Discussions similar to: Purificateur eau tour monde
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Traitement de l'eau pour un tour du monde en camping-car
Bonjour à tous Nous partons en septembre en famille et avec un 4x4-cellule camping car, pour un tdm de 3 ans. La question est: quelle est le meilleur moyen d'avoir de l'eau potable? Traitement classique (l'hydroclonazone est le moins cher je crois?), ce qui implique de traiter tout le réservoir d'eau, ou bien d'ajouter un jerrican juste pour l'eau à boire; 2eme option: un système de filtration genre filtre Katadyn au robinet ou système Ogapur par UV (mais ils n'ont pas répondu à mes mail pour connaître le coût). Qu'en pensez-vous avec votre propre expérience? Meci d'avance!
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Purificateur d'eau lors d'un tour du monde?
Bonjour,

En préparation de notre tour du monde nous somme en train de nous équiper et on se pose pas mal de question sur l'utilité d'un purificateur d'eau ou pas. les pays que nous allons traverser sont : jordanie, israel, sri lanka, inde, chine, japon, australie, Nelle calédonie, Nelle zélande, mexique, guatemala, perou, bolivie et argentine. On a vu au vieux campeur un purificateur a UV a 149€ très petit et léger, quelqu'un l'a testé? faut il que nous prenions avec nous une pompe ou juste des cachets micropur? merci de vos réponses
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Liste de matériel pour un tour du monde
Bijour !!

Voila la pré-liste établi par "Saumon" l'instigateur et peut être même le seul membre à partir de ce tour du monde ( ^^ ça va l'mettre bien !) Voilà quelques compères la vingtaine voir un peu plus, on part 4 ans.. à pied.. départ Mars 2012! Qu'en pensez-vous ?? :

Vetements :

1 paire Chaussure GR (et lacet de change ?) 1 paire chaussure légère (et lacet de change ?) 1 paire de sandale 2 Paires de chaussette chaude 2 Paire de chaussette classique 2 Boxer (so sexy 😎) 2 Tee Shirt (manche et courte) 1 Polaire 1 Coupe vent/pluie 1 Doudoune (le genre plume d'oie compressible je pense) 1 Bonnet 1 Paire de gant 1 Paire de sous gant (soie) 1 ( ou 2 ?) Pantalon 1 Short ? -> pas de pantalon short (les coutures ajoutant un poids inutile) 1 colant (grand froid) 1 ceinture (pour pantalon -> en prévision d'une perte de poids fulgurante) 1 Short de bain ? Le boxer ferait t-il l'affaire ? - --> Pour Julien(Saumon the Supertramp) 2 paire de lunettes de vue + corde de sécurité 2 paires de lunettes de soleil (classique/technique desert, glacier) 1 Cagoule

CAMPING : 1 Tente + kit réparation 1 Duvet 1 Matelas de sol gonflable 1 maillet/retire piquet Vaiselle Allumette/briquet/allume feu Boite Amadou (C'est quoi ça Saumon ? Amadou.. Dou... Dou... Pousse l'ananas et moue le café ?) Réchaud Purificateur d'eau (3l/6l ??) Corde (étendre notre linge + nourriture en hauteur contre la venue d'animaux éventuels) 1 drap de couchage 1 lampe frontale Papier Q (réserve contre saturation feuille de bananier) Boussole/Cartes éventuelles Pêle pliante Serviette corps (légère)

Technologie : Panneaux solaire pliable / roulable Chargeur pile / Mp3 / photo pile appareil photo Carte mémoire + Batterie ceinture (stockage énergie solaire)

Matériel de pêche (Pardonnez nous mon père car nous allons pécher 😇): Canne légère -> Lancer Vs Téléscopique ??? ou les 2 repartis sur 2 sacs ? fil hameçon plomb ? bas de ligne acier 1 ou 2 poisson nageur platiques Dégorgeoir (pour éviter de perdre l'hameçon quoique récupérable dans l'assiette ! 😉 Mdr Monse j'ai trop aimé ça !)

Trousse de toilette : 1 Brosse à dent 1 Dentifrice pour tout le monde ? + moi j'ai envie de dire 1 dentifrice ? tout court ! 1 rasoir (manche ou pas) + voir lame et blaireau à l'ancienne Mousse ou savon ? savon bio (enfin qui dégrade pas l'environnement !) 1 pierre d'alain (père de Saumon) ^^

Pharmacie : Cotton Compresses (en 1 mot pas 2..) Pince à épiler Coupe ongle ou ciseaux seringues 2 de 10 ml / 1 de 5 ml / 2 de 2.5 ml si conditions d'hospitalisation précaires et nos doses quotidiennes ^^) Aspivenin Antimoustique tropique baume du tigre (non pas une prise de kung fu mais qui arrête les démengeaisons) thermomètre gant plastique crème solaire biafine baume à lèvre Duedam (double peau -> cloques) Elastoplaste (prévention cloques)

Maladie -> Para c'est Tamol ou Paracétamol ^^ Amoxicilline (antibio -> fièvre bactérienne) Smecta ou liproxine (diahré) voir Immodium ( diahré/repas prendre avec antibio) Zyrtec (anti allergisant) Zitromox (voies respiratoires) Biofenac (tendinite et dos -> douleur) Chovdrosteo (articulations diverse - trés efficace) Micropure ou autre purificateur d'eau Betadine/ Desinfectant.

Autres : Sac poubelle Sangle Sac à dos sifflet protection adapté pour sac + guitare (parce que oui, certaines font de la musique et partir sans instrument c'est comme partir.. sans instrument.. J'aurais aimé trouvé mieux.. Désolé.) Instrument de jonglage ? produits lavage vaiselle / vêtement (respect environnement) jeux de carte sacs de compression (compartimentage du sac) pince à linge ( pour aprés la longue journée de marche quand on retire les pompes et ne pas avoir l'odeur de la raclette avec le poisson fraichement péché) Calpin adresse amis dans le monde + ambassade File et aiguilles à coudre ? crochet pour parfaire les locks (petit boudins de cheveux trés fréquents chez les rastamans) Piti miroir (pour les coquets) ? Scie circulaire à main ?

Tarif Alimentation : - Pâtes, riz, blés -> 1 €/500g pour 3 repas/personne - viande/ charcuterie/poisson --> 3/4 € pour 2 repas/personne petit déjeuner/sucrerie : 1€ sur l'ensemble d'achat lait/boissons : 50c/1€

Soit 5€/jours pour des pays comme la France (estimation)

Commentaire de S. Saumon : ça peut paraitre énorme mais c'est une synthèse de plusieurs site + mes rajouts et - mes suppressions. Tout est modelable, maléable, snif.. snif.. ça sent l'érable ! (fallait une rime en -able) pour la répartition du poids par sac, donc à équilibrer bien sur sur l'ensemble du groupe.

Je ne penses pas que tout soit nécessaire mais voilà le résultat d'une première approche.

Site utilisé : errance-S.free (photo)

Voilà tout est dit on a besoin de l'aide des expérimentés, des anciens et des routards pour parfaire et amélioré jusqu'à l'idéalisation d'un sac qui doit être ce qu'il y a de mieux sur la planète POUR NOUS afin que ce poids sur notre dos puisse nous faire partir l'esprit léger..

N'hésitez pas à commenter les " ? " voir " ??? " dans la liste. A donner votre avis même le pire. Tout est bon à prendre pour nous.

Merci à vous déjà pour avoir lu jusque là et d'avance pour mettre la réponse par écrit, celle qui vient de jaillir dans votre esprit... oui! celle là !

^^ A bientôt

Franck

P.S.: J'aimerais remercier Saumon pour cette liste que j'ai failli qualifier d'interminable en abordant le rayon pharmacie ^^ Saumon qui se donne beaucoup de temps et de mal pour l'organisation de ce projet qui est né il y a quelques années déjà. (le projet hein ?! pas Saumon !)
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Tour du monde à partir de septembre 2011
bonjour à tous, qui que vous soyez, où que vous soyez. je m'appelle Emilien et j'ai 22 ans. je suis quelqu'un de très bizarre.

je sais pas pourquoi je dis ça mais au fond de moi, je le sens : la vie métro-boulot-dodo (enfin le peu que je suis obligé de subir pour mettre de côté l'argent pour pouvoir effectuer ce voyage) ne me correspond absolument pas. mes amis doutent de ma capacité à quitter le confort de notre vie occidentale mais je l'affirme haut et fort : j'en ai marre !

je veux partir.

j'ai le projet de partir en septembre 2011 en tour du monde (même si cette appellation me déplait, vu que je vais occulter des pans entiers de notre planète)

je prépare ça depuis presque 2 ans mais y a toujours tellement de flou !!! d'un côté, ce flou me plait car je veux vraiment partir "à l'aventure" mais d'un autre côté, il angoisse ma famille et mes amis (et il faut l'avouer, un peu moi aussi :p).

bon commençons par vous exposer mon itinéraire, qui semble, depuis quelques mois, s'être fixé dans mon esprit :

France -> Allemagne > Pologne -> Ukraine -> Russie -> Mongolie -> Chine (attention, un peu de flou, vais-je faire un détour par l'Inde ?) -> Vietnam -> Laos -> Thaïlande -> Malaisie -> Indonésie -> Australie -> Tasmanie -> Nouvelle-Zélande

- > Argentine -> Chili -> Pérou -> Colombie -> Panama - > Costa Rica - > Nicaragua - > Salvador -> Guatemala -> Mexique -> USA -> Canada

bien sur, cet itinéraire est malléable, j'ai le temps et je pense, un budget assez sympa. pour vous, cet itinéraire semble possible ? au niveau des visas, des passages terrestres entre chaque pays ? j'ai vérifié, grâce à ce site et à mon ami google, sa faisabilité, mais les infos sont pas toujours dispos et peuvent ne pas être exactes alors, j'ai besoin de vous :) !! pour les saisons, je n'ai pas de solutions, de toutes façons, c'est ingérable, j'arriverais dans certains pays au moment idéal et dans d'autres, non.

Moyens de locomotion : pied, stop, bus, train (avions quand y a pas le choix) Hébergements : un max chez l'habitant, sinon auberges, campings, ... Durée : + ou - 3 ans Budget : + ou - 25 000 euros Nationalité : Français (ça joue tellement dans les visas que je précise) Objectifs : découvrir des tas de choses dans tous les domaines mais en particulier : les langues, la musique, la cuisine et m'interroger sur les notions de politique, d'écologie, de religion, de famille, de travail...

Je pense prendre avant de partir les visas pour la Russie et la Mongolie, et pour tous les restes, faire au fur et à mesure. Qu'en pensez-vous ?

Merci de prendre le temps de me lire, et si possible, de me répondre ! n'hésiter pas à balancer des critiques ;) par contre, essayer de pas trop "polluer" avec des encouragements, je suis gonflé à blooooooooooc, y a pas de soucis pour ça :p

Si vous avez le même projet que moi, contactez moi, même si un voyage en solo me tente davantage, on peut discuter de l'éventualité d'un voyage à plusieurs.

Emilien
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Tour du monde et mobilité douce
Bonjour à tous,

Je prepare depuis peu le tour du monde que je vais faire en 3 et demi avec 10 arrêt à caractère humanitaire... J'ai une grosse interrogation sur le mode de déplacement que j'aurais durant mon tour du monde. Le but est de faire un tour du monde suivit et de ne pas faire des saut de puce dans les pays mais bien de traverser de part et d'autre le monde. Je souhaite donc utiliser les transport en commun, mes jambes, le stop...et bien d'autres moyen terrestre ou aquatique le plus souvent.

Dans cette optique j'aimerais savoir si des personnes ont quelques expériences dans le domaine. Mon itinéraire : Europe : France, Espagne Afrique : Maroc, Mauritanie, Sénégal, Mali, Burkina, Ghana, Togo, Benin, Nigéria, Cameroun, Centrafrique, Congo, Kenya, Tanzanie, Mozambique, Afrique du Sud Asie : Inde, Népal, Chine (tibet), Birmanie, Thailande, Malaisie Océanie : Australie, Nouvelle-Zellande Amérique du Sud : Chili, Argentine, Bolivie, Pérou Amérique du Nord : Etats-Unis, Canada

C'est surtout le continent africain qui me pose le plus question...traverser dans des contrée aride et sans personnes à plusieurs dizaine de kilomètres m'inquiète un peu. Toutes expériences ou suggestions de votre part sera la bienvenue.

Merci d'avance.
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Évaluation d'un budget pour un tour du monde
Bonjour, J'envisage de faire un tour du monde en 2010/2011, j'ai déjà défini mon trajet : Inde, Thaïlande, Malaisie, Singapour, Argentine, Costa Rica, Guatemala, Mexique, Cuba, États-Unis. Je prévois de faire ce voyage sur 7 à 8 mois, je pense partir en novembre d'après les conditions climatiques de ces différents pays je devrais toujours bénéficier des meilleures saisons pour visiter.😛

Je voudrais savoir si le prix des visas varie régulièrement, car j'ai différents guides et les informations différent souvent, où je pourrais trouver facilement des informations fiables? Je souhaiterais savoir quel coût il faut prévoir pour les vaccins (sont-ils remboursés ?)et combien de temps faut il s'y prendre à l'avance ?Avez vous été dans un institut particulier ou tout simplement chez votre médecin traitant ?

Est ce que quelqu'un pourrait me dire à combien s'élève approximativement le budget "préparation" du voyage , c'est à dire achat des sacs, duvets, habits adéquats, matériel de voyage (purificateur d'eau, lampe...) merci.
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Résumé des préparatifs pour un tour du monde routard
Bonjour,

je créais ce post pour faire un resumé des préparatifs qu'on a besoin avant un départ TDM. C'est un TDM un peu routard quand même, randonnées, camping etc.... Nous partons debut decembre, et je n'ai aucune idée de ce qu'il nous faut. Est ce que 30kg de bagage par personne c'est beaucoup? trousse de santé? sac à dos pratique?

On pourrait faire un listing des choses à acheter avant le départ : santé, pratique, necessaire, obligatoire etc...

et définir peut etre le budget moyen qu'il faut pour ces preparatifs ou du moins ceux qui sont déja parti pourrait peut etre nous donner quelques montants! :)

Merci pour vos réponses qui seront très précieuses pour tous!
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Les aberrations d'un billet tour du monde
Bonjour à tous! On parle beaucoup des billets tour du monde et de leur praticité... Etant en préparation d'un tour du monde, moi aussi je m'intéresse à cette solution et ai demandé l'aide de Travel Nation pour ce fameux billet. Par contre on parle peu des itinéraires tirés par les cheveux qui en ressortent parfois, et je trouve qu'il peut être intéressant de s'y attarder et de tirer la sonnette d'alarme, en ces temps de réchauffement climatique et tout ce qui va avec!

Je m'explique: Après quelques échanges (très sympas!) avec Travel Nation, voici notre itinéraire principal: Paris- New York // Montréal - Vancouver - Los Angeles // San Francisco - San José - Lima // Santiago - île de Pâques - Papeete - Auckland - Brisbane - Perth - Bangkok // New Delhi - Dar es Salaam - Paris.

Hier j'ai reçu le détail de l'itinéraire et là, il y a deux grosses aberrations:

1° Pour aller du Costa Rica à Lima, il faut remonter jusque Dallas (Texas) pour ensuite reprendre un vol vers Lima. 2° Pour aller en Tanzanie depuis l'Inde, il faut d'abord faire une escale à Doha, puis remonter sur Paris, et ensuite reprendre un vol pour Dar Es Salaam... 😐

Heu... comment dire... Je ne peux pas accepter ça et je pense que ça ne devrait même pas être proposé. Quitte à dire que ce n'est pas possible et expliquer pourquoi, je trouve que toute agence se doit de ne pas proposer ce genre de parcours...

Faire un tour du monde est déjà assez énergivore comme ça, et ça a des conséquences! Alors si en plus il faut zigzaguer et faire des aller/retours inutiles...

Vous en pensez quoi?
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Matériel qui tienne la route
Salut les amis. Je pars dans plusieurs mois arpenter le globe, muni d'un sac à dos, d'une tente, de vêtements, d'accessoires ... que je ne possède pas encore. Le poids sera cruel, aussi je suis systématiquement à la recherche d'objets légers (mais néanmoins résistants et de qualité, j'ai choisi de payer plus cher s'il le faut). La tente, je la voudrais pour deux et étanche. Le sac, je le voudrais pratique et si possible sécurisable (dans la mesure du possible). En accessoires, je suis intéressé par ce qui permet de porter sur soi en permanence, et à l'abri des regards, les effets les plus importants (passeport, billets d'avion, argent, etc...). Recherche également des conseils sur le transport de l'eau, de la nourriture, les vêtements, ... Y a-t-il des endroits que vous me recommanderiez ? Une bonne période de l'année pour faire ses emplettes ?

Merci infiniment de vos réponses, et à tous : bonnes fêtes, bonne année et bonnes routes !
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Boire de l eau au Ladakh en Inde
Une petite derniere question oiur mes preparatifs. A propos de l eau a boire au Ladakh, faut il ( pour nous pauvres petits occidentaux fragiles ) traité l eau en y mettant des petites pastilles ou on n a pas de risque d etre malade ?

si l eau est a peu pres saine, je compte faire comme en Afrique l an dernier, la traiter les premieres semaines en attendant que mon corps s habitue un peu .

Qu en pensez vous ? Et dans les villes comme Delhi et au Rajasthan ?

Merci
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Trois mois dans l'Ouest départ de Las Vegas
Bonjour Voici mon projet pour avril 2014, un grand tour dans l'ouest en VTT avec remorque.Au menu, routes, pistes, randonnées à pied. Départ de Las Végas et boucle en huit. Je suis preneur de toutes infos sur les endroits à ne pas louper, de traces GPS de vos randos à pied, des bonnes adresses ou manger et dormir. Je vais camper la plupart du temps, mais je vais aussi prendre quelques nuitées en motel quand le besoin s'en fera ressentir. Mon VTT ne sera pas équipé "rando" afin de pouvoir faire des visites locales une fois la tente plantée. Je vais consulter les températures aux endroits ou je vais passer. Quel type de duvet dois je acheter?Comme une bonne partie va se faire sur bitume, quels pneus prendre qui accrochent assez en piste tout en restant roulant sur bitume, avec surgonflage. Quelle BONNE pompe à vélo (option mano) acheter? Quelles bonnes pompes et chaussettes pour randonner (a pied cette fois-ci) acheter?Je compte utiliser un réchaud à bois et à alcool, des commentaires? Je cherche aussi un compagnon qui parle anglais, histoire de parfaire le mien. Enfin, j'ai ouvert un blog ou je vais raconter mon aventure:http://bigroad.over-blog.com/ Merci d'avance pour vos contributions.
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Bangkok plus chère que le reste de la Thaïlande?
Bonjour,

Je suis en Thailande pour un mois, actuellement a Bangkok. J avais prevu un budget de 30 dollars (20 euros) par jour. Or je realise qu a Bangkok je depasse systematiquement ce montant de quelques euros (je suis plus pret du 26 euros par jour).

Ma question: est ce que le reste de la Thailande (en particulier le Nord, je n ai pas l intention d aller sur le Sud) est moins cher? Ou est ce a moi de me serrer un peu plus la ceinture :) ?

Merci d avance pour vos reponses

Lionel
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Quinze euros par jour en Asie du Sud-Est?
Salut à tous, je compte partir 6 mois pour visiter Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam...j'envisageais un budget quotidien de 15€ par jour pour manger, dormir et se déplacer dans le lieu où je suis (donc hors déplacement plus long et éventuels extras). J'aimerais avoir votre avis sur la question: avec ce budget, l'hébergement est tout de même propre même si modeste? ça donne quoi sur le terrain comme possibilités? merci!!! Zineb
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Inde: quelques infos ou intox? A confirmer
Bonjour à tous ! Je vais me rendre en Inde dans quelques jours. Je lis sur des sites internets des conseils avant le départ. Je trouve parfois des choses intéressantes mais étranges pour quelqu'un qui n'est jamais allé en Inde. J'aurais donc besoin de votre confirmation :)

Doit on :Se munir d'une moustiquaire imprégnée d'insecticide (insecticide-treated mosquito net ou ITN) pour le lit. Vous avez la possibilité de procéder vous-même à l'imprégnation de la moustiquaire (permethrine (500 mg/m2) ou deltaméthrine (25 mg/m2)) ou de vous la procurer déjà imprégnée. Outre une protection très efficace contre toutes les espèces de moustiques (y compris l'anophèle porteuse du palu) elle éloigne et tue aussi de nombreux autres parasites tels que puces, poux ou punaises. Disponible en parapharmacie, la moustiquaire imprégnée biplace de marque "5 sur 5" coûte une cinquantaine d'euros En déplacement dans des zones à moustiques, couvrir les parties apparentes de son corps avec du répulsif (de préférence à basede DEET) peut aussi s'avérer efficace (environ 5 à 10€ selon marque et conditionnement). Se munir de comprimé purificateur pour l'eau ? Appliquer la désinfection des douches, poignées de portes, avec une pastille d'eau de Javel mise en bouteille ça prend 5 mn à chaque changement d'hôtel. Et des boules de naphtaline que l'on met sur les grilles d'évacuation d'eau (pas mal d'hôtels en mettent à cause des cafards).Je suis un jeune étudiant qui va rester 6 mois en Inde, et je pense que le principal risque est celui de la sûreté sanitaire. Mais je ne veux pas être parano...juste prudent ! Avez vous par ailleurs d'autres conseils avant le départ à me donner ? :)

Et juste un dernier point, concernant le réseau de téléphone mobile, connaissez vous un opérateur indien qui offre des tarifs préférentiels pour les appels vers la France ? :)

Merciiiiiii !
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Pourquoi nous devrions tous parler anglais
Par habitude, mes textes sur ce forum sont plutôt sur un ton léger, j'aime aborder les choses avec humour, surtout quand il s'agit de choses sérieuses. Mais pour ce post, je vais mettre mon habit sérieux. Costume ok, cravatte ok, chaussures qui brille c'est bon, on y va.

J'ai récemment eu un long débat sur les langues avec les amis Australiens avec qui je passe le plus clair de mon temps ces jours-ci. Après y avoir beaucoup réfléchi et fait des recherches, je pense que nous devrions tous parler anglais? Pourquoi? Permettez moi de partager cette reflexion.

Entre 6,000 et 7,000 langages différents existent, suivant quelle définition de "langage" vous utilisez et comment vous présentez la distinction entre langage et dialecte.

Suivant les données que vous choisissez, (prenons les estimatons de Kryss Talaat, comme le fait wikipedia), les 30 premiers couvrent 6.2 milliards d'entre nous. Le top 3 est bien connu: Mandarin, Englais et Espagnol. Il couvre 2.6 miliards.

Si nous regardons les chiffres, la conclusion facile pourrait être: nous devrions tous parler Mandarin, vu que c'est le plus parlé.

Oui, mais nous pourrions aussi affirmer que l'Anglais est la langue internationale des affaires, donc ce devrait être la langue que chacun doit connaitre.

Attendez, pourquoi argumenter? Nous pouvons simplement admettre que tous les langages sont voués à être remplacé tôt ou tard, donc ceci est une discussion inutile.

Regardons ça de plus près.

Histoire

L'humanité a connu des langages significatif dans le passé. Phoenicien, Sanskrit classic, Grec Ancien, Hebreux ou Latin: ils ont tous été des langages majeurs à un moment donné. Pas parlé par tous, mais ils étaient des signes fort de la globalisation dans ces temps anciens. Que c'est il passé? Guerres, évolutions linguistiques, divisions de pays: tôt ou tard, chacun d'entre eux a été ajouté à la longue liste des langues morte. Dans l'état d'esprit d'aujourd'hui des anglophones, le futur de l'Anglais n'a jamais été aussi brillant. Mais dans l'état d'esprit du 2ième siècle en Europe, le futur du Latin n'avait jamais été aussi brillant également. Alors pourquoi l'anglais serait il différent?

Nous pouvons raisonnablement considérer qu'il va suivre son chemin à travers les siècles pour finalement mourrir, remplacé par le Mandarin ou une autre langue. Mais c'est un fait, le monde a beaucoup changé depuis le 2ième siècle. Malheureusement, les guerres sont toujours présentent. Les divisions de pays et les évolutions linguistiques aussi. Au 2ième siècle, des langues continuent de mourrir, comme l'Eyak (en Alaska, éteind en 2008) ou le Cromarty (Langue Germanique du nord de l'Ecosse éteinte l'an dernier).

Alors qu'est ce qui a changé?

Les communications mondiales. En l'an 200, l'Empire Romain n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait en Asie ou en Amérique. Mais nous aujourd'hui si. Nous sommes au courant de ce qui se passe à peu près partout en ce moment. Alors peut-être parce que nos moyens de communication sont si différents, l'histore n'est plus vraiment un guide.

Technologie et communauté.

C'est peut être la première fois où nous possèdons un langage parlé dans tous les pays du monde, d'une manière ou d'une autre. La globalisation des marchés, l'économie, les technologies, les communications donnent à l'Anglais le pouvoir de dominer le monde comme aucun langage avant lui.

J'ai lu quelque part que des chercheurs avaient dit qu'un quart de la population mondiale pouvait communiquer en anglais. Impossible à vérifier une pareille statistique. J'ai essayé, mais chaque pays possède ses propres chiffres. Ce que nous pouvons affirmer c'est que l'Anglais est la langue commune dans presque tous les domaines, de la programmation au traffic aérien en passant par le vocabulaire des marchés financiers. Si vous avez une licence de pilote, vous savez commment échanger avec une tour de contrôle en utilisant les termes techniques anglais. La domination en temps que langage d'Internet est évidente: 56% du contenu d'Internet est en Anglais quand seulement 27% des utilisateurs actifs sont anglophones. Quand vous voyagez, dans chaque aéroport international, vous trouverez de pictogrammes et leur traductioin en Anglais. Etre éduquer signifie connaitre l'anglais dans beaucoup de pays. C'est assez courant de tranvailler dans une entreprise pas anglaise qui possède l'anglais comme langue officielle.Pourquoi? Parceque leurs affaires sont faites avec le monde extérieur, via Internet, ou toute autre forme de communication, en Anglais.

Donc même s'il y a plus de gens qui parlent le Chinois comme première langue, c'est bien l'anglais qu'ils doivent utiliser s'ils veulent devenir pilote, programmeur ou échanger avec d'autres cultures. Et c'est pareil pour les Espagnols, les Indiens les Russes, les Français ou tout autre non-natif anglophone.

Apprentissage

Oui, ok, nous avons tout ça. Mais admettons que nous ne l'avons pas. Disons que nous devons prendre une langue pour tout le monde, pour le contrôle aérien, les marchés financiers, la programmation et tout le reste. Dans ce cas ourquoi ne pas choisir le Chinois vu que c'est la première langue la plus parlée?

En utilisant les mêmes données que précédemment, l'estimation de Kryss Talaat, nous pouvons confirmer qu'en effet, le Chinois est le langage numéro 1. Nous pouvons aussi voir que l'alphabet le plus utilisé est l'alphabet Latin, avec près de deux fois plus d'utilisateurs que les pictogrammes chinois (2.4 vs 1.3 milliards). Nous pouvons aussi vérifier que la racine Indo-Européenne est 2,5 fois plus commune que la racine Sino-Tibetaine (3.4 vs 1.4 milliard).

Donc, si 5 à 7 milliards de personnes doivent apprendre un langage, ces deux statistiques indiquent que le langage le plus simple avec lequel débuter serait basé sur l'alphabet Latin et les origines Indo-Européennes. origins. Pourquoi? Parce que cela voudrait dire que la plupart des gens n'auaient pas à apprendre un alphabet, et trouveraient de (très) nombreux mot communs ou avec des orgigines communes. Cela ramène la liste à 7 langages: Anglais, Espagnol, Portuguais, Français, Allemand, Italien et Polonais.

Lequel choisir? Bien, soyons pragmatique. Quelles sont les difficultés pour apprendre un nouveau langage? Grammaire, genres, arguments, conjuguaisons, longs mots. Le genre (masculin/féminin) c'est un des plus compliqués. Comment est construite la logique? Y en a t il une? Non. Aucune. Un mot masculin en Allemand, comme table (der Tisch) peut être féminin en Français (la table), et neutre en Norvégien (Bord). C'est juste quelque chose que vous devez apprendre. Cela rend une telle langue plus difficile à apprendre. Encore plus si ce genre entraine des règles d'accords compliquées.

L'Anglais est le meilleur candidat. Il n'y a ni arguments (le, la...), ni genres, pas d'accords, et une grammaire relativement simple. Ce langage est partout est peut être écouté, lu, intégré et utilisé partout. Il a des mots courts, et les accords des verbes ne changent qu'à la troisième personne. Les anglophones sont très tolérents avec les erreurs car l'Anglais est pour beaucoup une seconde langue.

Un argument des détracteurs est de dire que l'Anglais est le langage qui contient le plus de mots, et complique le problème. Ce qui est très probablement vrai. Combien y a t il de mots dans la langue Anglaise? C'est presque impossible de répondre, parce que cela dépend de ce que vous entendez par langue Anglaise et par mots. Mais c'est un faux problème. Je vais aller directement à la conclusion (Vous pouvez creuser ce sujet si vous voulez en allant ici). Dans plus d'un million de mots, un ado de 16 ans en utilise autour de 10 000 - 12 000, et 20 000 à 60 000 pour un étudiant diplômé. Une étude de l'OED (Oxford English Dictionary) montre que 90% de l'OEC (Oxford English Corpus, une collection de textes écris ou parlés en Anglais sélectionnés pour être représentatifs de la langage) représente pas plus de 7 000 mots, 50 000 mots pour 95%.

Tous ensembles

Si nous mettons ensembles l'apprentissage, les technologies et les communications, il apparait alors assez facilement que l'anglais est le meilleur candidat finalement.

Vous pouvez demandez: "Mais pourquoi devrions nous tous parler un même langage?", "La différence c'est bien, pourquoi veux-tu la changer?" ou ce genre de question. Oui, mais non. La différence peut être une bonne chose, bien sur, mais si nous voulons communiquer plus vite, plus facilement et plus efficacement, nous devrions converger vers une langue commune. Ce n'est pas parcequ'un langage s'éteind, comme ceux mentionnés plus haut, qu'il meurt. Nous avons toujours des livres en Latin, Grec Ancien ou Sanskrit. Et nous utilisons encore ces écrits pour étudier notre passé. Mais si un jour nous voulons que tous soient unis, nous devons être capable de tous nous comprendre.

Je pense sincèrement que nous nous dirigeons doucement vers ce point, vers le point où tout le monde sera à même de communiquer sans la barrière de la langue. Et pour moi, en tant que non-natif anglophone cette future langue s'appelle l'Anglais.

N'hésitez pas à commenter et donner votre avis, si vous êtes d'accord, ou pas. Surtout si vous ne l'etes pas en réalité ... 😉 Et en tant que voyageur que vous êtes surement (ou alors si vous êtes sur ce forum, vous êtes curieux, ou perdu remarque...) je suis sur que vous avez un avis sur la question!

Version original de cet article sur mon site perso ici.
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Inde du Sud: moustiques, train, eau...
Je pars avec une amie le 29 mars à Bombay, pour ensuite faire un petit tour de l'Inde du Sud jusqu'à Madras.

J'ai cependant encore quelques questions.. on n'est jamais trop prudents, ni trop informés! Déjà, j'aimerais réserver sur internet le trajet en train Madras-Bombay, car il y a déjà une waiting list. Quelqu'un a pris le mandori express (je crois que c'est ça..) ? Peut on réserver sur le tourist quota directement? Le train serait dans deux mois, est ce que ça vaut le coup de tenter la waiting list ou pas? Ensuite les moustiques.. mars, avril, mai, est ce une période "dangereuse" pendant laquelle nos amies les bêtes prolifèrent et nous transmettent amour et maladies ? Les chambres les moins chères sont elles équipées d'un crochet au plafond pour les moustiquaires? Apparemment les avis diffèrent sur les moustiquaires justement.. donc je doute. J'aimerais acheter un anti-moustique en France (parce qu'apparemment tout le monde n'est pas d accord quant à l'efficacité des produits ODOMOS..), j'hésite entre L'insect écran de Cooper je crois, et le 5 sur 5 tropic.. Un conseil? Faut il se protéger contre d'autres bestioles en tout genre? Est ce que l'un d'entre vous a t il du se servir de Malarone au cours de son voyage? J'aurais déjà de la Savarine, et même si mon médecin tient à ce que j'achète les deux, il n'est jamais allé en Inde, n'est pas très calé sur les maladies tropicales, et il ne me semblait pas que le palu était si courant là bas.. Quel produit prendre pour purifier l'eau? Je pensais à Micropur de Katadyn, mais ce n'est pas donné, si vous avez essayé d'autres produits qui marchent je suis preneuse.. Le mal des transports.. D'après ce que j'ai pu lire, l'Inde n'est pas le pays où la conduite est la plus douce ni la plus cool, donc au cas où, pour les longs trajets, auriez vous des conseils, de l'homéopathie, des médocs, ou quoi que ce soit qui puisse calmer un peu les estomacs non habitués à la cuisine autant qu'à la conduite du pays.. ? Ah et aussi, les chèques voyage, pratique ou inutile??

Evidemment c'est au dernier moment que ce genre de questions plus ou moins stupides vous envahit..

Si certain(e)s d'entre vous habitent en Inde du Sud, on serait contentes de passer dire bonjour, parler et anecdoter!

Merci beaucoup!
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Un tour d'Afrique Australe en 80 jours
Un tour d’Afrique australe en 8O jours

Back in South Africa

12 janvier 2013, 5H30, Vol BA043 Londres-Le Cap

A l’aplomb du zinc Windhoek scintillait comme un fouillis de guirlandes encore allumées et jetées dans une caisse.

L’horizon, liseré pourpre, prépare un feu d’artifice de rechange et subitement, comme une cerise sur le plateau et d’une insoutenable intensité, en moins de deux minutes voilà le soleil tout entier révélant un dam gris puis un massif étendu et vierge.

Quelques minutes encore et l’aveuglement est total à l’est de l’avion. En Afrique le soleil est un rapide.

Il nous reste une France à traverser avant l’atterrissage mais c’est comme si nous y étions. A l’ouest la lumière rasante révèle comme une acné et de longues cicatrices boursouflées dans une région désertique qui est peut-être le Swartkloofberg. Plus loin encore, rectilignes jusqu’au bout du regard, les deux traces parallèles d’une piste.

A 11 500 mètres d’altitude et 940 km/h nous avons une impression d’immobilité jusqu’au moment où surgit l’Orange River, serpentin incongru, gris bordé de vert.

Premières colonies sud-africaines piquetées d’arbres dispensant l’ombre puis des cours d’eau surlignés de lignes continues de végétation.

L’eau et l’ombre qui rendent possible la vie.

Nous allons revenir ici par les pistes.

A une demi-heure du Cap l’avion incline vers la mer traversant des plantations (sans doute d’agrumes) puis une explosion de verdure cultivée en cercles de part et d’autre d’un cours d’eau indiscipliné. Enfin, le littoral n’est plus sable et eau, un ourlet d’écume –une suture ?

Pointent une presqu’île formant deux somptueuses baies et … une hôtesse qui m’enjoint fermement de regagner mon siège : nous y sommes !

Les couleurs du Cap

La ville est endimanchée comme je les aime, déserte, fluide, débarrassée de ses marchands.

Sur le parking de la plage interminable jouxtant le port de commerce au nord de la ville ils sont bien deux cent à déballer leur marchandise devant leur pick-up ou leur combi dont pas un n’est de ce siècle : des métis, des noirs sans âge, des blancs hors d’âge.

Après quelques minutes, intrigué, je joue à regarder d’abord la marchandise puis à imaginer qui la vend, enfin à regarder qui tient l’étal. Des noirs élancés vendent ce qu’ils vendent souvent en Europe, du cuir, des lunettes de soleil, des montres ; les métis proposent des lots discount et les vieux blancs cuivrés semblent avoir vidé leur grenier.

Nous repartirons avec une antique bouilloire en tôle à caler dans le feu matinal pour l’eau du thé, un lot de cinq cahiers d’exercices ce qui fait six cent pages à noircir, les toutes premières nouvelles de Bill Bryson en anglais, des rillettes de snoek (poisson local) et encore jamais vu, du tuna biltong et du snoek biltong

Dans les pays dits avancés le dimanche est jour de sport : des cyclistes blancs déguisés en pros suent avec application, des vendeurs de rue noirs courent en boucle aux feux rouges pour vendre, ce jour-là des sacs poubelle ; des golfeurs blancs perdent leurs balles qu’un noir peu vêtu récupère au fond de l’eau ; sous les voiles de kite surf ce n’est que blondeur et dans l’écume que gerbes d’éclaboussures joyeuses de kyrielles d’enfants noirs

En quête d’un lieu insolite pour le déjeuner nous circulons dans le port de pêche à la recherche d’un caboulot et tout au bout d’une voie indiquée sans issue et sans que rien ne l’ait laissé prévoir nous arrivons au Shimmy Beach Club -tout un programme.

Le lieu, ouvert depuis trois semaines, se veut hyper branché, on pourrait-être à San Francisco, sur les docks de Lisbonne ou à St Barth. Cette fois le personnel «visible» est arc-en-ciel mais la clientèle exclusivement blanche à l’exception d’un couple métis.

Pour ce déjeuner dominical les femmes ont sorti le grand jeu et des starlettes locales qui feraient passer les nôtres pour des sages mettent la terrasse en ébullition.

Au port du Cap les filles en ont, du port. La tendance semble être à la robe au crochet enfilée sur maillot de bain.

Depuis deux heures une théorie d’employés arrosent le sable et le ratissent, reprenant au début lorsqu’ils ont terminé. Une enfant, robe rose vaporeuse et serre-tête d’or, mais future aventurière, foule pour la première fois le sable de la plage artificielle ratissé de frais.

Un métis dégingandé traîne au sol un tuyau que suit une cliente blanche -ensorcelée ?- puis entreprend à son tour d’arroser le sable, le projetant négligemment sur la terrasse de verre que son collègue vient juste de balayer. Je soupçonne une organisation du travail tacite consistant à maintenir le taux d’emploi.

Un galion le pont encombré de touristes (y en a-t-il aussi dans les cales ? Emmène-t-il les touristes à Robben Island ?) quitte le port. Un hélicoptère décolle dans son sillage. Des chalutiers rentrent, fendant un ballet de catamarans, la ligne de flottaison bien au-dessus des eaux : mauvaise pêche.

S’il est un pays où l’on ne peut faire semblant d’ignorer la couleur de la peau c’est bien celui-là : cette question est dans la tête de chacun et ici plus qu’ailleurs elle est un facteur économique et politique décisif.

Columbine de Bretagne

A 200 kms au nord du Cap et 9000 kms au sud des côtes bretonnes mais sur le même océan froid nous bivouaquons sur la grève de la Columbine Cape Nature Reserve, à l’abri d’un chaos rocheux qui demain aux premiers rayons nous transportera à Perros-Guirec.

Notre première rencontre avec des animaux sauvages ne leur vaudra rien : c’est la saison des crayfishs qui ont la taille de langoustes à la criée de Lorient. Achetées R60 (5.5€) la belle paire à des gamins de Pater Noster elles finiront certes entre deux cailloux mais sur un feu. Il aura encore fallu au préalable accompagner le Chenin blanc d’un biltong de snoek.

Faute de bois j’allume à l’aube un feu de varech desséché et de laminaires comme pétrifiés ; il s’en dégage un fumet de court-bouillon et de… pneu. A 200 brasses, sur un avant-poste, veille une armée de cormorans qu’on dirait au garde-à-vous, imperturbables parmi les otaries batifolant.

A la sortie de la réserve le gardien nous parle français ; Patrick Mwanba est arrivé voilà trois ans du Congo pour étudier mais le coût de la vie ici l’a contraint à mettre un terme à ses études. Il aimerait parce que la vie n’y est pas chère rentrer dans son pays mais la guerre le fait hésiter.

Ding ding dong ! Vroum ! Arf arf, Wouf ! Bzzz! (une nuit d’enfer !)

Je projetais de longue date de venir jusqu’à Calvinia qui est le centre d’une région d’élevage extensif du mouton. Un excellent musée provincial animé par une conservatrice enthousiaste nous retient trop tard pour envisager d’entamer la route vers le nord.

Nous camperons donc dans un minuscule et charmant camping aménagé dans le jardin d’une maison. Quelques arbres, un coin d’herbe vaillante et la vue sur un joli clocher éclairé, what else ?

Eh bien il se trouve que c’est son et lumière et que le joli clocher tintinnabule les heures et les demi-heures. Puis soudain nous sommes dans la tribune d’honneur de la Karoo-Kalahari Truck Race : des camions vrombissants défilent sous nos fenêtres de toile et nous réalisons que nous sommes sur l’axe principal traversant la ville. Pour faire bonne mesure nous profiterons d’une cacophonie canine ininterrompue, du arf arf des roquets au wouf du molosse. Tiens ! Quelques moustiques, les premiers, ont insisté pour nous tenir compagnie dans la tente et nous n’avons pas encore acheté l’arsenal susceptible de les neutraliser.

Je marche dans la nuit de Calvinia, les jardins des maisons ne sont pas clôturés ni ne portent le panneau «Armed Response» si fréquent dans le pays.

Les marches du Kalahari

(non, non, je ne me suis pas converti à la randonnée).

Au nord de Calvinia dans le sud du Northern Cape se succèdent jusqu’à Upington, espacées d’une centaine de kilomètres de toutes petites villes qui sont des havres attendus; entre deux, faute d’arbre nous faisons halte à l’ombre d’un nuage immobile : la température dépasse 40° en cette mi-janvier.

On n’est presque plus dans le Haut Karoo mais dans une région de pans en voie d’asséchement jusqu’à ce qu’apparaissent les premières dunes rouges, prémices du Kalahari. Au milieu de l’étique végétation du veld, des réunions d’arbres à carquois dans les kopje et une caravane de chameaux sans chamelier ni bât mais dans une file impeccable qui traverse un pan (non je n’ai pas abusé de la Windhoek à l’étape précédente et non je ne suis pas encore déshydraté au point d’avoir des hallucinations).

La partie historique de ces villes, européenne, est construite suivant les mêmes plans que celles du Mid West ou de l’outback australien : un quadrillage de quelques rues assez larges pour y effectuer un demi-tour avec un char attelé de huit paires de bœufs. Le bâti est d’inspiration batave tropicalisé d’auvents.

Puis commence un habitat plus récent, sans style autre que fonctionnel où résident les plus aisés des métis qui peuplent majoritairement cet état et plus loin commence le township qui là comme ailleurs est un assemblage de tôles et de plastique.

Orange, rive droite

Au nord d’Augrabies Falls National Park sur l’autre rive de l’Orange River s’étend un territoire accidenté et sauvage grand comme cinquante îles (de Groix) traversé de quelques pistes, le Riemvasmaak.

Les habitants en furent chassés il y a un demi-siècle au profit d’une base militaire et le président Mandela à peine élu en fit un emblème en permettant aux populations exilées de revenir. Plusieurs ethnies vivent ici de rien ou presque dans des baraquements construits par le gouvernement.

Un campement communautaire est établi dans un petit cirque tout au bout d’un canyon qui s’il n’est pas dans les annales n’en offre pas moins une bonne descente. En milieu d’après-midi l’air est à 44°C mais heureusement il y a une source … sauf que c’est une hot spring, une source chaude donc, dont l’eau est à 38°C. Et ils n’ont pas encore inventé la spring réversible. Une fois les oiseaux et les babouins couchés, dans un silence absolu et loin de toute pollution lumineuse nous profiterons des étoiles comme nulle part ailleurs (enfin c’est ce qu’ils prétendent dans la région).

L’Orange n’a pas choisi la facilité alors qu’arrivant du Lesotho elle est presqu’arrivée à l’océan. Le relief au sud et au nord de ce massif semble plus aisé à traverser. Est-ce pour éviter la malédiction de l’Okavango dont les eaux se perdent dans les sables sans avoir jamais vu la mer qu’elle a choisi ce parcours rocheux se disant qu’au moins le granit ne lui volerait pas son eau ?

Je t’aime, je te mange

Dans le lit asséché de l’Auob il est allongé, haletant, la tête redressée, aux aguets, entre ses pattes mais tête-bêche, repose un springbok fauve, inerte.

Quelques minutes plus tôt leur histoire s’est écrite en une fulgurante poursuite qu’a pu photographier le conducteur de la voiture qui nous alerte.

Il faudra longtemps avant qu’il l’entame à l’aine sans interrompre sa surveillance.

Plus tôt, c’était un lion paressant à l’ombre et des centaines d’antilopes ; des springboks et des gemsboks (oryx) en bandes, des bubales et des steenboks isolés. D’étranges couples à l’écart à plusieurs reprises, formés d’un springbok et d’un gemsbok.

Quelques chacals solitaires se déplaçant légèrement en crabe, l’air fuyant. Des autruches, seules, l’air un peu ahuri.

C’était une matinée chanceuse au Kgalagadi (KTP)

In and out

Kgalagadi, Nossob Camp.

Nous sommes tout au bout du camp presque vide, à dix mètres de la clôture dont la structure ne résisterait pas à un pachyderme (il n’y en a pas ici) mais qui est électrifiée.

Entre chien et loup, de l’autre côté, à dix mètres, passent à la suite, comme à la parade, trois lions apparemment concentrés sur leur objectif et indifférents au camp bien qu’y jetant un œil.

Un chacal s’est introduit dans le camp et cherche à en sortir sans succès tout en maraudant. Je lui propose à trois mètres deux morceaux de biltong de snoek (Don’t feed the animals !), ça sent fort et il y a des arêtes (des arêtes dans le biltong !). Lorsqu’il repasse il les flaire mais n’ose s’approcher. Recroquevillé dans le fauteuil, immobile, à la faible lueur de la lune je le vois enfin approcher et s’emparer du morceau le plus proche puis s’éloigner de dix mètres pour le déguster (combien de chacal connaissent les finesses du sea biltong ?). Un peu rassuré, il revient chercher le deuxième.

Encore un matin

Au matin, le chacal a disparu mais la chance ne nous quitte pas. Deux guépards à nouveau qui me trouvant gênant s’éloigneront lentement vers une ombre plus calme. Assez de rapaces pour former une escadrille mais ce sont des chasseurs solitaires. Deux autruches ayant fort à faire avec leur douzaine d’autruchons indisciplinés. Et tant qu’on y est un groupe de quatre lions du Kalahari, vautrés sous un épineux. Beaucoup d’oryx dans la traversée des dunes et des hardes de red hartebeest. Des kori bustard et des secretary bird.

C’est la première fois que le Kgalagadi nous gâte autant.
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Carnet de voyage aux Philippines (octobre 2007)
Bonjour, nous avons passés 2 semaines géniales aux Philippines en octobre 2007, je voulais en faire profiter tout le monde notament parce que certaines choses n'auraient pas été faites sans les carnets des autres notamment Le Piaf (spéciale dédicace, merci beaucoup) 😉.

En préambule, rien à voir avec les Philippines si ce n'est qu'on passe souvent par Amsterdam, KLM oblige. Si vous avez comme nous, 5h d'escale, n'hésitez pas à faire un petit tour en ville, en "RER" on y est en 20min et ça coute 3 euros je crois et il y en a très souvent. Le centre d'Amsterdam est petit, on peut vite avoir un apperçu et faire le tour à pied et la gare est centrale. Voilà, fin de la parenthèse, départ pour l'Asie...

J1 : Manille, départ pour Banaue. Arrivée à 8h45, l'idéal. On sort de l'aéroport à 10h après avoir enfin récupéré nos trois sacs, le dernier, on ne l'attendais plus... La sortie de l'aéroport de manille est un peu compliquée, un conseil, suivre le flot. Heureusement Matt est là. Matt est mon ami d'enfance, il est parti il y a 4 ans pour un stage de 6 mois et y est resté... classique. Ca m'a permis d'y aller en 2003, d'avoir envie d'y retourner avec mon chéri cette fois. Donc Matt est là, on prend un taxi. Il habite en plein centre de Makati, le quartier des affaires, que des buildings. Un contraste absolu avec le reste des Philippines. On retire de l'argent, Cécile, l'amie de Matt (Philippine) est au badmington. On va donc la chercher au badmington, il y a une compétition. On va manger au resto en face qui fait des spécialités Autrichiennes. Pour l'instant, pour nous, le dépaysement n'est pas garanti mais c'est important pour les expats qui adorent ce retrouver dans ce genre de resto, un petit coin d'Europe. On mange donc de la charcuterie, de la vraie choucroute et des saucisses! L'après midi, il pleut des trombes d'eau (on nous avait prévenu, octobre c'est pas une bonne période etc... mais on fait pas toujours ce qu'on veut...). Abandon de l'idée de visiter le "vrai" Manille. On va donc à Glorietta qui est LE centre commercial de Makati où on trouve toutes les marques de fringues occidentales à prix exorbitant (Mango par exemple) ou au contraire très intéressants (Lewis, Nike, Lacoste, Dockers, Caterpillar, MetF Girbaud). Le soir, on est partit direct pour Banaue (on est des wariors!). Le meilleur moyen pour aller à Banaue est de prendre le car. Il y a des cars de nuit qui partent vers 21-22h de la gare routière. Il faut arriver un peu en avance pour avoir des places. Les cars sont très confortables et la plupart du temps climatisé, même parfois un peu trop, il faut garder sa veste avec soi. Mettre les bagages en soute, pas de problème de vols. Le bus permet de se faire la route de nuit (sinon les 10h le jour sont quand même assez éprouvant, mais il y a aussi des liaisons de jour). De plus, ça a l'avantage de ne pas trop voir la route escarpée et qui tourne sans arrêt, donc pas de problème de crise d'angoisse. Bon à la fin quand on commence à se réveiller, on a droit aux lignes droites à fond de cale et au freinage sec dans les virages. Surtout prendre de quoi si on a tendance à avoir le mal des transports (non, je ne suis pas chochotte)

J2 : Banaue- Batad Le car arrive à Banaue vers 6h-7h. Aux Philippines, tout le monde est levé depuis longtemps à cette heure là. Là, c'est bien de réserver tout de suite pour le retour si vous savez quand vous repartez. Ceci dit, nous on ne l'a pas fait (trop endormis) et on n'a eu aucun problème mais ce n'était pas une saison touristique... La gare routière surplombe Banaue. Donc pas besoin de guide, il faut sortir du car et aller marcher sur la route tout droit en descendant, on ne peut pas se tromper. Banaue est un petit bourg, en bas de la descente il y a une rue où se trouve la majorité des hotels et resto (+ boutiques d'artisanat). Dont l'hotel de prédilection, le people's lodge. Cet endroit est génial. On entre dans une petite boutique qui vent des glaces, sodas etc... puis une très grande salle de resto très lumineuse, décorée de photos du coin et de canevas (ceux de la dernière fois et des nouveaux, ça travaille dur!). Enfin, le clou, la terrasse sui surplombe les rizières avec le petit lavabo pour se laver les mains quand on sort des WC (sur terrasse aussi). J'espère que ça rappelle de bons souvenirs aux gens qui connaissent. Donc là, sur cette terrasse, on a pris notre petit dej, pancake à la banane et café. Le soleil était encore faiblard et il y avait un peu de brume, super! Après comme nous sommes prévoyants et que manger est important, nous avons demandé des sandwich pour le midi. Pour info : 2 petits dej + 2 sandwichs (petits mais costaux) = 260P. Je demande à tout hasard une carte du coin, on me donne la classique feulle A4 avec Banaue, Batad, la jonction et la route nationale (des points et des lignes, c'est joli mais peu absolument pas précis). On l'a prend quand même parce que vu notre niveau d'anglais, les autres moyens de communication sont toujours utiles 😛. ça s'est avéré être une bonne idée, et puis ça fait un petit souvenir... En sortant people's lodge, pas de problème pour trouver un tricycle, ils sont là, ils attendent. Le tricycle est le petit transport en commun qui consiste en une moto + un side car amélioré. On peut rentrer jusqu'à 6 dessus avec les bagages (si, si on l'a fait au retour). Donc à Banaue, demander à un tricycle de t'emmener à la "jonction" pour Batad (t'inquiet, ils connaissent). Surtout demande leur de venir te chercher le surlendemain sur la route nationale à la jonction de Pula (il faut carrément leur expliquer ce que tu veux faire) vers 14h et prendre leur numéro de portable, tu verras pourquoi après. Ne payer que l'aller, tu paieras le retour le jour même.Nous avons payé 650P pour deux en tout (aller+ retour, c'est cher pour le coin mais le mec a été super fiable). Donc là il te laisse à la jonction (environ 45min de tricycle), éprouvant selon état de la route. Nous c'était boueux donc cahotique (on d'est oas mal tapé la tête sur les cotés). A l'arrivée, un chemin assez large et un seul, impossible de se tromper. Il faut monter (environ 1h30), pas de difficulté mais assez raide. Au fait, il fait un temps spendide. Tu arrives au view point de Batad, tu surplombe le village, magnifique. Là nous avons trouvé notre la femme de notre guide pour le lendemain, notre guide ce fut donc "le mari de Mariette" car je ne me souviens plus de son prénom, j'ai honte. Mais si il n'y a personne là, tu trouveras au village, pas de problème. Après donc petite descente 30 min vers le village de Batad (toujours qu'un seul chemin et tu vois l'objectif!). Attention aux glissades, j'ai encore la marque de la mienne... Arrivé à Batad, tu peux déjeuner et laisser tes bagages dans un des lodges. Nous sommes allés au Hillside Inn. 300P la chambre double, très rudimentaire mais comme tous les hôtels de Batad, mais vue imprenable sur les rizières. Je vous le déconseille, l'accueil n'était pas franchement sympa. En 2003, j'étais allée au Batad Pension, c'était beaucoup mieux. On a mangé 2 pitas avec 1 coca et on a fait une petite sieste (on est des wariors mais quand même). J'en profite pour dire que pour aller à Batad puis dans toute la vallée, la rando, c pas du snobisme, il n'y a pas de route donc tout se transporte à dos d'homme, il n'y a pas d'électricité en dehors des groupes électrogènes. Donc, non on ne peut pas forcément recharger son protable, manger des spaguetti bolognaises et boire du champagne frais... Prouts, prouts s'abstenir. Beaucoup de mal pour remotiver Alex pour repartir l'après midi. Je l'ai quand même forcé à aller se rafraichir aux chutes de Tapiyia, c'est très sympa. Je savais comment y aller mais tu peux demander à n'importe qui de t'y emmener (environ 100P). C'est à 45min de marche. C'est vraiment sympa. C'est une très grande chute d'eau avec un bassin naturel et de petites vagues dans lequel on peut vraiment faire trois brasses. Pour y aller on commence à marcher le long des rizières et on traverse le village (la plupart des lodges surplombent un peu le village, vue oblige). Attention cependant, le soleil se couche tôt, prévoir de repartir des chutes vers 16h pour ne pas risquer de se retrouver sur les rizières en pleine nuit, c'est pas toujours facile d'y marcher le jour, la nuit, je déconseille fortement. Au retour à l'hôtel, pas de coucher de soleil car pas de soleil, ça s'est couvert mais on a eu une belle journée. On a mangé les sandwich du people's lodge qu'on avait pas mangé à midi, la marche ça creuse! A oui, après une bonne douche au baquet et découverte des petits habitants noirs et véloces de la chambre... On est allé mangé une pizza chez Simon's View Inn. Je pense qu'un Italien se suicide mais nous on l'a trouvé rigolotte notre pizza aux sardines, il y a une variante, c'est au thon. Il parait qu'il y a un mec qui a sorti un livre de cuisine sur "tout ce qu'on peut faire avec des boites de thon et de sardine à l'huile", il faut absolument que je l'ai! 260P le repas pour 2. Retour à l'hotel et il commence à flotter dru mais ON S'EN FOUT parce qu'on a passé une superbe journée ensoleillée et qu'on est certainement dans un des plus bel endroit du monde.

Voilà pour le début, c'est loin d'être fini, mais il faut que j'aille manger car comme je l'ai dit tout à l'heure, manger etc... A+
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Reflection Canyon - Utah - avril 2017: Retour d’expérience
Bonjour à tous. J’ai pensé que mon ressenti du trek effectué il y a quelques semaines à Reflection Canyon pourrait intéresser un certain nombre d’entre vous. C’est la première fois que je me lance dans un petit rapport et j’ai pensé qu’il était temps à mon tour d’apporter une petite contribution à ce forum, dans lequel j’interviens peu, publiant plutôt régulièrement sur Facebook , mais où j’ai pu puiser depuis quelques années de multiples renseignements pour l’organisation de mes séjours dans l’Ouest américain.

les photos de ce trek sont en ligne : https://www.progshots.com/ouest-americain

Pour mon sixième voyage avec ma femme Valérie, prévu sur une dizaine de jours, un lieu s’était imposé comme étant mon objectif numéro 1 : Reflection Canyon. A cela plusieurs raisons. Mon intérêt principal étant la photographie, il était évident qu’il fallait que « j’accroche » ce point de vue à mon palmarès. Sedonax, que j’avais rencontré il y a deux ans n’avait fait qu’aiguiser mon appétit en me donnant l’une des photos qu’il venait tout juste de prendre quelques semaines plus tôt, et cette photo m’avait servi de fond d’écran pendant plus d’un an ! Il y a deux ans, j’avais déjà envisagé de faire cette rando mais j’avais renoncé, ma préparation ne me paraissant pas suffisante sur le plan logistique et en Mai, il faisait déjà beaucoup trop chaud. La période s’y prêtait mieux cette année puisque nous y étions cette année en avril avec une température à priori beaucoup plus clémente que les mois suivants et un niveau d’eau du lac Powell le plus bas de l’année permettant d’espérer des ilots bien dégagés. Ceci étant dit, si la théorie paraissait évidente, la pratique me la paraissait moins … En effet, à mon grand âge (55 ans) je n’étais pas certain compte tenu de mon entrainement annuel qui se limite à une quarantaine de kilomètre de vélo le WE (quand il fait beau, ce qui n’est pas forcément la règle à Angers….) que j’étais encore taillé pour ce type d’aventure… La question backpacking ou non ne s’est pas posée par contre. A la différence de Veileen, qui a eu la gentillesse de me faire parvenir son tracé GPX de son périple effectué en 2016, Je me sentais totalement incapable d’avaler près de 28 km en une seule journée, et ma femme Valérie également, d’une part, et d’autre part pour les photos ce n’était pas idéal non plus. La question semblait réglée mais la mésaventure survenue à Thierry Lagarde (Wavemaster) , et le compte rendu exhaustif publié sur VF l’an dernier m’avait sérieusement refroidi. Nous nous sommes un peu entrainés à Angers à reporter des sacs lourds dans les coteaux de la Loire (avec la tente, les duvets, matelas de sol, réchauds etc… et des bouteilles de Badoit pour alourdir les sacs, cinq litres chacun !!) et j’ai décidé que la décision finale serait prise la veille en fonction des conditions de forme et bien sûr la météo. Reflection Canyon était prévue les 5 et 6 Avril car j’avais obtenu un permis pour CBS le 7, le programme final était le suivant, organisé pour ne pas faire trop de « bavantes « avant l’objectif prioritaire pour ne pas nous fatiguer avant l’heure :

J1 à J5 : New York puis vol de nuit vers Albuquerque J6 Albuquerque - Bisti Nord J7 Bisti Sud – Valley of Dream –ASSP J8 Route vers Hanksville avec Little Egypt et Leprechaun Canyon au passage J9 North Caineville Mésa – Moonscape Overlook – Pinkland près d’Hanksville. J10 J11 Reflection Canyon puis route vers Kanab J12 Tirage loterie puis Paw Hole – Bivouac Alstrom Point J13 Journée libre selon inspiration. J14 White Domes par Watercanyon J15 retour vers Las Vegas via Valley of fire J16 retour Paris via los Angeles

Autant le dire tout de suite, nous avons perdu à la loterie pour la dixième fois en 6 ans…. La météo n’a pas été extraordinaire et Bisti Sud, le Prechaun canyon et Alstrom point sont passés à la trappe. Les deux premiers en raison d’un temps dantesque (pluie et neige ininterrompu J6 et J8) Alstrom point en raison d’une piste totalement impraticable même en 4x4 au bout d’une dizaine de miles, liées aux pluies des jours précédents. Nous avons finalement bivouaqué au campground de White House Trailhead. Le lendemain, la fatigue de Reflection canyon se faisant ressentir et les White Domes nous attendant, nous avons donc tenté et échoué à aller à Alstrom Point, puis fait tranquillement Johnson Canyon et ensuite repos mérité à l’hôtel à Kanab. Par contre grand beau temps ou presque ( Paw Hole sous un ciel bien gris ….) les autres jours, et annoncés comme idéal sur la période prévue pour Reflection Canyon. La température a été en effet de 54F à l’aller, soit 12°C et 63F au retour soit 17°C au retour avec un beau soleil sur les deux jours et cerise sur le gâteau, pas de vent. Rien à voir avec les 30°C auxquels fut confronté Wavemaster l’an passé et si il y a un avantage à retenir pour le mois d’Avril, c’est bien celui-là ! Concernant la préparation physique, nous avions donc fait une petite rando de préparation à Angers dans les coteaux de la Loire avec des sacs en situation (et un bon mal aux épaules ensuite durant deux jours…). Nous avons marché intensivement dans New York (…) et au Nouveau Mexique, fait une belle grimpette dans North Caineville Mésa….je ne pense pas que cela soit la meilleure façon de préparer ce type de rando, mais au moins les jambes étaient décrassées et le jour venu nous étions en forme ! Deux jours avant, nous avons commencé à compléter nos gourdes avec de la Malto Dextrine (2 sachets pour un litre/jour) ainsi que le jour du trek. Le jour même nous avons emmené chacun 5 litres de liquide pour les deux jours, 1 litre chacun complété de Maltodextrine donc, 3 litres complétés par un soluté de réhydratation (Aptonia Isotonic.. gout orange amené spécifiquement de France…) à raison de 4 cuillerées par litres d’eau, ce qui m’a pris une petite partie de la matinée en préparation à Escalante Outfitters où nous avons passé la nuit précédente ! Les deux bouteilles de 700 cc restées telle quelles étant destinées à la nourriture lyophilisée ( diner + petit dej) que nous emportions avec nous. Par ailleurs pour chacun, un duvet, un matelas de sol, un anorak pour la nuit, un pyjama chaud , une brosse à dent….plus répartis entre nous deux le réchaud, petite vaisselle, couteaux, gamelles, etc…

Bref tout compris nos sacs faisaient dans les 16 kg chacun auxquels il a fallu que je rajoute une tente deux places légère 1.9 kg, mon D800 avec un objectif 28-200 et mon tripod qui, bien qu’étant en carbone, alourdit tout de même sérieusement le baudet…..J’ai décidé de ne pas emmener mon 14 mm pour ne pas m’alourdir et quelque chose me disait que cette nuit là , sur une telle randonnée, j’aurais mieux à faire que photographier les étoiles !! Nous avons donc quitté Escalante le jour J et sans surprise il a fallu 1h45 pour atteindre le point de départ presque qu’au bout de la Hole In the Rock Road, la route à partir de la bifurcation pour Coyotte Gulch étant plus difficile du fait des nombreuses pierres et des risques importants de crevaison. Nous avons donc attaqué la rando vers 13h après avoir pris un solide déjeuner à la voiture. Mais ce fut une erreur, à cette période de la journée, cet horaire de départ était trop tardif, il aurait fallu partir une heure avant car nous allons mettre 5h30 pour atteindre Reflection Canyon soit à 18h30. Nous sommes arrivés bien avant le coucher du soleil, mais ce fut « juste, juste » avant que le Canyon lui-même soit déjà dans l’ombre. L’itinéraire est à priori évident : c’est plein sud d’abord, puis Sud/ Sud est en longeant le plus possible la falaise à l’ouest puis enfin Est/Sud est dans la partie finale. ! En fait dès la première demi -heure, il parait évident que ça va être un petit plus compliqué que prévu car même avec l’aide des points GPS, l’itinéraire n’est pas évident.





Les différents tracés GPS sont d’ailleurs assez explicites car vous constaterez que s’ils sont assez superposables dans la partie moyenne et à un degré moindre à la fin, ils peuvent être assez différents au début. Le premier quart du trajet rencontre successivement deux canyons et il s’agit de la partie la plus compliquée de l’itinéraire. On perd beaucoup de temps à se demander à quels endroits il faut descendre, longer, contourner…..et c’est très agaçant quand on sait tout le trajet qu’il reste à effectuer. Et pendant ce temps-là le temps passe…C’est à ce moment-là que nous rejoignons un couple de jeunes américains. Nous nous sommes garés à coté de leur 4x4 sur la piste. Ils sont manifestement un peu (beaucoup) perdus et s’interrogent sur la direction à prendre au niveau du premier canyon qui barre la voie directe vers le Sud. Je leur propose de comparer nos tracés GPS, et là …surprise ! Ils n’ont en tout et pour tout que quatre points GPS et le premier est encore à environ un mile de notre position ! Autant dire qu’ils ne sont pas arrivés et je ne trouve pas cela du tout raisonnable. Ceci dit, ils sont bien équipés par ailleurs. Nous ferons donc le trajet ensemble et me voilà propulsé chef de groupe J avec trois personnes qui me font une confiance aveugle sur l’itinéraire à emprunter. Nous mettrons pas loin de deux heures pour faire le premier tiers de l’itinéraire en prenant l’option du contournement des canyons par l’Ouest ce qui n’est pas le plus rapide certainement, mais l’option est surement moins fatigante et je n’ai pas pris le risque avec nos sacs lourdement chargés de nous retrouver paumés au fond d’un des canyons avec une paroi raide à éventuellement remonter. La seconde partie est beaucoup plus simple : elle est plate et c’est tout droit en longeant la falaise sur notre droite et c’est …. sans intérêt. Tu marches, tu marches, tu regardes ta montre, tu regardes ton GPS, non pas pour savoir si tu es sur le bon chemin cette fois, mais pour voir combien de temps il reste jusqu’au changement de direction qui te mènera jusqu’au spot. En face plein sud, la Navajo Mountain, magnifique encore enneigée, mais autour c’est la platitude désolée. On devine bien le départ de quelques canyons sur la gauche un peu en contre bas mais bon …. Tu en profites pour refaire le monde dans ta tête, et fredonner comme moi une chanson obsédante de Status Quo : « Is there a better way ? » Is there a better way? Is there a better way? Is there a better way ahead or just another day? There's got to be a way to make a better day I'm gonna find away to make a better day You're never gonna be the one to hold me down You're never gonna be the one to hold me down There never was a better way with you around Le temps et surtout la température à cette époque est très agréable et nous ne souffrons absolument pas de la chaleur, même si nous avons décidé de nous arrêter quelques minutes et nous forcer à boire un peu toutes les ½ -3/4 heures environ pour éviter tout risque de déshydratation. 4 heures après notre départ du 4x4, c’est le moment de bifurquer vers le Sud-est, au pied d’une falaise en plateau caractéristique, qui sera notre Landmark visuel pour le retour. Nous avons décidé de faire un dépôt d’eau à cet endroit pour nous alléger, soit deux litres d’eau au total que nous laissons dans des gourdes métalliques emportées pour l’occasion (au cas où un coyotte aux dents acérés passerait par là…). C’est déjà cela, car à partir de cet endroit c’est en descente et il faudra donc remonter demain…L’ambiance change radicalement, désormais c’est du slickrock jusqu’au bout et la rando devient plus photogénique.



De plus, et du fait des pluies des jours précédents, il y a plein de potholes remplis d’eau un peu partout, un autre avantage de partir en avril. Un purificateur d’eau à la place de quelques litres d’eau dans le sac aurait été bien agréable, mais il ne faut mieux pas compter là-dessus. Néanmoins, de bonnes pluies les jours précédents à cette époque, et il y a des bonnes chances de trouver de l’eau.









Il nous faudra 1h ½ depuis la bifurcation pour atteindre Reflection canyon. Le chemin est à créer au milieu du slick rock. Aucune trace, aucun Caîrn. Malgré le GPS nous perdrons encore du temps à trouver le spot, bien qu’au bout d’une heure nous apercevons devant nous des parois qui plonge vers un Colorado encore invisible.

J’imaginais arriver au bord d’une falaise et dominer brutalement le canyon, mais en fait rien de tout cela. Quand nous finissons par dominer l’eau, nous sommes sur un autre méandre, magnifique de mon point de vue au demeurant.

Reflection Canyon reste caché jusqu’à la dernière seconde et il me faudra un peu de temps pour comprendre qu’il faut encore remonter une dernière pente avant qu’il apparaisse enfin ! Je pensais qu’il faudrait ensuite descendre de l’autre côté vers un contrebas une trentaine de mètres plus bas, mais il faut se rendre à l’évidence, la pente est beaucoup trop raide et c’est vraiment trop dangereux. Nous en restons donc là, le but est atteint ! Pas le temps de se réjouir, le soleil est déjà très bas il je n’aurais qu’une dizaine de minutes pour prendre quelques clichés avant que l’ombre l’envahisse, mais elles suffisent à mon bonheur. Deux ans que je rêvais de cet instant ….







Ensuite le montage de la tente, à l’endroit même (mais je m’en rendrai compte plus tard) où Reiner Grosskopf monta la sienne lors de sa seconde expédition et qui se trouve en photo sur son site.



Et un repos bien mérité. Le temps est merveilleux, et bien qu’au sommet de la butte, il n’y a pas (et il n’y en aura pas de tout le bivouac) un souffle de vent. Jamais un repas lyophilisé ne m’a paru aussi bon, et les provisions d’eau sont encore largement suffisantes, en bref tout va bien



Vient ensuite le moment magique du véritable coucher du soleil, et je retourne également vers le méandre d’aval, vu en arrivant , qui m’attire particulièrement. Je ne regrette pas une seconde d’avoir emporté mon tripod! J'en profite pour écouter sur mon IPod un extrait de "The Remembering" (la section finale) sur album de YES : Tales of the Topographic Ocean, que j'adore écouter quand un paysage désertique me procure une émotion profonde.
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Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20
Après avoir livré sur ce forum mon carnet d’un stage infirmier au Cambodge, je récidive pour partager avec vous mes notes prises sur le GR20, ce sentier qui coupe la Corse d’un trait de crayon et qui s’est acquis la réputation d’une des randonnées les plus rudes d’Europe. Classé au top 20 des meilleurs treks au monde selon le National Geographic et numéro un des 10 plus belles randonnées pour le Lonely Planet, il me tardait de me frotter moi aussi à ce trail et d’aller vérifier de mes yeux de quoi était faite la légende. C'est ce que j'ai fait en juin 2013.

Sur cette piste qui escalade et dégringole la montagne sur près de 180 kilomètres et plus de 13000 mètres de dénivelé positif, j’ai vécu des moments de grâce et d’autres où j’aurais voulu me coucher par terre et mourir. Partis à trois amis pour terminer ce trail, nous avons connu des hauts et des bas et… oh ! après tout, vous saurez bien assez tôt si nous sommes allés ou non au bout de l’aventure…

L’affaire n’est pas neuve et bien d’autres voyageurs ont livré le récit de leur GR20. Pourtant, chacune de ces histoires est unique et vaut la peine d’être vécue et racontée. Je vous propose donc de vous narrer la mienne, sans prétention, comme si nous avions le cul posé sur le banc d’un refuge ou sur la pierre dure d’une plaine chauffée au soleil méditerranéen. On y parlera vertus du nomadisme, esthétique de la randonnée, ascétisme de la marche, écologie sauvage, philosophie de bord de chemin et marche ultra-légère, entre autres choses…

Vous en êtes ? Alors pardonnez d'avance mes coquilles et chaussez vos chaussures de rando, nous partons sur ce chemin qui s’étire entre Conca et Vizzavona, en oscillant entre terre et ciel.

Aujourd'hui : l'introduction.
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Voyager à vélo en Sardaigne avec des enfants de 5 et 7 ans?
Sujet peu abordé dans les forum, voyager à vélo avec des enfants de 5-7 ans: trop grands pour les remorques, trop petits pour les grandes distances à vélo !!!!! Nous sommes parents de 3 enfants de 9 ans, 6 ans 1/2 , et 5 ans. Nous partons en Sardaigne, 10 jours "velo/bivouac" à la toussaint, du nord au sud. Le grand a son vélo, il nous a suivi dans le massif central, donc pas de soucis. Mais les deux schtroumpfs ????

Plusieurs solutions me viennent en tête: - 10 jours au chenil...mais s'ils ne s'entendent pas avec les autres bêtes ??? - mettre de l'engrais dans leur bol de nesquik pour qu'ils poussent... trop risqué, risque d'intoxication ! - leur raccourcir les jambes....aucun chirurgien n'a accepté !? - un tandem ou un pino bien sûr, c'est merveilleux, ils participent .... euh 1500/2000€ X2 , faut pas décon....dans un an ou deux ils réclameront leur indépendance ces petits sauvageons.... - la trail gator ou le demi-vélo, mais oui....... et puis une scoliose avant l'adolescence ..... - le followme, une attache de 4kg apparemment stable et solide ... - un siege enfant .....manque de confort incompatibles avec les bagages ???

Chers parents sans grande fortune, comment faites-vous avec vos adorables têtes blondes ????? Mac Giver, si vous parcourez ce forum, aidez moi ???? Bill Gates si vous parcourez ce forum, aidez moi $$$$

Merci à tous pour vos idées. Je vous aime... surtout si vous trouvez une solution !!!

Alexis.
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Voyage en Inde en avril 2009 avec deux enfants
Bonjour à tous

C'est mon premier post sur ce forum mais j'ai déjà parcouru pas mal de messages et j'avoue que ca donne très très envie de commencer le voyage.

Alors voilà, j'ai 50 ans et j'ai 2 enfants de 9 et 11 ans. Nous allons aller pour la première fois en Inde durant les vacances d'avril. J'ai évidemment mille questions et la liste va surement s'allonger mais je commence par les premières:

BILLETS (info, pas une question)pour les billets j'ai trouvé une promo sur Finnair, Paris-Delhi à 482 euros pour moi et 480 pour les enfants, j'en suis très contente! nous partons du 13 au 26 avril. Un jour est perdu à l'aller comme au retour pour le voyage donc nous serons en Inde 12 jours complets.

VACCINS: j'ai bien lu ce qui a été posté sur les vaccinations et j'ai retenu que la typhoïde était vraiment nécessaire. Le médecin nous a fait une ordonnance pour le vaccin Thyphi / M (si je lis bien), ca coute dans les 30 euros en pharmacie, y a t il un moyen de faire cette vaccination moins cher ou bien c'est le bon choix? palu: j'ai lu que cela n'était pas vraiment nécessaire pour 10 jours, ai je bien compris? La Nivaquine coute 5 euros les 100 comprimés, donc je ne nous en priverai pas, mais j'ai lu que ca pouvait rendre assez malade? Que faire?

PASSEPORT/ VISA:

Je dois refaire mon passeport, combien de temps avant le voyage faut il déposer sa demande de visa à l'agence?Sur Paris, on ne peut pas la déposer en personne, c'est bien cela?

TRAJETS: sinon je suis évidemment en train de prévoir les trajets à l'avance, j'ai lu avec grand intéret les récits de tous ceux de vous qui sont partis avec des enfants! Je pense faire un circuit Delhi - Agra - Jaipur - Jodhpur (en sarrêtant aussi à Pushkar, Ajmer et tout ce que l'on nous conseillera). Je pense qu'à la fois Jailsamer et Vanarasi sont trop loin. Et surtout je m'arrêterais bien dans des villes plus petites. Avez vous des conseils?

TRAIN : train: me conseillez vous de faire les réservations de train sur le site des chemin de fer indiens ou bien de négocier les trajets avec les hoteliers, puisque de nombreux voyageurs indiquent qu'ils ont demandé à leur hotel de leur arranger le Delhi - Agra par exemple. Mais est ce vrai pour les trajets plus longs, comme le Agra - Jaipur ?

NOURRITURE: on a bien compris qu'on ne devait rien boire de non embouteillé, ni manger rien de non cuit. Pas de glaces alors pour les enfants? Et les fruits, lesquels peut on acheter au marché? Comment laver des fruits achetés au marché ?

HOTELS:

j'ai bien compris qu'il y a toute la gamme de prix, que me conseillez vous si l'on souhaite avoir de l'eau chaude, un confort minimal, pas de cafards et encore mieux mais sans doute inaccessible, pas de moustiques ? Dans quelle gamme de prix? Est ce que dans les 30 euros ca irait (je ne me souviens plus du taux de conversion de la roupie)

ENFANTS:

Mes enfants ont beaucoup voyagé et d'adaptent en général aux visites touristiques (musée, villes etc) mais il faut quand même prévoir une activité par jour qui soit spécifiquement pour eux. Y a t il des choses à conseiller? NOtamment s'il y avait un plan baignade, piscine, ca serait super!

Voilà, c'est un début et je remercie vivement tous ceux qui pourront nous aider

Amicalement

Deborah avec ses deux loulous de 9 et 11 ans
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Les tribulations d'un Vfestiste en Chine
Bonsoir a tous ...

Ici en France il est 00h15 ..., je suis à 19h heure de mon décollage et je vient enfin de finir mes bagages ....

19 kg pour le bagage en soute et 12 kg pour le bagage a main, et mois qui aime vayagé legé, ... bon en même temps je part pour 6 mois et j'enmène mon matos sportif (escrime et ouais sa pèse ...)😄😄😄

Je vient de finir une petite fête avec mes parents et un pote de toujours et je suis dans un état proche de l'apesentheur ..., mais sa fait du bien, sa permet de vidé la tête ...

Shanghai ma parrut si loin pendant tant de mois et elle me parait si proche tous d'un coup, trop proche ?, l'histoire et mes postes le diront ...

Bon ce poste est juste pour commencer un file qui je l'éspère me suivra pendant mes périgrinations des 6 prochains moi (et ouais je vais pas me passé de VF ...)

Sa commence demain avec la première (?) rencontre VF organisé dans un avion avec le membre Kelaer !!!, ouais tant cas faire, j'aime rien faire comme les autres ... !!! 😏😏

Merci a tous ceux qui mon encouragé et aider a préparer ce voyage, notament Francois, SylvieF, Walinette, Nawal, EspritZen, Fabricia, Simba, Parva, Sandrine, Juju, n Loopkin, Béné et Alan (et tous les autres ...)

Mon prochain post sera soit de roissy soit de Shanghai ... !!! c'est partie pour de nouvelles aventure, j'ai un mélanges de sentiment dans la tête c'est pourtant pas la première fois que je part, mais dans ces conditions si ..., il vont rien comprendre a ce que je vais leurs dires ces pauvres chinois ..., alors en plus quand je vais leurs expliquer qu'il me faut une connection internet par ce que je suis accro à VF ....

Pleins de gros bisous à tous ...

Philo
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Voyage à vélo dans l'Hexagone pour environ quatre mois
Bonjour à tous,

Je m'présente: Simon, la trentaine et le goût du voyage, habitant dans la campagne environnante de Poitiers. Lors de mon dernier périple à pied, j'ai rencontré des cyclos et me suis dit 'Tiens, pourquoi pas tenter un petit voyage sur deux-roues?' J'ai donc prévu de partir ce printemps, vers début mai jusqu'à début septembre. Ne roulant pas spécialement sur l'or(!) j'aimerais intercaler une ou deux expériences de travail saisonnier durant mon voyage pour gagner quelques pépettes supplémentaires (y en aura jamais de trop!)

Je suis néophyte en matière de voyage à vélo, et j'aimerais bénéficier de vos lumières. Premièrement en ce qui concerne l'équipement... J'ai déjà l'essentiel soit la monture, un rockrider de chez Décathlon avec fourche suspendue à l'avant, qui a quelques années mais encore en très bon état de marche.

Ma question concerne les ajouts ou modifications que je dois faire sur le vélo en prévision du voyage... - Pour l'instant je me suis renseigné sur des sacoches (en ai trouvé 2 de marque vaude d'occaz, de 20L chacune). Peut-etre qu'acheter un deuxième jeu de sacoches serait pertinent? A la fois pour ranger toutes les affaires (je pars avec tente, matelas, popotte...) mais aussi pour équilibrer le vélo?? Je me demandais aussi comment se fixent les sacoches... - J'ai des pneux vtt qu'il faudra que je change pour des vtc, pouvez-vous me conseiller un modèle et une marque? - Il faudra bloquer la fourche je suppose, comment est-ce qu'on procède?

Deuxièmement par rapport au trajet, Pour l'instant cela reste assez vague, j'ai quelques amis dispersés dans la France qui me servent de point de repères. Les régions que je souhaiterais visiter sont le Pays Basque, la Bretagne, La Lorraine... et peut-etre traverser la frontière si mes coups de pédales me portent jusque là... Pouvez-vous me conseiller des pistes cyclables dignes de ce nom, qui valent vraiment la peine par les paysages qu'elles traversent? J'ai fait un tour sur le site af3v.org qui détaille les voies vertes et vélos routes, mais j'aimerais aussi bien l'avis de cyclos qui les ont déjà arpenté!

Voilà, merci d'avance pour votre aide et vos conseils! (P.S: j'ai mis en pièce jointe la photo de fidèle destrier)
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Dynamo dans le moyeux utilisé comme chargeur?
Bonjour. Possédant un vélo avec dynamo dans le moyeux qui fournit de l'électricité quasiment sans résistance, serait-t'il possible via un système électronique de l'utiliser comme chargeur? Bricoleurs, si vous avez une solution ou astuce. Merci à tous.
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L'Inde aujourd'hui
Quelques lignes pour faire le point sur notre voyage. Où je parle également de Jean Genet et du poète arabe, Djamel Roumi.

Après quelques beaux jours passés à Paris, où nous nous sommes conduits en touristes, visité les Musées et pris moult photos, nous nous sommes -enfin- rendus à l'aéroport.

Le vol, avec Gulf Air, c'est bien passé. Arrivée à Bombay (Mombai, dit-on de préférence) à 6 h du matin --22° de température sous un ciel découpé de palmiers verdoyants. Nous avons fait connaissance avec trois français. Frank, qui connaît les lieux, nous a permis de nous rendre aisément de l'aéroport à la gare centrale. C'est un sculpteur. Il me montre sur son ordinateur des photos de son travail. Malheureusement, tailler des pierres, fussent-elles dignes d'enrichir par leur beauté l'espace d'un bureau, d'un hall ou d'un jardin, n'est plus rentable. Je peux voir également la maison où il vit en Normandie, qu'il a complètement retapé. Mais il n'est pas heureux dans sa campagne. Il rêve à présent de se monter une petite affaire en Inde, sur une plage de Goa, un restaurant, c'est la raison principale de son voyage. Pour cela, il restera quelques jours à Mombai et promet de nous rejoindre plus tard à Goa. Nous échangeons nos e-mails.

Michel et Catherine débarquent pour la première fois en Inde. Comme avec ma femme nous allons aussi à Goa, nous décidons de joindre nos efforts pour une même destination. C'est une bonne transition pour eux, d'autant plus que leur anglais est plutôt pauvre. L'aéroport doit se trouver proche de la ville car il ne nous faut pas beaucoup de temps avec trois rikshaws -véhicule à trois roues capable de prendre un minimum trois personnes et qui a coûté 80 Rpes- pour nous rendre à la gare locale dont la facade qui nous reçoit est cauchemardesque.

Nous prenons ensuite un train de banlieue, 9Rpes le ticket pour arriver à la gare principale, Victoria Station, d'où nous souhaitons sauter dans un train pour Goa. Ce ne sera pas possible. Mombay est une ville immense mais sans intérêt pour nous quatre. Nous passons l'après-midi sur une terrasse à siroter des jus de luxe et à admirer ces immenses bâtiments décadents de l'ère coloniale qui ressemblent à des palais de Maharaja transportés des planètes édéniques.

Nos nouveaux amis sont au début de la quarantaine. Lui est musicien, batterie et percussions, elle, dans le domaine de la vidéo, tous deux professionnels. Ce qui fait que j'ai réalisé mon premier film sur la plage d'Arambol (sourire). Comme ils ont un ordinateur et le programme approprié, je vais essayer de l'éditer. En France, ils vivent près de Die. Ils sont granolas, écolos, prédisposés au végétarisme et nous partageons bien des intérêts en commun. Immédiatement, une belle chimie passe entre nous. Mais ils sont très bohèmes, aux idées de gauche radicales que je ne partage pas, très politisés, obnubilés par les conspirations des magnats de la finance. Curieusement, les français que nous rencontrons durant notre voyage ont tous cette même passion caractérielle: Sarko est un fascho et la France un pays de requins qui court à sa perte. Pour cette raison, ils rêvent tous de quitter la France. Aller où ? Déjà, ils parlent de l'Inde. Sourire. . . L'Inde, c'est pourtant pire que la France sur tous les bords, à en avoir des cheveux blancs. Je devrais vous trouver des photos de la pub qu'on voit sur les murs ici, c'est wild! (voir l'image attachée, Harry potter en Inde)

Croient-ils qu'au Québec c'est différent de la France ? En tout cas, la culture américaine y est à fleur de peau là-bas. Un dicton indien prévient que peu importe où l'on va, on emporte avec soi son mental.

Catherine, alias Cri, a fait des études universitaires en sciences humaines, jusqu'à trente et un an. Elle connaît les auteurs que je lis en ce moment, Paulhan, Lévi-Strauss, Camus. Elle me parle de Genet. Curieusement, c'est le premier nom qu'elle me cite. Je suis impressionné de rencontrer quelqu'un qui connaît ma littérature de prédilection et aime Genet. Pour moi, Genet représente la facette extrême du monde de la violence que je haïs -le terrorisme. Et je le lui dis. Je déteste cette idéologie dont Sartre s'est repu et qui fait appel à la révolte brutale et sanglante pour imposer ses croyances. « Tuer c'est souvent donner la vie. Tuer peut-être bien.» avait écrit Genet dans Pompes funèbres. Et ailleurs: «Que de morts j'ai pu souhaiter. En moi-même je garde un charnier, dont la poésie aurait à répondre. Que de cœurs dévorés, de gorges traversées, tranchées, de poitrines ouvertes, que de mensonges, d'années empoisonnées. » L'histoire le comblera. Il pourra se promener, selon son souhait, au milieu des cadavres de Palestiniens après le massacre de Chatila, en observateur privilégié. Je me souviens, à le lire, que de contempler ces morts dans les rues, gonflés d'air, la ceinture et la braguette ouvertes, Genet nota dans une frénisie littéraire créatrice, qu'une impression érotique s'en dégageait. Quelle drôle de pensée !? Son homosexualité me revint à l'esprit. Évidemment, c'est pour cela qu'il aimait tant les Arabes! L'Afrique du Nord, le Moyen-Orient, c'était l'Eldorado sexuel pour les artistes français gays. On comprend mieux alors le titre d'un de ses livres sur le monde arabe, Captif amoureux. Oui, l'amour rend aveugle.

Cri a également en sa possession Le Mesnevi, un livre de Roumi, Djamel Al-Din Roumi, un écrivain arabe du douzième siècle, je crois. Il contient une collection de 150 contes soufis qui, dans le monde musulman, sont aussi fameux que le Coran. Je connais certaines d'entre eux par les textes hindous et je soupconne Roumi d'avoir puisé dans ce corpus littéraire pour l'édification de l'ouvrage. Tout comme le fera plus tard, Lafontaine. Pour me distraire l'esprit, j'en lis quelques-uns.

Dans la première histoire, La belle servante, un roi, riche, grand et beau, tombe amoureux d'une esclave qu'il aperçoit sur son chemin. «Il achète cette servante et la ramena à son palais afin de décorer sa chambre de cette beauté. Mais aussitôt elle tomba malade.» Les mois passent et en rêve, le roi est prévenu qu'un sage viendra le visiter bientôt pour le tirer de ce mauvais pas. Le rêve se réalise et le roi voit venir à lui un sage beau comme un dieu, si je peux m'exprimer ainsi sachant parfaitement bien que, dans l'esprit du Coran dont ce livre s'inpire, la comparaison dégage une odeur de souffre. Le roi est fasciné par l'aura du personnage qui lui rassure sur son mal et celui de sa servante. Car après une brève consultation, le sage diagnostique chez la femme des troubles d'origine psychosomatique. Il requiert du roi la possibilité de s'entretenir seul avec sa patiente. Lui tenant le pouls et l'ayant rassurée sur ses intentions, il lui pose des questions. Tout à fait mise en confiance, elle lui parle de la ville où elle vivait et de sa famille. À un certain point de son récit, les battements de cœur augmentent, fournissant un indice au médecin. Il apprend, en définitive, qu'elle était secrètement amoureuse d'un bijoutier et que la séparation de son amant l'a jetée dans un gouffre de désespoir. Telle est la cause de son état. Le sage promet au roi qui avait déjà la tête ailleurs, d'arranger la situation s'il le désirait, pour le bien de tous -et de son âme, surtout. Le roi accepte de bon cœur et envoie sans tarder un messager rencontrer le bijoutier. Il avertit celui-ci du précieux destin qui frappe à sa porte: le roi a entendu parler de lui et lui demande de devenir le bijoutier royal. Il aura sa résidence au palais et sera heureux comme il ne l'a jamais été s'il accepte cette fonction. En guise de bonne foi, le messager lui offre des cadeaux de la part du roi, des étoffes d'une grande valeur brodées d'or. Devant tant de généreuses sollicitudes comme tombées du ciel, l'élu abandonne boutique, femmes et enfants et se rend au palais. Une fois la servante guérie par la présence de son amant et une médecine appropriée, la cérémonie de mariage est organisée. C'est ainsi qu'un bijoutier se voit gratifier d'une jeune femme qu'il ne connaissait pas, belle comme une princesse. « Et les feux de l'amour embrase le monde. Cela vaut la douleur de naître et de grandir. » Dixi A. Camus. Quelque temps plus tard, le sage, ayant comploté son affaire, le bijoutier tomba malade à son tour par empoisonnement; il perdit toute sa beauté et dépérit. Avec le temps, «le cœur de la belle servante se refroidit à son égard. Quand l'amour tient aux couleurs et aux parfums, ce n'est pas de l'amour, écrit Roumi. Ses plus belles plumes, pour le paon, sont des ennemis. Le renard qui va librement perd la vie à cause de sa queue. L'éléphant perd la sienne pour un peu d'ivoire.» Et il conclut que «l'amour de l'éphémère n'est pas l'amour. »

A suivre...
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Un petit tour de chauffe à vélo dans les Alpes françaises et italiennes
Les grands projets se préparent, et souvent bien en avance. Plus le temps du départ approche, plus les doutes se font prégnants. Est-ce possible, est-ce que je ne tire pas trop sur la ficelle ? Mais d’expérience on sait que lorsque l’action est engagée, l’esprit se libère quelque peu, et les incertitudes reléguées au second plan, fournissent le piment de l’aventure.

Dans un premier temps, quelques semaines avant de se lancer dans une nouvelle virée lointaine, nous décidons d’un tour de chauffe avec André, l’un de mes deux camarades engagés dans ce beau projet, plein d’incertitudes, 3000 km et 3 sommets dont deux 6000 en autonomie à vélo à travers le désert d’Atacama entre Argentine et Chili, que nous prévoyons de débuter fin septembre.

Volcan Tuzgle Volcan San Francisco Volcan Socompa

Cette expérience préparatoire va consister en un tour dans les Alpes, entre France et Italie, sur une distance de 600 km et 13 000 m de dénivelé en 9 jours, mais en configuration « lourde ». C’est-à-dire avec pas mal de matériel pour tester et voir ce que l’on peut améliorer avant le départ pour un séjour de longue durée dans les déserts andins. Nous voulons aussi éprouver les sensations en étant très chargés sur des montées longues. Je dois dire que je n’ai jamais voyagé si lourdement lesté en Europe !

Itinéraire de ces 9 jours

Dans toute entreprise humaine, le plus important est incontestablement le facteur humain. « Il n’y a de richesse que d’hommes », cette fameuse formule de Jean Bodin, philosophe du XVIème siècle, s’accorde bien, je pense, avec le voyage engagé à vélo. De la cohésion d’un groupe on est en mesure d’espérer la réussite, alors que chacun des éléments seul pourrait être amené à renoncer.

Mais il est nécessaire que se crée une cohésion, une vraie dynamique d’équipe. Cette courte équipée a aussi pour vocation à favoriser cette symbiose. De l’importance de l’entente dans les aventures risquées, outre le fait que l’on n’y arriverait pas sans participation active de chacun, lorsque cette symbiose s’est effectivement réalisée, on rentre avec des amis pour la vie. Et là, à mon sens c’est le plus beau des cadeaux que le voyage apporte.

Autant le contact avec les populations locales, même dans les coins reculés, où il n’y a pas grand monde, reste superficiel pour une multitude de raisons, autant la relation avec vos compagnons dans l’adversité se renforce et crée de vrais liens forts et durables. Donc, après une première phase de connaissance statique de trois jours en mars, où nous avons préparé notre voyage, bien qu’ayant gravi quelques cols des Vosges sous la neige, nous nous lançons dans une seconde dynamique, où chacun pourra évaluer le fonctionnement de l’autre, sans attendre de se retrouver dans le milieu hostile du désert et des hautes altitudes des Andes.

Nous voilà donc sur le départ pour 9 jours dans cette pré-aventure. Nous itinéraire enchaîne une succession de belles côtes bien raides, avec quelques portions de pistes, où il faudra pousser les vélos sur des kilomètres, et même quelques passages dans les prairies d’altitude du Queyras.

Sans l’avoir fait exprès, la période coïncide avec un créneau de canicule, où les 35 voire 40 degrés seront atteints tous les jours. Cela tombe bien, car ces conditions sur la « ruta 40 » en Argentine et dans la partie chilienne de l’itinéraire nous les connaîtrons. Ce qui va me permettre d’apprendre d’André quelques astuces pour lutter contre ces conditions difficiles, afin de se protéger la tête de la surchauffe. Je me méfie de ces chaleurs terribles, car j’étais passé près du coup du chaleur dans une traversée torride il y a 5 ans. Et cela peut s’abattre sur vous presque sans préavis, en particulier lorsqu’il est impossible de trouver un peu d’ombre.

Premier jour : Orpierre jusqu’aux environs de Corps : 96 km 1759 m de dénivelé à travers le Dévoluy, col de Festre et col du Noyer Départ matinal de ce magnifique village d’Orpierre, dominé de son impressionnant Quiquillon, piton calcaire de 200 m de haut, haut-lieu de l’escalade, rendez-vous de toute l’Europe en dehors de la saison chaude.

Quiquillon d'Orpierre

A 6 heures du matin nous roulons. L’air est frais. Une légère humidité, résultant du rafraîchissement très relatif de la nuit, avive les senteurs des plantes de Provence, toujours très odoriférantes. Le trafic est quasi nul. Nous chercherons tout au long de notre parcours à éviter les routes passantes, cependant sans toujours y arriver. Certaines jonctions de fond de vallée ne seront pas très agréables. Mais en ce premier matin, nous nous débrouillons assez bien. Les 30 kilomètres, en direction du pied du col de Festre, nous conduisent par des routes détournées et désertes, qui évitent l’axe très passant de la vallée du Buëch, puis celui qui mène à Veynes.

La première difficulté, le col de Festre offre une montée d’une quinzaine de km et 800 m de dénivelé. Cette entrée dans le massif du Dévoluy est magnifique. Sur notre droite les majestueuses parois du pic de Bure et de la crête des Bergers prennent de l’ampleur au fur et à mesure de notre progression.

Chaque fois que je les contemple, je pense à deux très grands alpinistes qui ont fréquenté ces lieux, et y ont tracé des itinéraires de haut vol. Tout d’abord René Desmaison universellement connu pour les très nombreuses escalades extrêmes qu’il effectua, mais aussi Jean Couzy, grimpeur talentueux, parmi les meilleurs, en outre polytechnicien. Mais hélas, en 1958 il fut victime d‘une chute de pierre dans cette magnifique face étincelante de la crête des Bergers, ce qui mit fin à une carrière qui promettait encore beaucoup de beaux exploits intellectuels et sportifs.

Pic de Bure

Crête des Bergers

Avec un vélo lourdement chargé et un entraînement presque nul, ayant préféré aller à la pêche à la truite depuis le 15 mars, je me traîne, j’ai même des débuts de crampe, ce qui m’arrive très rarement, très mauvais signe dans un col somme toute pas très difficile. Mon compagnon, par contre, caracole tranquillement devant. J’espère seulement qu’il ne va pas trop s’ennuyer à m’attendre dans ces débuts laborieux. Je sais par expérience que la forme vient assez rapidement au fil du temps, mais 9 jours c’est court, trop court. On verra bien, pour le moment, simplement chercher à appuyer au maximum sur les pédales en évitant l’explosion.

mon vélo pour pays "civilisés"

Enfin, le col est atteint. Nous y faisons une halte dans le restaurant qui matérialise le lieu. Une entrecôte grillée requinque son homme. Bien qu’ayant demandé une cuisson « bleue », elle m’est servie pour le moins bien cuite. Mais ne faisons pas le difficile.

Dévoluy, massif calcaire

Nous reprenons notre chevauchée en direction de Super-Dévoluy et du col du Noyer. Pour y parvenir, il faut au préalable franchir le col de Roupes à 1430 m d’altitude. Une fois au sommet, une descente assez courte mène au pied du col du Noyer.

Col de Rioupes

Dans un village nous faisons le plein de nos bidons. Deux jeunes grimpeurs belges en font de même. Nous engageons la conversation et parlons des escalades marquantes des environs, et puis aussi du Verdon et de ses « lignes » mythiques, ULA, la Demande, les Ecureuils… Aïe cela me rappelle des souvenirs qui remontent maintenant à 40 ans, voire un peu plus ! Nous avons une vue de toute beauté sur les montagnes de cet impressionnant massif calcaire du Dévoluy, en particulier sur le pilier Desmaison au pic de Bure, qui de profil s’impose à nous sur 600 m de hauteur, deux tours Eiffel empilées !

Pilier Desmaison Pic de Bure

Un signe du passé

L’effet fatigue commence à se faire sentir sérieusement en cette première journée, au cours de la montée du col du Noyer. Il culmine à 1664 m.



Nous y sommes

Une descente vertigineuse nous conduit dans la vallée du Drac, rivière impétueuse qui charrie en permanence ou presque des eaux boueuses.

Le Drac

Nous allons bivouaquer à l’orée d’un champ. Le paysan propriétaire du terrain, nous ayant gentiment donné l’autorisation de nous installer. Il va même rester un bon moment à discuter avec nous. Une pluie d’orage généreuse aura la politesse d’attendre, avant de s’abattre, que nos tentes soient montées et que notre riz ait eu le temps de cuire et d’être mangé. Elle sera assez violente, présage d’un lendemain sans nuages.

Premier bivouac
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