bonjour a tous !!
nous partons au pérou en oct nov de cette année, voici notre itinéraire. dites moi ce que vous en pensez, s'il y a des choses a rajouter, a enlever, etc...
merc 28 oct: arrivée a lima a 7h. journée a lima. bus jusqu'a pisco (3h-3h30) en fin de journée (il y en a? parce qu'on voudrait eventuellement visiter un musée et un autre a la fin de notre sejour...). nuit a pisco
jeu 29 oct: visites des iles ballesta (depart a 8h) et/ou de la reserve naturelle de paracas.
bus de nuit jusqu'a arequipa
vend 30 oct et sam 31 oct: arequipa: visite de la ville et du monastere santa catalina. nuits a arequipa
dim 1er nov: bus juqu'au canyon del colca (4 a 5h jusqu'a chivay) nuit a cabanaconde
lun 2 nov: rando ds le canyon. nuit dans le canyon (a cabaconde ?)
mar 3 nov: bus jusqu'a arequipa (5 a 6h) puis jusqu'a puno (5h). nuit a puno (on ne pourra pas dormir a amantani ca me semble trop juste...??)
merc 4 nov: visite du lac titicaca puis bateau jusqu'a amantani où on passera la nuit(3h de bateau)
jeu 5 nov : bateau jusqu'a l'ile de taquilé où l'on dejeunera puis bateau jusqu'a puno ou juliaca (d'ou part le bus touristique stp?)
ven 6 nov: bus touristique jusqu'a sicuani qui s'arrete aux sites intéressants, visite de raqchi et des sources chaudes, nuit a sicuani
sam 7 nov: train jusqu'a cuzco où l'on passera 5 nuits, visites des différents sites. nous achèterons le boleto turistico (43 dollars) dès le premier site visité. visite du machu picchu le dimanche ou mardi (1h30 de train) il parait qu'il y moins de monde ces jours la...
merc 11 nov: cuzco - lima en avion (on laisse tomber le train des andes) car en bus ca a l'air galere et je voulais savoir s'il y avait des choses a voir ka tu a me conseiller?
on est un peu genés de zapper toute la region entre cuzco et lima on ne profitera pas du paysage non plus...qu'en pense tu? n'y a t il pas des choses a voir...??
jeu 12 nov: visite de lima soit jusqu'au 14 nov jour du depart
2 jours a lima ca suffit ?
ps: les iles ballesta ca vaut le coup ??
et sinon notre programme te semble t il réalisable et le plus judicieux?
merci beaucoup pour ta reponse si rapide et complète 🙂
Bonjour,
malgré plusieurs recherches sur ce forum, je n'ai pas vu de commentaires sur le "train des Andes" qui part de Lima vers Huancayo.🙁
Est-ce parce que c'est une excursion qui n'est pas intéressante, ou aucun membre ne l'a encore tentée?😕
Si quelqu'un l'a fait, merci de donner ses impressions, commentaires et recommandations.
PS: j'envisage cette excursion en avril prochain en fin de mon circuit (traditionnel) au Pérou sud.
PS: j'envisage cette excursion en avril prochain en fin de mon circuit (traditionnel) au Pérou sud.
Je suis déjà allé au Pérou et Bolivie ( 2 fois) mais j'aimerai faire en 6 semaines , en octobre , de Lima à Buenos Aires ( environ 2 semaines dans chaque pays.
J'aimerai avoir des renseignements sur la portion Lima à Cuzco en passant par Huancayo, Huancavelica et Ayacucho.
Je pense faire le circuit en bus + si possible le train des nuages et dormir dans hotels propres avec douches style 1 *.
Si quelqu'un a des infos sur ce circuit, horaires , durée trajet, prix , prix et adresses hotel, elles seront les bienvenues.
Cordialement à tous les internautes.
🙂🙂🙂
COMPTE RENDU DU 24/06/2017 AU 09/07/2017
JOUR 1 : PARIS>>>LIMA (24/06/2017) Vol direct Air France Altitude 152 mètres 17° à 22° Couvert Voilà, c’est le premier départ de ce voyage (le deuxième sera celui d’Agnès et Camille mercredi 28 juin). Me voici à Roissy, pour ce vol qui aurait dû avoir lieu hier, mais bon on fera avec ! Donc, maintenant, vous savez qu’il faut tout imprimer soi-même. Et évidemment pour moi ça ne marche pas, je suis reconnu par la borne mais le message me dit que mon vol a changé, oh, encore ! Bon, j’abandonne la borne tactile et vois une hôtesse qui est au filtrage. Elle me dit qu’il faut imprimer les étiquettes de bagages, et comme ça ne marche pas, elle m’envoie au comptoir n°7, juste à côté. Il y a 5 pupitres ouverts et zéro passager, du coup en 1 minute, c’est fait, poids de la valise 13,4 kgs. On décolle à 11h07, tout va bien à bord de ce B777-300 de 468 passagers ! Le vol sera somme toute normal, un repas simple avec un apéritif offert, un planteur en mignonette ! On aura un goûter avant le posé aussi. Ce vol va durer 11h55, on passera verticale Georgestown, capitale du Surinam. Survoleront une partie de la forêt amazonienne, où j’apercevrai plusieurs grands fleuves qui serpentent. A 30 minutes de l’atterrissage, la vue extérieure est vraiment belle, des chaines de montagnes enneigées et un relief chaotique à souhait ! Dernier virage au-dessus de l’océan, et on voit très bien la présence du « garùa », cette brume humide et persistante, très fréquente sur cette côte du Pacifique. On est en finale, et atterrissage. Il est 16h00 et il fait 22°. Je passe l’immigration, nous sommes 4 vols en même temps, il y a vraiment beaucoup de touristes, j’aperçois des passeports allemands, espagnols, chinois, français etc, je récupère mon bagage soute. A la sortie, un taxi avec mon nom doit être là, ah oui il y a pas mal de pancartes çà et là. Je ne trouve pas de suite, puis je vois mon nom, cool. Mon taxi va m’emmener jusqu’à la maison d’hôtes « chez Elisabeth », un hébergement qui m’a été recommandé par une voyageuse belge, il y a quelques mois. 20 kilomètres en tout, les premiers quartiers sont un peu délabrés, la circulation est dense, très dense, ça vient de droite puis de gauche, bref dépaysement total assuré ! Je vois de suite que 9 voitures sur 10 sont coréennes ou japonaises, rien de français ici en 4 roues, on est encore largué de ce côté-là ! Après 40 minutes environ, on arrive bien au 265 parque norte, quartier San Isidro. Elisabeth est là, et m’accueille chez elle dans un très bon français. Ce qui est bien ici, c’est que les terminaux de bus sont à 10 minutes à pied ! Je me pose un peu dans la chambre, il est 18h00 et donc 01h00 à Paris, la fatigue se fait sentir. J’ai quand même un peu faim et curieux d’aller à pied à l’extérieur ! Elisabeth me dit qu’à 10 minutes, il y a quelques restaurants, je sors puis à droite, puis à gauche pendant 5 minutes, puis à droite sur une grande artère. Je m’exécute, il est 18h30 et il fait quasiment nuit, il fait très bon dehors, environ 20° et pas de vent. Je tombe sur un restaurant chinois qu’Elisabeth me déconseilla, puis sur un autre. Le quartier est très résidentiel et sécurisé, je croise des policiers et policières, à vélo, qui me saluent. Il y a pas mal de banque ici, et des concessions de voitures flambant neuves. Elisabeth m’a parlé pour manger un peu péruvien de chercher le poulet à la braise, et toc, je passe devant un restaurant, où j’aperçois des poulets embrochés qui tournent allégrement ! Il s’appelle « caravana », très bien ici, on m’apporte la carte, super la boisson nationale qu’il faut tester, le « pisco sour », une boisson également revendiquée par le Chili. Excellent ! Allez c’est parti, un ¼ de poulet braisé, frites, salade césar incluse, avec 2 sauces : 5,75€, et 4,50€ pour la boisson. Je rentre tranquillement à pied, il est 20h00 (03h00 à Paris), je suis naze ! Vais allez au dodo, je demande à Elisabeth de me servir le petit-déjeuner à 07h00, avec le jetlag, ça va le faire ! Bonne nuit !
JOUR 1 : PARIS>>>LIMA (24/06/2017) Vol direct Air France Altitude 152 mètres 17° à 22° Couvert Voilà, c’est le premier départ de ce voyage (le deuxième sera celui d’Agnès et Camille mercredi 28 juin). Me voici à Roissy, pour ce vol qui aurait dû avoir lieu hier, mais bon on fera avec ! Donc, maintenant, vous savez qu’il faut tout imprimer soi-même. Et évidemment pour moi ça ne marche pas, je suis reconnu par la borne mais le message me dit que mon vol a changé, oh, encore ! Bon, j’abandonne la borne tactile et vois une hôtesse qui est au filtrage. Elle me dit qu’il faut imprimer les étiquettes de bagages, et comme ça ne marche pas, elle m’envoie au comptoir n°7, juste à côté. Il y a 5 pupitres ouverts et zéro passager, du coup en 1 minute, c’est fait, poids de la valise 13,4 kgs. On décolle à 11h07, tout va bien à bord de ce B777-300 de 468 passagers ! Le vol sera somme toute normal, un repas simple avec un apéritif offert, un planteur en mignonette ! On aura un goûter avant le posé aussi. Ce vol va durer 11h55, on passera verticale Georgestown, capitale du Surinam. Survoleront une partie de la forêt amazonienne, où j’apercevrai plusieurs grands fleuves qui serpentent. A 30 minutes de l’atterrissage, la vue extérieure est vraiment belle, des chaines de montagnes enneigées et un relief chaotique à souhait ! Dernier virage au-dessus de l’océan, et on voit très bien la présence du « garùa », cette brume humide et persistante, très fréquente sur cette côte du Pacifique. On est en finale, et atterrissage. Il est 16h00 et il fait 22°. Je passe l’immigration, nous sommes 4 vols en même temps, il y a vraiment beaucoup de touristes, j’aperçois des passeports allemands, espagnols, chinois, français etc, je récupère mon bagage soute. A la sortie, un taxi avec mon nom doit être là, ah oui il y a pas mal de pancartes çà et là. Je ne trouve pas de suite, puis je vois mon nom, cool. Mon taxi va m’emmener jusqu’à la maison d’hôtes « chez Elisabeth », un hébergement qui m’a été recommandé par une voyageuse belge, il y a quelques mois. 20 kilomètres en tout, les premiers quartiers sont un peu délabrés, la circulation est dense, très dense, ça vient de droite puis de gauche, bref dépaysement total assuré ! Je vois de suite que 9 voitures sur 10 sont coréennes ou japonaises, rien de français ici en 4 roues, on est encore largué de ce côté-là ! Après 40 minutes environ, on arrive bien au 265 parque norte, quartier San Isidro. Elisabeth est là, et m’accueille chez elle dans un très bon français. Ce qui est bien ici, c’est que les terminaux de bus sont à 10 minutes à pied ! Je me pose un peu dans la chambre, il est 18h00 et donc 01h00 à Paris, la fatigue se fait sentir. J’ai quand même un peu faim et curieux d’aller à pied à l’extérieur ! Elisabeth me dit qu’à 10 minutes, il y a quelques restaurants, je sors puis à droite, puis à gauche pendant 5 minutes, puis à droite sur une grande artère. Je m’exécute, il est 18h30 et il fait quasiment nuit, il fait très bon dehors, environ 20° et pas de vent. Je tombe sur un restaurant chinois qu’Elisabeth me déconseilla, puis sur un autre. Le quartier est très résidentiel et sécurisé, je croise des policiers et policières, à vélo, qui me saluent. Il y a pas mal de banque ici, et des concessions de voitures flambant neuves. Elisabeth m’a parlé pour manger un peu péruvien de chercher le poulet à la braise, et toc, je passe devant un restaurant, où j’aperçois des poulets embrochés qui tournent allégrement ! Il s’appelle « caravana », très bien ici, on m’apporte la carte, super la boisson nationale qu’il faut tester, le « pisco sour », une boisson également revendiquée par le Chili. Excellent ! Allez c’est parti, un ¼ de poulet braisé, frites, salade césar incluse, avec 2 sauces : 5,75€, et 4,50€ pour la boisson. Je rentre tranquillement à pied, il est 20h00 (03h00 à Paris), je suis naze ! Vais allez au dodo, je demande à Elisabeth de me servir le petit-déjeuner à 07h00, avec le jetlag, ça va le faire ! Bonne nuit !
Bonjour à tous!
Nous préparons un voyage en couple pour 2 semaines au Pérou..c'est le premier voyage au Pérou (et en Amérique Latine!) et j'ai un peu de mal avec la première partie de l'itinéraire (4jj).
ça serait soit vol de Lima pour la visite d'Arequipa sur un jour et demi et 2 jours Canõn del Colca avec nuit à Sibayo;
soit bus de nuit de Lima pour Huancayo, visite des villages dans la vallée du Rio Mantaro (Hualhas , San Jeronimo, ..), tren macho pour la visite de Huancavelica et retour de nuit en bus sur Lima.
Le voyage continue après vers Llachón, Cuzco, el Valle Sagrado et 3 jours dans la jungle près de puerto Maldonado.
Sachant que ce qu'on recherche ce sont des beaux paysages, des marchés locaux, de la population rurale..que conseillez-vous? J'ai peur que le premier itinéraire reste vraiment trop sur les routes classiques du tourisme, mais le passage par Huancayo-Huancavelica serait plus fatiguant niveau déplacements et je n'ai pas trouvé beaucoup de documentation sur la région!
Merci d'avance pour vos conseils et votre expertise! 😄
Jas
Nous préparons un voyage en couple pour 2 semaines au Pérou..c'est le premier voyage au Pérou (et en Amérique Latine!) et j'ai un peu de mal avec la première partie de l'itinéraire (4jj).
ça serait soit vol de Lima pour la visite d'Arequipa sur un jour et demi et 2 jours Canõn del Colca avec nuit à Sibayo;
soit bus de nuit de Lima pour Huancayo, visite des villages dans la vallée du Rio Mantaro (Hualhas , San Jeronimo, ..), tren macho pour la visite de Huancavelica et retour de nuit en bus sur Lima.
Le voyage continue après vers Llachón, Cuzco, el Valle Sagrado et 3 jours dans la jungle près de puerto Maldonado.
Sachant que ce qu'on recherche ce sont des beaux paysages, des marchés locaux, de la population rurale..que conseillez-vous? J'ai peur que le premier itinéraire reste vraiment trop sur les routes classiques du tourisme, mais le passage par Huancayo-Huancavelica serait plus fatiguant niveau déplacements et je n'ai pas trouvé beaucoup de documentation sur la région!
Merci d'avance pour vos conseils et votre expertise! 😄
Jas
Bonjour,
Avec mon amie nous allons faire 2 semaines et demie au Pérou au début du mois de mars. Nous sommes très interessé à faire le trajet Lima-Huancayo en train. Cependant nous nous demandons si il est possible de faire une étape entre ces deux villes, notamment à cause du problème de l'altitude. Nous avons aussi pu lire que les horaires varient fréquement et qu'il n'y a plus beaucoup de train qui font ce trajet.
Pourriez-vous nous donner des idées concernant ce trajet?
merci
Avec mon amie nous allons faire 2 semaines et demie au Pérou au début du mois de mars. Nous sommes très interessé à faire le trajet Lima-Huancayo en train. Cependant nous nous demandons si il est possible de faire une étape entre ces deux villes, notamment à cause du problème de l'altitude. Nous avons aussi pu lire que les horaires varient fréquement et qu'il n'y a plus beaucoup de train qui font ce trajet.
Pourriez-vous nous donner des idées concernant ce trajet?
merci
salut
je voulais savoir si il etait possible d'aller de lima a cuzco via huancayo et ayacucho par la route j'ai entendu dire que non... avez vous des infos a ce sujet..merci.
je voulais savoir si il etait possible d'aller de lima a cuzco via huancayo et ayacucho par la route j'ai entendu dire que non... avez vous des infos a ce sujet..merci.
Bonjour à tous!!!
Je suis en train de préparer mon itinéraire au Pérou (Je m'arrache deja les cheveux!🤪) Aprés notre arrivée et acclimatation à Lima (2 ou 3 jours) nous prévoyons de monter vers Huarraz pour un trek dans la cordillera Blanca. Puis descendre ensuite vers Cuzco...
Le trajet "aller" sera donc surement Lima - Huarraz en bus Ma question concerne le retour. Ca m'ennui de refaire Huarraz - Lima.
Je pensais donc passer par le centre et faire Huarraz - Huancayo en bus. Puis Huancayo - Lima en train (apparement trés joli trajet) Seulement je me demande si cela ne va pas etre litterallement USANT et difficile a organiser de faire un trajet si long en bus. En plus apparement le centre du Perou est "dangereux"...🏴☠️ 🏴☠️
Donc mes options sont les suivantes: Lima - Huarraz (bus) Huarraz - Lima (bus)
Lima - Huarraz (bus) Huarraz - Huancayo (bus) Huancayo - Lima (Train)
Qu'en pensez vous? Avez vous deja empreinté ce trajet par le centre? Est ce que ca vaut vraiment le détour ou vaut mieux t-il revenir sur nos pas? En sachant que l'on se dirigera vers Cuzco par la suite probablement en avion de Lima.
Mille merci d'avance pour vos conseils!🙂
J espere a tres vite!
Aurelie
Je suis en train de préparer mon itinéraire au Pérou (Je m'arrache deja les cheveux!🤪) Aprés notre arrivée et acclimatation à Lima (2 ou 3 jours) nous prévoyons de monter vers Huarraz pour un trek dans la cordillera Blanca. Puis descendre ensuite vers Cuzco...
Le trajet "aller" sera donc surement Lima - Huarraz en bus Ma question concerne le retour. Ca m'ennui de refaire Huarraz - Lima.
Je pensais donc passer par le centre et faire Huarraz - Huancayo en bus. Puis Huancayo - Lima en train (apparement trés joli trajet) Seulement je me demande si cela ne va pas etre litterallement USANT et difficile a organiser de faire un trajet si long en bus. En plus apparement le centre du Perou est "dangereux"...🏴☠️ 🏴☠️
Donc mes options sont les suivantes: Lima - Huarraz (bus) Huarraz - Lima (bus)
Lima - Huarraz (bus) Huarraz - Huancayo (bus) Huancayo - Lima (Train)
Qu'en pensez vous? Avez vous deja empreinté ce trajet par le centre? Est ce que ca vaut vraiment le détour ou vaut mieux t-il revenir sur nos pas? En sachant que l'on se dirigera vers Cuzco par la suite probablement en avion de Lima.
Mille merci d'avance pour vos conseils!🙂
J espere a tres vite!
Aurelie
Hola,
Allé... Je me lance!
Je demande votre avis sur l'itinéraire Pérou-Bolivie que j'ai prévu pour 6 semaines, nous partons dans ... 12 jours!! (hihihihihi)
J1: Arrivée à Lima (très très tôt) J2: Départ pour HUANCAYO par le train des Andes (déjà réservé) J3/4: Visite HUANCAYO, marché J5: Trajet pour HUANCAVELICA avec le Tren Macho, nuit sur place J6/7/8: Départ pour AYACUCHO, visites ville et alentours J9/10/11: Départ pour ANDAHUAYLAS, visites ville et alentours J12: Départ pour CUZCO J13 à 16: Visites CUZCO et vallée sacrée J17 à 21: Trek du Salkantay et Macchu Pichu (déjà réservé) J22: Départ pour Puno J23 à 25 : Lac TITICACA et ses îles (avec une nuit sur une des îles...) J26/27: Départ pour LA PAZ, nuit et une journée de visite J28: Départ pour ORURO en bus, nuit sur place J29: Départ pour TUPIZA par le train J30: TUPIZA J31 à 34: Sud Lipez et Salar d'Uyuni, nuit à Uyuni J35 à 38: POTOSI, SUCRE (ou pas?) J39: Départ pour LA PAZ J40 à 42 : LA PAZ et environs et Avion pour Santiago du Chili puis île de Pâques
Bon j'espère être claire...
Mes questions: - Itinéraire faisable? Pas trop speed? - Les déplacements entre HUANCAVELICA et CUZCO me parraissent longs et difficiles... Est-ce vrai? Est-ce que mon itinéraire le prend assez en compte? Est-ce facile de trouver des bus tous les jours sur ce parcours, des endroits ou dormir? Est-ce dangereux (sentier lumineux)?
Voilà... Si vous avez des conseils et des retours d'expériences je suis preneuse... Merci beaucoup
Magali
J1: Arrivée à Lima (très très tôt) J2: Départ pour HUANCAYO par le train des Andes (déjà réservé) J3/4: Visite HUANCAYO, marché J5: Trajet pour HUANCAVELICA avec le Tren Macho, nuit sur place J6/7/8: Départ pour AYACUCHO, visites ville et alentours J9/10/11: Départ pour ANDAHUAYLAS, visites ville et alentours J12: Départ pour CUZCO J13 à 16: Visites CUZCO et vallée sacrée J17 à 21: Trek du Salkantay et Macchu Pichu (déjà réservé) J22: Départ pour Puno J23 à 25 : Lac TITICACA et ses îles (avec une nuit sur une des îles...) J26/27: Départ pour LA PAZ, nuit et une journée de visite J28: Départ pour ORURO en bus, nuit sur place J29: Départ pour TUPIZA par le train J30: TUPIZA J31 à 34: Sud Lipez et Salar d'Uyuni, nuit à Uyuni J35 à 38: POTOSI, SUCRE (ou pas?) J39: Départ pour LA PAZ J40 à 42 : LA PAZ et environs et Avion pour Santiago du Chili puis île de Pâques
Bon j'espère être claire...
Mes questions: - Itinéraire faisable? Pas trop speed? - Les déplacements entre HUANCAVELICA et CUZCO me parraissent longs et difficiles... Est-ce vrai? Est-ce que mon itinéraire le prend assez en compte? Est-ce facile de trouver des bus tous les jours sur ce parcours, des endroits ou dormir? Est-ce dangereux (sentier lumineux)?
Voilà... Si vous avez des conseils et des retours d'expériences je suis preneuse... Merci beaucoup
Magali
bonjour ca y est nous avons (enfin ) pre etabli un trajet alors voila ce que nous pensons faire .
arrivee a lima depart en train pour huancayo (si vous connaissez les tarifs?)
ensuite continuer ayacucho abancay (train ou bus) cuzco aguas caliente (le soir dodo hotel ou habitant) mp le landemain tte la journee retour et nuit a aguas caliente depart cuzco, juliaca puno lac titicaca arequipa salar de yuni et sud lipez la paz et retour par avion de la paz par avion a lima .
j'ai exactement 18 (on peux pousser jusqu'a 19) jours sans compter le vol sur place .
deja qu'en pensez vous? je sais que c'est pas mal mais je pense pouvoir le faire est ce facile de se deplacer en train et est ce qplus rapide que le bus voila je poserai d'autre questions au fur et a mesure .
autre chose d'arequipa quelle est la meilleure route pour aller au desert de huny? merci beaucoup a vous a tres bientot
j'ai exactement 18 (on peux pousser jusqu'a 19) jours sans compter le vol sur place .
deja qu'en pensez vous? je sais que c'est pas mal mais je pense pouvoir le faire est ce facile de se deplacer en train et est ce qplus rapide que le bus voila je poserai d'autre questions au fur et a mesure .
autre chose d'arequipa quelle est la meilleure route pour aller au desert de huny? merci beaucoup a vous a tres bientot
Bonjour à tous,
Je prévois de partir l'été prochain (2009) en circuit pour le Sud du Pérou (du genre 23/07-18/08).
J'aimerais avoir des renseignements sur l'avion, le circuit...
1) Je vois actuellement des billets à 1150€ via Madrid (Lan). Question : Est-ce que je peux espérer trouver moins cher?? So oui à quelle période (Décembre, janvier, Avril?) J'ai cru comprendre qu'au mieux ce serait 1000€ pour cette période...
2) Après beaucoup de lectures, nous prévoyons un itinéraire assez classique: Lima (visite de ville) Paracas et îles Ballestas Pisco (Atelier, distilleries?) puis Nasca (cimetière de Chauchillas) Arequipa (visite de ville) Canyon de la Colca (Altiplano, Aguada Blanca?, Chivay) Puno (site de Pukara, viracocha, Andahuaylilas, lac Titicaca Taquile Uros?) Cusco (visite de ville, Tambomachay, Puka Pukara, vallée des incas Pisaq Ollantaytambo, Machu Picchu) Le lien Cusco-Machu Picchu via la vallée sacrée est à décider. L'économique bus+5h de marche paraît fatiguant en AR... mais le tout train est cher et ne m'inspire guère... Peut-être Puerto Maldonado... Retour vers Lima par avion
Questions : 3 semaines et demi sont-elles suffisantes? trop longues? (dans ce cas, est-ce que ça vaut le coup d'aller en Bolivie?) Puerto Maldonado vaut-il le coup? Il semble qu'Iquitos soit + sympa mais aussi plus loin et donc trop court sur la durée du séjour? Je me suis basé sur un circuit de Pérou insolite. Ils proposent un circuit de base 15j (sans l'amazonie) transport-logement seuls à 550€ environ et un autre à 1400€ de 20j (le même plus amazonie avec toutes les excursions comprises). Ca me paraît de bonne qualité mais plutôt cher pour nous. J'ai également vu des chose sur Arvel voyages, Adeo, Nomades mais c'est du pareil au même (2600€ avec avion).
Est-il envisageable de se débrouiller seuls? Trouve-t-on des hôtels facilement? Les transports sont-ils bien organisés (gare simples à trouver, horaires pas trop tordus)? Est-il possible de trouver sur place des excursions style canyon du Colca? Tout ça en plein été (Français bien sûr). Faut-il réserver avant de partir l'avion (Lima Cusco) ou ce n'est pas nécessaire? L'objectif n'est pas d'être en galère et de ne pas pouvoir faire ce qu'on veut par manque de réservertion/organisation préalable.
Désolé pour la longueur et les questions qui recouvrent certaines déjà posées. Merci d'avance pour tous vos renseignements/réponses/avis.
Adrien
1) Je vois actuellement des billets à 1150€ via Madrid (Lan). Question : Est-ce que je peux espérer trouver moins cher?? So oui à quelle période (Décembre, janvier, Avril?) J'ai cru comprendre qu'au mieux ce serait 1000€ pour cette période...
2) Après beaucoup de lectures, nous prévoyons un itinéraire assez classique: Lima (visite de ville) Paracas et îles Ballestas Pisco (Atelier, distilleries?) puis Nasca (cimetière de Chauchillas) Arequipa (visite de ville) Canyon de la Colca (Altiplano, Aguada Blanca?, Chivay) Puno (site de Pukara, viracocha, Andahuaylilas, lac Titicaca Taquile Uros?) Cusco (visite de ville, Tambomachay, Puka Pukara, vallée des incas Pisaq Ollantaytambo, Machu Picchu) Le lien Cusco-Machu Picchu via la vallée sacrée est à décider. L'économique bus+5h de marche paraît fatiguant en AR... mais le tout train est cher et ne m'inspire guère... Peut-être Puerto Maldonado... Retour vers Lima par avion
Questions : 3 semaines et demi sont-elles suffisantes? trop longues? (dans ce cas, est-ce que ça vaut le coup d'aller en Bolivie?) Puerto Maldonado vaut-il le coup? Il semble qu'Iquitos soit + sympa mais aussi plus loin et donc trop court sur la durée du séjour? Je me suis basé sur un circuit de Pérou insolite. Ils proposent un circuit de base 15j (sans l'amazonie) transport-logement seuls à 550€ environ et un autre à 1400€ de 20j (le même plus amazonie avec toutes les excursions comprises). Ca me paraît de bonne qualité mais plutôt cher pour nous. J'ai également vu des chose sur Arvel voyages, Adeo, Nomades mais c'est du pareil au même (2600€ avec avion).
Est-il envisageable de se débrouiller seuls? Trouve-t-on des hôtels facilement? Les transports sont-ils bien organisés (gare simples à trouver, horaires pas trop tordus)? Est-il possible de trouver sur place des excursions style canyon du Colca? Tout ça en plein été (Français bien sûr). Faut-il réserver avant de partir l'avion (Lima Cusco) ou ce n'est pas nécessaire? L'objectif n'est pas d'être en galère et de ne pas pouvoir faire ce qu'on veut par manque de réservertion/organisation préalable.
Désolé pour la longueur et les questions qui recouvrent certaines déjà posées. Merci d'avance pour tous vos renseignements/réponses/avis.
Adrien
Hello,
Je pars pour 1 mois au Pérou-Bolivie, et notre itinéraire est déjà plus ou moins établi, cependant je me demande le temps que prend le trajet Lima-Huancayo-Ayacucho-Cuszco!?
Est-ce que ce trajet est bien, que faut-il à tout prix voir, combien de temps faut-il compter, quelle compagnie de bus prendre (quel type de bus).
Attention, sans compter la visite de Cuzco et Machu Picchu.
Ensuite nous pensons encore faire un crochet par Arequipa avant de finir à Puno pour aller sur la Bolivie!
merci pour vos réponses
Je pars pour 1 mois au Pérou-Bolivie, et notre itinéraire est déjà plus ou moins établi, cependant je me demande le temps que prend le trajet Lima-Huancayo-Ayacucho-Cuszco!?
Est-ce que ce trajet est bien, que faut-il à tout prix voir, combien de temps faut-il compter, quelle compagnie de bus prendre (quel type de bus).
Attention, sans compter la visite de Cuzco et Machu Picchu.
Ensuite nous pensons encore faire un crochet par Arequipa avant de finir à Puno pour aller sur la Bolivie!
merci pour vos réponses
Enfin, j'ai du nouveau, et mes dates sont définitives, je pars du 29 juillet au premier septembre, et je prends un aller-retour Luxembourg-Lima... Par conséquent, en un mois, quel trajet me suggérait vous??? Est-il possible d'aller en Bolivie ou je dois l'oublier??? Merci...
Bonjour,
Je suis une jeune femme de 24 ans partant seule au pérou de 21 juin au 20 juillet. J'ai déjà pris par mal d'information sur internet et fait une ébauche d'itinéraire sur lequels tout avis serait le bienvenu:
20 juin: départ de Bruxelles, nuit à Paris 21 juin: départ de Paris à 10h, arrivée à Lima à 19h (heure locale) 22 juin: Lima 23 juin: Lima-Cuzco en avion à 5h30 (billet pas encore réservé), arrivée à 7h. Journée d'acclimatation et de découverte de la ville 24 et 25 juin: Vallée sacrée (logement dans la vallée la nuit entre les 2) 26 juin: Sites proches de Cuzco (Sacsayhuamán, qenko, pukapukara, tambomachay) 27 juin - 1 juillet: Trek du Salcantay 2 juillet: bus vers Puno (7h sans visite ou plus long en bus pour touriste avec arrêts?) 3 et 4 juillet: iles du titicaca (taquille et/ou amanti avec nuit sur une des 2? plus iles flottantes?) 5 juillet: Puno 6 - 9: Arequipa + colca canyon (trek de 2 ou 3 jours dans le Canyon?), pas mal d'autres choses à faire dans le coin et qui me tentent (canyon cotuhasi et la vallée des volcans entre autre), mais manque de temps si je veux prendre le train le 11 juillet pour Huancayo (fabuleux voyage parait il... mais qui ne fait le trajet que 2 fois par mois). 10 juillet: retour sur Lima 11 Juillet: train Lima - Huncayo 12 juillet: Matinée à Huancayo, train à 14h (suite de la voie) pour Huancavelica 13 juillet 14h: Retour sur Huncayo (et ? bus de nuit pour Lima?) 14 ou 15 - 18 juillet: Huaraz et la cordillère blanche (trek de 2 à 4 jours?) 18 au soir au 19 au matin retour vers lima (6-7h de route?) 20 juillet 16h40: Départ de Lima
Actuellement seuls mes billets d'avions pour Lima sont réservés. J'ai commencé les vaccinations et fait la demande de passeport, tout le reste est encore à faire.
Certains parmis vous ont ils logé chez des gens d'hospitality club ou couchsurfing sur place?
Pour les treks je compte réserver d'ici celui pour le Salcantay sur le site www.salcantay.info dont j'ai trouvé les coordonnées ici. Ceci dit si vous avez d'autres conseils... Pour les autres je compte aviser sur place. Là j'hésite entre passer par une agence ou bien chercher des compagnon(s) (un seul peu suffire) de voyage et prendre les services d'un muletier. Est ce facile de trouver qq1 sur place? (ou certains d'entre vous auraient ils des projets similaires pour la période où je serai sur place?). En ce qui concerne les agences est il possible d'y aller et de s'inscrire pour un trek démarrant le lendemain?
Pour les iles du lac titicaca est il mieux de passer par une agence si je veux pouvoir voir les iles uros plus loger sur taquille ou amanti (et éventuellement voir aussi l'ile sur laquelle je ne loge pas) le tout en 2j/1n? (D'après mes infos il n'y a pas de bateau toute la journée)
Y aurait il plus simple pour aller de Huancavelica à Huaraz que de repasser par Huancayo puis Lima?
Voilà déjà un bon paquet de questions. J'en aurai sûrement encore d'autres.
Merci
Je suis une jeune femme de 24 ans partant seule au pérou de 21 juin au 20 juillet. J'ai déjà pris par mal d'information sur internet et fait une ébauche d'itinéraire sur lequels tout avis serait le bienvenu:
20 juin: départ de Bruxelles, nuit à Paris 21 juin: départ de Paris à 10h, arrivée à Lima à 19h (heure locale) 22 juin: Lima 23 juin: Lima-Cuzco en avion à 5h30 (billet pas encore réservé), arrivée à 7h. Journée d'acclimatation et de découverte de la ville 24 et 25 juin: Vallée sacrée (logement dans la vallée la nuit entre les 2) 26 juin: Sites proches de Cuzco (Sacsayhuamán, qenko, pukapukara, tambomachay) 27 juin - 1 juillet: Trek du Salcantay 2 juillet: bus vers Puno (7h sans visite ou plus long en bus pour touriste avec arrêts?) 3 et 4 juillet: iles du titicaca (taquille et/ou amanti avec nuit sur une des 2? plus iles flottantes?) 5 juillet: Puno 6 - 9: Arequipa + colca canyon (trek de 2 ou 3 jours dans le Canyon?), pas mal d'autres choses à faire dans le coin et qui me tentent (canyon cotuhasi et la vallée des volcans entre autre), mais manque de temps si je veux prendre le train le 11 juillet pour Huancayo (fabuleux voyage parait il... mais qui ne fait le trajet que 2 fois par mois). 10 juillet: retour sur Lima 11 Juillet: train Lima - Huncayo 12 juillet: Matinée à Huancayo, train à 14h (suite de la voie) pour Huancavelica 13 juillet 14h: Retour sur Huncayo (et ? bus de nuit pour Lima?) 14 ou 15 - 18 juillet: Huaraz et la cordillère blanche (trek de 2 à 4 jours?) 18 au soir au 19 au matin retour vers lima (6-7h de route?) 20 juillet 16h40: Départ de Lima
Actuellement seuls mes billets d'avions pour Lima sont réservés. J'ai commencé les vaccinations et fait la demande de passeport, tout le reste est encore à faire.
Certains parmis vous ont ils logé chez des gens d'hospitality club ou couchsurfing sur place?
Pour les treks je compte réserver d'ici celui pour le Salcantay sur le site www.salcantay.info dont j'ai trouvé les coordonnées ici. Ceci dit si vous avez d'autres conseils... Pour les autres je compte aviser sur place. Là j'hésite entre passer par une agence ou bien chercher des compagnon(s) (un seul peu suffire) de voyage et prendre les services d'un muletier. Est ce facile de trouver qq1 sur place? (ou certains d'entre vous auraient ils des projets similaires pour la période où je serai sur place?). En ce qui concerne les agences est il possible d'y aller et de s'inscrire pour un trek démarrant le lendemain?
Pour les iles du lac titicaca est il mieux de passer par une agence si je veux pouvoir voir les iles uros plus loger sur taquille ou amanti (et éventuellement voir aussi l'ile sur laquelle je ne loge pas) le tout en 2j/1n? (D'après mes infos il n'y a pas de bateau toute la journée)
Y aurait il plus simple pour aller de Huancavelica à Huaraz que de repasser par Huancayo puis Lima?
Voilà déjà un bon paquet de questions. J'en aurai sûrement encore d'autres.
Merci
Salut à tous,
Déjà un grand grand merci à tout ceux qui participent à ce forum, et m'ont déjà permis à deux reprises de réaliser des supers voyages (Ouest des USA en 2008 & Corse en 2009) grâce à leurs bons conseils.
Cette fois ci, je sors le grand jeu car j'ai pris un congé sabbatique de 6 mois (qui prend fin au 30 mai 2011) au cours duquel je compte visiter une partie de l'Amérique du sud et en particulier le Pérou et la Bolivie et un petit bout de Chili. Je passe sur les vaccins, la méthode assimil espagnol (je parle couramment anglais, mais j'ai cru comprendre que cette langue n'était pas en odeur de sainteté et j'ai appris à dire "no soy un gringo ;)", etc...
Je compte donc essayer de prendre un peu plus mon temps, à contrario des deux précédents voyages qui étaient "denses" Je voyage seul, et compte couchsurfer autant que possible pour rencontrer du monde -pas pour économiser sur l'hotel , abordable pour mon budget). Le programme : du 2 mars au 20 mai environ (pas encore pris les billets - trouvé un AR Paris Lima à 730€)
Le road book , avec grosso modo les trucs que j'ai noté comme "à voir" (pas forcément tout, mais au moins la vallée sacrée et le Machu Pichu qui devraient être selon les dires de beaucoup le 'clou du spectacle'!) : http://maps.google.com/...bbab&t=h&z=5 (encore merci à ceux d'entre vous qui m'ont donné plein d'idées
Ma grande question est de savoir ou arriver et d'ou repartir et dans quel sens voir tout ça, est -ce que 2 mois et demi c'est trop , pas assez ? Tout plein de questions existentielles forcément. On est un peu perdu au départ quand on défriche, et je suis preneur de toutes vos remarques;
J'ai bien noté que jusqu'en Mars , la saison des pluies est de rigueur sur les Andes, et qu'il vaut donc mieux éviter.
C'est pourquoi , en supposant arriver à Lima, je pense commencer par descendre vers Pisco (Islas Balletas, Huacachina, Arequipa (Colca Canyon) histoire de monter progressivement en Altitude, puis direction la Bolivie, Lac Titicaca, La Paz, Rurebenaque (pour gouter a l'Amazonie) , L'oriente, puis revenir vers l'ouest, Sucre, Potosi, Uyuni & Sud Lipez, Chili : San Pedro de Atacama, puis revenir vers le Pérou, Cuzco, Machu Pichu, , Ollantaytambo, puis direction le nord, Huaraz, la cordillère Blanche (trek de Santa Cruz), Chachapoya (Kuelap, chute de Gocta) sur les bons conseils de Zitoune et enfin Tumbes pour finir au bord de la mer avant de renquiller pour Trujillo (Sipan?), Lima et repartir vers l'Europe
En 2-3 mois, est-ce raisonnable ? Trop ? Pas assez ? Je compte me déplacer principalement en Bus , mais des étapes de liaisons possibles en Avion. Et pourquoi pas louer une voiture ici et là)
Y-a-t-il des coins-à-voir-absolument-à-voir autour de mon itinéraire que j'aurais zappé (Iguazu?), malgré une lecture attentive du forum, du guide du routard et du lonely planet ?
Je me dis aussi qu'il est dommage de ne pas essayer de profiter de tout ca pour aller voir du coté du sud du Chili (Torre del Paine) ou de l'Argentine (Bariloche, El Calafate, ), mais ça fait super loin...
L'alternative serait de débarquer vers le sud du CHili / argentine, pour voir tout ça et de remonter tranquillement vers le nord pour repartir de Lima / La paz en fin d'itinéraire. Mais est-ce que ca va pas faire trop ? Et quid des billets ou on repart d'une autre endroit que celui ou on arrive (jamais essayé, c'est compliqué ? il faut passer par une agence ?)
Bref, voilà pour mes interrogations de béotiens, j'essaierais d'alimenter ce topic au fur et à mesure de mes recherches, histoire que ca puisse servir à d'autres, et et je viendrais y rajouter l'adresse du blog que je compte bien démarrer pour raconter mes aventuuuuuuures !
Merci de m'avoir lu , merci à Voyageforum d'exister, amitiés à tous,
PS : j'attends aussi ma carte Michelin du Pérou (avec 'routes pittoresques inside"), commandée hier sur viamichelin.com pour affiner les itinéraires. :)
Déjà un grand grand merci à tout ceux qui participent à ce forum, et m'ont déjà permis à deux reprises de réaliser des supers voyages (Ouest des USA en 2008 & Corse en 2009) grâce à leurs bons conseils.
Cette fois ci, je sors le grand jeu car j'ai pris un congé sabbatique de 6 mois (qui prend fin au 30 mai 2011) au cours duquel je compte visiter une partie de l'Amérique du sud et en particulier le Pérou et la Bolivie et un petit bout de Chili. Je passe sur les vaccins, la méthode assimil espagnol (je parle couramment anglais, mais j'ai cru comprendre que cette langue n'était pas en odeur de sainteté et j'ai appris à dire "no soy un gringo ;)", etc...
Je compte donc essayer de prendre un peu plus mon temps, à contrario des deux précédents voyages qui étaient "denses" Je voyage seul, et compte couchsurfer autant que possible pour rencontrer du monde -pas pour économiser sur l'hotel , abordable pour mon budget). Le programme : du 2 mars au 20 mai environ (pas encore pris les billets - trouvé un AR Paris Lima à 730€)
Le road book , avec grosso modo les trucs que j'ai noté comme "à voir" (pas forcément tout, mais au moins la vallée sacrée et le Machu Pichu qui devraient être selon les dires de beaucoup le 'clou du spectacle'!) : http://maps.google.com/...bbab&t=h&z=5 (encore merci à ceux d'entre vous qui m'ont donné plein d'idées
Ma grande question est de savoir ou arriver et d'ou repartir et dans quel sens voir tout ça, est -ce que 2 mois et demi c'est trop , pas assez ? Tout plein de questions existentielles forcément. On est un peu perdu au départ quand on défriche, et je suis preneur de toutes vos remarques;
J'ai bien noté que jusqu'en Mars , la saison des pluies est de rigueur sur les Andes, et qu'il vaut donc mieux éviter.
C'est pourquoi , en supposant arriver à Lima, je pense commencer par descendre vers Pisco (Islas Balletas, Huacachina, Arequipa (Colca Canyon) histoire de monter progressivement en Altitude, puis direction la Bolivie, Lac Titicaca, La Paz, Rurebenaque (pour gouter a l'Amazonie) , L'oriente, puis revenir vers l'ouest, Sucre, Potosi, Uyuni & Sud Lipez, Chili : San Pedro de Atacama, puis revenir vers le Pérou, Cuzco, Machu Pichu, , Ollantaytambo, puis direction le nord, Huaraz, la cordillère Blanche (trek de Santa Cruz), Chachapoya (Kuelap, chute de Gocta) sur les bons conseils de Zitoune et enfin Tumbes pour finir au bord de la mer avant de renquiller pour Trujillo (Sipan?), Lima et repartir vers l'Europe
En 2-3 mois, est-ce raisonnable ? Trop ? Pas assez ? Je compte me déplacer principalement en Bus , mais des étapes de liaisons possibles en Avion. Et pourquoi pas louer une voiture ici et là)
Y-a-t-il des coins-à-voir-absolument-à-voir autour de mon itinéraire que j'aurais zappé (Iguazu?), malgré une lecture attentive du forum, du guide du routard et du lonely planet ?
Je me dis aussi qu'il est dommage de ne pas essayer de profiter de tout ca pour aller voir du coté du sud du Chili (Torre del Paine) ou de l'Argentine (Bariloche, El Calafate, ), mais ça fait super loin...
L'alternative serait de débarquer vers le sud du CHili / argentine, pour voir tout ça et de remonter tranquillement vers le nord pour repartir de Lima / La paz en fin d'itinéraire. Mais est-ce que ca va pas faire trop ? Et quid des billets ou on repart d'une autre endroit que celui ou on arrive (jamais essayé, c'est compliqué ? il faut passer par une agence ?)
Bref, voilà pour mes interrogations de béotiens, j'essaierais d'alimenter ce topic au fur et à mesure de mes recherches, histoire que ca puisse servir à d'autres, et et je viendrais y rajouter l'adresse du blog que je compte bien démarrer pour raconter mes aventuuuuuuures !
Merci de m'avoir lu , merci à Voyageforum d'exister, amitiés à tous,
PS : j'attends aussi ma carte Michelin du Pérou (avec 'routes pittoresques inside"), commandée hier sur viamichelin.com pour affiner les itinéraires. :)
Bonjour,
J'ai comme projet de partir au pérou en juillet-aout 2009 pendant 15 jours avec ma compagne. Je souhaiterai savoir en 15-16 jours qu'est ce qu il faut que je visite absolument? A savoir que nous arriverons à Lima. Nous souhaitons découvrir un maximum de chose mais sans non plus faire une Course. Nous preferons prendre notre temps. Dernière question, faut-il etre tres tres sportif pour visiter les différents sites ou bien c'est accessible a tout le monde ?
Merci bcp pour vos réponses
J'ai comme projet de partir au pérou en juillet-aout 2009 pendant 15 jours avec ma compagne. Je souhaiterai savoir en 15-16 jours qu'est ce qu il faut que je visite absolument? A savoir que nous arriverons à Lima. Nous souhaitons découvrir un maximum de chose mais sans non plus faire une Course. Nous preferons prendre notre temps. Dernière question, faut-il etre tres tres sportif pour visiter les différents sites ou bien c'est accessible a tout le monde ?
Merci bcp pour vos réponses
Bonjour,
ce trajet est peu visité, pas ou peu proposé par les agences....
je cherche une voiture avec chauffeur avec une agence/Cie sérieuse. nous prendrions le train de Huancavelica à Huancayo, puis le train d'Huancayo à Lima. merci pour des adresses et conseils
Nadine
je pars au perou en octobre.j' aimerai bien aller dans des coins pas trop frequentés..mais attrayants quand meme.si vous pouvez m aider dans ma preparation.merci
bonjour,
nous partons pour un mois au perou, et pour relier lima a cuzco, on souhaiterait savoir s'il est preferable de faire un trajet direct en bus lima -cuzco; ou de passer par les villes de Huancayo et Ayacucho.
sachant que nous ne sommes pas particulierement presse, est ce que ça en vaut la peine ?
merci pour vos reponces qui nous eclairerons🙂
antho.
Bonjour à tous
En décembre prochain je ferai une escale de 2 jours à Lima que je connais déjà un peu.
j'aurais aimé sans aller trop loin découvrir un secteur ou une petite ville authentique.
Merci d'avance pour vos conseils avisés.
Hello,
Nous sommes en train, avec mon amie, d'établir notre itinéraire. Pour le moment il est sûr que nous ferons la route de Lima-Huancayo-Ayacucho. Après nous hésitons encore. Nous attérirons à Lima, nous voulons aussi voir Pisco et éventuellement Nazca. Alors mon dilemme, commencer par Pisco et revenir sur Lima pour prendre la route direction Huancayo et Ayacucho, ou alors partir directement sur Huancayo et Ayacucho et rejoindre ensuite Pisco en prenant la route directe. je dis ça parce qu'il semblerait que la route entre Ayacucho et Abancay ne soit pas très bonne, surtout pendant la période des pluies (nous serons la-bas les 2 premières semaines de mars).
Autre question, est-il utopique de vouloir voir: Huancayo, Ayacucho, Pisco, (Nazca), le canon del Colca, Arequipa, Cuzco et Machu pichu, et Puno en 2 semaines et demie.
merci pour votre aide!
Nous sommes en train, avec mon amie, d'établir notre itinéraire. Pour le moment il est sûr que nous ferons la route de Lima-Huancayo-Ayacucho. Après nous hésitons encore. Nous attérirons à Lima, nous voulons aussi voir Pisco et éventuellement Nazca. Alors mon dilemme, commencer par Pisco et revenir sur Lima pour prendre la route direction Huancayo et Ayacucho, ou alors partir directement sur Huancayo et Ayacucho et rejoindre ensuite Pisco en prenant la route directe. je dis ça parce qu'il semblerait que la route entre Ayacucho et Abancay ne soit pas très bonne, surtout pendant la période des pluies (nous serons la-bas les 2 premières semaines de mars).
Autre question, est-il utopique de vouloir voir: Huancayo, Ayacucho, Pisco, (Nazca), le canon del Colca, Arequipa, Cuzco et Machu pichu, et Puno en 2 semaines et demie.
merci pour votre aide!
En bref, je plainifie mon retour d'Iquitos vers Pucallpa et je me demandais s'il y avait des choses à voir entre Pucallpa et Cuzco, sans repasser par Lima...c'est à dire sur la route de Tingo Maria, Huanuco, Huancayo etc.... ou si je devrais prendre un bus directement vers Cuzco sans m'arrêter.....(s'il y en a un bien entendu???). J'ai cherché un peu sur le forum sans trouver trop d'information sur ces petits coins!!!!
Merci beaucoup,
Bonjour,
Après quelques semaines en Equateur, nous descendons au Perou (voyage prevu pour septembre) pour un mois environ et repartirons de la Paz.
Dans notre itinéraire, nous ne souhaitions pas spécialement faire Lima ni la cote Sud.
Nous souhaiterions donc savoir quel est le meilleur moyen selon vous de faire Huaraz à Cuzco !! J'ai vu qu'il y avait un aeroport a Huanuca, mais les vols deja ne sont pas donnés (environ 130€ en ce moment) et repasse de toute facon par l'aeroport de Lima, on gros en comptant l'escale cela fait 6h.
Sinon, y'a til des bus (ou train) direct (ou du moins evitant Lima) ? et combien de temps ??
Merci d'avance,
Julien et Pauline.
Dans notre itinéraire, nous ne souhaitions pas spécialement faire Lima ni la cote Sud.
Nous souhaiterions donc savoir quel est le meilleur moyen selon vous de faire Huaraz à Cuzco !! J'ai vu qu'il y avait un aeroport a Huanuca, mais les vols deja ne sont pas donnés (environ 130€ en ce moment) et repasse de toute facon par l'aeroport de Lima, on gros en comptant l'escale cela fait 6h.
Sinon, y'a til des bus (ou train) direct (ou du moins evitant Lima) ? et combien de temps ??
Merci d'avance,
Julien et Pauline.
Bonjour,
Nous prévoyons de partir à 2 au Pérou au mois de Mai 2001 pendant 3 semaines. On partira sac au dos, seulement avec le billet d'avion et on se restreindra au Sud Pérou. Nous voulons faire une boucle sans trop dépenser, donc privilégier le bus et le train, l'hébergement chez l'habitant.
Voici en gros ce que je prévois, je ne veux pas non plus nous fixer un planning trop précis pour pouvoir nous laisser la possibilité de profiter un peu plus longtemps d'un site si on s'y sent bien ; néanmoins j'aimerais vos conseils : quels sites sont à privilégier par rapport à d'autres?
J1-J2 : visite de Lima
J3-J4-J5-J6-J7-J8-J9: Lima-Punto en bus en faisant des escales régulières d'une journée ou 2 (Pisco pour la réserve de Paracas, Nasca pour les lignes, Arequipa pour la ville et le canyon del colca)
J10-J11-J12 : Lac Titicaca
J13-J14-J15-J16-J17-J18 : Cuzco et Vallée sacrée (1 journée pour le MacchuPicchu, autres sites moins touristiques qui valent le détour dans la vallée sacrée ???)
J19-J20-J21 : Descente vers Lima par Ayacucho et Huancayo en bus et/ou train (?) avec des escales en fonction de nos envies.
J22 : retour en France
Nous n'avons pas encore acheter de guide type GDR, ça pourra peut-être répondre à certaines de nos questions.
Pour une question de budget nous ne prévoyons pas de faire de treck organisé, cependant les balades et visites seuls valent-elles le coup dans tous les sites ? Ou faut il prévoir un treck particulier qui vaut vraiment le détour dans la vallée sacrée par exemple ? Quels sont les prix des guides au Pérou ? Avez-vous une idée du budget pour logement/repas pour une journée au Pérou ?
Faut-il réserver les différents hébergements et la visite du Macchu Picchu à l'avance à cette période de l'année ?
Merci de votre aide :)
Bonjour,
Une énième discussion pour avoir un avis de trajet au Pérou... Mais je n'ai pas trouvé toutes mes réponses sur le forum. Nous partons en septembre, un peu plus de 3 semaines, mais moins que 4 (ça change pas mal de choses). Voici notre itinéraire, sur lequel j'ai des questions à vous soumettre :
Jour 0 : arrivée Lima dans l'après-midi (6/09/11) Jour 1 : Lima Jour 2 : Trajet Lima-Nazca (6-7 h bus) : Mirador des lignes + planetarium Jour 3 : Trajet Nazca – Arequipa (9 h de bus) 2300 m Jour 4 : Arequipa Jour 5 : Arequipa Jour 6 : Départ pour Canyon del Colca (5-6 h) via Chivay - Yanque Jour 7 : Yanque (ballade autour de Yanque, voire cheval aux alentours) Jour 8 : Yanque – Cruz del condor – Chivay – Puno (5 h de bus) 3800 m Jour 9 : Puno – Lac Titicaca (Iles Uros et Amanti). Nuit à Amanti. Jour 10 : Retour Puno - Sillustani - Nuit à Puno Jour 11 : Puno – Cuzco (9 h de bus de jour pour les paysages) 3400 m Jour 12 : Cuzco Jour 13 : Sites archéologiques proches de Cuzco (Tambomachay, Sacsayhuaman et/ou Puca Pucara ou autre suggestion) Jour 14 : Vallée Sacrée (Chinchero, Moray, Maras, Ollantaytambo) nuit à Aguas Calientes Jour 15 : Machu Picchu et nuit Ollantaytambo (?) Jour 16 : jour complémentaire vallée sacrée ( pour Pisaq ou autre site non vu) nuit à Cuzco Jour 17 : cheval à Cuzco ou alentours
Jour 18 : Cuzco-Nazca de jour pour la vue (15h). Nuit Nazca (ou autre suggestion) Jour 19 : Nazca- Lima (7h) Jour 20 : Lima
A ce stade, j'ai déjà quelques questions : - Est ce que septembre est une période très touristique (surtout pour le MP) ? - Si on reste 6 j à Cuzsco ca nous laisse le temps d'acheter billet de train + entrée MP sur place à Cuzco le premier jour ou il vaut mieux réserver très à l'avance ? Certains nous ont dit qu'il fallait prévoir plusieurs jours au MP pour aviser en fonction de la météo. Il y a souvent de la brume en septembre ? - Le trajet de retour à Lima depuis Nazca pourrait être optimisé j'imagine mais ca dépend de ce que nous ferons (ou pas) dans le nord. Est ce que Ica, Huacachina vallent la peine de s'y arrêter ?
Mais nous ne partons que le 25e jour…. D'où une fin de trajet en option et à optimiser :
OPTION NORD PEROU
Jour 20 : Trajet Lima – Huaraz de jour pour les paysages (8 h)
Jour 21 : Huaraz. Jour 22 : Huaraz - Trujillo (trajet de nuit ?) Jour 23 : Trujillo (pyramides del Sol y la Luna, Chan Chan) Jour 24 : Trajet Trujillo – Lima (8h) Jour 25 : Lima et avion en soirée pour retour France
Nous avons l'impression de prendre notre temps au début dans le sud, on peut encore rajouter des jours ça et là, mais nous n'avons pas envie de terminer note voyage par 3 jours à Lima pour attendre le départ. Envie d'aller dans le nord aussi voir la cordillière des andes (mais pas de treck) et Chanchan. J'imagine qu'on doit pouvoir prendre un avion mais à quel moment ? Pour aller dans le nord ? Nazca - Qui a fait le train Lima-Huancayo ? Il parait que le trajet est magnifique. - Ou alors est-ce qu'on fait un détour en Bolivie pour aller à LaPaz depuis Puno ? Merci d'avance pour vos conseils.
Une énième discussion pour avoir un avis de trajet au Pérou... Mais je n'ai pas trouvé toutes mes réponses sur le forum. Nous partons en septembre, un peu plus de 3 semaines, mais moins que 4 (ça change pas mal de choses). Voici notre itinéraire, sur lequel j'ai des questions à vous soumettre :
Jour 0 : arrivée Lima dans l'après-midi (6/09/11) Jour 1 : Lima Jour 2 : Trajet Lima-Nazca (6-7 h bus) : Mirador des lignes + planetarium Jour 3 : Trajet Nazca – Arequipa (9 h de bus) 2300 m Jour 4 : Arequipa Jour 5 : Arequipa Jour 6 : Départ pour Canyon del Colca (5-6 h) via Chivay - Yanque Jour 7 : Yanque (ballade autour de Yanque, voire cheval aux alentours) Jour 8 : Yanque – Cruz del condor – Chivay – Puno (5 h de bus) 3800 m Jour 9 : Puno – Lac Titicaca (Iles Uros et Amanti). Nuit à Amanti. Jour 10 : Retour Puno - Sillustani - Nuit à Puno Jour 11 : Puno – Cuzco (9 h de bus de jour pour les paysages) 3400 m Jour 12 : Cuzco Jour 13 : Sites archéologiques proches de Cuzco (Tambomachay, Sacsayhuaman et/ou Puca Pucara ou autre suggestion) Jour 14 : Vallée Sacrée (Chinchero, Moray, Maras, Ollantaytambo) nuit à Aguas Calientes Jour 15 : Machu Picchu et nuit Ollantaytambo (?) Jour 16 : jour complémentaire vallée sacrée ( pour Pisaq ou autre site non vu) nuit à Cuzco Jour 17 : cheval à Cuzco ou alentours
Jour 18 : Cuzco-Nazca de jour pour la vue (15h). Nuit Nazca (ou autre suggestion) Jour 19 : Nazca- Lima (7h) Jour 20 : Lima
A ce stade, j'ai déjà quelques questions : - Est ce que septembre est une période très touristique (surtout pour le MP) ? - Si on reste 6 j à Cuzsco ca nous laisse le temps d'acheter billet de train + entrée MP sur place à Cuzco le premier jour ou il vaut mieux réserver très à l'avance ? Certains nous ont dit qu'il fallait prévoir plusieurs jours au MP pour aviser en fonction de la météo. Il y a souvent de la brume en septembre ? - Le trajet de retour à Lima depuis Nazca pourrait être optimisé j'imagine mais ca dépend de ce que nous ferons (ou pas) dans le nord. Est ce que Ica, Huacachina vallent la peine de s'y arrêter ?
Mais nous ne partons que le 25e jour…. D'où une fin de trajet en option et à optimiser :
OPTION NORD PEROU
Jour 20 : Trajet Lima – Huaraz de jour pour les paysages (8 h)
Jour 21 : Huaraz. Jour 22 : Huaraz - Trujillo (trajet de nuit ?) Jour 23 : Trujillo (pyramides del Sol y la Luna, Chan Chan) Jour 24 : Trajet Trujillo – Lima (8h) Jour 25 : Lima et avion en soirée pour retour France
Nous avons l'impression de prendre notre temps au début dans le sud, on peut encore rajouter des jours ça et là, mais nous n'avons pas envie de terminer note voyage par 3 jours à Lima pour attendre le départ. Envie d'aller dans le nord aussi voir la cordillière des andes (mais pas de treck) et Chanchan. J'imagine qu'on doit pouvoir prendre un avion mais à quel moment ? Pour aller dans le nord ? Nazca - Qui a fait le train Lima-Huancayo ? Il parait que le trajet est magnifique. - Ou alors est-ce qu'on fait un détour en Bolivie pour aller à LaPaz depuis Puno ? Merci d'avance pour vos conseils.
15h59 Monde > Pérou - Accident d'un autocar au Pérou: au moins 19 morts et 31 blessés graves
La chute d'un autocar dans un ravin d'une région andine du centre du Pérou a fait au moins 19 morts jeudi, dont quatre enfants, et 31 blessés graves.
La chute d'un autocar dans un ravin d'une région andine du centre du Pérou a fait au moins 19 morts jeudi, dont quatre enfants, et 31 blessés graves.
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Bonjour a tous ,
je prépare un voyage au Pérou avec ma copine et nous aimerions prendre le train de Lima à Huancayo puis nous diriger vers Cuzco pour rejoindre le macchu pichu et faire l'inca trek :)
Je voudrais savoir comment pouvoir réserver nos billets pour prendre le train ou si il faut plutôt passer par agence ? Et pour nous rendre a Cuzco est-il possible de prendre un train ou seulement le bus ?
Merci pour vos reponse qui nous aiderons je l'espère !
bien a vous
je prépare un voyage au Pérou avec ma copine et nous aimerions prendre le train de Lima à Huancayo puis nous diriger vers Cuzco pour rejoindre le macchu pichu et faire l'inca trek :)
Je voudrais savoir comment pouvoir réserver nos billets pour prendre le train ou si il faut plutôt passer par agence ? Et pour nous rendre a Cuzco est-il possible de prendre un train ou seulement le bus ?
Merci pour vos reponse qui nous aiderons je l'espère !
bien a vous
Bonjour à vous tous,
Je pars pour le Pérou de 15 février au 1er mars 2010. Je vais passer une semaine à lima et l'autre à Cuzco.
De Lima à Cuzco, j'aimerais faire un arrêt à Ica. En rapport avec le transport, j'ai su que faire le trajet en autobus est magnifique et très intéressant mais, que l'avion est beaucoup plus rapide. Ma question est : Est ce qu'il y a une possibilité de faire le trajet Lima-Ica-Cuzco en utilisant l'autobus ET l'avion?? Par exemple: faire Lima-Ica en bus et Ica-Cuzco en avion. (Pas obliger d'être exactement Ica, ça peut aussi être une ville proche)
Merci d'avance! Bonne journée à vous La wolfe 🙂
Je pars pour le Pérou de 15 février au 1er mars 2010. Je vais passer une semaine à lima et l'autre à Cuzco.
De Lima à Cuzco, j'aimerais faire un arrêt à Ica. En rapport avec le transport, j'ai su que faire le trajet en autobus est magnifique et très intéressant mais, que l'avion est beaucoup plus rapide. Ma question est : Est ce qu'il y a une possibilité de faire le trajet Lima-Ica-Cuzco en utilisant l'autobus ET l'avion?? Par exemple: faire Lima-Ica en bus et Ica-Cuzco en avion. (Pas obliger d'être exactement Ica, ça peut aussi être une ville proche)
Merci d'avance! Bonne journée à vous La wolfe 🙂







