Coucou les voyageurs, ça gaze 😉 ???
Moi je me remets de mes émotions Marocaines où nous avons fait une petite virée de 7 nuits le mois dernier .
J'ose le dire, après 20 ans de voyage, le Maroc était une 1ere.
Rhooo la la le coup de foudre ! J'avoue qu'on ne s'y attendait pas.
Quasiment pas vu le tourisme de masse que nous imaginions ( bon, merci le Ramadan sans doute 😉) et les sollicitations ont été largement supportables : un sourire, 2 traits d'humour et ils vous lâchent en vous souhaitant la bienvenue (qu'on a entendu 250 fois à peu près).
Bref, globalement on les a trouvé tchatcheurs et sympathiques et les paysages ont juste été époustouflants.
Alors j'avoue que j'ai hésité à venir faire un retour sur VF tellement les carnets de voyages sur le Maroc sont nombreux.
Et puis les grands connaisseurs de ce pays, très présents ici, n'ont plus grand chose à découvrir 😉.
En même temps j'ai eu un tel coup de foudre que je trouvais bien dommage de ne pas le partager.
Evidemment, en si peu de temps, impossible de tout voir. Nous avons fait le choix de la ruralité et de l'océan 😎.
Je vous emmène donc en image vers Ouarzazate, Taroudant, Tafraoute puis le bord de mer d'Agadir à Essaouira.
Pour le texte ce sera juste quelques anecdotes, surprenantes ou rigolotes, liées aux rencontres faites sur notre route.
Si ça vous dit, à bientôt pour la suite 🙂
INTRODUCTION
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
Nous avons séjourné 15 jours au Maroc en septembre 2018 et avons parcouru plus de 5000 km pour découvrir ce pays sous ses différentes facettes.
Plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Nous avons fait l'achat d'une carte routière Michelin (742) et nous avions également téléchargé une carte du Maroc dans notre GPS.
Finalement, lors de notre séjour, nous n'avons utilisé que l'application Maps.me qui s'est avérée une application très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même dans la recherche de nos hôtels dans les médinas ou lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:
Belyounech Tétouan Cascades d'Akchour et Pont de Dieu Chefchaouen Plage de Maresdar à El Jebha Al-Hoceima Source chaude Hammat Chaabi Plage Cara Blanca Plage de Tmadet Sidi El Bachir Gorges de Zegzel (grotte du chameau) Cascades de l'Aggai à Sefrou Fes Meknes Volubilis Sources de l'Oum Er-Rbia Route des Cèdres à Azrou Vallée du Ziz Moyenne Vallée du Ziz Erg Chebbi à Merzouga Gorges du Todgha Gorges du Dades Vallée des Roses Kasbah Aït-Ben-Haddou Tizi-N-Tichka Casdades d'Ouzoud Pont d'Imi-n-Ifri Cascades de l'Ourika Cascade d'Imlil Route vers Tacheddirt Tizi N' Test Mosquée de Tinmel Kasbah de Tizourgane Agard-Oudad - Les rochers bleus (les roches peintes) Gorges d'Aït Mansour Mosquée Tamsaout Grotte et Bassin Win-Timdouine Paradise Valley Agadir Essaouira Mosquée Hassan-II à Casablanca
Conduire une automobile au Maroc est tout un défi lorsque l'on sait qu'il est un des pays qui possède les routes les plus meurtrières au monde. Il n'y a aucune discipline sur les routes du Maroc. La vitesse, les dépassements illégaux, le passage aux feux rouges, les voitures délabrées, l'étroitesse de certaines routes, les piétons et les cyclistes qui traversent la route sans avertissement, les motocyclistes qui se faufilent entre les voitures, sans oublier les nombreux animaux qui se dressent en bordure de la route. Et je n'exagère surtout pas...
Il n'existe pratiquement aucun civisme sur la route. C'est chacun pour soi. Nous avons dû céder le passage la majorité du temps afin d'éviter que notre voiture de location soit amochée.
Toute une expérience pour mon conjoint Alain qui a réussi à parcourir ces milliers de kilomètres sans aucun accrochage. Après coup, nous comprenons pourquoi la voiture que nous avions louée avait autant de bosses et d'éraflures ....
Il y a énormément de postes de contrôle (gendarmes) au Maroc. Nous avons vécu quelques expériences, de bonnes et de moins bonnes. Je vous en ferai part au moment opportun.
Il est très important de respecter les limites de vitesse et de connaître le fonctionnement des postes de contrôle.
Ceux-ci se trouvent généralement à proximité d'un embranchement ou d'un carrefour giratoire. Des panneaux sont installées temporairement en bordure de la route pour indiquer le poste de contrôle ainsi que les limitations de vitesse.
C'est assez spécial car nous roulons à une vitesse d'environ 80 km/h et tout à coup on aperçoit le panneau indiquant le poste de contrôle et trois panneaux consécutifs invitant à réduire rapidement notre vitesse à 60, 40 et 20 km/h dans un espace vraiment restreint.
C'est toujours un stress de passer ces contrôles , même si nous n'avions rien à nous reprocher... Je passais mon temps à vérifier l'odomètre pour m'assurer que nous respections bien les limites de vitesse. 60, 40, 20.. 60, 40, 20 ... Combien de fois Alain m'a entendu répéter ces chiffres afin de passer les contrôles sans problème.
Lorsque nous avons effectué la réservation des hôtels, il était indiqué que le stationnement était gratuit. Cependant, la majorité du temps, il a fallu payer des frais de 10 MAD (environ 1,40 $ CAD ) pour qu'un gardien surveille la voiture.
Que la voiture soit en bordure de la route ou dans un stationnement, il y avait toujours quelqu'un portant un dossard qui se présentait pour réclamer son dû.
A Essaouira, nous avons battu un record: 50 MAD (7 $ CAD), soit 40 MAD pour le stationnement et 10 MAD pour le gardien.
Une arnaque pour les touristes lorsque l'on sait que le prix est fixé à 5 MAD à Essaouira pour toute une nuit. Mais que peut-on faire lorsque nous avons besoin d'un espace de stationnement pour la nuit et que le préposé au stationnement te réclame 40 MAD et te harcèle de rajouter un 10 MAD pour le gardien?
Par ailleurs, nous avons été très bien accueillis au Maroc. Les gens étaient contents de nous voir et aimaient discuter avec nous. Particulièrement les jeunes hommes qui se sont montrés très avenants et ont été d'une gentillesse extraordinaire.
Nous avons été choyés côté température. Le ciel était toujours d'un bleu éclatant, sauf dans le désert où le ciel était couvert. Mais heureusement, nous avons eu droit à une éclaircie au moment du coucher du soleil.
Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités ainsi que nos escapades sur les routes du Maroc.
POUR LA SUITE, C'EST ICI
POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:
Jour 1: De Casablanca à Tétouan Jour 2: De Tétouan à Chefchaouen Jour 3: De Chefchaouen à Al Hoceima Jour 4: De Al Hoceima à Oujda Jour 5: De Oujda à Meknès Jour 6: De Meknès à Azrou Jour 7: De Azrou à Merzouga Jour 8: De Merzouga à la Vallée des Roses Jour 9: De la Vallée des Roses à Ouzoud Jour 10: D'Ouzoud à la Vallée de l'Ourika Jour 11: De la Vallée de l'Ourika à Ouirgane (détour à Imlil) Jour 12: De Ouirgane (route du Tizi-n-Test) à Tafraoute Jour 13: De Tafraoute à Tizgui N'Chorfa Jour 14: De la Vallée du Paradis à Essaouira Jour 15: De Essaouira à Casablanca
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
Nous avons séjourné 15 jours au Maroc en septembre 2018 et avons parcouru plus de 5000 km pour découvrir ce pays sous ses différentes facettes.
Plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Nous avons fait l'achat d'une carte routière Michelin (742) et nous avions également téléchargé une carte du Maroc dans notre GPS.
Finalement, lors de notre séjour, nous n'avons utilisé que l'application Maps.me qui s'est avérée une application très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même dans la recherche de nos hôtels dans les médinas ou lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:
Belyounech Tétouan Cascades d'Akchour et Pont de Dieu Chefchaouen Plage de Maresdar à El Jebha Al-Hoceima Source chaude Hammat Chaabi Plage Cara Blanca Plage de Tmadet Sidi El Bachir Gorges de Zegzel (grotte du chameau) Cascades de l'Aggai à Sefrou Fes Meknes Volubilis Sources de l'Oum Er-Rbia Route des Cèdres à Azrou Vallée du Ziz Moyenne Vallée du Ziz Erg Chebbi à Merzouga Gorges du Todgha Gorges du Dades Vallée des Roses Kasbah Aït-Ben-Haddou Tizi-N-Tichka Casdades d'Ouzoud Pont d'Imi-n-Ifri Cascades de l'Ourika Cascade d'Imlil Route vers Tacheddirt Tizi N' Test Mosquée de Tinmel Kasbah de Tizourgane Agard-Oudad - Les rochers bleus (les roches peintes) Gorges d'Aït Mansour Mosquée Tamsaout Grotte et Bassin Win-Timdouine Paradise Valley Agadir Essaouira Mosquée Hassan-II à Casablanca
Conduire une automobile au Maroc est tout un défi lorsque l'on sait qu'il est un des pays qui possède les routes les plus meurtrières au monde. Il n'y a aucune discipline sur les routes du Maroc. La vitesse, les dépassements illégaux, le passage aux feux rouges, les voitures délabrées, l'étroitesse de certaines routes, les piétons et les cyclistes qui traversent la route sans avertissement, les motocyclistes qui se faufilent entre les voitures, sans oublier les nombreux animaux qui se dressent en bordure de la route. Et je n'exagère surtout pas...
Il n'existe pratiquement aucun civisme sur la route. C'est chacun pour soi. Nous avons dû céder le passage la majorité du temps afin d'éviter que notre voiture de location soit amochée.
Toute une expérience pour mon conjoint Alain qui a réussi à parcourir ces milliers de kilomètres sans aucun accrochage. Après coup, nous comprenons pourquoi la voiture que nous avions louée avait autant de bosses et d'éraflures ....
Il y a énormément de postes de contrôle (gendarmes) au Maroc. Nous avons vécu quelques expériences, de bonnes et de moins bonnes. Je vous en ferai part au moment opportun.
Il est très important de respecter les limites de vitesse et de connaître le fonctionnement des postes de contrôle.
Ceux-ci se trouvent généralement à proximité d'un embranchement ou d'un carrefour giratoire. Des panneaux sont installées temporairement en bordure de la route pour indiquer le poste de contrôle ainsi que les limitations de vitesse.
C'est assez spécial car nous roulons à une vitesse d'environ 80 km/h et tout à coup on aperçoit le panneau indiquant le poste de contrôle et trois panneaux consécutifs invitant à réduire rapidement notre vitesse à 60, 40 et 20 km/h dans un espace vraiment restreint.
C'est toujours un stress de passer ces contrôles , même si nous n'avions rien à nous reprocher... Je passais mon temps à vérifier l'odomètre pour m'assurer que nous respections bien les limites de vitesse. 60, 40, 20.. 60, 40, 20 ... Combien de fois Alain m'a entendu répéter ces chiffres afin de passer les contrôles sans problème.
Lorsque nous avons effectué la réservation des hôtels, il était indiqué que le stationnement était gratuit. Cependant, la majorité du temps, il a fallu payer des frais de 10 MAD (environ 1,40 $ CAD ) pour qu'un gardien surveille la voiture.
Que la voiture soit en bordure de la route ou dans un stationnement, il y avait toujours quelqu'un portant un dossard qui se présentait pour réclamer son dû.
A Essaouira, nous avons battu un record: 50 MAD (7 $ CAD), soit 40 MAD pour le stationnement et 10 MAD pour le gardien.
Une arnaque pour les touristes lorsque l'on sait que le prix est fixé à 5 MAD à Essaouira pour toute une nuit. Mais que peut-on faire lorsque nous avons besoin d'un espace de stationnement pour la nuit et que le préposé au stationnement te réclame 40 MAD et te harcèle de rajouter un 10 MAD pour le gardien?
Par ailleurs, nous avons été très bien accueillis au Maroc. Les gens étaient contents de nous voir et aimaient discuter avec nous. Particulièrement les jeunes hommes qui se sont montrés très avenants et ont été d'une gentillesse extraordinaire.
Nous avons été choyés côté température. Le ciel était toujours d'un bleu éclatant, sauf dans le désert où le ciel était couvert. Mais heureusement, nous avons eu droit à une éclaircie au moment du coucher du soleil.
Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités ainsi que nos escapades sur les routes du Maroc.
POUR LA SUITE, C'EST ICI
POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:
Jour 1: De Casablanca à Tétouan Jour 2: De Tétouan à Chefchaouen Jour 3: De Chefchaouen à Al Hoceima Jour 4: De Al Hoceima à Oujda Jour 5: De Oujda à Meknès Jour 6: De Meknès à Azrou Jour 7: De Azrou à Merzouga Jour 8: De Merzouga à la Vallée des Roses Jour 9: De la Vallée des Roses à Ouzoud Jour 10: D'Ouzoud à la Vallée de l'Ourika Jour 11: De la Vallée de l'Ourika à Ouirgane (détour à Imlil) Jour 12: De Ouirgane (route du Tizi-n-Test) à Tafraoute Jour 13: De Tafraoute à Tizgui N'Chorfa Jour 14: De la Vallée du Paradis à Essaouira Jour 15: De Essaouira à Casablanca
Second trip to Morocco, with our kids and our grandson.
A trip for five that delighted us all.
First stop: Marrakech, where we landed in late morning under a blazing sun. We had lunch on Avenue Mohamed V and took a little rest before heading to Djema El F'Na Square in the late afternoon, when the temperature dropped slightly. A quick stroll through the medina and the souks, still as lively as ever. Mountains of goods, craftsmanship that amazes us, a palette of colors, and all sorts of scents...




Then, when night fell, we wandered around the square among the little stalls serving all kinds of dishes: salads, grilled meats, soups, snails... It's incredible. Everyone is super friendly. I suspect they tell the same jokes every night to the tourists passing by. But it's really fun. And surprise, surprise—here, it's already Christmas. Colorful garlands at every stall.




But, rightly or wrongly, even though we're charmed, we prefer not to dine on the square... We're afraid of ruining the rest of the vacation... But what an extraordinary atmosphere on that square. It's overwhelming!
The next morning, we left Marrakech, hoping to find milder temperatures outside the city. On the way to Tichka. The change of scenery is huge. Our grandson can't get over seeing all the vendors selling real or fake minerals, real or fake fossils, merchants who approach as soon as we stop to admire a site or take a photo. There are also apple sellers—real apples for a picnic, which is perfect.


Photo stops are frequent. At every turn, a new discovery, a new viewpoint. The villages blend into the mountains. It's stunning.

First stop: Marrakech, where we landed in late morning under a blazing sun. We had lunch on Avenue Mohamed V and took a little rest before heading to Djema El F'Na Square in the late afternoon, when the temperature dropped slightly. A quick stroll through the medina and the souks, still as lively as ever. Mountains of goods, craftsmanship that amazes us, a palette of colors, and all sorts of scents...




Then, when night fell, we wandered around the square among the little stalls serving all kinds of dishes: salads, grilled meats, soups, snails... It's incredible. Everyone is super friendly. I suspect they tell the same jokes every night to the tourists passing by. But it's really fun. And surprise, surprise—here, it's already Christmas. Colorful garlands at every stall.




But, rightly or wrongly, even though we're charmed, we prefer not to dine on the square... We're afraid of ruining the rest of the vacation... But what an extraordinary atmosphere on that square. It's overwhelming!
The next morning, we left Marrakech, hoping to find milder temperatures outside the city. On the way to Tichka. The change of scenery is huge. Our grandson can't get over seeing all the vendors selling real or fake minerals, real or fake fossils, merchants who approach as soon as we stop to admire a site or take a photo. There are also apple sellers—real apples for a picnic, which is perfect.


Photo stops are frequent. At every turn, a new discovery, a new viewpoint. The villages blend into the mountains. It's stunning.

Tout au début de ce récit, je tiens à remercier l'ensemble des membres actifs du forum VF, pour les informations précieuses qui m'ont permis de préparer et de fixer les grandes lignes de mon voyage, à travers leurs expériences acquises tout au long des différentes aventures vécues.
Ce voyage était l'occasion de sortir des sentiers battus, d'explorer des paysages/routes dont je ne connaissais l’existence qu’à travers VF, partir à l’assaut des vallées les plus reculées/ moins convoitées. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle j’ai choisi comme titre de ce récit ‘Le pays des vallées’. Nous vous invitons d’ailleurs à en prendre connaissance à travers ce carnet de voyage.
On avait choisi la saison du printemps pour réaliser ce périple, plus précisément au mois d’Avril. On voulait éviter les attrape-touriste, déménager des endroits les plus accessibles et les plus médiatisés. Avec la pluviométrie exceptionnelle qu’a connu le pays en cette année, on s’est dit que la verdure et le beau temps devrait être au rendez-vous, mais c’était sans prendre compte des changements climatiques que subit la planète : Drôle de météorologie pour ce mois d’Avril. On avait l’occasion de retrouver un temps gris et menaçant à Marrakech, de la neige au alentour d’AitTamlil au cœur de l’Atlas, du temps sec et aride du coté de Tinghir, des tempêtes de sable qui se sont invité aux studios cinématographiques d’Ouarzazate, du beau temps printanier à hauteur de KelaatMegouna, des pluies torrentielles du coté de Demnat …
On dit que le Maroc est un pays froid où le soleil est chaud. C'est effectivement le pays des extrêmes, où l'on peut apercevoir des palmeraies sur un arrière plan de neige, les sommets de l’Atlas qui culminent aux abords d’un immense désert, des vallées verdoyantes au milieu des montagnes, des oueds asséchés, puis soudain gonflés de pluies. Peut être qu’avec ce dérèglement climatique remarquable, cette citation prend tout son sens.
Notre voyage a duré tout au long d’une semaine (du 8 au 14 Avril), donc il a fallu trouver le compromis idéal entre le temps réduit disponible, et les bons plans et endroits qu’on envisageait visiter.
Ci-dessous l’itinéraire suivi, au départ de Rabat en descendant par Marrakech, ouarzazate par le Tizi-n-Tichka, Kelaat-Mgouna, Dadés, Tinghir et retraversée du grand Atlas par la route 307 puis Demnate, Beni-Melal et retour au point de départ.
Jour 1 : Rabat -> Casablanca -> Marrakech Jour 2 : Marrakech Jour 3 : Marrakech, Marrakech -> Tamdakht Jour 4 : Tamdakht -> Agoulzi Jour 5 : Agoulzi -> Toudgha -> Dadés Jour 6 : Dadés -> Demnate Jour 7 : Demnate -> Ouzoud -> Bin El Ouidane -> Rabat
Jour 1 : Rabat -> Casablanca -> Marrakech Jour 2 : Marrakech Jour 3 : Marrakech, Marrakech -> Tamdakht Jour 4 : Tamdakht -> Agoulzi Jour 5 : Agoulzi -> Toudgha -> Dadés Jour 6 : Dadés -> Demnate Jour 7 : Demnate -> Ouzoud -> Bin El Ouidane -> Rabat
En ces temps de confinement, je re-regarde des photos de voyages, et je suis tombé sur cette semaine de mai 2011, où j'ai emmené 4 copains découvrir l'Atlas de Marrakech.
Nous partions chaque matin de Marrakech en voiture, 1h ou 1h30 plus tard, nous étions à pied-d'oeuvre. Ces balades de 4, 5 ou 6h, je les ai “découvertes“ quand j'étais résident marrakchi ; elles ne sont pas au catalogue des tours-operator, et même les guides locaux n'ont pas l'idée de proposer ce genre de trek, le touriste standard demandant le Toubkal.
Alors je vous raconte...
1er jour : villages en rive droite du Zat.
Pour se mettre dans l'ambiance. Comme on le fera chaque jour, on passe rapidement au supermarché du coin pour acheter Vache-qui-Rit, tranches de dinde, pain (en galette, dites kesra), oranges et eau... Nos menus ne seront pas très variés, les sardines pouvant remplacer la dinde, certains jours l'un d'entre nous sortira une boîte de pâté ou un saucisson !
Route du Tichka, après ait Ourir, on prend à droite la petite route qui longe l'oued Zat jusqu'à Arba Tighdwine et son souk (mais on n'est pas mercredi donc le souk est désert), on traverse le village, le goudron disparait (aujourd'hui c'est goudronné) et on se gare peu après la maison forestière (où on élève des perdrix pour les chasseurs fortunés), sur une épaule qui domine le Zat et vallée de son affluent que nous allons suivre un peu..

c'est l'heure du repas, je reviens bientôt

c'est l'heure du repas, je reviens bientôtBonjour à tous,
Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac à Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.
Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.
Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.
Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.
A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.
Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.

De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!
C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!
A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.

Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.
Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.

Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.
Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.
Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.
Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.
D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.

Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.
Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.
Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.

Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.
A 21h, dodo.
Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac à Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.
Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.
Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.
Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.
A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.
Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.

De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!
C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!
A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.

Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.
Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.


Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.
Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.
Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.
Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.
D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.

Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.
Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.
Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.

Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.
A 21h, dodo.
L'expérience de ce road-trip au sud du Maroc aura été des plus enrichissante. Un voyage humainement génial, les marocains sont d'une gentillesse incroyable.
Je vais essayer de résumer un maximum et resterai par la suite ouverte aux questions si certaines personnes sont intéressées par plus de détails.
Nous avons atterri, mon mari et moi, à Marrakech le 19 septembre. Il faut s'attendre à trouver une bonne heure de queue pour passer l'immigration. Donc si vous devez réserver une voiture de location, il peut être utile de le savoir.
Nous avons loué une Dacia Logan chez Budget. La voiture n'était pas prête et avons dû attendre 1h avant de pouvoir la prendre. On a compris dès cet instant qu'il allait falloir mettre sur off notre cerveau suisse formaté aux horaires précis.
Nous héritons d'une voiture déjà marquée de tous les côtés. Nous prenons soin de faire des photos sous toutes les coutures. Pas très contents au départ, cela s'avérera une bonne chose par la suite car les locaux ne font pas très attention et du coup nous étions moins stressés d'avoir une "cariole".
Nous partons directement en direction du sud. Il y a beaucoup de travaux sur la route qui mène de Marrakech à Ouarzazate. Du coup pour rejoindre Aït Ben Haddou il nous faudra non pas 3h comme prévu mais 5h. Nous empruntons la route direction Telouet juste après le col de Tizi N'Tichka. L'itinéraire est splendide.
Petite visite du ksar de Aït puis nous revenons sur nos pas de 3km pour passer la nuit à l'auberge Ayouze. Super accueil, très bon repas, chambre typique et confortable, loin du tumulte des touristes de Aït.
Lendemain départ pour Skoura. Nous visitons la palmeraie, qui à notre avis, n'a rien d'extraordinaire. Nous logeons à La Palmeraie de Skoura. Qualité-prix très correct. Les repas sont pris en commun avec les autres touristes. Le lendemain avant notre départ nous visitons la kasbah Amridil. L'entrée coûte 2 euros/pers et le guide 5. Ça vaut la peine d'y aller mais il faut savoir qu'il faut traverser une rivière et si il y a eu de la pluie la veille il faut faire un énorme détour car l'oued est impossible à traverser (c'est ce qui nous est arrivé). Les lieux touristiques ne sont pas vraiment aménagés au Maroc. J'avais lu sur ce site que le 4x4 n'était pas nécessaire, mais à refaire, on en louerait un car dès qu'il y a des orages c'est la misère, il n'y a pas de ponts mais quasi que des gués. C'est au bon vouloir de quelques braves citoyens que les routes sont dégagées...
Départ le jour suivant pour la vallée des roses. Les paysages sont magnifiques, ça vaut la peine de monter un peu dans la vallée. Nous avons passé les 3eme et 4eme nuits à l'auberge de Miguirne dans les gorges du Dadès. L'auberge est tenue par 3 frères dont Mohammed avec qui nous avons sympathisé et qui nous fera découvrir les trésors de sa vallée et ceux de Toudra loin de la foule des touristes. Un guide au tres grand coeur que nous recommandons chaudement.
Pour la 5eme nuit nous nous sommes arrêtés à Tinerhir à l'auberge Retour au calme. Super guesthouse à prix très très intéressant. Le lundi matin il y a le souk dans cette ville, d'où notre arrêt là pour une nuit. Le souk est une expérience à vivre 1x.
Après le souk nous avions rv avec Mohammed à Tamtetouche dans la vallée de Toudra. À l'auberge Tafouyt, logement très typique, un vrai bonheur. C'est en altitude, tout est différent, les gens, l'air, le village... Nous avons pris une piste sur quelques km (là encore la 4x4 aurait été très utile) pour arriver à un refuge. De là nous sommes partis à pied à la rencontre des nomades dans la montagne. Je ne vais pas aller dans les détails, mais ça aura été le moment fort de notre voyage, comparable à l'émission télé "rv en terre inconnue". Une émotion comme on en a rarement.
Le 25 départ pour Merzouga. Arrivée à 15h sur place à l'auberge Etoile des Dunes. Là très peu d'infos nous sont données pour l'heure de départ dans le désert. Bref on est arrivés bcp trop tôt et on s'est bien embêtés car il y avait des rafales de vent et la piscine était fermée à cause du sable. Départ à 18h à dos de dromadaires pour une nuit en bivouac dans le désert. Attention il faut réserver 24h avant pour les dromadaires sans quoi un supplément vous sera demandé. Nuit magique au clair de lune. Super expérience également.
Longue route vers Tamnougalt (près de Agdz) en passant par Rissani puis direction Alnif. Le paysage est splendide. Arrivée tardive dans notre Kasbah des Caïds qui fait également musée. Le propriétaire, un vrai passionné, retape cette bâtisse de la fin du 15eme siècle. Beaucoup de grands films ont été tournés dans cette kasbah et le village. (Babel, Le patient anglais, Les croisades, La passion de Nazareth etc..) Une vraie immersion dans un lieu plus qu'authentique. Nous y sommes restés 2 nuits.
Le 28 nous devions dormir dans l'oasis de Fint que nous avons dû malheureusement regarder de loin car l'oued que nous devions traverser pour accéder au village était inondé et nous avons dû nous rabattre sur la ville de Ouarzazate pour passer la nuit. Se retrouver dans une immense chambre de 60m2, après avoir passé 2 nuits dans une chambres en terre battue nous paraissait complètement démesuré :)
Le lendemain matin nous sommes aller visiter le musée du cinéma. Sans grand intérêt pour notre part car il n'y a aucune explication ou indication sur les différents décors. Devant rendre notre voiture le 30 septembre vers 11h du matin, nous avons pris la route le 29 en direction de Marrakech car nous avions peur qu'avec les travaux en cours il nous faille à nouveau 5h pour y arriver. Nous passerons une nuit à Aït Ourir à 32km de Marrakech. Nous avons dormi dans la maison de campagne le Dar Tadout. Samir et sa maman Fatima sont très chaleureux. On a pu cuisiner le couscous avec eux, c'était vraiment très sympa.
Le 30 au matin nous ramenons notre voiture à l'aéroport. Nous prenons un taxi pour la medina où nous avions réservé 3 nuits dans le riad M'boja chez Ali Baba, que nous vous recommandons vivement, tout le monde était aux petits soins pour nous. Marrakech et son effervescence étant moins notre tasse de thé, nous avons un peu regretté d'y être rester 2 jours 1/2, on aurait volontiers passé plus de temps dans les gorges chez Mohammed. Heureusement qu'une police du tourisme a pris les choses en main dans la Médina pour calmer un peu les ardeurs très pénibles des vendeurs trop pressants.
Le 3 octobre, Ferdi de notre riad, nous a organisé le transport à l'aéroport. Ça vaut la peine car c'était un beau bus tout neuf et c'était au même prix que le taxi. Il faut penser se rendre à l'aéroport 3h avant votre vol car il risque d'y avoir déjà une 1ere queue avant l'entrée à l'aéroport. En effet on ne peut y accéder que si on a un billet d'avion. Ils contrôlent également les bagages. Une fois à l'intérieur et après être passé au check in et à la douane, il faut à nouveau passer par l'immigration. Ca nous a pris une bonne heure.
Ne voulant pas passer nos journées dans la voiture, nous avions prévu un tour raisonnable en terme de km. Nous ne regrettons pas ce choix car nous avons vu de magnifiques paysages et avons pu vraiment en profiter, de plus ça nous a permis de partager avec les locaux qui sont des gens adorables. Nous n'avions réservé que la 1ere nuit à Aït Ben Haddou et les 3 dernières à Marrakech. Cela nous a donné une certaine souplesse très profitable. De plus fin septembre n'étant pas en haute saison, nous nous sommes souvent retrouvés seuls dans les auberges.
Voilà un bref résumé de nos 2 semaines, je donne volontiers plus de détails à qui le désirerait 😉
Je vais essayer de résumer un maximum et resterai par la suite ouverte aux questions si certaines personnes sont intéressées par plus de détails.
Nous avons atterri, mon mari et moi, à Marrakech le 19 septembre. Il faut s'attendre à trouver une bonne heure de queue pour passer l'immigration. Donc si vous devez réserver une voiture de location, il peut être utile de le savoir.
Nous avons loué une Dacia Logan chez Budget. La voiture n'était pas prête et avons dû attendre 1h avant de pouvoir la prendre. On a compris dès cet instant qu'il allait falloir mettre sur off notre cerveau suisse formaté aux horaires précis.
Nous héritons d'une voiture déjà marquée de tous les côtés. Nous prenons soin de faire des photos sous toutes les coutures. Pas très contents au départ, cela s'avérera une bonne chose par la suite car les locaux ne font pas très attention et du coup nous étions moins stressés d'avoir une "cariole".
Nous partons directement en direction du sud. Il y a beaucoup de travaux sur la route qui mène de Marrakech à Ouarzazate. Du coup pour rejoindre Aït Ben Haddou il nous faudra non pas 3h comme prévu mais 5h. Nous empruntons la route direction Telouet juste après le col de Tizi N'Tichka. L'itinéraire est splendide.
Petite visite du ksar de Aït puis nous revenons sur nos pas de 3km pour passer la nuit à l'auberge Ayouze. Super accueil, très bon repas, chambre typique et confortable, loin du tumulte des touristes de Aït.
Lendemain départ pour Skoura. Nous visitons la palmeraie, qui à notre avis, n'a rien d'extraordinaire. Nous logeons à La Palmeraie de Skoura. Qualité-prix très correct. Les repas sont pris en commun avec les autres touristes. Le lendemain avant notre départ nous visitons la kasbah Amridil. L'entrée coûte 2 euros/pers et le guide 5. Ça vaut la peine d'y aller mais il faut savoir qu'il faut traverser une rivière et si il y a eu de la pluie la veille il faut faire un énorme détour car l'oued est impossible à traverser (c'est ce qui nous est arrivé). Les lieux touristiques ne sont pas vraiment aménagés au Maroc. J'avais lu sur ce site que le 4x4 n'était pas nécessaire, mais à refaire, on en louerait un car dès qu'il y a des orages c'est la misère, il n'y a pas de ponts mais quasi que des gués. C'est au bon vouloir de quelques braves citoyens que les routes sont dégagées...
Départ le jour suivant pour la vallée des roses. Les paysages sont magnifiques, ça vaut la peine de monter un peu dans la vallée. Nous avons passé les 3eme et 4eme nuits à l'auberge de Miguirne dans les gorges du Dadès. L'auberge est tenue par 3 frères dont Mohammed avec qui nous avons sympathisé et qui nous fera découvrir les trésors de sa vallée et ceux de Toudra loin de la foule des touristes. Un guide au tres grand coeur que nous recommandons chaudement.
Pour la 5eme nuit nous nous sommes arrêtés à Tinerhir à l'auberge Retour au calme. Super guesthouse à prix très très intéressant. Le lundi matin il y a le souk dans cette ville, d'où notre arrêt là pour une nuit. Le souk est une expérience à vivre 1x.
Après le souk nous avions rv avec Mohammed à Tamtetouche dans la vallée de Toudra. À l'auberge Tafouyt, logement très typique, un vrai bonheur. C'est en altitude, tout est différent, les gens, l'air, le village... Nous avons pris une piste sur quelques km (là encore la 4x4 aurait été très utile) pour arriver à un refuge. De là nous sommes partis à pied à la rencontre des nomades dans la montagne. Je ne vais pas aller dans les détails, mais ça aura été le moment fort de notre voyage, comparable à l'émission télé "rv en terre inconnue". Une émotion comme on en a rarement.
Le 25 départ pour Merzouga. Arrivée à 15h sur place à l'auberge Etoile des Dunes. Là très peu d'infos nous sont données pour l'heure de départ dans le désert. Bref on est arrivés bcp trop tôt et on s'est bien embêtés car il y avait des rafales de vent et la piscine était fermée à cause du sable. Départ à 18h à dos de dromadaires pour une nuit en bivouac dans le désert. Attention il faut réserver 24h avant pour les dromadaires sans quoi un supplément vous sera demandé. Nuit magique au clair de lune. Super expérience également.
Longue route vers Tamnougalt (près de Agdz) en passant par Rissani puis direction Alnif. Le paysage est splendide. Arrivée tardive dans notre Kasbah des Caïds qui fait également musée. Le propriétaire, un vrai passionné, retape cette bâtisse de la fin du 15eme siècle. Beaucoup de grands films ont été tournés dans cette kasbah et le village. (Babel, Le patient anglais, Les croisades, La passion de Nazareth etc..) Une vraie immersion dans un lieu plus qu'authentique. Nous y sommes restés 2 nuits.
Le 28 nous devions dormir dans l'oasis de Fint que nous avons dû malheureusement regarder de loin car l'oued que nous devions traverser pour accéder au village était inondé et nous avons dû nous rabattre sur la ville de Ouarzazate pour passer la nuit. Se retrouver dans une immense chambre de 60m2, après avoir passé 2 nuits dans une chambres en terre battue nous paraissait complètement démesuré :)
Le lendemain matin nous sommes aller visiter le musée du cinéma. Sans grand intérêt pour notre part car il n'y a aucune explication ou indication sur les différents décors. Devant rendre notre voiture le 30 septembre vers 11h du matin, nous avons pris la route le 29 en direction de Marrakech car nous avions peur qu'avec les travaux en cours il nous faille à nouveau 5h pour y arriver. Nous passerons une nuit à Aït Ourir à 32km de Marrakech. Nous avons dormi dans la maison de campagne le Dar Tadout. Samir et sa maman Fatima sont très chaleureux. On a pu cuisiner le couscous avec eux, c'était vraiment très sympa.
Le 30 au matin nous ramenons notre voiture à l'aéroport. Nous prenons un taxi pour la medina où nous avions réservé 3 nuits dans le riad M'boja chez Ali Baba, que nous vous recommandons vivement, tout le monde était aux petits soins pour nous. Marrakech et son effervescence étant moins notre tasse de thé, nous avons un peu regretté d'y être rester 2 jours 1/2, on aurait volontiers passé plus de temps dans les gorges chez Mohammed. Heureusement qu'une police du tourisme a pris les choses en main dans la Médina pour calmer un peu les ardeurs très pénibles des vendeurs trop pressants.
Le 3 octobre, Ferdi de notre riad, nous a organisé le transport à l'aéroport. Ça vaut la peine car c'était un beau bus tout neuf et c'était au même prix que le taxi. Il faut penser se rendre à l'aéroport 3h avant votre vol car il risque d'y avoir déjà une 1ere queue avant l'entrée à l'aéroport. En effet on ne peut y accéder que si on a un billet d'avion. Ils contrôlent également les bagages. Une fois à l'intérieur et après être passé au check in et à la douane, il faut à nouveau passer par l'immigration. Ca nous a pris une bonne heure.
Ne voulant pas passer nos journées dans la voiture, nous avions prévu un tour raisonnable en terme de km. Nous ne regrettons pas ce choix car nous avons vu de magnifiques paysages et avons pu vraiment en profiter, de plus ça nous a permis de partager avec les locaux qui sont des gens adorables. Nous n'avions réservé que la 1ere nuit à Aït Ben Haddou et les 3 dernières à Marrakech. Cela nous a donné une certaine souplesse très profitable. De plus fin septembre n'étant pas en haute saison, nous nous sommes souvent retrouvés seuls dans les auberges.
Voilà un bref résumé de nos 2 semaines, je donne volontiers plus de détails à qui le désirerait 😉
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
Bonjour,
Voici un premier carnet de voyage de mon dernier séjour en fin février et tout début mars . J'ai l'habitude de voyager seul dans le sud Maroc au moins une fois par an . Je me déplace en Dacia Sandero Stepway, voiture tout à fait adaptée au Maroc et qui permet de faire des pistes pas trop dure . Je suis arrivé à Rabat et j'ai découvert une nature magnifique et bucolique, comme ici au bord de la Nationale 1, sur la commune de Cherrat ( 25 kms au sud de Rabat ) .

Ma première étape me mène à Agadir via l'autoroute : rien de palpitant . J'ai juste le temps d'aller faire une balade sur la corniche . Je traverse donc la vallée des oiseaux en rejoignant mon hôtel . Toujours de belles bêtes , un peu à l'étroit malgré tout .

Le lendemain, je prends la route pour Icht, via Tiznit et Bouizarkane . J'ai prévu de poser ma valise pour 3 nuits à Borj Biramane, que je connaît déjà . J'évite donc l' Anti-Atlas que je contourne car je l'ai fait en octobre de l'an dernier . Sur la route, les paysages deviennent de plus en plus beau et j'apprécie la vue dans la montée du col de Tizi Mighert, après Tiznit . On sent que le grand sud approche .

Après Bouizarkane , je rejoint Ifrane de l'Anti-Atlas, et de là, je bifurque vers Timoulay et Amtoudi . Puis je rejoint la route principale . Avant Ifrane , un village très dégradé attire mon attention .

Je ne m'arrête pas à Amtoudi que j'ai fait en octobre . Mais pour le plaisir, une photo de ce bel endroit

Etant passionné d'archéologie préhistorique, je m'arrête souvent dès qu'un endroit me semble favorable . Je trouve régulièrement des sites et des objets , sans vraiment savoir quelle est la part du hasard dans mes trouvailles . Ici, lors d'un arrêt , un caillou attire mon attention et miracle, sur l'arrière se trouve une magnifique gravure pariétale représentant ce qui pourrait être des gazelles dorcas

J'ai le temps d'aller faire un tour dans la haute vallée de l'Oued Tamanart . Je photographie ( de loin ) les incroyables ruines de la cité historique de Aguerd ( route 107 vers Tafraout ) . L'apparition de ce " Machu Pichu " marocain, presque totalement inconnu , m'impressionne toujours ( regardez bien , sur le plateau, il y a une ville )

Je descend par une piste dans un oasis de la vallée et découvre ce magnifique village berbère, accroché à flan de colline .

A l'approche de l'oasis d'Icht, le soleil est déjà bas et le Jebel Bani en devient luisant . Le paysage est prenant .

Voyageant seul, je teste la tente de Borj Biramane . C'est bon marché ( 160 dirhams ), et on utilise les toilettes et douches du camping . Juste un peu frais le soir, mais très sympa . En journée, çà monte déjà à 22/24 degrés environ .

Je vais donc me balader dans le secteur dès le lendemain, tôt le matin . Les paysages sont grandioses . Je m'engage sur une piste qui longe la montagne sur la face nord pendant 8 kms environ . Ici, le lit de l'oued Tamanar , juste avant le " Foum" ( cluse en français , je crois ) qui permet de traverser le Jebel vers Foum el Hisn .

J'aime beaucoup les paysages de savane qu'on rencontre dans la région . Parfois, on s'attend à voir des girafes ou des éléphants ....

Une autre vue du Jebel Bani, montagne méconnue du Maroc, qui fait frontière avec les zones pré-saharienne sur près de 400 kms . Souvent étroit ( parfois à peine 2 kms de large ), son altitude va de 1000 à 1400 m environ . C'est une magnifique réserve géologique qui regorge de sites préhistoriques .

Une demi-journée de marche dans le lit de l'oued Icht, au départ de l'auberge, d'abord jusqu'au village d'Icht, puis en remontant dans l'autre sens , offre des paysages magnifiques . Curieusement, il y a de l'eau dans cet endroit où il n'a pas plu depuis 3 ans . Cà grouille de vie, batraciens, oiseaux ...

Dans le lit de l'Oued Icht , un jeu de lumière dans l'après-midi .

Et une autre pour le plaisir

Mon étape suivante me mène jusqu'à Foum Zguid . Que de la belle route goudronnée . Je m' arrête souvent tant les paysages sur ce trajet sont beaux . Premier arrêt à Akka où je cherche un Agadir mentionné sur ma carte . Je ne suis pas déçu tant ce que j'entrevois est impressionnant . Il s'agit d'Agadir Ouzrou, qui fait l'objet d'un programme de restauration . Je ne visiterai pas ce qui est en fait une ville fortifiée, faute de temps : Il faut en laisser un peu pour un futur séjour .

A Akka, je quitte la N12 pour prendre la route via Imitek pour rejoindre Tata . Je connais cette route et ne veux pas manquer ses extraordinaires paysages minéraux .

et à l'approche de Tata

L'oasis de Tata est tout proche . La suite bientôt .......

Voici un premier carnet de voyage de mon dernier séjour en fin février et tout début mars . J'ai l'habitude de voyager seul dans le sud Maroc au moins une fois par an . Je me déplace en Dacia Sandero Stepway, voiture tout à fait adaptée au Maroc et qui permet de faire des pistes pas trop dure . Je suis arrivé à Rabat et j'ai découvert une nature magnifique et bucolique, comme ici au bord de la Nationale 1, sur la commune de Cherrat ( 25 kms au sud de Rabat ) .

Ma première étape me mène à Agadir via l'autoroute : rien de palpitant . J'ai juste le temps d'aller faire une balade sur la corniche . Je traverse donc la vallée des oiseaux en rejoignant mon hôtel . Toujours de belles bêtes , un peu à l'étroit malgré tout .

Le lendemain, je prends la route pour Icht, via Tiznit et Bouizarkane . J'ai prévu de poser ma valise pour 3 nuits à Borj Biramane, que je connaît déjà . J'évite donc l' Anti-Atlas que je contourne car je l'ai fait en octobre de l'an dernier . Sur la route, les paysages deviennent de plus en plus beau et j'apprécie la vue dans la montée du col de Tizi Mighert, après Tiznit . On sent que le grand sud approche .

Après Bouizarkane , je rejoint Ifrane de l'Anti-Atlas, et de là, je bifurque vers Timoulay et Amtoudi . Puis je rejoint la route principale . Avant Ifrane , un village très dégradé attire mon attention .

Je ne m'arrête pas à Amtoudi que j'ai fait en octobre . Mais pour le plaisir, une photo de ce bel endroit

Etant passionné d'archéologie préhistorique, je m'arrête souvent dès qu'un endroit me semble favorable . Je trouve régulièrement des sites et des objets , sans vraiment savoir quelle est la part du hasard dans mes trouvailles . Ici, lors d'un arrêt , un caillou attire mon attention et miracle, sur l'arrière se trouve une magnifique gravure pariétale représentant ce qui pourrait être des gazelles dorcas

J'ai le temps d'aller faire un tour dans la haute vallée de l'Oued Tamanart . Je photographie ( de loin ) les incroyables ruines de la cité historique de Aguerd ( route 107 vers Tafraout ) . L'apparition de ce " Machu Pichu " marocain, presque totalement inconnu , m'impressionne toujours ( regardez bien , sur le plateau, il y a une ville )

Je descend par une piste dans un oasis de la vallée et découvre ce magnifique village berbère, accroché à flan de colline .

A l'approche de l'oasis d'Icht, le soleil est déjà bas et le Jebel Bani en devient luisant . Le paysage est prenant .

Voyageant seul, je teste la tente de Borj Biramane . C'est bon marché ( 160 dirhams ), et on utilise les toilettes et douches du camping . Juste un peu frais le soir, mais très sympa . En journée, çà monte déjà à 22/24 degrés environ .

Je vais donc me balader dans le secteur dès le lendemain, tôt le matin . Les paysages sont grandioses . Je m'engage sur une piste qui longe la montagne sur la face nord pendant 8 kms environ . Ici, le lit de l'oued Tamanar , juste avant le " Foum" ( cluse en français , je crois ) qui permet de traverser le Jebel vers Foum el Hisn .

J'aime beaucoup les paysages de savane qu'on rencontre dans la région . Parfois, on s'attend à voir des girafes ou des éléphants ....

Une autre vue du Jebel Bani, montagne méconnue du Maroc, qui fait frontière avec les zones pré-saharienne sur près de 400 kms . Souvent étroit ( parfois à peine 2 kms de large ), son altitude va de 1000 à 1400 m environ . C'est une magnifique réserve géologique qui regorge de sites préhistoriques .

Une demi-journée de marche dans le lit de l'oued Icht, au départ de l'auberge, d'abord jusqu'au village d'Icht, puis en remontant dans l'autre sens , offre des paysages magnifiques . Curieusement, il y a de l'eau dans cet endroit où il n'a pas plu depuis 3 ans . Cà grouille de vie, batraciens, oiseaux ...

Dans le lit de l'Oued Icht , un jeu de lumière dans l'après-midi .

Et une autre pour le plaisir

Mon étape suivante me mène jusqu'à Foum Zguid . Que de la belle route goudronnée . Je m' arrête souvent tant les paysages sur ce trajet sont beaux . Premier arrêt à Akka où je cherche un Agadir mentionné sur ma carte . Je ne suis pas déçu tant ce que j'entrevois est impressionnant . Il s'agit d'Agadir Ouzrou, qui fait l'objet d'un programme de restauration . Je ne visiterai pas ce qui est en fait une ville fortifiée, faute de temps : Il faut en laisser un peu pour un futur séjour .

A Akka, je quitte la N12 pour prendre la route via Imitek pour rejoindre Tata . Je connais cette route et ne veux pas manquer ses extraordinaires paysages minéraux .

et à l'approche de Tata

L'oasis de Tata est tout proche . La suite bientôt .......

Hi there,
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
We arrive in the evening in Marrakesh, and a taxi arranged by our friendly Riad is waiting for us. The driver takes us to the door, where we’re briefly greeted by our hosts. The room is heated—phew—because it’s really cold on this January 17th for our arrival. Riad Alisma, where we’re staying for 2 nights. The next morning, it’s pouring rain when we wake up, but after a good breakfast, the rain has calmed down. Off we go to the medersa, which allows for a relatively sheltered visit. We’d visited this palace 15 years ago—it’s been renovated since then.


From there, without the rain, we wander aimlessly and eventually end up near the tanneries, but it’s Sunday, and there’s very little activity. Of course, we get hassled by a tout.

Here, the hides after being treated with lime—I love the colors.
We part ways a bit annoyed. He gets a little revenge by giving us bad directions, and we end up outside the city walls. We decide to take a taxi to the new modern art museum—60 dirhams for the 5 km, which is nothing when you think about it. That tout, who we didn’t ask for anything and made it clear we weren’t buying anything, dragged us into a shop supposedly only open that day and demanded 50 dirhams for his "services"! Let’s forget that bad moment and enjoy the exhibition at the MACAL.

The taxi on the way back drops us off at Place des Ferblantiers, not far from our Riad. We’re a little peckish—it’s worth mentioning that at lunchtime, we only ate a plate of beans from a street vendor. So, we buy a bunch of little sweets, each more delicious than the last, at Ajar. We snack while sipping mint tea and watching life go by around us. A final visit to the Museum of Moroccan Cuisine on our way back helps us dodge a few more showers. Then it’s back to the Riad. The atmosphere in the city is heating up—it’s the AFCON final tonight. The temperatures, though? Not so much. We ordered a meal at the Riad, and it was a good call—not only was it really tasty, but the rain also picked up again. Our day in Marrakesh ends under the covers with a good book and some photo sorting. Still, we managed 10,750 steps. View of our Riad

Tomorrow, we’ll pick up our rental car from Medloc and head to Essaouira.


From there, without the rain, we wander aimlessly and eventually end up near the tanneries, but it’s Sunday, and there’s very little activity. Of course, we get hassled by a tout.

Here, the hides after being treated with lime—I love the colors.
We part ways a bit annoyed. He gets a little revenge by giving us bad directions, and we end up outside the city walls. We decide to take a taxi to the new modern art museum—60 dirhams for the 5 km, which is nothing when you think about it. That tout, who we didn’t ask for anything and made it clear we weren’t buying anything, dragged us into a shop supposedly only open that day and demanded 50 dirhams for his "services"! Let’s forget that bad moment and enjoy the exhibition at the MACAL.

The taxi on the way back drops us off at Place des Ferblantiers, not far from our Riad. We’re a little peckish—it’s worth mentioning that at lunchtime, we only ate a plate of beans from a street vendor. So, we buy a bunch of little sweets, each more delicious than the last, at Ajar. We snack while sipping mint tea and watching life go by around us. A final visit to the Museum of Moroccan Cuisine on our way back helps us dodge a few more showers. Then it’s back to the Riad. The atmosphere in the city is heating up—it’s the AFCON final tonight. The temperatures, though? Not so much. We ordered a meal at the Riad, and it was a good call—not only was it really tasty, but the rain also picked up again. Our day in Marrakesh ends under the covers with a good book and some photo sorting. Still, we managed 10,750 steps. View of our Riad

Tomorrow, we’ll pick up our rental car from Medloc and head to Essaouira.
Les objectifs de notre voyage annuel au Maroc étaient les villes impériales, le secteur d'Imilchil et la vallée du Rhéris : eh oui, plus de 20 ans (déjà !) se sont passés notre dernière visite de ces sites. Occasion de comparer avec nos vieilles photos-papier et nos souvenirs.
1. Ryanair nous transporte pour pas cher de Toulouse à Fès ; à l'aéroport (petit, mais de classe) le Duster nous attend ou plutôt nous attendons que le loueur se débarrasse du client précédent quelque peu tatillon (je crois qu'il n'est pas dans le ton du pays 😉 ) pour partir avec ledit Duster vers Volubilis. là-bas, 4 cars de touristes sont éparpillés dans le site, le soleil déclinant illumine les quelques colonnes encore debout ; pas de quoi fouetter un chat, c'était le souvenir que j'en avais. Si on veut voir des ruines antiques intéressantes, mieux vaut aller en Tunisie (!), en Lybie (!!!) ou en Turquie. Il est trop tard pour Moulay Idriss, mais le soleil couchant met en valeur ses blanches maisons et ses deux collines.
Et on arrive à notre camp de base pour 3 nuits, le riad Yacout à Meknès que je recommande sans l'ombre d'une hésitation. Ce soir-là, le Maroc se qualifie pour la Coupe du Monde, c'est l'hyper-liesse en ville, klaxons, chants, drapeaux, on court dans tous les sens. Panem, je sais pas, mais circenses ça marche !
2. Aujourd'hui Rabat. D'abord le Chellah; autrefois c'était un terrain vague entouré de remparts surmontés de cigognes; aujourd'hui c'est un joli jardin, avec des allées qui nous conduisent vers des ruines élégantes toujours surmontées de cigognes claquant du bec. Très agréable.
Ensuite la casbah des Oudayas (là, nous y étions repassés il y a 8 ans), bien entretenue, fleurie, avec souvent du bleu au bas des murs à la mode Chechaouen.
Et puis les souks où autrefois on pouvait trouver de beaux objets anciens et aujourd'hui inodores et sans saveur.
Pour finir, le mausolée de Mhd V, joyau de l'art marocain. Où le grand et terrible hassan II, son fils, s'est glissé discrètement dans un coin, pour ne pas faire de l'ombre à son géniteur.
Avant de partir, un thé sur la plage où on se baigne encore (en novembre !), où on joue au ballon torse nu. Ambiance familiale du dimanche.
2. Aujourd'hui Rabat. D'abord le Chellah; autrefois c'était un terrain vague entouré de remparts surmontés de cigognes; aujourd'hui c'est un joli jardin, avec des allées qui nous conduisent vers des ruines élégantes toujours surmontées de cigognes claquant du bec. Très agréable.
Ensuite la casbah des Oudayas (là, nous y étions repassés il y a 8 ans), bien entretenue, fleurie, avec souvent du bleu au bas des murs à la mode Chechaouen.
Et puis les souks où autrefois on pouvait trouver de beaux objets anciens et aujourd'hui inodores et sans saveur.
Pour finir, le mausolée de Mhd V, joyau de l'art marocain. Où le grand et terrible hassan II, son fils, s'est glissé discrètement dans un coin, pour ne pas faire de l'ombre à son géniteur.
Avant de partir, un thé sur la plage où on se baigne encore (en novembre !), où on joue au ballon torse nu. Ambiance familiale du dimanche.Bonjour,
C'est parti pour un nouveau carnet de voyage photographique , avec de nouveaux endroits, de nouvelles découvertes, de nouveaux émerveillements .
Mon défi cette fois ci était de faire visiter le Maroc en 9 jours chrono à ma petite famille, en l’occurrence à ma fille aînée, mon gendre et mes 2 petits enfants de 6 et 9 ans , pendant les vacances de Toussaint . Ils n'avaient jamais mis les pieds au Maroc, ni dans un pays de culture arabo-musulmane . Choc culturel assuré .
J'avais plusieurs contraintes dont le lieu de départ et d'arrivée, Fes , qui est complètement excentrée par rapport au grand Sud . Ma fille voulait aussi voir absolument Essaouira . Et tout le monde voulait, bien sûr , faire un bivouac au fin fond du désert ....
J'ai donc monté un séjour itinérant, avec un nouvel hébergement chaque soir, pour que tout le monde en ai plein la vue et revienne en France avec des souvenirs éternels .
En simplifié, voici le voyage photo que je vous propose :
J0 : Arrivée à Fez à 20 heures, Autoroute jusqu'à Rabat . J1 : Rabat Médina, Kasbah des Oudayas, ..... J2 : Essaouira ...... J3 : Tichka et vallée d'Ounila ...... J4 : Tamdaghte, Aït Benhaddou, Kasbah de Taourirt , Agdz J5 : Vallée du Draa ( rive gauche ), Foumzguid, erg El M'hazil, bivouac J6 : Bivouac , lac d'Iriki , Zaouia Sidi Abdenbi, ..... J7 : Retour Foum Zguid, N'kob, Bab N'Ali, Tizi n'Tazazert, Boulmane, El Kelaa des M'Gouna J8 : Route 307 ( Haut Atlas central ), visite de Megdaz ( village berbère ), Imi n'Ifri, Ouzoud J9 : Cascade d'Ouzoud, retour sur Fes via Beni Mellal, Azrou, repas à Bab Boujloud, balade nocturne dans la médina de Fez .... J10 : Réveil à 5 heures, direction aéroport ....
Comme vous le constatez, j'ai finalement éliminé les 2 grandes médinas que sont Fez et Marrakech . C'est mon choix, car j'ai pensé que tout un chacun peu revenir seul dans ces villes, s'il en a l'envie, surtout après un premier séjour accompagné . De plus, mon voyage intègre aussi 2 médinas , Rabat et Essaouira , qui sont également toutes deux remarquables .
Ayant déjà montré dans de précédents carnets certains des lieux visités, je veillerai à éviter les redites et à montrer de nouveaux lieux ....
Et " en voiture Simone" .....
C'est parti pour un nouveau carnet de voyage photographique , avec de nouveaux endroits, de nouvelles découvertes, de nouveaux émerveillements .
Mon défi cette fois ci était de faire visiter le Maroc en 9 jours chrono à ma petite famille, en l’occurrence à ma fille aînée, mon gendre et mes 2 petits enfants de 6 et 9 ans , pendant les vacances de Toussaint . Ils n'avaient jamais mis les pieds au Maroc, ni dans un pays de culture arabo-musulmane . Choc culturel assuré .
J'avais plusieurs contraintes dont le lieu de départ et d'arrivée, Fes , qui est complètement excentrée par rapport au grand Sud . Ma fille voulait aussi voir absolument Essaouira . Et tout le monde voulait, bien sûr , faire un bivouac au fin fond du désert ....
J'ai donc monté un séjour itinérant, avec un nouvel hébergement chaque soir, pour que tout le monde en ai plein la vue et revienne en France avec des souvenirs éternels .
En simplifié, voici le voyage photo que je vous propose :
J0 : Arrivée à Fez à 20 heures, Autoroute jusqu'à Rabat . J1 : Rabat Médina, Kasbah des Oudayas, ..... J2 : Essaouira ...... J3 : Tichka et vallée d'Ounila ...... J4 : Tamdaghte, Aït Benhaddou, Kasbah de Taourirt , Agdz J5 : Vallée du Draa ( rive gauche ), Foumzguid, erg El M'hazil, bivouac J6 : Bivouac , lac d'Iriki , Zaouia Sidi Abdenbi, ..... J7 : Retour Foum Zguid, N'kob, Bab N'Ali, Tizi n'Tazazert, Boulmane, El Kelaa des M'Gouna J8 : Route 307 ( Haut Atlas central ), visite de Megdaz ( village berbère ), Imi n'Ifri, Ouzoud J9 : Cascade d'Ouzoud, retour sur Fes via Beni Mellal, Azrou, repas à Bab Boujloud, balade nocturne dans la médina de Fez .... J10 : Réveil à 5 heures, direction aéroport ....
Comme vous le constatez, j'ai finalement éliminé les 2 grandes médinas que sont Fez et Marrakech . C'est mon choix, car j'ai pensé que tout un chacun peu revenir seul dans ces villes, s'il en a l'envie, surtout après un premier séjour accompagné . De plus, mon voyage intègre aussi 2 médinas , Rabat et Essaouira , qui sont également toutes deux remarquables .
Ayant déjà montré dans de précédents carnets certains des lieux visités, je veillerai à éviter les redites et à montrer de nouveaux lieux ....
Et " en voiture Simone" .....

Nous avons effectué cette petite escapade au Maroc il y a quelques mois, en juillet dernier. Avec ma femme et mes deux fils de 13 et 11 ans, nous sommes partis un peu à l'improviste, réservant nos billets quelques jours seulement avant le départ. Le but principal était de décompresser du quotidien professionnel, mais dans un endroit qui vaille le détour.
Nos fils ne connaissaient pas Marrakech, c'était donc l'occasion de leur faire découvrir la "ville rouge". Ce joli surnom est dû aux tons ocres et rougeâtres qu'arborent un grand nombre des maisons et bâtiments de la ville.
Alors bien sûr, ce carnet ne passionnera peut-être pas les spécialistes de la destination 😕 Mais je l'écris quand même pour donner un aperçu à tous ceux qui envisagent de profiter d'un low-cost pour aller passer quelques jours dans cette ville si agréable... 😎
Nous avons visité trois des principaux quartiers de la ville :
la Médina, c'est-à-dire la vieille ville nichée à l'intérieur des remparts : c'est là que nous avons passé l'essentiel de notre temps, et c'est l'endroit que nous avons préféré ; le Guéliz, pour découvrir notamment le fameux jardin Majorelle ; la Palmeraie, juste pour voir : située un peu à l'écart, ce quartier peu emballant pour le visiteur est celui des milliardaires, dont les villas de luxe ont remplacé peu à peu les palmiers...

Je publierai nos infos pratiques à la fin du carnet.
LA MÉDINA Il s'agit du quartier historique, celui où bat le cœur de la ville et où il fait si bon se balader pour s'imprégner de son atmosphère unique. La Médina est classée par l'Unesco au patrimoine de l'humanité, classement qui inclut divers sites incontournables pour qui visite la ville : les remparts, la mosquée Koutoubia, la fameuse place Jemaa-el-Fna, le palais Bahia ou encore les somptueux tombeaux saadiens.
- Déambuler dans la Médina Avant de passer tous ces sites en revue, comment ne pas évoquer l'atmosphère si particulière qu'on ressent lorsqu'on flâne dans cette vieille ville.
Un peu partout, l'architecture raffinée apporte un témoignage de ce que fût l'histoire de la ville, laquelle a subi diverses influences (Omeyyades, Almoravides...).
C'est en s'enfonçant dans les entrailles de la Médina et en se perdant dans ses ruelles labyrinthiques qu'on s'imprègne le mieux de l'âme de la ville.

A chaque coin de rue, au fond de chaque derb (passage parfois étroit) se succèdent les scènes de la vie quotidienne dans cet écrin de murs rougeâtres.


- Les remparts La Médina est cernée par de jolis remparts régulièrement renforcés par des tours, le tout construit en pisé, c'est-à-dire avec de la terre argileuse pour matériau de base.

On pourrait ainsi penser que ces fortifications sont fragiles mais à tort, puisqu'elles ont fièrement traversé les siècles : près d'un millénaire en tout. Aujourd'hui, il suffit juste de quelques réparations ponctuelles pour permettre à la solidité de l'ensemble de perdurer.
D'une longueur totale de dix-neuf kilomètres, ces remparts sont percés par vingt-deux portes, lesquelles permettent d'accéder à la ville et d'en sortir. Certaines ethnies qui venaient commercer à Marrakech avaient d'ailleurs une porte qui leur était réservée.

Ci-dessus : Bab Agnaou, l'une des portes les plus décorées des remparts de Marrakech
Aujourd'hui, c'est en début et en fin de journée qu'il faut admirer les remparts, car c'est à ces moments-là qu'ils sont embellis par la lumière chaude du lever et du coucher du soleil.

Ci-dessus : fin du marché
En attendant de poster la suite du carnet, voici une courte vidéo de cette escapade dépaysante... https://youtu.be/z-7rIAMschM
Bonjour à tous ; me voilà ici pour vous présenter les grandes lignes de mon deuxième séjour au Maroc ; mon circuit n'a rien d'original , mais je vais essayer de le présenter différemment ; j'espère qu'il vous plaira !
26 Mars :
De l'Europe à l'Afrique , il n'y a qu'un pas....de géant ! Mieux qu'une carte de géographie , le beau temps nous permet de découvrir le détroit de Gibraltar . Vus du ciel , les deux continents sont si proches !
Nous atterrissons à Marrakech à l'heure locale prévue : 10h15 ; et nous nous remettons de suite au rythme du Maroc puisqu'il est presque 12h quand nous rejoignons enfin la sortie , pressés de retrouver l'agent Medloc ( qui nous a patiemment attendu , comme une cinquantaine d'autres messagers avec leurs pancartes ! ) Il nous confie une sympathique Logan blanche , non sans l'avoir filmée sous toutes les coutures avec son smartphone ; nous trouvons ce système plutôt sécuritaire et preuve de sérieux . Quelques péripéties ( achat d'une carte téléphone chez un marchand ne parlant pas du tout le français , accès à la station essence raté avec un réservoir dans le rouge ) , et quelques errements (qui nous feront utiliser à 4 ou 5 reprises le fameux " GPS berbère " ) nous feront mettre une heure pour quitter Marrakech . Enfin nous retrouvons la nature ; entre Sidi Rahal et Demnate nous découvrons un paysage verdoyant et agricole : des grands champs semés de blé , d'orge ou de luzerne sont parcourus pour certains par de longs canaux d'irrigation hors-sol . Entre les champs et la route la nappe phréatique affleure en de longues mares ; Au loin les hauts sommets sont toujours enneigés .Les étendues désertiques du sud nous paraissent alors bien loin !


Nous arrivons en fin d'après-midi au Camping Zébra . Le temps de poser les valises , et nous partons vers notre but : les cascades d'Ouzoud . Paul , le gérant du camping , nous a donné un plan d'accès et quelques conseils que nous suivrons à la lettre . Les 200 derniers mètres nous donnent l'impression d'être de grandes stars : c'est à qui se jettera au devant de la voiture pour nous emmener au "vrai" parking ! la concurrence est rude ! il faut dire qu'ils s'entraînent depuis leur plus jeune âge , en témoins des petits de 6 ou 7 ans qui se jetaient au milieu de la route devant les voitures pour vendre des amandes un peu avant l'entrée du village . La vigilance est de mise . Pour ce qui est du parking , nous devenons aveugles et sourds et choisissons l'option de Paul !! A peine garés sur un petit parking ombragé , un guide "providentiel " vient au devant de nous ! il est plutôt cool , et pour 20 dirhams , le voilà embauché ! nous avons bien fait , car tous seuls nous n'aurions pas trouvé un petit chemin sur le haut des cascades ( qui m'a permis de les voir car je marche mal ) . De plus , avoir un guide , c'est l'assurance qu'une dizaine d'autres vous laissera en paix ! Parfois décriées , nous les avons trouvées très belles ces cascades ; nous n'en avions jamais vu d'aussi hautes ! D'ailleurs toute la région ( Azilal) est très belle et mériterait un séjour plus long .


Voilà une première journée bien remplie ! le dépaysement est tellement intense que nous ne ressentons même pas la fatigue ! mais le lit confortable sera apprécié , car demain , on reprend la route !!.....( à suivre )
26 Mars :
De l'Europe à l'Afrique , il n'y a qu'un pas....de géant ! Mieux qu'une carte de géographie , le beau temps nous permet de découvrir le détroit de Gibraltar . Vus du ciel , les deux continents sont si proches !

Nous atterrissons à Marrakech à l'heure locale prévue : 10h15 ; et nous nous remettons de suite au rythme du Maroc puisqu'il est presque 12h quand nous rejoignons enfin la sortie , pressés de retrouver l'agent Medloc ( qui nous a patiemment attendu , comme une cinquantaine d'autres messagers avec leurs pancartes ! ) Il nous confie une sympathique Logan blanche , non sans l'avoir filmée sous toutes les coutures avec son smartphone ; nous trouvons ce système plutôt sécuritaire et preuve de sérieux . Quelques péripéties ( achat d'une carte téléphone chez un marchand ne parlant pas du tout le français , accès à la station essence raté avec un réservoir dans le rouge ) , et quelques errements (qui nous feront utiliser à 4 ou 5 reprises le fameux " GPS berbère " ) nous feront mettre une heure pour quitter Marrakech . Enfin nous retrouvons la nature ; entre Sidi Rahal et Demnate nous découvrons un paysage verdoyant et agricole : des grands champs semés de blé , d'orge ou de luzerne sont parcourus pour certains par de longs canaux d'irrigation hors-sol . Entre les champs et la route la nappe phréatique affleure en de longues mares ; Au loin les hauts sommets sont toujours enneigés .Les étendues désertiques du sud nous paraissent alors bien loin !


Nous arrivons en fin d'après-midi au Camping Zébra . Le temps de poser les valises , et nous partons vers notre but : les cascades d'Ouzoud . Paul , le gérant du camping , nous a donné un plan d'accès et quelques conseils que nous suivrons à la lettre . Les 200 derniers mètres nous donnent l'impression d'être de grandes stars : c'est à qui se jettera au devant de la voiture pour nous emmener au "vrai" parking ! la concurrence est rude ! il faut dire qu'ils s'entraînent depuis leur plus jeune âge , en témoins des petits de 6 ou 7 ans qui se jetaient au milieu de la route devant les voitures pour vendre des amandes un peu avant l'entrée du village . La vigilance est de mise . Pour ce qui est du parking , nous devenons aveugles et sourds et choisissons l'option de Paul !! A peine garés sur un petit parking ombragé , un guide "providentiel " vient au devant de nous ! il est plutôt cool , et pour 20 dirhams , le voilà embauché ! nous avons bien fait , car tous seuls nous n'aurions pas trouvé un petit chemin sur le haut des cascades ( qui m'a permis de les voir car je marche mal ) . De plus , avoir un guide , c'est l'assurance qu'une dizaine d'autres vous laissera en paix ! Parfois décriées , nous les avons trouvées très belles ces cascades ; nous n'en avions jamais vu d'aussi hautes ! D'ailleurs toute la région ( Azilal) est très belle et mériterait un séjour plus long .


Voilà une première journée bien remplie ! le dépaysement est tellement intense que nous ne ressentons même pas la fatigue ! mais le lit confortable sera apprécié , car demain , on reprend la route !!.....( à suivre )
La nuit m’avait surpris, divine, piquée d’une myriade d’étoiles magnifiées par l’absence de lune. Un malaise me gagnait insidieusement à fur et mesure des réminiscences de l’après midi.
J’hésite à me rouler un stikounet, y renonce ; parfois l’effet est désastreux, accentue le spleen, me renvoie aux pires pensées, au plus profond des méandres de mon inconsistance du moment. C’est ce qui a dû se passer avec celui fumé en fin d’après midi en compagnie de Saïd, un des fils Ou Bekhich venu pleurer tout son soûl au gîte.
Analepse. Alerté par les cris de Saïd et ceux de Rabha j’ai dévalé la colline comme je ne l’avais jamais fait. Rabha avait découvert sa mère affalée dans l’étable. Ils la transportaient dans la maison et j’eus vite fait d’établir le diagnostic : bouche de travers, yeux hagards, membres du coté gauche inertes, elle venait d’être victime d’un AVC. Je leur ai expliqué le dramatique de la situation. L’hôpital le plus proche est à plus de quatre-vingt kilomètres, soit pas loin de trois heures sur ces routes de montagne, sans compter le temps nécessaire pour trouver un chauffeur et faire venir l’ambulance de la vallée pour le transport… Il y avait urgence ! Mais le vieux en avait décidé autrement. Prévenu par le petit Nordine qui avait couru jusqu’au souk, il avait fermé sa boutique, trouvé son fils Ba et envoyé un messager jusqu’aux Ayt Khoya quémander la guérisseuse locale. Pour lui ce ne pouvait être un problème au niveau de la tête, c’était les membres de sa femme qui ne fonctionnaient plus. Avec quelques massages, cataplasmes et formules magiques elle serait sur pied dans peu de temps ! Je n’ai pas réussi à le convaincre de la gravité de la situation mais Saïd avait compris, son frère Ba Ou Ali aussi et ils vinrent en renfort pour persuader le vieux. Celui-ci ne voulut pas en démordre. Elle n’ira pas à l’hôpital. Dans les pleurs des filles et des voisines, les cris, et l’émoi généré par la nouvelle de l’accident, nous avons attendu deux heures l’arrivée de la guérisseuse. Seul le vieux semblait détaché de l’événement. Il avait imposé son avis par autorité patriarcale et égrenait maintenant son chapelet à l’écart de l’agitation générale. Révolté j‘ai assisté à la scène avec la sorcière. Je ne discuterai pas les remèdes de la dame en matière de douleurs dentaires ou brûlures d’estomac, mais j’ai un sérieux doute sur ses capacités à résorber les séquelles d’un accident vasculaire cérébral. L’avenir le dira, mais je me suis quand même fâché tout rouge en apprenant qu’elle voulait même brûler les médicaments contre le diabète de la mamie. Ba Ou Ali et Saïd ont fini par admettre que ces médicaments étaient indispensables à leur mère. Après avoir énuméré la liste des composants nécessaires à la préparation de je ne sais quelle potion à étaler sur les membres de la malade tous les matins, la matrone est partie en me jetant un œil noir. Ba Ou Ali est parti au souk chercher les ingrédients manquants, Rabha, Aïcha et trois voisines sont restées au chevet de la maman, et je suis remonté au gîte avec Saïd. Il avait complètement perdu le nord et entre quelques bouffées de kif m’a demandé si nous pouvions mettre le cap sur ma gourde orange. Je ne pouvais pas lui refuser. Un ou deux verres en plus des quelques pipes ne lui feraient de toutes façons pas plus de mal, et l’aideraient certainement pour un sommeil peut-être difficile à trouver au vu des circonstances. Je me rappelle que Saïd a ensuite roulé trois pétards coup sur coup. Je n’ai accepté que le dernier que nous avons fumé devant la terrasse ; lui psalmodiant face aux étoiles, moi silencieux, accablé et impuissant. Puis il m’a remercié, assuré que la Baraka de son Dieu serait toujours sur moi et longuement embrassé avant de disparaître dans la pente entre nos maisons../...
Voilà comment j’ai fini là, bien stone, effondré sur le tapis qui ménage mes vieux os durant les longs moments passés sur cette terrasse. Voilà comment j’ai fini là, accablé et bien triste, pensant à ma maman partie quelques mois après avoir subi la même mésaventure que cette mamie. A coté de moi, la gourde orange… et un verre à moitié plein posé sur le plateau où reposent les ingrédients de mon sédatif atlastique *. Je l’avale cul-sec. L’alcool brûle un court instant puis il laisse la place aux épices, au parfum d’orange et de menthe. Pendant quelques secondes je reste comme suspendu dans une bulle. Au travers de ses parois, entre opacité et transparence, apparaissent des petites lueurs floues. Il me faut un temps pour réaliser que ce sont trois lampes-torche entre les arbres de l’autre coté de la rivière. Dans la nuit les chiens font leur devoir et signalent tout va-et-vient et mouvement dans l’obscurité. L’un d’eux s’est déclenché clairement au passage des lampes et a entraîné d’autres comparses voisins dans un tapageur récital canin. Ce sont les retours tardifs du souk. L’une des lampes se sépare de ses compagnes pour se diriger vers la piste et s’engager dans les gorges. Askemod ou Timquit, les deux hameaux qui se font face dans des replats dominant les gorges où habite certainement ce voyageur nocturne - il ne peut en être autrement- sont à environ cinq heures de marche d’ici… à mon rythme. Au moins à quatre heures au pas d’un montagnard berbère. Au départ, une heure et demie de parcours plat mais très inconfortable sur une piste défoncée, victime des glissements de terrain de cet hiver. Un parcours difficile rendu encore plus pénible par l’obligation de quelques traversées à gué, eau jusqu‘aux genoux et courant dangereux aux endroits où des éboulements monstrueux ont déversé des tonnes de roches et de pierres dans la rivière après avoir, au passage, emporté la piste sur plusieurs dizaines de mètres. Une heure et demie au fond des gorges disais-je donc. Il en manque encore deux mais cette fois-ci de rude montée sur un chemin muletier jusqu’aux premières maisons de l’un ou l’autre hameau. Peut-être plus encore, s’il habite haut dans les dernières maisons isolées. Pour avoir effectué deux fois, et de jour, le trajet cette saison, je peux mesurer la galère qui attend notre homme ! Certes c’est un montagnard local qui aura déjà effectué ce trajet de nombreuses fois, qui connait les passages scabreux et les possibilités de gué, mais quand même… ! Je me prépare un autre verre de mixture, le bois à sa santé en lui souhaitant bon courage ! Malgré la petite fraîcheur ambiante et mon malaise général je préfère être à ma place qu’à la sienne. Je vais m’installer sur le toit de la cuisine du gîte. Une natte, un vieux tapis épais, deux coussins, une couverture et Yan Anderson dans le baladeur suffisent à mon confort. De là-haut, les roseaux qui protègent en journée la terrasse du soleil ne gêneront plus l’observation de mon tableau nocturne. La demi-douzaine de lampadaires visible au loin vers la place du souk et les maisons dans les pentes de l’autre rive de l’assif à quelques sept ou huit cent mètres ne gênent pas la vision sublime du ciel et des étoiles. Quelques lueurs à travers les fenêtres trahissent les couche-tard. Les chiens se sont tus après le passage des voyageurs nocturnes. Reste le ronronnement de la rivière en contrebas, la voute céleste et sa voie lactée, la flute apaisante de Ian Anderson, le chat endormi à proximité. Au loin, sur les hauteurs des Ayt Aïssa, des appels et des bruits agrandissent la nuit et la rendent plus profonde. Je ne sais pas nager. Elle m’engloutit avec un autre verre. Je ferme les yeux..../...
Je n’ai pas vu l’aube pointer ses premières lueurs derrière les falaises de Tagoujimt ; c’est la piqure du soleil au franchissement de la crête qui m’a tiré du sommeil. Ian Anderson a eu raison de la batterie du baladeur. A coté de moi, la gourde orange… vide. Ce matin je me souviens. Rabha ne va pas tarder à monter avec aghrom. Le thé infuse, c’est un autre jour, j’ai besoin de bouger ! Je serai à Ouriz avant la grande chaleur de la mi-journée.
* Recette du rhum arrangé façon Wihalane : Une bonne rasade de rhum dans un demi-verre de thé bien fort, une cuillère à café de sucre roux, une pincée de cannelle, une autre de gingembre moulu, trois brins de menthe et un morceau de citron vert ou un quartier d’orange séchée non épluchée, gardé pour la circonstance avec d’autres morceaux en cas de pénurie de citron vert.
Analepse. Alerté par les cris de Saïd et ceux de Rabha j’ai dévalé la colline comme je ne l’avais jamais fait. Rabha avait découvert sa mère affalée dans l’étable. Ils la transportaient dans la maison et j’eus vite fait d’établir le diagnostic : bouche de travers, yeux hagards, membres du coté gauche inertes, elle venait d’être victime d’un AVC. Je leur ai expliqué le dramatique de la situation. L’hôpital le plus proche est à plus de quatre-vingt kilomètres, soit pas loin de trois heures sur ces routes de montagne, sans compter le temps nécessaire pour trouver un chauffeur et faire venir l’ambulance de la vallée pour le transport… Il y avait urgence ! Mais le vieux en avait décidé autrement. Prévenu par le petit Nordine qui avait couru jusqu’au souk, il avait fermé sa boutique, trouvé son fils Ba et envoyé un messager jusqu’aux Ayt Khoya quémander la guérisseuse locale. Pour lui ce ne pouvait être un problème au niveau de la tête, c’était les membres de sa femme qui ne fonctionnaient plus. Avec quelques massages, cataplasmes et formules magiques elle serait sur pied dans peu de temps ! Je n’ai pas réussi à le convaincre de la gravité de la situation mais Saïd avait compris, son frère Ba Ou Ali aussi et ils vinrent en renfort pour persuader le vieux. Celui-ci ne voulut pas en démordre. Elle n’ira pas à l’hôpital. Dans les pleurs des filles et des voisines, les cris, et l’émoi généré par la nouvelle de l’accident, nous avons attendu deux heures l’arrivée de la guérisseuse. Seul le vieux semblait détaché de l’événement. Il avait imposé son avis par autorité patriarcale et égrenait maintenant son chapelet à l’écart de l’agitation générale. Révolté j‘ai assisté à la scène avec la sorcière. Je ne discuterai pas les remèdes de la dame en matière de douleurs dentaires ou brûlures d’estomac, mais j’ai un sérieux doute sur ses capacités à résorber les séquelles d’un accident vasculaire cérébral. L’avenir le dira, mais je me suis quand même fâché tout rouge en apprenant qu’elle voulait même brûler les médicaments contre le diabète de la mamie. Ba Ou Ali et Saïd ont fini par admettre que ces médicaments étaient indispensables à leur mère. Après avoir énuméré la liste des composants nécessaires à la préparation de je ne sais quelle potion à étaler sur les membres de la malade tous les matins, la matrone est partie en me jetant un œil noir. Ba Ou Ali est parti au souk chercher les ingrédients manquants, Rabha, Aïcha et trois voisines sont restées au chevet de la maman, et je suis remonté au gîte avec Saïd. Il avait complètement perdu le nord et entre quelques bouffées de kif m’a demandé si nous pouvions mettre le cap sur ma gourde orange. Je ne pouvais pas lui refuser. Un ou deux verres en plus des quelques pipes ne lui feraient de toutes façons pas plus de mal, et l’aideraient certainement pour un sommeil peut-être difficile à trouver au vu des circonstances. Je me rappelle que Saïd a ensuite roulé trois pétards coup sur coup. Je n’ai accepté que le dernier que nous avons fumé devant la terrasse ; lui psalmodiant face aux étoiles, moi silencieux, accablé et impuissant. Puis il m’a remercié, assuré que la Baraka de son Dieu serait toujours sur moi et longuement embrassé avant de disparaître dans la pente entre nos maisons../...
Voilà comment j’ai fini là, bien stone, effondré sur le tapis qui ménage mes vieux os durant les longs moments passés sur cette terrasse. Voilà comment j’ai fini là, accablé et bien triste, pensant à ma maman partie quelques mois après avoir subi la même mésaventure que cette mamie. A coté de moi, la gourde orange… et un verre à moitié plein posé sur le plateau où reposent les ingrédients de mon sédatif atlastique *. Je l’avale cul-sec. L’alcool brûle un court instant puis il laisse la place aux épices, au parfum d’orange et de menthe. Pendant quelques secondes je reste comme suspendu dans une bulle. Au travers de ses parois, entre opacité et transparence, apparaissent des petites lueurs floues. Il me faut un temps pour réaliser que ce sont trois lampes-torche entre les arbres de l’autre coté de la rivière. Dans la nuit les chiens font leur devoir et signalent tout va-et-vient et mouvement dans l’obscurité. L’un d’eux s’est déclenché clairement au passage des lampes et a entraîné d’autres comparses voisins dans un tapageur récital canin. Ce sont les retours tardifs du souk. L’une des lampes se sépare de ses compagnes pour se diriger vers la piste et s’engager dans les gorges. Askemod ou Timquit, les deux hameaux qui se font face dans des replats dominant les gorges où habite certainement ce voyageur nocturne - il ne peut en être autrement- sont à environ cinq heures de marche d’ici… à mon rythme. Au moins à quatre heures au pas d’un montagnard berbère. Au départ, une heure et demie de parcours plat mais très inconfortable sur une piste défoncée, victime des glissements de terrain de cet hiver. Un parcours difficile rendu encore plus pénible par l’obligation de quelques traversées à gué, eau jusqu‘aux genoux et courant dangereux aux endroits où des éboulements monstrueux ont déversé des tonnes de roches et de pierres dans la rivière après avoir, au passage, emporté la piste sur plusieurs dizaines de mètres. Une heure et demie au fond des gorges disais-je donc. Il en manque encore deux mais cette fois-ci de rude montée sur un chemin muletier jusqu’aux premières maisons de l’un ou l’autre hameau. Peut-être plus encore, s’il habite haut dans les dernières maisons isolées. Pour avoir effectué deux fois, et de jour, le trajet cette saison, je peux mesurer la galère qui attend notre homme ! Certes c’est un montagnard local qui aura déjà effectué ce trajet de nombreuses fois, qui connait les passages scabreux et les possibilités de gué, mais quand même… ! Je me prépare un autre verre de mixture, le bois à sa santé en lui souhaitant bon courage ! Malgré la petite fraîcheur ambiante et mon malaise général je préfère être à ma place qu’à la sienne. Je vais m’installer sur le toit de la cuisine du gîte. Une natte, un vieux tapis épais, deux coussins, une couverture et Yan Anderson dans le baladeur suffisent à mon confort. De là-haut, les roseaux qui protègent en journée la terrasse du soleil ne gêneront plus l’observation de mon tableau nocturne. La demi-douzaine de lampadaires visible au loin vers la place du souk et les maisons dans les pentes de l’autre rive de l’assif à quelques sept ou huit cent mètres ne gênent pas la vision sublime du ciel et des étoiles. Quelques lueurs à travers les fenêtres trahissent les couche-tard. Les chiens se sont tus après le passage des voyageurs nocturnes. Reste le ronronnement de la rivière en contrebas, la voute céleste et sa voie lactée, la flute apaisante de Ian Anderson, le chat endormi à proximité. Au loin, sur les hauteurs des Ayt Aïssa, des appels et des bruits agrandissent la nuit et la rendent plus profonde. Je ne sais pas nager. Elle m’engloutit avec un autre verre. Je ferme les yeux..../...
Je n’ai pas vu l’aube pointer ses premières lueurs derrière les falaises de Tagoujimt ; c’est la piqure du soleil au franchissement de la crête qui m’a tiré du sommeil. Ian Anderson a eu raison de la batterie du baladeur. A coté de moi, la gourde orange… vide. Ce matin je me souviens. Rabha ne va pas tarder à monter avec aghrom. Le thé infuse, c’est un autre jour, j’ai besoin de bouger ! Je serai à Ouriz avant la grande chaleur de la mi-journée.
* Recette du rhum arrangé façon Wihalane : Une bonne rasade de rhum dans un demi-verre de thé bien fort, une cuillère à café de sucre roux, une pincée de cannelle, une autre de gingembre moulu, trois brins de menthe et un morceau de citron vert ou un quartier d’orange séchée non épluchée, gardé pour la circonstance avec d’autres morceaux en cas de pénurie de citron vert.
Peu de retour sur la ville de FES -merci notamment à Pagaljavab dont le compte rendu m’a été bien utile- donc je vais tenter une contribution détaillée et axée « pratique » (j’ai même fait de petites cartes !).
J’aime bien faire un récit jour par jour (cela permet de se rendre compte de ce qu’il est possible de faire en une journée) mais d’abord quelques considérations générales…
POURQUOI Y ALLER ? Je ne reviens pas sur l’historique Wikipédia fait ça très bien ! FES est faite pour les contemplatifs et les marcheurs : le charme de la ville c’est se perdre dans ses ruelles millénaires –sans voiture, que du bonheur- plus ou moins restées dans leur jus (adeptes de la modernité ce n’est pas pour vous !), voir y vivre sa population. Peu de « visites » en tant que telles puisque tous les monuments religieux sont interdits aux non musulmans.Si comme moi vous êtes fans de vieux murs décrépis et de chats (mais pas que...) courrez-y!

COMBIEN DE TEMPS ? Nous sommes partis 5 jours : 3 jours sur Fès (2 jours pleins et les 2 demi-journées de l’aller et du retour) et un jour d’excursion Meknés/Moulay Idriss/Volubilis. A condition de ne pas traîner cela m’a paru une durée suffisante pour explorer la ville.
QUAND ? Marcher 6/7 heures par jour implique de bien choisir sa période ! L’été avec plus de 40° ce doit être l’enfer (bien que les rues soient souvent à l’ombre) et par temps de pluie dans les rues étroites, pavées et en pente sortez les chaussures à crampons et les capuches (ou savoir bien jongler avec son parapluie dans un troupeau de chinois!). Comme nous sommes incroyablement chanceux nous avons eu 4 jours de soleil et des températures de 20°/22° la première semaine de janvier (en hiver choisir un hôtel avec chauffage –au moins dans la chambre- les températures chutent à 5 ° la nuit).Pluie le dernier jour (le départ a été moins dur...). Attention une heure de décalage avec la France: en cette période il fait nuit à 17h30.
COMMENT ? Partis de Toulouse avec AIR ARABIA (rien à dire, site internet pratique avec vol basique auquel on rajoute -ou pas- choix de place, bagages. Tarif équivalent à Ryan Air (cher en cette période avec une réservation tardive: 300€/pers) mais horaires plus sympas : vol aller le mardi pour une arrivée à 11h, vol retour le samedi avec départ à 17h30).2h de vol. Astuce pour les personnes de la région : nous avons dormi la veille à l’ Holiday inn express (nous habitons à 2h de route) qui autorise le stationnement de votre voiture sur leur parking le temps de votre voyage (sans limite) avec navette gratuite pour l’aéroport. Le tarif de la chambre (60€) équivaut à celui du parking de l’aéroport pour 5 jours. Aéroport de Fes : tout neuf , bureau de change au niveau de la récupération des bagages ou dans le hall (attention au retour change uniquement dans le hall).Pour les fumeurs tarifs très intéressants au duty free. Les taxis de la ville (couleur rouge) n’ont pas l’autorisation d’accéder à l’aéroport : nous avons réservé la navette proposée par l’hôtel (15€ + 2€ pour le porteur de bagages en « carriole » jusqu’à l’hôtel).
OU DORMIR ? FES el BALI, la médina, est le cœur de l’action (sinon les taxis sont vraiment peu chers: 2€ de la ville nouvelle à la médina environ) mais il faut bien choisir son « quartier » si vous ressortez le soir pour manger (ce qui était notre cas, l’hôtel ne proposant pas de repas): pas très agréable de se paumer la nuit dans les ruelles sombres et désertes (même si nous n’avons ressenti aucune insécurité)…. La porte BAB BOU DJELOUD (entrée principale de la médina) concentre l’essentiel des restos (axés « touristes » mais on se nourrit pour pas cher, 5 à 10€ le couscous ou le tajine).
Les DAR (cour intérieure fermée avec chambres à l’étage tout autour et terrasse sur le toit) et les RIAD (avec un patio ouvert, jardin, parfois piscine, moins sombres que les Dar) me semblent plus sympas qu’un hôtel lambda: je vous renvoie à Trip Advisor , booking..pour faire votre choix. Le notre :Riad Sanaa Rose(un Dar en fait, donc un peu sombre) Accueil sympa de Kamel (peut gérer les excursions, les taxis, les guides, indiquer les restos…), 4 chambres (nickel, tout confort pour la « supérieure », wifi), petit déj hyper copieux (horaire imposé : 9h) pris en commun dans la petite cour (non chauffée) ou sur la terrasse (malheureusement pas l’hiver..) très agréable. Situé à mi chemin (500m) de la porte Bou djeloud et de la mosquée dans la rue principale Talaa Kebira, donc très bien placé.75€/nuit.
la chambre


Vues de la terrasse (au loin le tombeau des Mérinides).Fes , le royaume des paraboles!



OU MANGER ? Nous ne sommes pas du tout gastronomes donc nous n’avons pas testé les restos chics (réservation conseillée, le seul que nous ayons tenté était complet)… et avons mangé au plus prés de là où nous étions quand nous avions faim à midi et de l’hôtel le soir! Pas testés non plus le sandwich ou la soupe dans la rue, on avait besoin de se poser ! Oubliez l'apéro: pas d'alcool dans la médina (hormis restos chics et bière "sous le manteau" si l'on demande mais pas partout...) A savoir: bien que très touristiques, les 2 rues principales n’offrent pas un choix pléthorique de restos et ils sont pris d’assaut (hormis autour de la porte BOU DJELOUD et encore..) à toute heure. Ailleurs je n’ai pas vraiment souvenir de lieux où manger…(je dois être moins observatrice que Pagaljavab). Voilà une carte des lieux où nous avons mangé:
Tout en bas à gauche en jaune fluo c'est le coin à restos de la porte BOU DJELOUD: nous avons testé le Bouanania (couscous ou tajine à 5€, bof bof) et celui immédiatement collé à la porte Bou Djeloud à droite (mieux mais service trrrés désorganisé); en continuant dans la rue principale TAALA KEBIRA (grande pente) le café clock (toute petite pancarte au dessus d'un "couloir"), très bon, varié et original (hamburger de chameau), plus cher (10€), bondé. Ensuite notre préféré: le Tarbouche, tout petit (pas de toilettes), très bon (la pastilla au poulet , un grand classique, mais il faut aimer le salé/très sucré) , on sort du tajine/couscous et les desserts sont sympas.
En continuant éviter le Assala (15€ pour du bof bof), le Moi Anan (non testé) est un thaïlandais de bonne réputation puis toujours en descendant dans la ruelle suivante à droite le FES Lounge (pas référencé sur ma carte) est sympa si vous voulez refaire le monde avec le patron autour d'un alcool de figue (10€ le repas, pas de carte, c'est couscous ou tajine maison, très bon).
Un midi nous avons mangé un très bon tajine (et couscous) au restaurant Sefarine sur la place du même nom (10€): terrasse sympa mais il faut supporter le martèlement des dinandiers en dessous.
POURQUOI Y ALLER ? Je ne reviens pas sur l’historique Wikipédia fait ça très bien ! FES est faite pour les contemplatifs et les marcheurs : le charme de la ville c’est se perdre dans ses ruelles millénaires –sans voiture, que du bonheur- plus ou moins restées dans leur jus (adeptes de la modernité ce n’est pas pour vous !), voir y vivre sa population. Peu de « visites » en tant que telles puisque tous les monuments religieux sont interdits aux non musulmans.Si comme moi vous êtes fans de vieux murs décrépis et de chats (mais pas que...) courrez-y!

COMBIEN DE TEMPS ? Nous sommes partis 5 jours : 3 jours sur Fès (2 jours pleins et les 2 demi-journées de l’aller et du retour) et un jour d’excursion Meknés/Moulay Idriss/Volubilis. A condition de ne pas traîner cela m’a paru une durée suffisante pour explorer la ville.
QUAND ? Marcher 6/7 heures par jour implique de bien choisir sa période ! L’été avec plus de 40° ce doit être l’enfer (bien que les rues soient souvent à l’ombre) et par temps de pluie dans les rues étroites, pavées et en pente sortez les chaussures à crampons et les capuches (ou savoir bien jongler avec son parapluie dans un troupeau de chinois!). Comme nous sommes incroyablement chanceux nous avons eu 4 jours de soleil et des températures de 20°/22° la première semaine de janvier (en hiver choisir un hôtel avec chauffage –au moins dans la chambre- les températures chutent à 5 ° la nuit).Pluie le dernier jour (le départ a été moins dur...). Attention une heure de décalage avec la France: en cette période il fait nuit à 17h30.
COMMENT ? Partis de Toulouse avec AIR ARABIA (rien à dire, site internet pratique avec vol basique auquel on rajoute -ou pas- choix de place, bagages. Tarif équivalent à Ryan Air (cher en cette période avec une réservation tardive: 300€/pers) mais horaires plus sympas : vol aller le mardi pour une arrivée à 11h, vol retour le samedi avec départ à 17h30).2h de vol. Astuce pour les personnes de la région : nous avons dormi la veille à l’ Holiday inn express (nous habitons à 2h de route) qui autorise le stationnement de votre voiture sur leur parking le temps de votre voyage (sans limite) avec navette gratuite pour l’aéroport. Le tarif de la chambre (60€) équivaut à celui du parking de l’aéroport pour 5 jours. Aéroport de Fes : tout neuf , bureau de change au niveau de la récupération des bagages ou dans le hall (attention au retour change uniquement dans le hall).Pour les fumeurs tarifs très intéressants au duty free. Les taxis de la ville (couleur rouge) n’ont pas l’autorisation d’accéder à l’aéroport : nous avons réservé la navette proposée par l’hôtel (15€ + 2€ pour le porteur de bagages en « carriole » jusqu’à l’hôtel).
OU DORMIR ? FES el BALI, la médina, est le cœur de l’action (sinon les taxis sont vraiment peu chers: 2€ de la ville nouvelle à la médina environ) mais il faut bien choisir son « quartier » si vous ressortez le soir pour manger (ce qui était notre cas, l’hôtel ne proposant pas de repas): pas très agréable de se paumer la nuit dans les ruelles sombres et désertes (même si nous n’avons ressenti aucune insécurité)…. La porte BAB BOU DJELOUD (entrée principale de la médina) concentre l’essentiel des restos (axés « touristes » mais on se nourrit pour pas cher, 5 à 10€ le couscous ou le tajine).
Les DAR (cour intérieure fermée avec chambres à l’étage tout autour et terrasse sur le toit) et les RIAD (avec un patio ouvert, jardin, parfois piscine, moins sombres que les Dar) me semblent plus sympas qu’un hôtel lambda: je vous renvoie à Trip Advisor , booking..pour faire votre choix. Le notre :Riad Sanaa Rose(un Dar en fait, donc un peu sombre) Accueil sympa de Kamel (peut gérer les excursions, les taxis, les guides, indiquer les restos…), 4 chambres (nickel, tout confort pour la « supérieure », wifi), petit déj hyper copieux (horaire imposé : 9h) pris en commun dans la petite cour (non chauffée) ou sur la terrasse (malheureusement pas l’hiver..) très agréable. Situé à mi chemin (500m) de la porte Bou djeloud et de la mosquée dans la rue principale Talaa Kebira, donc très bien placé.75€/nuit.
la chambre


Vues de la terrasse (au loin le tombeau des Mérinides).Fes , le royaume des paraboles!


OU MANGER ? Nous ne sommes pas du tout gastronomes donc nous n’avons pas testé les restos chics (réservation conseillée, le seul que nous ayons tenté était complet)… et avons mangé au plus prés de là où nous étions quand nous avions faim à midi et de l’hôtel le soir! Pas testés non plus le sandwich ou la soupe dans la rue, on avait besoin de se poser ! Oubliez l'apéro: pas d'alcool dans la médina (hormis restos chics et bière "sous le manteau" si l'on demande mais pas partout...) A savoir: bien que très touristiques, les 2 rues principales n’offrent pas un choix pléthorique de restos et ils sont pris d’assaut (hormis autour de la porte BOU DJELOUD et encore..) à toute heure. Ailleurs je n’ai pas vraiment souvenir de lieux où manger…(je dois être moins observatrice que Pagaljavab). Voilà une carte des lieux où nous avons mangé:

Tout en bas à gauche en jaune fluo c'est le coin à restos de la porte BOU DJELOUD: nous avons testé le Bouanania (couscous ou tajine à 5€, bof bof) et celui immédiatement collé à la porte Bou Djeloud à droite (mieux mais service trrrés désorganisé); en continuant dans la rue principale TAALA KEBIRA (grande pente) le café clock (toute petite pancarte au dessus d'un "couloir"), très bon, varié et original (hamburger de chameau), plus cher (10€), bondé. Ensuite notre préféré: le Tarbouche, tout petit (pas de toilettes), très bon (la pastilla au poulet , un grand classique, mais il faut aimer le salé/très sucré) , on sort du tajine/couscous et les desserts sont sympas.
En continuant éviter le Assala (15€ pour du bof bof), le Moi Anan (non testé) est un thaïlandais de bonne réputation puis toujours en descendant dans la ruelle suivante à droite le FES Lounge (pas référencé sur ma carte) est sympa si vous voulez refaire le monde avec le patron autour d'un alcool de figue (10€ le repas, pas de carte, c'est couscous ou tajine maison, très bon).
Un midi nous avons mangé un très bon tajine (et couscous) au restaurant Sefarine sur la place du même nom (10€): terrasse sympa mais il faut supporter le martèlement des dinandiers en dessous.Bonjour,
Je crains que le forum ne soit morose dans les mois à venir , alors pourquoi ne pas faire un nouveau carnet de voyage . J'ai eu la chance de rentrer du Maroc 2 jours avant la suspension des vols et me retrouve donc, comme vous sans doute , en mode confinement total, chez moi, en Basse-Bretagne , avec quelques centaines de photos de mon dernier séjour à sélectionner, recadrer, retravailler .... On s'occupe comme on peut, alors pourquoi ne pas en faire profiter les Forumeurs ?
Je suis resté au Maroc un mois et j'avais organisé un circuit de 10 nuits / 11 jours pour ma plus jeune fille ( 17 ans ) , mon épouse et la grand- mère, ma chère belle-mère, Mina . Ça correspond aux vacances de février en France .
J'avais donc prévu un voyage " simple" sur le papier, mais qui chaque jour et comme toujours allait nous réserver son lot de découvertes, d'émerveillements, de rencontres, de surprises ....
Au programme :
- Départ de Rabat - 2 nuits à Ouarzazate - 2 nuits à N'kob - 2 nuits à Foum Zguid, avec une longue journée 4X4 au plus profond du désert - 4 nuits à Icht / Borj Biramane et retour sur Rabat
Je vais donc essayer d'éviter des redites avec mes précédents carnets, mais le Maroc a tant de richesses à montrer.....
Rabat est une de mes balades urbaines préférées au Maroc . Je découvre toujours de nouveaux endroits, de jolis détails, des points de vue .... Je vais donc m'y balader avec toujours un plaisir renouvelé
Ma première surprise se passe en médina où je découvre avec étonnement que les autorités ont fait le ménage . Tout ce qui encombrait les rues ( déballages sauvages, marchands de tortues et autres lézards, empiétements sur les trottoirs, la rue , etc.... ) a disparu . Plus rien . Même les commerces " en dur " sont "rentrés dans leurs murs" : plus rien sur la voie publique, pas même une chaise.... Une première au Maroc ?
Si le résultat est plutôt agréable dans la rue des consuls ( rue de l'artisanat ) et la rue Souika ( commerces vestimentaires surtout ) , le boulevard Mohamed V, où régnaient les petits restaurants et gargotes , est désormais mort . Ils ont perdu la quasi-totalité de leur ancienne surface commerciale et ne peuvent plus accueillir que quelques clients à la fois . La rue est tuée et il ne me reste plus qu'à chercher un autre endroit où casser la croûte dans la ville . Ce qui est bénéfique dans une rue ( on peut enfin flâner tranquillement ) est catastrophique dans l'autre ( le commerce est mort et le charme est parti ) . A suivre ....
Bon. C'est comme çà . Ici, dans la rue Souika ( à l'heure de la prière ) . Il y a même des poubelles en plastique positionnées dans la rue !

Une autre artère de la médina est la rue Sidi Fatah . Elle donne sur la rue Souika . Une magnifique mosquée y a été restaurée . Si j'en crois mon plan, il s'agit de la mosquée Moulay El Mekki . La porte principale est couverte et on trouve sur chacun des côtés 2 très belles portes ( 4 au total ) . Le minaret octogonal est remarquable . L'ensemble est complété par plusieurs marabout et un peu plus loin se trouve une importante zaouia . C'est vraiment très joli .
L'entrée principale est somptueuse . Le grand art de la peinture sur bois.

Quelques portes latérales



C'est vraiment très agréable de se balader sur la côte atlantique en cette saison ( mi-février ) . Il fait entre 18 et 22 degrés . Temps lumineux . Je n'aurai d'ailleurs pas de pluie pendant un mois ( après avoir eu de la pluie à peu près tous les jours les 5 derniers mois ) : que du bonheur donc ....
Le minaret octogonal

et la rue Sidi Fatah

La rénovation des monuments de la médina est presque terminée . La rue des consuls reprend vie, même si les nombreux fondouks de cette rue sont toujours en travaux . J'ai hâte de les revoir . Je déambule dans les ruelles tranquilles , toujours à l’affût de ces détails qui en font le charme .
Une belle oeuvre de street-art accroche mon œil ....

et cette fenêtre a un charme fou .

Cette fois , mes pas me portent vers les quais ( on pourrait presque dire le port ) de Rabat . Je quitte la médina par un jolie porte : l'ensemble , également restauré, est charmant . J'arrive directement sur l'Oued Bou Regreg .

Au cœur de la capitale subsiste un coin " pêche " . Un petit navire est devenu un restaurant-Lounge , plutôt luxueux ( menu à 790 dirhams pour 2 en cette Saint Valentin ) .

Rabat se donne des airs de petite Essaouira avec ses mouettes, ses bateaux, sa médina au fond, ses filets de pêche .... Le même site à l'horizontale .

Au fond, Les Oudayas

Un " pêche promenade ", me passe sous le nez . C'est mignon . On a envie de le faire la prochaine fois . Il y avait une activité de passeurs entre Rabat et Salé . Mais avec les ponts, le tramway, ..... Certains se sont adaptés , même si çà se fait toujours, plutôt en été ( la plage de Salé est toute proche ) .

Quelques barques rentrent , les unes après les autres et s'amarrent au ponton, côté Salé . Surement les lointains descendants des redoutables corsaires de Salé . Leur univers a été " explosé" ces dernières années avec l'immense projet d'aménagement de l'oued Bou Regreg . Il leur reste un petit ponton , ..... et juste après, on a construit une grande marina pour accueillir les nouveaux jouets de l'aristocratie locale .

et une autre

Tout ceci fait un curieux mélange entre une architecture ancestrale et la plus grande modernité ....
Ci-après, à gauche, le médina sur sa falaise, au fond le toit blanc du nouveau " Grand Théâtre de Rabat ), à côté duquel commence à sortir la future tour Mohamed VI qui sera la plus haute d' Afrique , et à droite la marina côté Salé .

Mais la Kasbah veille toujours sur la capitale


Un dernier regard ...


Voila pour ce nouveau coup de projecteur sur la capitale . Faites le détour et surprenez- vous
Demain, j'enfourche ma bonne Dacia Sandero et nous partons à l'assaut de l'Atlas .
Je crains que le forum ne soit morose dans les mois à venir , alors pourquoi ne pas faire un nouveau carnet de voyage . J'ai eu la chance de rentrer du Maroc 2 jours avant la suspension des vols et me retrouve donc, comme vous sans doute , en mode confinement total, chez moi, en Basse-Bretagne , avec quelques centaines de photos de mon dernier séjour à sélectionner, recadrer, retravailler .... On s'occupe comme on peut, alors pourquoi ne pas en faire profiter les Forumeurs ?
Je suis resté au Maroc un mois et j'avais organisé un circuit de 10 nuits / 11 jours pour ma plus jeune fille ( 17 ans ) , mon épouse et la grand- mère, ma chère belle-mère, Mina . Ça correspond aux vacances de février en France .
J'avais donc prévu un voyage " simple" sur le papier, mais qui chaque jour et comme toujours allait nous réserver son lot de découvertes, d'émerveillements, de rencontres, de surprises ....
Au programme :
- Départ de Rabat - 2 nuits à Ouarzazate - 2 nuits à N'kob - 2 nuits à Foum Zguid, avec une longue journée 4X4 au plus profond du désert - 4 nuits à Icht / Borj Biramane et retour sur Rabat
Je vais donc essayer d'éviter des redites avec mes précédents carnets, mais le Maroc a tant de richesses à montrer.....
Rabat est une de mes balades urbaines préférées au Maroc . Je découvre toujours de nouveaux endroits, de jolis détails, des points de vue .... Je vais donc m'y balader avec toujours un plaisir renouvelé
Ma première surprise se passe en médina où je découvre avec étonnement que les autorités ont fait le ménage . Tout ce qui encombrait les rues ( déballages sauvages, marchands de tortues et autres lézards, empiétements sur les trottoirs, la rue , etc.... ) a disparu . Plus rien . Même les commerces " en dur " sont "rentrés dans leurs murs" : plus rien sur la voie publique, pas même une chaise.... Une première au Maroc ?
Si le résultat est plutôt agréable dans la rue des consuls ( rue de l'artisanat ) et la rue Souika ( commerces vestimentaires surtout ) , le boulevard Mohamed V, où régnaient les petits restaurants et gargotes , est désormais mort . Ils ont perdu la quasi-totalité de leur ancienne surface commerciale et ne peuvent plus accueillir que quelques clients à la fois . La rue est tuée et il ne me reste plus qu'à chercher un autre endroit où casser la croûte dans la ville . Ce qui est bénéfique dans une rue ( on peut enfin flâner tranquillement ) est catastrophique dans l'autre ( le commerce est mort et le charme est parti ) . A suivre ....
Bon. C'est comme çà . Ici, dans la rue Souika ( à l'heure de la prière ) . Il y a même des poubelles en plastique positionnées dans la rue !

Une autre artère de la médina est la rue Sidi Fatah . Elle donne sur la rue Souika . Une magnifique mosquée y a été restaurée . Si j'en crois mon plan, il s'agit de la mosquée Moulay El Mekki . La porte principale est couverte et on trouve sur chacun des côtés 2 très belles portes ( 4 au total ) . Le minaret octogonal est remarquable . L'ensemble est complété par plusieurs marabout et un peu plus loin se trouve une importante zaouia . C'est vraiment très joli .
L'entrée principale est somptueuse . Le grand art de la peinture sur bois.

Quelques portes latérales



C'est vraiment très agréable de se balader sur la côte atlantique en cette saison ( mi-février ) . Il fait entre 18 et 22 degrés . Temps lumineux . Je n'aurai d'ailleurs pas de pluie pendant un mois ( après avoir eu de la pluie à peu près tous les jours les 5 derniers mois ) : que du bonheur donc ....
Le minaret octogonal

et la rue Sidi Fatah

La rénovation des monuments de la médina est presque terminée . La rue des consuls reprend vie, même si les nombreux fondouks de cette rue sont toujours en travaux . J'ai hâte de les revoir . Je déambule dans les ruelles tranquilles , toujours à l’affût de ces détails qui en font le charme .
Une belle oeuvre de street-art accroche mon œil ....

et cette fenêtre a un charme fou .

Cette fois , mes pas me portent vers les quais ( on pourrait presque dire le port ) de Rabat . Je quitte la médina par un jolie porte : l'ensemble , également restauré, est charmant . J'arrive directement sur l'Oued Bou Regreg .

Au cœur de la capitale subsiste un coin " pêche " . Un petit navire est devenu un restaurant-Lounge , plutôt luxueux ( menu à 790 dirhams pour 2 en cette Saint Valentin ) .

Rabat se donne des airs de petite Essaouira avec ses mouettes, ses bateaux, sa médina au fond, ses filets de pêche .... Le même site à l'horizontale .

Au fond, Les Oudayas

Un " pêche promenade ", me passe sous le nez . C'est mignon . On a envie de le faire la prochaine fois . Il y avait une activité de passeurs entre Rabat et Salé . Mais avec les ponts, le tramway, ..... Certains se sont adaptés , même si çà se fait toujours, plutôt en été ( la plage de Salé est toute proche ) .

Quelques barques rentrent , les unes après les autres et s'amarrent au ponton, côté Salé . Surement les lointains descendants des redoutables corsaires de Salé . Leur univers a été " explosé" ces dernières années avec l'immense projet d'aménagement de l'oued Bou Regreg . Il leur reste un petit ponton , ..... et juste après, on a construit une grande marina pour accueillir les nouveaux jouets de l'aristocratie locale .

et une autre

Tout ceci fait un curieux mélange entre une architecture ancestrale et la plus grande modernité ....
Ci-après, à gauche, le médina sur sa falaise, au fond le toit blanc du nouveau " Grand Théâtre de Rabat ), à côté duquel commence à sortir la future tour Mohamed VI qui sera la plus haute d' Afrique , et à droite la marina côté Salé .

Mais la Kasbah veille toujours sur la capitale


Un dernier regard ...


Voila pour ce nouveau coup de projecteur sur la capitale . Faites le détour et surprenez- vous
Demain, j'enfourche ma bonne Dacia Sandero et nous partons à l'assaut de l'Atlas .
MERCI
- aux fidèles du forum qui partagent généreusement leurs expériences - aux "belles plumes" qui donnent du relief à leurs photos
J'ai largement bénéficié de toutes ces informations, aussi, je me sens dans l'obligation d'apporter une modeste contribution.
Notre but était la découverte de l'Anti-atlas et Essaouira, 15 jours loin du tourisme de masse. Agadir Tiznit Sidi Ifni Oasis de Tighmert, Guelmin Amtoudi Trafaout Taroudant Essaouira Imsouane Agadir
Nous avons bénéficié d'une météo exceptionnelle . Mes coups de coeur :
Chez Brahim à l'oasis de Tighmert et la très tranquille ville de Guelmin Amtoudi La douceur de vivre à Trafaout, les Gorges d'Ait Mansour Notre hébergement à Taroudant Une journée et demie à Essaouira valait le voyage L'hébergement à proximité de L'aéroport d'Agadir enfin ma fascination pour les portails et portes
Je commence par ces fameux portails, et encore j'ai été contrainte de restreindre mon reportage face à l'incompréhension de mon mari pour cet intérêt, qui pourtant ne date pas d'aujourd'hui.
vous connaissez , je suis certaine !












- aux fidèles du forum qui partagent généreusement leurs expériences - aux "belles plumes" qui donnent du relief à leurs photos
J'ai largement bénéficié de toutes ces informations, aussi, je me sens dans l'obligation d'apporter une modeste contribution.
Notre but était la découverte de l'Anti-atlas et Essaouira, 15 jours loin du tourisme de masse. Agadir Tiznit Sidi Ifni Oasis de Tighmert, Guelmin Amtoudi Trafaout Taroudant Essaouira Imsouane Agadir
Nous avons bénéficié d'une météo exceptionnelle . Mes coups de coeur :
Chez Brahim à l'oasis de Tighmert et la très tranquille ville de Guelmin Amtoudi La douceur de vivre à Trafaout, les Gorges d'Ait Mansour Notre hébergement à Taroudant Une journée et demie à Essaouira valait le voyage L'hébergement à proximité de L'aéroport d'Agadir enfin ma fascination pour les portails et portes
Je commence par ces fameux portails, et encore j'ai été contrainte de restreindre mon reportage face à l'incompréhension de mon mari pour cet intérêt, qui pourtant ne date pas d'aujourd'hui.
vous connaissez , je suis certaine !












Bonjour,
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.
Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.

La vue depuis le col est grandiose.
De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.
Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.

Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.
Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka
Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.
Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.
Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.
Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.
Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.
On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages.
Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor.
Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.
La vue depuis le col est grandiose.

De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes.
La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route.
Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.
Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.
A suivre...
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley. We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us. The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level. We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!

A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!


We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there. First day full of promise!
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley. We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us. The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level. We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!


A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!


We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there. First day full of promise!
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.

Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior. Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust... What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.

Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold? And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs. The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos. When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.

The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams. The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*

Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior. Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust... What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.

Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold? And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs. The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos. When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.

The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams. The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Mercredi 13 Septembre 2017 Balaruc Sète 9 km
Je suis le seul participant à la randonnée Solarbike 2017 a avoir dormi au camping de Balaruc où était prévu le regroupement. Retardés les autres n’arriveront que pour le départ du bateau de 20h à Sète.
Voir préambule : voyageforum.com/...post=8369614#8369614
J’ai donc toute la journée pour plier ma tente et réorganiser mes bagages. J’en profite pour redresser les sardines de mon tapis de sol beaucoup moins rigides que les piquets de ma tente et qui ont déjà souffert de mes 3 premières nuits.

Au téléphone Thomas m’avait invité à télécharger l’application ZENLY www.numerama.com/...-de-la-snap-map.html Cela permet de localiser ses amis si la fonction GPS de leur Smartphone est activée et qu’ils sont connectés. En fin de matinée, je m’étonne de toujours voir Thomas et Francine à 65 km de Sète à l’endroit où ils ont dormi. Toujours pas d’info sur la page Facebook jusqu’à qu’enfin apparaisse : SUPER INQUIET CE MATIN MON HANDBIKE NE DEMARRE PLUS. 1 heure QU ON CHERCHE En fait ils perdront plusieurs heures avant de comprendre que l’interrupteur n’est jamais passant et de le shunter. Alors qu’ayant gagné Sète, je profite de la terrasse d’un restaurant quai du Mistral, j’ignore qu’eux vont commencer une course contre la montre pour embarquer avant le départ du ferry.
Je m’offre une daurade et une dame blanche
en regardant passer des bateaux de touristes surbaissés adaptés au pont de chemin de fer.
Il s’agit du pont à bascule proche de la gare. Puis je me promène en ville en achetant quelques vivres.
Peu après 17h je gagne la gare maritime. Une camionnette italienne attire mon attention et je fais connaissance d’Adalberto qui prépare son tricycle couché et sa remorque.
Les 2 sont recouverts de panneaux solaires et il a déjà participé comme Thomas Papay au Sun Trip www.thesuntrip.com/presentation/. Il parle bien français, nous échangeons et je lui offre du raisin que je viens d’acheter. Puis je surveille son attelage pendant qu’il se repose sur le matelas dans son fourgon. Il pensait le laisser stationner là pendant 2 mois. Un marocain vivant en France et qui vient assister à tous les départs de bateaux lui déconseille et l’accompagne à un garage peu couteux. Mais comme le propriétaire est absent, Adalberto est contraint de lui laisser les clés. Cela commence sous le signe de la confiance internationale. Ils reviennent tous les 2 sur le scooter du sétois. Puis arrive Francis avec son tricycle sur la remorque de sa voiture. Il a roulé avec les participants depuis la Savoie mais il ne pourra pas pour des raisons de calendrier embarqué pour le Maroc. Il confirme qu’ils sont en retard. Avec lui je monte les escaliers pour aller au guichet. L’hôtesse qui demande nos prénoms ne trouve pas nos réservations. Pas de Francine, Thomas, Joy ou Gilles. En fait c’est un peu compliqué : Joy n’est pas son vrai prénom, il s’appelle Thierry et le billet est au nom Thomas qui se prénomme en fait Pierre-Thomas. Je m’inquiète pour son accès au guichet mais il n’aura pas besoin de monter à l’étage (non équipé d’ascenseur). Il suffira de présenter nos 4 passeports pour avoir les tickets d’embarquement. Adalberto lui n’a pas demandé à Francine de lui acheté sa place préférant régler au dernier moment. Si vous avez réussi à suivre, nous serons 5 à embarquer pour cette aventure : Thomas paraplégique et initiateur de ce raid, Joy qui sera son aide, Francine qui a participé à l’organisation, Adalberto et moi. Enfin s’ils arrivent avant le départ du ferry.
Peu après 18h Thomas arrive avec Francine. Ils ont roulés jusqu’à 70 km/h sur la voie rapide. Alors que je viens lui dire bonjour, pour notre premier contact il sert affectueusement son bras au niveau de mes cuisses pour il me semble me féliciter de mes premiers 350 km et m’encourager. Je découvre son handbike
dont les roues servent également à son fauteuil pour limiter le poids.
Je retrouve avec plaisir Francine. Mais Joy n’a pas pu suivre car il a une roue crevée sur sa remorque ce qui le ralentit.

ll n’arrive qu’à 18h30 épuisé. Nous sommes les derniers à embarquer.

Un contrôleur de billet se souvient d’avoir vu embarquer il y a un an Paul Bermejo avec son tricycle couché solaire : voyageforum.com/...post=7621147#7621147

Difficile de passer inaperçu avec de tels véhicules. Mais il semble que de simples vélos soient déjà rares. Rien n’est prévu pour. L’équipage philippin nous propose des sangles pour les arrimer aux crochets implantés régulièrement dans le sol métallique.
Pour les tricycles déjà stables sur leur roue pas de problème pour mon VTT je ne vois que la solution de le coucher.
Un philippin me propose de le sangler contre une caisse en métal. Je laisse ma tente sur le porte bagage et emmène mes 5 sacoches jusqu’à la cabine que je partage avec Francine et Adalberto. Thomas et Joy dormiront dans une cabine avec sanitaire adapté aux Personnes à Mobilité Réduite que Francine avait retenue en achetant nos billets.
Sur le pont quelques membres du personnel immortalisent le départ de cette traversée qui va durer 37 h.
Nous quittons Sète en même temps que le soleil.

Je publie mon premier message sur le Groupe Solarbikes pour informer ses membres sur Facebook :
13 septembre, 19:56 Tom, Joy, Francine, Adalberto et moi, les 5 cyclistes sont bien montés à bord.

C'est parti ! bien installés dans les cabines.
Le pilote veille sur notre sortie du port.

je finis de rassurer les followers en ajoutant :
13 septembre, 20:10 Sortie réussie. Les canots de sauvetage sont en place.

Au téléphone Thomas m’avait invité à télécharger l’application ZENLY www.numerama.com/...-de-la-snap-map.html Cela permet de localiser ses amis si la fonction GPS de leur Smartphone est activée et qu’ils sont connectés. En fin de matinée, je m’étonne de toujours voir Thomas et Francine à 65 km de Sète à l’endroit où ils ont dormi. Toujours pas d’info sur la page Facebook jusqu’à qu’enfin apparaisse : SUPER INQUIET CE MATIN MON HANDBIKE NE DEMARRE PLUS. 1 heure QU ON CHERCHE En fait ils perdront plusieurs heures avant de comprendre que l’interrupteur n’est jamais passant et de le shunter. Alors qu’ayant gagné Sète, je profite de la terrasse d’un restaurant quai du Mistral, j’ignore qu’eux vont commencer une course contre la montre pour embarquer avant le départ du ferry.

Je m’offre une daurade et une dame blanche
en regardant passer des bateaux de touristes surbaissés adaptés au pont de chemin de fer.
Il s’agit du pont à bascule proche de la gare. Puis je me promène en ville en achetant quelques vivres.
Peu après 17h je gagne la gare maritime. Une camionnette italienne attire mon attention et je fais connaissance d’Adalberto qui prépare son tricycle couché et sa remorque.
Les 2 sont recouverts de panneaux solaires et il a déjà participé comme Thomas Papay au Sun Trip www.thesuntrip.com/presentation/. Il parle bien français, nous échangeons et je lui offre du raisin que je viens d’acheter. Puis je surveille son attelage pendant qu’il se repose sur le matelas dans son fourgon. Il pensait le laisser stationner là pendant 2 mois. Un marocain vivant en France et qui vient assister à tous les départs de bateaux lui déconseille et l’accompagne à un garage peu couteux. Mais comme le propriétaire est absent, Adalberto est contraint de lui laisser les clés. Cela commence sous le signe de la confiance internationale. Ils reviennent tous les 2 sur le scooter du sétois. Puis arrive Francis avec son tricycle sur la remorque de sa voiture. Il a roulé avec les participants depuis la Savoie mais il ne pourra pas pour des raisons de calendrier embarqué pour le Maroc. Il confirme qu’ils sont en retard. Avec lui je monte les escaliers pour aller au guichet. L’hôtesse qui demande nos prénoms ne trouve pas nos réservations. Pas de Francine, Thomas, Joy ou Gilles. En fait c’est un peu compliqué : Joy n’est pas son vrai prénom, il s’appelle Thierry et le billet est au nom Thomas qui se prénomme en fait Pierre-Thomas. Je m’inquiète pour son accès au guichet mais il n’aura pas besoin de monter à l’étage (non équipé d’ascenseur). Il suffira de présenter nos 4 passeports pour avoir les tickets d’embarquement. Adalberto lui n’a pas demandé à Francine de lui acheté sa place préférant régler au dernier moment. Si vous avez réussi à suivre, nous serons 5 à embarquer pour cette aventure : Thomas paraplégique et initiateur de ce raid, Joy qui sera son aide, Francine qui a participé à l’organisation, Adalberto et moi. Enfin s’ils arrivent avant le départ du ferry.
Peu après 18h Thomas arrive avec Francine. Ils ont roulés jusqu’à 70 km/h sur la voie rapide. Alors que je viens lui dire bonjour, pour notre premier contact il sert affectueusement son bras au niveau de mes cuisses pour il me semble me féliciter de mes premiers 350 km et m’encourager. Je découvre son handbike
dont les roues servent également à son fauteuil pour limiter le poids.
Je retrouve avec plaisir Francine. Mais Joy n’a pas pu suivre car il a une roue crevée sur sa remorque ce qui le ralentit.
ll n’arrive qu’à 18h30 épuisé. Nous sommes les derniers à embarquer.

Un contrôleur de billet se souvient d’avoir vu embarquer il y a un an Paul Bermejo avec son tricycle couché solaire : voyageforum.com/...post=7621147#7621147

Difficile de passer inaperçu avec de tels véhicules. Mais il semble que de simples vélos soient déjà rares. Rien n’est prévu pour. L’équipage philippin nous propose des sangles pour les arrimer aux crochets implantés régulièrement dans le sol métallique.
Pour les tricycles déjà stables sur leur roue pas de problème pour mon VTT je ne vois que la solution de le coucher.
Un philippin me propose de le sangler contre une caisse en métal. Je laisse ma tente sur le porte bagage et emmène mes 5 sacoches jusqu’à la cabine que je partage avec Francine et Adalberto. Thomas et Joy dormiront dans une cabine avec sanitaire adapté aux Personnes à Mobilité Réduite que Francine avait retenue en achetant nos billets.
Sur le pont quelques membres du personnel immortalisent le départ de cette traversée qui va durer 37 h.
Nous quittons Sète en même temps que le soleil.

Je publie mon premier message sur le Groupe Solarbikes pour informer ses membres sur Facebook :
13 septembre, 19:56 Tom, Joy, Francine, Adalberto et moi, les 5 cyclistes sont bien montés à bord.

C'est parti ! bien installés dans les cabines.

Le pilote veille sur notre sortie du port.

je finis de rassurer les followers en ajoutant :
13 septembre, 20:10 Sortie réussie. Les canots de sauvetage sont en place.

De retour sur VF après des mois d’absence j’apprends dans la lecture de quelques post que Lepiaf s’est envolé vers un ultime voyage sans billet de retour. Voilà pour moi une tardive et triste nouvelle. Je lui dédie ce petit texte. Sûr qu’il aurait aimé partager un de ces instants.
Dans l’Atlas il y a ces randonnées solitaires, hier avec Rantanplan aujourd’hui «orphelin» de ce brave compagnon. Des moments bien face à soi, et c’est bon car je le veux ainsi, quoiqu’il arrive, même s’il est difficile de faire admettre ou comprendre cette recherche de solitude aux membres d’une société qui fait de l’entraide, du partage et de l’hospitalité, valeur et conscience commune.
Refuser alors respectueusement l’offre du gîte et du couvert à un hôte n’est pas chose aisée dans une langue étrangère ; que dire alors de la confusion au matin suivant quand celui-ci débarque à mon emplacement de bivouac avec une ou deux galettes de pain encore tièdes. Je ne peux qu’accepter en remerciant, avec gêne et grand sourire aghrom n’ouabrid, ce « pain pour le chemin » qu’il reste à parcourir. Mais au-delà de cette hospitalité passagère, toujours noblement et simplement offerte, il peut y avoir la naissance d’amitiés profondes et parfois l’immersion totale dans des familles d’accueil. Dans la vallée d’Anergui je jouis de ces privilèges. Dans ce climat de confiance mutuelle la jeune fille ne se cache plus mais sourit, l’enfant redevient espiègle, l’homme raconte l’histoire de sa tribu, le vieillard se souvient, les portes de la djemaa ou de la cuisine s’ouvrent sur la vie berbère. Il m’est bien difficile de trouver les mots justes pour qualifier la qualité et le bonheur inhérents à ces tranches de vie partagées. Alors je me contente de décrire le moins maladroitement possible quelques-uns de ces moments.
Quand le jour s’éteint lentement et que l’air se fait plus doux et caressant, les terrasses deviennent lieu de séjour familial. On s’y détend après une journée de labeur, on converse, on joue de la musique ou on chante. On goûte au spectacle environnant, à la douceur de vivre, au bonheur d’être simplement là en famille ou entre amis. Aujourd’hui c’est sur la terrasse de la famille Bekhich dans un été à son apogée.
L'assif Melloul à retrouvé sa pureté, les moissons ont été bonnes, des labours sont en cours pour les deuxièmes semailles et dans les jardins la luzerne déjà haute exhibe fièrement son vert tendre. Sur le parvis de la maison, une natte en palmier nain à même le sol, quelques coussins remplis de laine brute, une table basse, un plateau pour les verres, le brasero et la théière à portée de main, toute la famille profite de la douceur du soir.
Étendu dans son burnous, les jambes repliées, le capuchon rabattu sur la tête, le vieil Ali dort paisiblement. Des chants d’oiseaux et le braiment d’un âne solitaire de l’autre coté de la rivière ne troublent pas le calme de cette fin de journée. Une averse est tombée en début de matinée, maintenant un soleil doux lustre le vert tendre des feuillages et fait miroiter quelques petites flaques dans le creux des rochers. Parfois des nuages viennent rompre cette harmonie, mais le vent des hauteurs les poussent rapidement vers le fond de la vallée. En contre bas de la maison, Ba Ou Ali finit de labourer pour son père une nouvelle parcelle gagnée de haute lutte sur le lit de la rivière après le retrait de la dernière crue. Il sait que de riches alluvions ont été déposées sous l’épaisse couche de cailloux. Alors le père et les fils les ont enlevés un à un pour nettoyer le sol et constituer les murets entre les nouvelles petites parcelles. Ils y sèmeront l’orge à l’automne et le vieux chantera pour demander à l’eau de ne pas remonter avant la récolte. Ses provisions de farine pour l’année prochaine en dépendent. Quelques parcelles saccagées par une crue et ce sont des bêtes de plus à négocier au souk dont le revenu permettra d’acheter les sacs de farine manquants pour l’hiver.
Dans la pente vers la maison de Saïd, une fillette pousse des chèvres lascives. Pas pressées de rentrer, elles divaguent ça et là, grattent le sol, cherchent et trouvent encore quelques pousses. La femme de Khella, allias Baguemouj, le voisin noir des Bekhich, brasse les fagots d’herbe qui sèchent sur son toit. Les deux petits derniers de la fratrie Ou Bekhich, Rachida trois ans, et son cousin Hassan d’un an son ainé, jouent avec le chaton rachitique ramassé jeudi au souk par le patriarche. La petite chatte famélique chargée de veiller à un équilibre tolérable de rongeurs dans les environs est morte la semaine dernière mordue par le molosse du voisin qui n’aura pas accepté de partager avec elle sa maigre pitance.
Comme toujours Rabha s’occupe du tagine pendant qu’Aicha et Mourad indolents sirotent leur thé. Mamie Touda, qui n’a plus souvent l’occasion de sortir semble apprécier la situation. Elle a retrouvé un peu de vitalité après son accident vasculaire de l’année dernière, mais la paralysie de son coté gauche lui interdit la position verticale. Le dos bien calé par des coussins contre le mur de la maison, elle tient cependant assise les jambes allongées ; et ce n’est pas goûter à un plaisir minuscule que de pouvoir partager le coucher du soleil sur Tagoujimt n’ouzdoud avec ses enfants et petits enfants, mais bien un de ces moments salutaires qui vous rattache à la vie. Un chant monte de la rivière, une femme ramasse son linge mis à sécher sur les rochers ; des gosses pêchent un peu plus loin ; immobiles ça et là, des mulets hument la brise encore tiède et parfumée Oulghazi irrigue ses champs, l’eau… la vie, pain et fourrage assurés.
Ba Ou Ali nous a rejoints. Asserdoun est nourri, son harnachement rangé. La journée du fils ainé commencée à l’aube ce matin par la recherche d’une charge de bois, suivie du travail d’irrigation des parcelles familiales, puis de quelques heures de maçonnerie du petit hammam dont jouira bientôt la famille, est enfin achevée. Sa sœur Rabha lui tend un verre de thé. Il en refroidit une moitié dans un autre verre, le tend à sa mère, s’assoit à son coté et commence à lui masser tendrement le bras paralysé. Zimba sort de la cuisine avec une pile de crêpes chaudes, Mohamed arrive avec un bol d’huile d’olive et une assiette d’amandes et de noix, Aïcha remet une tournée. L’ombre arrive sur la maison de Saïd, les falaises de Tagoujimt n’ouzdoud ne vont pas tarder à brûler. Les senteurs épicées qui s’échappent du tagine posé à l’écart sur un lit de braises, nous inviteront bientôt au rituel lavage des mains.
Les paroles se font rares, les sens l’emportent sur toute autre activité.
Dans l’Atlas il y a ces randonnées solitaires, hier avec Rantanplan aujourd’hui «orphelin» de ce brave compagnon. Des moments bien face à soi, et c’est bon car je le veux ainsi, quoiqu’il arrive, même s’il est difficile de faire admettre ou comprendre cette recherche de solitude aux membres d’une société qui fait de l’entraide, du partage et de l’hospitalité, valeur et conscience commune.
Refuser alors respectueusement l’offre du gîte et du couvert à un hôte n’est pas chose aisée dans une langue étrangère ; que dire alors de la confusion au matin suivant quand celui-ci débarque à mon emplacement de bivouac avec une ou deux galettes de pain encore tièdes. Je ne peux qu’accepter en remerciant, avec gêne et grand sourire aghrom n’ouabrid, ce « pain pour le chemin » qu’il reste à parcourir. Mais au-delà de cette hospitalité passagère, toujours noblement et simplement offerte, il peut y avoir la naissance d’amitiés profondes et parfois l’immersion totale dans des familles d’accueil. Dans la vallée d’Anergui je jouis de ces privilèges. Dans ce climat de confiance mutuelle la jeune fille ne se cache plus mais sourit, l’enfant redevient espiègle, l’homme raconte l’histoire de sa tribu, le vieillard se souvient, les portes de la djemaa ou de la cuisine s’ouvrent sur la vie berbère. Il m’est bien difficile de trouver les mots justes pour qualifier la qualité et le bonheur inhérents à ces tranches de vie partagées. Alors je me contente de décrire le moins maladroitement possible quelques-uns de ces moments.
Quand le jour s’éteint lentement et que l’air se fait plus doux et caressant, les terrasses deviennent lieu de séjour familial. On s’y détend après une journée de labeur, on converse, on joue de la musique ou on chante. On goûte au spectacle environnant, à la douceur de vivre, au bonheur d’être simplement là en famille ou entre amis. Aujourd’hui c’est sur la terrasse de la famille Bekhich dans un été à son apogée.
L'assif Melloul à retrouvé sa pureté, les moissons ont été bonnes, des labours sont en cours pour les deuxièmes semailles et dans les jardins la luzerne déjà haute exhibe fièrement son vert tendre. Sur le parvis de la maison, une natte en palmier nain à même le sol, quelques coussins remplis de laine brute, une table basse, un plateau pour les verres, le brasero et la théière à portée de main, toute la famille profite de la douceur du soir.
Étendu dans son burnous, les jambes repliées, le capuchon rabattu sur la tête, le vieil Ali dort paisiblement. Des chants d’oiseaux et le braiment d’un âne solitaire de l’autre coté de la rivière ne troublent pas le calme de cette fin de journée. Une averse est tombée en début de matinée, maintenant un soleil doux lustre le vert tendre des feuillages et fait miroiter quelques petites flaques dans le creux des rochers. Parfois des nuages viennent rompre cette harmonie, mais le vent des hauteurs les poussent rapidement vers le fond de la vallée. En contre bas de la maison, Ba Ou Ali finit de labourer pour son père une nouvelle parcelle gagnée de haute lutte sur le lit de la rivière après le retrait de la dernière crue. Il sait que de riches alluvions ont été déposées sous l’épaisse couche de cailloux. Alors le père et les fils les ont enlevés un à un pour nettoyer le sol et constituer les murets entre les nouvelles petites parcelles. Ils y sèmeront l’orge à l’automne et le vieux chantera pour demander à l’eau de ne pas remonter avant la récolte. Ses provisions de farine pour l’année prochaine en dépendent. Quelques parcelles saccagées par une crue et ce sont des bêtes de plus à négocier au souk dont le revenu permettra d’acheter les sacs de farine manquants pour l’hiver.
Dans la pente vers la maison de Saïd, une fillette pousse des chèvres lascives. Pas pressées de rentrer, elles divaguent ça et là, grattent le sol, cherchent et trouvent encore quelques pousses. La femme de Khella, allias Baguemouj, le voisin noir des Bekhich, brasse les fagots d’herbe qui sèchent sur son toit. Les deux petits derniers de la fratrie Ou Bekhich, Rachida trois ans, et son cousin Hassan d’un an son ainé, jouent avec le chaton rachitique ramassé jeudi au souk par le patriarche. La petite chatte famélique chargée de veiller à un équilibre tolérable de rongeurs dans les environs est morte la semaine dernière mordue par le molosse du voisin qui n’aura pas accepté de partager avec elle sa maigre pitance.
Comme toujours Rabha s’occupe du tagine pendant qu’Aicha et Mourad indolents sirotent leur thé. Mamie Touda, qui n’a plus souvent l’occasion de sortir semble apprécier la situation. Elle a retrouvé un peu de vitalité après son accident vasculaire de l’année dernière, mais la paralysie de son coté gauche lui interdit la position verticale. Le dos bien calé par des coussins contre le mur de la maison, elle tient cependant assise les jambes allongées ; et ce n’est pas goûter à un plaisir minuscule que de pouvoir partager le coucher du soleil sur Tagoujimt n’ouzdoud avec ses enfants et petits enfants, mais bien un de ces moments salutaires qui vous rattache à la vie. Un chant monte de la rivière, une femme ramasse son linge mis à sécher sur les rochers ; des gosses pêchent un peu plus loin ; immobiles ça et là, des mulets hument la brise encore tiède et parfumée Oulghazi irrigue ses champs, l’eau… la vie, pain et fourrage assurés.
Ba Ou Ali nous a rejoints. Asserdoun est nourri, son harnachement rangé. La journée du fils ainé commencée à l’aube ce matin par la recherche d’une charge de bois, suivie du travail d’irrigation des parcelles familiales, puis de quelques heures de maçonnerie du petit hammam dont jouira bientôt la famille, est enfin achevée. Sa sœur Rabha lui tend un verre de thé. Il en refroidit une moitié dans un autre verre, le tend à sa mère, s’assoit à son coté et commence à lui masser tendrement le bras paralysé. Zimba sort de la cuisine avec une pile de crêpes chaudes, Mohamed arrive avec un bol d’huile d’olive et une assiette d’amandes et de noix, Aïcha remet une tournée. L’ombre arrive sur la maison de Saïd, les falaises de Tagoujimt n’ouzdoud ne vont pas tarder à brûler. Les senteurs épicées qui s’échappent du tagine posé à l’écart sur un lit de braises, nous inviteront bientôt au rituel lavage des mains.
Les paroles se font rares, les sens l’emportent sur toute autre activité.
Merci à toutes les personnes qui alimentent ce forum avec des informations de qualité et permettent ainsi aux autres de préparer
au mieux un voyage
Merci à Kola et à son inspirant carnet de voyage qui contribua à construire cette randonnée
Voyage dans le désert un père, sa fille, les pieds dans le sable Ce chant est pour Toi, Lory…
Jeudi… Il pleut à Bruxelles. Il fait froid... L’oiseau de fer s’élance sur la piste. J’absorbe son énergie grisante pendant que « Tomorrow never knows » pulse dans mes oreilles. Marrakech nous accueille sous une chaleur estivale. La journée sera longue avant d’arriver à notre bivouac de cette nuit. Pas le temps de déambuler dans la ville, nous partons vers Zagora. Arrêt tardif pour engloutir une omelette berbère. Nous trempons nos pains dans une huile d’argan. Délicieux ! Après plus de huit heures de trajet, nous arrivons enfin à La Fibule du Drâa. Lahcen Sarti nous fait visiter la fibule, on s’imprègne doucement de l’atmosphère. Devant une vieille carte jaunie de la région où quelques photos aux couleurs évanouies sont épinglées, nous découvrons notre marche. 6 nuits à dormir à la belle étoile, au plus près de notre terre. 22h30, une 4x4 poussiéreuse nous emporte enfin vers notre première nuit sous les étoiles. Nous débarquons fatigués, au milieu de nulle part dans un reg perdu. Nous faisons connaissance avec Brahim, notre guide et cuisinier. La tente est montée Il prépare une tajine pendant que Laurie et moi luttons pour ne pas fermer les yeux. On s’enroule dans nos sacs, il doit être 2 heures du matin..

Vendredi… Les dromadaires d’abord Les chant des oiseaux ensuite Je vais à la rencontre de nos trois dromadaires salut matinal. Youssef, notre chamelier apparaît, on se dit bonjour. Petite ascension pour goûter le paysage montagne de pierres, silence assourdissant, il m’enveloppe lentement. Je me débarrasse de mes lourdeurs citadines et m’ouvre aux vibrations de notre terre. Après un petit déjeuner copieux, nous partons pour notre première marche. Cœur ouvert, les sens éveillés, mouvements invisibles qui m’entourent, mots légers qui farandolent sur les cailloux goûteux. La piste se rétrécit. Lambeaux de tissus accrochés à une maigre végétation, scarabées aux démarches saccadées dans le Jbel Abbas. Arrivée dans un petit canyon à l’ombre, à côté d’une gelta où croassent un nombre impressionnant de crapauds Rituel qui se répétera avant chaque repas tout au long de notre randonnée Brahim dépose un plateau avec nos verres de thé, des biscuits et des cacahuètes Le soir, c’est un décor de carte postale qui nous accueille, petit oasis où la verdure se pare de belles couleurs. On entend au loin quelques rires portés par le vent, quelques sons de la derbouka ou alors, je suis peut-être marabouté et un Djinn malin se joue de moi. La lumière décline, et peint la colline d’un orange ouaté qui invite à la rêverie. Le ciel se pare d’étoiles, elles seront les veilleuses de mon corps lourd.

Samedi… Nous quittons Achkid Brahim vient vers moi, nous accordons nos pas. Il est guide depuis longtemps, son visage est tanné par la soleil. Il travaille depuis longtemps pour la Fibule. Papa heureux de trois enfants. J’aime ses silences, nous les laissons grandir entre nous, ils nous enveloppent avec douceur. Youssef parle beaucoup et s’emporte facilement contre ses dromadaires. Il reste distant tout en nous observant du coin de l’œil. La communication est compliquée, les gestes remplacent les mots. Les montagnes palpitent leur minéralité, j’écoute et ressent leurs vibrations chantantes Petit à petit le sentier devient plus sableux, les méchantes pierres pointues se font plus rares. La piste se transforme en erg. Devant nous commencent les dunes. Nouvelle végétation, les Calotropis sortent de terre, elles indiquent la proximité d’un point d’eau mais attention au latex qui coule de leurs feuilles, il peut rendre aveugle. Traces de bousiers, traces de lézard, mille signes d’une vie qui grouille dans cet univers pas commode Pause midi sous un grand Tamaris, ombre bienveillante agrémentée d’une légère brise. Tension qui se relâche. Les pas s’enlisent parfois dans le sable mou. Le corps peine à trouver son rythme, à harmoniser sa cadence. On glisse. Laurie souffre, peste sur ce sable glissant, attend avec impatience notre bivouac du soir. Traces de pneus qui se croisent, se perdent un peu plus loin. On suit presque l’ivresse du chauffeur, sa joie enfantine. Encore quelques dunes et nous arrivons à l’erg Lmsafi. Notre takhamt se monte sous un léger vent, on mettra du sable et nos trois Tahaouit pour l’empêcher de s’envoler. Les dromadaires sont entravés. Mimoun le premier de la caravane, blanc et majestueux sautille vers les épluchures et restes de nos repas. Chigaga veille sur nous. Demain j’irai gravir cette belle dune à l’aube pour suivre le réveil de Tafoukt

Dimanche…. Montée de Big Mamma Lumière grise dans une palette de nuances étonnantes Les couleurs changent rapidement. Le silence m’aspire. Couleurs ocres, fauves d’un nouveau tableau minéral. Fraîcheur du sable sur mes pieds. Le spectacle de ce jour qui se lève est vivifiant. Brahim en bas prépare le thé. Youssef récupère les dromadaires. Je devine Laurie enfouie dans son sac de couchage. Je m’imprègne de toute cette beauté avant de redescendre. Journée harassante entre montée et descentes de dunes, entre sable mou, sable dur. La fatigue m’étourdit, l’ivresse pas toujours. Trouver les passages plus durs. Soudain, Youssef plonge vers un monticule et attrape un lézard poisson du désert. Son corps est humide, visqueux. Quelle adaptation à son milieu, il se déplace en ondulant très vite son corps pour s’enfoncer dans le sable. Cela ressemble à une nage de poisson. Je ramasse une belle pierre fossile, polie par le vent et quelques coquillages, témoin d’un passé riche en mers et lacs. Laurie n’en peut plus, trop de soleil, trop d’efforts, l’impression de ne pas avancer. Laurie passera l’après-midi sur le dos de Mimoun. On rejoint un nouveau plateau, les dunes s’éloignent.

Lundi… Arrivée sur un plateau marin. Nous partons chercher du bois pour le pain de sable . Le feu ensorcelle, les flammes dansent joyeusement alors que la nuit enveloppe l’espace. Farine, eau, un peu de levure, Youssef frappe et retourne la pâte pendant de nombreuses minutes. Les braises sont flamboyantes, écartées. Youssef enterre sa pâte, la recouvre de sable et de braises. Une petite demi-heure de cuisson et le pain est prêt. Un vrai délice ! On partira rejoindre les bras de Morphée sous les crépitements du bois qui se consume lentement

Mardi… Lever avec le soleil On quitte le plateau et sa fourmilière. Un joli festin régalera ses hôtes. Les dunes s’aplatissent faisant place à de grands plateaux. Mon corps chaloupe agréablement dans ce nouveau décor. Le désert pénètre dans les interstices de mon âme. Je me sens éclaté aux quatre vents. Je rassemble mes pensées éparses tant bien que mal. Brahim vient à mon secours et rit de mes troubles. C’est follement gai. A la maison de Brahim, on attend son retour. On attend ses yeux remplis de sourires ensoleillés. On attend ses plats mijotés dans la cuisine, ses tajines parfumées délicatement enrobées de légumes goûteux. Brahim part souvent pour plusieurs semaines. Je l’envie. Pause déjeuner sous un magnifique Tamaris qui offre ses feuilles à nos dromadaires. Mimoun se délecte de nos pelures d’orange. Salade de crudités, tajine aux légumes et sardines. On repart pour une dernière marche vers M’Hamid, Laurie a pris l’habitude l’après-midi de monter sur Mimoun Nous croisons les restes d’un dromadaire. Le vent est de plus en plus présent et forme devant nous, de petites tornades. Au loin, un attelage sans conducteur, une famille qui suit, s’arrête, prise dans les bourrasques de vent. Dernier bivouac. Je regarde notre Takhamt se dresser, la cuisine toujours établie à gauche, va savoir pourquoi ? La tajine est déjà sur le feu, notre thé fort et sucré sur le plateau avec les biscuits et les cacahuètes Un dernier feu brûlera toute la nuit

Mercredi… Difficile réveil Je vide mon sac. Des présents pour Brahim et Youssef Je me sens éveillé, en harmonie avec la Nature, triste de ne pas prolonger encore un peu ces moments Retour vers la cité, le bruit Nous passons par Tamegroute, c’était la route des caravanes qui partaient pour Tombouctou. Visite d’un atelier de poterie On repart pour Zagora où Lahcen nous attend. Nous aimerions nous poser doucement, Laurie et moi et flâner sans but jusqu’au repas du soir à la Fibule, mais une nouvelle visite nous attends. Nous irons ce soir chez Lahcen. Il nous présente sa grande famille. Entre le thé, les dattes, les pâtes de fruit et autres sucreries, nous partageons avec gaîté nos différences.
Retour tardif à la Fibule pour le dîner. Mon corps sableux s’endort sans mal.

Jeudi…
Lever à 4 heures. Traversée des montagnes sous la pluie, la neige et tous ces travaux qui n’en finissent plus. Je suis passé par ici il y a 20 ans et le passage de ces cols était déjà toute une histoire ! Laurie dort. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres. Sourire d’ange. Voyage dans mon espace-temps.
Je suis presque bien...

Voyage dans le désert un père, sa fille, les pieds dans le sable Ce chant est pour Toi, Lory…
Jeudi… Il pleut à Bruxelles. Il fait froid... L’oiseau de fer s’élance sur la piste. J’absorbe son énergie grisante pendant que « Tomorrow never knows » pulse dans mes oreilles. Marrakech nous accueille sous une chaleur estivale. La journée sera longue avant d’arriver à notre bivouac de cette nuit. Pas le temps de déambuler dans la ville, nous partons vers Zagora. Arrêt tardif pour engloutir une omelette berbère. Nous trempons nos pains dans une huile d’argan. Délicieux ! Après plus de huit heures de trajet, nous arrivons enfin à La Fibule du Drâa. Lahcen Sarti nous fait visiter la fibule, on s’imprègne doucement de l’atmosphère. Devant une vieille carte jaunie de la région où quelques photos aux couleurs évanouies sont épinglées, nous découvrons notre marche. 6 nuits à dormir à la belle étoile, au plus près de notre terre. 22h30, une 4x4 poussiéreuse nous emporte enfin vers notre première nuit sous les étoiles. Nous débarquons fatigués, au milieu de nulle part dans un reg perdu. Nous faisons connaissance avec Brahim, notre guide et cuisinier. La tente est montée Il prépare une tajine pendant que Laurie et moi luttons pour ne pas fermer les yeux. On s’enroule dans nos sacs, il doit être 2 heures du matin..

Vendredi… Les dromadaires d’abord Les chant des oiseaux ensuite Je vais à la rencontre de nos trois dromadaires salut matinal. Youssef, notre chamelier apparaît, on se dit bonjour. Petite ascension pour goûter le paysage montagne de pierres, silence assourdissant, il m’enveloppe lentement. Je me débarrasse de mes lourdeurs citadines et m’ouvre aux vibrations de notre terre. Après un petit déjeuner copieux, nous partons pour notre première marche. Cœur ouvert, les sens éveillés, mouvements invisibles qui m’entourent, mots légers qui farandolent sur les cailloux goûteux. La piste se rétrécit. Lambeaux de tissus accrochés à une maigre végétation, scarabées aux démarches saccadées dans le Jbel Abbas. Arrivée dans un petit canyon à l’ombre, à côté d’une gelta où croassent un nombre impressionnant de crapauds Rituel qui se répétera avant chaque repas tout au long de notre randonnée Brahim dépose un plateau avec nos verres de thé, des biscuits et des cacahuètes Le soir, c’est un décor de carte postale qui nous accueille, petit oasis où la verdure se pare de belles couleurs. On entend au loin quelques rires portés par le vent, quelques sons de la derbouka ou alors, je suis peut-être marabouté et un Djinn malin se joue de moi. La lumière décline, et peint la colline d’un orange ouaté qui invite à la rêverie. Le ciel se pare d’étoiles, elles seront les veilleuses de mon corps lourd.

Samedi… Nous quittons Achkid Brahim vient vers moi, nous accordons nos pas. Il est guide depuis longtemps, son visage est tanné par la soleil. Il travaille depuis longtemps pour la Fibule. Papa heureux de trois enfants. J’aime ses silences, nous les laissons grandir entre nous, ils nous enveloppent avec douceur. Youssef parle beaucoup et s’emporte facilement contre ses dromadaires. Il reste distant tout en nous observant du coin de l’œil. La communication est compliquée, les gestes remplacent les mots. Les montagnes palpitent leur minéralité, j’écoute et ressent leurs vibrations chantantes Petit à petit le sentier devient plus sableux, les méchantes pierres pointues se font plus rares. La piste se transforme en erg. Devant nous commencent les dunes. Nouvelle végétation, les Calotropis sortent de terre, elles indiquent la proximité d’un point d’eau mais attention au latex qui coule de leurs feuilles, il peut rendre aveugle. Traces de bousiers, traces de lézard, mille signes d’une vie qui grouille dans cet univers pas commode Pause midi sous un grand Tamaris, ombre bienveillante agrémentée d’une légère brise. Tension qui se relâche. Les pas s’enlisent parfois dans le sable mou. Le corps peine à trouver son rythme, à harmoniser sa cadence. On glisse. Laurie souffre, peste sur ce sable glissant, attend avec impatience notre bivouac du soir. Traces de pneus qui se croisent, se perdent un peu plus loin. On suit presque l’ivresse du chauffeur, sa joie enfantine. Encore quelques dunes et nous arrivons à l’erg Lmsafi. Notre takhamt se monte sous un léger vent, on mettra du sable et nos trois Tahaouit pour l’empêcher de s’envoler. Les dromadaires sont entravés. Mimoun le premier de la caravane, blanc et majestueux sautille vers les épluchures et restes de nos repas. Chigaga veille sur nous. Demain j’irai gravir cette belle dune à l’aube pour suivre le réveil de Tafoukt

Dimanche…. Montée de Big Mamma Lumière grise dans une palette de nuances étonnantes Les couleurs changent rapidement. Le silence m’aspire. Couleurs ocres, fauves d’un nouveau tableau minéral. Fraîcheur du sable sur mes pieds. Le spectacle de ce jour qui se lève est vivifiant. Brahim en bas prépare le thé. Youssef récupère les dromadaires. Je devine Laurie enfouie dans son sac de couchage. Je m’imprègne de toute cette beauté avant de redescendre. Journée harassante entre montée et descentes de dunes, entre sable mou, sable dur. La fatigue m’étourdit, l’ivresse pas toujours. Trouver les passages plus durs. Soudain, Youssef plonge vers un monticule et attrape un lézard poisson du désert. Son corps est humide, visqueux. Quelle adaptation à son milieu, il se déplace en ondulant très vite son corps pour s’enfoncer dans le sable. Cela ressemble à une nage de poisson. Je ramasse une belle pierre fossile, polie par le vent et quelques coquillages, témoin d’un passé riche en mers et lacs. Laurie n’en peut plus, trop de soleil, trop d’efforts, l’impression de ne pas avancer. Laurie passera l’après-midi sur le dos de Mimoun. On rejoint un nouveau plateau, les dunes s’éloignent.

Lundi… Arrivée sur un plateau marin. Nous partons chercher du bois pour le pain de sable . Le feu ensorcelle, les flammes dansent joyeusement alors que la nuit enveloppe l’espace. Farine, eau, un peu de levure, Youssef frappe et retourne la pâte pendant de nombreuses minutes. Les braises sont flamboyantes, écartées. Youssef enterre sa pâte, la recouvre de sable et de braises. Une petite demi-heure de cuisson et le pain est prêt. Un vrai délice ! On partira rejoindre les bras de Morphée sous les crépitements du bois qui se consume lentement

Mardi… Lever avec le soleil On quitte le plateau et sa fourmilière. Un joli festin régalera ses hôtes. Les dunes s’aplatissent faisant place à de grands plateaux. Mon corps chaloupe agréablement dans ce nouveau décor. Le désert pénètre dans les interstices de mon âme. Je me sens éclaté aux quatre vents. Je rassemble mes pensées éparses tant bien que mal. Brahim vient à mon secours et rit de mes troubles. C’est follement gai. A la maison de Brahim, on attend son retour. On attend ses yeux remplis de sourires ensoleillés. On attend ses plats mijotés dans la cuisine, ses tajines parfumées délicatement enrobées de légumes goûteux. Brahim part souvent pour plusieurs semaines. Je l’envie. Pause déjeuner sous un magnifique Tamaris qui offre ses feuilles à nos dromadaires. Mimoun se délecte de nos pelures d’orange. Salade de crudités, tajine aux légumes et sardines. On repart pour une dernière marche vers M’Hamid, Laurie a pris l’habitude l’après-midi de monter sur Mimoun Nous croisons les restes d’un dromadaire. Le vent est de plus en plus présent et forme devant nous, de petites tornades. Au loin, un attelage sans conducteur, une famille qui suit, s’arrête, prise dans les bourrasques de vent. Dernier bivouac. Je regarde notre Takhamt se dresser, la cuisine toujours établie à gauche, va savoir pourquoi ? La tajine est déjà sur le feu, notre thé fort et sucré sur le plateau avec les biscuits et les cacahuètes Un dernier feu brûlera toute la nuit

Mercredi… Difficile réveil Je vide mon sac. Des présents pour Brahim et Youssef Je me sens éveillé, en harmonie avec la Nature, triste de ne pas prolonger encore un peu ces moments Retour vers la cité, le bruit Nous passons par Tamegroute, c’était la route des caravanes qui partaient pour Tombouctou. Visite d’un atelier de poterie On repart pour Zagora où Lahcen nous attend. Nous aimerions nous poser doucement, Laurie et moi et flâner sans but jusqu’au repas du soir à la Fibule, mais une nouvelle visite nous attends. Nous irons ce soir chez Lahcen. Il nous présente sa grande famille. Entre le thé, les dattes, les pâtes de fruit et autres sucreries, nous partageons avec gaîté nos différences.
Retour tardif à la Fibule pour le dîner. Mon corps sableux s’endort sans mal.

Jeudi…
Lever à 4 heures. Traversée des montagnes sous la pluie, la neige et tous ces travaux qui n’en finissent plus. Je suis passé par ici il y a 20 ans et le passage de ces cols était déjà toute une histoire ! Laurie dort. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres. Sourire d’ange. Voyage dans mon espace-temps.
Je suis presque bien...

Ces greniers représentent à mes yeux, l'une des plus belles richesses du patrimoine marocain.Je les ai découverts tout �� fait par hasard sur des cartes postales en vente à Ouarzazate. J'ai tout de suite cherché à en savoir davantage. J'ai trouvé beaucoup d'informations sur le site de Michel Terrier. Ça m'a permis de les localiser et d'en visiter quelques uns . Ces greniers permettaient de mettre en sécurité les papiers officiels, les bijoux, les armes, les céréales. ..
En voici certains :
D'abord celui d'Imichguiguilne, à une soixantaine de kms d'Agadir tout près d'Aït Baha.C'est un grenier qui a été restauré en partie.Nous avons eu la chance de le visiter avec M'Barek et sa femme Saadia. Ils nous ont donné beaucoup d'informations très intéressantes qui nous permettront ensuite d'apprécier la visite des différents greniers que nous verrons par la suite.
Si je peux me fier aux notes que j'avais prises au moment de ma visite, ce grenier est âgé de plus de 680 ans et il compte 130 cases, sur 3 étages.Chaque case est fermée par une porte en bois et cadenassée. Chaque case fait 9m de profondeur le mur de pierres de chacune est toujours percé d'un trou pour permettre au chat d'y entrer chasser les souris.

Le grenier était gardé par une personne n'appartenant pas au village et le gardien était payé en nature. Quand un propriétaire venait chercher du blé , il en donnait une partie au gardien.
Lors de la construction d'un grenier, on commençait toujours par construire la forge pour faire la poudre à canon. Ensuite, c'était la mosquée et la prison. Quand un voleur était pris la main dans le sac, il était enfermé 3 jours et 3 nuits attaché au poteau, sans dormir, sans boire et sans manger. Avec un travail à effectuer obligatoirement. Il paraît que c'était efficace !
A suivre bientôt. Et n'hésitez pas à me corriger si je "délire un peu ". N'hésitez pas non plus à compléter mes dires.
En voici certains :
D'abord celui d'Imichguiguilne, à une soixantaine de kms d'Agadir tout près d'Aït Baha.C'est un grenier qui a été restauré en partie.Nous avons eu la chance de le visiter avec M'Barek et sa femme Saadia. Ils nous ont donné beaucoup d'informations très intéressantes qui nous permettront ensuite d'apprécier la visite des différents greniers que nous verrons par la suite.
Si je peux me fier aux notes que j'avais prises au moment de ma visite, ce grenier est âgé de plus de 680 ans et il compte 130 cases, sur 3 étages.Chaque case est fermée par une porte en bois et cadenassée. Chaque case fait 9m de profondeur le mur de pierres de chacune est toujours percé d'un trou pour permettre au chat d'y entrer chasser les souris.
Le grenier était gardé par une personne n'appartenant pas au village et le gardien était payé en nature. Quand un propriétaire venait chercher du blé , il en donnait une partie au gardien.
Lors de la construction d'un grenier, on commençait toujours par construire la forge pour faire la poudre à canon. Ensuite, c'était la mosquée et la prison. Quand un voleur était pris la main dans le sac, il était enfermé 3 jours et 3 nuits attaché au poteau, sans dormir, sans boire et sans manger. Avec un travail à effectuer obligatoirement. Il paraît que c'était efficace !
A suivre bientôt. Et n'hésitez pas à me corriger si je "délire un peu ". N'hésitez pas non plus à compléter mes dires.
Bonjour,
Je débute un nouveau carnet de voyage de mon dernier séjour qui m'a amené des 2 capitales du Maroc ( l'économique Casablanca et l'administrative Rabat ) jusqu'aux portes du Sahara , à Assa . Ce vagabondage dura une quinzaine de jours , de mi-février à début mars , et m'amena à Marrakech, Ouarzazate, Tinghrir, Tazarine, puis les oasis qui parsèment la route nationale 12, jusqu'à Assa . J'y mêle des lieux connus , mais aussi de magnifiques découvertes, comme les pyramides de Tadakoust : le Maroc réussira une nouvelle fois à m'émerveiller .
J'ai voyagé seul, comme j'aime le faire une fois par an, en voiture de tourisme . Et me voici donc quittant la France pour Fes , avec ces belles vues sur ...... ... la presqu'île de Logonna-Daoulas ( Finistère )

Puis, quelques instants plus tard , l'archipel des Glénans , au large de Concarneau .

J'arrive à Fes en début d'après- midi : grand taxi jusqu'à la gare , puis dans la foulée, train grande ligne jusqu'à Rabat ville ( 2 h 30 de trajet environ ) , puis enfin train "de Banlieue" jusqu'à ma destination à Bouznika, une ville balnéaire au sud de Rabat . J'ai décollé à 11 heures et suis à destination vers 18 heures .
Dès le lendemain, je rends visite à la belle plage de cette ville que je fréquente depuis près de 20 ans . La mer est forte et n'est pas loin d'aller lécher les villas du bord de mer .

Il n'y a aucun vent ni tempête et pourtant la mer monte, à chaque vague, jusqu'au sommet de la plage . Tranquillement . Tout ce qui est construit est condamné à être englouti bientôt, et pourtant , on construit partout sur dunes ou zones inondables . Personne n'a entendu parler de "Cynthia ", ici .

Ci dessus, l'île de Bouznika, urbanisée récemment également . Le fin cordon littoral qui la relie à la côte a été construit de villas il y a moins de 10 ans . La mer atteignait celles-ci 2 ou 3 ans seulement après leur construction . Donc, le jour où viendra la vraie tempête ... Sur la plage voisine de Dahomey, la première ligne de cabanons et villas a été emportée il y a 4 ou 5 ans . Il n'en reste rien .

Hormis cette folie de certains, j'adore cette plage qu'il faut fréquenter avant le 10 juillet et après le 20 août si on peut . L'eau y est excellente et les vagues sont belles . C'est un spot de surf aussi . Elle est " pavillon bleu " et les jets- ski y sont interdits . Au cœur de l'été, il y a trop de monde par contre : j'y vais le matin , à partir de 9 heures jusqu'à 11 heures, avant la foule . C'est aussi un micro-climat reconnu : la température moyenne d'août est de 28 ° . A une extrémité se trouve un port de pêche traditionnel, où les pêcheurs remontent leur barques à la main en haut de la plage . Il y a un marché au poisson été comme hiver .
Voila . Mon trip peut commencer , j'ai vu " ma plage " et elle est toujours là . Le lendemain, je décide d'aller faire une balade à Casa, ville que je connais bien . Casablanca étant une grande absente du forum, les quelques photos qui vont suivre contribueront à combler un vide . Mais Casa justifierait un sujet à elle seule . La ville possède de nombreux trésors, mais elle fait peur, sans doute à juste titre car quand je repense à mes premières expériences de conduite dans cette ville, c'est le mot " terrorisé " qui me vient à l'esprit . Mais maintenant : " même pas peur "....
Je rends visite " à la famille " et je déguste mon premier tajine , préparé par ma belle-mère : le succulent tajine d'artichauts, à base de fonds d'artichauts, de petits-pois, de pommes de terre avec du bœuf ( ou une autre viande ) .
L'après-midi, je vais en ville , où plutôt dans l'ancien centre construit par le protectorat et accolé à l'ancienne médina .
Depuis peu, les ardeurs destructrices des promoteurs semblent freinées et les rues style " art déco" et " néo-mauresques" font enfin l'objet d'attentions . Casa est un musée de l'architecture de l'entre deux guerres à ciel ouvert . Ce centre a un vrai charme, unique, désuet parfois, qu'on ne retrouve dans aucune autre ville marocaine .
Ma destination sera " le marché central", lieu plein de charme qui baigne dans son jus depuis les années 50 . Pour s'y rendre, il suffit de remonter le boulevard Mohamed V, piétonnier depuis la construction de la première ligne du tramway . Pas ( trop) de bruit , de bousculades et on apprécie à loisir les magnifiques façades du Casablanca colonial .






De part et d'autres du boulevard partent des passages, imités des passages parisiens . Ils n'ont pas bougés depuis des décennies, comme le passage Soumika, ou le passage du Grand Socco . Les cinémas sont d'un rétro absolu et je me souvient être allé dans le café de Marcel Cerdan en 1999 : plongée immédiate en 1950 garantie ( mais l'endroit est un peu glauque hélas ) .
Les rues adjacentes ont également peu bougé et ont un vrai charme . Ici, le cinéma Rialto .

A suivre ....
Je débute un nouveau carnet de voyage de mon dernier séjour qui m'a amené des 2 capitales du Maroc ( l'économique Casablanca et l'administrative Rabat ) jusqu'aux portes du Sahara , à Assa . Ce vagabondage dura une quinzaine de jours , de mi-février à début mars , et m'amena à Marrakech, Ouarzazate, Tinghrir, Tazarine, puis les oasis qui parsèment la route nationale 12, jusqu'à Assa . J'y mêle des lieux connus , mais aussi de magnifiques découvertes, comme les pyramides de Tadakoust : le Maroc réussira une nouvelle fois à m'émerveiller .
J'ai voyagé seul, comme j'aime le faire une fois par an, en voiture de tourisme . Et me voici donc quittant la France pour Fes , avec ces belles vues sur ...... ... la presqu'île de Logonna-Daoulas ( Finistère )

Puis, quelques instants plus tard , l'archipel des Glénans , au large de Concarneau .

J'arrive à Fes en début d'après- midi : grand taxi jusqu'à la gare , puis dans la foulée, train grande ligne jusqu'à Rabat ville ( 2 h 30 de trajet environ ) , puis enfin train "de Banlieue" jusqu'à ma destination à Bouznika, une ville balnéaire au sud de Rabat . J'ai décollé à 11 heures et suis à destination vers 18 heures .
Dès le lendemain, je rends visite à la belle plage de cette ville que je fréquente depuis près de 20 ans . La mer est forte et n'est pas loin d'aller lécher les villas du bord de mer .

Il n'y a aucun vent ni tempête et pourtant la mer monte, à chaque vague, jusqu'au sommet de la plage . Tranquillement . Tout ce qui est construit est condamné à être englouti bientôt, et pourtant , on construit partout sur dunes ou zones inondables . Personne n'a entendu parler de "Cynthia ", ici .

Ci dessus, l'île de Bouznika, urbanisée récemment également . Le fin cordon littoral qui la relie à la côte a été construit de villas il y a moins de 10 ans . La mer atteignait celles-ci 2 ou 3 ans seulement après leur construction . Donc, le jour où viendra la vraie tempête ... Sur la plage voisine de Dahomey, la première ligne de cabanons et villas a été emportée il y a 4 ou 5 ans . Il n'en reste rien .

Hormis cette folie de certains, j'adore cette plage qu'il faut fréquenter avant le 10 juillet et après le 20 août si on peut . L'eau y est excellente et les vagues sont belles . C'est un spot de surf aussi . Elle est " pavillon bleu " et les jets- ski y sont interdits . Au cœur de l'été, il y a trop de monde par contre : j'y vais le matin , à partir de 9 heures jusqu'à 11 heures, avant la foule . C'est aussi un micro-climat reconnu : la température moyenne d'août est de 28 ° . A une extrémité se trouve un port de pêche traditionnel, où les pêcheurs remontent leur barques à la main en haut de la plage . Il y a un marché au poisson été comme hiver .
Voila . Mon trip peut commencer , j'ai vu " ma plage " et elle est toujours là . Le lendemain, je décide d'aller faire une balade à Casa, ville que je connais bien . Casablanca étant une grande absente du forum, les quelques photos qui vont suivre contribueront à combler un vide . Mais Casa justifierait un sujet à elle seule . La ville possède de nombreux trésors, mais elle fait peur, sans doute à juste titre car quand je repense à mes premières expériences de conduite dans cette ville, c'est le mot " terrorisé " qui me vient à l'esprit . Mais maintenant : " même pas peur "....
Je rends visite " à la famille " et je déguste mon premier tajine , préparé par ma belle-mère : le succulent tajine d'artichauts, à base de fonds d'artichauts, de petits-pois, de pommes de terre avec du bœuf ( ou une autre viande ) .
L'après-midi, je vais en ville , où plutôt dans l'ancien centre construit par le protectorat et accolé à l'ancienne médina .
Depuis peu, les ardeurs destructrices des promoteurs semblent freinées et les rues style " art déco" et " néo-mauresques" font enfin l'objet d'attentions . Casa est un musée de l'architecture de l'entre deux guerres à ciel ouvert . Ce centre a un vrai charme, unique, désuet parfois, qu'on ne retrouve dans aucune autre ville marocaine .
Ma destination sera " le marché central", lieu plein de charme qui baigne dans son jus depuis les années 50 . Pour s'y rendre, il suffit de remonter le boulevard Mohamed V, piétonnier depuis la construction de la première ligne du tramway . Pas ( trop) de bruit , de bousculades et on apprécie à loisir les magnifiques façades du Casablanca colonial .






De part et d'autres du boulevard partent des passages, imités des passages parisiens . Ils n'ont pas bougés depuis des décennies, comme le passage Soumika, ou le passage du Grand Socco . Les cinémas sont d'un rétro absolu et je me souvient être allé dans le café de Marcel Cerdan en 1999 : plongée immédiate en 1950 garantie ( mais l'endroit est un peu glauque hélas ) .
Les rues adjacentes ont également peu bougé et ont un vrai charme . Ici, le cinéma Rialto .

A suivre ....
Bonjour à tous !
Je viens épisodiquement sur le forum, lorsque j’ai des infos à glaner quoi ! 😛 J’ai beaucoup écumé les carnets du Maroc, pour chercher à construire mon voyage. Nous avons donc fait en famille, fin avril, un beau voyage dans les montagnes de l’Atlas. Je me décide à partager avec vous ce que nous avons vécu, et moi aussi vous apporter ma petite expérience 😉.
Nous étions déjà allés, mon mari et moi, faire un premier voyage , un trek dans le désert marocain en 2013. Nous y avions rencontré un guide, que nous avons pu recontacter pour ce nouveau voyage. C’est décidé, cette fois nous allons cette fois découvrir le Maroc en famille !
Jour 1 : 20/04/2017 : Dole – Marrakech
Décollage à 12h25, à l’heure prévue à l’aéroport de Dole, à 2h de route de la maison, nous habitons en Haute-Saône. Nous arrivons 3 heures plus tard à l’aéroport de Marrakech-Ménara. Nous passons un premier contrôle, puis nous remplissons les fameuses fiches d’entrée qui nous avaient tant posé problème la première fois ! Il faut en effet impérativement se munir d’un stylo pour remplir des fiches de renseignements, ce coup-ci on ne s’est pas fait avoir ! Et on l’a même prêté à d’autres qui ne savaient pas, ON DEVIENT DES PROS ! Nous passons au guichet pour changer nos euros contre des dirhams, puis dernier contrôle des bagages. La douanière nous fait une fouille complète des valises … Elle tombe sur le comté que nous avons acheté pour offrir à Khalifa notre guide. Elle demande ce que c’est, on lui explique, et ça passe … ouf !
Nous sortons de l’aéroport, première claque, il fait chaud, bien qu’un peu couvert, ça tranche avec les -4° de ce matin au départ de la maison ! On regarde les personnes qui viennent chercher les touristes avec des petites affichettes. On regarde bien partout, hélas, on ne voit pas notre nom, ni celui du Riad qui était censé venir nous chercher. Heureusement, j’ai dans mon téléphone le numéro du patron du Riad, je lui téléphone, et il nous envoie quelqu’un. Le chauffeur nous emmène donc directement au Riad Wardate Rita, réservé via internet. Encore quelques instants à attendre, et on nous montre finalement notre chambre. Un lit double pour nous, un lit à étages pour les enfants, avec toilettes et douche à chaque bout de la chambre. Franchement, pour 40 euros la nuit avec le petit-déj compris, rien à redire.
Maintenant que les bagages sont posés, y’à plus qu’à aller se balader pour faire découvrir Marrakech aux enfants. Nous n’irons pas très loin avant de nous faire alpaguer par le patron d’un petit restau, muni d’une jolie terrasse. Il nous invite à y faire un tour pour admirer la vue. Il faut admettre que c’est plutôt pas mal. Il nous montre ce qu’il propose pour le repas du soir, ça donne envie ! Menu complet pour 90 dirhams, c’est-à-dire 9 euros. Comme il n’est pas encore l’heure de manger, nous partons en lui disant qu’on reviendra peut-être ce soir.

Une quinzaine de mètres plus loin, nouvel arrêt. Nous avons très soif et un vendeur de boissons a ouvert son étal. Nous prenons un bon jus d’orange frais pressé sous nos yeux, un régal !
Nous voilà maintenant d’attaque pour marcher un peu, direction la Place Jemaa El Fna. A Marrakech, tout converge vers cette place. Nous reconnaissons en chemin la Place Dar El Bacha, pas loin du riad où nous étions logés lors de notre premier séjour. Nous arrivons sur la place et regardons un peu, mais là encore plus qu’ailleurs dans la médina, nous sommes sollicités à chaque instant. On essaie de regarder de loin les charmeurs de serpents, un monsieur qui en tient un à la main fonce vers nous et veut que je le touche ! Je m’enfuis en courant ! J’ai trop peur de ces bestioles !🤪🤪 Nous décidons de rebrousser lentement chemin, tout en essayant de téléphoner à Khalifa notre guide, que nous devons retrouver à Marrakech, mais on ne sait pas quand ni où… Pour l’instant, il ne répond pas. Mais bon, on vient d’arriver !
Nous décidons de retourner à notre petit restau avec la terrasse, où nous prenons notre premier repas. La serveuse est très sympa, dommage elle ne parle pas très bien français, mais elle nous prend en photo tous les quatre. Le repas est énorme, on a du mal à finir ... Nous retournons tranquillement à notre riad pour dormir.
Hélas, la nuit est très moyenne, il n’y a pas de volet à notre fenêtre qui donne dans le patio, constamment éclairé, et nous sommes tout près de l’entrée du riad. Nous entendons toutes les autres personnes qui arrivent au riad jusque tard dans la nuit, et ne sont pas très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire...
Je viens épisodiquement sur le forum, lorsque j’ai des infos à glaner quoi ! 😛 J’ai beaucoup écumé les carnets du Maroc, pour chercher à construire mon voyage. Nous avons donc fait en famille, fin avril, un beau voyage dans les montagnes de l’Atlas. Je me décide à partager avec vous ce que nous avons vécu, et moi aussi vous apporter ma petite expérience 😉.
Nous étions déjà allés, mon mari et moi, faire un premier voyage , un trek dans le désert marocain en 2013. Nous y avions rencontré un guide, que nous avons pu recontacter pour ce nouveau voyage. C’est décidé, cette fois nous allons cette fois découvrir le Maroc en famille !
Jour 1 : 20/04/2017 : Dole – Marrakech
Décollage à 12h25, à l’heure prévue à l’aéroport de Dole, à 2h de route de la maison, nous habitons en Haute-Saône. Nous arrivons 3 heures plus tard à l’aéroport de Marrakech-Ménara. Nous passons un premier contrôle, puis nous remplissons les fameuses fiches d’entrée qui nous avaient tant posé problème la première fois ! Il faut en effet impérativement se munir d’un stylo pour remplir des fiches de renseignements, ce coup-ci on ne s’est pas fait avoir ! Et on l’a même prêté à d’autres qui ne savaient pas, ON DEVIENT DES PROS ! Nous passons au guichet pour changer nos euros contre des dirhams, puis dernier contrôle des bagages. La douanière nous fait une fouille complète des valises … Elle tombe sur le comté que nous avons acheté pour offrir à Khalifa notre guide. Elle demande ce que c’est, on lui explique, et ça passe … ouf !
Nous sortons de l’aéroport, première claque, il fait chaud, bien qu’un peu couvert, ça tranche avec les -4° de ce matin au départ de la maison ! On regarde les personnes qui viennent chercher les touristes avec des petites affichettes. On regarde bien partout, hélas, on ne voit pas notre nom, ni celui du Riad qui était censé venir nous chercher. Heureusement, j’ai dans mon téléphone le numéro du patron du Riad, je lui téléphone, et il nous envoie quelqu’un. Le chauffeur nous emmène donc directement au Riad Wardate Rita, réservé via internet. Encore quelques instants à attendre, et on nous montre finalement notre chambre. Un lit double pour nous, un lit à étages pour les enfants, avec toilettes et douche à chaque bout de la chambre. Franchement, pour 40 euros la nuit avec le petit-déj compris, rien à redire.
Maintenant que les bagages sont posés, y’à plus qu’à aller se balader pour faire découvrir Marrakech aux enfants. Nous n’irons pas très loin avant de nous faire alpaguer par le patron d’un petit restau, muni d’une jolie terrasse. Il nous invite à y faire un tour pour admirer la vue. Il faut admettre que c’est plutôt pas mal. Il nous montre ce qu’il propose pour le repas du soir, ça donne envie ! Menu complet pour 90 dirhams, c’est-à-dire 9 euros. Comme il n’est pas encore l’heure de manger, nous partons en lui disant qu’on reviendra peut-être ce soir.

Une quinzaine de mètres plus loin, nouvel arrêt. Nous avons très soif et un vendeur de boissons a ouvert son étal. Nous prenons un bon jus d’orange frais pressé sous nos yeux, un régal !
Nous voilà maintenant d’attaque pour marcher un peu, direction la Place Jemaa El Fna. A Marrakech, tout converge vers cette place. Nous reconnaissons en chemin la Place Dar El Bacha, pas loin du riad où nous étions logés lors de notre premier séjour. Nous arrivons sur la place et regardons un peu, mais là encore plus qu’ailleurs dans la médina, nous sommes sollicités à chaque instant. On essaie de regarder de loin les charmeurs de serpents, un monsieur qui en tient un à la main fonce vers nous et veut que je le touche ! Je m’enfuis en courant ! J’ai trop peur de ces bestioles !🤪🤪 Nous décidons de rebrousser lentement chemin, tout en essayant de téléphoner à Khalifa notre guide, que nous devons retrouver à Marrakech, mais on ne sait pas quand ni où… Pour l’instant, il ne répond pas. Mais bon, on vient d’arriver !
Nous décidons de retourner à notre petit restau avec la terrasse, où nous prenons notre premier repas. La serveuse est très sympa, dommage elle ne parle pas très bien français, mais elle nous prend en photo tous les quatre. Le repas est énorme, on a du mal à finir ... Nous retournons tranquillement à notre riad pour dormir.

Hélas, la nuit est très moyenne, il n’y a pas de volet à notre fenêtre qui donne dans le patio, constamment éclairé, et nous sommes tout près de l’entrée du riad. Nous entendons toutes les autres personnes qui arrivent au riad jusque tard dans la nuit, et ne sont pas très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire...
A notre arrivée à Marrakech, nous n'y avons passé qu'une seule nuit. Dès le lendemain matin, nous récupérions la voiture de location et en route pour le Tizi N Test.
Notre 1ère étape sera Ijoukak, chez El husseine, au gite Tiguami N Tamazirth, en face d'un petit village de potiers. C'est simple, c'est sympa, c'est tout ce qu'on aime.La compagnie de Elhousseine est un vrai plaisir et les environs riches en découvertes:vallée, ancienne mine, potiers, souk, mosquée de Tin Mel.

Puis après une nuit à Taroudant, ville qu'on connaît déjà un peu, on remonte tranquillement vers Taliouine pour y passer quelques jours. La pluie nous surprend en chemin et on va modifier un peu les plans, il nous semble préférable de ne pas partir en randonnée avec ces conditions météo. Mais on peut quand même aller voir le grenier fortifié d'ifri, facile d'accès. C'est tout à fait remarquable.
La récolte du safran a commencé et on voit ici et là des pétales de crocus.
Ensuite, on laisse la pluie derrière nous, au moins pour quelques jours et on file vers Skoura, au gite Kasbah la palmeraie, chez Mohamed et Ghizlane et leurs 2 bouts de chou adorables.On y reste quelques jours, le temps de visiter la kasbah Ameridihil, la palmeraie à l'heure où la récolte des dattes bat son plein. ...


Chaque soir, Ghizlane nous fait profiter de ses talents culinaires, chaque soir un plat différent:couscous de maïs, tajines d'agneau aux coings , seffa au poulet, riz aux légumes et au boeuf. ..Toujours délicieux. Et les grenades du jardin.

Après, notre prochaine étape sera dans la vallée du Dadès, à l'auberge Ourti, chez Ali, jolie chambre avec balcon face à la vallée. On mitraille tous ces paysages lumineux et colorés, magiques aussi bien au lever du soleil qu'au couchant.


Sur les conseils d'Ali on monte jusqu'à la tortue du Dadès et puis jusqu'à M'Semrir. Et on pousse jusqu'à OussiKiss dans la vallée des pommes. Oussikiss nous impressionné avec ses kasbahs géantes aux soubassements de pierres.On décide de passer la nuit au gite d'étape, chez Hassan et Saïd, c'est simple mais c'est nickel et ils sont charmants.

Ici pas de dattes, mais des pommes. C'est la vallée des pommes. Le village vit grâce aux pommiers.

Le lendemain, on redescend dans le Dadès, on s'arrête à nouveau chez Ali.Il nous conseille une autre excursion dans les environs pour aller à la rencontre des nomades, la vallée d'Iknioune. De grands espaces et....Des nomades en transhumance.


On retourne ensuite sur Skoura. Une journée dans la vallée des amandiers, le jour du souk de Toundoute, c'est très rural.Les gens de la montagne viennent y faire leurs ventes et leurs achats.

Une autre journée pique-nique aux gorges de Sidi Flah, et un jour cinéma, visite des décors de l'Atlas Corporations à Ouarzazate et du village abandonné suite à la construction du barrage et qui a lui aussi servi de décor à certains films.
Le dernier soir, Mohamed à invité son ami musicien Lemtorni. Il interprète de nombreux morceaux de musique traditionnelle et classique. On passe une excellente soirée.

Et retour à Marrakech en passant par le Tichka noyé dans les brumes et le brouillard. La pluie nous accompagne jusqu'aux portes de Marrakech où la Cop 22 vient de débuter.

Puis après une nuit à Taroudant, ville qu'on connaît déjà un peu, on remonte tranquillement vers Taliouine pour y passer quelques jours. La pluie nous surprend en chemin et on va modifier un peu les plans, il nous semble préférable de ne pas partir en randonnée avec ces conditions météo. Mais on peut quand même aller voir le grenier fortifié d'ifri, facile d'accès. C'est tout à fait remarquable.
La récolte du safran a commencé et on voit ici et là des pétales de crocus.Ensuite, on laisse la pluie derrière nous, au moins pour quelques jours et on file vers Skoura, au gite Kasbah la palmeraie, chez Mohamed et Ghizlane et leurs 2 bouts de chou adorables.On y reste quelques jours, le temps de visiter la kasbah Ameridihil, la palmeraie à l'heure où la récolte des dattes bat son plein. ...


Chaque soir, Ghizlane nous fait profiter de ses talents culinaires, chaque soir un plat différent:couscous de maïs, tajines d'agneau aux coings , seffa au poulet, riz aux légumes et au boeuf. ..Toujours délicieux. Et les grenades du jardin.

Après, notre prochaine étape sera dans la vallée du Dadès, à l'auberge Ourti, chez Ali, jolie chambre avec balcon face à la vallée. On mitraille tous ces paysages lumineux et colorés, magiques aussi bien au lever du soleil qu'au couchant.


Sur les conseils d'Ali on monte jusqu'à la tortue du Dadès et puis jusqu'à M'Semrir. Et on pousse jusqu'à OussiKiss dans la vallée des pommes. Oussikiss nous impressionné avec ses kasbahs géantes aux soubassements de pierres.On décide de passer la nuit au gite d'étape, chez Hassan et Saïd, c'est simple mais c'est nickel et ils sont charmants.

Ici pas de dattes, mais des pommes. C'est la vallée des pommes. Le village vit grâce aux pommiers.

Le lendemain, on redescend dans le Dadès, on s'arrête à nouveau chez Ali.Il nous conseille une autre excursion dans les environs pour aller à la rencontre des nomades, la vallée d'Iknioune. De grands espaces et....Des nomades en transhumance.


On retourne ensuite sur Skoura. Une journée dans la vallée des amandiers, le jour du souk de Toundoute, c'est très rural.Les gens de la montagne viennent y faire leurs ventes et leurs achats.

Une autre journée pique-nique aux gorges de Sidi Flah, et un jour cinéma, visite des décors de l'Atlas Corporations à Ouarzazate et du village abandonné suite à la construction du barrage et qui a lui aussi servi de décor à certains films.
Le dernier soir, Mohamed à invité son ami musicien Lemtorni. Il interprète de nombreux morceaux de musique traditionnelle et classique. On passe une excellente soirée.
Et retour à Marrakech en passant par le Tichka noyé dans les brumes et le brouillard. La pluie nous accompagne jusqu'aux portes de Marrakech où la Cop 22 vient de débuter.
Hi everyone,
We’re just back from a month-long trip to Morocco in our camper van.
After crossing France (we left from the Nantes area) and Spain, we arrived in Algeciras where we bought our boat tickets to Tangier. When we got to Tangier, as we were going through customs, you can imagine our surprise when the customs officer took our road map of Morocco and pointed out the label "Western Sahara" (just like in the forum’s destination section, by the way!).
He wanted it to say "Moroccan Sahara" instead!!! But there was nothing we could do—it was an old map... He wouldn’t listen, and after long discussions with the other (younger) customs officers, he finally gave it back and let us through... Unbelievable! Later, we heard that other travelers had their maps confiscated outright.
So, hide it well if you want to keep yours!!!
Anyway, we skirted around Tangier’s suburbs—pretty grim—and finally arrived in Asilah.
Following the coast and the long promenade along the beach, we reached the campsite. It was a bit crowded, not much shade, but it wasn’t far from the medina or the beach, and it wasn’t expensive. There’s some life here: Moroccan families seem to live on-site, in tents or basic bungalows. A woman was cooking tagine on a brazier—we were right in the atmosphere! The night was quiet, and we slept well. We set off on foot, walking along the seafront to the medina... We’d already been here in 2009. It was less touristy back then! Still, at this early hour, the little streets inside were very quiet. The walls had been freshly whitewashed, and there were even more murals than before. Around 11:30 AM, we strolled along the ramparts by the sea. There was a nice breeze! And a lot more people around. We enjoyed a milkshake on the terrace of a café overlooking the beach that stretches out at the foot of the medina. Some young guys were having fun diving off the rocks—and even off the top of the wall!



Anyway, we skirted around Tangier’s suburbs—pretty grim—and finally arrived in Asilah.
Following the coast and the long promenade along the beach, we reached the campsite. It was a bit crowded, not much shade, but it wasn’t far from the medina or the beach, and it wasn’t expensive. There’s some life here: Moroccan families seem to live on-site, in tents or basic bungalows. A woman was cooking tagine on a brazier—we were right in the atmosphere! The night was quiet, and we slept well. We set off on foot, walking along the seafront to the medina... We’d already been here in 2009. It was less touristy back then! Still, at this early hour, the little streets inside were very quiet. The walls had been freshly whitewashed, and there were even more murals than before. Around 11:30 AM, we strolled along the ramparts by the sea. There was a nice breeze! And a lot more people around. We enjoyed a milkshake on the terrace of a café overlooking the beach that stretches out at the foot of the medina. Some young guys were having fun diving off the rocks—and even off the top of the wall!













