Bonjour
nous envisageons un trek de 3 semaine en partant de Lukla qui fait une boucle en passant par le Kala Patthar, lacs Gokyo, col de cho La
Nous avons vu qu'il y a deux mois propices pour ce voyage, Avril ou Novembre. Lequel de ces 2 mois conseillez vous? quels sont les avantages et inconvénients de partir dans les deux cas?
merci pour vos retours
Bonjour,
N'ayant malheureusement pas assez de temps au Népal pour faire la boucle Namche - Gokyo - Kalapatar - Namche, nous allons devoir choisir soir Gokyo, soit camp de base de l'Everest.
Que me conseillez-vous en terme de paysages, difficultés, etc...?
J'ai lu beaucoup de récits et vu de photos, et les deux me semblent fantastiques, donc le choix est difficile!
Merci pour votre aide! Caroline
N'ayant malheureusement pas assez de temps au Népal pour faire la boucle Namche - Gokyo - Kalapatar - Namche, nous allons devoir choisir soir Gokyo, soit camp de base de l'Everest.
Que me conseillez-vous en terme de paysages, difficultés, etc...?
J'ai lu beaucoup de récits et vu de photos, et les deux me semblent fantastiques, donc le choix est difficile!
Merci pour votre aide! Caroline
Je recherche d'autres informations que celles données par Raju et Lethieu (merci à eux, bien sûr) sur les cols Ranjo Pass et du Cho la. Notre intention est de les passer- avec guide et porteurs (car sous tente)- dans la première quinzaine d'avril 2007. Qui a une expérience de ces cols en avril et comment les avez-vous évalués sur le plan technique ? Avec quelle agence népalaise avez-vous marché dans cette région ? dans ce cas, quelle est votre évaluation de l'agence ?
Merci d'avance pour vos renseignements.
Bonjour à tous,
Je pars en novembre pour un trek dans la région de l'Everest.
Nous avions prévu dans faire le grand tour (Three Passes), par le Kongma La, Kala Pattar, Cho Lo Pass et Renjo La.
Oui mais voila, comme il apparait que les retards sont fréquents sur les vols Lukla -> KTM (discussion ici http://voyageforum.com/discussion/nepal-retard-vols-lukla-en-novembre-d6178340/), nous envisageons donc de revenir 1 ou 2 jours plus tot à Lukla, mais cela a bien évidemment une incidence sur notre parcours, et nous allons devoir sacrifier qqhchose. Voici les alternatives:Faire l'aller/retour au Kala Pattar, en restant sur l'itinéraire principal. Le détour par Gokyo et Renjo La est donc sacrifié.Aller jusque Lobuche, sacrifier la montée au Kala Pattar, et partir directement vers Gokyo via le Cho La.Si aller jusque Lobuche n'a aucun intéret si l'on ne va pas jusque Kala Pattar, faire la boucle, Namche -> Phortse -> Machermo -> Gokyo -> Renjo La -> Thame -> NamchePour résumer la problématique: il parait que les vues depuis le Gokyo Ri ou le Renjo La sont parmi les plus belles de la région, mais s'il fallait choisir entre aller à Gokyo ou aller au Kala Pattar, quel serait votre choix?
Bien évidemment, je souhaiterais avoir un retour uniquement des personnes ayant effectué les 2 itinéraires😉
Merci à vous pour votre aide
Je pars en novembre pour un trek dans la région de l'Everest.
Nous avions prévu dans faire le grand tour (Three Passes), par le Kongma La, Kala Pattar, Cho Lo Pass et Renjo La.
Oui mais voila, comme il apparait que les retards sont fréquents sur les vols Lukla -> KTM (discussion ici http://voyageforum.com/discussion/nepal-retard-vols-lukla-en-novembre-d6178340/), nous envisageons donc de revenir 1 ou 2 jours plus tot à Lukla, mais cela a bien évidemment une incidence sur notre parcours, et nous allons devoir sacrifier qqhchose. Voici les alternatives:Faire l'aller/retour au Kala Pattar, en restant sur l'itinéraire principal. Le détour par Gokyo et Renjo La est donc sacrifié.Aller jusque Lobuche, sacrifier la montée au Kala Pattar, et partir directement vers Gokyo via le Cho La.Si aller jusque Lobuche n'a aucun intéret si l'on ne va pas jusque Kala Pattar, faire la boucle, Namche -> Phortse -> Machermo -> Gokyo -> Renjo La -> Thame -> NamchePour résumer la problématique: il parait que les vues depuis le Gokyo Ri ou le Renjo La sont parmi les plus belles de la région, mais s'il fallait choisir entre aller à Gokyo ou aller au Kala Pattar, quel serait votre choix?
Bien évidemment, je souhaiterais avoir un retour uniquement des personnes ayant effectué les 2 itinéraires😉
Merci à vous pour votre aide
Bonjour!
Nous partons fin Octobre dans la région de l'Everest pour 12/13 jours de trek. Nous avons commencé à étudier sérieusement le sujet et nous aurions aimé faire lacs Gokyo + Kala Patthar en partant de Lukla mais vu le temps imparti ce ne sera pas possible. Nous avons dans l'idée de partir sans guide et sans porteur
Nous avons donc pensé à 3 choses : -Trek Kala Patthar + EBC aller et retour -Trek Gokyo ri et retour par le col Cho La - Trek Gokyo ri et retour par le renjo la
Ce sera notre 1er voyage au Népal, quel trek nous conseilleriez-vous? Les treks de Gokyo paraissent + diversifiés en terme de paysages mais la vue depuis le Kala Patthar à l'air extraordinaire.
Auriez-vous des suggestions en terme d'itinéraire et de sens pour passer les cols ??
En vous remerciant pour vos infos!!😉
Nous partons fin Octobre dans la région de l'Everest pour 12/13 jours de trek. Nous avons commencé à étudier sérieusement le sujet et nous aurions aimé faire lacs Gokyo + Kala Patthar en partant de Lukla mais vu le temps imparti ce ne sera pas possible. Nous avons dans l'idée de partir sans guide et sans porteur
Nous avons donc pensé à 3 choses : -Trek Kala Patthar + EBC aller et retour -Trek Gokyo ri et retour par le col Cho La - Trek Gokyo ri et retour par le renjo la
Ce sera notre 1er voyage au Népal, quel trek nous conseilleriez-vous? Les treks de Gokyo paraissent + diversifiés en terme de paysages mais la vue depuis le Kala Patthar à l'air extraordinaire.
Auriez-vous des suggestions en terme d'itinéraire et de sens pour passer les cols ??
En vous remerciant pour vos infos!!😉
Salut A tous,
Ca y est c'est decidé avec quelques amis. On part faire le trek du camp de base de l'Everest debut octobre avec pourquoi pas la montee du Kala Pattar. Pour cela on a 14jours de trek (+1jours a Katmandou) et pas beaucoup d'argent!
J'ai entendu dire que maintenant on n'avait pas besoin de permis de trek pour faire le camp de base de l'Everest. Quelqu'un pourrait me confirmer cela? Par contre on a besoin d'un TRC? Et t'il possible de le chopper dans une agence a Katmandou en arrivant?
Le vol Katmandou-Lukla parait fabuleux a faire. A t'on besoin de reserver l'avion en avance ou peut'on aller directement a l'aeroport prendre un avion sachant qu'il y en a pas mal durant toute la journee?
Au sujet du trek en lui meme, tous retours d'experience, bonnes adresses de lodges, passage a eviter ou a prendre a tous pris, point de vue a ne pas rater... bref, pour toutes informations utiles n'hesitez pas a les poster. Merci d'avance.
Si d'autres personnes prevoient de faire ce trek la au meme moment, n'hesitez pas non plus a me le dire.
Dans l'attente de vos infos et nouvelles, merci,
Brash
Ca y est c'est decidé avec quelques amis. On part faire le trek du camp de base de l'Everest debut octobre avec pourquoi pas la montee du Kala Pattar. Pour cela on a 14jours de trek (+1jours a Katmandou) et pas beaucoup d'argent!
J'ai entendu dire que maintenant on n'avait pas besoin de permis de trek pour faire le camp de base de l'Everest. Quelqu'un pourrait me confirmer cela? Par contre on a besoin d'un TRC? Et t'il possible de le chopper dans une agence a Katmandou en arrivant?
Le vol Katmandou-Lukla parait fabuleux a faire. A t'on besoin de reserver l'avion en avance ou peut'on aller directement a l'aeroport prendre un avion sachant qu'il y en a pas mal durant toute la journee?
Au sujet du trek en lui meme, tous retours d'experience, bonnes adresses de lodges, passage a eviter ou a prendre a tous pris, point de vue a ne pas rater... bref, pour toutes informations utiles n'hesitez pas a les poster. Merci d'avance.
Si d'autres personnes prevoient de faire ce trek la au meme moment, n'hesitez pas non plus a me le dire.
Dans l'attente de vos infos et nouvelles, merci,
Brash
Bonjour à tous!
C'est décidé, je vais passer les fetes de fin d'année au Nepal! J'en suis donc à la préparation d'un trek que je ferais avec mon compagnon, sans guide ni porteur. Nous arrivons à Kathmandu le 23 décembre et souhaiterions prendre un vol pour Lukla le 24. Notre vol de retour de Katmanthu est le 10 janvier. Du coup je compte environ 14 jours pleins pour faire ce trek. (Pour avoir de la marge au retour si jamais le vol Lukla-Kathmandu est annulé).
Le soucis est que plus je passe de temps sur internet, plus je deviens indécise sur le trajet à effectuer...🤪 Faire l'EBC? Faire les 3 pass? Faire un mix des 2? Gokyo? Alors pour le coup je compte sur vos retours d'experience pour me faire une idée... j'ai besoin de vos avis, coups de coeur, impressions totalement subjectives, ou conseils tout à fait importants!
Qu'avez vous pensé des different pass? Vaut-il le coup d'aller jusqu'au camp de base? La vue du Kala Patthar est-elle aussi belle que ce que j'imagine? Le kongma La est-il le plus beau des 3 pass? Pour aller à Gokyo vaut-il mieux passer par Thame ou bien Phortse? Est-ce que vous me conseillez de faire une journée "d'acclimatation" à Chukhung Ri?......?
Un grand merci d'avance pour vos retours!!
C'est décidé, je vais passer les fetes de fin d'année au Nepal! J'en suis donc à la préparation d'un trek que je ferais avec mon compagnon, sans guide ni porteur. Nous arrivons à Kathmandu le 23 décembre et souhaiterions prendre un vol pour Lukla le 24. Notre vol de retour de Katmanthu est le 10 janvier. Du coup je compte environ 14 jours pleins pour faire ce trek. (Pour avoir de la marge au retour si jamais le vol Lukla-Kathmandu est annulé).
Le soucis est que plus je passe de temps sur internet, plus je deviens indécise sur le trajet à effectuer...🤪 Faire l'EBC? Faire les 3 pass? Faire un mix des 2? Gokyo? Alors pour le coup je compte sur vos retours d'experience pour me faire une idée... j'ai besoin de vos avis, coups de coeur, impressions totalement subjectives, ou conseils tout à fait importants!
Qu'avez vous pensé des different pass? Vaut-il le coup d'aller jusqu'au camp de base? La vue du Kala Patthar est-elle aussi belle que ce que j'imagine? Le kongma La est-il le plus beau des 3 pass? Pour aller à Gokyo vaut-il mieux passer par Thame ou bien Phortse? Est-ce que vous me conseillez de faire une journée "d'acclimatation" à Chukhung Ri?......?
Un grand merci d'avance pour vos retours!!
Bonjour à tous les amoureux de montagnes et de trekking
Je suis au tout début d'une recherche pour "aller faire un tour du côté de l'Everest"
J'ai reçu une proposition de trajet de CampBase que je vous joins....
Merci de le dire ce que vous pensez de ce trajet sachant que je marche bien, je respire bien et que je ne veux pas non plus que cela devienne un "parcours du combattant" 😉
Je recherche des coordonnées d'agences sérieuses.....si possible.....MerciBonjour, nous sommes un groupe de 5 trentenaires intéressés par un 1er trek au Népal pour une durée de 3 semaines , notre choix de départ était le Tour des Annapurnas mais en lisant plusieurs compte rendu j ai l impression que ce trek victime de son succés a perdu de son authenticité, de par sa fréquentation importante, le commerce qu il engendre et la piste qui mange une partie du trek...
Du coup en m interessant aux nombreux treks du pays mon oeil s est porté sur Le tour du Manaslu ( un équivalent du tour des annapurnas plus authentique? aussi beau? ) et par " l everest camp via le lac gokyo" .
J aimerai connaitre votre avis sur ces differents trek sachant qu on recherche avant tout a en prendre plein les yeux , les paysages sont pour nous la priorité mais si on peut allié l authenticité des villages avec ce n est que mieux...
Si vous avez d autres treks à nous proposer dans le meme style nous sommes preneurs.
Merci d avance.
J’ai effectué ce trek du camp de base de l’Everest par les 3 cols au mois de novembre 2019 avec un pote, sans guide ni porteur et suite à la réussite de cette initiative, je souhaite partager ici mon expérience et synthétisé un peu les informations. Merci encore à Fabgreg et à Dniorthe pour leurs conseils avant départ. Je ne peux que conseiller le sens anti horaire, il est beaucoup plus simple, les ascensions du Kongma La et et du Renjo La en sens horaire me semblent beaucoup plus compliqués.
Condition de réalisation : Nous étions dans la grosse saison touristique mais au final, la très grande majorité des trekkeurs et des groupes se concentrent sur la voie menant au Base camp, sur les chemins des 3 passes, nous étions assez tranquilles. La météo était parfaite, ciel bleu jusqu’à 15h généralement, nuit à 17H30. Sans guide ni porteurs mais il faut vraiment en vouloir pour se perdre. Nos sacs pesaient 12-14 kg.
Transport : Nous avons effectué le trajet aller en avion, les compagnies sont nombreuses (Sita air, Summit Air, Tara air…), nous avions réservé pour un départ de Katmandou mais en 2019 les vols sont en très grande majorité déplacés à Ramechhap (4-5h de trajet depuis KTM). Les compagnies proposent des navettes au départ de KTM. Pour le trajet retour, nous sommes descendus jusqu’à Phaplu en marchant, il faut compter deux jours de marche depuis Lukla. Nouveauté 2019 : la piste carrossable va maintenant jusqu’à Bupsa, soit un village situé à une journée de marche de Lukla, il faut prendre des Jeep depuis Salleri/Phaplu puis il me semble en prendre une deuxième jusqu’à Bupsa pour envirion 2000R les deux. L’objectif du gouvernement népalais dans l’optique du « Népal 2020 » est d’avoir la piste carrossable jusqu’à Lukla pour 2020.
Budget : Le prix moyen d’une lodge est de 500 Roupies (par chambre avec deux lits soit 250R par personne). Les prix des lodges varient sans vraiment de logique : 1000R à Namche (à négocier discrètement avec les hôtes pour faire baisser à 500R), gratuit à Monjo, Surke, Pangboche…700R à Lobuche et Garok Shep, 200 à Gokkyo. Nous avons pu avoir la chambre gratuite à certains endroits (en prenant le dîner et le petit déjeuner dans la lodge). De toutes façon, un message indique que si vous ne prenez pas le diner dans la lodge, vous serez chargés de 3000R supplémentaires ! Les couvertures sont fournies et suffisent dans toutes les lodges. En revanche les prix de la nourriture et des services augmentent bien avec l’altitude, de 400R le Dhal Bat à Monjo, il monte jusqu’à 800R à Garok Shep. Les douches chaudes entre 500R et 1000 R, la recharge électrique de 100R à Namche à 600R à Lobuche. Un budget de 450 € par personne est confortable.
Infos générales : Pour le wifi, si vous ne pouvez pas vous en passer, prenez la carte EverestLink dès Namche à 2000R, elle fonctionnera tout le voyage, il s’agit d’un code à rentrer à chaque connexion Wifi sur une borne Everst link que l’on retrouve dans chaque village du trek. Permis : Plus besoin de permis, nous avons payé 3000R à Lukla et 2000R à Monjo avant l’entrée du parc. Pour les micro crampons vous trouverez ce qu’il faut pour 1500R à Namche (nous les avons revendus au même vendeur lors de notre retour).
Itinéraire : Nous avons marché 17j et avons effectué des marches d’acclimatations ici et là afin de ne pas subir le MAM. Ce fut très efficace, nous n’avons eu aucun symptôme ni maux de tête et de très bonnes nuits.
Jour 1 : Lukla (2800m) – Monjo (2835m) : 5h00. L’étape monte et descend sans grandes difficultés, des dizaines de lodges et magasins d’équipements de trek sur votre route, des distributeurs de billets…
Jour 2 : Monjo (2835m) – Namche (3440m) + marche d’acclimatation à Kumjung (3800m) : 6h00. La montée vers Namche dure 3h00 et on monte ensuite jusqu’à 3800 m en allant à Khumjung, puis redescente vers Namche, il faut 3h A/R.
Jour 3 : Namche (3440m) – Pangboche (3930m) : 6h00. Il faut compter 4h30 jusqu’à Tangboche puis 1h30 de plus pour rejoindre Pangboche.
Jour 4 : Depuis Pangboche (3930m) : A/R jusqu’au camp de base de l’Ama Dablam (4600m) : 4h30. 2h30 d’ascension jusqu’à 4600m où se trouve le camp de base, vous pouvez pousser un peu plus haut pour atteindre les 5000M.
Jour 5 : Pangboche (3930m) – Dingboche (4360m) + A/R au Nangkar Tshang (5650m) : 8H00. Jusqu’à Dingboche comptez 2h30 puis l’ascension jusqu’au sommet est longue 3h00 mais très bonne marche pour s’acclimater.
Jour 6 : Dingboche (4360m) – Chukung (4730m) + A/R au camp de base de l’Island Peak (4900m) : 8H00. Il faut 2h30 jusqu’à Chukung puis route jusqu’au camp de base, facile mais longue.
Jour 7 : Chukung (4360m) – Lobuche (4940m) par la Kongma La pass (5550m) : 8h00. Vous pouvez faire une journée de plus à Chukung et monter au Chukung Ri, nous avons fait le choix de tenter direct le col. Il faut compter sur 4h00 de montée jusqu’au sommet, c’est long et difficile puis 4h de descente entre pierrier et glacier.
Jour 8 : Lobuche (4940m) – Gorakshep (5190m) + A/R au camp de base : 6H00. Chemin très fréquenté sans grosses difficultés, de Gorakshep il faut 2h00 pour aller au BC.
Jour 9 : A/R Kala Patthar (5400m) + Gorakshep (5190m) – Dzongla (4840m) : 7h00. L’ascension du KP nous a pris 1h30 puis 1h00 pour redescendre. Ensuite il faut 2H00 jusqu’à Lobuche et encore 2h30 jusqu’à Dzongla.
Jour 10 : Dzongla (4840m) – Gokyo (4790m) via le Cho La Pass (5420m) : 8h30. Nous avons pris 3h00 pour arriver au sommet du col, 3H00 de plus pour arriver à Dragnag et enfin 2h30 pour traverser le glacier et arriver à Gokyo. Le passage sur le glacier fut très simple, il est court (30m), il n'y a qu'un chemin et avec des micro crampons, il n’y a aucun danger.
Jour 11 : Gokyo (4790m), lac 4 + Gokyo Ri (5400m) : 4h30. Il faut 2h00 A/R pour voir le 4ème lac puis nous avons pris 1h30 pour grimper au sommet du Gokyo Ri.
Jour 12 : Gokyo (4790m) – Marulung (4210m) via le Renjo La Pass (5360m) : 7h00. Il faut 3h00 pour arriver au sommet, 3h00 pour descendre à Lumde et moins d’une heure pour arriver au moins fréquenté mais très agréable village de Marulung.
Jour 13 : Marulung (4210m) – Namche (3440m) : 5h00.
Jour 14 : Namche (3440m) – Surke (2290m) : 7H00.
Jour 15 : Surke (2290m) – KhariKhola (1985m) : 7h00. Journée longue avec du dénivelé positif au programme avant de finir très bas.
Jour 16 : Kharikhola (1985m) – Ringmu (2720m) : 7H00. Journée très difficile avec beaucoup de dénivelé, comptez 6h00 d’ascension.
Jour 17 : Ringmu (2720m) – Phaplu (2469m) : 3H00.
Jour 18 : Retour en bus (1100R) ou jeep (1500R), très long (13h) jusqu’à KTM.
Condition de réalisation : Nous étions dans la grosse saison touristique mais au final, la très grande majorité des trekkeurs et des groupes se concentrent sur la voie menant au Base camp, sur les chemins des 3 passes, nous étions assez tranquilles. La météo était parfaite, ciel bleu jusqu’à 15h généralement, nuit à 17H30. Sans guide ni porteurs mais il faut vraiment en vouloir pour se perdre. Nos sacs pesaient 12-14 kg.
Transport : Nous avons effectué le trajet aller en avion, les compagnies sont nombreuses (Sita air, Summit Air, Tara air…), nous avions réservé pour un départ de Katmandou mais en 2019 les vols sont en très grande majorité déplacés à Ramechhap (4-5h de trajet depuis KTM). Les compagnies proposent des navettes au départ de KTM. Pour le trajet retour, nous sommes descendus jusqu’à Phaplu en marchant, il faut compter deux jours de marche depuis Lukla. Nouveauté 2019 : la piste carrossable va maintenant jusqu’à Bupsa, soit un village situé à une journée de marche de Lukla, il faut prendre des Jeep depuis Salleri/Phaplu puis il me semble en prendre une deuxième jusqu’à Bupsa pour envirion 2000R les deux. L’objectif du gouvernement népalais dans l’optique du « Népal 2020 » est d’avoir la piste carrossable jusqu’à Lukla pour 2020.
Budget : Le prix moyen d’une lodge est de 500 Roupies (par chambre avec deux lits soit 250R par personne). Les prix des lodges varient sans vraiment de logique : 1000R à Namche (à négocier discrètement avec les hôtes pour faire baisser à 500R), gratuit à Monjo, Surke, Pangboche…700R à Lobuche et Garok Shep, 200 à Gokkyo. Nous avons pu avoir la chambre gratuite à certains endroits (en prenant le dîner et le petit déjeuner dans la lodge). De toutes façon, un message indique que si vous ne prenez pas le diner dans la lodge, vous serez chargés de 3000R supplémentaires ! Les couvertures sont fournies et suffisent dans toutes les lodges. En revanche les prix de la nourriture et des services augmentent bien avec l’altitude, de 400R le Dhal Bat à Monjo, il monte jusqu’à 800R à Garok Shep. Les douches chaudes entre 500R et 1000 R, la recharge électrique de 100R à Namche à 600R à Lobuche. Un budget de 450 € par personne est confortable.
Infos générales : Pour le wifi, si vous ne pouvez pas vous en passer, prenez la carte EverestLink dès Namche à 2000R, elle fonctionnera tout le voyage, il s’agit d’un code à rentrer à chaque connexion Wifi sur une borne Everst link que l’on retrouve dans chaque village du trek. Permis : Plus besoin de permis, nous avons payé 3000R à Lukla et 2000R à Monjo avant l’entrée du parc. Pour les micro crampons vous trouverez ce qu’il faut pour 1500R à Namche (nous les avons revendus au même vendeur lors de notre retour).
Itinéraire : Nous avons marché 17j et avons effectué des marches d’acclimatations ici et là afin de ne pas subir le MAM. Ce fut très efficace, nous n’avons eu aucun symptôme ni maux de tête et de très bonnes nuits.
Jour 1 : Lukla (2800m) – Monjo (2835m) : 5h00. L’étape monte et descend sans grandes difficultés, des dizaines de lodges et magasins d’équipements de trek sur votre route, des distributeurs de billets…
Jour 2 : Monjo (2835m) – Namche (3440m) + marche d’acclimatation à Kumjung (3800m) : 6h00. La montée vers Namche dure 3h00 et on monte ensuite jusqu’à 3800 m en allant à Khumjung, puis redescente vers Namche, il faut 3h A/R.
Jour 3 : Namche (3440m) – Pangboche (3930m) : 6h00. Il faut compter 4h30 jusqu’à Tangboche puis 1h30 de plus pour rejoindre Pangboche.
Jour 4 : Depuis Pangboche (3930m) : A/R jusqu’au camp de base de l’Ama Dablam (4600m) : 4h30. 2h30 d’ascension jusqu’à 4600m où se trouve le camp de base, vous pouvez pousser un peu plus haut pour atteindre les 5000M.
Jour 5 : Pangboche (3930m) – Dingboche (4360m) + A/R au Nangkar Tshang (5650m) : 8H00. Jusqu’à Dingboche comptez 2h30 puis l’ascension jusqu’au sommet est longue 3h00 mais très bonne marche pour s’acclimater.
Jour 6 : Dingboche (4360m) – Chukung (4730m) + A/R au camp de base de l’Island Peak (4900m) : 8H00. Il faut 2h30 jusqu’à Chukung puis route jusqu’au camp de base, facile mais longue.
Jour 7 : Chukung (4360m) – Lobuche (4940m) par la Kongma La pass (5550m) : 8h00. Vous pouvez faire une journée de plus à Chukung et monter au Chukung Ri, nous avons fait le choix de tenter direct le col. Il faut compter sur 4h00 de montée jusqu’au sommet, c’est long et difficile puis 4h de descente entre pierrier et glacier.
Jour 8 : Lobuche (4940m) – Gorakshep (5190m) + A/R au camp de base : 6H00. Chemin très fréquenté sans grosses difficultés, de Gorakshep il faut 2h00 pour aller au BC.
Jour 9 : A/R Kala Patthar (5400m) + Gorakshep (5190m) – Dzongla (4840m) : 7h00. L’ascension du KP nous a pris 1h30 puis 1h00 pour redescendre. Ensuite il faut 2H00 jusqu’à Lobuche et encore 2h30 jusqu’à Dzongla.
Jour 10 : Dzongla (4840m) – Gokyo (4790m) via le Cho La Pass (5420m) : 8h30. Nous avons pris 3h00 pour arriver au sommet du col, 3H00 de plus pour arriver à Dragnag et enfin 2h30 pour traverser le glacier et arriver à Gokyo. Le passage sur le glacier fut très simple, il est court (30m), il n'y a qu'un chemin et avec des micro crampons, il n’y a aucun danger.
Jour 11 : Gokyo (4790m), lac 4 + Gokyo Ri (5400m) : 4h30. Il faut 2h00 A/R pour voir le 4ème lac puis nous avons pris 1h30 pour grimper au sommet du Gokyo Ri.
Jour 12 : Gokyo (4790m) – Marulung (4210m) via le Renjo La Pass (5360m) : 7h00. Il faut 3h00 pour arriver au sommet, 3h00 pour descendre à Lumde et moins d’une heure pour arriver au moins fréquenté mais très agréable village de Marulung.
Jour 13 : Marulung (4210m) – Namche (3440m) : 5h00.
Jour 14 : Namche (3440m) – Surke (2290m) : 7H00.
Jour 15 : Surke (2290m) – KhariKhola (1985m) : 7h00. Journée longue avec du dénivelé positif au programme avant de finir très bas.
Jour 16 : Kharikhola (1985m) – Ringmu (2720m) : 7H00. Journée très difficile avec beaucoup de dénivelé, comptez 6h00 d’ascension.
Jour 17 : Ringmu (2720m) – Phaplu (2469m) : 3H00.
Jour 18 : Retour en bus (1100R) ou jeep (1500R), très long (13h) jusqu’à KTM.
Bonjour
Je souhaite faire un trek en fin d’année au Népal. Ce sera mon premier treck dans cette région, et après avoir pas mal fouillé dans divers documents, post sur ce forum, et autres guides, j’hésite encore entre trois alternatives :
Tour des Annapurna (TDA) : treck « touristiques » mais simple d’organisation
Route de l’Everest (RDE) : idem supra.
Tour du Manaslu (TDM) : moins fréquenté, mais obligation de passer par une agence.
J’avais initialement décidé de ne pas aller sur les deux premiers, précisément à cause de leur fréquentation, mais j’ai cru lire que pour un premier trek au Népal, ça restait quand même pas mal du tout ! Afin de me faire mon opinion, voici donc quelques questions sur ces différentes alternatives
1. TDA et RDE : sur les mois d’octobre / novembre, quelle est la période la moins fréquentée (je crois avoir lu que c’était plus calme les 3 dernières semaines de novembre ?)
2. TDA et RDE : peut-on camper facilement tout au long de ces deux itinéraires ? Si oui, cela permet-il d’être un peu plus « au calme » ?
3. Question en liaison avec la précédente : peut-on facilement manger/boire tout au long de ces parcours, sans pour autant dormir dans les lodges ?
4. TDA et RDE : J’ai cru lire qu’il y avait des constructions de routes qui dévisageaient le paysage. Lequel de ces deux treks est le moins touché ?
5. TDM : Peut-on faire appel aux services d’agence en étant seul, ou faut-il être plusieurs ?
6. TDM : A la lecture des différents post que j’ai pu voir, privilégier une agence locale semble le plus intéressant. Concrètement (désolé si la question est un peu stupide), où est-ce que ces agences se trouvent (début du trek ? Katmandu ?)
7. TDA, RDE et TDM : dans lequel de ces 3 treks traverserai-je le plus de paysages de haute montagne (glacier, lac, paysages minéraux, etc.) ?
Merci beaucoup par avance !
Je souhaite faire un trek en fin d’année au Népal. Ce sera mon premier treck dans cette région, et après avoir pas mal fouillé dans divers documents, post sur ce forum, et autres guides, j’hésite encore entre trois alternatives :
Tour des Annapurna (TDA) : treck « touristiques » mais simple d’organisation
Route de l’Everest (RDE) : idem supra.
Tour du Manaslu (TDM) : moins fréquenté, mais obligation de passer par une agence.
J’avais initialement décidé de ne pas aller sur les deux premiers, précisément à cause de leur fréquentation, mais j’ai cru lire que pour un premier trek au Népal, ça restait quand même pas mal du tout ! Afin de me faire mon opinion, voici donc quelques questions sur ces différentes alternatives
1. TDA et RDE : sur les mois d’octobre / novembre, quelle est la période la moins fréquentée (je crois avoir lu que c’était plus calme les 3 dernières semaines de novembre ?)
2. TDA et RDE : peut-on camper facilement tout au long de ces deux itinéraires ? Si oui, cela permet-il d’être un peu plus « au calme » ?
3. Question en liaison avec la précédente : peut-on facilement manger/boire tout au long de ces parcours, sans pour autant dormir dans les lodges ?
4. TDA et RDE : J’ai cru lire qu’il y avait des constructions de routes qui dévisageaient le paysage. Lequel de ces deux treks est le moins touché ?
5. TDM : Peut-on faire appel aux services d’agence en étant seul, ou faut-il être plusieurs ?
6. TDM : A la lecture des différents post que j’ai pu voir, privilégier une agence locale semble le plus intéressant. Concrètement (désolé si la question est un peu stupide), où est-ce que ces agences se trouvent (début du trek ? Katmandu ?)
7. TDA, RDE et TDM : dans lequel de ces 3 treks traverserai-je le plus de paysages de haute montagne (glacier, lac, paysages minéraux, etc.) ?
Merci beaucoup par avance !
Nouvelle taxe locale tres controversee, au Nepal meme, a payer a Lukla, 2000 rps, depuis le 1er octobre, lisez les articles suivants
https://thehimalayantimes.com/nepal/collection-tourist-entry-fee-starts-khumbu/
Et https://www.thelongestwayhome.com/blog/nepal/local-nepal-government-imposes-extra-20-fee-on-everest-trekkers/?utm_content=bufferc7f23&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer
https://thehimalayantimes.com/nepal/collection-tourist-entry-fee-starts-khumbu/
Et https://www.thelongestwayhome.com/blog/nepal/local-nepal-government-imposes-extra-20-fee-on-everest-trekkers/?utm_content=bufferc7f23&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer
Jeudi 8 avril 2004 / 9e jour de marche / Etape : Gorak Shep – Camp de Base – Gorak Shep – Lobuche – Dzonglha
A mon réveil, le ciel est tout bleu, magnifiquement bleu, à en faire regretter l'ascension du Kala Patthar d'hier matin. Mais je n'ai pas le courage d'y remonter aujourd'hui, la grimpette avait été trop éprouvante. Ce matin j'ai un coup de soleil sur le visage et le bout du nez tout cramé, c'est un comble quand même, j'ai chopé ça, le seul jour où le soleil ne s’est pas montré. Mais bon, d'un autre coté, je n'ai jamais été aussi prés du soleil qu'hier. Je prends la route du Camp de Base de bonne heure, il fait jour, mais le soleil ne s'est pas encore levé au-dessus des montagnes. La première heure, je la passe à l'ombre, il fait très froid, ma montre indique -7°C, j'ai les doigts gelés. Je marche vite pour ne pas me refroidir, la pente est douce. Je vois le soleil au loin, je me dépêche pour le rejoindre, car mes doigts sont de plus en plus frigorifiés, je n'arrive même plus à tenir mes bâtons de randonnée. Enfin, les premiers rayons de soleil me réchauffent, je sens mes mains renaître. La route est longue, je sais où se trouve le Camp de Base (je l'avais repéré depuis le Kala Patthar), mais je ne le vois toujours pas. A chaque virage, à chaque petite butte, j'espère tomber dessus, mais non, toujours pas… Quand, quelques minutes après que je sois passé à côté de la carcasse d'un hélicoptère qui s'est écrasé l'an dernier (pour le cinquantième anniversaire de la première ascension de l'Everest), je l'aperçois…
J'y suis après neuf jours de marche, près d'un an de préparation, moi qui l'ai tant rêvé. Aujourd'hui, le jeudi 8 avril 2004 à huit heures vingt cinq, je foule le sol du Camp de Base de l'Everest à 5380 mètres d'altitude. Je suis heureux d'y être enfin, et fière de moi d'avoir réussi cette victoire, j'ai atteint le but que je m'étais fixé. Le paysage ici est vraiment éblouissant, sur un gigantesque plateau de pierres, où campent plusieurs expéditions prêtes à se lancer à l'assaut de l'Everest. Tout autour se dressent des montagnes blanches s'élançant si haut dans le ciel bleu et pourtant j'ai l'impression qu'elles sont à portée de main. Je reste une demi-heure à contempler le paysage et à prendre des photos… Puis, il faut penser à poursuivre la route qui est encore longue.
Maintenant, je prends la direction de Dzonglha, avec la demi-journée que j'ai gagnée hier, et celle que je compte gagner aujourd'hui, je me retrouverai avec un jour en rab. Le retour jusqu'à Gorak Shep est un peu plus dur que l'aller, la neige a fondu et les traces que j'avais suivies ont disparu. Mais bon, je ne suis pas perdu pour autant, je dois aller toujours plein Sud, je mettrai juste un peu plus de temps. Quelques heures plus tard, quand j'arrive à Lobuche, là où j'étais hier matin, j'ai du mal à reconnaître les lieux. J'avais quitté le village sous la neige et là, tout à fondu. J'y retrouve Thomas (l'alpiniste Français que j'avais rencontré à Namche), je suis content de le croiser, il va pouvoir me donner quelques infos sur le col Cho La. Mauvaise nouvelle (pour lui), il a passé le col le jour de la tempête de neige et sans l'aide de Népalais qui y passaient aussi à ce moment là, il n'aurait pas pu le passer. Ce qui veut dire qu'il y a encore des chances qu'il soit enneigé à l'heure actuelle. Mais il me dit qu'avec du beau temps, ça devrait être bon pour moi. Après m'avoir montré l'embranchement pour Dzonglha, nous nous donnons rendez-vous dans quatre à cinq jours à Namche. Je quitte les sentiers des trekkeurs pour un chemin moins fréquenté, je me retrouve à flanc de montagne, ce n'est pas le moment de tomber, on ne me retrouverait pas avant plusieurs jours. Je me dépêche car le vent monte et les nuages arrivent…
Sous quelques flocons de neige, j'arrive au lodge l'Arakam Tse View après une longue journée de marche. Ici, il n'y a pas de groupe organisé, que des personnes seules ou à deux, sans porteur. J'ai un peu mal à mon œil gauche, je ne sais pas si c'est dû au froid et qu'il commence à congeler ou au coup de soleil que j'ai juste sous l'œil. Le quel des deux, le froid ou le chaud ? Dans le lodge, il y a une douzaine de personnes, dont trois qui passeront le col Cho La demain comme moi. Dany un Américain, Werner et Ralf deux Allemands. Ils sont tous les trois de grands costauds, bien équipés et à écouter l'Américain répondre aux dizaines de questions que tout le monde lui pose, je me sens confiant et bien entouré pour demain. Le départ est fixé à sept heures, je trouve ça un peu tard vu la longue journée qui nous attend, mais bon, ce sont sûrement de bons marcheurs.
Pour lire mon récit en entier et voir les photos : www.everest.dubuis.net
Vic.
A mon réveil, le ciel est tout bleu, magnifiquement bleu, à en faire regretter l'ascension du Kala Patthar d'hier matin. Mais je n'ai pas le courage d'y remonter aujourd'hui, la grimpette avait été trop éprouvante. Ce matin j'ai un coup de soleil sur le visage et le bout du nez tout cramé, c'est un comble quand même, j'ai chopé ça, le seul jour où le soleil ne s’est pas montré. Mais bon, d'un autre coté, je n'ai jamais été aussi prés du soleil qu'hier. Je prends la route du Camp de Base de bonne heure, il fait jour, mais le soleil ne s'est pas encore levé au-dessus des montagnes. La première heure, je la passe à l'ombre, il fait très froid, ma montre indique -7°C, j'ai les doigts gelés. Je marche vite pour ne pas me refroidir, la pente est douce. Je vois le soleil au loin, je me dépêche pour le rejoindre, car mes doigts sont de plus en plus frigorifiés, je n'arrive même plus à tenir mes bâtons de randonnée. Enfin, les premiers rayons de soleil me réchauffent, je sens mes mains renaître. La route est longue, je sais où se trouve le Camp de Base (je l'avais repéré depuis le Kala Patthar), mais je ne le vois toujours pas. A chaque virage, à chaque petite butte, j'espère tomber dessus, mais non, toujours pas… Quand, quelques minutes après que je sois passé à côté de la carcasse d'un hélicoptère qui s'est écrasé l'an dernier (pour le cinquantième anniversaire de la première ascension de l'Everest), je l'aperçois…
J'y suis après neuf jours de marche, près d'un an de préparation, moi qui l'ai tant rêvé. Aujourd'hui, le jeudi 8 avril 2004 à huit heures vingt cinq, je foule le sol du Camp de Base de l'Everest à 5380 mètres d'altitude. Je suis heureux d'y être enfin, et fière de moi d'avoir réussi cette victoire, j'ai atteint le but que je m'étais fixé. Le paysage ici est vraiment éblouissant, sur un gigantesque plateau de pierres, où campent plusieurs expéditions prêtes à se lancer à l'assaut de l'Everest. Tout autour se dressent des montagnes blanches s'élançant si haut dans le ciel bleu et pourtant j'ai l'impression qu'elles sont à portée de main. Je reste une demi-heure à contempler le paysage et à prendre des photos… Puis, il faut penser à poursuivre la route qui est encore longue.
Maintenant, je prends la direction de Dzonglha, avec la demi-journée que j'ai gagnée hier, et celle que je compte gagner aujourd'hui, je me retrouverai avec un jour en rab. Le retour jusqu'à Gorak Shep est un peu plus dur que l'aller, la neige a fondu et les traces que j'avais suivies ont disparu. Mais bon, je ne suis pas perdu pour autant, je dois aller toujours plein Sud, je mettrai juste un peu plus de temps. Quelques heures plus tard, quand j'arrive à Lobuche, là où j'étais hier matin, j'ai du mal à reconnaître les lieux. J'avais quitté le village sous la neige et là, tout à fondu. J'y retrouve Thomas (l'alpiniste Français que j'avais rencontré à Namche), je suis content de le croiser, il va pouvoir me donner quelques infos sur le col Cho La. Mauvaise nouvelle (pour lui), il a passé le col le jour de la tempête de neige et sans l'aide de Népalais qui y passaient aussi à ce moment là, il n'aurait pas pu le passer. Ce qui veut dire qu'il y a encore des chances qu'il soit enneigé à l'heure actuelle. Mais il me dit qu'avec du beau temps, ça devrait être bon pour moi. Après m'avoir montré l'embranchement pour Dzonglha, nous nous donnons rendez-vous dans quatre à cinq jours à Namche. Je quitte les sentiers des trekkeurs pour un chemin moins fréquenté, je me retrouve à flanc de montagne, ce n'est pas le moment de tomber, on ne me retrouverait pas avant plusieurs jours. Je me dépêche car le vent monte et les nuages arrivent…
Sous quelques flocons de neige, j'arrive au lodge l'Arakam Tse View après une longue journée de marche. Ici, il n'y a pas de groupe organisé, que des personnes seules ou à deux, sans porteur. J'ai un peu mal à mon œil gauche, je ne sais pas si c'est dû au froid et qu'il commence à congeler ou au coup de soleil que j'ai juste sous l'œil. Le quel des deux, le froid ou le chaud ? Dans le lodge, il y a une douzaine de personnes, dont trois qui passeront le col Cho La demain comme moi. Dany un Américain, Werner et Ralf deux Allemands. Ils sont tous les trois de grands costauds, bien équipés et à écouter l'Américain répondre aux dizaines de questions que tout le monde lui pose, je me sens confiant et bien entouré pour demain. Le départ est fixé à sept heures, je trouve ça un peu tard vu la longue journée qui nous attend, mais bon, ce sont sûrement de bons marcheurs.
Pour lire mon récit en entier et voir les photos : www.everest.dubuis.net
Vic.
Hi there.
I know this topic has been covered countless times, but I can't seem to find clear answers to my questions.
I'm currently looking into doing the Three Passes Trek, including some adjacent routes like EBC, Kala Patthar, Gokyo Ri, and maybe Chukung Ri. I'm planning to do this trek between April and May.
But I have a few questions.
In terms of difficulty, I think I'm physically up for it—I'm athletic and used to mountain hiking in France—but is there any specific training I should do? Just to note, I did the Annapurna Base Camp last year without any issues.
Is it doable without a guide? I’d prefer to skip a guide and porter so I can really move freely. Is that crazy, or is it common? I’m mostly concerned about the Cho La and Renjo La passes (more about the route and risk of getting lost than safety).
Finally, I’m wondering about the duration. I’m a fast hiker, but I plan to take my time to acclimatize properly and enjoy the scenery (and maybe relax a bit in those landscapes🙂(By the way, does living at 2,000m altitude for 90% of the year help with AMS?) How much time should I budget for the trek to be safe, even if it means spending 2-3 extra days around Lukla-Namche? I was thinking of setting aside 20 days—does that sound reasonable?
Thanks for reading, and sorry in advance for any spelling mistakes. If I think of more questions, I’ll post them in this thread.
Cheers
I'm currently looking into doing the Three Passes Trek, including some adjacent routes like EBC, Kala Patthar, Gokyo Ri, and maybe Chukung Ri. I'm planning to do this trek between April and May.
But I have a few questions.
In terms of difficulty, I think I'm physically up for it—I'm athletic and used to mountain hiking in France—but is there any specific training I should do? Just to note, I did the Annapurna Base Camp last year without any issues.
Is it doable without a guide? I’d prefer to skip a guide and porter so I can really move freely. Is that crazy, or is it common? I’m mostly concerned about the Cho La and Renjo La passes (more about the route and risk of getting lost than safety).
Finally, I’m wondering about the duration. I’m a fast hiker, but I plan to take my time to acclimatize properly and enjoy the scenery (and maybe relax a bit in those landscapes🙂(By the way, does living at 2,000m altitude for 90% of the year help with AMS?) How much time should I budget for the trek to be safe, even if it means spending 2-3 extra days around Lukla-Namche? I was thinking of setting aside 20 days—does that sound reasonable?
Thanks for reading, and sorry in advance for any spelling mistakes. If I think of more questions, I’ll post them in this thread.
Cheers
bonjour,
j'aimerais beaucoup faire le trek du Gokio et me contenter de cela sans poursuivre vers le camp de base de l'Everest donc un trek court d'une huitaine de jours
Si je peux avoir des renseignements à ce sujet, je serai ravie car pour l'instant je ne trouve que des descriptions de treks longs allant au camp de base
Merci
ps :je serai au Népal du 23 avril au 13 mai
Bonjour,
Je suis en train de finaliser mon parcours pour le trek de l'Everest Base Camp (nous avons 18 jours de trek prévus entre mi novembre et début décembre) et je me tate entre un départ de Jiri ou alors de Dhap/Changesthan avec le trek du Pikey Peak sur 3 jours jusqu'à Junbesi avant la montée à l'Everest Base Camp. Voici ce que je comprends: - Départ de Jiri permet une très bonne acclimatation, mais serait de moins en moins authentique et serait pollué par les avions de Lukla? - Départ avec le Pikey Peak fantastique au niveau des vues, mais j'ai peur que l'acclimatation ne soit pas progressive, avec des nuits assez basses en altitude, qui nous ne prépareraient donc pas à la suite du trek. Les étapes sont aussi plus sportives ... ce qui n'est pas forcément un problème pour nous, mais c'est davantage au niveau de l'acclimatation que cela me fait peur. Aussi j'ai l'impression que les lodges se font très rares sur cette route, donc serait-ce un risque pour les déjeuners et nuits (nous y serions vers le 20 novembre)?
Au niveau de l'accès en bus d'un côté ou de l'autre, cela me parait tout aussi pratique, mais d'autres avis sont les bienvenus!
Merci d'avance pour votre partage d'expérience!
Delphine
Je suis en train de finaliser mon parcours pour le trek de l'Everest Base Camp (nous avons 18 jours de trek prévus entre mi novembre et début décembre) et je me tate entre un départ de Jiri ou alors de Dhap/Changesthan avec le trek du Pikey Peak sur 3 jours jusqu'à Junbesi avant la montée à l'Everest Base Camp. Voici ce que je comprends: - Départ de Jiri permet une très bonne acclimatation, mais serait de moins en moins authentique et serait pollué par les avions de Lukla? - Départ avec le Pikey Peak fantastique au niveau des vues, mais j'ai peur que l'acclimatation ne soit pas progressive, avec des nuits assez basses en altitude, qui nous ne prépareraient donc pas à la suite du trek. Les étapes sont aussi plus sportives ... ce qui n'est pas forcément un problème pour nous, mais c'est davantage au niveau de l'acclimatation que cela me fait peur. Aussi j'ai l'impression que les lodges se font très rares sur cette route, donc serait-ce un risque pour les déjeuners et nuits (nous y serions vers le 20 novembre)?
Au niveau de l'accès en bus d'un côté ou de l'autre, cela me parait tout aussi pratique, mais d'autres avis sont les bienvenus!
Merci d'avance pour votre partage d'expérience!
Delphine
Salut
Difficile de trouver des informations sur l'évolution du TRC.
Pour faire le point : il aurait été suspendu en fin d'annèe dernière il me semble qu'il n'est pas en application en ce moment alors qu'on est en pleine période de trek ?
Qu'en sera t'il à l'automne prochain ?
Pas moyen de trouver des nouvelles fraiches sur internet (tout date de fin 2006).... si quelqu'un a des infos, revient du Népal, je suis preneur et je pense que je ne serais pas le seul à être intéressé !
A+ Samuel
Difficile de trouver des informations sur l'évolution du TRC.
Pour faire le point : il aurait été suspendu en fin d'annèe dernière il me semble qu'il n'est pas en application en ce moment alors qu'on est en pleine période de trek ?
Qu'en sera t'il à l'automne prochain ?
Pas moyen de trouver des nouvelles fraiches sur internet (tout date de fin 2006).... si quelqu'un a des infos, revient du Népal, je suis preneur et je pense que je ne serais pas le seul à être intéressé !
A+ Samuel
Bonjour a tous
Je voudrais connaitre les différences entre plusieurs tours des annapurnas sur des durées différentes? On me propose: Trek de 14j:
J01: Kathmandu - Bulbule (transport en bus 6-7h), En bus local ensuite marche jusque Ngadi. 2h J02: Ngadi – Jagat (930-1300m) 7h en longeant la rivière Marsyangdi
J03: Jagat - Dharapani (1300-1860m) 6h. Entre falaises et rivière, les premières maisons tibétaines.
J04: Dharapani - Chame (1860-2670m) 5h30. La forêt remplace les champs en terrasses.
J05: Chame – Upper Pisang (2650-3300m) 5h30. Très beaux paysages alpins. La vallée s’élargit 6h.
Possibilité de rajouter une journée pour un detour de 6h au camp de base de Pisang peak (4380m). Nuit a Ghyaru.(3670m). J06: Upper Pisang – Ngawal (3300-3660m) 4h30. Beau panorama.
J07: Ngawal - Manang (3660-3540m) 3hrs
J08: Manang - Journée de repos ou d'exploration de Ice Lake (4600m ) 8h. Prevoyez 2 jours en plus pour monter jusqu’au lac de Tilicho (4920m)
J09: Manang - Letdar (3540-4200m) 5h. Longue montée très régulière. Vues panoramiques sur la chaine des Annapurnas.
J10: Letdar - Thorong Phedi (4200-4450m) 3h30 ou High camp (4700m) 4h
J11: Thorong Phedi - Thorung La – Muktinath (4550-5416-3800m) 8h30. Départ matinal en direction du col (environ 3h d'ascension). Redescente vers
Muktinath royaume du Mustang.
J12: Muktinath - Jomsom (3760m – 2720m). Etape de 4h. Possibilité d'aller au villages de Marpha et Thini Gaon.
J13: Jomsom – Pokhara
J14 : Pokhara - KTM
Trek de 16j:
Le 16 jours de trek au tour des Annapurnas. Une partie de voyage ce faites en voiture du Jomsom Tatopani et continue le trek passant par Ghorepani, ulleri Birethanti puis en voiture jusqu'à Pokhara
Trek de 19j:
Le 19 Jours de trek au tour des Annapurnas pareille mais on passe par Ghorepani, Ghandruk, Pothana , Dhampus phedi et en voiture a Pokhara.
Trek de 22j:
Le 22 Jours trajet en voiture du Jomsoms a Tatopani puis trek continue jusqu'au camp de base de l'Annapurna Sanctuaires. Passant par tatopani, ghorepani, Chhomrung, Bambou , MBS, ABS Dobang, Jhinu Danda, Pokhara, KTM
Quelles sont les différences sur tous ses treks a par la durée, ça ne se passe pas au même endroi? Je fais de la photo et selon vous, quel est celui avec les plus beaux paysages?
Merci beaucoup pour votre aide
Je voudrais connaitre les différences entre plusieurs tours des annapurnas sur des durées différentes? On me propose: Trek de 14j:
J01: Kathmandu - Bulbule (transport en bus 6-7h), En bus local ensuite marche jusque Ngadi. 2h J02: Ngadi – Jagat (930-1300m) 7h en longeant la rivière Marsyangdi
J03: Jagat - Dharapani (1300-1860m) 6h. Entre falaises et rivière, les premières maisons tibétaines.
J04: Dharapani - Chame (1860-2670m) 5h30. La forêt remplace les champs en terrasses.
J05: Chame – Upper Pisang (2650-3300m) 5h30. Très beaux paysages alpins. La vallée s’élargit 6h.
Possibilité de rajouter une journée pour un detour de 6h au camp de base de Pisang peak (4380m). Nuit a Ghyaru.(3670m). J06: Upper Pisang – Ngawal (3300-3660m) 4h30. Beau panorama.
J07: Ngawal - Manang (3660-3540m) 3hrs
J08: Manang - Journée de repos ou d'exploration de Ice Lake (4600m ) 8h. Prevoyez 2 jours en plus pour monter jusqu’au lac de Tilicho (4920m)
J09: Manang - Letdar (3540-4200m) 5h. Longue montée très régulière. Vues panoramiques sur la chaine des Annapurnas.
J10: Letdar - Thorong Phedi (4200-4450m) 3h30 ou High camp (4700m) 4h
J11: Thorong Phedi - Thorung La – Muktinath (4550-5416-3800m) 8h30. Départ matinal en direction du col (environ 3h d'ascension). Redescente vers
Muktinath royaume du Mustang.
J12: Muktinath - Jomsom (3760m – 2720m). Etape de 4h. Possibilité d'aller au villages de Marpha et Thini Gaon.
J13: Jomsom – Pokhara
J14 : Pokhara - KTM
Trek de 16j:
Le 16 jours de trek au tour des Annapurnas. Une partie de voyage ce faites en voiture du Jomsom Tatopani et continue le trek passant par Ghorepani, ulleri Birethanti puis en voiture jusqu'à Pokhara
Trek de 19j:
Le 19 Jours de trek au tour des Annapurnas pareille mais on passe par Ghorepani, Ghandruk, Pothana , Dhampus phedi et en voiture a Pokhara.
Trek de 22j:
Le 22 Jours trajet en voiture du Jomsoms a Tatopani puis trek continue jusqu'au camp de base de l'Annapurna Sanctuaires. Passant par tatopani, ghorepani, Chhomrung, Bambou , MBS, ABS Dobang, Jhinu Danda, Pokhara, KTM
Quelles sont les différences sur tous ses treks a par la durée, ça ne se passe pas au même endroi? Je fais de la photo et selon vous, quel est celui avec les plus beaux paysages?
Merci beaucoup pour votre aide
Salutations!
Je me prépare fébrilement pour un second voyage dans ce merveilleux pays. Cette fois, j'ai jeté mon dévolu sur le Khumbu. Les billets d'avions sont achetés, et j'en suis rendu à l'étape de glaner, çà et là, quelques renseignements susceptibles de m'aider.
J’aimerais explorer de façon approfondie cette région en utilisant à la fois les auberges et la tente. Ça devrait débuter le 22 septembre 2010 par le « mythique » Jiri/Lukla, et pourrait se terminer soit par « l’ascension » du Mont Mera ou l’entrée dans le Rolwaling. Je devrais quitter Kat le 08 décembre 2010.
En ce qui concerne Katmandou-Jiri, il semble exister 2 possibilités : un bus public ou un transport privé. Quelqu’un a-t-il une idée du temps pris par un bus public pour relier Jiri? S’agit-il d’une liaison directe? Nonobstant, un transport privé serait-il la solution à prévilégier?
J’ai la carte 1:50000 de Nepa Maps dite « Lukla to Everest Base camp » Kala Patthar & Gokyo
1: Il semble y avoir une auberge à Chhukhung (passé Pheriche) mais j’aimerais pousser plus loin jusqu’au lieu dit de Pareshaya Gyab (Imja Tse Base camp). Je ne veux pas faire l’ascension de ce sommet.
A) Sachant qu’il faut un permis pour gravir le Imja Tse, et que des groupes risquent d’y être présents, y a-t-il une chance, aussi menue soit elle, que nous soyons déplacés ou même interdits de séjour à cet endroit précis (pcq sans permis) ou alors peut-on prendre pour acquis qu’il y a suffisamment de place pour tout le monde et que notre présence sera tolérée même sans permis? Franchement, connaissant le déjà le Népal, je doute fort qu’une garnison soit sur place pour le contrôle, mais peut-être que les emplacements pour tenter sont néanmoins très limités…
2: J’aimerais faire le trajet Bibre-Lobuche en passant par le Kongma La, mais je n’arrive pas à trouver beaucoup d’info sur ce col…
Difficile d’approche? Neige au sol +++ ou non en cette période de l’année?
3: Après le trajet Gorak Shep/Camp de base de l’Everest, la carte indique que l’on pourrait faire le trajet de retour (à Gorak Shep) en passant par la « New moraine route » et les « ice Pinnacles ». Est-ce que ce trajet est sécuritaire et relativement facile ou alors est-il réservé uniquement aux grimpeurs «tout équipé»?
4: Rendu à Gokyo, j’aimerais pousser plus au nord le long du glacier Ngozumpa. Selon la carte, il semble que l’on puisse continuer vers le nord, mais pour combien de km? 5, 10 km ou plus?
Pousser encore plus au nord (glacier Gyazumba) en vaut-il la chandelle? Peut-on pousser plus loin que le lieu dit Gyazumba Tsho?
5: Revenu à Gokyo, ce sera la traversée du Renjo La, et malheureusement la carte ne montre pas la partie ouest après le Renjo La… Je n'ai pas de carte détaillant la vallée à l’ouest du Renjo La. Si vous possédez cette carte (région du Rolwaling?) et acceptez de la vendre, je suis preneur. A défaut, une numérisation (juste la vallée vers le Nagpa La, cependant) fera l’affaire, mais avec une assez grande échelle SVP), suffira.
Difficile de connaître le mot de la fin concernant le Nagpa La… J’aimerais bien vagabonder jusqu’au col proprement dit (non, je veux même pas mettre le pied du côté chinois…) et rebrousser chemin, mais sans carte… Puisque ce chemin semble utilisé par quelques marchands tibétains « accrédités » venant au Népal, peut-on considérer qu’il est bien marqué ou non?
Il semble qu’il y aurait de la police dans le village de Thamo qui empêcherait les gringos de continuer vers le Nagpa La. Mais si on arrive dans la vallée par le Rengo La, peut-être que la remontée vers le Nagpa La serait envisageable sans avoir la police à nos trousses, non ?
Pour les principaux cols du Khumbu (Kongma La, Cho La et Renjo La, y a-t-il des directions Est vers Ouest ou vice versa plus appropriées que d’autres?
Exemple :
Devrait-on faire Bibre/Kongma La/Lobuche ou son contraire? Votre avis pour les 2 autres cols, SVP
Si vous avez besoin de renseignements concernant le passage du Ganga La, il me fera plaisir de répondre à vos questions.
Pour terminer : Y a-t-il une épicerie digne de ce nom à Namche? Peut-on y trouver autre chose que du thon en conserves? Comme du gruau, du fromage? Des provisions alimentaires (fruits séchés, noix, chocolat etc…) pour emporter AVANT de s’aventurer dans la haute montagne ou vaut-il mieux s’approvisionner à Kat?
Je songe (mais pas certain à 100%, car je pourrais avoir la mienne avec moi) à louer une tente à Namche, et du matériel (cordes et piolets), alors y a-t-il des boutiques (des noms de boutiques?) avec du matériel correct que l’on peut louer ou alors faut-il faire le plein également à Kat?
Un gros gros merci à l’avance pour vos réponses.
Marc de Montréal
P.S. Assurément, nous aurons nos fidèles guides-porteurs avec nous. Bien qu'ils soient natifs du Khumbu, je ne crois pas qu'ils connaissent tous les racoins de cette région, et si je peux les renseigner (mais franchement, ils se débrouillent parfaitement seuls!) un peu, eh! bien ça sera toujours cela de pris!
Je me prépare fébrilement pour un second voyage dans ce merveilleux pays. Cette fois, j'ai jeté mon dévolu sur le Khumbu. Les billets d'avions sont achetés, et j'en suis rendu à l'étape de glaner, çà et là, quelques renseignements susceptibles de m'aider.
J’aimerais explorer de façon approfondie cette région en utilisant à la fois les auberges et la tente. Ça devrait débuter le 22 septembre 2010 par le « mythique » Jiri/Lukla, et pourrait se terminer soit par « l’ascension » du Mont Mera ou l’entrée dans le Rolwaling. Je devrais quitter Kat le 08 décembre 2010.
En ce qui concerne Katmandou-Jiri, il semble exister 2 possibilités : un bus public ou un transport privé. Quelqu’un a-t-il une idée du temps pris par un bus public pour relier Jiri? S’agit-il d’une liaison directe? Nonobstant, un transport privé serait-il la solution à prévilégier?
J’ai la carte 1:50000 de Nepa Maps dite « Lukla to Everest Base camp » Kala Patthar & Gokyo
1: Il semble y avoir une auberge à Chhukhung (passé Pheriche) mais j’aimerais pousser plus loin jusqu’au lieu dit de Pareshaya Gyab (Imja Tse Base camp). Je ne veux pas faire l’ascension de ce sommet.
A) Sachant qu’il faut un permis pour gravir le Imja Tse, et que des groupes risquent d’y être présents, y a-t-il une chance, aussi menue soit elle, que nous soyons déplacés ou même interdits de séjour à cet endroit précis (pcq sans permis) ou alors peut-on prendre pour acquis qu’il y a suffisamment de place pour tout le monde et que notre présence sera tolérée même sans permis? Franchement, connaissant le déjà le Népal, je doute fort qu’une garnison soit sur place pour le contrôle, mais peut-être que les emplacements pour tenter sont néanmoins très limités…
2: J’aimerais faire le trajet Bibre-Lobuche en passant par le Kongma La, mais je n’arrive pas à trouver beaucoup d’info sur ce col…
Difficile d’approche? Neige au sol +++ ou non en cette période de l’année?
3: Après le trajet Gorak Shep/Camp de base de l’Everest, la carte indique que l’on pourrait faire le trajet de retour (à Gorak Shep) en passant par la « New moraine route » et les « ice Pinnacles ». Est-ce que ce trajet est sécuritaire et relativement facile ou alors est-il réservé uniquement aux grimpeurs «tout équipé»?
4: Rendu à Gokyo, j’aimerais pousser plus au nord le long du glacier Ngozumpa. Selon la carte, il semble que l’on puisse continuer vers le nord, mais pour combien de km? 5, 10 km ou plus?
Pousser encore plus au nord (glacier Gyazumba) en vaut-il la chandelle? Peut-on pousser plus loin que le lieu dit Gyazumba Tsho?
5: Revenu à Gokyo, ce sera la traversée du Renjo La, et malheureusement la carte ne montre pas la partie ouest après le Renjo La… Je n'ai pas de carte détaillant la vallée à l’ouest du Renjo La. Si vous possédez cette carte (région du Rolwaling?) et acceptez de la vendre, je suis preneur. A défaut, une numérisation (juste la vallée vers le Nagpa La, cependant) fera l’affaire, mais avec une assez grande échelle SVP), suffira.
Difficile de connaître le mot de la fin concernant le Nagpa La… J’aimerais bien vagabonder jusqu’au col proprement dit (non, je veux même pas mettre le pied du côté chinois…) et rebrousser chemin, mais sans carte… Puisque ce chemin semble utilisé par quelques marchands tibétains « accrédités » venant au Népal, peut-on considérer qu’il est bien marqué ou non?
Il semble qu’il y aurait de la police dans le village de Thamo qui empêcherait les gringos de continuer vers le Nagpa La. Mais si on arrive dans la vallée par le Rengo La, peut-être que la remontée vers le Nagpa La serait envisageable sans avoir la police à nos trousses, non ?
Pour les principaux cols du Khumbu (Kongma La, Cho La et Renjo La, y a-t-il des directions Est vers Ouest ou vice versa plus appropriées que d’autres?
Exemple :
Devrait-on faire Bibre/Kongma La/Lobuche ou son contraire? Votre avis pour les 2 autres cols, SVP
Si vous avez besoin de renseignements concernant le passage du Ganga La, il me fera plaisir de répondre à vos questions.
Pour terminer : Y a-t-il une épicerie digne de ce nom à Namche? Peut-on y trouver autre chose que du thon en conserves? Comme du gruau, du fromage? Des provisions alimentaires (fruits séchés, noix, chocolat etc…) pour emporter AVANT de s’aventurer dans la haute montagne ou vaut-il mieux s’approvisionner à Kat?
Je songe (mais pas certain à 100%, car je pourrais avoir la mienne avec moi) à louer une tente à Namche, et du matériel (cordes et piolets), alors y a-t-il des boutiques (des noms de boutiques?) avec du matériel correct que l’on peut louer ou alors faut-il faire le plein également à Kat?
Un gros gros merci à l’avance pour vos réponses.
Marc de Montréal
P.S. Assurément, nous aurons nos fidèles guides-porteurs avec nous. Bien qu'ils soient natifs du Khumbu, je ne crois pas qu'ils connaissent tous les racoins de cette région, et si je peux les renseigner (mais franchement, ils se débrouillent parfaitement seuls!) un peu, eh! bien ça sera toujours cela de pris!
J’ai réalisé ce voyage avec mon père (65 ans) sans porteur ni guide. Niveau équipement, j’avais notamment :
- Un appareil photo numérique Sony RX100 et ses 2 cartes mémoire (64 GB et 32 GB);
- Un GPS GARMIN 550 avec une carte des sentiers du Solukumbu trouvée là : http://www.nepal-trilogy.de/index.php/de/nepal-garmin-karten-everest-annapurna-langtang-gps-etrex.html ;
- Un chargeur solaire Brunton restore : a permis de recharger les 2 accus de mon GPS chaque jour
- 6 accus de rechanges pour l’appareil photo et 4 pour la frontale
- Un sac de couchage Tundra (The North Face)
- Une douille voleuse à baïonnette achetée à Namche Bazaar et qui permet de charger les appareils électroniques au niveau de l’ampoule électrique puisqu’il n’existe pas de prise de courant dans les chambres.
Le problème de l’acclimatation nous a obligé à de courtes étapes les premiers jours car, pour réduire les risque de MAM, il ne faut pas que le dénivelé entre l’endroit où l’on se réveille le matin et celui où l’on se couche le soir soit supérieur à 400 m. Pour ceux qui habitent Paris, il est possible de réaliser un test d’hypoxie à l’hôpital Avicenne où le professeur Richalet dirige le service des explorations fonctionnelles.
Jeudi 24 octobre 2013 : - Départ de Roissy CDG à 22 h (coût : 690 € / pers).
Vendredi 25 octobre 2013 : - Arrivée à Delhi à 9h35 - Décollage à 13h10 pour une arrivée à Katmandou prévue à 14h55 - Change euros en roupies népalaises juste avant la sortie de l’aéroport - Direction en taxi pour le bureau Nepal Tourism Board (11018, Bhrikuti Mandap, Kathmandu) pour obtenir le certificat TIM’S (il faut 2 photos d’identité + copie passeport + 1 975 NPR (20 $)) mais fermé dès 14h le vendredi (fermé le samedi). J’ai donc bien fait de prendre une journée de sécurité à Katmandou pour régler ce problème ! A noter qu’aucune agence de voyage contactée par mail n’a accepté de s’occuper de cette formalité dans la mesure où nous réalisons le trek en individuel. Par contre, il semblerait possible d’obtenir ce certificat sur place à Lukla car j’y ai croisé des individuels qui ne s’étaient pas préoccupés de cette formalité à Katmandou et qui cherchaient à prendre contact avec les services de police locaux pour l’obtenir mais je ne sais pas s’ils l’ont obtenu ; - Direction l’hôtel Khangsar Guest House (coût : 15 $ par pers Thamel tél : +97714260788). Il est possible de confier gratuitement des bagages durant la période de trek. Le propriétaire, très sympathique, est un ancien guide dans la région de l’Everest.
Samedi 26 octobre 2013 : - Visite du Garden of the dream (200 RN) puis direction le bureau TAAN dans le quartier Magalaon pour le certificat TIM’S ; - Direction en taxi (800 RN) Budhanilkantha (statue couchée entrée libre mais il est interdit aux non hindous de descendre au pied de la statue)

- Puis à pied (mais il est possible de prendre un taxi jusqu’à l’entrée du parc) vers le monastère tibétain Nagi gompa (entrée du parc : 250 RS) : la promenade est longue et le monastère ne vaut pas forcément le déplacement. - Vers 15 h, direction la pagode d’Ichangu Narayan en taxi (1 000 RN) : bien mais sans plus. Du coup on ira visiter le site de Swayambhunath (taxi : 200 RN et 200 RN pour le site) qu’on connaît déjà ; - 7h : retour à Thamel et au Khangsar Guest House.
Dimanche 27 octobre 2013 : - Départ de l’hôtel à 6h pour l’aéroport (taxi : 400 RN) - Départ pour Lukla à 7h45 (coût de l’aller retour : 320 $ / pers durée : 30 min) : prendre une place à gauche de l’appareil pour la vue mais les nuages étaient nombreux donc je n’ai pas vu la chaîne himalayenne ; - Etape Lukla (2 850 m)-Namche Bazaar (3 550 m) : 8h (arrêt possible avant à Jorsale ou Monjo (payer le droit d’entrée du parc : 3 000 RN) : la montée finale pour atteindre le village de Namche Bazaar fût difficile !

- Guesthouse : 300 RN / nuit et autant pour la douche chaude : nous avons pris une lodge située sur les hauteurs du village pour éviter d’avoir à affronter la montée des escaliers en pierre le lendemain, au petit matin...
Lundi 28 octobre 2013 : - Etape acclimatation Khunde-Khumjung : levée à 6h30 pour Syangboche avec une belle vue sur le Thamserku.

Nous atteignons le village à 8h pour prendre un mint tea. Surprise : il y a une piste d’atterrissage avec un hélicoptère qui s’apprête à décoller avec des touristes à bord qui vont sauter en parachute.

- Arrivée à Kunde avec la brume dès 9h30 puis descente jusqu’à Khumjung pour voir le fameux scalpe du Yéti à la gompa (en fait, après analyse, il s’agirait d’une peau de chèvre).


- Retour à Namche vers 13h en passant par l’hôtel japonais. J’en profite pour acheter une douille voleuse (280 RN) qui me permettra de recharger les piles de mon GPS.

Le problème de l’acclimatation nous a obligé à de courtes étapes les premiers jours car, pour réduire les risque de MAM, il ne faut pas que le dénivelé entre l’endroit où l’on se réveille le matin et celui où l’on se couche le soir soit supérieur à 400 m. Pour ceux qui habitent Paris, il est possible de réaliser un test d’hypoxie à l’hôpital Avicenne où le professeur Richalet dirige le service des explorations fonctionnelles.
Jeudi 24 octobre 2013 : - Départ de Roissy CDG à 22 h (coût : 690 € / pers).
Vendredi 25 octobre 2013 : - Arrivée à Delhi à 9h35 - Décollage à 13h10 pour une arrivée à Katmandou prévue à 14h55 - Change euros en roupies népalaises juste avant la sortie de l’aéroport - Direction en taxi pour le bureau Nepal Tourism Board (11018, Bhrikuti Mandap, Kathmandu) pour obtenir le certificat TIM’S (il faut 2 photos d’identité + copie passeport + 1 975 NPR (20 $)) mais fermé dès 14h le vendredi (fermé le samedi). J’ai donc bien fait de prendre une journée de sécurité à Katmandou pour régler ce problème ! A noter qu’aucune agence de voyage contactée par mail n’a accepté de s’occuper de cette formalité dans la mesure où nous réalisons le trek en individuel. Par contre, il semblerait possible d’obtenir ce certificat sur place à Lukla car j’y ai croisé des individuels qui ne s’étaient pas préoccupés de cette formalité à Katmandou et qui cherchaient à prendre contact avec les services de police locaux pour l’obtenir mais je ne sais pas s’ils l’ont obtenu ; - Direction l’hôtel Khangsar Guest House (coût : 15 $ par pers Thamel tél : +97714260788). Il est possible de confier gratuitement des bagages durant la période de trek. Le propriétaire, très sympathique, est un ancien guide dans la région de l’Everest.
Samedi 26 octobre 2013 : - Visite du Garden of the dream (200 RN) puis direction le bureau TAAN dans le quartier Magalaon pour le certificat TIM’S ; - Direction en taxi (800 RN) Budhanilkantha (statue couchée entrée libre mais il est interdit aux non hindous de descendre au pied de la statue)

- Puis à pied (mais il est possible de prendre un taxi jusqu’à l’entrée du parc) vers le monastère tibétain Nagi gompa (entrée du parc : 250 RS) : la promenade est longue et le monastère ne vaut pas forcément le déplacement. - Vers 15 h, direction la pagode d’Ichangu Narayan en taxi (1 000 RN) : bien mais sans plus. Du coup on ira visiter le site de Swayambhunath (taxi : 200 RN et 200 RN pour le site) qu’on connaît déjà ; - 7h : retour à Thamel et au Khangsar Guest House.
Dimanche 27 octobre 2013 : - Départ de l’hôtel à 6h pour l’aéroport (taxi : 400 RN) - Départ pour Lukla à 7h45 (coût de l’aller retour : 320 $ / pers durée : 30 min) : prendre une place à gauche de l’appareil pour la vue mais les nuages étaient nombreux donc je n’ai pas vu la chaîne himalayenne ; - Etape Lukla (2 850 m)-Namche Bazaar (3 550 m) : 8h (arrêt possible avant à Jorsale ou Monjo (payer le droit d’entrée du parc : 3 000 RN) : la montée finale pour atteindre le village de Namche Bazaar fût difficile !

- Guesthouse : 300 RN / nuit et autant pour la douche chaude : nous avons pris une lodge située sur les hauteurs du village pour éviter d’avoir à affronter la montée des escaliers en pierre le lendemain, au petit matin...
Lundi 28 octobre 2013 : - Etape acclimatation Khunde-Khumjung : levée à 6h30 pour Syangboche avec une belle vue sur le Thamserku.

Nous atteignons le village à 8h pour prendre un mint tea. Surprise : il y a une piste d’atterrissage avec un hélicoptère qui s’apprête à décoller avec des touristes à bord qui vont sauter en parachute.

- Arrivée à Kunde avec la brume dès 9h30 puis descente jusqu’à Khumjung pour voir le fameux scalpe du Yéti à la gompa (en fait, après analyse, il s’agirait d’une peau de chèvre).


- Retour à Namche vers 13h en passant par l’hôtel japonais. J’en profite pour acheter une douille voleuse (280 RN) qui me permettra de recharger les piles de mon GPS.

Bonjour, depuis quelques temps je rassemble des informations sur un trek début décembre pour l'EBC / Kala Pattar.
Même si dans l'ensemble je pense avoir trouvé réponse à mes questions, il m'en reste quelques une et je ne trouve rien sur la toile.
Des petits détails qui je pense seulement des personnes ayant trekker en cette période serait susceptible d'y répondre. Ou alors une personne avec de grande connaissance.
Merci d'avance si tu pense pouvoir m'aider.
À bientôt
Nicolas
Pour tous les voyageurs, Katmandou est une destination mythique. Pour diverses raisons ... Moi, ce sont les yeux … Ces yeux de Bouddha sur les stupas, mi-clos, apaisants, ce regard détaché, sage, impassible … Ils m’ont toujours attirée, à la limite de l’hypnose …
Et puis, l’Himalaya … Le pays du Mont Everest. Le toit du monde … excusez du peu ! Les hauts sommets me fascinent et j’ai pour eux un respect presque … humain.
Et pourtant, au départ, notre voyage devait être plus culturel que sportif. On s’est même longtemps demandé si nous allions ou non faire un trek … Pas question en tous cas d’y consacrer nos 3 semaines. Mais enfin quand même ?… Aller au Népal sans s’approcher des sommets ?... C’était peut-être dommage … En bons cartésiens que nous sommes, nous avons fini par couper la poire en 2 : faisons le plus court des grands treks et consacrons le reste du temps à Katmandou et à sa vallée.
Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix !
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Jeu 1er Nov- Vol GulfAir Paris/Bahrein – Longue escale et nuit à Bahrein Ven- Vol GulfAir Bahrein/Katmandou - Nuit à Katmandou (International GH) Sam - A pied : Swayambhunath Stupa – Durbar Square de Katmandou - Nuit à Katmandou Dim - Bus vers Pokhara (bus touristique – 7 heures) - Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Lun - Trek de Jomsom J1 - Envol pour Jomsom - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - Trek J2 - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- Trek J3 - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - Trek J4 - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- Trek J5 - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- Trek J6 - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - Trek J7 - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - Trek J8 - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar- Trek J9 - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Mer - Bus vers Katmandou (bus touristique – 9 heures) - Nuit à Katmandou (International GH) Jeu - Katmandou - Nuit à Katmandou (Holy Himalaya Hotel) Ven - Patan (taxi : 150 Rs l’aller + 150 Rs le retour) - Nuit à Katmandou Sam - Katmandou - Nuit à Katmandou Dim- Pashupathinath (taxi 120 Rs) – Bodhnath (à pied depuis Pashu) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Lun- Kirtipur (bus local 9 Rs/p) – Chobar (à pied) – Patan (à pied) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Mar- Bhaktapur (minibus express 15 Rs/p) - Changu Narayan (taxi 300 Rs A/R depuis Bhaktapur) – Retour minibus (18 Rs) - Nuit à Katmandou Mer- Katmandou - Nuit à Katmandou Jeu- Bhaktapur (minibus 15 Rs/p aller et 18 retour) - Nuit à Katmandou Ven 23 Nov–Aéroport (taxi 300 Rs) - Vols GulfAir Katmandou/Bahrein/Paris
BUDGET :
La Roupie Népalaise (Rs) Cours : 1 € = 90 Rs
Dépenses préalables : Vols réguliers GulfAir Paris/Katmandou via Bahrein : 989 €/p = 1 978 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso de souvenirs) : Trek de Jomsom par Nepal Ecology Treks : 467 €/p = 934 € payé cash sur place Hôtel : 300 US$ en TC pour 11 nuits (hors trek) Cash et CB : 550 € (transport, repas, entrées)
Je le répète à chaque fois, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative … Evidemment, on peut dormir et manger à Katmandou pour vraiment beaucoup moins cher ... Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtel confortable et restaurant midi et soir).
Vous trouverez partout des petits bureaux de change, ouverts tous les jours. Taux affichés, identiques partout, sans commission. Il devient alors très facile de changer nos euros, petit à petit, au fil de l’eau. Demandez un reçu si vous voulez pouvoir les rechanger à l’aéroport avant de partir. Je me suis fait avoir … J’y ai vu un signe : nous voilà obligés de revenir !
GUIDES :
Lonely Planet Népal - Version française 5è édition – Septembre 2006 – Excellentissime - Nécessaire et suffisant. Guide du Routard Népal Tibet – 2007-2008 - Inutile. Ca fait 17 ans qu’on voyage, 17 ans qu’on peste contre le GdR, 17 ans qu’on continue à l’acheter … Allez comprendre … 🤪
TRANSPORTS :1 - Vols Paris/Bahrein/Katmandou – GulfAir Aucun vol direct vers Katmandou depuis Paris. C’est donc forcément long … Achetés début mai sur le site Voyages-sncf : 989 € l’A/R. J’étais assez contente de ma trouvaille. Au moment de l’achat, l’escale à Bahrein à l’aller était de quelques heures. Les mois passant, elle s’est allongée, allongée, allongée … Au final, nous avons dû passer la nuit à Bahrein (tous frais payés par GulfAir bien sûr). Bon, une nuit ça va, mais je n’y passerais pas mes vacances ! Contact avec GulfAir très courtois. Nous avons fait reconfirmer notre vol de retour, le Lonely Planet insistant sur la nécessité de le faire. L’hôtel s’en est chargé gracieusement et efficacement. De fait, le vol Katmandou/Bahrein était surbooké et nous avons été … surclassés !! (j’en connais une qui va ENFIN arrêter de se la péter maintenant 😛 !) C’est magique !! Je dis souvent que si on gagnait au loto, on ne changerait rien à notre façon de voyager SAUF qu’on se paierait la classe business.
2 – Taxi sur place Négociez la course avant de partir. Le mieux c’est d’avoir une idée du prix (cf Lonely Planet) et de l’annoncer. Le chauffeur va rabioter quelques dizaines de Rs et tout le monde est content. J’ai indiqué le prix des taxis qu’on a pris dans mon itinéraire, plus haut.
3 - Bus Epique !! Nous, on est des fanas de bus. Les paysages défilent, la vie dans le bus est typique et les arrêts pour manger sont sympas … Bref, on a là l’impression d’être au plus près de la population et des habitudes locales. Ici, le problème ce ne sont pas les bus, ce sont les bouchons aux abords de Katmandou. D’ailleurs, ça s’applique aussi aux taxis.
4 - Katmandou Des bouchons monstres ! Pire qu’à Paris. Des klaxons. Du gaz carbonique. Des motos, des camionnettes, des voitures, des minibus, une vache, 25 chiens, des piétons … bref, un immense bordel. Surtout en début et fin de journée. Pensez-y pour vos déplacements (surtout pour rejoindre l’aéroport). Thamel est quasi déserte en milieu d’après-midi.
HEBERGEMENT :
Katmandou : Sur les conseils avisés de Sawaddeekha (merci Régine !), nous avions réservé par internet nos 2 premières nuits d’hôtel à l’International Guest House (cliquer ici) en deluxe (25$-20% car résa via internet). A l’arrivée, ils n’ont pu nous proposer qu’une standard à 20$ (-20% aussi) + 13% de taxes + 3$ pour les 2 petits dej (soit 21$ au total). On prend. L’hôtel est situé dans une rue au calme à l’Ouest de Thamel ; il est très agréable, bourré de charme, avec un joli petit jardin dans lequel est servi le petit déjeuner pour les moins frileux. Néanmoins, les chambres standards sont assez petites, un peu vieillottes mais les douches sont puissantes et bien chaudes. Pas de groupe électrogène (et à Katmandou, ça a son importance !) Système de consignes de bagages (gratuit) très sécurisé pour ceux qui partent en trek : d’une part un local sous clé pour les bagages (avec étiquetage de chaque sac) et, d’autre part, des coffres individuels pour les valeurs. C’est vraiment sûr. Moi, la grande inquiète, je suis partie en trek l’esprit totalement libre, avec pour seule inquiétude celle de ne pas perdre la clé du coffre ! Gérable !... Avant de partir, on réserve une nuit pour notre retour, en deluxe cette fois svp. Au retour … encore pas de deluxe et le patron prend de haut notre tentative de négociation sur les prix quand on lui dit qu’on veut rester 9 nuits. Il nous la joue "c’est complet". On n’en croit pas un mot et ça nous agace un peu ; on ne dit rien mais, 1 heure plus tard, on avait trouvé un autre hôtel pour le reste du séjour. Des fois, on est un peu tête de cochon (pas Lorrains pour rien !). Et quand le soir, le patron, avec un grand sourire, nous a annoncé que finalement il avait réussi à se débrouiller pour nous garder notre petite chambre pour les 8 nuits supplémentaires, ce n’est pas sans une certaine jubilation contenue qu’on lui a sorti "too late, we’ll check out tomorrow". 😎 A part ça, pas de conclusion hâtive : c’est un très chouette endroit, bien situé, et très au calme. Paiement en TC $, sans commission.
Nous avons donc émigré ensuite pour le reste du séjour à l’Hotel Holy Himalaya (ex Dynasty) (cliquer ici). Dans une petite rue déserte, à l’Est de Thamel. Rien à voir avec le précédent : grand complexe impersonnel, sans charme particulier, mais très propre ; grande chambre lumineuse avec belle salle de bain complète. Eau bien chaude. Groupe électrogène. Internet 24h/24 en libre service (d’une lenteur effroyable comme partout !). Thé à volonté. Eau à 9rs (en refill). Accueil souriant et agréable. Nous avons pu choisir entre plusieurs chambres qu’ils nous ont proposées d’emblée à 30$ ttc petit dej inclus. On a gagné ici en confort ce qu’on a perdu en charme. Mais, c’est aussi une très bonne adresse que je recommande également. Paiement en TC $, sans commission.
Pokhara : 2 nuits passées à l’Hotel Moonlight (cliquer ici), intégrées au package trekking réservé auprès de Nepal Ecology Trek. Certes bien situé au bord du lac, mais aucun charme voire un peu tristounet. Un filet d’eau chaude. Accueil froid. Restaurant glauque. Vous avez compris : une adresse à oublier ! Heureusement, c’était avant et après le trek. Avant, on était surexcité, après on était euphorique. Donc, ça ne nous a pas gênés plus que ça ….
REPAS :
Le service est lent. Partout. Comptez 20 minutes mini entre la commande et le service. Le summum a été atteint au Ganesh (Freak Street) où on a attendu plus d’une heure nos 2 plats alors que nous étions les seuls clients … Une fois qu’on le sait, on prévoit : mon carnet de voyage s’est rempli principalement sur les tables des restaurants en attendant la commande … Attention aussi aux prix affichés, dans les restaurants un peu chics (genre Kilroy’s) : il faut rajouter 13% de taxes. De nombreuses pâtisseries proposent des viennoiseries, des brownies, des tartes, des gâteaux … plus savoureux les uns que les autres. Quelques vendeurs de fruits dans la rue jusque tard. Enfin tard … entendons-nous … nous à 20h, on était rentrés … on est des vraies poules en voyage. On a beaucoup profité des restaurants en toit-terrasse, à Bodnath, sur les Durbar Square de Patan et de Bhaktapur. C’est très agréable et encore mieux si on dispose de la table en bord de terrasse. Pour cela, c’est facile, arrivez un peu avant midi, vous serez les premiers. Le Taleju Restaurant sur Dubar Square à Patan permet de dominer toute la place tout en ayant les sommets en arrière-plan. Superbe vue. A Bodnath, un toit terrasse (il y en a beaucoup) permet de jolies photos des Yeux … En dehors du trek, nos repas se composaient généralement d’une seule entrée pour nous 2 (souvent des momos), d’un plat de riz avec de temps en temps du poulet, de 2 naans (pure gourmandise) et d’un grand pot de thé noir. Un tel régime tournait autour de 700 Rs pour nous 2. Les momos : cuits à la vapeur ou frits, ils sont toujours vendus par 10. Ca ressemble aux Dim Sum, les vapeurs d’Asie du SE (je ne prends pas de risque, ne sachant pas précisément si les Dim Sum sont chinois, thaïlandais ou vietnamiens 😉 …). Bref, donc, un beignet de légumes dans une feuille de riz. Nous n’avons testé que les végé momos vapeur. Qualité très variable selon la fraîcheur et les légumes à l’intérieur. Nos préférés : ceux du Jatra (aux épinards) à 90 Rs (toujours les 10) mais peut-être parce que c’était les premiers ! Egalement ceux du Helena’s (105 Rs), bien moelleux. Ceux du Yak Café (50 Rs) par contre étaient vraiment secs … Le dahl baht : voir § suivant car c’est surtout lors du trek que nous en avons mangé.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un restau à un autre … Une bouteille d’eau (1 litre) : autour de 15 Rs Une assiette de 10 momos végétariens vapeur : entre 40 et 110 Rs Une bouteille de bière (600 ml) : autour de 200 Rs – L’Everest est très douce. Un plat végétarien (dahl baht, fried rice, biryani, chop suey, chow mein …) : entre 100 et 250 Rs Un plain naan : de 25 à 70 Rs – Nos préférés : ceux du Helena’s. Une théière familiale de thé noir (4 tasses au moins) : entre 40 et 100 Rs Très difficile de trouver du coca light ou bien à 100 Rs la canette. A ce prix là, on s’est enfilé des litres de thé.
Voici quelques adresses qu’on a bien aimées : (Vous trouverez les adresses dans le Lonely Planet ou sur un plan touristique de Katmandou)
1 - Dans Thamel
Loin devant, le Helena’s. Ce n’est pas un petit restau cosy, plutôt un grand machin, sur plusieurs étages, aux grandes pièces et grandes tables. Pas beaucoup de charme, ça fait un peu grande cantine. Mais l’accueil est vraiment souriant et la nourriture est succulente. En plus, il y a vraiment de la place et on peut s’y installer pour lire ou écrire son carnet en attendant son repas. On y est allé 4 fois ! 110 Rs la théière familiale avec 3 sachets de thé. Ils la remplissent d’eau chaude gracieusement une fois vide et les sachets infusent encore suffisamment ; 105 Rs les vege momos (ultra frais) ; entre 150 et 250 Rs le plat végétarien (fried rice, biryani, moussaka …) ; 45 Rs le naan tout chaud et tout moelleux. Bref, autour de 700 Rs pour nous 2.
Tashi Deleg : Tout autre ambiance pour ce petit restaurant tibétain qu’il faut trouver. Il est caché au fond d’un couloir. Vous pourrez y tester le fameux tongba (bière de millet chaude). Surprenant, pas mauvais, mais on n’y est pas revenu … Les plats y sont copieux, un peu lourdauds mais vraiment pas chers. Excellents momos (70 Rs). Autour de 400 Rs pour nous 2.
Roadhouse Café : Belle pizzeria tout en bois. Les pizzas, cuites au feu de bois, sont énormes et délicieuses. Autour de 350 Rs la pizza. Ca change du riz …
Kilroy’s Rest : Restaurant réputé, huppé, bondé. Ici, les serviettes sont en tissu … Beaucoup plus cher mais ça vaut le coup. On paie notre repas complet (plats de mouton et de poulet / riz / naan / vrais desserts / 1 bière) 1943 Rs ttc. Pensez aux 13% de taxe à ajouter aux prix de la carte. Ouf … 🤪 Ca les vaut, c’est délicieux mais attention, certains plats sont très pimentés. La carte est sympa, pleine d’humour. Une belle adresse pour un repas en amoureux, surtout en cas de panne d’électricité, les bougies apportant un romantisme fou ! Paiement par CB sans commission.
Thamel House Rest : Restaurant traditionnel dans une belle demeure sur plusieurs étages. Arrivez tôt pour pouvoir profiter de la salle sous le toit. Ambiance chaleureuse où l’on mange assis par terre (ah, oui, il faut aimer ça …) Service à la carte ou bien menu complet de 12 ou 15 (je ne sais plus) plats. En fait, c’est une version très raffinée du dhal bhat. Version vegé ou non. On a pris un de chaque. Ici, le service est rapide ! Quelques momos (pas 10, 5 ou 6 je crois), parmi les meilleurs qu’on ait mangés suivi du dhal bhat. Ils vous disent à chaque fois ce qu’ils vous servent. C’est bon, servi à volonté, comme tous les dhal bhat. Cadre agréable. Forcément plus cher (500 ou 600 Rs le menu végé ou non) … A faire une fois.
2 - Dans Freak Street, du côté de Durbar Square
Ganesh Rest : 400 Rs pour 2 plat vég et 1 grand pot de thé. C’est très bon, pas cher mais vraiment sale et vraiment, mais alors vraiment long ! C’est le seul endroit où je n’ai pas été à mon aise pour manger … Nos verres ont été essuyés avec une méchante lavette grise traînant par terre … Je ne crois pas être chochotte mais j’ai trouvé là ma limite …
Par contre, pas bien loin, le Snowman Restaurant est, parait-il, très réputé pour ses gâteaux. Après l’expérience un peu tristounette du Ganesh Rest, on a envie de se remonter le moral et on ne résiste pas, on commande 2 apple crumble, 1 brownie, 1 chocolat chaud et 1 thé. Euh oui oui, on n’était que tous les 2 … On s’est demandé où on avait pris nos 2 kilos. Je crois que je sais … Enfin, tant pis pour les kilos, n’hésitez pas, c’est un grand moment 🙂 ! Cet endroit nous a rappelé le café de Solitaire en Namibie. Pas du tout pour l’ambiance bien sûr, mais pour le mythe qu’il transporte : passage obligé …
3 - A Chobar
Chobar Village : Suivez les panneaux, il est tout en haut … Très bel endroit, bien aménagé, très calme, accueil chaleureux. Pas un rat … Cuisine quelconque mais superbe vue sur toute la vallée.
4 - A Bhaktapur
Ne manquez pas de goûter les yaourts et les sikarnis (yaourt aux noisettes et fruits), spécialité de la ville. Le café Nyatapola est hors de prix mais les tables en balcon jouissent d’une belle vue sur la place et le grand temple. Au moins, pour y prendre un thé et un sikarni …
LE TREKKING :
Au départ, nous n’avions pas envisagé de trekking. Dans mon salon, quand je pensais à un trekking au Népal, je voyais des cordées sur neige avec piolets et crampons … Pas pour nous tout ça … Allez, peut-être 2 ou 3 jours dans la région de Katmandou … Finalement, à la lecture de différentes infos, j’ai d’abord compris que mon imagination avait déliré et qu’on ratait sans doute quelque chose. D’autant qu’on adore marcher ! Enfin, il y a eu les échanges avec Sawaddeekha qui nous ont totalement convaincus de faire le plus court des grands treks : le trek de Jomsom. Ca nous a semblé être un bon compromis pour tester notre condition physique, notre endurance en altitude et découvrir la logistique d’un trek (relation au porteur, relation au guide, manger, dormir, se laver …). Bref, des questions qu’on se pose tous (j’en suis sûre !) tant qu'on ne l'a pas vécu. Et tout ça dans des paysages paraît-il fabuleux. Donc, nous voilà décidés : c’était parti pour le trek de Jomsom !
On pensait tout organiser depuis Katmandou auprès des nombreuses agences citées dans les guides. En réfléchissant un peu, on a fini par se dire (10 jours avant notre départ !) que ce ne serait sûrement pas très facile et de toute façon très long de comparer les offres sur place ; on se voyait mal courir d’une agence à une autre. Or, toutes ces agences ont des sites et des adresses e-mail. Vive Internet ! En 10 minutes notre demande fut envoyée à 5 agences. Réponse immédiate. On constate que les devis sont assez comparables. Quelques compléments d’infos, quelques modifs … tout est possible, c’est du sur mesure, c’est facile. On finit par se décider. On opte pour Nepal Ecology Trek, d’une part pour leur réputation (unanime sur le Net), d’autre part pour le sérieux de leurs réponses et leur écoute de nos besoins. Réservation sur parole, sans acompte. Ils n’ont apparemment pas de site internet (en tous cas, pas trouvé …) mais voici leur e-mail : ecotrek@mos.com.np Leur package comprend : les services d’un guide anglophone et d’un porteur, de Katmandou à Katmandou les transferts de Katmandou à Pokhara et retours en bus touristique (pour nous 4) les 2 nuits d’hôtel à Pokhara avec petit dej (pour nous 4) le vol Pokhara / Jomsom (pour nous 4) le trek en pension complète (pour nous 4) les permis de l’ACAP la location de 2 sacs de couchage (North Face ou simili, excellent état, propre et bien chaud) 934 € au total que je paierai en liquide (et en €) à un responsable de l’agence venu nous rencontrer à la GuestHouse de Katmandou le samedi matin. Il nous présente notre guide Santa qui nous donne rendez-vous pour le transfert à Pokhara le lendemain matin. Je reviendrai plus loin sur le coût. A propos du permis(2000 Rs/p), l’agence s’est chargée de les faire grâce à un scan de nos passeports et à 2 photos numériques (qu’on a faites dans notre salon !), le tout envoyé par mail … Efficace !
1 - La randonnée en elle-même Le trek de Jomsom constitue la fin du très fameux Tour des Annapurnas, après le passage du col de Thorung à 5400m. C’est un trek facile : 9 jours de marche maxi, 3 à 6h de marche par jour, 3800m au point le plus haut (à Muktinath), sentiers sans danger, quelques ponts suspendus en bon état. Ce circuit traverse fréquemment de jolis villages de pierre, très authentiques. Paysages superbes, variés, et chaînes des Annapurnas et des Dhaulagiris en toile de fond. Je dis bien en toile de fond : ne vous attendez pas sur ce trek à être au pied des grands sommets.
Rappel de nos étapes et durée de marche Lun - J1 - Envol pour Jomsom - 2h30 de marche - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - J2 -4h de marche - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- J3 -5h de marche - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - J4 - 5h de marche - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- J5 -6h de marche - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- J6 - 3h30 de marche - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - J7 -3h de marche - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - J8 - Montée vers Poon Hill +4h de marche - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar - J9 - 2h30 de marche - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel)
Nous avons suivi les conseils d’internautes et de VFistes (encore merci Sawaddeekha !) en coupant en 2 la longue montée de Tatopani vers Ghorepani. Nous n’avons pas regretté ! La descente de Ghorepani vers Nayapul peut se faire aussi en une seule étape. L’arrêt à Tikhe Dhunga permet juste d’assurer le bus local à Nayapul en y arrivant assez tôt. La montée à Poon Hill permet d’atteindre en 40 minutes un plateau duquel, par temps clair, on peut assister à un magnifique lever de soleil sur le Dhaulagiri et les Annapurnas. Nous sommes partis vers 5h et étions redescendus au lodge à 7h30 pour le petit déjeuner. La montée est facile mais ça monte bien donc on a chaud. Par contre, une fois en haut, ça caille vraiment. C’est le moment de tout prendre. Pour ma part, j’avais même gardé mon pantalon polaire et enfilé mon surpantalon coupe-vent. J’étais bien … Thé ou chocolat chaud dispo là haut bien sûr. Emportez quelques roupies, trop sympa !… Ne boudez surtout pas ce point de vue même si se lever à 4h30 dans le froid et la nuit, ce n’est pas hyper cool. Vous serez payés de vos efforts. Pas de regret sur les étapes choisies. On gardera ce découpage pour la prochaine fois … 😉 J’avais entendu dire que le sentier était sale. Je n’ai pas trouvé. De gros efforts ont sans doute été faits. Les villages sont aussi bien entretenus et très accueillants. Notre préféré est Marpha, de très loin !
2 - Condition physique Nous aimons marcher. Sans être des montagnards (on est Lorrains et on habite en banlieue parisienne !) on crapahute régulièrement à Fontainebleau (circuit des 25 bosses pour ceux qui connaissent) et on y a usé nos chaussures de marche avant le départ. Nous avons 45 ans, pas de problèmes de santé particuliers, une alimentation et des habitudes de vie saines. Partant de là, nous n’avons eu aucun problème. Pas de courbature, pas de problème de souffle, pas d’ampoule. Aucune difficulté technique, c’est de la randonnée, ni alpinisme ni escalade. J’ose dire que c’est ouvert à tous ceux qui sont en bonne santé et qui aiment marcher. Mal des montagnes : vous savez qu’aucun entraînement ne peut permettre d’éviter ce désagrément. Seule l’acclimatation lente y contribue. Ce trek ne monte pas très haut. Et même en arrivant à Jomsom en avion (une hérésie en terme d’acclimatation !!), ça ne pose pas de problème. Soyons honnêtes, notre boîte de Doliprane (j’ai lu que pour combattre le mal des montagnes, le paracétamol était préférable à l’aspirine) y est passée quand même et nous mouchions un peu de sang. Mais rien d’inquiétant ou de vraiment gênant. Et les genoux ? 2 écoles : avec ou sans bâtons. Nous, on fait partie de l’école sans. Ce sont les descentes qui bousillent les genoux. Et il y en a !… Nous étions très attentifs à faire travailler les muscles et non les articulations. Ca oblige à descendre avec les genoux très légèrement fléchis et à freiner la descente pour éviter les à-coups mais c’est efficace. Les cuisses et les mollets travaillent et l’articulation du genou est beaucoup moins sollicitée. Bon, que les pros ne me tombent pas dessus, ce sont nos conclusions personnelles ! Et puis après, on a des mollets et des cuisses en béton !...
3 - Les ponts Dans mon salon … je voyais des ponts de singe : une grosse liane sur laquelle on marche en équilibre en s’aidant de 2 autres lianes pour les mains. C’est vrai qu’on voit souvent les yacks passer sur de tels ponts, accrochés par les cornes pour garder leur équilibre … 😛 Sur le terrain, bien sûr, c’est tout autre chose. Ce sont des ponts métalliques pour la majorité (1 ou 2 encore en bois), larges, protégés de part et d’autre par un grillage de plus d’un mètre de hauteur où même les mules n’hésitent pas une seconde. Aucun danger. Bien sûr ça tangue un peu. Bien sûr c’est à claire voie. Parfois (très très rarement) le grillage est béant sur 20 cm (pas même de quoi passer un pied !). Je fais la fière maintenant mais le premier est quand même assez impressionnant. Et puis, on s’habitue et j’ai même réussi à m’arrêter au milieu du dernier (pour la photo, histoire d’en mettre plein la vue à certaine !). Non, je n’ai pas trop regardé en bas quand même !... Enfin bref, pour les inquiets du vide comme moi, soyez rassurés, ça se passe bien. Mieux que la chaîne sur l’Olive Trail en Namibie !!
4 - Le racket des maoïstes Toujours dans mon salon, j’imaginais l’assaut d’un groupe d’une dizaine de communistes, l’œil sévère, armés jusqu’aux dents, kalachnikov à l’épaule, le verbe haut, exigeant leur dû. Et nous de nous soumettre, sans oser les regarder, tendant les billets réclamés en tremblant, et repartant, heureux d’avoir échappé à une mort certaine. Ah, j’vous le dis, j’ai une imagination débordante quand il s’agit de se faire peur toute seule. Sur le terrain, un peu avant Jomsom (au retour de Muktinath), nous apercevons une vieille cahute en bois et 2 mecs, cools, se marrant ensemble. Ils viennent vers nous, tout sourire. Tiens, que veulent-ils ? Et d’un seul coup, ARGH ! je comprends, je vois le drapeau rouge, le marteau, la faucille !! Ce sont eux !!.... comment ça ce sont eux ??... Mais où sont les kalachnikovs, les tanks, les bazookas ?…. Au final, c’est d’un gentil racket dont il s’agit, négociable même. Ils nous remettent un reçu sur l’obole perçue en nous engageant à bien le garder pour le présenter à un éventuel autre groupe et ne pas avoir à payer 2 fois. Grand sourire, échange d’amabilités, photos … bref, je m’étais vraiment fait un film et non, là décidément pas de quoi pavaner en racontant qu’on a survécu aux rackets des maoïstes … Maintenant, ne vous méprenez pas, je ne les défends pas pour autant et je n’en conclus pas qu’ils sont de doux agneaux angéliques … Pour notre part, nous avons payé 500 Rs pour nous 2. Notre guide nous a affirmé que c’est grâce à ses talents de négociateurs que nous avons payé si peu. D’ordinaire c’est 2000 Rs/p. C’était peut-être vrai.
5 - Logistique La logistique est très facilitée par les nombreux petits villages traversés où l’on peut toujours trouver à boire et bien souvent s’y nourrir (ah les tartes aux pommes !!) et y dormir. C’est l’embarras du choix ! Des fontaines jalonnent le parcours. Une pastille de micropur et c’est reparti ! Nous profitions aussi très souvent d’une pause pour boire un black tea dans une tea shop, ou mieux encore un chocolat chaud (du vrai, avec plus de lait que d’eau). Très chaud. Avec un crumble aux pommes, sur fond d’Himalaya … Vous imaginez ? C’est à pleurer !!! Dans ces conditions, une gourde d’1 litre pour nous 2 nous a largement suffi tout au long du parcours.
5.1 - Les lodges Aucun lodge n’était réservé. C’est bien sûr toujours Santa qui nous a guidés vers les lodges de son choix, en nous demandant si ça nous convenait (ce qui a toujours été le cas). C’est quoi un lodge ? Dans mon salon (dernière fois, promis 😛) … j’imaginais des refuges de montagne, avec une immense salle/dortoir où se superposaient trois étages de lits en rangs d’oignons … (j’ai connu ça à la caverne Dufour à la Réunion). Ici, c’est vraiment mieux que ça. Nous avons toujours eu une chambre pour 2. Certes, sommaire : 2 lits, 2 matelas (vraiment minces !), 2 oreillers. Soyons clairs, ça n’incite pas aux câlins … Toujours un petite table où poser son sac à dos. Parfois une prise électrique qui permettait (quand elle fonctionnait) de recharger la batterie de l’appareil photo. WC communs, assez souvent à la turque, avec papier et eau. Douches communes, pas toujours chaudes, parfois dans le même local que les wc, parfois, juste un robinet. Et parfois 1 seule douche pour 10 ou 15 chambres … C’est très sommaire, c’est froid mais c’est propre. Pour ma part, je me suis lavée complètement tous les jours (mais c’est sûr que les Lorrains sont un peu moins frileux que les Drômois 😛 …). Chambre, wc et douches ne sont pas chauffés. Il faut donc un bon duvet et avoir vraiment une grosse envie pour avoir le courage de se relever la nuit … Pensez-y avant de boire le dernier thé du soir … La salle à manger commune est la seule pièce chauffée, soit par un poêle, soit par des braseros glissés sous les grandes tables elles-mêmes recouvertes de couvertures qui vous tombent sur les genoux. En soirée, tous les trekkeurs se retrouvent dans cette pièce pour y manger, lire, jouer, discuter … Ambiance toujours sympa, décontractée et simple. Nous y avons fait de belles rencontres. Notamment 2 jeunes Japonaises ne parlant pas un mot d’Anglais mais tellement ouvertes, tellement joviales, tellement communicatives qu’on prenait un grand plaisir à se retrouver d’une étape à une autre … Elles ont même réussi à nous apprendre un jeu (une histoire de pouces levés) qui nous a tous (guides, porteurs, trekkeurs) beaucoup amusés. Séquence fou rire. Comme quoi, le langage parlé ne fait pas tout … Mais est-il un voyageur qui en doutait encore ?… Nous étions plus couverts dans les lodges que sur le chemin, d’autant plus que les Népalais ont la fâcheuse habitude de laisser les portes grandes ouvertes (il faut bien le reconnaître, les Népalais sont encore moins frileux que les Lorrains …). Bref, on se couvrait donc : pantalon polaire, chaussettes de laine (prévoyez des sandales à scratch plutôt que des tongs …), T-shirt manches longues, petite et grosse polaire, écharpe polaire. Indispensable également de disposer d’un sac de couchage bien chaud. Je dormais avec une chemisette style Damart et des chaussettes. Je vous l’ai dit, ça n’incite pas aux câlins … Cela étant dit, ainsi parés, nous n’avons jamais souffert du froid. Je n’ai pas de remarque particulière sur nos lodges. Le New Asia Trekker’s Home était de loin le plus confortable (sanitaires privés) mais tous étaient bien. Aucun à éviter absolument. On s’est offert une tarte aux pommes (oh ? 😇) à l’Eagle Nest Guest House de Ghasa (entre Kalopani et Tatopani) et ce lodge nous a paru vraiment vraiment bien … presque douillet … Et l’apple pie était divine !! On a retenu son nom pour la prochaine fois …
5.2 - Les repas Nous arrivions au lodge généralement un peu après midi, pour y déjeuner. Tous les lodges proposent une carte longue et variée (mais la même partout). Contrairement à ce qui était stipulé dans notre devis, Santa nous a toujours laissés libres de choisir tout ce qu’on voulait. Tous les guides font ça apparemment : ils disposent d’un forfait pour l’hébergement et les repas et si les trekkeurs sont raisonnables tout le monde y gagne … nous en liberté, eux sur le forfait. On n’a jamais dû le dépasser puisque, jusqu’au bout, on a eu "carte libre" pour les 3 repas par jour (le petit déj aussi est à la carte). On n’a jamais abusé non plus (mais on n’avait pas envie). Ni bière, ni dessert … Juste un bon gros dahl baht et une grosse théière de thé noir et on était heureux. Entre la commande du déjeuner et l’arrivée de votre plat, il faut bien compter … au moins 30 minutes (moi, j’en profitais pour me doucher !). Aussi, pour le dîner, les lodges ont-ils pris l’habitude de prendre la commande dans le courant de l’après-midi et de vous demander à quelle heure vous voulez être servis (généralement, entre 18 et 19h). Idem pour le petit déj, la commande est passée la veille en indiquant l’heure de service. Le rituel est toujours le même : vous notez dans un cahier votre numéro de chambre, votre commande et l’heure. Lents mais bien organisés ! Les frais de repas et d’hébergement sont totalement pris en charge par le guide. Rien à débourser (hormis le thé que nous sirotions dans l’après midi et que nous payions aussitôt). Pour information (pour notre prochain trek et pour VF !!), j’ai noté que chacun de nos 3 repas revenait en moyenne à 500 Rs pour nous 2 (soit 1500 au total) et que la nuit en lodge coûtait entre 100 et 150 Rs pour un confort simple (sanitaires communs).
5.3 - Le fameux dahl baht C’est le plat national du Népal, a fortiori du trek. Très nourrissant, très copieux puisque servi à volonté, très bon, nous, on ne s’en est pas lassé !! Une énorme assiette de riz cuit vapeur et autour un curry de légumes, une soupe de lentilles, des épinards, des achards. Tout est resservi à volonté et dès que votre assiette se vide, ils arrivent avec les gamelles. C’est génial. Je vous assure que, lorsque vous avez marché 4 ou 5 heures, l’estomac dans les talons, ce plat bien chaud est divin. Le serait-il autant un samedi soir ici à Paris avec des amis, je n’en suis pas si sûre … mais, là, en montagne, il avait toute sa saveur ! Vous devez goûter ça ! Et goûtez le vite car si vous aimez, vous pourrez y revenir !
5.4 - L’équipement (à cette époque, début Novembre) Dans la journée, il fait doux mais on sent qu’on est en altitude. Le matin, on démarrait (entre 7h30 et 8h) avec 4 couches (T-shirt + polaire légère + grosse polaire + coupe-vent). Généralement, après 1 heure de marche, nous tombions le GoreTex (coupe vent et grosse polaire) et parfois même la polaire légère (surtout si on montait !). La partie de Jomsom vers Kagbeni est très ventée. Le coupe-vent est très appréciable ici, ainsi que des lunettes de soleil (pour protéger les yeux des grains de sable qui volent). Finalement, nous n’avons jamais souffert du froid pendant la journée.
Notre sac à dos (1 seul pour nous 2) pesait environ 14 kg (sacs de couchage compris). Eh bien, vous savez quoi ? on a encore ramené du linge propre ! On emporte toujours trop ! Sur ce trek, on transpire peu, on ne se salit pas, on peut se laver facilement et il n’est pas utile de changer de T-shirt tous les jours. Bien sûr au bout de 5 jours, je ne dis pas que je sentais encore l’Ariel Grand Large mais je ne faisais pas fuir mes voisins non plus, je vous assure … Après la douche, je m’habillais d’une tenue propre pour la fin de journée. Et le lendemain matin, je ré-enfilais ma tenue de marche qui avait eu le temps de s’aérer. Un changement de T-shirt au bout de 5 jours et voilà ! Sachez néanmoins qu’il fait froid la nuit et qu’un slip lavé ne sera pas sec le lendemain matin … Pensez aux protections jetables, c’est idéal (d’accord, ce sont des déchets qui polluent, c’est vrai …). Un soutien gorge de sport est plus confortable. Comment ça "pour quoi faire ?" ? Même pour les petits gabarits comme moi, c’est plus agréable.
Voilà ce que j’ai utilisé en 9 jours : 2 T-shirt manches courtes (en fibre technique, c’est mieux pour éviter la sensation de froid après transpiration) 1 T-shirt manches longues, un peu épais, pour le soir (je ne l’ai pas porté en journée) 1 polaire légère (journée et soir) 1 pantalon de rando coton 1 surpantalon imperméable et coupe-vent (Lafuma, entièrement zippé, très bien, trouvé chez Go Sport) 1 pantalon polaire (pour le soir ou sous le surpantalon pour monter à Poon Hill) 1 grosse polaire 1 coupe-vent Gore Tex 2 paires de chaussettes de rando 3 slips, 2 SG 1 chemisette manches longues style Damart (mais moins chère que Damart) pour la nuit Bonnet, écharpe, gants
Indispensable : Chargeur pour votre batterie d’appareil photo numérique (pas besoin d’adaptateur mais les prises ne fonctionnent pas toujours bien) Lampe frontale pour les pannes d’électricité (courantes si j’ose dire !!) et aussi pour lire au lit quand l’interrupteur est près de la porte … Vous trouverez des piles rondes de rechange partout. Protection solaire, mais n’emportez pas 25 flacons, il n’y a que le visage qui est exposé … un petit tube suffit (et toc, encore 50 gr d’économisé !) Des mouchoirs en papier : on mouche beaucoup. Ceux vendus sur place sont ultra fins et se transforment en dentelle après une seule narine. Pas très agréable … Offrez-vous ce petit luxe d’apporter vos Kleenex habituels. Des sandales et non des tongs, pour pouvoir garder des chaussettes. C’est vraiment agréable de quitter les chaussures à l’étape. Du papier toilette pour vos besoins dans les petites tea houses en chemin. Un peu de lecture. Pour ma part j’ai lu Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog. En dehors des passionnés de montagnes, ce livre n’a aucun intérêt SAUF ici !! On est dans ses pas, il cite des villages qu’on traverse, des sommets qui nous dominent, des cols qu’on aperçoit … Fabuleux ! Je le conseille. Un jeu de cartes. De l’argent liquide : pour payer les dépenses hors repas (les thés, les tartes aux pommes, les maoïstes …). On a dépensé 60€ pour nous 2 pendant les 9 jours de trek (ça file vite quand même …). Ne cherchez pas à tout prix à n’emporter que des petites coupures, les billets de 500 Rs ne posent aucun problème. Prenez soin de votre permis de l’ACAP, vous aurez à le présenter assez souvent. Nous avions laissé nos passeports dans le coffre de Katmandou. Mais vous en aurez besoin ainsi qu'une photo d'identité si vous devez faire ce permis sur place.
5.5 - Une journée type Petit déjeuner autour de 7h Départ entre 7h30 et 8h Arrivée à l’étape entre 11 et 13h Repas / Douche Visite du village / Lecture / Ecriture / Recherche d’une tarte aux pommes (encore ??!!) / Repos … Dîner entre 18h et 18h30 Dodo vers 20h
6 - Santa, le guide et Divi, le porteur Nos relations ont été agréables, amicales et saines, d’autant plus que Santa avait une attitude très paternelle et très protectrice envers le jeune Divi. Ce qui n’est pas toujours le cas ... Divi ne nous attendait pas. Il marchait à son rythme, à savoir très très vite (en sandales de plastique !) avec de nombreuses pauses assez courtes. Santa, lui, démarrait avec nous. Son niveau d’Anglais était vraiment très faible et ne nous permettait aucune discussion. Ce qui ne nous gênait pas beaucoup, et lui non plus apparemment. Nous marchions côte à côte, sans non plus être collés. Parfois il s’arrêtait pour discuter avec un copain et l’écart se creusait. Nous sommes même montés à Poon Hill seuls car il avait une gueule de bois à gérer …. Lors des pauses, il est de coutume et de bon ton de payer l’ensemble des consommations. Mais ils étaient tous 2 bien moins gourmands que nous ! Qu’est-ce qu’on a pu manger comme tartes aux pommes !! Aux étapes, guides et porteurs se retrouvaient tous ensemble pour manger, boire de l’alcool de pomme et jouer aux cartes. De temps à autre (entre 2 donnes), un petit coup d’œil, un petit sourire pour vérifier que tout allait bien pour nous. Pas du tout envahissants et je pense que Santa a vite compris que ça ne nous gênait pas (ceux qui ont lu mes précédents carnets savent que nous ne sommes pas très liants). Il vivait sa vie, nous la nôtre, en bonne entente. C’était parfait pour nous. Lors de l’étape à Muktinath, nous avons passé la soirée avec un couple d’Allemands, nos guides et nos porteurs. A 8, tous ensemble à la même grande table pour profiter du brasero à nos pieds. Mais ce fut la seule fois. Le porteur des Allemands n’était d’ailleurs pas du tout à son aise … Le pourboire. Toujours un peu délicat … Surtout ne pas les brimer, mais sans donner trop non plus … Nous avons suivi les conseils d’autres trekkeurs disant de prévoir 3€ pour le guide par jour de trek et 2€ pour le porteur. Nous avons donné 2500 Rs à chacun. Pas eu envie de faire de différence.
7 - Le bilan
7.1 - L’agence Nepal Ecology Trek Je pense vraiment que NET est une excellente agence. Tous les guides qu’on a croisés (de chez NET ou non) nous ont dit que NET était correcte avec ses guides et ses porteurs. Par ailleurs, les bénéfices servant des œuvres humanitaires, ça aide à ouvrir le porte-monnaie pour une somme aussi lourde … Car, tout de même, la satisfaction n’exclut pas le bilan et il faut bien convenir que passer par une agence (même locale, je ne parle pas des agences françaises !) revient très cher. En comptant très large, j’ai estimé avoir payé plus du double du prix de revient (salaire, hébergement et repas de nos 2 compagnons de voyage inclus). Aucun regret bien sûr, d’abord c’est pour la bonne cause, on a fait travailler un guide et un porteur et on n’aurait jamais imaginé partir seul pour une première approche de l’Himalaya. On a payé notre confort, notre tranquillité d’esprit et notre sécurité. On a rencontré en chemin plusieurs couples faisant le grand Tour seuls, sans guide, sans porteur. Liberté totale … C’est vraiment faisable … Clairement, sur ce trek, le guide est inutile. Il n’y a aucune ambiguïté de parcours, du monde partout (Népalais et trekkeurs) pour vous aiguiller si nécessaire, des lodges en abondance et les maoïstes sont calmes. Si c’était à refaire, et toujours dans le cadre d’un premier voyage, je conseillerais, l’embauche d’un seul guide/porteur, directement (hors agence). Dans ce cas, il faut embaucher quelqu’un recommandé par d’autres pour éviter de tomber sur des filous … Sawaddeekha (entre autres !) donne le mail de son guide/porteur dans son post (cliquer ici).
7.2 - Le trek en lui-même ENCHANTES !! Mais avec un énorme goût de TROP PEU au final … On s’aperçoit que décidément on aime marcher ! Notre but est atteint. Ce trek était une première approche. Nous voulions voir ce qu’était un trek dans l’Himalaya, nous voulions voir si nous avions la condition physique pour le faire, l’esprit, le goût, l’envie d’aller plus loin. On a répondu … Résultat : en arrivant à Katmandou, on a couru acheter une carte du Tour des Annapurnas au 1/100 000 pour préparer le prochain. Que nous ferons seuls, cette fois, puisque maintenant on sait où on va, on peut se le permettre. En prévoyant 4 semaines (pour 16 à 20 jours de trek), ça nous parait large et prudent, tout le temps nécessaire pour s’acclimater et parer aux imprévus. Thorung La, attends-nous, on revient ! Maintenant il faut que j’explique à mon patron que je veux partir 4 semaines … pas gagné !! 🤪
KATMANDOU :
Rien de ce que je peux dire ici ne suffira à vous en donner une image exacte. Tant mieux ! La première impression que fait Katmandou (surtout en arrivant en début de soirée, période de rush) est déconcertante. Katmandou est la ville de tous les contrastes : le sublime côtoie le sordide, le spirituel côtoie l’immonde … Mais voilà qui fait tout son charme. Jamais vu ville plus bruyante, plus polluée, plus délabrée. Les ordures jonchent les rues, apportant avec elles leurs lots d’odeurs ! Imaginez un peu : des femmes magnifiques dans leurs saris vifs et colorés, assises au milieu des gravats ; un doux fumet de curry couvert d’un seul coup par l’odeur âcre de l’urine ; un rat crevé devant un temple de Ganesh ( !) ; des embouteillages monstres, bruyants, juste aux abords d’une petite cour sereine où du linge sèche sur un temple … Ce sont ces contrastes aussi marqués qui rendent Katmandou fascinante. Soyez prévenus, Katmandou n’est pas Luang Prabang, loin s’en faut. Mais que ça ne vous empêche pas de plonger avec délices dans cette ville intemporelle.
Swayambhunath 100 Rs (guichet tout en haut des marches) – Tous les prix indiqués s’entendent par personne Depuis Thamel, on peut s’y rendre à pied : les explications du Lonely Planet dégrossissent, les Népalais font le reste. Ils devinent tous où vous allez quand vous êtes dans le coin … Environnement agréable, long escalier pour atteindre le stupa où les singes se donnent en spectacle. Nous avons supposé que nous y étions un jour de fête, tant les Népalaises aux saris rouges étaient nombreuses. Superbes scènes d’offrandes. Tous les sens sont sollicités : la vue en premier lieu avec tout ce rouge déployé, l’odorat avec les bougies et les petites lampes à huile, l’ouïe avec le son des clochettes que tous font tinter pour appeler les divinités, le toucher avec les moulins à prières qu’on n’a pas manqué de faire virevolter nous aussi. Pour nous ne manquait que le goût. Les Népalais l’ont eux développé au cours d’un grand repas rituel partagé au sein du temple, à même le sol, des journaux en guise d’assiettes. Notre premier temple, nos premiers Yeux, nos premières rencontres, nos premiers portraits. Belle visite, le ton de notre voyage était donné !
Durbar Square 200 Rs Si vous comptez y passer plus d’une fois, ne manquez pas de demander un pass. Il vous faut une photo d’identité et votre passeport. Si vous avez le temps, ne cherchez pas à la comprendre en une seule fois. Venez-y en fin d’après midi, avec une belle lumière rasante et laissez-vous simplement porter par l’ambiance, perdez-vous dans ce dédale de temples newar et shikhara. Et puis revenez, cette fois pour une visite plus approfondie, plus studieuse. Arrivez, cette fois, tôt le matin quand la place commence seulement à s’animer. Montez en haut de Maju Dega et prenez le temps de lire vos guides. Le petit plan fourni par le guichet et le Lonely Planet suffisent pour faire une visite complète et agréable. Mais si vous préférez être guidés, vous n’aurez que l’embarras du choix … Nous, nous préférons toujours être seuls et avons écarté gentiment les guides qui proposaient leurs services. Lonely Planet, plan et boussole à la main, on vit alors notre visite un peu comme une chasse aux trésors, et les efforts que l’on fait pour découvrir tel ou tel indice nous permettent de nous approprier le lieu, de noter les détails truculents et de fixer les images. On aime cette quête. Le musée Tribhuvan (250 Rs) n’a d’intérêt que pour l’architecture du bâtiment. Le contenu, à la gloire des derniers rois, m’a prodigieusement barbée (et je reste polie) ! Le berceau du roi, la tétine du roi, le jouet du roi, une photo du roi avec Machin, et encore une avec Bidule, et encore une avec Truc … Pfff … En plus, que c’est grand … Je pense qu’on peut vraiment en faire l’économie …
Pashupatinath 250 Rs Pour ce prix, vous n’aurez accès qu’à l’extérieur. L’entrée du temple est interdit aux non-hindouistes. On y va en taxi depuis Thamel (120 Rs). Je suis un peu mal à l’aise avec cette visite … Pashupatinath se situe au bord de la rivière sacrée Bagmati le long de laquelle ont lieu très régulièrement des crémations. Agglutinés le long de la rive opposée, on assiste à ce spectacle bien orchestré. J’ai beau y assister avec discrétion et humilité, je ne peux pas m’empêcher de m’interroger sur le bien fondé de ma présence. Bien sûr c’est une cérémonie, intéressante sur le plan culturel, et s’il s’agissait d’un mariage ou d’un baptême, je n’aurais aucun scrupule. Le problème c’est la mort … Autant il me parait sain et agréable d’assister à la joie des gens, autant j’ai plus de mal avec le chagrin. Quelle est la part de voyeurisme ?... Bon, je n’ai pas répondu à cette question … et je suis toujours partagé entre l’enrichissement culturel que m’a apporté cette cérémonie si loin de nos coutumes, et la gêne et le sentiment d’avoir peut-être manqué de compassion et de respect. A l’Est de la rivière s’élève un large escalier avec, de part et d’autre, une forêt de chatryas dédiés à Shiva. Dans ce dédale de petits temples, quelques sadhous, plus ou moins comédiens, attendent le touriste pour monnayer une photo. Bref, voici un endroit intéressant mais qui m’a laissé un souvenir mitigé … A chacun de voir …
Bodhnath 100 Rs On rejoint Bodhnath à pied depuis Pashupatinath à travers villages et champs grâce aux explications claires du Lonely Planet. Bien peu de touristes ici finalement comparé à l’affluence à Thamel le soir. Ce n’est peut-être pas ce que la majorité vient chercher. Peu importe, tant mieux pour moi ! Car les Yeux, ceux que l’on voit partout, c’est ici !! Un cube doré sur un dôme blanc festonné de guirlandes de peinture jaune. Et la musique sacrée Om mani padme hum qui partout résonne, relaxante, lancinante. Tous dans le même sens, Népalais et Tibétains tournent autour du stupa en faisant valser les moulins. Et dominant toute cette ferveur, ce Regard impassible, envoûtant … Mon regard à moi se voile … Séquence émotion. Nous tournerons nous aussi autour du stupa, d’un lent pas de sénateur, comme il convient. Un tour, 2 tours, 10 tours … jusqu’à plus soif, jusqu’à pouvoir se décrocher de ce lieu magique. Une fois encore, je prends conscience ici du privilège et de la chance que j’ai de pouvoir réaliser mes rêves.
Thamel Quartier touristique de Katmandou qui regorge de petits hôtels et de bons restaurants. Sans parler des boutiques, des agences, des bureaux de change … tout est fait pour les touristes. Absolument aucune authenticité, pourtant ce quartier vivant n’est pas désagréable. Il est en tout cas extrêmement pratique. Vous y trouverez entre autres de nombreuses librairies vendant des livres (ben oui !) mais aussi et surtout des cartes détaillées de tout le Népal, vraiment pas chères. Quand Philippe veut me faire plaisir, il ne m’emmène pas dans une bijouterie, il m’emmène à l’IGN. Alors là, comme il disait, j’étais comme une gamine dans une confiserie, les yeux écarquillés, ne sachant plus où donner de la tête, totalement survoltée. Je crois même l’avoir un peu saoulé 😇 … Nous y avons acheté les cartes qui nous serviront à préparer notre retour …
LA VALLEE :
1 – Bhaktapur
Minibus express : 15 Rs/p l’aller, 18 le retour. Bhaktapur, savamment restaurée, est un joyau !
Durbar Square 750 Rs – Avec votre n° de passeport, le guichetier indiquera au dos du billet la durée de validité que vous lui demanderez Nous savions que nous reviendrions … Comme pour Katmandou, une première visite où on a goûté l’ambiance, flâné dans les rues et consacré du temps pour Changu Narayan. La veille de notre départ, nous y sommes revenus. L’impression d’être déjà en terrain connu, le plaisir de retrouver ce que l’on a adoré 2 jours plus tôt. Revenir, c’est bénéficier d'un bonus. Pourtant, pour être parfaitement honnête la Durbar Square de Bhaktapur n’est pas ma préférée mais on est quand même à un très haut niveau d’émerveillement … Pour contempler le temple Nyatapola depuis la terrasse du café éponyme, il faut accepter de payer le prix fort … c’est hors de prix. Mais que le sikarni (yaourt local agrémenté de noisettes et de fruits) y est bon !! Allez, petit luxe …
Changu Narayan 60 Rs A défaut du bus local vraiment trop bondé, on revient à Durbar Square où on négocie âprement un taxi pour nous y emmener, nous attendre et nous redescendre. 300 Rs l’A/R. Route défoncée comme il se doit, qui s’élève vers un temple superbe, haut en couleurs. Nous y arrivons un jour de fête. Le monde, le rouge, les tikas épaisses et colorées sur tous les fronts (hommes, femmes et enfants) ne nous laissent pas en douter. Une fois de plus, nous passerons davantage de temps à admirer les gens et leurs coutumes que les sculptures des étais de bois (pourtant d’une rare finesse). Nous redescendrons trop sagement (et un peu à regret) retrouver notre taxi au bout d’une heure, durée d’attente convenue avec le chauffeur. Sommes-nous trop disciplinés ?…
2 – Patan
Taxi de Thamel à Patan Dokha pour 150 Rs. Là encore, nous suivons l’itinéraire du Lonely Planet qui nous entraîne de petites ruelles en minuscules passages couverts, de cours en cours, toutes pourvues de leur petit temple, de leur bassin, de leur puits. L’objectif est d’atteindre Durbar Square en profitant de toutes les splendeurs de Patan. Superbe balade.
Golden Temple 25 Rs Un peu lourd (à mon goût) mais superbe ! Montez à l’étage visiter le monastère bouddhiste.
Durbar Square 200 Rs Mon préféré … c’est mon esprit cartésien qui parle : celui-là est tiré au cordeau ! Le toit terrasse du Taleju Restaurant domine toute la place, avec les montages en toile de fond.
Musée 250 Rs Remarquable, didactique, on y passerait des heures. Belle muséographie, belles pièces, nombreuses clés sur l’iconographie bouddhiste et hindouiste. On y apprend beaucoup de choses, facilement, pour peu qu’on lise l’Anglais …
3 – Kirtipur et Chobar
Kirtipur est un petit village agréable qui permet de découvrir les environs de la capitale. Nous nous y sommes rendus en bus (9Rs/p) et ensuite, à l’aide du Lonely Planet, d’une boussole et des habitants, nous avons visité les lieux. Jolies petites ruelles de briques rouges avec partout des petits temples, tout poisseux de paraffine et enduits de pigments rouges, orange, jaunes au point parfois de ne plus reconnaître la divinité … Perdez-vous et profitez. Ce n’est pas bien grand, on ne risque rien …
Nous quittons Kirtipur à pied pour rejoindre Chobar. Toujours grâce aux indications des villageois, nous y arriverons sans problème par une agréable promenade dans la campagne, le long des rizières. N’hésitez pas. Avant de chercher les fameuses gorges, on décide d’aller manger … Le Chobar Village est réputé. Repas quelconque (voir § plus haut) mais surtout vue superbe sur toute la vallée et accueil chaleureux. La gorge de Chobar ne vaut pas tripette … surtout quand on rentre de l’Annapurna … Mais qu’importe, elle fournit un objectif à une jolie balade en campagne.
Nous rejoignons ensuite Patan à pied (ça fait un petit bout quand même) pour revoir encore Durbar Square. Nous y sommes arrivés à 17h15, la nuit tombait, les bibelotiers remballaient leur étals, quelques ampoules à droite à gauche formaient des ombres sur les grands temples … ambiance magique … Enfin, taxi pour rentrer à Thamel (150 Rs et ½ h de bouchon …).
C’est une très belle journée mais Patan et Bhaktapur restent prioritaires. C’est parce que nous avions le temps …
DIVERS :
L’accueil : souriants, gentils, aimables, serviables … un vrai bonheur Logistique : pensez à apporter des photos d’identité. Au moins 2 : une pour le pass de Durbar Square de Katmandou, une autre pour le permis de trekking. Vous trouverez tout à Thamel ou à Pokhara. On a acheté 2 gourdes en métal à Pokhara la veille de partir en trek, vraiment pas chères (400 Rs chaque). On en a eu pour notre argent : elles fuyaient !... D’ailleurs, elles sont restées au Népal … Pannes d’électricité fréquentes et parfois assez longues. Certains lieux (hôtels, boutiques, restau) ont des groupes électrogènes, d’autres pas … On a mangé aux bougies au Kilroy’s, c’était super ! Finir sa douche dans le noir, ça l’est moins … Les cybercafés sont très nombreux, pas chers mais les tarifs varient du simple au décuple ! Débit effroyablement long … Il faut parfois ½ h d’attente pour avoir enfin accès à la messagerie. 10 minutes pour faire un beau grand message détaillé, je me relis, oui, c’est bien, ouf ! allez "ENVOYER" et vlan … panne de courant !!! j’ai failli jeter la souris sur l’écran … Bref, n’entrez pas dans un cybercafé sans votre bouquin, une petite heure devant vous … et une bonne dose de fatalisme … La carte bancaire : oui, elle peut servir, pour les achats un peu plus coûteux. Nous l’avons utilisé 2 fois : un restau (le Kilroy’s) et l’achat d’un mandala. Je ne l’ai pas utilisée en retrait cash, j’avais apporté des € et des TC en $ (mais pourquoi donc des TC en $ ?? Je les traîne depuis 17 ans, j’en ai marre, on a décidé de les utiliser …). Le climat à cette époque : sec, lumineux, doux. N’oubliez pas une polaire pour les soirées à Katmandou. Sans faire froid, il fait frais … Vous pouvez oublier les débardeurs et les shorts. Pour nous Lorrains, ça nous semble être le temps idéal pour voyager ! Je déteste transpirer !.... L’affluence touristique à cette époque : énorme, disparate, beaucoup de groupes de Français sur le trek. Thamel se vide de ses touristes en journée. Ambiance plus cool … Il devient alors agréable d’y flâner. Les problèmes de santé : ni Philippe, ni moi-même n’avons souffert de tourista. Nous buvions de l’eau en bouteille ou purifiée à la pastille (l’équivalent de Micropur) et nous nous lavions les dents à l’eau du robinet. Pas de précautions particulières non plus sur les légumes, les fruits et les crudités. Hors de question de s’en priver, on a juste habitué nos estomacs progressivement. Je suis convaincue qu’à trop prendre de précaution, on ne s’immunise pas et que c’est comme ça qu’on finit sur les toilettes … Ca n’engage que moi et je dégage toute responsabilité bla bla bla … Par contre, on a beaucoup souffert de la gorge et des bronches à Katmandou, très sûrement à cause de la pollution. Mais quoi, on n’allait quand même pas se trimballer avec un masque ?… On en a vu ! Les devantures des pharmacies regorgent de Strepsil. Comme quoi !… L’air pur de Paris a suffi à nous remettre sur pieds … Quoi ?... 😇 L’itinéraire : notre choix a été très particulier : un "petit grand" trek qui occupe la moitié du séjour et le reste à Katmandou. On aurait pu aller à Chitwan ou à Bardia, je sais Sawaddeekha, tu avais insisté sur ce point … On aurait dû courir … On a fait le choix de se poser … On ne regrette pas, Katmandou mérite qu’on s’en imprègne pour passer derrière l’écran, sinon, on risque de repartir avec juste la vision d’une ville dépotoir … Affaire de temps, affaire de choix, affaire d’envie ... Nous avons privilégié le confort de se poser 8 jours dans le même hôtel et de rayonner. Peut-être aurions-nous dû consacrer une nuit à Bhaktapur pour profiter de la ville le soir. On a peut-être été un peu mous sur ce coup-là … Photos : portraits faciles pour peu que vous disposiez d’un numérique et que vous montriez le résultat. Les voisins voudront voir et vous demanderont d’être pris eux aussi. Ca peut parfois durer longtemps … Un jour, j’ai vu un touriste faire une photo d’un Népalais, en guenilles, un peu hagard, pauvre hère … Certes, allure vraiment exotique. Le photographe demande à sa femme de se mettre à côté (tel un trophée). Gros rire niais de la femme, elle s’exécute et s’approche de notre homme, assez près pour être dans le cadre, mais pas trop non plus des fois que ses puces aient envie de changer de propriétaire … sourire conquérant de la femme, regard perdu du pauvre homme, voilà, c’est parfait, la photo est faite. La femme rejoint son mari affairé à vérifier son œuvre tout en rejoignant déjà son groupe. Ils n’auront pas un regard, pas un geste, pas un merci pour le pauvre homme qui est resté planté comme un I, le regard totalement éperdu. J’ai été lâche, ils n’étaient pas Français et je ne me suis pas sentie capable de les insulter en Anglais. Mais j’aurais dû le faire en Français. Le numérique a un énorme avantage : celui de partager avec son sujet la photo faite. Et ce moment de partage est divin : le regard s’illumine, il touche l’écran, un sourire point, pudique, et levant alors les yeux vers moi, il me remercie encore plus que moi je ne le faisais. Gratitude partagée, échange de sourires, les mots sont inutiles, l’émotion passe. Ce moment est bien plus important que la photo en elle-même. Prenez en photo un enfant porté par sa mère et regardez le sourire et l’air fier de la mère devant le résultat. On n’oublie pas de tels moments. Combien de portraits ai-je fait, que je n’ai pas conservés, juste pour créer cet instant magique ! L'artisanat : beaucoup de babioles sympa pour faire plaisir à moindre frais … Rien d’extraordinaire en terme de sculptures sur bois, les pays d’Asie du Sud-Ouest proposent un artisanat bien plus fini. Les boutiques "d’antiquités" disposent parfois de belles pièces (de bronze notamment) mais attention aux prix. Nous avons aimé les peintures (aquarelles, huiles, mandalas). Aucun conseil, c’est tellement affaire de goût. Prenez le temps avant d’acheter car les qualités varient beaucoup d’un artiste à un autre. Les boutiques de Thamel ferment entre 19 et 20h et ouvrent assez tard (vers 10h). Ambiance agréable dans les boutiques, les vendeurs vous hèlent sans agressivité et avec le sourire.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le trek - Etre dominés par des plus de 8000. Dormir dans des sacs de couchage bien chauds dans des chambres bien froides Les apple crumble de Marpha … et d’ailleurs Les magnifiques temples newar aux fines sculptures sur bois, prélude des pagodes chinoises
On a moins aimé : 😕 Sentir les mollards passer parfois bien près … A Bodhnath, j’en ai pris une éclaboussure sur la main. Beurk, beurk, beurk … Ah, quels cracheurs !! Les klaxons La minceur des matelas
En conclusion ... Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix, disais-je en intro ! Il est très peu de pays dont on soit revenu en disant qu’on y retournerait. Le Népal en est un. Certes, les yeux de Bouddha sont envoûtants, énigmatiques ; Katmandou est fascinante, tellement fatigante, polluée, bruyante, mais tellement hors du temps, chatoyante, joyeuse, hallucinante ; les Népalais sont d’une gentillesse et d’une patience incomparables ; les dahl baht sont délicieux … Mais au-delà de tout ça, ce qui nous a émerveillés, ce sont les montagnes, ces sommets blancs majestueux. Ce sont eux que nous voulons revoir. Correction ! Pas seulement en fait, c’est un tout. Ce qu’on veut revoir, ce qu’on veut revivre, c’est l’arrivée dans les villages de pierre, le sourire des villageois en chemin, le chocolat chaud qui réchauffe les doigts engourdis, les repas roboratifs mais toujours hauts en saveur, les mules, les yacks souvent croisés sur les sentiers, les porteurs qui malgré leur charge continuent à sourire, les paysages changeants, variés, toujours grandioses, les ponts, défi vaincu à ma peur du vide, les soirées autour d’un brasero emmitouflés dans 2 polaires, les nuits froides et noires, chacun blotti dans son sac de couchage bien douillet, à se sourire sans rien se dire … Non, ce qu’on veut revoir, ce ne sont pas les montagnes, ce n’est pas vrai. Ce qu’on veut revoir, finalement … c’est le Népal. Thorung La, on reviendra.
NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :
Jeu 1er Nov- Vol GulfAir Paris/Bahrein – Longue escale et nuit à Bahrein Ven- Vol GulfAir Bahrein/Katmandou - Nuit à Katmandou (International GH) Sam - A pied : Swayambhunath Stupa – Durbar Square de Katmandou - Nuit à Katmandou Dim - Bus vers Pokhara (bus touristique – 7 heures) - Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Lun - Trek de Jomsom J1 - Envol pour Jomsom - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - Trek J2 - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- Trek J3 - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - Trek J4 - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- Trek J5 - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- Trek J6 - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - Trek J7 - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - Trek J8 - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar- Trek J9 - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel) Mer - Bus vers Katmandou (bus touristique – 9 heures) - Nuit à Katmandou (International GH) Jeu - Katmandou - Nuit à Katmandou (Holy Himalaya Hotel) Ven - Patan (taxi : 150 Rs l’aller + 150 Rs le retour) - Nuit à Katmandou Sam - Katmandou - Nuit à Katmandou Dim- Pashupathinath (taxi 120 Rs) – Bodhnath (à pied depuis Pashu) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Lun- Kirtipur (bus local 9 Rs/p) – Chobar (à pied) – Patan (à pied) - Retour taxi (150 Rs) - Nuit à Katmandou Mar- Bhaktapur (minibus express 15 Rs/p) - Changu Narayan (taxi 300 Rs A/R depuis Bhaktapur) – Retour minibus (18 Rs) - Nuit à Katmandou Mer- Katmandou - Nuit à Katmandou Jeu- Bhaktapur (minibus 15 Rs/p aller et 18 retour) - Nuit à Katmandou Ven 23 Nov–Aéroport (taxi 300 Rs) - Vols GulfAir Katmandou/Bahrein/Paris
BUDGET :
La Roupie Népalaise (Rs) Cours : 1 € = 90 Rs
Dépenses préalables : Vols réguliers GulfAir Paris/Katmandou via Bahrein : 989 €/p = 1 978 €
Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso de souvenirs) : Trek de Jomsom par Nepal Ecology Treks : 467 €/p = 934 € payé cash sur place Hôtel : 300 US$ en TC pour 11 nuits (hors trek) Cash et CB : 550 € (transport, repas, entrées)
Je le répète à chaque fois, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative … Evidemment, on peut dormir et manger à Katmandou pour vraiment beaucoup moins cher ... Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtel confortable et restaurant midi et soir).
Vous trouverez partout des petits bureaux de change, ouverts tous les jours. Taux affichés, identiques partout, sans commission. Il devient alors très facile de changer nos euros, petit à petit, au fil de l’eau. Demandez un reçu si vous voulez pouvoir les rechanger à l’aéroport avant de partir. Je me suis fait avoir … J’y ai vu un signe : nous voilà obligés de revenir !
GUIDES :
Lonely Planet Népal - Version française 5è édition – Septembre 2006 – Excellentissime - Nécessaire et suffisant. Guide du Routard Népal Tibet – 2007-2008 - Inutile. Ca fait 17 ans qu’on voyage, 17 ans qu’on peste contre le GdR, 17 ans qu’on continue à l’acheter … Allez comprendre … 🤪
TRANSPORTS :1 - Vols Paris/Bahrein/Katmandou – GulfAir Aucun vol direct vers Katmandou depuis Paris. C’est donc forcément long … Achetés début mai sur le site Voyages-sncf : 989 € l’A/R. J’étais assez contente de ma trouvaille. Au moment de l’achat, l’escale à Bahrein à l’aller était de quelques heures. Les mois passant, elle s’est allongée, allongée, allongée … Au final, nous avons dû passer la nuit à Bahrein (tous frais payés par GulfAir bien sûr). Bon, une nuit ça va, mais je n’y passerais pas mes vacances ! Contact avec GulfAir très courtois. Nous avons fait reconfirmer notre vol de retour, le Lonely Planet insistant sur la nécessité de le faire. L’hôtel s’en est chargé gracieusement et efficacement. De fait, le vol Katmandou/Bahrein était surbooké et nous avons été … surclassés !! (j’en connais une qui va ENFIN arrêter de se la péter maintenant 😛 !) C’est magique !! Je dis souvent que si on gagnait au loto, on ne changerait rien à notre façon de voyager SAUF qu’on se paierait la classe business.
2 – Taxi sur place Négociez la course avant de partir. Le mieux c’est d’avoir une idée du prix (cf Lonely Planet) et de l’annoncer. Le chauffeur va rabioter quelques dizaines de Rs et tout le monde est content. J’ai indiqué le prix des taxis qu’on a pris dans mon itinéraire, plus haut.
3 - Bus Epique !! Nous, on est des fanas de bus. Les paysages défilent, la vie dans le bus est typique et les arrêts pour manger sont sympas … Bref, on a là l’impression d’être au plus près de la population et des habitudes locales. Ici, le problème ce ne sont pas les bus, ce sont les bouchons aux abords de Katmandou. D’ailleurs, ça s’applique aussi aux taxis.
4 - Katmandou Des bouchons monstres ! Pire qu’à Paris. Des klaxons. Du gaz carbonique. Des motos, des camionnettes, des voitures, des minibus, une vache, 25 chiens, des piétons … bref, un immense bordel. Surtout en début et fin de journée. Pensez-y pour vos déplacements (surtout pour rejoindre l’aéroport). Thamel est quasi déserte en milieu d’après-midi.
HEBERGEMENT :
Katmandou : Sur les conseils avisés de Sawaddeekha (merci Régine !), nous avions réservé par internet nos 2 premières nuits d’hôtel à l’International Guest House (cliquer ici) en deluxe (25$-20% car résa via internet). A l’arrivée, ils n’ont pu nous proposer qu’une standard à 20$ (-20% aussi) + 13% de taxes + 3$ pour les 2 petits dej (soit 21$ au total). On prend. L’hôtel est situé dans une rue au calme à l’Ouest de Thamel ; il est très agréable, bourré de charme, avec un joli petit jardin dans lequel est servi le petit déjeuner pour les moins frileux. Néanmoins, les chambres standards sont assez petites, un peu vieillottes mais les douches sont puissantes et bien chaudes. Pas de groupe électrogène (et à Katmandou, ça a son importance !) Système de consignes de bagages (gratuit) très sécurisé pour ceux qui partent en trek : d’une part un local sous clé pour les bagages (avec étiquetage de chaque sac) et, d’autre part, des coffres individuels pour les valeurs. C’est vraiment sûr. Moi, la grande inquiète, je suis partie en trek l’esprit totalement libre, avec pour seule inquiétude celle de ne pas perdre la clé du coffre ! Gérable !... Avant de partir, on réserve une nuit pour notre retour, en deluxe cette fois svp. Au retour … encore pas de deluxe et le patron prend de haut notre tentative de négociation sur les prix quand on lui dit qu’on veut rester 9 nuits. Il nous la joue "c’est complet". On n’en croit pas un mot et ça nous agace un peu ; on ne dit rien mais, 1 heure plus tard, on avait trouvé un autre hôtel pour le reste du séjour. Des fois, on est un peu tête de cochon (pas Lorrains pour rien !). Et quand le soir, le patron, avec un grand sourire, nous a annoncé que finalement il avait réussi à se débrouiller pour nous garder notre petite chambre pour les 8 nuits supplémentaires, ce n’est pas sans une certaine jubilation contenue qu’on lui a sorti "too late, we’ll check out tomorrow". 😎 A part ça, pas de conclusion hâtive : c’est un très chouette endroit, bien situé, et très au calme. Paiement en TC $, sans commission.
Nous avons donc émigré ensuite pour le reste du séjour à l’Hotel Holy Himalaya (ex Dynasty) (cliquer ici). Dans une petite rue déserte, à l’Est de Thamel. Rien à voir avec le précédent : grand complexe impersonnel, sans charme particulier, mais très propre ; grande chambre lumineuse avec belle salle de bain complète. Eau bien chaude. Groupe électrogène. Internet 24h/24 en libre service (d’une lenteur effroyable comme partout !). Thé à volonté. Eau à 9rs (en refill). Accueil souriant et agréable. Nous avons pu choisir entre plusieurs chambres qu’ils nous ont proposées d’emblée à 30$ ttc petit dej inclus. On a gagné ici en confort ce qu’on a perdu en charme. Mais, c’est aussi une très bonne adresse que je recommande également. Paiement en TC $, sans commission.
Pokhara : 2 nuits passées à l’Hotel Moonlight (cliquer ici), intégrées au package trekking réservé auprès de Nepal Ecology Trek. Certes bien situé au bord du lac, mais aucun charme voire un peu tristounet. Un filet d’eau chaude. Accueil froid. Restaurant glauque. Vous avez compris : une adresse à oublier ! Heureusement, c’était avant et après le trek. Avant, on était surexcité, après on était euphorique. Donc, ça ne nous a pas gênés plus que ça ….
REPAS :
Le service est lent. Partout. Comptez 20 minutes mini entre la commande et le service. Le summum a été atteint au Ganesh (Freak Street) où on a attendu plus d’une heure nos 2 plats alors que nous étions les seuls clients … Une fois qu’on le sait, on prévoit : mon carnet de voyage s’est rempli principalement sur les tables des restaurants en attendant la commande … Attention aussi aux prix affichés, dans les restaurants un peu chics (genre Kilroy’s) : il faut rajouter 13% de taxes. De nombreuses pâtisseries proposent des viennoiseries, des brownies, des tartes, des gâteaux … plus savoureux les uns que les autres. Quelques vendeurs de fruits dans la rue jusque tard. Enfin tard … entendons-nous … nous à 20h, on était rentrés … on est des vraies poules en voyage. On a beaucoup profité des restaurants en toit-terrasse, à Bodnath, sur les Durbar Square de Patan et de Bhaktapur. C’est très agréable et encore mieux si on dispose de la table en bord de terrasse. Pour cela, c’est facile, arrivez un peu avant midi, vous serez les premiers. Le Taleju Restaurant sur Dubar Square à Patan permet de dominer toute la place tout en ayant les sommets en arrière-plan. Superbe vue. A Bodnath, un toit terrasse (il y en a beaucoup) permet de jolies photos des Yeux … En dehors du trek, nos repas se composaient généralement d’une seule entrée pour nous 2 (souvent des momos), d’un plat de riz avec de temps en temps du poulet, de 2 naans (pure gourmandise) et d’un grand pot de thé noir. Un tel régime tournait autour de 700 Rs pour nous 2. Les momos : cuits à la vapeur ou frits, ils sont toujours vendus par 10. Ca ressemble aux Dim Sum, les vapeurs d’Asie du SE (je ne prends pas de risque, ne sachant pas précisément si les Dim Sum sont chinois, thaïlandais ou vietnamiens 😉 …). Bref, donc, un beignet de légumes dans une feuille de riz. Nous n’avons testé que les végé momos vapeur. Qualité très variable selon la fraîcheur et les légumes à l’intérieur. Nos préférés : ceux du Jatra (aux épinards) à 90 Rs (toujours les 10) mais peut-être parce que c’était les premiers ! Egalement ceux du Helena’s (105 Rs), bien moelleux. Ceux du Yak Café (50 Rs) par contre étaient vraiment secs … Le dahl baht : voir § suivant car c’est surtout lors du trek que nous en avons mangé.
Quelques prix : Les prix sont très variables d’un restau à un autre … Une bouteille d’eau (1 litre) : autour de 15 Rs Une assiette de 10 momos végétariens vapeur : entre 40 et 110 Rs Une bouteille de bière (600 ml) : autour de 200 Rs – L’Everest est très douce. Un plat végétarien (dahl baht, fried rice, biryani, chop suey, chow mein …) : entre 100 et 250 Rs Un plain naan : de 25 à 70 Rs – Nos préférés : ceux du Helena’s. Une théière familiale de thé noir (4 tasses au moins) : entre 40 et 100 Rs Très difficile de trouver du coca light ou bien à 100 Rs la canette. A ce prix là, on s’est enfilé des litres de thé.
Voici quelques adresses qu’on a bien aimées : (Vous trouverez les adresses dans le Lonely Planet ou sur un plan touristique de Katmandou)
1 - Dans Thamel
Loin devant, le Helena’s. Ce n’est pas un petit restau cosy, plutôt un grand machin, sur plusieurs étages, aux grandes pièces et grandes tables. Pas beaucoup de charme, ça fait un peu grande cantine. Mais l’accueil est vraiment souriant et la nourriture est succulente. En plus, il y a vraiment de la place et on peut s’y installer pour lire ou écrire son carnet en attendant son repas. On y est allé 4 fois ! 110 Rs la théière familiale avec 3 sachets de thé. Ils la remplissent d’eau chaude gracieusement une fois vide et les sachets infusent encore suffisamment ; 105 Rs les vege momos (ultra frais) ; entre 150 et 250 Rs le plat végétarien (fried rice, biryani, moussaka …) ; 45 Rs le naan tout chaud et tout moelleux. Bref, autour de 700 Rs pour nous 2.
Tashi Deleg : Tout autre ambiance pour ce petit restaurant tibétain qu’il faut trouver. Il est caché au fond d’un couloir. Vous pourrez y tester le fameux tongba (bière de millet chaude). Surprenant, pas mauvais, mais on n’y est pas revenu … Les plats y sont copieux, un peu lourdauds mais vraiment pas chers. Excellents momos (70 Rs). Autour de 400 Rs pour nous 2.
Roadhouse Café : Belle pizzeria tout en bois. Les pizzas, cuites au feu de bois, sont énormes et délicieuses. Autour de 350 Rs la pizza. Ca change du riz …
Kilroy’s Rest : Restaurant réputé, huppé, bondé. Ici, les serviettes sont en tissu … Beaucoup plus cher mais ça vaut le coup. On paie notre repas complet (plats de mouton et de poulet / riz / naan / vrais desserts / 1 bière) 1943 Rs ttc. Pensez aux 13% de taxe à ajouter aux prix de la carte. Ouf … 🤪 Ca les vaut, c’est délicieux mais attention, certains plats sont très pimentés. La carte est sympa, pleine d’humour. Une belle adresse pour un repas en amoureux, surtout en cas de panne d’électricité, les bougies apportant un romantisme fou ! Paiement par CB sans commission.
Thamel House Rest : Restaurant traditionnel dans une belle demeure sur plusieurs étages. Arrivez tôt pour pouvoir profiter de la salle sous le toit. Ambiance chaleureuse où l’on mange assis par terre (ah, oui, il faut aimer ça …) Service à la carte ou bien menu complet de 12 ou 15 (je ne sais plus) plats. En fait, c’est une version très raffinée du dhal bhat. Version vegé ou non. On a pris un de chaque. Ici, le service est rapide ! Quelques momos (pas 10, 5 ou 6 je crois), parmi les meilleurs qu’on ait mangés suivi du dhal bhat. Ils vous disent à chaque fois ce qu’ils vous servent. C’est bon, servi à volonté, comme tous les dhal bhat. Cadre agréable. Forcément plus cher (500 ou 600 Rs le menu végé ou non) … A faire une fois.
2 - Dans Freak Street, du côté de Durbar Square
Ganesh Rest : 400 Rs pour 2 plat vég et 1 grand pot de thé. C’est très bon, pas cher mais vraiment sale et vraiment, mais alors vraiment long ! C’est le seul endroit où je n’ai pas été à mon aise pour manger … Nos verres ont été essuyés avec une méchante lavette grise traînant par terre … Je ne crois pas être chochotte mais j’ai trouvé là ma limite …
Par contre, pas bien loin, le Snowman Restaurant est, parait-il, très réputé pour ses gâteaux. Après l’expérience un peu tristounette du Ganesh Rest, on a envie de se remonter le moral et on ne résiste pas, on commande 2 apple crumble, 1 brownie, 1 chocolat chaud et 1 thé. Euh oui oui, on n’était que tous les 2 … On s’est demandé où on avait pris nos 2 kilos. Je crois que je sais … Enfin, tant pis pour les kilos, n’hésitez pas, c’est un grand moment 🙂 ! Cet endroit nous a rappelé le café de Solitaire en Namibie. Pas du tout pour l’ambiance bien sûr, mais pour le mythe qu’il transporte : passage obligé …
3 - A Chobar
Chobar Village : Suivez les panneaux, il est tout en haut … Très bel endroit, bien aménagé, très calme, accueil chaleureux. Pas un rat … Cuisine quelconque mais superbe vue sur toute la vallée.
4 - A Bhaktapur
Ne manquez pas de goûter les yaourts et les sikarnis (yaourt aux noisettes et fruits), spécialité de la ville. Le café Nyatapola est hors de prix mais les tables en balcon jouissent d’une belle vue sur la place et le grand temple. Au moins, pour y prendre un thé et un sikarni …
LE TREKKING :
Au départ, nous n’avions pas envisagé de trekking. Dans mon salon, quand je pensais à un trekking au Népal, je voyais des cordées sur neige avec piolets et crampons … Pas pour nous tout ça … Allez, peut-être 2 ou 3 jours dans la région de Katmandou … Finalement, à la lecture de différentes infos, j’ai d’abord compris que mon imagination avait déliré et qu’on ratait sans doute quelque chose. D’autant qu’on adore marcher ! Enfin, il y a eu les échanges avec Sawaddeekha qui nous ont totalement convaincus de faire le plus court des grands treks : le trek de Jomsom. Ca nous a semblé être un bon compromis pour tester notre condition physique, notre endurance en altitude et découvrir la logistique d’un trek (relation au porteur, relation au guide, manger, dormir, se laver …). Bref, des questions qu’on se pose tous (j’en suis sûre !) tant qu'on ne l'a pas vécu. Et tout ça dans des paysages paraît-il fabuleux. Donc, nous voilà décidés : c’était parti pour le trek de Jomsom !
On pensait tout organiser depuis Katmandou auprès des nombreuses agences citées dans les guides. En réfléchissant un peu, on a fini par se dire (10 jours avant notre départ !) que ce ne serait sûrement pas très facile et de toute façon très long de comparer les offres sur place ; on se voyait mal courir d’une agence à une autre. Or, toutes ces agences ont des sites et des adresses e-mail. Vive Internet ! En 10 minutes notre demande fut envoyée à 5 agences. Réponse immédiate. On constate que les devis sont assez comparables. Quelques compléments d’infos, quelques modifs … tout est possible, c’est du sur mesure, c’est facile. On finit par se décider. On opte pour Nepal Ecology Trek, d’une part pour leur réputation (unanime sur le Net), d’autre part pour le sérieux de leurs réponses et leur écoute de nos besoins. Réservation sur parole, sans acompte. Ils n’ont apparemment pas de site internet (en tous cas, pas trouvé …) mais voici leur e-mail : ecotrek@mos.com.np Leur package comprend : les services d’un guide anglophone et d’un porteur, de Katmandou à Katmandou les transferts de Katmandou à Pokhara et retours en bus touristique (pour nous 4) les 2 nuits d’hôtel à Pokhara avec petit dej (pour nous 4) le vol Pokhara / Jomsom (pour nous 4) le trek en pension complète (pour nous 4) les permis de l’ACAP la location de 2 sacs de couchage (North Face ou simili, excellent état, propre et bien chaud) 934 € au total que je paierai en liquide (et en €) à un responsable de l’agence venu nous rencontrer à la GuestHouse de Katmandou le samedi matin. Il nous présente notre guide Santa qui nous donne rendez-vous pour le transfert à Pokhara le lendemain matin. Je reviendrai plus loin sur le coût. A propos du permis(2000 Rs/p), l’agence s’est chargée de les faire grâce à un scan de nos passeports et à 2 photos numériques (qu’on a faites dans notre salon !), le tout envoyé par mail … Efficace !
1 - La randonnée en elle-même Le trek de Jomsom constitue la fin du très fameux Tour des Annapurnas, après le passage du col de Thorung à 5400m. C’est un trek facile : 9 jours de marche maxi, 3 à 6h de marche par jour, 3800m au point le plus haut (à Muktinath), sentiers sans danger, quelques ponts suspendus en bon état. Ce circuit traverse fréquemment de jolis villages de pierre, très authentiques. Paysages superbes, variés, et chaînes des Annapurnas et des Dhaulagiris en toile de fond. Je dis bien en toile de fond : ne vous attendez pas sur ce trek à être au pied des grands sommets.
Rappel de nos étapes et durée de marche Lun - J1 - Envol pour Jomsom - 2h30 de marche - Nuit à Kagbeni (New Asia Trekker’s Home) Mar - J2 -4h de marche - Nuit à Muktinath (Shree Muktinath Hotel) Mer- J3 -5h de marche - Nuit à Marpha ( Dhaulagiri GH) Jeu - J4 - 5h de marche - Nuit à Kalopani/Lete (Kasturi Cottage) Ven- J5 -6h de marche - Nuit à Tatopani (Hotel Himalaya) Sam- J6 - 3h30 de marche - Nuit à Shikha (Moonlight GH) Dim - J7 -3h de marche - Nuit à Ghorepani (Kamala Lodge) Lun - J8 - Montée vers Poon Hill +4h de marche - Nuit à Tikhe Dhunga (Chandra GH) Mar - J9 - 2h30 de marche - Transfert en bus de Nayapul à Pokhara – Nuit à Pokhara (Moonlight Hotel)
Nous avons suivi les conseils d’internautes et de VFistes (encore merci Sawaddeekha !) en coupant en 2 la longue montée de Tatopani vers Ghorepani. Nous n’avons pas regretté ! La descente de Ghorepani vers Nayapul peut se faire aussi en une seule étape. L’arrêt à Tikhe Dhunga permet juste d’assurer le bus local à Nayapul en y arrivant assez tôt. La montée à Poon Hill permet d’atteindre en 40 minutes un plateau duquel, par temps clair, on peut assister à un magnifique lever de soleil sur le Dhaulagiri et les Annapurnas. Nous sommes partis vers 5h et étions redescendus au lodge à 7h30 pour le petit déjeuner. La montée est facile mais ça monte bien donc on a chaud. Par contre, une fois en haut, ça caille vraiment. C’est le moment de tout prendre. Pour ma part, j’avais même gardé mon pantalon polaire et enfilé mon surpantalon coupe-vent. J’étais bien … Thé ou chocolat chaud dispo là haut bien sûr. Emportez quelques roupies, trop sympa !… Ne boudez surtout pas ce point de vue même si se lever à 4h30 dans le froid et la nuit, ce n’est pas hyper cool. Vous serez payés de vos efforts. Pas de regret sur les étapes choisies. On gardera ce découpage pour la prochaine fois … 😉 J’avais entendu dire que le sentier était sale. Je n’ai pas trouvé. De gros efforts ont sans doute été faits. Les villages sont aussi bien entretenus et très accueillants. Notre préféré est Marpha, de très loin !
2 - Condition physique Nous aimons marcher. Sans être des montagnards (on est Lorrains et on habite en banlieue parisienne !) on crapahute régulièrement à Fontainebleau (circuit des 25 bosses pour ceux qui connaissent) et on y a usé nos chaussures de marche avant le départ. Nous avons 45 ans, pas de problèmes de santé particuliers, une alimentation et des habitudes de vie saines. Partant de là, nous n’avons eu aucun problème. Pas de courbature, pas de problème de souffle, pas d’ampoule. Aucune difficulté technique, c’est de la randonnée, ni alpinisme ni escalade. J’ose dire que c’est ouvert à tous ceux qui sont en bonne santé et qui aiment marcher. Mal des montagnes : vous savez qu’aucun entraînement ne peut permettre d’éviter ce désagrément. Seule l’acclimatation lente y contribue. Ce trek ne monte pas très haut. Et même en arrivant à Jomsom en avion (une hérésie en terme d’acclimatation !!), ça ne pose pas de problème. Soyons honnêtes, notre boîte de Doliprane (j’ai lu que pour combattre le mal des montagnes, le paracétamol était préférable à l’aspirine) y est passée quand même et nous mouchions un peu de sang. Mais rien d’inquiétant ou de vraiment gênant. Et les genoux ? 2 écoles : avec ou sans bâtons. Nous, on fait partie de l’école sans. Ce sont les descentes qui bousillent les genoux. Et il y en a !… Nous étions très attentifs à faire travailler les muscles et non les articulations. Ca oblige à descendre avec les genoux très légèrement fléchis et à freiner la descente pour éviter les à-coups mais c’est efficace. Les cuisses et les mollets travaillent et l’articulation du genou est beaucoup moins sollicitée. Bon, que les pros ne me tombent pas dessus, ce sont nos conclusions personnelles ! Et puis après, on a des mollets et des cuisses en béton !...
3 - Les ponts Dans mon salon … je voyais des ponts de singe : une grosse liane sur laquelle on marche en équilibre en s’aidant de 2 autres lianes pour les mains. C’est vrai qu’on voit souvent les yacks passer sur de tels ponts, accrochés par les cornes pour garder leur équilibre … 😛 Sur le terrain, bien sûr, c’est tout autre chose. Ce sont des ponts métalliques pour la majorité (1 ou 2 encore en bois), larges, protégés de part et d’autre par un grillage de plus d’un mètre de hauteur où même les mules n’hésitent pas une seconde. Aucun danger. Bien sûr ça tangue un peu. Bien sûr c’est à claire voie. Parfois (très très rarement) le grillage est béant sur 20 cm (pas même de quoi passer un pied !). Je fais la fière maintenant mais le premier est quand même assez impressionnant. Et puis, on s’habitue et j’ai même réussi à m’arrêter au milieu du dernier (pour la photo, histoire d’en mettre plein la vue à certaine !). Non, je n’ai pas trop regardé en bas quand même !... Enfin bref, pour les inquiets du vide comme moi, soyez rassurés, ça se passe bien. Mieux que la chaîne sur l’Olive Trail en Namibie !!
4 - Le racket des maoïstes Toujours dans mon salon, j’imaginais l’assaut d’un groupe d’une dizaine de communistes, l’œil sévère, armés jusqu’aux dents, kalachnikov à l’épaule, le verbe haut, exigeant leur dû. Et nous de nous soumettre, sans oser les regarder, tendant les billets réclamés en tremblant, et repartant, heureux d’avoir échappé à une mort certaine. Ah, j’vous le dis, j’ai une imagination débordante quand il s’agit de se faire peur toute seule. Sur le terrain, un peu avant Jomsom (au retour de Muktinath), nous apercevons une vieille cahute en bois et 2 mecs, cools, se marrant ensemble. Ils viennent vers nous, tout sourire. Tiens, que veulent-ils ? Et d’un seul coup, ARGH ! je comprends, je vois le drapeau rouge, le marteau, la faucille !! Ce sont eux !!.... comment ça ce sont eux ??... Mais où sont les kalachnikovs, les tanks, les bazookas ?…. Au final, c’est d’un gentil racket dont il s’agit, négociable même. Ils nous remettent un reçu sur l’obole perçue en nous engageant à bien le garder pour le présenter à un éventuel autre groupe et ne pas avoir à payer 2 fois. Grand sourire, échange d’amabilités, photos … bref, je m’étais vraiment fait un film et non, là décidément pas de quoi pavaner en racontant qu’on a survécu aux rackets des maoïstes … Maintenant, ne vous méprenez pas, je ne les défends pas pour autant et je n’en conclus pas qu’ils sont de doux agneaux angéliques … Pour notre part, nous avons payé 500 Rs pour nous 2. Notre guide nous a affirmé que c’est grâce à ses talents de négociateurs que nous avons payé si peu. D’ordinaire c’est 2000 Rs/p. C’était peut-être vrai.
5 - Logistique La logistique est très facilitée par les nombreux petits villages traversés où l’on peut toujours trouver à boire et bien souvent s’y nourrir (ah les tartes aux pommes !!) et y dormir. C’est l’embarras du choix ! Des fontaines jalonnent le parcours. Une pastille de micropur et c’est reparti ! Nous profitions aussi très souvent d’une pause pour boire un black tea dans une tea shop, ou mieux encore un chocolat chaud (du vrai, avec plus de lait que d’eau). Très chaud. Avec un crumble aux pommes, sur fond d’Himalaya … Vous imaginez ? C’est à pleurer !!! Dans ces conditions, une gourde d’1 litre pour nous 2 nous a largement suffi tout au long du parcours.
5.1 - Les lodges Aucun lodge n’était réservé. C’est bien sûr toujours Santa qui nous a guidés vers les lodges de son choix, en nous demandant si ça nous convenait (ce qui a toujours été le cas). C’est quoi un lodge ? Dans mon salon (dernière fois, promis 😛) … j’imaginais des refuges de montagne, avec une immense salle/dortoir où se superposaient trois étages de lits en rangs d’oignons … (j’ai connu ça à la caverne Dufour à la Réunion). Ici, c’est vraiment mieux que ça. Nous avons toujours eu une chambre pour 2. Certes, sommaire : 2 lits, 2 matelas (vraiment minces !), 2 oreillers. Soyons clairs, ça n’incite pas aux câlins … Toujours un petite table où poser son sac à dos. Parfois une prise électrique qui permettait (quand elle fonctionnait) de recharger la batterie de l’appareil photo. WC communs, assez souvent à la turque, avec papier et eau. Douches communes, pas toujours chaudes, parfois dans le même local que les wc, parfois, juste un robinet. Et parfois 1 seule douche pour 10 ou 15 chambres … C’est très sommaire, c’est froid mais c’est propre. Pour ma part, je me suis lavée complètement tous les jours (mais c’est sûr que les Lorrains sont un peu moins frileux que les Drômois 😛 …). Chambre, wc et douches ne sont pas chauffés. Il faut donc un bon duvet et avoir vraiment une grosse envie pour avoir le courage de se relever la nuit … Pensez-y avant de boire le dernier thé du soir … La salle à manger commune est la seule pièce chauffée, soit par un poêle, soit par des braseros glissés sous les grandes tables elles-mêmes recouvertes de couvertures qui vous tombent sur les genoux. En soirée, tous les trekkeurs se retrouvent dans cette pièce pour y manger, lire, jouer, discuter … Ambiance toujours sympa, décontractée et simple. Nous y avons fait de belles rencontres. Notamment 2 jeunes Japonaises ne parlant pas un mot d’Anglais mais tellement ouvertes, tellement joviales, tellement communicatives qu’on prenait un grand plaisir à se retrouver d’une étape à une autre … Elles ont même réussi à nous apprendre un jeu (une histoire de pouces levés) qui nous a tous (guides, porteurs, trekkeurs) beaucoup amusés. Séquence fou rire. Comme quoi, le langage parlé ne fait pas tout … Mais est-il un voyageur qui en doutait encore ?… Nous étions plus couverts dans les lodges que sur le chemin, d’autant plus que les Népalais ont la fâcheuse habitude de laisser les portes grandes ouvertes (il faut bien le reconnaître, les Népalais sont encore moins frileux que les Lorrains …). Bref, on se couvrait donc : pantalon polaire, chaussettes de laine (prévoyez des sandales à scratch plutôt que des tongs …), T-shirt manches longues, petite et grosse polaire, écharpe polaire. Indispensable également de disposer d’un sac de couchage bien chaud. Je dormais avec une chemisette style Damart et des chaussettes. Je vous l’ai dit, ça n’incite pas aux câlins … Cela étant dit, ainsi parés, nous n’avons jamais souffert du froid. Je n’ai pas de remarque particulière sur nos lodges. Le New Asia Trekker’s Home était de loin le plus confortable (sanitaires privés) mais tous étaient bien. Aucun à éviter absolument. On s’est offert une tarte aux pommes (oh ? 😇) à l’Eagle Nest Guest House de Ghasa (entre Kalopani et Tatopani) et ce lodge nous a paru vraiment vraiment bien … presque douillet … Et l’apple pie était divine !! On a retenu son nom pour la prochaine fois …
5.2 - Les repas Nous arrivions au lodge généralement un peu après midi, pour y déjeuner. Tous les lodges proposent une carte longue et variée (mais la même partout). Contrairement à ce qui était stipulé dans notre devis, Santa nous a toujours laissés libres de choisir tout ce qu’on voulait. Tous les guides font ça apparemment : ils disposent d’un forfait pour l’hébergement et les repas et si les trekkeurs sont raisonnables tout le monde y gagne … nous en liberté, eux sur le forfait. On n’a jamais dû le dépasser puisque, jusqu’au bout, on a eu "carte libre" pour les 3 repas par jour (le petit déj aussi est à la carte). On n’a jamais abusé non plus (mais on n’avait pas envie). Ni bière, ni dessert … Juste un bon gros dahl baht et une grosse théière de thé noir et on était heureux. Entre la commande du déjeuner et l’arrivée de votre plat, il faut bien compter … au moins 30 minutes (moi, j’en profitais pour me doucher !). Aussi, pour le dîner, les lodges ont-ils pris l’habitude de prendre la commande dans le courant de l’après-midi et de vous demander à quelle heure vous voulez être servis (généralement, entre 18 et 19h). Idem pour le petit déj, la commande est passée la veille en indiquant l’heure de service. Le rituel est toujours le même : vous notez dans un cahier votre numéro de chambre, votre commande et l’heure. Lents mais bien organisés ! Les frais de repas et d’hébergement sont totalement pris en charge par le guide. Rien à débourser (hormis le thé que nous sirotions dans l’après midi et que nous payions aussitôt). Pour information (pour notre prochain trek et pour VF !!), j’ai noté que chacun de nos 3 repas revenait en moyenne à 500 Rs pour nous 2 (soit 1500 au total) et que la nuit en lodge coûtait entre 100 et 150 Rs pour un confort simple (sanitaires communs).
5.3 - Le fameux dahl baht C’est le plat national du Népal, a fortiori du trek. Très nourrissant, très copieux puisque servi à volonté, très bon, nous, on ne s’en est pas lassé !! Une énorme assiette de riz cuit vapeur et autour un curry de légumes, une soupe de lentilles, des épinards, des achards. Tout est resservi à volonté et dès que votre assiette se vide, ils arrivent avec les gamelles. C’est génial. Je vous assure que, lorsque vous avez marché 4 ou 5 heures, l’estomac dans les talons, ce plat bien chaud est divin. Le serait-il autant un samedi soir ici à Paris avec des amis, je n’en suis pas si sûre … mais, là, en montagne, il avait toute sa saveur ! Vous devez goûter ça ! Et goûtez le vite car si vous aimez, vous pourrez y revenir !
5.4 - L’équipement (à cette époque, début Novembre) Dans la journée, il fait doux mais on sent qu’on est en altitude. Le matin, on démarrait (entre 7h30 et 8h) avec 4 couches (T-shirt + polaire légère + grosse polaire + coupe-vent). Généralement, après 1 heure de marche, nous tombions le GoreTex (coupe vent et grosse polaire) et parfois même la polaire légère (surtout si on montait !). La partie de Jomsom vers Kagbeni est très ventée. Le coupe-vent est très appréciable ici, ainsi que des lunettes de soleil (pour protéger les yeux des grains de sable qui volent). Finalement, nous n’avons jamais souffert du froid pendant la journée.
Notre sac à dos (1 seul pour nous 2) pesait environ 14 kg (sacs de couchage compris). Eh bien, vous savez quoi ? on a encore ramené du linge propre ! On emporte toujours trop ! Sur ce trek, on transpire peu, on ne se salit pas, on peut se laver facilement et il n’est pas utile de changer de T-shirt tous les jours. Bien sûr au bout de 5 jours, je ne dis pas que je sentais encore l’Ariel Grand Large mais je ne faisais pas fuir mes voisins non plus, je vous assure … Après la douche, je m’habillais d’une tenue propre pour la fin de journée. Et le lendemain matin, je ré-enfilais ma tenue de marche qui avait eu le temps de s’aérer. Un changement de T-shirt au bout de 5 jours et voilà ! Sachez néanmoins qu’il fait froid la nuit et qu’un slip lavé ne sera pas sec le lendemain matin … Pensez aux protections jetables, c’est idéal (d’accord, ce sont des déchets qui polluent, c’est vrai …). Un soutien gorge de sport est plus confortable. Comment ça "pour quoi faire ?" ? Même pour les petits gabarits comme moi, c’est plus agréable.
Voilà ce que j’ai utilisé en 9 jours : 2 T-shirt manches courtes (en fibre technique, c’est mieux pour éviter la sensation de froid après transpiration) 1 T-shirt manches longues, un peu épais, pour le soir (je ne l’ai pas porté en journée) 1 polaire légère (journée et soir) 1 pantalon de rando coton 1 surpantalon imperméable et coupe-vent (Lafuma, entièrement zippé, très bien, trouvé chez Go Sport) 1 pantalon polaire (pour le soir ou sous le surpantalon pour monter à Poon Hill) 1 grosse polaire 1 coupe-vent Gore Tex 2 paires de chaussettes de rando 3 slips, 2 SG 1 chemisette manches longues style Damart (mais moins chère que Damart) pour la nuit Bonnet, écharpe, gants
Indispensable : Chargeur pour votre batterie d’appareil photo numérique (pas besoin d’adaptateur mais les prises ne fonctionnent pas toujours bien) Lampe frontale pour les pannes d’électricité (courantes si j’ose dire !!) et aussi pour lire au lit quand l’interrupteur est près de la porte … Vous trouverez des piles rondes de rechange partout. Protection solaire, mais n’emportez pas 25 flacons, il n’y a que le visage qui est exposé … un petit tube suffit (et toc, encore 50 gr d’économisé !) Des mouchoirs en papier : on mouche beaucoup. Ceux vendus sur place sont ultra fins et se transforment en dentelle après une seule narine. Pas très agréable … Offrez-vous ce petit luxe d’apporter vos Kleenex habituels. Des sandales et non des tongs, pour pouvoir garder des chaussettes. C’est vraiment agréable de quitter les chaussures à l’étape. Du papier toilette pour vos besoins dans les petites tea houses en chemin. Un peu de lecture. Pour ma part j’ai lu Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog. En dehors des passionnés de montagnes, ce livre n’a aucun intérêt SAUF ici !! On est dans ses pas, il cite des villages qu’on traverse, des sommets qui nous dominent, des cols qu’on aperçoit … Fabuleux ! Je le conseille. Un jeu de cartes. De l’argent liquide : pour payer les dépenses hors repas (les thés, les tartes aux pommes, les maoïstes …). On a dépensé 60€ pour nous 2 pendant les 9 jours de trek (ça file vite quand même …). Ne cherchez pas à tout prix à n’emporter que des petites coupures, les billets de 500 Rs ne posent aucun problème. Prenez soin de votre permis de l’ACAP, vous aurez à le présenter assez souvent. Nous avions laissé nos passeports dans le coffre de Katmandou. Mais vous en aurez besoin ainsi qu'une photo d'identité si vous devez faire ce permis sur place.
5.5 - Une journée type Petit déjeuner autour de 7h Départ entre 7h30 et 8h Arrivée à l’étape entre 11 et 13h Repas / Douche Visite du village / Lecture / Ecriture / Recherche d’une tarte aux pommes (encore ??!!) / Repos … Dîner entre 18h et 18h30 Dodo vers 20h
6 - Santa, le guide et Divi, le porteur Nos relations ont été agréables, amicales et saines, d’autant plus que Santa avait une attitude très paternelle et très protectrice envers le jeune Divi. Ce qui n’est pas toujours le cas ... Divi ne nous attendait pas. Il marchait à son rythme, à savoir très très vite (en sandales de plastique !) avec de nombreuses pauses assez courtes. Santa, lui, démarrait avec nous. Son niveau d’Anglais était vraiment très faible et ne nous permettait aucune discussion. Ce qui ne nous gênait pas beaucoup, et lui non plus apparemment. Nous marchions côte à côte, sans non plus être collés. Parfois il s’arrêtait pour discuter avec un copain et l’écart se creusait. Nous sommes même montés à Poon Hill seuls car il avait une gueule de bois à gérer …. Lors des pauses, il est de coutume et de bon ton de payer l’ensemble des consommations. Mais ils étaient tous 2 bien moins gourmands que nous ! Qu’est-ce qu’on a pu manger comme tartes aux pommes !! Aux étapes, guides et porteurs se retrouvaient tous ensemble pour manger, boire de l’alcool de pomme et jouer aux cartes. De temps à autre (entre 2 donnes), un petit coup d’œil, un petit sourire pour vérifier que tout allait bien pour nous. Pas du tout envahissants et je pense que Santa a vite compris que ça ne nous gênait pas (ceux qui ont lu mes précédents carnets savent que nous ne sommes pas très liants). Il vivait sa vie, nous la nôtre, en bonne entente. C’était parfait pour nous. Lors de l’étape à Muktinath, nous avons passé la soirée avec un couple d’Allemands, nos guides et nos porteurs. A 8, tous ensemble à la même grande table pour profiter du brasero à nos pieds. Mais ce fut la seule fois. Le porteur des Allemands n’était d’ailleurs pas du tout à son aise … Le pourboire. Toujours un peu délicat … Surtout ne pas les brimer, mais sans donner trop non plus … Nous avons suivi les conseils d’autres trekkeurs disant de prévoir 3€ pour le guide par jour de trek et 2€ pour le porteur. Nous avons donné 2500 Rs à chacun. Pas eu envie de faire de différence.
7 - Le bilan
7.1 - L’agence Nepal Ecology Trek Je pense vraiment que NET est une excellente agence. Tous les guides qu’on a croisés (de chez NET ou non) nous ont dit que NET était correcte avec ses guides et ses porteurs. Par ailleurs, les bénéfices servant des œuvres humanitaires, ça aide à ouvrir le porte-monnaie pour une somme aussi lourde … Car, tout de même, la satisfaction n’exclut pas le bilan et il faut bien convenir que passer par une agence (même locale, je ne parle pas des agences françaises !) revient très cher. En comptant très large, j’ai estimé avoir payé plus du double du prix de revient (salaire, hébergement et repas de nos 2 compagnons de voyage inclus). Aucun regret bien sûr, d’abord c’est pour la bonne cause, on a fait travailler un guide et un porteur et on n’aurait jamais imaginé partir seul pour une première approche de l’Himalaya. On a payé notre confort, notre tranquillité d’esprit et notre sécurité. On a rencontré en chemin plusieurs couples faisant le grand Tour seuls, sans guide, sans porteur. Liberté totale … C’est vraiment faisable … Clairement, sur ce trek, le guide est inutile. Il n’y a aucune ambiguïté de parcours, du monde partout (Népalais et trekkeurs) pour vous aiguiller si nécessaire, des lodges en abondance et les maoïstes sont calmes. Si c’était à refaire, et toujours dans le cadre d’un premier voyage, je conseillerais, l’embauche d’un seul guide/porteur, directement (hors agence). Dans ce cas, il faut embaucher quelqu’un recommandé par d’autres pour éviter de tomber sur des filous … Sawaddeekha (entre autres !) donne le mail de son guide/porteur dans son post (cliquer ici).
7.2 - Le trek en lui-même ENCHANTES !! Mais avec un énorme goût de TROP PEU au final … On s’aperçoit que décidément on aime marcher ! Notre but est atteint. Ce trek était une première approche. Nous voulions voir ce qu’était un trek dans l’Himalaya, nous voulions voir si nous avions la condition physique pour le faire, l’esprit, le goût, l’envie d’aller plus loin. On a répondu … Résultat : en arrivant à Katmandou, on a couru acheter une carte du Tour des Annapurnas au 1/100 000 pour préparer le prochain. Que nous ferons seuls, cette fois, puisque maintenant on sait où on va, on peut se le permettre. En prévoyant 4 semaines (pour 16 à 20 jours de trek), ça nous parait large et prudent, tout le temps nécessaire pour s’acclimater et parer aux imprévus. Thorung La, attends-nous, on revient ! Maintenant il faut que j’explique à mon patron que je veux partir 4 semaines … pas gagné !! 🤪
KATMANDOU :
Rien de ce que je peux dire ici ne suffira à vous en donner une image exacte. Tant mieux ! La première impression que fait Katmandou (surtout en arrivant en début de soirée, période de rush) est déconcertante. Katmandou est la ville de tous les contrastes : le sublime côtoie le sordide, le spirituel côtoie l’immonde … Mais voilà qui fait tout son charme. Jamais vu ville plus bruyante, plus polluée, plus délabrée. Les ordures jonchent les rues, apportant avec elles leurs lots d’odeurs ! Imaginez un peu : des femmes magnifiques dans leurs saris vifs et colorés, assises au milieu des gravats ; un doux fumet de curry couvert d’un seul coup par l’odeur âcre de l’urine ; un rat crevé devant un temple de Ganesh ( !) ; des embouteillages monstres, bruyants, juste aux abords d’une petite cour sereine où du linge sèche sur un temple … Ce sont ces contrastes aussi marqués qui rendent Katmandou fascinante. Soyez prévenus, Katmandou n’est pas Luang Prabang, loin s’en faut. Mais que ça ne vous empêche pas de plonger avec délices dans cette ville intemporelle.
Swayambhunath 100 Rs (guichet tout en haut des marches) – Tous les prix indiqués s’entendent par personne Depuis Thamel, on peut s’y rendre à pied : les explications du Lonely Planet dégrossissent, les Népalais font le reste. Ils devinent tous où vous allez quand vous êtes dans le coin … Environnement agréable, long escalier pour atteindre le stupa où les singes se donnent en spectacle. Nous avons supposé que nous y étions un jour de fête, tant les Népalaises aux saris rouges étaient nombreuses. Superbes scènes d’offrandes. Tous les sens sont sollicités : la vue en premier lieu avec tout ce rouge déployé, l’odorat avec les bougies et les petites lampes à huile, l’ouïe avec le son des clochettes que tous font tinter pour appeler les divinités, le toucher avec les moulins à prières qu’on n’a pas manqué de faire virevolter nous aussi. Pour nous ne manquait que le goût. Les Népalais l’ont eux développé au cours d’un grand repas rituel partagé au sein du temple, à même le sol, des journaux en guise d’assiettes. Notre premier temple, nos premiers Yeux, nos premières rencontres, nos premiers portraits. Belle visite, le ton de notre voyage était donné !
Durbar Square 200 Rs Si vous comptez y passer plus d’une fois, ne manquez pas de demander un pass. Il vous faut une photo d’identité et votre passeport. Si vous avez le temps, ne cherchez pas à la comprendre en une seule fois. Venez-y en fin d’après midi, avec une belle lumière rasante et laissez-vous simplement porter par l’ambiance, perdez-vous dans ce dédale de temples newar et shikhara. Et puis revenez, cette fois pour une visite plus approfondie, plus studieuse. Arrivez, cette fois, tôt le matin quand la place commence seulement à s’animer. Montez en haut de Maju Dega et prenez le temps de lire vos guides. Le petit plan fourni par le guichet et le Lonely Planet suffisent pour faire une visite complète et agréable. Mais si vous préférez être guidés, vous n’aurez que l’embarras du choix … Nous, nous préférons toujours être seuls et avons écarté gentiment les guides qui proposaient leurs services. Lonely Planet, plan et boussole à la main, on vit alors notre visite un peu comme une chasse aux trésors, et les efforts que l’on fait pour découvrir tel ou tel indice nous permettent de nous approprier le lieu, de noter les détails truculents et de fixer les images. On aime cette quête. Le musée Tribhuvan (250 Rs) n’a d’intérêt que pour l’architecture du bâtiment. Le contenu, à la gloire des derniers rois, m’a prodigieusement barbée (et je reste polie) ! Le berceau du roi, la tétine du roi, le jouet du roi, une photo du roi avec Machin, et encore une avec Bidule, et encore une avec Truc … Pfff … En plus, que c’est grand … Je pense qu’on peut vraiment en faire l’économie …
Pashupatinath 250 Rs Pour ce prix, vous n’aurez accès qu’à l’extérieur. L’entrée du temple est interdit aux non-hindouistes. On y va en taxi depuis Thamel (120 Rs). Je suis un peu mal à l’aise avec cette visite … Pashupatinath se situe au bord de la rivière sacrée Bagmati le long de laquelle ont lieu très régulièrement des crémations. Agglutinés le long de la rive opposée, on assiste à ce spectacle bien orchestré. J’ai beau y assister avec discrétion et humilité, je ne peux pas m’empêcher de m’interroger sur le bien fondé de ma présence. Bien sûr c’est une cérémonie, intéressante sur le plan culturel, et s’il s’agissait d’un mariage ou d’un baptême, je n’aurais aucun scrupule. Le problème c’est la mort … Autant il me parait sain et agréable d’assister à la joie des gens, autant j’ai plus de mal avec le chagrin. Quelle est la part de voyeurisme ?... Bon, je n’ai pas répondu à cette question … et je suis toujours partagé entre l’enrichissement culturel que m’a apporté cette cérémonie si loin de nos coutumes, et la gêne et le sentiment d’avoir peut-être manqué de compassion et de respect. A l’Est de la rivière s’élève un large escalier avec, de part et d’autre, une forêt de chatryas dédiés à Shiva. Dans ce dédale de petits temples, quelques sadhous, plus ou moins comédiens, attendent le touriste pour monnayer une photo. Bref, voici un endroit intéressant mais qui m’a laissé un souvenir mitigé … A chacun de voir …
Bodhnath 100 Rs On rejoint Bodhnath à pied depuis Pashupatinath à travers villages et champs grâce aux explications claires du Lonely Planet. Bien peu de touristes ici finalement comparé à l’affluence à Thamel le soir. Ce n’est peut-être pas ce que la majorité vient chercher. Peu importe, tant mieux pour moi ! Car les Yeux, ceux que l’on voit partout, c’est ici !! Un cube doré sur un dôme blanc festonné de guirlandes de peinture jaune. Et la musique sacrée Om mani padme hum qui partout résonne, relaxante, lancinante. Tous dans le même sens, Népalais et Tibétains tournent autour du stupa en faisant valser les moulins. Et dominant toute cette ferveur, ce Regard impassible, envoûtant … Mon regard à moi se voile … Séquence émotion. Nous tournerons nous aussi autour du stupa, d’un lent pas de sénateur, comme il convient. Un tour, 2 tours, 10 tours … jusqu’à plus soif, jusqu’à pouvoir se décrocher de ce lieu magique. Une fois encore, je prends conscience ici du privilège et de la chance que j’ai de pouvoir réaliser mes rêves.
Thamel Quartier touristique de Katmandou qui regorge de petits hôtels et de bons restaurants. Sans parler des boutiques, des agences, des bureaux de change … tout est fait pour les touristes. Absolument aucune authenticité, pourtant ce quartier vivant n’est pas désagréable. Il est en tout cas extrêmement pratique. Vous y trouverez entre autres de nombreuses librairies vendant des livres (ben oui !) mais aussi et surtout des cartes détaillées de tout le Népal, vraiment pas chères. Quand Philippe veut me faire plaisir, il ne m’emmène pas dans une bijouterie, il m’emmène à l’IGN. Alors là, comme il disait, j’étais comme une gamine dans une confiserie, les yeux écarquillés, ne sachant plus où donner de la tête, totalement survoltée. Je crois même l’avoir un peu saoulé 😇 … Nous y avons acheté les cartes qui nous serviront à préparer notre retour …
LA VALLEE :
1 – Bhaktapur
Minibus express : 15 Rs/p l’aller, 18 le retour. Bhaktapur, savamment restaurée, est un joyau !
Durbar Square 750 Rs – Avec votre n° de passeport, le guichetier indiquera au dos du billet la durée de validité que vous lui demanderez Nous savions que nous reviendrions … Comme pour Katmandou, une première visite où on a goûté l’ambiance, flâné dans les rues et consacré du temps pour Changu Narayan. La veille de notre départ, nous y sommes revenus. L’impression d’être déjà en terrain connu, le plaisir de retrouver ce que l’on a adoré 2 jours plus tôt. Revenir, c’est bénéficier d'un bonus. Pourtant, pour être parfaitement honnête la Durbar Square de Bhaktapur n’est pas ma préférée mais on est quand même à un très haut niveau d’émerveillement … Pour contempler le temple Nyatapola depuis la terrasse du café éponyme, il faut accepter de payer le prix fort … c’est hors de prix. Mais que le sikarni (yaourt local agrémenté de noisettes et de fruits) y est bon !! Allez, petit luxe …
Changu Narayan 60 Rs A défaut du bus local vraiment trop bondé, on revient à Durbar Square où on négocie âprement un taxi pour nous y emmener, nous attendre et nous redescendre. 300 Rs l’A/R. Route défoncée comme il se doit, qui s’élève vers un temple superbe, haut en couleurs. Nous y arrivons un jour de fête. Le monde, le rouge, les tikas épaisses et colorées sur tous les fronts (hommes, femmes et enfants) ne nous laissent pas en douter. Une fois de plus, nous passerons davantage de temps à admirer les gens et leurs coutumes que les sculptures des étais de bois (pourtant d’une rare finesse). Nous redescendrons trop sagement (et un peu à regret) retrouver notre taxi au bout d’une heure, durée d’attente convenue avec le chauffeur. Sommes-nous trop disciplinés ?…
2 – Patan
Taxi de Thamel à Patan Dokha pour 150 Rs. Là encore, nous suivons l’itinéraire du Lonely Planet qui nous entraîne de petites ruelles en minuscules passages couverts, de cours en cours, toutes pourvues de leur petit temple, de leur bassin, de leur puits. L’objectif est d’atteindre Durbar Square en profitant de toutes les splendeurs de Patan. Superbe balade.
Golden Temple 25 Rs Un peu lourd (à mon goût) mais superbe ! Montez à l’étage visiter le monastère bouddhiste.
Durbar Square 200 Rs Mon préféré … c’est mon esprit cartésien qui parle : celui-là est tiré au cordeau ! Le toit terrasse du Taleju Restaurant domine toute la place, avec les montages en toile de fond.
Musée 250 Rs Remarquable, didactique, on y passerait des heures. Belle muséographie, belles pièces, nombreuses clés sur l’iconographie bouddhiste et hindouiste. On y apprend beaucoup de choses, facilement, pour peu qu’on lise l’Anglais …
3 – Kirtipur et Chobar
Kirtipur est un petit village agréable qui permet de découvrir les environs de la capitale. Nous nous y sommes rendus en bus (9Rs/p) et ensuite, à l’aide du Lonely Planet, d’une boussole et des habitants, nous avons visité les lieux. Jolies petites ruelles de briques rouges avec partout des petits temples, tout poisseux de paraffine et enduits de pigments rouges, orange, jaunes au point parfois de ne plus reconnaître la divinité … Perdez-vous et profitez. Ce n’est pas bien grand, on ne risque rien …
Nous quittons Kirtipur à pied pour rejoindre Chobar. Toujours grâce aux indications des villageois, nous y arriverons sans problème par une agréable promenade dans la campagne, le long des rizières. N’hésitez pas. Avant de chercher les fameuses gorges, on décide d’aller manger … Le Chobar Village est réputé. Repas quelconque (voir § plus haut) mais surtout vue superbe sur toute la vallée et accueil chaleureux. La gorge de Chobar ne vaut pas tripette … surtout quand on rentre de l’Annapurna … Mais qu’importe, elle fournit un objectif à une jolie balade en campagne.
Nous rejoignons ensuite Patan à pied (ça fait un petit bout quand même) pour revoir encore Durbar Square. Nous y sommes arrivés à 17h15, la nuit tombait, les bibelotiers remballaient leur étals, quelques ampoules à droite à gauche formaient des ombres sur les grands temples … ambiance magique … Enfin, taxi pour rentrer à Thamel (150 Rs et ½ h de bouchon …).
C’est une très belle journée mais Patan et Bhaktapur restent prioritaires. C’est parce que nous avions le temps …
DIVERS :
L’accueil : souriants, gentils, aimables, serviables … un vrai bonheur Logistique : pensez à apporter des photos d’identité. Au moins 2 : une pour le pass de Durbar Square de Katmandou, une autre pour le permis de trekking. Vous trouverez tout à Thamel ou à Pokhara. On a acheté 2 gourdes en métal à Pokhara la veille de partir en trek, vraiment pas chères (400 Rs chaque). On en a eu pour notre argent : elles fuyaient !... D’ailleurs, elles sont restées au Népal … Pannes d’électricité fréquentes et parfois assez longues. Certains lieux (hôtels, boutiques, restau) ont des groupes électrogènes, d’autres pas … On a mangé aux bougies au Kilroy’s, c’était super ! Finir sa douche dans le noir, ça l’est moins … Les cybercafés sont très nombreux, pas chers mais les tarifs varient du simple au décuple ! Débit effroyablement long … Il faut parfois ½ h d’attente pour avoir enfin accès à la messagerie. 10 minutes pour faire un beau grand message détaillé, je me relis, oui, c’est bien, ouf ! allez "ENVOYER" et vlan … panne de courant !!! j’ai failli jeter la souris sur l’écran … Bref, n’entrez pas dans un cybercafé sans votre bouquin, une petite heure devant vous … et une bonne dose de fatalisme … La carte bancaire : oui, elle peut servir, pour les achats un peu plus coûteux. Nous l’avons utilisé 2 fois : un restau (le Kilroy’s) et l’achat d’un mandala. Je ne l’ai pas utilisée en retrait cash, j’avais apporté des € et des TC en $ (mais pourquoi donc des TC en $ ?? Je les traîne depuis 17 ans, j’en ai marre, on a décidé de les utiliser …). Le climat à cette époque : sec, lumineux, doux. N’oubliez pas une polaire pour les soirées à Katmandou. Sans faire froid, il fait frais … Vous pouvez oublier les débardeurs et les shorts. Pour nous Lorrains, ça nous semble être le temps idéal pour voyager ! Je déteste transpirer !.... L’affluence touristique à cette époque : énorme, disparate, beaucoup de groupes de Français sur le trek. Thamel se vide de ses touristes en journée. Ambiance plus cool … Il devient alors agréable d’y flâner. Les problèmes de santé : ni Philippe, ni moi-même n’avons souffert de tourista. Nous buvions de l’eau en bouteille ou purifiée à la pastille (l’équivalent de Micropur) et nous nous lavions les dents à l’eau du robinet. Pas de précautions particulières non plus sur les légumes, les fruits et les crudités. Hors de question de s’en priver, on a juste habitué nos estomacs progressivement. Je suis convaincue qu’à trop prendre de précaution, on ne s’immunise pas et que c’est comme ça qu’on finit sur les toilettes … Ca n’engage que moi et je dégage toute responsabilité bla bla bla … Par contre, on a beaucoup souffert de la gorge et des bronches à Katmandou, très sûrement à cause de la pollution. Mais quoi, on n’allait quand même pas se trimballer avec un masque ?… On en a vu ! Les devantures des pharmacies regorgent de Strepsil. Comme quoi !… L’air pur de Paris a suffi à nous remettre sur pieds … Quoi ?... 😇 L’itinéraire : notre choix a été très particulier : un "petit grand" trek qui occupe la moitié du séjour et le reste à Katmandou. On aurait pu aller à Chitwan ou à Bardia, je sais Sawaddeekha, tu avais insisté sur ce point … On aurait dû courir … On a fait le choix de se poser … On ne regrette pas, Katmandou mérite qu’on s’en imprègne pour passer derrière l’écran, sinon, on risque de repartir avec juste la vision d’une ville dépotoir … Affaire de temps, affaire de choix, affaire d’envie ... Nous avons privilégié le confort de se poser 8 jours dans le même hôtel et de rayonner. Peut-être aurions-nous dû consacrer une nuit à Bhaktapur pour profiter de la ville le soir. On a peut-être été un peu mous sur ce coup-là … Photos : portraits faciles pour peu que vous disposiez d’un numérique et que vous montriez le résultat. Les voisins voudront voir et vous demanderont d’être pris eux aussi. Ca peut parfois durer longtemps … Un jour, j’ai vu un touriste faire une photo d’un Népalais, en guenilles, un peu hagard, pauvre hère … Certes, allure vraiment exotique. Le photographe demande à sa femme de se mettre à côté (tel un trophée). Gros rire niais de la femme, elle s’exécute et s’approche de notre homme, assez près pour être dans le cadre, mais pas trop non plus des fois que ses puces aient envie de changer de propriétaire … sourire conquérant de la femme, regard perdu du pauvre homme, voilà, c’est parfait, la photo est faite. La femme rejoint son mari affairé à vérifier son œuvre tout en rejoignant déjà son groupe. Ils n’auront pas un regard, pas un geste, pas un merci pour le pauvre homme qui est resté planté comme un I, le regard totalement éperdu. J’ai été lâche, ils n’étaient pas Français et je ne me suis pas sentie capable de les insulter en Anglais. Mais j’aurais dû le faire en Français. Le numérique a un énorme avantage : celui de partager avec son sujet la photo faite. Et ce moment de partage est divin : le regard s’illumine, il touche l’écran, un sourire point, pudique, et levant alors les yeux vers moi, il me remercie encore plus que moi je ne le faisais. Gratitude partagée, échange de sourires, les mots sont inutiles, l’émotion passe. Ce moment est bien plus important que la photo en elle-même. Prenez en photo un enfant porté par sa mère et regardez le sourire et l’air fier de la mère devant le résultat. On n’oublie pas de tels moments. Combien de portraits ai-je fait, que je n’ai pas conservés, juste pour créer cet instant magique ! L'artisanat : beaucoup de babioles sympa pour faire plaisir à moindre frais … Rien d’extraordinaire en terme de sculptures sur bois, les pays d’Asie du Sud-Ouest proposent un artisanat bien plus fini. Les boutiques "d’antiquités" disposent parfois de belles pièces (de bronze notamment) mais attention aux prix. Nous avons aimé les peintures (aquarelles, huiles, mandalas). Aucun conseil, c’est tellement affaire de goût. Prenez le temps avant d’acheter car les qualités varient beaucoup d’un artiste à un autre. Les boutiques de Thamel ferment entre 19 et 20h et ouvrent assez tard (vers 10h). Ambiance agréable dans les boutiques, les vendeurs vous hèlent sans agressivité et avec le sourire.
On a beaucoup aimé : 🙂 Le trek - Etre dominés par des plus de 8000. Dormir dans des sacs de couchage bien chauds dans des chambres bien froides Les apple crumble de Marpha … et d’ailleurs Les magnifiques temples newar aux fines sculptures sur bois, prélude des pagodes chinoises
On a moins aimé : 😕 Sentir les mollards passer parfois bien près … A Bodhnath, j’en ai pris une éclaboussure sur la main. Beurk, beurk, beurk … Ah, quels cracheurs !! Les klaxons La minceur des matelas
En conclusion ... Que de joie, que d’émerveillement, que de surprises mais aussi que de frustrations nous a réservés ce choix, disais-je en intro ! Il est très peu de pays dont on soit revenu en disant qu’on y retournerait. Le Népal en est un. Certes, les yeux de Bouddha sont envoûtants, énigmatiques ; Katmandou est fascinante, tellement fatigante, polluée, bruyante, mais tellement hors du temps, chatoyante, joyeuse, hallucinante ; les Népalais sont d’une gentillesse et d’une patience incomparables ; les dahl baht sont délicieux … Mais au-delà de tout ça, ce qui nous a émerveillés, ce sont les montagnes, ces sommets blancs majestueux. Ce sont eux que nous voulons revoir. Correction ! Pas seulement en fait, c’est un tout. Ce qu’on veut revoir, ce qu’on veut revivre, c’est l’arrivée dans les villages de pierre, le sourire des villageois en chemin, le chocolat chaud qui réchauffe les doigts engourdis, les repas roboratifs mais toujours hauts en saveur, les mules, les yacks souvent croisés sur les sentiers, les porteurs qui malgré leur charge continuent à sourire, les paysages changeants, variés, toujours grandioses, les ponts, défi vaincu à ma peur du vide, les soirées autour d’un brasero emmitouflés dans 2 polaires, les nuits froides et noires, chacun blotti dans son sac de couchage bien douillet, à se sourire sans rien se dire … Non, ce qu’on veut revoir, ce ne sont pas les montagnes, ce n’est pas vrai. Ce qu’on veut revoir, finalement … c’est le Népal. Thorung La, on reviendra.
Namaste,
Nous partons au Népal en avril en couple pour faire le Kala Pattar et le camp de base de l'Everest (sur environ 15 jours), et pensons faire appel à une petite agence local appelé Nepal Yetiraj Treks (tenue par un certain Dipak).
Est-ce que quelqu'un a des retours sur cette agence et a déjà voyagé avec eux ?
Merci d'avance pour vos avis, et je vous tiendrai informé à mon retour,
Adrien
Nous partons au Népal en avril en couple pour faire le Kala Pattar et le camp de base de l'Everest (sur environ 15 jours), et pensons faire appel à une petite agence local appelé Nepal Yetiraj Treks (tenue par un certain Dipak).
Est-ce que quelqu'un a des retours sur cette agence et a déjà voyagé avec eux ?
Merci d'avance pour vos avis, et je vous tiendrai informé à mon retour,
Adrien
Salut
voilà le topo, nous sommes 5 à partir sur le trek de l everest par gokyo et kalapattar. Nous partons sans guide et sans porteur le 13/10. Je voulais savoir s il est difficile d avoir des places en lodges. J ai entendu dire que les groupes avec guides , envoyaient des porteurs pour réserver les places . Faut il arriver tot dans les lodges ? En fait c est surtout pour savoir , si on prend une tente au cas ou on trouve pas de place.
merci pour les infos.
micka
voilà le topo, nous sommes 5 à partir sur le trek de l everest par gokyo et kalapattar. Nous partons sans guide et sans porteur le 13/10. Je voulais savoir s il est difficile d avoir des places en lodges. J ai entendu dire que les groupes avec guides , envoyaient des porteurs pour réserver les places . Faut il arriver tot dans les lodges ? En fait c est surtout pour savoir , si on prend une tente au cas ou on trouve pas de place.
merci pour les infos.
micka
namaste,
j'envisage un trek au mois d'avril, départ de jiri vers le kala-pattar + vallée de gokyo par cho-la
si possible avec retour par lukla-tumlingtar.
Le retour par tumlingtar mi-mai ne risque t'il pas d'être un peu galère en cas de mousson précoce ?
ou pensez vous qu'il serait plus judicieux de commencer par tumlingtar et finir par jiri ?
merci pour vos réponses
Bonjour à tous,
nous partons avec des amis en mars pour un trek dans le Khumbu, une boucle classique Gokyo-Kala Pattar que nous envisageons de réaliser sans guide ni porteurs et sans passer par une agence.
Comme nous disposons d'un mois, nous envisageons de compléter cette boucle par l'ascension d'un trekking peak. Pour cette ascension, et à la différence du reste du trek, nous souhaiterions disposer d'un guide et de tout le staff technique nécessaire (par ex, porteurs pour le matériel de camping et le matériel d'alpinisme).
Pour le sommet envisagé, l'Island Peak semble le plus accessible depuis cette boucle, à partir de Chukhung, ou le Parchamo, à partir de Namche/Thame. Nous avons écarté le Mera Peak qui semble plus éloigné du parcours du trek (sauf à partir de Chukhung et en passant par l'Amphu Labtsa, mais j'ai lu que ça réclamait une grosse logistique).
Nous souhaiterions savoir s'il est possible d'organiser cette ascension directement dans le Khumbu, en cours de trek, par exemple à Lukla, Namche ou Chukhung : - formalités d'obtention du permis d'ascension de catégorie B ; - recrutement de l'équipe guide/porteurs/cuistot ; - location de l'équipement ;
Jusqu'à présent, j'ai surtout vu ce type d'ascension organisé depuis Kathmandou, avec l'achat du permis à KTM et le transfert de l'équipe jusqu'à Lukla par avion, et généralement dans le cadre d'une formule trek + ascension assez onéreuse.
Sinon est-il possible d'organiser ça à KTM, de verser un acompte, de retrouver l'équipe sur place à une date fixée préalablement ?
Merci d'avance pour vos réponses.
nous partons avec des amis en mars pour un trek dans le Khumbu, une boucle classique Gokyo-Kala Pattar que nous envisageons de réaliser sans guide ni porteurs et sans passer par une agence.
Comme nous disposons d'un mois, nous envisageons de compléter cette boucle par l'ascension d'un trekking peak. Pour cette ascension, et à la différence du reste du trek, nous souhaiterions disposer d'un guide et de tout le staff technique nécessaire (par ex, porteurs pour le matériel de camping et le matériel d'alpinisme).
Pour le sommet envisagé, l'Island Peak semble le plus accessible depuis cette boucle, à partir de Chukhung, ou le Parchamo, à partir de Namche/Thame. Nous avons écarté le Mera Peak qui semble plus éloigné du parcours du trek (sauf à partir de Chukhung et en passant par l'Amphu Labtsa, mais j'ai lu que ça réclamait une grosse logistique).
Nous souhaiterions savoir s'il est possible d'organiser cette ascension directement dans le Khumbu, en cours de trek, par exemple à Lukla, Namche ou Chukhung : - formalités d'obtention du permis d'ascension de catégorie B ; - recrutement de l'équipe guide/porteurs/cuistot ; - location de l'équipement ;
Jusqu'à présent, j'ai surtout vu ce type d'ascension organisé depuis Kathmandou, avec l'achat du permis à KTM et le transfert de l'équipe jusqu'à Lukla par avion, et généralement dans le cadre d'une formule trek + ascension assez onéreuse.
Sinon est-il possible d'organiser ça à KTM, de verser un acompte, de retrouver l'équipe sur place à une date fixée préalablement ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour,
Je vais partir en voyage Sac a dos a travers l'Asie avec ma petite famille et je prévois de faire un passage au Népal en solo pour faire un Trek.
Je compte faire celui du camp de base de l'Everest en partant de Jiri (donc pas d'avion pour Lukhla). Ensuite je compte faire le Kala Pattar ensuite le col Chola Pass puis direction Gokyo pour les lacs et pour finir le Renjo Pass.
J'ai 3 semaines pour faire le Trek , Est ce faisable ? Niveau enneigement vers 15 - 20 Fevrier cela ne risque pas d'etre chaud en général à cette période surtout pour le Chola Pass ?
Y'a t il des retours de trekkeurs correspondant à cette période pour cette année (ou autres années en Février)
Merci pour vos réponses
Je vais partir en voyage Sac a dos a travers l'Asie avec ma petite famille et je prévois de faire un passage au Népal en solo pour faire un Trek.
Je compte faire celui du camp de base de l'Everest en partant de Jiri (donc pas d'avion pour Lukhla). Ensuite je compte faire le Kala Pattar ensuite le col Chola Pass puis direction Gokyo pour les lacs et pour finir le Renjo Pass.
J'ai 3 semaines pour faire le Trek , Est ce faisable ? Niveau enneigement vers 15 - 20 Fevrier cela ne risque pas d'etre chaud en général à cette période surtout pour le Chola Pass ?
Y'a t il des retours de trekkeurs correspondant à cette période pour cette année (ou autres années en Février)
Merci pour vos réponses
Bonjour,
J'ai prévu de faire le trek EBC du 21 octobre au 9 novembre en solo. Je me réjouis d'avance, ça fait 3 mois que je m'entraine dans les Alpes. (Le dernier week-end : +1600m (3250m) - 1600m)
Voici mes questions (au fil du parcours prévu) :
Kathmandou - Lukla en avion (quelle compagnie me conseillez-vous, Sita Air à bannir?) Je n'ai pas assez de temps pour faire Jiri - Lukla et retour à pied. (A moins qu'en moto-cross ça passe sur les sentiers? Si c'est possible, je le ferais, en louant une moto depuis Kathmandou.)
Lukla - Namche Bazar. Possibilité de louer les services d'un porteur pour faire ce trajet? (assurances pour lui?) car je prévois un second sac à dos pour mon équipement plus lourd (tente, matelas gonflable, réchaud gaz, 3ème paire de godasse pour crampons, vêtements chauds, réchaud pour faire la fondue, petite bouteille de vin...) Je laisserai ce sac à Namche pendant mon trek et le récupèrerais plus tard pour faire l'ascension d'un 6'000m et déboucher la topette une fois au sommet😎.
Namche Bazar - Gokyo - Gokyo Ri peak - Thanknak - Cho La pass - Dzongla - Lobuche - Gorakh shep - Kala Pattar - Lobuche - Kongma La - Chukung - Dingboche - Pangboche - Retour à Namche. Pensez-vous que ce trajet soit bien dans ce sens ou faut-il faire : Pangboche - Dingboche - Chukung - Kongma La - Kala Pattar - Lobuche - Dzongla- Cho La - et Gokyo à la fin?
J'ai prévu aussi de faire un trekking peak de 6'000m (Lobuche East ou Island Peak) quelle est le moins technique, car je n'ai pas trop d'expérience en alpinisme? Et est-il possible de prévoir guide+porteurs à Lobuche ou Chukung (dans ce cas je devrair faire porter mon équipement resté à Namche) ou faut-il réserver avant? (Kathmandou ou Namche? et dans ce cas que l'agence me rejoigne à Lobuche ou Chukung avec tout l'équipement?
Faut-il faire le TIMS et le Permis pour le 6'000m à Kathmandou ou à Namche? Je prévois de faire le trek en Tea house, mais à cette période, il y a t'il de la place partout? ou faut-il prendre sa tente (au cas ou?)
Voilà, c'est à peu près tout... Merci à ceux qui voudront bien m'éclairer de leur expérience sur ce trek.
J'ai prévu de faire le trek EBC du 21 octobre au 9 novembre en solo. Je me réjouis d'avance, ça fait 3 mois que je m'entraine dans les Alpes. (Le dernier week-end : +1600m (3250m) - 1600m)
Voici mes questions (au fil du parcours prévu) :
Kathmandou - Lukla en avion (quelle compagnie me conseillez-vous, Sita Air à bannir?) Je n'ai pas assez de temps pour faire Jiri - Lukla et retour à pied. (A moins qu'en moto-cross ça passe sur les sentiers? Si c'est possible, je le ferais, en louant une moto depuis Kathmandou.)
Lukla - Namche Bazar. Possibilité de louer les services d'un porteur pour faire ce trajet? (assurances pour lui?) car je prévois un second sac à dos pour mon équipement plus lourd (tente, matelas gonflable, réchaud gaz, 3ème paire de godasse pour crampons, vêtements chauds, réchaud pour faire la fondue, petite bouteille de vin...) Je laisserai ce sac à Namche pendant mon trek et le récupèrerais plus tard pour faire l'ascension d'un 6'000m et déboucher la topette une fois au sommet😎.
Namche Bazar - Gokyo - Gokyo Ri peak - Thanknak - Cho La pass - Dzongla - Lobuche - Gorakh shep - Kala Pattar - Lobuche - Kongma La - Chukung - Dingboche - Pangboche - Retour à Namche. Pensez-vous que ce trajet soit bien dans ce sens ou faut-il faire : Pangboche - Dingboche - Chukung - Kongma La - Kala Pattar - Lobuche - Dzongla- Cho La - et Gokyo à la fin?
J'ai prévu aussi de faire un trekking peak de 6'000m (Lobuche East ou Island Peak) quelle est le moins technique, car je n'ai pas trop d'expérience en alpinisme? Et est-il possible de prévoir guide+porteurs à Lobuche ou Chukung (dans ce cas je devrair faire porter mon équipement resté à Namche) ou faut-il réserver avant? (Kathmandou ou Namche? et dans ce cas que l'agence me rejoigne à Lobuche ou Chukung avec tout l'équipement?
Faut-il faire le TIMS et le Permis pour le 6'000m à Kathmandou ou à Namche? Je prévois de faire le trek en Tea house, mais à cette période, il y a t'il de la place partout? ou faut-il prendre sa tente (au cas ou?)
Voilà, c'est à peu près tout... Merci à ceux qui voudront bien m'éclairer de leur expérience sur ce trek.
Bonjour,
Voilà, je me suis beaucoup renseigné sur le trek le plus couru du monde, à savoir le trek qui mènera au camp de base du toit du monde (enfin la vue du kala pattar surtout!) Mais j'aimerai passer par le Gokyo. Mon soucis est que je ne trouve que de grosse agence en ligne assez onéreuse et je m'inquiète de la qualité de ceux ci.
Est ce que certain aurai des recommandations d'agences sur place qui pourront organiser ce trek (guide/porteur...etc)??
À savoir, nous sommes un jeunes couples assez sportifs sans expérience de haute montagne. Nous souhaiterions partir en mai ou en novembre selon ce que notre patron acceptera!
Merci
Voilà, je me suis beaucoup renseigné sur le trek le plus couru du monde, à savoir le trek qui mènera au camp de base du toit du monde (enfin la vue du kala pattar surtout!) Mais j'aimerai passer par le Gokyo. Mon soucis est que je ne trouve que de grosse agence en ligne assez onéreuse et je m'inquiète de la qualité de ceux ci.
Est ce que certain aurai des recommandations d'agences sur place qui pourront organiser ce trek (guide/porteur...etc)??
À savoir, nous sommes un jeunes couples assez sportifs sans expérience de haute montagne. Nous souhaiterions partir en mai ou en novembre selon ce que notre patron acceptera!
Merci





