Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions....
Hello tout le monde !
Vous trouverez ci-dessous mon carnet dédié au voyage que j'ai réalisé l'an passé au Cambodge...
La restriction du nombre de photos imposée par VF m'empêchera de publier ici tous mes clichés. Vous pouvez donc les consulter sur mon site : https://www.onpartenvadrouille.com/ où toutes les journées sont déjà accessibles. Bonne lecture !!!
9 février - Vers un nouveau départ...
L’air de rien, monsieur l’hiver s’est installé confortablement, apportant avec lui dans ses bagages ses amis les nuages grisâtres, nuits tombant à dix-sept heures, gouttes au nez et vieux barbu tout de rouge vêtu. Alors, l’humain lambda boude dans son coin, prétextant une déprime passagère hivernale et une envie d’hibernation foudroyante. Chanceux que je suis, c’est à ce moment précis que chaque année, le génie sort de ma lampe de chevet : « Bonjour maître ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?... Un nouveau petit voyage, peut-être ? - Je dis oui, oui et re-oui » ! Chouette, il est temps de préparer les valises et de faire un choix. Choix très difficile entre mes tongs bleues et mes tongs orange. Et puis choix de la destination ! Pique-nique-douille, c’est toi l’andouille de Guéméné ! Suosdei !!! Si je te dis « Salut » dans une langue qui fleure bon l’exotisme, c’est que nous allons ensemble partager un nouveau voyage en direction de l’Asie du sud-est. Et oui, l’Asie du sud-est en hiver, il n’y a rien de mieux pour te requinquer un homme. Et puis l’Asie du sud-est, je l’ai dans la peau, au sens propre comme au sens figuré. Et cette fois-ci, ce sera dans un pays frontalier de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Pays sous protectorat français jusqu’en 1953, titre d’une chanson de Kim Wilde, pays dont la capitale est Phnom Penh, je suis, je suis, … Ding dong, trop tard !... Le Cambodge !
Qui dit introduction à un nouveau voyage dit aussi interrogatoire. Je mets ma petite robe blanche moulante, je croise, je décroise les jambes, … Oups, j’avais oublié de mettre une culotte… C’est bon, l’interrogatoire peut débuter :
Qui ? Pour m’accompagner, ma femme et mes deux filles qu’on appellera pour cette histoire Sandrine, Anna et Sasha... tout simplement parce que ce sont leurs prénoms ! On devait être accompagné par mes deux parents qui nous ont déjà suivis en Thaïlande il y a maintenant sept ans, mais une petite opération du genou a contraint ma mère à jeter l’éponge dans le visage de son chirurgien au dernier moment. Seul mon père sera de la sauterie en tant que guest star ! On souhaite donc tous ensemble la bienvenue à notre fournisseur d’anecdotes !
Combien ? On part un vendredi et on rentre un dimanche deux semaines plus tard…. Donc si tu comptes bien sur tes dix doigts, ça fait dix-sept jours, voyage compris.
Quoi ? Un voyage mi-routard, mi-pénard. Un circuit optimisé en restant au minimum trois jours par endroit pour éviter de perdre trop de temps dans les transports. De la découverte, des vieilles pierres, de la gastronomie, des rencontres, de la bonne bière, de l’exploration, … Et puis on n’oublie surtout pas de brosser « Martine » dans le bon sens en finissant par quelques jours de repos à l’ombre des cocotiers.
Où ? Pour commencer, le noooooord avec Siem Reap, puis Koh Rong tout au sud. On enchaîne ensuite par Koh Rong Samloem, pour finir tranquillement par Phnom Penh d’où nous regagnerons nos pénates.
Comment ? Scooter, tuk tuk, bus, bateau et tongs. Voilà nos moyens de locomotion ! Come on baby, do the locomooootion...
Bon, je crois avoir répondu à toutes tes questions. Aladin, à la deux, il est donc l’heure d’y aller mon bon génie : Pour tous les amoureux de l’Asie du sud-est ou pour te donner l'envie de le devenir, je déclare donc officiellement ce nouveau voyage ouvert ! Et là, tu te dis peut-être : « Oh, la chance qu’il a !!! » C’est marrant toutes ces personnes qui te répondent systématiquement ça quand tu leur annonces que tu pars en voyage… Premièrement, je ne vois pas ce que la chance vient faire là-dedans puisqu’il suffit de saisir son numéro de carte bancaire sur internet pour gagner un billet d’avion. Crois-moi sur parole, rien de plus simple, on gagne à tous les coups ! Deuxièmement, à tous ceux qui s’imaginent que les voyages, ce n’est que Bisounours et licornes pailletées, je rappelle quand même que la première journée d’un voyage, c’est-à-dire la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, … Un beau programme à te faire aimer le RER un jour de grève ! Mais rassure-toi, avec moi, inutile d'attacher ta ceinture, ça va être un voyage pépère, hyper rapide, sans zone de turbulences, ni même d’hôtesse à reluquer… puisqu'on est déjà arrivé !! Et oui, moi président, je t’ai exonéré des trois vols qui nous ont menés de Paris à Siem Reap en passant par Amman et Bangkok. Moi président, je t’ai fait grâce de vingt-quatre heures de transport éreintantes. Moi, président, je te dispense solennellement de toutes ces cernes sur ton visage puisque Sandrine se les est toutes accaparées... Seul fait marquant à se mettre sous la dent : Le petit Jésus des avions a sournoisement essayé de nous faire louper notre correspondance à Bangkok ! En direct live rien que pour toi, en voici le récit : On s’installe confortablement dans les sièges en face de notre porte d’embarquement F1A, on s’endort, on se réveille trois heures après, Jean-Michel Ecran au-dessus de notre porte affiche désormais « Shanghai » en lieu et place de « Siem Reap » qui y trônait pourtant fièrement tout à l’heure ! As-tu déjà vu le film « Maman j’ai raté l’avion » ? Et bien voici, « Maman, j’ai presque raté l’avion » ! En voici le scénario… Je m’enquière de la situation auprès d’une gentille hôtesse qui me répond que l’embarquement pour Siem Reap a déménagé en porte D1A à l’autre bout de l’aéroport pendant notre sommeil. « Vite, vite, la porte ferme dans huit minutes !... » S’il te plait, pour la suite de l’histoire, il te faut mettre la musique de Mission impossible... Pan ! C’est partie pour la finale du cent-dix mètres haies en direct de l’aéroport de Bangkok !... Ouf, un brin essoufflé, je remporte la victoire haut la main !... Sauf que, … déconfiture totale ! Du même genre que lorsque tes deux meilleurs attaquants sont forfaits pour la finale de la ligue des champions : En porte D1A, ils embarquent pour un vol pour « Abou Dhabi » !!! « Siem Reap, Siem Reap, please ? - Gate J1A ! » C’est pas possible, l’autre andouillette de tout à l’heure ne sait pas prononcer les « J » correctement ! Nouvelle course folle dans l'aéroport. Je prends de nouveau la tête du convoi, les autres tentant laborieusement de me coller au train. Me voyant arriver en courant, l'hôtesse d’embarquement me fait des signes de loin pour m'indiquer que c'est fini… Horreur, malheur !!! Une fois à sa hauteur, Youhou, champagne, elle m’indiquait en fait qu'il n'était pas nécessaire de courir car le vol a du retard. Allez, Champomy, c’est moi qui régale ! Enfin, … verre d’eau pour tout le monde, quoi !
La description de ce 9 février se termine avec une arrivée tardive à Siem Reap, un passage des formalités administratives bien longuet et rudimentaire, et un transport en tuk tuk affrété par notre hôtel pour traverser pour la première fois cette ville que je découvre enfin ; elle que je connais par procuration grâce à toutes mes innombrables lectures préparatoires d’avant voyage. J’ai un peu l’impression de rencontrer pour la première fois une personne rencontrée virtuellement de longue date sur internet. J’ai aussi l’impression de me sentir comme à la maison. Ça me fait ça à chaque fois avec l’Asie du sud-est. Les odeurs, les bruits, l'ambiance… Je ne saurais comment l'expliquer, mais il n'y a pas de période d'adaptation… Un petit mot sur notre hôtel, La Rose Blanche, établissement un peu excentré mais qui nous ravit les yeux dès notre arrivée. Comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ». Il est possible de trouver à Siem Reap des hôtels vraiment pas chers. Mais en mettant un tout petit peu plus que pas cher, il est possible de trouver de petites perles comme le nôtre dans lequel nous passerons les cinq prochaines nuits bien au chaud.


Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base et c’est déjà l’heure de l’extinction des feux. Je sais que quelques heures seulement nous séparent de nos premières découvertes et il ne faudrait pas qu’on y arrive fatigués. Je te dis donc tout simplement à demain si tu le veux bien, et surtout si tu souhaites nous accompagner dans ce nouveau numéro de Dora l’exploratrice. De toute façon, demain est une autre aventure...
9 février - Vers un nouveau départ...
L’air de rien, monsieur l’hiver s’est installé confortablement, apportant avec lui dans ses bagages ses amis les nuages grisâtres, nuits tombant à dix-sept heures, gouttes au nez et vieux barbu tout de rouge vêtu. Alors, l’humain lambda boude dans son coin, prétextant une déprime passagère hivernale et une envie d’hibernation foudroyante. Chanceux que je suis, c’est à ce moment précis que chaque année, le génie sort de ma lampe de chevet : « Bonjour maître ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?... Un nouveau petit voyage, peut-être ? - Je dis oui, oui et re-oui » ! Chouette, il est temps de préparer les valises et de faire un choix. Choix très difficile entre mes tongs bleues et mes tongs orange. Et puis choix de la destination ! Pique-nique-douille, c’est toi l’andouille de Guéméné ! Suosdei !!! Si je te dis « Salut » dans une langue qui fleure bon l’exotisme, c’est que nous allons ensemble partager un nouveau voyage en direction de l’Asie du sud-est. Et oui, l’Asie du sud-est en hiver, il n’y a rien de mieux pour te requinquer un homme. Et puis l’Asie du sud-est, je l’ai dans la peau, au sens propre comme au sens figuré. Et cette fois-ci, ce sera dans un pays frontalier de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam. Pays sous protectorat français jusqu’en 1953, titre d’une chanson de Kim Wilde, pays dont la capitale est Phnom Penh, je suis, je suis, … Ding dong, trop tard !... Le Cambodge !
Qui dit introduction à un nouveau voyage dit aussi interrogatoire. Je mets ma petite robe blanche moulante, je croise, je décroise les jambes, … Oups, j’avais oublié de mettre une culotte… C’est bon, l’interrogatoire peut débuter :
Qui ? Pour m’accompagner, ma femme et mes deux filles qu’on appellera pour cette histoire Sandrine, Anna et Sasha... tout simplement parce que ce sont leurs prénoms ! On devait être accompagné par mes deux parents qui nous ont déjà suivis en Thaïlande il y a maintenant sept ans, mais une petite opération du genou a contraint ma mère à jeter l’éponge dans le visage de son chirurgien au dernier moment. Seul mon père sera de la sauterie en tant que guest star ! On souhaite donc tous ensemble la bienvenue à notre fournisseur d’anecdotes !
Combien ? On part un vendredi et on rentre un dimanche deux semaines plus tard…. Donc si tu comptes bien sur tes dix doigts, ça fait dix-sept jours, voyage compris.
Quoi ? Un voyage mi-routard, mi-pénard. Un circuit optimisé en restant au minimum trois jours par endroit pour éviter de perdre trop de temps dans les transports. De la découverte, des vieilles pierres, de la gastronomie, des rencontres, de la bonne bière, de l’exploration, … Et puis on n’oublie surtout pas de brosser « Martine » dans le bon sens en finissant par quelques jours de repos à l’ombre des cocotiers.
Où ? Pour commencer, le noooooord avec Siem Reap, puis Koh Rong tout au sud. On enchaîne ensuite par Koh Rong Samloem, pour finir tranquillement par Phnom Penh d’où nous regagnerons nos pénates.
Comment ? Scooter, tuk tuk, bus, bateau et tongs. Voilà nos moyens de locomotion ! Come on baby, do the locomooootion...
Bon, je crois avoir répondu à toutes tes questions. Aladin, à la deux, il est donc l’heure d’y aller mon bon génie : Pour tous les amoureux de l’Asie du sud-est ou pour te donner l'envie de le devenir, je déclare donc officiellement ce nouveau voyage ouvert ! Et là, tu te dis peut-être : « Oh, la chance qu’il a !!! » C’est marrant toutes ces personnes qui te répondent systématiquement ça quand tu leur annonces que tu pars en voyage… Premièrement, je ne vois pas ce que la chance vient faire là-dedans puisqu’il suffit de saisir son numéro de carte bancaire sur internet pour gagner un billet d’avion. Crois-moi sur parole, rien de plus simple, on gagne à tous les coups ! Deuxièmement, à tous ceux qui s’imaginent que les voyages, ce n’est que Bisounours et licornes pailletées, je rappelle quand même que la première journée d’un voyage, c’est-à-dire la journée d’aujourd’hui, rime toujours avec aéroport, avion, attente, décalage horaire, fatigue, … Un beau programme à te faire aimer le RER un jour de grève ! Mais rassure-toi, avec moi, inutile d'attacher ta ceinture, ça va être un voyage pépère, hyper rapide, sans zone de turbulences, ni même d’hôtesse à reluquer… puisqu'on est déjà arrivé !! Et oui, moi président, je t’ai exonéré des trois vols qui nous ont menés de Paris à Siem Reap en passant par Amman et Bangkok. Moi président, je t’ai fait grâce de vingt-quatre heures de transport éreintantes. Moi, président, je te dispense solennellement de toutes ces cernes sur ton visage puisque Sandrine se les est toutes accaparées... Seul fait marquant à se mettre sous la dent : Le petit Jésus des avions a sournoisement essayé de nous faire louper notre correspondance à Bangkok ! En direct live rien que pour toi, en voici le récit : On s’installe confortablement dans les sièges en face de notre porte d’embarquement F1A, on s’endort, on se réveille trois heures après, Jean-Michel Ecran au-dessus de notre porte affiche désormais « Shanghai » en lieu et place de « Siem Reap » qui y trônait pourtant fièrement tout à l’heure ! As-tu déjà vu le film « Maman j’ai raté l’avion » ? Et bien voici, « Maman, j’ai presque raté l’avion » ! En voici le scénario… Je m’enquière de la situation auprès d’une gentille hôtesse qui me répond que l’embarquement pour Siem Reap a déménagé en porte D1A à l’autre bout de l’aéroport pendant notre sommeil. « Vite, vite, la porte ferme dans huit minutes !... » S’il te plait, pour la suite de l’histoire, il te faut mettre la musique de Mission impossible... Pan ! C’est partie pour la finale du cent-dix mètres haies en direct de l’aéroport de Bangkok !... Ouf, un brin essoufflé, je remporte la victoire haut la main !... Sauf que, … déconfiture totale ! Du même genre que lorsque tes deux meilleurs attaquants sont forfaits pour la finale de la ligue des champions : En porte D1A, ils embarquent pour un vol pour « Abou Dhabi » !!! « Siem Reap, Siem Reap, please ? - Gate J1A ! » C’est pas possible, l’autre andouillette de tout à l’heure ne sait pas prononcer les « J » correctement ! Nouvelle course folle dans l'aéroport. Je prends de nouveau la tête du convoi, les autres tentant laborieusement de me coller au train. Me voyant arriver en courant, l'hôtesse d’embarquement me fait des signes de loin pour m'indiquer que c'est fini… Horreur, malheur !!! Une fois à sa hauteur, Youhou, champagne, elle m’indiquait en fait qu'il n'était pas nécessaire de courir car le vol a du retard. Allez, Champomy, c’est moi qui régale ! Enfin, … verre d’eau pour tout le monde, quoi !
La description de ce 9 février se termine avec une arrivée tardive à Siem Reap, un passage des formalités administratives bien longuet et rudimentaire, et un transport en tuk tuk affrété par notre hôtel pour traverser pour la première fois cette ville que je découvre enfin ; elle que je connais par procuration grâce à toutes mes innombrables lectures préparatoires d’avant voyage. J’ai un peu l’impression de rencontrer pour la première fois une personne rencontrée virtuellement de longue date sur internet. J’ai aussi l’impression de me sentir comme à la maison. Ça me fait ça à chaque fois avec l’Asie du sud-est. Les odeurs, les bruits, l'ambiance… Je ne saurais comment l'expliquer, mais il n'y a pas de période d'adaptation… Un petit mot sur notre hôtel, La Rose Blanche, établissement un peu excentré mais qui nous ravit les yeux dès notre arrivée. Comme dit l'adage, « avec l'âge, on s'embourgeoise ». Il est possible de trouver à Siem Reap des hôtels vraiment pas chers. Mais en mettant un tout petit peu plus que pas cher, il est possible de trouver de petites perles comme le nôtre dans lequel nous passerons les cinq prochaines nuits bien au chaud.


Allez, quelques morceaux de crocodile grillés sur un petit barbecue cambodgien dans un restaurant pas très loin de notre camp de base et c’est déjà l’heure de l’extinction des feux. Je sais que quelques heures seulement nous séparent de nos premières découvertes et il ne faudrait pas qu’on y arrive fatigués. Je te dis donc tout simplement à demain si tu le veux bien, et surtout si tu souhaites nous accompagner dans ce nouveau numéro de Dora l’exploratrice. De toute façon, demain est une autre aventure...
Bonjour,
Après un premier voyage réalisé au Cambodge en 2012 et qui m'avait bien plu, l'idée de retourner un jour dans ce pays était certes présente dans mon esprit mais rien de très concret ne se dessinait vraiment. Finalement, ce retour au Cambodge a eu lieu cette année, au mois de mars précisément.
Le fil de discussion que j'avais initié à l'issue de mon premier voyage a été retiré à ma demande pour éviter les doublons et je repars cette fois avec un nouveau fil qui tente une synthèse en images, un bien grand mot à vrai dire.
Par manque de courage et surtout de temps, je renonce à l'écriture d'un carnet. Les images présentées successivement dans ce fil, sont de deux sortes : noir et blanc argentique, puis couleur numérique. Cela va faire jaser les puristes ; je les vois déjà hors des gonds...🏴☠️
Les images sont associées à des légendes et/ou des commentaires sobres et factuels. Néanmoins, je serai un peu plus bavard tout à la fin pour mes impressions et mon ressenti sur ce voyage 2017.
Il est facile de voyager au Cambodge. En particulier, il est aisé de s'y déplacer et d'y trouver un logement à sa convenance. Aussi, je n'ai pas prévu de communiquer sur des détails pratiques en matière de logistique, de transport et d'hébergement. De nombreuses discussions existent déjà sur ces sujets sur VF, récentes, étayées, et qu'on peut retrouver par une brève recherche par mots-clés.
En 2012, venant du sud Laos par un poste frontière terrestre, j'ai débuté la visite du Cambodge par Stung Treng. L'itinéraire a été ensuite le suivant : Stung Treng (ville d'arrivée dans le pays), Ban Lung et environs, Kompong Cham et environs, Phnom Penh, Kep et Kampot, Retour à Phnom Penh, Kompong Chnnang et environs, Battambang et environs, Siem Reap et environs, Kompong Thom et environs, Retour à Phnom Penh.
Ce séjour a duré huit semaines.
En 2017, l'itinéraire a été le suivant : Phnom Penh (arrivée par l'aéroport), Kep et Kampot, Chi Pat et environs, Battambang et environs, Siem Reap et environs (départ par l'aéroport).
Ce séjour a duré trois semaines.
Au plan photographique, j'ai utilisé uniquement des objectifs courts, un pour le noir et blanc, un pour la couleur. Ce fut un choix qui limita forcément mais je finis par m'y habituer. Comme je l'ai évoqué précédemment, je suis revenu un peu au noir et blanc après l'avoir délaissé pendant plusieurs années. Un verre de visée japonais d'une grande clarté et une paire de lunettes pour vision de près sont les deux éléments déterminants qui m'ont donné envie de revenir au noir et blanc argentique.
Au cours de ce voyage et surtout au retour après l'examen des négatifs, je suis arrivé à la même conclusion pour le N&B que s'il se fut agi d'images numériques en couleur : on n'a jamais cessé d'en apprendre sur son appareil photo, même lorsque celui-ci paraît simple d'utilisation. Pour être plus exact, on n'a jamais fini d'en apprendre sur l'objectif qui est vissé dessus. D'où l'intérêt de bien (voire très bien) connaître le comportement de son objectif avant de se lancer dans la photo pour de bon, je veux dire pour des images auxquelles on tient.
Indépendamment de ce constat, je regrette que sur certains sites d'Angkor, il ne m'ait pas été autorisé l'usage du trépied. Mon objectif d'appareil chargé en N&B aurait alors pu donner le meilleur de lui-même. Cela n'a pas été le cas mais je comprends la position des gardiens des sites. Pour les images en couleur, le fait d'avoir été "empêché" d'utiliser le trépied a été moins perturbant qu'en N&B.
Il me semble avoir lu ici-même, venant de voyageurs photographes éclairés, qu'un voyage d'une durée normale (que je suppose de l'ordre de deux à trois semaines) doit déboucher sur un maximum de trente à quarante images à présenter après une sélection rigoureuse, ceci pour être raisonnable et pour épargner au lecteur, la médiocrité.
Je crois avoir procédé à une sélection rigoureuse de mes images, mais sans avoir pu respecter cette borne haute d'une quarantaine d'images. Il y en aura un peu plus. Il faut dire que les deux séjours cumulés totalisent onze semaines, avec , je le concède, des sites visités deux fois à cinq ans d'intervalle. Il n'empêche, à cet égard, je ne serai pas du tout raisonnable. Mais on s'éloigne déjà du sujet qui est le Cambodge. Place donc aux images et à quelques N&B, pour commencer. A suivre
Après un premier voyage réalisé au Cambodge en 2012 et qui m'avait bien plu, l'idée de retourner un jour dans ce pays était certes présente dans mon esprit mais rien de très concret ne se dessinait vraiment. Finalement, ce retour au Cambodge a eu lieu cette année, au mois de mars précisément.
Le fil de discussion que j'avais initié à l'issue de mon premier voyage a été retiré à ma demande pour éviter les doublons et je repars cette fois avec un nouveau fil qui tente une synthèse en images, un bien grand mot à vrai dire.
Par manque de courage et surtout de temps, je renonce à l'écriture d'un carnet. Les images présentées successivement dans ce fil, sont de deux sortes : noir et blanc argentique, puis couleur numérique. Cela va faire jaser les puristes ; je les vois déjà hors des gonds...🏴☠️
Les images sont associées à des légendes et/ou des commentaires sobres et factuels. Néanmoins, je serai un peu plus bavard tout à la fin pour mes impressions et mon ressenti sur ce voyage 2017.
Il est facile de voyager au Cambodge. En particulier, il est aisé de s'y déplacer et d'y trouver un logement à sa convenance. Aussi, je n'ai pas prévu de communiquer sur des détails pratiques en matière de logistique, de transport et d'hébergement. De nombreuses discussions existent déjà sur ces sujets sur VF, récentes, étayées, et qu'on peut retrouver par une brève recherche par mots-clés.
En 2012, venant du sud Laos par un poste frontière terrestre, j'ai débuté la visite du Cambodge par Stung Treng. L'itinéraire a été ensuite le suivant : Stung Treng (ville d'arrivée dans le pays), Ban Lung et environs, Kompong Cham et environs, Phnom Penh, Kep et Kampot, Retour à Phnom Penh, Kompong Chnnang et environs, Battambang et environs, Siem Reap et environs, Kompong Thom et environs, Retour à Phnom Penh.
Ce séjour a duré huit semaines.
En 2017, l'itinéraire a été le suivant : Phnom Penh (arrivée par l'aéroport), Kep et Kampot, Chi Pat et environs, Battambang et environs, Siem Reap et environs (départ par l'aéroport).
Ce séjour a duré trois semaines.
Au plan photographique, j'ai utilisé uniquement des objectifs courts, un pour le noir et blanc, un pour la couleur. Ce fut un choix qui limita forcément mais je finis par m'y habituer. Comme je l'ai évoqué précédemment, je suis revenu un peu au noir et blanc après l'avoir délaissé pendant plusieurs années. Un verre de visée japonais d'une grande clarté et une paire de lunettes pour vision de près sont les deux éléments déterminants qui m'ont donné envie de revenir au noir et blanc argentique.
Au cours de ce voyage et surtout au retour après l'examen des négatifs, je suis arrivé à la même conclusion pour le N&B que s'il se fut agi d'images numériques en couleur : on n'a jamais cessé d'en apprendre sur son appareil photo, même lorsque celui-ci paraît simple d'utilisation. Pour être plus exact, on n'a jamais fini d'en apprendre sur l'objectif qui est vissé dessus. D'où l'intérêt de bien (voire très bien) connaître le comportement de son objectif avant de se lancer dans la photo pour de bon, je veux dire pour des images auxquelles on tient.
Indépendamment de ce constat, je regrette que sur certains sites d'Angkor, il ne m'ait pas été autorisé l'usage du trépied. Mon objectif d'appareil chargé en N&B aurait alors pu donner le meilleur de lui-même. Cela n'a pas été le cas mais je comprends la position des gardiens des sites. Pour les images en couleur, le fait d'avoir été "empêché" d'utiliser le trépied a été moins perturbant qu'en N&B.
Il me semble avoir lu ici-même, venant de voyageurs photographes éclairés, qu'un voyage d'une durée normale (que je suppose de l'ordre de deux à trois semaines) doit déboucher sur un maximum de trente à quarante images à présenter après une sélection rigoureuse, ceci pour être raisonnable et pour épargner au lecteur, la médiocrité.
Je crois avoir procédé à une sélection rigoureuse de mes images, mais sans avoir pu respecter cette borne haute d'une quarantaine d'images. Il y en aura un peu plus. Il faut dire que les deux séjours cumulés totalisent onze semaines, avec , je le concède, des sites visités deux fois à cinq ans d'intervalle. Il n'empêche, à cet égard, je ne serai pas du tout raisonnable. Mais on s'éloigne déjà du sujet qui est le Cambodge. Place donc aux images et à quelques N&B, pour commencer. A suivre
Début du Carnet de Voyage Partie 1
Voici notre circuit : Arrivée Phnom -Penh (2 jours) Battambang (2 jours) Siem Reap, site d'Angkor, Roluos, Phnom Khulen (6 jours) Kompong-Cham (2 jours) Kratie, dauphins, ile Cham (2 jours) retour par Phnom Penh puis Kep, ile aux Lapins (3 jours) Phnom Penh, visite école (2 jours)
Le 22 novembre 2009 Pau - Paris
Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !
Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !
Lundi 23 Novembre - dans l'avion
Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !

Mardi 24 Novembre Phnom Penh
Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !
Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…
Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…

Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.
Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.
Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.
La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…

Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.
Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!
Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !

Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !

Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…
Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.


C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!
Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…

Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir
Mercredi 25 Novembre Battambang
Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !
Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!
Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !

Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !
Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.

Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.

A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.

Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour pr��venir les problèmes de tourista !
Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.
Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!

Jeudi 26 Novembre Battambang
Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.
Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !
Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!
Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.


Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?
Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…

Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…

Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !
Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant
Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)
Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».
L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)
Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.
Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…

Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.
Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…

Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…

Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…
Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.
Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…

La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !
Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.
Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !
A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !
Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…

Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !


Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !
Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap
Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!
Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !

D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.


Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)

Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».

Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…
le tour du coeur est en lamelles de concombre
Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !

Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !
Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !
Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos
Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.
Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !
Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.

Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…
Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…

Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !
En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.
Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….


Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.

A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…


Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.

Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.
Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !


Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!
En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !
Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!
Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode
Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !

Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !
A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.

Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…

Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....
Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.
Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !
Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !



Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !

Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !
Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !
Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.
Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !

Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année.
Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire !
Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons.
Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ?
Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps !
Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien !
Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes…
Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout !
Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit…
Nous vivons un moment unique, exceptionnel…
Bouddha veille sur nous !
Mardi l ier Décembre Siem Reap
La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !
Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.
Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.

Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.

Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !
Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.
Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.
La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…

Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…
Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !




Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !
Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !
Hop ! Au lit !
Le 22 novembre 2009 Pau - Paris
Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !
Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !
Lundi 23 Novembre - dans l'avion
Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !

Mardi 24 Novembre Phnom Penh
Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !
Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…
Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…

Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.
Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.
Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.
La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…

Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.
Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!
Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !

Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !

Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…
Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.


C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!
Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…

Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir
Mercredi 25 Novembre Battambang
Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !
Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!
Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !

Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !
Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.

Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.

A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.

Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour pr��venir les problèmes de tourista !
Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.
Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!

Jeudi 26 Novembre Battambang
Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.
Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !
Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!
Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.


Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?
Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…

Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…

Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !
Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant
Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)
Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».
L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)
Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.
Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…

Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.
Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…

Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…

Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…
Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.
Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…

La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !
Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.
Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !
A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !
Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…

Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !


Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !
Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap
Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!
Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !

D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.


Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)

Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».

Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…
le tour du coeur est en lamelles de concombre

Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !

Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !
Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !
Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos
Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.
Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !
Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.

Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…
Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…

Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !
En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.
Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….


Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.

A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…


Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.

Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.
Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !


Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!
En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !
Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!
Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode
Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !

Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !
A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.

Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…

Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....
Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.
Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !
Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !



Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !

Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !
Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !
Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.
Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !

Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année.
Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire !
Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons.
Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ?
Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps !
Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien !
Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes…
Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout !
Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit…
Nous vivons un moment unique, exceptionnel…
Bouddha veille sur nous !Mardi l ier Décembre Siem Reap
La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !
Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.
Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.

Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.

Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !
Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.
Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.
La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…

Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…
Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !




Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !
Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !
Hop ! Au lit !
Bonjour,
Nous avons effectué un magnifique voyage de plus de quatre semaines au Vietnam et au Cambodge, du 6 août au 2 septembre 2014. Voici un petit compte-rendu. Les grands moments de ce voyage furent les paysages de rizières en terrasses en dormant dans diverses ethnies des montagnes du nord-ouest du Vietnam, notre croisière en jonque privée dans les baies d'Halong et de Tu Long et se balader en scooter à Kep et à Kampot. Nous avons choisi cette période afin de voir les rizières vertes, de trouver un compromis par rapport à l'ensemble du pays et aussi parce que ça nous arrangeait ! Nous n'avons pas été déçus du tout et avons eu un temps impeccable ! Globalement, nous avons toujours été bien accueillis avec le sourire au Vietnam comme au Cambodge. Il se peut que nous ayons payé un peu plus cher ici ou là sur quelque produit ou service, mais cela portait sur des sommes dérisoires qui correspondent à quelques centimes chez nous. Nous avions choisi de faire un tour au nord-ouest avec des randonnées et nuits chez l'habitant vers Mu Cang Chai et Sapa à l'aide d'un guide et d'un chauffeur afin d'aller dans des zones reculées, ce que nous n'aurions pas pu faire tout seul. Après beaucoup de recherches, nous avons finalement sélectionné l'agence Acacia Voyage (http://acaciavoyage.com/) que nous recommandons vivement. Nous sommes partis 5 jours avec Luong notre guide qui nous avait concocté un super périple et nous a expliqué des tras de choses sur son pays. Nous n'aurions pas partagé tous ces bons moments et fait autant de découvertes sans lui.
6 août : TGV Lyon-Paris, Vol Paris-Hanoï avec Vietnam Airlines. Sans encombre.
7 août : Arrivés à l'aéroport d'Hanoï, on découvre les formalités pour le visa : on donne la lettre d'invitation à un fonctionnaire d'état qui la transmet à un autre qui saisit, puis un qui vérifie, puis un qui met le tampon, puis un qui nous appelle, et le dernier qui récolte l'argent. Tout ça surveillé par le chef… Après avoir acheté une carte Sim à l'aéroport (très rentable), on décide de prendre le minibus pour rejoindre la ville. Nous avions réservé le Golden Sun Villa Hotel, près du lac de Hoan Kiem.

Après une bonne douche, on file se balader et manger notre premier pho dans une échope de rue ! Un régal ! Nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu : les ferblantiers, les soieries, les forgerons, les échelles de bambou, ... Le trafic est intense, les klaxons envahissants, c'est un méli-mélo de 2-roues, cyclo-pousse, piétons, ...mais quel dépaysement !


En fin d'après-midi, nous filons voir le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies.
8 août : Nous retrouvons Luong (notre guide) et Cuong (notre chauffeur) à l'hôtel et prenons la route de Duong Lam, village ancien typique, conservé et restauré régulièrement par l'état. Les maisons ont 150 ans, les cours servent au séchage du riz, aux mariages ou enterrements. Luong nous explique les traditions familiales et nous fait visiter la maison communale, la pagode et le temple et nous emmène faire un tour en vélo.




Nous reprenons la route 32 vers Nguya Lo en passant par Yen Chai. Sur la route, nous découvrons le fleuve rouge, des H'mongs et des Tays, des maisons sur pilotis…


Nous avons effectué un magnifique voyage de plus de quatre semaines au Vietnam et au Cambodge, du 6 août au 2 septembre 2014. Voici un petit compte-rendu. Les grands moments de ce voyage furent les paysages de rizières en terrasses en dormant dans diverses ethnies des montagnes du nord-ouest du Vietnam, notre croisière en jonque privée dans les baies d'Halong et de Tu Long et se balader en scooter à Kep et à Kampot. Nous avons choisi cette période afin de voir les rizières vertes, de trouver un compromis par rapport à l'ensemble du pays et aussi parce que ça nous arrangeait ! Nous n'avons pas été déçus du tout et avons eu un temps impeccable ! Globalement, nous avons toujours été bien accueillis avec le sourire au Vietnam comme au Cambodge. Il se peut que nous ayons payé un peu plus cher ici ou là sur quelque produit ou service, mais cela portait sur des sommes dérisoires qui correspondent à quelques centimes chez nous. Nous avions choisi de faire un tour au nord-ouest avec des randonnées et nuits chez l'habitant vers Mu Cang Chai et Sapa à l'aide d'un guide et d'un chauffeur afin d'aller dans des zones reculées, ce que nous n'aurions pas pu faire tout seul. Après beaucoup de recherches, nous avons finalement sélectionné l'agence Acacia Voyage (http://acaciavoyage.com/) que nous recommandons vivement. Nous sommes partis 5 jours avec Luong notre guide qui nous avait concocté un super périple et nous a expliqué des tras de choses sur son pays. Nous n'aurions pas partagé tous ces bons moments et fait autant de découvertes sans lui.
6 août : TGV Lyon-Paris, Vol Paris-Hanoï avec Vietnam Airlines. Sans encombre.
7 août : Arrivés à l'aéroport d'Hanoï, on découvre les formalités pour le visa : on donne la lettre d'invitation à un fonctionnaire d'état qui la transmet à un autre qui saisit, puis un qui vérifie, puis un qui met le tampon, puis un qui nous appelle, et le dernier qui récolte l'argent. Tout ça surveillé par le chef… Après avoir acheté une carte Sim à l'aéroport (très rentable), on décide de prendre le minibus pour rejoindre la ville. Nous avions réservé le Golden Sun Villa Hotel, près du lac de Hoan Kiem.

Après une bonne douche, on file se balader et manger notre premier pho dans une échope de rue ! Un régal ! Nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu : les ferblantiers, les soieries, les forgerons, les échelles de bambou, ... Le trafic est intense, les klaxons envahissants, c'est un méli-mélo de 2-roues, cyclo-pousse, piétons, ...mais quel dépaysement !


En fin d'après-midi, nous filons voir le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies.
8 août : Nous retrouvons Luong (notre guide) et Cuong (notre chauffeur) à l'hôtel et prenons la route de Duong Lam, village ancien typique, conservé et restauré régulièrement par l'état. Les maisons ont 150 ans, les cours servent au séchage du riz, aux mariages ou enterrements. Luong nous explique les traditions familiales et nous fait visiter la maison communale, la pagode et le temple et nous emmène faire un tour en vélo.




Nous reprenons la route 32 vers Nguya Lo en passant par Yen Chai. Sur la route, nous découvrons le fleuve rouge, des H'mongs et des Tays, des maisons sur pilotis…


Je reviens d'un mois en Birmanie, sac à dos, ghest houses mini prix, à suivre ma routarde de fille. (elle voyage 1 an la veinarde !)
Trop bien ! Je ne parle pas de politique (nous avons eues qq aperçus désagréables), mais du peuple, des contacts, des aventures de transport (train incroyable, bus, mini bus bondés, trishaw, moto...), de notre guide pour le treck ...
Par contre, j'ai passé 10 jours au Cambodge (un peu court, mais c'est la faute de Bangkok !!!) . Bien sûr, Ankor est magnifique. Bien sûr, Phnom Penh est super interessant, mais j'ai moins aimé le contact avec la population, du moins la population avec laquelle nous devions avoir un rapport commercial.
J'aimerais avoir votre avis car je ne veux pas rester sur une mauvaise impression, n'étant pas restée suffisemment longtemps pour arrèter mon jugement. Merci de me répondre. Amitiés MF
Trop bien ! Je ne parle pas de politique (nous avons eues qq aperçus désagréables), mais du peuple, des contacts, des aventures de transport (train incroyable, bus, mini bus bondés, trishaw, moto...), de notre guide pour le treck ...
Par contre, j'ai passé 10 jours au Cambodge (un peu court, mais c'est la faute de Bangkok !!!) . Bien sûr, Ankor est magnifique. Bien sûr, Phnom Penh est super interessant, mais j'ai moins aimé le contact avec la population, du moins la population avec laquelle nous devions avoir un rapport commercial.
J'aimerais avoir votre avis car je ne veux pas rester sur une mauvaise impression, n'étant pas restée suffisemment longtemps pour arrèter mon jugement. Merci de me répondre. Amitiés MF
Bonjour
Les valises sont prêtes, Dans 2 jours le Cambodge !!!! Youpi
Je ne suis qu'un photographe amateur, mais je souhaite ramener les plus belles images possible de mon voyage.
Si parmi vous certains photographes pouvaient me donner qqs conseils ?
Particulièrement pour les temples, sachant que nous serons la bas mi aout ...
Avez vous des recommandations particulières ??? des conseils ? sur les prises de vues ? sur un matériel particulier à emporter ??? filtres ? pied ?...???
Je suis équipe d'un boitier sony a550 flambant neuf + Tamrom 10-24 + Tamron 28-300 + minolta 50mm 1,8 (avec filtre pol) ....What else ????
Merci d'avance pour vos conseils
Pour un projet de reportage photographique et vidéo (non commercial) je recherche un ou des sculpteurs sur pierre à Siem Reap ou du côté de Siem Reap (par contre je logerai sur Siem Reap, donc si je pouvais éviter de faire 50 km par jour pour me rendre sur place😉).
Je désirerai pouvoir suivre un sculpteur du début à la fin de son travail, sur plusieurs jours si la durée de réalisation de son oeuvre n'est pas trop longue (durée inférieure ou égale à 15 jours) ou par des visites répétées mais espacées si son travail est sur une durée longue.
Je recherche un artisan qui sculpte des Bouddhas ou des reproductions de statues type Angkor.
Je voudrai pouvoir le suivre pour : - Choix et achat de la pierre, lieux d'approvisionnement de la pierre (carrière), méthodes d'extraction.... - Choix du modèle, début du dégrossissement du bloc de pierre, méthodes de travail...... - Taille et finition....
Je ne cherche pas d'atelier du type Artisans d'Angkor à Siem Reap que je connais déjà avec un défilement constant de touristes (même si les méthodes de travail doivent être les mêmes que n'importe quel atelier de sculpture).
Pour la logistique sur place je me débrouillerai seul (habitué du Cambodge et de l'Asie du Sud Est). J'ai simplement besoin d'adresses sur place ou d'endroits ou me renseigner (avec l'office du tourisme j'ai peur qu'ils me renvoient sur des ateliers type Artisans d'Angkor).
Combien de temps dois-je prévoir sur place : je n’ai aucune idée du temps de fabrication d’une statue en pierre ou d’une tête de Bouddha (disons pour une statue de 1 mètre de haut ou une tête de Bouddha de 50 cm de haut).
Pour terminer, pour remercier l’artisan qui acceptera de se laisser filmer et photographier sur une longue période durant son travail (et aussi parce les statues type Angkor me plaisent), je vais lui acheter quelques pièces (5 ou 6 je pense).
Pour les connaisseurs quel devrait être le prix correct pour une tête de Bouddha en pierre de 10 kg et de 5kg environ. Pour une statue type Angkor en pierre de 10kg et 5 kg même question. Je compte rémunérer correctement l’artisan mais je ne compte pas me faire avoir vu que je ne connais pas du tout le prix courant de ce genre de statue😛.
Ensuite quel serait le prix moyen d’expédition d’environ 50 à 60 kg vers la France (expédition la moins onéreuse) ?
Pour informations mon projet est prévu pour fin 2009 début 2010 avec un séjour de six mois en Asie du Sud Est donc j’aurais du temps mais j’ai d’autres projets du même acabit dans d’autres domaines pendant cette durée.
Merci pour vos informations.
Je désirerai pouvoir suivre un sculpteur du début à la fin de son travail, sur plusieurs jours si la durée de réalisation de son oeuvre n'est pas trop longue (durée inférieure ou égale à 15 jours) ou par des visites répétées mais espacées si son travail est sur une durée longue.
Je recherche un artisan qui sculpte des Bouddhas ou des reproductions de statues type Angkor.
Je voudrai pouvoir le suivre pour : - Choix et achat de la pierre, lieux d'approvisionnement de la pierre (carrière), méthodes d'extraction.... - Choix du modèle, début du dégrossissement du bloc de pierre, méthodes de travail...... - Taille et finition....
Je ne cherche pas d'atelier du type Artisans d'Angkor à Siem Reap que je connais déjà avec un défilement constant de touristes (même si les méthodes de travail doivent être les mêmes que n'importe quel atelier de sculpture).
Pour la logistique sur place je me débrouillerai seul (habitué du Cambodge et de l'Asie du Sud Est). J'ai simplement besoin d'adresses sur place ou d'endroits ou me renseigner (avec l'office du tourisme j'ai peur qu'ils me renvoient sur des ateliers type Artisans d'Angkor).
Combien de temps dois-je prévoir sur place : je n’ai aucune idée du temps de fabrication d’une statue en pierre ou d’une tête de Bouddha (disons pour une statue de 1 mètre de haut ou une tête de Bouddha de 50 cm de haut).
Pour terminer, pour remercier l’artisan qui acceptera de se laisser filmer et photographier sur une longue période durant son travail (et aussi parce les statues type Angkor me plaisent), je vais lui acheter quelques pièces (5 ou 6 je pense).
Pour les connaisseurs quel devrait être le prix correct pour une tête de Bouddha en pierre de 10 kg et de 5kg environ. Pour une statue type Angkor en pierre de 10kg et 5 kg même question. Je compte rémunérer correctement l’artisan mais je ne compte pas me faire avoir vu que je ne connais pas du tout le prix courant de ce genre de statue😛.
Ensuite quel serait le prix moyen d’expédition d’environ 50 à 60 kg vers la France (expédition la moins onéreuse) ?
Pour informations mon projet est prévu pour fin 2009 début 2010 avec un séjour de six mois en Asie du Sud Est donc j’aurais du temps mais j’ai d’autres projets du même acabit dans d’autres domaines pendant cette durée.
Merci pour vos informations.
Bonjour a vous!
Je me questionne a savoir si la tension présente entre le cambodge et la thailande se fait ressentir dans l'un ou l'autre des deux pays. Est-ce contrindiquer de circuler dans cette zone?
Merci et bon voyage!
BMONKEY
Je me questionne a savoir si la tension présente entre le cambodge et la thailande se fait ressentir dans l'un ou l'autre des deux pays. Est-ce contrindiquer de circuler dans cette zone?
Merci et bon voyage!
BMONKEY
Bonjour,
J'envisage d'aller à Kratie pour voir des Dauphins de l'Irrawady, peut-être.
J'ai déjà eu plusieurs expériences avec ces animaux et les résultats sont variables. En nouvelle Zélande il y'avait tout un banc de Dauphin sombre qui sautait hors de l'eau. Photos géniales. Quand j'ai cherché des Dauphins en Australie: tout le temps sous l'eau, en Thaïlande, les Dauphins roses qui étaient en fait gris marbré de rose ne s'approchaient pas du tout, photos minables.
Concernant les Dauphins de l'Irrawady, alors? Que dois-je espérer raisonnablement en arrivant à Kratie? Si c'est juste pour les voir à 50 mètres avec juste la queue qui sort e l'eau comme els baleines ca vaut pas le coup. Parlez moi de vos expériences s'il vous plaît.
Merci.
J'envisage d'aller à Kratie pour voir des Dauphins de l'Irrawady, peut-être.
J'ai déjà eu plusieurs expériences avec ces animaux et les résultats sont variables. En nouvelle Zélande il y'avait tout un banc de Dauphin sombre qui sautait hors de l'eau. Photos géniales. Quand j'ai cherché des Dauphins en Australie: tout le temps sous l'eau, en Thaïlande, les Dauphins roses qui étaient en fait gris marbré de rose ne s'approchaient pas du tout, photos minables.
Concernant les Dauphins de l'Irrawady, alors? Que dois-je espérer raisonnablement en arrivant à Kratie? Si c'est juste pour les voir à 50 mètres avec juste la queue qui sort e l'eau comme els baleines ca vaut pas le coup. Parlez moi de vos expériences s'il vous plaît.
Merci.
Bonjour!
Cet été, je pars en Asie pendant environ 3 semaines et il se pourrait très bien que je parte seule... Ma destination n'est pas encore définie, mais j'aimerais seulement avoir votre opinion sur le fait de voyager seule au Cambodge ou au Sri Lanka!! :) (Ce sont les deux destinations qui me tentent vraiment si je pars seule) Si ça peut influencer votre opinion, j'ai 20 ans!
Merci beaucoup de vos conseils
Cet été, je pars en Asie pendant environ 3 semaines et il se pourrait très bien que je parte seule... Ma destination n'est pas encore définie, mais j'aimerais seulement avoir votre opinion sur le fait de voyager seule au Cambodge ou au Sri Lanka!! :) (Ce sont les deux destinations qui me tentent vraiment si je pars seule) Si ça peut influencer votre opinion, j'ai 20 ans!
Merci beaucoup de vos conseils
Bonjour!
Est-il possible de rejoindre Angkor en venant du sud du Laos sans passer par phnom Penh?
Nous serons au Laos et reprenons l'avion à Bangkok, et pour des raisons de temps, nous n'avons pas trop le temps de rejoindre Phnom Penh.
Merci pour vos infos!
bonjour,
je suis en pleine réflexion sur mon prochain voyage. nous allons faire un crochet de 2 semaines au cambodge (apres 2 semaines au sud laso, en decembre/janvier). néanmoins j'ai besoin de conseils avisés (comme toujours avec voyage forum).
je suis déjà allé 3 semaines au cambodge il y a maintenant 3 ans. nous avions fait Siem reap, battambang, PP, Kep (Kampot, Bokor).
un peu le tour classique ;-) nous allons repasser par siem reap pour continuer l'exploration des temples mais ensuite, j'aimerai savoir si vous aviez des conseils sur des destinations autres au cambodge (avec un peu de plage).
il est clair que cela ne me derangerait pas de refaire qques endroits mais si vous aviez des petites perles a conseiller (Khao Kong?), ca serait super !
Guillaume “La nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles L’homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l’observent avec des regards familiers” Charles Baudelaire
je suis en pleine réflexion sur mon prochain voyage. nous allons faire un crochet de 2 semaines au cambodge (apres 2 semaines au sud laso, en decembre/janvier). néanmoins j'ai besoin de conseils avisés (comme toujours avec voyage forum).
je suis déjà allé 3 semaines au cambodge il y a maintenant 3 ans. nous avions fait Siem reap, battambang, PP, Kep (Kampot, Bokor).
un peu le tour classique ;-) nous allons repasser par siem reap pour continuer l'exploration des temples mais ensuite, j'aimerai savoir si vous aviez des conseils sur des destinations autres au cambodge (avec un peu de plage).
il est clair que cela ne me derangerait pas de refaire qques endroits mais si vous aviez des petites perles a conseiller (Khao Kong?), ca serait super !
Guillaume “La nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles L’homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l’observent avec des regards familiers” Charles Baudelaire
quelqu'un a t il franchi récemment la frontiere terrestre vers Veunkam entre le nord cambodge ( Stung streng )et le sud laos ( région des 4000 iles)? l'ambasade a paris me disait ce jour qu'elle n'est pas officiellement ouverte . mais la franchir doit etre possible . allez faites un effort merci
Bonjour,
J'aimerais savoir si certain d'entre vous on fait ce trajet, est il envisageable en une seule journee, l'arrivee ne sera pas trop tardive pour trouver un hebergement au mois de janvier ?
En reponse à ton post et...
Le vendredi 21 décembre 2007
Le Cambodge se mobilise pour sauver les dauphins de l'Irrawaddy
I

Ce projet, financé par le gouvernement à hauteur de 100 000 dollars et par l'Organisation mondiale du tourisme qui injecte 600 000 dollars propose de présenter des moyens de subsistance alternatifs à la pêche aux villageois vivant le long du fleuve, dans les deux provinces du nord-est du pays, a précisé le ministre cambodgien du Tourisme Thong Khon début décembre.
Selon le WWF, qui a classé le dauphin de l'Irrawaddy «en danger critique», entre 80 et 110 animaux vivent dans la partie du Mékong qui traverse le Cambodge, mais une douzaine d'individus meurent en moyenne chaque année.
«La principale cause de mort des dauphins étant la pêche, nous voulons encourager les gens à cultiver des légumes, élever des poissons dans des étangs ou piloter des bateaux pour emmener les touristes voir les dauphins», a précisé Thong Khon.
Non seulement les dauphins meurent dans les filets des pêcheurs, mais la pêche en tant que telle réduit leur stock de nourriture, a-t-il ajouté.
Ce plan de protection, baptisé le Projet du chemin de découverte du Mékong, vise également à réduire la pauvreté par le développement touristique, indique pour sa part l'Organisation mondiale du tourisme dans un communiqué.
Dns le cadre de ce projet, les visiteurs viendraient voir les dauphins, qui vivent dans une dizaine de piscines d'eau profonde, réparties sur 190km du Mékong, principalement entre Kratié et Stung Treng, selon l'Organisation mondiale du tourisme. Le projet va débuter ce mois-ci par la formation de villageois et un tourisme basé sur les communautés.
Le directeur du département de l'aide au développement au sein de l'Organisation mondiale du tourisme, Harsh Varma, a qualifié le projet de «tourisme durable en faveur des pauvres». Selon l'organisation, environ 30% des foyers de Kratié et 50% de ceux de Stung Treng vivent avec moins d'un dollar par jour.
Pour le ministre cambodgien du Tourisme, la protection des dauphins et le développement du tourisme sont étroitement liés à l'amélioration des conditions de vie des gens. «Pas de dauphin signifie pas de tourisme, pas de tourisme veut dire pas de développement», a résumé M. Thong.
...parceque tout le monde ne connait pas la region et aussi parce que j'aime ces mammiferes, voilà un article que j'ai trouvé interressant !
Certains voyageurs et quelques groupes ont déjà "découvert" KRATIE, qui a gardé une architecture et une ambiance de la période coloniale française.


Source: http://www.wildlifeextra.com/mekong-dolphins879.html
Le Cambodge se mobilise pour sauver les dauphins de l'Irrawaddy

Ce projet, financé par le gouvernement à hauteur de 100 000 dollars et par l'Organisation mondiale du tourisme qui injecte 600 000 dollars propose de présenter des moyens de subsistance alternatifs à la pêche aux villageois vivant le long du fleuve, dans les deux provinces du nord-est du pays, a précisé le ministre cambodgien du Tourisme Thong Khon début décembre.
Selon le WWF, qui a classé le dauphin de l'Irrawaddy «en danger critique», entre 80 et 110 animaux vivent dans la partie du Mékong qui traverse le Cambodge, mais une douzaine d'individus meurent en moyenne chaque année.
«La principale cause de mort des dauphins étant la pêche, nous voulons encourager les gens à cultiver des légumes, élever des poissons dans des étangs ou piloter des bateaux pour emmener les touristes voir les dauphins», a précisé Thong Khon.
Non seulement les dauphins meurent dans les filets des pêcheurs, mais la pêche en tant que telle réduit leur stock de nourriture, a-t-il ajouté.
Ce plan de protection, baptisé le Projet du chemin de découverte du Mékong, vise également à réduire la pauvreté par le développement touristique, indique pour sa part l'Organisation mondiale du tourisme dans un communiqué.
Dns le cadre de ce projet, les visiteurs viendraient voir les dauphins, qui vivent dans une dizaine de piscines d'eau profonde, réparties sur 190km du Mékong, principalement entre Kratié et Stung Treng, selon l'Organisation mondiale du tourisme. Le projet va débuter ce mois-ci par la formation de villageois et un tourisme basé sur les communautés.
Le directeur du département de l'aide au développement au sein de l'Organisation mondiale du tourisme, Harsh Varma, a qualifié le projet de «tourisme durable en faveur des pauvres». Selon l'organisation, environ 30% des foyers de Kratié et 50% de ceux de Stung Treng vivent avec moins d'un dollar par jour.
Pour le ministre cambodgien du Tourisme, la protection des dauphins et le développement du tourisme sont étroitement liés à l'amélioration des conditions de vie des gens. «Pas de dauphin signifie pas de tourisme, pas de tourisme veut dire pas de développement», a résumé M. Thong.
...parceque tout le monde ne connait pas la region et aussi parce que j'aime ces mammiferes, voilà un article que j'ai trouvé interressant !
Certains voyageurs et quelques groupes ont déjà "découvert" KRATIE, qui a gardé une architecture et une ambiance de la période coloniale française.


Source: http://www.wildlifeextra.com/mekong-dolphins879.html
On y est enfin ...... !
Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....
Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......
Par Dina Nay et James A. Goldston*
Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie. Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères. Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales. Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille. Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question. Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure. Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent. Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice. Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions. Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense. Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent. En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu. Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.
* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.
Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....
Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......
Par Dina Nay et James A. Goldston*
Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie. Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères. Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales. Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille. Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question. Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure. Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent. Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice. Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions. Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense. Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent. En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu. Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.
* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.
bonjour à tous,
Dans le cadre de mon passage au Cambodge, je compte passer une journée à visiter les environs de Phnom penh : le camp de Choeung Ek (matin) l'île de la soie (Koh Dach) - déjeuner + après midi
Connaissez vous l'île de la soie ? est ce bien ? incontournable? Merci de vos avis 😉
Dans le cadre de mon passage au Cambodge, je compte passer une journée à visiter les environs de Phnom penh : le camp de Choeung Ek (matin) l'île de la soie (Koh Dach) - déjeuner + après midi
Connaissez vous l'île de la soie ? est ce bien ? incontournable? Merci de vos avis 😉
Hi everyone,
After letting our backpacks gather dust for several years, we’ve decided to set off on another adventure—this time as a family, with our 10- and 12-year-old kids! We’re planning a trip from mid-June to the end of July, with two stops: Cambodia (2 weeks) and Indonesia (4 weeks). But before diving into the details, we’ve got quite a few questions and doubts.
About Cambodia: We know this period is the rainy season. Is it really a good idea to go then? And if so, is it better to start with Cambodia and then move on to Indonesia, or does the order not matter from a climate perspective? Here are the activities and sites we’ve shortlisted: · The Mekong and Irrawaddy dolphins: do we actually have a chance of seeing them? · The Mondulkiri Project (elephant sanctuary): is this an ethical project? We want to avoid any form of animal exploitation. · The temples of Angkor: are 2 or 3 days enough to fully enjoy them? · Floating villages: where should we go for an authentic experience? Is it possible to spend the night there? · Hikes with waterfalls, lakes, etc.: are there any must-do treks? · And most importantly, what activities or sites would appeal to kids?
For Indonesia: We were there 15 years ago and loved our itinerary: Yogyakarta / Borobudur → Bromo → Kawah Ijen → Bali → Gili Trawangan. This time, we’re torn: · Retracing part of that route to share it with our kids (even if revisiting the same places isn’t super appealing), · Or exploring new regions. What’s almost certain is that we’d like to spend about two weeks in Raja Ampat. For the other two weeks, we’re undecided. We’re looking for kid-friendly ideas for places and activities, while avoiding too many connections for budget and environmental reasons. Since we’ll already see temples in Cambodia, we’d like to mix things up.
And finally… On our last trip to the region, we traveled without kids and went super free-spirited: only the round-trip tickets were booked, and we improvised the rest day by day without any major issues finding accommodation, food, or accessing the activities we’d spotted. Do you think this style of travel is still doable with two kids? Or has it become too risky or stressful? Are there regions where the "backpacker" approach is still possible, and others where it’s better to book in advance? And for certain activities or sites, is it recommended to hire guides?
Thanks in advance for your tips and experiences!
After letting our backpacks gather dust for several years, we’ve decided to set off on another adventure—this time as a family, with our 10- and 12-year-old kids! We’re planning a trip from mid-June to the end of July, with two stops: Cambodia (2 weeks) and Indonesia (4 weeks). But before diving into the details, we’ve got quite a few questions and doubts.
About Cambodia: We know this period is the rainy season. Is it really a good idea to go then? And if so, is it better to start with Cambodia and then move on to Indonesia, or does the order not matter from a climate perspective? Here are the activities and sites we’ve shortlisted: · The Mekong and Irrawaddy dolphins: do we actually have a chance of seeing them? · The Mondulkiri Project (elephant sanctuary): is this an ethical project? We want to avoid any form of animal exploitation. · The temples of Angkor: are 2 or 3 days enough to fully enjoy them? · Floating villages: where should we go for an authentic experience? Is it possible to spend the night there? · Hikes with waterfalls, lakes, etc.: are there any must-do treks? · And most importantly, what activities or sites would appeal to kids?
For Indonesia: We were there 15 years ago and loved our itinerary: Yogyakarta / Borobudur → Bromo → Kawah Ijen → Bali → Gili Trawangan. This time, we’re torn: · Retracing part of that route to share it with our kids (even if revisiting the same places isn’t super appealing), · Or exploring new regions. What’s almost certain is that we’d like to spend about two weeks in Raja Ampat. For the other two weeks, we’re undecided. We’re looking for kid-friendly ideas for places and activities, while avoiding too many connections for budget and environmental reasons. Since we’ll already see temples in Cambodia, we’d like to mix things up.
And finally… On our last trip to the region, we traveled without kids and went super free-spirited: only the round-trip tickets were booked, and we improvised the rest day by day without any major issues finding accommodation, food, or accessing the activities we’d spotted. Do you think this style of travel is still doable with two kids? Or has it become too risky or stressful? Are there regions where the "backpacker" approach is still possible, and others where it’s better to book in advance? And for certain activities or sites, is it recommended to hire guides?
Thanks in advance for your tips and experiences!
Attention mesdames et messieurs, dans un instant, on va (re)commencer.
Installez-vous dans votre fauteuil bien gentiment.
5, 4, 3, 2, 1, 0, partez, tous les projecteurs vont s'allumer,
Tout l'acteur va s'animer en même temps, et oui!!!! (merci Mr Fugain)
Aujourd'hui c'est jour de fête, devinez quoi, je célèbre mon 34ème printemps, et oui, 33 ans, ça nous rajeunit pas! Aujourd'hui, pas question que quoi que ce soit ne ternisse cette journée, je suis sur mon nuage. Et quoi de mieux pour fêter ça qu'une nouvelle journée de bus! J'aurais pû trainer mes guêtres encore 24 heures à Siem Reap mais j'ai déjà fait plus que le tour des alentours, sans compter que je ne connais personne dans le bled. C'est donc une nouvelle fois à l'aube que je suis tel l'escargot ma maison sur le dos, à l'attaque de la suite du parcours. Le temps de saluer l'aubergiste partageur de mon whisky et zou, m'y voilà! Dans le bus, j'ai de la place pour deux, j'ai l'impression en ce jour spécial d'être convoyé en limousine. En fermant les yeux et en y croyant bien fort, ça marche, je vous assure. Pas longtemps mais ça marche.
A l'intérieur, comme c'est une nouvelle fois un bus local, ils n'y sont pas nombreux, les gringos. Seul un français à l'accent reconnaissable entre mille quand il s'exprime dans la langue de Shakespeare se fait entendre. Il discute avec un allemand et tout le bus pourrait en profiter si les passagers avaient quelques notions d'anglais; le type braille ses expériences passées et remplit gentiment l'oreille de son interlocuteur. Durant l'heure qu'ils passent à converser ensemble, l'allemand se retrouve bloqué dans la position du mec qui pose les questions pendant que la franchouille se répend en explications. Et après une heure, l'allemand quitte le bus, dommage pour moi...
C'est donc à l'arrêt nourriture suivant que notre français se rend compte de notre présence conjointe dans le bus. Il se présente, c'est Jean-Pierre. Salut Jean-Pierre donc. Jean-Pierre est en vacances sans sa femme et prépare tout seul le voyage futur qu'il effectuera plus tard avec celle-ci. Et pendant ce temps là, madame doit tricoter des slips ou autre mais en tout cas, elle est pas là. Pendant toute la pause déjeuner, JP se raconte. Quand il mange, il se raconte. Quand il s'essuie la bouche, il se raconte.
JP habite l'ouest de la France. Il a été dans plus de 50 pays différents et j'ai l'impression que c'est la première chose qu'il dit dès qu'il rencontre quelqu'un sur son chemin. A ce niveau là, même s'il avait un cambodgien analphabète en face de lui, le pauvre y aurait quand même droit. JP parle aussi de son sîte internet dont j'ai oublié l'adresse et dont il est très fier (comme moi). Il y fait la description systématique de tous les restos et hotels qu'il visite et dans le chemin du retour au bus ne manque pas de prendre le restaurant en photo (pas comme moi). JP est plein d'anecdotes en tous genres, a la science infuse quite à remettre en question toutes les lois de l'univers. Pour JP, l'axe de rotation de la terre bouge avec le temps au point que l'équateur devient le pôle avant de redevenir l'équateur, bigre! Et quand JP développe une idée, c'est à prendre pour argent comptant, j'ai beau essayer d'en placer une, c'est à la limite de l'infaisabilité. Je suis dans la position de l'allemand et c'est pas un cadeau!! J'ai bien envie de dresser un rideau de fer entre lui et moi mais rien n'y fait!! JP explique sans honte à moi, le premier venu, que c'est un gros radin. Quand JP va au flunch en famille le week-end, il apporte nourriture et boissons parce que c'est moins cher. Quand JP va au Mc donald's en famille, il applique de re-chef la même méthode. JP c'est la reine des pinces, impossible de lui prendre quoi que ce soit quand il tient quelque chose entre ses gros doigts, même une miette, si c'est la sienne, c'est la sienne.
Au retour dans le bus, JP qui s'est pris d'affection pour moi, s'installe à côté de moi. Pas directement à côté, faut pas déconner, mais à portée de vue, suffisamment près en tout cas pour que ce soit le début de la fin... JP porte un short short, et malgré l'image qu'il rend déjà de lui, il commence à empiler les choses rédibitoires à mes yeux. JP, quand il porte son short dans le bus, se sent bien mieux lorsqu'il est assis les jambes écartées comme une danseuse étoile. Et du coin de l'oeil, je suis sûr que lorsque l'angle le permet, les bourses de JP s'offrent à la planète entière. Je ne peux le certifier car ce genre de point de vue n'est pas ma tasse de thé ou de quoi que ce soit d'autre mais je pense toucher la vérité du bout des doigts; c'est une image. JP en tout cas, si ce n'est pas vrai, pourra aisément me démentir car j'ai fait l'erreur de lui donner une de mes cartes de visite voyageuse à la valeur inestimable pour moi. JP a donc la couille exhibitionniste, carton rouge.
Pendant les quatre à cinq heures que dure la suite de la journée routière, JP ne me pose que deux à trois questions et quand cela se produit, ce n'est pas que JP a envie d'entendre une réponse, c'est juste pour étayer ce qu'il a à dire. Par exemple, il en vient à me demander combien de temps je compte voyager, et quand je lui sors la douce vérité (2 ans), il ne relève pas et poursuit son laïus. Et merde... Caramba, encore raté!!!! Carton rouge.
Nouvelle chose rédibitoire et première sur mon podium du coeur, alors que JP me perd dans ses histoires, je relève un vocabulaire outrageusement raciste. Au milieu du verbiage, mon oreille interne frémit à l'écoute du mot "bougnoule". Carton rouge!!!!!!!!!!!!!!!!!! C'est là que je reprends la parole juste pour lui dire que ses vilains mots, il peut se les carrer où je pense et que si ça reviens dans la conversation à sens unique, je lui remonte ses pendantes jusqu'à la glotte. Ca refroidit un temps l'animal mais pas assez pour faire de lui un fan du mime Marceau, il repart dans son monologue. Et pendant ce temps, je vois venir la ville de Kratie arriver, et le fait que je vais me coltiner l'intolérable intolérant pendant tout mon séjour ici. Et merde... Seulement, comme je le disais, aujourd'hui c'est mon jour et, même si la vérité n'est pas belle à entendre, je prépare mon petit discours visant à lui dire qu'anniversaire ou pas, la route partagée aujourd'hui restera sans suite, en restant poli comme on m'a appris chez les bonnes soeurs.
Kratie arrive donc. Je retrouve à cette occasion le Mékong que j'avais laissé avec Madro à Phnom Pen, et aujourd'hui, comme on arrive peu avant 18h, le coucher de soleil sur le fleuve est un répit bien mérité et quelques grammes de beauté face à cette insulte à mon pays multiculturel de nature.
Arrive donc le moment des aux-revoirs avec JP. Alors que le bus s'arrête, nous sommes quelque peu entourés par des p'tits gars en mobylette qui veulent nous engrainer à rejoindre leur hotel. Circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles; je ne réfléchis même pas et cède au premier venu pour peu qu'il m'emmène loin de JP. En deux temps trois mouvements, je suis à l'arrière de la bécane vers l'hotel choisi face à la majestueuse rivière. En chemin, je précise bien à mon jeune chauffeur complice que si JP, que je lui ai montré, se pointe, l'hotel est plein. Je sais que ce n'est pas très fairplay ou très sympathique, mais je n'ai même pas eu le temps de rembarrer JP et j'ai bien droit à un cadeau d'anniversaire quand même!!! Ce sera ma tranquilité de corps et d'esprit.
La fin de journée sera bien calme volontairement; de toute façon à Kratie, c'est pas la capitale de la disco mobile. Un tour sur internet pour vous guêter nerveusement et je mets la viande dans le trochon. Bonne nuit, et JP, salut l'artiste!!
Le lendemain, on remet les compteurs à zéro et il est temps que je me reconcentre sur ce que je suis venu faire ici. Kratie, qui est donc sur le Mékong, héberge à quelques kilomètres une colonie de dauphins d'eau douce en voie d'extinction. C'est donc l'occasion de leur rendre visite tant qu'il est temps. Je me dégote donc un motocycliste pour me faire faire le tour du proprio avec avant les dauphins la visite des incontournables locaux.
On commence par un temple auquel on accède en montant quelques centaines de marches. Je pourrais m'en plaindre compte tenu de la chaleur et de l'effort à consentir mais depuis le Népal, chaque rangée de marche n'est plus qu'une bouchée de pain à gober. Depuis là-haut, le paysage est à tomber, le fleuve coulant lentement à ses pieds. C'est l'occasion de sêcher un ptit peu avant la suite...
La suite justement, c'est une série de longue paillottes sur pilotis enjambant le Mékong. C'est le rendez-vous des week-end festifs et nautiques pour les locaux mais comme on est mardi, l'endroit est quasi-désert à l'exception de quelques cambodgiens qui s'ébattent dans l'eau. Je ne pouvais logiquement pas rater l'occasion d'une première baignade fluviale pour mon grand bonheur et pour celui des locaux avec qui je sympathise. L'eau est calme et les hamacs profonds à ma sortie de l'eau. JP est déjà loin, la zénitude reprend ses droits. Forcément...
A l'issue, il est alors temps de rendre visite aux cétacés. Je grimpe donc sur un bateau dont le moteur ne sera jamais allumé. Les locaux ayant compris que les dauphins étaient une source de revenus constants, tout est fait en sorte pour que rien ne perturbe leur tranquilité. Le batelier manoeuvre doucement à la rame et comme il me l'avait promis, les dauphins sont là. Difficile de les voir au premier abord, plus ça va et plus je m'aguerris. Ils doivent être une vingtaine en tout et même s'ils ne s'approchent jamais du bateau ne serait-ce que par curiosité ou pour dire bonjour, chaque fois qu'on voit une nageoire dorsale sortir de l'eau, c'est les frissons qui me gagnent. Ma présence ici dure deux heures jusqu'à ce que le noir gagne le ciel, que le coucher de soleil s'évapore, suffisamment longtemps pour que je sois plus que rassasié des dauphins. En effet, je tire au maximum la possibilité de rester sur le bateau à la grande surprise du batelier plus habitué d'après ses dires, à des visites éclaires de moins d'une heure.
Le soir même, je retourne sur internet vous faire à tous une grosse bise et des tonnes de remerciements en réponse à tous les mails reçus la veille. J'en profite ici pour les réitérer. Merci!!!!!! Ca fait bien chaud au coeur quand on est perché à des milliers de kilomètres de tous les êtres chers. Ca compense aussi le froid glacial qui me saisi lorsque JP passe devant la GH dans laquelle je pianotte. Heureusement, il ne fait que passé...
Une fois fini, il est temps de réfléchir à la suite des évènements. Je dispose encore d'une semaine dans le pays au regard de mon visa et au regard de l'emploi du temps de Steve qui doit me rejoindre au sud Laos depuis Bangkok. Deux options s'offrent à moi, deux provinces. Je suis hésitant au possible car les deux possibilités recèlent de trésor. Je suis tellement perplexe que, au final, je ne vois d'autre alternative que de lancer la pièce pour savoir quel billet de bus acheter. Je vais donc partir vers le Ratanakiri le lendemain. C'est la région la plus isolée du pays, frontalière avec le Laos. Je prends donc mon billet et retourne sur le champ sur internet pour finir mes petites affaires. Et là, coup de théatre!!! Je reçois en direct un message de Steve m'indiquant qu'il est libre plus tôt que prévu et qu'on peut se retrouver sous quelques jours. Et merde, tant pis pour le Ratanakikri et son nom à consonnance malgache. Ce sera pour une autre fois, j'y étais presque. Mais je suis tellement impatient de retrouver une tête familière avec qui je peux employer un ton encore plus familier que le Laos, c'est finalement pour le lendemain. Je change donc mon billet et fais chauffer mon passeport. Laos nous voilà, et comme on dit dans les manifs, "sers les fesses, on arrive à toute vitesse"!!!!!!!
Aujourd'hui c'est jour de fête, devinez quoi, je célèbre mon 34ème printemps, et oui, 33 ans, ça nous rajeunit pas! Aujourd'hui, pas question que quoi que ce soit ne ternisse cette journée, je suis sur mon nuage. Et quoi de mieux pour fêter ça qu'une nouvelle journée de bus! J'aurais pû trainer mes guêtres encore 24 heures à Siem Reap mais j'ai déjà fait plus que le tour des alentours, sans compter que je ne connais personne dans le bled. C'est donc une nouvelle fois à l'aube que je suis tel l'escargot ma maison sur le dos, à l'attaque de la suite du parcours. Le temps de saluer l'aubergiste partageur de mon whisky et zou, m'y voilà! Dans le bus, j'ai de la place pour deux, j'ai l'impression en ce jour spécial d'être convoyé en limousine. En fermant les yeux et en y croyant bien fort, ça marche, je vous assure. Pas longtemps mais ça marche.
A l'intérieur, comme c'est une nouvelle fois un bus local, ils n'y sont pas nombreux, les gringos. Seul un français à l'accent reconnaissable entre mille quand il s'exprime dans la langue de Shakespeare se fait entendre. Il discute avec un allemand et tout le bus pourrait en profiter si les passagers avaient quelques notions d'anglais; le type braille ses expériences passées et remplit gentiment l'oreille de son interlocuteur. Durant l'heure qu'ils passent à converser ensemble, l'allemand se retrouve bloqué dans la position du mec qui pose les questions pendant que la franchouille se répend en explications. Et après une heure, l'allemand quitte le bus, dommage pour moi...
C'est donc à l'arrêt nourriture suivant que notre français se rend compte de notre présence conjointe dans le bus. Il se présente, c'est Jean-Pierre. Salut Jean-Pierre donc. Jean-Pierre est en vacances sans sa femme et prépare tout seul le voyage futur qu'il effectuera plus tard avec celle-ci. Et pendant ce temps là, madame doit tricoter des slips ou autre mais en tout cas, elle est pas là. Pendant toute la pause déjeuner, JP se raconte. Quand il mange, il se raconte. Quand il s'essuie la bouche, il se raconte.
JP habite l'ouest de la France. Il a été dans plus de 50 pays différents et j'ai l'impression que c'est la première chose qu'il dit dès qu'il rencontre quelqu'un sur son chemin. A ce niveau là, même s'il avait un cambodgien analphabète en face de lui, le pauvre y aurait quand même droit. JP parle aussi de son sîte internet dont j'ai oublié l'adresse et dont il est très fier (comme moi). Il y fait la description systématique de tous les restos et hotels qu'il visite et dans le chemin du retour au bus ne manque pas de prendre le restaurant en photo (pas comme moi). JP est plein d'anecdotes en tous genres, a la science infuse quite à remettre en question toutes les lois de l'univers. Pour JP, l'axe de rotation de la terre bouge avec le temps au point que l'équateur devient le pôle avant de redevenir l'équateur, bigre! Et quand JP développe une idée, c'est à prendre pour argent comptant, j'ai beau essayer d'en placer une, c'est à la limite de l'infaisabilité. Je suis dans la position de l'allemand et c'est pas un cadeau!! J'ai bien envie de dresser un rideau de fer entre lui et moi mais rien n'y fait!! JP explique sans honte à moi, le premier venu, que c'est un gros radin. Quand JP va au flunch en famille le week-end, il apporte nourriture et boissons parce que c'est moins cher. Quand JP va au Mc donald's en famille, il applique de re-chef la même méthode. JP c'est la reine des pinces, impossible de lui prendre quoi que ce soit quand il tient quelque chose entre ses gros doigts, même une miette, si c'est la sienne, c'est la sienne.
Au retour dans le bus, JP qui s'est pris d'affection pour moi, s'installe à côté de moi. Pas directement à côté, faut pas déconner, mais à portée de vue, suffisamment près en tout cas pour que ce soit le début de la fin... JP porte un short short, et malgré l'image qu'il rend déjà de lui, il commence à empiler les choses rédibitoires à mes yeux. JP, quand il porte son short dans le bus, se sent bien mieux lorsqu'il est assis les jambes écartées comme une danseuse étoile. Et du coin de l'oeil, je suis sûr que lorsque l'angle le permet, les bourses de JP s'offrent à la planète entière. Je ne peux le certifier car ce genre de point de vue n'est pas ma tasse de thé ou de quoi que ce soit d'autre mais je pense toucher la vérité du bout des doigts; c'est une image. JP en tout cas, si ce n'est pas vrai, pourra aisément me démentir car j'ai fait l'erreur de lui donner une de mes cartes de visite voyageuse à la valeur inestimable pour moi. JP a donc la couille exhibitionniste, carton rouge.
Pendant les quatre à cinq heures que dure la suite de la journée routière, JP ne me pose que deux à trois questions et quand cela se produit, ce n'est pas que JP a envie d'entendre une réponse, c'est juste pour étayer ce qu'il a à dire. Par exemple, il en vient à me demander combien de temps je compte voyager, et quand je lui sors la douce vérité (2 ans), il ne relève pas et poursuit son laïus. Et merde... Caramba, encore raté!!!! Carton rouge.
Nouvelle chose rédibitoire et première sur mon podium du coeur, alors que JP me perd dans ses histoires, je relève un vocabulaire outrageusement raciste. Au milieu du verbiage, mon oreille interne frémit à l'écoute du mot "bougnoule". Carton rouge!!!!!!!!!!!!!!!!!! C'est là que je reprends la parole juste pour lui dire que ses vilains mots, il peut se les carrer où je pense et que si ça reviens dans la conversation à sens unique, je lui remonte ses pendantes jusqu'à la glotte. Ca refroidit un temps l'animal mais pas assez pour faire de lui un fan du mime Marceau, il repart dans son monologue. Et pendant ce temps, je vois venir la ville de Kratie arriver, et le fait que je vais me coltiner l'intolérable intolérant pendant tout mon séjour ici. Et merde... Seulement, comme je le disais, aujourd'hui c'est mon jour et, même si la vérité n'est pas belle à entendre, je prépare mon petit discours visant à lui dire qu'anniversaire ou pas, la route partagée aujourd'hui restera sans suite, en restant poli comme on m'a appris chez les bonnes soeurs.
Kratie arrive donc. Je retrouve à cette occasion le Mékong que j'avais laissé avec Madro à Phnom Pen, et aujourd'hui, comme on arrive peu avant 18h, le coucher de soleil sur le fleuve est un répit bien mérité et quelques grammes de beauté face à cette insulte à mon pays multiculturel de nature.
Arrive donc le moment des aux-revoirs avec JP. Alors que le bus s'arrête, nous sommes quelque peu entourés par des p'tits gars en mobylette qui veulent nous engrainer à rejoindre leur hotel. Circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles; je ne réfléchis même pas et cède au premier venu pour peu qu'il m'emmène loin de JP. En deux temps trois mouvements, je suis à l'arrière de la bécane vers l'hotel choisi face à la majestueuse rivière. En chemin, je précise bien à mon jeune chauffeur complice que si JP, que je lui ai montré, se pointe, l'hotel est plein. Je sais que ce n'est pas très fairplay ou très sympathique, mais je n'ai même pas eu le temps de rembarrer JP et j'ai bien droit à un cadeau d'anniversaire quand même!!! Ce sera ma tranquilité de corps et d'esprit.
La fin de journée sera bien calme volontairement; de toute façon à Kratie, c'est pas la capitale de la disco mobile. Un tour sur internet pour vous guêter nerveusement et je mets la viande dans le trochon. Bonne nuit, et JP, salut l'artiste!!
Le lendemain, on remet les compteurs à zéro et il est temps que je me reconcentre sur ce que je suis venu faire ici. Kratie, qui est donc sur le Mékong, héberge à quelques kilomètres une colonie de dauphins d'eau douce en voie d'extinction. C'est donc l'occasion de leur rendre visite tant qu'il est temps. Je me dégote donc un motocycliste pour me faire faire le tour du proprio avec avant les dauphins la visite des incontournables locaux.
On commence par un temple auquel on accède en montant quelques centaines de marches. Je pourrais m'en plaindre compte tenu de la chaleur et de l'effort à consentir mais depuis le Népal, chaque rangée de marche n'est plus qu'une bouchée de pain à gober. Depuis là-haut, le paysage est à tomber, le fleuve coulant lentement à ses pieds. C'est l'occasion de sêcher un ptit peu avant la suite...
La suite justement, c'est une série de longue paillottes sur pilotis enjambant le Mékong. C'est le rendez-vous des week-end festifs et nautiques pour les locaux mais comme on est mardi, l'endroit est quasi-désert à l'exception de quelques cambodgiens qui s'ébattent dans l'eau. Je ne pouvais logiquement pas rater l'occasion d'une première baignade fluviale pour mon grand bonheur et pour celui des locaux avec qui je sympathise. L'eau est calme et les hamacs profonds à ma sortie de l'eau. JP est déjà loin, la zénitude reprend ses droits. Forcément...
A l'issue, il est alors temps de rendre visite aux cétacés. Je grimpe donc sur un bateau dont le moteur ne sera jamais allumé. Les locaux ayant compris que les dauphins étaient une source de revenus constants, tout est fait en sorte pour que rien ne perturbe leur tranquilité. Le batelier manoeuvre doucement à la rame et comme il me l'avait promis, les dauphins sont là. Difficile de les voir au premier abord, plus ça va et plus je m'aguerris. Ils doivent être une vingtaine en tout et même s'ils ne s'approchent jamais du bateau ne serait-ce que par curiosité ou pour dire bonjour, chaque fois qu'on voit une nageoire dorsale sortir de l'eau, c'est les frissons qui me gagnent. Ma présence ici dure deux heures jusqu'à ce que le noir gagne le ciel, que le coucher de soleil s'évapore, suffisamment longtemps pour que je sois plus que rassasié des dauphins. En effet, je tire au maximum la possibilité de rester sur le bateau à la grande surprise du batelier plus habitué d'après ses dires, à des visites éclaires de moins d'une heure.
Le soir même, je retourne sur internet vous faire à tous une grosse bise et des tonnes de remerciements en réponse à tous les mails reçus la veille. J'en profite ici pour les réitérer. Merci!!!!!! Ca fait bien chaud au coeur quand on est perché à des milliers de kilomètres de tous les êtres chers. Ca compense aussi le froid glacial qui me saisi lorsque JP passe devant la GH dans laquelle je pianotte. Heureusement, il ne fait que passé...
Une fois fini, il est temps de réfléchir à la suite des évènements. Je dispose encore d'une semaine dans le pays au regard de mon visa et au regard de l'emploi du temps de Steve qui doit me rejoindre au sud Laos depuis Bangkok. Deux options s'offrent à moi, deux provinces. Je suis hésitant au possible car les deux possibilités recèlent de trésor. Je suis tellement perplexe que, au final, je ne vois d'autre alternative que de lancer la pièce pour savoir quel billet de bus acheter. Je vais donc partir vers le Ratanakiri le lendemain. C'est la région la plus isolée du pays, frontalière avec le Laos. Je prends donc mon billet et retourne sur le champ sur internet pour finir mes petites affaires. Et là, coup de théatre!!! Je reçois en direct un message de Steve m'indiquant qu'il est libre plus tôt que prévu et qu'on peut se retrouver sous quelques jours. Et merde, tant pis pour le Ratanakikri et son nom à consonnance malgache. Ce sera pour une autre fois, j'y étais presque. Mais je suis tellement impatient de retrouver une tête familière avec qui je peux employer un ton encore plus familier que le Laos, c'est finalement pour le lendemain. Je change donc mon billet et fais chauffer mon passeport. Laos nous voilà, et comme on dit dans les manifs, "sers les fesses, on arrive à toute vitesse"!!!!!!!
Etant a Phnom Penh le 2 janvier, qui connait un taxi, serieux et sympa qui pourrait nous amener dans le Ratanakiri ? Et qui pourrait eventuellement nous ramener le 8 a Phnom Penh ? A moins que vous en connaissiez un a Banlung avec qui on redescendrait ?
Si oui, merci de me laisser ses coordonnees.
Ou vaut-il mieux prendre le bus en faisant un stop a Kratie ?
Merci pour vos reponses.
Ou vaut-il mieux prendre le bus en faisant un stop a Kratie ?
Merci pour vos reponses.
Bonjour
Cela fera dans quelques temps 3 mois que je suis en Thaïlande ( 2 mois visa touristiques + 1 mois extention ). Je veut y rester 1 mois supplémentaire pour faire au total 4 mois.
Je doit donc allez dans un pays voisin. Je compte tant qu'à faire y consacrer 3,4 jours histoire de visiter un peu, notre choix se fait entre le laos et le Cambodge, difficile de choisir.
Je sais que pour les 2 je doit payer environ 30 dollar ( pour ma femme qui est thaï c'est bien gratuit si j'ai compris ?).
Si notre choix se porte sur le Cambodge, j'aurai voulu des conseils, peut t'on par exemple rester 1 nuit sur poipet et pourquoi pas profiter des nombreux casinos, si vous avez des retours par rapport à sa je suis preneur.
Et 2 3 nuit sur siem reap pour Angkor sachant qu'on ne prendrais le pass que de 1 journée, ayant budget limitée, il y'a d'autre choses à voir aux alentours hormis angkor ?
1. Je voit que c'était internet mais que l'on peut trouver maintenant des magasins pour pouvoir louer un scooter, j'aimerai bien qu'on soit autonome et faire de soit même la journée sut angkor, que pensez vous, commencez très tôt le matin vers 6h pour être un oeu tranquille.
2.en revenant en Thaïlande, j'aurai bien à nouveau + 30 jours après mon jour d'entré ?
Merci bien 😊
Cela fera dans quelques temps 3 mois que je suis en Thaïlande ( 2 mois visa touristiques + 1 mois extention ). Je veut y rester 1 mois supplémentaire pour faire au total 4 mois.
Je doit donc allez dans un pays voisin. Je compte tant qu'à faire y consacrer 3,4 jours histoire de visiter un peu, notre choix se fait entre le laos et le Cambodge, difficile de choisir.
Je sais que pour les 2 je doit payer environ 30 dollar ( pour ma femme qui est thaï c'est bien gratuit si j'ai compris ?).
Si notre choix se porte sur le Cambodge, j'aurai voulu des conseils, peut t'on par exemple rester 1 nuit sur poipet et pourquoi pas profiter des nombreux casinos, si vous avez des retours par rapport à sa je suis preneur.
Et 2 3 nuit sur siem reap pour Angkor sachant qu'on ne prendrais le pass que de 1 journée, ayant budget limitée, il y'a d'autre choses à voir aux alentours hormis angkor ?
1. Je voit que c'était internet mais que l'on peut trouver maintenant des magasins pour pouvoir louer un scooter, j'aimerai bien qu'on soit autonome et faire de soit même la journée sut angkor, que pensez vous, commencez très tôt le matin vers 6h pour être un oeu tranquille.
2.en revenant en Thaïlande, j'aurai bien à nouveau + 30 jours après mon jour d'entré ?
Merci bien 😊
Bonjour!
J'aimerais savoir si l'ambassade du Cambodge à Paris est ouverte Lundi 13/08 (Lundi qui vient) et ses horaires d'ouvertures (pas moyen de trouver un site de l'ambassade sur intenet )
Et aussi combien de temps cela prend pour obtenir un visa, sachant que je dois l'avoir le jour même??
Merci d'avance
J'aimerais savoir si l'ambassade du Cambodge à Paris est ouverte Lundi 13/08 (Lundi qui vient) et ses horaires d'ouvertures (pas moyen de trouver un site de l'ambassade sur intenet )
Et aussi combien de temps cela prend pour obtenir un visa, sachant que je dois l'avoir le jour même??
Merci d'avance
Voici le compte rendu d’un voyage effectué du 12 au 25 février 2016. Il s’agit d’un circuit proposé par un tour opérateur (« premiers regards Thaïlande et Cambodge ») qui permet de visiter la Thaïlande et un petit peu le Cambodge. Ce compte rendu a pour but de donner quelques précisions sur ce circuit et aussi d’aider ceux qui souhaitent voyager seuls en version sac à dos. Nos commentaires ne concernent que notre expérience et n’engagent que nous. Pour chaque jour, vous trouverez le programme annoncé par l’agence de voyage puis nos commentaires.
Ce circuit (pour la partie thaïlandaise) est en vente chez de nombreux voyagistes, puis au final, le correspondant local associe les différents voyagistes pour former un ou plusieurs groupes. Concrètement nous étions un groupe de 24 personnes francophones (Canada, Belgique, France…) et chacun a acheté son voyage chez un voyagiste différent, les vols sont donc à des horaires différents. Un correspondant local francophone (ou presque !) vous attend à l’extérieur de l’aéroport (à vous de le trouver parmi tous les tours opérateurs présents dans des zones réservées à chaque sortie. Pour nous c’était la sortie C et la personne avait un petit écriteau avec notre nom), puis il vous emmène jusqu’à votre hôtel. Concernant la fin du séjour certains avaient opté pour du balnéaire (Pattaya, Phuket), d’autres pour une visite du nord de la Thaïlande, et enfin nous pour le Cambodge ! Nous pensions rejoindre un autre groupe arrivé au Cambodge et finalement nous nous sommes retrouvés tous les deux avec un super guide et un chauffeur, c’était parfait…
Voici le détail du programme :
🙂Jour 1 : Bangkok Journée de découverte de la capitale qui commence par un trajet en métro aérien suivi par une balade en bateau-taxi sur le Chao Praya pour débarquer à Tha Tien. Visite du Palais Royal avec le fameux Wat Phra Keo ou temple Bouddha d’Emeraude, trésor national et prouesse de l’art thaïlandais et continuation avec le Wat Po, le plus grand et le plus ancien des temples bouddhiques de la ville. Dégustation de Kai Kratiem, poulet frit à l’ail avec une sauce soja. Déjeuner au bord de la rivière. Découverte du quartier chinois de Yaowarat, le plus vieux de la ville, dominé par la couleur rouge et du marché aux fleurs.
Arrivée la veille à 21h30 à l’hôtel nous sommes les derniers à rejoindre le groupe. Petit déjeuner rapide, copieux et varié, sans doute le meilleur de tout le circuit. Le matin nous montons tous dans le bus et là nous découvrons que certains viennent de la Réunion, d’autre de Belgique… C’est la première approche ! Nous prenons le métro aérien puis le bateau puis nous arrivons au palais royal. Et zut il manque 4 personnes qui sont finalement restées à bord du bateau… En fait le guide ne nous a jamais comptés entre l’hôtel et le palais royal, et sachant que lorsqu’il descend (du train, du bateau ou du bus), il marche sans attendre personne… Bref ! Les palais sont vraiment magnifiques et mériteraient qu’on s’y attarde davantage. Vers 14h nous avons mangé dans un buffet pour européen, vraiment pas terrible… C’est le début d’une semaine de dessert « ananas, pastèque, fruit du dragon », au moins c’est bon pour la santé. Après le déjeuner, nous avons traversé le quartier chinois à toute vitesse, certaines personnes ont demandé à ce que le guide ralentisse ou qu’il nous donne du temps libre, il n’a pas voulu. Il ne fallait pas avoir envie de faire du shopping… Le marché aux fleurs a été traversé à la même vitesse ! A 16h nous étions à l’hôtel Ibis Sathorn. En fait le guide nous a fait courir toute la journée pour pouvoir faire un tour de barque (en supplément !) avec quelques personnes du groupe. Finalement nous sommes ressortis de l’hôtel et nous avons marché jusqu’au parc Lumpini à 20 minutes à pied. Petite astuce pour traverser la route : utiliser les couloirs du métro depuis la station Lumpini. C’est un grand parc où les locaux viennent courir, faire du sport, écouter de la musique en plein air (très beau concert ce jour-là). Nous avons pu voir des varans, des tortues, des carpes énormes… et des familles faire du pédalo sur des espèces de cygnes géants ! Retour à l’hôtel pour 19h30 pour diner. Repas correct, fait pour des européens mais bon quand même. Après le repas nous sommes ressortis nous promener le long de la grande rue, nous avons vu un petit marché dans un marché très populaire. Vers 22h nous avons été mangé dans un petit restaurant en face de l’hôtel, juste des nems et une salade de papaye histoire de quitter les repas européens… Au seven eleven juste à côté (épicerie) nous avons acheté des bouteilles d’eau en quantité et une glace histoire de finir la soirée en douceur. Dans le bus le chauffeur vend de l’eau fraiche (petite bouteille) à 10bath, ce n’est pas cher car en moyenne c’est 40 bath au restaurant. Une grand bouteille à l’épicerie d’1,5 litre est vendue 13 bath. Chambre propre, pas loin du standing d’un Ibis en France, un grand lit, une salle de bain un peu ancienne. Côté dégustation promise dans le circuit, on attend toujours le poulet frit à l’ail…
Bilan de la journée : beaucoup de belles choses mais à un rythme de visite souvent trop rapide. Heureusement qu’on a terminé la journée par du temps libre histoire de se poser un peu.
🙂Jour 2 : Damnoen Saduak et Kanchanaburi (190km, 3h) Sur la route de Damnoen Saduak, arrêt dans une fabrique d’extraction de sucre de noix de coco. Damnoen Saduak est réputée pour son marché flottant où les embarcations offrent à la vue, un choix multicolore de fruits et de légumes. Continuation vers Kanchanaburi pour un arrêt au cimetière des Alliés où sont enterrés des milliers de prisonniers durant la seconde guerre mondiale. Dégustation de Kaeng Kai Baan, curry de poulet. Promenade à bord d’un petit train tortillard sur une partie de la ligne de chemin de fer « de la Mort », qui offre des paysages magnifiques. Nuit à l’hôtel.
A notre gout, la journée la plus nulle du circuit… Côté fabrique de noix de coco, c’est le guide qui fait l’explication très succincte puis grand temps libre pour faire du shopping « made in china ». Le marché flottant : on cherche encore les barques de fruits et légumes, elles sont toutes remplacées par des barques vendant des sacs, des chapeaux… qu’on retrouvera tout au long de notre circuit thaïlandais. Il n’y a plus rien d’authentique dans ce marché ! Le petit train est franchement un attrape touristes : il y a une grotte avec un temple à l’intérieur (mais le guide nous l’a dit trop tard donc personne ne l’a vu correctement) quelques minutes après le départ puis on passe au-dessus d’une falaise (mais qu’on ne voit pas puisqu’on est dans le train !)… puis on observe des champs de maniocs, c’est joli mais vu le nombre d’heures de bus on s’attend à mieux. Concernant le pont de la rivière Kwai, si on est terre à terre, c’est un pont en métal où passent trois trains par jour, aucun rapport avec le film (ni l’endroit ni le type de pont). Rien d’extravagant…. Seul point positif de cette journée : la piscine de l’hôtel ! Nous avons séjourné à l’hôtel PUNG WAAN YAI à Kanchanaburi. Il est situé au milieu de nulle part, n’espérez pas sortir de l’hôtel par vos propres moyens. Côté chambre, deux lits séparés, à peu près propre, une climatisation bruyante mais supportable, décoration plutôt mexicaine qui fait bizarre mais on s’y fait. Le buffet du soir a été très bon, du poisson sauce aigre douce excellent et des frites pour les moins courageux. Le déjeuner buffet de midi était bon, au bord de l’eau c’était sympathique et propre
Bilan de la journée : journée inutile ! Et toujours pas de dégustation…
🙂Jour 3 : Ayutthaya, Lopburi et Phitsanuloke (380km, 5h) Départ pour Ayutthaya*, posée sur le fleuve Chao Phraya et ancienne capitale du Royaume du Siam. Visite du Wat PhraMpongkhon Bophit qui abrite le plus grand Bouddha de bronze du pays ; du Wat Phra Si Sanphet, ancien temple royal et le Wat Lokaya et son Bouddha couché dont la longueur atteint 42 mètres. Dégustation de Pad Thai, nouilles sautées accompagnées de soja, crevettes séchées et sauce de poisson. A Lopburi, découverte du Wat Phra Prang Sam Yod, aussi appelé temple des Singes Sacrés. Arrivée à Phitsanuloke en fin de journée. En option : promenade nocturne en cyclo-pousse et dégustation (facultative) d’insectes grillés (environ 500 Thb/pers., à régler sur place). Nuit à l’hôtel.
Après un petit déjeuner très peu garni en version sucré (version salé correcte) nous avons pris la route. Petit arrêt pour voir des rizières (à la demande d’une personne du groupe, un grand merci à elle, je pense qu’elle se reconnaitra !) puis arrêt « rat grillé » nous sommes finalement arrivés à Ayutthaya. De passage, un an après, jour pour jour, nous avions peur de revoir certains temples visités l’an passé et nous avons eu une belle surprise car nous avons découvert d’autres temples. Les trois temples sont vraiment beaux et différents. Nous avons traversé un petit marché local pour visiter l’un d’entre eux et pour une fois c’était vraiment des choses cuisinés sur place. Le midi nous avons mangé dans un buffet (un de plus…), vraiment pas terrible. Après le repas nous avons découvert le temple des singes sacrés, c’est un beau bâtiment et le fait qu’il soit habité par les primates renforce un peu son charme. Attention, les singes volent les lunettes de soleil, les casquettes, sautent sur les sacs à dos… Puis nous sommes remontés dans le bus pour une longue après-midi de trajet. Arrivés à Phitsanuloke nous avons acheté l’option cyclopousse, sans regret, c’était sympa comme mode de transport et aussi pour la découverte des insectes et du marché alimentaire. Le deuxième marché est un lieu de vente de vêtements démodés, franchement peu intéressant. Retour à l’hôtel Mayflower. Tellement peu motivé par le buffet qu’on a été mangé au restaurant d’en face avec d’autres personnes, on était une dizaine. Le restaurant était vraiment super bon, excellent nems et poulet aux noix de cajou, seul bémol ils n’avaient plus de riz pour un des plats… (c’est vraiment histoire de trouver un défaut!) Côté chambre, deux lits séparés, propre, un peu vieillot, climatisation un peu bruyante.
Bilan de la journée : Belle journée même si le temps de trajet en bus est long ! Très bonne soirée.
🙂Jour 4 : Sukhotai, Chang Mai (380km, 5h) Visite (à vélo ou à pied) de l’ancienne ville de Sukhothai*, 1ère capitale du Siam, fondée au 13e siècle. Ses anciens vestiges historiques disséminés dans un grand parc donnent une bonne idée de la prestance et du faste de l’époque. Dégustation de Tom Kha Kai, soupe de poulet au lait de coco, aromatisée à la citronnelle. Route vers Chiang Mai et installation à l’hôtel pour 2 nuits.
Petit déjeuner rapide, version sucré pas vraiment terrible (superbe chocolat à l’eau plutôt qu’au lait… !). Version salée correcte. En route pour Sukhotai… Très belles ruines mais visitées la aussi à une vitesse excessive… Sur le site il y a des vélos, cela aurait sans doute était une bonne idée de les emprunter pour pouvoir voir plus de choses, ou au moins en laisser la possibilité à ceux qui souhaitent le faire. Petit temps libre à la fin de la visité appréciable (20 minutes, ce n’est pas énorme mais c’est déjà ça !). Le reste de la journée : bus et encore bus ! Une bonne surprise pour le repas, un buffet (et oui encore !) mais plutôt bon dans l’ensemble et surtout dans un environnement sympa en plein air. Arrivée à Chang Mai vers 17h. Certains sont partis se faire masser pendant 2h (en option). Nous avons déambulé dans le marché pas loin de notre hôtel Holiday garden puis dans celui près du centre commercial puis dans le centre commercial en lui-même. Après avoir été au buffet de l’hôtel pour tester nous avons été mangé dans le petit marché pas loin du centre commercial et c’était bien plus sympa et bien meilleur surtout….A 25 centimes d’euro (10 bath) la brochette de poulet mariné avec des morceaux d’ananas, d’oignon, de poivron, on ne se prive pas. Le buffet de l’hôtel était vraiment médiocre. J’allais oublier, entre Sukhotaï et Chang mai nous nous sommes arrêtés dans une source d’eau chaude, arrêt agréable pour se dégourdir les jambes même si finalement la source était à peine tiède… En parlant d’eau, à l’hôtel, la salle de bain était dans un état pitoyable, une odeur d’urine et de renfermé, les joints moisis…
Bilan de la journée : Encore une belle journée mais avec toujours beaucoup de bus.
🙂Jour 5 : Chang Mai Lever très matinal pour observer la cérémonie des offrandes aux moines. Visite du Doi Suthep, l’un des plus grands sanctuaires bouddhistes du pays et site sacré pour le peuple thaï. La légende veut qu’un éléphant blanc, porteur de reliques, viennent mourir sur cette colline. Le roi Kuena fit enterrer les reliques et construire le temple. Dégustation de Samg Som, boisson nationale. Découverte du centre d’artisanat avec une fabrique d’ombrelles, de laque et de soie. Dîner-spectacle Kantoke. En option : massage thaï (2 heures – séance collective) (environ 900 Thb/pers. à régler sur place).
Lever matinal pour aller faire les offrandes aux moines, un peu déçu car on s’attendait à voir défiler des dizaines et des dizaines de moines et en fait on en voit un petit groupe de 4 puis de deux et encore deux… Joli quand même. Le sanctuaire en haut de la colline est vraiment beau et pour une fois on a eu du temps pour le voir sans courir ! Nous avons passé la fin de la matinée puis une bonne partie de l’après-midi à visiter des fabriques (10 minutes d’explication en encore je suis optimiste puis 20 minutes de shopping en moyenne…). Il y en a pour tous les gouts : les pierres précieuses, la laque (belle explication !), le travail de la soie, le travail de l’argent, les ombrelles. Et j’oublie la boutique de jade… Quand les explications sont présentes et correctes cela reste instructif mais la plupart du temps les explications sont bâclées en 2 minutes puis on vous invite gentiment à déambuler 25 minutes dans la boutique… Finalement retour à Chang Mai pour 17h et là nous sommes partis à la recherche d’un massage avec un autre couple… Après de longues minutes de marche, on a enfin trouvé un salon mais on ne pouvait pas nous prendre, bref, on a fini par se manger une bonne glace dans un centre commercial puis rentrer à l’hôtel en taxi collectif. Apéro à l’hôtel avec la boisson nationale qu’on a pu découvrir en étant plusieurs à insister auprès du guide car la consommation d’alcool est réglementée. Puis départ pour le diner kantoke. Repas spectacle très bon et très beaux spectacle. Une partie du groupe a fini la soirée au grand marché de nuit de Chang Mai, c’était sympa surtout que les vendeurs sont tous scotchés à leur smartphone donc personne ne vous saute dessus, c’est agréable ! Retour en tuk tuk avec un couple de Réunionnais qui se reconnaitra, un chauffeur de tuk tuk complètement dingue… 150 bath pour faire le trajet entre l’hôtel et le marché en 10 minutes avec notre chauffeur, en 20 minutes avec un conducteur plus respectueux de la vitesse réglementée en agglomération !
Bilan de la journée : Le sanctuaire est très beau, la soirée était sympa entre le repas, le spectacle et le marché de nuit ! Et on n’oubliera pas le retour à l’hôtel façon locale… qui décoiffe ! Petit clin d’œil à la personne assise à l’avant du tuk tuk…
🙂Jour 6 : Chang Mai Départ vers le camp d’entrainement des éléphants pour assister à leur travail dans la forêt ainsi qu’à leur bain. En option : balade à dos d’éléphant (environ 800 Thb/pers. à régler sur place). Promenade sur le marché coloré de Mae Malai et dégustation de Kao Soi, nouilles aux oeufs, aux curry rouge et au lait de coco. Visite de la ferme des Orchidées. Temps libre avant d’être transféré à la gare pour prendre le train de nuit en direction de Bangkok. Panier repas dans le train et nuit en train-couchettes 2e classe.
Le marché est un véritable marché local, pour une fois il n’est pas pour touristes… ! Nous avions déjà fait de l’éléphant l’an dernier en Thaïlande donc nous n’avions pas pris cette option. Nous n’avons pas trouvé le temps trop long pour autant. Une visite non mentionnée au programme a été rajoutée : le village des femmes girafes (500 bath par personne, 12€50). Nous étions mitigés avec mon mari dans le sens où on ne savait pas si on allait découvrir une petite partie d’un peuple chassé de Birmanie ou voir un « zoo humain »… Finalement j’y suis allée seule, et je n’aurai pas du. On a vraiment l’impression de visiter un zoo… Etant maman ça m’a fendu le cœur de voir des petits pleurer pour réclamer les bras et les mamans les pousser trop occupées à tisser pour ensuite vendre aux touristes… Ce village fait artificiel, il est arboré à la manière d’un jardin paysager dans la partie basse. On se demande aussi où sont les hommes… Les femmes et les enfants sont exposés avec les colliers autour du cou mais où sont les hommes ? Concernant la ferme des orchidées il s’agit simplement de grandes serres avec un buffet implanté au milieu, nous n’avons eu aucune explication… Notre guide est parti à ce moment-là avec un couple pour continuer le voyage près de la frontière Birmane. Une autre guide nous a alors expliqué qu’il fallait penser à s’habiller chaudement pour le train car il est fortement climatisé, nous confirmons ! La plupart des personnes n’avaient pas pensé à prendre de quoi se couvrir chaudement donc il a fallu sortir les valises de la soute du bus, ouvrir les valises sur le parking du restaurant… Notre guide aurait dû prévenir le groupe la veille histoire d’éviter au chauffeur du bus et aux passagers autant de désagrément. Il faut savoir que les valises restent dans le bus alors que les passagers prennent le train pour revenir à Bangkok. Pour notre part nous avions pensé et avions prévu en conséquence, on a donc pu visiter la petite serre avec les papillons exotiques pendant que les autres fouillaient leurs valises. Rien de transcendant, quelques papillons dans une toute petite serre. Notre nouvelle guide nous a déposés dans un centre commercial pour qu’on puisse y acheter de quoi manger pour la nuit. Même si le panier repas fourni est correct, il est toujours agréable de prévoir de l’eau et des petites choses à grignoter. Puis le chauffeur nous a déposés à la gare. On a trouvé un seven eleven (épicerie) en face et on a attendu le train en mangeant une bonne glace ! Petit passage aux toilettes (3 bath par personne) et hop dans le train. Grosse appréhension et en fait complètement infondée… Le train est très propre, la personne vient faire votre lit à la demande, une autre personne vient vous vendre du café ou des biscuits. Les draps sont propres, ils fournissent une petite couverture. Nous avons pu dormir à deux dans le même lit car ils sont larges et confortables. Une fois le rideau tiré, on dort correctement et on ne sent même pas les 17 arrêts du train pendant la nuit.
Bilan de la journée : Le marché local et les peintures réalisées par les éléphants retiendront notre attention. Si elles n’étaient pas vendues à 25€ on en aurait bien prise une. A ceux qui ont peur du train il ne faut vraiment pas !
🙂Jour 7 route vers le Cambodge, Siem Reap A l’arrivée, chambres de courtoisie mise à disposition pour se rafraichir (1 chambre pour 6 personnes). Route vers Poïpet, point de passage de la frontière avec le Cambodge. Continuation vers Siem Reap et installation à l’hôtel pour 3 nuits.
A notre sortie du train, nous avons retrouvé notre chauffeur, sa femme et son bus. Il nous a déposés dans un hôtel pour qu’on puisse prendre le petit déjeuner et se doucher pour ceux qui voulaient (une chambre pour 6 personnes). Le petit déjeuner était correct, peu de choix mais en faisant un mélange entre le sucré et le salé on s’en sort. Nous avons fait nos adieux à tous les membres du groupe encore présents et au chauffeur et à sa femme qu’on a remercié avec un pourboire puis nous sommes montés dans un taxi qui nous a amené jusqu’à la frontière cambodgienne en 3h30. Nous avons été accompagné par une personne francophone (ce n’est pas un guide mais elle s’occupe des transferts, c’est la même personne qui nous avait récupéré à l’aéroport à notre arrivée à Bangkok avec un petit panneau portant notre nom). Nous nous sommes arrêtés en route dans un petit restaurant local, super bon, et totalement local sans un seul touriste sauf nous (restaurant choisi complètement au hasard car c’était la première fois que la personne qui nous accompagnait allait jusqu’à la frontière cambodgienne). Arrivés à la frontière nos valises à roulettes ont découvert l’enfer des pavés et des escaliers… La majorité des touristes passent avec des gros sacs à dos ou dans des bus. Elle nous a laissé là, un peu en plan en nous disant juste que de l’autre côté on trouverait un guide qui porterait un panneau avec le nom de l’agence Asiajet. Après avoir quitté la Thailande, nous avons dû trouver ce guide puis passer par l’immigration cambodgienne. Avant notre départ nous avions acheté des e-visas et nous n’avons eu aucun problème, pas de « corruption » comme j’avais pu lire dans certains commentaires. Gros moment d’angoisse quand après avoir trouvé notre guide cambodgien il n’avait jamais vu de e-visas mais finalement tout s’est bien passé ! Finalement nous avons discuté pendant presque tout le trajet jusqu’à Siem Reap et en 1h30 nous en avons appris plus qu’en une semaine avec notre ancien guide thailandais… sur le riz, les cultures dans le pays, les importations et exportations, la production d’électricité, le nombre d’enfants par femme. Arrivés à l’hôtel Angkor hôtel nous avons découvert une belle et grande chambre. Ancienne mais avec du charme et bien entretenue, tous les meubles étaient en bois massif, un lit double, une salle de bain convenable. Nous avons pris quelques minutes pour feuilleter un petit guide de visite des temples d’Angkor mise à notre disposition dans la chambre. Il explique la tenue vestimentaire à adopter (épaules et chevilles couvertes), le comportement à avoir (on ne touche pas les monuments par exemple) et un paragraphe explique aussi qu’il ne faut rien acheter aux enfants car c’est les encourager à rester dépendant des touristes plutôt que d’aller à l’école pour avoir plus tard un métier. Concrètement ce n’est pas facile lorsque la situation se présente et qu’ils demandent à manger… Bref ! En parlant d’acheter ici vous pouvez payer en dollar US (il y a des distributeurs de dollars US) ou avec la monnaie locale, vous pouvez ranger vos bath personne ne les prendra. Nous avions 2h avant de diner donc nous avons marché jusqu’au marché « made in cambodgia », c’est un marché qui regroupe des minorités ethniques qui produisent des objets de façon artisanale et qui les commercialisent via des associations. Il y avait de très beaux objets que nous n’avons pas retrouvés sur les autres marchés, on peut donc supposer que c’était réellement de l’artisanat. Il y avait aussi une démonstration de danses cambodgiennes, très sympathiques. Nous avons mangé ensuite à l’hôtel après environ 30 minutes de marche. Le repas était très bon et local, sous la forme d’un menu « apéro, entrée, plat, dessert ». Par contre ils ne doivent jamais laver le sol ni les nappes…
Bilan de la journée : Beaucoup d’heures de trajet, petit coup de stress à la frontière mais une soirée sympathique et des bons repas !
🙂Jour 8 : Angkor Route vers le site archéologique d’Angkor*. La matinée sera consacrée à la découverte d’Angkor Wat, le plus grand et le plus vaste du complexe. Construit au 12e siècle, sa vocation était de servir de « temple d’Etat » et de capitale. C’est aussi le symbole du pays, représentant la maison des dieux dans la mythologie indoue : le mont Meru. Après-midi dédiée à Angkor Tom qui regroupe le Bayon, temple-montagne, sa terrasse des lépreux et sa terrasse des éléphants et le temple royal du Baphuon, bâtiment religieux restauré par l’école française d’Extrême-Orient ainsi que le monastère Ta Prom, prisonnier des racines de fromager.
Découverte d’un petit déjeuner extrêmement varié et copieux, il y en avait pour tous les gouts : crudités, pains, brioches sucrées, soupe, nems, riz, soupe, omelette, œufs à la poêle sur demande, fruits… Bon les nappes et le sol sont toujours extrêmement sales ! Le guide et le chauffeur nous ont récupérés à l’hôtel pour commencer les visites… Que du bonheur, sans se presser et avec toutes les explications possibles ! Avec un français impeccable nous n’avons pas hésité à lui poser des questions et c’est vraiment un plaisir de se faire comprendre sans devoir faire un effort. Le guide nous a pris en photos plusieurs fois. Les monuments sont splendides… que du bonheur ! Sans compter sur le repas du midi tout simplement délicieux ! A 16h nous avions terminé, le guide nous a proposé une excursion facultative mais à 50$ c’était hors budget pour nous. Le soir l’agence avait prévu de nous faire manger dans un petit restaurant en dehors de l’hôtel alors le chauffeur est venu nous récupérer vers 19h, le repas était très bon une fois de plus, et nous lui avons demandé de nous déposer au marché de nuit. On trouve un peu de tout, les commerçants sont assez accrocheurs, à la longue c’est un peu pénible. Finalement nous sommes revenus à l’hôtel pour 2$ en tuk tuk (scooter + remorque attachée derrière), c’est le prix donné par notre guide, on a dû négocier comme pour tout que cela soit en Thaïlande ou au Cambodge.
Bilan de la journée : La plus belle journée du circuit à mon goût !
🙂Jour 9 : Beng Meala et Koh Ker Visite du temple de Beng Maela construit au 12e siècle et qui a servi de modèle pour la construction du temple d’Angkor Vat. Entouré par la jungle, il est prisonnier des arbres et des racines et a servi de décor pour le film de Jean Jacques Annaud : Deux frères. Continuation vers Koh Ker, ancienne ville Khmer dont le Prasat Thom offre une vue surprenante du haut de ses 40 mètres et le Prasat Bram et ses 3 tours enserrées dans les racines.
Encore beaucoup de découvertes, les temples sont très différents d’Angkor mais très beaux. Le midi nous avons mangé une fois de plus dans un petit restaurant, sans doute le meilleur repas : biche façon lok lak et sa sauce au poivre et citron + poulet à l’ananas avec riz à volonté et un bouillon de poulet à la citronnelle. On a pu constater qu’ils ne sont pas forcément doués pour faire de bons desserts mais avec des plats comme ça, même pas la peine d’avoir un dessert ! Le tout servi à quelques mètres du temple, la vue était juste magnifique. Nous avons traversé la campagne car le site est à environ 100km de Siem Reap (donc moins fréquenté) et c’est un plaisir de voir les cultures, les maisons traditionnelles, loin des grands sites touristiques. En rentrant à Siem Reap nous avons pris le temps de découvrir le marché de nuit mais de jour, il est différent dans le sens où la partie alimentaire est ouverte. Le dépaysement est total : poissons séchés, viandes séchées, poissons fermentées, des dizaines de coiffeurs-manucure-barbiers dans des tous petits stands de 4 ou 5m2. Retour à l’hôtel à pied puis nous avons pris le repas « western », c’est-à-dire un repas européen, c’était très bon aussi même si on préfère manger local.
Bilan de la journée : Une excellente journée entre dépaysement culturel et culinaire et découverte de monuments spectaculaires.
🙂Jour 10 : Siem Reap, trajet jusqu’à Bangkok Arrêt dans un village de pêcheurs en bord du lac Tonle Sap pour y découvrir leur mode de vie unique. Route vers Poïpet pour repasser en Thaïlande. Arrivée à Bangkok et nuit à l’hôtel. Dîner libre.
L’embarcadère n’est qu’à une quinzaine de kilomètres de la ville. Nous avions une barque privée alors que les bus de chinois étaient sur des gros bateaux. On a eu droit à une petite douche à l’eau du lac (où tous les déchets sont rejetés… !) car certains bateaux vont très vite et ils éclaboussent les bateaux qu’ils croisent. Il y a très peu de fond en cette saison donc les gros bateaux se retrouvent coincés sur des bancs de sable… Après 20 minutes de navigation on se retrouve dans le lac immense au milieu des maisons. Le paysage est surprenant ! Nous avons pu voir une ferme de crocodiles, et monter à l’étage pour pouvoir faire quelques photos. Le guide nous a expliqué qu’on ne va pas au cœur du village flottant pour ne pas déranger les habitants et sur le principe nous sommes totalement d’accord. Retour un peu plus tard à l’embarcadère pour finalement remonter dans la voiture, faire un arrêt pour prendre des photos des champs de lotus et se diriger vers la frontière. Frontière que cette fois ci nous passerons accompagnés. Nous laissons le guide et le chauffeur après le repas et après les avoir remerciés avec un pourboire largement mérité. Le trajet retour jusqu’à Bangkok a été fait sans accompagnateur, juste avec le chauffeur qui parlait anglais. En fait il y avait bien une dame qui nous attendait à la frontière mais elle attendait un groupe de 30 personnes donc elle est restée avec le groupe et nous nous avons continué notre voyage. Le chauffeur nous a déposés à l’hôtel Ibis Sathorn de Bangkok, le même hôtel où nous avions logé quelques jours auparavant. Le soir venu nous avons mangé dans un petit restaurant avec le couple qui avait terminé son voyage près de la Birmanie. Heureux de se retrouver, chacun a raconté son aventure, on a passé une très bonne soirée, un petit coucou à eux, ils se reconnaitront ! La chambre à l’hotel était composée de deux lits simples mais avec une salle de bain plus moderne que dans la première chambre occupée dix jours avant… on ne peut pas tout avoir !
Bilan de la journée : très belle journée avec la découverte du lac puis beaucoup de trajet !
🙂Jour 11 : Bangkok Selon les horaires de vol, transfert à l’aéroport et envol pour la France. Nuit en vol
Nous avons libéré la chambre (jusqu’à 12h pour ceux qui veulent se reposer !) , et l’hotel nous a gardé nos valises. Notre vol n’étant qu’à 2h du matin le lendemain, nous avons profité de cette journée pour faire un peu de shopping dans les centres commerciaux de Bangkok. Nous nous sommes rendus au MBK à pied (on a pris la navette de l’hotel pour n’avoir à faire que la moitié du trajet). On a déambulé entre les grands centres commerciaux, complètement ébahis par la taille de ces monstres ! On peut aussi bien acheter un faux sac en cuir, que manger une bonne glace, ou commander sa future voiture de luxe ou visiter un aquarium… Bref, c’est démesuré, et pour les amateurs vous retrouverez même une boulangerie de marque française qu’on trouve surtout dans l’est de la France. Après avoir marché plus de dix kilomètres sous 37.5°C nous sommes rentrés à l’hôtel sans pouvoir prendre de douche car nous n’avions plus de chambre ! Vous pouvez aussi prendre le métro aérien pour vous y rendre mais il faudra marcher un peu quand même car il ne passe pas à côté de l’hotel. On a fait un massage des pieds d’une heure, pas très loin de l’Ibis, pour 200 bath (5€), un vrai bonheur… puis nous sommes allés nous restaurer dans le deuxième petit restaurant en face de l’hôtel. Un peu moins cher et très bon aussi. Nous avons aidé une groupe de huit français qui ne parlaient pas un mot d’anglais à déchiffrer la carte et finalement c’étaient nos « remplaçants », le lendemain ils partaient découvrir Bangkok, ses temples, son fleuve, son métro aérien… On a discuté un peu et nous avons partagé la bonne adresse de l’épicerie d’en face (seven eleven) où ils vendent des glaces pour finir la soirée avec un bon dessert… Eux ils étaient 42 par contre dans leur groupe ! A 22h la personne qui s’occupe de faire les transferts est venue nous chercher et après 45 minutes de trajet, nous a déposés à l’aéroport. Elle est restée avec nous pour récupérer nos billets d’avion au comptoir. En attendant notre tour pour récupérer les billets, elle nous a demandé ce qu’on avait fait dans la journée et elle nous a pris pour des fous d’avoir fait tout ça à pied, elle nous a même avoué qu’elle-même ne l’avait jamais fait en marchant !
Bilan de la journée : Belle journée sans se presser… ! On aurait bien apprécié la mise à disposition d’une douche le soir tout de même.
Fin du voyage et retour chez nous après 2h d’attente à l’aéroport de Bangkok, 7h de vol pour aller jusqu’à Abu Dhabi, 3h d’escale, 7h de vol pour rejoindre l’aéroport de Paris Charles de Gaule puis 4h à attendre le départ du TGV, suivi de 2h30 de TGV pour rejoindre Strasbourg et enfin 1h45 de trajet en voiture pour arriver chez nous… Voici l’inconvénient principal de passer par une agence de voyage : vous ne choisissez pas vos transferts ! Nous habitons à 3h de l’aéroport international de Franckfort et à 5 minutes d’une gare TGV donc on avoue avoir un peu ralé en voyant l’itinéraire du combattant qu’on a du prendre à l’aller et au retour ! Certains ont eu des vols directs, d’autres moins d’heures d’attente… La chance joue aussi ! D’habitude on gère nos voyages sans agence et on s’arrange pour choisir des vols directs et si possible au départ de Francfort...
Quelques mots concernant nos guides. Côté Thaïlande, nous avons été guidés par un homme passé la soixantaine, sympathique mais très peu professionnel et parlant un français pas assez facilement compréhensible. Et côté explication, j’exagère à peine en disant qu’on a regretté de ne pas avoir acheté un guide version papier avant d’arriver sur place ! Une petite formation concernant les bases serait à prévoir pour qu’il s’améliore… Le premier jour il a quand même réussi à perdre 4 personnes qui sont restés à bord du bateau ! Côté Cambodge, un guide de 26 ans nous a accueillis à la frontière de Poipet avec le sourire et un français impeccable. Si vous êtes intéressés par un guide francophone sympathique et cultivé pour visiter le Cambodge, je peux vous donner ses coordonnées. Il organise votre voyage sur mesure, vous prévoyez les vols et le nombre de jours et il fait tout le reste, on peut aussi choisir ses hôtels.
Si vous avez des questions sur ce compte rendu ou besoin de précisions, n’hésitez pas !
Nous passons un petit coucou à toutes les personnes rencontrées lors de ce voyage… De retour chez vous la tête pleine de souvenirs on espère que vous songez déjà à votre prochain voyage ! On n’a qu’une vie… et elle ne sera pas suffisante pour tout voir ! Bises à vous tous
Ce circuit (pour la partie thaïlandaise) est en vente chez de nombreux voyagistes, puis au final, le correspondant local associe les différents voyagistes pour former un ou plusieurs groupes. Concrètement nous étions un groupe de 24 personnes francophones (Canada, Belgique, France…) et chacun a acheté son voyage chez un voyagiste différent, les vols sont donc à des horaires différents. Un correspondant local francophone (ou presque !) vous attend à l’extérieur de l’aéroport (à vous de le trouver parmi tous les tours opérateurs présents dans des zones réservées à chaque sortie. Pour nous c’était la sortie C et la personne avait un petit écriteau avec notre nom), puis il vous emmène jusqu’à votre hôtel. Concernant la fin du séjour certains avaient opté pour du balnéaire (Pattaya, Phuket), d’autres pour une visite du nord de la Thaïlande, et enfin nous pour le Cambodge ! Nous pensions rejoindre un autre groupe arrivé au Cambodge et finalement nous nous sommes retrouvés tous les deux avec un super guide et un chauffeur, c’était parfait…
Voici le détail du programme :
🙂Jour 1 : Bangkok Journée de découverte de la capitale qui commence par un trajet en métro aérien suivi par une balade en bateau-taxi sur le Chao Praya pour débarquer à Tha Tien. Visite du Palais Royal avec le fameux Wat Phra Keo ou temple Bouddha d’Emeraude, trésor national et prouesse de l’art thaïlandais et continuation avec le Wat Po, le plus grand et le plus ancien des temples bouddhiques de la ville. Dégustation de Kai Kratiem, poulet frit à l’ail avec une sauce soja. Déjeuner au bord de la rivière. Découverte du quartier chinois de Yaowarat, le plus vieux de la ville, dominé par la couleur rouge et du marché aux fleurs.
Arrivée la veille à 21h30 à l’hôtel nous sommes les derniers à rejoindre le groupe. Petit déjeuner rapide, copieux et varié, sans doute le meilleur de tout le circuit. Le matin nous montons tous dans le bus et là nous découvrons que certains viennent de la Réunion, d’autre de Belgique… C’est la première approche ! Nous prenons le métro aérien puis le bateau puis nous arrivons au palais royal. Et zut il manque 4 personnes qui sont finalement restées à bord du bateau… En fait le guide ne nous a jamais comptés entre l’hôtel et le palais royal, et sachant que lorsqu’il descend (du train, du bateau ou du bus), il marche sans attendre personne… Bref ! Les palais sont vraiment magnifiques et mériteraient qu’on s’y attarde davantage. Vers 14h nous avons mangé dans un buffet pour européen, vraiment pas terrible… C’est le début d’une semaine de dessert « ananas, pastèque, fruit du dragon », au moins c’est bon pour la santé. Après le déjeuner, nous avons traversé le quartier chinois à toute vitesse, certaines personnes ont demandé à ce que le guide ralentisse ou qu’il nous donne du temps libre, il n’a pas voulu. Il ne fallait pas avoir envie de faire du shopping… Le marché aux fleurs a été traversé à la même vitesse ! A 16h nous étions à l’hôtel Ibis Sathorn. En fait le guide nous a fait courir toute la journée pour pouvoir faire un tour de barque (en supplément !) avec quelques personnes du groupe. Finalement nous sommes ressortis de l’hôtel et nous avons marché jusqu’au parc Lumpini à 20 minutes à pied. Petite astuce pour traverser la route : utiliser les couloirs du métro depuis la station Lumpini. C’est un grand parc où les locaux viennent courir, faire du sport, écouter de la musique en plein air (très beau concert ce jour-là). Nous avons pu voir des varans, des tortues, des carpes énormes… et des familles faire du pédalo sur des espèces de cygnes géants ! Retour à l’hôtel pour 19h30 pour diner. Repas correct, fait pour des européens mais bon quand même. Après le repas nous sommes ressortis nous promener le long de la grande rue, nous avons vu un petit marché dans un marché très populaire. Vers 22h nous avons été mangé dans un petit restaurant en face de l’hôtel, juste des nems et une salade de papaye histoire de quitter les repas européens… Au seven eleven juste à côté (épicerie) nous avons acheté des bouteilles d’eau en quantité et une glace histoire de finir la soirée en douceur. Dans le bus le chauffeur vend de l’eau fraiche (petite bouteille) à 10bath, ce n’est pas cher car en moyenne c’est 40 bath au restaurant. Une grand bouteille à l’épicerie d’1,5 litre est vendue 13 bath. Chambre propre, pas loin du standing d’un Ibis en France, un grand lit, une salle de bain un peu ancienne. Côté dégustation promise dans le circuit, on attend toujours le poulet frit à l’ail…
Bilan de la journée : beaucoup de belles choses mais à un rythme de visite souvent trop rapide. Heureusement qu’on a terminé la journée par du temps libre histoire de se poser un peu.
🙂Jour 2 : Damnoen Saduak et Kanchanaburi (190km, 3h) Sur la route de Damnoen Saduak, arrêt dans une fabrique d’extraction de sucre de noix de coco. Damnoen Saduak est réputée pour son marché flottant où les embarcations offrent à la vue, un choix multicolore de fruits et de légumes. Continuation vers Kanchanaburi pour un arrêt au cimetière des Alliés où sont enterrés des milliers de prisonniers durant la seconde guerre mondiale. Dégustation de Kaeng Kai Baan, curry de poulet. Promenade à bord d’un petit train tortillard sur une partie de la ligne de chemin de fer « de la Mort », qui offre des paysages magnifiques. Nuit à l’hôtel.
A notre gout, la journée la plus nulle du circuit… Côté fabrique de noix de coco, c’est le guide qui fait l’explication très succincte puis grand temps libre pour faire du shopping « made in china ». Le marché flottant : on cherche encore les barques de fruits et légumes, elles sont toutes remplacées par des barques vendant des sacs, des chapeaux… qu’on retrouvera tout au long de notre circuit thaïlandais. Il n’y a plus rien d’authentique dans ce marché ! Le petit train est franchement un attrape touristes : il y a une grotte avec un temple à l’intérieur (mais le guide nous l’a dit trop tard donc personne ne l’a vu correctement) quelques minutes après le départ puis on passe au-dessus d’une falaise (mais qu’on ne voit pas puisqu’on est dans le train !)… puis on observe des champs de maniocs, c’est joli mais vu le nombre d’heures de bus on s’attend à mieux. Concernant le pont de la rivière Kwai, si on est terre à terre, c’est un pont en métal où passent trois trains par jour, aucun rapport avec le film (ni l’endroit ni le type de pont). Rien d’extravagant…. Seul point positif de cette journée : la piscine de l’hôtel ! Nous avons séjourné à l’hôtel PUNG WAAN YAI à Kanchanaburi. Il est situé au milieu de nulle part, n’espérez pas sortir de l’hôtel par vos propres moyens. Côté chambre, deux lits séparés, à peu près propre, une climatisation bruyante mais supportable, décoration plutôt mexicaine qui fait bizarre mais on s’y fait. Le buffet du soir a été très bon, du poisson sauce aigre douce excellent et des frites pour les moins courageux. Le déjeuner buffet de midi était bon, au bord de l’eau c’était sympathique et propre
Bilan de la journée : journée inutile ! Et toujours pas de dégustation…
🙂Jour 3 : Ayutthaya, Lopburi et Phitsanuloke (380km, 5h) Départ pour Ayutthaya*, posée sur le fleuve Chao Phraya et ancienne capitale du Royaume du Siam. Visite du Wat PhraMpongkhon Bophit qui abrite le plus grand Bouddha de bronze du pays ; du Wat Phra Si Sanphet, ancien temple royal et le Wat Lokaya et son Bouddha couché dont la longueur atteint 42 mètres. Dégustation de Pad Thai, nouilles sautées accompagnées de soja, crevettes séchées et sauce de poisson. A Lopburi, découverte du Wat Phra Prang Sam Yod, aussi appelé temple des Singes Sacrés. Arrivée à Phitsanuloke en fin de journée. En option : promenade nocturne en cyclo-pousse et dégustation (facultative) d’insectes grillés (environ 500 Thb/pers., à régler sur place). Nuit à l’hôtel.
Après un petit déjeuner très peu garni en version sucré (version salé correcte) nous avons pris la route. Petit arrêt pour voir des rizières (à la demande d’une personne du groupe, un grand merci à elle, je pense qu’elle se reconnaitra !) puis arrêt « rat grillé » nous sommes finalement arrivés à Ayutthaya. De passage, un an après, jour pour jour, nous avions peur de revoir certains temples visités l’an passé et nous avons eu une belle surprise car nous avons découvert d’autres temples. Les trois temples sont vraiment beaux et différents. Nous avons traversé un petit marché local pour visiter l’un d’entre eux et pour une fois c’était vraiment des choses cuisinés sur place. Le midi nous avons mangé dans un buffet (un de plus…), vraiment pas terrible. Après le repas nous avons découvert le temple des singes sacrés, c’est un beau bâtiment et le fait qu’il soit habité par les primates renforce un peu son charme. Attention, les singes volent les lunettes de soleil, les casquettes, sautent sur les sacs à dos… Puis nous sommes remontés dans le bus pour une longue après-midi de trajet. Arrivés à Phitsanuloke nous avons acheté l’option cyclopousse, sans regret, c’était sympa comme mode de transport et aussi pour la découverte des insectes et du marché alimentaire. Le deuxième marché est un lieu de vente de vêtements démodés, franchement peu intéressant. Retour à l’hôtel Mayflower. Tellement peu motivé par le buffet qu’on a été mangé au restaurant d’en face avec d’autres personnes, on était une dizaine. Le restaurant était vraiment super bon, excellent nems et poulet aux noix de cajou, seul bémol ils n’avaient plus de riz pour un des plats… (c’est vraiment histoire de trouver un défaut!) Côté chambre, deux lits séparés, propre, un peu vieillot, climatisation un peu bruyante.
Bilan de la journée : Belle journée même si le temps de trajet en bus est long ! Très bonne soirée.
🙂Jour 4 : Sukhotai, Chang Mai (380km, 5h) Visite (à vélo ou à pied) de l’ancienne ville de Sukhothai*, 1ère capitale du Siam, fondée au 13e siècle. Ses anciens vestiges historiques disséminés dans un grand parc donnent une bonne idée de la prestance et du faste de l’époque. Dégustation de Tom Kha Kai, soupe de poulet au lait de coco, aromatisée à la citronnelle. Route vers Chiang Mai et installation à l’hôtel pour 2 nuits.
Petit déjeuner rapide, version sucré pas vraiment terrible (superbe chocolat à l’eau plutôt qu’au lait… !). Version salée correcte. En route pour Sukhotai… Très belles ruines mais visitées la aussi à une vitesse excessive… Sur le site il y a des vélos, cela aurait sans doute était une bonne idée de les emprunter pour pouvoir voir plus de choses, ou au moins en laisser la possibilité à ceux qui souhaitent le faire. Petit temps libre à la fin de la visité appréciable (20 minutes, ce n’est pas énorme mais c’est déjà ça !). Le reste de la journée : bus et encore bus ! Une bonne surprise pour le repas, un buffet (et oui encore !) mais plutôt bon dans l’ensemble et surtout dans un environnement sympa en plein air. Arrivée à Chang Mai vers 17h. Certains sont partis se faire masser pendant 2h (en option). Nous avons déambulé dans le marché pas loin de notre hôtel Holiday garden puis dans celui près du centre commercial puis dans le centre commercial en lui-même. Après avoir été au buffet de l’hôtel pour tester nous avons été mangé dans le petit marché pas loin du centre commercial et c’était bien plus sympa et bien meilleur surtout….A 25 centimes d’euro (10 bath) la brochette de poulet mariné avec des morceaux d’ananas, d’oignon, de poivron, on ne se prive pas. Le buffet de l’hôtel était vraiment médiocre. J’allais oublier, entre Sukhotaï et Chang mai nous nous sommes arrêtés dans une source d’eau chaude, arrêt agréable pour se dégourdir les jambes même si finalement la source était à peine tiède… En parlant d’eau, à l’hôtel, la salle de bain était dans un état pitoyable, une odeur d’urine et de renfermé, les joints moisis…
Bilan de la journée : Encore une belle journée mais avec toujours beaucoup de bus.
🙂Jour 5 : Chang Mai Lever très matinal pour observer la cérémonie des offrandes aux moines. Visite du Doi Suthep, l’un des plus grands sanctuaires bouddhistes du pays et site sacré pour le peuple thaï. La légende veut qu’un éléphant blanc, porteur de reliques, viennent mourir sur cette colline. Le roi Kuena fit enterrer les reliques et construire le temple. Dégustation de Samg Som, boisson nationale. Découverte du centre d’artisanat avec une fabrique d’ombrelles, de laque et de soie. Dîner-spectacle Kantoke. En option : massage thaï (2 heures – séance collective) (environ 900 Thb/pers. à régler sur place).
Lever matinal pour aller faire les offrandes aux moines, un peu déçu car on s’attendait à voir défiler des dizaines et des dizaines de moines et en fait on en voit un petit groupe de 4 puis de deux et encore deux… Joli quand même. Le sanctuaire en haut de la colline est vraiment beau et pour une fois on a eu du temps pour le voir sans courir ! Nous avons passé la fin de la matinée puis une bonne partie de l’après-midi à visiter des fabriques (10 minutes d’explication en encore je suis optimiste puis 20 minutes de shopping en moyenne…). Il y en a pour tous les gouts : les pierres précieuses, la laque (belle explication !), le travail de la soie, le travail de l’argent, les ombrelles. Et j’oublie la boutique de jade… Quand les explications sont présentes et correctes cela reste instructif mais la plupart du temps les explications sont bâclées en 2 minutes puis on vous invite gentiment à déambuler 25 minutes dans la boutique… Finalement retour à Chang Mai pour 17h et là nous sommes partis à la recherche d’un massage avec un autre couple… Après de longues minutes de marche, on a enfin trouvé un salon mais on ne pouvait pas nous prendre, bref, on a fini par se manger une bonne glace dans un centre commercial puis rentrer à l’hôtel en taxi collectif. Apéro à l’hôtel avec la boisson nationale qu’on a pu découvrir en étant plusieurs à insister auprès du guide car la consommation d’alcool est réglementée. Puis départ pour le diner kantoke. Repas spectacle très bon et très beaux spectacle. Une partie du groupe a fini la soirée au grand marché de nuit de Chang Mai, c’était sympa surtout que les vendeurs sont tous scotchés à leur smartphone donc personne ne vous saute dessus, c’est agréable ! Retour en tuk tuk avec un couple de Réunionnais qui se reconnaitra, un chauffeur de tuk tuk complètement dingue… 150 bath pour faire le trajet entre l’hôtel et le marché en 10 minutes avec notre chauffeur, en 20 minutes avec un conducteur plus respectueux de la vitesse réglementée en agglomération !
Bilan de la journée : Le sanctuaire est très beau, la soirée était sympa entre le repas, le spectacle et le marché de nuit ! Et on n’oubliera pas le retour à l’hôtel façon locale… qui décoiffe ! Petit clin d’œil à la personne assise à l’avant du tuk tuk…
🙂Jour 6 : Chang Mai Départ vers le camp d’entrainement des éléphants pour assister à leur travail dans la forêt ainsi qu’à leur bain. En option : balade à dos d’éléphant (environ 800 Thb/pers. à régler sur place). Promenade sur le marché coloré de Mae Malai et dégustation de Kao Soi, nouilles aux oeufs, aux curry rouge et au lait de coco. Visite de la ferme des Orchidées. Temps libre avant d’être transféré à la gare pour prendre le train de nuit en direction de Bangkok. Panier repas dans le train et nuit en train-couchettes 2e classe.
Le marché est un véritable marché local, pour une fois il n’est pas pour touristes… ! Nous avions déjà fait de l’éléphant l’an dernier en Thaïlande donc nous n’avions pas pris cette option. Nous n’avons pas trouvé le temps trop long pour autant. Une visite non mentionnée au programme a été rajoutée : le village des femmes girafes (500 bath par personne, 12€50). Nous étions mitigés avec mon mari dans le sens où on ne savait pas si on allait découvrir une petite partie d’un peuple chassé de Birmanie ou voir un « zoo humain »… Finalement j’y suis allée seule, et je n’aurai pas du. On a vraiment l’impression de visiter un zoo… Etant maman ça m’a fendu le cœur de voir des petits pleurer pour réclamer les bras et les mamans les pousser trop occupées à tisser pour ensuite vendre aux touristes… Ce village fait artificiel, il est arboré à la manière d’un jardin paysager dans la partie basse. On se demande aussi où sont les hommes… Les femmes et les enfants sont exposés avec les colliers autour du cou mais où sont les hommes ? Concernant la ferme des orchidées il s’agit simplement de grandes serres avec un buffet implanté au milieu, nous n’avons eu aucune explication… Notre guide est parti à ce moment-là avec un couple pour continuer le voyage près de la frontière Birmane. Une autre guide nous a alors expliqué qu’il fallait penser à s’habiller chaudement pour le train car il est fortement climatisé, nous confirmons ! La plupart des personnes n’avaient pas pensé à prendre de quoi se couvrir chaudement donc il a fallu sortir les valises de la soute du bus, ouvrir les valises sur le parking du restaurant… Notre guide aurait dû prévenir le groupe la veille histoire d’éviter au chauffeur du bus et aux passagers autant de désagrément. Il faut savoir que les valises restent dans le bus alors que les passagers prennent le train pour revenir à Bangkok. Pour notre part nous avions pensé et avions prévu en conséquence, on a donc pu visiter la petite serre avec les papillons exotiques pendant que les autres fouillaient leurs valises. Rien de transcendant, quelques papillons dans une toute petite serre. Notre nouvelle guide nous a déposés dans un centre commercial pour qu’on puisse y acheter de quoi manger pour la nuit. Même si le panier repas fourni est correct, il est toujours agréable de prévoir de l’eau et des petites choses à grignoter. Puis le chauffeur nous a déposés à la gare. On a trouvé un seven eleven (épicerie) en face et on a attendu le train en mangeant une bonne glace ! Petit passage aux toilettes (3 bath par personne) et hop dans le train. Grosse appréhension et en fait complètement infondée… Le train est très propre, la personne vient faire votre lit à la demande, une autre personne vient vous vendre du café ou des biscuits. Les draps sont propres, ils fournissent une petite couverture. Nous avons pu dormir à deux dans le même lit car ils sont larges et confortables. Une fois le rideau tiré, on dort correctement et on ne sent même pas les 17 arrêts du train pendant la nuit.
Bilan de la journée : Le marché local et les peintures réalisées par les éléphants retiendront notre attention. Si elles n’étaient pas vendues à 25€ on en aurait bien prise une. A ceux qui ont peur du train il ne faut vraiment pas !
🙂Jour 7 route vers le Cambodge, Siem Reap A l’arrivée, chambres de courtoisie mise à disposition pour se rafraichir (1 chambre pour 6 personnes). Route vers Poïpet, point de passage de la frontière avec le Cambodge. Continuation vers Siem Reap et installation à l’hôtel pour 3 nuits.
A notre sortie du train, nous avons retrouvé notre chauffeur, sa femme et son bus. Il nous a déposés dans un hôtel pour qu’on puisse prendre le petit déjeuner et se doucher pour ceux qui voulaient (une chambre pour 6 personnes). Le petit déjeuner était correct, peu de choix mais en faisant un mélange entre le sucré et le salé on s’en sort. Nous avons fait nos adieux à tous les membres du groupe encore présents et au chauffeur et à sa femme qu’on a remercié avec un pourboire puis nous sommes montés dans un taxi qui nous a amené jusqu’à la frontière cambodgienne en 3h30. Nous avons été accompagné par une personne francophone (ce n’est pas un guide mais elle s’occupe des transferts, c’est la même personne qui nous avait récupéré à l’aéroport à notre arrivée à Bangkok avec un petit panneau portant notre nom). Nous nous sommes arrêtés en route dans un petit restaurant local, super bon, et totalement local sans un seul touriste sauf nous (restaurant choisi complètement au hasard car c’était la première fois que la personne qui nous accompagnait allait jusqu’à la frontière cambodgienne). Arrivés à la frontière nos valises à roulettes ont découvert l’enfer des pavés et des escaliers… La majorité des touristes passent avec des gros sacs à dos ou dans des bus. Elle nous a laissé là, un peu en plan en nous disant juste que de l’autre côté on trouverait un guide qui porterait un panneau avec le nom de l’agence Asiajet. Après avoir quitté la Thailande, nous avons dû trouver ce guide puis passer par l’immigration cambodgienne. Avant notre départ nous avions acheté des e-visas et nous n’avons eu aucun problème, pas de « corruption » comme j’avais pu lire dans certains commentaires. Gros moment d’angoisse quand après avoir trouvé notre guide cambodgien il n’avait jamais vu de e-visas mais finalement tout s’est bien passé ! Finalement nous avons discuté pendant presque tout le trajet jusqu’à Siem Reap et en 1h30 nous en avons appris plus qu’en une semaine avec notre ancien guide thailandais… sur le riz, les cultures dans le pays, les importations et exportations, la production d’électricité, le nombre d’enfants par femme. Arrivés à l’hôtel Angkor hôtel nous avons découvert une belle et grande chambre. Ancienne mais avec du charme et bien entretenue, tous les meubles étaient en bois massif, un lit double, une salle de bain convenable. Nous avons pris quelques minutes pour feuilleter un petit guide de visite des temples d’Angkor mise à notre disposition dans la chambre. Il explique la tenue vestimentaire à adopter (épaules et chevilles couvertes), le comportement à avoir (on ne touche pas les monuments par exemple) et un paragraphe explique aussi qu’il ne faut rien acheter aux enfants car c’est les encourager à rester dépendant des touristes plutôt que d’aller à l’école pour avoir plus tard un métier. Concrètement ce n’est pas facile lorsque la situation se présente et qu’ils demandent à manger… Bref ! En parlant d’acheter ici vous pouvez payer en dollar US (il y a des distributeurs de dollars US) ou avec la monnaie locale, vous pouvez ranger vos bath personne ne les prendra. Nous avions 2h avant de diner donc nous avons marché jusqu’au marché « made in cambodgia », c’est un marché qui regroupe des minorités ethniques qui produisent des objets de façon artisanale et qui les commercialisent via des associations. Il y avait de très beaux objets que nous n’avons pas retrouvés sur les autres marchés, on peut donc supposer que c’était réellement de l’artisanat. Il y avait aussi une démonstration de danses cambodgiennes, très sympathiques. Nous avons mangé ensuite à l’hôtel après environ 30 minutes de marche. Le repas était très bon et local, sous la forme d’un menu « apéro, entrée, plat, dessert ». Par contre ils ne doivent jamais laver le sol ni les nappes…
Bilan de la journée : Beaucoup d’heures de trajet, petit coup de stress à la frontière mais une soirée sympathique et des bons repas !
🙂Jour 8 : Angkor Route vers le site archéologique d’Angkor*. La matinée sera consacrée à la découverte d’Angkor Wat, le plus grand et le plus vaste du complexe. Construit au 12e siècle, sa vocation était de servir de « temple d’Etat » et de capitale. C’est aussi le symbole du pays, représentant la maison des dieux dans la mythologie indoue : le mont Meru. Après-midi dédiée à Angkor Tom qui regroupe le Bayon, temple-montagne, sa terrasse des lépreux et sa terrasse des éléphants et le temple royal du Baphuon, bâtiment religieux restauré par l’école française d’Extrême-Orient ainsi que le monastère Ta Prom, prisonnier des racines de fromager.
Découverte d’un petit déjeuner extrêmement varié et copieux, il y en avait pour tous les gouts : crudités, pains, brioches sucrées, soupe, nems, riz, soupe, omelette, œufs à la poêle sur demande, fruits… Bon les nappes et le sol sont toujours extrêmement sales ! Le guide et le chauffeur nous ont récupérés à l’hôtel pour commencer les visites… Que du bonheur, sans se presser et avec toutes les explications possibles ! Avec un français impeccable nous n’avons pas hésité à lui poser des questions et c’est vraiment un plaisir de se faire comprendre sans devoir faire un effort. Le guide nous a pris en photos plusieurs fois. Les monuments sont splendides… que du bonheur ! Sans compter sur le repas du midi tout simplement délicieux ! A 16h nous avions terminé, le guide nous a proposé une excursion facultative mais à 50$ c’était hors budget pour nous. Le soir l’agence avait prévu de nous faire manger dans un petit restaurant en dehors de l’hôtel alors le chauffeur est venu nous récupérer vers 19h, le repas était très bon une fois de plus, et nous lui avons demandé de nous déposer au marché de nuit. On trouve un peu de tout, les commerçants sont assez accrocheurs, à la longue c’est un peu pénible. Finalement nous sommes revenus à l’hôtel pour 2$ en tuk tuk (scooter + remorque attachée derrière), c’est le prix donné par notre guide, on a dû négocier comme pour tout que cela soit en Thaïlande ou au Cambodge.
Bilan de la journée : La plus belle journée du circuit à mon goût !
🙂Jour 9 : Beng Meala et Koh Ker Visite du temple de Beng Maela construit au 12e siècle et qui a servi de modèle pour la construction du temple d’Angkor Vat. Entouré par la jungle, il est prisonnier des arbres et des racines et a servi de décor pour le film de Jean Jacques Annaud : Deux frères. Continuation vers Koh Ker, ancienne ville Khmer dont le Prasat Thom offre une vue surprenante du haut de ses 40 mètres et le Prasat Bram et ses 3 tours enserrées dans les racines.
Encore beaucoup de découvertes, les temples sont très différents d’Angkor mais très beaux. Le midi nous avons mangé une fois de plus dans un petit restaurant, sans doute le meilleur repas : biche façon lok lak et sa sauce au poivre et citron + poulet à l’ananas avec riz à volonté et un bouillon de poulet à la citronnelle. On a pu constater qu’ils ne sont pas forcément doués pour faire de bons desserts mais avec des plats comme ça, même pas la peine d’avoir un dessert ! Le tout servi à quelques mètres du temple, la vue était juste magnifique. Nous avons traversé la campagne car le site est à environ 100km de Siem Reap (donc moins fréquenté) et c’est un plaisir de voir les cultures, les maisons traditionnelles, loin des grands sites touristiques. En rentrant à Siem Reap nous avons pris le temps de découvrir le marché de nuit mais de jour, il est différent dans le sens où la partie alimentaire est ouverte. Le dépaysement est total : poissons séchés, viandes séchées, poissons fermentées, des dizaines de coiffeurs-manucure-barbiers dans des tous petits stands de 4 ou 5m2. Retour à l’hôtel à pied puis nous avons pris le repas « western », c’est-à-dire un repas européen, c’était très bon aussi même si on préfère manger local.
Bilan de la journée : Une excellente journée entre dépaysement culturel et culinaire et découverte de monuments spectaculaires.
🙂Jour 10 : Siem Reap, trajet jusqu’à Bangkok Arrêt dans un village de pêcheurs en bord du lac Tonle Sap pour y découvrir leur mode de vie unique. Route vers Poïpet pour repasser en Thaïlande. Arrivée à Bangkok et nuit à l’hôtel. Dîner libre.
L’embarcadère n’est qu’à une quinzaine de kilomètres de la ville. Nous avions une barque privée alors que les bus de chinois étaient sur des gros bateaux. On a eu droit à une petite douche à l’eau du lac (où tous les déchets sont rejetés… !) car certains bateaux vont très vite et ils éclaboussent les bateaux qu’ils croisent. Il y a très peu de fond en cette saison donc les gros bateaux se retrouvent coincés sur des bancs de sable… Après 20 minutes de navigation on se retrouve dans le lac immense au milieu des maisons. Le paysage est surprenant ! Nous avons pu voir une ferme de crocodiles, et monter à l’étage pour pouvoir faire quelques photos. Le guide nous a expliqué qu’on ne va pas au cœur du village flottant pour ne pas déranger les habitants et sur le principe nous sommes totalement d’accord. Retour un peu plus tard à l’embarcadère pour finalement remonter dans la voiture, faire un arrêt pour prendre des photos des champs de lotus et se diriger vers la frontière. Frontière que cette fois ci nous passerons accompagnés. Nous laissons le guide et le chauffeur après le repas et après les avoir remerciés avec un pourboire largement mérité. Le trajet retour jusqu’à Bangkok a été fait sans accompagnateur, juste avec le chauffeur qui parlait anglais. En fait il y avait bien une dame qui nous attendait à la frontière mais elle attendait un groupe de 30 personnes donc elle est restée avec le groupe et nous nous avons continué notre voyage. Le chauffeur nous a déposés à l’hôtel Ibis Sathorn de Bangkok, le même hôtel où nous avions logé quelques jours auparavant. Le soir venu nous avons mangé dans un petit restaurant avec le couple qui avait terminé son voyage près de la Birmanie. Heureux de se retrouver, chacun a raconté son aventure, on a passé une très bonne soirée, un petit coucou à eux, ils se reconnaitront ! La chambre à l’hotel était composée de deux lits simples mais avec une salle de bain plus moderne que dans la première chambre occupée dix jours avant… on ne peut pas tout avoir !
Bilan de la journée : très belle journée avec la découverte du lac puis beaucoup de trajet !
🙂Jour 11 : Bangkok Selon les horaires de vol, transfert à l’aéroport et envol pour la France. Nuit en vol
Nous avons libéré la chambre (jusqu’à 12h pour ceux qui veulent se reposer !) , et l’hotel nous a gardé nos valises. Notre vol n’étant qu’à 2h du matin le lendemain, nous avons profité de cette journée pour faire un peu de shopping dans les centres commerciaux de Bangkok. Nous nous sommes rendus au MBK à pied (on a pris la navette de l’hotel pour n’avoir à faire que la moitié du trajet). On a déambulé entre les grands centres commerciaux, complètement ébahis par la taille de ces monstres ! On peut aussi bien acheter un faux sac en cuir, que manger une bonne glace, ou commander sa future voiture de luxe ou visiter un aquarium… Bref, c’est démesuré, et pour les amateurs vous retrouverez même une boulangerie de marque française qu’on trouve surtout dans l’est de la France. Après avoir marché plus de dix kilomètres sous 37.5°C nous sommes rentrés à l’hôtel sans pouvoir prendre de douche car nous n’avions plus de chambre ! Vous pouvez aussi prendre le métro aérien pour vous y rendre mais il faudra marcher un peu quand même car il ne passe pas à côté de l’hotel. On a fait un massage des pieds d’une heure, pas très loin de l’Ibis, pour 200 bath (5€), un vrai bonheur… puis nous sommes allés nous restaurer dans le deuxième petit restaurant en face de l’hôtel. Un peu moins cher et très bon aussi. Nous avons aidé une groupe de huit français qui ne parlaient pas un mot d’anglais à déchiffrer la carte et finalement c’étaient nos « remplaçants », le lendemain ils partaient découvrir Bangkok, ses temples, son fleuve, son métro aérien… On a discuté un peu et nous avons partagé la bonne adresse de l’épicerie d’en face (seven eleven) où ils vendent des glaces pour finir la soirée avec un bon dessert… Eux ils étaient 42 par contre dans leur groupe ! A 22h la personne qui s’occupe de faire les transferts est venue nous chercher et après 45 minutes de trajet, nous a déposés à l’aéroport. Elle est restée avec nous pour récupérer nos billets d’avion au comptoir. En attendant notre tour pour récupérer les billets, elle nous a demandé ce qu’on avait fait dans la journée et elle nous a pris pour des fous d’avoir fait tout ça à pied, elle nous a même avoué qu’elle-même ne l’avait jamais fait en marchant !
Bilan de la journée : Belle journée sans se presser… ! On aurait bien apprécié la mise à disposition d’une douche le soir tout de même.
Fin du voyage et retour chez nous après 2h d’attente à l’aéroport de Bangkok, 7h de vol pour aller jusqu’à Abu Dhabi, 3h d’escale, 7h de vol pour rejoindre l’aéroport de Paris Charles de Gaule puis 4h à attendre le départ du TGV, suivi de 2h30 de TGV pour rejoindre Strasbourg et enfin 1h45 de trajet en voiture pour arriver chez nous… Voici l’inconvénient principal de passer par une agence de voyage : vous ne choisissez pas vos transferts ! Nous habitons à 3h de l’aéroport international de Franckfort et à 5 minutes d’une gare TGV donc on avoue avoir un peu ralé en voyant l’itinéraire du combattant qu’on a du prendre à l’aller et au retour ! Certains ont eu des vols directs, d’autres moins d’heures d’attente… La chance joue aussi ! D’habitude on gère nos voyages sans agence et on s’arrange pour choisir des vols directs et si possible au départ de Francfort...
Quelques mots concernant nos guides. Côté Thaïlande, nous avons été guidés par un homme passé la soixantaine, sympathique mais très peu professionnel et parlant un français pas assez facilement compréhensible. Et côté explication, j’exagère à peine en disant qu’on a regretté de ne pas avoir acheté un guide version papier avant d’arriver sur place ! Une petite formation concernant les bases serait à prévoir pour qu’il s’améliore… Le premier jour il a quand même réussi à perdre 4 personnes qui sont restés à bord du bateau ! Côté Cambodge, un guide de 26 ans nous a accueillis à la frontière de Poipet avec le sourire et un français impeccable. Si vous êtes intéressés par un guide francophone sympathique et cultivé pour visiter le Cambodge, je peux vous donner ses coordonnées. Il organise votre voyage sur mesure, vous prévoyez les vols et le nombre de jours et il fait tout le reste, on peut aussi choisir ses hôtels.
Si vous avez des questions sur ce compte rendu ou besoin de précisions, n’hésitez pas !
Nous passons un petit coucou à toutes les personnes rencontrées lors de ce voyage… De retour chez vous la tête pleine de souvenirs on espère que vous songez déjà à votre prochain voyage ! On n’a qu’une vie… et elle ne sera pas suffisante pour tout voir ! Bises à vous tous
Bonjour,
Je suis nouvelle sur le forum...
Nous partons 12 jours ( sur place) au Cambodge avec 2 enfants de 13 et 10 ans en février 2014. Je ne suis pas très sûre du parcours et des lieux. Bien sûr nous voulons aller à Sien Reap et Angkor. Nous ne resterons pas sur Phnom Pehn. nous voudrions aller de suite sur Kampong Cham et Kratie. Quelqu'un peut-il me dire ce qu'il pense de Kratie et du Sentier de Découverte du Mékong avec logement chez l'habitant ? Je voudrais également aller dans le Mondulkiri et tenter l'Elephant Valley Project. Ensuite nous repartirions vers Sien Reap et Angkor. Donc au total : en arrivant départ pour Kratié et sa région, extention vers le Mondulkiri, puis Angkor et retour sur Phomn Pehn en 12 jours. Est ce faisable en 12 jours avec des enfants, d'autres endroits?
Bonjour à tous
Désolé, je vais à nouveau aborder la question des visas ! ! !
J'ai un aller Paris BKK pour le 10/12/13
retour BKK Paris le 10/03/14
soit 90 jours sur place. Je compte partir avec un visa 1 entrée soit 60 jours et une possibilité d'obtenir sur place une extension de 30 jours moyennant 1900 bhts
Par contre, 2ème plan, nous envisageons la possibilité de faire un circuit, au départ de BKK, par le Laos et le Cambodge par la route (visa aux frontières) et retour à BKK.
Question 1 - Pour un séjour de 3 mois en Thailande mon visa 1 entrée de 60 jours (+ extention de 30 jours) est-il suffisant pour ne pas avoir de problème à l'embarquement?
Question 2 - Vaut-il mieux prendre les visas Laos et Cambodge avant mon départ ou aux postes frontières ?
Merci à tous
Claude😎
Bonjour a tous
je me rends au Cambodge et principalement dans la provinve Ratanakiri dit Terre Rouge Y a t-il quelqu'un qui c'est rendu dans cette region? et qu'y a t'il de bien specifique a voir et que je n'aurait pu lire/decouvrir sur les sites web ou autres livres ? merci
je me rends au Cambodge et principalement dans la provinve Ratanakiri dit Terre Rouge Y a t-il quelqu'un qui c'est rendu dans cette region? et qu'y a t'il de bien specifique a voir et que je n'aurait pu lire/decouvrir sur les sites web ou autres livres ? merci
Sawat dee kap
de Ko Samet, quelle est le meilleure moyen pour faire un aller retour au Cambodge?Y a t-il un poste frontiere?
Bonjour,
Je prévoie de partir 3 mois avec ma copine d'octobre a décembre 2014 en Asie du sud est. La trame actuelle serait :
- Arrivée a bangkok - aller au nord de la Thaïlande - Passer au Laos pour rejoindre Huay Xai afin de faire la gibbon expérience. - Descendre sur Luang Prabang puis Vientiane - Longer le Mékong pour redescendre par Muang Khammouan, Savannakhet et le plateau des bolovens. - Rejoindre le temple d'angkor - Les iles du sud du Cambodge (Koh Rong) - Retour a bangkok - Descendre la cote Est de la Thaïlande avec un arrêt par Ko Tao.
A ce niveau-la j'ai un trou entre Surat Thani et Kuala Lumpur... Ensuite, de Kuala prendre un avion vers Bali et poursuivre d'ile en ile jusqu'aux Célèbes.
Les informations qui me manquent concernent les passages de frontière. A savoir :
- Au Nord de la Thaïlande pour rejoindre la ville de Huay Xai au Laos. - Au Sud du Laos pour rejoindre le temple d'Angkor depuis le plateau des bolovens. - Du sud du Cambodge pour rejoindre la Thaïlande (koh Rong --> Bangkok)
Si vous avez des idées de trajectoire entre Ko Tao en Thailande et Kuala Lumpur je suis preneur :) Pareil si vous avez des endroits qui vous ont marque, des conseils etc... tout est bon a prendre.
Merci pour vos réponses.
Peyo
Je prévoie de partir 3 mois avec ma copine d'octobre a décembre 2014 en Asie du sud est. La trame actuelle serait :
- Arrivée a bangkok - aller au nord de la Thaïlande - Passer au Laos pour rejoindre Huay Xai afin de faire la gibbon expérience. - Descendre sur Luang Prabang puis Vientiane - Longer le Mékong pour redescendre par Muang Khammouan, Savannakhet et le plateau des bolovens. - Rejoindre le temple d'angkor - Les iles du sud du Cambodge (Koh Rong) - Retour a bangkok - Descendre la cote Est de la Thaïlande avec un arrêt par Ko Tao.
A ce niveau-la j'ai un trou entre Surat Thani et Kuala Lumpur... Ensuite, de Kuala prendre un avion vers Bali et poursuivre d'ile en ile jusqu'aux Célèbes.
Les informations qui me manquent concernent les passages de frontière. A savoir :
- Au Nord de la Thaïlande pour rejoindre la ville de Huay Xai au Laos. - Au Sud du Laos pour rejoindre le temple d'Angkor depuis le plateau des bolovens. - Du sud du Cambodge pour rejoindre la Thaïlande (koh Rong --> Bangkok)
Si vous avez des idées de trajectoire entre Ko Tao en Thailande et Kuala Lumpur je suis preneur :) Pareil si vous avez des endroits qui vous ont marque, des conseils etc... tout est bon a prendre.
Merci pour vos réponses.
Peyo









