Discussions similar to: ordinateur portable léger longue durée
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Choix d'un ordinateur portable
Bonjour à tous,

Mon compagnon et moi partons faire le tour du monde dans quelques mois! Nous sommes en pleine réflexion sur le choix de l'ordinateur portable à emmener. Je sais qu'il y a déjà eu des questions posées précédemment sur ce sujet mais l'informatique évolue tellement vite qu'il me parait bien d'avoir des conseils plus récents.

A savoir que le poids est un critère important, que nous l'utiliserons pour de la navigation internet, sauvegarde de photos et traitement de vidéos. Nous aurons sûrement avec nous la caméra DRIFT HD GHOST.

Nous aimerions (dans l'idéal!) ne pas dépasser les 800 Euros.

D'avance, merci pour vos conseils!
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Photographier pendant un voyage de longue durée
Bonjour à tous, j'ai une question à poser à ceux ou celles qui sont amateurs de photographie. JE pars pour un voyage de 6 mois. Je viens de passer au numérique (et oui seulement), et je m'intéresse aux reflexs. Mais je constate que tous se rechargent ac des batteries li-ion. Autrement dit, pas de pile: ce qui était très pratique du temps des argentiques. Donc je voudrais savoir: comment faites vous pourrecharger votre appareil, quand les pays dans lesquels vous vous rendez n'ont pas de prise 220v ? Ya til des astuces ? Merci bcp à tous
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Pour quel ordinateur portable opter en tour du monde?
Bonjour, La question a déjà été posée, mais cela date de 2007 et les réponses ont donc sans doute évoluer : quel PC portable dois-je emporter avec moi en tour du monde (enfin pas tout à fait : je me limite à l'Asie et l'Amérique du Sud pour 8 mois).

Pour quel usage me direz-vous ? et bien je souhaite alimenter mon blog à distance ce qui implique traitement d'images et montage (simple) de vidéos avec le logiciel Premiere. Ceci implique un minimum de mémoire vive..

J'opte pour un PC plutôt qu'un mac, que je trouve trop tape à l'oeil.. et trop cher. Et bien sûr je cherche le moins lourd possible.. et pas trop cher.. bref je veux tout ;) ou du moins le bon compromis

La FNAC m'a conseillé le Le Toshiba Satellite L735-159. Est-ce que vous pourriez me donner votre avis ? Y a t-il d'autres modèles intéressant au vue de mes critères ?

Merci beaucoup pour vos conseils, le choix n'est pas facile

Ella
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Le "smartphone" deviendra-t-il indispensable pour voyager à vélo?
Bonjour, Ben oui je me pose sérieusement la question. Quand j'ai commencé le cyclotourisme il y a une quinzaine d'année, à l'époque des pneus pleins, et des anciens francs question matos technique communication c'était simple, j'avais en poche des cartes téléphonique pré-payées et j'utilisais les cabines. Ca n'a pas duré longtemps C'est fou à la vitesse où la technologique avance ! Très rapidement, bam !...Plus de cabine et début des téléphones portables. j'ai résisté tant que j'ai pu et m'en suis acheté un (Y'a seulement 5 ans) pour mon 1er voyage longue durée. Comme je voulais faire un blog (orienté famille/copains), et je me suis acheté pour l'occase un pt'i' PC 10 pouces. Finalement pour skyper un peu, m'informer un peu, envoyer des mails, c'est sympa mais bon 1bon kg 1/2 dans la sacoche en plus la plaisanterie. Quand il a rendu l'âme, j'ai continué avec seulement un téléphone portable sur un voyage de 4 mois (sans PC). J'ai survécu et je n'ai jamais pensé avoir besoin d'autre chose. A aucun moment, lors de ces derniers voyage je me suis posé la question du smartphone et durant le voyage à vélo que j'effectue actuellement, je ne cesse de penser à cet engin et de la nécessité d'en avoir un qui me rendrait de grands services (enfin j'ose l'imaginer). C'est vrai que c'est aussi la 1ère fois que je monte si au nord de l'europe, alors qu'avant c'étaient plutôt les pays du sud et qu'ici, j'ai plus de choses à demander au passant (circulation et routes plus dense, difficulté de se repérer en ville etc...)

Malgré mon kg 1/2 de cartes en tous genres des différents pays, je ne compte pas le nombre de fois où j'ai demandé aide au passants, des jeunes le plus possibles (du fait qu'il manies mieux l'anglais et quand je demande un renseignement, une route, un camping paumé en pleine ville sans que j'aie de carte précise, éh bien maintenant, le fameux smartphone sort systématiquement de la poche de celui ou celle à qui je demande quelque chose et qui a la réponse à toutes les questions ! Et combien de fois me suis-je dit : combien de km gagnés par la qualité de ces infos ? Ou bien un camping trouvé avec cet engin en 3 " tout proche alors que je tourne depuis 15 km pour le trouver et qu'on va rater l'heure de la bière réparatrice, hein ? Alors j'en connais, je les entends d'ici, qui vont me dire que c'est bien de se perdre un peu en voyage, que c'est bien de demander sa route (alors que ça se résume à très peu d'échange en général). Oui, c'est sûr, mais que de perte inutile et chiante de temps par moment ! Vous allez me dire : Ah ben lui, il est mûr pour avoir un smartphone ! Effectivement, comme j'ai toujours un peu de retard sur l'équipement hi-tech que détiennent les autres en général, je me demande si je ne vais pas encore une fois succomber à la tentation d'ici peu, car les avantages , je ne vais pas les énumérés : gps, météo etc....

Ma questionde néophyte , c'est ce que ça vaut le coup (attention je ne fais plus de blog) : Qu'en est-il des inconvénient ? Doit bien y'en avoir ? Je sais que ce n'est pas étanche, ces machins là par exemple. Vous en avez tous un vous les voyageurs à vélo ,

Merci pour vos avis, je suis impatient de le lire. (désolé, j'ai été long, mais je suis bloqué sous la flotte dans un camping sur-équipé avec une bonne connexion, alors j'en profite un peu !...)
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Internet mobile avec la carte 3G en Thaïlande?
Bonjour, Je compte me rendre une nouvelle fois en Thailande!!😉 Qui sait si les carte 3g, permettant en un accès internet partout ou les téléphones mobiles fonctionnent, peuvent fonctionner en Thailande. J'en aurai grande utilité ... Merci à tous nos fabuleux forumistes qui sont une source d'information considérable!!!😏
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En direct d'une croisière sur le neoRomantica
Bonsoir à tous !

Il est 22 heures 30, et nous voici à bord du Costa neoRomantica, depuis plus de 10 heures à bord et près de quatre heures de croisière… et dix heures d’enchantement…🙂 J’arrive pas à trouver ce qu’on pourrait dire de mal sur ce fantastique bateau… Madame PAP me dit que je vais y arriver, et comme elle a toujours raison 😇, on va trouver des choses... microscopiques… voire pas si microscopiques que ça, puisqu’elle a eu beaucoup de mal à vider les valises ou tout au moins à les transvaser dans les zones de rangements de notre cabine pourtant immense… Mais comme il faut un commencement à tout, revenons à hier…

PROLOGUE

Dimanche maussade sur Poitiers… Nous n’avons pas une très longue route à faire, puisque Tomtom a dit 5 heures… Du coup, pas de réveil aux aurores, nous ne partirons qu’en début d’après-midi… Autant grignoter à la maison avant de partir, et faire ce « long »😮 trajet d’un coup… Ce n’est donc que vers midi que Madame PAP, fidèle à elle-même termine nos valises en y incorporant toutes les vestes 😉... Et ce n’est qu’après notre petite collation que nous chargeons la 5008… Voiture de location que je suis allé chercher hier, et que nous abandonnerons au Havre… Eh bien je la recommande, cette voiture ! Elle a du coffre ! 5 de nos valises y tiennent, dont les 4 grosses… La Vel Satis n’en admettait que 3… Du coup, il n’y aura plus aux places arrière que ma valisette ordinateur, avec tous ses accessoires, et le grand sac photo (appareil, flash, 4 objectifs, batteries, chargeur… et les « porte-monnaie Londres », de vieux porte-monnaie qui ont été remplis chacun de 60 livres et quelques pences, souvenirs de séjours linguistiques des enfants, pour notre excursion à Londres…)

C’est comme aux jeux olympiques, ça commence par un faux départ 😮, vu que Madame PAP s’aperçoit au moment de rejoindre l’autoroute qu’elle a oublié de prendre son « plip » Liber-T sur sa voiture, vous savez, ce truc qui permet de passer avant tout le monde aux péages d’autoroutes, avec en plus l’impression jubilatoire qu’on ne paie rien…😎 Et paf… Comme aurait dit E.T., retour maison… (oui, oui, je sais, on aurait pu s’en passer, et prendre un ticket, comme « tout le monde »… mais bon, après, ça complique la comptabilité, toutes ces petites facturettes…)

Du coup, vrai départ à 13 heures, et ça démarre doucement, Poitiers-Tours, sur la A10, à 60 de moyenne… Figurez vous que des tas de gens qui rentrent de vacances ont eu l’idée de prendre la même autoroute que nous… 😎 Heureusement, beaucoup doivent ignorer l’existence de la A28, plus récente, et c’est ainsi que tout va mieux après Tours, et que nous rejoignons le Havre vers 17 heures 30… Etape au Novotel local (qui a l’avantage d’être à 300 mètres de l’agence où rendre la voiture demain matin…), non sans avoir refait le plein de la voiture…

Très calme, ce dimanche soir à Novotel… On est quatre tables, dans le restaurant… Retour en chambre, télé, dodo… la routine, quoi…

Lundi 3 septembre : LE HAVRE

Marrant comme y a pas besoin de réveil pour se réveiller à l’heure, les jours où quelque chose d’important et motivant doit se passer… 🙂

A huit heures, on est sur pieds, direction petit déjeuner… A 9 heures, direction l’agence AVIS, restitution de la 5008 (une bonne voiture, mais une boite manuelle pilotée, c’est *pas* une boite automatique ! 😠), et retour à pieds (au moins 200 mètres) au Novotel. Là, on va prendre notre temps et notre douche, et vers 10h 30, check-out et appel de taxi pour le port… Le temps est bien gris, mais c’est bien connu que " les gens du Havre, Ont dans le cœur, Le soleil qu’ils n’ont pas dehors…" 😊

Bon, le gars du taxi ne connaît pas Le Havre, il a commencé avant-hier… 😠

Mais il finit par nous trouver la gare maritime… Immense, le port du Havre, mais surtout pour les marchandises, la partie « humains » est finalement très petite, même si sont là aujourd’hui un bateau Aïda, dont on n’a pas vu le nom, le Grand Princess, et au bout du bout, le Costa neoRomantica… Sûrement lavé avec une nouvelle lessive, car il fait plus blanc que les deux autres… Hou… fait petit, vu de loin, mais super beau ! 🙂

Nous voici à la gare maritime, il est 11 heures… à cette heure là, le Palacrociere grouille, ailleurs aussi, on a toujours vu plein de monde à nos embarquements Costa… Ici, rien… neuf Costamen et Costawoman qui rongent leur frein… C’est tout juste si ils acceptent de prendre en charge nos valises, « l’embarquement » ne commence qu’à 14 heures prétendent-ils, alors je leur explique que j’entends bien embarquer vers midi…😇

C’est surtout qu’il faut la Police, avant, et qu’ils ne savent pas quand elle va arriver, on est dimanche…🤪

Il est midi, Domireig et mini-Domireig sont arrivées, et la Police les suit de peu (non, non, ce n’est pas elles qu’ils poursuivent ! 😎), du coup, l’embarquement commence à midi… Et à midi 10 nous sommes à bord… non sans avoir constaté que toutes les valises présentes ont des étiquettes en papier… sauf les nôtres, que nous avons extraites de notre carnet… c’est, diront certains, un favoritisme scandaleux, mais bon, on va pas bouder notre plaisir… 🙂😇

Whaooo ! 😮😮

alors ce n’est pas le même « whaooo » que le jour de notre montée sur le Fantasia… Mais c’est « super beau »… Le hall d’entrée, de décoration violette d’une très belle sobriété, s’offre à nous… Ce n’est pas du tout le « Las Vagas » Costa habituel… Frédéric Mathieu (ah, l’animal, il n’a pas pris un gramme depuis notre croisière de 2007 sur le Victoria, mais quelle assurance il a pris, en 5 ans…😛) nous accueille en expliquant que les cabines ne sont pas encore prêtes, il nous invite donc à rejoindre la cafétéria du pont 10, le restaurant Giardino…

Moi, vous me connaissez, procédure PAPale numéro 1 😇 : rejoindre d’abord la cabine pour y déposer les bagages à mains et y prendre les cartes… il nous faut donc rejoindre la colonne d’ascenseurs avant… Rhhha ! les bougres, ils ont mis un malabar dans chacun des couloirs qui vont vers cette colonne avant (la bleue, ils ont gardé les deux couleurs du Romantica) qui nous indiquent la colonne arrière (la rouge) en faisant « 10 » avec leurs doigts…😕 Boooon ! ce n’est pas aux vieux PAP qu’on apprend à ruser… OK pour la colonne arrière, mais « 6 » (oups, j’ai oublié de prévenir Domireig, qu'on allait sortir au 6 en catastrophe, et elle reste dans l’ascenseur qui continue vers le pont 10), sortie, et retour par le couloir, vide celui-là 😎, jusqu’à la colonne avant (la bleue)… le temps de voir que sur les 4 ascenseurs, seuls les 2 du milieu desservent le pont 14 (ce que j’avais déjà vu sur les plans), de monter au 14 et nous voilà dans notre grande suite Samsara... splendide… immense… spectaculaire… J’y reviendrai… on fait un tour rapide, on prend nos cartes Costa (tiens, ils ont complètement changé le look de ces cartes, plus de bateau, mais une peinture classique et une couleur pastel variable bleu, rose, gris, doré, selon le niveau Costa-Club, ou un tableau aux couleurs vives pour les non membres du Costa-Club) on laisse nos bagages à main, et on file au restaurant Giardino, qui le midi fait office de cafétéria…

A notre retour on mettra des photos, mais… comment dire… on n’a jamais vu ça ailleurs chez Costa ! C’est beau, c’est blanc, c’est sobre, c’est lumineux… Et puis ce buffet ressemble à ceux de Celebrity… Pas de « trucs linéaires », pas de « chemin de fer » sur lequel glissent des plateaux ou des grandes assiettes ovales que les goinfres emplissent de tas de chose que souvent, ils ne mangeront pas…🤪

Là, ce sont des ilots avec des entrées, ou des plats principaux, ou des fromages (bon, c’est pas le bar à fromages, là, juste les « traditionnels Costa »), ou des desserts… Il y a même des *vraies* glaces, comme sur le Solstice, et après test, aussi bonnes 😛, avec un serveur qui préparent les boules au fur et à mesure des demandes… Un vrai bonheur… Bon, pour le reste, je serais mauvais juge, j’ai pris une francfort et trois frites, j’avais pas très faim… Mais Mme PAP a trouvé très bon ce qu’elle avait pris (surtout des salades)…

Ce n’est que plus tard, en lisant de Today, que nous avons pu apprendre qu’un déjeuner de bienvenue était organisé de 12 heures à 13 heures 30 au restaurant Samsara pour les cabine Samsara… Contrairement 😕 au mail que m’avait envoyé Monsieur Tchangoum (directeur commercial et de la comm Costa), ce qui prouve sans doute qu’il reste sur les bateaux Costa une petite marge de libre initiative…😏 Ca nous apprendra à ne pas lire le Today le plus tôt possible… Mais bon, si nous avions déjeuné au Samsara, on n’aurait jamais testé la caféteria…

Retour en cabine vers 13 heures 30, pour le déballage des valises qui viennent d’arriver… Au passage petit tour de découverte au pont 9 avec le restaurant Samsara, le bar arrière, dit « Tango Night Club », juste à côté, puis le cabaret Vienna, la galerie marchande, le restaurant-club, la chocolaterie… puis au pont 8 le restaurant Boticelli, le bar à vin et à fromages, le Casino (tout petit) le grand bar Piazza Italia (disparu le bar sur deux étages du Romantica !)… Il restera a découvrir le SPA, qui occupe ces deux étages, à l’avant… Et il n’y a pas assez de mots, pas assez de superlatifs, pour dire à quel point on aime la décoration de ces deux ponts publics… Fan-tas-ti-que ! 🙂

Nous voici donc en cabine, pour constater que l’accueil est infiniment sympathique, ça rappelle un peu celui de novembre 2007… Superbe gerbe de fleurs, bouteille de Veuve Cliquot dans son seau à glace, assiette de petits fours salés, assiette de fraises au chocolat… Et la télé interactive de bord (là, Costa a super évolué, on y reveindra) nous informe dans la messagerie que « quelqu’un (sic) nous a offert un crédit de bord, et que nous pourrons l’utiliser pour tout achat à bord »… Décidément, on va finir par se prendre pour de vrais VIP 😊… mais bon, jouons pas les faux-modestes, c’est très très agréable de trouver tout ça, pas prévu, en arrivant en cabine, et nous remercions comme il se doit ce « quelqu’un » (encore une fois, ce sont les mots exacts de la messagerie) 🙂

Très grande, la grande suite Samsara, plus grande que toutes les grandes suites Costa, même celle de l’Europa, avec son entrée qui doit déjà dépasser les 5 m², qui dessert la chambre et la très grande salle de bains avec double vasque, baignoire, grande douche où l’on peut tenir à deux 😊 (pas des sumos, quand même), son grand salon avec véranda sur l’avant du navire, face à la mer, avec canapé, face à une télé écran plat de 104 cm, table basse et deux fauteuils « bas », et aussi table haute et deux fauteuils hauts, lequel salon est prolongé sur la gauche d’une petite alcôve sous véranda, face à la mer, isolée du reste du salon, avec un canapé, et puis donc, la chambre, qui contient un coin bureau, et la zone du lit, avec une Télé écran plat de 82 cm, avec un mur entier en « baies vitrées donnant sur un immense balcon, qui donne à la fois sur l’avant et sur le côté, un peu comme celui de la suite royale du Fantasia, mais beaucoup plus « logeable », avec deux relax et deux petites tables, ainsi qu’une table ronde haute en rottin et 4 fauteuils assortis…

Bon, le premier des « couacs microscopiques » 😉: Mme PAP a du mal à retrouver ses marques dans les zones de rangements… C’est pas qu’il y en ait moins que dans les autres grandes suites Costa, mais c’est complètement différent, de grands placards, mais très peu de tiroirs… Des penderies pas assez hautes pour les robes longues ou les pantalons (si on ne veut pas les plier en deux), parce qu’elles ont toutes des étagères dans le bas… Et un coffre-fort ridiculement petit… la plus petite des tablettes n’y tiendrait pas, et avec simplement nos portefeuilles, les passeports, et les bijoux de Mme PAP, il est plein comme un oeuf… difficile d’y faire tenir notre fameuse « enveloppe de survie », qui devrait contenir en plus nos smartphones et nos médicaments usuels… Va falloir réfléchir…

Bref il aura fallu deux fois plus de temps que d’habitude pour tout ranger… et pour que toutes nos valises aient définitivement disparu sous le lit… Courte pause dans cet après-midi rangement, pour répondre au rendez-vous que nous a donné à 15h 30 Gustavo Garcia, le Responsable Comm et Costa-Club ! Ceux qui suivent nos aventures assidûment 😉 savent qu’il m’avait sauvé la vie à Saint Petersbourg, l’été dernier, en nous trouvant en dernière minute deux places pour le spectacle de danses folkloriques, alors que j’avais coché par erreur « danse classique ». Très heureux de le retrouver, d’autant qu’il nous offre une invitation supplémentaire au restaurant-Club… Décidément, on est choyé…😛 Juste le temps ensuite d’enregistrer ma carte VISA, et retour cabine pour finir de ranger…

Il est alors 18 heures et il est temps de se rendre à la réunion d’exercice d’alerte… Ce n’est pas la « principale », qui aura lieu au départ de Hambourg, c’est une réunion organisée pour être « dans les clous » des nouvelles directives Costa (obligation pour tous d’un « exercice d’alerte » *avant* le départ). C’est-à-dire qu’il n’y a pas eu de sirène, pas de « 71 », rendez vous pour tous les embarquants du Havre (en gros 300 français et quelques autres) au salon Vienna, pour une réunion exclusivement francophone. Frédéric Matthieu nous accueille, et explique que nous allons voir une petite vidéo (en fait celle qui tourne en boucle sur toutes les télés depuis l’embarquement, et qu’on a donc dû déjà entendre depuis midi une quinzaine de fois à défaut de l’avoir vraiment vue, pendant nos rangements 🤪). Après quoi, les 5 groupes de « Muster Station » , tous correctement équipés de leur gilet de sauvetage (et c’est pas triste de voir comment certains les mettent…) après éventuelle rectification, sont conduits par des membres d’équipages à leur « Muster station » et puis… c’est fini, chacun rentre chez soi… On nous a bien aussi expliqué que l’exercice des jours à venir à Harvich, Amsterdam et Hambourg ne nous concernait pas et qu’on n’avait pas à y venir…

Bref, l’impression quand même que si la forme est mise (opération réalisée avant le départ, contrôle des « cartes rouges », chacun sait en principe à la fin enfiler correctement un gilet, et est censé se souvenir de son point de rendez-vous), sur le fond, pas grand-chose de changé… Autrement dit, je ne parierais pas sur le simple résultat du jeu suivant : 200 passagers sont tirés au sort et amenés dans le salon Vienna. Là on leur donne un gilet de sauvetage, et ils ont trois minutes pour l’enfiler tout à fait correctement et rejoindre leur « Muster station »…

19 heures, retour en cabine… Nous invitons Domireig et Mini-Domireig à venir partager avec nous la bouteille de Veuve Cliquot… parce que du Prosecco, on finit pas la bouteille, c’est pas trop grave, mais du Champagne, ça fait quand même mal au coeur… Et Mme PAP, quand elle a bu une demi-bouteille de Champagne, eh bien je peux vous dire que…😊😊 hou, mais y a peut-être des enfants qui lisent, alors je vais en rester là… Alors autant vider cette bouteille au cours d’un premier « demi-apéro VF » (à l’heure où j’écris, on n’a pas encore rencontré Tgvlent ni Avionsol… ou on les a croisés à l’exercice sans savoir que c’était eux…) fort sympathique…

20 heures 15… Nous allons écouter le début du speech de Frédéric Mathieu, qui spécifie bien que les conviés au second service auront le droit d’être en retard, mais que les gens affectés (sans horaire fixe) au Giardino le soir doivent y être avant 21 heures et pourront donc partir « avant la fin »… Il ne parle pas du Samsara, mais nous sommes concernés aussi, donc vers 20h 45, nous allons dîner… Très peu de monde… On nous propose une table pour deux, près d’une fenêtre… Je dis à notre serveuse que nous viendrons tous les soirs vers 20h 30, et souhaitons garder cette table, réponse OK… Excellent dîner, et très sympathique visite du maître d’hôtel italien (mais bon francophone) qui vient nous expliquer qu’il nous est permis si nous le souhaitons d’aller un soir au Boticelli, mais nous expliquons que si nous irons deux fois au restaurant Club, le restaurant Samsara nous suffit tout à fait, puisque de toutes façons, on peut y manger les plats proposés dans l’autre restaurant…😛

Nous n’avons pris certes que « entrée-plat-dessert », mais le service a été à la fois excellent et rapide, sans être trop accéléré… en moins d’une heure, nous avons terminé. Passage au Tango-night Club, juste à côté pour un petit digestif, et retour cabine… Mme PAP gagne rapidement le lit et s’endort… Je profite de l’heure de retard que nous prenons demain en passant à l’heure anglaise pour mettre ce C/R à jour… Avec un sentiment vraiment globalement très très positif… ça reste à étoffer, à conforter, mais ce soir très très positif…🙂

Et puis grande première !!! Je vais dormir, pour la première fois depuis plus de 30 ans, sur la côté gauche du lit (c’est beaucoup plus pratique, de par la position du « coin bureau », et on en a décidé ainsi)… Mais j’ai l’impression qu’au réveil ça doit faire drôle… 😊
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Tour du monde MSC 2019
Bonjour, C'est décidé! Nous venons de nous inscrire pour ce 1er tour du monde avec MSC, sur le Magnifica, au départ de Marseille, le 6 janvier 2019, dont le parcours nous a particulierement séduit... Un grand enthousiasme, mais aussi un peu d'inquiétude tout de même, car partir 119 jours en croisiere, loin de ses bases, cela est inhabituel. J - 777.... J'ouvre cette discussion, pour tous les futurs TDMistes qui seront du voyage, pour qu'ils puissent s'y retrouver et échanger avis et conseils et préparer ensemble, ce qui sera, j'espère, une magnifique aventure... Jean-Marie PS : cela pourra aussi être l'occasion pour les "anciens" de nous faire part de leurs expériences et nous faire profiter de leurs conseils avisés.
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Norvège 2009: partie 1 de Rouen aux îles Lofoten
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR

1ère Partie - ROUEN - ÎLES LOFOTEN

Genèse du voyage L'idée de ce voyage estival en Norvège s'est imposée d'elle-même lors de la croisière que nous avions réalisée sur l'Hurtigruten, l'express côtier de Norvège, fin décembre 2008 et début janvier 2009 entre Bergen et Kirkenes.

Nous étions curieux de connaitre les conditions de luminosité à cette période de l'hiver dans les hautes latitudes et n'avons pas été déçus. De Bergen jusqu'à Bodø, une météo et des périodes de jour à peu près équivalentes à celles que nous connaissons dans le nord de la France à la même époque, avec une infime couche de neige à partir du 3ème jour. Mais une fois franchi le Cercle Polaire Arctique (66° 33' de latitude Nord), et arrivés à Bodø, changement radical d'ambiance, pénombre à partir de 14 h 00, nuit totale vers 15 h 30, et une épaisse couche de neige fraîche dès l'arrivée aux îles Lofoten.

A partir de là, nous progresserons vers le Nord en traversant des paysages enveloppés d'une lumière étrangement bleuâtre, à la fois douce et électrique, réfléchie par la neige qui recouvre tout. Ce bleu blafard devenu omniprésent rend les paysages irréels. Et dans le brouillard, sous les grains de pluie ou de neige, les montagnes bleutées, un ciel cendré et une mer plombée et confuse se fondent en des limites mouvantes et incertaines.

Et il faut faire vite, la brièveté des périodes de jour relatif impose de ne rien perdre de ces bouts de paysages faiblement éclairés. Autant que faire se peut, J-J passe de longs moments sur la coursive extérieure du pont 6 complètement emmitouflé pour se protéger du froid et du vent mordant, le plus souvent à l'avant du MS Trollfjord, à regarder, scruter ou contempler cette fantasmagorie naturelle en perpétuelle évolution.

Nous voulions voir l'hiver dans les régions septentrionales, nous avons donc été gâtés par la luminosité et la météo qui étaient les vedettes de ce voyage hivernal. Mais très vite, sur la coursive du pont 6 du MS Trollfjord est arrivé un profond sentiment de frustration… Ces paysages mystérieux, si beaux sous la neige et dans la pénombre, devraient sans aucun doute être splendides et grandioses sous la lumière estivale.

Les slaloms entre les îles, la vue des côtes escarpées, les arrivées dans les ports, l'été cela doit avoir aussi son charme…

Refaire la même croisière l'été, idéalement en juin ! Pourquoi pas l'été prochain ? Et pourquoi pas en sens inverse, de Kirkenes à Bergen pour avoir une autre vision des choses ? Et quitte à faire un si long voyage, pourquoi ne pas le compléter par un circuit en voiture et visiter l'intérieur du pays ? Pourquoi pas ?

Début janvier 2009, à peine débarqués à Kirkenes, nous savions que nous reviendrons rapidement visiter la Norvège.

Généralités Restait à mettre au point les modalités d'un tel voyage :

· En étudiant la brochure d'Hurtigruten, nous avons compris que dans le sens nord-sud, Kirkenes-Bergen, le transport de la voiture était compris dans le prix du billet des passagers, ce qui incitait forcément à faire le trajet dans ce sens.

· Une escapade au Cap Nord trouvait ainsi sa justification par le fait d'avoir à se rendre à Kirkenes, aux confins du pays.

· Vu les coûts prohibitifs de l'hôtellerie et la restauration en Norvège, le camping s'imposait.

· Et puisqu'il fallait camper, pourquoi ne pas utiliser et transformer le Renault Espace en mini camping-car, alliant ainsi logement, autonomie et indépendance… et économie ?

Et les cogitations ont réellement commencé en mars 2009...

Durée du voyage Avant toute connaissance approfondie des hauts-lieux de la Norvège touristique, l'idée de base était de rejoindre Oslo, puis le fjord de Geiranger, parcourir les îles Lofoten et gagner le Cap Nord avant de se rendre à Kirkenes et embarquer sur l'Hurtigruten. Au retour après Bergen, l'idée était de rejoindre le sud de la Norvège avant de traverser vers le Danemark.

Combien de temps pour réaliser un si vaste programme ? A priori, 3 semaines pour arriver à Kirkenes, 1 semaine à bord de l'Hurtigruten jusqu'à Bergen, 1 semaine pour redescendre à Rouen, donc 5 semaines.

Garde-robe et bagages Premier casse-tête ! Comment s'habiller pour vivre dans des conditions précaires pour une longue durée dans des régions à la météo aussi capricieuse. Nous avons donc prévu les mêmes parkas, sweats polaires et bonnets que l'hiver précédent (et ils nous ont bien servis), des T-sirts et bermudas (ils nous ont servis aussi, mais beaucoup moins), des vêtements de pluie, pulls, avec les changes indispensables, etc, etc… sans négliger les chaussures de randonnée, …mais nous avons oublié les gants !

De plus, nous ne pouvions avoir l'air de campeurs à bord de l'Hurtigruten, nous avions également besoin d'une garde-robe plus élaborée, sans pour autant être grand chic, pour une semaine.

Autant dire que le poids et surtout le volume de ces bagages risquait d'être conséquent. Résultat : une grande valise rigide, 3 ou 4 bagages souples et quantité d'autres petits sacs… rien que pour l'habillement !

En pratique, les bagages les plus usuels restaient dans l'habitacle durant la journée et devaient être transférés tous les soirs sur les sièges avant. La manutention bi-quotidienne de ces bagages ne restera pas le meilleur souvenir de ce voyage.

Heureusement, l'emprunt d'un grand coffre de toit a permis de stocker tout ce qui n'était pas d'utilisation quotidienne, ainsi que la literie (couette, drap, oreillers).

Aménagement de l'habitacle de l'Espace Le problème a priori le plus ardu à résoudre était l'aménagement de l'Espace en un véhicule à tout faire, suffisamment pratique pour faire du tourisme et surtout pour y vivre dans des conditions rustiques (pique-nique, camping), et climatiques incertaines (pluie, froid, vent, etc).

· Une fois les sièges passagers débarqués, il reste dans l'Espace un vaste plancher parfaitement plan de 2.20 m de long et de 1.17 m de large (minimum au niveau du passage des roues AR).

· Sur ce plancher, 7 caisses en plastique de 0.60 x 0.40 m et 0.23 m de hauteur, pour stocker toute l'alimentation emmenée depuis la France.

· Sur ces caisses judicieusement disposées, un "sommier" amovible en trois parties réalisé en contreplaqué de 13 mm d'épaisseur.

· Un matelas gonflable de 1.90 m de long et 1.16 m de large (juste la dimension du passage de roues), opportunément trouvé chez Décathlon.

· Acquisition d'un gonfleur électrique 12 v raccordé sur une prise allume-cigare permettant de gonfler le matelas sans fatigue en moins de deux minutes.

· Réalisation de "rideaux" en tissu occultant tendus sur des tiges souples en fibre de verre assurant une protection vis-à-vis des éventuels indiscrets et aussi une pénombre illusoire au cours des nuits estivales sous les hautes latitudes.



Aménagement extérieur de l'Espace On peut aussi penser qu'une fois ouvert, le vaste hayon arrière de l'Espace prolonge efficacement l'habitacle. C'est en partie en partie exact, à condition que la pluie ne tombe que verticalement et encore… Pour que cela soit réellement confortable, le mieux serait de s'équiper d'un auvent recouvrant entièrement le hayon et débordant largement sur le pavillon (le toit) de l'Espace, avec des joues latérales fixées au sol par des piquets. Rien de tel n'existe dans le commerce.

Fort opportunément, une de nos relations nous procure ce que nous cherchons ou du moins, quelque chose d'approchant. Renault avait commercialisé une série limitée de Kangoo, dénommée "Décathlon" et fournissait avec cette voiture quelques gadgets, dont un abri léger à fixer sur le hayon afin de donner un aspect baroudeur à ce véhicule. Très bien, sauf que le concepteur de cet abri n'a pas été efficacement jusqu'au bout de la bonne idée : un échantillonnage trop léger des tissus et surtout une absence évidente d'étanchéité à la pluie. Si les 3 côtés de cet abri offraient une bonne protection, il n'en était pas ainsi au niveau de la toiture… Néanmoins cet abri, bricolé pour notre Espace, sera surtout utile les jours de vent pour protéger la cuisinière devant ses fourneaux et nous n'aurons pas à regretter de l'avoir emmené.

Restait à résoudre l'étanchéité supérieure de l'installation en cas de pluie violente ou prolongée. Pas d'autre solution que de recouvrir l'ensemble d'une grande bâche en plastique bleu du plus bel effet, elle aussi tendue sur des piquets. Peu esthétique, mais efficace ! Nous n'aurons qu'à nous servir une seule fois de cette bâche sur la route du retour au Danemark.



Matériel Pour le reste, nous avons utilisé le matériel du campeur lambda :

· Une table pliante et deux fauteuils pliants.

· Un réchaud 2 feux et 2 bouteilles de gaz de 2.5 kg (1 seule aurait suffit).

· Une glacière (réfrigérée à l'aide d'une bouteille d'eau que l'on a fait congeler 2 ou 3 fois dans les campings, de moins en moins nécessaire à mesure que nous montions vers le nord !).

· Deux vaches à eau de 10 l, utiles surtout pour la vaisselle des pique-niques du midi et lors des soirées passées en camping sauvage.

· Une valise à pique-nique très pratique pour ranger et protéger toute la vaisselle.

Alimentation Tout, absolument tout a été acheté en France, et globalement l'intendante avait fort bien calculé ses quantités. Cela était réparti dans les différentes caisses en plastique (petit-déjeuner, plats de résistance, dessert, etc…).

La totalité du ravitaillement intégralement fait en France se justifiait pour deux raisons :

· Les coûts prohibitifs généralement pratiqués en Norvège (exemple : fruits vendus à la pièce pour le prix du kilo en France).

· Les étiquetages étant uniquement en norvégien, cela évitait les déconvenues lors de la consommation de produits qui ne correspondent pas obligatoirement à nos goûts.

Nous n'avons complété notre ravitaillement que par du pain (genre pain de mie), que l'on tranche soi-même dans les nombreuses supérettes, et aussi l'achat de pavés de saumon (très bon et relativement abordable, de même que les crevettes en vrac surgelées.

Côté conservation, peu de problèmes, même avec les légumes frais, les fruits et les œufs. Nous avions une glacière que l'on a tenté de refroidir les premiers jours avec une bouteille d'eau glacée dont nous renouvelions la congélation dans les frigos des terrains de camping. Pratique de moins en moins nécessaire au fur et à mesure que nous montions vers le nord et dont nous nous sommes complètement dispensés ensuite (au Cap Nord, il faisait plus chaud dans la glacière qu'à l'intérieur de la voiture… !).

Production d'électricité Un aussi long voyage supposait la prise de nombreuses photos ou vidéos et nous risquions d'être confrontés aux difficultés de recharge des batteries dans des lieux isolés. Nous ne pouvions pas être tributaires que des prises de courant disponibles à rechercher dans des lieux publics. Il nous fallait notre autonomie et notre indépendance électrique.

Nous devions aussi embarquer l'ordinateur portable pour envoyer quelques mails et transférer photos et vidéos pour éviter la saturation des cartes mémoire. Face à l'étendue des besoins électriques, nous nous sommes donc équipés d'un convertisseur de courant 12v/220v de 300 ampères capable de supporter la recharge de l'ordinateur, l'appareil photo, le caméscope et les 2 téléphones portables ! La gestion de la charge de ces différents appareils sera une préoccupation constante durant tout ce voyage

Internet Dès mars 2009, J-J a surfé de longues heures sur la toile pour rassembler le maximum de renseignements pratiques sur le trajet prévu. Ces heures passées en amont ont grandement facilité la réussite du périple.

· Au XXIème siècle, Internet est devenu un outil indispensable pour la préparation de n'importe quel voyage car on y trouve, rien que sur les sites en français quantité d'informations historiques, géographiques, culturelles, humaines concernant le pays à visiter. Les guides papier (Michelin, Routard, etc…), gardant leur utilité au niveau de l'information locale plus détaillée.

· Les sites en anglais sont innombrables et permettent d'accéder à davantage d'informations. La pratique d'un anglais scolaire basique permet néanmoins de naviguer sur ces sites, d'y trouver et d'interpréter le minimum de ces informations, surtout utile pour tout ce qui concerne l'hébergement, les transports, etc…

· La pratique du norvégien aurait été un plus… La consultation de sites en norvégien, donc sans traduction anglaise (et encore moins française), est surtout inécessaire pour la connaissance des horaires et des tarifs des nombreux ferries locaux. Beaucoup de termes s'apparentent à l'anglais ou l'allemand, en mélangeant les deux et après quelques temps, on arrive à s'y retrouver.

· La lecture des forums de voyage, des multiples sites personnels ou de blogs créés par de nombreux camping-caristes à été fort utile. Une vraie mine d'or, tant chacun a sa façon spécifique de voyager, d'insister sur ses points d'intérêt propres (itinéraires, paysages, excursions, rencontres, musées, alimentation, etc…). Il y a toujours quelque chose de positif à retirer de la lecture et la synthèse de tous ces récits, ce qui à permis de peaufiner notre trajet en fonction.

· La consultation de Google Earth est très intéressante. Ce site permet de comprendre la géographie du pays en détail. En superposant les routes sur la vue satellite et en ouvrant les nombreuses photos Panoramio qui sont annexées, on imagine très bien quel itinéraire on va emprunter.

· Internet nous a également été utile pour choisir et réserver les traversées en ferry entre le Danemark et la Suède à l'aller et entre la Norvège et le Danemark au retour

Road book L'itinéraire prévisionnel à d'abord été établi à l'aide d'une carte d'une carte éditée par l'I.G.N. au 1/850.000, complétée par une carte touristique de la Norvège. La consultation du site Via Michelin permettait de déterminer rapidement la longueur et les temps de parcours des différentes étapes. Très vite, on comprend que la connaissance des horaires des ferries locaux détermine l'organisation de l'étape du jour sur certains trajets.

Ce road book comprenait par jour :

· La longueur de l'étape et sa durée prévisionnelle y compris pour les points de passage intermédiaires ou caractéristiques.

· Les sites ou ville à visiter y compris les coûts des visites.

· Les ouvrages à péages (tunnels ou ponts, assez nombreux), et le coût du passage.

· Les ferries avec horaires, durée de traversée et coût.

Arrivés sur place, ce document nous a bien aidé à anticiper l'itinéraire et nous a évité de commettre bien des erreurs de trajet (le G.P.S. nous a également bien servi).

L'élaboration de ce road book devait sans doute être bien faite, car au final le programme a été respecté presque à la lettre. Nous avons fait tout le parcours sans flâner, mais sans jamais nous presser.

Jour 1 - Ma 16/06/2009 - Rouen - Århus (DK)

Donc, nous avons quitté Rouen à 5 h 20, cap sur Århus au Danemark que nous voulions atteindre dans la soirée, soit environ 1.300 km à parcourir essentiellement sur autoroute.

Nelly a conduit jusqu’à Liège que l'on atteint à 09 h 30. Ensuite, J-J a repris le volant pour traverser l’Allemagne. Les autoroutes allemandes sont gratuites, mais on n’en a que pour son argent… La vitesse n’y est en principe pas limitée… sauf signalisation contraire, sauf ralentissement et bouchons, sauf travaux, si bien qu’on n’y roule pas si vite que cela.

Et s’il existe un enfer autoroutier, c’est entre Brème et Hambourg (125 km). Des zones de travaux de 6 kms de long en alternance, avec des voies réduites au plus strict minimum pour le passage d’un camion et d’une voiture avec peu d’espace entre chaque. Dantesque et hyper stressant. Il faut qu’il n’arrive rien sinon cela doit vite tourner à la catastrophe comme on l’a vu dans l’autre sens, avec des bouchons monstrueux sur plusieurs dizaines de kms.

Traverser l'Allemagne sur ces autoroutes infernales (650 km), nous a paru pénible et très dangereux, aussi nous étions bien contents de passer la frontière danoise à 16 h 45. Au Danemark, tout devenait plus calme, peu de circulation, l’autoroute passé à la serpillère et toute la campagne époussetée et passée au peigne fin… Trop propre !

18 h 50, nous sommes fourbus lorsque nous arrivons au camping Blommenhaven à Højbjerg, à 5 km au sud d'Århus. Camping calme dans les bois et en bord de mer.

Nous avions trouvé ce camping sur Internet et le GPS nous a guidés dans un dédale de petites rues dans une banlieue résidentielle avant d'arriver au but. La technologie nous a bien facilité la vie ce soir là, car la recherche de ce terrain aurait été vraisemblablement laborieuse vu notre état de fatigue l'arrivée. Un souci de moins !

Bilan de la journée : 13 h 30 de route et 1.280 kms. Ca fait du bien quand ça s’arrête !!!

Quoi que ! Il a fallu organiser le campement ! Tout retrouver ce qui était tout bien rangé, c'est-à-dire tout soulever et tout fouiller 2 fois avant de mettre la main sur quoi que ce soit ! Galère !

Dans ce camping nous avons découvert et utilisé la cuisine et la salle à manger collectives qui sont de rigueur dans tous les campings scandinaves. Nelly à pu préparer tranquillement le dîner.

Nous avons surtout passé la soirée a essayer d'y voir clair dans notre organisation et à cogiter sur un rangement cohérent du matériel, des bagages, des vivres, de la vaisselle, de la literie sans avoir à tout remuer systématiquement deux fois. L'ampleur de la tâche est démoralisante et avec la fatigue J-J a l'impression que cela ne sera jamais résolu. Pas facile, la vie de nomade !

Jour 2 - Me 17/06/2009 - Århus (DK) - Varberg (S)

07 h 00, réveil après une première nuit plutôt frisquette. En fait, on n’a pas beaucoup dormi ! C'est qu'il a fallu trouver nos marques dans notre Espace. La première cause du froid lors du sommeil provenait du matelas pneumatique. En interposant une mince couverture isolante, le problème a été résolu efficacement dès la nuit suivante.

Nous nous réveillons à l'ombre de grands arbres… Aussitôt, nous déplaçons l'Espace sur un emplacement ensoleillé plus agréable pour prendre le petit-déjeuner, et nous nous réchauffons doucement.

09 h 15, départ du camping après avoir tout rangé dans la voiture. Pas évident d'être efficace. Direction Århus.

10 h 00, visite de Gamle By. A peine à l'écart du centre ville, il s'agit d'un village ancien reconstitué à l'aide de bâtiments traditionnels démontés, transportés et réunis en un même lieu. L'ensemble est fort bien réussi. Sous prétexte de la sauvegarde d'un patrimoine ancien de grande valeur, les concepteurs ont transformé chaque boutique, atelier ou habitation en un musée de l'artisanat et des traditions danoises. Tout ce qui faisait la vie d'un village ancien est ainsi présenté et mis en valeur, parfois avec le concours de personnes en costume d'époque qui fabriquent, travaillent, vendent ou expliquent en situation, comme la boulangère, le tonnelier et même le pasteur… Très intéressant. Nous y resterons une bonne partie de la matinée.

Ensuite, nous avons le temps de faire un détour par le village de Ebeltoft sur la presqu'île de Molls. Nous parcourons ainsi la rue principale d'un village qui a gardé un cachet rustique, une rue typique et animée bordée de jolies façades colorées.

12 h 40, nous gagnons Grenaa, où nous devons prendre le ferry pour la Suède. Nous sommes en avance et pique-niquons sur l'aire d'embarquement avant de passer.

Nous avions réservé notre passage par Internet, aussi les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Internet, le G.P.S., l'espace Schengen et l'euro (dans une moindre mesure dans les pays scandinaves), facilitent bien la vie des voyageurs en Europe…

14 h 00, nous embarquons à bord du ferry Stena Nautica, qui visiblement commence à dater (1986), même s'il a tété rénové en 2002. Peu de monde à bord, la traversée s'annonce tranquille.

14 h 25, appareillage de Grenaa. Il fait un temps splendide, inespéré pour la région, grand soleil et chaleur tout l'après-midi, pas de vent apparent. Nous profitons d'autant plus du sun deck pendant les quatre heures que dure la traversée qu'il y a peu de monde à bord.

18 h 40, débarquement à Varberg en Suède après une traversée de rêve.

19 h 00, arrivée au camping de Geteröns, à 4 km au nord du port. Très pratique ! Encore un camping repéré depuis longtemps sur Internet. Il s'agit d'un vaste terrain plat sans arbres, occupé essentiellement par des grosses caravanes sédentaires, pratique courante en Scandinavie.

Nous discutons en mauvais anglais avec notre voisin qui nous indique qu'il y aura du vent et de la pluie durant la nuit. A peine avons-nous terminé la discussion que le ciel si bleu jusque là se voile très rapidement et que le vent se lève.

Nous installons l'auvent Décathlon sur le hayon de l'Espace pour que Nelly puisse cuisiner dans les meilleures conditions. Notre installation intrigue, puis fait sourire les quelques campeurs qui passent devant nous. Nous dinons rapidement sous l'auvent car il ne fait pas bien chaud. Vu le temps qui s’annonce, une p’tite soupe et au lit ! Encore faut-il se retrouver dans notre amoncellement de matériel à l'intérieur de la voiture ! La technique n'est pas encore bien rodée.

21 h 00, coucher. Nelly regarde un film sur l'ordinateur…

Jour 3 - Je 18/06/09 - Varberg (S) - Oslo (N)

A 4 h, il fait grand jour, la pluie se met à tomber et le vent se renforce, mais bien au chaud sous la couette, quel confort !

09 h 00, le vent et la pluie qui l'accompagne ne nous ont pas incité à sortir rapidement de sous la couette. Vu la météo, nous préparons le petit déjeuner dans la cuisine collective et le consommons dans la salle commune à disposition dans le camping. Pratique !

Ensuite, autoroute en Suède. Paysages vallonnés et verdoyants très agréable à regarder : forêts de sapins, champs, etc… sauf que l’on roule sous les grains et les averses, ce qui nous gâche un spectacle qui aurait pu être agréable.

12 h 45, passage de la frontière norvégienne à Svinnesund et aussitôt, premier poste de péage routier. Des douaniers très laxistes regardent stoïquement les voitures et les camions passer… Nous faisons nos premiers tours de roues en Norvège en suivant la route E6 (laquelle route se termine à… Kirkenes, 2 700 km plus loin !).

15 h 00, arrivée à Oslo au camping Ekeberg (encore trouvé sur Internet et guidé par le G.P.S.), par un temps qui semble vouloir s’améliorer. Nous choisissons notre emplacement et empruntons le bus 74 pour nous rendre en ville et qui nous dépose devant le théâtre.

Oslo n’étant pas le but de notre voyage, nous n’y consacrons que la fin de l’après-midi, pour faire une rapide tour sur les quais du nouveau quartier d'Aker Brygge avec ses boutiques et ses terrasses surplombant le port.

Nous visitons le parc Vigeland, célébrissime et immanquable par ses multiples statues de bronze ou de pierre d’hommes, femmes et enfants dans le plus simple appareil, qui symbolisent tous les moments de la vie, de l’enfance à la vieillesse. On aime ou on n’aime pas. Tout cela se termine sur un promontoire où se dresse un gigantesque phallus constitué de corps nus emmêlés. On vous le dit, c’est un must d’Oslo !

Ensuite, découverte du nouvel opéra d’Oslo. Construit au bord du fjord, c’est un bâtiment tout blanc, à l’architecture ultramoderne et audacieuse symbolisant un iceberg, inauguré en 2008. Surprenant mais très réussi. On peut marcher sur les différents plans inclinés assez raides des toitures. Ca vaut le détour !

Une foule endimanchée se précipite à l'intérieur, nous y pénétrons aussi. Ce soir (19 h 00), on joue Elektra de Richard Strauss. Beaucoup de monde autour des différents bars du hall d'entrée et chacun y va de sa coupe avant d'assister au spectacle. Apparemment, c'est l'habitude.

20 h 00, retour au camping Ekeberg. Le ciel se dégage. Ce soir, c'est repas au soleil ! On a quand même gardé la polaire !

Oslo - L'Hôtel de Ville - Le parc de Vigeland

Jour 4 - Ve 19/06/2009 - Oslo - Lillehammer - Lom



04 h 00, le soleil ne doit pas être loin de se lever.

9 h 15, départ d’Oslo par la route E6, route à 2 fois 2 voies sur les premiers kilomètres où l'on roule à bonne allure. Puis, beaucoup de zones de travaux pour prolonger cette voie rapide. Ensuite, nous roulons sur route nationale à double sens, limitée à 80 km/h comme dans tout le pays. Les Norvégiens sont très calmes au volant, ça ne roule jamais très vite, les distances entre véhicules sont telles qu'il est rarissime de pouvoir doubler.

La conduite est plutôt tranquille et finalement, par la force des choses, on finit par conduire comme les autochtones… parce qu'il est impossible d'aller plus vite qu'eux ! Les piétons sont rois : avant même d'avoir l'intention de traverser un carrefour les voitures sont déjà arrêtées pour les laisser passer. Surprenant au début !

11 h 45, arrivée à Lillehammer (où se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de 1994). Rapide parcours dans cette agglomération sans cachet particulier, si ce n’est une grande église de style néo-gothique en briques que nous ne pourrons pas visiter à cause d'un service d'inhumation.

Nous arpentons la rue principale Storgata. Il y souffle un vent frisquet, nous sommes en blouson et les autochtones en t-shirt… Au bout de la rue, un marché avec plusieurs vendeurs de produits… français, vendus à des prix norvégiens ! Nous y achetons à prix d’or, une baguette, vendue comme française…

13 h 15, pique-nique à l'écart de la route E6, près du parc d'attractions de Hunderfossen. En fouinant, nous nous installons dans une zone boisée, au soleil et au bord d'un petit étang. Un bel endroit entouré de plusieurs huttes aux toits faits en terre et en mousse. Bucolique à souhait ! Jusque là, nous avions privilégié la route aux paysages. A partir de maintenant, on va se calmer un peu et entrer dans le vif du sujet.

L’après-midi sera donc consacré à la découverte de plusieurs églises dites "en bois debout", spécialité de cette région de la Norvège intérieure. Ce sont des églises datant du Moyen-âge (un peu restaurées), entièrement construites en bois y compris la couverture en lauzes de couleur sombre.

15 h 00, arrêt à Ringebu pour visiter la première de ces églises, un édifice imposant construit à flanc de colline et entouré de son petit cimetière. Nous visitons l'intérieur où il fait très sombre. Peu de fenêtres et des murs en bois goudronné ne favorisent pas la mise en valeur de la décoration.

Arrêt pour voir l'église de Sor-Fron, curieux édifice octogonal datant de 1787, avec un très joli porche. Eglise malheureusement fermée.

Malgré tous nos renseignements, nous n'avons pas été assez malins pour trouver l'église octogonale de Otta. En la cherchant, nous nous trompons de route et nous arrêtons en bordure de la E6 devant l'église toute blanche de Selsverket. Fermée, elle aussi !

17 h 50, à l'écart de l'itinéraire initialement prévu, nous traversons le village de Sel et suivons une petite route sinueuse qui nous mène à Vagamo, où s'élève une magnifique église en bois debout au milieu de son traditionnel cimetière. Très belle église… fermée !

En principe, Vagamo était notre étape du soir, mais visiblement l'unique camping du village ne semblait pas prêt à nous accueillir, quasi désert et de plus, en travaux. Nous poursuivons notre chemin.

18 h 30, arrivée à Lom au camping Nordal Turistheim, assez mal organisé, en bord de route et surplombant une zone d'activités. Nous nous en satisferons, c'est le seul à plusieurs kilomètres à la ronde, et nous nous installons pour la soirée et la nuit.

Après le repas, nous admirons la dernière église en bois debout de la journée à quelques pas de notre camping par une belle soirée ensoleillée. Un très bel édifice, les murs en bois et la toiture en lauze prennent des couleurs chaudes sous le soleil qui décline. Beaucoup de sculptures sur les poteaux et les linteaux arrondis. Vestiges de paganisme, des têtes de dragons ornent également le faîtage de la toiture. Et si ce soir, l'église est ouverte, c'est pour un office et non pour les touristes que nous sommes… Décidément, nous n'aurons pas eu de chance avec la visite des églises aujourd'hui !

Une fête ou une foire se termine dans le centre du petit village, nous parcourons les quelques stands où l'on nous propose du saucisson d'élan ou de renne. Non, non, pas ce soir, merci…

De retour au camping, la vie commence à s’améliorer, le rangement de la nourriture et des vêtements s’organise et les manutentions deviennent moins fastidieuses. Et la météo nous devient globalement de plus en plus favorable.

Jour 5 - Sa 20/06/2009 - Lom - Geiranger - Valldal



Depuis notre arrivée en Norvège, été oblige, nous ne connaissons plus l'obscurité. A 01 h 40, cette nuit, il faisait… grand jour ! Pour peu que le soleil brille dès le matin, cela chauffe rapidement dans le Home Espace, donc ce matin, lever à 7 h 15.

Petit-déjeuner en terrasse et départ à 9 h 15 pour une journée importante du tourisme norvégien : la découverte du fjord de Geiranger, localement dénommé "le plus beau site naturel du monde".

Mais avant cela, il nous faut traverser l'une des régions les plus froides de Norvège (les nombreuses plaques de neige sur les bas côtés de la route l'attestent), puis franchir un plateau aride parsemé de petits lacs, pour enfin parvenir à 1 000 m d’altitude et trouver un grand lac encore complètement gelé et cerné de sommets enneigés. Spectaculaire !

La réputation de la région n'est pas usurpée, aussi lorsque nous sortons de la voiture pour contempler les reflets bleutés de la glace du lac Djupvatn, nous sommes complètement frigorifiés et transis par une petite pluie bien piquante. Pourtant le paysage mériterait que l'on s'y attarde davantage. Toute la surface de ce lac est prise par la glace, la neige recouvre tout jusqu'aux berges, et nous ne sommes qu'à mille mètres d'altitude ! Nous nous refugions quelques instants dans le chalet situé à l'extrémité du lac, où nous trouvons une douce chaleur et où Nelly a déjà repéré sa première boutique de souvenirs…

En face du chalet et à l’écart du trajet, une piste à péage grimpe en lacets serrés et escarpés jusqu'à 1 500 mètres vers le sommet de Dalsnibba, d'où l'on a, paraît-il, une vue grandiose. Les nuages nous rattrapent durant l'ascension et surtout masquent partiellement les sommets environnants couverts de neige, ce qui ne présage rien de bon lorsque nous serons arrivés sur place.

A cause du brouillard, le paysage évolue à chaque seconde et dans le dernier virage les nuages se dispersent quelque peu, nous laissant entrevoir quelques bribes de paysage montagneux.

11 h 15, arrivés à Dalsnibba, en quittant l'Espace, nous sommes surpris. La température est basse, certes, mais nous nous attendions à pire. L'absence de vent, quelques timides rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages font que c'est tout à fait supportable. Finalement, l'atmosphère est plus agréable ici qu'auprès du lac Djupvatn, 500 mètres plus bas.

D'une vaste plateforme, nous contemplons un paysage mouvant, changeant en quelques secondes au gré du passage des nuages ou des bancs de brume qui s'effilochent… Des hautes montagnes acérées, des névés sporadiques, les innombrables lacets de la R63 qui serpentent en contrebas et que nous emprunterons dans un moment.

On ne s'y attendait plus, alors que nous sommes encore à l'ombre des nuages, nous pouvons contempler 1.500 m plus bas l'extrémité du fameux fjord de Geiranger inondé de soleil. Magique ! Vu d'ici, il ressemble plus à un lac bleuté serti dans un écrin de montagnes abruptes. Nous restons un bon moment subjugués, planant au dessus de la nature, dominant un paysage en perpétuel mouvement.

L'endroit est fréquenté. Nous devisons un bon moment avec un Français établi à Lillehammer, qui est en excursion avec un groupe d'apprentis d'une école hôtelière. Soudain, dans cet endroit calme et propre à la méditation, nous sommes intrigués par un long grondement sourd qui enfle à mesure. Une grosse moto surgit sur le parking dans une pétarade caractéristique des Harley-Davidson et pilotée par un biker pur jus. Une moto, puis deux, trois, dix, cent, deux cent peut-être, menées par des bikers de circonstance… Toutes les Harley de Norvège sont au rendez-vous. La "Horde Sauvage" investit tout le site dans un énorme tintamarre, les rois de la poignée de gaz provoquent le ronflement des moteurs et les groupes de motards s'invectivent gentiment.

Il est temps de quitter les lieux. Nous reprenons la piste. A la descente, les ravins qui la bordent sont encore plus impressionnants et dans les derniers virages la vue sur le lac gelé est splendide. Un à un, nous enfilons les lacets serrés de la R63 que nous dominions il y a quelques instants du plateau de Dalsnibba et descendons vers Geiranger. Les virages serrés nous laissent quelques splendides échappées sur le fond du fjord.

12 h 15, au cours de la descente, nous pique-niquons sur un promontoire dominant le fjord : un vrai site de carte postale, grandiose ! De ce promontoire, maintenant sous le soleil, nous dominons le petit village et l'extrémité du fjord. De hautes montagnes tombent à-pic, de part et d'autre du fjord argenté. Un paquebot blanc est déjà ancré et un navire Hurtigruten glisse lentement, sans bruit vers son escale, suivi d'un autre paquebot.

Nous restons ainsi un long moment à contempler "le plus beau site naturel du monde". C'est à peine exagéré ! Il fait beau, la température est agréable et l'atmosphère est limpide…

Le village de Geiranger est plutôt touristique et c’est le week-end… autant dire très fréquenté. Beaucoup de Norvégiens sont en promenade et les "bikers" redescendus de Dalsnibba se télescopent avec les croisiéristes des paquebots qui partent en excursion à terre. Un joli désordre !

Nous embarquons sur une vedette touristique qui en 1 h 30, nous permet de voir la partie la plus spectaculaire du fjord et nous ne serons pas déçus. Une navigation somptueuse et grandiose entre des berges quasi verticales, des sommets encore enneigés ; plusieurs belles cascades dévalent les parois sur plusieurs centaines de mètres, tout cela dans un jeu d'ombres et de lumières, de contre-jours ou de couleurs incertaines.

16 h 00, nous reprenons l'Espace. A la sortie du village de Geiranger, nous mettons cap au nord en escaladant "la route des Aigles" qui grimpe de 600 m en 11 virages en épingle à cheveux pour sortir du fjord. Un promontoire marque le point haut de la route : encore une vue à couper le souffle sur la dernière courbe du fjord. Sublime… Et les bateaux qui naviguent nous paraissent bien petits…

Puis, lente redescente vers un autre fjord pour emprunter à 17 h 15 le 1er ferry de notre voyage. Nous attendons quelques minutes à Linge pour traverser le Nordalsfjord en 15 minutes. A peine le temps de descendre de voiture…

17 h 45, nous nous posons au camping d'Uritun, petit terrain tranquille et rustique à la sortie de Valdall. Ambiance familiale, cadre rural au cœur d’une vallée agricole où l’on ne cultive que des fraisiers en plein champ ; ils sont à peine en fleurs !

19 h 00, apéritif, mais un petit vent frais nous oblige à monter l'abri Décathlon pour que Nelly puisse préparer son repas confortablement et ce soir, c'est sérieux, c'est crêpes !

21 h 00, promenade digestive aux abords du camping.

Le lac Djupvatn Le Fjord de Geiranger

Jour 6 - Di 21/06/2009 - Valldal - Trollstigen - Bæverfjord



Départ du camping de Valldal à 10 h 15. Au bout de quelques kilomètres, arrêt sur un pont face à la chute d’une large rivière dans un éboulis de roches. Une petite maison (en réalité, une mini centrale électrique), est coincée entre les rochers et la cascade. Nous discutons avec quelques membres d’un groupe de français voyageant dans un bus suédois et qui se sont arrêtés en même temps que nous.

Puis, nouvel arrêt aux chutes de Gudbrand. Un torrent tumultueux s’encastre sous la roche dans une gorge très étroite avant de disparaître sous terre. L'aménagement du site est en cours. Tous les cheminements et les garde-corps sont en acier, étrange ! Quel sera le résultat final dans plusieurs mois ?

Nous nous élevons en altitude vers un plateau en suivant une vallée glaciaire quasi désertique enserrée entre des sommets enneigés, entrecoupée de petits lacs. Un ciel pur et une atmosphère limpide, font que la vue porte loin, ce qui augmente encore l’aspect grandiose et les dimensions impressionnantes du site. Epoustouflant !

11 h 30, arrêt au plateau de Stigrøra, qui en fait est un col à 852 m d’altitude. De là, part un chemin menant à un belvédère devenu un site touristique incontournable d’où l’on domine "l’Echelle des Trolls". C'est une route escarpée, ouverte en 1936 mais fermée en hiver, qui en une douzaine de virages en épingle à cheveux escalade littéralement la montagne (pente à 11 ou 12 %, par endroits). Les croisements sont souvent difficiles entre les camping-cars et les nombreux bus de tourisme qui fréquentent l’itinéraire. Là encore, époustouflant !

Du belvédère, très fréquenté, nous disposons d'une vue panoramique sur la longue vallée glaciaire qui mène à Andalsnes. En cours de visite, nous discutons un bon moment avec 3 angevins voyagent en 4x4 (style RAV 4), et qui logent en hytter. Ils redescendent du Cap Nord, où ils ont eu un temps magnifique.

12 h 15, nous empruntons donc cette route escarpée à la descente, et faisons un court arrêt devant la cascade de Stigfossen (haute de 180 m). En quelques coups de volant et pied sur le frein, nous nous retrouvons dans la vallée, au pied de la montagne. Et vu d'en bas, ce n'est pas la montagne mais un véritable mur de 550 mètres de haut que nous venons de dégringoler !

13 h 00, pique-nique en bas de l’échelle des Trolls.

14 h 30, second ferry du voyage entre Afarnes et Sølnes pour traverser le Langfjord. 15 h 00, arrivée à Molde, petite ville agréable au bord d’un large fjord où nous avions fait escale en fin d’après-midi l’hiver dernier. Beau panorama sur les sommets enneigés de l’autre coté du fjord. Nous arpentons la rue principale, comme nous l'avions fait l'hiver dernier ; de jour, tout est si différent. Puis, promenade à pied sur les quais jusqu’à l'Aker Stadion (où doit se dérouler un match de football, ce soir), et le Rica Hôtel, bâtiment contemporain en forme de voile.

17 h 00, arrivée à Kanestraum, le ferry vient juste de partir sous notre nez. L'attente ne sera pas trop longue, une demi-heure. L'endroit est isolé, une minuscule boutique (épicerie, journaux, confiserie), essaie de vivre du trafic des ferries…

Notre bac arrive… Désormais, c'est Nelly qui embarque l'Espace sur les ferries. Le prix des traversées est toujours un forfait voiture et chauffeur compris, les passagers supplémentaires paient séparément. Mais les passagers retraités de plus de 67 ans ne paient que 50% du tarif. En dépit de son jeune âge mais grâce aux cheveux blancs, J-J se permet de gratter quelques couronnes norvégiennes à chaque passage. Malin ! On se demande quand même si les Norvégiens dans leur honnête candeur, peuvent se douter de la filouterie de quelques étrangers astucieux. Nous n'en sommes même pas sûrs !

En 20 minutes nous traversons le Halsafjord et arrivons à Halsa. Un débarcadère au bout d'une route, rien d'autre. Juste après, la route E39 vers Trondheim semble barrée et nous prenons une déviation par la R65, ce qui nous vaut un détour conséquent.

18 h 00, nous nous installons au camping de Bæverfjord, petit terrain paisible et pas cher. La responsable ne parle que norvégien, pas facile de se comprendre.

19 h 00, dîner. La soirée est agréable, ensoleillée. Nous faisons une courte promenade au bout du fjord près du camping. Mais le terrain est marécageux et nous faisons rapidement demi-tour.

La traversée du Halsafjord en ferry

Jour 7 - Lu 22/06/2009 - Bæverfjord - Trondheim - Vegset

A 05 h 00, le soleil brille, largement au-dessus des montagnes environnantes.

Route 65 vers Trondheim en suivant une longue vallée où règne une forte activité agricole.

11 h 00, arrivée à Trondheim, 3ème ville de Norvège que nous avions déjà visitée l’hiver dernier. Cette fois-ci, le beau temps règne et il fait même chaud. Autant, cette ville était déserte en décembre, autant elle est animée aujourd’hui. Il y a déjà bien du monde aux terrasses des cafés de la rue principale, Munkegata.

Stationnement en centre ville, sur Dronningensgata, juste à côté de la bibliothèque municipale. Pas fait exprès, mais cela tombe bien ! Nous commençons donc par essayer d’envoyer un mail, gratuit depuis cette bibliothèque.

Il faut d’abord trouver un ordinateur libre, puis se familiariser avec les menus et commandes de l’ordi en norvégien, et ensuite taper le message sur un clavier qwerty, sans accents, sans apostrophes, sans cédilles, mais avec des caractères norvégiens inhabituels, tels que ø, æ, å, Ø, Æ, Å. Mais, on a réussi et le message est bien parvenu à tous ses destinataires.

Nelly est en manque et veut absolument trouver une boulangerie pour y acheter du pain : gageure en Norvège, où nous n’avons pas encore vu ce genre de boutique. Près du marché, nous pénétrons sans conviction dans une galerie marchande. Et, bien en vue au milieu de cette galerie… une boulangerie-viennoiserie vend… des "baguettes françaises" (écrit tel quel sur les étiquettes), mais le prix, lui, reste norvégien ! Et même la vendeuse s’exprime en français.

Avec l’Espace, nous nous déplaçons dans le quartier de Bakklandet. Pique-nique ensoleillé sur un terre-plein sur la rivière Nidelva, face aux entrepôts multicolores. Au même endroit, le 31 Décembre, nous étions sous les bourrasques de neige fondue.

Passage sur le vieux pont Gamlebybru, puis montée à la forteresse de Kristiansten Festning, construction blanche et massive. Depuis les talus en herbe, quelques points de vue sur la ville et le fjord.

Retour à la voiture par les rues de Nedre Bakklandet, bordées de maisons anciennes et colorées.

15 h 00, repris la route par la E6 via Levanger et Steinkjer au fond du fjord de Trondheim.

Poursuite sous une averse orageuse en longeant le lac de Snåsa,

18 h 10, au bout du lac, nous trouvons le camping de Vegset. Personne à la réception, entrée libre, le gérant passera plus tard… Il y a même un tableau avec les clés des hytter à disposition avec une boite à lettres pour déposer l’argent le lendemain matin… Installez-vous ! C’est la Norvège…

Mais l’orage menace… D’où une grosse hésitation pour installer notre campement. Avant toute décision, petite balade dans le camping et sur les bords du lac. Dans le camp, il y a beaucoup de caravanes avec des avancées, des auvents en dur, terrasses en bois, etc… dénotant un aménagement en plusieurs phases. Sans doute une astuce pour contourner un règlement particulier ?

19 h 30, début de l’orage. Finalement, on se réfugie dans une hytte (280 NOK) pour 4 personnes. Un peu sombre, équipée d’un frigo, four électrique et 2 plaques chauffantes, chauffage électrique que l’on n’a pas utilisé, éclairage et prises de courant. Couvertures et oreillers. Mais pas d’eau, il faut utiliser les installations communes, (sans doute à cause du gel en hiver).

Pendant que l’orage se déchaîne, on est au sec et l’on dîne sur une vraie table. De plus, on a pu recharger tous les appareils électriques à bloc.

Finalement, ce choix s’avérera judicieux, car le lendemain matin, il pleut encore.

Trondheim - Les anciens hangars sur les rives de la Nidelva

Jour 8 - Ma 23/06/2009 - Vegset - Brønnøysund - Thorghatten



Il a plu toute la nuit. Réveil à 07 h 30. Il crachine et la visibilité est mauvaise. On regrette encore moins d’avoir choisi la hytte. P’tit dej à l’abri, puis rangement dans l’Espace de toutes les caisses qu’on avait du sortir. Finalement, la hytte c’est contraignant ; et en plus il faut nettoyer la hutte.

A 08 h 30, le gérant du camping vient réclamer son dû. Nous redéposerons la clé au tableau en partant !

Départ vers Grong, puis bifurqué par la R775, toute petite route étroite et sinueuse. Nous slalomons au ralenti entre les moutons éparpillés sur la chaussée et les accotements. Imprévisible et dangereux, surtout à la sortie des virages, ces animaux n’ont vraiment pas conscience du danger !

A Høylandet, nous rejoignons la R17, la route côtière touristique (Kystriksveien), que l’on va suivre jusqu’à Bodø pendant près de 600 km.

Paysages vallonnés, rivières, belles forêts de sapins, fonds de fjords sous la pluie intermittente rendant les vues bouchées.

12 h 30, arrivée sous la pluie à Holm pour prendre le 4ème bac du voyage. A cause de la pluie, pique-nique dans la voiture dans la file d’attente. Traversée du Bindalsfjord jusqu’à Vennesund en 20 minutes sur un gros ferry, 4 files de véhicules, grands salons, boutique bien achalandée, cafétéria où tous les Norvégiens mangent des hot-dogs faits de grosses saucisses genre Francfort. Le temps encore bouché nous empêche de gambader sur le pont extérieur

En débarquant du ferry, la visibilité semble vouloir s’améliorer doucement. Le paysage change aussi, devient plus maritime et pourrait rappeler certains coins de Bretagne nord.

14 h 30, arrêt à Vik pour visiter par hasard une église en bois (et miracle, elle est ouverte !). L’extérieur est couleur blanc et caramel. On a pu visiter l'intérieur peint en rose et mauve, décoration minimaliste, orgue contemporain, et une belle galerie de portraits des anciens pasteurs.

15 h 30, arrivée à Brønnøysund. Ville et port tout en longueur sans cachet exceptionnel. Quelques courses dans un supermarché, avec de super prix… surtout les fruits. On a eu bien raison de faire le maximum de ravitaillement au départ de France !

Sur le port, Nelly visite une petite galerie marchande, pendant que J-J regarde l'arrivée par le nord du MS Lofoten d’Hurtigruten.

17 h 00, arrivée au site de Torghatten et installation au camping du même nom au pied du rocher. Nous trouvons un emplacement exceptionnel en bord du sund avec une jolie vue sur les sommets du continent. Idéal… sauf que le gérant du camp vient allumer un feu de camp à notre vent, sans doute pour célébrer la Saint-Jean, mais est-ce la vraie raison ?

Sans tout comprendre, nous préférons déménager pour ne pas être enfumés, et trouvons un autre endroit près d’une mini-plage. Beaucoup de camping-cars en passagers.

18 h 00, marche vers le trou du rocher de Torghatten. Ce gigantesque trou est une curiosité géologique creusée par la mer dans des temps immémoriaux. Il traverse de part et d'autre un immense rocher en forme de chapeau de gendarme. Inhabituel, ici, on ne tombe pas dans le trou, on y monte ! 125 m à gravir dans la caillasse avant de pénétrer dans le fameux trou, qui fait 160 m de long, 20 de large et 30 de hauteur. Il faut redescendre un escalier en bois pour atteindre la base d'une vaste salle, et vers le sud il y a une jolie vue sur un semis d’îles basses à perte de vue et une ferme isolée en 1er plan.

21 h 00, balade à pied aux abords du camping au fond d’une anse. Nous repérons de nombreux bigorneaux, on s’équipera mieux la prochaine fois. Les nuages se déchirent et l’on comprend que le soleil n’est pas pressé de se coucher…

Jour 9 - Me 24/06/2009 - Thorghatten - Nesna

Grand soleil dès le matin.

Peu après Brønnøysund, ferry entre Horn et Anddalsvåg pour traverser le Vellfjord avec un peu d’attente. Continuation sur la R17.

11 h 30, arrivée à Fjorvik et attente du second ferry de la journée. Promenade à pied sur le port de plaisance et dans le hameau.

12 h 05, ferry pour Tjøtta. Très agréable traversée d’une heure dans un enchevêtrement d’îles et d’îlots, sous un ciel sans nuage, un chaud soleil et une forte luminosité. L'eau du fjord est d'un bleu intense, inimaginable pour la région. Passé tout le temps sur le pont pour admirer un paysage magnifique : une grande île de roche rouge, d’autres vert sombre, plantées de sapins, et la face orientale du massif des 7 Sœurs en arrière-plan. Discuté avec un couple de Liégeois, vus à Torghatten, qui circulent dans un gros camping-car gris et qui font leur deuxième voyage en Norvège.

Pique-nique peu après Tjøtta, juste au bord du Velsnfjord avec de jolies montagnes en arrière-plan. Un endroit très calme propice au repos.

Arrêt à la nécropole russe (2ème guerre mondiale), minimaliste.

Arrêt à l’église médiévale d'Alstahaug construite en pierre dans un très joli cadre verdoyant près de la mer. A l'intérieur, belle chaire et tableaux en bois sculpté et polychrome. Curieux clocher à bulbe. Comme souvent en Norvège, cimetière bucolique et bien entretenu autour de l’église, avec quelques "pierres" tombales en fonte. Très bel ensemble.

Longé le versant occidental du massif des 7 Sœurs avant d’arriver à Sandnessjøen, petite ville vite visitée : la rue principale et le port sont d’un intérêt réduit.

Passage sur le haut pont à haubans de Helgelandbru (devenu gratuit) franchissant l’étroit Leirfjord.

17 h 00, 3ème ferry du jour à Levang pour rejoindre Nesna. A l'embarcadère de Levang, cadre typique de Norvège avec des huttes de pêcheurs rouge sang construites sur pilotis. Traversée du Ranafjord en longeant des côtes verdoyantes parsemées de grosses exploitations agricoles en bordure du fjord. L'activité est intense, c'est la période des foins. Belles montagnes enneigées dans le lointain. Cadre splendide.

Installation au camping de Nesna, intégré dans un motel-centre de vacances (!?), à faible distance du village et du débarcadère du ferry, et en bordure de fjord. Accueil sympathique. Parties communes bien équipées, cuisine, salle de repos et de télé. Terrain très agréable.

Pêche aux bigorneaux devant le campement, belle récolte. Après le repas de bigorneaux et de crêpes, promenade à pied jusqu’à l’église du village et au port, toujours sous le soleil.

Transfert des photos et des films dans la salle télé du camping.

22 h 50, le soleil qui brille toujours passe derrière les montagnes et nous nous couchons au grand jour. En fait, nous sommes à 120 km du Cercle polaire et il n’y a maintenant plus de nuit.

En résumé, une journée exceptionnelle.

Le Velsnfjord

Jour 10 - Je 25/06/2009 - Nesna - Svartisen - Reipa



Grande luminosité durant toute la nuit. 06 h 45, réveil sous un grand soleil et déjà (!) la chaleur.

08 h 20, tenue vestimentaire d'été (T-shirt et bermuda), départ et trajet par une route longeant des fjords tranquilles donnant de beaux reflets dans l'eau calme ainsi que des cimes enneigées en arrière-plan, (Sjonafjord).

10 h 00, arrivée à Kilboghamn, soit un parcours de 90 km en 1 heure 50 ! Il ya déjà une longue file de voitures et un bus pour emprunter un ferry qui paraît bien petit. Suspense, jusqu'à ce qu'arrive notre tour. Montera, montera pas ? Finalement, on rentre, mais de justesse ! Le bac suivant était 2 heures plus tard.

Toujours du très beau temps, mais bizarrement, un petit vent frisquet oblige à trouver un abri sur le pont du ferry. Belle navigation de 70 minutes en slalomant entre de nombreuses îles. Passage du Cercle Polaire (annoncé par l'équipage), et devant la boule métallique marquant le lieu : 66°33' N immortalisée par tous les photographes du bord.

Débarquement à Jetvik, puis pique-nique express au fond du beau Tongsfjord, chassés par un vent glacial et surtout des mouches très agressives.

Toujours sous un franc soleil, courte traversée du Skardsfjord, entre Ågskardet et Forøy. Du ferry, on a quelques vues sur le sommet du glacier Svartisen.

Arrêt à Braset sur le Hollandsfjord, pour plusieurs points de vue sur l'Engabreen, bras du glacier Svartisen se jetant pratiquement dans le fjord. Pris une vedette pour traverser le fjord et rejoindre la base de l'Engabreen, mais il reste 3,6 Km à faire à pied avant d'y parvenir. Chemin très facile au début, malgré la forte chaleur (eh, oui !), devenant plus difficile au pied du glacier sur la roche polie et lissée au fil des siècles par l'avancée du glacier. Il y a même des chaînes pour s'agripper à la montée. Dur ! Finalement, on cale en cours de route, aussi à cause de la chaleur. (Ce sera en réalité, la journée la plus chaude de ce voyage).

On a toutefois de très belles vues du glacier et du fjord qui brillent de mille éclats sous le soleil. ("Le soleil fait pétiller la mer", dixit Nelly). C'est vraiment magnifique. Sans toucher la glace, nous en sommes assez près et malgré tout, cette balade devait être faite.

Retour à la voiture et poursuite en empruntant les tunnels de Glomfjord. Trois tunnels à la suite de 7 km,1 km et 2 km de long avant d'arriver à Ørnes.

Camping à Reipa, 5 km après Ørnes, dans un terrain quasiment vide, exposé au vent et à l'ombre des montagnes avoisinantes, donc très froid.

Promenade à pied sur une grève des environs.

23 h 30, le soleil brille nettement au-dessus de l'horizon entre les 2 montagnes au nord du camp.

Le terrain de camping de Reipa

Jour 11 - Ve 26/06/2009 - Reipa - Bodø - Å i Lofoten

Toujours du grand soleil au réveil

09 h 45, départ du camping. Nombreux arrêts le long des fjords, notamment à Storvik et sa longue plage de sable (mer bleue intense), et au lac de Valnes, avec quelques abris colorés et plusieurs barques échouées sur les berges.

12 h 00, arrêt au pont de Saltstraumen pour voir les courants entrant ou sortant du Skjerstadfjord, par un goulet de 150 m de large (± 400 millions de m3/h à 28 nœuds aux plus fortes marées). Descente à pied sous le pont sur la rive est. Nous arrivons à la fin du jusant, donc rien d'extraordinaire, mais en un quart d'heure le flot arrive et le phénomène s'accélère. L'eau défile alors très vite et bruyamment ; marmites et tourbillons sont en évolution permanente : impressionnant. Pique-nique sur place accompagnés de nombreux pêcheurs ou curieux venus, comme nous, regarder l'eau passer.

Nous montons à pied sur le pont pour avoir une vue d'ensemble du phénomène et ne sommes pas déçus, c'est encore plus spectaculaire, surtout de voir à quelle vitesse l'eau rentre dans ce fjord. De plus, très beau panorama sur l'amont du fjord et les montagnes enneigées vers le sud.

Fin de la route 17 à Løding, un très bel itinéraire de près de 600 km réalisé en 3 jours ½ et qui méritait d'être fait, bien mis en valeur par une météo exceptionnelle.

15 h 45, arrivée à Bodø à l'embarcadère du ferry pour Moskenes (Lofoten). Sur le vaste terre-plein, déjà beaucoup de monde à attendre sur 6 files. Il semble que suite à une avarie, le ferry de 15 h 00 ait deux heures de retard, et que la file d'attente soit en conséquence ! Nous n'avons pas réservé notre passage. Donc, suspense et patience !

Le MS Trollfjord d'Hurtigruten est à quai. Nous étions à cette même escale le 1er Janvier dernier, mais sous une météo et une luminosité bien différente.

16 h 30 Petit tour rapide en ville. Peu d'intérêt, ce que nous savions déjà.

17 h 00, retour à l'embarcadère. Un ferry vient d'arriver (celui de 15 h 00 ?), beaucoup d'incertitude pour embarquer normalement dessus. Cela ne semble pas organisé ou bien c'est la panique parmi le personnel chargé de l'embarquement.

Ce sont les vacances, c'est aussi le week-end et il y a affluence. L'énervement grandit parmi les passagers, d'autant qu'après ce ferry, le suivant est à 00 h 45 !!!. C'est la grande valse-hésitation sur le terre-plein, et à cause de la panique générale du personnel, la montée des véhicules se fait au compte-gouttes, allongeant encore la durée du désordre.

18 h 00, ça y est ! Nous sommes parmi les tous derniers à embarquer sur le catmaran MS Bodø. C'est vraiment passé de justesse. Les 5 files de véhicules sont remplies. A l'intérieur, dans le grand salon une longue queue se forme instantanément à la cafétéria bien avant le départ. Ensuite, la plupart des passagers s'installent et mangent. Nous pique-niquerons également à bord et Nelly s'offrira une glace.

18 h 15, appareillage. A peine virées les îles à la sortie du port que l'on aperçoit déjà les Lofoten à l'horizon… soit une visibilité proche de 90 km !

Ciel toujours clair, temps calme, mer plate. Traversée agréable à une vitesse de 16 nœuds (soit 29 km/h), donc, pas très chaud sur le pont extérieur en fin de journée. Vers l'arrière, vues sur les montagnes enneigées du continent norvégien, et se rapprochant, "le Mur des Lofoten", fait de montagnes escarpées, paraît infranchissable.

21 h 30, arrivée à Moskenes, petit port tranquille au sud de l'archipel. En contre-jour, les montagnes ont des reflets très sombres dans les eaux du port. L'éclairage est très contrasté, aussi de beaux reflets des bateaux et des rorbuer.

21 h 50, arrivée à Å i Lofoten et installation au camping de Moskenesstraumen à l'extrémité du village. Le Guide du Routard avait raison, pas terrible ! Accueil minimaliste. Cher pour le peu de prestations offertes, nous sommes installés sur un terre-plein exigu et tristounet, coincés entre 2 camping-cars.

Balade à pied jusqu'à l'extrémité du camping (inaccessible aux véhicules), où le site est plus grandiose et sauvage. Nous partons explorer le village et marcher autour du port au milieu des rorbuer rouge sang, bâtis sur pilotis. Ces rorbuer semblent fréquentés par des amateurs de pêche sportive qui ramènent de belles prises : flétans énormes et autres qu'ils découpent ensuite sur place. Storvik - Å i Lofoten

Jour 12 - Sa 27/06/2009 - Å - Svolær - Handelsand

Petit déjeuner dans la salle commune du camping face à la mer.

08 h 45, départ du camping et déjà arrêtés quelques centaines de mètres plus loin pour photos et films du port de Å, avec ses rorbuer multicolores, des petits chalutiers et les montagnes acérées et à pic en arrière-plan, le tout accompagné par les cris stridents des mouettes. Ce village est la carte postale des Lofoten.

Puis, au port de Reine, les rorbuer rouge sang se détachent des eaux bleues du port et contrastent, là encore, avec les montagnes tombant à-pic brutalement dans la mer. Typique ! Ensuite, arrêt à Hamnøy.

10 h 15, Flakstad, immense plage de sable blanc baignée par une mer turquoise avec montagnes en arrière plan. Paysage surréaliste, inimaginable à cette latitude, et pourtant bien réel. Il ne manque que les cocotiers pour que ce site soit paradisiaque. Résultat, personne, absolument personne sur cette longue plage, si ce n'est 1 ou 2 couples d'huitriers-pie qui courent avec nous sur le sable en lançant des cris stridents.

10 h 30, à l'écart de la route, le port sauvegardé de Nusfjord, là encore, cliché des Lofoten. Péage de 5.50 € par personne (un peu exagéré), pour l'entretien et la conservation du site. Rorbuer jaune et rouge sur pilotis autour d'un petit port en fer à cheval. Dans quelques bâtiments d'époque, espace muséographique concernant la pêche, le travail de la morue et tous les métiers s'y rapportant. Boutique de souvenirs dans une échoppe restée dans son état d'origine. Site très visité.

Arrêt au panorama de Felsa, sur un tertre à l'écart de la route. Vaste point de vue sur une large vallée verdoyante.

12 h 00, détour par la plage d'Haukland, sur la côte nord de l'archipel. Malheureusement, d'épais nuages et du vent fort arrivent sur place en même temps que nous, difficile de rester. Franchement dommage, car c'est une belle plage de sable blanc.

A proximité, et après être passés sous un tunnel, pique-nique sur la plage d'Utakleiv. Ecourté à cause du temps très maussade et du vent froid. Encore dommage, car nous avions une très belle et longue plage face à nous.

13 h 00, passage à Stamsund, courte escale Hurtigruten de l'hiver dernier que nous avons bien du mal à reconnaitre. Retour du beau temps et poursuite par la R815 sur la côte sud de l'archipel par Valberg, dans de beaux paysages de montagnes tombant brutalement dans des plaines marécageuses.

Visite du port de Henningsvær, situé sur une île et accessible par un pont à voie unique réglé par des feux tricolores. Sur fond de montagne abrupte, un port tout en longueur entouré de constructions blanches sur pilotis.

16 h 00, arrêt à Kabelvåg, où se déroule un rassemblement de vieux gréements locaux, ainsi qu'une fête populaire sur la place du village. Une animation que nous n'avons jamais retrouvée ailleurs en Norvège. Les gens sur des tables et des bancs au milieu de la place mangent du poisson ou des crevettes. Un groupe joue de la musique sous un kiosque. Nous achetons 1 litre de crevettes pour le dîner.

A la sortie du village, une très belle église en bois peint en marron est en cours de restauration.

18 h 30, Svolvær. Nous assistons à l'arrivée du MS Polarlys d'Hurtigruten qui débarque son lot de touristes pour des excursions dans l'archipel. Difficile de reconnaitre de jour l'escale faite de nuit et sous la neige l'hiver dernier.

La géographie se prête à l'observation du soleil de minuit et nous voudrions faire du camping sauvage sur la côte nord pour cela. Il fait beau, bien que le ciel ait l'air de se couvrir légèrement et qu'un vent frisquet commence à souffler. Ce soir, nous pique-niquons avant de trouver l'endroit idéal : repas de crevettes.

Plus nous roulons vers la côte nord, plus le temps se couvre. Arrivés à Laukvik, il bruine ! De plus, de la route, nous ne trouvons pas d'accès commode vers la plage ; de toute façon, le soleil à minuit paraît bien compromis.

21 h 00, dépités, nous poursuivons notre itinéraire vers Fiskebol par une petite route qui se transforme vite en piste en traversant des paysages désertiques pendant plusieurs kilomètres. Dans la grisaille, rien pour accrocher le regard, pas une maison, pas une voiture, rien ! Difficile de trouver un endroit sympathique et sûr dans un tel désert pour camper.

21 h 30, en roulant, sur la gauche et bien à l'écart de la route, une petite église isolée et à côté les toits de 2 camping-cars. A gauche toute ! Au bout du chemin, au pied de l'église, une petite place en herbe où stationnent pour la nuit 2 camping-cars immatriculés dans l'Orne.

Installation rapide du campement sous le crachin et café bien chaud.

22 h 30, le temps se dégage timidement. Marche à pied vers le rivage, l'horizon vers le nord rosit à peine. Le soleil reste bien caché derrière les nuages. Raté !

Retour à la voiture pour notre première nuit dans la nature. Aussi, nous pensons que près de l'église, il ne devrait rien nous arriver...

A suivre…

2ème Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
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Peuple étrange: les voyageuses!
Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia

1 - Voyageuse organisée.

En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.

Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique

2- Voyageuse aventureuse.

Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.

Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.

(la suite dans quelques instants!!!)
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Transatlantique Costa sur le Deliziosa le 25 février 2016
😉 Bonjour, 😉

Nous sommes enregistrés pour la croisière Transatlantique 🏴‍☠️ avec la compagnie COSTA sur le bateau "le DELIZIOSA" pour un départ le 25 février 2016.

Cette croisière était prévue à l'origine pour un départ de Miami du 06 Mars 16 au 03 Avril 2016 (29 jours). COSTA a modifié ces dates (le départ de Port Everglades) ainsi que quelques escales.

Croisière de 27 jours détaillée ci dessous (Num jour - Jour ... Escales ... (H arrivée / H départ) 1 - Jeudi 25/02/16.................................PORT EVERGLADES (Floride)...........(06h00 / 23h00) 2 - Vendredi 26/02/16...............................NASSAU (Bahamas).......................(12h00 / 18h00) 3 - Samedi 27/02/16.................................Plaisirs en mer😎 4 - Dimanche 28/02/16.............................AMBER COVE (Rep. Dominicaine)......(08h00 / 13h00) 5 - Lundi 29/02/16...................................OCHO RIOS (Jamaïque)....................(12h00 / 18h00) 6 - Mardi 01/03/16...................................GRAND CAYMAN (Iles Cayman).........(09h00 / 21h00) 7 - Mercredi 02/03/16...............................Plaisirs en mer😎 8 - Jeudi 03/03/16....................................ROATAN (Honduras).......................(08h00 / 16h00) 9 - Vendredi 04/03/16...............................COZUMEL (Mexico).........................(08h00 / 19h00) 10 - Samedi 05/03/16...............................Plaisirs en mer😎 11 - Dimanche 06/03/16............................PORT EVERGLADES (Floride)............(06h00 / 23h00) 12 - Lundi 07/03/16..................................Plaisirs en mer😎 13 - Mardi 08/03/16..................................Plaisirs en mer😎 14 - Mercredi 09/03/16.............................SAN JUAN (Puerto Rico)..................(14h00 / 23h00) 15 - Jeudi 10/03/16..................................ST. THOMAS (Iles vierges States)....(08h00 / 17h00) 16 - Vendredi 11/03/16.............................ANTIGUA St.John's......................(08h00 / 17h00) 17 - Samedi 12/03/16...............................Plaisirs en mer😎 18 - Dimanche 13/03/16............................Plaisirs en mer😎 19 - Lundi 14/03/16..................................Plaisirs en mer😎 20 - Mardi 15/03/16..................................Plaisirs en mer😎 21 - Mercredi 16/03/16..............................Plaisirs en mer😎 22 - Jeudi 17/03/16...................................Plaisirs en mer😎 23 - Vendredi 18/03/16..............................ST CRUZ TENERIFE (Canaries)........(09h00 / 17h00) 24 - Samedi 19/03/16................................Plaisirs en mer😎 25 - Dimanche 20/03/16............................MALAGA (Andalousie).....................(14h00 / 20h00) 26 - Lundi 21/03/16...................................Plaisirs en mer😎 27 - Mardi 22/03/16...................................MARSEILLE (Arrêt pour nous)..........(13h00 / 18h00) 28 - Mercredi 23/03/16..........................SAVONE (Italie).............................(08h00 / 16h30)

Nous souhaitons avoir plus de renseignements sur les croisières transatlantiques avec COSTA. Connaître les propositions de packs boissons sur ce bateau ? Prix des excursions par COSTA (avec des packs selon la quantité) ? Des conseils pour réaliser soi même certaines excursions ? Les astuces pour ce genre de croisières ? Passer 1 mois sur un bateau, que faut il prévoir (médicaments, forfait téléphonique international, ...) ? Le service de pressing est il cher sur ces croisières ?

Merci de vos réponses.

FILOU🙂
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Moustiques en Inde et produit
Bonjour, j'aimerais savoir si quel qu' un avait déjà essayé en INDE le produit Anti moustique naturel EUBIOLAB M.680. Est ce vraiment efficace ? parce que pour fixer un moustiquaire pas évident je pense et puis c'est encombrant dans un sac à dos non?

MERCI pour vos réponse.
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Ordinateur portable et voyages à vélo
bonjour,

je suis en train de considerer tres serieusement l'aquisition d'un mini PC pour m'accompagner au cours de mes voyages. Il semblerait que les series eee PC de chez assus soient assez adaptees au cycliste nomade, mais depuis que la concurence s'y est mise, je m'y pers un peu. que choisir ? Asus eee PC, peut etre, mais quel modele ? MSI wind ? autre chose ?

a priori il faut privilegier la memoire flash au HD qui resiste moins aux chocs. je suis radicalement anti-windows.

merci de partager votre experience (j'imagine qu'il y a ici quelques personnes qui voyagent avec un PC dans les saccoches)
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Mac Book Pro en long voyage: trop lourd?
Bonjour à tous!

Voilà, nous partons tous les deux en tour du monde dès janvier. Nous comptons prendre pas mal de photos (Sony Nex 5 avec objectif 18-55 et pancake), on en retouchera certaines (avec aperture). Aussi, nous aimerions faire du montage vidéo. On a pour l'instant un Mac book pro avec tous les logiciels nécessaires. Le problème: est-il beaucoup trop lourd pour une si longue durée? Nous pouvons répartir le poids dans nos 2 sacs ( un avec l'ordinateur, l'autre avec la batterie et chargeur). Nous hésitions à l'échanger contre un mac book air, plus léger. Mais il semble que nous y perdions financièrement ( même si notre mac se fait vieux) et que l'espace de stockage nécessite un deuxième disque dur externe, ce qui ajoute finalement du poids... Alors ok on aura le confort du mac book pro pour nos montages etc, ce qui nous plait mais les voyageurs que nous rencontrons sont tous partis avec un mini PC portable... C'est qu'il y a une raison!

Qu'en pensez-vous??

Un grand merci

Max et Stéph
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Voyage de route pour trois mois États-Unis
Hello !

Je suis un jeune Français de 19 ans en PVT (visa de travail d'un an) au Canada, à Montréal plus précisément. Comme je suis sur le continent américain toute l'année, j'aimerais beaucoup, avant de repartir en France, faire un grand voyage aux USA dont je me souviendrai toute ma vie (fêter ses 20 ans à New York... !), et comme je suis assez planificateur, organisé (j'organise tous les voyages entre amis tous les ans, l'été dernier Barcelone), eh bien une longue préparation ne me fait pas peur.

Voici les éléments qui ne changeront pas :- Trois mois maximum, durée légale autorisée ! Départ de Montréal selon toute vraisemblance Ne sachant pas conduire, seuls moyens de déplacement : autobus, train, avion Tour assez complet des USA : Côte Est, Côte Ouest et Centre (moins de temps au centre toutefois) Petit détour par Hawaii L'argent n'est pas un problème, je travaillerai longtemps pour cela. J'ai déjà récolté quelques informations, je vous les dis : Forfait autobus illimité Canada/USA de 60 jours (2 mois) avec Greyhound, ce pour 600€ TTC, permettant d'aller quasiment partout. Inconvénient : se taper des jours et des jours de bus, même si ça peut faire économiser des nuits d'hôtel... Forfait train illimité North America Railpass de 30 jours (1 mois) pour 610€ TTC, permettant d'emprunter tant de trains que l'on veut durant cette période. Inconvénient : deux fois plus cher que le bus, et destinations limitées (Las Vegas ne peut pas être ralliée en train apparemment). Forfait avion illimité ? J'en ai pas trouvé... Je dormirai dans les moyens de logement les moins chers : auberges de jeunesse, Motel6, chez l'habitant en de rares villesVoilà...

Pour mon parcours, j'hésite beaucoup sur la direction à prendre. De Montréal à Montréal, il y a tellement de choix possibles... Mais, en gros, deux options :- La Côte Est (Mégalopolis) jusqu'à Miami, puis relier la Côte Ouest en passant par la Louisiane (Nouvelle-Orléans, Baton Rouge), puis sillonner la Californie (Los Angeles, San Francisco, Seattle, Vancouver) en faisant un saut de puce à Hawaii en avion, ainsi qu'à Las Vegas. Enfin, prendre la mythique California Zephyr pour rallier Chicago via le Colorado, et de là rejoindre Montréal ... l'inverse !Mes principales haltes souhaitées :- Boston New York (évidemment) Philadelphie Washington Miami La Nouvelle-Orléans Los Angeles San Francisco Seattle Vancouver Hawaii Las Vegas Chicago Seattle Villes "hésitantes" :- Dallas, ou toute autre ville Texane San Diego Portland Los Angeles PhoenixMes (très nombreuses) questions :- Estimez-vous plus avantageux de prendre un forfait illimité pour un moyen de transport, ou au contraire voir en fonction des tarifs et des disponibilités au cas par cas ? Par exemple un pass de bus de 2 mois exclut Hawaii, et la Californian Zephyr... Avril, mai, juin vous semblent-ils de bons mois pour voyager ? Moi ça me paraît bien : on n'est pas encore dans la pleine saison, toutefois les températures restent très acceptables ! Comme je ne pourrai pas conduire et serai probablement seul, serai-je obligé de me cantonner aux villes ? Ou des forfaits de découverte des parcs nationaux (Yosemite, Grand Canyon) sont-ils proposés ? J'hésite à passer par Los Angeles : il paraît (le Guide du Routard) que c'est invivable sans voiture... Mon âge : 19 ans... N'aurai-je pas des restrictions, vu que la majorité légale aux US est souvent 21 ans ? Par exemple, pourrai-je entrer dans les boîtes de nuit de Los Angeles ou dans les casinos de Vegas sans problèmes ? J'hésite à emmener mon ordinateur portable : j'aimerais tenir un blog, mais je pense que j'aurai du mal à trouver des connexions internet, et pour trois mois il y a beaucoup de risque que je me le retrouve volé un jour... Je suis sourd, mais pas muet... Toutefois je ne suis pas un anglophone accompli. Si je m'exprime par écrit, serai-je bien reçu de la plupart des Américains ? Sont-ils ouverts de ce point de vue ? J'ai l'intention de prendre des photos, bien entendu, mais trois mois sans disque dur pour sauvegarder, ça risque d'être chaud... De ce point de vue, j'ai deux cartes-mémoire pour près de 1 000 photos, y a-t-il moyen que j'emporte mon disque dur externe et que je trouve facilement un ordinateur afin de faire le transfert ? Ou autre solution proposée ?Et bien d'autres questions qui me viendront sûrement à l'esprit en cours de route...

Je ne demande pas un roman de votre part, mais simplement, si vous en avez le temps, quelques indications, bons plans, conseils... Souveniez-vous, quand vous aviez vingt ans et vouliez faire le tour du monde !

Civili - motivé comme jamais pour le grand voyage de sa jeune vie !
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Paris - Nouvelle-Zélande sans avion
Bonjour à tous, je m'appel Adrien, j'ai 21 ans et je viens de quitter mon emploi afin de m'organiser ce grand voyage autour du monde,

Après avoir économisé une certaine somme, 10 000€, j'ai pris la décision de partir pour un grand voyage afin de découvrir un peu plus le monde :) je souhaite partir jusqu'en Nouvelle-Zelande, sans jamais utiliser d'avion.

Mon trajet est simple, je souhaite parcourir toute l'europe de l'est en passant par la belgique, allemagne, pologne, russie puis redescendre vers l'asie, mongolie, chine, (japon et corée du sud si j'ai suffisamment d'argent), toute l'asie du sud-est, puis en bateau certaines îles d’Océanie, encore une fois si j'ai assez d'argent je souhaite passer par la nouvelle-calédonie, puis australie puis finalement (pour un total d'environ une quinzaine de pays) : la nouvelle-zelande. Et tout cela sans jamais dépasser mon budget, si cela venait à arriver je devrai soit travailler dans certains des pays où j'irai, soit me payer un billet d'avion retour direct pour Paris afin de ne pas me retrouver en difficulté à l'étranger.

Mon projet est de ne jamais dormir à l’hôtel, pour cela je souhaite utiliser sans modération le site couchsurfing.org ainsi qu'une tente et un sac de couchage. Je partirai de Paris en auto-stop et je souhaite rejoindre chacun de ces différents pays par débrouillardise (auto-stop, bateau, bus, marche...). Ma date de départ est le 20 novembre, je serai en Russie durant la période de grand froid, c'est pour cela que je prendrai le Transsibérien en Pologne afin qu'il m'emmène à Moscou, puis je le prendrai pour aller en Mongolie, puis en Chine.

J'ai quelques soucis au niveau du visa Russe et Chinois, comme certains le savent ces deux pays ont une politique d'immigration très difficile et je suis dans l'impossibilité de justifier d'un quelconque billet aller-retour, attestation d’hôtel ou de logement. J'ai entendu dire qu'en Pologne le visa serait plus facile à obtenir pour la russie (ainsi que la biélorussie) et de la même manière, en Russie, il serait plus facile d'obtenir un visa pour la chine ou la mongolie, quelqu'un en saurait t'il plus que moi à ce sujet ?

Je souhaite afin d'accompagner mon projet crée un blog ou je publierai de temps en temps des articles et des photos de mon voyage afin de rester un peu en contact avec ma famille et mes amis.

Au niveau de l'équipement, je ne pense pas me munir de matériel de survie tel que le nécessaire de pêche ou de cuisine, néanmoins si vous avez des recommandation à ce niveau je suis preneur, je rappel que je souhaite dépenser le moins d'argent possible :) Voila la liste que j'ai édité pour l'instant qui sera bien entendu amenée à de grandes modifications, je suis ouvert à vos conseils :

Habits : - 2 pantalons solide - 2 t-shirt manche longue sport anti-froid - 2 t-shirt manche longue - 1 gros pull anti-froid ainsi qu'un manteau mais je ne sais pas lesquels prendre - Bonnet - gants - Écharpe - Rangers Bates (180€)

Divers : - iPhone + écouteurs + micro ordinateur portable - couteau suisse - petite bombe au poivre de défense ? je ne sais pas si cela sera possible à cause des contrôles douane, néanmoins cela pourrait m'être utile :p - Couverts ? - Zippo ? - Stylo - Lampe - Téléphone pourri - GPS ? - 2 livres

Trousse de toilette/soin : - 10 serviettes hygiéniques - Sparadrap - Scotch large - Rouleau de pansement - Tondeuse/rasoir ? - Brosse à dents/dentifrice - Savon - Petit miroir - 1 rouleau de Papier toilette - cotons tiges - 2 sacs ziplock - produit anti-moustique ? - boite de 100 pastilles purificatrice d'eau (15€) - Filtre à eau Katadyn (169€) ? Permet de rendre quasiment toute les eaux du monde potable, énorme capacité de filtrage, 580g - fil + pince à linge

Médicaments : - Diprosone (Urticaire / eczéma) - Teramicyne (Traitement des plaies) - Biceptine (Antiseptique pouvant servir d’anesthésiant local léger) - Ventoline (Asthme / Encombrement des bronches) - immodium (Diahrrée) - Nureflex 1000 (Douleurs / Fièvres) - Fervex (Rhume / état grippal)

Survie : - Tente, laquelle ? - Sac de couchage, lequel ? - Hamac ? Lequel ? - Moustiquaire, lequel ? - couverture de survie

Merci d'avance de vos précieux conseils :)
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On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili!
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici : onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...

Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...

23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !

Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...

Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
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Safari et plongée en Tanzanie
Avec ses réserves animalières parmi les plus prestigieuses du continent africain, avec ses côtes poissonneuses aux fonds sous-marins exceptionnels, la Tanzanie a plus d'une corde à son arc. Voici le récit de notre voyage de 12 jours alliant safari et plongée.

La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de quelques photos.

Bonne découverte ! 😉

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Présentation

Une fois n'est pas coutume : voici un projet dont nous avons confié la presque totalité de la préparation à un tour-opérateur. Nous en avons juste ébauché la trame et indiqué quelques critères, c'est tout !

En ce début d'automne, nous cherchions avant tout une destination où Hervé puisse pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux chaudes (et pas comme en Norvège en combinaison étanche !) mais pas une destination exclusivement tournée vers cette activité. Il fallait qu'on puisse y faire autre chose aussi !

A cette saison, l'océan Indien nous semblait le plus indiqué. Mais nous avions déjà pas mal écumé Maurice, Madagascar, Réunion, Seychelles...

Mais jamais la Tanzanie... alors pourquoi pas ?

Né en 1964 de la fusion du territoire du Tanganyika et de l'archipel de Zanzibar, le pays possède des atouts considérables à la fois côté terre et côté mer.

En effet, les îles de l'archipel de Zanzibar, Mafia et Pemba sont réputées pour leurs fonds sous-marins préservés et poissonneux.

Après renseignement, nous avons opté pour l'île de Mafia, au cœur de la plus grande réserve marine de Tanzanie, et prévu d'y consacrer six jours.

Depuis notre voyage en Namibie, nous avions envie de retourner en Afrique. La Tanzanie abrite les plus grandes et les plus prestigieuses réserves animalières du continent. C'est l'occasion !

Mais ici pas ou peu de self-drive, le pays a fait le choix de développer le tourisme sur la base de safaris privatifs ou en petits groupes. C'est donc pour un safari à deux avec chauffeur-guide que nous optons et cela pour six jours supplémentaires.

Quant aux parcs, nous retenons les parcs classiques du Nord tanzanien : Manyara, Serengeti, Ngorongoro et Tarangire.

Pour concrétiser ce projet, nous nous sommes tournés vers trois opérateurs français, deux spécialisés en safari et un spécialisé en plongée. Nous avons finalement choisi le projet de l'agence Ultramarina - plus abouti en matière de plongée - et dont les choix d'hébergement de la partie safari correspondaient mieux à nos attentes.

Sur place, l'agence réceptive est Ranger Safaris. L'hébergement se fera dans de très beaux lodges ou camps.

Une fois n'est pas coutume : nous allons pouvoir aborder ce voyage, l'esprit vierge de toute image, et nous laisser surprendre par chaque découverte !

Un mois avant notre départ, alors que nous venons de finaliser nos réservations, une information va pourtant venir tempérer notre enthousiasme. Fin septembre, le gouvernement français ajoute onze pays dont la Tanzanie à sa liste des Etats dans lesquels les Français sont appelés à la "plus grande prudence", ce qui ne va pas rassurer nos familles. Ce n'est néanmoins pas un motif suffisant pour annuler le voyage, prévu très loin des zones réellement déconseillées (frontières avec le Burundi, le Rwanda et la République démocratique du Congo).

Afin de rassurer nos proches et nous tenir au courant de toute information, nous nous inscrivons sur le fil de sécurité Ariane.

Malgré ces contrariétés, nous décidons de rester zen, impatients de retrouver la magie de la savane africaine et les couleurs de l'océan Indien.

Le voyage et l'arrivée en Tanzanie J1 : Lundi 3 novembre 2014

Il n'existe pas de vol direct entre la France et la Tanzanie. Parmi plusieurs possibilités, nous avons opté pour le plan de vol des compagnies Air France – KLM : Paris – Amsterdam – Kilimandjaro avec retour Dar Es Salam – Amsterdam – Paris. Comme nous prendrons des vols intérieurs entre le nord de la Tanzanie et l'île de Mafia puis entre Mafia et Dar Es Salam, le poids des bagages sur ces vols est limité à 15 kilos par personne, bagages à main compris. Des sacs souples sont fortement recommandés. En raison de cette limitation et bien qu'ayant droit à deux bagages de 23 kg chacun sur le vol international, nous avons prévu de voyager légers, sans ordinateur portable, sans GPS mais avec tout notre matériel de plongée, notamment pour Hervé combinaison et gilet.

La balance au comptoir d'enregistrement Air France indique 14 kg pour le sac de plongée et 10 pour le sac de vêtements. En y ajoutant le poids de nos bagages à main, nous sommes dans les clous.

Le vol Air France Paris – Amsterdam de 7 h 15 est le premier de la journée. A Amsterdam, notre temps de correspondance est de 80 minutes, ce qui devrait être largement suffisant s'il n'y a aucun contretemps, la durée normale nécessaire étant estimée à cinquante minutes. Mais voilà qu'Air France annonce un premier retard de quinze minutes pour demande de supplément de ménage de la cabine. De quinze minutes en quinze minutes, l'appareil part finalement avec cinquante minutes de retard. Il atterrit à 9 heures et met encore un quart d'heure de plus pour rejoindre sa place de stationnement. On ronge notre frein tout en trépignant d'impatience. A l'extinction du signal lumineux, on bondit du siège afin d'être parmi les premiers à quitter l'appareil.

Il nous reste alors moins d'une heure avant le décollage du vol international. C'est la course ! Nous piquons un sprint à travers l'aérogare. Passage aux contrôles douaniers puis aux contrôles de sécurité, nous arrivons hors d'haleine à la porte d'embarquement à destination de Kilimandjaro. Les voyageurs sont déjà en train d'embarquer, nous arrivons juste à temps. Ouf !

Nous pouvons enfin nous relaxer sur ce vol de 9 heures à destination de l'aéroport international du Kilimandjaro.

Hervé a eu la bonne idée de nous commander des repas végétariens sauf qu'il a dû se tromper en indiquant "végétariens stricts, sans œuf sans fromage sans lait". Autant dire que c'est léger et tristounet comme repas. Le seul avantage, c'est qu'on est servis avant tout le monde. Mais après on louche avec envie sur les plateaux richement garnis de nos voisins. Heureusement qu'il nous reste quelques gourmandises dans nos bagages pour tenir le coup !

Quelques films, quelques siestes et une collation végétarienne plus tard, il est déjà 21 heures quand nous arrivons à destination. Pour espérer apercevoir le Kilimandjaro, il faudra revenir !

A peine sur le tarmac, nous nous emplissons de cette douceur africaine avant de revenir à des formalités plus terre à terre.

Sous douane, nous sommes accueillis par un représentant accrédité par notre agence, chargé de nous faire établir nos visas (50 USD par personne payables en espèces). Entre nous, on n'avait pas vraiment besoin de lui mais il faut bien justifier le recours à une agence. Le passage à l'immigration est sérieux : photographie, empreintes main droite, pouce droit, main gauche, pouce gauche… on se croirait presque aux USA. Mais la file est bien plus fluide qu'aux States, la récupération des bagages immédiate. Tout est plié en une demi-heure. Efficace, la Tanzanie !

Le chauffeur de Ranger Safaris (pas le chauffeur du safari car lui on ne le rencontrera que demain) – celui chargé de nous conduire à notre hôtel à Arusha – nous attend à l'extérieur de l'aéroport. L'ombre du point culminant de l'Afrique plane au-dessus de nos têtes alors que nous faisons route vers Arusha et son Coffee Lodge qui, comme l'indique son nom, est situé au milieu d'une plantation de café.

Il fait nuit. Nous n'avons guère l'opportunité de profiter de l'environnement mais nous devinons, en le traversant, un très beau jardin dans lequel sont répartis une trentaine de bungalows.

Nous découvrons notre chambre, très vaste, à la décoration chaude et raffinée dans laquelle nous nous installons avec bonheur après cette longue journée. Demain briefing à 8 h 30 !



Premières rencontres sur la route vers le lac Manyara J2 : Mardi 4 novembre 2014

Un petit déjeuner matinal nous laisse tout le loisir de profiter encore un peu du superbe jardin de l'hôtel avant le départ pour cette courte étape entre Arusha et le lac Manyara (120 km, moins de 2 heures).

A 8 h 30 nous avons rendez-vous avec Julius. Non, ce n'est toujours pas notre chauffeur, lui on le rencontrera juste après. Julius est un représentant de la compagnie "Ranger Safaris" chargé de récapituler avec nous le déroulement du voyage. Entre nous, on aurait pu s'en passer mais il faut bien justifier le recours à une agence.

Après ce petit débriefing, voici enfin Daniel, un Rasta dynamique et jovial, au volant de son véhicule, un Toyota Landcruiser rallongé, pouvant accueillir jusqu'à 7 passagers, équipé d'une glacière électrique et d'un toit ouvrant panoramique. A deux, nous y serons très l'aise !

Ça y est, le voyage peut commencer.

Daniel parle très bien le français, mais aussi l'italien et l'espagnol, en plus de l'anglais et du swahili, la langue officielle du pays. Il s'empresse immédiatement de nous enseigner quelques fondamentaux de sa langue : karibu = bienvenue, jumbo = bonjour et asante = merci. En échange, nous lui apprendrons pendant le voyage trois mots qui l'amuseront beaucoup et qu'il notera soigneusement sur son téléphone portable : parigot, péquenot et… vitiligo !

Mais revenons au sujet !

Nous quittons bientôt les plantations de café de la région d'Arusha dominées par la fière silhouette du mont Meru (4500 mètres) pour des paysages plus arides et plus désolés sur lesquels se détache ça et là l'alignement de quelques modestes huttes Masaï. Seules les ombrelles des acacias apportent une touche verdoyante à ce décor poussiéreux.

Au bout d'une heure, à hauteur de Makuyuni, nous prenons définitivement la direction du lac Manyara. Daniel nous précise qu'à partir de là et bien qu'en dehors de tout parc national nous pourrions commencer à voir des animaux. Propos immédiatement confirmé par l'apparition d'une girafe à la robe particulièrement ouvragée, attirée par les pousses tendres de ces acacias.

La destination finale n'est plus très loin. Les falaises du Rift sont visibles alors que nous atteignons le village de Mtowa-Mbu

A la sortie du hameau, nous laissons sur notre gauche l'entrée du parc national pour nous diriger d'abord vers notre lodge. La route sinueuse part alors à l'assaut du Rift, 500 mètres de dénivelé, pour accéder dans un virage en épingle à cheveux à une point de vue général sur le lac Manyara et au-delà sur les terres de culture qui l'entourent. La découverte du parc sera au programme de cet après-midi.

En attendant, nous sommes accueillis très chaleureusement à l'Escarpment Lodge où serviette humide et verre de Ginger Ale nous attendent à la descente de notre camion. En guise de préambule, Yolande la manager nous met au courant des pratiques qui auront cours dans la quasi-totalité des hébergements de notre parcours : on ne se déplace pas tout seuls dans l'enceinte du lodge, une fois la nuit tombée. La propriété est ouverte à son extrémité sur le parc national, il arrive donc que des animaux potentiellement dangereux y pénètrent. C'est noté !

La découverte de notre bungalow, planté au bord de l'escarpement, nous laisse sans voix ! C'est tout simplement magnifique !

Mais avant de découvrir, on l'espère, les grands animaux plus tard dans l'après-midi, en voilà déjà d'autres, plus petits et plus inoffensifs… quoique !

Une femelle Agame lézardant sur les planches Un scorpion d'eau avec lequel nous avons partagé le bain ! Gloups !

Le déjeuner est l'occasion de tester le steak de bœuf tanzanien, excellent, car ici on ne mange manifestement pas de gibier (game food). Un repas copieux à l'issue duquel on ferait bien une sieste sauf que Daniel nous attend pour notre premier… game drive ! Alors Manyara, nous voilà ! La suite en… page suivante.

Vue sur le lac Manyara

Premier safari au parc national du lac Manyara J2 (suite)

Le parc national du lac Manyara se présente sous forme d'une langue de terre d'une quarantaine de kilomètres de long, inscrite entre le tombant du Rift et les eaux saumâtres du lac. Nous l'abordons par la porte Nord.

Cette partie du parc est l'habitat idéal des babouins, à savoir une forêt à la végétation dense, d'où dépassent de grands arbres tels que acajous et figuiers géants, mais aussi acacias ombrelle et palmiers prisés par d'autres espèces.

Il devrait donc y avoir du monde !D'ailleurs, ils ne tardent pas à se montrer.

L'occasion est idéale pour tirer le portrait à ce singe vervet, un petit singe de couleur gris-brun, reconnaissable à sa face noire cerclée de blanc.

Quelques centaines de mètres plus loin, ce sont les babouins qui créent l'événement, mettant en scène leurs relations familiales de façon absolument touchante.

A la sortie de la forêt, place à une vaste plaine herbeuse où paissent tranquillement impalas, gnous, zèbres et phacochères.

La piste qui la traverse mène à la mare aux hippopotames où, surprise, il est possible de quitter son véhicule. C'est l'occasion de se dégourdir les jambes et pour Daniel de faire quelques acrobaties.

Depuis cette passerelle en bois, on est assuré d'apercevoir des hippopotames, fidèles des lieux. Ils ne sont pas loin, faisant bon ménage avec les autres herbivores.

Mais cette grande zone humide est aussi un paradis pour les oiseaux (380 espèces dans le parc)

Mais alors que nous abordons la boucle de retour vers l'entrée, en passant à nouveau dans la forêt, je m'écrie tout d'un coup : "Stooop, des éléphants". Hervé rit en douce car en Namibie il m'était arrivé de prendre le dos gris d'un bœuf pour celui d'un éléphant. "Non, je vous assure, j'ai vraiment vu des éléphants" protestai-je !

Effectivement, en faisant marche arrière, nous distinguons, ça et là, dans les taillis touffus, une trompe, une queue, un dos. A force de tendre le cou pour les apercevoir, on en aurait presque un torticolis alors qu'il suffisait de poursuivre un peu pour trouver tout un troupeau de pachydermes en plein milieu de la piste.

Une juste revanche sur la Namibie où les éléphants se sont fait désirer pendant tout notre séjour !

Ils nous font une belle prestation entre intimidations et reculades.

Avec cette rencontre, nous sommes comblés et satisfaits de cette première journée de safari. Certes, nous n'avons pas vu la lionne couchée sur une branche d'acacia, image emblématique du parc, mais parmi les animaux du Big Five (éléphant, lion, léopard, rhinocéros, buffle) nous avons déjà mis le plus gros à notre actif.

Il reste alors à rentrer au lodge pour profiter de la fin de l'après-midi sur la terrasse avant un coucher de soleil flamboyant... absolument magique !

Une première journée très riche et très intense ! Demain route vers le plus ancien et le plus populaire des parcs tanzaniens, le fameux Serengeti !

Famille de babouins

En passant par la région du N'Gorongoro et le pays masaï J3 : Mercredi 5 novembre 2014

En attendant que le soleil se lève, la savane se teinte de rouge sang avant de retrouver sa blondeur sous l'effet des premiers rayons.

Aujourd'hui, en plus du trajet jusqu'au parc national de Serengeti, notre programme prévoit d'enchaîner avec un safari. Bref, une journée continue que nous devrions juste interrompre, le temps d'un pique-nique. Alors pas de temps à perdre, à 8 heures, Daniel démarre le Land.

Jaracandas et flamboyants ornent le bord de la route qui sinue entre terres rouges et vallons fertiles pendant la trentaine de kilomètres qui nous séparent de la région du N'Gorongoro.

Incorporée initialement au parc national du Serengeti, à sa création en 1951, la région en a été soustraite en 1959 suite au conflit opposant les autorités du parc aux résidents masaï. Elle jouit désormais, sous le nom de N'Gorongoro Conservation Area, d'un statut particulier qui permet la cohabitation de la faune sauvage et de l'élevage pastoral. Cette aire protégée regroupe un certain nombre de sommets dépassant les 3 000 mètres ainsi qu'une série de cratères dont le plus connu de tous, le cratère du N'Gorongoro, qui abrite une faune exceptionnelle. Son exploration est prévue dans quelques jours, aujourd'hui nous sommes seulement de passage.

Mais même dans ce cas, tout véhicule et tout voyageur (même local) est soumis au paiement d'un droit de passage. Daniel effectue les formalités pour nous à la porte de Lodoare.

A partir de ce point, la route devient piste gravillonnée, parfois tôle ondulée, et s'élève péniblement jusqu'aux lèvres du cratère à travers une forêt primaire d'arbres fantomatiques flanqués de barbes de lichen et de plantes épiphytes.

A l'issue de la montée, à plus de 2 000 mètres d'altitude, la vue sur la cuvette du N'Gorongoro est grandiose. 2560

Tout en perdant de l'altitude, nous poursuivons vers l'ouest dans des paysages brûlés par le soleil, jalonnés de villages masaï, formés de cases rondes de branchages et de pisé.

La vie traditionnelle masaï s'organise autour du bétail. Tous les matins, c'est le même rituel : il faut conduire les bêtes vers les pâturages et les points d'eau. C'est ainsi que se forment de longs chapelets de bétail, poussés devant eux par des pasteurs élégamment vêtus de toge rouge vif ou bleu roi.

Sur le bord de la route, ces jeunes gens nous font signe. Leurs visages peints indiquent qu'ils ont été circoncis, rite de passage à l'âge adulte.

Entre N'Gorongoro et Serengeti, nous nous écartons momentanément de la piste pour faire un saut jusqu'aux gorges d'Olduvai et son musée où a été retrouvé le plus ancien fossile humain, connu sous le nom de Homo habilis. C'est l'occasion d'une pause, la gorge est jolie mais la visite pas vraiment incontournable.

Bon an, mal an, nous atteignons l'entrée du parc national du Serengeti vers 13 heures. La butte de Naabi Hill est le passage obligé de tous les véhicules pour les formalités, pour la pause déjeuner et pour la vue depuis le sommet de la butte.

Tout autour de cette ruche humaine rôdent aussi quelques opportunistes : Lézard Agame… vorace ! Merle métallique… gourmand ! et marabout… nettoyeur !

Du point de vue de Naabi Hill, nous contemplons la plaine sans fin du Serengeti en attendant d'y être vraiment dans quelques instants. RDV en page suivante.

Jeunes Masaï

Serengeti : un épisode de la migration des gnous ? J3 (suite)

Grande comme le territoire de la Belgique, cette vaste étendue du Serengeti, filant à perte de vue vers l'horizon bleu, n'est pas une morne plaine pour autant. De ci de là, on y trouve des amoncellements de rochers granitiques aux formes rondes, les kopjes, comme autant d'îlots flottant sur cet océan d'herbe.

C'est aussi une des plus prestigieuses réserves animalières du monde. C'est ce que nous sommes d'ailleurs venus vérifier.

Déjà, au bord de la piste principale et à intervalle régulier, quelques ambassadeurs ont l'air de poser pour le voyageur. Fier Bubale Girafe espiègle Outardes Kori pressées

Après quelques kilomètres, Daniel quitte la piste principale, nous pouvons enfin ouvrir le toit et profiter de la vue panoramique.

Derrière ces collines apparaissant à l'horizon se trouve notre camp du soir. Mais en attendant de le rejoindre, nous avons quelques heures devant nous pour sillonner les pistes alentour à la recherche des animaux.

Nous ne tardons pas à en croiser des milliers, cavalant dans la poussière. Un stop d'une heure n'a pas suffi à tous les voir défiler.

Serait-ce le début de la Grande Migration ?

Curieusement, ils migrent du sud vers le nord alors qu'ils devraient faire le contraire, à cette période de l'année. Sans doute un peu déboussolés, ils suivent peut-être les pluies qui tombent localement par ci par là, leur prodiguant de nouveaux pâturages.

Une rencontre impressionnante et inattendue qui marquera nos esprits !

Tiens, ceux-là n'ont pas l'air d'être concernés par le mouvement précédent !

Nous poursuivons vers le pied de la colline quand tout d'un coup, Daniel est averti par sa radio de la présence d'un léopard. Changement radical de direction, on file à toute allure vers l'endroit indiqué.

"Là, m'écriai-je, je vois quelque chose dans l'herbe."

Ce n'est pas (encore) le léopard, mais avec ces oreilles et sa bouille caractéristiques, oui, vous l'aurez reconnu…

En effet, c'est un serval, je suis contente de ma trouvaille, car c'est un animal qu'on observe rarement de jour.

Quant au léopard, nous le trouverons plus classiquement couché sur une branche, sur un arbre aussi photogénique que lui.

Magnifique…

Après une aussi belle prise (de vue) qui nous vaut d'accrocher un nouveau membre du Big Five à notre tableau de chasse (photographique), nous décidons d'en rester là. Secoués dans notre 4 x 4 depuis 8 heures ce matin, vivement le camp !

Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, accueillis comme à l'accoutumée avec serviettes humides (indispensables après une telle journée) et verre de bienvenue. Accueil efficace et prévenant.

Adossé au Moru Kopjes, avec vue sur la plaine, Pioneer Camp se compose d'une dizaine de grandes tentes individuelles, très confortables, toutes équipées de salle de bains, à la décoration d'influence "out of Africa". Une expérience et des sensations qui s'annoncent uniques au cœur de la savane !

Ce soir, après le dîner pris lui aussi sous une grande tente, parmi la quinzaine d'hôtes présents, nous sommes trois couples de Français à nous retrouver autour d'un feu de camp à bavarder de voyages jusque tard dans la soirée.

Quand on nous raccompagne, car ici non plus on ne se déplace pas seuls la nuit, quelques gros buffles ont déjà pris leurs quartiers autour de nos tentes.

Espérons que la nuit sera paisible...

Demain, journée entière consacrée au Serengeti suivie d'une deuxième nuit au "camp des pionniers".

Migration des gnous ?

Serengeti : à la recherche des lions mais pas seulement J4 : Jeudi 6 novembre 2014

Toute la nuit, la respiration bruyante et le piétinement des buffles ont rythmé notre sommeil. Une expérience qu'on n'est pas prêts d'oublier !

Alors que les premiers rayons inondent d'une douce lumière les kopjes derrière le camp, nous sommes déjà prêts pour un nouveau safari.

Le pique-nique est dans la boîte. A 7 h 30 nous levons le camp pour une journée entière consacrée au Serengeti. L'objectif de Daniel est de nous montrer des lions, mais toute autre rencontre sera bienvenue.

D'ailleurs, dès la sortie du camp, une scène insolite retient notre attention. Un mâle impala compte le nombre de ses admiratrices. Il n'est pas peu fier de son harem !

Dans le but de voir des lions, Daniel commence par longer les berges de la rivière. Bientôt, un premier indice lui donnera raison. Les prédateurs ne sont sans doute pas loin !

En réalité, ce sont des prédatrices, trois belles lionnes couchées sous un arbre ! Elles ont dû chasser toute la nuit.

Au bout d'un moment, elles sortent de leur torpeur. Les yeux dans les yeux ! Tout en se léchant les babines et en montrant leurs crocs !

L'une d'elles tente un peu d'exercice. . Ho hisse !

Pff, trop dur, elle laisse tomber.

Sur ces entrefaites, nous poursuivons vers d'autres horizons, espérant encore d'autres moments d'une même intensité.

Plus loin, une autruche nous fait son cinéma… … alors qu'une hyène cherche une charogne à se mettre sous la dent. … et qu'un phacochère s'active, crinière au vent.

Au beau milieu de la mare, les hippopotames macèrent à l'abri du soleil par cette belle et chaude journée.

Soudain, la radio grésille, un guépard est signalé dans les parages. Nous n'allons pas rater l'occasion. Le voici, imperturbable à l'ombre d'un buisson.

Enfin, alors que nous sommes en route vers notre pause de la mi-journée, voilà que le roi Lion daigne lui aussi nous montrer le bout de son nez, mais juste le bout de son nez, guère plus.

Maintenant cap sur le Visitor Center de Seronera pour un pique-nique bien mérité après avoir sillonné les pistes pendant plus de cinq heures. Suite du safari en page suivante.

Lionnes dans le Serengeti



Serengeti : des lionnes entre autres J4 : suite

Après notre pause au Visitor Center de Seronera, le seul endroit dans les alentours où l'on puisse quitter la voiture, nous reprenons tout doucement le chemin du retour, non sans quelques détours, au gré des rencontres.

D'abord toute une troupe de pachydermes. Les plus gourmands se concentrent autour des arbres à fièvre (acacias) dont ils raffolent de l'écorce jaune. Quant aux plus jeunes, ils passent leur temps à chahuter et à jouer à saute-mouton, ou plutôt à saute-éléphant en l'occurrence ! 3015 En repassant devant l'arbre des lionnes, celles-ci sont toujours là et n'ont guère changé de position. Elles ont néanmoins dû bouger dans la journée, ramenant près d'elle un bout de leur casse-croûte. Elles sont plus que repues !

Avec ces magnifiques cornes et son regard de velours, ce cobe mérite un portrait.

Enfin, alors que nous sommes sur le point de rentrer au camp, un dernier arrêt est motivé par la vue de ces petits animaux très rigolos que nous n'avions jamais vus jusqu'à présent : une famille d'otocyons. Un petit air de Maitre Yoda ?

Daniel a tenu ses objectifs. Dans la liste des Big Five, nous pouvons désormais cocher la case des lions. Il nous reste le rhinocéros et le buffle à valider, mais aux dires de Daniel, nous devrions trouver notre bonheur demain dans le cratère du N'Gorongoro.

En attendant, c'est avec plaisir que nous retrouvons notre camp au cœur de la savane.

A la tombée de la nuit, impalas, gnous et buffles encerclent les lieux. La nuit risque d'être sonore !

Lionne repue !

Dans le cratère du N'Gorongoro J5 : Vendredi 7 novembre 2014

La nuit a été épique et notre sommeil sans cesse interrompu par le grognement entêtant des gnous. Nous avons sursauté à chacune de leurs cavalcades, de leurs bousculades ou de leurs accélérations, redoutant à chaque instant qu'ils ne trébuchent sur les piquets de la tente.

Ce n'est qu'au petit matin que la savane a retrouvé son calme alors que pour nous, c'est déjà l'heure de quitter le camp au terme d'une expérience mémorable.

Cap sur N'Gorongoro avec cette fois-ci un safari au cœur de son cratère.

Mais pour l'atteindre, il faut d'abord refaire en sens inverse une partie du trajet déjà parcouru il y deux jours, et pas le plus agréable, car notre circuit n'est pas une boucle mais un aller-retour, ou presque. Dommage que notre agence ne nous ait pas proposé un circuit un peu différent avec retour en avion directement depuis l'aérodrome du Serengeti.

Au bout de trois heures de cahots sur une piste inconfortable et poussiéreuse, nous voici enfin à la porte Ouest du parc.

Le cirque du N'Gorongoro, communément appelé cratère, est en réalité une caldeira, c'est-à-dire une dépression d'origine volcanique causée par l'effondrement de la partie centrale d'un volcan il y a 2,5 millions d'années. Avec sa vingtaine de kilomètres de diamètre, elle passe pour être la plus grande et la plus belle du monde. On y dénombre quelques 25 000 grands mammifères.

De boucle en boucle, sur 600 mètres de dénivelé, entre aloès et euphorbes candélabres, la route offre des points de vue spectaculaires sur les étendues du cratère.

Au loin on repère les taches sombres des grands troupeaux. Chaque virage nous rapproche des gnous, zèbres, gazelles, buffles…

Depuis les hauteurs, on pourrait avoir l'impression qu'il s'agit d'une vaste zone désertique. Pas du tout ! Les nombreux cours d'eau qui dévalent les pentes méridionales du cratère alimentent lacs et marécages.

Les marais de Mandusi hébergent une troupe d'hippopotames, plus d'une centaine paraît-il. Apparemment, ils ne craignent pas la promiscuité !

Ceux de Goringor attirent les oiseaux, notamment les flamants roses, mais aussi des buffles et autres herbivores trouvant sur les berges de l'herbe tendre et verte.

Enfin, les sources du Ngoitokikok sont le lieu de rendez-vous que se donnent les guides à l'heure du déjeuner. C'est donc là que nous nous rendons pour notre pause de la mi-journée.

Mais juste avant, alertés par leur radio, tous les véhicules affluent, comme un seul homme, vers un point à peine visible : un rhinocéros noir, perdu dans un océan d'herbe. La rencontre n'a pas le goût d'exclusivité qu'avait celle faite en Namibie en plein milieu du Damaraland en dehors de tout parc et de toute réserve, mais quand on sait qu'on n'en compte plus que 19 ici, on peut s'estimer heureux d'avoir pu en apercevoir un. Le rhinocéros fait aujourd'hui l'objet d'une protection vigilante.

Maintenant, poursuivons vers le seul endroit dans le cratère où il est permis de descendre de son véhicule. Néanmoins, le pique-nique doit être pris à l'intérieur de la voiture car l'endroit est hanté de rapaces qui ont pris l'habitude de dérober la nourriture des pique-niqueurs jusque dans leur main, entraînant quelques accidents. C'est seulement après avoir mangé que l'on peut faire un petit tour sur les bords du plan d'eau.

Dans le cratère du N'Gorongoro

Du N'Gorongoro à Karatu J5 suite

Ce qui nous a frappés depuis notre arrivée dans le N'Gorongoro, c'est la taille des troupeaux. Mais on a aussi eu l'occasion d'observer quelques individus dans le détail. Petit florilège au fil de notre parcours !

Après avoir sillonné les pistes en long, en large et en travers, il est temps de nous diriger vers la porte Est du parc pour la sortie. Mais d'abord, au sud du lac Magadi, le passage par un îlot forestier nous vaut une dernière rencontre avec les buffles à l'abri d'un merveilleux bouquet d'acacias xanthophloea.

Puis kwaheri (au revoir) N'Gorongoro.

En prenant de la hauteur, nous laissons derrière nous la flaque blanche du lac salé et les vastes étendues de la caldeira.

Une fois sortis du cratère, notre hébergement est encore à une trentaine de kilomètres, à proximité de la petite ville de Karatu, en plein milieu d'une plantation, dans un environnement luxuriant.

La propriétaire nous donne le choix parmi les deux chambres communicantes de la demeure appelée "Plantation House" et nous laisse même les deux salles de bains à disposition, au cas où... C'est trop, mais bien agréable. J Encore un hébergement class et cosy à souhait !

A noter qu'ici on peut se promener en toute liberté dans la propriété, même à la nuit tombée. Les seuls félins qu'on risque de rencontrer sont inoffensifs !

Au terme de cette journée dans le N'Gorongoro, après avoir vu des buffles en pagaille et un des seuls rhinocéros du cratère, notre liste des Big Five est maintenant complète. Il reste demain le parc national de Tarangire à visiter. Ce ne sera que du bonus !

Vue sur le cratère du N'Gorongoro

Tarangire : des baobabs et des éléphants J6 : Samedi 8 novembre 2014

C'est sur un tapis mauve de pétales de jacarandas que nous quittons la plantation de Karatu à destination du parc national de Tarangire.

Le trajet jusqu'à l'entrée du parc prend presque trois heures et repasse par une portion d'itinéraire déjà emprunté précédemment, de Karatu à Makuyuni, en passant à proximité du lac Manyara et en traversant comme à l'aller le petit village de Mto wa Mbu.

Dans ce dernier, Daniel nous propose une variante : traverser le village à pied pendant qu'il ira nous attendre à la sortie. Une excellente idée qui nous donne l'occasion de faire un peu de marche, de capter quelques scènes de la vie locale et de faire quelques achats au passage.

Un peu avant 11 heures, nous atteignons la porte d'entrée du parc. Ancien terrain de chasse déclaré parc national en 1970, Tarangire présente, sur 2600 km2, une diversité végétale étonnante où dominent le baobab, l'arbre à saucisses et l'acacia tortilis.

Pendant que Daniel règle les formalités, nous allons immédiatement nous mesurer au premier des arbres cités, l'emblématique baobab.

Ce n'est encore que le début d'une longue série d'arbres géants qui rivalisent de beauté dans des paysages fabuleux.

L'arbre à saucisses est lui aussi majestueux !

Côté animaux, le parc est réputé pour abriter une grande population d'éléphants. Ils ont principalement investi le lit de la rivière, on les aperçoit surtout de loin. Néanmoins, de temps à autre, certains croisent notre route pour notre plus grande joie.

En dehors des éléphants, d'autres rencontres insolites vont marquer cette matinée. Singes vervet joueurs ! Mangouste décontractée ! Dik-dik tout menu ! Python grimpeur !

Mais Tarangire est aussi le domaine de la mouche tsé-tsé. Même si ses piqures sont aujourd'hui sans danger pour l'homme, elles ne sont pas moins douloureuses, un peu comme des piqures de taons. En plus, il fait très chaud aujourd'hui. C'est donc avec plaisir et soulagement que nous accueillons une pause piscine et un déjeuner au Sopa Lodge.

Ainsi ragaillardis, c'est reparti jusqu'au coucher de soleil… en page suivante !

Tarangire National Park



Tarangire… au coucher du soleil J6 suite

Tarangire est aussi beaucoup moins fréquenté que les autres parcs nationaux du Nord tanzanien. Effectivement, depuis ce matin, nous avons croisé plus d'éléphants que de véhicules.

En cette fin d'après-midi, la présence des pachydermes ne fait que renforcer la beauté du décor entre les couleurs de la terre et celles du ciel. Une palette et une harmonie parfaites !

Ici pas d'éléphant mais cette euphorbe candélabre est un sujet photographique à part entière.

Tiens, un attroupement. Y a-t-il quelque chose à voir ? En levant la tête, un léopard nous nargue en tirant la langue avant de sombrer à nouveau dans ses rêves.

Pour nous, il est temps de sortir du parc, il est déjà 17 heures. Daniel nous annonce encore trois quarts d'heure de route pour rejoindre notre hébergement, ce qui devrait nous faire arriver juste à temps pour le coucher de soleil.

Un dernier baobab sur la route ? Pas vraiment le dernier ! Il y en a encore bien d'autres, tout au long de la piste complètement improbable qui serpente entre acacias et baobabs, en plein milieu de nulle part.

Comme prévu, le soleil est sur le point de se coucher. Hâtons-nous !

La conception du camp, niché dans les baobabs, est pour le moins originale. Il s'agit de 20 tree-houses sur pilotis perchées à plusieurs mètres du sol. Certaines sont même construites autour des baobabs.

L'intérieur chaleureux et confortable dépasse nos attentes !

La terrasse est le lieu idéal pour assister au coucher de soleil. On s'installe dans nos rocking-chairs et on en prend plein les yeux. Le spectacle est éblouissant, à l'image de cette journée haute en couleurs qui restera le coup de cœur de notre séjour.

Pendant ce temps, une troupe de cobes a investi le point d'eau où une multitude de grenouilles se sont mises à croasser en chœur. La nuit promet d'être animée.

Coucher de soleil à Tarangire



De Arusha à Mafia, la journée de tous les transferts J7 : Dimanche 9 novembre 2014

En dehors de quelques piétinements de cobes, la nuit a été calme mais ce matin, c'est le bourdonnement assourdissant d'un essaim de guêpes qui fait office de réveille-matin.

Départ de bonne heure pour rallier Arusha : 3 heures de route en tout.

Cette journée marque la fin de notre safari dont on peut déjà dire qu'il a été en tout point réussi que ce soit par la qualité exceptionnelle des hébergements, la variété des paysages, les rencontres animalières intenses ainsi que l'attention et la gentillesse de notre chauffeur.

Côté météo, il a fait très beau et chaud (autour de 30 degrés) et nous sommes toujours passés entre les gouttes bien qu'étant au début de la petite saison des pluies. Mais ce n'est pas pour autant la fin du voyage, nous amorçons en fin de matinée le deuxième volet du séjour, avec six jours supplémentaires sur l'île de Mafia.

Notre vol de Arusha à Mafia est d'ailleurs un voyage à part entière. Avec une escale à Zanzibar et un changement d'appareil à Dar es-Salam, c'est une traversée d'une bonne partie du pays que nous nous apprêtons à entreprendre. Départ de Arusha à 12 h 15. Arrivée à Mafia à 15 h 30.

Peu après le décollage de Arusha, dans un petit avion d'une douzaine de places de la compagnie Coastal Aviation.

La côte et l'océan Indien sont en vue Survol d'un banc de sable Atterrissage imminent à Zanzibar Et re… décollage presque immédiat après avoir embarqué deux passagers supplémentaires.

A Dar es-Salam, après un court transit, on repart à bord d'un autre appareil pour notre destination finale, Mafia.

Une vingtaine de kilomètres au large de l'estuaire de la rivière Rififi qui s'échappe de la réserve de Selous, l'archipel de Mafia est beaucoup moins touristique que son voisin Zanzibar.

Parmi un certain nombre d'îles, d'îlots et de bancs de sable, la plus grande d'entre elles, Mafia, 50 kilomètres de long et 15 kilomètres de large, est entourée d'une barrière de corail. Plus de la moitié des côtes de l'archipel a été classée en réserve marine.

Côté végétation, rien à voir avec les savanes du continent. C'est une île tropicale où les palmiers côtoient mangrove et forêt humide. 40 000 habitants répartis sur 24 villages vivent sur les différentes îles (Mafia, Jubondi, Chole, Juani). Ils tirent leurs ressources de la pêche et de l'agriculture. Ils sont principalement musulmans.

Pour notre séjour, nous avons opté pour une petite structure de sept bungalows en bord de mer, au sein de la réserve marine : Pole Pole Bungalows.

Accueil efficace et attentionné de la part d'Anne, la manager (Française de surcroit), prête à se mettre en quatre pour nous rendre le séjour inoubliable et… il le sera 🙂

Pole Pole signifie "doucement, doucement" en swahili. Ce sera notre devise pour les six jours à venir.

Plage île de Mafia

Pole Pole : l'hôtel et son environnement J8 à 12 : Du lundi 10 au vendredi 14 novembre 2014

Nous avons souvent eu la chance d'être surclassés dans les hébergements. C'est à nouveau le cas cette fois-ci puisque sur sept bungalows dont cinq doubles et deux familiaux, nous héritons d'un familial, en outre le mieux situé en surplomb de l'océan.

Avec deux chambres, un patio, une terrasse et une adorable petite tonnelle, nous avons de quoi nous étaler ! L'entrée dans le patio, au fond la tonnelle ! La vue sur le patio et l'entrée, depuis la tonnelle. La chambre simple, mais joliment décorée dans des matériaux locaux. Sur la terrasse un lit zanzibari invitant au farniente !

L'ensemble est situé dans un jardin tropical luxuriant où dominent des espèces tels que cocotiers, manguiers et autres arbres fruitiers (fruits de la passion, noix de cajou). Ils attirent quantité d'oiseaux, de papillons et de petits reptiles ainsi qu'une colonie d'écureuils à l'origine de joyeuses cavalcades jusque sous la charpente de notre habitation.

L'hôtel possède aussi son propre jardin potager bio, comprenant laitues, tomates, melons d'eau, poivrons et différentes herbes et épices. Profitons-en immédiatement pour louer la cuisine, excellente et raffinée, essentiellement à base de poissons et de produits de la mer, une combinaison de différentes traditions culinaires assortie d'une touche italienne, propriétaire italien oblige. Un régal !

Sur ce, il est temps d'explorer un peu les environs. A partir de la plage, on peut longer le littoral vers l'ouest. C'est parti !

Le sentier se fraie un passage dans d'épaisses mangroves, régulièrement interrompues par quelques fenêtres donnant sur l'océan où seules les frêles embarcations locales se glissent discrètement.

Ces mangroves constituent des habitats et des nurserys importants pour les espèces juvéniles de poissons et de crustacés.

Un bout de plage entre le Pole Pole et son voisin Kinasi Lodge abrite un mini chantier naval où quelques pêcheurs sont en train de redonner des couleurs à leur cher Habibi, leur bateau chéri.

On pourrait ainsi continuer pendant des kilomètres mais nous, on n'ira pas plus loin que cet énorme baobab.

De retour au point de départ (la plage de Pole Pole), si on poursuit vers l'est, on arrive au bout d'une petite dizaine de minutes, au Mafia Lodge qui abrite aussi un centre de plongée , Mafia Lodge Diving Center, chargé d'organiser les activités pour le compte de Pole Pole.

En effet, une excursion par jour en bateau dans la baie de Chole est incluse dans notre forfait. En outre, Hervé, lui, a pris un forfait comprenant huit plongées.

Nous sommes donc impatients de savoir comment tout ceci va pouvoir s'articuler. Manifestement, c'est un peu plus compliqué que pr��vu.

Dans la mangrove



Excursions dans la baie de Chole

De nos précédents voyages vers des destinations de plongée, nous avions l'habitude d'organiser nos activités de la manière suivante : Hervé partait en général le matin pour deux plongées successives, ce qui le faisait revenir en début d'après-midi. Nous avions ensuite tout l'après-midi pour être ensemble.

Or, ici, en raison de marées importantes, découvrant la baie sur plusieurs centaines de mètres devant notre hôtel, toutes les activités, que ce soit la plongée ou les autres excursions en mer, sont tributaires de ces horaires.

Pour Hervé, selon les jours, la plongée pourra (devra) se faire à l'extérieur ou à l'intérieur de la baie. Elle pourra aussi bien débuter à 7 heures qu'à midi. La plupart du temps, les sorties plongée ne seront pas compatibles avec les autres excursions en mer, ce qui signifie que nous serons parfois séparés une bonne partie de la journée.

Sur l'ensemble de notre séjour, les excursions incluses ont été les suivantes : snorkeling (2x), Chole Island Tour, Marimbani Sandbank ainsi qu'une croisière dans la baie au coucher de soleil.

Snorkeling

Une première fois à Coral Garden en compagnie de Cristina et Anders, un couple suédois de Göteborg et la deuxième fois, j'ai eu droit à une sortie en exclusivité à Small Rock. Mon retour en compagnie de mon équipage. Bien entourée, non ?

Chole Island Tour

Chole est l'île la plus proche de Mafia. Nous sommes quatre à bord, encadrés par trois hommes d'équipage : Anders et Cristina de Göteborg, Isabelle de Genève et moi. La visite commence par quelques sites historiques : ruines de bâtiments construits par les Arabes au XIème siècle, et d'autres par les Allemands au XIXème siècle, vestiges de la prison et du marché datant de la période de l'esclavage.

La balade se poursuit dans une forêt de baobabs et d'arbres fruitiers géants abritant la plus grande colonie de chauves-souris frugivores du pays.

Enfin, après être passés dans le village où la population vit toujours sans eau douce ni électricité, nous terminons la visite au seul bar de l'île situé sur la seule plage donnant vers l'ouest où nous sommes aux premières loges pour assister au coucher de soleil sur Mafia.

Marimbani Sandbank

Marimbani est un magnifique banc de sable apparaissant lentement à marée basse et disparaissant complètement à marée haute. C'est en plus un fantastique site de pique-nique. Quand, en outre, la sortie permet de réunir plongeurs et non-plongeurs, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un moment inoubliable.

Pourtant, la journée commence sous des nuages menaçants.

Pour l'instant, peu importe puisque nous commençons par mettre la tête sous l'eau. En effet, la sortie débute par une séance de plongée pour les plongeurs (Casimir, Jean Georges et Hervé) et du snorkeling pour Sonja et moi. Cap sur Coral Garden !

A la surface ou par douze mètres de fond, le jardin de corail est une merveille où le ballet des poissons magnifie la beauté du récif.

Mais il faut effectivement être au fond pour pouvoir saisir davantage de détails, notamment ce discret poisson-feuille préférant se fondre dans son milieu… … où la délicatesse du manteau de ce bénitier.

Pendant ce temps, le ciel a retrouvé sa limpidité et c'est sur une mer d'huile que nous faisons maintenant route vers le fameux banc de sable.

Pendant que l'équipage s'active pour préparer le barbecue et dresser la table, je reste à barboter au bord de l'eau.

Après avoir fait honneur au bon plat de poisson (snapper = vivaneau), une dernière balade sur ce banc éphémère et encore une nième baignade. A cette heure, il fait meilleur dans l'eau.

Le retour se fait à la voile, une façon de mieux expérimenter la devise locale… "pole pole" .

Une journée formidable… tout simplement !

Sur le banc de sable de Marimbani



Plongées à Mafia Compte-rendu fait par Hervé

Mes plongées à Mafia ont été une très bonne surprise aussi bien par la qualité que la densité des coraux et des poissons. Il faut dire que c'est une réserve où la pêche n'est autorisée que pour de très petits bateaux et seulement à la ligne. J'ai vu aussi quelques rares apnéistes locaux avec un fusil harpon.

Concernant les coraux, ils sont très variés et en excellente santé. Leur densité est parfois impressionnante. Pas de zone morte du tout, pas d'algues. Cette bonne santé du récif est dûe à plusieurs facteurs : peu d'hôtels sur l'île, peu de population locale et aucune activité industrielle. Les côtes sont largement occupées par des mangroves et l'île est à une vingtaine de kilomètres au large des côtes africaines. Il y a très peu de bateaux à moteur et les bateaux de plongée ne jettent pas l'ancre, les plongées étant toutes des dérivantes, avec des courants très variables.

Autre fait surprenant : la visibilité comme la qualité et la quantité de la faune sont aussi bonnes à l'intérieur comme à l'extérieur du lagon. Dans l'ensemble la visibilité varie entre 15 et 30 mètres, du moins en cette saison.

Les moniteurs, au nombre de cinq, parlent tous plusieurs langues et sont tous très cool.

Les plongées durent au minimum 45 minutes. Si un membre de la palanquée est un peu juste en air, il remonte avec la bouée du moniteur, les autres pouvant poursuivre leur exploration. C'est très appréciable de pouvoir être assuré de faire toute sa plongée. Une plongée du bord entre 6 et 10 mètres de profondeur à la recherche de petits animacules ("Nudibranches City) et d'un gros banc de carangues a même duré 90 minutes, en binôme avec le moniteur.

Quatre plongeurs au maximum par palanquée et en général de niveau comparable. Le club ayant plusieurs bateaux, nous n'avons jamais été plus de 12 par bateau, ce qui laisse largement toute la place nécessaire à bord. Les briefings sont clairs, ni trop longs ni trop courts. Pas encore de Nitrox mais c'est en projet, paraît-il.

Les poissons sont peu farouches ce qui permet de les approcher de près. Une de mes plus belles rencontres fut avec une Loche d'au moins 50kg ou peut être 100 qui venait droit sur moi et qui m'a frôlé en passant, en pleine eau, sans dévier de sa route.

Ma plongée favorite a été celle faite sur le site de Coral Island en compagnie du moniteur et d'un couple de Français, moniteurs de plongée à Mayotte. Plongée "carrée" à 27 mètres de 60 minutes avec une bouteille de 12 litres. Paysages fabuleux, calme et sérénité, innombrables poissons dont certains rares, champs de coraux magnifiques disposés avec une harmonie incroyable, exemple de ce que la nature sait faire quant on la laisse s'exprimer pleinement, beaucoup d'émotions.

En un mot, un moment exceptionnel, sans doute une de mes plus belles ambiances de plongée, toutes destinations confondues. En plus, c'était ma 400ème.

Bref, j'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à plonger à Mafia.

Fonds sous-marins Mafia

Croisière au coucher du soleil

C'est notre dernière soirée au Pole Pole et à cette occasion Anne la manager nous a prévu une croisière au coucher du soleil. Elle s'est aussi arrangée pour que nous soyons les seuls à bord du bateau ;-) Comme l'hôtel est orienté vers l'est, le seul moyen pour assister au spectacle du soleil couchant est de s'éloigner un peu de la côte en bateau afin de faire face à l'ouest. C'est parti !

Une fois à distance de la plage, l'équipage hisse les voiles. C'est dans un silence religieux que l'embarcation glisse sur l'océan.

Bientôt le ciel commence à se teinter d'une douce lumière.

Le bateau s'approche de l'île voisine de Juani et s'immobilise à proximité de ces îlots rocheux, lieu de ralliement pour la nuit de quantité d'aigrettes.

C'est le moment de trinquer et d'apprécier le jus des noix de coco fraîches que nous avions commandées.

Encore un peu de patience avant que le ciel ne s'embrase et que le soleil, tel un ballon de feu, ne glisse vers l'horizon.

Au moment où il disparaît, nous assistons, incrédules, à un phénomène rare, l'apparition fugitive d'un rayon vert. L'histoire du rayon vert n'est donc pas un canular mais bien un véritable phénomène optique.

Une fois le soleil couché, nous reprenons la mer alors que le ciel se pare de teintes allant de l'orangé au violet en passant par le rose et le mauve.

La nuit est déjà tombée quand nous accostons sur la plage. Là une autre surprise nous attend : Anne a fait dresser pour nous une table sur le sable en bord de mer, pour un dîner en tête à tête à la lueur des bougies et sous la voûte étoilée.

Une chouette initiative pour une fin de séjour toute en émotion !

Coucher du soleil sur Mafia

Le mot de la fin

Impressions générales

Ce voyage court mais alliant deux pôles d'attractivité différents (safari et plongée) a été particulièrement dépaysant. Nous avons vraiment eu l'impression de faire deux voyages en un.

La partie safari (cinq jours pleins) a été intense et nous a permis de découvrir une grande concentration d'animaux en très peu de temps. Les puristes prétendront sans doute que quatre parcs ou réserves en cinq/six jours, c'est trop. C'est également ce que nous craignions mais au final nous aurions bien du mal à en éliminer un a postériori tellement ils sont tous singuliers.

D'abord, trois d'entre eux (Manyara, N'Gorongoro et Serengeti) se concentrent sur le même axe routier. Il serait donc difficile d'en éliminer un. Leur enchaînement permet une montée en puissance dans l'approche de la faune. Tarangire est un peu plus excentré par rapport aux trois précédents mais rien que ses paysages avec ses arbres géants et sa terre rouge valent le déplacement. Il a en plus l'avantage d'être le moins fréquenté des parcs du Nord.

A propos de fréquentation, c'est dans le cratère du N'Gorongoro qu'elle est la plus élevée avec un pic en fin de matinée. La végétation rase la rend encore plus flagrante.

Si on devait comparer avec la Namibie, je dirais que cette dernière se prête mieux à un voyage plus long, axé sur une découverte plus diversifiée du pays alors que la Tanzanie a surtout mis l'accent sur l'aspect safari, plus adapté à un court séjour. Dans l'objectif de ce voyage, le safari convenait donc parfaitement bien et nous a donné entière satisfaction.

Le seul petit reproche que nous pourrions faire à notre agence de voyages serait de ne pas nous avoir proposé un enchaînement un peu différent des parcs qui nous aurait fait finir au Serengeti d'où nous aurions pu revenir en avion au point de départ.

Le fait de ne pas conduire nous même ne nous a pas réellement manqué. Pour une si courte durée, c'était au contraire un avantage, notre attention étant entièrement dirigée vers les animaux et les paysages. Néanmoins, self drivers inconditionnels s'abstenir !

En revanche, ce qui nous a réellement manqué, c'est de ne pas pouvoir randonner. C'est pourquoi, si c'était à refaire, nous intègrerions sans doute un walking safari.

La partie séjour/plongée a été une excellente surprise puisque nous avons trouvé à Mafia une destination de plongée hors pair, avec un parc marin protégé et un récif en excellente santé, très bien préservé. Sans parler de l'hébergement au Pole Pole où confidentialité, charme et convivialité riment avec sens de l'accueil et disponibilité.

Mafia reste d'ores et déjà une destination de plongée à retenir pour un futur voyage qui pourrait être complété par les parcs du Sud tanzanien (Ruaha et Selous ?). Une idée à creuser ;-)

Un mot sur les hébergements

Sur ce point, rien à redire. La sélection de notre agence a été parfaite, aucune fausse note. Je ne reviens pas sur l'hôtel à Mafia, le Pole Pole, déjà largement encensé plus haut ;-)

A propos des hébergements pendant le safari : - le plus original du point de vue architectural : Tarangire Tree Top - le plus original du point de vue de l'ambiance"out of Africa" : Serengeti Pioneer Camp - le plus accueillant : Escarpement Lodge à égalité avec le Pole Pole. - plus classiques mais très bien aussi : Coffee Lodge et Plantation Lodge

Remerciements

A notre chauffeur Daniel, efficace, toujours de bonne humeur, excellent guide et conducteur. A Anne, manager du Pole Pole pour toutes ses petites attentions. Nous espérons la revoir dans le futur et pourquoi pas au Mozambique où elle a pris ses fonctions depuis peu dans un resort de l'archipel des Quirimbas. Encore une idée de séjour/plongée à creuser qui pourrait également se combiner avec les parcs du Sud tanzanien J

Bibliographie/webographie

Comme nous n'avions quasiment pas préparé ce voyage, le seul guide dont je me suis servie (surtout après coup) est celui fourni par l'agence : Guide Mondeos "Kenya, Tanzanie et Zanzibar"

Je tiens néanmoins à signaler l'excellent site Internet de B.L. très complet et bien illustré. Une mine d'informations. http://safari-tanzanie.net/

Un dernier mot ?

Une belle destination qui suscite… l'envie d'y retourner !

Poisson empereur juvénile

FIN 😉
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Réussir mon tour du monde
Bonjour tout le monde

Voilà je viens de ressortir mon ancien projet de tour du monde prévue initialement en 2011, le voyage n’a pas entièrement été organiser à l’époque mais en voici les grands axes (je fais une rapide présentation et je pose toute mes question a la fin^^).

Je souhait partir en novembre 2013, pour un voyage prévue de 11 mois (+/- 1 mois), avec la visite de 3 continents (pas plus histoire d’avoir le temps de profiter tranquillement des régions à visité).

-1er continent l’Asie : je voulais à l’époque voir la Birmanie (3 semaines), le Laos (3 semaines), le Vietnam (3 semaines), la Thaïlande (participer à une full moon party), le Cambodge (1 semaines), les Philippines, et l’Indonésie (2 semaines).

-2éme continent l’Océanie : avec comme pays à voir la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Vanuatu, la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

-Le 3éme continent devais être l’Afrique, je voulais fait un voyage en partant d’Afrique du sud et remonter par voie terrestre jusqu’en Ethiopie, ce qui donnais un trajet qui passe par les pays suivant : Afrique du sud, Namibie, Zambie, Tanzanie, Kenya, et Ethiopie. Mais j’ai lus 2 ou 3 articles et il apparait que l’Afrique est un continent où le tourisme est aussi assez cher… Donc je pense en ce moment à aller voir ce qu’il y a en Amérique du sud (mais j’avoue ne pas encore avoir fait de recherche)

Le tout été prévu avec un budget de 14 000 € tout compris (budget prévu en 2010 je pense bien que je vais devoir le revoir à la hausse).

Ce qui va m’intéresser surtout c’est les paysages « naturelle » à couper le souffle, voir des animaux dans leurs milieux naturels (tigre, éléphant, tortue de mer, rhinocéros et autre), le contacte avec des populations qui ont un style de vie complètement différent de notre standard européen. Je ne suis pas trop attiré par les grandes villes ou les grands monuments modernes.

Voilà un aspect générale du projet je ne développe pas ici mes question pays par pays, car je pense le faire sur d’autre post dans les bonnes rubriques (si vous avez des liens intéressants je suis preneur)

Et donc mes petits questions ^^ - Quelle continent choisir pour la 3éme partie de mon voyage ?? Je sais je commence par une question à laquelle je devais être le seul à pouvoir répondre mais comme je compte bien aller voir le continent oublier dans un autre voyage le critère le plus important ici serra le prix. Je peux donc reformuler la question en ; pour une durée d’environ 3 mois quel continent de l’Afrique ou de l’Amérique du sud serra le moins cher ?? - Le budget, je sais que je dois le monter un peut mais de combien ? Je ne cherche pas le confort, voyage avec mon sac a dos, mais je compte me faire plaisir dans des treks et autre expéditions en pleine nature. - Quoi prendre en matériel High teck ? Je parle là de savoir si je dois prendre une caméra ou un APN ? Un petit ordinateur ou une tablette voir un Smartphone ? Dois-je prendre un GPS ? Je cherche ici une combinaison avec une bonne autonomie qui me permettrait de réaliser et sauvegarder tout mes souvenirs de voyage. - Y’a-t-il un sac a dos (pas trop cher) bien adapté à ce type de voyage ? Quel type de sac de couchage dois-je prendre (prévus pour 5°C ou 0°C voir du -5°C) ? Y’en a-t’il vraiment besoin dans l’Asie du sud-est ? - Que me faut t’il pour louer un véhicule voiture ou scooter ? Le permit international est t’il obligatoire pour les locations ? - Quelqu’un serrait-il intéressé pour parcourir un bout de la planète avec moi ??

Voilà pour les premières questions, je continue mes recherches et je vais mettre d’autre post un peut plus tard pour voir un peut plus en détail les différents pays. Bonne journée à tous les lecteurs
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Vous partez où en Afrique Australe?
Si les milliers de visiteurs pouvaient alimenter cette rubrique, ce serait super cool.

Allez, lancez vous, dites nous où vous partez cet été en Afrique Australe....😉 Faites nous rêver...😎 ça nous donnera des idées. C'est peut-être aussi un post pour déposer des nouvelles si l occasion se présente pendant le voyage, sur un ordinateur mal connecté, dans un cyber café ou un lodge grand luxe, ou avec votre iPhone... !

Allez je me lance : Notre voyage 2010 : Tanzanie. Du 25 Juillet au 15 Aout (2 pax). Si je ne poste rien avant fin Aout, c'est que je serai mort de soif au milieu du Serengeti. ou en train de traiter mes 4500 photos au format Raw... ! Mode de voyage : autonomie complète. 4x4 avec tente sur le toit. Budget 7985 euros tout compris. 3 semaines + un jour : Dar, Leshoto, Moshi-Kili, Arusha NP, Natron, Serengeti - Lobo, Serengeti - seronera, Ngorongoro NP, Manyara NP, Tarangire NP, Kondoa, Iringa, Ruaha NPx2, Mukomi NP, Selous NPx2, puis 4 jours sur l ile de Mafia faire des bulles. Objectif : rencontrer les gens. Choisir un endroit (NP?) où revenir se poser.

Allez, à votre... "tour" ! ! ! 😎 Franck
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Qui part pour l'Asie à vélo depuis la France?
Bonjour à tous, Après la bonne idée émise par "Remytrotter" :"Puisque nous sommes plusieurs à faire plus ou moins le même trajet de départ au moins, je propose, à ceux qui le souhaitent, de nous rencontrer début février 2007, quelque part en France afin d'échanger nos informations et nos tuyaux, ce qui peut être utile pour tout le monde."

Je crée donc ce post afin que les voyageurs qui partent de France en direction de l'Asie puissent entrer en contact.

Je vous demande donc de nous présenter votre expédition, c'est à dire départ, pays traversés et arrivée probable ainsi qu'une date estimée de départ.

Pour ma part je collecte plein d'infos depuis plus de 6 mois sur le voyage à vélo de la France à la chine, donc si tous ceux qui partent se rencontrent et échanges des bons plans ou autres tuyaux ça devrait le faire!!!!!.

A vous de jouer!!!!!!!!
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Perte de bagages sur British Airways!
Bonjour a tous,

J'ai un gros probleme en ce moment, j'ai perdu mon sac.

Je suis revenu de trois semaines de vacances en Ecosse, où j'ai parcouru le pays à pied et en stop. Samedi 26 août, je décole de Glasgow direction l'aéroport de London Prestwick. Arrivé a Londres, je récupere mon sac, prend un bus pour l'aéroport de London Heathrow, redonne mon sac a l'enregistrement et je décole pour Roissy CDG. Arrivé a Roissy, aucun sac sur le tapis roulant !

J'informe aussitot la compagnie qui enregistre le retard de bagage. L'hotesse me dit que je serais livré a domicile des qu'ils auraient mis la main sur mon sac.

Le probleme c'est qu'avec la restriction de bagage a main, je n'ai ni clé d'apart, ni portable, et c'est mon frère qui me loge et me prète des fringues pour aller au bouleau en attendant de retrouver mon bien.

Mais le probleme le plus grave, c'est que dans mon sac, il y a mon appareil photo avec toutes mes photos d'Ecosse, ainsi que tous les souvenirs que j'ai ramenés de la bas.

Ce soir ca fera trois jours que mon sac a disparu, que vas t'il se passé, faut t'il porté plaintes contre British Airways.

Je vous en pris aidez moi a finir mon voyage en beauté.

Adrien.
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Compte rendu croisière Yacht Club MSC Preziosa 26 octobre au 2 novembre 2013 Italie-Tunisie-Espagne
Bonjour à tous,

J'entame le CR de notre croisière du mois d'octobre. Petit clin d'œil s'ils me lisent à Monique, Cormo et 2Vaux😉. Promis, je finirai ensuite (pour ceux qui ont suivi) le CR de la croisière en Islande😊.

Samedi 26 octobre 2013 :Embarquement à Marseille (8h/19h) Le réveil sonne à 3h du matin🤪 et nous quittons en catimini la maison pendant que les enfants dorment encore… A 3h30 pile, la voiture démarre pour 7h30 de route, direction Marseille. Il fait nuit, n’y a vraiment personne sur la route et M. Croisifan profite de ma vigilance amoindrie par le manque de sommeil pour dépasser les limites😊😊…de vitesse😎 Petit-déjeuner vers Mâcon, puis nous reprenons la route où la circulation se fait plus dense un peu avant Lyon. Je me retourne de temps en temps machinalement vers la banquette arrière mais…il n’y a personne. Ce sont nos premières vacances à deux depuis longtemps et il faut un temps d’adaptation😉. Après Valence, le soleil se précise et les paysages se mettent à sentir bon les vacances🙂. Nous arrivons à Marseille un peu avant midi, sortons de l’autoroute direction « Les ports-La Calade» et nous retrouvons sans coup férir au terminal de croisière. Nous garons la voiture au parking croisière, qui a changé de place depuis notre embarquement en 2010 sur le Bleu de France, et sortons les bagages du coffre : il fait 25°C😎, une aubaine pour des parisiens stressés…et le Preziosa est bien là, qui nous attend. Cette première étape franchie, reste à vérifier si la procédure d’embarquement Yacht Club est à la hauteur des promesses de MSC. Déjà, ça commence mal, personne ne se précipite dans le parking pour porter nos bagages😮😮. C’est donc en traînant nos valises à roulette comme de simples quidams que nous approchons du terminal où un stand extérieur est identifié Yacht Club. Il n’y a personne…🙁Puis arrive un majordome facilement reconnaissable à son queue de pie gris😉. Il nous demande notre billet de croisière : comment ça, ça ne se voit pas qu’on est passagers Yacht Club!!!, il faut le prouver avec des papiers…😇😇 Bon, une fois que nous avons montré patte blanche, un 2ème majordome, notre majordome à nous, René, nous prend en charge, malgré le fait que M. Croisifan refuse obstinément de lui confier la sacoche qui contient mon ordinateur portable😛. Il nous fait entrer dans le terminal, nous conduit à un guichet réservé, nous offre une boisson, et ni une ni deux, nous voilà sur le bateau🙂, précédés de cet étrange personnage en gris qui fait se retourner les autres passagers😊… Il ouvre notre cabine qui est prête : et nous conduit à la conciergerie pour un rapide briefing avec Maria, qui ne parle pas français mais avec qui nous trouvons un compromis en anglais. On écoute patiemment😇 le descriptif de tous les avantages du MSC Yacht Club (qu’on a appris par cœur avant de partir parce qu’en général, on aime savoir où on met les pieds😎) puis on patiente dans le Top Sail lounge en attendant que René ait fini de raccompagner les passagers de la précédente croisière à leur taxi. M. Croisifan, qui n’est pas très patient🤪, trouve que tous ces tralala sont fatigants😠 et propose de retourner à la cabine sans plus attendre, ce que nous faisons. Comment, les bagages ne sont pas encore arrivés 😮? Me voilà presque discréditée 😊alors que j’avais fait miroiter à M. Croisifan un service exceptionnel pour qu’il envisage de dépenser autant pour cette croisière😇. Heureusement, presque au même moment, on toque à la porte et c’est pour la livraison des bagages…ouf ! Je sors en urgence de la valise idoine les tenues de gala : s’agit pas que le costume de M. Croisifan ait des plis…puis nous décidons d’aller manger au buffet du « One pool », le pont piscine réservé aux passagers duYacht club, pont 18. Il y a quelques salades composées, des crudités, des feuilletés, des pâtes et un plat de poisson ainsi que des fruits et quelques pâtisseries. Ce n’est pas la profusion, mais c’est suffisant, varié et frais. Et en plus, on peut boire à volonté😉, c’est inclus dans le prix : pour la peine, nous prendrons qui une bière qui un Coca light…On est ravis d’être là. Pendant que M. Croisifan décide qu’une petite sieste dans la cabine s’impose, je vais bronzer au bord de la piscine où je me serais volontiers assoupie, n’était le niveau sonore redoutable 😠😠de la conversation entre deux couples d’italiens qui marinent dans le jacuzzi. Vers 16h, je rejoins M.Croisifan, qui a fini sa sieste, dans la cabine pour le traîner, à moitié contre son gré😇, au « High tea ». Cette petite cérémonie a lieu tous les jours de 16h à 17h au Top Sail lounge où quelques tables sont nappées et préparées pour le thé. Nous nous asseyons et le majordome de service, en gants blancs, s’avance avec un chariot sur lequel se trouve tout un attirail de porcelaine et d’argent pour préparer le précieux breuvage😮. Après nous avoir présenté plusieurs sortes de thé en feuilles, il concocte la boisson avec le plus grand sérieux tandis qu’un autre majordome nous apporte un plateau de petits sandwiches salés, scones et autres réjouissances. Waou, on a bienfait de venir, on se croirait à Buckingham😇😇… On déguste, on papote et il est bientôt l’heure de l‘exercice de sécurité qui a lieu dans le théâtre, avant de regarder le départ de Marseille et de se préparer pour le spectacle de 19h30 intitulé « The Witches of Paris »😐, tout un programme, qui tient ses promesses 🙂: c’est enlevé, ça scintille et ça se termine par un french cancan endiablé qui mérite largement nos applaudissements. Nous irons ensuite dîner au restaurant du Yacht Club « La Palmeraie », à l’arrière du bateau, où l’on vient quand on veut, sauf qu’il faut tout de même prévenir la conciergerie du Yacht Club une dizaine de minutes avant🤪 pour être certains d’avoir une table. Nous sommes accueillis dans un style tout ce qu’il y a de plus italien😉 par Giacomo, le responsable du restaurant et par une petite coupe de Prosecco bien sympathique😎, qui fait un peu progresser notre consommation de boissons alcoolisées, histoire de se dire qu’on amortit le all inclusive de la formule Yacht Club😇. Le repas est bon, le service attentif et relativement rapide et les vins compris dans le forfait sont plus qu’acceptables : j’ai un faible pour le petit vin blanc italien fruité😊, qui en plus ne donne pas mal à la tête😎😇… Après cette première journée bien remplie, il est l’heure d’aller dormir (avec un petit chocolat Venchi sur l’oreiller😏, merci MSC), demain l’arrivée à Gênes est prévue à 8h. Heureusement, on retarde nos montres d’une heure dans la nuit.
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Retour d'expérience visa B2 Etats-Unis
Je voulais vous faire mon retour d'expérience ressente pour l'obtention d'un visa B-2 pour les États-Unis. J'espère que ce sujet intéressera quelques personnes. Personnellement j'aurai aimé avoir ce retour pour me rassurer et c'est pour cela que je le poste ici.

je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!

Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html

Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.

Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.

Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.

Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.

Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...

Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄

Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
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Premier voyage en Chine pour trois mois
Bonjour à tout le monde!

J'ai 24 ans, je suis en train de finir mon master (fin août) et j'ai décidé de partir en Chine seule juste après pour trois mois (septembre-novembre). Je vous écris car j'ai beaucoup de questions qui, malheureusement pour l'instant, sont vagues vu que je n'ai encore rien préparé à cause de mes études qui me prennent beaucoup de temps. J'ai pu économiser pas mal d'argent pour ce voyage. Ceci est mon tout premier voyage, seule. J'ai déjà voyagé aux USA, Irlande, Ecosse mais c'était soit dans le cadre de mes études, soit en voyage linguistique. Donc en général, tout était déjà organisé. C'est la première fois, que je suis livrée à moi-même (excitant mais vraiment effrayant!) et en plus ce serait dans un pays où je ne connais pas la langue. Je souhaiterais arriver sur Pékin et descendre toute la côte jusqu'au sud et pouvoir repartir de HK vers l'Europe.

Peut-on avoir un Visa touriste pour une durée de 3 mois? Ou devrais-je sortir du pays pour y rerentrer entre temps? Sous combien de temps je peux l'obtenir et où et comment le faire? Je pensais faire trois semaines à un mois sur la côte Nord (Pékin et alentours), trois semaines à un mois sur la côte centre (en descendant sur Shanghai et alentours), et le reste la côte Sud (Canton, Guangxi, vers HK). Qu'en pensez-vous?

J'ai acheté le Lonely Planet 2013, mais je ne pourrais le lire qu'à la fin de la semaine. L'avez vous trouvé complet? Je compte visiter la province de Canton dont je suis originaire (Chaozhou). Il me semble que le Lonely Planet ne traite pas de cette partie de la Chine.

Je ne sais pas si ceci sera faisable (dans le temps qui m'est imparti et si c'est peut-être trop tard pour postuler), mais j'aurais aimé faire un peu d'humanitaire pour deux ou trois semaines. Bien sûr, j'adapterais mes visites à cette période humanitaire. Connaissez-vous des ONG fiables dans les orphelinats?

Etant donné que c'est mon premier voyage "aventurier", je compte partir avec un sac-à-dos. Quel genre de sac me conseillez-vous, quel volume? Avez-vous des trucs et astuces pour la lessive, les toilettes (par exemple se retrouver dans des situations pas du tout pratiques comme en plein milieu de la muraille de Chine avec une grosse envie!)? Je compte y aller avec le strict minimum (genre 2 jeans, 3 tshirts, 1 pull que je laverai souvent). Auriez-vous des "trucs pour voyageurs" à me conseiller d'emporter? Je pensai aussi y aller en baskets, mais peut-être devrais-je investir dans une paire de chaussures de randonnée?

J'ai une question qui peut paraitre débile, vu mon manque d'expérience, mais tant pis, je la pose. Si je suis dans une auberge de jeunesse dans un dortoir, y a t-il moyen de mettre mon sac dans un endroit sûr (comme un casier fermé à clé) le temps que je visite les alentours? Ceci m'éviterait de dépenser beaucoup d'argent dans des hotels à chambre single ou transporter mon sac toute la journée surtout que je ne suis pas très costaud, je risque plus d'être fatiguée à le porter!!

C'est tout pour le moment au niveaux des questions! Merci beaucoup à tout le monde de m'avoir lue. J'ai très peur mais je suis vraiment impatiente de pouvoir partir comme ça à l'aventure! Je me dis que c'est bien de pouvoir voyager avant d'entamer la vie professionnelle!

🙂
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Voyager avec ou sans laptop/tablette?
Bonjour

Ca faisait quelques semaines que je regardais les tablettes et mini pc (ou certains portables) en grande surface, et suite à l'excellent post d'Alan "Il est trop chouette mon écran", je pense que je vais abandonner l'idée de m'en offrir...

Partir avec, c'est: - joindre et être joignable à presque tout moment - rester informer à tout moment, de tout ce qu'on veut. - plus de perte de temps dans les offices touristiques - pas besoin de guide de voyage lourd comme tout - pas besoin de lecteur mp3 + batterie - pas (plus, ca c'est triste) de carnet de route manuscrit - pas besoin de téléphone en + - pouvoir trier et travailler ses photos - faire un journal en "live", tout comme le membre Mékong, en donnant plein d'infos fraîches... - devoir faire super gaffe à pas se le faire voler, sinon c'est la cata! - ...?

Partir sans, c'est: - être au bout du monde sans pouvoir être joignable, avoir le sentiment de partir loin de tout, loin du monde "réel", technologique. Etre déconnecté, pleinement, et donc, être plus à l'écoute du monde extérieur. Les yeux jamais rivés sur l'écran ou le clavier. Ca, je le fais suffisamment ici quand je reviens, j'ai la chance d'avoir le temps. - ne pas avoir le sentiment d'être "comme à la maison" justement, d'avantage en ... vacances..... - continuer mes carnets manuscrits :) - porter un mp3, mini baffles et batterie... - porter un guide de voyage lourd comme tout... - comme j'ai l'air d'être nostalgique de mes premiers voyages, fin des années 80 début 90, je serai servie :) - profiter du temps perdu dans les offices touristiques, faire la queue aux services d'infos, achats de tickets etc... - pas devoir faire super gaffe à ce qu'on me le vole, j'ai déjà assez avec mon passeport, appareil photo et carnet de voyage...

J'crois que je ne vais pas m'en acheter, le premier (et 2eme) point de 'partir sans' est trop bon 😎

Lors de mon dernier voyage en Inde, j'étais au Nagaland dans la petite homestay. Je me souviens de soirs, ou mes voisins (un couple d'indiens du sud et un américain) étaient le nez rivé sur leurs écrans, j'étais là au milieu d'eux, sans écran, sans portable... Le nez vers les étoiles...
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Philippines, c'est pas le Paradis!
Bonjour (nouveau)

Sexe: Homme Age: 30ans Nationalité: Française Economies: Près de 20 000€ Philippines: 10 Mois Thailande: 1 Mois

Le moment s'y prêté, j'avais les sous et surtout je voulais voir le bout du monde. Dans ma tête: Philippines = Archipel de 7700 îles + Photos paradisiaque

L'ARGENT --

Je voulais y rester un certain temps donc: 1ière tactique: dépenser le moins possible, hotel miteux, et bouffe local.

Bouffe: Au bout de quelques semaines et en tant que Français (pays de la gastronomie), petite portion pas très bon ou mal cuisiné: sur la durée j'ai pas tenu. Hotel: Le FanRoom avec les habits qui colle à la peau dès que tu les mets, ça m'a vite passé. Passons encore sur les cafards, la salle d'eau plus petite que moi, le matos a 4 sous qui merde tout le temps (chasse d'eau, eau chaude, électricité) etc, etc. LeReste: Tout calculé au moins cher, transport, peu ou pas de sortie, donc pas de grand lieu touristique.

Mon 1ier mois (sans l'avion): 550€

J'ai vite compris, que soit je restais pour longtemps à l'autre bout de la planète pour me reclure dans une vie de merde. Soit je m'offrais une vie descente (dite normal) mais en restant moins longtemps.

Après expérience, traverser la moitié de la planète pour gratter le moindre €uro et donc tout sauf une bonne idée. Deplus pour un Philippins, Sans Argent = (je le fais vite) "Méprisable", Alors un Blanc sans Argent vous n'imaginez même pas. En fait ça il faut venir sur place pour le comprendre!

Changement de Vie: Hotel: Petit mais Aircon, Salle d'eau confortable, Internet et sans dormir avec de gros cafard. Bouffe: La bouffe en quantité raisonnable plus adapté pour un européen (en mixant tout de même) c'est tout de suite, trèèèèès cher. LeReste: Transport dans plus de confort (la-bas c'est pas du luxe), lieu touristique et plus de confort

Mes autres mois: 1300€/mois J'ai enfin pus profiter, tout en m'outrepassant moults galères ...

Je peux vous dire que je ne suis pas revenu en arrières !!!

Donc niveau argent, ceux qui plan au moins chère ce n'est pas une bonne idée de venir là-bas. Au début on se dit, la vie et pas cher, l'€uro est fort, eux ils vivent bien avec moins de 400€ par mois ... C'est ce que je me suis dit, et ce n'est pas la meilleur expérience que j'ai fait. Oui mais ...

L'effet: J'ai payé je ne peux donc pas être décut ou Je ne me suis pas fait avoir! Quelqu'un qui achète un téléphone 700€, même s'il ne sait pas s'en servir, même si son téléphone dysfonctionne. Il dira que son téléphone est le meilleur du monde...

Je vois passer des témoignages de personnes ayant économisé dur toute l'année, pour partir 3 semaines aux philippines avec 2500€ en poche. Payer 1400€ (A/R) d'avion pour faire au plus juste et au moins cher sur place (ce n'est pas valable que pour les philippines) mais après expérience c'est vraiment du Gachis.

D'autres faire le tour des Philippines avec 600€ en même pas 3 semaines: Mais comment font'ils ? Un vrai marathon, a vouloir voir le plus de choses en le moins de temps possible, c'est comme engloutir un bon repas de Noel en 1min, bonjour l'indigestion !, La encore : Quel Gachis...

On comprend pourquoi bcp reviennent au bureau plus crevé qu'avant leurs vacances ...

LE PAYS --

Beaucoup de monde Pas très propres Pas très sécur Pauvre en patrimoine culturel Cuisine mauvaise Paysages jolie Chaleur tropical Touristes peu de femme (et pour cause) Anglais Parlé Nécessaire Arnaque Attention Mentalité (pas bonne du moins du point de vue de mes valeurs)

LES FILLES --

La encore je vais peut être cassé le mythe de l'expat qui fait rêver le pauvre collègue resté en France dans le gris et le froid.

Il y en a de jolies, et (oh miracle!) de moches. Je dirais même plus qu'il y a plus de moches que de jolies, mais ceci est je pense valable dans le monde entier. Dsl de vous décevoir, mais le pays des Amazones n'existes Pas!

Après avoir crapahuté dans le pays 6 mois, oui j'ai été aux prostituées. Disons que le mari qui va la bas et dit ne pas avoir tromper sa femme, ça n'en tiens qu'a moi mais bizarrement je ne le croirai pas ! (personnellement je n'avais plus de copines en France, donc j'ai pas trop ce pb de conscience)

Pour être honnête avec vous j'y étais 14 ou 15 fois! Je suis "sortie" 2 mois avec l'une d'entre elle (très jolie) Quand je dis sortie cad que je la rémunéré pas à la journée (sauf forcément la première nuit) Juste la bouffe local (pour elle), quelques sorties, et quelques restos, l'hotel ct le même prix!

Je précise bien que c'est elle qui à voulu rester avec moi (au début je ne voulais pas), et la 1ière nuit (quand je ne la connaissais pas) elle m'a dit de lui payer ce que je voulais, ce que j'ai fait.

Ne rêvez pas ce n'est pas le genre de cas systématique, ou alors vous paierai la fille à la journée comme beaucoup! J'ai cottoyé suffisamment ses copines pour en connaitre suffisamment sur cet univers.

Honnêtement venir la-bas pour les filles est une ineptie car avec le biller AR ça vous reviendra plus cher que de payer pour ça près de chez vous. Ou alors il vous faudra/vouloir en prendre un certains nombre pour rentabiliser la chose, dans tous les cas cela vous reviendra cher!

En ce qui concerne la chose, à 2 ou 3 exceptions près c'est pas terrible, pour ne pas dire nul ! On ne compte plus les 'batailles' entre les filles et les clients mécontent. Autant vous dire qu'il n'y aura pas de SAV, et si vous insisté ça finira au poste de Barangay (corrompu) le plus proche. Et la le voyage risque de vous coûter plus cher que prévu.

Ps: A noter (ca peu servir) que faire entrer des Sexes Toys dans le pays est Totalement Illégal, au même titre que les Armes ou autres Drogues. Cela est bien spécifié sur le "Custom Delcaration" (au dos), lorsque vous passé au service immigration à votre sortie de l'avion!

Les filles sont sexuellement (malgré la pratique) d'un classique..., et pour la plus part seront pressé de vous expédier pour retourner au bar a fin de faire tourner la planche à billet avec un autre. Ne croyez pas qu'elles sont la pour vos beau yeux bleu ou pour vos beaux muscles (ou même votre belle peau de blanc). Sachez qu'une fille qui "marche" normalement bien, c'est facile plus de 300 mecs par an, alors imaginez au bout de 10 ans, je vous laisse compter, vous n'êtes plus qu'une aiguille dans une botte de paille.

C'est d'ailleurs ce qui m'a fait quitter "la mienne", au début j'étais un peu naïfs, je voyais la pauvre fille qui faisait cela juste pour survivre. Ensuite pour bcp cela deviens une drogue à l'argent, si je vous dis que c'elle avec qui j'étais, 24 ans toute mimi, visage de gamine, ce faisait parfois 6 gars dans la journée (soit environ 400-500€) pour tout dépenser aux machines à sous ou en alcool le même jour, et ce n'est pas un cas isolée ... croyez moi!

(Je ne parlerai même pas des Sponsors)

Bref, ne pensez donc pas impressionner ces filles parce que vous dépenser quelques 100 aine d'euro pour elles. Si pour vous c'est beaucoup, pour elles (mêmes dans ce pays "pauvre') ce n'est pas grand choses pour ne pas dire presque rien!

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Voila un petit témoignage comme un autre, d'un pays "du bout du monde" ... Un pays qui fait néanmoins grandir quand on est jeune (ou pas trop vieux)
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Il était une deuxième fois dans l'Ouest...
Une bonne partie de mon voyage a déjà été « dévoilée » au fil des messages du forum, mais je sacrifie bien volontiers à la tradition du carnet de voyage. J’espère que vous prendrez plaisir à le parcourir et que vous ne le trouverez pas trop long ou alourdi de détails superflus. J’avoue que je l’écris pour moi aussi, pour avoir un souvenir de ce merveilleux voyage, et que je me pique au plaisir de l’écriture.

Pour resituer le contexte : nous voyageons régulièrement aux USA, mais notre dernière et unique fois dans les grands parcs remontait à 1995. Nous avions à l’époque 23 ans et notre voyage s’était fait à l’arrache : on trouvait des motels au dernier moment, sans réservation, et le circuit était préparé on ne peut plus sommairement. Nous en gardions cependant un excellent souvenir. Beaucoup de route, mais cela ne nous dérange pas. L’aspect roadtrip, « avalons du bitume », fait pour nous partie de l’aventure.

Cette année, j’ai eu envie de retourner sur ces terres avec dans les bagages notre fils de 8 ans et demi, me disant que c’était le bon âge : assez grand pour apprécier, mais suffisamment « petit » pour s’émerveiller encore de choses simples. J’avais peur que son enthousiasme ne s’émousse avec l’âge. Et puis, il faut bien le dire, la patience n’est pas ma qualité première. Chéri, c’est donc décidé, cette année, on retourne au Grand Canyon !

C’est en parcourant ce forum, que j’avais découvert lors de précédentes vacances mais sans jamais m’investir réellement, que j’ai compris que nous avions loupé énormément de choses lors du premier voyage. J’ai donc eu envie de les découvrir, malgré les contraintes de durée (12 jours) qui m’étaient imposées pour raisons professionnelles et privées. Ce périple semblera donc très chargé et trop superficiel à bon nombre de voyageurs émérites, et ils n’auront pas tort. C’est un parti pris, celui de voir un maximum de choses en un minimum de temps. J’avoue cependant qu’avec le recul, j’aurais aimé m’attarder en certains endroits et faire autre chose que les effleurer. Cette diversité a cependant permis d’entretenir la curiosité de notre fils, dont je craignais qu’il ne sature des « rochers rouges » au bout de quelques jours. Je signale pour terminer que nous ne sommes pas randonneurs, et qu’en général, nous nous contentons des points de vue traditionnels et facilement accessibles. Mais sur l’impulsion du moment, nous ferons finalement quelques balades et pistes, comme vous le verrez.

Le voyage consistait en une boucle Los Angeles-Los Angeles, avec vol Virgin Atlantic au départ de Londres, très facile pour nous, et très intéressant question prix. J’aurais bien pris Las Vegas-Los Angeles, mais les aéroports londoniens de départ et d’arrivée étant différents, cela nous compliquait un peu les choses, d’autant qu’initialement, nous devions rallier Londres en voiture. Finalement, nous nous sommes rendus à Londres en Eurostar. Après une petite heure de métro, nous étions à Heathrow. Un jeu d’enfant !

La boucle en question était Los Angeles – Las Vegas – Valley of Fire – passage par Zion – Bryce Canyon – BW12 – Moab – Monument Valley – Page/Lake Powell – Grand Canyon – Los Angeles – Santa Barbara – Los Angeles. Le « crochet » par Moab m’a fait beaucoup gamberger. Ira, ira pas ? Cette grande boucle sera-t-elle trop lourde pour mon fils, ou pour mon mari d’ailleurs, qui ne comprend pas toujours ma passion pour les USA ? Ne devais-je pas privilégier le côté Disney de Vegas, passer plus de temps sur la côte ? Mais Canyonlands était l’une des merveilles découvertes grâce au forum. J’en rêvais éveillée. Puis retourner là-bas pour voir uniquement ce qu’on avait déjà vu… pff, aucun intérêt… enfin, moins, non ? La lecture de la page de Vazyvite sur son coucher de soleil à Dead Horse Point m’a achevée : je ne pouvais pas ne pas y aller. Allez, soyons fous, on ne vit qu’une fois, inscrivons Moab au programme, on ne le regrettera pas. Enfin j’espère.

Bon, là, je vous la faire courte, parce que, Itat pourra en témoigner, mon circuit est passé par au moins 5 moutures différentes, dont des versions très farfelues, avec à chaque fois une ribambelle d’annulations d’hôtels et de re-réservations dans d’autres. Mais easy as 1, 2, 3, c’est les États-Unis.

Voilà, le décor est planté, le récit peut (enfin) commencer.
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Première découverte du nord Vietnam, un très beau voyage mais...
Voilà bientôt deux mois que nous sommes rentrés (voyage du 21/9 au 6/10), les impressions se sont un peu décantées, le tri des photos est en bonne voie et la rédaction du récit avance (doucement mais ça avance 😇). Il est donc grand temps que je commence ce carnet.

GENÈSE DU VOYAGE

Pourquoi le Vietnam ?

Depuis quelques années, nous avons l'habitude de partir systématiquement vers l'ouest qui nous a largement comblés. Cette fois-ci, une envie "d'autre chose" nous pousse à regarder vers l'Est. Pourquoi pas l'Asie ? Nous ne connaissons ni l'un ni l'autre. C'est une idée de mon homme, en ce qui me concerne, l'orient n'a pas encore réussi à faire naître, dans mes jambes et dans ma tête, ce fourmillement qui déclenche un voyage mais j'adopte volontiers l'idée, curieuse, comme toujours.

Je me colle au sujet, écluse la toile, les guides touristiques. D'emblée la Thaïlande et l'Inde seront écartés. J'en ai trop entendu parlé. La Chine me tente mais c'est si grand que je m'y perds avant même d'y poser un pied. J'ai envie d'authenticité, de beaux paysages, pas d'un parcours formaté. Je veux construire notre voyage.

Mon regard glisse sur la carte, cherche dans toutes les magnifiques photos postées par d'autres voyageurs, s'envole en parcourant des récits, des expériences, des impressions diverses et finit par s'arrêter sur le Vietnam. Pourquoi là ? Peut-être le vague souvenir de quelques cours d'histoire, la sensation d'un passé commun, d'un bout de chemin, prometteur et douloureux parcouru ensemble. Mettre une réalité, un présent sur le passé et faire basculer tous ces clichés un peu surannés dans le XXIème siècle.

Était-ce un bon choix pour une première découverte de l'Asie ?

Je n'ai pas de réponse juste une question qui s'impose à notre retour. Pour l'authenticité et le dépaysement, sans conteste oui. Pour la beauté des paysages, j'attendais sans doute plus que je n'ai trouvé. Un très beau pays mais pas de waouh, pas d'évidence, aucun de ces moments où l'on reste juste scotché. Mais c'est peut-être affaire de circonstances. je vous laisse juger au fil de mon récit, forcément subjectif, forcément engagé, comment pourrait-il en être autrement.

Ce sera le Nord, en automne

Très vite, la silhouette de dragon de ce pays qui s'étire du nord au sud et barbotte dans la Mer de Chine me met face à une évidence : les distances, les différences de climat, le peu de temps dont nous disposons, à peine 15 jours, ont vite fait d'opérer une saine sélection. Pas question, pour nous, de courir de train en avion. Ce sera donc le nord et juste le nord. Hanoi et Ha Long sont d'autorité sur la wish list. S'y rajouteront, au fil de mes recherches la baie d'Halong terrestre, facile à explorer en solo et le nord avec ses rizières que j'aimerais découvrir au moment des récoltes. On hésitera un peu avant d'inclure au programme, en prime, les montagnes et paysages minéraux de l'extrême nord-est.

L'automne, c'est théoriquement l'époque où la période des pluies s'achève dans le nord. J'ai la naïveté de croire ou de vouloir croire que c'est une saison propice. Mais la météo n'est pas une évidence, ni ici, ni ailleurs. Au final, nous ne nous en sommes pas trop mal sorti du moins dans la première partie de notre périple. Pour la fin, c'est une autre histoire ! Et ne croyez pas qu'une pluie de mousson dure juste 5' ou même 1h. Elle peut durer toute une journée, plusieurs journées même en reprenant à peine son souffle. Nous avons donc découvert le sens exact de l'expression "être trempé jusqu'aux os" 😏. Et en suivant les actualités climatiques après notre retour, je me suis dit que finalement, on s'en était bien tiré. Plus de détails dans le récit journalier si ça vous dit ...

Quelle formule ?

Nous avons pris l'habitude, ces dernières années de voyager en totale liberté, location de voiture, arrêts où on le souhaite, quand on le souhaite, aussi longtemps qu'on le souhaite et balades à pied sur le même mode.

Mais ici, impossible de louer et de conduire soi même une voiture. Les transports en commun me paraissent un mode de transport un peu rigide, surtout pour une durée de séjour courte. On n'est pas des adeptes de la moto. Donc il nous reste la solution de la voiture avec chauffeur et guide puisque généralement les chauffeurs ne font office ... que de chauffeur 😛

C'est une formule que nous appréhendions un peu et ce voyage confirmera nos craintes. Si cette solution comporte des avantages, elle a aussi un certain nombre d'inconvénients non négligeables. Pas l'idéal en ce qui nous concerne et je ne pense pas qu'on retentera un jour une telle expérience. Affaire à suivre ...

L'agence

Plusieurs mois avant le départ, j'ai demandé des devis à 3 agences locales parmi les mieux notées ou du moins, parmi celles le plus souvent citées, en précisant nos desideratas ainsi que l'itinéraire que nous souhaitions suivre, celui-ci ayant été affiné avec l'aide de gentils forumeurs 🙂

Les trois propositions reçues ont été sensiblement équivalentes au niveau du prix cependant, une des agences s'est montré assez peu réactive tandis que la deuxième a cherché dans un premier temps à nous "coller" un circuit tout fait puis dans un second temps à adhérer à toutes nos demandes sans le moindre conseil et enfin à nous inonder de publicités et de rappels. La troisième agence a été très pro du début à la fin, prompte dans ses réponses, à l'écoute de nos demandes, suggérant certaines modifications sans jamais de relance intempestive. C'est donc avec eux que nous avons signé pour 8 jours de circuit guidé dans le nord, la réservation d'une croisière plus quelques transferts programmés. Tout s'est parfaitement déroulé du début à la fin et nous n'avons regretté qu'une seule chose, que l'attitude de notre guide n'ait pas été à la hauteur de celle de son employeur, GP travel 😕

Remerciements

Avant de commencer le récit à proprement parlé (enfin 😊!) Je tiens à remercier tous les "piliers" du forum Vietnam (et les autres aussi) qui, au-delà des chamailleries qui émaillent parfois certaines discussions, m'ont beaucoup aidée à construire ce voyage, directement ou indirectement. Je ne citerai personne en particulier de peur d'en oublier mais je suis certaine qu'ils se reconnaîtront 😉

Merci aussi à tous ceux qui prennent la peine de faire, ici ou ailleurs des retours ou des carnets, des blogs, des sites, de partager des photos ou des impressions. Au-delà du simple plaisir de les lire, ils sont une source d'inspiration et une aide considérable.

S'il ne fallait mentionner qu'un site à consulter, je citerais celui de Hanh, une jeune vietnamienne, que j'ai trouvé particulièrement remarquable et bien construit. Merci à elle pour le partage !
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