Bonjour à tous,
Nous partons tout bientôt au Mexique (3 filles), et louerons une voiture entre Villahermosa et Cancun. Pour ceux qui on déjà effectué un trajet similaire, aviez-vous un GPS?? En effet, impossible d'en louer un via le loueur du véhicule..
Je n'ai pas une grande estime de mon sens de l'orientation, avoir un GPS serait juste plus rassurant, mais au pire nous devrions nous en sortir avec une bonne carte routière.. Qu'en pensez-vous??
Nous considérons aussi la possibilité d'en acheter un sur place.
Merci pour vos conseils 🙂
Bonjours
Es ce qu'il y a quelqu'un qui peux me dire où je peux trouver une map de route pour un GPS et quel fabricant le produit (Germin-sony....) Car je crois que cette outil peut etre tres utile sur place merci..
Es ce qu'il y a quelqu'un qui peux me dire où je peux trouver une map de route pour un GPS et quel fabricant le produit (Germin-sony....) Car je crois que cette outil peut etre tres utile sur place merci..
Bonjour a tous 😉
Nous partons le 15 novembre pour une semaine dans le yucatan. nous logerons à X caret et comptons faire les excursions tulum, coba, chitchen itza, sian kaan...Nous avons donc loué une voiture sans GPS pour le moment. Est-ce que le GPS vous parait utile, ou on peut se débrouiller avec une cartes et des indications ?
Autre question : combien laissez-vous de pourboires en général ? ( hotel, restaurant) ...
Merci 😎
Nous partons le 15 novembre pour une semaine dans le yucatan. nous logerons à X caret et comptons faire les excursions tulum, coba, chitchen itza, sian kaan...Nous avons donc loué une voiture sans GPS pour le moment. Est-ce que le GPS vous parait utile, ou on peut se débrouiller avec une cartes et des indications ?
Autre question : combien laissez-vous de pourboires en général ? ( hotel, restaurant) ...
Merci 😎
Nous partons en circuit individuel au Mexique au mois de novembre. quelqu'un peut-il me dire si on peut trouver une mise à jour pour les GPS tomtom pour cette destination merci mamymo
Bonjour,
Nous partons dans quelques mois de Miami pour rejoindre Ushuaia en camping car. Apparemment le GPS ne se révèle pas indispensables pour ce type de trajet étant donné les nombreuses cartes routières existantes. Toutefois pour partager des infos avec d'autres voyageurs cela peut être utile . J'ai donc décidé d'emporter le mien qui est un Garmin etrex legend C . J'aurais toutefois aimé y rentrer la cartographie des pays traversés, quelqu'un connaît il un site ou il est possible de télécharger cette cartographie, ou est elle toujours inexistante ?
jerome
Nous partons dans quelques mois de Miami pour rejoindre Ushuaia en camping car. Apparemment le GPS ne se révèle pas indispensables pour ce type de trajet étant donné les nombreuses cartes routières existantes. Toutefois pour partager des infos avec d'autres voyageurs cela peut être utile . J'ai donc décidé d'emporter le mien qui est un Garmin etrex legend C . J'aurais toutefois aimé y rentrer la cartographie des pays traversés, quelqu'un connaît il un site ou il est possible de télécharger cette cartographie, ou est elle toujours inexistante ?
jerome
Bonjour,
nous allons louer une voiture dans le Yucatan.
Notre GPS n'est pas compatible avec l'achat de carte.
Quelqu'un aurait un conseille à nous donner ; nous voulons surtout éviter de louer un GPS chez le loueur à 14$/jour?
Merci d'avance
Damien
20ans de camping car accrochés à nos cartes papier nous ont menés à travers toute l'Europe du cap nord en Ukraine, en Turquie etc... puis d'Alaska au Yucatan et j'en passe, nous n'avons jamais ressenti le besoin d'un tel accessoire. (J'entrevois des perplexes !!!)
Aujourd'hui, moins fiers, (!) nous poursuivons par Amérique centrale puis l'Amériques du sud et constatons que sur tous les sites de nos compatriotes routards (que nous remercions très sincèrement pour leurs infos), les bivouacs sont toujours assortis de leurs points GPS. Nous imaginons bien que faute de guides précis en la matière et de signalisation aléatoire en certaines zones, un GPS pourrait, cette fois, peut être nous être précieux.
Alors merci à ceux qui qui peuvent nous renseigner sur le choix le plus judicieux qui soit au regard de notre projet en Amérique Centrale et Sud.
Jacky Françoise
http://souslesetoilesdumonde.wifeo.com
http://souslesetoilesdumonde.wifeo.com
Bonjour
Nous voulons faire un tour de l'Amerique du Nord et Centrale de juin 10 à juin 11 avec 2 enfants (3ans et 1 an).
Nous voulons acheter aux USA un RV de class C avec une capucine pour les parents et notre reve serait de trouver des lits superposes a l arriere pour les enfants histoire de pouvoir profiter de la partie salon qd les enfants dorment le soir. Nous pensons egalement que cette solution nous evitera de devoir demonter toute la partie salon salle a manger ts les soirs avec des lits fixes pour ttes la familles.
Sur les sites de revente je trouve tres peu de modele avec capucine et lits superposés. Qq connait il un modele en particulier ? Ou une leilleure alternative pour une famille de 4 avec des enfants tres jeunes.
Enfin est que Boston est un bon endroit pour acheter un RV ? Nous allons commencer notre voyage a priori sur la cote Est mais la 1ere ville sera celle de notre achat. OU est ce le mieux ? Boston, Washigngton, NY, ??? Ou alors au contraire des ttes petites villes ?
Enfin est il possible d acheter cote est et de revendre cote ouest (nous avons une adresse pour l assurance cote est).
Merci de vos conseils avisés.
Sur les sites de revente je trouve tres peu de modele avec capucine et lits superposés. Qq connait il un modele en particulier ? Ou une leilleure alternative pour une famille de 4 avec des enfants tres jeunes.
Enfin est que Boston est un bon endroit pour acheter un RV ? Nous allons commencer notre voyage a priori sur la cote Est mais la 1ere ville sera celle de notre achat. OU est ce le mieux ? Boston, Washigngton, NY, ??? Ou alors au contraire des ttes petites villes ?
Enfin est il possible d acheter cote est et de revendre cote ouest (nous avons une adresse pour l assurance cote est).
Merci de vos conseils avisés.
Bonjour à tous
pour notre voyage de noces, nous partons au Panama en septembre pour 3 semaines.
Au programme, Panama city, le canal, Boca Chica, Boquete, Bocas del toro...
Nous allons louer une voiture mais je ne me rends pas compte si un gps est indispensable ou si les indications routières sont corrects.
Peut on se contenter de maps.me sur l'iphone d’après vous?
j'ai entendu parler de routeur wifi plutot que gps...
Merci
Kevrad
bonjour
En tapant les mots clés sur ce sujet, j'ai eu des versions différentes notamment de gens vivants dans le pays
A un mois du départ je me pose encore la question en sachant que les loueurs appliquent un tarif de 12$ par jour
j'ai bien le mien, mais malheureusement ce n'est pas un "Garmin" le seul qui semble fonctionner sur place
Alors faut se servir d'une carte que j'ai acheté dernièrement ou faut-il vraiment avoir cette nouvelle technologie pour vadrouiller dans ce pays
Bonjour,
Faut il obligatoirement un GPS lorsqu'on sillonne les routes du Costa Rica pendant 1 mois ? Nous louons une voiture pendant 22 jours et le prix est de 12 * ce qui fait 144 $ (Gps qu on a pas pris avec la location.)
Ma question est : Est ce indispensable d'en avoir un ? Est ce qu'on peut en acheter un au Costa Rica et quel est le prix si qq un en a acheté un ?
Merci de votre réponse.
Cordialement Paul
Faut il obligatoirement un GPS lorsqu'on sillonne les routes du Costa Rica pendant 1 mois ? Nous louons une voiture pendant 22 jours et le prix est de 12 * ce qui fait 144 $ (Gps qu on a pas pris avec la location.)
Ma question est : Est ce indispensable d'en avoir un ? Est ce qu'on peut en acheter un au Costa Rica et quel est le prix si qq un en a acheté un ?
Merci de votre réponse.
Cordialement Paul
Bonjour,
Nous partons avec mon mari au costa rica du 8 au 21/02/2011 14 jours en 4X4 avec FRAM (COSTA RICA EN LIBERTE). Le circuit : san josé, sarapiqui, arenal, monteverde, ricon de la vieja, tamarindo, sans josé. Le voyage est prévu avec les hotels et petit déjeuner, combien faut il prévoir comme budget par jour pour manger midi et soir. Avez vous des noms de petits resto sympa ! Concernant les visites des parcs il faut prévoir combien à peu près ? Nous hésitons pour prendre le GPS est il vraiment très utile ou peut on faire le parcours sans? Concernant l'argent, il faut prévoir des dollars que l'on change en monnaie locale ou on peut changer des euros ?
Merci d'avance pour vos réponses🙂
Nous partons avec mon mari au costa rica du 8 au 21/02/2011 14 jours en 4X4 avec FRAM (COSTA RICA EN LIBERTE). Le circuit : san josé, sarapiqui, arenal, monteverde, ricon de la vieja, tamarindo, sans josé. Le voyage est prévu avec les hotels et petit déjeuner, combien faut il prévoir comme budget par jour pour manger midi et soir. Avez vous des noms de petits resto sympa ! Concernant les visites des parcs il faut prévoir combien à peu près ? Nous hésitons pour prendre le GPS est il vraiment très utile ou peut on faire le parcours sans? Concernant l'argent, il faut prévoir des dollars que l'on change en monnaie locale ou on peut changer des euros ?
Merci d'avance pour vos réponses🙂
quelqu'un s'est-il deja servi d'un gps au costa rica? Quand nous y sommes allés, on s'est souvent perdu.
Denis
Bonjour à tous!
Je me rendrai très bientôt au Mexique pour affaires et je souhaite me procurer une carte GPS du Mexique. J'utiliserai un GPS Garmin. Où puis-je me procurer une carte du Mexique dans la région de Montréal? Ces cartes sont-elles précises? où n'y-a-t-il que les villes principales qui y sont inscrites?
Merci à tous ceux qui me transmettrons de l'information à ce sujet.
Denis
Nous partons au Chili du 24 janvier au 20 février2017. Notre destination sera plutôt la région des lacs. Nous avons loué une voiture mais sans le gps compte tenu du prix journalier pratiqué par les loueurs. Savez vous si je pourrais utiliser Waze gratuitement donc sans les données mobiles?
Merci
INTRO
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.
L'un des lavoirs publics municipaux




Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.
Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.
Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.
UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.
La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.
UN PEU D'HISTOIRE
Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !
Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.
C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.
ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !
LE HONDURAS UN PAYS METISSE
90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.
DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.
ARGENT
La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.
ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.
DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.
NOTRE PERIPLE
Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.
Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.
1er jour, mercredi 15 janvier
Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.

Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin

Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin
2ème jour : jeudi 16 janvier
Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce
R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !
Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.



Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.

Hôtel Tortugal
Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...
3 ème jour : vendredi 17 janvier
Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras
Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.
Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.
Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.





On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.

L'un des lavoirs publics municipaux



Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.
Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.
4ème jour : samedi 18 janvier
Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula
Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.
Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.



Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.
Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.
Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
Bonjour à tous,
Mon ami et moi arrivons au Costa Rica ce 31 mars 2016 pour 12 jours, nous envisageons de démarrer notre découverte du Costa Rica par Tortuguero. Quels conseils auriez vous: louer directement une voiture en arrivant et y aller par La Pavona en laissant la voiture au Parking puis trouver un hotel sur place (auriez vous des contacts ou conseils)? trouver une formule hôtel, transport depuis Alajuela, auriez vous des adresses ou des contacts? ou partir en transport public depuis San José? Nous envisageons de rester à Tortuguero 3jours/2nuits suivant les conseils lus sur les différents sites. Pour la suite du voyage nous envisageons de louer une voiture pour faire le tour et nous sommes preneurs de tous vos conseils.
Merci à vous.
Vanessa
Mon ami et moi arrivons au Costa Rica ce 31 mars 2016 pour 12 jours, nous envisageons de démarrer notre découverte du Costa Rica par Tortuguero. Quels conseils auriez vous: louer directement une voiture en arrivant et y aller par La Pavona en laissant la voiture au Parking puis trouver un hotel sur place (auriez vous des contacts ou conseils)? trouver une formule hôtel, transport depuis Alajuela, auriez vous des adresses ou des contacts? ou partir en transport public depuis San José? Nous envisageons de rester à Tortuguero 3jours/2nuits suivant les conseils lus sur les différents sites. Pour la suite du voyage nous envisageons de louer une voiture pour faire le tour et nous sommes preneurs de tous vos conseils.
Merci à vous.
Vanessa
Bonjour à tous
Je compte me rendre au Mexique en début d'année pendant 3 mois. Pour cela et pour la première fois j'aimerais acheter le guide électronique du Lonely Planet. Le guide papier est énorme et pèserait lourd dans le sac à dos...
Quelqu'un l'a t il essayé ? Est ce facile de s'en servir et de s'y retrouver ?
Merci de vos réponses.
bonsoir je part au pacific panama en juin pourriez me donner des infos sur les locations de voitures est pour les excursions comme santa clara est autres je vous en remercie d avance
Bonjour je pars du 17 au 31 Mai au MExique.
Vu que nous restons maximum 3 nuits dans chaque hotel on voulait louer une voiture.
Est ce que quelqu'un a une bonne adresse a cancun pour lour une voiture sans surprises ?
D'avance merci .,
D'avance merci .,
avant notre séjour de 15 jours à partir de CANCUN dans la péninsule du Yucatan avec des amis en février 2014 , j'avais recherché des informations sur les conditions de circulation en voiture de location pour essayer d'organiser des étapes en fonction des distances à parcourir entre nos points d'intérêts
Malgré un très bon séjour , je dois reconnaître que la réalité sur place a été fort différente des commentaires sur ce forum et de notre propre expérience de conducteur français
Je vais donc vous faire part de mon vécu , sachant que j'ai déjà conduit dans d'autres pays comparables , CUBA , REPUBLIQUE DOMINICAINE entre autres , et tenter de vous convaincre que ce n'est pas si dangereux que ça , à condition d'avoir quelques infos de base
il faut déjà être bien conscient que ce bout de Mexique est très vaste , que les routes ne sont pas si nombreuses , et qu'il vaut mieux rester sur les grands axes si vous n'avez pas de carte très précise ou de GPS , la signalisation étant quasi inexistante ( méfiez-vous de la carte Michelin qui donne l'illusion que les distances sont très courtes alors que le MEXIQUE est trois fois plus grand que la FRANCE ) autre solution demander souvent son chemin , les mexicains sont très sympathiques attention dans les grandes villes même pour seulement les traverser , certaines sont très très étendues , toujours peu de signalisation , peu ou pas de grandes artères , attention aux feux situés de l'autre côté des carrefours , toujours demander son chemin , on y perd beaucoup de temps ( c'est surtout là que l'on apprécierait un GPS )
au niveau conduite , les mexicains ne sont pas pires que la majorité des conducteurs français même si parfois ils ont une autre interprétation du code de la route que nous
au mexique , il existe une petite chose que vous apprendrez très vite à connaître et qui va vous stresser tout au long de votre route , c'est le TOPE , que l'on appelle chez nous ralentisseur ( ce mot prend là tout son sens ). Vous en trouverez de toutes formes , de toutes hauteurs , un ou plusieurs de suite , mais qui ont tous la même particularité , vous obliger à vous arrêter pour les franchir au ralenti ( c'est là que vous apprécierez la boite automatique de votre voiture ) Ils sont en général signalés , mais pas tous , très très nombreux en ville mais aussi en campagne , dès que vous voyez une habitation sur le bord de la route attention . sinon vos passagers somnolents vont se réveiller très brutalement
autres ralentisseurs mais ce n'est pas une généralité , des trous parfois énormes sur certaines portions de routes , des travaux non signalés même sur de grands axes , quelques effondrements de routes dans le Chiapas , d'énormes semis avec remorque difficiles à doubler parfois
hormis ce qui précède , le revêtement des routes et autoroutes peut être bon , voire très bon , ou l'on peut rouler en toute sécurité , ceci étant , si vous restez dans la région très touristique du yucatan , pas de soucis particulier , les grands axes sont en principe très roulants mais avec beaucoup de circulation à certaines heures par contre si vous allez dans le Chiapas à partir de CANCUN , la première partie du voyage jusqu'à PALENQUE peut correspondre à vos prévisions , par contre PALENQUE SAN CRISTOBAL DE LA CASAS par exemple , 200 km 6 heures et non 3 h 30 je dirais qu'à partir d'une ligne CAMPECHE CHETUMAL , si vous allez plus à l'ouest revoyez à la hausse vos temps de route , mais par contre ceux qui ne conduiront pas vont apprécier les paysages totalement différents du Yucatan
pour résumer , prévoyez vos temps de route largement l'idéal est d'être deux chauffeurs comme nous l'avons été avoir un GPS même si c'est faisable , évitez la nuit , on voit mal les topes , tout ce qui circule hormis les autos n'ont pas d'éclairage n'attendez pas pour faire le plein d'essence quand vous rendez le véhicule , bien refaire le niveau d'essence sinon mauvaise surprise
sachant celà , il n'y a aucune raison pour que votre séjour ne soit pas une réussite , il y a beaucoup de chose à voir , de sites à visiter ( personnellement je n'ai pas aimé CHICHEN ITZA véritable usine à touristes ou l'on ne voit pas grand chose à part des vendeurs de bibelots alors que dans d'autres sites moins connus mais tout aussi beaux vous pouvez circuler comme bon vous semble sans avoir jamais un touriste dans votre objectif )
bon voyage
il faut déjà être bien conscient que ce bout de Mexique est très vaste , que les routes ne sont pas si nombreuses , et qu'il vaut mieux rester sur les grands axes si vous n'avez pas de carte très précise ou de GPS , la signalisation étant quasi inexistante ( méfiez-vous de la carte Michelin qui donne l'illusion que les distances sont très courtes alors que le MEXIQUE est trois fois plus grand que la FRANCE ) autre solution demander souvent son chemin , les mexicains sont très sympathiques attention dans les grandes villes même pour seulement les traverser , certaines sont très très étendues , toujours peu de signalisation , peu ou pas de grandes artères , attention aux feux situés de l'autre côté des carrefours , toujours demander son chemin , on y perd beaucoup de temps ( c'est surtout là que l'on apprécierait un GPS )
au niveau conduite , les mexicains ne sont pas pires que la majorité des conducteurs français même si parfois ils ont une autre interprétation du code de la route que nous
au mexique , il existe une petite chose que vous apprendrez très vite à connaître et qui va vous stresser tout au long de votre route , c'est le TOPE , que l'on appelle chez nous ralentisseur ( ce mot prend là tout son sens ). Vous en trouverez de toutes formes , de toutes hauteurs , un ou plusieurs de suite , mais qui ont tous la même particularité , vous obliger à vous arrêter pour les franchir au ralenti ( c'est là que vous apprécierez la boite automatique de votre voiture ) Ils sont en général signalés , mais pas tous , très très nombreux en ville mais aussi en campagne , dès que vous voyez une habitation sur le bord de la route attention . sinon vos passagers somnolents vont se réveiller très brutalement
autres ralentisseurs mais ce n'est pas une généralité , des trous parfois énormes sur certaines portions de routes , des travaux non signalés même sur de grands axes , quelques effondrements de routes dans le Chiapas , d'énormes semis avec remorque difficiles à doubler parfois
hormis ce qui précède , le revêtement des routes et autoroutes peut être bon , voire très bon , ou l'on peut rouler en toute sécurité , ceci étant , si vous restez dans la région très touristique du yucatan , pas de soucis particulier , les grands axes sont en principe très roulants mais avec beaucoup de circulation à certaines heures par contre si vous allez dans le Chiapas à partir de CANCUN , la première partie du voyage jusqu'à PALENQUE peut correspondre à vos prévisions , par contre PALENQUE SAN CRISTOBAL DE LA CASAS par exemple , 200 km 6 heures et non 3 h 30 je dirais qu'à partir d'une ligne CAMPECHE CHETUMAL , si vous allez plus à l'ouest revoyez à la hausse vos temps de route , mais par contre ceux qui ne conduiront pas vont apprécier les paysages totalement différents du Yucatan
pour résumer , prévoyez vos temps de route largement l'idéal est d'être deux chauffeurs comme nous l'avons été avoir un GPS même si c'est faisable , évitez la nuit , on voit mal les topes , tout ce qui circule hormis les autos n'ont pas d'éclairage n'attendez pas pour faire le plein d'essence quand vous rendez le véhicule , bien refaire le niveau d'essence sinon mauvaise surprise
sachant celà , il n'y a aucune raison pour que votre séjour ne soit pas une réussite , il y a beaucoup de chose à voir , de sites à visiter ( personnellement je n'ai pas aimé CHICHEN ITZA véritable usine à touristes ou l'on ne voit pas grand chose à part des vendeurs de bibelots alors que dans d'autres sites moins connus mais tout aussi beaux vous pouvez circuler comme bon vous semble sans avoir jamais un touriste dans votre objectif )
bon voyage
Bonsoir à toutes et à tous, désolé de vous embeter avec mes questions et cette nouvelle discussion (c'est la dernière promis),
j'aimerai ici avoir des avis de personnes connaissant bien le costa rica (expat ou voyageurs réguliers dans ce pays) sur mon planning durant mes 2 semaines.
Alors bien entendu le but sera d'obtenir un planning le plus stratégique possible, avec comme facteur prioritaire le timing (temps de trajets les plus courts possible, éviter des A/Retours inutils etc...), et en second plan, ( dans une moindre mesure) peut etre faire le planning crescendo (finir par le meilleur même si je pense que tout sera magnifique).
Donc voila mes étapes:
Arrivée a san josé 21h
1 nuit aleluihla : et au petit matin volcan poas et direction monteverde
2 nuits monteverde et volcan arenal
2 nuits tortuguero
2 nuits cahuita
3 nuits dans le corcovado ( 2 a drake bay et 1 au cœur du parc pourquoi pas?) ou l inverse?
2 nuits à manuel antonio
Mes doutes : -Le parc de marino ballena vaut il un arrêt genre pour 3/4h en passant ? -la dernière nuit (ou quelle soit) peut etre mieu d etre pas trop loin de l’aéroport ? -2nuits a cahuita c'est bien? ou c'est trop? ou même pas la peine d y aller? -sur la carte, j'ai l impression que une fois a monteverde santa elena, on ne peut pas rejoindre tortuguero par le nord du volcan arenal? ( en passant par El Castillo puis tabacon?) le gps me dit qu il faut soit contourner le lac par l'ouest soit descendre vers san josé bonjour le detour c'est moi ou c'est normal y a pas de route a cet endroit du lac? -j'aimerai bien aussi ( mais si ca complique trop l'affaire tanpis, peut etre commencer par une étape ou il faut y aler en bateau ( tortuguero par la pavana?) pour economiser 2 jours de 4*4 au lieu de faire dormir la voiture au parking 2 nuits je la louerai 2 jours apres.... mais ca ca ma lair dur a organiser donc sinon tanpis.
mes objectifs du voyage: -je suis photographe et aime par dessus tout la macrophotographie ( insectes batraciens par exemples) et faune et flore (reptiles et oiseaux en particulier) vous l'aurez donc compris beaucoup de nature et foret ! -quelques petites pause sur de belles plage aussi de temps a autres.
Voila, je remercie par avance les personnes qui auront l'envie de m'aider pour mon planning!
David
Alors bien entendu le but sera d'obtenir un planning le plus stratégique possible, avec comme facteur prioritaire le timing (temps de trajets les plus courts possible, éviter des A/Retours inutils etc...), et en second plan, ( dans une moindre mesure) peut etre faire le planning crescendo (finir par le meilleur même si je pense que tout sera magnifique).
Donc voila mes étapes:
Arrivée a san josé 21h
1 nuit aleluihla : et au petit matin volcan poas et direction monteverde
2 nuits monteverde et volcan arenal
2 nuits tortuguero
2 nuits cahuita
3 nuits dans le corcovado ( 2 a drake bay et 1 au cœur du parc pourquoi pas?) ou l inverse?
2 nuits à manuel antonio
Mes doutes : -Le parc de marino ballena vaut il un arrêt genre pour 3/4h en passant ? -la dernière nuit (ou quelle soit) peut etre mieu d etre pas trop loin de l’aéroport ? -2nuits a cahuita c'est bien? ou c'est trop? ou même pas la peine d y aller? -sur la carte, j'ai l impression que une fois a monteverde santa elena, on ne peut pas rejoindre tortuguero par le nord du volcan arenal? ( en passant par El Castillo puis tabacon?) le gps me dit qu il faut soit contourner le lac par l'ouest soit descendre vers san josé bonjour le detour c'est moi ou c'est normal y a pas de route a cet endroit du lac? -j'aimerai bien aussi ( mais si ca complique trop l'affaire tanpis, peut etre commencer par une étape ou il faut y aler en bateau ( tortuguero par la pavana?) pour economiser 2 jours de 4*4 au lieu de faire dormir la voiture au parking 2 nuits je la louerai 2 jours apres.... mais ca ca ma lair dur a organiser donc sinon tanpis.
mes objectifs du voyage: -je suis photographe et aime par dessus tout la macrophotographie ( insectes batraciens par exemples) et faune et flore (reptiles et oiseaux en particulier) vous l'aurez donc compris beaucoup de nature et foret ! -quelques petites pause sur de belles plage aussi de temps a autres.
Voila, je remercie par avance les personnes qui auront l'envie de m'aider pour mon planning!
David
Salut à tous,
J'ai fait un envoi de colis à la poste centrale de Mexoco City le 23 Septembre ( GPS, Transfo 12-230 auto, guide du routard, artisanats ....) enfin un beau pactole mais il n'est toujours pas arrivé. Bien sûr j'ai perdu le numéro de suivi. Des amis viennent de recevoir les cartes postales que j'ai envoyé peu après, mais mon colis est parti par le service de colis MEXPOST qui est censé être plus rapide ( 1 sem )
Il ne me reste que très peu d'espoir sachant que j'ai perdu le no de suivi mais qu'est-ce que je peu faire? Où commencer les démarches
( je vois déja les douanniers Mexicains en train de s'eclater avec mon PDA rrrrrrrrrr ) 😠
Merci
J'ai fait un envoi de colis à la poste centrale de Mexoco City le 23 Septembre ( GPS, Transfo 12-230 auto, guide du routard, artisanats ....) enfin un beau pactole mais il n'est toujours pas arrivé. Bien sûr j'ai perdu le numéro de suivi. Des amis viennent de recevoir les cartes postales que j'ai envoyé peu après, mais mon colis est parti par le service de colis MEXPOST qui est censé être plus rapide ( 1 sem )
Il ne me reste que très peu d'espoir sachant que j'ai perdu le no de suivi mais qu'est-ce que je peu faire? Où commencer les démarches
( je vois déja les douanniers Mexicains en train de s'eclater avec mon PDA rrrrrrrrrr ) 😠
Merci
bonjour,
j'envisage un voyage sur le YUCATAN en février 2019, je suis à la recherche d'un chauffeur avec véhicule.
autre solution louer une voiture, les routes sont elles facilement identifiables ou est-ce galère?
merci de vos réponses.
bonjour à tous....la conduite au Nicaragua est quelque chose d'assez particulier....il n'y a en fait pas beaucoup de règles qui sont respectées. dans les villes les voitures ne s'arrêtent pas aux stop , ça double à gauche ou à droite et la vitesse (en général de 45km/h est difficilement atteinte (heureusement) car il y a souvent des carrioles à cheval , des ralentisseurs vertigineux, des trous etc...la priorité à droite n'existe pas vraiment et tout le monde fait un peu ce qu'il veut ou peut.....il faut savoir qu'aux abords des écoles la vitesse est limitée à 25km/h quand c'est la sortie des classes et vous pouvez être verbalisés si vous dépassez cette vitesse....bref il ne faut plus conduire avec en tête le code de la route tel que vous le connaissez, mais rouler lentement et très très prudemment....sur route (je ne parle pas des pistes), vous serez régulièrement doublés sur la ligne jaune par des voitures qui ne respectent pas les 80km/h (vitesse limite supérieure) ....mais heureusement les voitures ne sont pas si nombreuses sauf sur la panaméricaine où les gros camions de transport sont omniprésents...
il faut savoir aussi que sur la route, la vitesse autorisée change souvent sans trop de justifications..on peut trouver des panneaux indiquant 50km/h puis 60km/h , puis 80 km/h , puis 70km/h etc......alors soyez bien attentif aux panneaux en conduisant.....
j'ai conduit pendant 15 jours dans ces conditions , et si c'est impressionnant au début , on s'habitue vite à cette conduite......les feux se trouvent non pas sur le coté droit avant un carrefour mais de l'autre côté de la rue ou même au milieu (comme aux USA) et si vous vous faites arrêter par un policier sur la route, n'essayez pas de discuter en espagnol mais parlez dans votre langue et faites celui qui ne comprend pas....nous avions beaucoup lu de récits sur des policiers qui arrêtent les voitures sous des prétextes fallacieux pour leur faire payer une amende...nous étions donc sur le qui vive et il ne s'est rien passé jusqu'au dernier jour.....nous avons été arrêté sous prétexte que nous avions commis une infraction en déboitant d'une file d'accès à la route....nous étions très dubitatifs, avons donné notre permis que le policier a gardé dans ses mains pendant une dizaine de mn....bien sur , nous avons expliqué en français que nous ne comprenions pas , que nous n'avions pas commis d'infraction, que nous avions un avion à prendre et devant notre groupe(6 personnes) nous avons vu que le policier ne savait plus trop comment se sortir de ce pétrin....j'ai prononcé deux fois le mot ambassade de france en prenant mon portable et en faisant mine de taper un numéro , et il nous a laissé partir sans insister ( alors qu'il était très insistant auparavant) en nous indiquant par où aller pour rejoindre l'aéroport!!!!!nous ne saurons jamais ce qui l'a décidé à abandonner et je vous livre cette anecdote pour info si jamais vous vous trouvez dans une situation analogue....il faut aussi préciser que les noms des villes et des villages(parfois difficiles à reconnaitre) ne sont pas indiqués. nous étions partis avec une application formidable sur l'iphone qui s'appelle google maps et qui sert de gps hors line...super pour se retrouver et savoir où on est.....il faut juste télécharger la carte du pays avant de partir.......et aussi apprendre à s'en servir avant le départ...nous avons fait l'itinéraire de 15 jours avec ce seul gps et ça nous amenait jusque devant nos hôtels.....vraiment super.....ce gps fonctionne donc en mode avion et est très précis....il vaut mieux éviter de conduire la nuit pour des raisons pratiques(trous, ralentisseurs qu'on ne voit qu'au dernier moment, personnes ou animaux circulant dans le noir)et aussi pour des raisons de sécurité ..dernière info: nous avions un mini bus et pour les pistes d'Ometepe ou du sud du nicaragua c'est insuffisant.....
Bonsoir,
Je cherche des infos sur bonne carte routiere du Costa Rica. Voyage partant de San Jose vers cote caraibe puis traversée du pays en passant par Arenal et descente de la cote pacifique.
Merci pour vous infos
Je cherche des infos sur bonne carte routiere du Costa Rica. Voyage partant de San Jose vers cote caraibe puis traversée du pays en passant par Arenal et descente de la cote pacifique.
Merci pour vous infos
Bonjour,
Je ne passe que 7 jours au Costa Rica et je voudrais savoir si la visite à Tortuguero avec une nuit là-bas vaut le détour. J'y allais pour voir les tortues mais je me demande si je suis dans la saison pour pouvoir les observer. Nous ferons Atenal-Monteverde et Tamarindo!
Bonjour,
nous serons au Nicaragua, probablement à Granada, le 15 février 2013 pour 3 mois.
Nous voulons visiter autour et faire du bénévolat.
Nous faisons actuellement la même chose au Guatémala (Antigua), mais ce fut une vraie galère pour trouver un logement.
Je lance un appel ici, au cas où quelqu'un serait sur place pour me donner quelques conseils, ne serait-ce que les bons/mauvais quartiers, si jamais on loue quelque chose à distance...
Merci !
Bonjour à tous,
Nous sommes actuellement à El Salvador, nous cherchons à traverser par bateau du centre (idéalement Costa Rica) jusqu'au Sud (Equateur ou Perou) avec notre Van. Nous avons lu pas mal de posts, mais les infos datent de plusieurs années.
Quelqu'un aurait-il fait la traversée "dernièrement"?
Tous vos avis sont les bienvenus !!
Et d'avance merci :))
Jess & Greg
voilà une idée de "la bête"
Nous sommes actuellement à El Salvador, nous cherchons à traverser par bateau du centre (idéalement Costa Rica) jusqu'au Sud (Equateur ou Perou) avec notre Van. Nous avons lu pas mal de posts, mais les infos datent de plusieurs années.
Quelqu'un aurait-il fait la traversée "dernièrement"?
Tous vos avis sont les bienvenus !!
Et d'avance merci :))
Jess & Greg
voilà une idée de "la bête"









