Bonjour à toutes et a tous
J'avais ouvert un post pour planifier un circuit dans l'Ouest canadien..ce séjour vient de s'achever.. . Et il s'est super bien passé.
Nous venons d'arriver en France et rentrons à la maison ce week end.. il va falloir un peu de temps pour vider les milliers de photos. ..
Mais je ferai un CR de ce séjour. Cela pourra servir à d'autres voyageurs.
Pour rappel et avant de rentrer dans le vif du sujet.. c'était un circuit de Calgary à Vancouver du 2 au 19 juillet.
Marie
Bonjour à tous,
Après avoir été beaucoup aidé par les personnes de ce forum pour organiser notre voyage dans l'ouest canadien, j'ai voulu partager avec vous toutes ces belles choses que nous y avons vu et visité. Et surtout vous donner un maximum d'informations pour vous aider à préparer votre propre voyage selon vos envies personnelles.
Journée 1 - Arrivée à Calgary Nous sommes arrivés à Calgary en début d'après midi, après avoir récupéré notre voiture à l'aéroport (réservée au préalable avec locationdevoiture.fr et drivefti en tout inclus), nous sommes allés déposer nos valises dans notre chambre. Afin de ne pas trop sombrer dans la fatigue due au décalage horaire, nous sommes allés faire un petit tour dans le centre ville de Calgary. Dans le plein centre, le tram est gratuit, c'est vraiment pratique et facile !

Nous nous sommes arrêtés au Devonian Garden dans un centre commercial, c'est au dernier étage et c'est gratuit de s'y promener.Nous sommes ensuite allés nous promener à Prince's Island (ouvert de 5h à 23h). Très sympa pour s'y balader tranquillement et avoir une belle vue sur la ville.

Petit arrêt shopping pour le repas du soir et dodo !
Journée 2 - Journée à l'Heritage Park de Calgary et Calgary Tower
Nous sommes allés passer la journée à l'Heritage Parc. Nous sommes allés à l'ouverture du parc à 10h, il est vraiment très agréable. Le personnel est sympathique et accueillant, en tenue d'époque. Et on revit une journée au rythme du 19ème siècle. On a commencé la journée avec le tour du parc en train à vapeur, puis avec une balade en bateau à aube. On visite des petites maisons d'époque pour apprendre comment vivaient les gens à l'époque ainsi que la vie de certaines personnes ayant joué un rôle dans cette région à cette époque. De jolies boutiques, une fête foraine d'époque, il y a de quoi y passer la journée. On a fini vers 16h30, ce qui nous laissait une demi heure pour visiter leur musée de vieilles automobiles avant la fermeture du parc.
Petite information : un billet acheté = un billet gratuit sur www.calgaryattractions.com/coupons.html


Pour finir cette belle journée. Nous sommes allés à la Calgary Tower pour dîner ( à savoir que l'ascension est gratuite si on mange au restaurant et qu'il y a moyen d'y manger pour des prix raisonnables). Le restaurant tourne, on a donc une vue panoramique c'est super surtout si on y va faire la fin de journée, quand le soleil commence à se coucher. (par contre il faut réserver). On est remonté par Stephen Avenue, très sympa de nuit.

Journée 1 - Arrivée à Calgary Nous sommes arrivés à Calgary en début d'après midi, après avoir récupéré notre voiture à l'aéroport (réservée au préalable avec locationdevoiture.fr et drivefti en tout inclus), nous sommes allés déposer nos valises dans notre chambre. Afin de ne pas trop sombrer dans la fatigue due au décalage horaire, nous sommes allés faire un petit tour dans le centre ville de Calgary. Dans le plein centre, le tram est gratuit, c'est vraiment pratique et facile !

Nous nous sommes arrêtés au Devonian Garden dans un centre commercial, c'est au dernier étage et c'est gratuit de s'y promener.Nous sommes ensuite allés nous promener à Prince's Island (ouvert de 5h à 23h). Très sympa pour s'y balader tranquillement et avoir une belle vue sur la ville.

Petit arrêt shopping pour le repas du soir et dodo !
Journée 2 - Journée à l'Heritage Park de Calgary et Calgary Tower
Nous sommes allés passer la journée à l'Heritage Parc. Nous sommes allés à l'ouverture du parc à 10h, il est vraiment très agréable. Le personnel est sympathique et accueillant, en tenue d'époque. Et on revit une journée au rythme du 19ème siècle. On a commencé la journée avec le tour du parc en train à vapeur, puis avec une balade en bateau à aube. On visite des petites maisons d'époque pour apprendre comment vivaient les gens à l'époque ainsi que la vie de certaines personnes ayant joué un rôle dans cette région à cette époque. De jolies boutiques, une fête foraine d'époque, il y a de quoi y passer la journée. On a fini vers 16h30, ce qui nous laissait une demi heure pour visiter leur musée de vieilles automobiles avant la fermeture du parc.
Petite information : un billet acheté = un billet gratuit sur www.calgaryattractions.com/coupons.html


Pour finir cette belle journée. Nous sommes allés à la Calgary Tower pour dîner ( à savoir que l'ascension est gratuite si on mange au restaurant et qu'il y a moyen d'y manger pour des prix raisonnables). Le restaurant tourne, on a donc une vue panoramique c'est super surtout si on y va faire la fin de journée, quand le soleil commence à se coucher. (par contre il faut réserver). On est remonté par Stephen Avenue, très sympa de nuit.


Bonjour à tous,
Cela fait un peu plus de trois semaines que nous sommes rentrés de notre périple de 18 jours dans l'Ouest canadien. Il est temps que je me décide à faire un petit compte-rendu sur le forum avant d'avoir tout oublié 😉. Notre parcours a été très classique et convient bien à un premier voyage dans cette région. En tout cas, nous sommes rentrés ravis ! Il s'agissait d'un voyage en famille avec nos filles de 15 et 17 ans. Nous avons commencé par les Rocheuses et fini sur la côte pacifique.
Pour ceux qui ont besoins de renseignements pratiques, mon compte-rendu complet avec adresses d'hôtels, plus de photos, etc est ici.
Allez, je commence !
J 1 : Arrivée à Calgary
Premier vol Nice- Amsterdam, très matinal 🤪 à 6h25 avec KLM Puis deuxième vol pour Calgary après une correspondance un peu longue de 4h20 à l'aéroport Schiphol d'Amsterdam. Le problème des correspondances, c'est que soit elles sont trop courtes et on stresse, soit elles sont trop longues et on se fatigue pour rien. En tout cas, au moment de prendre mes billets, j'ai exclu tout vol avec une correspondance aux Etats Unis qui obligerait à prendre l'ESTA, juste pour ça.
Au passage, quand j'ai acheté mes billets, il était question de l'obligation de remplir l'équivalent canadien qui s'appelle l'AVE (moins cher que l' ESTA et plus sympa à remplir car en français ...). Mais finalement, il n'était plus obligatoire aux dates de notre départ et ne sera exigé qu'à l'automne 2016. D'ailleurs, on ne nous a rien demandé en passant l'immigration.
Avec tout ça, nous avons atterri à 13h45 à Calgary sous un ciel bien couvert et avec 13 °C. Les vestes imperméables chaudes que j'avais prévues au cas ou, ont servi dès le premier jour. Les parapluies aussi...

Récupération de la voiture réservée chez Alamo sans problème et avec rapidité. Je le précise car après presque un an de débat sur le forum concernant les cartes de "débit" ou "crédit" acceptées par les loueurs en Amérique du Nord, j'étais tout de même un chouïa inquiète 🤪
Nous avions choisi une grande voiture pour être à l'aise vu qu'il y avait pas mal de route en perspective ; nous avons eu un Dodge Grand Caravan. Jusqu'à présent toutes les voitures louées en Amérique du Nord ou Europe, avaient un GPS intégré, sans avoir demandé cette option. Là, rien. Nous avions de toute façon le nôtre avec la carte du Canada achetée pour notre voyage de 2012.
Le choix d'un hôtel en centre ville a permis de ne pas perdre de temps pour faire un petit tour dans le centre de Calgary. Avant de partir, j'avais repéré quelques rues sympathiques avec principalement des œuvres d'art qui ont permis d'élaborer un petit parcours. La rue la plus animée restant la "Stephen Avenue" qui n'est en réalité que la portion piétonne en journée, de la 8 Ave SW entre la 4 Street SW et la 1 Street SE. Très facile de se repérer puisque comme souvent en Amérique du Nord, on ne s'est pas embêté et la ville est quadrillée avec les "streets" qui forment les rues verticales et les "avenues", les rues horizontales.
J'adore l'art urbain et là, j'ai été gâtée. Pèle-mêle voici quelques photos.
Si, si, c'est bien un lièvre en plein centre ville ...


Nous ne sommes pas tombés sous le charme de Calgary qui en semaine à 17h00 ressemblait à une ville morte à l'exception de la Stephen avenue et encore ... il n'y avait pas foule, même là.
J'avais repéré pour le diner, "Cucina" un restaurant bien noté sur Tripadvisor. C'était effectivement un lieu très agréable et design avec une cuisine ouverte sur le restaurant. Après, ça, je n'avais pas prévu de trainer car à 20h00 à Calgary, il était déjà 4 heures du matin pour nous. Donc dodo avec les poules mais d'une façon générale, quand on voyage, on se lève et on se couche tôt. Sinon autant aller passer ses vacances à Ibiza 😉.
A suivre : Enfin, les Rocheuses tant attendues ...
Cela fait un peu plus de trois semaines que nous sommes rentrés de notre périple de 18 jours dans l'Ouest canadien. Il est temps que je me décide à faire un petit compte-rendu sur le forum avant d'avoir tout oublié 😉. Notre parcours a été très classique et convient bien à un premier voyage dans cette région. En tout cas, nous sommes rentrés ravis ! Il s'agissait d'un voyage en famille avec nos filles de 15 et 17 ans. Nous avons commencé par les Rocheuses et fini sur la côte pacifique.
Pour ceux qui ont besoins de renseignements pratiques, mon compte-rendu complet avec adresses d'hôtels, plus de photos, etc est ici.
Allez, je commence !J 1 : Arrivée à Calgary
Premier vol Nice- Amsterdam, très matinal 🤪 à 6h25 avec KLM Puis deuxième vol pour Calgary après une correspondance un peu longue de 4h20 à l'aéroport Schiphol d'Amsterdam. Le problème des correspondances, c'est que soit elles sont trop courtes et on stresse, soit elles sont trop longues et on se fatigue pour rien. En tout cas, au moment de prendre mes billets, j'ai exclu tout vol avec une correspondance aux Etats Unis qui obligerait à prendre l'ESTA, juste pour ça.
Au passage, quand j'ai acheté mes billets, il était question de l'obligation de remplir l'équivalent canadien qui s'appelle l'AVE (moins cher que l' ESTA et plus sympa à remplir car en français ...). Mais finalement, il n'était plus obligatoire aux dates de notre départ et ne sera exigé qu'à l'automne 2016. D'ailleurs, on ne nous a rien demandé en passant l'immigration.
Avec tout ça, nous avons atterri à 13h45 à Calgary sous un ciel bien couvert et avec 13 °C. Les vestes imperméables chaudes que j'avais prévues au cas ou, ont servi dès le premier jour. Les parapluies aussi...

Récupération de la voiture réservée chez Alamo sans problème et avec rapidité. Je le précise car après presque un an de débat sur le forum concernant les cartes de "débit" ou "crédit" acceptées par les loueurs en Amérique du Nord, j'étais tout de même un chouïa inquiète 🤪
Nous avions choisi une grande voiture pour être à l'aise vu qu'il y avait pas mal de route en perspective ; nous avons eu un Dodge Grand Caravan. Jusqu'à présent toutes les voitures louées en Amérique du Nord ou Europe, avaient un GPS intégré, sans avoir demandé cette option. Là, rien. Nous avions de toute façon le nôtre avec la carte du Canada achetée pour notre voyage de 2012.
Le choix d'un hôtel en centre ville a permis de ne pas perdre de temps pour faire un petit tour dans le centre de Calgary. Avant de partir, j'avais repéré quelques rues sympathiques avec principalement des œuvres d'art qui ont permis d'élaborer un petit parcours. La rue la plus animée restant la "Stephen Avenue" qui n'est en réalité que la portion piétonne en journée, de la 8 Ave SW entre la 4 Street SW et la 1 Street SE. Très facile de se repérer puisque comme souvent en Amérique du Nord, on ne s'est pas embêté et la ville est quadrillée avec les "streets" qui forment les rues verticales et les "avenues", les rues horizontales.
J'adore l'art urbain et là, j'ai été gâtée. Pèle-mêle voici quelques photos.
Si, si, c'est bien un lièvre en plein centre ville ...


Nous ne sommes pas tombés sous le charme de Calgary qui en semaine à 17h00 ressemblait à une ville morte à l'exception de la Stephen avenue et encore ... il n'y avait pas foule, même là.
J'avais repéré pour le diner, "Cucina" un restaurant bien noté sur Tripadvisor. C'était effectivement un lieu très agréable et design avec une cuisine ouverte sur le restaurant. Après, ça, je n'avais pas prévu de trainer car à 20h00 à Calgary, il était déjà 4 heures du matin pour nous. Donc dodo avec les poules mais d'une façon générale, quand on voyage, on se lève et on se couche tôt. Sinon autant aller passer ses vacances à Ibiza 😉.
A suivre : Enfin, les Rocheuses tant attendues ...
De retour du Canada, j'ai envie de vous faire découvrir notre très beau voyage.
Il s'agit d'un parcours classique entre Calgary et Vancouver en passant par Glacier National Park aux USA. Je n'ai rien de plus à ajouter que ce qui a déjà été écrit dans de nombreux carnets concernant cette région. Il s'agit juste de partager notre expérience et nos ressentis.
Je tiens aussi à remercier tous ceux qui m'ont aidée dans la préparation de ce voyage en répondant à mes questions, en me donnant de bons conseils. Merci à KriKri, Virginie, Hiacinthe et aussi à tous ceux qui ont écrit un carnet sur cette région. Je les ai lus et relus pour préparer ce voyage.
Cette année, comme l'année dernière, nous sommes partis à 5. Mon mari et moi, nos 2 enfants, Justine et Olivier (23 et 21 ans), et aussi Joachim, le petit copain de Justine.
Voici notre trajet :
-1er juillet : Départ : Bruxelles/Francfort/Calgary -2 juillet : Calgary/Browning (USA) -3 juillet : Iceberg Lake -4 juillet : Going to the Sun Road -5 juillet : Browning/Waterton (Canada) -6 juillet : Waterton/Canmore -7 juillet : Johnston Canyon -8 Juillet : Canmore/Lac Louise -9 juillet : Lac Louise/Jasper -10 juillet : Mount Edith Cavell -11 juillet : Pyramid lake -12 juillet : Jasper/Clearwater -13 juillet : Clearwater/Victoria -14 juillet : Victoria -15 juillet : Victoria/ Tofino -16 juillet : Ucluelet -17 juillet : Tofino/Vancouver -18 juillet : Vancouver -19 juillet : Vancouver -20 juillet : Retour : Vancouver/Reykjavik/Bruxelles
Voici maintenant le récit jour par jour
1er juillet : Le départ
C'est à l'heure que nous décollons de Bruxelles pour arriver une heure plus tard à Francfort. Là nous avons une escale de 3 heures. Cela nous laisse le temps de faire notre premier fast food des vacances afin de prendre des forces pour affronter les 10 heures d'avion qui nous attendent.
Le vol jusque Calgary se passe sans problème. Nous voyageons avec la compagnie Lufthansa. A destination, nous passons la douane assez rapidement. Nous récupérons nos bagages. Génial, ils sont tous là ! Parfait, tout se passe comme prévu. Nous allons maintenant chez Hertz pour prendre la voiture de location. Étant donné que nous sommes 5 plus les bagages nous avions réservé un mini van à 7 places. Malgré cela, l'employé de chez Hertz tente gentiment de nous faire prendre une plus grosse voiture prétextant qu'il n'y aurait pas assez de place dans le coffre pour les bagages. Nous refusons, il n'insiste pas. Tout nos bagages vont parfaitement bien dans le coffre. Philippe prend quelques instants pour se remémorer le fonctionnement d'une automatique et c'est parti, les vacances peuvent commencer.
Nous sommes en début de soirée, nous avons 20 minutes de voiture pour arriver à notre hôtel. C'est parfait, nous n'avions pas envie d'un grand trajet en voiture juste après le voyage en avion. Nous allons pouvoir passer une bonne nuit avant de commencer les choses sérieuses. Demain nous partons pour Glacier National Park aux USA soit 335 Km.
2 juillet : En route vers Glacier National Park
La journée commence par le trajet vers Glacier National Park. Nous avons réservé un hôtel à Browning une petite ville, plutôt pauvre, à 30 minutes de voiture du secteur de Two Medicine, 1 heure de Many Glacier et 1 heure de Logan Pass.
Au cours de ce trajet, nous traversons de beaux paysages, de grands espaces déserts. Cela nous change, nous qui venons d'un petit pays très peuplé.


En chemin nous nous arrêtons dans une petite ville pour faire les courses pour le pique-nique de ce midi. Mauvaise idée ! En effet, nous achetons des pommes hors, on ne peut pas passer la frontière avec des fruits. Je le sais pourtant, mais à ce moment-là, je n'y pense pas. C'est quand nous arrivons à la frontière que je m'en souviens. Zut!!! Que faire ??? Je n'ai pas du tout envie de donner nos pommes au douanier. Bon tant pis, on va risquer. On dira qu'on n'a pas de fruits. En attendant, on a le temps de stresser car la file est longue et n'avance pas vite. Quand vient notre tour, je me sens un peu anxieuse mais tout va bien. Nous voilà aux USA avec des pommes canadiennes. Bien entendu, avant de passer, il a fallu entrer dans les bureaux pour faire toute la paperasse, les photos, les empreintes digitales et tout cela avec un douanier très sympa mais vraiment pas pressé. Nous avons aussi dû payer les taxes d'entrée environ 28 $. Bref, tout cela nous a fait perdre pas mal de temps.
Nous arrivons enfin au Holiday inn à Browning où nous nous installons rapidement. Nous partons ensuite vers le Glacier National Park dans le secteur de Two Medicine. Nous avons hâte de découvrir ce parc.
Après avoir acheté nos tickets d'entrée nous faisons un 1er arrêt au Running Eagle Falls.



Ensuite nous continuons jusqu'au lac de Two Medicine.


Nous allons demander conseil à un ranger pour une petite randonnée car il est déjà tard et nous n'avons plus trop de temps pour faire une longue promenade. Il nous explique que la rive gauche du lac est fermée à cause des ours. Oh!!! Pas très rassurant ça !. Moi, je suis plutôt impressionnée, Justine aussi.
Sur les conseils du ranger nous partons pour les Aster Falls quand même un peu stressés surtout Justine et moi. En chemin, nous faisons un petit détour jusqu'au Paradise Point où nous nous reposons un peu au bord du lac. Nous profitons de cette merveilleuse nature et nous observons quelques kayaks sur le lac.



Nous continuons ensuite la promenade. La nature est magnifique, c'est plein de fleurs sauvages, j'adore.


Par contre, il y a de moins en moins de gens voir plus du tout. En fait, il est déjà tard et la peur des ours revient au galop. On n'a vraiment pas envie de se trouver seul nez à nez avec un ours. Malgré l'envie d'aller jusqu'au bout de notre chemin, nous décidons de faire demi-tour. Nous ne verrons aucun ours.
Oui, c'est vrai, on a été un peu trouillard. Surtout nous, les filles, mais voilà, c'était notre premier jour. Nous n'étions pas encore vraiment habituées et certaines histoires d'ours que j'avais lues sur ce forum m'avaient un peu impressionnée.

Il s'agit d'un parcours classique entre Calgary et Vancouver en passant par Glacier National Park aux USA. Je n'ai rien de plus à ajouter que ce qui a déjà été écrit dans de nombreux carnets concernant cette région. Il s'agit juste de partager notre expérience et nos ressentis.
Je tiens aussi à remercier tous ceux qui m'ont aidée dans la préparation de ce voyage en répondant à mes questions, en me donnant de bons conseils. Merci à KriKri, Virginie, Hiacinthe et aussi à tous ceux qui ont écrit un carnet sur cette région. Je les ai lus et relus pour préparer ce voyage.
Cette année, comme l'année dernière, nous sommes partis à 5. Mon mari et moi, nos 2 enfants, Justine et Olivier (23 et 21 ans), et aussi Joachim, le petit copain de Justine.
Voici notre trajet :
-1er juillet : Départ : Bruxelles/Francfort/Calgary -2 juillet : Calgary/Browning (USA) -3 juillet : Iceberg Lake -4 juillet : Going to the Sun Road -5 juillet : Browning/Waterton (Canada) -6 juillet : Waterton/Canmore -7 juillet : Johnston Canyon -8 Juillet : Canmore/Lac Louise -9 juillet : Lac Louise/Jasper -10 juillet : Mount Edith Cavell -11 juillet : Pyramid lake -12 juillet : Jasper/Clearwater -13 juillet : Clearwater/Victoria -14 juillet : Victoria -15 juillet : Victoria/ Tofino -16 juillet : Ucluelet -17 juillet : Tofino/Vancouver -18 juillet : Vancouver -19 juillet : Vancouver -20 juillet : Retour : Vancouver/Reykjavik/Bruxelles
Voici maintenant le récit jour par jour
1er juillet : Le départ
C'est à l'heure que nous décollons de Bruxelles pour arriver une heure plus tard à Francfort. Là nous avons une escale de 3 heures. Cela nous laisse le temps de faire notre premier fast food des vacances afin de prendre des forces pour affronter les 10 heures d'avion qui nous attendent.
Le vol jusque Calgary se passe sans problème. Nous voyageons avec la compagnie Lufthansa. A destination, nous passons la douane assez rapidement. Nous récupérons nos bagages. Génial, ils sont tous là ! Parfait, tout se passe comme prévu. Nous allons maintenant chez Hertz pour prendre la voiture de location. Étant donné que nous sommes 5 plus les bagages nous avions réservé un mini van à 7 places. Malgré cela, l'employé de chez Hertz tente gentiment de nous faire prendre une plus grosse voiture prétextant qu'il n'y aurait pas assez de place dans le coffre pour les bagages. Nous refusons, il n'insiste pas. Tout nos bagages vont parfaitement bien dans le coffre. Philippe prend quelques instants pour se remémorer le fonctionnement d'une automatique et c'est parti, les vacances peuvent commencer.
Nous sommes en début de soirée, nous avons 20 minutes de voiture pour arriver à notre hôtel. C'est parfait, nous n'avions pas envie d'un grand trajet en voiture juste après le voyage en avion. Nous allons pouvoir passer une bonne nuit avant de commencer les choses sérieuses. Demain nous partons pour Glacier National Park aux USA soit 335 Km.
2 juillet : En route vers Glacier National Park
La journée commence par le trajet vers Glacier National Park. Nous avons réservé un hôtel à Browning une petite ville, plutôt pauvre, à 30 minutes de voiture du secteur de Two Medicine, 1 heure de Many Glacier et 1 heure de Logan Pass.
Au cours de ce trajet, nous traversons de beaux paysages, de grands espaces déserts. Cela nous change, nous qui venons d'un petit pays très peuplé.


En chemin nous nous arrêtons dans une petite ville pour faire les courses pour le pique-nique de ce midi. Mauvaise idée ! En effet, nous achetons des pommes hors, on ne peut pas passer la frontière avec des fruits. Je le sais pourtant, mais à ce moment-là, je n'y pense pas. C'est quand nous arrivons à la frontière que je m'en souviens. Zut!!! Que faire ??? Je n'ai pas du tout envie de donner nos pommes au douanier. Bon tant pis, on va risquer. On dira qu'on n'a pas de fruits. En attendant, on a le temps de stresser car la file est longue et n'avance pas vite. Quand vient notre tour, je me sens un peu anxieuse mais tout va bien. Nous voilà aux USA avec des pommes canadiennes. Bien entendu, avant de passer, il a fallu entrer dans les bureaux pour faire toute la paperasse, les photos, les empreintes digitales et tout cela avec un douanier très sympa mais vraiment pas pressé. Nous avons aussi dû payer les taxes d'entrée environ 28 $. Bref, tout cela nous a fait perdre pas mal de temps.
Nous arrivons enfin au Holiday inn à Browning où nous nous installons rapidement. Nous partons ensuite vers le Glacier National Park dans le secteur de Two Medicine. Nous avons hâte de découvrir ce parc.
Après avoir acheté nos tickets d'entrée nous faisons un 1er arrêt au Running Eagle Falls.



Ensuite nous continuons jusqu'au lac de Two Medicine.


Nous allons demander conseil à un ranger pour une petite randonnée car il est déjà tard et nous n'avons plus trop de temps pour faire une longue promenade. Il nous explique que la rive gauche du lac est fermée à cause des ours. Oh!!! Pas très rassurant ça !. Moi, je suis plutôt impressionnée, Justine aussi.
Sur les conseils du ranger nous partons pour les Aster Falls quand même un peu stressés surtout Justine et moi. En chemin, nous faisons un petit détour jusqu'au Paradise Point où nous nous reposons un peu au bord du lac. Nous profitons de cette merveilleuse nature et nous observons quelques kayaks sur le lac.



Nous continuons ensuite la promenade. La nature est magnifique, c'est plein de fleurs sauvages, j'adore.


Par contre, il y a de moins en moins de gens voir plus du tout. En fait, il est déjà tard et la peur des ours revient au galop. On n'a vraiment pas envie de se trouver seul nez à nez avec un ours. Malgré l'envie d'aller jusqu'au bout de notre chemin, nous décidons de faire demi-tour. Nous ne verrons aucun ours.
Oui, c'est vrai, on a été un peu trouillard. Surtout nous, les filles, mais voilà, c'était notre premier jour. Nous n'étions pas encore vraiment habituées et certaines histoires d'ours que j'avais lues sur ce forum m'avaient un peu impressionnée.

Bonjour,
Je commence à organiser notre voyage dans l'ouest americain pour l'été 2016 et je souhaitais savoir si certain d'entre vous ont déjà commencé ce road trip à partir de Vancouver . L'arrivée se ferait à Vancouver, séjour sur place pendant 2/3 jours. Ensuite nous descendrons sur Seattle pour 2 jours et en route pour la découverte de l'ouest.
Comment avez vous rejoint San Francisco ou los Angeles ? Train, avion ?
Nous sommes une famille de 4 : 2 adultes et deux enfants de 8 et 7 ans.
Merci pour les infos
Merci pour les infos

Je vous embarque dans un fabuleux road-trip de 4 semaines en juin-juillet 2018, de l’Alberta à la Colombie britannique, depuis Calgary jusque Vancouver, Ile de Vancouver incluse. Un parcours classique pour une première découverte, si ce n’est un heureux crochet dans une région quasi-méditerranéenne, l’Okanagan !
Mine de rien, environ 4000 km de route… une route en cinémascope, écran géant, full HD !
Ce carnet n’a pas vocation à vous raconter tous nos moindres faits et gestes en détail… Mais plutôt à vous livrer des instantanés de ce qui nous a marqués et fait tomber amoureux de ce coin du monde… et même carrément raides-dingues de l’île de Vancouver et de Vancouver ! Dans la section "pratique", je ne vous donne que les adresses préférées. Tout d’abord, pour une vision globale, voici notre itinéraire, en 2 cartes :


En détail:
- Arrivée à Calgary en fin d’après-midi (Air France Paris- Vancouver puis vol intérieur Vancouver-Calgary), - Départ le lendemain matin pour les Rocheuses et la chaîne Columbia (8 nuits) o 2 nuits à Banff / visite des environs de Banff o 2 nuits à Jasper / icefield Parkway (autoroute des glaciers), Jasper Park o 2 nuits à Lake Louise / icefield Parkway, Yoho Park, Lac Moraine, Lac Louise o 2 nuits à Glacier Park (chaîne Columbia)/ Kootenay Park, Glaciers Park - Okanagan o 3 nuits à Naramata (Okanagan) / visite des environs - Route vers la côte (via Whistler) o 1 nuit à Sun Peaks o 1 nuit à Squamish - Ile de Vancouver (8 nuits) o 2 nuits à Victoria (ile de Vancouver) / traversée au départ de Tsawwassen o 3 nuits à Tofino (île de Vancouver) / Pacific south rim o 1 nuit à Port Alberni / étape vers l’autre côté de l’île o 2 nuits à Alert Bay (île à proximité de Telegraph Cove) - Vancouver o 4 nuits à Vancouver (arrivée à schwartz bay au départ de Nanaimo)
Bon alors c'est parti!

Bonjour à tous,
Plutôt habitués des voyages vers les États-Unis, nous envisageons cette fois ci de changer un peu et de découvrir l'ouest canadien. Ah oui, je précise que nous partons en couple avec une enfant qui aura 11 ans à la date du voyage.
Voici l'ébauche de cet itinéraire ( visites non détaillées)
Jour 1: arrivée à Calgary. Nuit à Calgary ou en direction de Banff Jour 2: Banff/ Canyon Johnson en environs/ Banff. Nuit à Banff Jour 3: Banff / lake moraine/ lake Louise. Nuit à lake louise Jour 4: lake Louise/ parc Yoho/ lake Louise. Nuit à lake Louise Jour 5: route des glaciers de lake Louise a jasper. Nuit à jasper Jour 6: visites autour de jasper. Nuit à jasper Jour 7: route vers parc Wells Gray. Cascades. Nuit à Clearwater Jour 8: matinée à Wells Gray. Route jusqu'à west Vancouver ( quel est le meilleur itinéraire entre ces deux villes?) Nuit à west Vancouver Jour 9: bateau à horseshoe bay pour rejoindre Nanaimo. Arrêt à Parksville et qualicum beach puis cathédral grove, puis route vers Tofino. Nuit à Tofino Jour 10: découverte du parc Pacific rim entre Tofino et Ucluelet. Nuit à Tofino Sortie en mer pour voir les baleines? Jour 11: route vers Victoria. Arrêts en cours de route à explorer. Nuit à Victoria Jour 12: journée à Victoria. Nuit à Victoria Jour 13: bateau vers Vancouver. Nuit à Vancouver Jour 14: Vancouver. Découverte de la ville, shopping. Nuit à Vancouver Jour 15: Vancouver Jour 16: départ
Qu'en pensez-vous?? Des idées pour optimiser ce circuit.. on a bien conscience que cela fait de la route, mais il est difficile de partir plus longtemps.
J'ai pu voir que les hébergements étaient chers, plus chers qu'aux États-Unis je trouve dans l'ensemble. Avez vous de bonnes adresses? Toutes vos remarques seront les bienvenues. Merci par avance
Marie
Plutôt habitués des voyages vers les États-Unis, nous envisageons cette fois ci de changer un peu et de découvrir l'ouest canadien. Ah oui, je précise que nous partons en couple avec une enfant qui aura 11 ans à la date du voyage.
Voici l'ébauche de cet itinéraire ( visites non détaillées)
Jour 1: arrivée à Calgary. Nuit à Calgary ou en direction de Banff Jour 2: Banff/ Canyon Johnson en environs/ Banff. Nuit à Banff Jour 3: Banff / lake moraine/ lake Louise. Nuit à lake louise Jour 4: lake Louise/ parc Yoho/ lake Louise. Nuit à lake Louise Jour 5: route des glaciers de lake Louise a jasper. Nuit à jasper Jour 6: visites autour de jasper. Nuit à jasper Jour 7: route vers parc Wells Gray. Cascades. Nuit à Clearwater Jour 8: matinée à Wells Gray. Route jusqu'à west Vancouver ( quel est le meilleur itinéraire entre ces deux villes?) Nuit à west Vancouver Jour 9: bateau à horseshoe bay pour rejoindre Nanaimo. Arrêt à Parksville et qualicum beach puis cathédral grove, puis route vers Tofino. Nuit à Tofino Jour 10: découverte du parc Pacific rim entre Tofino et Ucluelet. Nuit à Tofino Sortie en mer pour voir les baleines? Jour 11: route vers Victoria. Arrêts en cours de route à explorer. Nuit à Victoria Jour 12: journée à Victoria. Nuit à Victoria Jour 13: bateau vers Vancouver. Nuit à Vancouver Jour 14: Vancouver. Découverte de la ville, shopping. Nuit à Vancouver Jour 15: Vancouver Jour 16: départ
Qu'en pensez-vous?? Des idées pour optimiser ce circuit.. on a bien conscience que cela fait de la route, mais il est difficile de partir plus longtemps.
J'ai pu voir que les hébergements étaient chers, plus chers qu'aux États-Unis je trouve dans l'ensemble. Avez vous de bonnes adresses? Toutes vos remarques seront les bienvenues. Merci par avance
Marie
Bonjour à tous !
C'est avec beaucoup de retard que je commence ce carnet (automne 2014 quand même !).
Je ne saurais citer tous ceux qui m'ont aidée à construire ce beau voyage, car j'aurais peur d'en oublier. Vous vous reconnaîtrez si vous me lisez.... Merci à vous tous !
Cette fois, c'est à quatre que nous voyagerons, puisqu'une de mes amies rêvait de découvrir le Québec, mais n'osait s'aventurer en "free lance". Et c'est ainsi que nous avons embarqué nos amis pour un magnifique road trip de 28 jours.
- Ce voyage s'est articulé autour de 3 impératifs :
1) Les Belles Couleurs d'automne au Québec (et plus particulièrement en Gaspésie),
2) Un pow wow en Ontario,
3) Les Chutes du Niagara.
Pari gagné, puisque tout était au rendez-vous... Encore que, les Chutes, elles ne risquaient pas de manquer le rendez-vous !😉
- Avion. La traversée de l'Atlantique s'est faite sur Air Canada, qui présentait à l'époque le meilleur tarif, et nous avons pu vérifier que leur classement de "Meilleure Compagnie d'Amérique" l'année précédente n'était pas usurpé.
- Logement. Le choix de l'hébergement s'est porté essentiellement sur des B&B.... Nous dirons ici "Couette et Café" pour rester dans l'ambiance. J'adore cette expression : pas vous ?
-Voiture. Il nous fallait une grande voiture pour tous nos bagages : ce sera une Town and Country flambant neuf louée via Authentic Canada (prix très intéressant) pour le compte de l’agence Avis.
Je vous aurais bien donné le chiffrage du voyage, mais nous avons été cambriolés cet automne… 🤪 Envolés les 2 ordis! Avec toutes mes données de voyage. 🙁 Pour les photos, heureusement qu’elles étaient sur un autre disque dur, sauf que…. en version brute uniquement, et je dois refaire tout le tri. Bref, des mois de préparation plus tard, de la version 1 à la version "x" (des tas😉), après avoir rajouté, supprimé, rajouté et supprimé encore, etc. etc., le programme s'est enfin imposé. En attendant le détail journalier, voici comment il s'est organisé : - Ontario (9 jours) - Chemin du Roy et Route du Fleuve (3 jours) - Gaspésie (9 jours) - Bas Saint-Laurent (2 jours 1/2) - Québec et Montréal (5 jours) Les étape journalières ont été modérées, la plus longue ne dépassant pas 350 km environ.
Je vous aurais bien donné le chiffrage du voyage, mais nous avons été cambriolés cet automne… 🤪 Envolés les 2 ordis! Avec toutes mes données de voyage. 🙁 Pour les photos, heureusement qu’elles étaient sur un autre disque dur, sauf que…. en version brute uniquement, et je dois refaire tout le tri. Bref, des mois de préparation plus tard, de la version 1 à la version "x" (des tas😉), après avoir rajouté, supprimé, rajouté et supprimé encore, etc. etc., le programme s'est enfin imposé. En attendant le détail journalier, voici comment il s'est organisé : - Ontario (9 jours) - Chemin du Roy et Route du Fleuve (3 jours) - Gaspésie (9 jours) - Bas Saint-Laurent (2 jours 1/2) - Québec et Montréal (5 jours) Les étape journalières ont été modérées, la plus longue ne dépassant pas 350 km environ.
Bonjour à tous
Après un été en Italie en 2018 , l’envie de repartir sur la côte est des USA pour « finir » notre voyage en Nouvelle Angleterre s’est concrétisé : 23 jours en partant de Montréal , tourner cette fois ci vers l’Ouest en passant par Ottawa, l’état de New York, le Connecticut, le Rhode Island, le Massachusetts, Le Vermont, à nouveau l’état de New York et enfin retour par Montréal .
Cette fois ci nous ne sommes que mon mari et moi , sans aucun enfant , les premières grandes vacances en couple depuis ...1990. Les billets d’avion sont achetés en Mars pour 1358€ pour 2 sur Air Canada directement -sièges et valises compris. Les AVE sont ok jusqu’en 2025. L’I94 sera réglé sur place . Les hôtels ont été réservés au fur et à mesure soit sur une centrale qui crédite une nuit gratuite pour 10 réservées- on en profitera deux fois, soit sur les sites directement des hôtels. Et ça ce fut un gros gros boulot en amont . Les repas seront surtout pris dans des restaurants et pique-nique le midi . Attention aux horaires des restos le soir , dans les coins pas touristiques, ils ferment souvent vers 21h-21h30.
Je me suis inspirée très fortement du guide « Escapades Américaines « de Marie France Bornais un des rares guides sur l’Etat de New York et du Guide Ulysse sur la Nouvelle Angleterre, des petits guides pour Montréal et Ottawa , les sites internet des régions parcourues , surtout https://parks.ny.gov/ et des demandes de documentations . Et bien sûr les quelques carnets et discussion sur ce forum.
Le trajet J1 mercredi 03 Juillet Paris-Montréal J2 jeudi 04 Juillet Montréal - Gatineau/Ottawa J3 Vendredi 05 Juillet Gatineau/Ottawa J4 Samedi 06 Juillet Ottawa-Gananoque J5 Dimanche 07 Juillet Gananoque J6 Lundi 08 Juillet Gananoque-Geneva J7 Mardi 09 Juillet Geneva-Ithaca J8 Mercredi 10 Juillet Ithaca J9 Jeudi 11 Juillet Ithaca-Pougkeepsie J10 Vendredi 12 Juillet Pougkeepsie-Mystic J11 Samedi 13 Juillet Mystic J12 Dimanche 14 Juillet Mystic J13 Lundi 15 Juillet Mystic J14 Mardi 16 Juillet. Mystic - Boston J15 Mercredi 17 Juillet Boston J16 Jeudi 18 Juillet Boston J17 Vendredi 19 Juillet Boston - Bennington J18 Samedi 20 Juillet Bennington J19 Dimanche 21 Juillet Bennington-Lake Placid J21 Lundi 22 Juillet Lake Placid J22 Mardi 23 Juillet Lake Placid -Montréal J23 Mercredi 24 Juillet Montréal J24 Jeudi 25 Juillet Montréal -Paris
Je vais essayer d'intégrer la photo du trajet mais celle que j’ai n’est pas assez « lourde ». Victoire :
Après un été en Italie en 2018 , l’envie de repartir sur la côte est des USA pour « finir » notre voyage en Nouvelle Angleterre s’est concrétisé : 23 jours en partant de Montréal , tourner cette fois ci vers l’Ouest en passant par Ottawa, l’état de New York, le Connecticut, le Rhode Island, le Massachusetts, Le Vermont, à nouveau l’état de New York et enfin retour par Montréal .
Cette fois ci nous ne sommes que mon mari et moi , sans aucun enfant , les premières grandes vacances en couple depuis ...1990. Les billets d’avion sont achetés en Mars pour 1358€ pour 2 sur Air Canada directement -sièges et valises compris. Les AVE sont ok jusqu’en 2025. L’I94 sera réglé sur place . Les hôtels ont été réservés au fur et à mesure soit sur une centrale qui crédite une nuit gratuite pour 10 réservées- on en profitera deux fois, soit sur les sites directement des hôtels. Et ça ce fut un gros gros boulot en amont . Les repas seront surtout pris dans des restaurants et pique-nique le midi . Attention aux horaires des restos le soir , dans les coins pas touristiques, ils ferment souvent vers 21h-21h30.
Je me suis inspirée très fortement du guide « Escapades Américaines « de Marie France Bornais un des rares guides sur l’Etat de New York et du Guide Ulysse sur la Nouvelle Angleterre, des petits guides pour Montréal et Ottawa , les sites internet des régions parcourues , surtout https://parks.ny.gov/ et des demandes de documentations . Et bien sûr les quelques carnets et discussion sur ce forum.
Le trajet J1 mercredi 03 Juillet Paris-Montréal J2 jeudi 04 Juillet Montréal - Gatineau/Ottawa J3 Vendredi 05 Juillet Gatineau/Ottawa J4 Samedi 06 Juillet Ottawa-Gananoque J5 Dimanche 07 Juillet Gananoque J6 Lundi 08 Juillet Gananoque-Geneva J7 Mardi 09 Juillet Geneva-Ithaca J8 Mercredi 10 Juillet Ithaca J9 Jeudi 11 Juillet Ithaca-Pougkeepsie J10 Vendredi 12 Juillet Pougkeepsie-Mystic J11 Samedi 13 Juillet Mystic J12 Dimanche 14 Juillet Mystic J13 Lundi 15 Juillet Mystic J14 Mardi 16 Juillet. Mystic - Boston J15 Mercredi 17 Juillet Boston J16 Jeudi 18 Juillet Boston J17 Vendredi 19 Juillet Boston - Bennington J18 Samedi 20 Juillet Bennington J19 Dimanche 21 Juillet Bennington-Lake Placid J21 Lundi 22 Juillet Lake Placid J22 Mardi 23 Juillet Lake Placid -Montréal J23 Mercredi 24 Juillet Montréal J24 Jeudi 25 Juillet Montréal -Paris
Je vais essayer d'intégrer la photo du trajet mais celle que j’ai n’est pas assez « lourde ». Victoire :

Un reportage sur Dawson affirmait que les concessions de mines d’or coûtaient le même prix que lors de la ruée vers l’or : vingt dollars canadiens, c’est accessible. Allons voir. La première partie du voyage est classique, Vancouver quelques jours pour se mettre à l’heure pacifique et observer
le flottage de bois,

les loutres,

Les aigles,

les écureuils,

les Tamias,

Presque remis nous nous envolons pour Whitehorse, ainsi nommé dans les années 80 (1880), à cause des rapides du fleuve Yukon rappelant la crinière d'un cheval blanc.

Grand Canyon: “Through this narrow chute of corrugated rock the wild waters of the great river rush in a perfect mass of milk-like foam, with a reverberation that is audible for a considerable distance.”
De nombreuses embarcations furent perdues. La police montée imposa l’usage d’un pilote aguerri. Les voyageurs se regroupaient dans Canyon City, dans l’attente d’un pilote qui ferait franchir les rapides à leur embarcation.

Renommé en juillet 1883 Miles Canyon. Depuis, le Yukon s’est assagi. Le barrage hydroélectrique à dompter le cheval

Les courants restent forts.

Les bateaux arrivaient de San Francisco à Skagway.

Les prospecteurs devaient franchir des cols difficiles : White Pass ou Chilkoot Pass.

De plus petits bateaux permettaient de parvenir à Dyea, départ de la Chilkoot trail

Depuis le sol, allégé du poids des glaciers, est remonté de plus de deux mètres. Difficile d’imaginer les restes de ce bateau au fond de l’eau.

Le départ de la Chilkoot trail


Pendant la ruée vers l'or du Klondike, entre 20 000 et 30 000 personnes traversèrent le col. Un flux continu de personnes l’empruntait, de jour comme de nuit, et il fallait parfois attendre jusqu'à 4 heures pour pouvoir le gravir.
La Police montée du Nord-Ouest y établit un poste pour assurer l'ordre, percevoir un droit de passage et s'assurer que chacun ait suffisamment de provisions pour un an.

Les mineurs devaient apporter avec eux environ une tonne de provisions dont plus de la moitié en nourriture afin d’éviter les famines. Ils étaient obligés de gravir le col une vingtaine de fois, à raison de 50 kg par ascension. En hiver, un escalier à péage, de 1500 marches taillées dans la glace « the golden stair » permettait l’ascension sur une seule file.

En 1897, un tramway tiré par deux chevaux permettait aux plus riches de gravir les 200 derniers mètres, au prix de 1,5 cent la livre !
En 1898, trois téléphériques furent construits au col de Chilkoot. La fréquentation du col diminua après la construction en 1900, d’un chemin de fer sur White Pass.
White Pass réputé plus facile, car accessible aux chariots, étaient souvent boueux et difficilement accessible.
Il était aussi appelé « The dead horse trail ».

Les deux routes conduisaient aux lacs Lindermann et Benett. Les prospecteurs construisaient alors des embarcations. Pour rejoindre le Klondike à environ 600 km. Carcross (Caribou Crossing) n’était, avant la ruée vers l’or, qu’un camp de chasse saisonnier occupé par les Taguish, en mai 1898, 7000 bateaux, radeaux, voiliers passèrent en direction de Dawson.


les loutres,

Les aigles,

les écureuils,

les Tamias,

Presque remis nous nous envolons pour Whitehorse, ainsi nommé dans les années 80 (1880), à cause des rapides du fleuve Yukon rappelant la crinière d'un cheval blanc.

Grand Canyon: “Through this narrow chute of corrugated rock the wild waters of the great river rush in a perfect mass of milk-like foam, with a reverberation that is audible for a considerable distance.”
De nombreuses embarcations furent perdues. La police montée imposa l’usage d’un pilote aguerri. Les voyageurs se regroupaient dans Canyon City, dans l’attente d’un pilote qui ferait franchir les rapides à leur embarcation.

Renommé en juillet 1883 Miles Canyon. Depuis, le Yukon s’est assagi. Le barrage hydroélectrique à dompter le cheval

Les courants restent forts.

Les bateaux arrivaient de San Francisco à Skagway.

Les prospecteurs devaient franchir des cols difficiles : White Pass ou Chilkoot Pass.

De plus petits bateaux permettaient de parvenir à Dyea, départ de la Chilkoot trail

Depuis le sol, allégé du poids des glaciers, est remonté de plus de deux mètres. Difficile d’imaginer les restes de ce bateau au fond de l’eau.

Le départ de la Chilkoot trail


Pendant la ruée vers l'or du Klondike, entre 20 000 et 30 000 personnes traversèrent le col. Un flux continu de personnes l’empruntait, de jour comme de nuit, et il fallait parfois attendre jusqu'à 4 heures pour pouvoir le gravir.
La Police montée du Nord-Ouest y établit un poste pour assurer l'ordre, percevoir un droit de passage et s'assurer que chacun ait suffisamment de provisions pour un an.

Les mineurs devaient apporter avec eux environ une tonne de provisions dont plus de la moitié en nourriture afin d’éviter les famines. Ils étaient obligés de gravir le col une vingtaine de fois, à raison de 50 kg par ascension. En hiver, un escalier à péage, de 1500 marches taillées dans la glace « the golden stair » permettait l’ascension sur une seule file.

En 1897, un tramway tiré par deux chevaux permettait aux plus riches de gravir les 200 derniers mètres, au prix de 1,5 cent la livre !
En 1898, trois téléphériques furent construits au col de Chilkoot. La fréquentation du col diminua après la construction en 1900, d’un chemin de fer sur White Pass.

White Pass réputé plus facile, car accessible aux chariots, étaient souvent boueux et difficilement accessible.
Il était aussi appelé « The dead horse trail ».

Les deux routes conduisaient aux lacs Lindermann et Benett. Les prospecteurs construisaient alors des embarcations. Pour rejoindre le Klondike à environ 600 km. Carcross (Caribou Crossing) n’était, avant la ruée vers l’or, qu’un camp de chasse saisonnier occupé par les Taguish, en mai 1898, 7000 bateaux, radeaux, voiliers passèrent en direction de Dawson.

Bonjour,
Je fais une surprise pour mon mari et nous partons au Canada 18 jours avec nos deux enfants (7ans et 4 ans). Nos billets sont non modifiables et nous arrivons à Vancouver le 21/07 et nous repartons le 08/08 de Vancouver. Nous avons de la famille à Calgary donc nous devons aller jusqu'à Calgary.
Mon idée est de partir de Vancouver et rejoindre Calgary en 1 semaine soit voiture +hôtel ou camping car. Puis on est hébergé pendant une semaine à Calgary. On abandonnerait donc le camping car ou la voiture à Calgary. On reviendrait après à Vancouver pour les 3 derniers jours. J'ai vu que les billets d'avion Calgary-Vancouver sont à 500euros pour 4. Et on resterait ces derniers jours à Vancouver. Qu'en pensez-vous ? Que doit on absolument voir ? Quels sont les bons plans ?
Merci par avance pour votre aide et je vous souhaite un bon réveillon 😉😉
Virginie
Je fais une surprise pour mon mari et nous partons au Canada 18 jours avec nos deux enfants (7ans et 4 ans). Nos billets sont non modifiables et nous arrivons à Vancouver le 21/07 et nous repartons le 08/08 de Vancouver. Nous avons de la famille à Calgary donc nous devons aller jusqu'à Calgary.
Mon idée est de partir de Vancouver et rejoindre Calgary en 1 semaine soit voiture +hôtel ou camping car. Puis on est hébergé pendant une semaine à Calgary. On abandonnerait donc le camping car ou la voiture à Calgary. On reviendrait après à Vancouver pour les 3 derniers jours. J'ai vu que les billets d'avion Calgary-Vancouver sont à 500euros pour 4. Et on resterait ces derniers jours à Vancouver. Qu'en pensez-vous ? Que doit on absolument voir ? Quels sont les bons plans ?
Merci par avance pour votre aide et je vous souhaite un bon réveillon 😉😉
Virginie
Bonjour,
Nous planifions de partir 3 semaines (+/-) en juillet/août 2016 pour visiter l'ouest canadien et le nord-ouest des USA.
Je voudrais soumettre à la sagacité des experts en voyage que vous êtes l'itinéraire ci-dessous, essentiellement afin de savoir si celui-ci est raisonnable pour 3 semaines et si nous ne manquons rien de transcendant. Sachant bien sûr que choisir c'est renoncer et qu'il est clair que nous ne pouvons voir toute cette immense région qui demanderait des mois de visite pour ne rien manquer.
Nous sommes 5: parents + 3 "enfants" (15 ans; 11 et 11 ans).
Nous louerons un 4x4 et ferons ce circuit dans des hôtels.
Merci pour vos réponses et à l'avance mes excuses pour les "spécialistes" qui ont dû déjà voir ce genre de requête des centaines de fois...😊
Olivier
Itinéraire:
1er jour : Vol Europe – Seattle sur ligne régulière 2e jour : Seattle (ou excursion au Mont Rainier) 3e jour : Seattle - Victoria (Colombie Britannique - 1 h 30 de route + ferry) 4e jour : Victoria 5e jour : Victoria - Vancouver (1 h de route + ferry) 6e jour : Vancouver 7e jour :Vancouver - Kamloops (4 h 30 de route) 8e jour : Kamloops - Wells Gray (3 h de route) 9e jour : Wells Gray - Mont Robson - Jasper (3 h de route) 10e jour : Parc national de Jasper 11e jour : Jasper - Lake Louise (4 h de route) -->Promenade des Glaciers 12e jour : Lake Louise 13e jour : Lake Louise – Banff (1 h de route) 14e jour : Banff - Calgary (1 h 30 de route) 15e jour : Calgary - Parc national de Waterton** (4 h de route) 16e jour : Waterton - Glaciers NP (USA-Montana) - Kalispell 17e jour : Glaciers NP - Bozeman (5 h de route) ou Missoula (2h30 de route) 18e au 20e jour : Parc national de Yellowstone 21e jour: Yellowstone - Salt Lake City (6h de route) 22e jour: Vol Salt Lake City vers Europe (ligne régulière)🙁
Itinéraire:
1er jour : Vol Europe – Seattle sur ligne régulière 2e jour : Seattle (ou excursion au Mont Rainier) 3e jour : Seattle - Victoria (Colombie Britannique - 1 h 30 de route + ferry) 4e jour : Victoria 5e jour : Victoria - Vancouver (1 h de route + ferry) 6e jour : Vancouver 7e jour :Vancouver - Kamloops (4 h 30 de route) 8e jour : Kamloops - Wells Gray (3 h de route) 9e jour : Wells Gray - Mont Robson - Jasper (3 h de route) 10e jour : Parc national de Jasper 11e jour : Jasper - Lake Louise (4 h de route) -->Promenade des Glaciers 12e jour : Lake Louise 13e jour : Lake Louise – Banff (1 h de route) 14e jour : Banff - Calgary (1 h 30 de route) 15e jour : Calgary - Parc national de Waterton** (4 h de route) 16e jour : Waterton - Glaciers NP (USA-Montana) - Kalispell 17e jour : Glaciers NP - Bozeman (5 h de route) ou Missoula (2h30 de route) 18e au 20e jour : Parc national de Yellowstone 21e jour: Yellowstone - Salt Lake City (6h de route) 22e jour: Vol Salt Lake City vers Europe (ligne régulière)🙁
Bonjour à tous,
Nouvelle sur ce forum, je souhaiterai partager avec vous mon projet de Road Trip dans l'Ouest Canadien prévu pour Juin 2016 dans le but d'avoir le maximum d'information avant le jour J (qui est encore bien loin certes, mais pour ce type de séjour je pense qu'il est préférable de bien s'y prendre en avance) 😉
Nous sommes un jeune couple sportif de 26 et 27 ans fan de randonnées. L'ouest nous a tout de suite plu de part ses paysages entre mer et montagne. Cet endroit du Canada nous à l'air bien plus sauvage que la côte Est et c'est ce qui nous a tout de suite attiré. Nous partirons pour une durée de 3 semaines.
Nous avons pu observer sur internet plusieurs circuits de l'Ouest Canadien afin d'avoir des idées pour monter notre propre Road Trip (sans passer par une agence). Notre but n'est pas de passer la moitié du temps sur la route (j'ai pu lire que les personnes ayant effectuer ce type de séjour étaient au final un peu déçu car il reste finalement peu de temps pour profiter des lieux).
Il a donc été décidé d’effectuer une boucle d'environ 700km environ entre Vancouver, son île (Victoria, stop à Duncan, Tofino & Ucluelet, Parksville) et Whistler (puis retour à Vancouver) en passant 2 voir 3 jours par endroit. Pour les Rocheuses qui nous tentaient énormément, nous préférons les laisser de coté pour un futur voyage cette fois ci plus ciblé sur les parc nationaux car à trop vouloir en faire d'un coup nous avons peur au final de ne pas en profiter, le territoire canadien étant si grand... Nous avons plusieurs questions :
Question 1 : Nous sommes très intéressés pour aller observer les baleines / orques en mer. Nous avons vu que plusieurs villes sur l'île de Vancouver proposent cette activité mais la question que nous nous posons est :
Y a t il un organisme qui sort du lot ? car parmi tous les organismes qui organisent l'activité je pense qu'il doit bien y avoir des pièges à touriste à éviter (vu que cette activité est une des principales sur l'île et que beaucoup de touristes y vont exprès pour les baleines). Ou a t on le plus de chance d'en voir ? J'ai entendu dire que deux grandes familles d'orques se trouvaient à l'année dans le détroit de Saint Juan vers Victoria. La majorité des orques se situent dans le nord de l'île (Télégraph Cove etc) mais cette étape ne fait pas partie de notre circuit. Nous avons également lu que Tofino était le meilleur endroit pour voir les baleines à bosse et baleine grises.(A Victoria nous avons trouvé la compagnie Eagle Wing Tour et à Tofino Jamie's Whale Watching. Toutes les 2 possèdent de très bons avis sur Trip Advisor. Si certains ont déjà testé ces 2 compagniesou d'autres nous sommes preneur d'informations 😉 )
Question 2 : Campbell River est elle à faire sur l'île ?
Nous hésitons à nous rendre, en plus des étapes citées plus haut, à Campbell River. D'après vous es un lieu à faire ? Nous avons vu qu'il s'agissait de la ville du saumon mais à part le parc provincial pas très loin ou l'ont peur observer les cascades et les élevages de saumon à visiter nous n'avons pas vraiment trouvé autres choses qui nous tentaient. Si vous connaissez des activités sympas n'hésitez pas à nous les faire partager. 🙂
Question 3 : Y a t il des endroits sur l'île que vous auriez rajouté à notre circuit?
L'ile de Vancouver faisant 500km de long, nous avons essayé de cibler les lieux recommandés par un maximum de personnes mais nous en avons peut être oublié.
Question 4 : Quel est le parcours le plus court pour se rendre à Della Falls sur l'île (les plus hautes cascades du Canada) ?
Nous avons vu que cette randonnée nécessitait plusieurs jours de marches (du moins de ce que j'ai essayé de traduire sur les sites en anglais) mais peut être y a t il d'autres chemins plus court pour s'y rendre?
Question 5 : La randonnée du lac Garibaldi peut elle se faire en une journée allée / retour? Est elle accessible en juin?
Lors de notre étape à Whistler nous sommes intéressés pour effectuer la randonnée du lac Garibaldi. Cette dernière semble très difficile et longue. Si certains d'entre vous connaissent le parcours votre expérience est la bienvenue 😉
Question 6 : Est il fréquent de croiser des ours en pleine nature lors des randonnées ou ballade? Les chemins à prendre lors des randonnées sont ils sécurisés?
Question 7 : Quels sont les points incontournables de la ville de Vancouver? Ou peut on avoir les plus beaux panorama?
Voila pour les questions, bien sur si vous voyez d'autres choses que nous oublions (par exemple des points à voir absolument lors de la route ou autres étapes proche du parcours indiqué) n'hésitez pas à nous en faire part. Dans l'attente de vous lire,
😉
Nouvelle sur ce forum, je souhaiterai partager avec vous mon projet de Road Trip dans l'Ouest Canadien prévu pour Juin 2016 dans le but d'avoir le maximum d'information avant le jour J (qui est encore bien loin certes, mais pour ce type de séjour je pense qu'il est préférable de bien s'y prendre en avance) 😉
Nous sommes un jeune couple sportif de 26 et 27 ans fan de randonnées. L'ouest nous a tout de suite plu de part ses paysages entre mer et montagne. Cet endroit du Canada nous à l'air bien plus sauvage que la côte Est et c'est ce qui nous a tout de suite attiré. Nous partirons pour une durée de 3 semaines.
Nous avons pu observer sur internet plusieurs circuits de l'Ouest Canadien afin d'avoir des idées pour monter notre propre Road Trip (sans passer par une agence). Notre but n'est pas de passer la moitié du temps sur la route (j'ai pu lire que les personnes ayant effectuer ce type de séjour étaient au final un peu déçu car il reste finalement peu de temps pour profiter des lieux).
Il a donc été décidé d’effectuer une boucle d'environ 700km environ entre Vancouver, son île (Victoria, stop à Duncan, Tofino & Ucluelet, Parksville) et Whistler (puis retour à Vancouver) en passant 2 voir 3 jours par endroit. Pour les Rocheuses qui nous tentaient énormément, nous préférons les laisser de coté pour un futur voyage cette fois ci plus ciblé sur les parc nationaux car à trop vouloir en faire d'un coup nous avons peur au final de ne pas en profiter, le territoire canadien étant si grand... Nous avons plusieurs questions :
Question 1 : Nous sommes très intéressés pour aller observer les baleines / orques en mer. Nous avons vu que plusieurs villes sur l'île de Vancouver proposent cette activité mais la question que nous nous posons est :
Y a t il un organisme qui sort du lot ? car parmi tous les organismes qui organisent l'activité je pense qu'il doit bien y avoir des pièges à touriste à éviter (vu que cette activité est une des principales sur l'île et que beaucoup de touristes y vont exprès pour les baleines). Ou a t on le plus de chance d'en voir ? J'ai entendu dire que deux grandes familles d'orques se trouvaient à l'année dans le détroit de Saint Juan vers Victoria. La majorité des orques se situent dans le nord de l'île (Télégraph Cove etc) mais cette étape ne fait pas partie de notre circuit. Nous avons également lu que Tofino était le meilleur endroit pour voir les baleines à bosse et baleine grises.(A Victoria nous avons trouvé la compagnie Eagle Wing Tour et à Tofino Jamie's Whale Watching. Toutes les 2 possèdent de très bons avis sur Trip Advisor. Si certains ont déjà testé ces 2 compagniesou d'autres nous sommes preneur d'informations 😉 )
Question 2 : Campbell River est elle à faire sur l'île ?
Nous hésitons à nous rendre, en plus des étapes citées plus haut, à Campbell River. D'après vous es un lieu à faire ? Nous avons vu qu'il s'agissait de la ville du saumon mais à part le parc provincial pas très loin ou l'ont peur observer les cascades et les élevages de saumon à visiter nous n'avons pas vraiment trouvé autres choses qui nous tentaient. Si vous connaissez des activités sympas n'hésitez pas à nous les faire partager. 🙂
Question 3 : Y a t il des endroits sur l'île que vous auriez rajouté à notre circuit?
L'ile de Vancouver faisant 500km de long, nous avons essayé de cibler les lieux recommandés par un maximum de personnes mais nous en avons peut être oublié.
Question 4 : Quel est le parcours le plus court pour se rendre à Della Falls sur l'île (les plus hautes cascades du Canada) ?
Nous avons vu que cette randonnée nécessitait plusieurs jours de marches (du moins de ce que j'ai essayé de traduire sur les sites en anglais) mais peut être y a t il d'autres chemins plus court pour s'y rendre?
Question 5 : La randonnée du lac Garibaldi peut elle se faire en une journée allée / retour? Est elle accessible en juin?
Lors de notre étape à Whistler nous sommes intéressés pour effectuer la randonnée du lac Garibaldi. Cette dernière semble très difficile et longue. Si certains d'entre vous connaissent le parcours votre expérience est la bienvenue 😉
Question 6 : Est il fréquent de croiser des ours en pleine nature lors des randonnées ou ballade? Les chemins à prendre lors des randonnées sont ils sécurisés?
Question 7 : Quels sont les points incontournables de la ville de Vancouver? Ou peut on avoir les plus beaux panorama?
Voila pour les questions, bien sur si vous voyez d'autres choses que nous oublions (par exemple des points à voir absolument lors de la route ou autres étapes proche du parcours indiqué) n'hésitez pas à nous en faire part. Dans l'attente de vous lire,
😉
Bonjour à tous,
Nous prévoyons de faire un road trip dans l'Ouest Canadien et ensuite de descendre au USA.
Voici quelques infos : Nous serons un couple de jeunes gens, nous adorons les parcs nationaux et les heures de route de nous font pas peur. Nous partirions du 7 au 28 juin 2014. Nous ne visiterons pas Seattle pour gagner un peu de temps, mais nous sommes obligé d'y atterrir pour pouvoir loué une voiture aux USA et la rendre aux USA. Même si nous aurions préféré commencer de Vancouver.
Voici l'itinéraire (4300km / 47h de route) illustré.
Meilleure résolution ici => http://imageshack.com/a/img802/5351/j0li.jpg
Pensez-vous que cet itinéraires est réalisable ?
Nous avons déjà faire un road trip il y a 2 ans dans l'ouest américain (4300km / 46h), en autant de jours, qui est illustré ici.
Merci d'avance
Nous prévoyons de faire un road trip dans l'Ouest Canadien et ensuite de descendre au USA.
Voici quelques infos : Nous serons un couple de jeunes gens, nous adorons les parcs nationaux et les heures de route de nous font pas peur. Nous partirions du 7 au 28 juin 2014. Nous ne visiterons pas Seattle pour gagner un peu de temps, mais nous sommes obligé d'y atterrir pour pouvoir loué une voiture aux USA et la rendre aux USA. Même si nous aurions préféré commencer de Vancouver.
Voici l'itinéraire (4300km / 47h de route) illustré.
Meilleure résolution ici => http://imageshack.com/a/img802/5351/j0li.jpgPensez-vous que cet itinéraires est réalisable ?
Nous avons déjà faire un road trip il y a 2 ans dans l'ouest américain (4300km / 46h), en autant de jours, qui est illustré ici.
Merci d'avance
Bonjour a toutes et tous
Je suis en train de prevoir un sejour pour decouvrir yellowstone et les rocheuses canadiennes durant l'ete 2012 et j'ai travaillé sur un petit circuit qui me semble envisageable .....dans ma tête ! 😉
Mais j'aurais voulu avoir votre avis sur celui ci par rapport aux etapes prevues ...faisable? pas faisable ??
Sachant que nous serons 4, donc mes parents et que nous ne feront pas de grandes randonnées hors des sentiers battus !😛
Pourriez vous me dire si le temps prevu sur chaque zone est realiste ...et eventuellement si vous avez des tuyaux de petites rando agreable de 2h maxi dans les secteurs ou j'ai prevu de la marche ...je suis preneur. J'ai quelques infos la dessus par rapport aux sites officiels de ces parc mais rien ne vaut l'avis de la pratique .....de vous meme !🙂
JOUR1 : PARIS – JACKSON HOLES
Voyage aller et soiree à Jackson holes
JOUR 2 : JACKSON HOLES – OLD FAITHFULL YELLOWSTONE
Passage par Mormon row, puis route qui passé par jenny lake, puis string lake
Arret prévu pour petite marche sur environ string lake – environ 3h
Puis route vers la panorama de Signal moutain avant d’aller dans le secteur de Colter bay
Prevu arret de 2h pour petite marche sur colter bay
Puis route pour rejoindre Old faithfull
JOUR 3 : OLD FAITHFULL – YELLOWSTONE CANYON
Journee consacrée aux sites geothermiques de old faithfull , Upper et lower geayser basin(montée de la colline pour voir le grand prismatic, et celle qui surplombe le site de old faithfull)
Puis route pour rejoindre canyon village en fin de journee
JOUR 4 : YELLOWSTONE CANYON – CODY
Matinee complete aux canyon – petite marches, point observations
Puis milieu de journee route vers Cody en passant par hayden valley et yellowstone lake
En fonction du temps visite musée buffalo bill a cody sinon remis au lendemain matin
Soirée rodeo
JOUR 5 : CODY – COOKE CITY
Matinée a mon avis fin de visite du musée (billet sur 2 jours je crois?) et ensuite route vers cooke city en empruntant la chief joseph road. Decouverte de la beartooth road et arrivée a cooke city en fin d’apres midi
JOUR 6 : COOKE CITY – REGION DE BOZEMAN
On prendra la route qui passé par les plateaux au nord de Yellowstone pour aller au site de mamoth hot spring (arret 3 heures sur site environ)
Ensuite on ira vers les sites de noris si nous n’avons pas eut le temps lors de notre 1ere journee a yellowstone
Arrivée bozeman en fin de journee
JOUR 7 : BOZEMAN – BROWNING
Journee un peu grosse en « route » pour liaison avec le parc des glaciers. On passera par la route qui traverse la Lewis and clark forest puis great falls (par d’arret – fin de sejour)
JOUR 8 : BROWNING – WATERTON PARK (Canada)
Journee consacrée au parc des glaciers en passant par la route panoramique qui le traverse. Une petite randonnée prevue. Soir arrivée a Waterton park
JOUR 9 : WATERTON PARK – CANMORE
Matinéeet debut d’apres midi au parc de waterton. Depart vers 15h pour relier canmore a l’entree du park de banff
JOUR 10 : CANMORE – LAKE LOUISE
Journee decouverte secteur de banff (gondola et une petite marche) avant de rejoindre lake louise pour dormir
JOUR 11 : SECTEUR LAKE LOUISE
Journee pour decouvrir les environs de lake louise
Nuit a lake louise
JOUR 12 : LAKE LOUISE – JASPER
Passage par la icefield highway – decouverte sur la journee avec arret aux points panoramiques et voir peut etre une petite marche
JOUR 13 : SECTEUR JASPER
Secteur lac maligne – croisiere sur le lac entre autre
JOUR 14 : JASPER – CANMORE
Redescente sur canmore et arret-marche au parc de yoho (lac emerald et takkakaw falls)
Nuit a canmore
JOUR 15 : CANMORE – CALGARY – FORT MAC LEOD
Matinee a calgary et depart debut apres midi pour fort mac leod pour visite du buffalo jump et de son musée
Nuit dans ce secteur
JOUR 16 : FORT MAC LEOD – GREAT FALLS (USA)
Depart pour great falls et liaison sur la matinee pour arrivee debut d’apres midi
Visite du musée sur Lewis et clark de great falls
JOUR 17 : GREAT FALLS – France Depart de great falls pour la France avec escale a salt lake city
Sinon est ce que Salt lake city et antelop island merite le detour ? car je pensais eventuellement rajouter 2 jours pour ces zones là !
je vous remercie toutes et tous pour vos futur reponses et eclairages de voyageurs ...
A+
stephane
Je suis en train de prevoir un sejour pour decouvrir yellowstone et les rocheuses canadiennes durant l'ete 2012 et j'ai travaillé sur un petit circuit qui me semble envisageable .....dans ma tête ! 😉
Mais j'aurais voulu avoir votre avis sur celui ci par rapport aux etapes prevues ...faisable? pas faisable ??
Sachant que nous serons 4, donc mes parents et que nous ne feront pas de grandes randonnées hors des sentiers battus !😛
Pourriez vous me dire si le temps prevu sur chaque zone est realiste ...et eventuellement si vous avez des tuyaux de petites rando agreable de 2h maxi dans les secteurs ou j'ai prevu de la marche ...je suis preneur. J'ai quelques infos la dessus par rapport aux sites officiels de ces parc mais rien ne vaut l'avis de la pratique .....de vous meme !🙂
JOUR1 : PARIS – JACKSON HOLES
Voyage aller et soiree à Jackson holes
JOUR 2 : JACKSON HOLES – OLD FAITHFULL YELLOWSTONE
Passage par Mormon row, puis route qui passé par jenny lake, puis string lake
Arret prévu pour petite marche sur environ string lake – environ 3h
Puis route vers la panorama de Signal moutain avant d’aller dans le secteur de Colter bay
Prevu arret de 2h pour petite marche sur colter bay
Puis route pour rejoindre Old faithfull
JOUR 3 : OLD FAITHFULL – YELLOWSTONE CANYON
Journee consacrée aux sites geothermiques de old faithfull , Upper et lower geayser basin(montée de la colline pour voir le grand prismatic, et celle qui surplombe le site de old faithfull)
Puis route pour rejoindre canyon village en fin de journee
JOUR 4 : YELLOWSTONE CANYON – CODY
Matinee complete aux canyon – petite marches, point observations
Puis milieu de journee route vers Cody en passant par hayden valley et yellowstone lake
En fonction du temps visite musée buffalo bill a cody sinon remis au lendemain matin
Soirée rodeo
JOUR 5 : CODY – COOKE CITY
Matinée a mon avis fin de visite du musée (billet sur 2 jours je crois?) et ensuite route vers cooke city en empruntant la chief joseph road. Decouverte de la beartooth road et arrivée a cooke city en fin d’apres midi
JOUR 6 : COOKE CITY – REGION DE BOZEMAN
On prendra la route qui passé par les plateaux au nord de Yellowstone pour aller au site de mamoth hot spring (arret 3 heures sur site environ)
Ensuite on ira vers les sites de noris si nous n’avons pas eut le temps lors de notre 1ere journee a yellowstone
Arrivée bozeman en fin de journee
JOUR 7 : BOZEMAN – BROWNING
Journee un peu grosse en « route » pour liaison avec le parc des glaciers. On passera par la route qui traverse la Lewis and clark forest puis great falls (par d’arret – fin de sejour)
JOUR 8 : BROWNING – WATERTON PARK (Canada)
Journee consacrée au parc des glaciers en passant par la route panoramique qui le traverse. Une petite randonnée prevue. Soir arrivée a Waterton park
JOUR 9 : WATERTON PARK – CANMORE
Matinéeet debut d’apres midi au parc de waterton. Depart vers 15h pour relier canmore a l’entree du park de banff
JOUR 10 : CANMORE – LAKE LOUISE
Journee decouverte secteur de banff (gondola et une petite marche) avant de rejoindre lake louise pour dormir
JOUR 11 : SECTEUR LAKE LOUISE
Journee pour decouvrir les environs de lake louise
Nuit a lake louise
JOUR 12 : LAKE LOUISE – JASPER
Passage par la icefield highway – decouverte sur la journee avec arret aux points panoramiques et voir peut etre une petite marche
JOUR 13 : SECTEUR JASPER
Secteur lac maligne – croisiere sur le lac entre autre
JOUR 14 : JASPER – CANMORE
Redescente sur canmore et arret-marche au parc de yoho (lac emerald et takkakaw falls)
Nuit a canmore
JOUR 15 : CANMORE – CALGARY – FORT MAC LEOD
Matinee a calgary et depart debut apres midi pour fort mac leod pour visite du buffalo jump et de son musée
Nuit dans ce secteur
JOUR 16 : FORT MAC LEOD – GREAT FALLS (USA)
Depart pour great falls et liaison sur la matinee pour arrivee debut d’apres midi
Visite du musée sur Lewis et clark de great falls
JOUR 17 : GREAT FALLS – France Depart de great falls pour la France avec escale a salt lake city
Sinon est ce que Salt lake city et antelop island merite le detour ? car je pensais eventuellement rajouter 2 jours pour ces zones là !
je vous remercie toutes et tous pour vos futur reponses et eclairages de voyageurs ...
A+
stephane
apres un periple passionnant de 27 jours dans l'ouest americain organise avec l'aide des forumeurs vazyvite et tous les autres nous prevoyons ma femme et moi de visiter l'ouest canadien en y ajoutant yellowstone nous sommes retraites septuagenaires et ne parlons toujours pas l'anglais nous prevoyons de le faire au mois de juin afin d'etre revenu pour recevoir les petits enfants en vacances en juillet.
j'aie fais une premiere approche en utilisant toutes les infos que j'aie pu trouver sur les forums mais je serai tres heureux de recevoir critiques commentaires et conseils qui me permetrons d'ameliorer cette ebauche
nous ne sommes pas a deux trois jours pres nous ne sommes pas de tres grands marcheurs
voici cette ebauche
EBAUCHE CIRCUIT OUEST CANADIEN
JOUR 1 NANTES PARIS CALGARY JOUR 2 CALGARY JOUR 3 CALGARY DRUMHELLER 140kms JOUR 4 DRUMHELLER LETHBRIDGE 280 kms JOUR 5 LETHBRIDGE GREAT FALLS 300kms JOUR 6 GREAT FALLS YELLOWSTONE 430 kms JOUR 7 YELLOWSTONE JOUR 8 YELLOWSTONE HELENA 290kms JOUR 9 HELENA KALISPEL 370kms JOUR 10 KALISPEL WATERTON LAKES 270 kms JOUR 11 WATERTON LAKES BANF 350kms JOUR 12 BANF JASPER 280kms JOUR 13 JASPER JOUR 14 JASPER CLEARWATER 340 kms JOUR 15 CLEARWATER KAMLOOPS 125 kms JOUR 16 KAMLOOPS WISTLER 160 kms JOUR 17 WISTLER VICTORIA 235 kms + ferry JOUR 18 VICTORIA VANCOUVER 100kms + ferry JOUR 19 VANCOUVER JOUR 20 VANCOUVER et vol PARIS JOUR 21 PARIS NANTES toute infos sera la bienvenue merci d'avance
JOUR 1 NANTES PARIS CALGARY JOUR 2 CALGARY JOUR 3 CALGARY DRUMHELLER 140kms JOUR 4 DRUMHELLER LETHBRIDGE 280 kms JOUR 5 LETHBRIDGE GREAT FALLS 300kms JOUR 6 GREAT FALLS YELLOWSTONE 430 kms JOUR 7 YELLOWSTONE JOUR 8 YELLOWSTONE HELENA 290kms JOUR 9 HELENA KALISPEL 370kms JOUR 10 KALISPEL WATERTON LAKES 270 kms JOUR 11 WATERTON LAKES BANF 350kms JOUR 12 BANF JASPER 280kms JOUR 13 JASPER JOUR 14 JASPER CLEARWATER 340 kms JOUR 15 CLEARWATER KAMLOOPS 125 kms JOUR 16 KAMLOOPS WISTLER 160 kms JOUR 17 WISTLER VICTORIA 235 kms + ferry JOUR 18 VICTORIA VANCOUVER 100kms + ferry JOUR 19 VANCOUVER JOUR 20 VANCOUVER et vol PARIS JOUR 21 PARIS NANTES toute infos sera la bienvenue merci d'avance
Aventures dans l'Ouest canadien et Parc des Glaciers (3ème partie)
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
Pour retourner à la deuxième partie:
Les choses vont commencer à devenir sérieuses. A force de monter vers le nord (ou de descendre pour ceux qui habitent dans l’hémisphère sud), cela devait arriver : les jours rallongent, les nuits sont un peu plus froides tout en restant tout à fait supportables, le ciel a tendance à plus souvent se charger de nuages, il y a de moins en moins de voitures sur les routes. Nous nous dirigeons (en quelques étapes quand même) vers la mystérieuse Alaska entrevue dans quelques films qui marquent –Insomnia, The Thing. On s’attend à y trouver pluie et brouillard dans des villages paumés au milieu de lacs gorgés de moustiques et à être chahutés par les Grizzlis joueurs … qu’en sera-t-il exactement ?
Jeudi 24 juillet 2008 - 20 ème jour du périple. Le moral est au beau fixe. Les longues balades à crapahuter à flan de montagne ont été remplacées par de longues heures de voiture en direction du nord-ouest. – route vers Prince George. Nous quittons Jasper avec un certain regret : pour le camping, la ville fort attrayante et les décors très bien faits des environs. La route nous conduit vers le Mont Robson, chapeauté de blanc au travers d’un défilé de pics du plus bel effet.

Après cinq cents kilomètres de paysages magnifiques, nous faisons halte dans le camping du Beaumont Provincial Park (qui nous a semblé plus attrayant que la ville de Prince George), mondialement connu pour ses lacs mais surtout ses moustiques. Même s’il y a eu des claques dans l’air (pour les moustiques, bien sûr), le camping est bien situé et inspire calme et repos. Un très bon moment de zenitude.



Dès le lendemain nous repartons dévorer les kilomètres toujours en direction du nord-ouest. Les cimes disparaissent pour faire place à un relief plus arrondi et monotone. Sur certaines portions, il faut admettre que c’est même franchement répétitif comme paysage. Quelle surprise nous attend au prochain virage ? Simple ! Des collines recouvertes de forêts habillées de temps en temps de tâches sombres et poilues – vous aurez reconnu bien sûr des ours. On les aime bien mais s’ils pouvaient parfois se déguiser en cerfs, caribous, castors (là c’est vrai que ce n’est pas le bon gabarit) ou autres herbivores, cela mettrait un peu de piment.


Allez, faut pas exagérer quand même, les grands espaces, les longues lignes droites vers l’horizon, c’est quand même fantastique.
Comment aller à l’ouest du Canada sans rencontrer d’Indiens ? En fait c’est facile : les « natives » comme ils sont appelés, sont tellement peu nombreux (ou complètement intégrés) qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de voir leur culture. C’est sûr qu’une pyramide ou une cathédrale résiste mieux au temps qu’un totem ou un tipi … Notre passage à K’san comblera cette lacune.

La visite du village amérindien - peuple Gitxsan - mérite le détour, avec ses grands bâtiments en bois aux motifs rouges et noirs si caractéristiques, ses totems de bonne facture et son petit spectacle de danses indiennes mené par des autochtones (uniquement le vendredi).
Les acteurs du spectacle.
les accessoires originaux utilisés pour le spectacle qui retrace les coutumes et les légendes du peuple Gitxsan.
La visite guidée du village (sept grandes « maisons en bois » ) est sans prétention mais nous montre quelques aspects très intéressants de l’ancienne civilisation décimée. La boutique recèle également une mine de beaux objets qui serviront de cadeaux à ceux qui n’ont pas pu venir (un certain nombre donc !).


Le camping, à quelques mètres du site, ne manque pas d’attrait non plus, près d’une rivière et dans un beau cadre.

Une étape instructive et agréable.

village de Hazelton près de K'san

Le jour suivant, la visite de Kispiox est programmée avant de suivre la rivière du même nom.


C’est un petit village typique du coin, garni de petites maisons de bois qui possède un site de totems (raison de notre arrêt). De belles pièces encore, mais pas du tout mises en valeur …


Pour ce qui est de la remontée de la rivière Kispiox, nous optons pour une route de traverse – ou un raccourci, comme on veut – indiquée sur la carte et le GPS, et qui doit nous permettre d’éviter la « grosse » artère sans surprises. Entre forêts, lacs et rivière, cette belle route ravit les sens, tant que l’on ne s’arrête pas pour nourrir les moustiques. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, elle se transforme petit à petit en piste, puis en piste un poil technique, puis en cul de sac pour qui n’est pas équipé d’un 4x4 voire d’un char lunaire.

Nous serions nous trompés sur une bifurcation entre 2 chemins ? Nous explorons donc d’autres voies qui nous amènent dans un chemin pentu jusqu’à un groupe de campeurs perdu au milieu d’un océan de verdure, à boire des bières autour d’un bon feu. Le film « Délivrance », c’est dans quel pays déjà ? En fait, ce fut un échange très sympathique, qui nous a éclairé sur notre erreur de trajet. « C’est simple, la route est fermée ! Vous ne pouvez que revenir sur vos pas » soit quatre-vingts kilomètres en arrière. Gloups ! Ce petit raccourci nous aura juste fait faire un détour de deux cents kilomètres quand même ! Nous suivons au final la highway le long de la rivière Skeena (région où fut tourné le film « l’ours ») qui s’est avérée de toute beauté.
Les kilomètres défilent avec des arbres, des collines et … des ours, avant d’arriver, exténués, au camping de Meziadin lake Provincial Park, d’une catégorie que nous ne connaissions pas : le camping spartiate, équipé un cran en dessous du camping primitif.
Côté pile, l’environnement offre une vue imprenable sur un beau lac entouré d’un relief prononcé, chatouillé par des nuages lascifs en promenade du soir. Côté face, notre emplacement est constitué d’un tapis de cailloux certes bien ordonnés, mais difficile à percer (plutôt prévu pour les camping-cars).

Le côté obscur n’est cependant pas là. La seule source d’eau est une pompe poussive, dont le grincement sinistre est de nature à réveiller tout le camping, et qui délivre ses quelques gouttes après avoir copieusement versé les nôtres sous forme de sueur. Super pratique pour la vaisselle, accroupi, pour pomper- rincer en pleine nuit, sous le regard hostile de ceux qui voudraient bien dormir …

Petite flambée du soir au tarif habituel pour se réchauffer sous les étoiles.
Les portes de l’Alaska bientôt vont se refermer sur notre petite famille, et c’est là que nous finirons … notre montée vers le nord.
La nuit fût froide, mais le réveil matinal avec vue sur le lac brumeux sous un ciel azur et un soleil radieux fera oublier les tracas locaux. En route vers Stewart, à la frontière avec les Etats-Unis.

Les collines prennent de l’embonpoint et de la hauteur et nous retrouvons notre ambiance de montagnes agrémentées cette fois de glaciers qui descendent généreusement jusqu’au niveau de la route. La taille de ces monstres est impressionnante.


Le Bear Glacier, un des plus beaux glaciers bleus au monde, comporte à sa base une sorte de « bouche » qui déverse les eaux de fonte. Depuis la route, cela ressemble à une aspérité. C’est en fait une large caverne.





Stewart est une petite ville très rurale qui semble tranquille, au niveau de la mer , à l’extrémité d’un fjord de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré un petit côté industriel avec son port, elle dégage l’impression d’un fonctionnement au ralenti au gré d’une météo capricieuse.

C’est précisément pour le côté très aléatoire de cette dernière que nous avons ici abandonné la tente pour un logement en dur. L’avenir montrera que nous avons bien fait ! Notre hôtel (le Stewart Mountain Lodge) est chaleureux et nous offre une grande chambre dimensionnée pour cinq et bien calfeutrée.
Nous sommes toujours fort accompagnés dans nos déplacements!!!
Les Streets et les avenues de la ville ont un caractère particulier : la majorité est en terre battue. Ça casse !



Nous partons dès l’installation pour notre première visite de Hyder, en Alaska, à quelques kilomètres de Stewart. Le passage frontière vers le cinquantième état des USA se remarque par la fin de la route goudronnée. Nous n’avons pas même vu l’ombre d’un uniforme de douanier, preuve si c’était nécessaire que nous arrivons à l’un des bouts du monde. Hyder ressemble à un village minier paumé de maisons en bois de type western mais dans la forêt humide. Tout cela ne manque vraiment pas de charme.


Contrairement au film « Insomnia » qui fut tourné à Hyder, nous n’avons pas été confrontés au problème du soleil de minuit, loin de là. Hyder est quand même bien en deçà du cercle polaire.
A la sortie nord de la ville (simple à suivre puisqu’il semble qu’il n’y ait qu’une seule route principale, en terre battue) se trouve une des curiosités du coin : un observatoire à ours juste à côté d’un torrent (sorte de passerelle en bois qui surplombe la rivière sur cent cinquante mètres environ).

Nous prenons le permis pour trois jours ce qui nous donne le droit d’assister aux premières loges, quand bon nous semble, au spectacle de la pêche des ours, qui, comme l’indique le titre, est une tragédie.
Le 1er acte est marqué par l’attente de la bête. C’est l’acte de loin le plus long et le préféré des saumons qui bullent tranquillement en remontant le courant et des moustiques qui profitent de notre inactivité.

Pour les enfants et ceux qui ne sont pas totalement dans l’ambiance de la traque, c’est un peu long (mais il faut éviter de le dire !). On trouve à cet endroit des passionnés des ours et même des photographes pros aux objectifs qui ressemblent à des télescopes.

Acte 2 : un gros paquet de poils mouillés arrive gaillardement en remontant le courant et s’ébat dans les flots pour tenter d’attraper ses jouets préférés. Les appareils photo crépitent. La star en rajoute pour bien montrer que l’eau est bonne. Mon œil !



Acte 3 : un des saumons malchanceux est sorti de son élément sans ménagement entre les crocs du fauve et l’ours met sa serviette et déguste.


Les cartes mémoire sont vite pleines. Après le départ du gourmet, chacun tri ses photos ou compare ses clichés avec ceux du voisin, raconte sa difficulté de saisir le drame bouleversant auquel nous avons assisté impuissants. Ce jour là en tout cas, l’ordinaire des ours a bien failli être complété par de la viande made in china en provenance d’un car arrêté pour voir la scène de pêche hors de la passerelle. Heureusement que les rangers étaient là. Quel orgueil, il faut savoir parfois refuser le rôle principal …
Un jeune grizzly vient tenter sa chance à son tour!
Si l’entrée en Alaska, zone détaxée, est une formalité, le retour au Canada reste sous surveillance de la douane.
Le lendemain, nous retraversons Hyder et nous dirigeons vers le Salmon Glacier. La montée est rude pour le moteur.

Bientôt, à partir de la route, la vue sur un gigantesque « torrent » de glace est de toute beauté.



Le ciel azur et une température de fin de printemps nous permettront de savourer un des plus beaux glaciers que nous ayons vu sur notre globe.


Comme on ne s’en lasse pas, nous continuons la piste après le point culminant pour explorer une des langues de glace qui beigne dans un lac.



Le long de la route se trouvent des entrées d’anciennes mines que nous ne visiterons pas par sécurité. Un tour à pied entre des petits torrents pour arriver au lac bleu profond complètera notre visite enchanteresse.

Nous trouvons facilement des minerais de métal par terre. Pas étonnant qu’il y ait eu des mines par ici. Alors que nous rêvassons au soleil, une explosion terrible nous fait sursauter. Un gros bloc de glace flotte maintenant dans l’eau, résultat de cette déflagration. Quelle taille avait-il pour provoquer une détonation pareille ?
Trouvez le glaçon😉
Alors que nous repartons en voiture de notre balade plutôt tranquille, nous croisons un 4X4 qui nous annonce fièrement avoir vu des grizzlys en chasse à quelques centaines de mètres plus haut. Bigre, on les avait oublié ceux là. C’est que les grizzlys ne sont pas nos nounours (déjà un peu dangereux) du bord des routes du Canada.
Un bon kilomètre après notre rencontre, bien en contrebas de la route, trois gros ours hirsutes gambadent entre les rochers et les trous pour chercher de la nourriture.

Des marmottes sifflent pour signaler le danger ce qui a tendance à les exciter.

A pied le long de la route ils sont impossibles à suivre. Ils ont l’air lent, mais un ours atteint quand même les 60 km/h à la course. Carl Lewis peu toujours s’accrocher.
La fin de la journée fut marquée par une visite à notre passerelle à ours et un peu de shopping à Hyder. Pas de berceuse ce soir là pour s’endormir.
Stewart - 24 ème journée de périple : Quatre hommes (dont trois apprentis) et une Grisemote se lèvent résolument pour affronter les ours sur un chemin de randonnée chaudement recommandé par notre hôtelier (décidemment charmant). Il nous prête au passage très gentiment une bombe à ours. Le hic c’est que le plafond nuageux est bas. Les gouttelettes de pluies se transforment en grosses gouttes bien nourries qui n’engagent pas à l’aventure. Un grand tour à notre passerelle à ours pour attendre la fin des hostilités ne suffira pas. Le ciel semble s’être percé définitivement pour la journée. Shopping. Par désœuvrement devant les pleurs célestes intarissables, nous prenons une bière dans un saloon typique dont les murs étaient recouverts de billets de 1 $ et de casques de mineurs (autorisé en pleine journée pour les enfants).


Là nous rencontrons des anciens mineurs nostalgiques, en pèlerinage, avec lesquels nous discutons en Français (ahhh ça fait du bien). Ils nous expliquent que ce genre de journée « humide » et « vivifiante» n’a rien d’exceptionnel, que les mines contenaient de l’or, du fer et du cuivre (on aurait du y entrer !), que la vie en Alaska n’était pas un bagne, bien au contraire, à condition d’aimer un certain isolement l’hiver, et pour finir, que parler Français avec des Français est exotique. Idem pour nous par rapport à l’accent Canadien. Avant de partir une nouvelle fois aux ours, nous immortalisons notre passage dans ce très sympathique Saloon par un billet de 1$ à notre nom collé sur le mur ! Avec toute l’eau tombée dans la journée, il nous a paru logique de manger un repas de « halibut »(flétan typique du coin à chair très fine) tout frais pêché, acheté dans un ancien bus reconverti en petit restau au fin fond d’une ruelle d’Hyder - le meilleur du coin d’après nos mineurs.

Le lendemain de cette journée lascive, dernière en ces lieux, Grisemote insatiable vis-à-vis des ours pêcheurs, se lève à cinq heures pour prendre ses derniers clichés(il faut dire que lors de nos passages précédents les saumons n’étaient pas encore arrivés massivement et par voie de conséquence les ours non plus !)




Ça roupille sec dans les rangs de ceux qui sont restés au lit, et, vers onze heures, lorsque tout le monde est levé, nous n’avons toujours pas de traces de Grisemote. Aurait-elle imité les chinois avec moins de chance ? C’est d’autant plus fâcheux que c’est elle qui maîtrise la fin du voyage et qui a la voiture.
Vers 11h30, notre exploratrice préférée pointe ce qui lui reste de nez. Certes, après trois heures trente d’attente sous des trombes, elle a vu un grizzly prendre son petit déjeuner quasiment à sa table, elle a pu discuter avec des sommités de la photo animalière, mais dans l’action elle n’a pas appréhendé un mal mesquin qui la rongeait lentement mais sûrement : les moustiques. Globalement néanmoins il était possible de la reconnaître…





« Bon, c’est pas tout cela, mais ce soir nous devons dormir à Prince Rupert – 463 km vers le sud ». Go ! Après midi voiture, sous un ciel variable. Au revoir l’Alaska – coup de cœur du voyage.
Partout dans la région, le saumon est roi!
Les kilomètres s’enchaînent avec du beau et du plus monotone. Nous passons sur la route à Kitwanga et Kitwancool, hauts lieux de villages indiens.




Prince Rupert est une belle ville, vivante, avec un port vif en couleurs, entouré d’un relief prononcé de collines arrondies et de lacs. A noter près du port, un nombre considérable d'aigles pêcheurs. Comme le lever du lendemain est programmé à 4h30, inutile de dire que la soirée fut vite écourtée.

Le lendemain, nous partons pour Port Hardy sur l’île de Vancouver, par le ferry : Inside passage, seize heures de traversée au milieu de fjords paraît-il fabuleux. Cette journée, nous l’attendions avec impatience. Une promenade en mer au milieu des montagnes arrondies. Un régal pour les yeux d’après les témoignages de ceux qui l’on fait … par beau temps.

L’ïle de Vancouver : la forêt pluviale aux 30 000 ours
Dringgg ! « Déjà ! On vient de s’endormir ». Le soleil est encore loin d’être levé lorsque nous émergeons pour prendre un petit déjeuner lapidaire avant de nous diriger vers le port. Pour nous cela commence plutôt par la fête à la grenouille, à attendre l’embarquement dans la voiture, sous une pluie battante, une heure durant. Ambiance morose des jours pesants ou le ciel, la mer et la terre se ressemblent : des nuances de gris.

La visite des différents ponts du ferry, dès l’arrivée, est toujours un moment de découverte agréable sur l’immeuble flottant que constitue ce gros tas de ferraille (très bien construit au demeurant). Grace à Archimède, cela flotte pour notre plus grand plaisir et c’est tant mieux.



Il serait injuste de dire qu’il a plu tout le temps. 50 à 60 % semblerait être le bon chiffre, mais cela ne fait pas grande différence puisque des montagnes nous n’avons jamais vu plus que quelques centaines de mètres. D’un autre côté, le retour à la photo noir et blanc a un petit côté rétro pas désagréable.

Le paysage qui défile devant nos yeux change à chaque détour de fjord. Les monts jouent à cache-cache avec les nuages dans des dégradés gris qui se superposent. Tout cela rend le voyage mystérieux et fait travailler l’imagination (faut bien positiver !).

Le tout fut entrecoupé de repas pris sur le bateau, à des prix tout à fait abordables pour une bonne qualité. Bon, ce n’est bien entendu pas la balade enchanteresse dont nous rêvions, mais boire un irish coffee sur le pont, le nez au vent, sous une pluie battante dans cet univers aux formes imprécises et fantasmagoriques, a quelque chose de jubilatoire.


Enfin, disons que c’est mon avis, car celui de Grisemote pourrait se résumer à : « casser sa tirelire de presque 700€ pour ne rien voir de la journée sur l’un des points forts du voyage, c’est nul, nul, nul ! ». Ceci dit, sans le ferry, le passage par la route nécessite un détour de 2000 kilomètres. Cela fait aussi réfléchir !
L’arrivée à Port Hardy, sur l’ïle de Vancouver, à 23H00, marque une nouvelle phase dans ce voyage. La découverte de la forêt pluviale( rain forest) et le contact permanent avec la mer. Hôtel – lavage de dent – ZZZ zzz ZZZ

Jeudi 31 juillet 09 – il fait gris avec des pluies intermittentes. La route pour Telegraph Cove Resort, réputé pour ses safaris photographiques d’orques, est essentiellement forestière.




A l’arrivée, le petit port est charmant, coloré et nettoyé à fond par la pluie. Notre safari ayant été programmé l’après-midi, nous profitons d’une accalmie pour nous installer au camping à quelques tours de roue de là .Le camping est en pleine forêt pluviale, qui porte très bien son nom. Les arbres sont gigantesques, moussus et magnifiques.


Rayon de soleil extrêmement fugace.
Nous montons les tentes et les protégeons par de grandes bâches tendues par des cordes, des sangles et des mousquetons (très utiles). Vue la quantité d’eau qui tombe, ce n’est vraiment pas du luxe. Faire du feu relèvera certainement d'un exploit !
Les joies du camping, pas toujours facile!

En route pour la visite des orques, moment tant attendu du périple ! Équipés d’imperméables et de fourrures polaires, nous nous entassons dans une petite vedette avec une bonne vingtaine de personnes. Pas simple de s’asseoir dans tout cela.

Sans la pluie, on peut imaginer que tout ce petit monde se serait réparti sur le pont supérieur ou inférieur. Une scientifique de l’aquarium de Vancouver est notre accompagnatrice. Elle nous explique, en français et en langue de Shakespeare, que les orques étaient là hier, mais qu’elles sont parties chercher du saumon au large depuis le matin. Il y a donc une probabilité non négligeable que nous n’en voyons pas. Gloups, bon début ! Elle nous rassure néanmoins sur la présence quasi certaine de baleines et autres cétacés pour lesquels elle a fixé un rancard qui devrait être honoré. Tant mieux, nous sommes là pour cela.


Au bout d’un petit quart d’heure de moteur, nous atteignons le terrain de jeu, au milieu d’îles totalement recouvertes de végétation dense. L’eau est plate comme un lac. Une baleine (humback whale) pointe bientôt son nez, signalée comme il se doit par une pulvérisation nasale puis replonge en faisant un petit signe de sa queue. Un classique du genre, mais en vécu.

Ceci se reproduit à plusieurs reprises, majestueusement, mais toujours pas d’orques. Des dauphins puis ensuite des marsouins accompagnent le bateau lorsqu’il se déplace.

Très joueurs et très photogéniques comme animaux.



Tout cela serait super plaisant s’il ne pleuvait pas des cordes et si le ciel ne se confondait pas avec la mer. Encore un univers en nuances de gris. Même nos impers très efficaces finissent par ne plus être étanches. Prendre des photos sans mouiller l’appareil devient un vrai casse tête… et toujours pas d’orques au bout de trois heures (pourtant, d’après les organisateurs, la probabilité d’en voir est de 90 %). Du coup notre GO se résout à nous faire écouter leurs chants au magnéto et non comme prévu à partir des micros sous marins dont le bateau est équipé. C’est intéressant, surtout avec les explications, mais comment dire … Deux grosses déceptions en deux jours, surtout pour Grisemote qui a les larmes aux yeux et peine à s’en remettre, nous amènerons à acheter une bonne côte de bœuf, des pavés de saumon et un petit vin canadien à l’arrivée pour oublier. Comme la pluie redouble toute la soirée, le feu finit par s’allumer sous la bâche. L’aventure a parfois ses moments de morosité. Pas pour tout le monde car les enfants bricolent un barrage sur le ruisseau formé par la pluie et qui jouxte les tentes. La pluie finira bien par s’arrêter un jour …
Et ce jour viendra, sûrement, … mais plus tard. La « rain forest » qu’ils appellent ça ici, on se demande vraiment pourquoi. Le matin suivant nous remballons sous la pluie et partons pour 450 kilomètres de forêts, de collines et de pluie en direction du sud pour le camping de Greenpoint situé au cœur du parc de Pacific Rim.
Petit arrêt à Campbell River où nous déjeunerons au restaurant flottant de"Patti Finn"


Nous nous arrêtons à une attraction qui vaut l’arrêt impératif même sous une pluie battante : « Cathedral Grove » : une cathédrale de verdure dont les piliers ne sont rien d’autre que des conifères démesurément grands et puissants. Les fougères et autres feuilles au pied sont du même calibre. Bienvenue dans le monde des lilliputiens. Côté photo, vue la tristesse du ciel, même à 800 iso sans pied c’est juste.




Et la clémence des cieux vint sur la fin du parcours, lui-même très agréable et plutôt montagneux avec une route toute de courbes vêtue.


L’emplacement du camping est aussi superbe que le précédent au milieu de la forêt pluviale mais avec l’option soleil en plus.





En quelques minutes, tentes montées (les tentes 2 secondes de qui vous savez sont vraiment très bien adaptées), nous nous retrouvons sur la plage pour admirer l’immensité de l’océan et reprendre des couleurs après tous ses jours sans voir le soleil.
Grillades du soir accompagnées de chamallows grillés en guise de dessert sous un ciel étoilé, que demander de plus sinon que cela continue dans la même veine …
Samedi 2 août jusqu’au 4 aout : Pacific Rim


Forcement, avec le soleil, le moral revient vite au galop et tout devient attractif. Nous parcourons la réserve naturelle de Pacific Rim en tout sens. Ce fut un réel plaisir.

Pour ces quelques jours, nous avions envisagé un tour en bateau pour voir soit les ours depuis la mer, soit les baleines. Mais des ours nous n’en avons pas manqué et les baleines….c’est parfois décevant de ne voir qu’un bout de dos par ci par là. Nous resterons raisonnables. Nous avions aussi pensé aller en bateau taxi à l’île de Meares qui semblait vraiment attirante selon les dires. Mais le prix de la traversée nous a rapidement fait capituler : faut pas exagérer vu la distance minimale !
Finalement, les randos, c’est sain et c’est à la portée de toutes les bourses. Nous en userons sur tous types de terrain : - sentiers au sein de l’exubérance générale de la rain forest, une merveille !







- tourbière où nous marchons sur une passerelle qui repose uniquement sur de la mousse. Nous y découvrons des arbres « bonzaïs », tordus par la difficulté de croître dans ce milieu acide et mal drainé. Certains de ces arbres, de plus de trois cents ans, ne mesurent que quelques mètres ! Chaque petite plante a dû se battre avec ardeur pour mériter sa place ici ! Nous y croisons aussi les droseras, célèbres plantes carnivores (de quelques centimètres) !

Un chou puant!
Les droseras.
- plages : Ici ce n’est pas ce qui manque.

Près du camping la mer est magnifique et déroule de gros rouleaux de mousse blanche sur un sable fin. Un paradis pour le surfeur (en combinaison chaude quand même).



Le bord des plages est le siège d’un enchevêtrement de troncs dont certains font plusieurs dizaines de mètres. Les pièces de bois plus petites sont usées comme des galets.

Dans les zones rocheuses pullule une faune dense d’étoiles de mer aux multiples couleurs et d’anémones.

Un régal ! Très visiblement ce coin de l’océan regorge de vie.


Nous découvrons « long beach » et ses différentes anses : Willowbrae, anse Schooner et la baie Florencia, Nuu-chah-nulth, Franck Island où nous nous ferons surprendre par la marée, Uclulet


et son « Wild pacific trail »,


Les arbres torturés par le vent sur le "Wild Pacific trail"

Tofino et ses environs.

A noter que l’on ne trouve pas que des produits de la mer sur la plage. A Wickaninnish, nous avons dérangé un ours décidé à parfaire son bronzage, à une cinquantaine de mètres de nous. Cerné entre notre famille qui arrivait sur le chemin longeant la plage et un autre groupe de touristes, le fauve inquiet se met à foncer dans notre direction. Bien entendu, grâce aux consignes rabâchées de Grisemote pendant des mois, nous savions ce qu’il ne fallait pas faire : courir et fuir. C’est donc sans aucune hésitation que … nous avons tous déguerpi sans laisser notre reste. Tous ? Non ! Grisemote en total self control a reculé de plusieurs pas fermes pour laisser une échappatoire à ce brave ours qui ne demandait visiblement qu’à retrouver sa solitude. C’était aussi notre intention, mais nous, quand c’est décidé, on y va tout de suite et on ne traînasse pas comme certaine … évident !


Côté faune : pour les oiseaux dans la forêt pluviale, ce n’est pas la bousculade, mais peut-être faut il savoir les trouver. Bien entendu, avec 30 000 ours répartis sur toute l’île de Vancouver, il n’est pas rare d’apercevoir des truffes le long des routes.

Côté villages : ils sont colorés, avec des maisons basses, assez touristiques mais tellement agréables … Un grand coup de chapeau à l’aquarium « tactile » de Tofino qui nous avait été recommandé par un ranger. Petit mais tenu par des jeunes passionnés qui rendent la visite inoubliable. Tous les pensionnaires viennent des fonds avoisinants et sont remis à l’eau l’été fini !

C’est quoi un aquarium tactile ? M’enfin ! C’est un aquarium où il est possible de toucher presque toutes les bestioles, vivantes bien entendu, exposées : étoiles de mer, anémones, oursins, sunflower star (étoile de mer aux bras multiples qui sprinte jusqu’à trois mètres par minute !).
La fameuse "sunflower star", rencontrée sur la plage.
Nous y apprendrons quelques farces que Dame nature a réalisées pour pimenter les visites des aquariums : Qu’y a-t-il de plus placide qu’une « swimming scallop » (pétoncle) ? Un rocher, et encore. Un des animateurs nous a montré qu’il n’en est rien. Toute « swimming scallop » plongée dans un aquarium où dort une fameuse sunflower star, perçoit immédiatement le danger et parcours l’aquarium en tous sens en ouvrant et refermant ses valves. Gare à ne pas le faire trop souvent pour éviter la crise cardiaque du coquillage. « Oh qu’elle est mignonne cette petite pieuvre ». Yes, sauf que ce bébé de trois cœurs (comme les PC) deviendra grand et pourra atteindre jusqu’à 9 mètres. La pieuvre montre un bel exemple de sacrifice des parents pour leurs enfants, car une fois les bébés mis au monde, ils meurent et servent de nourriture à leurs chérubins!

Bref, visite passionnante pour les grands et les petits.
Petites particularités locales : - jusqu’à onze heures voire midi, nous sommes dans la brume et le soleil suivant le bon vouloir de la brise.

Etonnant d’être sur la plage en pleine brume le matin, avec la sensation du soleil qui chauffe derrière cet écran blanc.


- par beau temps, les couchers de soleil sur les immenses plages ne laissent pas indifférents


- des panneaux de tsunami indiquent les zones de replis au cas où ! Rassurant.

- Le bois au camping : décidemment au même prix d’ailleurs
Grosse particularité culinaire nationale : Le Canada est le pays des 3 C : Cheddar, Crackers et Cannelle. On en trouve partout, sur tout et dans tout. Allez, soyons honnête, on n’en pouvait plus, surtout du cheddar. Des origines anglaises dans l’ouest canadien ? Vous croyez ?


Vancouver : La montagne à la mer
La distance de Tofino vers Nanaimo (200 km) pour prendre le ferry vers la ville de Vancouver fut une formalité, avec un nouveau passage à « Cathedral grove » mais cette fois sous le soleil. Sublime ! La traversée n’est pas longue (1h 30). Sous un grand soleil nous distinguons le mont Mont Baker au-dessus de l’eau brumeuse, avant de découvrir Vancouver.


Avec ses grands ponts, ses bâtiments d’une architecture qui semble de loin homogène et le cadre montagneux du plus bel effet, on comprend que la ville ait pu être choisie pour les futurs jeux olympiques d’hiver (2010). Comme d’hab, difficile de se perdre dans ce type de ville avec ses streets et ses avenues – pourtant nous avons eu du mal à trouver notre Hôtel. Il faut dire qu’avec les Jeux, les travaux de préparation sont partout. Vancouver est une ville très cosmopolite, franchement plaisante, mais pas vraiment belle de l’intérieure (jugement personnel uniquement) précisément par rapport à ces fameux bâtiments type années soixante-dix qui semblaient si harmonieux de loin. La circulation n’y était pas intense (mois d’août) ce qui ne gâche rien. Notre hôtel, le Plaza, est bien placé avec une vue sur la ville imprenable.
Côté activité, la ville ne manque pas d’attraits :
- visite du lighthouse park, assez en dehors de la ville et qui permet de voir un panoramique sur la ville et une belle forêt (mais quand on vient de Pacific Rim, c’est un peu urbain comme forêt) - le pont suspendu de Capilano, aussi impressionnant qu’il est cher, et il est, parait-il, très impressionnant (nous ferons l’impasse). - Stanley parc que nous avons parcouru en vélo : très agréable circuit qui permet une belle vue sur le port et la ville dans un beau cadre





- la plage (c’est pas le top du sable et de l’eau mais c’est une halte avec les vélos qui fut appréciée) - le shopping vers Gastown et Chinatown (bon, ce n’est pas New York ou San Francisco non plus !),

- Grandville Island avec son marché (dont celui des enfants), ses artistes et ses maisons flottantes

- les restaus de tous les pays. Idéale pour voyager assis. Nous avons testé un restaurant mongolien où on compose son plat soit même, cuit sur une grande plaque métallique. c’est très dépaysant.
Juchés en haut de la terrasse de notre hôtel comme dans un nid d’aigle, nous admirons pour notre dernier soir les lumières de la ville qui s’endort progressivement. Nous goûtons nos derniers instants canadiens dans un air tiède et calme. Le lendemain nous repartons vers notre quotidien et nos habitudes. Heureusement que l’aventure est tapie dans toute chose et toute situation, n’est-il pas ?

Epilogue
Ainsi s’achève notre grand périple dans l’ouest Canadien. Nous en avons pris plein les yeux, avons vécu le chaud, le froid, le soleil et aussi pas mal de pluie. Nous repartons très en forme après des dizaines de kilomètres à crapahuter sur les rochers. Nos « copains » les ours se sont généreusement montrés sans jamais nous inquiéter (ce qui était une crainte en venant). Partout nous avons été bien reçus. En dehors des sublimes points de vue de notre période montagne, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’ambiance sauvage et bout du monde de l’Alaska, ainsi que pour la forêt pluviale et les plages de Pacific Rim. Côté camping, les emplacements au cœur de la forêt primitive de Greenpoint et de Telegraph cove sont inoubliables. Au chapitre des points perfectibles, il y aurait bien la hauteur des montagnes qui nous a obligé à puiser dans nos réserves physiques, ces $* # de moustiques et l’impression globale parfois d’un côté un poil mercantile (si ça se trouve c’est un peu à cause du bois). Encore un immense merci à Grisemote qui une fois de plus a imaginé, conçu et construit étape par étape l’ensemble de cette aventure, avec l’aide incontournable du forum et de ses membres actifs. Ses longues recherches l’on souvent amené à être en décalage horaire bien avant l’heure. Merci également à nos pitchouns (ils grandissent et doivent commencer à assez peu apprécier cette appellation) qui ont été coolissime pour accepter sans (trop) râler les kilomètres à pieds, les heures de voitures, les repas sautés ou pris en dehors des normes, le rythme des 3 C (voir plus haut) et les arrêts toutes les minutes pour prendre des photos. Le monde est vaste et il reste tant de chose à voir … ça au moins, c’est fait !
Gilles, 28 mai 2009 2 heures du mat
Pour finir, quelques données purement pratiques (auxquelles il faudra rajouter les courses et restaus à votre convenance):
Avion : 4872, 35€ (4 adultes , 1 enfant au départ de Paris) Voiture (Alamo avec assurance Gold) : 1923€ Ferry inside passage : 694, 81€ Ferry île de Vancouver – Vancouver (nanaimo – horseshoe bay) : 73, 97€
Activités :
Stampede : spectacle du soir 169, 89€ (246, 75 CAD) + rodéo de l’après-midi 97, 88€ (142, 34CAD) Orques à Telegraph Cove : 467, 25 CAD (299, 03€) Entrée parcs Canada famille : 136, 40 CAD (87, 06€) Cheval Waterton : 250CAD (159, 59€) + pourboire Rando sur glacier : 185 CAD (119, 41€) Canoé lac Maligne : 100CAD (64, 62€) (pour 2 heures) Aquarium Uclulet : 16 CAD Location de vélos à Vancouver : 107, 10CAD (67, 93€) Spectacle danses K’san: 35CAD (10 par adulte, 5 par enfant) Visite guidée du village de K’san : 34, 97CAD (22, 95€) (tarif famille) Randonnée Dinosaur Park : 25 CAD Passage douane américaine : 30 $ (5X6 US$) Entrée parc des glaciers : 25 US$ Bateau Waterton Crypt Lake : 40, 97€ (16 par adulte, 8 par enfant)
Campings :
- Dinosaur : 20$ - Ste Mary (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Fish Creek (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Many glacier: 40$ (2 nuits) - Lacs Waterton : 65, 60 CAD (2 nuits) (41, 86 €) - Greenpoint à Pacific Rim : 100, 80 CAD (4 nuits) (69, 53 €) ( achat du bois : 6 CAD) - Wapiti (Jasper) : 93$ (3 nuits) ( 59, 49€) - Lac Louise (Banff) : 120, 40$ (4 nuits) (78, 16€) - K’san : 17$ - Ruisseau Wilcox (Athabasca) : 15, 70CAD (27, 50 avec permis de feu) - Beaumont Provincial Park : 15 CAD - Meziadin lake : 15 CAD - Telegraph Cove Resort : 24, 15 CAD (16, 15€)
TOTAL CAMPINGS : 377€ (avec les différents permis bois)
Hotels/Motels :
Hotel Calgary : 342, 93€ Hotel Vancouver : 466, 11€ Chambre Motel Glacier Park (Many glacier) : 84, 19€ + 8€(charges) 122$+12, 2$(taxes) (4 personnes) Stewart Mountain Lodge (Granduc room triple) : 268, 94 CAD (2 nuits) (172, 18€) Motel Prince Rupert Pacific Inn : 132, 25CAD (84, 85€) Motel North Shore Inn (Port Hardy):138 CAD (88, 45€)
TOTAL ESSENCE : 475, 06€ (pour 4600 kilomètres)
Pour retourner à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939 Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D2595664/
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
Pour retourner à la deuxième partie:

Les choses vont commencer à devenir sérieuses. A force de monter vers le nord (ou de descendre pour ceux qui habitent dans l’hémisphère sud), cela devait arriver : les jours rallongent, les nuits sont un peu plus froides tout en restant tout à fait supportables, le ciel a tendance à plus souvent se charger de nuages, il y a de moins en moins de voitures sur les routes. Nous nous dirigeons (en quelques étapes quand même) vers la mystérieuse Alaska entrevue dans quelques films qui marquent –Insomnia, The Thing. On s’attend à y trouver pluie et brouillard dans des villages paumés au milieu de lacs gorgés de moustiques et à être chahutés par les Grizzlis joueurs … qu’en sera-t-il exactement ?
Jeudi 24 juillet 2008 - 20 ème jour du périple. Le moral est au beau fixe. Les longues balades à crapahuter à flan de montagne ont été remplacées par de longues heures de voiture en direction du nord-ouest. – route vers Prince George. Nous quittons Jasper avec un certain regret : pour le camping, la ville fort attrayante et les décors très bien faits des environs. La route nous conduit vers le Mont Robson, chapeauté de blanc au travers d’un défilé de pics du plus bel effet.

Après cinq cents kilomètres de paysages magnifiques, nous faisons halte dans le camping du Beaumont Provincial Park (qui nous a semblé plus attrayant que la ville de Prince George), mondialement connu pour ses lacs mais surtout ses moustiques. Même s’il y a eu des claques dans l’air (pour les moustiques, bien sûr), le camping est bien situé et inspire calme et repos. Un très bon moment de zenitude.



Dès le lendemain nous repartons dévorer les kilomètres toujours en direction du nord-ouest. Les cimes disparaissent pour faire place à un relief plus arrondi et monotone. Sur certaines portions, il faut admettre que c’est même franchement répétitif comme paysage. Quelle surprise nous attend au prochain virage ? Simple ! Des collines recouvertes de forêts habillées de temps en temps de tâches sombres et poilues – vous aurez reconnu bien sûr des ours. On les aime bien mais s’ils pouvaient parfois se déguiser en cerfs, caribous, castors (là c’est vrai que ce n’est pas le bon gabarit) ou autres herbivores, cela mettrait un peu de piment.


Allez, faut pas exagérer quand même, les grands espaces, les longues lignes droites vers l’horizon, c’est quand même fantastique.Comment aller à l’ouest du Canada sans rencontrer d’Indiens ? En fait c’est facile : les « natives » comme ils sont appelés, sont tellement peu nombreux (ou complètement intégrés) qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de voir leur culture. C’est sûr qu’une pyramide ou une cathédrale résiste mieux au temps qu’un totem ou un tipi … Notre passage à K’san comblera cette lacune.

La visite du village amérindien - peuple Gitxsan - mérite le détour, avec ses grands bâtiments en bois aux motifs rouges et noirs si caractéristiques, ses totems de bonne facture et son petit spectacle de danses indiennes mené par des autochtones (uniquement le vendredi).
Les acteurs du spectacle.
les accessoires originaux utilisés pour le spectacle qui retrace les coutumes et les légendes du peuple Gitxsan.La visite guidée du village (sept grandes « maisons en bois » ) est sans prétention mais nous montre quelques aspects très intéressants de l’ancienne civilisation décimée. La boutique recèle également une mine de beaux objets qui serviront de cadeaux à ceux qui n’ont pas pu venir (un certain nombre donc !).


Le camping, à quelques mètres du site, ne manque pas d’attrait non plus, près d’une rivière et dans un beau cadre.

Une étape instructive et agréable.

village de Hazelton près de K'san
Le jour suivant, la visite de Kispiox est programmée avant de suivre la rivière du même nom.


C’est un petit village typique du coin, garni de petites maisons de bois qui possède un site de totems (raison de notre arrêt). De belles pièces encore, mais pas du tout mises en valeur …


Pour ce qui est de la remontée de la rivière Kispiox, nous optons pour une route de traverse – ou un raccourci, comme on veut – indiquée sur la carte et le GPS, et qui doit nous permettre d’éviter la « grosse » artère sans surprises. Entre forêts, lacs et rivière, cette belle route ravit les sens, tant que l’on ne s’arrête pas pour nourrir les moustiques. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, elle se transforme petit à petit en piste, puis en piste un poil technique, puis en cul de sac pour qui n’est pas équipé d’un 4x4 voire d’un char lunaire.

Nous serions nous trompés sur une bifurcation entre 2 chemins ? Nous explorons donc d’autres voies qui nous amènent dans un chemin pentu jusqu’à un groupe de campeurs perdu au milieu d’un océan de verdure, à boire des bières autour d’un bon feu. Le film « Délivrance », c’est dans quel pays déjà ? En fait, ce fut un échange très sympathique, qui nous a éclairé sur notre erreur de trajet. « C’est simple, la route est fermée ! Vous ne pouvez que revenir sur vos pas » soit quatre-vingts kilomètres en arrière. Gloups ! Ce petit raccourci nous aura juste fait faire un détour de deux cents kilomètres quand même ! Nous suivons au final la highway le long de la rivière Skeena (région où fut tourné le film « l’ours ») qui s’est avérée de toute beauté.
Les kilomètres défilent avec des arbres, des collines et … des ours, avant d’arriver, exténués, au camping de Meziadin lake Provincial Park, d’une catégorie que nous ne connaissions pas : le camping spartiate, équipé un cran en dessous du camping primitif.
Côté pile, l’environnement offre une vue imprenable sur un beau lac entouré d’un relief prononcé, chatouillé par des nuages lascifs en promenade du soir. Côté face, notre emplacement est constitué d’un tapis de cailloux certes bien ordonnés, mais difficile à percer (plutôt prévu pour les camping-cars).

Le côté obscur n’est cependant pas là. La seule source d’eau est une pompe poussive, dont le grincement sinistre est de nature à réveiller tout le camping, et qui délivre ses quelques gouttes après avoir copieusement versé les nôtres sous forme de sueur. Super pratique pour la vaisselle, accroupi, pour pomper- rincer en pleine nuit, sous le regard hostile de ceux qui voudraient bien dormir …

Petite flambée du soir au tarif habituel pour se réchauffer sous les étoiles.
Les portes de l’Alaska bientôt vont se refermer sur notre petite famille, et c’est là que nous finirons … notre montée vers le nord.
La nuit fût froide, mais le réveil matinal avec vue sur le lac brumeux sous un ciel azur et un soleil radieux fera oublier les tracas locaux. En route vers Stewart, à la frontière avec les Etats-Unis.

Les collines prennent de l’embonpoint et de la hauteur et nous retrouvons notre ambiance de montagnes agrémentées cette fois de glaciers qui descendent généreusement jusqu’au niveau de la route. La taille de ces monstres est impressionnante.


Le Bear Glacier, un des plus beaux glaciers bleus au monde, comporte à sa base une sorte de « bouche » qui déverse les eaux de fonte. Depuis la route, cela ressemble à une aspérité. C’est en fait une large caverne.





Stewart est une petite ville très rurale qui semble tranquille, au niveau de la mer , à l’extrémité d’un fjord de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré un petit côté industriel avec son port, elle dégage l’impression d’un fonctionnement au ralenti au gré d’une météo capricieuse.

C’est précisément pour le côté très aléatoire de cette dernière que nous avons ici abandonné la tente pour un logement en dur. L’avenir montrera que nous avons bien fait ! Notre hôtel (le Stewart Mountain Lodge) est chaleureux et nous offre une grande chambre dimensionnée pour cinq et bien calfeutrée.
Nous sommes toujours fort accompagnés dans nos déplacements!!!Les Streets et les avenues de la ville ont un caractère particulier : la majorité est en terre battue. Ça casse !



Nous partons dès l’installation pour notre première visite de Hyder, en Alaska, à quelques kilomètres de Stewart. Le passage frontière vers le cinquantième état des USA se remarque par la fin de la route goudronnée. Nous n’avons pas même vu l’ombre d’un uniforme de douanier, preuve si c’était nécessaire que nous arrivons à l’un des bouts du monde. Hyder ressemble à un village minier paumé de maisons en bois de type western mais dans la forêt humide. Tout cela ne manque vraiment pas de charme.


Contrairement au film « Insomnia » qui fut tourné à Hyder, nous n’avons pas été confrontés au problème du soleil de minuit, loin de là. Hyder est quand même bien en deçà du cercle polaire.A la sortie nord de la ville (simple à suivre puisqu’il semble qu’il n’y ait qu’une seule route principale, en terre battue) se trouve une des curiosités du coin : un observatoire à ours juste à côté d’un torrent (sorte de passerelle en bois qui surplombe la rivière sur cent cinquante mètres environ).

Nous prenons le permis pour trois jours ce qui nous donne le droit d’assister aux premières loges, quand bon nous semble, au spectacle de la pêche des ours, qui, comme l’indique le titre, est une tragédie.
Le 1er acte est marqué par l’attente de la bête. C’est l’acte de loin le plus long et le préféré des saumons qui bullent tranquillement en remontant le courant et des moustiques qui profitent de notre inactivité.

Pour les enfants et ceux qui ne sont pas totalement dans l’ambiance de la traque, c’est un peu long (mais il faut éviter de le dire !). On trouve à cet endroit des passionnés des ours et même des photographes pros aux objectifs qui ressemblent à des télescopes.

Acte 2 : un gros paquet de poils mouillés arrive gaillardement en remontant le courant et s’ébat dans les flots pour tenter d’attraper ses jouets préférés. Les appareils photo crépitent. La star en rajoute pour bien montrer que l’eau est bonne. Mon œil !



Acte 3 : un des saumons malchanceux est sorti de son élément sans ménagement entre les crocs du fauve et l’ours met sa serviette et déguste.


Les cartes mémoire sont vite pleines. Après le départ du gourmet, chacun tri ses photos ou compare ses clichés avec ceux du voisin, raconte sa difficulté de saisir le drame bouleversant auquel nous avons assisté impuissants. Ce jour là en tout cas, l’ordinaire des ours a bien failli être complété par de la viande made in china en provenance d’un car arrêté pour voir la scène de pêche hors de la passerelle. Heureusement que les rangers étaient là. Quel orgueil, il faut savoir parfois refuser le rôle principal …
Un jeune grizzly vient tenter sa chance à son tour!Si l’entrée en Alaska, zone détaxée, est une formalité, le retour au Canada reste sous surveillance de la douane.
Le lendemain, nous retraversons Hyder et nous dirigeons vers le Salmon Glacier. La montée est rude pour le moteur.

Bientôt, à partir de la route, la vue sur un gigantesque « torrent » de glace est de toute beauté.



Le ciel azur et une température de fin de printemps nous permettront de savourer un des plus beaux glaciers que nous ayons vu sur notre globe.


Comme on ne s’en lasse pas, nous continuons la piste après le point culminant pour explorer une des langues de glace qui beigne dans un lac.



Le long de la route se trouvent des entrées d’anciennes mines que nous ne visiterons pas par sécurité. Un tour à pied entre des petits torrents pour arriver au lac bleu profond complètera notre visite enchanteresse.

Nous trouvons facilement des minerais de métal par terre. Pas étonnant qu’il y ait eu des mines par ici. Alors que nous rêvassons au soleil, une explosion terrible nous fait sursauter. Un gros bloc de glace flotte maintenant dans l’eau, résultat de cette déflagration. Quelle taille avait-il pour provoquer une détonation pareille ?
Trouvez le glaçon😉Alors que nous repartons en voiture de notre balade plutôt tranquille, nous croisons un 4X4 qui nous annonce fièrement avoir vu des grizzlys en chasse à quelques centaines de mètres plus haut. Bigre, on les avait oublié ceux là. C’est que les grizzlys ne sont pas nos nounours (déjà un peu dangereux) du bord des routes du Canada.
Un bon kilomètre après notre rencontre, bien en contrebas de la route, trois gros ours hirsutes gambadent entre les rochers et les trous pour chercher de la nourriture.

Des marmottes sifflent pour signaler le danger ce qui a tendance à les exciter.

A pied le long de la route ils sont impossibles à suivre. Ils ont l’air lent, mais un ours atteint quand même les 60 km/h à la course. Carl Lewis peu toujours s’accrocher.
La fin de la journée fut marquée par une visite à notre passerelle à ours et un peu de shopping à Hyder. Pas de berceuse ce soir là pour s’endormir.
Stewart - 24 ème journée de périple : Quatre hommes (dont trois apprentis) et une Grisemote se lèvent résolument pour affronter les ours sur un chemin de randonnée chaudement recommandé par notre hôtelier (décidemment charmant). Il nous prête au passage très gentiment une bombe à ours. Le hic c’est que le plafond nuageux est bas. Les gouttelettes de pluies se transforment en grosses gouttes bien nourries qui n’engagent pas à l’aventure. Un grand tour à notre passerelle à ours pour attendre la fin des hostilités ne suffira pas. Le ciel semble s’être percé définitivement pour la journée. Shopping. Par désœuvrement devant les pleurs célestes intarissables, nous prenons une bière dans un saloon typique dont les murs étaient recouverts de billets de 1 $ et de casques de mineurs (autorisé en pleine journée pour les enfants).


Là nous rencontrons des anciens mineurs nostalgiques, en pèlerinage, avec lesquels nous discutons en Français (ahhh ça fait du bien). Ils nous expliquent que ce genre de journée « humide » et « vivifiante» n’a rien d’exceptionnel, que les mines contenaient de l’or, du fer et du cuivre (on aurait du y entrer !), que la vie en Alaska n’était pas un bagne, bien au contraire, à condition d’aimer un certain isolement l’hiver, et pour finir, que parler Français avec des Français est exotique. Idem pour nous par rapport à l’accent Canadien. Avant de partir une nouvelle fois aux ours, nous immortalisons notre passage dans ce très sympathique Saloon par un billet de 1$ à notre nom collé sur le mur ! Avec toute l’eau tombée dans la journée, il nous a paru logique de manger un repas de « halibut »(flétan typique du coin à chair très fine) tout frais pêché, acheté dans un ancien bus reconverti en petit restau au fin fond d’une ruelle d’Hyder - le meilleur du coin d’après nos mineurs.

Le lendemain de cette journée lascive, dernière en ces lieux, Grisemote insatiable vis-à-vis des ours pêcheurs, se lève à cinq heures pour prendre ses derniers clichés(il faut dire que lors de nos passages précédents les saumons n’étaient pas encore arrivés massivement et par voie de conséquence les ours non plus !)




Ça roupille sec dans les rangs de ceux qui sont restés au lit, et, vers onze heures, lorsque tout le monde est levé, nous n’avons toujours pas de traces de Grisemote. Aurait-elle imité les chinois avec moins de chance ? C’est d’autant plus fâcheux que c’est elle qui maîtrise la fin du voyage et qui a la voiture.
Vers 11h30, notre exploratrice préférée pointe ce qui lui reste de nez. Certes, après trois heures trente d’attente sous des trombes, elle a vu un grizzly prendre son petit déjeuner quasiment à sa table, elle a pu discuter avec des sommités de la photo animalière, mais dans l’action elle n’a pas appréhendé un mal mesquin qui la rongeait lentement mais sûrement : les moustiques. Globalement néanmoins il était possible de la reconnaître…




« Bon, c’est pas tout cela, mais ce soir nous devons dormir à Prince Rupert – 463 km vers le sud ». Go ! Après midi voiture, sous un ciel variable. Au revoir l’Alaska – coup de cœur du voyage.
Partout dans la région, le saumon est roi!Les kilomètres s’enchaînent avec du beau et du plus monotone. Nous passons sur la route à Kitwanga et Kitwancool, hauts lieux de villages indiens.




Prince Rupert est une belle ville, vivante, avec un port vif en couleurs, entouré d’un relief prononcé de collines arrondies et de lacs. A noter près du port, un nombre considérable d'aigles pêcheurs. Comme le lever du lendemain est programmé à 4h30, inutile de dire que la soirée fut vite écourtée.

Le lendemain, nous partons pour Port Hardy sur l’île de Vancouver, par le ferry : Inside passage, seize heures de traversée au milieu de fjords paraît-il fabuleux. Cette journée, nous l’attendions avec impatience. Une promenade en mer au milieu des montagnes arrondies. Un régal pour les yeux d’après les témoignages de ceux qui l’on fait … par beau temps.

L’ïle de Vancouver : la forêt pluviale aux 30 000 ours
Dringgg ! « Déjà ! On vient de s’endormir ». Le soleil est encore loin d’être levé lorsque nous émergeons pour prendre un petit déjeuner lapidaire avant de nous diriger vers le port. Pour nous cela commence plutôt par la fête à la grenouille, à attendre l’embarquement dans la voiture, sous une pluie battante, une heure durant. Ambiance morose des jours pesants ou le ciel, la mer et la terre se ressemblent : des nuances de gris.

La visite des différents ponts du ferry, dès l’arrivée, est toujours un moment de découverte agréable sur l’immeuble flottant que constitue ce gros tas de ferraille (très bien construit au demeurant). Grace à Archimède, cela flotte pour notre plus grand plaisir et c’est tant mieux.



Il serait injuste de dire qu’il a plu tout le temps. 50 à 60 % semblerait être le bon chiffre, mais cela ne fait pas grande différence puisque des montagnes nous n’avons jamais vu plus que quelques centaines de mètres. D’un autre côté, le retour à la photo noir et blanc a un petit côté rétro pas désagréable.

Le paysage qui défile devant nos yeux change à chaque détour de fjord. Les monts jouent à cache-cache avec les nuages dans des dégradés gris qui se superposent. Tout cela rend le voyage mystérieux et fait travailler l’imagination (faut bien positiver !).

Le tout fut entrecoupé de repas pris sur le bateau, à des prix tout à fait abordables pour une bonne qualité. Bon, ce n’est bien entendu pas la balade enchanteresse dont nous rêvions, mais boire un irish coffee sur le pont, le nez au vent, sous une pluie battante dans cet univers aux formes imprécises et fantasmagoriques, a quelque chose de jubilatoire.


Enfin, disons que c’est mon avis, car celui de Grisemote pourrait se résumer à : « casser sa tirelire de presque 700€ pour ne rien voir de la journée sur l’un des points forts du voyage, c’est nul, nul, nul ! ». Ceci dit, sans le ferry, le passage par la route nécessite un détour de 2000 kilomètres. Cela fait aussi réfléchir !
L’arrivée à Port Hardy, sur l’ïle de Vancouver, à 23H00, marque une nouvelle phase dans ce voyage. La découverte de la forêt pluviale( rain forest) et le contact permanent avec la mer. Hôtel – lavage de dent – ZZZ zzz ZZZ

Jeudi 31 juillet 09 – il fait gris avec des pluies intermittentes. La route pour Telegraph Cove Resort, réputé pour ses safaris photographiques d’orques, est essentiellement forestière.




A l’arrivée, le petit port est charmant, coloré et nettoyé à fond par la pluie. Notre safari ayant été programmé l’après-midi, nous profitons d’une accalmie pour nous installer au camping à quelques tours de roue de là .Le camping est en pleine forêt pluviale, qui porte très bien son nom. Les arbres sont gigantesques, moussus et magnifiques.


Rayon de soleil extrêmement fugace.Nous montons les tentes et les protégeons par de grandes bâches tendues par des cordes, des sangles et des mousquetons (très utiles). Vue la quantité d’eau qui tombe, ce n’est vraiment pas du luxe. Faire du feu relèvera certainement d'un exploit !
Les joies du camping, pas toujours facile!
En route pour la visite des orques, moment tant attendu du périple ! Équipés d’imperméables et de fourrures polaires, nous nous entassons dans une petite vedette avec une bonne vingtaine de personnes. Pas simple de s’asseoir dans tout cela.

Sans la pluie, on peut imaginer que tout ce petit monde se serait réparti sur le pont supérieur ou inférieur. Une scientifique de l’aquarium de Vancouver est notre accompagnatrice. Elle nous explique, en français et en langue de Shakespeare, que les orques étaient là hier, mais qu’elles sont parties chercher du saumon au large depuis le matin. Il y a donc une probabilité non négligeable que nous n’en voyons pas. Gloups, bon début ! Elle nous rassure néanmoins sur la présence quasi certaine de baleines et autres cétacés pour lesquels elle a fixé un rancard qui devrait être honoré. Tant mieux, nous sommes là pour cela.


Au bout d’un petit quart d’heure de moteur, nous atteignons le terrain de jeu, au milieu d’îles totalement recouvertes de végétation dense. L’eau est plate comme un lac. Une baleine (humback whale) pointe bientôt son nez, signalée comme il se doit par une pulvérisation nasale puis replonge en faisant un petit signe de sa queue. Un classique du genre, mais en vécu.

Ceci se reproduit à plusieurs reprises, majestueusement, mais toujours pas d’orques. Des dauphins puis ensuite des marsouins accompagnent le bateau lorsqu’il se déplace.

Très joueurs et très photogéniques comme animaux.



Tout cela serait super plaisant s’il ne pleuvait pas des cordes et si le ciel ne se confondait pas avec la mer. Encore un univers en nuances de gris. Même nos impers très efficaces finissent par ne plus être étanches. Prendre des photos sans mouiller l’appareil devient un vrai casse tête… et toujours pas d’orques au bout de trois heures (pourtant, d’après les organisateurs, la probabilité d’en voir est de 90 %). Du coup notre GO se résout à nous faire écouter leurs chants au magnéto et non comme prévu à partir des micros sous marins dont le bateau est équipé. C’est intéressant, surtout avec les explications, mais comment dire … Deux grosses déceptions en deux jours, surtout pour Grisemote qui a les larmes aux yeux et peine à s’en remettre, nous amènerons à acheter une bonne côte de bœuf, des pavés de saumon et un petit vin canadien à l’arrivée pour oublier. Comme la pluie redouble toute la soirée, le feu finit par s’allumer sous la bâche. L’aventure a parfois ses moments de morosité. Pas pour tout le monde car les enfants bricolent un barrage sur le ruisseau formé par la pluie et qui jouxte les tentes. La pluie finira bien par s’arrêter un jour …
Et ce jour viendra, sûrement, … mais plus tard. La « rain forest » qu’ils appellent ça ici, on se demande vraiment pourquoi. Le matin suivant nous remballons sous la pluie et partons pour 450 kilomètres de forêts, de collines et de pluie en direction du sud pour le camping de Greenpoint situé au cœur du parc de Pacific Rim.
Petit arrêt à Campbell River où nous déjeunerons au restaurant flottant de"Patti Finn"



Nous nous arrêtons à une attraction qui vaut l’arrêt impératif même sous une pluie battante : « Cathedral Grove » : une cathédrale de verdure dont les piliers ne sont rien d’autre que des conifères démesurément grands et puissants. Les fougères et autres feuilles au pied sont du même calibre. Bienvenue dans le monde des lilliputiens. Côté photo, vue la tristesse du ciel, même à 800 iso sans pied c’est juste.




Et la clémence des cieux vint sur la fin du parcours, lui-même très agréable et plutôt montagneux avec une route toute de courbes vêtue.


L’emplacement du camping est aussi superbe que le précédent au milieu de la forêt pluviale mais avec l’option soleil en plus.





En quelques minutes, tentes montées (les tentes 2 secondes de qui vous savez sont vraiment très bien adaptées), nous nous retrouvons sur la plage pour admirer l’immensité de l’océan et reprendre des couleurs après tous ses jours sans voir le soleil.
Grillades du soir accompagnées de chamallows grillés en guise de dessert sous un ciel étoilé, que demander de plus sinon que cela continue dans la même veine …Samedi 2 août jusqu’au 4 aout : Pacific Rim


Forcement, avec le soleil, le moral revient vite au galop et tout devient attractif. Nous parcourons la réserve naturelle de Pacific Rim en tout sens. Ce fut un réel plaisir.

Pour ces quelques jours, nous avions envisagé un tour en bateau pour voir soit les ours depuis la mer, soit les baleines. Mais des ours nous n’en avons pas manqué et les baleines….c’est parfois décevant de ne voir qu’un bout de dos par ci par là. Nous resterons raisonnables. Nous avions aussi pensé aller en bateau taxi à l’île de Meares qui semblait vraiment attirante selon les dires. Mais le prix de la traversée nous a rapidement fait capituler : faut pas exagérer vu la distance minimale !
Finalement, les randos, c’est sain et c’est à la portée de toutes les bourses. Nous en userons sur tous types de terrain : - sentiers au sein de l’exubérance générale de la rain forest, une merveille !







- tourbière où nous marchons sur une passerelle qui repose uniquement sur de la mousse. Nous y découvrons des arbres « bonzaïs », tordus par la difficulté de croître dans ce milieu acide et mal drainé. Certains de ces arbres, de plus de trois cents ans, ne mesurent que quelques mètres ! Chaque petite plante a dû se battre avec ardeur pour mériter sa place ici ! Nous y croisons aussi les droseras, célèbres plantes carnivores (de quelques centimètres) !

Un chou puant!
Les droseras.- plages : Ici ce n’est pas ce qui manque.

Près du camping la mer est magnifique et déroule de gros rouleaux de mousse blanche sur un sable fin. Un paradis pour le surfeur (en combinaison chaude quand même).



Le bord des plages est le siège d’un enchevêtrement de troncs dont certains font plusieurs dizaines de mètres. Les pièces de bois plus petites sont usées comme des galets.

Dans les zones rocheuses pullule une faune dense d’étoiles de mer aux multiples couleurs et d’anémones.

Un régal ! Très visiblement ce coin de l’océan regorge de vie.


Nous découvrons « long beach » et ses différentes anses : Willowbrae, anse Schooner et la baie Florencia, Nuu-chah-nulth, Franck Island où nous nous ferons surprendre par la marée, Uclulet


et son « Wild pacific trail »,


Les arbres torturés par le vent sur le "Wild Pacific trail"
Tofino et ses environs.

A noter que l’on ne trouve pas que des produits de la mer sur la plage. A Wickaninnish, nous avons dérangé un ours décidé à parfaire son bronzage, à une cinquantaine de mètres de nous. Cerné entre notre famille qui arrivait sur le chemin longeant la plage et un autre groupe de touristes, le fauve inquiet se met à foncer dans notre direction. Bien entendu, grâce aux consignes rabâchées de Grisemote pendant des mois, nous savions ce qu’il ne fallait pas faire : courir et fuir. C’est donc sans aucune hésitation que … nous avons tous déguerpi sans laisser notre reste. Tous ? Non ! Grisemote en total self control a reculé de plusieurs pas fermes pour laisser une échappatoire à ce brave ours qui ne demandait visiblement qu’à retrouver sa solitude. C’était aussi notre intention, mais nous, quand c’est décidé, on y va tout de suite et on ne traînasse pas comme certaine … évident !


Côté faune : pour les oiseaux dans la forêt pluviale, ce n’est pas la bousculade, mais peut-être faut il savoir les trouver. Bien entendu, avec 30 000 ours répartis sur toute l’île de Vancouver, il n’est pas rare d’apercevoir des truffes le long des routes.

Côté villages : ils sont colorés, avec des maisons basses, assez touristiques mais tellement agréables … Un grand coup de chapeau à l’aquarium « tactile » de Tofino qui nous avait été recommandé par un ranger. Petit mais tenu par des jeunes passionnés qui rendent la visite inoubliable. Tous les pensionnaires viennent des fonds avoisinants et sont remis à l’eau l’été fini !

C’est quoi un aquarium tactile ? M’enfin ! C’est un aquarium où il est possible de toucher presque toutes les bestioles, vivantes bien entendu, exposées : étoiles de mer, anémones, oursins, sunflower star (étoile de mer aux bras multiples qui sprinte jusqu’à trois mètres par minute !).
La fameuse "sunflower star", rencontrée sur la plage.Nous y apprendrons quelques farces que Dame nature a réalisées pour pimenter les visites des aquariums : Qu’y a-t-il de plus placide qu’une « swimming scallop » (pétoncle) ? Un rocher, et encore. Un des animateurs nous a montré qu’il n’en est rien. Toute « swimming scallop » plongée dans un aquarium où dort une fameuse sunflower star, perçoit immédiatement le danger et parcours l’aquarium en tous sens en ouvrant et refermant ses valves. Gare à ne pas le faire trop souvent pour éviter la crise cardiaque du coquillage. « Oh qu’elle est mignonne cette petite pieuvre ». Yes, sauf que ce bébé de trois cœurs (comme les PC) deviendra grand et pourra atteindre jusqu’à 9 mètres. La pieuvre montre un bel exemple de sacrifice des parents pour leurs enfants, car une fois les bébés mis au monde, ils meurent et servent de nourriture à leurs chérubins!

Bref, visite passionnante pour les grands et les petits.
Petites particularités locales : - jusqu’à onze heures voire midi, nous sommes dans la brume et le soleil suivant le bon vouloir de la brise.

Etonnant d’être sur la plage en pleine brume le matin, avec la sensation du soleil qui chauffe derrière cet écran blanc.


- par beau temps, les couchers de soleil sur les immenses plages ne laissent pas indifférents


- des panneaux de tsunami indiquent les zones de replis au cas où ! Rassurant.

- Le bois au camping : décidemment au même prix d’ailleurs
Grosse particularité culinaire nationale : Le Canada est le pays des 3 C : Cheddar, Crackers et Cannelle. On en trouve partout, sur tout et dans tout. Allez, soyons honnête, on n’en pouvait plus, surtout du cheddar. Des origines anglaises dans l’ouest canadien ? Vous croyez ?


Vancouver : La montagne à la mer
La distance de Tofino vers Nanaimo (200 km) pour prendre le ferry vers la ville de Vancouver fut une formalité, avec un nouveau passage à « Cathedral grove » mais cette fois sous le soleil. Sublime ! La traversée n’est pas longue (1h 30). Sous un grand soleil nous distinguons le mont Mont Baker au-dessus de l’eau brumeuse, avant de découvrir Vancouver.


Avec ses grands ponts, ses bâtiments d’une architecture qui semble de loin homogène et le cadre montagneux du plus bel effet, on comprend que la ville ait pu être choisie pour les futurs jeux olympiques d’hiver (2010). Comme d’hab, difficile de se perdre dans ce type de ville avec ses streets et ses avenues – pourtant nous avons eu du mal à trouver notre Hôtel. Il faut dire qu’avec les Jeux, les travaux de préparation sont partout. Vancouver est une ville très cosmopolite, franchement plaisante, mais pas vraiment belle de l’intérieure (jugement personnel uniquement) précisément par rapport à ces fameux bâtiments type années soixante-dix qui semblaient si harmonieux de loin. La circulation n’y était pas intense (mois d’août) ce qui ne gâche rien. Notre hôtel, le Plaza, est bien placé avec une vue sur la ville imprenable.
Côté activité, la ville ne manque pas d’attraits :
- visite du lighthouse park, assez en dehors de la ville et qui permet de voir un panoramique sur la ville et une belle forêt (mais quand on vient de Pacific Rim, c’est un peu urbain comme forêt) - le pont suspendu de Capilano, aussi impressionnant qu’il est cher, et il est, parait-il, très impressionnant (nous ferons l’impasse). - Stanley parc que nous avons parcouru en vélo : très agréable circuit qui permet une belle vue sur le port et la ville dans un beau cadre





- la plage (c’est pas le top du sable et de l’eau mais c’est une halte avec les vélos qui fut appréciée) - le shopping vers Gastown et Chinatown (bon, ce n’est pas New York ou San Francisco non plus !),

- Grandville Island avec son marché (dont celui des enfants), ses artistes et ses maisons flottantes

- les restaus de tous les pays. Idéale pour voyager assis. Nous avons testé un restaurant mongolien où on compose son plat soit même, cuit sur une grande plaque métallique. c’est très dépaysant.
Juchés en haut de la terrasse de notre hôtel comme dans un nid d’aigle, nous admirons pour notre dernier soir les lumières de la ville qui s’endort progressivement. Nous goûtons nos derniers instants canadiens dans un air tiède et calme. Le lendemain nous repartons vers notre quotidien et nos habitudes. Heureusement que l’aventure est tapie dans toute chose et toute situation, n’est-il pas ?

Epilogue
Ainsi s’achève notre grand périple dans l’ouest Canadien. Nous en avons pris plein les yeux, avons vécu le chaud, le froid, le soleil et aussi pas mal de pluie. Nous repartons très en forme après des dizaines de kilomètres à crapahuter sur les rochers. Nos « copains » les ours se sont généreusement montrés sans jamais nous inquiéter (ce qui était une crainte en venant). Partout nous avons été bien reçus. En dehors des sublimes points de vue de notre période montagne, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’ambiance sauvage et bout du monde de l’Alaska, ainsi que pour la forêt pluviale et les plages de Pacific Rim. Côté camping, les emplacements au cœur de la forêt primitive de Greenpoint et de Telegraph cove sont inoubliables. Au chapitre des points perfectibles, il y aurait bien la hauteur des montagnes qui nous a obligé à puiser dans nos réserves physiques, ces $* # de moustiques et l’impression globale parfois d’un côté un poil mercantile (si ça se trouve c’est un peu à cause du bois). Encore un immense merci à Grisemote qui une fois de plus a imaginé, conçu et construit étape par étape l’ensemble de cette aventure, avec l’aide incontournable du forum et de ses membres actifs. Ses longues recherches l’on souvent amené à être en décalage horaire bien avant l’heure. Merci également à nos pitchouns (ils grandissent et doivent commencer à assez peu apprécier cette appellation) qui ont été coolissime pour accepter sans (trop) râler les kilomètres à pieds, les heures de voitures, les repas sautés ou pris en dehors des normes, le rythme des 3 C (voir plus haut) et les arrêts toutes les minutes pour prendre des photos. Le monde est vaste et il reste tant de chose à voir … ça au moins, c’est fait !
Gilles, 28 mai 2009 2 heures du mat
Pour finir, quelques données purement pratiques (auxquelles il faudra rajouter les courses et restaus à votre convenance):
Avion : 4872, 35€ (4 adultes , 1 enfant au départ de Paris) Voiture (Alamo avec assurance Gold) : 1923€ Ferry inside passage : 694, 81€ Ferry île de Vancouver – Vancouver (nanaimo – horseshoe bay) : 73, 97€
Activités :
Stampede : spectacle du soir 169, 89€ (246, 75 CAD) + rodéo de l’après-midi 97, 88€ (142, 34CAD) Orques à Telegraph Cove : 467, 25 CAD (299, 03€) Entrée parcs Canada famille : 136, 40 CAD (87, 06€) Cheval Waterton : 250CAD (159, 59€) + pourboire Rando sur glacier : 185 CAD (119, 41€) Canoé lac Maligne : 100CAD (64, 62€) (pour 2 heures) Aquarium Uclulet : 16 CAD Location de vélos à Vancouver : 107, 10CAD (67, 93€) Spectacle danses K’san: 35CAD (10 par adulte, 5 par enfant) Visite guidée du village de K’san : 34, 97CAD (22, 95€) (tarif famille) Randonnée Dinosaur Park : 25 CAD Passage douane américaine : 30 $ (5X6 US$) Entrée parc des glaciers : 25 US$ Bateau Waterton Crypt Lake : 40, 97€ (16 par adulte, 8 par enfant)
Campings :
- Dinosaur : 20$ - Ste Mary (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Fish Creek (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Many glacier: 40$ (2 nuits) - Lacs Waterton : 65, 60 CAD (2 nuits) (41, 86 €) - Greenpoint à Pacific Rim : 100, 80 CAD (4 nuits) (69, 53 €) ( achat du bois : 6 CAD) - Wapiti (Jasper) : 93$ (3 nuits) ( 59, 49€) - Lac Louise (Banff) : 120, 40$ (4 nuits) (78, 16€) - K’san : 17$ - Ruisseau Wilcox (Athabasca) : 15, 70CAD (27, 50 avec permis de feu) - Beaumont Provincial Park : 15 CAD - Meziadin lake : 15 CAD - Telegraph Cove Resort : 24, 15 CAD (16, 15€)
TOTAL CAMPINGS : 377€ (avec les différents permis bois)
Hotels/Motels :
Hotel Calgary : 342, 93€ Hotel Vancouver : 466, 11€ Chambre Motel Glacier Park (Many glacier) : 84, 19€ + 8€(charges) 122$+12, 2$(taxes) (4 personnes) Stewart Mountain Lodge (Granduc room triple) : 268, 94 CAD (2 nuits) (172, 18€) Motel Prince Rupert Pacific Inn : 132, 25CAD (84, 85€) Motel North Shore Inn (Port Hardy):138 CAD (88, 45€)
TOTAL ESSENCE : 475, 06€ (pour 4600 kilomètres)
Pour retourner à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939 Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D2595664/
Bonjour,
Nous partons cet été faire un périple dans l'ouest canadien, nous avons 16jours sur place entre le 27 juillet et le 13 août. Sachant que nous ne resterons qu'un jour et demi sur VANCOUVER car nous connaissons déjà, nous devons caler Seattle, Portland, île de Vancouver (hydravion, kayak pour voir les orques?...), puis direction les parcs Jasper, Lake Louise Banff, et Calgary (retour avion jusqu'à Vancouver (car billet aller retour Paris Vancouver).
Cela me parait juste, quelqu'un a -t- il déjà expérimenté ce trajet? quels sont les points à ne surtout pas manquer? Merci
Nous partons cet été faire un périple dans l'ouest canadien, nous avons 16jours sur place entre le 27 juillet et le 13 août. Sachant que nous ne resterons qu'un jour et demi sur VANCOUVER car nous connaissons déjà, nous devons caler Seattle, Portland, île de Vancouver (hydravion, kayak pour voir les orques?...), puis direction les parcs Jasper, Lake Louise Banff, et Calgary (retour avion jusqu'à Vancouver (car billet aller retour Paris Vancouver).
Cela me parait juste, quelqu'un a -t- il déjà expérimenté ce trajet? quels sont les points à ne surtout pas manquer? Merci
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On peut diviser le Canada en quatre parties avec d'Est en Ouest : - Les Provinces atlantiques (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Ile du Prince-Edouard, Terre-Neuve et Labrador) auxquelles on peut ajouter Saint-Pierre et Miquelon, - Le Québec, - L'Ontario, - L'Ouest canadien avec les Prairies (Alberta, Saskatchewan, Manitoba), la Colombie-Britannique, et le Nord (Nunavut, Territoires du Nord-Ouest, Yukon).
Que voir dans l'Ontario ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter sur place (carte).
1-Villes et patrimoine culturel Blind River : en bordure nord du lac Huron, la localité est appréciée des vacanciers pour ses plages et possibilités d'activités de plein air.Burlington : la ville est connue pour avoir le plus grand jardin botanique du Canada, en plus de pas mal d'autres parcs.Fort Erié : face à la ville américaine de Buffalo, Fort Erié abrite un des principaux forts anglais de la fin du du XVIIIe siècle.Hamilton : grande agglomération au sud de Toronto sur le lac Ontario. La ville compte plusieurs musées et un beau château (Dundurn Castle) construit en 1830. Le village-musée de Westfield Heritage Centre est à sa périphérie, tout comme les nombreux vignobles de la région de Lincoln.Kingston : cette ville touristique des Mille-île est aussi le terminus du Canal Rideau. Elle possède un assez joli patrimoine avec quelques vestiges des débuts du XIXe siècle comme le Fort Henry.Kitchener : la ville (et ses voisines) fondée par des Allemands et des Mennonites garde encore quelques traces de son passé avec notamment sa grande fête de la bière (Kitchener-Waterloo Oktoberfest) qui est une des plus importantes au monde.Manitoulin Island : c'est la plus grande île du lac Huron et une terre autochtone où la culture et les traditions locales sont encore très présentes notamment lors de festivals. L'endroit est aussi prisé pour ses beaux paysages, les balades en bateau et le trek.Merrickville-Wolford : joli village assez touristique du sud d'Ottawa connu pour ses artistes et ses artisans. Il est considéré comme "le plus beau village canadien".Niagara Falls : c'est la ville qui abrite les Chutes du Niagara. Particularité, une partie de l'agglomération est côté américain et l'autre côté canadien avec la rivière Niagara pour frontière. Ottawa : la capitale du Canada est avant tout une ville de musées avec aussi quelques monuments et le bel ensemble de la Colline du Parlement. C'est d'Ottawa que part le Canal Rideau, inscrit à l'UNESCO, qui relie la ville au lac Ontario.Peterborough : la ville au coeur des lacs Kawartha est connue pour son impressionnante écluse-ascenseur.Port Dover : la bourgade sur le lac Erié est appréciée pour ses plages, les balades en bateau et surtout la pêche. Elle accueille également chaque vendredi 13 une immense concentration de motards.St. Joseph Island : cette île au nord du lac Huron est une terre indienne. La randonnée et quelques vestiges historiques comme le Fort St. Joseph sont ses centres d'intérêt principaux.Thunder Bay : c'est la principale ville du nord de la province. Elle marque la fin du Voyageur Hiking Trail et on peut y visiter Fort William qui fut un important comptoir à fourrures au début du XIXe siècle.Toronto : la plus grande agglomération canadienne est également un centre économique, culturel et artistique important d'Amérique du Nord. Elle offre aux visiteurs nombre de musées, une architecture spécifique (avec notamment la CN Tower), des quartiers multiculturels (Little Italy, Little India, Chinatown...) et une animation certaine. Juste en face, les Toronto Islands est une zone récréative (et piétonne) très appréciée entre autres pour ses plages.Vaughan : cette commune de la banlieue nord de Toronto abrite, outre nombre de centres commerciaux, "Canada's Wonderland" qui est le plus important parc d'attractions du pays.Wasaga Beach : c'est une "station balnéaire" de la région de Toronto très appréciée pour sa longue plage sur le lac Huron.2- Patrimoine naturel Archipel des Mille-îles : près de 2 000 îles et îlots forment cet archipel du Saint-Laurent entre l'Ontario et l'état de New York. Très populaire, on y vient pour la nature, la randonnée ou le vélo, les petites croisières sur le fleuve, ou pour découvrir les quelques belles demeures nichées ça et là.Blue Mountain : ces petites montagnes pas loin de Toronto permettent de faire du VTT, de la marche et du ski dans la principale station d'Ontario (Blue Mountain Ski Resort).Canal Rideau : ce canal qui relie Ottawa au lac Ontario est inscrit à l'UNESCO. C'est un lieu de plaisance, mais aussi une immense patinoire en hiver.Chutes du Niagara : bien qu'elles ne soient pas très hautes (57 m) leur largeur de près d'un kilomètre en font un site spectaculaire et mondialement connu. On peut les voir aussi bien côté américain que canadien.Georgian Bay : cette partie littorale du lac Huron est une zone de villégiature. On y apprécie les beaux paysages boisés, la baignade et les balades sur le lac notamment au milieu du parc national des Iles de la Baie Georgienne.Lacs Kawartha : une multitude de petits lacs et rivières au nord-est de Toronto. L'endroit attire des milliers de visiteurs pour la nature, la pêche et les diverses activités de plein air possibles.Parc national de la Pointe-Pelée : ce minuscule parc sur le Lac Erie est un haut lieu de l'ornithologie en Amérique du Nord. Pelee Island, juste en face, est aussi reconnue pour les oiseaux et la tranquillité.Parc national Pukaskwa : comme son voisin le parc du Lac Supérieur, ce vaste espace naturel boisé de bord de lac permet le trek dans un très joli cadre.Parc provincial Algonquin : des forêts, des rivières et des lacs dans ce grand parc très prisé des habitants de Toronto et d'Ottawa. Pas mal de sentiers de randonnées, de pistes de ski de fond, plus des possibilités de canoë dans une nature belle et sauvage qui abrite entre autres des ours, des orignaux et nombre d'oiseaux.Parc provincial du Lac Supérieur : vaste réserve boisée en bordure du lac Supérieur avec une faune assez riche (orignaux, ours, loups...) et des pétroglyphes. On peut y randonner.Parc provincial Quetico : limitrophe des Etats-Unis, ce parc constitué d'innombrables petits lacs, de rivières et de cascades est un incontournable pour les amateurs de canoë. On peut aussi y pêcher et randonner.Parc provincial Sandbanks : c'est un des endroits les plus touristiques de la province grâce à ses plages de sable en bordure du lac Ontario et ses dunes.Péninsule Bruce : cette avancée dans le lac Huron est une très belle zone naturelle où vivent quelques ours et beaucoup d'oiseaux. On y vient aussi pour la plage et la marche.Voyageur Hiking Trail : long sentier de randonnée qui longe les lacs ontariens sur plusieurs centaines de kilomètres entre Sudbury et Thunder Bay.3- Le plus apprécié
Archipel des Mille-îles; Chutes du Niagara; Manitoulin Island; Parc provincial Algonquin; Péninsule Bruce; Toronto.
- © VoyageForum -
On peut diviser le Canada en quatre parties avec d'Est en Ouest : - Les Provinces atlantiques (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Ile du Prince-Edouard, Terre-Neuve et Labrador) auxquelles on peut ajouter Saint-Pierre et Miquelon, - Le Québec, - L'Ontario, - L'Ouest canadien avec les Prairies (Alberta, Saskatchewan, Manitoba), la Colombie-Britannique, et le Nord (Nunavut, Territoires du Nord-Ouest, Yukon).
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1-Villes et patrimoine culturel Blind River : en bordure nord du lac Huron, la localité est appréciée des vacanciers pour ses plages et possibilités d'activités de plein air.Burlington : la ville est connue pour avoir le plus grand jardin botanique du Canada, en plus de pas mal d'autres parcs.Fort Erié : face à la ville américaine de Buffalo, Fort Erié abrite un des principaux forts anglais de la fin du du XVIIIe siècle.Hamilton : grande agglomération au sud de Toronto sur le lac Ontario. La ville compte plusieurs musées et un beau château (Dundurn Castle) construit en 1830. Le village-musée de Westfield Heritage Centre est à sa périphérie, tout comme les nombreux vignobles de la région de Lincoln.Kingston : cette ville touristique des Mille-île est aussi le terminus du Canal Rideau. Elle possède un assez joli patrimoine avec quelques vestiges des débuts du XIXe siècle comme le Fort Henry.Kitchener : la ville (et ses voisines) fondée par des Allemands et des Mennonites garde encore quelques traces de son passé avec notamment sa grande fête de la bière (Kitchener-Waterloo Oktoberfest) qui est une des plus importantes au monde.Manitoulin Island : c'est la plus grande île du lac Huron et une terre autochtone où la culture et les traditions locales sont encore très présentes notamment lors de festivals. L'endroit est aussi prisé pour ses beaux paysages, les balades en bateau et le trek.Merrickville-Wolford : joli village assez touristique du sud d'Ottawa connu pour ses artistes et ses artisans. Il est considéré comme "le plus beau village canadien".Niagara Falls : c'est la ville qui abrite les Chutes du Niagara. Particularité, une partie de l'agglomération est côté américain et l'autre côté canadien avec la rivière Niagara pour frontière. Ottawa : la capitale du Canada est avant tout une ville de musées avec aussi quelques monuments et le bel ensemble de la Colline du Parlement. C'est d'Ottawa que part le Canal Rideau, inscrit à l'UNESCO, qui relie la ville au lac Ontario.Peterborough : la ville au coeur des lacs Kawartha est connue pour son impressionnante écluse-ascenseur.Port Dover : la bourgade sur le lac Erié est appréciée pour ses plages, les balades en bateau et surtout la pêche. Elle accueille également chaque vendredi 13 une immense concentration de motards.St. Joseph Island : cette île au nord du lac Huron est une terre indienne. La randonnée et quelques vestiges historiques comme le Fort St. Joseph sont ses centres d'intérêt principaux.Thunder Bay : c'est la principale ville du nord de la province. Elle marque la fin du Voyageur Hiking Trail et on peut y visiter Fort William qui fut un important comptoir à fourrures au début du XIXe siècle.Toronto : la plus grande agglomération canadienne est également un centre économique, culturel et artistique important d'Amérique du Nord. Elle offre aux visiteurs nombre de musées, une architecture spécifique (avec notamment la CN Tower), des quartiers multiculturels (Little Italy, Little India, Chinatown...) et une animation certaine. Juste en face, les Toronto Islands est une zone récréative (et piétonne) très appréciée entre autres pour ses plages.Vaughan : cette commune de la banlieue nord de Toronto abrite, outre nombre de centres commerciaux, "Canada's Wonderland" qui est le plus important parc d'attractions du pays.Wasaga Beach : c'est une "station balnéaire" de la région de Toronto très appréciée pour sa longue plage sur le lac Huron.2- Patrimoine naturel Archipel des Mille-îles : près de 2 000 îles et îlots forment cet archipel du Saint-Laurent entre l'Ontario et l'état de New York. Très populaire, on y vient pour la nature, la randonnée ou le vélo, les petites croisières sur le fleuve, ou pour découvrir les quelques belles demeures nichées ça et là.Blue Mountain : ces petites montagnes pas loin de Toronto permettent de faire du VTT, de la marche et du ski dans la principale station d'Ontario (Blue Mountain Ski Resort).Canal Rideau : ce canal qui relie Ottawa au lac Ontario est inscrit à l'UNESCO. C'est un lieu de plaisance, mais aussi une immense patinoire en hiver.Chutes du Niagara : bien qu'elles ne soient pas très hautes (57 m) leur largeur de près d'un kilomètre en font un site spectaculaire et mondialement connu. On peut les voir aussi bien côté américain que canadien.Georgian Bay : cette partie littorale du lac Huron est une zone de villégiature. On y apprécie les beaux paysages boisés, la baignade et les balades sur le lac notamment au milieu du parc national des Iles de la Baie Georgienne.Lacs Kawartha : une multitude de petits lacs et rivières au nord-est de Toronto. L'endroit attire des milliers de visiteurs pour la nature, la pêche et les diverses activités de plein air possibles.Parc national de la Pointe-Pelée : ce minuscule parc sur le Lac Erie est un haut lieu de l'ornithologie en Amérique du Nord. Pelee Island, juste en face, est aussi reconnue pour les oiseaux et la tranquillité.Parc national Pukaskwa : comme son voisin le parc du Lac Supérieur, ce vaste espace naturel boisé de bord de lac permet le trek dans un très joli cadre.Parc provincial Algonquin : des forêts, des rivières et des lacs dans ce grand parc très prisé des habitants de Toronto et d'Ottawa. Pas mal de sentiers de randonnées, de pistes de ski de fond, plus des possibilités de canoë dans une nature belle et sauvage qui abrite entre autres des ours, des orignaux et nombre d'oiseaux.Parc provincial du Lac Supérieur : vaste réserve boisée en bordure du lac Supérieur avec une faune assez riche (orignaux, ours, loups...) et des pétroglyphes. On peut y randonner.Parc provincial Quetico : limitrophe des Etats-Unis, ce parc constitué d'innombrables petits lacs, de rivières et de cascades est un incontournable pour les amateurs de canoë. On peut aussi y pêcher et randonner.Parc provincial Sandbanks : c'est un des endroits les plus touristiques de la province grâce à ses plages de sable en bordure du lac Ontario et ses dunes.Péninsule Bruce : cette avancée dans le lac Huron est une très belle zone naturelle où vivent quelques ours et beaucoup d'oiseaux. On y vient aussi pour la plage et la marche.Voyageur Hiking Trail : long sentier de randonnée qui longe les lacs ontariens sur plusieurs centaines de kilomètres entre Sudbury et Thunder Bay.3- Le plus apprécié
Archipel des Mille-îles; Chutes du Niagara; Manitoulin Island; Parc provincial Algonquin; Péninsule Bruce; Toronto.
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Bonjour à tous
Ce n'était absolument pas prévu jusqu'il y a deux jours, mais nous voilà partis pour 2 semaines dans l'ouest canadien en couple. Voici une première ébauche de programme sur lequel j'attends vos conseils avisés (d'urgence, étant donné l'imminence du départ !) :
16/07 : vol Paris-Calgary
17/07 : Calgary (visite Calgary)
18/07 : Calgary (Stampede)
19/07 : Calgary-Lake Louise (via Banff)
20 au 22/07 : Lake Louise (Parcs Banff et Yoho)
23/07 : Lake Louise-Jasper (Icefields Parkway)
24/07 : Jasper-Kamloops
25/07 : Kamloops-Vancouver
26/07 : Vancouver (visite centre-ville et Stanley parc)
27/07 : Vancouver (Lighthouse parc et Cypress)
28/07 : Vancouver-Tofino (Cathedral Grove)
29/07 : Tofino-Victoria (Long Beach...)
30/07 : Victoria (visite Victoria)
31/07 : Victoria (Butchart Gardens)
1/08 : Victoria-Vancouver (vol retour à 23h50)
Voilà mes questions: 1/ Quelles randonnées d'une journée à Banff me conseillez-vous ? J'avais pensé aux lacs Emeraude et Moraine. J'ai sciemment "omis" Jasper faute de temps, mais je pense néanmoins que nous ferons la route jusqu' 2/ Les 28 et 29/07, Vancouver-Tofino-Victoria : cela fait peut-être beaucoup de km, et peu de temps libre pour visiter ? Nous souhaiterions voir Cathedral Grove et la côte de Pacific Rim. 3/ Toute autre remarque ou suggestion est bienvenue 4/ Vos conseils en terme d'hôtels, restos, visites etc...
Voilà mes questions: 1/ Quelles randonnées d'une journée à Banff me conseillez-vous ? J'avais pensé aux lacs Emeraude et Moraine. J'ai sciemment "omis" Jasper faute de temps, mais je pense néanmoins que nous ferons la route jusqu' 2/ Les 28 et 29/07, Vancouver-Tofino-Victoria : cela fait peut-être beaucoup de km, et peu de temps libre pour visiter ? Nous souhaiterions voir Cathedral Grove et la côte de Pacific Rim. 3/ Toute autre remarque ou suggestion est bienvenue 4/ Vos conseils en terme d'hôtels, restos, visites etc...
Bonjour,
A mon tour d'apporter ma contribution à VF 😉. Et de remercier ceux et celles qui m'ont conseillé : en particulier Laure(Calisson94), Christine(Krikri6792), Christine (Hiacinthe) et Thibaud(Itat)
Au début, le projet était d'aller en Norvège...c'est finalement au Canada et Etats-Unis que nous sommes partis.
La Norvège...on ira mais pas maintenant, plusieurs raisons expliquent ce choix :
- le coût de la vie en Norvège
- le coût très élevé de la location d'un camping-car dans les pays nordiques. J'avais trouvé une location 30% moins chère à partir de Hambourg en Allemagne, mais le loueur ne m'inspirait pas confiance (location de camping-car appartenant à des particuliers?), et puis cette solution ajoutait pas mal de km !
- la météo qui risquait d'être très humide, ce qui ne faisait pas rêver Madame
- l'intérêt d'un tel voyage pour les enfants ne semblait pas évident
On voulait refaire les Rocheuses Canadiennes (visitées en 1999), mais avec les enfants... alors pourquoi attendre? Là, la source de motivation était facile à trouver : la faune !
Comme on ne voulait pas refaire le même circuit qu'il y a 15 ans, on a pensé que ce serait bien d'aller également à Yellowstone.
La décision était prise : achat des billets d'avion en Octobre, et réservation du camping-car dans la foulée pour avoir un prix intéressant. Pour comparer : 2 semaines en Norvège=3 semaines en Amérique du nord ! Certes, le billet d'avion est lui beaucoup plus cher...
A mon tour d'apporter ma contribution à VF 😉. Et de remercier ceux et celles qui m'ont conseillé : en particulier Laure(Calisson94), Christine(Krikri6792), Christine (Hiacinthe) et Thibaud(Itat)
Au début, le projet était d'aller en Norvège...c'est finalement au Canada et Etats-Unis que nous sommes partis.
La Norvège...on ira mais pas maintenant, plusieurs raisons expliquent ce choix :
- le coût de la vie en Norvège
- le coût très élevé de la location d'un camping-car dans les pays nordiques. J'avais trouvé une location 30% moins chère à partir de Hambourg en Allemagne, mais le loueur ne m'inspirait pas confiance (location de camping-car appartenant à des particuliers?), et puis cette solution ajoutait pas mal de km !
- la météo qui risquait d'être très humide, ce qui ne faisait pas rêver Madame
- l'intérêt d'un tel voyage pour les enfants ne semblait pas évident
On voulait refaire les Rocheuses Canadiennes (visitées en 1999), mais avec les enfants... alors pourquoi attendre? Là, la source de motivation était facile à trouver : la faune !
Comme on ne voulait pas refaire le même circuit qu'il y a 15 ans, on a pensé que ce serait bien d'aller également à Yellowstone.
La décision était prise : achat des billets d'avion en Octobre, et réservation du camping-car dans la foulée pour avoir un prix intéressant. Pour comparer : 2 semaines en Norvège=3 semaines en Amérique du nord ! Certes, le billet d'avion est lui beaucoup plus cher...
Bonjour,
De retour de notre voyage dans l'Ouest Canadien du 3 au 29 juin 2012, je tenais à vous faire partager mes impressions et à remercier toutes celles et ceux qui nous ont aidés à préparer ce fabuleux voyage.
Nos impressions sont très très positives et pourtant, nous avons un peu de pluie et de la neige à partir de 1800-2000m d'altitude!!! Donc pas de rando longues comme prévu comme toutes celles à partir du lac O'hara (Alpine Circuit), Sentinel Pass, Citadell Pass, Wilcox Pass, Cavell Meadows , Paradise Valley, Crypt Lake, et j'en passe..... nous y retournerons , c'est sûr mais en septembre pour éviter au moins l'inconvénient de la neige!
Sinon, nous avons été enchantés par les paysages croisés, si différents de ceux de l'Ouest américain de l'an dernier... En fait, niveau expériences vécues, nous avons davantage aimé, c'est dire tant nous avions adoré l'Ouest des USA (Utah, Arizona, Colorado, Wyoming, Californie). Si les paysages sont moins extraordinaires dans le propre sens du terme que ceux qu'offrent les parcs nationaux américains, nous avons été séduits par la sérénité qui se dégage de ce pays, en commençant par la ville de Vancouver.... ville particulièrement charmante et originale au décor peu banal, mélangeant buildings de verre, bateaux de plaisance, hydravions, kayakistes, joggeurs, cyclistes, petits quartiers en plein coeur de la ville dignes de "desperate Housewives" avec ses allées vertes bien entretenues et maisons charmantes... Les gens sont vraiment sympas et on y mange très très bien!!! Nous avons fait du vélo dans le Stanley park le long du seawall et sommes allés jusqu'à False Creek et Science World par la Seaside Bicycle Route. . Nous sommes allés en bus au Capilano Parc: pont suspendu, Cliffwalk (très impressionnant et bien pensé) et les passerelles entre les arbres.... très bien ainsi qu’au Lynn canyon dont nous avons préféré le pont suspendu (moins de monde et plus impressionnant que celui de Capilano)!Vu le temps couvert, nous n'avons pas pris le téléphérique de Grouse Mountain qui était en option dans notre programme. Un petit tour à l'aquarium (pas grandiose ma foi surtout sous une pluie battante ...) et nous avons pris possession de notre voiture de location: Une JEEP GRAND CHEROKEE presque neuve (16000 km au compteur à peine) avec toit ouvrant (qui nous servira plus tard pour observer et prendre en photo les ours !)...
Après 3 nuits à Vancouver, direction Ucluelet par le ferry au départ de Horseshoe Bay (j'ai failli écrire Horseshoe Bend... un clin d’œil à ce fer à cheval remarquable...). La route est belle et nous avons eu beau temps durant la traversée. Là encore nous avons été frappés par la super organisation des canadiens: on récupère les tickets réservés, nous nous plaçons dans le couloir de la ligne à suivre, attente de 2h environ et hop, dans le ferry... idem pour la sortie: chacun son tour et nous sommes dehors en un rien de temps pour poursuivre notre route sur l'ile de Vancouver. Quelle discipline, ça nous change vraiment de la France et de la région parisienne!! Pas de klaxons, de cris, de râlements d'automobilistes pressés et mécontents: le piéton est ROI!
L'ile de Vancouver est belle et sauvage. Sur la route vers Ucluelet, nous nous arrêtons à Cathedral Grove dans le Macmillan Provincial Park et nous baladons dans cette forêt remarquable. Les arbres et sapins y sont grandioses et superbes.. on se croirait en Amazonie!!! La forêt pluviale porte bien son nom.. Nous arrivons à notre hôtel .. ouah.. au bord du Wild Pacific trail, avec vue ++++ sur l'océan. Bien sûr, nous ferons les boucles de ce très beau trail…. Nous y passerons deux nuits. Nous en profitons pour faire des balades et randonnées dans le Pacific Rim NP...surprenant de se balader en forêt et de se retrouver sur une des plages de Tofino, coin sauvage où nous nous sentons seuls au monde d'autant que la marée monte, et vite... Nous achetons le pass annuel pour les parcs des Rocheuses qui nous attendent plus tard ainsi qu’un spray ours.
Ensuite, nous partons sur Campbell River où nous prenons, après une nuit sur place, l'hydravion qui nous conduit au Knight Inlet Lodge en 30mn à 80 km au nord de Campbell River.. au milieu de nulle part.... si, au paradis! Durant ces 3 jours sur place, nous alternons kayak, bateau, randonnées et y faisons des rencontres formidables: grizzlies (maman et ses 3 petits, un mâle intéressé par ladite ourse, un petit (pas si petit :!!) de 3 ans prénommé « Thor » en quête de nourriture sur les berges….). Au cours de ce séjour, nous croiserons aigles à têtes blanches, biches, colibris multicolores, ours et dauphins….. Lors d’une de nos randonnées sur place accessible uniquement en bateau (comme chaque endroit de ce coin retiré) , une vingtaine de dauphins s’est mise à suivre les sillons laissés par le moteur du bateau, sautant, chantant et dansant, véritable ballet aquatique personnalisé… ce fût mémorable de voir ces dauphins, toujours par paires, s’adonner à ce qui s’apparentait à un jeu… Après ces 3 jours inoubliables, retour sur le continent en hydravion où j’aurai eu l’honneur de jouer au co-pilote…. Non, je n’ai pas pris les commandes….mais j’ai pu en profiter un maximum ! Rêve de gosse …
Après la jolie rando du Canyon View Trail qui nous fait longer la Campbell River et un joli canyon en sous bois, nous partons en direction de Nanaimo, notre prochaine étape où nous passerons une nuit. Nous nous baladons le soir sur le port en longeant le Harbourfront Walkway, très charmant et bien aménagé, en observant les décollages et amérissages des hydravions, utilisé par certains locaux au même titre que le train ou le RER chez nous pour se rendre au travail sur le continent.
Puis après avoir pris le ferry, cette fois sous la pluie, départ en direction de notre prochaine étape Whistler où nous passerons une nuit via la Sea to Sky Highway dont nous ne pourrons malheureusement pas profiter des points de vue en raison de la météo Shannon falls sous la pluie et nous décidons de ne pas nous arrêter comme prévu au programme au Steawamus Chief et aux Brandywine falls… L’après-midi, le soleil étant revenu, nous faisons le Cheakamus lake trail dans le Garibaldi Provincial Park. L’accès à cette jolie randonnée s’effectue par un chemin de terre cabossé de 7 km et on apprécie bien notre puissant 4X4….il y a quand même sur le parking 1 ou 2 voitures classiques… pas de camping car toutefois n’a osé s’y aventurer… on voit que la neige vient tout juste de fondre et qu’elle est la cause de cet état « moyen »de la route.
Whistler ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. C’est la station de ski dans toute sa splendeur… moins élégante et charmante (à nos yeux) que Chamonix et c’est en ville étape que nous l’avons abordée avant de rejoindre Clearwater où nous passerons 2 nuits .
Nous décidons de ne pas nous arrêter sur le chemin aux Nairn Falls et arrivons à destination via Pemberton et Kamloops. Notre hôtel situé à 30 mn au sud de Clearwater est situé en pleine nature près du lac Hallamore. Le cadre est fantastique.
Lors de notre séjour, nous profiterons du Wells Gray Provincial Park que nous avons trouvé très sauvage et riche en faune et flore… nous y avons croisé 3 ours bruns sur le bord de la route, distants chacun de 2 km environ, et qui semblaient ne pas s’occuper de notre présence….Nous étions seuls car il était près de 21h00…. Ici, le toit ouvrant nous a bien aidés pour immortaliser ces instants magiques où nous étions seuls avec ces belles peluches au poli brillant et soyeux….d’apparence en tout cas !
Dans ce parc, nous admirerons les sublimes chutes Spahat Falls (dans un canyon superbe !), les non moins belles Dawson Falls et leur arc en ciel très photogénique et le clou du spectacle : les Helmcken Falls et leur cadre magnifique. Le rayon de soleil qui les a illuminées en soirée fût miraculeux et bienvenu !
Ce parc, méconnu et peu fréquenté, gagne à être visité et parcouru car il offre de véritables joyaux naturels aux randonneurs et amoureux comme nous de la nature. Ce fût un coup de cœur.
En quittant l’hôtel en direction de Jasper (notre prochaine étape où nous passerons 3 nuits), un ultime cadeau : une ourse brune et ses 3 petits, à peine plus hauts que les herbes, ont traversé la route devant nous pour notre plus grand bonheur…. A nouveau seuls avec eux, nous en avons profité un bon quart d’heure, avant qu’ils ne pénètrent dans la fôret.
Avant d’arriver à Jasper, nous admirons le Mont Edith Cavell… majestueux et superbe ! Durant notre séjour dans le parc de Jasper, nous n’avons pu faire les randos programmées telles que le Cavell Meadows trail en raison de l’enneigement encore trop important à cette période de l’année. Le Visitor center nous informe qu’au delà de 1800-2000m, il nous faudra renoncer et ce, pour Banff, Lake Louise, Yoho … coup dur … il va falloir se rabattre sur des randonnées moins élevées telles le Maligne Canyon trail, le John Ford Point trail, le Path of the Glacier (avec vues +++ sur l'Angel Glacier: la rando des prés Edith Cavell (Cavell Meadows trail) est fermée pour cause d'enneigement. Nous en profiterons pour faire des balades autour de lacs (Patricia, etc..).
Nous ferons également la croisière sur le lac Maligne sous un beau soleil…très sympa bien qu’on ne reste que 25mn à quai pour prendre des photos de Spirit Island ! l
Nous avons tenté de faire le Bald Hill trail et avons dû rebrousser chemin après une ascension de plus de 500m de dénivelée en raison de la neige, de la pluie battante et d’une épaisse brume qui nous ont barré la route. Il nous restait environ 200 m à grimper…Le but de cette randonnée étant le point de vue grandiose au sommet sur le Lac Maligne et la possibilité de voir des caribous, il était inutile de continuer….et pourtant nous étions équipés d’embouts de bâton pour la neige et de pantalons de pluie….il faut savoir se décider et renoncer….
Nous profitons d’un rayon de soleil pour prendre le téléphérique de Jasper nous menant à un point de vue magnifique de 360° sur la ville et les montagnes alentours…là aussi, impossible de faire la rando qui part du haut…
Nos rencontres avec les animaux notamment sur la Maligne Lake road furent là encore prolifiques et variées (bouquetins, ours bruns et grizzlies, biches, wapitis, ….).
Nous prenons la route tôt le matin en direction de Lake Louise via la sublime Icefield Parkway sous un soleil perçant les nuages.. enfin il pointe son nez celui là !! Arrêts aux Chutes Athabasca et Sunwapta. Nous avons rendez-vous à 10h00 près de l’Icefield Center pour faire la rando guidée sur l‘Athabasca Glacier. Superbe expérience et une première pour nous. Nous avons souvent côtoyé des glaciers lors de nos voyages sans jamais les avoir foulés… c’est chose faite ! ça vaut vraiment le coup d’être fait en tout cas plus que de prendre l’autobus tout-terrain rempli de touristes que nous apercevions au loin et qui faisait un vacarme assourdissant……. Cette rando de 3h fût donc un coup de cœur.
Ne pouvant faire la rando du Wilcox Pass, fermée pour cause d’enneigement, nous reprenons notre route en profitant du spectacle fantastique qu’offre cette promenade des glaciers dont la réputaiton n’est pas surfaite. Arrêts au Mistaya Canyon (joli canyon) et à l’incontournable Peyto Lake (aussi bleu et beau que sur les photos), au Bow Lake ( beau lac bleu/vert clair) et arrivons à notre hôtel situé sur la Bow valley parkway, à 10mn du lac Louise…
Durant notre séjour, nous randonnons dans le parc de Yoho (Sherbrooke lake trail + Paget Lookout trail , Emerald lake, etc…) dans le parc de Banff (Moraine Lake trail, Rock Pile trail, Eiffel lake trail par la vallée des 10 pics : superbe !!!). NB : Faute de pouvoir faire Sentinel Pass qui a un départ commun avec Eiffel Lake pour une grande partie, nous avons fait cette dernière rando qui fût elle aussi superbe ! .
Dans le coin du Lake Louise, nous avons fait la rando de la Plaine des Six Glaciers que nous considérons comme étant la plus belle des randos que nous avons faites, tous pays confondus, ce qui n‘est pas peu dire !!!!. Contrairement à la plupart des gens qui débutent par le bord du lac Louise, nous avons emprunté le chemin ascendant à travers la fôrêt en direction du Lac Mirror (beau lac aux eaux bleues limpides et du Lac Agnes… encore gelé et enneigé !! ) puis nous surplombons le lac Louise que nous découvrons petit à petit jusqu’à un point de vue ahurissant d’un chemin aménagé à flanc de montagne long de roche .SUPERBE ! Nous allons ensuite en direction du tea house de la Plaine des six glaciers en empruntant le Highline trail, au dessus du chemin classique au départ du lac. Nous marchons dans la neige à flanc de montagne, sur des éboulis d’avalanche, sous des cascades, en ne sachant pas où donner de la tête tant les vues sont époustouflantes (pics enneigés d’où on entend le bruit sourd et résonnant de mini avalanches de neige telles des cascades éphémères…). Nous profitons un peu sur un banc près du Tea House, ne pouvant pas poursuivre la route 1,5 km plus haut (+200m ä) pour profiter du point de vue sur le Glacier Victoria. Il n’y a pas grand monde ici ! Deux jeunes hommes bien équipés aussi semblent profiter tout comme nous du spectacle…
Puis lors de la descente, nous rencontrons d’adorables marmottes aux tons argentés et à la queue rousse (nous n’en n’avions jamais vu des comme ça !!!) et longeons les berges du lac Louise cette fois, en admirant les grimpeurs du soir sur les parois rocheuses près de nous et les chèvres de montagnes acrobates sur la paroi des montagnes de la rive opposée.
Nous avons marché plus de 8h mais quelle journée !!!! Quelle rando !!!! NOTRE COUP DE CŒUR ! En plus, ce fût la journée la plus ensoleillée des vacances….inoubliable vraiment
Nous poursuivons notre périple en séjournant 3 nuits à Banff en empruntant la Bow Valley Parkway. Nous en profitons pour faire les randonnées et balades situées aux alentours de la ville et du Lac Minnewanka… Très beau et paisible lac !
Nous faisons également le très touristique Johnston Canyon jusqu’aux moins fréquentés Ink pots…. C’est une jolie randonnée, bien aménagée le long d’un très beau canyon….
Ne pouvant faire les randos du Bourgeau Lake et Citadell Pass, nous en profitons pour parcourir le Kootenay Parc jusqu’au terminus de sa route et pour nous reposer un peu.
C’est le cœur rempli de tristesse que nous quittons le parc de Banff (on serait bien restés 2 à 3 jours de plus…) et nous partons en direction du Waterton Lakes NP pour y passer deux nuits. A notre arrivée, le ton est donné : nous n’aurons que de la pluie, du vent force 9 au moins et de la neige à 1800 m….pas de Crypt Lake, pas de Rowes Lakes/Lineham Ridge, pas de canoé sur le Lac Cameron…. Nous ferons donc le Red Rock canyon trail (joli canyon rouge au demeurant, même sans soleil..) et une balade près du lac Cameron dont nous n’avons pas pu apprécier la beauté en raison de cette météo capricieuse.
Il y avait tellement de vent, glacé de surcroît avec une température de 10°C, que la surface de l’Upper Waterton Lake ressemblait à celle d’un océan en pleine tempête, aux vagues avec écumes dignes de recevoir des surfeurs débutants….incroyable !!!
On a regretté davantage d’avoir quitté Banff qui semblait redevenir ensoleillé…. Tant pis, de toute façon on reviendra, c’est sûr !
Nous partons sur Calgary pour y passer la dernière nuit de notre fabuleux voyage. Nous ne visiterons pas cette ville peu enthousiasmante à notre gôut….
Restitution du véhicule de location à l’aéroport et retour sur Paris.
Ce voyage fût vraiment magnifique, même si nous n’avons pas pu faire les randos tant convoitées en raison de l'enneigement dont certains carnets de voyage faisaient état et qui nous faisaient très envie…Mais que de souvenirs formidables !!!!
Nous reviendrons dans ce beau pays c’est sûr !!!
Bonne journée
Syl
De retour de notre voyage dans l'Ouest Canadien du 3 au 29 juin 2012, je tenais à vous faire partager mes impressions et à remercier toutes celles et ceux qui nous ont aidés à préparer ce fabuleux voyage.
Nos impressions sont très très positives et pourtant, nous avons un peu de pluie et de la neige à partir de 1800-2000m d'altitude!!! Donc pas de rando longues comme prévu comme toutes celles à partir du lac O'hara (Alpine Circuit), Sentinel Pass, Citadell Pass, Wilcox Pass, Cavell Meadows , Paradise Valley, Crypt Lake, et j'en passe..... nous y retournerons , c'est sûr mais en septembre pour éviter au moins l'inconvénient de la neige!
Sinon, nous avons été enchantés par les paysages croisés, si différents de ceux de l'Ouest américain de l'an dernier... En fait, niveau expériences vécues, nous avons davantage aimé, c'est dire tant nous avions adoré l'Ouest des USA (Utah, Arizona, Colorado, Wyoming, Californie). Si les paysages sont moins extraordinaires dans le propre sens du terme que ceux qu'offrent les parcs nationaux américains, nous avons été séduits par la sérénité qui se dégage de ce pays, en commençant par la ville de Vancouver.... ville particulièrement charmante et originale au décor peu banal, mélangeant buildings de verre, bateaux de plaisance, hydravions, kayakistes, joggeurs, cyclistes, petits quartiers en plein coeur de la ville dignes de "desperate Housewives" avec ses allées vertes bien entretenues et maisons charmantes... Les gens sont vraiment sympas et on y mange très très bien!!! Nous avons fait du vélo dans le Stanley park le long du seawall et sommes allés jusqu'à False Creek et Science World par la Seaside Bicycle Route. . Nous sommes allés en bus au Capilano Parc: pont suspendu, Cliffwalk (très impressionnant et bien pensé) et les passerelles entre les arbres.... très bien ainsi qu’au Lynn canyon dont nous avons préféré le pont suspendu (moins de monde et plus impressionnant que celui de Capilano)!Vu le temps couvert, nous n'avons pas pris le téléphérique de Grouse Mountain qui était en option dans notre programme. Un petit tour à l'aquarium (pas grandiose ma foi surtout sous une pluie battante ...) et nous avons pris possession de notre voiture de location: Une JEEP GRAND CHEROKEE presque neuve (16000 km au compteur à peine) avec toit ouvrant (qui nous servira plus tard pour observer et prendre en photo les ours !)...
Après 3 nuits à Vancouver, direction Ucluelet par le ferry au départ de Horseshoe Bay (j'ai failli écrire Horseshoe Bend... un clin d’œil à ce fer à cheval remarquable...). La route est belle et nous avons eu beau temps durant la traversée. Là encore nous avons été frappés par la super organisation des canadiens: on récupère les tickets réservés, nous nous plaçons dans le couloir de la ligne à suivre, attente de 2h environ et hop, dans le ferry... idem pour la sortie: chacun son tour et nous sommes dehors en un rien de temps pour poursuivre notre route sur l'ile de Vancouver. Quelle discipline, ça nous change vraiment de la France et de la région parisienne!! Pas de klaxons, de cris, de râlements d'automobilistes pressés et mécontents: le piéton est ROI!
L'ile de Vancouver est belle et sauvage. Sur la route vers Ucluelet, nous nous arrêtons à Cathedral Grove dans le Macmillan Provincial Park et nous baladons dans cette forêt remarquable. Les arbres et sapins y sont grandioses et superbes.. on se croirait en Amazonie!!! La forêt pluviale porte bien son nom.. Nous arrivons à notre hôtel .. ouah.. au bord du Wild Pacific trail, avec vue ++++ sur l'océan. Bien sûr, nous ferons les boucles de ce très beau trail…. Nous y passerons deux nuits. Nous en profitons pour faire des balades et randonnées dans le Pacific Rim NP...surprenant de se balader en forêt et de se retrouver sur une des plages de Tofino, coin sauvage où nous nous sentons seuls au monde d'autant que la marée monte, et vite... Nous achetons le pass annuel pour les parcs des Rocheuses qui nous attendent plus tard ainsi qu’un spray ours.
Ensuite, nous partons sur Campbell River où nous prenons, après une nuit sur place, l'hydravion qui nous conduit au Knight Inlet Lodge en 30mn à 80 km au nord de Campbell River.. au milieu de nulle part.... si, au paradis! Durant ces 3 jours sur place, nous alternons kayak, bateau, randonnées et y faisons des rencontres formidables: grizzlies (maman et ses 3 petits, un mâle intéressé par ladite ourse, un petit (pas si petit :!!) de 3 ans prénommé « Thor » en quête de nourriture sur les berges….). Au cours de ce séjour, nous croiserons aigles à têtes blanches, biches, colibris multicolores, ours et dauphins….. Lors d’une de nos randonnées sur place accessible uniquement en bateau (comme chaque endroit de ce coin retiré) , une vingtaine de dauphins s’est mise à suivre les sillons laissés par le moteur du bateau, sautant, chantant et dansant, véritable ballet aquatique personnalisé… ce fût mémorable de voir ces dauphins, toujours par paires, s’adonner à ce qui s’apparentait à un jeu… Après ces 3 jours inoubliables, retour sur le continent en hydravion où j’aurai eu l’honneur de jouer au co-pilote…. Non, je n’ai pas pris les commandes….mais j’ai pu en profiter un maximum ! Rêve de gosse …
Après la jolie rando du Canyon View Trail qui nous fait longer la Campbell River et un joli canyon en sous bois, nous partons en direction de Nanaimo, notre prochaine étape où nous passerons une nuit. Nous nous baladons le soir sur le port en longeant le Harbourfront Walkway, très charmant et bien aménagé, en observant les décollages et amérissages des hydravions, utilisé par certains locaux au même titre que le train ou le RER chez nous pour se rendre au travail sur le continent.
Puis après avoir pris le ferry, cette fois sous la pluie, départ en direction de notre prochaine étape Whistler où nous passerons une nuit via la Sea to Sky Highway dont nous ne pourrons malheureusement pas profiter des points de vue en raison de la météo Shannon falls sous la pluie et nous décidons de ne pas nous arrêter comme prévu au programme au Steawamus Chief et aux Brandywine falls… L’après-midi, le soleil étant revenu, nous faisons le Cheakamus lake trail dans le Garibaldi Provincial Park. L’accès à cette jolie randonnée s’effectue par un chemin de terre cabossé de 7 km et on apprécie bien notre puissant 4X4….il y a quand même sur le parking 1 ou 2 voitures classiques… pas de camping car toutefois n’a osé s’y aventurer… on voit que la neige vient tout juste de fondre et qu’elle est la cause de cet état « moyen »de la route.
Whistler ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. C’est la station de ski dans toute sa splendeur… moins élégante et charmante (à nos yeux) que Chamonix et c’est en ville étape que nous l’avons abordée avant de rejoindre Clearwater où nous passerons 2 nuits .
Nous décidons de ne pas nous arrêter sur le chemin aux Nairn Falls et arrivons à destination via Pemberton et Kamloops. Notre hôtel situé à 30 mn au sud de Clearwater est situé en pleine nature près du lac Hallamore. Le cadre est fantastique.
Lors de notre séjour, nous profiterons du Wells Gray Provincial Park que nous avons trouvé très sauvage et riche en faune et flore… nous y avons croisé 3 ours bruns sur le bord de la route, distants chacun de 2 km environ, et qui semblaient ne pas s’occuper de notre présence….Nous étions seuls car il était près de 21h00…. Ici, le toit ouvrant nous a bien aidés pour immortaliser ces instants magiques où nous étions seuls avec ces belles peluches au poli brillant et soyeux….d’apparence en tout cas !
Dans ce parc, nous admirerons les sublimes chutes Spahat Falls (dans un canyon superbe !), les non moins belles Dawson Falls et leur arc en ciel très photogénique et le clou du spectacle : les Helmcken Falls et leur cadre magnifique. Le rayon de soleil qui les a illuminées en soirée fût miraculeux et bienvenu !
Ce parc, méconnu et peu fréquenté, gagne à être visité et parcouru car il offre de véritables joyaux naturels aux randonneurs et amoureux comme nous de la nature. Ce fût un coup de cœur.
En quittant l’hôtel en direction de Jasper (notre prochaine étape où nous passerons 3 nuits), un ultime cadeau : une ourse brune et ses 3 petits, à peine plus hauts que les herbes, ont traversé la route devant nous pour notre plus grand bonheur…. A nouveau seuls avec eux, nous en avons profité un bon quart d’heure, avant qu’ils ne pénètrent dans la fôret.
Avant d’arriver à Jasper, nous admirons le Mont Edith Cavell… majestueux et superbe ! Durant notre séjour dans le parc de Jasper, nous n’avons pu faire les randos programmées telles que le Cavell Meadows trail en raison de l’enneigement encore trop important à cette période de l’année. Le Visitor center nous informe qu’au delà de 1800-2000m, il nous faudra renoncer et ce, pour Banff, Lake Louise, Yoho … coup dur … il va falloir se rabattre sur des randonnées moins élevées telles le Maligne Canyon trail, le John Ford Point trail, le Path of the Glacier (avec vues +++ sur l'Angel Glacier: la rando des prés Edith Cavell (Cavell Meadows trail) est fermée pour cause d'enneigement. Nous en profiterons pour faire des balades autour de lacs (Patricia, etc..).
Nous ferons également la croisière sur le lac Maligne sous un beau soleil…très sympa bien qu’on ne reste que 25mn à quai pour prendre des photos de Spirit Island ! l
Nous avons tenté de faire le Bald Hill trail et avons dû rebrousser chemin après une ascension de plus de 500m de dénivelée en raison de la neige, de la pluie battante et d’une épaisse brume qui nous ont barré la route. Il nous restait environ 200 m à grimper…Le but de cette randonnée étant le point de vue grandiose au sommet sur le Lac Maligne et la possibilité de voir des caribous, il était inutile de continuer….et pourtant nous étions équipés d’embouts de bâton pour la neige et de pantalons de pluie….il faut savoir se décider et renoncer….
Nous profitons d’un rayon de soleil pour prendre le téléphérique de Jasper nous menant à un point de vue magnifique de 360° sur la ville et les montagnes alentours…là aussi, impossible de faire la rando qui part du haut…
Nos rencontres avec les animaux notamment sur la Maligne Lake road furent là encore prolifiques et variées (bouquetins, ours bruns et grizzlies, biches, wapitis, ….).
Nous prenons la route tôt le matin en direction de Lake Louise via la sublime Icefield Parkway sous un soleil perçant les nuages.. enfin il pointe son nez celui là !! Arrêts aux Chutes Athabasca et Sunwapta. Nous avons rendez-vous à 10h00 près de l’Icefield Center pour faire la rando guidée sur l‘Athabasca Glacier. Superbe expérience et une première pour nous. Nous avons souvent côtoyé des glaciers lors de nos voyages sans jamais les avoir foulés… c’est chose faite ! ça vaut vraiment le coup d’être fait en tout cas plus que de prendre l’autobus tout-terrain rempli de touristes que nous apercevions au loin et qui faisait un vacarme assourdissant……. Cette rando de 3h fût donc un coup de cœur.
Ne pouvant faire la rando du Wilcox Pass, fermée pour cause d’enneigement, nous reprenons notre route en profitant du spectacle fantastique qu’offre cette promenade des glaciers dont la réputaiton n’est pas surfaite. Arrêts au Mistaya Canyon (joli canyon) et à l’incontournable Peyto Lake (aussi bleu et beau que sur les photos), au Bow Lake ( beau lac bleu/vert clair) et arrivons à notre hôtel situé sur la Bow valley parkway, à 10mn du lac Louise…
Durant notre séjour, nous randonnons dans le parc de Yoho (Sherbrooke lake trail + Paget Lookout trail , Emerald lake, etc…) dans le parc de Banff (Moraine Lake trail, Rock Pile trail, Eiffel lake trail par la vallée des 10 pics : superbe !!!). NB : Faute de pouvoir faire Sentinel Pass qui a un départ commun avec Eiffel Lake pour une grande partie, nous avons fait cette dernière rando qui fût elle aussi superbe ! .
Dans le coin du Lake Louise, nous avons fait la rando de la Plaine des Six Glaciers que nous considérons comme étant la plus belle des randos que nous avons faites, tous pays confondus, ce qui n‘est pas peu dire !!!!. Contrairement à la plupart des gens qui débutent par le bord du lac Louise, nous avons emprunté le chemin ascendant à travers la fôrêt en direction du Lac Mirror (beau lac aux eaux bleues limpides et du Lac Agnes… encore gelé et enneigé !! ) puis nous surplombons le lac Louise que nous découvrons petit à petit jusqu’à un point de vue ahurissant d’un chemin aménagé à flanc de montagne long de roche .SUPERBE ! Nous allons ensuite en direction du tea house de la Plaine des six glaciers en empruntant le Highline trail, au dessus du chemin classique au départ du lac. Nous marchons dans la neige à flanc de montagne, sur des éboulis d’avalanche, sous des cascades, en ne sachant pas où donner de la tête tant les vues sont époustouflantes (pics enneigés d’où on entend le bruit sourd et résonnant de mini avalanches de neige telles des cascades éphémères…). Nous profitons un peu sur un banc près du Tea House, ne pouvant pas poursuivre la route 1,5 km plus haut (+200m ä) pour profiter du point de vue sur le Glacier Victoria. Il n’y a pas grand monde ici ! Deux jeunes hommes bien équipés aussi semblent profiter tout comme nous du spectacle…
Puis lors de la descente, nous rencontrons d’adorables marmottes aux tons argentés et à la queue rousse (nous n’en n’avions jamais vu des comme ça !!!) et longeons les berges du lac Louise cette fois, en admirant les grimpeurs du soir sur les parois rocheuses près de nous et les chèvres de montagnes acrobates sur la paroi des montagnes de la rive opposée.
Nous avons marché plus de 8h mais quelle journée !!!! Quelle rando !!!! NOTRE COUP DE CŒUR ! En plus, ce fût la journée la plus ensoleillée des vacances….inoubliable vraiment
Nous poursuivons notre périple en séjournant 3 nuits à Banff en empruntant la Bow Valley Parkway. Nous en profitons pour faire les randonnées et balades situées aux alentours de la ville et du Lac Minnewanka… Très beau et paisible lac !
Nous faisons également le très touristique Johnston Canyon jusqu’aux moins fréquentés Ink pots…. C’est une jolie randonnée, bien aménagée le long d’un très beau canyon….
Ne pouvant faire les randos du Bourgeau Lake et Citadell Pass, nous en profitons pour parcourir le Kootenay Parc jusqu’au terminus de sa route et pour nous reposer un peu.
C’est le cœur rempli de tristesse que nous quittons le parc de Banff (on serait bien restés 2 à 3 jours de plus…) et nous partons en direction du Waterton Lakes NP pour y passer deux nuits. A notre arrivée, le ton est donné : nous n’aurons que de la pluie, du vent force 9 au moins et de la neige à 1800 m….pas de Crypt Lake, pas de Rowes Lakes/Lineham Ridge, pas de canoé sur le Lac Cameron…. Nous ferons donc le Red Rock canyon trail (joli canyon rouge au demeurant, même sans soleil..) et une balade près du lac Cameron dont nous n’avons pas pu apprécier la beauté en raison de cette météo capricieuse.
Il y avait tellement de vent, glacé de surcroît avec une température de 10°C, que la surface de l’Upper Waterton Lake ressemblait à celle d’un océan en pleine tempête, aux vagues avec écumes dignes de recevoir des surfeurs débutants….incroyable !!!
On a regretté davantage d’avoir quitté Banff qui semblait redevenir ensoleillé…. Tant pis, de toute façon on reviendra, c’est sûr !
Nous partons sur Calgary pour y passer la dernière nuit de notre fabuleux voyage. Nous ne visiterons pas cette ville peu enthousiasmante à notre gôut….
Restitution du véhicule de location à l’aéroport et retour sur Paris.
Ce voyage fût vraiment magnifique, même si nous n’avons pas pu faire les randos tant convoitées en raison de l'enneigement dont certains carnets de voyage faisaient état et qui nous faisaient très envie…Mais que de souvenirs formidables !!!!
Nous reviendrons dans ce beau pays c’est sûr !!!
Bonne journée
Syl
Bonsoir à tous,
Après différentes réflexions, études de guides et avis sur différents sites internet et forum, notamment celui ci, voici mon itinéraire presque définitif sur lequel j'aimerais votre avis
Je précise également avoir déjà visité San Francisco. Par ailleurs, ce circuit devrait débuter fin avril-début mai. Les randos ne sont pas indiqués mais feront également partie de ce trip, déjà très fortement chargé!
Merci pour tous vos avis, critiques, .... Enfin, je dispose éventuellement d'un voir 2 jours de plus qui peuvent être incorporé a ce circuit!
Jour 1 : CalgaryVol Toronto-CalgaryVisite CalgaryJour 2 : BanffPrise de la location de voitureRoute vers BanffVisite de BanffJour 3 : JasperMatin à BanffRoute vers JasperVisite de JasperNuit à JasperJour 4 : VancouverMatin à JasperRoute vers VancouverNuit à VancouverJour 5 : VictoriaRendu de la voiture de location le matinVisite de VancouverDépart vers Victoria dans l’après-midiJour 6 : VancouverVisite de VictoriaRetour vers Vancouver en fin d’après-midiNuit à VancouverJour 7 : SeattleVancouver-Seattle en GreyhoundVisite de SeattleJour 8 : San FranciscoVol Seattle-San Francisco le matinVisite de San FranciscoJour 9 : US1Prise en charge de la voiture de locationTrajet et visite sur l’US1Nuit à Moro BayJour 10 : US1US1Morro Bay - Santa Barbara-Los AngelesNuit à LAJour 11 : Los AngelesVisite des différents quartiers de LAHollywoodBeverly HillsLos Angeles-San Diego en soiréeJour 12 : San DiegoVisite de San DiegoSea World et Zoo de San DiegoJour 13 : San Diego Death ValleySan Diego-Joshua Tree Park = 3heures de Route & 2 heures de visieJoshua Tree Park – Death Valley = 6 heures de routeNuit à StovePipeWells et ballade Mesquite Flat Sand DunesJour 14 : Death Valley-ZionDeath ValleyLever du soleil à Zabriskie PointDantes ViewBadwaterNatural BridgeArtists DriveDeath Valley – Red Canyon (150miles = 4H)Red Canyon Road (1H)Red Canyon – Zion NP (150 miles = 3H30)Peut-être Valley of Fire (1H de visite)Nuit à Zion NP = CampingJour 15 : Zion – Bryce CanyonZion NP le matinBryce CanyonNuit à Bryce Canyon = CampingJour 16 : Bryce Canyon – Capitol ReefLever du soleil à Bryce Canyon, Sunrise PointScenic Drive 12 sur la journéeArrivée dans l’après-midi à Capitol ReefNuit à Capitol Reef = CampingJour 17: Capitol Reef – Goblin Valley – Moab½ journée à Capitol ReefGoblin Valley = 1HGoblin Valley – MoabNuit à Moab = CampingJour 18 : Moab et les alentoursDead Horse Point SP = 1HCanyonlands la journéeRetour à Moab et nuit à Moab = CampingIsland in the sky, The needles ou les 2 ?Jour 19 : ArchesSur la route de Arches NP, Bowtie et Corona Arches ? (2H)Arches NP la journéeDépart le soir pour Mesa VerdeNuit sur la route, Monticello ?Jour 20 : Mesa VerdeFin de la route vers Mesa VerdeMesa VerdeRoute vers Canyon de Chelly = CampingJour 21 : Canyon de Chelly – Monument ValleyCanyon de Chelly (4-5H)Route vers Monument Valley (2H)Arrêt à Valley of the Gods (1H de visite)Nuit vers Monument Valley = CampingJour 22 : Monument ValleyVisiteRoute vers Page = CampingJour 23 : Page & alentoursLake Powell ?Horseshoe Bend (1H30)Upper & Lower Antelope Canyon (3H)Lee’s Ferry (1H)?Route vers Grand CanyonNuit au Grand Canyon = CampingJour 24 : Grand CanyonVisite sur la journéeDépart vers Las Vegas le soir ou le lendemain midiJour 25 & 26: Las Vegas puis retour vers TO le 26e jour
Encore Merci!!!
Merci pour tous vos avis, critiques, .... Enfin, je dispose éventuellement d'un voir 2 jours de plus qui peuvent être incorporé a ce circuit!
Jour 1 : CalgaryVol Toronto-CalgaryVisite CalgaryJour 2 : BanffPrise de la location de voitureRoute vers BanffVisite de BanffJour 3 : JasperMatin à BanffRoute vers JasperVisite de JasperNuit à JasperJour 4 : VancouverMatin à JasperRoute vers VancouverNuit à VancouverJour 5 : VictoriaRendu de la voiture de location le matinVisite de VancouverDépart vers Victoria dans l’après-midiJour 6 : VancouverVisite de VictoriaRetour vers Vancouver en fin d’après-midiNuit à VancouverJour 7 : SeattleVancouver-Seattle en GreyhoundVisite de SeattleJour 8 : San FranciscoVol Seattle-San Francisco le matinVisite de San FranciscoJour 9 : US1Prise en charge de la voiture de locationTrajet et visite sur l’US1Nuit à Moro BayJour 10 : US1US1Morro Bay - Santa Barbara-Los AngelesNuit à LAJour 11 : Los AngelesVisite des différents quartiers de LAHollywoodBeverly HillsLos Angeles-San Diego en soiréeJour 12 : San DiegoVisite de San DiegoSea World et Zoo de San DiegoJour 13 : San Diego Death ValleySan Diego-Joshua Tree Park = 3heures de Route & 2 heures de visieJoshua Tree Park – Death Valley = 6 heures de routeNuit à StovePipeWells et ballade Mesquite Flat Sand DunesJour 14 : Death Valley-ZionDeath ValleyLever du soleil à Zabriskie PointDantes ViewBadwaterNatural BridgeArtists DriveDeath Valley – Red Canyon (150miles = 4H)Red Canyon Road (1H)Red Canyon – Zion NP (150 miles = 3H30)Peut-être Valley of Fire (1H de visite)Nuit à Zion NP = CampingJour 15 : Zion – Bryce CanyonZion NP le matinBryce CanyonNuit à Bryce Canyon = CampingJour 16 : Bryce Canyon – Capitol ReefLever du soleil à Bryce Canyon, Sunrise PointScenic Drive 12 sur la journéeArrivée dans l’après-midi à Capitol ReefNuit à Capitol Reef = CampingJour 17: Capitol Reef – Goblin Valley – Moab½ journée à Capitol ReefGoblin Valley = 1HGoblin Valley – MoabNuit à Moab = CampingJour 18 : Moab et les alentoursDead Horse Point SP = 1HCanyonlands la journéeRetour à Moab et nuit à Moab = CampingIsland in the sky, The needles ou les 2 ?Jour 19 : ArchesSur la route de Arches NP, Bowtie et Corona Arches ? (2H)Arches NP la journéeDépart le soir pour Mesa VerdeNuit sur la route, Monticello ?Jour 20 : Mesa VerdeFin de la route vers Mesa VerdeMesa VerdeRoute vers Canyon de Chelly = CampingJour 21 : Canyon de Chelly – Monument ValleyCanyon de Chelly (4-5H)Route vers Monument Valley (2H)Arrêt à Valley of the Gods (1H de visite)Nuit vers Monument Valley = CampingJour 22 : Monument ValleyVisiteRoute vers Page = CampingJour 23 : Page & alentoursLake Powell ?Horseshoe Bend (1H30)Upper & Lower Antelope Canyon (3H)Lee’s Ferry (1H)?Route vers Grand CanyonNuit au Grand Canyon = CampingJour 24 : Grand CanyonVisite sur la journéeDépart vers Las Vegas le soir ou le lendemain midiJour 25 & 26: Las Vegas puis retour vers TO le 26e jour
Encore Merci!!!
Bonjour à tous,
Hop, je me jette à l'eau et crée un topic consacré à notre voyage de septembre 2012. Il est destiné à rassembler toutes mes questions et tous vos bons conseils, bons plans, ou bonne blague qui vous passe par la tête (je ne suis pas sectaire ^^). Et s'il peut servir à aider d'autres personnes dans le futur (comme moi je m'aide des carnets de certains d'entre vous), tant mieux 🙂
On en est au tout début de notre réflexion, je n'ai lu que quelques pages du Routard et du Lonely Planet encore...
Etat d'avancement actuel :
- nous décollons le mardi 04 septembre d'Amsterdam à 12h30 - Arrivée à Calgary à 13h30 - nous repartons de Vancouver le jeudi 27 septembre à 16h00 - Arrivée à Amsterdam le vendredi 28 à 10h20 - on a souscrit l'assurance annulation + assistance ("parce que nous sommes des jeunes gens prudents" 😇 )
Ce que nous voulons faire/voir (sans encore avoir vérifié si c'était possible ^^) - en vrac et liste non exhaustive bien sûr, en relisant les carnets des autres VForumeurs et en suivant vos conseils, je vais certainement l'allonger, je me connais 😛 :
- Banff ( randos + Banff Upper Hot Springs) - Yoho et/ou Kootenay - Lake Louise (et son teahouse cf. Lonely Planet) - Jasper - Waterton - Drumheller (musée + sentier des dinos) a l'air sympa mais je crois que géographiquement ça se mettra mal - Whistler : je ne sais pas quoi en penser, il faut que je me renseigne plus - Vancouver - Victoria - Tofino - voir des ours (mais peut-être pas de trop trop près 😮 ), des baleines, des orignaux, des marmottes, ... - faire plein de randos (nous sommes bons marcheurs)
Ce que nous ne voulons pas faire/voir :
- Ne pas faire 400 km en voiture chaque jour (s'il faut faire des choix, ma foi, nous les ferons, je préfère voir moins quantitativement mais plus qualitativement), d'autant plus que je serai la seule à conduire (Mr est d'ores et déjà chargé d'être le copilote de compèt' et est prévenu que si l'on se perd, cela sera de sa faute et il subira mes terribles foudres !) - Conséquence du point précédent : on fera l'impasse sur l'Inside Passage (Prince Rupert me semble vraiment trop loin 😕), la bonne nouvelle c'est que ça fait une belle petite économie - Camper => ça sera donc motel pas cher et chambre privée en auberge de jeunesse 😉
Si vous avez des remarques ou suggestions, n'hésitez surtout pas 🙂
1ère question : la voiture à Vancouver est-elle vraiment nécessaire ? J'avais dans l'idée de la rendre en arrivant à Vancouver pour les derniers jours et de faire Vancouver à pied et transports en commun... Est-ce une bonne idée ?
Merci d'avance 😉
Hop, je me jette à l'eau et crée un topic consacré à notre voyage de septembre 2012. Il est destiné à rassembler toutes mes questions et tous vos bons conseils, bons plans, ou bonne blague qui vous passe par la tête (je ne suis pas sectaire ^^). Et s'il peut servir à aider d'autres personnes dans le futur (comme moi je m'aide des carnets de certains d'entre vous), tant mieux 🙂
On en est au tout début de notre réflexion, je n'ai lu que quelques pages du Routard et du Lonely Planet encore...
Etat d'avancement actuel :
- nous décollons le mardi 04 septembre d'Amsterdam à 12h30 - Arrivée à Calgary à 13h30 - nous repartons de Vancouver le jeudi 27 septembre à 16h00 - Arrivée à Amsterdam le vendredi 28 à 10h20 - on a souscrit l'assurance annulation + assistance ("parce que nous sommes des jeunes gens prudents" 😇 )
Ce que nous voulons faire/voir (sans encore avoir vérifié si c'était possible ^^) - en vrac et liste non exhaustive bien sûr, en relisant les carnets des autres VForumeurs et en suivant vos conseils, je vais certainement l'allonger, je me connais 😛 :
- Banff ( randos + Banff Upper Hot Springs) - Yoho et/ou Kootenay - Lake Louise (et son teahouse cf. Lonely Planet) - Jasper - Waterton - Drumheller (musée + sentier des dinos) a l'air sympa mais je crois que géographiquement ça se mettra mal - Whistler : je ne sais pas quoi en penser, il faut que je me renseigne plus - Vancouver - Victoria - Tofino - voir des ours (mais peut-être pas de trop trop près 😮 ), des baleines, des orignaux, des marmottes, ... - faire plein de randos (nous sommes bons marcheurs)
Ce que nous ne voulons pas faire/voir :
- Ne pas faire 400 km en voiture chaque jour (s'il faut faire des choix, ma foi, nous les ferons, je préfère voir moins quantitativement mais plus qualitativement), d'autant plus que je serai la seule à conduire (Mr est d'ores et déjà chargé d'être le copilote de compèt' et est prévenu que si l'on se perd, cela sera de sa faute et il subira mes terribles foudres !) - Conséquence du point précédent : on fera l'impasse sur l'Inside Passage (Prince Rupert me semble vraiment trop loin 😕), la bonne nouvelle c'est que ça fait une belle petite économie - Camper => ça sera donc motel pas cher et chambre privée en auberge de jeunesse 😉
Si vous avez des remarques ou suggestions, n'hésitez surtout pas 🙂
1ère question : la voiture à Vancouver est-elle vraiment nécessaire ? J'avais dans l'idée de la rendre en arrivant à Vancouver pour les derniers jours et de faire Vancouver à pied et transports en commun... Est-ce une bonne idée ?
Merci d'avance 😉
Bonjour,
Au court de l'été 2010 nous aimerions faire un circuit ouest canada + les parcs du Yellowstone et Grand Teton en +/- 4 semaines, merci de me donner votre avis sur ce circuit réalisable en temps et en kilomètres
Voici ma proposition
jour 1 vol Luxembourg Vancouver via Frankfort
jour 2et3 Vancouver
jour 4 Vancouver Victoria
jour 5 Victoria Tofino
jour 6 Tofino Pacific Rim Park
jour 7 Tofino Whistler
jour 8 Whistler Clearwater (Wells gray park)
jour 9 Wells gray park
jour 10 Clearwater Jasper
jour 11 Park national de Jasper
jour 12 Jasper Canmore
jour 13 et 14 Park national de Banff
jour 15 Canmore Waterton lakes park
jour 16 Waterton lakes park Whitefish(usa)
jour 17 Whitefish Butte
jour 18 Butte West Yellowstone
jour 19 Park du Yellowstone logement porte sud
jour 20 Teton park log à Jackson
jour 21 Jackson Gardiner en traversant le Yellowstone est
jour 22 Gardiner Helena
jour 23 Helena Waterton lakes park(canada)
jour 24 Waterton Panorama
jour 25 Panorama Revelstoke
jour 26 Park nat mont revelstoke
jour 27 Revelstoke Kelowa
jour 28 Kelowa Manning park
jour 29 Manning park
jour 30 Manning park Vancouver vol en soirée
Merci Evy59 🙂
bonjour
Eté 2011 : nous passerons à nouveau (mon épouse et moi) l'été dans l'Ouest du continent Américain. Je ne ferai pas de carnet de voyage rigoureux proprement dit (une première tentative difficile m'a montré que cela est beaucoup trop ambitieux pour moi, trop chronophage). Cependant, je me propose, à partir de la présente file, de décrire sommairement le projet avant le départ, puis éventuellement, si cela est gérable pour moi et intéresse des gens, de donner quelques nouvelles au fur et à mesure de son avancement ; enfin je pourrais tenter de répondre aux questions de ceux que ce voyage pourrait inspirer. Je ne mettrai probablement pas de photos, sinon peut-être occasionnellement, quelques unes en vignette. Les incertitudes concernant notre voyage de cet été, se lèvent petit à petit. Les vols sont maintenant réservés, les excursions "pointues" (d'un point de vue organisation) également. Ainsi le projet se précise ; mais il demeure, en fonction des impondérables, ou de l'humeur et du courage du moment, susceptible de varier sensiblement autour de la trame prévue (cependant, certains points fixes, dans l'espace et dans le temps, devront être respectés).
++++++++++++++++++++++++++++++++++Mardi 28 juin 2011 : vol AF 0064 > LAX, arrivée 19h05. Auto pour une courte période (on doit se rapprocher de John Waynes Airport à Santa Ana, à moins d'une heure de route de LAX). Mercredi 29 juin : vol SNA-Seattle. Voiture. Route. Nuit à Abbotsford (frontière canadienne). En quelques jours, traversée tranquille de l'Okanagan, Yoko NP, Lake Louise, et enfin Jasper. Puis marche forcée (étapes de 1000km environ), via l'Alaska Highway, jusqu'à Whitehorse (Yukon). Le 8 Juillet : depuis Whitehorse, AR de la journée à Skagway (Alaska -AK-), où c'est fête. Ils célèbrent ce jour là l'anniversaire de la mort de Soapy Smith, célèbre truand qui avait tyrannisé la ville à l'époque de la ruée vers l'or du Klondike de 1898. Folklore, folklore... Route vers Dawson City ("gold panning" au programme). Top of the World Highway. Puis route rapide jusqu'à Anchorage, puis Homer (AK). Le 13 Juillet, excursion de la journée en hydravion depuis Homer vers Brooks Falls dans Katmai NP, dans la péninsule aléoutienne (cela avait été notre coup de coeur lors de notre voyage précédent, en 2007). Trajet vers le parc naturel de Wrangell-St Helias (soit par la route, soit en ferry via Valdez), en particulier la région de McCarthy et Kennicott (également un coup de coeur à revivre). Route vers Haines Junction (Yukon) où nous espérons enfin survoler le célèbre Kaskawulsh Glacier dans Kluane NP (cela avait toujours été impossible lors de nos voyages précédents, pour raison météo, ou avion indisponible). Puis route vers Haines. Nous y avons laissé des amis en 2007 que nous espérons retrouver. Mais aussi ours, bald eagles, saumons. Si possible, survol en avion de Glacier Bay.A partir de Haines, notre voyage se poursuivra vers le Sud en ferry, dans un très bel environnement marin (glaciers, baleines, orques, ...) ; l'auto, en cale, sera récupérée à chaque escale. L'agenda a dû être revu ces derniers jours (escales plus courtes), afin de tenir compte d'une contrainte nouvelle : être le 31/7 en Arizona (la tuile, mais on l'a un peu cherchée). Toutes ces escales, excepté la première, seront des nouveautés pour nous, car ces villes ne sont pas connectées au réseau routier américain.Ainsi donc, escale de 4 jours à Juneau, capitale de l'AK. Excursion en bateau le 22/7 à Tracy Arm. Nous gardons également l'espoir de passer une journée sur Admiralty Island (spot très célèbre pour sa densité en ours ; mais accès ultra limité). Sitkia, capitale de l'AK au temps de la souveraineté russe. Wrangell, avec excursion de la journée à Anan Creek le 26/7, toujours pour voir les ours (accès très contingenté, mais nous avons réussi à obtenir les deux permis nécessaires). Ketchikan. Enfin, débarquement à Bellingham (au nord de Seattle) le 30/7 au matin. Vol en milieu de journée sur Las Vegas. Continuation en voiture jusqu'à Page (AZ), où nous arriverons tard le soir. Le 31/7 : the Wave que ma femme tenait absolument à revoir une dernière fois, tant que ce n'est pas rigoureusement impossible (nous venons d'apprendre que nous avons gagné 2 permis pour CBN le 31/7 à la loterie internet). Nous visiterons très en détail cette fois toute la partie haute. Quelques jours "wild" dans la région de Page, puis d'Escalante (autour de la HITR road). Enfin, curieux de voir la nouvelle topologie du site suite à l'inondation de l'automne dernier, nous tenterons de revenir à Havasupai, si toutefois les Indiens daignent réouvrir le site au public d'ici là (sinon, ce sera 2-3 jours de bulle à Palm Springs). Et départ le 10/8 pour la France depuis LAX. Nous logerons durant tout ce temps en hôtel, motel, cabine, cabane, BnB, roadhouse, ..., donc dans des chambres en dur (nous l'espérons). Nous aurons deux fils rouges durant ce voyage (il convient de se fixer des objectifs) :les ours ; nous en verrons bien sûr souvent au bord des routes un peu partout, mais irons également les retrouver là où ils sont en grand nombre, à la recherche de leur nourriture favorite, le saumon sauvage (Katmai NP et Brooks River, Wrangell-St Helias NP, Haines, Admiralty Island (pas sûr), Anan Creek, ...), retrouver la trace que des Lyonnais ont pu laisser durant la grande ruée vers l'or du Klondike. Ils étaient en effet particulièrement nombreux, actifs et bien organisés, ont écrit des livres passionnants, ont mis en place en France le "syndicat des Lyonnais du Klondike" (société à actions pour financer leur expédition, à la fin du XIX siècle). Les musées et archives de Skagway (Chilcott), Whitehorse et Dawson City seront visités avec soin (si ma femme ne s'en lasse pas). ++++++++++++++++++++++++++++++++++
Il est clair que de nombreuses critiques de ce trajet peuvent sans peine être formulées. Je vais en citer quelques unes pour les désamorcer.
1/ pourquoi faire un AR depuis Seattle, et ne pas arriver directement en avion à Anchorage (AK), ou Whitehorse (Yukon) ? En fait, ce sera mon quatrième voyage en Alaska, et surtout mon troisième roadtrip de longue durée dans ces pays nordiques, toujours depuis Seattle ou le Sud du Canada. Et j'aime ça ! La route via l'Alaska Highway est incroyablement longue, mais aussi tellement belle. Ce sera peut-être la dernière fois que je la conduirai, compte tenu des années qui passent. Et cette fois, nous ne la parcourons qu'une fois, car le retour sera fait principalement en ferry, nous ouvrant ainsi des horizons nouveaux (la voiture nous sera utile aux escales). Cela permettra de découvrir des régions encore inconnues de nous (Panhandle, passage intérieur).
2/ mais alors, pourquoi arriver et partir de Los Angeles, et non de Seattle ? En fait, c'est à Air France et aux restrictions draconiennes de son programme de fidélisation Flying Blue, qu'il faudrait poser la question. En effet, il me reste encore pas mal de miles à écluser et, tant qu'à faire, voyager en Business. Or les places proposées par AF dans ces conditions sont maintenant plus que restreintes (surtout si on en veut deux sur le même vol), excepté sur LAX. Puis le choix de SNA plutôt que LAX pour rejoindre Seattle, est justifié par des raisons tarifaires. J'ai en effet trouvé depuis ce petit aéroport de banlieue, à l'enregistrement très facile et rapide, un vol vers SEA à un tarif insignifiant (60$/personne environ, bagages compris).
3/ vous n'allez pas dans le Nord de l'AK (Fairbanks, et surtout Denali NP) très réputé. En fait j'ai vu tout cela plusieurs fois lors de voyages antérieurs, et cela ne me tente plus. Denali est certes très beau, mais on trouve à mon sens encore bien mieux ailleurs en Alaska (cette opinion n'est pas partagée par la plupart de ceux qui connaissent l'AK, mais chacun peut avoir son avis...).
4/ vous ferez, en particulier à l'aller (entre Jasper et Whitehorse), des étapes super longues et épuisantes, alors que vous critiquez dans d'autres messages sur V.F. ceux qui visitent les USA avec des étapes en voiture trop longues. Exact, mais j'ai déjà conduit ces trajets de cette manière dans le passé, et m'accommode très bien de ces longues et rudes transitions, dans la mesure où elles permettent beaucoup de périodes plus cool par ailleurs… Et puis, il n'y a aucune raison pour que je sois obligé de faire ce que je conseille aux autres.
++++++++++++++++++++++++++++++++++ pour info, quelques données sur mon dernier voyage dans ces contrées, en 2007 : http://voyageforum.com/...post=1237304#1237304 ++++++++++++++++++++++++++++++++++ Si certains disposent d'infos, de conseils ou d'avis judicieux et précis (que faire, qu'éviter, adresse, logement, randonnée, bon coup, …), nous sommes preneurs. En particulier pour les régions que je ne connais que peu, ou pas du tout, c'est à dire : - en Colombie Britannique : Nord Okanagan, Revelstoke NP, Glacier NP (pas celui des USA) et Yoko NP. - en Alaska, toutes les escales marines de l'HMHS citées plus haut, au Sud de Haines.
Merci par avance, si vous m'avez lu jusque là, et encore plus si vous me répondez.
JP
Eté 2011 : nous passerons à nouveau (mon épouse et moi) l'été dans l'Ouest du continent Américain. Je ne ferai pas de carnet de voyage rigoureux proprement dit (une première tentative difficile m'a montré que cela est beaucoup trop ambitieux pour moi, trop chronophage). Cependant, je me propose, à partir de la présente file, de décrire sommairement le projet avant le départ, puis éventuellement, si cela est gérable pour moi et intéresse des gens, de donner quelques nouvelles au fur et à mesure de son avancement ; enfin je pourrais tenter de répondre aux questions de ceux que ce voyage pourrait inspirer. Je ne mettrai probablement pas de photos, sinon peut-être occasionnellement, quelques unes en vignette. Les incertitudes concernant notre voyage de cet été, se lèvent petit à petit. Les vols sont maintenant réservés, les excursions "pointues" (d'un point de vue organisation) également. Ainsi le projet se précise ; mais il demeure, en fonction des impondérables, ou de l'humeur et du courage du moment, susceptible de varier sensiblement autour de la trame prévue (cependant, certains points fixes, dans l'espace et dans le temps, devront être respectés).
++++++++++++++++++++++++++++++++++Mardi 28 juin 2011 : vol AF 0064 > LAX, arrivée 19h05. Auto pour une courte période (on doit se rapprocher de John Waynes Airport à Santa Ana, à moins d'une heure de route de LAX). Mercredi 29 juin : vol SNA-Seattle. Voiture. Route. Nuit à Abbotsford (frontière canadienne). En quelques jours, traversée tranquille de l'Okanagan, Yoko NP, Lake Louise, et enfin Jasper. Puis marche forcée (étapes de 1000km environ), via l'Alaska Highway, jusqu'à Whitehorse (Yukon). Le 8 Juillet : depuis Whitehorse, AR de la journée à Skagway (Alaska -AK-), où c'est fête. Ils célèbrent ce jour là l'anniversaire de la mort de Soapy Smith, célèbre truand qui avait tyrannisé la ville à l'époque de la ruée vers l'or du Klondike de 1898. Folklore, folklore... Route vers Dawson City ("gold panning" au programme). Top of the World Highway. Puis route rapide jusqu'à Anchorage, puis Homer (AK). Le 13 Juillet, excursion de la journée en hydravion depuis Homer vers Brooks Falls dans Katmai NP, dans la péninsule aléoutienne (cela avait été notre coup de coeur lors de notre voyage précédent, en 2007). Trajet vers le parc naturel de Wrangell-St Helias (soit par la route, soit en ferry via Valdez), en particulier la région de McCarthy et Kennicott (également un coup de coeur à revivre). Route vers Haines Junction (Yukon) où nous espérons enfin survoler le célèbre Kaskawulsh Glacier dans Kluane NP (cela avait toujours été impossible lors de nos voyages précédents, pour raison météo, ou avion indisponible). Puis route vers Haines. Nous y avons laissé des amis en 2007 que nous espérons retrouver. Mais aussi ours, bald eagles, saumons. Si possible, survol en avion de Glacier Bay.A partir de Haines, notre voyage se poursuivra vers le Sud en ferry, dans un très bel environnement marin (glaciers, baleines, orques, ...) ; l'auto, en cale, sera récupérée à chaque escale. L'agenda a dû être revu ces derniers jours (escales plus courtes), afin de tenir compte d'une contrainte nouvelle : être le 31/7 en Arizona (la tuile, mais on l'a un peu cherchée). Toutes ces escales, excepté la première, seront des nouveautés pour nous, car ces villes ne sont pas connectées au réseau routier américain.Ainsi donc, escale de 4 jours à Juneau, capitale de l'AK. Excursion en bateau le 22/7 à Tracy Arm. Nous gardons également l'espoir de passer une journée sur Admiralty Island (spot très célèbre pour sa densité en ours ; mais accès ultra limité). Sitkia, capitale de l'AK au temps de la souveraineté russe. Wrangell, avec excursion de la journée à Anan Creek le 26/7, toujours pour voir les ours (accès très contingenté, mais nous avons réussi à obtenir les deux permis nécessaires). Ketchikan. Enfin, débarquement à Bellingham (au nord de Seattle) le 30/7 au matin. Vol en milieu de journée sur Las Vegas. Continuation en voiture jusqu'à Page (AZ), où nous arriverons tard le soir. Le 31/7 : the Wave que ma femme tenait absolument à revoir une dernière fois, tant que ce n'est pas rigoureusement impossible (nous venons d'apprendre que nous avons gagné 2 permis pour CBN le 31/7 à la loterie internet). Nous visiterons très en détail cette fois toute la partie haute. Quelques jours "wild" dans la région de Page, puis d'Escalante (autour de la HITR road). Enfin, curieux de voir la nouvelle topologie du site suite à l'inondation de l'automne dernier, nous tenterons de revenir à Havasupai, si toutefois les Indiens daignent réouvrir le site au public d'ici là (sinon, ce sera 2-3 jours de bulle à Palm Springs). Et départ le 10/8 pour la France depuis LAX. Nous logerons durant tout ce temps en hôtel, motel, cabine, cabane, BnB, roadhouse, ..., donc dans des chambres en dur (nous l'espérons). Nous aurons deux fils rouges durant ce voyage (il convient de se fixer des objectifs) :les ours ; nous en verrons bien sûr souvent au bord des routes un peu partout, mais irons également les retrouver là où ils sont en grand nombre, à la recherche de leur nourriture favorite, le saumon sauvage (Katmai NP et Brooks River, Wrangell-St Helias NP, Haines, Admiralty Island (pas sûr), Anan Creek, ...), retrouver la trace que des Lyonnais ont pu laisser durant la grande ruée vers l'or du Klondike. Ils étaient en effet particulièrement nombreux, actifs et bien organisés, ont écrit des livres passionnants, ont mis en place en France le "syndicat des Lyonnais du Klondike" (société à actions pour financer leur expédition, à la fin du XIX siècle). Les musées et archives de Skagway (Chilcott), Whitehorse et Dawson City seront visités avec soin (si ma femme ne s'en lasse pas). ++++++++++++++++++++++++++++++++++
Il est clair que de nombreuses critiques de ce trajet peuvent sans peine être formulées. Je vais en citer quelques unes pour les désamorcer.
1/ pourquoi faire un AR depuis Seattle, et ne pas arriver directement en avion à Anchorage (AK), ou Whitehorse (Yukon) ? En fait, ce sera mon quatrième voyage en Alaska, et surtout mon troisième roadtrip de longue durée dans ces pays nordiques, toujours depuis Seattle ou le Sud du Canada. Et j'aime ça ! La route via l'Alaska Highway est incroyablement longue, mais aussi tellement belle. Ce sera peut-être la dernière fois que je la conduirai, compte tenu des années qui passent. Et cette fois, nous ne la parcourons qu'une fois, car le retour sera fait principalement en ferry, nous ouvrant ainsi des horizons nouveaux (la voiture nous sera utile aux escales). Cela permettra de découvrir des régions encore inconnues de nous (Panhandle, passage intérieur).
2/ mais alors, pourquoi arriver et partir de Los Angeles, et non de Seattle ? En fait, c'est à Air France et aux restrictions draconiennes de son programme de fidélisation Flying Blue, qu'il faudrait poser la question. En effet, il me reste encore pas mal de miles à écluser et, tant qu'à faire, voyager en Business. Or les places proposées par AF dans ces conditions sont maintenant plus que restreintes (surtout si on en veut deux sur le même vol), excepté sur LAX. Puis le choix de SNA plutôt que LAX pour rejoindre Seattle, est justifié par des raisons tarifaires. J'ai en effet trouvé depuis ce petit aéroport de banlieue, à l'enregistrement très facile et rapide, un vol vers SEA à un tarif insignifiant (60$/personne environ, bagages compris).
3/ vous n'allez pas dans le Nord de l'AK (Fairbanks, et surtout Denali NP) très réputé. En fait j'ai vu tout cela plusieurs fois lors de voyages antérieurs, et cela ne me tente plus. Denali est certes très beau, mais on trouve à mon sens encore bien mieux ailleurs en Alaska (cette opinion n'est pas partagée par la plupart de ceux qui connaissent l'AK, mais chacun peut avoir son avis...).
4/ vous ferez, en particulier à l'aller (entre Jasper et Whitehorse), des étapes super longues et épuisantes, alors que vous critiquez dans d'autres messages sur V.F. ceux qui visitent les USA avec des étapes en voiture trop longues. Exact, mais j'ai déjà conduit ces trajets de cette manière dans le passé, et m'accommode très bien de ces longues et rudes transitions, dans la mesure où elles permettent beaucoup de périodes plus cool par ailleurs… Et puis, il n'y a aucune raison pour que je sois obligé de faire ce que je conseille aux autres.
++++++++++++++++++++++++++++++++++ pour info, quelques données sur mon dernier voyage dans ces contrées, en 2007 : http://voyageforum.com/...post=1237304#1237304 ++++++++++++++++++++++++++++++++++ Si certains disposent d'infos, de conseils ou d'avis judicieux et précis (que faire, qu'éviter, adresse, logement, randonnée, bon coup, …), nous sommes preneurs. En particulier pour les régions que je ne connais que peu, ou pas du tout, c'est à dire : - en Colombie Britannique : Nord Okanagan, Revelstoke NP, Glacier NP (pas celui des USA) et Yoko NP. - en Alaska, toutes les escales marines de l'HMHS citées plus haut, au Sud de Haines.
Merci par avance, si vous m'avez lu jusque là, et encore plus si vous me répondez.
JP
Bonjour,
Je lance à nouveau une discussion afin de recueillir un avis final concernant un voyage dans l'ouest canadien, prévu du 7 au 21 juin 2015
Nous allons séjourner du 7 au 13 juin à Vancouver
Ensuite nous prévoyons une escapade d'une journée (13 juin) vers l'ile de Vancouver
Nous partons le 14 juin pour Clearwater afin de visiter le Wells Gray Parc
Puis nous partons vers Jasper, avec un arrêt à Mount Robson
Après 3 nuits à Jasper, nous nous dirigeons vers Lake Louise puis Banff (1 nuit à Lake Louise et 2 nuits à Banff)
Nous repartons de Calgary le 21 juin
Je m'adresse aux personnes qui connaissent bien la région pour leur demander certaines recommandations, notamment les endroits incontournables, ou encore les endroits qui valent moins la peine d'être visités
Merci d'avance
Moez
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
cherche avis et conseil pour un futur voyage entre Calgary et Vancouver (Ouest et Rocheuses Canada) Location d'une voiture avec mon épouse.Un grand merci!!











