Jeudi 1er Septembre Glacier d’Erik (Erikbreen) et Glacier de Monaco Notre nuit a été bercée par une houle avec des vents de 20 nœuds, mais nous avons bien dormi. Nous naviguons le long des côtes de la Terre Albert 1er, nommée ainsi en l’honneur du Prince de Monaco qui a mené plusieurs expéditions scientifiques dans ce secteur entre 1898 et 1909. Nous longeons ensuite le Spitzberg par le Nord pour rejoindre le Woodfjord afin de prendre la direction du Liefdefjorden.

Nous longeons Reinsdyrflya cette immense étendue de toundra. La passerelle étant ouverte aux passagers je monte y faire un tour. Puis je ressors sur le pont admirer les magnifiques paysages enneigés qui défilent devant mes yeux.

L'après-midi nous avons le choix entre une sortie en zodiac et une sortie à terre, nous choisissons la 2ème solution. Nous allons donc voir le très beau Erikbreen. C'est un glacier qui a reculé en laissant derrière lui un lac. La marche n'etait pas toujours aisée, mais ça valait le coup de la faire; magnifique vues.

Plus tard nous avons fait une sortie en zodiac pour aller voir le superbe Glacier de Monaco. Il ne faisait pas beau, mais les couleurs étaient magnifiques.

A notre retour sur l’Ortélius, le Commandant nous offre le traditionnel cocktail de bienvenu. Le brise-glace se dirige plus au nord encore, vers le petit îlot de Moffen au delà de 80° de latitude Nord. Vers 23 h. nous passons les 80° de latitude Nord . Nous n'avons pas eu la chance de les voir trop de brouillard, le bateau devait rester à une certaine distance, c'est un de mes regrets, mais ce fût néanmoins une très belle journée ! A suivre
Liliane
Bonjour à tous,
Voici en images le récit d'un trek enchanteur!
Cliquez ici : sibellelaterre
Bonne lecture... Marie
Texte seul : Ça faisait un moment que ce fameux trek nous faisait envie et nous avons enfin pu bloquer une courte semaine fin Juin 2013 pour le réaliser. Le timing a été parfait car la piste pour le Landmannalaugar n'a ouvert que 3 jours avant notre passage ! Fin Juin, les jours n'en finissent pas, il y a encore pas mal de neige (c'est décoratif) et pas encore grand monde sur les sentiers. On a eu de la chance avec la météo, finalement bien moins pourrie que ce qui était prévu ! Bref, nous rentrons émerveillés par ce trek d'une variété incroyable et à la portée de tout randonneur moyen : pas de grosses dénivelées, un terrain globalement très « roulant », un balisage parfait, même si parfois un peu trop présent (mais très apprécié dans le brouillard). Moyenne d'âge très jeune sur ce trek : nul besoin d'une grande expérience pour se lancer. On n'a vu qu'un couple plus vieux que nous ! Gloups !
Carnet pratique Vols Icelandair Francfort Reykjavik réservés 6 mois à l'avance : 315 €/pers. Arrivée à minuit. ATM dans l'aéroport pour retirer des couronnes islandaises (ISK) Flybus https://www.flybus.is/flybus jusqu'au camping de Reykjavik : réservation inutile. On prend les billets à un guichet dans l'aéroport. 4500 ISK/p (28 €) pour un aller-retour. No stress, le bus attend tout le monde et il y a toujours de la place. Arrivée à 2h du mat au camping (4h pour nous), grand soleil ! Cabin réservée 6 mois à l'avance (9500 ISK = 58 €) Chère et rustique mais évite de planter la tente juste pour qq heures http://www.reykjavikcampsite.is/ No stress again : accueil sympathique 24/24, des hectares pour les tentes, il y a toujours de la place, sanitaires propres, douche chaude soufrée à volonté ! Le camping vend des cartouches de gaz à valve et à vis, des cartes mais pas de bouffe. 7h45 : le bus TREX pour le Landmannalaugar arrive à l'arrêt du camping. Réservation inutile, on paie à bord en carte bancaire (ou en liquide mais faire l'appoint) 16000 ISK (100 €) aller simple pour 2. On est 6 seulement à bord. Quelques arrêts en cours de route pour récupérer une poignée de passagers ici ou là... Arrivée vers midi au Landmannalaugar. On se met en route de suite car on connaît déjà un peu le coin, et on n'a que 6 jours avant de reprendre l'avion. Pour ceux qui ont du temps, prévoir au moins 2 nuits sur place histoire de profiter des randos à la journée et de la rivière chaude. Un bus vend qq produits de base (dépannage uniquement)
Tout au long du trek il y a à intervalles réguliers (12 à 15 km) des refuges : réservation recommandée car les places sont chères ! On peut camper à côté des refuges (moyennant finances) et profiter des sanitaires (douches sauf à Hraftinuusker) On a choisi l'option camping sauvage histoire de profiter à 200 % de la nature (pas fans de la promiscuité et trouver un joli coin de bivouac fait partie de charme de la rando) Autorisé partout sauf dans le parc national du Landmannalaugar. L'orientation ne pose aucun problème, c'est très balisé.
Le trek peut bien sûr se faire dans les 2 sens mais le sens nord-sud à plusieurs avantages : Evite la grosse grimpette au Nord d'Alftavatn. Evite la montée ingrate sur une piste au départ de Skogar. En cas de coup de mou ou de temps pourri, on peut écourter le trek à Thorsmork et y reprendre un bus pour Reykjavik. On peut d'ailleurs aussi s'y réapprovisionner sommairement.
Le trek jusqu'à Skogar peut se faire en 6 étapes de longueur très raisonnable. Certains doublent ou triplent les étapes : c'est pour les sportifs, pas pour nous ! On est des contemplatifs ! On finira le trek en 5 étapes au lieu de 6 à cause de la neige encore très présente en cette fin Juin 2013.
Cartes GPS (pas du tout indispensable) gratuites ici : http://www.ourfootprints.de/gps/mapsource-island.html
Carte papier au 1/100000ème série Landmaelingar Islands : Thorsmork Landmannalaugar
On avait des sacs à dos de 11 kg sans eau, dont 6 kg de bouffe pour 5 jours et demi pour 2. Plein de bonnes idées pour alléger votre sac à dos ici : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=accueil On a bu l'eau des rivières sans la traiter, sans aucun problème. 3 l d'eau pour 2 sont suffisants (sauf grosse chaleur, on peut rêver!), à condition de bivouaquer près d'un ruisseau pour la popote, vaisselle, toilette. Attention pas le moindre ruisseau entre la vallée de Thorsmork et Skogar via Fimmvorduhals. On a refait le plein avec l'eau de fonte d'un névé, bien chargée en particules (cendres) assez faciles cependant à faire décanter. Le refuge de Fimmvorduhals n'a pas toujours d'eau potable : eau de pluie au robinet et bidons d'eau potable qui doivent se vider très vite en haute saison. Ensuite vers Skogar on longe une rivière inaccessible sauf acrobaties.
Pour la bouffe : au petit déjeuner mélange de lait en poudre+café+muesli dans la journée : fruits secs, saucisson, crackers, Tucs, baguettes italiennes, barres de céréales et d'ovomaltine le soir : soupe, nouilles chinoises, crackers, saucisson, fruits déshydratés (raisins, abricots) On n'a pas eu du tout faim mais on s'est offert qq restos une fois de retour à la civilisation. -2kg pour Fred, -500 g pour moi, c'est pô juste !
Bus de Skogar à Reykjavik Campsite : Cie Sterna 5300 ISK/p (32 €) http://www.sterna.is/
1 nuit sous tente pour 2 au camping de Reykjavik : 2800 ISK (17 €)
Du coup avec un jour d'avance et des prévisions de très mauvais temps, on a loué par l'intermédiaire du camping de Reykjavik une petite voiture juste pour le dernier jour. On a payé 100 € pour 1 jour (mais c'était le même prix pour 2 jours) : l'agence RAS car rental est venue nous chercher le matin même de la résa au camping, nous a conduits à son bureau et nous a permis de laisser la voiture sur le parking du camping (en laissant les clés à l'accueil du camping) en fin de journée.
Flybus à 4h40 le matin (il y a eu un bug dans la réservation, je pense de notre faute, mais ils ont été sport et sont venus nous chercher avec une voiture pour nous emmener au terminal BSI d'où nous avons pris le bus suivant pour l'aéroport, sans retard finalement, ouf!) Donc dans ce sens là il FAUT réserver et vérifier qu'on réserve auprès de la bonne Cie car elles sont au moins 3 à desservir l'aéroport.
Vol de retour à 7h25, arrivée Francfort vers 13h00.
Le récit
Jeudi 20/06/13, le voyage Départ de Francfort à 22h30 après plusieurs jours de canicule à 37°C, on se promet de ne se plaindre ni du froid, ni de la pluie, ni du vent ! On file vers l'ouest avec le soleil et on survole toute la côte sud sans un nuage : pas de photos car les glaciers sont peu visibles à contre-jour (eh oui à minuit le soleil est plein nord!) et les hublots de notre vieux coucou sont tellement rayés que je n'ai aucune photo potable.
Vendredi 21/06/13, J1 trek Pas de douane à Reykjavik (espace Schengen sans doute), nous récupérons les sacs à dos, retirons des couronnes islandaises à l'ATM, prenons nos tickets de bus jusqu'au camping et faisons une centaine de mètres jusqu'au Flybus. Il fait un temps splendide, le soleil vient juste de se coucher un peu avant minuit, on y voit comme en plein jour. 2h : arrivée au camping de Reykjavik, check in de la cabin réservée bien longtemps à l'avance (il n'y en a que 2!), et hop au lit, bien que nous n'ayons plus vraiment sommeil : à Nancy il est 4h du mat et ici le soleil s'est déjà levé, plein phares sur la fenêtre de la cabin. Quelques heures plus tard, nous nous levons, frétillants d'impatience car il fait toujours beau ! On fait le tri dans nos affaires pour ne prendre que le nécessaire pour le trek. On laisse donc un sac au camping (pièce prévue à cet effet, pas cher) avec qq affaires propres pour le retour et les sacs qui nous ont servi à emballer les sacs à dos dans l'avion (afin d'éviter qu'ils ne soient abîmés)
7h45, départ du bus de la Cie Trex vers le Landmannalaugar : on paie à bord en CB, c'est pratique et c'est comme ça dans tous les bus en Islande. Arrivée vers midi au Landmannalaugar. Je me rends compte que j'ai laissé le couteau à Reykjavik...ils n'en ont pas au bus-épicerie. Pas grave, je sais que dans le coin de Hraftinnusker (où nous sommes allés l'année dernière et où nous allons passer aujourd'hui) il y a plein d'obsidiennes tranchantes qui devraient nous permettre de couper notre saucisson ! On a bien fait de faire le trek dans ce sens là ! C'est parti ! On passe à proximité de la rivière d'eau chaude. Le sentier s'élève ensuite tranquillement, serpentant entre fumerolles et les montagnes colorées de rhyolite caractéristiques du Landmannalaugar. C'est la 1ère fois que nous venons ici avec un temps aussi superbe. Les couleurs sont éclatantes. Nous surplombons bientôt la grosse coulée de lave proche du campsite. Voici déjà la neige, il en reste encore pas mal. Heureusement on ne s'enfonce pas trop. Elle est mélangée de cendres noires et plus il y a de cendres, plus elle est ferme. Le temps se gâte et nous voilà dans les nuages, le balisage est bienvenu. Maintenant que nous sommes à bonne distance du Landmannalaugar il n'y a plus grand-monde, d'autant qu'avec ce brouillard, on ne voit pas bien loin. Un peu frustrant de louper ces paysages mais c'est l'Islande, on prend le temps comme il vient et s'il ne pleut pas, c'est qu'il fait beau ! Après plusieurs heures de marche dans la neige, le refuge de Hraftinnusker apparaît soudain. Il est fermé et une dizaine de personnes (dont pas mal de Français, comme partout en Islande) hésite sur la conduite à tenir. Il y a de la neige partout (on est à 1100 m), humide et pas mal de vent, pas idéal pour camper par ici ! Fred qui s'est obstiné à marcher sans bâton en a plein les pattes (courte nuit, pas d'entraînement, et il débarque de but en blanc dans le trek alors que moi j'y « suis » depuis des semaines) et froid aux pieds, trempés bien sûr après des km dans cette neige mouillée. Des Français qui viennent du sud nous indiquent qu'on quitte la neige à 1h30 ou 2h de marche. Quelques fruits secs et c'est reparti. Après 1h30 on avise un petit coin sans neige, abrité du vent et près d'un ruisseau. Il y a même l'eau chaude, ça fume de partout dans le coin. Voilà notre bivouac pour la « nuit », près du Kaldaklofsfjöll.
Samedi 22/06/13, J2 trek On a très bien dormi, bercés par le bruit du ruisseau et des fumerolles. Le temps reste très couvert mais il ne pleut pas. Le lac Alftavatn fait une courte apparition. Longue descente (doit être pénible dans l'autre sens...) sous une pluie fine avant d'arriver en vue du refuge, immédiatement suivi de notre 1er gué, vraiment gentillet. Ce n'est pas le dernier de la journée ! En voici un autre un peu plus loin (sur la Brathakskvisl, également débonnaire) Immédiatement après l'avoir traversé, le ciel se dégage. L'endroit invite à la sieste, on en profite ! Deux allemands suréquipés (pléonasme?) nous rejoignent : ils crèvent de chaud dans leurs pantalons supertechniques étanches et ont des sacs plus gros que les nôtres alors qu'ils ne dorment qu'en refuge. Ils vont encore moins vite que nous (enfin c'est moi qui donne le rythme hein!), Fred n'en revient pas. Il ne croyait pas cela possible... Premières vues sur le Myrdallsjokull et l'étrange Storasula. Nous arrivons très vite au refuge de Hvanngil. Tiens un arbre (saule arctique) ! Peu après le refuge, une passerelle permet de franchir l'impétueuse Kaldaklofskvisl (heureusement!) mais c'est ensuite un gué qui permet de traverser la Blafjallkvisl, à l'intersection entre F210 et F261. 2 gars attendent sur l'autre rive sans oser traverser, visiblement depuis un moment car ils ont l'air frigorifié (ce qui ne doit pas aider à se lancer dans l'eau glacée!) Nous choisissons l'endroit le plus large (un peu en aval de la piste, à une petite centaine de mètres) donc là où le courant est moins fort et l'eau moins profonde, ôtons nos pantalons, prenons soin de ne pas boucler les ceintures de nos sacs à dos (un peu en aval du gué, il y a une cascade, gloups) et bras dessus-bras dessous, à l'aide de nos bâtons, vraiment utiles en ces circonstances pour garder l'équilibre, traversons sans encombre avec de l'eau à mi-cuisse. J'adore traverser les gués mais là je dois dire que ça ravigote vraiment ! Le temps de nous rhabiller, nous voyons arriver une femme et une petite fille, sans sac-à-dos et en déduisons qu'il doit s'agir de la famille du gardien du refuge de Hvanngil qui vient voir s'il est nécessaire d'aider les randonneurs à traverser au moyen de leur 4X4. Bon à savoir ! Commence ensuite la longue traversée du Maelifellssandur, assez monotone, sur la F261, pas encore ouverte à la circulation. Tout au bout de ce grand désert de sable noir miroite à contre-jour le Myrdallsjokull. Il n'y a pas trop de vent, heureusement car ici pas d'abri ! Après 3 ou 4 km nous quittons la F261, juste après le pont sur la Innri-Emstrua. Il pleuviote un peu, vent arrière heureusement. C'est à mon tour d'en avoir plein les pattes mais nous n'avons plus d'eau, impossible de s'arrêter pour le moment. Voici enfin la belle montagne de Hattafell. Nous trouvons un bon coin pour la tente juste avant le dernier gué avant le refuge de Emstrur-Botnar. Il y a de l'eau, un peu de végétation pour faire tenir les piquets et le décor est superbe. Grosse averse cinq minutes après que nous ayons terminé de monter la tente et fait un brin de toilette : on a bien fait de se poser là !
Dimanche 23/06/13 J3 trek Encore une très bonne nuit. Jusqu'à présent le vent, hantise des campeurs en Islande, nous a épargnés. Grand beau temps ce matin, il fait trop chaud dans la tente ! Superbes paysages avant Emstrur, belle lumière matinale. Le moindre pouce de verdure dans ce désert de sable noir prend une valeur inhabituelle sous nos latitudes. L'Eyjafjallajokul, dont le volcan a paralysé l'espace européen il y a 3 ans, apparaît au loin. Nous descendons une colline de cendres noires vers le refuge de Emstrur, qui s'éveille à peine. Nous bifurquons vers les gorges de la Markafjlot. Ce petit détour (comptez 1 h au moins pour bien en profiter) vaut la peine. On en profite pour faire une petite pause. Nous reprenons ensuite le Laugavegur et passons au refuge de Emstrur. Il est 9 h et tout le monde quitte le refuge en même temps. Jusqu'à présent nous avions toujours été décalés par rapport à ceux qui dorment dans ou près des refuges et c'est seulement aujourd'hui que nous réalisons que ce trek est en effet très fréquenté. Certes on ne marche pas à la queue leu leu mais c'est assez gavant. Très vite après avoir quitté le refuge, nous descendons vers la Fremi-Emstrua qui creuse sa route dans un canyon coloré avant de rejoindre la Markafjlot. Au loin, nous apercevons une montagne en pince de crabe, Einhymingur, d'allure assez maléfique, que nous aurons en point de mire durant quelques heures encore. Cette rivière est très courte, pas plus de 5 km depuis le glacier Entujökull, langue du Myrdallsjökull, mais elle est d'un débit impressionnant. La faute au beau temps ! Nous grimpons sur un escarpement d'orgues basaltiques. Coup d'oeil en arrière avant de plonger vers la vallée de Thorsmork. La végétation change très vite et après ces quelques jours de désert minéral, ça nous rend tout joyeux ! Nous croisons une multitude de petits affluents de la Markafjlot, toujours surveillés de loin par Einhymingur. Le vent souffle assez fort, dans le nez et je marche « dans la roue » de Fred pour m'abriter. Juste après la passerelle sur la Ljosa, alors que Fred refait le plein d'eau, je me dis que l'endroit, abrité du vent, ferait un bivouac assez idyllique. Nous avons un jour d'avance, il fait beau, profitons-en !
Lundi 24/06/13 J4 trek Encore une très bonne nuit sur ce tapis d'herbe moelleuse. Ce matin, il y a quelques nuages assez décoratifs d'ailleurs. Nous approchons des montagnes escarpées toutes vertes caractéristiques de Thorsmork. La lumière matinale est encore une fois superbe ! Je me dis qu'on devrait marcher « de nuit » et dormir de jour, afin de profiter des lumières les plus rasantes... Dernier gué avant Thorsmork : un huîtrier-pie (la mer est à 30 km en suivant la Markafjlot) nous fait son cinéma (comme une perdrix mais je ne savais pas cette espèce d'oiseau capable d'un tel stratagème) afin de nous éloigner de son petit situé pile sur le sentier. Ici la végétation est floride, de vrais arbres, des lupins, mais nous sommes bien en Islande, les glaciers ne sont pas loin ! Un peu avant d'arriver à Langidalur (un des campings de Thorsmork), un panneau résume tout le trek jusqu'à Landmannalaugar. Ce camping très champêtre semble assez idyllique. Pragmatiques nous ne faisons qu'y vider notre poubelle... Après avoir envisagé de traverser à gué la Krossa, nous jugeons plus prudent d'utiliser la passerelle quelques centaines de mètres en aval. Encore 2 km de piste pas palpitante du tout jusqu'au camping de Basar qui semble très prisé des Islandais : gros 4X4/remorque-caravane-barbecue. On y fait une petite pause pic nic car mine de rien nous sommes déjà en route depuis 3h (gués, hésitations, photos...) Le plan est de grimper tranquillement jusqu'au plateau de Brattafönn et d'y camper, un peu avant Fimmvorduhals afin d'avoir toute la journée de demain pour bien profiter du glacier et du volcan. Le sentier, assez raide au début s'élève très rapidement au-dessus de la vallée de la Krossa. Un vrai décor de cinéma ! Le sentier se faufile entre des roches volcaniques aux formes tourmentées. Nous pensions trouver de l'eau sans difficultés dans ces montagnes toutes vertes mais avec le beau temps, il n'y a d'eau que dans les grosses rivières, tout en bas ! Le sentier se faufile entre le Myrdallsjökull à l'est et l'Eyjafjallajökull à l'ouest, c'est grandiose ! Il fait soif ! Nous profitons d'un névé en pleine fonte pour refaire le plein. Ouf ! Il nous faut faire décanter la cendre mais c'est tout-à-fait buvable. Après un bon raidillon, nous contemplons émerveillés le chemin parcouru ces derniers jours. L'ancien sentier vers Skogar se trouvait pile sur le lieu de la fameuse éruption et il a donc été modifié. Les coulées de lave encore fumantes sont un but de randonnée à la journée pour les Islandais qui campent à Thorsmork. Ils se reposent à l'abri du vent car là-haut, ça souffle ! Le terrain est hyper-hostile : colonne d'orgues de basalte, coulée de lave encore fumante, cendres sans aucune tenue, vraiment pas l'endroit pour camper. En plus le temps s'est complètement dégagé, il faut en profiter, alors on continue ! On aperçoit à présent très loin au nord les montagnes colorées du Landmannalaugar, 45 km à vol d'oiseau. Quelle visibilité ! La montée (+850m) nous a bien crevés et on envisage de camper là, dans ce décor de science-fiction. L'endroit est un peu abrité du vent et on espère que les piquets tiendront mieux dans la neige que dans la cendre où il est impossible de faire tenir quoi que ce soit et qui est hyperagressive pour le tapis de sol. Hélas sous la neige, c'est de la glace et la tenue de nos piquets ne nous inspirant pas confiance avec ce vent qui se renforce, nous remballons tout et décidons de continuer jusqu'au refuge de Fimmvorduhals, qui ne doit plus être très loin. Bien nous en a pris ! Après quelques centaines de mètres nous découvrons ébahis ce lac turquoise ! Quelle chance de passer ici avec du beau temps ! A mesure que nous approchons du col, le temps se couvre de plus en plus et le refuge apparaît enfin dans une trouée de brouillard. Ouf ! Il y a de la place ! Nous ne sommes que 10 dans un refuge prévu pour 20 personnes. On est bien content ! Nos 2 Allemands, 2 Français qui dorment aussi uniquement en refuge, 2 Suisses francophones et 2 Asiatiques taciturnes. La tempête a soufflé toute la nuit. Bien contents de ne pas camper !
Mardi 25/06/13 J5 trek Il fait encore mauvais ce matin mais il ne nous reste que quelques heures de marche, en descente jusqu'à Skogar. A partir de ce refuge (le nouveau et l'ancien laissé à l'abandon juste à côté), nous allons suivre une piste pas palpitante du tout jusqu'à Skogar. Enfin l'occasion de tester nos vêtements de pluie car ça dégringole vraiment avec du vent de face. Idéal pour terminer sans trop de regrets ! Des Anglais croisés la veille nous avaient annoncé cette partie du trek comme « amazing »... Ils n'ont rien vu, la suite est 100 fois plus belle. Je comprends le découragement des Suisses éreintés par leur montée sur cette piste ingrate avec des sacs à dos trop chargés. J'ai bien fait de leur dire qu'ils avaient mangé leur pain noir et que la suite serait à la fois plus facile et plus belle. J'espère qu'il ont abandonné l'idée de reprendre le bus à Thorsmork...ce serait vraiment dommage ! Il est midi, l'heure de Manger et nous nous offrons un bon gueuleton au restaurant du musée de Skogar. Bus à 15h30 et arrivée à Reykjavik vers 19h00, sous la pluie. On plante la tente entre 2 averses, douche, pizza et gros dodo.
Mercredi 26/06/13 Nous louons par l'intermédiaire du camping une petite voiture pour la journée. Le temps d'effectuer les formalités il est 10 h quand nous prenons la route, sous la pluie, vers la côte au nord de Reykjavik. Le temps est vraiment bouché, pas de regret d'avoir terminé le trek un jour plus tôt ! Après un bon repas sur le restaurant du port de Borgarnes, nous repiquons vers l'intérieur des terres, le temps s'améliore. Du coup nous décidons de pousser jusqu'à Geysir où en cette fin de journée il n'y a plus grand monde.
Puis Gullfoss, pas la foule non plus...
Retour sur Reykjavik où nous testons cette fois l'autre cabin. On prépare les bagages pour demain car l'avion décolle à 7h25.
Jeudi 27/06/13 4h30 nous attendons le Flybus réservé croyons-nous la veille. 2 bus passent, pas de la bonne compagnie. Finalement le gars du camping les appelle, on vient nous chercher en voiture et on nous amène au gros terminal de bus où nous trouvons un bus pour l'aéroport. Ouf ! Donc penser à réserver la veille et vérifier qu'il s'agit bien de la bonne Cie. Je ne sais pas trop d'où vient l'erreur mais ils ont été très pro ! Du coup le temps passe très vite à l'aéroport, pour une fois ! L'Islande est sous les nuages, au revoir !
Voici en images le récit d'un trek enchanteur!
Cliquez ici : sibellelaterre
Bonne lecture... Marie
Texte seul : Ça faisait un moment que ce fameux trek nous faisait envie et nous avons enfin pu bloquer une courte semaine fin Juin 2013 pour le réaliser. Le timing a été parfait car la piste pour le Landmannalaugar n'a ouvert que 3 jours avant notre passage ! Fin Juin, les jours n'en finissent pas, il y a encore pas mal de neige (c'est décoratif) et pas encore grand monde sur les sentiers. On a eu de la chance avec la météo, finalement bien moins pourrie que ce qui était prévu ! Bref, nous rentrons émerveillés par ce trek d'une variété incroyable et à la portée de tout randonneur moyen : pas de grosses dénivelées, un terrain globalement très « roulant », un balisage parfait, même si parfois un peu trop présent (mais très apprécié dans le brouillard). Moyenne d'âge très jeune sur ce trek : nul besoin d'une grande expérience pour se lancer. On n'a vu qu'un couple plus vieux que nous ! Gloups !
Carnet pratique Vols Icelandair Francfort Reykjavik réservés 6 mois à l'avance : 315 €/pers. Arrivée à minuit. ATM dans l'aéroport pour retirer des couronnes islandaises (ISK) Flybus https://www.flybus.is/flybus jusqu'au camping de Reykjavik : réservation inutile. On prend les billets à un guichet dans l'aéroport. 4500 ISK/p (28 €) pour un aller-retour. No stress, le bus attend tout le monde et il y a toujours de la place. Arrivée à 2h du mat au camping (4h pour nous), grand soleil ! Cabin réservée 6 mois à l'avance (9500 ISK = 58 €) Chère et rustique mais évite de planter la tente juste pour qq heures http://www.reykjavikcampsite.is/ No stress again : accueil sympathique 24/24, des hectares pour les tentes, il y a toujours de la place, sanitaires propres, douche chaude soufrée à volonté ! Le camping vend des cartouches de gaz à valve et à vis, des cartes mais pas de bouffe. 7h45 : le bus TREX pour le Landmannalaugar arrive à l'arrêt du camping. Réservation inutile, on paie à bord en carte bancaire (ou en liquide mais faire l'appoint) 16000 ISK (100 €) aller simple pour 2. On est 6 seulement à bord. Quelques arrêts en cours de route pour récupérer une poignée de passagers ici ou là... Arrivée vers midi au Landmannalaugar. On se met en route de suite car on connaît déjà un peu le coin, et on n'a que 6 jours avant de reprendre l'avion. Pour ceux qui ont du temps, prévoir au moins 2 nuits sur place histoire de profiter des randos à la journée et de la rivière chaude. Un bus vend qq produits de base (dépannage uniquement)
Tout au long du trek il y a à intervalles réguliers (12 à 15 km) des refuges : réservation recommandée car les places sont chères ! On peut camper à côté des refuges (moyennant finances) et profiter des sanitaires (douches sauf à Hraftinuusker) On a choisi l'option camping sauvage histoire de profiter à 200 % de la nature (pas fans de la promiscuité et trouver un joli coin de bivouac fait partie de charme de la rando) Autorisé partout sauf dans le parc national du Landmannalaugar. L'orientation ne pose aucun problème, c'est très balisé.
Le trek peut bien sûr se faire dans les 2 sens mais le sens nord-sud à plusieurs avantages : Evite la grosse grimpette au Nord d'Alftavatn. Evite la montée ingrate sur une piste au départ de Skogar. En cas de coup de mou ou de temps pourri, on peut écourter le trek à Thorsmork et y reprendre un bus pour Reykjavik. On peut d'ailleurs aussi s'y réapprovisionner sommairement.
Le trek jusqu'à Skogar peut se faire en 6 étapes de longueur très raisonnable. Certains doublent ou triplent les étapes : c'est pour les sportifs, pas pour nous ! On est des contemplatifs ! On finira le trek en 5 étapes au lieu de 6 à cause de la neige encore très présente en cette fin Juin 2013.
Cartes GPS (pas du tout indispensable) gratuites ici : http://www.ourfootprints.de/gps/mapsource-island.html
Carte papier au 1/100000ème série Landmaelingar Islands : Thorsmork Landmannalaugar
On avait des sacs à dos de 11 kg sans eau, dont 6 kg de bouffe pour 5 jours et demi pour 2. Plein de bonnes idées pour alléger votre sac à dos ici : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=accueil On a bu l'eau des rivières sans la traiter, sans aucun problème. 3 l d'eau pour 2 sont suffisants (sauf grosse chaleur, on peut rêver!), à condition de bivouaquer près d'un ruisseau pour la popote, vaisselle, toilette. Attention pas le moindre ruisseau entre la vallée de Thorsmork et Skogar via Fimmvorduhals. On a refait le plein avec l'eau de fonte d'un névé, bien chargée en particules (cendres) assez faciles cependant à faire décanter. Le refuge de Fimmvorduhals n'a pas toujours d'eau potable : eau de pluie au robinet et bidons d'eau potable qui doivent se vider très vite en haute saison. Ensuite vers Skogar on longe une rivière inaccessible sauf acrobaties.
Pour la bouffe : au petit déjeuner mélange de lait en poudre+café+muesli dans la journée : fruits secs, saucisson, crackers, Tucs, baguettes italiennes, barres de céréales et d'ovomaltine le soir : soupe, nouilles chinoises, crackers, saucisson, fruits déshydratés (raisins, abricots) On n'a pas eu du tout faim mais on s'est offert qq restos une fois de retour à la civilisation. -2kg pour Fred, -500 g pour moi, c'est pô juste !
Bus de Skogar à Reykjavik Campsite : Cie Sterna 5300 ISK/p (32 €) http://www.sterna.is/
1 nuit sous tente pour 2 au camping de Reykjavik : 2800 ISK (17 €)
Du coup avec un jour d'avance et des prévisions de très mauvais temps, on a loué par l'intermédiaire du camping de Reykjavik une petite voiture juste pour le dernier jour. On a payé 100 € pour 1 jour (mais c'était le même prix pour 2 jours) : l'agence RAS car rental est venue nous chercher le matin même de la résa au camping, nous a conduits à son bureau et nous a permis de laisser la voiture sur le parking du camping (en laissant les clés à l'accueil du camping) en fin de journée.
Flybus à 4h40 le matin (il y a eu un bug dans la réservation, je pense de notre faute, mais ils ont été sport et sont venus nous chercher avec une voiture pour nous emmener au terminal BSI d'où nous avons pris le bus suivant pour l'aéroport, sans retard finalement, ouf!) Donc dans ce sens là il FAUT réserver et vérifier qu'on réserve auprès de la bonne Cie car elles sont au moins 3 à desservir l'aéroport.
Vol de retour à 7h25, arrivée Francfort vers 13h00.
Le récit
Jeudi 20/06/13, le voyage Départ de Francfort à 22h30 après plusieurs jours de canicule à 37°C, on se promet de ne se plaindre ni du froid, ni de la pluie, ni du vent ! On file vers l'ouest avec le soleil et on survole toute la côte sud sans un nuage : pas de photos car les glaciers sont peu visibles à contre-jour (eh oui à minuit le soleil est plein nord!) et les hublots de notre vieux coucou sont tellement rayés que je n'ai aucune photo potable.
Vendredi 21/06/13, J1 trek Pas de douane à Reykjavik (espace Schengen sans doute), nous récupérons les sacs à dos, retirons des couronnes islandaises à l'ATM, prenons nos tickets de bus jusqu'au camping et faisons une centaine de mètres jusqu'au Flybus. Il fait un temps splendide, le soleil vient juste de se coucher un peu avant minuit, on y voit comme en plein jour. 2h : arrivée au camping de Reykjavik, check in de la cabin réservée bien longtemps à l'avance (il n'y en a que 2!), et hop au lit, bien que nous n'ayons plus vraiment sommeil : à Nancy il est 4h du mat et ici le soleil s'est déjà levé, plein phares sur la fenêtre de la cabin. Quelques heures plus tard, nous nous levons, frétillants d'impatience car il fait toujours beau ! On fait le tri dans nos affaires pour ne prendre que le nécessaire pour le trek. On laisse donc un sac au camping (pièce prévue à cet effet, pas cher) avec qq affaires propres pour le retour et les sacs qui nous ont servi à emballer les sacs à dos dans l'avion (afin d'éviter qu'ils ne soient abîmés)
7h45, départ du bus de la Cie Trex vers le Landmannalaugar : on paie à bord en CB, c'est pratique et c'est comme ça dans tous les bus en Islande. Arrivée vers midi au Landmannalaugar. Je me rends compte que j'ai laissé le couteau à Reykjavik...ils n'en ont pas au bus-épicerie. Pas grave, je sais que dans le coin de Hraftinnusker (où nous sommes allés l'année dernière et où nous allons passer aujourd'hui) il y a plein d'obsidiennes tranchantes qui devraient nous permettre de couper notre saucisson ! On a bien fait de faire le trek dans ce sens là ! C'est parti ! On passe à proximité de la rivière d'eau chaude. Le sentier s'élève ensuite tranquillement, serpentant entre fumerolles et les montagnes colorées de rhyolite caractéristiques du Landmannalaugar. C'est la 1ère fois que nous venons ici avec un temps aussi superbe. Les couleurs sont éclatantes. Nous surplombons bientôt la grosse coulée de lave proche du campsite. Voici déjà la neige, il en reste encore pas mal. Heureusement on ne s'enfonce pas trop. Elle est mélangée de cendres noires et plus il y a de cendres, plus elle est ferme. Le temps se gâte et nous voilà dans les nuages, le balisage est bienvenu. Maintenant que nous sommes à bonne distance du Landmannalaugar il n'y a plus grand-monde, d'autant qu'avec ce brouillard, on ne voit pas bien loin. Un peu frustrant de louper ces paysages mais c'est l'Islande, on prend le temps comme il vient et s'il ne pleut pas, c'est qu'il fait beau ! Après plusieurs heures de marche dans la neige, le refuge de Hraftinnusker apparaît soudain. Il est fermé et une dizaine de personnes (dont pas mal de Français, comme partout en Islande) hésite sur la conduite à tenir. Il y a de la neige partout (on est à 1100 m), humide et pas mal de vent, pas idéal pour camper par ici ! Fred qui s'est obstiné à marcher sans bâton en a plein les pattes (courte nuit, pas d'entraînement, et il débarque de but en blanc dans le trek alors que moi j'y « suis » depuis des semaines) et froid aux pieds, trempés bien sûr après des km dans cette neige mouillée. Des Français qui viennent du sud nous indiquent qu'on quitte la neige à 1h30 ou 2h de marche. Quelques fruits secs et c'est reparti. Après 1h30 on avise un petit coin sans neige, abrité du vent et près d'un ruisseau. Il y a même l'eau chaude, ça fume de partout dans le coin. Voilà notre bivouac pour la « nuit », près du Kaldaklofsfjöll.
Samedi 22/06/13, J2 trek On a très bien dormi, bercés par le bruit du ruisseau et des fumerolles. Le temps reste très couvert mais il ne pleut pas. Le lac Alftavatn fait une courte apparition. Longue descente (doit être pénible dans l'autre sens...) sous une pluie fine avant d'arriver en vue du refuge, immédiatement suivi de notre 1er gué, vraiment gentillet. Ce n'est pas le dernier de la journée ! En voici un autre un peu plus loin (sur la Brathakskvisl, également débonnaire) Immédiatement après l'avoir traversé, le ciel se dégage. L'endroit invite à la sieste, on en profite ! Deux allemands suréquipés (pléonasme?) nous rejoignent : ils crèvent de chaud dans leurs pantalons supertechniques étanches et ont des sacs plus gros que les nôtres alors qu'ils ne dorment qu'en refuge. Ils vont encore moins vite que nous (enfin c'est moi qui donne le rythme hein!), Fred n'en revient pas. Il ne croyait pas cela possible... Premières vues sur le Myrdallsjokull et l'étrange Storasula. Nous arrivons très vite au refuge de Hvanngil. Tiens un arbre (saule arctique) ! Peu après le refuge, une passerelle permet de franchir l'impétueuse Kaldaklofskvisl (heureusement!) mais c'est ensuite un gué qui permet de traverser la Blafjallkvisl, à l'intersection entre F210 et F261. 2 gars attendent sur l'autre rive sans oser traverser, visiblement depuis un moment car ils ont l'air frigorifié (ce qui ne doit pas aider à se lancer dans l'eau glacée!) Nous choisissons l'endroit le plus large (un peu en aval de la piste, à une petite centaine de mètres) donc là où le courant est moins fort et l'eau moins profonde, ôtons nos pantalons, prenons soin de ne pas boucler les ceintures de nos sacs à dos (un peu en aval du gué, il y a une cascade, gloups) et bras dessus-bras dessous, à l'aide de nos bâtons, vraiment utiles en ces circonstances pour garder l'équilibre, traversons sans encombre avec de l'eau à mi-cuisse. J'adore traverser les gués mais là je dois dire que ça ravigote vraiment ! Le temps de nous rhabiller, nous voyons arriver une femme et une petite fille, sans sac-à-dos et en déduisons qu'il doit s'agir de la famille du gardien du refuge de Hvanngil qui vient voir s'il est nécessaire d'aider les randonneurs à traverser au moyen de leur 4X4. Bon à savoir ! Commence ensuite la longue traversée du Maelifellssandur, assez monotone, sur la F261, pas encore ouverte à la circulation. Tout au bout de ce grand désert de sable noir miroite à contre-jour le Myrdallsjokull. Il n'y a pas trop de vent, heureusement car ici pas d'abri ! Après 3 ou 4 km nous quittons la F261, juste après le pont sur la Innri-Emstrua. Il pleuviote un peu, vent arrière heureusement. C'est à mon tour d'en avoir plein les pattes mais nous n'avons plus d'eau, impossible de s'arrêter pour le moment. Voici enfin la belle montagne de Hattafell. Nous trouvons un bon coin pour la tente juste avant le dernier gué avant le refuge de Emstrur-Botnar. Il y a de l'eau, un peu de végétation pour faire tenir les piquets et le décor est superbe. Grosse averse cinq minutes après que nous ayons terminé de monter la tente et fait un brin de toilette : on a bien fait de se poser là !
Dimanche 23/06/13 J3 trek Encore une très bonne nuit. Jusqu'à présent le vent, hantise des campeurs en Islande, nous a épargnés. Grand beau temps ce matin, il fait trop chaud dans la tente ! Superbes paysages avant Emstrur, belle lumière matinale. Le moindre pouce de verdure dans ce désert de sable noir prend une valeur inhabituelle sous nos latitudes. L'Eyjafjallajokul, dont le volcan a paralysé l'espace européen il y a 3 ans, apparaît au loin. Nous descendons une colline de cendres noires vers le refuge de Emstrur, qui s'éveille à peine. Nous bifurquons vers les gorges de la Markafjlot. Ce petit détour (comptez 1 h au moins pour bien en profiter) vaut la peine. On en profite pour faire une petite pause. Nous reprenons ensuite le Laugavegur et passons au refuge de Emstrur. Il est 9 h et tout le monde quitte le refuge en même temps. Jusqu'à présent nous avions toujours été décalés par rapport à ceux qui dorment dans ou près des refuges et c'est seulement aujourd'hui que nous réalisons que ce trek est en effet très fréquenté. Certes on ne marche pas à la queue leu leu mais c'est assez gavant. Très vite après avoir quitté le refuge, nous descendons vers la Fremi-Emstrua qui creuse sa route dans un canyon coloré avant de rejoindre la Markafjlot. Au loin, nous apercevons une montagne en pince de crabe, Einhymingur, d'allure assez maléfique, que nous aurons en point de mire durant quelques heures encore. Cette rivière est très courte, pas plus de 5 km depuis le glacier Entujökull, langue du Myrdallsjökull, mais elle est d'un débit impressionnant. La faute au beau temps ! Nous grimpons sur un escarpement d'orgues basaltiques. Coup d'oeil en arrière avant de plonger vers la vallée de Thorsmork. La végétation change très vite et après ces quelques jours de désert minéral, ça nous rend tout joyeux ! Nous croisons une multitude de petits affluents de la Markafjlot, toujours surveillés de loin par Einhymingur. Le vent souffle assez fort, dans le nez et je marche « dans la roue » de Fred pour m'abriter. Juste après la passerelle sur la Ljosa, alors que Fred refait le plein d'eau, je me dis que l'endroit, abrité du vent, ferait un bivouac assez idyllique. Nous avons un jour d'avance, il fait beau, profitons-en !
Lundi 24/06/13 J4 trek Encore une très bonne nuit sur ce tapis d'herbe moelleuse. Ce matin, il y a quelques nuages assez décoratifs d'ailleurs. Nous approchons des montagnes escarpées toutes vertes caractéristiques de Thorsmork. La lumière matinale est encore une fois superbe ! Je me dis qu'on devrait marcher « de nuit » et dormir de jour, afin de profiter des lumières les plus rasantes... Dernier gué avant Thorsmork : un huîtrier-pie (la mer est à 30 km en suivant la Markafjlot) nous fait son cinéma (comme une perdrix mais je ne savais pas cette espèce d'oiseau capable d'un tel stratagème) afin de nous éloigner de son petit situé pile sur le sentier. Ici la végétation est floride, de vrais arbres, des lupins, mais nous sommes bien en Islande, les glaciers ne sont pas loin ! Un peu avant d'arriver à Langidalur (un des campings de Thorsmork), un panneau résume tout le trek jusqu'à Landmannalaugar. Ce camping très champêtre semble assez idyllique. Pragmatiques nous ne faisons qu'y vider notre poubelle... Après avoir envisagé de traverser à gué la Krossa, nous jugeons plus prudent d'utiliser la passerelle quelques centaines de mètres en aval. Encore 2 km de piste pas palpitante du tout jusqu'au camping de Basar qui semble très prisé des Islandais : gros 4X4/remorque-caravane-barbecue. On y fait une petite pause pic nic car mine de rien nous sommes déjà en route depuis 3h (gués, hésitations, photos...) Le plan est de grimper tranquillement jusqu'au plateau de Brattafönn et d'y camper, un peu avant Fimmvorduhals afin d'avoir toute la journée de demain pour bien profiter du glacier et du volcan. Le sentier, assez raide au début s'élève très rapidement au-dessus de la vallée de la Krossa. Un vrai décor de cinéma ! Le sentier se faufile entre des roches volcaniques aux formes tourmentées. Nous pensions trouver de l'eau sans difficultés dans ces montagnes toutes vertes mais avec le beau temps, il n'y a d'eau que dans les grosses rivières, tout en bas ! Le sentier se faufile entre le Myrdallsjökull à l'est et l'Eyjafjallajökull à l'ouest, c'est grandiose ! Il fait soif ! Nous profitons d'un névé en pleine fonte pour refaire le plein. Ouf ! Il nous faut faire décanter la cendre mais c'est tout-à-fait buvable. Après un bon raidillon, nous contemplons émerveillés le chemin parcouru ces derniers jours. L'ancien sentier vers Skogar se trouvait pile sur le lieu de la fameuse éruption et il a donc été modifié. Les coulées de lave encore fumantes sont un but de randonnée à la journée pour les Islandais qui campent à Thorsmork. Ils se reposent à l'abri du vent car là-haut, ça souffle ! Le terrain est hyper-hostile : colonne d'orgues de basalte, coulée de lave encore fumante, cendres sans aucune tenue, vraiment pas l'endroit pour camper. En plus le temps s'est complètement dégagé, il faut en profiter, alors on continue ! On aperçoit à présent très loin au nord les montagnes colorées du Landmannalaugar, 45 km à vol d'oiseau. Quelle visibilité ! La montée (+850m) nous a bien crevés et on envisage de camper là, dans ce décor de science-fiction. L'endroit est un peu abrité du vent et on espère que les piquets tiendront mieux dans la neige que dans la cendre où il est impossible de faire tenir quoi que ce soit et qui est hyperagressive pour le tapis de sol. Hélas sous la neige, c'est de la glace et la tenue de nos piquets ne nous inspirant pas confiance avec ce vent qui se renforce, nous remballons tout et décidons de continuer jusqu'au refuge de Fimmvorduhals, qui ne doit plus être très loin. Bien nous en a pris ! Après quelques centaines de mètres nous découvrons ébahis ce lac turquoise ! Quelle chance de passer ici avec du beau temps ! A mesure que nous approchons du col, le temps se couvre de plus en plus et le refuge apparaît enfin dans une trouée de brouillard. Ouf ! Il y a de la place ! Nous ne sommes que 10 dans un refuge prévu pour 20 personnes. On est bien content ! Nos 2 Allemands, 2 Français qui dorment aussi uniquement en refuge, 2 Suisses francophones et 2 Asiatiques taciturnes. La tempête a soufflé toute la nuit. Bien contents de ne pas camper !
Mardi 25/06/13 J5 trek Il fait encore mauvais ce matin mais il ne nous reste que quelques heures de marche, en descente jusqu'à Skogar. A partir de ce refuge (le nouveau et l'ancien laissé à l'abandon juste à côté), nous allons suivre une piste pas palpitante du tout jusqu'à Skogar. Enfin l'occasion de tester nos vêtements de pluie car ça dégringole vraiment avec du vent de face. Idéal pour terminer sans trop de regrets ! Des Anglais croisés la veille nous avaient annoncé cette partie du trek comme « amazing »... Ils n'ont rien vu, la suite est 100 fois plus belle. Je comprends le découragement des Suisses éreintés par leur montée sur cette piste ingrate avec des sacs à dos trop chargés. J'ai bien fait de leur dire qu'ils avaient mangé leur pain noir et que la suite serait à la fois plus facile et plus belle. J'espère qu'il ont abandonné l'idée de reprendre le bus à Thorsmork...ce serait vraiment dommage ! Il est midi, l'heure de Manger et nous nous offrons un bon gueuleton au restaurant du musée de Skogar. Bus à 15h30 et arrivée à Reykjavik vers 19h00, sous la pluie. On plante la tente entre 2 averses, douche, pizza et gros dodo.
Mercredi 26/06/13 Nous louons par l'intermédiaire du camping une petite voiture pour la journée. Le temps d'effectuer les formalités il est 10 h quand nous prenons la route, sous la pluie, vers la côte au nord de Reykjavik. Le temps est vraiment bouché, pas de regret d'avoir terminé le trek un jour plus tôt ! Après un bon repas sur le restaurant du port de Borgarnes, nous repiquons vers l'intérieur des terres, le temps s'améliore. Du coup nous décidons de pousser jusqu'à Geysir où en cette fin de journée il n'y a plus grand monde.
Puis Gullfoss, pas la foule non plus...
Retour sur Reykjavik où nous testons cette fois l'autre cabin. On prépare les bagages pour demain car l'avion décolle à 7h25.
Jeudi 27/06/13 4h30 nous attendons le Flybus réservé croyons-nous la veille. 2 bus passent, pas de la bonne compagnie. Finalement le gars du camping les appelle, on vient nous chercher en voiture et on nous amène au gros terminal de bus où nous trouvons un bus pour l'aéroport. Ouf ! Donc penser à réserver la veille et vérifier qu'il s'agit bien de la bonne Cie. Je ne sais pas trop d'où vient l'erreur mais ils ont été très pro ! Du coup le temps passe très vite à l'aéroport, pour une fois ! L'Islande est sous les nuages, au revoir !










