Discussions similar to: Deuxième édition festival Tamasonghoï Bourem 14 16 janvier 2011 Mali
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Festival Tamasonghoy à Bourem (Mali) début janvier 2010
Bonjour,

Rendez vous début janvier 2010 à Bourem (Boucle du Niger 95 km de Gao Mali) pour le Festival Tamasonghoy !!! Musiques du désert Festival organisé par la communauté locale de Bourem, qui permet de mettre en valeur les jeunes artistes peu connus et permet aussi la mis en avant des deux cultures cousines Tamasheq et Songhoï (artisanats, courses divers, cuisine, théatre....) les dates précises seront bientôt communiquées... Bismillah Jahou Ps: ils recherchent des sponsors merci d'avance pour eux !!!
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Mali: festival de marionnettes de Diabolo: les Thiakos du 16 au 18 janvier 2009
Enfin la deuxième édition des marionnettes géantes de Diabolo, près de Djénné est programmée du 16 au 18 Janvier 2009. Si vous voyagez dans la région n’hésitez pas à faire un crochet avant ou après le marché vers ce village pittoresque et sympathique prêt à vous recevoir, à vous héberger à tous moments. Je vous invite à visiter le site de Mali-Tériya So, entièrement réactualisé. Et puis si vous avez des infos supplémentaires à me fournir sur les marionnettes du Mali grandes ou petites, bambara ou autres...En tout cas je reste à votre écoute et prête à répondre à vos questions diverses. 😉
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The Art of Jenbe Drumming (Mali)
Musique de fête traditionnelle à Bamako : l’art du tambour jenbe

Dédié à Jaraba Jakite (†2005) : Fòlikèla, i ni ce, i ni baara kosèbè, ala ka hinè i la !

The Art of Jenbe Drumming, Vol.1 The Art of Jenbe Drumming, Vol.2

Instruments et ensembles :

Les instruments en forme de calice du tambour appelés jenbe (djembé) sont taillés dans un tronc d’arbre, travail exécuté traditionnellement par les numu, forgerons (leur spécification professionnelle comprend aussi la sculpture sur bois, l’art de soigner, le métier de la poterie, tous les travaux métallurgiques modernes, etc.), appartenant aux nyamakala (qui se caractérisent par leur occupation socioprofessionnelle et qui sont, d’une manière ou d’une autre, tous spécialisés dans une activité artisanale. A cette formation sociale appartiennent aussi les jeli, griots, les garanke, cordonniers, et les mabò, tisserands). Il faut vingtaine de mètres de corde, beaucoup de force et un savoir-faire artisanal pour travailler et tendre une peau de chèvre de manière pour qu’elle résonne. Un batteur de tambour expérimenté, qui fait respirer le jenbe peut tirer de cet instrument solo une tonalité inouïe qui scintille de plénitude et de couleurs merveilleuses. Des basses sombres et chaudes s’échappent d’un jenbe comme un courant d’air perceptible, accompagnées de bourdonnement de tôles métallique, tandis que la peau vibre en différentes fréquences, du ton de base plein, doux jusqu’aux tons hauts, clairs et aigus. Par contre, le dunun cylindrique, en fer-blanc et à deux peaux (dont la variante bamakoise est appelée aussi dununin, "petit dunun", ou kònkònin), produit des tonalités simples, est donc moins coloré ni nuancé ; un ton de base très comprimé, sourde et grave le distingue comme un tambour-basse qui accompagne. Le jenbe est joué par les deux mains, le dunun par une seule baguette, fabriquée d’une tige d‘un palmier-raphia (raphia sudanica, en bam. ban).

Contrairement à la musique de fête rurale, son pendant urbain est caractérisé par un ensemble assez réduit en batteurs : au cours des années 60, le duo comprenant 1 jenbe et 1 dunun s’ést établi dans la musique de fête dans la capitale. A partir des années 70, 2 jenbe et 1 dunun forment d’habitude un ensemble de tambour. Sur les deux disques, tous les morceaux sont joués en duo jenbe-dunun ...

Occasions de la culture de fête urbaine :

Des personnes de peuples, de langue et d’états différents d’Afrique de l’Ouest partagent cette culture du jenbe et forment ainsi un espace musical au-delà des frontières. Les groupes de jenbe jouent la musique pendant les fêtes à danser à Bamako, la capitale du Mali de même que dans toutes les régions comprises entre le désert du Sahara et le Golfe de Guinée, et entre l’Atlantique et le courant du Volta. Les fêtes accompagnent les rites de passage, c.à.d. baptêmes (denkundi), circoncisions (furasi, farifaribila), initiations à des sociétés secrètes (kòmò), culte de possession d’esprit (jinèdòn), fiançailles (worotila) et, en premier lieu, mariages (kònyòntilenkè ; au cadre de la fête de mariage, il y a/avait aussi la fête matinale après la nuit de noces, sògòmafòli, qui sert à fêter la défloration de la fiancée, de plus, il y a la fête de mère d’honneur (denba), sufèfòli resp. denbatulonkè, etc.), constituent leur partie publique de divertissement. Des fêtes à d’autres occasions rituelles et aussi non-rituelles pour enfants (fête d’applaudissements, tègèrètulon), jeunes gens (cérémonies pour la remise des diplômes, etc.) et adultes (fête de chasseurs, donsotulon, processions, sensenfòli, etc.) sont aussi représentées par les batteurs de jenbe ...

Déroulement et interaction musique/danse :

Les fêtes ont lieu dans la rue devant la cour de la famille organisatrice. Les batteurs de jenbe (jenbefòlikèlaw) viennent sur commande, des jus raffraîchissants et repas consistants sont préparés en grande quantité. Une bâche est tendue d’une part à l’autre de la rue pour protéger les participants à la fête contre le soleil. De même, des douzaines de petites chaises en fer peintes et numérotées que l’on loue auprès de sociétés spécialisées, font partie de l’arsenal.

Les chaises sont entassées dans un coin jusqu’à quelques minutes avant le commencement de la fête. Personne n’est encore venu. Seulement la bâche qui couvre la rue vide indique la fête à venir. Seuls les musiciens (fòlikèlaw) peuvent faire démarrer la fête. Ils annoncent leur arrivée à coups de sons bruyants, saluent leurs instruments et le lieu. Leur place en ligne courbe marque le devant d’un rond à partir duquel quelques enfants sont chargés de ranger les chaises en grand cercle. Appeler les participants par les battements de tambour est une tâche laissée aux musiciens en herbe, qui au début, ne réussissent à rassembler qu’une bande d’enfants turbulents qui sautillent. Pendant ce temps le maître jenbe et chef de la troupe est à l’écart et observe indifféremment les diverses phases d’évolution de la fête. Le jeu ne devient intéressant pour lui que quand les premières jeunes femmes ou femmes mariées quittent la cour pour entrer sur la place de fête.

Les musiciens se lèvent alors de leurs chaises, attachent leur dunun par les lanières aux épaules, attachent leur jenbe autour des hanches, le tronc entre les cuisses, la partie supérieure et la surface de cuir au niveau de ventre. A partir de cet instant, le soliste jenbe doit toujour rester prêt à remplir sa tâche, à savoir recevoir une danseuse qui s’élance du cercle des invités pour se mettre en face à face avec les fòlikèlaw. Le soliste accélère et intensifie tout de suite le rythme tout en soutenant le solo de la danseuse à qui il réplique et qu’il entraîne vers le paroxysme pour après peu de temps l’arrêter brusquement avec une phrase-signe qu’il joue, signe reconnu tout de suite par la danseuse se retirant immédiatement de la piste pour céder la surface de danse à la prochaine danseuse. Lorsque la dynamique de la musique et des mouvements monte ainsi pour la première fois, cela transforme très vite l’humeur de tous les spectateurs en enthousiasme. Le cercle se remplit vite. Les jeunes filles et les femmes se tiennent débout en plusieurs rangées derrière comme devant les chaises, cernant ainsi de plus près le lieu de la fête et rendant l’ambiance de plus en plus intense.

Une fois que le maître-batteur de tambour a arrêté le solo de la première danseuse, il fait un pas en arrière pour rejoindre les autres batteurs de tambour qui l’accompagnent et diminue à nouveau la vitesse et la densité de rythme. Il joue des notes brèves qui sont une manière d'"espionner" la prochaine danseuse et de la provoquer. Celle-ci, déjà en pas de danse s’élance aussitôt du cercle des invités et se met devant les batteurs de tambour pour élever le rythme affaibli à un nouveau sommet. Ces deux phases nettement séparées, une qui provoque et une autre qui mène jausqu’à l’exstase, se succèdent et s’accumulent. La communication entre les batteurs de tambour et les danseuses détermine essentiellement le déroulement des fêtes de jenbe, marque en même temps son essence et sa forme. Comme des vagues, le rythme s’intensifie et s’affaiblit, se reconstruit à nouveau, et ceci dure une heure, deux heures, trois heures, voire des jours entiers.

Un batteur excitant exprime avec théatralité cette dynamique aussi bien à travers la musique que dans sa posture et ses gestes. Il danse en même temps qu’il joue. Il poursuit une danseuse particulièrement excitante à travers le lieu de danse, l’honore en soulevant très haut le bras de celle-ci et son tambour pour tout de suite après l’attirer sur la piste de danse en vue de la prochaine danse. Il joue une danse fessière érotique en position très combée, esquissant lui-même les mêmes mouvements, son jenbe attaché autour des hanches, est parallèle au sol et bouge en même temps. Ainsi il rend la fête "bouillonnante" ... c’est le prochain contrat assuré pour lui ...

Dans les villes, les fêtes sont affaire de femmes. Même les petits garçons spectateurs se comportent ici déjà comme les hommes, alors que les filles essaient de taper des mains, de chanter et de danser chaque fois que l’occasion se présente. "Faire-comme-si-de-rien-n’était", c’est l’art de l’homme. La richesse des tissus de fête, les mouvements gracieux et érotiques de leurs femmes, la musique grisante de tambours qui éclatent à travers tout le quartier – tout cela leur fait peur pour leur dignité qu’il faut à l’avance défendre avec un léger soupçon d’ironie dans l’ignorance qu’ils affichent.

L’apprentissage des danses commence déjà dès l’enfance. Les femmes dansent en solo aux fêtes avec leurs bébés sur le dos, les petits enfants sautillent à côté, les petites filles dansent seules ou en groupes sans musique ; elle sont à chaque fête les premières et guettent plus tard l’occasion de pouvoir se glisser entre les femmes. L’enthousiasme à danser la musique du tambour est chez les petites filles âgées de 7 à 15 ans environ déjà si grand que parfois des dizaines voire même des centaines se rassemblent, collectent leurs moyens disponibles en Fcfa pour engager d’elles-mêmes quelques petits batteurs de tambour afin d’organiser une simple fête d’enfants. Sans l‘arsenal des grands, ils dansent et jouent pourtant au tambour comme eux.

C’est de manière inévitable que la musique du tambour provoque chez les filles et les femmes l’envie de bouger et de danser. Aussi inévitablement, cette harmonie entre la musique et le mouvement provoque joie, rire et exaltation. Dans l’essence de la rythmique africaine qui se manifeste aussi bien à travers la musique de fête que la danse, la montée de l’euphorie jusqu’à l’abandon est programmée, sentiments et passions sont élevés jusqu’au déchargement sensuel et sont ainsi purifiés et libérés. Les notes et les rythmes de la musique du jenbe servent exactement à cela pour toutes les participantes mais surtout pour les danseuses en solo.

Les musiciens :

Yamadu Bani Dunbia (1917-2002), patron du jenbe légendaire, est né à Bafoulabé, dans la région de Khaso (à l’ouest du Mali). Dans sa jeunesse, Yamadu s’impose déjà comme jenbefòlikèla. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il appartient à un bataillon français, sous le Général De Gaulle, qui lutte contre l’Allemagne nazie et ses Alliés dans la Méditerrannée. Après 1945, il retourne au Mali et s’installe d‘abord à Kati, ville de garnison très proche de Bamako, plus tard à Bko-Badialan. Il se produit régulièrement comme batteur de tambour, que ce soit à Kati, Bamako ou à d'autres villes du Soudan Français du Sud. La carrière musicale de Yamadu atteint son apogée dans les années 60, c.à.d. dans les années initiales de l’indépendance en Afrique et au Mali (1960) : Yamadu Dunbia, déjà dans son enfance possédé par un esprit, guéri et devenu batteur de tambour, considéré sur Bamako comme un prisonnier de guerre déraciné, devient un des premiers et meilleurs fòlikèlaw professionnels à l’époque qui profitent du temps et savent faire de leur art une profession. Il joue même les fêtes des dirigeants du pays (un de ses clients est Mariam, épouse du président Modibo Keita). Jusqu’au milieu des années 80, Yamadu sait maintenir sa position dominante, après son autorité s’effrite de plus en plus. En 2002, Dunbia meurt, démuni. Sur les quelques morceaux du The Art of Jenbe Drumming Vol.1, au moment de ses enregistrements, l‘ancien maître a 78 ans mais il sait encore appeler les esprits si vite que les gens tremblent d’exstase après quelques secondes seulement, fait respirer son instrument et le laisse chanter, ne donne aucun coup de trop et chaque coup est frappé avec aisance et souveraineté. Jeli Madi Kuyate, né en 1950 environ à Sagele (près de Sibi), vient dans la métropole à l’âge de 12. Elève de Y.B. Dunbia, il se fait très vite un nom, occupe le poste de batteur de tambour dans le Ballet National du Mali, avec qui il part pour des tournées en France, en Chine, en Russie, au Canada et en Corée. Cependant, il n’abandonne pas son origine musicale, au contraire, batteur de tambour national, il profite de sa compétence et de sa notoriété pour réussir également au domaine de la musique de fête traditionnelle à Bamako. Dans les années 80, un jenbefòlikèla est appelé pour la première fois à l’Ensemble Instrumental National du Mali, monument de la musique malienne et symbole de l’unité artistique et culturelle du Mali, pays si riche en culture et histoire. Le batteur élu est Jeli Madi Kuyate. Pendant ce temps, Jeli Madi ne se produit que sporadiquement sur les fêtes. Son jeu de jenbe est preste et élégant, à écouter sur tous les deux CDs. Jaraba Jakite, né aux environs de 1956, vient à Bamako en 1984. Là, Jaraba, "grand lion", acquérit très vite la renommée d’un batteur de tambour puissant qui danse et qui emballe le public. Jusqu’à sa mort en 2005, "le grand lion" reste la vedette de jenbe incontestée sur la scène de musique de fête dans la capitale malienne. Son jeu excitant et expressif est rendu dans les deux CDs (j’ai eu la chance de faire la connaissance de lui en 2004, un an avant son décès inattendu pour tout le monde. Quel bonheur, merci !). Drisa Kone, âgé de 50 ans environ, est originaire de Kourouba, village près de Kangaba (au sud de Bamako). A l’âge de 14 ans, il rejoint l’ensemble de Y.B. Dunbia et passe son meilleur élève. En tant que musicien professionnel, il donne des concerts ainsi que des cours de jenbe même en Europe (Autriche, France, Espagne, Pays-Bas, Allemagne) dans les années 90-96. Drisa Koné joue le jenbe solo sur The Art of Jenbe Drumming Vol.2. Madu Jakité, né en 1960 environ dans un petit village près de Bafoulabé, est spécialiste de dunun. Madu accompagne tous les quatre solistes sur les deux CDs. Madu est marié avec Sira, ils ont 4 enfants.

Le répertoire :

... The Art of Jenbe Drumming Vol.1 : 1. Fulafòli est un rythme venant des Fulbe du Delta central où le fleuve Niger inonde toute une région pendant la saison des pluies. Il était originairement joué avec des tambours très différents des jenbe. Ainsi se transforme et survit la tradition. 2. Madan est un rythme standard maninka très estimé par les batteurs de jenbe dont la plupart d’eux viennent du sud de Bamako, de la région de l’Empire du Mali (Sunjata) au Moyen Age. 3. Maraka (aussi nommé Denbafòli) est un des rythmes les plus appréciés qui est représenté sur presque toutes les fêtes de mariage à Bamako. 4. Sogoninkun, "tête d‘antilope", rythme amené dans la capitale en provenance du Wasulun, région riche en musiciens et chasseurs au sud-est du Mali. 5. Sabaro (joué solo) est un rythme wolof du Sénégal. 6. Wolosodòn est une danse des descendants des esclaves dont le statut jouait autrefois un rôle important dans les cours royales où ils accomplissaient des fonctions importantes. 7. Kòmòfòli est un rythme joué au passé pendant les fêtes d’initiation à la société du kòmò (griots, femmes et enfants sont exclus de l’initiation au culte de kòmò). Les sociétés d’initiation n’existent plus dans la capitale mais ce rythme est transmis jusqu’à nos jours. 8. Kòfili, rythme bamana rarement joué aux fêtes. 9. Kirin (ou Wasulunka) est aussi un rythme venant du Wasulun. Très apprécié. 10. Burunfòli, "danse de trompe", aussi un rythme du Wasulun. Excepté Y.B. Dunbia, personne à Bamako ne connaît plus ce rythme qu’accompagnait autrefois le jeu des trompes. 11. Maa nyuman circulait dans le milieu de théâtre et de ballet à l‘époque. 12.-14. Jina, "esprit". Un esprit peut être la cause de nombreuses maladies psychiques et physiques. Si quelqu’un est guéri grâce au traitement d’une guérisseuse, alors s’ensuit l’initiation à son culte. Maintenant on permet à l’esprit pour la première fois ce qu’on devra toujours lui accorder aux nombreuses fêtes ultérieures : on danse à l’encontre de l’exstase, on se laisse posséder par elle pour ensuite être possédé par l’esprit et finir par s’en défaire de manière théâtrale et thérapeutique. Le rôle du batteur de tambour, c’est d’appeler les esprits.

... The Art of Jenbe Drumming Vol.2 : 1. Sanja (aussi nommé Jelidòn) est un rythme des griots, jeliw, venant de l’ouest du Mali. D 2. Sunun vient de Kaarta, région située au nord-ouest du Mali et territoire de l’ancien Empire Bambara de Kaarta (17e et 18e siècle). 3. Suku (aussi nommé Soli et Furasi) est un des rythmes les plus importants du répertoire de la musique de fête à Bamako. D’origine, il était joué aux fêtes de circoncision et d‘excision au Mali et en Guinée. 4. Numu s’adresse aux forgerons, formation sociale des nyamakala. 5. Fura, "feuille ; médecin", est un rythme associé au contexte de la circoncision et de l’excision dans lesquelles le médecin est important pour stopper le sang et pour guérir les plaies. 6. Bobo(fòli), "rythme des Bobo" joué à Bamako seulement où il expose donc la représentation culturelle des Bobo sur la capitale malienne. Les Bobo (ou Bwa) sont un groupe ethnique au Mali, habitant dans la région de San. 7. Dansa est un des rythmes de jenbe les plus populaires à Bamako. A côté de Suku et Maraka, Dansa est joué à toute fête, indépendant de son occasion sociale ou de l’origine ethnique et sociale de ses organisateurs ou participants. Ce rythme était créé dans la région entre les villes de Bafoulabé et Kayes, tout à l’ouest du Mali. 8. Bara est un rythme joué originairement par des ensembles instrumentaux (à bara drums et bòn drums). 9. Sogolo est un rythme du peuple somono, peuple de pêcheurs au Delta intérieur. 10. Kirin (voir en haut, 9/Vol.1). 11. Jina (voir en haut, 12.-14./Vol.1). 12. Tansole est un rythme bamana fusionné dans le répertoire de jenbe à Bamako depuis deux ou trois décennies. 13. Nyagwan est une société d’initiation féminine, et donc, d’une certaine manière, le pendant de la société d’initiation masculine du kòmò. 14. Manjanin est un rythme classique du répertoire de jenbe des Maninka. Traditionnellement, ce rythme est joué pour une danse de deux filles d’un âge avant-mariage élues pour le rôle de la manjanin, une sorte de princesse villageoise, et de sa servante. 15. Garankedòn, "danse des garanke". Comme le Suku et le Sanja, ce rythme provient de la tradition du dunun khasonka de l’ouest du Mali, intégré dans le répertoire de jenbe. Aujourd’hui, le Garankedòn est un rythme classique à Bamako. 16.-18. Tous les deux ou trois ans, un nouveau genre de danse est populaire auprès de la jeunesse de Bamako. Les quelques ans après, le genre tombe encore dans l’oubli ; de tels "fashion rhythms", comme Degu-degu, Niare bòn ka lajè et Sumalen des années 80, sont vite absorbés et développés par les batteurs de jenbe pour les intégrer enfin dans le répertoire de jenbe.

Tous les enregistrements ont été faits entre 1995 et 2006 dans une cour d’école à Badialan, un quartier à Bamako (où tous les musiciens-ci se sont installés depuis longtemps), juste pour le microphone, sans toute répère ni arrangements et sans aucune représentation préalable quant à la production d’une musique de fête sans cadre festif. Ces enregistrements réflètent la diversité des régions du Mali et de ses peuples, les facettes stylistiques et des générations, mais aussi l’unité de la tradition qui se transforme constamment au centre de cette capitale multiculturelle.

L’initiateur et éditeur de ces enregistrements-ci est mon ami et camarade d‘université, Rainer Polak (université de Bayreuth/All.) : Rainer est ethnomusicologue, professeur de jenbe, fondateur d’une école de jenbe privée à Bayreuth, auteur de "Festmusik als Arbeit, Trommeln als Beruf. Jenbe-Spieler in einer westafrikanischen Großstadt" (thèse de doctorat ethnomusicologue). En tant que musicologue, il fait des recherches sur le micro-timing, les timing patterns et le theoretic status of rhythmic feel dans la musique de jenbe, de plus, il est chargé de cours aux universités de Cologne, Bamberg, Bâle et Rotterdam ...

Jenbe Music in Bamako www.djembe.uni-bayreuth.de www.myspace.com/bamakofoli

VIVA MALI, TU ES MAGNIFIQUE !

hgb

P.S. : Les photos prises par moi lors de 2 noces à Bko-Bolibana et Samé montrent nos amis Jaraba (à bonnet blanc), Drisa (en chemise verte), Madu (en shirt orange), et la chère Sira & ses 4 garçons.
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Bibliographie sur le Mali
Bonjour,

Je recherche à constituer une bibliographie sur le Mali : guides touristiques, livres de poches, musiques et vidéos... Quelqu'un peut-il me renseigner ? D'avance merci

Rachel
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Nouveauté et innovation: cours de grammaire Bambara (Mali)
Une révolution dans les méthodes d'apprentissage des langues !

Exit les cassettes audio, les CDs, les téléchargements, etc. Entrez dans l'aire de la réalité augmentée en cours de langue : Les Presses l'Inalco (Paris) ouvrent une étape nouvelle ! Pour la première fois dans l'édition scientifique universitaire, un livre est enrichi de plus de 1.500 fichiers audio. En effet, dans ce Cours de Grammaire Bambara, des pages entières sont à écouter... Pour ça, on n’a besoin que de son appli smartphone qui les trouve facilement : il suffit de lui présenter la page ! Grâce à ce format innovant, les apprenant(e)s dépassent alors la simple lecture du texte et leur enrichissent les exemples écrits par des enregistrements vocaux qui rendent l’apprentissage plus vivant et qui leur permettent d’apprendre les correctes prononciations. En fait, de nos jours, une telle approche tournée vers l’oralité est essentielle dans l’apprentissage des langues.

PRÉSENTATION

Le format de ce manuel représente un compromis entre celui d’un manuel pratique et celui d’une grammaire de référence (un manuel "traditionnel" devrait comporter davantage d’exercices, des textes bambara adaptés et d’autres éléments didactiques, par contre, dans une grammaire de référence, on devrait présupposer un appareil scientifique plus élaboré).

Le cours est subdivisé en 38 leçons, toutes agrémentées de réalité augmentée. La composition des leçons varie : le plus souvent, un sujet grammatical constitue une leçon. En règle, une leçon correspond à un cours de 90 ou 120 minutes, mais il y a plusieurs leçons qui dépassent nécessairement cette règle car certains sujets de grammaire (p.ex. système tonal, participes et converbes, infinitif, constructions relatives, focalisation et topicalisation, etc.) sont trop volumineux, et ces leçons importantes demandent deux, sinon trois cours en classe.

Le cours s’appuie sur les résultats des recherches de terrain par l’auteur, mais aussi sur les publications sur la langue bambara qui se comptent aujourd’hui par centaines. Il faut mentionner en particulier la Grammaire fondamentale du bambara de Gérard Dumestre (2003) et sa thèse de doctorat d’État, sous le titre Le Bambara du Mali: essais de description linguistique (2 tomes, 1987/1992), ainsi que de nombreuses publications de Denis Creissels, professeur émérite de l’Université Lumière (Lyon 2). Une bibliographie linguistique du bambara – vaste mais pas exhaustive – se trouve à la fin du livre.

Dans la quasi-totalité des cas, les exemples phrastiques en bambara sont présentés en trois lignes. La première ligne contient une transciption superficielle, où les tons de réalisations sont marqués sur chaque syllabe, et les assimilations vocaliques sont représentées ; la marque du pluriel apparaît comme -u (plutôt que -w , ce qui correspondrait à la convention orthographique). La nasalisation vocalique est cependant marquée par un -n (ce qui correspond bien à la convention orthographique bambara), sauf là où la voyelle nasale est suivie par la marque du pluriel. Dans la deuxième ligne, la transcription est plus ou moins en accord avec l’orthographe malienne toutefois elle s’en distingue par la notation tonale et la séparation des mots en morphèmes (indiquée par des traits d’unions). La troisième ligne est celle des gloses (traductions mot par mot et morphème par morphème). Les exemples illustratifs sont, pour la plupart, tirés de textes naturels. En outre, une traduction libre est donnée, suivie de référence à la source entre crochets.

Comme exposé ci-dessus, le cours de grammaire est accompagné des fichiers sonores. Les enregistrements ont été faits par l’auteur sur place (à Bamako) entre juin et juillet 2017, en collaboration principalement avec Zoumana Dembélé, Malien de 37 ans (en 2017) qui est né et a grandi à Fama (cercle de Sikasso).



QUELQUES TRAITS TYPOLOGIQUES DU BAMBARA

Comme la plupart des langues africaines, le bambara est une langue à tons (opposition de deux tons lexicaux et phénomènes de downstep et downdrift). Sur le plan morphologique, le bambara et les langues mandé en total sont considérés comme type isolant : ils ne disposent ni de classes nominales ni d’opposition de genre. Au domaine de la flexion, en bambara, l’affixation, tant verbale que nominale, ne joue qu’un rôle marginal, mais elle est très productive quant à la dérivation (beaucoup de suffixes, peu de préfixes, pas d’infixes). L’ordre des mots du bambara est très rigide : sujet – marque prédicatif – complément d’objet – verbe – supplément postverbal). Même dans des phrases interrogatives et propositions relatives, l’ordre des mots reste intact. A l’exception du parfait affirmatif intransitif, le verbe reste toujours sous la forme de base. Dans le syntagme génitival, l’ordre est déterminant-déterminé, alors que dans les autres syntagmes de détermination, l’ordre est dans l’autre sens, à savoir déterminé-déterminant (nom + adjectif, nom + participe, nom + défini).

LE NOM « BAMBARA »

La langue bambara s’est formée sur la base des dialectes mandingues orientaux grâce à l’existence du royaume précolonial de Ségou (18e-19e siècles), et dans une moindre mesure, du Kaarta. Le nom du groupe ethnique est bámàna ou bámànan, et celui de la langue est bámanankan (kán veut dire 'cou, gorge ; voix, parole ; bruit, son ; langue parlée'), on utilise le terme bambara en français et dans les langues voisines (foulfouldé, soninké, maninka). En anglais, allemand, russe etc., les formes bambara et bamana sont utilisées.

De plus, le terme bambara (ou bámàna) est polysémique et peut exprimer deux notions : (a) le groupe ethnique parlant la langue en question comme première langue, (b) le païen (non-musulman), terme évidemment originel et jusqu’à nos jours très courant au sud du Mali et au nord-est de la Côte d’Ivoire où les "Bambaras" sont des Sénoufos non-islamisés (leur langue compte parmi les langues gur), à la différence des Dioulas (islamisés et mandingophones).

Il existe de nombreuses autres étymologies du mot bambara/bamana ("ceux qui refusent", "insoumis à Dieu", "enfants de crocodile", etc.), mais ce ne sont que des étymologies populaires, parfois reprises et répandues par des missionaires, chercheurs et autres. Cependant, elles ne résistent en aucune manière à une analyse sérieuse phonétique-phonologique ...

LE BAMBARA AUJOURD’HUI

Le bambara a environ 4.000.000 de locuteurs natifs, un nombre qui augmente jusqu’à 13-14 millions si on y rajoute les locuteurs L2 (80-90% de la population du Mali).

La zone de diffusion du bambara peut être subdivisée en cinq catégories :

(a) la zone compacte du groupe ethnique bambara au Mali; (b) les enclaves compactes bambara au Kaarta, autour de Kayes et à l’est de Mopti; (c) des groupes importants de locuteurs natifs du bambara dans toutes les grandes villes du Mali, sauf dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal à l’est du Mali; (d) le bambara est la lingua franca (langue de communication interethnique) partout au Mali (sauf dans les régions du nord, à savoir celles de Tombouctou, Gao, et Kidal), surtout dans les grandes et moyennes villes, mais aussi au Sénégal le long du chemin de fer Dakar-Bamako (surtout dans la ville de Tambacounda); (e) le bambara est la langue de la diaspora malienne en Afrique (Kinshasa, Libreville, Dakar, Abidjan, Bouaké, Yamoussoukrou) et en Europe (Paris, Montreuil, Rouen, …)

LA CLASSIFICATION

Dire que la langue bambara est la langue mandé la plus connue, n’est certainement pas faux. La totalité des langues mandé occupe la plus grande partie de la moitié occidentale de l’Afrique. Elles sont parlées par une large proportion de la population du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de la Sierra Leone et de la Liberia. Elles sont également présentées au Burkina Faso, au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau, et plus sporadiquement en Mauritanie, au Bénin, au Ghana, au Togo et au Nigeria. Parmi les langues mandé, la langue bambara appartient au groupe linguistique mandingue (connu aussi sous le terme "cluster mandingue") qui comporte, en outre, les variétés maninka, mandinka, dioula, khassonké et beaucoup beaucoup d’autres. Les plus génétiquement éloignées des autres variétés mandingues sont celles du groupe nord-ouest, avant tout le mandinka, parlé au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau; dans leur cas, il s’agit nettement des langues différentes du bambara, malgré leur parenté étant évidente même pour des non-linguistes. Le nombre des locuteurs de toutes les langues/dialectes mandingues dépasse 30 millions, et peut même arriver jusqu‘au nombre de 40 millions.

Le bambara, le dioula et, en un sens, même le maninka de la Guinée pourraient être compris comme des dialectes d’une seule langue. Cependant, l’existence des frontières étatiques et l’établissement des normes écrites pour chaque pays servent de facteur important à l’évolution divergente des variétés mandingues et à la formation des langues différentes.

Il existe de nombreux dialectes du bambara, ceux du nord (banamba, mesekele, …), du centre (jitumu, segu, jamaladugu), du sud (cakadugu, jalakadugu, ganadugu, etc.), de l’ouest (kaarta, parler de Tambacounda (Sénégal)), de l’est (kala, kuruma, saro, dialectes au nord-ouest de Mopti), et du sud-est (zegedugu, etc.).

LE « BAMBARA STANDARD » ET SON STATUT

Le "bambara standard" s’est formé sur la base du parler de Bamako, la capitale malienne (partageant beaucoup de traits avec le maninka), en concurrence avec le bambara de Ségou, la métropole précoloniale ; il a incorporé certains traits et mots provenant d‘autres dialectes. Bamako est devenu le centre administratif du Soudan Français en 1908, et son dialecte s’est graduellement imposé comme la référence pour le pays entier. Son intercompréhension avec certains dialectes locaux est difficile, surtout à cause des grandes divergences phonologiques ; pourtant, on trouve partout au Mali des gens maîtrisant le "bambara standard".

Le bambara, langue la plus parlée au Mali, compte parmi les treizes langues nationales du pays. Le nombre d’écoles où l’on enseigne le bambara a augmenté constamment jusqu’à la fin des années 1990, mais stagne, voire récule, depuis les années 2000. Au Mali, une bonne moitié de tous les programmes de radios sont en bambara (à ne pas oublier les émissions en bambara de la "Voix de l‘Amérique", mais surtout celles de Radio France Internationale (RFI) ayant démarré en octobre 2015). De surcroît, il est bien présent à la télé. Dans les domaines de l’administration et du business "moderne", il avance très peu (contrairement au commerce "traditionnel", où le bambara prédomine clairement et jusqu’aujourd‘hui). Depuis 1972 paraissent peu à peu des mensuels et périodiques, et le nombre des livres en bambara (parus avant 2016) dépasse les 500, dont un grand nombre de littératures chrétienne et musulmane, et le bambara est aussi utilisé dans les liturgies des deux religions mondiales.

L’ouvrage :

Vydrin, Valentin 2019. Cours de Grammaire Bambara. Paris : Presses de l’INALCO, 597 pages. (ISBN : 978-2-85831-307-5 | prix : 30€)

Son auteur :

Valentin Vydrin est professeur des Universités, titulaire de la chaire de mandingue à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales ~ Langues O'), comme tel le successeur de Gérard Dumestre. Il est aussi enseignant-chercheur au LLACAN (Langages, langues et cultures d’Afrique Noire), et spécialiste des langues mandé.

Vive le bambara, vive le Mali !!!

Hery

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Itinéraire Maroc-Mali?
Bonjour

Cherche infos ou du co voiturage pour se rendre jusqu'à bamako de casa ou marrakech, nous sommes deux filles avec sac à dos. Combien de temps devons nous compter? quel itinéraire ? Nous avons essayé d'étudier le parcours mais reste pas mal de questionnements. Nous pensions partir de Marrakech ou Casa en prenant le train jusqu'à Dakhla. Ensuite Daklha - Nouâdhibou en taxi brousse ou bus. De même Jusqu'à Nouakchott (toutes personnes ayant fait l'expérience nous intéresse!!) Nouakchott - Aleg - Kiffa. Et sur la carte, mais nous ne savons pas si c'est faisable. Kiffa - Aïoun - Nioro - Bamako (bus? taxi?...)

OU

D'Aleg, longer la frontière sénégalaise (Bogué - Kaédi - Mbout...) jusqu'à Kayes (là, non plus, on sait pas si possible). Et de Kayes, le train jusqu'à bamako.

Autant dire qu'on est pas encore parti, nous nous donnons jusqu'à début décembre, pour être au moins le 15 à Bamako.

Merci de vos conseils!
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Deux films: "Grandir en musique" (Mali, Guinée)
De la plus tendre enfance

Le griot (jeli) est avant tout un "maître de la parole" et donc de la tradition orale, de la mémoire historique et mythique de peuples qui n'ont pas pratiqué l'écriture jusqu'à une date récente. Même si le mot "griot" est devenu pour beaucoup synonyme de "musicien", c'est bien à tort, car un bon nombre de griots ne pratiquent ni le chant ni aucun instrument, ou bien ne le font que dans des cas exceptionnels. Néanmoins, il y a bien entendu des griots-musiciens (et des griottes-musiciennes) notamment au Mali et en Guinée. Il existe toujours un peu partout des "villages de griots" (p.ex. concernant le Mali, les villages de Kela et de Kita au sud du pays) qui fonctionnent comme de véritables conservatoires musicaux, doublés d'ateliers de facture instrumentale. On trouve aussi dans les villes, en général près des grandes mosquées, des cours et même des rues où n'habitent que des familles griots-musiciens ...

Même aujourd'hui, beaucoup de familles de griots qui pratiquent la musique, estiment qu'il est un devoir (obligatoire) pour leurs enfants d'être érudits en l'art des griots quoique l'appartenance à une famille n'implique pas (ou plus) qu'on le devienne absolument : ça devient de plus en plus un choix qu'un devoir. Les compétences de la performance et les connaissances du répertoire musical sont ramassées au sein de la famille élargie, et des évènements comme les mariages et les baptêmes sont le contexte principal de la performance, à l'exception de la télé et de la radio. Cependant, les principes fondamentaux restent inchangés : au cours de l'apprentissage du métier de griot, l'enseignement porte essentiellement sur la théorie musicale et la pratique du jeu instrumental qui sont directement liées. Au Mali, il y a deux écoles de musique publiques, et la musique ne fait pas partie du programme scolaire. Dans des villes comme Bamako, de nombreux enfants de griots apprennent la musique en imitant des enregistrements audio et vidéo. Les filles ont tendance à se spécialiser comme cantatrices, tandis que les garçons apprennent à jouer d'un instrument, que ce soit la kora, le ngoni, le balafon ou le tama.

Film I : Da kali – Rester fidèle à l'art des griots

Ce film, tourné sur place entre 2009 et 2012, suit les enfants de quatre célèbres familles de griots au sud du Mali. Et le tout premier à avoir documenté le processus de l'apprentissage musical des enfants au Mali. Un film de Lucy Durán (SOAS, Londres), édité par Michèle Banal.

Rokia Kouyaté, fille de 12 ans, est désignée pour apprendre le style lyrique de son célèbre grand-père, le chanteur Kassé Mady Diabaté. Elle se produit sur les fêtes de mariage et pour une compétition télé populaire. Le petit Thierre Diarra, 4 ans, est déjà sur le chemin de devenir un virtuose de djembé, en suivant les traces de son père Adama. Salif Diabaté, 10 ans et neveu du maître de la kora, Toumani Diabaté, s'applique à apprendre la kora, et les sœurs Saran et Ami Kouyaté, 7 et 5 ans, sont instruites dans les chants de griottes par Bako Dagnon, une des divas du Mali.

Le documentaire donne un aperçu de la façon comment la vie urbaine, la mondialisation, le manque de soutien institutionnel pour la musique – une musique presque millénaire car elle a sûrement précédé la fondation de l'empire du Mali –, ont un impact sur la transmission de cet art par les griots à travers les générations. Mais il met également en évidence la détermination de la toute jeune génération pour le célébrer et encourager sa pérennité ...

Film II : Dɔ farala a kan – On y a ajouté quelque peu

Ce film se penche de façon plus détaillée sur les idées autour de ce que constitue un progrès musical. Le guide dans le film est Lassane Diabaté, virtuose de balafon, issu d'une longue lignée de joueurs de balafon en Guinée, qui vit aujourd'hui à Bamako. On suit le progrès musical des enfants de deux grandes familles prestigieuses, représentant deux traditions régionales distinctes: le balafon de Niagassola (Guinée), et le ngoni de Ségou, une des villes les plus riches en traditions au Mali.

D'abord, on passe du temps avec la famille de El Hadj Sékou Kouyaté : son fils, Fanta Mady, est, comme beaucoup d'autres joueurs de balafon (p.ex. Kèlètigi Diabaté), un guitariste magistral, un autre fils, Janguiné, est chanteur. Tous les deux se sont installés à Bamako où ils sont des musiciens très occupés, et les deux ont intérêt à transmettre la tradition du balafon à leurs jeunes enfants, qui sont intéressés par l'apprentissage, mais il y a beaucoup de distraction, de plus, du talent n'est pas toujours la clé pour progresser.

Au deuxième chapitre, on rend visite à la famille de Bassékou Kouyaté, virtuose de ngoni et star internationale. Bassékou se comprend comme innovateur musical de l'art des griots et représente la riche tradition bambara de Ségou. Certes, le ngoni, un luth ouest-africain, joue un rôle central dans cette famille, l'accent est mis sur la façon dont les nombreuses filles dans la famille, âgées de 4 vers le haut, apprennent l'art du chant et de la danse, à la fois dans Bamako et Garana, un village dans les environs de Ségou où a grandi Bassékou et où la plupart de sa famille vivent encore. A Garana, on voit les filles apprendre à chanter ces grandes pièces du répertoire bambara et les présenter, accompagnées par les battements de mains des filles/jeunes femmes, les tɛgɛrɛ tulonw, qui sont en train de disparaître ...

>>> http://growingintomusic.co.uk/mali-and-guinea-music-of/films-of-growing-into-music.html

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Bibliographie :

• Camara, Seydou (1996). "La tradition orale en question", Cahiers d'études africaines 36/4 : 763–790. • Camara, Sory (1992). Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT-Karthala-SAEC. • Charry, Eric (1994). "The Grand Mande Guitar Tradition of the Western Sahel and Savannah", World of Music 36/2 : 21–61. • Charry, Eric (1996). "Plucked Lutes in West Africa : An Historical Overview", Gilpin Society Journal 49 (march) : 3–37. • Charry, Eric (2000). Mande Music : Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago/London : The University of Chicago Press. • Dramé, Adama w/ Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya – Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : L'Harmattan. • Durán, Lucy (1995). "Jelimusow : The Superwomen of Malian Music", in : Power, Marginality and African Oral Literature, ed. by Liz Gunner/Graham Furniss, pp.197–207. Cambridge : Cambridge University Press. • Durán, Lucy (1995). "Music Created by God : The Manding Jelis of Mali, Guinea and Senegambia", in : The Rough Guide to World Music, ed. by Simon Broughton et al., pp.243–260. London : The Rough Guides. • Eyre, Banning (2000). In Griot Time : An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press. • Hale, Thomas A. (2007). Griots and Griottes : Masters of Words and Music. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Keita, Chérif Cheick Mahamadou (1995). "Jaliya in the Modern World : A Tribute to Banzumana Sissoko and Massa Makan Diabaté", in : Status and Identity in West Africa, Nyamakalaw of Mande, ed. by David C. Conrad/Barbara E. Frank, pp.182–196. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Knight, Roderick Copley (1973). "Mandinka Jaliya : Professional Music of the Gambia". Ph.D. diss., University of California, Los Angeles. • Kone, Yaouga Félix (1990). "Hommage à Siramory Diabate", Jamana 25 (mars) : 19–20. • Musée National du Mali (éd.) (1996). Sons et rhythmes du Mali. Instruments et genres musicaux traditionnels. Bamako : Edition Musée National du Mali. • Polak, Rainer (2000). "A Musical Instrument travels around the World : Jembe Playing in Bamako, West Africa, and Beyond", The World of Music 42/3 : 7–46. • Zanetti, Vincent (1993). "La nouvelle génération des griots : Entretien avec Bassi Kouyate", Cahiers de Musiques Traditionnelles 6 : 201–209. • Zanetti, Vincent (1996). "De la place du village aux scènes internationales : l'évolution du jembe et de son répertoire", Cahiers de Musiques Traditionnelles 9 : 167–187. • Zemp, Hugo (1966). "La légende des griots malinké", Cahiers d'Etudes Africaines 6/4 : 611–642. • Zemp, Hugo (1967). "Comment on devient musicien Quatre exemples de l'Ouest-Africain", in : La musique dans la vie, éd. par Tolia Nikiprowetzki, pp.79–103. Paris : OCORA.

VIVE LE MALI !!!

Hery

Vidéo tɛgɛrɛ tulon :

https://vimeo.com/73866734
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La géographie du Mali (en maasinankoore)
LA GÉOGRAPHIE DU MALI MBAALAANDI LEYDI MAALI

Le présent petit texte parle un peu, tout un peu, de la géographie du Mali, en maasinankoore, le fulfulde du Mali, parlé dans la région intérieure dite Maasina englobant le Delta intérieur du fleuve Niger. Dans la perspective des Peuls (ou Ful'be selon leur langue), cette partie amont de la Boucle du Niger est le "nombril" (wuddu) du Delta, plus précisément, le "nombril de ce qui est peul" (Maasina e wuddu pulaaku) (1) : métaphore qui traduit à la fois l’emplacement géographique central de cette région et le lieu privilégié de tous les ressourcements ; ainsi, pour les communautés sédentarisées peules, le Maasina reste-t-il comme un berceau culturel ; enfin, cette zone fascinante (pour moi, la plus fascinante du Mali), pays d’eau et d’herbe, est bien l’image-symbole du rythme vital où s’inscrit, à la croisée du temps et de l’espace, toute la vie pastorale des Peuls. "L’association de l’eau et de l’herbe s’étend ici avec puissance. Plus en amont, le fleuve est bordé de cuvette herbeuses discontinues qu’enserrent étroitement les lignes d’arbres des terrasses sèches. C’est à partir de Ké-Macina que ce paysage soudanien de savane boisée s’écarte du fleuve et que la plaine d’inondation s’élargit à perte de vue. Plus au sud, la même transformation du paysage accompagne la descente du Bani qui, à la hauteur de Djenné, déflue puissamment et tend jusqu’au Niger des bras vigoureux", a écrit Gallais (2).

Le fulfulde change de nom selon les régions et les chercheurs : au Nigeria, c’est le terme haoussa, fulani, qui est le plus répandu. Ce terme désigne à la fois la langue et la communauté peule. Au Soudan, les Peuls sont connus sous le terme kanuri, fellata (décrivant à l’origine les Peuls du Borno) qui de nos jours, en dépit d’une légère connotation dépréciative, sert aussi à désigner les communautés ouest-africaines implantées dans ce pays. Les chercheurs africanistes utilisent également des termes différents, selon qu’ils sont anglophones, francophones ou germanophones : les germanophones préfèrent le terme Ful (de "Ful-Sprache", langue ful) ou Fulfulde, les anglophones se servent d’un seul terme, fula, pour désigner le peuple et sa langue. Enfin, les francophones utilisent le mot wolof, peul, pour désigner non seulement le peuple mais aussi la langue.

La langue peule classée à la branche ouest-atlantique de la classification de J.H. Greenberg (1960) – famille congo-kordofanienne, sous-famille Niger-Congo – est parlée dans une vingtaine d’Etats de l’Afrique occidentale et centrale (3), du Sénégal au Soudan, à travers la zone soudano-sahélienne propice à l’élevage bovin et ovin sur laquelle repose l’économie de ce peuple. L’extension de la langue peule sur un espace aussi vaste rend impossible une statistique à peu près précise sur le nombre de ses locuteurs. Les chiffres que l’on relève varient considérablement de l’auteur à l’autre. Il atteindrait aujourd’hui entre 20 et 30 millions d’individus dont 1.5 à 2 millions de locuteurs au Mali (14% de la population totale du pays). Le Nigeria présente le plus grand nombre de locuteurs peuls (environ 10 millions), et en Guinée vit, à proportion de la population totale, le plus grand groupe de locuteurs peuls (40%). Dans cinq pays (dont le Mali et la Guinée), la langue peule compte parmi les langues nationales. Ses principales variantes dialectales sont le pular (Guinée, le Fuuta Jaloo), le pulaar (Sénégal, Gambie, Mauritanie, le Fuuta Toro), l’adamaoua (Nigeria, Caméroun, Soudan), le liptaako (Burkina Faso) et le maasinankoore (Mali) ...

Note orthographique : en maasinankoore, les consonnes b, d et y ont des pendants occlusifs (écrites ici 'b, 'd et 'y (p.ex. 'buri, e'de, kaa'ye). Leurs formes géminées sont écrites ici 'b'b, 'd'd et 'y'y (p.ex. Se'b'be, wo'd'di, le'y'yi). La vélaire est écrite ng (p.ex. Sarangkullee'be), la palatale ny (p.ex. nyeenyal) ; à ne pas confondre avec les consonnes prénasales qui comptent aussi parmi le système consonantique du fulfulde ...

– Winndande fulaare (Texte peul)

Leydi Maali

Maali yo leydi gorgal Afiriik. Hooreejo ndii leydi ana wiyee Aamadu Tumani Tuure. Sowoore makko yo ATT. Kanko woni kaananke 'di'dobo e ley jamaanu demokarasi iwde 1991 warde hannde.

Maali ana heerondirii e Moritani, Senegal e Gine hedde hirnaange, Nijer hedde funnange. Aljeri hedde saahal, Koduwaar e Burkina-Faso hedde 'baleeri. Njaanji Maali yo kilomeeteruuji 1.240.000. Maali 'buri mawnude Faransi laabi 'di'di. Leydi ndiin ana mawni sanne.

Maali ana wo'd'di maayo geeci. Maayo Nijeer e Senegal ana ley Maali. Weendu Deeboy nduu ana ley Maasina, hakkunde Mootti e Gunndam. Kaa'ye ana keewi e Maali: hono hayre Bannjagara, hayre Ommbori e Adara-Ifora hedde Aljeri. Nokku Mootti ana woo'di sanne. Ful‘be ana ko'di toon.

Le'y'yi Maali ana keewi. Maalingkoo'be yo Bammbaraa'be, Se'b'be, Booboo'be, Senufoo'be, Sarangkullee'be, Safar'be, Burdaa'be, Haa'be e Ful'be. Golleeji ma'b'be yo demal, awgal, margol daabaaji, golle nyeenyal e sarawiisinkoo'be.

Ngenndi Bamako 'buri mawnude. Yim'be ana keewi toon. Endi jogii luube, e'de mawni! Luumo ngo toon, a'da waawi soodude kulle fuu a'da yi'di.

– Texte français (Winndande faransi)

Le Mali

Le Mali est un pays en Afrique de l’ouest. Son chef d’Etat est Amadou Toumani Touré dont le surnom est ATT. Il est deuxième dirigeant à l’ère démocratique (à partir de 1991 jusqu’à présent).

A l’ouest, le Mali confine à la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée, à son côté se situe le Niger, au nord l’Algérie, au sud la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Sa surface se monte à 1.240.000 km2. Donc, le Mali est deux fois plus grand que la France. Ce pays est énorme.

Le Mali est très loin de la mer. Les fleuves Niger et Sénégal se trouvent au Mali. Le lac Débo se situe au Maasina, entre Mopti et Goundam. Il y a aussi des montagnes au Mali, dont les falaises de Bandiagara, les monts Hombori et l’Adras des Iforas près de l’Algérie. La région de Mopti est très belle. Les Peuls y habitent.

Il y a beaucoup de groupes ethniques au Mali : les Bambara, les Bozo, les Bobo, les Sénoufo, les Soninké, les Maures, les Touareg, les Dogon et les Peul (Ful‘be). Leurs domaines professionnels sont l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’artisanat et l’administration.

Bamako est la plus importante ville, à une immense population. De grands marchés s’y trouvent. A un marché là-bas, tu peux acheter tout ce que tu souhaites avoir.

– Traduction des phrases (Firo konngi)

Leydi Maali pays / M. Le Mali

Maali yo leydi gorgal Afiriik. M. / COP / pays / ouest / Afrique Le Mali est un pays en Afrique de l’ouest.

Hooreejo ndii leydi ana wiyee Aamadu Tumani Tuure. chef / IC / pays / COP / est appelé / Amadou Toumani Touré Le chef d’Etat est Amadou Toumani Touré.

Sowoore makko yo ATT. nom / son / COP / ATT Son surnom est ATT.

Kanko woni kaananke 'di'dobo e ley jamaanu demokarasi iwde 1991 warde hannde. lui / est / dirigeant / deuxième / et / dans / ère / démocratie / à partir de / 1991 / arriver / aujourd’hui Lui est deuxième dirigeant à l’ère démocratique à partir de 1991 jusqu’à présent.

Maali ana heerondirii e Moritani, Senegal e Gine hedde hirnaange, M. / COP / côtoie / avec / Mau. / S. / et / G. / vers / ouest A l’ouest, le Mali confine à la Mauritanie, au Sénégal et à la Guinée,

Nijer hedde funnange, N. / vers / est à l’est au Niger,

Aljeri hedde saahal, Koduwaar e Burkina-Faso hedde 'baleeri. A. / vers / nord / CdI. / et / B.F. / vers / sud à l’Algérie au nord, à la Côte d’Ivoire et au Burkina Faso au sud.

Njaanji Maali yo kilomeeteruuji 1.240.000. largeur / M. / COP / km2 / 1.240.000 Sa surface se monte à 1.240.000 km2.

Maali 'buri mawnude Faransi laabi 'di'di. M. / surpasse / être grand / F. / fois / deux Par conséquent, le Mali est deux fois plus grand que la France.

Leydi ndiin ana mawni sanne. pays / DEM / COP / est grand / très Ce pays est géant.

Maali ana wo'd'di maayo geeci. M. / COP / est loin de / mer Le Mali est très loin de la mer.

Maayo Nijeer e Senegal ana ley Maali. fleuve/ N. / et / S. / COP / dans / M. Les fleuves Niger et Sénégal se trouvent au Mali.

Weendu Deeboy nduu ana ley Maasina, hakkunde Mootti e Gunndam. lac / D. / IC / COP / dans / M. / entre / M. / et / G. Le lac Débo se situe au Maasina, entre Mopti et Goundam.

Kaa'ye ana keewi e Maali: montagnes / COP / sont nombreuses / à / M. Il y a aussi des montagnes au Mali,

hono hayre Bannjagara, hayre Ommbori e Adara-Ifora hedde Aljeri. comme / falaise / B. / mont / H. / et / AdI. / près de / A. comme la falaise de Bandiagara, les monts Hombori et l’Adras des Iforas près de l’Algérie.

Nokku Mootti ana woo'di sanne. place / M. / COP / est belle / très La région de Mopti est très belle.

Ful'be ana ko'di toon. Peuls / COP / habitent / là-bas Les Peuls y habitent.

Le'y'yi Maali ana keewi. ethnies / M. / COP / sont nombreuses Il y a beaucoup de groupes ethniques au Mali :

Maalingkoo'be yo Bammbaraa‘be, Se'b'be, Booboo'be, Senufoo'be, Maliens / COP / Bambaras / Bozos / Bobos / Sénoufos les Bambara, les Bozo, les Bobo, les Sénoufo,

Sarangkullee'be, Safar'be, Burdaa'be, Haa'be e Ful'be. Soninkés / Maures / Touaregs / Dogons / et / Peuls les Soninké, les Maures, les Touareg, les Dogon et les Peul.

Golleeji ma'b'be yo demal, awgal, margol daabaaji, golle nyeenyal e sarawiisinkoo'be. travaux / leurs / COP / agriculture / pêche / élevage / animaux domestiqués / travail / art / et / fonctionnaires d’administration Leurs domaines sont l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’artisanat et l’administration.

Ngenndi Bamako 'buri mawnude. ville / B. / surpasse / être grand Bamako est la plus grande ville.

Yim‘be ana keewi toon. gens / COP / sont nombreux / là-bas Les gens sont nombreux là-bas.

Endi jogii luube, e'de mawni! elle / ont / marchés / ils / sont grands De grands marchés se trouvent en ville.

Luumo ngo toon, a'da waawi soodude kulle fuu a'da yi'di. marché / IC / là-bas / tu / peux / acheter / choses / toutes / tu /veux A un marché là-bas, tu peux acheter tout ce que tu veux.

– Vocabulaire (Kelmeeji)

Aamadu Tumani Tuure (ATT) : Président du Mali Adara-Iforas : n. Adras des Iforas (massif saharien) a'da : (pronom sujet 2, pour personnes) Afiriik, Afirik : n. Afrique Aljeri : n. Algérie ana : COP (duratif) awgal : n. pêche Bamako : n. Bamako (capitale du Mali) Bammbaraajo (pl. Bammbaraa'be) : n. Bambara (homme) Bannjagara : n. Bandiagara (ville au Mali) Booboojo (pl. Booboo‘be) : n. Bobo (homme) Burdaame (pl. Burdaa'be) : n. Touareg (homme) Burkina-Faso : n. Burkina Faso 'baleeri : n. sud – hedde 'baleeri : au sud, vers le sud 'burude : v.va. valoir mieux (que), dépasser, surpasser – 'buri : (perfectif 2, singulier) Capaato (pl. Safar'be) : n. Maure (homme) Ce'd‘do (pl. Se'b'be) : n. Bozo (homme) Deeboy : n. Débo – Weendu Deeboy : Lac Débo (lac au Delta Central du fleuve Niger) demal : n. agriculture demokarasi (fr.) : n. démocratie 'di'di : num. deux – 'di'dobo : ord. deuxième e : 1. conj. et ; 2. prp. à, avec, dans, en, parmi, sur e'de : p.suj. ils, elles (animaux, plantes, objets) endi : p.suj. il, elle (de la classe ndi) Faransi : n. France funnaange : n. est – hedde funnaange : à l’est fuu : 1. adj. tous, tout ; 2. adv. entièrement, tout à fait geeci : n. mer, océan – maayo geeci : mer (voir aussi maayo) Gine : n. Guinée golle (pl. golleeji) : n. travail, besogne ; action gorgal : n. ouest Gunndam : n. Goundam (ville au Mali) hakkunde : prp. entre, au milieu de, au centre de hannde : adv. aujourd’hui, à present, maintenant hayre (pl. kaa'ye) : n. montagne, colline ; lieu rocheux, colline rocheuse hedde : prp. à, vers, près de, dans la direction de heerondiraade : v.vm. côtoyer l’un à l’autre, confiner – heerondirii : (perfectif 2, singulier) – -ondir- : INF (réciproque) heewude : v.va. être nombreux, abonder ; être plein, rempli – keewi : (perfectif 2, pluriel) hirnaange : n. ouest – hedde hirnaange : vers l’ouest hono : ex. comme, comme par exemple hooreejo : n. chef, dirigeant, président huunde (pl. kulle) : n. chose iwde : 1. v.va. venir de ; quitter, sortir de ; 2. conj. à partir de jaamanu (ar.) : n. temps, époque, ère, période ; le passé ; génération jogaade : v.vm. avoir, posséder – jogii : (perfectif 2, singulier) Kaa'do (pl. Haa'be) : n. Dogon (homme) kaananke (son.) : n. chef, dirigeant, king kanko : p.ind. lui, elle (emphatique) kilomeeteruuji : n. (pl.) kilomètres carrés Koduwaar : n. Côte d’Ivoire ho'dude : v.va. s’installer, habiter, demeurer – ko'di : (perfectif 2, pluriel) laabi : n. fois – laabi 'di'di : deux fois ley : prp. sous, au-dessous, en bas, au fond ; dans, parmi leydi : n. pays, nation ; terre, sol ; province, territoire lenyol (pl. le'y'yi) : n. famille, clan, fraction ; groupe ethnique luumo (pl. luube) : n. marché (hebdomadaire) Maasina : n. Macina (région centrale du Mali) maayo : n. fleuve, rivière ; mer ma'b'be : (adjectif possessif de la 3e personne du pluriel, pour personnes) Maali, Mali : n. Mali Maalingkoojo (pl. Maalingkoo'be) : n. Malien makko : pr.pos. son, sa, ses margol daabaaji : n. élevage d’animaux – margol, marugol: n. élevage (< marude : v.va. élever, garder) – daaba (pl. daabaaji) : n. animal domestiqué mawnude : v.va. être grand, adulte, âgé, important – mawni : (perfectif 2, singulier) Mootti : n. Mopti (ville au Mali) Moritani : n. Mauritanie ndiin (< ndii-n) : DEM – -n : (de la valeur déïctique) nduu (< ndu-u) : IC ne'y'yo (pl. yim'be) : n. personne, être humain, individu ; quelqu’un ngenndi : n. ville ngo : IC Nijer : n. Niger (pays) Nijeer : n. Niger (fleuve) njaanji : n. largeur, surface nokku : n. place, lieu, endroit, emplacement ; domaine nyeenyal : n. art – golle nyeenyal : artisanat (litt. "travail d’art") Ommbori : n. Hombori (massif rocheux) Pullo (pl. Ful'be) : n. Peul (homme) saahal : n. nord – hedde saahal : au nord sanne : adv. très, bien, beaucoup (particule indiquant insistance) Sarangkulleejo (pl. Sarangkullee'be) : n. Soninké (homme) sarawiisinkoojo (pl. sarawiisinkoo'be) (fr.) : n. fonctionnaire d’administration Senegal : n. Sénégal (pays) ; Sénégal (fleuve) Senufoojo (pl. Senufoo‘be) : n. Sénoufo (homme) soodude : v.va. acheter, échanger sowoore : n. surnom toon : adv. là-bas waawde : v.va. pouvoir, être capable – waawi : (perfectif 2, singulier) warde, warude : v.va. arriver, venir weendu : n. lac, marigot, étang ; flaque d’eau wiyeede : v.vp. être dit, être appelé – wiyee : (imperfectif 2, singulier) wo'd'dude : v.va. être éloigné, loin – wo'd'di : (perfectif 2, singulier) wonde, wonude : v.va. être, exister – woni : (perfectif 2, singulier) woo'dude : v.va. être beau, joli, charmant – woo'di : (perfectif 2, singulier) yi'dude : v.va. aimer, vouloir, désirer – yi'di : (perfectif 2, singulier) yo : COP (équatif)

(Abréviations utilisées : adj = adjectif ; adv = adverbe ; ar = origine arabe ; COP = copule ; conj = conjonction ; DEM = adjectif démonstratif ; ex = expression ; fr = origine française ; INF = infixe ; litt = littéralement ; IC = indicateur de classe ; n = nom ; num = numéral ; ord = ordinal ; pl = pluriel ; p.ind = pronom indépendant ; pr.pos = pronom possessif ; p.suj = pronom sujet ; prp = préposition ; sg = singulier ; son = origine soninké ; v.va = verbe - voix active ; v.vm = verbe - voix moyenne ; v.vp = verbe - voix passive)

– Références

Gajdos, Martina 2004. Fulfulde. Lehrbuch einer westafrikanischen Sprache. Wien : Edition Praesens. Osborn, D.W./D.J. Dwyer/J.I. Donohue, Jr. 1993. Lexique Fulfulde (Maasina) - Anglais - Français. Une compilation basée sur racines et tirée de sources existantes. East Lansing : Editions Michigan State University.

– Photos (Nate)

01 – Jeunes bergers peuls 02 – Femmes et filles peules (d'ailleurs, l'écriture sur le t-shirt blanc est fulfulde) 03 – Berger peul avec son troupeau 04 – Jeunes filles peules 05 – Jeune berger peul (à Sévaré)

Les photos ont été prises par l'auteur dans les alentours du Lac Débo (Mali).

Bonne lecture !

Herbert

(1) wuddu = (fig.) terme désignant le Maasina ; (hist.) région centrale parmi les cinq régions de l’Empire ou Etat théocratique du Maasina (1818-1862). (2) Pour tous ceux qui s’intéressent sérieusement au Delta central, je recommande vivement deux ouvrages du géographe Jean Gallais. Gallais a remarquablement décrit et analysé la réalité complexe – tant physique qu’humaine – de ce bassin du Delta intérieur du Niger, dans des ouvrages d’une exceptionnelle qualité qu’il lui a consacrés : Le Delta intérieur du Niger, étude de géographie régionale (Dakar, Mémoires de l’IFAN, no.78, 621pp, 1967) et Hommes du Sahel, Espaces-Temps et Pouvoirs. Le Delta intérieur du Niger 1960-1980 (Paris, Flammarion, Collection ‘Géographes’, 289pp, 1984). Le texte de Gallais en haut est tiré de Hommes du Sahel, p.18. (3) Ce sont en détail : la Guinée, le Sénégal, la Guinée-Bissaou, la Gambie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria, le Caméroun, la Rép. Centrafrique, la Mauritanie, le Bénin, la Sierra Leone, le Tchad, le Togo, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Soudan.
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Devinettes bambara (Mali)
Devinettes bambara

De tous les genres littéraires (contes, légendes, proverbes, etc.), les devinettes sont une exclusivité pour les enfants. Ils en sont friands, qu’on soit dans la cour de l’école, sur la place publique du village le soir au clair de lune, ou réunis autour du feu de la cuisine, les petits bambara aiment jouer aux devinettes. Il existe même de véritables « soirées-devinettes » organisées par des enfants. Les devinettes sont significatives d’un certain rapport au monde et aux choses de la vie ou du quotidien mais c’est avant tout leur fonction divertissante qui semble prédominer …

Quant à leur forme, les devinettes constituent une unité structurale faite par une dialectique « question-réponse ». Et il y a une réciprocité entre la question et la réponse, combinaison basée sur des rapports d’analogie, par le jeu des métaphores et des paradoxes …

Voici les devinettes bambara, au nombre de 25, toutes traduites en français et munies en partie de commentaires. Amusez-vous bien ! …

1 : N ye bin ye a bè jeninen sa bè a kònò a ma jeni. – O ye sira ye.

J’ai vu de l’herbe elle est brûlée un serpent y est il n’est pas brûlé. – C’est la route.

(Jolie métaphore pour la route dans une savane noircie par le feu)

2 : Mògò dò sara a wulila – O ye ntori ye.

Quelqu’un est mort, il s’est levé. – C’est le crapaud.

3 : Ni n taara sira kan n bè jalaba kura sòrò – O ye sa ye.

Quand je pars sur la route je trouve un ruban neuf – C’est le serpent.

4 : A ka baara kè tuma bèè ye a da tuma ye – O ye bilali ye.

Le seul moment où elle travaille, c’est quand elle est couchée. – La natte.

5 : Gaba sumantan. – O ye sankolo ye.

Grand hangar sans ombre: – C’est le firmament.

6: Ne ni mògò bè kèlè la ni n ye a gosi n bè n yèrè gosi – O ye soso ye.

Je me querelle avec quelqu’un : quand je le frappe je me frappe moi-même. – C’est le moustique.

7 : Fen dò bè n bolo ni n bè taama la a bè kuma ni n ye n jò a bè a dadè. – O ye samara ye.

J’ai une chose quand je marche, elle parle quand je m’arrête elle se tait. – La sandale.

(Les sandales, appelées sabara ou samara en bambara, ne retenant le pied que par devant, produisent un léger claquement pendant la marche)

8 : Mògò fila bè taa yaala filanannò tè yen. – O ye musokònòma ye.

Deux personnes se promènent il n’y a pas de trace de la deuxième. – C’est la femme enceinte.

(L’enfant que porte sa mère au ventre est aussi un être humain)

9 : Ka filen fila waa dò ma bò dò ye. – O ye dugukolo ni san kolo ye.

Ecarter deux calebasses: l’une n’est pas sortie de l’autre. – C’est la terre et le ciel.

(La terre et le ciel sont vus ici comme les deux moitiés d’une calebasse correspondant très bien l’une à l’autre. Probablement une allusion à une certaine vision de l’univers)

10 : A bè n flè n b’a flè. – O ye soda ye.

Cela me regarde, je regarde cela. – C’est la porte.

(De quelque côté qu’on se tourne dans une maison, on a toujours une porte devant ou derrière soi. Une cour bambara est souvent entourée de nombreuses cases)

11 : N taara n bènkèso n taara a sòrò u bè bèè yèlèn kogo la – O ye basa ye.

Je suis parti chez mon oncle maternel et j’ai trouvé qu’ils sont tous montés sur le mur. – C’est le margouillat.

(Les margouillats passent leur journée à courir sur les murs ensoleillés)

12 : Ni n ye n ka so boli ka taa dugu dò la n seginna n ma a sennò ye. – O ye kurun ye.

Quand j’ai chevauché pour aller dans un village, au retour je m’ai pas vu de traces. – C’est la pirogue.

(Une pirogue ne laisse pas de traces sur l’eau)

13 : N bè yan n bè Bamakò – Hakili don.

Je suis ici je suis à Bamako. – C’est l’esprit.

(L’esprit peut se rendre n’importe quel lieu, les distances ne le dérangent pas)

14 : I bè taama la i teliyara a man di i ye. – Finyè don.

Tu marches, tu vas vite ça ne te plaît pas. – C’est le vent.

(Il n’est en effet pas agréable d’être poussé par le vent)

15 : U bè yèlè nyògòn fè u bè datugu nyògòn fè. – O ye nyèkiliw ye.

Ils s’ouvrent ensemble, ils se ferment ensemble. – Ce sont les yeux.

16 : A bè fini don tuma bèè, nka a tè fini bò. – O ye nònsi ye.

Il met toujours des habits mais il n’enlève pas les habits. – C’est le caméléon.

17 : A ka dògò dunun tè o fè nka a bè dòn kè hali faama bè taa yen. – O ye dugumènè ye.

Cela est petit cela n’a pas de dunun (tambour) mais on danse même le chef va là-bas. – C’est la fourmi.

(Certes, une fourmi n’a pas de tambour pour faire bouger et gesticuler les gens, comme pour une danse. Mais ses piqûres et ses plaies ont le même effet. Et même le chef ayant le droit à des privilèges particuliers n’est pas épargné par cette foutue bestiole. Elle agit selon la devise "Les mêmes droits pour tous" !)

18 : A bè ba kò bari a bè bakokan mèn. – O ye tulo ye.

Cela est derrière le fleuve mais cela entend le bruit du fleuve. – C’est l’oreille.

(L’oreille entend beaucoup de choses mais sur de longues distances)

19 : N mòkè ye den wolo cè tè muso tè. – O ye tonsofin ye.

Mon grand-père a engendré un enfant ce n’est pas un homme ce n’est pas une femme. – C’est une chauve-souris.

(La chauve-souris est vue comme un être bizarre, à la fois une sorte d'oiseau et une souris. Faut-il aller jusqu’à considérer la souris comme symbole de la féminité , est un peu surélevé par des pierres, endroit un peu frais et ombragé où les serpents aiment se trouver)

25 : N ye fen dò sòrò a tè dun nka, ni a ye fen dò minè o bè dun. – O ye duguròsa ye.

J’ai trouvé une chose, elle ne se mange pas mais si elle prend autre chose celle-ci se mange. – C’est le ver de terre.

(Le ver de terre n’est pas mangeable pour l’homme mais p.ex. les poules le mangent. Et les poules en revanche sont bien consommables pour l’homme. De plus, elles pondent des œufs qui sont mangés)

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Bonne lecture !
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Décalage nord magnétique et nord géographique au Mali?
Bonjour, je fais la traversée du Sénégal et du Mali en Janvier 2009 .Au Mali je vais pratiquer du hors piste avec un véhicule 4/4 et je voudrais savoir quel est le décalage entre Nord Magnétique et Nord Géographique que je n'arrive pas à trouver dans le commerce .J'ai acheté une carte IGN du Mali mais celle-ci indique le Nord Géographique .Quelqu'un peut-il me l'indiquer ??Merci .Cordialement .
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Obtention du visa pour le Mali à Rabat
Nous partons deuxieme quinzaine de janvier et voulons savoir s il est toujours possible de prendre le visa du mali a rabat, en combien de temps et a quel prix. Cherchons eventuellement à faire un bout de route avec une ou deux autres voitures jusqu au Burkina. Merci a qui me répond. Yves
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Trajet en bus entre Bamako et Dakar?
Bonjour chers tous!

La deuxième semaine de janvier je devrais faire le trajet Bamako-Dakar, de préférence en bus. Suivant les conseils de quelq'un entre nous, la meilleure compagnie pour assurer ce trajet semblait être GANA TRANSPORT. Or, suite à des raisons que j'ignore, il n'assurent désormais le service que jusqu'à Kayes 🤪(80 km avant la frontière avec le Sénégal): ils me l'ont confirmé par téléphone. Désormais c'est la SONEF qui s'engage à assurer cette liaison en entier. Quelqu'un a fait ce trajet récemment? Peut me renseigner la-dessus? Merci
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Hébergement à Kita au Mali?
Bonsoir a tous!

je me rend au Mali pour la deuxieme fois dans quelques jours et je dois sejourner sur Kita pendant une semaine a peu près, pour affaires. Je connais très mal cet endroit car je ne suis resté qu'une journée lors de ma derniere visite. Je recherche donc des adresses d'hotels ou guest house de standing raisonnable (pas trop sale, avec ou sans clim, peu importe...) dans des tarifs raisonnables. Je recherche egalement des adresses pour manger (type petit resto ou maquis sympa). Si vous avez des infos, merci de m'en faire part. a plus! camille
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Message pour les associations du Mali ou de la Mauritanie
Je pars en direction du Mali la deuxième semaine d'aout. Départ de Marseille, voyage par la route en fourgon 207 mercedes. J'aurai de la place donc si une association à besoin de convoyer du matériel vers Nouackchott, Bamako ou autre ville sur ma route je suis prêt à étudier vos propositions. a+

Lau
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Reportage: Delta intérieur du Niger au Mali
Bonjour tous!

Je m'apprête à réaliser un reportage photo de trois semaines (deuxième moitié de décembre - première semaine de janvier 2009) sur la pêche et les conséquences du réchauffement climatique dans le delta intérieur du fleuve Niger (Djenné-Mopti et plus, vers nord-est) au Mali.

Si quelqu'un avait des informations/adresses/suggestions/personnes-organismes à voir... Merci d'avance! Vincenzo
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Marché de San ou marché de Djénné? (Mali)
Tous les deux ont lieu le lundi

Le premier est désigné comme le plus authentique du Mali, par le Petit futé, le deuxieme, bah sa renommée n'est plus à faire ....

Sauf que le deuxieme est tellement renommé qu'il en a je suppose les inconvenients = tres touristique, Ce qui peut etre le dénature un peu (je dis peut etre, je n'en sais rien)

Qu'en pensez vous ? à choisir entre ces deux marchés ?

Merci
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Visa pour entrer deux fois au Mali
bonjour je serai au mali en septembre, et je pense faire un tour au burkina faut il que je prenne un deuxieme visa pour le retour au mali car je n'ai qu'une entrée. merci
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Cent autres devinettes bambara, partie 2 (Mali)
(suite)

51 : Bèè tulo bè n na, nka mògò si tè n ye. – Finyè don.

Tout le monde m’écoute, mais personne ne me voit. – C’est le vent.

52 : Kili bèè la, kili jumèn ka kòrò ? – Hakili don.

De tous les mots kili, quel est le plus ancien ? – C’est hakili.

(note : ici, on fait un jeu de mot sur la deuxième partie du mot hakili [< ar. ‘aql] "pensée, intelligence, mémoire, raison, réflexion". Les "pensées" sont tant anciennes que l’humanité. Linguistique : le mot kili signifie d’abord "œuf" mais aussi toute "chose ronde", p.ex. kònòkili "œuf d’oiseau"*, nyèkili "globe oculaire", kòkili "testicule", kònòkili "rognon"** etc. *Ici, kònò, à ton bas, veut dire "oiseau" mais **là, kònò, à ton haut, veut dire "ventre". Donc, chez les Bambara, la chose ronde/l’œuf au ventre, c’est le "rognon".)

53 : Fèn dò bè n bolo, a dennin ma, a bè taama sen naani na, a mènna, a bè taama sen fila na, a mènna kosèbè, a bè taama sen saba na. – O ye denmisènnin ni kamalen ni cèkòrò ye.

J’ai une chose, quand elle est enfant, elle marche à quatre pieds, elle dure, elle marche à deux pieds, elle dure beaucoup, elle marche à trois pieds. – C’est l’enfant, le jeune homme et le vieillard.

54 : N taara n biranna na, u ye dalan fènsè, nyarògèlèn ye a sama. – Dimògò don.

Je suis parti dans ma belle-famille, ils ont étendu une natte, un effronté l’a tirée. – C’est la mouche.

55 : Gènuju dò bè n bolo, n ka saga tè a dun, fo walisagade bè a nyimi. – O ye n dògòmuso ye.

J’ai une certaine herbe, mon mouton n’en mange pas, seul le mouton d’autrui en mange. – C’est ma petite sœur.

(note : allusion à la prohibition de mariage entre frère et sœur ; gènu est une espèce d’herbe.)

56 : N taara n biranna na, u ye bon di n ma, ni n ye bon nin da yèlèn, n ye mògòw sòrò, denw bè tulonkè la bon nin kònò. – O ye dimògò ye.

Je suis parti dans ma belle-famille, ils m’ont donné une case, quand j’ai ouvert la porte de cette case, j’ai trouvé des gens, des enfants jouaient dans cette case. – C’est la mouche.

57 : N taara n biranna na, u ye dèbè fènsè ka n sigi a kan, yanni ka sigi den dò ye a sigi a kan. – Dimògò don.

Je suis parti dans ma belle-famille, ils ont déployé une natte pour m’y asseoir avant que je m’assoie, un enfant s’y est assis. – C’est la mouche.

(note : les devinettes 54, 56 et 57 ont toutes la même réponse : la mouche, et aussi le même contexte : les beaux-parents. Donc, plusieurs variantes de la même idée.)

58 : Fèn dilalenw jumèn ka kòrò ? – O ye tinton ye.

Laquelle des choses créées est vieille ? – C’est le tinton.

(note : le tinton est une espèce d’oiseau. Prétendument, il est petit, de couleur noir, a une huppe, et on dit qu’il porte son père et sa mère sur sa tête ; il ne pouvait les enterrer car il n’y avait pas encore de terre. C’est possiblement pour cela qu’il est vieux !)

59 : Dennin juguman bè n bolo, tuma bèè a nyiginnen don. – Dakònònèn don.

J’ai une vilaine petite fille qui est toujours mouillée. – C’est la langue.

(linguistique : dakònònèn se compose de da-kònò-nèn < bouche-dans-langue.)

60 : Syèdanga bo ye san si kogo kun na. – Kumakan jugu don.

La fiente de la poulette est restée un an sur le mur. – C’est la parole méchante.

61 : N taara du kònò, n taara a sòrò bèè jòlen don. – Kolonkara don.

Je suis allé dans une cour, j’ai trouvé tout le monde debout. – Ce sont les pilons.

(note : kolonkara se compose de kolon-kara < mortier-manche.)

62 : Dègè kun kelen ye baji duuru. – Kalo jè don.

Une seule mesure de crème a brouillé l’eau du fleuve. – C’est la lune.

63 : Fo yan fo Jènè, sungurunmuso fila bè nyògòn tan. – Jukunanmugu don.

D’ici jusqu’à Djenné, les deux demoiselles se bourrent de coups. – Ce sont les fesses.

(linguistique : jukunanmugu se compose de jukunan-mugu < fesses-pulpe.)

64 : N ye n ka dalan da, dennin kunkolo gèlènnin ye n kòn a kan. – Dimògò don.

J’ai préparé mon lit, une jeune fille têtue m’y attend. – C’est la mouche.

65 : Kamalen nyumannin dabo toli. – Marifa don.

Un joli garçon à l’haleine fétide. – C’est le fusil.

66 : Cè kelen bè kungo fè, a bè yaala ni fini bèè ye. – O ye nònsi ye.

Il est un homme qui se promène avec mille vêtements. – C’est le caméléon.

67 : N ye n dògònin bugò, o y’a ta sara n na. – Bugurijè don.

J’ai frappé mon petit frère, il me l’a bien rendu. – C’est la cendre.

(linguistique : bugurijè se compose de buguri-jè < poussière-blanc.)

68 : Jiri jalan kènma. – Kako don.

Bois tout sec, bois tout gras. – C’est la noix de cola.

69 : N taara n biranna na, u ye to di n ma, n ma se k’a bò todaga la. – O ye bubagaso ye.

Je suis allé chez mes beaux-parents, mes beaux-parents m’ont donné du gâteau de mil, je n’ai pas pu le faire sortir entièrement de la marmite. – C’est la termitière (et les termites).

70 : Payilawu ! – O ye wulu kulusitigi.

Payolaa ! – C’est un chien en culotte.

(linguistique : payilawu est un "pantalon trop large pour celui qui le porte". Selon Dumestre, le terme semble être uniquement attesté dans cette devinette ; voir Dumestre (2011) : Dictionnaire bambara-français, p.850.)

71 : Nin cènin kelen bè dinyè bèè mara. – O ye ji ye.

Ce petit homme gouverne le monde entier. – C’est l’eau.

72 : N ye nin cènin kelen kunbèn fara dulòki b’a kama. – O ye sirakògòma ye.

J’ai rencontré un petit homme portant un vêtement en pierre sur ses épaules. – C’est la tortue.

73 : Ntori ye kolonkara kunu. – O ye cèya ni musoya.

Le crapaud a avalé le pilon. – Ce sont les parties sexuelles de l’homme et de la femme.

74 : Sebe jama bè cèjan kan na. – O ye sebe ye.

Grand homme portant beaucoup de talismans au cou. – C’est le rônier (chargé de ses fruits).

75 : Filaninw fila bè n bolo, ni n ye kelen bila, a bè taa yòròjan, ni n ye a dònin bila, u bèè bè kelen ye. – O ye nyèkisè ye.

J’ai deux jumeaux, quand j’en laisse un, il part loin, quand je laisse l’autre, ils voient la même chose. – Ce sont les yeux.

(note : petit jeu – si on ferme un œil, l’autre voit au loin, si on l’ouvre, alors les deux yeux voient la même choise !)

76 : Kulukulufasyèngani. – O ye da ani nyin ye.

Poulailler rempli de petites poules blanches. – C’est la bouche et les dents.

(note : une comparaison pittoresque car la bouche remplie de dents blancs est vue comme le petit poulailler rempli de poules blanches. Dans la société traditionnelle, la poule blanche est souvent valorisée. Linguistique : kulukulufasyèngani se compose de kulukulu-fa-syè-ngani < poulailler-remplir-poule-très plein)

77 : N ye n ka binyè fili ka a ta n kèrè fè. – O ye nyègène ye.

J’ai lancé ma flèche et l’ai faite revenir près de moi. – C’est l’urine.

(note : quand on urine, le jet d’urine, la "flèche", est projeté d’abord au loin, puis finit par tomber près de soi.)

78 : Ni cènin kelen bòra a siyòrò la, dinyè bèè b’a ye. – Tile don.

Lorsque ce petit homme sort de sa chambre, tout le monde le voit. – C’est le soleil.

(note : le bon matin, le soleil sort de la chambre à coucher où il a passé la nuit. Linguistique : siyòrò "chambre" se compose de si-yòrò < passer la nuit-endroit.)

79 : N ye n ka foroko dulon gungurun na, gungurun binna, foroko ma bin. – O ye tògò ye (ni mògò sara, i tògò tè tunun).

J’ai suspendu mon sac à une souche, la souche est tombée, le sac n’est pas tombé. – C’est le nom (si quelqu’un meurt, son nom n’est pas perdu).

(note : ici, le nom est pris au sens de réputation. C’est un mot à connotation affective et relationnelle très forte. P.ex. "gâter" le nom de quelqu’un est très grave, cela équivaut à une non-reconnaissance sociale.)

80 : N ye n ka misi faga ka o joli minè a ku fè. – O ye tabadaga ye.

J’ai tué mon bœuf et pris son sang par sa queue. – C’est la pipe.

(note : allusion à la fumée qu’on tire par le petit bout. Linguistique : tabadaga se compose de taba-daga < tabac-canari.)

81 : Nin cènin kelen fununa, ka i dòn ka i dòn fo a fòònòna. Kabini a fòònòna, a sara. – O ye cèya ye.

Ce petit homme se met en colère, danse longuement jusqu’à en vomir. Après avoir vomi, il meurt. – C’est le membre viril.

82 : Fèn jumèn ka teli fèn bèè ye ? – Hakili don.

Quelle est la plus rapide de toutes les choses ? – C’est la pensée.

83 : Fèn jumèn bè kulo, a bè pan, binyè b’a kun na, a bè don dingè kònò ? – O ye nkèèrèn ye.

Quelle est la chose qui crie, qui vole, qui porte des cornes sur la tête et qui entre dans un trou ? – C’est le grillon.

84 : Dègèkuru ye baji jèya. – O ye kalo ye.

Une seule boule de dègè a blanchi l’eau du fleuve. – C’est la lune.

85 : Nin konin ye dinyè mògò bèè nyinè. – O ye sunògò ye.

Cette seule petite chose a donné l’oubli à toutes les personnes vivantes. – C’est le sommeil.

86 : Musonin juguman min bè dòlò duman kè. – O ye dikisè ye.

Petite femme méchante qui fait de bonne bière de mil. – C’est l’abeille.

(note : dikisè se compose de di-kisè < miel-balle.)

87 : Nyè n to yòrò jan ka n fa banfula bilen tigi na to ye. – O ye tile ye.

De loin, j’ai vu mon père coiffé d’un bonnet rouge. – C’est le soleil levant.

88 : Cè kelen ye so fa. – Yeelen don.

Un seul homme a rempli la maison. – C’est la lumière.

89 : Foroba koori jèra, bòbaa t’a la. – O ye dolow ye.

Le coton du champ collectif a blanchi, il n’y a personne pour les récolter. – Ce sont les étoiles.

90 : Donsokè fila bè tu kòfè, si nyè tè si la. – Tulow don.

Deux chasseurs sont derrière un bosquet, aucun d’eux ne voit l’autre. – Ce sont les oreilles.

91 : Jiri jalan bè jiri kènè kun. – O ye baganw binyèw ye.

Le bois vert porte le bois sec. – Ce sont les cornes des animaux.

92 : Sa b’a dingè sen, a du b’a gere. – Misèli don.

Le serpent creuse son trou, sa queue le bouche. – C’est l’aiguille.

93 : Muso kelen furu sirilen ye muso bèè furu sa. – Tigatoli don.

Le mariage d’une seule femme a provoqué le divorce de toutes les autres. – C’est la graine pourrie d’arachide qui fait rejeter toute la bouchée !

94 : Nin ko in ye fòlòmògòw bali. – Ka yaala ji sanfè. – Ka so jò ni situlu dòròn ye. – ...

Les anciens furent impuissants contre cette chose. – Marcher sur l’eau. – Construire une maison uniquement de beurre de karité. – ... (les réponses sont très nombreuses ; ici, j’en ai présenté deux !)

95 : N ye n ka filennin fila ko ka a jè, n ma n nyè nasuru a la. – O ye i fa n’i ba ye.

J’ai bien lavé mes deux petites calebasses, sans pouvoir faire choix de l’une d’elles. – C’est ton père et ta mère.

96 : Misifin bè dumuni kè lèfin na. – O ye nyimi ani kunsigi ye.

La vache noire mange dans la plaine noire. – Ce sont les poux (de tête) et les cheveux.

97 : N taara n biranna na, n taara à sòrò o bè sen bè kulusijalan kelen na. – O ye furalan ye.

Je suis parti dans ma belle-famille, et j’ai trouvé que toutes leurs jambes sont dans une seule ceinture de culottes. – C’est le balai.

98 : A bè kò a bè nyè. – O ye biriki don.

Cela est derrière cela est devant. – C’est la brique.

(note : la brique n’a pas d’endroit, ni d’envers.)

99 : Kòrò ni dògò don, nka u tè bò nyògòn fè abada. – O ye tile ni kalo ye.

Grand-frère et petit-frère, mais ils ne se lèvent jamais ensemble. – C’est le soleil et la lune.

100 : Min b’a dilan, o t’a fè, min mago b’a la, o t’a ye. – Kasanke don.

Celui qui le fabrique ne l’aime pas, celui qui en a besoin ne le voit pas. – C’est le linceul.

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A ye nyènajè kè ni ntèntèn ninnu ye ! Amusez-vous bien avec ces devinettes !

Les photos :

1 – Ecolières dans un village situé au Lac Débo (au nord du Delta Central). Filles peules. 2 – Appel de matin dans une cour d’école. Village au Delta Central. 3 – Salle de classe ; à l’école de base à Sendégué (entre Konna et Korienzé).

Hery
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Trajet Sénégal-Mali par la route
Bonjour

Nous hésitons sur la route à prendre pour rejoindre le Mali en passant par Kayes. Notre passage est prévu pour début Nov 10

La première option est de passer Kaolack-Tambacounda

La deuxième option est de passer Mata- Bake en suivant le fleuve Sénégal

En fonction de la date de notre passage et de l’intérêt des régions traversées, quelle est l’option à retenir ?

D'avance merci de vos réponses
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Apport de matériel médical et aide bénévole au Mali
Bonjour, nous sommes 2 infirmières et nous désirons partir au Mali un mois, en février ou mars 2010. Nous recherchons des personnes de contact localement, pour pouvoir dans un premier temps aider si nécessaire dans un hopital local et dans un deuxième temps, offrir du matériel médical dans un hopital qui en aura utilité. Nous recherchons donc des personnes susceptibles d'avoir des contacts et pouvont nous aider dans les différentes démarches à réaliser. Merci, et bons voyages à tous lol.
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Itinéraire au Mali
Bonjour,

je cherche des infos sur le Mali, où je serai en Janvier pour faire un petit tour du pays. Je passe les deux premières semaines avec une amie de Bamako à Tombouctou, grosso modo, en passant par le pays Dogon. Ensuite, je souhaite voir Gao, monter dans l'adrar des Iforas, et aussi participer au festival touareg à Andéramboukane. Bref, cette deuxième partie du voyage est un véritable casse-tête, car je ne dispose que de 1200 euros pour l'ensembe du voyage. Quelqu'un pourrait-il me conseiller sur ce qui est faisable ou pas ? mes questions : 1. Trouve-t-on des transports facilement pour l'adrar des Iforas (je peux monter sans souci avec la cargaison d'un transporteur ou d'un 4x4) ? Combien ça coûte ? Y a-t-il sur place des structures ? Camping, restos, boutiques ? Pour quels tarifs ? 2. Mêmes questions pour Andéramboukane, le festival touareg proche de la frontière avec le Niger.

Meri d'avance pour vos témoignages !

Mathieu
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Une musique en temps de crise & Le dilemme des Touaregs: deux nouvelles émissions radio (Mali)
Pour les mélomanes de la musique malienne, pour les intéressés (de toute nature) du Mali !!!

Je vous signale une nouvelle émission radio, accessible sur le web et portant sur la musique malienne en temps de crise (Growing Into Music in 21st Century Bamako). Produite par Afropop dans le cadre de ses séries “Hip Deep”, elle est accompagnée d'interviews avec Lucy Durán (ethnomusicologue, maître de conf��rences en musique africaine, SOAS Université de Londres) et Gregory Mann (professeur d'histoire à Columbia University, New York), d’un blog (Bamako Photo Essay) et de deux clips vidéo (You Gotta See These Kids!) pour nous présenter trois des plus talentueux enfants griots en ville, de 7 à 12 ans, pratiquer la musique :

http://www.afropop.org/29167/hip-deep-in-mali-growing-into-music-in-21st-century-bamako/

Une deuxième émission sur “la situation actuelle des Touaregs” (The Tuareg Predicament) propose des interviews avec Susan Rasmussen (professeure d’anthropologie à l’Université de Houston) et Andy Morgan (journaliste anglais et spécialiste de musique touarègue ; voir aussi http://www.andymorganwrites.com/) :

http://www.afropop.org/28431/hip-deep-in-mali-the-tuareg-predicament/

Toutes les deux émissions sont en anglais.

Bonne écoute, bonne lecture, enjoy the videos !

Hery
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À la recherche de chants traditionnels ou populaires du Mali
Bonjour, J'ai eu l'occasion de parcourir quelques topics notamment celui qui renseigne très complètement le sujet des chansons de Rokia Traoré. c'est indéniablement avec plaisir que je l'ai lu.

Je joue du kamélén'goni depuis un peu plus de 2 ans maintenant (Abou Diarra étant mon "professeur") et je suis à la recherche de chants populaires ou traditionnels afin de pouvoir enrichir mon répertoire.

Actuellement je connais déjà les lignes instrumentales de certains morceaux connus (Bamanaya ké/Bamougoutji, Diaraby néné et Maladon d'Oumou Sangaré, Doni doni yembela, etc...), malheureusement je ne connais pas (ou seulement des bribes) les paroles qu'accompagnent ces lignes, et mon oreille n'est pas encore suffisamment affutée au bambara pour pouvoir retranscrire les paroles (et de plus sans la compréhension des chants, ça me paraîtrait "injuste" ou "malhonnête" vis à vis de cette culture).

C'est donc dans cette optique que je cherche des paroles complémentaires ou des morceaux que je ne connais pas, ainsi que leur sens.

J'espère que quelqu'un entendra mon appel^^

Merci d'avance,

François
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Carnet Ata au Sénégal pour voiture de plus de cinq ans en transit vers le Mali pour vente
bonjour,

je suis arrivé à piger les histoires de carnet ATA pour une voiture qui fait l'aller-retour france-sénégal mais qu'en est il pour une voiture de plus de 5ans qui va entrez au sénégal coté diama et ressortir une semaine plus tard direction le mali où elle sera vendu. Carnet ATA? (ne faut il pas obligatoirement rentrer en france avec la voiture?), passe avant encore possible pour cette situation?? merci pour les infos précieuses que vous m'apporterez
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Conseil pour deux mois au Mali en sac à dos
Bonjour à tous,

Voila, nous partons début décembre avec un ami, pour un séjour de 2 mois. Nous souhaitons parcourir le pays en sac a dos, et éviter au maximum les hôtels, (nous aurons une tente) afin de faire un voyage au plus proche de la population... Sur notre parcours, nous voulons également apporter notre aide dans n'importe quel secteur qu'il soit, afin de partager au maximum. Dans les grandes lignes de n'autre voyage, arrivée a Bamako, nous voulons monter au sud jusqu'à Tombouctou, et redescendre par le pays Dogon. Mais se sont les grandes lignes, car nous ne savons pas où les rencontres peuvent nous mener...🙂

Donc avez vous des contacts, avec des assos sur notre parcours?

Et ma deuxième questions, y a t'il des "zones à risques", car on entend tellement de chose, qu'on ne sait plus quoi croire...

Merci pour vos réponses🙂
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Voyage sur le Delta intérieur du fleuve Niger et en pays Dogon (Mali)
Bonjour,

Je ne sais pas si cela se fait trop car je suis nouvelle sur ce forum... 😊 Je rêvais de l'Afrique depuis 20 ans et je suis partie début novembre 15 jours au Mali sur le fleuve Niger et en pays Dogon. C'est un voyage organisé par une asso bordelaise de médiation scientifique sur le thème de l'eau et du fleuve... la Garonne ici bien sûr !!!! mais ils emmènent aussi leurs adhérents sous d'autres cieux...

Ce fut un voyage exceptionnel... riche de paysage, riche de rencontre. On a eu la chance de voyager sur des parties du fleuve non touristique et d'être bien accueillis dans des villages tout au long de notre périple... Évidemment les dernières infos concernant cette région ne nous incitaient pas à partir... on a "simplement" évité Tombouctou...

Et je ne regrette rien et n'oublie rien de la belle ville de Djenné, du fleuve paisible... et des bivouacs... un peu moins paisibles (je leur donnais des noms à chaque fois : le premier, les punaises - oui une petite attaque en règle - le deuxième, les moustiques.... le 3e sur une dune... fut... tranquille, le 4e retour des moustiques... et le 5e et dernier, les crapauds... (et ils ne se taisent qu'à 4h du mat'))... ça donne envie, hein ??? bon il y a aussi le fameux 4x4 dogons... qui n'est jamais tombé en panne, lui, pas comme notre 4x4 entre Konna et le pays Dogon... Je n'oublie et ne regrette rien non plus des rencontres... avec les enfants surtout... ces sourires... Je ne regrette pas les falaises dogons et les sites des telems... mais l'ascension fut un peu difficile (mal de gorge et antibiotiques obligent !)...il me faudrait 3 heures et vous devriez subir mes quelque 1 000 photos pour que je puisse vous raconter à quel point j'ai adoré...

voilà, la situation touristique est un peu difficile au Mali à cause de la médiatisation négative... donc je me permet de faire un peu de pub...alors si ça vous tente pour mi février, contactez l'asso Océan sur Bordeaux... moi malheureusement ni les congés, ni les sou-sous pour avoir la chance de repartir...

Bon vent à tous...
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Sécurité en Mauritanie et Mali?
bonjour à tous! on va partir pour 6 mois en Afrique de l'ouest, et en regardant un peu sur le site du ministere des affaires étrangères, il se trouve que la Mauritanie semble pas du coup sécuritaire pour voyager seuls.. qu'en pensez vous, pour tous ceux qui y sont aller recemment ou qui y sont en ce moment, faut-il vraiment changer de destination ??? ce serait vraiment dommage ! ce pays a l'air d'avoir tellement pleins de belles choses à offrir... sino c'est pareil ils mettent sur le site que tombouctou est en Zone rouge... du coup rejoindre la ville depuis Mopti en pinasse deviendrai un projet risqué ? avez vous des experiences récentes de cette descente magique ? magique ou dangereux ? merci d'avance pour vos réponses !
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Voyage à moto et 4x4 Paris-Bamako en octobre 2009
Bonjour, Avec notre petite équipe de bénévole de l'association "Sur la piste" nous aimerions préparer un voyage en octobre - novembre 2009 en direction du Mali, Bamako et plus précisément au pays Dogon. Nous montons des projets la bas en partenariat avec une association locale du village de Koundou. Plusieurs projets sont en cours dont un qui nécessite d'apporter la bas un peu de matériel (environ 200 kilos). Nous travaillons sur l introduction et le développement de cuiseur solaire dans les zones désertiques. Nous avons l intention pour notre prochain voyage la bas de descendre en 4x4 et Moto. Nous avons pas mal de question encore et de préparation pour etre pret mais il nous parait accessible de le faire. Nous recherchons des personnes qui seraient intéressé pour partager l aventure avec nous et/ou juste nous donner quelques conseils. Nous comptons un mois ou plus pour le faire, et ne savons pas encore si nous reviendrons par la route ou en avion. Dans le deuxième cas nous vendrons ou donnerons nos véhicules sur place (prévoir à l avance tout cela pour les papiers)

Pour les véhicules nous sommes en train de chercher une bonne occase pour un nissan patrol 7 places, pour la moto j ai déjà un 650 dominator. Je m entraîne en enduro et sur des terrains de cross avec, beaucoup plus maniable et léger qu'un africa twin.

Voila un peu d'infos sur un projet en cours de préparation. Tous les conseils seront les bienvenues, n'hésitez pas à nous écrire et vous joindre à nous si le projet vous motive.

cordialement Benjamin K
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