Discussions similar to: Inde parc parc 3 Keoladeo Udaipur
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Parcs nationaux en Inde
Bonjour, bientot en Inde du Nord pour un mois, j'aimerais connaitre vos experiences dans les parcs et reserves comme ranthambore, bandavgarh, kanha, Corbett et autres.... Plus que d'apercevoir à tout prix un tigre, je cherche les sites et paysages décrits par Kipling. Certains parcs sont moins aisés d'accès et demandent quelques jours pour y aller et séjourner, plus le cout, plus le tourisme de masse. De plus j'ai peur de m'y rendre et d'etre obligé d'y rester pour avoir une place dans un safari. Faut il absolument avoir une réservation avant de s'y rendre sachant que je pars dans un mois? Bref j'ai soif de vos conseils 😉
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L'Inde de parc en parc: 2) Varanasi et Corbett
🙂 Deuxième volet de ce carnet de voyage : Varanasi et Jim Corbett N.P. --

VARANASI - ma ville préférée en Inde

Pour ceux qui on suivi comme pour ceux qui prennent mon récit en court, donc après 06H00 de bus et 23H00 de train nous voici à Varanasi avec un souci : durant la nuit pendant la traversée du Bihar le sac à dos de ma femme accroché sous elle avec chaine et cadenas à été volé. Tous ses vêtements, chaussures, Gros sac de médocs pour un hopital et gros sac de jouets pour donner à une famille nombreuse se sont volatilisés . Hé oui, ce peut être aussi ça l'Inde.

Nous sommes resté 8 jours dans cette ville que, je me répette, nous adorons. Nous avons logé dans deux endroits différents, d'abord 3 nuits au Maruti Guest House dans Assi Ghat puis 4 nuits au Gampati Guest House dans Meer Ghat.

Quel bonheur de se retrouver dans cette ville pleine de contraste et si vivante. Quel plaisir d'aller de bonheur le matin sur les Ghats faire une séance photo de ces jolies indiennes faisant leur toilette; Il y a auusi un tas d'indous mesdames 😉.

Après une nuit dans le train pour Delhi une voiture avec chauffeur nous attendait à la gare direction L'Uttaranchal et Jim Corbett N.P.--

JIM CORBETT NATIONAL PARK - UTTARANCHAL

135 Tigres + ou - 100 Léopards + ou - 800 Eléphants Cerf Sambar Cerf Chital Langur Macaque 10 à 30 Sloth Bear Loutre Python Cobra Gavial Crocodile Monitor + de 280 espèces d'oiseaux

Le rève de beaucoup des visiteurs de parcs nationaux en Inde est de voir le Tigre du bengale en face de soit. C'est aussi le rève de tous les Indiens, donc il y a maintenant foule dans les parcs où le tigre se laisse facilement voir (Corbett, Kanha, Bandhavgardh) De plus pour faire encore plus de sous les directeurs de ces parcs ont authorisé l'entrée d'un trop grand nombre de voiture.

Nous avons loger à Ramnagar à 2 Km de l'entrée de Bijrani à l'est du parc donc le 1er safari d'après midi c'est fait depuis cette porte. Comme d'habitude après l'entrée un troupe d'Elephants nous souhaite la bienvenue, nous restons bien 45 mn avec eux avant qu'un vent de folie ne s'empare de toutes les jeep présentent dans les environs; un tigre a été aperçu. tous le monde fonce à tombeau ouvert sur les pistes défoncées pour avoir une chance de voir la bête 🤪.

Nous arrivons dans le lit tari d'une rivière où + d'une quinzaine de jeeps s'en donne à coeur joie pour se mettre dans la meilleure position pour apercevoir un beau mâle à plus de 200 metres !!! Quelle folie de voir tous ces gens descendre des jeep au mepris des consignes, sauter de jeep en jeep en bousculant tous et toutes sur leur passage ( impossible de prendre une photo correcte à cause de cela ), et crier à tue tête. Encore plus de cris, la bête daigne se lever et se raproche du tas informe de véhicule. l'agitation est à son comble, nous devons virer de notre jeep un type qui s'incruste et saute partout !!!

La bête agacé par le bruit et la folie des véhicules faisant des marches avants et arrières pour se mettre dans la bonne position ( c'est à dire devant les autres ) décide de monter sur une colline et disparait à nos yeux. notre chauffeur (très pro et très calme, j'ai toujours du pot d'avoir le mieux de la bande ) place notre jeep sur le chemin suposé du fauve à 500 mettre de là; 10 mn d'attente et le voilà sur la piste 10 metres devant nous. Malheureusement nous ne sommes pas seul et les autres jeeps se bousculent, nous doublent et font fuir le majestueux et dédaigneux roi de la Jungle définitivement dans l'épaisse forêt. Résultat de ce capharnaum : trois photos potables et encore.

2ème jour Matin : Bijrani Gate, Après-midi : Jhiona Gate : Chital, Sambar, Langur, Macaques, King Vulture, Martin pêcheur et nombreux oiseaux.

Pas de tigre en cette deuxième journée mais de superbes photos de cerfs et de singes ainsi que d'un King Vulture ( Vautour à tête rouge ), la trace d'un très gros python ayant traversé la piste 15/20 mn avant notre passage.

3éme jour Matin : Jhina Gate Après-midi : Bijrani Gate : Chital, Sambar, Langur, Macaques, Cobra royal, Martin pêcheur et nombreux oiseaux.

Pas de tigres, d'Eléphants ou de Léopards juste les empreintes d'un sloth Bear et un cobra royal s'enfuyant à notre approche.

Le lendemain visite en matinée de la maison d'hiver de Jim Corbett à 25 Km de Ramanagar avant de rentrer sur Delhi.

Donc pas si concluant que ça ce 2ème parc dont je me faisais une joie, en fait il aurait fallu que l'on loge au nord du parc dans les lodges de luxe pour avoir accès à la gate qui va vers Dhikala au centre du parc où se trouve les Gavials, Crocodiles et autres bestioles phares du parc. C'est ma faute j'ai voulu faire des économies en logeant à Ramnagar.--

Suite dans le 3ème volet : Keoladeo National Park et Udaipur--
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Votre avis sur notre itinéraire au Rajasthan?
Bonjour, Nous envisageons de passer un mois au Rajasthan (et un peu en dehors) avec un chauffeur en avril 2013 avec les étapes suivantes :

- New Delhi - Agra - Fatehpur Sikri - Parc national de Keoladeo - Bharatpur - Jaipur - Pushkar - Bundi - Chittorgarh - Udaipur - Ranakpür - Jodhpur - Jaisalmer - Bikaner - Deshnoke - Delhi

Qu'en pensez-vous ? Y a t-il des étapes manquantes ou au contraire à ne pas faire ? Merci d'avance de vos réponses !
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Itinéraire de 12 jours en Inde du Nord, août 2014
Bonjour Nous avons décidé de partir en août prochain en Asie et allons passer 12 jours au Sri Lanka puis 12 jours en Inde du Nord. Nous avons déjà réserver les vols qui n'étaient pas trop cher. Nous voyageons avec mon mari et nos 2 enfants qui auront 3 et 7 ans. Voici l'itinéraire auquel nous avons pensé. Nous allons d'abord au Sri Lanka et arrivons à Delhi le 16 août à 17h50. Nuit Delhi 17/08 route pour Agra 2h40, visite et nuit Agra 18/08 visite Agra et le taj mahal nuit Agra 19/08 matin visite Agra ; après midi route pour Fatehpur Sikri 45min, visite et route pour Keoladeo Ghana Bird Sanctuary 25 min et visite soit en arrivant soit le lendemain matin. 20/08 visite du parc ? puis route pour Jaipur 2h40, visite et nuit Jaipur 21/08 visite Jaipur et nuit Jaipur 22/08 matin visite Jaipur ; après midi route pour Sariska et nuit Sariska 23/08 visite du parc Sariska ; après midi route pour Delhi 2h40 nuit Delhi 24/08 train pour Haridwar (j'ai vu un départ à 6h55 de Delhi et arrivée à 11h22), visite valléu du gange et nuit Haridwar 25/08 aller à Rishikeh et balade dans la montagne ; nuit Haridwar 26/08 autre balade ? ; nuit haridwar 27/08 train pour Delhi (j'ai vu un départ d'Haridwar à 6h23 et arrivée à Delhi à 11h15), visite Delhi l'après-midi nuit Delhi 28/08 visite Delhi et vol à 18h30 pour la France. QUe pensez-vous de l'itinéraire ? pensez-vous qu'il faut modifier quelque chose ? Merci à vous. Chrystelle
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Le tour de l'Inde en 80 jours
Bonjour à tous,

Je pense passer la fin de mon tour du monde en Inde. Normalement (si je prends pas de retard sur les pays précédents), j'ai 80 jours.

Voici le planning que j'ai prévu avec en-dessous, les trucs qu'ont l'air chouette :

Himalaya > 15 jours Randonnée Ladak

Sud de Dehli > 10 jours Agra Taj Mahal Parc nat. Keoladeo Ghana Gwalior, Datia et Orvhha

Rajasthan > 10 jours Jaipur Jodhpur Udaipur (avion jusqu’à Bombay)

en train de bombay à Goa…

Goa et le kerala > 15 jours Visite et plages à Goa Descente en train jusqu’à Conchin Backwaters

Tamil Nadu > 15 jours Madurai Pondichery Kanchipuram Madras

Sri Lanka > 15 jours

Alors soyez sûr que je sais que c hyper chargé. Ce que je voudrais c'est vos coups de coeur, savoir si je dois faire des choix ce que vous avez préféré... 2 impératifs pour moi : 1. j'ai pas envie de finir par Madras (vu qu'après c'est le retour à Paris) et donc que je terminerai bien mon TDM par les plages srilankaises. 2. je veux absolument faire mon trek au laddak.

Une réserve également... je suis pas sure de bien supporter ce que beaucoup mon décrit comme du "harcèlement" au Radjahstan... Vos avis ?
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itinéraire de 28 jours, Rajasthan+Agra+Varanasi
Bonjour,

ce voyage sera mon premier contact avec l'Inde. Après recherches et suivi des discussions sur ce forum, j'aimerais vous soumettre mon itinéraire afin d'avoir conseils et avis.

départ le 13 février

jour 1 - Delhi arrivée la veille à 23h

voiture avec chauffeur jour 2 à 6

jour 2 3 4 - Shekhawati

jour 5 - Bharatpur visite de Kéoladéo en fin d'après-midi

jour 6 - Bharatpur, Fatehpur, Agra en fin de journée (abandon de la voiture )

jour 7 - Agra

jour 8 - train de 6h15 Jaipur

jour 9 - Jaipur Amber

jour 10 - Bus Jaipur/ Pushkar en après-midi

jour 11 12 - Pushkar

jour 13 - Ajmer/ Udaipur train de 15h55

jour 14 15 16 - Udaipur et environ, excursion Raknapur

jour 17 - train de 7h pour Chittor (visite ) train de 15h vers Bundi arrivée début de soirée

jour 18 19 - Bundi

jour 20 - train de 8h05 Kota / train de 17h55 Jhansi / point de chute Orchha OUF !!

jour 21 22 23 - Orchha

jour 24 - transfert Khajuraho en matinée ( bus ?? taxi ??)

jour 25 - Khajuraho train de 0h10 Varanasi

jour 26 27 28 - Varanasi

jour 29 - départ train/ bus pour le Népal 17 jours l'itinéraire reste à préciser

jour 46 - retour Delhi par avion arrivée à 16h.

jour 47 48 - Delhi retour Montréal en fin de soirée

Questionnement - laisser tomber Bharatpur pour gagner une journée à Bundi ?? Le Kéoladeo vaut-il la peine à cette période de l'année ??

merci de votre attention

Renée
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Quinze jours au Rajasthan (sans agence): quelques détails à régler sur l'itinéraire
Bonjour,

Mon ami et moi partons en Novembre au Rajasthan pendant 15 jours. J'ai essayé de réaliser un itinéraire un peu réaliste mais pas rigide (on verra aussi selon nos coups de cœur et nos envies du moment) qui nous permette de jongler entre nature & ville/architecture. J'aimerais avoir des avis et conseils sur les étapes, des bonnes adresses pour dormir ou manger...je m'interroge aussi sur les transports de la fin du parcours Jaïpur-Keoladeo-Fatepur Sikri-Agra.

Nos étapes :

Jodhpur : 2 nuits

Jaisalmer : 3 nuits Jaïpur : 1 nuit Fatepur Sikri : 1 nuit Keoladeo : 2 nuits Agra : 1 nuit Delhi : 1 nuit

J'aurai aimé ajouter : ranakpur, udaipur, ranthambore mais ça sera pour une prochaine fois! Question : Connaissez-vous un beau haveli, authentique, belle architecture dans les villes citées ci-dessus (à moins de 60€ pour 2 personnes)?

J1 Paris – Delhi - Jodhpur Arrivée à Delhi à 8h15 puis vol Delhi – Jodhpur avec Jet Airways ou Indian Airlines Arrivée à Jodhpur en début d’après-midi Visite de la ville Hôtels : ? Question : Indian Airlines est-elle la même compagnie qu' Air India? Qu'est-ce que ça vaut niveau sécurité? Question : j'arrive au terminal 1. Le vol intérieur est au terminal 3. Il faut prendre une navette pour aller d'un terminal à un autre (10km entre les deux), c'est bien cela?

J2 Jodhpur Visite de la ville

J3 Jodhpur Visite de la ville et de ses alentours (villages vishnois) Train de nuit Jodhpur – Jaisalmer (23h – 5h)

J4 Jaisalmer Arrivée à 5h Visite de la ville Nuit à Jaisalmer Hôtels : - Shahi Palace (300 à 750 Rs sans climatisation) beaucoup de chambres sans fenêtres - Hôtel Nachana Haveli (2 500 Rs double, www.nachanahaveli.com) - Shree Nath Palace - Hôtel Renuka - Paradise Hotel - Hotel Killa Bhawan

J5 Jaisalmer - trek Désert du Thar Trek ou camel safari (celui de l’hôtel Renuka ?). Ou trek pédestre Question : je ne trouve pas d'informations sur la possibilité de réaliser un trek pédestre avec un guide et un groupe. Alors existe-t-il un camel safari qui permettrait aussi de découvrir le désert à pied et en 4X4 (pour varier le moyen de locomotion)?

J6 Jaisalmer - trek Désert du Thar Trek ou camel safari suite

J7 Jaisalmer Visite de la ville et des alentours Train de nuit Jaisalmer – Jaïpur

J8 Jaïpur Arrivée vers 5h du matin à Jaïpur Visite de la ville Nuit à Jaïpur Hôtels : - petit budget : Cosy Guest House - Hôtel Haveli : à l’intérieur des remparts (à partir de 650 Rs) - Pal Haveli : plus beau haveli de la ville (2 500 Rs), très bon et beau restaurant toit Restaurants : - Indique : restaurant du Pal Haveli : toit-terrasse, éclairé aux chandelles, vue sur le fort… - Omelette shop

J9 Jaïpur – Fatepur Sikri via Bharatpur Nuit à Fatepur Sikri Question : Existe-t-il un train qui fasse Jaïpur - Fatepur Sikri? Faut-il absolument passer par Bharatpur? Dans ce cas, combien y a-t-il de trains/jour pour faire Jaïpur - Bharatpur?

J11 Fatepur Sikri - Keoladeo Bus directs de Fatepur Sikri pour Keoladeo, de 9h à 16h. Durée : 1h Nuit à Keoladeo

J12 Keoladeo Location de vélos pour visiter le parc de Keoladeo Nuit Keoladeo

J13 Keoladeo – Agra Trajet dans l’après-midi de Keoladeo à Agra Nuit à Agra Hôtels : - Sheela Hôtel

J14 Agra - Delhi Visite du Taj Mahal tôt le matin Arrivée dans l’après-midi à Delhi Prise de chambre d’hôtel Fin d’après-midi et soirée à Delhi avant de prendre l’avion

J15 Départ de Delhi à 4h du matin

J'espère ne pas vous avoir perdu en cours de route 🙂

Merci beaucoup pour toutes vos informations!!!
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Inde: Rajasthan express + sources du Gange
Salut à tous,

En écrivant ces quelques lignes, je pense à "aime" avec qui je ferai le voyage, et à mes 3 autres compagnons qui attendent de notre part un bel itinéraire! Je pense aussi aux quelques contacts déjà pris, ou commentaires pertinents de : breiz29, phil64, kuluzai, liliausoleil et fabricia, jaisalmer et enfin cilaos ... et à tous ceux qui voudront bien mettre quelques pierres à notre petits édifice ! ... merci à vous ... Pour faire court : nous sommes 5 à partir en Inde 13 jours dont 11 jours pleins sur place début février 2006 .... ok ... les choses ne sont pas négociables pour diverses raisons (famille, travail...) 11 JOURS!!!! et 1er voyage en Inde!!! Le trip envisagé avec "Aime" :Arrivée delhi, retour delhi (vol déja réservé) ... puis delhi départ jour 1-voiture avec chauffeur tous le séjour, je pense.alwar (rien à voir?)reserve de sariska (pensions que le reserve était sympa avec temple/lianes et citée en ruine, cascade et quelques animaux ... mais breiz29 dit que c'est NUL -uniquement pour les animaux ou cadre général? arnaque à touristes??? Merci de répondre aussi sur forum sariska, keoladeo... du 10/10/05).Jaipur : pension que en tant que capitale du rajasthan ...il y avait une super ville! mais beaucoup d'avis nous invites à penser le contraire ... incontournable pour ses monuments... et pénible car trop de touristes -expliquez vous-reserve de ranthambhor : tigres, jolis paysages, mais grosse afluence, alors? incontournable ou pas?bharatpur et keoladeo ghana : a priori une réserve ornithologique plébicitée ...calme? Nous ne pourrons pas faire les 3 on est d'accord???votre choix?agra et le tajh mahal : faut il aller quand même!non??? et fathepur sikri, mathura ...à coté...autre?Nous pensions en fin de trip aller vers les sources du gange ... hardwar et rishikesh? que voir dans ce coin??? vos conseils...retour sur delhi le dernier jour ...visite de la ville? et envol. Nous avons, à vous lire, quelques doutes sur le bien fondé de notre itinéraire.Alors? QUE FERIEZ VOUS SI VOUS ETIEZ NOUS??? Voir ces sites presque incontournables?... ou obliquer vers l'ouest et visiter des coins plus perdus tels que JODPHUR ...je pense qu'il est hors de question d'aller vers jaisalmer (les bras m'en tombent..!!!) mais bon, nous sommes perdus!!! On est d'accord...nous aussi on aime le vrai, les lieux ou on peut trouver encore (pour combien de temps?) des gens, et des villes ou villages non bondés par les touristes!vous le comprenez, il est difficile d'oublier les grands sites! mais aprés tout ...et nous voudrions quand même voir vers le gange et hardwar ! DONC : merci de prendre le temps (réponse quand vous pouvez...mais du béton... votre expérience quoi! et de la précision! De la discussion jaillit la lumiere!!!

Un grand merci, et à bientôt de vous lire!

FRED. NB :pas le temps de relire, j'ai mangé 30 minutes à mon boss...
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Itinéraire (voiture avec chauffeur) au Rajasthan
bonjour,

j'aimerais vous soumettre 2 itinéraires proposés par 2 agences différentes, qui me semblent assez complets pour un voyage que nous ferons avec une voiture avec chauffeur en mars prochain. Je ne veux pas que nous rentrions sur les genoux, mais ce serait dommage de passer à côté de toutes ces merveilles. Par ailleurs, nous sommes assez orientés "nature et animaux" c'est pourquoi ces programmes comportent 3 safaris. Par ailleurs, si vous connaissez les hôtels que je cite, je vous remercie de me faire part de vos avis.

ITINERAIRE 1 :

J1 : arrivée Delhi (si arrivée le matin, tour de la ville) - hôtel Sunstar Grand J2 : vol Jaisalmer le matin - visite du fort l'après-midi - hôtel Royale Jaisalmer J3 : Jaisalmer : visite, et relax et en fin d'après-midi : Gadisar Lake et BadaBagh J4 : Jaisalmer - Jodhpur (visite Osian en route) - hôtel Mandore Guest House J5 : Jodhpur : visite fort Mehrangarh J6 : Johdpur - Ranakpur - Udaipur : en route visite visite Kumbarlagh temple Adinatha - hôtel Mahendra Prakash J7 : Udaipur : City Palace, lac Pichola en fin d'après-midi J8 : Udaipur - Chittorgarh - Bundi : visite fort Chittorgarh, palais Garh - hôtel Bundi Haveli J9 : Bundi - Ranthambore : visite Taragarh fort, 1 safari l'après-midi - hôtel Jungle Retreat Resort J10 : Ranthambore - Jaipur : 1 safari le matin, visite Jaigarth Fort, cinéma le soir - hôtel Anuraagvilla J11 : Jaipur : Jhalana Leopard Safari, fort Amber, palais des vents, Galtaji J12 : Jaipur - Agra : Fatehpur Sikri - hôtel Maple Grand J13 : Agra - Delhi : visite Taj Mahal, fort d'Agra J14 : départ

ITINERAIRE 2 :

J1 : arrivée Delhi (si arrivée le matin, tour de la ville) - Florence Hotel J2 : vol Jaisalmer le matin - visite du fort l'après-midi - hôtel Rang Mahal J3 : Jaisalmer : visite, et relax et en fin d'après-midi : Gadisar Lake et BadaBagh J4 : Jaisalmer - Jodhpur : visite ville- Hotel Ratan Vilas J5 : Jodhpur : visite fort Mehrangarh J6 : Johdpur - Ranakpur - Udaipur : en route, visite Kumbarlagh, visite temple Adinatha - hôtel Mahendra Prakash J7 : Udaipur : City Palace, lac Pichola en fin d'après-midi J8 : Udaipur - Jaipur : hotel Dera Rawastar J9 : Jaipur : Jhalana Leopard Safari, fort Amber, cinéma le soir J10 : Jaipur - Ranthambore : visite Jaipur le matin - hôtel Ranthambore Regency J11 : Ranthambore : 2 safaris dans la journée J12 : Ranthambore- Agra : Fatehpur Sikri - hôtel Howard Plaza J13 : Agra - Delhi : visite Taj Mahal, fort d'Agra J14 : départ

un grand merci pour l'aide précieuse que vous pourrez m'apporter.🙂
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Retour de circuit en train et bus au Rajasthan
De retour du Rajasthan et ayant bien profité de ce forum pour les préparatifs, je fais part à mon tour de notre circuit, essentiellement réalisé en train et bus.

Notre profil : famille de 4 personnes dont 2 ados, routards mais pas « babas », nous aimons le calme, les ambiances familiales, la nature plus que le tumulte des centre-villes.

Nos étapes en 3 semaines (31 juillet- 19 août): Delhi, Agra, Bharatpur, Jaipur, Pushkar, Udaipur, Mont Abu via Ranakpur, Jodhpur, Jaisalmer, retour Delhi. A savoir pour le train : pour acheter vos billets aux guichets des gares, vous devez remplir au préalable un formulaire disponible en général sur un comptoir, avec le nom du train, noms des passagers, N°s de passeports. Les infos horaires des trains sont en général affichés dans les gares. Si vous passez par une agence, c’est plus simple, c’est eux qui renseignent tout ça et vous donnent les infos horaires (mais attention à la commission !). Si vous avez des places réservées sur un train, cherchez votre nom sur les listes affichées sur les wagons avec réservation juste avant le départ. C’est là que sont inscrits vos N°s de places, cela vous permet de les réclamer si elles sont occupées à votre arrivée.

- Delhi : Difficile de s’orienter à pieds dans la ville, aucun nom de rues (pareil pour les autres villes, mais plus petites), harcèlement permanent des rickshaws qui ne demandent qu’à vous conduire. On aime marcher dans les villes en général, mais là, ce fut dur ! Hôtel Jyoti Mahal dans Pahar Ganj, grande chambre familiale pour 4000 Rp petit dej inclus, hôtel sympa, bonne déco, internet gratuit, terrasse sur le toit pour le restau, pas très loin de la gare. Transfert depuis l’aéroport cher (600 Rp), on a trouvé à 300 Rp pour le retour. Fort Rouge 250 Rp et non pas 150 comme indiqué dans le routard. Restau agréable et très bon.

- Delhi- Agra en train: infos horaires claires au Tourist Bureau de la gare de Delhi. Le trajet a duré 4h, en classe 2A, bien. Hôtel Atithi, calme, belle piscine, restau sombre mais climatisé, pas inoubliable.

- Agra- Bharatpur en train : pas de résa possible car on ne voulait pas prendre l’express qui part très tôt, donc train uniquement en classe populaire, pas de siège réservéà il faut faire comme les autres et s’imposer pour trouver à se caser quelque part. Un peu dur, mais c’est une expérience, ça ne coûte rien ; 4h pour faire les quelques 60 km entre les 2 villes ! Du coup on s’est offert un très bel hôtel, le Laxmi Vilas Palace, excentré, construit à côté d’un ancien palais, magnifique piscine, 4300 Rp pour une suite d’au moins 50 m2 avec 2 « extra beds ». On voulait faire le parc Keoladeo à vélo histoire de se balader dans la nature, mais ce n’est plus possible, plus de vélos à louer. Donc obligation de prendre des rickshhaws-vélos, on était déçus, d’autant que ce n’est pas fabuleux à cette saison sur le plan faune. Bref, pas inoubliable comme étape (à part l’hôtel !). En plus, il faisait 45°C à l’ombre !

- Bus pour Jaipur, 3h30 de trajet, pas luxe mais chacun son siège, réservé la veille, autoroute tout le long. Un peu difficile de trouver un hôtel en arrivant à Jaipur, plusieurs étaient pleins. On a finalement été au Pearl Palace, Ch familiale avec 1 lit d’appoint pour 1250 Rp, correct, restau sympa sur la terrasse, internet payant.

- Bus vers Pushkar, environ 4h, pas mal d’autoroute sauf à la fin. Hôtel Sajjan Bagh, hors de la ville mais quand même très près du centre à pieds, en pleine campagne, personnel très sympa, pas luxe mais bien, piscine un peu saumâtre mais agréable. Pas mal de coupures de courant. Restau dans l’herbe au calme (ça fait du bien !). A noter que le lac était presque à sec (mauvaise mousson). A Pushkar, attention à Ekta Travels (adresse dans le routard). On leur a réservé tous nos billets de trains jusqu’à la fin et ils nous ont demandé une comm énorme (4 billets pour 4 personnes donc comm habituelle X 16 !!!, pas moyen de négocier). Absolument demander les conditions avant de réserver et comparer avec les autres agences avant de vous décider. A savoir : pour le trajet du retour Jaisalmer-Delhi nous avions en réservant 10j avant 2 places en waiting list sur les 4 (mais en premières positions), elles se sont confirmées quelques jours plus tard.

- Trajet Pushkar- Ajmer en taxi puis train Ajmer-Udaipur : durée 5h30 en 1ere AC, très bien. Hôtel Rang Niwas, intéressant car assez bon standing, chambres avec juste 1 ventilateur biens et bon rapport qualité-prix (770Rp) niveau jardin. Mais accueil « collant », ils ont essayé de nous vendre tout ce qu’ils pouvaient, peine perdue. Piscine agréable. Viennent vous chercher à la gare gratuitement (c’est rare !). Eau dans le lac à Udaipur.

- Trajet Udaipur- Mont Abu en taxi en passant par Ranakpur pour visiter le temple Jaïn, très beau : départ le matin vers 9h, arrivée à Ranakpur vers 11h30, visite du temple à partir de midi (attention à la tenue vestimentaire !), puis trajet vers Mont Abu avec arrivée là bas vers 17h. En repartant de Ranakpur, le chauffeur nous a arrêté dans un restau pour touristes environ 10 km plus bas sur la route, formule buffet obligatoire à 300 Rp par pers, on n’avait pas très faim et on trouvait ça beaucoup trop cher donc on a mangé encore 10km plus bas environ dans un restau pour « indiens » avec l’aide de notre chauffeur (carte en hindi seulement). C’était bon et pas cher du tout mais il ne fallait pas être stressés par l’hygiène ! Route pour Mont Abu : plusieurs péages sur la route. Se renseigner dans les agences s’ils sont compris dans le prix de votre trajet ou pas (nous avons payé en tout 60 puis 50 puis 25 Rp, avec ensuite la taxe de séjour à Mont Abu 45 Rp). A Udaipur, énormes différences de prix pour ce trajet en taxi d’une agence à l’autre. Comparer+++.

- Mont Abu : on a bien aimé. Beaucoup de touristes mais quasiment que des indiens, en vacances, WE, lune de miel… Petites balades à faire sur les hauteurs du lac avec belles vues. C’est le seul endroit où on a eu un peu de pluie. Guest House Lake Residency Paying Guest House (Routard), bien située et jardin agréable mais très cher pour la prestation, chambres glauques, paillasse en guise de lit, accueil pas sympa, aucune insonorisation, bref, à éviter. 2ème nuit à la Honey Dew Guest House, chambres correctes et bon accueil mais bruits toute la nuit. Check out 9h partout à Mont Abu. Dîner au restau de l’Udai Garh ouvert juste pour nous, à notre demande. Cadre superbe du jardin qui domine le lac. Pas plus cher qu’ailleurs et très bon.

- Trajet Abu Road – Jodhpur en train, Sleeper Class, durée 5h30. Hôtel Singhvi’s Haveli, très bien situé au pieds de la forteresse, accueil sympa, calme, bien, restau en terrasse avec belle vue.

- Trajet Jodhpur- Jaisalmer en train, départ très tôt le matin (5h15), dur car en 2C, on n’a jamais trouvé notre wagon qui n’était pas indiqué comme c’est le cas pour les autres classes, personne pour nous renseigner sur le quai noir de monde malgré l’heure matinale. Dans la panique on est montés en sleeper où on a réussi à se faire une place, donc dans une classe supérieure à ce qu’on avait acheté. Le contrôleur nous l’a fait remarqué mais ne nous a pas embêtés. A Jaisalmer, hôtel The Royale juste à l’extérieur des remparts, bien, bon accueil, piscine. Camel safari avec Ganesh Travel. Pour avoir comparé dans plusieurs agences, prix moyen (2200 Rp pour 4). Guide très sympa qui nous a fait visiter son village, loin de Sam et de Khuri. Seul bémol, la durée de la balade à dos de chameaux, un peu courte. Soirée sympa et dîner au coin du feu dans les dunes avec notre guide puis retour vers 22H.

- Trajet Jaisalmer-Delhi en train couchette 2A soit 4 couchettes par compartiment (séparé du couloir par un rideau) donc bon confort, durée 20h mais ça passe assez vite, possibilité de commander à manger (plateau repas).

Voilà. J’espère que ces infos seront utiles à ceux qui préparent leur voyage !
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Voyage au Rajasthan avec enfants de 6 et 9 ans
Bonjour,

Nous sommes actuellement en voyage avec nos 2 enfants pour 4 mois. Nous allons passer 21 jours en Inde ( Delhi, Agra et Rajasthan) en novembre.

Cela fait des mois que je regarde les forums, que je lis les guides et j'ai monté un programme très proche de celui du rough guide. 17 jours sur la route, avec seulement 2 nuits consécutives dans le même endroit et beaucoup de route ( puis Agra et Delhi). Je n'ai cependant pas encore réservé de chauffeur (heureusement?). Mes enfants sont plutôt sages et toujours cools en voiture ( vives les consoles portatives + lecture). Donc, ça me semblait faisable.

Mais voilà, on est en Égypte depuis 10 jours, et ce n'est pas aussi facile que la Thaïlande ( 2 mois avec eux l'année dernière), l'Espagne ou le Portugal. Ils commencent à fatiguer des tombes et temples et réclament la piscine ( il fait en moyenne 38°). A leur âge cela peut se comprendre.

Je me rends compte que je me suis sans doute leurré sur leur résilience ( et la mienne). Mon grand a fait un malaise à Abou Simbel ( chaleur), le petit n'aime pas la nourriture locale ( on n'est pas fans non plus, surtout comparé au Maroc) et mange beaucoup de biscuits, j'ai eu un épisode de tourista...

Du coup, mon idée de circuit avec chauffeur en speed ( parce qu'à 50€ la journée: derniers chiffres qu'on m'a donnés, on ne veut pas rester 3 nuits au même hôtel pour faire de la piscine et parce qu'il y a plein de choses à voir) risque de tourner au cauchemar.

Résultat: de gros doutes et un sérieux casse-tête: les villes qui m'attirent le plus sont Jaisalmer, Udaipur et Agra et on arrive à Delhi: donc de toute façon beaucoup de route. Il faut que je supprime de nombreuses choses pour apprécier ce que l'on fait et prendre des temps de repos qui seront nécessaires. On va sans doute essayer de se limiter à 5, 6 ou 7 (max) villes et hôtels pour 21 jours ( 23 nuits). Du coup laisser tomber l'idée d'un chauffeur pour l'ensemble du voyage. Peut-être essayer de prendre un vol intérieur et les trains ( ou cars?) + locations de voiture avec chauffeur à la journée.

Avez-vous des conseils sur ce qu'il ne faut surtout pas rater et ce qu'il vaut mieux laisser tomber avec 2 enfants de 6 et 9 ans?

Les trains, est-ce possible? de nuit? Les cars inter-villes sont-ils aussi dangereux que j'imagine? J'ai des frissons en me souvenant des trajets en cars il y a 10 ans en Inde du sud. Peut-on réserver des voitures avec chauffeurs pour des trajets inter-villes individuels? Quels prix?

Merci d'avance pour l'aide que vous pourrez nous apporter.

Pierre-Yves.
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Itinéraire Inde du Nord - 4/5 semaines - Départ fin octobre 2014
Bonjour a tous,

Je suis en train de preparer un itineraire en Inde pour 2 mois depuis le Nepal. Je pars seul et devrais arriver en Inde autour du 25 octobre 2014 afin d'assister a Diwali a Varanasi; l'objectif du voyage est de decouvrir des paysages/architecture/culture differente; mode guest house. J'ai prepare cet itineraire a l'aide des nombreux posts sur ce forum et d'une carte mais s'agissant de ma premiere fois en Inde il se peut que mon itineraire ne soit pas optimise en fonction des routes entre chaque ville, aussi votre aide me serait tres precieuse ! Je compte voyager en bus de jour et trains de nuit:

Pokhara (Nepal) Gorakhpur (etape entre Pokhara et Varanasi) Varanasi, 3 jours, voirSarnath a 15mn Chitrakoot via Allahabad, Ram Ghat Khajuraho, temples, sculptures Gwalior via Kulpahar, citadelle Agra 2j: Fatehpur Sikri a cote Delhi : Passez une journée et demie dans la ville pour visiter le temple du lotus, le tombeau de Humayun, le Fort rouge et la mosquée Jama Masjid. Amritsar 2j: Golden Temple.Dormir dans le dortoir du temple Jaipur via Delhi, 3j : city Palace, forteresse rose d'Amber Pushkar, Lake Bundi Bikaner 2j: le fort de Junagarth, Karni Mata Temple (rats). Jaisalmer, 2j, Vieille-ville fortifiée Jodhpur, 2j, et le Fort de Meherangarh, planté sur une falaise à plus de 100 m de haut. Ranakpur, Temple jain Udaipur, 2-3j, temples Dilwara , parc national de Keoladeo Chittorgarh, fort

En gras les villes que j'avais prevu de visiter, en non gras les villes qui ont ete conseillees ca et la; j'aimerais avoir votre avis. L'objectif est de passer un gros mois (5 semaines) dans les villes ci-dessus pour ensuite rejoindre le Kerala (surement par avion vu la distance) et remonter jusqu a Chennai (2-3 semaines dans le coin) pour rentrer chez moi (Hong Kong). Je planifierai l'itineraire du Sud plus tard. Je compte remettre Mumbai, Goa et leur region a un autre voyage, celui-ci comprend deja assez de temps dans les transports.

Est-ce que cet itineraire vous semble realisable ? Merci d'avance pour vos conseils ! Bonne journee,

Antoine
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De retour de quatorze jours au Rajasthan
Bonjour, bonjour De retour de 14 jours au Rajasthan, je voudrais remercier tous les membres de voyageforum qui m’ont aidé. Renvoi de balle : je vous livre dans le désordre quelques tips et adresses qui pourraient éventuellement inspirer ceux qui préparent leur voyage. Ces avis et conseils n’engagent bien entendu que moi ; je ne détiens pas la vérité unique et vraie !

Nous sommes un couple de 48 ans avec un enfant de 9 ans. Nous avons voyagé avec un chauffeur : Asif (asifdriver@hotmail.com ou http://users.skynet.be/independent-driver . Asif est un chauffeur très prudent, de bon conseil, très très flexible et agréable…et de plus….il parle français !

Voici nos quelques conseils et/ou bonnes adresses :

Mandawa : Hotel Heritage Haveli . Haveli très joliment décoré

Bikaner : à 30 km, sur la route de Jaisalmer, le Gajner Palace (105 euros pour 3) à réserver à cette adresse : rajeev@atithivoyages.com Palace agréable au bord d'un lac, repas sur la terrasse, brasero sur autre terrasse... très joli Deshnok : temple aux rats peut-être un peu décevant

Entre Bikaner et Jaisalmer, pas loin de Pokaran, temple très intéressant, très fréquenté par les fidèles: Ramdevra

Jaisalmer : Hotel Nachana Haveli, très agréable, au pied de la forteresse. Nous avons payé 2500 pour 3 mais il y a moyen de négocier. Le restaurant Saffron, au sein de l’hôtel est très bien, avec belle vue sur le fort Pour changer un peu des plats indiens, le resto Little Tibet, dans le fort. Délicieux Dans le fort également, pour ceux qui veulent vraiment manger italien : restaurant Purezza (repris ds le LP) avec une magnifique vue sur l’intérieur du fort et sur le coucher de soleil

Les temples Jains n'ouvrent que le matin et deux d'entre eux n'ouvrent qu'à 11h, si ma mémoire est bonne. Penser à se renseigner Les cénotaphes de Bada Bagh, en dehors de la ville valent la peine, surtout en fin de journée, pour la lumière

Ranakpur : ensemble de temples Jaïn de toute beauté. Belles promenades dans les alentours Kumbalgarh : fort magnifique avec vue splendide sur la campagne environnante. Illuminations du fort et des remparts à ne pas manquer à 18h (heure variable selon les saisons, j’imagine)

Le voyage dans la campagne entre Narlai et Udaipur est vraiment un régal pour les yeux.

Udaipur : Resto et Hotel : Amet Haveli. Au calme, sur la berge en face du City Palace. Au sein de l’hôtel : délicieux resto Ambrai, avec sa terrasse à hauteur de l'eau (goûter le poisson)... et il sert du vin (ouf !) Dans le même quartier mais moins chers : La Dream Heaven guesthouse : très jolies petites chambres (de 300 à 900 roupies pour 3), bon resto-terrasse sur le toit. Ambiance routard. Nous avons préféré le Panorama guesthouse qui a également une belle vue, même si elle est un poil moins directe sur le lac. Les jolies chambres et la terrasse sont plus grandes, la cuisine délicieuse et surtout le personnel très sympa. Fréquentée également par des indiens. Nous avons payé 400 et 500 roupies la chambre pour 3. En ville, pas loin du temple, petite terrasse resto (vue sur la rue) très bon et familial : Sunrise roof top.

La promenade à l'aube sur les ghats est très jolie…mais énormément de monde en train de se laver, moi ça m’a gênée Arriver très tôt au city palace. Il faut bien 3 heures pour le visiter. Bcp de monde Marché Tibetain : pour ce qu'on en a vu….bof bof La rue commerçante qui part du temple, va vers la clock tower et la dépasse est moins touristique que la Lake rd. Encore beaucoup d’artisans divers travaillant dans leur atelier La montée au Moonsoon Palace au coucher du soleil peut paraître ringarde..mais chouette quand même. Très belle vue ah oui, il faut absolument aller se faire masser par Raju, dans Human ghat, près du Dream heaven guest house. Cher pour l'Inde (1200 rps) mais ça déménage !!! Le spectacle de danses, au Bagore est très joli et vaut la peine. Excursion autour de Udaipur : temple de Erkingli

Chittorgah : la ville en elle-même est assez moche mais la visite du fort mérite bien quelques heures. Beaucoup de charme et de quiétude ; surtout des touristes indiens.

Bundi : moins de touristes qu’ailleurs, beaucoup de charme. Nous avons beaucoup aimé. On serait bien restés 2 jours. Nuit au charmant Kasera Paradise Guesthouse (1200 roupies la chambre pour 3), très très mignon et très bonne cuisine avec terrasse sur le toit et vue sur le fort…et singes coquins. Par contre, la tentative de repas au Kasera Heritage View fut une catastrophe

Safari au Ranthambore National Parc : bof bof – Par erreur, nous avions pris des billets pour le safari en canter (camions) (510 roupies/pers). Nous n’avons pas vu beaucoup d’animaux, quelques gazelles et certainement pas de tigres. Le safari en jeep n’est pas beaucoup plus cher (650 roupies/pers).

Nous avons pris beaucoup plus de plaisir à Barathpur, au Keoladeo NP : Nous avons loué des vélos et sommes partis dans le parc à 8h, dans la purée de pois, ce qui était assez magique car on entendait les bruits des oiseaux sans les voir. Puis le brouillard s'est levé vers 10h. On a bien fait de partir tôt et en vélo. Nous avons quasiment été seuls tout le temps. Par contre, au retour, la meute de rickshaws étaient là en masse. On a longuement hésité à prendre un guide. Tous ceux qu'on a vus sont restés sur les voies principales, sauf un qu'on a croisé en vélo avec sa cliente, tout au bout du parc. Pour être à l'aise, compter au moins 3 heures. Plus si vous êtes passionnés.

Fatehpur Sikri : splendide mais attention les nerfs ! agression terrible par les guides, les vendeurs de souvenirs etc.. Mais vraiment très impressionnant ! Ne pas louper la porte géante si on se dirige directement vers l’entrée du domaine. La route qui y mène part vers la droite alors que pour la fameuse porte, il faut continuer tout droit.

Agra Nous avons dormi au Sheela hotel, le plus proche de la porte est du Taj mahal ! Très simple mais correct si on ne regarde pas trop dans les coins. Chambres à 600 roupies avec douche froide mais self service pour le seau d'eau chaude ou 900 roupies avec douche chaude.

Taj Mahal vu de la rivière : nous nous sommes faits avoir comme des bleus ! nous sommes allés dans ce parc, Menal bagh, recommandé par le Lonely Planet. C'est relativement loin, il faut y aller en voiture. Il se situe juste en face du Taj, de l'autre côté de la rivière. Vue imprenable ! ...mais attention...il est tout à fait inutile d'acheter des billets pour entrer dans le parc (100 roupies par personne quand même) ! A l'entrée du parc, vous continuez le petit chemin qui va jusqu'à la rivière....et vous avez la vue gratuite ! Pire, dans le parc, la vue est gâchée par une double clôture en fil barbelé !!!

Taj Mahal : avant de vous précipiter à 6h du mat...jetez un oeil par la fenêtre ! si il y a du brouillard, retournez vous coucher une paire d'heures ! Nous avons eu le cas : nous avons fait la longue file à l'aube et puis avons tourné en rond dans le froid jusque 9h30/10h ! Le brouillard s'est levé !.... et à cette heure, il n'y a plus de file à l'entrée ! Nous avons fait la majorité de nos photos à partir du bâtiment qui se trouve à droite, quand on regarde la face principale du Taj. Il n'y avait quasiment personne, le monde étant agglutiné devant la facade principale.

Chaussettes : j'avais suivi les recommandations des guides et avait enfilé plusieurs paires de chaussettes pour braver le marbre froid du Taj. Totalement inutile puisqu'on nous fournit des sur-chaussures..donc, il ne faut plus se déchausser ! Prenez le minimum avec vous car les sacs sont fouillés et renvoyés si trop grands.

Prix du billet : 750 roupies. Attention ! il ne comprend pas l'entrée aux autres monuments d’Agra ! il permet juste d’économiser 10 roupies sur le prix des billets (100 au lieu de110).

Fort Rouge : magnifique ! compter au moins 3 heures de visite (là, j'ai repéré un guide polyglotte, ex prof d'histoire qui avait l'air passionnant !)

Baby Taj : très joli à l'intérieur (en fait, il est sur le chemin du Menal bagh, sur l'autre rive du Taj)

Mausolée d'Akbar : très agréable, dans un parc avec des animaux; beaucoup d'indiens

Voici une idée de quelques prix que nous avons payé (j’imagine qu’un indien ou un habitué des lieux paie moins, dans certains cas) 1 court trajet en Tuk-Tuk (1 km) : 20 roupies 1 bouteille d'eau : 12 roupies 1 bouteille de limonade, pepsi, miranda : 25 roupies 1 samosa : 2 ou 3 roupies pour les indiens, 4 pour nous, dans le meilleur des cas bananes : 1 roupie pièce 1 lhassi : 40 roupies (mais à mon avis, ça peut être moins…..mais j'ai aussi payé jusque 95) 1 plat dans une gargotte : 15-40 roupies 1 plat dans un resto pour touristes : 40-110 1 plat dans un resto + élégant : 60-200 1 foulard/turban coton: ds ville pas touristique : 50 roupies. Dans ville touristique, pas acheter à plus de 100 roupies 1 chemise coton : j'en ai acheté à 65 roupies en coton très fin. 100 et 200 roupies en coton/batik

Les chambres d'hôtels : ne pas hésiter à négocier. Jamais l’expression « à la tête du client » n’a été plus justifiée ! on en a vu de très correctes à 300 roupies...et d’autres, équivalentes, qu’on nous proposait à 4000.

En ce qui concerne les guides, nos quelques expériences ont été assez décevantes. Ils ne sont pas chers en effet (100 roupies) mais ne disent généralement que des banalités que l'on peut retrouver dans le Routard ! Il me semble que pour les choisir, il faut malheureusement juger sur l'apparence. Les quelques guides vraiment intéressants que j'ai croisés étaient plus âgés, avec un look plus intellectuel, une certaine élégance. Le type pas frais avec une écharpe enroulée autour de la tête, qui vous parle avec une main en poche, les yeux sans cesse à l'aguet, passant d'un point à l'autre très rapidement est à éviter à tout prix !

Voilà, c'était donc quelques tips, tout à fait dans le désordre et qui, je le répète, n'engagent que moi.

Bon voyage à tous
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Havre de paix au Rajasthan?
Bonjour,

nous partons dans une dizaine de jours pour un mois au Rajasthan et un saut à Varanasi.

Hors, nous venons recemment d'apprendre que nous attendions un heureux evenement.

Aussi, soucieux de se menager dans ce voyage, nous recherchons un endroit au rajasthan pour un budget limité, sympa, permettant de se reposer 3, -4 jours pour recharger les batteries (histoire de repartir de plus belle) dans un endroit à l'écart de l'agitation des grandes villes.

Quelqu'un aurait il des tuyaux ?

Par ailleurs, je lis un peu tout et n'importe quoi sur Varanasi. Qu'en est il réellement des photos ? interdiction des photos uniquement pendant les cérémonies ou même l'après midi ?

Par avance, Merci.

Cordialement
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Unusual trip to Rajasthan November 2022
Friday, November 4 My flight Barcelona - Abu Dhabi - Delhi went smoothly, it’s on time, and here I am back in India after 3 long years. As I step off the plane, we head toward customs. It’s 3 AM, I’m tired but happy. The huge customs hall is below ground level and buzzing with people who’ve just arrived. In the end, they’re well organized—Indians to the left, foreigners to the right, and all along the hall, the customs officers’ posts, who remain very zen despite the crowd. It took me less than 2 hours to get out of the airport, which was pretty quick. For this return trip, I got in touch with a driver from the "Lovers of India" group who was supposed to take me from the airport to Udaipur, passing through non-touristy villages like I love. This French-speaking driver had convinced me to travel by car, which was supposed to make moving from village to village easier. Two or three days before departure, I receive a message from the driver saying he was sick with a cold and sending another driver, his very kind brother who knows Rajasthan well but doesn’t speak French. I’m a bit disappointed by this message and doubtful about the driver’s sincerity, but I don’t have time to find another driver, so I stick to my plans, though I’m not at ease. At the exit, the driver hasn’t arrived, and I wait half an hour before seeing him show up with a big smile, "Namaste." We don’t waste time and head to the car, which is clean and new. We get to know each other in the car and hit the road toward Alwar. Along the way, we stop for lunch and to taste my first masala chai, which wakes up my taste buds.



I doze off during the drive, and we arrive at the Atlantic Hotel in Alwar at 10:30 AM. My room is on the ground floor, and I settle in quickly. The Wi-Fi isn’t working, but the staff do everything they can to fix it. At noon, Gajender, the driver, suggests visiting the Qila Fort, which is on the heights of Alwar. The fort is closed for restoration, but safari tours are offered—jeep, guide, driver, and visit for 1600 Rs.



We follow the great wall, which is impressive—the second largest in India and the third in the world.



We spot peacocks and monkeys.





The guide shows me an old stepwell lost in nature. It’s always my thing to check out these baoris, which can be stunning, but this one isn’t anything special. We arrive at the palace overlooking the city.



We walk around the palace, and I discover another stepwell that’s not worth lingering over.

The tour is over, and I had a great time despite the fatigue. We head back down to Alwar, near the City Palace, which has been turned into administrative offices. Gaju (the driver’s nickname) finds a parking spot near a dhaba where we have lunch (paneer masala, chapatis, chai)—it’s delicious. With my energy restored, we head to the palace. On the top floor is a museum that I visit.



At the exit of the museum, we have to go back down and walk around the palace to get to the Moosi Maharani Chhatri. I’ve been here once before and really liked it, and the place is still the same—calm and relaxing.



"This monument is the most artistic in Alwar and also the most royal, filled with fascinating history. Maharaja Vinay Singh of Alwar built this two-story cenotaph in 1815 in memory of his father, Maharaja Bakhtawar Singh. It’s also known as Moosi Maharani ki Chhatri, named after the king’s mistress, who performed sati upon his death. After the sati, she was accepted as the king’s wife. It’s an elegant monument, shaped like a flower and built with a mix of brown sandstone and white marble. The first floor is made of sandstone, while the upper floor and the chhatris (cenotaphs) are in white marble. Its sculpted pavilion has dome-shaped arches with intricate lace-like and exquisite floral patterns. There are complex motifs that shine brightly in the sunlight. The colorful circular ceiling is an important part of Moosi Maharani Ki Chhatri and is adorned with faded gold-leaf paintings of mythological figures and scenes. The footprints of Maharaja and Moosi Rani are engraved in marble inside the cenotaph, and locals pay their respects to them."



Near the chhatri, there’s a large water reservoir with a magnificent view. The place is peaceful and relaxing, and I stay here for a while, contemplating and daydreaming before heading back to the hotel for some well-deserved rest. The Wi-Fi is working now. I’m the only foreign guest, and since my room is near the entrance, I’ll be well taken care of throughout my stay.

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18 jours au Rajasthan
Bonjour je prévois un voyage de 16 à 18 jours pour visiter le Rajasthan, je vais surement prendre un chauffeur francophone (Gopal Kumar) Voici mon programme, il faut que je le travaille encore et j'ai besoins de vos conseils.... JOUR 1 Départ de Delhi direction ALWAR (CITY palace). Ensuite JAIPUR (nuit au Hôtel Pearl Palace Heritage)

JOUR 2-3 AMBER (fort, palais des audiences, palais des femmes) JAIPUR (CITY palace, hawa mahal, jantar mantar, fort de jaigarh, fort de nahangarh)

JOUR 4 GALTA, GAITOR, SAMODE, SHEKHAVATI ensuite partir et dormir à BIKANER ???? avez-vous un endroit à me conseiller)

JOUR 5 6 JAISALMER (forteresse sonar qu'il a, patwon ki haveli, bara bagh, lodurva, nathmalji hameli, lac gadi sagar dormir avez-vous un endroit à me conseiller😏

JOUR 7 8 OSIAN (mandore) JODHPUR (avez-vous un endroit à me conseiller😏) JODHPUR (fort de mehrargarh, palais, jaswant thala, temple de mahamandir, palais et lac de balsamand)

JOUR 9 10 ACHALGARH, MONTAGNES ABU (temple de vimal vasahi, temple de luna vasahi) dormir avez-vous un endroit à me conseiller😏

JOUR 11 RANAKPUR (temple adinath) EKLINGJI (shilpgram) UDAIPUR avez-vous un endroit à me conseiller😏

JOUR 12 UDAIPUR

JOUR 13 CHITTORGARH BUNDI avez-vous un endroit à me conseiller😏

JOUR 14 AJMER PUSHKAR avez-vous un endroit à me conseiller😏

JOUR 15 KISHANGARH BHARATPUR (PALAIS DE DIG ou Deeg) AGRA avez-vous un endroit à me conseiller😏

JOUR 16 AGRA (ta j Mahal, fort rouge DELHIavez-vous un endroit à me conseiller😏
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Cherche agence pour un circuit de dix-huit jours au Rajasthan (Inde du Nord)
Bonjour, Nous sommes un couple désirant faire un circuit organisé avec chauffeur et hôtel compris dans le Rajasthan pour une durée de 18 jours environ et ceci pour le mois de novembre 2010. Nous aimerions avoir des références sur l'agence (www.rajasthanvoyage-inde.com) est-ce quelqu'un a déjà voyagé avec cette agence. En vous remerciant infiniment pour vos précieux conseils
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Inde: vos conseils sur itinéraire de 3 semaines au Rajasthan
Bonjour,

J'ai concocté un circuit sur lequel j'aimerais avoir vos avis... Forcément lié aux questions de temps de transport et temps et quantité de visites. Merci à vous !

Deedou-- 15 Août Delhi (Arrivée 7h20) NUIT

16 Août Delhi => Agra => Fatehpur Sikri => Delhi Train + Taxi Train NUIT pour Nawalgar

17 Août Nawalgar => Mandawa => Fatehpur (Shekawati) Taxi 1 NUIT

18 Août Shekawati => Deshnoke ( => Bikaner si besoin pause) Taxi 1 NUIT

19 Août (Bikaner) => Jaisalmer Taxi 1 NUIT

20 Août Jaisalmer Taxi si besoin NUIT

21 Août Jaisalmer NUIT

22 Août Jaisalmer Train NUIT pour Jodhpur

23 Août Jodhpur NUIT

24 Août Jodhpur => Ranakpur Taxi 2 NUIT

25 Août Ranakpur => Khumphalgarh => Udaipur Taxi 2 NUIT

26 Août Udaipur NUIT

27 Août Udaipur Train NUIT pour Jaipur

28 Août Jaipur Taxi si besoin NUIT

29 Août Jaipur NUIT

30 Août Jaipur =>Amber => Sariska Sanctuary Taxi 3 NUIT

31 Août Sariska Sanctuary => Delhi Taxi 3 NUIT

1er / 2 Sept. Delhi Départ 3 Sept.
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A lovely wander at the mercy of the wind in this amazing Rajasthan
Hey there, forum friends 😉

Some of you have mentioned missing the activity on this Indian "page," so let’s try to liven things up a bit—with joy and good vibes (mandatory with me 😜). Plus, it’ll make Jojoone happy 😊.

As big lovers of India—we’ve been six times—my co-traveler husband and I decided to explore Rajasthan this time around. The reason we waited so long to come here? We were dreading the tourist crowds in this state. But thanks to the timing (late March to early April 2024, which is starting to get pretty hot) and Aleph’s great tips, we were *very* far from mass tourism.

We spent three weeks getting around on our own for transport: mostly taxis and trains.

And I’ll admit, we had a rather "Arabian Nights" experience, far from the "real" India (Marien, if you’re reading this 😉). So this travel journal makes no claims other than to share what we saw, experienced, and felt—with all our ignorance about this country (which I’m fully aware of).

But fair warning: I go overboard with emojis, and this journal is super casual because it’s the one I share, almost in "live" mode, with our loved ones.

So, if you’re here, consider yourself almost part of the family 😄.

See you soon and....
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Que voir au... au Rajasthan et l'ouest de l'Inde
> Que voir en Inde du Nord >> Que voir au Rajasthan et l'ouest de l'Inde > Que voir au Bengale et l'est de l'Inde > Que voir en Inde du Sud

L'Inde se compose de 28 états, 6 territoires fédéraux et du territoire national de Delhi, la capitale. Un 29e état, le Télangana, devrait voir le jour courant 2014 suite à une partition de l'Andhra Pradesh. Géographiquement, aussi bien qu'au niveau touristique, on peut découper l'ensemble de l'Inde en plusieurs régions.

- Le Nord Il s'agit de la capitale Delhi et des états himalayens. États : Haryana, Jammu et Cachemire, Himachal Pradesh, Penjab, Uttar Pradesh, Uttarakhand. Territoires : Chandigarh, Delhi.

- L'Ouest C'est la région qui va de Goa aux portes de la capitale et de la chaîne himalayenne. États : Goa, Gujarat, Madhya Pradesh, Maharashtra, Rajasthan. Territoires : Dadra et Nagar Haveli, Daman et Diu

- L'Est C'est la partie comprise du nord du Golfe du Bengale aux petits états limitrophes de la Birmanie. États : Arunachal Pradesh, Assam, Bengale Occidental, Bihar, Chhattisgarh, Jharkhand, Manipur, Meghalaya, Mizoram, Nagaland, Orissa, Sikkim, Tripura.

- Le Sud Ce sont pour l'essentiel les quatre gros états situés sous la ligne Goa - Hyderabad. États : Andhra Pradesh, Karnataka, Kerala, Tamil Nadu (plus le Télangana à venir). Territoires : Iles îles Andaman et Nicobar, Lakshadweep, Pondichéry.

Que voir au Rajasthan, à Goa et l'ouest de l'Inde ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter sur place (carte).

1- GOA De multiples témoignages de l'époque portugaise, des plages, des fêtes et de la musique pour cet état assez différent du reste de l'Inde.Anjuna Beach : célèbre plage du nord de Goa connue pour ses fêtes techno et autres, plus son marché aux puces hebdomadaire.Arambol : cette belle plage située à l'extrême nord est un peu plus tranquille que beaucoup d'autres de la côte. Baga : entre Anjuna et Calangute, c'est plutôt la plage des "tout-inclus".Calangute : une des plages parmi les plus réputées (et touristiques) de Goa.Candolim : superbe plage de la partie nord de l'état. A côté se trouve le Fort Aguada, vieille forteresse portugaise du XVIIe siècle très bien conservée, dominant la Mer d'Arabie.Chapora : une belle plage du nord avec également un ancien fort portugais.Mapusa : la "grande" ville du nord de Goa.Margao : la grande ville du sud possède de nombreux témoignages de l'époque portugaise, ainsi que des églises et des temples. Plusieurs plages à sa périphérie (Corva, Benaulim, Varca…).Old Goa : l'ancienne capitale, limitrophe de Panaji, est un joyaux de l'architecture coloniale portugaise avec d'ailleurs plusieurs édifices classés au patrimoine de l'UNESCO.Palolem Beach : superbe plage du sud.Panaji : c'est l'actuelle capitale de Goa avec également pas mal de témoignages de l'époque portugaise ainsi que quelques plages (Miramar, Dona Paula…).Ponda : petite ville avec de nombreux temples.Vagator : superbe plage à l'extrémité de Goa appréciée également pour ses fêtes techno.Patrimoine naturel Réserve de Cotigao : cette forêt du sud abrite surtout des oiseaux.2- GUJARAT En bordure de la Mer d'Oman et limitrophe du Pakistan, l'état abrite beaucoup de lieux importants aussi bien pour les hindous que les jaïns. On y découvre également les traces de l'Inde des Maharajas. Au niveau nature l'endroit est connu pour son désert du Kutch et la présence des deniers lions d'Asie. Ahmedabad : c'est une des plus grosses agglomérations d'Inde. Elle possède une architecture moderniste post coloniale, de même que plusieurs édifices et monuments musulmans.Bhavnagar : cette ville du Golfe de Khambhat, en bord de mer d'Oman, est surtout une base pour découvrir les environs (parc de Blackbuck, Palitana...).Bhuj : c'est la localité principale de la région du Kucth. C'est aussi une cité historique avec de nombreux vestiges et témoignages du passé, de même qu'une bonne base pour découvrir les environs.Champaner : ce vaste parc archéologique classé à l'UNESCO se compose notamment des vestiges de villes et autres temples hindous.Dholavira : cet important site archéologique est situé dans le désert du Kutch.Dwarka : en bordure de la Mer d'Oman, Dwarka (avec l'île de Bet Dwarka) est une des sept villes sacrées de l'Inde. Elle possède de nombreux temples.Jamnagar : la grande ville en bordure de la Mer d'Oman abrite plusieurs palais, forts et autres édifices historiques.Junagadh : cette ville entourée de petites montagnes dispose de plusieurs édifices religieux ou civils dignes d'intérêt (fort, temples, mausolée, Pierre d'Ashoka…).Modhera : tout comme Konark dans l'Orissa, le site abrite le Temple de Surya (du Soleil). Il est juste moins connuPalitana : cette bourgade proche de Bhavnagar est un haut lieu de pèlerinage Jaïn. Elle est connue pour ses temples (1 300 !) dont en premier lieux les 850 du Mont Satrunjaya.Porbandar : ville natale de Ghandi où on peut d'ailleurs visiter sa maison.Rajkot : c'est là que Ghandi passa une partie de sa jeunesse. La ville possède également plusieurs monuments et édifices de l'époque coloniale.Somnath : situé sur la côte ouest, ce temple dédié à Shiva est un des plus importants de la religion hindouiste.Surat : l'immense cité portuaire du sud du Gujarat est surtout connue pour son commerce des diamants et du textile.Vadodara : ville de plus d'un million d'habitants avec plusieurs édifices remarquables (palais, universités, temples…) tel le Lakshmi Vilas Palace.Patrimoine naturelLac Nbal Sarovar : ce lac du centre du Gujarat est une réserve ornithologique qui accueille plus de 250 espèces d'oiseaux.Parc national de Blackbuck : parc des environs de Bhavnagar connu pour abriter une forte population d'antilopes "Blackbuck".Parc national de Gir : ce site du sud-ouest du Gujarat est le seul endroit au monde où on peut encore voir des lions d'Asie.Parc national marin du Golfe de Kutch : un ensemble de petites îles du Golfe de Kutch formant le premier parc marin du pays. On y trouve des coraux et une faune marine diversifiée.Rann of Kutch : au nord-ouest du Gujarat, formant la frontière avec le Pakistan, ce vaste désert salin abrite plusieurs réserves naturelles et est le lieu de résidences de diverses tribus locales.3- MADHYA PRADESH C'est un état au coeur de l'Inde qui renferme énormément de richesses culturelles (Gwalior, Mandu, Sanchi, Khajuraho…) aussi bien que naturelles avec notamment la plus forte concentration de tigres de tout le pays.Bhimbetka : ce site archéologique se compose d'abris sous-roches dont certains agrémentés de peintures rupestres. Il est classé à l'UNESCO. Bhojpur : la ville du centre du Madya Pradesh abrite un fameux temple : le Bhojeshwar. Bhopal : entourée de lacs, la capitale de l'état dispose d'une vieille ville et de plusieurs mosquées.Datia : une petite ville avec de vieux quartiers, un palais et des temples.Gwalior : cité historique du nord connue pour sa superbe forteresse. Elle abrite également une vieille ville et plusieurs temples.Indore : c'est la ville commerciale du Madhya Pradesh avec également plusieurs palais et temples intéressants.Khajuraho : un des sites les plus connus de l'Inde pour ses superbes temples et sculptures classés au patrimoine mondial de l'UNESCO.Maheshwar : une petite ville en bord de rivière avec des temples et palais.Mandu : cette immense cité-forteresse abandonnée située à l'ouest du Madhya Pradesh est une des principales attractions de la région.Orchha : très belle localité en bordure de rivière avec ses palais et ses temples.Pachmarhi : cette station d'altitude attire beaucoup de visiteurs en été. Elle est entourée de forêts et de cascades, de grottes ornées, de même que de plusieurs zones protégées de la Réserve de Pachmarhi accueillant des tigres, léopards, ours, oiseaux et autres animaux.Sagar : cette ville universitaire profite d'un bel environnement dans lequel on peut découvrir d'assez beaux paysages vallonnés avec des lacs et cascades, mais aussi des temples et des forteresses.Sanchi : ce village proche de Bhopal abrite une cinquantaine de monuments bouddhiques (temples, stupas…) dont l'ensemble est classé à l'UNESCO.Ujjain : une ville sainte hindoue avec plusieurs temples intéressants dont le Mahakaleshwar.Patrimoine naturelCascades de Dhuandhar : situées dans les environs de Jabalpur, ces belles chutes et leur gorge sur la rivière Narmada sont une attraction locale. On peut y faire de petits périples en bateau.Parc national de Bandhavgarh : le parc à l'est de Bhopal est un de ceux où le nombre de tigres est le plus élevé.Parc national de Kanha : l'endroit qu'on peut découvrir à dos d'éléphant accueille une large population de tigres.Parc national de Panna : ce parc national abrite entre autres des tigres, des ours et de nombreux oiseaux.Parc national de Pench : plus que par sa faune composée pourtant de tigres, le lieu est d'abord connu pour être celui où se déroule l'histoire du Livre de la jungle.Réserve de Pachmarhi : entourant la ville du même nom, cette réserve biosphérique boisée se compose de trois sites protégés (Bori, Pachmarhi et Satpura) accueillant des tigres, léopards, ours, oiseaux et autres animaux.4- MAHARASHTRA Outre Bombay, le Maharashtra abrite plusieurs lieux touristiques à commencer par les nombreuses grottes transformées en monastères bouddhistes (Ajanta, Ellora, Karla…), des stations d'altitude (Matheran, Mahabaleshwar…) ou des plages le long de la Mer d'Arabie.Ahmednagar : un fort et des temples pour cette ville située à l'est de Bombay.Ashtavinayak : ou l'ensemble des 8 temples sacrés dédiés à Ganesha dans le Maharashtra (Ballaleshwar, Mayureshwar, Varadavinayak, Vighnahar...).Aurangabad : des temples, un fort, un Taj Mahal en miniature, et surtout une bonne base pour découvrir les grottes d'Ellora et d'Ajanta toutes proches depuis cette agglomération de plus d'un million d'habitants.Bombay : ou Mumbai. Ville cosmopolite et vivante qui regorge d'édifices et monuments touristiques. Un "classique" à voir pour tout voyage en Inde...Côte de Konkan : c'est la bande littorale qui s'étend du sud de Bombay aux limites de Goa. On y trouve de nombreuses et belles plages (Alibag, Dapoli, Kihim, Nagaon…).Grottes d'Ajanta : cet ensemble de 29 grottes creusées à flan de falaises, certaines aménagées et décorées de fresques, est un incontournable de toute visite dans la région. Elles sont classées à l'UNESCO. Grottes de Bhaja : proches des grottes de Karla, ces 22 grottes composent un ensemble de monastères et de temples bouddhistes.Grottes d'Elephanta : ce réseau de grottes sculptées, situé sur l'ile du même nom au large de Bombay, est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.Grottes d'Ellora : ce site classé aussi à l'UNESCO est célèbre pour ses monastères et temples bouddhistes, jains et hindous creusés dans la roche.Grottes de Karla : c'est dans la petite ville de Karla, entre Pune et Bombay, que se trouve ce superbe complexe bouddhiste creusé dans la roche.Mahabaleshwar : station d'altitude très connue du sud de Pune. On peut y randonner.Malshej Ghat : station d'altitude très populaire des environs de Pune et Bombay. L'endroit est apprécié pour ses beaux paysages et ses possibilités de randonnées.Matheran : petite station d'altitude proche de Bombay. On peut y randonner à pied ou à cheval.Nashik : ville sainte hindoue avec nombre de temples.Pune : la ville culturelle et étudiante du Maharashtra avec divers musées, quelques palais et des temples.Sevagram : c'est dans ce village qu'est situé l'ashram créé par Gandhi.Patrimoine naturelBison wildlife sanctuary : une réserve pour le bison indien située dans le village de Dajipur, près de Pune.Cratère de Lonar : situé dans le village du même nom, c'est un lac-cratère qui s'est créé suite au choc avec un météorite il y a 50 000 ans.Melghat Tiger Reserve : un des rares endroits du Maharashtra où on peut voir des tigres.5- RAJASTHAN C'est l'état indien le plus visité et une des régions les plus riches au niveau touristique avec de superbes villes (Jaipur, Jodhpur, Udaïpur, Pushkar…), des parcs animaliers et le désert du Thar.Ajmer : la ville est un lieu important de pèlerinage pour les musulmans. Au delà de plusieurs mosquée, Ajmer abrite d'autres édifices religieux hindous ou jaïns.Amber : cette localité, proche de Jaipur, a deux superbes forteresses du XVIe siècle : le Fort d'Amber et le Fort de Jaigarh.Bikaner : la ville au coeur du désert du Thar est connue pour sa citadelle, ses temples et palais. On peut y faire des balades en chameaux pour découvrir le désert et ses populations.Bundi : cette cité rajpoute traditionnelle du sud-est du Rajasthan possède de vieux quartiers, des temples, une forteresse et un palais.Chittorgarh : ville du sud du Rajasthan connue pour sa très belle forteresse dominant la ville. Churu : ville du nord avec plusieurs temples et mosquées, mais aussi de nombreux havelis (anciennes maisons de maître).Deeg : petite ville de l'est du Rajasthan avec un beau palais-forteresse.Dungarpur : ville du sud de l'état avec une forteresse et quelques temples.Eklingji : ce vaste complexe se compose de 108 temples hindous situés dans les environs d'Udaipur.Jaipur : la superbe capitale du Rajasthan abrite plusieurs palais, forts, temples, jardins et musées d'un intérêt certain.Jaisalmaer : cette belle ville du désert du Thar, proche du Pakistan, possède une superbe forteresse, plusieurs temples jaïns et des havelis (anciennes maisons de maître). C'est aussi un point de départ pour effectuer des balades en chameau dans le désert.Jodhpur : ville historique et deuxième plus grande du Rajasthan. Elle offre à la découverte une superbe forteresse-palais, de vieux quartiers et plusieurs temples.Kota : au sud-est du Rajasthan, une ville de temples et de palais. Egalement des possibilités de balade en bateau sur la Chambal pour aller voir les crocodiles.Kumbhalgarh : immense forteresse perchée et située à 80 km d'Udaipur. Elle domine la réserve naturelle du même nom riche au niveau oiseaux, léopards, ours, etc.Mont Abu : construite à 1200 m d'altitude, la petite ville est un des principaux lieux de pèlerinage jaïn avec ses innombrables temples.Palace on Wheels : en environ une semaine, ce train de luxe permet de découvrir les principaux sites du Rajasthan. D'autres trains similaires fonctionnent sur ce même principe : le Royal Rajasthan on Wheels et le Maharaja Express.Pushkar : à côté d'Ajmer, la superbe ville en bordure de lac pleine de temples et de monuments est un haut lieu de pèlerinage pour les hindous. Elle accueille aussi une des plus grandes foires au chameaux du pays.Ranakpur : ce village des environs d'Udaipur abrite un des principaux (et des plus beaux) temples jains de la région.Shekhawati : cette région du nord-est du Rajasthan est réputée pour ses temples, ses forteresses et surtout ses havelis qui sont d'anciennes maisons de maître restaurées et peintes.Udaipur : des lacs et des palais pour cette superbe ville du sud-ouest qui est un incontournable de toute visite dans la région.Patrimoine naturelLac Dhebar : un vaste lac artificiel au sud-est d'Udaipur avec de beaux paysages dans une réserve naturelle.Désert du Thar : cet immense désert frontalier du Pakistan est un haut lieu du tourisme. On peut le découvrir - de même que les populations qui y vivent - lors de balades en chameaux, notamment au départ de Bikaner, Jaisalmer ou Pushkar.Parc national de Keoladeo : le parc classé au patrimoine de l'UNESCO accueille plus de 200 espèces d'oiseaux. Il est situé à la périphérie de la ville de Bharatpur.Parc national de Ranthambore : dans de superbes paysages de lacs et de falaises, l'endroit est le domaine des tigres, ours, crocodiles et de plus de 250 espèces d'oiseaux.Parc national de Sariska : une réserve de tigres dans laquelle on trouve également quelques vestiges historiques (fort, temples…).6- TERRITOIRE DE DADRA ET NAGAR HAVELI Ce petit territoire à cheval entre le Gujarat et le Maharashtra possède quelques vestiges de l'époque portugaise.Silvassa : la petite capitale du territoire possède plusieurs vestiges portugais et quelques temples.7- TERRITOIRE DE DAMAN ET DIU Ces deux anciennes colonies portugaises insérées dans le Gujarat sont connues pour leur belle architecture coloniale, leurs plages et la vente d'alcool interdite dans le Gujarat voisin.Daman : la ville de Daman (et ses villages avoisinants) porte les traces du long passage des portugais sur le territoire. Les plages et la vente d'alcool contribuent à l'attractivité du lieu pour un tourisme avant tout local. Diu : les quatre siècles de présence portugaise ont donné à cette ile/ville face au Gujarat une superbe architecture. On y trouve également plusieurs plages.8- LE PLUS APPRÉCIÉ...

Goa : Arambol; Old Goa; Panaji; Vagator.

Gujarat et les "Territoires" : Diu; Palitana; Parc national de Gir; Rann of Kutch.

Madhya Pradesh : Gwalior; Khajuraho; Mandu; Orchha; Parc national de Bandhavgarh; Parc national de Kanha; Sanchi.

Maharashtra : Bombay; Grottes d'Ajanta; Grottes d'Elephanta; Grottes d'Ellora.

Rajasthan : Amber; Bikaner; Désert du Thar; Jaipur; Jaisalmaer; Jodhpur; Mont Abu; Parc national de Ranthambore; Pushkar; Shekhawati; Udaipur.

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3 semaines au Rajasthan...
Déjà finies...🙁

Mais pour y repartir un peu je vais vous relater notre parcours dans les grandes lignes. On approfondira ensemble !

En 19 jours complets sur place (21 avec les trajets France - Inde AR):-- 1er jour Delhi (Arrivée 7h20) => Agra Taxi prépaid de l'aéroport à la gare de New Delhi (250 Rs) pour aller réserver nos billets de train au Tourist Office qui se trouve au 1er étage (c toujours ouvert et pas de commission, ne pas croire les embrouilleurs de tout poil).

Direction Namaskar Hôtel ds le Main Bazar, juste en face de la gare, pour se rafraîchir et poser les sacs (200 Rs). Train de la gare Nizamuddin (il y a 3 gares à New Delhi) à 14h50 pour arrivée à Agra cant vers 17h.

NUIT au Sheela Hôtel 🙂: à 50 mètres de la porte Est du Taj Mahal ce qui est très important puisqu'il faut y aller à 6 h pour éviter la foule, au fond d'un petit jardin, calme dans cette ville de fous (qui ne vaut vraiment que pour le Taj; le fort rouge ne vaut pas le détour si vous allez dans le Rajasthan vous verrez 10 x mieux, peut être juste pour la vue sur le Taj ?). Il est prudent de réserver car il est très demandé.

2ème jour Agra => Nawalgar Visite du Taj et du fort Rouge le matin dès 6h..😎

Départ après le repas pour Nawalgar dans le Shekawati avec un taxi (compter au moins 5 h. de route)

NUIT à l'écolo farm Apani Dhani 🙂🙂🙂 de Nawalgar (800 Rs chbre double avec sdb): génial, dans des petits bungalows en pisé à la déco sobre et agréable, très propre et fonctionnant écologiquement (chauffe-eau et lumière solaire, tri des déchets), repas maison végétariens pris avec le maître de maison, un brahmane qui a vécu en Europe et parle très couramment le français. Une adresse à ne pas louper !!! Y passer au moins 2 nuits pour en profiter.

3ème jour Nawalgar => Mandawa => Old Parsrampura (cénotaphe) Visite du Shekawati avec l'association Apani Dhani ie grâce au "salarié" de l'écolo farm qui nous a expliqué les fresques des havelis et la mythologie hindouiste dans un cénotaphe particulièrement intéressant (ça vaut le coup de prendre cette formule, c'est un très bon guide fort instructif, et puis il vaut mieux être accompagné pour pouvoir entrer dans les havelis).

NUIT à Apani Dhani

4ème jour Nawalgar => Fathepur => Bikaner Départ en taxi avec stop à Fathepur pour visiter de nouvelles havelis (un gamin nous propose ses services pour la visite). Trajet d'environ 4h.

NUIT au Bhairon Vilas 🙂 (1000 Rs pour les chambres doubles les + chères) : bâtisse de 120 ans décorée de bric à brac ancien et de vieilles photos, jardin agréable ds lequel on sirote une bière en regardant un spectacle de marionnettes et où l'on peut manger (pas mal). Notre chambre double était immense avec vieux fauteuils etc., un certain charme mais j'ai préféré celle de nos amis (avec un lit à baldaquin !), donc en visiter plusieurs. NB : ne pas acheter de miniatures dans la boutique d'artiste de l'hôtel, vous trouverez aussi bien après et moins cher.

5ème jour Bikaner => Jaisalmer Visite du fort de Bikaner le matin sous une chaleur écrasante, pas mal.

Départ en taxi après le repas (5 h de route). Le taxi nous quitte ici.

NUIT au Jawahar Niwas Palace 🤪 (3000 Rs) : belle architecture, belle vue sur le désert et la ville mais trop cher pour ce que c : déco à l'anglaise un peu décatie et froide, sans grand charme, belle piscine… avec des algues ! (bah, on prend une douche après !). Par contre, le resto est excellent.

6ème jour Jaisalmer Ballade dans le fort, visite des temples jaïns (intimistes, très agréables, et rigolo de regarder les centaines de chauve-souris faire leur toilette…attention ça ferme à 12h !), shopping (là vous pouvez vous lâcher ! à condition de bien négocier.. vous aurez l'embarras du choix : couvertures de lit, patchwork, sacs, cuir, boutons de porte en céramique, carnet de route / photos recouverts de cuir, objets de "bronze" reproduisant anciennes serrures, lampes à huile, etc.) Vous pouvez aussi vous faire faire des habits par Dungar Ram le tourist tailor du marché (Pansari Bazar): il est adorable, adore bavarder avec les étrangers et travaille très très bien (il a pleins de modèles issus des commandes des touristes divers et pleins de tissus en réserve même si ça boutique fait 2 m2 !!!).

NUIT au Paradise Hotel 🙂 (1000 Rs pour la + belle chambre mais ça démarre vers les 200Rs) dans la citadelle : très sympa et bon accueil malgré ce qu'en dit le GdR (bonne connexion internet), les chambres ont des fenêtres avec vue sur le désert, le vent s'y engouffre pour vous rafraîchir ! Toit-terrasse pas mal. Le seul pb mais ce n'est pas du à cet hôtel, ce sont les chiens qui aboient toute la nuit en bas de la citadelle et les klaxons qui déchirent la nuit…et votre sommeil !

7ème jour Jaisalmer Départ le matin pour un camel safari de ….18 km ! On est partis direct de Jaisalmer pour ne pas payer la jeep qui est svt proposée (et prise des chameaux + loin) et profiter plus de la ballade… Mauvaise pioche ! On a "balladé" pendant 5 km au milieu d'une décharge à ciel ouvert (en fait chacun vient vider son petit camion et fait son petit tas au lieu d'en faire un gros… résultat ça s'étale sur des kms…) et passage à forte proximité du vaste champ d'éoliennes (pas terrible dans le paysage… et pourtant j'aime les éoliennes). Arrêt au groupe de cénotaphes de Bada Bagh, sympa. Continuation vers Amar Sagar (petit village avec temple jaïn), là on était complètement morts de chaud et mal au cul (12 km ds les pattes), on a même pas eu le courage de visiter… Retour vers Jaisalmer… OUF !🤪 Je conseille donc de faire maxi 5km à chameaux et d'aller plutôt aux dunes de Khuri et d'y passer la nuit (même si c touristique et même si vous paierez la jeep pour y aller). C'est dommage d'être passés à côté des dunes, faute de temps… 🙁🙁🙁

NUIT au Paradise Hotel

8ème jour Jaisalmer On garde la chambre jusqu'au train de nuit pour Jodhpur (départ à 23h15, arrivée à 5h15 en 3ème AC, très confortable, propre et calme). Attention ! Il faut quitter les hôtesl vers 9/10h sinon il vous font payer un espèce de prorata temporis voire un nuit en plus ! (au Paradise ils nous ont fait payer ½ prix) Visite de deux havelis : Patwah-ki-haveli (à ne pas louper) et Salam Singh Haveli (sympa aussi si vous avez la chance d'avoir le bon guide qui vous raconte pleins de trucs…). Shopping

9ème jour Jodhpur Notre nouveau chauffeur vient nous récupérer à la gare (sincèrement on aurait pu le prendre qu'à partir du lendemain, pas très utile rétrospectivement et on aurait gagné des sous parce que si c'était compté au km il y a aussi le calcul de la journée…).

Repos dans un heritage hôtel 🤪 (cad les vieilles havelis soit disant de caractère) conseillé par des frenchies : un peu cher pour une déco pas terrible (il nous ont fait payer une demi-journée en + pour notre arrivée à 5h30 ! Le seul atout : tout près du fort.

Shopping le matin, visite du Sardar bazar (il y a pas mal de boutiques d'antiquaires mais bien ouvrir l'œil et marchander !), ballade dans la ville bleue. Visite de la forteresse de Mehrangarh avec l'audio-guide : extra !!! Avec l'audio-guide on est replongé à l'époque des maharadjahs, au temps du faste, un voyage dans le temps exceptionnel, le fort est très bien conservé, belles pièces et bcp de mobilier, objets d'époque. Si vous ne visitez qu'un fort, c'est celui là !

Repas au resto "On the Rocks" : trés bon, trés beau cadre (jardin, romantique), chouette deco (pas que touristes étrangers ms aussi indiens), reposant… et on peut même y guincher ! (un bon point pour le GdR). NUIT au Harassar Haveli (qque chose ds le genre)

10ème jour Jodhpur => Ranakpur => Narlai Visite du petit Taj, le Jaswant Tada, sur la route du départ (joli, ¾ d'heure grand maxi de visite). Route vers Ranakpur en passant par le territoire des villages vishnois où les animaux se baladent tranquilles puisqu'on ne les dérange pas, virée sympa et reposante (rien à visiter, juste le paysages et les daims, etc.) Visite du temple jaïn de Ranakpur : impressionnant surtout avec ses colonnades, un peu trop touristique à mon goût (accueil pas sympa et blasé).

NUIT à l'hôtel Rawla Narlai 🙂🙂🙂🙂🙂, dans le village de Narlai : féerique, notre coup de cœur (3000 Rs petit déj' compris, ce qui n'est jamais le cas : et petit déj' pantagruélique…vs me comprendrez une fois en Inde) –merci le GdR ce coup-ci même si le commentaire n'est pas à la hauteur du lieu : chambre des 1001 nuits magnifiquement décorée, hyper romantique, sdb de marbre, sofas devant les chambres pour siroter le tchai en regardant la colline de granit, accueil très gentil, personnel empressé ms sympa en habits traditionnels, jardin très agréable avec sofas… Le soir repas du maharadjah dans un thali en argent sur le toit de l'hôtel à la bougie… (on était 3 couples ds l'hôtel… 3 tables seulement !) En y arrivant, thé de bienvenue puis pèlerinage en haut de la colline de granit (570 marches) pour rejoindre l'éléphant blanc qui la surmonte et contempler le superbe panorama (jusqu'au fort de Kumbalgarh). Ce fut un moment d'une grande spiritualité et de bcp de sérénité : on est revenus sur un petit nuage à l'hôtel… Si vous cherchez un palace de charme à l'écart des touristes (qui pullulent à Ranakpur), n'hésitez pas à faire le détour, je suis persuadée que vous ne le regretterez pas (ns on a regretté de n'y passer qu'une nuit !!!)

11ème jour Narlai => Khumphalgarh => Udaipur Départ pour Udaipur et stop à Khumbalgarh : fort impressionnant et vide de visiteurs, assez étrange, perdu ds les montagnes, différent.

NUIT au Jagat Niwas Hotel 🙂🤪 à Udaipur en bordure du lac Pichola et ds la vieille ville : on a pris une chambre avec alcôve donnant sur le lac… ne vaut pas le prix tant la déco est kitsh et sans charme (bravo aux commentaires du GdR et du LP souvent bcp trop laudatifs !). Si vous n'êtes pas argentés, prenez un truc + simple, voire tout proche de la vieille ville, ds le même ordre de prix, essayer l'Udai Kothi (avec lequel ns avons hésité et qui, selon des frenchies, était pas mal du tout (avec piscine). Si vous avez du budget palace n'hésitez pas à aller au Shiv Niwas Palace (chambres splendides avec vue sur le lac, piscine réellement fabuleuse) : un couple de jeunes français a réussi à bien négocier le prix de la chambre à cette époque.

12ème jour Udaipur Ballade sur les bords du lacs pour voir les enfants se baigner, les lavandières… Visite de la ville et du City Palace (pas terrible, à moins d'avoir du temps et de l'argent à dépenser…). Ballade au coucher du soleil sur le lac : très sympa, ça ça vaut le coup d'autant qu'on traverse le parc du City palace (y aller pour le dernier bateau de 18h, c là que c vraiment bien). Shopping : c'est ici que vous aurez le + grand choix de bijoux en argent (à Jaipur c plutôt les pierres, après ce sera à Delhi… plutôt dans le Main Bazar à Pahar Ganj', ce que j'ai du faire car rien acheté à Udaipur… j'ai bien failli le regretter !).

NUIT au Jagat Niwas Hotel

13ème jour Udaipur => Bundi Départ à 9h pour 4 heures de trajet sur une route pourrie (vraiment !) Petite ville charmante, peu touristique. Visite du Garh Palace ouvert depuis 3 ans… très peu de touristes… si on demande (et moyennant un petit backchich) on vous amène dans une partie couverte de fresques murales magnifiques non encore ouverte au public… Un grand moment de découverte… seul au monde ! (avec les singes envahissant les lieux)

NUIT au Haveli Braj Bushanjee : assez de charme mais pas exceptionnel (pas "superbement aménagé" comme exagère encore le GdR)

14ème jour Bundi => Jaipur Départ à 13h, arrivée vers 16/17h à Jaipur par route pourrie.

NUIT au Diggi Palace 🙂🙂: sans conteste la meilleure adresse de Jaipur, pour toutes les bourses, resto très bon, grand jardin très agréable et calme dans cette ville de fous (internet).

15ème jour Jaipur Visite de la ville : palais des vents, observatoire, city palace : sympa ms on y passe pas la journée. Le reste de la journée, invités ds une famille, c pour ça qu'on est resté un jour de + : on peut aisément y passer un jour de moins que ns (en courant un peu +).

NUIT au Diggi Palace

16ème jour Jaipur Visite du fort d'Amber : on a fait la montée à dos d'éléphants : complètement toutous mais c'est sympa… pourquoi se priver ! Soir : ciné au Raj Mandir (le plus grand ciné de l'Inde : très kitsh !) pour voir la superprod. du moment "Mangal Pandey, the rising" (c'est l'histoire du début du soulèvement des indiens contre l'occupation britannique : très chouette fresque historique et compréhensible puisque qques passages en anglais –sinon en hindi- et histoire somme tout simple, même si ça dure 3heures avec entracte. Un grand moment que je vous conseille fortement ! Les séances sont à 21h30, prendre ses billets dans l'après-midi (ou demander à son chauffeur de s'en charger si on veut gagner du temps).

NUIT au Diggi Palace

17ème jour Jaipur => Barathpur Visite le matin du Monkey Temple aux environs de Jaipur, pour voir les indiens prendre leurs bains (les femmes d'un côté, les hommes de l'autre) et laisser les singes venir prendre les cacahouètes dans notre main… Sur le chemin, visite de la ville morte de Fatehpur Sikri : il y a un morceau payant et un gratuit. Si l'entrée n'est pas donnée, le site vaut la peine de le voir en entier. Lorsqu'on arrive dans la partie gratuite où se trouve la grande mosquée et un mausolée de marbre, on est assailli par des guides et vendeurs en tout genre extrémement collants et pénibles...ça ns a presque gaché la fin de la visite...la première partie est elle trés reposante, on ballade tranquillement dans la ville abandonnée.

Arrivée à Barathpur, ville de la réserve des oiseaux Keoladeo Ghana national Park. Couchés tôt car visite le lendemain à 6h (pour voir un max d'oiseaux).

NUIT à l'hôtel The Birder's Inn 🙂: pas mal

18ème jour Barathpur => Delhi Visite de la réserve en vélo avec un guide ( c mieux car il vous montre les oiseaux que l'on ne distingue pas en passant trop vite : il a l'œil quoi !, prix fixes). Y aller tôt le matin pour voir un max d'animaux (mammifères aussi) et éviter la foule. Plutôt en vélo qu'en pousse pousse pour prendre les petits chemins.

Retour à Delhi, arrivée vers 16h à la guesthouse Yatri House 🤪: chaudement recommandée par le GdR… encore une fois exagéré (plutôt cher pour ce que c'est et je ne sais pas où ils ont trouvé le "certain cachet"…!). Un avantage : internet gratuit ! (mais pour ce que ça coute là bas… environ 40 Rs l'heure).

Repas au resto "The Spice Route" de l'Imperial Hôtel 🤪: très cher pour l'Inde, assez bon mais ne vaut pas le prix d'après nous (encore un mauvais point pour le GdR). Par contre, si vs avez 5 mn, déambuler dans l'hôtel est assez surprenant pour des routards… le très très grand luxe, très très cher !

19ème jour : Delhi Dernier shopping dans le Main Bazar à Pahar Ganj, tout ce que vous n'aurez pas trouvé avant est là. Virée à Connaught Place : rien d'intéressant, + cher qu'ailleurs, sauf pour la boutique Levis où les jeans et pantalons Dockers sont très peu chers par rapport à l'Europe (environ 1700 Rs).

Retour à l'hôtel pour finir les sacs…. Départ en taxi à 23h pour décoller à 2h15 le 20ème jour… si si il faut y aller 3 heures avant… vous verrez il y a 36 queues à faire ! Attention, c ravitaillé par les corbeaux, il n'y a rien dans la salle d'embarquement à part qques pauvres sandwichs à 100 Rs ! Pour le duty free pensez y avant de passer les douanes (on s'est fait avoir !).🙁🙁🙁--

Voilà vous savez tout ! Quelques astuces au passage: prix de la bouteille d'eau : de 10 à 20 Rs grand maximum (on a trouvé 8 Rs à Jaisalmer !) taxi prepaid aéroport-Delhi : 250 Rs pour trouver le prix en euros : enlever deux 0 et multiplier par 2 (1000 Rs ça fait 20 € environ).

Nous avons fait ce circuit sans courir comme des dingues, que les temps de transport étaient fort corrects (je conseille ce qu'on a fait, ni plus ni moins ds la journée à moins que vous ayez bcp de temps). Nous avons bien pris le temps dans chaque ville et sur chaque lieu de visite. Nous avons eu le temps de rencontrer les indiens qui nous ont invités par 3 fois chez eux. Ils sont trés ouverts et curieux des autres, trés accueillants. Si ça vous intéresse je vous raconterai la rencontre avec la famille du tailleur Dungar, la fête de la naissance de Khrishna dans la famille Soni de Bundi, les répétitions de musique du groupe des gitans du Rajasthan, la Dhoad... On est encore émus de ces rencontres. Il y eu aussi la mission OO7 pour le compte de Mister Phil, les diverses visites, la bonne cuisine et la tourista !

Bref, tout ce qui a fait de ces 3 semaines un voyage formidable !😉 Il nous tarde de revenir en Inde...🙂

Il nous tarde d'y retourner !
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Indien vaut mieux que deux tu l'auras...
1 an autour de la planete, et nous basculons des montagnes nepalaises dans l'envoutante spiritualite indienne... (pour les photos http://www.lespiedssurterre.org)

Mardi 22 Novembre: "Hare Krishna" Devant le comptoir de l'immigration, nous faisons la rencontre d'un groupe de touristes retraites réussissant l'exploit de visiter le Rajasthan, Varanasi et la vallée de Kathmandou en 14 jours dont 4 réservés aux transports, bravo Jet tour! Intrigués par le nombre de visas figurant sur nos passeports, ils sont très curieux d'un tel voyage. Etrangement ce qui les impressionne le plus c'est de ne pas savoir où l'on va dormir le soir sans réservation. Dans le lot, il y a bien évidemment le vieux bougon désagréable qui nous lance indirectement des " Pauvre France … … A notre époque on pensait d'abord a la carrière, aujourd'hui ils pensent aux loisirs!" Réponse du berger à la bergère, Sophie lança : "En attendant nous on n'aura peut-être pas de retraites pour s'offrir des voyages quand on sera vieux! c'est ça et bientôt c'est les retraites qui paieront votre retraite! de toute façon y'en a toujours un comme ça dans les voyages organisés" clôtura Sophie en faisant rire l'assemblée. A la sortie de l'aéroport de Varanasi, nous sommes harcelés par les taxis. Les prix sont bien sur revus à la hausse et certains n'hésitent pas à rajouter des suppléments pour les bagages, pour la personne supplémentaire, pour la clim et encore plus fort parce que la voiture est neuve et confortable! (Et pourquoi pas parce que le chauffeur s'est rasé ce matin tant qu'on y est ?!) Finalement, nous sortons de l'aéroport pour en prendre un directement dans la rue. Des types s'immiscent comme intermédiaires et il faut batailler pour imposer notre prix. Il faut reconnaître que ces taxis blancs à l'allure de vieilles voitures coloniales ont de la gueule, ce sont des Ambassador. Pour atteindre le bord du Gange ou se trouvent les guest, nous devons ensuite prendre un rickshaw et la, ça commence a ressembler a l'image qu'on avait de l'Inde, le bruit et la poussière sont la. Entasses comme deux sacs a patates a l'arrière avec nos énormes sacs a dos sur les genoux, nous devons nous tenir mutuellement pour ne pas tomber a chaque nid de poule. En haut des maisons, des singes bondissent et nous croisons quelques vaches au milieu de cette circulation anarchique que l'agent gesticulant sur son rond-point serait bien incapable de déloger. Leur fâcheuse tendance a se mettre au milieu de la route s'expliquerait par leur goût prononce pour les courants d'air provoques par les véhicules…ça chasse les mouches ! Cela pose tellement de problèmes de circulation que l'Assemblée a vote une loi en 2004 autorisant les policiers à les chasser avec de légers coups de bâtons. Nous arrivons au coucher du soleil à la Vishnou resthouse. Il y avait peu de chance de trouver une chambre mais la dernière vient de se libérer, cool. La terrasse, pourvu d'un petit temple (sans doute dédié à Vishnou) est très agréable et donne sur le Gange. Des cerfs volants se partagent l'horizon et des chants sacrés commencent à s'élever dans les airs. Ajouté a cela un "Hare Krishna" psalmodié en boucle pendant 40 mn et vous obtiendrez une Mais que fait la police ?ambiance complètement irréaliste. Bon ben la, on est en plein dedans. Cela inspire Sophie qui "croque" le profil de Christophe (assez ressemblant d'ailleurs). A peine arrivés que nous sommes déjà sous le charme de cette ville. C'est aussi l'heure ou les routards de la guest rentrent au bercail. Nous faisons ainsi la connaissance d'Aurélien, Fred, Aurélie et Jihane. Si la "Vishnou" est plutôt bonne enfant, le confort des chambres y est très sommaire. Deux énormes lézards, des geckos, la partagent avec nous tout comme les chiens qui hurleront sous nos fenêtres une bonne partie de la nuit.

Mercredi 23 Novembre: Le Nirvana Nous sommes réveillés vers les 04h30 par l'imam du coin, puis a 5h30 par des tintements de cloches et enfin, pour que l'orchestre soit complet, a 06h00 par ce qui pourrait ressembler a une partie de tennis engagée. Pourtant y'a pas de terrain dans le coin...nous découvrons en ouvrant les fenêtres qu'il s'agit des lavandières en train de battre leur linge dans le Gange. Nous les regarderons le temps de prendre notre petit dej' sur la terrasse. Nous commençons par visiter le Chowk, le vieux quartier qui longe le Gange. Il est facile de se perdre dans ce labyrinthe de ruelles tortueuses. Elles sont si étroites que voitures et charrettes ne peuvent circuler, ce qui n'enlève rien a l'animation qui y règne. Petits commerces, mangoustes et singes, souris et vaches sacrées mangeant les détritus jetés a même le sol, gargotes, buffles gênant notre passage, odeurs nauséabondes succédant a de divines effluves de masala et d'encens puis surtout chiens galeux a tous les coins de rues, sans oublier les bouses et autres déchets (étant donne qu'il n'y a pas de ramassage d'ordures, ce sont les animaux qui s'en chargent). Tout y est ! Le plus saisissant reste de tomber nez à nez avec le corps d'un défunt que sa famille conduit en cortège au lieu de crémation... On a comme le sentiment de déambuler Lessive collectivedans une ville moyenâgeuse, Villon se serait régalé de ce spectacle. Les hommes ont souvent une écharpe autour de la tête à la manière d'une rage de dent ou les cheveux (et même barbe et moustaches) teint au henné…orange ! Au détour d'une ruelle, nous arrivons au Golden temple, le temple le plus sacré de la ville suppose contenir le lingam de Shiva (le symbole de Shiva étant un lingam, le principe mâle enfonce dans un yoni représentant le principe féminin). Aucun profane n'est autorisé à y pénétrer. A l'entrée de la ruelle d'accès au temple, chacun, indien comme touriste, est fouillé obligatoirement par des militaires armés. Comment dans de telles conditions, Sophie a-t-elle réussi à y entrer et ressortir avec la tika sur le front et une cordelette de longue vie autour du poignet? Un vieillard gardant les chaussures à l'entrée lui a juste demande de les ôter, et c'est seulement au moment de ressortir qu'on lui a fait remarquer le panneau d'interdiction "temple exclusivement réservé aux hindous". Personne n'a eu l'air surpris de sa présence a l'intérieur, la suite du voyage nous confirmera que les indiens sont d'une extrême tolérance a ce niveau-là. Nous terminons la ballade par les bords du Gange ou se trouvent les ghats, les marches d'accès au fleuve sacré. Le plus important est le Manikarnika Ghat. C'est en suivant un cortège funéraire que nous y sommes arrivés. Sur une plate-forme bordée sur trois cotés par le Gange, brûlent une dizaine de bûchers. Le voeu le plus cher de tout hindou est que son âme monte au ciel par la grâce du feu. Il espère ainsi échapper au cercle sans fin des renaissances pour accéder directement au stade suprême: le nirvana. Des barques chargées de tonnes de bois sont amarrées et des hommes déchargent les bûches toute la journée. Un corps met trois heures à brûler et nécessite 350 kg de bois. Non loin de là, des stèles de sati évoquent le sacrifice des veuves qui s'immolaient vives (de façon plus ou moins consentie) en même temps que leur défunt mari. Bien que cette tradition fût interdite par les britanniques, elle a perduré jusqu'à très récemment. Les cadavres drapés de blanc pour les hommes, de rouge pour les femmes et de jaune doré pour les vieillards sont d'abord immergés dans le Gange avant d'être brûlés, les cendres seront ensuite jetées dans les eaux sacrées du Gange. Lorsque la famille, trop pauvre, ne peut acheter suffisamment de bois, il arrive que le corps a demi consumé soit jeté dans le fleuve ou les charognards achèveront le travail. Nous montons dans une tour qui domine la scène. Le tableau qui s'offre à nous est constitué de deux jambes calcinées qui dépassent du bûcher. Nous arrivons juste a temps pour voir le maître d'oeuvre les casser pour les poser sur le dessus à l'aide d'un bambou. Dans le bûcher voisin, nous apercevons la tête d'un autre encore attachée à sa cage thoracique, le "spectacle" est hallucinant pour nous occidentaux. Nous sommes fascinés par cette ferveur et ce mysticisme dans ce décor semi réel. La mort en Europe est cloisonnée derrière des portes, des hospices, ou le silence est de rigueur. Ici au contraire la vie côtoie la mort: des chèvres viennent manger les fleurs mortuaires, les cris des enfants jouant autour se font entendre, une dame se lave dans le fleuve a quelques mètres des bûchers. La mort n'a pas cet aspect tabou qui existe chez nous, elle n'est pas niée et Varanasi nous apparaît ainsi comme un carrefour entre les mondes spirituel et physique. Les bâtiments a proximité sont des mouroirs ou les gens attendent leur tour. Il est bien évidemment interdit de filmer ou de photographier mais certains n'hésitent pas à nous réclamer une participation aux frais de crémation (qui coûte très cher) en contrepartie. A la guest, c'est l'heure du "Hare Krishna" et du "banana lassi time". Un deuxième Fred et Paul, un anglais se joignent a nous. Demain nous partagerons à sept une barque pour le lever du soleil sur le Gange. Rendez-vous fixe a 6h00. Les guest de Vishnou

Jeudi 24 Novembre: Ganja euh non Ganga ! Nous décollons plus tard que prévu mais juste a temps pour voir le soleil se lever…et nous ne sommes pas les seuls: des dizaines de barques longent elles aussi les ghats avec de nombreux touristes a leur bord. 1, 5 millions de bacteries pour 100 ml ! Ghats reserves aux femmes C'est un "spectacle" hallucinant que cette vie grouillante au bord du fleuve. On se rend vraiment compte de la puissance de la religion sur les mentalités et…de la pollution du Gange. "Aucun microbe qui se respecte ne sauraient vivre dans une eau pareille.", écrivait Mark Twain, et pourtant 1, 5 millions de bactéries cohabitent dans 100 ml d'eau (le maximum toléré au-delà duquel un bain peut être nocif est de 500!) Cela n'empêchent pas les indiens de laver leur linge avant de le mettre a sécher sur le sable et dans la poussière, de se laver (même les dents) et le pire, les enfants de plonger et les pèlerins de boire de son eau. Les buffles de leur coté n'éprouvent pas le moindre problème non plus à faire trempette. A ce propos, il est important de préciser qu'à Varanasi se trouve un des plus beaux goshalas de l'Inde, une maison de retraite pour vaches. Si l'on respecte autant les vaches en Inde c'est parce qu'elles incarnent l'ashima, l'absence de volonté de tuer et symbolisent la maternité, la charité et la pitié. Durant la crise de la vache folle, l'Inde a proposé à la France et au Royaume Uni de leur racheter les vaches destinées à l'abattage pour 12 millions d'euros!!! Cette anecdote illustre bien le culte voué a la vache. Les ablutions se font au soleil levant, les pèlerins doivent se baigner en cinq endroits différents. L'hindou religieux doit suivre ce rite chaque matin: prononcer le mantra sacré (prière), s'immerger complètement trois fois de suite, et boire une gorgée d'eau du Gange dans sa main; quand on voit ce qui flotte a la surface… Beurk! Raison de plus pour être surpris d'apercevoir les fameux dauphins du Gange, même les spécialistes s'interrogent sur le fait qu'ils n'aient pas encore totalement disparus. A plusieurs reprises nous en verrons sortir de l'eau, leur aileron et leur nez allongé bien visible. La soie est l'étoffe sacrée par excellence et Varanasi en est la capitale. Cet après-midi, Sophie visite donc les fabriques de soie du quartier musulman en compagnie de Fred le Suisse. Ce sera l'occasion de distinguer la soie "sauvage" de la "naturelle", et la "mousseline" du "brocard". Les marchands de soie sont près a tout pour faire acheter; dans la même journée, Sophie a rencontré les fournisseurs de Sonia Rikel, Pierre Cardin et Hermès, rien que ça! Varanasi est à la fois musulmane et hindoue; il n'est donc pas rare de croiser des femmes complètement voilées de noir. L'Inde est en effet le deuxième pays musulman après l'Indonésie en termes de population. La petite troupe est au complet à 15h30, la barque nous attend cette fois-ci pour assister à la Puja, la cérémonie du culte au Gange. Elle a lieu à la tombée de la nuit sur le Dasashwamedh Ghat. Plusieurs prêtres accompagnés de musiciens officient tournés vers le Gange tandis que les chants sacrés s'élèvent et que des dizaines de bougies sont déposées sur l'eau. C'est assez mystique mais ça devient barbant au bout d'une demi-heure. C'est aussi à la nuit tombée que les crémations sont les plus impressionnantes. On assiste a un triste spectacle à la descente du bateau: deux chiens collés dévalent une pente. En regardant d'un peu plus près, on s'aperçoit qu'ils sont restés "enfiles" durant le coït. On ne peut malheureusement rien faire pour eux a part leur mettre le doigt dans le dernier orifice disponible mais personne ne s'est dévoué. Pas d'inquiétude à avoir, ils s'en sont sortis tous seuls. Aucun resto proche de notre guest n'est mentionné dans les guides, on y va donc au pif, et la mauvaise pioche, même Christophe n'a pas fini ses assiettes! La soirée se termine à l'Internet café ou les pannes de courant s'enchaînent à nous arracher les cheveux; il semble que ce soit assez "courant" dans le pays!

Vendredi 25 Novembre: Yoga Ce matin, nous testons l'activité phare de Varanasi après les crémations: le yoga. Les cours ont lieu dans le petit temple sur la terrasse de notre guest de 8 à 10 heures et il faut être à jeun. Aurélien, Jihane, Aurélie ainsi qu'un autre couple participent aussi. La séance commence par un travail de respiration puis des exercices "exutoires" qui permettent sans doute de libérer les tensions. Dans notre cas ça a surtout libère un énorme fou rire collectif notamment quand on a du faire "le lion" à tour de rôle! La séance se termine par de la méditation où il est possible de ressentir une sorte d'énergie entre les mains et ça marche! Christophe était complètement absorbé dans sa bulle "magnétique". On est resté un bon moment sur la terrasse: Sophie a pris les choses en mains en testant la coupe de cheveux aux ciseaux, Christophe commençait vraiment a ressembler à un lion "grisonnant", le processus de "blanchiment" s'étant emballé depuis notre départ de France. Le résultat est plutôt satisfaisant compte tenu de l'outillage. La fin de journée fut un peu plus stressante. Pour se rendre au Ramnagar palace, la demeure du maharadjah de Varanasi, nous prenons un autorickshaw, sans doute un des plus intrépides de la ville. On se serait cru dans un jeu vidéo où il faut conduire une voiture lancée à toute berzingue qui doit éviter tout un tas d'embûches sur la route. Sauf que la c'est "pour de vrai", il faut éviter vaches, chiens, voitures, vélos, écoliers et autres piétons et c'est même pas nous qui étions aux commandes. Sophie a cru mourir à plusieurs reprises alors que Christophe s'en amusait, le chauffeur maniait son engin comme s'il faisait corps avec, virant à droite, esquivant une moto qui déboulait à gauche, frôlant les camions puis se faufilant comme Speedy Gonzales dans une circulation totalement anarchique. Le trajet a semblé durer des heures pour Sophie qui hurlait a chaque fois qu'on s'approchait un peu trop vite ou un peu trop près des "embûches", un enfer! Sans oublier qu'au passage on se prend de la poussière plein les yeux et le nez. Il lui a fallu un peu de temps pour s'en remettre. Christophe, quant à lui, a apprécié la ballade et l'agilité de notre chauffeur.

Samedi 26 Novembre: "bouge de la" (Mc Solar) Nous partons ce soir en train de nuit pour Satna. Nous nous balladons une dernière fois sur les ghât pour observer son animation de plus près. De grands parasols abritent toutes sortes de petits métiers: masseurs, vendeurs de fleurs, barbiers et astrologues qui veulent a tous prix nous lire les lignes de la main. On voit aussi des "gourous" autour desquels sont rassemblés de nombreux fidèles qui les écoutent interpréter les textes sacrés pendant des heures ou répéter leurs chants. Un peu plus loin, un homme fait du yoga; il se cambre en arrière puis se contorsionne pour finir debout sur un pied comme Shiva le fit une longue période de sa vie. Nous avons également croisé un sâdhu, le plus célèbre de la ville, celui qu'on aperçoit lorsque l'on est dans la barque, celui qui est assis sous son arbre, celui qui arbore un crâne humain plante sur un pieu et qui s'extasie sur les Nike de Sophie "super tes chaussures…". Un phénomène le gars, peut-être un peu trop mégalomane pour un ascète! Départ pour la gare vers 22h00, la mauvaise heure. Nous revivons la même expérience en rickshaw que la veille version night background: il fait nuit noire, les vaches n'ont pas de feux stop, des piétons traversent a l'improviste et le chauffeur hésite entre conduite a droite ou conduite a gauche. Notre train prévu pour 23h30 n'arrivera en gare qu'a 1h15! Sophie a réussi l'exploit de s'endormir assise sur son sac a dos, la tête posée sur ses genoux alors qu'il n'y a pas si longtemps elle avait du mal a trouver le sommeil ailleurs que dans sa chambre. A l'arrivée du train, la première image qui nous est venue a l'esprit, aussi déplacée soit-elle, est celle de ces wagons de déportes pendant la Deuxième guerre mondiale. Les fenêtres sont flanquées de barreaux ou plusieurs têtes se collent et les wagons bondées, de véritables bétaillères. Monter dans le train relève du défi, mais avec l'aide de deux autres touristes, un français et un brésilien, nous nous entassons dans le wagon 4. L'étape suivante consiste a atteindre nos couchettes en enjambant des familles entières assises ou allongées par terre au milieu de valises et sacs en tous genres, en bousculant a droite a gauche voir en forçant le passage, nos sac a dos ne nous permettant pas de jouer en finesse. Bien évidemment nos couchettes comme toutes les autres sont occupées. Nous présentons nos billets "pour faire valoir ce que de droit". Ces messieurs nous expliquent alors qu'il y a eu erreur sur la numérotation du train et que nous nous trouvons dans le wagon 5. Info ou intox, nous n'avons pas d'autres options que de les croire puisque, hormis le chauffeur, aucun contrôleur ou employé des chemins de fer ne s'aventurent dans cette jungle. Nous voici tous les quatre a nouveau sur le quai quand tout a coup le train se met à bouger sans préavis. Ni une ni deux nous sautons dans le wagon le plus proche, le numéro 6. Grrrrr… Serres de tous cotes et A multiplier par 10 !!dépasses par la situation, nous nous résignons a passer les prochaines 8 heures debout agglutines a nos sacs. Pour 10 places assises 30 personnes sont entassées la. Le brésilien est plus combatif et nous motive à retraverser les deux wagons. L'expédition prendra une demi heure, au prix de quelques attouchements à l' encontre de Sophie. Mais voici qu'au milieu de ce bordel, nous devinons nos numéros de couchettes. Yiipaaaa! Nous sommes quatre et au final nous arrivons à nous imposer. Nos deux compagnons, habitues des trains indiens, nous expliquent que c'est bien la première fois qu'ils voyagent dans de telles conditions. Pour notre première expérience ferroviaire ici, nous voila baptises! On ne fermera pas beaucoup l'oeil cette nuit la, dévisages par tous et adosses sur nos gros sacs a dos cadenasses. La nuit s'annonce looonnnnnngue.

Dimanche 27 Novembre: Le parc de Bandhavgarh L'absence de toute indication, visuelle dans les gares ou orales dans le train, ne nous ayant pas permis d'anticiper notre descente, c'est à 06h00 du matin dans la précipitation que nous saisissons notre barda pour quitter la bétaillère. Belle erreur de débutant de Christophe qui, pour éviter les mains baladeuses de la veille, garde un oeil sur Sophie et se fait ainsi distancer (quelques mètres) par le précédent pour sortir. Aussitôt une dizaine d'indiens s'engouffrent dans l'espace libre, nous voila bloqués et le train qui va repartir d'une minute à l'autre. Une seule solution, chercher l'intervalle et percer. Râfuts a droite a gauche, coups d'épaules et nous atteignons la sortie plus surpris nous même par notre bourrinage que les locaux accoutumés au fait. Faute de bus pour se rendre au parc de Bandhavgarh, nous louons un taxi. La route est asphaltée en partie, l'autre est en cours d'asphaltage ce qui signifie cahoteuse. Les ouvriers qui transportent des paniers de gravier sur leur tête sont des femmes et on se demande finalement quels types de travaux sont réserves aux hommes… Le trajet de quatre heures est pénible et il est impossible de dormir pour récupérer le manque de sommeil de la nuit dernière, ni même de lire au risque de faire une grosse gerboulade. Arrivés au parc, il nous reste a choisir un hôtel et c'est le moins cher qui a gagne. Le confort est proportionnel et on se contentera de l'eau ferreuse froide et des draps poussiéreux. Le personnel, par contre, est charmant et fera tout pour nous satisfaire: nous apporter des thés au lait au lieu du café commande ou une bougie de gâteau d'anniversaire pour nous éclairer lors des fréquentes coupures d'électricité! Nos voisins de chambrée est un surprenant couple anglo-écossais avec qui nous décidons d'oublier nos rancoeurs olympiques pour partager une jeep le lendemain.

Lundi 28 Novembre: Mon cher Khan, … Nous partons à l'aube afin de mettre toutes les chances de notre coté pour dénicher le fameux Shere Khan, le tigre du Livre de la jungle, ça vous dit quelque chose? Kipling, qui passa sa jeunesse en Inde, se serait inspiré de cette région pour créer le décor de son célèbre roman. Nous avons le décor, il ne nous reste plus qu'à retrouver les personnages. Christophe s'est mis bille en tête de voir un tigre, ça le titille depuis le parc de Chitwan au Népal. Une soixantaine de spécimens vivent dans ce parc, la plus grande concentration d'Inde. Dans la famille Walt Disney, nous piochons d'abord Bambi et nous réussissons à former toute la famille, ensuite des langurs ces sympathiques singes blancs à la longue queue et des macaques puis un chacal, un groupe de perroquets, des paons, des poules sauvages, des vautours, des sangliers et des sambars mais… pas de tigre. On garde bon espoir puisqu'on y retourne en fin d'après-midi après la sieste. On est venus, on l'a pas vu on est repartis la queue entre les jambes! Même si le parc est vraiment beau et la faune très dense, Christophe est tellement déçu qu'il somatise et nous refait une tourista, la quatrième. Pourtant on y a cru. A plusieurs reprises on s'est arrêté, l'oreille alerte au moindre bruit (cris d'alarme des animaux indiquant la présence d'un tigre en chasse) et l'oeil attentif scrutant les fourrés. Des empreintes nous ont aussi mis sur la voie (mais pas la bonne). Que se passe-t-il? Notre bonne étoile nous aurait-elle abandonnés? Nous décidons de forcer la chance le lendemain en faisant un tour d'éléphant, il y a 90% de chance d'en voir un.

Mardi 29 Novembre: Miaou On se lève a nouveau à 5h30 pour être les premiers sur la liste puis parcourons a nouveau le parc pleins d'espoir. Nous croisons des jeeps qui ont aperçu un tigre et nous toujours rien, la poisse! Ca fait partie du jeu (sinon autant aller au zoo) mais on persiste. Notre dernier espoir: l'éléphant. Les guides du parc sont très organisés: à dos de pachyderme ils repèrent un tigre puis avertissent les autres par talkie-walkie afin qu'ils apprêtent un éléphant pour les touristes. C'est un service qui se paie cher mais maintenant qu'on est là tant pis pour le supplément, on fonce. Bon d'accord c'est pas très glorieux mais on se retrouve à cinq mètres d'un fauve au repos, peu dérangé apparemment par les allers-retours incessants des éléphants. C'est à peine s'il lève la tête à notre arrivée mais nous verrons tout de même Grosminetson magnifique regard couleur ocre. Difficile d'imaginer que ce gros matou tranquille est surnommé le Mangeur d'hommes. Nous repartons émerveillés d'avoir approché de près ce magnifique animal en voie de disparition (ne l'oublions pas). En tous cas, ces quelques minutes justifiaient à elles seules le déplacement. Après-midi lecture à la cool dans un hôtel classe. Il nous a suffi de commander un jus d'orange et un coca sans bulle (tourista oblige) pour profiter seuls de l'agréable jardin (les touristes ne se bousculent pas). Nous étions absorbés par notre livre lorsqu'un singe d'un mètre (queue d'un mètre non comprise) nous a surpris en bondissant sur notre terrasse à deux mètres de nous. Apres avoir constaté notre présence, autant surpris que nous, il est reparti en sautant sur le toit. Décidemment l'Inde est un pays magique.

Mercredi 30 Novembre: De que color es tu pelo? Nous avons fait la rencontre de deux espagnols de Gérone, Fiona et Michael qui comme nous voulaient se rendre a Khajuraho. Nous partageons donc le taxi, ce qui nous donne l'occasion de pratiquer un peu notre espagnol pendant les sept heures de route. Ils sont très sympa et les sujets abordés seront divers et variés. Michael, catalan jusqu'au bout des ongles reste pourtant partisan d'une construction européenne (à condition que ceux qui décident de s'installer dans la patrie de Dali se mettent au catalan, y tiene razon). Quant a Fiona, elle collectionne les crânes d'animaux qu'elle trouve dans la nature (ou qu'on lui offre), ce qui ne l'empêche pas d'être contre la tauromachie). Christophe sera très fier de leur chantonner l'Estaca en catalan (" l'avi sise tem parlaba, de bon mati al portal …") Nous les quittons à leur hôtel, notre budget ne nous permettant pas de les suivre. Nous trouvons un hôtel simple mais propre avec eau chaude, après 3 jours de douche au baquet c'est du luxe pour 2 euros la nuit! Equipe franco-catalane

Jeudi 1er Decembre: Kama-sutra a Khajuraho Le site archéologique, constitué de temples datant du IX au XIIe siècle, est célèbre pour ses sculptures érotiques. Nous passons donc une bonne partie de la journée à rechercher avec la curiosité de l'adolescent pour le film porno du samedi soir les scènes coquines qui se dissimulent au milieu d'autres représentations de la vie de l'époque (guerre, rois, reines, divinités, etc…). Les scientifiques n'ont toujours pas élucidé les significations de telles représentations, mais la culture tantrique donnent quelques informations : les scènes d'amour incarnent l'oubli de soi-même et l'abolition du temps, ce qui représente le meilleur moyen de méditer! Mouais, à cette explication cosmique d'autres préféreront une autre plutôt orgasmique! Etant donné que c'est le spot le plus " excitant " euh…important de la ville, il n'est pas étonnant d'y rencontrer nos catalans Michael et Fiona. L'après-midi se passera au lit pour Christophe et Tourista, sa nouvelle copine tandis que Sophie flânera dans les boutiques de patchwork. Nous avons droit à la coupure d'électricité habituelle au moment du dîner et nous choisissons le seul resto éclairé, celui qui a un générateur (l'intensité de l'ampoule étant inversement proportionnelle au bruit du moteur!!!). Le problème c'est que dans la rue, il fait noir noir, raison pour laquelle Christophe n'a pu éviter la bouse bien fraîche qui se trouvait sur son chemin (si vous venez Cosmique ou orgasmique ?un jour en Inde, ne sortez jamais sans votre lampe de poche, ). En tout cas, c'est tout de même moins dangereux que les bouches d'égoût ouvertes à Ulan Bator. Aparté de Christophe : " Marre de jouer les Donald ! A quand le tour de Sophie ? "

Vendredi 2 Décembre: Un chien dans un jeu de quille Christophe s'est réveillé brutalement en pleine nuit à cause d'un cauchemar où une bestiole se promenait sur son bras sauf que ce n'était pas un rêve et qu'il y avait bel et bien une grosse souris sur son bras! La pauvre a fait un vol plané a travers la chambre. Nous terminons la visite du site par celui du vieux village ou se trouvent quelques temples jains. Cette fois pas question d'espérer y voir des sculptures érotiques, les Jains les ont fait "sauter" pour y mettre les leurs beaucoup plus puribondes! Le bus pour Jhansi part a 16h et arrive a 21h, on a oublié que c'est la période la plus dangereuse pour circuler, surtout lorsque la "highway" n'a qu'une voie, que les vélos n'ont pas de phare, et les buffles non plus! Pas glop de voir un véhicule de plusieurs tonnes nous fonçant droit dessus sur la même voie, bus et camion klaxonnant dans une sorte de ballet d'intimidation. C'est à celui qui craquera le premier et qui s'écartera sur le bas-côté pour laisser la route a l'autre...La hiérarchie est souvent respectée: le piéton s'écarte systématiquement puis le vélo, la voiture, la jeep, le bus et le camion au sommet de la pyramide. Seule exception, la vache, qui têtue comme une mule, campe parfois sur le bitume et oblige les chauffards à ralentir ou s'arrêter. Les chiens, par contre ne sont pas sacrés, bien au contraire, ils souffrent d'une mauvaise image (pour les hindous ils sont la réincarnation des voleurs) et s'ils ne s'écartent pas rapidement, se retrouvent a l'état de chapati. Nous arrivons à Jhansi, une ville sans touristes puisqu'il n'y a rien à y voir ou à y faire. Pas facile donc de trouver un hôtel. D'abord trop cher puis ensuite interdit aux étrangers, nous avons finalement choisi l'hôtel le plus bruyant du quartier, avec vue plongeante sur une salle des fêtes en plein air où a lieu un mariage (tant pis, on est crevés et de toute façon on a des boules Quies!). Devant l'insistance du père de la mariée, nous n'avons pu refuser son invitation et puis les murs de notre hôtel étant épais comme du papier à cigarette autant avoir l'image et le son. On se retrouve dans une soirée ou plusieurs centaines de personnes ont été conviées. Il est malgré tout impossible de passer inaperçus et nous sommes accueillis telles des stars. Comme Johnny au Parc des Princes nous sommes dépassés par les évènements et entourés d'une foule de curieux nous assommant de questions, nous serrant la main et nous prenant en photos. Christophe aura même le privilège de se faire invité à danser par des hommes qui n'hésitent pas à le tenir longuement par la main. On a beau savoir que c'est une démonstration d'amitié courante ici, ça fait bizarre! Même endimanchés, les indiens ont un look très rétro : jean moulant en haut, pat'd'eph en bas, veste en sky sur laquelle sont rabattus des cols dits " pelle à tarte " ou encore smoking au veston croisé et boutons dorés. Question coiffure, la mode est à la frange longue gominée sur le côté et la raie au milieu. Les mariés sont installés sur une sorte de trône ou les invités défilent pour leur donner la bénédiction et être photographiés en leur compagnie. A notre tour donc d'être sous les projecteurs Le plus beau jour de ma vie !pendant qu'on pose notre main sur la tête des "heureux" mariés (qui n'ont d'ailleurs pas du tout l'air de l'être, n'oublions pas qu'ici les mariages sont pour la plupart du temps arrangés). Nous sommes très gênés avec cette sensation de leur voler la vedette. Discrètement le père nous demande si l'on veut boire un whisky. Bourde de Sophie qui a oublié qu'en Inde on ne boit pas d'alcool en place publique, même dans un mariage. Trop tard pour faire marche arrière, il n'attendait que ça pour " s'en jeter un ". Le voici avec sa bouteille dans un sac près à monter dans notre chambre pour faire "ça" à l'abri des regards. Le tonnelier de l'hôtel n'est pas dupe et refuse catégoriquement que nous allions dans notre chambre en sa compagnie; il devient limite agressif et nous interdit tout bonnement de retourner à la fête comme des enfants qu'on punit. On s'en fout, nous on fait qu'est-ce qu'on veut et si on veut aller au mariage on y va, non mais!? Ce serait contre toutes les lois de l'hospitalité que de refuser une telle invitation. Donc, fi de ses menaces nous nous y rendons et profitons du buffet gargantuesque. La soirée touchant à sa fin, nous ne tarderons pas à aller nous coucher dans notre hôtel minable (ou nous serons réveillés à 4h par le générateur).

Samedi 3 Décembre: Orchha On décide d'aller directement à Orchha sans passer par les cases Datia et Sonagiri, c'est trop galère pour s'y rendre. C'est en recherchant une guest que nous sommes tombés une fois de plus sur les catalans installés dans celle d'en face. Orchha, surnommée "le joyau du Madhya Pradesh" est une petite bourgade médiévale au milieu de la campagne sur les bords de la rivière Betwa. De nombreux palais, temples et mausolées en pierre témoignent de la puissance de cette minuscule cité jadis capitale au XVIIe siècle. Nous grimpons au quatrième étage du Chaturbhuj temple d'ou l'on peut observer les nombreux vautours et perroquets verts qui ont élu domicile sur les hauteurs de tous les édifices. Cela nous offre aussi un très beau panorama sur le village, la rivière et tous les autres palais qui nous attendent demain. Orchha

Dimanche 4 Décembre: Leçon de français C'est en visitant les mausolées le long de la rivière que nous croisons une fois encore Fiona et Michael. Nous les suivons pour une ballade à travers champs qui nous mène au Laksmi Narayan temple. Après quoi un bon déjeuner où le temps de préparation fut fidèle à ses 60 minutes habituelles; désormais nous passons commande puis profitons de l'attente pour aller dans un Internet café ou faire de "l'administratif" style réservation (même en vacances on ne perd pas de temps). Cette fois nous leur disons adieu puisqu'ils retournent a Delhi. Adios amigos... L'après-midi nous visitons le Raja Mahal et le Jahangir Mahal, les deux palais les plus célèbres. Massifs et imposants nous imaginons quelle splendeur cela devait être lorsqu'ils étaient encore recouverts de faïence turquoise et émeraude. Sur la place du marché où de nombreux stands à touristes sont installés, un jeune nous demande quelques tuyaux en " franchis " pour être plus "compétitif". Nous lui faisons cadeau de La phrase, celle qui fera la différence, celle qui a déjà fait le tour de Birmanie: "c'est joli, c'est pas cher, c'est local", et là, le cours de franchis se transforme rapidement en cours collectif... A vendre

Lundi 5 Décembre: Une journée a l'Orchha Resort Comme hier matin, nous prenons le petit dej' sur la terrasse de notre guest. La ville s'éveille en même temps que les singes en face de nous sur le toit voisin. Les petits s'accrochent sous leur mère, tètent et jouent entre eux, les mâles essaient de faire la loi et les plus malins descendent sur notre terrasse pour boire dans la réserve d'eau de l'hôtel. Les tenanciers les chassent tout en s'en amusant mais des qu'ils ont le dos tourné, les singes en profitent pour refaire un petit tour dans la barrique, c'est un vrai spectacle comique ; Sophie pourrait rester des heures à les regarder. On réussit enfin à contacter l'indien que nous avions croisé a Katmandou. Il nous attend a l'Orchha resort, l'hôtel le plus luxueux du coin. Il est ici chez lui puisqu'il appartient à son meilleur ami et nous sommes ses invités. Bien que le complexe soit descendu en flèche par "Le Routard" compte tenu de son non-respect de l'environnement (il se trouve au pied des cénotaphes royaux), la piscine, le buffet et la chambre aux frais de la princesse ont eu raison de notre bonne conscience. Le soir nous dînons en compagnie de ses amis: un cinéaste de Bollywood appartenant a la caste des " guerriers ", et un brahmane journaliste a l'Indian Today. Nous apprendrons ce soir que le système des castes est en voie de disparition. Ils nous expliquent qu'aujourd'hui en Inde, on peut être au plus bas de l'échelle comme ces hors-classes appelés " intouchables " qui exercent des métiers " impurs " (abattage des animaux, travail en rapport avec la mort d'une manière générale) et faire fortune, ou appartenir à la plus haute des castes, celle des " brahmanes ", prêtres a l'origine vivant selon des règles strictes (interdiction de V.I.P.manger de la nourriture préparée par quelqu'un issu d'une autre classe et de boire de l'alcool) et crever de faim. De la même façon, il existe maintenant des mariages " mixtes " c'est-à-dire entre classes différentes. La réussite sociale semble en effet avoir pris le dessus sur les traditions (mais est-ce vraiment un mal ?) et l'argent a tout pouvoir même celui de se permettre de boire de l'alcool quand on est brahmane. D'ailleurs ça y va le whisky et la vodka. Cela nous arrange, on se tape à deux la bouteille de Saint-Estèphe que Marc nous a laissée. Ils ont "l'occidentale way of life", en Inde ils appartiennent à la " haute ". Il faut cependant relativiser car leur regard sur la société indienne semble en décalage par rapport aux réalités de l'Inde profonde. Les échanges que nous avons eus antérieurement nous ont montré le contraire. Même si l'accord des jeunes gens concernés est pris en compte, dans la majorité des cas les mariages sont toujours arrangés a l'intérieur d'une même caste. Nous terminons la soirée avec Rajdan à qui nous faisons une petite démonstration de salsa. Il nous parlera un peu de sa vie personnelle, de son divorce et de sa maîtresse rencontrée à Katmandou. Puis, contre toute attente, il sera fier de nous montrer un film porno sur son ordinateur portable! A ce propos, la sexualité est un sujet tabou en Inde (pourtant c'est bien eux le Kama-Sutra !). Les jeunes qui peuvent avoir accès a Internet découvrent le sexe par ce moyen et certains plus indiscrets que d'autres n'hésitent pas a nous questionner sur le sujet (dans ce domaine, les occidentaux représentent la liberté).

Mardi 6 Décembre: D'Orchha à Agra en passant par Gwalior Le petit dej' du palace est décevant, même pas un jus de fruit frais et le café est imbuvable. Moralité: quand on va dans une guest pour routards, on paie pas cher mais on sait pourquoi! Nous remercions Rajdan qui veut nous rejoindre à Goa pour le nouvel an. Un des chauffeurs de l'hôtel nous dépose à la gare de Jhansi. Nous passons tout le trajet à discuter avec des indiens très curieux de nous et de notre avis sur leur pays : " Que pensez-vous de l'Inde ? " vient souvent après " Where do you come from? ". Une heure et demi plus tard nous descendons a Gwalior pour quelques heures, le temps de visiter la citadelle, "une de ces citadelles de Titans comme on en construisait dans ces pays aux ages héroïques", écrivait Pierre Loti.

Sur la route qui nous mène sur les hauteurs de la ville, nous croisons les engins les plus étranges qu'il nous ait été donné de voir depuis le début de notre voyage, des véhicules noirs pétaradants à trois roues, croisement d'une voitures des années 30 avec un tuk-tuk! Ses façades ont conservé des vestiges de faïences, en email bleu, verte et or de ce qui dut être une éblouissante frise représentant canards, paons, éléphants, crocodiles, etc... Quelques mots sur les normes de sécurité en Inde: il n'y en a pas! Ce n'est pas la première fois que l'on constate cet état de fait en Inde, mais la sécurité n'est pas la priorité numéro un du pays: en longeant la muraille, nous remarquons que certains créneaux sont effondrés ce qui nous laisse au bord d'un précipice a 90 degrés sans aucune barrière de protection; un pied qui butte sur une dalle qui dépasse et hop le saut de l'ange...Pareille sur les routes ; les fils barbelés qui la bordent achèveront à coup sûr tous les motards ou cyclistes qui auront la malchance de se faire projeter sur le bas-côté ! Bon, c'est pas tout mais ce soir on a rencard. Nicolas qui vient de passer deux semaines en Inde avec sa guitare sur le dos rentre en France demain et nous nous sommes donnés rendez-vous ce soir à Agra. Nous l'apercevons venant en sens inverse en rickshaw. On a du mal à se croiser en France mais on arrive à se donner rendez-vous a Agra, c'est fort !

Mercredi 7 Décembre: "Cette larme sur la joue du temps" (Rabindranath Tagore, poète) Nico ne disposant que de deux semaines pour visiter le Rajasthan s'est offert le luxe de louer une voiture avec chauffeur, luxe dont nous profiterons ce matin. Direction le Fort Rouge. Cette très belle forteresse qui donne un avant-goût du Taj Mahal avec ses bâtiments en marbre, abritait un harem de 5000 femmes (un paradis sur Terre pour la gente masculine), mais servit aussi de prison a l'empereur Shah Jahan qui fut emprisonné par Aurangzeb, son propre fils. De sa cage dorée il put contempler à loisir le tombeau de sa femme tant aimée, le Taj Mahal ou il l'a rejointe. Nous quittons Nico à la sortie comme on se quitte après une soirée en regrettant que ce ne fut pas plus long. Rendez-vous a Mexico, on s'fait une bouffe? Cliché Pose Ca y est, nous y voilà, c'est le symbole de cet immense pays et il est là à portée de main: le Taj Mahal. Caché jusqu'au dernier moment derrière une immense porte qu'il nous faut franchir avant de le découvrir brusquement. Et c'est le but, créer un choc, l'apercevoir d'un bloc dans sa majesté au bout d'une allée bordée d'arbres et son double se reflétant dans les bassins à ses pieds. On peut dire que l'architecte a réussi son coup. Commande pour recevoir le corps de sa femme, ce magnifique tombeau de marbre blanc est aussi le symbole de l'amour. Pour qu'il soit à la hauteur de son amour perdu, il dut faire assassiner l'épouse de l'architecte afin que l'oeuvre de ce dernier soit aussi belle que sa douleur intense. La deuxième attraction de cet endroit fabuleux est la pose photo. Ca n'en finit pas de se bousculer la queue pour figurer au bon endroit devant le Taj et c'est assez drôle à observer (même si nous en avons fait partie).

Jeudi 8 Décembre: Fathepur Sikri Nous prenons le bus pour Fathepur Sikri, une bourgade située a 40 Km d'Agra. Christophe n'a toujours pas integré la façon qu'ont les indiens (comme les népalais) de dire "oui" par un hochement de tête sur le côté (qui pour nous s'apparente à un "oui-non"), et c'est très drôle de l'entendre poser trois fois la même question au chauffeur qui répond toujours de cette manière (ça pourrait durer longtemps...). L'empereur Akbar, connu pour sa politique de tolérance qui permit de faire cohabiter hindous et musulmans, est à l'origine de l'art Moghol en Inde. Nous visitons la citadelle où il installa sa cour. Ses magnifiques palais de grès rouge ont résisté à l'usure du temps; l'Unesco envisage de lui conférer le statut de Patrimoine Mondial. Un peu plus en contrebas se trouve le caravansérail puis nous poussons jusqu'au vieux village à quelques minutes de marche. Nous sommes accueillis par une colonie de gamins qui nous indiquent le chemin tout en nous réclamant roupies, chocolat et school pen. Au passage de Christophe, les femmes se voilent le visage, ce qui n'était encore jamais arrivé. Nous traversons une ville où des enfants crasseux jouent au milieu des ordures, et où les rues sont remplacées par des caniveaux ou pourrissent toutes sortes de détritus. Les enfants s'amusent de peu de choses : faire rouler un pneu avec une baguette, tirer sur les singes avec des lance-pierres ou ramasser de la bouse avec les mains pour en faire des galettes (qui serviront une fois séchées a alimenter le feu). Ici comme partout en Inde, les animaux vivent au plus près des hommes. Chiens, vaches, cochons, singes et humains cohabitent le plus naturellement du monde. Le hasard nous amène à une superbe devanture en dentelle de pierre ignorée des guides touristiques et pourtant la plus belle que nous ayons vue jusqu'à présent. Les gamins ne nous lâchent pas d'une semelle et ils nous accompagneront jusqu'à la sortie du village. Nous terminons la visite du site par la mosquée et sa Porte Sublime, " sublime " dans le coucher du soleil. A ses pieds, un camion citerne a attiré les habitants du voisinage venus se ravitailler en eau, ça gesticule à tout va. Pour certains, l'eau du robinet est un luxe inabordable et l'absence de puits rend le camion-citerne indispensable.

Vendredi 9 Décembre: La réserve d'oiseaux de Bharatpur Sur la route qui nous mène au parc de Keoladeo, de nombreux montreurs d'ours qui font lever leurs balibars attendent que les touristes s'arrêtent pour prendre quelques clichés et donner la pièce. Bien que cette tradition existe depuis longtemps dans le coin, les animaux subissent de mauvais traitements. Nous nous passerons de la photo à sensation espérant être de plus en plus nombreux à ne pas cautionner cette activité. La réserve d'oiseaux fut jadis le terrain de chasse du maharadjah. De grosses colonies d'oiseaux représentant des centaines d'espèces et en font aujourd'hui une des toutes premières réserves au monde, un paradis sauvage. Nous le parcourons à vélo avec les services d'un guide. Arbres et étangs sont couverts de milliers d'oiseaux peu craintifs et d'une variété immense: hérons, aigrettes, marabouts, ibis, martin-pêcheur, hibou, rapaces et échassiers en tous genres se partagent le ciel et les branches. Bien que les marabouts soient particulièrement bruyants, nous apprécions le calme et la nature reposante de ce parc. Ni jeep ni barrière ; nous sommes au coeur d'un lieu enchanteur. Contre toute attente, il est aussi réputé pour ses pythons. Nous nous aventurons donc à pieds à la recherche de ces reptiles en suivant de près notre guide. Il a repéré des traces et, connaissant bien le parc, nous mène directement à leur nid. La bestiole se repose au soleil, elle est énorme et ne semble pas dérangée par notre présence, on pourrait la toucher sans difficulté (faut juste oser le faire!). C'est ce qu'a fait notre guide lorsqu'elle s'est mise à onduler sur le sable pour rentrer dans son trou. Il lui a choppé la queue avant qu'elle ne s'engouffre a l'intérieur. Impressionnant. Sur ce, il nous à amèné à un autre repère ou cette fois, quatre spécimens tout aussi gros paressaient tranquillement. Même pas peur! Christophe était comme un fou, il en voulait encore et s'est mis en tête de les dénicher tout seul. Il est revenu bredouille. Kssss...

Samedi 10 Décembre: Delhi Levés aux aurores pour se rendre a Delhi, d'abord le bus jusqu'a Agra puis le train. Nous n'avons pas réservé de place et prenons le premier train qui se présente dans le wagon réservé aux placements libres. Ils ont du vendre plus de billets qu'il n'y a de place, c'est encore pire que la première fois, impossible de circuler au milieu des bagages et des voyageurs. On ne va pas pouvoir passer cinq heures dans ces conditions, on monte dans le premier wagon voisin et tant pis pour l'amende! On était confortablement installés dans une couchette première classe à l'abri des regards cachés derrière un rideau lorsque le contrôleur est arrivé. On se met d'accord sur le prix d'un bakchich inférieur au montant du billet. " Honnête ", il est revenu nous rendre de l'argent jugeant qu'il nous avait trop ponctionnés. Des dizaines de tuk-tuk et de rabatteurs d'hôtels n'attendent que nous à la sortie de la gare. Ils annoncent des prix exorbitants pour nous déposer à l'Anoop guesthouse. Nous sommes déjà avertis de leurs pratiques et précisons bien que s'ils cherchent à nous déposer ailleurs (ou ils touchent un bakchich), nous ne paierons pas. Ok, ok, no problem répondit-il sauf qu'en route le prix de la course se met à grimper. Grosse colère de Christophe qui le stoppe net au milieu de la route. Résultat, on ira a pied a l'hôtel! (C'est bon pour les fessiers.) Nous sommes dans Main bazaar, le quartier touristique de Delhi, tout ce qu'il nous faut pour préparer la suite de notre voyage: trouver les vols pour Goa et les Maldives, réserver les billets de train pour aller aux sources du Gange et s'occuper de la visite du Rajasthan. Difficile de dénicher un billet pour se rendre a Goa pour le nouvel an, on abandonne l'idée, on le passera a Bombay. Quand au Rajasthan, étant donné qu'Olivier n'est là que pour 15 jours, on gagnera du temps à louer une voiture avec chauffeur, nous prendrons Praveem, celui qui a trimbalé Nico.

Dimanche 11 Décembre: Olivier est arrivé hé hé, sans s'presser hé hé. La petite ballade au Central market où nous achetons quelques petites bricoles bon marché sera notre seule sortie de Main bazar de la journée. Il nous reste encore des démarches à faire et, à vrai dire, on est un peu fatigués des visites; on se réserve pour le Rajasthan ou le rythme sera soutenu. C'est ce soir qu'Olivier doit arriver; voyageant en Gp, rien n'est moins sûr surtout qu'il semble y avoir quelques problèmes à l'embarquement. C'est plutôt embêtant car on a reservé les billets pour demain. Il arrivera finalement avec trois heures de retard, ouf! Noël avant l'heure

Lundi 12 Décembre: Le ton est donné Pendant que Christophe finalise les réservations de billets, Sophie fait découvrir le quartier de Pahar Ganj à Olivier, c'est-à-dire les magasins. Contrairement à la veille où son arrivée tardive lui avait montré des rues sombres et désertes mis a part quelques vaches endormies, l'animation de la rue et les couleurs du jour lui éclatent à la figure. 15h25, nous sautons dans le train pour Haridwar. On trouve de tout sur les quais de gare : gargotes vendant des plats dans des feuilles (ça c'est écolo), vendeurs ambulants de thé et même vendeurs de jouets. Cinq heures plus tard nous arrivons de nuit et compte tenu de la galère à trouver un bus se rendant a Rishikesh, nous négocions un auto rickshaw pour couvrir les 25 km. Nous sommes plus au nord et il caille, le trajet nous paraît très long emmitouflés dans nos polaires (Olivier regrette déjà d´être venu en vêtements légers sur les recommandations de Christophe). La musique " zen " diffusée a l'entrée de la guest, les affiches proposant cours de yoga ou de méditation et les massages ayurvédiques à tous les coins de rue donnent le ton de la ville, capitale mondiale des sciences méditatives rendue célèbre par les Beatles venus y pratiquer la méditation transcendantale. Strawberry fields forever…

Mardi 13 Décembre: " Öm " Pas le temps de se lancer dans un stage de méditation transcendantale, nous préférons découvrir la campagne environnante en grimpant la colline voisine surplombée du Kandavpuhri temple. Nous sommes invites à prendre le thé dans une ferme où le patriarche de la famille passe une bonne partie de son temps assis sur la terrasse aux côtés de sa carabine. Intrigués de le voir ainsi, nous apprenons que son arme est purement défensive, les animaux sauvages rôderaient dans les parages. Papi, que nous avons surnommé " le chasseur de lion " en aurait déjà aperçus plusieurs rôdant près des cultures, mais les derniers spécimens vivant dans le Gujarat, cela remonte sans doute à Mathusalem. Avant d'arriver au sommet, nous traversons un village. Les enfants qui jouent dans la cour de l'école ont des jeux plutôt déconcertants : ils se tiennent la main par deux en faisant la courte échelle à un troisième qui a sa jambe au-dessus, ce dernier se retrouve a cloche pieds et s'agrippe aux autres puis ils tournent autour d'un pieu. Le but du jeu : aucune idée mais nous profitons de leur curiosité a notre égard pour les imiter et provoquer un fou rire général. Qu´est-ce que c´est bon une pleine volée de rires d´enfants … La classe se passe a l'extérieur sur des nattes sauf l'enseignante qui est assise sur une chaise face à une douzaine d´élèves. Öm Kandhavpuhri dont le suffixe est a l´image du temple n´a qu´un un intérêt limité si ce n'est la vue qu'il offre sur les sommets himalayens qu'Olivier attendait avec impatience. De toute façon l´intérêt d'une ballade ne réside pas dans la destination en soi mais dans le chemin pour y parvenir. " Tout dépend du degré de la pente " rajoute Sophie en sueur… Nous rentrons en bus. Les lacets sont serrés, le précipice abrupt et la route étroite. Ajoutez à cela une conduite sportive et vous aurez une Sophie terrorisée prête a laisser sa signature sur les flancs du car déjà flanqué de moult dégoulinures séchées. Elle n'avait pas besoin de ça, une tourista la travaille depuis ce matin. Nous terminons sur les ghats de Triveni pour le coucher du soleil. Comme à Varanasi, les fidèles déposent leurs offrandes de fleurs et de lumières sur l'eau emportées par le courant. Nous ne sommes pas loin des sources du Gange et il est difficile d'imaginer que cette eau presque claire va devenir quelques 800 Km plus loin cette culture de microbes. Nous assistons ensuite à la Puja, la cérémonie qui se tient tous les jours au crépuscule sur les bords du fleuve. De retour a la guest, on découvre les autres clients de l'endroit : marchant pour la plupart sur les traces des Beatles, ils ne sont pas habillés de blousons chauds comme nous mais à la mode indienne, c'est-à-dire enroulés dans une couverture. Certains poussent l'originalité jusqu'a se raser la tête ou juste la moitié de la tête ! Bref un mélange du " Nom de la rose " pour les vêtements et de " Tigre et dragon " pour la coupe. Peut-être faut-il passer par là pour ouvrir ses chakras et se concentrer sur ses capacités spirituelles intrinsèques. Sauf qu´à part certains touristes, nous n´avons vu aucun indien accoutré de cette façon. Pour rester dans le domaine de la mode, nous faisons nos excuses à tous les allemands venus passer leurs vacances sur la côte et victimes de nos moqueries sur leur look dit de " l'allemand en short-chaussettes-sandalettes ". Ils étaient pourtant précurseurs dans leur domaine mais nous français ne réaliseront ça que plus tard. Il faut voyager pour que ça vous saute a l'oeil ! Une vilaine ampoule causée la veille oblige Oliv à porter ses tongues, avec une bonne paire de chaussette pour le froid. Quant à Christophe, tel un vieux couple se laissant aller, le voyage l'éloigne de plus en plus des efforts vestimentaires, à moins que ce ne soit le côté pratique, toujours est-il qu'il a rejoint la tendance en Mongolie et au Népal notamment. Rendons donc ses lettres de noblesse à cette mode germanique injustement décriée.

Mercredi 14 Décembre: La cour des miracles Au lever, les mêmes qu'hier, cette fois vêtus d'une sorte de kimono, sont agenouillés et font des exercices pratiques face au soleil levant, à moins que ce ne soit des prières. Sophie qui nous a fait une poussée de fièvre pendant la nuit reste au lit pendant que les deux frangins visitent un ashram, la spécialité du coin. Ces établissements sont des lieux permettant de goûter à la vie ascétique. Il faut s'y déchausser avant d'entrer. A l'intérieur, une succession de temples et les effigies des innombrables avatars de Brahma, Vishnou et Shiva, la Trinité (ou triade cosmique) sans oublier Ganesh, le très populaire fils de Shiva et Parvati a tête d'éléphant. Pour la petite histoire, croyant surprendre sa femme avec un amant à son retour d'une longue absence, Shiva lui trancha la tête puis, s'apercevant de son erreur, la lui remplaça par celle du premier animal croisé. Sur les murs sont inscrites des prières mystiques dont la fameuse formule ésotérique " Om mani padme hum " que l'on entendait en boucle au Népal chez tous les disquaires. Nous filons ensuite à Haridwar ou nous devons reprendre le train le lendemain à 6h25. Direction le temple qui marque le début du pèlerinage des hindous. Dans un sens c'est aussi celui d'Olivier qui découvre ses premiers vautours, écureuils et langurs, ces grands singes blancs à tête noire qui n'hésitent pas à lui tirer le pantalon pour réclamer quelque nourriture. A force, on n'y prête même plus attention; comme les vaches, ils font partis du décor quotidien ici en Inde (on adore). Au-delà du succès de la méditation transcendantale, Rishikesh et Haridwar sont des villes connues pour être le départ des pèlerinages vers les sources du Gange. Des milliers de pèlerins affluent chaque année. Le Gange tient une place extrêmement importante dans la religion hindoue et ceci indépendamment du dieu que l'on prie, c'est en effet plus qu'un fleuve, c'est la déesse Ganga descendue du ciel pour sauver l'humanité... Pour saisir l´importance Reporter sans frontières qu´occupe ce fleuve dans la vie des hindous, il faut rester des heures au bord du fleuve dans des villes comnme Varanasi, Haridwar ou Rishikech. C'est d'ailleurs ici que se tient la Kumb Mela, plus important festival religieux rassemblant plusieurs centaines de milliers de personnes une fois tous les 12 ans. Nous mettons donc le cap sur les ghâts qui ressemblent davantage à Varanasi que ceux de la veille. On se retrouve en pleine cour des miracles: aveugles, éclopés, manchot, unijambistes, homme-tronc, miséreux souffrant de difformité et lépreux qui nous tendent leur moignons sont rassemblés a l'entrée des ghâts et font l'aumône auprès des fidèles notamment dans les lieux saints. C'est parfois difficile de soutenir le regard devant cette misère et, même si on n'y peut rien, on ne peut pas s'empêcher de culpabiliser. En donnant quelques roupies, les hindous améliorent leur karma qui déterminera ainsi leur enveloppe future dans leur prochain cycle de réincarnation. Pour nous occidentaux, le don est une démarche personnelle plus que spirituelle. Chacun agit selon sa conscience, ses principes et son état d'esprit de l'instant. La mendicité comme l'infirmité en Inde n'ont pas du tout cette image négative qu'on trouve en Europe. La misère tient place publique et n'est pas cachée sous les ponts. Elle est même parfois un choix comme ces sâdhus qui décident de vivre de l'aumône pour consacrer leur temps à la méditation. Pour ces derniers, elle n'est pas subie mais voulue, en ce sens que couplée à une vie de renoncement, elle leur permet d'être délivré du cycle infernal des renaissances. Ce n'est pas le cas de ces enfants qui ne vont pas à l'école et ramènent plus d'argent que leurs parents en prenant une mine abattue auprès des touristes. Nous en avons même vu un qui s'est arrêté de boîter après nous avoir croises. L'hôtel ou nous passons la nuit ce soir est le moins cher que nous ayons dégoté en Inde (1, 5 euros) et on sait pourquoi: y'a pas d'eau chaude dans la salle de bain crasseuse, les draps sont tellement degueux qu'on dormira dans nos duvets et cerise sur le gâteau, les murs sont peints en vert du moins là ou le plâtre n'est pas tombé (et ça c'est pas feng shui !). C'est super glauque. Dis, qu'en est-ce qu'on rentre à la maison? Des singes et des hommes

Jeudi 15 Décembre: Héros malgré nous Nous arrivons a la gare alors qu'il fait encore nuit. En attendant leur train, les indiens dorment à même le sol enroulés dans des couvertures telles des momies, même une vache fuyant le froid s'est trouvé un abri dans le hall! Il y a un centimètre de jeu entre les vitres et l'air s'engouffre dans le wagon. Olivier n'est pas au mieux et les courants d'air achèvent le travail commencé la veille en tuk-tuk: la fièvre monte. On commence à avoir une image de héros aux yeux d'Olivier qui en trois jours en Inde s'est choppé une ampoule de fort beau gabarit, une tourista de bienvenue et cerise sur le gâteau: un rhume couplé à de la fièvre! Lui qui pensait trouvé chaleur et cocotier pour Noël, c'est raté. Sophie n'étant pas en forme non plus, on laisse tomber la visite du temple sikh de Delhi. Cela nous aurait pourtant permis d'en savoir plus sur ces hommes à la barbe bien taillée et portant ce turban très particulier qui cache leur longs cheveux. Jadis réputes pour être de vaillants guerriers, ils sont devenus des business mans hors pair. Le sikhisme, un mélange d'islam et d'hindouisme, fut fondé en réaction a l'inégalité des classes et du pouvoir abusif des brahmanes. Ils croient en un dieu unique mais aussi en la réincarnation, et s'imposent des règles de conduite strictes (pas d'alcool ni de tabac). Les deux malades trouveront néanmoins la force de se rendre au tibetan market...(no comment). Nous prenons la route pour Jaipur avec Praveem, notre chauffeur de 27 ans. Célibataire, il vit toujours chez ses parents et à la vue de la maison, les affaires ont l'air de bien marcher. Son père est commissaire, ça peut toujours servir : Nicolas qui s'était fait volé sa carte bleue a pu ainsi expédier la déclaration en une demi-heure. Nous arrivons à une heure du matin sans réservation d'hôtel. Comme c'est la pleine saison nous tournons 1h de plus avant de trouver une chambre de fortune dans la quelle nous rajouterons un matelas.

Vendredi 16 Décembre: "Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin..." L'orange est à Jaipur ce que le rose est à Toulouse. Pourtant, comme sa consœur française, elle est elle aussi surnommée "la ville rose". Ses bâtiments sont faits de grès rose ou peints dans les mêmes tons. Apres le train et le tuk-tuk, Olivier teste le rickshaw pour se rendre au City Palace, nos drivers respectifs se tapant la bourre au milieu des voitures, des vaches et des ânes. Avant d'entamer la visite, nous passons devant le palais des vents dont la haute et belle façade pyramidale fut édifiée pour les femmes du harem qui pouvaient ainsi observer la rue sans être vue. Le City Palace, toujours habité par le maharadjah de Jaipur est un peu décevant. Ce qu'on retiendra sera une magnifique collection d'armes et de vêtements d'apparat brodés et parfois sertis de pierres précieuses ayant appartenu aux prédécesseurs, et les plus grosses pièces du monde en argent: deux immenses jarres de 345 kg qui servaient a transporter l'eau du Gange pour les ablutions du maharadjah. Enfin les voila, depuis le temps qu'on les attendait ces images d'Epinal indiennes...Le turban sur la tête et la flûte au bec, ils sont assis en tailleur devant deux paniers d'ou sortent trois cobras. Ksssssss.... Après un plantureux repas dans une gargote cent pour cent indienne (malai kofta, matar paneer et eggs biryani Mmmm…), nous nous lançons a l'assaut de l'Amber Palace. Ici encore des langurs espèrent recevoir de la nourriture des passants. Il suffit d'avoir un sachet à la main pour qu'ils arrivent par derrière et vous l'arrachent des mains causant au passage un cri de la victime suivi d'un éclat de rire des spectateurs. Ce n'est pas la première fois qu'on constate que ce sont de véritables voleurs; hier, ils s'y sont mis à plusieurs pour chaparder des chapatis et de la préparation directement dans les gamelles d'une gargote avant de les déguster sur les fils électriques. Les commerçants les chassent mais semblent finalement s'en amuser. En tous cas, nous ça nous fait bien marrer. Ce palace ressemblera aux autres avec les chambres des concubines jamais très loin de celle du maharadjah, des fontaines et un astucieux système de circulation d'air, ancêtre de l'air conditionné en moins polluant. De retour en ville nous passons devant le Lake palace, splendide construction plantée au milieu du lac, décor des plus romantique au coucher de soleil. Il nous reste le temps d'aller flâner dans les magasins de Johar bazar, épuisant. C'est un incroyable raccolage: "How are you? Which country? Have a look? please, madam', excuse me? etc..." INSUPPORTABLE! Aux voleurs Le repas de ce soir est à marquer d'une pierre blanche: devant les estomacs fragiles d'Olivier et Sophie, Christophe consent à faire une entorse à ses principes et à manger au Mac Do. Le décor est le même mais les sandwichs diffèrent quelque peu: pas de burger de vache sacrée bien évidemment mais des Mac Maharadjah épices a souhait (obligés de prendre une glace pour éteindre le feu). Ce soir c'est cinéma, et pas n'importe lequel, le célèbre Raj Mandir autrefois la plus belle salle d'Inde. Devant l'entrée, il y a deux files: une pour les femmes et unes pour les hommes. Et oui ici comme dans les gares, pour éviter de se coller entre garçons et filles, on fait file a part! Une fois le splendide rideau levé, au lieu de voir débarquer Jean Mineur sur son ticket (mediavision 01.47.20 zero-zero-zero-un), nous assistons à une séance de pubs qui nous paraissent bien éloignées de la réalité des indiens, en tous cas de ce que nous avons pu voir jusqu'alors. Puis le film commence, il s'agit de "Neat and Nikkie"(ça sonne pas très hindi ça non plus). Résumé: Neat beau gosse et bien né souhaite voir du pays avant de se marier avec la promise de ses parents. Le voila parti pour Vancouver où une jeune indienne fraîchement plaquée par un frenchy (quelle réputation !) lui fera tomber a l'eau tous ses plans drague. Gags et coïncidences s'enchaînent entre deux scènes chantées et dansées style comédie musicale jusqu'au dénouement final où l'amour surgit entre nos deux protagonistes. Pas besoin de sous-titrage pour suivre l'intrigue, hormis sa simplicité, le langage est un mélange d'hindi et d'anglais. Le sujet est surtout prétexte à un beau défilé de nymphettes en tenue sexy La premiere séance (chose paradoxale au regard du comportement pudibond à l'entrée du ciné!), les cinéphiles auraient pu y reconnaître la patte de Russ Meyer, ce réalisateur génialissime des années 70. Une fois de plus on est bien loin de la réalité et il suffit de sortir du ciné pour s'en apercevoir. Question décor: ni villas, ni belles voitures, ni top model; cote scénario: Praveem notre chauffeur refuse les filles qu'on lui destine et a bien du mal à épouser la femme qu'il aime compte tenu de son métier qualifié de trop dangereux.

Samedi 17 Décembre: Pushkar Visite de la forteresse de Jaigarth qui n'a rien de particulier par rapport aux autres (créneaux et murailles comme d'hab) si ce n'est qu'elle renferme le plus gros canon du monde (50 tonnes) qui nécessitait quatre éléphants pour le déplacer. Tout comme la forteresse, il n'a jamais servi (sauf pour son tir d'essai), le maharadjah étant pote avec le big boss Akbar. On prend la voiture pour Pushkar. Nous aurons le temps de grimper la colline qui mène au temple Savitri pour voir le soleil se coucher et finir l'Ossau Iraty rapporté par Olivier. De là-haut nous avons une vue plongeante sur la ville et les plaines arides environnantes. Le désert du Taar vient ici lécher le bourg qui s'organise autour du lac sacré dans lequel descendent les ghats. Pushkar est une petite ville paisible malgré son caractère saint (la foire aux chameaux qui s'y tenait il y a quelques semaines ne nous aurait pas permis un tel calme). C'est la seule place dédiée à Brahma, le dieu des dieux; il y aurait écrit les Védas, des textes sacrés. Comme Katmandou, ce fut autrefois un repère de hippies, les looks de certains d'jeun's et le hachisch proposé dans la rue en témoignent encore. Nous logeons à la Rajgun guesthouse très basique mais bien tenue par le maître de maison un peu maniaque sur les bords. Sophie a gagné au Yahtzee (elle a absolument voulu l'écrire, désolé !).

Dimanche 18 Décembre: La journée de la vache Sophie et Olivier sont toujours malades avec de grosses douleurs au ventre. " Les mouches ont changé d'âne " glisse Christophe. Raison de plus pour que ce soit une journée "à la cool"; le billet retour d'Olivier nous oblige en effet à planifier et malheureusement à être un peu speed. Donc, aujourd'hui c'est ballade dans la ville qui de toute façon n'offre rien de particulier a visiter et c'est tant mieux! Les maisons bordant les ruelles sont colorées comme les saris des indiennes vêtues de rouges flamboyants, de jaunes francs et de verts éclatants qui sont les couleurs du Rajasthan. Nous terminons la journée sur les ghâts ou il faut se déchausser et de ce fait ... marcher sur les merdes de pigeons qui investissent les lieux! Sophie à la cote avec deux sikhs plutôt entreprenants. Un habitant voyant ça du coin de l'œil nous mettra en garde, outre par leur comportement irrespectueux à notre égard dans ce lieu saint. Les vaches auront bien animé notre journée. Une première a pété les plombs et a chargé en beuglant dans la rue obligeant les passants a s'écarter sur son passage, c'était comique. Ensuite nous avons croisé deux spécimens dignes de figurer au musée des horreurs qui avaient une cinquième patte...sur le dos! Enfin, pendant que nous lisions assis sur les ghâts, une noiraude s'est pointée par derrière et a bouffé quelques pages du carnet où Christophe écrit ses notes avant qu'Olivier ne lui arrache de la bouche. La garce, comment on va faire maintenant pour écrire le journal?....T'as de la chance de jouir de ton impunité de vache sacrée, sinon tu finissais en steak! Une fois de plus Praveem nous propose de l'accompagner à boire du whisky. Il se met ça tous les soirs, heureusement ça ne se ressent pas sur sa conduite. A ce propos, ici comme au Népal, on achète son permis de conduire. Nous dînons sur une très belle terrasse au coin du feu où Olivier nous mettra la pâtée au "baccalauréat" (on fait c'qu'on peut pour s'occuper, y'a pas d'télé).

Lundi 19 Decembre: Ahhh...Jmer Avant d'entamer les 11 heures de voiture qui nous séparent de Jaisalmer, nous faisons une petite halte à Ajmer, voisine de Pushkar. Et quelle halte, on s'en serait voulu de rater ça. Cette ville, abrite le mausolée de Khwaja Moinuddin Chisti qui lui confère le statut de lieu de pèlerinage islamique, ainsi que la mosquée Adhai-din-ka-Jhonpra. Les musulmans achèvent de nous convaincrent de leur talent d'architecte (le Taj Mahal, l'Alhambra etc…); divinement sculptés dans la pierre, caractères et motifs arabes ciselés dans une pierre ocre, les restes de cette mosquée valaient a eux seuls le détour. Pour entrer dans Dargah, sorte de ville dans la ville où se trouve le mausolée, il faut se déchausser et se couvrir la tête. Nous déambulons sur le marbre glacé avec nos coiffes achetées pour 15 roupies au milieu des odeurs de pieds. Tout un microcosme vit ici: marchands de fleurs et d'articles religieux, pèlerins, mendiants et...un français de 49 ans converti a l'islam. Il eut la révélation lors de son premier voyage en Inde il y a 30 ans et connaît bien l'endroit puisqu'il y vit maintenant depuis un an. Il nous fait la visite du lieu et nous présente a "Haji Syed Noor Alam Chishty", haut représentant religieux qui nous invite à boire le thé. C'est en tout cas un chaud-lapin le type. Souphie par-ci, Souphie par-là; un peu plus et il lui proposait de rejoindre son harem! On reprend la route. Plus nous avançons vers Jaisalmer, plus les vaches semblent laisser la place aux chameaux occupés à tirer une charrette ou a paître sur le bord de la route. Apres Jodhpur, le désert s'impose de plus en plus, le sable vient lécher le bord de la route. La nuit tombe et comme d´habitude sur ces longues routes désertes, nous croisons des cadavres d'animaux sauvages attirés par les phares des véhicules. Viens plus près Souphie… Le trajet fut nourri aux classiques des BO de Bollywood. Les musiques de film représentent ici l'essentiel de la variété musicale. Et ce n'est pas mal du tout, varié, savant mélange de sonorités modernes et traditionnelles. Et puis, pour éviter que Praveem ne s'endorme au volant, nous avons ponctué le trajet d'une belle engueulade. Il a été très surpris et gêné de cet intermède, en Inde le rôle de la femme n'est pas des plus enviable et surtout, il est inimaginable qu'elle puisse tenir tête à son mari. Avec Sophie, il a été servi et a pu se rendre compte que les rapports hommes/femmes sont très différents ailleurs.

Mardi 20 Décembre: The "Golden city" Nous sommes arrivés de nuit et c'est seulement à la lumière du jour que nous découvrons Jaisalmer surnommée à juste titre " la ville jaune ". Alors que nous déambulons dans la rue du marché flanquée de boutiques d'artisanat, nous sommes éblouis par la beauté de la vieille ville. Les façades ocres éclatantes au soleil nous dévoilent des balcons, des portes et des fenêtres ciselées d'une extraordinaire finesse; ce sont les havelies, les demeures de riches bourgeois cherchant à rivaliser en taille et en exubérance. Les ruelles sont toujours odorantes, jonchées de poubelles, de bouses et de vaches placides, sauf que l'une d'elles mal lunée a voulu charger Christophe.

La banlieue de Jaisalmer Haveli (détail) En levant les yeux, la citadelle nous apparaît majestueuse perchée sur son promontoire. C'est un des derniers forts encore habité, on y retrouve la vie foisonnante enserrée a l'intérieur des remparts qui caractérisait celle du Moyen-âge. Nous filons aux temples Jaïns, et là encore, on reste bouche bée. Cette fois les sculptures s'étendent du sol au plafond : frises, coupoles, bas-relief représentants des danseuses, des dieux et déesses aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur n'en finissent de nous émerveiller. Le Jaïnisme, cette religion que nous avons découverte en Inde est très intéressante et ses représentants inspirent le plus grand respect aux habitants de ce pays. Suivant le principe de non-violence et du respect de tous les êtres vivants, les jains refusent les armes, sont strictement végétariens et balaient avec frénésie leur lieu de cultes pour éviter qu'on ne marche malencontreusement sur une fourmi. Les plus " extrémistes " portentun masque sur la bouche pour ne pas avaler d'insectes et ne mangent pas de tubercules (oignons, patates …) pour les mêmes raisons. Ils préfèrent aussi marcher plutôt que prendre un véhicule dont le pare-brise est couvert de cadavres d'insectes. Après la visite du palace dont la richesse réside finalement sur ses façades extérieures, nous nous rendons dans le Nord de la ville afin de voir le coucher de soleil sans Olivier qui, fiévreux, préfère aller se coucher. Comme dans la plupart des villes, c'est à sa lisière que sont regroupées les demeures des tranches les plus pauvres vivant pour certains de la fabrication de marionnettes en bois. Nous passons au milieu de petites maisons de terre parfois décorées de peinture au toit de tôle pour atteindre le haut de la colline panoramique. Les enfants nous " donnent " de nouveaux surnoms : " Roupie " et " school pen ". Deux mamans entourées de leurs bambins nous invitent à boire le chai, le fameux thé sucré infuse dans du lait. Elles sont mortes de rires de se voir en vidéo, ça fait plaisir. Pour le coucher de soleil nous nous rendons aux cénotaphes royaux, qui nous offrent une superbe vue sur la citadelle imposante sur son rocher. Nous étions tombés sous le charme de Varanasi, notre deuxième coup de foudre sera pour Jaisalmer, ce bijou planté au milieu du désert que les femmes colorent de leurs saris chatoyants, leurs bijoux faisant rayonner leur peau ambrée au soleil. Aprés une sieste de deux heures et une bonne suée, Olivier a récupéré et profitera du dîner dans un bon restaurant, le " Saffron " installé sur la terrasse d'un haveli dont le poulet tandoori est un vrai régal. Ce sera pour lui l'occasion de nous faire quelques remarques tout à fait à propos. Depuis son arrivée on a été un peu speed et le rythme plutôt soutenu. A notre corps défendant, nous voulions lui montrer un max de choses en un minimum de temps et les longues distances ne nous ont pas laissé trop de temps pour se poser. Nous avons pris également quelques mauvais travers. A côtoyer des furieux du cliches et Ulrik, cette jeune réalisatrice allemande, nous sommes devenus accro à la photo et à la vidéo. Dorénavant on essaiera de mettre nos objectifs de côté. Il est aussi étonné du peu de contacts que nous avons avec les indiens en dehors de la sphère touristique. Il a raison, mais à trois c'est beaucoup plus difficile, surtout en sautant d'un site à l'autre dans une voiture de location. Au fur et à mesure que les mois défilent, nous avons été amenés à nous poser pas mal de questions sur notre manière de voyager : la décision est prise d'aborder l'Amérique du sud différemment...en prenant notre temps.

Mercredi 21 Décembre: Le chien aboie… Rendez-vous 7h30 pour la virée dans le désert du Thar. Olivier a encore 38, 4 de température mais vaillant comme un Rajput, il nous suivra dans cette trépidante aventure chamelière… Nous montons dans la jeep avec un couple d'anglais et un belge flamand pour qui le français est une langue totalement étrangère même en vivant à 30 kms de Bruxelles. On fait des pâtés ? Nuit a la " pèle " étoile Nos dromadaires sont chargés de jerricanes d'eau, de nourriture et de couvertures car ce soir nous dormons à la belle étoile et le désert n'est pas réputé pour ses nuits chaudes. Nous sommes gênés de voir les chameliers et cuistots marcher à côté de nos montures, cela fait un peu touristes-rois que l'on promène. On fait une halte à l'ombre d'un arbre pour le déjeuner. Les cuistots nous ont préparé un thali un peu épicé mais très bon. La deuxième partie du voyage met à mal nos adducteurs; il faut changer de position régulièrement en croisant les jambes devant la selle et c'est pas évident à tenir. En tout cas, on est tous d'accord pour dire qu´il y a un peu de laisser aller au niveau de l´hygiène bucco-dentaire de nos montures. Les fosses sceptiques de Calcutta par une journée de grosse chaleur dégagent une odeur de brise marine en comparaison de ce qui peut sortir de la bouche d'un chameau. Sophie en fera une expérience toute personnelle en recevant un délicieux filet de bave au visage… Le désert du Thar n'est pas si monotone, des terres arides alternent avec des bandes de sables et des arbustes éparses jusqu'aux dunes ou nous bivouaquerons cette nuit. Un malin est là à nous attendre avec bières et boissons fraîches ! Apres le coucher de soleil, le froid ne tarde pas à se faire sentir. Olivier qui s'était senti mieux dans la journée repasse dans la zone rouge. Il faut d'ailleurs souligner un bel effort vestimentaire de sa part : chaussures bateaux, chaussettes remontant sur les bas de pantalon, Tshirt moulant de plongée Beuchat et veste tenue sur la tête par un bob surmonte d'une lampe frontale. On n'avait pas vu autant d'originalité chez un jeune couturier depuis bien longtemps… Nous assistons à la préparation du thali et des chapatis avant de prendre notre repas autour d'un feu. Nous dormons sur de fins matelas tout habillés dans nos duvets avec trois couvertures en plus. Le thème de la veillée sera " observation des étoiles ", même s'il n'est pas aussi étoilé que dans les steppes mongoles, le ciel nous offrira quelques étoiles filantes.

Jeudi 22 Décembre: … et la caravane passe Après quelques toasts grillés au feu de bois, un œuf dur et un chai, nous entamons le chemin du retour, cette fois juste tous les trois puisque les autres passent une deuxième nuit dans le désert. Nous croisons gazelles et rapaces sur la route qu'Olivier terminera à pieds, pour cause de " trop mal au cul ". Sur la route nous nous arrêtons a Khuldara, ville fantôme en plein désert. Les 700 maisons en ruines et la taille de cette ville-étape sur la route de la soie témoignent de sa prospérité d'antan. Du haut du temple en son centre, on imagine l'agitation qui devait y régner à l'arrivée des caravanes mais, refusant d'être rackettés par le maharadja, les habitants quittèrent la ville en une nuit. Pour rester dans l'ambiance " caravane ", de retour à Jaisalmer, nous visitons un ancien caravansérail transformé en hôtel de luxe (c'est devenu une véritable obsession chez Christophe qui entame le troisième volet de la trilogie " La longue marche ", Sophie a jugé que le premier lui suffisait!). La vue de la terrasse valait le déplacement, on aurait pu y rester des heures à contempler d'en haut la vie grouillante de la ville sur fond de citadelle. Ce soir, après une nuit pas très confort et deux thalis de suite, on se fait plaisir en dînant dans le resto le plus réputé de Jaisalmer " le trio ". Mouais... A dada

Vendredi 23 décembre: Bon anniversaire Praveem Départ pour Jodhpur au petit matin, il fait encore nuit. Sur la route, des chiens peu chanceux et même un dromadaire sont raides sur la chaussée. Nous entrons en pays vishnois, habitants connus pour être sans doute les plus fervents écolo et plus grands adeptes de la non-violence qui soient. Sur ordre du maharadja, 363 de ces personnes furent tuées enlacées à des arbres pour empêcher qu'ils ne finissent en meuble. Cela explique probablement ces carrières que nous apercevons sur la route dont seuls les arbres au sommet d'un monticule ont été épargnés par les bulldozers. Jodhpur est appelée " la ville bleue " ; appartenant à l'origine à des brahmanes, nombre de ses maisons sont teintées de bleu, la couleur de Krishna (il paraît qu'en plus ça éloigne les moustiques!). Nous franchissons l'enceinte de la vieille ville blottie autour de la forteresse Rajput, l'emblème de la ville. C'est à la célèbre " omlet shop " que nous prenons un casse-croûte avant de monter à l'assaut de la forteresse de Mehrangarh. Pour une fois, nous avons chacun un audio guide et déambulons avec nos écouteurs sur les oreilles et notre baladeur autour du cou. Toute de grès rouge, renfermant plusieurs palais, temples et cours, elle est sans doute l'une des plus belles et des plus imposantes d'Inde. L'après-midi, Olivier et Sophie partent à la recherche de tables basses, la ville étant réputée pour le travail du bois. Ils découvriront du coup les fournisseurs de Pier Import et autres " meubles du monde " basés sur Palace road. Pour rester dans le domaine du shopping, nous sommes le 23 décembre et nous ne réalisons pas que Noël est dans 24 heures. Seuls les mails nous rappellent cette frénésie consommatrice qui tous les ans rythment la fin d'année en Europe. Ici, pas de prospectus vantant les mérites des dernières merveilles technologiques, pas de boutiques noyées sous les guirlandes et les spots, et encore moins de Père Noël. Même si cela nous évite le casse-tête pour le cadeau de dernière minute, Noël reste une période ou l'absence des proches se fait le plus sentir. Heureusement, Olive est la! C'est une maison bleue… Happy birthday Praveem ! C'est aujourd'hui l'anniversaire de Praveem, on voulait l'inviter mais ce soir c'est lui qui régale. S'il avait su ce qui l'attendait... La soirée avait pourtant bien commencé, apéro, confidences (ne le répétez pas mais il est encore vierge, l'Inde n'est pas le pays du libertinage), cadeaux (2 cassettes de musiques bollywoodiennes)... jusqu'au moment ou le ton est monté entre lui et Christophe. Depuis le début, il essaie de nous driver aussi bien au niveau du choix de notre itinéraire que des hôtels et restos dans lesquels il perçoit une commission si nous restons. Christophe lui sortira donc ses quatre vérités sur un ton un peu ferme d'autant plus que Praveem lui a fait comprendre qu'il attendait de nous un gros pourboire. Sympa l'ambiance de fin de voyage...

Samedi 24 Décembre : Joyeux Noël ! L'ambiance est un peu tendue dans la voiture qui nous mène à Ranakpur. Le paysage étonnamment plat depuis notre départ de Delhi commencent à prendre un peu de relief, nous arrivons dans les monts Arawelli en pays Mewar. Nous nous posons dans un hôtel assez correct où le jardin est agrémenté d'un bassin que se partagent deux canards caractériels. De toute façon on n'a pas trop le choix, Ranakpur n'est même pas un village, c'est un site célèbre pour ses temples jains. Mais quel site ! Le temple de Jaisalmer nous avait déjà ébloui, celui-la nous laisse bouche bée. C'est le plus grand et le plus beau d'Inde dans sa catégorie. Il rivalise avec encore plus de sculptures du sol à la coupole et sur ses 1444 colonnes. La blancheur de la pierre reflète les rayons du soleil à l'intérieur, c'est éblouissant. Nous finissons la journée au sunset point en haut des collines qui dominent un joli lac où il y aurait des crocodiles paraît-il. Pas vu ! Ce soir c'est Noël. Praveem, un pote chauffeur et de son client autrichien déjà allumés au whisky insistent pour qu'on se joigne à eux autour du feu. Praveem qui n'a pas l'alcool mauvais s'excuse pour hier et fait la paix avec Christophe. Son collègue par contre à tendance à devenir agressif et nous coupe un peu trop la parole. Il ne supporte pas le fait que nous n'avalions pas nos rasades de whisky en moins de deux minutes et devient un peu trop machiste avec Sophie. Du coup nous finissons la soirée dans notre chambrée où un lit d'appoint a été installé par terre pour Olivier. Au menu : foie gras sur butter nan, saucisse sèche Justin Bridou, magrets de canards fourres au foie gras, Jurancon Lacabe 1996 et si on a encore de la place Nutella ! Bonne ripaille, tongues en cuir de chameau, chemise et chapeau à la Indiana Jones trop grands, faux tétons en silicone qui se sont avèrés être des tétines, produits miracles du coin, bref le Papa Noël nous a gâtés ! Temple jaïn

Dimanche 25 Décembre : Au revoir Olivier Olivier est bien content de nous avoir rendu visite mais ne cache pas sa joie de rentrer et de laisser derrière lui tourista, fièvre, transports et douches froides. Dernière épreuve : 12 heures de voiture pour aller a Delhi, 4h d'attente, 10 heures de vol puis une fois en France enchaîner avec une heure de transport et une journée de 8 heures de boulot ! Et le soir venu, faut assurer avec Alexandra. Oups ! On n'a rien dit… De notre côté, fini le luxe de la voiture privée; pour se rendre à Kumbhalgarh, c'est stop, bus et jeep. Une fois de plus, Sophie a cru mourir à l'avant du bus. Le chauffeur roulait un peu vite à son goût sur ces routes de montagnes dont les murets ont disparu dans les virages suite à de malencontreux dérapages fatals. Mais, une fois de plus, nous arriverons à bon port. Les paysages toujours arides prennent plus de relief au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans les monts Arawelli. Les travaux des champs, les saluts des paysans et la beauté des paysages traversés nous ont donné envie de nous arrêter sur la route. Le discours d´Olivier raisonnant encore dans nos têtes, nous décidons demain de prendre la tente et de nous perdre dans cette région au gré du vent… D'ailleurs, à bien réfléchir, nos souvenirs les plus marquants sont cette excursion au lac Inle et surtout la semaine passée auprès d'une famille mongole. Kelwara, où nous logeons, est la ville la plus proche de la forteresse de Kumbhalgarh dont la belle muraille de 37 km serait la deuxième après celle de Chine (50000km) !! Le Rajasthan est décidément un paradis pour les amateurs de châteaux et forteresses. Contrairement au sud de l'Inde, le nord fut constamment soumis aux invasions, musulmanes notamment. La géographie du pays et la vallée du Gange forment en effet un axe ouest/est propice aux mouvements des armées. CQFD. Sophie s'est aujourd'hui senti une âme de denfenseuse des animaux en volant au secours de quatre chiots victimes des caprices de gamins, puis en mettant en fuite des ados qui s'amusaient à effrayer les singes en leur balançant des pierres. Ils ont pris la poudre d'escampette lorsqu'ils l'ont vu s'élancer des pierres à la main pour leur infliger le même sort ! Ahhh chiche

Lundi 26 Décembre : promenade dans la campagne indienne Comme prévu, nous laissons une partie des affaires et préparons le nécessaire pour découvrir a pied la campagne indienne notre tente sur le dos. Cela fait longtemps qu'elle n'a pas servi et nous espérons faire du camping sauvage ou chez l'habitant. Le patron de l'hôtel, surpris par notre démarche nous donne le nom de villages pittoresques : Varthada, Kaltana et Baldra. Pendant que nous attendons le bus qui nous ramènera sur nos pas, nous observons les villageois. Les femmes enveloppées dans des saris aux couleurs vives arborent un anneau perlé à la narine qui leur cache presque la lèvre supérieure ; quant aux hommes, les babouches pointues et recourbées aux pieds, le pantalon court et bouffant entre les jambes, parfois des boucles d'oreilles en forme de fleur et les énormes turbans rouges qu'ils ont sur la tête donnent à cette petite ville des allures de Milles et une nuits, il ne manque plus que les tapis volants ! Nous marchons le long de la route. Les femmes toujours coquettes avec leurs breloques éclatantes aux oreilles, autour des bras et des chevilles, transportent sur leur tête de gros fagots de branches pour faire du feu ou de l'eau tirée a la pompe dans des pots dorés. Aux champs comme à la ville, il semble que le travail de force soit réservé aux femmes alors que les hommes ont des activités habituellement destinées aux femmes dans nos pays, comme la cuisine ou la couture, question de culture. Malgré l'aridité de la région, la terre est cultivée notamment avec la canne à sucre grâce a un système d'irrigation rudimentaire, des norias. Des bœufs aux énormes cornes peintes de toutes les couleurs tournent en rond pour actionner un moulin bricolé avec de vieux pots en fer qui remontent l'eau du puits distribuée ensuite par des canaux. Nous nous arrêtons près d'un chantier ou hommes, femmes, enfants et vieillards travaillent à la construction d'un réservoir d'eau. Ils s'arrêtent de travailler pour nous observer d'un peu plus près. On est un peu gêné devant ces spectateurs qui nous dévisagent sans mot dire. Mais la vidéo et les photos font à nouveau leur effet et provoquent rires et curiosité. Tout d'un coup, ils déguerpissent et dévalent la pente à toute berzingue. Loin d'être de notre faute, ils ont en fait aperçu le contremaître qui est arrivé au mauvais moment. Noria Alors que nous contemplions un couple de pic-vert, deux femmes de la soixantaine viennent nous faire l'aumône. L'une d'elles se met a enchaîner roulades et poirier sur la tête pour quelques roupies. Choqués par ce spectacle pitoyable (dans le sens propre du terme), nous leur donnons brosses a dents, dentifrices et savonnettes que nous destinions aux paysans. L'autre s'est baissée pour nous baiser les pieds (signe de profond respect chez les hindous mais attitude humiliante pour nous), ce qui nous mit très mal a l'aise. Bizarrement, voir ces personnes plus âgées que nos mères se donner en spectacle nous bouleverse plus encore que les infirmes que nous avons déjà eu l'occasion de voir à plusieurs reprises. Un peu plus loin, nous croisons trois jeunes filles dont l'une est très jolie. Nous nous apercevons que la main de l'une d'elles présente tous les symptômes de la lèpre. La bonne humeur de la ballade en prend un coup. C'est ce moment-là que nous " choisissons " pour nous égarer, incapables de retrouver le chemin qui menait au village prévu pour passer la nuit. Des paysans nous déconseillent de nous y rendre à cause des bêtes sauvages (ours, léopards, loups et… gazelles) et nous offrent l'hospitalité dans l'école du village désertée pour les vacances. La salle de classe est vide car les élèves étudient sur des nattes à même le sol. Nous installons notre lit de fortune devant une foule de curieux, surtout des jeunes pendant qu'on nous apporte du bois et des couvertures. Des jeunes nous font visiter le coin et goûter à la canne a sucre. Sur le chemin du retour, nous sommes invites à boire le thé dans la maison de l'instituteur, fils d'institutrice et marie à une instit aussi. Comme des VIP, nous sommes ensuite présentés au médecin (le gratin du village quoi) chez qui nous dégustons un délicieux lait chaud. Tout le monde est aux petits soins ; lorsque nous revenons a l'école, le feu est déjà allumé dans la cour et cela fait un bon moment qu'ils essaient de mettre au point un montage électrique pour nous éclairer. Nous mangeons le riz pulao commandé ce matin à l'hôtel, réchauffé sur le feu en compagnie de l'instit qui a du mal à nous abandonner et nous donne rendez-vous pour le lendemain matin. Chez l'instit

Mardi 27 Décembre: Koltra et tais-toi! Namaste ! Cherchez l'intrus A notre réveil, un comité d'accueil nous attend autour du feu pour le petit déjeuner. Contrairement aux autres pays traversés, les indiens, mêmes pas bien épais, refusent presque systématiquement la nourriture qu'on leur propose. Sans doute une question de culture ou d'éducation (les enfants attendent l'approbation de l'adulte avant d'accepter). L'instit ainsi que les deux jeunes de la veille décident de nous accompagner au village voisin de Koltra. Adorable hameau dont l'unique ruelle se faufile entre les maisons de terre. Les habitants, surpris de recevoir des visiteurs nous sourient tandis que les enfants crasseux au cheveu hirsute nous suivent partout pieds nus en nous lançant des "tatas" à tout bout de champs. Brebis et chevreaux, chats et buffles complètent le tableau pittoresque de ce village perdu. Ici aussi, telles des musulmanes avec leur tchador, les femmes se cachent le visage devant les hommes, leur père ou mari leur interdisant de le montrer. Nous prenons le thé dans la maison du guérisseur, spécialiste des plantes médicinales avant de reprendre la route toujours escortés. La route est caillouteuse mais offre un superbe panorama sur le vallée et la forteresse de Kumbhalgarh. Du haut des crêtes, nous apercevons en surplomb d'autres minuscules villages autour desquels des champs verdoyants contrastent avec ce paysage sec aux tons chauds. Cela fait un moment maintenant que nous marchons et nos ôtes décident de faire demi-tour après être grimpés au temple de Shiva isolé dans une grotte. Sophie préfère attendre au pied de la montée. Christophe reviendra baptisé avec une cordelette rouge et jaune autour du poignet, une tikka sur le front et une boisson miracle dans le gosier. De retour à Kelwara, nous récupérons nos affaires et montons dans le bus direction Udaipur. Nous voyageons à l'avant dans la vaste cabine du conducteur où cinq places assises sont disponibles quand le car est plein. Les paysages sont superbes et nous voyons plusieurs dromadaires; alors que nous sommes habitués à les voir affublés de manière ridicule pour promener les touristes, ils servent ici de bête de somme pour les travaux des champs. Nous arrivons de nuit a Udaipur et montons dans le rickshaw le plus lent de la ville, même les vélos réussissent a nous doubler. Nous allons nous poser quelques jours à la Lake View paying guesthhouse.

Mercredi 28 Décembre: "My name is Bond…James Bond." Pour une fois nous avons une belle chambre avec eau chaude et la terrasse de l'hôtel est la plus haute de la ville. De là-haut, nous avons une vue plongeante sur les temples vishnouistes, sur le lac et les palaces plantés au milieu de l'eau. Seul le city palace nous domine du sommet de sa colline. Depuis quelques années, la mousson est insuffisante et le lac régulièrement assèché. Par chance la dernière a été bonne et nous offre ce qui fait la beauté de cette ville. Visite du Jagdish temple dédié à Vishnou sans grand intérêt puis visite de la ville. Ici aussi il y a des animaux partout, des écureuils sur les terrasses qui viennent grignoter sur votre table, des ânes minuscules pas plus haut qu'un Labrador, des vaches tranquilles (sauf celle qui a mis un coup de cornes au cul de Sophie), des chiens parfois dans un sale état à qui il manque une oreille ou une patte, des chiennes aux mamelles touchants le sol, des chiots déjà galleux et des chats, plus rares, la queue ou une patte coupée et à juste titre impossibles a approcher. Nous arpentons les rues de la vieille ville bordées de nombreuses boutiques d'artisanat en tous genres et de miniatures en particuliers. Une boutique attire notre attention… on ressort une heure plus tard des peintures plein les bras. Ils font un travail exceptionnel, en deux temps trois mouvements, ils nous ont peint un portrait et un éléphant sur les ongles! Leurs peintures sont d'une finesse incroyable. Nous terminons dans un institut de massages dits "ayurvédiques". Sophie sera autant satisfaite que Christophe déçu, il n'est pas tombé sur le bon. Ce soir c'est "plateau-télé". Une des originalités d'Udaipur est de diffuser tous les soirs dans les guest "Octopussy", un James Bond qui fut tourné en partie dans cette ville. C'est plein de clichés mais on apprécie vraiment même sans les sous-titrages!

Jeudi 29 décembre: Circus Le city Palace est le plus grand palais du Rajasthan. C'est un entrelacs de couloirs et d'escaliers, de patios et de jardins. En tous cas, il y a de la recherche au niveau de la deco intérieure et pas toujours du meilleur goût d'ailleurs. Chaque Maharana (dénomination du maharadjah d'Udaipur) y a rajouté sa "personal touch", multicolor, multi facette et souvent kitsch a souhait. Régine a dû s'inspirer du lieu pour sa discothèque (à moins que ce ne soit le contraire)! Ce soir, nous assistons a un spectacle traditionnel au Bagore Ki Haveli Museum dont les murs n'arrivent pas à la cheville du plus dépouillé de Jaisalmer, mais avec l'éclairage du soir ça fait son effet. S'enchaînent des danseuses avec toutes sortes d'objets (l'une empilera des pots mesurant au total l'équivalent de sa taille) et marionnettes sur fond de musique jouée par un orchestre. Cela ressemblait finalement davantage à des numéros de cirque mais c'était chouette.

Vendredi 30 décembre: fashion victimes? Nous avons commandé des cadres pour les peintures, acheté deux tables basses en bois, il ne nous reste plus qu'à faire empaqueter tout ça pour l'envoyer en France par cargo (en espérant qu'il arrive). Ce soir nous faisons le passage obligé en bateau sur le lac de Pichola. Le city palace et le Lake palace (hôtel ultra chic d'où est tiré un feu d'artifice tous les soirs) se reflètent dans les eaux du lac. Le spectacle des lavandières et des femmes se lavant sur les ghâts est aussi très beau dans le coucher de soleil. Nous nous arrêtons un moment à Jag mandir, autre palais flottant. Ici, le spectacle n'est plus le magnifique panorama que nous avons sur le lac mais quelques spécimens qui nous entourent: italien aux cheveux longs vêtu d'un short tweed marron, chemisette rayée bleue et blanche et chaussures bateau vertes! Mais la première place revient a ce quinquagénaire au pantalon à pinces et a rayures tombant sur des mocassins léopards. Nous sommes un peu mauvaise langue mais on n'a pas pu s'empêcher! Désolé. Nous reprenons la route ce soir. Le trajet s'annonce long et fatigant: Bus de nuit en couchette a 22h30, arrivée 4h à Ahmenabad puis transfert de 10 km en autorickshaw a l'aéroport, enfin décollage a 7h30 pour arriver a 8h30 a Bombay.

Ces drôles de machines !

Samedi 31 Décembre: Nouvel an à Colaba A la sortie de l'avion, on enchaîne direct avec la recherche d'une agence de voyage succeptible de nous trouver un hôtel aux Maldives pour dans 10 jours! Bombay désormais Mumbai, premières impressions: où sont passées les vaches? Et les saris multicolores? Et les rickshaws décorés de guirlandes de Noël? Les derniers sont interdits en centre-ville, les seconds sont remplacés par des vêtements occidentaux et les premières restent un mystère. Tout simplement, Bombay est une ville beaucoup plus moderne et riche que celles traversées dans le Nord, Delhi comprise. La circulation est plus ou moins régulée; il y a des feux tricolores (mais toujours pas de passages piétons) et des centaines de taxis noirs et jaunes. Il y a moins de bruit et des trottoirs nous mettent a l'abri des chauffards sans stresser à chaque véhicule qui approche de peur qu'il nous klaxonne dans les oreilles ou nous frôle de près. Mieux, des airs de " lambada " ou de " happy birthday " se font entendre lorsqu'une voiture munie de ce gadget musical recule. Original, non ? C'est ici aussi que la richesse côtoie la pauvreté, les mendiants dorment à même le sol sous les arches des boutiques de luxe ou dans des bidonvilles au pied des demeures bourgeoises. Des femmes musulmanes voilées croisent des couples indiens qui (oh surprise) se tiennent la main. Les indiens de la classe moyenne ou bourgeoise se parlent en anglais entre eux tandis que de nombreux enfants mendient dans les rues. Autre caractéristique de Bombay, les logements sont très mauvais. Non seulement les hôtels sont beaucoup plus chers qu'ailleurs (environ fois 3), mais ils sont médiocres et souvent complets. On ne fait donc pas la fine bouche lorsqu'on arrive au Carlton (rien a voir avec son homonyme 5*) dans une "cellule" avec barreaux aux fenêtres sans WC ni lavabo; pour la toilette, ce sera des baquets d'eau chaude! Comme on a perdu les coordonnées du producteur rencontré a Orccha qui devait nous prendre sous son aile pour la soirée de ce soir et la visite des studios (fuck!), on improvise une soirée dans un resto-bar-disco branchouille, le Leopold. Les routards se retrouvent au milieu de la jeunesse dorée du coin et c'est entre un écossais moine bouddhiste et des jeunes arabes de Dubai venus s'encanailler que nous passons notre réveillon. Il n'y a pas autant de ferveur autour de cette fête qu'en Occident, ni compte à rebours avant les douze coups de minuit; on s'embrasse au milieu d'un bon vieux tube années 80, " Holyday-eh… " . Les rues sont remplies de badauds et une foule s'est rassemblée devant le Taj Mahal, le plus prestigieux hôtel d'Inde. C'est en voulant se mêler à la population qu'on s'est aperçu que la majorité était masculine. Sophie fut en proie à de multiples mains baladeuses qui venaient de tous côtés parfois simultanément profitant de la bousculade jusqu'au moment où, excédée, elle a giflé le premier venu (malheureusement pour lui, il était innocent). Le suivant, par contre, a eu son compte réglé par Christophe qui tel un chevalier servant s'est lancé à sa poursuite au milieu de la foule.

Dimanche 1er Janvier: RAS Internet, voeux, recherches d'hôtel aux Maldives et d'une nouvelle chambre à Bombay.

Lundi 2 janvier: Bon, beh, … Bombay ? C'est d´la bombe he Nous changeons d'hôtel encore plus pourri que le précédent mais cette fois le prix divisé par deux est justifié (aucune fenêtre, odeur d'humidité, draps degueu, patron mal aimable, une vraie caricature). Une chose est sûre, on n'y restera pas plus d'une nuit (va-t-on réussir a se poser a Bombay?) On découvre le quartier de Colaba ou nous résidons, quartier très animé avec resto, hôtels et commerces puis le Bombay néo-gothique hérité des anglais qui côtoie des façades style art-deco. Nous dînons au Bagdadi, p´tit bouboui conseillé par le Routard ou nous mangeons des nan enoooormes dans les deux sens du terme : aussi grands que la pizza giant du pizzaiolo de quartier avec des saveurs de gaufres bretonnes.

Mardi 3 Janvier: Contrastes Rechangement d'hôtel pour l'Apollo Guesthouse dont le patron mielleux nous a fait courir pendant deux jours mais qui dispose de chambres plus agréables bien que minuscules et d'une douche chaude commune. C'est le meilleur rapport qualité-prix que nous ayons trouvé ici. Aujourd'hui c'est plage, C'est la première fois qu'on foule le sable depuis notre départ, on a laissé le froid au nord, il y a comme un parfum de vacances dans l'air… mais vu la couleur de l'eau on oublie les maillots de bain. La large baie qui valut d'ailleurs son nom a la ville (bom bay= bonne baie en portugais), est bordée de tours modernes qui de loin lui donnent un petit air de Rio (sans les strings et la baignade). Les toilettes publiques de la plage y sont investies par des indiennes a moitie nues venues y faire leur toilette et leur lessive ; Sophie devra les enjamber pour y accéder. On poursuit en se rendant au bout de la pointe de Malabar Hill a Banganga tank, vaste réservoir d'eau entouré de ghâts situé dans un quartier très pauvre. A quelques mètres de là, des bidonvilles bordent la côte près de ce qui devait être autrefois une belle petite crique. Désormais c'est une décharge infecte balayée par une mer tout aussi sale où les enfants jouent pieds nus au milieu des immondices et des chats cherchant des restes à se mettre sous la dent. En soirée, nous allons au cinéma Inox voir King Kong. Les effets spéciaux à la :Jurassic park sont hallucinants mais le remake de Peter Jackson manque d'émotion par rapport a la fabuleuse version de Merian C Cooper. Au final : décevant au niveau du scénario mais très divertissant. Le plus étonnant fut de voir toute la salle se lever lorsque le drapeau indien apparut à l'écran sur fond d'hymne national avant la séance. Autre caractéristique déjà remarquée à Jaipur: les indiens partent avant la fin du film au moment de l'épilogue alors que le générique de fin n'a même pas commencé. Bidon-plage

Mercredi 4 janvier : Bonnie and Clyde Ca nous démange depuis notre arrivée a Bombay mais aujourd'hui c'est décidé, on passe à l'acte. Avec nos têtes d'européens, ça doit pouvoir se faire sans trop de difficultés, il suffit de jouer les habitués. Première étape : passer la porte d'entrée et déambuler dans la galerie commerciale, ce qui n'est pas un problème puisque tout le monde y a accès ; le plus dur va être de descendre au Spa pour se changer. Sophie laisse le soin à Christophe de se jeter dans la gueule du loup. Que neni, il ressort en short de bain. Deuxième étape : accéder a la piscine. Le groom de surveillance avec qui Christophe a sympathisé au spa nous demande d'inscrire le numéro de notre chambre, de signer puis nous installe deux chaises longues au soleil. Maintenant c'est quitte ou double ; s'il vérifie sur l'ordinateur, il va découvrir qu'il n'y a aucun Lapefet en 318 et on est grillés ; dans le cas contraire on passe la matinée au bord de la piscine du plus prestigieux hôtel d'Inde, le Taj Mahal. Edifie par la famille Tata, brillante dynastie qui détient aujourd'hui plusieurs entreprises en Inde (de l'insecticide au secteur automobile en passant par le robot ménager), ce luxueux hôtel style victorien en bordure de mer a reçu plusieurs célébrités de ce monde dont notre " cher " président Chichi au frais du contribuable évidemment. Finalement c'est passé comme une lettre a la poste et Christophe finira la matinée dans le jacuzzi du spa. Luxure quand tu nous tiens... Pour rester dans " la haute ", on change d'épicerie pour dîner au Bollywood. Ouais, bof, aucune star mais une addition qui rejoint les étoiles ! Le Taj Mahal hôtel

Jeudi 5 Janvier: Bollywood movie En venant à Bombay, première ville productrice de films au monde devant Hollywood, on espérait bien visiter les studios ou faire de la figuration dans un film pour le fun. Même pas la peine de chercher, on est réveillés à 7h du mat par un chasseur de tête de Bollywood. Nous voila partis sur les chapeaux de roue sans avoir eu le temps de déjeuner, d'abord taxi puis train de banlieue puis tuk-tuk pour se rendre dans le nord de la ville. Il ne s'agit pas d'un tournage mais d'une séance photo pour la promo d'un sitcom genre "Helène et les garçons". Le décor: terrasse de café a l'américaine en bord de mer; nos rôles: Christophe habille en d'jeuns bermuda/tee shirt moulant déguste un beignet attablé pendant que Sophie en serveuse lui sert un verre d'eau; les protagonistes: un jeune couple en premier Taxiplan. Puis, une australienne embauchée comme nous à la dernière minute arrive et remplace Sophie qui à son tour se retrouve devant un beignet. Cela n'a duré que deux heures pour 10 euros chacun, (ça représente une somme ici) mais l'expérience est très sympa, et ils ont promis de nous envoyer les photos par mail (on espère). En tant qu'Européens, nous avons eu un certain succès puisque Christophe s'est vu proposer de faire des photos de mode et Sophie de donner la réplique le surlendemain. Le français Pascal of Bollywood, célèbre ici pour ses chansons hindi teintées d'accent gaulois a dû débuter comme ça ! Cela fait un moment qu'on n'a pas fait de sport, on commence a prendre du gras et surtout on n'a pas la patate. Un petite séance à la salle de sport locale ne nous fera pas de mal. Sophie est la seule fille et bizarrement cela ne pose aucun problème qu'elle soit en short, alors que Christophe devra revenir en pantalon la fois prochaine!

Vendredi 6 Janvier: tablars et ghanta Encore une journée dans Colaba et plus spécialement dans un Internet café. Le soir on se prévoit une petite sortie spectacle au théâtre. Au programme: concert de percussions indiennes. En regardant de près le magazine, on s'aperçoit qu'il commence une demi-heure plus tôt qu'on ne pensait, c'était vraiment pas le moment de perdre notre temps avec notre cadenas dont le code a changé à cause d'une erreur de manipulation. Nous avons pris l'habitude d'utiliser un verrou à code c'est plus pratique que d'avoir une clé pour deux. Le problème là, c'est qu'il n'ouvre plus et un code a quatre chiffres ça fait 10000 combinaisons possibles... autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Tant pis pour le verrou, faut couper et à défaut de pince coupante, Christophe aidé de notre tenancier jouera les évadés avec une …lime! Nous arrivons a temps au concert pour voir les grilles du guichet fermées, "sold out". Plus une place. Comme d'autres touristes arrivés bien avant nous et le bec dans l'eau, nous tentons notre chance auprès des spectateurs susceptibles d'avoir des places à revendre. Bingo, en cinq minutes nous voila nos billets en main, plutôt chanceux sur ce coup-ci. A l'affiche Zakir Hussain, virtuose des tablas accompagné d'un maestro du violon et de son frère. Nous ne sommes pas assez connaisseurs ou amateurs pour pouvoir apprécier cette démonstration de performances techniques à sa juste valeur, nous préférons sans conteste les rythmes africains. Heureusement la deuxième partie avec l'entrée en scène de T.H "Vikku" Vinayakran 75 ans et son "ghanta", un gros pot en argile, va donner une autre dimension au concert. Ca bouge, ça vibre et ça tape des mains dans la salle.

Samedi 7 Janvier: la vie à la bombayienne Le Crawford market est le plus célèbre marche de Bombay, marché couvert entouré d'un dédale de ruelles commerçantes. Ici, on trouve de tout de la visse minuscule pour réparer notre disque dur portable au matériel d'aquarelle pour Sophie en passant par les primeurs, l'épicerie et les animaux vivants. Les rues sont bondées et l'animation débordante avec ses boutiques, ses gargotes et ses commerçants. La chaussée est parsemée de cageots et de charrettes. Ca circule dans tous les sens, les porteurs déchargent des caisses ou transportent des paniers sur la tête qui semblent glisser dans les airs. Comme au temps jadis ou les Halles de Paris n'avaient pas fait place au Forum, ce marché couvert aux airs de pavillons Baltard est divisé en sections : fruits et légumes (des fraises au mois de Janvier, si ça c'est pas du luxe !?), épiceries et confiseries, produits d'hygiène, viande et même des animaux vivants (oiseaux, chiens, lapins, souris, etc…). C'est une explosion d'odeurs des plus délicates aux plus insupportables : le parfum des fruits fait place a d'écœurantes effluves provenant du quartier des bouchers. Nous arrivons après la bataille pour découvrir des restes de carcasses entassées que se partagent rats, chiens errants et corbeaux, sans déranger le moins du monde les indiens qui dorment au milieu des déchets sanguinolents. Nous passons la soirée à Chowpatti beach, cette plage peu animée le jour devient fête foraine le soir. Les terrasses des buvettes et resto sont pleines. Familles, enfants, jeunes, vendeurs de ballons, tout le monde s'y retrouve pour manger un morceau, se faire dire l'avenir par une drôle de machine clignotante, se faire masser ou faire un tour de manège. Pas de risque que les manèges se bloquent, ils sont totalement manuels. C'est impressionnant de voir ces jeunes grimper en haut de la roue et l'actionner avec la force des jambes, redescendre en s'accrochant à une nacelle puis remonter a nouveau. Sophie tombera sous le charme d'un jeune sikh de 21 ans qui projette de finir DJ. Christophe: "33 ans bientôt et elle continue de craquer pour ces stars des dance floor!!! " Nous décidons de nous faire masser sous les étoiles allongés sur le sable. Tout aurait été parfait si nous n'étions pas tombes sur des amateurs dont l'un a surtout joué des mains baladeuses a l'égard de Sophie. Du coup, on écourte le "massage/pelotage" a trente minutes c'est bien assez comme ça! En repartant, nous sommes sollicités par des mendiants notamment des femmes leurs bébés sous le bras. C'est une constante ici plus qu'ailleurs et c'est insupportable. Les enfants surtout n'hésitent pas à nous attraper par le bras et à être insistants. Il est très difficile de savoir comment gérer ça. On évite de donner de l'argent mais plutôt des produits de consommation courante ou de la nourriture. Nous resterons très marqués par l'image de cette gamine de huit ans faisant l'aumône près d'une gargote, dont le regard s'est illuminé lorsque nous lui avons donne un kebab. Elle l'a englouti par terre aux pieds d'enfants issus d'un milieu privilégie bien habillés, cheveux gominés et assis. Les parents de ces derniers lui ont aussi donne une assiette mais le contraste reste frappant.

Dimanche 8 Janvier: sur les traces d'Harry Potter Nos ballades en ville nous ont confirmé ce que nous avions déjà remarqué en traversant le pays. D'immenses esplanades pelousées y sont dédiées au sport national: le criquet. C'est dimanche et il y a foule. Nous assistons à des parties endiablées ou des pro tout de blanc vêtus se partagent le stade avec la "populasse" et les supporters. Les parties pouvant durer plusieurs jours, nous n'attendrons pas de connaître le gagnant. Bombay est probablement une des villes d'Inde ou l'empreinte anglaise est la plus marquée. Outre ce sport et ces joueurs à l'allure très british, nous longeons d'impressionnants édifices gothiques, cour de justice et université dans le plus pur style anglais, gris et lugubre dont seuls les palmiers ensoleillés nous rappellent que nous sommes en Inde et non pas au pays magique d'Harry Potter. Et tant que nous abordons le sujet de l'influence anglaise, nous avons été très surpris au cours de nos rencontres avec les indiens d'avoir souvent la réflexion suivante : " Vous aussi en France, vous parlez anglais entre vous ? " et même une fois : " Quand est ce que vous avez obtenu votre indépendance ? (Vis-à-vis de l'Angleterre) ". Il était une fois Jeanne d'Arc… Criquet

Lundi 9 Janvier : Ce n'est qu'un au revoir Bon ben ça y est, on fait les sacs a dos et on quitte sans regrets le patron de l'hôtel. Il nous reste la journée avant d'embarquer. Christophe décide de visiter le Musée Gandhi qui retrace sa vie, sa politique de non-violence, ses luttes et…sa fameuse roue à tisser (que l'on voit sur le drapeau indien)! Un tour a la salle de sport et on a encore assez de temps pour aller a Internet (a 30 dollars l'heure aux Maldives, on s'en passera). Faut qu'on prenne notre dose. Depuis le temps qu'on en rêvait de l'Inde, on l'a fait… et on le refera : indien vaut mieux que deux tu l'auras ! Sophie est triste de quitter l'Inde malgré la plage et les cocotiers qui nous tendent les bras. Ca n'a pas été facile tous les jours mais une évidence s'impose, ce pays nous a complètement envoûtes…

Visages d'Inde
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Retour d'expérience de trois semaines en Inde du Nord
Bonjour, Mon mari et moi avons passé 3 semaines en Inde du Nord (Rajasthan + Agra + Delhi) en février 2013. Nos centres d’intérêt étaient la culture et la nature. Ayant beaucoup bénéficié des conseils trouvés sur les forums, voici notre retour d’expérience suivi de notre itinéraire : · Voyage avec Air India, très bien sans aucun retard. · Sur place, parcours en location de voiture avec chauffeur (Agence ShaluTour, chauffeur Ashok Sharma) o Voiture = Tata Indica, climatisée (mais pas besoin à cette période de l’année !) peut sembler petite mais nous étions très à l’aise, et la galerie porte-bagages sur le toit permet d’envisager facilement d’utiliser ce type de véhicule à 3 adultes voire 2 adultes et 2 enfants en étant un peu tassé à l’arrière. La propreté du véhicule et son confort ont été appréciables pour les longs trajets. Ashok change régulièrement de voiture (tous les 4 ans environ), donc aucun problème de sécurité ou d’entretien. Enfin le choix d’un véhicule avec une bonne puissance moteur s’est révélé très appréciable pour pouvoir doubler les camions sans prendre de risque, enfin pour l’Inde. o Nous avons apprécié sa gentillesse, son humour, sa disponibilité, son excellente conduite (très souple bien que sportive, mais c’est vraiment nécessaire pour survivre dans ce pays où le permis s’achète… et où le code de la route est inexistant). Ashok parle plutôt bien anglais (niveau oral bien meilleur que le niveau écrit), et a pu partager avec nous des légendes et anecdotes locales. Il connaît également beaucoup de mots en français, le comprend « à 50% » mais le parle peu. Sa longue expérience en tant que chauffeur lui a permis de nous faire découvrir des lieux un peu écartés des lieux touristiques traditionnels (ou réservés au tourisme local), comme un impressionnant puits à étages à Abhaneri. o Enfin, et c’est un gros point fort pour nous qui souhaitions profiter un peu de la vie sauvage, Ashok connaît des coins nature très intéressants (je pense notamment à un lac près de Ranakpur, doté de crocodiles et d’un très grand nombre d’espèces d’oiseaux) et a un regard de lynx qui lui permet de détecter des bestioles à grande distance ; les longues étapes ont ainsi été rythmées de nombreux arrêts pour observer gazelles, vautours, nilgauts, singes de plusieurs espèces, daims, chauves-souris, mangoustes, entelles et macaques, et d’innombrables espèces d’oiseaux. Nous avions prévu de passer deux journées « nature » à Ranthambore et Keoladeo, mais nous avons finalement vu des espèces intéressantes tous les jours de notre séjour grâce à lui ! o Côté pratique, Ashok nous a demandé 30€ par jour (ce qui comprenait son salaire, son hébergement et ses repas, l’essence, les taxes et péages). Nous avons choisi également de nous remettre à lui pour le choix des hôtels, moyennant 350 euros par personne pour 21 nuits avec petit déjeuner, un « safari chameau » dans le désert près de Jaisalmer et une balade à dos d’éléphant pour monter au fort d’Amber. o Lorsque vous choisissez une agence, je vous recommande de vérifier la disponibilité du chauffeur. Une agence me proposait en effet un chauffeur juste pour le transfert d’une ville à l’autre or les distances peuvent être grandes entre l’hôtel, le restaurant, les monuments, et se débrouiller en rickshaw n’est pas évident (arnaques courantes, danger la nuit). · Coté hôtels, le choix était globalement correct, nous avons regretté à deux ou trois reprises qu’Ashok ne nous ait pas proposé un forfait légèrement plus cher pour éviter certaines adresses. Dans certains villages, il n’y a en effet rien en catégorie intermédiaire, on passe de l’hôtel « routard pas trop regardant » au palace… Certaines adresses ont été très très bien (hôtel Mandawa Heritage pour ses décorations, mais surtout l’excellent et très confortable Sunder Palace à Jaipur). A noter tout de même que nous avons quasiment tout le temps eu de l’eau chaude (pas évident en Inde), évidemment pas pendant des heures mais c’est déjà ça. La cuisine de la majorité de ces adresses était également bonne. Par contre, il ne faut pas du tout s’attendre à des catégories de confort équivalentes à ce que l’on peut trouver en Indonésie par exemple pour le même genre de prix, au risque de très grosses déceptions. Il ne faut pas hésiter à réclamer très vigoureusement des draps (les Indiens n’en utilisent pas), ainsi que du PQ. Nous avions dans nos valises des draps de soie mais n’avons eu à les utiliser qu’une seule fois, à Bundi. Et comme plusieurs voyageurs l’ont déjà écrit, mieux vaut fermer sa porte à clé quand on est dans la chambre, les garçons d’étage ne frappent pas toujours avant d’entrer. Enfin notre chauffeur montait vérifier avec nous la qualité et la propreté de la chambre au moment de l’arrivée dans l’hôtel, et s’est révélé d’une précieuse aide. · La paire de boules quies est ZE accessoire indispensable pour espérer fermer l’œil. Un masque pour les yeux du type de celui qui est distribué dans les avions est également appréciable. · Il faut savoir que, quelle que soit la catégorie de confort, l’entretien laisse franchement à désirer une chambre peut être équipée d’une TV écran plat géante et d’un lit king size tout confort, mais avoir des fenêtres aux vitres fêlées, des tâches de peinture partout sur le sol, des moisissures sur les murs… Cela ne dépend absolument pas du standing de l’hôtel ou du restaurant, nous en avons fait la triste expérience dans un palace 5* d’Udhaipur où les nappes du restaurant étaient très tâchées. Là encore le Sunder Palace de Jaipur est une exception très agréable. A noter toutefois que même si la propreté pouvait être améliorée, nous n’avons jamais trouvé de cafards ou d’autres insectes dans les hôtels où nous sommes allés. · Côté restaurants, il était rare de trouver des nappes et serviettes propres, et les verres et couverts étaient souvent tâchés et/ou gras. Ne pas hésiter à relaver avec de l’eau minérale, c’est notre guide qui nous l’a lui-même suggéré. Très peu d’adresses en dehors des villes disposent de toilettes, celles qui en ont sont souvent de gigantesques restaurants pour cars de touristes. Par deux/trois fois nous avons préféré un restaurant plus « populaire », et nous l’avons amèrement regretté, pas pour le goût (mais alors vraiment pas) mais pour l’hygiène : cafards, rats, … Ne pas hésiter à demander à manger dehors, les Indiens préfèrent les intérieurs mais des tables sont souvent prévues pour les touristes dans le jardin. Il a été très difficile d’obtenir un plat non épicé, malgré notre demande pressante. La nourriture végétarienne est bonne mais très grasse… les légumes baignent dans l’huile. Tout est « très » dans la cuisine indienne, un plat épicé est très épicé, un dessert forcément très sucré, un plat salé très salé… Le service est souvent très lent. Si vous ne faites pas l’appoint, le serveur peut ne pas vous ramener la monnaie, faisant semblant de considérer que le reste constitue son pourboire… même si la somme constitue 50% du prix du repas ! · La mendicité est omniprésente, et très agaçante. Certains mendiants nous ont accompagnés pendant 30 minutes sans se décourager. Les arnaques à la monnaie rendue sont courantes, et ce quelle que soit la somme considérée. Félicitations au gardien de chaussures du temple Lakshmi Narayan de Jaipur pour sa très grande honnêteté (il a tenu à nous rendre la monnaie sur 5 roupies !), et honte au « gardien des toilettes » des tombeaux d’Humayun de Delhi, qui refusait de me laisser entrer si je ne multipliais pas le prix affiché (5 roupies) par 20 ( !) il a fallu que des touristes indiens à proximité interviennent… Et bravo à la poste centrale d’Agra qui m’a vendu un timbre fiscal pour oblitérer mes lettres ! et qui m’a indiqué un mauvais tarif (les cartes doivent être affranchies à 15 roupies, les lettres à 25…). Ne parlons pas non plus de certains gardiens vénaux de monuments, certaines portes se fermaient à notre arrivée pour ne se rouvrir que contre 50 à 100 roupies supplémentaires. Dans les plus gros palais, il suffisait d’attendre l’arrivée d’un groupe de touristes indiens pour que par magie ces « péages » disparaissent, mais dans les coins les plus reculés, il fallait bien céder. Franchement au bout de 3 semaines, c’est vraiment très fatigant. Nous avions le sentiment de ne plus pouvoir faire confiance à qui que ce soit. · En ce qui concerne l’artisanat local, nous avons trouvé que globalement les prix étaient très similaires aux prix européens… après marchandage ! et exorbitants avant. Exemple après marchandage une écharpe en cachemire à 30€, un dessus de lit à 50€ pour les premiers prix, un tabouret avec ornementations en pierre à 250€ ! Mais il faut reconnaître que nous n’aimons pas beaucoup cette pratique, et avons souvent préféré ne rien acheter. · Dans les magasins, ne pas espérer faire un achat rapide : il faut s’asseoir, accepter une tasse de thé, et surtout endurer le déballage commercial des « plus belles » pièces du magasin avant de pouvoir commencer à regarder ce qui nous intéresse vraiment. Les argumentaires des vendeurs sont toujours les mêmes, et franchement on se pose vite des questions sur leur véracité. Bref pas moyen de s’en sortir à moins d’une demi-heure de palabres, ce qui amène à acheter pour rentabiliser l’investissement en temps… ou à supprimer toutes les haltes shopping du parcours pour ne justement pas perdre de temps ! · Les routes sont plutôt de très bonne qualité (quelques ornières à proximité de Mandawa et de Bundi) mais le non respect du code de la route par leurs usagers fait qu’il est difficile d’y rouler très vite. Au maximum nous sommes allés à 90 km/h. La signalisation est presque uniquement en hindi… Il est difficile de prévoir un temps de parcours entre deux villes, le moindre aléa (accident par exemple et ils sont fréquents) peut provoquer de grands bouchons et immobiliser complètement le trafic pendant plusieurs dizaines de minutes à plusieurs heures. A part sur Delhi, pas de bouchons dus aux heures de pointe, nous avons été surpris de la fluidité du trafic même dans les grandes villes (Jaïpur, Jodhpur…) · Côté pourboires, il faut compter 5 roupies pour des toilettes (sauf lorsque le prix est affiché), 10 roupies pour le gardiennage de 2 paires de chaussures, 10 roupies par bagage dans les hôtels (dans les grandes villes ils demandent plus), 50 à 100 roupies pour un guide improvisé (ou 10% de la somme pour les grands parcs), 50 roupies ou 10% au restaurant… Dans certains hôtels des boîtes à pourboire sont laissées à la réception, et cela évite bien des dérives et permet un partage plus équitable entre l’ensemble des membres du personnel. Les offrandes dans les temples ne sont pas obligatoires, dans les temples sans droit d’entrée nous avons laissé 10 roupies lorsqu’il n’y avait pas de visite guidée. · Il est très difficile d’obtenir de petites coupures, c’est incroyable le nombre d’indiens qui n’ont plus de monnaie lorsqu’on leur tend un billet de 50 ou 100 roupies. On m’a même dit que les billets de 5 roupies n’existaient plus, ainsi que les pièces. C’est faux. Amis collectionneurs de pièces de monnaie, bon courage ! Notre guide avait prévu le coup et nous en avait mis de côté (lui n’avait curieusement aucune difficulté à en obtenir -) ). · Pour les vêtements, les épaules, les jambes et le haut des bras doivent être couverts. Certains temples demandent à ce que le bas des bras soit également couvert mais c’est rare (entre parenthèses ce sont souvent les temples qui sont couverts de fresques érotiques… allez comprendre !). Pour les femmes, il faut que le T-shirt couvre bien les fesses, et qu’il soit suffisamment ample pour cacher les formes de la poitrine (ne parlons même pas des décolletés). Gestes et regards déplacés sont très courants. En février, un pull se porte bien dès le coucher du soleil, et dans les intérieurs. Si vous prévoyez une visite matinale à Ranthambore, le bonnet, l’écharpe et les gants ne sont pas de trop… même si beaucoup d’hôtels prêtent des couvertures pour se protéger dans la jeep.
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Voyage en Inde du Nord au mois d'août 2008
Bonjour tout le monde, Je suis actuellement en train d'organiser mon voyage en Inde du nord, prévu du 6 au 27 août 2008. Je m'aide pour cela du guide du routard et du lonely planet, mais il me reste quelques questions sur lesquelles ces livres n'ont pas pu m'éclairer. Mon itinéraire est le suivant: Delhi-Pushkar-Jaipur-Fatehpur sikri-Agra-Bharatpur-Khajuraho-Varanasi-Delhi. J'ai prévu de couvrir la plupart des trajets en train, mais j'avais quelques hésitations: Quel est selon vous le meilleur moyen pour couvrir le trajet Delhi-Pushkar? Prendre le Shatabdi express ( mais alors il faudrait passer par Jaipur, ce qui n'est pas trop logique avec l'ordre de mon itinéraire) ou prendre une voiture avec chauffeur? Ensuite j'hésite à prendre des vols intérieurs pour les trajets Khajuraho-Varanasi et Varanasi-Delhi...Cela en vaut-il la peine ou mieux vaut prendre le train? Les vols intérieurs sont ils sûrs en Inde? (perte de bagages, ect) Sinon encore une dernière question, pensez-vous que ça vaut la peine d'aller à Bharatpur (au parc Keolado) en août avec la mousson?

Voila, merci d'avance de vos réponses! Marion
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Les parcs animaliers du Rajasthan méritent-ils le détour?
Bonjour, Nous sommes quelques uns à nous demander si les parcs animaliers du Rajasthan, notamment Ranthambore Tiger Reserve, valent le détour. Certains n'y voient que poussières et bruit, d' autres l'occasion trop rare d'approcher le tigre, d'autres encore se demandent si la faune est si abondante et visible que cela et en quelles périodes? Quelqu'un, quelqu'une pourrait-il répondre. A plusieurs c'est bien aussi 🙂. A+
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L'Inde de parc en parc: 1) Kaziranga
😉 Salut à tous et bonne année 2006 pleine de voyages pour tous les membres du Forum,

Nous voici de retour de deux mois de voyage en Inde où nous avons visité 5 parc animaliers : Kaziranga ( Assam ), Corbett ( Uttaranchal ), Keoladeo ( Rajasthan ), Ranthambhore ( Rajasthan ) et Bandhavgardh ( Madhya Pradesh ).

Voici donc en 5 épisodes le recit de notre périple dans ce pays magique sur les traces de Kipling et de Jim Corbett avec quelques photos.--

🙂 KAZIRANGA NATIONAL PARK - ASSAM - NORD-EST

Arrivée classique en Inde depuis l'Europe : Paris - Mumbay - Delhi ( pour y récupérer un gros tas de Vouchers ) - Calcutta

Il semble que rien ne bouge ni ne change à Calcutta, toujours autant de ricksaws, auto-ricksaws, motos, voitures, camions et bus que part le passé. J'adore cette ville où l'on voit l'empreinte de la mousson sur les murs. 2 jours à se balader parmis les Bengalis toujours aussi accueuillants.

22 heures de train et 6 heures de car plus tard 🤪 nous voici à Kaziranga N.P. classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Nous logeons dans un lodge d'état le Haranya LODGE, propre et sympathique endroit.

Nous sommes là pour 6 jours de safaris matin et soir dans les trois parties du parc. C'est le début de la saison touristique et il y a pas grand monde, on préfère car les animaux indiens sont encore plus discrets que leurs cousins africains.

Faune présente dans le parc : + ou - 1500 Rhinos unicornes 1200 Eléphants 1000 Buffles sauvages 86 Tigres + ou - 100 Léopards Hyennes Chacals Cerfs Chital Cerfs Sambar Cerf Munjac Rhésus macaque Commun Langur Pythons Cobras + ou - 350 oiseaux

1ère journée partie Ouest l'après-midi : Rhino, Eléphant, Munjac, Langur, Macaque

5 Mns après notre première entrée dans le parc nos deux premiers Rhinos, ça commence bien, comme souvent un des animaux majeur du parc nous souhaite la bienvenue en l'occurence une femelle et son petit. L'herbe à éléphant en cette saison est très haute, environ 2, 5 metres. Donc juste quelques photos pour la mise en service du Canon 20 D en condition brousse.

Une partie seulement du parc est accesssible en cette période de l'année, ils refont les pistes après le passage de la mousson, qui à été abondante. Dans chaque partie du parc 25% des pistes sont ouvertes. C'est quand même largement suffisant pour apercevoir un max de bébettes.

nous verrons aujourd'hui une quinzaine de Rhinos, une troupe d'Eléphants, deux fois des Buffles, des Cerfs Munjac plusieurs fois ainsi que des Langurs et des Macaques une fois. En tout + de 250 Photos : ça commence il va falloir noter au jour le jour ce qu'il y a sur les cartes CompactFlash.

Ce parc est le plus professionnel, au niveau des Rangers, de toute l'Inde. La grande réussite de la protection animalière en Inde avec la sauvegarde de l'extinction du très gros Rhino Unicorne indien. C'est l'année du centenaire de la création du parc, uniforme neuf et nouveau fusil pour les gardes. Ce parc ne fait pas partie du Project Tiger malgré la présence recensé de 86 Tigres. C'est le seul parc où nous verrons les patrouilles anti-braconnage au travail et ceci tous les jours, mais aussi le chef du parc inspectant celui ci.

2ème jour : Rhino, Eléphant, Buffle, Sambar, Chital, Munjac, Langur, Aigles et Oiseaux aquatiques en tous genre.

Aujourd'hui partie Est le matin et partie Ouest l'après-midi. une bonne vingtaine de Rhinos ( seulement deux photographiable !! ), deux fois une troupe d'Eléphants se désaltérant à la rivière, trois fois des Buffles, une femelle Sambar, un groupe de Munjac et une troupe de Chital, des Langurs, deux aigles pêcheur Indien et plein d'oiseaux aquatiques migrateurs dont une colonie de pélicans. Pas de Tigres ni de Léopard.

3ème jour Idem 2ème jour : Rhino, Eléphant, Buffle, Sambar, Chital, Munjac, Langur et Macaque, Lézard monitor indien, Aigles et Oiseaux aquatiques en tous genre.

Partie Est le matin et Centrale l'après-midi. Enfin de belles photos de Rhinos avec la bonne lumière, une troupe d'Eléphants se désaltérant à la rivière, trois fois des Buffles dans la boue, les trois type de cerf de loin, les deux type de singes faisant les cons comme d'ab et des oiseaux de loin. Nous avons rencontré et avons discuté avec le chef du parc qui nous autorise à rentrer une heure plus tôt le lendemain matin dans le parc, un très très gros privilège, encore merci.

4ème jour : Rhino, Eléphant, Chital, Munjac, Langur, Aigles et Oiseaux aquatiques en tous genre.

Partie Centrale le matin et Ouest l'après-midi. Grace à notre entrée matinale, 06H00 au lieu de 07H30, nous avons pu voir de très très prêt un gros mâle Rhino d'abord et un jeune se réveillant. Quel spectacle dans une petite brume matinale que de voir ces monstres préhistoriques brouter à 3 metres de nous. Mais aussi un jeune Lézard Monitor indien prenant les premiers rayons de soleil. L'après-midi nous verrons encore d'autres Rhinos mais pas de très prêt et des Eléphants au bain.

5ème jour : Rhino, Eléphant, Buffle, Sambar, Chital, Munjac, Langur et Macaque, Aigles et Oiseaux aquatiques en tous genre.

Partie Est le Matin et centrale l'après-midi. Comme les jours précédants plein de Rhinos de plus ou moins loin, des Eléphants deux fois à la rivière, des Buffles dans l'eau et dans la boue, les trois type de Cerfs, Les deux type de Singes déconnant à plein tube et pleins d'oiseaux.

6ème et dernier jour : Rhino, Eléphant, Buffle, l'empreinte d'un Tigre, Chital, Munjac, Langur et Oiseaux aquatiques en tous genre.

Et oui déjà le dernier safari à Kaziranga, partie centrale le matin. Quelques Rhinos dont un de très prêt, nos derniers Eléphants et Buffles, Cerfs Chital et Munjac broutant tranquillement, une troupe de langur sur le bord de la piste et une multitude d'oiseaux migrateurs. ier nous avons loupé dans l'après-midi un tigre mâle dont les empreintes se voient dans les traces de notre jeep. Les rangers nous disent qu'un gros mâle est passé hier sur la piste 15 mns après nous, Grrrrr domage. Et c'est déjà la sortie du parc avec un beau Rhino prêt de la Gate qui semble nous dire : Salut et à bientôt de vous revoir.

Donc de nouveau 06H00 de bus + 23H00 de train pour rejoindre Varanasi notre ville favorite.--

Suite au prochain Post : Varanasi et Corbett N.P.
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L'Inde de parc en parc: 5) Bandhavgardh
Quatrième volet de ce carnet de voyage : Bandhavgardh N.P.--

🙂 BANDHAVGARDH NATIONAL PARK - MADHYA PRADESH

Tigre 60 dont 20 dans la zone réservée aux touristes Léopard + ou - 30 Sloth Bear 15 à 30 Cerf Sambar Cerf Chital Macaque Langur Python Cobra + de 250 espèces d'oiseaux

Après une liaison en voiture entre Jaipur et Agra nous prenons un train de nuit jusqu'à Umaria, là, une voiture du lodge : le Nature Heritage nous emmène jusqu'au parc. Nous laisssons nos affaires à l'hotel et nous allons faire notre premier safari. Il fait très froid la nuit et le matin en Décembre dans cette partie de l'Inde.

Plus de 90 jeeps sont authorisées dans ce petit parc, une folie 😕. Le garde du parc qui ne sert à rien ou presque est obligatoire. Ce parc est quasiment dédié au tigre, ce qui veut dire que le chauffeur de la jeep et le garde ne pense qu'à ça pour avoir un bon pourboire. A peine si on vous dit et si on s'arrête pour les autre animaux !!! 🤪. De plus depuis fin 2002 il est maintenant impossible de faire un elephant ride de 2H le matin comme l'après-midi, les éléphants ne servent qu'à "l'elephant circus". C'est trois éléphants qui se relaient pour faire voir à 4 personnes à la fois le ou les tigres repérés dans la forêt pendant 3 à 4 mn . 12 euros par personne, c'est un gros business, comme à Pench et Kanha.

1er jour matin : Langur, Chital, marabou Nous roulons d'un point à un autre pour espérer voir le tigre, pas de chance, seulement des empreintes. nous croisons de trop rares Chitals et Langurs et quelques Marabous. Je dois demander au chauffeur de s'arrêter pour les prendre en photo !! .

1er jour après-midi : Langur, Chital, Sambar, Marabou et quelques oiseaux. Même cirque que le matin.

2ème jour matin : 3 Tigres, Langur, Chital, marabou et quelques oiseaux. Après une course aux traces entre plusieurs jeeps nous nous arrêtons pour attendre notre tour pour un éléphant ride : une femelle et 2 jeunes tigres de 15 mois sont repérés. Après 3/4 d'heure d'attente c'est notre tour, nous sommes avec un touriste indien et sont fils de 8 ans. nous verrons ces trois tigres exactement 3 mn trente chrono et comme le père et le gamin crient et bougent tous le temps nous ne ferons que quelques photos celles de ma femme sont toutes floues à cause du gosse qui n'à pas arrêté de la pousser pour voir 😕. Spectacle désolant, ou comment faire de l'argent sur le dos des touristes.

2ème jour après-midi : Langur, Chital, Sambar, Marabou et quelques oiseaux. Je pique ma crise et explique à notre chauffeur que nous sommes aussi intéressés par le reste de la faune du parc, nous ne sommes pas ici pour voir uniquement le Tigre.

3ème jour matin : 5 Tigres, Langur, Chital, Sambar, Marabou et quelques oiseaux. Le chauffeur à compris, nous nous arrêtons quand nous croissons de trop rares animaux. Ma femme à décidée de ne plus venir le matin, trop froid ( -2 °C au départ ce matin ) et pas assez d'animaux visibles. Nous arrivons à la concentration de véhicules attendant leur tour pour l'Elephant Circus. Je ferai 2 tours pour le prix d'un ce matin là; J'ai la chance de discuter avec un Kénian d'origine indienne qui est biologiste et naturaliste; il m'explique que le mieux est de monter sur le dernier éléphant faisant le circus et en donnant un pourboire au mahout ( 100 roupies : 2 euros ) on peut rester plus longtemps. Nous montons tous les deux sur un éléphant, il empêche deux touristes indiens de se joindre à nous. le 1er tour nous serons 7 mn auprès d'une tigresse et de ses 4 petits de 18 mois en train de manger 2 cerfs Sambar; et 15 mn la 2ème fois !!! 😉. Malheureusement il quitte le parc le jour même. Merci beaucoup l'ami, et en plus il nous invite au Kénya où il travaille pour les parcs et la conservation des vautours en Afrique 🙂, le top quoi !!😉.

3ème jour après-midi : Langur, Chital, Sambar, Marabou, King Vulture et quelques oiseaux. A part un vautour à tête rouge de très prêt, pas grand chose à se mettre sous la dent.

4ème jour matin : Langur, Chital, Sambar, Marabou et quelques oiseaux. Ce matin j'ai dit au chauffeur que je ne voulait pas d'elephant circus donc nous tournons dans le parc pour voir peu de bestioles.

4ème jour après-midi : Langur, Chital, Sambar, Marabou, King Vulture, quelques oiseaux et aussi des lianes parasites. Nous avons décidé cette après-midi de faire des photos de la forêt et surtout d'un espèce de liane parasite qui fait des noeuds autour des autres espèces d'arbres. Le chauffeur et le guide ne comprennent pas trop notre engouement pour ce truc, mais bon c'est splendide et nous apprécions le spectacle.

🙂 5ème jour matin : 3 Tigres, Langur, Chital, Sambar, Marabou, King Vulture et quelques oiseaux. Ce matin la chance est avec moi nous rentrons les premiers dans le parc et après 20 mn le long d'une des pistes nous voyons une tigresse et ses deux petit de 2 ans ( déjà deux beaux mâles plus gros qu'elle ! ) marcher devant nous et s'arrêter au bord de la route. J'ai eu 8 mn de pure bonheur seul avec eux avant que les autres voitures avec leurs bruyants touristes n'arrivent. 3 d'entre elles me doublent et se mettent entre les tigres et moi et lancent des " Tigers, Tigers " à tue-tête. Résultat les 3 tigres se carapatent dans la forêt. Putain d'abrutis qui ne respectent rien !!! . On a envie de les jeter dans la gueule du tigre pour les faire taire.

5ème jour après-midi : Langur, Chital, Sambar, Paon et quelques oiseaux. Le train train habituel, c'est à dire bouffer de la poussière derrière les autres jeeps et ne rien voir de prêt car trop de bruit.

6ème jour matin : 2 Paons !!!!!!!!!!!!! Les routes que nous empreintons dans le parc sont données le matin à l'entrée par un des responsables du parc. Ce matin pour mon 6ème jour on me donne la route B celle où il y a pas d'animaux. Je fais un scandale et avant la fin du safari je dis au chauffeur et au guide de me ramener à l'hotel. Nous décidons de ne pas faire le safari de l'après midi, c'en est trop.--

Bilan de Bandhavgardh : 2 jours entiers sont largement suffisant pour visiter ce petit parc. Pour y voir le tigre il faut se taper un "elephant circus". Le grand photographe animalier français : François Savigny lors de son dernier séjour dans ce parc c'est fait virer par le directeur !!!!! Il demandait de pouvoir avoir comme avant un éléphant le matin et l'après-midi pour prendre ses clichés de tigre. Rien du tout, donc résultat même les photographes pro ne viennent plus dans ce parc.

Quand à moi j'aurai mieux fait de rester plus longtemps à Ranthambhore qu'à Bandhavgardh. Quand on sait que les touristes étrangers payent 10 fois plus cher que les indiens on s'attend à autre chose que cet elephant circus pour apprècier la nature. Kipling et Corbett doivent se retourner dans leur tombe !!! 🤪.--

Bilan de ces 5 parcs indiens :

🙂 Kaziranga - Assam : 9 sur 10; Parc très bien gèré, beaucoup d'animaux visibles, personnels pro et très sympa.

😐 Corbett - Uttaranchal : 6 sur 10; Trop de véhicules authorisés.

🙂 Keoladeo - Rajasthan : 9 sur 10; pour les ammateurs d'oiseaux et de marais un paradis.

😎 Ranthambhore - Rajasthan : 9, 5 sur 10; 😎 mon parc préféré, personnels très pro, beaucoup d'animaux à voir.

Bandhavgardh - Madhya Pradesh : 2, 5 sur 10; Ma Déception du voyage, personnels obnubilés par le tigre et peu pro.--

Prochains voyages : 2006 Pologne ( Bielowieja ) - début 2007 Inde ( Kaziranga, Simlipal, Kahna, Ranthambhore, Keoladeo )--

Salut à tous 🙂 et à bientôt pour de nouveaux récits animaliers 😉.--
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Parcs nationaux indiens de Sariska, Keoladeo et Kanha
Bonjour à tous,

Pour 2009, j'ai le projet de partir en Inde afin de visiter les Parcs nationaux de Ranthambore, Bandhavgarh, Sariska, Keoladeo et Kanha pour y faire des Safaris photos.

Si quelqu'un parmi vous a visité les Parcs de Sariska, Keoladeo et Kanha, pouvez-vous me donner des infos sur ces parcs ? ( par exemple, la meilleure période pour les visiter, sur la richesse des observations de la faune, etc... )

Et quelles agences de voyage ( françaises ou indiennes ) me recommanderiez-vous pour organiser ce safari ? ( agences fiables, sérieuses et assurant la qualité du service )

Merci pour vos réponses.

Tigrecobra.
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