Discussions similar to: Communication téléphonique Sénégal France
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Passavant au Sénégal?
Bonjour. Ou en est-on aujoud'hui , on rentre, on ne rentre pas , on laisse la voiture à la frontière, on est acompagné ( en payant) carnet ATA ou non c'est quoi encore ce m......Mais quand cela va t-il finir avec ce pays....
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Aller simple en avion au Sénégal sans visa? (urgent)
je pars pour le sénégal à la fin du mois en avion. Je souhaite prendre un aller simple. J'entends plusieurs recommendations: un ami est parti il y a presque un an avec un aller simple, et il a regularisé sa situation au senegal. J ai voulu avoir la confirmation du consulat senegalais en france (communications -X 3- telephonique) : impossible de partir avec un aller simple, obligation de prendre un aller retour meme si l on decide ensuite d 'aller dans un autre pays (mali, guinee gambie par exemple)! et on ne peut pas prendre de visa long séjour d'ici en france (dixit le consulat)😮.. est ce que c est une nouvelle loi (le consulat n a pas su me dire)? est ce lié à Sarko en 2006??? Merci pour vos réponses et bon voyages à tous!!!!!!!!!!!!!!!!!!😎
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Carnet ATA pour le Sénégal
je viens d etre contactee par la chambre de commerce de grenoble, il n est plus possible d obtenir de carnet ata pour le senegal ou sont les tourings clubs qui delivrent carnet passage en douane, car les passavents pour vehicules +de 5 ans ne sont pas delivres a la frontiere merci
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Entrée au Sénégal: comment obtenir un carnet ATA tous pays!
Je fais d'abord "remonter" la circulaire des douanes du 4 Juin , déja publiée par la responsable des carnets ATA de l'ICC.C'est le document officiel auquel fait allusion le responsable national des carnets ATA dans le courrier reçu hier, qui suit cette circulaire:

Douanes

REPUBLIQUE DU SENEGAL No. 000991 DGD/DRCI/BRD/ab

Un people – Un But – Une Foi

MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Dakar, le 4 juin 2010

DIRECTION GENERALE DES DOUANES

Le Directeur Général

NOTE DE SERVICE

A Messieurs :

- le Coordonnateur

- les Directeurs

- du Contrôle interne

- de la Réglementation et de la Coopération Internationale

- des Opérations douanières

- de la Facilitation et du Partenariat avec l’Entreprise

- du Renseignement et des Enquêtes douanières

- du Personnel et de la Logistique

- des Systèmes informatiques douaniers

- les Directeurs régionaux

- les Conseillers techniques

- le Chef du Bureau particulier

- le Chef du Bureau des Relations publiques et de la Communication

- le Chef de la Division de la Formation

- le Chef de la Division de l’Orientation et de la Prospective

Objet : Réglementation de la délivrance de passavants de circulation pour

les véhicules

Références : - Loi No. 87-47 du 28 décembre 1987 portant Code des Douanes

- décret No. 2001-72 du 26 janvier 2001 relatif à l’importation des véhicules et cyclomoteurs usagés

- note de service No. 453 DGD/DERD/BEI du 3 avril 1986 portant délivrance de passavants de circulation pour les véhicules

- note de service No ; 0445 DGD/DEL/DFRED/RREP du 14 mars 2001 portant réglementation relative à la délivrance des passavants de circulation pour les véhicules

- note de service No ; 532 DGD/DEL/DRCI/BRRI/atc du 12 mars 2009 portant nouveau formulaire du passavant de circulation des véhicules.

II m’a été donné de constater que de nombreux véhicules introduits dans le territoire national par le biais de passavants de circulation délivrés par les Bureaux et Postes de Douanes frontaliers continuent à circuler frauduleusement malgré l’expiration de leur délai de séjour, entraînant ainsi le non apurement desdits passavants.

L’existence d’un tel trafic limite les effets escomptés de l’application du décret No. 2001-72 du 26 janvier 2001 relatif à l’importation des véhicules, cycles et cyclomoteurs usagés et engendre des conséquences préjudiciables aux intérêts du Trésor public.

En vue de remédier à cette situation, je porte à votre connaissance les nouvelles dispositions, ci-après, relatives à la réglementation sur la délivrance des passavants de circulation pour les véhicules.

Ces dispositions visent à restaurer la fonction originelle du passavant et à assurer une application rigoureuse des règles et principes énoncés par le décret No. 2001-72 du 26 janvier 2001 susvisé ainsi qu’une prise en charge correcte des véhicules entrant dans le territoire sénégalais.

I Définition du passavant de circulation

Le passavant est un titre qui permet la circulation dans la zone terrestre du rayon des douanes, des marchandises en provenance de l’étranger ou de l’intérieur du pays, en vue de leur conduite au bureau des douanes le plus proche ou compétent pour y être déclarées.

II. Conditions de délivrance des passavants de circulation

A. Principe

La délivrance des passavants pour la circulation des véhicules automobiles en provenance de l’étranger est interdite, à titre absolu, pour les véhicules ne répondant pas aux prescriptions d’âge édictées par le décret No. 2001-72 du 26 janvier 2001 susvisé, à l’exception des cas répertoriés ci-dessous. L’observation de cette règle doit être de rigueur au niveau des Bureaux et Postes des Douanes frontaliers.

B. Ayants-droits au passavant de circulation

Le passavant ne peut être délivré qu’aux personnes non résidentes ci-après :

- les touristes munis de Carnet de passage en Douane (CPD) ;

- les sénégalais non-résidents munis d’un CPD ;

- les sénégalais non-résidents et non munis d’un CPD :

- les ressortissants des pays membre de la CEDEAO et de la Mauritanie.

1. Touristes munis d’un CPD

Sont considérés comme touristes, les personnes de nationalité étrangère résidant à l’étranger plus de six (06) mois dans l’année.

Lorsqu’ils sont munis d’un CDP et entrent au Sénégal avec un véhicule quel que soit son âge, il leur est délivré un passavant de circulation destiné à couvrir uniquement la circulation du véhicule du point d’entrée à l’un des bureaux de domiciliation de Dakar Port-Nord ou Dakar Port-Sud où il sera procédé à l’enregistrement et au traitement du CPD.

A l’expiration du délai de séjour, si le véhicule, au moment de son entrée au Sénégal avait excédé la limite d’âge fixée par le décret, il sera obligatoirement réexporté. Au cas contraire, il pourra être déclaré pour la réexportation ou pour la mise à la consommation.

2. Sénégalais non-résidents munis d’un CPD

Lorsqu’ils entrent au Sénégal avec un véhicule de tourisme de moins de 5 ans d’âge et munis d’un CDP, il leur est délivré un passavant de circulation destiné à couvrir uniquement la circulation du véhicule du point d’entrée à l’un des bureaux de domiciliation de Dakar Port-Nord et Dakar Port-Sud où il sera procédé à l’enregistrement et au traitement du CPD.

A l’expiration du délai de séjour, il sera loisible au propriétaire du véhicule de le mettre directement à la consommation ou de le réexporter.

3. Sénégalais non-résidents et non munis d’un CPD

Lorsqu’ils entrent au Sénégal avec un véhicule de tourisme de moins de 5 ans d’âge et non munis d’un CPD, il leur est délivré un passavant de circulation destiné à couvrir la circulation du véhicule du point d’entrée à l’un des bureaux de domiciliation de Dakar Port-Nord ou Dakar Port-Sud pour une mise en dépôt, à l’issue de laquelle les formalités de dédouanement seront accomplies (admission temporaire ou mise à la consommation directe).

4. Pour tous les autres cas, les dispositions du décret No. 2001-72 du 26 janvier 2001 relatif à l’importation des véhicules, cycles et cyclomoteurs usagés seront appliquées sans possibilité de dérogation aucune.

Je rappelle que le délai de route des passavants de circulation ne peut excéder vingt quatre (24) heures pour l’acheminement du véhicule du Bureau de Poste frontalier au Bureau de dédouanement. Le délai de route de 24 heures qui arrive à expiration un jour férié doit être prorogé d’office jusqu’au premier jour ouvrable.

5. Ressortissants de la CEDEAO et de la Mauritanie

Lorsqu’ils entrent au Sénégal avec un véhicule quel que soit l’âge, il leur est accordé un passavant de circulation spécial de couleur verte dont la durée de validité ne peut excéder quatre vingt dix (90) jours dans l’année, conformément à la réglementation communautaire en vigueur.

III. Gestion des passavants

A. Au niveau des Bureaux et Postes frontaliers

Le passavant ne doit être signé que par le Chef de Bureau ou de Poste des Douanes frontalier.

Les agents des douanes des bureaux et postes frontaliers doivent prendre les précautions suivantes :

- ne délivrer de passavants qu’aux ayants-droit repris dans la présente note ;

- viser les titres de voyages des ayants-droit à l’entrée et à la sortie du territoire national ;

- remplir dûment le formulaire du passavant de circulation en indiquant notamment les informations relatives à l’identité du requérant, aux caractéristiques du véhicule particulièrement le numéro de châssis du véhicule et le mode d’apurement du passavant ;

- indiquer le délai de route accordé, l’identité exacte du conducteur et du propriétaire du véhicule et leurs adresses exactes au Sénégal.

Les Directeurs régionaux devront établir et transmettre, au plus tard le cinq (05) de chaque mois, au Directeur des Opérations Douanières, la liste complète des passavants délivrés le mois précédent, ainsi que l’état de leur apurement.

B. Au niveau des Bureaux de dédouanement

Les Bureaux des douanes de Dakar Port-Nord et Dakar Port-Sud sont chargés de l’enregistrement, du traitement et du suivi des CPD. Ils devront s’assurer de la mise en dépôt effective des véhicules et de l’accomplissement des formalités de dédouanement.

De même, ils veilleront à transmettre aux bureaux et postes émetteurs les passavants apurés avec indication de la destination finale, la mention du numéro de déclaration et de mise en dépôt.

J’attache du prix à l’exécution correcte de la présente note de service, vous invite à en assurer une large diffusion auprès des agents placés sous votre autorité et à me rendre compte de toute éventuelle difficulté liée à son application.

Mouhamadou Makhtar Cisse

Le Directeur Général

Direction Générale des Douanes

République du Sénégal

Fin de la citation

Il n'y a pas à ce jour au Sénégal d'organisation pour garantir les Carnets CPD. Par contre, d'après les douanes sénégalaises, celles-ci accepteraient les Carnets ATA pour les véhicules qui correspondent aux critères de la note ci-dessus.

J'espère que cette information répondra à certaines de vos interrogations.

Laurence Bottier-Heiderscheid

Madame,

Suite à notre conversation téléphonique de ce jour,

Globalement, les informations qui circulent concernant l'importation d'un véhicule privé au Sénégal sont fondées; et elles sont en tout cas concordantes avec plusieurs sources et témoignages verbaux. Cependant, à défaut d'une confirmation officielle, ces éléments ne peuvent pas être entérinés.

Les divers recoupements effectués semblaient, dans un premier temps, valider de fait la réactivation du système des carnets ATA au Sénégal pour les véhicules de tourisme, mais cette décision n'avait pas été notifiée préalablement aux instances internationales. Il s'avère depuis que la seule notification authentique du changement des procédures locales au Sénégal accroît la confusion et ne confirme pas l'application du carnet ATA*.

L'expérience passée ayant révélé la nature instable de la communication avec l'administration sénégalaise, il importe de considérer la situation avec beaucoup de prudence.

En cette saison, de nombreux touristes sont ou vont être amenés à se diriger vers le Sénégal avec leur véhicule et devraient vraissemblablement contacter leur CCI. Dans l'attente d'une clarification nécessaire sur l'acceptation éventuelle des carnets ATA pour véhicules de tourisme au Sénégal, les CCI "peuvent" cependant, à leur convenance eu égard au passif notamment..., proposer aux clients concernés l'emploi d'un carnet TOUS PAYS, établi à la demande du titulaire qui en exprime par écrit le besoin ou le souhait, dans le but de leur faciliter les formalités douanières d'admission temporaire à l'étranger. Ce carnet ATA devra être assorti de toutes les précautions d'usage liées aux carnets TOUS PAYS, son acceptation par les autorités sénégalaises ne pouvant être formellement assurée.

Le cas échéant, lesdits carnets peuvent être obtenue en ligne sur notre site : www.webataonline.com

Cordialement,

Le responsable national des carnets ATA nous informe donc que nous pouvons obtenir un carnet ATA tous pays grâce au site www.webataonline.com. Inutile donc de se compliquer la vie avec les CCI locales qui sont ou peu informées ou très réticentes à cause des problèmes de contentieux qu'elles ont connu. Avec ce site, ça marche ....du côté des douanes on espère aussi.
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Traversée du Sahara et de la Mauritanie à la mi-mars 2015
Bonjour amis velonautes

j'envisage de refaire une traversée du sahara et de la Mauritanie à la mi-mars 2015

je l'ai déjà fait en partie il y a 4 ans en décembre mais j'ai du zapper une grande partie (laayoune Nouadhibou) en bus. Tout échange m'es précieux notamment le train de Mauritanie le climat en Mars
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Travailler au Sénégal
Bonsoir, après plusieurs séjours au Sénégal, pour des vacances, je souhaiterai m'installer à Dakar ou ailleurs pour travailler dans la communication, de préférence institutionnelle J'ai une expérience très complète dans ce domaine, je suis chargée de communication dans une grande collectivité territoriale j'aimerai découvrir "la vraie vie " au Sénégal, en bossant, les relations dans le milieu du travail, bref tenter une expérience pour 6 mois...ou + si affinités ! merci de me donner des infos, salaire mensuel en cfa, opportunités de job si vous en connaissez, cela peut-il marcher ? ...les employeurs ne préfèrent-ils pas embaucher des Sénégalais ? peut-on être embauchés comme contractuel dans des ministères? J'apprends le wolof, je parle allemand, me débrouille en anglais un peu d'espagnol et d'italien et je m'adapte très vite à un nouvel environnement j'envisage ce projet pour 2007, histoire de bien préparer ce voyage merciiiiiiiiiii de me donner des infos
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Meilleur moyen de communication depuis le Sénégal
Bonjour

Je pars plusieurs mois au senegal et j aimerais avoir les conseils de ceux qui sont sur place Quel est le moyen le plus economique pour avoir internet et telephoner en france ? Et dans l autre sens telephoner au senegal depuis la france Merci a tout les pros du senegal
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Sénégal: les tour opérateurs exonérés des frais de visa pour 2013/2014
Un communiqué de la Cellule de Communication du Ministère du Tourisme et des Loisirs a été publié ce jour, 14 juin 2013: il exonère du paiement du visa des touristes (clients) des TO.

"

Dans le souci de préserver l’image de la Téranga Sénégalaise et de promouvoir la Destination Sénégal afin de renforcer la dynamique de partenariat entre le secteur privé touristique Sénégalais et les tours opérateurs, sur proposition du Ministre du Tourisme et des Loisirs et sur instructions du Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Macky SALL, avec la diligence du premier ministre, Monsieur Abdoul MBAYE, le gouvernement du Sénégal vient de prendre une mesure d’accompagnement pour une solution d’encouragement en exonérant provisoirement pour l’année 2013-2014 les tours opérateurs du paiement du visa des touristes. Cette disposition est soumise à l’envoi préalable par les tours opérateurs de la liste complète des touristes sous leur responsabilité. "

Seraient concernés les "packages" des TO (vol+séjour), et probablement pas les voyages individuels (vols secs).

Une ambiguité demeure: si le paiement est exonéré, il n'est pas clairement indiqué qu'il y ait dispense de visa, et c'est bien là un problème, car la procédure d'obtention est très lourde. Espérons que ce point soit éclairci tout prochainement.

Il semble que les acteurs locaux du tourisme (campements et hôtels indépendants des TO) ne bénéficient pas de cette mesure, prise...un peu dans l'urgence.
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Stage au Sénégal
Bonjour!

J suis actuellement étudiante en Ecole Supérieure des Etudes de Communication aux Pays-Bas. J aimerais effectuer un stage de 6 mois au Sénégal. Avez-vous des infos sur des grosses entreprises là-bas? Des conseils pour trouver des adresses?

Merci d'avance!
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Ce qui bloque au niveau carnets ATA Sénégal
D'après certains, dont l'ADIS, les sénégalais acceptent les carnets ATA pour 6 mois et c'est actuellement l'ICC (et donc les CCI) qui bloquent. Il semble bien qu'il s'agit d'un triste problème de communication . La décision des douanes sénégalaises ne peut être appliquée que s'ils envoient à l'ICC à document officiel à ce sujet .Or il n'ont fait parvenir que la circulaire du 4 Juin que j'ai fait parvenir à certains et qui a été publiée par Madame Laurence Bottier de l'ICC. Or cette circulaire ne mentionne qu'un accord pour les CPD , (les douanes à cette date semblant ignorer que les CPD n'étaient plus délivrés pour le Sénégal par l'automobile club) et ne fait aucune référence aux carnets ATA des CCI.Elle n'est donc pas applicable pour annuler le refus officiel des carnets ATA en 2008 et permettre à l'ICC de revoir le problème. On comprend bien qu'un organisme comme l'ICC ne puisse travailler qu'avec des documents officiels. Alors, au lieu de dire, comme certains que les CCI "'jouent les chochotes" ce qui serait intelligent serait de dire à la douane de notifier par un document officiel à l'ICC qu'ils reconnaissent les carnets ATA pour qu'on ait des chances que la situation puisse se rétablir..... Et ils sont d'autre part disposés à faire une formation aux douaniers sénégalais, comme on le leur a demandé.
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Vivre et travailler au Sénégal
Bonjour,

Nous connaissons déjà assez bien le Sénégal et y avons également des amis (M'Bour, Dakar) mais je souhaiterais partager l'expérience de ceux qui connaissent les opportunités d'activité pour des profils confirmés (si nous restons dans nos domaines). Pour ma part j'ai environ 18ans d'exp en grandes entreprises et cabinets de conseil dans les dommaines RH & Communication (j'ai d'ailleurs failli piloter une agence à Dakar mais cela ne s'est pas finalisé) et aimerais savoir s'il y a des opportunités dans ces domaines ?

Je pourrais éventuellement prendre une participation dans une cabinet ou une agence en bonne santé(!) qui souhaite se développer (communication ou recrutement par exemple) mais il n'est pas évident de les aborder ou alors peut être avez vous des conseils ?

Par ailleurs, un ami souhaite investir dans un petit ensemble "chambres d'hotes/restaurant" sur la zone M'Bour/Saly, nous avons vu quelques affaires à vendre (à distance) et nous y rendrons début juin je pense mais si vous avez des infos ce serait très précieux pour éviter les déconvenues... Il faudrai une affaire "saine", avec du potentiel mais déjà une activité positive mais nous manquons de repères concernants les vrais prix (et non les prix affichés souvent surévalués).

Merci à tous et à bientôt,
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Téléphoner au Sénégal depuis la France à moins cher
Salut,

Est ce l'un d'entre vous a déjà testé une de ces formules comme maniphone ou teleplanete ou autre qui permet d'appeler au Sénégal depuis la France pour un prix bien moins cher?

Ou, tout simplement existe un opérateur bas prix qui permet de le faire que vous connaissez?

Skype ou tout autre moyen utilisant internet n'est pas possible pour les gens que je veux joindre🤪 et bon, c'est pas donné quand même...

Merci de vos avis!
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Agence locale au Sénégal
bonjour nous souhaitons partir au sénégal en avril et faire un circuit privatif. Connaissez vous une agence de voyage locale sérieuse pour budget serré? merci muriel
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Festivités au Sénégal en janvier 2011?
Hello !!!

Je serai au Sénégal entre le 15 janvier et le 5 février et j'aimerai bien connaître les rassemblements populaires, sportifs, culturels, ... qui ont lieu pendant cette période. Je cherche sur le net mais je galère un peu, je ne trouve pas grand chose ... Quelqu'un aurait t'il des infos ? Merci 🙂
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S'installer à Dakar ou M'Bour au Sénégal
Après plusieurs séjours au Sénégal (2 fois chez des amis, 2 fois avec une association), je veut vraiment tenter l'aventure et m'installer à Dakar ou ses environs, voire à Mbour, d'ici quelques mois. J'ai fait un mois au Fouta, un mois à Pikine, et puis je connais Dakar bien sûr et un peu Saint Louis, Tivaouane, Mbour...

Je ne me fais pas trop de soucis au niveau du logement au niveau de Dakar ou Mbour, j'ai pas mal d'amis sur place et puis on m'a proposé (et je connais des amis français qui l'ont fait) des chambres à très bas prix. Confort local évidemment, je ne cherche pas plus.

Mon seul problème se situe évidemment au niveau du travail. A vrai dire je ne sais plus quoi vraiment penser. Est-ce que je dois pouvoir compter sur l'offre "présente" sur place, ou économiser un peu pour monter ma propre affaire (sachant que je suis à peu près fauché et que je ne pourrai pas mettre de côté énormément de sous avant de partir).

Diplômé d'un Bac Gestion, je suis actuellement vendeur pour un magasin spécialisé dans la photographie professionnelle. J'y exerce en réalité également le travail d'un commercial en promouvant nos marques importées et la communication de l'entreprise. Je m'occupe aussi de notre participation à des salons, de la formation d'étudiants dans les grandes écoles d'art, etc...

Parallèlement Je travaille comme photographe indépendant (mode, books, reportage), et j'ai une grosse expérience des "petits" boulots (manutention, vente en magasin, caisse, etc...)

Je pense que certaines personnes du forum sont bien renseignées sur le marché du travail au Sénégal. Mon activité est-elle compatible avec celui-ci ? Je travaille dans le domaine du matériel photographique mais je suis capable de vendre autre chose ! Mes diverses recherches sur Internet n'ont pas donné grand chose : on me renvoie souvent chez le voisin ! Au pays on me promet beaucoup de chose, mais aucune place "sûre".

Faut-il que je parte avec de quoi vivre quelque temps afin de faire mes démarches sur place?

Enfin, puis-je compter sur les ONG ? A vrai dire ce serait l'idéal pour moi, mais je pense qu'ils ne recrutent que des spécialistes...? Je peux faire une croix sur l'expatriation je pense 🙂 ? Et est-il utile de faire une demande à l'ambassade ?

Je suis preneur de toute expérience, de tout conseil, de toute bonne idée, de tous encouragements mais je suis aussi prêt à me faire remettre les pieds sur terre !

Je sais que cela représente beaucoup de questions, peut-être certaines réponses m'aideront à me faire une idée de ce qui m'attend réellement ! Je ne pourrai pas rester aussi longtemps que je le souhaite si je ne peux travailler sur place.

Merci d'avance !

Clément
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Organisation d'un voyage en Guinée et au Sénégal
bonjour à tous,

je projette de partir en guinée prochainement pou un mois et je débute mes recherches et l'organisation de mon voyage. je pense arriver à dakar car je dois aller rendre visite à de la famille au sénégal.

je me pose donc beaucoup de questions comme quelles sont les régions à visiter? en un mois est ce possible de visiter une bonne partie de la guinée, de la guinée bissau et revenir au sénégal par la casamance ? auriez vous un parcours à suggérer ? je suis donc preneuse de TOUS les conseils, infos, lectures et adresses que vous pourrez partager. merci a tous et a bientot

flo
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Cherche une mission humanitaire au Sénégal étant étudiant infirmier
Bonjour, Nous sommes des étudiants infirmiers qui souhaiterais partir pour leur stage professionnel, qui se déroulera l'été 2010. Nous recherchons une association qui nous aiderais à mener à bien ce projet qui nous tient à coeur. Nous essayerons de venir avec du matériel médical, et pour l'éducation. Nous serions intéressé par plusieurs choses dans le domaine de la santé, mais aussi de l'éducation et de la prévention. Si vous êtes intéressé par notre projet, contactez moi!
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Stage à Dakar: dans quel quartier loger, prix des loyers, colocation?
Bonjour chers voyageurs...

Étant étudiant en École de de Commerce à Paris, je pars pour Dakar cet été dans le cadre d'un stage de 3 mois, de Juin à Aout. Je suis très enthousiaste à l'idée de profiter de l'enrichissement culturel de 3 mois passés dans cette ville en mouvement, dans ce magnifique pays. De plus j'ai trouvé un stage très intéressant au sein d'une agence de communication à Dakar Yoff.

Je suis en pleine recherche de logement pour ces trois mois et je souhaiterais donc avoir quelques informations : Quels sont les bons quartiers ou résider (quartiers résidentiels corrects) Quels sont les prix des loyers pour un appartement individuel ou une grande collocation Y'aurait-il des personnes/étudiants, intéressés pour une collocation durant cette période

Connaissant le sérieux et le potentiel de ce forum je suis sûr que de nombreuses personnes qualifiés pourrons me répondre. De plus je suis ouverte à tous type de suggestions, proposions ou opportunités.

Merci à tous
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Cherche investisseur au Sénégal
Bonjour,

Jeune couple d'ancien militaire français cherche investisseur pour l'achat d'un fond de commerce avec mis en place d'une gérance au Sénégal.

Pas serieux s'abstenir.Merci.
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Installation à Dakar au Sénégal
Bonjour à tous

Je me suis inscrit sur ce forum pour vous demandez quelques conseils. Je pars à Dakar en fin de semaine pour passer un entretiens avec une entreprise locale pour une éventuelle embauche. Je suis un zoreil ( le toubaba ici à la Réunion😉) je serai seul à m'installer la bas ( avec mon chien tout de même), et je voudrai connaitre les quartiers où je pourrai éventuellement m'installer, soit en appart ou en villa. Sachant que je privilégie les quartiers où je peux facilement avoir des contacts avec les toubaba comme moi et proche du boulot ( autoroute prolongé). Je recherche tout de même un certain confort.

Voilà merci de votre aide
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Xalaat - Sénégal
Lors de mon (trop court) séjour au Sénégal, j'ai eu l'immense bonheur de découvrir le groupe Xalaat (la pensée en Wolof). Il est originaire de Thiès, mais est actuellement basé à Saly (Sénégal).

Composé de 6 personnes : Zidane (Bass) - Idy (Clavier) - Xooné (Batterie) - Sayo (Guitare et chant) - MaïMouna (Chant) et Benjamin (Technique) ... il envoûte par le Mbalax avec un mélange de rythmes et d'instruments tarditionnels et modernes. (quelques photos annexées ci-dessous)

1er album : Yool - Second : Nakalé.

Leur répertoire musical, reprend aussi certains titres d'autres artistes africains ...

J'ai d'ailleurs, complètement craqué sur leur adaptation du célèbre "Brigadier Sabary" (Alpha Blondy) ainsi que sur celle de la chanson "Antillais et Africains" (dont j'ignore malheureusement le nom de l'artiste initial, malgré mes recherches ...Si quelqu'un peut me rencarder 😉)

Voici quelques unes des paroles, et avec la mélodie ça fout réellement la chaire de poule!

"Antillais et Africains

Ont séparés leurs chemins

Depuis trop longtemps

Communication coupée

Y a plus de tonalités

Jusqu'en Europe

Africains et Antillais

Si proches et si éloignés

C'est une folie

D'avoir perdu la mémoire

Au point de ne plus savoir

Ce qu'il exile

Antillais et Africains

Cherchant toujours sans comprendre

Même la musique, même couleur

Même soleil et même la pluie

D'Afrique aux Antilles

Africains et Antillais

Café noir, café au lait

C'est toujours café

100% même origine

Entre cousins et cousines

Pour s'avoir s'aimer

Antillais et Africains

Musicien à 4 mains

D'une chanson d'amour

Une mélodie oubliée

Sur des enfants séparés

Par un long parcours

Antillais et Africains

Chantez, Dansez

Une musique à retrouver

Inspiration mélangée

Afriqueeeee - Antileeeeees"
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Création d'une association de routards Maliens
Bonjour à tout le monde.

Je lance un appel pour la creation grace à VoyageForum d'une associatio ou club de courageux maliens ou de toutes nazionalités, aimant voyager par la route de l'Europe vers le Mali et l'Afrique. L'objectif etant de regulariser ( au moins une fois par an par exemple); de faciliter les formalités durant le trajet ( en tant qu'association on pourrait contacter avec plus de force les autorités des pays traversés : Maroc, Mauritanie, .... Une association est toujours mieux ecoutée qu'un individu).

Desormais il est possible d'utiliser la route pour monter et realiser nos projets en Afrique , formant une associations de voyageurs de la routes les autorités seront peut etre douces avec nous.

C'est une idée j'espère bonne , j'attend les votre sur le sujet Merci.
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Un petit bout de Sénégal en photo
bonjour à tous ! peu de posts sur l'Afrique , dommage ! il y fait toujours beau , très chaud au Sénégal en janvier cette année ! c'était une grande pose repos , lecture , balade , soirée musicale ! j'ai redécouvert ce petit village de la Somone et je n'ai plus trop eu envie d'aller ailleurs ! voila donc quelques photos pour vous dire que le Sénégal est toujours accueillant et tranquille ! bien sur des fleurs :









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Campement villageois au Sénégal
Bonjour,

Nous allons découvrir le Sénégal sur plusieurs mois et souhaitons séjourner en campement villageois. Sur internet je ne trouve des campements qu'en Casamance et sur ce site j'en découvre quelques autres, existe t'il une liste qui reprend tous les villages de ce pays?

Merci de partager votre expérience

Laurent
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Mission humanitaire au Sénégal
Bonjour à tous,

Je souhaite effectuer une mission humanitaire de deux à trois mois au Sénégal. Je compte dabors me rendre au mali pour des vacances puis me rendre à Dakar en train pour effectuer ma mission? Qui a déjà effecteur un voyage humanitaire? Combien cela vous a coûté? Quelles aides avez-vous pu obtenir PS: je ne suis pas étudiante.

Merci d'avance pour vos réponses
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Association Baded: Programmes d'été 2012 dans l'humanitaire (Sénégal)
CENTRE EDUCATIF ROYAUME DES ENFANTS « KER XALEYI « : EDUCATION POUR TOUS ET DROITS DES ENFANTS « Là où on ouvre une école, on ferme une prison »

Bonjour à tous !

BADED (Base d’Appui au Développement Durable) www.baded.org est une association humanitaire créée en 2008 sous le récépissé N°14738 MINT/DAGAT/DEL/AS dans la banlieue de Dakar. Elle intervient au Sénégal (à Guinaw Rail Sud, commune d’arrondissement de Pikine) et en Guinée (en particulier en apportant un appui au village de Laabha en Guinée dans la sous préfecture de Timbi Madina) dans des domaines variés tels que l’environnement, la santé, l’informatique, la distribution de fournitures et de matériel mais surtout l’éducation. Voici la 3ème édition du programme d’été: Profil : Toute personne motivée excepté dans la santé où des notions de base s’avèrent nécessaires Période : De mai 2012 à Décembre 2012

Vos missions: Organiser des séances de lecture avec les élèves pour donner goût à la lecture Donner des cours d’alphabétisation à des adultes qui n’ont pas fréquenté l’école Donner des cours de soutien scolaire et de renforcement aux élèves Organiser les stands et ateliers de jeux pour les enfants et les adolescents

volet santé : l’association soutient le poste de santé de Guinaw Rails et la maternité de la commune en plus du cabinet médical de quartier qu’elle a ouvert. L’objectif étant de favoriser l’accès à la santé pour des populations démunies, qui ne peuvent que rarement se déplacer loin et payer les frais. Sachant que les structures publiques de santé souffrent au Sénégal d’un manque de personnel, de formation de qualité et d’équipement, l’association propose au poste de santé les services de ses volontaires et stagiaires spécialisés dans le secteur de la santé et offre du matériel médical. Autres volets: Chantier, culture, TIC, prévention à découvrir sur notre site Internet

Informations pratiques: Nous disposons d’un appartement avec des chambres pour les bénévoles équipées de moustiquaires et une ligne de connexion internet. En plus du logement, nous prenons en charge la nourriture et la logistique de travail du bénévole. Les frais de participation s’élèvent à 300 euros par chantier de 4 semaines et devront être versés une fois arrivé à l’association.

Ils incluent: Frais de communication, mailing, déplacements, bureautiques liés au stage/Mission Dépenses liées à la restauration, et au séjour Facture d’eau, d’électricité et de loyer Réalisation des projets de l’Association Appui au fonctionnement de l’association.

Mais ne concernent pas: Les consommations et achats d’eau minérale Les déplacements, les loisirs (visites, excursions, etc.) Les consommations et dépenses personnelles (achats de souvenirs) Les frais éventuels d’hôpitaux

Concernant les modalités administratives pour venir au Sénégal, le visa n'est pas nécessaire si le séjour n'excède pas 6 mois. Pour plus d'infos, vous pouvez nous contacter via notre site Internet ou directement par MP. A bientôt

Manon et Abdoulaye
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De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée - Sénégal
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée

« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.

Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …

Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.

Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.

Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.

Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !

On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.

C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.

C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.

C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.

Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».

« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».

3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.

A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …

On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.

J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.

J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !

Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.

Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.

Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».

On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.

Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.

Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :

« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)

Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.

Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.

On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.

On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …

On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.

On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.

14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.

Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.

On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.

Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».

« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.

En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.

Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.

En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».

Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.

Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».

Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».

« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.

En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.

A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.

Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].

Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …

Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.

Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.

Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.

« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».

Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.

« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres

Par Dawud David DUPUY

[1] « Au Nom de Dieu »

[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).

[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».

[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.

[5] Moins d’1 euro.

[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.

[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
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Au fil des fleuves Sénégal et Niger
pour préparer mon voyage dont le point de départ sera Saint Louis du Sénégal pour remonter le fleuve jusqu'au mali et de la suivre le court du fleuve Niger jusqu’à Moptie ou Gao ton qu'il y a assez de sécurité pour circulé librement et sans contrainte .je pense faire le voyage avec les moyens de transport locaux par petite étape en fonction des points d’intérêts rencontrés (taxi brousse, sotrama , pirogue , vélo , a pied ). mais questions combien de temps faut il prévoir ? _quel équipements ? _quel précaution prendre _ et cela coutera combien (un ordre d’idée a la louche) par exemple: déplacement en pinasse de X kilomètre... ou de tel point a tel autre . au niveau hébergement j'ai des gouts modeste .et je suis preneur de tout renseignements et conseil .je vous remercie d’avance.
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