Comme le forum nous a bien servi durant nos 2 mois en inde pour trouver des bons hotels et bons plans, nous vous ecrivons ce retour sur les hotels qu'on a eu dans ces quelques villes. A noter que nous avons toujours sejourne dans des hotels a petits ou moyen budjets et toujours dans une chambre double avec sdb prive. Voici les hotels et les comentairs brefsdessus: Delhi: Hotel Namaskar : namaskarhotel@yahoo.com situe dans PAhar Ganj, pres de la gare de new Deli.
400 Rp : chambre spacieuse, propre sans plus, pas d'eau chaude, personel sympa sauf le proprietaire qui tente de vendre ses services super cher a la moindre question. Cahmbre a 300 Rp sans fenetre. Demander la chambre 35: ok. Hotel reactif sur les emails et resa. Service de taxi pour l'aeroport a 480 Rp trop cher. --> Hotel moyen sans plus.
Jaipur: Atithi Guest house : atithijaipur@hotmail.com, pres de la gare routiere.
500 Rp: tres propre et excellent acueil. bons conseils non intereses. Sdb avec serviettes, savon et eau chaude. C'etait la chambre la moins cher. Hotel dans le lonely bcp plus cher et haut de gamme que la descritpion du guide.-> Bon hotel recomandable pour ceux qui ont le budjet.
Pushkar: Tulsi Palace, http://hotel.tulsipalace.free.fr, tulsi_palace@yahoo.com bien situe pas loin du lac, plutot dans la ville.
250 Rp: Guest house chez une famille, 8 chambre donnant sur un patio. tres propre et spacieux. Transport gratuit depuis les terminaux de bus si vous appellez le gerant Pawan +91 94146 67291 qui vous evitera les agressions de rikshw a la sortie. Bon conseils sur les resto (little tibet: Ok). Nous avons trouve ce plan grace a ce forum, merci!
--> Tres recomandable et bonne adresse.
Jaisalmer: Desert Boy hotel, www.desertboysguesthouse.com, dans le fort.
200Rp: chambre sans fenetre mais fraiche (tres apreciable!), decoration chargee, proprete ok, serviette et tt. Les autres chambres avec vues vont de 300 a 1000 Rp. Jolie vue du toit.-> Bon hotel.
Ganeish Guest house: ganeshguesthouse@yahoo.com, dans le fort voisin du precedant.
200Rp: chambre spacieuse et claire, propre, sans eau chaude (inutile a cette saison vu la chaleur!), autre chambre au rdch a 150 et au 2eme a 300. L'agence de voyage associee du meme non n'est pas une arnaque pour le fameux camel safari.-> Bien, mieux que Desert boys guest house.
Jodhpur: The blue House, bluehouse36@hotmail.com, dans la ille vilel, bien situe.
300 Rp: bien sans plus, un peu sur evalue. tout juste propre, deco poussieruse, eau chaude absente, jolie couleur bleu et jolie vue du toit. les chambres ne sont pas aussi spectaculaires que sur les photos du site... chambre de 250 a 1600 rp.-> Moyen sans plus, un peu defraichit et surevalue mais acceptable.
Shimla (Himachal Pradesh) : Hotel City view, s_rattan@msn.com, 0177-2811666, a 5 min de l'eglise.
440Rp : hotel ok, balcon, sdb, servietets, savon, eua chaude, redoutable miroir au dessus des lits. Mais rabateurs infectes qui nous ont suivi plus d'1h.
--> Hotel recomandable mais rabateurs detestables.
Agence recomandable, serieuse et professionelle a Shimla pour Spiti Valley et Kinaur Valley : Great escape routes : http://www.greatescaperoutes.com . demandez Raju comme guide et Nandu comme chauffeur, ce n'est pas un traquenard.
Banjar Valley, Jibhi : Doli Guest house, doliguesthome1956@yahoo.co.in
150rp : maison en bois dans un tt petit village, chambre sommaire mais propre, bonnes balades accessibles. ambiance plutot roots et "cool". Tres souvent plein, beaucoup de succes aupres des voyageurs en provenance de Manali. Village dificile d'acces.
--> Pas mal si on est dans l'ambiance, a eviter sinon mais bon raport qualite prix.
Manali : Gaurav Guest house, gaurab35@hotmail.com, avant old manali, pres du pont.
250Rp : chambre propre, eau tres chaude, jolie vue, bon emplacement, eprsonel sympathique. Tranquiolle en dehors de old manali.
--> Hotel bon raport qualite prix, ok.
Mandi: Shiva hotel, dans le lonely, sur la place de la ville.
300Rp : pas beaucoup d'hotel peu cher a Mandi, hotel tres moyen, odeur de renferme, jolie vue dur la place, bar douteux au 1er etage... chambre a 200 sans fenetre sur l'exterieur.
-->bof bof, a eviter si possible.
Mac Leod Ganj: Ashoka tibetan guest house: dans la rue principale pres du restau du meme nom.
100Rp : basique mais sans surprise, chambre propre, sanitaires spartiates commun a l'etage (environ 40 chambre). pas cher et sans entourloupes.
--> tres bien pour les petits budjets.
Voila pour ces quelques adresses et avis sur els hotels qu'on a frequentes. J'espere que ca en aidera quelques uns.
bon voyage
Bonjour,
Je pars bientot pour Delhi et nous souhaiterions faire un tour dans le Nord de l'Inde. Au programme:
Amristar
Chandighar
Manali et trek dans la vallée de Spiti
Gangotri : trek au source du Gange
Benares (s'il nous reste du temps)
Agra et environ
Delhi
Je ne sais pas très bien si c'est faisable. Il nous reste deux questions importantes
Comment aller de Manali à Gangotri?
Quel trek faire dans la vallée de Spiti? Quelle ville choisir pour le départ du trek?
Merci à tous ceux qui pourront m'éclairer sur ce sujet.
Eléonore
Bonjour,
J'imaginais découvrir le Cachemire cet été via un circuit en voiture passant par d'autres états
Conditions des trajets imaginés : 4*4, 2 enfants de 7 & 9 ans, 8 à 10 jours max, fin juillet
2 trajets imaginés :
Delhi (Delhi) Ambala (Haryana) Shimla (Himachal Pradesh) Manali (Himachal Pradesh) Lahau Valley (Himachal Pradesh) Sarchu (Himachal Pradesh) Leh (Cachemire) + petites ballades dans les smontagnes du Ladakh ou du Zanskar Srinagar (Cachemire) Jammu (Jammu) Dharamsala & McLeod ((Himachal Pradesh) Amritsar (Punjab) Sirsa (Haryana) Shekhawati (Rajasthan)
Ou pour des raisons de sécurité en évitant d'aller vers l’est du Cachemire
Delhi (Delhi) Ambala (Haryana) Shimla (Himachal Pradesh) Manali (Himachal Pradesh) Lahau Valley (Himachal Pradesh) Sarchu (Himachal Pradesh) Leh (Cachemire) + petites ballades dans les montagnes du Ladakh ou du Zanskar Sarchu (Himachal Pradesh) Dharamsala & McLeod ((Himachal Pradesh) Amritsar (Punjab) Sirsa (Haryana) Shekhawati (Rajasthan)
Bon sur les différents forums je vois que le cachemire c'est potentiellement une poudrière, accessible qu'à des voyageurs confirmés, ...
Que pensez vous de ces trajets en terme de longueur routière (je ne vais faire que de la voiture ... ?), sécurité (poudrière ?), conditions sanitaires, ou tout autre point qui vous paraitraient importants
Sur ce circuit, avez vous des expériences de difficultés dues à l'altitude (adultes, enfants). Je n'arrive pas à me faire une idée
Un détail aussi, sans parler d'éventuels treks, quels vêtements prévoir sur fin juillet : je dois prendre doudoune, gants et gros pulls ? ou tee-shirts sont ok ... ?
Merci !
J'imaginais découvrir le Cachemire cet été via un circuit en voiture passant par d'autres états
Conditions des trajets imaginés : 4*4, 2 enfants de 7 & 9 ans, 8 à 10 jours max, fin juillet
2 trajets imaginés :
Delhi (Delhi) Ambala (Haryana) Shimla (Himachal Pradesh) Manali (Himachal Pradesh) Lahau Valley (Himachal Pradesh) Sarchu (Himachal Pradesh) Leh (Cachemire) + petites ballades dans les smontagnes du Ladakh ou du Zanskar Srinagar (Cachemire) Jammu (Jammu) Dharamsala & McLeod ((Himachal Pradesh) Amritsar (Punjab) Sirsa (Haryana) Shekhawati (Rajasthan)
Ou pour des raisons de sécurité en évitant d'aller vers l’est du Cachemire
Delhi (Delhi) Ambala (Haryana) Shimla (Himachal Pradesh) Manali (Himachal Pradesh) Lahau Valley (Himachal Pradesh) Sarchu (Himachal Pradesh) Leh (Cachemire) + petites ballades dans les montagnes du Ladakh ou du Zanskar Sarchu (Himachal Pradesh) Dharamsala & McLeod ((Himachal Pradesh) Amritsar (Punjab) Sirsa (Haryana) Shekhawati (Rajasthan)
Bon sur les différents forums je vois que le cachemire c'est potentiellement une poudrière, accessible qu'à des voyageurs confirmés, ...
Que pensez vous de ces trajets en terme de longueur routière (je ne vais faire que de la voiture ... ?), sécurité (poudrière ?), conditions sanitaires, ou tout autre point qui vous paraitraient importants
Sur ce circuit, avez vous des expériences de difficultés dues à l'altitude (adultes, enfants). Je n'arrive pas à me faire une idée
Un détail aussi, sans parler d'éventuels treks, quels vêtements prévoir sur fin juillet : je dois prendre doudoune, gants et gros pulls ? ou tee-shirts sont ok ... ?
Merci !
Je pars avec ma fille de 20 ans tout le mois de Juin en Inde du nord.
Probablement nous allons atérrir à Delhi mais notre itinéraire n'est pas encore établi.
Notre souci, c'est celui de savoir où il ne fera pas 48 ou 50°, car à priori c'est la température qu'il fait du côté de Delhi ou en tous cas de Bénarès en Juin, à la limite du supportable ( et moi je ne peux partir que là), du coup j'hésite beaucoup à rester tout le mois dans cette région. On m'a dit que plus au Nord-Ouest ou Est de Delhi, il y fait plus frais.
Des personnes on-elles des expériences par rapport à ces régions (cachemire etc..?), les distances, ce qu'il y a à découvrir, les hébergements ...
(Je sais que du côté Népal il y fait plus frais mais c'est mieux d'y aller tout un mois.)
Merci encore pour vos bonnes infos, et vos bons plans...
Bonjour à toutes et à tous,
Après un peu d'hésitation quand à la place de nos textes et photos sur les pages du forum, nous souhaitons en partager un premier et sommes curieux de vos réactions.
Il n'est pas question pour nous d'énumérer une suite de lieux touristiques visités, encore moins de partager des photos de moi devant le taj Mahal, moi sur les gaths de Varanasi, moi sur une plage paradisiaque de Thaïlande (plage qui s'avère exempte de tout Thaï mais envahie de Farang)... Nous n'avons pas non plus l'habitude de jouer les comptables lors de nos pérégrinations et souhaitons avant tout mettre la destination et ses habitants au centre de nos textes et photographies.
En trois points, comme écrit sur notre petite fenêtre sur la toile :
Nos expériences uniques, menées par nos envies d'une vie nomade, avec un soupçon d'aventures ou de promenades au gré des routes. Le monde raconté à notre manière, selon l'envie et l'humeur, sans blogging quotidien ou bons conseils, simplement des récits. Avec des mots et en images. Le temps de mûrir les idées pour donner envie aux lecteurs de plonger avec une curiosité insatiable.
Vous en savez un peu plus sur l'orientation de nos publications, alors place au texte. Et c'est à Varanasi (Bénarès), en Inde, que nous allons : (mise en page originale)

Mahan, 85 ans - Sur les bords du Gange
Aux dernières lueurs du jour, les pierres encore chaudes des ghat de la ville sainte de Varanasi embaument l’air d’une âcre odeur de vie ; pisse et excréments des chiens errants et des buffles sacrés, odeur de vase émanant du Gange, fumées et encens, quelques effluves d’épices signalent une échoppe à chaï. Les barbiers s’activent, assis sur les marches, les bateliers insistent pour un tour en barque sur le fleuve déjà envahi d’embarcations. Les sâdhus repeints en blanc partagent le shilom, les yeux opaques de fumée, assis contre un mur avec leurs imposantes carrures.
Et là Mahan est allongé, sur un solennel tas de bûches empilées qui forment un rectangle assez grand pour la taille du petit homme. Son lit est large, haut, un lit digne de ce nom comme seuls les fortunés peuvent en avoir ; en-dessous près de l’eau, les empilements de bois sont parfois tout juste bons à soutenir des corps amaigris.
"La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît"
Mahan est entouré d’un drap blanc, détrempés de l’eau du Gange ; parce qu’avant le repos, l’homme s’est laissé envelopper par les eaux sacrées.
Un grand bonhomme robuste, crâne fraichement rasé, un simple tissu blanc autour de la taille, s’assure nerveusement de la qualité du lit de son père. Autour de lui, quinze, vingt autres hommes restent debout, silencieux, certains répandent un peu de nourriture sur les bûches, pas celles qui supportent le corps de Mahan mais celles qui sont posées par-dessus.

Le soleil a tout a fait disparu, la nuit tombe et avec elle, la couche du vieil homme s’enflamme. Le feu prend d’abord les brindilles soigneusement disposées en-dessous des bûches. Un par un, les hommes empoignent les pieds de Mahan, les pieds suspendus dans le vide, et s’en vont plus loin, s’assoient, leurs luisants regards rivé sur le bûcher. « Ram nam satya hai » (« Le nom de Ram est vérité »), ont-ils scandé peu de temps auparavant dans les ruelles de Varanasi, emportant Mahan vers son dernier sommeil.
Deux jeunes hommes s’occupent d’entretenir le brasier, ils s’approchent des flammes brûlantes, ajustent quelques morceaux de bois, s’éloignent, se parlent, rient, se chamaillent, reviennent vers le feu. Un chien s’aventure par là, observe quelques secondes le bûcher et s’allonge au sol, comme pour accompagner le mouvement, de la vie vers la vie en passant par le néant.
Une épaisse fumée noire surgit des flammes qui déjà engloutissent tout le corps de Mahan. Pour quelques temps encore, seuls ses pieds et sa tête restent hors d’atteinte de l’embrasement. Sur le pavé coule de l’eau, l’eau du drap mouillé, l’eau du bois asséché, l’eau du corps tari.

La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît, observer ce corps qui trépasse, lentement happé par les flammes, dans un bûcher qui des heures durant purifie la chair enduite des méfaits d’une société que chaque être porte toute sa vie durant. Mourir ici, à Varanasi, c’est accéder au Nirvana, c’est laver tout son être et embrasser le rien. Mahan n’est d’ailleurs par nécessairement hindou ; sur ce ghat de crémation, le plus petit des deux ghat du cœur de Varanasi, hindous adorateurs de Shiva, chrétiens, musulmans, citoyens du monde, d’hier et de demain… tout le monde peut y trouver le repos.
"De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs"
Les flammes se sont étendues. Une fumée blanche s’échappe de la dépouille, et soudain une odeur de chair brûlée se répand. Le drap colle à la peau du visage et meurs dans la chair noire, les matières se confondent, Mahan se consume dans un dernier regard vers le ciel. Le squelette est dénudé, les os des pieds, les os du crâne, noirs et déformés, ce n’est plus que l’intérieur du vieil homme qui résiste à la bouche brûlante. Plus tard quand il ne restera plus que des cendres, et un petit morceau du thorax, trop gros pour brûler tout à fait, les restes de Mahan seront offerts au Gange.
De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs. Et quand la nuit est tout à fait sombre, que la brume s’élève du Gange, sur les ghat lentement esseulés, là-bas au loin le bûcher de Mahan scintille une dernière fois sous la musique des cloches d’un temple.

Après un peu d'hésitation quand à la place de nos textes et photos sur les pages du forum, nous souhaitons en partager un premier et sommes curieux de vos réactions.
Il n'est pas question pour nous d'énumérer une suite de lieux touristiques visités, encore moins de partager des photos de moi devant le taj Mahal, moi sur les gaths de Varanasi, moi sur une plage paradisiaque de Thaïlande (plage qui s'avère exempte de tout Thaï mais envahie de Farang)... Nous n'avons pas non plus l'habitude de jouer les comptables lors de nos pérégrinations et souhaitons avant tout mettre la destination et ses habitants au centre de nos textes et photographies.
En trois points, comme écrit sur notre petite fenêtre sur la toile :
Nos expériences uniques, menées par nos envies d'une vie nomade, avec un soupçon d'aventures ou de promenades au gré des routes. Le monde raconté à notre manière, selon l'envie et l'humeur, sans blogging quotidien ou bons conseils, simplement des récits. Avec des mots et en images. Le temps de mûrir les idées pour donner envie aux lecteurs de plonger avec une curiosité insatiable.
Vous en savez un peu plus sur l'orientation de nos publications, alors place au texte. Et c'est à Varanasi (Bénarès), en Inde, que nous allons : (mise en page originale)

Mahan, 85 ans - Sur les bords du Gange
Aux dernières lueurs du jour, les pierres encore chaudes des ghat de la ville sainte de Varanasi embaument l’air d’une âcre odeur de vie ; pisse et excréments des chiens errants et des buffles sacrés, odeur de vase émanant du Gange, fumées et encens, quelques effluves d’épices signalent une échoppe à chaï. Les barbiers s’activent, assis sur les marches, les bateliers insistent pour un tour en barque sur le fleuve déjà envahi d’embarcations. Les sâdhus repeints en blanc partagent le shilom, les yeux opaques de fumée, assis contre un mur avec leurs imposantes carrures.
Et là Mahan est allongé, sur un solennel tas de bûches empilées qui forment un rectangle assez grand pour la taille du petit homme. Son lit est large, haut, un lit digne de ce nom comme seuls les fortunés peuvent en avoir ; en-dessous près de l’eau, les empilements de bois sont parfois tout juste bons à soutenir des corps amaigris.
"La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît"
Mahan est entouré d’un drap blanc, détrempés de l’eau du Gange ; parce qu’avant le repos, l’homme s’est laissé envelopper par les eaux sacrées.
Un grand bonhomme robuste, crâne fraichement rasé, un simple tissu blanc autour de la taille, s’assure nerveusement de la qualité du lit de son père. Autour de lui, quinze, vingt autres hommes restent debout, silencieux, certains répandent un peu de nourriture sur les bûches, pas celles qui supportent le corps de Mahan mais celles qui sont posées par-dessus.

Le soleil a tout a fait disparu, la nuit tombe et avec elle, la couche du vieil homme s’enflamme. Le feu prend d’abord les brindilles soigneusement disposées en-dessous des bûches. Un par un, les hommes empoignent les pieds de Mahan, les pieds suspendus dans le vide, et s’en vont plus loin, s’assoient, leurs luisants regards rivé sur le bûcher. « Ram nam satya hai » (« Le nom de Ram est vérité »), ont-ils scandé peu de temps auparavant dans les ruelles de Varanasi, emportant Mahan vers son dernier sommeil.
Deux jeunes hommes s’occupent d’entretenir le brasier, ils s’approchent des flammes brûlantes, ajustent quelques morceaux de bois, s’éloignent, se parlent, rient, se chamaillent, reviennent vers le feu. Un chien s’aventure par là, observe quelques secondes le bûcher et s’allonge au sol, comme pour accompagner le mouvement, de la vie vers la vie en passant par le néant.
Une épaisse fumée noire surgit des flammes qui déjà engloutissent tout le corps de Mahan. Pour quelques temps encore, seuls ses pieds et sa tête restent hors d’atteinte de l’embrasement. Sur le pavé coule de l’eau, l’eau du drap mouillé, l’eau du bois asséché, l’eau du corps tari.

La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît, observer ce corps qui trépasse, lentement happé par les flammes, dans un bûcher qui des heures durant purifie la chair enduite des méfaits d’une société que chaque être porte toute sa vie durant. Mourir ici, à Varanasi, c’est accéder au Nirvana, c’est laver tout son être et embrasser le rien. Mahan n’est d’ailleurs par nécessairement hindou ; sur ce ghat de crémation, le plus petit des deux ghat du cœur de Varanasi, hindous adorateurs de Shiva, chrétiens, musulmans, citoyens du monde, d’hier et de demain… tout le monde peut y trouver le repos.
"De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs"
Les flammes se sont étendues. Une fumée blanche s’échappe de la dépouille, et soudain une odeur de chair brûlée se répand. Le drap colle à la peau du visage et meurs dans la chair noire, les matières se confondent, Mahan se consume dans un dernier regard vers le ciel. Le squelette est dénudé, les os des pieds, les os du crâne, noirs et déformés, ce n’est plus que l’intérieur du vieil homme qui résiste à la bouche brûlante. Plus tard quand il ne restera plus que des cendres, et un petit morceau du thorax, trop gros pour brûler tout à fait, les restes de Mahan seront offerts au Gange.
De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs. Et quand la nuit est tout à fait sombre, que la brume s’élève du Gange, sur les ghat lentement esseulés, là-bas au loin le bûcher de Mahan scintille une dernière fois sous la musique des cloches d’un temple.

Bonjour tous! Nous avons fait le Pérou, la Bolivie, l'Équateur, l'Amérique centrale, la Thailande, l'Indonésie et maintenant nous voulons faire l'Inde.
Nous avons entendu dire à plusieurs reprises, surtout dans les guides et par des voyageurs que l'Inde est une poubelle à aire ouverte, comparée aux pays que nous avons déjà visité. Nous ne sommes pas des voyageurs luxueux, mais tout de même, nous aimons minimalement un peu de propreté, de salubrité et un cachet coquet. Quand nous voyageons, nous ne prennons jamais les hôtels très très bas de gamme, nous sommes dans la moyenne des prix, disons. À quoi devons-nous nous attendre en Inde ? Surtout ce qui a trait à l'hébergement, la nourriture, est-ce vraiment si pire que ça ? Nous avons couché dans le fin fond de l'Indonésie dans l'ile de Flores, dans des endroits très rudimentaires, je ne peux pas croire qu'il n'existe pas des endroits minimalement sympatiques en Inde...dans le sens où on veut être en mesure de pouvoir déposer nos sacs par terre dans les chambres...C'est ce que plusieurs voyageurs nous ont confié...C'est trop malpropre...on ne peut pas déposer les sacs par terre au risque de se retrouver infesté de bestioles ou autres....Qu'en est-il ?
Alors les amoureux de l'Inde, manifestez-vous! hehehe
Nous avons entendu dire à plusieurs reprises, surtout dans les guides et par des voyageurs que l'Inde est une poubelle à aire ouverte, comparée aux pays que nous avons déjà visité. Nous ne sommes pas des voyageurs luxueux, mais tout de même, nous aimons minimalement un peu de propreté, de salubrité et un cachet coquet. Quand nous voyageons, nous ne prennons jamais les hôtels très très bas de gamme, nous sommes dans la moyenne des prix, disons. À quoi devons-nous nous attendre en Inde ? Surtout ce qui a trait à l'hébergement, la nourriture, est-ce vraiment si pire que ça ? Nous avons couché dans le fin fond de l'Indonésie dans l'ile de Flores, dans des endroits très rudimentaires, je ne peux pas croire qu'il n'existe pas des endroits minimalement sympatiques en Inde...dans le sens où on veut être en mesure de pouvoir déposer nos sacs par terre dans les chambres...C'est ce que plusieurs voyageurs nous ont confié...C'est trop malpropre...on ne peut pas déposer les sacs par terre au risque de se retrouver infesté de bestioles ou autres....Qu'en est-il ?
Alors les amoureux de l'Inde, manifestez-vous! hehehe
Bonjour à tous et à toutes,
Je suis entrain de planifier un itinéraire en Inde pour commencer mon tour du monde, j'aimerais connaîtres les sites incontournables en Inde, si vous avez également de bonnes adresses, hotels, transports et des conseils par rapport à votre propre expèrience, je serais ravis de les connaitre.
Merci beaucoup pour votre aide, Mickael
Je suis entrain de planifier un itinéraire en Inde pour commencer mon tour du monde, j'aimerais connaîtres les sites incontournables en Inde, si vous avez également de bonnes adresses, hotels, transports et des conseils par rapport à votre propre expèrience, je serais ravis de les connaitre.
Merci beaucoup pour votre aide, Mickael
coucou tout le mopnde, je pars en inde pour un mois avec une amie, nous avions opté pour le rajasthan et puis nous hesiton pour l'himachal pradesh.
pourriez vous me renseigner sur les choses a y voir et l'ititneraire a suivre(ce que vous avez aimé, quels transports utilisés entre telle et telle ville!!!)???
merci bcp d'avance
Bonjour,
Je pars en Septembre avec mon amie en Himachal pradesh (normalement on avait prévu le ladakh mais malheureusement cette région semble à présent difficile à envisager ...). Nous sommes donc à la recherche de treks sur 10-15 jours dans la région du lahaur/spiti. Nous avons reperé le trek Baba pass de manali à Shimla ou le trek de Mc Leod Gang à Shimla via Kugti Pass. Quelqu'un pourrait t'il nous donner son avis ceux ci ou d'eventuels autres possibiltés?
merci d'avance Laurent
Je pars en Septembre avec mon amie en Himachal pradesh (normalement on avait prévu le ladakh mais malheureusement cette région semble à présent difficile à envisager ...). Nous sommes donc à la recherche de treks sur 10-15 jours dans la région du lahaur/spiti. Nous avons reperé le trek Baba pass de manali à Shimla ou le trek de Mc Leod Gang à Shimla via Kugti Pass. Quelqu'un pourrait t'il nous donner son avis ceux ci ou d'eventuels autres possibiltés?
merci d'avance Laurent
Bonjour,
nous partons en Inde du Nord en Juillet, itinéraire un peu flou mais, atterissage à Delhi, puis monté jusque Himachal Pradesh, ce qui se passe c'est que je n'arrive pas à trouver la température dans cet région au mois du Juillet, est ce quelqu'un peu m'éclairer, et aussi niveau altitude est ce que des treks entre 2000 m et 3000 m sont possibles
merci pour vos réponses
nous partons en Inde du Nord en Juillet, itinéraire un peu flou mais, atterissage à Delhi, puis monté jusque Himachal Pradesh, ce qui se passe c'est que je n'arrive pas à trouver la température dans cet région au mois du Juillet, est ce quelqu'un peu m'éclairer, et aussi niveau altitude est ce que des treks entre 2000 m et 3000 m sont possibles
merci pour vos réponses
Bonjour,
Je pars début juillet dans le nord de l'inde et j'ai l'intention d'y faire des treks à commencer par le trek du lac moriri à Manali puis j'envisage de faire d'autres treks de 4 à 9 jours dans les vallées du spiti et du Lahaul. Comme il faut faire un choix dans les randos, j'aimerais avoir des conseils sur les randos les plus jolies et surtout les plus isolées c'est à dire les moins touristiques dans cette région. Aussi j'hésite dans le choix d'un guide de treks. Il y en a pas mal sur le marché mais je ne trouve pas un guide de treks satisfaisant qui couvre la région de l'Himachal Pradesh. Et pour les cartes c'est encore pire. Auriez-vous des suggestions à me faire ? Merci beaucoup. Amicalement. Nad
Bonjour,
nous allons partir en octobre dans la vallée du spiti et nous aimerions avoir des idées de randonnées faciles à partir de Kaza, Tabo et Nako, à la journée ou sur 2 jours (nous n'emportons pas de matériel de bivouac donc hébergement en guesthouse, monastère ou refuge).
Merci d'avance,
Cédric et Fanny
Cédric et Fanny
Bonjour,
Je vais être en Inde en Juin et je chereche tous les renseignements disponibles sur le Lahaul et Spiti, ainsi que le Kinnaur...
images d'inde
http://mesimagesdinde.blogspot.com/
Merci,
Je vais être en Inde en Juin et je chereche tous les renseignements disponibles sur le Lahaul et Spiti, ainsi que le Kinnaur...
images d'inde
http://mesimagesdinde.blogspot.com/
Merci,
Bonjour,
je pars demain à Delhi pour 3 semaines avec mon ami. nous avons prévu de commencer par l'Himachal Pradesh. quelle étape pouvez-vous me conseiller entre Delhi et Manali? est-ce que Shimla peut être une bonne pause? ou avez-vous d'autres propositions?
merci à tous
je pars demain à Delhi pour 3 semaines avec mon ami. nous avons prévu de commencer par l'Himachal Pradesh. quelle étape pouvez-vous me conseiller entre Delhi et Manali? est-ce que Shimla peut être une bonne pause? ou avez-vous d'autres propositions?
merci à tous
Bonjour,
Je projette un séjour d'un mois au Ladakh et en Himachal Pradesh en septembre prochain, le programme serait le suivant: 04/09 vol Delhi-Leh pour passer environ 2 semaines 1/2 au Ladakh (programme précis à improviser sur place, je pense à un petit séjour motorisé dans la vallée de la Nubra puis un trek d'une 1 semaine -Zanskar?- une fois bien acclimaté). ensuite route vers l'Himachal Pradesh, pour un itinéraire Keylong - Shimla via le Spiti, le Kinnaur et la vallée de la Sangla (en évitant Manali donc), le tout en environ 2 semaines. 04/10 Shimla - Delhi puis envol le lendemain vers la France.
Un tel itinéraire me ferais emprunter la route de haute altitude entre Leh et Keylong vers les 20-21-22/09, or celle-ci est susceptible de fermer dès le 15/09. Quand est-il vraiment ? Est ce que je risque vraiment de ne plus avoir de bus une semaine après le 15/09 ?
D'autre part je n'ai pas trop planifié en détail mon parcours Keylong - Shimla, est-ce que 2 semaines ne font pas un peu trop court ? J'aimerais bien m'offrir une journée de repos de temps en temps, c-à-d par exemple 2 nuits à Kaza, 2 nuits à Kalpa, 2 nuits à Sangla, etc... Ne ferais-je pas mieux de raccourcir de quelques jours le séjour au Ladakh pour m'offrir plus de "mou" pour le long trajet à suivre ?
Je projette un séjour d'un mois au Ladakh et en Himachal Pradesh en septembre prochain, le programme serait le suivant: 04/09 vol Delhi-Leh pour passer environ 2 semaines 1/2 au Ladakh (programme précis à improviser sur place, je pense à un petit séjour motorisé dans la vallée de la Nubra puis un trek d'une 1 semaine -Zanskar?- une fois bien acclimaté). ensuite route vers l'Himachal Pradesh, pour un itinéraire Keylong - Shimla via le Spiti, le Kinnaur et la vallée de la Sangla (en évitant Manali donc), le tout en environ 2 semaines. 04/10 Shimla - Delhi puis envol le lendemain vers la France.
Un tel itinéraire me ferais emprunter la route de haute altitude entre Leh et Keylong vers les 20-21-22/09, or celle-ci est susceptible de fermer dès le 15/09. Quand est-il vraiment ? Est ce que je risque vraiment de ne plus avoir de bus une semaine après le 15/09 ?
D'autre part je n'ai pas trop planifié en détail mon parcours Keylong - Shimla, est-ce que 2 semaines ne font pas un peu trop court ? J'aimerais bien m'offrir une journée de repos de temps en temps, c-à-d par exemple 2 nuits à Kaza, 2 nuits à Kalpa, 2 nuits à Sangla, etc... Ne ferais-je pas mieux de raccourcir de quelques jours le séjour au Ladakh pour m'offrir plus de "mou" pour le long trajet à suivre ?
allo!!
je cherche un trek de 5-10jrs mais qui ne dépasse pas le 4000-4200m... est ce que qqun a des suggestions??
merci!
je cherche un trek de 5-10jrs mais qui ne dépasse pas le 4000-4200m... est ce que qqun a des suggestions??
merci!
Bonjour,
Je pars avec une amie en Inde, pendant le mois d'aout. Nous ne savons pas encore ou nous irons, on cherche un endroit qui sera quand même sympa à visiter malgré la mousson. J'ai déjà voyagé plusieurs fois en Inde et visité le Rajasthan, donc j'essaie de trouver d'autres destinations.. Avez-vous des conseils?
Merci beaucoup!
Je pars avec une amie en Inde, pendant le mois d'aout. Nous ne savons pas encore ou nous irons, on cherche un endroit qui sera quand même sympa à visiter malgré la mousson. J'ai déjà voyagé plusieurs fois en Inde et visité le Rajasthan, donc j'essaie de trouver d'autres destinations.. Avez-vous des conseils?
Merci beaucoup!
Note à l'attention du lecteur :
Ce texte a été écrit il y a 26 ans maintenant. Déjà ! En tout cas dans sa version première. Car je l'ai modifié au fil des séjours et enrichi de mes découvertes. Cet article, dans différentes versions, a été publié dans divers journaux et magazines. Mais j'avais pris soin de modifier les noms des lieux à la demande des anciens du village qui, à l'époque, se battaient farouchement pour préserver leurs spécificités. Sur 17 voyages en Inde, je suis retourné 12 fois dans ce village pour comprendre son fonctionnement. J'ai confié des bandes magnétiques à des linguistes qui attestent de vestiges de grec ancien dans le dialecte local. Lors de mon dernier passage en 1995 j'ai, avec un médecin, fait des pélévements sanguins à des fins d'analyses ADN, pour confirmer définitivement ma théorie selon laquelle les "Malana peoples" sont les derniers descendants des troupes d'Alexandre. Je dois reconnaître que si certains historiens se sont ralliés à ma théorie, d'autres doutent encore malgré tout. Qu'importe. Ces recherches ethno-journalistiques ont animé une grande partie de ma vie. Et il n'en demeure pas moins que Malana aura été mon Eldorado, mon trésor, ma passion. En 1995, Malana était déjà une étape réputée sur une piste de trek. Les jeunes villageois étaient de plus en plus attirés par la société de consommation qui pointait son nez avec l'arrivée des trekkeurs. Souvent de passage pour une seule nuit. Sans s'attarder sur les étranges sculptures gravées sur les temples et maisons. Sans s'intéresser à la population. Selon mes dernières informations, du côté de Jari, l'un des villages par lesquels on peut rejoindre à pied Malana, la Fédération indienne construirait un barrage. Malana que les guides touristiques présentent désormais comme un lieu incontournable, ne serait plus que l'ombre d'elle-même, rattrapée par la "civilisation". Les anciens, gardiens des traditions, auraient-ils tous disparus ? Il va falloir que j'y retourne pour constater personnellement les dégâts. Mais j'ai peur de ne pas me remettre de cette nouvelle réalité.
En attendant vous pouvez, si vous le souhaitez, faire un retour dans le temps en lisant le texte qui suit, et découvrir le village tel qu'il était encore il y a à peine plus d'une décennie.
Pour les photos, il faudra attendre que je les scanne. À l'époque, le numérique n'était qu'une vue de l'esprit.
Malana, Athènes de l'Himalaya
Nichée depuis plus de 2000 ans au creux d'une vallée perdue de l'Himalaya indien, au nord de la plus grande démocratie du monde, subsiste une poignée d'hommes dont les ancêtres partis d'Athènes, virent s'établir au terme d'une fantastique épopée dans un village qui est aujourd'hui la plus petite démocratie du monde : Malana. Fabuleuse aventure que celle de ces soldats d'Alexandre-le-Grand qui réussirent à conquérir l'Asie Mineure, à maîtriser l'empire Perse, franchirent l'Indus en 326 avant Jésus-Christ et qui, après la mort de leur chef se sont éparpillés, là où il y a 4.500 ans naquit notre civilisation. Devenus peuples de légende, certains de leurs descendants vivent aujourd'hui au Pakistan. Les autres sont parvenus jusqu'ici.
À 2.600 mètres d'altitude, dans ce recoin minuscule longtemps oublié des hommes et ignoré des cartes, bloqués sept mois sur douze par la neige et uniquement desservi par un chemin qui grimpe à pic sur vingt-cinq kilomètres, ils parlent, travaillent et prient comme il y a vingt-trois siècles. Héritiers des valeureux guerriers grecs ? Trois indices rendent plausible cette théorie : leur peau claire d'abord, qui exclut leur appartenance aux populations indiennes et tibétaines - dont la frontière n'est qu'à une centaine de kilomètres - et oblige les ethnologues à les rattacher à la race aryenne dont sont issus les indo-européens. Leur dialecte ensuite, qui n'est compris de personne aux alentours, comporterait encore quelques " vestiges " de grec ancien. Enfin, leur religion, polythéiste, où la chèvre, déesse de la fertilité, est la divinité la plus sollicitée. Ces croyances intègrent également des rites sacrificiels inconnus eux aussi des montagnards voisins. Parias isolés dans un décor silencieux et grandiose, cernés de cimes et d'espace, les 1.400 habitants de Malana n'ont aujourd'hui encore pour patrie que des montagnes couvertes de pins, de rhododendrons et de cèdres. La plupart grandissent et meurent sans connaître Kullu, la ville la plus proche, à 60 kilomètres. Certains mêmes, n'iront jamais aux villages de Jari ou de Kasol, ultimes avant-postes de la " civilisation ", situés au pied de la montagne. C'est là, au fond de la vallée, que s'approvisionnent les randonneurs occidentaux ou indiens des hautes castes, convertis au trekking. Un bus brinquebalant conduit en quelques heures à la dernière étape carrossable avant l'ascension vers Malana : Kasol. Une grappe de maisons au milieu d'une forêt de pins, une gargote tenue par un couple de tibétains qui sert du thé bouillant, quelques minuscules échoppes vendant des biscuits, de la quinine à l'aspect douteux et de la ficelle.
Faciès occidental
"Vous montez là-haut ? Ils ne sont pas comme nous, vous savez… Ils ont une drôle d'allure " Aux petits sous-bois frais et espacés, succède un sentier de plus en plus escarpé sous un soleil de plomb. Quatre heures d'une marche éprouvante et première étape à Rashol. Premier contact avec des villageois qui n'ont déjà plus qu'une lointaine parenté avec l'Inde. Première vision du village accroché à la paroi, un temple en bois visiblement plusieurs fois centenaire, orné de mille ossements de petits animaux, dont les abords sont strictement interdits aux étrangers. Si la population - surtout les jeunes - est accueillante, elle ne se laisse pas approcher à plus d'un mètre. Les anciens, eux, ignorent purement et simplement toute présence étrangère. Seule la vue d'un appareil photo accroche leur regard. Mais pas question de le braquer sur eux, sous peine de voir les autochtones s'enfuir en bougonnant et en dressant les bras au ciel, comme pour le prendre à témoin. Après une nuit à la belle étoile, restent une vingtaine de kilomètres. Le chemin est abrupt et il faut plus d'une heure d'effort pour voir disparaître, en contrebas, les derniers toits en tuiles de bois. Parfois un homme au faciès occidental, malgré une peau burinée par le soleil, surgit de la montagne. Vêtu d'une grosse toile, couleur de rocaille et d'un calot assorti, il a l'aisance d'un chamois entre les pierres branlantes. Plus loin, des enfants aux pieds nus frottent entre leurs paumes les feuilles qu'ils viennent d'arracher d'un buisson. Ils sourient. Mais au moindre signe d'approche, ils s'enfouissent dans les branches pour céder le passage. Du haut du premier col, à 3.200 mètres d'altitude, apparaît sur le flanc opposé la tache sombre d'un village. Malana est encore à cinq bonnes heures de marche. Au fond de la vallée qui porte le nom du village tant convoité, un petit pont de bois se balance au-dessus de la rivière où des femmes viennent puiser de l'eau. La passerelle franchie, l'escalade reprend. Grimper, encore et toujours… Mais cette fois ça y est : c'est Malana. Le village a beaucoup d'allure. Incliné en pente douce, il s'articule autour d'une artère principale dallée comme une voie romaine. De chaque côté, de solides maisons à trois étages - cent vingt en tout - construites sur le même modèle avec un évident souci pratique et une étonnante maîtrise. Les grosses pierres, taillées dans la roche, et les poutres ont été minutieusement intercalées en tenant compte du gonflement progressif du bois. Au premier étage, surélevée par de massives colonnes sculptées, une grande pièce, sans cloisons ni fenêtres, s'ouvre un large balcon qui encercle les quatre murs. C'est là que les artisans s'installent l'après-midi, face aux pics enneigés pour tisser ou filer. L'étage au-dessus est également réservé à la famille. Celle-ci comprend en général trois générations ; soit dix à douze personnes. Tout en haut, protégées par d'épaisses ardoises disposées sans fixation en accent circonflexe sur le toit, des réserves de fourrage garnissent les combles d'une collerette de verdure. Les chèvres au retour du pâturage, viennent dormir en bas, blotties entre les rondins, souvent en compagnie d'une vache et de quelques moutons. Parsemés ça et là, des chantiers de construction, squelettes de poutres savamment entrecroisées, témoignent de la survivance de l'architecture ancestrale. Déjà des charpentes s'ornent de longues fresques : rosaces, svastikas, scènes de danses, de musiciens, de guerriers au combat, gravures de paons, d'éléphants, de chameaux et de lions, animaux légendaires que personne ici n'a jamais vus.
Métèques
Ces maisons que l'on élève pierre après pierre dans le respect de la tradition attestent que la population s'accroît. Une population déconcertante, dont le visage clair et triangulaire contrastent avec la rudesse du paysage. Une originalité ethnique qui apparaît surtout chez les enfants. Le regard, tantôt bleu ou vert, tantôt de braise est toujours farouche sous le calot brodé. De taille moyenne mais robuste, les hommes sont vêtus de larges chasubles de laine et de jute grossièrement rapiécé dont la couleur va du gris poussière au brun terreux, en passant par toutes les teintes de sable et de caillasse. Quant aux femmes, si de leurs lobes d'oreilles mutilés pend une douzaine de boucles d'argent, leur tenue vestimentaire reste des plus rustiques.
Le haut du village s'appelle Saraved. Le bas, Davared. Choisis très tôt, à peine adolescent, par leurs parents, les fiancés doivent chacun appartenir à l'une des deux communautés afin de prévenir les risques de consanguinité. Revêtus de leurs costumes de fête, les villageois se rassemblent le jour du mariage pour chanter et danser, comme ils le font chaque année le 15 août, pour célébrer le terrifiant Jamdagani ou Jammu, " patron " des divinités locales. Quatre temples encerclent la place centrale du village. Aux allures de maisons hantées avec leurs toiles d'araignée scintillantes sous la lumière du soleil, ils sont consacrés aux esprits protecteurs. Mais tous n'y pénètrent pas. Car Malana, comme l'Athènes du IVe siècle avant Jésus-Christ, a ses indésirables, ses " non-citoyens ", qu'aucun membre de la cité n'a le droit de toucher et auxquels l'accès à certains lieux est interdit. Des intouchables ? En Inde, on y pense aussitôt. Mais non, les exclus ici ne font partie d'aucune sous-caste. Ce sont des métèques. Ce terme devenu péjoratif désignait dans la Grèce antique, tous les étrangers à la cité. Ceux qui vivant à Athènes depuis trop peu de temps n'y exerçaient aucun rôle politique et n'y avaient aucun droit. Vingt-trois siècles plus tard, à plus de 6.000 kilomètres de distance, à plus de 2.600 mètres d'altitude, ségrégation identique. Le chemin qu'empruntent les métèques pour traverser le village obéit à un code pointilleux : telle pierre doit être contournée, sous peine de sacrilège, telle autre peut être foulée dans encombre…
Sénat et chambre basse
Celui qui enfreint ce code, offense les dieux. Une faute impardonnable. Cherchant un promontoire pour mieux embrasser la splendeur du paysage, un trekkeur italien a posé le pied sur l'esplanade de dalles noircies qui fait face au temple. Il était loin de se douter que la terreur d'une immanente vengeance divine provoquerait chez les hommes du village, une indicible colère. Seul le sacrifice d'une chèvre - remède habituel - parvint à apaiser la fureur céleste et à rétablir un semblant de calme. L'offense était de taille : en foulant le dallage de l'imposant parvis surélevé, notre trekkeur piétinait en fait le Sénat : la Chambre haute, l'Agora d'Athènes. Dès qu'un problème surgit, c'est ici, devant ce muret que le citoyen en difficulté dépose une torche allumée. Pour les onze sénateurs de Malana - huit sont élus chaque année, les trois autres sont nommés à vie -, c'est le signal du rassemblement. Quelle que soit la position du soleil. Mais jamais la nuit. C'est ici que le cas est examiné et débattu. La partie jugée coupable est généralement condamnée à verser à l'autre une amende de quelques chèvres. Le Sénat, organe législatif suprême, pouvoir judiciaire et religieux, joue ici le même rôle que jadis les neuf archontes de la république athénienne. Quant à l'Ecclésia, assemblée de tous les citoyens, institution la plus démocratique de la cité grecque, elle aussi a son équivalent à Malana : c'est la Chambre basse. Impressionnant de voir tous ces hommes, un représentant mâle par famille, réunis sur la place du village, assis sur l'herbe, un peu en contrebas de l'esplanade du Sénat Gangaram, grand, sûr de lui, l'œil autoritaire et Kaula, trapu, excité, le calot de travers, s'opposent. Ils s'interpellent, se lancent des regards furibonds et vont jusqu'aux menaces… Une scène qui n'a cependant pas l'air d'inquiéter l'assistance. Bouilla, le nouveau président du village, qui vient d'être élu pour cinq ans, s'emploie à les réconcilier. Comme d'habitude, l'affaire se règlera à l'amiable. Avec son titre de " Pardan ", Bouilla préside de ce fait aux destinées de la communauté. Il partage le pouvoir exécutif avec quatre adjoints également élus. L'un d'eux s'appelle Schangatram. Il fait partie d'une des quatre famille métèques qui vivent à Malana. Son grand-père était originaire de Simla, la capitale de l'État de l'Himachal Pradesh, à 300 kilomètres. On ne sait pas trop ce qui l'a amené à Malana. Ce qui est sûr c'est qu'il n'en est jamais reparti. Longtemps, seul homme du village à parler quelques mots d'anglais, Schangatram est naturellement devenu le guide et l'interprète des voyageurs de passage ; métèques comme lui. Tisserand l'hiver, lorsque la neige interdit l'accès au village, l'été il se reconvertit en aubergiste. C'est dans la cour de sa maison, la première du village en arrivant de Kasol, que s'échouent les randonneurs essoufflés. À tous, il offre un plat de riz et un endroit pour dormir. Et à ceux dont il reconnaît le regard brillant, il s'arrange pour fournir un peu de " bang ", une pâte hallucinogène que les enfants pétrissent à partir de feuilles de chanvre dont la vallée regorge. Jusqu'à un passé récent, cette drogue servait de monnaie d'échange pour acheter des outils ou du tissu de coton.
À partir de 1988, la Fédération indienne ayant appris l'existence de Malana, a voulu apporter un peu de civilisation dans ce recoin de l'Himalaya. Si l'État tolère la consommation de drogue chez les autochtones à des fins strictement religieuses, il a implanté une école dans le village. L'instituteur venu de Kullu y passe 6 mois de l'année. Il ne voit guère que le tiers des enfants fréquenter sa classe. Les autres restant affectés à la garde des troupeaux et à la fabrication du bang. Avant l'arrivée de l'instituteur, tous les habitants de Malana étaient analphabètes. Du plus jeune au plus vieux. Ils ne parlaient même pas l'hindi, se contentant du dialecte local, comme ils l'avaient fait pendant des siècles. Si les villageois sont encore farouchement attachés à " la loi de Malana ", le passage de plus en plus fréquent de trekkeurs modifie les comportements et les coutumes locales Les sacrifices rituels sont de plus en plus souvent pratiqués en dehors du village. "La présence d'étrangers nuit au dialogue avec les dieux ", confie Schangatram. Alors, Bouilla, le prêtre-président, s'en va régulièrement plusieurs jours durant dans les montagnes alentour, converser avec les dieux, loin des regards impurs et des oreilles indiscrètes. Il est accompagné par des porteurs -jusqu'à quarante -, croulant sous les offrandes. Si la civilisation tente une entrée à Malana, les anciens veillent à ce que leur cité du bout du monde ne soit pas souillée. Après vingt-trois siècles, la plus vieille démocratie du monde veut rester intacte, fidèle aux principes qu'Aristote enseignant au jeune Alexandre.
Ce texte a été écrit il y a 26 ans maintenant. Déjà ! En tout cas dans sa version première. Car je l'ai modifié au fil des séjours et enrichi de mes découvertes. Cet article, dans différentes versions, a été publié dans divers journaux et magazines. Mais j'avais pris soin de modifier les noms des lieux à la demande des anciens du village qui, à l'époque, se battaient farouchement pour préserver leurs spécificités. Sur 17 voyages en Inde, je suis retourné 12 fois dans ce village pour comprendre son fonctionnement. J'ai confié des bandes magnétiques à des linguistes qui attestent de vestiges de grec ancien dans le dialecte local. Lors de mon dernier passage en 1995 j'ai, avec un médecin, fait des pélévements sanguins à des fins d'analyses ADN, pour confirmer définitivement ma théorie selon laquelle les "Malana peoples" sont les derniers descendants des troupes d'Alexandre. Je dois reconnaître que si certains historiens se sont ralliés à ma théorie, d'autres doutent encore malgré tout. Qu'importe. Ces recherches ethno-journalistiques ont animé une grande partie de ma vie. Et il n'en demeure pas moins que Malana aura été mon Eldorado, mon trésor, ma passion. En 1995, Malana était déjà une étape réputée sur une piste de trek. Les jeunes villageois étaient de plus en plus attirés par la société de consommation qui pointait son nez avec l'arrivée des trekkeurs. Souvent de passage pour une seule nuit. Sans s'attarder sur les étranges sculptures gravées sur les temples et maisons. Sans s'intéresser à la population. Selon mes dernières informations, du côté de Jari, l'un des villages par lesquels on peut rejoindre à pied Malana, la Fédération indienne construirait un barrage. Malana que les guides touristiques présentent désormais comme un lieu incontournable, ne serait plus que l'ombre d'elle-même, rattrapée par la "civilisation". Les anciens, gardiens des traditions, auraient-ils tous disparus ? Il va falloir que j'y retourne pour constater personnellement les dégâts. Mais j'ai peur de ne pas me remettre de cette nouvelle réalité.
En attendant vous pouvez, si vous le souhaitez, faire un retour dans le temps en lisant le texte qui suit, et découvrir le village tel qu'il était encore il y a à peine plus d'une décennie.
Pour les photos, il faudra attendre que je les scanne. À l'époque, le numérique n'était qu'une vue de l'esprit.
Malana, Athènes de l'Himalaya
Nichée depuis plus de 2000 ans au creux d'une vallée perdue de l'Himalaya indien, au nord de la plus grande démocratie du monde, subsiste une poignée d'hommes dont les ancêtres partis d'Athènes, virent s'établir au terme d'une fantastique épopée dans un village qui est aujourd'hui la plus petite démocratie du monde : Malana. Fabuleuse aventure que celle de ces soldats d'Alexandre-le-Grand qui réussirent à conquérir l'Asie Mineure, à maîtriser l'empire Perse, franchirent l'Indus en 326 avant Jésus-Christ et qui, après la mort de leur chef se sont éparpillés, là où il y a 4.500 ans naquit notre civilisation. Devenus peuples de légende, certains de leurs descendants vivent aujourd'hui au Pakistan. Les autres sont parvenus jusqu'ici.
À 2.600 mètres d'altitude, dans ce recoin minuscule longtemps oublié des hommes et ignoré des cartes, bloqués sept mois sur douze par la neige et uniquement desservi par un chemin qui grimpe à pic sur vingt-cinq kilomètres, ils parlent, travaillent et prient comme il y a vingt-trois siècles. Héritiers des valeureux guerriers grecs ? Trois indices rendent plausible cette théorie : leur peau claire d'abord, qui exclut leur appartenance aux populations indiennes et tibétaines - dont la frontière n'est qu'à une centaine de kilomètres - et oblige les ethnologues à les rattacher à la race aryenne dont sont issus les indo-européens. Leur dialecte ensuite, qui n'est compris de personne aux alentours, comporterait encore quelques " vestiges " de grec ancien. Enfin, leur religion, polythéiste, où la chèvre, déesse de la fertilité, est la divinité la plus sollicitée. Ces croyances intègrent également des rites sacrificiels inconnus eux aussi des montagnards voisins. Parias isolés dans un décor silencieux et grandiose, cernés de cimes et d'espace, les 1.400 habitants de Malana n'ont aujourd'hui encore pour patrie que des montagnes couvertes de pins, de rhododendrons et de cèdres. La plupart grandissent et meurent sans connaître Kullu, la ville la plus proche, à 60 kilomètres. Certains mêmes, n'iront jamais aux villages de Jari ou de Kasol, ultimes avant-postes de la " civilisation ", situés au pied de la montagne. C'est là, au fond de la vallée, que s'approvisionnent les randonneurs occidentaux ou indiens des hautes castes, convertis au trekking. Un bus brinquebalant conduit en quelques heures à la dernière étape carrossable avant l'ascension vers Malana : Kasol. Une grappe de maisons au milieu d'une forêt de pins, une gargote tenue par un couple de tibétains qui sert du thé bouillant, quelques minuscules échoppes vendant des biscuits, de la quinine à l'aspect douteux et de la ficelle.
Faciès occidental
"Vous montez là-haut ? Ils ne sont pas comme nous, vous savez… Ils ont une drôle d'allure " Aux petits sous-bois frais et espacés, succède un sentier de plus en plus escarpé sous un soleil de plomb. Quatre heures d'une marche éprouvante et première étape à Rashol. Premier contact avec des villageois qui n'ont déjà plus qu'une lointaine parenté avec l'Inde. Première vision du village accroché à la paroi, un temple en bois visiblement plusieurs fois centenaire, orné de mille ossements de petits animaux, dont les abords sont strictement interdits aux étrangers. Si la population - surtout les jeunes - est accueillante, elle ne se laisse pas approcher à plus d'un mètre. Les anciens, eux, ignorent purement et simplement toute présence étrangère. Seule la vue d'un appareil photo accroche leur regard. Mais pas question de le braquer sur eux, sous peine de voir les autochtones s'enfuir en bougonnant et en dressant les bras au ciel, comme pour le prendre à témoin. Après une nuit à la belle étoile, restent une vingtaine de kilomètres. Le chemin est abrupt et il faut plus d'une heure d'effort pour voir disparaître, en contrebas, les derniers toits en tuiles de bois. Parfois un homme au faciès occidental, malgré une peau burinée par le soleil, surgit de la montagne. Vêtu d'une grosse toile, couleur de rocaille et d'un calot assorti, il a l'aisance d'un chamois entre les pierres branlantes. Plus loin, des enfants aux pieds nus frottent entre leurs paumes les feuilles qu'ils viennent d'arracher d'un buisson. Ils sourient. Mais au moindre signe d'approche, ils s'enfouissent dans les branches pour céder le passage. Du haut du premier col, à 3.200 mètres d'altitude, apparaît sur le flanc opposé la tache sombre d'un village. Malana est encore à cinq bonnes heures de marche. Au fond de la vallée qui porte le nom du village tant convoité, un petit pont de bois se balance au-dessus de la rivière où des femmes viennent puiser de l'eau. La passerelle franchie, l'escalade reprend. Grimper, encore et toujours… Mais cette fois ça y est : c'est Malana. Le village a beaucoup d'allure. Incliné en pente douce, il s'articule autour d'une artère principale dallée comme une voie romaine. De chaque côté, de solides maisons à trois étages - cent vingt en tout - construites sur le même modèle avec un évident souci pratique et une étonnante maîtrise. Les grosses pierres, taillées dans la roche, et les poutres ont été minutieusement intercalées en tenant compte du gonflement progressif du bois. Au premier étage, surélevée par de massives colonnes sculptées, une grande pièce, sans cloisons ni fenêtres, s'ouvre un large balcon qui encercle les quatre murs. C'est là que les artisans s'installent l'après-midi, face aux pics enneigés pour tisser ou filer. L'étage au-dessus est également réservé à la famille. Celle-ci comprend en général trois générations ; soit dix à douze personnes. Tout en haut, protégées par d'épaisses ardoises disposées sans fixation en accent circonflexe sur le toit, des réserves de fourrage garnissent les combles d'une collerette de verdure. Les chèvres au retour du pâturage, viennent dormir en bas, blotties entre les rondins, souvent en compagnie d'une vache et de quelques moutons. Parsemés ça et là, des chantiers de construction, squelettes de poutres savamment entrecroisées, témoignent de la survivance de l'architecture ancestrale. Déjà des charpentes s'ornent de longues fresques : rosaces, svastikas, scènes de danses, de musiciens, de guerriers au combat, gravures de paons, d'éléphants, de chameaux et de lions, animaux légendaires que personne ici n'a jamais vus.
Métèques
Ces maisons que l'on élève pierre après pierre dans le respect de la tradition attestent que la population s'accroît. Une population déconcertante, dont le visage clair et triangulaire contrastent avec la rudesse du paysage. Une originalité ethnique qui apparaît surtout chez les enfants. Le regard, tantôt bleu ou vert, tantôt de braise est toujours farouche sous le calot brodé. De taille moyenne mais robuste, les hommes sont vêtus de larges chasubles de laine et de jute grossièrement rapiécé dont la couleur va du gris poussière au brun terreux, en passant par toutes les teintes de sable et de caillasse. Quant aux femmes, si de leurs lobes d'oreilles mutilés pend une douzaine de boucles d'argent, leur tenue vestimentaire reste des plus rustiques.
Le haut du village s'appelle Saraved. Le bas, Davared. Choisis très tôt, à peine adolescent, par leurs parents, les fiancés doivent chacun appartenir à l'une des deux communautés afin de prévenir les risques de consanguinité. Revêtus de leurs costumes de fête, les villageois se rassemblent le jour du mariage pour chanter et danser, comme ils le font chaque année le 15 août, pour célébrer le terrifiant Jamdagani ou Jammu, " patron " des divinités locales. Quatre temples encerclent la place centrale du village. Aux allures de maisons hantées avec leurs toiles d'araignée scintillantes sous la lumière du soleil, ils sont consacrés aux esprits protecteurs. Mais tous n'y pénètrent pas. Car Malana, comme l'Athènes du IVe siècle avant Jésus-Christ, a ses indésirables, ses " non-citoyens ", qu'aucun membre de la cité n'a le droit de toucher et auxquels l'accès à certains lieux est interdit. Des intouchables ? En Inde, on y pense aussitôt. Mais non, les exclus ici ne font partie d'aucune sous-caste. Ce sont des métèques. Ce terme devenu péjoratif désignait dans la Grèce antique, tous les étrangers à la cité. Ceux qui vivant à Athènes depuis trop peu de temps n'y exerçaient aucun rôle politique et n'y avaient aucun droit. Vingt-trois siècles plus tard, à plus de 6.000 kilomètres de distance, à plus de 2.600 mètres d'altitude, ségrégation identique. Le chemin qu'empruntent les métèques pour traverser le village obéit à un code pointilleux : telle pierre doit être contournée, sous peine de sacrilège, telle autre peut être foulée dans encombre…
Sénat et chambre basse
Celui qui enfreint ce code, offense les dieux. Une faute impardonnable. Cherchant un promontoire pour mieux embrasser la splendeur du paysage, un trekkeur italien a posé le pied sur l'esplanade de dalles noircies qui fait face au temple. Il était loin de se douter que la terreur d'une immanente vengeance divine provoquerait chez les hommes du village, une indicible colère. Seul le sacrifice d'une chèvre - remède habituel - parvint à apaiser la fureur céleste et à rétablir un semblant de calme. L'offense était de taille : en foulant le dallage de l'imposant parvis surélevé, notre trekkeur piétinait en fait le Sénat : la Chambre haute, l'Agora d'Athènes. Dès qu'un problème surgit, c'est ici, devant ce muret que le citoyen en difficulté dépose une torche allumée. Pour les onze sénateurs de Malana - huit sont élus chaque année, les trois autres sont nommés à vie -, c'est le signal du rassemblement. Quelle que soit la position du soleil. Mais jamais la nuit. C'est ici que le cas est examiné et débattu. La partie jugée coupable est généralement condamnée à verser à l'autre une amende de quelques chèvres. Le Sénat, organe législatif suprême, pouvoir judiciaire et religieux, joue ici le même rôle que jadis les neuf archontes de la république athénienne. Quant à l'Ecclésia, assemblée de tous les citoyens, institution la plus démocratique de la cité grecque, elle aussi a son équivalent à Malana : c'est la Chambre basse. Impressionnant de voir tous ces hommes, un représentant mâle par famille, réunis sur la place du village, assis sur l'herbe, un peu en contrebas de l'esplanade du Sénat Gangaram, grand, sûr de lui, l'œil autoritaire et Kaula, trapu, excité, le calot de travers, s'opposent. Ils s'interpellent, se lancent des regards furibonds et vont jusqu'aux menaces… Une scène qui n'a cependant pas l'air d'inquiéter l'assistance. Bouilla, le nouveau président du village, qui vient d'être élu pour cinq ans, s'emploie à les réconcilier. Comme d'habitude, l'affaire se règlera à l'amiable. Avec son titre de " Pardan ", Bouilla préside de ce fait aux destinées de la communauté. Il partage le pouvoir exécutif avec quatre adjoints également élus. L'un d'eux s'appelle Schangatram. Il fait partie d'une des quatre famille métèques qui vivent à Malana. Son grand-père était originaire de Simla, la capitale de l'État de l'Himachal Pradesh, à 300 kilomètres. On ne sait pas trop ce qui l'a amené à Malana. Ce qui est sûr c'est qu'il n'en est jamais reparti. Longtemps, seul homme du village à parler quelques mots d'anglais, Schangatram est naturellement devenu le guide et l'interprète des voyageurs de passage ; métèques comme lui. Tisserand l'hiver, lorsque la neige interdit l'accès au village, l'été il se reconvertit en aubergiste. C'est dans la cour de sa maison, la première du village en arrivant de Kasol, que s'échouent les randonneurs essoufflés. À tous, il offre un plat de riz et un endroit pour dormir. Et à ceux dont il reconnaît le regard brillant, il s'arrange pour fournir un peu de " bang ", une pâte hallucinogène que les enfants pétrissent à partir de feuilles de chanvre dont la vallée regorge. Jusqu'à un passé récent, cette drogue servait de monnaie d'échange pour acheter des outils ou du tissu de coton.
À partir de 1988, la Fédération indienne ayant appris l'existence de Malana, a voulu apporter un peu de civilisation dans ce recoin de l'Himalaya. Si l'État tolère la consommation de drogue chez les autochtones à des fins strictement religieuses, il a implanté une école dans le village. L'instituteur venu de Kullu y passe 6 mois de l'année. Il ne voit guère que le tiers des enfants fréquenter sa classe. Les autres restant affectés à la garde des troupeaux et à la fabrication du bang. Avant l'arrivée de l'instituteur, tous les habitants de Malana étaient analphabètes. Du plus jeune au plus vieux. Ils ne parlaient même pas l'hindi, se contentant du dialecte local, comme ils l'avaient fait pendant des siècles. Si les villageois sont encore farouchement attachés à " la loi de Malana ", le passage de plus en plus fréquent de trekkeurs modifie les comportements et les coutumes locales Les sacrifices rituels sont de plus en plus souvent pratiqués en dehors du village. "La présence d'étrangers nuit au dialogue avec les dieux ", confie Schangatram. Alors, Bouilla, le prêtre-président, s'en va régulièrement plusieurs jours durant dans les montagnes alentour, converser avec les dieux, loin des regards impurs et des oreilles indiscrètes. Il est accompagné par des porteurs -jusqu'à quarante -, croulant sous les offrandes. Si la civilisation tente une entrée à Malana, les anciens veillent à ce que leur cité du bout du monde ne soit pas souillée. Après vingt-trois siècles, la plus vieille démocratie du monde veut rester intacte, fidèle aux principes qu'Aristote enseignant au jeune Alexandre.
Bonjour à tous
Nous allons au Lahdak fin Juin, debut Juillet et nous nous inquietons de l'etat des routes dans cette region, surtout la route Leh Manali
Qu'en pensez vous ?
A +
Nous allons au Lahdak fin Juin, debut Juillet et nous nous inquietons de l'etat des routes dans cette region, surtout la route Leh Manali
Qu'en pensez vous ?
A +
Slt tous le monde, mon amie et moi souhaiterions visiter l'inde en prenant que 2 semaines de vacances ou peux etre 3 semaines. Pouriez vous me dire quel partie de l'inde devons nous visiter.
Merci pour vos réponses... Brice
Merci pour vos réponses... Brice
Bonjour à tous,
aprés un mois au Pérou en juillet 2007, nous nous lançons de l'autre côté... en Inde!!! Oui nous en sommes qu'au tout début de l'organisation, je sollicite donc votre aide comme pour le Pérou. Voilà cette année nous ne disposons malheureusement que de 15 à 20 jours en aout. Du coup il est impossible de tout faire, nous détestons survoller et tout faire rapidement... Nos goûts: marcher, parler, manger!! 😊 Nos peurs: la mousson (certains disent "en aout éviter l'Inde!!"). 🙁 En découle ma question... n'existe t il pas dans ce grand et beau pays, une région à voir, à apprécier, à connaître pendant une quinzaine de jours en Inde? NOrd Sud Droite ou gauche??🤪 Ou faut il vraiment éviter d'y aller pendant notre été?🙁
En conséquence de quoi j'irai acheter un des lonely planet (Nord ou Sud). Merci de vos réponses, je ferai un post "évolutif" de notre voyage comme l'an passé... A plus
aprés un mois au Pérou en juillet 2007, nous nous lançons de l'autre côté... en Inde!!! Oui nous en sommes qu'au tout début de l'organisation, je sollicite donc votre aide comme pour le Pérou. Voilà cette année nous ne disposons malheureusement que de 15 à 20 jours en aout. Du coup il est impossible de tout faire, nous détestons survoller et tout faire rapidement... Nos goûts: marcher, parler, manger!! 😊 Nos peurs: la mousson (certains disent "en aout éviter l'Inde!!"). 🙁 En découle ma question... n'existe t il pas dans ce grand et beau pays, une région à voir, à apprécier, à connaître pendant une quinzaine de jours en Inde? NOrd Sud Droite ou gauche??🤪 Ou faut il vraiment éviter d'y aller pendant notre été?🙁
En conséquence de quoi j'irai acheter un des lonely planet (Nord ou Sud). Merci de vos réponses, je ferai un post "évolutif" de notre voyage comme l'an passé... A plus
Bonjour,
Je suis une grande amoureuse des Himalayas du Nord indien ( Ladakh, Nubra, Spiti, Himachal Pradesh, Rupshu, Lahaul ), mais je ne connais pas encore le Zanskar ni le Dolpo et le Mustang au Népal, régions qui m'attirent aussi terriblement. Jusqu'à présent, je n'ai voyagé en Himalaya qu'en alternant marches d'une journée et jeep, mais j'aimerais effectuer un trek l'été prochain et j'hésite sur la destination car je sais que ces hautes-terres demandent souvent une grande endurance et une expérience certaine. Pourriez-vous aiguiller mes choix sur des treks de plusieurs jours qui soient accessibles aux débutants tout en offrant des paysages grandioses ? Merci pour votre aide.
Julley !
Je suis une grande amoureuse des Himalayas du Nord indien ( Ladakh, Nubra, Spiti, Himachal Pradesh, Rupshu, Lahaul ), mais je ne connais pas encore le Zanskar ni le Dolpo et le Mustang au Népal, régions qui m'attirent aussi terriblement. Jusqu'à présent, je n'ai voyagé en Himalaya qu'en alternant marches d'une journée et jeep, mais j'aimerais effectuer un trek l'été prochain et j'hésite sur la destination car je sais que ces hautes-terres demandent souvent une grande endurance et une expérience certaine. Pourriez-vous aiguiller mes choix sur des treks de plusieurs jours qui soient accessibles aux débutants tout en offrant des paysages grandioses ? Merci pour votre aide.
Julley !
Bonjour,
Nous allons partir en direction de l'Inde en septembre 2013 en camping car (Fiat Ducato aménagé) et j'aurai quelques questions concernant la taxe sur le diesel demandée au poste frontière Turquie Iran:Quel serait le poste frontière le plus recommandé afin d'éviter de payer cette taxe, où tout du moins en payer le moins possible ?Comment est calculé cette taxe et quels justificatifs nous donnent on ?Peut on la marchander ?Peut on l'éviter, et alors qu'elles en seraient les conséquences pour acheter du diesel dans les stations iraniennes ?Questions identiques pour le retour Pakistan Iran ?Si quelques routards ont eu des expériences récentes dans ce domaine, merci de nous répondre.
Nous allons partir en direction de l'Inde en septembre 2013 en camping car (Fiat Ducato aménagé) et j'aurai quelques questions concernant la taxe sur le diesel demandée au poste frontière Turquie Iran:Quel serait le poste frontière le plus recommandé afin d'éviter de payer cette taxe, où tout du moins en payer le moins possible ?Comment est calculé cette taxe et quels justificatifs nous donnent on ?Peut on la marchander ?Peut on l'éviter, et alors qu'elles en seraient les conséquences pour acheter du diesel dans les stations iraniennes ?Questions identiques pour le retour Pakistan Iran ?Si quelques routards ont eu des expériences récentes dans ce domaine, merci de nous répondre.
Jullé, Jullé,
Je suis en train de préparer un voyage dans la vallée du Spiti pour juillet / août 2008.
Cette période est, traditionnellement, celle des fêtes dans les monastères tibétains (j'ai eu la chance de vivre ça au Ladakh).
Mais je n'arrive pas à trouver ces informations pour les monastères du Spiti !
Quelqu'un saurait-il me renseigner ?
Où me dire où me renseigner ?
Merci d'avance,
Didier
Bonjour,
et voilà, j'ai réservé mes billets et part le 13/01 à Kathmandu. Je serai pour un mois au Népal et rejoindrai le Kerala (Kochi) mi février pour, un mois plus tard, repartir vers le nord et Himalach pradesh, de mi mars à mi avril.
A titre indicatif en treks j'ai fait Pokhara-Tatopani-Marpha-Jomsom-Jarkhot-Muktinath-k.Beni en une semaine et un mini trek de 2, 3 jours sur Pokhara-Dhampus- Sarangkot.
Voyageant à l'époque en période de mousson je n'ai eu que peu l'occasion, à part dans la vallée de Ktm à Namo Buddha (Langtang), de voir et de photographier les montagnes lors d'un autre trek.
Je serai donc au Népal au mois de janvier/février cette fois et sais que je bénéficierai d'une super vue sur les montagnes à ma plus grande joie !
Que me conseilleriez vous en tant que trek court (3, 4 jours complets, mise en jambes) autour de Pokhara sans aller dans le low Mustang vers Jomsom en raison du froid mais, impérativement,
je désire photographier des vues imprenables et, amenant mon conjoint pour la première fois au Népal, je tiens à lui en mettre plein les mirettes, je suis à votre écoute :)
Même demande pour Himalach pradesh où nous pourrons miser sur une semaine de trek.
Etant 2 et pas fortunés nous ne prendrons pas de guide.
Si vous pouvez me glisser de bonnes adresses de guest houses à des prix abordables en considérant que mon budget est de 30 € pour 2 personnes/jour en Inde avec pour seule exigence la propreté, je me fous si c'est très modeste, un ventilo au plafond me sied parfaitement et si les sdb sont communes et propres il m'est égal d'y faire front.
Dans l'attente, et vous remerciant par avance de vos suggestions,
bonne journée à tout le monde :)
Bonjour à tous,
Je reprend le titre de la discussion créer par Mellone et créait une discussion séparée pour plus de clarté. Je serais dans la région Inde du Nord/Nepal de septembre à mi-décembre et suis à la recherche de trek. Si mon choix de trek pour le Nepal est presque fait, je ne me suis pas encore beaucoup renseigner sur l'Utterkhand. Pour le Nepal, je prévois d'y être de début octobre à mi-décembre est de faire les treks suivant :
- Tour des Annapurnas par le Tichilo Lake et aller/retour depuis Manang pour gravir le Thorong Peak
- Tour du Dhaulagiri
- Sanctuaire des Annapurnas
- Jiri-Lukla puis le camp de base de l'Everest par les Hauts Cols
- Les trois cols de l'Everest, si je le sens, ça c'est moins sûr... bien engagé quand même, mais surtout ça me fait un peu peur techniquement.
Bref, mes questions sont plutôt pour l'Inde, bien que vous avis sur mes choix pour le Nepal sont toujours très bon à prendre.
Je pensais aller aux sources du Ganges : - Puis je espérer voir les montagnes où la mousson risque de toujours être présente en septembre. Si c'est pour avoir 90% de chance que tous les sommets soient dans les nuages, je suis moins motivés.
La vallée des fleurs : - Willemspie (si tu me lis !) dans le post de Mellone du parlais de la Vallée des Fleurs... c'est vrai que y aller si il n'y a pas de fleurs, c'est pas génial. Début septembre, savez-vous comment c'est ? Encore bien fleuri ?
Munsyari Milam : j'ai aussi regardé pour cette région. Comme j'aurais mon matériel de camping, je ferais bien un trek dans cette région. Avez-vous des topos de treks depuis là ?
Merci de votre aide,
Julien
Bref, mes questions sont plutôt pour l'Inde, bien que vous avis sur mes choix pour le Nepal sont toujours très bon à prendre.
Je pensais aller aux sources du Ganges : - Puis je espérer voir les montagnes où la mousson risque de toujours être présente en septembre. Si c'est pour avoir 90% de chance que tous les sommets soient dans les nuages, je suis moins motivés.
La vallée des fleurs : - Willemspie (si tu me lis !) dans le post de Mellone du parlais de la Vallée des Fleurs... c'est vrai que y aller si il n'y a pas de fleurs, c'est pas génial. Début septembre, savez-vous comment c'est ? Encore bien fleuri ?
Munsyari Milam : j'ai aussi regardé pour cette région. Comme j'aurais mon matériel de camping, je ferais bien un trek dans cette région. Avez-vous des topos de treks depuis là ?
Merci de votre aide,
Julien
Bonjour,
C'est la première fois que je pars en Inde après 2 voyages de 3 mois chacun au Népal depuis 2012 que je suis tombée amoureuse de ce pays.
Je suis photographe free-lance et ai du temps devant moi avec 4 mois au plus de voyage cette année.
J'ai prévu de faire le Kerala, Himalach pradesh et le Ladakh et ai distribué mon temps de voyage ainsi : du 15 janvier au 29 février : Kerala.
du 1er mars au 1er avril : Himalach pradesh.
du 1er avril au 1er mai : Ladakh.
du 1er mai au 9 mai (retour Berlin) : après avoir rejoins Delhi de Leh, je me donne une bonne semaine afin d'aller jusqu'à Varanasi en bus.
Que pensez vous de la façon dont j'ai planifié mon emploi du temps ?
Est-ce que certaines régions méritent plus ou moins de temps ?
Est-ce que 4 mois est trop et pourrais être revu à la baisse cad 3 mois ?
J'aime me poser quelque part, faire du yoga, écrire, prendre des photos et trekker.
J'adore la montagne et me demande si je n'ai pas prévu trop de temps au Kerala (?) au détriment de H.P et ladakh ?
Merci de me donner vos avis :)
Salut à tous,
Cet été je pars en Inde avec une amie pour 1mois et demi. Nous souhaitons finir notre séjour à Dharamsala mais n'avons pas d'idée sur les villes que nous allons pouvoir visiter avant. Ne connaissant pas l'Inde ... C'est un peu difficile. 1 mois et demi ce n'est pas très long d'autant plus que nous partons en période de mousson. Nous voulons en profiter le plus possible, voir des choses à couper le souffle et nous "immerger" le plus possible dans la culture. J'espère qu'une âme charitable me répondra et pourra m'aiguiller.
Merci Charlotte
Cet été je pars en Inde avec une amie pour 1mois et demi. Nous souhaitons finir notre séjour à Dharamsala mais n'avons pas d'idée sur les villes que nous allons pouvoir visiter avant. Ne connaissant pas l'Inde ... C'est un peu difficile. 1 mois et demi ce n'est pas très long d'autant plus que nous partons en période de mousson. Nous voulons en profiter le plus possible, voir des choses à couper le souffle et nous "immerger" le plus possible dans la culture. J'espère qu'une âme charitable me répondra et pourra m'aiguiller.
Merci Charlotte
Bonjour,
je recherche une famille qui prépare son voyage en Inde du nord pour l'été 2015 pour échanger adresses, conseils....
ou une famille qui a déjà fait l'Inde du nord avec des enfants (les notre ont 10 et 12 ans).
Vaut il mieux choisir les transports en train ou en voiture avec chauffeur ? qui est le moins cher (sachant que nous choisirons les catégories climatisées en train) ? qui est le plus rapide (le train ou la voiture) ?
merci de vos réponses
Sandrine






