Bonjour,
Mon amie et moi-même (25 et 27 ans) avons prévu de nous faire un petit road-trip à la découverte du Bénin et du Togo.
Le tout ne devrait malheureusement durer qu'une douzaine de jours et nous nous demandions quel serait d'après-vous l'itinéraire le plus intéressant depuis Cotonou, sachant que nous comptons faire nos trajets en moto 125cc (une chacun).
A savoir que nous avons tous les deux déjà bourlingué de cette manière, mais en Amérique du Sud et Asie.
Auriez vous des bons plans de deux-roues à la location, et d'ailleurs ce moyen de transport est-il raisonnablement envisageable ?
Merci de vos réponses !
bonjour
je pars 1 mois entre mi decembre et mi janvier 2012
je me demande si je peux planifier les 2 pays,
ou si cela fait trop, et qu il vaut donc mieux que je me consacre uniquement a un seul, et dans ce cas la, lequel ?
de plus, une femme seule est elle embetée ?
si vous avez des conseils, recommandations, endroits a ne pas louper...
et...peut on manger dormir pour pas cher ?
ce sera ma 1ère fois en Afrique...
merci !
Salut à vous !
Je compte partir pour la 1ère fois en afrique entre juin et juillet, et le TOGO me tentait beaucoup !
J'ai lu partout que les togolais était acceuillant et qu'il n'y avait pas trop de problèmes de sécurité dans le pays. Mais en cherchant des info sur le net je suis tombé sur cet article qui dit exactement le contraire !
http://www.wagne.net/csp/csp2003/cahier_animation/ec3.htm
Cet article me semble très alarmiste et je ne remet pas en question mon voyage, mais je voulais savoir ce qu'en pensait ceux qui connaissent lomé : est ce qu'il y a des quartiers à éviter même le jourest ce qu'il est vraiment dangereux de se promener en ville la nuit (par exemple : traverser une parti de la ville pour passer d'un bar à l'autre ? )Est ce qu'il y a des endroits/quartiers ou les blanc ne sont pas les bienvenus ?Est ce que l'on doit doit vraiment se méfier de la police comme dans d'autres pays ?
J'avais juste lu qu'il fallait éviter de prendre la route la nuit, mais je ne savais pas que les villes pouvaient aussi être dangereuse la nuit. J'imagine que le problème ne se pose pas dans les villages.
J'aimerais beaucoup avoir l'avis de ceux qui ont déjà passé du temps là bas !
P.S: je compte faire le voyage seul, en logeant chez l'habitant plutot que dans les hotels.
D'avance merci, Vincent.
Je compte partir pour la 1ère fois en afrique entre juin et juillet, et le TOGO me tentait beaucoup !
J'ai lu partout que les togolais était acceuillant et qu'il n'y avait pas trop de problèmes de sécurité dans le pays. Mais en cherchant des info sur le net je suis tombé sur cet article qui dit exactement le contraire !
http://www.wagne.net/csp/csp2003/cahier_animation/ec3.htm
Cet article me semble très alarmiste et je ne remet pas en question mon voyage, mais je voulais savoir ce qu'en pensait ceux qui connaissent lomé : est ce qu'il y a des quartiers à éviter même le jourest ce qu'il est vraiment dangereux de se promener en ville la nuit (par exemple : traverser une parti de la ville pour passer d'un bar à l'autre ? )Est ce qu'il y a des endroits/quartiers ou les blanc ne sont pas les bienvenus ?Est ce que l'on doit doit vraiment se méfier de la police comme dans d'autres pays ?
J'avais juste lu qu'il fallait éviter de prendre la route la nuit, mais je ne savais pas que les villes pouvaient aussi être dangereuse la nuit. J'imagine que le problème ne se pose pas dans les villages.
J'aimerais beaucoup avoir l'avis de ceux qui ont déjà passé du temps là bas !
P.S: je compte faire le voyage seul, en logeant chez l'habitant plutot que dans les hotels.
D'avance merci, Vincent.
Bonjour,
Nous revenons tout juste de 3 semaines de voyage au Togo, et ayant beaucoup préparé le voyage grâce au forum, je souhaitais vous livrer ici mes impressions à chaud.
D’abord, le contexte : nous voyageons en famille (2 adultes, un enfant de 6 ans), en formule sac à dos, moyens de transports locaux et sans réservations préalables. Nous avons déjà pas mal voyagé en Asie, mais c’était la première fois que nous allions en Afrique.
Notre itinéraire : Nous nous sommes d’abord acclimatés deux jours à Lomé, puis nous sommes montés vers le nord en bus pour passer la nuit à Kara (Bus de la poste, départ de Lomé à 6h30, arrivée à Kara vers 14h). Après une nuit à Kara, nous sommes partis à Kanté en taxi, où nous avons rencontré Emilienne, une femme très sympathique et dynamique qui nous a emmenés passer 4 jours à Warengo, en pays Tamberma, dans sa tata familiale. Ensuite, retour sur Kara où nous avons passé 2 jours (visite du parc animalier de Sarakawa, plus visite des villages de potiers et forgerons Kabyés), puis descente vers Atakpamé (2 jours), et Kpalimé, où nous avons passé 5 jours en tout (randos, Mont Kloto, Pic d’Agou, cascades…). Fin du voyage en région maritime, avec séjours à Anaho et Agbodrafo avant un retour sur Lomé.
Ce que nous avons préféré : Le pays Tamberma ! Nous y avons passé un séjour fabuleux, complètement immergés dans une famille avec son mode de vie très traditionnel. Quatre nuits passées à dormir à la belle étoile sur le toit de la tata. Quatre jours à partager les repas, à discuter avec les gens qui nous ont accueillis comme des amis. Notre fils a beaucoup joué avec les enfants, malgré le fait que peu d’entre eux parlent français (à cet âge, la communication principale ne passe pas par la parole). Nous avons aussi fait quelques belles ballades en brousse, et avons pu assister à des cérémonies d’initiation des jeunes filles. Emilienne est une femme extraordinaire, qui se démène pour essayer de créer un réseau de tourisme « chez l’habitant », se démarquant ainsi des circuits « à la journée » proposés par tous les guides locaux, et qui transforment les habitants en animaux de zoos. Si vous allez là-bas, n’hésitez pas à prendre contact avec elle ! Elle a d’ailleurs un site internet, qu’un ami français a fait pour elle : www.emilienne-tamberma.com. Nous aurions bien aimé pousser un peu plus au nord, du coté de Dapaong, mais nous avons beaucoup souffert de la chaleur (38°C à Warengo, 43°C annoncés au nord…), et nous avons préféré renoncer. Avec le recul, nous le regrettons, car la partie « savane » est vraiment ce que nous avons préféré au cours de notre voyage. Nous avons aussi bien aimé Atakpamé (plus que Kpalimé, si l’on parle de la ville en tant que telle). Nous étions logés à la maison d’accueil de la Mairie, certes un peu miteuse, mais qui a l’avantage d’être située dans un petit quartier très vivant aux rues pavées et aux nombreux vendeurs (euses) de rue.
Les randos du coté de Kpalimé étaient très sympas, et nous avons beaucoup apprécié la fraîcheur (très relative… il faisait quand même 31°C) des collines. Mais il est vrai que le paysage était beaucoup moins dépaysant par rapport à ce que nous avions déjà connu dans nos voyages précédents.
Ce que nous avons moins aimé : Nous avons détesté la ville de Kara ! Je ne sais pas si l’on est passé à côté de quelque chose… mais nous n’avons vraiment trouvé aucun charme à cette ville très bruyante et sale. Notre hôtel n’était pourtant pas en cause (hôtel la Douceur, très bien et au calme). La visite chez les forgerons et les potiers était certes intéressante, mais nous a laissé une impression très mitigée de circuit touristique trop bien rôdé. Nous avons aussi beaucoup moins aimé la partie de la région maritime. La visite de Togoville, que nous avons atteint en traversant le lac à partir d’Agbodrafo, nous a laissé un goût plutôt amer. Impossible, ne serait-ce que de déambuler librement dans les rues de la ville sans un guide. Nous nous sommes sentis prisonniers (on n’a même pas réussi à aller boire un verre seuls dans une gargotte !). Une visite expédiée en 1h30, et à la fin, reconduite d’office au ponton où notre piroguier nous attendait. On a été bel et bien mis à la porte !
Une chose également à laquelle nous n’étions pas du tout préparés : les difficultés à prendre les gens en photos. Habitués à l’Asie et à Madagascar, nous n’y avions jamais été confrontés. Au Togo, il est très difficile de faire des portraits, surtout de femmes. Et il faut dire que le refus est rarement accompagné d’un sourire ! Les hommes, globalement, sont plus abordables. Est-ce la conséquence de la dureté des conditions de vie des femmes au Togo ? Je ne sais pas, mais le fait est que, de tous les marchés que nous avons faits, nous n’aurions ramené aucune photo si nous ne nous étions pas résignés à en « voler » quelques unes (chose que nous n’aimons pas faire).
Bref, un voyage qui nous laissera quelques très beaux souvenirs… mais qui nous demandera aussi un peu plus de temps de « digestion » et d’analyse que nos précédents pour en extraire la substantifique moelle et en dresser un bilan définitif.
Je suis à votre disposition si vous souhaitez des infos complémentaires.
Amicalement, Claire
Nous revenons tout juste de 3 semaines de voyage au Togo, et ayant beaucoup préparé le voyage grâce au forum, je souhaitais vous livrer ici mes impressions à chaud.
D’abord, le contexte : nous voyageons en famille (2 adultes, un enfant de 6 ans), en formule sac à dos, moyens de transports locaux et sans réservations préalables. Nous avons déjà pas mal voyagé en Asie, mais c’était la première fois que nous allions en Afrique.
Notre itinéraire : Nous nous sommes d’abord acclimatés deux jours à Lomé, puis nous sommes montés vers le nord en bus pour passer la nuit à Kara (Bus de la poste, départ de Lomé à 6h30, arrivée à Kara vers 14h). Après une nuit à Kara, nous sommes partis à Kanté en taxi, où nous avons rencontré Emilienne, une femme très sympathique et dynamique qui nous a emmenés passer 4 jours à Warengo, en pays Tamberma, dans sa tata familiale. Ensuite, retour sur Kara où nous avons passé 2 jours (visite du parc animalier de Sarakawa, plus visite des villages de potiers et forgerons Kabyés), puis descente vers Atakpamé (2 jours), et Kpalimé, où nous avons passé 5 jours en tout (randos, Mont Kloto, Pic d’Agou, cascades…). Fin du voyage en région maritime, avec séjours à Anaho et Agbodrafo avant un retour sur Lomé.
Ce que nous avons préféré : Le pays Tamberma ! Nous y avons passé un séjour fabuleux, complètement immergés dans une famille avec son mode de vie très traditionnel. Quatre nuits passées à dormir à la belle étoile sur le toit de la tata. Quatre jours à partager les repas, à discuter avec les gens qui nous ont accueillis comme des amis. Notre fils a beaucoup joué avec les enfants, malgré le fait que peu d’entre eux parlent français (à cet âge, la communication principale ne passe pas par la parole). Nous avons aussi fait quelques belles ballades en brousse, et avons pu assister à des cérémonies d’initiation des jeunes filles. Emilienne est une femme extraordinaire, qui se démène pour essayer de créer un réseau de tourisme « chez l’habitant », se démarquant ainsi des circuits « à la journée » proposés par tous les guides locaux, et qui transforment les habitants en animaux de zoos. Si vous allez là-bas, n’hésitez pas à prendre contact avec elle ! Elle a d’ailleurs un site internet, qu’un ami français a fait pour elle : www.emilienne-tamberma.com. Nous aurions bien aimé pousser un peu plus au nord, du coté de Dapaong, mais nous avons beaucoup souffert de la chaleur (38°C à Warengo, 43°C annoncés au nord…), et nous avons préféré renoncer. Avec le recul, nous le regrettons, car la partie « savane » est vraiment ce que nous avons préféré au cours de notre voyage. Nous avons aussi bien aimé Atakpamé (plus que Kpalimé, si l’on parle de la ville en tant que telle). Nous étions logés à la maison d’accueil de la Mairie, certes un peu miteuse, mais qui a l’avantage d’être située dans un petit quartier très vivant aux rues pavées et aux nombreux vendeurs (euses) de rue.
Les randos du coté de Kpalimé étaient très sympas, et nous avons beaucoup apprécié la fraîcheur (très relative… il faisait quand même 31°C) des collines. Mais il est vrai que le paysage était beaucoup moins dépaysant par rapport à ce que nous avions déjà connu dans nos voyages précédents.
Ce que nous avons moins aimé : Nous avons détesté la ville de Kara ! Je ne sais pas si l’on est passé à côté de quelque chose… mais nous n’avons vraiment trouvé aucun charme à cette ville très bruyante et sale. Notre hôtel n’était pourtant pas en cause (hôtel la Douceur, très bien et au calme). La visite chez les forgerons et les potiers était certes intéressante, mais nous a laissé une impression très mitigée de circuit touristique trop bien rôdé. Nous avons aussi beaucoup moins aimé la partie de la région maritime. La visite de Togoville, que nous avons atteint en traversant le lac à partir d’Agbodrafo, nous a laissé un goût plutôt amer. Impossible, ne serait-ce que de déambuler librement dans les rues de la ville sans un guide. Nous nous sommes sentis prisonniers (on n’a même pas réussi à aller boire un verre seuls dans une gargotte !). Une visite expédiée en 1h30, et à la fin, reconduite d’office au ponton où notre piroguier nous attendait. On a été bel et bien mis à la porte !
Une chose également à laquelle nous n’étions pas du tout préparés : les difficultés à prendre les gens en photos. Habitués à l’Asie et à Madagascar, nous n’y avions jamais été confrontés. Au Togo, il est très difficile de faire des portraits, surtout de femmes. Et il faut dire que le refus est rarement accompagné d’un sourire ! Les hommes, globalement, sont plus abordables. Est-ce la conséquence de la dureté des conditions de vie des femmes au Togo ? Je ne sais pas, mais le fait est que, de tous les marchés que nous avons faits, nous n’aurions ramené aucune photo si nous ne nous étions pas résignés à en « voler » quelques unes (chose que nous n’aimons pas faire).
Bref, un voyage qui nous laissera quelques très beaux souvenirs… mais qui nous demandera aussi un peu plus de temps de « digestion » et d’analyse que nos précédents pour en extraire la substantifique moelle et en dresser un bilan définitif.
Je suis à votre disposition si vous souhaitez des infos complémentaires.
Amicalement, Claire
Bonjour,
Nous partons 3 semaines au Togo au mois de mars avec notre fils de 6 ans. C'est une 1ère pour nous en Afrique (nous sommes habitués à l'Asie).
On sait bien que le Togo n'est pas la destination de rêve pour faire un safari. On a déjà averti notre fiston qu'il ne verrait ni girafe, ni lion, ni éléphant. Cela étant, on aimerait quand même faire une petite incursion dans une réserve pour essayer de voir quelques buffles, singes, et autres bestioles du genre. Après avoir lu les guides et les différents témoignages, j'ai l'impression qu'il vaut mieux éviter Fazao et Keran... Quelqu'un connait-il la réserve de Sarakawa? Ou bien y a t-il une autre réserve à conseiller?
D'avance, un grand merci pour vos réponses.
Claire
Nous partons 3 semaines au Togo au mois de mars avec notre fils de 6 ans. C'est une 1ère pour nous en Afrique (nous sommes habitués à l'Asie).
On sait bien que le Togo n'est pas la destination de rêve pour faire un safari. On a déjà averti notre fiston qu'il ne verrait ni girafe, ni lion, ni éléphant. Cela étant, on aimerait quand même faire une petite incursion dans une réserve pour essayer de voir quelques buffles, singes, et autres bestioles du genre. Après avoir lu les guides et les différents témoignages, j'ai l'impression qu'il vaut mieux éviter Fazao et Keran... Quelqu'un connait-il la réserve de Sarakawa? Ou bien y a t-il une autre réserve à conseiller?
D'avance, un grand merci pour vos réponses.
Claire
Bonjour,
Nous partons au Togo au mois de mars avec notre fils de 6 ans, et nous aimerions aller passer quelques jours dans le pays Tamberma un peu par nos propres moyens (nous ne sommes pas motorisés). Dans les bouquins, on nous dit qu'il est plus facile de prendre un guide à partir de Kara, mais il est aussi écrit que tous les guides font exactement le même circuit à la journée 😕 et ça, ben, c'est pas trop notre truc.
Alors, si quelqu'un a des tuyaux ou des conseils à nous donner pour découvrir un peu cette région sans tomber ni dans le spectacle "visite de zoo", ni dans le trekking extrême (notre loulou marche très bien, mais faut pas pousser!). Je suis tombée sur le site: http://www.tamberma.org, avec un couple de togolais qui propose de faire des visites et des randos. Quelqu'un connait?
Autre chose: si on décide de partir tous seuls à la rencontre des villages, on a bien compris qu'il faut systématiquement aller voir le chef de village en 1er lieu pour lui demander l'autorisation. Et la chose s'accompagne visiblement d'un petit cadeau. Mais quelle est la somme attendue? Nous ne voudrions pas blesser nos hôtes en proposant trop peu... mais pas non plus contribuer à une dégradation des modes de vie traditionnels en donnant systématiquement trop d'argent.
Merci d'avance pour tous vos précieux conseils! Claire
(PS: nous avons l'habitude de voyager sac à dos, mais plutôt en Asie. C'est notre 1ère fois en Afrique)
Nous partons au Togo au mois de mars avec notre fils de 6 ans, et nous aimerions aller passer quelques jours dans le pays Tamberma un peu par nos propres moyens (nous ne sommes pas motorisés). Dans les bouquins, on nous dit qu'il est plus facile de prendre un guide à partir de Kara, mais il est aussi écrit que tous les guides font exactement le même circuit à la journée 😕 et ça, ben, c'est pas trop notre truc.
Alors, si quelqu'un a des tuyaux ou des conseils à nous donner pour découvrir un peu cette région sans tomber ni dans le spectacle "visite de zoo", ni dans le trekking extrême (notre loulou marche très bien, mais faut pas pousser!). Je suis tombée sur le site: http://www.tamberma.org, avec un couple de togolais qui propose de faire des visites et des randos. Quelqu'un connait?
Autre chose: si on décide de partir tous seuls à la rencontre des villages, on a bien compris qu'il faut systématiquement aller voir le chef de village en 1er lieu pour lui demander l'autorisation. Et la chose s'accompagne visiblement d'un petit cadeau. Mais quelle est la somme attendue? Nous ne voudrions pas blesser nos hôtes en proposant trop peu... mais pas non plus contribuer à une dégradation des modes de vie traditionnels en donnant systématiquement trop d'argent.
Merci d'avance pour tous vos précieux conseils! Claire
(PS: nous avons l'habitude de voyager sac à dos, mais plutôt en Asie. C'est notre 1ère fois en Afrique)
Expérience Togo-Beninoise
Ces impressions ont été écrites au fur et à mesure (avec quelques répétitions) de notre périple de 3 semaines en janvier 2019 à l’invitation de Willy et Martine qui depuis 13 ans apportent leurs aides à quelques familles béninoises et à une école primaire située en pleine brousse. Ils y venaient pour commencer la construction d’un puits.
Ce fut, grâce à eux, une immersion complète dans le quotidien des Béninois en évitant les (rares) établissements (restaurants ou hôtels)aux standards occidentaux. Tout depuis le début fut axé sur le local afin de mieux être imprégnés de la réalité et de l’esprit africain de l’ouest. Qu’ils en soient remerciés!
Nous voici loin de l’Afrique sauvage, celle des lions ou des éléphants mais dans l’Afrique humaine et tribale avec son charrois de désillusions et décrépitudes. D’espoirs aussi comme celui d’être reconnus si pas supérieurs du moins égaux aux Blancs. Certains discours entendus lors de la fête du Vaudou le 10 janvier à Grand Popo étaient à ce propos édifiants. Mais pourquoi alors nous interpeller en rue par des « Yovos »( Blancs en langue Fon) pourquoi nous gratifier de Papa ou Maman? Certes l’aspect social de la famille est de loin plus étendu ici que chez nous mais cela n’efface pas les différences, cela les maintient. Cela interpelle et renvoie la balle dans le camp de ses bien-pensants européens qui montent sur leurs grands chevaux quand on ose utiliser le terme « nègre ». Qu’ils viennent ici vivre pour comprendre que la négritude n’est pas un terme insultant mais une réalité que les Africains assument! Cette Afrique c’est aussi un retour vers notre passé très lointain. Si la préhistoire est la période précédant l’écriture, nombre de villages en font encore partie. Seule une antenne relais au loin les en font sortir.
Le bond vers l’avant en si peu de temps est, nous le croyons, pure utopie. C’est aussi une Afrique inachevée, celle du non aboutissement. La mentalité ne suit pas ou alors ce sont les moyens qui manquent. On ne peut compter les choses à finir ou laissées à l’abandon, des bâtiments aux pommeaux de douche, des routes aux moustiquaires trouées… La Chine l’a compris: elle importe sur les chantiers ses propres hommes. Le recours aux ONG est lui criant mais en les voyant circuler dans des 4x4 rutilants, on peut s’indigner du bon usage des sommes allouées.Les frais de fonctionnement de ces organismes sont honteux. La coopération belge a ainsi créé une petite entreprise au bord de lac Ahame afin d’exploiter vers l’Europe la pêche des crevettes. Hélas, les normes de conservation ne correspondaient pas à celles dictées par la CE. Conséquences: le commerce s’est totalement interrompu mais pas la pèche intensive et le bâtiment est totalement à l’abandon, envahi par la végétation. Quant aux véhicules 4X4 de la coopération, nul ne peut dire ce qu’ils sont devenus. Une aberration, une honte!
Même la micro-finance tant montrée en exemple est attaquée par la lèpre de l’usure: 10% d’intérêts! Un scandale! Permettre à un projet de fleurir comme celui de bâtir une école ou de creuser un puits, tel celui de nos amis, nécessite d’avoir des personnes de confiance sur place.Il faut être très vigilant avant de donner ses sous! L’Afrique de l’Ouest semble gérée par l’agence « Dieu peut tout ». L’Eglise ou plutôt les Églises ratissent large. Des congrégations baptistes, évangélistes, apostoliques, ....se retrouvent partout.De nombreuses petites mosquées aussi. Les références à Dieu sont donc omniprésentes jusque dans les salons de coiffure comme « A La main de Dieu » ou de cette pharmacie « A la prunelle de l’Eternel ».
La démographie a de quoi faire peur: quel avenir dans ces pays quand plus de la moitié de la population à moins de 25 ans!Heureusement les écoles prennent racine même dans les coins les plus reculés. Mais si croiser autant d’étudiants sur les chemins est signe d’espérance, le manque d’instituteurs est criant dans les campagnes où la plupart des chérubins viennent avant tout pour avoir à manger. Certains disparaissant sans raison car dans cette Afrique avec une fertilité moyenne de 5,4 enfants, il est courant que les parents placent le dernier ou la dernière chez un membre de la famille où contre pitance il sera à son service…domestique . On y côtoie aussi les trafiquants d’enfants vendus par leurs parents comme esclaves au Nigeria. Le « vidomegon » est le nom de ce système d’esclavage moderne. Cet esclavage hante sans cesse les esprits, il y est fait tout le temps référence.
Le Bénin est aussi une plaque tournante des trafics en tout genre entre le Afrique francophone et le Nigeria . La moindre fluctuation de prix entre le Nigeria et le Benin sur le riz ou l’essence fait l’objet de trafic. Pauvreté oblige ! L’Africain a besoin de croire et lie sans cesse son destin comme chacun de ses actes à la volonté de Dieu , d’Allah ou d’esprits. Et avec ce christianisme qui aime à maintenir les pauvres dans leur état leur promettant après la mort une vie meilleure(« Heureux les Pauvres qui..... ») cela provoque un immobilisme fatal. Exemple saisissant au Nigeria où on trouve des pasteurs milliardaires en CFA qui partent s’acheter des costumes à Milan en vol privé et qui au retour sèment des étincelles de désir dans les yeux des fidèles qui se disent que si Dieu lui a permis de le faire, cela pourrait leur arriver un jour. Incrédulité totale. Lutte incessante entre une Afrique francophone pauvre, sans ressources et ce pays voisin anglophone riche de son pétrole. Essence que de pauvres Beninois ou Togonais acheminent sur des motos transformées en citerne et revendue dans des dames-jeannes ou dans des bouteilles de pastis le long des routes pour profiter des légères fluctuations du marché. Économiquement faible, le Togo se voit trahi par la France qui fait un embargo pour tous les produits entrant en concurrence avec ses DOM-TOM. Les produits doivent alors transiter par le Ghana avant de se trouver sur les étals de l’Hexagone.
L’indolence est un autre facteur accablant comme le climat qui vous détériore le moral (37 degrés à l’ombre, 42 ressenti ), comme il menace sérieusement les côtes rongées par la montée des eaux. L’indolence aussi qui génère des situations incongrues pour nous les occidentaux. Ainsi leur incapacité répétitive de dresser une table ou de prendre commande pour 6, de mettre à votre disposition 2 serviettes dans une chambre quand vous êtes...2. Toujours il manquera quelque chose mais avec gentillesse. C’est aussi celle de la débrouille quand la mendicité ne suffit pas. On y fait ce que l’on peut pour avoir un peu et pour nous il est difficile de résister aux « Yovos Cadeaux » lancés par les enfants jouant en guenilles dans la poussière rouge de latérite qui recouvre tout le pays.
La corruption est moins évidente mais bien présente. L’actuel président du Benin, M.Talon est soupçonné par la presse d’opposition d’avoir glissé une fameuse enveloppe à un autre parti pour obtenir son soutien et les candidats à la prochaine élection, en mai, doivent avoir la signature d’un seul délégué de l’administration fiscale lui-même nommé par le …Président. Le même Talon relançant la production de coton lui-même issu de cette filière. A une plus petite échelle, le gendarme togolais demandera de quoi s’acheter à manger, il partira avec un de nos pains ou un autre fera le forcing mais en vain pour qu’on lui donne un ballon de foot. Devant notre refus, il contrôlera attentivement nos passeports. A propos des frontières, celle du Nord entre Togo et Bénin est un exemple frappant de la réalité africaine. Où pourrait-on ailleurs voir un poste de police de frontière constitué d’un simple banc en bois, sous un manguier le long d’une route poussiéreuse à la sortie du village, avec son préposé allongé, en « marcel troué » et tongues déclassés aux pieds, muni d’un vieux carnet et de son tampon?
Les niveaux de vie sont très faibles au Togo et au Bénin: une serveuse aura un salaire mensuel de 15000 CFA soit 24€ pour le double au Bénin. Une aide en maternelle 20 € en demi-horaire, un employé au péage 80 € pour 8h par jour, 7 j sur 7! Les pêcheurs sont encore plus mal lotis. Dépendants d’un patron, propriétaire de la barque et des filets (250 €) ils perçoivent moins de 15€ par mois si la pêche est bonne. On comprend mieux la problématique de l’émigration et aussi la présence massive des sociétés de transfert de fond. Le niveau de vie est si bas que l’attente de recevoir quelque chose de notre part est grande et cela nous met souvent mal à l’aise. On comprend aussi l’importance à leurs yeux d’avoir une personne en Europe qui même au SMIC et se privant d’une centaine d’euros, pourrait faire vivre une famille. Mais encore une fois, cela renforce leur dépendance et ...leur indolence. Certains que nous avons croisés allant même à nous obliger de les aider car tout cela serait de notre faute. Ah les colonies !
L’urgence qui s’impose serait donc de leur permettre de sortir de cette pauvreté en favorisant l’éclosion de petites entreprises exploitant leurs ressources naturelles (conserveries de poissons, de tomates...). Et ici aussi on voit surgir un fameux obstacle: à qui faire confiance? Cette plongée est une terrible expérience qui nous permis de voir ce que l’on pensait voir et vivre le temps au rythme africain. Tout ce que nous avions imaginé a été largement dépassé. Ici le temps se ralentit: on pense avoir vécu mille choses, y être depuis des lunes alors que ce n’est pas le cas. Le temps se dilate sous l’effet de la température. Nulle part ailleurs nous nous sommes sentis aussi désemparés devant la misère, aussi mal à l’aise devant la pauvreté, devant la pollution et la saleté. Que nos bobos écolos viennent ici se rendre compte que le problème de la Terre n’est pas centré sur notre continent. Que se culpabiliser d’avoir produit des sacs plastiques et de s’en battre le coulpe en manifestant , n’aidera pas ces populations africaines à ramasser tous ceux qui jonchent leurs sols. Tout ce ramdam pour se donner bonne conscience est écoeurant vu du Bénin. Nous n’avons rencontré aucune poubelle et aucun tri des déchets, qui s’ils étaient rassemblés recouvriraient sans doute l’entièreté de la Belgique.
Tous ces éléments se combinent pour effacer les notions de beauté, de confort ou de bien-être. Nulle part nous les avons rencontrés au contraire de ce que nous avions vécu en Asie ou Amérique du Sud. Ces notions n’appartiennent pas à la culture béninoise ou togolaise. Ils ont, il est vrai, d’autres priorités! Cotonou est sans aucun doute la ville la plus laide que nous ayons vue! Quand à la culture telle que nous la voyons, elle est moléculaire car l’Africain vit dans la nécessité d’avoir à manger. Une Afrique tribale aussi avec les scarifications au visage comme signe d’appartenance ou pour marquer le décès d’un frère, avec ses petits Rois portant leurs attributs (collier, bois sculpté…) devant lesquels ses sujets viennent s’incliner. La culture est celle des tribus, avec ses cases fortifiées, ses chants, ses danses, son vaudou, ses gris-gris, ses croyances, ses fables…
C’est une Afrique féodale qu’on retrouve dans les rapports entre une patronne et son petit personnel. Elle exigera l’inclination du buste, lui fera la leçon. Il connaîtra la brimade, peut-être les coups. Un plongeon dans le passé ! Cette servitude nous la voyons à tous les niveaux. Cette soumission se maintient-elle par tradition, par nécessité économique, par dépendance vis-à-vis du donateur ou bien plus simplement par mentalité comme signe de fatalité? C’est tout un système ancestral impossible à modifier. Cette Afrique veut sortir de son Moyen Âge mais il n’y a pas de ...fatalité. Son état catastrophique dépasse ce que nous croyions. Et pourtant, malgré tous ces aspects, cette Afrique est surtout terriblement attachante dans ses rapports humains. Les sourires, les poignées de mains et les nombreuses marques de sympathie comme les « Bonne arrivée »qui vous accueillent en toute occasion font naître un sentiment de bonheur que l’on n’a perçu qu’en Afrique.
Pourtant l’Africain que l’on croise est très réservé au premier abord. Le sourire n’apparaît qu’après avoir pris l’initiative. C’est souvent alors des effusions, embrassades... et ces sourires gomment les dures réalités de la vie et de notre voyage. La beauté finalement nous l’avons trouvée dans l’âme africaine.
Grâce à nos amis nous avons pu pénétrer au sein de familles béninoises qui nous ont permis de partager de beaux moments, comme leur mariage, et saisir leurs joies et difficultés. Nous avons ainsi été sensibles à l’aide que nous pourrions leur apporter dans l’éducation de leurs enfants ou de plus démunis qu’eux car l’entraide est bien présente dans la société. Cette aide nous en sommes conscients n’est qu’une goutte dans l’océan des besoins de la population. Un voyage dont on ne ressort pas indemnes, qui nous aura permis de comprendre nombre de choses, surtout avec un autre regard et qui laissera certainement des traces. Un sentiment de révolte aussi: ne parlez plus de la pauvreté, de la misère, de la pollution, de la coopération, des émigrants...avant de vous y être plongés au moins une fois dans cette Afrique de l’Ouest. Ils le méritent.
Nous voici loin de l’Afrique sauvage, celle des lions ou des éléphants mais dans l’Afrique humaine et tribale avec son charrois de désillusions et décrépitudes. D’espoirs aussi comme celui d’être reconnus si pas supérieurs du moins égaux aux Blancs. Certains discours entendus lors de la fête du Vaudou le 10 janvier à Grand Popo étaient à ce propos édifiants. Mais pourquoi alors nous interpeller en rue par des « Yovos »( Blancs en langue Fon) pourquoi nous gratifier de Papa ou Maman? Certes l’aspect social de la famille est de loin plus étendu ici que chez nous mais cela n’efface pas les différences, cela les maintient. Cela interpelle et renvoie la balle dans le camp de ses bien-pensants européens qui montent sur leurs grands chevaux quand on ose utiliser le terme « nègre ». Qu’ils viennent ici vivre pour comprendre que la négritude n’est pas un terme insultant mais une réalité que les Africains assument! Cette Afrique c’est aussi un retour vers notre passé très lointain. Si la préhistoire est la période précédant l’écriture, nombre de villages en font encore partie. Seule une antenne relais au loin les en font sortir.
Le bond vers l’avant en si peu de temps est, nous le croyons, pure utopie. C’est aussi une Afrique inachevée, celle du non aboutissement. La mentalité ne suit pas ou alors ce sont les moyens qui manquent. On ne peut compter les choses à finir ou laissées à l’abandon, des bâtiments aux pommeaux de douche, des routes aux moustiquaires trouées… La Chine l’a compris: elle importe sur les chantiers ses propres hommes. Le recours aux ONG est lui criant mais en les voyant circuler dans des 4x4 rutilants, on peut s’indigner du bon usage des sommes allouées.Les frais de fonctionnement de ces organismes sont honteux. La coopération belge a ainsi créé une petite entreprise au bord de lac Ahame afin d’exploiter vers l’Europe la pêche des crevettes. Hélas, les normes de conservation ne correspondaient pas à celles dictées par la CE. Conséquences: le commerce s’est totalement interrompu mais pas la pèche intensive et le bâtiment est totalement à l’abandon, envahi par la végétation. Quant aux véhicules 4X4 de la coopération, nul ne peut dire ce qu’ils sont devenus. Une aberration, une honte!
Même la micro-finance tant montrée en exemple est attaquée par la lèpre de l’usure: 10% d’intérêts! Un scandale! Permettre à un projet de fleurir comme celui de bâtir une école ou de creuser un puits, tel celui de nos amis, nécessite d’avoir des personnes de confiance sur place.Il faut être très vigilant avant de donner ses sous! L’Afrique de l’Ouest semble gérée par l’agence « Dieu peut tout ». L’Eglise ou plutôt les Églises ratissent large. Des congrégations baptistes, évangélistes, apostoliques, ....se retrouvent partout.De nombreuses petites mosquées aussi. Les références à Dieu sont donc omniprésentes jusque dans les salons de coiffure comme « A La main de Dieu » ou de cette pharmacie « A la prunelle de l’Eternel ».
La démographie a de quoi faire peur: quel avenir dans ces pays quand plus de la moitié de la population à moins de 25 ans!Heureusement les écoles prennent racine même dans les coins les plus reculés. Mais si croiser autant d’étudiants sur les chemins est signe d’espérance, le manque d’instituteurs est criant dans les campagnes où la plupart des chérubins viennent avant tout pour avoir à manger. Certains disparaissant sans raison car dans cette Afrique avec une fertilité moyenne de 5,4 enfants, il est courant que les parents placent le dernier ou la dernière chez un membre de la famille où contre pitance il sera à son service…domestique . On y côtoie aussi les trafiquants d’enfants vendus par leurs parents comme esclaves au Nigeria. Le « vidomegon » est le nom de ce système d’esclavage moderne. Cet esclavage hante sans cesse les esprits, il y est fait tout le temps référence.
Le Bénin est aussi une plaque tournante des trafics en tout genre entre le Afrique francophone et le Nigeria . La moindre fluctuation de prix entre le Nigeria et le Benin sur le riz ou l’essence fait l’objet de trafic. Pauvreté oblige ! L’Africain a besoin de croire et lie sans cesse son destin comme chacun de ses actes à la volonté de Dieu , d’Allah ou d’esprits. Et avec ce christianisme qui aime à maintenir les pauvres dans leur état leur promettant après la mort une vie meilleure(« Heureux les Pauvres qui..... ») cela provoque un immobilisme fatal. Exemple saisissant au Nigeria où on trouve des pasteurs milliardaires en CFA qui partent s’acheter des costumes à Milan en vol privé et qui au retour sèment des étincelles de désir dans les yeux des fidèles qui se disent que si Dieu lui a permis de le faire, cela pourrait leur arriver un jour. Incrédulité totale. Lutte incessante entre une Afrique francophone pauvre, sans ressources et ce pays voisin anglophone riche de son pétrole. Essence que de pauvres Beninois ou Togonais acheminent sur des motos transformées en citerne et revendue dans des dames-jeannes ou dans des bouteilles de pastis le long des routes pour profiter des légères fluctuations du marché. Économiquement faible, le Togo se voit trahi par la France qui fait un embargo pour tous les produits entrant en concurrence avec ses DOM-TOM. Les produits doivent alors transiter par le Ghana avant de se trouver sur les étals de l’Hexagone.
L’indolence est un autre facteur accablant comme le climat qui vous détériore le moral (37 degrés à l’ombre, 42 ressenti ), comme il menace sérieusement les côtes rongées par la montée des eaux. L’indolence aussi qui génère des situations incongrues pour nous les occidentaux. Ainsi leur incapacité répétitive de dresser une table ou de prendre commande pour 6, de mettre à votre disposition 2 serviettes dans une chambre quand vous êtes...2. Toujours il manquera quelque chose mais avec gentillesse. C’est aussi celle de la débrouille quand la mendicité ne suffit pas. On y fait ce que l’on peut pour avoir un peu et pour nous il est difficile de résister aux « Yovos Cadeaux » lancés par les enfants jouant en guenilles dans la poussière rouge de latérite qui recouvre tout le pays.
La corruption est moins évidente mais bien présente. L’actuel président du Benin, M.Talon est soupçonné par la presse d’opposition d’avoir glissé une fameuse enveloppe à un autre parti pour obtenir son soutien et les candidats à la prochaine élection, en mai, doivent avoir la signature d’un seul délégué de l’administration fiscale lui-même nommé par le …Président. Le même Talon relançant la production de coton lui-même issu de cette filière. A une plus petite échelle, le gendarme togolais demandera de quoi s’acheter à manger, il partira avec un de nos pains ou un autre fera le forcing mais en vain pour qu’on lui donne un ballon de foot. Devant notre refus, il contrôlera attentivement nos passeports. A propos des frontières, celle du Nord entre Togo et Bénin est un exemple frappant de la réalité africaine. Où pourrait-on ailleurs voir un poste de police de frontière constitué d’un simple banc en bois, sous un manguier le long d’une route poussiéreuse à la sortie du village, avec son préposé allongé, en « marcel troué » et tongues déclassés aux pieds, muni d’un vieux carnet et de son tampon?
Les niveaux de vie sont très faibles au Togo et au Bénin: une serveuse aura un salaire mensuel de 15000 CFA soit 24€ pour le double au Bénin. Une aide en maternelle 20 € en demi-horaire, un employé au péage 80 € pour 8h par jour, 7 j sur 7! Les pêcheurs sont encore plus mal lotis. Dépendants d’un patron, propriétaire de la barque et des filets (250 €) ils perçoivent moins de 15€ par mois si la pêche est bonne. On comprend mieux la problématique de l’émigration et aussi la présence massive des sociétés de transfert de fond. Le niveau de vie est si bas que l’attente de recevoir quelque chose de notre part est grande et cela nous met souvent mal à l’aise. On comprend aussi l’importance à leurs yeux d’avoir une personne en Europe qui même au SMIC et se privant d’une centaine d’euros, pourrait faire vivre une famille. Mais encore une fois, cela renforce leur dépendance et ...leur indolence. Certains que nous avons croisés allant même à nous obliger de les aider car tout cela serait de notre faute. Ah les colonies !
L’urgence qui s’impose serait donc de leur permettre de sortir de cette pauvreté en favorisant l’éclosion de petites entreprises exploitant leurs ressources naturelles (conserveries de poissons, de tomates...). Et ici aussi on voit surgir un fameux obstacle: à qui faire confiance? Cette plongée est une terrible expérience qui nous permis de voir ce que l’on pensait voir et vivre le temps au rythme africain. Tout ce que nous avions imaginé a été largement dépassé. Ici le temps se ralentit: on pense avoir vécu mille choses, y être depuis des lunes alors que ce n’est pas le cas. Le temps se dilate sous l’effet de la température. Nulle part ailleurs nous nous sommes sentis aussi désemparés devant la misère, aussi mal à l’aise devant la pauvreté, devant la pollution et la saleté. Que nos bobos écolos viennent ici se rendre compte que le problème de la Terre n’est pas centré sur notre continent. Que se culpabiliser d’avoir produit des sacs plastiques et de s’en battre le coulpe en manifestant , n’aidera pas ces populations africaines à ramasser tous ceux qui jonchent leurs sols. Tout ce ramdam pour se donner bonne conscience est écoeurant vu du Bénin. Nous n’avons rencontré aucune poubelle et aucun tri des déchets, qui s’ils étaient rassemblés recouvriraient sans doute l’entièreté de la Belgique.
Tous ces éléments se combinent pour effacer les notions de beauté, de confort ou de bien-être. Nulle part nous les avons rencontrés au contraire de ce que nous avions vécu en Asie ou Amérique du Sud. Ces notions n’appartiennent pas à la culture béninoise ou togolaise. Ils ont, il est vrai, d’autres priorités! Cotonou est sans aucun doute la ville la plus laide que nous ayons vue! Quand à la culture telle que nous la voyons, elle est moléculaire car l’Africain vit dans la nécessité d’avoir à manger. Une Afrique tribale aussi avec les scarifications au visage comme signe d’appartenance ou pour marquer le décès d’un frère, avec ses petits Rois portant leurs attributs (collier, bois sculpté…) devant lesquels ses sujets viennent s’incliner. La culture est celle des tribus, avec ses cases fortifiées, ses chants, ses danses, son vaudou, ses gris-gris, ses croyances, ses fables…
C’est une Afrique féodale qu’on retrouve dans les rapports entre une patronne et son petit personnel. Elle exigera l’inclination du buste, lui fera la leçon. Il connaîtra la brimade, peut-être les coups. Un plongeon dans le passé ! Cette servitude nous la voyons à tous les niveaux. Cette soumission se maintient-elle par tradition, par nécessité économique, par dépendance vis-à-vis du donateur ou bien plus simplement par mentalité comme signe de fatalité? C’est tout un système ancestral impossible à modifier. Cette Afrique veut sortir de son Moyen Âge mais il n’y a pas de ...fatalité. Son état catastrophique dépasse ce que nous croyions. Et pourtant, malgré tous ces aspects, cette Afrique est surtout terriblement attachante dans ses rapports humains. Les sourires, les poignées de mains et les nombreuses marques de sympathie comme les « Bonne arrivée »qui vous accueillent en toute occasion font naître un sentiment de bonheur que l’on n’a perçu qu’en Afrique.
Pourtant l’Africain que l’on croise est très réservé au premier abord. Le sourire n’apparaît qu’après avoir pris l’initiative. C’est souvent alors des effusions, embrassades... et ces sourires gomment les dures réalités de la vie et de notre voyage. La beauté finalement nous l’avons trouvée dans l’âme africaine.
Grâce à nos amis nous avons pu pénétrer au sein de familles béninoises qui nous ont permis de partager de beaux moments, comme leur mariage, et saisir leurs joies et difficultés. Nous avons ainsi été sensibles à l’aide que nous pourrions leur apporter dans l’éducation de leurs enfants ou de plus démunis qu’eux car l’entraide est bien présente dans la société. Cette aide nous en sommes conscients n’est qu’une goutte dans l’océan des besoins de la population. Un voyage dont on ne ressort pas indemnes, qui nous aura permis de comprendre nombre de choses, surtout avec un autre regard et qui laissera certainement des traces. Un sentiment de révolte aussi: ne parlez plus de la pauvreté, de la misère, de la pollution, de la coopération, des émigrants...avant de vous y être plongés au moins une fois dans cette Afrique de l’Ouest. Ils le méritent.
Bonjour les voyageurs
Faites tres attention au Togo ou le taux de violence augmente tres fortement........Je me suis fait agresse la nuit ....par 4 types descendu de motos avec couteau a la main.....ils ont coupe mon sac et pris mon telephone portable.....j'ai eu droit a un coup de couteau .......recousu sans anesthesie au centre medical le plus proche car je saignais, piqure contre le tetanos, et prise d'un antibiotique pendant 5 jours. Cela s'est passe a 50 metres de l'endroit ou je logeais a Lome....
Bonjour,
Je reviens sur un thème plusieur fois abordé mais qui est susceptible de changement fréquent donc je repose la question.
Peut on obtenir le visa du Togo à l'arrivée à l'aéroport de Lomé en ce moment ?
Le doute subsiste puisque j' ai recu un mail de la compagnie Royal Air Maroc pour me dire que le visa doit être en ma posséssion avant mon départ !!!
Par avance merci
Je reviens sur un thème plusieur fois abordé mais qui est susceptible de changement fréquent donc je repose la question.
Peut on obtenir le visa du Togo à l'arrivée à l'aéroport de Lomé en ce moment ?
Le doute subsiste puisque j' ai recu un mail de la compagnie Royal Air Maroc pour me dire que le visa doit être en ma posséssion avant mon départ !!!
Par avance merci
Bonjour a tous,
Si je vous sollicite c'est pour une amie a moi qui doit partir 1 mois ( aout ) au Togo enseigner le francais pour les petits enfants... Et bien sur elle se pose les questions que tout a chacun se pose dans les derniers mois avant le premier départ. a SAVOIR COMMENT CA SE PASSE AU NIVEAU DU VISA, prix du billet d'avion le moins cher? Et où trouver ce fameux billet?
Bref tout les conseils pratiques que vous donneriez si vous deviez retourner au Togo.
Merci beaucoup pour elle.
Si je vous sollicite c'est pour une amie a moi qui doit partir 1 mois ( aout ) au Togo enseigner le francais pour les petits enfants... Et bien sur elle se pose les questions que tout a chacun se pose dans les derniers mois avant le premier départ. a SAVOIR COMMENT CA SE PASSE AU NIVEAU DU VISA, prix du billet d'avion le moins cher? Et où trouver ce fameux billet?
Bref tout les conseils pratiques que vous donneriez si vous deviez retourner au Togo.
Merci beaucoup pour elle.
bonjour
je vais en juillet à Dapaong au Togo et je souhaiterais savoir si il est possible de louer des vélos (x3) sur place? je souhaiterais savoir le prix et si c'est pas dangereux sur les routes, car je suis déjà aller la bas deux fois et je me suis aperçu que c'est un peu l'anarchie sur la route
merçi de vos conseils
😉
je vais en juillet à Dapaong au Togo et je souhaiterais savoir si il est possible de louer des vélos (x3) sur place? je souhaiterais savoir le prix et si c'est pas dangereux sur les routes, car je suis déjà aller la bas deux fois et je me suis aperçu que c'est un peu l'anarchie sur la route
merçi de vos conseils
😉
200 km à pied au Togo, en couple au pays Tamberma (quelques jours), puis seul dans le nord aux alentours de Mandouri et surtout durant 5 jours de Atakpame à Badou, en suivant l'ancienne piste puis en faisant un crochet légèrement au Nord par la forêt et la frontière ghanéenne.
Diaporama à savourer :
http://fr.photobook.be/...8&cid=pukembed01
(sélectionner l'adresse ci-dessus, cliquez droit sur la souris et dans le menu, sélectionnez : ouvrir le lien... et c'est parti !)
Pas de guide... mais de la confiance plein le sac à dos, avec des jeux dans les villages, en respectant la coutume le soir qui est de trouver le chef du village et de lui demander où je pouvais loger.
Photos 1 à 55 : Région de Mandouri. Balades en solo vers le fleuve qui fait la frontière avec le Bénin. Passage au Bénin en compagnie du préfet de Mandouri. Découverte d'un village étonnant (Moukaga) dont les greniers à mil semblent avoir des pattes ! Photos 56 à 231 : 5 jours de marche, sans carte, en partant de Atakpame, en suivant l'ancienne piste et en demandant mon chemin de village en village. Légère remontée vers le Nord via le village de Samagni puis traversée de la zone de forêt aucune piste, seulement des sentiers étroits) vers la frontière du Ghana, traversée de la rivière frontalière puis descente vers Badou où je retrouve des premières voitures... Photos 232 et suivantes : au pays Tamberma, 3 jours avec Gudrun. Lieu culturel étonnant et partage des conditions de vie : les lèvres sèchent, rien à manger (car rien à acheter), l'eau tirée du marais et filtrée avec notre filtre Katadyn, les merveilleux baobabs et une architecture incroyablement belle.
Diaporama à savourer :
http://fr.photobook.be/...8&cid=pukembed01
(sélectionner l'adresse ci-dessus, cliquez droit sur la souris et dans le menu, sélectionnez : ouvrir le lien... et c'est parti !)
Pas de guide... mais de la confiance plein le sac à dos, avec des jeux dans les villages, en respectant la coutume le soir qui est de trouver le chef du village et de lui demander où je pouvais loger.
Photos 1 à 55 : Région de Mandouri. Balades en solo vers le fleuve qui fait la frontière avec le Bénin. Passage au Bénin en compagnie du préfet de Mandouri. Découverte d'un village étonnant (Moukaga) dont les greniers à mil semblent avoir des pattes ! Photos 56 à 231 : 5 jours de marche, sans carte, en partant de Atakpame, en suivant l'ancienne piste et en demandant mon chemin de village en village. Légère remontée vers le Nord via le village de Samagni puis traversée de la zone de forêt aucune piste, seulement des sentiers étroits) vers la frontière du Ghana, traversée de la rivière frontalière puis descente vers Badou où je retrouve des premières voitures... Photos 232 et suivantes : au pays Tamberma, 3 jours avec Gudrun. Lieu culturel étonnant et partage des conditions de vie : les lèvres sèchent, rien à manger (car rien à acheter), l'eau tirée du marais et filtrée avec notre filtre Katadyn, les merveilleux baobabs et une architecture incroyablement belle.
Togo
"En l’an de grâce 1936, j’avais été affecté dans le nord du Togo. Je me remémore souvent les débuts de ma carrière : chevalier d’un autre âge, sans armée et sans armure, seul au milieu d’une population grouillante, dévorée par la faim, la maladie et la vermine, décimée par des affections multiples ainsi que par la sous-alimentation ! Et moi, sans aucun moyen !
Les pavillons, les grades, les galons, les uniformes : rien de tout cela n’était de nature a attirer l’attention de ces populations faméliques, ni surtout à imposer aucune sorte de respect ! Et combien je le comprenais. J’ai, cependant, assez vite remarquer que la seule chose capable d’éveiller leur intérêt et leur curiosité, c’était la compassion et l’attention que l’on portait à leur misérable condition, surtout lorsqu’elles constataient que l’on essayait d’y porter remède.
Je me trouvais parmi une population à l’état primaire. Tout était à créer, tout était à inventer, tout était à organiser à partir de rien et le tout sans moyen. Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, l’on ne dorme que quelques heures par jour, et souvent pas du tout ! Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, on ne connaisse ni nuit, ni jour, ni dimanche, ni jour de fête !
Toujours, seul, toujours à la limite des possibilités humaine, il y avait tant et tant de choses à faire partout et en même temps ! Après de longues observations et de nombreuses et patientes enquêtes, j’en suis arrivé à la conclusion que la famine permanente provenait, avant tout, d’une sous-nutrition chronique et si l’on peut dire congénitale. La mortalité infantile s’élevait en moyenne à 75% entre la naissance et deux ans. Elle s’établissait encore dans les 50 % entre 2 et 12 ans. Il en résultait une sélection naturelle : seuls les plus vigoureux avaient des chances accrues de survivre. En tout état de cause, chaque homme était à tel point sous-alimenté qu’il n’avait pas la force, le moment venu, d’agrandir les surfaces emblavées. Elles étaient tellement restreintes que leur production ne parvenait jamais à assurer la « soudure ». ; autrement dit, à attendre les produits de la récolte suivante. Il faut ajouter que le mil, leur unique céréale et unique nourriture, était assez pauvre au point de vue alimentaire. Par ailleurs, ils n’avaient ni lait, ni beurre, ni poisson, ni viande. J’ajouterais qu’il étaient presque totalement dépourvus de sel. Je parlerai plus loin de ce problème.
J’ai donc demandé et obtenu péniblement des crédits. Avec les sommes obtenues, j’ai procédé à l’extérieur, à l’achat d’un important stock de mil. J’abrégerai pour parler de l’énorme travail de répartition proportionnelle au nombre d’habitants par village, de la fabrication de greniers spéciaux placés sous la responsabilités des chefs, le moment venu de la répartition des semences par habitant. Il était très important de ne pas leur distribuer trop tôt : les habitants auraient consommé les graines. Par ailleurs, il ne fallait pas non plus leur distribuer lorsque les pluies étaient trop engagées : les graines eussent pourri en terre. Il fallait donc que la répartition soit effectuée dans un temps très court.
Et ces activités venaient s’ajouter de milliers d’autres attributions. Ainsi, lorsque les pluies revinrent, je fis, par voie d’autorité, presque doublé, sous mon contrôle direct, les surfaces semées. Mais il fallut que je divise mon territoire en secteurs et que dans chacun d’eux, j’affecte un groupe de gardes, afin de s’assurer qu’après mon passage, on irait pas déterrer les graines pour les manger ! la chose arriva plusieurs fois. La faim était si grande ! A la récolte qui suivit, on eut, pour la première fois, de la nourriture en abondance. Pour la première fois, on pu mettre en réserve une importante quantité de semences et l’on eut à manger, en abondance, jusqu’à la nouvelle récolte !
L’atmosphère avait déjà changé. Un promeneur, non averti, qui l’année suivante, au mois de novembre, aurait traversé le pays, aurait été surpris de l’atmosphère de liesse qui flottait dans l’air. Il s’en serait demandé la raison. Elle était bien simple pourtant : la récolte de mil venait de s’achever ; elle était abondante et de bonne qualité. Révélant la présence de village qu’on ne voyait pas, de toutes parts, crépitaient des « tam tam ».
Ils chantaient l’allégresse, la grande euphorie des hommes, après les jours inquiets d’une soudure autrefois si pénible et si cruelle. Ils chantaient la gratitude aux dieux et aux ancêtres, qui, une fois encore, avaient permis à la terre de renouveler son étonnant miracle.
Entre temps, je m’était offert un « accès pernicieux » dont on se tire rarement sans surveillance médicale. Or, je ne pouvais d’autant moins faire appel à un médecin que je demeurais 7 jours dans un coma profond. Je perdis 17 kilos. "
../..
(La suite et les explications de ce récit très prochainement... enfin si ça intéresse)
"En l’an de grâce 1936, j’avais été affecté dans le nord du Togo. Je me remémore souvent les débuts de ma carrière : chevalier d’un autre âge, sans armée et sans armure, seul au milieu d’une population grouillante, dévorée par la faim, la maladie et la vermine, décimée par des affections multiples ainsi que par la sous-alimentation ! Et moi, sans aucun moyen !
Les pavillons, les grades, les galons, les uniformes : rien de tout cela n’était de nature a attirer l’attention de ces populations faméliques, ni surtout à imposer aucune sorte de respect ! Et combien je le comprenais. J’ai, cependant, assez vite remarquer que la seule chose capable d’éveiller leur intérêt et leur curiosité, c’était la compassion et l’attention que l’on portait à leur misérable condition, surtout lorsqu’elles constataient que l’on essayait d’y porter remède.
Je me trouvais parmi une population à l’état primaire. Tout était à créer, tout était à inventer, tout était à organiser à partir de rien et le tout sans moyen. Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, l’on ne dorme que quelques heures par jour, et souvent pas du tout ! Alors, comment s’étonner qu’à 25 ans, on ne connaisse ni nuit, ni jour, ni dimanche, ni jour de fête !
Toujours, seul, toujours à la limite des possibilités humaine, il y avait tant et tant de choses à faire partout et en même temps ! Après de longues observations et de nombreuses et patientes enquêtes, j’en suis arrivé à la conclusion que la famine permanente provenait, avant tout, d’une sous-nutrition chronique et si l’on peut dire congénitale. La mortalité infantile s’élevait en moyenne à 75% entre la naissance et deux ans. Elle s’établissait encore dans les 50 % entre 2 et 12 ans. Il en résultait une sélection naturelle : seuls les plus vigoureux avaient des chances accrues de survivre. En tout état de cause, chaque homme était à tel point sous-alimenté qu’il n’avait pas la force, le moment venu, d’agrandir les surfaces emblavées. Elles étaient tellement restreintes que leur production ne parvenait jamais à assurer la « soudure ». ; autrement dit, à attendre les produits de la récolte suivante. Il faut ajouter que le mil, leur unique céréale et unique nourriture, était assez pauvre au point de vue alimentaire. Par ailleurs, ils n’avaient ni lait, ni beurre, ni poisson, ni viande. J’ajouterais qu’il étaient presque totalement dépourvus de sel. Je parlerai plus loin de ce problème.
J’ai donc demandé et obtenu péniblement des crédits. Avec les sommes obtenues, j’ai procédé à l’extérieur, à l’achat d’un important stock de mil. J’abrégerai pour parler de l’énorme travail de répartition proportionnelle au nombre d’habitants par village, de la fabrication de greniers spéciaux placés sous la responsabilités des chefs, le moment venu de la répartition des semences par habitant. Il était très important de ne pas leur distribuer trop tôt : les habitants auraient consommé les graines. Par ailleurs, il ne fallait pas non plus leur distribuer lorsque les pluies étaient trop engagées : les graines eussent pourri en terre. Il fallait donc que la répartition soit effectuée dans un temps très court.
Et ces activités venaient s’ajouter de milliers d’autres attributions. Ainsi, lorsque les pluies revinrent, je fis, par voie d’autorité, presque doublé, sous mon contrôle direct, les surfaces semées. Mais il fallut que je divise mon territoire en secteurs et que dans chacun d’eux, j’affecte un groupe de gardes, afin de s’assurer qu’après mon passage, on irait pas déterrer les graines pour les manger ! la chose arriva plusieurs fois. La faim était si grande ! A la récolte qui suivit, on eut, pour la première fois, de la nourriture en abondance. Pour la première fois, on pu mettre en réserve une importante quantité de semences et l’on eut à manger, en abondance, jusqu’à la nouvelle récolte !
L’atmosphère avait déjà changé. Un promeneur, non averti, qui l’année suivante, au mois de novembre, aurait traversé le pays, aurait été surpris de l’atmosphère de liesse qui flottait dans l’air. Il s’en serait demandé la raison. Elle était bien simple pourtant : la récolte de mil venait de s’achever ; elle était abondante et de bonne qualité. Révélant la présence de village qu’on ne voyait pas, de toutes parts, crépitaient des « tam tam ».
Ils chantaient l’allégresse, la grande euphorie des hommes, après les jours inquiets d’une soudure autrefois si pénible et si cruelle. Ils chantaient la gratitude aux dieux et aux ancêtres, qui, une fois encore, avaient permis à la terre de renouveler son étonnant miracle.
Entre temps, je m’était offert un « accès pernicieux » dont on se tire rarement sans surveillance médicale. Or, je ne pouvais d’autant moins faire appel à un médecin que je demeurais 7 jours dans un coma profond. Je perdis 17 kilos. "
../..
(La suite et les explications de ce récit très prochainement... enfin si ça intéresse)
Bonjour, 🙂
Je compte me rendre en Côte d'Ivoire au mois d'Août pour environ 3 semaines. Pouvez vous me dire ce qui est le mieux : demander le visa à l'ambassade à Paris (sachant que j'habite en Bretagne) ou se pré inscrire sur le site snedai et finaliser à l'aéroport ?
Par la suite, je compte rejoindre le Togo en traversant le Ghana en bus (sans m'arrêter dans ce pays) ? Vais je rencontrer des problèmes au Ghana si je n'ai pas de visa ? Est ce que le visa de l'entente est toujours d'actualité ?
Merci beaucoup d'avance🙂
Kristell
Je compte me rendre en Côte d'Ivoire au mois d'Août pour environ 3 semaines. Pouvez vous me dire ce qui est le mieux : demander le visa à l'ambassade à Paris (sachant que j'habite en Bretagne) ou se pré inscrire sur le site snedai et finaliser à l'aéroport ?
Par la suite, je compte rejoindre le Togo en traversant le Ghana en bus (sans m'arrêter dans ce pays) ? Vais je rencontrer des problèmes au Ghana si je n'ai pas de visa ? Est ce que le visa de l'entente est toujours d'actualité ?
Merci beaucoup d'avance🙂
Kristell
Yovo ou Iovo, si vous êtes blanc ce sera peut être le seul mot que vous retiendrez en Ewe, le ton fera ensuite la différence entre le sarcasme et la gentillesse. Ceci dit notre voyage à travers le Togo et le Bénin fut des plus agréables. Les togolais comme les béninois sont des personnes sympathiques d'un contact facile. La langue française aide pour beaucoup dans les échanges, même si tout le monde ne la parle pas.
Notre périple nous a amenés du sud du togo vers le nord avec passage au bénin puis redescente vers la côte béninoise pour rejoindre à nouveau Lomé.
Dans l'un comme dans l'autre pays les touristes sont peu nombreux ce qui entraine parfois des surprises sur la qualité de l'hôtellerie locale. Ce ne sont pas des pays qui attirent les touristes par leurs paysages grandioses ou par des réserves naturelles exceptionnelles mais le charme y est bien présent.
Lomé capitale du Togo est une ville agréable qui se visite à l'aide des fameux zems (moto-taxi).
Le marché de Vogan à quelques kilométres est un marché très animé et nous offre un premier aperçu de la vie togolaise. Il faut quitter les grandes villes comme Lomé et Cotonou pour découvrir le plaisir d'être en Afrique de l'Ouest.
La région montagneuse de Kpalimé offre de beaux paysages et de plaisantes promenades en forêt. la fraicheur du soir y est la bienvenue.
Nous voulions visiter la réserve de Fazao mais malheureusement en août la période n'est pas propice.
La région de Kara plus au nord offre une vision originale du Togo avec les tatas (habitations du peuple Tamberma) qui ressemblent à de petites forteresses.
Il est aussi interessant de voir la vie dans les villages des alentours.
Nous sommes ensuite passés au Bénin pour remonter encore un peu au nord et accéder à la réserve de la Pendjari. Là non plus ce n'est pas vraiment la bonne saison pour observer les animaux mais nous avons eu la chance d'apercevoir un troupeau d'éléphants.
Les animaux sont vraiment très sauvages et nous avons du prendre la fuite suite à la charge de la mère éléphant.
Ensuite nous sommes redescendus rapidement vers le sud à Abomey, site principal de l'ancien royaume du Dahomey.
Nous avons continué notre descente pour atteindre Ganvié, un village lacustre. La visite de Ganvié est une belle arnaque, les prix pratiqués pour les touristes sont exorbitants.
L'étape suivante est Ouidah, le culte Vaudou y est parait-il très répandu mais la ville semble avoir perdue de sa splendeur.
C'est en fait en retournant au Togo près de la frontière à Aného que nous avons assisté à une véritable cérémonie Vaudou avec un aréopage de personnalités du culte.
Un voyage très sympathique dans deux beaux pays qui mériteraient à être mis plus en valeur
Depuis que j'étais au Kenya je ne pense qu'à une seule chose, c'est de retourner en Afrique. J'aimerais aller au Togo au mois d'aout. Quelqu'un pourrait-il me conseiller des sites? N'y a t-il vraiment pas de faune (les big five) dans les parcs naturels comme le précisent les guides?? La saison est-elle bonne pour visiter ce pays??
Merci
Merci
Bonjour,
Depuis quelques temps, je suis intéressée pour partir sur un chantier en Afrique, un chantier de jeune volontaire.
J'ai trouvé une organisation dont le nom est JMV Togo. Cependant, j'ai des doutes quant à son sérieux, mais j'ignore pourquoi...
D'abord le site internet, mal écrit, brouillon, plusieurs sites internet pour la même organisations. Puis beaucoup d'annonces sur pleins de sites de voyages pour les faire connaître.
Après avoir déposé ma candidature avec une petite lettre de motivation, je reçois deux heures plus tard une réponse me disant que ma candidature à été retenue, qu'il me faut acheter mon billet le plus vite possible afin que les prix soient moins cher, de leur indiquer mon heure d'arriver pour qu'ils viennent me chercher.
Une candidature si simple, sans trop de questions de leur part, me semble louche.
Quelqu'un connait-il cette organisation ? Quelqu'un est-il déjà parti avec eux ?
Merci beaucoup de me répondre, je ne veux pas me faire avoir.
A bientôt.
Lima
J'ai trouvé une organisation dont le nom est JMV Togo. Cependant, j'ai des doutes quant à son sérieux, mais j'ignore pourquoi...
D'abord le site internet, mal écrit, brouillon, plusieurs sites internet pour la même organisations. Puis beaucoup d'annonces sur pleins de sites de voyages pour les faire connaître.
Après avoir déposé ma candidature avec une petite lettre de motivation, je reçois deux heures plus tard une réponse me disant que ma candidature à été retenue, qu'il me faut acheter mon billet le plus vite possible afin que les prix soient moins cher, de leur indiquer mon heure d'arriver pour qu'ils viennent me chercher.
Une candidature si simple, sans trop de questions de leur part, me semble louche.
Quelqu'un connait-il cette organisation ? Quelqu'un est-il déjà parti avec eux ?
Merci beaucoup de me répondre, je ne veux pas me faire avoir.
A bientôt.
Lima
SALUT
je suis au togo, depuis 5mois deja et je recherche des personnes qui pourrait aider conseil etc pour nous aider a contruire une ecole dans un village que j'habite .
il n"y a pas d'electricite et tel mais la ou je suis le paysage la vie et les gens me suffise et surtout une cascade encore vierge .
voila ma demande c'est donc si y des gens interresser pour m'aider a construire et aider pour se projet
je suis seul francais avec deux jeunes togolais qui faisont ce que nous pouvons pour aider ce village.
prendre contact avec mois pour plus de detail
merci de votre aide tous bienvenu et bonnes vacance s
mauy
salut,
voilà j'ai déjà effectuer de nombreux séjour au Togo depuis cinq ans, j'y effectue des séjours de trois mois environs a chaque fois... cette fois j'ai décidé de partir au mois de décembre prochain pour y vivre environs six mois à un an (voir plus si je réussis à y trouver un travail...), le problème est que je ne prends qu'un billet aller (ne connaissant pas encore ma date de retour), j'aurais donc voulu savoir si cela pouvais causer des problèmes pour l'obtention du visa....
j'attends vos renseignements avec impatience
merci d'avance!!!
sophie😛
Bonjour,
Je prépare un voyage au Burkina et au Togo pour le mois d'aout 2009. J'atterris à Ouaga et me rend ensuite à Koudougou.
Je suis à la recherche d'informations concernant la façon la plus simple de rejoindre Dapaong (Togo) depuis Koudougou. Merci!
Je prépare un voyage au Burkina et au Togo pour le mois d'aout 2009. J'atterris à Ouaga et me rend ensuite à Koudougou.
Je suis à la recherche d'informations concernant la façon la plus simple de rejoindre Dapaong (Togo) depuis Koudougou. Merci!
bonjour a tous jai 25 ans je vis en france d'ici 2 ans jaimerais m'installer au togo
et si possible investir mais je connais pas le cout de la vie au togo (loyer ect.....)
j'ai environ 30000 euros d'economies pensez que c'est assez pour investir dans une entreprise ou un commerce?
merci pour vos reponse
Bonjour à tous,
Je reviens d'un (trop) court séjour au Togo et je voudrais faire partager quelques petits retours d'expérience sur des points pratiques, à propos desquels je m'étais moi-même interrogé avant de partir.
1. Visas : bien que j'aie pu lire le contraire ici ou là, il est parfaitement possible de prendre un visa pour le Togo à la descente de l'avion à l'aéroport de Lomé. J'ai pu le faire malgré l'heure tardive (atterrissage vers 23h) et cela m'a pris moins de 30 minutes, retrait des bagages compris. Il faut fournir une adresse au Togo (adresse de la personne qui vous accueille ou d'un hôtel) et on m'a demandé 20 euros (ou 30000 FCFA). Il s'agit d'un visa de courte durée (valable 6 jours) mais on peut le faire prolonger en se rendant au siège de la gendarmerie. J'y ai ainsi déposé mon passeport un matin, on m'a demandé 4 photos d'identité (mais en pratique plein de gens passaient avec une ou deux photos seulement), 500 FCFA (0, 75 €) et j'ai rempli un formulaire (en 3 exemplaires) avec mon adresse sur place. On m'a convoqué le lendemain à 16h pour retirer le passeport, qui m'a été remis après environ 1h ou 1h30 d'attente.
2. Visa pour se rendre au Bénin : je me suis rendu à la frontière Togo-Bénin en pensant pouvoir prendre un visa directement à la douane béninoise mais ce n'est plus possible, et je me suis donc fait refouler. Il faut désormais demander le visa à l'avance auprès d'un consulat du Bénin (il y en a un à Lomé) avant de se présenter à la frontière. Par contre, ça marche dans l'autre sens : si vous voulez vous rendre au Togo depuis un pays voisin (Bénin, Burkina...) en passant par la route, vous pourrez obtenir un visa auprès des douaniers togolais (l'un d'entre eux m'a confirmé oralement que c'était possible). Plusieurs personnes au Togo m'ont affirmé qu'un billet de 1000 FCFA m'aurait suffi pour franchir la frontière béninoise mais je n'ai pas voulu essayer...
3. En toute circonstance faites preuve de patience et de politesse. Perdre son calme n'avance à rien, surtout quand vous avez affaire aux autorités.
4. Le trajet en avion : mauvaise expérience avec Afriqiyah Airways : environ 2h de retard à l'aller, et plus de 4h30 au retour ! Je suis actuellement en train d'entamer une démarche pour obtenir une indemnisation (d'après ce que j'ai lu, on peut réclamer une indemnité de plusieurs centaines d'euros pour un retard supérieur à 4h sur un vol international; pour plus d'infos voir ce document de la DGCCRF). La prochaine fois, j'essaierai de prendre un vol direct, quitte à payer un peu plus cher (et encore, en s'y prenant bien à l'avance, le surcoût ne doit pas être trop important).
5. La langue : la plupart des gens parlent français (au moins un peu), mais ce n'est pas le cas de tous (notamment de ceux qui n'ont pas été à l'école) et quoi qu'il en soit, la compréhension de la langue locale est un avantage considérable. Les deux langues les plus parlées au Togo sont l'éwé au sud et le kabyé au nord, mais il serait plus juste de parler de "familles de langues" car dans la pratique on utilise plutôt des dialectes. À Lomé, en particulier, la langue véhiculaire est le mina (aussi appelé guin ou gengbe), dialecte de la famille de l'éwé. On trouve à Paris quelques livres pour apprendre l'éwé mais à mon avis ils ne sont pas faciles d'accès (ce sont des descriptions savantes de la langue plutôt que des manuels de conversation) et de plus il existe des différences sensibles entre l'éwé et le mina. Pour apprendre le mina proprement dit, j'ai trouvé très peu de ressources : les deux seules références de livres que j'aie trouvées sont des manuels publiés l'un au Bénin, l'autre au Togo dans les années 1960 et absolument introuvables même dans les bibliothèques de la ville de Paris... Si quelqu'un sur ce forum est en possession d'un tel manuel, je suis donc fortement intéressé !
Je terminerai en disant que si j'ai passé un excellent séjour, c'est avant tout grâce aux Togolais qui m'ont accueilli et très bien encadré sur place.
Je reviens d'un (trop) court séjour au Togo et je voudrais faire partager quelques petits retours d'expérience sur des points pratiques, à propos desquels je m'étais moi-même interrogé avant de partir.
1. Visas : bien que j'aie pu lire le contraire ici ou là, il est parfaitement possible de prendre un visa pour le Togo à la descente de l'avion à l'aéroport de Lomé. J'ai pu le faire malgré l'heure tardive (atterrissage vers 23h) et cela m'a pris moins de 30 minutes, retrait des bagages compris. Il faut fournir une adresse au Togo (adresse de la personne qui vous accueille ou d'un hôtel) et on m'a demandé 20 euros (ou 30000 FCFA). Il s'agit d'un visa de courte durée (valable 6 jours) mais on peut le faire prolonger en se rendant au siège de la gendarmerie. J'y ai ainsi déposé mon passeport un matin, on m'a demandé 4 photos d'identité (mais en pratique plein de gens passaient avec une ou deux photos seulement), 500 FCFA (0, 75 €) et j'ai rempli un formulaire (en 3 exemplaires) avec mon adresse sur place. On m'a convoqué le lendemain à 16h pour retirer le passeport, qui m'a été remis après environ 1h ou 1h30 d'attente.
2. Visa pour se rendre au Bénin : je me suis rendu à la frontière Togo-Bénin en pensant pouvoir prendre un visa directement à la douane béninoise mais ce n'est plus possible, et je me suis donc fait refouler. Il faut désormais demander le visa à l'avance auprès d'un consulat du Bénin (il y en a un à Lomé) avant de se présenter à la frontière. Par contre, ça marche dans l'autre sens : si vous voulez vous rendre au Togo depuis un pays voisin (Bénin, Burkina...) en passant par la route, vous pourrez obtenir un visa auprès des douaniers togolais (l'un d'entre eux m'a confirmé oralement que c'était possible). Plusieurs personnes au Togo m'ont affirmé qu'un billet de 1000 FCFA m'aurait suffi pour franchir la frontière béninoise mais je n'ai pas voulu essayer...
3. En toute circonstance faites preuve de patience et de politesse. Perdre son calme n'avance à rien, surtout quand vous avez affaire aux autorités.
4. Le trajet en avion : mauvaise expérience avec Afriqiyah Airways : environ 2h de retard à l'aller, et plus de 4h30 au retour ! Je suis actuellement en train d'entamer une démarche pour obtenir une indemnisation (d'après ce que j'ai lu, on peut réclamer une indemnité de plusieurs centaines d'euros pour un retard supérieur à 4h sur un vol international; pour plus d'infos voir ce document de la DGCCRF). La prochaine fois, j'essaierai de prendre un vol direct, quitte à payer un peu plus cher (et encore, en s'y prenant bien à l'avance, le surcoût ne doit pas être trop important).
5. La langue : la plupart des gens parlent français (au moins un peu), mais ce n'est pas le cas de tous (notamment de ceux qui n'ont pas été à l'école) et quoi qu'il en soit, la compréhension de la langue locale est un avantage considérable. Les deux langues les plus parlées au Togo sont l'éwé au sud et le kabyé au nord, mais il serait plus juste de parler de "familles de langues" car dans la pratique on utilise plutôt des dialectes. À Lomé, en particulier, la langue véhiculaire est le mina (aussi appelé guin ou gengbe), dialecte de la famille de l'éwé. On trouve à Paris quelques livres pour apprendre l'éwé mais à mon avis ils ne sont pas faciles d'accès (ce sont des descriptions savantes de la langue plutôt que des manuels de conversation) et de plus il existe des différences sensibles entre l'éwé et le mina. Pour apprendre le mina proprement dit, j'ai trouvé très peu de ressources : les deux seules références de livres que j'aie trouvées sont des manuels publiés l'un au Bénin, l'autre au Togo dans les années 1960 et absolument introuvables même dans les bibliothèques de la ville de Paris... Si quelqu'un sur ce forum est en possession d'un tel manuel, je suis donc fortement intéressé !
Je terminerai en disant que si j'ai passé un excellent séjour, c'est avant tout grâce aux Togolais qui m'ont accueilli et très bien encadré sur place.
voila, je me suis inscrite pour un chantier avec l'assos savoir togo cet été et je stress pas mal! j'aimerais bien savoir si quelqu'un a aussi ce projet, pis si y'a quelqu'un qui est déja parti par ce biais, m'en dire un peu plus, histoire de me rassurer...
violett*
violett*
Bonjour
je suis à la recherche d'une mission humanitaire au Togo pour début 2008 et pour une durée d'un an maxi. Possédant un bac +2, je souhaite utiliser mes comptétences de façon utile en aidant les populations qui sont dans le besoin, dans différents domaines comme l'animation, cours de soutiens, informatique (internet+ base) et autres celon besoin.Je suis déja allez au Togo et j'ai une réelle motivation de m'investir pour ce pays qui me touche particulièrement.
Aider moi dans mes recherches!!!
Merci d'avance😉
Bonjour,
Je suis du Québec et je recherche quelqu'un qui serait intéressé à partir avec moi au Togo, pas le biais de VAD TOGO, pour le mois de mai 2008 (le mois entier)...tu peux être d'ailleurs et on pourrait se rencontrer là-bas, je n'ai pas de problèmes là-dessus. Des intéressés ?
Je suis du Québec et je recherche quelqu'un qui serait intéressé à partir avec moi au Togo, pas le biais de VAD TOGO, pour le mois de mai 2008 (le mois entier)...tu peux être d'ailleurs et on pourrait se rencontrer là-bas, je n'ai pas de problèmes là-dessus. Des intéressés ?
Bonjour
je dois partir trois semaines au Togo. Je résiderai en permanence à Lomé.
Je souhaiterais avoir des conseils concrets, de la part de personnes ayant déjà séjourné dans cette ville, concernant les points suivants :
- quelle eau boire et où se la procurer ? - quelle nourriture manger et où se la procurer ? - quelles précautions en se lavant ? - quelles précautions pour dormir ? - quel équipement essentiel emporter ? - est-il possible de louer une moto pour un séjour de trois semaines et où ?
Une question plus spécifique : je vais partir avec l'association OSI orphelins sida international : si vous avez déjà été en mission au Togo par le biais de cette association, pouvez-vous me parler de votre expérience ?
Merci beaucoup par avance !
- quelle eau boire et où se la procurer ? - quelle nourriture manger et où se la procurer ? - quelles précautions en se lavant ? - quelles précautions pour dormir ? - quel équipement essentiel emporter ? - est-il possible de louer une moto pour un séjour de trois semaines et où ?
Une question plus spécifique : je vais partir avec l'association OSI orphelins sida international : si vous avez déjà été en mission au Togo par le biais de cette association, pouvez-vous me parler de votre expérience ?
Merci beaucoup par avance !
bonjour
je vais surement partir en novembre dans une entreprise d'adduction d'eau et dans un bureau d'étude de projet hydrolique a Lomé pour un stage d'un mois et c'est l'assoc Pides-togo qui ma trouvé ce stage dans l'entreprise Forage -system j'aimerais m'assurer du sérieux de cette organisation et je recherche des témoignage de gens qui serait partis avec cette asso ou bien dans cette entreprise ( ce qui est moins probable a mon avis).
je vous remercie d'avance !
Bonjour,
Je serais au Togo et au Bénin en juillet. Quelqu'un a t'il des infos à me transmettre sur les locations de véhicules et les logements dans ou aux alentours des villes suivantes qui constituent à priori notre itinéraire : Cotonou, Lomé, Atakpamé, Sokodé, Kara, Natitingou, Kandi, Malanville, Parakou, Dassa, Abomey, Grand-Popo, Cotonou.
Merci pour votre aide.
Bonjour,
quelqu'un pourrait il me conseiller pour un vol pas cher vers le togo ou le burkina faso pour le mois d'aout. J'ai bien peur qu'il soit déjà trop tard et que les prix aient déjà flambé.
Merci d'avance








