Bonjour,
Nous sommes en réflexion quant à un changement de vie et à une expatriation au Pérou.😇
Evidemment, c'est encore embryonnaire! Pas avant 2-3 ans certainement, mais afin de réussir, nous préférons programmer et étudier cette possibilité !
Afin de désamorcer les commentaires négatifs ou interrogatifs, je précise que quoi qu’il arrive, nous ne partirons pas sur un coup de tête, sans préparation, sans avoir déminé le terrain sur place…
😉
Nous avons l’habitude de voyager en Amérique Latine depuis plusieurs années et ce continent nous fascine. Nous voulons tenter d’y vivre quelques temps…
Parmi les pays que nous avons traversés, le Pérou et la Bolivie sont ceux qui nous ont le plus marqué !
Vu la situation bolivienne actuelle, notre choix se porte sur le Pérou…
Nous aimerions donc ouvrir un hôtel pour commencer dans une région du Pérou dont le tourisme est encore balbutiant, nous avons identifié les régions de Chachapoyas au nord qui devrait profiter du développement du tourisme à Kuelap et d’Abancay/Cachora avec Choquequirao.
Les fins connaisseurs du Pérou peuvent ils nous aiguiller sur ces destinations (ou d’autres) et sur la possibilité d’un tel projet ?
Nous avons par ailleurs du mal à cerner le marché de l’immobilier au Pérou avec des tarifs qui varient énormément…
Merci par avance 😎
Bonjour tout le monde,
Je m'apprête à partir en voyage de noces à Cuzco et ses environs mi avril. Nous cherchons un hébergement sympa. Je n'ai trouvé dans le genre chambre d'hôtes, quelqu'un a-t-il une bonne adresse pour nous ?
Sinon j'ai trouvé des adresses dans le routard, mais c'est difficile de se faire une idée.. Très peu d'hôtel dans la catégorie rechercher semble figurer sur le net. Je pense qu'autour de 20 - 25€ la nuit nous devrions trouver quelque chose de sympa non ?
J'ai voyagé formule Routard (très routard) il y a 10 ans et j'en garde un souvenir merveilleux. Mais cette fois-ci on cherche un peu plus de confort et d'intimité.
Mon rêve, du côté de San Blas, une chambre avec Sdb et terrasse panoramique pour le petit dej. J'en demande beaucoup ?
Quelqu'un connait-il la Casa de Mama ? l'hôtel à l'air très sympa, mais je ne trouve pas les coordonnées pour réserver direcement à cet hôtel et non pas en passant par des voyagistes. (30€)
D'avance MERCI à tous pour vos réponses 😉
Je m'apprête à partir en voyage de noces à Cuzco et ses environs mi avril. Nous cherchons un hébergement sympa. Je n'ai trouvé dans le genre chambre d'hôtes, quelqu'un a-t-il une bonne adresse pour nous ?
Sinon j'ai trouvé des adresses dans le routard, mais c'est difficile de se faire une idée.. Très peu d'hôtel dans la catégorie rechercher semble figurer sur le net. Je pense qu'autour de 20 - 25€ la nuit nous devrions trouver quelque chose de sympa non ?
J'ai voyagé formule Routard (très routard) il y a 10 ans et j'en garde un souvenir merveilleux. Mais cette fois-ci on cherche un peu plus de confort et d'intimité.
Mon rêve, du côté de San Blas, une chambre avec Sdb et terrasse panoramique pour le petit dej. J'en demande beaucoup ?
Quelqu'un connait-il la Casa de Mama ? l'hôtel à l'air très sympa, mais je ne trouve pas les coordonnées pour réserver direcement à cet hôtel et non pas en passant par des voyagistes. (30€)
D'avance MERCI à tous pour vos réponses 😉
Bonjour,
Je cherche un hotel backpacker (budget) avec les critères suivants. 1. proche de Plaza de armas (moins de 5 min de marche) 2. propre et sécuritaire 3. tenu par des Cusquenos ou Péruviens 4. eau chaude 5. déjeuner-café
S'il y a un lien internet, me le mettre svp.
Merci
M-A
Je cherche un hotel backpacker (budget) avec les critères suivants. 1. proche de Plaza de armas (moins de 5 min de marche) 2. propre et sécuritaire 3. tenu par des Cusquenos ou Péruviens 4. eau chaude 5. déjeuner-café
S'il y a un lien internet, me le mettre svp.
Merci
M-A
Bonjour,
je suis désireux de m'installer à Cusco dans les prochains mois et j'aimerais connaitre différents témoignages de personnes expatriées au Perou
Est il diffficile d'ouvrir son propre business (dans le tourisme, agence de voyages ) ???
Merci pour vos infos
Gaut
je suis désireux de m'installer à Cusco dans les prochains mois et j'aimerais connaitre différents témoignages de personnes expatriées au Perou
Est il diffficile d'ouvrir son propre business (dans le tourisme, agence de voyages ) ???
Merci pour vos infos
Gaut
Bonjour,
Je viens de passer une semaine à Huaraz et je vous conseille une très bonne adresse, très sympathique et pas cher. On vous accueille comme des rois, vous pouvez cuisiner, il y a un accès Internet et on vous donne toutre les info dont vous avez besoin. On s'y sent comme chez soi... L'hostal s'appelle El Tambo, sur la confraternidad international oeste, numéro 122, en face du stade de foot, au fond d'une petite impasse. Par ailleurs, pour ceux qui pense venir au Pérou et dont l'itinéraire n'est pas encore fixé, la cordillère blanche est superbe. De très belles balades à faire, super sites à visiter. J'y ai passé un séjour inoubliable dont je vous le conseille.
Je précise aux administrateurs que ceci n'est pas de la publicité. Simplement une bonne adresse à faire partager entre voyageurs.
Je viens de passer une semaine à Huaraz et je vous conseille une très bonne adresse, très sympathique et pas cher. On vous accueille comme des rois, vous pouvez cuisiner, il y a un accès Internet et on vous donne toutre les info dont vous avez besoin. On s'y sent comme chez soi... L'hostal s'appelle El Tambo, sur la confraternidad international oeste, numéro 122, en face du stade de foot, au fond d'une petite impasse. Par ailleurs, pour ceux qui pense venir au Pérou et dont l'itinéraire n'est pas encore fixé, la cordillère blanche est superbe. De très belles balades à faire, super sites à visiter. J'y ai passé un séjour inoubliable dont je vous le conseille.
Je précise aux administrateurs que ceci n'est pas de la publicité. Simplement une bonne adresse à faire partager entre voyageurs.
Bonjour à chacun d'entre vous.
J'ai l'intention d'aller au Pérou.
Je suis bien avancé dans mes recherches et une agence m'a proposé quelques hôtels.
Pourriez-vous s'il vous plait me dire si vous connaissez de bons hôtels bien situés, au calme avec de bons petits déjeuners dans les villes suivantes :
Lima, Aréquipa, Chivay, Puno, Cusco, Urubamba et Aguas Calientes ?
Pourriez-vous aussi si possible m'indiquer les hôtels de mauvaise qualité qu'il faut éviter ?
J'ai déjà vu que certains hôtels n'étaient pas bien, par exemple
L'hôtel San Agustin Posada del Monasterio à Arequipaqui se trouve près d'une discothèque et dont le petit déjeuner est de mauvaise qualité,
L'hôtel San Agustin Urubamba a des chambres très bruyantes qui donnent sur la rue
L'hôtel Andina Luxury à Aguas Calientes a une vue sur la voie de chemin de fer et est mal équipé.
Merci d'avance pour votre aide. Cordialement. Pascal
Lima, Aréquipa, Chivay, Puno, Cusco, Urubamba et Aguas Calientes ?
Pourriez-vous aussi si possible m'indiquer les hôtels de mauvaise qualité qu'il faut éviter ?
J'ai déjà vu que certains hôtels n'étaient pas bien, par exemple
L'hôtel San Agustin Posada del Monasterio à Arequipaqui se trouve près d'une discothèque et dont le petit déjeuner est de mauvaise qualité,
L'hôtel San Agustin Urubamba a des chambres très bruyantes qui donnent sur la rue
L'hôtel Andina Luxury à Aguas Calientes a une vue sur la voie de chemin de fer et est mal équipé.
Merci d'avance pour votre aide. Cordialement. Pascal
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Bonjour,
je souhaiterais avoir quelques informations sur le Pérou, je suis totalement novice mais j'espère que vous allez pouvoir m'ouvrir l'esprit.
Je suis parti dans un challenge, voir le MACCHU PICCHU !!!
Mais, j'ai du mal a avoir des informations,
- j'ai cru comprendre qu'on ne pouvait découvrir le Macchu Picchu qu'au moyens d'organisme de voyage car les routes sont réservés pour ceux ci. Je me trompe peut être ?
- Est il possible de de s'y rendre par ces propres moyens ? Est ce obligatoirement par le moyens du grandes randonnées (de 5 jours) ou y'a t'il moyens de faire plus court ? Je ne suis pas contre un peu de marche, mais je voudrais savoir.
- L'idéale est d'attérir à Cuzco ou de partir de Lima ?
Ensuite, récemment rencontré une Péruvienne, qui m'a fait découvrir les lignes de Nazca en me disant qu'il y avait moyens de les voir en partant de Lima (à 400km au Sud) et ensuite de prendre un avion.
- Le coût de tous çà est chère ? l'avion, je veux dire, car en France, on sait que l'avion n'est pas donné.
- Je crois qu'il y a des sites archéologiques à coté ?
Ensuite, je pensais resté un peu sur Lima :
- Cela vaut il le coup d'y resté combien de jours ?
- Est ce dangereux (Lima, le pays en général) ?
- Niveau coup de la vie, avez vous des exemples ?
Je pensais resté une quinzaine de jours au Pérou, pensez vous qu'il serait intéressant et aurais je le temps de visiter autres choses d'incontournable ?
Comme je vous l'ai dit plus haut, je suis totalement NOVICE du Pérou. Je sais que ca fait beaucoup de questions, mais cela m'aidera beaucoup.
Merci !
Aurélien
je souhaiterais avoir quelques informations sur le Pérou, je suis totalement novice mais j'espère que vous allez pouvoir m'ouvrir l'esprit.
Je suis parti dans un challenge, voir le MACCHU PICCHU !!!
Mais, j'ai du mal a avoir des informations,
- j'ai cru comprendre qu'on ne pouvait découvrir le Macchu Picchu qu'au moyens d'organisme de voyage car les routes sont réservés pour ceux ci. Je me trompe peut être ?
- Est il possible de de s'y rendre par ces propres moyens ? Est ce obligatoirement par le moyens du grandes randonnées (de 5 jours) ou y'a t'il moyens de faire plus court ? Je ne suis pas contre un peu de marche, mais je voudrais savoir.
- L'idéale est d'attérir à Cuzco ou de partir de Lima ?
Ensuite, récemment rencontré une Péruvienne, qui m'a fait découvrir les lignes de Nazca en me disant qu'il y avait moyens de les voir en partant de Lima (à 400km au Sud) et ensuite de prendre un avion.
- Le coût de tous çà est chère ? l'avion, je veux dire, car en France, on sait que l'avion n'est pas donné.
- Je crois qu'il y a des sites archéologiques à coté ?
Ensuite, je pensais resté un peu sur Lima :
- Cela vaut il le coup d'y resté combien de jours ?
- Est ce dangereux (Lima, le pays en général) ?
- Niveau coup de la vie, avez vous des exemples ?
Je pensais resté une quinzaine de jours au Pérou, pensez vous qu'il serait intéressant et aurais je le temps de visiter autres choses d'incontournable ?
Comme je vous l'ai dit plus haut, je suis totalement NOVICE du Pérou. Je sais que ca fait beaucoup de questions, mais cela m'aidera beaucoup.
Merci !
Aurélien
Bonjour à tous,
je ne vais pas être très originale puisque je vais ouvrir (encore) un post concernant un itinéraire de 3 semaines au Perou et en Bolivie. J'ai parcouru pas mal de forums mais j'aimerais quand même avoir un retour sur notre itinéraire. Nous sommes un couple de 27 et 30 ans, nous aimerions partir en réservant excursions, bus et hotel au dernier moment sur place, nous parlons francais et anglais mais pas très bien l'espagnol (je suis des cours depuis un an en vue de ce voyage...)
Nous avons absolument envie de faire 3 choses lors de ce voyage: trek au Machu Picchu, Isla del Sol et l'excursion Salar Uyuni/Sud Lipez... reste juste à tout caser en 3 semaines... voici donc notre idée, entre parenthèse il s'agit de là ou nous souhaitons passer la nuit:
J1-Samedi 8 Juin Départ de Strasbourg, arrivée à Lima le soir J2 (Lima) Départ pour Cuzco le matin en avion et découverte de la ville J3 (Cuzco) Pisac J4 (Cuzco) Maras J5 (Cuzco) Trek de Salkantay jusque J8 J9 (Aguas Calientes) Machu Picchu J10 (Cuzco) Bus Cuzco-Puno de jour J11 (Puno) Puno-Isla del Sol J12 (Isla del Sol) Cobacabana-La Paz avec arrêt à Tiwanaku si possible... J13 (La Paz) Journée à La Paz et environ (Vallée de La Lune?) J14 (La Paz) La Paz-Oruro en bus puis Oruro-Tupiza en train de nuit J15 (train de nuit) Tupiza J16 (Tupiza) début excursion Sud Lipez et Salar Uyuni jusque J19 Lorsque nous arrivons à Uyuni, le 4éme jour de notre excursion, nous aimerions sauter dans un bus de nuit pour La Paz... si possible? J20 (bus de nuit) journée à La Paz "de sureté" J21 (La Paz) La Paz-Lima en avion puis départ le soir de Lima pour Strasbourg via Paris J22 Arrivée en France
Mes questions principales sont: - Est ce que ce programme vous semble réalisable? - Est ce que les 3 jours d'aclimatation à Cuzco seront suffisantes avant le trek du Salkantay? - On voulait commencer l'excursion du Salar par Tupiza car d'après les forums les gens disent que c'est plus sympa de le faire en sens inverse du gros flux touristique... qu'est ce que vous en pensez? est ce une perte de temps? - Est ce que je peux réserver mes vols internes à la dernière minute? Allez j'arrete là avec mes questions, encore merci pour votre aide!
Nous avons absolument envie de faire 3 choses lors de ce voyage: trek au Machu Picchu, Isla del Sol et l'excursion Salar Uyuni/Sud Lipez... reste juste à tout caser en 3 semaines... voici donc notre idée, entre parenthèse il s'agit de là ou nous souhaitons passer la nuit:
J1-Samedi 8 Juin Départ de Strasbourg, arrivée à Lima le soir J2 (Lima) Départ pour Cuzco le matin en avion et découverte de la ville J3 (Cuzco) Pisac J4 (Cuzco) Maras J5 (Cuzco) Trek de Salkantay jusque J8 J9 (Aguas Calientes) Machu Picchu J10 (Cuzco) Bus Cuzco-Puno de jour J11 (Puno) Puno-Isla del Sol J12 (Isla del Sol) Cobacabana-La Paz avec arrêt à Tiwanaku si possible... J13 (La Paz) Journée à La Paz et environ (Vallée de La Lune?) J14 (La Paz) La Paz-Oruro en bus puis Oruro-Tupiza en train de nuit J15 (train de nuit) Tupiza J16 (Tupiza) début excursion Sud Lipez et Salar Uyuni jusque J19 Lorsque nous arrivons à Uyuni, le 4éme jour de notre excursion, nous aimerions sauter dans un bus de nuit pour La Paz... si possible? J20 (bus de nuit) journée à La Paz "de sureté" J21 (La Paz) La Paz-Lima en avion puis départ le soir de Lima pour Strasbourg via Paris J22 Arrivée en France
Mes questions principales sont: - Est ce que ce programme vous semble réalisable? - Est ce que les 3 jours d'aclimatation à Cuzco seront suffisantes avant le trek du Salkantay? - On voulait commencer l'excursion du Salar par Tupiza car d'après les forums les gens disent que c'est plus sympa de le faire en sens inverse du gros flux touristique... qu'est ce que vous en pensez? est ce une perte de temps? - Est ce que je peux réserver mes vols internes à la dernière minute? Allez j'arrete là avec mes questions, encore merci pour votre aide!
Bonjour à tous
Après être restés 5 mois au Perou en 2008, nous envisageons avec ma femme de partir y vivre d'ici 2 ans.
Pour cela nous aimerions ouvrir (ou reprendre) un bar/resto associatif ou un petit hotel/chambre d'hotes. Nous disposons d'un budget de 100 000 euros. Les 2 villes qui nous intéressent sont ARIQUIPA et TRUJILLO.
J'aimerai savoir si il n'est pas trop idéaliste actuellement de penser à ce genre de projet sur ces 2 villes, si l'offre immobilière est toujours intéressante et pas trop rare et si le marché ne semble pas trop saturé... Si il y a des personnes qui vivent dans 1 de ces 2 villes, j'aimerai bien avoir leurs avis et conseils sur ce projet.
Merci d'avance 😉
Merci d'avance 😉
bonjour a tous j ai reserve une chambre a l hotel espana jiron azangaro au centre ville de LIMA le quartier est il dangereux????
Bonjour à tous,
Je sais que ce thème à déjà été discute plusieurs fois Comme j hésite entre le Perou et la Bolivie, j'envisage de faire un combiné. Nous sommes un couple de 40 ans et nous ne voulons trop pas courir car ce sont nos vacances. Ce qui m embête dans l'itineraire c'est que je loupe Potosi. Donc si vous pouvez m'aider à l'améliorer. ...et me donner quelques conseils et des agences à Cusco et pour le Salar.. Le budget serait de 2500( transport, excursion et hotel hors alimentation)pour 23 jours envIron J1 a 2 Lima J3 Lima Nasca J4 vol des lignes+ soir bus de nuit pour Arequipa J5 canyon J6 Arequipa J7 vol pour Cusco. Récupération par l agence pour visite des environs dont Machu picchu jusque j10 J10 vol pour Uyuni J11 a15 : salar J16 bus d Uyuni pour la Paz J17 La Paz J18 bus pour Copacabana Jusque j22 : repos et les îles. .. J22 retour la Paz Lima et france
Merci Fanny
Je sais que ce thème à déjà été discute plusieurs fois Comme j hésite entre le Perou et la Bolivie, j'envisage de faire un combiné. Nous sommes un couple de 40 ans et nous ne voulons trop pas courir car ce sont nos vacances. Ce qui m embête dans l'itineraire c'est que je loupe Potosi. Donc si vous pouvez m'aider à l'améliorer. ...et me donner quelques conseils et des agences à Cusco et pour le Salar.. Le budget serait de 2500( transport, excursion et hotel hors alimentation)pour 23 jours envIron J1 a 2 Lima J3 Lima Nasca J4 vol des lignes+ soir bus de nuit pour Arequipa J5 canyon J6 Arequipa J7 vol pour Cusco. Récupération par l agence pour visite des environs dont Machu picchu jusque j10 J10 vol pour Uyuni J11 a15 : salar J16 bus d Uyuni pour la Paz J17 La Paz J18 bus pour Copacabana Jusque j22 : repos et les îles. .. J22 retour la Paz Lima et france
Merci Fanny
Bonsoir à tous!!
Départ pour le Perou lundi!! Youpi!! Itinéraire plus ou moins fait, on verra sur place pour se laisser un peu vivre au fil des envies... Pour le début du voyage on va aller faire un tour du côté de Huacachina, nous souhaiterions dormir près de l oasis et non a Ica centre, les messages que j'ai trouvé datent de 2007, quelqu'un aurait-il une experience plus récente avec un nom d'hotel sympa, style chambre double pas plus de 30 euros? Apparemment le lieu est festif en soirée, et l'idée de faire un peu la fête nous plait bien, si vous avez des retours nous sommes preneurs!!
Et une deuxième petite question, j'ai lu plusieurs commentaire sur la sécurité a Arequipa, sans vouloir ouvrir un nouveau débat, cette ville est-elle réellement plus dangereuse que les autres a la tombée de la nuit? ( en prenant bien sur les précautions nécéssaire de base de n'importe quel voyage).
Merci par avance pour vos réponses!!
A bientot!!
Adelyne et Johann
Départ pour le Perou lundi!! Youpi!! Itinéraire plus ou moins fait, on verra sur place pour se laisser un peu vivre au fil des envies... Pour le début du voyage on va aller faire un tour du côté de Huacachina, nous souhaiterions dormir près de l oasis et non a Ica centre, les messages que j'ai trouvé datent de 2007, quelqu'un aurait-il une experience plus récente avec un nom d'hotel sympa, style chambre double pas plus de 30 euros? Apparemment le lieu est festif en soirée, et l'idée de faire un peu la fête nous plait bien, si vous avez des retours nous sommes preneurs!!
Et une deuxième petite question, j'ai lu plusieurs commentaire sur la sécurité a Arequipa, sans vouloir ouvrir un nouveau débat, cette ville est-elle réellement plus dangereuse que les autres a la tombée de la nuit? ( en prenant bien sur les précautions nécéssaire de base de n'importe quel voyage).
Merci par avance pour vos réponses!!
A bientot!!
Adelyne et Johann
bonjour.
Connaissez-vous de bonnes adresses où dormir à agua caliente, arequipa, pisco ? Bon marché, sympa, bien situé ?
Merci.
Est-il nécessaire de réserver ?
Ce résumé rapide de notre voyage fait suite à un projet présenté dans VF en Mars 2016. Je peux répondre à des questions plus précises mais je présente là les points qui me semblent importants. En général on démarre nos journées tôt (~7 heures voire avant, le midi c’est sur le pouce souvent dans la rue et le soir quelques restaurants +/- rustiques (< 100 Bs pour 2). Les hôtels (non réservés sauf jour d’arrivée à La Paz) chambre «dite « matrimoniale) avec sdb individuelle pour en général 150-200 Bs voire -.
Quelques sueurs froides dès notre arrivée : nos cartes bleues n’ont marché qu’au dernier DAB (sur 12 !) à l’aéroport… et le lendemain notre avion pour Rurrenabaque était en panne et on est resté en rade une journée. Logement correct à l’hôtel Avenida. Finalement le lendemain matin notre avion était réparé et a passé sans encombre la Cordillère. Le séjour (5J - 4N jungle & pampa) avec Mashaquipe a été très bien (notre guide Domingo n’y est pas pour rien). Très intéressant et agence sérieuse. On a vu pas mal d’animaux même si dans la jungle cela reste compliqué. Par contre dans la savane c’est + facile et Mashaquipe semble l’une des rares agences à avoir un site dans la pampa (vers Santa Rosa).
Retour avion à La Paz le soir et coup de bol on prend dans l’heure qui suit un vol pour Santa Cruz. Le lendemain matin 1er contact avec les gares routières: celle de Santa Cruz est grande et on s’y perd un peu. Mais on trouve un bus pour San José. Visite en fin de matinée de l’église. Puis gare routière où manifestement les horaires de bus semblent aléatoires et surtout au mieux fin de journée. On décide d’aller à pied à la sortie de la ville vers San Rafaël et tenter le stop. Manifestement cela marche car tous les (rares) véhicules s’arrêtent et on monte dans le 1er qui va jusqu’à San Raphaël. En arrivant on lui donne la moitié du prix du bus (~60 Bs). Le lendemain visite matinale de l’église et on se poste à la sortie du village. Très vite on est pris par un pick-up qui nous emmène à San Miguel (gratuit). Puis idem pour aller à San Ignacio mais cette fois c’est un collectivo qui s’arrête. On arrive à San Ignacio en début d’après-midi mais c’est samedi et l’église est fermée. Elle doit ouvrir… mais finalement n’ouvrira pas et comme le bus "flotta" part vers 19H pour Conception on le prend sans avoir pu la visiter. Le lendemain on visite l’église puis on assiste à la messe (++) avec chorale et musiciens. Puis bus pour San Javier, visite église et "flotta" qui nous ramène le soir à Santa Cruz. Cela peut sembler un peu speed mais on a sans doute eu un peu de réussite. Bilan : les églises sont des joyaux perdus dans cette province un peu à l’écart (quasiment pas de touristes). Coup de cœur pour les 2 dernières… mais les autres sont bien aussi.
Lendemain matin, avion pour Sucre qui est une belle ville (mais je n'ai pas accroché) surtout en comparaison des autres, à une altitude moyenne pour le pays… sauf le marché central, le musée de l’art indigène et le convento San Felipe Neri. Par hasard, on atterrit dans un café « le petit parisien » à 2 pas de la grande place (65 c. estudiante). Christian est parisien d’origine et fait de la cuisine française. Sa femme, Anna, est bolivienne et organise des visites dans la communauté Jal’qa à l’Ouest de Sucre. Il faut aimer marcher (~35 kms en 2 jours) et accepter un transport « camione » et un hébergement rustique. On dit banco pour le lendemain matin (coût 600 bs pour 2). Un très bon souvenir, notamment de notre nuit chez l’habitant, une famille Quechua qui venait juste de récolter les maïs… mais aussi des paysages lunaires.
Ensuite bus de nuit pour Tupiza où nous prospectons les agences pour boucle en 4 jours Sud Lipiez et salar avec retour à Uyuni. Très bonne impression de « Granero del oro » (mais on n’était que 2) et finalement on opte pour « Tupiza tours » qui est la + grosse agence et qui avait d’autres clients pour que l’on puisse partir à 4 (on était fin Juin et pas encore trop de touristes, coût 2 600 Bs pour 2). Pas de déception avec cette agence qui parait correcte avec un véhicule en état, un chauffeur sérieux (Freddy) qui s’arrête dès qu’on lui demande. Avec nos duvets +5° on a pas eu froid car il y a des couvertures dans les hôtels qui sont "basico" dixit les boliviens. Les paysages sont monstrueux de couleur, de variété et dans leur dimension... et pourtant la météo a été assez variable. On a vu pas mal de vigognes.
A Uyuni on prend un bus de nuit pour La Paz et – de 2 heures + tard un autre pour Puno où l’on arrive dans l’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller sur le port pour trouver un logement sur Amantani. On évite les propositions dans la rue et trouve sur le port un bureau tenu par les habitants de l’ile. On part le lendemain avec un couple d’italiens et on logera à Occopampa 2 nuits chez l’habitant avec retour non pas par Taquile mais par Chifron puis Juliaca de là bus pour Cuzco. L’ile est sympa et on a pas mal marché. Juste un moment on s’est retrouvé nez à nez avec une horde de touristes (et le 2ème soir bal où il y avait pas mal de touristes… mais quand même pas mal d’autochtones mais pas trop accroché). J’ai l’impression que la partie Nord de l’ile est – touristique… mais on ne choisit pas son logement…
A Cuzco logement à Suécia 2 (presque calme car en limite des bars à happy hour et boites de nuit) et en face d’un excellent restaurant Victor Victoria. Collectivo le dimanche pour aller au marché de Chinchero. Des touristes mais cela reste sympa. Des affaires à faire dans le textile mais on est à sec et pas de DAB. Des regrets… On rencontre 2 jeunes espagnoles avec qui on partage un taxi pour aller à Moray (pas de visite pour nous car il faut prendre le boleto touristico) et Salinas. Là le taxi nous laisse une 1 heure pour visiter : sympa surtout en fin de journée. On sera par contre très déçu le lendemain à Pisac qui est 100% touristique et new age… A fuir à notre avis. Au retour de Pisac on demande au bus de s’arrêter à Sacsayhuaman que l’on traverse un peu sans billet pour redescendre sur Cuzco. La visite de Cuzco est sympa mais sans plus. On prend juste le boleto religioso (cathédrale + iglesia San Blas + San Cristobal). Bon point pour le musée inka et QoriKancha pas mal.
Nous avions réservé le trek de Larès + Machu Picchu (MP) sur 4 jours avec Sam Travel Perù. On sera 5 couples avec 2 guides (Eddy & Julian). Bonne organisation, bon guide et quelle cuisine... rien à dire. Là aussi des paysage splendides... et pas de problèmes d’altitude (acclimatation ++ avec Lipiez + Titicaca) ni de souffle car on était entraîné. Ce n'était pas le cas des autres participants mais cela n'a pas été un problème car on avait 2 guides et le dernier jour on s'est scindé en 2 groupes. Arrêt aux aguas calientes avant Larès puis transfert car et train pour Agaus Calientes. Sur le conseil du guide on décide de faire la queue à 4H30 (il y avait quelques centaines de personnes) pour le bus pour MP. En haut Eddy nous fait le guide jusqu'à 9H puis visite libre. Au début c'est ambiance calme et nuage accroché aux sommets puis c'est un peu la foule et la chaleur. Mais on s'échappe avec 2 autres couples au Wayna Picchu (c'est raide mais par temps sec pas de problème). Je conseille quand même pour le trek et la montée au WP d'être entraîné pour bien en profiter. Retour en fin de journée à Cuzco et le lendemain matin avion (réservé) pour La Paz que l'on visite un peu (téléphérique, San Francisco, calle Jaen...).
Bonjour , je ne peut pas régler mes billets d'entré pour le Machu Picchu sur le site officiel aves ma visa car je ne peut pas obtenir un numéro de réservation.
Merci d'avance
Bonjour à tous,
j'ai beaucoup lu ce forum et je remercie tous les membres pour toutes les infos que j'ai pu avoir. A mon tour d'ouvrir un topic concernant un voyage que je vais entreprendre prochainement.
Donc je compte partir un mois (mi-avril à mi-mai) avec un ami en Amérique du Sud. Au début on avait l'intention de traverser 3 à 4 équipes : Bolivie, Pérou, Argentine et Brésil en se concentrant surtout sur Pérou Bolivie. Mais on s'est vite rendu compte que ca serait pas possible, à moins d'avoir un gros budget et d'utiliser l'avion. Donc on va uniquement visiter la Bolivie et le Pérou.
Je suis à la recherche de toutes informations. N'étant pas vraiment friand des tours opérateurs, j'aimerais bien connaitre le meilleur moyen de visiter les pays en étant un minimum organisé. Faut-il un guide accompagné ou peut-on voyager seul ? On avait plutôt l'intention de partir sac à dos. Pour l'hébergement, que me conseillez-vous ? Chez l'habitant ? J'imagine qu'hormis dans les grandes villes les hotels ne foisonnent par là-bas.
Ensuite, quel itinéraire choisir, quel endroit privilégier ? Je sais que 2 semaines dans chaque pays ne nous permet pas hélas pas de tout visiter. Si des personnes ayant séjourner là-bas peuvent donner des tuyaux, ca serait avec plaisir.
Merci d'avance pour les renseignements.
j'ai beaucoup lu ce forum et je remercie tous les membres pour toutes les infos que j'ai pu avoir. A mon tour d'ouvrir un topic concernant un voyage que je vais entreprendre prochainement.
Donc je compte partir un mois (mi-avril à mi-mai) avec un ami en Amérique du Sud. Au début on avait l'intention de traverser 3 à 4 équipes : Bolivie, Pérou, Argentine et Brésil en se concentrant surtout sur Pérou Bolivie. Mais on s'est vite rendu compte que ca serait pas possible, à moins d'avoir un gros budget et d'utiliser l'avion. Donc on va uniquement visiter la Bolivie et le Pérou.
Je suis à la recherche de toutes informations. N'étant pas vraiment friand des tours opérateurs, j'aimerais bien connaitre le meilleur moyen de visiter les pays en étant un minimum organisé. Faut-il un guide accompagné ou peut-on voyager seul ? On avait plutôt l'intention de partir sac à dos. Pour l'hébergement, que me conseillez-vous ? Chez l'habitant ? J'imagine qu'hormis dans les grandes villes les hotels ne foisonnent par là-bas.
Ensuite, quel itinéraire choisir, quel endroit privilégier ? Je sais que 2 semaines dans chaque pays ne nous permet pas hélas pas de tout visiter. Si des personnes ayant séjourner là-bas peuvent donner des tuyaux, ca serait avec plaisir.
Merci d'avance pour les renseignements.
Bonjour
Pérou (et Chili et Bolivie) en avril 2012.
Est-ce une bonne idée: acheter avant mon départ (de Montréal) par exemple 100$ de devises des trois pays, puis compter sur ma carte bancaire et de crédit (dans les guichets bancaires, protocoles: Cirrus, Interac) une fois arrivé dans le pays?
Est-ce difficile (est-ce possible?) d'acheter des Soles à Montréal?
Note: il y a 5-6 ans c'était 1$=7 Soles, maintenant c'est 4 Soles, donc cette devise a beaucoup gagné en valeur? (Ou c'est plutôt le $ qui a trop perdu?)
Merci pour vos avis! 🙂
Pérou (et Chili et Bolivie) en avril 2012.
Est-ce une bonne idée: acheter avant mon départ (de Montréal) par exemple 100$ de devises des trois pays, puis compter sur ma carte bancaire et de crédit (dans les guichets bancaires, protocoles: Cirrus, Interac) une fois arrivé dans le pays?
Est-ce difficile (est-ce possible?) d'acheter des Soles à Montréal?
Note: il y a 5-6 ans c'était 1$=7 Soles, maintenant c'est 4 Soles, donc cette devise a beaucoup gagné en valeur? (Ou c'est plutôt le $ qui a trop perdu?)
Merci pour vos avis! 🙂
Bonjour a tous,
Ma copine et moi partons au Pérou au mois de Novembre pour 1 mois minium. Nous ne partons qu avec un sac a dos et nous avons prévu de visiter le pays a pieds, stop, bus, etc.. Quelle serait le meilleur itinéraire a prendre pour en voir un maximum ?? Est il possible et dangereux de camper dans la nature, et lorsque nous serons en ville, est il difficile d avoir l hospitalité des habitants ???
Merci pour vos réponses :)
Ma copine et moi partons au Pérou au mois de Novembre pour 1 mois minium. Nous ne partons qu avec un sac a dos et nous avons prévu de visiter le pays a pieds, stop, bus, etc.. Quelle serait le meilleur itinéraire a prendre pour en voir un maximum ?? Est il possible et dangereux de camper dans la nature, et lorsque nous serons en ville, est il difficile d avoir l hospitalité des habitants ???
Merci pour vos réponses :)
Bonjour à tous!
Je m'appelle Yohan, pour le moment je suis encore lycéen, en octobre dernier on a realisé avec une partie de ma classe un echange extrascolaire avec un lycée peruvien situé à Arequipa Nous etions donc logé dans des familles peruviennes durant ce voyage puis en avril dernier ce sont eux les peruviens qui sont venus dans notre ville, à Brest en Bretagne. Nous sommes resté 3 semaines et avons fait de multiples excursions et decouvertes merveilleuses Bref, ce voyage m'a permis d'approfondir tout d'abord cette langue si belle qu'est l'espagnol et aussi de "m'ouvrir sur le monde"
C'est pourquoi que depuis maintenant un ou deux mois, au vue du plaisir que j'ai eu durant ce voyage, j'envisage de retourner au Perou pour revoir les merveilles de ce pays, visiter les endroits qu'on avait pas eu le temps de voir et surtout revoir ma famille qui m'a accueillie
Si ce projet se concretise, il sera complétement différent que celui que j'ai vecu en octobre pour cause, j'envisage tout d'abord de partir seul ou à deux mais c'est encore un extremun car je pense que sa serait plus organisé et aussi plus enrichissant que d'etre en groupe, enfin bon chacun a son avis sur ce sujet... Ensuite, je partirai l'année prochaine (je sais, c'est peut etre un peu prematuré mais bon...) durant 1 moi minimun mais je pense plus à 2 mois
C'est pourquoi je me tourne vers vous et heureusement que ce forum existe, c'est tres intéressant pour concrétiser un voyage
Mon parcours du moin pour le moment serait d'abord de partir vers le nord du perou (Iquitos) puis sur la cote pacifique, jusqu'à Arequipa, cuzco, et revenir à Arequipa pour peut etre aller au chili ou Bolivie
Tout d'abord j'aimerais avoir quelques renseignement concernant ma premiere destination, Iquitos car j'ai vu qu'on ne pouvait pas y accéder par voie terrestre du moins en voiture du coup quel serait le mieu avion, bateau? Quels prix? Ensuite j'ai pensé à rester quelques jours dans cette ville notamment pour realiser une sorte de trek en amazonie, est ce possible Si vous avez des liens, contacts, ou tout autre infos m'intéressent
Durant ce voyage, j'ai envie de me socialiser avec les habitants, c'est pourquoi j'ai pensé à dormir chez l'habitant certaines fois Quelles vont etre leurs reactions?
J'aimerais donc si vous avez des contacts vous puissiez les partager
Pour finir j'ai l'intention de voir quelque chose qui m'aurai fait tellement plaisir si j'avais pu, ce sont les lignes de nazca en avion Quels prix, faut il reserver?
Sur ce je vous laisse en esperant que vous aurez eu le courage de me lire, et j'espere avant tout avoir quelques reponses
Merci bien
ps: je mettrais au fur et à mesure à quoi devrait ressemble cette escapade si jolie!!!!
Ratukama
Je m'appelle Yohan, pour le moment je suis encore lycéen, en octobre dernier on a realisé avec une partie de ma classe un echange extrascolaire avec un lycée peruvien situé à Arequipa Nous etions donc logé dans des familles peruviennes durant ce voyage puis en avril dernier ce sont eux les peruviens qui sont venus dans notre ville, à Brest en Bretagne. Nous sommes resté 3 semaines et avons fait de multiples excursions et decouvertes merveilleuses Bref, ce voyage m'a permis d'approfondir tout d'abord cette langue si belle qu'est l'espagnol et aussi de "m'ouvrir sur le monde"
C'est pourquoi que depuis maintenant un ou deux mois, au vue du plaisir que j'ai eu durant ce voyage, j'envisage de retourner au Perou pour revoir les merveilles de ce pays, visiter les endroits qu'on avait pas eu le temps de voir et surtout revoir ma famille qui m'a accueillie
Si ce projet se concretise, il sera complétement différent que celui que j'ai vecu en octobre pour cause, j'envisage tout d'abord de partir seul ou à deux mais c'est encore un extremun car je pense que sa serait plus organisé et aussi plus enrichissant que d'etre en groupe, enfin bon chacun a son avis sur ce sujet... Ensuite, je partirai l'année prochaine (je sais, c'est peut etre un peu prematuré mais bon...) durant 1 moi minimun mais je pense plus à 2 mois
C'est pourquoi je me tourne vers vous et heureusement que ce forum existe, c'est tres intéressant pour concrétiser un voyage
Mon parcours du moin pour le moment serait d'abord de partir vers le nord du perou (Iquitos) puis sur la cote pacifique, jusqu'à Arequipa, cuzco, et revenir à Arequipa pour peut etre aller au chili ou Bolivie
Tout d'abord j'aimerais avoir quelques renseignement concernant ma premiere destination, Iquitos car j'ai vu qu'on ne pouvait pas y accéder par voie terrestre du moins en voiture du coup quel serait le mieu avion, bateau? Quels prix? Ensuite j'ai pensé à rester quelques jours dans cette ville notamment pour realiser une sorte de trek en amazonie, est ce possible Si vous avez des liens, contacts, ou tout autre infos m'intéressent
Durant ce voyage, j'ai envie de me socialiser avec les habitants, c'est pourquoi j'ai pensé à dormir chez l'habitant certaines fois Quelles vont etre leurs reactions?
J'aimerais donc si vous avez des contacts vous puissiez les partager
Pour finir j'ai l'intention de voir quelque chose qui m'aurai fait tellement plaisir si j'avais pu, ce sont les lignes de nazca en avion Quels prix, faut il reserver?
Sur ce je vous laisse en esperant que vous aurez eu le courage de me lire, et j'espere avant tout avoir quelques reponses
Merci bien
ps: je mettrais au fur et à mesure à quoi devrait ressemble cette escapade si jolie!!!!
Ratukama
Bonjour
j aimerais savoir si qqn connait un guide de randonnee qui se prenomme Victor et qui est base a Huaraz, mais qui se deplace au Perou selon les besoins des clients.
Je me suis fait approcher par lui, mais je ne sais pas trop quoi en penser. Je voyage seule (une fille) et je me demande si je devrais le contacter pour une treck pres de Cuzco.
Il m a montre pleins de bons mots de clients et clientes passees, donc peut etre que vous etes un de ceux (elles)-ci.
Merci d avacne
Christelle presentement au Perou
j aimerais savoir si qqn connait un guide de randonnee qui se prenomme Victor et qui est base a Huaraz, mais qui se deplace au Perou selon les besoins des clients.
Je me suis fait approcher par lui, mais je ne sais pas trop quoi en penser. Je voyage seule (une fille) et je me demande si je devrais le contacter pour une treck pres de Cuzco.
Il m a montre pleins de bons mots de clients et clientes passees, donc peut etre que vous etes un de ceux (elles)-ci.
Merci d avacne
Christelle presentement au Perou
Bonjour
Après avoir consulté les mails "devises au Pérou". Il reste tout de même une question à savoir quel est le moyen le plus avantageux entre ces 2 solutions:
- Retirer des Soles dans un distributeur au Pérou avec un carte type "Mastercard ou visa"
- Retirer des Euros dans un distributeur au Pérou avec un carte type "Mastercard ou visa" et échanger ces euros en soles via un "échangeur de rue"
Merci
Après avoir consulté les mails "devises au Pérou". Il reste tout de même une question à savoir quel est le moyen le plus avantageux entre ces 2 solutions:
- Retirer des Soles dans un distributeur au Pérou avec un carte type "Mastercard ou visa"
- Retirer des Euros dans un distributeur au Pérou avec un carte type "Mastercard ou visa" et échanger ces euros en soles via un "échangeur de rue"
Merci
Bonjour,
Nous partons 2 mois de juillet à août au Pérou soit 2 adultes et 2 enfants (3 et 8 ans ). Nous comptons partager notre séjour entre l'amazone et la cordillère.
Nous sommes à la recherche de bons plans pour nous loger. Soit de petits hôtels sympas à prix abordables Soit la possibilité de profiter de l' hospitalité locale.
Si d'expérience, vous disposez d'un carnet d'adresses sur ce sujet, merci de nous communiquer et de nous faire partager vos infos.
Nous disposerons également d'un excédant de poids bagages de 40 kg que nous n'utiliserons pas mais que nous sommes disposés à exploiter pour emporter des choses assez basiques afin de d'en faire profiter ceux qui en auraient besoin. Nous pensons à des vêtements d'enfant et des médicament ( essentiellement des anti-inflamatoire). Au sujet des médocs, y a t il une procédure pour déclarer ce genre de produit à l'embarquement et/ou au débarquement à Lima ?
Aussi, voyez vous d'autres choses essentielles qui vaille la peine pour remplir ce "coli" .
D'ores et déjà merci pour vos réponses et remarques.
Hughes
Nous partons 2 mois de juillet à août au Pérou soit 2 adultes et 2 enfants (3 et 8 ans ). Nous comptons partager notre séjour entre l'amazone et la cordillère.
Nous sommes à la recherche de bons plans pour nous loger. Soit de petits hôtels sympas à prix abordables Soit la possibilité de profiter de l' hospitalité locale.
Si d'expérience, vous disposez d'un carnet d'adresses sur ce sujet, merci de nous communiquer et de nous faire partager vos infos.
Nous disposerons également d'un excédant de poids bagages de 40 kg que nous n'utiliserons pas mais que nous sommes disposés à exploiter pour emporter des choses assez basiques afin de d'en faire profiter ceux qui en auraient besoin. Nous pensons à des vêtements d'enfant et des médicament ( essentiellement des anti-inflamatoire). Au sujet des médocs, y a t il une procédure pour déclarer ce genre de produit à l'embarquement et/ou au débarquement à Lima ?
Aussi, voyez vous d'autres choses essentielles qui vaille la peine pour remplir ce "coli" .
D'ores et déjà merci pour vos réponses et remarques.
Hughes
bonjour à tous
je pars la semaine prochaine pour le perou et je cherche un hebergement sympa, pas trop cher et de préference où on peut parler français. Ce serait pour 5 nuits. J'aimerai aussi pouvoir transferer des photos et consulter mon courrier internet
Mon parcours est de 15 jours et ultra simple: 1 semaine en amazonie d'iquitos - une semaine à cuzco .
Merci à tous pour vos renseignements.
bodhi
je pars la semaine prochaine pour le perou et je cherche un hebergement sympa, pas trop cher et de préference où on peut parler français. Ce serait pour 5 nuits. J'aimerai aussi pouvoir transferer des photos et consulter mon courrier internet
Mon parcours est de 15 jours et ultra simple: 1 semaine en amazonie d'iquitos - une semaine à cuzco .
Merci à tous pour vos renseignements.
bodhi
Bonjour,
J'ai trouvé cette auberge sur le web...avec des places dispos dans la période qui m'interesse.
Quelqu'un a t il un avis à me donner sur cette auberge ?
Merci pour vos informations.
David
J'ai trouvé cette auberge sur le web...avec des places dispos dans la période qui m'interesse.
Quelqu'un a t il un avis à me donner sur cette auberge ?
Merci pour vos informations.
David
Bonjour,
Nous partons 3 semaines au Pérou (demain!) et nous nous posons quelques questions: Aréquipa: Nous voulons faire le Canion de Colca : faut-il prendre son gros sac à dos ou bien prendre un sac allégé (et laisser son gros sac à une agence ou à un hôtel)? Et nous voudrions faire un ascension (El Misti ou Chachani): nous n'avons pas d'expérience de haute-montagne, est-ce gênant? Quelle taille de sac faut-il pour partir 2-3 jours? (faut-il emmener un autre sac ou bien est-ce prêté?) Il est dit qu'il faut s'acclimater avant, est-ce qu'Aréquipa est assez haut ou bien y'a t-il des villages autours plus haut où il faut aller? Quelles agence est bien pour l'ascension du Chachani? Bus: Parmis toutes les compagnies, est-ce qu'il est facile de trouver des bus à n'importe quelle heure dans les grandes villes (ex. d'Aréquipa à Puno ou de Puno à Cuzco)?
Merci d'avance pour vos réponses!
Lor&Jor.
Nous partons 3 semaines au Pérou (demain!) et nous nous posons quelques questions: Aréquipa: Nous voulons faire le Canion de Colca : faut-il prendre son gros sac à dos ou bien prendre un sac allégé (et laisser son gros sac à une agence ou à un hôtel)? Et nous voudrions faire un ascension (El Misti ou Chachani): nous n'avons pas d'expérience de haute-montagne, est-ce gênant? Quelle taille de sac faut-il pour partir 2-3 jours? (faut-il emmener un autre sac ou bien est-ce prêté?) Il est dit qu'il faut s'acclimater avant, est-ce qu'Aréquipa est assez haut ou bien y'a t-il des villages autours plus haut où il faut aller? Quelles agence est bien pour l'ascension du Chachani? Bus: Parmis toutes les compagnies, est-ce qu'il est facile de trouver des bus à n'importe quelle heure dans les grandes villes (ex. d'Aréquipa à Puno ou de Puno à Cuzco)?
Merci d'avance pour vos réponses!
Lor&Jor.
Bonjour a tous,
Je vous expose mon projet : Avec deux amis, nous avons le projet de partir au Pérou pour une durée indeterminée (5/6 mois je pense). Mais pas dans un hotel, pas avec un portefeuille bien garnis, seulement avec le billet aller/retour, un peu d'argent, notre tente sur le dos et notre courage/soif d'aventure.
Dans le cadre de la préparation de ce voyage (qui ne se fera pas avant 1 an), je me permet donc de vous soumettre quelques questions : Nous aimerions tout d'abord pouvoir travailler sur place afin de financer notre voyage, payer la nourriture & un loyer entre autre... Est ce vraiment possible (et légal?) pour nous, 3 jeunes de 20 ans (informaticien, aide soignant & commercial) de travailler là bas, avec un visa de touriste, ne parlant pas un mot d'espagnol ? On m'a parlé d'Alliance Française, d'ONG, ou même de bar où notre profil pourrait être recherché. Au pire, les péruviens ne recherchent ils pas par exemple des garçons de fermes ? Si vous avez d'autres pistes ... je suis preneur ;) On aimerait aussi " vivre comme un péruvien "... Par là j'entends pas d'hotel, mais un appartement, ou mieu, dormir chez l'habitant. Est ce envisageable ? Par où commencer à chercher ? Etant de nature un peu aventureuse, je pensais faire du porte a porte, me laisser guider par les rencontres ... Je l'ai déja fais en Turquie, et cela s'est pas trop mal passé.. C'est faisable au Pérou ? Où chercher ? J'ai trouver quelques sites de personnes proposant des chambres ... mais je ne sais pas si cela est vraiment interessant (et honereux?) Au niveau de l'entrée au pays, j'ai entendu/lu pas mal de choses ... D'un coté, j'ai vu que pour les Français, il fallait un visa touristique de 2 mois maximum, de l'autre j'ai lu qu'un ressortissant Français pouvait s'en passer ... Qu'en est il vraiment ? Une dernière question (désolé sa fais beaucoup lol), la vie au Pérou est elle chère ? J'ai lu qu'a Lima, cela n'etait pas donné, qu'en est il du reste du pays ? Pour notre projet, avez vos une idée d'une ville où s'implanter?
Enfin, si quelqu'un a déja fait le Pérou dans les conditions dont on souhaite le faire, je serai ravis qu'il poste ici son expérience, les aventures qu'il a vécues, les difficultés qu'il a rencontrés, cela ne pourrait que nous aider !
Nos objectifs sont simples : on souhaite découvrir le Pérou d'une manière simple, pas en tant que Touriste, et vivre en quelque sorte une aventure. Vivre comme un Péruvien, Travailler comme eux, se Loger comme eux, et biensur découvrir tout les lieux magiques dont regorge le pays.
Merci de m'avoir lu, et merci d'avance pour vos réponses.
Amicalement, Mange_Sa
Je vous expose mon projet : Avec deux amis, nous avons le projet de partir au Pérou pour une durée indeterminée (5/6 mois je pense). Mais pas dans un hotel, pas avec un portefeuille bien garnis, seulement avec le billet aller/retour, un peu d'argent, notre tente sur le dos et notre courage/soif d'aventure.
Dans le cadre de la préparation de ce voyage (qui ne se fera pas avant 1 an), je me permet donc de vous soumettre quelques questions : Nous aimerions tout d'abord pouvoir travailler sur place afin de financer notre voyage, payer la nourriture & un loyer entre autre... Est ce vraiment possible (et légal?) pour nous, 3 jeunes de 20 ans (informaticien, aide soignant & commercial) de travailler là bas, avec un visa de touriste, ne parlant pas un mot d'espagnol ? On m'a parlé d'Alliance Française, d'ONG, ou même de bar où notre profil pourrait être recherché. Au pire, les péruviens ne recherchent ils pas par exemple des garçons de fermes ? Si vous avez d'autres pistes ... je suis preneur ;) On aimerait aussi " vivre comme un péruvien "... Par là j'entends pas d'hotel, mais un appartement, ou mieu, dormir chez l'habitant. Est ce envisageable ? Par où commencer à chercher ? Etant de nature un peu aventureuse, je pensais faire du porte a porte, me laisser guider par les rencontres ... Je l'ai déja fais en Turquie, et cela s'est pas trop mal passé.. C'est faisable au Pérou ? Où chercher ? J'ai trouver quelques sites de personnes proposant des chambres ... mais je ne sais pas si cela est vraiment interessant (et honereux?) Au niveau de l'entrée au pays, j'ai entendu/lu pas mal de choses ... D'un coté, j'ai vu que pour les Français, il fallait un visa touristique de 2 mois maximum, de l'autre j'ai lu qu'un ressortissant Français pouvait s'en passer ... Qu'en est il vraiment ? Une dernière question (désolé sa fais beaucoup lol), la vie au Pérou est elle chère ? J'ai lu qu'a Lima, cela n'etait pas donné, qu'en est il du reste du pays ? Pour notre projet, avez vos une idée d'une ville où s'implanter?
Enfin, si quelqu'un a déja fait le Pérou dans les conditions dont on souhaite le faire, je serai ravis qu'il poste ici son expérience, les aventures qu'il a vécues, les difficultés qu'il a rencontrés, cela ne pourrait que nous aider !
Nos objectifs sont simples : on souhaite découvrir le Pérou d'une manière simple, pas en tant que Touriste, et vivre en quelque sorte une aventure. Vivre comme un Péruvien, Travailler comme eux, se Loger comme eux, et biensur découvrir tout les lieux magiques dont regorge le pays.
Merci de m'avoir lu, et merci d'avance pour vos réponses.
Amicalement, Mange_Sa
😎 BONJOUR A TOUS
NOUS PARTONS POUR LE PEROU LE 8 OCTOBRE POUR 18JOURS NOTRE TRAJET SERAIS LIMA PUIS LES ISLES BALLESTA ON LAISSE TOMBER NAZCA POUR FILER SUR AREQUIPA LE CANYON DU COLCA ET PEUTETRE LES VILLAGES DANS LE COIN CHIVAY OU CABNACONDE ON REMONTE SUR LE LAC TITICACA ET FINIR VERS CUZCO ET LA VALLEE SACRE EST CE POSSIBLE EN BUS
vous pouvez maider a choisir mon hotels a cuzco je vais sur
http://www.french.hostelworld.com/availability.php/HostalCasablanca-Cusco-1072
je crois que cest bien !!!!
je serais 8 a 12 jours a cuzco et je veux payer entre 20 et 75 soles par nuit petit déjeuner inclus !!!
merci a tous pour vos réponse a mes autre demande
je crois que cest bien !!!!
je serais 8 a 12 jours a cuzco et je veux payer entre 20 et 75 soles par nuit petit déjeuner inclus !!!
merci a tous pour vos réponse a mes autre demande








