Discussions similar to: Pneus sur camping car
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Le Maroc récent (en camping-car)
Bonjour

Ayant changé notre camping car, nous ne partirons pas en Asie cet hiver. 

Nous voulons profiter de notre acquisition tout en cherchant des températures agréables.

Direction Sud Espagne, sud Portugal et Maroc de fin décembre à début avril.

Nous avions visité le Maroc  en CC en 2002 et il semble  que  ça ait bien changé.

C'était presque l'aventure à cette époque !

Je me pose plusieurs questions par rapport aux changements. Certains sujets ont été abordés mais depuis assez longtemps. Je recherche des informations récentes.

- Il était conseillé d'avoir 2 roues de secours.

Est-ce toujours utile sachant que maintenant les CC ne sont livrés qu'avec une bombe de réparation. 

- Il fallait prévoir 20 litres de gasoil en réserve pour pallier le manque  de station délivrant du G.O. de bonne qualité. 

Cet encombrant chargement  (odeur) est il toujours utile.

- Y a t il des produits que l'on trouve tjs difficilement ? 

Il était pas facile de trouver papier toilette ou sopalin en dehors de Makro .

- Le troc (vêtements, chaussures etc...) servait souvent à  finaliser une transaction ou aussi le don faisait des heureux dans les zones reculées.  

- La gendarmerie royale nous faisait des signes amicaux au passage, maintenant c'est paraît il bakchich pour de faux excès de vitesse.

Qu'en est il exactement ? 

Combien a minima pour repartir ou y a t il une parade pour calmer les ardeurs ?

Par exemple au Cambodge, il faut vite enlevé la clef du scooter pour ne pas qu'elle soit prise en otage, et le scoot avec. C'est con mais autant le savoir !

- Qu'en est il de la sécurité aujourd'hui ? 

C'était à l'époque le pays, peut-être, le plus sûr. 

- Peut on échapper aux rassemblements de CC passant l'hiver sans bouger ?

Je sais ,  la liste est longue, merci d'avoir lu jusqu'au bout !
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Type de pneus sur un camping-car?
Bonjour à toutes et à tous. Je m'aprette à changer les pneus de mon c/c et je me pose la question de savoir si je remonte les pneus d'origine(15') ou bien des pneus en 16' ? Alors que les constructeurs de véhicules(FIAT, CITROEN, PEUGEOT)montent d'origine sur leurs fourgons(DUCATO, JUPER, BOXER) des pneus en 16' ;purquoi les constructeurs de campingcars montent-ils de pneus en 15'...? Si quelqu'un a la réponse , merci de me le faire savoir. Autre question:pourquoi un pneu spécial camper? Cordialement à tous.
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Iceland Winter Tour, un tour complet de l’île, 21 jours, en van, en avril
😏 CARNETS DE ROUTE EN LIGNE :

ICELAND WINTER TOUR

Bonjour

L'Islande fin mars, c'est encore l'hiver. Trois semaines avec un petit fourgon 2 roues motrices et sans chauffage adapté, mission impossible ? Et bien non, ce fut un voyage fascinant !

Pourquoi avril ? Parce que nous pouvons prendre nos congés à cette période et que la promotion hiver de la SMYRIL LINE s'appliquait pour le premier départ du Norröna fin mars. 935 Euros A/R pour le fourgon et 2 adultes en dortoir avec un seul repas par jour. Spartiate mais le tiers du prix qu'en haute saison !

Préparation. Aucune. Inutile de passer des heures à lire récits et témoignages. Tous montrent l'Islande l'été Nous avons fait comme les Islandais, adapter les déplacements à la météo du jour. C'est tout.

Parcours. Le tour de l’île par la N1 fait 1300 km. Nous l'avons doublé, 2600 km. Pratiquement tous les sites majeurs furent accessibles. Le Nord enneigé et glacé nous a tellement fasciné que nous y sommes restés deux semaines sur trois ! Avalant le Sud en quelques journées. Sans aucun regret.

Campings. Indispensables avec notre petit chauffage électrique 220 V. Mais en avril, ils sont presque tous fermés 😠 Par chance, les propriétaires ont accepté de nous accueillir. Résultat inespéré, 18 nuits en camping avec électricité !

Météo. Au Nord, entre moins 2 et moins 12 degrés. Soleil et chutes de neige tous les jours. Au Sud, entre 0 et 14 degrés. Aucun jour de pluie.

Carnets de route. Ils seront mis en ligne dans le lien en signature. En attendant, un aperçu en une vingtaine de photos.

Cordialement, Sylvie & Bernard.

Neige, glace, ciel lumineux : magnifique !



Seuls aux pieds du plus grand glacier d'Europe.



Pause déjeuner dans un superbe cadre.



La route serpente au cœur du désert blanc.



Sur les routes désertes des hauts plateaux.



L'impression de rouler sur la banquise !



Réveil le matin au bord d'un lac glaciaire.



Piste entre terre, ciel et eau.



Route miraculeusement sèche sur les hauts plateaux glacées.



Le long des fjords du Nord-Ouest.



Un bivouac dans un cadre somptueux !



Piste le long de la côte Ouest.



Le Nord, neige et glace à perte de vue.



Un fourgon solitaire au cœur du désert blanc.



Neige et glace à l'infini !



Crépuscule magique aux pieds du glacier.



Randonnée autour du Fjallsarlpon.



Un petit fourgon Toulousain perdu dans l'immensité glacée !



Blizzard dans les fjords du Nord-Ouest.

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Ouest américain en avril 2018 : on essaye de profiter de la saison...
Titre complet :

Ouest américain en avril 2018 : on essaye de profiter de la saison pour réaliser des choses difficiles en été

A la base, nous avions prévu un retour dans l’Ouest à l’été 2018. Mais avec le boulot de Yannick, nous craignions une mutation pour ce même été et nous ne nous voyions pas gérer à la fois un déménagement et un voyage lointain. Nous avons donc préféré nous éviter du stress en planifiant le voyage durant les vacances d’avril 2018. Le point négatif étant qu’il faut composer avec les dates des vacances scolaires (j’aurais eu de meilleurs prix de billets d’avion 10 jours plus tard…) et aussi un voyage plus court qu’en été (13 jours). Le point positif étant qu’on a pu programmer des lieux en général plus chauds (Death Valley, Chesler Park) ou encore auxquels on avait dû renoncer en juillet (Cathedral Valley). Nous avons réservé nos billets d’avion chez United fin août 2017 et avons payé 496 € par personne.

Pour la voiture, nous sommes passés pour la première fois par Hertz et avons réservé un SUV Premium (Cadillac Escalade) fin décembre 2017 grâce à un message d’Arnaud (Arnaudbu sur ce forum). Nous avons payé 483 € pour 13 jours, ce qui revenait moins cher qu’un Armada ou un Suburban alors que c’est la catégorie au-dessus !

Et pour les hôtels, je mettrai le prix jour par jour… mais on va dire qu’on s’est fait plaisir !

Maintenant, place au récit !

J1 : Samedi 21 avril – le voyage

En général, on se rend à l’aéroport 2H00 avant l’heure du vol, mais là j’ai préféré arriver un peu plus tôt parce que nous avions pu imprimer les cartes d’embarquement pour Hugo et Calista la veille, mais pas pour nous. Je craignais donc de devoir subir des contrôles supplémentaires.

Nous arrivons donc à l’aéroport un peu avant 7H00. Une fois notre problème expliqué, un agent nous dirige vers une file prioritaire où on nous donne nos cartes d’embarquement en nous expliquant que nous avons effectivement été choisis pour un contrôle supplémentaire qui se passera après les contrôles de sécurité (il y avait marqué SSSS sur nos cartes). Finalement, tous les contrôles se déroulent très vite et nous sommes devant la porte d’embarquement à 7H20 pour un décollage à 9H15. Vraiment pas en retard !

Nous atterrissons à San Francisco vers 11H00 avec une heure d’avance. Grâce aux APC, nous passons l’immigration en 10 minutes à peine. Nous avons maintenant plus de 3H30 à attendre pour notre prochain vol… alors nous tentons de nous faire placer sur un vol plus tôt. Bingo ! Nous prenons le vol de 12H50 qui nous dépose à Las Vegas à 14H10. C’était un voyage rondement mené !

Nous prenons la navette pour le rentalcar center et nous rendons chez Hertz. Nous montons directement à l’étage, là où il y a le comptoir Gold. Comme nous sommes en avance, notre nom ne figure pas encore sur le tableau d’affichage. Mais un employé nous renseigne et nous donne le numéro d’emplacement de notre carrosse. C’est bien un Cadillac Escalade, on n’a jamais eu un véhicule aussi gros… il est magnifique ! Et presque neuf ! Il a à peine 2500 miles au compteur. De plus, on a Sirius et le GPS.



Au passage de la barrière, on est bloqué 5 minutes parce que le tarif sur le papier ne correspond pas à ce que j’avais réservé : il est noté 648 $ au lieu de 575 $. Le préposé cherche sans trouver pourquoi cette différence et finalement nous pensons que c’est à cause de l’heure de prise du véhicule (je rappelle que nous sommes en avance). Il modifie donc l’heure du retour (ce qui ne change rien pour nous) et le prix passe à 561 $ : voilà qui est parfait !

Nous partons pour l’hôtel que nous avons choisi en dehors du strip. En effet, nous sommes samedi soir et les prix sont vraiment prohibitifs le week-end. Il y a des travaux sur l’autoroute qui génèrent quelques bouchons et l’hôtel n’est pas très pratique d’accès en fin de compte (on le voit de l’autoroute mais on ne peut pas sortir et puis il faut revenir sur ses pas sur une route qui longe l’autoroute).

Petit passage par la piscine (gelée) puis repas du soir dans un fast food (Del Taco) et dodo à 19H45 !

Hôtel : BW Plus North à Las Vegas 85 € avec petit-déjeuner
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Ouest USA – Chronique d'un cinquième voyage
Après 4 voyages dans le Grand Ouest Américain, il nous restait à visiter quelques National Parks et Monuments pour prétendre les avoir tous vu (ou presque). Au programme, des lieux plutôt connus comme Redwood NP, Crater Lake, Olympic, Glacier, ou encore Dinosaur, Natural Bridge, King Canyon et Sequoias mais qui sont rarement visités lors des premiers périples. D'autres sont plus méconnus voire totalement inconnus des fans européens : Lava Bed, Newberry, North Cascades... Il nous restait aussi à voir quelques sites particuliers dans des parcs déjà visités ; nous n'avions pas pu voir lors de passages précédents le Grand Prismatic de Yellowstone, Cathedral Valley de Capitol Reef, le Grand Canyon nord ou la mystérieuse Racetrak Playa de Death Valley. Nous ne pouvions clore notre série de voyages américains sans assister à un vrai Pow Wow et un vrai Rodéo. Au total, 32 jours, 44 sites, 11000 km, 10 états , voilà les chiffres de notre carnet de voyage 2010.

Première partie, de San Francisco à Kalispell



Lundi 23 Août – Droit vers la faille

Départ de Nantes à 7h15, escale à Roissy, arrivée à San Francisco avant 13h, passage en douane rapide, longue attente pour récupérer les valises (il faut des premiers et des derniers, là on est dans la deuxième catégorie), longue attente et gros déboire avec NATIONAL (choisi pour éviter ALAMO, mais c'est la même truanderie) et nous partons finalement avec une Chevrolet Equinox. Direction Golden Bridge où nous conduit sans bavure notre vieux TomTom. Le but n'est pas de voir le célèbre pont, il y en a des millions de photos sur internet, même que j'en rajoute une, mais de rejoindre la route n°1 vers notre première destination, le Point Reyes National Seashore.



En chemin, nous arrêtons voir les oiseaux de Bolinas Lagoon. On y découvre une colonie d'éléphants de mer occupés à se dorer au soleil sur un îlot de sable.

Pensionnaires de Bolinas Lagoon

Nous avons perdu trop de temps pour arrêter au Visitor Center de Bear Valley qui ferme à 17h00 ; après avoir déposer les valises au Golden Inn à Inverness, nous partons visiter la péninsule formée par la fin de la plaque ouest de la faille de San Andrea. Sous la pression tectonique, elle s'élève de 3cm par an, mais lors du grand tremblement de terre de 1906, elle s'était élevée de 6m d'un seul coup. Pourvu qu'elle ne bouge pas trop pendant 24h ! Destination, la plage, par l'un des 3 accès aux 20km de la Point Reyes Beach. Plus beaucoup de monde en cette fin d'après-midi, le soleil commence à baisser, le thermomètre à descendre, le vent à se lever et la brume à tomber. Le temps de prendre la température du Pacifique, brrr ! de se remplir les chaussures de sable et en route vers la pointe du phare. Il paraît que c'est un bon lieu d'observation lors de migration des baleines, en avril-mai. En août c'est raté. Et de toute façons, à cette heure là, l'accès au phare est fermé. Par contre le parking final est le point de départ vers l'overlook le plus spectaculaire sur la plage, du haut de la falaise de 150m.

Point Reyes Beach overlook

Un petit tour à la pointe de Chimney Rock, déserte, et nous rentrons à Inverness faire les premiers achats, pour le petit déjeuner demain matin et l'indispensable glacière pour la suite du voyage.

Mardi 24 – Drive Thrue Trees

Réveil de très bonne heure, décalage oblige, nous sommes presque prêt à partir lorsque le soleil de lève sur la Tomale Bay, qui est la partie immergée de la faille de San Andrea.

6h00 à Tomale Bay

Nous suivons la route n°1 qui longe la côte. Ici, elle est beaucoup plus sinueuse qu'au sud de San Francisco et elle s'écarte souvent de la mer. Nous passons Bodega Bay, rendue célèbre par Alfred Hitchcock qui y tourna « Les Oiseaux », d'après un roman de Daphné Du Maurier. Quelques belles plages, encore un peu embrumées, mais les surfeurs sont déjà à l'ouvrage à 8h du matin.



Déjeuner dans un bon restaurant du port de Fort Bragg. Les huitres de la région ont la forme des huitres creuses et le goût des huitres plates de chez nous. La route n°1 quitte la côte pour rejoindre Leggett et son attraction principale, le Chandelier Tree. Ce séquoia millénaire aux branches en forme de chandelier a été percé pour y permettre le passage des véhicules. Attraction payante, 5$, mais on peut y passer autant de fois qu'on veut, et il y a queue pour voir l'arbre géant de l'intérieur. Notre Equinox passe sans problème. Photo souvenir obligée.



Plus au nord, l'Avenue of the Giants promet d'autres attractions �� base de séquoias géants. Sur 30 miles, l'ancienne route, maintenant doublée par la Hwy 101, est parsemée des œuvres plus ou moins naturelles issues de l'imagination des exploitants d'une forêt millénaire pas encore protégée.

Déception, même si la traversée de la forêt est agréable, des promesses issues d'une page internet, seul le Shrine Drive Thrue Tree de Myers Flat mérite l'attention : pour le traverser aussi. Mais l'ouverture dans le tronc est presque naturelle ; plus étroit, là il faut plier les rétros.

Shrine Drive Thrue Tree

Nous faisons étape au Comfort Inn de Fortuna, un peu avant Eureka. Premier plein d'essence, douloureux.

Mercredi 25 – Les géants des terres ... et des mers

Journée consacrée au Redwood NP et divers states parcs qui s’entremêlent avec. Première étape au Kuchel Visitor Center pour construire avec le ranger de service un programme de visite à notre portée pour la journée. Intéressant, et de plus il nous signale que... mais nous en parlerons plus loin. Tout commence par une randonnée matinale à Lady Bird Johnson Grove. Un mile, plat sauf le début, le chemin déambule parmi les séquoias, plus gros, plus haut ou encore plus rouge ou plus creux les uns que les autres.

Dans la Lady Bird Johnson Grove

La 2ème étape suit la scenic pkwy dans le Prairie Creek State Park avec quelques haltes, en particulier au « Big Tree », comme si ils ne sont pas tous big par ici ? Puis nous rejoignons la côte par la piste Coastal Drive. Beaux points de vue sur un Pacifique bien bleu et plein d'oiseaux marins sur les rochers. Mais c'est un aigle à tête blanche qui capte notre attention.

Le Pacifique vu de la Coastal Drive

Sur les conseils du ranger, nous nous rendons à Klamath River Overlook. Il y a un peu de monde à ce point de vue qui domine l'océan de près de 600 pieds et tous les yeux sont tournés dans la même direction. Elles sont bien là, 2 baleines batifolent au large, assez proches pour bien les voir aux jumelles, mais trop loin pour en faire la moindre photo, même mon puissant zoom de 10 est ... impuissant. Quittant les géants des mers pour retourner à ceux des bois, sur la route nous arrêtons quelques minutes à Magic Forest pour nous rendre compte qu'il s'agit principalement d'un parc d'attraction pour distraire les enfants. Notre dernière étape importante est la Howland Hill Road dans le Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux qui traversent la forêt de sequoias. Très visité, le nuage soulevé par les voitures a fini par couvrir la base des troncs et les fougères le long de la piste, ce qui donne un aspect fantomatique à la forêt.

Jedediah State Park, 10 km de chemin de terre poussiéreux

A la sortie notre Chevrolet est couverte de poussière ; si, au gré des pistes, elle changera de couleur, la couche ne fera que s'épaissir de jour en jour. En sortant, nous rejoignons le Travelodge de Medford après un bref passage dans l'Oregon.

Jeudi 26 – Les tubes de lave

Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre des visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur. Commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée, ici pas d'électricité – pas de carte bancaire, payement en espèce – les 80 $ nous ouvrirons les portes de 22 entrées de parcs pour une valeur de 216 $. Dire qu'il y en a qui cherche à les revendre! Les 2 signatures nous sont imposées et par la suite, le passeport demandé à de nombreuses reprises, parfois plusieurs fois dans la même journée.



Bon revenons à nos lits de lave. C'est d’ailleurs une des premières choses que l'on voit, une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte. Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes. Hé oui, des lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts que nous allons visiter. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année. Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on est seuls dans le noir.



L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de lieux disposés autour d'une boucle de 5 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants, les couloirs se séparent, se retrouvent. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres.









Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave puis revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot. Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil vers une réserve très loin de leur terre natale, et s'était réfugiée dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tiennent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui y laissa la vie. Les restes des constructions militaires sont encore visibles. Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers.



Note étape nocturne est à Klamath Falls, motel Cimaron Inn..

Vendredi 27 – Les cratères bleus

Pas de falls à Klamath Falls, mais un grand lac de retenue que la route longe vers le nord, vers LE parc national de l'Oregon : Crater Lake.. Peu de surprise avec cette étendue d'un bleu profond formée par les eaux retenues dans la caldeira du volcan Mazama. La dernière éruption a plus de 4000ans. A plus de 2000m d'altitude, le cratère gigantesque est ceinturé par une route de 53km. Nous en faisons le tour en arrêtant aux différents points de vue.



L'ile Wizard formée par un petit volcan plus récent est accessible en bateau, mais l'accès au bateau nécessite une longue descente sur le bord du lac

Les roches de Sentinel Rok sont une particularité aux couleurs inattendues dans cette région.

Sentinel Rok

Plus loin, la petite ile de Phantom Ship, née aussi d'une éruption



Au loin, vers le nord, nous apercevons un feux de forêt, ce n'est que le premier. Si le Crater Lake est bien connu des fans du grand West, il y a plus au nord un site dont bien peu connaissent le nom, le Newberry National Volcanic Monument. Deux grands lacs aussi créés dans le cratère de volcan, ouverts aux touristes avec camping, plages et bateaux. Ces lacs jumeaux (Paulina et East lakes) sont visibles du haut de Paulina Peack, au bout d'une rude ascension sur une piste caillouteuse où le croisement des voitures n'est pas toujours facile. Mais du haut à 8000 pieds, la vue est splendide sur les lacs et la coulée de lave semble encore fraiche entre les deux.

Paulina et East lakes vus de Paulina Peack

En bas, pas de visiteur au Visitor Center où la jeune ranger s'occupe en tricotant. Peu de doc, d'info et de souvenirs. Nous laissons notre trace sur le livre d'or... avant de rejoindre le Best Western de Madras.

Samedi 28 - A en faire trembler Custer dans sa tombe (voir LittleBighorn Battlefield l'an dernier)

Bon sang que j'avais eu du mal a le trouver celui là. J'avais toutefois obtenu une bonne adresse par une connaisseuse de voyage forum, mais le calendrier des PowWow restait désespérément vide dans les secteurs que nous devions visiter – j'étais pas à 200 ou 300 km prêt pour assister à un de ces grands rassemblements indiens, sans trop savoir ce qui s'y passe. Mais à partir du calendrier 2009 j'avais finit par écrire à quelques tribus (e-mail, bien sûr, ils n'en sont plus aux signaux de fumée).

Nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes river, chez les riches récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organisait le 8ème « Yakama Nation Legends Casino » du 27 au 29 Août. Nous passons à l'hôtel en arrivant, mais surprise , le Best Western réservé est devenu un Day Inn, donc des difficultés à trouver ; il y a bien le Tourism info à proximité, ouvert 7 jours sur 7, mais il est fermé ! Pas de problème à trouver le site du rassemblement, ni à stationner dans un grand près pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne; Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés..

Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : sous un grand chapiteau, plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et vieux dansent au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.





Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici, ah mais si, nous !



Les compétitions débutent par les enfants, le 1 à 5 ans, les plus p'tits encadrés par la maman; les juniors de 6 à 12 ensuite – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Ils me font penser à la danse pour faire venir la pluie. Pourvu qu'ils ne la dansent pas celle-là, nous avons eu du beau temps jusque là, on voudrait bien que ça dure, l'an dernier on avait pas été gâtés. C'est ensuite le tour des femmes... ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants. Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , marchands de bijoux indiens, de vêtements classiques ou de ts, de cd, de produit divers et de l'autre coté, de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons souvent la police qui surveille. Sous le barnum, les compétitions se poursuivent. A notre retour, ce sont les « seniors » qui dansent. On peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour.



Nous constatons aussi que le jury est placé au centre de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs. La dernière compétition est celle des jeunes « guerriers ». Les tenues tournent vers la démesure avec une débauche de plumes dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés.



En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le présentateur-directeur de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.

Dimanche 29 – Vite avant que ça explose !

Parmi le parcs nationaux que je considérais de moindre intérêt, il y avait le Mt Rainier NP. Le détour par Toppenish le mettait quasiment sur notre itinéraire vers l'étape majeure suivante, le parc Olympic. On allait quand même pas le rater au passage. Partis avec le beau temps, nous trouvons vite la grisaille en altitude. La splendide route de Stevens Canyon puis le circuit de Paradise sont dans la brume. Et puis c'est dimanche, aux portes de Seattle, il y a foule. Les points de vue ne sont pas extraordinaires, les cascades bien communes. La perspective sur l'ancien glacier de Nisqually est plus originale.

Ancien glacier de Nisqually

Nous quittons le Mt Rainier avant qu'il explose, car c'est certain, tout comme le Mt St Helens en 1980, ce volcan se réveillera un jour, peut être demain, peut être dans 10 ans, peut être dans 1 000 ans, c'est à dire demain à l'échelle galactique. Nous rejoignons le Chehalis Inn dans la ville du même nom, sur les bord de la I5. Piscine à l'arrivée, mais le mauvais temps du jour ne nous met pas en confiance pour le lendemain. La côte nord du Washington est réputé pour son climat très humide.

Lundi 30 – La forêt des vampires

Hi ! Le soleil est de la partie pour aujourd'hui. L'étape jusqu'à Forks se décline en 3 parties dans la partie ouest du Olympic NP. La première dans la Quinault Rain Forest nous fait traverser une de ces bien curieuses forêts peuplées d'arbres géants couverts de mousse dégoulinante.



Le petit circuit pédestre près du Visitor Center permet de découvrir la densité et la variété de la flore et un curieux habitant, le banana slug...

La deuxième partie longe une côte où les plages de sable sont couvertes de troncs d'arbre. Il faut les chevaucher pour atteindre l'eau. La plus connue de ces plages est sans conteste Ruby Beach avec ses îlots de Abbey.

Ruby Beach

Après une brève visite dans la réserve des indiens Hoh, la troisième partie pénètre dans la Hoh Rain Forest avec au bout de la route, une jolie promenade parmi les arbres couverts de mousse et les buissons de fougère.



Au retour, un Roosevelt Elk nous attend sur le bord de la route. Nous pouvons nous arrêter à quelques métres de lui, en essayant de ne pas l'effrayer.

Roosevelt Elk

Nous sommes proches de Forks, la ville de Twilight (les amateurs reconnaitrons la forêt – nous, nous en étions restés au Bal des Vampires, mais ici, ce n'est pas la Transylvanie.) En tout cas, Forks a bien profité de cette récente célébrité, à en voir les pubs de la ville. Les commerces aussi, les tarifs s'en ressentent, comme au Pacific Inn où nous passons la nuit.

Mardi 31 – Météo conforme

Après la journée de soleil d'hier, nous ne sommes pas étonnés de trouver la pluie, avec de vrais averses. Trois étapes encore pour la partie nord du parc Olympic, la première vers Sol Duc. Trop humide pour une randonnée matinale vers la cascade du même nom. Une pose à la curieuse piscine de la source chaude avec de nombreux baigneurs sous la pluie. Plus loin, la compagnie de quelques « dears » sur le bord de la route. Deuxième partie, la route d'Elwha ; la pluie a cessé et nous marchons jusqu'à la splendide Madison Falls

Madison Falls

Troisième étape, l'ascension de Port Angeles vers Hurricane Ridge. Mais dans les nuages, les points de vue sont bien tristounets.

Météo habituelle

Au sommet, le magasin de souvenir, sous le Visitor Center, dispose d'un petit self. Nous pouvons manger à l'abri. Rien d'encouragement pour agrémenter l'après midi, nous filons vers Kingston prendre le ferry pour rejoindre le Best Western Alderwood à Lynnwood.

Embarquement à Kingston

Mercredi 1er Septembre – où sont les cascades du nord ?

Le North Cascades National Park est situé au nord est de Seattle. Il n'est traversé ni pénétré par aucune route, par contre il est séparé en 2 parties par la route 20 qui suit la Skagit River et le lac Diablo.

Peu de choses à voir sans se lancer dans de grandes randonnées, les cascades se limitent à une sur la route, la Gorge Creek Falls.



Le Diablo Dam, barrage qui retient le magnifique Diablo Lake est juste à coté.

Diablo Lake

Les principaux sites sont les Overlook sur ce lac aux eaux d'un bleu turquoise et sur la retenue amont de Roos Dam. Le soleil étant revenu, nous sommes heureux de trouver une table à l'ombre et abrité du vent qui a fait son apparition. La North Cascade Scenic Hwy qui longe le parc au sud-est comporte quelques points de vue intéressant à Rain Pass et surtout Washington Pass.



Nous faisons étape à Omak, petite localité perdue près de la réserve indienne de Colville.

Jeudi 2 – Du Washington au Montana

La route est longue pour rejoindre le Montana et les abords du Glacier National Park. Pour rejoindre Kalispell, Google map nous donne 377 miles et 6h30 (sans les poses, visites et achats). C'est compté sans les importants travaux routiers dans la partie finale. Arrêts et ralentissements nous ferrons perdre au moins une heure. La seule véritable attraction sur la route est le Grand Coulée Dam et sont lac de retenue. Ce barrage hydraulique fut le plus grand du monde (hauteur et largeur) à sa construction terminée en 1942.

Grand Coulée Dam

A Kalispell, logement pour 3 nuits au La Quinta très bien situé pour la suite.

De Glacier National Parc à Canyonland, par Yellowstone, le rodéo de Blackfoot, Dinausor NM et la piste du Little Grand Canyon



Vendredi 3 septembre – Aller-Retour vers le Soleil !

Encore un parc grand comme un département. Le Glacier NP n'est ouvert que 3 mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre, du moins la route qui le traverse d'est en ouest et vice-versa : la Going-to-the-Sun Road. L'aller et retour (160km) vers le soleil est le programme de notre premier jour à Glacier. L'entrée du parc est à 50km de Kalispell, la ville la plus proche à l'ouest, mais il existe des logements plus près. L'entrée ouest est double. West Glacier est un village touristique avec divers services et la maison du Canada, car le parc est binational, à cheval sur la frontière américano-canadienne. Mais la véritable entrée est un peu plus loin.



Le Apgar Visitor Center est situé sur la rive du lac McDonald. La route longe ce lac somme toute bien quelconque, puis s'engage dans la forêt en suivant McDonald Creek.

McDonald Creek

Quelques cascades et une gentil promenade sur le Nature Trail of Cedar, jalonne cette partie avant d'attaquer la haute montagne.

Même si on ne monte pas très haut ici, les sommets dépassent guère 3000m (comparé au 3700 du col de Rocky Mountain NP) on a vite l'impression d'être en haute montagne. The Loop est un des overlook principaux de la façade ouest : en face, les sommets semblent couverts des premières neiges.

The Loop

Mais ce virage marque un changement dans l’ascension : route plus étroite et, aïe, travaux avec alternat par feux. Les arrêts qu'ils provoquent et les ralentissements restent supportables. Après la « muraille qui pleure » et quelques lieux caractéristiques, le col de Logan Pass à 2025m dispose d'un parking et d'un Visitor Center très fréquenté. La descente vers l'est semble plus tranquille et après quelques arrêts « point de vue », on rejoint vite les rives du Saint Mary Lake. Nous avons récupéré à l’hôtel une doc sur les bateaux qui font des promenades sur les divers lacs du parc.

En bateau sur le St Mary Lake

La croisière sur le St Mary dure 1h30, – départ toutes les 2h. Le ciel est couvert et il y a du vent, tant pis on y va. Au départ, une jeune ranger donne des explications à la vingtaine de voyageurs. Nous passons près d'une ile, longeons la rive, apercevons un glacier quand soudain, Bear !!! quelqu'un a vu un ours. Tout le monde se tourne dans la direction. Effectivement il y a un ours debout sur une plage, vite jumelles, appareils photos... Le bateau se dirige vers lui, pas trop près, puis tourne pour en faire profiter les passagers assis du mauvais coté. Pas moyen d'en faire une bonne photo, l'ours repart dans la forêt. Plus loin, le bateau s'arrête sur la rive pour une petite promenade de 15 minutes vers les Baring Falls. Les plus courageux partent avec la ranger pour une randonnée de 2h vers St Mary Falls. Il rentrerons avec le bateau suivant.

Revenus à terre, petit tour jusqu'au Visitor Center de l'entrée est du parc. Devant niche une famille de balbuzards visible sur la webcam en ligne sur le site du parc. Puis nous reprenons la Going-to-the-sun en sens inverse. Quelques arrêts aux points de vue zappés à l'aller, cascades, vue sur le Jackson Glacier … Le premier overlook après Logan Pass offre une vue splendide le flan de montagne nommé Garden Wall et la route qui descend le long.

Garden Wall

Samedi 4 – Les glaciers, ce qu'il en reste

Le second jours est consacré aux autres sites, Two Medicine et Many Glacier, situés à l'est. Plutôt que de repasser par Going-to-the-sun, nous suivons la route 2 qui contourne le parc par le sud en longeant la voie ferrée - quelques paysages intéressants. En remontant coté est, on arrive d'abord à Two Medicine Lakes, 3 lacs. L'arrivée au second marque la fin de la route. Quelques beaux points de vue et une cascade, ciel bleu mais beaucoup de vent ; nous ne rééditons pas la promenade en bateau.

Two Medicine lake

En repartant vers le nord, les routes 49 puis 89 traversent des étendues de forêt carbonisée dans la réserve indienne des Blackfeet. Le lieu visité plus au nord se nomme Many Glacier. La route longe le lac Sherburne en pénétrant dans le parc. Rien d'extraordinaire, sauf... Bears, Bears !!! Le temps de le dire, 2 ours traversent la route 30-40m devant nous. Arrivé à l'endroit où ils ont disparu, les fourrés sont trop denses pour les revoir. La route va jusqu'au lac Swiftcurrent. De là on peut voir ce qu'il reste de 5 ou 6 glaciers dont le Grinnell dans l'alignement du lac.

Many Glacier Lake

Grinnell

Au parking du Swifcurrent Nature Trail, nous trouvons une table bien abritée du vent pour pic-niquer en compagnie des écureuils. Le retour se fait par la route du soleil, un troisième passage avec des arrêts qu'on avait pas fait la veille. Et avantage, on est samedi, les travaux sont arrêtés. De l'entrée ouest, il nous reste quelque chose à voir, la Camas Road jusqu'au Forest and Fire Nature Trail.

Camas Road

Au dire des rangers, la piste de Inside North Fork, parallèle au départ, n'est pas praticable depuis le dernier incendie.

Dimanche 5 – Yellowstone tel qu'on l'avait quitté en juin 2009

Nous entamons notre descente vers les contrées plus chaudes(?) et pour commencer une journée de route (370 miles) pour une étape au parc des geysers. Un peu de soleil au départ et puis la pluie. Au programme, si on est assez tôt, un arrêt aux Lewis and Clark Caverns. Qui sont donc ces Lewis et Clark dont on retrouve le nom partout dans le nord-ouest des States ? Pas des héros de série télé, ni des fabricants de jeans mais les chefs de la première expédition américaine à traverser les Etats-Unis par la terre jusqu'à la côte Pacifique de 1804 à 1806. Les explorateurs ne sont jamais passés dans ces cavernes. Site bien à l'écart des grandes routes, il y a beaucoup de monde en ce dimanche après-midi. Un petit tour au visitor center où une maquette grandeur nature d'un passage de stalactites et -mites donne envie d'en voir plus. On nous annonce 2 heures de visite et le prochain départ dans 1 heure. Après conciliabule, nous faisons un autre choix : allons dire bonjour aux bisons de Yellowstone. Arrêt technique au Best Western de West Yellowstone et go vers la rivière du même nom. Il pleut, non il tombe des saletés qui encrasse le pare-brise. Le ciel est très gris, ou plutôt il est jaune, comme disait un collègue autrefois. Le long de la Madison river, la pluie se transforme et c'est de la neige qui tombe lorsque nous atteignons les Norris. Il neige vraiment quand nous arrivons à Canyon Village puis nous arrivons sur les bords de la rivière. Ils sont bien là, tout un troupeau de bisons traverse la route au milieu des voitures dans dans une véritable tempête de neige.



L'an dernier, nous avions quitté Yellowstone le 6 juin sous la neige, 15 mois plus tard, nous le retrouvons sous la neige. Mais en rentrant, le soleil arrive à percer à travers les nuage pour un coucher de soleil hallucinant sur les prés blancs.

Coucher de soleil près de Canyon Village Lundi 6 - les Bas(s)ins manquants

Début septembre, c'est encore l'été ? Hier soir la neige, ce matin -5° ! Il faut gratter la glace sur les vitres de la voiture. Mais heureusement, grand soleil, ça va se réchauffer. Le 6 septembre, c'est la fête du travail aux USA, ce qui fait un week-end prolongé pour les « locaux ». Au programme, ce que l'on avait pas vu, volontairement ou pas, lors de nos précédents passages en 2007 et 2009, 8 jours au total. On passe jeter un œil au planning de la Grande Fontaine (voir carnet de l'an dernier), mais la prochaine éruption est prévu vers 3h du matin ; tant-pis. Direction le Grand Prismatic et ses voisins du Midway Geyser Basin. Avec la différence de température de l'air et de la source chaude, le Grand Prismatic est complètement enfumé, inutile même d'aller le voir d'en haut.

Vapeurs sur le Grand Prismatic

Par contre les nuances de bleu des Opal et Turquoise Pool sont magnifiques. Les autres visites nouvelles sont celles de Biscuit Basin et Black Sand Basin, zappées les autres fois au profit de Old Faithfull et la grande balade qui en part. D'autres nuances de bleu, saphir, black opal …



Il faut aller saluer le « vieux fidèle ». En 2007 nous l'avions vu en plein déluge, un orage survenu juste au moment où … mais il fallait se réfugier à l'abri. Une heure plus tard, on était un peu plus loin, de l'autre coté. L'an dernier, on était passé à coté sans s'arrêter. Pour une dernière fois, nous allons le voir de près, du premier rang. Pour ceux qui ne connaissent pas, je joins une photo de ce lieux totalement isolé dans les fin-fonds du Wyoming.

Salle d'attente du Old Faithfull

Le nouveau Visitor Center est ouvert. Perdu dans la foule, nous en ressortons bien vite en pensant au préfabriqué où l'on allait autrefois consulter les horaires « probables » des prochaines éruptions. Arrêt à Kepler Cascade, magnifique.

Déjeuner au restaurant de Grant Village, pas mal. Nous y rencontrons un voyage organisé de français qui, en 15 jours de car, visitent le Canada et les USA.

Rebonjour aux bisons sur les bords de la Yellowstone River.

Puis nous allons faire la Blacktail Plateau Drive, une piste à sens unique proche de Roosevelt Lodge, en espérant y rencontrer d'autres animaux. Déception. Un tour dans la Lamar Valley. C'est vrai qu'il y a aussi plein de bisons, ils n'étaient pas là lors de nos précédents passages.

Mardi 7 – Quand la capitale mondiale de la patate fait la fête

Destination Blackfoot, dans l'Idaho. Cette petite ville de 11000 habitants entre Idaho Falls et Pocatello se dit la capitale mondiale de la pomme de terre. Il paraît c'est là qu'il s'en cultive le plus au monde. C'est qu'il faut beaucoup de frites pour les restaurants US, chez les Mac et autres hamburgeristes. Il y a là un musée de la pomme de terre où sont présenter la plus grosse patate et la plus longue frite !

Chaque année en septembre, Blackfoot est le lieu durant une semaine de la plus grande foire de l'est Idaho, avec une importante compétition de rodéo. Justement, la finale c'est ce soir et c'est pour ça qu'on est venu. Nous allons acheter nos billets, faire des courses pour la suite et déposer nos valises à l'hôtel. Et nous partons faire une petit tour à la fête. D'abord il faut stationner, il n'y a pas de grand parking, les riverains des rues proches louent quelques mètres carrés de leur gazon, allons y.

Nous entrons par la partie attraction, type foire du Trône, grande roue, montagnes russes et tous ces manèges qui vous mettent les tripes en l'air. Dès l'entrée, nous trouvons la police en train de remonter les bretelles à un forain sur le point de laisser passer un gamin bien trop petit (les tailles mini sont affichées) dans un de ces manèges qui déglinguent la colonne vertébrale. Plus loin, une scène, une sono et des artistes (amateurs) – country, magie, clown se succèdent toute la journée. Les bâtiments de foire se divisent en 2 catégories, ceux des marchants, avec un peu de tout comme chez nous, de la brosse à dent au camping-car, et ceux où sont exposés les choses primées lors des concours du samedi ou dimanche, gâteaux, brodures, coutures, etc. Une allée complète est consacrée au concours de cucurbitacées !

Les Gagnants !

Il y a un stand indien où nous discutons un moment avec une dame shoshone car nous y voyons exposés les vêtements admirés la semaine passée au Pow Wow. Elle nous explique d'ailleurs que ça se prononce pawa. La partie restauration et boisson prend un large espace, on y trouve du coca et de la bière (on est pas dans l'Utah), de la cuisine mexicaine (ou texane), italienne, indienne, hamburgienne et bien sûr, frites à volonté.

Pour le rodéo, ou les courses de chevaux des jours précédents, la piste est isolée de la foire par un bâtiment de béton avec des gradins. Vers 19h00, l'accès s'ouvre à ceux qui ont des billets pour le rodéo. Nous choisissons des places au hasard, face aux grilles colorées d'où devraient sortir les taureaux. Un vieux cowboy assis devant nous dit que ce sont les meilleures places (après la sienne). Je ne vous décrirai pas la cérémonie d'ouverture ni les différentes compétions, pour les juniors,

les filles puis les cowboys professionnels, avec les chevaux, les taurillons qu'ils attrapent au lasso, et à la fin les taureaux. Pour chacune, concourent les 10 meilleurs sélectionnés lors des éliminatoires des jours précédents. La nuit est tombée, les photos difficiles à prendre, les vidéos sont mieux. En pleine action, celle que je joins montre à quel point un taureau furieux peut décoller du sol.

Taureau volant

La compétition finie, il n'est pas trop tard pour se restaurer et toutes les attractions tournent à plein.

Durant toute la journée, nous n'avons vu aucun touriste ici, mais des locaux ou des américains des états voisins, fans de rodéo.

Mercredi 8 – L'île dans le grand lac salé

Encore une longue route pour rejoindre Vernal, la ville des dinosaures. Et sur la route, Salt Lake City, la capitale mormone de l'Utah. Nous allons faire une halte à Antelop Island State Park. Après avoir cherché un peu trop tôt une route pour nous en approcher, nous finissons par découvrir qu'il suffit de suivre les panneaux, c'est indiqué à partir de l'autoroute.

La route qui s'enfonce dans le lac devient de plus en plus magique au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la rive.



L'île est encore loin, dans la brume, que l'on se retrouve seul au milieu de l'eau. Nous passons au Visitor Center. La route, vue du Visitor Center

Qu'y a t'il à voir ? Un élevage de bisons ! On vient d'en voir plein en liberté. Des randonnées vers les points de vue des sommets, parfois on voit des antilopes ! Pas pour nous. Nous partons vers une plage de Bridger Bay . La plage est large et il y a foule face au parking pour aller se tremper dans l'eau salée.

La plage de Bridger Bay

Il y a aussi des tables abritées pour pique-niquer.

La route l'après-midi traverse les domaines skiables des jeux olympiques d'hiver de 2002, puis les paysages changent à l'approche de Vernal. Ils deviennent même familiers aux baroudeurs des terres rouges.

Le soir à l'Econolodge, petit accident de lunettes, il faut réparer d'urgence. Comment trouver un opticien? Le garçon à l'accueil de l'hôtel nous conseille d'aller au WalMart Supercenter. Évidemment, on y trouve de tout, dans le magasin ou dans la galerie. Le plus surprenant est la pharmacie à l'intérieur du magasin, entre les légumes et les vêtements, avec consultation sur place !

Jeudi 9 – sur les bords de la Green River

Le Dinosaur National Monument s'étend sur environ 60km, à cheval sur l'Utah et le Colorado en 2 parties distinctes. C'est la partie est, celle du Colorado, que nous allons visiter en premier. On y accède en passant par le village de Dinosaur à 62 km de Vernal, pourtant dans cette partie pas de fossile. Après le Visitor center, la route de Harpers Corner est jalonnée de points de vue sur les monts voisins, puis sur le canyon de la Green River. Car c'est surtout la Green River qui fait le spectacle ici, à Harpers Corner, mais aussi à Echo Park où nous nous rendons ensuite. Une descente de 21 km le long et à travers la Pool Creek et le Sand Canyon conduit par une piste facile à l'Echo Park. Au début, l'Echo Park Road fait penser au Shafer Trail de Canyonland qui nous attend après-demain. A l'arrivée sur les bords de la rivière verte, le lieu est enchanteur au pied du Steamboat Rock.

Steamboat Rock

Nous croisons un groupe arrivé là en rafting qui courre après un canoë mal arrimé. Un coin camping pour les amateurs, des tables pour manger à l'ombre en compagnie d'écureuils... Plusieurs points mérite un arrêt le long de la piste, à l'aller ou au retour. La Whispering Cave, grotte étroite de 10-12m de long, à été provoquée par un affaissement d'une partie de la falaise. Plus haut, une série de pétroglyphes décore le rocher de portraits (?) en pointillé. Nous n'avions jamais rencontré cette méthode de gravure indienne.

Petroglyphes au poinçon ?

Le soleil s'est caché derrière les nuages lorsque nous remontons pour faire un tour sur la Yampa Bench Road. La piste est caillouteuse, beaucoup plus désagréable que dans Sand Canyon. Elle mène à 3 Ovelooks éblouissants sur le canyon de la Yampa River qui rejoint la Green River à proximité d'Echo Park : il y a le Castel Park, le Harding Hole et le Wagon Wheel Point. Les méandres de Harding Hole peuvent rivaliser avec les Gooseneks célèbres de l'Utah.

Castel Park Overlook

Harding Hole Overlook

La piste étant mauvaise, le ciel de plus en plus sombre et le réservoir baissant rapidement, nous décidons de rejoindre au plus court la station service du village de Dinosaur. Il reste quelques points de vue sur la route du retour, mais sans commune mesure avec ce qu'on vient de voir. Avant de quitter le parc, nous faisons une agréable rencontre avec un groupe de deers, qui, après s'être écartés des bords de la route à notre approche, s'arrêtent dans un lieu dégagé.



Vendredi 10 – Le petit grand ?

Le soleil est de retour pour de bon (?) En tout cas, il nous accueille au Dinosaur Quarry Visitor Center. Mais nous sommes trop tôt, les rangers n'ont pas encore ouvert et on ne peut rien faire sans eux, sauf attendre. Notre seule ambition ce matin est d'aller voir des vrais fossiles de dinosaures. C'est ici le lieu qui a donné le nom au parc.

Mais depuis un glissement de terrain il y a quelques années, le bâtiment vedette du site est en travaux jusqu'en 2011. En attendant, une navette conduit les visiteurs jusqu'à un petit circuit guidé où nous pourrons voir de bien piètres pétroglyphes et quelques fossiles dont je joins la seule vue de vertèbres du jurassique.

Pas grand chose d'autre à voir !

Décevant... Du chemin, on aperçoit les bâtiments en construction. Les travaux ont l'air bien avancés, ce sera ouvert l'an prochain. Nous n'allons pas plus loin dans ce parc.

Nous partons sud-ouest vers les mines de charbon de Price puis Castle Dale pour prendre la piste 401 nommée Green River Cutoff Road. Le GPS nous est d'aucun secours pour trouver l'entrée, les cartes non plus. Après de vaines tentatives, il faut se résoudre à demander aux habitants. Pour s’apercevoir que sur la route 10 d'où nous somme arrivés, la route est indiquée, mais le panneau n'était pas visible dans notre sens. Et nous voilà parti pour plus de 90km de piste qui ne serons pas sans surprise. La première étape après 30km dans un univers désertique s’appelle Wedge Overlook Recreation Area – parking, équipements sommaires et camping déserté en cette période avancée de l'été. Et une vue magnifique sur la San Raphaël River. Du parking, une piste par à droite, une à gauche. Celle de droite devient vite impraticable, celle de gauche conduit au ... je vous le donne en mile, au Little Grand Canyon Overlook. Qu'en est-il donc pour faire concurrence au seigneur des canyons ? Et bien, il faut dire que la vue fait bien penser au célèbrissime fossé du Colorado, si on en oublie les dimensions.

Little Grand Canyon

Personne ici, sauf un couple âgé installé à lire près du bord du précipice. En repartant nous prenons la Buckhorn Draw Road pour descendre traverser la San Raphaël River. Avant le pont, les indiens ont peint sur la falaise. Le Buckhorn Wash Pictograph Panel s'étend sur 50m, ce ne sont pas des pétroglyphes, mais des peintures dont certaines semblent représenter des anges !

Buckhorn Wash Pictograph

Cet ensemble vieux de plus de 2000 ans est l’œuvre des peuples de la culture Barrier Canyon. Il y a aussi quelques pétroglyphes fremonts à coté, plus récents de 1000 ans. La suite de la piste suit ensuite une vallée encaissée. Nous y croisons quelques voitures et même nous suivons un moment un camion qui s'arrête tous les miles pour déposer des toilettes de campagne en prévision du marathon qui va se courir ici demain ! Un marathon dans ce désert ! À 50 km du village le plus proche. Il y a déjà du monde d'installé sur le camping près de la ligne de départ (ou d’arrivée). Nous n'avons vu aucun animal sauvage sur ces 90km de piste. Destination finale Green River, la ville, où nous logeons pour la 3ème fois au Ramada. Diner au Taramisk restaurant, avec vue sur la rivière (Green bien sûr) au coucher du soleil.

Samedi 11 – On the Shafer Trail again

Nos visites précédentes à Canyonland avaient été incomplètes. Dead Horse Point lors de notre bref passage en 2005, le survol de l'ensemble du National Park en 2008 (génial) puis une brève visite de Island in the Sky l'après-midi sous la pluie, enfin la descente du Shafer Trail en 2009. Le passage dans le secteur était une bonne opportunité de revoir dans de meilleures conditions le Grand View Point et quelques autres points de vue et surtout de refaire la plongée du Shafer Trail qui nous avait tant marqué l'an passé. Nous commençons par la grimpette vers la Mesa Arch, splendide le point de vue de l'arche, en début de matinée.

Mesa Arch



A 11h30, au Shafer Canyon Overlook, nous observons la piste à flan de falaise : personne.

Personne au point que dans un virage dessous nous, au deuxième lacet, un deer se promène sur la piste.



Surprenant, l'an dernier il y avait foule dans les 2 sens. Pour s'assurer de la praticabilité, nous allons demander aux rangers du Visitor center voisin si les orages d'été n'ont pas rendu la piste impraticable. Si ce fut le cas en Août, elles sont maintenant roulable. Nous pouvons donc nous lancer dans l'aventure.

Ici, la piste a été réparée

Toujours aussi infernale, cette descente du Shafer Trail, avec ses à-pic, ses épingles à cheveux, ses passages étroits et la vue superbe. J'ai l'impression que par endroit, la chaussée est un peu plus dégradée que l'an dernier. Il y a maintenant quelques autres voitures. Des vélos se sont lancés dans la pente aussi et nous en croisons dans l'autre sens, courage, ça va être dur.



Arrivés en bas, il reste les 20km de la Potasse Road avant de retrouver une route digne de ce nom. Là, la piste est vraiment mauvaise, limite limite pour notre Equinox, moins haute de caisse que la GMC de l'an dernier. Quelques passages se font au pas, et même après reconnaissance à pied. Tout fini par passer sans frotter.

Ici, ça passe encore bien !



Dans l'après-midi, Moab n'a pas changé. Toujours de la circulation. Il nous faut trouver l'agence de Farabee's Jep Rentals pour confirmer une réservation, et nous n'avons pas l'adresse (depuis elle est en ligne). Nous finissons par demander dans une station service : c'est à la sortie au sud. L'affaire classée, nous filons vers le Gateway Inn de Blanding.

En 3ème partie, quelques lieux connus mais beaucoup rarement visités :



Dimanche 12 septembre – Marche à l'ombre

En partant de Blanding, la route 95 est toute proche. Cette route, appelée aussi Trail of the Ancients est rarement prise pour rejoindre Moab à Hanksville et au delà Capitol Reef, pas la plus courte, pas grand chose à voir. Enfin pas grand chose à voir, c'est beaucoup dire. Ça commence fort, ça commence mal. Nous quittons l'hôtel de bonne heure. Le premier arrêt est tout proche, Jean Pierre nous a bien expliqué comment visiter le Mule Canyon, stationner en bas, environ 1 km à marcher jusqu'à ? Il nous a pas dis que la descente dans le canyon est à pic, il faudra remonter tout à l'heure. Il est 8h30 quand nous commençons à marcher sur un chemin étroit entre les herbes hautes du fond du canyon. Pas d'eau ici, mais nous traversons souvent le lit du ruisseau à sec. En tout cas, la promenade est agréable avec la fraicheur matinale. Au bout d'un moment, nous pensons que nous ne sommes pas loin, nous avons bien fait plus d'un km. Bon, c'était peut-être 1 mile. Elle doit être juste après le prochain virage, il n'est est rien. Nous avons fait plus de 2 km quand nous décidons de rebrousser chemin. Après plus de la moitié du chemin de retour, nous l’apercevons à gauche. Nous l'avions raté au passage, stupide, il y a un tas de caillou pour marquer l'embranchement. Un peu de montée et nous sommes devant House on Fire, la maison en feu.

House on Fire

Même si le soleil est maintenant haut, la demeure anasazi n'a pas encore pris sa couleur de feu. La chaleur monte pour la fin de la promenade et il n'y a plus d'ombre. Il est 11h lorsque nous arrivons à la voiture. Petite balade pour beaucoup, dure pour moi.

Le Natural Bridge National Monument n'est pas très loin.

Ce parc de taille moyenne abrite 3 ponts naturels creusés par une ancienne rivière. Ils se visitent en suivant le circuit de 14,5 km d'une route à sens unique qui part juste après le Visitor Center. Des arrêts sont aménagés aux principaux points de vue, plus importants à ceux d'où l'on voit les ponts et aux départs des différents trails. On s'arrête à Sipapu Bridge (2 points de vue),

Sipapu Bridge

Kachina Bridge puis Owachomo Bridge avec une descente au pied de ce dernier.

Owachomo Bridge

Il a un petit air du Landscape du Devil Garden. Nous déjeunons sur une table à l'ombre prêt du visitor center, en compagnie d'un oiseau bleu.

La route 95 longe puis traverse le petit mais spectaculaire canyon d'un rivière dont je retrouve pas le nom. Elle conduit jusqu'au pont, pas naturel du tout celui-là, sur le Colorado. A plus de 4h de route de Page, ce pont marque le début du lac Powel. De part et d'autre la vue sur le Colorado reflète le ciel, un ciel en train de se couvrir.

Le Colorado à Hite Crossing Bridge

Les coordonnées mémorisées sur notre GPS nous conduisent juste à l'entrée d'une piste à gauche de la 95. Rien d'indiqué, mais ça doit bien être là. Après 2-3 km de chemin de terre plutôt facile, un petit panneau nous signale le lieu: Little Egypt. On est pas sur les bords du Nil, même pas d'un quelconque little grand Nil, pas de pyramide, de sarcophages, mais les alignements de roches ocres et blanches peuvent peut-être faire penser à ceux du temple de Louxor (le vrais, pas celui de Las Vegas) ou d'un autre que nous avons visité il y a 2 ans.

Little Egypt

Moi, ça me fais plus penser aux Goblins SP voisin, si ce n'est la couleur. Le soleil, masqué, manque à la fête. En tout cas on peut se promener librement au milieu des ces roches.

Little Egypt

En approchant de Hanksville, nous voyons au loin les fumées d'un incendie, le deuxième. Route vers Capitol Reef que nous traversons sans arrêter. A Torrey, nous repérons le lieu de rendez-vous pour demain matin et filons vers Bicknell où nous avons réservé dans un hôtel qui devrait être bien. L'Aquarius Inn présente pas mal, la chambre est bien, frigo, micro-onde, wifi sans problème, mais, mais la piscine est fermée, bon, pas trop grave. Mais surtout le restaurant, soit disant ouvert 7 jours sur 7 toute l'année, est fermé ! Il faudra retourner les 2 soirs manger à Torrey

Lundi 13 – Les Cathédrales avec Brian

Rendez-vous à 9h au Hondoo Rivers and Trail, face à l'église Mormon de Torrey. Nous y retrouvons Brian qui a préparé son 4x4 pour nous emmener visiter des cathédrales, pas romanes ni gothiques pour un sous. Il faut dire que c'est la 3ème fois que nous venons à Capitol Reef et que les précédentes nous n'avons pas pu accéder à la vallée des cathédrales. Nous étions près à tenter de nous même une troisième fois. Mais Cendryon qui nous a raconté en direct les péripéties de son voyage cette année nous a donné la solution, faire la visite avec un professionnel, en occurrence le dénommé Brian. L'ancien cow boy connait comme sa poche toutes les pistes de la région. Il y met du cœur à l'expliquer de façon compréhensible pour nous, peu permissifs à l'accent rocailleux des gens de l'ouest. Et nous voilà parti avec le soleil vers Cathedral Valley, la backcountry nord du parc. Mais avant, un petit tour sur la Notom jusqu'à un beau point de vue sur la face est de Waterpocket Fold. Ensuite nous prenons la piste à Caineville (dommage, j'aurais apprécié une traversée de la Fremon river). La remontée le long de la Caineville wash road se fait sur une piste que le gros 4x4 Ford avale sans difficulté, pas sur qu'on aurait pu passer avec notre Equinox.

Arrêt au réservoir de bentonite,

Quelques lieux curieux comme par exemple ce rocher qui descend petit à petit d'un sommet en pente. De temps à autre, il glisse un peu plus bas, nous dit Brian.

Puis nous entrons dans Cathedral Valley :

Puis nous arrivons devant le Mur de Jéricho. Au pied se trouvent les 2 attractions majeures de la vallée (au sens de « ce qui attire les gens ») : le Temple of the Sun et le Temple of the Moon.

Temple of the Sun

Temple of the Moon

Les Temples du Soleil et de la Lune sont vraiment impressionnants quand on les approche. Il y a aussi les temples des Étoiles par derrière, plus petits puis d'autres plus loin. A coté, il y a la Glass Mountains, curieux rocher fait de plaques de cristal.



Plus loin , quelques vues intéressantes sur des pics volcaniques et d'autres temples dont j'ai oublié le nom.

Traces de volcan Temples of ???

A Harpnet Junction, nous montons au point de vue haut sur Cathedral Valley.

Upper overlook

Déjeuner sur place et avançons au Upper South Desert Overlook, de l'autre coté. Le retour l'après-midi se fait par la forêt à l'ouest, par la Thousand Lake Mountain. Quelques passages difficiles, des points de vue à l'infini, des plantes rares.

Nous avions demandé au départ à Brian si nous allions voir des animaux. Sa réponse était plutôt pessimiste, mais pas complètement négative. Avant de rejoindre la route 72, nous croisons une famille de cervidés à l’orée de la forêt.

Sur la route du retour, nous voyons un grand panache de fumée à l'horizon. Un incendie encore, Brian nous dit que cela dure depuis plusieurs semaines, mais que c'est dans un secteur inhabité. Après Loa, un énorme troupeau de vaches dans un immense pré. Notre cow boy en retraite nous dit que l'éleveur local possède 15 000 têtes de bétail, ça nous fait penser à Fernand Raynaud, avec son sketch sur le « pauvre paysan » Diner au Cafe Diablo de Torrey, une très bonne adresse, mais il y a du monde.

Mardi 14 – Les ornières de la Cotonwood

La route 12 qui descend de Torrey à Bryce est souvent considéré comme une des plus belles de l'Utah. C'est notre cinquième passage, l'enchantement n'est plus là, quoique l'endroit où l'on roule sur la ligne de crête est toujours aussi magique et impossible à bien photographier.

Méandre de la 12

Destination Cannonville, voir les rangers du visitor center. Question primordiale : la Cottonwood Road est-elle praticable en ce moment. L'an dernier, à la suite de l'orage subit 2 jours avant quand nous étions à Page, la piste était totalement impraticable : nous avions dû supprimer de notre programme plus de 150km de piste. Le ranger essaye de nous dissuader de nous engager dans cette aventure ; il nous montre la photo d'une voiture immergée jusqu'aux rétroviseurs dans la traversée d'un ruisseau en folie. Il avoue toutefois que ça fait plus de trois semaines qu'il n'a pas plu, que le niveau a baissé depuis et que la route est sèche. Bon, on verra bien, on va au moins aller jusqu'au site le plus intéressant qui n'est pas très loin de ce coté. Et la météo est avec nous, il fait beau et ça va durer.

La route est revêtue jusqu'à l'entrée de Kodachrome Basin. A l'embranchement, tout est fait pour dissuader de s'engager sur la piste, mais l'entrée n'est pas barrée. Aller, c'est parti pour environ 93km qui vont s’avérer les plus « hards » du voyage. Le début est plutôt facile et nous arrivons très vite à la rivière : vu le niveau, pas de problème, mais ça aurait pu glisser.

Aujourd'hui, ça passe

Nous découvrons plus loin les curieuses grilles à bestiaux que l'on passe ou qu'on contourne. Plus loin, certaines seront très hautes. Un arrêt à un point de vue puis plus loin nous bifurquons à gauche vers les arches dénommées depuis 1947 Grosvenor Arch.

Grosvenor Arch.

De retour sur la Cottonwood Road, la route se dégrade par endroit : lors des pluies précédentes, les voitures ont laissé l'emprunte de leurs roues dans la terre. Les sillons ainsi creusés sont de plus en plus profonds, trop pour les suivre. Notre Equinox n'a pas une hauteur de caisse suffisante, donc il n'y a qu'une solution, rouler en dehors des sillons. Cette gymnastique atteint sont paroxysme lorsque les espaces entre sillons se réduisent à la largeur des roues. L'essentiel est de ne pas frotter. Rares voitures rencontrées Heureusement, ce ne sont que des passages sur quelques centaines de mètres au maximum et il reste des sections plus roulantes entre. Les paysages sont souvent magnifiques. Nous ne sommes pas seuls sur cette piste, mais ce n'est pas la grande affluence.

Un des plus beau point de la cotoonwood

Une pose déjeuner à l'ombre, près qu'un canyon. On avait vu l'ombre, mais pas le canyon. Une famille s'arrête près de nous et part visiter. A leur retour, sur leurs conseils, nous y allons faire une promenade digestive. On y voit de curieux rochers.

Rocher dans le canyon

Plus loin, les torrents ont raviner les bas cotés et la piste n'est pas plus large que la voiture. Nous y trouvons un camping-car qui fait demi-tour, que diantre allait faire dans cette galère ! La fin est plus facile, mais les paysages sont moins beaux. A la fin, la route longe la Paria River. Environ 4h30 après y être entré au nord sur la Cottonwood Road, nous en ressortons au sud sur la route 89. A propos, ça ressemble à quoi un cottonwood. Le nom de cet arbre a baptisé de nombreux endroits dans tous les états de l'ouest. En voici une photo.

Cottonwood au bord de la Cottonwood

Destination Kanab. Nous logeons au Treasure Trail Motel pour 2 nuits et nous commençons par tester la piscine. Kanab est un haut lieu du western. Des plaques sont plantés sur les trottoirs de la rue principale en souvenir des grands noms du cinéma de cowboy qui ont tourné ici. A commencer par le grand John

Mercredi 15 – Intrusion en Arizona

L'Arizona, c'est l'état du Grand Canyon, le vrai. On a tendance à oublier, tellement le Colorado a creusé une colossale frontière, que la rive nord est aussi en Arizona – mais pas dans la réserve des navajos. Notre ville étape est à quelques encablures (si toutefois utiliser un terme nautique n'est pas trop déplacé dans cette région désertique) de la North Rim, enfin 130km tout de même). Pas dans les terres navajos, mais ils sont bien là, installés sur un parking, à déballer leurs jewelleries. La route 67 qui conduit au parc traverse ce qui reste d'une forêt brulée récemment.

L'entré du North Rim

Au poste d'entrée, il y la queue, certainement moins qu'aux entrées du sud, mais en cette mi-septembre, cette rive est très fréquentée. Ce sera confirmé sur tous les parking par la suite. Première étape, le Bright Angel point. Un chemin revêtu y conduit, en bon état mais pas très large et surtout avec de fortes déclivités. Au bout, une vue magnifique sur l'énorme fissure où coule le Colorado... à propos où est-il ? Et bien d'ici on ne le voit pas.

Bright Angel Point

Par contre on voit nettement l’incendie qui fait rage dans la forêt sur l'autre rive.

South Rim en feux

Deuxième étape, Point Imperial. C'est le lieu le plus haut, à 2683 m. La vue sur le canyon se double de celle sur le plateau. La brume blanche qui couvre l'horizon est la fumée du feux de l'autre rive. Au premier plan, le Mt Hayden est escaladé par les grimpeurs chevronnés.

Point Imperial

Troisième étape, à la pointe, Angel Window (la fenêtre des anges) et Cape Royal d'où on aperçoit la rivière.

Angel Window Les autres points de vues sont observés au retour. De Walhalla Overlook, on peut voir le Colorado à Unkar Delta, autrefois habité par les Pueblos.

le Colorado à Unkar Delta

Le dernier arrêt sera à Roosvelt Point, pour une vue joliment colorée. Partout nous avons vu du monde, les parkings étaient bien remplis, mais jamais autant qu'en Mai 2005 sur l'autre rive. Le fait que seul Bright Angel soit accessible aux cars réduit le nombre de touristes, la route vers Angel Window est limitée en gabarit et interdite aux camping-cars. Moins de points de vue, généralement au bout d'un peu de marche, on ne peut pas dire qu'il faut visiter la rive droite au lieu de la rive gauche, mais plutôt en complément.

En rentrant nous arrêtons au Liquor Border Store à la frontière de l'Arizona et de l'Utah. Je ne peux pas vous décrire le fouillis de ce magasin d'alcool dont la tenancière d'un age canonique semble tout droit échappée de Salem (MA, pas OR).

Jeudi 16 – Pipe Springs

Pour une foi, nous allons faire une exception et visiter autre chose qu'un site naturel, peut être en préparation de la soirée. La route de Kanab à St Georges passe dans l'Arizona et là se trouve un petit National Monument nommé Pipe Springs. Il s'agit d'un bâtiment de 1850, occupé par des fermiers mormons, qui fut fortifié par la suite pour se protéger des indiens navajos et piutes.

La cour intérieure

Les dépendances se visitent librement, mais le bâtiment principal n'est accessible que guidé par une ranger (sans supplément). Notez que les 4 caves l'an dernier, le bateau à Glacier, c'est toujours une femme ranger qui fait visiter. Mobilier, vaisselle, outils et décorations nous plongent dans la campagne isolée à la fin du XIXème siècle.



A l'extérieur nous voyons de près ces bovidés à grandes cornes que nous avions parfois vus de loin, comme l'an dernier dans le sud Dakota.

Nous visitons aussi des bâtiments annexes Route vers St Georges, on entrevoit au passage la fameuse église mormone blanche (visitée en 2008). Arrêt déjeuner au buffet de l’hôtel casino Casablanca à Mesquite - nous y avions logé cette année là. Et bientôt au loin, les tours des hôtels du Strip percent la brume ; un regard au GPS, nous sommes encore à plus de 20km.

Choisir un hôtel à Las Vegas est toujours sujet à discussion sur le forum, chacun étant certain d'avoir logé dans le meilleur. Ce sera le 5ème pour nous, et pour des raisons pratiques et financières, nous avons choisi l'Imperial Palace, au milieu du Strip. La réception nous demande si nous préférons avec vue sur le Strip ou pas. Nous disons « avec » mais on nous fait remarqué que c'est un peu bruyant. Bof, le bruit de la rue, du 10ème étage... Arrivé dans la chambre, nous constatons que le « un peu » est énorme, la musique et surtout les vibrations des basses de l’orchestre sous nos fenêtres font trembler la chambre, et il n'arrêtera qu'à 4h du matin. C'est sans problème qu'on nous échange la chambre contre une autre plus calme.

Sous le chapiteau, l'orchestre - en face le Mirage

La raison pratique de l'emplacement, c'est qu'il est presque en face le Mirage où nous allons voir ce soir un spectacle du Cirque du Soleil : Love. Profitant des remises estivales, nous avons eu 2 places à 50$, même au fond, c'est cadeau. Il y a 2 ans nous avions vu Myster, O et Ka. A comparer, Love est décevant, par la scène souvent partiellement masquée par des rideaux, par les numéros principaux, peu nombreux et assez communs et par l'animation générale du spectacle, trop danse, même si logique avec le thème général sur les Beatles. Mais le Cirque du Soleil reste magique et la mise en scène est du spécial Vegas qui n'a rien à envier aux autres. Il est interdit de filmer et photographier pendant le spectacle. Lors du final, je me risque à filmer avec mon appareil photo... 6 secondes et un placeur vient braquer sa torche sur moi. Arrêt immédiat, mais je peux en extraire une photo pour vous.

Final de Love

Retour sur le Strip :

Vendredi 17 – Retour dans la mortelle vallée



Beaucoup ne font que traverser Death Valley NP, certains osent y passer une nuit. Fait trop chaud en été ! C'est vrai qu'il fait chaud, un peu moins à la mi-septembre. Le thermomètre du visitor center de Furnage Creek à 15h00 affiche seulement 42° à l'ombre.



Nous y avons déjà passé une nuit en 2008, cette fois nous allons en passer deux. Maso ? C'est que dans ce parc immense, il y a d'autre chose à voir que Zabriskie, Dante et Bad Water et Sand Dunes. Et même dans les classiques, nous en avions ratés 2 l'autre année. Nous commençons par là le Twenty Mule Team Canyon. C'est une jolie piste à sens unique dans ce que le désert a de plus désertique, rocher et terre, rien ne pousse, rien ne bouge.

Twenty Mule Team Canyon

Pour continuer, Artist Drive aussi à sens unique. C'est plus animé ici, c'est même très fréquenté, même mal fréquenté. Les gens qui passent ici sont pressés, pressés d'arriver aux points de vue, pressés de stationner, de faire une photo et de repartir sans doute pour quitter au plutôt l'enfer.

Artists Palette

De la-haut, on a le Badwater Basin dans le rétro.

Badwater Basin

Notre principal soucis ensuite est de voir les rangers et de connaître l'état des pistes de l'arrière pays. Notre idée était de rejoindre Racetrack par la Saline Valley road puis la Hidden Valley, mais misère, les orages d'août ont rendu la première complètement inutilisable, même avec un vrai 4x4. Seule solution, la voie classique par le nord, par Ubehebe Crater. Au passage nous notons que l'essence à Furnace est à 4$29 alors que le plus cher que nous ayons trouvé jusqu'à présent était 3$34. Nous logeons à Stovepipe Wells Village. Il y a 3 jours nous avons reçu un mail de l'hôtel nous signalant qu'à la suite d'un incendie, le restaurant est temporairement fermé (encore le feu, cette fois, dans les cuisines). Il faudra aller à Furnace Creek pour manger.

Le temps de s'installer tranquillement, de constater que cette année, la wifi fonctionne dans les chambres, de faire quelques courses indispensables au magasin en face et nous partons à notre rendez-vous. Nous devons retrouver notre loueur de jeep à l'agence Farabee face au Furnace Creek Resort. En fait c'est un tout petit bâtiment où nous attendent 2 dames qui vont tout nous expliquer sur la location et le fonctionnement de la Jeep Colorado réservée pour 24h. L'agence, fermée en été, trop chaud sans doute, vient juste de rouvrir. Et à la tombée de la nuit, nous partons avec ce véhicule tellement haut que nous avons grand peine à y grimper.

Coucher de soleil à Furnace Creek Inn

Samedi 18 – le champ de course des pierres

Tout comme Olympic, Glacier, Dinausor, la Racetrack Playa constitue d'un des lieux majeurs de notre voyage. En 2008, les rangers ne nous avaient pas autorisé à y aller avec la Toyota Higthlander 4WD que nous avions. Principale raison, les pierres de la piste sont très coupante et c'est vrai que j'avais déjà lu beaucoup sur les pneus crevés sur cette piste. Dans ses publicités, Farabee cite la visite du Racetrack comme une des destinations premières avec leurs jeeps de location. Les dames avaient confirmé la fermeture complète de la route que nous souhaitions prendre au départ. Avec elles, nous avions bâti un autre parcours avec un endroit à explorer pour l'après midi.

Après avoir régler au mieux les sièges, tache difficile, nous partons de bonne heure et de bonne humeur vers le nord, 75km de désert jusqu'au cratère de Hubehebe. Au bout la piste, nous nous engageons avec prudence. En route pour 88 km (AR) d'enfer ? Somme toute, rien de bien difficile de rouler sur ces petits cailloux qu'on dit très coupant. Les gros pneus de notre jeep sont de taille à résister, enfin j'espère - en tout cas j'aimerais pas devoir mettre la roue de secours.

Notre Jeep Colorado

Tôle ondulée au départ, par endroit sinueuse, parfois étroite, la piste traverse bientôt des champs de Joshua Trees.

La piste de pierres coupantes et les Joshua Trees.

Vers 10h00, nous atteignons Teakettle Junction, le carrefour des théières porte bien son nom, même si le lieu a perdu de son authenticité tellement certaines semblent tout droit sorties du magasin du coin (quoique, où est-ce qu'il y a un coin, dans le coin ?)

Teakettle Junction

Vingt minutes plus tard, nous sommes au bord du champ de course, un ancien lac de 7km2. La boue séchée laisse une surface absolument plane, exceptée l'île de Grandstand à l'arrivée. Mais il faut aller jusqu'à l'autre extrémité pour voir une curiosité des plus surprenantes au monde : les pierres qui se déplacent toutes seules. C'est sûr qu'on ne les voit pas courir, même que jamais quelqu'un les a vu bouger. Pire, on ne sait pas trop expliquer ce qui déplace ces cailloux dont certains pèsent des dizaines de kg. Les tentatives d'explication sont a peine crédibles, mais ce qui est certain, ici les pierres bougent. Et elles ont laissé des traces de leur parcours. Sur parfois des centaines de mètres, elles ont marqué l'emprunte de leur trajectoire dans la boue qui l'a conservée en séchant. Étonnantes, ces trajectoires qui changent de direction parfois de 90° ou qui décrivent des figures …





Dans l'immensité plane de la playa, cernée de montagnes, sous un ciel tout bleu, dans un silence total, c'est un moment d'isolement au milieu du mystère, loin des nuées de touristes.

En repartant vers 11h30, nous pensions avoir été les seuls visiteurs aujourd'hui. Erreur, à Teakettle Junction nous croisons une autre jeep. Une pause au retour au Hubehebe Crater, mais nous l'avions déjà vu. Où trouver un endroit à l’ombre par ici pour pique-niquer ? Impossible, non ! nous somme assez proche du Scottis Castle et son oasis, là il y a des tables à l'ombre des grands arbres. Nous en profiterons pour faire un tour au visitor center local. Pour l'après-midi, plutôt que d'aller au Eureka Dunes, nous décidons de refaire le Titus Canyon qui nous avait beaucoup plu il y a 2 ans, un vrai baptême de la piste pour nous qui ne connaissions que Monument Valley et Carizo Plain. Mais d'abord faire le plein et pour cela nous allons à Beatty, c'est tout proche du début de la piste. Avec de l'essence à 2$73, ce sera une économie sur le plein final. Passage obligé à la ville fantôme de Rhyolite, pas rassurant. La piste du Titus Canyon commence par une longue ligne droite de tôle ondulée, ce n'est pas la partie intéressante. Puis elle monte en lacet vers le col de Red Pass, le passage le plus difficile, avec des ornières et des cailloux.

Juste après Red Pass

Dans la descente, nous rencontrons un des sympathiques habitants des lieux : un serpent à sonnette se fait doré au soleil au milieu de la piste. Il n'a pas l'air décidé de bouger, j'essaie de bien passer les roues de chaque coté pour ne pas l'écraser.

Notre seule rencontre !

Réussi, mais le rattlesnake s'est mis en boule, près à ce défendre contre le monstre qui l'a réveillé. Ensuite, on peut voir le village fantôme de Leadfield puis des pétroglyphes. La fin de la descente est longue avant d'arriver dans les magnifiques lacets du Titus canyon.

Dans le Titus Canyon

Un arrêt dans les dunes à l'Historic Stovepipe Well, le seul point d'approvisionnement d'eau à l'époque de l'exploitation des mines. En parlant d'approvisionnement, il faut faire le plein avant de rendre la voiture, à la pompe de Stovepipe village (3$40), plutôt qu'à Furnace Creek. Il fait nuit lorsque nous retrouvons nos 2 dames de Farabee pour leur remettre les clés et leur signaler « no problem ». Mais que ce 4x4 aurait été bien sur Cottonwood Road !!!

Dimanche 19 – Les collines à western

En sortant de Death Valley par l'ouest, on arrive à Lone Pine. Pour beaucoup, ce n'est qu'un lieu de passage, voire de couchage. Mais là se trouve, au pied des sommets de la Sierra Nevada, un tas de rochers connus sous le nom de Alabama Hills.

Alabama Hills, au pied de la Sierra Nevada

Dans ce dédale de rocs gris furent tournés une pléiade de western (films et TV) de la fin du muet à l'arrivée de la couleur. Une plaque à l'entrée de la piste rappelle tous les grands noms qui s’illustrèrent dans les combats et chevauchées sauvages, comme Garry Cooper, Humphrey Bogart et immanquable John Wayne. La promenade dans le site manque toutefois d'informations pour localiser les différents lieux. Alabama hills est aussi visité pour sa douzaine d'arches dont les plus célèbres sont Mobius Arch et Eye of Alabama.

Mobius Arch

Eye of Alabama

Indian Family

Dans la partie sud des collines ont été tournés les épisodes de Tremors. En fait il est difficile d'imaginer dans ces lieux les territoires des vers de terre géants. Au visitor center, on nous avait recommandé de faire un tour à 1/2h de route à 8000 pieds dans les montagnes voisines. La montée dans la Sierra Nevada est aisée et arrivé à la fin de la route, il y a plein de monde. On est dimanche, de nombreuses familles des environs sont venus passer le week-end ou quelques heures dans la fraicheur de la forêt en altitude, qui en randonnée, qui à la pêche, qui seulement pour manger. Le site de Withney Portal, même avec beaucoup de monde, est très agréable. Nous pique-niquons près d'un petit étang, entre un écureuil qui fait ses provisions pour l'hiver et une cascade. Au retour, la vue sur la vallée permet de voir l'ensemble des Alabama Hills telles qu'on a du mal à se les représenter quand on déambule dans les labyrinthes de rochers. Les Alabama Hills, vues d'en haut

Soirée et nuit à Mammoth Lake. Parti avec 40° de Death Valley le matin, arrivée autour de 5° près des stations de ski. Un agréable restaurant : le Slocums Grill.

Lundi 20 – Les classiques, Mono, Bodie et Tioga.

C'est une des étapes les plus classiques des circuits qui partent ou arrivent à San Francisco en été, et qui incluent Yosemite et Death Valley. Donc, allons voir ce que tout le monde arrête voir. Tout d'abord le Mono Lake et ses concrétions d'argile appelées tufa. Ce lac servit un temps à alimenter en eau la lointaine Los Angelès jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on le vidait ! Il y a différents points de vue sur les formations de Tufa, le principal est au sud. Une balade de 3/4h jusqu'au bord de l'eau permet d'admirer ces curieux pics émergeant du lac et une faune ailée impressionnante.

Mono Lake La route que nous suivons traverse Lee Vining puis longe le lac au nord pour tourner à gauche sur une piste de 16 km vers la ville fantôme de Bodie. Perdue dans les montagnes, c'est ce qu'il reste d'une ville minière qui compta jusqu'à 10 000 habitants lors de la ruée vers l'or à la fin du XIXème.

Bodie

Désertée dans les années 30, après plusieurs incendies, il reste environ 5% des bâtiments d'époque.



Moins lugubre que Rhyolite, la promenade est agréable au milieu des bâtiments en bois. Numéroté, l'histoire de chacun est racontée sur le guide remis à l'entrée (ce n'est pas un parc d'état, entrée chère)

Parfois assez bringuebalant

Déjeuner à Lee Vining puis route vers Yosemite. La route par la Tioga Pass, ouverte de juin à octobre, relie les deux cotés de la montagne. Après tout ce que nous venons de voir depuis 4 semaines, elle ne présente pas beaucoup d’intérêt. Joli lac de haute montagne, quelques vues sur les sommets, les rochers et la forêt, sans plus. Nous rejoignons Oakhurst en traversant Yosemite vers la sortie de Mariposa Grove, par des lieux visités en mai 2008.

Mardi 21 – Le parc en feu

Le programme du jour inclus les parcs nationaux de King Canyon et de Sequoia. La route qui conduit à l'entrée nord traverse des immensités de plantations d'arbres fruitiers, pêches, abricots, oranges, citrons … mais il n'est pas évident de trouver une station pour faire un plein, nécessaire car à l'intérieur du ou plutôt des parcs, il n'y a pas de station. L'entrée par Big Stump se fait après une longue montée. Il s'agit d'une petite enclave du King Canyon National Parc dans la Sequoia National Forest. La principale attraction ici, c'est le General Grant, géant parmi les géants du bosquet de séquoias : vieux de 1700 ans, haut de 82m, 33m de circonférence à la base, 12 m de diamètre.

Le Général du King Canyon

S'il y a beaucoup de monde ici et au visitor center du village voisin, bien peu s'aventurent plus loin. Et pourtant... La route 180 traverse le Giant Sequoia National Monument vers la Kings Canyon scenic byway. La longue descente en lacets bordée de yuccas offre des vues superbes – mieux que la Tioga Pass. Mais quel est ce brouillard à l'horizon ? Encore un feux de forêt et nous allons dans sa direction. Au parking d'un point de vue, un panneau donne le périmètre de la zone d'incendie et les pistes fermées. La route 180 et la Kings river sont en limite.

La zone d'incendie en rouge - notre route, la 180, longe au nord

Bon, on verra bien plus loin... et plus loin nous trouvons un groupe de véhicules de pompiers (pas rouges, mais verts les camions de pompiers des forêts nationales américaines) et les rangers. Ils ne disent rien aux quelques touristes comme nous qui passons à coté d'eux au ralenti. Peu après, des arbres fument juste de l'autre coté de la rivière. On continu.

Fumées inquiétante juste de l'autre coté de la rivière

L'entrée du Kings Canyon National Park (partie principale) est juste avant Cedar Grove Village. La plupart des campings près de la route sont fermés, mais il y en a au moins un d'ouvert. Le long de la rivière, il y a plusieurs points de vue. Mais dans un atmosphère enfumé et un brouillard de plus en plus épais, nous n'arrêtons qu'à la fin de la route, endroit plus dégagé, pour revenir rapidement dans un lieu plus rassurant. Par moment nous voyons que le feux n'est pas bien loin dans les montagnes.



Au retour, après des arrêts à Grizzly Falls et à Yucca Point, nous rejoignons le Sequoia National Park en prenant le raccourci de Hume Lake. C'est du genre raccourci qui rallonge, mais un coin tranquille pour pique-niquer.

Grizzly Falls, pas beaucoup d'eau en septembre

Dans la traversée de ce dernier parc, l'attraction majeure est le General Sherman, concurrent de Grant avec ses 2200 ans, 84m de haut et 31m de circonférence. Il est considéré comme l'arbre le plus imposant du monde de par son tronc de 1487 m3 (Grant n'en fait que 1320). Le Géneral de Sequoia NP

L'aventure se terminerait là si la chance n'avait pas voulu qu'une maman ourse et ses 2 oursons se promènent tout prêt de la route à notre passage. Nous sommes arrêter au premier rang, d'autres voitures viendront ensuite. Un des oursons traverse en courant devant nous. Les appareils photo étaient prêts. Plusieurs minutes de rencontre inatendue

Après quelques derniers séquoias, la sortie du parc est une longe descente ; destination le Super 8 de Visalia. Mercredi 22 – repos

Nous avions prévu de faire un tour dans la partie sud du Giant Sequoia National Monument, la moins visitée. Mais, depuis le Chandelier jusqu'au General Sherman, nous sommes rassasiés des géants de la forêt. Il nous manque quelques cadeaux, un grand tour dans les magasins de Visalia Mail, ça change de la nature. Puis la route de Bakerfield, pas l'autoroute mais la 65 qui après les alignements de fruitiers passe par des lieux plus sauvages avant de traverser les champs de pétrole.



Le Best Western Crystal Palace de Bakerfield est un délice. Notre chambre au rez de chaussée donne directement dans un grand patio avec palmiers autour de la piscine. De quoi passer un après midi de tout repos.

La piscine du Best Western Crystal Palace

Jeudi 23 – Good bye America

La route vers l'aéroport, la restitution de la voiture, l'enregistrement puis la dépose des bagages. Il reste du temps pour faire encore quelque achats. Embarquement à 15h30, nous avons pris des places premium voyageur, plus confortables pour tenter de dormir au retour.

Voir aussi en 2009, 11000 km du sud de l'Arizona au sud Dakota, Wyoming l'Idaho et le Nevada http://voyageforum.com/v.f?post=2697683;
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Choisir un 4x4 pour voyager à deux (Islande)
Bonjour,

Nous partons à 2 en juillet prochain pour 3 semaines, on souhaite faire le tour de l'Islande et quelques incursions dans les terres (Landmannalaugar, Kerlingarfjöll notamment) et nous dormirons en toile de tente (ou à l'arrière du 4x4 à l'occasion si cela est possible, mais j'imagine qu'il ne faut pas rêver !)

Les billets d'avion sont achetés il reste maintenant à réserver le 4x4, alors là même après avoir parcouru pas mal de sujets sur le forum et avoir visité les sites de Geysir, Rental car etc. j'ai vraiment du mal à me repérer, je me sens même carrément empotée ! Je regarde lesquels sont indiqués 4x4 et le prix indiqué, au delà de ça je ne sais comment faire un choix futé et j'aimerais m'y pencher sérieusement car c'est vraiment LE très gros poste de dépense du voyage !

Je vois sur le forum que le Gran Vitara revient souvent dans les messages mais dans la mesure où nous ne sommes que 2 avec des bagages limités (habitués aux treks donc matériel de camping assez peu volumineux) peut-être peut-on se tourner vers des modèles plus petits et donc moins onéreux ? Ou prendre un modèle moins "moderne" ?

Par exemple chez Blue Car Rental Car je vois que le Gran Vitara manuel est à près de 2800€ (pour les 3 semaines), ils proposent aussi un Jimny 4x4 manuel (ancien modèle) pour environ 2000€. La différence est significative, mais est-ce une "mauvaise économie" ? Avez-vous en tête d'autres modèles de 4x4 dans ces prix et suffisants pour 2 personnes ?

Mille mercis :)
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Itinéraire de soixante jours aux États-Unis en 2012
Bonjour à tou(te)s,

Après un premier voyage dans le southwest en 2009, voici le premier jet « officiel » de notre périple. 2 points d'orgue dans ce voyage : - le lac Powell en bateau (5 jours) - Yellowstone (5 jours)

Ayant la chance d'avoir un compte-épargne temps (et de piocher dedans 😉), la durée approximative (pour l'instant) est d'environ 60 jours, ce qui devrait nous permettre de "flâner" un peu. Nous pensons faire comme la dernière fois, dormir dans la voiture, ce qui nous permet entre-autre de ne pas trop perdre de temps en aller et retour vers les sites. Quelques nuits à l'hôtel et dans les campings pour une toilette plus complète 😉 et pour prendre quelques nouvelles. Cette fois-ci, nous espérons avoir un 4x4, la densité de pistes prévues étant conséquente.

Voici notre itinéraire avec liste des envies ; toutes ne seront sûrement pas réalisées ! La fin fera sans doute hurler les amoureux de SF, mais nous ne pouvons pas y passer plus de temps cette fois-ci.

Période prévue : du 15 mai au 15 juillet 2012.

N'hésitez pas à nous donner vos commentaires, voir même à en rajouter, notre liste étant en perpétuelle évolution. Comme il n'y a quasiment rien de réservé, cela nous laisse une grande flexibilité.

J0 - départ pour Paris J1 - Paris Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), nuit sur place J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, , nuit sur place J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, …, nuit vers Red Canyon Road J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), nuit sur place J13 - Snake Gulch trail, nuit sur place J14 - route vers Tuckup Canyon, nuit sur place J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Tirage The Wave, réservation du bateau, Alstrom Point, nuit sur place J18 - Tirage The Wave, Edmaier's secret, nuit à Yellow Rock J19 - Yellow Rock, retour page pour ravitaillement J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, incursion sur la San Juan River, Reflection Canyon (un des but mythique de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, nuit dans Butler Wash J26 - Butler Wash jusqu'à Monarch Cave puis direction Sheiks Flat, nuit sur place J27 - rando dans Sheiks Flat suivant possibilité (Grand Gulch, Bullet Canyon ???), nuit sur place J28 - Exploration/découverte dans les environs de Hite (Chocolat Flat ???), fonction du terrain et du véhicule, nuit le long de la Dirty Devil River près du confluent avec le Colorado J29 - Upper Butler Wash puis The Neddles via la Harts Draw, nuit dans la Noth Cottonwood Creek J30 - Horse Canyon (Thirteen Faces Pictographs), aéroport de Moab pour résa, nuit à Willow Flat J31 - Alcove Spring, Upheaval Dome, False Kiva, nuit à Willow Flat J32 - Shaffer Trail et un bout de la White Rim, nuit vers Jug Handle J33 - Moab Airport si pb la première fois puis Spring Canyon (vue sur Bowknot Bend), nuit sur place J34 - survol avion Canyonlands, lac Powell puis route vers Sego Canyon, nuit sur place J35 - Green River (ravitaillement), Fivehole Arch et Bowknot Bend, nuit sur place J36 - Horseshoe Canyon, nuit sur place J37 - Fruita (Rangers) puis Cathedral Valley, nuit sur place J38 - Cathedral Valley (suite) puis Wild Horse Arch, nuit vers Temple Mountain J39 - Crack Canyon puis Swasey Cabin, nuit sur place J40 - Head of Simbad, Rochester Panel, Little Grand Canyon, nuit sur place J41 - Buckhorn Draw, Green River (ravitaillement), route versWellington, nuit ??? J42 - 9 Mile Road, Vernal, Rainbow Park, nuit sur place J43 - Dinausor NM, partie Utah puis Colorado (Echo park), nuit sur place J44 - Yampa Bench Road, route vers Flaming gorge, nuit sur place J45 - Flaming Gorge, route vers Monila, nuit ??? J46 - Green River, White Mountain Rd, Boars Tusk, nuit sur place J47 - Rawlins (uplift), Castel Gardens Petroglyphs, nuit sur place J48 - Thermopolis, nuit à Cody (rodéo) J49 - Chief Joseph & Beartooth Highway, nuit à Yellowstone J50 à J54 - Yellowstone J55 à J56 - Grand Teton J57 - Crater of the Moon, Twin Falls, nuit à Balanced Rock County Park J58 - route vers SF, nuit vers Donner Pass Rd (8h30 de route) J59 - Muir Woods, SF, nuit à SF J60 - SF, nuit à SF J61 - départ Paris J62 - Famille J63 - retour Bretagne

Bonne fin de week-end.
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Avis sur pneus rechappés?
Bonjour, Je suis l'heureux possesseur d'un cc avec tracteur Ford et je dois changer les 4 pneus arrières. A la vue des tarifs prohibitifs proposés par les fabricants de marque je regarde les pneus rechapés avec intérêt. Je recherche donc des avis de ceux qui ont monté des pneus rechapés sur leur camping car et des conseilles de marques. Merci à tous cordialement
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Bus camping-car? Drôle d'idée
Je ne voudrais pas casser l'ambiance, mais je ne trouve pas qu'aménager un bus en camping-car soit une bonne idée.

Pour plusieurs raisons :

1) le stationnement. Vous vous garez où avec votre bus ? Et vous le remisez où quand vous ne vous en servez pas ? Dormir sur des parkings d'hypermarché... bof

2) Le coût des pièces détachées. A votre avis, un pneu de bus, ça va chercher dans les combien ? Déjà en camping-car "normal", c'est pas donné (minimum 150 €), alors un bus... surtout que vos engins frôlent souvent les 5-6-700 000 km

3) Le coût en carburant. Avec un gas-oil qui frôle le prix du SP95, bonjour le budget dès lors que l'on veut circuler en France et en Europe...

4) Pour les vidanges, vous faites comment ? Les aires de service c/car ne sont pas appropriées. Reste à vidanger "sauvage" ? Pas très écolo, tout ça...

Je n'aborde pas le problème du permis, de la pollution engendrée par des moteurs poussifs qui crachent des volutes noirâtres en côte (merci le CO2 et l'ozone), de l'encombrement pour circuler (adieu les petits villages et les coins sympas en bord de mer, vive les rocades urbaines et les 2X2 voies ?...) Franchement, je n'y vois que des désavantages, sauf bien sûr côté volumes. Mais si l'on part du principe que le c/car est un outil pour voyager à moindres frais (et non une fin en soi), on se dit qu'une bonne capucine de 6, 50 m est quand même bcp + pratique, non ?
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Converting a heavy-duty bus/coach/truck into a motorhome
I'm currently converting a DAF/HEULIEZ MB205 bus.

Cheaper and more spacious than a regular vehicle, the paperwork (in France) isn't too difficult for approval.

I'm ready to help anyone who wants to tackle this kind of project. Those who know, help those who want to....
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Le Maroc en camping-car du 15 mars au 25 avril
Nous sommes un couple de jeune retraité, nous voyageons avec un camping-car Hymer de 2002, sans télé mais nous aimons entre autre, jouer au tarot ou au Rummuikub. . .

Nous prévoyons un voyage au Maroc, embarquement à Algésiras le 15 mars retour aux environs du 25 avril. Soit 40 jours pour un budget d’environ 2000 euros. (En 2006 nous étions partis 37 jours, pour 1540 euros et fait 6230 km. Nous avions voyagé à deux C.C. )

Après une nuit à Larache nous descendrons directement à Oualidia puis à Essaouira.

S’il fait beau nous prévoyons de passer 2/3 jours ou plus entre Tafelney et Imsouane.

Ensuite après s’être ravitaillés à Agadir deux possibilités, deux projets différents :

1°) - Direction Aglou-plage. Nous voudrions rester une quinzaine de jours entre Aglou et Tam-Tam, puis direction Tata par Bouizakrane et Akka.

Ensuite direction la vallée du Dades par Foum Zguid et Agdz en passant par Tassetift et Tasla, (nous avons fait deux fois la vallée du Drâa). Nous voulons aller visiter les gorges du Todra.

Retour par Goulmima , Errachidia, Midelt, Azrou , Meknés.

Ou

2°) - Direction Agdz par Taroudant, Taliouine, et Tazenakht puis, direction Erfoud par Tazzzarine.

Retour par Goulmima , Tinerhir, Dades, , Ouarzazate, le Tizi n Tichka, et Marrakech, mais le but n’est pas Marrakech mais le Tafilalt et les vallées du Todra et du Dades.

Si quelqu’un est tenté par le circuit nous serions heureux de voyager à deux ou trois C.C.

(Ce circuit laisse la possibilité pour l’équipage qui le désire de visiter en plus Rabat, Meknès et Fès, soit 5 à 6 jours de plus)
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Lumière d'automne au cœur du Southwest
Hello à tous,

Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...

Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.

· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici

Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇

Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.

Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail

Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
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Afrique Australe: du Lesotho au parc Kruger en avril 2009 (2ème partie)
Suite de la 1ère partie qui est ici : http://voyageforum.com/...ost=2550040;#2550040

Vendredi 10/04/09 Nuit paisible, pas de vent, pluie intermittente. Au réveil, l'atmosphère est limpide, purifiée.



On remarque cependant, mais très loin, de gros cumulus.





Après avoir rangé le camp, fait un passage au visitor center pour payer notre place et tenter d'extirper quelques infos concernant les possibilités de rando à la ranger d'une incompétence crasse, nous constatons que le temps se couvre à toute vitesse. En 10 mn, nous sommes dans les nuages: je n'ai jamais vu le temps changer aussi vite!



Nous décidons de remonter la vallée avec l'espoir ténu de passer au-dessus des nuages. La couche s'épaissit et au bout de 2h il faut nous rendre à l'évidence : cette vallée interminable ne nous conduira pas vers le soleil. Arrivés à une grotte, nous décidons de faire demi-tour! Cette randonnée nous aura tout de même permis de voir quelques singes et une végétation luxuriante qui doit être magnifique avec un rayon de soleil.

En route vers le nord donc puisque j'ai réservé la première nuit dans le Kruger pour demain : 700 km nous en séparent. Autant nous avancer un peu aujourd'hui. Pas question de faire du camping sauvage en Afrique du sud aussi décidons-nous de faire halte pour la nuit dans la Chelmsford Nature Reserve



qui me paraît loin de tout et dans laquelle nous espérons trouver de la place en ce 1er jour du grand WE de Pâques. Le camping est complet mais le préposé à l'entrée nous propose gentiment de nous installer sur la « day-use area » (donc pas de douches). Nous paierons demain nous dit-il. Nous sommes donc tous seuls avec la vue sur le Drakensberg au loin,



au bord d'un lac sur la rive opposée duquel broutent quelques zèbres et antilopes. Comme le 4X4 est équipé d'un compresseur et de mèches,



nous essayons de réparer nous-mêmes le pneu. Hélas, le trou est un poil trop grand et ça fuit : il faut vraiment un trou punctiforme pour ce système de mèche. (Hein Grisemote!)



Fin d'après-midi paisible au bord du lac avec baignade pour les enfants puis l'inévitable braï.



Samedi 11/04/09 Petit déjeuner au soleil, il fait très bon.



Nous nous étonnons une fois de plus de l'absence quasi-totale d'insecte, même au bord de l'eau! A la sortie du parc, l'employé ne nous fait pas payer : sympa! C'est partie pour une longue route très ch... vers le Kruger, sur la N11, avec de nombreux tronçons en travaux. Nous arrivons finalement à Nelspruit : ce n'est plus la même ambiance. Il y règne une intense activité sans doute liée à la proximité du parc Kruger. Le pourboire est clairement attendu pour le moindre service. Bon... Encore quelques km jusqu'à Pretoriuskop dans une région très urbanisée où les lodges et restaurants se succèdent tout au long de la route. Bof... Nous franchissons la porte du parc Kruger et arrivons enfin à Pretoriuskop après avoir roulé une dizaine de km dans le parc. Nous trouvons laborieusement une place au camping (réservée à l'avance mais pas d'emplacements délimités) : il est assez concentrationnaire, on est les uns sur les autres, mais la piscine est sympa et des impalas se promènent dans le camp.



Notre voisin sudafricain (ils sont tous hyperconviviaux et serviables) se montre un peu effrayé quand je lui explique le parcours prévu dans le Kruger. Beaucoup de km me dit-il : j'en ai conscience mais j'ai envie d'avoir un aperçu des différents paysages du parc. Il me conseille d'essayer de passer plus de temps vers Satara, la zone réputée la plus riche en animaux. Difficile en ce WE de Pâques de changer des réservations que j'ai déjà eu bien du mal à faire à mon idée en novembre dernier. On verra bien. Je reste sur mon idée de filer de suite vers le nord du parc (moins fréquenté) puis de redescendre vers le sud après le grand WE quand il y aura moins de monde. Le Kruger est très étendu : 350 km du N au S et 60 km d'E en O. La vitesse y est limitée (50 km/h sur route, 40 km/h sur piste) si bien que nous prévoyons de passer par l'extérieur du parc pour rejoindre le nord en une seule étape.

Dimanche 12/04 Dès 5h, le parc se réveille. Chacun essaie d'être silencieux mais le nombre de gens se préparant pour l'ouverture des portes à 6h rend illusoire l'idée de dormir après 5h. Caroline me dit qu'elle a l'impression d'avoir passé la nuit dans un paquebot, bercée par le bruit permanent du groupe de froid tout proche du magasin. Bref, un camping à ne pas recommander. A 7h le calme revient sur le camp, presque tout le monde est parti à la recherche des animaux. Nous ne sommes pas si pressés et plions tranquillement notre matériel de camping qui désormais ne servira plus. Difficile en effet de décoller de bonne heure quand il faut d'abord ranger tout le fourbi. Aussi ai-je réservé différentes catégories de cottages ou de huttes, qui sont -je trouve- à des prix très abordables pour 5. Tous sont équipés d'air climatisé (que nous n'utiliserons finalement pratiquement pas) Le Kruger est une zone impaludée aussi avons nous prévu un traitement préventif. En fait nous ne verrons quasiment aucun moustique : seule Caroline, leur friandise favorite réussira à se faire piquer 1 ou 2 fois.

Nous quittons le parc vers 7h30 alors qu'une longue file de voitures attend pour y entrer. Le nombre de visiteurs dans le parc est limité et en arrivant en milieu de journée la veille, nous n'aurions pas pu y entrer sans notre réservation pour la nuit.

En route donc pour le nord en passant par Pilgrim's Rest (nul) puis Blyde River Canyon



et les Three Rondavels : je savais qu'en y passant nous serions à contre-jour mais je n'avais pas prévu en plus une brume tenace.



On n'est donc pas enthousiasmé, heureusement que c'était à peu près sur notre route. Sans doute beaucoup mieux l'après-midi.

Plus nous allons vers le nord, plus le paysage devient champêtre



et nous retrouvons quelques jolis villages de huttes. L'entrée à Punda Maria est bien plus tranquille et sympathique qu'à Pretoriuskop. De suite nous croisons nos premiers animaux. L'herbe est moins haute que dans le sud : la région est moins arrosée et c'est un détail qui compte car nous sommes en automne, à la fin de la saison des pluies. Cela reste tout de même un handicap certain pour voir les animaux :



Nous nous installons dans notre cottage : grande maison au toit de chaume avec une déco de bon goût, tout le confort moderne, 3 SDB (!) et une vue panoramique sur la végétation à … 2 m (un peu dommage même si du balcon du 1er étage la vue est un peu plus dégagée)

Les enfants profitent de la piscine pendant que nous observons tout un groupe de singes vervet qui se donnent en spectacle juste à côté : trop marrant de les voir se chipouiller, se casser la figure dans les arbres en se rattrapant au dernier moment, essayer d'ouvrir un robinet...

Vers 16h nous partons faire un tour pour profiter de la belle lumière de la fin d'après-midi. Sur le Mahonie Loop



nous voyons de nombreux buffles,





nyalas, impalas qui déambulent dans une végétation arbustive assez dense rehaussée par quelques majestueux baobabs.

Quelques bestioles plus discrètes, aussi.



Nous sommes ravis de ce premier vrai contact avec le Kruger, oubliant aussitôt notre déception de Pretoriuskop.

Lundi 13/04/09 Tout feu, tout flamme, nous franchissons la porte du parc à 6h pétantes avec 2 autres voitures. Direction Pafuri au NE du parc, tout près du Zimbabwe et du Mozambique. Le but est de découvrir la rivière de Luvuvhu qui se jette dans le Limpopo. Ouettes d'Egypte :



Le coin nous fait penser à Mahango dans la bande de Caprivi : baobabs, fever trees, ficus. Ces majestueux baobabs sont typiques de l'Afrique tropicale sèche.



Arbres à palabres au tronc gorgé d'eau, ils sont respectés par les hommes et peuvent vivre jusqu'à 2000 ans. Curieusement ils sont dépourvus de feuilles 9 mois par an.

Nous découvrons nos premiers hippopotames : ces animaux proches des cétacés ne possèdent pas de glandes sudoripares ni de système pour réguler leur température corporelle.



Ils se nourrissent donc la nuit sur la terre ferme et passent leurs journées dans l'eau. Leurs narines contractiles facilitent la plongée qui peut durer 5 mn.

Curieux animaux bien différents des impalas, omniprésentes dans le parc.



Ces graciles bestioles courent à 80 km/h et peuvent faire des bonds de 12 m de long ou 3 m de haut.



Mais mes animaux préférés sont les zèbres, si graphiques avec leurs rayures blanches : oui, il s'agit bien de rayures blanches sur fond noir car les foetus sont noirs.



La finalité de ce pelage n'est pas claire : il exercerait peut-être un effet stroboscopique sur la vision de leurs prédateurs.

Encore un animal à rayures, moins sympathique!



Nous verrons de très nombreux nyalas (ici un mâle dans cette partie du parc)



Nous reprenons la route vers le sud (pas passionnante cette route H1-8) et ralentissons en voyant 2 voitures arrêtées sur le bas-côté. Une lionne traverse la route puis la longe sur quelques dizaines de mètres avant de disparaître dans les buissons.



Quelle chance même si nous regrettons son aspect « civilisé » du à son collier. On fait les difficiles!

Partout des calaos à bec jaune, au cri de crécelle!



Discret oréotrague sauteur :

Ces petits écureuils de Smith sont très nombreux:



Pour rejoindre Shingwedzi notre étape de ce soir, nous passons par la piste S56, après une petite escale à Babalala. Dans le Kruger il est en effet interdit de descendre de sa voiture mais il y a régulièrement des aires de pique-nique parfaitement aménagées avec souvent une belle-vue. A la différence d'Etosha, les aires de pique-nique ne sont pas clôturées : il faut dire qu'à Etosha la concentration d'animaux nous avait paru bien supérieure mais nous y étions en saison sèche, donc ce n'est pas vraiment comparable.

Nous appellerons cette piste, la « piste des éléphants » car nous en avons rencontrés des dizaines, sans doute qq centaines. Petite poussée d'adrénaline quand un éléphant nous coupe soudain la route, nous imposant d'un battement d'oreilles impérieux de reculer un peu pour laisser sa troupe traverser la piste. Comment savoir si tous sont passés? On y va ou on attend encore un peu?



La végétation souffre énormément de ce grand nombre de pachydermes : moignons de troncs, branches cassées, dénudées, arbres renversés et érosion autour de ces squelettes d'arbres qui ne jouent plus leur rôle protecteur. Il y a trop d'éléphants dans le Kruger (13000 pour un espace prévu pour 8000) : l'exportation d'éléphant est coûteuse et déstabilise la vie des groupes d'éléphants aux règles sociales très élaborées. L'abattage est peu satisfaisant, bien sûr. Des études de vaccin contraceptif ont été menées dans une petite réserve qui jouxte le Kruger : 3 injections en 1 an et 1 rappel annuel. La méthode est efficace mais difficile à appliquer à grande échelle.

Les girafes sont tout de même plus délicates et tout aussi faciles à repérer dans ces hautes herbes puisqu'elles dépassent couramment les 5m de haut!



Un système cardiovasculaire particulier avec des valves anti-reflux leur autorise cette morphologie si élégante.

Nous voyons finalement peu d'oiseaux dans cette région nord, réputée pourtant être les paradis des « bird-lovers ». Vautour chasse-fiente :



Arrivée à Shingwedzi, les enfants filent à la piscine, ça devient une habitude!

Les parents, plus courageux repartent faire un tour vers Bateleur : éléphants, girafes, buffles, impalas, ponctuent la sympathique piste de Red Rocks où nous ne croiserons personne.

Cobes à croissant :



A notre retour, le braï est prêt!





Mardi 14/04 Depuis hier après-midi, le temps est couvert, pas idéal pour la lumière.... Nous abordons cependant cette journée pleins d'entrain puisqu'il paraît que nous approchons de LA région où il y a encore plus d'animaux!

Babouins :







Déception! Pas mal d'oiseaux certes... Des marabouts par exemple :

Un guêpier à front blanc :

Des hippopotames et des crocodiles du haut de la falaise surplombant l'Olifants River (très bel endroit à ne pas rater).... Vue vers l'amont :



Vers l'aval :

Comme on est bien dans son bain!

Un peu plus loin nous remarquons une impala perchée à plusieurs mètres de haut.



Il y a un léopard dans le coin! Il restera invisible...

Cet aigle



et ce vautour



semblent avoir des vues sur la carcasse (je vous fais grâce du gros plan...)

Ensuite... plus rien....



pétole...



calme plat.... Des bricoles comme ce rollier à longs brins :

Ou comme ce francolin de Swainson, que nous rebaptisons "poulet stupide" (ces oiseaux suicidaires se jettent systématiquement sous nos roues!)



Ou ces pintades de Numidie, plus malines :

Ou encore ce banal mais élégant choucador de Burchell.



Tandis que les parents essaient de rester concentrés, les enfants s'occupent comme ils peuvent: - combien de lions dans le parc, d'éléphants, etc.... (tous ces renseignements figurent sur la brochure que l'on peut acheter dans les visitor centers.) - puis pour changer un peu car il n'y a tjs pas grand chose (les impalas ne nous font plus grand effet), ils apprennent les noms des animaux en anglais et en français, fautes de traduction incluses. Hilarité générale quand Marion évoque la tourtelette masquée! - enfin, à court de ressources littéraires, inspirés par la vue des nombreuses cicatrices balafrant le cuir des animaux, ils font l'inventaire de leurs propres cicatrices et des circonstances les ayant causées, ce qui nous mène enfin jusqu'au camp de Satara où ils se précipitent dans la piscine. Ouf! Satara n'est pas à la hauteur de sa réputation, on n'a pas de chance ou quoi?



Persévérants, nous laissons les enfants à la piscine et repartons « en chasse » : l'occasion de voir notre premier rhinocéros, tout de même...



On ne se lasse pas des zèbres:





Un dernier regard sur les buffles au point d'eau avant de regagner le camp:



Le cottage à Satara a une agréable vue sur une clairière plantée de beaux arbres, avec pas mal d'oiseaux comme ce touraco gris



Comme souvent (sauf à Punda Maria) la déco est franchement vieillotte, datant vraisemblablement des années 70 mais c'est toujours propre et fonctionnel.

Mercredi 15/04/09 En route vers Lower Sabie, notre dernière étape dans le Kruger. Plus nous allons vers le sud et plus nous voyons d'oiseaux!

Messagers sagittaires :

Coucal à sourcils blancs :

Bucorve du sud au charme indéfinissable (hum!)

Circaète brun :

Nous sommes toujours dans la partie du parc théoriquement la plus propice à l'observation animalière mais finalement le moment le plus marquant de la journée aura été la découverte de l'immensité du Kruger depuis la colline de Nkumbe.



On comprend aisément qu'il faut une formidable concentration d'animaux pour avoir la chance d'en rencontrer qui soient visibles de la route. La savane s'étend à perte de vue. Une observation attentive aux jumelles nous permet de découvrir 3 rhinos dans le lit d'une rivière asséchée.



Le mlondazi Dam est idéal pour pique niquer avec vue sur les hippos.



Encore des hippos et des crocos au Sunset Dam juste à côté de Lower Sabie.



Ces quenottes peuvent mesurer jusqu'à 60 cm!



Après avoir comme d'habitude déposé les enfants au camp, nous repartons vaillamment avec Fred sur la boucle du Mativuhlungu



que nous rebaptiserons phacochère-land.



Un peu plus loin, 6 rhinos dont des jeunes, la chance aurait-elle tourné?

Encore pas mal d'oiseaux... Un charmant petit couple...

Encore des phacochères!

Une tourterelle du Cap, commune mais si élégante!

Et encore quelques vilains crocos!



Retour au camp :

Jeudi 16/04/09 Dernière demi-journée dans le Kruger. Nous devons le quitter vers midi afin de rendre la voiture à 18h directement à l'aéroport de Joburg. Nous décidons de reprendre la piste des phacochères et rhinos qui avait été si fructueuse hier. Nous dépassons d'abord 3 rangers lourdement armés!



Un peu plus loin, nous retrouvons les rhinos d'hier!

Quelques km plus loin, alors que c'est le calme plat, les enfants distinguent fugacement un lion qui se couche dans l'herbe haute. Un lion!! Où ça, où ça? Je ne l'ai pas vu!!!! IL relève la tête et je l'aperçois enfin, à 20 m de la piste.



Je manoeuvre au mm près alternant marche avant et arrière pour nous offrir la meilleure vue possible entre hautes herbes et buissons et c'est alors que je découvre



2 lionnes à 5 m de la route, vautrées dans l'herbe. Leur présence nous avait complètement échappé. Je comprends mieux l'armement des rangers... Nous nous rendons compte qu'il y a plusieurs autres jeunes lions ou lionnes éparpillés dans l'herbe.





L'excitation est à son comble mais je maudis toutes ces brindilles qui nous empêchent de profiter pleinement du spectacle.



Finalement je n'y tiens plus et entr'ouvre ma portière pour pouvoir me mettre debout dans la voiture et mieux voir les bestioles (chose bien entendu à ne pas recommander mais forte de ma longue expérience en matière de félins (euh... domestiques, certes!) il me semble que leur état de décontraction permet cette audace) Les lionnes paraissent totalement indifférentes à notre présence, poursuivant leur toilette affectueuse. Finalement l'une d'elle me regarde. Je capte son regard, finalement très différent de celui de mes chats! Hum!



Le regard reste vague et détendu et



peu à peu imperceptiblement il s'intensifie pour devenir d'une acuité euh! Affolante!



Je me replie précipitamment dans la voiture au moment où la lionne émet un grognement qui m'a paru vraiment terrible :



laquelle de nous deux a déclenché la réaction de l'autre? Impossible à dire!

Finalement elle se recouche tranquillement et nous laissons la place à une voiture qui vient d'arriver. Quelle expérience! Dire que demain on pourra papouiller nos chats!

Nous poursuivons la piste jusqu'à Malelane sans faire de rencontre significative.





Cette partie sud-ouest du parc, assez montagneuse ne manque pas de charme....



Nous quittons le Kruger et du pont enjambant la Crocodile River admirons nos derniers hippos



crocos et autres varans.



La route vers l'aéroport s'effectue rapidement. Comme nous sommes en avance et que l'idée de tuer le temps à Joburg ne nous séduit pas, nous faisons une pause d'une bonne heure à Witbank Dam (« récréation area » au bord d'un lac avec poste de garde à l'entrée : nous expliquons être en avance pour l'avion et le garde sympathique nous fait grâce du prix d'entrée) A 6h00 nous rendons la voiture à l'aéroport qui est en pleine rénovation en prévision de la coupe du monde de foot pour l'année prochaine et qui s'avère très agréable. Vol de retour sans histoire puis 2h30 de bouchon en quittant l'aéroport d'Amsterdam. Ouf, nous arrivons vers 23h le 17/04 et en 5 minutes tous nos chats sont là!

DETAILS PRATIQUES: Bibliographie: Carte South africa 1:1750000 Freytag et Berndt, échelle un peu grande Lesotho : international travel maps 1:350000, très bien, indispensable Guide du routard Afrique du sud (avec Lesotho) 2008 pour dégrossir Lonely Planet Southern africa (2003) Cartes pour GPS (Afrique du sud et Lesotho) : http://www.tracks4africa.com/default.asp

Budget pour 12 jours sur place à 5 : (1 rand = 0, 08 euro Avion pour 5 (Amsterdam-Le Caire-Joburg avec Egypt Air) : 3154 euro

Location Toyota Hi Lux équipé camping pour 5 : 16670 rand (1400 euro pour 11 jours) avec franchise de 3000 rand sur pneus et bris de glace uniquement, transferts aéroports inclus. Véhicule parfaitement préparé. Prise allume cigare hors service, heureusement on avait assez de batteries pour tenir jusqu'au 1er cottage

Achat Wild card pour entrées illimitées pendant 1 an pour nous 5 dans les parcs dépendant de Sanparks (Kruger et Golden Gate pour nous) : 2210 rand (186 euro)

Diesel : 4000 km (eh oui!) en consommant en moyenne environ 12 l/100 km, 1l=7 rand, soit 3360 rand, 284 euro

Hébergement: 560 euro à 5 Family Cottage Golden Gate : 1260 rand (106 euro) Au Lesotho Molumong Lodge 90 maloti=90 rand/personne soit 38 euro/5 Sehlabathebe lodge 80 maloti/pers soit 34 euro/5 retour en Afrique du sud Drakensberg Garden 230 rand (20 euro) Chelmsford NR : gratuit Pretorius Kop camping : 256 rand (22 euro) Punda Maria Family Cottage : 1311 rand (110 euro) Shingwedzi Cottage : 871 rand (73 euro) Satara Guest Cottage : 1321 rand (111 euro) Lower Sabie Hut : 527 rand (45 euro)

Douches chaudes partout même au Lesotho. Cuisine et SDB partout sauf bien sûr en camping et dans la hutte de Lower Sabie. Le top doit être de loger dans les camps de brousse du Kruger mais il faut réserver très en avance!

Divers : rando poney 25 maloti/pers/heure soit 42 euro pour 2h de balade à 5 resto à Lower Sabie : belle terrasse qui surplombe la rivière et les hippos mais bouffe de caféteria 800 rand (67 euro) achats souvenirs, glaces et ravitaillement : 5000 rand (422 euro)

Total: 6615 euro soit 1223 euro/personne pour 12 jours sur place.

En conclusion: Un vrai parfum d'aventure au Lesotho! Kruger agréable finalement : vraiment pas la foule objectivement, paysages assez variés mais pas époustouflants, animaux sans doute très nombreux mais souvent bien cachés (la faute à la saison choisie...), organisation sans faille dans le parc, hébergement un peu vieillot mais sympathique. Si c'était à refaire je préparerais le voyage des lustres à l'avance et essaierais de réserver dans les camps de brousse.

Mais comment les choses vont-elles tourner en Afrique du sud? Certes les jeunes nous ont paru beaucoup plus détendus qu'il y a 10 ans, n'ayant pas vécu dans leur chair comme leurs aînés les conséquences de l'apartheid mais... Aujourd'hui ont lieu les élections du nouveau président pour 5 ans : le favori Jacob Zuma, démagogue notoire à la réputation sulfureuse de corruption sera-t-il élu? Espérons ne pas voir arriver un nouveau « Mugabe » au pouvoir... Quant au Lesotho, ce petit pays qui grâce à son relief a résisté à tous les envahisseurs, vit dans l'ombre de l'Afrique du sud et son sort y sera sans doute étroitement lié.

Ce récit est déjà bien long et il est impossible de tout détailler. N'hésitez donc pas si vous avez des questions, je me ferai un plaisir d'y répondre!

Marie
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Planifier un voyage en Namibie
Bonjour,

La destination estivale de nos prochaines vacances est arrêtée, ce sera la Namibie . Mais pour le reste, j' avoue ne pas savoir faire ... c' est pourquoi je me tourne vers vous ! C' est la première fois que nous envisageons un tel voyage . Les précédents se sont toujours décidés dans l' urgence et ne nécessitaient pas de préparation particulière . A bord de notre fourgon aménagé, le choix d' une destination pour notre famille pouvait se faire la veille, voire le Jour J . C' est ainsi que nous nous sommes rendus en Italie, Croatie, Hongrie, Autriche, Rép. Tchèque, Sicile, Sardaigne, Portugal, Écosse, Maroc, Turquie ... J' ai essayé de préparer un petit peu sur le net, mais sur les Forums, je n' ai reçu que des avis contradictoires . Plus paumé qu' au départ, j' ai laissé tombé, n' écoutant que nos propres envies, au moment présent .

Je ne peux raisonnablement pas envisager la Namibie dans ces mêmes conditions ! Me reste à déterminer quelques éléments essentiels et personnels tels le nombre de participants au voyage (enfants ayant atteint leur majorité), date à laquelle s' effectuera le voyage (en tenant compte de celles du bac et examens) ... Mais ensuite, par où débuter ?!

Les bases sont grossièrement les suivantes :Durée du voyage : environ un mois au cours de l' été, genre du 20/07 au 20/08Participants : deux adultes + 1 ou 2 adosLocation d' un 4X4 équipé camping pour la totalité du voyageJe désirerais organiser personnellement ce voyage de A à Z, mais ne parlant que deux ou trois mots d' anglais (et souvent pas ceux que je pourrais placer dans une conversation se rapportant à l' organisation du voyage !) est-ce envisageable ou est-il préférable de contacter quelqu' un sur place qui me prépare le terrain ?!

Mes dates et le nombre de participants déterminés, je commence par l' avion ?! Où trouver ?! J' ai consulté sur le net quelques sites proposant soi-disant des vols pas cher . Ils se révèlent sensiblement + cher que des grands organismes connus ?!

Ensuite (ou avant ?!), la location du véhicule ?! Où ?! Comment (in french please !)

Y aurait elle des choses essentielles qui m' échapperaient totalement dans ce début de recherches, est-il trop tôt, trop tard ?! De combien de temps je dispose encore ?!

Bon, mais çà suffit pour ce premier post, j' ai planté le décor, et de vos réponses naîtront tout naturellement de nouvelles interrogations . Je suis encore bien loin de l' élaboration d' un circuit, mais pour çà, je sais où trouver, il y a tous ces récits ici sur le Forum ou sur vos sites perso, souvent fantastiques, ce sont eux qui m' ont donné l' envie de me rendre en Namibie .

Merci de m' aiguiller un peu ... Je ne sais vraiment pas faire, je pense que c' est les débuts qui seront les plus difficiles, après, pris dans le truc, tout devrait s' enchaîner ?!

Amicalement . Jean-Fi .
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Périple en 4x4 de Darwin à Perth
Bonjour à tous,

Nous partons en Australie le 1er septembre 2011 pour un périple d'un mois le long de la côte ouest c'est à dire dans notre cas, de Darwin à Perth. Nous avons décidé de louer un bushcamper 4x4 et donc de pouvoir visiter les endroits difficiles d'accès. Nous avons pioché ici ou là des infos (internet, lonely planet, amis) mais aimerions beaucoup avoir des témoignages de personnes ayant vécu le même voyage. 😄 Voici quelques questions précises: 1) Quelles sont les découvertes à ne pas manquer? 2) Les pistes/routes sont-elles "facilement" praticables pour des novices comme nous? En prennons compte qu'en plus il va falloir vite s'adapter à la conduite à droite, ;o) 3) Que devrions-nous absolument prendre dans notre sac à dos? 4) Est-il facile de se ravitailler en nourriture, boissons, essence sur ce trajet?😛 5) Est-il possible de camper avec notre bushcamper n'importe oú, des endroits sont-ils réservés à cette pratique? 6) Nous savons quelles routes nous devons emprunter pour relier Perth mais faut-il (pour les parcs nationaux par exemple) prévoir à l'avance notre trajet?

Voilà déjà quelques questions, il en reste des centaines alors faites nous part de vos expéricences (réponse voyageforum, blog, dossiers...)

Merci d'avance, salutations! 😏
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Pneus neige
Bonsoir toutes et tous,

Je m'apprête à acheter des pneus neige pour le camping car. Je viens d'aller faire faire un devis chez un revendeur qui m'a tout de suite conseillé d'équiper les 4 roues. Il m'a assuré qu'un demi-tour était très fréquent si l'on équipait seulement le train avant🙁. Il doit avoir surement raison mais j'attend d'avoir vos expériences dans ce domaine. Pour vous donner le tarif 800 € montés et équilibrés, avec jantes en tôle marque Firestone. Une 2ème question avez vous eu affaire à "Allo pneu.com" Plusieurs avis différents dans les forums. Merci d'avance pour vos réponses. Bonnes routes.

Serge
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Problème de frein sur camping-car à Lima
Bonjour , je suis actuellement au perou a lima pour un voyage en camping car au depart de new-york, le cc a ete achete d occasion aux etats unis la plate forme est un ford E350 de 1993. Depuis quelques temps j ai un probleme recurrent de frein:le temoin abs est allume et abs ne fonctionne plus, depuis je suis oblige de changer les plaquettes environ tout les dix jours selon le relief, je suis passe par plusieur garages ford ou non. Je suis actuellement chez ford a lima qui vont me changer les plaquettes une fois de plus mais ne sont pas en mesures de regler le probleme dans le fond, apparemment probleme de pieces qu ils n ont pas ici. Si quelqu un a deja rencontrer ce probleme et connait l endroit ou je pourrais trouver le sauveur qui saura le regler je suis preneur. D avance merci de vos reponses.
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Ma taille de pneus 245/70R: 19.5 indisponible en Inde
Bon, je suis en grosse grosse galère, j ai deux pneus sur la ferraille, et ma taille de pneus (245/70R/19.5)n'est pas disponible en Indes, je voyage avec un 1120 mercedes, je fais appel à vous pour savoir si quelqun aurrai eu un problème similaire, ou si ça interresse quelqun de me transporter deux pneus soit d'europe soit de bulgarie biensur, je vous dédomagerai, car franchement, ça me sauverait le voyage... si quelqun est interessé, contactez moi, au plus tôt afin que l on se mette d'accord au niveau du lieu de rendez vous, du paiement etc etc .... Sinon, connaissez vous des organismes de fret, êtes vous au courrant pour le dédouanement etc etc tout conseil est le bienvenu .... Je reste un bon moment en Indes au moins 5 mois encore, cela me laisse du temps mais je reste très inquiet, voilà ....🏴‍☠️ en tout cas, merci d'avance pour vos conseils....
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Rentrer un van dans un container en roulant sur les jantes?
Bonjour,

Je me trouve actuellement au Panama et m'apprête a passer en Colombie ces prochains jours. Deux choix s'offrent a moi, mettre mon van sur un flatrack pour un coût de 1950 $ ou partager un containeur avec un ami pour 950 $. Le container que l'on me propose est un high cube qui a une hauteur intérieur 2m70 et une hauteur d'entrée de 2m58. Mon van a une hauteur de 2m65, j'ai donc acheté 4 vielles jantes et compte rouler sur les jantes pour entrer dans le container, de cette facon ma hauteur passe a 2m53. Quelqu'un a t-il déja tenter l'expérience, on ma dit que l'on pouvait me refuser l'accés au containeur car je risque d'abîmer le plancher. Qu'en pensez-vous ?(Il m'est impossible de rentrer en contact avec les responsables).

Jerome
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Camping-car en Ukraine: état des routes, coût de la vie...?
Bonjour à toutes et à tous. En cette période de l'année ou l'on fait le choix de nos prochains voyages;je recherche des amis campingcaristes qui ont déjà usé leurs pneus sur les routes de l'UKRAINE. Comment sont les campings, l'état des routes, les gens sont-ils accueillants ?, la vie est-elle chère.?.... vos meilleurs moments et aussi les pires! Enfin quelle est la meilleure saison pour y aller? A tous ceux qui auront la gentillesse de me répondre, je dis un grand MERCI!!😉
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Namibie en camping-car avec 4 enfants. Un rêve devenu réalité.
Voici le récit de nos trois semaines en Namibie, voyage qui s'est déroulé du 24 septembre au 14 octobre 2012. Nous sommes partis avec nos quatre enfants de 4, 7, 9 et 12 ans. Nous avons loué un camping-car pour six chez B*b*-camper, loueur installé à Windhoek. Je préciserai autant que possible le prix que nous avons payé pour chaque nuit, sachant que souvent notre plus jeune ne payait pas et que deux de nos enfants payaient moitié prix. Eau et électricité entre parenthèse voudront dire robinet à l'emplacement et prise de courant (souvent locale) pour se brancher.

Notre trajet:



Voyageant avec des jeunes enfants et pour la première fois en Afrique, j'avais fait le choix de réserver un maximum de nuits d'avance. Les réservations ont été faites en direct auprès de la majorité des campings, via Cardboard Box Travel Shop pour les campings du NWR. Je ne regrette pas ce choix car il nous avait permis de préparer un itinéraire assez précis à l'avance, ce qui était rassurant pour nous. Par contre pas de paiement des réservations par internet quand pas de site sécurisé, donc pas de paiement du tout dans ces cas là. Malgré tout, certaines modifications ont eu lieu qui n'ont pas posé de problème. En effet, même dans les campings les plus remplis, il y avait des places libre, même si nos semaines 2 et 3 coïncidaient avec les vacances scolaires d'Afrique du Sud. Le problème principal qui s'est présenté à nous a été dû à notre loueur. En effet, nous avons découvert (mauvaise lecture du site ou du contrat? à vérifier...) le jour de la prise du camping-car que nous n'avions pas le droit de rouler sur des routes D. Bien sûr, notre itinéraire en comportait un certain nombre. Nous avons pris la décision de nous adapter aux circonstances (état des routes), d'assumer en cas de problème et de voir venir...

Budget (hors avion 3900 euro depuis la Réunion):

- Camping Car 6 couchages (le plus gros) pour 3 semaines, 21 j, km illimités , avec options assurance maxi CDW 6090 NS (609 euros), retour dimanche 350 NS, transfert airport vers loueur 155 NS/personne gratuit en dessous de 12 ans, location une paire de jumelle 135 NS, total = 39 445 NS. L'assurance CDW couvre les crevaisons qui nous serons remboursés. Pas d'état des lieu de carrosserie donc pas de soucis au retour pour les griffures par branches diverses.

(Note sur le loueur : pas de compresseur fourni nous avions apporté le nôtre, fort utile pour les gonflages lorsqu'on quitte une gravel pour revenir sur bitume.)

- Campings: 8525 $N - Alimentation: 8558 $N - Divers: 4783 $N - Essence: 6843 $N

Total: 68154 $N sans l'avion

Le change était à peu près de 1 euro pour 10 rands ou 10 dollars namibiens, allant en notre faveur au fur et à mesure du voyage, je laisse les prix en monnaie locale. Les indispensables emportés: des écrans dvd et un stock de films pour les enfants, la route est parfois longue, un doubleur de port allume cigare, un transfo pour convertir l'allume cigare en 220V, un adapteur prise namibienne, des draps pour les enfants (parce que le loueur considère qu'un duvet, c'est le couchage enfant et moi, glisser mes enfants dans un duvet inconnu, bof bof!) Les pas si nécessaires que ça: des duvets supplémentaires, ceux du loueur suffisaient largement, en cette saison, on a eu froid à Swakopmund et à Aus, c'est tout; le stick à lèvres (en vente absolument partout), les vêtements chauds que j'avais pris en bcp trop grande quantité pour les enfants.

Première semaine:

Le 23 septembre: Partant de la Réunion, nous n'avions pas la possibilité d'aller directement à Windhoek. Arrivant à 23h, nous avons choisi de dormir à Johannesburg et de prendre l'avion le lendemain à 12h pour Windhoek. Nous avions réservé et payé par Internet, une voiture de l' Emerald Guesthouse est venue nous chercher à l'aéroport et nous avons passé la nuit dans une maisonnette pour six personnes, deux chambres et salon, petit dèj inclus pour 1450 rands.

Le 24 septembre: Nous sommes à 14h15 à Windhoek, il y fait bien plus chaud qu'en Afrique du Sud malgré l'altitude et je vois mon premier chacal le long des pistes. Le loueur est là et en 20 minutes, avec tous nos bagages, nous sommes arrivés. Nous prenons possession de notre maison pour trois semaines. Les explications sont longues, il fait chaud, même pas un petit verre d'eau offert, c'est pro mais pas plus quoi! Nous partons pour la capitale, le GPS avec sa carte tracks 4 Africa est branché et nous trouve un supermarché où je fais le premier plein. Je trouve de tout, même du beurre breton. Les prix sont bien moins élevés qu'à la Réunion mais me semblent terribles pour le pays! Il faut être super vigilant pour la conduite à gauche, surtout aux carrefours. Ensuite, la nuit tombe déjà et nous allons dormir à Arrebush, le camping en ville pour 450$N (eau et électricité)

Le 25 septembre: Nous devons faire un saut à l'ambassade pour avoir une traduction du permis de Raphaël qui n'a pas pu avoir de permis international. Une fois cette formalité expédiée, nous prenons enfin la route pour Etosha!!!! La route est un peu monotone, le paysage pas très intéressant, hormis quelques termitières, des magnifiques Jacarandas à Otjiwarango



et des babouins qui traversent la route.



Nous passons la gate d'Okaukuejo et notre première girafe nous attend...



Je suis super émue!



Puis nos premiers zèbres



et nos premiers springboks.



Difficile d'imaginer à ce moment là qu'on va s'en lasser et trois jours plus tard dire "Non, rien, c'est encore des zèbres!" :-)... Nous arrivons au camping, payons la taxe du parc pour les quatre nuits 680 $N puis allons prendre possession de notre emplacement poussiéreux (500 $N la nuit, eau et électricité). Les sanitaires sont propres et nombreux et on apprécie la piscine qui est un peu fraîche mais il fait tellement chaud et sec! Puis nous allons découvrir à deux pas l'attraction du camp, le trou d'eau! Il y a un chacal qui traîne mais peu de temps après, c'est rhino,



girafes,



éléphants sur fond de coucher de soleil.



Pour une première journée, c'est extraordinaire, ils sont là à quelques dizaines de mètres de nous, les enfants sont scotchés, on reste un long moment.



Il y a une hiérarchie pour l'accès à l'eau, les girafes n’accéderont que quand l'éléphant sera parti.









Puis zèbres et springboks.



Nous sommes très surpris de voir traîner des chacals entre les tentes et surtout, de constater que nos enfants phobiques des chiens sont très intéressés et pas effrayés!
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Débuter par un (petit) voyage camping-car en hiver au pays basque
Bonjour j'ai parcouru les rubriques du forum et n'ai pas trouvé ....J'envisage une virée une semaine au pays basque en louant un fourgon aménagé. Je réalise que la plupart des camping seront fermés à cette époque. Nous serons 2 femmes (avec ma sœur qui arrive de Nouvelle Calédonie) et je ne me sens pas d'aller sur les aires de stationnement qui doivent être désertes à cette époque. Je pense que mon projet n'est pas une bonne idée. Qu'en pensez vous? Je vous remercie de vos réponses MIchèle
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Camping-car vers la Guyane: arriver en cargo?
Bonjour,

J'envisage un voyage en camping car en amerique du sud, parmis vous, certains sont-ils arrivés en cargo en GUYANE? J'ai vu que c'était possible moins long que d'arriver à Buenos aires. Est-il facile ensuite de rejoindre le Pérou par la route?

Merci de vos réponse
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Aménager un bus anglais
bonjours a tous. 😇

J'envisage l'achat d'un lot de 2 bus anglais en vue de les remetre en etat de rouler (au moins un) et de les transformer en habitation permanente. Je recherche infos techniques et details sur ces vehicules.
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Camping-car idéal
Je suis Québecois et j'aimerais acheter( en Europe et pour utilisation en Europe) un petit c.car pour 1 ou 2 personnes.Mon premier critère est la fiabilité et le deuxième, la consommation pas trop élevée. Je regarde pour un véhicule d'occasion (entre 5000 et 15000 euros) Quel serait le meilleur choix pour un débutant qui n'a pas du tout d'expérience et qui n'est pas très bricoleur. merci à l'avance Danielb
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Tracter sa voiture derrière son camping-car?
je tracte ma voiture derriere mon camping car en toute légalité...et oui c'est permis car nous sommes européens peu de gens le savent. Mon épouse étant handicapée je me suis intéressé au probleme de tracter sa voiture pour les déplacements hors des campings et les visites des sites lorsque nous partons si des personnes sont intérésées je suis a leur dispositions pour montrer le systeme. monCC un RAPIDO962 et ma voiture une AX diesel salutations 😎
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Islande: piste F225 en Peugeot Boxer (fourgon aménagé)?
Bonjour à tous,

Je prépare un trip en Islande où je vais avec mon fourgon aménagé du 4 au 18 août 2011. Durant mon voyage, je compte aller faire un tour au Landmannalaugar. J'ai vu sur divers forums que la piste F208 nord est pratiquable avec un véhicule non 4x4. Mais j'ai aussi lu que la piste F225 est vraiment magnifique et ne comporte que quelques gués J'aimerais bien passer par la F225 à l'aller, puis revenir par la F208, mais je me demande si les gués sont franchissable avec mon Boxer qui n'a que deux roues motrices... J'ai lu qu'il ne fallait pas y aller avec un véhicule de location pour ne pas prendre le risque de l'abimer, mais mon camion ne craint pas quelques pierres dans les soubassements, ce qui me fait peur, c'est de rester coincé au milieu d'un cours d'eau. Je ne pense pas avoir de problèmes avec la prise d'air qui est sur le haut du moteur et le moteur est coupleux avec une première vitesse assez courte qui m'évitera un risque de caler, mais la garde au sol n'est pas énorme à l'avant et le fourgon est assez lourd! Donc ma question est simple, est-ce que quelqu'un a déjà emprunté cette piste, et si oui, pensez vous que je pourrais passer sans risquer de rester coincé ?

Merci d'avance

Vincent
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Carnet de route Namibie juillet-août 2011
Salut, plutôt qu'un carnet de routes, voici quelques lignes sur notre séjour écrites au jour le jour, sans aucun recul. A la fin je dresse un petit bilan à chaud. Il n'y a pas de photos (je filme). Sur mon site il y a plus de choses et notamment des photos, c'est ici. L'équipe : 7 personnes (4 adultes, 3 ados), deux 4*4. Dates : 19/07 au 09/08 Un grand merci à Vinnylove, Pierre 77, Fred XIII et aux autres qui m'ont aidé à construire ce projet.

Le carnet:

J1 :

Départ de Lyon pour Francfort avec Lufhtansa puis vol sur Windhoek avec Air Namibia. L'enregistrement des bagages malgré deux compagnies différentes a pu se faire à Lyon jusqu'au terminus sans avoir à les reprendre à Francfort. Cela paraît idiot, mais quand l'avion a du retard au départ, et cela a été le cas (je les collectionne les retards d'avion), cela évite de courir durant le transit.. Apparement ce n'est pas systématique, cela dépend de la personne au comptoir d'enregistrement du départ.

Vol sans soucis .

J2:

Arrivée à Windhoek. Un chauffeur de Camping Car Hire nous attend. La prise de possession de véhicule est longue car nous vérifions tout, mais aucun souci. En route vers le premier supermarché juste à côté. On trouve tout sauf un adaptateur avec une prise de terre. Je ne sais pas si cela existe du coup. Finalement avec un peu de bricolage on arrive à faire quelque chose qui va permettre de charger tout le matos.

On se fait à la conduite à gauche peu à peu. Direction le sud avec comme but Bagatelle Lodge dans le Kalahari. On arrive pour le game drive de 15h organisé par le lodge. C'est super, cela vaut le coup car cela permet de voir comment procède un guide pour pister des animaux et en plus c'est une bonne entrée en matière avec le règne animal. Le repas est bon et les chambres sont excellentes surtout après une nuit blanche en avion; On tombe comme des masses.

J3:

Nuit à Bagatelle Kalahari Game Ranch : Extraordinaire !

La nuit a vraiment été bonne. Un copieux petit déjeuner, un petit tour vers les guépards de la Cheetah Foundation (bof!) et c'est la route vers Mariental. Beaucoup d'arrêts photos au gré des rencontres animales. La route vers Maltahohe est assez monotone. Je pense que c'est encore plus droit qu'aux USA. Un arrêt à Maltahohe pour faire trois courses, et un premier choc culurel. On prend vite conscience de l'écart qui nous sépare. C'est une sacrée remise en question sur soi.

Route ensuite vers les montagnes Tsaris, avec encore pas mal d'arrêts pour des animaux ( des nouveaux). Arrivée au Zebra River Lodge. Très bon accueil, une petite promenade avec encore des observations d'antilopes. Un apéro, puis le repas dehors près du feu, en compagnie de nos hôtes. C'est sympa, c'est vraiment les vacances

J4:

Nuit à Zebra River Lodge : Le lieu est sympa, mais il nous paraît avoir une atmosphère d'apartheid au niveau des relations entre les propriétaires et les employés qui nous met mal à l'aise. Donc nous avons un sentiment mitigé sur le lieu.

Il était prévu le matin de faire l'Olive Trail, mais nous devons être trop cool, car il nous semble que les temps de route annoncés par Google Map sont trop courts par rapport à notre façon de vivre le voyage!!! Du coup, nous faisons une promenade dans les Tsaris Mountains, d'environ 2 heures, magnifique, et cela nous permet de gagner un peu de temps sur la suite du programme. Route vers Sesriem, et là encore on met plus de temps que prévu. Ce n'est pas grave, car on se régale. Arrivée au camping à l'intérieur du parc, achat du ticket d'entrée, pour une nuit, et donc cela va nous permettre de visiter aujourd'hui et demain. Ensuite, route vers Sesriem Canyon. C'est assez sympa, c'est frais, et nous ne sommes pas nombreux. Ensuite nous choisissons d'aller voir le coucher de soleil, sur la dune Elim, d'après ce que ce qui était dit, était assez simple !!! Mauvaise pioche, car surement que nous sommes partis un peu tard, mais le soleil se couchait plus vite, que ce que nous marchions. Au bout d'un moment, voyant que nous n'arriverions pas à voir ce satané coucher de soleil, nous nous sommes arrêtés, et en bon français que nous sommes, avons sortis l'apéro de nos sacs, et avons trinqué sur cette dune qui s'était refusé à nous. Cela reste, ma foi, un bon souvenir. La descente, tout droit dans la dune a été très sympa. Ensuite, rapidement, nous avons rejoint notre campement, et pour la première fois avons monté les tentes. Bon, il faisait nuit, et on n'a pas été les meilleurs, mais enfin on y est arrivés. Au départ, j'avais promis un resto avec un buffet plein de viandes, mais oubli du nom du dit resto( Sossusvlei Lodge, juste à côté du camping à pied, mais à l'extérieur du parc) et on s'est retrouvé au restaurant du camping. Finalement pas si mal, mais un temps d'attente qui dépasse les records établis. Ensuite direction les tentes pour un premier dodo en camping ( je rappelle que c'est une première pour nous!!!)

J5 :

Nuit à Sesriem Campsite : Difficile de donner un avis objectif sur ce camping, car cela a été nuit blanche. Qu'il est dur de changer certaines habitudes !!!!!

Du coup, à 5h47, la grille du parc était franchie et fissa vers la dune 45. On était parmi les premiers un peu involontairement !! Une escalade assez rapide du tas de sable (aurait dit ma fille) et le spectacle commença. Waouh les changements de couleurs ! La descente n'est pas mal non plus. Chacun son style (tout droit, avec un planté de bâton, en roulé-boulé, sauts de cabri, etc …), mais en tout cas il ne faut pas hésiter. Le petit déjeuner au pied de la dune n'est pas mal du tout.

Route ensuite vers Sossusvlei et Dead Vlei et le fameux passage en 4x4. Encore une première pour moi! Au gré des rencontres, chacun m'avait donné son avis, dégonfler les pneus, faire ci, faire ça. J'y suis allé, j'ai vu et j'ai vaincu. Ce n'est pas la mer à boire, je ne me permettrai pas de donner un conseil technique, mais par contre il ne faut pas hésiter. ( le retour a d'ailleurs été encore plus simple). Marche ensuite vers Dead Vlei et là, le choc. C'est splendide. A l'origine du voyage, je voulais voir les dunes les plus hautes du monde. SERVI ! Je crois que je n'ai pas assez de vocabulaire pour décrire les lieux. Tout le monde est conquis. Le fait de commencer tôt permet d'éviter la chaleur, car cela tape très vite. Le retour vers Sesriem permet d'admirer le paysage avec des couleurs différentes et de faire quelques arrêts photos, dont la classique de l'oryx devant une dune. Route vers Camp Gecko, avec la pause à Solitaire. Du classique apparemment au vu des carnets de voyage, mais c'est sympa.

Installation du campement à Eagle Tent avec une vue du tonnerre de feu. Toilettes ouvertes sur la savane ainsi que la salle de bain. Il faut demander cet emplacement. Après un barbecue de qualité, en avant pour une deuxième nuit en camping. J'ai aperçu gorgui 78 et sa famille, mais pas assez de temps pour faire connaissance en direct live.

J6:

Nuit donc Camp Gecko; Cadre fantastique, mais c'est dur de dormir en camping !! On ne peut pas dire que l'accueil de Heidi ait été très amical. Au vu des carnets de route précédents, je m'attendais à mieux. C'était client/affaire: rien à redire mais sans plus !!

Route vers Walvis Bay, très très longue et monotone, si ce n'est une crevaison au Tropique du Capricorne (au moins c'est original). Arrivée dans la station balnéaire et promenade le long de la lagune. De très belles villas, mais point de flamands roses, dommage.

Repas au resto Lyon des sables tenus par des français, dont le chef vient d'être élu meilleur cuisinier de Namibie. Très grande qualité, à un prix normal. Nous avons ensuite beaucoup discuté avec lui et c'est vraiment un passionné.

Retour au lodge et dodo (avant un peu d'internet, c'est si rare)

J7:

Très bonne nuit à Lagoon Lodge, établissement tenu par des lyonnais. Ils sont super sympas, content de rendre service( Wilfried s'est chargé de ma roue crevée et tout et tout). C'est vraiment une excellente adresse, dans un cadre magnifique au bord de la lagune. Je recommande.

Aujourd'hui c'est une journée excursion croisière d'observation des mammifères et 4x4 dans les dunes de Sandwich Harbour.

Situé à 3 min du lodge, la société Mola Mola nous prend en charge, avec tout d'abord le spectacle de l'otarie qui monte à bord du bateau, puis c'est « la route » vers les dauphins. Il y en a un certain nombre qui nagent autour de nous pendant longtemps. Ma femme est ravie, ces bestioles sont vraiment son truc . Ensuite navigation vers Pelican Point et l'observation d'une immense colonie d'otaries. Cela sent pas mal, j'imagine donc à Skeleton Coast ! Au gré des flots nous voyons d'autres bestioles, dont beaucoup d'osieaux.Toutes ces observations d'animaux sont décrites par notre commandant de bord avec moultes explications sur leur mode de vie. Une de notre groupe parlant excellement l'anglais, c'est très instructif, sans avoir à forcer !!!

Le bateau nous dépose ensuite sur un ponton où nous attend Nico, son pote et les deux 4x4 pour la suite des aventures. A la première impression, je me dis, que ces gars là doivent complètement fous (dans le bon sens du terme) et qu'on va passer une journée d'enfer. La suite va me donner raison. Après une longue route au bord de la mer, avec plein de squelettes d'otaries mangées ou non par les chacals, après une observation de flamants roses, c'est un arrêt au point de départ de la piste entre dunes et mer, là ou les dunes géantes se jettent dans l'océan. Pas possible de passer aujourd'hui, mer trop haute, du coup Nico nous dit qu'on va observer par en haut. Là la folie commence, il se met à accélérer vers les dunes, les prendre de face, nous les faire descendre à toute allure, les sauter, tout un tas de trucs qu'on voit à la télé mais qu'on sait même pas que c'est possible. Un vrai fou !! Il nous dit que c'est son bureau ( le plus grand du monde), je pense plutôt que c'est vraiment son terrain de jeu. Après plusieurs moments d'émotion, il nous amène au lieu d'observation de Sandwich Harbour, et là c'est un autre choc. P..... que c'est beau ! Les dunes, l'océan, je ne m'en lasse pas. Ensuite re gymkhana dans les dunes pour se retrouver dans un endroit complètement désert, avec des dunes à perte de vue sur 360 °, le désert dont je rêvais. Là en 3 temps, 3 mouvements, il nous sortent tables chaises, champagne, huitres et diverses salades pour un repas dans un cadre d'une beauté sans nom. Boire une coupe de champagne sud af en plein milieu du désert …..ça fait quelque chose. On a presque envie de faire la sieste, mais on n'a pas le temps car Nico nous promène une nouvelle fois dans les dunes avec son style de conduite … un peu particulier. Tout au long de ce périple et sur le chemin du retour, nous observons plein d'animaux ( chacals, springboks, autruche, etc …) Comment vivent-ils dans ce désert ???? Mystère. Le retour passe par les marais salants de la plus grosse production d'Afrique.

Conclusion : Une chouette excursion, bien dans ce que nous recherchions.

Route ensuite vers Swakopmund après avoir récupéré ma roue au lodge. Wilfried s'est chargé de tout. Arrivée dans notre nouvelle pension, Cornerstone House est son nom. Nos amis sont logés un peu plus loin et le patron leur dit « Pas de soucis, vous allez faire waouh en voyant le lieu » Cela même été triple waouh. Un appartement de 80m² minimum, avec trois chambres, salon, salle à manger, bar, cuisine équipée, etc... On aurait pu tous tenir ici !!! Tous les matériaux utilisés sont d'un luxe incroyable. Qu'il est bon l'apéro que nous prenons avant d'aller au resto tout proche. Il s'appelle, La Jetée, se trouve au fond d'une jetée (!) en bois et sert beaucoup de sushis, tapas ou des poissons divers et variés. Une nouvelle fois, c'est très bon et peu onéreux dans un cadre splendide.

Retour au lodge, un peu d'internet avant longtemps et dodo.

J8:

Nuit à Cornerstone House : très bien aveec un accueil très chaleureux.

Avant de partir pour 7 nuits en camping, passage obligé au supermarché, puis petit tour de ville .Beaucoup de maisons dans le style allemand, mais avec le désert de dunes à côté. Quelques achats souvenirs et c'est la route vers le massif de Spitzkoppe. L'accueil au camping est simple, mais amical. Notre emplacement ? Il faut circuler dans le parc et choisir un coin qui va bien. C'est ce que l'on, fait et une fois les tentes montées, une promenade dans la savane et aussi sur les fameux rochers. Une nouvelle fois le cadre est somptueux, on est les rois du monde. Un apéro, un beau barbecue et un café auprès du feu afin d'observer les étoiles et surtout la voie lactée dont le nom prend tout son sens. Une bête, probablement un chacal rodant autour de nous, on va se coucher, bien qu'il soit encore tôt enfaisant bien attention de ne rien laisse trainer comme nourriture.

J9:

Nuit à Spitzkoppe Camp : C'est du camping très spartiate, car pas de commodités, pas d'eau, pas de douches. On le savait, on n'a pas été surpris. Rendez-vous avait été pris avec un guide local pour faire la visite du Bushman Paradise. Cele$a commence par une ascension d'un rocher à l'aide chaînes, puis c'est l'arrivée sur un joli site très riche en végétation, avec quelques peintures rupestres, et quelques animaux, dont des léopards qui ne sortent que la nuit. Profitant des connaissances de notre guide, je lui narre notre coucher un peu rapide de la veille, et il me répond :»Ici il n'a pas de chacal, c'était un léopard, prés de votre emplacement, c'est souvent» Gloups !!! Nous étions au numéro 1.

La visite se poursuit avec l'arche du parc qui n'est pas s'en rappeler Moab aux USA.

Bien entendu cette visite peut se faire sans guide, mais deux raisons encouragent à en prendre un. La première est sa connaissance du peuple Bushman, toutes ses explications sur les plantes, les racines, etc ...étaient intêréssantes et ne se voient pas sur les livres et la deuxième est que l'argent va à la communauté du village.

Route ensuite vers Twylfelfontein, avec un détour car une route est coupée à cause de l'eau (il a beaucoup plu cette année en Namibie) Durant notre pause repas, juste après Uis, à l'ombre d'un des seuls grands arbres rencontrés, nous étions à proximité d'un des petits stands qui jalonnent la route et dans lesquels des femmes vendent différents colliers. Nous voyant nous installer, avec tables, chaises, assiettes etc …, elles se sont mises à venir vers nous avec plein d'enfants. Malaise de notre part, ne voulant pas nous étaler devant eux, mais ne voulant pas non plus être ennuyés. Arrivés à une vingtaine de mètres de notre bazar, elles ont commencé à installer un stand avec toutes leurs babioles, sans rien demander avec aucune « agressivité commerciale » rencontrée dans d'autres pays. Bien entendu, nous sommes allés voir le stand, avons acheté, mais aussi avons pal discuté. Du coup, notre légère crainte d'une vente forcée, s'est transformée en un moment d'échange entre deux mondes complètement différents. Ces personnes avaient la classe !

Après un peu de route, arrivée sur le site rupestre de Twylfelfontein, où la visite se fait sous la conduite d'un guide. J'avais lu que c'était un peu la loterie sur le guide à cet endroit. PERDU! Elle s'appelait Annie, et elle avait un enthousiasme fou !!!!!! Au début de la visite, elle nous demanda quel circuit on voulait faire, celui de 30 ou celui de 45 minutes. Lorsque nous répondîmes celui de 45, un gros soupir de désappointement se fit entendre. Le lieu est superbe, Annie nous a récité sa leçon (certains guides accompagnant d'autres touristes donnaient l'impression de vivre à fond le truc), nous avons pris plein de photos, mais avons eu un sentiment d'inachevé. Heureusement que notre guide du matin était passionnant, car ses explications sur les bushman nous ont servi dans ce lieu. Un petit détour vers les orgues basaltiques, mais cela ne vaut pas tripette pour moi.

Route vers notre prochain lieu de dodo.

C'est un camping, très propre, très style européen ( les emplacements sont proches les uns des autres) avec des douches chaudes YES!!!

Nous battons notre record d'installation.3/4 d'heure pour monter les 4 tentes, prendre 7 douches, dresser la table, faire le feu. Du coup l'apéro commence plus tôt !!

Moins d'étoiles ce soir, un café au bar du camping et dodo

J10:

Nuit à Xaragu: C'est toujours du camping, même si on commence à s'habituer. Départ vers Khorixas, pour aller visiter la forêt pétrifiée, pour ensuite revenir sur nos pas, pour prendre la direction de Sesfontein. De Xaragu à la forêt pétrifiée est annoncée 30 km, or au bout de 12 km, un panneau annonce «forêt pétrifiée»/. Hésitation puis on continue, heureusement car tout le long de la route, on trouve de tels panneaux. Surement, ils doivent un morceau d'arbre pétrifié, et c'est devenu une forêt...La visite du site est guidée, concise mais cela va droit au but, donc cela va. Route ensuite vers Sesfontein, qui aurait du être relativement rapide, mais du fait des récentes et abondantes pluies, c'est très mauvais. De plus aucun animal jusqu'à Palmwag et sa barrière sanitaire. Aucun souci dans le sens Sud/Nord. La route est sympa ensuite, on aperçoit de loin des girafes, des zèbres. Un arrêt pique nique au milieu de nulle part et c'est attablé, que devant nous des zèbres font leur toilette dans le sable, que trois hyènes tachetées passent tranquillement et diverses antilopes rajoutent leur touche à ce fantastique tableau. Un but de route plus loin, c'est un troupeau de zèbres qui me barre la route et enfin à l'arrêt suivant ce sont des girafes qui nous attendent. Là il est décidé d'aller à leur rencontre, et donc nous voilà tous les sept en chemin dans la savane vers ces géantes. Nous avons pu bien nous approcher, et c'est avec un sentiment d'aventurier style Alan Quatermain que nous regagnons nos 4x4. La route continue tranquillement, lorsque c'est la crevaison du deuxième 4x4. Changement de roue rapide, et juste avant de tourner pour prendre la direction du camping, on voit des pneus, et une baraque qui annonce à grand coup de références publicitaires, un réparateur de pneus. Pas de soucis, et la réparation, va être un moment fort. Il faut absolument crever au moins une fois pour voir comment cela se passe au niveau réparation. Quel spectacle ! Petit à petit tout le village est venu, ce qui a permis aux enfants de communiquer avec les petits. La roue réparée, nous sommes montés au camping, et les tentes installées, une promenade au bord de la rivière longeant le camping, nous a permis de rencontrer un namibien, qui était là pour aider au développement des entreprises du secteur local. Pour le moment il était sur le camping communautaire, mais un des objectifs était de persuader les habitants proches de faire de l'élevage non pour «leur survie», mais pour essayer de vendre a viande aux lodges proches. Cette rencontre nous a permis de voir que certains «africaners» avaient envie que leur pays se développe, cela nous a changé par rapport à d'autres rencontres. Apéro, barbecue et dodo : cela devient une routine.

J11:

Nuit à Khowarib Camp. Un vent de tempête nous a bien dérangé. Mon dos commence vraiment à souffrir.

Route ce matin vers Purros. On le sait, 100 km, 4h de route et 4x4 obligatoire. La route est horrible, d'abord des gros cailloux, puis du sable comme à Sossusvlei, puis une tôle ondulée qui nous assourdit, re du sable dans le lit d'une rivière et enfin c'est l'arrivée au Purros campsite. Une fois les formalités remplies, le game drive pour la traque des éléphants réservé, on nous montre l'emplacement et on nous décline toutes les attitudes à avoir en cas de rencontre fortuite avec les dits éléphants. L'ambiance est donnée. Au moins 2 sur 7 ont très très peur. Un peu de repos et c'est l'heure d'aller voir les bébêtes pour lesquelles on a fait tant de mauvaise route. A peine sorti du camping, c'est la rencontre avec les pachydermes. Emotion, peur lorsque l'un d'eux à chargé sur les 4x4, extase, tout a été bien lors de cette activité. C'est un plus à faire absolument. Retour au camp, montage des tentes, douches chaudes comme partout, barbecue et dodo. Nous sommes deux à espérer fortement la visite cette nuit des grosses bébêtes

J12 :

Nuit à Purros Campsite : Pas de visites nocturnes, tant pis ! Le dos commence vraiment à se faire sentir, malgré les anti-douleurs.

Un petit tour du village de Purros, à voir, puis re mauvaise route, qui passe plus vite car, à l'aller nous avions vu le long de la route officielle, des chemins officieux qui étant moins empruntés, n'avaient pas le désavantage d'être en tôle ondulée. Arrivés à Sesfontein, nous devions aller à Warmquelle, à la fameuse source d'eau chaude. Un petit souci nous fait poser des questions. Demain c'est dimanche et nous n'avons plus rien à manger. Est ce qu'à Opuwo, lieu de passage obligé pour Epupa il y aura quelque chose d'ouvert ? Remplir notre estomac étant une chose importante, par rapport à une éventuelle baignade nous décidons de modifier notre programme. On dormira à Opuwo. A route est bonne, le Joubert Pass est franchi sans aucun souci, et l'arrivée à Opuwo est marquée par quelques enfants qui se jettent presque sous les voitures pour quémander. Essence + courses dans une atmosphère typiquement africaine. On sent dans cette ville le mal être de certains. Les regards ne sont pas les mêmes qu'ailleurs, mais aucun sentiment d'insécurité. La recherche d'un camping s'avère très facile, puisque le premier fut le bon. (tout était au départ réservé, donc sauf celui là). Cette improvisation nous a donc permis de faire une petite entorse au programme (j'aime bien) et aussi d'avancer sur la route. Bonnes douches chaudes, apéro, barbecue et dodo ( c'est d'un classique!)

J13;

Nuit au Kunene Village Rest camp. Mis à part la musique d'un dancing (c'est le responsable du camping qui nous l'a dit puisqu'il y allait), en plus agréable, la nuit a été correcte. A priori, et pour en avoir discuté avec J2P de VF, notre choix a été très bon, car lui était au camping du lodge d'Opuwo et c'était très européen (côté négatif). De plus, en partant sur Epupa Falls le matin, Opuwo était dans une tempête de vent et donc de poussière terrible, et notre camping était super bien abrité, une bonne adresse donc. Direction Epupa Falls, donc, route agréable, bonne, avec sur la fin les premiers baobabs. L'arrivée sur Epupa est splendide. Installation sur notre emplacement de camping, au bord de la rivière, avec une vue splendide sur le site et les montagnes de l'Angola, qui me fait dire que les premiers arrivés dans un camping sont les mieux servis. Une promenade le long de la rivière en aval des chutes pour un feu d'artifice d'eau!!! ces chutes sont magnifiques, surprenantes et très photogéniques.. Retour au camp, barbecue et dodo :On sent les habitudes.

J14:

Nuit à Omarunga Campsite : D classique avec en bruit de fond et permanent les chutes. A ce propos, il y a 3 possibilités de campement à Epupa. La première dans l'ordre de proximité des chutes est le camping communautaire qui m'a l'air très bien, la deuxième Omarunga (je vais en reparler et le 3ème Epupa Campsite, plus loin, après le village d'Epupa, à un quart à pied des chutes qui a l'inconvénient d'être un peu éloigné des chutes, mais pas le bruit, mais plus proches des crocodiles.

Comme beaucoup, nous passons deux jours à Epupa et des activités sont proposées par le campsite. Elles sont hors de prix :

Promenade le long des chutes au coucher de soleil : 15 € par personne, alors que cela se fait tout seul sans aucun souci.

Game walk à la recherche des crocos : 30 € par pers, là aussi il suffit de marcher le long de la rive.

Visite de village Himba :39 € par pers ( on en a déjà parlé) !!!!!

Il est vrai qu'Epupa est éloigné de tout, mais pratiquer de tels tarifs me paraît un mauvais calcul

Du coup, nous choisissons d'aller traquer les crocos par nous même, en voyons un seul (des français qui avaient pris la visite avec le lodge en ont vu un seul aussi). Il semblerait que la rivière ne soit pas aussi infestée que cela des crocodiles. Quelques singes, une visite à l'épicerie et au bar du village (épique!) constituent la suite de notre matinée.

Après un moment de détente à la piscine, nous retournons à la chasse aux crocodiles, et en voyons un autre plus gros et plus proche de nous.

Ensuite re-promenade vers les chutes pour le coucher de soleil et c'est déjà la fin de journée.

Grâce à J2P rencontré sur le site, nous allons demain, visiter un village Himba avec un guide apparement super : ils étaient enchantés. On verra cela.

J15:

Deuxième nuit à Omarunga. Petit souci concernant ce campsite, les douches sont chauffées grâce à des panneaux solaires : bonne idée. Premier problème : ils sont situés à un endroit à l'ombre toute la journée : moins bon déjà et deuxièmement, le cumulus est de 300L. Il y a en moyenne 40 personnes qui campent, cela fait pas beaucoup d'eau chaude par personne. Donc voilà pour ce camping, qui ne nous aura pas plu énormément malgré son emplacement exceptionnel.

Ce matin, visite donc avec un guide d'un village Himba. Tout d'abord il faut passer à l'épicerie pour acheter des cadeaux nourrissants pour le village. Ensuite nous allons en auto avec le guide, celui ci nous présente au chef et nous explique toutes les fonctions des différentes parties du village. Il y a un sentiment bizarre qui nous envahit. On sent que les Himbas ont envie de communiquer avec nous, mais le problème de langue est difficile à surmonter. On arrive malgré tout à échanger, en parlant de nos familles respectives. Notre guide nous explique le rôle de chacun dans le village, les traditions et plein de choses intéressantes. Bien entendu une séance de maquillage est effectuée, pas trop quand même. On ne ressent pas trop le truc à touristes, car les Himbas posent quelques questions sur nous, veulent savoir des choses. Bien entendu, et c'est de bonne guerre, ils nous proposent quelques objets artisanaux et c'est le moment de se quitter. Notre guide nous propose de nous montrer une école primaire, ce que nous acceptons volontiers. L'accueil est très sympa, on discute très librement avec les enfants et l'instit. Beaucoup sont fiers de nous montrer leur cahier. Un vrai moment d'échange. Enfin avant de se quitter, notre guide nous montre un cimetière Himba et c'est fini ! Une visite à priori classique, mais vraiment enrichissante. Plein de questions nous viendront ensuite et nous n'avons pas fini de nous intéresser à cette culture si différente de nous. Route ensuite vers l'étape suivante, une nouvelle crevaison, mes pneus ne sont pas vraiment tops.

Arrivée au Kunene River Lodge. C'est un petit paradis, avec un confort que l'on n'avait pas eu pendant 7 nuits. De plus nous choisissons de faire la petite excursion en barque pour le coucher de soleil. Un must !!! Un guide très cultivé, très sympa avec des yeux qui détectent les animaux avant tout le monde. On était un peu déçu des crocodiles à Epupa, et bien là ce fut un festival, avec comme point d'orgue une femelle énorme couvant ses oeufs. Un fois, la rivière remontée, un apéro sur le bateau et notre skipper a fait demi tour et nous a laissé dériver au gré des courants avec comme seul bruit celui de la nature et face à nous un soleil qui se couchait doucement. Du pur bonheur. On enchaîne avec le repas et là aussi un délice, notamment une viande à tomber par terre.

Une vraie nuit dans un vrai lit!!!

J16:

Nuit donc au Kunene River Lodge : très bien même si l'accès sur les 5 derniers km est très très difficile.

Route vers Opuwo, pour des courses et un essai de réparation de pneu: impossible Kaput !

Route vers Kamanjab, goudronnée (cela fait du bien au dos), passage de la barrière sanitaire à 80 km au nord de Kamanjab: pas de soucis et arrivée dans la foulée à Kavita Lion Lodge. Pas le temps d'arriver, que l'on nous propose un game drive. Mon voucher indiquant FB: Full Board, soit les repas et activités, on fonce décidé à tout faire. Ce game drive a été décevant, peu d'animaux et surtout pas les fameux lions pour lesquels on avait choisi ce lodge. Une fois rentrés, nous avons la mauvaise nouvelle d'apprendre que pour le lodge activités était en fait une seule activité et que si l'on voulait voir les lions, il fallait payer. Après un petit moment de stupeur, et fort de ce qui était écrit sur notre programme et avec tout honnêteté, nous discutons avec le responsable du lodge, qui nous dit qu'il y a eu maldonne et que demain nous pourrons faire l'activité sans frais supplémentaire.

Repas sympa et dodo.

J17:

Nuit au Kavita Lion Lodge: Des chambres très spacieuse, un bon accueil.

Réveil matinal car visite aux lions. Cela commence par un cours sur les lions et les problèmes rencontrés avec ceux-ci. Notre guide est un ancien chasseur repenti, qui est devenu le grand maître de la protection des lions en Namibie. Son discours est passionnant et donne encore plus envie de les voir. Après x recommandations, un peu trop cérémoniales à mon goût, nous arrivons à un stand et découvrons les lions. C'est vrai ils sont près de nous, notre guide nous dit qu'ils sont sauvages, mais je ne peux m'empêcher de faire une comparaison avec un zoo. C'est donc un sentiment mi-figue mi-raisin que me laisse cette visite.

Route ensuite vers Kamanjab, ravitaillement au supermarché et ensuite direction Etosha, via les petites pistes et non par le goudron via Outijo. Arrivée sur Etosha, les formalités (il n'y a pas qu'en France que l'administration est pesante), installation au camping d'Okakuejo et route vers un point d'eau (Okondeka). Beaucoup de ruminants, vus de loin, mais rien d'exceptionnel. Retour au camping, et en fait le spectacle est au point d'eau: éléphants au coucher de soleil, rhinocéros ensuite, et autres bestioles se relaient pour notre plus grand plaisir.

Dodo plus tardif avec comme bruit de fond, les chacals qui se font un malin plaisir d'explorer les poubelles ( j'en suis sur, je les ai vu, il y en a plein)

J18:

Nuit à Okakuejo:si le point d'eau vaut le coup, le camping est le moins bon de tout ceux que nous avons fait. Les sanitaires ne sont pas vraiment propres, l'emplacement pour camper sont petits et il y a beaucoup de bruit, hormis les chacals, qui eux peuvent facilement s'emparer des poubelles (rien n'est fait contre).

Lever matinal pour essayer de voir quelques bébêtes. Hormis, ceux qui au fil sont devenus habituels (éléphants, zèbres, girafes, antilopes diverses), deux hyènes tachetées ouvrent le bal, ensuite une antilope inconnue au bataillon, des sortes de blaireau, bien mais rien d'exceptionnel. R<etour au camp vers 8h30 pour un copieux petit dej. Un tour au point d'eau où des centaines de zèbres sont là. Le nombre est vraiment impressionnant. Route vers différents point d'eau, avec comme objectif d'arriver vers 13h à Hallali. Peu de nouveaux animaux, si ce n'est un Bubale et une grosse émotion où sur une piste je me suis retrouvé non pas nez à nez, mais trompe à pare chocs avec un éléphant. Aucune agressivité chez lui, mais il a fallu reculer car il ne voulait pas varier sa route. On l'a vraiment vu de très près. Déjeuner au camping, un tour au point d'eau où un rhino a la bonne idée de passer. J'ai donc pu le filmer ce que je peux faire soir. Vers 16h30, je décide d'aller au point d'eau de Goas. Seul mon fils m'accompagne. On y arrive, se place face à deux éléphants pour une belle image dans le soleil couchant, quand on entend dans le bus de touristes à côté de nous : «lions» Effectivement un jeune lion est là. On prend le temps de le regarder, un deuxième arrive, re perte de temps, photo du coucher de soleil, quand je juge qu'il faut y aller. Je décide de rouler un peu vite, quand devant moi est arrêté le bus à touristes, car devant lui un énorme éléphant bloque la route. On attend et quand le pachyderme décide que l'on peut le doubler, le guide du car m'apostrophe et me dit de la suivre car elle vient de prévenir que l'on est en retard. Les 14 km de retour sont faits dans la nuit tombante, et c'est devant la grille fermée que nous arrivons au camp un peu penauds, mais hyper contents. Le temps de narrer notre histoire et nous retournons au point d'eau pour voir un léopard en train de chasser un lapin. C'est ce dernier qui a gagné !!!

Si on fait les comptes de la journée : hyène, éléphant, rhino, lion et léopard, le big five namibien est réalisé ( par rapport au célèbre Big Five africain, le buffle est remplacé par la hyène, à ce qu'il paraît dixit un namibien).

Dodo.

J19:

Nuit à Hallali : Du camping, moins de bruit que le précédent, un point d'eau tranquille,

Une nouvelle journée de safaris débutée par un petit matinal sans rien de transcendant (je deviens exigeant), Faut dire que maintenant c'est la recherche de fauves qui nous excite. Les paysages varient un peu, puisque nous nous dirigeons vers Namutoni, Le pan est plein d'eau, moi qui pensait voir des croutes de sel !!! On passe de points d'eau en points d'eau sans voir de fauves (grrr!!), mais par contre que de rencontres avec des éléphants. Déjeuner au camp et re-game drive en fin d'après midi, en faisant gaffe de rentrer à l'heure. Toujours pas de fauves. Une journée donc magnifique si on relativise, mais décevante dans notre recherche de fauves,

Dodo.

J20:

Nuit à Namutoni : Dernière nuit sous la tente. Les emplacements sont biens, il y a de l'herbe au sol, donc moins de poussière.

Un dernier game drive matinal: toujours pas de fauves, mais un rhinocéros nous fait ses adieux de façon magistrale. Route vers le sud, arrêt essence à Tsumeb (on peut payer par CB) et arrêt pour la dernière nuit à Epako. Un peu de repos, rangement des affaires, observation au point d'eau du lodge (deux rhinocéros blancs) et dernier game drive, celui organisé par le lodge. On pourrait dire que cela en fait un de plus, mais nous sommes seuls avec le guide et lui expliquons que nous avons vu beaucoup d'animaux, mais que l'on voudrait voir des plus originaux. A défaut de fauves (il y en a pas dans cette réserve privée), il nous trouve des waterbucks, des diks diks, un aigle martial parmi les animaux que nous n'avions pas vu, de loin on aperçoit des élans d'Afrique (immenses!!), Bien sur parmi les chouchous du parc se trouvent les rhinocéros et donc nous passons un agréable moment près d'un couple et de son bébé (celui-ci taitera sa mère). Enfin, et c'était pour faire plaisir à mon fils dont c'est l'animal favori, il y a un enclos avec des guépards et on assiste au repas des fauves. Bon, c'est touristique, mais enfin on les voit bien, c'est annoncé, il y a moins de cinéma qu'à Kavita, on ne nous fait pas croire que ceci ou cela. Tout le monde est content.

Un dernier coucher de soleil avec un verre de sangria et retour au lodge pour un très bon diner.

J21:

Nuit à Epako Game Lodge : Très bien, très bon accueil, site reposant. Oscar la girafe semi-apprivoisée vient nous rendre visite au matin. Le petit déjeuner est pantagruélique.

Route ensuite vers Okahandja et son marché artisanal de bois. C'est rigolo, on achète des petits trucs, les derniers cadeaux et route vers Windhoek et Camping Car Hire pour la restitution du véhicule (j'en parlerai plus tard), vol sans pb (enregistrement des bagages comme à l'aller) pour Francfort, puis pour Lyon. C'est fini.

Un petit bilan :

Un prestataire :

J'ai choisi de réserver à l'avance mes nuits. Pour cela j'ai utilisé les services de Bel Africa : Mon interlocuteur a été très efficace, de plus j'ai eu la chance de le rencontrer, puisqu'il n'habite pas trop loin de chez moi. Le contact a été très vite bon, ses conseils ont été précieux. Il m'a un peu modifié le parcours que j'avais fait au départ et cela à juste titre. Les réservations étaient Ok, le choix des lodges excellents. Petit bémol, dans le road book très largement détaillé, les temps de parcours (surement par google maps) étaient sous estimés au départ. Est-ce sa faute ? Je n'en suis pas certain puisqu'à la fin, nous les respections, mais je crois qu'au début d'un séjour en Namibie, pour des gens n'ayant jamais fait de pistes auparavant, on roule plus doucement, on s'arrête à la moindre bestiole. Ceci doit expliquer cela.

Le choix du couchage:

Nous avons très vite opté pour le mélange camping/lodge. Aucun spécialiste du camping, donc ce fut un peu difficile au début. Mais les arrivées au lodges étaient tellement agréables ... Si c'était à refaire, je crois que je mettrais des tentes au sol plutôt que sur le toit du 4*4. Je pense qu'il n'y a aucun risque et que l'on pourrait mettre un matelas plus épais et surtout, avec les tentes sur le toit, quand c'est monté on ne peut plus bouger !

Les hébergements:

Tous les campings choisis, à l'exception des trois d'Etosha avaient un caractère particulier, un petit côté exceptionnel. Vraiment pour cela je ne regrette pas mon choix de couchage en dépit de mon mal au dos.

Coup de coeur pour Camp Gecko, Spitzkoppe et Khowarib pour les sites exceptionnels.

Au niveau des lodges, c'était super. Coup de coeur pour le premier très "Out of Africa" Bagatelle kalahari et pour le dernier Epako très reposant.

Le 4*4 et le kit camping:

Bel Africa s'est chargé de la réservation auprès de Camping Car Hire. Je n'ai que ma propre expérience, je ne vais donc pas porter un jugement sur cette compagnie, mais il y a des choses à savoir.

Au niveau du kit camping: parfait, tout y est, il n'y a rien besoin de rajouter. Ce qui manque se trouve dans les campings.

Au niveau du véhicule: j'en ai parlé le long du carnet, les pneus de mon 4*4 n'étaient pas top, ça peut arriver. Par contre ce qu'il faut savoir et cela nous a fortement déplu, c'est qu'au départ on a beau être vigilant (avec une nuit passée en avion), ils essaient d'aller le plus vite possible pour faire l'état des lieux. J'ai du insister pour faire démonter mes deux tentes (mon pote n'a pu en faire démonter qu'une et comme par hasard, l'autre avait un souci de fermeture de moustiquaire). Par contre au retour l'état des lieux dure beaucoup plus longtemps. Ils mettent les véhicules sur un pont pour tout vérifier (je ne pense pas qu'au début ils l'auraient fait) et donc voient des choses qu'on ne peut contredire, mais dont on n'est pas sur que ce soit nous qui les ayons faites. Je ne crois pas en la malhonneté mais il faut le savoir. Une autre erreur que nous avons fait, sur les pneus, cela a été de regarder la structures, si la gomme n'était pas trop usée. Eux ont surtout regardé les flancs, sur l'extérieur et sur l'intérieur (chose que l'on ne peut pas faire sans mettre une voiture sur un pont). Bien entendu au vu de notre parcours, et au vu de l'état des pneus de mon 4*4, ils nous ont facturés quelques trucs. Sur les 12 pneus pour les deux véhicules (4 + 2 de secours), un seul était neuf au départ (une de mes roues de secours), je l'ai très vite utilisé, cela a été le seul à ne pas avoir de "reproches". Bizarre non ? En clair, si vous pouvez le faire, exigez des pneus neufs ou presques!!!

Nous avons pu malgré cela discuter, car il n'y avait pas d'agressivité mais cela marque quand même.

Le parcours :

TB, on s'en est mis plein les yeux

Sécurité, nourriture, santé:

Jamais senti un sentiment d'insécurité, même si certaines fois on se sentaient mal à l'aise, cela n'était pas par peur, mais plus parce qu'on ne se sentait pas forcément à notre place.

On a bien mangé, bien bu (les cubi de rouge sont biens), certaines fois c'était folklo de chercher à manger dans certains petites supérettes, mais sympa. La viande est très bonne et l'eau potable presque partout où on est passé excepté près de la rivière Kunene

Mis à part le mal au dos du un peu à des antécédents, beaucoup au camping et aux pistes, ras. Nous avions fait le choix de prendre de la Malarone, on s'est fait piquer par des petites bêtes, je ne pense pas que ce soit des moustiques (pas de bruit), mais aucun souci.

Les routes:

C'est parfois bien agréable de rouler sur du goudron, après il y a de tout, du sable, des rochers, du gravier et des trous. C'est une bonne expérience.

Points + et -:

Du négatif, je n'en vois pas. Des choses que l'on n'aurait pas fait exactement comme cela si on avait su oui, mais rien de négatif.

Du positif : L'articulation du voyage était bonne avec une première partie très paysage, une seconde très rencontre avec la population et une troisième très safari. D'ailleurs je conseille vraiment à tout le monde de tourner dans ce sens. Nous avons rencontré des gens qui tournaient dans l'autre sens et après une première semaine merveilleuse au niveau des animaux, ils étaient déçus d'en voir si peu, alors que de notre côté cela a été crecendo.

Après la Namibie est un pays merveilleux à découvrir absolument et qui ne laisse pas indifférent. Il y aura un avant et un après.

Les coups de coeur:

L'excursion dans les dunes de Sandwich Harbour

La rencontre avec les Himbas

La promenade en bateau au Kunene River Lodge

Les animaux avec toutes les émotions

et plein d 'autres choses.

En tout cas un fantastique voyage et je ne sais pas s'il y a un proverbe comme en Egypte (qui a bu de l'eau du Nil en reboira), mais j'ai envie de dire, qui a bu du vin en Namibie en reboira.😛

N'hésitez pas à me solliciter pour que je puisse vous apporter de l'aide même si elle sera modeste par rapport à d'autres spécialistes.
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