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Angkor, vestiges du passé et sourires d’aujourd’hui
Fin août 2013, après un périple de trois semaines au Vietnam : Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve nous séjournons une petite semaine au Cambodge, à Siem Reap.

Si notre souhait principal était de visiter les temples d'Angkor, nous sommes tombés sous le charme de l’hospitalité cambodgienne : Angkor, vestiges du passé et sourires d’aujourd’hui

Pour ce séjour de 6 jours, 6 nuits, nous n'avons fait appel à aucune agence et avons préféré tout organiser à l'avance: rien de plus facile !

Avant tout, je veux remercier Schnacke67 http://voyageforum.com/membres/schnacke67/ passionné par Angkor, dont la contribution sur VF est essentielle : Merci Jacques pour vos retours instructifs et toujours très constructifs.

Aspects pratiques :

Vol quotidien Vietnam Airlines pour l'aéroport de Siem Reap à une dizaine de kilomètres de la ville.

Siddharta Hotel : un hôtel à taille humaine (une vingtaine de chambres) récemment ouvert, à mi-chemin entre le centre colonial de Siem Reap et les temples d’Angkor dans un quartier calme. Les chambres sont spacieuses et organisées autour d'une piscine à débordement dans un jardin fleuri. Attentions et discrétion, sourires et disponibilité sont des qualités certaines du personnel. Nous avons apprécié ce havre de paix.





Transport : durant notre séjour, deux chauffeurs de tuk tuk parlant un peu français étaient à notre disposition. C'est un arrangement que la plupart des hôtels proposent.

Livres :Sur le Cambodge :« Une brève histoire du Cambodge » de François Ponchaud Reconnu comme l’un des spécialistes du Cambodge, François Ponchaud, ordonné prêtre en 1964, arrive au Cambodge en 1965. Il apprend à parler la langue couramment et étudie la culture khmère et la religion bouddhique. En 1975, il est le dernier Français à quitter l’ambassade de France au Cambodge. De 1975 à 1993, il visite et partage la vie des réfugiés cambodgiens, tant en France que dans les camps de Thaïlande. En 1993, il retrouve Phnom Penh. Cet homme qui a consacré sa vie à ce pays et à son peuple fut le premier à alerter le monde sur la tragédie qui commençait. François Ponchaud traduisit la Bible en cambodgien ainsi que de nombreux livrets.

Entretien France 24 avec François Ponchaud sur le procès des khmers rouges et sur le Cambodge actuel : http://www.france24.com/...erdict-khmers-rougesSur Angkor :« Angkor Cité khmère » de Claude Jacques et Michael Freeman aux Editions Olizane. Un ouvrage très bien présenté, accessible à tous, présentant notamment pour chacun des temples, outre ses caractéristiques géographiques et historiques, les points forts de la visite. Ce livre est vendu à l’entrée de chaque temple pour quelques dollars. Il est également disponible sur le web dans un format légèrement plus grand et sur du papier de meilleure qualité. (indisponible aujourd’hui, il l’était en mai 2013).

Personnellement, j’avais fait le choix de me le procurer avant le départ pour mieux m’imprégner de l’Histoire, des styles architecturaux et des lieux.

Pour ceux qui souhaitent, une plus ample documentation, je vous invite à lire le post très détaillé de Schnacke67 : http://voyageforum.com/...ngkorienne-d6305399/

Guide: Nous avons visité les temples en compagnie de Veasna, guide francophone recommandé à plusieurs reprises sur VF et sur d'autres forums. Nous nous sommes félicités d'avoir fait appel à ses services. Veasna parle un français impeccable, sans accent. Avec un grand talent de conteur, il nous narre les légendes bouddhistes ou hindouistes sculptées dans la pierre et nous enseigne les rudiments de ces religions. Outre l'Histoire, il aime parler du Cambodge contemporain converser avec lui est un vrai plaisir. Les visites n'ont rien du parcours chronométré et challengé. Vesnea connaît tellement les temples qu'il nous y emmène à contre courant de la foule : nous faisant pénétrer par les entrées secondaires ou attirant notre attention sur les beautés cachées des temples….. …. La devata qui montre ses dents :



Naturellement calme et posé, Veasna aménage le circuit de sorte à ce que le rythme soit intense en découvertes, tout en restant reposant sous la chaleur de ces journées. Enfin, aux amateurs de photos, il montre les angles insolites et nous emmène sous les bonnes expositions.

Nos activités : J1 – Arrivée en milieu d’après midi. Dîner à l’hôtel J2 – Découverte de Siem Reap – Spectacle du Phare Circus J3 – Journée sur le Tonle Sap J4 – J5 et J6 – Visite des temples J7 - Farniente – Vol du retour en fin d’après midi.

On peut très certainement mieux « rentabiliser » les journées. Nous avions pris délibérément le parti de prendre notre temps et de nous accorder de bonnes pauses récréatives. Au lieu d’un récit chronologique, je vous livre nos informations et impressions sur nos activités. Il ne s’agit bien évidemment que de notre retour. Que vous partagerez … ou pas !

.. A suivre 😉
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Petit récit d'un fabuleux voyage au Cambodge
Bonjour à tous,

Désolées d’avoir mis aussi longtemps avant de vous donner nos impressions et quelques renseignements sur notre séjour au Cambodge du 13/11 au 06/12 2004.

Quels mots choisir pour qualifier ce voyage, ce pays, ces gens… ??

Superbe, extraordinaire, magnifique, époustouflant, géniaux, accueillants, souriants. Peut-être n’y a t-il pas de mots, mais vous l’avez compris…ça nous a beaucoup plu.

Arrivées à Phnom Penh, nous avons passé une nuit au DARA REANG SEY HOTEL pour 8 $. Bien situé, proche du marché central, salle de bain, wc, fan dans la chambre.

Les patrons parlent un peu français et l’accueil est sympa.

Le lendemain, départ en car pour Siem Reap, billet pris directement à la HO WAH GENTING TRANSPORT à côté du marché central, bon rapport qualité prix.

Arrivées à Siem Reap, nous avons logé à la HAPPY GUEST HOUSE pour 6$.

Super, bien située, calme, accueil sympa. DARA, un des manager, parle un peu français, bonne bouffe. Petite Guest House familiale. Tel : (855) 12 973 623.

Email : dara-theman@hotmail.com

Adresse : N° 0134 PHUM WAT BO

KHUM SALAKOMREUK

Pour visiter ANGKOR, nous avons fait appel à Mr VUTH. Tel : (855) 12 994 329.

Chauffeur taxi, tuk-tuk (très agréable et confortable pour visiter les sites). Il parle très bien le français, 10$/ jour.

Attention, les chauffeurs de tuk-tuk ou autre ne font pas guides.

Suivant l’exigence de chacun, la visite peut se faire seul (avec Lonely Planet, le routard est nul pour ce pays) ou avec un guide pour 20$ la journée.

ANGKOR est vraiment extraordinaire et magnifique, nous vous conseillons de prendre le pass 3 jours (40$). Prévoir une photo d’identité pour le pass.

Après Siem Reap, direction BATTAMBANG en bateau rapide. Traversée fabuleuse de 5 heures au milieu des villages flottants de pêcheurs. A faire absolument si vous pouvez.

Nous avons logé au ROYAL HOTEL pour 6$. Grand luxe, ancien hôtel colonial, aucun cachet mais chambres spacieuses. Repas sur la terrasse du toit avec vue sur la ville et la campagne.

La ville de Battambang ne nous a pas enchanté. Pour découvrir la campagne environnante, nous avons loué pour une journée, 2 motos avec drivers (8$/moto) au départ de l’hôtel. Demander BOL et SOON, 2 drivers supers sympas.

Nous avons visité, PHNOM SAMPEU et WAT PRANOM (2$/pers.), nous avons également pris le BAMBOU TRAIN, un peu cher en proportion du reste mais typique et original.

Nous avons ensuite rejoint PP en car avec le CAPITOL TOUR (3$ / pers.) pour la fête de l’eau. Nous avons logé à la OKAY GUEST HOUSE pour 6$. TEL : 855 12 920 556

Très bien placée, proche du Palais Royal, mais vraie GH à routards….On aime ou on n’aime pas. Nous n’avons pas trouvé l’accueil chaleureux, dommage.

Nous nous sommes éclatées à visiter les marchés (Russe et central), marchander, marchander est la devise !!!

Emotions vives en visitant le S 21 et le charnier KILLING FIELD qui permettent de mieux comprendre la souffrance de ce peuple. C’est dur mais il serait dommage de ne pas y aller.

Visite du palais royal de préférence le matin, il y a moins de monde et il fait moins chaud. Pantalon et épaules couvertes obligatoires.

Visite un peu frustrante car beaucoup de bâtiments ne sont pas accessibles au public mais c’est joli quand même.

La fête des eaux est riche en animation et en couleur. Les Cambodgiens viennent de toutes les provinces pour y assister.

Courses de pirogues la journée sur le fleuve TONLE SAP et défilé nocturne de bateaux tout illuminés représentant chaque ministère, avec feu d’artifice.

Cette fête dure 3 jours mais la première journée est suffisante, il y a beaucoup trop de monde après.

De PP, nous sommes allées passer une journée à KOMPONG CHAM.

Vous pouvez demander Monsieur VANNAT, driver au 012 995 890, il parle très bien français et vous fera découvrir la ville et ses environs. Balade sympa le long du Mékong, marché traditionnel, visite d’une plantation d’EVEA etc…Petite ville sympathique à visiter sur la journée.

Nous avons ensuite pris la direction de SIANOUKVILLE pour terminer notre séjour les pieds dans l’eau. Farniente et plage de sable blanc bien mérités.

Arrivées à Sianouk, nous avons logé à la GST GUEST HOUSE 6-8 $ la chambre, située à 2 pas de l’Ochheuteal Beach (la plage des occidentaux). Tel : 016 210 222

Accueil et déco chaleureux, restauration très bonne, bon rapport qualité prix, location possible de moto.

Pour ceux qui préfèrent avoir un driver, nous vous conseillons de contacter JOHN. Vraiment sympa et très arrangeant. Il se trouve devant le CRYSTAL HOTEL. S’il n’est pas là, demandez Miss LEKHA (sa sœur), hôtesse d’accueil au Crystal, elle vous le trouvera.

Nous avons beaucoup aimé l’ambiance de la plage. Enfants et adultes nous sollicitent pour vendre souvenirs, salades de fruits frais, calamars grillés et proposent massages, manucures et épilations traditionnelles.

Même si vous refusez, ils resteront avec vous pour discuter et passer un bon moment.

Sur la plage, les petits restaus sont collés les uns aux autres, ils disposent tous de transats que nous vous conseillons pour éviter les piqûres de « Sun Flys » (petites bêtes qui se trouvent dans le sable).

Tous les restaus proposent à peu près les mêmes cartes mais nous vous conseillons le VISETH ROTANAK bar and restaurant. Tel : 011 630 059

On y mange super bien, barbecue, riz coco, plats typiques.

En venant de la GST GUEST HOUSE, traversez la gendarmerie et quand vous arrivez sur la plage, tournez à gauche et passez devant 3 ou 4 restaus et vous y êtes.

Nous avons sympathisé avec toute la petite famille qui tient cet endroit. Ils sont tous adorables mais notre coup de cœur revient à TIA, nièces des patrons et serveuse.

Elle n’est pas payée pour son travail. Elle est juste logée, nourrit et a droit à 1 heure de cours d’anglais par jour.

La seule rémunération qu’elle a vient des pourboires qu’on lui remet en mains propres. Ils lui permettent d’aider sa maman restée à PP.

Dites lui bonjour de la part de Stéphanie et Raphaelle (Same-Same, celles qui se ressemblent comme des sœurs).

Au niveau visites, nous sommes allées en moto avec John au port de pêche traditionnel. N’ayez pas peur de vous aventurer à l’intérieur sur les pontons. C’est riche en couleur et en rencontres. Nous avons adoré.

Nous avons bien sur déambulé dans le marché et visiter les plages toutes différentes qui se succèdent.

Organisé par la GST, nous sommes allées visiter le parc de REAM. Balade super sympa en bateau dans la mangrove. Déjeuner BBQ sur la plage, barracuda au menu préparé par le guide, baignade, petite marche en forêt, découverte d’un village de pêcheurs. Ne vous attendez pas spécialement à voir des animaux comme ils le disent, c’est très aléatoire.

Nous avons eu la chance de voir 1 papillon, super non ??? Nous attendons encore les dauphins.

Nous sommes également allées voir les chutes d’eau (KBAL CHHAY WATERFALLS) situées à 30 mn en moto de Sianouk.

C’est un lieu paisible et très sympa. Eviter le week-end. Possibilité de se baigner et de se restaurer.

Sianoukville nous a enchenté.

De Sianoukville, nous sommes allées visiter KAMPOT et sa région. Kampot est une petite ville très agréable, son marché est sympa et il y a de jolies balades à faire le long de la rivière.

Evitez de loger à la MEALY CHENDA GUEST HOUSE, qui a déménagé à la place du HENG KONG YOU HOTEL.

Ce n’est pas cher mais vraiment pas terrible et très bruyant.

Pour nous, la visite de BOKOR n’a pas été possible. Difficultés d’organisation….Dommage !!

A 15h, on nous propose pour 8 $ une journée en 4*4 avec chauffeur et guide, rando de 2 h pour rejoindre les chutes à travers la jungle, déjeuner.

3 heures plus tard, le programme se transforme en journée en voiture fermée et chauffeur, ½ heure de marche et visite du site.

Le lendemain matin, nous nous sommes présentées à 8h comme convenu et tout a été annulé faute de participant !!! On nous a alors proposé de prendre un taxi privé à 25 $ que nous avons refusé…Bonjour l’organisation !!

De désespoir, nous avons pris une moto pour une petite balade à KEP où nous avons pris le bateau pour nous rendre sur l’île aux lapins. L’île est encore sauvage. Possibilité de faire le tour de l’île à pied, de manger du crabe préparé à la demande (excellent) et si vous demandez une noix de coco fraîche, ils montent aux cocotiers pour vous la décrocher.

Kep n’a pas grand intérêt, une journée peut suffire.

Le voyage arrivant à sa fin, nous sommes reparties sur PP pour nos derniers achats avant de prendre l’avion avec plus de 500 photos plus belles les unes que les autres, des souvenirs et des rencontres plein la tête.

Merci à ce peuple fabuleux qui nous a accueilli et à ceux qui nous ont aidé à préparer ce voyage inoubliable.

Ps : Pour ceux qui voyage avec EVA AIR, la confirmation peut se faire par téléphone au

855 23 219 911. Attention, l’agence a déménagée depuis peu et personne ne sait ou elle est.

Voici la nouvelle adresse : 298 boulevard MAO TSE TOUNG. Pas très loin du marché russe.

Nous avions prévu de vous mettre quelques photos mais nous n’avons pas réussi à le faire, désolées.

Raphaelle et Stéphanie
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Cambodge: l'enfant roi du royaume d'Angkor
Après une assez longue journée à déambuler parmi les merveilleux temples du royaume d'Angkor, nous profitons quelques instants de la piscine de l'hôtel sous le regard des Apsara d'Angkor Wat et du roi Jayavarmann VII, représentés ici par de très nombreuses sculptures qui constituent également le signe distinctif de cette chaîne d'hôtels. La nuit tombe très tôt au Cambodge en cette période. Les sculptures s'allument une à une et laissent apparaître une sensation de mystère et de calme, de part l'eau qui ruisselle le long des sculptures et la végétation qui les recouvre. Nous quittons la tranquillité de notre hôtel pour rejoindre le centre ville et essayer de découvrir le petit village de Siem Reap.

Le visage du petit village paisible de Siem Reap, bordé par le royaume d'Angkor, évolue de jour en jour. La tranquillité, et l'authenticité, de Siem Reap, ne se retrouve plus dans les grandes artères du village. Le petit village agricole est devenu une ville faite pour les touristes. Sur ses principales artères, recouvertes d'un bitume étincelant, d'immenses hôtels se construisent. 300 chambres ici, 400 chambres par là. La ville s'organise pour que le touriste s'y sente bien. Ce n'est qu'à l'écart de ces quelques artères que l'on peut retrouver le caractère original de Siem Reap. Les ruelles sombres recouvertes de terre, les trottoirs presque inexistants, les moines qui déambulent, le trafic incessant des mototaxis qui vont vers le centre...

Bien que notre hôtel se trouve proche du centre, les ruelles et petites avenues qui l'entourent sont encore en terre. Ce soir, notre petite route semble particulièrement lisse, un peu comme si un lifting se préparait, elle semble propre et prête à accueillir son manteau de bitume pour une nouvelle vie. La petite rivière qui longe la route, est bordée d'arbre et parsemée de jolis ponts blancs. Les rambardes des ponts sont constituées de sculptures de yakshas portant le corps du nâga à 7 têtes, comme on peut les voir à l'entrée de la cité d'Angkor Thom. Pour rejoindre le centre ville, nous devons traverser cette rivière et prendre la route parallèle à la notre mais de l'autre coté. Après avoir traversé le pont, cette seconde route est vide, déserte, sans vie, sans lumière. Elle dégage l'odeur du bitume chaud qui vient d'être posé. Elle est encore fermée à toute circulation. Le bitume est tellement récent que nous y laisserons nos empruntes de pas en voulant rejoindre le trottoir. Nos chaussures sont marquées à vie par un bout de route de Siem Reap.

L'obscurité de notre route contraste avec la luminosité qui se dégage du centre que l'on aperçoit à quelques centaines de mètres devant nous. Avant d'arriver dans l'une des artères principales de Siem Reap, nous longeons quelques petits restaurants vides tapis dans la pénombre de notre route. Au centre ville, nous remontons l'avenue en prenant quelques renseignements sur les salons de massages, en essayant de trouver un restaurant sympathique et, en regardant les vitrines des magasins d'objets d'art du royaume d'Angkor. De l'autre coté de notre avenue se trouve un petit marché à moitié couvert. Beaucoup plus authentique que les quelques boutiques que nous avons pu voir, il regorge d'objets en tout genre, des sculptures de bouddha, de Jayavarman VII, des pierres semi-précieuses, des livres ou encore des tissus. Nous décidons d'y revenir plus tard dans la soirée, après avoir trouvé un distributeur d'argent et un restaurant pour dîner.

Sur le plan des distributeurs de billet, le Cambodge n'est pas comparable à des destinations plus classiques comme la Thaïlande. Certains guides précisent même qu'aucun distributeur de billet n'est présent dans ce royaume. Nous avons l'occasion d'utiliser l'un des premiers distributeurs de Siem Reap après avoir traversé tout le centre ville. Notre surprise fut grande de constater que la devise distribuée dans ces machines est le dollar et non le riel, la monnaie du Cambodge. Et, c'est également surprenant de voir la place du riel dans les échanges faces au dollar. Le riel n'est devenu qu'une subdivision du dollar. Les menus des restaurants, les boutiques de souvenirs, les marchés, les gens ne parlent qu'en dollar.

A force de marcher dans les rues de Siem Reap, le bitume qui s'est collé sous nos chaussures a perdu sa température qui le rendait souple. Il devient de plus en plus rigide et nos chaussures aussi. Nous décidons de faire une pause pour essayer de l'enlever avec un simple caillou qui traînait sur le sol. Je me retrouve pieds nus accroupi dans l'obscurité de cette rue, avec dans une main une chaussure, et dans l'autre main, un caillou qui me permet de gratter le bitume. La scène ne ressemble pas du tout à deux touristes en vadrouille mais plutôt à une scène préhistorique ayant pour objectif d'allumer un feu de camps. Bien que pouvant être insolite, cette scène n'attire l'attention de personne à l'exception d'un tout petit garçon qui vient à notre rencontre. Il ne doit pas avoir plus de deux ans, il est pied nu et vêtu simplement d'un petit short plus très blanc et d'un tee shirt orange plus très orange. Il est maintenant presque 22h et il semble être tout seul au milieu de Siem Reap.

Il nous regarde, nous sourit, rigole en mettant ses mains à son visage et en faisant de petites rotations avec son bassin. La scène qu'il regarde semble l'amuser beaucoup et probablement le change de son quotidien. Il ne nous parle pas et nous échangeons juste quelques sourires en même temps que je m'occupe de nos chaussures. De temps en temps, il change de place, comme pour mieux contempler la scène, pour avoir une vue différente. Entre deux sourires, son regard laisse percevoir ce que nous interprétons comme de la tristesse, du désarroi et un sentiment de solitude. Tout s'efface au sourire suivant. Pendant ces quelques instants, la seul chose qu'il nous laisse voir est le bonheur qu'il semble prendre à nous regarder, à être avec nous, des instants de bonheur qui ne semble pas faire parti de sa vie. Ces instants de simplicité, aussi court soient-ils, nous semble durer une éternité, nous semble s'être figé dans le temps comme si la vie autour de nous s'était complètement arrêté, comme si l'on avait appuyé sur la touche pause.

Après avoir difficilement réussi à enlever quelques morceaux de bitume de nos chaussures, nous décidons de repartir vers le centre, vers les endroits que nous avions repéré en début de soirée. D'un signe de la main et avec quelques nouveaux échanges de sourires, nous disons au revoir à notre enfant roi du royaume d'Angkor pensant qu'il allait rejoindre sa mère probablement occupé sur un stand du marché d'à coté. Il nous répond de la même manière et, entre deux sourires, laisse transparaître un nouveau sentiment de tristesse. Comme si cette rencontre était trop courte, qu'il avait encore des choses à partager avec nous, encore besoin de notre présence, ce sentiment de vouloir quelques choses mais ne pas pouvoir l'atteindre, ce sentiment de perdre le bonheur que l'on vient de découvrir.

En marchant vers le centre, nous nous retournons, pour dire au revoir une dernière fois à ce petit garçon. Il est resté là bas, à nous regarder nous éloigner de plus en plus. On ne connaît rien de lui, il ne connaît rien de nous, mais je suis convaincu que ces quelques minutes simples resteront gravées dans l'esprit de chacun. Nous retrouvons les boutiques et les restaurants que nous avons déjà vus. Nous arrivons dans l'avenue principale. L'obscurité des rues a été remplacée par un éclairage intense. La route et les trottoirs sont comme neuf. Nous ne somme plus très loin du centre. Il est là. Il nous attend. Il nous sourit. Il nous rejoint. Un peu surpris aux premiers abords, nous faisons un petit bout de chemin ensemble. De temps en temps, on le perd, il nous retrouve et nous marchons tous les trois dans les rues de Siem Reap.

Cela fait bien un quart d’heure maintenant que nous marchons avec notre petit roi et nous commençons à être très éloignés de l'endroit ou nous l'avons rencontré. Il continue à nous suivre comme si rien ni personne ne pouvait l'attendre quelque part. Cette sensation nous met mal à l'aise, il semble être bien dans sa ville, mais pour nous, avec notre vision d'européen, ce n'est ni l'heure ni l'endroit pour un enfant de 2 ans. On essai de discuter, de comprendre, mais le bonheur que portait son visage lors de notre rencontre a été remplacé par cette tristesse qui ne disparaît plus, comme si finalement, il n'y avait vraiment personnes à l'attendre quelque part. Ce petit garçon ne semblant pas pouvoir prononcer un mot, on se résigne et il continue à nous suivre.

Sa présence ne nous est pas désagréable, bien au contraire, mais on s'interroge sur la raison qui le pousse à nous suivre partout sans jamais rien nous demander. Sans doute un reflex de touriste trop habitué à être sollicité à longueur de journée pour quelques pièces de monnaie. On finit par se dire que finalement, c'est peut-être pour ça, mais qu'il ne sait comment nous le demander. Nos poches contiennent quelques pièces de Riel. On se dit que si c'est pour cela qu'il nous suit, au moins, il rentrera chez lui et, qu'il y sera mieux que dans la rue. On reste perplexe sur le montant à lui donner, la valeur de l'argent est tellement différente entre le Cambodge et l'Europe. Les touristes font tellement de ravage en donnant à tout va. Je lui tends quelques pièces dans ma main. Sans même les voir, juste par le cliquetis qu'elles produisent, il fait la moue et nous tourne la tête comme pour signifier son refus. Nous restons sans voix, rassuré de se dire que s'il nous a suivi jusque là ce n'est pas simplement par mendicité mais interrogatif sur le comportement de ce petit roi.

Nous continuons vers le centre à la recherche d'un restaurant. Le petit garçon est toujours avec nous. Bien que cela nous inquiète un peu, lui a l'air très content d'être là et pas spécialement envie que cela change. Au détour d'une rue, nous arrivons devant une boutique qui vend de tout et de rien. Une sorte d'épicerie de quartier sans devanture, juste un étalage comme au marché et des produits qui s'empilent jusqu'au plafond. Ici de la lessive, là des gâteaux... La dame qui s'occupe de cette boutique est assoupie sur une chaise à bascule et porte un chapeau conique sur la tête pour atténuer la lumière de sa boutique. Notre petit roi part devant nous jusqu'à s'arrêter devant cette boutique. Il se retourne vers nous et, en nous regardant, tend son bras vers l'intérieur de la boutique comme pour nous la faire découvrir. L'expression de son visage donne l'impression qu'il a enfin réussi à nous montrer ce qu'il cherchait à nous montrer depuis le début de notre rencontre. Ce n'est plus du bonheur, ce n'est plus de la tristesse, c'est un sentiment qu'il nous est difficile d'imaginer sur le visage d'un enfant de deux ans. Nous avons un peu de mal à comprendre. En s'approchant, il montre du doigt un étalage contenant de la nourriture. Nous comprenons qu'il veut juste manger quelques choses. Stupéfait par cette scène dont l'acteur principal n'a que deux ans, nous ne savons comment réagir, on se regarde et on reste sans voix.

La dame de la boutique n'a pas été réveillée par notre arrivée. La rue est calme, elle est juste éclairée par cette boutique. Tout autour de nous, les magasins sont fermés, les stores sont descendus. Il est tard. En dehors du centre, Siem Reap s'endort. Comprenant, que notre petit roi à faim, et un peu désarmé par cette situation, je me dirige vers les paquets de gâteaux exposés dans la boutique. Tout comme lorsque j'ai voulu lui donner quelques pièces de monnaie, notre petit roi nous fait comprendre que ce n'est pas cela qu'il veut. Nous sommes un peu perdus, déstabilisés. Il sait exactement ce qu'il veut et même si le dialogue a été difficile jusque là, cela ne semble plus être une difficulté maintenant. Il rentre dans la boutique. Balaye l'étalage des yeux. Fixe son regard vers une étagère. La montre du doigt. Se retourne pour me regarder en maintenant son bras en direction de l'étagère. Son visage s'est complètement transformé. Il se rempli d'un sentiment de désespoir qui nous glace. Un peu comme si après un effort énorme, il était à deux doit de renoncer. Notre enfant roi du royaume d'Angkor appelé aussi « le pays du sourire », pointe du doigt une boite de lait lyophilisé pour nouveau né.

Nous sommes stupéfaits et nous demandons si c’est vraiment pour lui, ce qu’il va bien pouvoir faire à son âge avec cette boîte, si ce n’est pas sa famille qui l’oblige à faire ça en s’appuyant sur les sentiments des étrangers. Des milliers d’images toutes faites nous passent par la tête. Ces images forgés par nos médias, par notre culture, parce qu’un jour le monde à tourné le dos au Cambodge. Nous ne savons pas comment réagir face à cette situation. On tourne sur nous même, on se regarde, s’interroge mais ne trouvons aucune solution à cette situation délicate. Nous décidons de poursuivre notre chemin avec ce petit garçon. Notre regard de la ville devient différent. Jusqu’à maintenant nous n’avions pas vraiment porté attention à la pauvreté et à la mendicité dans les rues de Siem Reap et c’est l’image qui nous est apparu en regardant ce petit garçon devant cette boite de lait lyophilisé.

En rejoignant, le restaurant, notre petit roi disparait. Nous n’avions pas fait attention jusque là que dans certaines rues de Siem Reap la mendicité est interdite, ou plutôt non tolérée, et que des barrières surveillées empêchent la population locale d’y entrer. A notre retour à l’hôtel, nous nous endormons avec ces interrogations qui restent encore aujourd’hui dans mon esprit : Quelle était la bonne solution ? Est-ce que la réaction de ce petit garçon était sincère ou forcée ? Qu’est-il devenu ? …
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Retour sur 3 semaines en Thaïlande et au Cambodge
Bonjour,

Je voulais remercier toutes les personnes qui m'ont aidé à faire ce merveilleux voyage, je vais donc essayer de faire un résumé de notre séjour avec les adresses et les prix.

Voyage avec notre fille de 9 ans du 8 fév au 2 mars : Thailande/Cambodge/Thailande

1er Jour:

Départ à 20h45 de Genève avec Emirat (1500 euros pour 3) Rien à dire sauf le manque de masque et bouchons pour dormir et surtout 10kg de bagages en soute de moins que Qatar Airway. C'est pas négligeable ! 20kg au lieu de 30 kg... Escale à Dubaï de 3h. L'aéroport est tellement grand que l'on ne voit pas le temps passer. Arrivés à Bangkok à 18h00

City Line jusqu'à Makkasan 45 bth/pers Ensuite métro, 1 station jusqu'à Asok 16 bth/pers

Nous dormirons 3 nuits au Clover Asoke Hotel pour 202 euros Chambre sympa, c'est propre, le personnel sympa, petit dèj copieux et varié. Petite piscine mais nous avons toujours eu 2 transats sur 4. Il y a un 7/11 à coté.

2ème jour : (vendredi)

Bts jusqu'à MO CHIT c'est le terminus 126 bth pour les 3

Découverte du parc et de son jardin à papillons. Je m'attendais à mieux mais c'est à voir. A noter que c'est gratuit, il faut juste s'inscrire sur un registre. Bien se repérer avec une carte avant car c'est pas évident à trouver. Merci Google Earth ^^



Dans le parc, il n'y à que des Thaïs qui pratiquent du sport, vélo, muscu (en plein air) et sieste. On peut louer des nattes pour se reposer.





Il y a beaucoup d'écureuils, on peut leur acheter à manger et leur donner à la main. Nous croiserons aussi quelques varans.





Ensuite visite du marché Chatuchak, c'est immense !!! Tous les stands ne sont pas encore ouvert. Ca doit être de la folie le soir. Retour à l'hotel pour récupérer du décalage et profiter de la piscine.

A 17h, nous reprenons le métro pour la station du city Line et prenons le bateau sur les Klongs juste après la sortie. C'est indiqué dans le métro Exit 2. 8 bth/pers. C'est folklorique comme transport. Comme d'habitude, ils bombardent sur l'eau avec leurs embarcations. Il faut lever des bâches en plastique pour ne pas recevoir d'éclaboussures des bateaux que l'on croise. Nous passons devant la maison de Jim Thomson que nous avions visité lors d'un précédent voyage. Je voulais voir un temple au terminus mais je me suis un peu loupé sur le plan, du coup, on promène dans le quartier, peu de farangs, on profite...

3ème jour : Départ pour le marché de Bang namphung Bts jusqu'à Bang Wa 126 bth pour les 3 A la sortie, il faut alpaguer une moto taxi pour se rendre au Pier. Le 1er essaie de nous "arnaquer" 200 bth / per. Sourire et refus poli. Le 2ème prendra 20 bth/pers.

Nous prenons le ferry 10 bth pour les 3



et louons un vélo en arrivant, il faut se dépêcher car il y a du monde. 50 bht pour la journée/vélo

Au marché, il y a peu d'embarcations mais le folklore est là et c'est ce que nous recherchons. Pas vu beaucoup de touristes.







Nous allons ensuite au parc de Bang Kachao Beaucoup de jeunes Thaïs à vélo qui promènent, c'est reposant. Nous ferons un petit tour au Terminal 21 juste par curiosité.

Une belle journée

4ème jour :

Départ pour Siem Reap

Nous quittons l'hôtel pour l'aéroport de Don Mueang. Je demande au réceptionniste un taxi meter mais une fois partis, il me sort sa tablette avec les prix. 500 bth péage inclus. Pffff pas envie de lutter. C'est le seul reproche que je ferai sur l'hôtel.

Vol avec Air Asia 52 euros / pers. Juste le temps de monter qu'il amorce déjà la descente ^^ Visa 30 $/ pers. Pensez à prendre des photos d'identité.

On sort de l'aéroport et Tula, le chauffeur de tuk tuk qui devait venir nous chercher n'est pas là. Nous prenons un taxi 7$ pour le Bopha Pollen Hotel : 99 pour 4 nuit. Personnel très gentil, grande chambre sympa sans vue, pas grave, c'est juste pour dormir. Agréable piscine surtout après les temples

J'arrive à joindre Tula par téléphone et il me confirme qu'il sera là demain matin. Nous prenons un tuk tuk pour le Night Market 2$.



Petite balade, on trouve une cantine au bord de la rivière et rentrons doucement.



5ème jour :

Notre chauffeur est là mais ce n'est pas Tula mais son frère Loeu. Il parle un peu le français, l'anglais, le japonais... Je lui montre mon itinéraire et il accepte sans problème. Il nous dépose pour acheter nos pass pour 3 jours 62 $

Nous commencerons par Ta Phrom et Pré rup.



Nous mangeons à l'intérieur du parc, c'est plus cher forcément mais on le savait.

Je demande à Loeu de nous faire visiter un peu la campagne, il nous mènera chez lui, nous présentera sa femme et sa fille et nous faisons une balade autour de sa maison.





Sur le retour, nous passons devant des manèges. Je demande à Loeu nous y amener le soir même. Nous avons passé une soirée magnifique. Il y avait un monde fou, ma fille a fait des voitures tamponneuses et d'autres manèges. Je n'ai pas osé la grande roue, elle tournait trop vite !



Loeu nous mène ensuite à l'inauguration d'un temple. L'ambiance est magique. Nous sommes les seuls touristes alors que le Night market est à moins de 2km....



Nous mangeons ensuite avec Loeu et ses amis, la bière coule à flots.

6ème jour : Saint valentin

Des roses nous sont offertes au petit dèj. Nous ferons la visite de Preah khan par la porte Est comme indiqué par le livre que Jacques m'a conseillé. J'organise une petite "chasse aux trésors" avec ma fille pour ne pas qu'elle s'ennuie. Pour nous c'est grandiose mais pour elle, c'est des pierres... Elle se prend au jeu et le temps lui parait moins long surtout que ce temple est aussi beau que Ta phrom. Après nous être restaurés, nous ferons Neak Pean, Ta Som et finirons par Banteay Samré.

Sur le chemin du retour, je demande à Loeu de nous mener à Angkor vat pour les photos du coucher de soleil. Pas de souci il accepte volontiers.



A l'hotel, on prend un bain dans une piscine recouverte de pétales de roses.

7ème jour :

Visite d'Angkor Vat par la porte Est, il n'a pratiquement personne et la luminosité est très belle. Arrivés au 2ème étage, il y a un monde fou et une file d'attente d'au moins 1h pour accéder au 3ème. Je laisse tomber... De plus, les enfants de moins de 12 ans sont interdits. Les escaliers sont vraiment raides. Nous ferons ensuite les terrasses et Bayon.



Nous finirons la journée par la visite de la campagne de Phrom Krom. Nous grimpons au sommet de la "montagne" et admirons le paysage avec des couleurs juste magnifiques.



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Périple familial Cambodge/Thaïlande
Le temps est venu de faire un petit carnet sur deux pays d'Asie très populaires qui regorgent déjà de beaux carnets de voyage. Mais peu montrent le périple d'une famille nombreuse et peut-être ce carnet donnera l'envie à d'autres de partir sans agences de voyage pour faire des rencontres fantastiques et partir à la découverte de sites merveilleux, de cultures différentes, des paysages sublimes sans oublier la gastronomie.

Faire un carnet, c'est partager des émotions mais aussi donner envie, faire rêver et montrer que c'est possible. C'est donc forcément subjectif, je n'incite personne à faire les mêmes choix que les nôtres, si ça peut donner des idées tant mieux.🙂

Je remercie tous ceux qui participent au site et permettent à tous de pouvoir rêver et construire leurs propres itinéraires. Notre voyage ne serait pas déroulé dans d'aussi bonnes conditions sans eux, et plus particulièrement 4 contributeurs, les autres me pardonneront j'espère ! LALEE qui par ses carnets et son blog offre des perspectives et des envies de partir incroyables. MICHANT (j'en parlerai plus loin dans le carnet, notre monde étant si petit que nous nous sommes rencontrés pour une journée inoubliable sur un long Tail boat à Khao Sok), toujours de très bon conseil, et d'une culture et d'une érudition incroyable, son aide pour visiter Angkor m'a été très utile. ANNEV78 qui a partagé un très beau carnet, très utile sur ces mêmes destinations. CLAUDE65 avec qui je partage la passion du voyage mais pas que 😉.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit commentaire. Partir en voyage n'est pas la même chose dans mon esprit que partir en vacances. Nous ne nous sommes pas vraiment reposés, même si j'ai essayé d'alterner phases intensives, visites et piscines pour que tous s'y retrouvent. J'ai sans doute réussi puisque toute la famille était enchantée. Il n'en demeure pas moins que nos enfants ont l'habitude de marcher, de se lever pour voir des choses et de pouvoir soutenir un rythme intensif par moment et même sous la chaleur parfois écrasante. Nous ne pouvions partir là-bas sans faire Angkor (un rêve d'enfant en ce qui me concerne), et la fin à Phuket était plus propice au repos, pour autant, nous y avons passé deux journées fatigantes mais merveilleuses.

Voilà, le préambule et les remerciements sont faits, je vous présente notre itinéraire : J1 : PARIS-BANGKOK J2 : BANGKOK-SIEM REAP J3 : SIEM REAP (Angkor - petit circuit) J4 : SIEM REAP (Marché de Phsar Leu - Lac Tonle Sap village de Kompong Khleang) J5 : SIEM REAP (Angkor - grand circuit) J6 : SIEM REAP - KANCHANABURI J7 : KANCHANABURI (relax) J8 : KANCHANABURI (cascasdes d'Erawan) J9 : KANCHANABURI - BANGKOK (balade sur les Khlongs - Wat Arun - tour Baiyoke II) J10 : BANGKOK (Wat Phra Kaeo -Wat Pho) et galères😕 J11 : BANGKOK - PHUKET - KHAO SOK J12 : KHAO SOK (Lac Cheow Lan Lake) J13 : KHAO SOK - PHUKET (Nai Harn) J14 : PHUKET (Phang Nga) J15 : PHUKET plage et piscine (Wat Chalong) J16 : PHUKET Hong, Rading, Pakbia, Nok Island J17 : PHUKET repos J18 : PHUKET retour à la maison.

Notre projet a pris forme il y a un an. Les premiers hébergements ont été réservés en mai dernier, les vols directs Paris/Bangkok plus l'intérieur Bangkok/Phuket achetés en août. Tout était bouclé fin septembre. Je pense avoir passé 5 mois de préparation (un paquet de soirées à éplucher VF, lire le lonely et surfer sur pas mal d'autres sites afin de peaufiner notre projet). Le plus difficile étant de déterminer les endroits où nous poserions les valises, et le temps nécessaire à ce que nous puissions en profiter sans nous précipiter, avec le souci permanent d'avoir un voyage équilibré et agréable pour tout le monde. Dernière précision : nos enfants sont respectivement âgés de 16-14-12 et 8 ans.

Une première photo pour la mise en bouche et hop c'est parti.
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Un petit tour au paradis (ou trois jours de rêve sur l’île de Koh Dach)
Nous sommes rentrés depuis quelques temps d’un périple de 5 mois en Asie (Cambodge, Laos et Vietnam) et déjà nous rêvons d’y repartir. Afin de nous remémorer quelques bons souvenirs et de vous faire partager une destination dont on n’entend pas très souvent parler, voici le récit de trois jours merveilleux passés sur l’île de Koh Dach au Cambodge.

5 janvier 2014 :

Notre voyage a débuté à Phnom Penh et aujourd'hui, après quelques jours à vivre au milieu de l’effervescence de cette capitale attachante, nous faisons un tour au marché Russe et une dernière balade sur le quai du Mékong avant de partir pour l’île de Koh Dach (l’île de la soie). Cette île, qui fait une dizaine de kilomètres de longueur, est située à 10/15 kilomètres de Phnom Penh, sur le fleuve Mékong. On y accède facilement en tuk-tuk en empruntant le Pont Japonais (au nord de Phnom Penh) pour rejoindre la presqu’île de Chrouy Changvar puis par ferry.



Rassurez-vous, c’est très facile d’y venir, tous les chauffeurs de tuk-tuk de Phnom Penh connaissent. Après une petite heure de voyage notre chauffeur nous dépose devant la Villa Koh Dach (http://villakohdach.free.fr/), une charmante guesthouse où nous allons résider pendant trois jours. Nous y sommes accueillis chaleureusement par les propriétaires de la Villa : Meng et son épouse Bô. Nous prenons possession de notre immense chambre (qui vient d’être refaite) et sans plus attendre nous partons à la découverte de Koh Dach.

Nous partons au hasard, plein nord. Fini l’agitation et le vacarme incessant de Phnom Penh. Ici nous sommes à la campagne. Nous ne rencontrons pas une seule voiture, tout le monde se déplace à vélo ou à moto. Sur notre chemin nous croisons beaucoup d’enfants. A chaque fois nous avons droit à de grands sourires et à un « Hello », généralement suivi de « What’s your name ? ». Les gamins adorent être photographiés et sont morts de rire quand ils se voient sur l’écran.





Quelques centaines de mètres après notre guesthouse nous faisons un petit détour jusqu’à un joli temple embelli par la patine du temps.



Nous balade nous permet de découvrir l’habitat rural du Cambodge. De jolies maisons où, en dehors des toits, tout est fait avec des matériaux naturels.







Nous poursuivons notre balade en direction de la pointe nord de l’île. Rapidement nous arrivons à un barrage. Un mariage s’est installé en plein milieu de la voie et il ne reste plus qu’un petit passage sur un côté qui permet de transiter à pied, en vélo ou en moto. C’est dire qu’il ne doit pas y avoir souvent une voiture qui passe dans le coin.



Tout au bout de la piste nous arrivons à la seule plage de l’île de Koh Dach. Nous y passons un long moment au milieu des familles qui sont venues ici pour la journée. Pendant que les enfants s’amusent dans l’eau ou sur le sable, les parents se détendent sous des petites paillottes dont certaines ont les pieds dans l’eau. Ce n’est peut-être pas le paradis, mais cela commence à y ressembler.







L’après-midi est bien avancé, il est temps de rejoindre notre guesthouse. Sur le chemin du retour nous passons à nouveau à hauteur du mariage. La mariée a troqué sa belle robe rouge pour une tenue argentée du plus bel effet.



Pour notre premier dîner à la guesthouse, Bô a fait des miracles. En plat principal nous dégustons un poulet avec une sauce à base de mangue qui est tout simplement divin ! Soyons francs, nous ne mangerons pas toujours aussi bien au Cambodge et à plusieurs reprises les petits plats de Bô nous manquerons beaucoup.

Après une longue soirée pleine de discussion avec nos hôtes, Roger (le beau-père de Bô, un retraité passionnant originaire du sud-ouest de la France) et un couple de français en voyage de noces, nous profitons d’une bonne nuit de repos. C’est notre première nuit calme depuis notre arrivée au Cambodge. Pas de circulation, pas de coups de klaxon, pas de motos qui pétaradent, pas de vendeurs de rue qui apostrophent les passants dès les premières lueurs du jour, … Les nuits de Koh Dach sont d’une douceur incroyable pour nos oreilles fatiguées par la vie trépidante de Phnom Penh.

à suivre …

plus d’infos sur notre séjour sur http://surlarouteasiatique.blogspot.fr/
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Retour du Cambodge
Voilà, il y a 2 jours il faisait 30° à Phnom penh et là il fait -8° dans mon petit village du centre de la France à 1000m d'altitude... retour difficile !

Je viens de vivre 15 jours "magnifiques, merveilleux, grandioses" Kmao mon amie cambodgienne se moquerait encore de moi en me lisant... j'ai tant de fois répété ces mots...

15 jours c'est bien peu à côté de vos grands voyages de plusieurs mois mais ce fut malgré tout un voyage vraiment à part et on pari que j'en sais plus que beaucoup d'entre vous sur la culture, la cuisine, la vie quotidienne des cambodgiens?

Je suis partie avec Mme Ear et sa fille Kmao : elles sont arrivée en France avec toute leur famille en octobre 81 et je travaillais dans le centre d'hébergement provisoire où ils ont vécu 6 mois... Une amitié solide s'est tissée. Comme le fil de soie l'amitié cambodgienne est solide ! Kmao avait alors 4 ans ! Depuis quelques années Mme et Mr Ear retournaient régulièrement au cambodge dans leur petit villlage natal près de Battambang où une partie de leur famille vit encore, il y ont même fait construire une petite maison. Malheureusement Mr Ear est décédé il y a 1 an (à 66ans) Les boudhistes fêtent leur mort 100jours, 1an et 3 ans après leur départ. Une cérémonie importante était donc organisé le 6 décembre là-bas : c'était le but du voyage.

J'ai donc vécu 15 jours au milieu des oncles, tantes, cousins, cousines, amis, voisins de Kmao et de sa famille. Mr ear petit ouvrier d'usine en france faisait en plus de son travail la cueillette des cerises, abricots, pommes ... pour se payer les voyages au cambodge et aussi aider là-bas sa famille très pauvre. Kmao qui a hérité de la générosité de son père prend aujourd'hui le relais.

J'ai visité Phnom penh et notamment le musée S21 avec Kmao, son oncle, sa maman et sa tante : Ils n'y étaient jamais venu mais avaient si bien connu cette misérable période ! dans chaque pièce témoignages et récits de l'oncle, larmes des dames ... moments difficiles mais inoubliables Dans les rues de la ville leçon de générosité des amis qui donnent sans arret aux mendiants qui ne sollicitent pas uniquement les "peaux blanches" contrairement à ce qu'on pourrait croire.

Dans le petit village au milieu des rizières nous sommes reçu dans la joie par la famille, voisins, amis... vite une noix de coco, un jacquier... 2 jours de préparation pour la fête qui durera 2 jours aussi avec le dimanche 500 invités au repas ... et une peau blanche... à chaque instant les sourires, la prévenance, la joie pour eux de me voir m'intéresser à leurs coutumes ... Je dois participer à tout y compris aux offrandes aux bonzes chacun me guide, me montre : "tu ne dois pas les toucher", " tu dois te prosterner 3 fois"... Les enfants jouent avec un bout de ficelle et des boites de conserves ouvertes avec le couvercle... personne ne s'en inquiète... ici ils apprennent tôt l'indépendance et la débrouille... pendant 4 jours la musique "plein pot" arrose tout le village... je me balade, visite l'école, la pagode, les gens m'invitent à rentrer chez eux dans leur petite maison en bois sur piloti, m'offrent des fruits inconnu. Les mamies me parlent tres fort avec l'impression qu'ainsi je vais les comprendre... les enfants me touchent parce que j'ai des poils sur les bras... Kmao découvre le lieu exact de sa naissance (elle avait 2 ans quand ses parents ont fuit l'horreur), Tous réclame sa soeur Karen qui avait 7 ou 8 ans quand elle a quitté le cambodge et qui ne veut pas y retourner : JAMAIS m'a-t-elle dit un jour ! elle se souvient trop bien de la faim, de la peur, des cadavres partout... Après nous sommes parti vers angkor et phnom kolen avec toute une bande de cousins ( de 15 à 25 ans) qui n'y étaient jamais allé faute de moyen (Kmao et moi avons loué un van et 2 nuits en hôtel à Siam reap)

Puis retour sur phnom penh et retour en france...

Voilà un petit récit de ce voyage extraordinaire - Sachez qu'au Cambodge Il faut marchander partout y compris dans les belles et récentes boutiques de la capitale. On peut dormir à 7 dans une chambre à 2 lits sans problème.... Le traitement anti paludéen est utile uniquement si vous allez dans les forêts de la frontière thailandaise ou du nord est (CF un ami cambodgien qui travaille à l'institut pasteur de PP secteur paludisme) Il faut payer une taxe d'aeroport de 25 dollars avant de quitter le cambodge.

Si vous partez là-bas emportez des médicaments à offrir : un tube d'efferalgan est un cadeau précieux ! Ne croyez pas vous acheter des vetements sur place si comme moi vous mesurez 1m80 (pour une femme) et chaussez du 41 ! Prévoyiez des coupures de 500 ou 1000 riels (environ 0.10 ou 0.20 dollars) pour les mendiants ou les bonzes (se déchausser pour donner argent ou nourriture aux bonzes) Mangez dans la rue c'est bon et pas cher -

Bon voyage !
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Retour du Cambodge (juin 2007, tout frais, tout récent)
Saosedei à tous,

après vous avoir suivi pendant 6 mois et avoir lu toutes les discussions ayant attrait sur le CAMBODGE, j'ai pu concocter un merveilleux voyage de noc pour ma femme, qui ne se doutait pas quelle destination j'allais choisir. Alors voici qqs news, pour ceux que cela pourrait concerner et pour ceux qui comptent partir dans les prochains jours/mois.

comme bcp de voyageurs allant au Cambodge, nous avons attéri à Bangkok, où ns ns sommes reposés 3 jours dans le Menam Riverside Hotel. Pause plus que la bien-venue, après des semaines intenses pour la préparation de notre mariage. Pas grand chose à raconter, si ce n'est qu'on a visité le trucs touristiques de BKK, mégapole incroyablement grand en comparaison avec ce qu'on trouve au Cambodge... du coup Phnom Penh est tt rikiki quand on vient de Bangkok.

Arrivés à PP (avec Airasia), nous avons contacté Sam, un ami d'Alan, afin qu'il puisse nous emmener avec son tuk tuk sur l'Ile de la Soie dans la GH de Roger (la villa Koh Dach). Quelle bonne idée de commencer notre premier RDV avec le continent asiatique, loin des bruits de BKK et des villes fourmis comme PP. Il n'y a rien de plus beau que le Cambodge rural où nous avons appris nos bases de khmer, qui nous ont été fort utiles pour la suite du voyage. Le Khmer après deux jours sur l'ile de la soie, c'est kmien pan ha ! C'est un endroit très idyllique, très calme et vraiment parfait pr se ressourcer et pour se frotter aux Cambodgiens, qui sont vraiment tout sourire et très sympa. Il y a p-ê 3-4 femmes qui ns suivaient partt dès notre arrivée pr ns vendre des chales fabrqiués en Thailande, mais ce n'est pas harassant non plus. Nous avons pris le temps d'aller leur dire bonjour dans leur familles respectives, ce qui nous a donné l'occasion de faire qqs échanges et d'acheter qqs bricoles. Qd on a le temps, tt coule de source et vs serez souvent invités pr aller prendre un verre de thé tiède chez eux. Je vous le conseille. Je me souviens particulièrement de cette petite fille (enfin, petite, elle avait déjà près de 20 ans), qui parlait un bel anglais et était trop exité qu'on passe du temps chez elle et qui voulait nous raconter toute sa vie en 5 minutes. Que de la rigolade et de la bonne humeur... nous garderons cet échange comme le plus bel échange que nous avons eu durant le voyage. Pour info, la GH est sympa, mais il y fait très très chaud... en juin du moins. C'est vraiment super de pouvoir employer les vélos et de faire le tour de l'ile. On y mange bien, bien qu'on ait été surpris par le prix, qui est tt de fois comparable à ce qu'on peut trouver à PP. Merci à toi Roger de nous avoir donné l'info et bonne chance pour la suite de ta GH !



ensuite, ns avons découvert les charmes de PP, ses quaies, la vie et les mobilettes... encore et toujours les tuk tuk et autres mobilettes qui démarrent toutes à contresens... toutcela, c'est délicieusement bordelique. Au musée national, nous avons pris un guide francophone rien que pour nous deux, et bien nous en a pris, puisque ce fût une belle préparation pour la découverte Angkor par la suite, et tout particulièrement pour une explication détaillée entre l'hindouisme et le boudhisme. Deux religions qu'on ne connait pas tellement, étant européen et ne connaissant pas encore les délices de l'Asie.

ensuite 5 jours à SR... magnifique. Nous avons rencontré Kosal qui nous a guidé pendant tout notre séjour. Quelle aubaine d'avoir qqn de si charmant et francophone de surcroit. Il nous a emmené au village flottant et aux différents sites des Artisans d'Angkor. Le site avec les muriers et la production de la soie est particulèrement intéressant. Les magasins des artisans sont très bien soignés (quel design!), mais fort cher. Plusieurs discussions sur l'intérêt de cette organisation ot récemment été mené, donc je ne vais pas aller plus profondément dans ce sujet, il a déjà été abordé. 😉

pour aller à SR, on n'a pas pu prendre le bateau, car il n'y avait pas assez d'eau... donc c'est avec le bus, style mékong express, mais un peu moins cher (8$ au lieu de 10$). Le retour était avec une compagnie encore moins chère (6$), mais la qualité était en-dessus de tout. Ces 2 -3$ de plus en valent vraiment la peine !

Ah, les merveilles d'Angkor, c'était vraiment splendide, et 3 jours nous ont suffit amplement. Notre préféré c'était le Mebon Oriental, pour son calme, ses couchers de soleil où l'on est tout seul, car tt le monde va vers le Pre Rup tt proche où sur la colline grouillant de touristes. Il faut dire que nous n'avons pas vu bcp de touristes en juin... ns étions souvent (quasi) seuls sur les sites, interrompus de temps en temps par des groupes de touristes japonais, korréen ou autres porteurs de parapluies. Cela ne ns a pas dérangé, bien au contraire, c'est un réel plaisir de les voir défiler et repartir 10 minutes après. Cela donne un côté floklorique et vivant aux sites. Si on peut vs donner un conseil, prenez votre temps et savourez l'endroit. Surtt à Angkor Wat, quelle bonheur de se poser là une après-midi pour s'impregner de l'endroit et voir passer les gens. Le Ta Prohm est très chouette aussi, mais il y a d'autres plus petits temples avec autant d'arbres et de débris (Preah Pallay par exemple)... mais ce qui est gai au ta Prohm, c'est d'aller à la recherche de la tête d'Apsara entourée de racines... un vrai jeu de piste et quelle plaisir d'enfant quand on l'a enfin trouvé ! Un autre must be c'est la promenade sur les remparts... au calme, entouré des douves et de la nature... superbe. Notre seul regret ce sont les temples de Beng Méaléa que nous n'avons pas vu. C'était un peu loin et ns avons préféré prendre un peu de bon temps à SR et de laisser tomber l'excursion prévue pour les temples du groupe Roluos et de Beng Méaléa. C'était les 4 h en tuk tuk qui ns ont un peu rebuté... le voyage étant déjà assez fatiguant comme ca (se lever tot, prendre des bus etc etc... pr un voyage de noce il ne faut pas pousser le bouchon non plus). Au moins on aura qqchose à voir qd on reviendra 😉

de retour à PP, ns avons à nouveau pris notre temps pour bien apprécier la ville. Par chance il a commencé à pleuvoir, vu qu'on n'avait pas enc eu une goutte de pluie en 15 jours de voyages. C'est impressionant de rentrer du resto, les pieds dans l'eau, les rues étant inondées. Nous avons été plusieurs fois au Friends, resto d'un groupe australien qui travaille à la réinsertion des enfants de la rue. On n'a jamais aussi bien mangé que là-bas et en plus c'est pour une bonne oeuvre. C'est ce qu'on a essayé de faire durant tt le voyage... faire rouler nos dollars au profit de la population locale, mais surtt d'instances caricatives intéressntes, comme celle qui gère le friends.

nous avons vraiment apprécié d'avoir eu Sam et Kosal pour nous emmener en journée. Ils sont p-ê plus chers que quand on prend des tuk tuk anonymes, mais cela donne l'occasion d'apprendre à connaître des jeunes comme nous, d'apercevoir un peu plus la réalité du Cambodge... et puis on a vraiment bien aimé aller manger avec eux, dans des endroits moins jolis jolis, mais on y mangeait souvent mieux que dans les endroits design et branchés pour touristes. Avec cela, on nous sert gratuitement un peu de couleur et de culture locale ! Que demander de plus ?

finalement, on a terminé notre voyage par une petite escapade à Sihanoukville... délicieux de ne rien devoir faire, de nager, se promener et surtt manger sur la plage !

bref, un voyage de rêve, vs trouverez les premières photos sur www.flickr.com/photos/michmahool/ 😛😛😛

pour info, il a des mister-cash partt (PP, SR, Sihanoukville) !!! nous n'avons pas vu d'hotels intéressants à PP (nous sommes restés dans la catégorie de 10-20$), à SR nous étions au Phonm Bok, à conseiller vivement (piscine, chambres propres, proprios français très sympas) et à Sihanoukville on était au House of Malibu, très joli, mais très cher et personnel pas très sympa.

voilà les premières nouvelles du voyage... merci à Alan, Roger et Jacques pour vos conseils judicieux !

swa

ah, si je pouvais retourner à PP, j'irais certainement me balader en fin de journée sur les quais, avant d'aller me faire masser par les aveugles du seeing hands massage et terminer par la cuisine khmère (la meilleure que ns n'ayons jamais eu) avec un désomais célèbre "tukelok pi" !

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Sud du Vietnam et Cambodge en 15 jours
Je me lance pour mon premier récit de voyage. Le français n'étant pas ma langue maternelle n'hésitez pas à corriger mes fautes par MP. Dans ce récit j'essaye de me focaliser sur les événements marquants, plutôt que de m'attarder sur les lieux visités.

Après six déplacements de suite (voyages, stages et échange universitaire) en Amérique Latine et un total de quasi un an et demi sur ce merveilleux continent, j'avais envie de découvrir autre chose. Mon choix s'est fait un mois et demi avant mon départ en regardant des guides de voyage à l'aéroport! Les images du Delta de Mekong et des temples d'Angkor m'ont convaincu!

Travaillant en Algérie et voulant voir deux jours ma famille avant mon départ, il m'a fallu 5 vols pour arriver à Saigon: HME - ALG, ALG - CDG, CDG - VIE, VIE - CDG & CDG - SGN. Heureusement que ces vols me font gagner des miles!

Ce qui m'a frappé à l'arrivée à Saigon était la foule de motos sur la route. On aurait dit une fourmilière en perpétuel déplacement. J'apprends que pour traverser une rue il suffit de marcher à un rythme régulier, les motos vont bien trouver un chemin tout en évitant les piétons. Cela est assez effrayant les premières fois, surtout quand on franchit la ligne qui sépare les deux sens de circulation.

Après avoir traversé prudemment plusieurs routes, je me pose dans un restaurant, qui m’avait l’air sympathique : deux étages avec une cour intérieure ouverte, beaucoup de locaux et des plats qui sont chauffés au milieu de la table. Bref ça me tentait bien. C’est mon premier voyage seul et c’était assez étrange de s’asseoir seul à table, toutes les autres tables sont occupées par au moins deux, souvent par bien plus. J’aperçois alors les clients manger avec les baguettes. N’ayant pas du tout préparé mon voyage par manque de temps, je n’avais même pas pensé à ce petit détail. Hélas je ne pensais pas vraiment savoir manger avec, mais il s’est vite avéré qu’avec un peu d’aide on l’apprend rapidement. Quand je commence à siroter ma bière Tiger, quelqu’un s’approche de moi et me demande si je voulais dîner avec leur groupe de six personnes. Bonne surprise dès le premier soir, finalement pas besoin de manger tout seul ! Le groupe est composé de cinq Vietnamiens apparemment assez riches (iPhone 4, études faites en Australie et ailleurs, …) et un Japonais. Nous avons dîné une soupe avec différents poissons, qui était en train d’être chauffée au milieu de la table. Au menu également des petites crêpes de riz fines, qu’il fallait remplir avec de la salade, de la menthe, de la viande et d’autres légumes. Succulent !

Une fois le dîner terminé, ils me proposent de les suivre en bar / boîte, chose que je ne peux pas refuser ! En plus décalage horaire obligé, je n’étais pas fatigué du tout. Nous nous dirigeons alors au Velvet http://www.unidesign.asia/en/portfolio-item?i=33 La musique est électro et pop, avec les derniers tubes, j’aime bien ! En plus il y a pleins de jolies jeunes femmes :p ! Mes nouvelles connaissances avaient réservé deux tables et nous avons commandé trois bouteilles de vodka. Et là surprise : on nous sert deux immenses bols de fruits bien décorés, des Orangina à volonté en plus de la vodka. Nous avons un serveur dédié, qui nous rempli le verre, dès qu’il commence à se vider et une personne de la sécurité qui s’occupe également de notre table. Service VIP ! Après avoir beaucoup rigolé et un peu dansé, la soirée s’achève assez tôt par rapport à l’Europe. Il me semble qu’il n’était même pas 2h. Cette superbe soirée aura quand même coûté environ 40 € par tête, pas négligeable pour le Vietnam. Mais cela valait absolument le coût ! Quel merveilleux début, merci à l’accueil des Vietnamiens !

To be continued...
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Deux mois au Vietnam et au Cambodge. Hanoi, Sapa, HaLong, Hué, Nha Trang, Mui Ne,Saigon et le delta
Splendeurs et petites misères

Avertissement :

Nous rentrons de deux mois de découvertes au Vietnam et au Cambodge. Notre séjour s’est étalé du 7 décembre au 29 janvier. Deux mois, c’est à la fois beaucoup et bien peu.

Pour payer notre dette aux amis de ce site, pour dire merci à Mademoiselle Phuong du petit Sinhcafe 14 rue Cua Bac à Hanoï qui nous a été d’un grand secours, et, surtout, pour rendre hommage aux gens merveilleux que nous avons eu la chance de croiser, voici quelques commentaires qui doivent être lus avec beaucoup de réserves.

Il est difficile de prétendre comprendre le pays dans lequel on est né et dont on maîtrise la langue commune.

Comment affirmer quoi que ce soit quand on ne parle pas la langue des gens que nous visitons? Comment prétendre critiquer des peuples aussi souriants et généreux?

Je vous le dis d’entrée de jeu : ce que j’ai préféré du Vietnam, ce sont ses habitants. Jamais nous n’avons eu la crainte de nous faire voler ou agresser et, même si la langue nous séparait, les gens du pays ont toujours été affables quand nous avions besoin d’aide.

Arrivée à Hanoï :

Le trajet entre Québec et Hanoï a été très difficile. À cause de problèmes mécaniques, nous avons eu droit à deux jours de retard. Départ avorté à Québec. Départ avorté à Newark! Deux jours de retard c’est énorme. La durée des vols est déjà difficile à supporter. À lui seul, le vol Newark-Beiging est de quinze heures d’une traite.

Arrivés à Hanoï, nous étions en compote. En plus, la fenêtre météo était désagréable. Conclusion : nous n’avons certainement pas apprécié la capitale à sa juste valeur. L’étape a surtout servi à nous reposer un peu et apprendre à traverser la rue correctement.

Hébergement : Hôtel Hang My. 34 Lan Ong Str. Très propre, confortable et bien situé. Le personnel a tout fait pour nous faciliter la vie.

Passage à Sapa :

En train de nuit jusqu’à Lao Cai et, de là, le petit bus pour se rendre jusqu’à Sapa. Si vous le pouvez et avez besoin de repos, faites comme nous : réservez les quatre couchettes de la cabine.

Malgré la pression commerciale des jeunes et moins jeunes vendeuses, nous avons adoré Sapa. Comme nous n’avions pas encore complètement récupéré, nous avons décidé de concentrer notre visite à proximité de la petite ville.

Je tenais à cette visite pour croiser les peuples des montagnes. J’ai été à la fois enchanté et déçu. La beauté, les sourires et le charme étaient au rendez-vous. Malheureusement, l’absence complète de gestion de la pression touristique et commerciale met les habitants dans la situation humiliante de nous harceler pour vendre ce qu’ils produisent et les visiteurs dans une position embrassante, surtout quand nous traversons un village.

Réflexion : Il y a certainement parmi vous des personnes qui aiment ces peuples d’une grande beauté et dont les cultures sont uniques au monde. Si un de vous a les contacts pour les aider, il y aurait peut-être une inspiration à trouver dans l’expérience des coopératives inuites au Québec et au Canada …

http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0004042

Hébergement : Nous devions loger au Sapa Bamboo. Malheureusement, il n’y avait plus de places. Nous aurions pu nous relocaliser au Sapa Rooms Boutique Hôtel qui est très bien. Nous nous sommes malheureusement réfugiés au Royal View.

Si vous pouvez dormir dans une chambre sans chauffage quand la température est de deux ou trois degrés, si n’êtes pas regardant sur l’hygiène des lieux, vous serez choyés. La vue est magnifique.

La baie de Halong :

De Sapa, nous reprenons le train, l’auto nous attend à Hanoi et nous filons vers Halong City. Il est impossible de passer à côté d’un site aussi superbe. Dans ce cas, moins pour prendre contact avec les Vietnamiens que pour la beauté des paysages. L’excursion dans une jonque louée à la «tourist boats station» mérite vraiment le prix demandé.

Réflexion :

La qualité de l’environnement est vitale pour les gens qui ne disposent pas des moyens financiers pour se mettre à l’abri de la pollution. Je ne sais pas si la situation s’améliore ou se détériore dans le nord du Vietnam. Une chose est certaine : elle est très préoccupante et ce seront les plus pauvres qui souffriront le plus. Comme toujours !

Hébergement :

Nous avons opté pour un hôtel confortable, propre et facile. Aucun cachet mais beaucoup de confort, le Sui Mo Hôtel.

Le centre du pays :

En avion, nous filons vers le centre du pays pour visiter, Hue, Da Nang et Hoi An. Comment ne pas féliciter la petite compagnie Vietnam Air Lines pour la qualité de son service et l’efficacité de son personnel? N’hésitez pas à vous en servir. Espérons que la privatisation « prochaine » de cette société publique n’aura pas trop de mauvaises conséquences…

Le centre du pays réserve des surprises magnifiques. Pour ne pas être trop long, je dois vous dire qu’à Hue, dans une toute petite jonque, nous avons succombé aux charmes de la rivière aux Parfums et que l’ancienne cité impériale est magnifique. À Hoi An la vieille ville est remarquable et nous avons regretté ne pouvoir passer plus de temps pour comprendre le dynamisme de Da Nang.

Hébergement :

Hué. Il ne faut pas hésiter à vous diriger au Thanh Noi Hôtel. Un peu vétuste mais le lieu a un grand charme et est situé à deux pas des plus belles merveilles de la ville. Les conseils du personnel nous ont été très utiles.

Si vous avez l’occasion, n’hésitez pas à dîner au Y Thao Garden. Découvertes et plaisirs gastronomiques pour un forfait très raisonnable.

À Hoi An, nous devions trouver refuge au Thuy Duong 3. Manque de places. Plan B, nous logeons au Pho Hoi Riverside. Je n’en garde pas beaucoup de souvenirs sinon que l’hôtel est très bien situé et les petits-déjeuners excellents.

Nha Trang :

Aller à Nha Trang quand il fait mauvais n’est pas une très bonne idée. Malgré quelques beaux paysages et la rencontre de gens avec qui nous avions été en contact avant notre départ, finalement, Nha Trang n’aura été qu’une étape.

Mui Ne :

Je n’attendais pas grand chose de Mui Né. Et pourtant, le petit village aura été une des plus belles surprises de notre voyage. Il y a plusieurs raisons à cela : la météo a été superbe, nous avions besoin de la mer et, suite à un conseil judicieux, nous avons logé du côté est du village. Avantages : proximité du petit village, aucune vie nocturne, à peine quelques hôtels, pour l’instant, et, en conséquence, des kilomètres de plages que nous avons pu marcher en solitaires.

Bref, les nombreux jeunes adeptes des rythmes endiablés logent entre Mui Ne et Phan Thiet et les plus vieux, comme nous, peuvent se réfugier de l’autre côté.

Hébergement : un moment au Nam Chau … et par la suite, pour le plaisir, son proche parent plus confortable, le Malibu Resort. Merci à A.

L’excursion au Cambodge :

…Je me contente de dire que si vous en avez le temps, il faut vous offrir une visite dans ce pays magnifique …

Chau Doc et le delta du Mékong :

Nous arrivons en bateau de Phnom Penh. Nous couchons à Chau Doc, première étape du delta. Comme nous avons des problèmes de communication et prolongé un peu notre séjour au Cambodge, nous devons construire un plan alternatif… Option marguerite. Une nuit à Chau Doc et ¸route vers Can Tho que nous utiliserons comme centre de rayonnement.

Nous avons adoré le delta, multiplié les excursions en bateau, la visite des marchés flottants et la navigation près des mangroves. Nous avons profité goulûment de la gentillesse des habitants, des fleurs et des fruits des lieux.

Hébergement :

Chau Doc à l’hôtel Chau Pho Can Tho au Saigon Can Tho Hôtel

Dans les deux cas, il faut souligner la gentillesse du personnel et la qualité de l’hébergement.

Saigon :

Saigon, il faut la nommer par le nom que ses habitants lui donnent, est une ville qui déborde de vie et de charmes. Nous y avons passé la fin de l’année lunaire et la fête du Têt. Vitalité, rythme fou, plaisir de découvrir et de flâner dans les rues. Ville éblouissante.

Hébergement :

Tan Hai Long 3. Très bien situé et excellent service, en plein cœur de Saigon. Même s’il existe une multitude de petits hôtels charmants dans le district 1, vous ne pouvez sans doute pas trouver mieux.

Et voilà. Le voyage est terminé et nous retournons à la neige du Québec.

Réflexion :

En visitant le Vietnam et le Cambodge, il m’est revenu à l’esprit une phrase de Jacek Wajszczak qui disait en substance :

Les pays sont une vue de l’esprit, ils n’existent pas vraiment. Le monde est une collection de provinces.

C’est vrai pour le Vietnam dont toutes les provinces méritent d’être visitées, c’est vrai aussi pour tous les pays que j'ai eu la chance de voir… et c’est vrai pour le Canada et le Québec.

Bon voyage à tous.
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Cambodge et Thaïlande: petit récit du dernier voyage
Salut a tous, Après 15 jours de voyage en famille ( le premier ) je reviens différent des autres voyages passés, car je n’ai pas fait le même que d’habitude.

Chronologie Siem reap, acceuil à la « villa Loti », toujours aussi bien, grace à Daniel, le proprio et à au personnel, très « tops » Visite des temples : foule immense depuis 2 ans ( mon premier voyage), cela gâche un peu le plaisir de voir des centaines de japonais et coréens ; mais c’est toujours aussi merveilleux ! Conseil, visite le matin tôt, a midi, et le soir à la nuit tombante, moins de monde ! Ballade sur le Tonlé Sap, c’est simple, je le déconseille a tous, car ce n’est plus ce que c’était, c’est devenu une « merd..à touristes » dommage !!!!!!!!!!!!!!

Vélo, ballade, sieste, massage, resto, enfin tout ce qui donne du plaisir ; pour les parents, ma fille a adoré se faire masser ( c’est ma fille !!!!!!!!!!!!!no comment ) Rencontre avec Hialle et sa maman et deux repas pris ensemble, découverte physique de forumiste, ce fût deux soirées très agréables, ou les discussions partaient dans tout les sens, pour notre plus grand bonheur !

Départ bangkok, second choc pour mon épouse, ( elle a adoré cette ville et j’en suis très heureux, car c’est synonyme de retour ) Grand Palais, visite diverses, chao praya sur le bateau etc … Pour les gourmands ( buffet du marriot qui reste à mon gout le meilleur rapport qualité /prix, même comparé à celui de l’oriental)

Coup de téléphone a Alban et Robert ( je regrette de ne pas avoir appelé les autres à qui j’avais promis de le faire, mais pbs de logistique, perdu les numéros) ; voix et impressions de se connaître depuis longtemps ; moment bizarre et agréable !

Départ Kanchanaburi en taxi, ( négocié grâce à Alban ) je vous le recommande, le taxi …..pas Alban car on pourrait penser que nous sommes en ménage …… Là bas rencontre avec François Collier, et grâce à lui moment magique de la rencontre avec des éléphants, et surtout le bain dans la rivière, je le recommande a tous, c’est inoubliable !!!! François avait rendez vous avec un couple et des enfants, nous prenions le déjeuner ensemble, et c’est là qu’en parlant de VF, il me dit être Paqui18, moment cocasse, drôle et évidemment, nous avons échangé nos impressions, sur le forum et ses membres..

Visite des chutes « erawan » grand moment de marche, et de bain dans les chutes d’eau ; mais comment décrire des sensations physiques agréables, ou après 1h30 de marche, on plonge dans une eau douce, à la température idéale….

Ensuite pour finir, le périple, visite du temple aux tigres ; que dire ? Est ce bien, ou non ; pas de réponses a donner, sauf que ma fille a apprécié ; c’ets peut être le seul point positif !

Retour a BKK, en s’arrêtant à la ferma aux crocos de samphran et le jardin des orchidées qui le jouxte ; j’ai découvert qu’un croco est aussi rapide a prendre sa proie que certains membres du forum a agresser les autres ( humour …)

Ensuite BKK, découverte du Siam Paragon que j’ai vu en construction il y a deux ans et l’année dernière ; superbe réalisation Shopping shopping, shopping ……….. Visite temples, ballades klongs, massages, shopping, massage, ballade ….

Dernier soir diner à l’oriental, (table au bord de l’eau!!!), quel bonheur que ce moment de partage dans ce cadre magique !! samedi dernier jour de shopping et farniente ; grâce aux amis, j’ai pu garder la chambre jusqu’à 19h !!!

Voilà le récit édulcoré du voyage, car il manque presque tout à ce récit, les sensations, les moments de joies et autres, car cela, se partage difficilement ! Je mettrai des photos si les membres sont intéressés ; sinon j’en ai 750 sur mon ordi !
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Sousadie! Un p'tit tour au Cambodge?
Janvier 97, j'sais pas quel jour on est et je veux pas le savoir... 6h du mat', je suis au Temple Ta Phrom... Ah ....Glub....WAOUOUOUOUhhhhh....... Pfff..... C'est trop beau, c'est pas possible!!! Au-dessus de la porte d'entrée, un énooorme visage regarde vers les quatre points cardinaux. Je rentre, marche sur le chemin de terre, et je ne m'en écarte pas à cause des mines... Il fait un calme incroyable, je suis bouche bée, la seule si tôt ce matin, "je découvre" Ta Phrom, à moitié enfoui dans la jungle... Encore des statues merveilleuses sur les murs, parfois cachées par d'énormes racines. Bien installée à coté d'une Apsara, je contemple, je rêve, je délire... Devant moi, un gigantesque arbre mort aux délicieux reflets d'argent, se dresse majestueusement au-dessus d'un mur du temple. Ses grosses racines de chaque côté du mur fouillent les moindres recoins des pierres si vieilles et si belles, si colorées, allant du gris clair au turquoise, en passant par le rouge, le gris foncé, le beige... Elles les déstabilisent ou les consolident, se mêlant aux feuilles et branches, aux buissons grandissant jusqu'à devenir de majestueux et merveilleux arbres.. La nature, la jungle tout autour dégage une odeur très douce, très agréable. Il a plu cette nuit, ça accentue l'odorat. D'étranges cris d'oiseaux viennent ajouter une mélodie fabuleuse au charme et à l'harmonie que dégage Ta Phrom.. J'observe de tous mes sens, vue, odorat, toucher, je profite de l'instant présent, j'écoute les sons de la nature, les cris étranges de je ne sais quel animal, les chants aux tonalités différentes des multiples oiseaux multicolores. Cet endroit, a un goût de Nirvana. De très nombreux papillons jaunes, rouges, bleus, noirs, blancs, de formes et de grandeurs variées virevoltent dans l'air humide de ce printemps khmer.. Les pierres commencent à être un peu dures pour mes tendres fesses... Je m'en vais chercher un autre petit coin peinard, où je pourrai installer mon hamac.

Ta Phrom 18h… Je suis toujours dans mon hamac à regarder le coucher du soleil cette fois… Le ciel est tout rose… Je dois penser à rentrer si je ne veux pas rester là toute la nuit. A l’extérieur du temple, la route est vide. La lumière tombe. Je marche quelque temps... Croise une moto et fais du stop, mais sans succès. Vient une autre moto, tirant une toute petite remorque à deux roues. Rebelote je fais du stop, et… Elle s’arrête ! Chouette ! Je monte dans la p'tite remorque, et un peu plus loin sur la route, je croise Greg et Edo résidant au même guest house que moi, comme eux non plus n'ont pas de lift de retour, hop! Ils montent à leur tour ! Installés comme des poulets, tous les paysans que nous croisons sont d’abord bouche bée, ensuite ils rient à se fendre la poire, découvrant leurs dents rouges par le bétel qu’ils mâchent sans arrêt. Leurs chapeaux de paille pointus ou leurs krama (foulard typique à carreaux) sur la tête pour se protéger du soleil. Les têtes de ces gens si surpris valent tous les détours du monde! Quelle attraction nous devons être pour eux! Nous aussi, on rit à gorge déployée! Quelle foire !!! Bon sang ce que j’aime la vie dans de tels moments!!!
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Review of my visit to Angkor
SIEM REAP You can now rent scooters just about everywhere in Siem Reap, but at rip-off prices—$15–18 a day instead of $5–10 like everywhere else in Indochina. The best options are tuk-tuks or, even better, electric bikes ($12, but with a 50 km range, so they won’t let you go to Banteay Srei or the River of a Thousand Lingas in the Kulen Massif, which are too far). **WARNING:** Wear a helmet, or they *will* catch you. Scooters are banned from going from SR to the stunning temple of Koh Ker in the northeast and continuing to Battambang; no idea why!

My favorite little hotel in Siem Reap? The Neth Socheata, tucked in an alley off Thnou St near the market—lovely rooms, and the owner speaks great English. Then there’s the Ivy Guesthouse with its little garden, but it’s “always full,” according to the owner. For something upscale but still affordable, a fantastic spot is the Pavillon Indochine, tucked away on a quiet side street on the way to the airport—elegant, with incredible attention to decor, a terrace restaurant, garden, pool, etc. Everything you’d want for $70 including breakfast. I also spotted a hostel for backpackers, the Angkor Thom Hostel, with small 6-bed dorms for $4 with a fan or $6 with AC (18 Wat Bo St).

Food-wise, it’s all amazing! Pub Street has turned into a noise nightmare, with speakers blasting what’s supposed to be music but is just *boom, boom, boom, boom, boom*—run away, even though the pizzas at the Italian place Il Forno are really good. The famous and excellent Tigre de Papier has changed its name to Paper Tiger and is still just as good (lunch only, though, because across the street there’s a huge bar blasting *boom boom boom*, so you won’t be able to hear each other during dinner). On the other hand, the Italian-Cambodian El Toro on Pub Street is perfect, with fantastic pizzas and divine lasagna (go to the first-floor dining room—there’s a big bar across the street blasting *boom boom boom*, but at least you can still talk). Due to the lack of customers during COVID, all the French restaurants—Barrio (three times alas!), Les Deux Sœurs, Le Bel Air, and Le Mozart—have closed. The only one left is L’Olivier, which is pricey. I also discovered a great Moroccan restaurant (though run by a Sudanese man and his French wife), Le Tajine, on Strung Thmei St, 09 68 89 78 27. **WARNING:** For tagines and couscous, you need to order at least in the morning; wine and beer are fine. To get there, turn at the corner of the Cineplex behind the big market at the start of Sivatha Boulevard.

I finally went to the Khmer dance show. Beautiful dancers and dances, but **EAT BEFORE OR AFTER**—the meal is so awful that most Westerners leave it on their plates.

THE ANGKOR TEMPLES Use the excellent *Routard Cambodia* guide. Just a few tips: - Start with the pre-Angkorian Roluos group, 15 km before Siem Reap on the road to PP—it’s the “ancestor” of the temples.

- To avoid the big crowds at Angkor Wat, Bayon, and Ta Prohm, go between noon and 2 PM when everyone’s having lunch. - Speaking of lunch, the crowds flock to the hundred or so mediocre food stalls on the left side of Angkor Wat. Instead, head to Angkor Thom after the stunning Pre Rup temples, all the way to the small Sras Srang basin. Along the basin, there are several restaurants with terraces offering first-floor views of the water, and no crowds. Afterward, cross to the other side of the basin—you’ll end up in the countryside with charming villages where locals seem to live as they did during the temples’ golden age (at its peak, the population was estimated at 600,000–800,000, making it the largest city in the world. The theory for the abandonment is water shortages caused by overpopulation).

- I climbed Phnom Bakheng for the famous sunset, but the crowd was so ridiculous that instead of seeing the temple at sunset, you just see the heads and shoulders around you.

- There are tons of small temples that most people skip, and they’re missing out. My favorites: Thommanon, Neak Pean, Ta Som, and especially Pre Rup, an amazing brick complex with 14 towers.

**Big disappointment:** You can no longer climb to the first floor of Bayon, where you used to stand magically among the giant head statues. So, admire the beautiful bas-reliefs on the outside, but there’s no point going inside—you’ll just see a dark, square corridor with nothing interesting.

ANGKOR FURTHER AFIELD The wonderful Banteay Srei temple. A gem! I couldn’t find the bas-relief stolen by Malraux in the 1920s (fun fact: what he was doing in Indochina—stealing a bas-relief to sell for a fortune in France to cover his massive gambling debts on the stock market, where he ruined his very wealthy American wife—was an open secret. But the French authorities in Saigon, who hated him for his leftist views, decided to let him do it and catch him red-handed, which worked perfectly. He avoided jail only because all the leftist intellectuals in Saint-Germain, Sartre, Beauvoir, and co. cried scandal—though the real scandal was the looting).

30 km of excellent paved road further north, a great spot: the Kulen Massif and the River of a Thousand Lingas (at one point, you’ll come to a T-junction—turn left). Along the road at the foot of the massif, on your right, there’s a great restaurant, Bourey Sovann (where the food is excellent). The trail to the river starts just before it on the left. **Warning:** There are two sites for the River of a Thousand Lingas. One is accessible via a private road, so there’s a $20 toll, and you need to arrive before 11 AM because the road is narrow and traffic flows downhill after that. You’ll end up in a site full of shops, snack stalls, and two good restaurants, including one by a beautiful waterfall. However, the thousand lingas aren’t as spectacular there.

Banteay Srei + the River of a Thousand Lingas makes for a fantastic day. **WARNING:** You used to be able to go to the river and waterfall by scooter or tuk-tuk, but it’s now forbidden. So **go by taxi**—otherwise, you’ll be hiking 12 km round trip up a steep trail.

If you leave Siem Reap early, you can even add Beng Mealea temple on the way back, making a triangular route: SR-BS-Khulen-BM-SR (or the reverse).

If you have time, visit Banteay Samré temple, 10 km west of the Angkor Thom complex. A lovely site with very few visitors.

I’ve never been to the famous Preah Khan on a hill overlooking Thailand. There’s a big dispute between the two countries—the Thais insist the temple belongs to them because the entrance is in their country. There have been serious clashes in the recent past, and landmines are still abundant off the marked paths. They even claim the entire Siem Reap province is theirs and should be returned, arguing it was Thai in the past. It takes two days (6–7 hours each way), with an overnight stay in the nearby village (small hotels and one luxury option with a garden and pool, but it’s expensive).

TONLE SAP People talk about “floating villages,” but that’s a big mistake—these are actually villages of astonishing stilt houses, 4 meters high or more, due to the lake’s major floods. The most famous is Chong Khneas, which I skipped because it’s packed with tourists. Instead, I really liked Kampong Phluk, which is much quieter. To get there, continue on the road past the Roluos group until you reach a parking lot with pirogues lined up. They’ll take you down the river, stop at this amazing village for a walk, and then take you to the Tonle Sap, a true inland sea. At one point, you’ll pass through a flooded forest that you can explore by small boat. At the junction of the river and the Tonle Sap, and on the lake itself, there are floating restaurants where the food is great. Note that in the dry season, you can reach the village by scooter.

BACK TO PHNOM PENH AND ON TO SOUTHERN VIETNAM Since I’d planned at least 15 days in the Mekong Delta between Chau Doc and Saigon, I skipped Battambang, etc. With no desire to endure the dusty road from SR to PP again, I simply loaded my bike onto a bus with the great company Rith Monty (book at their office in SR on the small square at the start of Sivatha Boulevard—$10 for the bike and $6 for me), also known as Paramount. Their buses stop on 136 St right in the middle of PP. I’ll also mention the excellent Giant Ibis, with big modern buses that always leave on time—unlike the others.

I spent the night in PP, and the next morning took the fast boat from PP to Chau Doc with Hang Chau Tourist (buying the ticket the day before is recommended—$25—either at your hotel or the port, and they’ll pick you up at your hotel by tuk-tuk to take you to the port). Departure from PP at noon, arrival in Chau Doc around 4 PM. The boat is great—comfortable and fast. A crew member takes your passports for Cambodian exit formalities, and you handle Vietnamese immigration yourself—it all takes 15–20 minutes. The route isn’t on the Mekong but on the Bassac River to the border, then a wide north-south canal to Chau Doc (the arrival is really nice). In the Chau Doc-PP direction, the boat leaves Chau Doc at 7:30 AM.
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Cambodge 16 J: Siem Reap - Angkor - Battambang - Koh Rong - Phnom Penh
CAMBODGE D'Angkor la Mythique aux perles des îles cambodgiennes

Siem Reap et sa région - Angkor - Battambang - Koh Rong - Phnom Penh



Après une année chargée qui a occasionné un certain retard sur la publication de ce post et la mise à jour du blog, je reviens sur cette partie du forum pour livrer notre carnet de voyage sur notre séjour au Cambodge, dont la préparation avait débuté ici : http://voyageforum.com/discussion/mars-cambodge-niveau-eau-cours-eau-d6743820/

Je remercie ceux et celles qui apportent régulièrement ici même (et sur leurs propres blogs et sites web) leurs contributions et leurs précieux conseils. Je me mets moi-même à disposition si vous avez des questions quant à l’organisation de votre voyage. N’hésitez pas, ce sera avec plaisir ! 😉

Vous retrouverez le détail de l’ensemble des journées, photos et informations pratiques précises sur mon blog : http://www.deloinenlarge.com/2015/11/cambodge-2015-introduction-au-voyage-et.html

Maintenant… En route ! 😎 Fab http://www.deloinenlarge.com/

PS : désolé pour les quelques soucis de mise en page^^

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Introduction au voyage

Mercredi 4 mars 2015

Quelque part à près de 12km (39000 pieds) au dessus de la Russie. 16h30 heure française. Là où nous sommes... je le ne sais pas. Près de 5h que nous volons. Nous sommes calés sur l'heure chinoise : à Canton il est 23h30. Alors bien sûr dans notre avion de la China Southern c'est la pénombre : nous avons rejoint la nuit.

Nous sommes partis hier soir d'Avignon et avons passé la nuit sur Paris : plus sûr, plus tranquille aussi, et ça permet de voir la famille. Ce matin, nous avons fait comme les parisiens qui courent dans le métro et avons sauté dans le RER B direction Charles de Gaulle. Les formalités d'enregistrement ont été rapides : arrivés vers 10h à l'aéroport, à 10h30 nos 2 sacs à dos étaient enregistrés, à 11h nous passions la police des frontières et avons même eu le temps de boire un café avant d'embarquer. Notre Airbus A330 quittait le tarmac de Roissy à l'heure prévue : 11h45, direction Canton à l'extrême est de la Chine. Là un court transit de 2 heures nous attend entre 6h40 et 8h45 avant que nous repartions pour Siem Reap toujours avec la China Southern. Nous devrions arriver vers 10h30 sur les terres khmères des Temples d'Angkor.

C'est la première fois que nous sommes aussi détendus pour un voyage lointain. En réalité tout s'est fait en souplesse depuis le départ. Je pense que l'on est rodés. Après quelques hésitations en décembre sur la destination , on décidait un itinéraire assez simple pour 15 jours et 15 nuits sur place : - 6 nuits sur Siem Reap, notre camp de base pour visiter l'ensemble des temples d'Angkor sans courir, profiter de l'arrière-pays, découvrir la vie sur Lac Tonlé Sap - 2 nuits sur Battambang pour voir une autre facette du Cambodge, et une ambiance plus rurale, moins touristique peut-être - 1 nuit sur Sihanoukville en transition pour les îles - 4 nuits en “Robinson Crusoé” soit sur Koh Rong, soit sur Koh Rong Samloem, 2 petites îles situées à 3 ou 4h de bateau de Sianoukville. Nous nous déciderons une fois sur place pour l'une ou pour l'autre mais dans tous les cas ça sent le sable chaud sur fond émeraude et cabanes dans la jungle - 2 nuits sur Phnom Penh avant le vol retour.

Le vol avec une arrivée à Siem Reap est pour nous une très bonne option (sans surcoût par rapport à un A/R Phnom Penh) : nous gagnons ainsi du temps en transfert et sur 15 jours c'est précieux. Nous nous déplacerons ensuite par les transports en commun : les villes principales sont bien desservies par quelques compagnies de bus régulières, sûres, et plutôt bon marché. Nous avons réservé des petites guesthouses tranquilles, et les nombreux échanges avec Iza, qui tient la "Serenité Guesthouse" où nous serons hébergés sur Siem Reap nous ont permis de bien réfléchir nos visites sur Angkor et organiser notre circuit. Au top cette Iza, mais on y reviendra certainement. On part avec une centaine d'euros en poche, histoire de ne pas partir à vide. Nous retirerons des dollars directement à l'arrivée sur Siem Reap (ça nous coûtera moins cher) et obtiendrons des Riels en retour de monnaie pour les petites dépenses du quotidien. Pour accompagner notre guide papier (LP), une amie nous a prêté un beau bouquin : Angkor, de Maurice Glaize. Un livre de passionné (il fut le conservateur d’Angkor de 1936 à 1946), avec de belles photos en noir et blanc. Cet homme ne présente pas seulement les temples, il les vit, il les raconte avec romantisme, poésie, et surtout la passion de celui qui découvre et qui aime partager. Je suis content d'avoir glissé le petit pavé dans mon sac photo. Restent plusieurs heures pour nous imprégner "sur papier" de cette civilisation, de ce pays, de son histoire. Pour mieux comprendre ceux qui y vivent et découvrir les yeux ouverts. Tenter d'être plus intelligents et plus riches au retour qu'à l'aller. Un chauffeur de tuk-tuk nous attend à notre sortie de l'aéroport, et je sais déjà que nous allons bien l'aimer.

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Feuille de route

(cliquez sur les liens pour accéder au détail des journées)

Jour 1 : Siem Reap - premières pagodes et l'émotion d'un coucher de soleil sur Angkor Vat

Arrivée au Cambodge et à la Sérénité Guesthouse Premiers pas dans Siem Reap : Wat Damnak*, Wat Bo*… Angkor Vat : coucher de soleil mythique***





Jour 2 : Siem Reap - Temples d'Angkor - Le grand circuit

Srah Srang Banteay Kdei*** Prè Rup* Mebong Oriental Ta Som** Neak Pean Preah Khan* Coucher de soleil au Bayon**



Jour 3 : Angkor - Le Petit circuit

Ta Phrom** Ta Nei** Ta Keo Chau Say Tevoda** Thommanon* Porte de la Victoire** d’Angkor Thom Angkor Thom Bayon** Terrasse des Éléphants Baphuon* Phimeanakas* Preah Palilay** Terrasse du Roi Lépreux Coucher de soleil depuis le Phnom Bakheng Restaurant Amok**



Jour 4 : Autour du Tonlé Sap - plongée au coeur de la vie cambodgienne

Siem Reap : Marché de Phsar Leu** Kompong Khleang, village sur pilotis et village flottant** Siem Reap : Wat Po Banteaychey* Campagne cambodgienne* Village et rizières au pied de Phnom Krom*** Siem Reap : route 60*





Jour 5 : Beng Mealea, artisanat et fin de journée “off”

Beng Mealea** Visite des Artisans d’Angkor* Fin d'après-midi et soirée chez Kanell*



Jour 6 : Nouvelles merveilles pour ce dernier jour à Angkor

Angkor Vat** Prasat Kravan* Pause dans un petit village Khmer Banteay Samré** Banteay Srei***





Jour 7 : De Siem Reap à Battambang - changement d'ambiance

Route vers Battambang Arrivée à la Sangker Villa Vat Peapahd* Vat Damrey Sar* Vat Kandal* Temple et village de Vat Kor* En campagne autour de Battambang*



Jour 8 : Cambodge multifacette, multicolore, dans la campagne de Battambang

Marché Phsar Boeung Chloeuk* Wat Somrong Knong et le mémorial de Choeng Ek (killing field)** Artisans locaux** Wat Ek Phnom* Vie rurale Prasat Banan** Phnom Sampeau** Rivières de chauves-souris, coucher de soleil superbe et inédit ***





Jour 9 : De Battambang à Sihanoukville

Trajet bus + taxi de Battambang à Sihanoukville Soirée zen à la Sunset Lounge Gueshouse*

Jour 10 : Sihanoukville - Koh Rong - So Lonely !

Tranquilles... entre Occheuteal et Otres Beach Traversée vers Koh Rong : en route pour le paradis ! Notre cabane de Robinson* Baignade sur Lonely Beach** Coucher de soleil sublime*** Planctons luminescents*



Jour 11 : Koh Rong - Rando sur l'île et snorkeling

Balade jusqu’à Prek Svay, le village* Traversée de l’île est-ouest* Snorkeling* Feu de camp en soirée



Jour 12 : Koh Rong - Seuls au monde

Jungle trek* Farniente sur une plage déserte aux allures de lagon*** Coucher de soleil flamboyant**



Jour 13 : Koh Rong - le temps en suspens...

Piverts et calaos Mode transats et repos*** Atelier tressage et bijoux au naturel** Snorkeling* Dernier coucher de soleil d’exception sur Koh Rong***



Jour 14 : De Koh Rong à Phnom Penh

Trajet bateau + bus vers Phnom Penh Arrivée au Tea House Hotel** Premier contact avec Phnom Penh, en nocturne

Jour 15 : Découverte de Phnom Penh - horreurs et bonheurs

Psar Tuol Tom Pong (Marché russe)** Musée Tuol Seng (S21)*** Wat Langka** Restaurant caritatif Friends** Palais Royal et Pagode d'argent** Vat Phnom Repos en Croisière sur le Mekong Restaurant Sovanna, typique**



Jour 16 : Phnom Penh - retour et conclusion

Dernier tour au marché russe Baignade au Teahouse Retour en France Impressions et conclusion

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Conclusions du voyage…

Évidemment nous serions restés 3 semaines, un mois, 6 mois…. Nous avons trouvé au Cambodge beaucoup plus que ce que nous pensions découvrir. Les temples d’Angkor restent toujours mythiques, les paysages sont magnifiques de simplicité et d’authenticité. Notre séjour sur Koh Rong réfère aux paradis tropicaux. Mais encore plus beaux, ce sont les gens. Ces sourires, ces visages nous ont marqué. Le dénuement appelle l’humanité. Un pays chargé d’histoire, un passé douloureux qui contraste avec cette beauté si éclatante. Nous sommes rentrés avec une seule envie. Y retourner. Le plus vite possible.



D’un point de vue plus terre à terre, les “plus” :

Une population adorable et attachante Un passé riche Des paysages superbes La saisonnalité du Tonlé Sap qui modèle le paysages et la vie des habitants Une campagne authentique Des marchés colorés et éclectiques Une cuisine délicieuse et parfumée Koh Rong, magnifique du côté de Lonely Beach Nos super chauffeurs de tuk-tuk Budget maîtrisé Et…. évidemment les temples d’Angkor, merveilles du monde

Les “moins”..... euuuuh…. bon ok :

Temps de parcours un peu longs Fonds marins pas très riches La foule sur Angkor (mais contournable !) Sihanoukville, ça ne donne pas envie Peu de vie locale sur Koh Rong



-- Les hébergements

Serenité Guesthouse - SIEM REAP 6 nuits - 40$ /nuit en chambre double (ventilateur + clim), petit déjeuner inclus. Petite guesthouse francophone (2 chambres : Réserver à l'avance !) Nous sommes accueillis par Patrick, Iza nous rejoindra le dernier jour car elle a dû retourner pour quelques jours en Belgique. Autour d'un verre de thé glacé et d'une assiette de fruits frais, Patrick nous donne toutes les informations nécessaires quant à l'organisation de notre séjour. Notre chambre est bien décorée (comme sur les photos) et propre, salle de bain simple mais tout y est. Léger bémol sur l'état de la plomberie (pression et chasse d'eau bof bof) mais nous avons été d'emblée prévenus et c'est franchement acceptable. L'ambiance est très conviviale, on se sent vraiment reçus en amis. Sans en faire trop, Patrick est aux petits soins avec nous (bouteilles d'eau et thés glacés régulièrement offerts). Il prend en charge volontiers divers services, comme la réservation de nos tickets de bus pour Battambang, ou la coordination avec les chauffeurs de tuk-tuk (à ce sujet, super chauffeur Monsieur KONG - voir ses coordonnées sur notre blog - jour 1). Patrick nous fait volontiers profiter de sa connaissance du Cambodge, de la région, de ses habitants, des bons plans de restaurants, d'artisans. Vraiment intéressant. Iza que nous avons moins vue (arrivée à la fin de notre séjour) s'est montrée tout aussi gentille et attachante. Les petits déjeuners sont très copieux (fruits frais, produits du petit boulanger du quartier, jus de fruit, café....), appréciable avant d'entamer une bonne journée de balades. Le lit est fait et les serviettes changées chaque jour. Cachée derrière un beau bougainvillier, la GH est située à 5/10 minutes à pied du centre de Siem Reap. Elle est située dans un quartier agréable, populaire, vivant mais plutôt calme, où vivent des cambodgiens et ça fait du bien... Possible de laisser son linge pour la laverie pour 1,5$/kg (pas de surcoût par rapport aux prix en direct). En résumé un excellent séjour, très agréable, avec des personnes que l'on n'oublie pas.

-- Sangker Villa - BATTAMBANG

2 nuits - 49$/nuit en chambre "deluxe", petits déjeuner inclus. Ventilateur et clim. Accueil agréable de Caroline et Thibault, les nouveaux propriétaires français originaires de la région parisienne, qui ont repris l'affaire -auparavant tenue par des suisses- il y a 5/6 mois. Assis sur la terrasse devant la petite piscine et rafraîchis d'un thé glacé offert par la maison, nous profitons des conseils et informations pratiques communiqués par Caroline. La guesthouse (ou plutôt ce petit hôtel) est située dans une petite impasse au calme à 10/15mn à pied du centre ville de Battambang (il faut traverser la rivière) mais la distance reste raisonnable. La chambre, dont la décoration manque un peu de caractère, est grande et confortable, comme la salle de bain (super douche). Tout est très propre et le linge de toilette est de qualité. Les petits déjeuners servis sur la terrasse sont très agréables (salade de fruits frais, pain et confiture faits maison...). La piscine est très sympa après une bonne journée de trajet ou de visite, et les serviettes sont fournies. Thibault s'est lancé dans la confection et le commerce de sorbets artisanaux : nous n'avons pas goûté mais ils semblent délicieux d'après ce que nous avons pu entendre. Possibilité de passer par les chauffeurs de tuk-tuk qui travaillent avec la guesthouse pour visiter la région, en demi-journée ou journée complète. Nous avons eu affaire à Nani, génial, attentif et touchant, qui connaît très bien la région et son histoire. Ne pas hésiter à faire appel à lui (son tel : +855 089 603 536). Service de laverie possible, pratique mais un peu cher (3$/kg au lieu de 1,5$ pour les prix pratiqués "dans la rue") Caroline et Thibault ne vivent pas sur place (c'est qui fait hésiter entre le petit hôtel et la guesthouse, soyons clairs) mais l'un ou l'autre reste présent en journée. Le personnel est très agréable. En résumé : un bon choix sur Battambang.

-- SunsetLounge Guestouse - SIHANOUKVILLE

1 nuit - 18€/nuit en chambre double (hors petits déjeuners) La GH est située sur un petit bout de plage de sable blanc, à l'écart de l'agitation, à l'extrémité sud d'Occheuteal Beach. Accueil tout en douceur par Kati, chambre simple mais grande et super propre, ventilo et clim. Les chambres (une dizaine à peu près) sont alignées dans un petit bâtiment, toutes séparées de plantes vertes, mobilier en rotin, hamac pour tout le monde, pare-soleil en tissu coloré. Le bâtiment qui accueille les chambres est situé à proximité du bâtiment principal qui fait face à la mer et où sont réunis le restaurant/le bar et l'espace d'accueil, sorte de grande varangue agréable et aérée. En face, une jolie plage de sable blanc, très propre (nettoyée tous les jours), grand espace de détente "pieds dans le sable" avec ses transats, cocotiers, hamacs... Franchement top ! Dîner : ambiance détendue, musique électro tout en douceur, on sirote nos verres de blanc en se régalant de calamars sautés à l'excellent poivre de Kampot, et terminons cette soirée tranquille avec une assiette de fruits frais, installés dans les fauteuils sur la terrasse. Petit déjeuner très complet sous la varangue, à prix corrects. Vraiment super ce coin, simple mais très sympa, bien conçu et parfaitement entretenu. Un sans faute !

-- Lonely beach - KOH RONG

4 nuits - 30$/nuit en bungalow double - pas de clim, pas de ventilo, moustiquaire en bon état. Nous arrivons à Lonely beach en fin d’après-midi avec le bateau de la maison (traversée facturée en sup. 20$ A/R/pax). Le bateau s'arrête à une centaine de mètres du rivage et une petite annexe vient assurer notre accostage. Le cadre est superbe, paisible... Une jolie plage de carte postale, très ouverte, bordée de cocotiers, eau pure et chaude... Nous sommes chaleureusement accueillis par Nils qui nous accompagne jusqu'à notre bungalow, le n°8, le dernier, isolé à la droite du petit “resort”. C'est une cabane en bois posée sur pilotis au milieu de la végétation, entourée de cocotiers. Une petite terrasse avec 2 chaises en rotin, 2 hamacs, une grande "chambre" dotée d'un lit relativement confortable et d'une grande moustiquaire en assez bon état, de quelques bouts de bois pour faire sécher les serviettes. Les volets ferment comme ils peuvent, mais ils ferment. L’absence de clim, et même de ventilateur, n’est pas un problème, la chaleur la nuit est largement supportable. La "salle de bain" est ouverte sur la forêt. Elle ne comporte qu'un wc, un grand bac de béton rempli d'eau et une casserole en plastique rouge, pour la douche et toilette "à la khmère". Le “resort” ne comporte pas l'eau courante. Elle est puisée et filtrée, mais n'est pas potable en l'état. Donc brossage de dents à l’eau en bouteille. C'est insolite, dépaysant, ça bouleverse nos repères... Génial pour nous : c'est ce que nous sommes venus chercher. L'électricité du bungalow est assurée en 12 volts, produite par un panneau solaire qui assure l'éclairage juste nécessaire du soir au petit matin. Pour le chargement des appareils électriques, ça se passe en journée sous la grande varangue qui sert de salle de restaurant, bar, comptoir d'accueil... où se concentre la vie en "collectivité" sur le resort. Côté nourriture, les repas sont corrects, sans plus. De même pour les petits déjeuners (crêpes et pancakes très bons). Le soir, la mer est éclairée de planctons luminescents, et nous avons de la chance car ils sont très visibles à cette période : lune discrète donc nuit noire. C'est une expérience magique ! Quelques petites balades à pied au départ du site. Un regret : pas d’activités proposées, le tableau noir prévu à cet effet est resté vide tout le séjour (on aurait aimé au moins une petite balade en bateau pour voir d’autres plages et voir d’autres spots de snorkeling). Dany, l’autre propriétaire de Lonely Beach, est très sympa et n’hésite pas à engager la conversation. Le resort ferme 2 jours après notre départ, temporairement réquisitionné par l’équipe de production d’une nouvelle saison de Survivor ;) En résumé : un bel endroit, très nature, propice à la déconnexion !

-- Tea House hôtel - Phnom Penh

2 nuits - 40$/nuit - clim - dej inclus. Très beau boutique-hôtel au cœur de Phnom Penh, au rapport qualité/prix excellent. Accueil professionnel et aimable, service de grande qualité. Très bon thé glacé lors du check-in. Belle décoration générale, sobre, design, colorée, avec beaucoup de végétal, ambiance zen. Chambre très spacieuse (nous avons été surclassés en chambre sup), propreté impeccable, simple, agréable, à l’image de l’hôtel. Lit moelleux immense, la clim fonctionne parfaitement. La salle de bain n’est pas très grande mais bien équipée et la douche est super. Le petit déjeuner est excellent, très complet, varié, et la salle agréable est ouverte sur la piscine. L’emplacement est idéal, dans une rue au calme et néanmoins à proximité des sites majeurs (accessibles à pied). Un excellent choix sur Phnom Penh, on recommande !
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Retour de la Thaïlande, Vietnam, Cambodge (40 jours)


Retour de la Thailande, Vietnam et Cambodge (40 jours)

J'ai fais un périple de 40 jours dans ces 3 pays du 1er novembre au 9 décembre 2015. J'ai beaucoup utilisé le site de VoyageForum pour planifier mon voyage, j'y ai lu la plupart des critiques sur les endroits où j'avais l'intention de séjourner et cela m'a aidé énormément à faire le bon choix correspondant à mes goûts. Point important à préciser, j'avais planifié ce voyage en couple et à 2-3 jours avant le départ, ma conjointe a attrapé une pneumonie, donc impossible pour elle de prendre l'avion, je suis parti seul à l'aventure....

J'ai quitté Montréal sur Qatar Airways en destination de Bangkok. Après une toute 1er nuit en Asie près de l'aéroport, je suis parti visité l'ancienne capitale de la Thailande soit Ayutthaya, j'y ai séjourné 3 nuits. Par la suite, j'ai quitté pour le Nord du Vietnam, afin de profiter le plus possible d'une température clémente. Après 3 nuits à Hanoi, j'ai fais une croisière dans la baie d'Halong et par la suite j'ai fais un séjour à Ninh Binh. Ensuite, j'ai fais le vol Hanoi-Siem Reap au Cambodge, j'y ai passé 10 jours. Du Cambodge, je suis parti me reposer sur une île à Ko Yao Yai pour une semaine, île situé dans les sud de la Thailande et finalement retour sur Bangkok pour les 5 derniers jours de mon voyage.

Je ferai donc un court résumé de mon voyage en 6 parties 1-Ayutthaya 2-Baie d'Halong 3-Ninh Binh 4-Siem Reap 5-Ko Yao Yai 6-Bangkok

J'ai adoré mon voyage, difficile de dire ce que j'ai préféré le plus, je vais donc commencer par la partie qui m'a fait le plus de peine de quitter....j'y ai laissé, comme dans le classique de Sinatra, I left my heart in San Fransisco...non à Ninh Bihn pour moi. https://vimeo.com/150608787 Je fais un retour sur les 6 merveilleux jours que j'ai passé à Ninh Bihn et ce grâce à mon séjour au Nguyen Shack. Je suis arrivé là-bas un vendredi 13....novembre 2015....et je crois bien que cela m'a apporter beaucoup de chance ! L'accueil a été super et je ne pouvais demander mieux....En arrivant, j'ai fais la connaissance de la charmante Zum (hôtesse, guide, cuisinière, barmaid, et mananger à l'occasion) après un échange de civilités, elle m'a laissé que 2 minutes pour déposer mon sac dans mon bamboo-bungalow et je suis parti faire la visite guidée du village en vélo que j'ai trouvé très enrichissante (j'ai adoré le tofu fraîchement préparé et ce de façon très rudimentaire, cuisson sur de la braise...dans une petite maison privée....aussi, un couple donc le courage m'a impressionné, qui fabrique 1000 briques par jour, pour quelques dollars, mais qui gardent toujours le sourire...., la fabrique de vêtements, et finalement la visite d'une classe du village donc les élèves âgés d'une douzaine d'années étaient en préparation d'une fête). On repars en direction du "Shack" à la brunante, et par la suite on roule dans une noirceur d'où on devine seulement les ombrages, on se croit dans un théâtre d'ombres en 3 dimension....magique ! À l'arrivée, on croise des parents qui amènent leurs enfants pour la classe d'anglais.

Au retour de cette visite du village, j'ai fais la rencontre de Maxime (Québécois, super gentil, très polyvalent et le chum de Theu...le grand boss ) et il m'a fait une proposition que je ne pouvais pas refuser, une tournée de bouffe local...je suis donc reparti de plus belle, à peine le temps d'aller chercher une veste. Ce fut une soirée que je ne suis pas prêt d'oublier: départ dans une vieille jeep de l'armée russe datant des années '70 , alcool de geiko, baluts (oeuf de caille fécondé), grenouille, calmar, bières locales, etc....

Je me souviens qu'en me remémorant cette 1er journée , lorsque je me suis couché, je me suis dit: c'est le meilleur accueil que j'ai jamais eu dans tout les endroits que j'ai visité....et je le redis encore aujourd'hui...

J'ai lu presque toutes les critiques sur Nguyen Shack avant de partir et aucune ne mentionnaient ceci: vers 04h15, pour celui qui a l'oreille très fine et un sommeil très très léger (c'est mon cas, je peux presqu'entendre dans mon sommeil une souris qui circule dans une pièce) donc on peut entendre venant du village situé à quelques kilomètres, de la musique et des nouvelles de l'actualité (cela dure environ 20 minutes)....j'ai entendu cela lors de mes 2 premières nuits, à la 3e, 4e, et 5e nuit...mon cerveau s'est acclimaté à j'ai rien entendu. Maxime, le lendemain, m'a expliqué que le régime en place, diffuse des "bonnes nouvelles" pour dire au peuple que tout va très bien....madame la Marquise....que le régime contrôle la situation.....Cela doit être terrible de se faire réveiller comme ça tout les jours de l'année.....Ce scénario se répète plusieurs fois dans la journée. Je le répète, si personne n'a mentionné cela avant dans une critique c'est sans doute que personne n'a été importuné, sauf moi...j'étais encore sur le décalage horaire, pas évident de bouger 12 heures dans son horloge biologique !

Les jours suivants furent tout aussi merveilleux: mes deux sorties en moto pour visiter différents sites (avec un excellent chauffeur), la visite matinal du marché ainsi que le village de sculpture de pierres, ma longue randonnée en vélo aussi pour des visites touristiques, la montée des 476 marches de la montagne du Dragon (à quelques pas du "Shack")...Encore une chose que je n'avais pas lu mais qui n'est pas vraiment une critique, à certain endroit (surtout à Tràng An) et ce lorsqu'on voyage seul, on a l'expression d'être une vedette, une rock star.....plusieurs jeunes filles, mamans, groupe de jeunes veulent se faire photographier avec vous....c'est très bon pour son ego....Souvent, sur des lieux touristiques, j'étais le seul étranger....et un Canadien, passe difficilement incognito parmi des centaines de vietnamiens....

Ma dernière journée fut très relaxe, j'ai écouté mon corps qui me disait qu'après 4 jours super bien remplis, il avait bien besoin d'un peu de repos. J'ai alors étiré mon petit déjeuner, essayé finalement les hamacs de mon patio, fait des photos, préparé mon sac pour quitter le lendemain, participer à l'enseignement de la classe d'anglais...

Je m'attendais de passer ma dernière soirée tranquille, me coucher tôt.....mais Lam (un hôte, guide, prof d'anglais, barman) a décidé autrement.....À la fin de mon repas, Il m'a très gentiment présenté à deux ravissantes Britanniques et après un bref échange avec les deux jeunes filles, il est venu nous rejoindre pour leur demander s'il elles connaissaient le "Happy Dring"....ce fut le départ d'une soirée bien arrosée et mémorable...même si j'en ai perdu quelques bouts ! Ce que je retiens le plus de mon séjour, c'est que je m'y sentais en famille, entre ami(e)s, en pleine sécurité...je prend très rarement une brosse (environ une fois au dix ans) et je savais lors de cette dernière soirée que je pouvais prendre un verre de trop sans risquer de me retrouver dans une situation à critique....Zum et Lam m'ont reconduit à mon bungalow, celui le plus éloigné du restaurant-bar- accueil, c'est un petit bout que je me souviens...

J'aime faire toutes sortes de découvertes mais je crois pas que j'aurais essayé la bouffe de chien( au menu, mais faut commander 24hrs d'avance) à un autre endroit qu'au Nguyen Shack, je savais qu'il n'y avait aucun doute à avoir au sujet de la provenance et de la préparation de cette viande. Et en plus, avoir de la compagnie (et beaucoup d'alcool de riz...le Happy Dring) pour partager ce repas à été une façon super agréable de vivre cette bizarre expérience....

J'ai adoré l'ensemble de mon séjour: la bouffe super bonne, l'exotisme du bungalow, le personnel hyper aimable, le paysage ambiant, les visites inoubliables, les personnes rencontrées....La température fut excellente durant tout mon séjour, soleil, 30-32 degrés, chaud , j'adore la chaleur....

Avant d'arriver à Ninh Binh, plusieurs personnes ont semblées perplexes lorsque je leur disais que j'allais passer 6 jours à cet endroit, elles me disaient que c'était un peu trop long comme séjour....elles se trompaient royalement, je crois que c'est le minimum....

Pour conclure, si comme moi, vous visitez le Vietnam pour la 1er fois et vous n'avez pas beaucoup de temps, le numéro 1 sur votre liste c'est la baie d'Halong....et le numéro 2, Ninh Binh, une sorte de baie d'Halong terrestre d'où on y découvre un visage rural du Vietnam et des sites incroyables beaux et le meilleur lieu pour y séjourner, Nguyen Shack.

N.B. J'ai constaté beaucoup de chantiers de construction en cours dans les environs, le paysage de Ninh Binh risque de subir des transformations dans un très proche avenir, sûrement pas en bien.....
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Récit de quatre semaines Thaïlande du Sud et Angkor
Ce récit de voyage est notre second sur voyageforum après celui de l'an dernier où nous avions relaté nos quatre semaines passées au Vietnam. Le but est le même : puisque sur ce site certains membres, en partageant renseignements, expériences et bons plans nous facilitent la préparation de notre voyage, nous faisons de même après notre retour afin de leur faire un petit plaisir mais aussi dans l'espoir que nos expériences puissent être utiles à d'autres, d'une manière ou d'une autre.

Le parcours a été le suivant : Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.

Outre la redécouverte de Bangkok, les objectifs étaient le vieux rêve de voir Angkor et l'envie d'explorer le sud de la Thailande, dont une bonne partie n'est pas extrêmement touristique.

Juste un grand merci en passant à Barbot qui s'est donné la peine de répondre à plusieurs de nos questions.

12/07/2013

Le vol le moins cher trouvé en début d'année est un Paris Bangkok avec escale à Moscou pour 1440 euros, prix pour 2 personnes. Nous testons donc cette fois Aeroflot. Airbus A318 pour le 1er trajet, A330 pour le second. Rien d'ennuyeux à signaler, les passagers ont été très calmes, la température était agréable dans l'appareil, nous avions suffisamment de place pour nos pieds. Avouons tout de même que la qualité des plateaux repas est plutôt médiocre et que les hôtesses sont loin d'être de grandes comiques.

Nous nous permettons de rappeler qu'il est préférable de faire le moins de change possible à l'aéroport à l'arrivée puisque le taux est désavantageux d'environ 5% par rapport aux banques en ville.

Bien sûr, nous prenons soin de prendre la sortie d'aéroport à l'endroit où on peut emprunter les taxis officiels, afin de ne pas nous faire arnaquer. Donc on fait la queue, une petite dame nous remet le ticket, et hop le chauffeur arrive et nous partons. Il est probable qu'en général cela se passe bien, car ces chauffeurs sont répertoriés, connaissent leurs devoirs et les risques qu'ils encourent à les transgresser. Sauf que ce jour-là, tout de suite pour commencer, nous sommes tombés sur la crapule de service. Son premier geste a été d'arracher des mains de madame le ticket, celui qu'il faut garder en cas de réclamation, voyez-vous. Monsieur l'a vu mais après une journée de voyage on est un peu sonné et comme dit, a priori il n'y avait pas lieu de se méfier. Mais après démarrage, le gars n'a déjà pas voulu mettre le meter, nous avons donc insisté de plus en plus vigoureusement, sans résultat. J'ai donc employé la fameuse méthode qui consiste à ouvrir la portière et à commencer à sortir du véhicule. A 40 à l'heure, ça fait encore plus peur au chauffeur qu'au passager. Donc il a mis le meter mais ça ne l'a pas calmé, au contraire. Il a passé la demi-heure suivante à nous gâcher le trajet en réclamant une prime par ci, un supplément par là. Ayant eu un certain nombre de tentatives d'arnaque l'année passée au Vietnam, ça n'a donc pas été une nouveauté et nous sommes contents de nous pour être restés plutôt zen. Précisons quand même que ce type était un peu effrayant, il était complètement speed et vindicatif. Franchement, difficile de ne pas penser qu'il était sous l'emprise d'un produit stupéfiant. C'est lui qu'il faudra embaucher pour le remake de Scarface. Enfin arrivés à l'hôtel, il nous suit jusqu'à l'entrée. Bon, nous avons payé les deux péages à 25 et 45 bahts, on lui donne le supplément de 100 bahts généralement admis pour ce trajet et restons courtois mais fermes. Donc meter 245 + 100 + 25 et 45 pour les péages, au final nous aurons payé la somme juste, pas question de lui donner un pourboire à celui-là. Il s'en va furax, mais il l'était déjà avant de nous prendre...En tout cas, évitez monsieur Chartree Chidchen, numéro 089 826 7308, voiture E2663 !

Nous sommes très soulagés de nous poser enfin à l'hôtel Feung Nakorn Balcony dans le quartier des grands temples. 42 euros la nuit, très bon accueil à la réception, tout le personnel est aimable. La clim est ok, la literie semble dure au premier abord mais se révélera confortable à l'usage. L'hôtel est calme, loin de l'animation nocturne mais à cette période de l'année beaucoup d'établissements sont moins fréquentés qu'en haute saison. Même s'il y a un agréable bassin à poissons et un espace petit-déjeuner à l'extérieur, c'est un hôtel satisfaisant mais on a le sentiment qu'on aurait pu trouver mieux.

Après une nuit dans l'avion, l'après-midi du 1er jour est celle où on tombe en léthargie. On dort quelques heures et au réveil, devinez quoi, on est morts de faim. Nous allons visiter un temple en face de l'hôtel, rien d'extraordinaire puis nous décidons d'emprunter le Chao Praya Express, la navette fluviale qui dessert de nombreux embarcadères tout le long du fleuve. C'est une expérience très agréable. Ca tangue sur la passerelle en acier quand on monte et redescend de l'embarcation, le bateau est bas sur l'eau et parfois on prend des gouttes, aux moments d'affluence on est serrés comme des sardines, et surtout il y a ce paysage urbain exotique qui défile, avec notamment les toits des pagodes.



A ce moment précis le bateau est plein à craquer, à l'embarcadère nous n'avons pas vu de caisse et nous essaierons vainement de payer les quelques bahts du trajet. La caissière sur le bateau a trop de gens à caser et nous jette, un autre employé que nous appelons n'a pas le temps de s'occuper de nous, bon ben tant pis, hein, on ne va pas les forcer non plus. Toujours est-il que ce mode de transport est très pratique pour éviter les embouteillages et aux embarcadères les lignes avec les noms des stations sont bien indiquées, avec leurs couleurs qui se rapportent à celles des drapeaux sur les bateaux. En faisant le lien avec un plan du genre de celui du guide du routard, on s'y retrouve aisément.

Nous arrivons donc facilement au restaurant " Harmonique ", situé près de l'un de ces embarcadères. Il fait l'unanimité sur ce forum et laissez-nous vous dire que ce n'est que justice. Quelle merveilleuse expérience pour nous que ce soir-là ! Nous ne verrons de cet établissement que la tonnelle en extérieur, car pas question de dîner à l'intérieur. Ce n'est pas du clinquant, les amateurs de cadre luxueux passeront leur chemin.



Ce soir-là, le personnel est assez traine-savattes et il faudra aller les chercher plusieurs fois pour passer à la suite. Mais alors, mes amis, quel festival dans l'assiette ! Commencez à deux par l'assortiment de hors d'oeuvre à 250 bahts, composé de quatre spécialités plus appétissantes l'une que l'autre et faites suivre par leur fabuleux curry de crabe à 200 bahts. Là-dedans, du crabe il y en a en quantité ! Ce plat est si délicieux et si riche que lorsqu'on l'a fini on a l'impression, comment dire, cette espèce d'impression que c'était trop bon et trop riche qu'on en est presque dégouté de manger pour plusieurs jours. Et aussi que, oh oui alors, on reviendra, ah ça oui on reviendra. Leur poulet au satay est tout aussi bon et il serait ignoble de ne pas évoquer leur copieux dessert à la glace, banane chaude et chocolat ainsi que leur excellentissime milk shake à l'amande.

Un taxi plus tard, nous trainons sur Kao San Road, principalement pour y réserver un trajet Ko Tao - Chumphon pour 600 bahts par personne au guichet de Lomprayah. Avec le recul, il s'avère que nous aurions mieux fait de réserver de suite nos trois trajets à cet endroit.

Kao San Road, c'est l'ultra touristique, c'est mieux pour certains qui sont plus jeunes, mais on peut dire que ça n'est pas inintéressant à voir. Y a du rock n'roll, y a du baba cool, y a du monde.

Nous retournons à pied à l'hôtel et lorsque nous nous perdons un peu à proximité d'un canal, un vieux thai très sympa sort spontanément de la nuit pour nous indiquer gentiment le chemin.

Enfin, une vraie longue nuit de sommeil devant nous, nous poussons la clim. Chouette, les vacances ont commencé !
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Nord Vietnam et une escapade à Angkor
Bonjour à tous, Nous sommes des apprentis voyageurs. Après avoir sillonné l'Ouest Américain et l'Afrique Australe nous nous orientons vers l'Asie. J'ai l'habitude de venir partager mes idées et prendre conseil auprès de vous en contrepartie j'ai coutume de vous faire partager notre voyage. Voici nos impressions. Pour voir et lire le carnet complet au jour le jour assorti de nombreuses photos vous pouvez vous rendre sur le blog de ce voyage iciPréambule Pour ce voyage, nous avons opté pour un mode différent, ce sera circuit privatif avec chauffeur et guide. En effet, on ne peut pas rouler au Vietnam et les transports en commun façon routard ça n’est pas trop notre « trip ».

Par ailleurs, lors du choix de la destination, je me suis rendu compte que les déçus du Vietnam ont souvent visité le pays en individuel et à l’inverse les satisfaits l’ont fait à travers une agence. Ceci dit, c’est un peu normal, si on veut rentrer en contact avec les minorités il faut un « interprète », surtout que nous parlons peu l’Anglais et les ethnies pas du tout.

A mon avis, l’élément déterminant est le ou la guide : déjà on doit se « supporter » pendant plus de 2 semaines et de sa comp��tence dépend la réussite du voyage.

J’ai fait de nombreuses recherches sur les forums et choisi une guide qui avait accompagné des connaissances de Voyage Forum (merci Cendryon). Le mari de la guide est Français et officie dans l’humanitaire. C’est avec lui que nous avons composé l’itinéraire et échangé par mails. Une fois le circuit établi, le tout fut confié à une agence qui emploie régulièrement son épouse (Vietland Discovery).

Cerise sur le gâteau, il nous accompagnera également, on aura ainsi l’impression de découvrir le pays avec des amis.

Itinéraire Nous nous sommes concentré sur le Nord Vietnam: Hanoï - Ha Giang - Meo Vac - Dong Van - Ha Giang - Vu Linh (2 nuits) - Hanoï (2 nuits) - Tam Coc (baie d'Halong terrestre 3 nuits) - Baie D'Halong (2 nuits sur une jonque)

En "extra" après ce circuit nous irons découvrir Angkor (au Cambodge) pendant 3 jours

Sur une carte ça donne ça:

Agrandir le plan

Impressions générales

J’en profite pour donner quelques renseignements « pratiques » sur le Vietnam (« objectif » comme toujours avec moi !).

La circulation routière, par exemple, elle répond à quelques règles simples

- La priorité va du plus gros véhicule au plus petit, donc d’abord le camion passe, ensuite le bus, puis la voiture, puis le scooter, puis le vélo … et le piéton se démerde là dedans.

- Un Vietnamien ne fera JAMAIS marche arrière, même s’il voit que ça ne passe pas, aucune anticipation du genre « je profite d’un renfoncement pour me garer afin que la voiture en face puisse passer », non j’avance, elle aussi … et après on se démerde pour que ça passe tout de même.

- Ils ne roulent pas très vite et ne s’énervent pas, en fait c’est grâce à ça qu’il n’y a que très peu d’accidents et qu’au final on y arrive … sauf avec les bus car ils essayent d’arriver les premiers afin de pouvoir « ramasser » les clients avant leurs collègues (Hien nous a parlé d’une quarantaine de morts par jour avec les bus).

Sollicitation touristique :

Dans l’extrême Nord où nous sommes : aucune ! Pas une fois on nous a abordés dans la rue ou tentés de nous attirer dans une échoppe.

D’ailleurs s’ils étaient là à guetter le touriste ils attendraient longtemps … y en a pas ou presque pas. A Ha Giang nous avons croisé 2 autres petits groupes (3, 4 personnes) dont un en moto que nous reverrons plus tard, à Meo Vac, au marché aucun et à celui de Dong Van un couple en scooter, à Pan Hou à nouveau le groupe de motards. Il n'y a en fait de sollicitation que dans les endroits très touristiques et là il suffit de refuser AVEC LE SOURIRE et ça s'arrêtera là.

Sinon la pression policière y est très faible, on n’en voit pratiquement pas, voire même pas du tout. En revanche la corruption y est presque « institutionnalisée ». En fait dès que vous demandez quelque chose à quelqu’un il faut donner une enveloppe, par exemple s’il vous faut une attestation de logement de votre propriétaire il vous fera payer, si vous devez vous faire faire un papier, il faut donner une enveloppe, pareil pour le médecin, pareil pour tout.

En fait si vous demandez « qu’est-ce qui est obligatoire ? » ou « que dit la loi ? » on vous répond « en principe …. ». Tout est « en principe » !, après on peut discuter.

Guide ou pas guide, pour ce qu’on connait jusqu’à maintenant, donc le Nord :

Il y a très peu de Vietnamiens qui parlent Anglais, déjà qu’ils ne parlent pas tous Viet alors !.

A titre d’exemple, à Cu Long, tout à fait au nord du Vietnam nous avons revu le couple en scooter, ils étaient assis sur les marches de la boutique où on vend les tickets pour monter à la Tour du Drapeau. Mais à part monter à la Tour, ils n’ont rien pu faire. A côté nous buvions le thé, parlions avec les Vietnamiens (aucun ne savait l’anglais).

En fait seul on ne sait même pas quoi voir et où le voir. Il n’y a pas d’infos, pas de carte et en plus ça change tout le temps. Seuls on ne peut guère que contempler le paysage de la route « principale », qui au demeurant est impressionnant.

Même se nourrir est un problème, il n’y a presque que des gargotes locales, peu engageantes, alors laquelle choisir ?. En plus quoi y manger ?, en effet pas de carte, que de la cuisson minute si on est capable de leur expliquer ce qu’on veut.

Côté nourriture, on a de la chance, notre guide y attache de l’importance, elle essaye de nous faire tout découvrir (sauf le chien) et varie les plats.

Quand aux prix … ils sont libres ! Autant dire qu’ils varient beaucoup, touristes ou locaux, mais pas seulement, ils dépendent de la période dans le mois et de la proximité de la fête du Têt, si c’est un week end, si c’est jour de marché, de la saison … et de l’humeur.

Dernier point et non des moindre, s’il vous arrive quelque chose, un accident routier par exemple, seul ça prend tout de suite des proportions catastrophiques, pas de soins, impossible de communiquer.

Bref, vous l’aurez compris, pour nous visiter cette zone, en premier voyage, est fortement recommandé accompagné.

Comment se passe une « rencontre » avec un autochtone (membre d’une minorité) :

- Il y a principalement deux types d’habitations, celles qui sont au sol (H’Mong, Dao, …) et celles sur pilotis (Tay).

Celles qui sont au sol sont en torchis, toit de chaume ou de tôle type Eternit, elles ont peu d’ouvertures et sont donc sombres.

Celles sur pilotis sont en bois avec toit en végétaux séchés, elles ont des « fenêtres » sur presque toute la périphérie et sont donc très claires, de plus comme elles sont sur pilotis elles sont moins humides.

Revenons-en à la visite : si elles sont au sol on peut, en général rentrer en chaussures, mais si elles sont sur pilotis on laisse obligatoirement les chaussures au pied de l’escalier. Au dessus de l’entrée les talismans pour repousser les mauvais esprits, maladies et autres méchancetés.

L’organisation intérieure, en revanche, est similaire.

C’est en fait une seule grande pièce, en face de l’entrée l’autel des ancêtres et c’est dans cette zone que vous serez reçu. A droite ou à gauche le foyer pour faire la cuisine, puis d’un côté la chambre des jeunes mariés isolée par un rideau et de l’autre … ben tous les autres membres de la famille.

On a souvent été reçu par les épouses, belle fille, belle mère et par une tripotée d’enfants.

Vous êtes invités à vous asseoir et la guide entame la conversation en traduisant ce que la personne raconte et nos propres questions.

Les sujets principaux tournent autour de l’âge des différents membres du nombre d’enfants, des traditions liés au mariage ou à la composition familiale (qui a « hérité » de la belle-mère), si la jeune fille a fait des études, la composition du village et des chamanes.

Tout cela se passe autour d’un thé … sauf si le mari ou le beau père arrive entre temps, là ça se complique, la bouteille d’alcool de riz ou de maïs apparaît et il faut trinquer puis boire cul sec un petit verre d’eau de vie … enfin je dis un verre … c’est plutôt un « certain » nombre de verres, il faut donc ruser, car ça n’est pas bien vu de refuser, et quand enfin après avoir bien bataillé vous avez pu vous contenter de 2 verres voilà un autre homme qui rentre (fils, père ou beau père) et il faut recommencer !!!.

Le Vietnam essaye de sauvegarder le mieux possible l’identité de ses 54 ethnies minoritaires, ils ont par exemple le droit d’avoir plus d’enfants que les autres, ils sont payés pour envoyer les enfants à l’école, …

Personnellement je n’ai pas vu d’argent, en revanche la guide offre toujours quelque chose : fruits, jouets, fournitures scolaires, produits d’hygiène, …

Et notre guide à nous, me demanderez-vous ?

Elle est guide assermenté. Pour être guide ils doivent avoir un diplôme de langue et suivre une formation spécifique, ils peuvent être guide local ou général et doivent renouveler régulièrement leur carte. Elle est passionnée par les ethnies, elle aime beaucoup entrer en contact avec eux.

C’est une Vietnamienne convaincu et qui ne rigole pas avec « oncle Hô », elle a aussi su répondre à toutes les questions de Valérie concernant le nom de tous les fruits, légumes et plantes qu’on a vu. Le fait que Valérie puisse échanger avec elle nous a permis de mieux connaitre la vie des Vietnamiens et Vietnamiennes.

La présence de Jean-Pierre était un réel plus, d’autant plus qu’on s’est découvert des « références professionnelles » communes. Il apporte aussi la vision d’un européen vivant au Vietnam et comme il est plutôt objectif c’est intéressant.

Nous pensons que c’est la meilleure formule pour découvrir vraiment ce pays (du moins le nord), ses habitants, ses coutumes.

Au niveau tourisme à part les « spots majeurs » ( Baie d’Ha Long, Hanoï, Tam Coc, Mai Chau et Sapa) le Nord Vietnam n’est pas encore très structuré.

Les sollicitations diverses se concentrent également que sur ces points, dans le reste du pays vous ne serez pas accostés.

Visiter le Vietnam en mode routard ne vous permet pas facilement d’aller ailleurs que dans ces mêmes zones touristiques et ce serait bien dommage de ne pas voir le reste.

Le corollaire à ce faible nombre de touristes « en dehors des sentiers battus » fait que l’hôtellerie y est assez spartiate, la nourriture plus simple et pas occidentale (même au petit déjeuner), l’hygiène n’y est pas au niveau des standards européens et les transports longs, fatigants et chaotiques.

Nos coups de cœur :

Junior :

- les Vietnamiennes qui sont vraiment très belles (presque toutes !, avec une mention spéciale pour la Lolo Noire de Dong Van et la serveuse du Pan Hou)

- le Nord et la route qui nous a amené à Pan Hou (il y avait des rizières vraiment magnifiques)

- les journées en moto … on aurait été étonné du contraire

- en Hébergement chez Loan à Ninh Binh et chez Boï (nom auquel il a rajouté un « Jean »)

- l’alcool de riz !!! (censuré)

- le massage qui a suivi le bain de « tisanes »

Madame:

- également l’extrême nord (Dong Van et Méo Vac)

- la ballade d’une journée à partir de Pan Hou et le bain de « tisanes »

- la visite du village Tai à Ha Giang (également dans le nord)

- la cuisine en général (notamment à Méo Vac où nous n’aurions jamais osé rentrer seuls et le merveilleux café qui a suivi, avis partagé par Théo)

- la qualité de l’accueil aussi bien pour boire un thé, que pour partager un repas ou dormir, comme chez Boï. C’est vraiment un peuple souriant.

Moi :

- l’extrême nord aussi, les paysages vertigineux et néanmoins façonnés par l’homme

- les rizières en terrasse

- la cohabitation du style néo-communiste (bâtiments monumentaux, grands panneaux de propagandes, etc…) et de la vie « traditionnelle ».

Surtout dans l’extrême nord où on a l’impression d’être au bout du monde, il faut dire qu’on était à un jet de pierre de la Chine avec laquelle le Vietnam à des relations tendues.

- Le sourire des Vietnamiens (iennes), leur joie de vivre et leur côté entreprenant.

- La découverte des ethnies « colorées » avec toutes leurs coutumes … et je peux vous dire qu’il y a un paquet de « génies » qu’il ne faut pas contrarier (Hien en connait un rayon là-dessus !).

- La cuisine Vietnamienne, excellente - La randonnée à Pan Hou qui nous a permis de marcher « dans le décor » et découvrir les ethnies en même temps.

Cordialement Max
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Le Cambodge: un héritage exceptionnel
Après son histoire chaotique et dramatique, le Cambodge ouvre maintenant ses bras au monde et nous avons très vite succombé à la magie de ce pays charmant et passionnant. Nous étions éblouis et saisis d’émotion par les temples majestueux, séduits par sa capitale fascinante et pleine de vie. Nous avons parcouru la campagne cambodgienne et ses paysages de rizières éblouissantes et nous avons pris le temps de flâner dans les provinces. Nous avons longé et navigué sur ses cours d’eau et ses lacs, rejoints les villages des minorités ethniques et admirés la beauté du Nord Est. Nous avons gouté et savouré la cuisine khmère à la fois subtile et épicée. Surtout, nous avons découvert un peuple chaleureux, souriant, serviable et heureux de nous recevoir : c’est la plus grande richesse de ce pays. Notre voyage dans le royaume Khmer nous a tout simplement ravis.

Nous avons pris notre temps. Trois semaines de liberté pour flâner, faire crochets et détours, nous attarder dans les temples et les contrées lointaines. Nous avons circulé en bus locaux sur les grands axes, en bateaux sur les fleuves et les lacs, en tuk-tuk autour des temples de Siem Reap, en moto dop et en moto à Battambang Kratie et Ban Lung, en taxis, en pick-up et en mini-van, et aussi à pied, bien sûr ! Que d’opportunités de faire des rencontres magnifiques, passionnantes, étonnantes et enrichissantes.

Ce voyage, je l’ai d’abord rêvé. Puis je l’ai préparé pendant des mois à force de documentation, de conseils et d’aides sur Voyage Forum, le rendez-vous des amoureux du voyage. J’ai changé souvent mon fusil d’épaule et finalement nous sommes partis, Daniel et moi avec nos sacs, nos dollars, notre guide Lonely Planet, quelques bonnes adresses, quelques réponses à nos attentes et pratiquement aucune réservation. Nous sommes revenus, le cœur emplis d’admiration et de sympathie pour ce peuple magnifique, et les yeux pleins d’images et de souvenirs inoubliables. Siem Reap : la cité des temples

Premier étonnement : notre arrivée à Siem Reap ! Nous avions quitté un village, il y a 10 ans, avec des routes en terre, d’anciennes maisons coloniales, quelques guesthouses et restaurants le long de la rivière. La visite et l’exploration des temples se faisaient alors à la façon des pèlerins d’antan. Aujourd’hui, Siem Reap est devenue une fierté nationale pour les Cambodgiens. C’est une ville dynamique avec ses grands hôtels avec spa, ses bars, ses nombreux restaurants, et, évidemment ses embouteillages de cars de touristes. Heureusement, nous avons retrouvé notre guesthouse qui s’est enrichi d’une piscine, bien agréable après les visites par 38°C à l’ombre, quand il y a de l’ombre !

Nous avons exploré pendant six jours les temples proches et les sites plus éloignés. Des styles et des époques d’une incroyable diversité. Il nous a fallu jongler avec le temps pour essayer d’éviter la foule et la cohue. Donc, départ à 6 heures tous les matins avec l’édition « Angkor, Cité khmère » sous le bras ! Fidèle au rendez-vous, Thor, notre tuk-tuk driver !

Notre programme de tous les jours : grimper les escaliers aux marches irrégulières, longer les sentiers qui mènent d’Angkor Vat à Angkor Thom, escalader les pierres et les racines de Ta Prohm. Nous nous sommes isolés au temple de Banteay Samré, magnifiquement conservé avec sa terrasse cruciforme. Nous avons flâné autour du Banteay Kdei, séduisant temple bouddhiste et petite version de Ta Prohm. Nous avons repris nos forces à Sray Srang, un lieu calme et reposant, pour terminer enfin par un très beau coucher de soleil au Pre Sup.

Puis nous avons parcouru à l’aube la campagne jusqu’à Banteay Srei, la citadelle des femmes avec sa délicatesse et la finesse de ses bas et hauts reliefs. Notre pénible montée par le joli sentier de 2 kms à travers la jungle de Kbal Spean a été récompensée par une baignade dans la rivière de lingas sculptés et dans les cascades qui l’entourent.

Par une route difficile nous avons rejoint Koh Ker, lieu qui semble abandonné dans les forêts du nord de Siem Reap. Là aussi se trouve, entre autre, le temple de Bang Mealea, envahi par une végétation luxuriante. C’est là que Jean Jacques Annaud a tourné le film « Deux Frères ». Plus loin, des temples du groupe de Roluos, avec l’élégant Preak Kô et le temple montagne de Bakong. Nous avons enfin terminé notre parcours Angkorien par Prasat Kravan, Ta Som, Preah Khan, Neak Pean.

On est sollicité sans cesse autour des temples. Mangues, bananes, ananas, boissons, livres, DVD et bracelets nous sont proposés partout par des enfants souriants et à qui il est très difficile de dire non ! Daniel, trempé par la chaleur, achète une belle collection de teeshirt d’Angkor à une vendeuse d’une dizaine d’année qui lui fait le reproche de retourner à son hôtel dans cet état ! Et comment ne pas craquer pour les bracelets de cette petite fille qui a débité en quelques secondes le nom de notre président, la capitale de la France et le nombre d’habitants, sans oublier Carla Bruni !!!

Il n’y a pas que des temples à voir à Siem Reap. Le nouveau musée National Angkor est fascinant et avec une technologie multimédia des plus sophistiquées : un voyage au travers de la gloire de l’histoire et de la civilisation khmère d’Angkor.

Les pagodes récentes de la ville contrastent avec les anciens temples et méritent aussi un peu de temps. Le Vat Dam Nak avec des jardins magnifiquement soignés et agencés et sa bibliothèque française en pleine effervescence. Dans le parc de la pagode, The Giant Puppet Project préparait la grande parade qui partant du Old Market a rejoint les jardins du Palais royal en longeant la rivière. Cette association permet aux enfants des écoles locales, des orphelinats et des enfants de la rue à s’exprimer à travers l’art. Tous ont défilé avec leur création de marionnettes immenses, papillons, chauves souris, singes etc. dans la joie et la bonne humeur. Un spectacle joyeux, spontané et plein de joie !

Et le soir se perdre dans Bar Street, particulièrement animé où tous se retrouve pour prendre un verre, savourer les cuisines du monde entier et se faire masser les pieds par pleins de petits poissons dans des grands aquariums.

Battambang, la petite ville au milieu de la campagne

La majeure partie de la population cambodgienne vit à la campagne et après une légère « overdose de temples », nous avons sillonné en moto, les chemins de terre des environs de Battambang pour découvrir les villages, les artisans, les champs et les vergers.

Le trajet en bateau au départ de Siem Reap traverse les villages flottants, des marécages, d’étroits chenaux et peut être un magnifique voyage. En saison sèche il peut devenir un véritable cauchemar ! On nous avait prévenu mais tant pis !

Un pick–up à 6h du matin fait la tournée des guesthouses et on s’entasse à 14 avec sacs à dos et nos valises. Le bateau semble très vieux et fragile. Des bancs en bois, durs et inconfortables servent de sièges passagers mais il y a plus de personnes sur le bateau que de places ! Un bruit d’enfer d’un moteur sans échappement et une chaleur insoutenable ! Et nous voilà partis pour un voyage de 9 heures !

A travers les villages flottants et les paysages magnifiques, le bateau s’arrête partout pour prendre les locaux, déposés par les barques qui nous accostent. Ils sont surchargés avec leur sacs à provisions, les poulets, la farine, les poissons, les fruits ! Au bout d’une heure le bateau était devenu le radeau de la Méduse ! Un vrai capharnaüm. Tout le long de la berge, des enfants s’amusent de nous voir et nous lancent de bruyants « hello » et s’empressent de nous montrer leurs prouesses dans l’eau. Nous croisons de nombreux longtails qui transportent de tout : la famille, les provisions, des matériaux de construction, etc…

A l’approche de Battambang, le niveau de la rivière est tellement bas que le bateau s’échoue plusieurs fois sur des bancs de sable.

Un trajet très éprouvant mais quel souvenir !!!

Les moyens de transports sont nombreux, variés et faciles au Cambodge. C’est certainement la meilleure façon de vivre avec la population, de partager et de participer à leur vie de tous les jours. Les voyages en bus sont assez folkloriques. Même si les déplacements deviennent plus faciles sur quelques rares routes goudronnées, les bus sont souvent près à rendre l’âme : compteurs kilométriques qui n’indiquent plus de chiffre (par peur ou par lassitude ?), la climatisation fièrement annoncée au moment de l’achat du billet ne fonctionne que si le moteur ne chauffe pas trop, et les pannes sont nombreuses. Nous avons vécu un éclatement spectaculaire d’un pneu en rase campagne ; tout le monde est descendu et a attendu au bord de la route, en plein soleil. Les pauses pipi se font en groupe, les hommes d’un coté de la route et les femmes de l’autre, sans gène ni pudeur !

Il n’y a pas d’arrêt de bus, il s’arrête n’importe où, les gens montent, d’autres descendent, et quand il n’y a plus de places, on en retrouve ! Assis sur les marches, dans les allées, ou à trois sur un même siège, rien n’est un problème. Les Cambodgiens s’adaptent à toutes les situations, grands et petits ont une patience et une nonchalance étonnantes. Les enfants mangent, dorment, sourient et passent des heures dans les transports sur les genoux des parents sans se plaindre.

Nos enfants ont là une leçon à apprendre quand ils se plaignent juste pour traverser Paris !!!

Autres moyens de sillonner les routes de province : les minibus. Ils sont bon marché et souvent bondés. On nous conseille d’acheter une place supplémentaire pour voyager confortablement pour le trajet de Kratie à Ban Lung, route longue et pénible. Excellent conseil car nous nous sommes retrouvés à 21 personnes avec le chauffeur dans un minibus de 9 places ! Nous étions avec un américain à trois sur une banquette de quatre place et nous étions quelque peu gênés de voir les Cambodgiens assis en quinconce les uns sur les autres qui sympathisaient avec nous en nous gratifiant de grands sourires.

Les longtails naviguent sur toutes les rivières, lacs et cours d’eau. Ils sont bruyants mais les emprunter reste pratique et agréable. Ils nous permettent de visiter des villages des minorités sur les rives du Tonlé San, le village flottante de Kompong Khleang sur le Tonlé Sap. Au-delà de son histoire sinistre Kampong Poy ou Barrage de la Mort qui servait aux khmers rouges à éliminer les ennemis de la révolution, est devenu un lieu de ballade pour les Cambodgiens avec son immense jardin de lotus et ses fermes de pêcheurs perchés sur pilotis. Encore des aventures : alors que nous étions arrêtés pour admirer un magnifique coucher du soleil le batelier a rompu le fil du démarreur. Alors qu’il commence à ramer pour rentrer, mais avec une seule rame la technologie nous sauve. Il appelle avec son portable un copain qui vient nous secourir avec son bateau. En arrivant près de notre embarcation, il casse son gouvernail et finalement tombe en panne d’essence ! Nous revenons finalement au bord du lac avec un bon fou rire quelque peu nerveux mais qui clôturera joyeusement cette journée tourmentée !

Un autre moyen de transport excitant : le moto-dop (guide-conducteur et moi en passager) et Daniel seul sur une autre moto. C’est ainsi que nous avons traversé la campagne sur des pistes avec les nids de poules énormes, des chemins en terre dans lesquels les roues de la moto s’enfonçaient, avec une poussière qui s’infiltre partout, dans les cheveux, les narines, les oreilles. Les masques chirurgicaux, tant prisées par les Asiatiques, feront dorénavant partie de nos accessoires indispensables.

Que de bons moments autour de Battambang, avec les paysans dans leur champs et les femmes qui viennent nous accueillir à l’entrée de leur village. Elles rient de bon cœur en étant impressionnées par le ventre de Daniel, mes rondeurs et la taille de mes seins !

Et au détour d’un chemin, ce merveilleux mariage Khmer sous un énorme chapiteau. Sans manières, nous sommes cordialement invités à y participer. Les gens insistent pour que nous prenions des photos et des films. Nous sentons très bien leur envie de partager avec nous leur joie et leur bonheur. Nous admirons les magnifiques costumes colorés des mariés avec leurs garçons et demoiselles d’honneur. On nous invite à nous asseoir avec eux et leur hospitalité et amitié, toutes simples nous fait si chaud au cœur.

A Battambang, nous avons passé trois jours chez Sam, jeune franco –khmer qui est retourné au pays où il a aménagé la maison familiale avec trois chambres pour ses hôtes. Il nous a fait découvrir sa ville et les alentours en évitant totalement les circuits touristiques classiques. Sam a su partager avec nous l’amour de son pays. Son enthousiasme et sa gentillesse nous a rendu ce séjour inoubliable. Nous avons vécu des moments d’intense émotion : la sortie par milliers des chauves souris de la montagne, le ballet des cormorans et des aigrettes au soleil couchant, des familles chinoises et vietnamiennes qui nous invitent pour le nouvel an et la fête de Têt. On brûle avec elles de faux billets de banques, des dollars, francs et euros pour se remémorer nos ancêtres disparus. Nous goûtons aussi des mets cambodgiens sur le bord des chemins: du rat et les blettes grillés, des œufs de canard avec, à l’intérieur, l’embryon, ses plumes et son bec, des gâteaux de bambous au lait de coco, de riz gluant et des haricots noirs, des galettes de riz et de l’alcool de palme. Je retrouve encore l’odeur inoubliable de la pâte à poisson fermentant dans les cuves géantes, difficile à supporter !

Un peu en dehors de la ville, nous empruntons le Bamboo train sur lequel nous avons placé nos motos. Nous nous sommes bien cramponnés pour filer à travers la campagne avec ce train original dans claquement métallique et infernal des rails à peine parallèles.

Ban Lung : le pays de la Terre Rouge

La province de Ratanakiri est réputée pour la beauté de ses sites naturels mais aussi pour ses routes en très mauvais état ! Pendant la saison sèche, les routes sont envahies par une poussière ocre d’où le surnom de la région : « Terre rouge». Nous étions très vite recouverts de cette couleur de la tête aux pieds. Seule une grosse brosse à chiendents peut nous aider à retrouver une apparence humaine normale !

J’ai grimpé sur la moto de Lena, notre guide et Daniel a emprunté la moto de sa femme. C’est ainsi que nous avons visité des villages où vivent plusieurs minorités. On a garé nos motos et on s’est baigné dans le lac volcanique de Yeak Lom malgré les mystérieuses créatures peuplant les eaux selon les légendes des ethnies locales. Nous nous sommes recueillis dans les cimetières noyés dans la jungle. Les morts sont enterrés et leurs tombes sont entourées de sculptures en bois les représentant dans leurs activités durant leur vie.

Les ethnies vénèrent les esprits de la Terre, du Ciel et de leurs ancêtres. Le village que notre guide visite d’habitude a eu trop de malédictions récemment et les habitants du village sont persuadés que les étrangers en passant dans leur cimetière ont dérangé ces esprits. Lena nous emmène dans un village qu’il n’a jamais visité. Nous payons l’entrée dans le village, nous payons pour prendre des photos, nous sommes étroitement surveillés et on nous accompagne partout. Nous sommes également priés d’acheter un paquet de biscuit dans une boutique du village pour honorer les esprits et mettre des offrandes sur les tombes des ancêtres. Finalement, c’est notre surveillant du village qui a mangé tout le paquet !!! Je n’apprécie pas trop cet accueil et Lena non plus et il décide de ne plus revenir avec ses touristes. L’avantage est que nous étions toujours seuls, pas de Coréens ou d’américains dans ces contrées si primitives ! Si ces visites sont toujours intéressantes, souvent j’éprouve une certaine gêne, un sentiment de voyeurisme qui me met mal à l’aise.

Nous n’y avons pas fait de trek mais nous avons pris une douche tonique dans les cascades de Chaa Ong Ka tieng et Kinchaan. Nous avons aussi cherché des améthystes et du zircon dans les mines de pierres précieuses qui sont exploitées sur les bords des routes.

A Ban Lung nous avons logé dans la villa en bois de l’ancien gouverneur de Ban Lung, devenu le « Lodge des Terres Rouges », une oasis de calme et de sérénité, dans un grand jardin luxuriant de belles plantes, fleurs et orchidées sauvages et décoré de totems Jaraï.

Les mariés de la région viennent pour des séances de photos dans ces jardins et autour de la magnifique piscine. Pour moi, massages tous les soirs dans le somptueux spa de l’auberge. Nous avons diné un soir avec Lena et sa femme, qui ne parle pas anglais, qui, une fois passée sa timidité du premier contact, s’est avérée être une jeune femme souriante et curieuse de notre mode de vie. Que des moments de grand bonheur.

Kratie : les dauphins d’eau douce

On aurait pu se passer de notre journée à Kratie sans grand intérêt mais qui nous a permit de faire une pause. Nous avons parcouru la campagne et visité quelques pagodes en moto. Nous avons navigué sur le Mékong pour voir les quelques rares dauphins de l’Irrawaddy et de très beaux paysages tout le long des berges.

Là encore quelques belles rencontres.

Les jeunes lycéens viennent sur les berges au moment du coucher du soleil. Ils engagent la conversation dans le but de pratiquer leur anglais. C’était le cas de ces deux jeunes garçons de 17 ans, en dernière année du lycée, qui habitent à 20 kms de Kratie et retournent chez eux pour le weekend. Ils ont déjà un très bon niveau d’anglais et souhaitent continuer leurs études en langues. Mais les frais de scolarité (300$ pour l’année) et la vie à Phnom Penh, où ils devraient poursuivre leurs études, représentent une somme trop importante pour leurs familles. Les bourses sont rares et souvent ne suffisent pas. Une autre jeune fille de 12 ans s’approche de nous pour discuter et nous invite à venir manger chez ses parents. Daniel et moi, fan de l’émission d’Antoine de Maximy « J’irai dormir chez vous » nous amusons de cette invitation. Elle parle très bien l’anglais et elle nous demande de l’aider à acheter un dictionnaire pour ses ��tudes en lui donnant un peu d’argent. Je lui propose d’aller l’acheter directement. Elle est très étonnée et semble si heureuse. Malheureusement il est déjà tard et la librairie est fermée. Elle n’était pas au rendez vous que nous avions fixé pour le lendemain. J’étais vraiment très triste de ne pas pouvoir l’aider.

Nous sommes monté sur le Phnom Sombok (300marches) où j’ai faillit avoir une insolation. Deux nonnes discutent et nous nous arrêtons pour nous reposer à côté d’elles. L’une, sans âge, fume sa cigarette comme si elle fumait un joint et l’autre prend soin de moi en me faisant de l’air avec son éventail. Notre conversation est très limitée car elles ne parlent que le khmer mais, comme d’habitude, nous échangeons sourires et signes de sympathie. Elles nous permettent de les photographier, des modèles hors du temps.

Phnom Penh : La renaissance d’une capitale

Phnom Penh est une ville fascinante où richesse et pauvreté se côtoient à chaque coin de rue. Les mendiants sont nombreux, adultes et enfants mutilés, souvent victimes des mines,

blessés pendant la guerre ou en travaillant et en jouant dans les champs. En haillons ils dorment directement sur le sol le long du Mekong. Triste spectacle.

La ville s’éveille dès 6 heures du matin avec les bruits intenses d’une vie quotidienne trépidantes. Le soir l’animation est entretenue par les cocktails des happy hours et un amok délicieux dans un bon restaurant khmer.

Les nombreux bâtiments du Palais Royal dominent la ville de leurs flèches étincelantes. Dans les jardins luxuriants du Palais, des pagodes couvertes de dorures et la pagode d’Argent qui brille de mille feux au soleil. Le musée national renferme une magnifique collection de sculptures khmères et les salles ouvertes sur un très joli patio qui permet de se reposer à l’ombre des frangipaniers et de faire de nouvelles rencontres.

Le Happy Hour au FCC (Foreign Correspondants Club) sur le quai est une étape incontournable. Fréquenté par les expatriés du monde entier, sa terrasse offre une vue imprenable sur le Tonlé Sap qui se jette lentement dans le Mekong. L’ambiance y est agréable, confortable, très « coloniale ».

Le somptueux Hôtel Le Royal (du groupe Raffles) est imprégné de son passé glorieux et cela se ressent aussi bien dans son style, sa décoration que dans le service. Y prendre un café ou un jus de fruit et se reposer après une longue promenade dans le centre ville est un moment de grand délice.

Le Vat Phnom, site de mille légendes, se dresse sur la seule colline de la ville et nous nous trouvons plongés parmi toutes les festivités du Nouvel An Chinois. Beaucoup sont venus pour prier et pour porter des offrandes : guirlandes de jasmins, fruits, morceaux de viande et os, dégoulinant de graisse que l’on offre aux lions qui gardent l’escalier, les nombreuses statues disséminées sur le chemin qui mène au sommet de la colline, les esprits gardiens aux allures terrifiantes, Vishnou et Nâga. Les vendeurs d’oiseaux sollicitent les visiteurs pour faire des offrandes et les libérer. Surprenant, si l’on observe ce manège, on se rend compte qu’ils sont dressés à revenir dans leur cage ! D’énormes tables sont dressées couvertes de nourriture, de boissons et de billets de banque. Il faut croire que les esprits sont particulièrement gourmands !!!

Le Psar Tuol Tom Pong ou le marché russe grouille de monde et se trouve être un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs et des vêtements. On trouve de tout : objets d’artisanat, des soieries, des bijoux, des instruments de musique, de la maroquinerie, des contrefaçons de tout genre plus une multitude de marchands allant du tailleur au vendeur de pneu, de quincailler aux esthéticiennes. Très amusant et un lieu incontournable !

Le S-21 ou le musée Tuol Sleng est un témoignage des atrocités commises par les Khmer rouges. Comme à Auschwitz la banalité de l’endroit rend la visite très éprouvante. Le film « Bophana » (1996), le documentaire du réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh est projeté tous les jours sur place, relatant l’histoire de la révolution Khmer Rouge et racontant le pays transformé en « une prison sans mur ». Ce régime priva les Cambodgiens de ce à quoi ils tenaient le plus : la famille, la nourriture, la terre et la foi. Le génocide a fait plus de deux millions de victimes.

Le Cambodge se reconstruit aujourd’hui mais il y a encore du chemin à faire. Les gens sont heureux et souriants mais vivent encore avec le souvenir de l’horreur des années du régime khmer rouge et évoquent souvent leurs tragédies personnelles, leurs familles décimées et les souffrances endurées. Générations anciennes et nouvelles vivent avec ce traumatisme. La vie est difficile pour les Cambodgiens et le pays reste l’un des plus pauvres d’Asie. Les revenus de nombreux Cambodgiens stagnent, les maigres salaires ne leur permettent pas de vivre décemment. Et malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique ils on gardé le sourire. On ne peut quitter les splendeurs du Cambodge sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Et selon les différentes facettes que l’on découvre, le Cambodge a deux visages: un pays qui enchante et déconcerte à la fois, le yin et le yang du Cambodge.

Février/Mars 2010
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Le Cambodge version piste (Le Banteay Chhmar)
Ladies and gentlemen, approchez, approchez; soyez les témoins éberlués des aventures rocambolesques de l'homme voyageur. Rasé toutes les trois semaines, lavé presque tous les jours et jamais fatigué, On pourrait vous dire que vous n'en reviendrez pas, mais on préfère dire que vous y reviendrez un peu, beaucoup, à la folie.

La séparation d'avec Madro est encore toute fraiche. Une dernière douche chaude sans savoir quand sera la prochaine, un rapide coup d'oeil à la piscine dont je n'ai pas assez profité plus par paresse qu'autre chose, le temps de couper la climatisation qui maintenait la température de la chambre à des hauteurs tempérées et me voilà errant dans Siem Reap à la recherche d'une guesthouse (GH) à plus dans mes cordes. D'après le LP, la Naga GH est une de celles là. Dans ma nouvelle chambrée, un lit avec matelas, un ventilateur, une table basse et une prise de courant; en un mot, l'essentiel. Mais pour l'instant, l'essentiel est encore de s'y rendre. Le moyen le plus simple est le Tuk-tuk et en cinq minutes, me voilà rendu... ailleurs. Enfin c'est ce que je pensais car le tuk-tuk me dépose dans une rue qui est coupée sur toute la largeur par d'importants travaux. La chaussée, il n'y en a plus. A la place, un trou béant occupant une trentaine d'ouvriers qui travaillent en une journée plus que moi en un mois de Bank de Tokyo. Je vous entends déjà dire que je ne suis qu'un feignant mais ce n'est pas ça. C'est juste qu'entre travailler dans un bureau parisien huit heures par jour et excaver le sous-sol cambodgien, ce n'est pas vraiment la même affaire surtout quand il fait 35° à l'ombre et qu'il n'y a pas d'ombre, et que la poussière tuerait sur place un asthmatique moyen. La route est donc hors service pour les voitures, c'est logique. Et comme il n'y a même plus de trottoir, ça devrait aussi être interdit aux piétons, vélos et autres mobilettes. Seulement on est pas en France et la sécurité ici est plus un concept qu'une notion établie. Donc pour rejoindre mon hotel, il faut donc que je passe de planches en planches, chacune posée au dessus du vide dans un équilibre forcément précaire, avec mes kilos sur le dos. C'est pas un accès facile mais je suis sûr qu'avec un peu de pratique, je vais bientôt pouvoir sauter le trou en saut à la perche!

J'arrive donc à la GH en un seul morceau malgré l'adversité et commence à vider mon sac en vue d'écrire, forcément. Et bien ce faisant, tout d'un coup, je me rends compte d'un truc : qu'est ce que j'ai foutu de ma montre? Ca fait un an que je l'ai, que je la protège de l'eau car pas étanche car thaïlandaise bon marché, que je l'adore ma Philippe Patok. Et là, elle (me) manque. Un petit exercice de mémoire plus tard, ça y est, je sais!!! Je l'ai laissé à l'hotel fréquenté avec Madro et comme j'ai pris une douche avant de partir, j'ai dû m'en séparer temporairement et l'oublier comme un gland... Me revoilà donc au Day Inn hotel. J'explique donc mon cas simplement et avec assez de cohérence pour que le réceptionniste mette l'hotel à sac pour retrouver ma (pas si) précieuse. Seulement rien y fait, la chambre a été faite et plus rien de moi ne demeure hormi peut-être quelques poils ou cheveux tombés là avec honneur. Et comme je suis sûr de moi, j'insiste; mais non, ma montre est perdue, bordel!!!

Durant les 5 premiers mois de voyage, c'est d'ailleurs étonnant, mais j'ai toujours réussi à conserver l'ensemble de mes biens grace à un peu d'organisation, et là, c'est plus ou moins le début de la fin, si on excepte un gant de toilette perdu un peu plus tôt. Et c'est pas fini (à suivre...).

La journée prend donc une tournure négative et comme c'est par ma faute, ou celle de la personne qui nettoye les chambres, je n'ai de cesse de me traîter de tous les noms sur le chemin retour qui passera par le marché centrale pour m'acheter une toute nouvelle Rolox ainsi qu'un réveil car mon MP3 n'est finalement pas fiable...

De retour donc à l'hotel, je ne fais rien d'autre que de noircir des pages d'écriture pour mon plaisir (surtout quand c'est fini) et j'espère aussi pour le tient. Dans tout ça, je ne sais toujours pas ce que je fais le lendemain... J'ai le choix entre deux nouveaux temples perdus dans le nord du pays. En fait, le choix sera vite fait car j'avais rencontré plus tôt un type qui m'avait dit que la meilleure chose qu'il avait faite était la visite du Banteay Chhmar avec deux "h", un temple à moins de 100km à vol d'oiseau de Siem Reap, un jeu d'enfant. Je prends donc un billet de bus pour Sissophon, la ville la plus proche, puis continue à écrire, puis vais finalement dormir pour anticiper le réveil de 6h.

Le lendemain matin, je suis donc sur le pont à l'heure grace à mon nouveau super réveil en plastique à 5h50, heure à laquelle tous ceux qui travaillent à la GH se réveille aussi pour une longue journée oisive dans l'attente du client. Et quoi de mieux pour les journées oisives qu'une bouteille de whisky? Pffft, j'sais pas trop... Car j'ai en fait dans mon sac, depuis la veille, la bouteille à peine entamée qui avait été apportée par Madro depuis la France. Et comme ils n'ont pas voulu la récupérer malgré mon insistance, je la laisse lachement à un type d'une vingtaine d'années qui sort tout juste des bras de morphée. Tu parles d'une surprise pour le bonhomme!!! Un litre de whisky qui arrive tout cuit en bouche à l'heure où même le petit déjeuner hésite encore à sortir du lit. Je le préviens que c'est assez fort et que ce serait mieux pour lui d'attendre quelques heures avant de boire le précieux breuvage, je ne suis pas complètement irresponsable!! Un bus vient me prendre directement à l'hotel, il est presque plein, de touristes... C'est le bus qui relie Siem Reap à Bangkok, pas pour les cambodgiens... L'avantage, au moins, c'est qu'il ne s'arrêtera pas tous les kilomètres pour faire monter ou descendre quelqu'un.

Comme il est 6h, j'y finis ma nuit et ne suis réveillé qu'à 11h, heure à laquelle on s'arrête déjeuner dans un restoroute au milieu de nulle part. Comme je suis naturellement dans le cirage le plus complet, à cause de mon réveil éclair, je sors du bus la fleur au fusil avec simplement quelques baths et une cigarette, c'est tout. Tout le reste est dans le bus. Et alors que je fais connaissance avec un groupe de jeunes venus de Singapoure et qu'il me faut aller chercher quelque chose dans mes affaires, je monte dans un premier bus, pas le mien. Un deuxième, pas le mien non plus. Qu'est ce que c'est que ce bronx, il n'y a que deux cars sur le parking et aucuns d'eux ne correspond à mon bus qui a littéralement disparu!!!! Avec l'ensemble de mes affaires!!!! Ca dure 5 minute, 10 minutes, un quart d'heure, 20 minutes. Plus ca va et plus mon palpitant joue du Jembe. Est-ce qu'il va encore falloir que je m'insulte en silence, mais cette fois pour quelque chose de plus important qu'une fausse montre sans valeur? Je sens la panique monter. Mon passeport, mon cash, ma carte bleue, ma brosse à dents, tout le bordel manque à l'appel!!! Heureusement, après 25 minutes, le bus revient, apparemment d'une session de station service mais vu le temps que ça lui a pris, il a dû en faire des kilomètres pour trouver du fuel!! En retrouvant mon siège, bénit sois je, rien ne manque. Ouf!!!! Seulement, la prochaine fois c'est promis, quelques soient les circonstances, je garde mon trésor de guerre à portée de main. Une bonne frayeur donc, mais c'est apparemment comme ça qu'on progresse!!

Le reste du trajet sera vite avalé. A l'arrivée à Sissophon, je vous le donne en mille, je suis ENCORE le seul à descendre. Je dis au revoir à mes nouveaux potes singapouriens et leur promets de leur donner des nouvelles lorsque je serais à l'approche de chez eux, dans quelques mois. Excellent!!!

Je trouve facilement un hotel, c'est le métier qui rentre, et passe encore une fois l'après-midi devant l'ordi.

Le soir venu, il est temps d'aller chercher de quoi se restaurer. Je tourne dans Sissophon comme une âme en peine, impossible de trouver autre chose que des gargottes à la propreté douteuse. Est-ce que j'ai envie d'appeler les services sanitaires ou est-ce que j'ai juste envie de manger? Finalement, alors que je marche dans les rues en saluant tout le monde de 7 à 77 ans, une petite bonne femme m'interpelle : "food? food?". En gros, ça veut dire qu'elle et sa famille tiennent un resto mais faute de clients, ils ont fermé bien tôt. Je suis donc le seul à table alors que la famille vaque à ses activités, notamment le garage de leur 4X4 dans la pièce principale du restaurant où je suis exactement en train d'entamer mon curry au poulet. Ca a beau masquer les odeurs d'essence, pour la vue c'est bizarre, quand je lève les yeux, la bagnole parait occuper tout l'endroit. Je mange donc, salue mes hotes à l'issue pour ce repas frugal et atypique, et caresse quelques minutes le chat de la maison en m'étonnant que celui-ci ait une queue à l'inverse de 99% des chats qu'on croise en Asie du sud-est!. C'est le retour à l'hotel, le retour du sommeil.

Je suis debout bien plus tôt que prévu. Ma chambre dont la fenêtre est ouverte donne directement sur le centre de Sissophon et je ne sais pas si c'est parce que c'est aussi le weekend pour les cambodgiens mais dès 6h, la ville déverse un flot ininterrompu de musique traditionnelle à base de AYYYYY AYYYYYYYYYY. Pour moi c'est plutôt aïe aïe aïe, et me voilà debout. Le temps de me rendre compte que même la fenêtre fermée je ne pourrait gagner la guerre du bruit, c'est l'heure de l'expédition pour Banteay Chhmar et comme la route est dite "particulièrement mauvaise" dans le LP, je fais le choix de dégotter un chauffeur de moto qui pourra m'y conduire sur les 50 kilomètres de piste nous en séparant encore. Dégotter un chauffeur de moto? Facile au Cambodge!! A peine sorti de l'hotel, ils sont 3 à se disputer mes faveurs! Je choisis donc le moins cher même s'il ne parle pas un traitre mot d'anglais et c'est parti mon kiki!! Après 1km de route goudronnée pour sortir de la ville, on arrive au royaume de la poussière. Baignée par le soleil depuis de nombreux mois sans pluie, la piste est mi-sablonneuse mi-pierreuse, couleur ocre voire terre battue. Elle est également fréquentée par tout ce que le Cambodge compte de véhicules divers et variés. Du motoculteur surchargé au camion fou, tout y passe. Je dis camion fou car sur la piste, le camion est celui qui va le plus vite. Pour rester sur le même thème camionneur, chaque fois qu'on se fait doubler ou qu'on croise un camion, ou même une voiture, celui-ci lève un nuage de poussière qui pourrait recouvrir le continent européen!! Et comme mon chauffeur n'a de casque ni pour lui ni pour moi, à chaque fois, c'est une nouvelle épaisseur de poussière qui s'ajoute à la précédente des pieds à la tête. Si on compte en plus que pour parcourir les 50km, il nous a fallu deux heures quinze, de 8h à 10H15, vous comprenez sans mal que des camions, on a eu le temps d'en croiser quelques uns!!!

En arrivant au temple, comme on est plus sur la moto et qu'il fait pas loin de 40°, la transpiration vient se mèler à la poussière pour former une sorte de pâte. On a déjà vu plus plaisant!! Sur place, pas d'autre conducteur de moto, je suis le seul touriste. Je suis même obligé de réveiller la personne qui s'occupe de vendre les billets d'entrée quand elle n'est pas dans son hamac à l'ombre de sa guérite. Ca y est enfin donc, j'ai mon ticket, il est l'heure de se rendre compte. Le Banteay Chhmar a ceci de particulier que c'est un vrai champ de ruines. Par endroit, il y a encore des semblants de murs qui ressemblent à quelque chose mais entre eux, c'est un vrai bazar. Les pierres de plusieurs tonnes qui s'étalent au sol se comptent par milliers. Je suis parfois obligé d'avancer à quatre pattes pour ne pas me casser la figure mais au final, ça rend l'expérience unique. Alors que je visite, je suis persuadé d'être le découvreur du sîte, c'est en tout cas ce à quoi ça ressemble. C'est vraiment de l'Indiana Jones dans le texte!! Et puis seul au monde! Et puis sans eau!! Comme la tête de linotte que je suis, j'ai oublié de prendre de l'eau ce qui abrègera la visite après plus d'une heure, la chaleur rendant le tout bien trop épuisant et bien trop transpirant. C'est un coup à fondre littéralement au soleil, non merci!! On repassera. Plus tard, bien plus tard. C'est donc le moment de retrouver mon chauffeur pour une nouvelle séance de ventilateur géant matinée de poussière couleur Roland Garros.

2h15 à l'aller, 2h30 au retour. Pour 50 kilomètres!! Au moins si on a un accident, on aura le temps de le voir venir à cette vitesse!!

Au final, quand on retrouve la route bitumée, c'est une vraie libération, je remplis les oreilles du conducteur de cris de joie, on dirait qu'on a gagné la coupe du monde ou que le PSG est champion de France... (sic) Laissé devant l'hotel, je marche comme un cowboy. Près de 5 heures de bécane auront eu raison de ma démarche chaloupée! De plus, arrivé dans la chambre, c'est l'hallucination quand je me regarde dans le miroir après avoir enlevé ma sacrosainte casquette. Je suis un tas de poussière ambulant. Même de près sur les zones laissées découvertes pendant la "route", je n'aperçois même plus un pore de ma peau!! De la poussière, de la poussière et encore de la poussière!! Et quand j'enlève mes vêtements pour me jeter sous la douche froide, ce sont de vrais cumulo-nimbus qui s'échappent!!! Est-ce qu'il faut que je brule toutes mes fringues du jour? Peut-être mais peut-être pas, faut pas exagérer... En tout cas, même en omettant la douche, je suis rincé et ne ferais pas long feu. Après un retour dinatoire chez la famille de la veille, je suis couché en même temps que les khmers et c'est pour moi une vraie perf'!!

On est dimanche et comme la veille, la même musique sonne le tocsin dès 6h du matin alors que le soleil est une boule de feu naissante qu'on peut encore regarder à l'oeil nu. Le spectacle est chouette mais comme la veille je m'en serais bien passé!! De là, c'est le retour à Siem Reap par le même chemin que l'avant veille sauf que cette fois, le car qui était prévu à 9h arrive à 10h45, certains diraient que ça ressemble à la SNCF, je leur dirais juste que ça ressemble plus au Cambodge, pays où le cours du temps est tout relatif. Je suis en ville à 13h30, heure à laquelle je retourne à la Naga GH pour la deuxième fois en trois jours. Personne là n'a oublié ma tronche et surtout pas celui à qui j'ai refilé la bouteille de Whisky!!!! C'est donc à son invitation qu'on finira la bouteille qu'il avait déjà fort bien entamé avec ses potes et les autres employés de la GH. Parfaite façon de finir mon séjour ici, tout le monde il est beau, tout le monde il est content! Le lendemain, il sera temps de se rapprocher du Laos en même temps que de célébrer mes 33 printemps, c'est la fête. Comme tous les jours...
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Cambodge: un tourisme d'extension? Idées d'itinéraires
Que je ne vous cache rien ou presque! 😉 Je suis un inconditionnel du Cambodge ...L'histoire de ce peuple Khmer m'a ému et sa réalité présente me touche .

Je m'attache, à essayer de l'aider, entre autres en le faisant connaître ...C'est pourquoi, je m'insurge contre le tourisme d'extension, un simple bond vers ANGKOR et Phnom Penh, en provenance de Thailande ou du Vietnam...et basta! Dommage!!! J'ai appris qu'en moyenne, les touristes passent seulement 2, 5 jours au Cambodge...Pour moi, tout simplement incroyable !

Cependant s'insurger est vain, si ce n'est suivi d'une démonstration !

Je vais donc vous proposer aujourd'hui, deux idées d'itinéraires. Ils sont particulièrement adapté, globalement à la période de mousson à la période de mousson, mais peuvent être effectués toute l'année.

DEUX semaines aux alentours de PHNOM PENH !

Passons les trois premiers jours sur PNH...

Puis visitons autour, mais pas trop loin:

J4 Cheung ek et Kien Svay (et notamment le village des peintres) J5 Phnom Chisor, J6 Le zoo de tamau ..suite à mon dernier séjour, je ne conseille plus ce site J7 Angkor borei et le Phnom DA

Après avoir vu le secteur Sud, allons voir le nord:

J8 Et J9 :visite de l'ile de la soie et ballades en vélo J10 :Visite de l'ile de l'argent et de Oudong J11:Visite du Phnom Brasat, prasat Tomea sothea, le Phnom baset et une ballade à cheval! j12 :Ba Phnom en passant par Prey Veng J13 :Journée sur la plage de Koh Dach (en basses eaux= 6 mois)

Au cours de ces visites, nous pourrions aussi prendre en compte l'aspect social:

Allons visiter une usine, un orphelinat, un centre de santé... Peut être, passer une nuit chez l'habitant dans le Kirirom aussi ...En fait, deux semaines ne nous suffiront pas car nous pouvons aussi nous enfoncer dans la campagne sur la rive EST du mekong, voir les champs de manguiers, de bananiers, voir le tissage des nattes végétales, nous rendre au Vihear Sour ...

Pensez vous toujours que PNH et ses environs ne méritent que deux ou trois jours ?!

Un dernier mot, je n'ai rien à voir avec une agence de tourisme...Tout est réalisable par soi même et l'aide des locaux. Il est à 30 klm de PHNOM PENH, des endroits ou les enfants ne savent même pas dire HELLO, mais croyez moi, ils sont tout aussi sympa !

Itinéraire 2 : Deux semaines, autour du Tonlé Sap

J-1 Prenons la nationale 6, au départ de Phnom Penh et arrêtons nous à Kompong Tom le but de cet arrêt, est d'aller voir le site pré angkorien du Sambor Prey kuk ...une demi journée suffira au voyageur prèssè, mais si la conception du séjour est de rencontrer la nature et les gens, dans des endroits isolés et non encore touristiques, et que des vestiges sont néanmoins un des axes de la ballade, sachez qu'entre Skun et Kompong Tom, les itinéraires de découvertes ne manquent pas !

J-2 Départ et arrivée sur Siem Reap : Le séjour doit être d'au moins quatre jours dont trois consacrés aux seuls temples (J-3, 4, 5, 6). Je ne développe pas ce séjour, les informations étant très abondantes :un mot, MAGIQUE!

J-7 Départ pour Battambang , en bateau sur la rivière Sangkea (environ :7h)

J-8 Vous n'aurez que l'embarras du choix : une visite au sud avec pour objectif, le temple de Banone tout en profitant d'une nature ombragée et éventuellement revenir avec le "bamboo train" ou bien aller au Nord sur la route de Pailin voir le Phnom Sampeou, ou vous verrez non seulement des grottes sanctuaires boudhique mais un horizon sympa car vous êtes sur une colline qui domine la plaine...Il existe d'autres possibilités de promenade !

J-9 Dimanche uniquement Battambang-Pursat (en train) si non en bus, visite de cette ville au parfum balzacien, possibilité de s'intérresser au travail du marbre.

J-10 Soit de Pursat ou de Krakor , visiter le village flottant de kompong luong, l'absence de touristes (mais Gh, assez sommaire) permet d'aller au contact des habitants de ce village d'ethnie vietnamienne.

J-11 Kompong Chnang , se ballader en suivant l'inspiration du moment, s'intérresser au travail des potiers!

J-12 Retour PNH!

AH..le compte n'y est pas !...C' est, bien sûr volontaire de ma part...Les trois jours peuvent se ventiler de plusieurs manières .Dés qu'il sera possible de se rendre au Phrea Vihear, ce sera un objectif principal ...Il est possible de garder une journée supplémentaire sur Siem Reap (la forêt innondée)..Et comme je l'ai laissé entendre, une journée de mieux sur Battambang et une autre consacrée à la portion du trajet Skun -kompong tom...Clôtureront agréablement nos deux semaines!

Suis je en train de convaincre les sceptiques que le Cambodge est une destination à part entière ?

D'autres itinéraires suivront ... A vous lire ...

SUITE ...

Itinéraire 3 : 15 jours sur le littoral d' EST en OUEST !

J-1 Nous allons prendre la nationale 2 et aller jusqu'à Takeo, de là nous nous rendrons en bateau, jusqu'à Angkor Borei et Phnom da

J-2 Soit, nous rejoignons Kep en bus, soit nous trouvons un véhicule personnel afin de pouvoir nous arrêter le long de la départementale 31 J-3 En face de Kep :L'ile au lapin Koh tonsay J-4 Direction "secret beach" et en profiter pour en quelques heures aller voir Kompong Trach dont on pense que le site est à l'origine de l'histoire de "Simbad le marin" J-5 Pourquoi pas une marche dans le parc naturel et une visite dans une exploitation poivrière. Avant de partir n(oubliez pas de gouter le crabe au poivre vert)

J-6 Kampot: visite de la ville sans oublier le village des pêcheurs Cham J-7 Visite du Bokor: si elle est possible ...

J-8 nous arrivons à Sihanoukville, visite de la ville, du port J-9 entre ses diverses plages (ochenteal, ostres...), et celle du le parc national de Ream et deux ou trois jours passés sur les iles de koh rong et de koh rong samloen J-15 Retour sur PNH

Le séjour peut se poursuivre en se rendant sur l'île royale: koh sdach et koh kong city d'où il est possible, de pénétrer dans les mangroves, mais aussi des îles, sans aucune structure touristique :koh kapik par exemple ou plus simplement aller passer une journée sur la plage de baklong.

Suite

Un itinéraire d'environ 30 ans

On ne peut voyager au CAMBODGE, sans avoir à l'esprit que le pays sort tout juste d'un drame ...

Il ne faut pas voir ce pays, seulement avec les yeux mais aussi avec le coeur (même si cette règle est pour moi générale, elle prends plus particulièrement son sens dans ce territoire khmer)

Je vous invite à un clic : http://www.boston.com/...ts_war_tribunal.html
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Cambodge 2007 en famille
Apres un voyage en Thailande en 2006, nous voila de retour en famille avec nos filles de 5 et 8 ans au Cambodge en 2007.

Jour 1 - Départ Toulouse pour CDG, puis dans la foulée Bangkok et 3ème vol pour Phnom Penh (arrivée vers 16h et 6h de décalage horaire). Vols sans encombre et retard, on arrive à Bangkok, dans le fameux nouvel aéroport Suvarnabhumi. Malgré les nombreux problèmes dénoncés en ce moment sur cet aéroport (qui vont obliger certainement une réouverture partiel de Dong Muang), tout nous a paru nickel : aucun retard sur 4 vols pris, un seul débarquement par bus, toilettes en nombre suffisant et toutes en fonctionnement, correspondance des bagages bien gérée par la Thai Airways. Il fait un peu penser au nouvel aérogare CDG, mais en plus grand, en un peu moins froid. Le hall des départs est immense, très long, avec des dizaines de boutiques, toutes plus belles et luxueuses les unes que les autres. Beaucoup de lieux pour manger également, du salon cosy, du japonais classieux, et même du fast food occidental ou local. L'architecture est un mélange de métal, de verre, de verdure et de bois pour pas mal de boutiques. Très beau et agréable. Bon, on a eu le temps de le visiter, avec plus de 4 heures de correspondance. Vol entre Bangkok et Phnom Penh très rapide, les hotesses doivent speeder pour servir le repas dans ce laps de temps de une heure. Arrivée à l'aéroport de Phnom Penh. A partir de la, c'est le grand inconnu pour nous tous. Première surprise, la quiétude qui règne dans cet aéroport. Le stand des visas est super organisé : on donne les papiers à un premier comptoir, les papiers passent ensuite à la chaine dans les mains de 5 personnes en gros, et on vous appelle au dernier comptoir pour récupérer et payer les 20 USD (gratuit pour les enfants de moins de 12 ans, mais prévoir une photo quand même). Ensuite passage de l'immigration, récupération des bagages et nous voilà lachés. L'aéroport très récent est à taille humaine et très très joli. Il nous rappelle celui de Bali il y a plus de 10 ans. La sortie se fait dans un calme étonnant : aucun rabatteur pour taxis, bus, tuk tuk. On choisit de se diriger vers un taxi avec cette arrivée nocturne à 19h30. On nous demande 7 USD, ce que j'avais lu sur le forum donc on ne discute pas et on monte. Le taxi quite l'aéroport et s'enfonce dans les avenues sombres. Il n'y a pas d'éclairage public au départ, ce qui donne une atmosphère assez étonnante. Seules les lumières des véhicules, des bâtiments, des échoppes permettent de distinguer quelquechose. Mais le tout reste assez sombre, et nous rappelle un peu à la route de l'aéroport de Kathmandu. A partir de quelques minutes, l'éclairage se densifie et on voit apparaître des lampadaires en fonctionnement. Après quelques tatonnements, le taxi trouve le Rega Home Guesthouse (cf. les adresses ci-après). Le taxi nous demandera avec sourire un petit billet de plus, vu le temps qu'il a mis à trouver notre guesthouse. Avec sourire, je lui réponds que bon, je paie le prix convenu à l'avance.La résa faite par mail est bonne, il y a du monde, ca grouille dans le jardin restaurant. La patronne énergique qui parle français nous conduit à notre chambre au RDC. La chambre est très simple, propre, un peu sombre malgré le néon et un peu moite. Petit déjeuner bien français avec baguette, beurre, confiture. Au cambodge, on trouve du pain, frais le matin, bien sec l'après midi. Un peu moins salé que chez nous, il demeure bon au petit déj. On démarre une petite ballade à pieds pour se rendre au Wat Phnom non loin de la. Bon en fait il est un peu plus loin que la carte ne le laissait supposer. Marcher lentement à pieds permet de suite de se mettre dans l'ambiance. Certaines rues sont encore complètement en terre, la plupart sont tout de même bitumées à cet endroit, mais il faut souvent marcher sur la route quand le trottoir est bloqué par un véhicule, des marchandises, des échoppes, des tas d'ordures ou des égouts à ciel ouvert. Les gens vaquent à leurs occupations sans trop faire attention à nous. Chaleur, poussière, odeurs pas toutes agréables et musique de fond des moteurs et klaxon font partie de ce premier visage de la ville. Nous arrivons au Wat Phnom, un temple avec un stupa surmontant une petite colline en plein milieu d'un sens giratoire. L'herbe est grillée, jonchée de détritus. On emprunte le chemin montant à flanc de la petite colline. On verra plus tard qu'on arrive par l'arrière, l'avant étant équipé d'un grand escalier. De nombreux singes en liberté font leur petite vie à cet endroit, cherchant nourriture, s'amusant, se chamaillant ou se cherchant des puces. Quelques bancs ici ou la sont occupés par des hommes, femmes et enfants dont la plupart mendient à notre passage. Certains sont estropiés, handicapés, d'autres valides. Mais tous nous renvoient une image d'une misère qui nous frappe de plein fouet pour cette première sortie. Les filles sont de suite confrontées à ces images d'enfants en haillons, d'hommes estropiés. Elles ne semblent pas spécialement mal à l'aise, mais elles sont très intriguées, dans le sens où elles nous demandent pourquoi ils sont comme ca, ce qu'ils mendient, pourquoi on donne, pourquoi on ne donne pas... On a l'impression d'être retourné à Delhi, un dimanche après-midi il y a plus de 10 ans (le dimanche après-midi était très calme dans New Delhi). En haut de la plateforme, un gardien nous demande 1 USD par personne, y compris pour les filles (alors que les temples visités plus tard sont gratuis pour les enfants). Pas de ticket, le gardien repart d'asseoir l'argent en poche... Visite intérieure du temple, ca leur rappelle de suite les temples Thailandais de l'année dernière. On redescent par les escaliers principaux. En bas, un pauvre éléphant stagne sous un arbre, servant de décor aux touristes voulant se faire prendre en photo à côté, moyennant quelques sous (2 ou 3 USD) au propriétaire. Nous passons pas mal de mendiants pour rejoindre un tuk tuk qui attendait la. Ne parlant pas englais, un autre lui vient en aide pour lui donner notre destination : le quai Sisowat, non loin du grand palais. Il fait chaud, on s'asseoit à une terrasse de petit restaurant (à droite du Sa Em Restaurant). On prendra quelques plats et une bouteille d'eau bien fraiche. Se mettre en terrasse sur le trottoir n'est pas forcément l'idéal si on souhaite manger un tranquilité. Non pas que la circulation du midi soit dense, pas du tout même, mais nombre de personnes passent sans insistance à la table : mendiants, enfants vendant des livres ou des souvenirs. C'est d'ailleurs exclusivement des enfants qui vendent dans la rue. Le repas fini, on se rend à pieds au Grand Palais (3 USD/pers l'entrée, + 2 USD si on veut utiliser son appareil photo dans l'enceinte, et 5 USD de plus encore si on veut pouvoir utiliser sa caméra). Nos filles ne paieront pas. En revanche, elles interessent toujours autant certains asiatiques, comme ce groupe de cambodgiens (on pense) qui voudront prendre des photos d'elles avec eux. La plus petite, blonde et encore un peu potelée est de toutes les attentions, et se retrouve dans les bras d'inconnues souvent hilares et excitées en cette occasion. Elle n'est pas surprise, mais en revanche semble vite gênée. On accepte avec sourire les photos, j'en profite pour en faire une aussi après tout, avec le photographe de surcroit, mais on ne tient pas trop à ce que notre petite souffre trop de ces attentions somme toutes gentilles. Quand les bras commencent à la serrer un peu trop pour l'emmener vers une autre personne du groupe par exemple, on fait comprendre que bon, c'est sympa, mais la "petite" n'a pas forcément super envie. Dans l'après-midi, on retourne à la guesthouse histoire de retrouver un peu de calme, dans cette terrasse/jardin qui nous semble être un petit oasis perdu au beau milieu de cette grande ville dont nous n'avons pas vu grand chose encore. On y achétera un billet de bus pour Siem Reap, 5 USD par personne, à la compagnie Rith Mony Bus (RMN), qu'on nous dira plus tard être une compagnie bon marché. Jour 3 - Phnom Penh > Siem Reap Départ 8h00 en tuk tuk pour le départ en bus. Le chauffeur nous emmène à l'endroit voulu sur les indications de l'hôtel. On s'attendait à une station de bus, celle proche du marché central. On sera en effet dans le quartier, mais le chauffeur de tuk tuk est interpellé par une personne en coin de rue nous demandant notre billet dans un assez bon anglais. Je lui passe les billets en toute confiance malgré le coin de rue, l'absence total d'identification de la personne (nom, badge de la compagnie de bus, etc...). Il y a bien un bus RMN non loin de la. Il revient et nous propose un bus avec départ 1/2h plus tard. Bon, ok, on attendra dans un petit resto local, où le petit déjeuner est bien sur à base de soupe de nouille, avec tables en formica et télé suspendue au mur. Un nouveau bus au numéro indiqué se pointe à l'horizon. On s'apercevra plus tard que les bus du marché central ne sont pas tous à la même enseigne. Des grosses compagnies de "luxe" comme la Mekong Express ont droit à pas mal d'espace. Ceux de la GST ont juste un trottoir pour les arrivées. Le notre a juste un coin de rue non loin de la. On ne saura pas si le bus avait l'air conditionné ou pas, mais il y faisait chaud en fin de voyage, au terme des 6 heures de route. Ceci étant, le voyage fut agréable et interessant car nous étions en première rangée (pas la plus sécu ceci dit en cas d'accident). Nos filles avaient du se rappeler les bus entre Bangkok et Trat et ont voyagé avec une grande patience, sans râler. En cette saison, les paysages sont assez secs, et on aura raté les rizières vertes et mouillées. La route est en bon état, bitumée partout maintenant. La halte permet de manger un peu (plats, fruits ou biscuits) et d'aller aux toilettes si besoin. L'arrivée à Siem Reap se fait à l'entrée de la ville, dans la centrale de bus. La gare n'est pas du tout centrale et le tuk tuk est indispensable. A notre arrivée, le bus est encerclé et assailli par les chauffeurs de tuk tuk qui font également la promotion d'hôtels. Nous avions déjà réservé notre hôtel (Phnom Bok Hotel) et un chauffeur de tuk tuk nous attendait en brandissant notre nom sur un papier. Nous nous extirpons rapidement avec lui de la foule et embarquons dans le tuk tuk, pour le plus grand plaisir des filles. Le bol d'air sur le tuk tuk est un enchantement après les 6h de bus. En peu de temps nous voilà à l'hotel. On prend les chambres. Les filles testerons la piscine peu de temps après ! Hélène, la manager de l'hôtel nous prodiguera de bons conseils sur la ville, les temples et les restaurants. On testera l'un des restos les plus proches, celui du Freedom Hotel, qui est ouvert sur l'extérieur et séparé de l'hôtel. Excellent Amok de poisson et copieux. Une bonne adresse agréable qui nous aurait pourtant pas attiré sans recommendation. Nous négocions avec le chauffeur de tuk tuk les 3 jours de visite des temples. Jour 4 - Siem Reap - Temples d'Angkor Ca y est, depuis des années qu'on entend parlé de ces temples, on y va. Il fait presque frais en tuk tuk. On passe le péage, un péage digne de nos autoroutes avec des guichets pour acheter un pass d'un jour, de 3 jours ou d'une semaine. Nous paierons chacun 40 USD pour 3 jours. Nos filles ne paieront pas, ouf ! C'est parti, on a défini le circuit approximatif avec le chauffeur. A savoir (on ne le savait pas), le site est payant pour les visiteurs, mais sinon la zone des temples est une zone habitée, avec des maisons, des villages à certains endroits, et à chaque temple ou presque on trouve des boutiques, des petits restos simples, des vendeurs ambulants, la plupart du temps des enfants ou des jeunes. Donc à chaque temple, on se retrouve avec environ 2 à 6 enfants à vous suivre quelques mètres pour vous proposer des souvenirs, livres en français ou anglais (des belles copies vendues 1 USD en anglais mais plus cher en français). Au final on s'habitue et les vendeurs sont interdits dans les temples eux mêmes. Pour cette première journée, nous décidons de visiter le matin, de rentrer à l'hôtel en mi journée pour se reposer et raffraichir les filles à la piscine, et de repartir pour Angkor Thom vers 16h. Beaucoup de temples sont très endommagés, mais on est loin de ruines à même le sol. Beaucoup de pierres sont au sol, bloquant parfois le passage, mais nombre de murs, de toits, de tours sont encore bien là. Pas mal de renforts en bois soutiennent des murs ou portes. LEs temples ne se ressemblent pas tous, ce qui rend les visites toujours différentes. En milieu de matinée il y a pas mal de monde, mais on arrive toujours à se retrouver quasi seuls à un moment donnée, ou en se retirant dans un coin. Le monde n'est pas trop un problème en soit, hormis pour les photos, mais le plus gânant reste le bruit des groupes, et principalement des groupes de touristes asiatiques quand nous y étions. Chinois, corééns et/ou japonais débarquent avec la seule idée de prendre des photos toutes plus identiques les unes que les autres. On peut éviter ces groupes assez tôt le matin, le midi, et le soir. Nour arpentons ainsi la matinée dans divers temples, et le Tah Pronh est vraiment impressionnant. Les filles s'amusent beaucoup à marcher, enjamber les pierres, se cacher dans les dédalles, malgré la chaleur. Parfois, plus un bruit dans les temples, uniquement les bruits des oiseaux dans la végétation et le décor sauvage qui entoure les temples. Le soir, petit tour dans le centre ville près du marché. Etonnant contraste. On assiste à une concentration de restos et bars. Beaucoup sont décorés avec beaucoup de goût et de classe, souvent par des décorateurs français. Ambiances loundge, ethnique, contemporain. Très beau, mais on est loin du cambodge majoritaire. Concentration de touristes, un vrai Saint Michel à Siem Reap. On tentera le Khmer Kitchen, mais on sera un peu déçu par le resto : nourriture classique, service "usine". Bref, bien pour les noctambules citadins, mais on n'a pas beaucoup aprécié. Jour 5 - Siem Reap - Temples d'Angkor Cette fois ci, pour éviter de faire une heure de tuk tuk pour retourner et revenir a l'hôtel, et profiter de l'endroit, on a décidé de manger sur place dans l'une des gargottes proche des temples. Prix comparables aux restos d'en ville pour certaines. Je me suis régalé d'un petit poulet frit avec du riz et de l'ananas, excellent ! Ce soir, nous mangerons au Phnom Bok, même si ce n'est pas un restaurant. Nous ne connaissons pas d'avance le menu, mais nous faisons confiance à Hélène qui nous choisira un plat typique khmer. Ce sera une soupe avec pates de riz. Excellent et copieux. C'est vraiment une bonne adresse de logement. Jour 6 - Siem Reap - Temples d'Angkor Au retour, une fille d'une dizaine d'année voire moins demande à notre chauffeur de la déposer quelquepart. On accepte avec plaisir. Dans le tuk tuk, elle nous propose même une barette pour notre fille qui a les cheveux en pagaille avec le vent. Du coup notre grande fille lui donne un petit bracelet symbolique en coton et de suite lui échange avec son bracelet plastique. Elle finit par s'endormir dans le tuk tuk. A notre arrivée à l'hôtel, notre tuk tuk la voir encore la, il avait oublié sa présence semble t'il. La fille semble un peu perdue, et se dirige dans le hall de l'hôtel, comme pour demander on ne sait quoi, elle ne le sait même pas elle même. Au final, après quelques questions de la part de Hélène, on va avoir confirmation qu'elle a fugué, qu'elle a quitté sa maison où elle s'est dite mal traitée. Elle sera nourrie à l'hôtel, tentera de se sauver de nouveau, avant d'être conduite à la police. On ne saura peut-être jamais ce qu'elle est devenue, mais il doit y en avoir un grand nombre dans le pays. Certains enfants sont mal traités, abusés dans leur village voire leur famille. La fugue est tout aussi dangereuse, elles peuvent très bien tomber entre les mains de personnes mal intentionnées qui vont les exploiter, les vendre et alimenter les réseaux du commerce sexuel. Jour 7 - Siem Reap - Phnom Penh Retour en bus par la Mekong compagnie. Retour à notre guesthouse, la Rega. Mais problème, notre réservation a sauté. Notre nom a bonnement été effacé du tableau pendant notre virée à la mer et la GH est au complet. Le gars de la Rega nous propose alors l'hôtel d'un membre de la même famille à 100m de là. N'ayant pas trop le choix dans le quartie, nous le suivons dans une grande maison rénovée tout près de là. L'hôtel a ouvert recemment et a une allure d'hôtel chinois, sans trop d'âme et de style. En revanche, la chambre aux 2 grands lit est immense, avec clim, grande salle de bain, et hauteur sous plafond généreuse. C'est un peu ambiance hôtel chinois avec meubles en formica, mais finalement on n'a pas perdu au change. Les filles se défoulent, heureuses semble t-il de trouver enfin une chambre spacieuse où elles peuvent courir. Après midi à Phomn Penh. On décide d'aller se ballader en fin d'après midi sur le quai Sisowat. C'est calme, paisible sur ce semblant de croisette. On est déjà mieux que le premier midi dans le même quartier. Nombre de cambodgiens se promènent que le quai, face à l'immense fleuve. Quelques enfants vendent toujours des livres, des marchands ambulants fournissent nourriture et boissons. On décide de monter voir le fameux FCC dont on nous a vanté les mérites, un bar restaurant avec terrasses aux étages et vues sur le fleuve et le quai. Le lieu est couru par les occidentaux, touristes et expatriés. Plus cher qu'ailleurs, déco ambiance coloniale très belle. Tarifs plus chers, serveur qui se la joue sérieux et branché sans le sourire, avec en prime un erreur sur l'addition, bref on a vu, on y retournera pas, même si le lieu est bien. Pour le repas, on va manger un peu plus loin au Bali Café, un restaurant indonésien. Cadre très sympa, soigné, agréable, calme, et plats excellents et pas chers. Bref une bonne adresse pour changer de la nourriture khmer. Jour 8 - Phnom Penh - Sihanoukville La compagnie Mekong Express propose de venir vous chercher a l'hôtel pour vous transporter jusqu'à la gare routière. Mais aucun minibus n'est passé. La patrone du Rega nous avait prévenu à l'avance, donc 10 minutes après l'heure prévu du minibus, on prend un tuk tuk pour se rendre à la station de bus. La encore, petit encas, boisson, toilettes à l'intérieur, ce qui fait que le bus ne s'arretera pas du voyage. Le voyage durera 3h30. Peu avant Sihanouk se trouve une énorme usine. Et pour la première fois au cambodge, on a vu des piétons prioritaires sur la route ! Bon il se trouve que c'était la sortie d'usine, avec des milliers de personnes qui sortaient à pieds et traversaient la route. L'attente a duré plusieurs minutes. Les femmes pour l'essentiel rentraient dans leur maison, ou allaient prendre des plats dans des stands de rue. Nous arrivons à Sihanouk. Les rues sont très larges, la circulation tranquile, essentiellement des motos. C'est un grand calme comparé à Phnom Penh. Ici peu de tuktuk, ou alors ils sont plus chers qu'à Phnom Penh. Du coup, on doit prendre 2 motodops pour se rendre à la guesthouse à Occeutal beach. Sur chaque moto dans l'ordre : un gros sac, le chauffeur, une fille et un adulte avec les petits sacs. Le trajet n'est pas très long, mais très agréable. Le vent nous raffraichit. Nous arrivons aux bungalows Occeutal Beachside Bungalows, c'est relativement sympa, propre, tenu par un français asiatique qui habite encore ne France, même si il est souvent la. On prend les maillots et on fonce à la plage pas très loin de là : il suffit de traverser une petite route et prendre un grand chemin de terre où on débouche sur la plage. Surpriiiiise ! On est loin de la plage calme et paradisiaque. Sur quelques centaines de mêtres sont alignés des parasols, des gros transats avec matelas et plein de touristes. Personne n'est allongé sur la plage, les gens se posent sur les matelas. On fait de même et commandons un repas de midi. En fait, la consommation n'est pas franchement obligatoire. En plus des touristes, il y a un balais ininterrompu de vendeurs ambulants proposant souvenirs et nourriture (crustacés, nems, fruits), ainsi que de mutilés, estropiés qui mendient de l'argent. On est loin du calme et de la tranquilité. C'en est même un peu saoulant. Ca n'empeche pas de nous baigner dans une mer très chaude, même si l'eau agitée ne paraît pas être d'une propreté impeccable. Le soir à la tombée de la nuit, un autre balais habituel se met en route : les restos rentrent les matelas et sortent les tables basses et chaises ou fauteuils. On peut donc manger direct sur le sable dans tous les restos de la plage. Bon c'est sympa, il fait bon, y'a pas mal de musique, mais attention àpas se mettre entre 2 enceintes qui ne joueraient pas la même musique ! Les vendeurs et estropiés quant à eux continuent leur circuit de tables en tables. Limite dur à supporter quand même cette vision des estropiés qui vont de table en table, sans mains, glissant sur les fesses, à genoux, au milieu de nous même, touristes "riches", valides, en train de siroter des boissons fraiches... Jour 9 - Sihanoukville Journée cool. Retour à la plage pour un petit dej. La plage est plus calme, c'est plus agréable. Plus on marche vers le nord, et moins il y a de touristes, et plus il y a de cambodgiens. L'après midi, petit tour au marché de la ville, dans la pure tradition des marchés du pays : allées étroites, toits très bas, sombres, odorants, assez bordéliques, et grosse chaleur. Mais ca reste toujours un plaisir, un dépaysement complet, une ballade sans être interpellé, tranquile. Quelques achats dont des tongues pour les filles. Passage dans un petit supermarché au retour pour se faire plaisir avec des produits frais pour le 4h : des petits yaourts ! En ce moment c'est un long WE de congés pour les Cambodgiens, à l'occasion du nouvel an chinois. Du coup, la plage est bondée le soir....enfin rien à voir avec les plages de Mediterrannée, mais quand même... Par contre pas mal de cambodgiens, ce qui donne une plage très cosmopolite sympa. Revers de la médaille avec tout ce peuple, l'eau ne fait vraiment plus très propre.

Jour 10 - Sihanoukville Bon il est temps de découvrir autre chose que cette plage touristique, trop touristique à notre goût. Parfois, il ne suffit pas d'aller très loin pour changer de décor. A l'occasion d'un petit footing la veille, j'étais tombé sur un tout petit village de pêcheurs, tout au nord de la plage. Sur cette plage, 2 ou 3 petits restos très modestes, sans musique, peu fréquentés. Le plage est plus blanc, plus propre et la mer est carrément plus limpide. En fait, la plage bondée possède une eau sale en comparaison, surement dû à la configuration, sa forme arrondie, et à la pollution des bateaux et quelques jets skis du WE. En famille nous y sommes allés avec 2 motodop à 3000R par trajet chacune. Le petit resto aux chaises bleues, tenue par une famille avec l'aide semble t'il d'un australien, surpassait ceux de la plage bondée : calme, belle, plus sauvage, cuisine simple et délicieuse dont le amok génial de la maman et enfin un pancake digne de ce nom par la fille. On y a testé petit dej et repas du midi. Jour 11 - Sihanoukville Bon on avait prévenu, on était venu là pour se la couler douce et que les filles profitent de la mer après les temples d'Angkor. Du coup qu'avons nous fait ce jour la ? Eh bien nous sommes retournés passer la journée sur ce bout de plage si agréable, et cette fois, nous avons testé le fameux petit resto familial matin, midi et même soir ! On est allé entre deux se ballader au petit village, traverser le pont et monter au dessus de la colline où se trouve le Queen Hill Resort, des bungalow genre "luxe" dont sont friands les cambodgiens aisés pour ce WE de fête. De l'autre côté de la colline, un autre plage encore plus calme, avec encore des petits restos. Franchement si vous aimez le calme, ca vaut le coup de s'y rendre en moto. Le soir nous avons demandé si nous pouvions donc manger dans notre petit resto. Ce fut une première pour nos hôtes, qui n'avaient pas l'habitude de voir des touristes le soir à cet endroit. Seul problème, nous n'aurions pas pu trouver des motodops pour nous ramener dans la nuit. Pas de soucis, la fille et son beau frère nous propose de nous ramener à notre hôtel après le repas. Donc on rapproche la table de la seule lumière disponible, on se régale d'un autre amok, et on rentre en discutant à la fraiche sur la moto avec nos chauffeurs. Vraiment une journée très agréable autant pour nous que pour les filles. Jour 12 - Sihanoukville - Ile aux bambous Aujourd'hui on prend le large ! On embarque nos masques et tubas et on prend place dans un bateau pour un boat-trip (30 US$ / adulte, 15 US$ / enfants). Au programme, petite dej au resto qui a vendu le programme, virée d'une journée en bateau, snorkelling (masque tuba) proche de 3 îles, pique nique barbecue sur l'île aux bambous (j'en ai d'ailleurs pas remarqué). Première expérience des profondeurs pour nos filles, ca a été impressionnant, tellement impressionnant de voir ces formes sous marines avec coraux et poissons qu'elle n'ont plus remis la tête sous l'eau de la journée, là où c'était profond et sombre.... Bon les fonds marins ne sont pas ici aussi chouettes que ce qu'on avait pu voir sur Ko Tao en Thailande il y a nombre d'années, mais c'était bien sympa. L'île aux bambous est très agréable si on imagine comment ca doit être une fois tous les bateaux de la journée partis. Il y a une petite guesthouse très basique avec resto sur la plage. Vraiment, on regrette de ne pas y avoir passé une nuit. On peut traverser l'île à pieds pour rejoindre une autre grande plage au sable jaune, avec la aussi un resto paumé. Vraiment bien, l'ainée de nos filles rêve d'y retourner dormir un jour...

Jour 13 - Sihanoukville - Phnom Penh Finis la farniente et les amoks sur la plage, il faut retourner à la capitale. 2 motodops pour nous emmener nous et nos bagages à la station de bus où attend le bus de la compagnie GST. Pas de soucis pour notre réservation, ce qui n'est pas le cas d'une famille cambodgienne débarquée après s'être installée dans le bus. Retour sur la capitale sans encombre, malgré les accidents vus le long de la route. L'arrêt casse croute est bien plus authentique que celui de la Meking Express. Notre grande fille et moi-même nous régalons d'un soupe typique à base de poisson et pates de riz. Même pas le temps de finir que le bus klaxonne déjà. Arrivés à l'arrêt de bus de la compagnie à Phnom Penh, tout près du marché central, le bus est entouré de motodops et tuktuk proposant leurs services. Une personne éloigne l'attroupement avec une petite trique. Juste quelques centimètres de gagnés au final. Les chauffeurs demandent facilement le double du prix normal touriste que nous avions l'habitude de payer quelques jours auparavant. Nous nous extrayons alors de la cohue pour aller trouver un tuktuk moins cher juste de l'autre côté de la rue. Retour à notre hôtel "chinois" proche de la Rega. Même chambre, et même excitation pour les filles. En revanche, nous retournons avec plaisir manger un bon petit plat mitonné à la francaise à la Rega, avec moelleux au chocolat pour contenter les filles (et nous même, mais chut!). L'après midi, on file en tultul au marché russe. Rien de russe en fait, mais le marché réputé pour acheter des souvenirs (artisanat, tissus, CD, DVD, etc...). C'est pas de la grande qualité, mais il y a de chouettes choses à ramener. Nous repartons avec des tissus, quelques babioles, un CD de musique traditionnelle cambodgienne. Jour 14 - Phnom Penh - Bangkok Tout a une fin. Les sacs bouclés, petit dej sur le pouce à la Rega, et on embarque pour 5USD dans un tuktuk direction l'aéroport. Ce sera notre dernière virée en tuktuk que les filles affectionnent tant. Et elles ont le temps d'en profiter, sachant que l'aéroport n'est pas tout près. Entrée dans le hall d'enregistrement climatisé et nickel, ca fait déjà un choc, et un petit air de retour à l'"occident". En revanche attention à la note salée de la taxe d'aéroport ! 50 USD par personne ! Pas moins que ca ! A nous 4 avec les filles, on fait donc chauffer la carte bleue de 76 USD ! Bon à savoir non ? Et nous revoila à Bangkok, avec retour à notre camp de base habituel : le New Siam 2 et sa piscine qui plait tant aux filles. Histoire de renouer avec la modernité, nous allons faire un tour du côté des "grands magasins". Au programme visite de la belle maison de Jim Thomson, emplètes modestes, resto simili japonais rapide, et visite du nouvel aquarium du Siam Paragon. 700 B pour nous 4 et quelques heures de visites sous-marines, mais au sec. Vraiment le plus grand complexe aquarium que nous ayons visité. Vraiment à faire pour des enfants, mais quand même interessant pour les adultes. Le clou de la visite consiste à pénétrer dans un tunnel vitré avec des poissons, des immenses raies et des requins tout autour et au dessus de soi. En prime, on a le repas des poissons apportés par des plongeurs. Impressionnant !

Jour 15 - Bangkok Au programme, retour comme l'année passée au Wat Po pour voir le boudha couché qui avait tant impressionné les filles. Et il s'est avéré toujours aussi impressionnant d'ailleurs. En revanche pas mal de travaux sur le site, moins cool. Mais avant cela, visite des klongs en long boat pour 700B. On a pris le circuit classique moyen, qui permet déjà d'avoir un bon aperçu, et de découvrir de belles maisons sur les canaux, et de la végétation insoupçonnée si près de Bangkok. Jour 16 - Bangkok - Paris - Toulouse Le vol du retour est le soir. Journée cool, fin d'après midi, piscine pour les filles, et emplètes pour nous à tour de rôle, principalement des objets déco pour notre intérieur. Taxi négocié sans compteur pour l'aéroport, et nous voila sur le retour... les têtes plein de souvenirs une nouvelle fois :-)

Et voila, un peu long désolé 😉 mais y'aurait tellement a raconter encore. Pour les infos plus pratiques, budget, ca se trouve sur mon site.
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Au Cambodge: Kosal et nous...
Quand on s’est vu la première fois, on s’est reconnu tout de suite. J’ai retrouvé immédiatement son français qui n’appartient qu’à lui mais que l’on comprend très bien, et son rire, unique. Le même qu’au téléphone quelques jours auparavant. Et on a découvert sans surprise ses yeux rieurs et ses traits emprunts d’une grande douceur. Pour lui, c’était facile de nous reconnaître. Une femme -ni jeune ni vieille- et sa mère –moins jeune, plus vieille-, à l’arrivée du Speed Boat au nord du Tonle Sap qui sépare presque en deux le Cambodge. Faut dire qu’après en avoir beaucoup entendu parlé en bien sur VF, on le voulait pour nous, Kosal. On voulait ce Tuck-tuck driver de choc. Alors c’est donc quelques semaines avant de partir que je lui ai envoyé un mail lui demandant s’il était libre. Il me répond, je lui re-répond, il me re-re-répond ……, et ainsi de suite. Au fil des courriels, on discute un peu plus. Les échanges deviennent amicaux. Comme il apprend le français, il me demande de lui corriger ses lettres, et il me pose des questions de grammaire. Aïe, aïe, aïe. Je me replonge dans le bled pour expliquer la différence entre le « qui » et le « que ». Pas si facile, finalement. Et Kosal commence tous ses courriers par « Chère Pascale, vous êtes vraiment très gentille …… ». Que du bonheur. C’est pas si souvent qu’on nous dit ce genre de chose (même si c’est vrai –lol-). Quelques jours avant de partir, l’envie me prend de lui passer un petit coup de fil. A l’autre bout de la planète, c’est des éclats de rire qui passent par les ondes téléphoniques. Il est très surpris, c’est rare qu’on l’appelle de si loin. Le courant est passé. On a hâte de se retrouver.

Alors quand on descend de ce bateau long et large comme un bus après y avoir passé 7 heures, après s’être envasé dans le Tonlé Sap parce que le niveau de l’eau est trop bas et qu’il n’y a pas de chenal, après avoir allègrement cramé au soleil sur le toit, on cherche des yeux dans cette foule de Tuck-tuck celui de Kosal. C’est d’abord son panneau que l’on voit : « bienvenue Pascale …. » Et aussitôt après, son visage rieur, et on se tombe quasiment dans les bras comme si l’on se connaissait de longue date, comme s’il y avait déjà des liens forts, et je reconnais sa voix emplie de rire. On monte à bord de son Tuck-tuck et nous voilà parti sur une piste ocre et très poussiéreuse, unique route pour rejoindre Siem Reap. C’est aussi notre première découverte de la campagne Cambodgienne, puisqu’on vient de quitter Phnom Penh. Des maisons tout le long de cette piste, des couleurs écrasées par la chaleur et le soleil. On double quelques motos chargées de famille entière. Et dire que des fois, on a l’impression d’être tassé dans la voiture quand on remonte sur Paris…… Il fait chaud, mais le grand avantage du tuck-tuck, c’est la ventilation permanente. C’est vraiment quelque chose à breveter. Sauf pour la poussière. On a vraiment le sentiment de « respirer » le Cambodge et nos poumons s’en emplissent. Kosal nous dépose à la guesthouse le temps de se rafraîchir un peu, et se propose de nous emmener faire un petit tour en ville. Il nous emmène dans un petit temple assez reculé, et comme il y avait de jeunes bonzes qui étaient présents, Kosal leur demande de nous ouvrir le temple rien que pour nous. Cette sensation des fois d’être privilégiés ….. et là, on fut impressionnées par la culture de notre driver, par sa connaissance de la religion, et par la passion qu’il a de la communiquer. Un vrai bonheur. Rendez-vous le lendemain matin à 7h30 pour découvrir Angkor. Au départ, on était un peu embêtées de faire lever si tôt notre driver. Il habite loin. C’était mal le connaître. Tous les matins, avant de prendre en charge des clients pour la journée, il prend des cours de français entre 6 et 7 heures à l’alliance française. Et pendant que les touristes visitent les temples, il fait ses exercices de français. Au départ, on pensait qu’il pourrait nous accompagner dans la visite des temples, mais en fait, il n’a pas le droit. Il n’est pas guide officiel. Chaque matin, pendant 4 jours, à 7h30, il est là, tout sourire. Il aide maman systématiquement à monter dans le tuck-tuck, d’une façon efficace et discrète, l’air de rien, prévenant. Et c’est parti, direction Angkor. Les premières visites, on les fit évidemment toutes seules. Kosal en profitait pour travailler. Et le repas de midi était toujours animé. Il avait quantité de questions sur la grammaire française, la conjugaison, les exceptions. Maman étant une ex prof de français à la retraite .… qui était le plus heureux des deux. L’un, la soif d’apprendre, l’autre, la soif d’enseigner. Très rapidement, entre le cours de français du matin, celui du midi, et les échanges en français toute la journée, les exercices devenaient inutiles. Il a donc voulu nous accompagner dans nos visites. Sachant qu’il n’en avait pas le droit, il rétorquait « Je suis avec une vieille dame, il faut que je l’aide ….. ». Et là, je n’avais plus qu’à les laisser discuter indéfiniment tous les deux. Maman, intello, avait potassé la civilisation de l'ancien Empire khmer, le développement sur le sol cambodgien d’un hindouisme adapté, et une forme particulière de bouddhisme, sous le règne de Jayavarman VII. Kosal connaissait tout cela. Et il n’avait pas son pareil pour nous montrer la petite sculpture, le détail d’un vêtement, le linteau d’une porte, les bijoux de telle ou telle déesse. On avait le sentiment qu’il connaissait les lieux par cœur. Kosal nous a fait rencontrer sa famille : sa femme et ses deux enfants. Le visage de sa femme est aussi radieux que le sien. Sa petite de 5 ans va à l’école dans le privé. Il n’y a pas d’école publique pour les petites classes au Cambodge. Mais il est conscient de l’importance de l’école pour ses enfants et qu’il faut démarrer tôt pour leur donner le maximum de chance. Alors il paye tous les mois 25$ pour sa petite. Quand on pense au revenu d’un tuck-tuck driver, c’est impressionnant.

Ces quatre jours furent du bonheur en barre. On était devenu complice, amis, frère et sœur, ….. peu importent les mots. Mais une question demeurait : comment cela se fait il que Kosal qui parle bien français, qui a beaucoup de culture et qui aime la partager ne soit pas guide officiel. C’est simple. Pour avoir la licence, il faut payer 2000$, et cette somme, il ne l’a pas. Alors c’est avec beaucoup de tristesse qu’on s’est séparé au bout de ce court séjour. Pour nous, Angkor ne se résumera pas à la beauté grandiose de ses temples. Pour nous, c’est la rencontre avec Kosal, et sûr qu'on se reverra .....
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Ça se passe comme ça... in Cambodia!
Coucou les voyageurs !

Aprés quelques mois de dur labeur, Chouchou et Loulou sont repartis pour de nouvelles aventures 😏

Cette fois ci, c'est le Cambodge qui nous accueille, pays bien connu de tous pour le meilleur, les temples millénaires d'Angkor, et le pire, les Khmers rouges et leurs massacres !!

Bon, je vous rassure, ce n'est pas Pol Pot qui nous a donné envie de venir ici 🤪 (surtout après avoir lu "une odyssée Cambodgienne" de Haing Ngor, que je vous conseille vivement si vous voulez en savoir plus sur cette période noire )!!

Par contre le Mekong,



les temples,



le lac Tonlé Sap,



la campagne rurale



les iles paradisiaques



et évidement les habitants



nous ont vraiment comblé de plaisir 😏 !

Donc en Mars 2018 nous voilà partis pour 20 jours sur place.

Alors pour ce 1er voyage dans le pays et au risque de vous décevoir, on n'a vraiment pas fait original : Koh Dach, Angkor, Kampong Thom, Kratié, Kep et Koh Rong Samloen. Pas original certes mais bien dépaysant quand même 😛 !!

Alors si ça vous dit je vais vous raconter ce qu'on a vu, vécu, perçu.... et qui forcément, n'engage que nous 🙂 !

Alors z'êtes prêt à embarquer dans cet avion de la bonne humeur (parce que comme toujours avec moi, les "casse pompons" sont priés de rester au sol ah ah) ??

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Siem Reap et traversée sud-nord du Laos
Retour en Asie. Cette fois nous prévoyons de traverser le Laos du sud vers le nord en prenant le temps de flâner au gré de nos envies sans programme précis. Avant de rejoindre le Laos nous passons quelques jours à Siem Reap pour découvrir les temples d'Angkor et aussi quelques villages du lac Tonle Sap

01/01 : le temps est complètement couvert et nuageux sur Bangkok mais la température de 24° à 7h du matin nous surprend un peu. A l'atterrissage il nous reste 30 minutes pour rejoindre notre vol vers Siem Reap : autant dire que nous n'avons pas flâné durant la traversée interminable des halls de l’aéroport Nous soufflons enfin à la porte d'embarquement où nous arrivons 5 minutes avant l'heure de départ, non sans quelques inquiétudes sur le suivi de nos bagages compte tenu du délai de transfert. Après un vol rapide qui nous laisse à peine le temps d'avaler la collation complète qui nous est servie nous découvrons le paysage plat et marécageux des environs de Siem Reap. À l'arrivée dans l'aérogare la délivrance des visas est très rapide : il faut dire qu'un bataillon d'une dizaine de policiers alignés comme pour une parade derrière leur comptoir s'occupe du sujet. Il en va de même pour le contrôle des passeports. Nous sommes à peine surpris de ne pas trouver nos bagages sur les tapis de livraison. Un agent souriant nous affirme après vérification qu'ils sont restés à Bangkok et qu'ils nous seront livrés dans la journée sans faute à notre hôtel. C'est donc d'un pas léger que nous affrontons l'atmosphère chaude et humide du parvis de l'aérogare où nous attend le chauffeur réservé par internet auprès de notre hôtel « villa Siem Reap ». Il nous conduit rapidement et le courant d'air dans le tuk tuk nous rafraîchit agréablement. Nous retrouvons avec plaisir l'ambiance des villes asiatiques avec une circulation où se côtoient voitures de luxe, motos, tuk tuk, vélos dans une atmosphère bon enfant. Vu l'heure matinale la chambre réservée n'est pas encore prête et nous entamons donc sans tarder un petit tour d'orientation dans la ville.



Après une courte sieste réparatrice nous partons acheter les billets pour la visite des temples le lendemain et terminons la journée autour d'Angkor Vat en espérant que les nuages voudront bien s'effilocher pour que le spectacle du coucher de soleil soit à la hauteur de sa réputation.



Las, les nuages ne se décident pas à se dissoudre et les reflets orangés dans les bassins nous laissent un peu sur notre faim.



Il fait quasiment nuit quand nous rejoignons l'entrée ouest où nous cherchons désespérément notre chauffeur... après avoir tourné un long moment avant que la nuit noire ne recouvre les lieux nous décidons de faire appel à un autre conducteur et après une petite négociation en position défavorable compte tenu de l'heure et du peu de tuk tuk restants nous rentrons à notre hôtel non sans quelques errements du chauffeur qui ne connaît pas bien l'emplacement des hôtels.

02/01 : à 8h nous retrouvons notre chauffeur qui nous explique qu'il nous a attendu hier soir jusque 20h. On n'a pas vraiment compris où ??? Nous prenons la route de Bantey Srei. L'allure du tuk tuk est agréable pour observer la vie au bord de route.



Nous traversons de nombreuses zones habitées et beaucoup de petites boutiques bordent la route. Si ce n'était la poussière qui fouette parfois notre visage le moyen de transport est idéal pour la découverte. Nous poursuivons vers le site de Kbal Spean, appelé aussi « rivière aux mille lingam ». Il fait déjà relativement chaud quand nous empruntons le chemin qui mène au site au travers d'une végétation luxuriante. Quelques courtes échelles aident à franchir des blocs rocheux de grès. Nous découvrons d'abord la cascade haute de quelques mètres avant d'apercevoir dans le lit de la rivière une multitude de roches sculptées.





Des reflets aux chaudes couleurs dorées composent un tableau impressionniste dans le cours d'eau. Nous redescendons pour retrouver notre tuk tuk qui nous emmène vers le temple de Bantey Srey situé à environ 35 kms de Siem Reap. Conçu selon, un schéma rectangulaire le temple est implanté au milieu d'une douve remplie d'eau.



Une chaussée dallée permet d'accéder au cœur du temple. Les murs en grès rose sont ornés de fines sculptures recouvrant de grandes surfaces.



En ce début d'après-midi il faut parfois être patient et attendre que la foule se dissipe pour mémoriser en photo l'ambiance des lieux. A proximité de l'entrée du site un petit sentier conduit vers des observatoires à oiseaux situés au bord d'un étang envahi d'herbes. L'endroit est peu fréquenté mais nous apercevrons seulement au loin quelques buffles pataugeant dans la boue entourés d'oiseaux blancs qui apparaissent minuscules à cette distance.



Le retour en tuk tuk est rapide et seul un marché installé au bord de route nous ralentira avant d'atteindre Siem Reap et de retrouver son brouhaha.

03/01/2016 : départ vers 7h45 avec un guide francophone réservé par l'intermédiaire de notre hôtelier et un nouveau chauffeur de tuk tuk pour parcourir la « petite boucle » et découvrir les principaux temples de la région d'Angkor. Ce sont évidemment les plus visités et on peut constater qu’ils ont beaucoup de succès si on en juge par les cohortes de visiteurs, en particulier asiatiques, que l'on rencontre au Ta Phrom et à Angkor Vat. Leur visite reste cependant incontournable et la splendeur de ces temples, l'atmosphère mystérieuse des pierres moussues envahies de lianes mérite bien de parfois patienter au milieu des nombreux visiteurs multipliant les selfies. Nous apprécions tout particulièrement les échanges avec notre guide qui parle un français impeccable et qui, en plus de ses explications détaillées, a su nous faire partager sa passion de l'histoire du Cambodge. Il était particulièrement émouvant d'écouter son récit de la période noire de la guerre civile récente.















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En quinze jours: Phnom Penh, Kampong Cham, Angkor, Battambang et Sihanoukville
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos. Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec notre fille de 19 ans.

Pour ce séjour de 2 semaines nous avons choisi de confier toute l’organisation logistique à une agence réceptive francophone, sur la base d’un parcours et d’un choix hôtelier définis par nous après lecture de guides et échanges avec des voyageurs.

- JOUR 1 – dimanche

Arrivés à Phnom Penh de bon matin, nous commençons nos visites par la Pagode Vat Phnom juchée sur la seule colline de la ville, puis déjeuner au bord du fleuve Tonlé dans ce qui ressemble à une guinguette locale, suivi de la visite du musée national, du Palais Royal et la pagode d’argent. Enfin vers 17H30, nous avons fait comme tous les touristes, on a pris un bateau pour voir le coucher de soleil au confluent du Tonlé et du Mékong.

- JOUR 2 – lundi

Nous avons commencé par une escapade sur l’ile de la soie (Koh Dach). Des petites constructions traditionnelles sur pilotis s’égrènent le long de l’unique route où le fil de soie, livré en fuseaux, est (un peu) tissé par les familles sous chaque maison. La découverte de cette ile à production maraichère nous a pris à tout casser 1H30.

Nous avons poursuivi par la visite du marché central (Phsar Thmey) construit en 1930. On y trouve un peu de tout, notamment des tas d’insectes à manger, séchés, frits ou cuits à la vapeur. C’est mou sous la dent avec un gout de crevettes. Les yeux fermés, ça peut convaincre.

Puis nous avons fait un tour au marché russe. On peut acheter vraiment de tout, même l’inattendu, des sacs en croco et des vêtements à prix discount et beaucoup d’artisanat à marchander ferme.

Et on a terminé par le musée du génocide.

JOUR 3 – mardi

Après 1H30 de route, arrêt à Skun village célèbre pour ses araignées mygales frites et autres préparations culinaires locales à base d’insectes. Autant le dire, la patte d’araignée frite n’est pas excellente.

Poursuite du périple pour Kompong Cham où nous prenons un bateau pour remonter le Mékong pendant 1 heure environ, jusqu’au temple deWat Hanchey. Le paysage fait penser au Nil, fleuve nourricier aux berges sablonneuses qui rythme la vie des paysans. A 63 mètres au-dessus du fleuve, la vue est magnifique. Il ne reste du temple qu’un petit vestige écroulé dans l’enceinte d’une pagode moderne, monstruosité aux couleurs criardes avec de gigantesques fruits en béton éparpillés dans le jardin du monastère bouddhique.

Re-bateau dans le sens du courant pendant 45 minutes ça va plus vite, puis 25 km sur la route des terres rouges en direction de Chup, sesplantations d’hévéas et ses usines de traitement du latex. Arrivés là, on a pas eu de chance, car la récolte de latex s’arrête quelques jours par mois pour laisser les arbres se refaire une santé, et c’est pile maintenant.

Poursuite du périple par la visite des 2 collines de l’homme (Phnom Pros) et celle de la femme (Phnom Srei). De retour à Kompomg Cham, location de vélos pour emprunter un incroyable pont en bambou 800 mètres de long qui relie, durant la saison sèche, la ville à la petite île tranquille de KohPaen. C’est un endroit calme, avec des plages de sable, au beau milieu le Mékong.

Retour en ville pour rendre les vélos et boire une coco fraiche avant de poursuivre vers Kompong Thom à 2 heures de route.

- JOUR 4 – mercredi

Découverte du Sambor Prei Kuk, . On sort de la route principale pour prendre un chemin sablonneux. Peu de visiteurs, l'atmosphère est très tranquille. Il s'agit de 100 temples préangkoriens disséminés dans la foret. Ce site a dû être une splendeur mais le temps à mis à mal ces constructions dont il reste quelques vestiges en ruines réchappés des bombardements américains survenus en 1970.

En fin de matin��e, dans le village Kompong Kdei, visite du pont Spean Praptos construit en gré au 12ème siècle. C’est le plus long pont à voûtes en encorbellement du monde.

Nous poursuivons notre route vers Siem Reap ; Sur la route on s’arrête déguster le krolann, gâteau de riz gluant aux haricots rouges cuit au lait de coco à l'étouffée dans une tige de bambou sur du feu de bois. C'est délicieux.

Avant d’arriver à Siem Reap : visite en bateau de Kompong Phluk, village bâti sur des perches de 7 m à 8 m environ pour se situer au-dessus du niveau haut des eaux du lac Tonlé en saison humide.

Dernier acte de la journée avant le plongeon dans la piscine de l’hôtel, récupération du pass de visite pour les jours suivants, en 15 minutes c’est plié, l’organisation est bien rodée.

- JOUR 5 – jeudi

Visite des temples du groupe Roulos : Prah Ko, Bakong, Lolei, les temples Pré Rup, Mébon Oriental, Neak Pean Preah Khan + allée des géants. On a renoncé au vélo, entre la chaleur, la poussière, et les distances, on est vite redescendus sur terre !

- JOUR 6 – vendredi

Visite des temples Prasat Kravan, Bantey Kdey, Benteay Srei, Angkor Wat. Sur la route de Benteay Srei, les petites marchandes de sucre de palme s’alignent en échoppes fumantes : la sève est chauffée pour extraire l’eau et recueillir le sucre. La pâte est ensuite moulée dans des petits cercles en bambou, puis séchée au soleil. C’est délicieux, un peu mou, fondant, un rêve de gourmand.

- JOUR 7 – samedi

Angkor Tom : Bayon, terrasse du roi lépreux, terrasse des éléphants, Ta Prohm, Ta kéo et Ta Nei petit temple ignoré des touristes, très paisible. On aurait pu faire plus de visites, mais on a été contraints par l’horaire de l’hélicoptère. On s’est fait cet énorme plaisir du survol des temples. C’est pas très impressionnant d’autant que le survol d’Angkor Vat est interdit, mais cela permet de prendre la mesure de certains sites. Magique quand même.

- JOUR 8 – dimanche:

De décembre à mai, les eaux sont très basses, il n'est pas possible de rallier Siem Reap et Battambang en bateau collectif rapide car la rivière Sangker est quasiment à sec. Notre agence nous a donc prévu un transfert en petit bateau privé en longeant Prek Toal, le sanctuaire des oiseaux. L'eau est tellement basse que les pécheurs sont debout au milieu du Tonlé Sap pour lancer leurs filets. La bifurcation sur la rivière marque le début des "champs" de jacinthes d'eau. Elles couvrent la rivière, parfois complètement et le bateau se fraye un chemin au milieu des feuilles, qui s'écartent un peu et reprennent immédiatement leur place le bateau passé. C’est très beau mais ralentit considérablement la progression du bateau car les jacinthes s’enroulent dans l’hélice.

Les tiges des jacinthes sont séchées au soleil sur les toits des maisons, puis tressées en vanneries diverses. 40 femmes se sont regroupées en coopérative. Un bateau atelier sert de boutique, c’est très sympa, aucune pression pour acheter quoi que ce soit…

Petit à petit, les bords de la rivière se resserrent, les virages se succèdent et le niveau de l'eau très bas montre ses limites : il ne permet pas de rejoindre Battambag en bateau, il faut débarquer bien avant et poursuivre le périple en 4x4 sur des pistes défoncées à travers champs pendant à peu près 2 heures en longeant peu ou prou les berges. Ce fut la partie pénible de l'équipée. La chaleur, quoiqu’importante, a été très supportable. Il y a de l'air sur le bateau, il avait un petit toit pour un peu d'ombre et une glacière remplie d’eau en bouteilles.

Le trajet en bateau a duré un peu plus de 5 heures. Nous sommes arrêtés pour voir la pagode Wat Chleu Khmao dite la pagode au bois noir. On peut visiter l’intérieur, il ne reste rien et le plancher est par endroit écroulé. Par un petit escalier on peut monter à l’étage, la vue est dégagée.

JOUR 9 – Lundi:

Battambang est en apparence une grosse ville avec des restes d’architecture coloniale au bord de la rivière et un marché jaune vif style art déco. L’architecture coloniale peut sembler décevante car la notion de protection du patrimoine est totalement absente du pays. Néanmoins j’avais préparé notre séjour grâce à un site qui permet d’organiser un trajet de visite architecturale. On s’est pris un tuk tuk et on a suivi le trajet, c’était intéressant, bien sympa et pas fatiguant !

Ensuite, expédition dans le village de VAT KOR, à 2km de Battambang pour la visite de la maison Khor Sang, construite en 1906. Le propriétaire actuel est le petit-fils du constructeur, parle le français et montre quelques photos souvenirs. La visite de la maison est à la fois instructive et émouvante.

Puis nous avons été visiter une fabrique le prahoc, cet élément incontournable de la gastronomie khmer, car on en trouve dans tous les plats ou presque. A vue de nez, ça sent le poisson pourri et à la vue d’œil…pas mieux ! Le prahoc, c’est du poisson fermenté, et comme le fromage qui pue chez nous, faut se boucher le nez pour en manger…

Pour se remettre de nez en ordre, direction Pheam Ek pour voir un atelier de galettes de riz, activité d’appoint pour les femmes d’une maison.

Nous poursuivons par un atelier de bâtons d’encens. Les fagots sont mis à sécher en gros bouquets jaunes au soleil dans la cour de l’atelier, c’est super beau. On sort de l’atelier couverts d’une poussière jaune, on tousse un peu…

Nous poursuivons notre périple à Phom Sampeau, un ensemble de temples au sommet d'un affleurement calcaire. La route passe en contrebas d’une immense tête de Bouddha sculptée à même la montagne.On accède aux temples par un escalier escarpé, arrivés au sommet, attention aux singes qui se nourrissent des bananes vendues par des petits marchands. Cette montagne, remplie de grottes, servait de charnier où les khmers rouge jetaient les cadavres des prisonniers après les avoir torturés. Un mausolée conserve les crânes des victimes.

Fin de la journée, on aura bien mérité une petite baignade dans la piscine de l’hôtel.

JOUR 10 – Mardi:

Visite de la pagode de Vat Damrei Sâconstruite en 1904 et qui a survécu aux Khmers Rouges. A l’extérieur des sculptures représentent des scènes très réalistes dont une avec des vautours en train de dépecer un mort de couleur verte.

Puis visite du musée de Battambang. La présentation des pièces est un peu désordonnée, ça sent la poussière. Il y a de belles pièces malheureusement peu mises en valeur, des linteaux sculptés, des têtes et stèles de Bouddha.

Poursuite de la matinée en direction du Prasat Banonoù se trouve un joli temple juché au sommet d’une colline. Il faut prendre son courage à deux mains, car c’est une ascension de 358 marches qui nous attend. En haut, la vue sur le paysage rural de la province de Battambang contribue au charme indéniable des lieux

Retour à Battambang pour l’attraction touristique locale, le bambou train, des petites plateformes en bambou posées sur 2 essieux propulsées par un moteur de tondeuse à gazon. Aucun entretien de la voie ferrée depuis sa création …Les rails ne sont plus parallèles et d’ailleurs ils ne sont plus alignés non plus. Il faut environ 15 minutes pour parcourir 7 km. La règle c’est que si un équipage arrive en face, c’est celui avec le moins de personnes dessus qui démonte. A la gare d’arrivée, quelques petits commerces attendent le chaland. En gros, votre mécanicien ne repartira pas tant que vous n’aurez pas consommé un petit quelque chose.

Mais on peut aussi visiter une briqueterie et c’est assez intéressant. Les briques sont moulées et cuites dans des gros fours à bois contenant 60 000 briquettes, ce qui permet la construction de 4 maisons.

- JOUR 11 – mercredi

Retour à Siem Reap en voiture, pour 170 km de route soit 4 heures de trajet pour prendre l’avion vers Sihanoukville. Arrivée en début d’après midi pour 3 jours au bord de la plage.

- JOUR 14 – samedi

14H départ vers l’aéroport de Phnom Penh, 3H50 de route pour 220 km avec un trafic épouvantable. Au km 184, la route de Sihanoukville à Phnom Penh passe devant la maison où Marguerite Duras a vécu entre 1924 et 1935, lorsque sa mère achète une concession, sujet du livre barrage contre le pacifique. Il reste une stèle.

Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage

A retenir : - Le trajet Siem Reap- Battambang en bateau, vraiment agréable

- L’organisation logistique de l’agence qui a permis de voir beaucoup de choses sans perte de temps dans d’excellentes conditions.

Ce que nous regrettons : - Le temps passé à Phnom Penh, trop long pour un séjour de 2 semaines, et le manque d’inventivité des visites faites. J’aurais dû plus fouiller un parcours à faire en tuk tuk pour découvrir ce qu’il reste d’architecture intéressante. On aurait pu facilement gagner une journée et la redonner à Siem Reap, Angkor mérite plus que 3 jours quoiqu’en disent les agences prêtes à tout et à n’importe quelle approximation pour vendre.

Ce qui peut se discuter: - Remonter le Mékong en bateau jusqu’à Vat Hanchey, C’est tout de même beaucoup de temps pour une visite d’un intérêt somme toute mesuré dans un périple de 15 jours, donc relativement court.

Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails, les cartes et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL.

Je vous adresserai en retour le fichier format pdf qui fait 48 pages.

Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
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Retour au coeur du Cambodge
Bangkok, dimanche 24 février 2013, 4 pm.

La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.

Petit guide du transport pour les nuls.

"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"

À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴‍☠️🏴‍☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

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Bienvenue au Pays du sourire, un bout de route qui date: Laos et Cambodge en février 2002
Bienvenue au pays du sourire ! 13/01/2002 Ce voyage commence par une étape à Hanoï, d’où part notre correspondance pour Vientiane le lendemain. Un charmant petit hôtel (d’état) nous accueille, sur la route principale de l’aéroport. Les seuls souvenirs que j’en conserve c’est que les services d’immigration du Viet Nam conservent les passeports des passagers en transit, que cet endroit est le royaume du klaxon, et que je vis mes premiers et habituels soucis gastriques.

14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.

15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.

Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !

à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).

16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!

Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.

17/01/2002 Luang Phra bang

La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.

À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.

Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.

L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.

La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.

Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.

18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.

Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.

La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.

Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.

19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :

C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.

20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.

Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.

Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.

A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.

21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.

22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!

Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».

23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.

Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.

24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.

On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.

25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)

La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !

Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».

26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.

Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.

On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.

Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!

Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.

27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé

Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.

Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.

D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.

Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.

Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.

Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.

28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong

On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.

On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.

29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !

Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.

30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.

L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!

31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.

1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.

C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.

2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh

Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !

Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !

On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.

3/02/2002 Phnom Penh

Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.

On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.

Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.

Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.

Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.

4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap

Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.

Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !

Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.

Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.

5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...

Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.

Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.

Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).

Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.

L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).

Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.

La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....

Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.

6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.

Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.

On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.

En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.

Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.

Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.

Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).

Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.

Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.

7/02/2002 Siem Reap

C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.

Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.

Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.

Neak pean

Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.

Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).

A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.

Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.

8/02/2002 Siem Reap

Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :

Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
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Musées et temples du Cambodge (Angkor Borei, Sambor Pre Kuk, Angkor, Preah Vihear, Banteay Chmar,..)
Je reviens d'un voyage individuel de 3 semaines au Cambodge en décembre, orienté sur les temples lointains, les temples d'Angkor, l'art khmer, etc. Quelques infos pratiques à jour, valables en saison sèche.

Les hotels d'abord (avec AC). A Phnom Penh, l'hôtel Renakse, avec ses chambres de style colonial, dans un grand parc, idéalement situé en face au palais royal, pour 40 $ la nuit petit dej inclus, reste le choix des connaisseurs. A Siem Reap, le Guesthouse Big Lyna (www.catgen.com/biglynavilla), au bord de la rivière, à mi-chemin à pied des 3 centres de la ville, dans une maison traditionnelle calme et confortable, une famille polie et efficace, reste une bonne adresse pour 15 $, non inclus le copieux petit dej americain 2, 5 $ (fut géré en son temps par Khniom du forum). En plus c'est le camp de base du tuktuk francophone Kosal que le forum plébiscite (kosarito@yahoo.com, 012 953 152), et de ses amis tuk anglophones tres sympas (comme partout 12 $ la journée vers les temples, sauf 20 $ pour Banteay Srei qui est plus loin) A Battambang, l'hôtel d'Angkor est bon marché, propre et idéalement situé au bord de la rivière, et à proximité des restaus. Le tuk In-Salone (012 977 227) qui est efficace, sympa, parle anglais, et connait bien la région, est omniprésent entre l'hôtel d'Angkor et l'hôtel de charme La Villa (laquelle est un peu chere et excentrée, mais un lieu exquis pour prendre une boisson parmi d'authentiques antiquités).

Les musées d'art khmer. L'incontournable et délicieux musée d'Art Khmer de Phnom Penh est toujours aussi bon marché (3 $) et mérite plusieurs visites. Le nouveau musée privé d'Art Khmer de Siem Reap vient d'ouvrir en novembre, avec un ticket à 8 $. Moderne, climatisé, il rassemble de belles pièces en partie issues de la Conservation d'Angkor. On peut lui reprocher la muséographie moderne de la galerie aux milles bouddhas, qui met en scène les statues sans pourvoir les regarder de près, mais c'est beau, et les autres galeries contiennent de nombreuses pièces majeures ou curieuses qui méritent le détour, et quelques bronzes. La Conservation d'Angkor elle-même est réputée interdite au public, mais en se présentant aux heures ouvrables, avec le sourire, et muni d'un billet de 5 $ par personnes, il est toujours possible de visiter une partie des réserves, véritable caverne d'Ali Baba. Le petit musée de Battambang… ferme le week-end, et je n'ai pas pu le visiter. Le petit musée d'Angkor Borei à Ta Kev (au sud de PP), qui contient peu de pièces mais intéressantes, va emménager dans ses nouveaux locaux. Ne pas oublier, à l'occasion d'un stop au retour, les magnifiques collections d'Art Khmer du musée de Bangkok en Thailande (sans compter les arts de Dvaravati, Srivijaya, etc…), et les collections du musée Guimet à Paris.

Les temples lointains Preah Vihear, Koh Ker et Beng Melea. Ces 3 temples valent vraiment le détour : Beng Melea est devenu plus lisible depuis son aménagement mais garde son charme de temple perdu dans la forêt, Koh ker est indispensable à la compréhension de la période formative et plein de charme (comme le Bakong de Roluos), et Preah Vihear est majestueux sur son promontoire rocheux. L'éternelle question est l'état de la route de Preah Vihear, qui évolue d'une saison à l'autre. Il faut maintenant oublier la route depuis Kompong Thom, qui est complètement défoncée (un éléphant n'y retrouverait pas ses petits !). Depuis Siem Reap, la route d'Along Veng au nord est devenue plus mauvaise que la route qui est dans le prolongement de la route de Koh Ker au nord-est, laquelle est donc maintenant empruntée de préférence (elle ne figure sur aucune carte, sauf les cartes militaires américaines, et n'est pas tres visible sur GoogleMap). Il faut choisir entre une voiture à 150 $ minimum et avoir les reins solides, et un 4x4 à 250 $ minimum, chauffeur et péages compris. La route à péage est bonne et bitumée jusqu'à Koh Ker (compter 2 heures), puis bonne et en latérite jusqu'au village de Kulean. Elle devient vraiment mauvaise sur le tronçon sud-nord entre Kulean et le croisement de la route est-ouest qui relie Choam Khsan à Along Veng. Puis les quelques kilomètres sur cette route sont excellents, de même que la traverse sud-nord qui rejoint le village situé au pied de la montagne. Au total compter 6 heures en 4x4 avec les arrêts. Perso je préfère visiter les temples le matin, on s'est donc arrêté à Beng Melea (5 $) et Koh Ker (10 $) à l'aller, pour arriver à la nuit et dormir au sommet de la montagne de Preah Vihear, dans un GH rustique mais suffisant (5 à 6 $). Des motos à 8 $ par personne, ou un pickup à 30 $, vous montent et viennent vous rechercher le lendemain matin (chemin tres tres escarpé !!). On a visité Preah Vihear de 7 à 10h (2, 5 $), avant l'arrivée des touristes de la Thaïlande proche. Attention les abords du temple ne sont pas déminés. Puis on est rentré à SR avant la nuit, en s'arrêtant à la carrière de gres de Beng Melea entre le temple et l'embranchement de la route PP-SR, et au pont Angkorien situé sur le tronçon de route PP-SR.

Le temple lointain de Banteay Chmar. Le rapport qualité prix est moins bon que le circuit nord que je viens de décrire, mais les amateurs d'art Khmer y trouveront leur compte. La route peut se faire en voiture normale pour 100 $, aller-retour dans la journée, mais on s'est fait déposer à Battambang le soir. Le tronçon Siem Reap-Sisophon qui est en reconstruction est devenu mauvais sur ses deux tiers. Puis la route de latérite vers Banteay Chmar au nord de Sisophon n'est plus tres bonne. Au total compter 4 heures pour atteindre le temple. L'intérieur du temple reste peu lisible sans un plan précis qu'il faut amener, mais a beaucoup de charme. Sa particularité tient surtout au mur du premier étage, gravé de bas reliefs dans le style du Bayon : scènes bouddhiques bien préservées (c'est rare), scènes de batailles, et vie quotidienne. Il faut pas mal escalader les pierres et franchir des broussailles pour en approcher, et on rêve qu'une équipe archéologique remonte cette galerie, pour lui rendre sa lisibilité et la protéger. Les abords du temple sont en cours de déminage.

A Battambang Je n'ai visité que le Temple Banone, perdu au milieu des rizières, dont les tours sont pleines de charme, mais ne vaut pas à lui seul le déplacement. Par contre la région de Battambang permet de voir de nombreux aspects de la vie traditionnelle, dont l'utilisation de la fameuse faucille à riz en forme de serpent, le tour d'enfer en drézine sur la voie ferrée de PP (trop lool), etc. Le retour Battambang-SR par bateau sur le Tole Sap est un classique (15 $, compter 7 heures en tout, prévoir des boules de protection pour le oreilles).

Les temples Sambor Pre Kuk à Kompong Thom. Les prasats ne sont pas tres spectaculaires, mais informatifs et faciles d'accès (une heure) depuis Kompong Thom, ville située sur la route entre PP et SR. Cette facilité n'est qu'apparente : la route nord est devenue effroyablement mauvaise, mais les taxis savent couper par les lacis de chemins qui n'apparaissent pas sur les cartes.

Le temple lointain de Preah Khan de Kompong Svay. Etant difficile d'accès, et les gens n'en ramenant pas de belles photos (sauf les garudas !), on dit de lui « qu'il est vert et bon pour des goujats ». J'ai essayé d'y accéder depuis Kompong Thom avec le 4x4 d'un ami, mais aucune route n'était pas carrossable (et les bas-cotés pas déminés), seuls les motos-dop acceptaient l'aller-retour en 10 heures pour 50 $ lool. Par contre les 4x4 acceptent d'y aller depuis SR, mais j'avais mieux à faire.

Combines à Angkor (non exhaustives). Le pass 7 jours à 60 $ reste le meilleur rapport qualité-prix. Arriver tot vers 7 heures sur les temples avant les foules d'asiatiques est plus que jamais un bon plan. Roluos tot le matin, puis bateau au-travers de la foret inondée et du village sur pilotis. Angkor Wat le matin, entrer par l'est, se faire reprendre à l'ouest (le soir par l'ouest, et ne pas manquer la photo depuis le bassin au nord de la chaussée intérieure). Le 3ème étage est actuellement fermé pour quelques semaines, ils construisent des escaliers en bois pour y accéder. Mais compte tenu de la forte dégradation du temple, je ne serais pas surpris que sa visite devienne rapidement tres balisée !. Il y a maintenant un spectacle son et lumière coté est, une mongolfière coté ouest, mais j'ai pas essayé. Preak Khan le matin, entrer par l'est, se faire reprendre à l'ouest. Ta Prohm en milieu de journée, entrer par le nord, se faire reprendre à l'est. Banteay Kdei en fin de journée, entrer par l'ouest, se faire reprendre à l'est. Bantéay Srei tot le matin (compter une heure de route), ou en fin de journée. Se faire déposer à la porte est centrale d'Angkor Thom, marcher 20 minutes sur les remparts, se faire reprendre à la porte est du nord. La porte ouest d'Angkor Thom en fin de journée. Le Baphuon est en partie visitable de 7 à 15h les jours ouvrés, mais n'est pas encore suffisamment lisible (quand pourra-ton revoir ses merveilleux bas reliefs, son bouddha couché...!). Ne pas oublier de flaner à l'ouest de la terrasse des éléphants (palais royal, Preah Palilay, terrasses bouddhiques...), et à l'est de la place royale (les Préah Pithou, Khleangs, Prasat Suor Prat, terrasses bouddhiques, ...). Pour se retrouver au calme, escalader les marches du Ta Kev (c'est le repère du jeune orphelin «O» 16 ans du village Angkor Krao, qui a un bon potentiel, et mériterait d'être aidé par une assos humanitaire). Faire un tour à dos d'éléphant dans Angkor Thom semble extra, mais j'ai pas testé. Les massages traditionnels de SR n'ont peut-être pas l'efficacité de ceux Bangkok, mais restent indispensables au voyageur fourbu...

Le sud du Cambodge. Le temple de Tonle Bati et le Phnom Chisor peuvent se faire dans la journée en taxi depuis Phnom Penh. Le premier a beaucoup de charme, avec son orchestre classique permanent, et les familles qui le prennent d'assaut le week-end. Le second ne vaut pas pour ses pierres, mais pour ses monastères habités de moinillons, et surtout son escalier monumental qui descend d'au moins 150 mètres jusqu'aux vertes rizières de la plaine. Superbe ballade.

Angkor Borei et Phnom Da Se visitent en bateau (25 $ le tour) depuis la ville de Ta Kev, où on peut passer la nuit. Ces temples sont surtout l'occasion d'une croisière sur les plaines inondées du Mékong, et de s'imprégner de l'environnement bucolique des royaumes Khmers du premier millénaire. Les sanctuaires du Phnom Da et les villages de pécheurs sont pleins de charme. Angkor Borei vaut surtout pour les quelques pièces originales de son musée, et son matériel préhistorique (céramique et outils de potiers), les statues de style Phnom Da n'étant que des copies du musée de PP. Pour apprécier le délicieux art pré-Angkorien, visiter le musée de PP, le nouveau musée de SR, et moins connu, le musée de Bangkok qui contient de nombreuses et sublimes statues du 7° siècle (l'étape ultime étant la visite des sanctuaires du 5° siècle et des musées en Inde).

L'île du Lapin ( Ko Tonsai) à Kep Je terminerai en disant tout le bien que je pense de l'île du Lapin ( Ko Tonsai) au large de Kep, qui rappelle avec nostalgie Ko Samui ou Ko PhiPhi en Thailande lorsqu'il n'existait que des paillotes. Les conditions sont minimales (peu d'eau et électricité, l'hiver les couvertures sont bien fines...), mais la plage est belle, et on y mange bien, voire très bien si comme les cambodgiens on prend la précaution d'y emmener des kilos de crabes à bouillir, de seiches et calamars à griller, achetés avant la traversée…

Dernière info, pour les amis du tuk Kosal qui ont collecté la somme nécessaire à ce qu'il devienne guide francophone d'Angkor (projet de Hialle du forum), les nouvelles sont bonnes : son dossier est bouclé, et il va entreprendre courant janvier 2008 les 3 mois de formations. La photo jointe : le tuk Kosal apprenti guide à Banteay Chmar...
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Cambodge, Thaïlande...une petite part de moi là-bas!
Il y a un an je me renseignais sur le Cambodge et la THaïlande, je lisais toutes les conversations qui avaient un lien avec ces deux pays, je rêvassais en lisant mes "lonely planet"...bref, c'était il y a déjà un an. Je suis partie avec Julie, ma préfèrée comme j'aime le dire. On nous avait dit: faite attention, ça risque de bousiller votre amitié, ça peut vraiment cassé quelque chose!" Et bien se ne fut pas du tout le cas, j'ai trouvé une amie faite sur mesure pour moi comme dit ma chère mère... Quelle Chance!!!! Départ le 13 mai.. retour le 18juillet!9 semaines intenses!

J'ai 19 ans, je suis dans l'avion, je suis pas toute seule... l'excitation, l'appréhension, l'inconnu... tout se mélange! Je me sens sereine, je me sens libre, je me sens heureuse. Juste avant le départ, j'ai appris que ma tentative pour rentrer dans une école d'art a échoué, malgré un bon entretien. Bon on va dire que c'était pas le moment! Rien ne m'attend en Suisse, juste les gens que j'aime, ça c'est quelque chose!!!

Bangkok, chaleur assomante, ville "fourmillère"... quelle aventure!après 2 jours dans la capitale et déjà une soirée pleine de rencontres, 3 bols de nouilles avalé, quelques singha ou chang descendues...On part pour l'orpheliant où Julie a travaillé pendant 6 mois, un an auparavant. Julie "m'offre son monde", c'est chez elle. Je suis retournée, chamboulée, boulversée... 160 fillettes et jeune filles.. de 4 à 20 ans... tellement de manque d'amour, tellement de dons d'amour... je ne sais plus où donner de la tête et du coeur. Les petite sont emballées de voir Julie, c'est fou de la voir dans cet environnement, j'ai l'impression de la voir chez elle, je découvre son quotidien d'il y a 1 ans. Je rencontre sa maman thhaï, la directrice de l'orphelinat, une rencontre surprenante et extrêmement touchante. Quand je pense à ce petit monde j'ai les yeux rempli de gouttes sucrées.. Je pense à elle presque tous les jours en ayant passé 2 semaine avec elles..j'arrive pas à imaginer ce que ressent Julie.

Ensuite on met le cap sur Ko Chang, une Île vers la frontière avec le Cambodge, 1 semaine de sable doux, de plage déserte, d'hamac rouge, de bungalow, de som tam, de jus de citron vert. ... Des rencontres ".." (j'ai pas assez de vocabbulaire pour trouver le mot juste, ou les mots?!) Roat, POk POk, sunny, Charli, Michael, Hans... etc.. autant de nationalités que de noms. la première cuite grace aux bucketx d'un bar man thaï à "lonely beach", un endroit hors du temps.. un endroit hors du monde. Prmeier coup de coeur, michael un canadien beaucoup trop vieux pour moi... un regard, un coeur.. un rire.. 10 heures de ma vie, pas un baiser, juste une sensation... je me sentais si... heureuse. Julie tombe malade, elle revient au bungalow avec de la fièvre, je comprend pas ce qu'elle bredouille j'essaie mais ma tête est encore à l'envers. Je reprends vite le dessus, elle a besoin de moi. 3 jours.. à se doucher avec des bassines remplis de tetards, sous les arbres, une vraie pub! un matelat entre 4 mur et un "toit", une moustiquaire pleine de trous et quelques araignées..J'ai adoré!!!!!!vraiment!!! Ce que c 'est agréable d'être détaché du superficiel, ce que c'est plaisant de ne pas voir de miroir pendant des jours.. et de se découvrir souriante, une fois le reflet dévoilé. Ce que j'étais jolie avec ces couleurs de soleil et ce sourir radieu.

Après, on est retourné à Trat, lieu de passage, un marché de nuit inoubliable!!!!!!!

L'arrivée au Cambodge fut... euh... éprouvante. Les gens nous parlent beaucoup plus encore qu'en Thaïlande, beaucoup d'hommes, on ne voit presque pas de femmes, beaucoup d'enfants... Les premiers jours je pleure beaucoup.. par émotion je croit, pas par tristesse. Ce pays a sort d'une histoire si triste si sordide.. ça se ressent.. ça se sent.. les sourires des enfants nous appellent.. à l'aide je crois?! des fois... on reste a Sianoukville( ville aus ud du Cambodge) pendant 5 jours, on rencontre des enfants joueurs et appeurés.. au début on leur explique que même si on est des touristes on a pas assez d'argent pour leur acheter des fruits a tous.. alors il nous crient dessus parce qu'ils veulent juste jouer... et nous foutre à l'eau. Rencontre avec Jason un globe-trotteur de 27 ans.. qui ne s'est pas posé plud d'1 mois au même endroit depuis 7 ans.

on mange du poisson grillé.. avec du riz collant et du somtam.

ensuite on enchaîne avec Kep... Kampot..un trek dans la jungle pour aller à la station climatique de Bokor et une entorse en règle pour ma chaville surnommée "babette", je lui parlais sans arrêt pendant les 2 dernières heures de marches... les paysages étaient juste splendides.. le petit groupe genial!!! un couple de Tchèque qui te donne presque envie de t'engager. plein de moments dans des petits marchés, des petits"cafés"... un gateau au carotte et 3 livres "utilisés"... des pages entières dévorées par mon imagination. Les divins secrets des petites yaya, Beach music... On se balade on profite de la vie.. on recontr euen dmeoislele d'une douzaine d'année.. elle nous chante des chansons cambodgienne, d'une voix céleste... et nous on lui chante des chansons de chez nous.. d'une voix disons.. plus..euh.. hésitante!

On rencontre un cambodgien de 26 ans, iL nous emène voir sa familel dans uen petite maison sur pilotti au milieu des rizières, avec des poules des petits cochons, une belle mère d'une beauté frappante, marquée par la vie... un regard serein et rassurant.. on mange du "gateau" cambodgien.. on applerait ça un flan ici, de la farine de riz du lait de coco... cuit des heures.

on part sur Pnom Phen. Un jolie petite guest house, c'est la coupe du monde, on regarde les match sur la petite télé avec pleind monde de partout, et et Allah le petit serveur adorable et très provocateur quand aux pronostics des matchs... on rigol beaucoup.. on est malade encore.... (ça nous suivra tout du long... si l'une allait bien l'autre avait le ventre à l'envers) Mais cela ne gâche pas le voyage, ça en fait parti, comme notre virée à l'hoptial pour la petite Julie.. absolument euh.......... effrayant. sans commentaire. On rencontre dans un bus un architecte de suiise, collègue de mon père... on le recroisera par hasard souvent, on mangera un hamok avec lui.

Ensuite en route pour siem reap, et les temples d'angok, splendeure parmi les splendeure. Julie va mieux, grâce au medicaments... je me sens pas bien. On fait du vélo.. on se promène entre ces temples.. petites discussions avec 2 moines... le regards des nonnes toutes de blanches vêtues.. ces troupeaux de coréens..et leurs acoutrements, leurs ombrelles et leurs gants blancs. On décide de se rendre a Battambang en bateau, 9heures... J'en ai pris plein les yeux, plein la conscience, plein le coeur.. on a traversés les villages de pêcheur sur le tonlé sap.. Quelle vie!!!!!!

La suite... on était sensé partir au sud de la Tha¨lande pour 3 semaine et demi.. mais l'orphelinat a été trop... enfin bref.. on a passé 5 jours de plus là bas. 5 jours magiques et uen visite chez le médecin pour moi ahaha!!!

Ensuite 15 heure de bus pour aller au sud .. Krabi... KO phi phi.. RAILEY.. et uen rencontre étonnante, un homme, un Israelien... un grand bonhomme aperçu sur le bateau pour allé de ko phi phi a railey.. Le coeur s'emballe.. les papillons s'active ouahhh!!! on fini apr partager notre chambre pendant 3 jours avec lui! .... des instants mémorables... des gouttes pleins les yeux.. la mer, les billards, les bières, les massages, les fou rires, le tapage nocturne.. (mais.. la demosielle que je suis a eut trop peur de blesser son coeur.. et à préfèré se détacher pour de faux hihiça a fait mal quand même) ON le laisse a Railey, on part pour Ko samui, 2 jours tranquilles et après on va à Ko Tao... Paradis sur terre!!!!! on paresse.. on profite.. on bronze.. on mange du som tam.. on souris au joli barman avec ces dreads.. on lit... on.. on vit!on rit!!!

Après on passe 6 jours a Ko Pangan... on y retrouve mon Isralelien..et environ 6 autres avec... ils sont toujorus ensembles et nous on est les 2 petites suisssesse.. avec ces gars tellement chaleureux drôle.. beaux ahah!. C 'est tellement different du reste du voyage.. c ets une sorte de machine à faire la fête.. notre nature fêtarde est ravie.. mais il ya uen sorte d culpabilité qui s'installe.. et finalement elle passe..

On profite, ça nous chage du cambodge et de l orpheliant..on profite, comme on l'a fait jusqu'ici. On mange des grilled chiken sandwich à toute heure de la nuit et du jours.. on se balades parmi ce sgens tous là... telelemnt loin de chez eux tellement eux même. On danse comme jamais a pied nus dans le sable jusqu au lever du soleil, on danse habillé comme des sac.. pas maquillées et toutes suantes..on est lachées!!!! ON plait comme ça naturelles, ça fait relativiser es tube de fond de teint dont je n'ai jamais été très friante. Je me détache du premier.. me lie à d'autres bref.. profiter de l'instant présent! pour ne pas en perdre une miète! je veux pas rentrer!!!! je veux pas renter!!!!

Pas de aurevoir.. ni à l'un ni aux autres...

on retrouve la maman Thaï à Bangkok, avec son frère et sa nièce, pour uen journée mytique, sur la petite île, dans les marché. au resto japonais.. une journée remplie de délices!!!

On prend l'avion.. je suis assise.. j'ai les yeux remplis de larmes salées..

Qu'est ce qu'on ets bien quand on est libre.. libre.... Libre!!!

ça a pas été facile, on a passé des moments euh.. dur... mais d'autre tellement merveilleux!!!!!! J'ai grandi... et je me souviens avoir écris à mes parents:ça fait mal de grandir!!! je grandi toujours et j'èspère que je grandirai toujours..

J'ai"banana pancakes" dans la tête... Le goût d'un som tam au bout des lèvres...

L'envie de partir... l'envie de m'évader..

J suis bien chez moi! mais dans 1 mois je repars.. pour l'irlande cette fois, 4mois, seule..ça va me changer! Je sais pas si j'ai fait passé ce que je voulais.. merci à ceux qui on tenu jusqu'au bout malgré tous ces "..."

ça m'a fait du bien d'écrire ça, j'aurai pu encore m'étaler sur des millions de lignes.. c'est difficiles d'exprimer des choses, des sentiments des souvenirs qui sont si ancrés en moi..

Merci Julie!je... tu sais quoi.. t es ma préfèrée.. encore et toujours!

Bon voyage a tous!

Maude
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