Discussions similar to: police espagnole vole mon GPS
FR
De l'Asie Centrale... route de la soie...
Voici l'integral (brut) de mon voyage sur la route de la soie, je m'essaye a l'ecriture d'un livre avec tout ce que j'ai ecrit. Je vous souhaite une bonne lecture...

From central asia: L’integral

from central asia 01, Istanbul.

Me voilà bien arriver en terre musulmanne ancien territoire romain, byzantin puis ottoman. L'apréhension est au rendez-vous, mais pas le dépaysement, car je loge dans un hôtel francophone, cela n'est pas plus mal pour un début. La neige est au rendez vous et le maire à fermer les écoles par prévoyance certainement, mais aussi pour s'afficher à deux mois des éléctions municipal. Ici les gens sont prévoyant et leurs véhicules sont équipes de chaine. Le tramway patine et la vie tourne au ralentie. Malgré le froid j'ai fait le tour des monuments gratuit enfin des mosquées, d'abord avec le groupe, puis seul, j'allais jusqu'à dans les boutiques de souvenir pour me faire offrir le thé et ne rien acheté pour attendre l'ouverture du consulat ou d'un magazin, mais maintenant, j'ai quand même un petit bar atitré dans le grand bazar ou je ne me fais pas rouler et qui me rend service quand j'ai besoin de renseignement, parce qu'il y en a un qui parle un peu français...

Drôle de vision que de voir les coupoles des mosquées enneigés. Le contraste des vitrines de magazin de mode ou sont déjà étalé les débardeurs pour l'été et autres sous vetement léger. A l'heure de la nouvelle économie, les colis s'affèrent toujours avec leurs diables surchargés n'arrêtant pas leur va et vient à travers les rues les ruelles, même la nuit ils arpentent les artères de la ville pour rammasser les sacs plastiques et fouiner dans les poubelles à la recherche du petit truc qu'il pourront revendre le lendemain.

Dans le grand bazar les échoppes d'étoffes ou de souvenir ont laissé la place au objet plus dans le temps, en vitrine, les téléphones portables s'affichent sous leur meilleur forme ainsi que les vetements griffes ou plus particulierement degriffe. Comme en Angleterre en deuxieme page de leurs journaux une femme denude s'exibe ainsi que les clips video, la kli(p)tomania comme il appel ça ici relatant inlassablement les histoires d'amour sans fin de façon osez tout cela sous l'oeil d'Alla et de ces disciples sur terre. L'internet cafe ou se retrouve jeune et moins jeune devant le net pour tchater comme partout ailleurs sur la planete, la nouvelle façon de rencontre quelqu'un. A cote les accros au football, une trentaine de poste arme de grand ecran ou l'on peut jouer sur une playstation a soccer machin...

Malencontreusement on ma deja force une poche de mon sac fermer avec un cadenas ou j'avais deposer des affaires importantes, mais heureusement rien n'a disparue, alors elle restera ferme et mettrai tout dans mon duvet ou on pense moins fouiller . Sinon je me regale de þiþ kebab dans les petites restaurants de la ville et jeudi j'avais deja l'estomac en vrac comme si deux mois de voyage c'etait ecoule, ainsi qu'une grosse crise hemmoroidaire, drole de routard que je fais avec mes tuppewares de medecine. Je me suis initie au narguile avec un couple de français aupres duquel j'ai passe une soiree et ce n'est pas desagreable, fumer legere qui vous enivre dela saveur que vous choisissez auparavant, arome melon pour cette fois-ci.

Pour le visa pour l'Iran j'ai commence les demarches hier enfin on m'a remit les papiers a remplir et je dois y retourner demain pour deposer le dossier apres on a plus qu'a attendre.

Ce dimanche j'ai traverse le detroit du Bosphore en bateau et fait un grand pas pour moi en foulant le continent asiatique, mais rien n'a change pour autant. Ici la vie s'ecoule pareil qu'en face, petit tour car le froid a raison de moi et je passe souvent mes apres-midi dans la chambre d'hotel plus a regarder la television et les dernieres emissions françaises que l'on diffuse sous titre en turc qu'a apprendre mes phrasebooks pour la suite du periple. Pour communiquer j'ai aguerri quelques mots mais ça reste encore beaucoup du gestuel...

Voila pour les premieres news..

from central asia 02, drôle de chemin.

Auparavant, quelqu'un qui rejoigner la France a la Chine par la voie terrestre en 15 mois tenait de l'exploit, car en faite, il fallait souvent entre 02 et 03 ans pour rejoindre les 02 pays. Aujourd'hui cela nous parait fou. Aujourd'hui, les moyens de transport nous font traverser la terre en moins de temps qu'il n'en faut qu'au soleil pour faire son cycle quotidien. Ce qui nous ralentit aujourd'hui aux frontieres de chaque etat ce ne sont pas les chemins, les routes ou les autoroutes, ce sont les voies administatives...

Une nouvelle semaine commence et mal pour moi, je suis alle au consulat du Turkmenistan a vingt kilometres du centre d'Istanbul pour me voir refouler a 200 metres de l'hôtel ou je loge dans une agence de voyage qui m'annonce la couleur: 250 dollars le visa et 10 jours d'attente, alors on verra plus tard. Mardi c'etait au tour de l'ambassade d'Iran et la aussi 10 jours d'attente pour une enquete sur vous et apres on me dira oui ou non, ces drole comment 2 mots peuvent vous transcendez. Mais qu'est ce que je vais bien pouvoir faire pour passez tout ce temps libre qui n'etait pas prevu, j'en ai rumine toute la journee et j'en ai profite pour aller au consulat de France me faire faire une lettre de recommandation (une sorte de laisser passer pour les voies administratives).

Heureusement que le soleil est de retour et la vie qui va avec, les marchands ambulant reprennent place sur les trottoirs autour du grand bazar, on trouve de tout le long des rues et je m'apercois que la vie des turcs ne se situe plus ici, mais autour de Taksim et sa rue pietonne tel nos champs Elysee. Une fourmiliere humaine au profit de la consomation et ce qui a germer ce sont les distributeurs automatique de billet (un tous les 100 metres) pour vous rapellez que le monde tourne par nos depenses. Ainsi que la ou reside mon hôtel, dans le quartier de Laleli, un va et vient permanent entre les camionettes ou les colis. Royaume de la frippe ou l'on achete au minimum par 100 articles. Ici un vocabulaire reduit a sa plus simple expression: #j'achete, je vends# dans n'importe qu'elle langue(turc, arade, russe, etc...) et une seul couleur le vert du dollar americain, pour l'anecdote, je dois être la seul personne au monde qui entre dans une de ces boutiques pour acheter une seule paire de chaussette, je suis sur qu'il aurait prefere un present venant de France que de la monnaie...

Donc je decide de partir decouvrir le sud de la Turquie. Me voila dans un bus pullman descendant toute la cote europeenne turc. D'un cote la mer de l'autre des champs a perte de vue et des villes champignons laissant les parpaings apparent et la tristesse de ne voir aucune fôret, aucun arbre.

Me voici dans le detroit des Dardanelles qui converge entre la mer de Marmara et la mer Egee et toutes son histoires. Lieux geostragique depuis que l'homme a invente la navigation. Transformer en champs de bataille de la premiere guerre mondial ou 500000 hommes y on laisse leur vie. Il n'y avait pas plus belle endroit pour rejoindre le continent asiatique par ferry boat. Çanakkale ou je suis actuellement, un semblant de ville meridionale occidentalise par ces commerces et leur devanture ecrit a l'europeenne. Le plaisir de s'attabler a une terrasse ensoleille et de deguster un cafe instantane (nescafe)et de bouquiner le dictionnaire turc ou un livre.

from central asia 03, de mare a mare.

Malgre des journees ensoleilles, les nuits sont tres fraiches et les hôtels ou pensions ou je loge pas chauffer parce que nous sommes sur un lieu estival et donc pas de radiateur. Pas d'eau chaude non plus, parce qu'ils sont equipes de systeme sur les toits fonctionnant a l'energie solaire, donc pas ou peux de soleil pas de douche. Alors je savoure le luxe de mon duvet sarcophage, la serinite qu'il procure d'avoir son petit chez soi au bout du monde...

Pour faire passer le temps, je suis partie faire une petite ballade le long des mers de Marmara, mer Egee et Mediterrane. Donc reprenons la ou je vous ai laisser la derniere fois. Lors de mon depart de Çankkales en attendant le bus, des dauphins apparurent devant le port et avec le soleil qui se hisser peiniblement ce matin la, faisait planer une atmosphere magique.

Izmir et les aleas du voyage, me voyant perdu les gens viennent vers moi pour m'aider et m'orienter. Les hotels cher a mon gout et crasseux. Bodrum et la riviera turc en hibernation, on retapppe, on restaure, on fait propre pour une nouvelle saison qui ne va pas tarder. Les autres echoppes sont ouvertes en attendant l'eventuel passage d'un touriste perdu. De voir ici qu'on peut acheter tout et n'importe quoi jusqu'a une heure avance de la soiree. Dimanche, 21h30 on peut encore se faire couper les cheveux. Il est vrai que tous les commerces sont equipes de la television pour faire passer le temps et biensur quand ce sont les hommes qui tiennent boutique ce sont les matchs de football qui prevaux. Vue la plus grande discotheque flottante, un catamaran transformer en une plateforme gigantesque pour aller danser au gres des courants dans un decors enchanteresque. Ensuite Marmaris et pour moi les journees restent les mêmes:

Lever, petit dejeuner: coca ou the et petit pain au sesame. Puis direction l'Otogare (gare d'autobus), le bus, toujours avec son même rituel. Apres le depart, le jeune stewart (appellons le comme ça) passe dans l'allee central avec sa bouteille d'eau de cologne, tout le monde s'en applique sur les mains et le visage et je vous dit pas l'odeur qui reigne par la suite. Puis toujours d'un serieux, il distribut un gobele avec au choix une dosette de tchai (the) ou kahve (cafe) et un petit cake, puis arrive le thermos et la tout le monde s'applique a sa maniere sur sa petite tablette devant soi a faire ses melanges. Me laissant bercer par le rouli du vehicule, ce sont les moments que j'aime pour revasser des dernieres lignes du livre de replacer leurs acteurs a travers le decors qui est reste intact a travers le temps, d'admirer les paysages et ils n'ont de cesse de changer. En ce moment ce sont les montagnes et sommet enneige d'un cote, la mer de l'autre. L'arrêt obligatoire on en profite pour vaquer a ces petits besoins. Ensuite vient la recherche d'un hôtel, ce qui est rigolo, ces que j'ai toujours ete habitue a être rabattu pour loger et ici il n'en ait rien, alors on se debrouille et on avance doucement, demandant dans chaque, un tarif et ce qu'il propose. Puis vient le moment dela ballade dans les rues des differentes villes etapes, pas de musee parce que plus cher pour nous les etrangers et je me preserve pour les plus beaux qui arriveront bientôt, pas de ruine ou autre site car souvent trop eloigne du centre et en hiver pas de moyen de transport pour s'y rendre. Pique-nique, lecture sur un emplacement ensoleille. En ce moment je lis: le devisement du monde, le livre de Messire Marco Polo qui conte ces traversees de Venise a la Chine et qui est reste une reference jusqu'au 19ieme siecle pour notre civilation. Puis un cafe internet pour finir les fin d'apres midi.

Avec le temps et ma barbe de quinze jours, les gens me prennent pour un local, me parlent en turc et attendant une reponse a leur question. La seul phrase qui sort de ma bouche est: {anlamiyorum} (je ne comprends pas). Par contre dans les commerces je ne dis rien et tend la monnaie, car s'ils s'aperçoivent que je ne suis pas turc. Les prix peuvent osciller de quelques milliers de Turkish lire (1 million de turkish lire = 0, 60 cts d'euro)...

Bientôt la reponse pour le visa et la suite du voyage. Je cherche un moyen pour avoir un visa pour les autres contrees sans trop galere et sans payer des sommes astronomique.

from central asia 04, Le soleil et les bonnes nouvelles .

Je desire commencer par une tres bonne nouvelle: J'aurai mon visa Iranien mercredi et quel joie de savoir que le voyage continue...

Revenons sur le voyage chronologiquement.

Le sud et ces recontres fortuites, le vieux patron d'un hotel aupres duquel je m'installe et m'offrant la tasse de the, me parle de Dieu et du paradis dans un anglais aproximatif. Avec l'alcolo du coin qui parle un excellent français, il me raconte comment il en est arrive la. Dans un quartier historique et deserite, le local me faisant visite guider pour quelques millions. Une famille de Kaiseri m'accostant pour une longue discution en anglais et d'une gentilesse comme il est rare de partager. Biensur on finit toujours en parlant de carpet et de kilim (tapis & méthode de tissage qui s'appliquait à plusieurs types d'objets de la vie courante des Turcs) dans leur boutique qui attend de faire peau neuve avant la saison, vous allez me dire que ces une façon detourner de commercer, moi je ne le crois pas. Le faite d'avoir du temps permet beaucoup de chose et de briser cette fameuse cage de verre qui nous entoure dans notre quotidien. Ailleurs c'est la patrone d'une pension qui m'explique sa peinture ses tableaux. Des petits flacons de parfum offert, on vous en retourne le double, le triple. Ma chambre, le balcon, un petit pot de nutella, les gressins (biscottine italienne), le soleil, quietude d'un moment unique devant mes yeux se deroule ces paysages magnifiques: Mer turquoise, grand voilier de bois et sur la toile de fond les montagnes aux sommets enneigees...

Me revoila de retour dans cette grande cite d'Istanbul, arrivant de Fethiye par bus de nuit et premiere mesaventure. Pendant la nuit on a visite ma veste et je me suis fait derober mon porte billet dans la seul poche que je ne cadenas pas avec une epingle, dedans 60 millions de turkish lires (36 euros environ), les boules, maintenant on ne fera encore plus attention.

Vendredi, la mosquee de Suleyman {le magnifique}, la plus grande de la ville l'une des plus belle jamais construite, avec plus de 3000 m2 de surface au sol et son dome culminant a 50 et quelques metres. Magnifique chef d'oeuvre de l'art Ottoman. J'ai decouvert les vieux faubourg autour de celle-ci laisser a l'abandon. Maison Ottoman en bois au sculpture effacer d'une conception d'un autre age et que l'on retrouve a travers toute l'asie central. Dans la rue recouverte de neige noir fondant au soleil reapparu, transforme les nids de poule en patogeoire. Pieton dehambulant avec le plateau sur la tête ou trainant la vielle cariole aux roues voilees. Avec le muezzin et l'heure de la priere qui retint, je me retrouve dans un moment imtemporel qui me fait voyager a travers les ages. Dommage que ce quartier d'ici quelques annees et le passage d'agent immobilier, revetra son triste habit de beton, de neon, de facade ou il y fera bon faire son devoir de consommateur.

Samedi, la bonne nouvelle a l'ambassade et une nouvelle rencontre: Laurence, française, 30 ans, voyageant seul aussi autour des pays limitrophes de la Turquie. La matinee et la soiree se passeront a partager nos point de vue et echanger nos informations. Pendant l'apres midi ballade autour de la mosquee Fatih avec Ertugrul (arthuro) un etudiant parlant tres bien l'anglais qui tient un cyber cafe avec ces freres et qui partage beaucoup de son temps avec moi pour m'expliquer la vie dans son pays. Quartier iranien d'Istanbul et des femmes toutes de noir vêtu allant dans les rues les sacs de provision a la main. Cela me donne un avant gout de ce qui va m'attendre. Jamais auparavant je n'avais vue une tel mixite religieuse entre les laics et les pratiquants dans les rues d'une ville et surtout sur la tenu vestimentaire de la femme, allant ici de la petite jupe et debardeur au fameux voile islamique. Pourtant tout le monde vaque a ces occupations sans ce soucier de son prochain. La mosquee se vide de la priere et nous rentrons dedans. M'apercevoir que dans celle-ci aucune barriere nous empêche de circuler et le regard pesant des gens sur moi, car peut de touriste viennent jusqu'ici. Elle est eclatante de peinture calligraphier (car le Coran interdit de reproduire toute image d'hommes ou d'animaux confèrant au décor toute son importance: ce dernier prime sur tout le reste, et cela en architecture, en céramique ou dans un livre, ... Les artistes mettant leur art au service de la religion ont dû se montrer créatifs : ainsi ils développèrent la calligraphie, la mosaïque, l'arabesque), les bancs des jardins tousses occupes, des enfants qui jouent et le soleil qui amorce sa descente. Voila comment ce passe mon quotidien.

Le reste du temps je le passe au cyber cafe avec Ertugrul et ces freres, ou il y a du passage et ou on refait le monde devant un the: L'Europe, l'islam, les filles. Des rencontres interessantes, quelqu'un ici connait une sommite politique iraniene pouvant au cas ou me procurer le visa en deux coup de fil, un autre ma renseigne au cas ou je desirai me rendre en Iraq sans souci et sans visa...

Me voila vraiment plonger dans ce voyage, car le debut d'un voyage comme celui-ci et le faite d'être seul peut vous faire douter et tout remettre en question. Mais pour moi ces derniers jours m'ont ouvert a la decouverte, au partage et a aller chercher plus loin..

from central asia 05, routine stanbouliote.

Istanbul me retient, elle ne veut pas que je parte, elle m'a adopte. Non sans rire ce sont des problemes de sante qui me retiennent ici, du au regime alimentaire trop gras dixi le docteur. Oui je suis alle voir un medecin local et francophone, ben oui pour pouvoir lui expliquer mes problemes, tres sympa je vous dirai comme la facture: 75 euros la consultation. Heureusement que je reste français même au bout du monde ce qui me permet de garder mes avantages sociaux.

Il faut dire que je suis un regime alimentaire un peu strique: Kebab au moins une fois par jour, ces ce qui a de moins chere et de nourrissant. D'ailleur je pourrai ouvrir un guide culinaire la dessus: {Sur ou manger le meilleur kebab d'Istanbul}.

Je vous rappelle au passage que sis kebap veux dire brochette roti tout simplement et il faut donc choisir sa viande.

Même ailleurs, on arrive a rentre dans des habitudes routinieres. Lever, matinee adminastive. Puis direction le consulat de France avec sa mediatheque ou j'y passe tous les apres midi. Repere des enfants d'expatries, d'etudiant turc apprenant notre langue, d'une communaute noir francophone qui vient chercher plus de chaleur que de culture et toujours des rencontres: Cette dame d'un certaine age qui vient s'asseoir en face de mois et m'obserse et me pose des questions. Est ce que je suis un orientaliste? pourquoi je voyage? qui finance mon voyage? Elle me sort un porte carte de visite rempli et vieux comme herode. Elle me donne des adresses, des numeros de telephone qui pourrai me rendre service, je les prends pour ne pas la vexer, car a mon avis au bout du fil, je suis sur de tomber sur les abonnes disparu. Elle, elle serait ici dans l'attente adminastive pour pouvoir circuler et continuer son livre qu'elle a commence. Tristesse plus realiste ou elle se retrouve la, sans argent et sans avenir. la France terre d'asile même a l'etranger...

L'hotel se met au français, car depuis que je suis la tout le monde fait des efforts pour me saluer en français: {Bonjour, comment ça va, comme ci comme ça}. Ici turc en transit, russe pour affaire, iranien et turkmene dans l'attente comme moi d'un visa. Voila même qu'on vient me voir pour prendre les infos que j'ai glane a droite et a gauche. En echange d'une nuit a Ashkabate en pay Turkmene et d'info sur l'Iran...

Un peu d'histoire maintenant, les routes d'Asie central:

Les voies humaines les plus anciennes et les plus frequentes du globe. Du a l'epoque a l'extremites des deux continents ou s'etait developpees de prestigieuse civilisation. L'expression route de la soie est apparue au 19ieme siecle, du a un allemand du nom de Ferdinant von Richtofen. deux milles ans avant notre ere, la route Lapis-Lasuli (pierre bleue, utilisée depuis l'Antiquité à des fins ornementales} allat d'Egypte a l'Afghanistan. Puis le debut reel du transit de la soie entre la Chine et la Bactriane au deuxieme siecle avant notre ere. Car depuis tout temps les routes avait leur importance dans l'histoire de l'humanite. Elles avaient d'abord une fonction economique, elles etaient des voies de conquete et vehicule les civilations a travers les arts. De plus de puis tout temps les pays desirent ce qu'ils ne possedent pas et donc il fallait deplacer tout cela a travers la route. Biensur elle s'essouflat avec l'arrive du traffic maritime...

L'histoire se perpetuerait:

Il y a deja plus de mille ans les sarrasins interpretaient le Coran a leur guise pour detruire ce qui ne croyait pas en leur prophete et ce sont surtout les chretiens qui etaient vises. Même un Calif se faisant passer pour prophete, embobiner des jeunes hommes en les laissant quelques temps dans simili paradis, ou il y avait des femmes, alcool et autre douceur en pouvoir en abuser. Pour ensuite leur demander de remplir une mission. Il n'avait point peur de mourir car il croyait rejoindre le paradis auquel ils avaient goute. Il y a deja plus de mille ans exister une forme de terrorisme et les kamikazes...

Le voyage maintenant toujours place sous l'egide des rencontres et du partage.

Ce soir je voulais fêter mon depart a l'alcool, mais la sante a eu raison et je resterai raisonnable. Car demain grand jour, direction pleine est et la frontiere iraniene dans la soiree de dimanche. Alors fini l'alcool, les manches courtes et le regard pose sur les filles.

Comme on dit pas de nouvelle bonne nouvelle. Je rentrerai en contact avec l'occident au gres des connexions. Je suis heureux d'être ici et de savoir qui me reste tout a decouvrir, même si le langage mettra un frein a tout ça...

Citation:

Si les mots voyagent, c'est qu'ils sont les premier bagage de tout voyageur. Ils lui sont presque aussi necessaire que sa respiration pour assurer sa subsistance quotidienne et pour atteindre des objectifs moins vitaux mais essentiel en ce qu'ils sont la raison même du voyage.

Louis Bazin

from central asia 06, l'Iran tout un roman.

Tout commenca samedi, apres les embrassades a l hotel

avec les amis d un instant. Direction l agence de

voyage pour attendre le bus et avec un echantillon de

parfum, je me retrouve avec 10 dollars d economiser.

Car il m indique l agence par lequel je dois passer

reellement, car lui aussi doit normalement prendre

quelques millions au passage. Avec un peu de retard on

arrive au bus, desilusion en voyant devant moi un bus

iranien de deuxieme classe kitche avec ces fleur en

plastic sur les toilettes et a l entre. Ma place

confinee entre un passage et la fenetre. Mais genoux

bloque sur le dosseret devant moi et je commence a

ronchonner en imaginant les heures a passer. Encore du

retard du a trois femmes qui commercent avec leur pays

d origine et veulent remplir le bus de leur achat.

Apres negotiation elles y arrivent et tout le monde se

retrouve devant car les bagages de ces dames occupent

tous les fauteuilles arrieres du bus. Depart, ainsi

que la discution avec mon acolite de voyage demarre

bon train, apres les presentations, je ne perds pas de

temps pour engranger un maximum d information et mes

premiers cours de persan. Les chiffres et le

vocabulaire de base. La nuit est deja la ainsi que se

fait deja sentir le mal au genoux. Pour nous occupez,

ils mettent le premier film iranien et moi vivre les

pires heures cinematographiques de ma vie: Rambo

version iranienne qui se fait prendre en embuscade par

ces satanes irakiens, tout le monde meurt sauf lui et

se retrouve prisonnier et il lui font subir les pires

sevices corporelle. Alors rambo, il s enerve, il

arrive a se barrer et avec sa cerbacane empoisoner, il

va tous leur casser la gueule a ces enfoires d

irakien:{ Vous la voulez votre putain de guerre} et il

les massacres tous. A la fin il se fait recuperer par

un helico et le plan final se fait sur le brassard

rouge porter sur son bras ou il serai marquer: Pour l

Imam, pour ma religion. L autre film culcul sur la vie

familiale iranienne, pas de chance car pas de lumiere

individuel pour pouvoir me plonger dans ma lecture.

Une fois les films fini, tout le monde s endort et il

reigne dans le bus une atmosphere incroyable, la

lumiere rouge du plafonier donne une ambiance ireelle,

un fond musical oriental, dehors il fait moins trois

degres, la neige a recouvert le decors et la lune bas

son plein de lumiere, magnifique moment de reverie.

Malgre le premiere arret nocturne je ne peux rester

assie a ma place attitrer et ne peux dormir, seulement

quelque minute de somnolance. Je decide donc de tenir

compagnie au chauffeur le reste de la nuit a regarder

le decors deffilant devant mes yeux. Le soleil se leve

et arrive l arret du matin. Le temps d un the et de

biscuit aperitif au fromage car pas attirer par la

nourriture etaler devant l oeil voyageur du voyageur.

Je reprends ma place mais pour pas longtemps et

prefere continuer le voyage assie dans les marches du

bus. Meme les toilettes sont remplis de bagage. Dans

le bus tout le monde m appelle par mon prenom, ici il

n y a que des iranien de retour dans leur pays, un

turc et un paume (moi). Deja la gentillesse de ces

gens se fait sentir et me retrouve inviter le temps d

un repas et impossible de payer, de refuser. Je m

essaye a la lecture mais les routes de montagne et le

cerveau pas reposer me font divaguer dans des

souvenirs occidental: Le dernier noel familial, les

derniers rires, les souvenirs passaient avec chacun d

entre vous. L apres midi arrive et encore 12 heures a

attendre. La recompense arrive en debut de soiree. Le

soleil amorce sa descente et s afiche a travers les

vitres du bus un des plus beau panorama du monde. Les

steppes desertique d Asie parcemer de petit village

perdu en font cette magnifique montagne arroser par

les rayons filtres et le mont Ararate se devoile

devant nos yeux, devant mes yeux ebahie par tel

spectacle, d une banalite pour certain, d une

extraordinaire chance pour un autre. Mais je suis sur

qu a travers mon regard ils ont su apprecier ce moment

unique. A savoir que c est sur cette montagne que l

arche de noe se serait echoue et je le comprends

parfaitement. La tristesse vient du transport pas le

temps de s arreter, si juste pour un poste de

gendarmerie et a la frontiere tant attendue. Corral de

barbele entre deux collines au mileu de nulle part.

Tout le monde descend avec ses affaires car le passage

se fait a pied, j imagine la suite tel que mon

imagination la vecu a travers ma culture televisuel

americaine. Nous voila traversant un corridor de

grillage de mirador nous surveillant et chien en

lesse. premiere guerite pour le tampon de sortie du

pays puis un autre controle devant cette porte

coulissante sur rail. Un metre l autre porte s ouvre

celle de l Iran, premier dounanier controle et me

lance un: {Welcome to Iran} et m indique le passage a

suivre, puis l immigration et me colle a mes amis de

voyage pour la fouille des sacs et la on m interpelle:

Please, ok for you no problem, you are tourist. Pour

les gens comme moi pas de probleme et je m apercois

que j aurai pu rentrer n importe quoi d illicite. Par

contre pour les iraniens fouillent complete surtout

pour celui qui revient des USA. Le bus nous reprends

apres avoir changer notre argent au black. On repart

pour quelques metres et la premiere ville ou nous

faisont halte pour manger. Moi je n en reviens

toujours pas de ce passage de frontiere si facile avec

tout ce que l on dit et ce que j ai pu imaginer.

toujours inviter pour le repas, me voila dans un autre

monde. La realite nous rattappe tres vite avec une

autre police qui nous arrete et qui prend tous les

passeport sauf le mien apres quelques questions. Et

voila que celui qui revient des States se fait une

nouvelle fois fouiller tout ses bagages et poser plein

de question. Il se fait meme prendre son permis de

conduire pour qu il ne puisse pas se deplacer en Iran.

Il n en revient pas de voir l accueil qu il recoit de

retour dans son pays et me fait savoir que son

gouvernement est tres mauvais...

Il est une heures du matin, je sers la main a tout le

monde sauf aux femmes avant de descendre du bus. Perdu

au milieu de nulle part, sans un mot en bouche, sans

plan en poche et sans un logement. Je me laisse

accompagner dans un hotel et je divage, conscient,

inconscient ou reve passager. Voila 40 heures que je n

ai pas dormit et trouve encore le temps d ecrire cette

lettre. pour me rappeller, pour ne pas oublier. Il est

2h30 heures du mat et je fais ma lessive, une douche

qui me parait miracle et m endort pour une tres tres

longue nuit...

Iran, East of Azerbaidjan, Tabriz

Le jour est deja leve depuis bien longtemps et je pars

decouvrir la ville, perdu dans les rues, ne sachant

pas un mot, ne sachant meme pas lire les chiffres. Le

hasard me fait arriver dans le grand bazar de la

ville. Choque culturel et vision d un autre monde.

Certainement le bazar le plus grand et l un des plus

vieux du monde. Ici reigne une atmosphere d un autre

age. Rien n a changer depuis des centaines d annee a

part l apparition de l electricite et de la grille

pour fermer boutique. Ici pas ou peu de touriste et

pas de: {Hello come in my shop}, mais toujours cette

gentillesse decouvert dans le bus. En dehors d

ustencile recent on trouve le coton encore blanc pour

faire les tapis, a cote le vendeur de couleur. Les

plus belles vitrines de commerce au monde sont ici, je

vous le dit. Miriade de couleur se chevauchant sur les

etalages. Comme calculatrice, le vieux boulier passe

de generation en generation et la balance romaine que

l on echangerai pour rien au monde pour le dernier cri

de la technologie. L aimabilite de me laisser prendre

une photo de leur boutique, de partager le the

genereusement offert (Ici on le boit a la sucette

comme dans le nord de la france c est a dire le sucre

coince dans le coin de la bouche), on m a deja propose

de boire une biere avec alcool, mais j ai refuse par

respect de leur tradition. Ali l azerbaidjanai, le

vendeur d antiquite tres business man et qui deteste

les musulmans me fait decouvrir de magnifique tapis de

sa culture et vielle montre gousset made in swiss qui

son arriver la lors des deniers echanges commerciaux

de la route de la soie. Le bazar, ancien Caravancerail

le long de cette route, abrittant les caravanes de

passage ou Marco Polo a sejourne six mois durant. J y

resterai 4 heures dedans. Je trouve toujours quelqu un

pour me parler anglais et m accompagner pour trouver

tel ou tel chose. A l hotel le soir je discute avec le

veilleur de nuit Iranien, mais Azerbaidjanais avant

tout, qui est heureux d approfondir son anglais et m

expliquer son pays.

Mardi, je trouve une librairie vendant un phrasebook

et pour ne pas changer l eternel the offert que je ne

refuse pas par peur d offencer. Ici on vent des livres

etranges et je pose la question de savoir s il n y en

a pas qui serait interdit, il me repond tout

simplement: {Moi je ne vend que des livres}...

L office du tourisme ou Nasser vous recoit dans l une

de ses huit langues parler. La chance que de pouvoir

converser en francais. il me donne mille informations

sur tout et me propose de me joindre a Yannick un

quebecoie de passage pour aller decouvrir une ville

troglodite au alentour de Tabriz. Une ville qui

ressemble a la Cappadoce du pays voisin, elle aussi n

a pas changer depuis la nuit des temps, hormis l

electricite et la brique pour agrandir la maison, au

paysage montagneux et enneige, magnifique. Retour a la

ville puis direction les petits champs elysee,

veridique. Rue pietonne de deux cents metres parceme

de bac a fleur de banc, de vitrine multicolor aux

enseignes occidental et les va et vient incessant des

filles et garcons. Le temps d un regard furtif, d un:

{you are beautiful} et du merci en retour. A 21h00

tout le monde s en va pour retourner chez eux et

regarder la television par satellite, avec la parabole

cacher sous les draps sechant perpetuellement. Nous

voici dans l ecole ou les filles aprennent l anglais,

rendez vous pour rencontrer, pour raconter notre pays,

notre liberte et se faire assaillir de question. Ici l

homme occidental blanc est un Rickie Martin en

puissance. Les cheveux cacher par le foulard vous

laisse seulement decouvrir un visage, un regard, leurs

yeux noirs, vous envoutant et ou vous vous laisseriez

ensorceler le temps d une nuit, le temps d une vie...

Repas typique americain, puis cinquieme passage dans

la rue des regards perdus. Ici depuis un an plus de

liberte pour les filles. Elles peuvent se mettre en

sandale l ete venant ainsi que laisse paraitre le

verni a ongle. Elles ont le droit de remonter

legerement le manteau (manteau ici est le chador) pour

laisser deviner le jeans taille basse a la mode. Ainsi

que de remonter le foulard pour faire paraitre la

meche de cheveux...

Je suis retourne dans le bazar le temps de prendre

deux pellicules d image incroyable. Le soir venant de

retour dans une autre ecole linguistique entourer par

toutes ces filles par tout ces regard, je n y crois

pas apres tant de mauvaise lecture sur leur pays.

On me propose un poste pour etre prof de francais a 12

euros de l heure. Moi qui a l ecole faisait plus de

quarante fautes dans une dictee, je peux me retrouver

a enseigner la langue de Moliere. Je vous promets que

je suis tente par cette offre, avoir une classe de 43

eleves dont seulement 3 garcons. Une iranienne parlant

francais voulait me rencontrer, le soir venant me

voila dans les rues de la ville la mere nous

chaperonnant et demande si vraiment cela ne risquer

rien et me repond que non pas dans tous les quartiers

biensur, elle me dit qu avec le leste que donne le

gouvernement, la police des moeurs, exquive la tete

pour ne pas voir. Elle veulent m offrir quelque chose

et ne sachant quoi me retrouve avec des patisserie

iranienne pour une semaine entiere, de passage a l

hotel je leur fais cadeau de cosmetique venant de

France et fait plus d une heureuse. La nuit dans ma

chambre ressemblant a celle d un monastere, j eprouve

mon premier moment de blues. Sachant que je ne viverai

pas cela tous les jours. Je vous dirai que ce que je

vie actuellement, ressemblerai a cette pub pour une

voiture. Ou le proprietaire demande les sensations que

son collegue a ressenti en la conduisant et celui ci

lui met une grande claque dans la tronche. Voila a

quoi ressemble ces premiers jours en Iran.

Voila la vie extraordinaire qui s est ouvert a moi...

Je ne sais pas si j aurai l occasion de retrouver le

net aussi facilement mais qui est tres long pour avoir

une connexion. Je vous dis a bientot pour d autre

nouvelle au pays des mille et une facette.

Quelques chiffres avant de vous quittez: Ici la vie ne

vaut rien, l hotel s est 2, 50 euros, un repas complet

2 euros. La boite de 250 grammes de caviar 8 dollars.

Avec 1 euro, je dis bien avec 1 euro en allant a la

pompe a essence on vous sert 15 litres de super ou

bien 55 litres de gasoil. Avec ce meme euro vous

pouvez faire 40 aller retour en bus dans les villes.

On m a confirme ce chiffre sur la prostitution de plus

de 80000 filles sur la capital iranienne et me voie

retorquer: {Nous sommes musulman pas taliban}.

from central asia 07, la route continue.

Me voila sur la capital iranienne. En arrivant j'avais cette aprehension d'arriver dans cette jungle urbaine de plus de 14 millions d'habitant. Barre d'immeuble que dis-je barre de beton sans fin se melangeant avec l'horizon polluer. Arriver dans cette grande ville sans info, juste une adresse sur un papier qui m'oblige a payer le prix fort pour arriver a bon port...

Mais revenons tout d abord sur les jours precedents. En partant de Tabriz, je me rends compte que Nasser et moi avons une connaissance commune: Pierrette d'abm et racontant ma soiree de la veille, il me demande si je n' ai pas quelques cosmetiques pour sa compagne, me voila aussi a offrir des jouets pour les enfants d'un ecrivain et pour me remercier, m'offre un poeme caligraphier en persan, signer pour moi, il dit: {le monde est un jardin de fleur, il y en a q'une seule qui m'interresse, c'est toi}. Partant pour de nouvelle aventure, je me retrouve toujours surpris par une rencontre. Vieux bus Mercedes pour Ardabile, 200 kilometres pour 1 euro, on va quand meme pas se pleindre, avec les portes gobeles accrocher en l'air attendant l'heure du the. Encore la chance d'avoir un passage qui parle anglais et qui fait tout pour moi. Hotel sympa et rencontre devant le mausolee recouvert de sa mosaique bleu un local parlant francais. Tour de la ville, premier resto ou l'on deguste une sorte de compote local, comme de la patte de fruit mais sans le fruit. Deuxieme resto pour decouvrir une soupe au yahourt specialite d'ici, avec du riz, poix chiche, herbes et huile d'olive, pas mauvais. Ensuite je cherche un resto pour prendre mes cachets et repas plus complet. Deux prof d anglais m'accostent et me retrouve apres le resto pour m'emmener dans un de leur endroit pour fumee le narguile, plateforme sureleve recouvert de tapis ou l'on se delasse sur les cousins, atmosphere enfume au arome de fruit des tabacs aromatises, on se dirai dans tintin et le lotus bleu mais sans l'opium juste du tabac aromatise. Ils savent que je voulais manger l'Abghuss, sorte de tajine a la sauce iranienne et me voila parti pour mon quatrieme repas de la soiree. A chaque fois on refuse que je paye, que se soit le resto ou le taxi. Je pars pour la Caspienne et le reve de deguster du caviar au bord d'une marina au soleil mais sans vodka. Tristesse du decors qui a drolement evoluer. Le long des routes parcemes de detritus, les villes et villages traverses laisse afficher de grand panneau, ici point de monument au mort, mais des visages d'homme peint, mort en martyr pendant la guerre Iran, Irak ou des peintures mural, representant une marque ou rendre hommage a Allah. Apres les steppes voici les forets verdoyantes arrosees par des pluies quotidiennes. Je me retrouve comme dans le jeu de la chasse aux tresors. Je me fais larguer au beau milieu de nulle part. M'en voulant un peu de me retrouver la et d'avoir quitter six jolies iranienne dans le bus. J'avance avec mon sac sur sa charette, en bougonnant. Quelqu'un me rattrape en moto et me demande en anglais ce que je fais ici, je lui tends la carte et lui dis que je veux aller sur ce point. Il me dit OK et arrete un taxi, puis nous voila partie. Le taxi et moi meme, nous nous comprennons pas et s'arrete dans le centre d'une ville pour chercher quelqu'un qui parle anglais et voila l'attrouppement autour de moi. Un notable de la ville me raconte son histoire et me trouve un prof d anglais pour m'acompagner toute la journee, Ali le chauffeur est requisitionne pour l'occasion meme si cela me coute quelques rials. On passe prendre la femme du prof et nous voila sur les routes longeant la Caspienne, loin de mes reves je decouvre le village vacance recouvert de bungalows peint de couleur vif, ressemblant a Berck plage, la mer du nord, le vent, la grisaille. Le prof nous invite a boire le the mais nous interdit de rentrer chez lui alors on le deguste assit dans la voiture reste garer devant sa maison. Ici pour l'hotel je suis oblige de me faire enregistrer au poste de police. La soiree se passera dans ma chambre, partie dans une longue discution avec le prof qui pour l'occasion m'offre un chapelet religieux. Il me parle du hasard sur notre rencontre, d'Allah et me questionne sur mes idees et du contenue de mon sac.

Repartir sans cesse vers de nouveau point choisi sur ma carte, voiture, puis toujours cette nouvelle personne qui m'acompagne pour pouvoir avancer et traduire ce qu'on me dit. Massoleh, le village dans la montagne, le village sous la neige qui doit etre noir de monde l'ete et ou l'hiver on prepare les nouveaux articles a vendre: Sasami, graine de sesame melange au du sucre et du miel. Les petites babouches en cuir pour accrocher a son pantalon ou a son retroviseur de voiture, les articles en fer forge cotoyant les souvenirs made in Taiwan. Le resto du moment, interieur de nos maison d'il y a plus de cent ans. Le poele au mileu, les parents assient autour dans leurs vetements uses d'avoir ete lave a la riviere battu par le bois, les murs noircis par le temps et la fume, les vielles nappes cirees, les photos d'un autre age, la deco kish comme dans la chanson {chez la mere a titi} de Renaud, me fait prendre du bon temps seul avec le narguile en guise de deliriumtremens, seul luxe qui nous rappelle notre epoque la television noir et blanc ou l'on diffuse les match de football anglais.

Sur la route a travers la vitre du bus, les camions americains deffilent, entre les voitures iranienne, la saipa 5, notre bonne vielle renault 5 remit au gout du jour avec ces elargisseur d'aile, ressemblant a la fameuse turbo 2 mais les chevaux en moins et autre modele de ces peugeot: 505, 405 et 406.

Teheran sous la neige, comme les autres capital du monde, ou l'on vie a deux cents a l'heure. Ici pas de code de la route comme dans tout le pays d'ailleurs et ces la loi du plus fort qui l'emporte au carrefour. Les ambassades enfin trouver a l'autre bout de la ville, ou je perds deux jours et l'espoir d'avoir un visa dans une semaine. A l'hotel qui se trouve dans la rue du pneu, repere de touriste nippon ou la vie s'ecoule dans le couloir a se donner les dernieres infos car les chambres de 1'80 metres sur 1'50 metres ne servent juste a deposer nos affaires et a dormir, je reste dans quartier ne trouvant rien d'extaordinaire...

Pour patienter et passer le nouvel an musulman, je suis descendu a Ispahan, ou le jour de mon arrive je n'avais envie de parler a personne ou de repondre a toujours a ces: hello, si gentillement lancer. Magnifique ville ou je retrouve les japonnais laisse a Teheran. Tout le monde dans le meme hotel, repere de touriste a la barbe couleur baroudeur d'un jour. Moi j'ai la chambre la moins chere: 2 euros, ces la carpet room, juste un tapis, une couverture et une table basse ou repose le Coran, cela me suffit emplemment.

Partie a la decouverte de l'une des plus belle ville du monde a travers une architecture qui a su traverser le temps au milieu des magazins fashions et des etalles a souvenir eparpiller autour des monument de la ville. Le bazar surdimensionner, allant de la ruelle au tissus ou l'on se bouscule pour rejoindre celle des maraichers et finir seul au milieu de ces murs portant tant d'histoire laisser pour l'heure de la priere. J'aime retrouver l'endroit ou l'on vend les epices, l'odeur qui y reigne, ces couleurs entreposer dans les sacs et me dire que c'est la seul chose qui reste de la route de la soie qui n'a pas completement disparu.

Pour moi tout va pour le mieux pour l'instant, la vue, le decor, les rencontres toujours la ou les memes questions reviennent sans cesse: Mon pays, mon age, mon metier, si je suis marier ou celibataire et pour finir sur la question tabou: Comment ce passe les relations amoureuses entre hommes et femmes occidentaux.

Vous dire aussi que le plus gros billet en Iran est de 10000 rials, ce qui represente 1 euro, alors au moment du change je me retrouve avec un peu plus de 200 billets dans la poche ces liasses me faisant passer pour un trafficant ayant reussi un gros coup.

Portez vous bien et a bientot pour d'autre news...

from central asia 08, Amplitude, la vie du voyageur.

Semaine tres enrichissante. Ispahan la belle que je n'ai eu le temps de visiter entierement et mon premier jour grincheux, pourquoi? je ne sais pas, pas envie de parler, pas envie de repondre a tout ces: Hello, witch country?, pas envie de parler le farcie pour commander a manger et rester le ventre vide le temps d'un tajet, pareil pour les taxis, ce qui differe des autres pays, lorsque vous descendez du bus on vous saute au cou pour vous rabattre dans tel ou tel hotel, ici aussi il n'en est rien et doit me debouiller, un chauffeur de taxi collectif aura raison de moi et heureusement car je n'ai jamais d'adresse ou loger lorsque j'arrive dans certain lieu. L'hotel et sa carpet room que j'ai du quitter pour rejoindre le dortoir mixte, pour les touristes. Une chambre de cinq avec tous un point commun, nous voyageons tous seul, pour beaucoup c'est la premiere fois que des occidentaux se retrouvent depuis quelques semaines voir quelques mois et cela fait du bien parfois. L'une des plus belle place du monde s'ouvre a moi, magnificance d'un jardin entourer par ses mosquees et son palais, le temps de s'asseoir pour profiter de l'heure de la priere et deja on m'interpelle, le temps de parler anglais de se retrouver devant un the et Masdak se presentant a moi: Un gars de 43 ans qui a beaucoup vecu, entre la guerre Iran Irak, au probleme Palestien, jusqu'a la clandestinite en Suisse pour echapper a son regime, arreter deux fois pour avoir bu de l'alcool et fumer de l'opium et parlant un tres bon francais. Aujourd'hui, il ne peut travailler pour un organisme d'etat pour faire accompagnateur et doit survivre par des petits boulots. Je passerai trois jours avec lui a parler de tout et de ce qu'il ne peut dire ici, sans etre compris au regard de monsieur tout le monde cherchant lui la vie facile comme par chez nous.

Les jours se suivent et j'arpente le meme trajet pour faire des photos et me faire voir pour que l'on m'accepte avec ma boite a image et d'avoir la chance de la pose du moment du passant, des passants fieres d'apparaitre sous leur meilleur jour. Toujours dans les lieux historique, je ne peux rester seul pour savourer ces moments, car il y a toujours quelqu'un pour vous interrompre et vous poser des questions, ainsi va la vie du voyageur.

Samedi 20 mars 2004, 10 heures 18 du matin... Happy new year et oui le changement d'annee pour eux ce fait a cette heure si, encore une histoire d'astre, nous sommes en 1300 et quelques. Pour nous voyageur rien ne change si ce n'est que tout va etre fermer pendant une semaine. J'aurai la chance de pouvoir partager le repas avec la famille de Masdak. Appartement avec un sejour plein de canape pour recevoir, recouvert de tapis ou l'on mangera pour ce premier jour, les femmes biensur restant a la cuisine.

De retour sur la capital pour les fameux chemins administratifs. ou je me retrouve sur le bord de la route, assie sur un tabouret pliant la vielle triumph entre les genoux a remplir ces formulaires de demande de visa ecrit en russe et en anglais car le local ne comprend rien, moi non plus d'ailleurs. Mauvaise nouvelle pour le visa de transit turkmene, il me faut une lettre de recommandation assez speciale qui ne plaira pas pour autant parce qu'elle est signe par le vice consule, celui-ci etant en vacance pour deux semaines, alors j'ai laisse tomber, j'essayerai a Masshad ou trouverai une autre solution pour arriver a bon port. On ne peut rien faire car tout est ferme pendant cinq jours, nous laissant le repit de deux jours a chaque voyageur pour joindre son ambassade de destination et leur visa, je me demande comment une fete comme celle-ci n'est pas arriver en France...

Les journees sont identiques, on se leve, chacun vaque a ses occupation et l'apres midi tout le monde se retrouve dans le dortoir a raconter son histoire, parfois jusqu'a des 4 heures du matin. Ce qui est rigolo, ces que tout le monde se suit, nous sommes plusieurs a avoir commencer d'Istanbul sans s'etre vue et nous retrouvons a travers un hotel commun d'une nuit. Comme j'ai le temps, je vais vous raconter mon sac, mon quotidien, mon intimite. Mon sac a dos de 90 litres remplit a rabort et me dit que je n'ai rien: Un sac de couchage pour les nuits froides qui aujourd'hui va plus tot m'encombre car en une semaine, on est passe du zero et la neige a plus 25 degres, un drap orange a l'ephigie de Buddha pour les lits qui ne serai pas propre.deux boites pour recevoir mes 70 films d'appareil photo, ainsi qu'un peu de matereil. deux boites pour transporter ma medecine, mes medicaments me rappellant bien mes origines. un quart pour boire le the, une gamelle au cas ou j'aurai a faire ma cuisine, en ce moment elle est occuper par les derniers echantillons de parfum et deux gourdes plastique hight tech pouvant etre chauffer. Un sac plastique (decathlon) blanc pour recevoir mon pantalon, ma chemise, mes deux t-shirt et sous vetement. Un autre marron (fnac) avec un savon faisant aussi office de mousse a raser, de schampoing et de poudre a laver le linge, un rasoir jetable, une brosse a dent pour les dents, une autre avec le manche couper pour me nettoyer les ongles et dentifrice. Un ciseau coupe ongle marchant tres bien pour couper la barbe ou autre. Un pot de creme nivea pour la peau et les chaussures, car elle aussi on le droit d'etre entrenue meme s'il est ne sont plus etanche, une paire de sandale. Une petite bibliotheque de 7 livres et 3 translates pour pouvoir communiquer, j'oubliais, le papier toilette, car je ne suis pas encore capable de me laver les fesses a l'eau froide du jet. Voici le resume de quelques articles lu avant de partir sur l'Iran

Pays ou la contradiction est reine. Les fils et filles de dignitaire logent dans des immeubles ou on a acces uniquement par le garage et sans visavi comme cela ils peuvent vivrent a l'occidental, les paraboles caches sous le linge ou sous les toits. Il est interdit de se reunir dans la rue mais il possede un stade de football de 100000 places. Dans la rue il vous est interdit de parler a une femme si elle n'est pas de lien de parente, sous peine de finir au comissariat des moeurs. La majorite pour les filles etaient atteinte des l'age de 12 ans et ce trouver confronter au même loi que les adultes ainsi que la peine de mort. Heureusement et encore, aujourd'hui elle a ete repousse a 16 ans. De savoir qu'un homme qui a commis une agression sur une femme sera puni de mort, mais la famille de cette dite femme devra verser un tribu a celle de l'homme pour pouvoir subvenir a son absence. Autant dire qu'ici un homme vaut deux femmes. Tout cela existe depuis 1979 avant les hommes et les femmes allaient dans des ecoles mixtes et n'avait pas a ce voile. Toute cette revolution pour un changement mal interpreter par les gens du peuple qui croyait en plus de liberte. Vue des mes yeux de touriste, je n'ai pas le sentiment de ressentir tout cela, ce que je vois dans la rue au quotidien est la meme chose que je vois par chez nous, il faut vraiment rentrer dans l'intimite d'une vie pour ce rendre compte qu'il y a un grand fosse entre les hommes et femmes et beaucoup d'hypocrisie. Pour les coutumes, il ne faut jamais dresser son pousse comme nous ferions pour dire Ok, ici c'est une insulte comme ci nous dresserions le majeur vous savez pourquoi. Meme s'il ne sont pas propre. Il ne faut jamais se moucher dans un restaurant, car vous verrisez tout le monde se lever et quitter ce lieux.

Une semaine de passer et enfin je retrouve le net. Quoi de neuf, plein de chose, le visa Ouzbeck en poche, je quitte Teheran. Avec cette rencontre dans le bus de nuit pour Shiraz de 4 Afghans descendant plein sud et tentant leur chance a Dubai. Je n'en revenais pas de voir tant d'entouthiasme a travers leurs regard, j'avais tant de question a leur poser et j'ai juste pu leur dire: C'est tres difficile et bonne chance. Le reste de la discution se fera gestuellement Il m'ont meme offert de leur repas dans le bus. Je n'en revennais pas de voir tant de foie dans une expedition pareil et probablement vouer a l'echec. Le bus se vide, pouvant m'allonger, regardant a travers la vitre, le desert, les etoiles et pour la premiere fois posant plein de question a Dieu, celui que j'avais laisse au profit de ma vie d'occidentaliste et ces quelques lignes qui me son venu:

L'espace est un grand livre au page blanche, la vie sur terre s'ecrit difficilement sur l'une d'elle. Dechirer la pour la reecrire, Oh mon Dieu...

c.h

Descendant du bus, je prends une photo pour me souvenir et ils m'offrent une carte de voeux dedicacer, il n'y a pas plus beau cadeau que ces quelques lignes ecritent. Je ne perds pas de temps pour rejoindre: Persepolis, elle a ete rebaptise: Iran Disney Resort. J'ai mal choisi mon jour pour venir visiter le vendredi du nouvel an. Bouchon sur la route, la queue partout et des gens venu ici plus pour s'exiber que pour parler architecture ou histoire. Camescope a la main pour filmer la petite famille habiller dans les derniers hahit a la mode. Mode a tendance americaine, meme si sur les murs de beaucoup de ville on prone l'antiamericanisme. Les lunettes de soleil sur la meche de cheveux depassante du foulard. Pour les hommes, chemisette, jeans, les lunettes dernier cri et tres important l'oreillette du portable en vue. Ne respectant rien, marchant sur les collones ou s'asseyant partout pour cette sacre photo souvenir. Les vendeurs de saloperie s'etalent les un derriere les autre, vendant du made in china. Les boules pour moi, moi qui croyer partager mes lecture avec des passionnes, encore une fois je me suis trompe, pas de chance pour la tranquillite car ici aussi il y a toujours quelqu'un pour vous interpeller. Au faite, j'ai oublie de vous dire que c'etait magnifique, mais a l'allure de tout ce passage, il ne restera plus rien dans quelques annees. Un peu d'histoire: La Mesopothamie, Babylone et sa fameuse tour. {Batissons-nous une ville et une tour dont le sommet penetrera les cieux, faisont des briques et cuisons les au feu}. Ce fut l'invention du materiel fabrique et la production en serie 2200 ans avant J.C. Grace a quoi les projets de l'homme ne seront plus conditionnes par la nature. Comme quoi lorsque l'homme invente n'a pas de limite et ce croit maitre du monde. En revenant je veux quitter cette ville aussi vite que je suis arrive, pas de chance car tous les bus sont plein pour les 24 heures a venir. Alors je vais en ville trouver un hotel pour la nuit assez cher car tout est complet. Ici les iraniens de passage transforment les jardins publics en camping, plus une place pour poser sa tente, alors on fini sur le bord de la route ou sur le parking sous un soleil de plomb et la temperature avoisinant les 35 degres. Demain Yazd, puis Masshad et encore un mois de passer. Je crois vous avoir tout dit, prochain message, je pense dans deux semaines en Ouzbekistan si tout va bien...

Petit lexique pour survivre: Pipizamzam= Cocacola, Chikchok =Bounty, Chikchak ou Tak tak= Kitkat, Metro = Mars.

from central asia 09, sur les traces de l'Imam Husseyn.

Bonne nouvelle le billet de deux euros vient de sortir, on aura les poches plus legere. Oublier de vous dire que sur Teheran, j'ai pu deguster ma premiere glace au safran. Faisant le tour de la ville by night en voiture et m'apercevoir qu'il n'y a rien pour les jeunes. De vous dire que le gpl est gratuit pour les taxis Vu dans une vitrine de magasin de photo un appareil nazi de la Luftwaffe antiquite qui n'est pas a vendre. La chance du hasard et des rencontre toujours fortuite et me faisant avancer jour apres jour. un pilote d'avion me renseignant sur les voles pour l'Ouzbekistan, un japonais se retrouvant bloquer par le meme visa que moi et qui a seulement un budget de 3 dollars par jour, ce nourrissant d'oeuf, de pain, de tout ce qu'il peut trouver a pas cher. Un francais revenant d'Afghanistan me renseigne au cas ou et tout cela tous les jours au hasard des questions qui se posent...

Quelques nouvelles d'actu sur la ville de Bam, selon les gens que j'ai rencontre et qui si sont rendu: Une vrai vision de desolation, d'apocalypse. Des tentes monter a la hate sur les ruines des maisons. Des ouvriers sont deja a la tache pour rebatir la forteresse, leur budget est deja debloque, laissant le peuple de la ville dans un desespoir et un mecontentement sur les millions collecter a l'etranger qui ne sont jamais arriver jusqu'ici.

Shiraz ville des poetes Saadi et Hafez ou je vous avais laisse la derniere fois, tour de la ville de sa mosquee recouvert de sa mosaique faite de million de petit mirroir, les fideles viennent embrasser le shirine (tombeaux) s'en allant a reculons. les femmes dans une cour adjacente regrouper pour papoter, boire le the et fumer le galion (narguile iranien). Oublier de vous dire qu'a Persepolis, les pierres vestiges d'une autre epoque sont recouvert de tag neo retro, signe pour l'eternite a toi paulette l'amour du moment ou le souvenir d'un connard sans education ( j'suis venu, j'ai vue, j'ai ecru). Dans ce vieux bus mercedes le long des routes, je regarde les R5, les 2cv, donnant un air nostalgique de france des annees soixantedix. La police surveillant tout cela a bord de leur vaiseau Mercedes 240 (ca rigole pas ici). Dans les oasis, les derniers nomades ont troque leurs chameaux pour des pick up bleu toujours aussi charger.

A l'heure ou tout le monde sort de boite par chez nous, me voila arrivant seul a la gare routiere de Yazd, on m'avait dit pas de probleme lorsque tu arrive tot, tu squatte la gare routiere en attendant le jour. Cela doit marcher pour toutes les villes sauf celle-ci. Je m'installe dehors sur le banc en beton ouvrant mon livre de farcie, le temps d'apprendre quelques lignes pour ne pas m'endormir, surveiller le soleil apparaitre derriere les montagnes et attendre un nouveau cycle hotellier. C'est rigolo de comprendre quelque brive de phrase des discutions voisines. Le va et vient deposant leur lot de passager et la silhouaite de deux sac a dos se detachant du groupe, savoir que je ne finirai pas la nuit tout seul assi ici. Cette phrase qui retint {wich country} et qui prend une autre forme lorsqu'elle est dit par deux occidentaux. Valentin et Raoul, deux roumains en ballade comme moi. Toujours les meme questions et le plaisir partager du moment. Autre bus et autre arrive: Tomoko une japonaise voyageant seul depuis 5 mois ce joint a nous. L'attente prend une autre forme, plus joyeuse et s'atablant dans un petit resto pour nous rechauffer devant un gobelet de the. L'arriver du soleil naissant sur ces plaines desertique et montagne au sommet enneigees. Nous prenons la direction de l'hotel marquer sur un guide. Pour ce retrouver dans toutes ces villes pas de probleme, vous demandez la rue Khomeini et vous etes sur d'arriver au centre meme de toutes ces aglomerations. la visite de la ville se fera avec mes deux comperes du moment. Ici la vie a garde son image classique d'une ville de province et pas de vendeur de souvenir devant chaque monument. Pas de separation dans le bus pour delimiter homme et femme. Celle-ci d'ailleurs non point peur de vous regardez, de vous sourire et de vous parlez. Deux d'entre elles me demanderont d'ecrire quelques lignes sur un carnet, je me permets d'ecrire une phrase gentil en anglais une autre plus coquine en francais. Ces differents sites, dont la tour du silence, plus beau sur la photo qu'en vrai. Ressemblant au decors de la guerre des etoiles laisser a l'abandon. Je reste longtemps a regarder ce vieux assit par terre se deplacant avec l'ombre du transfo sur lequel il s'appuit pour faire ses panier ou plateau en osier. Rien ne le derange pas meme les passants, abile de ses mains, de son savoir faire, de sa vue disparaissant. Je reussi a l'interrompre pour une photo, reclamant son due comme faisant parti du decors. Au info du soir le Michel Chevalet local nous montre la derniere technologie iraniene ou comment monter la surprise d'un oeuf Kinder...

0h40, ma chambre, sa vue. La chemise ouverte a la fraicheur d'une nuit etoile: dans la rue retint la musique s'echappant du chapiteau librairie, recouvert de temps a autre par le va et vient d'un de ces 100 cc. Au fond les deux minarets eclairer de vert, comme un phare dans la nuit au milieu du desert annoncant l'oasis aux caravannes derivantes. Les puits de ventilation pour refroidir les maison au facade de terre remede contre les grosses chaleur d'ete. Technologie d'un autre age. Les feux de circulation misent en veille, libre de tout rappel codifier. Sous les projecteurs eclairant la facade de la mosquee recouvert de sa mosaique turquoise, ressemblant au mur des vent de jaipur. Ces femmes toute vetu de noir profitant de ce moment de liberte, se prenant en photo devant la fontaine ou les jets se sont calme, laissant refletter leur silhouaite sous la lumiere chaude de l'eclairage publique. Les imaginant dans un avenir admirer cette photo prise sous mes yeux. Dommage que l'obscurite m'empeche de voir leur sourire. Deux trois passant venu feter cette nouvelle annee en ces lieux. Le vendeur de glace glanant les derniers rials d'une famille tardivement passer. Les hommes coucher, le gerant de l'hotel preferant la lucarne televisuelle. Les jeunes sur leurs motos stationnant devant le banc publique squatter par d'autre n'ayant pas d'endroit a eux. Derniere ballade romantique pour deux amoureux sur leur deux roues. Dans la voiture un autre couple bravant l'interdit, partant dans un langoureux baiser. Voila la vie qui s'ouvre a moi, savourant la paix, la quietude de cet instant. Je ne veux m'endormir, laissant ce decors disparaitre dans l'oublie du sommeil...

Traversee du desert Iranien, sans le stop and go que je souhaitais par peur de ne pas retrouver de bus pour ma prochaine destination.

Mashhad: Bienvenue sur la planete chiite, ville sainte, ville du safran, ici on ne vous demande pas votre pays mais votre religion. Je trouve hotel a bon prix parmis les nombreux qu'il y a pour les pelerins. Trouve sans trop de difficulte les ambassades qui m'interessent, la queue, bousculade et toujours les meme reponses. pas de chance encore une fois tout est ferme pour quattre jours. Je pars a la decouverte de la ville. De voir que tout est en construction, minaret de beton et les coupoles gloques attendant leur facade de mosaique. Faisant le tour de la mosquee en deux heures, je fais un tour du monde. De ces boutiques ou l'on ne vent le kit complet du bon pelerin de ces chapelets made in China, des reproductions de l'Imam Ali bien portant remit au gout du jour comme chaque idole dans chaque religion, des marchands de bague trouvant leur place au milieu de chacun d'eux et des photographes avec leur decors de carton pate representant la grande mosquee ou les photos sont interdites. La moto discomobile religieuse, les pelerins squattant le pave, le cheik suivit de ses trois femmes. Et la, le rassemblement d'homme et d'enfant revetu de leurs chemises noirs et la terrible ceremonie expiatoire, ou ils se flagellent aux chaines pendant une heure au rythme des tambours et au son de l'Imam chantant Husseyn le martyr, un jeune est la pour asperger d'eau ces disciples d'Alla. Par la suite ils forment un cercle pour ce taper la poitrine, se tournant vers la mecque en pleurant en coeur. J'allucine, me retrouvant seul blanc au milieu de tout cela. Je vais visiter la grande mosquee et failli me retrouver coince pour l'heure de la priere ou chaque metre carre est recouvert de tapis, chaque cour, chaque salle. Je suis le fanatique pelerin male venant psalmodier des prieres. Dans ces aller et venu, je me retrouve dans la bousculade pour pouvoir toucher le tombeau a la coupole d'or de l'Imam Reza mort en 819 empoisonne. Les regardant baiser les portes de cuivre dore, salle recouverte de la plus grande mosaique de mirroir que je n'ai jamais vue. Ne disant rien, faisant les meme geste au cas ou je serai montre du doigt, avec ma barbe et tous ces rites, personne ne souci de moi. Mashhad ville du safran et au restaurant ou je vais tous les soirs pour un repas que je n'arrive a finir pour 3 euros, ici comme ailleur pour passer le temps on casse le sucre avec un marteau de metal pour le transformer en de. On m'ammene le sac plastique le plus ordinaire du monde rempli de deux bon kilo du pistil de cette fleur.Moi qui croyait qu'on le cacher dans des coffres forts.

Conclusion: Apres un mois de voyage a travers ce pays, de decouverte, de rencontre. Je ne cherche pas a me projeter trop loin, peur d'une deception. Alors je vie au jour le jour, de cet petite galere de routard au joie du moment apres un visa ou un renseignement important. Je me serai jamais autant regaler du plat national servie dans les gamelles d'alu des restaurants de quartier ou l'on voit defiler la vie a travers la vitrine. D'avoir vue les vertes vallees aux plateaux desertiques. Du plus laic au plus croyant d'entre eux. D'avoir tenu 30 jours sans une goutte d'alcool. D'avoir partager leur quotidien. Je vous dis a bientot pour un autre pays, autre langue, autre moeurs

from central asia 10, les portes de l'asie central s'ouvre enfin.

Avant de lire ces lignes, je tiens a vous rassurez tous. Je n'avais rien dit de ma destinstion pour ne pas alarmer tout le monde. Tout va bien pour moi, pas de probleme d'insecurite...

Le 06 avril, 6h30, mon visa expire dans moins de 18 heures. Me voila a la gare routiere de Mashhad et la temperature a chuter, le danois n'est pas la. Je me place bien pour pouvoir mettre mon sac dans l'un des coffres du bus qui sont deja remplie de commerce au noir. On me dit garder votre sac et l'arriere du bus se transforme en un monticule de baggage. 9h00 ca y est on part, dans nos vieux bus mercedes ou leur ancienne destination non meme pas etait efface, le notre est marque beach machin chose, il devait relier une plage de la cote grecque. Celui devant est francais 26420 (vive la Drome). S'imaginer qu'apres avoir fat leur 2 millions de kilometre sur nos terre, il allait finir leur vie sur le carrefour des routes naissantes. La chance d'etre blanc et je me retrouve juste derriere le chauffeur. Nous voila parti, j'en profite pour finir ma nuit et comme toujours on me questionne, pourquoi?, comment? et qui paye mon voyage. Comme dans l'est de la Turquie, steppe desertique et au mileu de tout cela le ruban d'asphalte, derniere ville ou l'on s'arrete a la gare routiere et ou s'ammoncelle sur le quaie le double du chargement que nous transportons deja. On trouve de la place, sur le toit, dans l'allee ou l'on dispose les bonbonnes de gaz et les futs de gasoil, un gars me demande: {go Afghanistan, good bye). Ca y est la frontiere, au milieu de nulle part, toujours ce corridor de barbelet et des panneaux autour annocant des mines antipersonnels pour eviter les clandestins qui serai tenter par plus de liberte. On fait descendre tous les afghans de retour sans visa et on fouillent leurs sacs, on y perd deja une bonne heure, deuxieme poste pour nous ou chacun pointe son visa. Je prends le temps de fume un cigare et d'en offrir autour de moi, comme les parfums cela ouvre des portes, casse cette cage de verre, nous fait gagner du temps et pour moi des renseignements precieux pour la suite, troisieme poste et nous voila en Afghanistan. De ce cote si pas de route mais une piste, qui apres la pluie a transforme se terrain vague en nomad's land. Casse de vehicule, bicoque faite de recuperation de bois et de plastique. Pas de douanier pour nous verifiez, juste un gars qui tamponnent les passeports sans meme regarder si vous avez un visa de l'autre il balance celui-ci sur le comptoir, vous allez me dire si vous en etes arrive ici, il n'y a pas besoin de verifier. Pas d'ordinateur pour vous enregistrez. De retour dans le bus, nous voila reparti. truck d'un autre age (berliez, kamaz) tout le long de la piste rendant l'ame les un apres les autres, suspension, direction ou moteur casser. Ancien caravancerail transformait il y a quelques annees en poste avance ou il ne reste plus qu'aujourd'hui que la carcasse de char sans chenille, celle-ci servent de ralentisseur sur la route et d'ancien camion de troupe cannibalise, seul vestige visible la mitrailette de gros calibre rester sur son trepied, cela n'empeche pas les troupeaux de mouton d'aller et venir. Autre caravancerail transforme en camp de refugier du HCR. Le long de la piste, les tentes de nomades, le berger gardant sont cheptel avec la kalaniskof en bandouliere. Je me voie revivre les longs convois de chamaux auparavant qui acheminer leurs charges a travers ces steppes. Toujours le long de celle-ci autre carcasse de char servant d'air de jeu aux enfants. Ces oasis sans eau, enfin si, avec un puit, une pompe manuel estampier ONU, pour leur rappeler qu'il ne serait rien sans nous, ou si, qu'il serait peut etre tres different. Oasis commercial ou les echoppes ne sont ni plus ni moins que des conternaires vides coller les uns aux autres. Village de terre, d'une autre epoque, ou l'on pend sur un bout de bois une gente vider de ses raillons faisant office d'antenne de television. Le soleil descend et rend cette vallee magnifique. Apres douze heures de voyage, Herrat dans le noir, ne sachant pas ou aller, le chauffeur du bus m'ammene dans un hotel, ou l'on vous serre le the avec les petits gateaux, ou l'on vous avance une feuille, ou tout est compris dans le prix que l'on va vous annoncez: 45 dollars (euh, massage compris), que faire accepter, partir dans la nuit pour un autre hotel, sans un afghanis en poche. Pour moi cela represente le budget de 15 nuits. Aller on se fait plaisir, on rechage les accus, le ventre, les gourdes et on traine sur le net tout la nuit car tout est a volonte. J'oubliais on vous demande de laisser vos armes dans la voiture...

Le reveil se fait au son des clochettes des carrioles tirer par les chevaux. Le plan de la ville, ou il apparait plus de point avec ces diminutifs d'association caritative que d'hotel. Il y en a pour tout le monde, a croire que la jet set humanitaire se serait donne rendez vous ici sous le soleil pour refaire le monde dans l' hotel chique de la ville. Dans la rue deux mondes se rerouvent, les riches dans leur Toyota, les pauvres sur la cariolle parfois tirer par des chevaux, parfois par des hommes. Je vous rasure avec l'operation freedom machin truc des blancs les femmes portent toujours la purda. Premiere chose se matin se faire faire une chemise a la mode du jour qui tombe jusqu'au genoux pour se fondre dans le decors, car pour les hommes, il n'y a pas d'exentriciter vestimentaire, chemise jusqu'au genoux, gilet, beret a la Masshoud ou turban. La ville, ses trottoirs ou chaque metre carre a quelque chose a raconte, la poussiere, la salete, tout est recouvert d'une couche de pousssiere. Ce n'est pas de l'humanitaire que l'on devrai faire mais de l'humanhygiene. J'aprehende drolement mes premiers pas, je me dirige vers la mosquee qui est magnifique recouvert de sa ceramique bleu et de ces textes caligraphies, pour une fois je peux m'asseoir et profiter du spectacle. Deux filles qui sous leur purda sont habillees a l'europeenne, viennent me poser des questions en anglais: {vous etes journaliste ou vous travaillez pour laquelle de ces organisations}. Je leur dis que je suis de passage, mais elles n'encroivent pas un mot. Ici pour les jeunes filles la vie n'est pas rose du tout. Trois cents femmes qui, l'an dernier, dans cette seule ville, la capitale d'Ismael Khan, le seigneur de la guerre de l'Ouest afghan, se sont immolées par le feu pour échapper à la condition d'esclaves conjugales qui est le lot de l'immense majorité des jeunes Afghanes, morte de ce fanatisme sans âge qui s'appelle l'islamisme et qui n'a pas disparu.

Ensuite le chateau, le bazar, le quotidien, je sors l'appareil photo, je commence des plans larges puis je m'approche et je demande pour faire la photo et tout le monde s'agluttine autour de moi, avec mon imagination debordante, je crains le pire, mais tout est ok. La boucherie sans vitre sur des billots ou les couches de sang seche les une sur les autres, la langue d'un boeuf accroche a l'entre, les vissaires a meme le sol, un plan de travaille sale comme jamais il ne m'as ete donne de voir, j'arrive a faire la photo de l'ensemble. Pour la premiere fois je vois un commerce vendant des plaques de sel venant de l'Himalaya. Toujours en marchand, comme un representant politique, je me vois lever la mains tous les dix metres et saluer: {asalam alekum}. Les ruelles de terre, les enfants poussant a l'aide d'une tige ce cerceau de caoutchouc. Le magasin d'antiquite ne se faisant plus d'illusion pour les annees a venir ne cherchant meme pas a vous rabattre, juste a venir boire un the et parler. Le cimetiere des sans argents tas de pierre annoncant la presence d'un corp enseveli survoler par un escadron de pigeon blanc...

(question de securite je prends l'avion 2 heures de vol pour rejoindre la ville suivante, meme prix que le bus qui lui met 2 ou 3 jours) 9h00, je pars pour l'aeroport, comme partout ou vous demande d'arriver 2 heures avant, deuxieme ville du pays par son importance, j'imagine l'endroit et mets tout dans mon sac pour ne pas avoir de probleme au portique. L'aeroport international. Non pardon je reprends, l'aeroport intercommunal au milieu de nulle part ressemblant plus a une gare ferroviere desafecte, avec son parking unique au monde ou le vehicule le moins cher est un 4x4 Toyota derniere generation. Je rentre, personne pour vous acceuillir et me voila sur le tarmac, il y a juste notre avion et un helico russe tout blanc estampille (je vous laisse deviner). 4 blancs attendent aussi travaillant tous pour une organisation humanitaire, les militaires l'arme au poing les responsables de l'aeroport reconnaissable a leur badge. D'un cote de la piste la station meteo elle aussi offerte a l'autre bout les carcasses d'avion. Au bout d'une heure je me dirige vers l'avion, et l'equipage russe m'accueille. On parle meme le francais. On prend mon sac sans meme regarder dedans, pas besoin de passeport. Un Antonov devant finir ses jours au soleil. A l'interieur pas de fioriture. et puis me voila attendant les autres passagers a prendre des photos de l'ensemble, allant dans le cockpit. Messieur; euh, les temoins d'usure du train d'aterrissage lateral droit on disparu. pas probleme. Les gilets de sauvetage, y a pas; les consignes de securite, y a pas; le petit sac, y a pas, ahhhhhhhhhhhhhhhhh.

11h00 personne, serai-je le seul passager. Puis tout le monde arrive se positionant en file indienne devant l'appareil, ainsi que les bagages. Combien? 50, no, no only 48 places. Ce n'est pas grave deux partiront demain. Au fait installer les gens les hommes devant les femmes derrieres, les enfants debout entre les jambes et pour la plus par cela doit etre leur bapteme de l'air. A cote de moi, un afghan vivant au Quebec et parlant francais avec l'accens (on aura tout vu), je ne peu pas retenir de rire. L'avion decolle et rien que pour moi on me fait l'annonce en francais. A l'arrive je me dirige vers une dame pour me renseigner et je fini dans le beau 4x4 blanc pour rejoindre le centre ville...

Masar e sharif dit Masar, ancien fief de Massoud le lion du panzir. Capital de la pauvraute; qu'est ce qu'il y a pu y avoir pour que tout le monde soit si pauvre et que les blancs viennent mettre leur grain de sel dans leur gros 4x4 blanc, a cote d'eux les picks up flambant neuf de qui vous savez, a ce demander qui est la mafia. Ils sont tous assit les uns a cote des autres le long du mur de la mosquee chiite (ici, on est en pays sunnite et les talibans l'ont abime, lors de leur passage) toute recouverte de ceramique bleuelle aussi. Moi dans ma belle chemise bleu pour me fondre dans la foule je ne fais qu'attirer les regards, je me sens obliger de retourne a l'hotel pour mettre des vetements moins voyant et retirer tout ce qui pourrait avoir de la valeur sur moi. Personne ne porte un vetement sans trou, sans etre recouvert de poussiere, ou tout est terne. Les enfants jouent dans la rue au ballon degonfle troue lui aussi. Un ramasse poussiere et une capsule de bouteille font tres bien l'affaire pour jouer au ping pong, on court apres une bouteille en plastique vide deplacer par le vent, dans le ciel des cerfs volants rudimentaire. Le cinema et ses affiches jaunies par le soleil. Les charlatants et leur parlophone pour vendre leur poudre de perlinpinpin, le tir a la carabine a air comprime sur des allumettes, le circuit de voiture circulaire au l'on deplace une voiture aimante tout cela tourne a la force du poignet. Cette reflection qui me vient a l'esprit: Mais qu'est ce que je suis venu faire ici. Je n'arrive pas a me defaire de cette pense et il faudra attendre la joie s'affichant sur leur visage lorsque je sors la boite a image. Le sourire revient et je partage un peu de mon temps et de mes petit billet rouge ou bleu d'un ou deux afghanis que je prepare dans ma poche. Me voila a faire le clown sur une selle de velo de fabrication local, percher a deux metres du sol et toute la rue s'est arrete, le temps d'un instant, le temps de rire et cela fait le plus grand bien pour tout le monde. Pour la premiere fois j'estime que ma vie a un prix, celui de l'hotel ou je reside, a coup de 20 dollars, c'est le seul batiment encore correcte, avec ses sanitaire a l'occidental et son cumulus qui n'a jamais le temps de ce recharger du au coupure de courant intempestive, mes soirees se passent a la lumiere de ma lampe de poche, au son du groupe electrogene et de la musique indienne du marchand de glace d'en face. Elle se fini quand la battery de ma lampe c'est epuise. Pas de repaire car la vie ne vaut absolument rien, mais pour moi on essaye toujours de gratter un peu plus et je ne cherche meme pas a negotier tant que l'on me vole de 5 ou 10 centimes d'euro. Comme dans la ville precedente, on ne vend que du produit d'importation, rien de local, si les bananes naines ou l'on cherche la couleur la jaune d'origine sur sa surface pourri. Le soir je me retrouve au restaurant du coin ou tout le monde les jambes croisees devant le film de guerre indien (ils en ont pas marre de manger au son des mitrailettes). On me sert la Poulao (riz, patate douce, mouton) que l'on deguste avec les doigts et le the. Ca y est, j'y suis en Asie central. Comme le gardien de l'immeuble faisant office devant l'hotel, il attend, ici tout le monde attend que la journee se passe, attendre l'argent qu'il n'y a pas. Je pars en taxi collectif ou biensur les femmes non pas leur place a cote de nous mais avec les enfants dans le coffre de la voiture, pour rejoindre Balkh et les ruines de l'ancien royaume de Bactre. Le long de la route, toujours ces carcasse de char, des camions surcharges avec encore par dessus les gens qui non pas les moyens de se payer le bus et champ de pavo. Barrage de police pour gratter un bacshich, mais le chauffeur me montre du doigt et pas de probleme pour nous.

Fondée vers 2500 ans avant JC, ce fut la plus fabuleuse étape de la route de la soie jusqu’au passage de Gengis Khan en 1220 : tous ses habitants, hommes, femmes et enfants, furent alors tués, et la ville systématiquement détruite. 50 ans plus tard, Marco Polo ne trouvera plus que des édifices de marbre en ruine autour de vastes places désertées. Aujourd'hui il ne reste plus rien uniquement le mur circulaire de l'anceinte du a une construction de qualite, ou l'on y retrouve les ossatures des cadravres de prisonnier enterre pendant sa construction. Il ne reste plus que le desert, trou de rocket et une cabanne ou il ne fait pas bon y entrer hormis pour y fumer l'opium. Cet ici qu'Alexandre le grand epousat Roxane. Mais c’est aussi la ville où vécut et parla Zarathoustra...

Samedi, branlebas de combat dans l'hotel avec un repas de mariage a 7h00 du matin, a 9h00 tout le monde etait reparti a ces occupation. Je pars en taxi collectif tenter ma chance a la frontiere Uzbeck, apres 4 heures d'attente sous le soleil devant l'Amou daria. Je me vois refuser l'acces, je regarde le va et vient des camions ou le commerce ne va que dans un sens. Retour a Mazar city pour essayer une autre solution.

Je pars au renseignement et je commence par MSF, au moins il devrait y avoir quelqu'un pour parler francais. l'on m'explique que personne ne peut passer la frontiere hormis l’ONU. Je ne perds pas de temps pour plier baggage et trouver un taxi collectif pour rejoindre Kabul, malgre les mises en garde du danger de la route. Nous voila partit. La route se decouvre a travers la vitre de la voiture et au son de la musique indienne. Après le desert, les montagnes et les vallees verdoyantes de l'ancien Kafiristan. Le long de la route ou la charrue est encore tire par des boeufs, toujours les carcasses de char russe et les atrouppements autour de moi lors des arrets et je regarde les gens au bord de la riviere pecher au groupe electrogene et au bout d'une perche un cerceau de metal pour electrocuter les poissons. En repartant nous croisons un convoie de GI americain montant vers le nord. Apres les chaleurs de Mazar nous voila disparaitre dans les nuages. A 3500 metres d’altitude, on s’arretent dans la neige, moi en sandale par 00 degre et ils se mettent a prier Allah, je ne comprends pas tres bien. Et les voila faire signe lorsque l’on s’engage dans les derniers tunnels, on se demande s’il ont va reussir a s’en sortir. Il refont la priere pour le remercier de nous avoir laisser passer sans encombre. Moi j’en profite pour accrocher un ruban vert dans un arbre pour le remercier a ma facon. La route continue et je les comprends a parler politique. 22h00, on arrive enfin a Kabul, pas d’adresse sauf celle d’une agence de voyage. Je reste dans le restaurant sur le bord de la route qui s’est transforme en dortoir, ou la nuit est gratuite. le vieux avec ses mousquets d'un autre age, quelques militaires et leurs armes. A cote de moi, un cul de jatte au air du Che, de l’autre le chat et les cafars dans les cheveux et seulement Buddha me recouvrant pour me proteger. Reveil 4h30 pour la priere, meme pour moi. voila une semaine qui commence. Nouvelle semaine et nouveau probleme. Lors de mon attente devant l'Amou daria, il n'y avait qu'un pont de 300 metres a traverse pour pouvoir rejoindre l'Uzbeckistan. Cela va etre les 300 metres les plus cher de ma vie, comme on m'en a refuse l'acces et pour rejoindre ma mere dans des delais correcte, je dois prendre un avion demain pour Dubai, puis apres demain pour Tashkent. qu'elle drole de planete que la notre. pas d'autre solution si le n'ont fait pas parti d'une organisation, il y a un peut moins cher mais il me faudrait plus d'un semaine pour y arriver

from central asia 11, soviet system.

300 metres = 700 dollars + 6000 kilometres, drole

d'equation, Me voila au depart de Kabul et sur le

tarmac, le balai des helicopteres de combat. Je quitte

un des pays musulmans des plus pauvres de la planete,

pour me retrouver dans le plus riche: Dubai, oasis

moderne, au parc recouvert de gazon synthetique, au

gigantisme de l'architecture moderne, sur la piste, oh

pardon sur les routes droites se suivent les voitures

les plus cher du marche. je trouve l'un des hotels les

moins cher de la ville a 40 dollars la nuit, petit

hic, c'est l'hotel aux 4 discotheques et des milles et

une passe, ou le cheik et les jeunes de la ville

viennent depenser leurs dinars. Devant les grands

hotels, accostent les bateaux en bois vennant de

Chine, d'Inde aux cargaisons multiples, les trottoirs

se transforment en quai de dechargement et une autre

vie s'y ecoule au rythme des grues, colis et du

rechaud a gaz pour preparer le riz. pour manger a pas

cher. Moi, je finis chez Burger king, vais au cinema

voir: {la passion du Christ}. Attendre que l'heure

s'ecoule, attendre impatiemment le retour en Asie

central...

Uzbekistan me voila, Tashkent et le vert des parcs

impressionnent mon regard apres tant de desert, ainsi

que les epaules denudees et le nombril exibe des

filles dehambulantes dans les rues. La police, elle,

se deplace en voiturette liliputienne made in Korea.

Je retrouve enfin ma mere et le luxe des hotels a

touristes aises. Mais j'ai le sentiment d'avoir failli

au regle du voyage que je m'etais impose, par le faite

d'avoir prit un avion et d'avoir eu cette coupure

entre deux mondes. Nous partons sans perdre de temps

pour Samarcande, le long de la route on refait la

geographie francaise en regardant les ancienne

destination non efface des vieux bus Mercedes. pas de

logement dans les tarifs de maman (elle m'invite),

alors nous finissons a l'Alliance francaise qui nous

aide et avec qui nous allons passer beaucoup de temps

a raconter notre pays. Maman se retrouve entourer

d'une bande d'etudiante qui lui posent plein de

question, comment se deroule la vie chez nous, comment

sont les jeunes, est ce que l'on mange du chien ou du

chat, etc...

La ville, le Registan, certainement la plus belle

esplanade du monde, entourer de ces trois medresas

toujours recouvert de mosaique, avec ses tigre lion et

ses textes caligraphies. Un pays perdu, sans origine

ou l'on vient de ressortir des livres d'histoire

Tamerlan le conquerant et ce nouveau symbole pour

faire avancer un peuple. Il ont perdu leur premiere

ecriture arabe au profit de l'alphabet latin puis

cirillyque et aujourd'hui enfin en 2005, ils

repasseront a l'alphabet latin. Un peuple au 109

ethnie et ce mettissage qui s'opere lors des mariages.

A vous jeune celibataire de nos provinces, les plus

filles se trouvent ici, je vous le dis.

Premier soir ou nous nous retrouvons inviter par la

famille qui nous accueille, a feter l'anniversaire

d'une soeur celibataire au dent en or comme toutes les

femmes qui nous entourent, la richesse porter en

bouche. Pour l'occasion, on lui trouve un mari en la

personne de moi meme, ca rigole sous le clinquement

des tasses remplies de vodka resonnant dans la cour,

drole d'entrer pour moi apres 2 mois d'abstinence,

nous offrons au femmes des echantillons de parfum

(merci a tous pour ce service) et cigare pour les

hommes, soiree royale, ou l'on danse sur du turbo

folk. Le mariage n'aurat pas lieu, apres lui avoir dit

que je ne possedais que cette apareil photo et un sac

a dos et lui disant que pour moi cela doit etre la

femme qui doit tout faire...

La visite se deroule guide a la main, prendre le temps

d'admirer tout ces chefs d'oeuvre sauver par le

communiste. Car il y a 100, il ne restai rien,

uniquement des batiments denuder de toute peinture et

autre ecriture, il y aura fallu Lenine pour proteger

ce pratimoine. Le bazar plein de couleur derriere Bibi

khanoum medresa, de sa drole d'histoire. Construit

sous les ordres de la femmes de Timour (Tamerlan), de

ces travaux qui n'avancer pas elle demanda alors a

l'architecte arabe, que faudrait- il faire. Il lui

repondit: Juste un baiser de vous, car il etait tres

amoureux d'elle. Alors elle ceda et imposa un coussin

devant sa joue, mais le bisous fut si sulfureux qu'il

lui laissa une grosse marque. Elle imposa a toutes les

femmes du royaume de ce voile. Mais de retour son roi

fut mit au courant de l'incident. Alors l'architecte

du monter en haut du minaret pour s'envoler vers son

pays et fit enterre la reine vivante. Davron un jeune

apprenant le francais, nous invite dans sa campagne

pour passer le dimanche, petit bourg a l'electricite

deffaillante au quotidien et l'eau a aller chercher a

la pompe, les toilettes simple trou dans la cabane au

fond du jardin. tout le monde vie dans la meme piece,

tapis sur le sol sur le mur, un lustre accroche que

l'on a jamais deballe de son plastique. Les deux

coffres, trousseau du mariage ou reside dessus les

couvertures de coton que l'on replie apres chaque

nuit. Nous nous atablons a meme le sol autour d'une

table pour une premiere colation. Ensuite,

presentation de la famille, ou je me retrouve avec les

hommes, maman elle partage la table des femmes dans

une autre piece. les jambes croisees, les femmes nous

apportent le repas et comme plat principal le Pulov

(poulao), ce plat qui va me suivre jusqu'a la Chine.

On parle politique, le pour du communiste, ou rien

n'etait cher, de sa vodka que les russes ont laisse

apres leur passage, au joie d'une liberte qui a un

prix, 1 kilo de viande est equivalent a 15 jours de

salaire. De la religion islamique a la sauce local, on

garde l'alcool et on mange le cochon. A la fin du

repas, on branche une batterie pour pouvoir regarder

la television et le sitcom japonais, qui accroche le

regard de tout le monde. Tout le monde dans la rue est

sortie, voir ces etranges de passage que l'on exhibe,

ou l'on doit rentrer dans plusieurs maison pour ne pas

offencer, mais ou nous devons refuser le repas que

tout le monde a coeur de nous offrir. En fin d'apres

midi, on part retrouver les parents de Davron. Son

pere ancien prof de francais qui a prefere arreter

pour se retirer dans cette petite cahute au milieu des

champs avec sa femme. Une seul piece, deux lits, une

petite table au milieu, le poele a l'entree, de

l'autre une etagere au 5 ustensiles vitales, ils nous

offrent le repas de leur journee, se retrouvant devant

un dilem, on ne peut pas refuser et si l'on mange, eux

n'auront plus rien. Drole d'endroit, pour passer un

dimanche soir et tout cela en francais. Direction

Bukhara dans un bus russe, pas de place pour mettre

mes jambes, alors je finis au fond entre cargaison de

pare brise et le plexi remplacent la vitre du bus. Les

rois de l'irrigation, des cannaux le long des routes

ou chaque parcelle a sa tranche. Des muriers n'ayant

plus a recevoir les vers a soie.

Le mauvais cote du communiste a ete l'obligation a

tout un continent de vivre a la meme enseigne, aux

moeurs regle par une kommandatur. Tout a ete pense,

regle, ne restant plus qu'a vous de travaillez et

d'allez passer vos conger la ou on vous l'a dit: A

Bukhara la voleuse qui a tout compris du business

touristique, pas de garde dans les musees, mais des

femmes surveillantes vos aller et venu et qui a le

droit de vendre ses broderies. Les tarifs en fonction

de la tete du client, tout negotier pour ne pas se

faire avoir. Devans les anciens hotels du parti, de

l'air russe au decor de fontaine d'un passe a tout

jamais eteinte, seul reste le parterre de rose rouge

du jardin public entretenu elle aussi grace a

l'irrigation. Les poucettes qui arrivait de Moscou,

mise a la mode par le media unique, finissent

aujourd'hui sur les trottoirs, remplies de bonbon,

friandise et autre cigarette. Les enfants sont

retournes comme il etait auparavant dans les bras des

parents. Des ecoles sans nom mais mais au simple

numero, triste d'entendre: Je viens de l'ecole 27,

specialise en je ne sais quoi. Aux cours de

recreation, ou reste sur les murs des affiches d'un

patriotisme vieillissant, aux parcours du combattant

pour former toute cette jeunesse. Du site culturel au

luna park d'un autre age qui aujourd'hui sert encore

pour sortir main dans la main d'amoureux revant d'un

monde encore plus occidental. Avant l'air communiste,

il n'y aurat eu que 4 touristes ressencer en 400 ans.

Hier, on vennait en train de tout l'URSS, aujourd'hui

ce ne sont plus que des cars de touriste hyperspeed,

voulant du depaysement et visiter mille et une place

en une semaine chrono. Aux commercants avident de

rentrer d'argent. Tu n'as que ce que tu merites et moi

de devoir tout verifier du change au restaurant, des

entrees de musees au souvenir. Pour la quatieme fois

je retrouve Franscheka par hasard sur la grande

placeet partageons soiree et toujours nos infos

precieuses. Nous partons pour Khiva, ville dans le

desert Izil-kum, du neo retro pour touriste en manque

d'imagination. De tes echoppes au tapis

azerbaidjannais ou persan, des epices d'Iran. De leur

monoculture de coton, il n'y a que des tee-shirts

floquer the road silk. Nous prendrons le temps de

deguster une biere et quelques arachides devant ce

decors. Partons dans le desert a la vrai decouverte de

l'histoire des forteresses vieille de trois siecle

avant notre ere, des nomades sedentarises autour d'un

lac, voulant eux aussi profiter du tourisme, proposant

leur yourt pour une nuit et leur chamaux pour la

balade d'un instant.

Maman repart et moi part pour la mer d'aral que je

vous conterai bientot...

from cenral asia 12, la realite plus que les images.

Deja 10 jours de passe ainsi que le repos, car maman avait les guides et je l'a laisse faire la lecture pendant que moi assis, je savourais le moment. Je repars seul, taxi, puis un autre et encore un autre, pour le Karakalpastan (une fois qu'on y est, on arrete pas de le dire). Nukus et son musee, mais avant cela l'hotel Tashkent, dernier hotel d'etat, Batiment austere d'epoque sovietique survit sans entretien. On l'on parque les touristes, que dis-je le touriste via l'ascenceur de la mort, je vous le dis, au dixieme etages. On me dirige vers la chambre, celle-ci se devoile devant mes yeux ebahies, ou j'essaye de negotier mais la directrice me sermonne en me faisant comprendre que cela n'est pas bien. La chambre, aux murs blancs, ou la peinture se decolle par plaque, au coulure d'humidite, sans decoration, le balcon inaccesible, bloquer a l'addesif moisi, le radiateur aux mutilples soudures des raparations precaires. A droite un salle de bain en forme de cube et le neon gresillant plus qu'il ne donne de lumiere, ou il n'y fait pas bon poser un pied nu a meme le sol. A gauche une armoire bringbalente avec 15 bouteilles d'eau faisant office de chasse d'eau, oui parce qu'il n'y plus l'eau, dans l'autre armoir, une boite vide de viagra, trace d'un vieux voulant certainement jouer au jeune etalon une derniere fois. Biensur, il y a la television ou il ne reste plus que le vert des trois couleurs primaires et son antenne, un fil serpentant sur la moquette grisatre. Malgre tout cela, je crois sincerement qu'il faut le vivre. De voir qu'il y a eu de la vie dans cette hotel, dans cette contree. Comme la discotheque ou ses murs ont du vibre une derniere fois dans les annees soixantedix. Le seul luxe que je me payerais, sera l'apero sur le toit du batiment, avec une bouteille de biere et quelques arachides. La ville se laisse decouvrir sous mes yeux. La rue ou le vent souffle sans cesse, apportant avec lui le sable, donnant un tain jaunatre au vert des arbres. l'Amou Daria s'ecoule difficilement, des grues sont la pour draguer les couches successible de sable venant se deposer au fond. Observer cette petite fourmiliere sans lendemain meilleur. A regarder la vie qu'il n'y a plus, plus de travaille, plus d'economie, plus de mer meme si le port se trouve a plus de 300 kilometres et la mer a plus de 200 kilometres de celui-ci. Pour survivre, les gens rassemblent le reste d'argent qu'ils possedent, passe par le grossiste pour finir dans le bazar, dans la rue, les etalages se superposant et ou l'on retrouve les memes articles. Je suis la pour le musee et sa tres riche collection de peinture. Je commence par l'ancien, qui scandaliserai plus d'un puriste, on accroche les tableaux au tuyau du radiateur avec une vulgaire ficelle, en dessous d'un autre le robinet qui goutte et qui eclabousse des chefs d'oeuvre entreposes juste a cote. Pas de lumiere pour le seul visiteur de la journee, je dois dechiffrer les peintures dans la penombre, enfin je me regale seul a partir dans ces melanges de couleur. Par la suite je rejoints le nouveau, ou les cadres rouge a l'appel de la consommation, a l'effigie nestle de la cafeteria sont mieux entretenu que ce du musee. Celui-ci oui je me permets de m'offrir un guide pour que l'on me raconte l'histoire, pour pouvoir converser, pour laisser un peu d'argent, car ici aussi il n'y aurat que sept visiteurs sur la journee. Je me suis regale comme au restaurant dur a trouver, maison de particulier transformer en resto prive, pas de salle, mais des boxes, pour ne pas etre vue et certainement jouer au Don juan d'un soir a l'abri des regards d'autrui. N'ayant rien a faire je regarde cette tele au jeu: Qui veux gagner des millions, avec leur Foucault national, ou je crois que cette formule ferai plus d'un emule parmis les notres. Car toutes les deux questions, il faut lever son verre de biere pour dire merci au sponsor, alors j'imagine bien le candidat francais et sa bande de pochetroner refaire le monde. Moi aussi j'ai la mienne a la main qui m'ammenne a des reflections sur la vie...

Ainsi va Nukus.

Les bus ou je me depeche de rejoindre l'arriere pour pouvoir caser mes jambes. Meme la gare routiere est devenu triste, un bus seulement un, au bar on ne vent meme plus de the. Toujours a travers cette ligne droite traversant le desert d'Izil koum depuis Khiva. A mi parcours, le bus s'arrete et rentre en scene les femmes avec leurs samosas voulant glaner quelques soums des deux bus quotidien, ca se crepe le chignon, ca hurle, ca se bouscule; a moi l'argent, a moi, a moi de survivre. Putain de vie qu'on leur reserve. A vous dire, que la nourriture est depose dans des feuilles de livre dechire au fur et a mesure et que l'on retrouve aussi dans les toilettes...

Welcome to Moniaq, comme me lancera un des enfants de la ville. La gare routiere au milieu de nulle part, ou deux side car font office de taxi, prit a partie de suite par les premiers assaillants, Une vieille vend des canards fraichement tuer, une autre des poissons d'eau douce allonges dans une brouette. Une seule rue et pas de voiture, ici le mot rien prend toute sa dimension. Je remonte l'artere qui a elle seule est un musee, au vieille affiche sous les lampaderes mort eu aussi. Trace d'une d'une economie prospere. Ou il y a dessine sur une le bateau au filet rempli de poisson, une autre dedie a l'education, puis au sport, a la vie de famille, il y en a des dizaines et des dizaines, comme temoin d'un passe bien revolu. Des tuyaux toujours des tuyaux le long de la chaussee, au sable qui envahie leur quotidien, aux arbres se mourant lentement. Un bateau sur son estale devant la batisse du gouvernement temoigne lui aussi, le theatre delabre aux vitres brisees, l'ancienne conserverie se meurt sous le soleil balayer par les vents de sable. Je cherche l'hotel, meme si le prix aurait ete exorbitant je n'aurais osez rien dire, peur de les voles. Un chambre simple, ou ici la salle de bain est devenu le reccueil des bouteilles vide de vodka. Je me vois bien les remplir d'un message et les eparpilles dans cette ocean de sable, pour les voir ramasser un de ces jours par quelqu'un, en temoignage d'un passe bien revolu. Toujours pas d'eau enfin si celle de la pompe, dehors. "Puis-je me restaurer", oui tenez un nan (pain) et un peu de the. Comme je vous disez, rien, pas de commerce, seulement un gars sous le soleil vendant ces fameuses graines de tournesol, au barre de chocolat fondu a la bouteille de cola local fraichement servit a 25 degres celcius.

Je pars a la recherche des bateaux, les voila, carcasses rouillants gisant au mileu de cette ocean de sable. Aujourd'hui, ce sont les enfants qui ce les sont appropriees. Je reste la pentoi devant ce spectacle. Les bands de mouton ont remplace les bands de poisson, le pecheur s'est transforme en berger. Le capitaine a troque son bateau pour un bus, n'ayant plus qu'a suivre le cap bitume. Femme ne pleure plus de voir disparaitre ton mari dans l'horizon, mais de le voir sombre dans la biere, la vodka contant une fois de plus sa derniere campagne de peche au passe miraculeux. Les echassiers se sont sauves pour un horizon meilleur, laissant la place aux vaches qui se promenent dans le marais, unique que de voir le fermier aller les chercher en barque. J'admirais l'un de mes plus triste couche de soleil, sur le monument commemoratif de la derniere guerre mondial, au ligne geometrique au forme de voile, comme un ertenel souvenir. En contre bas, quelqu'un a ecrit dans le sable: "I love you" avec des engrenages de moteur rouiller, pour dire que l'on ne t'oubliera jamais. Les enfants redeviennent sauvages, jouant a la guerre. Les parents les laissant faire, plus de principe, comme un chomeur exasperer de savoir qu'il n'y plus de boulot, alors pourquoi devrai-je me lever, pourquoi entretiendrai-je ma maison, pourquoi crier sur les jeunes pour dire, est ce que c'est bien ou mal. Pourquoi ferai-je tout cela. On a vole mon pain quotidien, ma seul raison d'etre, alors pourquoi?. Mais ils ont decide de rester sur la terre de leur ancetre. Il me font marrer avec leur retenu d'eau artificiel, sois disant pour recreer un micro climat autour de la ville. Ce petit lac, pour s'excuser de se desastre. De retour a l'hotel, le jeune et sa mere, retape l'ensemble, pour croire a un avenir meilleur, tu as raison ne te decourage pas. Le repas du soir sera cette simple assiette de frite bien grasse, echangant quelques mots devant le match de boxe que la television russe retransmet. A peine 24 heures de passe et je fais le chemin inverse pour retourner a la gare routiere, la rue s'anime pendant quelques minutes, le temps que les enfants rejoignent l'ecole, revant de pouvoir finir leurs etudes, leur vie, a Almaty au Kazakstan. Avant de reprendre place a l'arriere du bus. J'essaye de ravitailler mais je retrouve les meme personne que la vieille, la meme brouette avec les memes poissons qui ont eu le temps de seche sous le soleil. nous ne pouvons pas bouger car on fait entrer autant de gens qu'il y a de vide disponible. Je revasse, en attendant Nukus, ou la gare routiere s'est anime depuis la vieille. J'achete de suite un autre billet pour partir comme un voleur et retrouver Samanrcande la merveilleuse. Une petite grosse me rejoint au font car elle aussi ne peut se mouvoir dans les fauteuilles serres du bus. Des militaires du rang ayant donner deux ans de leur vie pour la patrie nous rejoignent. Je n'ai rien a manger et ou le bus s'arrete, il n'y a rien, enfin si, biere ou vodka a 1 dollars la bouteille. Petite mami me nourrit de quelques pomme de terre, car elle a ete prevoyante, alors je lui offre discretement un parfum, qu'elle se depeche d'exiber a voix haute devant tout le parterre de voyageur, ou l'on doit etre seize personnes avec les bagages et la roue de secour dans un espace de quatre metres carre. Pour passer le temps j'ai lu jusqua temps que la lumiere du jour disparaisse a travers le plexiglasse. Saperboy enfin du moins se que je comprends, est le nom que mami m'a donne. Apres vingt heures de trajet, je retrouve la maison de Zila, la douche, comme rarement j'ai pu savourer. Le petit dejeuner, ou elle n'arreta pas de recharge les assiettes de saucisse et de fromage. Enfin je retrouve le luxe de la vie simple de monsieur tout le monde, presque si ce n'est certainement les amibes qui viennent d'echouer dans mon estomac et m'oblige a vivre pres des toilettes...

Me voici consultant de langue francaise, entre le centre culturel, les ecoles et l'institut des langues. Je raconte la France, mon metier, mais les discutions des grands derivent vite sur: "Comment je peux faire pour venir vivre dans votre pays?". Je suis invite par un groupe d'etudiant apprenant le francais, a un anniversaire et j'observe les moeurs du quotidien, je m'apercois que les garcons prennent ce qui les arranges dans chaque religion au profit de leur bien etre. Lorsque quelqu'un rentre, il n'y a que les filles qui se levent, elles meme qui doivent veiller a la table a meme le sol, simple morceau de tissus ou tout le monde se retrouvent les jambes croisees, la vodka pour les garcons, une methode champegnoise local pour les filles. Pour ne pas changer la Pulao sera servit. Puis vient le moment ou l'on plit tout pour transformer la piece en piste de danse.

Pour le premier Mai qui n'est pas une fete national ici, je vais voir le spectacle d'une ecole primaire ou les jeunes en plus de leur langue maternel, celle du quotidien et celle de l'ecole, aprennent une langue etrangere. Sur un air des chansons enfantines, ou ils ont change les paroles, on parodit les jeux de la television: Le maillon faible, qui veut gagner des millions, pour finir on me demande de faire un petit discourt devant les parents et l'on m'offre des fleurs, ainsi que de vieille carte postale. Par la suite j'assiste a des cours avec les enfants, echange les dessins que la classe cm1/cm2 de l'ecole de Fresnoy m'a remit avant de partir. Ensuite, je rencontrai les jeunes professeurs de francais de l'institut, le soir je fais la cuisine avec un repas francais. Merveilleuse journee que de decouvrir que la francophonie n'est pas morte.

Encore une semaine de passer, de retour a Tashkent, je me retrouve a bord d'une Mercedes pour rejoindre le nord est de la ville et mon F4. Oui, avec mes connaissances, j'ai la chance de pouvoir loger dans un appartement d'un bon cent metres carre, a la decoration d'un style fin Doumergue debut Doumer et je suis tout seul a l'occuper. Le luxe pour un voyageur comme moi. Le quartier aux colonnes de batiment de l'air sovietique au facade de frise geometrique et ses couleurs vives se detachant. Devant, les rails du tramway, petit echoppe pour se ravitailler, les vendeurs de cigarette et de pepite a grignoter. Derriere, terrain vague ou petre vache et mouton, les boxs de stationnemant. Tous les soirs, tout le monde est dehors, les enfants jouent au football ou a la guerre, les filles autout de jeu ancestral, comme la marelle ou l'elastique. Les ados, eux squattent ce qui reste du jardin d'enfant. Cela ressemble a la banlieue de Paris, lorsque mon pere me contait le Saint Denis d'apres guerre. Mes journees se ressemblent, ambassade, agence de voyage et l'apres midi au centre culturel francais. Le soir, je rejoins l'internet cafe ou Ilaya me recoit en me parlant anglais et me rendant service lorsque je suis a la recherche de quelque chose. Vendredi, en debut de soiree, je retrouve le cafe Hugo, le rassemblement des francophones et des jeunes ouzbeck apprennant le francais. Samedi, ce sera l'institut de journalisme du pays, ou l'on organise une petite table ronde en ma presence, les questions ne changent pas: " Dites moi comment venir en France". Aujourd'hui dimanche fete de la liberation du nazisme lors de leur conquete russe, je mets a jour mon courrier.

Ma conclusion:

Un pays ou deux mondes se cotoyent, les gens des villes, les gens des champs, ou la cela reste tres precaire, pas d'eau courant, de l'electricite de temps a autre et un peuple tres pratiquant devant Alla. Il suffirait de l'inclusion d'un mollat ou d'un imam aux ideaux wahabbite pour transformer le pays en nouvelle Afghanistan. Ceux des villes ou les jeunes s'exhibent dans des vetements a la mode occidentale, le paraitre est tres important, mais les salaires qui ne suivent pas l'influation. Celui des professeurs allant de 10 a 40 voir 50 dollars par mois au grand maximun, pour s'en sortir, ils font payer les notes. Un simple tee-shirt coute 5 dollars, alors vous voyez le rapport de la vie quotidienne. La police represente 40 pour 100 de la population avec des salaires plus concequant que les profs, eux aussi vont chercher le baksich lors des controles des voitures.

Que l'on me parle pas de la disparition d'une mer, mais d'une facon de gaspiller l'eau, tant de robinet qui fuit, tant de parterre de fleur a arroser, d'arbre a gorger pour un feuillage bien vert, sous un soleil de plomb. Si deja il faisait attention a tout cela, l'Amou Daria ne s'en porterait que mieux. Mais a mon avis apres plus de 3000 ans d'irrigation, il leur faudra au moins trente ans pour changer des habitudes bien ancrees.

Ainsi va la vie en Ouzbekistan. Pour moi, toujours pas de visas pour quitter le pays via l'une de ses contrees limitrophes, donc je ne sais pas de qu'elle pays je vous ecrirait la prochaine.

Pour finir en bonne note: On ne peut pas avoir l'argent et les filles. Nous nous avons l'argent, eux les filles...

from central asia 13 n'existe pas, erreur de manipulation.

from central asia 14, retour vers le passe.

Bon jouons a deviner ou je suis actuellement: Top, je suis un pays ou il y a plus de 150 millions d'habitants, a 21h00 il fait encore 30 degres, ou la France a refourguer des sous marins militaire; je suis, je suis, ben alors. Il ne vous reste plus qu'a lire les lignes suivantes...

Quelques centaines de kilometres parcourus, dommage que ce ne fut pas par voie terrerstre. Encore un nouveau monde qui s'ouvre a moi, a travers la vitre du van qui me rend a l'hotel au son de la musique indienne. A moi, les rikshaws, les panjabis, les talis et autre samosas. A moi l'Inde musulmanne. Un semblant de deja vue, au gout du nationalisme de merde qui nous envahie tous et surtout eux. Ou est la difference de leur quotidien avec leur frere de toujours en dehors de leur religion du porc ou de la vache. Pourquoi tant de haine en vers un autre au meme use et coutume. Moi, j'ai l'impression de revivre apres une escapade au pays des ex soviet, a l'islam modere (pas plus de trois verre). Je retrouve la voix du muezzin appellant a la priere. Malgre cela, je me retrouve au restaurant a l'enseigne mondialiste, ici comme ailleurs, la meme mal bouffe, aux aromes d'un ouest reveur. Mais qu'est ce que ces bon de retrouver le gout aseptiser d'une pizza de chez Pizza hut (je vous rassure, il ne me paye pas pour dire cela).

Mais avant d'arriver, je vais vous conter mon lundi: Je me rend a l'agence de voyage coreenne, qui devait m'avoir une invitation pour le Tadjikistan, mais elle ne sera la que vendredi, biensur ces trop tard. Alors, a travers une discussion en russe gestuel, je prends la direction du ministere des affaires interieur, ou je pourrai rencontrer le fameux quelqu'un qui donne les laisses passer. Mais je dois me diriger via un autre bureau dans la ville, qui lui me renvoie a la case depart mais avec un nom et numero de telephone. Donc j'en cherche un, dela la police m'arrete pour un controle et fini au poste, fouille, on compte tout l'argent que j'ai sur moi et les questions habituelles. Pour finir, je me permets d'offrir un echantillon de parfum au chef de la bande. "Spassiba" et il me demande de l'accompagner. Le voila s'arretant dans une echoppe a souvenir de la rue pietonne et saisi une courge peinte sans rien demander au vendeur et me la remet en guise de present. Je me trouve terriblement gener devant cette acte, mais je ne peux pas le refuser. On prend sa voiture et me voila pour la troisieme fois de retour au ministere, mais avec un flic qui s'occupe de tout pour m'avoir la personne concerner, par la suite une iscution s'engage avec toujours cette rebarbatif reponse: "Non, pas au touriste", je n'ai pas saisi la chance de proposer comme on me la suggere il n'y a pas longtemps dans un message, de remettre un present pecunier substantatoir pour une organisation dont la personne au bout du fil serai a meme de faire profiter, cette a dire: La poche de ce respecter personnage qui aurai pu doubler son salaire en quelques secondes, que ces pas bien. Donc je repars a la premiere agence qui me conduit dans une deuxieme agence de voyage, ou l'on parle anglais, je resterai la assez longtemps, d'un gentillesse et d'un service tres precieux. Peut etre qu'apres ce coup de fil il aurait ete possible de declenche la machine pour un visa de transit, mais comme il me fallait respecter des delais, il se proposait a mettre en route des demarche express avec l'aide d'une certaine somme d'argent et bien qu'il aille au diable. Alors direction la troisieme agence ou j'achete un nouveau billet d'avion pour pouvoir me deplacer, je m'etais preparer a cette eventualite ce week end pour ne pas avoir de rencoeur a continuer d'une facon que je mettais proscrit.

Je ne perds pas de temps sur la capital et par en direction du nord ouest. La gare routiere ou les minibus attendent, pour moi, je me payerai deux places, car je ne peux plier mes jambes, 21 a bord pour rejoindre la premiere ville etape. Nous roulons sur la seule autoroute du pays. Le soleil dense assomme le quotidien du peuple. Dans le vehicule toutes fenetres ouvertes, la vitesse ne suffit pas pour refroidir l'atmosphere. Pour passer le temps, je regarde la vie s'ecouler le long de la route a travers le nuage de pollution et la poussiere lever. Ici on coupe deja les bles, mais point de moissonneuse batteuse, une simple faux s'executant a la force du poignet, puis l'homme regroupe les epis et forment des fagaux. J'admire les couleurs brutes porter par les femmes. Mardan a peine le temps de dire ouf et j'embarque dans un autre van toujours aussi charger. Dir, enfin je le crois, je vais m'enregistrer a la police, quelqu'un est la pour me parler en anglais et m'accompagne dans un hotel, il ne me lache plus, ne sachant comment l'interpreter je visite la ville avec lui, me paye mes courses et le restaurant, mais rien a craindre; Arshad, fils de commercant aime parler avec les touristes de passage, car lui aussi a voyager. Il me raconte sa vie, son quotidien, les refugies afghans qui viennent voler leur quotidien. Nouvelle journee et nouveau bus pour m'apercevoir que Dir le haut est a trois heures de route encore. Stop and go pour une jeep ou nous sommes 16 a bord dans une position tres inconfortable pour affronter la montagne. Himalaya me revoila, je t'ai laisse une petite annee, mais jamais je ne t'ai oublie. Magnifique lieu, plus de route mais de la piste et la Lawaral pass a un peu plus de 3000 metres. Nous doublons les camions qui montent difficilement a trois km/h, le capot leve pour faire refroidir le moteur, spectacle extraordinaire que je ne savoure pas, preferant fermer les yeux et ne pas penser a la douleur de ma position inconfortable. Chitral et je cherche desesperement un nouveau moyen de transport pour rejoindre Bambulet, en milieu d'apres midi, il n'est plus rien. alors je reste ici, vais me faire enregistrer et rencontre un allemand et une norvegienne qui voyagent depuis deux ans separement et que le hasard fait rencontrer. L'Himalaya se merite, 48 heures apres mon depart d'Islamabad et moins de 365 kilometres parcouru, me voila enfin dans la Kalash vallee magique et plein d'histoire. C'est l'endroit ou s'est arrete Alexandre le grand avant de s'en retourner et ou il laissa cinq soldats macedoniens. Lundi, nouvelle semaine et pour rejoindre Bambuleh il faut encore une jeep, celle-ci est un pick up et toujours de nouveau record, 23 a bord enfin n'importe ou tant qu'il y a de l'espace. Moi je trouve ma place sur un des flancs du vehicule. J'admire le paysage, je pense qu'a la meme heure matinal, d'autre prennent, le train, le metro, le bus. Au croisemment d'un autre 4x4, les roues a quelques centimetres du precipice, je me retrouve avec 100 metres de vide sous mes jambes, je ne lache pas la barre et mes hanche trinque. J'attend avec impatience de voir les premiers habitants. Enfin la recompense, j'apercois les premieres femmes. Toutes de noir vetu avec des franges de couleur aux extremites de leur vetement. sur la tete une courone de perle multicolore, poser par dessus un rectangle de cuir aux coquillages et perles. Autour du coup plusieurs coliers blanc, jaune, orange qui doit bien peser entre 1 et 4 kilogrammes et surtout un faciesse bien different des pakistanais. Ravi, je le suis d'etre arriver en ces lieux apres avoir le royaume de Bactriane et ces mur sans vie.

Je suis avec un groupe de touriste pakistanais avec qui je vais partager la chambre. Pour nous recevoir point de pot de l'amitie, mais un peu de hashish melanger a du tabac. Comme l'alcool, l'herbe est interdite, juste une simple interpretation du Coran. Les jours suivant s'ecouleront a l'heure du festival, des rituels, de la musique et de la danse. Peu de variation entre le tempo et les voix monogammes des femmes, s'alignant a trois ou plus pour tournoyer sur elles meme. la seule chose qui differe aujourd'hui sur leur tenu vestimentaite, ces ce qui se cache sous la robes, leurs chaussures, Nike, Adidas ou autres copies. les hommes aux habits pakistanais, sont recouvert d'une veste brillante. Leurs visages aux airs de l'Europe occidental et de mascara noir sous les yeux. Du matin au soir on danse, mais en fin d'apres midi, les hommes se rassemblent autour des pretres, le temps d'offrir un priere aux Dieux. Oui, car ils sont polytheiste. Point de religion similere a la notre et au dire des musulmans, ne pas avoir de religion, de Dieu, il ne serait point possible de vivre. Pendant qu'un jeune dans un champ recite des psaumes et jete de l'eau benite par les pretres sur les bles, rituel aussi vieux que la premiere sedentarisation de l'especa humaine. Les autres recitent a l'abri des regards du publique, qui pourrai fausser la priere et ammenner une mauvaise recolte (Je vous jure que ce que je vais vous conter c'est reellemment passer). Une fois la priere finit, le vent s'est mit a pousser en rafale subitemment. Ce serai la reponse des Dieux, mais le vent est si violent pendant quelques instant que les hommes demandent aux femmes d'executer une danse pour calmer la nature. Au dire des pretres la priere aurait ete trop forte. Aller chercher la reponse scientifique que vous voulez, mais cela s'est vraiment deroule comme je vous le dis. Pour moi, la plus belles des soirees, sera lorsque qu'un Kalash s'accroupillera avec nous le temps d'un repas. Assaillit de question par deux musulmans et un chretien. Ce soir la, pour moi point de reflection du style est ce bien des descandants de notre vieille Europe, mais le plaisir d'avoir 2300 d'histoire assit a cote de moi. Imaginer la vie de nos ancetre, les femmes tous les jours dans leur meme apparat s'affaire dans les champs a aerer la terre accroupi avec un outil seculaire. Les hommes tiennent la charrue tirer par les boeufs. Les maisons n'ont point evolue, toujours l'etable juxtaposant la piece unique ou vie la famille, au sol de terre applatie par les va et vient, les poutres noircies par la fumee de la petite cheminee. la seule modernite sont les derivations sauvages de la ligne electrique qui fournit de quoi allumer une lampe de 40 watts et point d'argent pour s'acheter une television. L'eau a ete canalise comme jadis par des rigoles de pierre et des troncs d'arbre creuses. Incliner, elles donnent de la vitesse a l'eau et faire tourner le moulin. Celui n'a guere evoluer, toujours la pierre en forme de roue qui tourne, ecrasant le ble et le transformant en farine, moi j'adore la regarder tourner et gouter la farine qui en sort. Je vous le dis rien n'a change. Randonnee seul dans la montagne ou en jeep, decouverte d'ethnie, de leur habitat de leur facon de vivre, des questions qui n'arrete pas de pleuvoir. Eux rien a demander, le pourquoi du comment, juste savoir si la recolte sera bonne pour l'annee a venir. Je quitte cet endroit. Retour a Chitral et je perds mon cahier de note dans la jeep, je me retrouve tout nue sans ce cahier, car toutes les les informations sont marquees dedans. Heureuseument quelqu'un est la pour m'aider telephone au poste de police sur la route pour arreter la jeep concerne et faire transbahutter mon cahier dans un autre vehicule. Cela prendra 24 heures. J'accepte l'hospitalite pakistanaise. Profite pour me reposer, discuter. Eux en profite pour m'exhiber. Le soir venu, je me retrouve assit avec un groupe de personnalite de la ville, sorte de Lion's club local, ainsi que l'Imam. Discution sur l'Islam, des probemes du quotidien, du manque d'argent pour faire avancer les choses. Repas uniquement entre homme. Puis arrive l'heure de la musique avec un groupe local. Citare, differente sortent tam tam et un bidon metalique comme caisson de basse. Sur chaque morceau qui demarre lentement quelqu'un de l'assistance doit se lever et danser. Biensur le tempo s'accelere ainsi que les mouvements du danseur. Chacun claque des doigts pour accompagner. Voici venir le moment ou l'on me demande de me lever. Je ne refuse pas, sous le regard de tout le monde me voila les bras ecartes copiant, melangeant ce que j'ai vue ce que je sais. Le tempo s'accelere, moi aussi, les claquements de main remplacent celui des doigts, le joker sort son sifflet, L'Imam se leve et met le feu. A l'atmosphere endiable, le vent s'engouffre dans la piece pour lui aussi assister au spectacle, je tourne sur moi meme et comme a chacun on me recouvre de billet, que je ramasse et remets au musicien. La soiree dura 4 heures au meme rythme. A la fin certainnes personnalites font un discour, ainsi que moi. Pour remercier de l'hospitalite. 2 heures du matin dans le petit jardin vert de la maison, assit sur une chaise en plastique, je scrute le ciel et ses miriades d'etoile et remercie d'avoir perdu mon cahier. Mon cahier est la, je peux enfin partir pour le nord. Buni et toujours de magnifique panorama. Je dehambule sur la piste dans le vert des bles, des epineux cotayant les flancs de montagne, puis la roche rouge nue qui laisse place au blanc sur sa pointe que le souffle de Dieu pulverise dans le bleu infini. Je suis avec Altaf qui m'invite dans la maison familiale. Premier contact avec les Ismaeliens. Altaf travaille dans le petrole a Karachi et ne rentre qu'une fois par an voir sa famille. Plus de jeep pour nous emmenez dans son village, alors on marche passant les gais gele pied nue. Toute les maisons on un endroit pour recevoir les gens qui n'ai jamais contact avec les femmes. Meme si chez les ismaeliens, elles jouissent plus de liberte. Je prend le temps et le repas du soir se fera avec les instituteurs et autres personnalite local. A chaque fois je raconte mon pays, l'argent, la vie et comment est vecu l'islam. Moi je demande comment cela se passe pour les jeunes qui veulent se marier, la question ambarassante, qui fait rire et auquel on cherche a pouvoir repopndre par interpretation. Le lendemain visite des ecoles du village, oui il y en a deux. Car ici pas de probleme pour le nombre vu que chaque famille a en moyenne six enfants. La salle de classe ou point de table reside, les enfants a meme le sol, sur les murs les personalites importante du Pakistan, l'alphabet latin cotoie celui ourdou. J'oubliais tous les jours avant de rentrer en classe, il y a ce devoir patriotique de lever des couleurs. J'en ai profite pour taper le CV d'Altaf car il reve de golf persique et de plus d'argent. Apres une marche pour retrouver la piste principal, je trouve une jeep pour avancer de quelques kilometres. Attention record battut: 25 dans un pick up de petite taille, pas de place pour s'asseoir et tout le monde est debout. Mastut et je ne sais pas ce qui m'arrive apres avoir traverser le pont suspendu, j'ai les accus vides, je n'avance plus et il me reste 2 bon kilometres pour arriver a l'hotel. j'avance de 200 metres par 200 metres, pose mon sac et me prend la tete dans les mains, epuise, serai ce l'altitude. La gentillesse de deux locals m'aideront a porter mes affaires jusqu'a bon port. Et une nuit pas si recuperateur que cela. Je repars de bon pied retraverse le pont suspendu attend une jeep, mais rien alors je pars a pied, encore 275 kilometres. le poste de police pour ne pas changer encore et encore s'enregistrer. Apres un petit dejeuner de chez Lefevre Utile et un pepsi, j'avance et m'arrete tous les 2 bornes. Avec moi, mon sac, le poid de ma facon de vivre, de ma facon d'etre, de ma cuture et de mon hygiene. Putain que ces lourd. Apres 2 heures une jeep qui ne s'arrete pas, j'en ai marre et j'attend a l'ombre une autre jeep blanche et les camelots venu faire fortune dans les montagnes en vendant que du made in china. Je finirai la route avec eux, mais slowly slowly. Il faut s'arreter dans tous les villages et le commerce prend des airs diplomatiques pour refourguer manche de pelle et fleur en plastique et surtout beaucoup de temps. Ok stop pour aujourd'hui, ces bien on a avance de 25 kilometres a cette vitesse la et le peu de jeep qui passe, il me faudra encore 10 jous pour arriver a bon port. Sorluspur, ici point de vache mais exclusivement des yacks, j'en profite pour les voir se faire tondre, de regarder la vie s'ecoule avec une tasse de the a la main, de voir que l'on peut vivre avec moins d'un dollars par jour, ici les gens acceptent. Moi je n'en peux plus de cette salete. tout est sale, ma chambre fait de ses 4 murs de beton et d'une bache faisant office de fenetre, des couvertures ou l'on nose a peine s'asseoir dessus, heureusement que j'ai mon duvet. Je mange avec ma gamelle et mes couverts et suis devenu vegetarien par la force des choses, peur de manger un de ces poulet sans plume ou de chopper une bacterie avec la gamelle mal laver. En me balladant une femme me tend son enfant, la fache recouverte de croute qui gueri mal. N'etant point docteur je ne peux prendre de decision, mais je peux leur faire un cour d'hygiene a coup de savon prit dans les differents hotels et montrer les gestes a avoir avec un peu d'eau tiede et expliquer que si on se lave regulierement, il n'y a pas de probleme par la suite. Heureusement qu'ils vivent dans une vallee, sans pollution et que l'eau qui coule des montagne est cristalline, mineral et cela est un peu embetant pour faire mousser le savon. Cela me choque de les voirs s'agenouiller pour s'abrever a la riviere comme les quadripaides, point ne viendrait a leur esprit de joindre les mains. Minuit, on frappe a ma porte deffaser, je crois qu'il est deja tres tot, mais non juste une jeep a la recherche de client pour traverser la passe de nuit. Non, non, aller mourir tout seul. Par contre a 7 heures mes businessmen sont la, meme s'ils ne vendent pas, ils prennent l'argent de quelques voyageurs. Ca y est nous y sommes: Shandur pass, magnifique lieu. Le long de la piste les bergers montent les troupeaux de yacks dans les alpages pour la saison d'ete, le lac telle un miroir reflettant la montagne, je suis heureux, comme toujours la police est la avec son cahier pour que je marque mon nom. Et la descente ne se fait pas attendre. Arret dans un village ou je dois descendre de la voiture car ils vont dans des coins reculer pour vendre et doivent me reprendre apres. Rien, si l'attroupement autour de moi. Pas de toilette et chercher un endroit a l'abri des regards pour mes besoins quotidien n'est pas une mince affaire. Ils ne sont pas la et j'en ai marre d'avance par si petite distance, car je voulais arriver a Gilgit avant lundi pour un festival qui n'aura pas lieu. Un jeep pas la mienne et je la prends pour pas bien loin 5 kms, alors je continue a pied et dans l'apres midi me rattrappe mes vendeurs faisant un peu la tronche parce que je ne les ai pas attendu. Enfin de la piste bitume, on depasse les 25 km/h. J'aurai meme la chance de trouver le dernier van pour Gilgit. Mais la mort est au rendez-vous, ce sera un chevreau que le chauffeur ne pourra eviter du a son exces de vitesse, apres l'inevitable attrouppement, le berger s'en prendra a coup de baton sur celui-ci. Hotel a 10 dollars et a ce prix je veux tout, l'eau chaude, le ventilateur, la television, fatigue, mal au dos, coubaturer, je dois tout laver et ne veux parler a personne. Petit coup de gueule. Derriere une hospitalite sans egale, j'en ai un peu ma claque de les voir jamais reflechir de ne jamais se pose de question pour savoir si c'est bien ou mal. Moi aussi je peux etre comme eux parfois. Enfin ainsi s'ecoule la vie dans le Pamir, dans l'ouest Himalayien.

Je retrouve la capital pour de nouveau visa. F7, S4, H9, ce n'est pas une bataile naval mais une ville moderne ou parallele et perpendiculaire se chevauche, ou chaque quartier residentiel est construit a l'identique et devant certaine maison le fusil a pompe de garde prive pour vous recevoir, pas de charme a part peut etre Ambassyland. Pour vous rendre dans la zone des ambassades, d'abord rejoindre un parking ou l'on prend un ticket de bus et on vous emmene dans un parc boise, avec plein de petit policier l'arme au poing. Il fait tres chaud, retrouve le communisme chinois ou le gars prend un temps indeniable pour s'occuper des demande de visa et je prends cet agacement a la rigolade. Car pour un pakistanais qui desire se rendre en Chine il lui faut sortir tout un tas de document, allant des diplomes au releve de compte bancaire et invitation.

En ce moment, il y a un festival d'une semaine dans l'un des coins de la ville. La foire du trone couleur local et au forme tres religieuse. Autour de la mosquee, Imam, prete hindou, famille, mioche se melange assit sous une tente sur une natte ou tout simplement sur rien. Les gens viennent prier, viennent chercher des solutions a coup de medecine naturel, d'avenir lu dans les ligne de la main ou fumer la belle pipe avec de la bonne herbe, on saigne la vache, la chevre pour le repas de la journee. Biensur, il y a aussi des attractions pour depenser ses rupees. Il y en a pour tout le monde, riche et pauvre. La grande roue, le bateau pirate pres a s'ecraser. Des femmes dansent, enfin des travesties pour venir voir la sphere de la mort ou des motos tournent. A cote l'homme tronc qu'on exhibe et pour voir la femme serpent ou la vache a tete d'homme ainsi qu'une brebis a 6 pattes, etc... il vous faut payer. Vendeuse de hene, de bague, de dent et autres se dispute le client et un geant blanc qui n'arrete pas de serre des mains (moi). Point de taverne de Munichoise, ou de paella a paolo. Mais de grande vasque ou mijote soupe, riz et dale (puree de poichisse). On danse et comme a Chitral me voila parti dans la ronde et la beaucoup de monde veulent voir un blanc danser au rythme des tamtams, qu'on recouvre ici aussi de billet et de present (collier de laine, etoffe de couleur), desole il n'y aura pas de photo pour immortaliser cet instant. Ainsi s'ecoule la vie au Pakistan. Ici aussi il y aune alliance francaise, ce qui me permet de patienter des livres a la mains.

Pour les deux semaines a venir rien de tres palpitant m'attend a part toujours ces demande de visa de partez d'autres des frontieres. Ne vous impatientez pas pour de prochaine nouvelle car je vais me rendre dans le nord ouest de l'Inde au Laddak et au Zanskar et la aussi point de laision telephonique pour donner signe de vie.

from central asia 15, un gout de deja vecu.

Pour commencer je desire revenir sur un des messages: Comme je l'ai ecrit dernierement. Je disais que j'avais retrouve l'eau courante, l'electricite, les communications telephonique. Non je ne suis pas revenu en France, juste qu'il n'y avait rien de tout cela dans les montagnes du Pamir et qu'il a fallut la capital pakistanaise pour retrouver un semblant de gout occidentaliste...

Bienvenue a bord du deplacement terrestre numero 423. Nous sommes heureux de vous accueillir dans ce bus en direction de Lahore, Bus climatise ou l'on passe vos baggages au decteur de metaux, ainsi que vous et on vous filme au cas ou vous seriez apparente a la famille terroriste. A bord television, radio, les ecouteurs, boissons et repas leger vous attende. Lahore ou il fait encore plus chaud qu'a la capitale. Elle est tres dur a supporter, tout trinque de l'appareil photo qui commence a faire des siennes au corp qui reclame sans cesse a boire. Etre obliger constament de s'hydrater meme quand l'estomac n'en veut plus. Allonger, le soir je me mets a imaginer toute sorte de moyen pour refroidir cette contree. Un gros ventilateur brassant l'air des sommets voisin qui rafraichirait la ville. Envoyer un obus dans le ciel qui transformerai le bleu azur en eau. Enfin le seul avantage qu'il y a, sont que les affaires sechent tres vite. Visite de la ville a l'islam modere et la vie toujours aussi folle. Mais je ne perds pas de temps dans la ville et le lendemain me dirige trop tot a la frontiere. 3 heures d'attente car elle ouvre a 9h30, je passerais avec 3 autres personnes. Je dois vous expliquez cet endroit tres particulier. C'est la seul frontiere terrestre avec les deux pays et il n'y a aucun echange commercial, pas de camion, de voiture ou de bus uniquement des petits flots de touriste, le passage s'effectue a pied apres avoir ouvert ses baggages plusieurs fois. Autour du corridor avec la grille de separation des deux pays, il y a des tribunes sponsorisees. Car tous les soirs a 18h30, il y a spectacle, la descente des couleurs auquel j'assisterai. Il fait tres chaud les gradins se remplissent. Les soldats sont revetus du meme uniforme de chaque cote avec uniquement une couleur differente, le meme kepi avec un eventail dessus, voila que l'on sort les drapeaux des pays respectifs. Des deux cotes on se met a crier des slogans patriotiques et le ceremonial commence. La demarche des soldats en rang ressemble plus a un balai de singe nargant l'autre cage. Les pieds se levent jusqu'a la tete. Ensuite on tire la corde du mat en la lancant chez le voisin. Une derniere poigne de main entre deux grades de chaque pays huer par la foule et les drapeaux descendent. Ensuite il est possible aux gens de venir devant la grille pour injurier le voisin, l'ancien frere qui vit avec les memes couleurs, les memes habitudes, le meme quotidien. Separer par cette ligne de barbele disparaissant dans l'horizon vert bleu que seul les oiseaux peuvent franchir librement. Le reste n'est que lavage de cerveau a coup de propagande. Vous dire aussi que l'on peut trouver dans toutes les librairies, le livre d'Hitler: "mein kampf". Je ne serai vous expliquer, mais cette personne a la cote ici, pour quoi je ne sais pas, la haine des autres, la croix de svatiqua, symbole qui serai mal interpreter, je ne peux malheureusement pas pour l'instant avoir de reponse concraite. Enfin ainsi va la vie dans certain endroit de la planete. Finit le muezzine a 4 heures du matin appellant a la premiere priere, mais c'est au tour du train de casse les oreilles, comme les automobilistes et autres rikshaws, on ne peut pas s'empecher de klaxoner pour un oui pour un non. Ici, ils sont encore plus barjo qu'ailleurs car ll croivent a la reincarnation, 13 fois je crois. Arimtsar et le temple d'or. La Mecque des sihks avec leur turban, ainsi que pour moi, je dois recouvrir ma tete d'un signe ostenciblement ostentatoire pour pouvoir penetrer a l'interieur. Magnifique place faite de marbre blanc, au sol recouvert de forme geomtrique, de dessin incruste de pierre semi precieuse, ainsi que bizarre pour moi, des noms et des sommes d'argent de donateur. Au centre il y a un bassin ou homme et femme font leur ablution, au mileu de celui-ci le temple principal recouvert de feuille d'or. A l'interieur, des musiciens jouent sans discontinu. Des pretes lisent le holy book sihk et les gens viennent baiser le sol et faire des offrendes, l'un des pretre arme de sa spatule rammene l'argent au centre comme un croupier. Le temple est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On peut se restaurer gratuitement et cela demande une logistique gigantesque. La boulangerie ou le petrain par dans une danse perpetuelle autour tapis roulant et four moderne pour cuir 120 pains a la minute. Les salles de refectoire ou l'on s'asseoit en batterie et les serveurs passent avec des seaux pour vous servir riz et dall (puree de lentille). Dehors aligne le long de 5 abrevoirs gigantesques. 250 plongeurs nettoient les plats en inox. Les pelerins de passage les valises a la main, ou les gens prennent le temps autour du temple a l'abri du soleil, on dort, on se regroupe pour parler du Guru. Malheureusement pour nous il nous est impossible de profiter de cette quietude sans avoir a supporter la gentillesse de tous ces apprentis de la langue de Shakespeare reppetant inlassablement les memes phrases. Premier trajet en train depuis le debut du voyage, hard seat, chaleur, la foule de personne qui cherche desesperement une place. Je prends mon mal en patience, prepare mon budget, sur la feuille des chiffres qui ne prennent sens devant le sigle $, en meme temps a travers les hublots du train apparaissent les bidonvilles fait de tente au bache dechirer au morceau de tissus racomodes, faisant un patchwork triste a admirer. Avec 1000 dollars, je dois pouvoir survivre deux mois, eux dehors surviverait un an a 30. Delhi ici Delhi terminus du train tout le monde descent. Avec joanna, une americaine, nous cherchons un hotel, cela m'impresionne de revenir au meme endroit aussi loin. Dans la rue rien n'a changer, je retrouve les rikshaws velo, les vaches libres d'errer ou bon leur semble, les handycapes physique au deformation inhumaine reclame toujours quelques rupees que les gens donnent sans reflechir. Car pour tout bon indien meme s'il se reincarne, il ne peut traverser cette vie dans une enveloppe corporel au appendice notoir. La nouvelle Royal Enfield a dut se mettre a l'heure pour concurrencer les petites japonaises. Delhi, toujours aussi pauvre, mais on les eloignent des quartiers riches. ils sont la squattant un morceau de trottoir sale avec un sac rempli de rien de dechet ramasser, d'une gamelle. Le rickshaw sans maison s'arrete le temps d'un somme le long d'une artere polluer pour se reposer sur sa banquette. Les tres riches restent dans des ghettos climatises a l'enseigne des restaurant: "American dream". Je vais vous dire les riches de ces deux pays preferent rester ici, car vivre dans l'occident democratique, ils passeraient inapercut et ca ils n'aiment pas trop. Moi, pour ne pas changer malade avec la nourriture local ou peut etre la chaleur etouffante, d'ailleurs je recherche un tube digestif en pvc avec broyeur integrer ainsi qu'une gaine en plastique pour remplacer l'intestin. Je fais tres attention a ce que je bois, a ce que je mange, je n'en ai que le souvenir du debut de ma maladie il y a trois ans dans ces rues et je veux pas que cela recommence...

Le Voyageur:

De tout temps l'homme s'est deplace, pour vivre ou survivre. Ces dernieres annees plus pour decouvrir et faire rever des peuples qui ont acces a la connaissance. Il est vrai qu'avant il fallait plusieurs langues, avoir son budget total sur soi pour pouvoir errer. Aujourd'hui, l'anglais et un rectangle en plastique suffisent pour suvrivre. Je crois qu'il ne faut pas croire a la difficulte de nos ancetre, si ce n'est l'effort physique et de vivre sans savoir si demain existerait. Aujourd'hui d'autre difficulte a affronter, comme ces fameux voies administratives. Comment faire pour ne pas disparaitre des voies legales, restant accrocher a ce petit carnet qu'est le passeport pour montrer que l'on existe. Les pays visites restent a nos yeux tant de decouverte et une realite autre que notre quotidien occidental. Nous ne sommes peut etre pas les premiers. Mais je pense que nous avons le devoir d'eduquer plus que de decouvrir, repeter sans cesse les codes de la vie moderne et de dire que ce qui passe a la television n'ammene pas d'horizon meilleur que le leur...

Sur ce je vous laisse et donnerai des nouvelles quand j'arriverai a la cinquieme destination de mon voyage. Apres Istanbul, Isfahan, Persepolis et Samarcande. J'ai nomme Leh, le Laddak et le bouddhime...

from central asia 16, Om mane padme hum.

Om mane padmi om

(Oh joyaux dans la fleur de lotus)

Je ne m'attarde pas dans cette ville la plus propre

d'Inde., J'ai vue ce qu'il y avait a voir, cette

architecture typique, identique, des quartiers

decoupes en secteur. Il me restera cette endroit

unique, un peu notre facteur cheval a l'echelle d'un

geant: " Le rock garden", sorti tout droit de

l'imagination d'un homme, plus terrifiant que les

terra quota (armee de terre cuite, en Chine).

Labyrinthe de beton ou a chaque angle se laisse

decouvrir, des pierres ramassees aux quatre coin du

pays, ayant prit des formes de visage sous l'effet du

vent, du temps et de l'erosion et que votre cerveau

amplifie. Ensuite viennent les personnage en ceramique

face a des demons en verre multicolor tout cela sur un

sol d'emaille de lavabos, de bidet et autres collecter

et concasser.

Le bus de nuit et la pluie, pas encore la mousson, de

ces nuits sans sommeil avec qui je dois faire. Je

reste calme, le corp au repos, le cerveau imaginant

demain, se souvenant d'hier et repensant a

aujourd'hui. Avec l'aurore le bus arrive a Jammu et

decouvre se nomad land. Meme si Chandigardh se dit

propre, je le comprends en voyant cette ville de

misere ou tous les pauvres se retrouvent a squatter

les uns a cote des autres sous l'autopont. Fuyant la

guerre pour un avenir sans fin. Je pense a mon pays et

la comemoration contre le mal et entendre dire plus

jamais ca, j'espere qu'ici il ne faudrat pas aussi

longtemps pour voir deux chefs d'etat se faire une

accolade. Dans l'attente d'une jeep qui m'emmennera

sur Srinagar dans la journee, je lis le journal en

anglais et decouvre la facon de promouvoir sons gamin

pour un avenir meilleur, sa photo et les notes sur son

bulletin (tres bonne biensur), ainsi que la page

matrimonial: Lulu de la caste des leve tard, bonne

famille bourrer de pognon, recherche jeune femme de la

meme caste, avec une bonne dote et pas trop bete, pour

un amour futur dans la tradition de nos ancetre.

Himalaya une nouvelle fois. L'armee homnis presente

avec un soldat tous les kilometres, ou trois vehicules

sur cinq est un camion militaire ou requisitionner

pour ses services. Toujours prioritaire sur la route,

nous y perdons des heures entieres a regarder les

convois passer. Apres 14 heures de jeep, me voila dans

cette ville mytique. Srinagar la capital du Kashemir,

de ses richesses allant des risieres a perte de vue,

au safran, des battes de cricket au tourisme d'ete

comme hiver. Ville particuliere ou a l'epoque des

Maharajas, les anglais se sont vue refuser la

construction de batiment pour passer l'ete au frais et

se sont accaparer le lac pour construire des

houseboats et des jardins flottants. Biensur

aujourd'hui tout cela est dedie au tourisme. Moi dans

l'une d'elle sur une riviere adjacente a l'ecart de

tout cette frenesie, je fais coulisser la paroi et

regarde la vie s'ecoule au gres du courant. Les

barques a fond plat transportant du sable ou une

famille errant ou il y a de l'argent a prendre,

l'ombre de l'aigle pecheur cherchant sa proie, la

guerite former de sac de sable ou repose une

mitrailette de gros calibre avec son soldat en

faction. Je visite tout cela en taxiboat a la force du

poignet d'un pere de famille, vais voir la mosquee ou

il y a une meche de cheveux du holy prophete Mahomet,

que l'on exibe seulement dix fois par an. Toujours ces

soldats l'arme au poing, meme sous la coupole

principal. Discution avec l'un d'eux, question

delicate: Tu es musulman pour l'armee indienne, tu te bats

contre d'autre musulman. Non, non, je fais partis de l'armee Kashemiri...

Leh hante mes pensees et je decide de partir apres

deux jours je trouve une jeep qui m'embarque. 400

kilometres, deux jours de transport ou plus de vingt

heures de voyage avec des passes a plus de 4000 metres

d'altitude. Tous les passages du jour sont la, les

cassettes de musique indienne sont chargees dans

l'autoradio, le coude a la fenetre, il ne me reste

plus qu'a admirer le paysage qui s'ecoule et me

detendre lors des arrets frequents pour les controles.

Kargil ville etape, ville a majorite Chiite, sale,

pauvre depuis la fermeture de la route rejoignant

Gilgit sous controle pakistanais et pas de permit

special pour moi, pour eviter une deviation de plus de

2000 kilometres. Enfin un dortoir insalubre, un repas

et l'impatience de repartir a 4 heures du matin.

Sur ce panneau est ecrit: "vous sortez de la zone

sensible", cela n'empeche pas de voir autant de camp,

de base militaire le long de la route qui n'est que la

partie visible de l'iceberg, car tous les soldats se

situent plus haut dans les montagnes. Je vous dirai

ici: "Ou il y a de la vie, il y a de l'armee". Un

militaire par habitant, une presence qui coute dans

certain endroit jusqu'a 1500000 dollars par semaine

pour garder le controle de ces zones sensibles. je

vous le dis, vous les ethnologues, ne faites pas une

recherche sur l'effet du tourisme sur la culture

local, mais sur l'homnis presence militaire. 40

kilometres et les musulmans laissent la place aux

peuplades Laddakis. Les coupoles se transforment en

lamaserie, les minarets en chorten et leurs moulins a

priere. Un autre panneau rappel au medecin que les

echographies pour determiner le sexe du bebe sont

interdites, sous peine d'emprisonnement et de lourde

amende. Car avec ces histoires de caste, si vous avez

une fille, la dote au mariage vous coutera tres chere,

alors on prefere sans separer. Le decors, nous

naviguons de vallee en vallee, de col en col, au flan

desertique des pentes, au nuance de couleur arroser de

lumiere brute ou les nuages n'arrivent pas atteindre

ce bleu pur. Leh, enfin avec un jour d'avance sur mon

programme initial. Heureux et triste sera ma premiere

impression, meme sortie de la zone dangeureuse, il y a

toujours autant de camp militaire. Et il me fait

marrer le petit moine que l'on a pu apercevoir a la

television francaise, marchant dans ce paysage

lunaire. Car il s ont du le faire galloper avant de ne

plus avoir de trace de barbele. tout n'est pas encore

ouvert, je m'installe dans une pension de la ville,

maison typique laddaki ainsi que ses occupants. Ma

petit chambre de moine donnant sur l'etable ou reside

un seul veau. Ma premiere nuit difficile a 3500 metres

de haut et mon premier reveille se fera au son des

instruments de musique tibetain et aux prieres des

lamas, ceertainement venu benir ce lieu pour un bonne

saison. Les boutiques se font belle en attendant le

rush estival, je me ballade, je me renseigne, ecoute

le ronflement des Enfield, cotoie les blancs de la

pension et partageons nos aventure individuel.Visite

d'un temple Bouddhiste avec un couple de belge,

rencontre avec un moine tibetain en exile, qui me

redigera quelque ligne philosophique. Je ne reste pas,

apres une demande de permit et la location d'un

scooter, me voila partie pour la Nubra vallee.

L'autorisation en main, le duvet accroche avec un

petit sac d'effet personnel et deux jericans d'essence

en plus. Je commence, pardon j'attaque le col

carrossable le plus de la planete, culminant a 5600

metres d'altitude. Troisieme, seconde, premiere, pour

finir a 10 km/h: "Ceci ne represente rien du tout pour

l'humanite, mais un petit bon pour mon deux roues et

moi". Photo souvenir de l'exploie du jour,

observasion, puis vient la descente et toujours ces

paysages lunaires qui se devoile a chaque virage. La

pose du soir toujours a cote d'une caserne. Nouveau

jour et le long de la route se retrouve des textes

d'ecrivain celebre donnant une autre dimension a cet

espace. Panamik et ses sources d'eaux chaudes, sois

disant bon pour les rumathismes et une passe pour

rejoindre l'asie central, ancienne route de la soie ou

caravane de chevaux et de chameau (du Taklamakan) se

suivait il y a longtemps. Hunda et son erg au milieu

de ces sommets enneiges, magnifique place ou je decide

de rester et de passer ma premiere nuit a la belle

etoile au milieu de ces dunes, a l'ecart du monde,

avec ca riviere ou la plus belle salle de bain que

j'ai pu posseder. Mais cela aurai ete trop beau. Le

vent se leve balayant tout ainsi que mes projets. Je

repars, m'arrete dans un village et demande

l'hospitalite d'une nuit. Je suis malade et decide de

rebrousser chemin, repasser cette fameuse passe dans

l'autre sense et l'ascenssion se transformera en

calvaire. Plier en deux, gemissant avec l'altitude qui

n'arrange rien. Le sommet et me jete dans la descente.

Stop and go a l'hopital, pour entendre apres des

analyses de selles, que je n'ai rien. Ayant le scooter

pour quelques jours encore, je repars pour la Drogpha

vallee et l'ethnie la plus vieille du Laddak. Ethnie

aux multiples legendes. Des premiers habitants de

l'asie central fuyant les guerres aux soldats

d'Alexandre le grand trouvant terre fertile et eau

courante, le long de l'Indus. Dha et son village dans

la montagne et une vie qui s'ecoule depuis des

milliers d'annees a la recolte estival. Je viens de

rencontrer romain un francais donnant de son temps

pour comprendre et essayer d'ameliorer leur recolte

tout en sauvegardant l'ecosysteme et eviter la fuite

des paysans vers les grandes villes. Je visite avec

lui les villages voisins. Un couple de vieux nous

accueille, grande ressemblance au peuple Kalash au

vetement plus rustre, pour lui avec un chapeau style

napoleonien et elle une toque, tout deux recouvert de

fleur en plastique, perle, bouton, piece, enfin d'une

quincaillerie d'une autre epoque, autour du cou un

talisman proteger dans une piece de tissus,

certainement une piece en alliage de plusieurs metaux

que l'on applique a l'endroit de la douleur et qui

vous garde en bonne sante. Tres aimable et fiere de

nous montrer son metier a tisser sortie direct de

l'age de pierre. Rencontre avec le chef du village que

romain questionne et qui me dira par la suite qu'ils

ne disent pas la verite pour pouvoir avoir le droit a

des subventions. Pendant qu'il parle, je decris la

maison et la vie qui va avec. Maison a un etage ou le

rez de chausse est l'etable et les reserves de vivre.

A l'etage, la cuisine et la piece principal au mur

blanc casser, au plafond ou des lattes entrecroisees

retiennent la paille isolante. Le sol recouverte de

tapis au geometrie grossiere et de mauvaise qualite,

deux lits, deux petites tables basses au couleur vif,

une petite niche recevant tous les vetements de la

famille. La grand mere assiste a la discution en

s'allongeant a cote de moi. Elle dans son jogging

bleu, sa chemise ecossaise, la veste verte. Des nattes

d'un metres de long relier les unes aux autres et le

reste de cheveux en petard sur le crane, le meme

chapeau que l'autre dame fait de bric et de broc, de

bande de tissus differente, piece de monnaie, de

chapelet religieux. Autour du cou en plus de son

talisman une petite cuillere en metal. Nous les

quittons pour une autre maison ou des femmes nous

accueillent parlant un petit anglais. Toujours cette

grande hospitalite surtout lorsqu'il a lieu de

parrainage, pour aider un enfant a le scolariser.

Autre village et je reste pentoi devant le spectacle

ou des vieilles femmes filant la laine comme toujours.

Simple bou de boie avec une pierre pour lester

tournant comme un toupie. Pres de la riviere, la

minoterie comme chez les Kalash, ainsi s'ecoule la vie

chez les Dogpha comme toujours et je l'espere pour

toujours.

Nous repartons ensemble sur le scooter charger a

rabord. Moonland, Lamayuru et sa lamaserie. Des moines

repetant une choregraphie, une danse contre le mal.

Retour a Leh et la ville s'est transforme, presque

tout est ouvert et les touristes sont la, un peu

jaloux de ne plus pouvoir profiter en egoiste. Je loge

dans une famille avec romain, ou nous avons cette

fameuse piece principal pour s'etaler. La cuisine lieu

de vie, au vaisselier remplie de gamelle en inox et

les cuilleres en devanture. Un autre avec toutes la

vaisselle made in china. Dans un angle la television

et les clips de musique laddaki ressassant la

rencontre et l'amour. Le long de la fenetre des nattes

ou l'on s'asseoie les jambes croisees, devant nous

cette petite table. La grand mere perpetuant ses

rituels ancestral, ambomant les pieces a l'encens,

assise avec sa tasse qui la suit depuis toujours, son

petit moulin a priere sur sa table et ses prieres

quotidiennes. Le the au beurre, la thampsa et les tagi

khambeer (pain laddaki). Dans l'attente d'un festival

bouddhique la vie s'ecoule paisiblement.

3h30, reveille, la grand mere est sur son trente et

un, impatiente comme un enfant de partir pour Hemis

voir le Rimpotche. Depart en jeep avec une famille et

deja a cette heure la route se transforme en convoie

et tout cela ressemble a une fourmiliere geante ou

tout le monde converge vers le sommet. Tout le monde

est venu voir le Tankha, tapisserie bouddhiste de

douze metres de long et que long sort une fois tous

les douze ans. Douze ans, que faisiez-vous a cette

epoque. Moi, je rendais mon treilli et profiter de ce

dernier mois d'une certaine liberte, jeune et rien

dans la tete, jeune et deja ces reves de bout du

monde. La foule pousse et meme ici on laisse beaucoup

de place au VIP. Nous cherchant un endroit pour

profiter du spectacle et triste de voir cette foire

d'empoigne, loin de ce que nous avons pu imaginer. Un

peu de chance quand meme de voir ce chef passer pres

de nous ainsi que les danseurs et leurs deguisement.

Mais nous ne restons pas, preferant retourner en bus a

notre vie paisible.

from central asia 17: vivre un autre monde. Apres une semaine de repos force a Leh, dans cette

adorable famille ou nous avons sortie les costumes

traditionnels laddaki pour une seance photo dans la

cuisine typique ou le signe exterieur de richesse est

d'aligne un maximum de thermos, ici il y en a une

vingtaine. Vue aussi au gres des coupures de courant

intempestives, le film: Himalaya en tibetain et mes

premiers verres d'alcool depuis deux mois. La

recherche d'autre personne pour pouvoir partir a bon

prix. Ca se fait et se defait aussi rapidement et dur

est cette tache. Apres quatre jours, enfin trois

personnes peuvent se joindre sur. Avec la saison

demarrant, Leh prend un air estival de vie occidental

et nous nous retrouvons en groupe mixte le soir venant

dans les restaurants, toute nationalite confondue,

pour refaire le monde des heures a venir, car nous

nous deferrons aussi vite que nous nous sommes formes.

Je pense que dans nos contrees, les gens doivent payer

un organisme pour pouvoir faire la meme chose, je

pense au club de celibataire et je trouve cela triste.

Les aux revoirs aux locals que j'aurai cotoye, avec

cette hospitalite, cette convivialite, parfois

d'echange de present et d'avenir virtuel via le net.

Lever difficile, the d'adieu, bus stand et tout notre

petit groupe se retrouve parquer dans la cabine du

conducteur, tarif oblige. 100 kilometres apres ou 6

heures de trajet. On decharge pour recharger les cinq

chevaux et l'anesse accompagne de son petit. Notre

groupe est forme de Lupo et Ziv hebreux, Jean Baptiste

et moi representant la France. Deux horsemans

(muletier) que l'on appellera les oncles, le cuisinier

dit grand frere et le guide dit petit frere, point de

nom pour nous differencier. Ce meme jour deux couples

de belge seront de la partie via une autre

organisation. Le trek, plaisir, souffrance, demain

j'arrete; le but, lequel; la joie de decouvrir ou de

ce dire que j'ai depense un max de thune pour les

jours a venir. Que dire de la beaute des paysages que

nous cotoyons. De la montagne ressemblant etrangement

au Mordor (voir le seigneur des anneaux) ou des

Chortens de Tintin au Tibet; il ne manquerait plus

qu'a croiser le Yeti. Bon dernier de mon groupe, car

je suis avec trois avions de chasse. Apres de bonne

journee pour moi, le soir venant, epuise d'avoir

marcher et gravie pour mon propre salut. Moi, ma tasse

isotherme et cette soupe deshydrate au dix legumes,

dernier souvenir de la-bas. Je m'installe sur mon

rocher, face a moi cette ecran panoramique avec ca

chaine unique, qu'elle est splendide. Ces montagnes

grises denudees de vie, ces fermes isolees, ces taches

vertes suivant le cour d'eau, d'autre noir plus

petite, ce sont les yacks, le blanc des nevets de

neige se melangeant a ces nuages cotoneux dans ce

monochrome bleu marine qui nous domine tous et qui au

gres du soleil couchant transforme l'environnement en

orange, puis en vermillon. Au premier plan sous la

bache tendu, le cuisinier de chaque expedition

s'affere au repas du soir. Il est vrai qu'au prix que

nous payons point de tente salle a manger et de diner

a plat multiple. Pour nous plat unique avec au menu

Thukpa (soupe de legume et de spaghetti) ou riz aux

legumes, prit dehors sur une malle. Troisieme jour,

malade epuise apres une passe a 4800 metres, les

belges me soignent avec leur medecine et apres une

bonne nuit recuperatrice sous la tente, je repars de

bon pied pour attaquer la fameuse passe a 5040 metres,

ce jour la, j'irai meme un peu plus haut pour mon

plaisir personnel sous une pluie de grele. Depuis deux

jours des ouvriers nepalais nous emboite le pas,

partage le meme quotidien, charger certain a 40

kilogrammes, franchissant les memes endroit en tongue

usee, dans ce groupe, des enfants ages de 12 a 15 ans

venu gagne un pactole misereux a la sueur de leur

front creusant le sol pour en faire jaillir un nouveau

pont. Des marmottes peu farouche non pas peur de se

faire dore au soleil sur leur rocher. Car dans le ciel

pas de predateur, quelque chouka se prennent pour les

seigneurs des airs suivie de leur vasseaux, ces

vulgaire pigeon. Je ne peux pas vous decrire les

paysages du quotidien que je savoure, mais mes

pensees, allant du plus jamais ca dans les ascencions,

a quand la prochaine dans les descentes, au vacance

francaise, du mobilehome que mon frere va louer pres

d'Arcachon, la plage, la table de camping recevant ces

plats d'ete et a cette bouteille de rose bien frais

attendant d'etre descendu dans son seau a glace, que

de quoi me mettre l'eau a la bouche. Mais quand j'y

serai, je me souviendrai de ces moments difficiles.

Cinquieme jour, un de nos chevaux fait une chute de

plusieurs mettre lors d'une descente, plus de peur que

de mal, car il s'en sort juste avec une dent casse.

Sixieme jour, une passe a 4800 metres, vous allez me

dire que ces moins haut, peut etre, mais le depart se

fait a plus de 1100 metres de denivele plus bas, les

locomotives toujours a plusieurs dizaine de minute

devant moi, je gravie pas a pas et deux rencontres se

feront sur ce chemin. La premiere, cette aigle nous

suvolant et nous saluant de son envergure magistral,

comme pour nous recompenser de cette ascenssion. La

deuxieme, mami, 63 ans autant dire que ces vieux pour

ici, petite dans ses habits traditionnels, ses

chaussures de feutre et son panier en osier poser sur

le dos. Venu voir son neveu, elle s'en retourne chez

elle a quatre jours de marche, passant les memes

obstacles que nous, marchant cinq pas, s'arrete puis

repartant ainsi de suite. Il lui faudra a elle douze

heures de marche pour arriver chaque soir. quand nous

la croisons chaque jour, elle se retourne et nous dit:

"bonbon, bonbon", n'ayant pas peur de fouiller nos

poches. Moi, je lui donne des raisins et des abricots

secs et un autre jour lors d'une nouvelle ascenssion,

elle se propose tout simplement de porter mon sac

jusqu'en haut. Grande lecon de vie, grande lecon je

vous le dis. Mami, nous nous souviendrons de toi et te

respecterons a tout jamais. Mami, total respect. Les

villages traverses au mode de vie ancestral et qui se

voie boulverser depuis une quinzaine d'annee avec ce

tourisme vert florrissant. Apres sept jours, etape

plus courte, quatre ou cinq heures, nous donnant le

temps de nous laver et de faire une petite lessive et

d'organiser un feux ou nous invitons les autres

expeditions devant une biere ou un rhum, soiree

francophone sous cette nuit etoilee. Le long de la

Zanskar river, la vie s'ecoule et nous marchons notre

quotidien pour notre simple plaisir de decouvrir de

nouveau paysage, cette vallee ouverte, comme au temps

de Moise qui a ouvert la mer. Les montagnes se sont

reculees il y a quel ques millions d'annees, laissant

apparaitre sur ses flancs ces stratifications qui

n'attendent qu'a ce refermer, laissant cette plaine ou

la vie s'active de chaque cote du fleuve. Derniere

nuit ou le vent m'a empeche de dormir dehors, moi qui

voulais jouer au aventurier de l'ancien temps, je

n'aurai eu que peu de fois profiter de ce merveilleux

moment, de l'ombre des montagnes et des etoiles

scintillant de mille eclats, preferant le luxe de

cette protection precaire, mais qui fut tres

appreciable a plus de 4000 metres d'altitude. Le

voyage se finit, personne pour nous accueillir, pour

nous feliciter de cet exploit personnel, seul les

premiers y ont eu le droit il y a tres longtemps.

Padum, capital du Zanskar avec ses mille habitants,

ses quatres hotels et ses huit boutiques. on vient de

tendre un ruban d'asphalte de quelques centaines de

metres sur l'artere principal ou toute la vie se

passe. Que faire pour attendre le bus. Pour moi une

decision importante et difficile s'impose. Est ce que

je continue? j'ai trouve deux chevaux a prix correcte

pour rejoindre Darcha et jusqu'a la derniere minute

j'hesiterai, mais ce sont mes jambes qui me feront

entendre raison, dur sera ce choix dans ma tete le

soir venant apres avoir inviter notre team au

restaurant pour les remerciers. Un bus normal passe

avec 200 personnes a bord, mais que se passe-t'il?. Ce

soir c'est jour de mariage et tout le monde est convie

a cette fete, Buddhiste et Musulman, tres bon moment

pour unifier deux factions qui s'opposent ici. Nous,

les parasites professionels, nous sommes de la partie,

assistant a ce moment de joie, ou la famille a du

s'endette pour les vingt ans a venir. Des baches de

couleur nous protegent du vent, la sono, simple

platine CD relier a une batterie qui alimente aussi

trois malheureuses ampoules ou les jeunes dansent au

son de musique laddaki, avec pour les hommes un look

de gang de cite americaine, jeans, blousons flashi au

estampe de divers team, casquette et le bandanas pour

recouvrir le visage. pour les femmes, elles plus

modere, dans un panjabi terne indien et au visage

recouvert d'un foulard, je vous dirai qu'ici s'est

tres bien comme cela les jeunes filles musulmanes

peuvent etre de la partie. Une multitude de pain

attendent ainsi que 50 litres de tchang (biere

artisanal local) dans leur baquet en plastique ou

tout le monde autour est accroupi. Je rentre dans la

maison ou chaque piece est occupe par une faction

feministe ou autre. Je rentre dans le cercle tres

ouvert des moines Bouddistes (bonnet rouge) picoleur,

je partage ce moment mon godet de rhum ou de tchang a

la main, les ecoutants jouer de leurs instruments et

du moulin a priere. apres quelque temps, elle se

transforme en fanfare un peu defraichie. De retour

dehors et toujours des questions sensibles a poser,

sur le quotidien et de la relation possible entre deux

etres de religion oppose. Il y en a toujours un avec

son pichet a la main pour me reservir, mon je ne sais

plus combien tieme de verre et je rentre dans la

ronde, puis au centre, dans ce paysage du bout du

monde, de ces montagnes avoisinantes, dans cette

plaine ou la Zanskar river serpente ou le ciel est

vide de tout nuage, les etoiles comme spot light et le

clair de lune pour ce debut de matinee. Pour mon notre

plaisir et surtout le mien on finira la soiree sur un

air de disco, merci encore pour ce moment inoubliable.

Il est trois heures trente, vite je dois rentrer mon

carrosse va se transforme en citrouille. Non le bus

part a quatre heures. Ce vieux bus local, comme nos

Saviem qui nous deplacer sur dix kilometres maximun.

Ici nous sommes partis pour 235 kilometres ou treize

heure trente de voyage, pas de route mais que de la

piste et parfois roulons dans le lie de la riviere

assechee. Je suis malade, certainement le trop de

secousse, pense a mon avenir proche, somnole et quand

j'y arrive, chek post et ces eternels questions

repetitives, pour mon plaisir, je changerai de metier

a chaque pour voir ce qu'on va dire. Kargil pour la

deuxieme fois et ces Chiites dominant, son dortoir et

la police qui refuse a me recevoir, nuit bien merite.

Deuxieme depart a cinq heures pour rejoindre Leh.

Enfin, vingt quatre heures apres, soit 470 bornes, me

revoila...

Avec cette semaine loin de tout, des klaxones

intempestifs. J'ai pu m'imaginer la vie des caravanes

de la route de la soie, de ces deux ans de voyage pour

retrouver l'occident et ces contraintes quotidiennes

et des petites distances parcouruent. Tout cela pour

le plaisir de nos riche concitoyen du passe voulant a

tout prit ces produits exotiques.

Bientot six mois de voyage, que cela passe vite, trois

mois que je n'ai pas manger de viande et de vous dire

que j'ai deja maigri de dix kilogrammes. Aujourd'hui

grand jour, car je vais effectuer mon premier trajet

en camion local pour rejoindre Manali.

a bientot pour d'autre nouvelle et profiter bien de

vos vavances...

from central asia 18: du reve a la realite.

Voila, grande soiree, on vient de rejoindre le terrain de polo ou les camions stationnent. Nous sommes en tout six occidentaux a tenter le voyage. On embarque quatre par camion plus le chauffeur, car nous ne sommes pas tout seul. Le moteur demarre, point de sirene hurlante pour descendre main bazar, mais la joie est la. A travers la vitre la nuit etoilee et 450 kilometres de route, 3 cols dont 2 a plus de 5000 metres d'altitude. Que vous dire, que je vie un reve de gosse. Moi dans la cabine de ce rustre camion indien de marque TATA, pas de siege sauf pour le chauffeur, juste des matelas poses pour prendre la position du Bouddha assit. Un certain bonheur m'enivre de vivre cela. 6 kilometres, premiere arret, deja une panne, tout le monde descend du camion, on ouvre le capot pour un chek up, un fil electrique tendu entre deux cosses et nous repartons 30 minutes apres. Que disais-je, oui le bonheur de parcourir la route avec ceux qui la vive au quotidien, de partage la cigarette et les fruits secs, emporter comme present, les, ah' deuxieme arret, un autre camion vient de tombe en panne. Deja 1h30 que l'on roule et nous avont parcourut 10 kilometres. Bon, je disais, le bruit du moteur qui resonne dans la cabine, pas de position pour se pose, route defonce, les secousses sans cesse et l'impossibilite de dormir et la temperature qui degringole. Je m'essaye a la couchette qui fait 200cm sur 50 cm de large et 40 cm de haut, l'epaule bleuie rebondissant sur la barre, il ne me reste plus qu'a penser a autre chose loin de cette enfer. 5 heures du mat, les chauffeurs s'arretent, nous nous retrouvons autour d’une tasse de tchai (the au lait). Les couleurs magnifiques du soleil levant sur ce nomad’land qui sert de parking au camion en transit. 1 heure, 2, 3, enfin ils se decident a repartir pour 2 kilometres et un autre arret pres de la riviere pour cette fois ci se preparer un repas. 1 heure de plus avant de repartir et un nouvelle arret dans la foulee, on bitume la route et celle-ci est ferme pour 1 heure. Enfin notre convoie peu repartir, 600 metres et ils decident a nouveau de s’arrete, les neres sont mit a rude epreuve et rien pour nous pour nous restaurer. On repart au mileu de ces paysage lunaire irradier au UV sans nuage, je n’en ai que faire, maintenant je desire me restaurer devant n’importe quoi. Il est midi et avons parcourut un peu moins de 200 kms. On roule et apres un aspirine je pense a tout ce qui peut me passer par la tete, car on ne peut rien faire d’autre qu’attendre. Je pense qu’il y en a qui vont dans les grandes fetes foraine, payant un prix astonomique le tour de bossa nova ou de tape cul. Moi pour 2 euros j’en ai autant que je veux. Il se fait 17 heures et la premiere ville traverse sur la carte. Pas de maison mais uniquement des tentes, je m’en fou tant que l’on peu se ravitailler. Soupe de pate: " 2 s’il vous plait" et et des pommes de terre:" 2 fois aussi". Les routiers interpellent l'un du groupe pour negotier du tarif, car a la base il etait convenu de donner ce que l’on voulait. Cette bande d’inculte s’arretant a outrance se reunissant pour parler de rien, vue qu’il n’y a rien. Les voila s’essayant de jouer les dur face a des voyageurs rodes au moins cher. " Bon cela vous fera 400 rupees par tete". Quoi toi l’#$&*% qui nous avez dit qu’on serait arrive dans 24 heures maximun, tu veux essayer de jouer les gros bras avec moi, les chefs. La seul chose qui recolteront sera de nous voir tous descendre pour passer la nuit ici. Nous sommes tous de mauvaise humeur avec cette experience. Mais le sunset et la et il y a de la biere pour nous faire oublier. Nous sommes a 4250 metres d’altitude sous la tente coucher en batterie, il fait froid, tres froid... Nouvelle journee et nous nous repartissons en 3 groupes. Les premiers embarque pour 5h30 dans un nouveau camion, moi 1 heure apres. "Aller dede fait peter l'bordel", bon on se contentera des 20 km/h en pointe. Reparti dans des pensees, pour oublier le temps qui n'en fini pas et des bornes kilometriques que l'on voit defiler tous les 5 minutes. Midi, un arret nourriture, encore 180 km avant d'arriver, je calcule la moyenne et pense que l'on arrivera vers minuit. Les boules, il va falloir encore galerer. 15 heures, on s'arrete et le chauffeur va se coucher. 17 heures je pete les plombs, j'ai deja lu 200 pages d'un bouquin le temps de ces arret impromptu. Un jeep passe, je l'arrete demande la destination et son prix. "Ok pour 200 rupees" et la tout change, le calme, la vitesse et le luxe de se retrouver 2 a bord. Il est 22 heures, use, fatigue d'avoir rien fait et la jeep nous depose a Manali. Manali vue de Vasheest. Un air d'alpage suisse reigne en ces lieux, recouvert de vert, des herbes aux sapins, dressant les yeux, les sommets redeviennent tristes, laissant apparaitre de vieux nevet de neige grisatre au glacier fondant le long de ces veines ancestrales, donnant la vie a ces petits villages, allant de l'ancienne batisse pres a rendre l'ame au neo chalet recouvert de crepit pour les plus cher a la simple facade de beton pour les plus modeste. Ici, en bas la fourmiliere heteroclite s'active. Des locaux habiller de couleur vif au mode de vie inchanger depuis des generations cultivant l'essentiel, aux autres dans leur accoutrement a l'occidental profitant de la manne financiere filant dans les deux sens de la vallee, aux touristes pantalon kaki la camera en bandouliere venu rafler quelques images souvenirs. Les athes et les occidentaux ayant trouver leur nature profonde et de nouveau maitre. Le temple et sa source d'eau chaude naturel. Rendant un immense service dans leur quotidien. Baignoire geante, douche pour les soins du corp, tube ou s'ecoule le reste pour la lessive, la vaisselle. Dans les cultures local pousse cette mauvaise herbe qui fait la reputation de cette region et qui est economiquement tres rentable. J'ai nomme le cannabis. Trouvant prenneur au pres des liberables de l'armee israelienne. De leur 3 ans de donne a leur pays pour lui et 2 ans pour elle. Perdant les plus belles annees de leur innocence dans un conflit sans fin. Les voila ici pour rattrapper tout ce retard. Je suis tombe amoureux pendant ces jours passses ici, elle a 20 ans, elle m'attendait, ronronnant comme un bebe, elle est tout de bleu vetu, sa taille 350 centimetres cube, elle s'appelle Enfield. Ziv veux s'acheter une moto et je me suis retrouver essayeur pendant deux jours et l'une d'elle m'a accroche, j'etais pres a l'acheter pour continuer mon periple, mais si dans un avenir je me retrouve avec un probleme mecanique, il me faudra certainement l'abandonner, alors je me suis resigne. Nouveau bus, nouvelle direction et Darhamsala, ville du Daila Lama, tres touristique, ou pour mon plaisir (3 euros), je me prends une chambre avec vue sur la vallee, le hasard des retrouvailles au restaurant: "Le petit cafe", avec d'ancienne rencontre faite a Leh, repere de francais au mal du pays. Un jeune francais venu preparer sa these ici est tombe sur le charme de la region, des langues et d'une tibetaine. Alors il a ouvert un petit resto, au menu gratin dauphinois et crepes au nutella, tout cela sur un fond de Brel ou Brassens. Cinema, enfin un particulier avec son video procteur et son prologique fait passer du bon temps pendant les pluies mousonnieres, "sept ans au Tibet" vue ici prend une autre dimension. Apres le film je me suis vu errer dans les rues avec une multitude de question sur de simple mot aux ideaux a pronner. Ouaih! je suis pour le Tibet libre et pour cela, je loge au Freedom hotel et mange au Peace restaurant, est-ce que cela est suffisant!!! Toujours de nouvelle rencontre et beaucoup de discution religieuse, du bouddhisme a l'islam en passant par le catholisisme car ici on est a un grand carrefour. Les taiwanais et pas chinois venu en force asister au seance pubique du Daila Lama et pour comprendre, il vous suffit d'acheter un transistor et d'ecouter la frequence qui traduit en anglais et en simultaner ces dire philosophique. Mais les places sont cheres pour etre dans le publique.

Pour commencer, nous allons apprendre quelques cocktails: L'hôtel: pour celui ci prenons les mots, musulman, hindou, catholique, religion, icône, temple, partage, paix, touriste, monnaie. Nous mélangeons et nous obtenons: Un hôtel a la direction musulmane ou prône au milieu du jardin un temple hindouiste et dans les étages une icône de la sainte Marie. Un quotidien remplie de touriste étrange et une seule religion pour réunir tout cela, l'argent, la monnaie, le flouse, l'oseille. Ici ou ailleurs, la paix tient dans ce petit rectangle de papier. Autre préparation: Le restaurant: prenons pour celui-ci les mots réfugie, client, touriste, bouddhiste, christianisme, pro, anti, demain, avenir, china. Mélangeons une nouvelle fois et nous obtenons: Un restaurant tenu par des réfugies tibétains ou l'on vous sert dans un service made in china, aux clients pro chinois ou pro libération. Une touriste australienne bouddhiste, deux coréennes chrétienne et un français perdu dans tout cela. Ainsi ce passe la vie à Dharamsala, je n'aurai pas vue le Daila Lama car il fait des discours un peu trop tôt. Dehors, la mousson est arrive, la pluie ne s'arrête que très rarement, les rues se sont transformées en rivière et moi j'aurai écume les restaurants, refait le monde devant un verre de tchai(thé) avec des gens de tout bord. Le matin avec les musulmans, la journée avec les tibétains, le soir avec des occidentaux. Comme au centre des jeunes tibétains qui organiser un conférence sur la propagande et je vous le demande: "ou été les touristes" au badge "free Tibet" dans le bazar a acheter des souvenirs pour dire qu'ils y étaient et ces déjà pas mal. Dans le journal des fait nouveau pour la vie tibétaine. Il était écrit que le gouvernement chinois était près a faire revenir cette "Océan de sagesse" dans son pays mais sans aucune autorité et qu'il devait accepter la souveraineté chinoise comme autorité suprême et reconnaître Taiwan comme étant chinois (les traîtres). Reconnaître le gouvernement et arrêter la propagande antichinoise et que la Chine à amener, la vie moderne et tout ce qui va avec. Mais j'aimerai savoir pourquoi il y a toujours autant de réfugie qui passe la frontière clandestinement pour rejoindre l'Inde? Des français que j'ai rencontre a plusieurs reprise viennent de remettre une lettre au gouvernement tibétain sur la politique tenu par elle pour boycotte les produits chinois et que dans la rue au même moment toutes les échoppes tibétaines ne vendent que du made in china, il est vrai que le tibétain est commerçant a la base et n'en a que faire de toutes ces histoires pour faire rentrer du profit. Enfin ainsi va la vie dans cette partie du monde. Moi et ce petit goût de chez nous, dans le petit restaurant français pour le petit déjeuner, je me suis régale de deux part de gratin dauphinois et d'une part de gâteau au chocolat, j'aurai vraiment prit du bon temps dans cette endroit, l'atmosphère régnante dans cet espace, les rencontres, les lectures, la musique et pour la suite de mon voyage, l'on m'offre une nouvelle protection. Des grain d'orge ayant reçu un Oracle. Voici les explications de Ralf, qui me l'a remit. Il s'agit de l'Oracle de Nechung (prononcer : Naitchoung). Nechung signifie littéralement : petit endroit. C'est parce que l'esprit d'une deite entre dans le corps d'un moine, donc d'un être humain, qui est normalement trop "petit" pour recevoir une telle puissance. J'ai eu la chance de voir cela (et je ne me suis pas prive de faire des photos!). Une procession de moines battaient les tambours et sonnaient les trompes, ces trompes en cuivre longues de plus de 3 mètres. Puis, subitement, alors que le feu de branches de genévriers venait d'être allume par les moines, l'un d'entre eux s'est mis a avoir de violentes convulsions; il est devenu rouge, plus rouge encore que sa robe, et s'est mis a gesticuler dans tous les sens avec une frénésie prononcée. Il a fallu quatre moines pour le soulever puis le traîner dans le monastère, tant il devait peser lourd! En principe, on sait un peu a l'avance quand et ou l'Oracle va venir. Mais la apparemment c'était plus tôt que prévu! L'Oracle joue un rôle de "téléphone cosmique": il est consulte pour avoir des prédictions très précises sur l'avenir, ou bien quand certaines décisions importantes sont a prendre. Il peut aussi être consulte afin de trouver les réincarnations de hauts lamas. Mais seuls quelques moines très entraînes sont capables de comprendre puis de retranscrire son langage; ce n'est pas un langage humain que l'Oracle utilise. Quand il investit le corps du moine, ce dernier devient excessivement lourd (a cause de la puissance qu'il contient désormais), rouge vif (peut-être a cause du sang qui doit affluer deux a trois fois plus pour irriguer un "super cerveau"). L'oracle ne se trompe jamais. Ses prédictions sont très écoutées et très respectées, et quand il part enfin du moine, il faut exercer à ce dernier des pressions sur les artères pendant un court laps de temps très précis et a plusieurs reprises, faute de quoi le moine peut en mourir. C'est cet Oracle, Nechung, qui fut consulte pour établir un plan de fuite du Tibet pour Sa Sainteté le Dalaï-lama. Ce plan faisait passer Sa Sainteté juste a cote d'une garnison militaire chinoise! Et l'Oracle a aussi perdit qu'a tel endroit se trouvait une rivière infranchissable car pas de pont ni de gué. On a pu y faire mettre une barque à l'avance. Comme tu le sais, le Dalaï-lama a réussi a s'exiler en suivant ce chemin dicte par Nechung. Les "graines" que nous t'avons donne sont ce qu'on appelle des "objets de puissance", ou encore "cadeaux de pouvoir". Ce sont a la base des grains d'orge tout ce qu'il y a de plus commun, sur lesquels il souffle et transmet son pouvoir et sa bénédiction. Car un autre rôle de l'Oracle est de protéger. Ainsi, celui qui transporte de telles graines pourra les utiliser afin de ne pas perdre ce qu'il transporte; ou encore en cas de grosse maladie, en avaler une le matin pendant plusieurs jours. En fait il y a maints usages pour de telles pilules... Ralf Moi je viens d'en mettre dans mon porte feuille ainsi que dans mon sac ou réside dissimule un peu partout des photos du Daila Lama une vingtaine pour offrir au peuplade tibétaine normalement bientôt traverser. Je redescends et après la pluie je retrouve ces forte chaleur insupportable et je repasse du duvet au ventilateur de la chambre qui brasse cet air chaud. Bizarre de se retrouver dans le même hôtel fréquente il y a peine deux mois, j'ai un sentiment de vacance fini, d'un certain vécu, d'être légèrement différent. La frontière où je me pointe toujours trop tôt et les premiers problème. J'ai en ma possession une bouteille de rhum. Bien sur le douanier me la saisie pour me la confisquer. Je dis au douanier, je ne vois pas le problème que je suis étrange, qu'il y a de l'alcool dans son pays et que moi je ne fume pas, mais que je bois: "Non, non", il ne veut rien entendre. Et comment cela ce fait que l'on peut fumer de l'herbe sans problème, un. Bon tu veux rien entendre et tu crois que tu vas te garder ma bouteille, tu rêves mon gars, donne la moi car elle m'appartient encore et je sors dehors et je l'explose contre un mur. "Ces bon vous pouvez entrer en pays musulman". La prochaine fois je transiterai de la drogue j'aurai moins d'emmerde. Islamabad et l'alliance française ou je me retrouve professeur de conversation d'un jour, toujours très enrichissant pour comprendre le quotidien et quelques questions pertinentes. Aujourd'hui Peshawar a l'ouest ou dans la rue il y a autant d'armurerie que de boulangerie... Encore une semaine d'écoule, de découverte en rencontre, du froid des montagnes au climatiseur, de la pluie au bouteille d'eau qui n'en finisse pas de se vider, des mauvais moment au joie que je partage seule. A bientôt pour d'autre histoire...

from central asia 20: voir disparaitre un monde.

Peshawar, 40 degres et 50 pour cent d'humidite. La ville au gout d'Afghanistan et d'Asie central. Aujourd'hui pauvre et sale, malgre les riches maisons decorees dans le quartier residentiel. La rencontre avec Laurence partit elle aussi il y a six mois d'Istambul et beaucoup de chose a ce raconter. Nous partont decouvrir la region et le petit village a quelques kilometres ou l'on doit montrer patte blanche et bakshish pour voir l'artisanat local. Ce sont des petites echoppes dans une rue, ou chacune et dependante de l'autre. Ici, on fabrique des AK 47, des Beretta ou autres armes d'assaut, copie d'originaux vendu discount. Des jeunes apprennant le metier en un an et demi, repetant les meme gestes que leurs aines. Tout y est pour usiner les canons a la fabrique de poudre. Biensur lorsque nous posons des questions, nous avons le droit qu'a des reponses vagues. Dans l'une de ces casba, cette photo pendu au mur representant une petite fille et un mouton assit dans un paturage et ou il y est ecrit: "laissont les grandir en paix", drole de contraste, je voulais faire la photo souvenir a la john Rambo, mais je me suis abstenu, meme si j'ai pu saisir entre mes mains different calibre. Peshawar, ses rues porteur d'histoire, d'un passe riche et bien situer sur la route de la soie. Ajourd'hui il ne subsiste que des facades de havelie racontant leur lamentable descente dans l'oublie et les riches d'aujourd'hui preferent deserter le centre pour vivre dans leur palace a l'abri de le police. Je vous dirai que je prefere voir l'argent partir dans une education retarder que de voir des pancartes de l'UNESCO fournissant de quoi faire plaisir au touriste de passage. Ballade dans le bazar ou les pakistanais n'arrete pas d'epier Laurence, malgre son accoutrement local et les cheveux couvert, pour moi les commercants me demande si les pierres que je porte autour du cou ne son pas a vendre. Retour a la capitale, puis bus pour Gilgit et pour la premiere fois l'envie d'arreter ce voyage qui commence a m'epuiser, je vous dirai que les pays traverses ne sont pas de tout repos et de ce retrouver avec une compatriote, cela me fait des vacances dans les vacances. Stop and go pour rejoindre Hunza via la verte vallee, autre peuplade et autre language. Aujourd'hui a majorite Ismaelite, les femmes peuvent deambuler librement dans les rues et vous regardez, les jeunes rejoignant l'ecole sont en uniforme et pas de couvre tete pour les jeunes etudiantes. Des refugies Tadjik ne revent meme pas d'un eldorado meilleur, mais juste trouver de quoi survivre en cette terre islamique. Ces le temps de recolter les abricots et de les faire secher sur le toit, dans un decor plein de couleur. Je me rends compte que l'on arrive pas ici par hasard, il y a longtemps des nomades ou differente civilisation fuiaient un envahisseur venu conquerir nouveau territoire et faisant fuire les plus pauvres au soldat deserteur serchant terre d'asile et surtotu de quoi cultiver pour survivre. Ici aussi rien n'a evolue a part un modernisme devastateur (opinion personnel).

Sost derniere ville avant la frontiere, meme si elle est tres avance en pays musulman. Ville nouvelle le long de la Karakorum highway. Bicoque de bois, de plastique et quelque fois de parpaing, le long de ce long ruban de bitume. Des commerces du quotidien recouvert d'affiche promotionel vantant les eternels produits indispensables, c'est a dire cigarette et Coca cola. La petit PME specialise dans le transit. Un autre qui a tout compris, il vend du made in China au pakistanais, du made in France (parfum) et Suisse (montre) pour les chinois, pour trouver du made in Pakistan il faut regarder dans la rue pour ne voir que ces sachet d'abricot seche. Pour rassurer tout le monde, on a peint une batisse en blanc avec les inscription suivante: "Centre de soin", ou il ne fait pas bon y mettre les pieds. Tout cela pour le derrnier Caravencerail en service. Plus de ferme fortifiee, mais un terrain vague entourer d'un mur d'enceinte et de barbele. Au centre le batiment administratif. Les semi remorques chinois d'une vingtaine de metre entrent et des dockers local dechargent pour recharger les camions pakistanais qui stationnent le long de la route ou retint leur petite cloche sous le chassis, comme un troupeau attendant son maitre. Il en faut trois ou quatre camions pakistanais pour un seul chinois. J'imagine deja la route pour faire transiter ces monstre de la route. Mais ce que j'observe est que le commerce ne va que dans un sens, les pakistanais n'ont rien a refourguer. Du camion vider le chauffeur chinois repartira avec en tout et pour tout avec ce cheque qu'il deposera dans la poche de sa chemise. Il n'y a rien a faire et cela est interessant de voir ou il n'y a rien, il y a tant a dire. Peut etre voulons nous les voir arriver a notre niveau social et ensuite les oublies. Ma chambre, tel une cellule de prison ou la salle d'eau vous suggere d'aller faire vos besoins sur le terrain qui sert de decharge. Quand on pense route de la soie, on pense forcement a sir Marco Polo et au commerce qui s'exercait dans les deux sens il y a tres longtemps. Aujourd'hui tout ne va plus que dans un sens, tout va vers l'Ouest et l'on retrouve la route Lapilazuli envahie par du made in ....., le reste transitant par voie maritime pour rejoindre nos contrees. Mesdames et messieurs, j'ai l'honneur d'annoncer le grand gagnant de cette competition international. Le vainqueur est par KO a la reguliere: La Chine.

On applaudit bien fort.

Mercredi 10 Aout: Je me dirige a la bus stand ou des jeep nous attendent, le hasard me fait retrouver Masato avec qui j'ai passe la frontiere indo pakistanaise. Ainsi qu'une francaise et d'autre japonnais. Apres le parcour administratif, nous voila tous les touristes dans la meme jeep avancant dans cette vallee. Biensur on nous detrousse de 4 dollars pour le parc naturel ou nous ne verrons rien. Khandur passa 4600 metres, grillage et barbele traverse la chaine de montagne. A ce moment j'ai cette pense et je me dis qu'il faut vraiment etre un animal sans cerveau pour pouvoir circuler librement sur notre planete. Nous voila en Chine pour les pakistanais fouille complete, pour nous moins de probleme. La vallee s'est transforme en plaine. a 4000 metres nous pouvons observer des chameaux ainsi que ces nomades et leurs yourts. les marmottes regardent defiler les convois sans se soucier. Tashkorgan est encore une nouveau peuple et language. Les femmes toutes recouvertent de couleur avec sur leur tete une toque recouvert d'un voile. Les hommes dans ce costume que l'on retrouvait dans nos regions il y a plus de cent ans, avec le beret comme couvre chef. Nouveaux controle et le rayon lazer sur la tempe pour prendre la temperature et se voir estampiller le passeport. le soir nous nous retrouverons une huitaine de voyageur a manger local et a me retrouver carnivore apres trois mois de repas fait que de legume. L'impression me laisse penser qu'ici on trouve du bon avec ces colonisateurs jaunes. De la musique sort du restaurant avoisinant l'hotel. Nous nous laissons guider au son de l'accordeon et citare enfin ces le synthetiseur qui fait tout ca et decouvrir une musique slave, comme il se joue en Europe de l'est et influencer par une longue traverser il y a de ca aussi tres longtemps. La biere coule a flot et nous nous en privons pas, entre temps nous rejoignons la piste de danse ou homme et femme se cotoie dans une danse oriental. Magnifique soiree pour cette premiere nuit en ce pays. Pas le temps de traine et il n'y a plus grand chose en dehors de ces villes sorti de terre ressemblant a rien. Cette fois-ci bus pour Kashgar. nous amorcont une descente vertigineuse partant de 3300 metres d'altitude pour rejoindre les plaines desertiques, les bouteilles en plastique nous servant d'altimetre en regardant leur deformation s'effectuer. Le plus beau des paysages s'offrent a nous. Pour commencer le Majestueux Musta gata recouvert de neige et de glacier attendant de fondre dans ses veines. Des nuages blancs bloquer par cette enorme masse, me font penser a des vaisceaux stationant et ravitaillant. Enfin le lac Karakul se laisse decouvrir et refletant sur sa surface tout le decors alentour: Du blanc des sommets au yourt poser deci dela et la caravane de chameaux revenant de trek passe devant moi. Magnifique payasage, magnifiquement pourri par ce gars qui emet des sons pour que je le regarde et pour ensuite me reclamer une certaine somme pour les photos que je viens de prendre. Je demarre au quart de tour en regardant cet individu et je commence a l'envoyer ballader et si tu continue c'est l'appareil photo que tu vas te prendre dans la tronche pour argent comptant . Alors je dois partir et trouver ruse pour pouvoir revenir faire quelques cliches. Un peu decu dans le bus d'avoir a admirer le changement qui s'effectue sur cette planete...

Kashgar deuxieme (clap): Mais que ce passe t'il, dans quel etat erres-tu. Tu ressemble aujourd'hui a ce jeu d'ordinateur s'appellant: Sim city. On detruit toute le passe "Ouighour" et des batiments vieux de moins d'un an sorte de terre, des chantiers herculeien qui ne s'arrete meme pas un instant 24 heures sur 24. Ces barres d'immeuble meme pas habite et deja usees, mais qu'est qu'ils vont faire ces gens qui ont toujours vecu dans une maison de plein pied ou ils avaient leur repere, mais qu'est qu'ils vont faire une fois qu'on les aura reloge dans ce deux pieces confiner plein sud. Moi cherchant des reperes laisse il y a un peu plus d'un an. il ne reste rien autour de la mosquee Idkah, enfin si une esplanade tout neuf ou tout autour est detruit, le golden bazar, les petites echoppes, tout. Oh le beau batiment influencer par je ne sais pas qui de mauvais gout. Le dessin qui nous montre un plan futuriste de cette endroit, meme pas dessus ces empaffer ne respecte la culture local, on ne voit que des chinois deambuler, une mosquee sans coupole et a la porte betonner. Putaint revoltez-vous, ne vous laissez pas faire. Ce gars qui m'accoste et qui m'invite dans son echoppe de 5 metres carres, juste un lit et une machine a coudre pour faire des chaussures pour femme. Il m'explique les problemes qu'il rencontre lui et sa societe, il ne parle pas le chinois ce qui lui vaut des problemes. Il me dit qu'il demande dans ses prieres quotidiennes un avenir meilleur et qu'il ne voyait rien changer. Triste je suis de faire ce constat. Comme Dimanche lorsque je viens de rejoindre le sunday market et pour vous expliquer je vais commencer par vous reracontez ce que 'y ai vecu il y a un an, ensuite je vous decrirai ce que j'ai vue aujourd'hui...

Un Dimanche en janvier 2003: Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 100 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds, Autour du feu un local veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ deux cent milles personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc...

Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Je rejoinds le coeur ou la vie bat son plein ou le sol est recouvert de terre battu ou tout n'est qu'un assemblage de bois et de bâche. D’un coté ce sont les vêtements et schapka en peau de l'autre les pièces de moto. Dans les bicoques on trouve de tout et du vieux. Le pharmacien exhibe son étalage ou l'on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local...

J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse.

Un Dimanche en Aout 2004: Ma machine a voyager dans le temps deconne, cette fois je n'ai pas fait de bon aussi loin en arriere. Je ne retrouve que la facade annoncant le bazar international de Kashgar et ces tapis ayant perdut de leur qualite. Devant encore ces petites echoppes on l'on peut se ravitailler, manger, parler du changement brutal qui s'effectue. Combien de temps encore auront-elle le droit de squatter se morceau de rue qui leur appartennait depuis des generations. Mais qu'est qu'il ont fait, plus rien, enfin si un marche moderne aux allees rectilignes et box uniforme, tout cela sous de longue tonnelle. Mais ou sont passes les gens, tout est asceptise. il faut que je m'eloigne un peu pour retrouver ces barbiers et la vie des plus pauvres qui ne peuvent pas se payer une place dans cette endroit trop cher pour eux. Qu'est que je suis triste de ne pas retrouver l'ambiance d'avant. Il faut que je retourne au foirail pour retrouver un semblant de vie que j'avais laisse un an auparavant. Tout ces touristes mitraillants sans compter l'arm...euh la camera a la main, cherchant souvenir a raconter et dire je l'ai vue ce grand bazar d'Asie central de retour chez eux, vivant sans respecter, occidentaux ou chinois tres court vetu pour les jeunes filles et galerer un max pour negotier un souvenir a prix correcte. Je ne reste pas et j'espere ne plus remette les pieds ici preferant me souvenir a present a travers mes photos. Ainsi va le bon vouloir de la Chine grandissante.

il me reste le temps de profiter de sanitaire propre et de ne rien faire, restant sur mon lit a bouquiner dans le dortoir que je partage avec mes amis japonais, ainsi que de nous retrouver le soir sur une terrasse a refaire le monde devant une biere made in .....

Drole de constat et drole de voyage. Heureusement que j'ai pu prendre plaisir encore dans certain endroit qui n'ont pas etait encore trop touche par le changement venant de l'Ouest comme Tabriz en Iran, Mazar e sharif en Afghanistan, la Kalash vallee au Pakistan et certain endroit du Laddak, ou inversement Mouniac et la mer d'Aral en Ouzbekistan et son resultat tragique. Mais faites vite car demain le touriste sera roi et cherchera je ne sais quoi de depaysans sur cette planete s'atristant...

Demain depart pour le sud, Yarkand et un moyen de rentrer au Tibet. Prochain contact a Lhassa, Inshalla...

from central asia 21: breve derniere.

Karghili, derniere ville avant le Tibet, juste le temps d'un repas et nous partons a la recherche d'un moyen de transport. Le hasard nous fait rencontrer un malesien, nous faisons faindre de le voir puis apres quelque temps nous nous echangeons des informations. Nous voila partie a trois rejoindre le parking aux camions et la mauvaise nouvelle, pas de depart avant trois ou quatre jours. L'un d'eux propose ses services pour la coquette somme de 1000 yuans (100 euros) par tete et de devoir ce cacher dans les reservoirs de gasoil lors des passages de police. Bon, on rebrousse chemin, trouvons un hotel pas trop cher et interdit au etranger et nous repartont dans un parcour administratif a en faire ceder plus d'un. Nous commencons par la gare routiere ordinaire, ou une personne assez serviable nous renseigne et nous annonce un prix correct: 150 yuans. nous partons pour la gendarmerie qui nous dit que l'on n'a pas besoin de permit, bonne nouvelle. On retourne au parking des camions, car ce trouve aussi la gare routiere qui relie Ali et ou il est redige sur un des rare panneau en anglais qu'il ne faut pas s'engager sans permit sur cette route. Une personne nous recoit et nous dit que sans permit il ne peut pas nous vendre de billet, bon ca commence bien, il nous envoie au poste de police, dela un gars nous confirme qu'il nous faut un permit et que le formulaire se retire a la gendarmerie, un autre carrement nous informe qu'il est formellement interdit de s'engager dans cette direction pour les etrangers. Retour a la case depart qui n'en demord pas et reste sur ses dire. On se pose avant de s'enerver, car moi j'aurai deja use du poing sur la table et qui n'aurait certainnement servit a rien, merci au hasard de nous avoir fait rencontrer ce malesien qui parle le chinois. Comme la facon qu'ils ont de vous interpeller dans la rue en beuglant: "hooooooooooooooin", on vous a donc jamais apprit a parler. On decide de retourner a la bus stand, biensur les bureau sont fermes et quelqu'un nous envoie dans une petite bicoque qui office comme agence de voyage et nous propose des places pour 600 yuans, depart uniquement tous les dix jours et le prochain est pour dans trois jours. Un voyage de deux jours et demi non stop dans un minibus au ton camouflage et aux roues surdimensionnees et au place assise restreinte pour affronter les 1100 kilometres. Bon il ne reste plus qu'a profiter de la vie qui se propose a nous...

Comme sa grande soeur, comme toutes les autres, Khargili subit des changement brutaux. Le coeur de la ville autour de la mosque ou la vie s'anime toujours, ces petites echoppes en bois ou simplement recouvert d'une bache en plastique trouer ou l'on parle que ouighour, les cantonnieres ne font que deplacer la poussiere, le boucher et ces tetes de mouton poses a meme le sol, le vendeur de bijoux ou les femmes viennent toujours trainer, l'homeopathe et ses plantes comme pilon une soupape et comme bol un maitre cylindre. Les couturieres et leur machine a coudre, le barbier qui vous passe juste un coup de savon et vous rase en plus le front et les oreilles toujours de quoi vous faire alluciner. Le photographe avec sa facade de photo jaunie par le soleil qui immortalise les portraits avec un vieille camera bringbalente, le disquaire balancant les watts a travers la rue, vous dire aussi que la star international reconnu ici est Alize (la Corse) . Le restaurant ou pour atabler le client on lui balance un bon film de karate comme dans toutes les commerces, il y a cette boite a image qui projette ce flot agressive de couleur. Des mioches jouent au pogue a meme le sol, d'autre se cour apres dans leur tenu la plus simple les fesses a l'air. Ces maison faites de brique de terre donnant un air de terrain vague disparaissant sous le regard de ces tours de beton uniforme s'avancant dans leur avenir, au boulevard recouvert d'un parterre de fleur, au haut parleur vociferrant je suppose des discours pratriotique. Toute ce modernisme interdit au carriole et triporteur a moteur projettant celle-ci dans un avenir un peu trop ambitieux. On refait le canal, point de bulldozer mais une armee d'ouvrier homme et femme, pas d'heure a respecter, juste une date et le soir un concert de percussion de pioche et de pelle retint dans la nuit et une sieste recuperatrice a meme le sol dans la pousiere sous le regard indifferent des passants. Comme autour de la gare routiere ou des bus venant de Kashgar ou de Hotan s'arretent pour finir de combler leurs couchettes vides. Les commerces chinois qui la juxstapose: Un bar, un tabac, un salon de coiffure (salon de massage), un restaurant et cela ce repete sans cesse et toujours une table une carriole pour vous ravitailler d'un samosa ou de fruit. Le controle des commerces ce fait par leur dimension unique et personne ne peut vendre plus que l'autre. La salle des fetes s'anime tous les soirs, une scene, un groupe, des jets d'eau qui s'animent a chaque nouveau titre chanter, comme a Tashkorgane musique venu de notre vieille Europe influencer par un tres long voyage avant de ce retrouver stopper par le desert. Le style paysans n'est pas demode, le pantalon gris, la chemise a carreau le beret, la clope au bec. Les locaux dansent en couple partant dans un sorte de valse sur ce damier surdimensionne, les chinois s'essayant pareil avec plus d'hesitation. Les plus jeunes attendent les slows: George michael, vous vous souvenez, la boum dans le garage avec son partenaire tenu a distance, ici ces pareils, un local parlant deux mots d'anglais tape l'incruste a la table avec quatre bieres. Me voila partie aussi sur la piste et biensur on me prend la main pour que je danse au centre du cercle forme, star d'un soir ou les jeunes garcons vont refaire les meme pas que le grand. Notre hotel sale dans une cour de garage sa chambre modeste et toujours cette television ou il retransmette une competition sportives. La Chine contre le reste du monde, je ne sais pas si vous voyez la meme chose, pour reconnaitre cette emission il vous suffit de trouver cinq anneaux entrecroises dans un coin de la lucarne. Les sanitaires sans eau et des toilettes qu'on peine a nettoyer. Pour la douche direction les bains publiques ou il ne fait pas bon poser un pied a meme le sol sous peine de cultiver une famille de champignon. On passa la serpilliere une fois rarement et meme pas rincer. Le jeune qui ne sait que percevoir l'argent prefererester allonger sur sa natte avec sa nouvelle acquisition son telephone portable devant cette television qui ne s'arrete lors d'une coupure de courant ou tout simplement avec la fin des programmes d'une chaine. Aller me dire, est-ce que s'est bien ou mal, ce que je vois ce sont des femmes assez libre dans leur tenu peu reglementaire pour un Imam, juste la tristesse de les voir partir dans l'alcool les cigarettes et la vie facile que leur donnent ces colons de chinois. Dernier pas en terre Islamique apres six mois. Demain sera la terre Bouddhiste et apres que sais-je...

Aujourd'hui jeudi, j'apprehende enormement ce trajet dans ses conditions. M'imaginer que la prochaine fois que je pourrai m'allonger sur un lit sera dimanche soir et pas avant, de savoir qu'il sera impossible de lire ou d'avoir autre activite avec les vibrations et que je n'aurai que comme passe temps une activite cerebrale ou de quoi me passe le film de ma vie plusieurs dizaine de fois...

from central asia 22, voyage dans les extremes.

Apres quatre jours d'attente, de repos forcer et appreccier, nous voila a la bus stand assez tot pour etre sur d'avoir nos place a bord. Cela ressemble a un depart vers de nouveau horizon en voyant les passagers chinois et ouighours allant chercher fortune dans un nouvelle Eldorado. La route va s'ouvrir dans quelques heures, les camions finiddent d'etre charger et pour exemple celui a cote de nous est rempli de console de jeu pour une salle d'arcade. Comme biensur rien n'est fait pour vous facilitez la vie et les premiers problemes apparaissent. Nous n'avons pas les places qui nous ont ete montre lors de la reservation malgre le prix exobitant que nous payons par rapport au locaux et il m'est impossible de m'asseoir, ils sont toujours a la recherche du profit maximun. Ce chinois qui nous a vendu les places affiche sur on facies un sourir nier en disant; " bushe, bushe" ( she veut dire oui, bushe, pas oui, traduction, non). Alors, j'hausse le ton et montre poing tout en indiquant la direction de son oeil gauche. apres quelques instant, je peux prendre possession du fauteuil a cote du chauffeur. 21h00, depart pour 1100 kilometres. la route se transforme vite en piste de terre ou de pierre ou bourbier, passage de guai et je me dis que le Camel trophy ce vie au quotidien pour une certaine population de notre planete. Nous traversons les derniers villages a l'architecture typique montrant les limites de l'avancer Turc Ottoman. Nous arrivons trop tot au chek post et passons la nuit cherchant tous a ce positionner comme il peut pour somnoler. Nous voila reparti et forcer de constater que l'on nous a encore menti en voyant qu'il n'y a qu'un seul chauffeur et celui ci est bon pour le faire Paris Dakar, a fond tout le temps, 80 kmh dans les descentes au point mort et certain virage fond partir l'arriere du bus en travers de la piste. Jesus, Marie, joseph priaient pour nous, on arrive. dans l'autre sens aussi un enorme convoie de centaines de camions attendaient le passage ouvert et demain pour Karghilik une enorme rentrer d'argent pour tout le monde qui vie des metiers de la route. Notre chauffeur s'arrete tous les deux heures et boit un Red bull (boissons energetique). Les premieres passes a plus de 5000 metres d'altitude ou la neige fait son apparition. devant ce spectacle, j'imagine la Mediterranne et les touristes en maillot de bain pofinant leur bronzage avant la rentre du mois de Septembre, moi et mes vetements d'hiver les bras enlacer pour garder la chaleur. Les camps d'ouvrier le long de la route ou il suffirait d'une camera video pour vous transformez tout cela en chantier du siecle ou plus particulierement en propagande. Bien venu au Fareast, les premieres tentes de nomade tibetain, les cheptels de mouton ou de brebis, les yack et leur chargement, les hommes sur leurs chevaux avec un accoutrement local fait d'une veste noir, ample et chaude, sur la tete un couvre chef allant du chapeau classique a celui de cowboy, dessous une longue natte unique qu'ils enroulent autour du crane avec un ruban rouge. Le long de la piste, de petite ligne droite et des petits villages prennent vie pour profiter de l'argent. Barraque de bois, bicoque en ciment sans finition, la porte battante, les tables rondes comme dans le saloon, pas de pianiste mais toujours cette television et sa parabole dependant du moteur du motoculteur qui fait tourner le groupe electrogene. Ici tout est plus cher qu'ailleurs: Alcool, nourriture, fille. Le soir arrive et le chauffeur est epuise, pas question de continuer nous dit-il, mais a l'agence on nous avez dit que le trajet se faisait d'une traite, encore un mensonge et cette fois si ce sont les autres passagers qui sont mecontent de devoir ce payer une nuit dans un dortoir. Alors on s'arrete dans l'un de ces endroit pour une nuit bien fraiche. Nouvelle journee, nouvelle altercation avec le jeune qui officie comme garcon de bus et qui veut reprendre la place que j'ai, je ne cede pas et la mauvaise ambiance reigne pendant quelques instant. Cela me gache mes premieres impression en ce nouveau pays. Magnifique, inimaginable le decors qui se laisse decouvrir, les plus beaux paysages qui m'a ete donne de voir jusqu'a present. Desert de couleur, palette riche en nuance a ne plus les decrire, montagne granitique ou au ton argileux, plaine verte emmeraude, lacs turquoises a la surface laissant refletter le decors qui l'entoure, la chance de voir ces antilopes tibetaines en liberte et quelques rapaces seigneur des airs. J'en ai les yeux ebahies, a cette instant je vous aurai dit, arreter tout projet pour que vous puissiez me rejoindre et savourer comme moi cette terre vierge de tout urbanisation hormis ces piquets telegraphique indiquant la direction a suivre pour trouver une vie, de venir avant de voir tout cela conquit par les hotels aux noms reveur pour un atrophier du cerveau: Hotel lakeview, marco Polo, etc... Mais la suite me dira qu'ici se merite pour les petits budgets comme nous et ne sait plus si vous devez venir vous faire plumer???.

Ali

Une petite chambre a partager, dans cette eldorado, un Las Vegas a l'est sans les casinos. Que reste t'il ou qu'y a t'il de nouveau. Des batiments qui n'arretent pas de sortir de terre, un certain modernisme neo vieillo aux commoditees d'un autre siecle, un peu comme ces tibetains ne comprennent pas ce qui se passe autour d'eux, d'une vie nomadique a une sedentarisation forcer pour un monde de service tres restrint, attendant du travaille au grand carrefour de la ville, assit, la pelle par terre au milieu de debri de verre des bouteilles de biere que l'on descent pour passer le temps. Les affiches de consomation, les boutiques remplient de tout ce qu'ils n'avaient besoin auparavant. Ces colons chinois venu grossire cette population et leur porte monnaie pour venir vivre au milieu de ce desert d'altitude ainsi que des Ouighours pour qu'aucune cohesion puisse subjister au seins de la communaute. Communaute est bien le mot, a chacun son boxe pour vivre ou survivre rien d'autre, une fois les clients partient ou la television eteinte, on sort son lit pour une nuit a 4000 metres d'altitude, le matin on replit tout, on fait sa toilette sur les marches devant le trottoir dans sa petite bassine et le thermos d'eau tiede. pour l'eau, le bambou sur les epaules et on va la fontaine au bout de la rue. Les tibetains ont les voit le long de ces chantiers, homme ou femme, sinon roder autour de la benne a ordure a la recherche le tresor du jour. L'administration chinoise, je ne dirai pas ce que j'en pense, le permit obligatoire que l'on retire au bureau de police pour 50 yuans. Mais au faite vous etes arriver sans, bon vous devez payer une amende de 300 yuans. Mais on nous avez dit que l'on en avez pas besoin et bien on vous a menti. Pour tout ces colons, l'on a construit de quoi leur faire depenser sans compter, avec un karaoke ou discotheque discrete tous les 100 metres, ou nous allons prendre la temperature. Oui que desirez-vous? - euh, une biere et trois verres, a cote ces directement le carton de 25 bieres et un autre tde boisson energetique, de ce deffit debile, regarde on a plus de cannette sur la table que toi. A cote de l'hotel celle-ci est differente au decors de de monastere et d'une peinture du Potala sur le mur de la scene. Musique typiquement local et l'epicerie qui finit de remplir son tirroir caisse avant de descendre son rideau metalique. Ici pour la premiere fois je sors des photos du Daila Lama en ayant fait attention des jeunes qui m'entouraient. Leurs yeux s'ecarquille, on se les arrachent, on se la pose sur la tete pour etre beni, ils se mettent a me baiser la main. Imaginer que je distribue des lingots d'or a la sortie d'un centre commercial par chez nous. Voila l'effet qu'on fait les photos.

Il est temps de reprendre la route, mais pour cela plus de transport en commun. Une seul place a cote de la pompe a essence a la sortie de la ville. Plusieurs jeeps viennent s'essayer avec des prix deffient tout monopole. Non, non, non. Nouvelle journee et une jeep s'arrete pour nous. Toujours de piste et enfin un premier bourg typiquement tibetain, la Thukpa nous attend dans la petite maison qui fait auberge. Les femmes s'afferent sur le poele au centre de la piece au poutre rouge et dessin sur les murs. Nous voici au pied de la montagne certainement la plus sacre de notre planete, elle ne se laisse pas decouvrir pour notre reverence. "S'il vous plait monsieur l'aubergiste, 3 lits" "cela vous fera 18 euros", encore de quoi faire des bons. On cherche ailleurs pour finir chez des tibetains, pas assez longtemps avant d'etre denoncer et expulser par la police; "Pour les riches s'est la-bas". Alors la je ne laisse pas passer, je vais hausser le ton au poste de police et un policier nous accompagne pour nous trouver notre tarif habituel 20 yuans. Ce n'est pas finit, le soir apres avoir demander le tarif de notre repas avant de manger, l'addition se trouve multiplier par deux. retour a la case police pour un dilleme ou chacun des deux partis devra faire des concessions. Moi degouter je cherche a quitter la ville le lendemain matin avant d'etre convaincu de faire la kora (pelerinage)autour de la montagne, car c'est sur je ne revindrai pas de si peu...

Nous sommes cinq, un japonais, un malaisien, un belge et deux francais. Peud'info si ce n'est qu'il faut encore theoriquement payer avant de partir. Le chemin et ses pelerins s'avacant au maximun en jeep pur en faire un minimun. Nous nos sacs remplient de bol plastique au instant minute noodle soup de quoi survire trois jours. Petite erreur de parcour, malgre la boussole, le GPS et une photocopie de carte a pas cher. 4900 metres d'altitude, la fatigue de ce premier jour de marche apres tant de transport routier. La recherche d'une tente hotel pour nous reposer ou pour le goute se sera un bol de noodle soup. Cher toujours quant on arrive avec nos faciesse blanc. De l'autre cote de la riviere d'autre tente, ou nous tentons notre chance. Et qu'elle chance, des vrais nomades tibetains qui acceptent de nous heberger pour une somme modique. Leur tente blanche ternis par la rudesse de la montagne. Le mandala a gauche de l'entre sur le sol la reserve de combustible, un ta de bouse de yack, a cote ces cylindres pour battre le beurre, par terre un peu de fromage qui sera la seul chose pour agrementer nos plats deshydrates, au centre le poele que l'on recharge tres regulierement, derriere, les icones du panchen Lama chinois et les coupes pour recevoir les offrendes. Tout autour de la tente repose les montures pour les yacks et les tapis qui nous servirons de matelas. Nous nous alignions en batterie a droite du poele. De la commence un manege interessant, on ne fait qu'epier les gestes de l'autre ethniem lorsque l'on ouvre nos sacs ou quand la matriarche prend la parole, de nos accoutrement qui se trouve a cinq siecle de l'autre. Les petits cadeaux aux deux jeunes filles en age de se marier. La photo du Daila Lama que l'on refuse par peur des represailles de la police chinoise. La serie de photo, le tour des autres tentes au mode de vie inchanger. Les filles se coiffent devant nous, le petit garcon de 3 ans joue avec ces oncles d'un instant. La nuit etoilee vient nous recouvrir et le froid ne se fait pas attendre, le repas du soir noodle soup avec un peu de fromage de yack. Nous et notre materiel hightec, aligner les uns a cote des autres, nous ressemblons a ces barres de chocolat serrer sur une etagere d'epicerie. Eux, les femmes restent dedans et d'un oeil discret regardont leur style de vie. Les hommes et le petit vont dormir dehors sous des peaux de yack. Au matin gele, la neige recouvre les couchages de ces hommes vaillants. Petit dejeuner ou un bon bole de noodle soupe epicer. Nous voila reparti sous la neige et le froid, chacun a son rythme et nous nous retrouvons lorsque l'on trouve une tente pour se restaurer. Pendant qu'un pelerin tibetain fait le tour en respectant la vrai coutume, trois pas puis s'allonge en psamoldiant sans cesse. Nous, nous devons regler un nouveau probleme, on nous reclame 8 yuans pour 3 tasses d'eau chaude. Cela finira que la personne viendra m'arracher l'argent des mains. Decu, tres decu de ce comportement, je n'ai qu'une envie c'est de faire demi tour. Le sommet, 5600 metres d'altitude avec mon sac sur le dos. Les pensees negatives pour un peuple transforme avec le temps. La descente rapide comme pour fuir et toujours ce meme accueille deplaisant pour nous vendre n'importe quoi de comestible. Go, go, go, je me dis dans ma tete, fuyont et dans cette precipitation je me trompe de chemin et apres 3 heures, je me vois contraint de traverse la riviere gele a pied nue sur une trentaine de metre, pour cette derniere nuit dans ce lieu sacre. Notre petit groupe s'eclate, deux on deja trouve un camion pour rejoindre Lhassa, mais il faut voir les conditions. Le reste suit le jour suivant. Les premiers jeep vide de touriste refuse de s'arrete et nous nous contenterons d'une benne pour effectuer une distance d'une quarantaine de kilometre rejoignant le lac Manasarovar et partageons le bonheur d'etre a l'air libre et de voir defile ce magnifique. Je reste sur le bord de la route dans l'attente d'un autre vehicule, un seul camion s'arretera, celui-ci charger a rabord se permet de ce faire un peu plus d'argent en acceptant des gens au dessus de tout, mais je me resigne a ne pas continuer avec pour rejoindre Lhassa en cinq jour. Nouvelle journee et je prends place au bord de la piste, les premieres jeeps ne se font pas attendre et ne chercheront qu'a deposer un peu plus de poussiere sur mon sac, ces jeeps remplient a rabord avec quatre occupants, ces touristes blancs qui me saluent de la main lorsque je tends la mienne. Bon gardons le moral et la prochaine sera la bonne. Je m'apercois qu'un monde nous separe, comme celui que je rejoins a present a travers un livre pour passer le temps ou rever d'ailleur dans ce decor de reve que l'on apercoit le plus souvent sur ces grandes affiches qui recouvre le mur d'une chambre a coucher. Plaine verte ou gambadent au ras du sol ces petits rongeurs, sorte de rat sans queue ou de lapin nain sans grande oreille, derriere les tentes de nomade venu au abord de la bourguade pour vendre leur peau et ravitailler au produit de premiere necessite, le lac manasarovar reflette la montagne qui culmine en son plus haut point a 7750 metres, la neige eternel se melange au nuage navigant dans cet ocean bleu infinie. Le soleil vient me caresser de ses rayons, le silence reigne sauf quand le vent vient se meler dans la lecture de ce livre ou je me retrouve dans un autre monde loin d'ici. Le panneau d'indication me serre de cadran solaire et celui-ci me dit qu'il n'y aura plus rien pour aujourd'hui, un lit et une assiette de momo au yack (sorte de ravioli). Nouveau matin et je marche sur les pas de la veille, meme place, meme livre, autre jeep au meme reflexe, ce n'est pas si grave tant que j'ai a lire et toujours le panneau quivient me recouvrir de son ombre pour me dire qu'il est tant de rebrousser chemin. La, le doute s'installe et me dit qu'il va falloir retourner sur ses pas pour rejoindre rejoindre une autre piste assez eloigner. Quatrieme jour, je ne suis plus seul, mes deux amis se joignent a moi apres avoir fait le tour du lac, la chance est la aussi et un camion s'arrete pour nous. tout le monde dans la benne sur le materiel de camping des toursistes fortunes. Emmitoufler dans nos vetement, le foulard sur la bouche pour filtrer la poussiere et nous voila parti pour deux jours. A en voir trop on s'en lasse et pour nous cela devient un peu monotone. Apres 500 kilometres ou deux jours de route nous voila a Saga, petite ville expension ou l'hotel 4 etoiles attent deja, la superette a la caisse electronique toute neuve ou une seul touche sert celle pour ouvrir le tiroir ou un malhreux billet traine dans son rangement, on prefere encore le boulier. La chance nous suit et pas d'attente pour trouver un nouveau moyen de transport. Xighatse, deuxieme ville du Tibet ou il ne reste qu'un grand monastere et des rues ou les chinois essayent de garder une architecture local et qui ressemble plus a un parc d'attraction dans l'attente d'une nouvelle saison. a l'apparition des appareils photos resone cette phrase: "monnaie, monaie". La seul chose qui se laissera apprecier sera la chambre avec une douche et de l'eau chaude, car cela fait deux semaine que nous nous sommes pas laver et que nous portions les memes vetements. Gyantse et une vile qui garde encore son charme d'antan. Le bus pour Lhassa et les derniers centaines de kilometres de piste. Lhasa se laisse decouvrir et comme une amie dira:" Lhassa s'est chouette". Ville completement transforme, je ne chercherai pas a vous la decrire, du beton, des neons, de la consommation. Aucune visite de batiment je ferai, trop cher et vider de tout interet culturel, partons je me dis, mais apres deux jours et errant dans les rues, je decouvre le lieu, l'endroit ou la vie tibetaine continue de s'ecouler au mouvement du moulin a priere, dans leur accoutrement d'hier, ayant fait le tour du temple deux fois par jour pour un paradis meilleus. Les voila dans ce bar de cinq metres carre au mur defraichit au table et au banc laissant apparaitre les couche succesive de peinture, le moulin a priere est stationne en bout de table, on sort sa tasse, sa cup pour recevoir la boisson unique le Tsagammo (the au lait et sucre), endroit unique pas si loin des armees d'appareil photo qui mitraille tous au meme endroit, il suffit d'ouvrirses yeux et decouvrir que Lhassa n'est pas mort, ils sont la autour de moi, le sourir au levre, le chapelet dans la main, il n'y a rien a faire si ce n'est qu'a les admirer, eux le peuple, les vieux qui se sont resolu restant dans la priere. Je ne fais que regarder et le temps me coule entre les doigts et le la conversation me manque, mais ce n'est pas plus mal, je prefere ne rien dire et regarder. Ici sera mon Q.G pour deux jours. Notre voyageur fatiguee ne desire plus continuer par les voies terrestres et finira par les voies aeriennes pour rejoindre Shanghai.

Shanghai et la fin de la route de la soie pour moi, voila un peu plus de sept mois pour rejoindre deux oceans et decouvrir une multitude de monde qui les separes, la mauvaise nouvelle est tombe hier lundi au consulat de france: "Monsieur, pas de prolongation de passeport, il fallait mieux vous organisez, on revoir". Le retour est tres proche; alors je vous dis a bientot, je me permetrai de revenir sur mes mails, corriger mes fautes d'orthographe car il doit y en avoir beaucoup et de vous les refaire partager avec plus d'information encore. Les messages ne sont pas fini, il y a encore je pense deux mois de voyage, je vais vous faire suivre un texte que j'ai ecris et le voyage au Japon qui sera loin de la vie que j'ai vecu jusqu'a present...

from central asia 23, un autre monde.

Bonjours a tous, enfin quelques nouvelles de l'est. Je suis toujours sur Shanghai ou il fait bon ne rien faire, je me ballade, je lis et ecris. Ici pas de quatre saisons, mais du jour au lendemain une chute spectaculaire des temperatures. Aujourd'hui, je desires vous faire partager autre chose que des recits de voyage, mais un recit de mes pensees, de mes idees qui se sont bousculees jusqu'au bout du stylo. Ce sera une premiere pour moi que de faire partager cette lecture, preferant depuis toujours les pages blanches d'un cahier personnel. J'espere que cela vous plaira et n'ayez pas peur de faire des commentaires, en dehors de mes fautes d'orthographe, biensur.

Premier texte: Fenetre sur Shanghai ou l'histoire entre deux mondes qui s'affrontent.

Ensuite cette autre texte: Genese selon moi, ce n'est pas une mince affaire que de reecrire la creation du monde, mais ce texte je le travaille depuis ma traversee de l'Ouest tibetain et ces fameux paysages qu'y m'a ete donne de voir.

Sur ceux bonne lecture.

Fenetre sur Shanghai.

Shanghai grand carrefour dans tous les sens, de toutes les cultures, de tous les horizons. Plurialisme des temps a venir, aux minorites errantes et perdues, au ton neoviellio, neoretro, neo pas beau, vade retro…

Dans tout je vois rien, assit ici ou ailleurs comme dans nimporte laquel de ces capitales qui se dit moderne. Ce restaurant, ses murs au ton clair recouvert de croute montmartroise, d’aquarelle d’une provence deprimante et geometriquement foutu, d’affiche de verdure comestible rappelant le souvenir d’un jardin d’antant. De plat ascepetise, au gout d’un avenir globalisateur, au neutre senteur, au effluve d’un agent chimique qui m'en met l’eau a la bouche, c’est a dire rien, pour un eternel triste a nos descendance futur. Ces seveuses, dans un uniforme reprit de nos bistrots de quartier tout de blanc et de noir vetu, l’oreillette et de micro pour communiquer avec l'autre bout. J’ai l’impression d’etre a New York, ville ou je ne suis jamais alle et que j'ai decouvert qu'a travers le petit ecran. Generation perdu entre baguette et fourchette. Ville trop moderne au quotidien ancestral. Des jeunes perdus sans repaire. Sera-t'elle comme l'ile du soleil levant savoir melanger culture et consommation. Ce monde plein de tout ou l’on se comparre a l’autre pour savoir s’il on est toujours a la pointe...

La fenetre a petit carreau et gros barreau, petit ecran du moment sous le regard de ce parterre de rose rouge en plastique jetant leur regarde melancolique et croyant nous ammadouer avec cette perle de resine a jamais coller sur leur petale. L’immeuble d’en face et sa façade de brique rouge grisonante d’un Shanghai d’hier, d’une vie que l’on ne veut plus voir, alors on refait la façade et deux mondes s’affrontent, la vitrine flashi fashion aux mannequins s’affichant avec le rose d’une robe d’un soir unique et d’un autre rassurant le jeune dans sa religion et sa frenesie de futur consommateur. Une autre high tech avec des ideogrammes a la mode et un anglais de lecon d’une agence immobiliere ou s’ammoncelle des annonces d’une liberte tres cher, avenir securiser. A cote sur le mur au crepis defraichie, ecrit au pochoir, des numeros de telephone degoulinant de tristesse, pour ces logements de dixieme main. Pas de sanitaire et la douche publique, ou l'on cuisine sur le trottoir avec son feu, des fils a linge tendu entre poteau et lampadere delimite un espace de vie, la porte toujours ouverte laissant apparaitre le simple d'une vie: Un lit, un meuble, un vaissellier, une tele et la compteuse a billet comme symbole religieux, aussi le lavabo sans eau sur le balcon, exposition intemporelle de nature morte. Ce meme trottoir ou se cotoye sans l’ombre d’un regard, riche et pauvre, Mercedes ou tricycle, attache et case ou baluchon, l’etagere au bondieuserie maoiste a celle de carton remplie de DVD. D’une carriole de bouteille en plastique recycler a une autre ou un televiseur ecran geant attendant sa place. Toi l'unique, j'aime errer dans tes rues d'hier ou se dresse toujours ici ou la ces tours dreser vers l'avenir, vers ce ciel nappe grise ou le soleil ne cherche plus a se dresser par dessus, laissant trace rougeoiante dans un coin. Comment vas-tu evoluer?, je ne sais pas et ne veux pas le savoir. Tout ce que je vois aujourd'hui, c'est ce chinois riche qui ne respecte plus son prochain, parce qu'il est par ce qu'il a en poche et enfin je comprends cette longue marche du peuple derriere Mao pour son prochain, pour un partage redevenu inequitable...

Genese selon moi

Dieu toujours etant s'amusa dans son univers. Un jour parmis tant d'autre, il y a de cela tres tres longtemps, il contenplait une de ses experiences, un coeur d'energie en fusion qu'il venait de creer autour du qu'elle tournoyer huit spheres. Il aimait les voir circuler en orbite autour de ce soleil. Mais il en obersa une plus triste que les autres, sans atmosphere, sans couleur, un simple rocher tournant sur lui meme. Il decida de la rendre plus agreable et il y insouffla un nouvel element: L'eau. Cette rencontre fut brutal et la terre interrogea desuite Dieu: Pourquoi faites-vous cela. Parce que tu etais seul et triste. Je ne suis pas seul, il y a d'autre planete autour de moi et je ne me lasse pas d'etre comme je suis.

Le premier contact fut terrible. L'eau se deverssa sur cette terre sans vie denuder de tout. Elle se deverssa sous forme de pluie, mais la terre ne se laissa pas faire pour autant et sa reaction fut de faire cracher les flammes de ses volcans ou de faire ceder le sol. L'eau en reponse a cette affront en plus des pluies diluviennes, recouvra cette planete d'une atmosphere pour faire disparaitre le soleil, ainsi des cyclones vire le jour, un apocalypse de non savoir. Mais un jour il se rendire compte que cette haine n'etait pas fonde et s'assagirent tout simplement. Forcer de constater que pendant cette altercation, l'eau avait prit possession de toutes les cavitees terrestres et s'ecouler dans les veines dans les hauteur de celle-ci. Avec le temps, ils apprirent a ce connaitre, avec le temps jaillit un jour une plante. Tres etonner ils poserent la question a Dieu: " Mais qu'est ce donc?" Il leur repondit que cela etait du a la symbiose de leurs corps et qu'avec le temps d'autres plantes viendraient recouvrir la surface de cette planete. Avec le temps la terre se metamorphosa, des couleurs surgissent de leur creation, tout cela sous l'oeil contenplatif de leur createur. Du bleu des oceans se melangeant dans l'horizon avec le ciel, des montagnes de granit au sommet eternellement blanc; le ton vert des prairies aux champs de fleur, des forets touffues et ces miriades de couleur se chevauchant donnent a la terre un nouvel aspect multicolor. Un fois finit, ce rocher qui etait denue de tout enfin devenu completement recouvert, ils l'exiberent a leur maitre et lui posant cette question: "Nous avons recouvert toute la surface, toute les parties vierges se retrouvent avec un nouvel element et maintenant que pouvons-nous faire?" La reponse fut simple: "Peut etre qu'a present vous pouvez prendre soins de vous." Ils ne comprirent pas tout de suite. Mais avec le temps et le travail qu'ils avaient effectue. Il s'apercurent qu'il y avait de l'amour entre eux. Un amour reciproque qui n'etait pas consomme. De ces tendres moments qui suivirent, nacquit une chose nouvelle, l'eau portait en elle des cellules. La encore intriguer, ils s'adresserent de nouveau a Dieu. Ceci est le fruit de votre amour tout simplement.

Avec le temps les cellules grandissairent pour donner une multitude de vie, des animaux tant aquatique que terrestre vire le jour. Ils furent ravi de voir ce nouvel element progresser librement dans le monde qu'ils avaient cree. Ces animaux profita de la premiere creation pour survivre, apres leur leurs passages, l'eau et la terre se remetterent au travail pour refaire pousser de nouvelle plante. Voila comment s'ecouler la vie pendant plusieurs millions d'annees...

Un jour, nous ne savons pas pourquoi, la terre et l'eau rentrerent a nouveau dans une colere terrible, auparavant il pouvait y a voir quelques petites escarmouches qui se transformer sous forme de pluie ou de tempete tres localiser. Mais cette fois-ci une vague de violence recouvrera leurs creations et ils n'eurent aucune pitie pour tout ce qu'ils avaient fait. Les plantes, les animaux durent en patir. une fois reconcilier, ils n'avaient plus qu'a constater les degats occasionnes. Il ne restait plus rien a part quelques ilots de survie vegetale ou animal. Dieu, triste et impatient de voir revenir les beaux jours insouffla une nouvelle vie. Des etres se tenant debout, un couple pour aider a repeupler la terre. Les questions ne tarderent pas. Mais qui sont-ils? Triste de constater tant de creation aussi rapidement detruite, je vous envoie cette femme et cet homme pour voir rejaillir la vie. Mais il n'est pas le fruit de notre amour. Peut etre mais ils portent en eux une part de moi.

De nouveau les plaines refleurissent, les montagnes retrouvent leurs couleurs, les animaux revinrent peupler la surface de la terre. Ces etres viverent avec cette nature luxuriante sous les regards incomprit de ces geniteurs. Cet homme evolua, s'adapta transformant la creation du monde. De nouvelles questions se poserent sur son evolution au sein de cet ensemble. Tout aller bien jusqu'au jour ou cet etre humain su maitriser le feu et su de ces propres mains creer un materiaux prefabrique, la brique faite de terre et d'eau qu'il faisait cuir avec le feu pour la durcir. A partir de ce jour il n'eu plus qu'une idee en tete, reprendre sa place qui lui etait du. Alors il construisat une tour disparaissant dans les cieux. Tout cela sous le regard impuissant de l'eau et de la terre. Mais que font-il?, il nous demanbre sans nous avoir consulter. Dieu, avez-vous vue se qu'ils font.

La terre et l'eau rentrerent de nouveau dans une colere terrible et l'edifice que l'homme construisat ne surviva pas.

Celui-ci gener par le comportement de cette etre, envoya sur terre des messagers pour leur rappeller ce qu'ils etaient. Mais l'homme avait evolue enfouissant sa divinite au plus profond de lui. Ne voyant plus qu'un lendemain meilleur pour lui seul. Les messagers ne toucherent qu'une partie de la population, ils ne purent empecher les autres a ne chercher que le pouvoir. Dieu ne voulant detruire sa propre creation, decida de faire disparaitre les autres mondes qu'il avait cree, les autres planetes identique a celle-ci fut enfouit au confin de l'univers, tout en sachant qu'un jour l'homme y parviendra quand meme. Il ne put qu'assister a la colonisation sans respect de cette terre si belle a ses debut. La terre et l'eau survirent d'un amour abimer, ne cherchant plus a recreer ce que l'homme a devaste. Meme dans les montagnes les plus eloignees, preferant laisser place a un desert. Car tot ou tard l'homme arrivera ici aussi...

Ainsi va la destine de l'homme et de son ambition.

from central asia 24, on the road again.

Comme vous pouvez le constater, mes ecrits se deroulent seulement quand je suis en mouvement. Apres un break d'un mois et demi, cete sensation de ne pas avoir a refermer son sac tous les matins, de reprendre des forces et d'avoir l'esprit tranquille. L'inactivite au sens propre.

Aujourd'hui un ami m'a rejoint pour un mois pour partager mon quotidien, il etait le bienvenu surtout son sac remplie de douceur de par chez nous. A son arrive, soiree entre francais devant une table bien garni, saucisse seche, camenbert, tout cela arroser de pastis et resone dans la salle un air de Brassens. Pour lui la visite de la ville et les contrastes enormes, le beton, les neons, les odeurs et les couleurs. Shanghai s'est pas la Chine.

Samedi 30 decembre, nous voila a la gare des chemins de fer en soft sleep (pour info en pays communiste ou tout le monde est egaux, il ne peut y avoir de classe, alors on joue sur les mots et cela se transforme en hard seat/sleep ou soft seat/sleep), meme pour moi la premiere fois dans un tel luxe et confort, laurent mon compagnon du moment decouvre la facon forte pour avoir le bon prix, ca en resonne encore dans la gare de Shanghai. Apres une nuit paisible, nous voila dans la capital chinoise, je ne ressens pas les memes sensations que cete premiere fois il y a un peu plus d'un an dans le froid glaciale de l'hiver, mais le plaisir est toujours present. On se laisse rabattre dans un hotel simple dans ces fameux Hutong, ancien quartier aujourd'hui vouer a disparaitre, maison de plein pied ou il fait bon vivre, les douches et toilette publique, seul technologie apparente, ces girophares tournoyant dans ces ruelles indiquant la presence d'une camera de surveillance. Tout cela en plein centre de la ville, cotoyant les hotels luxueux qui cotoye la cite interdite. La terrasse de l'hotel surplomble une cour d'ecole ou Big ben sonne toutes les heures, ou les jeunes sont tous vetus d'un jogging ou au moment de la sonnerie tout le monde se retrouve en peloton au garde a vous devant le ou la professeur qui les fait marcher au pas, a dix heures, l'heure de la recreation ou tous les jeunes s'amusent comme pareil partout sur cette planete, mais ici les hauts parleurs crachent de la musique classico patriotique, ensuite toutes les classes de tous les ages se retrouvent encore une fois au garde a vous devant le proviseur pour le cour de gymnastique general.

Nous voila lacher dans la ville avec juste l'adresse d'un bar belge ou se situerai une agence de voyage. La surprise de voir ces blancs nous accoster pour nous renseigner, premiere fois que je vois ca, comme ci on voulait vous prevenir du chinois voleur, pour nous mettre en garde, pour ne pas ce faire avoir aussi. La visite du marche dominicale, je croyais decouvrir la terre battue, les billots encore plein de sang, les cages remplies d'animaux, la vrai vie et bien non c'etait le marche aux puces, le Saint Ouen local, copie, bijoux, cailloux, joujoux a prix touristique. Le soir nous partageons le repas dans ces petit restaurant de quartier a pas chere. Lundi se manifeste ainsi que la suite du voyage, les infos en poche et une ambassade de Mongolie tres professionel, mes problemes de validite de passeport et une reponse qui ne se fait pas tarder: Pas de probleme pour vous. Je suis ravi et me remets a rever de grande etendue, ensuite direction le comptoir pour les billets de train transmongolien et premiere incident. On nous demande nos numeros de passeport et laurent ne connait pas le sien, pour moi tout s'effondre sur le moment pour quelques chiffres, on nous garantie que demain il y aura encore des billets a vendre, mais je n'ose y croire, heureusement tout ce resoudra 24 heures plus tard sans probleme.

La ville, son quotidien, ces perpetuelle negotiation, les visites: Le temple celeste, la lamasserie, le temple de confucius, la place Tianenmen pleine de touriste, ainsi que la cite interdite. Le mausolee de mao Zetong ou l'on fait toujours autant la queue. Moi je reste a la sortie de celui-ci pour voir tout ces chinois fier bien habille pour ce moment unique et solennelle. La posture droite pour la photo devant ces statues geantes representant la grande marche, le souvenir important acheter dans l'enceinte meme, preuve du passage. Notre quotidien, les epiceries de la rue ou je trouve des petites brioche au chocolat, le coiffeur qui me demande 2 euros pour une coupe de cheveux, un shampoing et un massage, tout cela prend une bonne heure, dans la rue deux poires et deux banane 1, 5 euro, comme quoi la main d'oeuvre ne vaut absolument rien, mais encore faut-il le savoir. Nous avons trouve un minibus pour nous menner a la grande muraille de chine mais loin des cars de touriste, beaucoup de route et un regale apres 3 heures de trajet. Elle se dresse devant nous dans toute sa longueur visible sur bien 25 kilometres oscillant de crete ne crete de tour au partie effondre, on peut la gravir et nous voila 5 touristes privilegies devant ce spectacle, on y restera 3 heures trop courte pour s'immerger dans l'histoire.

Le soir, les neons clignotent encore, les cars de touriste ont fuit le centre et nous devons traverser le quartier chic pour retrouver l'hotel, les dernieres boutiques, les derniers etudiants essayent de nous rabattre pour acheter des peintures. Le chiffre est le meme 100, on ne change que le sigle qui le precede, on le remplace yuan par dollar ou euro. Ici les blans n'ont plus la cote, l'effet liberation est passe et maintenant ces petite chinoise ne cherche que le parti friquer pour ce faire inviter. Elle decouvre que blanc ne rime pas avec richesse. Mon ami n'est pas trop surpris par le changement architectural, mais par le quotidien de monsieur tout le monde et des moeurs changeants. Cette mama chinoise qui nous accoste et avec qui on converserra en espagnole. elle nous invite au restaurant chic, il y a encore quelque chose de suspect derriere tout ca, certainement un retour d'ascenceur pour l'un de ces fils qui voudra rejoindre la France un de ces jours.

Tout change ici aussi ces fameux hutong disparaisse pour laisse place pour l'instant a une structure de beton partant a la conquete des cieux, certaine sont deja abandonner, banqueroute de la societe ou je ne sais quoi. Meme moi je ne comprend pas pourquoi l'on construit intensemment et rapidement. Decouvrir des centres commerciaux juste plein au couloir vide. Cela est peut etre beau mais tant qu'il y a pas d'argent cela ne sert a rien. Comme a la television, ou l'on promotionnent le produit dans des publicites aux decors chics ou tous les acteurs ont des visages metisses, au ton blanchi, aux yeux debrides. Est-ce la vie de tout le monde ou seulement d'une minorite, il y a toujours le gars sur son tricycle rammassant pour recycler devant cete boutique de photographe qui lui n'a plus qu'a cliquer pour gagner son pain quotidien. Je vais faire un tour dans ces grand departement store pour me rechauffer pour voir, juste voir, car j'ai l'imprssion de ne plus faire parti de ce monde de consommation. Mais j'ai quand meme investi dans un rasoir une lame, ce fameux coupe choux de nos ancien coiffeur, j'ai voulu jouer aux hommes et cela aura dure 2 minutes, je prefere ces bon rasoir a 3 lames bien recent. Voila donc un nouveau recit avant la decouverte d'un nouveau pays, la Mongolie, Gengis Khan, le sable du Gobie, les yourts dans les steppes encore beaucoup de decouverte a venir, meme si une certaine lassitude m'a envahie, ainsi va la vie du voyageur. portez-vous bien et a bientot pour d'autre nouvelle...

from central asia 25, un passe toujours intacte.

En cette fin de semaine, le froid a recouvert la capital chinoise, en cette matinee naissante une boule rougeoiante s'extirpe difficilement de la brume et la fume qui s'echappe de la motrice et des wagons donnent une atmosphere intemporelle a ce moment. La gare et le quai numero 1, plein de coli attende d'etre embarquer, les VIP arrivent dans des limousines pour embarquer. Le transmongolia est en gare et ca depuis tres longtemps. Tout de vert vetu et de ca destination ecrit avec l'alphabet cyrilique. Une hotesse en uniforme le kepi d'aviateur sur la tete la gabardine fourre bleu marine sur les epaules vous accueille devant chaque porte. Encore une fois j'ai rendez-vous avec l'histoire, je monte dans un train mythique. Il n'a pas change, la chaudiere a bois sur la plateforme qu'on alimente regulierement pour le chauffage et l'eau chaude des boissons. Nous foulons le tapis qui se deroule dans le couloir pour rejoindre notre cabiner quatre place. Celle-ci chaleureuse, vieille qui a tant a raconter. Les banquettes recouvertes de ce tissus a fleur, rose et begonia, la couverture et l'oreille deposer geomtriquement l'encadrure de la fenetre en bois, la tablette et son napperon vert. Je m'installe et a l'approche d'un pas je m'imagine decouvrir le Tsar ou je ne sais qui, qui ce serai egare.

Nous nous mettons en mouvement le wagon est vide, pour nous accompagner un mongole se retournant sur ses terre. Un nouveau language aussi encore plus dur a exprimer. Je trouve tres vite la direction de la couchette pour finir ma nuit. Au reveille le panorama a completement changer, nous sommes tres loin maintenant du modernisme de ces derniers moi. Des grandes etendues de champ ou tout le mais a etait recolte. Il est temps de sortir le cheval ou les vache pour tirer la charrue. Ce qui vont decouvrir Pekin en 2008 pour les jeux olympiques ne veront qu'une vitrine de ce qu'est la Chine reellement. La lecon de mongole a commencer avec notre hote du compartiment. Le temps s'ecoulent, les decors defilent. Je me suis attaque a la lecture d'un nouveau livre: La condition du Tibet en Chine, ecrit pas des chinois et traduit par des chinois. La premiere fois pour moi que je decouvre un livre de propagande pur et apres deux heures de lecture il finira en confetti et passera par la fenetre. La frontiere ou nous stationnons trois heures pour le controle des passeports qui s'eternisera pour moi au poste de police a cause d'un asterix manquant en haut a droite. Le train est parti au garage pour changer de boogie, car les voies deviennent plus etroite maintenant et les mongoles de retour se chargent de coli rempli de fruit. Il est 1h30 du matin la deuxieme frontiere est passe et enfin non pouvons profiter pleinement de notre couchette. Nouvelle journee et le decor s'est encore transformer, steppe a perte de vue et pas de vie, l'aigle fait un survole au ras du sol. Les premiers ilots de vie le long de la voie ferre, yourt (ici on dit: gere) parfoits avec une palissade qui indique une sedentarisation et une cabane pour recevoir les animaux. la carriole tire par le chameaux, le cheptel erre autour a la recherche d'une pousse pas gele. Meme a l'approche de la ville la plus importante du pays, il faudra attendre les tous derniers kilometres pour voir apparaitre des batiments.

Ulan Bator, le quai lui aussi encombre et tous les voyageurs occidentaux se regroupent, l'union fait la force et les tarifs baisses. Notre guesthouse qui se situe dans une zone residentiel, dans un batiment de l'air russe rafraichi a coup de pinceau. Tout un etage pour nous et dortoir pour tout le monde. On se croirait dans le loft, il y a une cuisine, des salles de bain tout cela tres propre dans l'entree un canape hollywodien pour regarder un film a la television car le soir il ne fait pas tres bon rester dehors pour ne pas se transformer en glacon. Les francophones se retrouvent dans la cuisine, les anglophones restent dans le salon, ou chacun se retrouve pour narrer ses exploits personnels, prendre des informations ou philosopher. Toute une bande de voyageur independant faisant le tour du monde ou parti a la recherche de l'introuvable et noel, francais, diabetique et toute une batterie de probleme de sante a fait le choix de voyager seul encore a 78 ans.

La ville au ton russe batiment carre pas d'immeuble futuriste disparaissant dans le ciel. Il y a juste devant la place ou se trouve la statue de Lenine un ecran geant pour vanter les merites de l'unicef. La ville croule sous les restaurants, les salles de billard, les pubs et les discotheques. Mais il n'y a pas d'argent pour une majorite d'entre eux, mais il y a des tres riche comme le laisse voir le parc automobile. Tout le monde cherche quelque chose a vendre, le journal, des cigattes, des fruits et le plus rigolo le gros combine telephonique emmitoufler dans sa petite laine avec sa petite antenne relier au reseau. Le restaurant local et une nourriture bien differente et tres agreable, de la viande qu'on laisse mijoter pendant des heures servit avec des legumes crus et autre, vous verrez souvent a cette epoque encore tout une table degustant des glaces (il sont fou ces mongoles) et ou le coca cola ou autre boisson se boivent a temperature embiante. Le black market et un autre monde. Comme partout la grande halle pour l'alimentaire et plein de stand autour fournissant du made in china, des allees toujours blinder de monde, les stands qui depassent, les bousculades, les pickpokets, les parties de cartes sur les caisses en bois, la vodka pour tenir chaud, les bagarres qui se declanche par ci par la. Au fond contre un mur des gens la pancarte autour du cou a la mine triste vendant je ne sais quoi comme service et des pauvres tres (abime). La neige s'est mit a tomber donc le temps a radouci et la joyeuse bande de voyageur s'est retrouve avec plaisir pour une grande bataille de boule de neige dans le jardin d'enfant et la temperature a rechuter a -20 degrees, les narrines gelent ainsi que la barbe...

Jeudi 11 novembre, le vieux van russe qui a eu du mal a demarrer nous attend en bas pour emmenner vers de nouvelle decouverte, direction le Gobi. Notre petit groupe de cinq est pres, film, memories stick, battery. A peine sortie de la ville que nous nous retrouvons deja sur de la piste et rien pouvant nous rappeller la civilisation. L'image du jour comme dirai l'autre ne tarde pas non plus. Une horde d'au moins 400 chevaux semi sauvage traverse la piste devant nous, respectant un ordre marchant en fil indienne. La montagne au fond, le lac gele ou ils se rendent, ce tapis blanc qui recouvre le sol un ciel cristallin. On se pose pour admirer tout cela. Magnifique de commencer comme cela. La premiere nuit s'annonce et le couche de soleil vaut son pesant de cacahuete, d'un monochrome d'un bleu unique, le rouge vient prendre sa place dans tout cela et a chaque fois un nouveau tableau de maitre se laisse admirer pour le plus grand plaisir des yeux. La gere (yourt) nous attend, avec son poele central quelques meubles parceme en rond autour de celui-ci, une petite table et le repas qui arrive dans un seau en plastique soupe de pate et de de viande, ce sera le meme repas pendant 8 jours. L'interieur se refroidit vite, car le combustible se consumme trop vite, alors des que quelqu'un ouvre les yeux, il est de corve de bouse de chamaux. On repart et a chaque fois le decors changera, canyon, montagne, dune, plaine, reg (desert de pierre), steppe desertique et par ci par la des nomades qui suivent leur troupeau, ainsi que des rste de batisse temoin d'une sedentarisation louper. A chaque jour aussi de nouveau animaux se laisse observer. Aigle, faucon, vautour, chamaux, chevaux, brebis le long de la piste, antilope avec qui on fera la course ateignant la vitesse de 65 km/h et qui se veront gagner pour cause de crevaison, yack, ibex (chamoix local) qui eu se laisseront observer que peu de temps car ils retrouverent vite les hauteurs sautant de rocher en rocher, tout cela apres avoir descendu une riviere gele. Quatrieme jour, toujours allant de decouverte en decouverte apres avoir prit beaucoup de temps pour observer la vie sauvage. Nous vennons d'atteindre les dunes, il est dix heure du soir, il fait nuit, il fait froid, on est perdu, on est ensable avec un probleme mecanique, la totale comme on dirait. Il ne restait plus qu'une chose a faire, ouvrir la bouteille de champagne que mon pere a fait suivre pour trinquer sous la voix lacte et la voute celeste. Apres a voir resolue les problemes un par un, il n'y a qu'une solution se mettre en vue et allumer les warning et quelqu'un est venu a notre rescuse sur son destrier mecanique, nous finirrons la nuit chez ce cher saint bernard du desert, parterre et dans la nuit glacee. Nous faisont etape aussi dans des bourgades. Jamais de route mais que de la piste, des palissades de bois au couleur vif usee par le sable volant, toujours la gere et un batiment en solide pour vivre mieux, je ne le sais pas. Toute ces cheminees de poele et ces poteaux transportant la fee electrique donne un air de port perdu au vaisceau egare, comme ci on avait colonise la lune et qu'on avait oublier ses habitants pour ce je sais quel raison. Dans la cour, un trou dans le sol entre quatre planche forme les latrines (vous savez on appelle ca cher nous des toilettes turc, mais partout ailleurs dans le monde on appelle cela des toilette francais), un chien jamais agressif dormant dehors par tous les temps. La vie dans cette ville s'ecoule comme partout ailleurs dans le monde dans notre monde. L'epicier fiere de nous recevoir qui frottera tous les articles que nous lui prennons. Ces enfants qui jouent au pog ou a pierre ciseau feuille accroupie au carrefour. La radio local qui crache sa musique par ce haut parleur unique. Le marche, enfin deux echoppes qui vendent carotte et poimme de terre et des contenaires pour vous recevoir et vous vendre des peaux, les sidecar taxi, toujours des bouteilles de vodka jonchant le sol de la ville et une discotheque pour que les jeunes ai le droit de vivre plainement leur adolescence.

Autre ville, autre moeurs, les enfants en uniforme pour se rendre a l'ecole, les filles en plus on des couettes au ruban rose. Nouvelle nuit et la chevre vient juste d'etre tuer, les morceaux gise dans le couloir et on nous sert dans une grande gamelle metallique a meme le sol, les abats, estomac, enfin que des morceaux de choix qui apres 10 minutes de reflection se laisseront manger avec repugnance. Autre lieu au milieu de nulle part et la ces le cheval qu'on vient d'abattre avec un coup de couteau dans la gorge. D'autre probleme mecanique viendront jonche notre periple avec parfois des deux heures d'attente, d'autre ville perdu me rappellant Mouniak et la mer d'Aral. Ici un alignement de contenaire forme le marche, le marchant de moto avec ces photos de pin up sur des vielles machines encore en vente. Le lait de chamelle ou de jument, cette question qui nous envahie tous, comment font-il pour avoir de si jolie dent blanche et sans probleme et toujours des peaux. Le periple arrive a sa fin, ballade en chamau ou a cheval. Plus de pont sur la riviere et nous la traversons sur la glace epaisse. Karakorum city ou le centre de la Mongolie avec son monument indicant les limites du royaume de Gengis Khan, le monastere vide ou laurent decouvrira sur un etalage une piece argent de 1 franc de 1914 (quelqu'un pourrait-il me dire combien nous vennons de perdre en la laissant sur l'etalage?). Retour par la route et toujours plein de couleur, retour dans notre loft, la douche savourer et plus de soupe de pate.

Pour moi il est temps de me separer de Laurent qui va devoir rentrer. Je pars seul pour rejoindre une photographe dans le nord du pays, avec comme seul moyen de transport le cheval, nous allons decouvrir village perdu ou vive encore des chamans venu de l'ouest il y a de ca tres longtemps. Temperature annoncer -50 degres. Si je ne me retrouve pas congele pour les generations futurs, je vous raconterai tout cela dans une quinzaine de jour...

A bientot, je pense a vous...

from central asia 26 : Steppe et froid.

La Mongolie

Rien n'est simple dans ce pays qui cultive les

apparences de la simplicite. Tout y est marque par

l'infini de l'espace et du temps. La Mongolie vient de

loin et son souci est de preserver ce qu'elle est.

Mais jamais ce long devenir n';a ete si compromis.

pdm: (pas de moi)

3 fois la France, 2.8 millions d'habitant, la plus

petite densite au metre carre. 800000 habitant dans la

capitale.

Un pays libre depuis 80 ans meme s'il est reste sous

l'epaule de la puissante russie. Aujourd'hui

independance et monde moderne font de tous les jours

une nouvelles experience pour ce peuple qui a su

garder des traditions ancestraux. Alcool, pauvrete ont

leur place dans ce quotidien ou ce qui est surprenant

il y a plus de femme qui sortent grader des etudes

superieur. alors aura-t'elle le droit de diriger, car

l'homme a prefere rester dans ce souvenir recent

qu'est la vodka...

A le luxe d'un dortoir a 3 euros et d'une douche

chaude, mais cela durera pas, les separations avec le

groupe du Gobi et Laurent qui doit rentrer avec eux

via le transiberien. Laurent qui a du subir

l'interogatoire de la guestapo ou de l'ex kgb, le

bureau austere, la lampe pret a etre mit en pleine

tete, les autres qui attendent leurs tour dans le

couloir.

Je suis repartis dans le nord decouvrir une autre

ethnie, une autre religion, le chamaniste. Noel

m'accompagne, mais ne s'avancera pas dans les terres

avec moi. Super noel comme on l'appelle du cote

d'Andorre, toujours partant pour le bout du monde. Un

jeune de moins de cinquante ans dans la tete, mais un

corps qui a tant vecu. Cete inextinguible besoin

d'aller voir ailleurs. Il y laissera sa femme apres

avoir acheter un restaurant. Comme il lui a dit :

"Excuse moi, je dois repartir", tout simplement.

Toujours de la conversation, aime lire mes textes,

mais temoigne peu de son passe de legionnaire. Mais

aujourd'hui il doit se rendre compte que voyager seul

et a certaine epoque de l'annee n'est plus si evident

avec l'age. Surtout quand la trousse de soin doit

suivre partout et faire attention comme ici que

l'insuline ne gele pas. J'aime l'entendre dire : " Oh,

no tourist, ok, good price". Il est fiere de dire

qu'il partage le quotidien d'un grand voyageur. Mais

ses voyages ne sont pas fini, il ira moins loin et

avec d'autre pour partager un autre quotidien...

Un taxi sympa nous ammene a l'aeroport, nous

accompagne jusqu'a l'embarquement et en nous saluant

nous remet un cassette de musique mongole. L'avion et

les paysages qui defile a travers le hublot. Moron

premiere ville etape pour moi. Ville de bois,

palissade rectiligne qui abrite toujours

une gers (orthographe correct cette fois-ci) et un

batiment de bois ou la vie s'ecoule maintenant, une

sorte de farwest, mais ce n'est pas du decors de

carton pate, il y a quand meme 2 fois 500 metres de

bitmes et au carrefour le plus important deux barres

HLM, l'hotel de luxe la moitie d'une etoile et une

superette. Ville anime car elle possede les ecoles qui

faut pour les jeunes et les ados. Avec Noel nous irons

visiter un lieu ou des pierres retrouvees supportent

des vielles inscriptions date de 4000 ans, pour etre

honnete, j'emets des doutes sur l'authenticite.

La rencontre ne se fera pas avec la photographe, car a

ette epoque si de l'annee, il n'y a pas de transport

regulier ou tout simplement il faut afreter un jeep

pour soi. Mais la c'est hors budget. Je ne me

decourage pas et peut etre la chance sera la. Je ne

peux pas le nier, ici personne ne parle anglais et a

l'internet cafe local la chance popinte son nez, je

rencontre une personne qui possede une guest house sur

le lac Koshgol et j, en suis ravi, on verra par la

suite remonter le lac et arriver a bon port si cela

est possible.

La jeep vient me chercher dans l'apres midi, apres un

passage au bazar ou le commerce principal est la peau

ou l'echange subsiste encore avec la Chine gros

consommateur. Un passage a l'aerodrome pour prendre

possession d'un ordinateur et nous voila parti. Il est

un peu moins de 17 heures, le soleil se couche deja

sur la steppe, au fond les montagnes avec des

troupeaux de yack et des hordes de chevaux. L'avion

s'aligne lui pour repartir la-bas et moi j'ai mit la

cassette de musique mongole dans l'autoradio. Magic

time et je me laisse bercer par la jeep pour admirer

le temps present. Car a par une ville je ne sais pas

se que je decouvrirai en arrivant dans la nuit.

L'hiver est la et tout somnole. Le froid est la et

tout est fige, je ne demande pas grand chose juste un

paillasse et une gamelle chaude le soir. J'ai droit au

lit pres de la fenetre au double vitrage gele des deux

cotes, mais j'arrive encore admirer les etoiles dans

le ciel. Les salutations, les presents, le repas et je

regarde la vie s'ecoule dans cette piece a la lueur

d'une bougie, car il n'y a du courant que une a deux

heures par jours parfois pas du tout. Voila, apres

plusieurs mois passe en differente compagnie, je me

retrouve seul face a un nouveau monde.

Un nouveau jour se leve, je decouvre enfin cette piece

ou je vais vivre les jours a venir. Une piece au

parquet jaune, des murs blancs recouvert d'un

contreplaque vert pour le proteger du quotidien. Il

n'y a aucune decoration, juste une horloge en

plastique pour rester dans le temps. Le poele, deux

futs d'eau douce, une table basse, des tabourets bleus

marines, le fil a linge cotoye le fil electrique au

raccord rudimentaire. Mon lit et deux autres a

l'opposer a cote une chaise faisant office de sellier

avec des morceaux de barbaque, un meuble de cuisine

bringuebalent, vaisselier rudimentaire. Je n'ai pas a

faire la boutique souvenir qui n'existe pas

d'ailleurs, mais c'est elle qui vient a moi, vite il

faut lui vendre, mais vite on s'apercoit que je ne

suis pas cresus, toujours un echantillon a porter de

la main et le troque existe toujours, alors la petite

vendeuse me remet un bonnet en laine (merci Carine).

Il est temps de sortir, le jour s'est leve et il fait

tres froid -25 C, oui, j'oubliais, les toilettes sont

au bout du jardin et cela demande une vrai

organisation pour ne pas mourir gele sur le trone.

L'embaradere premier ou je desire me rendre, voir deja

le lac Koshgol gele est impressionant, Ce lac fait 136

km de long sur 30 de large avec une profondeur de 230

metres au plus profond, il represente un pour cent de

la reserve d'eau pur de la planete, car c'est une

reserve d'eau mineral. Mais pour moi c'est de voir les

bateaux prit dans la glace comme une banquise meme si

c'est de l'eau douce. Pour y arriver je traverse ce

village tout de bois ou les seuls vestiges de beton

date de l'air communiste qui a aujourd'hui disparue.

Le lac avec ses 70 centimetres de glace recouvrant la

surface, pas encore suffisant pour engager les

vehicules car l'hiver les bateaux laissent la place

aux voitures et camions pour ravitailler les villages

au nord. Il reste six bateaux, enfin deux en service,

les autres sont laisses a l'abandon, plus de commerce.

Un petit s'appelle: MongolDaila, Ocean mongole. comme

un mot reveur pour rejoindre l'eau dela (jeu de mot

volontaire). Je monte sur l'un de, voir la vie qui s'y

est arrete. Me voila le capitaine d'un instant, "la

barre au 500, oui mon capitaine", mais celle-ci est

bloque par la glace, a l'horizon un avenir qui tourne

au ralenti. Je regarde a travers le hublot d'une

cabine, il reste une couverture sur le lit, une

etagere avec quatre livres, deux pierres et une photo

noir et blanc du vrai capitaine, un bureau avec sa

lampe et un jeu de carte rester ouvert. Les cables

claque encore au bastingage.

Le froid, la glace rend service parfois car pour les

jeunes de l'autre rive il est plus facile de rejoindre

la maison familiale, a velo ou avec des patins a glace

rudimentaire. Mais aussi elle rend le quotidien plus

rude. Car comme il n'y a pas d'eau courant il faut

venir ce ravitailler, ce sont les jeunes qui s'en

occupe normalement, ils doivent tous les jours faire

un trou pour remplir un fut d'une vingtaine de litre

poser sur un diable use le temps d'un aller retour et

le bord de la rive et joncher d'ama de glace. Je suis

gele malgre mes cinq couches qui me recouvre, j'ai mit

tout ce qu'il y avait dans mon sac et quand je desire

prendre une photo, la main droite gele en deux minutes

et je crains pour mon materiel, ma barbe elle aussi

est rigide. Il est temps de rentrer reprendre des

forces. Je referai une sortie en fin d'apres midi et

la encore. Vous savez le gars qui croit avoir tout

vue, le gars presque blaser et bien il en prend plein

la vue a chaque jour nouveau dans des endroits aussi

reculer. Je rencontre des pecheurs, oui mais des

pecheurs d'un autre monde, quelque chose que je

n'aurai jamais imagine. Des pecheurs de plomb, plus de

rentrer d'argent alors on perce la glace et on va

chercher des pieces de metal jonchant le fond, relique

de l'usine d'en face desafecter. Un morceau de

radiateur, une tige de fer pour le beton arme. Le

soleil se couche et je rentre, le poele tourne sans

arret la journee et le bois ne manque pas avec la

foret environente. Je prends place autour de la table

pour ecrire, le plus jeune me montre ses dessins et

peintures. On ecoute les grandes ondes de ma radio

portatif et chacun se trouve une activite en attendant

que la fee electrique dedaigne bien nous illuminer

quelques instant et faire tourner la television. Vous

savez il y a du bon dans cette facon de vivre, car

quant il n'y a pas d'energie et bien on s'occupe comme

l'on peu, on lit, on fait de l'artisanat pour l'ete

prochain et malheueusement pour les plus vieux on bois

surtout apres le 25 novembre jour de l'independance.

il est temps pour eux de rien faire et d'attendre

l'ete prochain et une nouvelle saison. Car il y a,

entre les chevaux, le bois et les reparations ont ne

se donne que l'hiver pour ce reposer. Ce 25 novembre

je rejoinds la salle des fetes de l'air communiste

tout en bois elle aussi, elle recouvre aussi une

bibliotheque fatigue. Les hommes se rassemblent pour

le sport national, le Resling (lutte mongole), les

jeunes les plus braves viennent se tater aux espoirs

de la ville, il y en a deux avec leur chapeau en

pointe, le petit gilet recouvrant que les epaules, une

culote sorte de maillot de bain epais et bien cousu,

les bottes typique aux pieds. Le ceremonial commence,

les arbrites psamoldient, on execute une danse avant

chaque combat et le jeu est simple le premier au sol a

perdu et cela ce fait par elemination direct, a la fin

il en reste deux qui se dispute le titre de la saison

et les quelques billets qui vont avec. Le soir cette

meme salle de theatre se transforme en salle de bal et

meme par -35 C les jeunes viennent faire la fete, pas

d'alcool et la cigarette est proscrite. Le responsable

de la jeunesse local est venu avec son synthetiseur,

un ampli et deux enceintes, aider d'une disquette il

va faire danser tout le monde. Je suis surpris de ce

que l'on danse, on ne reste pa seul sur la piste et

tout le monde danse en couple sur des pas de valse

(apres reflection c'est certainement un vestige de la

culture russe qui a du plaire au jeune), comme je

l'imagine pour mes aines, j'adore les voir

tourbillonner entre eux. Mais des que la musique cesse

on fuit son partenaire comme la peste. Apres la

coupure de courant et qu'il n'y ai plus de carburant

dans le generateur tout le monde s'en va.

L'independance a 80 ans cette annee. aujourd'hui la

salle est reserve pour l'exposition artisanal, juste

entre eux pour voir qui fait quoi car il n'y a pas

d'argent a depenser. Mais en ce jour il y a un couple

d'americain qui est venu s'installe en ces lieu. Lui,

potier, elle, peintre. Venu pour eu et une nouvelle

source d'inspiration mais aussi pour aider et

developper l'artisanat local, car le tourisme sera la

nouvelle economie des decennies a venir. Une fois fini

on fait vite la place pour le concour de ping pong. Ce

qui est super, c'est que meme sans argent on occupe

les esprits, la jeunesse de demain car vous devriez

l'etat de la table de ping pong. Pour moi la journee

continue avec la visite du centre antisismique, puis

de me faire inviter par une famille pour le repas de

midi, meme si je dois payer ma nourriture et ceder

comme a chaque fois au deballage des articles souvenir

a vendre. Mais ce temps est precieux surtout quand

quelqu'un parle l'anglais pour poser plein de question

sur tout. Comme vous le constatez, je n'ai pu aller

plus haut car pas de vehicule et pas de rencontre avec

des chamane, enfin on ne peut pas tout avoir. Cette

derniere soiree ou une de mes questions genes et des

jeunes imbiber d'alcool me le font comprendre. La

question etait l'effet de la televison sur les plus

jeunes. Car ce qui est extaordinaire apres l'air

communiste et ces trois wool factory et cet argent qui

circuler plus facilement. La separation n'a pas

changer leur facon de vivre, on retourne a une vie plus

simple comme avant. Dans la rue reste que des vestiges

de ces trois usines, de l'annee ou tout a commence

1960. Il y a toujours de l'espoir en ce peuple qui n'a

pas perdu son ame au profit d'un certaine modernite,

mais malheureusement a celle de la vodka. Ou les

jeunes preferent fuire le foyer familiale pour se

retrouver dans la rue, dans les egouts pour ne pas

avoir a subir une maltraitanse et qu'elle aubaine pour

ces gars en jeep blanche estampiller vous vous en

souvenez. De venir faire des discours et depenser des

sommes folles dans des salaires de haut fonctionaire

enfin ceci n'est que le point de vue d'un gars errant.

Il est temps de rentre, cette petite excursion se

fini, je retrouve l'hotel et ma chambre une douche

chaude et un repas servit sur une table normal. Je

retrouve July la photographe qui me fait par de son

excurssion avec les Tsatans le Teepee les -40 C, les

rennes, la rudesses d'une vrai vie nomadique. Retour a

la capital dans notre loft, une sorte de colocation,

Noel me raconte son passage dans l'ouest a la

frontiere Kazak tout seul.

Laurent doit d'etre du cote de la capital russe a etre

surveiller comme un espion.

Mon avenir, enfin vous allez tout savoir. La chance

d'avoir un nouveau visa chinois me donne l'occasion de

trainer encore un peu. Une proposition de travaille a

Shanghai dans un restaurant chic comme sommelier vient

de mettre proposer et l'envie de vous faire partager

ce voyage a travers un livre que je vais entreprendre

avec plus de detail et plus d'information. Ce qui veut

dire que vous n'aurez plus de nouvelle d'un certain

monde comme vous l'avez eu depuis 10 mois deja.

Aujourd'hui je vous dirai que je n'ai pas vue le temps

passe ci se n'est que Thibault vient d'avoir un an,

Maxence aussi, Thomas, Fiona et je crois que j'ai

oublie des prenoms, mais je pense a vous tous. A

chacun son aventure et la votre est aussi dur que la

mienne, decouvrir n'est rien par rapport au quotidien

d'un enfant qui croit dans un monde comme le notre.

Alors je vous dis a bientot pour une breve de Chine et

un retour vers le mois de fevrier et pourquoi pas

revenir le meme jour que je suis parti s'etait vers le

debut du mois de fevrier.

from central asia 27, voyage d'une tete

Voyage d'une tete.

Imagination et recit. Raconter ce que j'ai dans la tete en cette fin de voyage, un autre aventure loin de mes textes, je me rend compte que je n'ai pas evoluer mais changer en bien ou en mal, ca je ne sais pas, normalement c'est l'inverse qui s'opere comme j'aime le dit si souvent.

Ce sablier qui ne s'arrete jamais. Je n'imaginais jamais ce moment arrive, cette fin que je ne voulais pas la voir venir car trop prit dans un quotidien bien remplit. Mais le present me rappelle a l'ordre et je dois cette fois ci me projetter dans un avenir, ici ou a quelques milliers de kilometre la-bas plus a l'ouest. Aujourd'hui quand je me couche et que mon cerveau se met en action, il se rememore ces derniers mois de vie errante entre different monde partageant la meme terre et peu de France dedans, enfin si ces photos que j'ai apporte avec moi et le souvenir d'une odeur, d'une musique qui nous est propre.

De la chance, oui j'en ai eu pendant tout ce voyage, pour les decouvertes, les rencontres de chaque jour et la securite, car meme au bout du monde je reste moi, je reste blanc, je reste francais avec ces avantages plus que ces inconvenients et ca je l'ai savoure chaque matin quand je me leve. J'ai fait presque tout ce que j'ai voulu faire hormis traverser cetainnes frontieres terrestres, un monde qui s'ouvre ici et qui se ferme la. J'ai vu toutes les factions de l'Islam comme je le desirai: Sunnite, Chiite, Ismaelite, Wahabite et Souffiste. Partager leur quotidien, discuter du passe du present et d'un futur a construire ensemble. j'ai vue le Bhouddisme du cote pratiquant, pratiquer, pratique. La ou il est vecu en tant qu'homme libre ou persecuter, avec la foie et la ferveur ou avec l'alcool ce nouveau disciple venu taper l'incruste.

Toujours vouloir. Aujourd'hui je reve de jeans tee-shirt, de chemise classique, de chaussure ordinaire qui me feront fondre dans la masse, d'ailleurs je n'eleve plus le regard lorsqu'un hello retenti dans la rue. Voila dix mois que je porte la meme tenu, enfin ce qu'il en reste. Le pantalon acheter a Lens est dechirer, les chaussettes d'Istanbul usees, le tee-shirt blanc de Tashkent perce, les sacs plastiques n'expriment plus la joie qu'on a de les porter lorsque l'on sort du magazin, les touches de mon appareil photo n'expliquent plus leur fonction, les gourdes high tech achete avant de partir kaput elles aussi. La trousse de medecine a diminuer de moitie, mais elle en a encore pour un an s'il le faut. La grande nouvelle pour moi, je ne sais plus si je vous l'ai ecrit, est que j'ai arrete le traitement pour ma maladie depuis le mois d'aout et je vais tres bien, j'ai retrouve la joie de vivre sans medicament et ces contraintes du quotidien.

Demain sera et nous serons. Je m'imagine deja vous faire partager tout ces moments, des images, la musique venu de tout ces endroits visites, mais il ne faudra pas etre presse. 5 notes books ecrit, un peu moins de 4000 photos prisent, tout cela ammasse le long de ces kilometres que je n'ai pas encore comptabilise. Ce corp fatigue avec 15 kilogrammes de perdu. Des colis envoyais d'un peu partout qui m'attendent au contenue deja oublier, la preuve d'un passage dans le temps. Cette tete qui peut enfin ne plus pense a survivre pour les jours a venir, avec une question de tous les jours: Comment avancer plus loin. Des cols dans les montagnes sacrees, au detroit porteur d'histoire qui s'ecoule avec le courant. Des livres d'histoire au vestige survivant d'un passe laisse, nouvelle attraction d'un tourisme en pleine essor, a la carte du monde de l'ecole primaire, celle de fresnoy en thelle, un point parmis tant d'autre, un point indicant une vie actuelle, ces points que je suis alle verifier, car on ne sait jamais, car je ne savais pas...

Tant de chose encore a dire et a vous deecrire, mais l'envie aussi de redecouvrir mon village du sud de l'Oise, de ces murs portant eux aussi l'histoire d'une ethnie, la notre, readmirer les photos noir et blanc du cafe de la place ou celles de la mairie. Celles d'un present par la en Asie central ou reigne j'en suis sur la gloire de notre passe. Nos ancetres y ont passe, moi j'y suis retourne.

La reeducation par l'occident n'a pas eu un bonne effect sur moi comme sur eux. Le hic de la mondialisation effrene ici ou la, du moi aussi je veux en faire parti, car c'est devenu utile, indispensable et fun. Le portable a remplacer le couteau millianaire, la bouteille d'alcool avec majoration, l'electricite d'abord et tout ce qui vient avec, tout ce qui vient de l'ouest et comme j'aime dire aussi, plus a l'ouest, l'est. Tout ce qui vient d'hier remit au gout d'un jour au profit d'un certain marche. Le blanc sur son trone et sa vie evoluant avec un certain modernisme depuis longtemps. Ici il faut faire comme lui, etre comme lui, ce blanchir la peaux aux soins d'une marque (l'Oreal), une operation plastique pour elle, un look de gang d'une certaine banlieue americaine pour d'autre, un semblant de marque a l'ecriture incorrect mais au sigle unissant le plus grand nombre d'entre nous, la ou vient chercher son aspiration, delaissant l'habit de toujours. Une culture musical delaisse elle aussi pour ces stars; Britney, Jennifer, Alise, Helene, etc...

La route de la soie pour relier tout ca, les bateaux pour fournir tout ceux. Je l'ai vue et je vous le ferai partager, qu'il y a quelque chose entre Dieu et la science, qu'il y a moi entre les medias et vous, le mot richesse et ses inombrables definitions. Qu'il y a aussi une bande comme moi qui errent et ca depuis que l'argent ne fait plus la securite, n'assure plus le bonheur.

Je me suis decouvert a l'ecriture et aime relire dans les cafes internet les mercis de nous faire rever et des fautes d'orthographe en pagaille a corriger. La lecture m'a beaucoup occupe pendant les longs trajets, une quinzaine d'ouvrage en dix mois sur les traces de ... il y a plus ou moins longtemps et que vous dire de la journee d'un solitaire au bout du monde, il trouve encore que celles-ci sont trop courtes. Mais aujourd'hui, je veux de nouveau livre, de nouvelle histoire a lire, de nouveau reve vennant envahir chaque nuit que Dieu fait et peut etre une nouvelle destination a aller verifier de mes propres yeux, de continuer a dire et a conter a travers le regard d'un simple ouvrier.

Je ne suis pas different, je suis juste alle a l'ecole que j'ai choisi. Croire encore en cette uthopie qui me ronge mes sens, d'aller chercher si loin ce que je possede au fond de moi. De croire en l'irrealisable pour un demain qui sera mien, celui que je vous aurai imaginer.

Stupide n'est ce pas, enfin ainsi va la vie sur cette planete que l'on partage tous. Ainsi va le voyage d'une tete errante au gres des vents et marres, essayant d'user le mot liberte, d'abuser du mot choix, usant son support. Voyageur fatigue va aujourd'hui se reposer.

Encore un texte ecrit pour une eventuelle parution dans un magazine en France et je vous le fais partager...

Pour moi tout va bien, je suis actuellement en Mongolie pour encore une semanine, vendredi est un anniversaire car cela fera un an que je suis partit, le retour est tres proche, trop proche peut etre, mais d'ici un mois je serai au pres de vous, l'ecriture du livre avance a petit pas, je ne savais pas dans quoi j'ai mit les pieds, mais on arrivera a quelque chose, je pense a vous. Ce soir s'est le nouvel an chinois et tibetain, ici ce n'est pas comme en Chine tout le monde reste calme et en famille.

Bonne lecture...

Himalaya qui veut dire

Himalaya qui veut dire séjour des neiges en sanskrit, ce nom qui fait rêver tant de gens, sur laquelle on a tant dit et d’on ton a pas finit d’usés nos mots pour la décrire. Qu’en pense ton ? Comment l’expliquer encore de nos jours?

Mais avant tout, toi la montagne depuis l’éternité, qu’as-tu à dire ?

Dernier espace de grande liberté, ou encore l’homme moderne n’a pas su ce l’approprier que sur des cartes en papier, et ce l’accaparer aux exploits humains chèrement payer. Aujourd’hui on y arrive doucement et faisons basculer l’histoire qui s’était écrit depuis des millénaires.

Himalaya qui veut dire séjour éternel, un peu comme ci vous étiez en possession d’une machine à voyager dans le temps et qui vous auriez fait échouer aux origines de la vie sur terre à on a marché sur la lune, ou les religions n’existaient pas encore, ou avec le temps elle subira tant de changement.

Himalaya qui veut dire séjour pour toujours. Tu es aux carrefours de plusieurs mondes depuis l’humanité, autrefois en tes veines s’écoulaient des caravanes, des hommes, des femmes venues de chaque point cardinaux, puis l’invention de l’embarcation pour t’oublier, pour qu’on te laisse vivre. Montagne sacrée du moins pour ceux qui y vivent encore et je vous dirai qu’aujourd’hui, il en a des factions qui l’habitent. Ce qui y réside, ne sont pas arrivés ici par hasard, à part peut-être les nomades, citoyen de partout. Pourquoi vient t’on la vivre au quotidien ? Quant on sait la rudesse quelle vous fait supporter tout à chacun, qu’il y a des vallées plus agréables à vivre, là-bas, plus bas. On arrive ici parce que la plupart ont fuit un événement. Il ce sont trouvés un Eden peu fertile mais paisible, à l’abri de tout regard. Il ne faut pas non plus ce laissé aller à la joie des couleurs portées, car elles aussi viennent de la souffrance, d’un tous les jours séculaires que l’on répète inlassablement une dernière fois sans pensé à demain.

Himalaya qui veut dire séjour à long terme, qui a raison, qui a tort. A chacun son point de vue, une place qui n’a su ce défendre, mais qui refuse de s’intégré. Forme de résistance, mais malheureusement vouer à l’échec. Tu n’as rien demandé et tu n’as rien vu arriver. Ce peuple aussi a rêvé de changement venu d’ailleurs, alors on l’a laissé venir pour en savourer uniquement l’essence du mal. Aujourd’hui, l’homme revient et pour te faire encore plus souffrir.

On n’y recouvre tes plaines de rails métalliques pour aller plus vite, plus fort, plus loin vers l’Ouest, on recouvre aussi les pistes d’enrober pour aller chercher là-bas au fond de tes entrailles ce que tu caches depuis toujours pour nous faire vivre et surtout nous enrichir en ces jours de bataille économique. Tes peuples, eux toujours aux rituels ancestraux, ne seront pas de la partie, ne seront de rien car ils dérangent.

Himalaya qui veut dire séjour à cour terme, dans ces hôtels aux noms exotiques : « viewlake, Marco Polo, etc.. » qui parsèmeront bientôt tes flancs de montagne,

les rives de tes rivières et de tes lacs. Cet autres envahisseurs, moins méchant à première vue, mais tout aussi destructeur. Cet homme à la veste toute chiffonnée de couleur brune et au large pantalon kaki au style militaire venu « shootter » de sa boite à image. Etre le témoin pour une autre ethnie celle-ci sédentaire et qui ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de globalisation généralisé.

Himalaya qui veut dire ces jours à moi ou je t’ai vu et je t’ai vécu du Pamir au Sikkim, des sources du Ganges aux portes du Takla-Makan, tu m’auras fait découvrir beaucoup de chose, j’ai été envahie de sensations multiples, tu m’as fait vider tant d’encre pour te raconter, tu m’as fait aimer ma planète et détesté le temps d’un instant mon prochain. Je n’aurai vu plus belle palette de couleur, plus beau panorama, plus mysticisme, plus pauvres et si riche à la fois.

Je suis resté assez longtemps pour savourer mon quotidien, et chercher mon prochain. Pour survivre, je me suis nourri de cette nourriture que l’on trouve dans ces bols en plastique, de livre et de dire. Je faisais ma digestion au milieu de ce tableau de couleur, ma tasse de thé à la main saupoudré d’un peu de spiritualité. J’ai beau avoir loger chez lui, l’autochtone au milieu de nulle part. Ils se cachent dorénavant à l’abri des regards indiscrets dans ces places loin de tout et pourtant dans la ville, si près de nous. Le moulin de prière stationné, le temps d’un verre de « Tsagammo » pour ce réchauffer, les derniers faits du jour sans trop en dire et ceux pour eux d’un au-delà meilleur…

Himalaya qui veut dire aujourd’hui séjour d’un demain sans âme. Car tout évolue trop vite et sans l’éducation on ne peut monter dans ce train effréné qu’est la vie à venir pour nous tous.

Ainsi va le cœur sacré de notre planète, qu’on le veuille ou non, une part de chacun de nous. Une part que nos descendance ne pourront comprendre qu’a travers les lignes de livre passe.

c.h
Open
Attention aux faux policiers pendant la traversée de l'Espagne!
😎 Salut à tous Pour ceux qui traversent l'Espagne en voiture ou 4x4 (en motorisé) attention aux faux policiers !!!! Nous l'avons déjà dit : victimes en décembre 2001, puis tentative en 2004 et nouvelle tentative (toujours aux abords de Madrid) le 2 janvier 2006 et notre beau-frère récemment (samedi dernier) !!! Ne vous arrêtez pas ATTENTION ! Voici les infos trouvées sur un autre forum :

Bonsoir,

Ci dessous je vous renvoie le message que j'ai envoyé au groupe Explo4x4 à la suite du sujet, et qu'il parait que l'information rapportée a été appréciée.

Au cas que le téléphone 900 ne marche pas avec les portables étrangers vous pouvez aussi téléphoner au 112 (selon a remarqué Pepecuco).

Amicalement,

Miguel AngelMensaje original-- De: Miguel Angel Elvira Juste Enviado el: viernes, 25 de marzo de 2005 16:58 Para:'Explo4x4 Asunto: RE: Faux policiers en Espagne

Bonjour la liste,

Sur les routes et l'autoroutes de l'Espagne la police qui fait la vigilance c'est celle du DGT (Direction Général du Trafic), avec l'exception de Catalogne (Mossos d'Esquadra) et le Pays Basque (Ertzaintza), pour vous arrêter, si la voiture des polices c'est camouflée, ils doivent vous avertir par milieu d'un haut-parleur à l'extérieur de sa voiture au même temps qu'ils montrent au pare-brise et à la fenêtre arrière de leur voiture un cartel électronique passant le message qu'ils vous donnent par l'haut-parleur. Cettes voitures sont identifiables parce qu'elles emmènent au moins deux antennes au capot arrière, intégrée dans la calandre va l'antenne du radar, dans l'intérieur nos devrons voir l'appareil photo et l'écran du radar, ce que c'est très facile d'apprécier depuis l'hauteur de nos 4x4, et leur occupants vont uniformes.

Il existe un téléphone gratuit de la DGT où nous pouvons demander secours:

900.123.505

Désolé des mésaventures que j'ai lu ces jours sur la liste, j'attends que ce message puisse aider à tous vous et vos amis quand ils traversent mon pays.

Cordialement,

Miguel Angel

Soyez vigilants !!!

MAMY
Open
USA 2017, 40 jours de bonheur ou presque
USA Il y a maintenant pas mal de temps (10 jours au début de l'écriture de ce carnet) que nous sommes rentrés et c’est la première fois que cela se produit avec autant d’intensité, nos têtes avec les quelques neurones qui nous restent, nos pensées, nos yeux, nos cœurs, nos … sont restés en arrière. Et ça dure, ça dure ! Pour le moment, impossible de se reconnecter à notre environnement, le voulons-nous seulement ?

Mais comment commencer ce retour, par où, de quelle manière le présenter ?

En réfléchissant, je constate que mes souvenirs se mélangent déjà un peu (est-ce l’âge ou la durée du voyage ?) donc je vais vous la jouer chronologique et je vais prendre mon temps ! Si certains veulent des informations précises plus rapidement, ils peuvent toujours me contacter directement en MP. Vous trouverez le projet d’origine sous : Projet USA: 2017 presque d'Ouest en Est

Quelques rappels :

· 2007 était l’année des grands classiques, · 2012, un mélange de lieux classiques (nouveaux) et de lieux hors circuits, · 2015 peut se résumer à peu de nouveaux lieux classiques et beaucoup de lieux hors circuits,

Que faire en 2017 pour que la surprise et l'émerveillement soit au rendez-vous ? A la base, n’y avait que des nouvelles choses certaines fois dans des endroits connus bien sûr.

Sans rentrer tout de suite dans les détails, nous ferons la traversée des USA d’ouest en est. Pourquoi ce sens : · Comme on n’aime pas les villes, je préfère finir avec La Nouvelle Orléans · Le vol de retour est plus court de la cote est · Je voulais faire Death Valley, Valley of Fire et la région de St George avec une température moins élevée et prenant un risque pour la Louisiane · Et « Laisser les bons temps rouler » en Louisiane avec la fatigue de fin de voyage · Le 2ème conducteur est gratuit en Californie · Et puis il fallait bien choisir un sens

Nous allons donc traverser : la Californie, le Nevada, l’Utah, le Nouveau Mexique, le Texas, la Louisiane et juste faire une intrusion en Arizona et au Colorado.

Le départ se fait d’Yverdon-les-Bains en Suisse le 2 mai avec une petite heure de train jusqu’à l’aéroport de Genève où nous prendrons un premier vol pour Londres puis après pour Los Angeles dans un A380. Le retour se fera depuis La Nouvelle Orléans sur Londres avec un 787 puis direction Genève avec un chaleureux accueil le 11 juin, à notre arrivée, par nos enfants.

Cette fois encore, c’est avec British Airways que nous allons voyager. Pour les longs vols nous avons pris la classe World Traveller Plus, ce qui sur le A380 se concrétise effectivement avec plus de place pour les jambes et sièges plus larges mais sur le 787 les sièges restent aussi étroits qu’en classe économique. Dans les deux cas la zone dans l’avion était plus petite donc moins de mouvement et de bruit. Le rapport qualité/prix reste très bon pour moi.

Pour la voiture, essentiellement pour des raisons de prix, c’est chez Hertz que nous allons, j’y reviendrais plus tard. Les presque 10000km seront assurés par deux conducteurs.

Ceux qui m’ont suivi pendant la phase de préparation ne seront pas surpris par la durée de celle-ci (plus d’une année) et le nombre de variantes que j’ai fait mais quand on est sur le terrain on se rend compte que cela en valait la peine.

Nous allons prendre notre temps, 40 jours de voyage avec chaque jour une visite principale et plus si l’envie est là, si la fatigue le permet, si nos yeux ne sont pas saturés d’images, si … Prendre notre temps, effectivement notre âge (68 ans) ne nous permet plus de rechercher la performance ou la quantité, il nous reste donc la qualité. Notre mot d’ordre reste toujours : « Voir moins, mais mieux »

J’ai oublié de mentionner que nous partons à trois : moi, mon épouse et son frère.

Cette période de voyage est favorable : moins de monde (hors vacances scolaires), prix un peu plus bas, température moins élevée, ... Le voyage est rythmé selon les mêmes principes que les autres fois :

· une limite à environ 400 km de voiture par jour, · un bon déjeuner, un bon souper et entre les deux très léger, · si possible plusieurs nuits dans le même motel et le Check.In en début l’après-midi ce qui permet, après un léger repos, de repartir tous ensemble ou pas, · une bonne alternance dans les thèmes des visites,

Voilà la mise en route, la suite le plus vite possible !
Open
July 2014: Finally Back!!! So Excited to Show the West to the Kids!
After nearly 2 years of waiting (yeah, like many of you, we wanted to hit the road again as soon as we got back to France... but first, we had to fill up the piggy bank!), here we are at last—July, the month we’ve been waiting for! We’ve got 30 days of exploring new places ahead of us, as well as revisiting some spots we loved back in 2012.

Here’s the plan: - Joshua Tree NP - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Zion NP (Angel’s Landing) - Bryce Canyon NP (Fairyland Loop trail) - Devils Garden on the HITTR - Capitol Reef NP - Grand Teton NP - Yellowstone NP: Old Faithful - Yellowstone NP: Norris Geyser Basin and Mammoth Hot Springs - Yellowstone NP: Grand Canyon of the Yellowstone - West Thumb and Grand Teton NP - Flaming Gorge - Colorado NM and Fisher Towers - Moab: Arches - Moab: Canyonlands and Corona Arch - Moab: Canyonlands - Moab: rafting and Dead Horse Point SP - Natural Bridges NM and Valley of the Gods - Monument Valley and Horseshoe Bend - Coyote Buttes South - Grand Canyon NP (North Rim) - Grand Canyon NP (North Rim) and Navajo Bridge - Sedona - From Sedona to Tucson - Arizona-Sonora Desert Museum and Saguaro NP - Tombstone

Practical details:

- I’d read that it was better to book flight tickets directly on an airline’s website rather than through a comparison site. So, I spent months searching for reasonably priced tickets for two adults and two kids from Paris to Las Vegas for the outbound trip and from Tucson to Paris for the return. I mostly checked Air France, KLM, and British Airways, but prices were always around 4600 €. Not finding anything, we eventually went through a comparison site: Ebookers. We bought our tickets in mid-December: Paris/Atlanta with Air France, then Atlanta/Los Angeles with Delta for the outbound trip, and Tucson/Atlanta with Delta, then Atlanta/Paris with Air France for the return. Total cost: 4300 €. The layover on the outbound trip made me a little nervous because it was only 2 hours and 15 minutes. A month later, we got an email from Ebookers saying the layover had been reduced to 1 hour and 40 minutes! And a few months after that, it was down to just 1 hour and 30 minutes... So, we called Air France directly (we didn’t go through Ebookers, and it wasn’t a problem), and they put us on different flights. The new layover was 2 hours and 10 minutes—still not a ton of time, but I felt better than with 1 hour and 30 minutes. And anyway, we figured we’d see how it went!

- For the car, we tried several comparison sites, and in the end, AutoEurope won this year: 808 € for a 30-day rental of a Chevrolet Impala through Thrifty. The second driver was free for the entire trip since we picked up the car in California.

- We didn’t rent a GPS or buy one—we just downloaded Sygic on our two phones and bought the US map. I don’t remember the exact amount, but it cost us around 30 €.

- For hotels, I either booked directly on the sites (Xanterra, Grand Canyon Lodge, etc.) or used Hotels.com (to earn nights through their Welcome Rewards program) or Booking.com (when hotels weren’t available on Hotels.com). I always compared the price on Hotels.com with the hotel’s direct rate, but they were usually the same. So, for the same price, I’d rather earn a night with Welcome Rewards! We’d set a budget of 100 € per night on average, and we stuck to it pretty well—the final average came out to 101.20 € when including everything (nights + taxes + any nightly fees + parking fees + bank fees).

- As for luggage, we didn’t want to overpack! So, we left with one medium suitcase for Calista, one for me, one large suitcase for Hugo and Yannick, and a sports bag with Calista’s booster seat (we could’ve taken it on the plane with us, but I didn’t want to lug it around the airport during the layover). That sports bag came in handy on the way back, too—because, as everyone knows, you always come back with more than you left with! Each of us also had a backpack as a carry-on.

Before wrapping up this intro and getting into the real details, I’d like to thank everyone who contributed to my discussions and helped me improve our itinerary!

Quick intro for those who don’t know us: Yannick (36), Peggy (36), Hugo (11), and Calista (8).
Open
De la côte californienne à l'Apache Trail après un "petit" détour au Nouveau-Mexique et Sud Colorado
Bonjour à tous,

Le road trip dans l'Ouest USA, on adore. 😏

La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.

Nous avons souhaité - varier les paysages : mer, déserts, montagnes ; - découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ; - alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ; - essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.

Voici notre itinéraire : 24/06 : vol Paris > San Francisco 25/06 : San Francisco > Monterey 26/06 : Monterey > Big-Sur 27/06 : Big-Sur > Morro Bay 28/06 : Morro Bay > Santa Barbara 29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley 30/06 : Yucca Valley > Kingman 01/07 : Kingman > Sedona 02/07 : secteur de Sedona 03/07 : Sedona > Holbrook 04/07 : Holbrook > Albuquerque 05/07 : Albuquerque > Santa Fe 06/07 : les environs de Santa Fe 07/07 : Santa Fe > Taos 08/07 : Taos 09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP 10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango 11/07 : train Durango > Silverton 12/07 : Durango > Ouray 13/07 : Ouray > Cortez 14/07 : Cortez > Monument Valley 15/07 : Monument Valley > Page 16/07 : secteur de Page 17/07 : Page > Tuba City 18/07 : Tuba City > Mesa 19/07 : Apache Trail 20/07 : vol du retour

Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).

Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.

Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !

Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important. Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".

Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco

Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?

Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :



Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.

Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.

Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".

Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".

A tout à l'heure !
Open
Qui prépare un tour de l'Amérique du Sud en camping-car?
Bonjour,

Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.

Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.

Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).

Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.

A bientot peutetre
Open
Quoi manger et boire à Cuba?
Bonjour, j'entends pleins de trucs au sujet de la bouffe et de l'eau dans le sud, svp, pouvez vous m'eclairer, je n'ai pas le gout de tomber malade pendant mon sejour. Merci beaucoup!
Open
Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010)
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.

Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.

J33 dimanche 19 septembre

Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie

Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.

Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.

Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.

Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.

J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste

Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.

Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!

La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?

Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.

J 35 mardi 21 septembre

San Ignacio Jaen 112 km

La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.

Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.

Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.

Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!

Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.

Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.

À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.

L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.

J36 mercredi 22 septembre

Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30

Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.

Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.

Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.

J 37 jeudi 23 septembre

Trujillo

Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.

Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.

J 38 vendredi 24 septembre

Toujours Trujillo

Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.

J39 samedi 25 septembre

Trujillo Viru 58 km

Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.

J40 samedi 26 septembre

Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste

Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.

Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.

J41 dimanche 27 septembre

Chuquicara Huallanca 69 km de piste

Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.

Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.

Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !

À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.

J42 lundi 28 septembre

Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste

L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.

Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.

L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.

L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.

Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.

J43 mardi 29 septembre

Première partie du trek

5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.

J44 mercredi 30 septembre

Deuxième partie du trek

Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.

Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.

Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.

Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.

J45 vendredi 1 octobre

Caraz

La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.

Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.

SUITE A VENIR
Open
Carnet de route d'un voyage en Russie au mois de juillet 2010
😉😉😉

C'est OK, je me "plonge" dans mon récit d'un certain voyage en RUSSIE, dont j'ai été mise au courant pas en dernière minute mais presque.

Heureusement que mon ami Didier (titi sur VF) est passé me rendre une petite visite et qu'il a posé une question qui me taraudait depuis pas mal de temps mais que je ne posais pas à mon mari de peur de la réponse habituelle " Nous venons de rentrer !!!!" et voilà grace à Didier et à sa question :

"Quel est le prochain voyage, Bernard ?"

j'ai appris que nous partions en juillet en ....RUSSIE !!! et nous étions fin avril !

Effectivement il avait déjà fait son choix

"Villes stars de la Russie avec Moscou, l'Anneau d'or et St-Pétersbourg" .

Je tombe des nues. Vous pensez bien que je n'ai pas cherché à savoir pourquoi ce choix. Moi, tout me vas du moment que je puisse partir et découvrir des gens, des lieux, enfin autre chose ..... Mes valises sont toujours prêtes !.

Bien sur nous partons avec l'agence Mugler d'Ingwiller (67)où travaillent Christelle et Bernard, son mari. Il y a de la place pas de soucis. Nous nous inscrivons à trois personnes car nous allons emmener avec nous notre cousine qui a 83 ans et qui a un rêve qui date de sa ...première lecture de Michel Strogoff....voir ST Pétersbourg !

Tout est rondement mené : passeport pour Janine (la cousine), dépôt des papiers pour les visas, enfin le 17 juillet nous partons pour notre périple en autocar à travers l'Allemagne, la Pologne, la Biélorussie, la RUSSIE, et pour le retour , la Finlande, la Suède, l'Allemagne et retour en Alsace le 31 juillet.

Bonne nuit, a demain

Capucine 18
Open
Bleu de France avec croisière de France
Bonsoir

Nous partons pour une croisière d'une semaine avec mon mari. C'est une nouvelle compagnie de croisière 100% française et tout inclus qui s'appelle Croisière de france.

Le premier départ se fait le 25 mai. Quelqu'un connait il cette compagnie? Y a t il des personnes qui partent aussi par ce croisièriste.

Merci a bientôt
Open
Gaz somnifères dans les camping-cars
🙁🙁 nous avons voyagé récemment en camping-car, et avons appris que de plus en plus se pratique l'arnaque avec gaz soporifiques.

Celà consiste à injecter par les aérations, un gaz qui vous endort à tel point, que les voleurs opèrent et font ce qu'ils veulent, sans que vous vous en rendiez compte., par exemple, vol de portefeuille sous l'oreiller, et pillage des valeurs. ceci est grave, mais on est endormi jusqu'à quel stade? demi comas?...... et si la personne est allergique, ou cardiaque, et qu'elle ne se réveille jamais..... Celà devient un crime.....Il exste parait-il un appareil détecteur qui bien sûr s'ajoute aux alarmes, et frais divers, on n'en sort plus!!!!

Ce que j'aimerais surtout connaître, ce sont les composantes chimiques de ce produi dangereux et leur action. Qui connaît la réponse?
Open
Un mois en Floride et en Louisiane au printemps 2015 et escapade à Saint-Martin
Bonsoir à tous, Je poste avec beaucoup de retard ce carnet, mais je n'aurais voulu en aucun cas faire l'affront à ceux qui m'ont aidée de ne pas leur offrir un retour. Car, comme chaque fois, aucun voyage ne serait réussi sans votre aide et vos conseils. Non non, ce n'est pas bateau, c'est sincère. Je vais par contre me faire maudire: il n'y aura pas de photos (ou si peu que cela ne vaut pas la peine d'en parler), car le chargement est beaucoup trop long, et je n'aurai jamais le temps avant notre départ le 21 mai pour le Grand Ouest (3e fois). Il y a une version illustrée sur RoadTrippin😊. Pardon mille fois, ne m'en voulez pas SVP😕.

En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.

Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.

Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.

Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.

Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.

Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)

J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
Open
Récit de 3 superbes semaines au centre du Mexique en voiture
Bonjour à tous,

Voici mes conseils et commentaires après un circuit en voiture réalisé autour de Mexico avec un pote… Il s’agit de mon second voyage au Mexique après un circuit plus classique en 2007 du côté maya (Palenque, Campeche, Merida, Chichen, Uxmal, Tulum, etc + Belize + nord du Guetamala). Je suis à votre disposition, autant que possible, pour répondre à vos questions.

Le circuit :

3 jours à Mexico City avant de prendre la voiture pour plus de… 3000 km en formant une espèce de grand huit autour de la capitale et à travers 11 états. Voici les sites visités et, avec astérisque, les lieux où nous avons logé :

- Mexico City* (centre historique, musée national d’anthropologie, Guadelupe), Teotihuacan, Tula*, Bernal, Quérétaro*, San Miguel de Allende, Guanajuato*, Patzcuaro*, Tzintzunzan, Volcan Paricutin, Sanctuaire des Monarques, Taxco *, Grottes de Cacahuamilpa, Xochicalco, Tepotzlan*, Cholula, Puebla*, Pic d’Orizaba, Oaxaca*, Monte Alban, Tule, Yagul, Mitla, Hierve el Agua, Tlacotalpan*, Quiahuitzlan, Papantla*, El Tajin.

Sentiment général :

Je n’imaginais pas que le centre du Mexique recelait autant de merveilles finalement peu connues des touristes européens (à part quelques grands sites). Lumières superbes également pour les photos, climat parfait. Ce fut un voyage magnifique réalisé dans d’excellentes conditions à conseiller absolument !!!

Les mexicains :

J’ai trouvé les mexicains gentils, polis, serviables, pas du tout agressifs (au contraire), y compris en voiture. Bien entendu, cela est resté un voyage touristique sans rentrer dans leur vie quotidienne. A noter que la religion catholique est très présente, forte fréquentation des églises. Je signalerai aussi que le romantisme a manifestement la cote malgré une société dite machiste. Beaucoup de couples de tous les âges dans les parcs ou sites archéologiques…

La sécurité :

Le GROS débat habituel. Durant ces 3 semaines, nous n’avons pas eu le moindre sentiment d’insécurité. Bien sûr, comme partout, il faut être vigilant avec ses affaires mais on est loin des discours paranos de certains. Le sentiment curieux est l’omni-présence massive de la police avec des équipements assez lourds et très modernes: mitrailleuses, armes de poing, boucliers, voitures béliers, etc… Les endroits touristiques et fréquentés par les mexicains (comme les zocalos) sont très surveillés et sûrs. Nous nous sommes rendus au Michoacan pour loger à Patzcuaro. Comme beaucoup l’ont lu, cet état est en surchauffe suite à une lutte violente entre narco-trafiquants et villageois avec meurtres, enlèvements, décapitations et autres joyeusetés dans des zones non touristiques. L’armée est intervenue. Nous avons pris le risque de tout de même visiter quelques sites, sans aucun regret. Sur l’autopista en direction de Morelia venant du nord, nous avons été arrêtés deux fois par la police : contrôle des passeports et fouille partielle des bagages. Cela s’est passé cordialement, sans tension. Le but est de contrôler les entrées dans l’état. Nous avons précisé aux policiers notre parcours afin de vérifier si les zones envisagées étaient « safe ». Pas de soucis pour eux à conditions de rouler entre 8 et 17h. Surtout pas la nuit (ce qui est de toute façon préférable partout dans le pays). Ce que nous avons respecté sans souci. Nous avons croisé quelques convois militaires et le seul endroit où cela semblait plus tendu, ce fut en contournant Uruapan : beaucoup de militaires, de flics en patrouille et balai d’hélicoptère. Nous n’avons pas visité cette ville ni Morelia, malgré leurs centres historiques intéressants mais à ce niveau, les autres villes coloniales visitées nous avaient rassasiées ! Patzcuaro est sûr, idem pour les sites autour du lac. Pour la région des monarques, pas de trouble du tout. Par ailleurs, aucune tentative d’arnaque. Peu d’insistance des vendeurs ambulants ou des mendiants.

La voiture :

Nous avions décidé de louer sur le site mexicain d’Avis une voiture classe B, type Chevrolet Aveo, (afin d’avoir les bagages dans un coffre à l’abri des regards) SANS prendre aucune assurance facultative. Pourquoi ? Car j’ai réservé avec ma Mastercard Gold qui, en lisant bien ses avantages, couvrait toutes ces assurances. Du coup, réservation pour 15 jours à 4.400 pesos, soit 250 EUR (prise en charge dans le centre de Mexico puis retour aéroport, taxe incluse). Une très bonne affaire. L’agence a proposé les assurances (chères) en plus mais sans aucune insistance. Seul souci, plus de classe B disponible et on nous proposait une nouvelle gamme de véhicule « fun » : une fiat 500 toute neuve… Pour le trajet prévu, pour les bagages, etc, nous avons refusé et obtenu assez facilement une classe C : aussi une Chevrolet Aveo mais automatique (la classe B est manuelle). 48.000 km au compteur et quelques bosses. Indispensable de faire un état des lieux avant prise en charge. Je conseille vivement de pendre des photos si possible avec l’employé de l’agence dessus. Nous n’avons connu aucun problème sur la route et à la remise du véhicule. Pour info, l’essence était à 12,41 pesos (environ 0,70 EUR du litre). Un bonheur J

Les routes et la conduite :

Contrairement à ce que je craignais, les routes sont en général en bon, voire très bon état. Nous avons privilégié les autopistas et autres routes payantes (« cuota ») car elles permettent de gagner du temps : moins de circulation, possibilités de dépasser, pas de « topes » (ces insupportables ralentisseurs de vitesse omniprésents partout). Ces autopistas permettent souvent de rouler à une moyenne de 100 km/h, voire plus. Cependant, elles sont affreusement chères !!! Ce fut un budget important. Je n’ai pas encore fait le décompte mais on doit atteindre les 200 EUR pour tout le séjour. Les tarifs sont assez aléatoires, mais on peut compter entre 1 à 3 pesos du km. La palme est un secteur de 40 km entre Poza Riza et Mexico facturé à 128 pesos (7 EUR !). Malheureusement difficile de prévoir à l’avance les tarifs. Il y a bien un site dispo sur internet mais pas pratique. En outre, parfois quelques péages pour passer des ponts. Il faut savoir qu’il y a toujours une route gratuite à côté (« libre ») mais bien sûr moins rapide et qui traverse beaucoup de villages (donc avec des tas de topes). Il va de soi que les trajets les plus lents sont ceux sans alternative « cuota » et dans les zones montagneuses, en particulier la route d’Oaxaca à Veracruz ou le secteur libre entre Papantla et Mexico (une autoroute est en construction) : beaucoup de camions ou de bus très difficiles à dépasser. Attention aussi aux contours de villes, certains peuvent être très longs, comme à Morelia ou Toluca. De plus, des travaux ralentissent souvent le trafic. Surtout qu’ils sont mal ou pas du tout annoncés.

Cele m’entraîne vers l’autre souci bien connu au Mexique : la signalisation. Une cata ! Panneaux absents ou placés au dernier moment ou derrière un arbre, flèches mal dirigées, indications loufoques (notamment sur les distances qui parfois augmentent en se rapprochant !). Une plaie. Il est vraiment important d’avoir un bon sens de l’orientation et de la jugeotte. Ou un GPS (que nous n’avions pas) à condition qu’il soit à jour… Pas facile de trouver de bonnes cartes non plus. Il faut donc parfois faire demi-tour ou demander son chemin… Certaines villes sont aussi très compliquées comme Guanajuato (une attraction en soi). Attention aux sens uniques mal indiqués souvent. Par contre, j’ai trouvé la circulation dans Mexico assez fluide. Le truc le plus déroutant étant l’absence de bandes de circulation.

Quant à la conduite, bon, ce n’est pas très règlementé : pas de respect des vitesses, des interdictions de dépassement, etc… MAIS les mexicains sont assez respectueux. Il faut rouler assez virilement par moment mais c’est facile. Peu de coups de klaxon étonnamment. C’est pas les USA mais on est loin de l’Inde aussi ;-) On a vu aussi des flics deux fois avec radar. Rare cependant. Finalement, plus facile qu’en Europe.

Le climat :

Ce fut le pied absolu en ce mois de février. Soleil permanent à l’exception rare de quelques nuages d’altitude vers 15h, 16h. Soleil toujours présent au coucher, lumières exceptionnelles. Nous avons pu voir le Popocatepetl complètement dégagé ainsi que le Pic d’Orizaba. A Mexico, présence parfois d’un fort smog. Nous avons connu du brouillard jusque 9h à Tlacotalpan. Et le seul jour avec des nuages fut sur la route du retour entre Papantla et Mexico. Heureusement, nous avions vu El Tajin la veille en fin de journée sous un soleil superbe. Côté température : à plus de 2000 m, frais le matin logiquement (une petite polaire nécessaire jusque 9h puis tee-shirt). Idem en soirée. Très sec (lèvres crevassées, nez sec…) sauf sur la côté caraïbe : très humide. Bref, février est un très bon plan.

Budget :

Le Mexique est plutôt bon marché par rapport à l’Europe. Plus cher que l’Asie du sud-est ou l’Inde, bien sûr, mais tout à fait raisonnable. Nous avons choisi des hôtels entre 400 et 700 pesos environ (catégorie moyenne de 25 à 40 EUR) pour une chambre avec lits jumeaux (souvent 2 king size) avec SDB et parfois le petit déjeuner. A ce prix, bonnes chambres et bonne situation de l’hôtel (voir le détail plus loin). Pour les repas, on prenait souvent un petit déjeuner (très) copieux dans un resto local (environ 50 pesos). Du coup, déjeuner souvent remplacé par un en-cas. Pour le dîner, resto local copieux (entre 50 et 100 pesos). 10% de pourboire. Les entrées de site ne sont pas chères (max 59 pesos pour les sites historiques) ou gratuit (ben oui, faut pas payer pour voir les villes coloniales, par exemple). Compte tenu de cela + voiture + essence + péages + quelques rares stationnements (peu coûteux en général), j’estime que le voyage est revenu à environ 700 EUR par personne (hors vols bien sûr). Ce qui fait un voyage très raisonnable. Ce budget peut être bien sûr fortement réduit avec des hôtels de catégorie inférieure et en prenant des bus…

Fréquentation touristique :

En février, hors vacances de carnaval, il y a très peu de touristes. Seuls Mexico, Teotihuacan, Oaxaca et ses environs font partie des circuits classiques et des cars associés. Mais même sur ces sites, la fréquentation était raisonnable. Ailleurs, nous étions seuls ou presque (Tula, Paricutin, Monarques, Xochicalco, Yagul, El Tajin…). Juste quelques visiteurs mexicains. Sur certains grands sites, en semaine, on croise aussi des groupes scolaires plutôt disciplinés (et en uniforme !) mais ils visitent plutôt rapidement. Les visiteurs sont bien entendu plus nombreux le week-end. Dans les villes touristiques, beaucoup beaucoup beaucoup de mexicains les week-end ou même en semaine dans les centres et les zocalos en particulier. Ambiance souvent festive ! Très très agréable de voir ces mexicains se rassembler le soir plutôt que de rester devant la télé !

La langue :

Il me semble indispensabled’avoir quelques notions de base en espagnol : pour demander une chambre, à manger, chercher son chemin, lire les panneaux de signalisation… L’anglais est peu pratiqué malheureusement mais bon, on peut quand même se débrouiller avec gestes et quelques mots.

Les hôtels :

A part Mexico, réservé à l’avance, on a pris les hôtels au fur et à mesure. Pas de souci de chambres disponibles en semaine en février et même le week-end bien que plus fréquentés. Négociation possible. Visiter plusieurs chambres, notamment pour éviter de se retrouver près des rues bruyantes. On s’est basé sur les recommandations du Routard, de Lonely Planet et de Tripadvisor (wi-fi disponible et gratuit à peu près dans tous les hôtels) au fur et à mesure du voyage. Propreté des hôtels toujours très bonne.

Mexico City : Hotel Marlowe. Très bien situé à l’entrée du centre historique. Super clean. Chambre petite mais fonctionnelle. A l’arrière, très calme. Environ 800 pesos /nuit. Dans le coin, difficile de trouver un resto bon marché au-delà de 20-21h.

Tula : Hotel Cuellar. En plein centre, devant la cathédrale. Ressemble un peu à un motel avec parking intérieur. Grande chambre impeccable, déco kitch. 650 pesos avec petit déjeuner moyen. Fréquentation locale (vrp…). Petite piscine avec jacuzzi malheureusement squattée par une famille lors de notre séjour. Je recommande.

Quérétaro : Home Bed & Breakfast. Tenus par des canadiens (attention, madame est bavarde). Le batiment, d’extérieur, est très laid, le plus laid du centre historique MAIS belles grandes chambres « à thème » décorées avec SDB, divan ou fauteuil, etc. Accueil charmant, parking intérieur et à 200 m du centre tout en étant au calme. Petit déjeuner canadien pris en commun : pancakes aux myrtilles, belle assiette de fruits, accras de poulets… TRES copieux et super sympa. Petite terrasse sur le toit. On a pris deux chambres individuelles à 400 pesos chaque. Vivement recommandé.

Guanajuato : Hotel Socavon. Nous sommes arrivés à Guanajuato un dimanche vers 16h, synonyme de sortie en ville des mexicains. De plus, circuler dans le centre est, c’est un euphémisme, compliqué ! Nous avions repéré deux trois hotels dans le centre mais soit ils étaient fermés, soit on ne les a pas trouvés ! Du coup, on s’est rabattu sur le Socavon à 10 minutes à pied du centre sur une route fréquentée. Hôtel pas attrayant de l’extérieur mais intérieur impeccable : chambres simples mais propres organisées autour de patios. Très calme à condition de prendre une chambre à l’arrière. 650 pesos avec un petit déjeuner inclus très copieux (mexicain ou occidental). Parking gratuit. Je recommande malgré que l’on ne soit pas tout à fait dans le centre.

Patzcuaro : Posada Camelinas. Vu la situation au Michoacan, quasi pas touristes pour le moment dans ce superbe village extrêmement agréable. Cette posada hyper propre et bien décorée est située dans un endroit très calme à 100 m de la basilique. Chambres simples disposées autour d’un patio sur 3 étages. On s’est installé au dernier niveau avec vue sur le lac. Superbe. 400 pesos / nuit sans petit déjeuner mais parking privé. Un de mes coups de cœur.

Taxco : Hôtel Los Arcos. Mon coup de cœur absolu !!! Magnifique hôtel en plein centre (100 m du zocalo). Immense chambre impeccablement décorée avec une grande salle de bain. Les chambres s’organisent autour d’un cloître (c’est un ancien couvent) avec une magnifique arbre au milieu. Plein de petits recoins charmants avec divans, sculptures, et une gigantesque terrasse sur le toit avec vue sur toute ce village adorable. On a passé deux nuits à 700 pesos sans petit déjeuner mais avec le parking compris à proximité (indispensable dans le centre). Accueil aussi très agréable. De loin mon meilleur hôtel lors de ce voyage !

Tepoztlan : Hôtel Posada Ali. Le village qui vaut surtout pour son environnement (falaises) et son atmosphère festive compte peu d’hôtels. De plus, nous étions un vendredi et jour de Saint-Valentin. Donc, prix un peu plus élevés que d’habitude pour la une qualité moindre : 750 pesos sans petit déjeuner avec parking privé pour cette posada située un peu avant la montée à la pyramide de Tepozteco et 500 m du centre-ville. La chambre était de qualité moyenne et odeur désagréable dans la salle de bain, bien que propre. Décor religieux (les têtes de lit en particulier !). En bonus, une petite piscine non chauffée pas désagréable après l’ascension vers la pyramide. A mon goût, vu le rapport qualité / prix, la chambre la moins intéressante du voyage.

Puebla : Hotel Palace. Arrivé un samedi, beaucoup de monde en ville et dans les hôtels. 650 pesos avec petit déjeuner (bof) et parking (avec voiturier !). Chambre très correcte donnant sur la rue mais avec double vitrage (nécessaire vu la circulation). Hôtel sans charme mais idéalement situé derrière le zocalo. Je recommande car très pratique.

Oaxaca : Hôtel Casa del Sotano. Nous sommes restés 3 nuits à 750 pesos /n sans petit déjeuner et parking compris à proximité dans cet hôtel situé à 400 m du zocalo dans une rue avec assez bien de circulation mais les chambres sont plutôt calmes. L’endroit est superbe avec fontaines, plantes, et sculptures autour de patios. Chambres relativement petites, surtout les salles de bain mais ellessont très bien équipées et aménagées. Toit-terrasse avec sièges et tables. Très sympa. Je recommande beaucoup.

Tlacotalpan : Hôtel Posada Doña Lala. Là, nous ne sommes plus sur les plateaux mais dans les caraïbes. Atmosphère très indolente dans cette ville où nous avons passé une nuit en semaine. Même le soir sur le zocalo, peu de monde. Un Mexique très différent pour ce village cependant original avec ces maisons de toutes les couleurs, y compris les plus incongrues. Cet hôtel est situé en plein centre. Grande chambre climatisée (chaleur humide), un peu bruyante. Piscine sympathique et agréable dans un beau patio. 650 pesos sans petit déjeuner, parking devant l’hôtel sans risque. Je recommande pour une étape.

Papantla : Hôtel Tajin. Il est vraiment agréable de loger dans cette petite ville très animée après avoir visité le superbe site d’El Tajin à environ 10 km. Hôtel très grand à côté de la cathédrale et du zocalo. Grande chambre un peu décatie mais propre et fonctionnelle avec vue sur la ville pour 550 pesos/nuit sans petit déjeuner mais parking. Piscine très agréable. Une excellente adresse dans la catégorie.

Les sites visités :

Ici, je me contente de quelques remarques ou anecdotes, je ne vais pas dans le détail J

Mexico City : le musée d’anthropologie est exceptionnel et immense. Un des plus beaux musées dédié à la culture d’un pays que j’ai eu l’occasion de visiter ! Il faut du temps et de l’énergie. A mon avis, si vous le pouvez, allez y deux fois sous peine de saturer. Les pièces exposées sont somptueuses et remarquablement mises en valeur. C’est une excellente introduction ou conclusion à vos visites de sites archéologiques. Le musée du Templo mayor est aussi superbe. Par contre, j’ai été déçu par le zocalo, probablement trop immense et donc froid. De plus, le centre de la place était inaccessible suite à la préparation d’une sorte de démonstration des forces militaires : on voyait de l’armement, des hélicoptères, etc et des podiums. J’imagine une sorte de campagne de recrutement. Du coup, perspectives sur la place coupée. La cathédrale n’a rien d’exceptionnel. J’ai préféré les églises alentours et les vieilles rues animées avec toutes les déformations des maisons et bâtiments suite aux tassements. Ca c’est souvent amusant et hilarant. Beaux exemples d’églises penchées au nord du parc Alameda ! Par contre, je n’ai pas trouvé l’avenue Madero intéressante à l’exception de quelques bâtiments. Nous avons visité les basiliques Guadelupe. L’ancienne église penche admirablement. Marrant. Le reste est kitsh à souhait. Mention pour les tapis roulant devant la vierge de Guadelupe.

Teotihuacan : c’est immense, c’est brut, c’est lourd. Ce n’est certainement pas le plus beau site archéologique du Mexique, loin de là mais il faut le voir pour sa démesure. Beaucoup de monde mais on ne se marche pas sur les pieds non plus vu la superficie du lieu. Je recommande de voir le palais de Quetzalcoatl l’après-midi pour avoir le soleil dessus. Le matin, à l’ombre, c’est moche.

Tula : le site archéologique n’a d’intérêt que pour ses immenses atlantes sur la pyramide principale. Je recommande donc si vous passez dans les environs. Un des atlantes est une copie, l’original est dans le musée d’anthropologie de Mexico. La petite ville de Tula est cependant une étape sympa entre Teotihuacan et Quérétaro dans notre parcours (à noter que pour ce rendre de Teotihuacan à Tula, il ne faut pas revenir sur Mexico, le plus simple et le moins cher en voiture est de prendre le nord l’autopista vers Pachuca et Quérétaro, belle route très roulante). Chouette zocalo et ambiance typique. Peu de restos le soir.

Bernal : à 60 km de Quérétaro par une route gratuite et rapide (40 min) en voiture, C’est un très joli village avec de magnifiques bâtiments. Le site est grandiose pour le monolithe qui la domine. Sympathique parcours à pied assez raide jusqu’au pied du rocher (belvédère aménagé). Au-delà, on peut poursuivre mais c’est dangereux. Le week-end, pas mal de monde, excursion classique pour les habitants de Quérétaro. Plein de chouettes restos. Je conseille les gorditas faites avec une pâte de maïs noir. Succulent. Bref, bel endroit.

Quérétaro : j’ai adoré cette ville coloniale. Très belle ambiance, superbes bâtiments, agréables places bien aménagées (mention aux décorateurs paysagers). Ville à découvrir à pied, lentement…

San Miguel de Allende : ok, la ville est envahie par des résidents américains ou canadiens plus ou moins permanents. Ok, les prix sont plus élevés (même si nous n’avons pas logé sur place). MAIS la ville est somptueuse. Peut-être la plus belle d’Amérique du nord que j’ai eu l’occasion de visiter : harmonie des couleurs, des bâtiments, des rues, parcs arborés… Gros coup de cœur qu’il serait idiot de manquer pour son côté plus touristique…

Guanajuato : encore un lieu magnifique. Moins harmonieuse que les deux villes précédentes mais avec de magnifiques ensembles colorés et très très vivants (peut-être un peu trop par endroit). Le truc le plus fun, ce sont les tunnels routiers sous la ville : virages à angles droits, bifurcations, carrefours, arrêts de bus. C’est une vraie attraction un peu déroutante en voiture mais intéressante à visiter à pied aussi. Je conseille également de prendre le funiculaire. La vue le matin est somptueuse sur la ville. Par contre, nous n’avons pas été à l’attraction phare de la ville : le musée des momies. Il s’agit de cadavres exhumés dans un cimetière et exposés en état, où les mexicains aiment se prendre en photo à côté (les mexicains ont un rapport particulier avec la représentation de la mort). Ce ne sont pas des momies « historiques », elles datent de 200 ans. Bref, un peu incompréhensible mais vous verrez de la pub partout pour le site.

Patzcuaro : comme déjà dit, peu de touristes vu la situation mais très belle petite ville avec ses maisons harmonieuses. Très différent des villes plus au nord. Le centre est petit et le zocalo est magnifique. Atmosphère agréable et belles terrasses. Dans les environs, jolis point de vue en hauteur sur le lac. Par contre, nous n’avons pas visité les îles.

Tzintzuntzan : site archéologique à 15 km de Patzcuaro. Très peu visité (nous étions 7 sur le site). Site mineur mais tout de même intéressant pour ses terrasses arrondies uniques. Jolis point de vue sur le lac. 1 heure sur place suffit largement. Pas indispensable mais sympa.

Volcan Paricutin : à 88 km de Patzcuaro. On prend soit la route « libre » sur 50 km jusque Uruapan (sinueuse mais très jolie), soit la payante, évidemment plus rapide. Contournement d’Uruapan facile mais sentiment un peu lourd vu la présense militaire. Ensuite bonne route bien indiquée vers le village d’Angahuan dont les maisons sont semblables à celles de Patzcuaro mais atmosphère beaucoup plus pauvres. Ici, on voit encore des personnes marchant pieds nus. Présence de l’armée dans le centre du village mais pas de souci. Nous n’avions pas l’intention de monter au volcan : c’est raide, long et il faut parfois marcher dans la cendre. On peut aller à cheval aussi mais qu’importe, il faut alors loger sur place. Ce n’est pas top pour le moment. Nous nous sommes contentés de marcher jusqu’à l’église San Juan (environ 3 km dans les bois, chemin facile à suivre, on peut pas se perdre) envahie par la lave en 1943. Nous étions seuls. Je comprends qu’on puisse dire que cela n’en vaut pas la peine mais perso, j’ai trouvé que le site dégageait quelque chose. Se balader sur la lave solidifiée au pied du clocher, voir l’autel épargné avec encore des fleurs (le site est considéré comme miraculeux) est un moment inoubliable. Par contre, le volcan est assez loin et pas photogénique.

Uruapan, Morelia : zappées, juste contournées (pénible pour Morelia et laveurs de vitre un peu énervants) vu la situation et vu que les villes semblaient moins intéressantes en termes de patrimoine architectural.

Sanctuaire des monarques : a priori, février était la bonne saison pour visiter le sanctuaire. Il existe plusieurs endroits où les voir. Nous avons choisi le site de Sierra Chinchua, sur les hauteurs de Angangueo, à plus de 3.000 m. Là-bas, on doit obligatoirement prendre un « guide ». En fait, un villageois ne parlant qu’espagnol. Aide indirecte pour eux. Environ 2,5 km jusqu’au lieu de rendez-vous des papillons. Ca monte un peu, parfois raide à 3.500 m. Vers midi, la plupart des papillons étaient groupés sur des branches et au fur et à mesure de l’ensoleillement, ils se mettent à voler. C’est très joli, voire impressionnant mais moins que ce que l’on vend parfois, du type « on ne voit plus le ciel tellement ils sont nombreux ». Pour les photographes, on reste loin des branches, environ 20 m, dans des contrastes forts. De plus, les papillons volent très vite, donc compliqué pour les photos ;-) Il est possible qu’il y ait parfois plus de monarques mais cela reste tout de même une belle expérience et restons modestes face à cette incroyable migration encore mystérieuse.

Taxco : nous avons choisi de nous rendre sur Taxco après la visite des monarques, soit à 200 km environ mais nous avons sous-estimé le temps de trajet. En effet, la route du sanctuaire est très lente et surtout, le contournement de Toluca est très pénible avec aucune indication claire. Ensuite, travaux sur l’autopista filant au sud puis très sinueux pour rejoindre Taxco mais avec de chouettes points de vue. Arrivée tardive à Taxco mais coup de cœur pour la ville ! Avec un bel hôtel en prime (voir plus haut). La ville est moins colorée que d’autres mais son dédale de rues est charmant. Ne pas hésiter à partir sur les hauteurs, il y a encore des quartiers très authentiques. Et les habitants de Taxco m’ont semblé les plus sympathiques du voyage. La ville est étouffée par un balai permanent de coccinnelles taxis mais cela lui donne une atmosphère amusante. Adorable endroit.

Grotte de Cacahuamilpa : à 30 bornes de Taxco, ces grottes impressionnantes sont une véritable surprise : énorme tube de plusieurs dizaines de mètres de diamètre que l’on visite sur plus de 2 km avec de magnifique concrétions. Visite guidée obligatoire toutes les heures, en espagnol mais commentaires basiques et plutôt enfantins (comparaisons entre les formes et des personnages, etc). Site bien aménagé. Hors de la grotte, descendez 100 m plus bas pour découvrir l’exutoire actuel de la rivière qui a créé cette grotte ainsi qu’un affluent surgissant aussi de la falaise. Etonnant. Il est possible de faire du canyoning dans ces cours d’eau souterrains. A voir donc et ne prenez pas de lainage pour visiter la grotte, inutile.

Xochicalco : près de Cuernavaca, ce site archéologique très mal indiqué depuis l’autopista est vraiment intéressant. Beaucoup de bâtiments bien entretenus avec de magnifiques fresques sur la pyramide du serpent à plumes. Très beau jeu de pelote. Et peu de touristes. On est souvent seuls. A noter que le soleil frappe dur là-bas.

Tepotzlan : nous avons zappé Cuernavaca dont la réputation ne nous plaisait pas et avons continué jusque ce village très animé avec de chouettes endroits où manger et boire un verre. Nous avons grimpé les 400 m d’escaliers menant à la pyramide de Tepozteco. Rude, rude, rude. Heureusement à l’ombre et les marches sont assez bien dessinées. La pyramide n’a rien d’intéressant mais la vue, méritée, est superbe sur les falaises alentour, en face et le village. Ce qui est idiot, c’est le tarif là-haut de 43 (ou 49, sais plus) pesos. Si vous payez pas, vous ne verrez pas le paysage. Vaut le détour tout de même.

Volcans Popocatépetl et Iztaccihuatl, sur la route de Puebla, si le ciel est bien dégagé, on peut s’approcher en voiture des volcans en quittant l’autoroute et en se perdant dans les villages.

Cholula : mal indiqué (air connu) depuis l’autoroute. On devine très mal la deuxième plus grande pyramide du monde apr ès Khéops. Mais le site vaut le coup, notamment car on peut de nouveau faire un parcours souterrain dans les galeries de la pyramide. Cela permet de voir les différentes étapes de construction. C’est étroit mais pas anxiogène (on reste debout). A voir aussi le zocalo de Cholula, beaux ensembles de couvent, maisons et églises. Dans les alentours, jeter un œil sur les églises de Tonantzintla et Acatepec avec l’extérieur très rococo… Pas vu l’intérieur, c’était jour de mariage.

Puebla : superbe ville avec une circulation assez fluide malgré sa taille. Somptueux centre-ville avec de belles maisons, de grandes églises… Très agréable en soirée avec l’animation ou tôt le matin quand il y a moins de monde. J’aurais aimé plus de temps pour découvrir en profondeur Puebla.

Pic d’Orizaba : sur la route d’Oaxaca, nous avons obliqué vers Orizaba. Et, vu le ciel bleu et le sommet du Mexique parfaitement dégagés, nous sommes sortis à Azitzintla où on peut suivre la route puis la piste qui mène à l’observatoire. Superbes vues sur le volcan et vers les montagnes en direction de l’est. Sans 4 x 4, nous n’avons pas fait toute la piste mais on est tout de même monté à 3.600 m. A recommander si le climat le permet.

Oaxaca : ville touristique, étape de nombreux cars de touristes ou autotours entre Mexico et le Chiapas, le centre historique est joli avec quelques très beaux ensembles coloniaux. Charmant mais un peu moins que Quérétaro ou San Miguel. Beaucoup de magasins, de cafés et de restos branchés et plus chers qu’ailleurs. Mais facile de trouver d’autres endroits à des prix plus mexicains et beaucoup de spécialités locales. Je conseille le Zandunga pour son atmosphère familiale et un plat de dégustation très copieux à 150 pesos pour deux personnes.

Monte Alban : site archéologique inévitable, et à raison, à quelques km d’Oaxaca sur une colline. Le site est grand mais plus concentré que Teotihuacan. Touristique mais sans la grande foule. Incontournable.

El Arbol de Tule : considéré comme un des plus gros arbres du monde. Mérite un arrêt sur la route à l’est d’Oaxaca. Joli parc très bien aménagé autour.

Yagul : site archéologique oublié des circuits touristiques sur la route de Mitla. Sur une colline avec des jolies vues sur les environs et jolie flore. Aussi un « mirador » naturel qui permet d’avoir une vue aérienne intéressante sur les ruines. Beau dédale d’anciens palais. A voir si vous avez le temps et ne saturer pas en vieilles pierres. Par contre, il est dit partout que le jeu de pelote est le plus grand après celui de Chichen Itza. Et ben, cela me semble un gros mensonge !

Mitla : site unique à voir absolument même s’il se visite rapidement. Intéressant de pouvoir descendre dans des tombeaux. Jolis motifs géométriques. Attention, beaucoup de touristes et d’échoppes à souvenirs !

Hierve el Agua : vaste débat… Le site est effectivement dénaturé par le bétonnage de certains bassins et, surtout, le fait de pouvoir marcher presque partout sur les concrétions calcaires qui ont mis des siècles à se former. Dommage mais en fin de journée, magnifique lumière et super photogénique (effets miroir…). Relativement peu de monde (25 personnes max). C’était en semaine. En week-end, ce doit être l’enfer. Sentiment mitigé mais je ne pense pas que boycotter le site va changer quelque chose et aidera à le protéger… Au fait, contrairement à ce qui est dit dans les guides, il ne faut pas faire 10/15 km de piste. Il y a une nationale (bientôt doublée d’une route payante rapide) qui mène à un village et là, 3/4 de piste facile. Ah oui, le site peut être dangereux, ça glisse et en bordure de falaise, aucune protection… Attention avec les gosses.

Tlacotalpan : changement complet de zone climatique. D’Oaxaca à ce village, on passe de 2000 à 3000 m puis au niveau de la mer : cactus – forêt puis décor tropical. Superbes changements à observer le long de 200 km de virages permanents précédents l’arrivée sur la plaine. Route en excellent état mais lent, surtout quand vous êtes derrière un camion. Tlacotalpan, en semaine, est très très calme. Atmosphère humide et indolente. Ce n’est plus vraiment le même Mexique. Dans l’état de Veracruz, on a d’ailleurs trouvé les mexicains plus indifférents. Mais le village est splendide avec ces maisons développant toutes et vraiment toutes les couleurs de l’arc-en-ciel avec des associations osées ! Rien à faire que se balader mais chouette. Même le zocalo était très calme le soir. Proximité du fleuve, donc moustiques. Chouette resto avec fruits de mer. Ce n’est pas une étape indispensable mais agréable.

Veracruz : zappé. Nous avons pris la route côtière vers le nord. Rapide avec un excellent contournement de cette grosse ville. La côte n’est pas très belle et les abords des routes sont assez sales. Il y a des secteurs très balnéaires avec des km d’hôtels apparemment de catégorie moyenne. Rien à faire d’autre que rester sur le sable. Beaucoup de cocotiers décapités… Vraiment pas recommandé pour un séjour.

Quiahuitzlan : site étonnamment ignoré par les touristes. Situé à environ 1 km de la mer, sur une hauteur, au pied d’un pain de sucre. Le site archéologique a un tout petit côté Machu Pichu, avec vue sur l’océan. Si peu de visiteurs que la caisse à l’entrée est la banane du gardien. Originalité : plein de tombes qui ressemblent à des temples miniatures. Charmant. Malheureusement, aucune explication, ni même de plan. A savoir que le site comprend une partie basse, non indiquée. Il faut pousser une barrière pour trouver l’escalier qui y descend. Je recommande car bel endroit excessivement calme.

El Tajin : nous sommes arrivés vers 15h. Pratiquement seuls sur le site. Superbe lumière de fin de journée. Le site est splendide, bien entretenu, et l’environnement est très vert : forêt, gazons… Beaucoup de beaux ensembles, très concentrés, un peu déformés par les tassements. Le site m’a fait penser à Palenque. Dernier site du voyage mais un génial final ! Je recommande absolument.

Papantla : ville très animée, pas spécialement belle. Très pratique pour El Tajin. Excellents restaurants. Rien de particulier à voir mais recommandé pour son atmosphère.

Sur le retour vers Mexico, attention à la route. Il faut remonter sur le plateau central et sur une centaine de km affronter montées et descentes très fréquentées par les poids lourds. Ca peut vite faire chuter votre moyenne. Une autoroute est en construction avec de gros travaux et ouvrages d’art. Cela permettra de gagner beaucoup de temps. Par contre, retrouver l’aéroport à Mexico est facile et la circulation pas trop pénible.

Voilà achevé mon très long récit de voyage dans ce merveilleux pays finalement peu connu !

Phil
Open
Vol de sac à Barcelone
Bonjour, Je voudrais relater ici un "incident " qu'il nous est arrivé ce lundi 8 mai a Barcelone(Espagne). Nous roulions en plein centre sur "Parallel", il y avait plusieurs scooters qui roulaient a coté de moi, a gauche et a droite...J 'avais de la difficulté a les dépasser, ils me gênaient, et a chaque nouveau feu je les retrouvais avec moi...Aprés un feu, j'ai bien vu que qq chose n'allait pas a la conduite du véhicule, et le bruit du pneu dégonflé m'a confirmé dans mes premières sensations... D'ailleurs les gars en scooter me klaxonaient en me montrant vers le pneu en question....Je m'arrêtes et je sors du véhicule pour constater que le pneu arrière droit était complètement dégonflé."Bon j'ai crevé me dis-je!" Je cherche des yeux un garage proche car je savais que j'avais une gallette en dépannage, et je me disais que si j'avais la chance d'avoir un garage a proximité ce serait bien...D'autre part il faudrait quand même faire réparer, et je savais ne pas pouvoir rouler longtemps avec la galette...Je laisse mon épouse dans le véhicule et je pars a la recherche d'un renseignement par les commerçants du quartier.J'ai du faire quelques 100 mètres et je suis entré chez un concessionnaire automobile pour lui demander s'il ne faisait pas les réparations... Quand je suis revenu(5 minutes aprés...) j'ai vu mon épouse hors du véhicule qui parlait avec un mec sur un scooter, tout ça de loin.... Puis quand j'arrive elle me dit :" Il y a un garage a 3 rues plus loin..." "Oui mais moi on m'a indiqué la direction en sens inverse, qui t'a dit ça?" "-Ben le gars a scooter là..."C'est toi qui l'a appelé?Ben non, il est trés gentil il a vu qu'on avait crevé et il est venu me renseigner sur le garage! Moi je change mon pneu, je m'énerve un peu car ça ne marchait pas comme je voulais ...Et pendant ce temps j'entends ma femme qui cherchait son sac et elle me demande si je le lui ai mis qq part!....Non je l'ai pas touchéEt dans la malle?La malle je l'ai vidé pour attraper la gallette! Je lui dis qu'en ouvrant la portière elle a du le faire tomber....Non il était coté console!Bon on verra ça tout a l'heure quand on aura réparé le pneu, on remettra tout en place et on cherchera plus en détail!... Je trouve un Euromaster a 1Km de là a peu prés ou m'avait indiqué le concessionnaire automobile, et là le gars met le pneu sur sa machine le rempli d'air et déclare vu la fuite et vu l'entaille"Lo han pinchado"(traduisez: Ils l'ont percé!) Alors tout a coup tout s'illumine dans ma tête: les mecs qui me suivaient en scooter, le gars qui revient seul donner "gentiment"le renseignement a mon épouse, (pendant que son collègue lui tire le sac dans la voiture) Je demande des précisions, et elle me dit que le gars l'a "attirée" a quelques mètrtes de la voiture pour lui montrer ou était le garage, pendant ce temps la portière était ouverte, le moteur du scooter est resté en marche et le gars est resté casqué....Elle n'a donc pas pu se rendre compte de ce qui arrivait: son attention était captée par le gars, le bruit du scooter l'empêchait d'entendre un bruit suspect derrière elle(car bien sûr le gars est arrivé par l'arrière du véhicule sur le trottoir....) Bref voilà, d'aprés les flics ça arrive souvent a Barcelone, au centre en particulier, mais en fait partout... Les gars ont un objet métallique ytrés pointu qu'ils fixent au bout de leur chaussure et avec ça ils crèvent le pneu a un feu rouge d'"un seul coup de pied, certains flics en ont eu l'amère démonstration en voulant arrêter des individus porteurs de ces "armes".La bande sévit depuis un certain temps sans étre apréhendée car personne peut fournir de signalement précis sur ces individus(le casque) et la technique est astucieuse et trés espagnole: la bandérille d'abord et l'estocade ensuite! Si on vous dit que vous avez crevé, méfiez-vous a Barcelone!
Open
Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud
Bonjour, Il n'est jamais trop tard pour rendre compte de son voyage. Le confinement me laisse enfin du temps pour le faire. Je suis parti le 17 août 2017 et je suis rentré le 7 février 2018. Entre temps, je suis allé en Argentine par cargo puis une fois sur ce continent, j'ai visité l'Uruguay, l'Argentine et le Chili. Durant tout ce voyage, j'ai tenu un carnet journalier. Je me propose de vous le livrer.
Open
Je vous invite à découvrir le Maroc
INTRODUCTION

Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.

Nous avons séjourné 15 jours au Maroc en septembre 2018 et avons parcouru plus de 5000 km pour découvrir ce pays sous ses différentes facettes.

Plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.

Nous avons fait l'achat d'une carte routière Michelin (742) et nous avions également téléchargé une carte du Maroc dans notre GPS.

Finalement, lors de notre séjour, nous n'avons utilisé que l'application Maps.me qui s'est avérée une application très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même dans la recherche de nos hôtels dans les médinas ou lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.

J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.

La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.

Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:

Belyounech Tétouan Cascades d'Akchour et Pont de Dieu Chefchaouen Plage de Maresdar à El Jebha Al-Hoceima Source chaude Hammat Chaabi Plage Cara Blanca Plage de Tmadet Sidi El Bachir Gorges de Zegzel (grotte du chameau) Cascades de l'Aggai à Sefrou Fes Meknes Volubilis Sources de l'Oum Er-Rbia Route des Cèdres à Azrou Vallée du Ziz Moyenne Vallée du Ziz Erg Chebbi à Merzouga Gorges du Todgha Gorges du Dades Vallée des Roses Kasbah Aït-Ben-Haddou Tizi-N-Tichka Casdades d'Ouzoud Pont d'Imi-n-Ifri Cascades de l'Ourika Cascade d'Imlil Route vers Tacheddirt Tizi N' Test Mosquée de Tinmel Kasbah de Tizourgane Agard-Oudad - Les rochers bleus (les roches peintes) Gorges d'Aït Mansour Mosquée Tamsaout Grotte et Bassin Win-Timdouine Paradise Valley Agadir Essaouira Mosquée Hassan-II à Casablanca

Conduire une automobile au Maroc est tout un défi lorsque l'on sait qu'il est un des pays qui possède les routes les plus meurtrières au monde. Il n'y a aucune discipline sur les routes du Maroc. La vitesse, les dépassements illégaux, le passage aux feux rouges, les voitures délabrées, l'étroitesse de certaines routes, les piétons et les cyclistes qui traversent la route sans avertissement, les motocyclistes qui se faufilent entre les voitures, sans oublier les nombreux animaux qui se dressent en bordure de la route. Et je n'exagère surtout pas...

Il n'existe pratiquement aucun civisme sur la route. C'est chacun pour soi. Nous avons dû céder le passage la majorité du temps afin d'éviter que notre voiture de location soit amochée.

Toute une expérience pour mon conjoint Alain qui a réussi à parcourir ces milliers de kilomètres sans aucun accrochage. Après coup, nous comprenons pourquoi la voiture que nous avions louée avait autant de bosses et d'éraflures ....

Il y a énormément de postes de contrôle (gendarmes) au Maroc. Nous avons vécu quelques expériences, de bonnes et de moins bonnes. Je vous en ferai part au moment opportun.

Il est très important de respecter les limites de vitesse et de connaître le fonctionnement des postes de contrôle.

Ceux-ci se trouvent généralement à proximité d'un embranchement ou d'un carrefour giratoire. Des panneaux sont installées temporairement en bordure de la route pour indiquer le poste de contrôle ainsi que les limitations de vitesse.

C'est assez spécial car nous roulons à une vitesse d'environ 80 km/h et tout à coup on aperçoit le panneau indiquant le poste de contrôle et trois panneaux consécutifs invitant à réduire rapidement notre vitesse à 60, 40 et 20 km/h dans un espace vraiment restreint.

C'est toujours un stress de passer ces contrôles , même si nous n'avions rien à nous reprocher... Je passais mon temps à vérifier l'odomètre pour m'assurer que nous respections bien les limites de vitesse. 60, 40, 20.. 60, 40, 20 ... Combien de fois Alain m'a entendu répéter ces chiffres afin de passer les contrôles sans problème.

Lorsque nous avons effectué la réservation des hôtels, il était indiqué que le stationnement était gratuit. Cependant, la majorité du temps, il a fallu payer des frais de 10 MAD (environ 1,40 $ CAD ) pour qu'un gardien surveille la voiture.

Que la voiture soit en bordure de la route ou dans un stationnement, il y avait toujours quelqu'un portant un dossard qui se présentait pour réclamer son dû.

A Essaouira, nous avons battu un record: 50 MAD (7 $ CAD), soit 40 MAD pour le stationnement et 10 MAD pour le gardien.

Une arnaque pour les touristes lorsque l'on sait que le prix est fixé à 5 MAD à Essaouira pour toute une nuit. Mais que peut-on faire lorsque nous avons besoin d'un espace de stationnement pour la nuit et que le préposé au stationnement te réclame 40 MAD et te harcèle de rajouter un 10 MAD pour le gardien?

Par ailleurs, nous avons été très bien accueillis au Maroc. Les gens étaient contents de nous voir et aimaient discuter avec nous. Particulièrement les jeunes hommes qui se sont montrés très avenants et ont été d'une gentillesse extraordinaire.

Nous avons été choyés côté température. Le ciel était toujours d'un bleu éclatant, sauf dans le désert où le ciel était couvert. Mais heureusement, nous avons eu droit à une éclaircie au moment du coucher du soleil.

Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités ainsi que nos escapades sur les routes du Maroc.

POUR LA SUITE, C'EST ICI

POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:

Jour 1: De Casablanca à Tétouan Jour 2: De Tétouan à Chefchaouen Jour 3: De Chefchaouen à Al Hoceima Jour 4: De Al Hoceima à Oujda Jour 5: De Oujda à Meknès Jour 6: De Meknès à Azrou Jour 7: De Azrou à Merzouga Jour 8: De Merzouga à la Vallée des Roses Jour 9: De la Vallée des Roses à Ouzoud Jour 10: D'Ouzoud à la Vallée de l'Ourika Jour 11: De la Vallée de l'Ourika à Ouirgane (détour à Imlil) Jour 12: De Ouirgane (route du Tizi-n-Test) à Tafraoute Jour 13: De Tafraoute à Tizgui N'Chorfa Jour 14: De la Vallée du Paradis à Essaouira Jour 15: De Essaouira à Casablanca
Open
Botswanamakwa: de la quadrature de la diagonale du fou
Ce voyage qui suit une vaste diagonale allant grosso modo du parc Chobe aux parcs du Namakwa trouve son origine dans une discussion entre 2 fort rhumeurs célèbres hélas aujourd'hui disparus, l'abus de rhum sans doute... Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel ! Ha ! Ha ! Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.- - FAT BASTARD - (certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu) - Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir. Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations. (pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)

"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.



Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon... (les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi) Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule. On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais. Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés. Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière), (les 3 photos suivantes ne sont pas de moi) nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient. - Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco. Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche. Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner. Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète. - Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée. "Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..." "Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..." "Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..." "Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !" La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse. - Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮 Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha ! Et on y va ! (ha, ha...😕) - Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là... Diable ! - C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé... - Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...). Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls. La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées). Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite... Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊 Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter. Oh que c'est vil ! Oh que c'est pas bon ! Mais oh que c'est pas cher... Et puis, y'a des frites.

Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.

Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique. (photo internet) Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix. Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière. - Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil. La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi. Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence. Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? " "oui, bien sûr" "Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ? Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays. Quelle belle entrée en matière ! 😎 Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr ! Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre. Je paye : même pas un regard de la part de la goujate ! Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne... "ben tu dis plus rien papa ?" "TA GUEULE !" - Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..." Voilà qui résume assez bien le paysage... - Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante. Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port. Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant. - La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ? Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction. Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort. - De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues. - La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots. Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.

(Suite p 1 post 16)
Open
Passages de frontières
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.

En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !

Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».

Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.

Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.

Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.

Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !

Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!

Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?

Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).

Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!

Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !

To be continued...

Open
Carnet oublié de 2007... Californie-Nevada-Utah-Arizona (avec incursion de 24 heures à White Pocket)
Bonjour tout le monde,

En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.

Itinéraire:

2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.

9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.

11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.

14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.

16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).

26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.

Mercredi 2 mai. San Francisco

Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.

À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !

Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…

Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.

Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.

Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.

Jeudi 3 mai. San Francisco

Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.

Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !

La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…

Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.

Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.

Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)

Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.

De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.

Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.

Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.

Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.

À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.

Samedi 5 mai. Redwood NP

Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.

En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !

Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.

Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?

Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…

Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)

Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.

Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.

Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.

Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…

Lundi 7 mai. Loneliest Road of America

On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.

La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.

Mardi 8 mai. Moab (Utah)

La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.

De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.

Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…

Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…

Mercredi 9 mai. Moab

Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.

Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !

L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.

Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley

Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.

Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.

Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.

Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.

Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.

Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…

Vendredi 11 mai. Direction Escalante

Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.

Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.

Samedi 12 mai. Escalante

Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.

Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.

Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.

Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road

Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…

Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…

Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.

Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place

Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.

Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.

Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.

Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.

Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.

Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.

Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.

Mardi 15 mai. Coyote Buttes South

Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .

Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.

Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.

Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.

Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord

Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.

Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.

Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.

Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...

Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)

Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.

Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.

Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.

Vendredi 18 mai. Snow Canyon

Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.

Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…

La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…

Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)

Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.

Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…

Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.

Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)

Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…

La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.

A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.

Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !

Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?

Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.

Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…

Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers

Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.

La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.

La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.

Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.

Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.

Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…

Mardi 22 mai. Sequoia NP

Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.

Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.

Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).

Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.

Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte

Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.

Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.

Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.

Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.

Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…

Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.

Jeudi 24 mai. Big Sur

Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !

Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.

La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.

On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.

Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.

Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.

A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…

Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.

Vendredi 25 mai

Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…

La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.

Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.

A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.

Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.

Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.

Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.

Samedi 26 mai. San Francisco

Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.

Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland

Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.

Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.

Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.

En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !

Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.

Lundi 28 mai. Départ

Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
Open
Camping-car au Portugal et camping sauvage?
Bonjour à tous, nous voulons aller au PORTUGAL en camping car au mois d'Août avec nos trois enfants. Nous aimerions savoir si le camping sauvage est toléré. Où pouvons nous faire les pleins d'eau et les vidanges du camping car. y-a-t-il des aires pour camping car ? Nous aimerions connaître la température de la mer et de l'air vers Nazaré. Merci.
Open
Carnet A l'assaut du Grand Sud: Texas, Louisiane, Mississippi & Tennessee
Coucou nous revoilou !!

Pour ceux qui ont suivi les carnets précédents, on a déjà plusieurs voyages aux US à notre actif : Le Southwest en veux-tu en voilà, Le Northwest dans tous ses états, périple de New-York à Miami… il y en a pour tous les goûts.

Il reste encore pourtant quelques contrées inexplorées pour les globetrekkeurs que nous sommes, tels des pionniers (ok ok, on a délaissé la vieille carriole pour un SUV…), nous (GG & Steph) décidons de nous lancer à l’assaut du Grand Sud cette année.

Pour nous, Deep South, ce sera : Texas, Louisiane, Mississipi, et Tennessee (et Atlanta, Georgie, pour repartir).

Pour ceux qui sont déjà passés par là et qui sont nostalgiques, pour ceux qui envisagent de découvrir ce coin à l’avenir et qui voudraient glaner des renseignements, ou tout simplement pour ceux qui désirent rêver un peu en attendant les prochaines vacances (soupir…), voilà le carnet, avec les photos (en espérant que ça ne mette pas 3 plombes à charger).

D’abord, le résumé des préparatifs et de la logistique :

Comme d’hab, la prépa, c’est bibi : design du parcours, résa des billets d’avion (900 € par personne via Expedia), de la voiture midsize SUV chez Alamo (875 € pour 21 jours + 300 USD de frais d’abandon), de la résa des hôtels via Expedia pour la plupart et en direct pour quelques-uns (après passage par Tripadvisor), de la résa de quelques attractions, et de la création du fameux roadbook plastifié si pratique sur place.

Sur place, c’est Steph qui est le seul conducteur, je fais office de co-pilote avertie (en complément du GPS).

Quelques semaines avant le départ, ça s’annonçait pourtant mal barré :

3 semaines avant le départ : une fusillade fait 9 morts dans un restau texan où on avait choisi d’aller, après une altercation entre gangs de bikers… Bon ben on va changer de gargote, pas trop envie de se prendre une balle perdue...

2 semaines avant le départ : l’état de catastrophe naturelle est décrété au Texas, la faute à des inondations torrentielles. Bon ben on va croiser les doigts pour que ça sèche d’ici à notre arrivée sur place…

1 semaine avant le départ : un jeune est refoulé du même vol qu’on doit prendre, la liaison directe Paris-Dallas D’American Airlines, soi-disant parce qu’il ne sentait pas très bon. Bon ben le jour du départ, on ne va pas lésiner sur le déo…

Trêve de plaisanterie, on est encore une fois bien enthousiastes. Le seul truc, c’est que certains commentaires sur la pauvreté et le côté glauque de certains coins nous ont un peu refroidis… L’ambiance glaçante de la série True Detective (série géniale au demeurant) contraste singulièrement avec la moiteur du climat, on espère ne pas rencontrer des énergumènes comme le gugusse sur son tracteur (pour ceux qui ont suivi la série).

Un autre inconnu, c’est si on va autant apprécier ce voyage que les autres, car il diffère énormément : pas de randos en vue cette fois (au moins, on ne risque pas de se paumer dans un canyon ce coup-ci…).

Allez, place au carnet !
Open
On part en vadrouille dans les Balkans!
Et bien le confinement a de beaux jours devant lui ! Chose promise, chose due (publier une journée de vadrouille par jour de confinement) ! Après le carnet sur un voyage aux Etats-Unis (voyageforum.com/...-americain-d9943984/), après le carnet sur une vadrouille en Jordanie (https://voyageforum.com/discussion/on-part-en-vadrouille-en-jordanie-d9991360/), voici maintenant un carnet dans les balkans, voyage réalisé il y a maintenant quelques années :

Et on garde les bonnes habitudes, publication d'une journée par jour, à chaque fois à 17h30 ! Bonne lecture et n'hésite pas à laisser un commentaire, une question, une remarque, ...

Franck
Open
Bolivia: Exploring the South Lipez by Self-Drive
Hi everyone,

The idea of traveling to Bolivia came to me after seeing Jean-François (Max68)’s photos on his website. I thought we *had* to see those stunning landscapes with the colorful lagoons for ourselves. But a self-drive trip didn’t seem doable at first. A few years ago, everyone advised against going to the South Lipez with just one car.

Laguna Kara

It was only after reading Laurent (Lolobe) and Pascal (Pepe874)’s travel journals—who explored the South Lipez solo with a car from Biz Rent a Car—that I thought we might be able to do the same. Meanwhile, we’d already contacted a local agency to organize a trip with a driver and guide. But the idea of a self-drive adventure really appealed to us. With encouragement and tips from Thierry (Tbernay) and Jean-François (Max68), we decided to plan our own self-drive trip. I’d like to thank them for their advice—it was *super* helpful. And a big thanks to all the other forum members for the info shared during our prep!

Laguna Colorada

Planning this trip happened during a tough time for our family. My mother-in-law’s illness and passing, plus a few health issues of my own, made us doubt the trip multiple times and nearly scrap the whole thing.

We booked our international flights in February with Swiss. They offered the best balance of travel time and price from Switzerland. Swiss operates Zurich–São Paulo with their own fleet, and São Paulo–Santa Cruz with GOL. In June, GOL canceled the Saturday flight and rebooked us on Sunday. Spending over 24 hours in that huge Brazilian city didn’t work for us at all, so we asked Swiss to put us on the next Zurich–São Paulo flight. Too bad—we lost a day in Bolivia and had to skip the Tarabucco market on Sunday.

Right after, we also booked the car in February. After contacting Imbex and Biz, we went with Biz. Not speaking Spanish, we were relieved to communicate with Alejandra in French. The contact was great—she answered all our questions patiently. Sometimes it took a few days to get a reply, but we could also reach her on WhatsApp. After our trip, we can *only* recommend Biz for rentals in Bolivia. The cars are well-prepped for the South Lipez tracks. The agency is reliable, and the vehicles are new and well-maintained.

“Our” car, a Toyota Hilux

While planning, we realized the presidential elections would happen while we were in Bolivia. The risk of *bloqueos* (roadblocks and protests) was very real. But in Bolivia, *bloqueos* seem common—you always have to account for that kind of hassle. In late August/early September, Uyuni and the Salar region were blocked for days, leading to food, fuel, and cash shortages. Worried about a blockade in Uyuni and missing the Salar, we decided to visit it first *just in case*.

On election day, the whole country shut down. Planes were grounded, buses and taxis couldn’t circulate, and private cars were banned. There were a few exceptions—ambulances, police, or certain professions—but as tourists, we couldn’t get permission to drive. We asked the embassy, and Biz even requested a permit from the electoral office. So we had to plan to be somewhere with things to do *without* the car.

We decided not to book any accommodations in advance—a first for us. Usually, we plan our stops and reserve lodges, hotels, or campgrounds well ahead. This time, only the room in Sucre was booked, so we’d have a base when we arrived.

In July, Alex (Delhenry) reached out to propose joining part of the trip. He didn’t realize we were leaving in October. Still, we got fresh updates when he returned from the South Lipez. Thanks, Alex—your tips, especially about the Guadalupe–Tupiza stretch, were *super* useful.

In September, we connected with Jean-Louis (Avx) and Anne (Xeta), who were also heading to Bolivia in October, one and two weeks after us. We had dinner with Jean-Louis and his friend after our South Lipez trip and stayed in touch with Anne. It was great to chat with them! Unfortunately, Anne and her husband had a much rockier trip—they got hit hard by post-election issues.

Climbing Volcán Tunupa

Our itinerary wasn’t set in stone—we decided to wing it on the spot. Two weeks before departure, I reconnected with Alejandra at Biz to move the car rental up by a day. With the elections, we wanted to leave Sucre ASAP and focus on the South Lipez. Outside Uyuni and Tupiza, the risk of blockades was zero. We also planned a two-night buffer in Sucre before our flights, just in case. It might sound overcautious, but in hindsight, we made the right call. If we’d left Sucre a day later, we wouldn’t have made it to Potosí—it was completely blocked. On the way back, we *just* dodged blockades in Potosí and elsewhere. Sometimes, you’ve gotta trust your gut.

Here’s our route—only the first two nights in Sucre were booked ahead:

D1 Departure from Switzerland

D2 Sucre (La Selenita)

D3 Sucre (La Selenita)

D4 Colchani (Hotel de Sal Luna Salada)

D5 Jirira (Auberge Doña Lupe)

D6 On the Salar (in the car)

D7 A few kilometers from Estancia Catal (in the car)

D8 Laguna Hedionda (Hotel Los Flamencos)

D9 Laguna Colorada (Lodge by the lagoon)

D10 Middle of nowhere, en route Laguna Verde–Mina Horsu–Quetena Chico (in the car)

D11 Quetena Chico (Lamphaya Lodge Andino)

D12 Quetena Chico (Lamphaya Lodge Andino)

D13 Guadalupe (Guest room at Celia’s)

D14 Along the Rio Grande (in the car)

D15 Tupiza (Hotel Mitru)

D16 Tupiza (Hotel Mitru)

D17 Sucre (La Selenita)

D18 Sucre (La Selenita)

D19 Santa Cruz (Hotel Sun)

D20 Departure from Santa Cruz

D21 Arrival in Switzerland

As you can see, we spent 13 nights in the South Lipez. Initially, we’d planned for nine, but Jean-François (Max68) suggested staying longer. Great advice—we didn’t regret it one bit. We could’ve even added 2–3 more days without getting bored.

Self-driving in the South Lipez takes some prep and a good GPS. We kept it simple and used maps.me to navigate. It’s a solid app—just save your waypoints ahead of time. For some stretches, I used Google Earth to visualize the tracks and sites. If you stick to the tour operator routes, you *almost* can’t get lost. But we often veered off the beaten path and took different routes. Some days, we didn’t see another car. So in case of a breakdown, it’s key to have water and food for several days. In some spots, there’s *zero* signal—your phone won’t work. Another must: it gets *cold* in the South Lipez, and a good sleeping bag is essential. We brought down sleeping bags rated for -10°C and didn’t regret it during our car nights.

The Dalí Desert

Some tracks are *super* rocky—flat tires are a real risk. On those stretches, maps.me’s estimated travel time was way off. Some sections barely let us go over 15 km/h.

Lots of forum members recommend doing the South Lipez “loop” from Tupiza to Uyuni—ending with the Salar—to avoid Uyuni’s crowds. That might work for organized tours, but for self-drive, the direction *doesn’t* matter. I’ll say this: the few vehicles we saw mostly came from Tupiza and Chile, not Uyuni. So if starting from Uyuni works better for you, go for it! Ending in Tupiza means heading toward warmer weather. For our planned stops and climbs, starting in Uyuni helped with acclimatization. Spending a few nights between 3,600–3,800 m before going over 4,000 m is a smart move.

Uyuni Salt Flats in the morning

Overall, we barely saw anyone—except at Laguna Hedionda and Chalviri. There were several tour groups at Hotel Los Flamencos (Laguna Hedionda), but we didn’t cross paths during the day. Hardly anyone on the Salar, on the roads, or at the lodges in the evenings. The *only* place that shocked us was Chalviri. We’d planned to stay there, but it was fully booked—and we counted *forty* tour jeeps on-site. This was around noon! At the Polques hot springs (Chalviri), it was *packed*—we quickly nixed the idea of a dip. Plus, the vibe wasn’t great: soaking right by the road with lodges and restaurants in the background? Meh. Still, lots of tourists love it, so it’s up to you.

For the photos, I kept the colors and mood we saw. The lagoons’ hues are often stunning, but some online photos are *way* over-edited and oversaturated. The South Lipez’s landscapes are breathtaking—no need for excessive retouching.

If you don’t want to read all the details, the start of the travel journal is here: https://voyageforum.com/v.f?post=9888761;a=9888761
Open
Les grandes plaines du Nord argentin à vélo
Après notre échec à traverser sur le Chili par le col de San Francisco nous avons réorienté notre voyage à travers le nord de l’Argentine. Rien n’avait été programmé, et à l’improviste et à l’inspiration nous sommes partis durant un mois à travers ces territoires gigantesques très peu peuplés. Sensation étrange de devoir bouleverser un voyage tracé dans les grandes lignes depuis pas mal de temps mais une curiosité renforcée à l’idée de nouvelles aventures dans des contrées sur lesquelles nous n’avons pratiquement aucun renseignement nous attire. La non-programmation et les décisions au jour le jour sont une forme d’aventure qui nous convient. Nous allons prendre conscience une fois de plus du gigantisme de ce pays et de la faible densité humaine de ces plaines qui viennent buter contre les premiers contreforts des Andes.



Bye bye le paso San Francisco et ses tourmentes de vent

31 octobre Tinogasta à Campanas 64 km 750 m de dénivelé Après une deuxième nuit à Tinogasta qui met un point final à notre boucle de 500 km, aller-retour, à destination du paso San Francisco, nous partons ce matin vers le sud pour une étape que je pense facile. Mais une petite forme va la rendre difficile, en particulier les vingt kilomètres de piste en montée, bien souvent sur de la tôle ondulée semée de cailloux. On ne se laisse pas abattre et le malbec argentin même pour un Lyonnais le top

Nous longeons une magnifique sierra aux couleurs multiples, où des plans se succèdent et s’enchevêtrent dans un décor de crêtes déchiquetées. Les nuages qui s’accrochent aux flancs de ces montagnes aux dimensions difficiles à évaluer approfondissent l’impression de mystère de ces coins en dehors des voies du tourisme.





Nous arrivons à destination à 14h30 dans ce petit village de Campanas qui semble mort, l’heure espagnole explique peut-être que nous ne rencontrons âme qui vive. Après des tours et des détours enfin une personne à qui poser une question. Cela nous mènera à un hébergement qui ne paie pas de mine, mais qui s’avère très bien, dont le propriétaire sera très serviable. Ce logement est équipé d’une petite cuisine un peu beaucoup « bordélique » mais pleine de charme. Nous sommes d’autant mieux situés qu’une épicerie se trouve à quelques mètres et nous offre toutes les commodités, certes nous ne sommes pas dans un supermarché occidental.

Malheureusement c'est aussi cela en préambule au panorama fantastique, souvent décharge à ciel ouvert des papiers et des détritus plus lourds partout

Cette vie d’errance tranquille nous allons le mener quelques semaines. Cette façon de voyager où l’on prend le temps de s’inscrire justement dans un autre temps me convient complètement. Pas de programme chronométré, de visites imposées, de file d’attente, de restaurant bondé, non simplement un village désert où l’on ressent l’ennui et peut-être la tristesse des personnes vivant ici. Cela permet l’adoption d’un rythme lent en alternant moments consacrés à l’effort physique à vélo et moments dédiés à la réflexion sur soi, les autres et l’évolution du monde. Se retrouver loin de chez soi et de sa famille durant des périodes relativement longues crée les conditions d’une expérience fructueuse, d’une part bien sûr un certain manque des êtres aimés persiste et s’intensifie avec la durée, mais d’un autre côté une obligation de repenser son fonctionnement quotidien se fait jour. Et dans ces voyages où l’on vit de longues semaines jour et nuit avec un camarade cela crée un lien privilégié de camaraderie entre les êtres, en étant vigilant de rester à l’écoute l’un de l’autre, dimension très importante et enrichissante de ces périples à vélo.



1 novembre Campañas Chilecito 85 km dénivelé 708 m Nous quittons notre logement à 7h30. D’après les indications nous nous attendons à une assez grosse journée, 1150 m de dénivelé. Une belle montée pas trop raide nous conduit à travers une gorge toute en courbes, agréable à parcourir, car à chaque virage des perspectives nouvelles nous sautent au visage. Le plaisir est d’autant plus intense que la circulation automobile est pratiquement absente. En deux heures nous arrivons au sommet, après quelques 700 m de dénivelé. Nous constatons qu’à partir de ce point une immense descente nous attend.

Les grands espaces argentins

Ce qui m’a frappé au cours de cette montée ce sont les différentes stèles en commémoration des tués sur la route. Au cours de notre voyage de 3600 km à travers l’Argentine nous en verrons beaucoup. À côté des marques habituelles d’un monument du souvenir évoquant le défunt une montagne de bouteilles en plastique vides interpelle. Différentes explications nous seront données lorsque nous poserons la question du pourquoi de ces bouteilles en un tel lieu. Je l’avais déjà constaté dans d’autres pays d’Amérique du Sud, en particulier dans les grandes solitudes de haute altitude de Bolivie dans la ville pré inca d’Alcaya. Des momies vielles de plusieurs milliers d’années dans ce désert le plus sec du monde étaient accompagnées de bouteilles de coca-cola aux bouchons rouges.

En mémoire des morts de la route

Est-il mort à vélo?

Entre les salars de Coipasa et Uyuni en Bolivie à 3800 mètres d'altitude cité précolombienne abandonnée d'Alcaya on voit en bas à gauche le bouchon de la bouteille de coca-cola auprès de cette dépouille qui serait multi-millénaire dans ce recoin l'un des plus secs au monde

Dans un premier temps, la chance nous accompagne, une vingtaine de kilomètres descendants avec vent dans le dos nous procurent un vrai bonheur. Plaisir absolu, nous les dévalons à grande vitesse entre 40 et 55 km/h. Nous nous arrêtons dans un village où des étages de fruits nous font de l’œil. Nous consommons sur place.

Nous repartons, malheureusement le vent s’est inversé, cela ne nous empêche pas de garder une bonne moyenne. Je m’abrite derrière André qui ouvre comme un bulldozer. Vers 13 heures nous atteignons Chilecito, Les derniers kilomètres ont été pénibles du fait d’une immense ligne droite qui semblait s’allonger au fur et à mesure que nous la parcourions.

Comme souvent sur la route nous avons vu des évocations des peuples indiens qui vivaient en ces lieux avant l’invasion espagnole. En particulier cette fois-ci une représentation géante d’un Indien, évoquant les peuples aborigènes. Une plaque commémorative revendique la terre volée à ces premiers habitants il y a plusieurs siècles.



La ville est assez grande. Nous nous renseignons au syndicat d’initiative et allons à l’hôtel de l’automobile club argentin. Un immense christ la domine. Cela nous donnera l’occasion d’une agréable promenade ponctuée d’un très joli point de vue. Nous côtoyons dans notre hôtel un couple de Suisses à moto. Ils sont sur la route depuis plus de deux ans et possèdent de remarquables montures. Malheureusement ils ne chercheront pas le contact et ils ne nous diront pas grand-chose de leur périple, dommage car ils ont certainement vécu de magnifiques aventures.

J’en profite pour aller chez le coiffeur et outre les cheveux je me fais couper la barbe. En effet, elle commence à être longue, vieille de plus d’un mois. Je l’avais laissé pousser car nous avions séjourné en altitude souvent au-dessus de 4000 m. Maintenant que nous allons rester dans les plaines nous ne dépasserons plus les 2000 mètres, donc les rayons UV seront moins agressifs. Le coiffeur est un vieux monsieur perclus de rhumatismes et qui ne peut plus lever les bras. Pour alléger ses douleurs il officie en montant sur un tabouret, cependant de toute évidence il souffre. Cette obligation de continuer à travailler résulte sans doute de l’absence de retraite pour cet artisan.

Plus d'un mois en haute altitude et on se transforme en yéti des Andes, le coiffeur barbier a eu du boulot mais je n'ai payé que pour une personne!!! La barbe est une bonne protection contre le soleil en particulier en haute altitude où il est peu atténué par une atmosphère moins dense.
Open
L'Afrique à vélo
Bonjour,

Préparant un voyage à vélo depuis la France vers l'est et n'envisageant pas revenir, je me pause de plus en plus la question de l'Afrique, qui se présente finalement comme une évidence.

Depuis la France, en passant par l'Espagne je pourrais rejoindre le Maroc. Je m'imagine un trajet qui me plaît bien, Maroc - Mauritanie - Sénégal - Guinée (je ne trouve pas de documentation récente) - Liberia - Côté d'Ivoire - Ghana - Togo - Bénin - bateau jusqu'au Cameroun puisqu'il est fortement déconseillé d'aller au Nigéria - continuer depuis le Cameroun jusqu'au Gabon, puis République du Congo - là je dois passer par la République Démocratique du Congo, qui semble être une zone à risque... puis Angola - Namibie - Afrique du sud - Botswana - Zimbabwe - Zambie - Malawi - Mozambique - Madagascar - Tanzanie - Kenya et là...soit je fais demi-tour, soit je prends un avion puisque tout ce qui suit semble être en guerre.

Qu'en pensez vous ? les zones qui me semblent être risquées le sont elles vraiment ? les zones qui me semblent correctes le sont elles également ?

Des conseils particuliers pour l'Afrique ?

Merci !!
Open
Un mois dans les Andes, péripéties en altitude
Salut tout le monde,

message modifié le 23 juin 2013

J'ai apporté quelques photos plus grandes importées depuis Picasa.

D'autres Posts présenteront la suite de notre parcours le 7/08: de Iquique à san pedro de atacama, post 11

post 17 : le 8/8 à SPA post 19: le 9/08: Photos supplémentaires prises au chili. post 21 : les 9/08 et 10/08 direction la frontière argentine par le paso de jama, nuit à Susques, puis route vers tilcara en s'arrêtant aux salinas grandes http://voyageforum.com/..._reply;so=ASC;mh=10;

post 25 : le 11/08 de tilcara vers humahuaca et el hornocal http://voyageforum.com/...ost=5534365;#5534365

message 115 pour le début sur la Bolivie de SPA vers les geisers sol de mañana message 123 vers el hotel del desierto en passant par la laguna colorada et el arbol de piedra message 131 encore la Bolivie sud lipez, desert de siloli, desert de Dali, message 132 salar d'uyuni les grottes du diable: las cuevas del diablo près du salar d'uyuni message 136 salar d'uyuni suite et fin, route vers tupiza, en passant par Atocha message 143: tupiza suite, vers le site du sillar, une soirée douloureuse. message 151: de tupiza à uyuni, vol vers la Paz, poursuite de la visite de la plus haute capitale du monde. message 157: fin du séjour et départ de la paz message 189; pourquoi ce périple? message 191: des cartes et des liens que j'ai utilisés.

Message initial fait le 6 septembre Si quelqu'un sait comment réduire le temps très long pour importer des photos en message attaché, cela m'intéresse. Ensuite si vous savez comment faire pour importer des photos de 7.00 MB et plus, dans VF, par pitié dites moi comment faire. Enfin, si quelqu'un peut me dire comment faire pour avoir des photos au milieu du texte et non en fin de page, je suis preneuse! Merci Krikri pour ta réponse que j'ai expérimentée avec succès.

Après avoir reçu pas mal d'aide sur les forums, je vous fait part de mon expérience d'un mois partagée entre Chili, Argentine et Bolivie. Ce 1er message ne présente que le tout début du voyage, arrivée à la paz le 3/08 puis visite dans les parcs du nord chili (lauca, vicuña, surire et isluga) du 4/08 au 6/08,

Je remercie avant tout Krikri et Kashtin pour m'avoir donné envie de faire ce voyage, et tous les autres (entre autres Kalchaqui, Hergé et Chegringo), pour les conseils qu'ils m'ont donnés.

Ce 1er aout, notre voyage vers l'amérique du sud a commencé par un demi tour de l'avion après 1/4 heure de vol, car le train d'atterrissage ne rentrait pas. Finalement, nous sommes partis pour San juan (porto-Rico) à 16h au lieu de 8h30: nous avons donc raté notre correspondance pour Miami. Du coup, hébergement par american airlines au best western de l'aéroport, diner et déjeuner du lendemain payés par american airlines. Heureusement, nous avons pu avoir des connexions internet et avons pu prévenir ceux qui nous attendaient, de notre arrivée le 3 au lieu du 2 aout.

Le lendemain, nous sommes arrivés à la Paz, à 6h30 du matin. 4200m d'altitude à l'aéroport del alto; ce qui frappe d'abord c'est le froid en sortant de la salle des bagages. Puis, l'essoufflement rapide qui nous gagne, quand nous voulons monter par la suite au mirador à la sortie de l'aéroport.





Notre guide de terra andina nous attendait. Visite de la Paz, achats, rencontre du commercial de terra andina avec qui j'étais en contact depuis 6 mois, sont nos activités jusqu’à 12h30, puis notre guide nous dépose à la gare, pour que nous puissions prendre le bus qui part vers Arica au Chili, et qui est censé nous déposer, sur sa route à alto Putre, dans les hauts plateaux andins (3600m d'altitude).



Ci-dessous, se trouve le mirador kili kili d'où on a un superbe point de vue sur la ville.

La paz, ville entre populaire et modernité. sur la photo ci-dessous, on découvre le stade dans lequel les brésiliens se font battre face à l'équipe bolivienne, à chaque fois qu'ils viennent à la Paz. Forcément, courir à 4000 m d'altitude, c'est loin d'être évident.



La paz, Une ville ceinte de montagnes toutes plus impressionnantes les unes que les autres.

Notre grande chance est que nous avons un thermos rempli de maté de coca, ce qui, ajouté au comprimé de diamox que nous avions pris la veille à Miami, et à la prise de coca 9 ch, en homéopathie, nous permet de ne pas souffrir du mal des montagnes. Je confirme que le diamox donne des fourmillements au bout des doigts et aussi des vertiges, ce qui est vraiment désagréable!

Evidement, le bus a 2 heures de retard au lieu d'1/2h prévue, (nous, maintenant, les retards des transports en commun, nous connaissons!): et plus le temps passe et plus je commence à stresser, car je n'ai aucun moyen de contacter Flavio, le gérant de terrace lodge, pour le prévenir de l'heure tardive de notre arrivée. Avec la nuit qui est tombée, lorsque nous passons les formalités de douanes boliviennes et chiliennes, c'est dehors dans le froid. A mon avis la température était en dessous de 0°C. Le chauffeur, à qui je demande de téléphoner à Flavio, qu'il connait, me répond qu'il n'a pas de réseau. Et il est déjà 20h, 1/2heure après l'heure à laquelle nous étions censés arriver à Alto putre. Il me signale que là bas, il n'y a rien, et que s'il nous dépose alors que flavio n'y est pas, nous allons rester dehors dans le froid avec nos bagages, perspective peu réjouissante. Du coup, apres négociations, je lui demande de ralentir à alto putre pour voir si malgré tout Flavio nous aurait attendu, et sinon de nous déposer à la ville suivante située 40 minutes après putre, là où nous pourrions trouver nourriture et chauffage et éventuellement hébergement.

Nous arrivons à alto putre à 22h, le bus s'arrête, le garçon qui fait le service nous dit de venir et nous fait descendre, et là, je vois s'avancer un homme que je devine être Flavio: j'en aurais presque pleuré de joie, il nous avait attendu! Après plus de 36 heures sans dormir, ni dans les avions plein a ras bord, ni dans le bus bruyant et remuant, plein lui aussi, et plutot inconfortable avec des wc d'une saleté repoussante, et le froid qui pénétrait de partout, nous avions sérieusement les nerfs a fleur de peau.

Flavio nous emmène a Terrace lodge nous informe du programme du tour du lendemain dont il sera le chauffeur et guide, puis nous allons nous coucher rapidement et à 23 heures nous pouvons enfin dormir! La chambre est très peu chauffée, mais pour ne pas disséminer le peu d'oxygène qu'il y a à cette altitude, il paraît qu'il vaut mieux. Nous dormirons à moins de 10°C dans la chambre, mais nous avons notre lot de couvertures! En martinique, avec la climatisation dans la chambre, la température est de 23°C! Quel changement!

Le lendemain, petit déjeuner copieux, ( café, lait chaud, toasts, yaourt maison, confitures et beurre, pâtisseries maison, maté de coca) puis départ à 8h30. Voici ce que nous avons vu: le lac chungara et àcôté, le volcans parinacota qui qui admire sa magnifiscence dans le lac.





Nous avons aussi contemplé le volcan tomarape, le volcan voisin bolivien sajama, le volcan chilien guallatire et ses fumerolles.



Nous avons été saisi d'admiration devant les splendides lagunes cotacotani,









Puis nous avons visité le village de Parinacota où nous avons déjeuné d'une soupe au quinoa. Au cours de nos pérégrinations, nous avons croisé de nombreux animaux: huemul (désolée, notre photo est supérieure à 7.00MB pour pouvoir l'importer) suri, (sorte de petite autruche, de la même famille que le nandou qu'on voit en patagonie),

différents oiseaux marins au niveau du lac (dont j'ai oublié le nom)



les viscaches,

Nous avons rencontré des lamas, dignes et fiers, tels des princes de l'altiplano.



puis nous avons approché de très près des alpagas que Flavio avait l'habitude de nourrir: je confirme qu'ils crachent lorsqu'on essaie de les caresser, je l'ai vécu en direct!).



Journee splendide, mais fatigante pour nous qui n'avons pas encore récupéré du voyage. Nous découvrons aussi la flore locale comme la llareta et le bodefal dans lequel paissent lamas et alpagas.

L'apres midi, nous déclinons la visite des cuervas (grottes ou vivaient les anciens) puis nous profitons du spectacle grandiose du paysage vers les thermes jurassi, dans lesquels le couple chilien se baigne. Il est 17h quand nous rejoignons terrace lodge. Flavio est un guide photos génial, il n'a pas son pareil sur la connaissance de la région et sur l'art de voir des animaux que nous n'aurions jamais remarqués comme le huemul, dont la robe se confond avec la couleur du sol, camouflage parfait!

Le maté de coca, le masticage des feuilles de coca et la coca 9 ch sont formidables pour lutter contre le mal des montagnes: nous sommes montés a 4600 m aujourd'hui, et les seuls symptômes que nous ayons ressentis sont un essoufflement prononcé lors de la ballade d'une 1/2 heure à pieds, près du lac, et un léger mal de tête. Doliprane, puis petite sieste pour nous 2, avant d'aller dîner au village de putre à pied, dans le restaurant cantaverdi.

Nous avons quitté putre le 5/08, à 14h, avec flavio pour un périple dans les parcs las vicuñas, surire et isluga avec nuit au refuge de la CONAF le 5/8 au soir.Nous avons vu 3 suris, de nombreux alpagas, lamas, des vigognes.

Un panneau au milieu de nulle part indique le parc que nous traversons.



Mais ce qui m'a le plus marqué, est l'immensité et la majestuosité des paysages.





J'ai été agréablement surprise par le refuge de la CONAF, qui fournit des lit déjà préparés avec des draps et des laines en quantité. Il n'y avait personne d'autre au refuge car c'était dimanche. Quelle histoire pour entrer dans des sacs de couchages et encore pire pour dormir dedans. A peine 3 heures plus tard j'étais réveillée et j'ai passé le reste de la nuit sur le divan dans le salon: matelas tres dur. Et surtout, qu'est-ce que c'est difficile de dormir a 4200 m, je n'arrêtais pas de me réveiller en sursaut, car je manquais d'oxygène.

Le matin, près du refuge, le salar en face est splendide.



A côté du refuge, une colonie de viscaches est à l'affût, et nous nous amusons à les photographier, d'autant qu'ils se laissent approcher de près. Un d'entre eux est fièrement dressé sur son rocher et se dore au soleil levant, essayant de tirer le meilleur parti de la lueur blafarde, qui brave l'aurore glaciale.

1/3 d'oxygène en moins, et tous vos déplacements vous donnent l'impression d'être entrain de terminer un sprint. Essoufflement garanti. La ballade près du lac aux flamands (photo 15) le 5/8 en fin d'après midi fut épuisante. Et pourtant, nous évoluons en terrain plat , certes avec pas mal d'obstacles à enjamber, mais sur à peine 100 m. Je n'ai jamais été aussi crevé. Et devant nous, il y avait Flavio aussi a l'aise qu'un poisson dans l'eau, se déplaçant prestement pour chasser des images pour son compte. Heureusement que les flamands sont majestueux, cela en valait la peine.

Les lagunes aux flamands sont entourées de montagnes et l'ensemble est féérique;







Le soir, nous sortons admirer le ciel, qui est d'une pureté inégalée, aucun nuage, des étoiles splendides et la découverte de la voie lactée à l'oeil nu, sont des particularités de cette partie du monde si sèche. Le plus extraordinaire est que le lendemain, nous partons tôt pour admirer les thermes de polloqueres avec leur panache de vapeurs d'eau dans l'air glacé.







S'il fait trop froid pour que nous, pauvres martiniquais, nous puissions nous baigner,



la chaleur de l'eau fait l'affaire des flamands roses qui profitent des bienfaits du bain.



Le sol près des thermes scintille d'une myriades de dégradées de couleurs, hésitant entre le jaune, le blanc, l'ocre, le vert....





Le sol est bouillonant telle une marmite de soupe, l'eau a certains endroits est tres chaude, mais à d'autres, l'eau est à 40 degrés et permet de se baigner.

Il faisait -5°C, de la fumée sortait de ma bouche quand je parlais, et j'ai réussi à me baigner ........ la main! Me retrouver à -5°C en maillot, meme pas en rêve! Par contre bizarrement, la ballade le long des thermes ne me demandais plus d'efforts surhumain: enfin habituée au manque d'oxygène! Juste au moment où il fallait redescendre vers Iquique situé près de la l'océan pacifique! Too bad!

Le reste du 6/08 visite du parc isluga et déjeuner à Colchane, à l'hotel isluga vers 14 heures. Des panneaux donnant des indications de distances sont assez impressionnants, surtout en plein désert.

Aucun chauffage!Brrrrr! La télé à tres fort volume comme souvent au chili dans les restos, repas correct. 1 heure plus tard nous repartons pour descendre plus de 4000 m en quelques heures!!!! Effet avion garanti. Heureusement que de temps en temps, je demande à Flavio de s'arrêter pour photographier les formes rocheuses toutes plus extraordinaires les unes que les autres. La route est intégralement goudronnée sur tout le trajet emprunté, de l'hotel isluga a Iquique, mais la circulation est quasi inexistante et je m'émerveille à chaque fois que je croise 1 voiture!!!! Mais apres 2 jours de pistes et shake up dans le 4x4, conduit de main de maître par flavio, je ne suis pas mécontente de pouvoir admirer d'aussi somptueux paysages confortablement. Par moment, j'ai l'impression d'être dans l'ouest des Etats Unis.



Malgré le soir qui tombe, nous nous arrêtons quelques instants pour photographier le panneau suivant.

Et voilà ce que donne le géoglyphe du géant de tara paca en vrai sur le sol. Trop fatigués, nous n'avons pas eu le courage de grimper sur la colline pour le voir de près!



Puis nous rejoignons de nuit, la ville d'Iquique, baignée par le pacifique (oui, oui, car nous sommes arrivés dans un brouillard impressionnant) et adossée aux montagnes. La ville est le paradis pour le parapente.

Nous arrivons vers 20 heures à l'hotel terrado suite, hotel de luxe, complètement en décalage à nos tenues et nos bagages, pleins de poussière qui s'est incrustée partout, de boue plaquée sur nos jeans. Le jean de mon mari est passé du noir au jaune terreux. Nous avons dit au revoir a Flavio, émus. Et c'est ainsi que je me présente a l'accueil, ayant précédemment demandé à un valet de venir nous prendre nos valises, nos affaire mal rangées, et sortant mes papiers froissés sur le comptoir de la réception devant mon mari mort de rire. Le garcon à l'accueil a été stoïque pour ne pas éclater de rire en me voyant fouiller dans mon sac a main pour d'abord chercher mon passeport, puis ensuite le papier de la douane certifiant de notre séjour temporaire au chili. Quand il a vu l'état du papier que j'ai remis, mon mari n'a pu s'empêcher de pouffer de rire devant le regard médusé du pauvre homme qui nous accueillait! Derriere nous, des clients en costume cravate, s'amusaient aussi de la situation et moi, tranquille, j'avais réussi une entrée remarquée dans cet hôtel!

Nous prenons vite possession de notre chambre! Quel bonheur de pouvoir respirer sans aucun effort, d'avoir une chambre dont la température est au dessus de 20°C, et des lits hyper confortables. Quelle bonne nuit en perspective!

C'est tout pour cette 1ére partie. J'espère qu'elles sont restées cette fois ci. A bientôt!
Open
En direct d'une croisière sur le neoRomantica
Bonsoir à tous !

Il est 22 heures 30, et nous voici à bord du Costa neoRomantica, depuis plus de 10 heures à bord et près de quatre heures de croisière… et dix heures d’enchantement…🙂 J’arrive pas à trouver ce qu’on pourrait dire de mal sur ce fantastique bateau… Madame PAP me dit que je vais y arriver, et comme elle a toujours raison 😇, on va trouver des choses... microscopiques… voire pas si microscopiques que ça, puisqu’elle a eu beaucoup de mal à vider les valises ou tout au moins à les transvaser dans les zones de rangements de notre cabine pourtant immense… Mais comme il faut un commencement à tout, revenons à hier…

PROLOGUE

Dimanche maussade sur Poitiers… Nous n’avons pas une très longue route à faire, puisque Tomtom a dit 5 heures… Du coup, pas de réveil aux aurores, nous ne partirons qu’en début d’après-midi… Autant grignoter à la maison avant de partir, et faire ce « long »😮 trajet d’un coup… Ce n’est donc que vers midi que Madame PAP, fidèle à elle-même termine nos valises en y incorporant toutes les vestes 😉... Et ce n’est qu’après notre petite collation que nous chargeons la 5008… Voiture de location que je suis allé chercher hier, et que nous abandonnerons au Havre… Eh bien je la recommande, cette voiture ! Elle a du coffre ! 5 de nos valises y tiennent, dont les 4 grosses… La Vel Satis n’en admettait que 3… Du coup, il n’y aura plus aux places arrière que ma valisette ordinateur, avec tous ses accessoires, et le grand sac photo (appareil, flash, 4 objectifs, batteries, chargeur… et les « porte-monnaie Londres », de vieux porte-monnaie qui ont été remplis chacun de 60 livres et quelques pences, souvenirs de séjours linguistiques des enfants, pour notre excursion à Londres…)

C’est comme aux jeux olympiques, ça commence par un faux départ 😮, vu que Madame PAP s’aperçoit au moment de rejoindre l’autoroute qu’elle a oublié de prendre son « plip » Liber-T sur sa voiture, vous savez, ce truc qui permet de passer avant tout le monde aux péages d’autoroutes, avec en plus l’impression jubilatoire qu’on ne paie rien…😎 Et paf… Comme aurait dit E.T., retour maison… (oui, oui, je sais, on aurait pu s’en passer, et prendre un ticket, comme « tout le monde »… mais bon, après, ça complique la comptabilité, toutes ces petites facturettes…)

Du coup, vrai départ à 13 heures, et ça démarre doucement, Poitiers-Tours, sur la A10, à 60 de moyenne… Figurez vous que des tas de gens qui rentrent de vacances ont eu l’idée de prendre la même autoroute que nous… 😎 Heureusement, beaucoup doivent ignorer l’existence de la A28, plus récente, et c’est ainsi que tout va mieux après Tours, et que nous rejoignons le Havre vers 17 heures 30… Etape au Novotel local (qui a l’avantage d’être à 300 mètres de l’agence où rendre la voiture demain matin…), non sans avoir refait le plein de la voiture…

Très calme, ce dimanche soir à Novotel… On est quatre tables, dans le restaurant… Retour en chambre, télé, dodo… la routine, quoi…

Lundi 3 septembre : LE HAVRE

Marrant comme y a pas besoin de réveil pour se réveiller à l’heure, les jours où quelque chose d’important et motivant doit se passer… 🙂

A huit heures, on est sur pieds, direction petit déjeuner… A 9 heures, direction l’agence AVIS, restitution de la 5008 (une bonne voiture, mais une boite manuelle pilotée, c’est *pas* une boite automatique ! 😠), et retour à pieds (au moins 200 mètres) au Novotel. Là, on va prendre notre temps et notre douche, et vers 10h 30, check-out et appel de taxi pour le port… Le temps est bien gris, mais c’est bien connu que " les gens du Havre, Ont dans le cœur, Le soleil qu’ils n’ont pas dehors…" 😊

Bon, le gars du taxi ne connaît pas Le Havre, il a commencé avant-hier… 😠

Mais il finit par nous trouver la gare maritime… Immense, le port du Havre, mais surtout pour les marchandises, la partie « humains » est finalement très petite, même si sont là aujourd’hui un bateau Aïda, dont on n’a pas vu le nom, le Grand Princess, et au bout du bout, le Costa neoRomantica… Sûrement lavé avec une nouvelle lessive, car il fait plus blanc que les deux autres… Hou… fait petit, vu de loin, mais super beau ! 🙂

Nous voici à la gare maritime, il est 11 heures… à cette heure là, le Palacrociere grouille, ailleurs aussi, on a toujours vu plein de monde à nos embarquements Costa… Ici, rien… neuf Costamen et Costawoman qui rongent leur frein… C’est tout juste si ils acceptent de prendre en charge nos valises, « l’embarquement » ne commence qu’à 14 heures prétendent-ils, alors je leur explique que j’entends bien embarquer vers midi…😇

C’est surtout qu’il faut la Police, avant, et qu’ils ne savent pas quand elle va arriver, on est dimanche…🤪

Il est midi, Domireig et mini-Domireig sont arrivées, et la Police les suit de peu (non, non, ce n’est pas elles qu’ils poursuivent ! 😎), du coup, l’embarquement commence à midi… Et à midi 10 nous sommes à bord… non sans avoir constaté que toutes les valises présentes ont des étiquettes en papier… sauf les nôtres, que nous avons extraites de notre carnet… c’est, diront certains, un favoritisme scandaleux, mais bon, on va pas bouder notre plaisir… 🙂😇

Whaooo ! 😮😮

alors ce n’est pas le même « whaooo » que le jour de notre montée sur le Fantasia… Mais c’est « super beau »… Le hall d’entrée, de décoration violette d’une très belle sobriété, s’offre à nous… Ce n’est pas du tout le « Las Vagas » Costa habituel… Frédéric Mathieu (ah, l’animal, il n’a pas pris un gramme depuis notre croisière de 2007 sur le Victoria, mais quelle assurance il a pris, en 5 ans…😛) nous accueille en expliquant que les cabines ne sont pas encore prêtes, il nous invite donc à rejoindre la cafétéria du pont 10, le restaurant Giardino…

Moi, vous me connaissez, procédure PAPale numéro 1 😇 : rejoindre d’abord la cabine pour y déposer les bagages à mains et y prendre les cartes… il nous faut donc rejoindre la colonne d’ascenseurs avant… Rhhha ! les bougres, ils ont mis un malabar dans chacun des couloirs qui vont vers cette colonne avant (la bleue, ils ont gardé les deux couleurs du Romantica) qui nous indiquent la colonne arrière (la rouge) en faisant « 10 » avec leurs doigts…😕 Boooon ! ce n’est pas aux vieux PAP qu’on apprend à ruser… OK pour la colonne arrière, mais « 6 » (oups, j’ai oublié de prévenir Domireig, qu'on allait sortir au 6 en catastrophe, et elle reste dans l’ascenseur qui continue vers le pont 10), sortie, et retour par le couloir, vide celui-là 😎, jusqu’à la colonne avant (la bleue)… le temps de voir que sur les 4 ascenseurs, seuls les 2 du milieu desservent le pont 14 (ce que j’avais déjà vu sur les plans), de monter au 14 et nous voilà dans notre grande suite Samsara... splendide… immense… spectaculaire… J’y reviendrai… on fait un tour rapide, on prend nos cartes Costa (tiens, ils ont complètement changé le look de ces cartes, plus de bateau, mais une peinture classique et une couleur pastel variable bleu, rose, gris, doré, selon le niveau Costa-Club, ou un tableau aux couleurs vives pour les non membres du Costa-Club) on laisse nos bagages à main, et on file au restaurant Giardino, qui le midi fait office de cafétéria…

A notre retour on mettra des photos, mais… comment dire… on n’a jamais vu ça ailleurs chez Costa ! C’est beau, c’est blanc, c’est sobre, c’est lumineux… Et puis ce buffet ressemble à ceux de Celebrity… Pas de « trucs linéaires », pas de « chemin de fer » sur lequel glissent des plateaux ou des grandes assiettes ovales que les goinfres emplissent de tas de chose que souvent, ils ne mangeront pas…🤪

Là, ce sont des ilots avec des entrées, ou des plats principaux, ou des fromages (bon, c’est pas le bar à fromages, là, juste les « traditionnels Costa »), ou des desserts… Il y a même des *vraies* glaces, comme sur le Solstice, et après test, aussi bonnes 😛, avec un serveur qui préparent les boules au fur et à mesure des demandes… Un vrai bonheur… Bon, pour le reste, je serais mauvais juge, j’ai pris une francfort et trois frites, j’avais pas très faim… Mais Mme PAP a trouvé très bon ce qu’elle avait pris (surtout des salades)…

Ce n’est que plus tard, en lisant de Today, que nous avons pu apprendre qu’un déjeuner de bienvenue était organisé de 12 heures à 13 heures 30 au restaurant Samsara pour les cabine Samsara… Contrairement 😕 au mail que m’avait envoyé Monsieur Tchangoum (directeur commercial et de la comm Costa), ce qui prouve sans doute qu’il reste sur les bateaux Costa une petite marge de libre initiative…😏 Ca nous apprendra à ne pas lire le Today le plus tôt possible… Mais bon, si nous avions déjeuné au Samsara, on n’aurait jamais testé la caféteria…

Retour en cabine vers 13 heures 30, pour le déballage des valises qui viennent d’arriver… Au passage petit tour de découverte au pont 9 avec le restaurant Samsara, le bar arrière, dit « Tango Night Club », juste à côté, puis le cabaret Vienna, la galerie marchande, le restaurant-club, la chocolaterie… puis au pont 8 le restaurant Boticelli, le bar à vin et à fromages, le Casino (tout petit) le grand bar Piazza Italia (disparu le bar sur deux étages du Romantica !)… Il restera a découvrir le SPA, qui occupe ces deux étages, à l’avant… Et il n’y a pas assez de mots, pas assez de superlatifs, pour dire à quel point on aime la décoration de ces deux ponts publics… Fan-tas-ti-que ! 🙂

Nous voici donc en cabine, pour constater que l’accueil est infiniment sympathique, ça rappelle un peu celui de novembre 2007… Superbe gerbe de fleurs, bouteille de Veuve Cliquot dans son seau à glace, assiette de petits fours salés, assiette de fraises au chocolat… Et la télé interactive de bord (là, Costa a super évolué, on y reveindra) nous informe dans la messagerie que « quelqu’un (sic) nous a offert un crédit de bord, et que nous pourrons l’utiliser pour tout achat à bord »… Décidément, on va finir par se prendre pour de vrais VIP 😊… mais bon, jouons pas les faux-modestes, c’est très très agréable de trouver tout ça, pas prévu, en arrivant en cabine, et nous remercions comme il se doit ce « quelqu’un » (encore une fois, ce sont les mots exacts de la messagerie) 🙂

Très grande, la grande suite Samsara, plus grande que toutes les grandes suites Costa, même celle de l’Europa, avec son entrée qui doit déjà dépasser les 5 m², qui dessert la chambre et la très grande salle de bains avec double vasque, baignoire, grande douche où l’on peut tenir à deux 😊 (pas des sumos, quand même), son grand salon avec véranda sur l’avant du navire, face à la mer, avec canapé, face à une télé écran plat de 104 cm, table basse et deux fauteuils « bas », et aussi table haute et deux fauteuils hauts, lequel salon est prolongé sur la gauche d’une petite alcôve sous véranda, face à la mer, isolée du reste du salon, avec un canapé, et puis donc, la chambre, qui contient un coin bureau, et la zone du lit, avec une Télé écran plat de 82 cm, avec un mur entier en « baies vitrées donnant sur un immense balcon, qui donne à la fois sur l’avant et sur le côté, un peu comme celui de la suite royale du Fantasia, mais beaucoup plus « logeable », avec deux relax et deux petites tables, ainsi qu’une table ronde haute en rottin et 4 fauteuils assortis…

Bon, le premier des « couacs microscopiques » 😉: Mme PAP a du mal à retrouver ses marques dans les zones de rangements… C’est pas qu’il y en ait moins que dans les autres grandes suites Costa, mais c’est complètement différent, de grands placards, mais très peu de tiroirs… Des penderies pas assez hautes pour les robes longues ou les pantalons (si on ne veut pas les plier en deux), parce qu’elles ont toutes des étagères dans le bas… Et un coffre-fort ridiculement petit… la plus petite des tablettes n’y tiendrait pas, et avec simplement nos portefeuilles, les passeports, et les bijoux de Mme PAP, il est plein comme un oeuf… difficile d’y faire tenir notre fameuse « enveloppe de survie », qui devrait contenir en plus nos smartphones et nos médicaments usuels… Va falloir réfléchir…

Bref il aura fallu deux fois plus de temps que d’habitude pour tout ranger… et pour que toutes nos valises aient définitivement disparu sous le lit… Courte pause dans cet après-midi rangement, pour répondre au rendez-vous que nous a donné à 15h 30 Gustavo Garcia, le Responsable Comm et Costa-Club ! Ceux qui suivent nos aventures assidûment 😉 savent qu’il m’avait sauvé la vie à Saint Petersbourg, l’été dernier, en nous trouvant en dernière minute deux places pour le spectacle de danses folkloriques, alors que j’avais coché par erreur « danse classique ». Très heureux de le retrouver, d’autant qu’il nous offre une invitation supplémentaire au restaurant-Club… Décidément, on est choyé…😛 Juste le temps ensuite d’enregistrer ma carte VISA, et retour cabine pour finir de ranger…

Il est alors 18 heures et il est temps de se rendre à la réunion d’exercice d’alerte… Ce n’est pas la « principale », qui aura lieu au départ de Hambourg, c’est une réunion organisée pour être « dans les clous » des nouvelles directives Costa (obligation pour tous d’un « exercice d’alerte » *avant* le départ). C’est-à-dire qu’il n’y a pas eu de sirène, pas de « 71 », rendez vous pour tous les embarquants du Havre (en gros 300 français et quelques autres) au salon Vienna, pour une réunion exclusivement francophone. Frédéric Matthieu nous accueille, et explique que nous allons voir une petite vidéo (en fait celle qui tourne en boucle sur toutes les télés depuis l’embarquement, et qu’on a donc dû déjà entendre depuis midi une quinzaine de fois à défaut de l’avoir vraiment vue, pendant nos rangements 🤪). Après quoi, les 5 groupes de « Muster Station » , tous correctement équipés de leur gilet de sauvetage (et c’est pas triste de voir comment certains les mettent…) après éventuelle rectification, sont conduits par des membres d’équipages à leur « Muster station » et puis… c’est fini, chacun rentre chez soi… On nous a bien aussi expliqué que l’exercice des jours à venir à Harvich, Amsterdam et Hambourg ne nous concernait pas et qu’on n’avait pas à y venir…

Bref, l’impression quand même que si la forme est mise (opération réalisée avant le départ, contrôle des « cartes rouges », chacun sait en principe à la fin enfiler correctement un gilet, et est censé se souvenir de son point de rendez-vous), sur le fond, pas grand-chose de changé… Autrement dit, je ne parierais pas sur le simple résultat du jeu suivant : 200 passagers sont tirés au sort et amenés dans le salon Vienna. Là on leur donne un gilet de sauvetage, et ils ont trois minutes pour l’enfiler tout à fait correctement et rejoindre leur « Muster station »…

19 heures, retour en cabine… Nous invitons Domireig et Mini-Domireig à venir partager avec nous la bouteille de Veuve Cliquot… parce que du Prosecco, on finit pas la bouteille, c’est pas trop grave, mais du Champagne, ça fait quand même mal au coeur… Et Mme PAP, quand elle a bu une demi-bouteille de Champagne, eh bien je peux vous dire que…😊😊 hou, mais y a peut-être des enfants qui lisent, alors je vais en rester là… Alors autant vider cette bouteille au cours d’un premier « demi-apéro VF » (à l’heure où j’écris, on n’a pas encore rencontré Tgvlent ni Avionsol… ou on les a croisés à l’exercice sans savoir que c’était eux…) fort sympathique…

20 heures 15… Nous allons écouter le début du speech de Frédéric Mathieu, qui spécifie bien que les conviés au second service auront le droit d’être en retard, mais que les gens affectés (sans horaire fixe) au Giardino le soir doivent y être avant 21 heures et pourront donc partir « avant la fin »… Il ne parle pas du Samsara, mais nous sommes concernés aussi, donc vers 20h 45, nous allons dîner… Très peu de monde… On nous propose une table pour deux, près d’une fenêtre… Je dis à notre serveuse que nous viendrons tous les soirs vers 20h 30, et souhaitons garder cette table, réponse OK… Excellent dîner, et très sympathique visite du maître d’hôtel italien (mais bon francophone) qui vient nous expliquer qu’il nous est permis si nous le souhaitons d’aller un soir au Boticelli, mais nous expliquons que si nous irons deux fois au restaurant Club, le restaurant Samsara nous suffit tout à fait, puisque de toutes façons, on peut y manger les plats proposés dans l’autre restaurant…😛

Nous n’avons pris certes que « entrée-plat-dessert », mais le service a ��té à la fois excellent et rapide, sans être trop accéléré… en moins d’une heure, nous avons terminé. Passage au Tango-night Club, juste à côté pour un petit digestif, et retour cabine… Mme PAP gagne rapidement le lit et s’endort… Je profite de l’heure de retard que nous prenons demain en passant à l’heure anglaise pour mettre ce C/R à jour… Avec un sentiment vraiment globalement très très positif… ça reste à étoffer, à conforter, mais ce soir très très positif…🙂

Et puis grande première !!! Je vais dormir, pour la première fois depuis plus de 30 ans, sur la côté gauche du lit (c’est beaucoup plus pratique, de par la position du « coin bureau », et on en a décidé ainsi)… Mais j’ai l’impression qu’au réveil ça doit faire drôle… 😊
Open
Vivre en dictature...
Lors de voyages j'ai eu l'occasion de rencontrer des personnes vivantes sous des régimes très durs. En Birmanie, en Syrie, en Egypte, en Iran, j'ai rencontré des personnes qui semblaient vivre malgré tout, n'ayant sans doute pas le choix ou n'ayant peut-être jamais rien connu d'autre. Il souffraient souvent plus de problèmes matériels que de problèmes politiques.

Les libertés réduites, un état policier, la presse contrôllée, internet filtré... Dans quelle mesure cela induit-il sur la qualité de vie des gens ?

En Egypte, un homme me disait que la démocratie, il s'en foutait. Pourvu qu'il ait à manger. En Syrie, un jeune me confiait qu'il comprenait les condamnations arbitraires de prisonniers politiques (même s'il s'agissait de son frère a-t-il dit), car c'était pour son bien, pour protéger son pays et donc, le protéger lui. Il n'y a qu'en Birmanie que j'ai senti tout le poids d'une junte à bout de souffle, prête à tout pour se maintenir.

En France un lorsque je racontais la situation que m'avais rapportée une bibliothéquaire de la ville d'Orange, une dame m'a dit : " Retirer certains livres d'une bibliothèque? Mais ce n'est pas si grave, je ne lis pas...". Si cela pouvait apporter une illusion d'ordre ou de sécurité...pas de problème!

Je suis malheureux de ne pouvoir me coucher sur les pelouses des parcs parisiens sans entendre immédiatement le sifflet d'un gardien, je suis choqué de ne pouvoir, si je le veux, rouler sans boucler ma ceinture et en assumer les conséquences, je me sens frustrer de ne pouvoir dire que l'Iran est un beau pays, plein de gens raffinés et éduqués sans qu'on m'accuse de complicité de terrorisme!!

En Iran, je peux me coucher dans l'herbe, en Syrie, si j'étais fumeur, je pourrai fumer partout... Des libertés bien petites par apport à la liberté d'expression, j'en ai conscience!

Je me pose donc ces questions, sans provocation aucune, en éspérant que vous m'aiderez dans ma réflexion :

Etre dans une dictature ne peut il pas apporter pour certains un mieux être? Se sentir protéger? Avoir un chef paternaliste qui s'occupe de tout? Etre doucement bercé, endormi par des discours populistes. Et tant pis si ça coûte quelques libertés ou si les autres trinquent (les opposants, les artistes non officiels, les étrangers...) .

L'homme peut il vivre sans étouffer, sans trop de frustration voir même être épanoui et heureux dans un régime non-démocratique?

Qui sait... Peut-être aurons nous une réponse empirique bientôt : la presse française cède à des pressions, les libertés se restreignent et mis à part mon agacement, je suis encore vivant, juste un peu énervé...

à suivre...
Open

You might also like