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Comptines bozo (Mali)
Cinq comptines bozo

L'étymologie des verbes compter et conter est commune : le verbe latin computare qui signifie "calculer, compter, lister, énumérer". Dans ce sens, un conte n'est rien d'autre qu'un récit oral consistant de "rendre compte" des évènements passés, et ce de façon chronologique et séquentielle. Et le mot comptine aussi peut se référer à cette origine. Le dictionnaire Larousse.fr donne la définition suivante : "Formule que récitent les enfants pour déterminer, par le compte des syllabes, celui à qui un rôle sera dévolu dans leurs jeux." Les comptines, mélodiques et rythmiques, récitées ou chantées, comportent toujours une rime ou une assonance et accompagnent souvent un jeu ou un enchaînement de mouvements. Les comptines servent donc à désigner, (dé)partager, énumérer et éliminer, ou absolument parlant, elle sont surtout et avant tout là pour le plaisir.

Aujourd'hui, le terme de comptine est utilisé par extension pour désigner des chansonnettes, des jeux de doigts, des jeux dansés, des rondes, des brefs poèmes, des formulettes aux sonorités étranges, des formules magiques, le premier apprentissage langagier etc. etc. Souvent, la comptine est la première "histoire" racontée à un enfant. La plupart d'elles sont très anciennes et – comme les dictons, les proverbes, les vieilles chansons, les contes, les devinettes ou les légendes aussi – transmises par la tradition orale, depuis des siècles de génération en génération. Les comptines n'ont pas de significations rationnelles, mais sont une jonglerie avec des mots choisis pour leur sonorité, avec des mots inventés, ou avec des onomatopées et allitérations..

Dans quasiment toutes les civilisations, les comptines sont bien connues et estimées par les enfants. Chez les Bozo au MALI également ...

– en bozo-sorogaama :

– en français :

L’oiseau blanc Oiseau blanc, il ne faut pas défèquer là où ma tante blanche lave ses habits. Ma tante blanche, il ne faut pas laver tes habits là où défèque l’oiseau blanc.

Morceau de tronc Un morceau de tronc a soulevé mon oncle, le tronc a pété. Mon oncle a soulevé un tronc, le tronc a pété.

Ma grand-mère La vieille peau de ma grand-mère, la vieille corbeille de ma grand-mère, tout est rempli de graines de pastèque d’il y a deux ans.

La lune La lune a dit un, je dis un. La lune a dit deux, je dis deux. La lune a dit trois, je dis trois. La lune a dit quatre, je dis quatre. La lune a dit cinq, je dis cinq. La lune a dit six, je dis six. La lune a dit sept, je dis sept. La lune a dit huit, je dis huit. La lune a dit neuf, je dis neuf. La lune a dit dix, je dis dix.

Le cheval et mon oncle Mon oncle a sauté. Il a saisi les couilles du cheval. Le cheval a sauté. Mon oncle a saisi les couilles du cheval.

– traduction :

Kònu kuo kònu – kuo oiseau – blanc L'oiseau blanc

Kònu kuo a main an kuo kònu – kuo – a – main – an – kuo oiseau – blanc – il – SBJnég – tu – défèquer Oiseau blanc, il ne faut pas défèquer

N tòrò kuo juu nyèniguò ni n – tòrò – kuo – juu – nyèni-guò – ni ma – tante – blanche – habit – laver-lieu – dans là où ma tante blanche lave ses habits.

N tòrò kuo, a main juu nyèni n – tòrò – kuo – a – main – juu – nyèni ma – tante – blanche – il – SBJnég – habit – laver Ma tante blanche, il ne faut pas laver tes habits

Kònu kuo kuoguò ni. kònu – kuo – kuo-guò – ni oiseau – blanc – défèquer-lieu – dans là où défèque l’oiseau blanc.

Kundu kundu morceau de tronc Un morceau de tronc

Kundu n keu tien kundu – n – keu – tien morc.d.tr. – mon – oncle – soulever Un morceau de tronc a soulevé mon oncle

Kundu n tuon kundu – n – tuon morc.d.tr. – PREF – péter le tronc a pété

N keu kundu tien n – keu – kundu – tien mon – oncle – morc.d.tr. – soulever Mon oncle a soulevé un tronc

Kundu n tuon kundu – n – tuon morc.d.tr. – PREF – péter le tronc a pété

N tata n – tata ma – grand-mère Ma grand-mère

N tata kuron sire n – tata – kuron – sire ma – grand-mère – peau – vieille La vieille peau de ma grand-mère

N tata bara sire n – tata – bara – sire ma – grand-mère – corbeille – vieille la vieille corbeille de ma grand-mère

A saan pata a – saan – pata le – tout – être rempli tout est rempli de

Sògòsa saarakuòn sògòsa – saara-kuòn il y a 2 ans – pastèque-graine graines de pastèque d'il y a 2 ans

Kiu kiu lune La lune

Kiu yo sana, n yo sana kiu – yo – sana – n – yo – sana lune – dire – 1 – je – dire – 1 La lune a dit 1, je dis 1

Kiu yo pende, n yo pende kiu – yo – pende – n – yo – pende lune – dire – 2 – je – dire – 2 La lune a dit 2, je dis 2

Kiu yo sige, n yo sige kiu – yo – sige – n – yo – sige lune – dire – 3 – je – dire – 3 La lune a dit 3, je dis 3

Kiu yo nata, n yo nata kiu – yo – nata – n – yo – nata lune – dire – 4 – je – dire – 4 La lune a dit 4, je dis 4

Kiu yo kòògò, n yo kòògò kiu – yo – kòògò – n – yo – kòògò lune – dire – 5 – je – dire – 5 La lune a dit 5, je dis 5

Kiu yo tuumin, n yo tuumin kiu – yo – tuumin – n – yo – tuumin lune – dire – 6 – je – dire – 6 La lune a dit 6, je dis 6

Kiu yo yeenin, n yo yeenin kiu – yo – yeenin – n – yo – yeenin lune – dire – 7– je – dire – 7 La lune a dit 7, je dis 7

Kiu yo seki, n yo seki kiu – yo – seki – n – yo – seki lune – dire – 8 – je – dire – 8 La lune a dit 8, je dis 8

Kiu yo kapi, n yo kapi kiu – yo – kapi – n – yo – kapi lune – dire – 9 – je – dire – 9 La lune a dit 9, je dis 9

Kiu yo tami, n yo tami kiu – yo – tami – n – yo – tami lune – dire – 10 – je – dire – 10 La lune a dit 10, je dis 10

Sie yen n keu sie – yen – n – keu cheval – et – mon – oncle Le cheval et mon oncle

N keu to n – keu – to mon – oncle – sauter Mon oncle a sauté

A sie tuò kun a – sie – tuò – kun il – cheval – verge – prendre Il a saisi les couilles du cheval

Sie to sie – to cheval – sauter Le cheval a sauté

N keu a tuò kun n – keu – a – tuò – kun mon – oncle – sa – verge – prendre Mon oncle a saisi les couilles du cheval

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Abréviations : PREF = pronom réfléchi ; SBJnég = marque de prédication du subjonctif négatif.

( SIL Mali/gtz, Bamako)

Bonne lecture !

Hery
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Devinettes bambara (Mali), suite…
Devinettes bambara recueillies au Mali … (bamanantalen sòròlenw Mali la)

pour Valérie

Encore 25 devinettes bambara (voir la 1ère partie de devinettes ICI) ...

26 : N ye n ka so siri du kònò a ku bòra kènè ma. – O ye sisi ye.

J’ai attaché mon cheval dans la concession, sa queue est sortie dehors. – C’est la fumée.

(Quand on passe près des concessions, entourées d’un mur d’enceinte, on aperçoit souvent la fumée du foyer de la cuisine. On dirait une queue de cheval qui dépasse.)

27 : Cè surunman, o ye cè janmanjan bin. – O ye jele ani yiri ye.

Un petit homme a fait tomber un grand homme. – C’est la hache et l’arbre.

(Un paradoxe : le "petit" fait tomber le "grand")

28 : A sigilen ka jan ni a jòlen ye. – O ye wulunin ye.

Il est plus grand assis que debout. – C’est le petit chien.

29 : N bolila ka boli ka taa banfulabilenman dò sòrò sira kan. – O ye joli ye.

J’ai couru et couru et je suis parti trouver une coiffure rouge sur la route. – C’est la plaie.

30 : Terima fila b’u si kè taama la nyògòn fè, u si tè tu si la – O ye bagan binyèw ye.

Deux amis marchent ensemble toute la vie sans se toucher. – Ce sont les cornes des animaux.

31 : So bè so kònò – Sange don.

Une maison est dans une maison. – C’est le moustiquaire.

32 : Kònò jumèn bè pan kònò bèè ye ? – Hakili don.

De tous les oiseaux, quel est celui qui a le vol le plus rapide ? – C’est la pensée.

33 : Kulukulu fa shènin jè. – Dalanyiw don.

Un poulailler rempli de poulets blancs. – Ce sont les dents dans la bouche.

34 : Fèn nyuman dò bè kungo la nka a tè tòmò. – O ye nyèden ye.

Une belle chose est dans la brousse mais on le la ramasse pas. – C’est le serpent.

35 : A bè taa dugunin dò la ka taa dugunin dò la a tè bò a nò na. – O ye sira ye.

Elle part dans un petit village et part dans un autre petit village, elle ne change pas de place. – C’est la route.

36 : Bolo tè a fè sen tè a fè nka a bè mògòw ladege ko la. – O ye kibaruw ye.

Il n’a pas de mains il n’a pas de pieds mais il apprend des choses aux gens. – Ce sont les nouvelles.

37 : Tuma o tuma a bè gese dan nka a tè fini don. – O ye ntalon ye.

Toujours elle tisse du fil mais elle ne met pas d’habit. – C’est l’araignée.

38 : U ye misi faa ka basi bò ku fè. – O ye tabadaga ye.

Ils ont tué une vache et ont sorti son sang par la queue. – C’est la pipe.

(Ici, le sang est la fumée qui passe à travers une pipe et la queue c’est la partie de la pipe que l’on tient dans la bouche.)

39 : Misi tan faara o ka golo jati ka a sòrò segin. – O ye bolokalandenfulancè ye.

Dix vaches ont été tuées on a compté leur peau et on est arrivé à huit. – C’est l’intervalle entre les doigts.

(C’est aussi une manière de compter … Juste une question de point de vue et de mathématiques !)

40 : Mògò naani bè jòlen i ma fila nyògòn ye. – O ye mògò fila nininw ye.

Quatre personnes sont debout, Il y en a deux au moins que tu n’as pas vues. – Ce sont les ombres ("petites âmes") des deux hommes.

41 : N ye bò da ji kan a bè taa yòrò bè la ka na. – O ye kurun ye.

J’ai posé un bambou sur l’eau il part partout et revient – C’est la pirogue.

42 : Cè fila bè sinyè bò la si tè nyògòn bin. – O ye jukuna ye.

Deux hommes se querellent aucun ne terrasse l’autres. – Ce sont les fesses.

(Allusion au "jeu" des fesses pendant la marche !)

43 : Ni i ye dògò biri i ye falenma sòrò nyè fè. – O ye joli ye.

Quand tu casses du bois, tu trouves des éclats par devant. – C’est le sang.

44 : Filaninw saba bè yen ni kelen tè yen dòw tè se ka i jò. – O ye gakurun ye.

Trois jumeaux sont là-bas si l’un n’y est plus les autres ne peuvent tenir. – Ce sont les pierres du foyer.

45 : Jalaba bè dalen sira kan bari mògò tè farinya ka maga a la. – O ye sa ye.

Un grand ruban est couché sur la route mais personne n’ose y toucher. – C’est le serpent.

46 : Dennin fila, ni i ye kelen siri i bè dò bila ka taa ni i ye dònin foni n bè dònin sòrò. – O ye nyèkisè ye.

Deux enfants, si tu en as attaché un et que tu laisses l’autre partir si tu détaches le premier, il trouvera le deuxième. – Ce sont les yeux.

47 : Fèn dò bè n bolo ni a bè taama la a bè taama sen kelen na ni a jòra a bè jò sen saba na. – O ye buruwèti ye.

J’ai une chose quand elle marche elle marche sur un pied quand elle s’arrête, elle s’arrête sur trois pieds. – C’est la brouette.

48 : Juru dò bè n bolo ni a ye a kèrèfèla jeni ye tè jeni. – O ye sira ye.

J’ai une corde si tu brûles son pourtour elle-même ne brûle pas. – C’est la route.

49 : Fèn dò bè n bolo ni n ye a kè ji kònò buguri bè bò. – O ye safunè ye.

J’ai une chose quand je la mets dans l’eau de la poussière en sort. – C’est le savon.

50 : U ye kini di n ma sani ka nènè, dennin nyajalen ye a nènè n nyè. – O ye dimògò ye.

On m’a donné du riz avant que j’y goûte, un enfant effronté y a goûté. – C’est la mouche.

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Bonne lecture !
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Vivre 8 mois à Kidal au Mali
Bonjour,

j'avais posté un message similaire il y a quelques semaines...sans réponse...mais je le renouvelle car le projet se précise...

Je cherche des avis et des infos en tout genre sur la vie quotidienne à Kidal. Et plus particulièrement : nécessité d'un véhicule sur place pour nos déplacements perso durant nos jours de repos ? Sécurité trajet France/kidal ?

Merci beaucoup.
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Trek de huit jours en pays Dogon: se rendre ensuite à Hombori?
Bonjour, j'ai un peu écumé tous les forums et il me reste des renseignements que j'ai du mal à obtenir... Je pars faire un trek de 8 jours en pays Dogons avec Tata Travel. J'ai ensuite encore une semaine à passer au Mali. J'envisage d'aller ensuite d'aller à Hombori par bus puis Gao. Quel itinéraire me conseillez-vous? - s'arrêté à Douentza vaut-il le coup (j'entends compte-tenu du temps qu'il me reste à passer au Mali - faire Moti Hombori en une journée de bus est-il envisageable? - quels sont les possibilités de randonnées à Hombori? Est-il facile de trouver un guide? Je n'ai trouvé aucun site sur la via-ferrata du mont Hombori que j'aimerai faire... quelqu'un a t'il des renseignements? - combien de jours passer à Gao (d'où je reprends l'avion..)

Je sais que l'itinéraire est subjectif et selon les désirs de chacun mais j'aimerais juste avoir des conseils! Merci d'avance
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Voyage de dix-huit jours à Dakar, puis dix-huit jours à Bamako: vaccins, coût de la vie et visas?
Bonjour,

J'ai déjà laisser un message sur ce forum. Finalement pour mon voyage d'étude sur les enfants des rues en Afrique, je vais me "limiter" à Dakar et à Bamako.

Je partir donc autour du 6 juillet, resterait à Dakar jusqu'au 20-21 juillet, puis je partirais à Bamako jusqu'au 9-10 août. Je partagerais sur place la vie d'une association qui s 'occupe des enfants des rues. (Vidéo + photo+ écrits)

Je souhaite donc savoir les vaccins et leurs tarifs qu'il faut pour partir là-bas. J'ai vu qu'il y avait le traitement contre le paludisme, mais ça me paraît cher, non? Ensuite les vaccins, quel budget il faut compter?

Après pour le visa et le passeport ? Quel budget? Je n'ai ni l'un, ni l'autre. Et aussi que délais? Je crois que pour Dakar il n'y a pas de besoin de visa, c'est ça?

Et ensuite, quel budget nourriture + logement si jamais je ne trouve personne, pour un peu plus d'un mois de vie sur place?

Merci beaucoup.
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Combien de temps un véhicule de plus de 8 ans peut-il rester au Sénégal?
Bonjour à Tous.

Nous devons envoyé une voiture de plus de Huit (8) ans au Mali en transitant par le Port de Dakar. Combien de temps cette voiture peut rester à Dakar avant de prendre la route pour Bamako? Faut-il un passavant renouvelable ou non, sachant que la voiture doit rester un peu plus de 20 jours, le temps que nous arrivons en avion à Dakar.
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Partir une première fois au Mali, pour environ huit jours
Bonjour,

Nous envisageons de partir à quelques amis pour un premier voyage au Mali sur environ 8 jours. Pensez vous que nous devrions partir seuls ou avec une agence ou un circuit organisé ? Quels sont les sites à ne pas manquer pour 1 première fois ? Quelle saison serait la plus facile ? Quel budget devons nous prévoir ? Quel compagnie aérienne ? Nous voulons aller au pays Dogon. Nous avons lu qu'il faut absolument un guide.Où avoir des coordonnées fiables ? Merci d'avance des infos que vous voudriez bien nous donner. Isabelle
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Déplacements nord du Mali
Bonsoir à tous, nous projetons - à huit personnes - un déplacement à Tombouctou à partir de Mopti en pinasse avec un retour en 4x4 par Diré et Douentza. Le site du MAE fournit toujours des informations très " alarmistes " concernant les déplacements dans les régions de Tombouctou et de Kidal (banditisme itinérant !!!). Est-ce quelqu'un y est allé récemment et peut-il me fournir des infos " actualisées " concernant la sécurité dans la région de Tombouctou ? Merci d'avance 🏴‍☠️
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Contes du Mali (en bambara/français): "La pierre barbue"
Contes du Mali

Gérard Dumestre (éd.) 1989. LA PIERRE BARBUE et autres contes du Mali. Edition bilingue bambara–français. Textes transcrits et traduits par Gérard Dumestre. Illustrations de Caroline Hawkins. Angers : Bibliothèque Municipale. ISBN 2-85755-014-8.

Les dix-huit contes de ce recueil présentés par Gérard Dumestre laissent regarder dans la riche diversité des contes bambara du Mali. La plupart des textes du recueil ont été collectés par lui-même à Dougoukouna, petit village près de Ségou (Mali). Gérard Dumestre, professeur émérite, a einseigné le bambara à l’INALCO (Paris) de 1976 à 2010. Membre de l’UMR (INALCO, CNRS, Paris VII), il a consacré ses recherches à la langue et à la littérature orale bambara, ainsi qu’à la société malienne contemporaine. Il est auteur de la Grammaire fondamentale du bambara (2003), du Dictionnaire bambara–français (2011) et dans la série des "Classiques Africains" de plusieurs volumes de textes littéraires bilingues (La prise de Dionkoloni, 1975 ; La geste de Ségou, 1979 ; Des bêtes et des hommes. Chants des chasseurs mandingues, 2000) ainsi qu’éditeur de deux volumes de chroniques (Chroniques amoureuses au Mali, 1998 ; Maléfices et manigances. Chroniques maliennes, 2007).

La collection comprend des contes "moraux", qui représentent et défendent la société traditionnelle et justifient ses règles : le mariage souvent forcé, le respect des anciens, la nécessité de l’entraide, la croyance en Dieu ... Mais aussi des récits d’une veine plus comique, jouant sur le ridicule des personnages ou des situations, ou même des contes mélangeant le fantastique et l’absurde, puis le thème de l’orphélin et celui de l’impuissance face à la nature. Et enfin, bien sûr, à ne pas oublier la femme qui, d’une manière générale, apparaît comme la source des grands conflits parce qu’elle est infidèle, menteuse, sournoise, ingénieuse en matière de tromperie. Etant cruelle et tendre à la fois. Et sa beauté fait souvent des malheurs. Il faut s’en méfier. On y trouve les protagonistes habituels du genre, et d’abord le couple formé de l’hyène, souvent goinfre et stupide, et du lièvre rusé (voir le conte présenté en bas !). Mais aussi le bouc, l’oryctérope (tinba), le margouillat (basa) et le crapaud (ntori), le scorpion (bunteni), la tourterelle qui protège un enfant, l’éléphant (sama) et la poule (shè), le chien (wulu) et le lion (jara), mais aussi la méchante coépouse (sinamuso jugu), les jeunes gens amoureux, la vieille femme déjà un peu bizarre et sorcière, les deux amis inséparables (terima fila), ainsi que la fille rebelle (furukènyè npogotiginin) ... et notamment d’objets qui mènent une vie propre et étrange : une pierre barbue, une hache qui parle, un bras qui court ...

Voici le conte initial (la traduction interlinéaire est de moi) ... :

FARA BONBONSIIMA LA PIERRE BARBUE

– Texte en bambara :

Surukuba taamatò dòn dò, ale ye farakuru ye. Bonbonsii b’o la. Ale ko : – Ee ! Fara bonbonsiima ? Fara y’alle ta a sen ma ka ale munumunu ka ale pèrèn dugu ma paa ! Ale wulila ka fara mafilè, ka taa, ka taa mankalanninw sòrò yennò. – Ko mankalanninw ! Aw ka na yan bani ! Mankalanninw nana. – Ko cè ! Ko nin ye mun ye ? Mankalanninw ko: – Ee ! Ko fara bonbonsiima ? Fara ye olu ta k’o munumunu k’olu pèrèn dugu ma. A y’olu tò lase ka taa o dun. O dugujè, a taara ngolokulu caman na, ko olu ka na nin fèn nin mafilè bani. Olu nana. – Ee ! Olu ko fara bonbonsiima ? Fara y’olu minè k’olu munumunu k’olu pèrèn dugu ma. A y’olu tò lase k’olu dun. Don o don, a b’o kè sa. Ayiwa, kungosogo bèè sòmina a ma sa. Bèè y’a ye ka a to yen. Don dò, a taara nsonsan nò fè, a ko : – Jaaso ! K’e ka na yan bani ! Ko cè, ko ne bè ka fèn dò ye, o ye kabakomafèn ye. Nsonsan y’a nòminè ka na. A taara fara jira a la, ko : – Nsonsan, ko nin ye mun ye de ? Nsonsannin ko : – Ee ! Surukuba, nin ye mun ye de ? – Ee ! A ko fara tè wa ? Nsonsannin ko : – Ò ! Fara tè wa ? – Ò ! Nsonsannin, i fana sa ! Ò sin ka a fò kè ! – Ò ! Surukuba, e yèrè ka a fò kè ! – Ò ! A fò fara bon sa ! – Nsonsan ko : – Ò ! Far bòk... – Ee ! N dògò nsonsannin, e yèrè de ka kolon kojugu ! I bè sin ka a fò ko fara booboo… ! – Ò ! Fara booboo ! – Aa ! Cè, a fò fara sa ! – Fara kè ! – Aa ! Cè, n dògò nsonsannin, a fò fara bonbonsiima sa ! Fara ye ale ta ka a munumunu ka ale kè dugu ma paa ! Nsonsannin ye ale kun ci.

– Texte en français :

Un jour, une hyène qui se promenait tomba nez à nez avec une grosse pierre, une grosse pierre barbue. – Ça alors, dit-elle, une pierre barbue ? A ce mot, la pierre la saisit par la patte, la fit tournoyer dans l’air et la fracassa par terre avec un bruit terrible. L’hyène se releva péniblement, regarda attentivement la pierre puis s’en alla trouver les biches, un peu plus loin. – Venez voir, leur dit-elle, regardez un peu, qu’est-ce que c’est ? – Ça alors, s’exclamèrent les biches, mais qu’est-ce que c’est ? Une pierre barbue ? A ce mot, la pierre les saisit, les fit tournoyer dans l’air et les fracassa sur le sol. L’hyène eut vite fait de les achever et de les dévorer. Le lendemain, l’hyène s’en alla trouver une bande d’antilopes et leur demanda de venir voir la chose. – Ça alors, dirent-elles en la découvrant, une pierre barbue ? A ce mot, la pierre les saisit, les fit tournoyer dans l’air et les fracassa sur le sol. L’hyène eut vite fait de les achever et de les dévorer. Et cela continua ainsi, jour après jour, au point que les animaux finirent par se douter de quelque chose. Un jour, l’hyène s’en alla trouver le lièvre, et l’invita à venir voir une chose extraordinaire. Le lièvre la suivit, et découvrant la pierre : – Ça alors, dit-il, mais qu’est-ce que c’est ? – Mon ami Lièvre, ne serait-ce pas une pierre ? – C’en est une, absolument. – Mais Lièvre, ne vois-tu pas qu’elle est particulière, cette pierre ? – Hyène, mon amie, c’est vrai, dis-moi donc ce qu’elle a de si particulier ? – Lièvre, c’est une pierre bb... – Hyène, je vois bien que c’est une pierre bb ! – Ah, Lièvre, tu es vraiment stupide, tu vois bien que c’est une pierre barr... – Oui, oui, c’est bien cela, c’est bien une pierre barr..., dit le lièvre. – Tu ne veux donc pas dire son nom ? s’énerva l’hyène. – Eh bien, mais c’est une pierre, répondit le lièvre. – Ah, petit frère, dis-le moi donc que c’est une pierre barbue ! A ce mot, la pierre saisit l’hyène par la patte, la fit tournoyer dans l’air et la fracassa par terre avec un bruit terrible. Alors, sans pitié, le lièvre lui brisa la tête.

– Traduction interlinéaire :

Fara bonbonsiima fara – bonbon-sii-ma pierre – menton-poil-QUAL La pierre barbue.

Surukuba taamatò dòn dò, ale ye farakuru ye. suruku-ba – taama-tò – dòn – dò – ale – ye – fara-kuru – ye hyène-grand – promener-PART – jour – un – elle – AC – roche-boule – voir Un jour, une hyène qui se promenait, a trouvé une grosse pierre.

Bonbonsii b’o la. Ale ko : bonbon-sii – bè – o – la – ale – ko menton-poil – SIT – DET – SIT – elle – dire Une pierre barbue. Elle a dit :

Ee ! Fara bonbonsiima ? ee – fara – bonbonsiima eh – pierre - barbue Eh ! Une pierre barbue ?

Fara y’ale ta a sen ma ka ale munumunu fara – ye – ale – ta – a – sen – ma – ka – ale – munumunu pierre – AC – lui – prendre – sa – patte – à – CONV – elle – faire tourner La pierre l’a saisie par les pattes, l’a fait tournoyer dans l’air

ka ale pèrèn dugu ma paa ! ka – ale – pèrèn – dugu – ma – paa CONV – elle – flanquer – terre – à – EXP et l’a fracassée par terre avec un bruit terrible.

Ale wulila ka fara mafilè, ka taa, ale – wuli-la – ka – fara – mafilè – ka – taa elle – se lever-AC – CONV – pierre – regarder attentivement – CONV – partir Elle s’est relevée péniblement, l’a regardée attentivement

ka taa mankalanninw sòrò yennò. ka – taa – mankalannin-w – sòrò – yennò CONV – partir – biche-PL – trouver – là-bas et s’en est allée trouver les biches, un peu plus loin.

Ko mankalanninw ! Aw ka na yan bani ! ko – mankalanninw – aw – ka – na – yan – bani dire – biches – vous – HORT – venir – ici - PHRA Biches, venez ici !

Mankalanninw nana. mankalanninw – na-na biches – venir-AC Les biches sont venues.

Ko cè ! Ko nin ye mun ye ? Mankalanninw ko: ko cè – ko – nin – ye – mun – ye – mankalannin-w – ko ça alors – dire – DEM – EQ – quoi – EQ – biches – dire Ça alors, c’est quoi ça ? Les biches disent :

Ee ! Ko fara bonbonsiima ? ee – ko – fara – bonbonsiima eh – dire – pierre – barbue Eh ! Une pierre barbue ?

Fara ye olu ta k’o munumunu k’olu pèrèn dugu ma. fara – ye – olu – ta – ka – o – munumunu – ka – olu – pèrèn – dugu – ma pierre – AC – elles – prendre – CONV – DET – faire tourner – CONV – elles – flanquer – terre – à La pierre les a saisies, les a fait tournoyer dans l’air et les a fracassées par terre.

A y’olu tò lase ka taa o dun. a – ye – olu – tò – lase – ka – taa – o – dun elle – AC – elles – reste – transmettre – CONV – partir – DET – manger Elle a fait vite pour les achever et les dévorer.

O dugujè, a taara ngolokulu caman na, o dugujè – a – taa-ra – ngolo-kulu – caman – na le lendemain matin – elle – partir-AC - ??-bande – beaucoup – à Le lendemain matin, elle est partie chez une bande d’antilopes,

ko olu ka na nin fèn nin mafilè bani. ko – olu – ka – na – nin – fèn – nin – mafilè – bani dire – elles – HORT – venir – DEM – chose – DEM – regarder attentivement – PHRA leur a demandé de venir voir cette chose.

Olu nana. Ee ! Olu ko fara bonbonsiima ? olu – na-na – ee – olu – ko – fara – bonbonsiima elles – venir-AC – eh – elles – dire – pierre – barbue Elles sont venues. Eh ! Elles disent : Une pierre barbue ?

Fara y’olu minè k’olu munumunu k’olu pèrèn dugu ma. fara – ye – olu – minè – ka – olu – munumunu – ka – olu – pèrèn – dugu – ma pierre – AC – eux – prendre – CONV – eux – faire tourner – CONV – eux – flanquer – terre – à La pierre les a saisies, les a fait tournoyer dans l’air et les a fracassées par terre.

A y’olu tò lase k’olu dun. Don o don, a b’o kè sa. a – ye – olu – tò – lase – ka – olu – dun – don o don – a – bè – o – kè – sa elle – AC – elles – reste – envoyer – CONV – elles – manger – un jour - elle – INAC – DET – faire – PHRA Elle a fait vite pour les dévorer. Jour par jour, elle a répété ça.

Ayiwa, kungosogo bèè sòmina a ma sa. Bèè y’a ye ka a to yen. ayiwa – kungo-sogo – bèè – sòmina – a – ma – sa – bèè – ye – a – ye – ka – a – to – yen alors – brousse-animal – tous – doute – le – à – PHRA – tous – AC – le – voir – CONV – le – rester – là-bas Alors, les animaux sauvages ont commencé à se douter.

Don dò, a taara nsonsan nò fè, don – dò – a – taa-ra – nsonsan – nò – fè jour – un – elle – partir-AC – lièvre – trace – par Un jour, l’hyène a rencontré le lièvre.

a ko : Jaaso ! K’e ka na yan bani ! a – ko – jaaso – ko – e – ka – na – yan – bani elle – dire - ?? – dire – toi – HORT – venir – ici – PHRA Elle dit : Salut, suis-moi.

Ko cè, ko ne bè ka fèn dò ye, o ye kabakomafèn ye. ko cè – ko – ne – bè – ka – fèn – dò – ye – o – ye – kabakoma-fèn – ye ça alors – dire – je – INAC – CONV – chose – une – voir – DET – EQ – merveilleux-chose – EQ Ça alors, j’ai découvert une chose extraordinaire.

Nsonsan y’a nòminè ka na. A taara fara jira a la, ko : nsonsan – ye – a – nò-minè – ka – na – a – taa-ra – fara – jira – a – la – ko lièvre – AC – le – trace-prendre – CONV – venir – elle – partir-AC – pierre – montrer – il – à – dire Le lièvre l’a suivie pour regarder la chose.

Nsonsan, ko nin ye mun ye de ? nsonsan – ko – nin – ye – min – ye – de lièvre – dire – DEM – EQ – quoi – EQ – FOC Lièvre, dis, ça c’est quoi ?

Nsonsannin ko : Ee ! Surukuba, nin ye mun ye de ? nsonsan-nin – ko – ee – surukuba – nin – ye – mun – ye – de lièvre-petit – dire – eh – hyène – DEM – EQ – quoi – EQ – FOC Le lièvre dit : Eh, hyène, c’est quoi ?

Ee ! A ko fara tè wa ? ee – a – ko – fara – tè – wa eh – elle – dire – pierre – Eqnég - INT Eh, dis, c’est pas une pierre ?

Nsonsannin ko : Ò ! Fara tè wa ? nsonsannin – ko – ò – fara – tè – wa lièvre – dire – oh – pierre – EQnég – INT Le lièvre dit : Oh, c’est pas une pierre ?

Ò ! Nsonsannin, i fana sa ! Ò sin ka a fò kè ! ò – nsonsannin – i – fana – sa – ò – sin – ka – a – fò – kè oh – lièvre – tu – aussi – PHRA – oh – PHRA – HORT – le – dire – PHRA Oh, lièvre, quant à toi, dis-le donc !

Ò ! Surukuba, e yèrè ka a fò kè ! ò – surukuba – e – yèrè – ka – a – fò – kè oh – hyène – toi – même – HORT – le – dire – PHRA Oh, hyène, dis-le toi-même !

Ò ! A fò fara bon sa ! ò – a – fò – fara – bon – sa oh – le – dire – pierre – bon... – PHRA Dis-le, une pierre b... donc !

Nsonsan ko : Ò ! Far bòk... nsonsan – ko – ò – far – bòk lièvre – dire – oh – pier... – b... Le lièvre dit : Oh ! Une pier... b...

Ee ! N dògò nsonsannin, e yèrè de ka kolon kojugu ! ee – n – dògò – nsonsannin – e – yèrè – de – ka – kolon – kojugu eh – mon – petit – lièvre – toi – même – FOC – DES – faible – trop Eh ! Mon cher lièvre, toi-même, tu es vraiment stupide.

I bè sin ka a fò ko fara booboo… ! i – bè – sin – ka – a – fò – ko – fara – booboo tu – INAC - ?? – CONV – le – dire – dire – pierre – bb… Dépêche-toi et dis que c’est une pierre barb... !

Ò ! Fara booboo ! Aa ! Cè, a fò fara sa ! Fara kè ! ò – fara – booboo – aa – cè – a – fò – fara – sa – fara – kè euh – pierre – bb… – ah – homme – le – dire – pierre – PHRA – pierre – PHRA Oh, oui, une pierre bb..., je le vois, une pierre, bien sûr !

Aa ! Cè, n dògò nsonsannin, a fò fara bonbonsiima sa ! aa – cè – n – dògò – nsonsannin – a – fò – fara – bonbonsiima – sa ah – homme – mon – petit – lièvre – le – dire – pierre – barbue – PHRA Ah ! Mon cher lièvre, dis donc, que c’est une pierre barbue !

Fara ye ale ta ka a munumunu ka ale kè dugu ma paa ! fara – ye – ale – ta – ka – a – munumunu – ka – ale – kè – dugu – ma – paa pierre – AC – lui – prendre – CONV – le – faire tourner – CONV – lui – faire – terre – à – EXP La pierre l’a saisie, l’ a fait tournoyer dans l’air et l’a fracassée par terre.

Nsonsannin ye ale kun ci. nsonsannin – ye – ale – kun – ci lièvre – AC – lui – tête – briser Le lièvre lui a brisé la tête.

++++++++++++++++++++++++++++++++

(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = adjectif démonstratif ; DES = marque de prédication non-verbale ; DET = déterminateur (de valeur anaphorique) ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale [équatif] négatif ; EXP = adverbe expressif ; FOC = particule de focalisation ; HORT = marque de prédication (de valeur hortative affirmative) ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INT = pronom interrogatif ; PART = participe (de valeur d’inaccompli) ; PHRA = particule phrastique ; PL = marque du pluriel ; QUAL = suffixe dérivatif nominal (de valeur qualificative) ; SIT = marque de prédication non-verbale )

Bonne lecture !

Herbert

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Royal Air Maroc: perte et vol de bagages réguliers pour Bamako
😠😠😠😠😠😠😠😠😠 ATTENTION Depuis la fermeture de l'aéroport de Bamako début novembre, les bagages n'arriveront pas avec vous

Départ de Paris pour Bamako avec escale à Casa : entre deux et huit jours de retard pour les bagages quasi systématiquement. de plus, bagages ouverts malgré le cadenas et vol: Pensez donc à prendre l'essentiel dans votre bagage cabine et pourquoi pas une petite assurance à 20 euros qui peut couvrir les pertes

Ne perdez pas vos tickets bagages car sans il vaut mieux etre sympa avec les gars de l'aéroport pour pouvoir récupérer ses bagages

La RAM est débordée de réclamations en ce moment C'est la première fois que celq arrive avec cette cie qui ne m'a jamais posé de problème auparavant

bon courage à tous et bon voyage
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Partir aider les orphelins à Bamako?
Bonjour à tous,

Je recherche toutes les informations possibles et inimaginables sur les orphelinats au mali et plus particulièrement à bamako.

Je souhaite partir dans moins d'un mois pour les aider de mon mieux!! en sachant que je n'ai pas grande expérience en ce domaine.

Merci d'avance pour toutes les infos que vous pourrez me donner...

A bientôt!😄
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Traduction en bambara ou dioula
Salut à tous!!

j'ai besoin de savoir assez rapidement (dans les prochaines 24h!) comment on dit REVENIR en bambara et en dioula. Je veux traduire la phrase "Revenir au pays" en deux langues: revenir en bambara ou dioula et au pays en espagnol. Pour l'instant j'ai trouvé la traduction sègi pour revenir, mais certaines personnes m'ont dit que ce n'était pas ça...que ça serait plutôt kanan. Donc je sollicite votre aide!!

Merci!
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Festival Origine Vagabonde (Paris)
Bonjour, je voulais vous informer d'un festival qui pourrait vous plaire !

Venus de tous les horizons, les artistes de L'Arterie apportent une forte identité à notre association. Celle du voyage vers l'inconnu qui enrichit les âmes vagabondes.

Ils sont grecs, maliens, mongoles et ont voyagé à travers le monde avec comme objectif : le partage de leurs cultures et de leurs origines. Aucune frontière ne les a empêchés de vivre la musique, la danse, la culture de l’autre.

Ces trois jours seront l’occasion de découvrir les principaux axes de notre association : le partage des cultures et la mixité.

Le Festival aura lieu au Théâtre de la Reine Blanche, 2 bis passage ruelle, 75018 Paris. Métro La Chapelle le mercredi 2, jeudi 3, vendredi 4 Octobre 2013 à 21h.

SOUTENIR LE PROJET => http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/origine-vagabonde-musique-du-monde

TARIF SPECIAL EN PREVENTE : 10 EUROS inscrivez-vous => contact.larterie@gmail.com

Plein tarif : 18e - tarif réduit : 13e Infos et réservations : http://www.reineblanche.com/informations-pratiques/reservations/

>>> Mercredi 2 octobre : ASKIANOS et l'Académie de danse PARTHENON ASKIANOS est le seul groupe de musique à proposer un programme de musiques crétoises en France, et représente ainsi la diaspora crétoise. Les orchestres crétois sont principalement composés d’un joueur de lyre et de luth; ce qui fait la particularité d’ASKIANOS, c’est le santour qui apporte une couleur unique à la musique traditionnelle crétoise, car c’est un instrument qui jusqu’à présent n’avait jamais été utilisé. Ouverts à tous styles musicaux, ils veillent à garder une musique crétoise traditionnelle tout en y mettant leurs propres couleurs et personnalités musicales, ils seront accompagnés des danseurs du Parthénon, qui font voyager les danses grecques à travers le monde d'Athènes à Las Vegas

>>> Jeudi 3 octobre : YESUN ET UBIK Le répertoire de YESUN est basé sur les mélodies de danses mongoles. Chantées ou jouées, celles-ci sont simples et entraînantes, la musique est très accentuée, et garde un rythme régulier tout au long du morceau. Bujee et Ganaa, deux musiciennes spécialisées dans la musique traditionnelle mongole, vous feront découvrir ces sonorités grâce à leur morin khuur et tovchuur et seront rejointes par UBIK pour une deuxième partie.

>>> Vendredi 4 octobre : NANOU COUL ET TAMAALA NANOU COUL chante depuis l'âge de huit ans. Elle commence sa carrière comme chanteuse soliste dans son quartier natal de Saladié à Bamako, puis participe ensuite à toutes les Biennales Artistiques Culturelles du Mali, de 1984 à 90. En 1993, elle sort son premier album, Tiéba. En 1994, Les Aigles du Mali ont suivi, puis en 1998 Yébalifô et en 99 Maliba. La particularité de cette chanteuse est qu'elle chante en bambara et en soninké. Ses thèmes se rapportent aux enfants, à l'éducation et aux femmes. TAMAALA naît quand Stéphane Rodot tombe sous le charme cette grande chanteuse malienne. Au fil des rencontres, une nouvelle formation se crée avec les doigts magiques de Michel Gentils à la guitare à douze cordes, les solos aériens d’Awa Kouyaté (choeurs+danse), Moussa Diabaté au balafon (ex de l’ensemble instrumental du Mali), Andra Kouyaté au ngoni, Ibrahima Diabaté au dunun et Stéphane Rodot au djembé. Ils vous feront découvrir les répertoires Bambara et Soninké du Mali.

En espérant pouvoir vous y rencontrer et échanger, nous vous souhaitons un bel été !
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La nouvelle témérité d’Andra Kouyaté (Mali)
Andra Kouyaté & Sèkè Chi

C’est quel nom en Afrique de l’Ouest qui donne la certitude que sa musique promet et! honore de la qualité ?! Kouya-lité – Quali-yaté – KOUYATÉ ...

Il y a encore des nouvelles agréables issues du Mali ! C’est avec grande joie d’annoncer qu’Andra Kouyaté présente au public son nouveau groupe de cinq artistes baptisé "Sèkè Chi" (sèkèji, eau de potasse) : Baïny Diabaté (guitare), Mamadou Kouyaté (ngoni basse), Moukhtar Kouyaté (calebasse), Lassine Kouyaté (tamani), et enfin Andra Kouyaté (ngoni solo, voix, chef d’orchestre) ; cette instrumentation fait penser vite et prometteur à Rokia Traoré. Son premier album intitulé "Saro", précédé par un ep "Introducing Andra Kouyaté & Sèkè Chi" (en 2011), voit le jour le 31 juillet 2012. J’ai hâte de l’avoir dans les mains ...

"… Andra Kouyate and his band, Seke Chi, are joined by a plethora of top artists from the region, including Amadou & Mariam, Mah Bara Soumano, Bassekou Kouyate, Ami Sacko, Harouna Samake, and Lassana Diabate. […] The acoustic and earthy feel of the instrument is matched with the varied vocals. Overall, the tunes are laid-back and take on the characteristics of Ali Farka Toure's instrumental music, as well as Rokia Traore's instrumental repertoire. The n'goni instrumentation, balafon, calabash, and other infectious instruments are very easy to listen to. This is a contemporary release, but the guitars, and other typical rock elements are nowhere to be found . Fans of North African percussion, Malian music, and n'goni lute aficionados will love Andra's latest venture." (Matthew Forss/Inside World Music)



Andra Kouyaté est un artiste malien dont la spécialité est le ngoni, harpe à chevalet ou "petite guitare" dont le son se situe entre le oud (luth arabe) et le banjo (instrument de musique à cordes pincée nord-américain), et surtout instrument par excellence des griots qui l’utilis(ai)ent pour accompagner les récits des grandes épopées. Par sa créativité impressionnante, Andra Kouyaté nous montre que les instruments traditionnels peuvent êtres exploités sans limites vers des courants musicaux les plus différents. Sa manière d'aborder la musique, sa sensibilité artistique et son charisme personnel ainsi que sa puissance et technique de jeu font de lui un virtuose multi-instrumentiste.

Andra est né en 1973 à Garana (préfecture de Baraouéli), à un jet de pierre de la ville historique de Ségou, dans une grande et influente famille de griots bambara (les griots Kouyaté ont toujours été les clients des Keïtas, ceux-ci étant considérés comme les descendants directs de Sunjata lui-même ! Et même de nos jours, ils sont encore associés à l’élite politique locale Mandé). Il s’est abreuvé à des sources limpides dès sa petite enfance : son père Moustapha Kouyaté était un des meilleurs joueurs de ngoni de sa génération, sa mère était la grande chanteuse Yagaré Damba, et l’un de ses grand-pères n’était autre que le mythique Banzoumana Sissoko, griot et joueur de ngoni le plus important de l’ère coloniale. L’héritage étant la meilleure source de l’inspiration, le jeune Andra passe le plus clair de son temps à mûrir son jeu et à perfectionner sa technique instrumentale. "Le ngoni était le jouet des enfants dans notre famille. Nous rivalisions dans sa confection et dans sa maîtrise. Encore très jeune, je le maîtrisais à merveille." En 1989, à l’âge de 16, Andra quitte son village natal pour s'installer à Bamako où il évolue auprès de différents groupes locaux dont le Badema National, tremplin pour des carrières solistes au Mali.

Au fil des rencontres, il est de plus en plus sollicité pour accompagner les meilleures chanteuses et aussi les grands ténors de la scène musicale du Mali : en 1997, Andra Kouyaté adhère à deux groupes de musique: celui de Fantani Touré, avec qui il fait l‘album "N’tin Naari" et une tournée, et celui de Rokia Traoré, pour qui il participe à trois albums, à savoir "Mouneïssa", "Wanita" et "Bowmboï", et huit années de tournées internationales. En parallèle, Andra Kouyaté joue régulièrement avec les plus Grands, Toumani Diabaté et Ali Farka Touré.

En 2005, Andra Kouyaté décide de créer avec son frère aîné Bassékou un orchestre de ngonis dit "NgoniBa" (grand ngoni). Ils font ensemble l’album "Segu Blue" et entament une tournée européenne avec succès. Andra participe aussi à l’enregistrement de "I Speak Fula", deuxième album de cet ensemble.

A partir de 2007, tout en étant en tournée avec Bassékou, il participe à l'album "Afriki" de Habib Koïté ainsi qu'à "Red Earth" de Dee Dee Bridgewater. De plus, Christophe Minck, actuel bassiste de Rokia Traoré ("Tchamantché", 2008), fait appel à lui pour l'album "Kirikou et Karaba" sous la direction de Michel Ocelot (avec participation de Youssou N’Dour, Angélique Kidjo et surtout Rokia Traoré). Il participe également aux albums "Seya" de Oumou Sangaré et aux divers albums de la guitariste américaine Leni Stern.

Puis il décide de fonder avec les Suisses Andreas Fulgosi (guitare, banjo) et Guillaume Lagger (harmonica), le Burkinabé Baba Konaté (calebasse, djembé) le groupe Raaga Trio, rencontre de la musique traditionnelle ouest-africaine avec du jazz.

En 2009, Andra fonde avec son épouse Mah Bara Soumano (voix) le groupe 2Fanga (fila fanga, force de deux). Ce sextuor se produit entre autres au Festival sur le Niger 2009 à Ségou et au Bamako Jazz Festival 2009, et reçoit des reactions très enthousiaste du publique pendant les concerts.

Actuellement, Andra Kouyaté est en tournée d’Europe avec Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire).

Discographie :

– Div. Artistes (2003) : Mali Lolo – Stars of Mali. Smithsonian Folkways. – 2Fanga (A. Kouyaté & Mah Bara Soumano) (2009) : Gueleya. Studio Mali. (mp3) – Dee Dee Bridgewater (2007) : Red Earth – A Malian Journey. Emarcy Rec. – Tiken Jah Fakoly (2010) : African Revolution. Wrasse Rec. – Habib Koïté (2007) : Afriki. Cumbancha. – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2011) : Introducing . Studio Mali. (ep, mp3) – Andra Kouyaté & Sèkè Chi (2012) : Saro. Studio Mali. (annoncé fin juillet 2012) – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2007) : Segu Blue. OutHere Rec. – Bassékou Kouyaté & NgoniBa (2009) : I Speak Fula. OutHere Rec. – Michel Ocelot (dir.) (2007) : Comédie musicale – Kirikou et Karaba. EMI France. – Raaga Trio (2010) : The Other Edge. AnotherShapeRec. – Oumou Sangaré (2009) : Seya. World Circuit. (sur track 2) – Mah Bara Soumano (2008) : Sabali. Studio Mali. (cassette) – Leni Stern (2007) : Alu Maye (have you heard). Leni Stern’s Rec. – Leni Stern (2009) : Spirit in the Water. Leni Stern’s Rec. (ep) – Leni Stern (2008) : Africa. Leni Stern’s Rec. – Fantani Touré (2000) : N’tin Naari. Leni Stern’s Rec. – Boubacar Traoré (2002) : Je chanterai pour toi. Marabi. – Rokia Traoré (1998) : Mouneïssa. Indigo. – Rokia Traoré (2000) : Wanita. Indigo. – Rokia Traoré (2003) : Bowmboï. Nonesuch.

Herbert

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La géographie du Mali (en bambara)
La Géographie du Mali Mali jamanakalan

Le présent texte parle de la géographie du Mali, en langue bambara, traduit en français ...

– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :

Mali ye jamanaba ye, min bè Afiriki tilebanyanfan fè. A kènè bonya ye baamètèrèkènè 1.240.000 ye. Mali jamanadenw bè mògò miliyòn tan ni fila bò bi ; Mali jama belebeleba ye Bamananw ye. An bè bi min na, Mali ye peresidanfangajamana ye. A jamanakuntigi kura ye Amadu Tumani Ture (ATT) ye.

Mali ye kònònajamana de ye, a tè kògòji da la. Nka ba belebeleba fila bè woy’a kònò : Joliba ani Senegali. Ni ba fila ninnu tun tè, Mali jiko tun bè kè baaraba ye. O de y’a to a bè se ka fò ko Joliba ni Senegali ye jamana in barajuru de ye, bawo Mali nafasòròsira sigilen bè sènè de kan, sènè dun tè taa ji kò. Jègè caman fana bè sòrò ba ninnu na ; Boso ani Kòmò de bè mòni kè.

Dancè bè Mali ni jamana wolonwula cè : 1. saheliyanfan fè, a ni Alizeri ni Moritani bè danbò, 2. kòròn fè, a ni Nizeri ni Burukina Faso bè danbò, 3. worondugu fè, a ni Kònòwari ni Lagine bè danbò, 4. tilebin fè, a ni Senegali bè danbò.

Mali faamadugu tògò ye Bamakò. A bè Joliba da fè. Kuluw de kèlen bè ka Bamakò lamini, Bamakòkaw bè kulu saba kofò u ka barow la sinyè caman. Kulu olu ye "fanga kulu" (Kuluba), "dònniya kulu" (Badalabugu kulu) ni "hakilimaya kulu" (Hamudalayi kulu) ye.

Dunan minw bè na Mali la awiyòn fè, olu bè jigin Mali awiyònsoba de la. O awiyònso tògò ye Bamakò-Senu. Bamakò-Senu ni dugukònòna furancè bè kilomètèrè tan nyògòn bò.

Mali tilalen don mara segin ye, nka Bamakò mana far’u kan, u bè kè kònòtòn ye. Bamakò ye galoduguba ye. Mara wèrèw tògò : Kayi, Kulukòrò, Sikaso, Segu, Mòti, Tumutu, Gawo ani Kidali.

San waati saba de dònnen bè Mali kònò : funteni (a bè daminè marisikalo la, a bè nògòya zuwènkalo la), samiya (a b’a ta zuluyekalo ka t’a bila sètanburukalo wala òkutòburukalo la) ni fonènè (a b’a ta nowanburukalo la ka t’a bila feburuyekalo la).

Mali ye sènèkèjamana de ye. Fèn caman bè sènè yen : nyò, malo, fini, ku, bananku, woso, shò, tiga, kaba, kòòri. Jiriden caman fana bè sòrò Mali la : mangoro, namasa, buyaki, lenburuba, jabibi, manje, lenburukumu, nsèrè n’a nyògònnaw. Baganmara fana bè wariba ladon Malidenw kun. Damannafolo dama dòw bè sòrò Mali la.

Mali ye jamana ye, mògò tè se ka nyinè min kò.

– texte en français (masalabolo tubabukan na) :

Le Mali est un grand pays qui se trouve en Afrique de l’Ouest. Il a une superficie de 1.240.000 km2. La population du Mali atteint aujourd’hui 12 millions d’habitants ; les Bambara sont le peuple principal du pays. De nos jours, le Mali est un état à régime présidentiel. Son chef d’Etat actuel est Amadou Toumani Touré (ATT).

Le Mali est un pays continental, il n’a pas d’accès à la mer. Mais deux très grands fleuves y coulent : le Niger et le Sénégal. Sans ces deux fleuves, la question d’eau au Mali aurait été un grave problème. C’est pourquoi on peut dire que le Niger et le Sénégal sont le cordon ombilical de ce pays, car l’économie du Mali est basée sur l’agriculture, et l’agriculture ne va pas sans eau. On trouve aussi beaucoup de poissons dans ces fleuves ; ce sont les Bozo et les Somono qui font la pêche.

Le Mali a une frontière commune avec sept pays : 1. au nord, il a une frontière avec l’Algérie et la Mauritanie, 2. à l’est, il a une frontière avec le Niger et le Burkina Faso, 3. au sud, il a une frontière avec la Côte d’Ivoire et la Guinée, 4. à l’ouest, il a une frontière avec le Sénégal.

La capitale du Mali s’appelle Bamako. Elle est située sur le fleuve Niger. Bamako est entouré de collines. Dans leurs conversations, les Bamakois évoquent souvent trois collines : ces collines sont la "colline du pouvoir" (Koulouba), la "colline du savoir" (Badalabougou) et la "colline de la sagesse" (Hamdallaye).

Les étrangers qui viennent au Mali par avion, descendent à l’Aéroport International du Mali. Cet aéroport s’appelle Bamako-Sénou. La distance entre Bamako-Sénou et le centre-ville vaut dix kilomètres environ.

Le Mali est divisé en huit régions, mais si l’on y ajoute Bamako, elles deviennent neuf. Bamako est un grand centre. Les autres régions s’appellent Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal.

Au Mali, on connaît trois saisons : la saison sèche et chaude (du mars au juin), la saison des pluies (du juillet au septembre ou octobre), la saison sèche et froide (du novembre au février).

Le Mali est un pays agricole. On y cultive beaucoup de choses : du mil, du riz, du fonio, des ignames, du manioc, de la patate douce, des haricots, des arachides, du maïs, du coton. On trouve aussi beaucoup de fruits au Mali : des mangues, des bananes, des goyaves, des oranges, des ananas, des papayes, des citrons, des pastèques et autres fruits. L’élevage aussi rapporte beaucoup d’argent aux Maliens. On trouve quelques ressources minières au Mali.

Le Mali est un pays qu’on ne peut pas oublier.

– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :

Mali ye jamanaba ye, min bè Afiriki tilebanyanfan fè. Le Mali est un grand pays en Afrique de l’Ouest.

A kènè bonya ye baamètèrèkènè 1.240.000 ye. Il a une superficie de 1.240.000 km2.

Mali jamanadenw bè mògò miliyòn tan ni fila bò bi. La population du Mali atteint aujourd’hui 12 millions d’habitants ;

Mali jama belebeleba ye Bamananw ye. le peuple principal du Mali sont les Bambara.

An bè bi min na, Mali ye peresidanfangajamana ye. Aujourd’hui, le Mali est un état à régime présidentiel.

A jamanakuntigi kura ye Amadu Tumani Ture (ATT) ye. Son chef d’Etat actuel est Amadou Toumani Touré (ATT).

Mali ye kònònajamana de ye, a tè kògòji da la. Le Mali est un pays continental, il n’a pas d’accès à la mer.

Nka ba belebeleba fila bè woy’a kònò : Joliba ani Senegali. Mais deux très grands fleuves y coulent : le Niger et le Sénégal.

Ni ba fila ninnu tun tè, Mali jiko tun bè kè baaraba ye. S’il n’avait pas ces deux grands fleuves, le Mali aurait été un grave problème.

O de y’a to a bè se ka fò ko Joliba ni Senegali ye jamana in barajuru de ye, C’est pourquoi on peut dire que le Niger et le Sénégal sont le cordon ombilical de ce pays,

bawo Mali nafasòròsira sigilen bè sènè de kan, sènè dun tè taa ji kò. car l’économie du Mali est basée sur l’agriculture, et l’agriculture ne va pas sans eau.

Jègè caman fana bè sòrò ba ninnu na ; On trouve aussi beaucoup de poissons dans ces fleuves ;

Boso ani Kòmò de bè mòni kè. ce sont les Bozo et les Somono qui font la pêche.

Dancè bè Mali ni jamana wolonwula cè : Le Mali a une frontière commune avec sept pays :

1. saheliyanfan fè, a ni Alizeri ni Moritani bè danbò, 1. au nord, il a une frontière avec l’Algérie et la Mauritanie,

2. kòròn fè, a ni Nizeri ni Burukina Faso bè danbò, 2. à l’est, il a une frontière avec le Niger et le Burkina Faso,

3. worondugu fè, a ni Kònòwari ni Lagine bè danbò, 3. au sud, il a une frontière avec la Côte d’Ivoire et la Guinée,

4. tilebin fè, a ni Senegali bè danbò. 4. à l’ouest, il a une frontière avec le Sénégal.

Mali faamadugu tògò ye Bamakò. La capitale du Mali s’appelle Bamako.

A bè Joliba da fè. Elle est située sur le fleuve Niger.

Kuluw de kèlen bè ka Bamakò lamini, Bamako est entouré de collines.

Bamakòkaw bè kulu saba kofò u ka barow la sinyè caman. Dans leurs conversations, les Bamakois évoquent souvent trois collines :

Kulu olu ye "fanga kulu" (Kuluba), "dònniya kulu" (Badalabugu kulu) ces collines sont la "colline du pouvoir" (Koulouba), la "colline du savoir" (colline de Badalabougou)

ni "hakilimaya kulu" (Hamudalayi kulu) ye. et la "colline de la sagesse" (colline de Hamdallaye).

Dunan minw bè na Mali la awiyòn fè, olu bè jigin Mali awiyònsoba de la. Les étrangers qui viennent au Mali par avion, descendent à l’Aéroport International du Mali.

O awiyònso tògò ye Bamakò-Senu. Cet aéroport s’appelle Bamako-Sénou.

Bamakò-Senu ni dugukònòna furancè bè kilomètèrè tan nyògòn bò. La distance entre Bamako-Sénou et le centre-ville vaut dix kilomètres environ.

Mali tilalen don mara segin ye, Le Mali est divisé en huit régions,

nka Bamakò mana far’u kan, u bè kè kònòtòn ye. mais si l’on y ajoute Bamako, elles deviennent neuf.

Bamakò ye galoduguba ye. Bamako est un grand centre.

Mara wèrèw tògò : Kayi, Kulukòrò, Sikaso, Segu, Mòti, Tumutu, Gawo ani Kidali. Les autres régions s’appellent Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal.

San waati saba de dònnen bè Mali kònò : Au Mali, on connaît trois saisons :

funteni (a bè daminè marisikalo la, a bè nògòya zuwènkalo la), la saison sèche et chaude (du mars au juin),

samiya (a b’a ta zuluyekalo ka t’a bila sètanburukalo wala òkutòburukalo la) la saison des pluies (du juillet au septembre ou octobre),

ni fonènè (a b’a ta nowanburukalo la ka t’a bila feburuyekalo la). et la saison sèche et froide (du novembre au février).

Mali ye sènèkèjamana de ye. Le Mali est un pays agricole.

Fèn caman bè sènè yen : On y cultive beaucoup de choses :

nyò, malo, fini, ku, bananku, woso, du mil, du riz, du fonio, des ignames, du manioc, de la patate douce,

shò, tiga, kaba, kòòri. des haricots, des arachides, du maïs, du coton.

Jiriden caman fana bè sòrò Mali la : On trouve aussi beaucoup de fruits au Mali :

mangoro, namasa, buyaki, lenburuba, jabibi, manje, lenburukumu, des mangues, des bananes, des goyaves, des oranges, des ananas, des papayes, des citrons,

nsèrè n’a nyògònnaw. des pastèques et autres fruits.

Baganmara fana bè wariba ladon Malidenw kun. L’élevage aussi rapporte beaucoup d’argent aux Maliens.

Damannafolo dama dòw bè sòrò Mali la. On trouve quelques ressources minières au Mali.

Mali ye jamana ye, mògò tè se ka nyinè min kò. Le Mali est un pays qu’on ne peut pas oublier.

+++++++++++++++++++++++++++++++++++

Ala ka Nowèliseli diya ! – Joyeux Noël ! Ala ka san wèrè jira aw na ! – Bonne Année !

Herbert
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Partir travailler à Kayes au Mali: bons plans?
Salut à tous !

Je pars pour environ 1 an bosser à Kayes au Mali, alors je suis preneur sur tous les bons plans que vous avez sur la ville.

Niveau club de sport, j'ai vu qu'il y avait un stade, mais existe il aussi des salles de sports ? Je fais du badminton et du squash, ça serait possible de continuer, ou je me met au foot direct ?

Niveau bars sympa ? Endroits ou rencontrer des gens ? Vous avez des bonnes adresses ?

Niveau bouffe ? quels plats tester absolument ?

Niveau palu, ya de gros risques dans la région ? Je compte pas prendre de medocs vu la durée de mon séjour.

Des trucs particuliers qu'il faudrait que j'emmène et que je trouverai pas là bas ?

Merci d'avance, Klem
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Mali: quels cadeaux choisir pour les Dogons?
Nous partons très prochainement chez les dogons. Notre voyage prévoit des nuits chez l'habitant. Nous souhaiterions leur faire plaisir; savez-vous quels genres de cadeaux ils apprécient? Par avance merci de vos réponses Céline
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Vacances trek seul au pays dogon (Mali)
Bonjour,

Je souhaite partir seul 2 semaines au mois de janvier, pour faire des vacances plutôt trek!!!

Je vais partir seul et hésite entre plusieurs destinations: Mali, Kenya, Mauritanie!

Je me pose plusieurs questions sur ce type de voyage au Kenya: - est il facile de se déplacer au Mali (seul)?

- est il possible de voyager avec un petit budget (20 euros par jours - à titre de comparaison lors de mes précédents voyages inde 15 euros, syrie 15 euros, Mexique 30 euros...)

- est il facile de trouver/ est il nécessaire d'avoir un guide pour le Pays Dogon?

Merci d'avance pour vos différentes réponses,

Benoit
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Retour du Burkina Faso et du pays dogon au Mali
Bonjour,

quelques infos suite à mon retour du burkina faso et du pays dogon. le but du voyage était de visiter des amis sur fada n gourma et faire du tourisme au pays dogon...bref il pleuvait sur bobo dioulasso ainsi que sur fada est l'est du niger, ce qui pose un problème aux agriculteurs pour faire sécher les récoltes, mais pas pour faire de la piste. pour ceux qui vont vers le niger, attention car apparement à cause des coupeurs de route, les trajets fada / niger se font en convois, avec présence de gendarmes dans certains bus, retour au calme depuis 1 mois, mais prudence sur ce tronçon...

liste des hôtels utilisés pendant notre parcours. ouaga / maison azzaba / 9000 cfa pour une double fada n gourma / auberge bilimpo, hôtel récent / 7500 cfa la chambre avec wc et douche. fada n gourma / hôtel panache / 15.000 cfa, mais possibilité de descendre à 10.000 en négociant / propre / piscine... bobo dioulasso / le pacha / double à 9500 cfa / douche et wc sur palier. / petit dèj cher / mieux vaut le prendre sur le trottoir en face +/- 400 cfa pour 2 personnes (pain et café) / bon resto&pizzeria djénné / hôtel tapama / 15.000 la chambre double / un peu sur le déclin / belle terrasse / belle cour pour prendre un verre. songho / hôtel ? (le seul du village) 10.000 cfa la double / restauration sur place à commander, compter 2500 cfa pour des pates.... sangha / auberge femme dogon / 7000 cfa la double / simple, mais correct / douche et wc sur palier ouahigouya / hôtel la liberté / en déclin et vétuste, mais en restauration prochainement / 8900 cfa / bon lit / quartier calme

péages / burkina fada/ouga = 400 cfa ouaga/bobo = 800 cfa bobo/banfora = 200 cfa bobo/faramana = 200 cfa

péages / mali 500 cfa / péage

nous avons loués un véhicule de tourisme à fada, une mitsubishi lancer (break) avec un compteur bloqué à 328.000 km...prix 35.000 cfa jour + indemnités chauffeur (repas/logement) 3000 cfa/jour en huit jours nous avons du faire +/- 1900 km et dépenser 105.000 cfa pour l'essence. nous avons fait la grande boucle, à savoir fada/bobo se fait tranquillement dans la journée. le trajet bobo/djénné se fait dans la journée, attention le portion de route entre frontiére mali vers san est dans un état plus que lamentable (500 cfa pour ça ?) ca a du être bombardé il y a pas longtemps, mieux vaut faire le crocher par koutiéla que de passer en direct de kouri à kimparana. après la route pour djénné, mopti et bandiagara est ok. de bandiagara à sangha en haut des falaises c'était un peu plus chaud 3 heures pour faire les 45 kms, le bas de caisse à toucher 3 fois, mais c'est bon nous sommes passés ... à savoir que l'on nous a déconseillés de descendre en bas des falaises avec notre véhicule, les locaux disent qu'après sangha ce n'est faisable que un 4*4, info / intox ? nous n'avons pas essayés. pour redescendre dans la plaine nous sommes repassé par bandiagara, puis direction bankass, à un moment sur la route il y a un embranchement, prendre celui sur la gauche qui passe via djiguibombo ou un truc comme ca, la route est un peu chaotique, mais c'est gérable, ensuite la route va en pente douce, trés peu de virage pour descendre vers la plaine, arrivée en bas il y 2 à 3 kms de route sablonneuse pour aller à tiéli. nous avons fait le trajet bankass/ouahigouya en 03:30 (passage frontiére compris) c'est de la bonne piste bien large, elle est en assez bonne état côté mali, quelques gros trous à éviter, côté burkinabé, c'est un peu plus détérioré, surtout aprés le passge frontiére, bon pas mal de tôle ondulée, mais tout ca se fait facile en véhicule de tourisme. la route est séche à présent, il ne devrait plus il y a avoir de pluie à présent.

notre coup de coeur au pays dogon, c'est songho, pourtant loin des falaises, trés accessible à partir de la route principale, mais trés bon accueil et village sympa dans un cadre digne d'un bon western. prix d'entrée du village 1000 cfa / personne, guide 4000 cfa/ 2 personnes sur 2 jours.

guide à sangha, ces dernier ne vous sautent pas dessus (trés appréciable) une fois que vous êtes installés les discussions commencent tranquillement.(du moins à femme dogon ...) nous avons eu jacques kassogué (jeune, calme, commentaires ok, bonne impression) avons payés 10.000 pour le petit tour / 2 personnes avons payés 15.000 pour le grand tour / 2 personnes ces prix comprennet les droits d'entreé dans le villages + petits cadeaux aux anciens....cola...

à savoir que au mali, notre chauffeur à pu dormir et manger presque gratuitement lors de toutes nos haltes. il a également pu se joindre à nous pour faire le visites et cela sans surcoût, nous avons appréciés car notre chauffeur est un jeune burkinabé, et c'était asa 1ére visite au mali, celui ci à donc pu tout comme nous, découvrir ce magnifiques pays. / merci aux maliens pour leur hospitalité.

* ***ATTENTION au dos d'ane/gendrame couché au mali, ils sont nombreux et non signalés, quand vous êtes dessus il est trop tard....******

nos + et nos -... djénné / visite trés interessante / mais ville sale / hausse des prix pays dogon / mendicité des enfants, j'avais jamais vu ça !!!! pourtant j'ai visité pas mal de pays dans le monde, un vrai fléau, même mes vieux s'y mettent. c'est pas compliqué à part les enfants de l'auberge, tout, je dit bien tout les enfants rencontrés ont demandés quelque chose. le prix des boissons à sangha et dans les villages dogon frisent l'arnaque, compter 1000 cfa pour une bouteille d'eau, compter 500 cfa pour thé "lipton" ou un café, à titre de comparaison au burkina un sachet d'eau vaut entre 25 et 50 cfa suivant la contenance (25 ou 50 cl) un thé ou café vaut 100 cfa. au pays dogon il y a entente sur les prix du côut à moins de venir avec votre stock d'eau ou boire celle du robinet, vous devez passer à la caisse. ce qui est dingue c'est que un coca (400 cfa en gros) coute moins cher qu'un thé ou un café !!!!! les pseudo guide/vendeur de mopti qui vous colent au dérriére pendant 500 métres

nous avons énormément appréciésla gentillesse des africains autant au mali qu'au burkina, aucun problème, aucun mot de travers, beaucoup de respect, nous avons pu aborder tout les sujets, même les plus polémiques, et la conversation est toujours restée sereine les paysage de l'est du mali, valent largement le déplacement, l'ambiance du port de mopti, le chargement des pinnasses....et surtout le village de songho. le gasoil et l'essence moins cher au mali qu'au burkina (400 cfa le litre de gasoil et 600 cfa le litre d'essence)

quelques prix en vrac pour le burkina 1 pastéque / de 100 à 350 cfa / en fonction de la taille 1 brakina / 450 à 550 cfa 1 sucrerie / 400 cfa 3 bananes / 100 cfa 1 nescafé / 100 cfa 1 sachet d'eau 50 cl / 50 cfa (le gôut est moins bon que celle en bouteille) arrachide / 25 à 50 cfa le spetites paquets 1 pomme / 250 cfa 1 ananas / 500 à 700 cfa droit d'entrée site touristique (cascades karfiguela, domes fabedougou, koro...) / 1000 cfa

un bon plan à fada n gourma pour manger des bon yaourt, c'est sur la route du niger juste avant la ecobank, c'est emela yaourt / 200 cfa

info djénné bac pour traverser le fleuve à 2500 cfa pour un véhicule de tourisme guide / visite de 03:30, avons payés 7000 cfa (prix de départ 12.500) donc ca vaut le coup de négocier...(le guide était john travolta) droit d'entrée dans la ville 1000 cfa / personne

ne pas négliger la région de banfora (burkina), qui vaut largement le détour.

avions pris le vol RAM (royal air maroc) de nantes/casablanca/ouaga, mon bagage n'a pas suivi, j'ai du mettre un temps et une énergie folle pour récupérer mon sac 3 jours plus tard. pour cela j'ai pu compter sur le réseau d'amis africains etleur solidarité, mais en aucun cas ne compter sur RAM pour vous aider, ou espérer d'eux une brosse à dent, ou un savon....aucune représentation à l'aéroport....

ah j'allais oublier quelque chose d'important : le propriétaire de notre voiture avait "oublié" de donner une procuration à son chauffeur du coup, celui ci à du distribuer pour en gros pour 25.000 cfa de bakchich entre les douanes et gendarmeriesburkinabée et malienne !!!! pour pouvoir passer les frontiéres et avoir son permis touristique....donc si vous louez une voiture, il faut carte grise, permis, assurance, controle technique et une procuration pour le chauffeur, si celui ci n'est pas le propriétaire du véhicule.....avis aux amateurs.

bon les infos ci dessus sont un peu livrées en vrac, mais j'éspére que cela aidera certains d'entre vous....

A+ TYZEF
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Voyage au Mali: trajet depuis la France?
Bonjour, tout le monde. C'est parti, le choix est fait . ce sera le Mali. Le trajet sur place est fixé . il nous manque le trajet depuis la france . et c'est là que ca se corse!

et c'est pour cela que je me retourne vers vous tous et toutes. avez vous des pistes pour nous guider dans le choix et 'lachat de nos billets pour ce voyage, depuis la france ? ( nous sommes 4 )

certains nous ont parlé de faire France-Senegal et de là faire le trajet "sur terre" vers le Mali ( notre destination etant Bamako )

votre avis sur cette possibilité ? sinon le direct France ( bordeaux ou paris , voire Bilbao ( nous habitons en pays basque)) en avion est il possible sans avoir ces tarifs hallucinants que j'ai pu trouver ( aux alentours de 4000 €, pour 4 )

voila voila merci pour vos avis et votre aide

marko
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Mali: où le vent nous portera
Pendant les travaux de la grande pinasse, nous nous étions installé sur une plage près de Mopti, par mis les nomades du fleuve les Bozos, . La plupart bougent au gré du niveau du fleuve et donc, du comportement des poissons. Début mars, l’harmattan c’est calmé, mais un vent qui change fréquemment de direction souffle régulièrement. C’est a cette saison, que les pécheurs passent a Mopti pour vendrent leurs stocks poissons séché ou fumé. En tant que voisin je préfère quand il est sec, mais pour le riz gras, le fumé est succulent. Ils débarquent a toutes heure sur les plages qui entourent mopti a la saison basse, pour parfois monter leurs tente a un mètre de votre pirogue, alors que la plage d’environ milles mètre carré est vide (sa sent le vécu ça !, non ?). Venir en ville c’est l’occasion de retrouver la famille et les amis (les retrouvailles sont a mon avis le meilleur moment de la vie de nomad) d’acheter un nouveaux téléphone cellulaire ou une télévision, réparer ou renouveler le matériel, réparer les filets, et surtout pécher, toujours pêcher. Et un jour, a nouveau sans aucun signe, la famille bozo démonte la tente pour retrouver leurs coins pêche situé du lac Débo à Ségou. La tente du bozo est généralement constituée d’une ossature de bois léger, des nattes et, ou une bâche plastique Il est fréquent a cette période, de voir des pirogues d’une quinzaine de mètres charger de bric et broc, certains voyage avec un petit buffet ou un lit, mais plus régulièrement des poulets, pintades ou canards, mouton, riz, mil, poissons ou les caisses vide mais toujours odorantes, les deux ou trois unique plat et marmite scintillants au soleil, les filets. Et un tas d’autres choses sans noms. Ajouter a cela le père de familles et ses deux ou trois épouses, ces xxx enfants et un ou deux anciens. C’est évident, certains perdent du matériel en route, c’est au raz de l’eau ! (Encore du vécu ça !) Pour compléter ce magnifique tableau l’embarcation est tirée par une voile qui peut être la natte, ou la bâche qui servait d’abri sur la plage, ou une couverture si ce n’est les sacs de riz cousus. Bref tout ce qui est susceptible de prendre le vent et de faire avancer l’affaire, Ces convois filant au vent sont toujours émouvant et me donne envie moi aussi de tirer la corde -et non pas le bout-. Trois possibilité s’offre a nous, mais le Niger est a mon avis trop large pour une pirogue comme la notre, notre pirogue est pourtant arriver de Bamako par le fleuve et cette année encore une rencontre avec deux canadiennes qui voyageaient avec l’équivalent, mon dit avoir plus tirer que pagayer. Les blancs que j’ai eu à croiser voyageant sur des embarcations de cette taille n’avais, je pense, pas conscience de la taille et la puissance de ce fleuve. Donc la route principale des bozos Mopti Tombouctou ou Mopti Ségou, est proscrite, nous partirons donc sur le Bani, comprenez en langue Bambara, fleuve, petit. En effet ce fleuve est beaucoup moins large que le Niger je dirai, plus intime. Notre pirogue de sept mètres, superbement relookée par MAD DOG de Marseille -descendu avec la troupe d’artiste EXOBUS- est maintenant équipée d’une voile et d’une planche pour percher. Nous somme quatre pour ce voyage, moi, ma chérie, le petit qui pousse en elle depuis cinq mois, et ma fidèle compagne canine – déjà huit année de vie partagé- j’ai nommé, gamelle, je m’occupe de leur confort en installant un toi amovible qui se démontera en cas de vent contraire et un matelas, qui finalement nous servira d’ombrelle afin qu’il ne trempe pas dans l’eau de la pirogue et passer la nuit au sec, moi je serai essentiellement au bout de la pirogue a pagayer, gouverner ou perché donc je ne prend pas de place, au soleil bronzage assuré. Le chargement des bagages est donc restreint mais il n’est pas nécessaire de promener trop de matériel ou nourritures Je sais que je trouverais toujours des épices, des féculents et quelques légumes même si les jardins sont assez rares sur cet itinéraire, le bois et le charbon se négocient en route dans les pirogues qui le transportent à Mopti. L’huile de bonne qualité, les épices et deux gamelles, trois avec le chien ! Un petit fourneau, de l’eau minérale pour souhade et le petit et de l’eau de ville pour moi plus un tas d’autre truc pas indispensable mais qui serve quand même. Mais surtout une tente ou nous dormirons en sécurité, tout sa dans a peut près deux mètre carré. Quant aux poissons nous le trouverons sans problème car le Bozo pêche, pêche encore et toujours comme s’il avait pour mission de vider le fleuve de tous ses poissons. Quasiment toujours au travail les pécheurs qui voit beaucoup plus rarement des étrangers passer dans leurs quartier que sur le Niger, sont très heureux de nous vendent ou nous offrir leur prisses, essentiellement des silures dépassant rarement le mètre, et des carpes, que je comparerais plutôt a la perche. Je n’ai pas oublier l’huile, indispensable pour frire et déguster les carpes et la plupart des poissons qui sont bourrer d’arrête. Gaver de poisson frit, en sauce ou encore mouler dans la glaise, d’œuf poché dans une soupe de choux. Un poulet au citron et aubergine était même au menu. Nous pourrions presque nommé ce voyage, « de balade culinaire » mais l’amour était plus fort encore… alors le vent ! Emporte nous. Le voyage est sans but si ce n’est, une ballade familiale de quelques jours. Le jour du départ nous quittons les plages de Mopti devenu notre lieu d’habitation, pour garer la grande pirogue maintenant bien aménagée au port, mon petit frère Mouta s’en occupera. Nous tirons la voile faite d’une bâche et la magie de la nature fait le reste, l’eau et le vent nous arrache de Mopti, qui défile sous nos yeux jusqu’a se désertifier. Rapidement, le vent tourne, mais c’est en fait plus souvent le fleuve qui a tourné. Les repères ne sont pas évidents sur l’eau avec souvent un horizon a perte de vue. La perche remédie au vent contraire ou absent. Je connais la navigation a la perche pour l’avoir pratiquer durant de nombreux année lorsque j’amenais mon père pêché sur la rivière translucide et très froide en bas de chez nous. Mais on ne naviguais pas avec des pirogues sur la Conie, mais a barque conçu pour ramer. C’est donc sur le trajet que je compléterais mon apprentissage. L’apprentissage de quelques heures une nuit de pleine lune était magique et inoubliable. De nombreux îlots d’herbe verte dégager par le faible niveaux de l’eau nous accueillent pour les bivouacs mais ils créent a force du courant des tourbillons très dur voir impossible pour l’apprenti que je suis a remonter, . Nous faisons donc la connaissance de Ibrahim Maïga, nous arrangeons d’une somme et c’est lui qui en bave avec le « bocala mousso » (perche de fille) que j’ai choisi pour le voyage. Cette perche cassera d’ailleurs plus tard. Et c’est encore Ibrahim qui au retour me cédera la sienne. Un cadeaux précieux car on en trouve difficilement avant Mopti. Malgré quelques coup de vent qui bouscule parfois notre coquille, les risque de couler son minime puisque la profondeur ne dépasse que rarement notre taille, ce qui permet de tiré le convois en cas de difficultés. Il ne faut pas négliger l’amarrage des bagages, qui en cas de coulage quitterait le bateau pour suivre le courant (encore du vécu !). Les ballades dans les villages sont agréables même si nous sommes toujours assaillir par une colonie de petits (vidé le fleuve et faire des enfants, c’est ça la mission ?), il n’est pas toujours évident de rester maître de la situation surtout avec gamelle qui attire particulièrement l’attention par sa petite taille, ces villageois non pour la plupart jamais vu un chien nain, et qui obéi au doit et a l’oeil. Heureusement je gère maintenant beaucoup mieux, à Tombouctou une trentaine de petits nous jetaient des pierres. Les quelques mots maintenant acquis en bambara sont bien sur très utile dans ces moments mais surtout très apprécier, même si le village est peul ou bozo les habitants parle très souvent la langue bambara, et j’ai toujours mes nouvelles fiche pour progresser sur cette langue finalement beaucoup plus simple que nos langues francophone. Les nombreux milans et corbeau qui ne sont pas farouche, nous attrape les cheveux et font quelques frayeurs à gamelle, et quelques hippopotames se font remarquer du bout du nez. C’est le lait cailler acheter au peul qui va me coucher et gâcher une journée entière. J’aurais tout juste la force de traverser et trouver l’endroit le plus agréable du coin Le lendemain encourager par un bon vent contraire, et une amis qui prend le départ pour la France, nous déciderons de faire demis tour. En une semaine, nous aurons a peine effectué la moitié du chemin pour Djenné, tant mieux la suite nous reste a découvrir. Le vent et quelques heures de perche, cette fois ci dans le sens du courant, et nous arrivons au port ou nous retrouvons notre pinasse. Nous rentrons bien reposer, bronzé, bien nourris et de jolies images pour Souhade. Un arbre magnifique a reçu l’empreinte de notre amour. Lorsque j’ai planté la lame pour y graver un cœur, j’ai fait couler une sève rouge vif qui teinte nos initiales. Que cet arbre centenaire soit un témoin de notre amour éternel. Pour conclure je vous dirais que ces deux fleuves sont très différent sur leurs aspects, la vie et les activités qui si passent, sur la navigation et sur le comportement de la population. Les deux méritent vraiment votre visite.

Le temps de terminer ce récit deux événements se sont produit. Gamelle nous a quitter des gros chien l’on tuer dans un combat très irrégulier, et notre petit garçon est né dans la case au bord du fleuve, il a été baptisé Isa-Igjé, (traduisez l'enfant du fleuve, en sonraïl) mohamed, Maïga.

Willynomad 🙂
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Voyage Mali-Burkina Faso en 3 semaines?
Bonjour à tous, Voilà nous sommes 3 - 4 à vouloir partir 3 semaines en Afrique pour retourner au Burkina et découvrir le Mali. Seulement en 3 semaines on aimerait faire Ouaga-Dano-Bobo puis ensuite aller au Mali avec Bamako, Mopti, Tmobouctou, pays Dogon pour enfin repartir de Ouaga. Avez-vous quelques conseils à nous donner, est-ce que 3 semaines suffiront? Le programme me semble chargé vu le temps à passer dans les transports... Si vous avez de bonnes adresses et de bons guides n'hésitez pas !
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Voyage humanitaire au Mali
😉 Voyage au Burkina Faso ; Bonjour nous sommes 5 étudiantes infirmières nous souhaitons dans le cadre de notre formation pour la troisième année, exercer pendant 4 semaines un stage humanitaire au Maali. Nous sommes trés motivée par ce projet qui est prévu pour la rentrée voire janvier, mais le souci est que nous savons pas vers qui nous tournées pour avoir des conseils c'est pour cela que je saisi ce site en éspérant que quelqu'un puisse nous orienter vers des plans: style sponsor afin d'apporter des biens au pays ou bien avoir des biellets d'avions à un tarif réduit. Je vous en prie si vous avez le moindre conseil contacter moi. Merci par avance 😊
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Dans quel sens voyager le long du fleuve Niger au Mali?
Bonjour à tous! Je pars un mois au mali entre fin juillet et mi aout (4 semaines). Le but est de voyager le long ou sur le fleuve Niger. J'ai plein plein de questions et notamment s'il vaut mieux remonter ou descendre le fleuve en cette saison (niamey/ gao/tombouctou/mopti/bamako ou l'inverse)? Et aussi, y a t-il des endroits non navigables et dans ce cas, quel moyen de transport peu couteux utiliser? Peut-il y avoir des difficultés à la frontière Mali/niger? Est-il possible d'acheter une moto pour faire un bout de trajet et de la revendre facilement ensuite? est-ce praticable? Quel budget prévoir pour 4 semaines en voyage routard? Peut-on facilement loger chez l'habitant?....... J'aurai surement plein d'autres questions auxquelles je ne pense pas là maintenant; ce serait super d'échanger avec quelqu'un qui a déjà fait ce trip! Merci d'avance!
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Formalités pour vendre sa voiture au Mali?
Bonjour, Je pars le 1er Novembre pour Dakar, via espagne, maroc, mauritanie et mali et je cherche des tuyaux en ce qui concerne les formalités pour vendre ma voiture (405 pas cher😉) au mali pour éviter de payer la taxe du sénégal. Après je retraverse le sénégal jusqu'à Dakar par mes propres moyens. merci 🙂
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Mali, Festival au désert Tombouctou Essakane 12,13 et 14 janvier 2012
J'ai l'honneur de vous informer que le festival au désert à Tombouctou est maintenu. Bien évidemment la sécurité des festivaliers est assurée, et la direction nous fait part de sa volonté de soutien aux peuples du désert liés à l'évènement. Les discussions avec le gouvernement malien nous ont permis de mettre en place un dispositif assurant l'imperméabilité du site. Les modalités sont sur le site officiel : http://www.festival-au-desert.org/index.cfm?m=0&s=1&lng=FR

Bien à vous,
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Mauritanie-Mali par la route: annulation du voyage
Bonjour à tous, a trois jours du départ nous venons de prendre la décision d' annuler notre voyage par la route pour la Mauritanie et le Mali, nous avons eut un message de l'ambassade du mali compte tenu de l'évaluation des risques actuellement en cours et de l'évolution défavorable de la situation sécuritaire, tout déplacement autre qu'imposé est donc à proscrire de manière absolue, puis renseignements auprès de nos amis africain , pour la mauritanie il y a l'armée tout les 30 km , nous avons décider d'attendre un peu pour avoir un peu plus de recul sur la situation en Afrique de l'Ouest pour prendre la route .
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Organiser ses randonnées depuis Mopti ou Bandiagara? (Mali)
Nous avons prévu de partir fin janvier début février 2011 au Burkina puis au Mali avec une arrivée à l'aéroport de Ouaga puis départ de celui de Mopti. Les billets ne sont pas pris.

A la lecture des nombreux posts je suis un peu perdue dans notre choix. Nous voulons remonter de Ouaga pour visiter le pays Dogon.

Est ce mieux de s'arrêter à Bandiagara et prendre un guide pour les randonnées ou d'aller jusqu'à Mopti et organiser les randonnées depuis cet endroit. Sachant que je ne connais pas les transports entre Bandiagara et Mopti.

Voili Voilou Merci à tous
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Sécurité actuelle au Mali? (fin août 2010)
Hello à tous,

Je prépare(rais?) un voyage de 2semaines au mali en janvier 2011. Ca fait longtemps que j'en rêve. Or je constate que le site de diplomatie a coloré tout le mali en orange ou rouge, déconseillant d'y aller.

Qu'en pensez-vous? Notamment ceux sur place? Dois-je remettre mon projet à plus tard ou puis-je y aller sans trop de soucis, en respectant les consignes de base.

Je suis déja allée en Inde, en bolivie, au Pérou, au burkina et 6 mois au Sénégal.. Je ne suis donc pas une novice. Il y a tjs des zones plus à risque, que j'ai tjs essayé d'éviter car je ne voudrais pas que mon voyage de rêve devienne un cauchemars.

Bref donnez-moi VOS impressions, pfs loin des inquiètudes diffusées par les médias.

Un tout grand merci.
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