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L'Inde en juin/juillet/août?
Bonjour à tous ! J'ai le projet de partir en Inde du Nord cet été, et il m'est assez difficile de faire le tri dans les avis que je trouve tant ceux-ci diffèrent...j'espère donc pouvoir obtenir ici quelques conseils de la part d'habitués !

Ce serait pour début juin. Je n'ai pas encore pris mon billet mais je voudrais le faire dès demain. Cependant, j'ai du mal à me décider concernant la date du retour. À l'origine, je partais dans le but de faire un trek au Ladakh pour 15 jours. Je pense faire l'aller-retour en bus par la route de Manali, et passer quelques jours à Leh, donc disons qu'en gros cela me prendrait 3 bonnes semaines (je veux y aller tranquillement).

Mais je m'étais dit qu'il serait bête de s'arrêter là. Il m'est possible de poursuivre le voyage pour un mois supplémentaire (soit 2 mois en tout). Or je lis partout que juin/juillet/aout est la pire période pour visiter l'Inde, on m'a carrément dit que ça ne valait pas le coup. Peut être qu'il serait plus judicieux de me consacrer au Ladakh et de découvrir le reste du pays une prochaine fois ?

Est-il possible d'entrer sans avoir de billet retour, et d'aviser sur place en fonction de mon ressenti et de la météo ? C'est un pays qui m'attire depuis un bon bout de temps, mais j'avoue que je l'appréhende. Je suis une jeune femme voyageant seule en mode "routarde", et j'ai lu de nombreuses expériences de filles qui, même en se faisant discrète, ont ressenti un profond malaise et ont du écourter leur voyage. Je suis très ouverte et j'ai envie de me faire mon propre avis sur la question, mais le prix de ce voyage est conséquent pour moi et j'ai très peur de me retrouver dans cette situation. Si je ne m'y sentais finalement pas bien, j'aimerais avoir la possibilité de prendre un billet d'avion pour un pays asiatique plus calme (par exemple la Thaïlande que je connais déja) et de re-tenter l'expérience indienne dans quelques années.

Dans le cas où j'y passerais deux mois complets, j'aimerais après le Ladakh visiter Agra, Jaïpur, Jodhpur, Pushkar, Rishikesh, et surtout Varanasi. Combien de temps consacrer idéalement à chacune de ces villes ? En un mois et en n'utilisant que les transports en commun, c'est assez ? Au Ladakh, à part un trek guidé, qu'est ce qu'il y aurait de beau à visiter par ses propres moyens ? D'ailleurs est ce que les treks proposés sur 15 jours sont adaptés aux débutants ? Enfin, est-il préférable de visiter d'abord le Ladakh puis le Rajasthan et Varanasi, ou de parcourir le pays pour terminer par le trek ? En fonction du climat, de la fréquentation (peut être moins de monde au Ladakh en juin qu'en juillet/aout ?), de l'adaptation au pays etc...

Je remercie par avance ceux qui auront la gentillesse de répondre à ce post un peu long :)

Je m'excuse si certaines de mes questions ont déja été posées, j'ai fait quelques recherches mais en ce moment le temps me manque et comme j'aimerais pouvoir prendre mes billets au plus vite...

Bonne soirée à vous !
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Randonnée au Ladakh
Bonjour, Nous préparons un voyage au Ladakh en partant de Leh, avec un guide. Nous sommes à la phase 1 de la préparation. Connaissez vous la meilleurs période, quel tour à faire, durée minimum? Je précise que nous sommes de bon marcheur, en montagne on a l'habitude d'aller dans les alpes mais sur gr, 3 ou 4 chaussures mais pas escalade ni glacier. Merci à vous.
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Ladakh, deux sexagénaires à l'assaut d'un 6000. Récit d'un voyage en totale autonomie.
L'ascension d'un 6000 m, et le plus haut col du monde à VTT ! Ce genre de défi, c'est plutôt réservé aux jeunes, mais nous, retraités sexagénaires plutôt physiquement en forme, nous nous sentons la capacité de le faire, sans passer par une agence de voyage, uniquement par nos propres moyens. Christian est plutôt vélo, moi plutôt montagne, mais comme nous sommes polyvalents et bien entraînés pour ces deux activités, c'est décidé, on y va !

Eté 2016 Après recherches, ce sera le Stok Kangri, 6154m, pour la montagne, et le Kardhung La, 5600m, pour le VTT, revendiqué comme le plus haut col carrossable du monde. Ces deux objectifs ont l'avantage d'être facilement accessibles depuis Leh, la capitale du Ladakh. Et puis il y a aussi la célèbre route impossible Manali - Leh et ses cols mythiques, dont le fameux Keylong pass, les paysages du Ladakh, sa population, ses temples et mosquées, et bien sûr la situation politique de la région, souvent tendue et bouillonnante. Serons-nous à la hauteur de notre projet ?

MENU

1- Bordeaux - Delhi - Manali: rapide prise de contact 2- Manali - Old Manali : bus de nuit et courte rando 3- Manali - Ghosol - Vashit : la vie de village 4- Manali - Jispa : la route de l'impossible, 1° jour 5- Jispa – Leh : la route de l'impossible, 2° jour. Mes amis anglais 6- Leh : cartes postales 7- Leh - Lamayuru : en route pour un premier trek d'acclimatation 8- Lamayuru – Wanla : 1° jour. Le trek pour nous seuls 9- Wanla - Phonjila - Hinju : 2° jour. Dur dur quand on est malade 10- Hinju - Sumda : 3° jour. Le point haut 12- Sumda - Ezas - Leh : 4° jour. La bonne affaire 13- Leh, vallée de l'Indus : road trip en Royal Enfield 14- Camp 2 du Stok Kangri : 1° jour, une promenade de santé 15- Camp 2 - sommet - camp 1 : 2° jour. Un 6000, c'est pas les Pyrénées ! 16- Camp 1 - Leh : 3° jour 17- Leh : et maintenant, le VTT 18- Kardhung La à VTT : une demi réussite 19 - Leh, vallée de l'Indus : carte postale en Royal Enfield 20- Leh - Delhi - Agra : en serrant les fesses 21- Agra : carte postale 22- Fatephur Sikri : carte postale 22- Agra – Delhi : Laurel et Hardi sur le quai
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Rajasthan 2016 pour mes 50 ans
Bonjour,

Je prépare un voyage de découverte au Rajasthan pour mars 2016 avec mon épouse pour mon anniversaire (50 ans!!!!). Mon épouse et moi sommes plutôt de grand voyageurs et avons l'habitude des périples à l'étranger avec de grands kilométrages. J'étudie différentes propositions d'agences (Voyages in India, India peacok Travel, Marco Vasco). Le cahier des charges est simple : voyage en mars 2016 avec chauffeur (probablement anglophone) d'une durée de 15 jours avec hébergement luxe (on n'a pas tous les jours 50 ans) :

J0 départ de Paris J1 Delhi J2 Delhi / Shekhawati (257 km - 4h30/5h de route) J3 Shekhwati – Kuchaman J4 Kuchaman-Khimsar J5 Khimsar-Ramdeora- Jaisalmer J6 Jaisalmer J7 Jaisalmer / Jodhpur J8 Jodhpur – Ranakpur – Udaipur J9 Udaipur J10 Udaipur – Chittorgarh – Bundi J11 Bundi – Jaipur

J12 Jaipur J13 Jaipur – Agra J14 Agra-Delhi J15 Delhi : retour vers la France

Je vous passe le contenu des visites quotidiennes et le choix des hébergements. Je voudrais savoir si ce circuit est réaliste sachant qu'au moins 3 agences m'ont proposé à peu près ce même circuit.

Qu'en pensez-vous chers voyageurs connaisseurs du Rajasthan?

Très bonne journée.

Loïc

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Attentat à la gare de Mumbai (26 novembre 2008)
Selon l'agence de presse indienne PTI, 16 personnes ont été tuées par balles mercredi dans une série d'échanges de tirs et d'explosions. Selon la police indienne, cela se serait passé dans "la principale gare ferroviaire de Mumbai" (jusqu'à présent la police n'a fourni aucune autre information, évitant également de citer le nom de la gare).
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Inde du Sud (Tamil Nadu et Kerala) - Août 2010
Pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

C'était un retour. Nous avions parcouru le Rajasthan il y a 10 ans et connaissions aussi le Sri Lanka. Donc, pour une fois, nous avions une idée de ce qui nous attendait. Mieux, nous retournions le chercher. Et nous n'avons pas été déçus. Même après 10 ans. Même dans une autre région. L'accueil des Indiens est incomparable et rend fabuleux un voyage pourtant fatigant à la base.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 21 Août – Vol Emirates Paris CDG / Dubaï / Chennai Dim – Arrivée à Chennai à 8h20- Taxi jusqu'à Mama (950 Rs) - Nuit à Mamallapuram Lun – Nuit à Mamallapuram Mar – Bus jusqu'à Pondi (2h-60 Rs) - Nuit à Pondicherry Mer – Bus jusqu'à Chidambaram (1h30-24 Rs) – Bus jusqu'à K. (2h30-25 Rs) - Nuit à Kumbakonam Jeu – Rickshaw jusqu'à Darasuram et retour (100 Rs) – Bus jusqu'à Gangaikondacholapuram et retour (1h30-16 Rs x 2) - Nuit à Kumbakonam Ven – Bus jusqu'à Thanjavur (1h30-14,5 Rs) - Nuit à Thanjavur Sam – Bus jusqu'à Trichy (1h15-16 Rs) - Nuit à Trichy Dim – Bus privé (1ère erreur !) jusqu'à Madurai (2h30-100 Rs au lieu de 60 Rs-2ème erreur !!) - Nuit à Madurai Lun – Bus jusqu'à Kumily (4h-45 Rs ) - Nuit à Kumily Mar – Jungle Safari - Nuit à Kumily Mer – Spice Garden et Tea Factory - Nuit à Kumily Jeu – Bus jusqu'à Kottayam (3h30-69 Rs) – Ferry jusqu'à Alleppey (2h30-10 Rs) - Nuit à Alleppey Ven – Houseboat – Nuit sur le bateau Sam – Bus jusqu'à Ernakulam (1h30-39 Rs) - Nuit à Ernakulam (Kochi) Dim – Ferry (10 min ?-2,5 Rs) jusqu'à Fort Kochi - Nuit à Ernakulam Lun 6 Sept – Taxi à 6h30 pour l'aéroport (45 min-650 Rs) - Vol Emirates Kochi / Dubaï / Paris – Départ de Kochi à 10h30

Les prix des bus indiqués s'entendent par personne. Des détails sont donnés dans le paragraphe itinéraire.

BUDGET :

Dépenses préalables : Vols réguliers Emirates Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris : 775 €/p

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 732 € répartis ainsi : - 315 € d'hébergement (14 nuits) - 87 € (5 000 Rs) pour les activités dans la réserve de Periyar - 70 € (4 000 Rs) pour le houseboat à Alleppey - Le reste (260 €) pour les repas, les transports et les quelques rares entrées de sites. 3 retraits cash en ATM (10 000 Rs à chaque fois, pas réussi à sortir plus) et un exchange de 50€ (passeport nécessaire) au cours de 1€ = 56,9 Rs.

Budget total tout compris (hors achats perso) : 2282 € pour nous 2

Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif. Notamment en terme d'hébergement … Nos choix nous ont portés vers certains hôtels assez chers pour l'Inde. On peut très facilement se loger pour 2 ou 3 fois moins (notre coup de cœur va d'ailleurs à la petite chambre tout en bambou de Alleppey à 400 Rs).

GUIDES :

Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) - 3e édition Sept 2009 – Très fiable pour les tarifs des bus, un peu moins pour les tarifs des hôtels. Quant aux restaurants proposés, certains avaient disparu mais peut-on blâmer le LP ?...

TRANSPORTS :

1 - Vols Paris/Dubaï/Chennai – Kochi/Dubaï/Paris - Emirates Achetés fin avril en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Ils nous offraient l'avantage de répondre parfaitement à nos besoins avec un retour différent de l'arrivée, des horaires confortables et une escale très courte à Dubaï. Le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380 … Waouh, c'est méga gros !

Arrivée à 08h20 à Chennai : Ca grouille ! Bienvenue en Inde ! On se met en quête d'un ATM. Le premier ne fonctionne pas, le second oui. L'arrivée matinale à Chennai nous permettait d'envisager de rejoindre Mamallapuram aussitôt. On hésitait entre attraper un bus sur la route de l'aéroport ou repasser par Chennai pour y voir la plus grande gare routière de l'Inde du Sud. Ca nous tentait bien mais la fatigue l'a emporté et finalement, nous avons opté pour la solution bien plus coûteuse mais ultra-simple du taxi. 950 Rs cash. A 50 Rs près, c'est bien le prix qu'on a vu affiché dans les nombreuses agences de Mama pour un retour vers l'aéroport.

Départ à 10h30 de Kochi : L'aéroport est spacieux, lumineux, agréable. Mais pas de boutiques pour y dépenser ses dernières roupies …

2 – Les bus Ah … les bus en Inde !! Ils sont l'une des raisons pour lesquelles on a eu envie de revenir. En effet, on adore ce type de transport. Pour plein de raisons : la fréquence, la rapidité (durée souvent équivalente au train ou à peine plus longue), la vue panoramique quand on arrivait (très souvent) à avoir les places avant, et surtout le plaisir d'être témoins de jolies scènes de vie (dans le bus et hors du bus). Une raison supplémentaire maintenant : la fiabilité (!) : aucune panne sur nos 13 parcours en bus. Comme nous avons quasiment toujours pris le bus au départ d'une gare routière (et non pas en l'arrêtant sur le bord d'une route), nous avons toujours voyagé assis et, le plus souvent, nous réussissions même à avoir les places avant qui nous permettaient d'avoir plus de place pour nos grandes jambes (enfin … celles de Philippe) et une vue panoramique de la route et du paysage. Enfin, le coût est dérisoire. L'ensemble de nos tickets, pour nous 2 (sauf erreur, environ 750 Rs-13 € !), nous a coûté à peine plus cher que le taxi de Kochi pour l'aéroport. Notre intérêt pour ces voyages nous a même fait refuser l'offre d'un Indien à Alleppey qui remontait sur Kochi avec sa voiture perso et nous proposait de nous emmener pour 10 Rs … Plus rapide et moins cher que le bus !? Eh bien, non merci, sans façon ! Nous n'avons jamais réservé notre place. Nous arrivions à la gare routière, généralement très tôt le matin (souvent vers 7h) ; nous cherchions les chauffeurs ou les vendeurs de tickets facilement repérables à leur uniforme-pantalon beige. On indiquait notre destination, il nous montrait le bon bus, on s'y installait (les places ne sont pas numérotées) et on attendait le départ (jamais plus de quelques minutes). Nous payions notre ticket dans le bus, pendant le trajet. Aucune arnaque, le "contrôleur" dispose d'un petit automate qui sort un ticket imprimé indiquant le trajet et le prix. Ca permet une dernière vérification. Et pour savoir où descendre, chauffeur, contrôleur ou voyageur vous préviendront ! En 13 voyages, nous n'avons jamais galéré. Que du bonheur ! Et puis, il y a aussi ces ambiances de gares routières à l'odeur si caractéristique : un mélange de thé au lait, de curry, de jasmin, de gasoil et d'urine. Unique ! Une atmosphère et une animation tellement propre à l'Inde. C'est là qu'on trouve le plus grand choix de tiffin (les petits en-cas vendus dans la rue du genre samossas, beignets de dhal, boulettes sucrées de riz …) pour quelques roupies.

Sauf à Trichy (pour Madurai) où on s'est laissé berner par un rabatteur, nous avons toujours utilisé les bus d'état ordinaires. Ce bus privé était certes plus confortable mais pas plus rapide et nous a coûté 100 Rs. Bien sûr, ici, pas de petite facturette. Et pour cause, mon voisin, lui, avait payé 60 Rs … le prix normal. Si vous voulez être sûrs d'utiliser les bus ordinaires, n'écoutez et ne suivez que les hommes en uniforme beige.

Attention, à Mamallapuram, les bus pour aller à Pondicherry ne partent pas de la gare routière mais d'un bus stop sur la route. Il faut demander à un rickshaw de vous emmener à l'ECR bus stop. ECR comme East Cost Road. Le LP est totalement muet sur ce point.

3 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville.

HEBERGEMENT : On a suivi un rabatteur efficace et convaincant à notre arrivée à Alleppey. En dehors de cette étape, nous avons suivi le Lonely Planet pour toutes les autres. En tapant dans la catégorie moyenne qui offre un peu plus de confort mais surtout un peu plus de chaleur (en terme d'ambiance) que la catégorie inférieure.

Quelques remarques sur nos choix :

Mamallapuram – Le Sea Breeze – 2500 Rs (hors taxes 12,5% offertes après courte négo) – paiement par CB Les chambres sont bien mais ne justifient pas un tel prix. Ce qui peut expliquer le prix, c'est la piscine : grande et très propre. Un pur bonheur après les 10 heures d'avion … même, voire surtout, sous la pluie. Petit déjeuner continental inclus, simple mais copieux. Les petits hôtels de Mama (j'en ai vu 4, 400 à 800 Rs la chambre) nous ont paru bien tristes. Propres mais froids, sombres et tristes. Cela dit, c'est sans doute parce que c'était notre première approche et nous n'étions pas encore adaptés. Voilà pourquoi on s'est rabattu sur le Sea Breeze. Après coup, je ne le conseille pas, il est 2 fois trop cher.

Pondicherry – Le Park Guesthouse – 600 Rs Grand complexe qui dépend de l'ashram, sans charme mais bien situé. On a eu la chance d'avoir une chambre au dernier étage, avec un petit balcon donnant sur la mer. Chambre simple mais propre et une fois les moustiquaires installées, elle avait presque du charme … A noter parce que cas unique : accueil absolument détestable ! Bizarre pour un tel lieu …

Kumily – Mickey Homestay – 750 Rs Charmante chambre d'hôte toute claire, toute pimpante, avec un balcon agrémenté de chaises et d'une balancelle en rotin. Accueil familial. Une très très bonne adresse.

Alleppey (Alappuzha) - Ashtamudi Homestay – 400 Rs Voici l'adresse indiquée sur leur carte : West of S.D.V Central School, Zilla Court Ward http://www.hostelworld.com/...Stay/Alappuzha/18851 C'est dans une petite ruelle paumée, même pas tracée sur le plan du LP. Ca explique le jeune rabatteur (Sachu de son surnom) qui nous aborde dans le ferry, un stop avant le terminus. Baratin bien rodé. Tarif vraiment attractif (on est en basse saison et la guesthouse est vide) ! On se laisse entraîner. L'entrée de la guesthouse est vraiment peu engageante. On grimpe à l'étage par un méchant escalier de métal en colimaçon et là on arrive sur un vaste espace d'accueil tout en bambou qui dessert 4 ou 5 chambres aux portes de bois élégantes. On découvre notre chambre, tout en bambou elle aussi, moustiquaire, sdb simple, ventilo, paille de riz au sol. C'est simple mais bourré de charme. On a beaucoup aimé. On y a pris notre diner et notre petit déjeuner (non inclus). Large choix à la carte, service à toute heure, prix raisonnables. C'est également par Sachu que nous avons réservé un houseboat pour le lendemain. Sans harcèlement de sa part, il a même fallu que ce soit nous qui en parlions ! Une belle adresse mais il faut la trouver …

Kochi (Ernakulam) – Grand Hotel – 2200 Rs (hors taxes 15% offertes) – paiement CB On change de style. Magnifique hôtel à la décoration soignée et de très bon goût. Accueil très cordial, très chaleureux : malgré nos sacs à dos poussiéreux et nos tee-shirts blancs de transpiration, un portier aux magnifiques bacchantes nous ouvre la porte avec un large sourire. Sympa ! Autant le Sea Breeze est vraiment surévalué, autant celui-ci vaut largement ce prix. Fréquenté principalement par des Indiens. Petit déjeuner buffet (inclus) néanmoins un peu décevant, j'attendais plus de choix. C'est une très belle adresse si on cherche du confort. Et tout ça pour moins de 40 €. J'ose le conseiller.

Nos autres adresses se ressemblent et ne méritent pas de commentaires particuliers. Chambres quelconques, spacieuses, propres mais toujours assez sombres. Kumbakonam – Hotel Raya's – 1200 Rs Thanjavur – Hotel Ramnath – 1000 Rs - Seule chambre dispo dans ce 3ème hôtel qu'on faisait … Ce jour-là à Tanjore, l'offre était inférieure à la demande et je pense que le prix de la chambre a flambé … Car, malgré le prix, nous avions des wc à la turque dans une chambre vraiment tristoune … Trichy – Hotel Femina (petit dej buffet indien inclus vraiment super !) – 1240 Rs Madurai – Hotel Madurai Residency (petit dej buffet indien plus simple) – 880 Rs

Quel que soit le type d'hôtel, la literie a toujours été de très bonne qualité : matelas épais et ferme. Le lit est parfois juste couvert d'un drap-housse et d'une couverture pliée (ou un drap épais). Les serviettes de toilette sont apportées à l'installation. Un drap supplémentaire est fourni à la demande (mais pas toujours). Un sac à viande peut s'avérer bien utile dans la petite hôtellerie. Cela dit, nous n'en avions pas (toujours notre obsession de voyager léger) et on s'est très bien débrouillé sans …

La douche est à l'asiatique : une douchette fixée au mur de la sdb, juste à côté du wc ou du lavabo ; en dessous un robinet qui remplit un seau muni d'une louche. Pas de cabine, pas de rideau, pas de bac à douche. La cabine de douche, c'est toute la salle de bain ! Le sol incliné permet d'évacuer l'eau rapidement. Tout compte fait, c'est extrêmement agréable : on n'est pas coincé, bloqué, étriqué dans une cabine. Et mes grands gestes brutaux trouvent enfin tout l'espace pour s'exprimer, sans faire tomber le shampooing ! Très vite, on a abandonné la douchette pour ne plus se laver qu'en s'aspergeant avec la petite louche. Moins de gâchis et que c'est rafraichissant !

Pensez à du papier toilette. La Mickey's Homestay n'en fournit pas. On peut en acheter dans la micro épicerie juste à côté.

REPAS : La nourriture indienne nous ravit. Oui, elle est souvent épicée mais pas au point d'avoir la bouche en feu. A moins de ne pas supporter la moindre trace de piment, ça reste tout à fait mangeable. Gros écart de prix entre les restaurants destinés aux touristes et les Family Restaurant où se pressent, comme le nom l'indique, des familles entières d'Indiens. C'est dans ces restaurants populaires que nous avons le mieux mangé. Certains n'ont pas de carte et proposent un menu unique, un thali généralement, servi sur une feuille de bananier. La bouteille d'eau capsulée (15Rs) arrivera assez souvent automatiquement mais il vous faudra réclamer une cuillère sauf si vous vous sentez capables de manger avec les mains, pardon, avec LA main, la seule main droite. Moi, j'ai essayé, et je me suis retrouvée très vite avec les 2 mains dans mon riz à patouiller comme un cochon. J'ai arrêté. Pas douée ! Finalement, la cuillère, c'est pas mal. Nous avons peu suivi les conseils du LP qui se sont avérés assez souvent dépassés.

Quelques prix :

1 bouteille d'eau (1 litre) : dans la rue ou au family restaurant 15 Rs, au restaurant touristique 20 Rs 1 bière Kingfischer (650ml) : 120 Rs au restaurant 1 canette de Coca Light : 26 Rs (très difficile à trouver) 1 black tea : 3 à 5 Rs. Par défaut, le thé est servi sucré avec du lait. Si vous le préférez noir, précisez-le. 1 tiffin (en-cas vendu dans la rue, samossa, beignet de dhal (méga bon !), ladoo boulette jaune de riz sucrée et parfumée …) : entre 2 et 4 Rs la pièce. Avec 5 ou 6 pièces, vous faites un bon repas car ça plombe bien … 1 jus de noix de coco : 15 Rs (n'oubliez pas de demander l'ouverture de la noix pour manger la pulpe une fois le jus bu) 1 jus de fruits frais pressé (grenade, ananas, pomme, raisin …) : entre 20 et 30 Rs 1 biryani ou 1 thali au family restau : 30-37 Rs (60-100 Rs au restau touristique) 1 raïta : 10 Rs au family restau (30-40 Rs au restau touristique) 1 repas au family restau (biryani + raïta + eau) = 60 Rs/p (95 Rs pour 2 car 1 seul raïta et 1 seule eau) Même repas au restau touristique = entre 2 et 3 fois plus cher.

Quelques beaux souvenirs :

Thanjavur – Restaurant Sree Ariya Bhavan (high class veg rest) 1324, South Rempart Dans le quartier de la gare routière (old bus stand), à 30 mètres de l'hôtel Ramnath (même trottoir, à gauche en sortant de l'hôtel). On nous entraîne dans l'arrière-salle. Elle n'a aucune fenêtre. Beurk, je suis toujours perturbée dans les pièces borgnes. Premier réflexe de rejet, c'est glauque. Au même moment, j'entends Philippe devant moi dire "oh, que c'est chouette !" Ah ?!?!... Du coup, je regarde la pièce autrement, j'oublie qu'elle n'a pas de fenêtre et là je vois de superbes colonnes dans un endroit certes un peu décati mais encore bourré de charme. De plus, l'affluence prouve que la nourriture doit être authentique et goûteuse. Allez, oublions l'absence de lumière naturelle. On s'assoit à la table d'un homme seul qui se moque bien de nous voir l'envahir. Pas de carte, plat unique : thali. La feuille de bananier arrive. Suivie de la plâtrée de riz blanc servie à la volée, de l'apadam (grande chips) et des 5 ou 6 sauces et petites douceurs qui l'accompagnent. Tout est à volonté ! Pas besoin de réclamer, quand y en a plus, y en a encore ! On croise beaucoup de regards surpris mais ravis de nous voir là. Entre 2 bouchées goulues, nous ne manquons pas de leur rendre leur sourire. De toute façon, vu comme je me régale, ils voient qu'on apprécie !! Quand j'aime ce que je mange, ça se voit ! 32 Rs le thali. 14 Rs la bouteille d'eau.

Thanjavur – Bombay Sweets 1344, South Rempart Pas bien loin du précédent. Lui au contraire est ouvert sur la rue, très clair. Ah !... Un grand choix de petits en-cas, de beignets (pure ghee) salés et de petites douceurs sucrées. Le bonheur pour nous fut d'avoir été guidé par le patron (?) qui a pris le temps de nous montrer, de nous expliquer. On consommera chacun 2 beignets salés et un petit dessert pour 80 Rs au total. Voilà encore une adresse raisonnable et fort agréable et qui change du thali et des biryanis. Le Rasa Gulla est une boule de lait fermenté (!) dans un sirop. Surprenant et très bon.

Kumily - Ebonys Cafe – Roof Top Restaurant En bas de la rue du Mickey Homestay. On y a pris 1 petit dej et 2 diners. Voila un chouette restau pour touristes. Surprenant, il n'est pas dans le LP. Ambiance agréable et nourriture excellente. 450 Rs le diner pour nous 2 (2 small pot of masala tea, 2 plain naan, 1 veg curry, 1 malai kofta, 1 veg raïta).

Ernakulam – Aruvi Nature Restaurant Chittor Road (cf LP) 2 ou 3 petites salles en enfilade, bleues, toute simples. On arrive vers midi. Personne. On s'installe. Aussitôt on nous explique qu'ici tout est fait selon la tradition ayurvédique. Le repas kéralais traditionnel arrive. On goûtera des mets originaux : un jus de betterave et un dessert divin de riz ou de tapioca (??) au thé au lait (??). Bref, je ne sais pas bien ce que c'était mais c'était vraiment bon. Le restaurant s'est rempli pendant notre repas. Boutique attenante de produits ayurvédiques. Bonne adresse.

Ernakulam - Restaurant de l'hôtel Sapphire - Mahatma Gandhi Road Grand restaurant familial bourré d'Indiens. Grande carte, cuisine délicieuse. Prawn biryani à 100 Rs, plain naan à 17 Rs, black tea à 6 Rs. Mon meilleur souvenir culinaire.

L’ITINERAIRE : Le Lonely Planet propose des suggestions d'itinéraires : "Si vous n'avez que 3 mois …." Argh, ça m'agace !… 2 semaines en Inde du Sud, c'est une hérésie … Oui, comme partout, comme toujours. Alors, comme toujours, nous avons limité nos ambitions. Nous avions prévu de privilégier le Tamil Nadu car nous étions en mal de temples et de ne passer que rapidement au Kerala. Mais sur place, la fréquence et la fiabilité des bus nous ont permis de gagner du temps que nous avons consacré à la réserve de Periyar et à une journée pleine en houseboat.

Mamallapuram : Petite ville tournée vers le tourisme : hôtels, restau, agences, boutiques, tout est fait pour nous. Même si, du coup, elle a perdu tout son caractère indien, elle n'est pas désagréable du tout et pour démarrer un voyage, c'est pas mal … Magnifique site archéologique. L'ascèse d'Arjuna gravé dans la roche nous a enchantés. Billet combiné pour les 5 rathas et le temple du rivage = 250 Rs. Oui, ça vaut le coup.

Pondicherry : Ville qui tombe en décrépitude. Ajouté à cela une pluie incessante, notre vision de Pondicherry s'en est forcément trouvé altérée … Peut-être qu'avec un peu de soleil on aurait sans doute trouvé la promenade le long du bord de mer tout-à-fait charmante.

Chidambaram : Petit stop sur la route de Pondi à Kumbakonam pour visiter le temple de Shiva Nataraja qu'on rejoint à pied depuis la gare routière. Juste à l'entrée du temple, on trouve une échoppe qui va nous garder pour quelques roupies nos sandales (et oui, les temples, c'est toujours pieds nus) et surtout nos 2 sacs à dos. Nous voici légers pour visiter ce grand temple. Qui vaut le coup ! On y passera 2 heures. Ne ratez pas la cérémonie du feu (il y en a plusieurs par jour) annoncée par un tintamarre effroyable de cloches, clochettes, tambours … Impossible de la rater. Tout à fait authentique. On retourne, toujours à pied, à la gare routière où on attrape un bus pour Kumbakonam. Ce petit stop se fait facilement.

Kumbakonam : Autant Mama est vouée au tourisme, autant Kumbakonam ne l'est pas. Hôtels et restaurants sont faits pour les locaux. Ca peut paraitre un poil difficile quand le coup de pompe de l'après midi arrive et qu'on aimerait tellement "prendre un pot" quelque part. Par contre, on y a vu nos plus belles scènes de rues, de marché, de vie. On y a très bien mangé dans une gargote ou en achetant des tiffins et du raisin noir qu'on a mangés dans notre chambre … On a consacré l'après midi du mercredi à visiter quelques temples "modernes" de Kumbakonam. Mais l'intérêt majeur, ce sont les 2 temples cholas des environs que nous visiterons le jeudi. On s'est planté dans l'ordre de nos visites. Car pour aller à Gangaikondacholapuram (36km), c'est long et un peu compliqué. Il vaut donc mieux commencer par celui-là et garder Darasuram (5km) pour l'après midi en rickshaw. Gangaikondacholapuram : depuis la gare routière de Kumba, il faut prendre un bus en réussissant à dire d'un seul coup la destination Gangai-konda-chola-puram. C'est déjà la première difficulté, et non des moindres ! Pas de bus direct, il faudra prendre une correspondance. Ah … on va innover ! Après ¾ h d'une jolie route, le bus (le 1er) passe un barrage et nous dépose au terminus Lower Anaic - 7,5 Rs – tout le monde descend et se dirige vers des rickshaws qui attendent sagement. On s'entasse à 5-6 par rickshaw et on retraverse le barrage dans l'autre sens (5 Rs/personne) par un autre pont, non praticable par les bus. Le rickshaw nous dépose auprès d'un second bus qui, lui, passe à Gangai. 3,5 Rs – 20 minutes. Quand on y arrive (ce n'est pas le terminus), le contrôleur nous fait signe. On saute du bus. Le temple est là, juste en bord de route. Pour le retour, nous voici donc à un arrêt de bus en bord de route et là, c'est un peu plus compliqué que dans une gare routière. Ce qui nous a aidés c'est le petit ticket facturette de l'aller. Je l'ai montré pour expliquer que je voulais y retourner. Comme il est aussi écrit en tamoul, ça a suffi. Et on fait le chemin inverse : 20 min jusqu'à Lower Anaic, 5 minutes de rickshaw puis ¾ h d'un autre bus jusqu'à Kumba. Quand on sait ce qu'il faut faire, c'est plus facile et in fine, ça se fait tout seul … Nous, heureusement qu'on a été pris en charge à l'aller par une adorable jeune femme qui avait compris où on voulait aller, qui y passait et qui s'est chargée de nous chaperonner. Pour le retour, on s'est débrouillé, mais on savait ce qu'il fallait faire. Alors, est-ce que ce temple mérite toute cette équipée ? Oui, oui, oui ! Il est superbe, dans un cadre bucolique, au calme, bien préservé, bien restauré. 1 heure peut suffire à la visite mais on peut vraiment s'y poser davantage. Le sanctuaire est fermé de 12h à 16h mais c'est surtout l'extérieur qui est remarquable. Et puis justement, parce qu'il se mérite, il n'en est que plus intéressant ! Quelques visiteurs indiens. Grand calme ! Et puis enfin, cette équipée, que c'était bien ! Allez, lancez-vous ! Darasuram : 100 Rs, c'était le prix convenu avec le rickshaw pour nous y amener, nous attendre et nous ramener. En y arrivant, on tombe sous le charme (d'autant qu'on n'avait pas encore vu Gangai.) et on flâne, on flâne, on flâne … A un moment, on voit notre chauffeur nous rejoindre dans le temple et on comprend à son sourire un peu embarrassé qu'il s'impatiente. Du coup, on l'a libéré. Ca fait cher l'aller simple mais tant pis, on veut profiter. On y restera jusqu'à plus soif et on paiera 50 Rs un nouveau rickshaw pour rentrer. Le prix de la liberté.

Avec Darasuram et Gangai, pour nous les amoureux des vieilles pierres, voilà une journée coup de cœur !

Ah, j'entends la question des moins passionnés … S'il fallait n'en faire qu'un seul ? Pfff … Gangai est plus bucolique mais moins facilement accessible. C'est tout ce que je dirais !

Thanjavur (Tanjore) : Que de monde (des Indiens !) dans ce grand temple chola ! Le plus grand. Voilà qui rend la visite bien différente de celle de Darasuram et Gangai. L'ambiance est très différente. On perd en atmosphère bucolique ce qu'on gagne en atmosphère vivante et dévote. Il faut du temps. On y passera 2 heures le matin et on y reviendra en fin d'après-midi. Le palais du centre ville (50 Rs) - Sans intérêt. La bibliothèque (gratuite) renferme de beaux manuscrits sur des palmes. Le musée (30 Rs) présente de beaux bronzes, notamment de splendides Shiva Nataraja (roi de la danse).

Trichy : Rock Fort Temple : pour y arriver, nous avons pris un bus de ville. Tous ceux qui commencent par 1 y mènent pour 3 Rs. C'est loin. L'entrée du temple ressemble à une ruelle, encombrée de boutiques. Comme toujours, on dépose nos sandales et on grimpe 430 marches. Au somment, jolie vue 360°. C'est sympa, mais ça ne vaut pas les 3 étoiles du guide bleu … Grand temple de Sri Ranganathaswami : très vivant, très animé. On vous proposera d'accéder à la terrasse pour 10Rs. C'est sympa pour voir les gopuram MAIS attention, évitez les heures trop chaudes, pieds nus, c'est totalement impraticable. A voir les gesticulations et les grimaces de Philippe, j'ai bien cru que sa peau de bébé allait cloquer !! En fait, il est plus coriace qu'il n'en a l'air … Le complexe est très grand, nous n'avions pas pris de guide (et avons eu confirmation par une touriste belge qu'ils ne sont pas tous très fiables …) mais du coup, il faut un peu chercher. Ne ratez surtout pas un grand temple au fond (oui, je sais, au fond ce n'est pas terrible comme indication) dont la façade est ornée de 8 ou 10 immenses cavaliers sculptés dans la pierre. Cherchez-le, c'est sans doute la plus belle façade qu'on ait vue. C'est extraordinaire. Un indice, il est à côté de la grande salle des 1000 piliers. Allez, brûlez-vous les pieds maintenant !

Madurai : Temple de Meenakshi : euh … encore un temple ?... Ici on paie 50 Rs l'entrée + 5 Rs pour la salle aux piliers qui abrite un musée de bronzes. Le mandapa aux 1000 piliers abrite des colonnes aux sculptures très fines. Immanquable aussi.

Un mot sur les temples : Quand on dit temple, il faut comprendre ensemble religieux, constitué d'une ou plusieurs enceintes qui protègent deS templeS. Chaque temple (cette fois, le bâtiment) est constitué d'une salle de piliers et d'un sanctuaire (le saint des saints) assez souvent interdit aux non hindous. Ce qui est très beau, ce sont les murs extérieurs de ces différents temples ainsi que les piliers gravés dans la masse. C'est très schématique mais c'est pour dire que temple ne correspond pas juste à une seule construction mais bien à un grand ensemble dans lequel les gens vivent. A Tanjore, comme à Trichy ou Madurai, le temple est quasiment un village. Ici, l'intérêt est donc double : l'architecture extraordinaire et l'ambiance dévote très vivante, tant par les différentes cérémonies conduites par les prêtres que par les habitudes des Indiens qui vivent dans ces temples : ils y travaillent, ils y prient, ils y mangent, assis en tailleur devant de larges feuilles de bananiers, ils y dorment (nous aussi d'ailleurs, on s'y est fait une petite sieste ni vu ni connu !) … Les photos sont interdites à l'intérieur des temples (principalement dans le sanctuaire) ou bien payantes en acquittant un droit photo. Par contre, elles sont permises à l'extérieur du sanctuaire : les murs, les enceintes … Ce sont d'ailleurs eux qui présentent souvent le plus grand intérêt esthétique (ça doit faire 5 fois que je le dis). Les heures de fermeture (de 12h à 16h assez souvent) ne concernent souvent que les sanctuaires. Ce n'est donc pas très gênant.

Kumily et la réserve de Periyar : Après 4 heures de bus depuis Madurai, nous arrivons à Kumily vers midi. Il fait plus frais (bonne nouvelle !) et il pleuviote (mauvaise nouvelle !). Dès notre descente de bus, nous sommes abordés par Abbas (qui s'est auto-baptisé KK, King of Kumily), un musulman dont la barbe noire est aussi large que son sourire. Il nous présente l'offre de la Thekkady Tourist Guide Association. Il parle très bien anglais et a suffisamment d'humour pour qu'on ne se sente pas agressés. Mais quand même … on voudrait bien se poser ! Donc, on l'interrompt, on lui dit avoir repéré 2 petites pensions. Ok, je vous y retrouve dans 1 heure nous dit-il. Et de nous offrir la course en rickshaw. Et de fait, il nous retrouve bien vite chez Mickey et, plus confortablement, nous propose différentes sorties. L'offre et les prix correspondent à ce qu'on avait lu dans le LP. On n'hésite pas et on opte pour : - le spectacle de Kathakali le soir même (2 x 150 Rs) - le jungle safari pour le lendemain (2 x 1 650 Rs + 2 x 300 Rs de droit d'entrée + 50 Rs de droit de photo) - un jardin d'épices et la fabrique de thé pour le surlendemain (2 x 2 x 100 Rs d'entrées + 350 Rs de rickshaw) Au total 5 000 Rs pour nous 2, payés cash. On a confiance, on paie tout d'avance. Waouh, les fous !! Ben non, on avait bien senti. Pas de coup fourré au final. Le spectacle de Khatakali : Nos billets de kathakali nous seront livrés "à domicile", chez Mickey, quelques minutes après le départ d'Abbas. Les places sont numérotées et c'est intéressant d'être devant. Il est donc important d'aller acheter ses billets "le plus tôt possible". Nous étions au 2ème rang. Voilà qui nous rassure tout de suite sur son honnêteté. La salle de spectacle est un bête hangar, sièges en plastique, scène de fortune, aucun décor. Une salle de dames patronnesses. 2 shows par jour, à 16h30 et à 19h. Nous avions réservé pour celui du soir. On avait lu que les artistes se maquillent devant les spectateurs. Nous étions donc à nos places dès 18h30 tout comme un autre touriste canadien dont les cheveux étaient épouvantablement gras (remarque gratuite et stupide me direz-vous mais qui va prendre du sens un peu plus bas …). Malheureusement, c'est peut-être vrai pour le show de 16h30 mais entre les 2, ils ne se démaquillent pas. Nous n'avons donc assisté qu'à "l'enjuponnage" d'un danseur. Mais ça valait déjà bien le déplacement. A 19h, la salle était pleine (80 personnes peut-être), à 95% des Indiens. Sur scène, 2 danseurs et 2 musiciens. Pendant ½ heure, des explications vont nous être données (en anglais) sur la signification des couleurs du maquillage et sur les gestes des mains, des yeux, du visage (ah bon, on a un muscle là !?...). Puis, ½ heure de véritable spectacle. Un résumé papier (dispo en Français) est fourni pour nous aider à comprendre le sens de la danse. A la fin du spectacle les 2 danseurs restent sur scène pour permettre aux photographes de s'en donner à cœur joie. C'est intéressant, sans être immanquable. Et ce n'est pas bien cher, pas de quoi hésiter longtemps. Je le dis souvent, il vaut mieux avoir des regrets que des remords. Le Jungle Safari : On quitte notre pension à 5h30. Comme prévu, la jeep est là à nous attendre dans la rue, avec déjà à bord, un jeune couple d'Anglais. Il fait noir et froid. On roule toutes bâches ouvertes et malgré un pull et un coupe-vent, on grelotte … En route, le chauffeur s'arrête pour payer le droit d'entrée et le droit photo. On récupère les tickets. C'est bien 300 Rs … A 7h30, on arrive à un superbe lodge, près d'un lac, où nous allons prendre un excellent petit déj buffet avec les clients du lodge. A 9h30, un guide nous remet des guêtres en coton pour nous protéger des sangsues (leech en Anglais). Les guêtres sont totalement fermées et s'enfilent comme des chaussettes, donc, même avec nos sandales, nous étions bien protégés. Et nous démarrons à pied vers la forêt. On a de la chance, il fait beau. On ne grelotte plus !! Il fait même bien chaud … On arrive au pied de collines couvertes de végétation tropicale. Et là, gros coup de bol, un éléphant, puis 2, puis 3, un petit, puis … nous en verrons 12 ! D'assez loin quand même, mais les photos au zoom rendent vraiment bien d'autant qu'ils étaient étagés sur la colline. Après avoir longuement profité de ce spectacle, nous retournons au lodge pour un déjeuner buffet tout aussi copieux et raffiné que le petit déj. Engoncés dans d'inconfortables gilets de sauvetage, nous voilà partis tous les 5 pour une balade sur le lac. Le guide rame et nous 4, on l'encourage. On arrive auprès d'une jolie cascade. Quelques photos. Retour. Thé et petits gâteaux secs. Petit pourboire au guide et de nouveau une bonne heure de jeep pour revenir à Kumily. In fine, nous avons eu beaucoup de chance avec le temps et les animaux. Ces quelques heures passées avec le guide étaient très agréables et très enrichissantes, nous avons appris des tas de choses sur les animaux et sur la végétation. Mais, même dans ces conditions optimales, je n'ai pas trouvé que ça valait 2000 Rs/p. Alors, que diront ceux qui n'ont pas eu la chance de voir un seul éléphant ? Ceci étant dit, le petit couple d'Anglais nous a dit par mail (lors d'échange de photos) que ça avait été leur meilleur souvenir de voyage … comme quoi … peut-être était-ce parce qu'ils avaient fait notre connaissance … Sérieusement, journée très sympa et qui, selon votre vécu (car je pense que tout est là), vous laissera un souvenir plus ou moins fort. Attention, ce trek n'a pas lieu DANS la réserve mais en bordure (Gavi Lake). Impossible avec ces entrées d'aller voir Thekkady (petit village au centre de la réserve). Le jardin d'épice et la fabrique de thé : A 10h, comme prévu, le rickshaw était là pour nous emmener au Spice Garden d'Abraham. Abraham nous reçoit, nos entrées sont pré-réglées (100 Rs/p). Pas d'embrouille … Il nous propose de nous guider dans son jardin en Français. Je pense qu'il rigole … et bien non ! Il connait parfaitement son sujet et maitrise les mots français qui s'y rapportent. La visite en devient passionnante. Pas de vente d'épices dans ce jardin, donc, aucune pression … La visite dure plus d'une heure qu'on ne voit pas passer. Nous rejoignons ensuite la Connemara Tea Factory. Visite guidée (100 Rs/p), nous sommes là encore tous les 2 tout seuls, accompagnés d'un employé qui, dans un très bon Anglais, va nous expliquer tout le processus de fabrication du thé. D'abord dans la plantation pour nous parler de la plante, de la même famille que le camélia, puis en nous commentant un diaporama qui illustre les étapes de la fabrication enfin, dans l'usine même, très bruyante (d'où le diaporama avant) pour voir in situ le processus. Là encore, 1 heure passionnante. Ces 2 visites nous ont enchantés. Je les recommande chaudement. Le massage ayurvédique : Avec l'âge et quelques expériences déjà vécues ici ou ailleurs, je me suis un peu décoincée sur les massages et je dois même avouer que maintenant … j'adore ça ! Je décide de tester celui de Matha Ayurveda Hospital sur Lake Road. Après une petite négo, j'obtiens un massage complet de 80 minutes pour 600 Rs. Je me déshabille. Entièrement. La jeune fille me donne un petit "cache sexe" jetable en papier. Rigolo. Il ya 10 ans, ça ne m'aurait pas faire rire du tout … Le massage commence par la tête et se poursuit par tout le corps. En fait de massage, c'était surtout un gros badigeonnage. Je suis couverte d'huile, de la tête aux pieds, mais de massage, que nenni, nada, rien. Juste un étalage. Après 60 minutes, je suis enfermée assise dans une capsule pour y transpirer. Bref, on met le poulet au four après l'avoir bien graissé. La tête est dehors (heureusement !) et le premier exploit consiste à rester assise car avec cette quantité d'huile, on glisse sur le tabouret de plastique et aucun tourne broche pour s'accrocher ! Le 2ème exploit consiste à supporter cette transpiration dans la graisse. C'est désagréable au possible. Enfin, après 10 interminables minutes, je ressors, je m'essuie (comme je peux, ça glisse !), et toc, je me prends un soupçon de poudre brune entre 2 pics de cheveux (ben oui, avec l'huile, je ressemble à la statue de la Liberté). Oui, c'est vrai, ça manquait cette touche finale ! C'est fini, thank you Mam ! Voilà comment 80 minutes de massage se sont transformées en 70 minutes de tartinage. Mais le supplice n'était pas encore fini puisqu'il fallait rentrer maintenant … Traverser la petite ville pour rejoindre la pension, avec les cheveux plus gras que si je n'étais tombée dans une bassine de friture. Que j'aurais aimé être invisible, tortiller du nez pour d'un seul coup me retrouver sous ma douche, allez, à défaut frôler les murs et rentrer le plus vite possible ! Et bien non ! Je tombe pile dans une grande procession qui réunit toute la ville ! Un monde fou dans les rues. En temps normal, j'aurais jubilé ! Quelle chance ! Là j'ai dit, quelle poisse ! Forcément … Allez, le ridicule ne tue pas, la preuve j'ai survécu. Bref, je n'ai pas du tout aimé. Vous aviez compris ? Mais attention, je suis aussi convaincue que ça a été très mal fait et je n'en tire aucune conclusion hâtive. La seule conclusion : à moins que vous ne vouliez savoir ce que ressent une sardine à l'huile, évitez soigneusement cette adresse ! Non, je n'en ai pas testé une autre !! Mais maintenant j'ai compris d'où sortait le touriste canadien rencontré au Khatakali ! Lui visiblement, ça ne le gênait pas …

Alleppey : Comme on veut pouvoir enchaîner avec un ferry à Kottayam, on quitte Kumily en bus à 6h35. On a même hésité à partir plus tôt. Sage décision que de ne l'avoir pas fait car nous aurions alors raté de magnifiques paysages. 3h30 d'une jolie route en lacets. On arrive à Kottayam vers 10h. Un rickshaw nous dépose à l'embarcadère pour 30 Rs. Argh … c'est ça le ferry ?... Le dernier ferry que nous avions pris, c'était en Norvège. Ce n'était pas le même … Celui-ci part à 11h30. Largement le temps d'aller acheter quelques petites bouchées délicieuses en guise de repas. On s'installe, le ferry se remplit sagement et à l'heure dite, on démarre. 2h30 de navigation sur des canaux bordés tantôt par des rizières, tantôt par des maisons. Magnifique voyage !! Juste avant le terminus, quelques jeunes rabatteurs montent à bord et cherchent le touriste. On n'est que 2, du coup, on se les prend tous en même temps. Ils prêchent chacun pour leur guesthouse. Chacun leur tour, ils parlent et nous glissent une carte dans la main. Un peu de surenchère, un peu de friction, mais ça reste cordial. On est habituellement assez hermétique à ces joutes, préférant nous fier aux adresses du LP, pourtant ici, on se laisse convaincre par Sachu qui nous emmène dans sa guesthouse. On ne le regrettera pas. Jolie petite adresse que j'ai décrite plus haut. C'est nous qui lui demandons s'il propose des houseboats. Bien sûr … Il arrive avec un book et nous propose 3 bateaux. On choisit le premier : 4 000 Rs les 22h. On ne négocie pas, le prix nous convient. Service et prix correspondent bien à ce qu'on avait lu et entendu. On réserve pour le lendemain. On embarque à 11h. Bateau totalement fidèle aux photos. Ca nous convient, on paie Sachu (cash) qui nous avait accompagnés jusque là. Un pilote et un cuisinier. Une jolie chambre avec des fenêtres qui ouvrent sur l'eau, une sdb complète. A 11h30 on démarre 11h30 – départ 13h00 – amarrage pour le déjeuner 14h30 – départ 17h30 – amarrage pour la nuit 19h30 – dîner 8h00 – départ et petit-déjeuner en cours de navigation 9h00 – retour au port Au total 5h30 de navigation. On a vraiment regretté de ne pas déjeuner en voguant … Malgré ce petit regret, que c'était bien !! Et pourtant, nous avions un temps gris, un ciel pâle, un peu de bruine même en fin de journée. Aucun merveilleux coucher de soleil comme on l'espérait, aucune jolie lumière chaude de fin de journée … Malgré cela, et avec des conditions météo vraiment moyennes, on a trouvé ce petit break extraordinaire. D'abord, le rythme est lent, c'est calme et très peu bruyant. On entend à peine le moteur. Ensuite, très peu de bateaux voguent sur l'eau à cette époque. En haute saison, pour la même prestation, les prix grimpent jusqu'à 10 000 Rs. Les bateaux croisés sont occupés pour la plupart par des Indiens aussi émerveillés que nous. Echange de sourire et de grands saluts. Enfin, les paysages sont splendides, même sous un ciel blanc bien triste. La pause pour la nuit nous a permis de descendre et de nous promener dans le village ruban, coincé entre canal et rizière. Quelle drôle d'impression d'habiter sur ce ruban de terre entouré d'eau. Nous ferons une très longue promenade, avec partout le sourire des habitants pour nous accueillir. Et quand la nuit tombe, les pêcheurs sortent, les enfants continuent à rire et à jouer. Quelle belle ambiance ! Nuit calme et romantique, et petit-déjeuner cette fois en voguant. Nous avons particulièrement apprécié d'avoir un petit balcon au dessus du chauffeur qui permet une vue panoramique. Tous les bateaux n'en disposent pas. Vérifiez ce point, ça me parait être vraiment un avantage. Un regret : on ne passe pas dans les tout petits canaux. Ainsi, la petite balade en canot proposée par ailleurs est-elle sans doute très complémentaire. Nous ne l'avons pas faite car il pleuvait … mais je le regrette. Ferry, houseboat et canot auraient permis une vue complète de la vie dans les Backwaters.

Kochi : On hallucine en arrivant à Kochi. De la circulation, des bouchons, de très nombreuses voitures personnelles neuves … Le Kerala est très différent du Tamil Nadu. Le bus nous laisse à Ernakulam où on avait décidé de loger car plus facile d'accès pour l'aéroport. Une fois les bagages posés, nous filons vers Fort Kochi que l'on rejoint en ferry (un guichet, 2 files, une pour les filles, une pour les mecs) pour 2,5 Rs/p. On trouve à Fort Kochi, à une centaine de mètres du débarcadère (en prenant à droite dès la sortie) une petite échoppe d'antiquités où le vieux patron loue des vélos (for tourist only !). 6 Rs de l'heure. On note l'heure de départ, on paie au retour. Aucune caution. Ca change tout !! D'abord on a moins chaud qu'en marchant, ensuite on couvre plus de distance, enfin, on évite les rickshaws qui ici sont vraiment racoleurs. Des cadenas intégrés permettent de s'arrêter comme on veut. Fort Kochi est un endroit où il fait bon flâner, a fortiori en vélo. Personnellement, j'ai beaucoup aimé la visite du palais hollandais pour ses splendides peintures murales (5Rs l'entrée) Les carrelets (les filets suspendus) m'ont moins impressionnée que prévu. L'environnement est devenu trop touristique et a perdu beaucoup d'authenticité. Et puis la toile de fond (un port grouillant d'activité) n'est pas celle que j'avais imaginée. Une bonne journée suffit à visiter Fort Kochi mais attention, évitez le dimanche, certaines rues (notamment la rue du bazar) sont mortes et c'est bien dommage.

DIVERS : L’accueil : Ils sont bruyants (good morning ! nous hurle tout sourire cet employé en nous voyant sortir de notre chambre à 6h du mat, toutes les chambres alentour ont su qu'on partait ….), indisciplinés au possible, bien peu concernés par nos normes d'hygiène, indifférents aux détritus qui jonchent leurs rues et aux (trop rares) poubelles qui restent désespérément vides, englués dans une paperasserie effroyable. Mais ils sont aussi chaleureux, avenants, toujours prêts à aider, souriants, tellement souriants, gentils, dans le bon sens du terme, ils sont heureux de nous voir aimer leur pays et nous le disent, tant de qualités humaines qui rendent l'Inde si attachante. Les contacts sont faciles et toujours ouverts et francs. Les relations ne sont jamais entachées d'une arrière-pensée mercantile, jamais agressives, jamais lourdes. Bien sûr, ça reste un voyage fatigant : le bruit permanent dans la rue, les routes défoncées et les bus tellement inconfortables, la saleté, la pollution. Des inconvénients bien minces au regard de tout ce que l'Inde apporte. Notre dernier voyage, c'était le Japon. On est ici à l'opposé. J'aime les 2. La carte bancaire : Encore peu répandue en terme de paiement commerçant. Par contre, nombreux ATM, même au Tamil Nadu. Le climat à cette époque : 3 jours de pluie en début de voyage puis retour du beau, chaud et humide mais avec souvent un ciel très pâle. On transpire beaucoup. On peut néanmoins se passer de l'A/C (qui gonfle considérablement le prix des chambres) car toutes les chambres sont pourvues d'un ventilo qui peut suffire. Vêtements : Climat chaud et humide, transpiration et poussière : on se salit beaucoup. Des sandales à scratch permettent à la fois de marcher confortablement et, surtout, d'être retirées rapidement pour entrer dans les temples. Et c'est suffisant pour le petit trek du Jungle Safari. Nous avons sortis pulls et coupe vent à Periyar. L’affluence touristique à cette époque : Low season, on l'a vu. On a rencontré de très nombreux touristes indiens (des Indiens du Tamil Nadu au Kerala et inversement) mais pas d'occidentaux. Un peu plus à Kochi mais bien peu … Même les houseboats croisés étaient à 90% occupés par des Indiens. Les problèmes de santé : Aucun. Pas de précautions particulières : on a mangé des crudités, des fruits (comment s'en passer ?...), bu des jus de fruits avec des glaçons, mangé dans la rue … Bref, la seule précaution à laquelle on ne déroge jamais, c'est l'eau capsulée. Pour la reste, on a profité ! Les moustiques : Ils sont nombreux, piquent beaucoup et souvent. Pour autant, les piqûres ne sont pas très virulentes. Choix personnel : nous avons décidé de ne pas prendre de médoc contre le palu. On assume, sans débat ni revendication. Photos : Les nôtres ou celles dont on a fait l'objet ? Car pendant ce voyage, nous avons dû plus d'une fois jouer les starlettes ! Ils ont été nombreux à nous demander une photo, les plus hardis allant jusqu'à poser avec nous. Nous avons même fini entourés par toute une famille dont on nous a présenté tous les membres. Je n'ai pas retenu les 14 prénoms (vilaine que je suis !). Voilà qui en dit long. Ils aiment nous photographier et ils aiment être photographiés. Echange amical, facile. Vive le numérique qui permet de montrer aussitôt le résultat. Et toujours, un sourire lumineux pour remerciement. Nous demandons toujours la permission avant de faire une photo. Nous n'avons essuyé aucun refus. Aucun. Que du bonheur ! L'artisanat : Rien d'extraordinaire. C'est un avis tout à fait perso. On ramène principalement des longhis colorés en coton (entre 95 et 170 Rs) qui font de bien jolies nappes. On les a fait aussitôt ourler sur place par un tailleur (20 Rs les 2 ourlets). En France, les ourlets nous auraient coûté plus cher que les longhis. Du reste, le travail de ce tailleur est un très beau souvenir : de beaux gestes précis et rapides.

On a beaucoup aimé : 🙂 Regarder vivre les Indiens Admirer leurs vêtements, les dothis blancs immaculés ou les saris vaporeux multicolores Prendre le bus Manger dans la rue

On a moins aimé : 😕 Les klaxons Se brûler les pieds dans les temples

En conclusion ... Un voyage en Inde, c'est toujours un choc. Pour beaucoup la vie y est dure et certaines scènes sont très éprouvantes. Pourtant, malgré la misère, les Indiens restent accueillants et avenants. C'est ce paradoxe qui rend l'Inde si attachante. Aller en Inde, c'est prendre une belle leçon de vie. Comme il y a 10 ans, je sais qu'une fois encore je retournerai en Inde.
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Instantanés de voyage en Inde (Himachal et Ladakh)
Mercredi 6 juillet

Nous sommes arrivés à Keylong (Himachal Pradesh) sous la neige. Eric n'avait plus de fièvre ce matin, donc plus aucun malade. C'est la première fois depuis longtemps. La pluie a repris la nuit dernière et tombe dru sans discontinuer depuis. Nous sommes partis d'Udaïpur dès que possible, craignant pour l'état de la route. A juste titre. Par rapport à la veille, il y a beaucoup plus de pierres sur la route et l'eau qui dévale rend certains passages très délicats. Certaines portions sont franchies le plus vite possible par Romich qui craint des chutes de pierres. Nous rejoignons enfin la route Manali/Leh et sommes stoppés quelques km plus loin. Une vingtaine de camions sont rangés le long de la route. Il y a eu des éboulements et la route est coupée. Nous patientons une demi-heure, puis 2 jeeps tentent le coup, nous les suivons. Effectivement, les camions ne peuvent pas passer, mais nous si. Rapidement, car Romich est inquiet. 10 km plus loin, nous arrivons à Keylong.

Romich nous conduit à une GH amie. Nous prenons une suite de 2 grandes chambres avec télé et douche chaude ... si l'électricité revient. Nous sommes transis. On nous apporte un grand seau d'eau chaude et du thé. Nous nous réchauffons. Nous sommes à l'abri dans de belles chambres avec une moquette épaisse et propre. Quel luxe pour 800 RPS !

Nous sommes inquiets pour la route à venir. S'il neige ici à 3000 m, la neige doit tenir au dessus de 4000. Renseignements pris, la route est coupée vers Leh, mais aussi dans l'autre sens vers Manali. Il a tellement plu depuis 3 jours que ce n'est pas étonnant. Nous gardons espoir car la route Manali/Leh est stratégique pour l'armée.

18h30

La pluie tombe, rien d'autre à faire que d'attendre. Il est de plus en plus probable que nous ne pourrons partir demain. Excellent déjeuner au restaurant de l'hôtel, le meilleur repas depuis que nous sommes en Inde. L'hôtel s'appelle Snowland (même pas drôle). Après le repas, sieste, lecture et jeu de cartes. Vers 17h, Aurèl, Eric et moi descendons au village acheter des provisions pour les 2 jours de route à venir. Je m'offre un bonnet et des gants de laine tricotés main. C'est chaud, c'est bon. Quand je pense que c'est peut-être la canicule chez nous !

19h30

La nuit tombe, on nous apporte des bougies. L'espoir du retour de l'électricité s'évanouit. La soirée promet d'être longuette, sans lumière et sans musique. Lire à lueur d'une bougie ou d'une lampe torche n'est pas aisé. Il pleut toujours mais le moral reste bon. Nos conditions de vie sont confortables par rapport à celles dans les camps de tentes de Sarchu et Pang à plus de 4000 m.

21h

Il pleut toujours. Nous avons dîné à la chandelle près d'un brasero allumé pour réchauffer les clients. Il y a 2 autres clients que nous avons déjà vus au déjeuner. Ce sont des néerlandais dans la quarantaine qui passent 6 semaines en Inde sur leurs motos Enfield achetées d'occasion à Delhi. Ils sont passés par le Cachemire pour arriver au Ladakh et redescendent par l'Himachal. Comment ont-ils fait pour arriver de Leh dans ces conditions climatiques épouvantables ? Ils sont déjà venus une fois en Inde, en achetant des Enfield qu'ils ont ramenées ensuite jusqu'aux Pays-Bas en 6 semaines. Cette fois, ils vont les revendre à Delhi avant de repartir.

Marc, fatigué, est déjà couché. Soirée lecture pour les autres à la lumière de nos torches à friction achetées à Bangkok, grâce à Thuan. Pas besoin de pile. J'ai mis mon nouveau bonnet et coincé la torche dessous façon frontale, une couverture sur les genoux et les gants, ça vaut une photo. Pourvu que la pluie cesse ...
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Heart of India - expériences au Madhya Pradesh...
Bonjour à Toutes et Tous et merveilleuse année à vous !

Je rentre à l'instant d'un fabuleux voyage de 17 jours en Inde avant de rejoindre Dubaï pour y passer le nouvel an entre amis partis s'expatrier là bas ! Le grand écart fut violent ...!

Je me permets de vous livrer les quelques textes scribouillés sur mon carnet de Voyage au cours de l'itinéraire suivant :

Delhi - Orchha - Chanderi - Sanchi - Bhopal - Ujjain - Mandu - Maheshwar - Omkareshwar et .... Mumbai !

J'ajouterai quelques photos lorsque je les aurai triées et les textes au fur et à mesure que j'aurai le temps de les recopier...

J'ai pris le bus avec le Mahatma... !!!
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Itinéraire de treize jours au Kerala
Bonjour a tous

J'ai prévu un trip en famille avec 2 ados, au Kerala en octobre de 13 jours avec chauffeur, comme suit: jour 1: arrivée Cochin jour 2: départ Munnar jour 3: munnar jour 4: Madurai jour 5: periyar jour 6: Periyar jour 7: Kumarakom jour 8: boat house jour 9: kollam jour 10: Varkala jour 11: Varkala jour 12: Cochin jour 13: départ

Est ce raisonnable, manque t'il un jour quelque part ou un jour de trop J'attend vos réponses avec impatience avant de finir de planifier merci
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Voyage à moto en Inde
Bonjour,

Après avoir voyagé en van en NZ et en Auz puis à Bali en scooter 125, je souhaite continuer autant que possible à voyager à moto. A deux roues, j'apprécie particulièrement la facilité de déplacement mais aussi la facilité de contact avec la population.

J'aimerai réaliser un voyage moto en Inde et je suis à la cherche des retours d’expériences.

Certains d'entre vous ont il voyager en Inde à moto ? Avez vous fait le choix d'un voyage organisé ou avez vous tout fait par vous même ? Meilleures région à visiter à moto ? États des routes ? Remarques particulières.... Tout expériences est le bienvenu.

Merci pour vos contributions. 😏
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De l'Inde aux Maldives en 30 jours (13 janvier-13 février 2012)
Compte rendu de voyage de l'Inde aux îles maldives 13 janvier au 13 février 2012 Les photos de ce voyage sont visibles sur cet album : Indes Maldives Des vidéos sont également disponibles sur cette page : Youtube

LYON - PARIS et CDG - DELHI via DUBAI Partir un mois ce n'est pas rien dans nos vies bien rangées... Emmener les bonnes fringues et l'indispensable est toujours assez cornélien, d'autant que sur place nous traverserons plusieurs climats, des populations aux sensibilités différentes et des terrains plus ou moins praticables. C'est là que les blogs lus sur Internet sont de vrais mines d'or d'infos. Grâce à quelques témoignages, nous avons pu condensé la check list idéale en 2 valises légères et surtout mieux organisées.L'avion du premier vol est confortable (777) mais il manque comme souvent ces quelques degrés d'inclinaison du siège qui permettraient de bien dormir. Nous arrivons donc à Dubaï un peu naze dans le duty free de l'aéroport qui ressemble à Part dieu au moment des fêtes même à 6 heures du mat. Un petit break au Starbuck et nous voila repartis ...! En arrivant à New Delhi, les formalités douanières sont très longues et ce n'est qu'après 1h30 que nous sortons de l'aéroport. Un petit gars tout timide nous attend avec une pancarte "Pascal et Florence" Namaste, I'am Jitu, Asif your driver is not here, he's with guests in Madras, i'll be your driver few days." Bon ça commence bien le chauffeur a changé ;--). Enfin celui là à l'air très gentil et se démène comme un beau diable pour trouver notre hôtel, bien caché au coeur de Pahar Ganj. C'est le premier contact avec Delhi et ce quartier est vraiment d'une densité incroyable. De minuscules ruelles où rickshaws, bus, taxis et piétons se croisent en complète anarchie ! La voiture de Jitou est quasi neuve et nous tremblons un peu pour la carrosserie.. Mais ça passe.. Très près des fois ... mais dans ce joyeux bordel il y a comme une normalité. A nous la capitale pour cette première journée complète. Le métro est à 200 mètres de l'hôtel pour rejoindre old delhi le quartier historique. Visite de la mosquée Djouma Masjid (la plus grande d'asie) Du sommet du minaret sud s'offre à nous une magnifique vue sur le fort rouge. Les premières impressions que nous ressentons au contact de la population sont qu'ils sont très curieux à notre égard. Nous avons même été photographiés dans la rue pas des jeunes. Nous avons aussi remarqué qu'ils sont les uns collés aux autres dans les files d'attente, sans laisser un cm entre eux. On laisse un espace devant soi dans une file d'attente et hop...l'indien qui est derrière toi te demande pourquoi tu n'avance pas ! Le soir nous dînons avec Adrien un jeune routard qui vient de faire 4000km en vélo. Puis nous avons été rejoints par Alain un grossiste en bijoux toulousain. Nous discutons, Inde, voyages et philosophie de la vie jusqu'à minuit

Mandawa dans le Shekawati En chemin pour Mandawa nous faisons plus ample connaissance avec notre chauffeur Jitu. Il vit à Jaïpur. Il apprend le français depuis un an et nous lui donnons quelques cours durant le voyage. En lisant son cahier d'exercices je devine que nous serons invités chez lui à Jaïpur en voyant la traduction de : bienvenue chez moi ! Aprés 7h00 de route pour 220km dont 100 bien cahotiques, nous arrivons enfin a MANDAWA en début d'après midi. Nous nous installons à l'hôtel Mandawa héritage, un superbe haveli récemment restauré. Notre chambre a du cachet mais il fait vraiment frais ! Je demande au bagagiste s'il y a du chauffage, et il me repond en rigolant dans sa belle moustache " le chauffage c'est toi ! "

Deshnok, Bikaner et Jaisalmer En quittant Mandawa nous constatons que le paysage change radicalement avec l'apparition du désert mais aussi d'attelages tractés par des dromadaires En début d'après midi nous arrivons à Deshnok où j'ai rendez vous avec ma plus grande phobie : les rats ! Le temple de cette ville est dédié à cet animal répugnant qui s'engraisse donc sur le dos des adeptes qui offrent lait et sucreries à profusion. Il y en a des centaines et c'est vraiment...Dans une pièce dédiée aux offrandes, ils passent même entre nos pattes ! Florence faisait la maline en se moquant de moi, mais elle n'était pas fière quand l'un des bestiaux s'est approché d'elle. A Bikaner on s'installe à l'hôtel Harasar Haveli. Nous visitons le fort Junagarh, ancienne demeure de Marahadja, au coucher du soleil. Plus tard nous déambulons dans la vieille ville où nous goutons à quelques sucreries locales. Le lendemain direction Jaïsalmer à 100km de la frontière pakistanaise (sous haute tension) à l'extreme ouest du pays. La vieille cité en grès ocre nous rappelle beaucoup Carcassonne avec ses ruelles escarpées. Nous restons là haut jusqu'à la tombée de la nuit où nous passons de superbes moments avec des enfants qui jouent au cerf volant (très populaire en Inde) Pour le diner nous tombons par hasard sur la meilleure table du fort. Aujourd'hui Jitu nous a parlé également de ses rêves, conduire des camions en France et manger au restaurant de la tour Eiffel, tout un programme !

Jodhpur, la cité bleue Réveil difficile ce matin à cause d'un rhume contracté dans la fraîcheur de Mandawa, heureusement Jodhpur n'est qu'à 3h de route. Nous faisons une halte sur de belles dunes du désert de Thar. Nous progressons très difficilement jusqu'au sommet ... Ah...elle est loin la SainteLyon ! En arrivant à destination, le temps est superbe et malgré le rhume nous visitons la citadelle de la ville. Les indiens sont vraiment très curieux lorsqu'ils nous croisent. Nous avons été photographiés plusieurs fois durant l'après midi par des familles, des jeunes et même des militaires ! En descendant dans la vieille ville autour de clock tower nous achetons une nouvelle paire de tongs pour Flo qui à pris l'habitude de les casser en voyage ! Je déguste mon premier Lassi (boisson à base de yaourt battu) et nous tentons de trouver un restaurant conseillé dans le guide vert dans la ville basse. Mais le bruit et la pollution ambiante nous poussent dans un rickshaw pour rentrer à l'hôtel. Je donne un petit cours d'internet à Jitu dans le hall de l'hôtel, il semble ne s'être jamais servi d'un ordinateur... Mais il apprend très vite... A la fin de la soirée il spam déjà ma boite mail !

Pushkar un avant goût de Varanasi Pushkar est une ville sainte avec temples, baba cool et touristes qui donnent à cet endroit un mélange de mystique et de mercantile. Il y a des adeptes hindous qui viennent au bord du lac se purifier dans une eau poisseuse, et des petits européens en plein trip mystique qui tentent de trouver une autre voie ( comme vivre en Inde avec un RMI français par exemple !) D'autres se font escroquer par des donneurs d'offrandes : "voilà une fleur pour toi, si tu vas la jeter dans le lac pour ta famille et tes amis cela t'apportera du bonheur etc.. Mais après cela tu dois faire une offrande.. et 100 roupies et 200, 300, etc.. En parlant de roupies nous en avons retiré quelques milliers aujourd'hui en prévision du paiement de notre Jitu. A 65 roupies l'euro on se retrouve rapidement avec de sacrées liasses dans notre ceinture secrète. Depuis le début du voyage nous ne ressentons vraiment pas d'insécurité. Il y a des petites arnaques ça et là, mais bon ça reste bon enfant.

Jaipur the Pink City Aujourd'hui arrivée à Jaipur où nous resterons 2 jours. Nous allons pouvoir y faire un mini break, une petite lessive et préparer les prochaines étapes de notre voyage vers Agra et Varanasi. Nous sommes également dans la ville de Jitu qui rentre enfin chez lui et qui, comme nous le pressentions, nous invite a diner le soir même. Notre hôtel est en marge du centre ville et pas trés facile a repérer, nous l'apprendrons à nos dépens dans l'après midi... Après la visite du city palace, nous grimpons au sommet du palais des vents, où s'offre à nous une magnifique vue sur les hauteurs de Jaipur. Après avoir acheté quelques sucreries pour la famille de Jitu nous tentons de regagner l'hôtel en rickshaw. Malheureusement la photo de sa façade et son nom ne suffiront pas à le retrouver... Après avoir tourné en rond 30mn dans la ville nous appelons Jitu et lui passons notre pilote, qui ne parle pas anglais afin qu'il lui donne l'adresse exacte. Le soir nous passons chez Jitu un moment très chaleureux dans l'intimité de sa famille. Son logement est vraiment très modeste et nous mesurons à cet instant le décalage qu'il y a entre nos univers. Ils sont bien sûr tous, très curieux à notre encontre, mais particulièrement sa soeur (une superbe indienne) et les enfants. Ils sont tous adorables, bien peignés, assis sagement face à nous en lotus. J'ai mon petit succès auprés d'eux avec l'Ipad, devant lequel ils sont hilares face à "tom le chat" qui finalement miaule et répète de la même manière en hindi ou en français ;--) l'un des fils de son frère me tient le bras pendant la démonstration ... c'est touchant. La communication n'est pas facile car seul Jitu parle anglais et fait la traduction en Hindi pour les autres. Nous mangeons des chapatis, du riz et des pommes de terre qu'ils n'ont pas épicées à cause de nous. Malgré cela... C'était quand même un poil épicé. Nous faisons des tas de photos tous ensemble et nous nous quittons assez émus de cette rencontre. Florence embrasse la soeur, la femme et la mère de Jitu ce qui amuse tout ce petit monde peu habitué aux french kiss ! Le lendemain nous visitons le fort d'Amber à une dizaine de km de Jaipur. L'ambiance de ce superbe palais dans les collines est évocatrice d'aventures romanesques à dos d'éléphants avec princesse et mystérieux trésor ... Nous y passons la matinée puis nous redescendons sur Jaipur. En chemin nous stoppons au Water Palace, paisible palais sur l'eau qui contraste avec la frénésie urbaine des villes indiennes. Le soir nous assistons à notre premier film Bollywood, Don 2, avec la super star nationale Sharuk Khan.

Fatepur Sikri, Agra et le Taj Mahal En chemin pour Agra nous stoppons à Fatephur Sikri, cité classée dans notre guide. Nous n'avons qu'une petite heure à y consacrer et en sortant de la voiture nous nous faisons alpaguer par un pseudo guide qui promet en 40 mn de nous faire la totale pour 600 rs... Nous n'en aurons pas tant et lui non plus ! Aujourd'hui c'est l'aventure qui démarre sans notre chauffeur. Les billets de train achetés il y a plusieurs semaines ne sont pas confirmés et nous ne sommes qu'en liste d'attente... Sans trop nous en soucier, nous partons visiter une des 7 merveilles du monde le Taj Mahal ! A notre grande surprise, pas de file d'attente et nous rentrons facilement sur le site en quelques minutes. L’accès est facilité aux touristes (qui payent l'entrée 11€) par rapport aux indiens qui ne payent que quelques centimes. Le Taj nous apparaît enfin ... Grandiose... imposant... immaculé sous un soleil magnifique. Une cohorte de touristes s'empresse sur le parvis pour photographier et se faire photographier devant l'édifice dans toutes les positions imaginables. C'est magique d'être ici et nous ne regrettons pas de terminer notre itinéraire au Rajasthan par cet édifice mythique. Nous en sortons vers 18h00 et nous prenons un vélo électrique rikshaw (oui ! oui ! ça existe !) pour rejoindre nos valises à la gare de Agra Fort. Là bas nous vérifions notre position dans la liste d'attente et on nous annonce que le train est complet aucune place ne s'est libérée pour nous ! Aïe là c'est la tuile... Hôtel réservé là bas le lendemain et avion le surlendemain, nous n'avons pas trop le choix. Le guichetier propose des tickets : general admission. Nous pensons qu'il s'agit de places : "asseyez vous où il y a de la place" et en achetons. Mais après nous être mieux renseignés et avoir vu où les general admission étaient parqués (oui c'est le bon terme) on a changé de couleur ! Vous voyez une rame de RER parisien aux heures de pointe ? Imaginez la, pleine d'indiens chargés de bagages et vous aurez une petite idée. Sachant que nous avons la nuit à passer, nous commençons un travail de harcèlement auprès d'un chef contrôleur. Au bout de notre 3ème passage il nous indique finalement comment faire pour avoir un lit ! Ouf on rentre dans la dernière classe "sleeper" mais franchement ce trajet nous étions prêts à le faire dans les sacs postaux plutôt qu'avec les bestiaux ! Il est maintenant 23h53. Je vais me replier dans mon sac à viande, les valises sont cadenassées au pied de ma couchette, Flo est au dessus de moi... Je ferme les yeux... en route pour Varanasi !

Varanasi, ville sacré au bord du Gange. J'ai vécu cette nuit la pire expérience en train de ma vie. La "sleeper" class était tout simplement atroce ! Le froid, le bruit et la saleté ont été nos compagnons de route toute la nuit. L'aventure, ç'est l'aventure ! Nous débarquons vers midi à la Guesthouse de Suraj qui nous offre un chaï à notre arrivée. C'est propre y'a une petite vue sur le Gange et surtout l'eau est chaude H24 dans la salle de bain commune. Pour des crasseux comme nous qui sortons d'un train de nuit, ça ne va pas être du luxe ! Nous partons ensuite pour notre première balade sur les bords du Gange. Après avoir traversé de petites ruelles étroites, nous arrivons à proximité du "cremation Ghat" qui est tout près de notre hôtel. Se faire incinérer à Varanasi pour un indien est un acte de foi. Nous assistons pendant quelques minutes à ces cérémonies où plusieurs bûchers sont actifs 24h/24h, pour plus de 200 crémations/jour. Là, près du fleuve, les défunts y sont déposés puis recouvert de bois jusqu'aux épaules. Lorsque le corps est carbonisé, un homme frappe le crâne avec un morceau de bois pour "libérer" l'âme. C'est crû. Nous ne restons que quelques minutes, pas très à l'aise... Que peuvent penser les indiens en voyant les touristes regarder leurs proches se consumer ? Pas que du mal puisque certains nous invitent à nous rapprocher pour mieux voir. Mais par respect pour les autres, nous restons à distance. Le Gange est un fleuve extrêmement pollué. Pourtant les indiens y font des ablutions, des purifications et y déposent les restes de leurs proches... Sans être initié, c'est difficile de comprendre toutes ces pratiques si éloignées de nos modes de vies occidentaux. Mais dans des endroits comme celui-ci avec autant de ferveur, ou comme à Delhi, où nous avons vu dans les rues, des chiites se fouetter en rythme jusqu'au sang lors d'une manifestation religieuse, on s'interroge...

A Mumbaî une des villes les plus chères du pays nous avons choisi l'hôtel le plus modeste où il restait une chambre... Enfin plutôt un box ! Les photos parlerons pour nous car il faut le voir pour le croire. L'hôtel est découpé en petits box de 3m x 4m séparés par du contreplaqué mais pas jusqu'au plafond. On a peu l'impression d'être dans un open space de bureau à part qu'il s'agit de chambres. Enfin c'est propre et les salles d'eau communes sont neuves. Nous sommes dans le quartier animé de Colaba au bord de la baie à 2 pas du Taj Mahal hôtel. Nous visitons les monuments du sud de la ville en suivant une promenade conseillée dans le Lonely Planet. Les grandes bâtisses sont d'inspiration victorienne et rappellent que le pays est une ancienne colonie britannique. Nous remontons ensuite en taxi vers le nord où les quartiers se font plus pauvres jusqu'à "Dhobi Ghat" la fameuse machine à laver géante. Il s'agit d'un quartier composé de tôles ondulées abritant plus d'un millier de lavoirs où la quasi totalité du linge de Mumbai est lavé chaque jour. Parmi les milliers de vêtements qui sont en train de sécher, nous tentons sans succès, de voir les petites culottes de Flo laissées le matin à l'hôtel ;--) A 16h00 nous assistons à notre deuxième film "made in bollywood" Le film s'appelle "Agneepath" il est riche en couleurs, en musiques et en sensations puisque toute la salle hurle et chante pendant les parties musicales. C'est vraiment une expérience ce cinéma indien ! Il se suffit à lui même sans s'exporter... Le lendemain, nous commençons par la visite supposée nous transporter vers la magie de film city, l'usine à rêves de Bollywood. Ça commence plutôt mal car notre intermédiaire nous annonce que les studios ne sont pas ouverts et que nous irons sur un autre site. Sur place nous constatons qu'il s'agit d'un studio de bric et de broc où se tourne une obscure série TV. Voyant notre déception ils décident de nous emmener sur un tournage situé dans le centre ville. Il s'agit d'une grosse production dont le titre est "Oh my God" la scène tournée se déroule dans un tribunal. On se sent privilégiés, il y a des indiens qui observent de l'extérieur au travers de grilles. L'acteur principal est une star apparemment assez connue. Notre train de nuit est programmé au départ de Mumbai a 22h15. Nous avons donc l’après midi pour faire quelque achats sur le bazar de Colaba Causeway. Mumbai étant une ville importante c'est ici que nous trouverons la plus grande variété de souvenirs et nous en profitons pour négocier ferme, tissus, boites, porte clés, rickshaw miniature, stylos et autres babioles... Nous mangeons le soir au restaurant pur veggie (végétarien) découvert la veille, puis direction l'Indian's guesthouse, pour prendre une douche, récupérer les valises et prendre un taxi pour Victoria Station. La gare est magnifique ! C'est ici que des scènes du film de Danny Boyle Slumdog millionnaire ont été tournées. Il y a énormément de monde, des familles entières attendent leur train â même le sol. Nous n'attendons pas très longtemps puisque le Bangalore express est mis en place à 21h00. Nos places en AC 2 TIER, sont dans la catégorie juste en dessous de la 1ère classe. C'est très confortable, 4 par compartiment, lit souple, draps propres et clientèle soignée. Nous sommes avec un gentil couple discret qui est également en route pour Goa. Sur le quai de la gare nous sympathisons avec un groupe aux forts accents quebecois. L'un des gars à une voix de stentor et quand il vient nous dire bonsoir dans le wagon il ne passe pas inaperçu ! Après avoir fait nos lits douillets nous fermons les lumières et réglons le réveil à 6h30..

Nous arrivons en gare de Margao (Goa) à 9h00 et nous partageons un prepaid taxi avec Claude, Jean François et Jocelin qui vont vérifier s'il reste des chambres dans notre hôtel. Benaulim est un charmant petit village de pécheurs loin de la folie de Calangute et Arambol. Nous avons sélectionné la Guesthouse O'Mangueiro, dans les premières adresses du routard pour sa proximité avec la gare d'où nous partirons aprés demain assez tôt. Nous prenons tous un petit déjeuner dans le jardin de la maison sous les premiers rayons du soleil. Chacun part dans sa direction dans l'aprés midi, pour nous ce sera jonction des plages de Benaulim et Colva en vélo. D'un côté comme de l'autre ce sont des kilomètres de plage animées (c'est le W.E) Nous terminons la journée avec les quebecois dans un restaurant du village où nous partageons une bouteille de blanc indien du Maharashtra pas trés bon mais indien.. ;--) Le lendemain, en taxi privé nous visitons old Goa la portugaise et une station balnéaire de masse, Calangute, où se croisent classes populaires indiennes et touristes russes qui semblent avoir conquis ce territoire. Nous marchons un peu pour nous éloigner du brouhaha du centre ville et nous installons sur une terrasse en surplomb de la plage. Nous y mangeons un Xacuti délicieux (cuisine goanaise) Nous retrouvons le soir nos amis québécois au restaurant Art Place où un joueur de Sitare va saturer nos oreilles toute la soirée... Jean François et Jocelyn sont des vérificateurs (agents du fisc) et Claude est routier, mais il a eu plusieurs vies, dont la gestion d'un hôtel au Costa Rica ! Jean François est musicien, amateur de cinéma. Il est drôle et sensible et parle de son histoire d'enfant adopté avec beaucoup d'émotion. Jocelyn est plus réservé mais j'ai avec lui une intéressante conversation concernant son voyage en France. Nous prenons des photos tous ensemble et nous promettons de donner des nouvelles... Encore de belles rencontres !

Aujourd'hui longue journée de train jusqu'à Ernakulam. Nous appréhendions un peu la durée du voyage (de 07h40 à 22h40) mais finalement le temps est passé assez vite. Au départ en classe SLEEPER nous avons pu acheter au contrôleur des billets d'une classe supérieure en AC3TIER. Au rythme des paysages de Goa, du Karnataka et du Kerala nous avons parcouru les 850km. 14 heures dans un train cela donne également le temps d'observer les différentes classes, les employés et l'organisation de cette petite ruche. Au wagon cuisine les grosses gamelles métalliques remplies à ras bord d'on ne sait quoi sont prêtes a verser au moindre soubresaut du train ! Dans les classes supérieures l'atmosphère calme et polissée tranche avec la classe Sleeper où c'est carrément la foire : les gens se mettent a crier dans les tunnels comme dans une fête foraine. Nous arrivons à 23h00 où nous nous installons au Shalimar Metro Hotel, non loin de la gare de Ernakulam junction. Le lendemain nous traversons en ferry le bras de mer qui nous sépare de fort Cochin. Ce site historique classé au patrimoine mondial possède une architecture européenne, qui malgré sa décrépitude est pleine de charme. Nous avions remarqué lors du voyage en train, des drapeaux communistes dans les villages que nous traversions. Nous trouvons l'explication dans le Lonely : Le Kerala est sous un gouvernement communiste qui obtient d'ailleurs de très bons résultats (scolarité, protection sociale etc.) ! Il n'en fallait pas plus pour réveiller ma fibre rouge, je savais bien que cela pouvait fonctionner quelque part cette politique ! Les filets chinois, les "chinese nets" sont une des attractions de fort Cochin, notamment le soir au coucher du soleil. Des dizaines de photographes amateurs se pressent alors sur le quai pour y faire le meilleur cliché. Je m'en tire pas trop mal, avec mon iphone, puisque ce soir je suis en rade de batterie avec l'appareil photo !

C'est dans un bus public chaotique que nous prenons la route pour Munnar. Il n'y a aucun touriste et une fois n'est pas coutume, nous sommes les curiosités... Le controleur essaye de nous faire comprendre que Flo doit rester à l'avant et moi à l'arrière (les hommes et femmes sont souvent séparés dans les lieux publics) mais devant notre incompréhension, il laisse finalement tomber et nous laisse nous installer à l'avant. Nous arrivons à 12h30 après 5h30 de route. L'environnement est extraordinaire, des collines verdoyantes finement ciselées par les plantations de thé, s'étendent tout autour du village. C'est la couverture de notre guide LP qui nous a enmené ici et nous ne sommes pas déçus ! Dés notre arrivée, nous partons en randonnée au coeur des plantations dans la direction du point de vue de Pothamedu. En chemin nous rencontrons des cueilleuses de thé en plein travail. Ils cueillent toute l'année à la main ou avec un outil spécifique. Florence s'y essaye avec une grande aisance ! Elle me dit que de tous les métiers qu'elle a vu en Inde, c'est celui qui lui conviendrait le mieux. Nous montrons notre guide LP aux cueilleuses qui sont très surprises de voir Munnar en couverture. Intriguées, elles parcourent même quelques pages sur la cuisine du sud. Plus loin dans leur village au milieu des plantations, nous échangeons quelques mots avec leurs hommes. Ils travaillent aussi dans le business du thé à d'autres taches. Grace au LP, nous comptons avec eux en Tamoul (un des langues locales) , ce qui les fait beaucoup rire ! Le lendemain nous montons jusqu'à 2000 m pour atteindre top station. L'ascension est superbe, nous découvrons pendant le trajet d'autres plantations de thé, le lac de Mathupetty et le site d'Echo Point. Arrivés au sommet nous prenons un chaï dans une gargotte avant d'atteindre le point du vue où un panorama exceptionnel s'offre à nous. Une impression de toit du monde se dégage de l'endroit, tant l'arrête d'accès à la plateforme est étroite et la vue vertigineuse. Sur les conseils de Mano un guide local nous découvrons d'autres plantations à proximité en attendant le bus. L'après midi est consacrée à la visite du Tata Tea Museum où nous découvrons tout le processus de fabrication du thé. Dans la ville achat de safran, de chocolat et de thé de fabrication locale bien sûr !

La route entre Munnar et Maduraï est splendide. Elle était conseillée comme une des plus belles routes du sud et c'est une des raisons qui nous a poussé à modifier l'itinéraire, en plus du temple de Sri Meenakshi de Maduraï. A notre arrivée dans la ville nous partons en rickshaw vers Shri Meenashki pour la visite de ce temple hindou, le plus vaste du sud de l'Inde. Les tours principales sont très imposantes, d'une hauteur de 60m, elles sont visibles de toute la ville. Une multitude de personnages (près de 30000) sont représentés en statues sur les différentes tours. Nous mangeons le soir dans un resto terrasse avec une vue sur le temple, qui n'est malheureusement pas éclairé :--( Demain direction Thiruvananthapuram, mais disons plutôt Trivandrum l'ancien nom ;--) Nous y passerons nos dernières nuits en Inde avant l'envol vers les Maldives.

Un long voyage routier (8h15) a conclu notre traversée du pays... Dans un premier temps nous avons rejoins Nagercoil, une grande ville qui se trouve à quelques kms de Cap Comorin, la pointe sud du pays. Puis changement du bus dans une gare routière sordide écrasée par la chaleur où les odeurs d'urine se mèlent à celles des égouts. Nous y avalons 2 bananes et 2 sachets de chips avant de reprendre la route. La fréquence des bus est impressionnante ! Pour certaines destinations il y a des départs toutes les minutes, et tous les bus sont pleins à craquer ! Il y a tant de monde dans ce pays... Dans les liaisons d'une ville à l'autre, le bus ne désemplit pas... Il n'y a presque pas de rase campagne, on passe de ville en ville avec du monde partout dans les rues... Notre dernière journée à Trivandrum ne comporte aucun impératif si ce n'est de passer nos derniers moments indiens tranquillement, sans être trop exposés au capharnaüm de la ville. L'après midi nous allons au cinéma pour voir notre 3ème film indien. Il s'agit d'une comédie / film d'action en Malayalam (langue locale) que nous ne comprenons pas plus que l'hindi mais cela reste distrayant. Le personnage principal, héros du film est un indien bien gras à moustache qui fait tomber toutes les femmes... Les canons de beauté des indiens sont définitivement différents des nôtres...

Départ ce matin pour les Maldives. En arrivant à l'aéroport de Trivandrum (ultra moderne comme à Varanasi) nous apprenons que notre vol pour Malé est retardé de 2 heures. Nous nous installons donc dans une loge confortable où nous pouvons consulter les dernières nouvelles et envoyer les derniers récits de voyage avant le départ. C'est aussi l'occasion de terminer le crédit téléphonique de la carte sim indienne que nous avions dans le pays, petit coup de fil à maman coupé net par la carte. Nous décollons finalement à 13h30 pour un vol express de 45mn. L'arrivée sur l'aéroport est spectaculaire car le turquoise des différents lagons est immédiatement visible dès l'approche sur Malé. L'aéroport est une île à part entière à quelques encablures de la capitale.

Les formalités douanières nous réservent une petite surprise. La république islamique des Maldives est régie par des lois très strictes basées sur la charia. Il est par exemple interdit d'introduire sur le territoire tout objet faisant référence à une autre religion que l'islam. Dans notre valise nous avons une statue en bronze représentant le dieu éléphant Ganesh. Au passage du rayon x, nous voyons une femme voilée au regard sévère désigner à un de ses subordonnés une forme sombre dans notre valise. C'est bien sûr notre éléphant ! Nous ouvrons donc notre bagage et présentons à l'officier l'objet du délit en expliquant que nous ne savions pas etc etc.. L'éléphant est placé en consigne (en compagnie de bouteilles d'alcool diverses et variées également interdites) nous le récupérerons dimanche à notre départ. Un bateau rapide de l'hôtel nous transporte de l'aéroport vers notre île, Fihalhohi island, située à 28km au sud. Très bon accueil sur une superbe plage de sable blanc, une noix de coco fraîche plantée d'une paille nous est proposée et nous sommes installés à la réception. Un responsable nous prend alors en charge et nous explique que nous allons être transportés dès le lendemain sur un autre établissement. Nous sommes un peu surpris et méfiants, l'île a l'air fantastique au premier coup d'oeil et nous ne voyons pas pourquoi nous partirions. Il explique qu'à partir de demain notre chambre n'est plus disponible et qu'en compensation nous sommes déplacés sur une île avec un complexe plus luxueux en all inclusive. Les excursions seront également offertes. Nous acceptons donc le deal en demandant à pouvoir revenir le surlendemain pour changer d'air.

Transfert sur l'île de Farukulofushi pour intégrer notre nouvelle chambre puis nous départ du bateau de l'excursion island hoping. Direction Bodu Huura, un îlot habité par des locaux qui vivent de la pêche ou sont employés par les resort voisins. La visite se limite à une ballade dans le village en paquet de touristes sans aucune explication... Dans une rue de magasins de souvenirs, des femmes voilées tentent de vendre des vêtements, qu'aucune touriste ne serait autorisée à porter dans leur pays... C'est assez pathétique... Nous partons ensuite pour l'île de Bandos, où nous nageons au milieu de poissons multicolores et lunchons au bord de la plage, grace au barbecue préparé par l'équipage. L'après midi est conclue par la visite d'un grand hôtel voisin, le Bandos Resort. Au retour nous découvrons le club Faru. Si la plage et le restaurant sont bien positionnés en bord de plage, la chambre est moins jolie et l'île n'a pas le charme de Fihalhohi. Nous demanderons demain à être rapatriés là bas... Et tant pis pour les rhum coca à volonté du all inclusive !

A l'accueil du ponton sur Filhalhohi, c'est un welcome back au débarquement ! Sans perdre de temps nous louons notre matériel de snorkling et partons observer les récifs environnants. L'eau est à température idéale et nous pouvons voir une multitude de poissons. L'hôtel est vraiment à la hauteur et notre bungalow au bord de la plage est idéal. Le lendemain c'est déjà le dernier jour. Dernier bain dans le lagon avant le check out... Nous saluons le couple de septuagénaires suisses qui étaient nos voisins de bungalow, et embarquons à bord du bateau rapide direction aéroport de Malé. Nous atterrissons à Dubaï à 02h55. L'enregistrement sur l'A380 débute à 7h00, nous patientons en somnolant dans les confortables fauteuils du Starbucks de l'aéroport. . Ce qui est impressionnant au moment de l'accès à bord de l'A380, ce sont les salles d'attente immenses (600 passagers environ) C'est difficile à cet instant, de tous s'imaginer dans le même avion... Cela ressemble plus à l'attente pour rentrer dans une salle de spectacle. Nous connaissons l'appareil pour l'avoir utilisé lors de notre voyage au Vietnam avec la Singapore Airlines. Sur l’aménagement Emirates l'écart entre les rangées est similaire, avec mes 1m75, j'ai 30 cm devant mes genoux. Il semble que l'inclinaison des sièges est plus importante, ce qui permet de s'assoupir plus facilement. Le système de divertissement est également nettement supérieur avec plusieurs caméras embarquées, dont une sur le sommet de l'empennage, du plus bel effet en vol. Le point fort de l'appareil est encore son silence, nettement inférieur que sur n'importe quel autre appareil. Nous avons le temps de nous changer dans les toilettes de l'aéroport, pour affronter le froid polaire qui balaye le pays, terminé tongs et shorts... Un peu l'impression d'être déguisés... Ça gratte un peu les fringues... Nous arrivons à destination en fin d'après midi où nous retrouvons notre petite voiture qui attend sagement à la gare. ;--) THE END

Une version avec photos et renseignements divers concernant ce voyage est disponible sur le blog http://www.thefloatingspace.com
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Voyage au Rajasthan puis Goa en mars 2013
22 mars 2013 - Nous voici à Goa pour une petite semaine, après un tour au Rajasthan en voiture avec chauffeur. Très relaxant, après 2 semaines magnifiques mais tout de même fatiguantes de visites au Rajasthan.

Ce petit récit de voyage en couple (56-52 ans) pour aider et donner envie à ceux que ça tente.

Itinéraire

J1-J2 : Maison -> Jaisalmer

· Genève->Delhi via Finnair (650€/pers A/R, yc assurances annulation)

· Delhi -> Jodhpur via Air India (60€/pers.)

· Jodhpur -> Jasailmer en voiture, Mannu notre chauffeur nous attendait à 12h à Jodhpur

J3 : Jaisalmer + nuit dans le désert

· Visite du fort, des très beaux temples Jaïns, de la ville

· Coucher de soleil sur les dunes à dos de chameau, spectacle musique-danse, dodo dans le désert à la belle étoile (juste à côté des tentes, pour ceux qui préféraient)

J4 : Jodhpur

· Visite du fort et du palais, impressionnants par leur puissance et leur finesse, révélateurs d’une histoire chargée en conflits et luttes pour le pouvoir tout en cultivant l’art de vivre et le raffinement

· Très courte ballade dans la ville autour de la Clock Tower, avec dégustation d’omelettes étonnamment délicieuses et hors du commun (nous qui pensions en avoir fait le tour …)

J5 : Ranakpur

· Très beau temple avec ses 1441 colonnes

· Halte appréciée dans le Hill Ressort, seul hotel réservé à l’avance sur le trajet (2000 INR, mais top hotel), pour une halte « piscine et cartes postales »

· Ballade de 10mn au sunset pour aller voir le petit lac aux crocodiles et le défilé des troupeaux de buffles et de chèvres qui rentrent au bercail

J6-J7 : Klumbagarh-Udaipur

· Route superbe, légèrement montagneuse, verte, agricole, petits villages, puits à l’ancienne

· Très beau fort de Klumbagarh, avec ses forteresses de 36 kms de long !!! Petite grimpette pour une vue éblouissante sur la région. Quelques temples jains en prime dans la forteresse.

· Arrivée à Udaipur, qui s’étale dans un cadre magnifique : 2 lacs successifs entourés de montagnes

· Le Lake Palace, hotel de Luxe au milieu du lac Pichola : magnifique

· Le palais d’Udaipur abrite la plus vieille dynastie au monde (1500 ans). C’est une merveille (vue de l’extérieur et à l’intérieur)

· Temples, visite de la ville, bruyante mais agréable (côté touristes et côté moins touristes), breakfast-lunch-dinner en terrasse avec vue sur le lac et Lake Palace

· Resto chéro mais excellent et super bien situé : Ambrai Restaurant (ancien chef cuisinier du Maharadja)

J8-J9 : Chittaurgarh-Bundi

· Arrêt au fort de Chittaurgarh qui possède de très beaux vestiges et qui donne l’idée de la puissance passée de ce lieu, situé sur un plateau de 4,5 Km², avec sa tour de la victoire de 9 étages, ses temples, ses palais

· Arrivée à Bundi, ville reposante, possédant le charme de l’accueil en douceur, proche des locaux.

· Les deux femmes de notre Guest House acceptent gentiment de nous montrer comment elles préparent les plats que nous commandons : Massala Tea, Chapatti, Nam, mode de cuisson et choix des épices pour les différents plats.

· Palais intéressant, fort pas terrible hormis la vue sur la région.

J10 : Puskhar

· Unique en son genre, ville de pélérinage et baba cool. Relaxante, rue « piétonne » (presque) avec ses boutiques à touristes habituelles. Son lac avec le rituel des abblutions matinales (et un peu en soirée aussi).

J11-J12 : Jaipur

· La capitale du Rajasthan nous ramène dans le bruit de la ville, mais elle possède pas mal de monuments à visiter et reste incontournable. Par contre, les bazards en bordure de grandes artères, pas terrible et plutôt fatiguant.

· Le Palais du Maharadjas, Le Palais des Vents, le Albert Hall Museum, un film indien dans la plus grande salle de cinéma du pays (ambiance garantie dans la salle lors du baiser discret entre deux amoureux), …

· Le fort d’Amber et son palais sont superbes. La découverte du site à la sortie d’un tournant couple le souffle. Temples et autres forts à côté d’Amber. Le Monkey Temple vaut le coup car le site est beau et voir les singes nager et sauter dans l’eau vaut le coup d’œil. Les cénotaphes des maharadjas successifs en bas de la colline sont à voir également.

J13 : Barathpur

· Très beau parc orthonologique à vélo. Ca change un peu et ça nous rapproche de Fatehpur (1h) et d’Agra (+30mn). Dommage qu’ils aient doublé le prix de l’entrée du parc (400 INR / Pers !).

J14 : Fatehpur Silkri -Agra

· Fatehpur. On sent qu’on se rapproche de la ville et d’Agra. Touristes sans cesse sollicités par guides et gamins. Ceci dit, la Mosquée et le Palais d’Akbar et ses descendants tranchent sur le reste (couleur et architecture différentes)

· Agra : Le fort est du même style que celui de Fatehpur. Le Baby Taj Mahal est très beau, mais vaut mieux le voir avant le Taj Mahal

· Coucher de soleil en terrasse avec vue sur le Taj

· Lever à 6h du mat, pour entrée dans le Taj à 6h30. Magique, merveilleux, avec la couleur du soleil levant

J15-J19 : Goa (Morjim beach)

· Nous sommes plutôt en fin de saison touristique. Conséquence, Goa est paisible et nous ne percevons pas le côté « boum-boum » avec ldes troupeaux de russes ennivrés.

· C’est donc sur le rythme : plage, baignades, shopping, massages, scooter, poissons grillés, … que nous nous prélassons dans cette région qui est belle, car le peu d’arrière pays que nous avons pu apercevoir est verdoyant, baigné dans les eaux et parsemé de collines.

· Seul conseil : achetez une prise anti moustique dès le 1er soir, sinon la nuit risque d’être pénible.

J20-J21 : Delhi

· On verra après Goa …. même pas pressés

J22 / Delhi->Maison

Ce que nous avons particulièrement aimé

La variété et la diversité des monuments (forts, palais, temples) à visiter en si peu de temps. Chaque jour, au moins une merveille à découvrir La spécificité de chaque ville : atmosphère, environnement, spécialités, ….

La gentillesse générale des indiens

La cuisine avec toutes ses saveurs à découvrir, avec l’envie de mettre en application à notre retour.

La gentillesse et le côté fun de notre chauffeur (cf. ci-après)

La location voiture avec chauffeur

Nous sommes ravis de notre choix. Nos critères initiaux étaient les suivants :

· trouver un chauffeur indépendant et traiter directement avec lui (éliminer les intermédiaires inutiles et coûteux)

· payer un prix « normal » : autour de 35€

· le plus difficile via mail et internet : détecter un chauffeur sérieux et sympa (important car la durée des trajets est assez longue).

Notre chauffaur a répondu à tous ces critères au-delà de nos espérances.

Les hôtels

On trouve des hotels à tous les prix : de 300 INR à 5000 INR et plus

En ce qui nous concerne, nous avons oscillé de 600 à 2000 INR, avec une moyenne de 1000 INR (14€).

Il faut négocier à chaque fois, mais compte tenu que nous n’étions pas en haute saison, ça n’était pas trop difficile. Ceci dit, nous n’avons pas non plus cherché à négocier à chaque fois au plus bas prix. Un jeune couple que nous avons croisé qui avait un budget serré, négociant dur à chaque fois, tournait à 500 INR en moyenne par nuit (7€).
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Retour de trois semaines en Inde du Sud
Bonjour,

Nous venons de rentrer d’un séjour de 22 jours en Inde du sud. Nous sommes partis avec l’agence Tharani tours. Nous avons été très satisfaits de leurs services et de leurs chauffeurs : Kumar pour la première partie puis Satish pour la seconde, Kumar ayant du nous quitter suite à des problèmes dentaires. Comme pour le Sri lanka, c’était pour nous une première, la voiture avec chauffeur, et nous craignions un peu pour notre liberté de mouvements, mais non aucun problème, chauffeurs à l’écoute de nos souhaits qui n’hésitent pas à nous emmener hors des sentiers battus. Nous avons été mangés chez les parents de Tharani, superbe expérience, puis souhaitant manger local, le midi nous allions dans des restos locaux et pour manger local… nous avons été servi…. Nous avons été au cinéma à Karaikudi ..Expérience là aussi inoubliable… pour nos oreilles qui en sifflent encore, à faire !

Coco souhaitait faire un piercing sur le nez, pas de problème…direct chez des amis dont le grand père s’occupe de faire les piercings….âmes sensibles s’abstenir ! Piercing façon locale réussi au milieu de toute la famille +les voisins+++++ puis le chai pour tout le monde. Nous avons été visiter des marchés où nous étions l’attraction…

Nos chauffeurs se sont transformés en guides pour nous conduire le soir où tôt le matin aux cérémonies dans les temples ou aux pèlerinages, le reste du temps, c’est seuls que nous avons fait nos visites et ballades. Donc vous l’aurez compris nous avons été très contents des services de Tharani tours et notre voyage s’est très bien passé. Au final, je pense que c’est une bonne formule pour l’inde, du moins si comme nous pour une fois vous voulez vous laisser conduire.

Notre parcours et les hôtels ont été choisis par nous et tout s’est fait par mail, et même par TPH, lorsque nécessaire .aucun soucis de correspondance.

Vols : Nous sommes partis avec Emirates : Nice – Colombo (séjour de 8 jours au Sri Lanka) Cochin – Nice.

Le vol Colombo- Chennai a été effectué par Kingfisher : réservation en ligne sur le site make my trip. Cette compagnie est super, juste avant l’embarquement on nous annonce que le vol est plein et que de ce fait on nous surclasse en 1 ère ….le pied !

La voiture : une Chevrolet 4x4. Nous avions réservé une tata indigo, mais à notre arrivée celle-ci étant indisponible, nous avons eu une Chevrolet sans augmentation du prix. Vu l’état des routes nous ne l’avons pas regretté !

Le parcours :

Chennai- Mahabalipuram-Kanchipuram-Pondichérry-Kumbakonam-Tanjore-Karaikudi-Rameswharam-Madurai-Kanyakumari-Kovalam-Allepey- nuit en house boat sur les backs waters-Kumarakom- Cochin.

Nos hôtels :

Chennai : RainTree (1 nts )

M'puram : Ideal Beach ( 3 nts)

Pondicherry: Hotel villa helena ( 2 nts )

Kumbakonam : Hotel Paradise ( 2 nts)

Tanjore : Ideal beach resort ( 1nt)

Karaikudi : Bangla (1 nt)

Rameshwaram: Royal Park ( 2 nts)

Madurai : GRT Regency ( 2 nts)

Kanyakumari : Sparsa ( 2 nts)

Trivandrum : Travancore Heritage ( 2nts)

Alleppey : air condition house boat ( full bord / lunch /denner / break fast including )

Kumarakom : Backs water ripples( 1 nt)

Cochin : Hotel old light house ( 1 nts)

Nous sommes restés parfois 2 où 3 nuits aux mêmes endroits pour pouvoir rayonner dans les alentours.

Nos impressions dans le désordre :

Nous avons beaucoup aimé Gingee, être seuls avec les singes dans ces citadelles abandonnées….génial.

Nous avons été surpris de la faible fréquentation touristique : nous étions souvent les seuls occidentaux sur les sites où dans les temples, les hôtels sans exception étaient tous loin d’être complets, voir quasiment vides pour certains d’entre eux.

Nous avons été quand même choqués, alors que nous nous y étions préparés, de la saleté de certains endroits, des problèmes d’hygiène, de la pollution de la mer et des cours d’eau, de la pollution des plages. Par endroit cela est dramatique et nous a peiné pour eux.

Nous avons adoré les temples, nous avons ramené de superbes photos, l’Inde est un pays de contrastes saisissants.

Nous avons aimé la gentillesse et le sourire des indiens. Nous n’avons pas trouvé que nous étions plus sollicité que dans d’autres pays d’Asie, en tout cas moins qu’au Vietnam.

Nous n’avons pas trouvé non plus que la conduite, bien qu’elle soit assez….spéciale, soit plus dangereuse que d’en d’autres pays d’Asie.

Nous avons distribué des stylos et des cahiers aux enfants, et parfois même aux adultes. A ce propos, n’achetez rien en France, achetez tout sur place et distribuez, vous en aurez beaucoup plus pour moins cher et gains de poids aussi dans vos bagages.

Nous n’avons pas été malade, juste un poids sur l’estomac à Rameswharam. Là notre chauffeur nous a emmené boire du thé au citron bien sucré et tout est rentré dans l’ordre presque de suite alors que nos médicaments apportés ne nous avez pas fait d’effets. Essayez en cas de problèmes.

Nous sommes restés deux nuits à Rameswharam, mais une aurait suffit : en une journée nous avons été tôt le matin assisté au pèlerinage au bord de mer puis visité le temple (qui est magnifique) et ballade en carriole et l’après midi nous sommes allés à la pointe face au Sri lanka.

Nous avons bien aimé Madurai et Kanyakumari : ne pas hésiter à aller du côté du village des pécheurs.

Nous avons aimé les backs waters et la nuit (réveillon de noël) sur le house boat. Une seule chambre sur le bateau, on s’est régalés, ça nous a un peu rappelé le delta du Mékong mais en beaucoup moins agité.

Nous avons regretté le tamil nadu à notre arrivée à Cochin, nous n’avions plus l’impression d’être en Inde… enfin plus la même Inde.

Nous adorons la cuisine indienne et pourtant au bout de 3 semaines nous commencions à être en manque de quelque chose. Surtout qu’il y a beaucoup de cuisine végétarienne, mais surtout qu’à certains endroits il était impossible de varier. Je comprendrais que certains ne supportent pas. Sans parler des piments et du feu que cela… entraine.

J’ai été déçu par la condition des femmes : dans le peu que j’ai vu, j’ai trouvé que c’était dur voire très dur pour elles. Pas une seule serveuse, très peu de vendeuse, des groupes d’hommes…enfin cela n’engage que moi, mais je trouve qu’il ‘y a encore du travail à faire de ce côté-là.

Nous gardons un souvenir mémorable d’une ballade en rickshaw à Madurai ou notre « pilote »s’est transformé en guide n’hésitant pas à quitter le vélo pour nous emmener faire des découvertes dans les ruelles…

Nous avons essayé toutes sortes de massages ayurvédiques ou pas de qualité inégale mais qui dans l’ensemble ne nous ont pas semblé de la qualité des massages pratiqués en Asie du sud est.

Nous gardons le souvenir d’un superbe voyage, en regardant nos photos on ne voit que des rires et des sourires (les nôtres et ceux des indiens) des merveilles architecturales et surtout de scènes de vie qui nous ont marquées.

Nous retournerons en Inde, c’est sûr.

Merci à tous ceux qui m’ont aidé dans la préparation de ce trip, j’espère que ces quelques lignes aideront ceux qui vont partir bientôt et n’hésitez pas à poser des questions si vous en avez, je répondrais avec plaisir.

Voilà, ce voyage est terminé, je vais m’attaquer au prochain….

Eric et Coco
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Swiss ou Qatar pour aller à Delhi depuis Paris?
Bonjour ! Je viens vers vous pour demander vos conseils par rapport au choix d'une compagnie aérienne pour aller à Delhi depuis Paris ! J'ai deux options, Swiss ou Qatar airways pour à peu pres le même prix ( 400 E pour Qatar et 430 pour Swiss) N'ayant jamais voyagé ni avec l'une ou l'autre, je ne sais pas quelle est la meilleur, pour l'instant, voilà mes idées : Swiss : bonne cie, confort et service : aucune idée ! vidéo à bord etc : aucune idée non plus ! l'avantage, c'est la temps d'escale à Zurich est à peine 1h30 ! Qatar : très bonne cie, je sais que la vidéo à bord est plutôt de bonne qualité avec bcp de choix, que la boufe est bonne aussi ! le hic : le temps d'attente à Qatar : 4 h ( entre minuit et 4 du mat en plus !) et il parait que la 2ème partie du vol ( Qatar /Delhi) est effectué sur des petits avions pas aussi bien que la première partie, et surtout pas de vidéo individuelle à bord pour un vol de 4 h ...

Merci d'avance si vous avez plus de précisions !
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Bon plan pour les voyageuses en Inde (Delhi, Goa)
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Bonjour à tou(te)s,

En cherchant tout à fait autre chose sur la Toile, j'ai découvert qu'il existait à Delhi une guest-house entièrement féminine, c'est-à-dire créée et tenue par des femmes et réservée aux voyageuses.

Delhi est devenue ces dernières années une ville de plus en plus hostile aux femmes, avec une multiplication de faits divers tous plus sordides les uns que les autres, et je pense que la création d'une guest-house 100 % femmes devrait être accueillie comme une bonne nouvelle.

Impossible de savoir où se trouve exactement la Naari GH, sauf qu'elle est dans le Sud de Delhi (donc pas vers Connaught Place a priori). Les tarifs iraient de 600 à 800 roupies par nuit, mais d'après le site, ce serait le prix par personne et non pas par chambre. A confirmer car je serais très étonné qu'ils (pardon, elles) multiplient la note par deux si vous voyagez en couple (jamais vu ça en Inde). Autre souci : le site dont voici l'adresse ne m'a pas l'air franchement up-to-date. Cela fait longtemps que les numéros de téléphone à Delhi ont huit chiffres (rajouter un 2 en principe).

http://www.allworld-vacation.com/india/ind2.htm

Du coup, il y a plusieurs questions que j'aimerais poser aux voyageuses : quelqu'une ici a-t-elle essayé la Naari GH et qu'en a-t-elle pensé ? Il existerait aussi une Naari GH à Goa, quelqu'une connaît ? Plus généralement, que pensez-vous de l'idée d'une GH 100 % féminine ? Et qu'en est-il du WMCA à Delhi ? Pyaasa
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Inde: trois semaines au Rajasthan en août 2007
Voici un résumé du carnet de route de notre voyage de 3 semaines en INDE au mois D'août 2007

L'itinéraire prévu au départ était le suivant : Delhi > Jaisalmer > Jodhpur > Mont Abu > Udaïpur > Jaïpur > Shekawati > Jaïpur > Fathepur Sikri > Agra > Delhi Il est évident que se tenir à un itinéraire donné est irréalisable et c'est tant mieux...

L'itinéraire final était celui-ci : Delhi> Jaisalmer > Jodhpur > Udaïpur > journée à Ranakpur - Kumbalgarh > Chittogarh - Bundi > Jaïpur > Agra - Fathepur Sikri > Delhi

DELHI > JAISALMER

Atterissage vers 00h00. Chaleur étouffante des l’arrivée (+ de 30 degrés) et humidité à 99, 999%… Après récuperation de nos bagages, nous allons changer un peu de roupies au guichet de la banque Nationale qui est ouvert toute la nuit dans l’aéroport ( pensez à demander un reçu : ils ne le donne pas automatiquement et ça pourra vous être utile plus tard), nous finissons par trouver, parmi les centaines de gens équipés de panneaux le taxi venu nous chercher, et nous voila parti pour un rodeo urbain entre camions, scooters, motos, vaches et klaxonsssss sans fin…Crazy Delhi. (Nous avions réservé l'hôtel par internet ainsi que le transfert vers l'hôtel : ce qui n'était pas plus mal étant donné l'heure tardive de notre arrivée.)

Arrivés 30 min apres a l’hotel Smyle Inn dans le quartier de Pahar Ganj (quartier bien routard, voir roots). Malgres l’obscurité, on peut apercevoir des vaches, des poubelles, des flaques d’eau, des gens qui dorment par terre, et une odeur indescriptible nous monte au nez… Petite nuit et réveil difficile dans cette chambre un peu miteuse (un peu comme une cellule : petite et sans fenêtre) de Main Bazar, et après un petit déjeuner assez dégeux au restaurant sur le toit, c’est parti pour une visite du quartier de Pahar Ganj… Quartier encore plus roots de jour avec toujours cette odeur constituée d’un mélange d’épices, de poubelles, d’excrements, de pisse et de vieux trucs croupis, mais ambiance sympa quand meme…le quartier ce réveil doucement.



Nous prenons ensuite un rickshaw pour la gare d’Old Delhi afin de poser nos sacs bien trop lourds (cloack room sur la droite de la gare : pour pouvoir l'utiliser il faut une réservation de train), puis visite du fort rouge (moins beau que celui d'Agra) nous sommes fouillés 2 fois avant de pouvoir y entrer. Après cette visite, nous partons pour Jaisalmer en train vers 17h45 : 921 kms…..arrivée prévue vers 13 heures le lendemain. Nous avions déjà reservé le train par internet lorsque nous étions en France : un peu compliqué et long mais sûrment moins que de faire la queue dans une foule d'Indiens aglutinés les uns aux autres. Nous achetons quand même à la gare de Delhi le "Train at the Glance" (32 roupies) : ce qui nous sera très utile pour nos futur trajets (d'ailleurs ça a l'air d'être une vrai bible : toutes les agence de voyages en ont un.)

Nous rencontrons sur le quai de la gare, deux Espagnols (Laura & Nestor de Murcia) en route pour la meme destination : Jaisalmer, Golden City. Le train part avec quand meme 1h30 de retard, et voici que défile sous nos yeux les banlieues de Delhi… Le spectacle est hallucinant pour nos yeux européens………………Petite nuit malgrès les 22 Heures de trajet…..!!!! Le sac à viande est bien utile dans le train ainsi que les boules quies et le bandeau pour les yeux. Prévoir également des lingettes ça peut être utile lorsque le trajet est long. Contrairement à ce que l'on pourrait penser les toilettes sont plutôt propres dans les train et ne sentent pas trop mauvais : choisir plutôt les toilettes western. Nous avions choisi la classe 2A (ou 2 AC) : très bien avec 4 couchettes et un rideau pour protéger un peu de la lumière du couloir. Attention par contre prévoir une veste car il fait un peu froid à cause de la clim qui est à fond. Prévoir quand même de quoi attacher vos sacs (certains vont détourner votre attention : "where are you from", pendant qu'un autre se faufile pour récupérer vos affaires).

JAISALMER

Nous avions décidé d'essayer le couchsurfing en Inde, et après avoir échangé quelques e-mails de France avec des Indiens, nous nous retrouvons avec quelques contacts en poche.

Des notre arrivée à Jaisalmer, notre premier hôte nous attend. Il nous conduit dans la forteresse, pour nous loger dans une guest house (pas prévu, nous devions loger chez lui…) Apres quelques explications, il nous apprend que sa maison est en travaux et qu’il paiera l’hôtel pour nous…….well we’ll see… (ce qui est bien vrai) Ensuite rendez vous avec son Oncle, responsable des travaux du Fort et son ami… Finalement ses personnes sont formidables, nous offrent les repas, le Chai (thé indien), nous emenent voir le couché de soleil dans le désert, et nous font visiter des endroits incroyables inaccessibles aux autres touristes….Incredible! A ne pas manquer : le Palais du Rajmahal, le temple Jain à l'intérieur du fort et Patawah-Khi-Havelis à l'exterieur.

Nous vous conseillons de trouver une guest house ou un hôtel à l'intérieur du fort : on à l'impression d'être dans un petit village où tout le monde se connaît et vous verrez qu'au bout de 2 jours sur place les gens vont vous reconnaitre également: c'est plutôt sympa surtout quand on arrive d'une grosse ville avant. Nous quittons avec regrets cette ville calme et fantastique (que nous conseillons vivement à tout ceux qui vont au Rajasthan) pour Jodhpur la Bleue. Nous allons voyager un peu avec Laura et Nestor, nos spanish friends jusqu’a Udaipur. Nous voilà parti avec le train de nuit pour Jodpur qui part a 23h15. Nous passons une petite nuit dans un wagon 3A (c’est a dire 3 couchettes : haut, milieu, bas + 2 sur le cote…) l’ organisation dans ce genre de wagon relève de l’exploit, ça resemble un peu a un tétris grandeur nature ou les sacs se déplacent pour laisser passer le gars qui apportent les draps douteux, qui laissent passer le controlleur, etc…. Nous ne conseillons pas cet horraire de train car il arrive trop tôt le matin et ne permet pas de se reposer : un autre départ est situé aux alentours des 16h.

JODHPUR

Arrivée très matinale (5h35) à Jodhpur et réveil en fanfare dans le wagon : même chose mais à l’envers… Nous sortons de la gare tout embrumés et sautons dans un rickshaw (re-tétris : 4 personnes + 4 gros sacs a dos + 4 petits sacs…….mais ça rentre en tassant bien.) Arrivés à l’hotel (pas le bon evidement) puis arrivée au bon hotel (Devi Bhawan), nous attendons que nos chambres se liberent jusqu’a 11h30….Nous somnolons près de la piscine (pas le courrage de se baigner) Pendant ce temps la nourriture indienne commence a faire son effet sur nos pauvres organismes, et les allez retour au toilettes se font + pressants…..merci le PQ… Le soir dinner au "On the Rock", le resto branché du coin, décor vraiment sympa, et bouffe de bonne qualité...puis dodo réparateur.

Lendemain : Apres avoir prié Ganesh toute la nuit, tout est réparé, full power après un petit dej, Visite du magnifique fort de Jodhpur (Visite trés bien faite avec un audio guide) et de la vieille ville.

Nous repartons vers 15.00 pour Udaipur en bus “Deluxe” (normes indiennes) “pourris” (normes francaises). Apres 5 - 6H de route (quand il y en a) Nous arrivons à Udaïpur, au beau millieu des montagnes Indienne. Rickshaw vers l’hotel puis dodo… UDAIPUR Réveil apres une bonne nuit de repos dans notre Guest house (Jheel Guest house) un peu crade mais avec une belle vue sur le Lac. Le temps est couvert. Petit dejeuner sur le terasse au son des lavandieres qui lavent leur linge dans le lac juste en dessous…

Ensuite visite du City Palace d’Udaïpur : exterieur joli mais interieur un peu chiant (prenez un guide sous peine de ne rien comprendre), nous sommes crevés… Apres la visite nous rencontrons un guide qui apprend le français, nous discutons un peu puis il nous invite a boire le thé chez lui le soir, nous acceptons. Spectacle de danses traditionelles et marionettes dans un bel Havelli : Bagore Ki Haveli (grosse et vieille baraque bourgeoise super bien decorée…). : c'est assez sympa. A la fin du spectacle, le guide nous attend sur sa moto… nos amis espagnols vont se promener, et nous montons à 3 (possible aussi a 4, norme indienne) sur sa moto en route vers sa maison. Là nous attend sa femme, sa fille, sa cousine….nous passons une soirée très agréable à discuter, On apprend à faire le Chai (thé indien) et nous repartons, après de tristes au-revoirs, vers notre hôtel à trois sur sa moto. Le temple de Jadish est un temple très animé : il y a des femmes qui chantent toute la journée : nous vous conseillons de vous y rendre le soir : c'est très conviviale. RANAKPUR / KUMBALGAHR (nous vous conseillons cette excursion d'une journée au départ d'Udaipur)

Nous avons, avec nos amigos espagnoles, réservé une voiture avec chauffeur pour la journée. (TRAVEL PLANET à droite du JAGDISH TEMPLE professionel et prix corrects : 1000 rps à diviser en 4) Départ à 9h pour le fort gigantesque de Kumbalgahr perdu en pleine montagne, route defoncée et traversée de villages de montagne sur un musique techno Indienne. Visite du fort vers 11H00, nous montons au sommet pour decouvrir un paysage magnifique… tous les touristes presents sont indiens, et se groupent autour de nous pour qu’on les prenne en photo, ils adorent ça… le fils, la fille…tous le monde y passe...dans la bonne humeur... Vive le numerique…

Départ pour 3 heures de routes de montagne pour les temples de Ranakpur… déjeuner rapide puis arrivée au temple vers 16h00. Visite des plus beaux temples Jains du Rajasthan au milieu d’un parc naturel ou se cotoient les paons, les buffles, les vaches bien sur, les chacals, les singes, les cobras et les hommes…superbe…

On en à pris plein les yeux lors de cette journée.

Retour vers Udaipur sur une route encore + defoncée que les autres, voir pas de route, ou chemin de terre….notre chauffeur est champion du monde… et on se rends compte que la conduite en Inde pour un européen est completement impossible, tant les règles nous sont étranges (mort assurée sans klaxon)…. Nous changeons d'hôtel pour le BABA Palace, un peu plus cher (500 rps), mais surtout super clean, (C'est l'un des meilleurs que nous ayons fait) et avec un super roof top restaurant, juste en face Jadish Temple. Lendemain journée détente près du lac d’Udaipur…Le tour en bateau sur le lac est un peu cher (enfin tout est relatif : 300 rps) et la halte sur le Jag Mandir n'est pas indispensable. Demain depart vers 9h00 pour BUNDI avec un arret à Chittogarh, avec notre chauffeur préféré…. BUNDI / CHITTOGARH 8h30 : petit dej. avec Laura et Nestor sur le toit du BABA hotel, puis nous liberons nos chambre. Notre chauffeur nous attend dans le hall de l’hotel, il est grand, sec, pas très bavard, mais très sympa et surtout il pilote comme un chef entre les trous et les bosses. Nous partons d’Udaipur sous une fine pluie de mousson. Après environs 2h00 de route nous arrivons à Chittogath, ville sans grand interêt mais surplombée par un impressionant fort qui domine la ville, un peu en ruine à certains endroits, ou singes et cochons vivent en toute liberté. Notre chauffeur nous promène sur ce site gigantesque entre les différent lieux a voir : temples, ruines, temples, ruines… (plûtôt utile d'avoir un chauffeur pour cette visite car les monument sont éparpillés un peu partout ). La visite du site est vraiment sympa, on peut presque y passer une journée...

3 heures plus tard, nous reprenons la route vers Bundi, ou devrais-je dire le chemin… car l’autoroute est en construction ; La progression est alors plus compliquée, nous sommes secoués comme des vieux slips dans le tambour d’une machine à laver pendant 3h00. Arrivés a Bundi, nous trouvons une Guest house Haveli KATKOUN (patron très sympa mais hôtel en travaux), dinner sur toit du shivam guesthouse puis DODO… Lendemain : Nous faisons un petit tours d’exploration de la ville et arrivons au niveau du bazar. Le soir visite du palace (joli, mais un peu vide) de Bundi, puis nous commencons l’ascension vers le fort : une pente raide et glissante qui nous mène tout en haut de la montagne qui surplomble la ville. En haut, un fort immense, abandonné aux vaches et au singes, les décors de ce lieux nous rappelles le Livre de la jungle… Deux espèces de singes vivent a cet endroit : les Macaques reconnaissables à leurs derrières en “choux fleur” de couleur rouge (pas tres fins) et les Langours a têtes noires, moins agressifs mais voleurs, il ne faut rien laisser trainer…

Nous traversons lentement un endroit remplis de singes puis montons dans un batiment en ruines remplis de chauves-souris pour admirer le magnifique panorama sur la ville. Nous redescendons à la tombée de la nuit et dinnons dans une guesthouse près du lac (Uma Magh Haveli). C’est notre dernier jour avec nos compagnons de route, demain, ils partent vers le nord, et nous vers Jaipur… Tristes au revoirs puis DODO… JAÏPUR Après un petit dej au bord du lac de Bundi (Uma Magh Haveli, très sympa), nous nous rendons à la gare routière pour trouver un bus en direction de Jaipur… Un bus part justement quand nous arrivons, nous sautons à l’interieur et nous voila partis pour + de 5h de trajet.

La route est longue et la fatigue bien présente. Dès notre arrivée à Jaipur nous nous rendons compte de l’immensité de la ville… polution, surpopoulation, mendicité… Nous appellons ensuite notre deuxième couchsurfing, chez qui nous devons dormir ce soir… La comprehension n’est pas facile au téléphone et nous attendons sa venue à la gare. 1 heure plus tard, nous le rappelons, nous devons en fait nous rendre chez lui. Je prends son adresse comme je peux, puis, dès la sortie de la gare routiere, nous voila assaillis par une horde de chauffeur de Rickshaw en folie… 2 heures plus tard, après plusieurs detours, nous arrivons enfin a bon port… Notre hôte et ses grand parents nous accueillent, nous offrent un dinner végétarien, à base de riz, curd (genre creme fraiche), Dal (no spicy), puis mangue en dessert et patisseries indiennes. Ils nous mettent a l’aise et nous disent de faire comme chez nous… Nous prenons possession de sa chambre et lui dort sur le canapé…sympa Lendemain : Nous tentons quelques visites dans la ville, mais nous sommes trop fatigué, et Jaipur vraiment trop stressante, nous restons plus tranquilles. Le soir dinner au Peakcock restaurant (très sympa) avec notre hôte et 2 de ses amis… Lendemain : La forme étant revenue, nous sautons dans le premier bus (Numero 201), en direction du fort d’Amber… à 15 km de la. Le site est magnifique, la vue sur les montagnes environantes formidable…

Nous changeons ensuite de bus pour le Monkey Temple (Galta) à la sortie de jaipur…. nous rentrons finalement assez tot (trop fatigues). Apres une petite sieste réparatrice, re-dinner au Peakcock restaurant, puis nous partons avec notre hote vers le plus grand cinema du Rajasthan (Raj Mandir) pour voir un film en Indi de 3 heures…. “CHAK DE India”… avec entracte… Excelent, le spectacle est autant sur l’ecran que dans la salle, c’est un joyeux bordel…( nous le conseillons à tout le monde)

Lendemain : Triste au revoir de notre nouvel amis indien et de ces grands-parents vraiment très atachants Nous sautons dans notre bus en direction d’Agra… AGRA Après 5h30 de trajet difficile pour nos fesses nous voila arrivés dans la banlieu d’Agra…

La ville n’est pas très propre, mais parait moins turbulente que Jaipur… Premier arret : “Agra Center” crit quelqu’un pour nous insiter à descendre. c’est certaintenement un chauffeur de rickshaw qui espère ralonger le trajet de certains… notre voisin, un indien, nous conseille de descendre au prochain arrêt… Après négociations avec un rickshaw, nous voila parti vers le Kamal Hotel (300 Rs la nuit), que nous avions réservé la veille par téléphone (heureusement car il était complet)… Les chambres sont assez sobres mais pas trop crades. Après avoir essayé de prendre une douche (froide + jet completement anarchique), nous nous rendons sur le roof top restaurant pour decouvrir une vue imprenable sur le Taj Mahal… Repas sympa, non spicy, en compagnie de 2 voyageuses françaises… dodo Lendemain : Après une nuit très courte (lever 5h30), nous arrivons sur ce site exceptionel qu’est le Taj Mahal (750 Rps quand même), avec un beau lever de soleil et les yeux boursouflés… il mérite bien son statut de merveille du monde…

Il est vraiment conseillé de le faire tôt le matin ou le soir, car il y a moins de monde et surtout la lumière est plus sympa même si c'est un peu fatigant ça vaut le coup.

Nous restons 3 heures à le contempler, puis retour à notre hotel pour un bon petit dej, puis sieste… Nous repartons vers 12h00 pour le Fort Rouge d’Agra (250 Rps par personne). Nous faisons la visite avec un guide très interessant (150 Rps pour le guide après négociations…) Dans cette ville les Marchands sont plus insistants, tout comme les rickshaws, avec qui il faut marchander, et discuter ferme pour qu’ils vous emmenent au bon endroit et surtout sans arrêt shopping…(commissions). Ensuite, visite du très joli Baby Taj, sur l’autre rive de l’Yamuna, puis retour à l’hotel pour un bonne douche… Nous dégustons un très bon poulet grillé au citron (vivement conseillé fried chicken with limon : pas épicé) avec nos copines francaises au KAMAL Hotel… puis dodo de bonne heure. Demain, nous tenterons de prendre le bus en direction de Fathepur Sikri, a environ une heure de route d’Agra… Après une bonne nuit de repos, et un bon petit dej, nous voila parti vers la gare routière d’Agra pour trouver un bus en direction de Fathepur Sikri. FATEPUR-SIKRI Arrivés à la gare, nous trouvons très facilement un bus Express (les gens nous aident) et le trajet ne coute que 22 Rps (0.50 euros) par personne. En inde, malgrès les apparences les bus sont assez bien organisés et faciles à utiliser, il suffit de demander à n’importe qui, seul le confort est aléatoire. Les bus Deluxe sont plus confortables, on peut baisser les sièges, mais les bus étant tres vieux, les sièges sont pourris… Les bus express sont difficiles à décrire…….. (Normes Indiennes : pourris / Normes francaises : Inexistant) Les petits bus : plus courrants dans les villes, ne possedent qu’une banquette tout autour, et tout le monde debout au millieu entasse comme des sardines (Tetris). Le chauffeur fume des beedies, klaxonne comme un tarré, son compère, à qui l’on paie les billets, gueule (en Indi) le nom de la destination, et le nom de l’arrêt par la porte toujours ouverte… Pendant le trajet nous faisons connaissance avec 3 français, avec qui nous passerons la journée. Arrivés a Fathepur Sikri, plusieurs personnes essayent de nous attirer vers la partie gratuite du site, qui pululle de vendeurs collants en tout genre, nous suivons les conseils du “routard” en nous dirigeant vers l’entrée payante. Nous y trouvons un guide qui parle un francais approximatif, nous partageons les frais avec les autres français (100 Rps = 2 euros pour 2 heures d’explications….pourquoi s’en priver).

Le site est superbe, la visite intéressante… déjeuner dans un restos du coin (tres bon) puis retour à notre hotel pour une petite douche (utile) Nous partons demain vers delhi en train… la fin est proche… DELHI Apres un petit dej à notre hotel d’Agra, nous liberons notre chambre puis nous prenons un rickshaw en direction de la gare d’Agra Cantonement… Nous galerons un peu pour trouver le bon quai car il n’y a pas beaucoup d’indication, mais après quelques recherches, nous apprenons que notre train à une heure de retard. Finalement nous metrons 5 heures au lieu de 3 pour arriver à la gare de New Delhi. Le voyage nous parait un peu long, nous avons reservé en classe sleeper, pas trop confortable… et pour couronner le tout nos sièges sont pris, le controleur nous en donne d’autres également pris….bref, on s’assoie au hazard, on change plusieurs fois de place, pour finalement squater au milieu d’une famille bien gentille.

Arrivés dans la folie de la gare de Delhi, nous tournons un peu en rond pour trouver la sortie… Les gens courrent dans tous sens et les panneaux sont tous ecrits en Indi…Nous finissons par nous retrouver et nous dirigeons à pied vers notre hotel (Namaskar) en slalomant à travers les rickshaws, les vélos, les voitures, et les mendiants…sympa Delhi. Le quartier de Pahar Ganj, et surtout Main Bazar, grouille de vie, mais nous trouvons ça plus sympa qu’a notre arrivée (l’habitude surement), Il fait chaud et nous arrivons à l’hotel en 10 minutes environs. Le patron nous accueil d’un air blasé tout en regardant son feuilleton à la telé…Un garcon nous montre une chambre a 300 Rps (6 euros) : une vraie cellule de 9 m² sans fenêtres…nous changeons pour une autre avec clim et un petit bout de fenêtre….pour 480Rps (9 euros). Nous réservons un taxi vers l’aéroport pour le lendemain (200 Rps). Apres quelques emplètes dans cette rue commercante, nous quittons notre cher quartier et décidons d’essayer le metro de Delhi (un des rares transport que nous n’avons pas encore pris en Inde), et la Grande SURPRISE….. les couloirs sont presques deserts, nickels, climatisés… personne ne jette ses dechets par terre, personne ne crache, personne ne pisse sur les murs…c’est un autre monde… Après une fouille au corps nous entrons vers les quais. Le prix du ticket (jetons) est tres bon marché (6 Rps = 0.12 euros négociation non possible) et le transport très rapide et pratique. Nous arrivons 5 minutes plus tard a Counaught Place, le champs Elysée de Delhi, et la, devant nos yeux ébahis, se dévoile le Delhi moderne que nous ne connaissions pas encore… les boutiques chics succedent aux grandes chaines de restos et nous craquons lamentablement… devant…. le Mc Donalds…. et oui, mais il fallait bien tester le Mac Maharadjah…. nous ressortons avec une boule au ventre (meme concepte qu’en france mais a la place du boeuf, on a droit a une boullie de poulet reconstituée…le sundae est le même). Pour digérer un peu, nous nous asseyons sur l’herbe dans le parc au milieu de la place…ambiance tres décontractée….mais il est temps de rentrer dans notre quartier de oufs. Demain, quelques visites de monuments, quelques emplètes, un peu d’escens et quelques offrandes au pieds de ganesh, Shiva, Vishnu, 2 ou 3 gourous et nous attendrons notre avions…bien sagement. Lendemain et dernier jour

Notre dernier jour en Inde commence, nous nous reveillons dans notre chambre de Main Bazard, tout sec a cause de la clim (premiere chambre avec clim…), dehors les enfants jouent dans la cours de l’école… il est 9h00.

Nous nous baladons à la recherche d’un endroit pour prendre un petit dej… très rare dans le quartier, finalement nous trouvons un cafe / restaurant un peu plus haut dans la rue : le Club India, endroit tres propre, nous prenons, un chai, un Darjeeling, des oeufs et un jus de mangues fraiches… nous voila remplis et en forme pour notre dernier jour (de shopping). Après quelques emplètes dans main bazar, nous prenons le métro en direction d’Old Delhi pour visiter la grande Mosquée, Jama Masjid. L’entrée est gratuite et 200 Rps pour un appareil photo + 50 Rps pour monter en haut du minaret + 5 Rps pour le gamin qui garde nos chaussures…..pffff. La vue de la haut est sympa, on apercoit l’étendue de cette ville immense, mais il ne faut pas être claustrophobe pour y monter car on se croise très difficilement, dans le minuscule escalier en collimacon. Nous prenons ensuite un cycle rickshaw en direction du temple Sikh à deux pas d’ici, nous traversons les quartiers d’Old Delhi, ces rues minuscules, ou un boeuf a du mal a croiser un vélo et, 10 min plus tard, nous arrivons devans le temple…

Nous laissons nos chaussures à la consigne et passons dans l’eau sacrée du petit bassin “lave-pieds” devant l’entrée. Les fideles s’en aspergent les cheveux et en boivent une gorgée avant de rentrer, nous ne les imitons pas… herk A l’interieur la prière se termine et nous pouvons rentrer, M. Singh (il s’appellent tous comme ça) nous accueille et nous fait la visite. il nous explique les principes de la religion Sikh (monotheiste, prone le partage, refuse le système des castes…..) le tout dans un anglais trop rapide pour nous… Il nous montre les cuisines et la cantine ou tous le monde est bénévole, et chacun peut manger gratuitement…mais ça ne nous dit rien…. Nous reprenons le métro en direction de connaught place et nous nous laissons tenter par un resto chinois un peu trop chic… allegés de 1000 Rps (20 euros) nous repartons le ventre plein vers Main bazar pour encore un peu de shopping........ Nous confirmons notre vol directement sur internet, ou nous pouvons choisir nos places (avec hublot), une derniere douche dans notre superbe salle de bain**** (lol), et le taxi viendra nous chercher pour nous conduire a l’aeroport international Indira Gandhi, d’ou nous nous envolerons, a 1h00, vers Paris… Quelques Bonnes adresses :

DELHI : Les hôtels où nous sommes descendu à delhi sont cher, moche et le personnel est en général très peu aimable, mais on peux reserver une chambre et un taxi de france via leur site web...donc pratique quand on arrive à Delhi au millieu de la nuit. SMYLE INN et NAMASKAR (entre 300 et 500 Rps la double et 200-250 Rps le taxi vers l'aéroport) : ce ne sont pas de bonnes adresses mais c'est plutôt pratique ( pas loin de Main Bazar et de la gare de New delhi) Club India un des rares endroits à pahar ganj ou l'on peut prendre un petit déj, endroit sympa, très propre sur la petite place, moitié de Main Bazar

JAISALMER : Beaucoup d'hôtel sympa dans cette superbe citadelle à choisir plutôt à l'intérieur du fort. Sister Guest House Guest house sympa, chambres sobres et à plutôt propres (200 Rps la double, On fort Dhundha) Hotel GARH Jaisal (91-2992-253836)un peu plus cher, 900-1000 Rps la double mais vraiment très classe roof avec une super vue sur le fort Ristorante Little ITALY à l'entrée de la ville fortifié, sympa mais pas trop rapide Little Tibet et free Tibet roof top restaurant sympa et pas cher 100-250 Rps le repas Desert boy's Restaurant à l'extérieur de la ville, mais nourriture excellente au son de la musique traditionelle ( à ne pas manquer)

JODHPUR DEVI BHAWAN (0291-2511067) hôtel vraiment sympa avec piscine dans un cadre de verdure et de calme assez incroyable...mais prenez la clim, car à Jodhpur, il fait chaud... ON THE ROCK Restau branché de la ville, ambiance sympa et bouffe excellente.

UDAIPUR Jheel Guesthouse vue sur le lac, mais chambres crades et chères (500 -1000 Rps) BABA Palace (0294-2427126) en face Jagdish Temple, hôtel super propre, les chambres entre 500 et 1500 pour les suites. Restaurant excellent (le poulet tandoori est terrible) Maxim's Cafe très bon restau, pas trop cher Travel planet (0294-5131429)agence de voyage à droite du Jagdish Temple, personnel sympa, prix dans la moyenne organise des voyages à la carte pour une journée ou plus. ça peut être interessant à quatre pour aller voir Ranakpur, chittogarh, Koumbalgarh....

JAÏPUR Peakcock Restaurant Très bon resto, très fréquenté des Français, pratique pour faire des rencontres sympas et pour trouver des plats non épicés...

AGRA KAMAL Hotel (0562-2330126) Sans prétention, chambres assez moyennes, mais pas très cher (150 - 400 Rps), très bon retaurant (et surtout très lent) et très belle vue sur le TAJ de la terasse. Nous vous vonseillons le fried chiken with limon (pas épicé).

Quelques PRIX

Delhi > Jaisalmer en train : 1200 Rps en 2A

Jodhpur > Udaipur en Bus Deluxe : 142 Rps

Udaïpur > Bundi en voiture avec arret à Kumbalgarh : 2 200 Rps pour la voiture de mémoire

Jaipur > Agra en Bus Deluxe : 159 Rps

Taj Mahal : 500 Rps...

Quelques Conseils Après 3 semaines passées à voyager dans la Rajasthan, avec juste un itinéraire vaguement prévu, un sac à dos, un guide du routard, voici quelques conseils utiles

A prendre dans votre sac : Quelques vêtements légers, style pantalon longs en toile légère, chemises manches courtes et longues pour le soir, ne vous charger pas inutilement...quelques vetements suffisent et puis on trouve de tout sur place... Produits anti-moustiques + truc qui brule anti-moustiques + vetement imprégnés anti-moustiques histoire de ne pas ramener le palu ou la Dengue… La moustiquaire est déconseillée car au dessus de chaque lit indiens il y a un ventillateur....donc impossible de l'accrocher. il vaut mieux acheter sur place les prises anti-moustiques...et se protéger Lampe frontale pour les coupures de courant tres frequentes Sacs à viande pour dormir dans un truc propre : il n'y a jamais de drat ou alors un drat housse pas toujours propre capes de pluie (en cas de mousson) Tongs pour les douches vraiment trop crades du PQ, mais on peut en trouver facilement sur place même s'il gratte un peu Gel antibactérien (très pratique pour se laver les mains sans eau) : baccide Couteau suisse Lessive en tube + corde + pince à linge (le lige sèche très vite sous le ventillateur) Cadenas à fil d’acier pour attacher les sacs dans le train Casquette + lunettes de soleil (fait chaud) Gourdasse + AquaTabs vraiment pas obligés, on trouve de l'eau à tous les coins de rue, juste bien vérifier la capsule Boulles Quies pour dormir dans les trains ou dans les bus et certains hotels Tres utile aussi le masque pour se protéger de la lumière dans les train et même dans certains hôtels Bonde (pour boucher les lavabosss en cas de lessive car les eviers indiens n'en on pas) et un bon guide (lonely planet bien mieux que routard, mais plus lourd et les 2 sont à la rue sur plein de points, surtout sur les tarifs...le petit futé est pas trop mal pour les descriptifs des sites mais peu d'adresses d'hôtels et de restaurants...)

Les déplacements

En arrivant achetez donc le "Train at a Glance" très pratique car tous les train y sont répertoriés

En train, les déplacements sont finalement assez simples, le plus dur est de réserver un billet de train dans les grandes villes car il faut jouer des coudes dans la file d'attente et les indiens n'hésitent pas une seconde à vous passer devant...donc plus simple demandez à votre guest house ou a une petite agence de voyage c'est moins galère et ça ne coute que quelques roupies de plus : pourquoi s'en priver... Pensez juste à surveiller vos sacs à dos, attachez les avec un cadenas car les vols sont très courrant dans les trains...

Pour les bus c'est + simple, on se pointe à la gare routière pour demander les horaires, quand un bus va ou vous voulez, soit vous remplissez une fiche que vous donnez au guichet pour qu'il vous fasse votre billet, soit vous demander aux gens où est le bus pour votre destination, vous montez dedans et quelqu'un passera vous vendre un ticket....on ne peut faire plus simple.

Un conseil quand même, gardez vos sacs à dos avec vous dans le bus, ne les mettez pas dans la soute arrière comme on vous conseille, car la porte arrière est très facilement ouvrable et les arrets nombreux....

Sinon la voiture reste un moyen très sympa pour se déplacer à son rythme...mais valable qu'a partir de 4....ou 2 pour les + riches. On peut en reserver un peu partout dans les agences de n'importe quelle ville...négociez quand même les tarifs, et surtout les frais divers avant (parking, essence, taxes diverses...) et ne payez que la moitié de la course à l'agence....l'autre moitié quand vous êtes arrivé....on ne sait jamais.

La Nourriture Mieux vaut aimer la nourriture bien épicée et avoir un estomac en béton pour manger en Inde... Si vous aimez la bouffe indienne ou épicée, vous allez alors vous jeter dessus...mais au bout de quelques jours, votre organisme d'européen vous rappelle à l'odre, ou plutôt au désordre... : ) Comme les cartes des restaurants sont incompréhensibles la plupart du temps...il faut tester...Les plats à base de riz sont un bon refuge pour les intestins fragiles, mais pensez à demander : "no spicy" si vous êtes sensibles, mais sachez qu'ils en mettent quand même....donc.

Les bananes sont un bon compléments pour les longs trajets. Pensez surtout à bien vous lavez les mains avant de manger, très important

Chapati : galette plate Naan : galette moelleuse plain rice : riz nature Biryani : Riz + légumes ( pas trop épicé) Pulao : épicé Dhal : Lentilles Alu : pomme de terre Palak : Epinard Curd : fromage caillé Lassi : lait caillé parfumé paneer : fromage Kachmiry Biryani > Légumes, fruits, rit = très bon

La mousson / Les moustiques / le Palu

Pour vous rassurer nous n'avons pas eu de souci avec la mousson : quasiment rien. Il a fait beau et surtout chaud tous les jours. Un peu couvert à Udaïpur, mais la région est très montagneuse et plus humide. Nous sommes partis 3 semaines pendant la mousson au mois d'août et nous n'avons croiser que quelques moustiques... Il faut quand même ce proteger et encore plus quand la nuit tombe car les moustiques porteur du palu n'attaquent qu'a partir de la tombé de la nuit, donc couvrez vous les bras et les jambes et aspergez vous de spray.

Prendre un traitement anti-palu n'est pas obligatoire, mais conseillé, faites des recherches sur ce forum pour vous faire votre idée... Si vous devez en prendre allez l'acheter dans une grosse pharmacie...beaucoup moins cher et attendez vous, selon les personnes a avoir des effets secondaires.... crise d'urticaire pour ma copine, trouble intestinaux....etc...

Le palu n'est pas présent dans les grandes villes à cause de la pollution...

Voilà, bon voyage si vous partez bientôt, et quelques souvenirs de ce pays merveilleux pour ceux qui sont déjà partis, et qui comme nous y retournerons certainement un jour...

Blog de notre voyage http://www.opositif.com/blog/
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Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.

Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...

L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.

Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.

Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.

La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.

Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.

Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discr��te. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.

Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.

L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.

L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.

Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.

L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
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Route d'Haridwar à Calcutta (et west Bengal) et fin à Udaipur
c'est parti !!! mon voyage s'est déroulé du 26 oct au 10 décembre. Oui j'ai vécu la démonétisation de plein fouet, et j'ai bien compris la formule " l'Inde ne se visite pas mais se vit !!!" et que de galères avec ces problèmes mais je n'y suis pas encore Je suis arrivée à Dehli vers minuit, douane, taxi et me voici à l'hôtel Cottage yes please, réservé et confirmé par mail !!! et en arrivant je réveille le personnel qui cherche longuement ma réservation !!! non enregistrée et il me demande le mail que je retrouve !! ok ok no problem, no problem et me donne une chambre...ouf je suis fatiguée. Le lendemain avant de partir je vérifie si ma réservation pour le retour est enregistrée, et que nenni, donc là il la note devant moi !!! je tiens à vous signaler que cet hôtel n'est plus aussi fiable qu'auparavant. Je change mes euros avant de prendre le train pour être tranquille pendant mon voyage!!! j'ai de grosses liasses à cacher dans différents endroits. Je traverse la rue et me rends à la gare prendre mon train de 15h20 (Ddn Janshtbdi), nous arrivons avec une heure de départ à 20h30 J'ai réservé l'hôtel Sun city où j'arrive fatiguée et une fois installée je pars dîner au premier restaurant sur la rue principale .Cet hôtel est simple, propre et le personnel très serviable. Ma première journée à Haridwar se passe en grande partie sur les ghats et rues commerçantes avoisinantes avec des touristes indiens venant pour Divali qui approche.













Je profite de mon séjour à Haridwar pour aller passer une journée à Rishikesh qui est à 1h de bus d'ici C'est une ville touristique pour occidentaux essentiellement, ashram, cures ayurvédiques, boutiques, restaurants , il y a du choix Les paysages sont beaux





Je déambule d'une rue à une autre et arrive sur une plage paisible



De retour à Haridwar , j'assiste au spectacle de l'Aarti Ganga

petite méditation pendant que la foule s'installe





désolée, je dois partir travailler je vous souhaite un bon Noel et à très vite pour la suite
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Conduire à moto en Asie sans permis
Bien le bonjour voyageurs intrépide, j'ai récemment fait à moto SANS permis, NI assurance beaucoup de pays d'Asie en l'espace de 10 mois, pour un total de plus de 30.000km et je viens casser les idées reçu et les peurs de trop de personnes, je passerai donc en détail la Thailande, le Laos, le Vietnam, le Cambodge, la Birmanie et l'Inde. Mais avant je vais vous donner le choix, je ne veut pas être tenu responsable de ce qui peut vous arriver, si vous décidez de partir à moto dans ces pays là, sans permis, soyez conscient des risques que vous prenez : Possibilité d'y laisser la vie évidement, si accident avec un local, payez très cher les réparation, ou même prison. Si vous voyager en bus vous éviterez ces potentiels danger. Pas besoin de lire la suite si vous décidez de finalement prendre le bus, profitez bien de votre voyage 🙂 !

Pour ceux qui veulent absolument louer une moto voilà tout les renseignements pour ce qui est de l'Asie, tenez compte que ça ne tient uniquement que d'expérience personnel. J'ai louer une moto dans chaque pays, j'ai eu quelques accidents, je suis tombé seul à cause de l'état de la route sauf pour un accident qui impliqué une voiture dont j'étais totalement responsable et qui s'est très bien fini. Je n'ai eu aucun problème grave, les locaux font attention en traversant, ceux qui conduisent sont certes barjo mais en cas de pépin ils sauront réagir avec une telle rapidité et efficacité que vous pourriez fermer les yeux, cela m'a bien aider en Thaïlande puisque je n'avais que très peu d'expérience en moto. Les détails :

THAÏLANDE : moto à partir de 3-4€par jour, vous pourrez négocier lorsque vous louer pour un mois comme partout. De préférence louer à Chiang Mai plutôt qu'à Bangkok Route : excellente malgré quelques surprise sur des voies rapides, toujours êtres aux aguets Circulation : Mieux qu'ailleurs, méfier vous tout de même des pick up blanc bien propre, souvent plus riche et plus pressé. Police : Plusieurs barrages, si vous vous faites attrapez c'est 500bath (12,5€) d'amende, en gardant le papier vous êtes immunisé pendant 7jours. Ça vaut le coup de louer une moto? : Les paysages ne sont pas aussi beau que dans d'autres pays, Mae Hong Son tour est à faire. La moto est surtout intéressante pour voir du hors sentier battu dans ce pays là, qui manque d'authenticité en terrain battu.

LAOS : Moto a partir de 6-7€par jour, le Laos est un peu plus cher que les autres pays. Route : Beaucoup sont en terre, prenez un casque avec visière (toujours enfait si possible), la route est assez dangereuse Circulation : Moins dangereuse qu'ailleurs, méfiez vous des camions qui double dans votre voie, vous obligeant à rouler sur le côté, quand il y en a un. Et ne roulez pas sur le liquide qui sort des camions, glissade assuré. Ça vaut le coup de louer une moto? Définitivement ! Le Laos est plus un pays qui s'explore que se visite, le sentier touristique au Laos n'est absolument pas représentatif du pays, lorsque vous sortirez des villes touristiques vous comprendrez. Ajoutez à ça les boucle de Thakkek, Pakse et la route pour aller à Luang Prabrang depuis l'Est... Police : Très peu de policier, si quelqu'un essaie de vous arrêtez en voyant que vous êtes caucasien, et qu'il ne se met pas directement devant vous, vous pouvez continuer votre route l'air de rien, je pense qu'il n'y a pas vraiment d'amende mais certains policier se poste en sortie de grande ville et essaye de vous soutirer 100.000 (10euro).

VIETNAM : moto a partir de 4-5€par jour, le pays étant très grand il existe des loueurs qui font revenir les moto en bateau depuis le nord jusqu'au sud ou inversement pour 50$ environ. Route : Très bonne Circulation : Très dangereuse, les Vietnamien ont pour habitude de s'engager sans regarder, de même pour tourner, soyez juste vigilant et rouler de préférence au milieu. Le klaxon sera votre meilleur ami Police : Presque personne arrête les touristes, certains policiers véreux posté en sortie de ville essaieront de vous soutirer de l'argent avec le solide argument qu'il peuvent immobiliser votre moto, j'en ai rencontré qu'un en 2 mois. Évitez les grandes routes en sortie de ville ou faites comme si vous ne l'avez pas vu. Ça vaut le coup ? Définitivement aussi, le tour à Ha giang, l'infinité de paysage ou de scènes que vous pouvez voir partout sur le route, les gens.. Incroyable

CAMBODGE : moto a partir de 3€par jour Route : très terreuse, vos habits en seront souvent couvert Circulation : assez bonne, après le Vietnam ça fait beaucoup de bien ! Police : Très peu de policier, quasiment personne vous arrête, si on vous arrête ils se contenteront aisément de 10$. Ca vaut le coup ? Je dirais moyen, avec la moto vous pourrez toujours voir les locaux, des endroits improbable mais si vous voulez vous reposez un peu de la moto je vous conseillerez dans ce pays là.

BIRMANIE : moto dans les 4-5€par jour, les gens disent que vous ne pouvez pas louer en Birmanie, et c'est vrai quand on parle d'agence mais la beauté de l'Asie c'est qyue tout est possible, rendez vous donc dans un loueur local et vous trouverez votre bonheur, en revanche vous ne pourrez rentrer à Yango sous peine d'amende. Route : Assez bonne, certaines routes sont très longues et ne possèdent pas de station, prévoyez le plein dans ce cas là Circulation : Très bonne, les gens sont calmes et très gentil, enfin on reste en Asie tout de même Police : Je ne me suis jamais fait arrété sauf en entrant dans une nouvelle province où vous n'avez qu'à sortir le passeport Ca vaut le coup? : Pas plus que ça, le pays en lui même est déjà hors des sentiers battus, il y a certes de belles routes mais au même titre que le Cambodge, c'est pas aussi intéressants que les autres pays

INDE : 6-7€ par jour pour une 500cc Enfield, pas tout les loueurs accepteront si vous n'avez pas le permis mais ça reste assez facile, aller à Karol Bagh si vous êtes à Delhi. Route : Très dangereuse, j'ai fait les routes les plus dangereuses du monde dans le Nord, faire très attention, l'avantage c'est que les Indiens sont un minimum conscient du danger et ne vont pas trop vite sur ces routes Circulation : Très dangereux ! Les Indiens sont très pressés et dangereux, faites attentions au virage, certains double pendant, ayez l'oeil partout. Police : Je me suis fait arrété 2 fois, les 2 fois on m'a laisser partir sans rien, soyez gentil et dites que vous aimez l'Inde et ça passera. Ca vaut le coup? : Définitivement ! Les paysages dans le Nord sont spectaculaire et la vie Indienne hors sentiers battus est incroyable

Astuces : -Conduisez à la local même si ça signifie ne laissez passer personne, condurie à la française pourrait les surprendres - Pour éviter la police, ne les regardez pas et tracer, si vous ovus faites arreter prétendez ne pas parler Anglais - N'hésitez pas à prendre les petites routes, vous allez vivres des moments inoubliables - Les policiers les plus tenaces peuvent être acheté avec 10$, ayez de préférence un porte monnaie avec seuelment 10$ dedans pour pas qu'il puisse demander plus - Soyez ouvert et acceptez les invitations des locaux, ce sera les meilleurs expérriences de votre vie - Les frontière sont très durs à passer en moto, si vous y arrivez faites un post s'il vous plait ! - Les garages sont partout, pas cher et souvent indiqué par des pneus à l'entrée mais demander le prix avant la réparation

Si vous voulez avoir un aperçu de ce que j'ai pu voir sur les routes d'Asie cette année, voilà mon instagram : The_Wild_Trip, pour toutes questions vous pouvez m'envoyez un message dessus aussi. En vous souhaitant le meilleurs des voyages !
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Retour d'Inde: hôtels et impressions
Bonjour, je reçois souvent des mp en ce moment concernant nos trajets ou hôtels alors je condense sur un post pour les hôtels dont je me souviens pour l'Inde du Nord. Peut être que je continuerai pour l'Inde du Sud plus tard. Notre trajet a été beaucoup coupé du fait de maladies, fatigues, lenteur d'organisation et...coups de coeur qui nous ont fait rester plus longtemps. Nous étions deux, nous sommes parties environ 6 semaines et nous avions un budget routard, voir tres routard. mais avant quelques conseils : Sachez que lorsqu'un hôtel est dans un guide, fatalement il y a 10 autres hôtels ou restos du même nom qui ouvrent. Pratique quand on t'emmènes dans 3 "haveli Guesthouse" différentes. Dans les villes comme Jaipur, Jodhpur, réserver 3 ou 4 jours à l'avance. En ce qui concerne l'organisation, ne comptez pas trop juste : genre arrivée le matin dans une ville, visiter l'apres midi, repartir le lendemain. Croyez moi il nous est arrivé de péter un cable et passer une journée complete à réserver ou chercher des solutions trains ou bus. Nous avons maintes fois pris le bus, ce qu'il vaut mieux éviter quand c'est possible tant vous arrivez fatigués à destination. Pour le train, si vous êtes en couple ou à 2, nous avons préféré prendre en ac2 les "side" up et down au moins vous êtes seuls et pas à 4. (enfin seuls en théorie ...ya aussi des armées de cafards sur les murs 😛). Prendre un drap ou un sac à viande avec vous n'est pas du luxe. Un drap plus qu'un sac de couchage. Même si le mien était fin, avec la chaleur étouffante c'était pas agréable. Prendre vos médocs aussi! nous on a vidé la trousse! et puis quand le pharmacien du coin vous vends une boite de médocs qui date de 2002...

Delhi Hôtel Cottage Yes Please. 700-900 rps nous attendons toujours le chauffeur promis à l'aéroport mais nous conseillons malgré tout cet hôtel à Panhar Ganj, propre, standing un peu plus élevé qu'un hotel routard mais le choc est atténué à l'arrivée. Hôtel Namaskar. 300 rps. Hôtel TRES routard à Panhar Ganj mais accueil sympa. Pratique il loue des chambres à la journée quand votre vol retour est en pleine nuit + chauffeur qui vous emmene à l'aéroport.

Jaisalmer Desert Boy Guesthouse. 450 rps. Enormément de charme, grande chambre, excellent resto. Rien à dire. Pour Jaisalmer, je trouve qu'il vaut mieux résider dans la vieille ville. Le soir quand tout est calme, c'est magique et il y a beaucoup de petits restos sympas.

Jodhpur Yogi Guesthouse. 500 rps. Nous avons beaucoup aimé cette Guesthouse, bleue! dont le resto sur le toit a une pleine vue sur la forteresse de Mehrangarh. En revanche l'excursion chez les Vishnois, nous avons trouvé que c'était une grosse arnaque et ne valait pas le coup de se délester de 700 rps par pers.

Udaïpur Je ne présente plus le populaire Dream Heaven- 300 rps. On a aimé. Surtout son toit terrasse!

Pushkar Voila une ville où on se sent vachement bien. Nous y sommes resté 3 nuits au lieu d'1. Pour ne rien faire, juste l'ambiance. Petite astuce si vous allez à Ajmer pour prendre un train par exemple. A l'entrée du village il y a des 4X4 qui font taxi et partent des qu'ils sont plein. 50 rps/pers. Plus intéressant que de prendre le bus local + un tuk tuk pour se rendre à la gare.

Jaipur Nous sommes allé dans un hôtel proposé par notre rickshaw et tant mieux. Les hôtels proposés par le lonely et le routard à moins de 500 rps étaient glauques! Nous sommes allé au Vinayak Guest House 350 rps. Tres propre et lumineux. A 5 minutes de la gare mais dans un quartier résidentiel et calme. Pratique le lendemain matin car l'express pour Agra était à 6h du mat', donc nous sommes allé à la gare à pied.

Agra Kamal Guesthouse. 400 rps. Hôtel plutot routard, chambres sombres, mais juste à côté du Taj Mahal. Vraiment à côté! Toit terrasse avec vue sur le Taj, le soir c'est pas mal (sauf que le Taj n'est aps éclairé donc on le voit pas 😏).

En Inde du Sud nous avons loué quasiment à chaque étape un scooter, ça coute 3 à 4 euros la journée, ça évite de marchander un tuk tuk et puis on peut visiter les environs tranquillement. Comme tout bon français nous avons adoré Pondichery (et son hopital...si vous êtes malades en Inde du Sud, Pondy est une bonne ville pour faire des examens médicaux😉) Mes hotels en Inde du Sud n'avait rien d'exceptionnel sauf celui ci

Periyar Klaus Garden. 600 rps. Maison coloniale perdue dans les plantations, nous sommes restés à Periyar pratiquement une semaine!!! (bon ça faisait 15 jours que nous étions malades version cholera et monsieur Klaus, un allemand, nous a même fait la soupe le soir pour nous requinquer, tellement que nous avions l'impression d'être en vacances chez papy) Periyar est une station de montagne. Il y fait frais, ça change. Nous avons visité la ferme organique de Harry, un pote de Klaus. Perdue dans la jungle c'est impressionnant d'y aller. le parc de Periyar est franchement bof. Par contre les plantations sont moins touristiques que Munnar. On peut donc tranquillement se balader tout seul au milieu des machines, discuter avec les gens, ramasser un peu de feuilles de thé...

Voili Voilou pour mes infos :)
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Rajasthan novembre/décembre 2008 (la suite)
De retour ;-)

Depuis plusieurs jours j’essaye de fuir cette contrée pleine de rabatteurs, des gens louches, des rikshaws qui courent apres . Pourtant une region tres belle.

D’abord Orchha. Enfin !!! Enfin un endroit calme, meme si on croise pas mal de touristes (c’est tres petit, donc tout le monde se croise) Une chambre tres nikel, l’eau chaude !!! (pour la premiere fois depuis 10 jours). 300 roupies















FIER DE SON FILS

(j adore cette photo, c est l ume de les preferes)

Bon, je suis un touriste chiant, car je sors dehors vers 6h30-7h - et les hotels (tous) sont a cette heure ci fermés, il faut retrouver le gars, le reveiller, etc. Mais, dehors, la vie a déjà bien demarrée (et nos chers touristes sont encore sous la couette, tant pis pour eux) Je decouvre un petit village tres sympa, fais qqs photos au soleil levant. Je passe devant une petite demeure avec une porte minuscule tout peint en bleu (photo) – une femme tres souriante m’appelle « viens boire un tchai ! » . Oui, c’est l’heure ! Je franchie cette mini porte qui donne sur une court minuscule, puis j’entre dans la maison. Maison… C’est pas comme « chez nous ». Elle prepare un tchai sur un feu au coin de sa cuisine, on essaye de discuter, mais la barriere de langue est malheuresement trop importante pour se bien comprendre. Elle me montre sa maison, sa famille – un mari + un fils 6 ans et fille de 12 ans, tous en train de se lever –ils dorment tous ensemble sur un lit « indien ». Les enfants me posent de miliers de question, avec le père on fume des bidis, on boit encore un tchai. Puis, elle m’invite a venir manger a 10 heures. Vous savez ce qu’on a dans l’esprit dans ces moments la. Malgre la gentillesse de gens on ne peut pas s’empecher de penser a tout sorte d’arnaques. Mais il faut voir la vie de bon coté. Apres une visite de Orchha je fais mon sac et je reviens dans cette famille, mais pas les mains vides, bien sur. Un bon sac de sweets, surtout ceux a 5 roupies la piece, c’est pas tous le monde qui peut se payer ca tous les jours. Bref. Elle prepare les chiapatis directement devant moi, un plat de thali, une salade de tomates+radis, un repas DELICIEUX ! Je mange tout seul, apres moi c’est le tour du père. En partant, le petit me dit « money » - sa mere est en colere et le frappe, en lui disant que c’est honteux de mendier, etc. J’offre un peu de sous a la mere (pour un robe a la petite, la sienne est bien dechirée de partout), qui rougit et a l’air embarrassée, mais heureuse. Un moment de petit bonheur qui fait oublier tout ce qui était avant pendant mon periple.

voici









Et mon periple continue, ça va etre hard. Pour sortir de Orchha je prends un rikshaw collectif (tempo) pour 10 roupies pour aller a Jhansi. Ah, quel bonheur ! A l’arriere d’un rikshaw, sur mon sac a dos, la route disparait devant moi, j’ai toujours envie de faire un bras d’honneur a ceux qui nous suivent et nous doublent, le soleil, paysages magnifiqes, c’est ça la vie !, meme si on a presque cinquante balays…

Direction Gwalior (prononcer gawalior) et Datia (datiya). Pas de bol, les bus sont annulés et pendant plusieurs jours a cause des elections. Parfois en passant par certains villages on voit une foule immense qui cours dans tous les sens, ça a l’air en peu craignos. Je tourne en rond, les rikshaws m’attaquent de tous les cotés, allez, tant pis, je m’en vais. Je suis a la gare, quoi faire… Je demande au pif au guichet le train pour …Agra. Il est la, pour 60 roupies. Vite, je monte, c’est la general, sieges en bois, par terre des tonnes de dechets. Peu importe, je tombe sur des gens tres sympas, ils m’offrent des bidis, des sucreries. Le train roule vite pendant 30 min puis s’arrete. Une heure au milieu de champs… Puis, on recommence. Cette fois ci 1h 30 d’arret…Je fais le trajet en ..6 heures ! Arrivé a Agra a la tombé de nuit un rikshaw, hotel ..Sai baba qqchose. Des touristes partout . Des francais, comme d’hab, sympa comme une porte de prison. Je discute par contre pas mal avec des italiens, belges et autres, eux pas pareil. Je monte sur la terrasse…Une vision irreélle – au dessus de la ville – le Taj, on dirait un decor en carton ! Mais, que ça fout là ??! Un truc tellement lisse, geometrique, symetrique a vomir dans cette realité indienne ou le chaos et est un mot gentil… La nuit tres froide, putain, je suis venu en Inde pour me cailler, je regrette vraiment de ne pas avoir un sac de couchage.

Bon, je fais quoi, je visite ou pas ? Déjà 750 roupies, ça fait chier. Tant pis, tant que je suis. Au petit matin a pieds direction Taj. Une petite queue, un sikh qui me controlle, tres sympa, il me felicite mon tatoo, puis, dans la foule de français, russes, japonais, qqs pas et je vois la bete. Difficile de faire des photos, ils sont partout avec leurs cameras et appareils, on dirait qu’ils travaillent tous pour des agences vu leur matos … ;-)

Allez, un petit festival de symetrie !







Yes, I did it ! 😎

Ganja Mahal ...???





Ah, mes amis les routards ...la mode from Paris









Interieur sans interet. Petit tour, et je m’en vais. Direction, et voila, je sais pas trop. Au fait je passe par Agra pour aller vers le Sud, donc vers Udaipur. Il me tarde de trouver un endroit sympa, calme pour me poser. Mais, pour l’instant ça continue. Un bus pour Jaipur, arrivé presque la nuit. Un hotel tres banal a 300 rps, Pour la premiere fois j’ai la tele dans ma chambre, je profite, j’allume. Des clips, des news, tout un coup : Breaking news – les attentats a Mumbai. On se demande toujours et encore : a qui profite le crime … Meme les gens a la gare, putain, j’aurai pu etre la moi aussi.

le matin vite la visite au Fort Amber, c’est assez beau, impressionnant, mais encore infesté par les groupes de touristes qui, evidement sont btres heureux sur le dos d’elephant… NE FAITEZ JAMAIS CA !!!! Les pauvres animaux, il suffit de voir leur mine, leur regard, on comprens tout. Mais, les autres cons rigolent… Jaipur a l’air d’une ville assez interessante, moi j’adore les grandes villes indiennes « sans interet »

Encore un bus, pour Bundi. 6 heures sur un siege arriere… On connait ça, a eviter. Arrivé la nuit a Bundi – premiere image : le château et les remparts illuminés au milieu du ciel noir, tres beau ! Ici, personne ne t emmerde, c est vraiment un endroit tres calme. Pour finir, un accent si connus a tous, une petite tourista (enfin, je desesperais ;-), samosas de Jaipur, bon appetit a tous ! Dommage que j’ai cette putain de creve depuis 2 semaines, je tousse a fond, le nez qui coule, la fievre, malgre leurs antibiotiques ça continue. Ce matin j’ai vu une clinique ayurvedique, je vais y aller laisser qqs roupies, on verra.

Ce soir peut etre des images de Jaipur...

a continuer …
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Auroville: comment on s'y installe?
malgre mes qqs voyages à l'Inde du Sud je n'ai jamais compris comment les gens s'installent à Auroville. Le temps de "secte" appartenant au passé, la nouvelle generation est apparement en train d'y changer beaucoup de choses (c'esty ce qu'on m'a dit...). Faut-il avoir un visa special pour vivre la-bas ? Louer ou acheter une maison, c'est cher ? Y a t-il des condtions speciales a remplir (contribution financiere, etre sero-negatif, tatoué, ou je sais pas quoi) ? Quel est status des habitants d'Auroville, peuvent-ils acheter de terrain ? merci pour tous vos renseignements
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Mise en garde pour un premier voyage en Inde
Bonjour à tous, Ce message s'adresse à tous les futurs voyageurs pour l'Inde qui ont hâte de découvrir le pays de Gandhi et de la spiritualité, de la part d'une jeune femme française qui vit là-bas depuis deux ans. J'ai vécu des trucs extraordinaires mais aussi des choses que j'aurais préféré éviter, alors je me permets de donner modestement qq conseils éclairés aux futurs touristes en Inde🙂. L'Inde est un grand pays, avec plus d'un milliard d'habitants tous différents les uns des autres, et comme en France, il ya des gens adorables, des pédophiles, des illuminés, des gens généreux, des gens cupides, des grands âmes..et des idiots. Comme en France, donc! Mais en tant que touristes, vous allez attirer les gens essentiellement mal attentionnés et attirés par vous car vous représentez un fantasme. Ce n'est pas à vous, Jérôme, Marie ou Nicolas qu'ils s'intéressent, mais à l'individu blanc fantasmé, plein d'argent et naïf, assoiffé de rencontres supposées idylliques avec "des vrais gens du pays si généreux alors qu'ils n'ont presque rien". Et ces gens seront souriants, prévenants, auront parfois les traits d'une jeune fille toute mimi, d'une maman généreuse ou d'un sage à la robe safran... En France, vos parents vous ont sans doute répété: "n'accepte pas de chocolats d'un inconnu, ne bois pas une boisson offerte par un inconnu, ne prête pas d'argent à un inconnu..." Mais arrivés en Inde, vous allez boire un chaï chez le premier venu, donnez 100 roupies à des inconnus ("oh, deux euros"), suivez le premier type qui vous dit que "non, le guichet n'est pas ici, mais là-bas" alors que c'est écrit là devant vous "international tourists office".. POURQUOI? En donnant 50 ou 100 roupies, vous pensez être généreux et aider qq, en fait, vous affichez ainsi votre mépris de la valeur de l'argent et du salaire que gagne difficilement beaucoup de gens en Inde . Vous lancez un message: "Je suis riche à un point où me délester de 100 roupies ne me fait rien". 100 roupies, c'est comme 10€ de pouvoir d'achat de base en Inde. Que penseriez-vous d'un étranger qui vous balancerait un billet de 10 euros avec un sourire, au millieu d'une promenade sur les Champs-Elysées? En décembre dernier, un jeune français a disparu à Bombay et n'a jamais été retrouvé, après avoir retiré de l'argent au DAB, alors qu'il avait traversé le moyen-orient à vélo. Des touristes ont été détroussé mille fois après avoir été empoisonnés par des gens si gentils d'offrir un thé. Des touristes sont morts mystérieusement à Goa, au Rajasthan, des jeunes japonaises, allemandes et autres anglaises ont été violées au Rajasthan... Et moi-même qui vit en Inde, avec un ami indien, il m'est arrivé mille trucs horribles toute prévenue que je suis et en parlant le hindi. Surtout au Rajasthan! ALORS ATTENTION! L'Inde est un pays fascinant, mais cela ne doit pas vous faire oublier les règles de bases de précaution, et ne tombez pas dans une fascination béate ni un complexe néocolonialiste. Les Indiens se fichent pas mal de ce complexe: vous avez en face de vous des êtres humains et vous pouvez leur dire "non" ou les éconduire poliment mais sèchement sans être un horrible colon blanc raciste. Il faut savoir que certains Indiens vous considèrent comme des intouchables, des personnes impures dégoutantes qui mangent de la viande de porc et ne vous donneraient pas leur fille/fils à épouser pour tout l'or du monde! De plus, sachez que beaucoup d'Indiens gagnent bien plus d'argent que vous. L'Inde est un pays encore pauvre, mais il y a beaucoup de riches, très riches aussi, ne l'oubliez pas. En venant en touriste naïf assoiffé de rencontres "vraies avec des gens authentiques comme Gandhi et qui sont purs" vous êtes aussi ridicules aux yeux des Indiens que le sont les Japonaises hystériques de leurs sacs Vuitton en France. Vous êtes même une caricature. L'Inde est un pays extraordinaire car complexe, par une réserve naturelle pittoresque pour Occidentaux en mal d'exotisme. Soyez aussi prudent qu'en France, voire plus, car vous êtes un aimant voyant à arnaqueurs ;-) Enfin, une bonne fois pour toutes, pour les filles: mettez des manches courtes, oui, s'il fait chaud, mais cachez vos épaules, votre poitrine sous un foulard et vos jambes. Ca ne vous épargnera pas d'être attouchée: au Rajasthan, on vous attrapera la poitrine avec les mains en pleine rue et ça fait rire tout le monde sauf vous, même avec la dupatta :-( . Ca ne vous arrivera pas forcément, mais moi, j'ai vécu un an là-bas, et en dépit de ma "modestie", cela m'est arrivée X fois, et à mes amies européennes: c'est horrible! Soyez prudentes dans la foule, et surtout la nuit tombée. Enfin, porter des vêtements "sexy" ou courts parce qu'il fait chaud n'est en rien un acte féministe ou d'émancipation là-bas, ailleurs que dans les boites branchées des capitales: c'est plutot comme porter une pancarte "je suis une fille facile, je suis à vous". Evitez de sourire aux hommes, même si ça part d'un bon sentiment de votre part, cela sera perçu comme une invitation. Vous êtes prévenues! J'espère ne plus lire de messages ni entendre d'histoires d'arnaques minables en Inde 😕, c'est tellement regrettable: oublions le cliché de l'Inde généreuse, un pays où il est facile de voyager pour une femme seule. J'aime l'Inde comme j'aime la France, mais je ne fais pas confiance à tous les Français que je croise dans la rue. Et vous? Bon voyage bien éclairé! Shakti PS: Ne donnez rien aux personnes qui mendient avec un bébé: le bébé n'est généralement pas le leur, et pas une roupie n'ira au ébé, soyez- en sûr. Le bébé est un outil d'apitoiement et le credo de ces gens est "apitoyer plus pour gagner plus", quitte à mutiler le bébé si nécessaire, ou bien le laisser mourir de faim. Avez-vous remarqué que ces bébés ne pleurent jamais? Offrez plutôt un samosa ou des biscuits aux enfants errants, ou bien de la monnaie aux personnes âgées qui mendient. J'offre quelquefois un plat de nouille ou un chai aux enfants errant ou travaillant pour un salaire de misère sur les marchés de Delhi, et ils acceptent modestement et vont manger avidement sans cérémonie deux pas plus loin. Ils en ont vraiment besoin et vous leur ferez plaisir (même s'ils ne le montrent pas, ils ont leur fierté comme nous), une petite lumière dans leur vie bien difficile, et ça, personne ne leur volera.
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Premier voyage en Inde
Bonjour,

Je projette d'effectuer un voyage de 1 à 2 mois en Inde l'été prochain (30/06/05 au 20/08/05), je sais, j'ai un an devant moi, mais, étant étudiante, je préfère m'y prendre à l'avance (je n'ai pas encore fait d'économies...) bref, je vous épargne le récit de ma vie... j'aurai aimé discuter avec des gens qui sont déjà partis en Inde pour me procurer les renseignements nécessaires (démarches à suivre, trajets et intinéraires interessants, budget à prévoir... ) enfin, tout ce qui est susceptible de m'aider à organiser mon voyage...

A noter que je suis pas du genre : voyage tout organisé... mais plutôt du genre: sac à dos, tente et aventure à l'aveuglette.... et que je souhaite m'installer (à long terme) en Inde ou ailleurs en Asie (Chine ou Corée plus exactement).

Et pis, je suis marocaine, étudiante en France mais de nationalité marocaine, je dis ça comme ça au cas où les formalités seraient différentes pour les non français.

Merci d'avance à tout ceux qui daigneront me prodiguer conseils et astuces.

Inès
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Inde du Nord-Ouest Ete 2004
Les differentes sections de ce fil...

sur le sejour a Jaisalmer et le depart pour Bikaner Attention la vache, attention le bouc ! Encore un petit effort ! Bonjour, un petit massage, ca vous dirait ? Depart Jaisalmer pour Bikaner sur la partie Bikaner Delhi Jaisalmer-Bikaner : pratiques douteuses De Aurangabad a Bikaner : ce qui fut bon sur les 16 jours a Ujjain Sejour a Ujjain : visites... Sejour a Ujjain : le train-train quotidien Sejour a Ujjain : revue de presse

Attention ! J'ajoute regulierement, au contenu de ces trois derniers messages, et non par un nouveau post, les dernieres visites, les dernieres journees vecues et les nouveaux articles du Times of India qui m'ont sembles interessants.

Ce sejour est decoupe en deux parties, la premiere du 26 juin au 17 juillet en couple, la seconde du 18 juillet au 24 septembre seul. Si la tolerance (je parlerais d'amour) de votre conjoint vous accorde de passer plus de deux mois seul a l’etranger, ne choisissez pas cette formule. En effet, apres neuf mois passes en commun a la maison, nous avons vecu pleinement cette decouverte a deux pendant vingt-deux jours, pour connaitre ensuite la totale separation pendant un tres long moment.

A l’avenir, nous reprendrons comme a l’habitude : ma femme me rejoindra a la fin, voire au milieu de mon sejour.

Plus je mets d'etoiles plus j'ai apprecie l'endroit

26 juin – 17 juillet

Mumbai (3 nuits puis train pour Aurangabad)

Aurangabad (5 nuits puis depart en bus pour Indore et taxi pour Mandu) Bibi ka Maqbara *** (1677), petit Taj Mahal dedie a Rabia-Ud-Daurani, 1ere femme de Aurangzeb http://membres.lycos.fr/indes/aur/aur_bbk.htm Le Pan Chakki *, un Moulin a eau situe dans un endroit tres paisible.Le muse Shiva-Ji ***. Superbe collection de pieces de monnaie (couvrant +-1300 ans). Les caves d’Ellora (en rickshaw) ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Au retour d’Ellora, le fort de Daulatabad ** et la tombe d’Aurangzeb a Khuldabad *. En bus, les caves d’Ajanta ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Mandu ***** (3 nuits puis taxi pour Indore et train pour Chittaurgarh)

Chittaurgarh ** (3 nuits puis train pour Ajmer et bus pour Pushkar)

Puskar (3 nuits de repos puis train pour Jodhpur)

Jodhpur *** (3 nuits)

18 juillet – 24 septembre. Sejour est place sous le signe de Krishna. C’est le surnom que m’a donne depuis longtemps notre chaleureux bhangiri Manu de la Kila Bhawan de Jaisalmer. Ensuite j’ai inaugure le Krishna hotel de Bikaner. Puis j’ai achete le magazine Outlook ou j’ai trouve l’article sur la naissance de Krishna. J’ai achete un superbe stylo (20 roupies) et un joli cahier de 184 pages (10 roupies) que je n’ai pas choisi et sur la couverture duquel est inscrit le nom de… Krishna. Mon sympathique chauffeur de taxi qui m’a enmene a Omkareshwar puis a Maheshwar a pour nom… Krishna.

Jaisalmer ***** (41 jours puis bus pour Bikaner) rencontres de Frenchgirl, puis de Phil64, party a Ram Kunda. retrouvailles avec la famille. Bikaner **** 27 Aout – 1er septembre (puis train pour Delhi) le jour des freres et des soeurs. Content de revoir Kussum*****Delhi *** 2 septembre – 5 septembre (puis train pour Ujjain) rencontre avec mon sympathique professeur de l’Inalco, Harit Joshi Visite commentee par Harit du Lodi garden Achats avec Harit de 6 dictionnaires aux editions Oxford Ujjain 6 septembre – 21 septembre (puis train pour Mumbai) Ujjain et ses temples *** Le Birla Mandir de Nagda ** et... rencontre *** du leader du syndicat HMS / Birla company. Les derniers joyaux de mon sejour : Omkareshwar ***** et Maheshwar ****. Le debut de ce fil s’institulait “Attention la vache, attention le bouc”. Le carnet debutait a Jaisalmer… Je reprends le fil la ou il avait debute... de facon un peu desordonnee.

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Je suis tres serieux. Surveillez bien la vache que vous croisez. Meme si cela arrive rarement ce peut etre un animal dangereux (je ne voulais pas effrayer Phil : 15 jours avant mon arrivee une dame rajasthani est morte d'un coup de corne). Ne les quittez pas des yeux !

Les chevres, quand je vais donner a manger aux pigeons, sont aussi affectueuses que les vaches pour quemander quelque chose a grignoter. Oblige de me laver les pieds en rentrant, les museaux ne sont pas toujours propres.

Le bouc que je croise au matin a un petit truc dans l'oreille pour dire a tout le monde qu'il a le droit de vivre sa vie jusqu'au bout : sacre, don't cut !

Il a des cornes tres longues et surperbement vrillees. J'en ai encore le dessin sur mon abdomen. Les cours de jujitsu ont servi, une superbe esquive suivi d'une prise de cornes tetue. J'ai cru que j'y allais passer la journee. Aucun de nous deux voulait ceder et pas question de lacher un bouc en colere. Les amis locaux ont admire le spectacle sans realiser que j'etais un peu ennuye (quand est-ce que je vais le prendre mon pancake, moi ?). Heureusement, Yassine est venu a la rescousse (la prise de cornes ca s'appelle, une sorte de releve de la garde en plus spectaculaire).

Je l'ai croise a nouveau, il n'a pas l'air rancunier. Moi, si. Bon, j'ai decide quand meme de changer d'heure pour aller donner a manger aux pigeons.

A plus
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Deux semaines (trop courtes) au Kerala
Je prends (enfin !) le temps de faire un retour sur notre voyage au Kerala. Quelques renseignements pratiques, mais surtout quelques impressions qui seront peut-être utiles… ou feront rêver.

Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.

Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.

En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .

Ca commence comme ça…

5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.

Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.

Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.

Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…

Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.

7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).

Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.

Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !

A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !

A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.

La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.

La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.

La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…

Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.

Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.

10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…

Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).

En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).

Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.

Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.

Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.

Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…

Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…

L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écras�� par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.

Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…

12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.

Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.

Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.

Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…

Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.

14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.

Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…

Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.

Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.

J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !

Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.

Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.

Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).

Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).

Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…

17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.

Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.

Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.

De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.

Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.

Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombr�� qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.

Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.

La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.

Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.

Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).

Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.

C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.

Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.

19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !

Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
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Improvisation Nomade (8) Inde du Nord
L’or du cordon Delhi.

Meriem m’a écrit une bien triste lettre. Depuis que nous nous sommes quittés à Bangalore, son assurance s’est envolée et aux matins de cauchemars atroces, elle se fait emmerder par des hommes douteux. Elle espère rencontrer d’autres personnes pour continuer la route car elle ne se sent pas la force de continuer dans les bus et les villes toute seule ainsi tourmentée. Pourtant, l’Inde est un pays tout à fait tranquille et il suffit d’un peu de persuasion pour décourager les quelques dragueurs qui y traînent. Une semaine plus tard, je reçois une nouvelle lettre où elle m’explique qu’elle partage depuis peu la vie d’une famille. Accueillie comme une princesse dans leur maison, elle apprend ainsi leurs coutumes de la meilleure façon qu’il soit. Être une femme, ainsi seule en voyage, permet d’être aidée et accueillie avec une confiance et une solidarité que les hommes ne peuvent espérer. De notre côté, nous découvrons la capitale envoûtante où tous les peuples de l’Inde se sont rassemblés, avec chacun leur culture, dans un dédale de quartiers entre moyen âge et science-fiction. Main bazar, dans le vieux quartier de Paharganj où une ruelle sinueuse et sombre mène à notre hôtel, le Barjang. Deux trois étages fermés autour d’une cour intérieure d’où s’élance vers la lumière un figuier mince et stérile. Une terrasse sur le toit où le linge sèche au soleil sur les barres de fer de travaux inachevés et où, la nuit, le personnel joue aux cartes en pariant de l’argent, sur des couvertures en loques, avant de sombrer dans un sommeil fébrile et alcoolique. Un vieux coq grincheux toussote au matin pour donner le signal du départ. Une tourterelle est venue nous dire bonjour à l’intérieur de la chambre. Les heures passent, tranquilles, plongés dans les livres que nous n’aurions jamais lus si nous n’avions eu ce temps, ce temps pour nous, et si nous n’avions pas encore la diarrhée qui nous oblige à rester à l’hôtel. Entre deux maux de ventre, nous courons dans les ambassades et les administrations pour préparer la suite de notre voyage. Trouver un moyen de prolonger notre visa en Inde nécessitera trois déplacements, l’obtention de l’accord français et du visa pakistanais prendra une semaine. Enfin, l’ambassade d’Iran nous refuse catégoriquement l’entrée, de la même manière qu’à Istanbul. Nous aurons notre dernière chance à Islamabad au Pakistan pour l’obtenir, avant de changer d’option.

Pendant ce temps, les quartiers se laissent découvrir un à un selon notre humeur et notre force. D’abord New Delhi, à la mode coloniale, avec ses avenues larges comme des autoroutes entre les palais, les monuments et les ambassades, fermées, barbelées et gardées par des militaires. Ensuite, Road point autour duquel s’élèvent les buildings aux cinquante étages des sièges sociaux des entreprises. Enfin, les vieux quartiers de Old Delhi, les plus pittoresques, où grouille une multitude inimaginable de gens et de choses. Jamais vu un amas semblable. Des bouchons de gens sur des centaines de mètres dans l’avenue principale pourtant large mais encombrée de charrettes tirées par des chevaux et même parfois des bœufs où s’entassent des marchandises venues de l’autre bout du pays. Odeurs des épices, couleurs des étoffes, aliments de toutes sortes, cris des marchands, l’avenue enfin se sépare en une multitude de ruelles qui s’enfoncent dans le cœur de la ville toujours aussi intensément peuplée. Derrière une arcade insignifiante, dans le bordel de la rue, s’ouvre la cour tranquille d’une mosquée magnifique où coulent des fontaines et dorment croyants et pigeons. Un havre de paix inattendu et reposant avant de replonger dans la cohue. Vient l’heure de la prière à la mosquée principale dont la cour intérieure est plus vaste qu’un terrain de football. Puis l’entrée du fort sur l’un des bras du Gange.

Extenués, nous sautons dans un pousse-pousse et nous laissons guider dans la foule. Un moyen de locomotion que nous utilisons peu mais qui, finalement, nous promène plus tranquillement que les rickshaws, ces mobylettes présentes dans l’Asie entière auxquelles on a ajouté une cabine et qui se faufilent facilement dans le bruit des pétarades et la fumée épaisse. Nous donnons quelques roupies au courageux qui pédalait pour nous, avant de traverser la gare principale et ainsi rejoindre notre hôtel de l’autre côté de la voie. Vautré le long d’une grille, gît un petit garçon enroulé de toiles immondes, troué, dévoré, liquéfié par la lèpre jusqu’au bout des doigts, les yeux gonflés et purulents perdus dans sa gamelle vide. Puis la foule nous emporte loin de cette image, partie intégrante de ce petit paradis terrestre qu’est la péninsule. Combien de temps lui reste-t-il à vivre ? Pas assez pour aller plus loin. Pas de maison, en Inde, pour tenir cachés, comme chez nous, les gens âgés, handicapés mentaux, lépreux et autres plaies que nous portons. Les personnes atteintes de sida, de tuberculose et d’innombrables maladies de peaux, se promènent dans la rue, près de nous, dans les transports en commun et les restaurants. Comme les autres, il leur faut travailler pour vivre ou bien mendier. Ils sont nombreux évidemment et font partie de la vie de tous les jours mais ils ne choquent que les occidentaux comme nous qui n’avons pas l’habitude de voir le spectacle d’un unijambiste sur son vélo, d’un cul de jatte sur son skate-board. Et avec le sourire s’il vous plaît !

Dans les rues de Delhi encore en terre battue, comme celles de notre quartier, un amas de boue formé de poussière et de déchets, bouche les quelques égouts qui dégueulent des eaux noires et puantes depuis que la pluie s’est mise à tomber cette nuit. Dans les ruelles de la capitale, où se promènent habituellement les animaux de la campagne, c’est redevenu le Moyen Âge. Le lendemain, il fait beau quand je fais les magasins pour acheter et envoyer souvenirs et cadeaux. Pas aisé de négocier ici, les commerçants veulent que, comme beaucoup d’occidentaux, j’achète en gros pour revendre ensuite dans mon pays. Un peu plus loin dans la rue, un brouhaha se fait entendre. D’un seul coup, mon vendeur panique. Deux policiers arrivent et d’après ce que je crois comprendre, ils ont décidé de remettre main bazar aux normes, au grand désarroi des commerçants qui se sont étalés partout. Ils renversent, balancent, se fâchent, donnent des coups de bâtons. Je n’en reviens pas : deux petits bonshommes en uniforme font la loi, avec seulement un bâton, dans la multitude de badauds, et se font craindre et respecter totalement. Ils iront jusqu’à renverser fours et tables et à couper au couteau un tas de fils électriques, comme une pelote de laine, branchés au poteau par enchantement. Les commerçants, si prompt à rester assis toute la journée en tailleur sur leurs marchandises à attendre les clients, s’agitent d’un coup comme si des géants avaient donné un coup de pied dans une fourmilière. Une demi-heure après, les uniformes s’étant retirés, on replace exactement aux mêmes endroits, fringues, frigos et fritures des gargotes et on fait des nœuds aux câbles électriques, passés parfois avec raccords au-dessus de la foule, avant de les accrocher sur les lignes des poteaux d’où elles venaient d’être retirées.

Un peu plus loin, un jeune homme fier, au regard sérieux, maquillé et vêtu de son plus beau costume, traverse la foule sur un cheval revêtu de parures multicolores. Cachée sous un voile, avec un sari brodé de dentelles blanches, une femme marche derrière. Elle a ses deux mains liées par un cordon doré qui s’étend jusqu’à son nouveau mari. Autour d’eux, dansent femmes et enfants de la fête, dans une musique enivrante et gaie. Des hommes suivent la farandole. Au bout de leurs bras, au-dessus de la foule, ils portent des luminaires géants dont les câbles électriques sont branchés sur un groupe électrogène qui suit derrière sur la remorque d’un vélo. L’hallucination passée, chacun reprend ses occupations. Pour ma part, je sirotais un délicieux banana lassi, tout simplement, un lait caillé à la banane.

Les neiges de l’Himalaya…

Naïnatal, croissant de lac argenté autour duquel le village est construit, au-dessus de la vallée immense du Gange qui s’étend à l’horizon en une plaine fumante. Le gros Bouddha, assis sur son trône dans la position du lotus, garde les yeux contemplatifs et le sourire serein, au fond de son temple derrière des portes closes. Volent au vent, comme une sainte toile d’araignée multicolore, mille farandoles de drapeaux étendues tout autour dans les arbres les plus hauts. L’air est vif et froid. A l’horizon, montent dans les nuages, les chaînes de l’Himalaya. Les gens d’ici ont la peau du visage et les mains brûlés par la rigueur du climat. Ils ont déjà les traits asiatiques du Népal et de la Chine, cachés derrière ces cols pratiquement infranchissables dont les premières griffes acérées et glaciales débutent à Naïnatal. À 2.500 mètres d’altitude, un mètre de neige a recouvert les montagnes où un sommet nous offre un beau panorama. Dire que nous avons en face de nous la plus haute chaîne du monde, que nous pouvons la saisir de nos mains, l’emporter avec nous en images… Malheureusement, pour s’en approcher davantage, il faut compter encore quelques journées de jeep et ce serait bien inutile en plein mois de janvier. Disons donc que nous l’avons aperçue. Il faudrait revenir en été et faire les pèlerinages qui relient les temples entres eux, sur les plateaux à plus de trois mille mètres, sur les steppes où vivent les yacks, dans les gorges profondes où se cachent les ermites, rejoindre la grande vallée de Lhassa, remonter les sentiers abrupts des plateaux du Tibet en direction du nord puis de l’ouest, redescendre dans les plaines de l’Asie centrale, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan avant d’arriver à Samarkand… Ce sera pour un autre voyage. C’est ce qu’inspire l’horizon avec le ciel, si bleu, au-dessus de tout, et l’espace devant soi. Maintenant redescendons sur terre, allons manger de bons beignets de légumes et boire un jus d’orange qui pourrait être délicieux si dans ce village, on n’y rajoutait pas du sel et du poivre. En chemin, nous croisons un petit groupe d’étudiants avec lequel nous faisons une bataille de neige. L’une des filles est pieds nus dans ses claquettes. J’en ai des frissons…

Bénarès

Le nom de la ville est revenu à ses origines : Varanassi. Mais, c’est toujours la même gare dégueulasse où pullulent vaches et mendiants, les mêmes taxis qui essaient de vous gratter de l’argent, les mêmes rues sales et bondées, les mêmes hôtels peu chers avec des lits en cordes, les sharpaïs, dont les draps ne sont jamais lavés, les mêmes chiottes immondes et la douche, un seau d’eau. La ville ne nous apparaît pas extraordinaire au premier coup d’œil. Seulement un dédale de ruelles profondes qui ne voient pas le soleil et où se croisent difficilement deux vaches mais qui s’ouvrent parfois sur des places et des fontaines agréables et silencieuses puisque que les voitures ne peuvent pas circuler dans le vieux centre. C’est sur la terrasse de l’hôtel, dominant ces murs et offrant la lumière et l’espace, qu’on est saisi par la mysticité de cette ville et du Gange, immense et adulé, qui s’étend sur une mer sauvage de brousse rougeâtre et sableuse à l’infini et d’où survient, chaque matin, par enchantement, un soleil apocalyptique. Plus bas, fument et brûlent des cadavres encore humides de leur dernier plongeon sacré. Ils se consument sur un bûcher avant d’être balancés à l’eau avec leurs cendres, et sont remplacés aussitôt par un autre cadavre, arrivé sur les épaules de la famille, sans pleur ni remords. Autour, des prêtres en grande robe psalmodient dans leur barbe, des chèvres frivoles volent les fleurs des défunts et les grignotent fièrement. Enfin, des enfants se chargent de veiller à ce que les corps soient entièrement brûlés. Regarder un tel spectacle est assez suffocant car, en plus de l’odeur particulière, l’air contenu dans la boîte crânienne a tendance à faire éclater les os après que le cerveau s’est écoulé en un jet putride des narines. Les touristes dubitatifs se promènent le long du fleuve sur des barques et s’amusent et crient à voir remonter parfois des membres pas tout à fait consumés et des os dans la lumière trouble des profondeurs du fleuve. Ils prennent des photos des croyants à moitié nus dans l’eau qui les ignorent tant ils sont profondément plongés dans la prière, l’extase ou la méditation. Le fleuve est si sacré qu’on l’adore et l’embrasse, qu’on parcourt des lieux pour y venir mourir et ainsi abréger le cycle de sa renaissance sur notre éprouvante planète. Enfin, après être venus sur les rives de ce fleuve et s’être laisser absorbés par toute la divination de ce spectacle, je pense que chacun voit sa vie autrement. Elle est plus légère à porter peut-être. Elle a goût à la fois d’insignifiance et d’infinité… Ne sommes-nous qu’une poignée d’éléments organiques devenant cendre ou poussière ? Dans le ciel de Bénarès, la danse des pigeons dressés dans les couleurs éternelles du coucher du soleil est un spectacle si joli. Ils s’élancent, se mêlent entre eux par centaines, se divisent sans jamais ni se perdre ni se mélanger, et enfin retombent comme des feuilles d’automne sur le chant de leur maître. Si la vie n’est qu’un instant, ce sera pour moi cet instant, celui de la danse multicolore des oiseaux dans les rayons tièdes d’un azur tropical.

Un peu plus de sable

Orchha. Andhra Pradesh.

Égaré dans la campagne avoisinante, je m’étais endormi à l’ombre d’un roncier, bercé par le ronronnement des abeilles. Quand j’ouvris les yeux, un Indien se tenait assis près de moi sans bruit et fumait un bidi qu’il avait taxé dans mon paquet pendant que je dormais. Puis, se leva et m’invita à le suivre sur ses terres et dans l’enceinte de sa ferme : une misérable cahute de bois sur un talus derrière lequel tombait une cascade. Après une petite heure passée avec sa famille, il m’indiqua le chemin du retour en m’ayant fait promettre de revenir manger le lendemain avec ma femme. Un peu plus loin, la flûte au bec, je sifflotais quand un gamin m’invita à m’asseoir sur son lit de paille surmonté d’un toit de feuilles sans mur mais qui était sa maison, au milieu des arbres et des champs. Grignoté avec lui et son chien quelques fruits amers avant qu’une autre bande de morveux m’en tire et que je les suive à travers les chemins poussiéreux et bordés d’épines en direction du village. Bien avant le dernier ravin, deux gamines prirent le relais en dansant et chantant avant de m’abandonner aux premières maisons. Je rentrai voir ma femme, gai et nonchalant comme un vrai Indien, sans lui dire mot. Le lendemain, elle découvrirait ces chemins, ces prairies qui entourent l’orgueilleuse demeure du prince de ces lieux. Un maharadjah avec son harem, ses paysans, ses dieux, ses soldats que nous pouvons encore admirer car ils sont peints sur les murs, quand l’érosion n’a pas effacé à jamais ces merveilles, vieilles de 500 ans.

Namaste, Inde, le 23 février 2005

Je suis dans un petit village qui borde une rivière. Dans les alentours, sur les collines, s'élèvent des temples où jadis, Rama venait voir son amoureuse. Nous étions sur une de ces collines hier soir, clignant des yeux sur le coucher de soleil. Un coucher tel qu'on ne peut en voir qu'ici : majestueux et béni des dieux. De l'autre côté la Lune, pleine, montait doucement comme pour mieux rassembler les éléments de notre 'honey moon' comme aiment à commenter nos amis villageois. Avec mon châle qui pend comme une cape du Moyen Âge, ma flûte et ma barbe, on me nomme Baba. J'ai à mon bras my wife who seems like the more beautifull indian girl, parée de tous ses bijoux sur sa peau brune et sous son voile transparent, et que tous les Indiens gardent en souvenir de cette nuit divine où tous et moi compris étions en transe, fixant interminablement son sari qui tournait au rythme envoûtant des tablas. Dans la matinée, je me rends sur le marché avec quelques bidies et sweet que je partage. Le temps qui semble arrêté. Surtout ne rien faire, mollement chasser les mouches en rongeant des carottes. Faire de la musique ou plutôt tripoter deux bouts de ferraille qui font glig glig, un bout de bambou et une peau de chèvre qui fait boum boum. Une femme se lève et chante en fermant les yeux. Elle répète inlassablement des lala lalala lala. Puis elle tombe et une autre prend le relais. Comme la vie peut être revenue à sa simplicité originelle. Il semble qu'il n'y ait besoin de rien de plus pour la laisser couler. Khajurâho

Je n’avais pas envie de quitter Orchha mais, à quelques heures de bus de là, se déroulait un autre festival de danse, dans des lieux saints : Khajurâho et les temples aux sculptures très connues du Kama Sutra. Dieu sait pourquoi, il y a mille ans, des hommes ont construit ces temples en pleine brousse, au milieu de nulle part, si ce n’est de l’Inde. L’Inde fut ensuite ravagée par des invasions mais qui épargnèrent cet endroit. Il n’y a rien ici à part le soleil. Et puis, dans le ciel, des avions : Ils déposent et ramènent les touristes. Khajurâho, pauvre village avec des hôtels de luxe. Les quelques Indiens de la région sont obnubilés par l’argent et escroquent les touristes trop crédules. Ils utilisent par exemple le prétexte d’une école qu’ils vous font par ailleurs visiter. En réalité, tout est factice comme dans une pièce de théâtre. Les professeurs, les élèves et surtout les documents qu’ils vous feront signer pour confirmer votre don ! Combien se sont fait avoir ? Il n’y a pas de villageois ici qui ne soit envieux de l’argent provenant des retombés de l’exploitation de ce patrimoine national. Les temples témoignent de l’apogée de l’amour sans tabou, libre mais décent, vulgaire mais d’une grande finesse comme ce pénis sculpté levé et raide le long d’une femme aux formes savoureuses et au regard épanoui, depuis un millénaire. Dans la soirée, nous prenons donc place pour le spectacle. Notre entourage est âgé et aisé, qu’il soit indien ou occidental. La nuit tombe, les musiciens s’accordent, la danseuse apparaît, le silence se fait et le spectacle débute. Il ne faut qu’un instant à la musique pour nous transporter, nous faire ressentir l’essence du peuple qui l’anime. Ainsi, toute l’Inde est dans sa musique. Rien ne sert de visiter les temples, de lire les livres, d’errer dans les montagnes ou les steppes. Elle dessine ses paysages : splendeur, richesse de sa nature, raconte l’histoire de son peuple, le tumulte de leurs passions, leur foi, leurs doutes, leurs joies, leurs souffrances et nous berce dans les délices de la beauté, la sensibilité et la poésie. L’émotion m’envahit progressivement et s’intensifie à mesure que le corps, dans toute sa souplesse et sa dextérité, s’identifie à la subtilité de la mélodie. Les mouvements de la danseuse sont si proches de la musique qu’ils semblent être la forme vivante des notes dans l’espace. Son corps tourne et vole sur la scène, d’une suavité et d’une finesse qui surplombe l’art indien. Enfin, l’orage est tombé sur nous avec, en quelques minutes, une pluie diluvienne. Les gens restaient pourtant figés sur leur tabouret. Les musiciens ne s’arrêtaient pas non plus et la danseuse ouvrait ses bras à la pluie en continuant de tourner dans un délire que le bruit de la foudre rendait plus incroyable. Et puis les gens ont commencé à courir pour se réfugier dans tous les sens comme si le spectacle les avait rendus fous. Mais, la plaine était nue et la boue s’épaississait. Finalement la musique s’étouffa et tout le monde reprit ses esprits ou alors seulement moi qui l’avais perdu. Je me frottai les yeux ruisselant sous les lourdes gouttes d’orage. Nous reprîmes, tremblants, le chemin qui nous avait amenés ici. Je repartais avec, dans le ventre, une sensation, une énergie qui m’avaient tout abasourdi.

Rajasthan

Avec 5 jours de retard sur Daoud et après une longue nuit de bus sans dormir, nous arrivons, Meriem, une amie et moi, à Agra pour y découvrir le Tadj Mahall, chef d’œuvre de l’architecture moghol. Un palais de marbre blanc, incrusté de pierres précieuses, construit en souvenir d’une fiancée défunte dont le mausolée repose à l’intérieur. Une jolie preuve d’amour qui ruina une dynastie mais qui est devenue une des merveilles du monde.

De nouveau sur la route, nous visitons Jaipur, la ville ocre puis Jodhpur la ville bleue qui, du fort surplombant la ville, colore les dunes du désert de Thar. Ce désert qui a abrité durant des siècles des guerriers invincibles et fiers dont les légendes courent encore : les Rajputs dont le visage est enturbanné d’un bandeau de cinq mètres de long au-dessus de leurs yeux clairs comme le sable, et qui arborent à la ceinture un sabre courbé, décoré de diamants. Les descendants de ces guerriers ont gardé les mêmes yeux et le même turban mais ont rangé leur sabre et leur vanité. Comme tous les Indiens de la péninsule, ils sont bruyants et tchacheurs mais toujours gentils, souriants et inoffensifs. Ce qui n’est pas négligeable quand on promène deux demoiselles. En Inde, il faut avoir de l’assurance, rire avec les gens, se moquer d’eux et de soi, élever la voix quand ça ne va pas, ne pas se laisser monter sur les pieds, les envoyer promener avec un shalow shalow quand ils sont trop insistants et tout va bien. Quant à eux, ils ne se fâchent jamais mais gardent toujours l’espoir de vous prendre un peu d’argent. Les négociations sont toujours longues et souvent il faut partir, les faire courir, négocier de nouveau. Il faut avoir la forme puisqu’on a affaire le plus souvent aux commerçants, aux conducteurs de taxis et aux hôteliers qui, tous, sont des rapaces. Difficile de rencontrer des gens qui n’auraient rien à faire de notre argent. Ceux qui gardent leur orgueil, leur suffisance, saupoudrés d’un peu de mépris. Ceux-là, je les estime plus que ceux qui nous flattent. Quelquefois il y en a qui sont prêts à vous aider, vous offrir quelque chose, vous accueillir sans intérêt mais franchement, c’est rare. Route de Khuri

Plus en s’enfonce dans le désert, moins il y a de villages. Les routes sont recouvertes de sable, les visages plus sévères. Les femmes se cachent davantage derrière leur voile et sont moins nombreuses à se montrer dans les rues. Une dernière journée de transport doit s’achever dans un endroit perdu d’où sortent quelques cabanes d’anciens nomades pas encore tout à fait sédentarisés. Ces nomades rejoignaient à dos de chameau le Pakistan de l’autre côté du désert. Les contrebandiers se sont organisés depuis et c’est en camion qu’ils font le trajet de nuit.

Cinquante mâles debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous qui sommes assis par terre au bord de la route. Un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Après quelques secondes de silence, une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs… Je vais au bouiboui boire un tchai. Verrai ce qui se passera avec les filles. De temps en temps, je jette quand même un coup d’œil pour regarder le spectacle : cette bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux occidentales perdues dans le désert. La réputation des occidentales en Inde et dans beaucoup de pays musulmans est très simple : ce sont des salopes. Il arrive qu’une personne avec qui vous avez fait connaissance finisse par vous demander si vous faites des films pornographiques. Surtout pour les filles. Une situation explicable par le fait que le commerce du porno a souvent été réalisé par des occidentaux et avec des femmes blanches. Et comme le porno est une des plus grosses entreprises commerciales à l’échelle mondiale, les petits Indiens et musulmans de tous pays dégottent, à prix bas, les copies de copies de journaux ou vidéos avec les seuls Blancs qu’ils aient jamais aperçus. On comprend pourquoi la civilisation occidentale est considérée comme décadente quand on s’aperçoit que les rares informations qu’ils possèdent sur nous reposent sur ce genre d’activité. Dans des pays, des régions où la condition des femmes et leur émancipation n’a pas changé depuis un millénaire, où le mariage est encore arrangé en famille, où la chasteté est respectée et l’adultère puni de mort, les films pornographiques sont des bombes atomiques… Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront… Voilà, je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : la bande de trous du cul se sauve en courant. Meriem s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux. Elle s’est levée pour le gifler mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire ces nigauds mais restent à distance. Puis, de nouveau, le cercle se reforme. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Elles savent qu’elles ne risquent rien tant qu’elles ne se laissent pas faire. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais, on rit ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. On monte sur le toit. Il démarre. C’est parti ! En route pour Khuri, le village perdu du désert où Daoud a trouvé refuge et nous attend pour un nouveau départ...

Arjun family

Sous un soleil de plomb, dans ce village du désert, seuls passent des dromadaires avec leurs grognements affreux pendant que dorment les ânes, les chiens, les chèvres et les vaches, à l’ombre de quelques arbustes épineux. Dans les maisons de sable et de branches recouvertes de chaume, on tente de garder un peu de fraîcheur de la nuit passée en fermant les portes de bois déteintes et les minuscules fenêtres avec des chiffons mouillés. C’est la sieste. Le silence. Enfin le silence. Intact comme le soleil. Le silence de mort du soleil de midi. Le paysage se défend d’être vu tant il brûle les yeux. Ce blanc que projettent les rayons ardents sur le sable des dunes. De plus haut, tout semble prêt à brûler avec ces ondulations, ces ondes de chaleur que l’on voit au-dessus d’un feu. On pourrait entendre, si on prêtait l’oreille, gémir et craquer ce petit arbuste recroquevillé sur lui-même, tant la chaleur est mauvaise. Ici, tout est couleur de sable, les chemins, les animaux, les enfants, les dunes et les murs des maisons. Tout, sauf ces petites fleurs dont le rouge étincelle. Ces petites fleurs, de ce même petit arbuste brûlé et chétif. Tout est couleur de sable. Tout, sauf ces petites fleurs et les femmes qui ressemblent aux petites fleurs, quand elles vont chercher l’eau des puits, l’eau tiède et gorgée de sable et de larves de moustiques.

Nous prenons la route des dunes au matin sur le dos des dromadaires où s’entassent couvertures, eau et vivres pour le voyage. Sur la route, dans le tintement des cloches, s’écartent les troupeaux avec les enfants qui les gardent, les antilopes et les chiens du désert. Puis, nous voilà sous les étoiles. Des millions d’étoiles, tant le ciel est pur et le noir de la nuit impénétrable. Autour, le silence, profond, infini. Les flammes mouvantes du feu qu’inspirent les rêves. La voix d’un homme. Il chante les chansons d’amour de son peuple éternel avec deux cordes de notre guitare. Nous sommes tous, joints aidant, plongés dans ce désert de dunes et d’épines qui a forgé cette voix. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… comme la première, où c’était ma voix que tu écoutais. Tu l’écoutais danser. Elle ne chante pas ma voix. Elle danse. Elle danse avec les mots. Suffisamment pour que tu viennes danser avec elle, cette nuit-là et toutes les autres jusqu’à aujourd’hui, peut-être demain, quelques heures. Un homme du désert, une voix, un voyage, celui d’une nuit… Un peu plus de sable, sur ces dunes, où notre sablier a choisi de s’achever…
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Annulations vols Leh - Delhi pour cause météo
Bonjour j'ai lu dans un guide que les vols entre Leh (Ladakh) et Delhi sont de temps en temps annulés à cause de la météo, et qu'il vaut mieux prévoir deux nuits de battement à Delhi si on veut éviter de rater son vol direction l'Europe... Je rentrerai de Leh le 22 Septembre. Quelqu'un peut m'en dire plus sur les risques météo? Merci :)
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