Bonjour,
Certains veulent interagir avec les animaux, d'autres avec les extraterrestres...
Plus sobres, quelques Vfistes se contentent de leurs semblables.
Je voudrais bien comprendre ce qui se cache là dessous. 😮
Je vous remercie d'avance pour votre amicale participation à ce topic ! 😉
Agnès
Bonjour à tous,
Je me présente un peu... Je suis étudiante et je réalise un mémoire sur le tourisme solidaire et éthique.
Aussi je souhaiterais recueillir vos impressions, vos commentaires et votre opinion sur ce thème....
Pensez-vous qu'il existe réellement un tourisme humanitaire? Ou alors est-ce un moyen détourné pour les opérateurs de faire des affaires tout en se donnant bonne conscience?
N'est-ce pas également pour les voyageurs un moyen de se donner bonne conscience?
Vous qui étes partis dans ce contexte, quelle expérience en retirez-vous?
Toutes vos commentaires seront les bienvenus!!!
Je me présente un peu... Je suis étudiante et je réalise un mémoire sur le tourisme solidaire et éthique.
Aussi je souhaiterais recueillir vos impressions, vos commentaires et votre opinion sur ce thème....
Pensez-vous qu'il existe réellement un tourisme humanitaire? Ou alors est-ce un moyen détourné pour les opérateurs de faire des affaires tout en se donnant bonne conscience?
N'est-ce pas également pour les voyageurs un moyen de se donner bonne conscience?
Vous qui étes partis dans ce contexte, quelle expérience en retirez-vous?
Toutes vos commentaires seront les bienvenus!!!
🙂Bonjour Camarades Forumistes,
Je ne sais pas vous, mais il m'arrive de bondir sur ma chaise quand je lis des posts publics sur le forum qui conseillent, parfois même en flagrant décalage avec la question/le "profil" du demandeur (bref, passons...), des hébergements/activités/visites ou autres qui ne "demandent" qu'à rester dans la confidentialité pour ne pas dire parfois la "clandestinité" du voeu même de leurs proprios/habitants, pour le coup foulé au pied...
Si ces conseils partent toujours d'un élan de générosité de leur auteur, ils procèdent aussi souvent , selon moi, de l'inconscience (des périls de la "publicité", effet boule-de-neige d'une info livrée sur le net...), du manque de respect pour la chose recommandée, de la fanfaronade (ça c'est moins nuisible), au final de l'égo (qui n'en n'a pas, certes??!!), à tel point que je me demande parfois si leur intervention publique n'est pas surtout un prétexte pour se mettre en valeur personnellement, en se singularisant, et du coup pas forcément altruiste.
Je ne veux pas ici, notez bien, ni polémiquer, ni "régler leur compte" à cette catégorie minoritaire de forumistes, généralement très active dans les discussions (merci sincère à eux pour "l'ensemble de leur oeuvre"), mais plutôt soumettre à leur réflexion, avec bienveillance et modestie, la question de la portée en message public de leurs conseils.
Pour cela, quelques simples questions:
- Si vous habit(i)ez un petit "hâvre de paix", un coin joli, préservé, tranquille, y "rameute(rie)z"-vous du monde en message public sur un forum? ou préfer(ie)z-vous "sélectionner/filtrer" vos invités/visiteurs?? Quid de l'empathie?du respect de l'Autre? Ce que je n'aimerais pas qu'on me fasse, je ne le fais pas aux autres...
-Que pensez-vous de la responsabilité individuelle? (pour ceux qui seraient tentés de répondre:c'est pas moi, c'est lui/eux qui conseille/nt !!)
-Ne faut-il pas "peser le pour et le contre" d'un conseil public sur un forum en se posant en tout premier la question de l'impact qu'il peut avoir sur le lieu/la personne concernés (à qui vous n'avez pas d'ailleurs au préalable demander son avis...)?
-Quand vous kiffez quelque chose, notamment parce qu'elle est préservée/tranquille, ne pensez-vous pas que la moindre des choses polies, pour la remercier, c'est, à votre propre échelle, de ne rien faire (et surtout pas de la publicité sur le net) pour déranger cette "virginité"/quiétude ?? Je pars de l'idée bien évidemment qu'on ne doît pas cacher sa responsabilité individuelle derrière la collective, question de principes/valeurs dans la vie.... : je suis au clair avec moi-même, je n'assume pas l'Autre.
C'est une démarche égoîste, me direz-vous? Pas du tout, on peut donner de "bons conseils" dans une discussion publique, sans nuire pour autant à la chose conseillée.Question de mesure, de respect.Certains "spécialistes" de destinations le font très bien tout en, j'en suis persuadé, gardant pour eux et les personnes de leur choix, quelques "petites adresses secrètes"... Et si partager un "super plan" "démange" un contributeur, pourquoi ne pas l'adresser en message privé à une personne dont il a l'intime conviction qu'elle en fera un usage "respectueux" ??!!
Vous préjugez des forumistes en ne leur accordant pas tous la "présomption" de respect, rajouterez-vous? Oui, exactement, je ne suis pas dupe, je ne suis pas un optimiste béât qui pense que tous les forumistes/touristes savent respecter les sites/Hommes (ils sont même minoritaires à mon avis, quand je lis les centres d'intérêt de la plupart des posts et que j'observe leur comportement en "vacances"...).Je ne suis pas né de la dernière pluie!!!! Même si je reconnais à chacun le droit de voyager.
What else?? Je ne sais pas anticiper tous les contre-arguments... lol
Tout ça pour dire: je suis pour le partage, mais le partage raisonné, respectueux et l'usage réfléchi et ciblé du pour les conseils "sensibles" (les "perles oubliées"...).
Merci de votre attention et, à l'avance, de vos réactions pas forcément bien-sûr d'adhésion, mais que j'espère dans les règles de la courtoisie et non "purement polémistes".Je souhaite avant tout prêter gentiment et modestement à réfléchir sur leur responsabilité de "prescripteurs"/conseilleurs ceux qui se sentiront visés par le thème.
Cordialement,
Yellowmop.😉
Je ne sais pas vous, mais il m'arrive de bondir sur ma chaise quand je lis des posts publics sur le forum qui conseillent, parfois même en flagrant décalage avec la question/le "profil" du demandeur (bref, passons...), des hébergements/activités/visites ou autres qui ne "demandent" qu'à rester dans la confidentialité pour ne pas dire parfois la "clandestinité" du voeu même de leurs proprios/habitants, pour le coup foulé au pied...
Si ces conseils partent toujours d'un élan de générosité de leur auteur, ils procèdent aussi souvent , selon moi, de l'inconscience (des périls de la "publicité", effet boule-de-neige d'une info livrée sur le net...), du manque de respect pour la chose recommandée, de la fanfaronade (ça c'est moins nuisible), au final de l'égo (qui n'en n'a pas, certes??!!), à tel point que je me demande parfois si leur intervention publique n'est pas surtout un prétexte pour se mettre en valeur personnellement, en se singularisant, et du coup pas forcément altruiste.
Je ne veux pas ici, notez bien, ni polémiquer, ni "régler leur compte" à cette catégorie minoritaire de forumistes, généralement très active dans les discussions (merci sincère à eux pour "l'ensemble de leur oeuvre"), mais plutôt soumettre à leur réflexion, avec bienveillance et modestie, la question de la portée en message public de leurs conseils.
Pour cela, quelques simples questions:
- Si vous habit(i)ez un petit "hâvre de paix", un coin joli, préservé, tranquille, y "rameute(rie)z"-vous du monde en message public sur un forum? ou préfer(ie)z-vous "sélectionner/filtrer" vos invités/visiteurs?? Quid de l'empathie?du respect de l'Autre? Ce que je n'aimerais pas qu'on me fasse, je ne le fais pas aux autres...
-Que pensez-vous de la responsabilité individuelle? (pour ceux qui seraient tentés de répondre:c'est pas moi, c'est lui/eux qui conseille/nt !!)
-Ne faut-il pas "peser le pour et le contre" d'un conseil public sur un forum en se posant en tout premier la question de l'impact qu'il peut avoir sur le lieu/la personne concernés (à qui vous n'avez pas d'ailleurs au préalable demander son avis...)?
-Quand vous kiffez quelque chose, notamment parce qu'elle est préservée/tranquille, ne pensez-vous pas que la moindre des choses polies, pour la remercier, c'est, à votre propre échelle, de ne rien faire (et surtout pas de la publicité sur le net) pour déranger cette "virginité"/quiétude ?? Je pars de l'idée bien évidemment qu'on ne doît pas cacher sa responsabilité individuelle derrière la collective, question de principes/valeurs dans la vie.... : je suis au clair avec moi-même, je n'assume pas l'Autre.
C'est une démarche égoîste, me direz-vous? Pas du tout, on peut donner de "bons conseils" dans une discussion publique, sans nuire pour autant à la chose conseillée.Question de mesure, de respect.Certains "spécialistes" de destinations le font très bien tout en, j'en suis persuadé, gardant pour eux et les personnes de leur choix, quelques "petites adresses secrètes"... Et si partager un "super plan" "démange" un contributeur, pourquoi ne pas l'adresser en message privé à une personne dont il a l'intime conviction qu'elle en fera un usage "respectueux" ??!!
Vous préjugez des forumistes en ne leur accordant pas tous la "présomption" de respect, rajouterez-vous? Oui, exactement, je ne suis pas dupe, je ne suis pas un optimiste béât qui pense que tous les forumistes/touristes savent respecter les sites/Hommes (ils sont même minoritaires à mon avis, quand je lis les centres d'intérêt de la plupart des posts et que j'observe leur comportement en "vacances"...).Je ne suis pas né de la dernière pluie!!!! Même si je reconnais à chacun le droit de voyager.
What else?? Je ne sais pas anticiper tous les contre-arguments... lol
Tout ça pour dire: je suis pour le partage, mais le partage raisonné, respectueux et l'usage réfléchi et ciblé du pour les conseils "sensibles" (les "perles oubliées"...).
Merci de votre attention et, à l'avance, de vos réactions pas forcément bien-sûr d'adhésion, mais que j'espère dans les règles de la courtoisie et non "purement polémistes".Je souhaite avant tout prêter gentiment et modestement à réfléchir sur leur responsabilité de "prescripteurs"/conseilleurs ceux qui se sentiront visés par le thème.
Cordialement,
Yellowmop.😉
Voila, c'est une question qui me travaille, non pas que j'ai qlque chose à reprocher à tout ça, bien au contraire. Mais tout le monde (presque ...) à un moment ou un autre semble avoir envie d'aider son prochain, de preference à l'etranger, avec toutes les convictions et motivations que cela implique. Qu'est ce c'est pour vous l'humanitaire, comment vous voyez ça, pour ceux qui l'ont vécu, pour ceux qui souhaitent le vivre ... allez, faisons tourner le moulin.
Je vous livre ce message que je viens de recevoir:
"C'est avec tristesse que je vous transmets la nouvelle du décès de Rinzin Wangyal, prisonnier politique pour lequel Tibet Lib est intervenu en juin 2004. Cet homme de 59 ans est décédé en prison à la fin de l'année 2004. Sa mort n'a pas été confirmée officiellement. Son corps n'a pas été remis à la famille. Rinzin Wangyal purgeait sa peine au camp de travail de Pawo Tramo. Les dernières informations le concernant datent du 31 mai 2004.Elles faisaient état de la détérioration de son état de santé du fait des tortures répétées durant ces années de prison. Arrêté une première fois en 1966-67, suspecté d'avoir organisé un mouvement indépendantiste, il avait alors passé 17 ans en prison. La seconde arrestation eut lieu en août 1995, Rinzin Wangyal était suspecté de faire partie d'un mouvement politique dont l'objectif était de perturber le 30ème anniversaire de la fondation de la Région Autonome du Tibet. Il fut de nouveau condamné à 16 ans de prison en octobre 1997. Durant son emprisonnement, sa peine fut transformée en prison à vie. Le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD basé à Dharamsala, a répertorié 87 décès de prisonniers politiques tibétains pour cause de tortures depuis 1987. (Sources : TCHRD, 4 février 2005)"
Cette nouvelle me fait demander qu'elle doit être notre attitude face à des pays qui ne respectent pas les Droits de l'Homme. Est-ce les cautionner que de s'y rendre ou simplement une chance de témoigner à notre retour à la place de ceux qui ne le peuvent pas?
Qu'en pensez-vous?
"C'est avec tristesse que je vous transmets la nouvelle du décès de Rinzin Wangyal, prisonnier politique pour lequel Tibet Lib est intervenu en juin 2004. Cet homme de 59 ans est décédé en prison à la fin de l'année 2004. Sa mort n'a pas été confirmée officiellement. Son corps n'a pas été remis à la famille. Rinzin Wangyal purgeait sa peine au camp de travail de Pawo Tramo. Les dernières informations le concernant datent du 31 mai 2004.Elles faisaient état de la détérioration de son état de santé du fait des tortures répétées durant ces années de prison. Arrêté une première fois en 1966-67, suspecté d'avoir organisé un mouvement indépendantiste, il avait alors passé 17 ans en prison. La seconde arrestation eut lieu en août 1995, Rinzin Wangyal était suspecté de faire partie d'un mouvement politique dont l'objectif était de perturber le 30ème anniversaire de la fondation de la Région Autonome du Tibet. Il fut de nouveau condamné à 16 ans de prison en octobre 1997. Durant son emprisonnement, sa peine fut transformée en prison à vie. Le Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD basé à Dharamsala, a répertorié 87 décès de prisonniers politiques tibétains pour cause de tortures depuis 1987. (Sources : TCHRD, 4 février 2005)"
Cette nouvelle me fait demander qu'elle doit être notre attitude face à des pays qui ne respectent pas les Droits de l'Homme. Est-ce les cautionner que de s'y rendre ou simplement une chance de témoigner à notre retour à la place de ceux qui ne le peuvent pas?
Qu'en pensez-vous?
Bonsoir, Vous choisissez vos destinations de voyage en priorité en fonction du niveau de vie plutôt modeste d'un pays? ainsi, vous êtes sûrs d'avoir plus de moyens pour voyager que vous aurez plus de dépaysement parce que les gens sont en général plus cools dans ces pays etc...
ou alors vous vous en fichez, seul l'intérêt proprement-dit pour un pays vous intéresse quels que soient les sacrifices à faire si le pays a un niveau de vie élevé?
Cher Amis voyageurs,
En digressant (comme souvent) suite à une remarque sur une autre discussion, j’ai incidemment mentionné que le 13 mars 2014 le World Wide Web fêtait ses 25 ans… et j’en ai profité pour rappeler aux enfants gâtés du net et aux voyageurs les plus jeunes de ce forum qu’avant – avant Internet et le WWW, au paléolithique du numérique donc - organiser des voyages c’était autre chose…
Et puis en y réfléchissant un peu après avoir posté ce message, je me suis remis à y réfléchir… Nom de *** (mettez ce que vous voulez) ! Mais c’est vrai ça, comment on faisait avant ?
Avant que d’un simple clic on puisse avoir connaissance de tous les horaires, toutes les connexions, tous les itinéraires de toutes les compagnies d’aviation, de train, d’autobus, du monde ?
Avant que l’on puisse comparer en temps réel les prix des billets de train / bateau / avion ?
Avant que l’on puisse choisir son hôtel parmi le choix de 1'000 hébergements proposés dans la région qui nous intéresse ?
Avant que lesdits 1'000 hôtels soient notés, classés, analysés, commentés par des millions de personnes les ayant fréquentés ?
Avant que l’on puisse comparer les prix des locations de voitures chez 10 loueurs et 5 intermédiaires en 3 minutes ?
Avant que Google Maps et quelques autres servent de support à nos itinéraires et avant que l’on puisse visualiser en 3 dimensions les endroits exacts où l’on va partir, confortablement installé dans son fauteuil ?
Avant que l’on trouve dans les forums spécialisés toutes les informations sur nos destinations et toutes les réponses à des milliers de questions (certaines posées plusieurs fois, si… si…) Avant que l’on n’utilise plus que des billets électroniques qui ont mis un terme au drame que représentait alors la perte d’un billet d’avion.
Avant que… etc… etc… etc…
Alors pour les plus jeunes, voilà comment on faisait :
On achetait des guides en vrai papier (c’est toujours recommandé ceci dit) et des cartes non numériques. On allait piquer des catalogues dans les agences pour avoir de idées d’excursions et d’itinéraires, voire on écrivait (sur du vrai papier aussi que l’on mettait dans une enveloppe avec un timbre) aux ambassades ou représentations touristiques des pays que l’on voulait visiter. Puis 2, 3, 4, 5 semaines (semaines, pas secondes) plus tard, on recevait des catalogues, des cartes, des dépliants, des prospectus… ou rien !
Pour réserver un avion, une voiture, pas d’autre choix que d’aller dans une agence de voyage et de croire ce que la dame (le plus souvent) nous disait et nous vendait… C’est ainsi qu’en 1988 j’ai fait un Miami – Chicago – Washington DC – Boston – Amsterdam – Genève (authentique ! 🤪) pour revenir de Floride alors que l’agence m’avait fait croire que j’avais un Miami – Amsterdam - Genève… Impossible, ou très difficile, de comparer les itinéraires, les prix, les conditions de voyage, le confort des compagnies, etc…
Pour réserver un hôtel à nouveau agence de voyage (qui comme aujourd’hui ne connaissait pas ce qu’elle vendait et vous conseillait en général celui sur lequel elle avait la meilleur commission ou celui dans le quel l’agence avait encore des quotas, tout en vous jurant que c’était le meilleur de la région) qui vous remettait alors des vouchers en vrai papier qu’il ne fallait surtout pas perdre (et lorsque je me suis fait voler mon sac, et les bons, dans un Mc Do en milieu de nulle part entre St-Louis et je ne sais plus où, il m’a fallu des heures de téléphone (depuis une cabine bien sûr) pour que l’agence en Suisse me faxe les copies de bons à mon prochain hôtel… copies par fax qui bien sûr ont été ensuite refusées dans un hôtel sur deux parce que non conformes au format normal des authentiques vouchers !
Si vous vouliez tenter de réserver vous-même un hôtel il fallait téléphoner (cher et compliqué, surtout dans les pays éloignés et non francophones) ou écrire à l’hôtel, lequel vous envoyait une confirmation par courrier une fois que vous lui aviez, le plus souvent, fait parvenir un chèque d’arrhes. Bref compter 2 semaines minimum par hôtel !
Bref… je pourrais continuer pendant des heures… mais le but c’était juste de lancer la discussion : Comment Internet / le WWW ont révolutionné la préparation de nos vacances ???
J’espère que cette discussion va vivre avec plein d’anecdotes et de souvenirs ! N’oublions pas que tout ce qui nous semble naturel aujourd’hui pour réserver / préparer nos vacances sur Internet est très très très récent… Il y a 20 ans il n’y avait rien (les 1ères réservations en ligne sur le site d’Easyjet datent de 1998, il y a à peine plus de 15 ans !)
Certains diront que c’était mieux avant (quel plaisir d’arriver dans un endroit dont personne ne nous a rien dit et que nous n’avons jamais vu en photo / video / image satellite / numérisation 3D) et qu’aujourd’hui il y a tellement d’informations disponibles que c’est devenu une vraie jungle chronophage et schizophrénique d’organiser ses voyages (je ne lis plus TripAdvisor… y’en a toujours 2-3 qui arrivent à me faire croire que je vais me retrouver en enfer !), MAIS franchement même si c’était charmant et pittoresque avant, c’est quand même vachement mieux maintenant… Merci WWW !!! (Et merci VF au passage, petit coup de lèche aux modérateurs !)
Et vous piliers (ou pas) du forum, vous en pensez quoi ?
En digressant (comme souvent) suite à une remarque sur une autre discussion, j’ai incidemment mentionné que le 13 mars 2014 le World Wide Web fêtait ses 25 ans… et j’en ai profité pour rappeler aux enfants gâtés du net et aux voyageurs les plus jeunes de ce forum qu’avant – avant Internet et le WWW, au paléolithique du numérique donc - organiser des voyages c’était autre chose…
Et puis en y réfléchissant un peu après avoir posté ce message, je me suis remis à y réfléchir… Nom de *** (mettez ce que vous voulez) ! Mais c’est vrai ça, comment on faisait avant ?
Avant que d’un simple clic on puisse avoir connaissance de tous les horaires, toutes les connexions, tous les itinéraires de toutes les compagnies d’aviation, de train, d’autobus, du monde ?
Avant que l’on puisse comparer en temps réel les prix des billets de train / bateau / avion ?
Avant que l’on puisse choisir son hôtel parmi le choix de 1'000 hébergements proposés dans la région qui nous intéresse ?
Avant que lesdits 1'000 hôtels soient notés, classés, analysés, commentés par des millions de personnes les ayant fréquentés ?
Avant que l’on puisse comparer les prix des locations de voitures chez 10 loueurs et 5 intermédiaires en 3 minutes ?
Avant que Google Maps et quelques autres servent de support à nos itinéraires et avant que l’on puisse visualiser en 3 dimensions les endroits exacts où l’on va partir, confortablement installé dans son fauteuil ?
Avant que l’on trouve dans les forums spécialisés toutes les informations sur nos destinations et toutes les réponses à des milliers de questions (certaines posées plusieurs fois, si… si…) Avant que l’on n’utilise plus que des billets électroniques qui ont mis un terme au drame que représentait alors la perte d’un billet d’avion.
Avant que… etc… etc… etc…
Alors pour les plus jeunes, voilà comment on faisait :
On achetait des guides en vrai papier (c’est toujours recommandé ceci dit) et des cartes non numériques. On allait piquer des catalogues dans les agences pour avoir de idées d’excursions et d’itinéraires, voire on écrivait (sur du vrai papier aussi que l’on mettait dans une enveloppe avec un timbre) aux ambassades ou représentations touristiques des pays que l’on voulait visiter. Puis 2, 3, 4, 5 semaines (semaines, pas secondes) plus tard, on recevait des catalogues, des cartes, des dépliants, des prospectus… ou rien !
Pour réserver un avion, une voiture, pas d’autre choix que d’aller dans une agence de voyage et de croire ce que la dame (le plus souvent) nous disait et nous vendait… C’est ainsi qu’en 1988 j’ai fait un Miami – Chicago – Washington DC – Boston – Amsterdam – Genève (authentique ! 🤪) pour revenir de Floride alors que l’agence m’avait fait croire que j’avais un Miami – Amsterdam - Genève… Impossible, ou très difficile, de comparer les itinéraires, les prix, les conditions de voyage, le confort des compagnies, etc…
Pour réserver un hôtel à nouveau agence de voyage (qui comme aujourd’hui ne connaissait pas ce qu’elle vendait et vous conseillait en général celui sur lequel elle avait la meilleur commission ou celui dans le quel l’agence avait encore des quotas, tout en vous jurant que c’était le meilleur de la région) qui vous remettait alors des vouchers en vrai papier qu’il ne fallait surtout pas perdre (et lorsque je me suis fait voler mon sac, et les bons, dans un Mc Do en milieu de nulle part entre St-Louis et je ne sais plus où, il m’a fallu des heures de téléphone (depuis une cabine bien sûr) pour que l’agence en Suisse me faxe les copies de bons à mon prochain hôtel… copies par fax qui bien sûr ont été ensuite refusées dans un hôtel sur deux parce que non conformes au format normal des authentiques vouchers !
Si vous vouliez tenter de réserver vous-même un hôtel il fallait téléphoner (cher et compliqué, surtout dans les pays éloignés et non francophones) ou écrire à l’hôtel, lequel vous envoyait une confirmation par courrier une fois que vous lui aviez, le plus souvent, fait parvenir un chèque d’arrhes. Bref compter 2 semaines minimum par hôtel !
Bref… je pourrais continuer pendant des heures… mais le but c’était juste de lancer la discussion : Comment Internet / le WWW ont révolutionné la préparation de nos vacances ???
J’espère que cette discussion va vivre avec plein d’anecdotes et de souvenirs ! N’oublions pas que tout ce qui nous semble naturel aujourd’hui pour réserver / préparer nos vacances sur Internet est très très très récent… Il y a 20 ans il n’y avait rien (les 1ères réservations en ligne sur le site d’Easyjet datent de 1998, il y a à peine plus de 15 ans !)
Certains diront que c’était mieux avant (quel plaisir d’arriver dans un endroit dont personne ne nous a rien dit et que nous n’avons jamais vu en photo / video / image satellite / numérisation 3D) et qu’aujourd’hui il y a tellement d’informations disponibles que c’est devenu une vraie jungle chronophage et schizophrénique d’organiser ses voyages (je ne lis plus TripAdvisor… y’en a toujours 2-3 qui arrivent à me faire croire que je vais me retrouver en enfer !), MAIS franchement même si c’était charmant et pittoresque avant, c’est quand même vachement mieux maintenant… Merci WWW !!! (Et merci VF au passage, petit coup de lèche aux modérateurs !)
Et vous piliers (ou pas) du forum, vous en pensez quoi ?
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre...
Une pâtisserie à la vitrine alléchante...
Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...
- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...
Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...
Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...
- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...
Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...
Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Le français est de moins en moins parlé à Madagascar, il n'y a qu'à entrer dans les alliances françaises de l'île pour le constater aujourd'hui....
Lorsqu'on fréquente quotidiennement pendant un mois un de ces " hauts lieux culturels" de province, on constate très vite que le français est paradoxalement très peu parlé à l'intérieur des locaux !
Le personnel d'accueil s'exprime en langue locale et il faut par conséquent beaucoup d'imagination pour croire que l'on vient apprendre ou se perfectionner dans la langue de Molière .
L'alliance est essentiellement fréquentée par des jeunes étudiants qui, en fait, utilisent ses locaux surtout pour jouer aux échecs ou à d'autres jeux de société ainsi que pour faire leurs devoirs du soir dans de bonnes conditions d'éclairage et d’accueil, le silence est souvent la langue la plus utilisée d'où ce doute à croire que l'on vient ici pour chercher à améliorer son français....
Beaucoup aussi, de très jeunes enfants venant ici pour regarder les bandes dessinées baignées dans un univers très éloigné de leur quotidien.....
En fait, ces locaux sont l'unique lieu de rencontre d'une jeunesse de province utilisant cet endroit comme une bouée de sauvetage de leur ennui, faisant passer la connaissance du français en mode accessoire et forcé ....
Que dire aussi des emprunts de livres qui révèlent, à eux seuls, le désintérêt général pour la lecture ...
Aux vues des fiches d'emprunts, on est amusé de constater que parmi les auteurs les plus emblématiques de notre culture tels Maupassant (2002), Balzac ( 2007), St Saint-Exupéry ( 2005) , Colette ( 2007), Kessel ( 2001), Sagan ( 2007) n'ont pas vu de lecteurs depuis ces dates relevées sur les fiches d'emprunt de ces auteurs !
L'établissement fréquenté dispose d'un Cyber qui n'est utilisé essentiellement que par des jeunes filles de la petite bourgeoisie locale qui surfent sur leur Facebook en malgache...et lorsque vous vous décidez à une recherche personnelle sur google, la version anglaise apparaît d'office .....
Le français est devenu uniquement "une langue alimentaire" permettant encore à un petit nombre de malgaches d'espérer un travail en relation avec l'extérieur ( tourisme en particulier ) et aux filles, de bénéficier d'un atout supplémentaire pour faire des rencontres en vue d'un hypothétique mariage bien que cela soit loin d'être d'une absolue nécessité ....
Madagascar n'est plus un pays vraiment francophone, ni bien sûr un pays anglophone mais un pays qui se retranche derrière sa langue nationale pour des raisons faciles à comprendre confirmant ainsi son isolement culturel du plus grand nombre.....
On trouve en Asie une grande quantité de peuples dont les origines et les liens de parenté ne sont souvent pas évidents. La confusion est d’autant plus grande qu’ils ont une variété de noms aux sonorités assez semblables à premier abord, et qu’un groupe donné se voit attribuer des noms différents suivant le pays où on le rencontre, la date à laquelle on en parle, l’auteur etc…. Meo, Miao, Yao, Hmong, Lao, Taï, Thaï, Qiang, Jurchen, Mandchous, Khitai etc…. la liste et longue ! Comment s’y retrouver ? D’où viennent-ils et comment sont-ils reliés les uns aux autres?
Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):
« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……
Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?
Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).
On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !
Alors allons-y! Premier chapitre:
Les débuts - Xia
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.
L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.
Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.
Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.
Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.
Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):
« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……
Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?
Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).
On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !
Alors allons-y! Premier chapitre:
Les débuts - Xia
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.
L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.
Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.
Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.
Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.
Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
Bonjour
Ce poste va déranger, j'en suis sûr ... Je ne suis pas le créateur de l'article et je l'ai trouvé sur un autre site internet de voyage (ouais, je sais, j'ai fait une infidélité à VF)...
Un article du journal "La Croix":
"La truelle et le crayon" par Odon Vallet
Avec l’été voici le retour des voyages humanitaires, versions ethnologiques des safaris photos. En un mois, des jeunes croient pouvoir découvrir et secourir des populations inconnues et des civilisations ignorées. Ils vont aider des gens dont ils ne parlent pas la langue et méconnaissent les mœurs. Les résultats sont consternants. Tel groupe d’étudiants construit une école au Vietnam alors que pas un ne sait manier la truelle : les murs ne tiennent pas debout. Tel autre va lutter contre le sida en Afrique avec des affichettes représentant des phallus géants : il scandalise la population. Tel autre encore fait du soutien scolaire au Togo pendant les vacances d’été : les lycéens togolais étant aux champs pour gagner un peu d’argent, les tuteurs français ne soutiennent pas grand monde. Et avec le prix d’un seul billet d’avion aller retour Paris – Lomé, on peut faire vivre quatre élèves africains pendant un an. Certains de ces jeunes amènent du matériel scolaire inutile ou mal adapté qu’il aurait été moins coûteux d’acheter sur place. D’autres offrent des cédéroms à des écoles qui n’ont même pas l’électricité. Voici trente ans, un ministre français voulait sauver l’Afrique en parachutant des ordinateurs dans la brousse. Mais des petits écoliers africains n’ont toujours pas de quoi acheter des cahiers et des crayons au bazar du coin. Les organismes sérieux, comme la Délégation catholique à la coopération, se méfient de cette charité estivale et proposent aux jeunes de vraies missions d’un ou deux ans précédés d’une solide formation. Nombre de congrégations religieuses assaillies de demandes aussi brouillonnes que généreuses, ne savent plus quoi répondre. Il serait dommage de décevoir l’altruisme des jeunes, mais il serait tout aussi regrettable de gaspiller leurs ardeurs par des efforts inutiles et de dilapider leur enthousiasme par des gestes inefficaces. Il faudra donc inventer de nouvelles formes de solidarité conciliant spiritualité, générosité, efficacité. Ce sera long et difficile si l’on en juge par le déclin de la persévérance et la montée de l’éphémère. Il y a cent ans, un missionnaire partait pour sa vie entière dans une contrée où l’attendait sa tombe. Il y a vingt ans, un coopérant partait vers un pays où il enseignait durant deux années scolaires. Aujourd’hui des étudiants partent pour un mois, soit la moitié de leurs vacances. Il faudra renverser la vapeur en se souvenant qu’un mois, c’était la durée d’un Paris – Saigon à l’époque des steamers et d’un Paris – Dakar au temps des marines à voiles."
Inutile de vous dire que je suis d'accord avec l'article ...
Philo
Ce poste va déranger, j'en suis sûr ... Je ne suis pas le créateur de l'article et je l'ai trouvé sur un autre site internet de voyage (ouais, je sais, j'ai fait une infidélité à VF)...
Un article du journal "La Croix":
"La truelle et le crayon" par Odon Vallet
Avec l’été voici le retour des voyages humanitaires, versions ethnologiques des safaris photos. En un mois, des jeunes croient pouvoir découvrir et secourir des populations inconnues et des civilisations ignorées. Ils vont aider des gens dont ils ne parlent pas la langue et méconnaissent les mœurs. Les résultats sont consternants. Tel groupe d’étudiants construit une école au Vietnam alors que pas un ne sait manier la truelle : les murs ne tiennent pas debout. Tel autre va lutter contre le sida en Afrique avec des affichettes représentant des phallus géants : il scandalise la population. Tel autre encore fait du soutien scolaire au Togo pendant les vacances d’été : les lycéens togolais étant aux champs pour gagner un peu d’argent, les tuteurs français ne soutiennent pas grand monde. Et avec le prix d’un seul billet d’avion aller retour Paris – Lomé, on peut faire vivre quatre élèves africains pendant un an. Certains de ces jeunes amènent du matériel scolaire inutile ou mal adapté qu’il aurait été moins coûteux d’acheter sur place. D’autres offrent des cédéroms à des écoles qui n’ont même pas l’électricité. Voici trente ans, un ministre français voulait sauver l’Afrique en parachutant des ordinateurs dans la brousse. Mais des petits écoliers africains n’ont toujours pas de quoi acheter des cahiers et des crayons au bazar du coin. Les organismes sérieux, comme la Délégation catholique à la coopération, se méfient de cette charité estivale et proposent aux jeunes de vraies missions d’un ou deux ans précédés d’une solide formation. Nombre de congrégations religieuses assaillies de demandes aussi brouillonnes que généreuses, ne savent plus quoi répondre. Il serait dommage de décevoir l’altruisme des jeunes, mais il serait tout aussi regrettable de gaspiller leurs ardeurs par des efforts inutiles et de dilapider leur enthousiasme par des gestes inefficaces. Il faudra donc inventer de nouvelles formes de solidarité conciliant spiritualité, générosité, efficacité. Ce sera long et difficile si l’on en juge par le déclin de la persévérance et la montée de l’éphémère. Il y a cent ans, un missionnaire partait pour sa vie entière dans une contrée où l’attendait sa tombe. Il y a vingt ans, un coopérant partait vers un pays où il enseignait durant deux années scolaires. Aujourd’hui des étudiants partent pour un mois, soit la moitié de leurs vacances. Il faudra renverser la vapeur en se souvenant qu’un mois, c’était la durée d’un Paris – Saigon à l’époque des steamers et d’un Paris – Dakar au temps des marines à voiles."
Inutile de vous dire que je suis d'accord avec l'article ...
Philo
...Il y a plus de 150 ans

"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique", a annoncé mercredi dans une conférence de presse le représentant des descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, Russel Means. Une délégation de responsables Lakotas a indiqué qu'ils se retiraient unilatéralement des traités signés avec le gouvernement fédéral, certains datant d'il y a plus de 150 ans. Les traités représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", indiquent les responsables de la tribu dans un message adressé au département d'Etat. "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré Russel Means. Ce territoire comprend des régions du Nebraska, du Dakota du sud, du Dakota du nord, du Montana et du Wyoming (nord-ouest des Etats-Unis). "Nous avons signé 33 traités avec les Etats-Unis qui n'ont pas été respectés", a indiqué pour sa part Phyllis Young, une militante de la cause indienne qui a aidé à organiser le première conférence internationale sur les droits des indigènes en 1977. Des leaders Lokotas se sont également rendus en délégations auptrès des ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Vénézuela. Ils comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois, ont-ils annoncé.
Les Lakotas ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine. Une des leurs figures légendaires, Sitting Bull, est connu pour avoir défait le général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana. Mais le 29 décembre 1890, l'armée US massacrait 200 Indiens Lakotas, dont des femmes et des enfants, à Wounded Knee.
Le point de vue que je partage: Les lakotas, les navajos, les hopis, et les chumash entre autres (ils sont loin d'être les seuls), n'ont pas perdu leurs cultures qui si elles ne sont pas encore florissantes, du moins sont énergiquement ré-émergentes.
Beaucoup de nations natives redeveloppent leurs langages, comme l'ont fait les grecs et les israéliens au 20e siècle. Ils ouvrent même leurs propres écoles et universités (en collaboration avec des ethnologues et des linguistes). Peu à peu la tutelle abusive du gouvernement fédérale est discréditée, même dans l'esprit de + en + d'américains d'origine européenne. Pas seulement par la continuation des brimades et le parcage en réserve, mais aussi la meilleure connaissance de leur propre histoire nationale cachée (l'internet c'est très pratique et les natifs américains communiquent ces faits maintenant), le vol de million de m3 de pétrole par an appartenant aux navajos, les autres ressources minérales des réserves indiennes exploitées en leur nom, mais dont l'état "oublie" de redistribuer les dividendes aux tribus, les belles vallées californiennes qui appartiennent de droit aux chumahs, et dont la population est si faible (ranches immenses dont les travailleurs habitent "en ville" assez loins), que leur rétrocession ne changerait presque rien pour la société californienne (si, ça changerait énormément pour les énormes "propriétaires"terriens dont, surtout pour les vignobles, certains sont français) :Celle de Santa Inès qui produit tous ces vins et où les chumash sont "autorisés"à exploiter un casino pour subvenir aux besoins de la tribu, mais pas à développer des logements pour remplacer leur bidonvilles, ni à annexer (même au prix du marché ou+) de nouveau terrains vacants (trop de développement c'est pas écolo: l'argument, s'il n'était écœurant de mauvaise fois, aurait de quoi faire sourire de la part de ce fanclub de Bushistes acharnés).celle d'Ojai, un territoire sacré, où le comté de Ventura a eu le culot de vouloir installer une décharge publique quasiment au pied d'un de leurs monticules funéraires ancestraux (On a complètement ignoré leurs objections, mais comme Larry Hagman , qui y a un ranch, a dit niet: la chose ne s'est pas faites ) etc... Je ne crois pas qu'il existe une tribu, sur tout ce continent, (et sur tous les continents, en fait) qui n'ait souffert de spoliation. Il y a peu, le Canada a finalement autorisé une "autonomie" aux Inuits sur leur territoire du Nunavut. Tout à la fois j'espère, et je n'ose espérer, que va venir le temps où tous les peuples indigènes auront ce droit, où une véritable fédération pacifique verra éventuellement le jour à la place des USA, Canada et Mexique, qui donnera toute sa place à tous les peuples d'Amérique du Nord. De ceux qui sont arrivés il y a 10 000 ans, à ceux qui sont arrivés "hier".
Je me prends à rêver qu'un jour, au moyen Orient, en Afrique, partout il en sera ainsi! Joyeux Noël ( en Lakota ) Wanikiya tonpi wowiyuskin / Omaka teca oiyokipi

"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique", a annoncé mercredi dans une conférence de presse le représentant des descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, Russel Means. Une délégation de responsables Lakotas a indiqué qu'ils se retiraient unilatéralement des traités signés avec le gouvernement fédéral, certains datant d'il y a plus de 150 ans. Les traités représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", indiquent les responsables de la tribu dans un message adressé au département d'Etat. "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré Russel Means. Ce territoire comprend des régions du Nebraska, du Dakota du sud, du Dakota du nord, du Montana et du Wyoming (nord-ouest des Etats-Unis). "Nous avons signé 33 traités avec les Etats-Unis qui n'ont pas été respectés", a indiqué pour sa part Phyllis Young, une militante de la cause indienne qui a aidé à organiser le première conférence internationale sur les droits des indigènes en 1977. Des leaders Lokotas se sont également rendus en délégations auptrès des ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Vénézuela. Ils comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois, ont-ils annoncé.
Les Lakotas ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine. Une des leurs figures légendaires, Sitting Bull, est connu pour avoir défait le général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana. Mais le 29 décembre 1890, l'armée US massacrait 200 Indiens Lakotas, dont des femmes et des enfants, à Wounded Knee.
Le point de vue que je partage: Les lakotas, les navajos, les hopis, et les chumash entre autres (ils sont loin d'être les seuls), n'ont pas perdu leurs cultures qui si elles ne sont pas encore florissantes, du moins sont énergiquement ré-émergentes.
Beaucoup de nations natives redeveloppent leurs langages, comme l'ont fait les grecs et les israéliens au 20e siècle. Ils ouvrent même leurs propres écoles et universités (en collaboration avec des ethnologues et des linguistes). Peu à peu la tutelle abusive du gouvernement fédérale est discréditée, même dans l'esprit de + en + d'américains d'origine européenne. Pas seulement par la continuation des brimades et le parcage en réserve, mais aussi la meilleure connaissance de leur propre histoire nationale cachée (l'internet c'est très pratique et les natifs américains communiquent ces faits maintenant), le vol de million de m3 de pétrole par an appartenant aux navajos, les autres ressources minérales des réserves indiennes exploitées en leur nom, mais dont l'état "oublie" de redistribuer les dividendes aux tribus, les belles vallées californiennes qui appartiennent de droit aux chumahs, et dont la population est si faible (ranches immenses dont les travailleurs habitent "en ville" assez loins), que leur rétrocession ne changerait presque rien pour la société californienne (si, ça changerait énormément pour les énormes "propriétaires"terriens dont, surtout pour les vignobles, certains sont français) :Celle de Santa Inès qui produit tous ces vins et où les chumash sont "autorisés"à exploiter un casino pour subvenir aux besoins de la tribu, mais pas à développer des logements pour remplacer leur bidonvilles, ni à annexer (même au prix du marché ou+) de nouveau terrains vacants (trop de développement c'est pas écolo: l'argument, s'il n'était écœurant de mauvaise fois, aurait de quoi faire sourire de la part de ce fanclub de Bushistes acharnés).celle d'Ojai, un territoire sacré, où le comté de Ventura a eu le culot de vouloir installer une décharge publique quasiment au pied d'un de leurs monticules funéraires ancestraux (On a complètement ignoré leurs objections, mais comme Larry Hagman , qui y a un ranch, a dit niet: la chose ne s'est pas faites ) etc... Je ne crois pas qu'il existe une tribu, sur tout ce continent, (et sur tous les continents, en fait) qui n'ait souffert de spoliation. Il y a peu, le Canada a finalement autorisé une "autonomie" aux Inuits sur leur territoire du Nunavut. Tout à la fois j'espère, et je n'ose espérer, que va venir le temps où tous les peuples indigènes auront ce droit, où une véritable fédération pacifique verra éventuellement le jour à la place des USA, Canada et Mexique, qui donnera toute sa place à tous les peuples d'Amérique du Nord. De ceux qui sont arrivés il y a 10 000 ans, à ceux qui sont arrivés "hier".
Je me prends à rêver qu'un jour, au moyen Orient, en Afrique, partout il en sera ainsi! Joyeux Noël ( en Lakota ) Wanikiya tonpi wowiyuskin / Omaka teca oiyokipi
Petite colère ..... car elle m'est personelle, et tant est que je n'ai pas à analyser le comportement de mes collègues voyageurs et leur degré d'émotion face aux choses de la vie, tout celà est affaire de personne .......
Mais quand même ...... !!
Un de mes amis sur ce forum est revenu d'un de ses voyages au long cours avec sa petite famille, et il a pris le soin de commencer à raconter celui ci ..... avec émotion et beaucoup de personnalité, et surtout au travers de ses lignes on lit toute l'angoisse d'un peuple à essayer de conjuguer ses traditions face à la modernité du monde et surtout face à l'égoisme d'un Etat qui n'a que faire de celui ci, on sent bien que celui ci est perdu, on ne se fait pas d'illusion sur son sort comme quantité d'autres entités ethniques à travers notre monde, mais cependant ce peuple essaye de survivre face à l'indifférence ......
Indifférence ...... celui de l'Etat qui a pris possesion de leurs terres et de leurs coutumes, et va tenter de les parquer afin de pouvoir tirer quelque bénéfice d'un tourisme voyeur, mais aussi indifférences de nous autres voyageurs qui finalement ne nous intéressont guère au devenir de " gens " qui sont condamnés à disparaître ..... du moins avons nous ancré cette notion dans nos esprits puisqu'aucune discussion, aucun intérêt, je dirais même aucune polémique ne vient s'ajouter à la lecture du carnet de mon ami ....
Pourtant quelle chance d'avoir des voyageurs capable d'aller encore au bout du monde pour essayer de comprendre le pourquoi des choses, comprendre comment on en est arrivé là, comment des peuples peuvent ainsi disparaître subitement sans que l'on y attache la moindre importance, sans que l'on se pose la moindre question, sans que l'on est un brin de sensibilisation à ce qui leur arrive ..... mon ami n'est pas parti voyager dans un de ces lieux touristiques ou on s'en prend plein les mirettes pour pouvoir étaler ses souvenirs sur la toile, même si certes il profite aussi de l'occasion pour assouvir sa soif de découverte de terres encore quasiment inconnues, mais il profite aussi de ses voyages pour aller au devant de peuples à l'agonie et nous ramener leur douleur par son témoignage ......
Qui s'en soucie .... ? apparemment guère de voyageurs dits à l'écoute des problèmes de notre monde, et celà me désole profondément .... car alors à quoi celà sert il que des peuples à l'autre bout du monde se battent encore pour préserver leurs coutumes et leurs manières de vivre si personne n'est à l'écoute .....
Ainsi va la Terre, ainsi va le Monde qui se meurt dans une indifférence et un égoisme qui me fait peur .....
Je ne suis guère étonné, mais je voulais le dire ..... encore une fois .....
Mais quand même ...... !!
Un de mes amis sur ce forum est revenu d'un de ses voyages au long cours avec sa petite famille, et il a pris le soin de commencer à raconter celui ci ..... avec émotion et beaucoup de personnalité, et surtout au travers de ses lignes on lit toute l'angoisse d'un peuple à essayer de conjuguer ses traditions face à la modernité du monde et surtout face à l'égoisme d'un Etat qui n'a que faire de celui ci, on sent bien que celui ci est perdu, on ne se fait pas d'illusion sur son sort comme quantité d'autres entités ethniques à travers notre monde, mais cependant ce peuple essaye de survivre face à l'indifférence ......
Indifférence ...... celui de l'Etat qui a pris possesion de leurs terres et de leurs coutumes, et va tenter de les parquer afin de pouvoir tirer quelque bénéfice d'un tourisme voyeur, mais aussi indifférences de nous autres voyageurs qui finalement ne nous intéressont guère au devenir de " gens " qui sont condamnés à disparaître ..... du moins avons nous ancré cette notion dans nos esprits puisqu'aucune discussion, aucun intérêt, je dirais même aucune polémique ne vient s'ajouter à la lecture du carnet de mon ami ....
Pourtant quelle chance d'avoir des voyageurs capable d'aller encore au bout du monde pour essayer de comprendre le pourquoi des choses, comprendre comment on en est arrivé là, comment des peuples peuvent ainsi disparaître subitement sans que l'on y attache la moindre importance, sans que l'on se pose la moindre question, sans que l'on est un brin de sensibilisation à ce qui leur arrive ..... mon ami n'est pas parti voyager dans un de ces lieux touristiques ou on s'en prend plein les mirettes pour pouvoir étaler ses souvenirs sur la toile, même si certes il profite aussi de l'occasion pour assouvir sa soif de découverte de terres encore quasiment inconnues, mais il profite aussi de ses voyages pour aller au devant de peuples à l'agonie et nous ramener leur douleur par son témoignage ......
Qui s'en soucie .... ? apparemment guère de voyageurs dits à l'écoute des problèmes de notre monde, et celà me désole profondément .... car alors à quoi celà sert il que des peuples à l'autre bout du monde se battent encore pour préserver leurs coutumes et leurs manières de vivre si personne n'est à l'écoute .....
Ainsi va la Terre, ainsi va le Monde qui se meurt dans une indifférence et un égoisme qui me fait peur .....
Je ne suis guère étonné, mais je voulais le dire ..... encore une fois .....
Salut à tous,
je reviens d'un petit voyage express traversant Sénégal/Mali/et un peu Burkina.
Je trouve des ressemblances mais aussi des réalités très différentes.
Je n'aime pas entendre "c'est ça l'Afrique" qui résume toute la démission, le découragement et la résignation des gens, qui sous-entendraient que rien d'autre n'est possible.
Tous ces gens qui y vivent méritent autre chose.
Fatalité ? Espoir ? Mobilisation ? Abandon ?
Que pensez-vous de cette phrase et de ce qu'elle sous-entend ? Votre avis m'intéresse.
Merci. Quelques prières pour ce monde...
je reviens d'un petit voyage express traversant Sénégal/Mali/et un peu Burkina.
Je trouve des ressemblances mais aussi des réalités très différentes.
Je n'aime pas entendre "c'est ça l'Afrique" qui résume toute la démission, le découragement et la résignation des gens, qui sous-entendraient que rien d'autre n'est possible.
Tous ces gens qui y vivent méritent autre chose.
Fatalité ? Espoir ? Mobilisation ? Abandon ?
Que pensez-vous de cette phrase et de ce qu'elle sous-entend ? Votre avis m'intéresse.
Merci. Quelques prières pour ce monde...
Vous faites une excursion dans ce pays magnifique, c'est l'été, le soleil se couche plus tard (C'est le piège car la côte devient encore plus belle), vous oubliez les horaires; vous restez un peu plus longtemps sur la plage; ou le bateau de votre excursion rentre tard.....
A un moment donné Il faut se résoudre à aller diner! Vous allez recevoir la punition de votre manque de vigilance : La plupart des restaurateurs vous annonceront parfois à 21:00 ou plus surement à 21:30 "On ne sert plus" ou "On a tout éteint" Comme s'il s'agissait d'une procédure compliquée de rallumer comme pour un haut fourneau. Une fois on nous a refusé un Croque Monsieur car le cuisinier était parti!
Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!
Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.
Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.
Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.
Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
Autre cas de figure: Le Dimanche soir ou le Lundi sont des jours maudits; tout est fermé! Il m'est arrivé de trouver 4 restaurants fermés dans le Pays des Abers!
Dernier cas de figure: Les mois hors saisons de Mai, Juin, Septembre, Octobre; il fait encore beau, la clientèle est là: Retraités français, Etrangers fuyant la foule. Vous voyez tout ce petit monde errer de restaurant fermé en restaurant fermé.
Alors si vous ne vivez pas en gite ou en camping car pour cuisiner, vous allez vous rabattre sur les MacDo, les camions à pizza....Dur, dur quand on on pense au plat de langoustines que vous auriez pu avoir dans un restaurant classique.
Je n'ai jamais ressenti dans d'autres provinces françaises ce comportement borné et donc cette inhospitalité. Bien sûr dans les grandes stations bretonnes des restaurants restent ouverts tard. Dans les petites villes bretonnes il peut y avoir des exceptions: Un restaurant peut rester ouvert tard; on constate alors qu'il concentre la clientèle et la vie nocturne. En Grande Bretagne, dans les pubs on vous réchauffe un plat au micro onde à toute heure.
Pourtant la clientèle existe. Les Offices de Tourisme de Bretagne font un travail remarquable en mettant en avant des animations, des activités multiples, des festivals, des brochures très belles. A quoi cela rime si vous ne pouvez pas vous restaurer le soir. Ils devraient éditer la carte des MacDo.
Salut a tous!
Je viens de m'inscrire sur ce site par nostalgie de mes voyages...et je me suis rendue compte que je pourrais en meme temps faire appel a vos experiences et vos opinions sur ce que vous avez vu ou vecu!!Je dois faire un petit travail dont le sujet est :"existe-il une nouvelle forme de colonialisme a travers le tourisme?
Je sais que les reponses seront tres partagées mais c'est ce qui m'interesse.J'ai passé plusieurs mois en Asie, mon premier voyage etait fantastique, j'en garde un tres bon souvenir, le second 3 ans plus tard etait plus cerebrale, et je me suis posée bcp de questions par rapport a notre influence positive et negative sur les pays que nous visitons...
Bref si vous avez le temps et l'envie, racontez moi!!!!Ska.
Bonjour,
je me permet une petite réflexion suite aux posts de plus en plus nombreux de voyageurs qui semblent être , de plus en plus, en quête d'authenticité lors de leurs voyages.
On se dit en permanence que voyager "hors des sentiers battus" nous permettrait de découvrir plus de culture et des gens plus authentiques.
Eh bien pour ma part je pense que c'est un concept qui va bientôt devenir une mode touristique.
Trouver de l'"authentique" selon moi dépend de l état d'esprit dans lequel on voyage.
Je prend l'exemple de Bali, c'est a Kuta (endroit le plus touristique et le plus débauché de l'ile) que j'ai découvert le Bali authentique et traditionnel, la ou j'ai appris le plus sur la culture balinaise, les traditions, les cérémonies etc....(j'y suis resté 3 mois) .Je trouve, a titre personnel, que beaucoup trop de voyageurs cherchent à avoir l'authenticité d'un pays, d'une population, servi sur un plateau ( c'est un constat, pas une critique).
Si on prend le temps de se poser un temps soit peu dans un lieu, même ultra touristique, et de discuter avec les gens, de s'attarder un peu, les locaux seront ravis de vous faire découvrir autres choses que les boites, la bintang et la plage (en parlant de Kuta).
Je suis le premier a fustigé le tourisme de masse qui malheureusement défigure beaucoup de lieux, mais je suis heureux de constaté qu'en creusant un peu, le coté culturel demeure encore bien ancrée dans la population locale.
Donc amis voyageurs, prenez un peu plus le temps de creuser votre sujet :) car l'authentique se cache partout, même dans les hauts lieux du tourisme. (je n'en dirais malheureusement pas autant pour ce qui est des paysages :( ......)
Pensez vous aussi que tourisme de masse et authenticité peuvent coexister?
Pensez vous aussi que tourisme de masse et authenticité peuvent coexister?
On y est enfin ...... !
Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....
Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......
Par Dina Nay et James A. Goldston*
Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie. Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères. Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales. Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille. Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question. Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure. Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent. Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice. Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions. Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense. Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent. En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu. Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.
* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.
Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....
Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......
Par Dina Nay et James A. Goldston*
Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie. Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères. Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales. Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille. Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question. Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure. Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent. Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice. Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions. Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense. Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent. En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu. Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.
* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.
Ma question est curieuse. J'ai déjà fait de beaux voyages, j'ai eu des enfants et depuis le budget voyage a diminué... Je lis régulièrement les commentaires sur l'Ouest américain car j'y vais cette année mais quand je vois le prix d'un tel voyage, je me demande comment certains peuvent y aller tous les ans, aux States ou ailleurs.. Que font ces gens comme métiers, comment arrivent ils a se payer ces destinations paradisiaques. Je ne veux pas être indiscrète, culottée . Je veux seulement comprendre, trouver des idées pourquoi pas.. Je ne fume pas, ne boit pas, ne dépense pas mon argent dans des marques, pas de goût de luxe .. Mais comment faites vous???😉 Je vous envie tellement..
Merci beaucoup a tous ceux qui sauront être honnêtes avec moi.
Voyager pourquoi?
1- Pour quitter ce pays
Pour ma part, je commence vraiment à prendre la France et les francais en grippe.....En effet, ce pays me gonfle de part ce conformisme, ce conservatisme et cet immobilisme qui l'habite, cette impossibilité de se renouveler et de changer les choses.....on baigne dans une consommation outrancière et une société d'apparat ou les gens te jugent en fonction de ta catégorie socio professionnelle....dans qu'elle case vont-ils pouvoir te mettre !!!! Donc tu n'existes pas pour ce que tu es mais bien plus pour ce que tu représente.... Alors moi j'ai décidé de ne faire partie d'aucune case..... Les francais m'emmerdent, je les trouve BOF...je n'ai plus rien à voir avec mes potes (de longues date pourtant..) qui ne me parlent que de leurs gamins, des couches, des bib, et leur SACRO SAINT boulot!!!! PASSIONANT!!!! D'ailleurs il suffit de voir la réputation que l'on a à l'étranger.....de gens désagréables, jamais contents, agréssifs qui font toujours la geule.....il faudra écrire un post là dessus!!! Je m'emmerde royal ici. Je part m'expatrier l'année prochaine en amérique centrale, ou je trouve les gens nettement plus ouverts, tolérants, AGREABLE..... Les voyages, c'est tellement passionant...une vraie quète intérieure pour ma part, c'est ma raison de vivre. Sans voyage, je meurt. On découvre tellement de choses, de gens, on fait des rencontres extraordinaires, ca nous remet en place quelques fois et ca fait du bien, c'est ce que je veux...être remise à ma place. Apprendre à relativiser, apprendre à comprendre les différences, la nature humaine dans toute sa complexité, diversité....expériences humaines qui te mènent vers une autre dimension: celle où tu es à la source, à l'essentiel. Un voyage c'est avant tout quelque chose de vrai ou tu es tout nu face au monde...tu es toi et non pas le directeur d'entreprise, la secrétaire, le commercial.....En voyage tu ne peux pas te mentir à toi même, tu ne peux pas mentir non plus. C'est toi face au monde. Et lorsque les rencontres sont là au rendez vous, alors là tu sais que ces moments magiques sont d'une intense vérité car tu auras était toi même et tu auras été apprécié pour ce que tu es réellement au plus profond de toi....et ca n'a pas de prix.
Et vous aimez vous votre pays?????????????????????????????????????????????????????????
1- Pour quitter ce pays
Pour ma part, je commence vraiment à prendre la France et les francais en grippe.....En effet, ce pays me gonfle de part ce conformisme, ce conservatisme et cet immobilisme qui l'habite, cette impossibilité de se renouveler et de changer les choses.....on baigne dans une consommation outrancière et une société d'apparat ou les gens te jugent en fonction de ta catégorie socio professionnelle....dans qu'elle case vont-ils pouvoir te mettre !!!! Donc tu n'existes pas pour ce que tu es mais bien plus pour ce que tu représente.... Alors moi j'ai décidé de ne faire partie d'aucune case..... Les francais m'emmerdent, je les trouve BOF...je n'ai plus rien à voir avec mes potes (de longues date pourtant..) qui ne me parlent que de leurs gamins, des couches, des bib, et leur SACRO SAINT boulot!!!! PASSIONANT!!!! D'ailleurs il suffit de voir la réputation que l'on a à l'étranger.....de gens désagréables, jamais contents, agréssifs qui font toujours la geule.....il faudra écrire un post là dessus!!! Je m'emmerde royal ici. Je part m'expatrier l'année prochaine en amérique centrale, ou je trouve les gens nettement plus ouverts, tolérants, AGREABLE..... Les voyages, c'est tellement passionant...une vraie quète intérieure pour ma part, c'est ma raison de vivre. Sans voyage, je meurt. On découvre tellement de choses, de gens, on fait des rencontres extraordinaires, ca nous remet en place quelques fois et ca fait du bien, c'est ce que je veux...être remise à ma place. Apprendre à relativiser, apprendre à comprendre les différences, la nature humaine dans toute sa complexité, diversité....expériences humaines qui te mènent vers une autre dimension: celle où tu es à la source, à l'essentiel. Un voyage c'est avant tout quelque chose de vrai ou tu es tout nu face au monde...tu es toi et non pas le directeur d'entreprise, la secrétaire, le commercial.....En voyage tu ne peux pas te mentir à toi même, tu ne peux pas mentir non plus. C'est toi face au monde. Et lorsque les rencontres sont là au rendez vous, alors là tu sais que ces moments magiques sont d'une intense vérité car tu auras était toi même et tu auras été apprécié pour ce que tu es réellement au plus profond de toi....et ca n'a pas de prix.
Et vous aimez vous votre pays?????????????????????????????????????????????????????????
Hola !!
Quand on voyage un peu partout en Europe, on s'est plus ou moins habitué aux étalages "sauvages" déballés à la sauvette sur les trottoirs.
A Barcelone, profitant de la mansuétude affichée par la Maire, Ada Colau, ces vendeurs à la sauvette, appelés en Espagne les "top mantas" prennent de plus en plus de place au point de devenir trés envahissants. (explication de top manta : top = dessus / sur, et manta = couverture / tapis sur lesquels sont déballées les marchandises, rapidement ramassés en prenant les quatre coins, en cas de contrôle).
Les vendeurs, presque tous en séjour irrégulier, sont eux mêmes honteusement exploités par de véritables mafias. Ces vendeurs ou vendeuses n'ont qu'une très petite part de leurs ventes qui leur revient après qu'ils aient payé leur marchandise à ces réseaux maffieux, quand ils ne sont pas contraint d'acheter avant de vendre. Les réseaux "fournisseurs-vendeurs" fonctionnent toujours par ethnie ou pays d'origine.
Dans la plupart des endroits touristiques, les autorités locales font le nécessaire pour que cette activité illégale soit, pour le moins contenue et l'on assiste fréquemment à des parties de "cache-cache" entre top-mantas et police. Une ou plusieurs personnes associées aux vendeurs sont chargés de faire le guet, et dés qu'un girophare de voiture de police ou l'ombre d'un képi sont aperçus, le signal est donné et en quelques secondes, les mantas sont ramassées, la marchandise enlevée et les vendeurs s'égaillent. Lorsque la "menace" est passée, tout le monde revient et se re-installe jusqu'à la prochaine partie…!
A Barcelone, l'autorité de police chargée de ce problème relève de la municipalité, et Ada Colau, maire de la ville a décidé que ces personnes ne devaient plus être inquiétées malgré l'illégalité de leur commerce et des conséquences annexes. Il suffit de voir l'impassibilité des agents de la police municipale barcelonaise lorsqu'ils déambulent au milieu de ces vendeurs, et la parfaite tranquillité de ces mêmes vendeurs certains de leur impunité.
Les commerçants barcelonais "traditionnels", payant des locaux, leurs patentes et les impôts ont vainement tenté de s'opposer à cette mansuétude de leur Maire, mais cette pratique du "top manta" prend chaque jour un peu plus d'ampleur, au grand désespoir des boutiques "légales" et des habitants des quartiers touristiques ou il est presque devenu impossible de circuler à certaines heures, de jour comme de nuit.
Pour vous faire une idée de l'ampleur du phénomène, voici le lien d'une vidéo récente, tournée le long du paseo de Barcelone : youtu.be/2KJ652sM390
Les produits proposés sont souvent attrayants et les prix très tentants !! Mais il faut savoir que TOUS les objets proposés sont des contre-façons ou des produits hors normes, ou encore des copies pirates s'agissant de DVD ou CD.
Pour l'acheteur/se, lorsqu'il/elle passe un contrôle douanier (ils ne sont pas rares sur la route du retour des vacances) et que sont trouvé dans ses affaires ce type d'objets, la seule possession constitue une infraction douanière grave, punissable (en théorie) de peine de prison, mais à coup sûr de fortes amendes multipliées par les nombre d'objets, qu'il s'agisse de vêtements, d'accessoires vestimentaires, de bibelots, etc...
Hasta luego 😎
Quand on voyage un peu partout en Europe, on s'est plus ou moins habitué aux étalages "sauvages" déballés à la sauvette sur les trottoirs.
A Barcelone, profitant de la mansuétude affichée par la Maire, Ada Colau, ces vendeurs à la sauvette, appelés en Espagne les "top mantas" prennent de plus en plus de place au point de devenir trés envahissants. (explication de top manta : top = dessus / sur, et manta = couverture / tapis sur lesquels sont déballées les marchandises, rapidement ramassés en prenant les quatre coins, en cas de contrôle).
Les vendeurs, presque tous en séjour irrégulier, sont eux mêmes honteusement exploités par de véritables mafias. Ces vendeurs ou vendeuses n'ont qu'une très petite part de leurs ventes qui leur revient après qu'ils aient payé leur marchandise à ces réseaux maffieux, quand ils ne sont pas contraint d'acheter avant de vendre. Les réseaux "fournisseurs-vendeurs" fonctionnent toujours par ethnie ou pays d'origine.
Dans la plupart des endroits touristiques, les autorités locales font le nécessaire pour que cette activité illégale soit, pour le moins contenue et l'on assiste fréquemment à des parties de "cache-cache" entre top-mantas et police. Une ou plusieurs personnes associées aux vendeurs sont chargés de faire le guet, et dés qu'un girophare de voiture de police ou l'ombre d'un képi sont aperçus, le signal est donné et en quelques secondes, les mantas sont ramassées, la marchandise enlevée et les vendeurs s'égaillent. Lorsque la "menace" est passée, tout le monde revient et se re-installe jusqu'à la prochaine partie…!
A Barcelone, l'autorité de police chargée de ce problème relève de la municipalité, et Ada Colau, maire de la ville a décidé que ces personnes ne devaient plus être inquiétées malgré l'illégalité de leur commerce et des conséquences annexes. Il suffit de voir l'impassibilité des agents de la police municipale barcelonaise lorsqu'ils déambulent au milieu de ces vendeurs, et la parfaite tranquillité de ces mêmes vendeurs certains de leur impunité.
Les commerçants barcelonais "traditionnels", payant des locaux, leurs patentes et les impôts ont vainement tenté de s'opposer à cette mansuétude de leur Maire, mais cette pratique du "top manta" prend chaque jour un peu plus d'ampleur, au grand désespoir des boutiques "légales" et des habitants des quartiers touristiques ou il est presque devenu impossible de circuler à certaines heures, de jour comme de nuit.
Pour vous faire une idée de l'ampleur du phénomène, voici le lien d'une vidéo récente, tournée le long du paseo de Barcelone : youtu.be/2KJ652sM390
Les produits proposés sont souvent attrayants et les prix très tentants !! Mais il faut savoir que TOUS les objets proposés sont des contre-façons ou des produits hors normes, ou encore des copies pirates s'agissant de DVD ou CD.
Pour l'acheteur/se, lorsqu'il/elle passe un contrôle douanier (ils ne sont pas rares sur la route du retour des vacances) et que sont trouvé dans ses affaires ce type d'objets, la seule possession constitue une infraction douanière grave, punissable (en théorie) de peine de prison, mais à coup sûr de fortes amendes multipliées par les nombre d'objets, qu'il s'agisse de vêtements, d'accessoires vestimentaires, de bibelots, etc...
Hasta luego 😎
C'est la saison des migrations
En europe, l'été, les homosapiens sont profusion
Après avoir travaillé, consommé et pollué
Pour leur boite ou leur patron
Dans les grandes villes bétonnées
Utilisent leur argent, recompense comme un os a son chien
Pour aller envahir et consommer les plages en profiteurs citadins
Ou autres lieux touristiques dans le monde
La surpopulation humaine augmentant a chaque seconde
Comme les mammifères, phoques ou morses
Comme les gros bourges qui vont frimer en corse
A Ibiza ou autres lieux devenus corruption
La nature ayant été remplacé par des boites et autres perversions
Ils vont s'ammasser a la saison d'accouplement
Sur les plages et se griller au soleil, comme un regiment
(Soleil devenu dangereux a cause du rechauffement
climatique et cause de cancers futurs pour ces homosapiens en rut)
Donc fric, sexe et consommations à outrance
Sans respect ni bienveillance
Juste l'égoisme et l'avidité de consommer avant de mourir
Les males les plus frimeurs vont sortir leur porte monnaie
Leurs voitures de sports et leur virilité dépravée
Les femelles vont afficher leurs hormones fecondables
Dans le but de s'accoupler a la chaine, et pour certaines se faire engrosser
Usines de consommation actuelle, les femmes sont devenus le reflet
De cette société de consommation -pollution, qu'elles alimentent chaque jour
Avec de nouvelles naissances de pauvres enfants humains
Qui se demandent comment ils vont bien pouvoir embarquer dans ce train
Les femmes multiplient donc les relations kleenex, pour le sexe souvent
Et les hommes qu'elles convoient ou consomment sont du meme fonctionnement
Des machos frimeurs sans coeur, qui les utilisent autant qu'elles
Les réveurs, réservés, romantiques n'ont pas leur place dans cette société poubelle
Ils sont donc souvent out of system ou society
Pour leur chance, malchance ou leur survie
Chaque jour alors, la paix, l'amour et la nature
Reculent devant ces homosapiens produisant toujours plus d'ordures
Les femelles ne se rappellent meme plus le nombre de leurs "ex"
Produits jettables comme cette société spontex
Et de nouvelles gestations et ventres gonflés
Se preparent sans cesse a augmenter ce flot d'insensés
Toujours assoifés on ne sait vers où
A part vers leur fin, qui est toujours la meme, ici ou ailleurs, partout
Le sujet fait couler beaucoup d'encre L'AFFAIRE ARCHE DE ZOE alors qu'en pensez vous? votre avis ? ne sont ils pas des bouc émissaires? ou bien une sorte de monnaie d'échange?
Salut a tous les accros des guides de voyages (redefinis parfois comme blaireaux ou moutons sur le forum!), a ceux chez qui cette deshonorante utilisation provoque urticaire et nausee, et aux autres, qui en font une utilisation plus moderee. Pour ma part, ayant trace et habite plus de 20 annees en dehors de la metropole ou mere patrie en utilisant le bouche a oreille, j'ai fini par me laisser convaincre par des pots d'investir dans un de ces guides (que je ne nommerai pas bien entendu afin de ne pas declencher le courroux du comite centrale!)........ Eh bien, a ma grande surprise, j'ai pu constater que ce guide, bien que comportant de nombreuses failles ou defauts m'etait parfois utile pour des renseignements pratiques et infos diverses! Qu'en est il pour vous? Est ce que les guides vous sont utiles en voyage ou bien vous en tenez vous au strict bouche a oreille? P.S. : Il serait agreable que ce sujet entraine des echanges d'avis divergeants ou pas, plutot qu'il ne se transforme, comme c'est souvent le cas, en defouloir sterile pour aigris stresses, la liberte de parole ayant toutefois la primeur!
Bonjour à tous,
J'ai failli intituler ce post "sentiment d'urgence", puis le côté trop accrocheur de ce titre m'a retenue, pourtant c'est bien un peu de cela qu'il s'agit... Il y a encore quelques années j'imaginais ma vie à venir, toute ma vie à venir, constituée de vivifiants "sauts de puce" (j'appelle "saut de puces" les voyages, plus ou moins lointains, d'une durée variant de quelques jours à quelques semaines) ça et là sur la planète. Cette perspective n'avait pas d'autre limite que celle induite par ma nature éphémère. J'en suis moins sûre aujourd'hui, de moins en moins sûre au fil des mois. Quand je vois l'augmentation constante du coût de l'énergie, en particulier du pétrole, sans trop comprendre pourquoi cela s'arrêterait, il me vient à l'esprit que ces déplacements aériens très bon marché, comme ils le sont à l'heure actuelle, ont les années comptées. Cette idée qui s'ancre modifie ma façon de choisir les destinations, passant d'une légère rêverie que je décide de m'offrir à une draconienne classification des lieux que je désire absolument voir avant d'en être réduite à l'immobilité physique.
Réalisme ou phantasme dépressif lié à une éventuelle "crise de la quarantaine" ?
Catherine
J'ai failli intituler ce post "sentiment d'urgence", puis le côté trop accrocheur de ce titre m'a retenue, pourtant c'est bien un peu de cela qu'il s'agit... Il y a encore quelques années j'imaginais ma vie à venir, toute ma vie à venir, constituée de vivifiants "sauts de puce" (j'appelle "saut de puces" les voyages, plus ou moins lointains, d'une durée variant de quelques jours à quelques semaines) ça et là sur la planète. Cette perspective n'avait pas d'autre limite que celle induite par ma nature éphémère. J'en suis moins sûre aujourd'hui, de moins en moins sûre au fil des mois. Quand je vois l'augmentation constante du coût de l'énergie, en particulier du pétrole, sans trop comprendre pourquoi cela s'arrêterait, il me vient à l'esprit que ces déplacements aériens très bon marché, comme ils le sont à l'heure actuelle, ont les années comptées. Cette idée qui s'ancre modifie ma façon de choisir les destinations, passant d'une légère rêverie que je décide de m'offrir à une draconienne classification des lieux que je désire absolument voir avant d'en être réduite à l'immobilité physique.
Réalisme ou phantasme dépressif lié à une éventuelle "crise de la quarantaine" ?
Catherine
Enfin des mesures sont prises en Thailande et au Cambodge contre les abus et facons de proceder des missionnaires chretiens.
D’après une circulaire du ministère du Culte et des Religions, “toutes les activités de prosélytisme chrétien sont désormais interdites". La directive prévoit plusieurs mesures afin de mieux encadrer les activités religieuses des différentes églises du Royaume, il s’agit notamment de réglementer la construction d’édifices religieux, d’interdire le porte à porte, ou les dons en argent ou en nature aux convertis. Le prosélytisme de certains groupes "nuit à la société et peut provoquer des troubles" d’après un officiel du Ministère. Sont notamment visées certaines sectes protestantes, dont les pratiques ont parfois conduit à des troubles importants avec les fidèles bouddhistes.
Le Boudhisne n'est pas de la M............ et n'a pas de lecons a recevoir des chretiens. Le Boudhisme est une des religions les plus tolerentes. Que diriez vous si des missionnaires Boudhistes venaient vous harcelez a votre domicile pour vous convaincre d'adherer a nos convictions?
D’après une circulaire du ministère du Culte et des Religions, “toutes les activités de prosélytisme chrétien sont désormais interdites". La directive prévoit plusieurs mesures afin de mieux encadrer les activités religieuses des différentes églises du Royaume, il s’agit notamment de réglementer la construction d’édifices religieux, d’interdire le porte à porte, ou les dons en argent ou en nature aux convertis. Le prosélytisme de certains groupes "nuit à la société et peut provoquer des troubles" d’après un officiel du Ministère. Sont notamment visées certaines sectes protestantes, dont les pratiques ont parfois conduit à des troubles importants avec les fidèles bouddhistes.
Le Boudhisne n'est pas de la M............ et n'a pas de lecons a recevoir des chretiens. Le Boudhisme est une des religions les plus tolerentes. Que diriez vous si des missionnaires Boudhistes venaient vous harcelez a votre domicile pour vous convaincre d'adherer a nos convictions?
Dans la mesure oû des idéologistes si on peut les appeler comme ça disent souvent que l'Afrique n'a pas de culture.Et nous africains sont souvent furieux d'entendre ça .
salut tout le monde si pour nous la culture est nos coutumes et traditions sommes nous sûres de savoir sa signification quasi exacte;car j'entends par culture l'art c'est à dire la création . Et en afrique existe t-il de création voyant notre développement déchiré par la corruption .La création source de développement issus de la recherche et cette est plus fructueuse à travers le voyage .Et ce manque de voyager beaucoup à travers le monde des africains n'est t-il pas à l'origine de notre défaut de découverte?
Qu'en pensez vous mes amis ?
merci de votre aide sur ma pensée
Recevons tous les biensfaits de dieu par ce moi benis du ramadan
salut tout le monde si pour nous la culture est nos coutumes et traditions sommes nous sûres de savoir sa signification quasi exacte;car j'entends par culture l'art c'est à dire la création . Et en afrique existe t-il de création voyant notre développement déchiré par la corruption .La création source de développement issus de la recherche et cette est plus fructueuse à travers le voyage .Et ce manque de voyager beaucoup à travers le monde des africains n'est t-il pas à l'origine de notre défaut de découverte?
Qu'en pensez vous mes amis ?
merci de votre aide sur ma pensée
Recevons tous les biensfaits de dieu par ce moi benis du ramadan
je me pose la question sur les visites aux "tribus" en afrique et dans le monde en general
nicolas hulot a ete le premier a faire des emissions a grande ecoute sur la vallee de l omo les himbas les san et autres nous donnant l impression a l epoque que tout ca n etait pas accessible
maintenant ca l est
des flopees de touristes defilent tous les ans a travers ces musees humains
on va se faire les himbas visiter les villages san
les autorites des pays interesses se foutent de ces minorites qu ils aimeraient voir disparaitre
l afrique en "marche" ce n est pas ces sauvages
mais bon si ca amene des touristes pourquoi pas
demande t on a ces gens si ils veulent nous voir
parce que on les payent d une certaine facon argent petits cadeaux produits de premiere necessite, notre necessite
je ne suis pas donneuse de lecons
j etais en equateur il y a 30 ans dans les marches ruraux mais je n ai pas ose prendre de photos etant les seuls touristes j etais genee
j ai ete dans la vallee de l omo il y a 25 ans quand le to m a dit qu il fallait se munir de billets de 1 birr pour prendre les photos alors la c etait le pompon j admire l inde qui pour des raisons que j ignore interdit l acces a une partie des andaman ou vivent des gens de l age de pierre
je prone l interdiction de certaines zones de cette planete y compris l antarctique
je ne suis pas militante mais j ai beaucoup voyage
depuis 16 ans au botswana je ne bouge plus
Bonjour
Je viens de lire que les otages Français enlevés au nord du Bénin ont été libérés ainsi que 2 autres otages étrangers, 2 fusiliers marins ont perdus la vie dans cette opération de sauvetage .
Cette information m' a mis assez mal à l' aide et m' a poussé à m' interroger sur ces voyages que nous effectuons dans des régions annoncées dangeureuses comme toutes les parties frontalières du Nord du Bénin, nord Cameroun , le Mali , le Burkina ect......et autres régions du monde .
Certaines personnes sur les forums ventent ces destinations en minimisant les risques puisque ils y sont allés et en reviennent enchantés , il n' y a donc aucun problème , "il faut arreter de raconter n' importe quoi , arreter de prendre au serieux les informations du ministère des AE , beaucoup trop alarmiste " nous disent - il .
Alors si l' on souhaite prendre des risques , pas de soucis , chacun mène sa vie à sa guise mais il faut alors en assumer les conséquences.
Je pense aux 2 jeunes homme ( a leurs familles ) qui sont morts pour sauver d' autres vies , quel gâchis .










