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Angkor en fauteuil roulant: retour d'expérience
Nous avons effectué un séjour de 5 jours à Angkor à la fin du mois de février 2016. Une personne de notre groupe de 6 personnes devait se déplacer en fauteuil roulant. Grâce aux avis de plusieurs voyageurs du forum nous avons pu organiser ce séjour de la meilleure façon.

Nous livrons notre retour d'expérience autour de trois thèmes : visiter en fauteuil roulant, visiter avec un guide local ou un guide imprimé, quel programme de visite composer. Chaque thème fait l'objet d'un billet séparé. La préparation de notre voyage est retracé dans ce fil de discussion http://voyageforum.com/discussion/visite-temples-angkor-avec-fauteuil-roulant-d7306303/

Visiter en fauteuil roulant.

De nombreuses mises en garde nous avaient été adressées et elles étaient justifiées. Néanmoins notre retour d'expérience montre qu'il possible de faire certaines visites en utilisant un fauteuil et d'en retirer une impression significative du site d'Angkor. Bien entendu tout dépend du niveau de mobilité de la personne et du contexte. Notre amie en fauteuil a la possibilité de parcourir à pied de courtes distances et de monter quelques marches, parfois au prix d'efforts importants. Pendant notre séjour il faisait chaud ce qui rend tout plus difficile. D'où l'importance de bien choisir le moment de la journée pour visiter. A partir de la mi journée cela devient difficile et il vaut mieux se reposer que se déplacer, même à l'ombre. Nous avons loué un fauteuil très correct à Siem Reap (adresse en mp) facilement transportable dans le mini van de notre chauffeur, l'excellent John, toujours très dévoué pour aider notre amie. Son rôle a été essentiel car il a bien compris notre problème et nous a trouvé les meilleurs accès.

Il est difficile de rendre compte de tout mais la visite d'Angkor Vat est très révélatrice de ce qu'on peut faire et ne pas faire. Pour préparer cette visite on a tenu compte des avis, lu les commentaires et visionné des vidéos facilement disponibles sur internet qui montrent assez bien les circuits des visiteurs et la nature du terrain. Par exemple Bayon https://ww.youtube.com/watch?v=RRsWIAMpyz0 (et toute la série), Vat http://www.veroeddy.be/asie/cambodge , https://www.youtube.com/watch?v=Tm8_6MDDofE , https://www.youtube.com/watch?v=t8Q6ghgyfxs , Baphuon https://www.youtube.com/watch?v=ucDrTt4vuWo

Il y a aussi ce lien Street View qui donne un parcours de visite très instructifs pour 5 des principaux temples : Banteay Srei, Beng Mealea, Angkor Vat, Angkor Thom et Ta Prohm. https://www.google.fr/maps/about/behind-the-scenes/streetview/treks/angkor/

Sur le forum les voyageurs nous disaient qu'on aurait beaucoup de mal à faire rouler le fauteuil sur les dalles inégales du chemin d'accès par la porte principale Ouest : franchissement des 200 m de la chaussée sur les douves, du pavillon ouest (des marches à monter, des marches à descendre), puis 400 m pour atteindre le temple avec ses marches pour y accéder. Franchement c'était mission impossible. Pourtant notre amie a pu voir les bas-reliefs de la face ouest, à partir du pavillon d'angle nord-Ouest, et comme c'était le matin, en étant à l'ombre. Elle n'a pas souhaité en faire plus car elle se sentait fatiguée. Sinon les bas-reliefs coté sud lui était accessibles également ainsi que la suite. Pas question évidemment de monter aux étages.

Comment avons- nous pu réaliser cet "exploit" ? Grâce à la grande connaissance du site de John, notre chauffeur, dont le rôle a été essentiel. Il nous a expliqué que nous aurions les pires difficultés si on prenait l'entrée principale. Il s'est présenté à l'entrée Est avec le mini van. C'est un chemin de terre battue. Au poste de garde il a expliqué la situation, notre amie s'est présentée et nous avons pu entrer dans l'enceinte de Vat. Le mini van nous a déposé à l'angle N-O du temple, là où il y a quelques boutiques de vendeurs de boissons fraîches (voir guide des temples, page 148). Il est ressorti du site pour nous attendre à l'extérieur côté ouest. A cet endroit on se trouve à environ 100 m du pavillon nord-ouest qu'on atteint par un chemin de terre battue facile à rouler en fauteuil. Reste ensuite une quinzaine de marches à grimper puis on se trouve dans la galerie des bas-reliefs où on peut rouler de nouveau (85 m pour chaque galerie). Attention de bien choisir son heure pour éviter une période d'affluence.

Pour repartir, même stratégie. En préparant le voyage nous avions appris dans le guide des temples d'Angkor (page 151, point 2) que le pavillon sud du portail Ouest ne comporte pas d'escalier : c'était l'entrée des éléphants et des chariots. Il nous a été facile de redescendre la quinzaine de marches pour se retrouver sur le chemin de terre battue, le suivre vers le sud puis vers l'ouest pour atteindre l'entrée des éléphants puis le chemin dallé qui franchit les douves sur les dalles de pierre, moins facile à rouler. Mais un cambodgien francophone est venu nous aider à pousser, ravi de parler français.

Si je raconte tous ces détails c'est pour illustrer l'importance d'une bonne préparation à partir des avis des voyageurs comme sur ce forum et d'un bon guide (livre) dont je parlerai dans le deuxième thème. Mais il est impossible de tout envisager avant d'être sur place. C'est dire l'importance d'avoir un excellent "poisson pilote" pour guider sur place et adapter en fonction des circonstance. Ce fut John notre chauffeur.

Sur chaque temple il est possible, en fauteuil, de voir quelque chose, mais parfois très peu. Même pour les temples montagnes dont on peut, pour certains, faire le tour. Le Bayon est au centre d'une sorte de rond-point dont on peut faire le tour sur la terre battue ou sur la route. Bien sûr les bas-reliefs resteront lointains et inaccessibles. Mais voir - même de loin - les grands visages, ce n'est pas rien. Il est également possible de faire le tour du temple montagne de Bakong, à une distance correcte. Une bonne paire de jumelle ou un bon téléobjectif est alors précieux.

On accède à la plupart des temples par de longues allées de terre battue, facilement praticables en fauteuil, ce qui permet d'approcher au plus près du temple. C'est le cas pour Banteay Srei, Pre Khan ou Ta Prohm. Ensuite il faut adapter : parfois l'obstacle de la porte d'entrée est simple à franchir, ce qui permet éventuellement de reprendre le fauteuil, parfois c'est impossible. Un cas intéressant est celui de Ta Som : à l'intérieur de l'enceinte la terre battue permet de faire tout le tour du temple au plus près, et même d'approcher la porte Est prise dans les racines d'un arbre. Rappel : nous avons visité à la saison sèche. En saison des pluies la terre battue bien dure devient surement de la boue bien molle !

Prochain billet : guide local ou un guide imprimé ?
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Le Cambodge: grosse déception!
Je reviens d’un voyage en Asie (Laos, Cambodge et Vietnam) voici qq conseils et mes impressions générales de voyage sur qq villes du Cambodge et sur le pays en lui même .

Transport : Avion : Vol Siem Rep Phnom Penh avec Siem Rep Airlines (filiale de Bangkok Airways) avion ATR sans problème Plateau repas avec boissons

Vol phnom Pehn Bangkok Bangkok airways. Vol très bien, hôtesse charmante ... Plateau repas avec boissons

Vol Phnom Pehn Bangkok Air Asia vol annulé sans raison ! Au comptoir à Phnom Pehn personne ... un seul message : « closed » J’attends un remboursement ... je suis allé me plaindre au comptoir Air Asia de Bangkok ... pas de problème la nana savait gérer cela et s’est excusé. J’avais même oublié après 10 jours passé au Cambodge qu’un commerçant/hôtesse pouvait s’excusé !

Route reliant Phnom Pehn et Kampot : passable ... avec une partie avant d’arriver à Kep en terre ... compter 5h (et non pas 4h comme annoncé) de bus avec tous les arrêts ...

Siem Rep / Angkor : Le site d’Angkor est pas mal. Mais pour être honnête je m’attendais à mieux. En lisant dans les bouquins ou certaines personnes sur le forum : 3 jours c’est le minimum ... une semaine c’est bon ... j’ai donc opté pour 4 jours ... et franchement 1 jour voir 2 sont suffisants pour le commun des mortels ...

Apres avoir vu temps de reportage à la TV ou des films ou de belles photos, lorsque je suis arrivé devant Angkor Vat ou Tha Phrom et bien je n’ai pas été pétrifié mais plutôt déçu ... Même si le style n’a rien à voir, ma première vision des pyramides ou temples d’Egypte était beaucoup plus extraordinaire ... J’ai trouvé les pierres d’Angkor très endommagé par le temps. Je voyais Angkor Vat beaucoup plus grand et les têtes du Bayon beaucoup plus grosse aussi ! Le prix des pass d’Angkor sont aussi élevé ! Notre chauffeur de Tuk tuk nous expliquait que le nouveau gouvernement s’en mettait pleins les fouilles ... Niveau foule j’avais déjà vu pire (le Vat Phrat Keo en Thailande) donc de ce coté pas de problème, il y a de la place ... La balade en tuk tuk ou vélo sur le grand ou petit circuit est agréable puisqu’il y a pas mal d’ombres ... La vue sur Angkor Vat du sommet d’une colline et d’un temple est pas mal aussi. La balade pour y arriver 15 min est plaisante ...

J’ai bien observé les gens dans les tuktuks et aussi sur les sites et je n’ai vu personne qui avait l’air subjugué ... ça m’a fait bizarre : j’ai comme eu l’impression qu’on parle d’Angkor à tout bout de champ en bien et qu’en fait une minorité de gens apprécie réellement. En discutant avec d’autres groupes de français on est arrivé à la même conclusion ... Angkor bof bof ...

Angkor porte mal son nom je l’appellerai plutôt C’EstBonMerci Angkor Ballon : très difficile à faire une montée en ballon puisque sur 4 jours je l’ai vu une seule fois dans le ciel ... et c’était tôt le matin ... Apparemment les conditions météo doivent être optimales pour l’ascension du ballon ... on est passé plusieurs fois et à chaque fois c’était « repassé demain matin » Pourtant gros ciel bleue ...

Le village flottant proche du tonlé sap est pas mal ... sans plus ... j’avais déjà vu mieux au Vietnam ...

La ville de siem rep est pas désagréable. Le marché de nuit est par contre limité : on a vite fait le tour et les stands se ressemblent ... La nuit une rue est animé proche du marché de nuit avec de nombreux bars et restaurants. L’éclairage donne une belle atmosphère et c’est plaisant d’aller se restaurer ou boire un verre. Pas mal de salon de massage qui font du bien après une journée sur le site d’Angkor ...

Niveau restaurant on a bien aimé Kmer kitchen qui était déja conseillé sur le forum (je m’en suis rappelé grâce à la photo du restaurant tout rouge !) Cuisine bonne et prix doux surtout comparé aux prix ambiants à Siem Rep ...

Phnom Penh : Se visite en une ou deux journée . Pas mal de veille battisses coloniales. Le marché central est en restauration. Le spar sorya (le centre commercial) se trouve a coté du marché central, tout en haut on a une bonne vue sur toute la ville. On peut aussi profiter de la clim ! L’ambassade de France : bof bof on dirait un blocos russe ... L’hôpital Calmette, le lycée Français Descartes et l’hôtel Raffles sont à voir mais sans plus ... La poste au jaune pimpant permet d’écrire ses cartes postales tranquillement et de croiser des français ! Le chedi tout en haut du Pehn : attention par contre $1 la montée et c’est mal indiqué car il y a plusieurs entrées ... et une fois montée on vous attend ... Le musée du Génocide ...

Restaurant : friends - 74 road street 174 : bonne cuisine sous forme de tapas ... un peu cher mais bon.

L’île de la soie : Belle balade à la journée ou demi journée. De nombreux « Hello » de gamins sur l’île . De très beaux tissus. Une plage !

Kampot / Kep : J’ai utilisé la compagnie sorya : état des bus correct ... par contre klaxons toutes les 2 minutes et musique karaoké kmer assez forte ... ça me dérangeait pas mais ça énervait qq passagers ... Il y a si je me trompe pas 2 bus par jour avec cette compagnie dans les deux sens : départ 7 :30 et 12 :30 Belle balade autour de Kampot et Kep en moto. Ko Tonsay ... embarcation assez cher $20 que l’on soit 1 ou 5 ! Il y a aussi apparemment une marche possible pour aller au Bokor (je ne l’ai pas faite..) D’après ce que le gars me disait on y arrivait en 2h30 car il coupait tout droit ... se renseigner donc si vous intéressé car ça m’a l’air pas mal ... Campagne environnante rassemblant un peu à la baie d’Ha Long terrestre du Vietnam avec plus de cocotier ... Les gens sont plus gentils ici ...

Guesthouse que je DECONSEILLE : Mily chenda guesthouse ou anciennement Kiry guesthouse. -- A EVITER FUIRE – proche de la gare routière de Kampot (station total)

Restaurant que je conseille : « Coco » sur les quaies . Bonne cuisine : lok lak et amok délicieux. Prix doux

Restaurant avec avis partagé/mitigé : Bodhi villa à 5 km du nouveau pont ... marqué dans le guide du routard. On a testé et cuisine pas mauvais mais sans plus .. portion de somalien ... prix doux ... responsable de l’établissement faisant un peu peur avec sa barbe ... établissement crade ... et le comble on vous fait enlever les chaussures ! pour la distance je ne vous conseille pas ...

Ce que nous n’avons pas aimé au Cambodge : La politique qui est pratiqué envers les touristes de vouloir le racketter un maximum. Les taxes d’aéroports (departure taxes) avec des prix complètement hallucinant si l’on compare le service et la vétusté des aéroports. L’état d’esprit des gens en contact avec le touriste : quasiment tous les gens parlant anglais et ayant à faire aux touristes vous donneront des prix abusifs. Par contre des que vous rentrer dans la petite boutique du quartier avec des gens parlant exclusivement kmer et bien la vous payer premièrement en riel (non pas en dollar) et à surtout à un prix normal (pour l’Asie) L’agressivité générale des vendeurs. Même quand ils sont en tord au niveau service : hôtelier ou Aucune excuse ou geste commerciale ... limite c’est de notre faute ..

Les : « d’où venait vous ? » enchaîné du « bonjour » « comment allez vous ? » « comment tu t’appelles ? » à tout bout de champ et surtout dit sans aucune envie réel de communiquer ou de faire connaissance mais plutôt de vous extorquer des dollars ! Autre points aussi intéressant est le fait que la quasi totalité des hôtels que nous avons pu faire au Cambodge demande un paiement de la totalité de la chambre et des nuits au check in. Une fois payé, si vous n’êtes pas satisfait et que vous souhaitez écourter votre voyage vous l’avez dans l’os et vous devrez prendre votre mal en patience. Cette pratique montre bien à quelle point les hôteliers ont un drôle de rapport avec le client. Une fois la chambre payé le miellage pour appâter le client disparaît et préparez vous à la charge quotidienne de services et suppléments en tout genre tout au long du séjour ...

Personnellement je ne vous conseillerais PAS le Cambodge. Le pays est dominé par une ambiance générale à vous prendre pour le roi du pétrole et de vous prendre pour un con au passage ... avec le sourire quand même ! Cet manie à vouloir faire payer tout en dollars et donc d’arrondir tout à un dollar est agaçant ... surtout quand on connait le prix réel ou tout simplement en comparant avec les pays autours du Cambodge ...

MON OPINION : Allez plutôt au Laos, Vietnam ou Thaïlande Le Cambodge est vraiment fade à mon sens ! Les paysages sont sans grand intérêt quand on compare à ces pays voisins ... Si vous ne connaissais pas les autres pays d’Asie vous pourrez peut être aimé ... sinon zapper le Cambodge !
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De Dubaï au Cambodge
Avant de lire ce compte rendu, il faut savoir qu'il est subjectif dans le sens qu'il relate nos impressions très personnelles car nous sommes partis avec une idée preconcue qui s'avérera fausse, dépassée. Voilà dix années que nous n'avions plus mis les pieds en Asie du Sud Est, (nous avions fait le Myanmar, la Thaïlande, le Laos)les sourires nous manquaient, le plaisir de s'asseoir au bord d'une riziere aussi....Nous voulions une ballade bucolique, prendre le temps... DE DUBAÏ AU CAMBODGE Du 2 février 2015 au 28 février 2015

De l'éblouissement au désenchantement relatif.

Premier chapitre: Dubaï Tout commença par le survol de la ville qui nous sembla déjà plus grande que prévue. Malgré le modernisme de son aéroport et la renommée de la compagnie Emirates, nous eûmes à attendre près d'une heure avant de voir arriver nos bagages et c'est donc en pleine nuit que nous traversâmes un Dubai fantomatique et ce à très vive allure, notre taximan semblant vouloir battre des records. L'hôtel qui nous fut réservé via la compagnie était en fait un modeste et assez vétuste appart-hotel à 111 dollars la nuit, tenu par des Indiens (nettement majoritaires dans la ville), cela signifiant donc que le ménage était assuré uniquement par la gente masculine. Conséquence, il n'y avait qu'un seul verre, pas de couverts (pour un appartement avec cuisine) et surtout pas d'essuies. Le lendemain, la ville pouvait enfin s'offrir à nous et après une centaine de mètres nous mettions déjà nos pieds dans....un supermarché dans lequel on trouvait les mêmes produits que chez nous. Nous entamâmes alors la visite du vieux Dubaï , son splendide musée et ses vieux quartiers bien réhabilités. En quelques pas, nous longeâmes alors ce bras de mer appelé La Creek sur lequel naviguent de splendides Dhows, sortes d'immenses barges en bois aux pontons colorés. Il y règne une effervescence digne de Hong Kong avec un chassé croisé de multiples bateaux dans un enchevêtrement d'immeubles modernes avec quand même ici et là quelques souks typiquement arabes dont le fameux souk de l'Or et sa centaines de boutiques dont les vitrines dégueulent d'énormes parures en or plus kitches les unes que les autres. Pour aller à la rencontre du nouveau Dubaï , il nous fallut prendre le tout nouveau métro qui est très pratique et très facile. Mais sa qualité première est bien sa propreté: il y est interdit de transporter du....poisson, de manger, de fumer, de boire, de chiquer. Conséquence, des stations d'une netteté irréprochable et tout le monde semble bien s'y accommoder alors qu'aucune présence policière ne se manifeste(hormis près des guichets). Certains wagons, à certaines heures, sont réservées aux femmes et aux enfants et plusieurs fois nous fûmes invités à échanger notre place debout par une place assise. Comme quoi la courtoisie n'est pas qu'occidentale. Nous parcourûmes alors successivement deux des plus grands malls, le Dubai Mall le plus grand et celui des Emirates plus ancien, fréquentés par une foule importante, très bigarrée allant du populaire s'y promenant en short, aux mousmées minijupées mais aussi des sheiks enrubannés qui font leurs emplettes chez Gucci ou Dior en poussant une charrette du Carrefour suivi de leurs concubines portant évidemment le tchador. Chaque Mall se devant d'attirer le client, le premier s'est doté d'un magnifique aquarium dont la surface est immense et que l'on peut pénétrer via un tunnel transparent. On voit ainsi des requins, des raies voltiger à côté et au dessus de vos têtes. Le second possède lui une ....piste de ski avec tire-fesses et télésiège, le tout sous -4°C. Ce fut assez désopilant de voir des émirs, tout de blanc vêtus, endossés des anoraks pour se rouler dans l'or...blanc. Mais, mais....le clou, le choc ce fut quand même quand nos regards se posèrent pour la première fois sur ...la Burj Khalifa. Osons le dire, c'est une merveille que cette tour de plus de 800 m (828m), tout en spirale afin de résister à des vents de plus de 190 km/h, construite en 5 ans par 12000 ... esclaves. D'accord, humainement c'est inacceptable et actuellement nous avons vu encore des milliers qui travaillaient jour et nuit sur les innombrables chantiers de la ville. D'accord, oui...mais l'œuvre est splendide et témoigne de l'ingéniosité humaine dont on peut s'émerveiller comme on le fait pour les pyramides. Combien d'esclaves sont-ils morts sous les coups de fouet des contremaîtres du Pharaon? Décidément, l'histoire aime à faire repasser les mêmes plats.

Chapitre deux: une journée à Bangkok

A peine le tarmac foulé, la fièvre de Bangkok nous avait rattrapé. On l'avait quittée il y a dix ans, déjà bouillonnante, on la retrouvait saturée comme les bandes sons des Daft Punk. Un nouveau train nous amena ainsi en trente minutes dans son ventre grouillant de monde pour nous entasser ensuite dans les wagons du Sky Train, le métro aérien de Bangkok. Une station plus loin, nous faisions rebondir nos valises sur les trottoirs toujours aussi défoncés de la ville, pour enfin rejoindre notre hôtel. La chaleur de la nuit tombante, les vapeurs des gaz d'échappement, les invitations aux massages, les étals de nuit...tout y était, nous retrouvions nos sensations passées et rapidement nous retrouvions le plaisir de boire une bière fraîche à la terrasse d'un établissement un peu retiré, fréquenté par des groupes de jeunes se réunissant là autour d'une fontaine à bière ou ici autour d'une bouteille de whisky thaïlandais. Notre soupe Tom Yam parfumée à la coriandre avalée, nous pouvions enfin nous jeter dans les bras de Morphée. La journée suivante débuta par une première désillusion lorsque voulant rejoindre un quartier près du Palais Royal par la voie du fleuve Chao Praya nous constations qu'il ne restait plus que des bateaux touristiques. Où donc étaient passés les vaporettos thaïs qui allaient et venaient par centaines, dans lesquels on se pressait pour rester debout? Nous voilà donc obligés de faire comme le commun des pingouins, faire la file, se faire octroyer un siège et subir les commentaires gueulés par une accompagnatrice, entourés de Sino-Japonais, d'Allemands...heureusement, nous les vîmes débarquer assez vite nous permettant d'admirer à l'aise quelques wats (temples) dont le fameux Wat Arun. Notre ballade nous conduisit alors dans des quartiers un peu à l'écart du monde et nous eûmes la chance de voir une superbe exposition d'un des maîtres du dessin. Après avoir visité le Musée National, c'est sous un soleil de plomb que nous allâmes nous attabler dans une petit échoppe de rue où nous avons dégusté un excellent bouillon de poule alors qu'à côté on servait des abats de cochon dans de grands bols fumants.

La chaleur se faisant plus lourde, elle nous contraignit à prendre refuge dans un Starbucks (et oui) et sous l'air conditionné à y retrouver un peu de tonus. L'après midi nous vit arpenter deux temples qui bien que près du Palais Royal soient délaissés. Dans le premier, celui du Pilier, l'atmosphère était aux multiples prières accompagnées de brûlage d'encens. Nous eûmes la chance d'assister à une représentation théâtrale de la grande épopée du Ramayana, par des actrices d'un âge passé et surtout par un prince dont l'un des faux cils tombait sur sa joue.

L'autre, le Wat Sukhat, que nous avons rejoint par une route sans trottoirs, était un havre de paix tant la circulation environnante y était dense. Pour rejoindre l'hôtel, après d'âpres discussions, nous osons monter dans un tuk tuk. Ce fut une épreuve sans nom pour nos nerfs car il se faufilait telle une anguille entre les voitures, frôlant là un pare-chocs, ici une portière ouverte, roulant à contre-sens, brûlant les feux rouges, coupant les carrefours. Arrivés sains et saufs, nous irons alors profiter de la piscine pendant deux heures. Ne voulant reconduire l'expérience du tuk tuk, c'est en métro que nous nous rendons dans le Chinatown qui s'est concentré sur une seule avenue, qu'il faut arpenter à même l'asphalte tout en longeant des centaines d'étals de nourriture dans lesquels thaïlandais comme les touristes se ruent pour y savourer crabes, crevettes...Il y règne une effervescence rare car dans une semaine ce sera le nouvel an chinois. Nous trouvons enfin notre choix dans une petit ruelle et sous la lueur d'une lampe à pétrole dégustons coquilles St Jacques, crabes...alors qu'un peu plus loin le maître du Wok s'agite dans tous les sens faisant monter au ciel d'énormes flammes dégageant des saveurs étonnantes. Demain, nous aborderons le Cambodge pour une promenade que nous espérons la plus bucolique possible.

Chapitre trois: Phnom Penh

Dès l'aéroport, nous sommes surpris par la différence avec la Thaïlande. Le bâtiment semble d'un autre âge et c'est sous une lumière blafarde que nous passons les différents points de contrôle. Ici point de galerie marchande. Ni Gucci, ni Dior. Que trois quais pour saisir les bagages et trois douaniers militaires pour recevoir tous les documents qu'il nous avait fallu remplir dans l'avion. Ici pas d'air conditionné mais des ventilateurs qui dispersent autour de nous une flopée de moustiques. Mais tout cela nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité? A nous, les promenades au bord des rizières verdoyantes dans lesquelles les paysannes courbées en deux piquent et repiquent le riz, sous le soleil couchant, à nous les mélodies langoureuses des moines bouddhistes au petit matin... ? Il nous fallut très vite déchanter car le tuk-tuk qui nous amena au centre de Phnom Penh nous fait découvrir des routes fréquentées par des milliers de...motos qui vont dans tous les sens. Sur une seule bécane, on s'y sert à trois ou à quatre, avec de tout jeunes enfants coincés soit à l'avant, entre le conducteur et le guidon, soit entre les jambes écartées de la maman. Tel un essaim de moustiques, les motos doublent, triplent, quadruplent pour finir même à contre-sens. On roule ici à l'influence au mépris le plus total du code de la route. Les agents sont inexistants. Faut dire que pour le salaire qu'ils touchent, pourquoi iraient- ils faire...la police? La pollution est telle que nous sommes obligés de nous protéger la bouche avec notre foulard. D'ailleurs, ils sont nombreux à porter des masques bleus de chirurgien tant l'air respiré sur les routes est vicié. Nous logeons dans un quartier chaud, à deux pas du Quai Sisowath, la promenade des Anglais de Phnom Penh, qui longe le fleuve Tonle Sap et qui un peu plus loin se jette dans le célèbre Mékong. Notre hôtel est cerné de boîtes de nuit et de bars fréquentés par de jeunes hôtesses. Les façades rongées par l'humidité sont cachées par une multitude de néons qui éclairent nos pas. On vante la douceur de vivre de Phnom Penh...allons donc nous promener sur le quai. D'abord il nous faut traverser le flot de voitures et de motos. Cela ressemble à une tentative suicidaire. Tel un torero, nous esquivons, frôlons...pour enfin pouvoir flâner et ressentir les bienfaits d'une petite brise. Mais, tout est assez délabré et surtout tout est sale. Le Khmer semble n'avoir aucun souci avec la saleté: il jette tout par terre, de l'épluchure d'un fruit à sa canette vide. Le sol est partout jonché de détritus que parfois un petit feu consume lentement. Nous ne voyons aucun ramassage de poubelle.Il semblerait d'ailleurs qu'il n'y ait aucun service public comme l'absence totale dans la ville de lignes de bus expliquant ainsi le nombre affolant de motos. A notre retour, nous longeons de nombreux établissements où expatriés et touristes profitent de Happy Hours généreuses. Alcool et sexe font ici bon ménage et on croise beaucoup de vieux loups solitaires attablés à leur table, dans l'attente de quelques plaisirs perdus ou pire... interdits. Ce soir là on ira manger à La Patate un Resto belge pour s'offrir un bon steak accompagné d'une excellente sauce béarnaise le tout avec un verre de vin, cela remontera le moral. Les jours suivants, on aborde la visite des différents points touristiques en commençant par le Musée National qui renferme une belle collection d'art venant d'Angkor. Nous prenons un guide local pour nous resituer les différentes étapes de l'art Khmer ce qu'il fit dans un français parfois peu compréhensible mâchant ses mots entre deux raclements de gorge. Puis ce sera le joli Palais Royal, un soi disant temple extraordinaire, préféré du Routard ...absolument quelconque, le temple de Phnom Penh, le marché russe dans lequel nous ne pouvons résister à une vieille habitude de nous asseoir au comptoir d'une échoppe pour y déguster une excellente soupe. Les odeurs et les plaisirs de l'Asie s'en retrouvent ainsi ravivés. La visite qui nous aura finalement le plus marqués sera celle de la prison S-21 transformée en musée du Crime Génocidaire, qui de 1975 à 1979 fut la prison la plus terrifiante des Khmers Rouges. Pol Pot et ses sbires communistes dont cet ancien prof de math, le Duch, y torturèrent près de 15000 personnes. Les gardiens étaient des jeunes de 10 à 15 ans qui prenaient des photos de ces pauvres êtres avant et après les interrogatoires. Assez insoutenable mais nécessaire pour comprendre ce que le peuple cambodgien traîné comme passé.Tout cela fait des kilomètres à déambuler dans la ville sur des trottoirs envahis par les voitures ou les échoppes, si ce n'est par des familles qui y dorment à même le sol, dans une crasse intolérable. Autre aspect, le Cambodgien est assez roublard et plus d'une fois il nous fallut corriger la note. Faut dire que la plupart des prix sont en dollars, qu'un dollar vaut 4000 riels et qu'on mélange allègrement les deux monnaies. Ainsi si la note à payer est de 6,125 $ et que vous donnez un billet de 10$ , vous devez vous attendre à recevoir 3500 riels et 3$ ou 15500 riels selon la disponibilité. Un casse-tête après avoir dégusté 2 Angkor Béer. Bon, on s'y fait et cela ne nous empêche de grimper sur la terrasse d'un des immeubles pour y déguster un cocktail alors que nous contemplons la ville s'illuminer et que sur les quais résonnent des airs de musique entraînant dans leur sillage une cinquantaine de personnes s'adonnant à leur heure de gymnastique quotidienne. La Chine nous rattrape finalement très vite. Vivement demain, car nous allons enfin sortir des villes.

Chapitre 4: À la campagne

Nous louons un taxi à la journée depuis Phnom Pen pour quelques visites intéressantes . Il nous faudra une heure pour quitter les chaussées surchargées de la capitale et nous retrouver dans un environnement champêtre. Nous y retrouvons la douceur de vivre des campagnards, les rudimentaires logements en bois dont la partie principale est surélevée sur des pilastres. Seule désolation, la couleur verte est totalement absente de cet univers, les rizières s'étant asséchées ne laissant apparaître qu'une terre brûlée par le soleil sur laquelle ne subsistent que de petits fétus de paille.Nous nous arrêtons pour visiter notre premier temple pré angkorien et mettre en pratique nos nouvelles connaissances. Le site est isolé et nous sommes accompagnés seulement de jeunes enfants mendiant quelques riels comme offrande à Boudha. Les couleurs du temple se marient à merveille avec les tons automnaux de la forêt et alors que je m'applique sur ma première aquarelle, Mimi divertit comme à son habitude les enfants.

Le midi nous irons nous poser sur une petite paillote installée à la surface du lac Bati nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité et y déjeuneront agréablement de soupes alors qu'une frêle embarcation nous accoste nous proposant des œufs (avec ...le poussin?), des grosses blattes rôties...Pour ma part, je goûterai aux petits escargots trop peu relevés et avec Mimi une petite poignée d'insectes... croustillants à souhait. Il faut savoir que pour les Khmers, tout ce qui n'est pas venimeux....est comestible et donc il nous a été permis de voir sur les étals des tarentules grillées ou des chauves-souris rôties!

Nous nous éloignons encore un peu plus de P.P et accédons par une volée de 450 marches à notre premier temple-montagne situé sur un Phnom (montagne en langage Khmer). Nous avons la chance de faire la visite en compagnie d'un petit groupe de Français dont le guide est conférencier au célèbre musée Guimet de Paris. Un vrai moment de plaisir tant ce professeur nous éclaire avec simplicité de ses connaissances. C'est donc le cœur plus léger que nous regagnons P.P. et allons déguster une de nos meilleures pizzas autour d'un bon verre de vin. Elle n'est pas belle la vie? Demain, on attaque le...Nord.

Chapitre 5: on bouge! Au fil des kilomètres, la fine langue d'asphalte noire finit par disparaître sous l'épaisse couche de terre rougeâtre déplacée à tout vent par les gros camions qui empruntent la route principale reliant P.P. à Kampong Thom. Toutes les petites agglomérations que nous traversons sont étouffées par cette poussière envahissante nous faisant rouler dans un épais brouillard. Nous sommes dans un bus "limousine" bondé aux sièges défoncés, aux évents cassés. La télé n'arrête pas de diffuser des chansons "fleur bleue" sous forme de karaoké qu'heureusement ne reprennent pas les membres d'un famille cambodgienne assez excitée par le voyage. Lors d'un arrêt on nous propose des tarentules mais ne voyant personne en consommer nous n'osons le faire. Une prochaine fois, ...j'espère.

La route est en réparation et nous mettons le double du temps imparti. Heureusement nous tombons sur un bon hôtel situé dans un jardin tropical avec...piscine. On en profitera. C'est en tuk tuk que nous allons visiter les sites intéressants des alentours dont Pre Ouk perdu dans une forêt avec des temples envahis par les terribles ficus étrangleurs.

Nous découvrons les lieux avec un jeune guide local formé par une ONG nous faisant pénétrer cette jungle jonchée de briques, de lingams couchés....Vishnou et Shiva sont parmi nous. Nous nous prenons aussi une journée de farniente avec au programme piscine et promenade à vélo dans la campagne environnante. S'ensuit une grosse discussion quant à notre destination suivante, le Mékong à l'Est ou une expédition à la frontière thaïlandaise pour y voir le second site classé Patrimoine de l'Humanité après Angkor qui lui est d��finitivement envahi par les Chinois? Le virus est dans nos gènes et nous décidons de foncer vers la ville de Sra Em, cap plein Nord. Nous prenons le bus sur le coin d'une avenue en plein cagnard car au Cambodge les villes n'ont pas de terminaux comme dans les autres villes d'Asie. Le bus arrive...bondé et nous avons la chance de trouver 2 places au fond parmi une multitude de caisses car le bus sert aussi de camion d'approvisionnement! Mimi a pour une fois la chance de ne pas avoir sa place côté soleil mais juste derrière un petit paysan portant casquette Mao et ne cessant de tousser! La télé diffuse un film contant les péripéties assez comiques d'un jeune moine bouddhiste faisant jaillir de nombreux rires parmi les voyageurs. Le couloir central est occupé par de petits sièges en plastique occupés par de jeunes militaires rejoignant leur campement car la zone où nous rendons est très tendue avec leurs ennemis héréditaires du Siam. Des enfants s'y promènent, y courent et font pipi dans une bouteille.

Après quatre heures de voyage, je profite d'un arrêt pour sortir me dégourdir les jambes quand je suis assailli par une kyrielle de conducteurs de motos m'offrant de me conduire au temple. Un temple, quel temple? Mon franc ou plutôt mes riels m'en tombent: nous sommes à Sra Em!!! Sans eux, on continuait le voyage mais pour où? Impossible à dire car ici aucune inscription en anglais et personne ne le parle. Juste le temps de faire sortir Mimi, de ramasser nos affaires et nous voilà tirant nos sacs sur un km le long d'une route sous les regards assez fermés des autochtones. Nous allons commencer nos deux journées particulières que je vous conterai lors d'un prochain épisode.

Chapitre 6: deux journées très particulières(1)

Sur cette route, nous parcourons près d'un kilomètre pour enfin rejoindre notre guest house, la meilleure selon nos guides. La décoration du hall, les banderoles rouges, tout désigne un établissement tenu par des Chinois. L'accueil est glacial ou plutôt indifférent. La fille de l'accueil mâche son chewing-gum d'une manière indolente alors que la fille de ménage traîne ses mini bottes en caoutchouc dans les couloirs en rénovation, déplaçant dans un autre coin la fine poussière blanche de plâtre qui recouvre les dallages. Nous avons choisi une chambre sans climatisation mais avec fan car il paraissait que dans le Nord les nuits sont fraîches! Il fera 30°! Les murs sont d'une couleur verdache à vomir, sales, le faux plafond est défoncé mais inaccessible pour y mettre une moustiquaire, avec de sympathiques toiles d'araignée qui y pendent. Le lit est recouvert d'un fin édredon grisâtre, il y a deux fauteuils en skaï orange sous un extracteur vombrissant et enfin une salle de bain munie d'un wc fréquenté par une superbe araignée que je ne parviendrai jamais à écraser, une douche chaude sans cabine (l'eau éclabousse de ce fait toute la pièce) et enfin un évier tellement de travers qu'il est impossible d'y déposer quelque chose. Voici l'écrin dans lequel j'ai déposé Mimi pour la ...St Valentin. Mais à 10$ la nuitée, il ne faut pas faire trop la fine bouche. A propos de bouche, le restaurant est lui aussi tenu par des Chinois qui sont bien incrustés dans tous le pays. La plupart des hôtels leur appartiennent. Ils montent aussi des usines pour profiter de salaires plus bas encore que chez eux. Nous avons appris que dans un bel hôtel, le salaire moyen tourne autour des 100$ avec 4 jours de congé mensuel (300$ pour un chef de rang). Mais la plupart paie 65$ avec un seul jour de repos. La vie est extrêmement dure ici, la misère encore bien présente. Le pays où règne la corruption reste toujours un des plus pauvres de la planète et son économie repose essentiellement sur le tourisme autour de Siem Reap et la culture des hévéas que l'on plante un peu partout, défrichant des forêts primaires à tour de bras ou pire par le feu. Malheureusement l'argent du caoutchouc n'arrive pas toujours dans les mains de l'Etat. Au restaurant donc, il faut se faire comprendre par gestes bien que la liste des plats proposés soient énormes (on s'effraie quand même d'y trouver des calamars dans ce coin reculé alors que les frigos sont en fait de simples glacières et que la chaîne du froid est totalement inexistante). La nourriture est correcte et pour se récompenser de notre journée de voyage nous nous offrons un thé au citron. On nous apporte alors un grand verre contenant un liquide orange, chaud et sucré puis une théière classique. Nous opérons le mélange et trempons nos lèvres: nous buvons une exclusivité mondiale à savoir un thé... au Fanta chaud. Un grand moment...de fou rire avant de plonger dans notre lit. Au petit matin, nous voilà chacun assis à l'arrière d'une moto-dop pour aller visiter ce fameux site, le Prasat Preah Vihear!

27 km plus loin, nous choisissons la manière la plus sportive de l'aborder à savoir une ascension de 500 m en empruntant un escalier de ...2250 marches. Dans la montée, nous croisons de pauvres campements militaires totalement isolés sensés empêcher les Thaïlandais de reprendre possession du temple aux abords déjà truffés de mines anti personnelles par les derniers Khmers Rouges en 1998. Défense de s'écarter des chemins même pour un besoin pressant!En 1979, la Thaïlande revendique une fois de plus sa possession mais frustrée de ne pas le recevoir des instances internationales fait vider les camps de réfugiés(qui avaient fui les Khmers Rouges) en leur faisant emprunter... le champ de mines. Thaïs et Cambodgiens se regardent aujourd'hui en chien de faïence mais ce ne fut pas toujours le cas car entre 2008 et 2011 on y tirait à l'arme lourde. Le temple angkorien est splendide même si les sculptures en sont absentes.Il comporte de larges allées de 250 m séparées par des temples aux frises finement sculptées qui très aériennes s'élancent vers le ciel. Nous en jouissons à notre rythme, très loin de la foule d'Angkor. Éreintés par notre matinée et surtout par notre descente, nous passons le reste de l'après midi dans notre belle chambre. Comme quoi, on s'habitue à tout.

Chapitre 7: deux journées particulières (suite)

Nous partîmes 500 mais par un prompt renfort nous nous vîmes 3000 en arrivant au port.... D'accord Rodrigue, mais dans notre cas, point de renfort, ni de port. Quel est donc le rapport? Nous quittons Sra Em en désirant rejoindre le mythique Mékong par les routes toutes neuves du Nord, leur bon état s'expliquant par le fait qu'il faut pouvoir y amener facilement les troupes en cas de conflit. Nous prenons un taxi (une voiture particulière) pour rejoindre la capitale de la province située à une centaine de km de là. Le voyage se fera en compagnie de 2 cambodgiennes avec qui il est difficile de converser. Le taxi nous dépose au départ des voitures pour Stung Treng et nous désigne ...un minibus orange ayant quelques km au compteur. Nous sommes happés par le chauffeur qui place nos sacs sur le porte bagage situés tout à l'arrière du véhicule en les entassant avec quelques sacs de riz.

Mimi se place sur le siège à côté du chauffeur mais en est vite chassée en lui montrant 2 doigts. Nous n'en comprenons pas encore le sens! Elle vient me rejoindre sur la première banquette déjà occupée par deux jeunes gens. Les deux autres banquettes se remplissent aussi et après une demi-heure d'attente le minibus est complet. 2 personnes sur la place à côté du chauffeur (on saisit enfin le signe) 4 sur la nôtre et 8 sur les deux autres. Nous voici 14 sans le chauffeur. Mais, mais la porte ne se ferme pas...on attend. Cela se précipite dehors, on prend encore des sacs, des caisses, une...poule et le minibus se remplit, se remplit. On place 3 personnes devant notre banquette sur un banc très étroit, 6 autres sur les autres. Pour ne pas laisser de vide, on en fait même passer un par la fenêtre. On démarre enfin mais mais...après 500 m on s'arrête pour accepter une famille de 4 personnes dont 3 viendront se caser devant nous et la quatrième qui partagera le fauteuil...du chauffeur. Du jamais vu! On espère que le passager du chauffeur ne pousse pas sur l'accélérateur .On fera ainsi un voyage de ....3 heures entassés comme des sardines à 31 (3 autres ont été envoyés ...sur le toit) pour 14 places selon nos normes.

A l'arrivée, nous ne sentions plus nos jambes, nos fesses...on en avait même oublié de payer nos places tant nous nous sommes pressé de déguerpir pour trouver un logement (nous serons rattrapés par le chauffeur et nous nous en excuserons). Nous choisissons alors un bel hôtel pour 20$ avec une grande chambre donnant sur le Mékong, avec une vraie salle de bain...La ville se Stung Treng est un nœud de communication important sur la route du Laos, sans âme. On en profite pour flâner dans le marcher, y manger et enfin regagner notre belle chambre pour y siester. Mais pendant notre somme un léger interstice dans la fenêtre a laissé entrer des milliers de petits insectes profitant de la nuit tombante pour envahir la chambre. Pour compléter le tableau, une colonne de fourmis en a profité pour coloniser notre dernier sac à bonbons. Nous refusons de rester une minute de plus et recevons une autre chambre, sans vue et sans papier de toilette. Le réceptionniste, désolé, nous explique que le camion qui devait les livrer n'est jamais arrivé alors, alors.....Mimi lui suggère d'aller en chercher dans une autre chambre inoccupée. Il réagit par un haussement d'épaules tout en nous tendant une deuxième clé. Notre recherche fut heureusement fructueuse nous permettant de passer une nuit convenable avant de reprendre tôt un bus pour Kratie.

Chapitre 8: enfin et fin!

Chacun son chemin, chacun son destin...telle est la façon la plus cool de rouler au Cambodge. Nous voici sur nos vélos dans la circulation de Kratie, petite ville au bord du Mékong qui surprise est plus bleu que brun. Nous longeons le large fleuve parsemé d'îlots de sable et bordé de petites cahutes en bois sur pilotis. Quelques-unes sont décorées de banderoles rouges pour fêter le Têt. Les hommes sont rassemblés autour de bières alors que d'autres s'adonnent à la pétanque locale de jouant sur des distances nettement plus courtes et qui comme à la provençale peuvent prendre un élan pour "tirer". Deux mètres les séparent seulement du "petit" fait d'une simple capsule. Nous prenons ensuite une embarcation pour une ballade bucolique sur une l'île faisant face à la ville. L'environnement est calme, aucune voiture pour le troubler. Les zébus sous la maison, les belles meules de foin en face, nos premiers champs tout verts...nous retrouvons ENFIN l'Asie que nous cherchions. Assis sur un banc, nous admirons le coucher de soleil sur le "fleuve majestueux" , signe que demain commence une nouvelle journée. Quatre heures de bus plus loin, nous voici à Kampong Cham qui nous rapproche de Phnom Penh. La ville est relativement propre avec de larges avenues et une belle promenade le long du Mékong. Devant chaque magasin on fait brûler dans un petit brasero des liasses de faux dollars, de faux lingots d'or...on fête aujourd'hui la fin de l'année du cochon. Nous louons un tuk tuk l'après-midi et découvrons un superbe petit temple angkorien avec une pagode insérée en son milieu. L'endroit est tellement magique que nous y retournerons pour essayer de l'immortaliser par une aquarelle. Nous rendons ensuite visite à un petit village géré par une O.N.G. dont le but est de promouvoir une activité locale comme le tissage ou l'artisanat pendant la saison sèche. Le soir, la ville est en liesse et à la foire, avec ses petits moulins, se pressent des dizaines d'enfants. Au petit matin, attirés par une pétarade nous suivons un petit cortège de dragons célébrant la venue de l'année de la Chèvre. Nous ne les suivons pas par peur des jets de pétards lancés à tout va et préférons louer un vélo pour nous réfugier sur une autre île. Pour y accéder, il nous faut franchir un extraordinaire pont t en bambous que l'on monte en période sèche et une fois le niveau trop élevé que l'on démonte pour recommencer l'année suivante. Il est surprenant et accepte même le passage de voitures. Une fois le pont franchi, nous retrouvons la même sérénité, distribuant nos petits jouets aux enfants du coin, nous arrêtant pour déguster un énorme fruit ressemblant à un pomelo mais comme partout sommes dans l'impossibilité de communiquer. La langue khmère a aussi la particularité d'être peu chantante et même ses caractères n'ont pas les arabesques arrondies du laotien ou du thaï. Mais elle est très ancienne tout comme la manière de compter en base...cinq. Ainsi 7 se dira 5+2 et 18 se dira 10+5+3. Les écoles d'un piètre niveau sont pleines à craquer et il est touchant de voir ces centaines d'élèves en bleu et blanc chevauchant leurs vélos rentrer chez eux. Quelques uns seulement nous gratifient d'un Hello car même les plus jeunes ne connaissent pas un seul mot d'anglais. La société cambodgienne veut garder sa spécificité khmer et sommes étonnés de ne trouver que très peu de traces occidentales en comparaison des pays voisins.Les voitures sont japonaises ou coréennes, les télévisons ne passent aucune série américaine...Par contre les Chinois, assez antipathiques en général, sont bien présents dans ce pays en devenir. Nous reprenons ensuite nos sacs pour une longue journée de bus, 3h30 jusqu'à Phnom Penh puis changement de bus pour Sihanoukville que nous atteignons au bout de 4 h de route. Nous choisissons une plage assez éloignée du centre et surtout un hôtel dans un endroit jugé trop calme par la plupart des fêtards. Commencent enfin nos cinq jours de repos le long de la côte, commencent aussi nos journées de...supplice. Certes il fait chaud et sec, la mer à 29°, certes le sable est blanc et la plage bordée de cocotiers, certes on voit quelques îles....mais il y a aussi les nombreux bars avec toute la faune qui va avec, les ivrognes de tout âge gisant tel des épaves sur les lits de plage à 10 h du matin, les vieux qui arborent une gamine à leur bras, les Russes qui se croient tout permis, les moustiques et les puces de sable qui vous font des Vésuves sur le corps et la marée qui ramène les déchets en tout genre. Il y a tellement de monde qu'il nous est difficile de trouver un fauteuil de libre pour s'y allonger. Décidément paresser et glander ne sont pas nos activités favorites! Mais n'ayons pas peur des mots, ce voyage, s'il a pu faire rêver certains, n'a pas répondu à nos attentes. Même si découvrir un pays en empruntant les moyens locaux, en fréquentant leurs restaurants, en s'évadant librement dans la nature tout en faisant vivre les petites gens reste à nos yeux la meilleure manière d'appréhender sa réalité. Mais pour la première fois dans nos voyages, nous n'avons cessé d'émettre aussi souvent l'hypothèse de quitter un pays. Rares ont été les moments où il nous fut agréable de poser nos valises. Jamais nous nous sommes ébahis devant la beauté d'un site naturel. Or nous savons que ce ne sont pas les vieilles pierres qui resteront gravées dans nos têtes. Peut-être sommes-nous devenus de vieux routards blasés qui ne s'amusent plus de s'asseoir sur des planches de WC trempées par la douche, d'éviter de se laver les dents avec de l'eau impropre à la consommation ou d'attendre des bus dans la poussière et les ordures? Nous avons sans doute commis l'erreur de vouloir retrouver une Asie qui n'existe plus et surtout d'être partis à la mauvaise saison car voir les rizières aussi brûlées est aussi déprimant que de voir la pluie gorger les sillons de nos champs en hiver. Nous en reviendrons donc déçus mais ce sentiment au nom de l'expérience vécue nous l'assumons pleinement. Vivement donc les espaces de nos montagnes, son air pur, la convivialité entre marcheurs, la propreté des chemins....et quand nous y serons, nous pourrons dire...ENFIN!

FIN
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L'extinction de ce qui brûle, carnet d'un stage infirmier au Cambodge
Bonjour à tous,

Lecteur assidu du forum qui s'est avéré une aide précieuse lors de la préparation de ce voyage, j'ai finalement décidé de sauter le pas et de livrer à mon tour mon expérience et mes impressions. Au retour d'un stage infirmier dans un hôpital de Phnom Penh, j'ai rassemblé mes notes dans un court récit, afin de garder une trace de ces deux mois incroyables passés au Cambodge. Passionné de littérature de voyage, je me suis pris au jeu de l'écriture et bien vite, ce carnet de bord est devenu un compte-rendu très subjectif de ce que j'ai pu voir lors de mon échappée asiatique. J'y parle de ce que j'y ai vécu en tant qu'étudiant infirmier mais aussi de mon émerveillement lors de mes escapades à la découverte du pays.

Je vous en poste les premières lignes, en espérant que cela vous donnera envie d'en lire davantage. Si c'est le cas, n'hésitez pas à me le faire savoir et je mettrai la suite avec plaisir ! Je m'excuse par avance des coquilles, surement nombreuses, et des longueurs dans le texte, qui en rebuteront surement certains et qui correspondent à mon état d'esprit au moment où je l'ai rédigé. Avec un peu de chance, ce retour permettra de passer le temps à ceux qui sont sur le départ et rappellera peut-être des souvenirs aux autres, qui ont déjà râpé leurs sandales sur les pistes d'Angkor et les trottoirs de Phnom Penh.

L'extinction de ce qui brûle Carnets d'un étudiant infirmier au Cambodge

« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines. » Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes

I De l’art de plier bagages

Combien d’heures passées, la tête entre les mains, à m’esquinter les yeux avec ferveur en dévorant les récits de Monod, Lévi-Strauss et autres explorateurs au long cours ? Combien de temps passé à les suivre dans leurs pérégrinations, promenant mon regard fiévreux sur un atlas fatigué en rêvant d’ailleurs lointains, d’archéologie exotique et de médecine tropicale ? J’ai appris ma géographie en accompagnant par la pensée ces scientifiques, aventuriers et voyageurs de tous poils dans leurs périples lointains, ivre de la musique de ces noms synonymes d’ailleurs : Adrar mauritanien, route des Incas, Terre de Feu, jungle indonésienne... « La toponymie est un moyen de transport », écrit Sylvain Tesson. Mes nuits deviennent blanches, à force de me surprendre en pleine lecture de ces récits de voyages. Je me laisse hypnotiser par les aventures indochinoises de Pierre Loti, redécouvrant les temples d’Angkor dans une terreur sacrée, et de Malraux pillant les mêmes avec une religieuse application. Fasciné, je suis les tours de roues des écrivains-voyageurs qui traversent à vélo cette Asie mystérieuse et envoûtante, en me faisant la promesse d’aller moi aussi, un jour, user mes semelles sur les chemins de ces contrées de légende.

Voyant se profiler à l’horizon la fin de mes études en soins infirmiers, je me livre à une introspection. Difficile de dire avec précision ce qui m’a décidé à devenir soignant sans échapper aux poncifs du genre. Peut-être est-ce la proximité avec les soignés, cette possibilité de mettre du sens dans mes actions et de me frotter aux buissons épineux de la vie et de ses accidents de parcours pour pouvoir avancer à mon tour ? En apprenant que certains se saisissent de leur dernière année pour partir voir comment l’on soigne aux antipodes, une idée me taraude, s’infiltre peu à peu pour hanter mes nuits et ne plus me laisser de repos. Partir ? Oui, mais où ? Avant même que la question ne se fasse jour, un nom brûle déjà mes lèvres. Cambodge, ce pays de mystères que j’ai tant de fois visité en pensée. Une ronde infinie de questions me paralyse : comment faire ? Que vais-je bien pouvoir apprendre là-bas ? Ne vaut-il pas mieux laisser le rêve de côté et se contenter de trouver un stage en France ? Pourtant, la monotonie de mon quotidien me pèse, je ne me satisfais plus des cours interminables sur les arcanes de la santé publique, ni de ces longues journées d’ennui dans un service de rééducation. A nouveau, une phrase de Tesson me revient : « A trop réfléchir aux raisons qui poussent à partir, on néglige de boucler son sac. » Ma décision est prise.

Fasciné depuis longtemps par cette destination, je ne tarde pas à rassembler les informations qui me manquent pour saisir les problématiques auxquelles le Cambodge est confronté. Ravagé par un génocide il y a seulement quarante ans, le royaume tente de relever la tête en oubliant l’horreur, le regard tourné vers un avenir encore incertain. Déterminé à devenir, lui aussi, un dragon au sein du marché asiatique, il a entamé une course folle vers sa modernisation, prêt à tout pour rattraper en marche le train de la mondialisation. Les malchanceux laissés sur les rails sont aussi nombreux qu’inaudibles, victimes de l’écart toujours croissant entre richesse et pauvreté, dont les retentissements se font ressentir jusque dans l’accès aux soins. Dans un pays où les accidents de la voie publique tuent cinq personnes par jour et où le traumatisme crânien est la première cause de mortalité aux urgences, la traumatologie revêt une importance significative. La chirurgie sera donc mon carton d’invitation pour partir à la rencontre des cambodgiens. Trois jours suffisent pour ficeler un dossier vantant les mérites de cette expérience internationale en usant du jargon de circonstance. Camille, amie précieuse et partenaire infatigable de treks en tous genres se joint à l’aventure. Sa spontanéité et sa bonne humeur ne seront pas de trop pour surmonter les moments de doute à venir.

En attendant les réponses à nos demandes d’autorisation et de financement, nous sommes pris de vertige devant ce saut dans l’inconnu qui nous attend. Qu’attendre d’un tel voyage, au-delà de la découverte d’une culture aux antipodes de la sienne ? Tout. Et rien. C’est parfois la meilleure manière d’éviter la déception née de l’incompatibilité du fantasme avec la réalité. En partant là-bas, j’ai bon espoir que le milieu des soins nous permettra d’en apprendre davantage sur le rapport des cambodgiens à la vie mais aussi à la mort, à la souffrance et au handicap. Je suis curieux de connaître leur façon d’appréhender le sacré et de savoir quel rôle la spiritualité et la philosophie jouent dans leur vie, pour les aider à surmonter les aléas d’une vie parfois très rude. Ce voyage est aussi l’occasion de prendre du recul, d’éclairer sous un nouveau jour notre manière de penser le soin en Occident.

Quelques semaines plus tard, l’accord de la direction de l’école claque comme le coup de feu annonçant le départ de la course : j’ai des fourmis dans les jambes depuis longtemps mais le départ est pris. Avides de découvertes, de rencontres et de nouvelles pierres pour nous construire, nous faisons nos sacs, le cœur déjà loin à l’Est.

II La colline de Madame Penh

Premiers pas sur le tarmac de l’aéroport. Un millier d’odeurs se disputent l’accès à nos narines en même temps que nos corps ont la sensation de plonger dans un bain d’eau chaude, tandis que nous forçons notre passage à travers cet air moite qui nous colle à la peau. Dans la lumière rasante de la fin de journée, nous pressentons Phnom Penh : tel un animal mythologique, sa présence s’impose avant même qu’on ne puisse la voir. Nous la devinons à sa rumeur, concerto pour klaxons et moteurs à bout de souffle, ainsi qu’à son parfum: effluves évanescentes de viande grillée et d’encens, additionnée de l’âcre odeur de l’huile de vidange. Ce premier contact nous laisse déboussolés, interdits, immobiles avec nos sacs à la main, comme attendant d’être tirés d’un rêve étrange. Reprenant nos esprits, nous nous jetons sur un chauffeur de tuk-tuk comme des naufragés sur un morceau de bois flottant et filons vers le centre, à travers le chaos de la circulation. Cramponnés à tout ce qui dépasse dans l’habitacle, nous nous en remettons à la dextérité du conducteur, qui fend le flot de véhicules sur sa monture pétaradante, sorte de Moïse des temps modernes traversant la mer du trafic phnom penhois.

Nous échouons finalement dans une auberge au décor de pub irlandais. En Asie, ces établissements à mi-chemin entre l’hôtel bon marché et l’auberge de jeunesse pullulent, proposant au voyageur fatigué le confort d’un lit à la propreté variable et la cuisine correspondante. Le propriétaire de notre point de chute, un américain jovial, semble y avoir trouvé le décor d’une existence confortable et tranquille. Nos valises déposées, nous décidons d’aller prendre le pouls de la ville, transformée par la nuit en un dédale de rues éclairées anarchiquement par quelques enseignes clignotantes et des lampadaires fatigués. Il fait 27° et sur les trottoirs, la vie déborde des logements exigus où la famille ne tient pas sans se marcher dessus. Ici, un homme ventripotent regarde la télé en short, là des passants sont rassemblés autour d’un restaurant ambulant duquel émane des effluves appétissantes, alors que des gamins jouent dehors en pyjama, sans que l’on sache au juste de quelle échoppe crasseuse ils sont sortis tels des diables d’une boîte. En revenant du quai Sisowath, nous faisons la connaissance des rats de Phnom Penh : gros comme de jeunes chats, ils traversent à toute vitesse le parc arboré qui nous ramène vers le centre. Soudain, un enfant s’approche, tout sourire, et me lâche un « hello » sonore en me tendant la main. J’esquisse d’abord un mouvement de recul, pensant que le môme va me réclamer un dollar, mais il n’en est rien. Il repart satisfait après m’avoir serré la main à l’occidentale, comme dans les séries américaines. Note à moi-même : goûter au voyage c’est libérer son esprit du poids de ses préjugés pour laisser de la place aux rencontres à venir... Plus tard dans la soirée, je m’assois dans un fauteuil en rotin sur le toit de la guesthouse. En face, le palais royal perce l’épaisseur de la nuit de ses centaines de guirlandes lumineuses. Autour de moi, Phnom Penh, perle de l’Asie, étale son bric à brac d’architecture coloniale, de façades décrépies et de pierres centenaires qui servent de refuge à un million cinq cent mille habitants. Dans cette atmosphère onirique de bout du monde, je me sens tout à coup arrivé.

Nos premiers jours dans cette mégalopole miniature sont occupés à nous trouver un logement dans l’ancien quartier français, à proximité de l’hôpital qui doit nous accueillir. Notre quête aboutit finalement dans un établissement aux prix modestes, où nous dégottons une chambre correcte (un seul préservatif usagé sous le lit !). Le gérant, un cambodgien anglophone à l’abdomen proéminent paraît ravi d’accueillir deux nouveaux occidentaux à qui il pourra vendre ses nouilles et ses boissons fraîches. Notre quartier général trouvé, nous partons rapidement à la découverte de la ville, profitant de ces quelques jours de flottement avant le début de notre stage pour l’arpenter en long, en large et en travers. Nous nous laissons porter par nos pas, ivres de l’atmosphère créée par le parfum des fleurs cuisant doucement au soleil et de la poussière en suspension, filtrant la lumière du soleil sur les grandes avenues du centre. Nous errons dans les ruelles jonchées de détritus où, le soir venu, s’organisent des matchs de volley endiablés entre adversaires torse-nus, jeunes adultes grandis trop vite et retrouvant, l’espace de quelques heures, une innocence perdue. Je repense à Nietzsche, qui disait que la maturité de l’homme consiste à retrouver le sérieux qu’il avait au jeu étant enfant…

Un dimanche, notre vagabondage quotidien nous mène au Wat Phnom, le plus vieux temple de la ville. Situé dans un écrin de verdure au beau milieu de la ville et à deux pas du Mékong, il semble parfaitement intégré dans l’espace urbain qui l’entoure. Lieu sacré dédié au Bouddha, son grand stupa immaculé renferme les restes du dernier empereur d’Angkor, qui a fui son palais lors de l’invasion Siam du XVème siècle. Selon la légende, une certaine Daun Penh, ou « Grand-mère Penh », aurait aperçu, flottant dans le Mékong, un tronc d’arbre dans lequel reposaient des statues sacrées. Les dieux avaient littéralement abandonné Angkor. Avec l’aide de quelques villageois, madame Penh recueilli les objets sacrés et les installa dans un petit temple au sommet d’une butte en terre érigée pour l’occasion. La ville alentour s’étoffa et devint Phnom Penh, « la colline de madame Penh ». Au sommet de ce monticule d’une trentaine de mètres, les murs blancs du temple veillent sur la ville, indifférents aux aléas de l’Histoire. Il s’agit d’un lieu de rassemblement, où l’on vient autant pour s’attirer les faveurs du Bouddha en lui déposant quelques offrandes que pour venir s’asseoir à l’ombre des grands arbres qui entourent le lieu saint. Dans les feuillages des longaniers, quelques singes s’échangent les nouvelles du jour alors que des mélodies traditionnelles émanent du sommet de la colline, s’élevant vers le ciel comme une fumée d’encens.

Poursuivant notre exploration, nous atteignons le musée national des beaux-arts. Conçu par l’Ecole Française d’Extrême-Orient au début du siècle dernier, il s’inspire à la fois de l’architecture traditionnelle khmère et du style colonial. Il constitue la preuve que certains ont fait le choix de respecter le pays dont ils étaient les hôtes, plutôt que de le marquer au fer rouge d’une domination occidentale nauséabonde. Le palais royal, lui, n’aura pas bénéficié de la même attention : dès leur entrée dans le pays, les sujets du Roi de France ont gravé leurs fleurs de lys sur ses magnifiques dalles en argent. Nous parcourons les salles de ce musée, à peine aussi grand qu’une aile du Louvre. En plus d’être un oasis de fraîcheur dans l’atmosphère brûlante de la ville, il renferme de véritables trésors extraits des temples à travers le pays pour les protéger des pillards. Des statues pré-angkoriennes nous toisent de leurs regards énigmatiques, alors qu’un peu plus loin, des linteaux de pierre racontent le fracas des batailles antiques, danses frénétiques où les chars affrontent sans merci les éléphants de guerre. De temps à autre, une femme âgée nous propose de lui acheter une fleur de lotus ou quelques bâtonnets d’encens pour les déposer au pied d’une statue de Bouddha ou d’une représentation d’Harihara, déité syncrétique unifiant les figures de Vishnu et de Shiva. Quelques moines en toges safran venus visiter le musée s’arrêtent au passage et saluent avec respect les images sacrées. Pour les voyageurs que nous sommes, la scène est étrange : imagine-t-on des nonnes déposer des bougies aux pieds de la Vierge à L’enfant de Da Vinci ? Ici, les avatars du divin, pour être des œuvres d’art, n’en continuent pas moins d’être vénérées, inscrivant ce musée dans la vie spirituelle et culturelle du pays, au même titre que ses temples. Au détour d’une allée ouverte sur le luxuriant jardin central, la figure de Prajnaparamita, déesse de la parfaite sagesse du Bouddhisme, m’arrête en plein élan. La finesse de ses traits, l’aura de mystère et de beauté qui s’en dégagent m’hypnotisent et me figent. Je me perds dans la contemplation de son visage, transpirant la sérénité. Peut-on tomber amoureux d’un bloc de pierre ? Dehors, de jeunes moines se reposent autour d’un bassin à l’ombre de leurs parapluies orange. Ils discutent tranquillement, indifférents aux cliquetis des photographes en herbe trop contents de pouvoir immortaliser la scène, qui figurera en bonne place dans leur diaporama de vacances.

Pour nous imprégner davantage de la vie de Phnom Penh, nous visitons ses marchés, foisonnant de vie. Le Phsar Thom Thmey, d’abord, grand marché central de l’époque française dont la coupole art déco fait partie des vingt plus grandes au monde. Le marché russe, ensuite, dédales d’allées sombres et surchauffées où un bric à brac invraisemblable remplit l’espace du sol au plafond. On y trouve tout ce qu’il est humainement possible de vendre : depuis les étoffes aux couleurs éclatantes jusqu’aux pièces de viande se balançant à hauteur du visage, en passant par l’électronique chinoise, les pièces de mécanique, les vêtements contrefaits et les répliques d’œuvres d’art. Attaque en règle des cinq sens, qui frise l’overdose sous les assauts répétés de ces stimuli incessants.

Le soir nous rentrons à la guesthouse, fourbus par les kilomètres faits à pied plutôt qu’en tuk-tuk afin de favoriser notre immersion dans la ville et aussi d’économiser quelques dollars précieux. Notre auberge est une sorte d’oasis urbain où les backpackers fatigués et les expatriés gouailleurs se retrouvent à la tombée du jour comme des animaux à un point d’eau. Enfoncé dans un fauteuil, je me livre à une ethnologie sauvage de cette faune hétéroclite entre deux verres de tequila bon marché – n’ayant pas le cœur d’essayer le Mékong Whisky, la production locale. Des individus que tout sépare se côtoient dans cette version cambodgienne de l’auberge espagnole. Ici une voyageuse aux habits colorés lit en silence, indifférente aux borborygmes d’un finlandais éméché venu chercher une énième bière tandis qu’un américain schizophrène s’occupe à faire taire les voix qui résonnent dans sa tête en monologuant dans un coin. Tous, du rabatteur au visage creusé par la métamphétamine jusqu’au jeune touriste hébété semblent trouver leur compte dans cette ambiance de liberté façon beatnik, arrosée d’alcool, de substances indéterminées et d’une quête d’absolu un peu vaine. Dans la moiteur de la nuit tropicale, les mouvements semblent se diluer dans l’air, les corps ne plus faire qu’un avec le bain dans lequel ils sont immergés. Dans cette atmosphère féconde qui infiltre chacun de mes pores, je griffonne inlassablement sur mon carnet, couchant sur papier les impressions laissées par ce voyage dans l’Ailleurs, les mégots de mes Alain Delon – les acteurs se fument au Cambodge – s’entassant dans un cendrier sur la table basse. Demain est une page vierge qu’il me tarde de remplir.
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Carnet de 15 jours au Cambodge - août 2017
Bonjour, je reprends mon carnet car il me parait succinct.Peu de renseignements sur ce pays, ou tout au moins peu de réponses à mes questions. je vais donc essayer de donner des renseignements et mon ressenti. Comme d'hab, pas de photos si ce n'est celles de mon épouse, car je filme. Conditions de voyage. Nous sommes 3 couples d'amis. Parcours : Arrivée à Phnom Penh Visite de la ville sur deux jours 5 jours en voiture privée : Kâmpôt - Temples perdus du nord Cambodge - Siem Reap Ensuite visite des temples d'Anghkor - Battambang Retour sur Phnom Penh

Le carnet peut débuter ...Sur mon site, on trouve tout, c'est ici. J1 : Le départ Départ en deux voitures direction Genève. Nous avons trouvé un parking avec un particulier à Gex, cela fonctionne bien, le gars est réactif. Parfait ! Décollage à 21h40 avec Emirates, je vais donc enfin connaître cette compagnie tellement citée en bien !

J2 : le Vol On en peut pas dire que ce fut terrible. Un premier indice, ayant une allergie alimentaire, je demande chaque fois aux compagnies, un repas sans lactose. J'ai eu donc là aussi mon repas spécial, mais il était vraiment frugal, pas de viande ou poisson !! Avec les autres compagnies, ce n'est jamais aussi succint. Tant pis, on va enfin découvrir l'aéroport de Dubaï tellement cité en exemple ! Deuxième déception : En transit pendant 3h, nous avons passé 1h20 dans les bus navettes. 40 minutes pour aller de l'avion au terminal, et 40 minutes dans l'autre sens. Faut-il préciser que les bus étaient pleins et non climatisés. A 6h du mat cela allait mais à 8h il faisait déjà très très chaud. Du bétail n'aurait pas été moins considéré ! Quant à l'intérieur, il n'y avait pas assez de sièges pour les attentes. Personnellement je connais bon nombre d'aéroport et en général quand on voit beaucoup de gens attendant leur vol assis par terre, c'est un sacré critère pour l'aéroport! Ensuite deuxième vol pour Phnom Penh. Toujours un repas spécial, mais là en entrée du poisson et en plat principal du poisson !!! Le vol fait une escale technique à Yangoon. Cela veut dire que nous atterrissons à Myanmar, des passagers descendent, il nous faut rester assis pendant 1h30 pendant que des employés montent à bord pour nettoyer l'appareil. J'ai eu le malheur de vouloir me lever et me dégourdir les jambes dans l'appareil, on m'a prié instamment de m'assoir ! Pas cool Des passagers sont montés et on est arrivés sans soucis à Phnom Penh Mon premier bilan sur Emirates n'est vraiment pas favorable. La mission n¨1 a été accomplie : On est arrivés à bon port, mais pour le reste, il y a du boulot ! Les formalités à Phnom Penh se passent bien, vite. J'avais réservé une navette via booking et patatras personne. Coup de fil donné, ils ont pris l'argent mais comme mon adresse de l'hotel n'était soit disant pas précise (adresse normale à laquelle j'avais rajouté les coordonnées GPS) ils ne sont pas venus ! Dossier en cours .... Nous prenons deux taxis qui trouvent l'hôtel sans problème Accueil à 23h, baignade et dodo.



1 Notre hôtel (on en reparlera plus tard)
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Nostalgie indochinoise- Vietnam et Cambodge - 1
Paris-Saïgon (Ho Chi Minh-Ville)

Sous l'immense verrière de l'aéroport Charles de Gaulle, à Roissy, une énorme explosion retentit, faisant trembler sols et vitres... Un bagage abandonné vient d'être proprement pulvérisé par les services de sécurité. Incident ordinaire en ces lieux sensibles où le moindre sac oublié par son propriétaire n'a qu'une très courte durée de vie.

Nous meublons l'attente du vol Air-France pour Saïgon en allant déjeuner à la Brasserie Flo du terminal F. Agréable manière de passer les quelques heures en savourant une choucroute bien française, avant l'aventure indochinoise que nous avons choisie en cet automne de l'an 2000.

Déception lorsqu'on nous délivre nos cartes d'embarquement : rangée de sièges n° 43 ! Tout à l'arrière du gros Boeing 777-200... Les passagers sont comprimés dans l'énorme zinc comme sardines en boîte. Une jeune femme très enceinte est assise près de nous, sans égard particulier pour son état : c'est la zone de l'avion la plus exposée aux turbulences. Et turbulences il y a, tout au long de l'interminable vol sans escale jusqu'à Singapour. Nous traversons des tempêtes qui brassent le Jumbo-jet comme un fétu de paille. Le personnel de bord ne brille pas par sa courtoisie. Le steward daigne nous servir, du haut de sa grandeur, quelques plateaux-repas sans le moindre sourire. Il faut insister longuement pour obtenir un verre d'eau. "Vous devriez louer un avion privé" nous dit ce malappris à qui nous marquons notre mécontentement d'être si mal accueillis.

Courte escale à Singapour, dans l'aéroport éclaboussant de luxe, le plus beau d'Asie, où nous dégustons un succulent café dans la zone-transit. Au lever du soleil, voici la terre indochinoise noyée sous les flots du Mékong qui ont envahi la plaine qui miroite comme un lac immense. Comprimés pendant des heures dans l'espace étriqué de la classe Canigou, les passagers posent enfin le pied sur la terre ferme. Derrière le guichet d'accueil, les préposés à la vérification des passeports et visas ont tous une mine sévère et peu engageante... Ils scrutent attentivement chaque étranger et tamponnent comme à regret les documents dont il ne faudra se séparer à aucun prix : cette demande de visa qu'il a fallu remplir pour l'obtenir, et qu'il faudra présenter à nouveau au moment du retour en France...

Un taxi nous dépose à l'hôtel Saïgon-Prince, établissement touristique de belle allure sur le boulevard Nguyen-Hue, quartier des affaires de cette ville cosmopolite que tous les français continuent de nommer Saïgon, malgré le vilain nom "Ho-Chi-Minh-Ville" de la réunification... L'arrivée sur le sol vietnamien n'est pas dépaysant : il règne dans ce pays une atmosphère de France d'autrefois qui a laissé une profonde empreinte sur ses habitants. Dans le hall imposant du palace, on remarque surtout des clients japonais.

Confortable et silencieuse, la vaste chambre donne sur une cour intérieure, à l'écart des bruits de la circulation très dense sur le boulevard.

L'Agence Vietnam-Tourist nous a été fermement recommandée pour organiser notre séjour. C'est un organisme d'état (le pays est sous le régime "communiste-libéral") et son directeur francophone établit un plan de visites selon nos désirs, qui suivent de près ses conseils appuyés. Cette ville active, grouillante et surpeuplée est consacrée en premier lieu aux affaires et au commerce tout azimut. Malgré trente années de guerre meurtrière, le Vietnam se relève du cauchemar à une vitesse vertigineuse, grâce au courage et au dynamisme exceptionnel de la population. A maintes reprises, nous allons voir des preuves tangibles de la grande force de vie qui s'exprime à travers le pays.

Parfum de cuisine française, au "Bistro Augustin", le patron est vietnamien, mais il a séjourné en Bretagne de longues années. A nous le filet de porc à la moutarde, le bar grillé et la crème brûlée ! Tout est délicieux, servi par une mignonne jeune fille au fin minois de porcelaine. C'est sûr : on va revenir souvent chez Augustin pour d'autres agapes.

On marche avec plaisir sur les larges trottoirs des avenues dont certaines portent l'ancien nom colonial avec la nouvelle dénomination. L'ex-rue Catinat a été rebaptisée Dong Khol. Seules trois rues gardent encore leur nom d'origine: rue Pasteur, rue Calmette et rue Yersin. A noter que ce sont trois scientifiques-bienfaiteurs de l'humanité ayant inventé des vaccins contre des maladies redoutables.

Les monuments officiels de Saïgon sont des vestiges intacts construits par les français entre 1900 et 1908. L'Hôtel de Ville, pâtisserie de stuc rose et blanc, colonnettes et frises rococo, ferme la perspective de l'avenue Nguyen-Hue. Il faut braver le joyeux désordre des innombrables engins à deux roues qui sillonnent en rangs serrés les grandes artères. Le directeur de l'agence nous a donné ce conseil : "Vous traversez, sans courir ni vous arrêter, les conducteurs vous évitent et vous ne risquez rien !"... Facile à dire, mais il faut garder tout son sang-froid pour se lancer dans ce magma en mouvement perpétuel environné de vapeurs d'essence.

Nous pouvons témoigner de l'efficacité de la méthode, puisque nous reviendrons sains et saufs d'un audacieux périple de 30 jours. Autre recommandation : se méfier des nombreux pickpockets qui sévissent autour de l'hôtel. Et pas plus tard que ce premier soir, quand nous allons à pied au restaurant, de l'autre côté de l'avenue, mon compagnon est abordé et serré de près par deux gus, dans l'intention manifeste de lui piquer sa sacoche. Mais l'homme a déjà été piégé, à Istanbul, par de semblables individus, et il repousse l'assaut en gueulant si fort que les gars s'enfuient sans insister ! Que dit-on ? "Seul le fou tombe deux fois dans le même piège..."

Demain, destination : le delta du Mékong, le fleuve jaune dont nous avons aperçu de l'avion les méandres débordant sur la campagne inondée...
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A month in Cambodia in November 2024
Here we go!!! I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.

Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.

Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.

The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.

I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.

Entry to the Royal Palace (500 baht).



It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.



Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.



It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.





Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.



Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.



Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.

Saturday, November 2nd Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.

The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.

The flight goes well, and customs is quick.

At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.

The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.



The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.



The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.

At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.

The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.

At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.

Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.



The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.

The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
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Sourires du Cambodge de novembre et décembre 2009
Début du Carnet de Voyage Partie 1

Voici notre circuit : Arrivée Phnom -Penh (2 jours) Battambang (2 jours) Siem Reap, site d'Angkor, Roluos, Phnom Khulen (6 jours) Kompong-Cham (2 jours) Kratie, dauphins, ile Cham (2 jours) retour par Phnom Penh puis Kep, ile aux Lapins (3 jours) Phnom Penh, visite école (2 jours)

Le 22 novembre 2009 Pau - Paris

Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !

Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !

Lundi 23 Novembre - dans l'avion

Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !



Mardi 24 Novembre Phnom Penh

Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !

Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…

Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…



Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.

Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.

Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.

La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…



Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.

Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!

Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !



Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !



Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…

Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.





C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!

Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…



Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir

Mercredi 25 Novembre Battambang

Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !

Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!

Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !



Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !

Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.



Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.



A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.



Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !

Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.

Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!



Jeudi 26 Novembre Battambang

Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.

Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !

Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!

Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.





Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?

Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…



Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…



Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !

Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant

Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)

Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».

L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)

Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.

Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…



Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.

Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…



Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…



Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…

Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.

Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…



La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !

Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.

Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !

A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !

Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…



Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !





Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !

Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap

Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!

Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !



D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.





Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)



Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».



Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…

le tour du coeur est en lamelles de concombre

Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !



Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !

Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !

Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos

Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.

Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !

Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.



Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…

Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…



Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !

En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.

Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….





Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.



A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…





Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.



Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.

Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !





Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!

En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !

Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!

Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode

Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !



Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !

A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.



Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…



Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....

Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.

Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !

Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !







Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !



Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !

Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !

Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.

Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !



Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année. Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire ! Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons. Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ? Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps ! Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien ! Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes… Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout ! Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit… Nous vivons un moment unique, exceptionnel… Bouddha veille sur nous !

Mardi l ier Décembre Siem Reap

La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !

Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.

Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.



Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.



Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !

Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.

Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.

La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…



Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…

Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !









Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !

Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !

Hop ! Au lit !
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Quoi visiter aux alentours d'Angkor au Cambodge?
Etant actuellement en préparation de tour du monde en famille pour 2010 pour 1 an, je souhaiterais voir les temples d'Angkor, mais je me demandais ce qu'il y avait à voir aux alentours?Je pensais y rester 15 jours dont 1 semaine consacré aux temples d'A.J'hésite encore entre faire que cette petite partie du pays ou pousser + loin et rester + longtemps.Car pour l'Asie nous y resterons déja longtemps et je ne pensais pas faire le Cambodge , mais comme je rêve de voir les temples d'A. je me dis qu'il serait dommage de passer si près et de ne pas en profiter. Pour infos pour l'Asie nous avons prévu:Indonésie:3 mois Birmanie:28 jours Cambodge:15 jours Laos:1 mois Népal:2 ou 3 semaine (que la vallée de Katmandou) Pour résumer, cela fait déja 6 mois en Asie, pensez-vous qu'il est dommage de ne voir que les temples d'A. , malgré tout ce que nous aurons déja fait? Sinon que peut-on voir dans les environs ?

Merci d'avance.
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Voyage Thaïlande et Cambodge ou vice-versa cet hiver?
Bonjour, On a dans l'idée de se faire un Cambodge-Thailande cet hiver. Serait-il plus judicieux de faire Thailande (Koh Chang ou autre Koh au sud-est de Bangkok)puis passage au Cambodge (est-ce facile?) ou le contraire ?(Cambodge-Thailande, donc) Ceci pour faire un peu de repos-mer et un petit trip (10 jours env.) cambodgien. Merci pour les réponses.
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Voyage au Laos et Cambodge en février-avril 2012 2ème partie
14 février 2012. 23h55 Enfin nous quittons Genève et ses températures négatives. Nous prenons le vol Swiss pour Bangkok via Zurich. Nous atterrissons à Bangkok et une chaleur moite nous attend. Nous récupérons nos bagages D'après les informations que nous recueillons sur place, il semble que le bus pour la gare de Hualamphong sans changement n'existe plus. Nous prenons donc le Skytrain pour Makasan. De Makasan, nous sortons de la gare pour prendre le métro pour la gare de Hualamphong. A Hualamphong, nous trouvons le représentant de Travex qui nous remet nos billets de train pour NongKai (couchettes 1ère classe réservées et payées via le site internet www.thailandtrainticket.com) et lui payons les Tbh 300 prévus pour ce travail. Nous nous restaurons dans une petite gargote juste en face de la gare. Le train part avec env. 1 h de retard ce qui ne semble stresser personne. Le lendemain matin, nous arrivons à NongKai, point de sortie de la Thaïlande avec 2 h 30 de retard. Nous constatons avec bonheur que le train (Tbh 40 pour 2) qui traverse le pont de l'Amitié pour Thalaneng, poste frontière du côté laotien a attendu que tous les voyageurs aient terminé leurs formalités de sortie de la Thailande avant de prendre son départ.

Vientiane A Thalaneng, nous obtenons nos visas pour 30 jours au Laos (coût USD 35 par pers). Ensuite un tuktuk nous emmène au centre de Vientiane. Nous marchons en direction du quartier touristique pour y trouver une Guest House (GH). Notre choix se porte sur la Mixay recommandé par le Lonely Planet (LP). Le soir nous mangeons dans la rue à deux blocs de notre GH un succulent poulet grillé accompagné de riz dit gluant qui est plus exactement un riz collant avec une bière nommée Beer Lao qui contient 6.3 dl. Le lendemain nous louons deux vélos pour faire le tour de la capitale qui ressemble à une petite ville provinciale. Nous visitons notamment le centre de la COPE qui présente un musée sur les bombes à fragmentation qui ont été larguées par millions sur le Laos durant la guerre du Vietnam. Le centre de la COPE fabrique des prothèses pour les personnes qui ont été touchées par ces engins qui tuent ou blessent aujourd'hui encore de nombreux civils, notamment des enfants et ce malgré les travaux de déminage. Ce qui nous frappe au premier abord, c'est que les Laotiens sont d'un calme imperturbable. Ils sont charmants et essaient toujours d'aider. Après deux nuits passées à Vientiane nous réservons notre départ pour Vang Vieng.

Vang Vieng Le bus est sensé nous prendre à 09h30 à la Mixay GH. Il arrivera à 10h15 et nous déposera à la station de bus. Nous nous rendrons compte plus tard que les tuktuks qui vont chercher les voyageurs à leur hôtel ne les emmènent généralement qu'à l'endroit d'où part leur bus. Nous nous habituons aux horaires laotiens plutôt souples. Notre bus partira finalement à 11h00. Une vingtaine d'Occidentaux voyagent dans ce bus climatisé et confortable pour le pays. Nous anticipons une certaine concurrence pour la recherche du meilleur rapport qualité/prix dans les GH à Vang Vieng. Nous sommes sereins car nous avons réservé une chambre à la Maylin . Le voyage Vientiane-Vang Vieng dure 4 heures inconfortables en raison de l'état de la route. Nous découvrons la Maylin après avoir traversé le pont payant (4 000 kips a/r par personne). Cette GH nous a été recommandée par un VoyageFormiste. Elle est tenue par un Irlandais qui vit au Laos depuis de nombreuses années. A la Maylin, nous avons un petit bungalow (le 19) face à un panorama superbe avec en toile de fond les magnifiques montagnes karstiques. On nous donne un carnet avec le numéro de notre chambre. Dans ce carnet, nous notons nos consommations, repas, la blanchisserie, enfin bref tous nos achats. Donc, nous vivons à crédit durant notre séjour. Cela nous paraît surréaliste aujourd'hui car nous verrons par la suite que le plus souvent on nous demande de payer d'avance toutes les prestations que nous commandons. La première nuit passée à Vang Vieng nous confirme que nous avons bien choisi notre GH car les établissements sis de l'autre côté de la rivière produisent des décibels qui nous parviennent bien atténués. Le 1er soir, nous visitons Vang Vieng à pied. Pour traverser la rivière avec un pont gratuit, il faut remonter la rivière sur 300 mètres depuis la Maylin puis emprunter le pont qui enjambe la rivière. Voir photo du pont dans le LP. Cette agglomération n'a rien de particulier si ce n'est que de nombreux Occidentaux s'y rendent pour le tubing. Nous prenons une pâtisserie puis allons manger dans un restaurant indien. Nous rentrons aux environs de 20 heures avant que la musique ne commence; nous croisons énormément de jeunes européens accrochés à leur seau (bucket) contenant des glaçons avec de l'alcool local (lao lao) et des pailles. Au vu de la difficulté qu'ont certains à se déplacer, la soirée a dû commencer tôt.... Vang Vieng ne fait pas mentir sa réputation. Le lendemain, nous louons un scooter de l'autre côté du pont (40 000 kips pour la journée + 30 000 kips d'essence) car nous voulons visiter les grottes de Tham Loup et Tam Hoi. Il faut préciser qu'aucun véhicule n'est assuré et que tout accident devra être entièrement assumé par le touriste ayant loué le véhicule. Les véhicules sont usés prématurément en raison de l'état des routes et, là encore, toute réparation incomberait au touriste ayant loué le véhicule. Il convient donc d'être attentif à l'état du véhicule avant toute location. Attention aussi à la manière de conduire lao :les véhicules en sens inverse évitent les trous, doublent etc.. et se trouvent donc souvent face à nous. Nous roulons à 45-50 km/h quand soudain le goudron disparaît, remplacé par d'énormes trous. Heureusement que le scooter est équipé de freins à disques efficaces. Pour limiter le risque de chute, il vaut mieux ne pas dépasser les 40 km/h. et ètre très attentifs à tous les usagers potentiel de la route (incluant buffles d'eau, chiens, poules, etc..) Le billet d'entrée des grottes est de 10 000 kips par personne et inclut le prêt d'une lampe frontale. Nous accédons à la grotte de Tham Loup gardée par un bouddha assis. Avec notre guide nous marchons à l'intérieur de cette grotte parsemée de stalactites et de concrétions en forme de vagues verticales. Effectivement une visite sans guide présente peu d'intérêt. La seconde grotte elle, peut se faire sans guide car elle est petite 30-40 mètres de long ornée d'un petit bouddha assis. Nous prenons le chemin du retour et cherchons le départ du tubing. Nous ne trouvons pas tout de suite l'endroit où il faut bifurquer car les poteaux indicateurs sont tout petits ou simplement inexistants. En fait, il faut emprunter le chemin pour l'Organic Farm Mulburry. L'Organic Farm Mulburry se trouve à quelques mètres du départ du tubing. Quel contraste ! Des bungalows sur pilotis près d'une ferme où l'on privilégie le calme, le respect de la culture lao, un mode de culture de type bio et, juste à côté, de la musique à fond, des Occidentaux imbibés d'alcool, assis en plein soleil qui de temps à autre se jettent dans la rivière au moyen de tyroliennes. Le lendemain, nous décidons d'aller au Blue Lagoon et de grimper en passant sur le Natural Nguer Mountain d'où la vue est paraît-il magnifique. Nous louons un scooter en face de la Maylin pour éviter le pont à péage. Le scooter que nous louons est bien plus fatigué que celui du jour précédent. Le compteur, les jauges, le klaxon ne fonctionnent pas. Heureusement nous avons acheté la carte HoboMaps de Vang Vieng. Les poteaux électriques sont numérotés et nous trouvons facilement la Nguer Mountain. Entrée: 10 000 kips par personne. Un enfant d'env. 8 ans se propose de nous guider. Nous déclinons. Le sentier est très bien indiqué. La montée est rude. Nous ne sommes pas entraînés et sentons bien le poids des années. D'en haut, on peut effectivement admirer tous les environs.

Avant de nous rendre au Blue Lagoon, nous nous arrêtons dans un village Hmong pour nous désaltérer. Les Hmongs ont leur propre langue et leur propre culture. Nous faisons la connaissance d'un Anglais qui voyage en Asie depuis de nombreuses années. Il a passé plus d'un an au Laos et nous apprend que les Hmongs ont un important sens de la communauté. La communauté pourvoit à leurs besoins lorsque c'est nécessaire. En retour, ils doivent s'occuper de leur communauté lorsqu'elle en a besoin. Les filles et les garçons ont les mêmes droits. Il nous donne des informations sur la spécialité locale des ponts payants. Dans les environs de Vang Vieng, presque tous les ponts sont payants (normalement 10 0000 kips par véhicule). Les ponts payants sont gérés par plusieurs villages. Chaque village envoie un gardien de pont pendant une certaine période, puis c'est le tour d'un autre village. L'argent récolté sert en partie à rémunérer le gardien, le reste est utilisé pour financer les dépenses du village et l'entretien du pont. Intéressante façon de financer les dépenses communautaires ! Nous reprenons la route du Blue Lagoon. Nous croisons quelques cyclistes que nous plaignons car il fait vraiment très chaud et la poussière levée par les quelques véhicules qui passent doit certainement les incommoder. Au Blue Lagoon de nombreux touristes sont là, en majorité des familles. L'eau est vraiment bleue. L'appellation n'est pas usurpée. Les enfants jouent, grimpent à l'arbre, se pendent aux cordes et sautent dans l'eau. L'ambiance est détendue. C'est très agréable. Il y a une petite boutique où l'on peut faire quelques achats et manger des sandwiches et salades. Rien à voir avec le tubing. Nous continuons par la boucle dans de très beaux paysages. Les routes sont en très mauvais état. Sans la carte ou une solide connaissance des lieux, il doit être très facile de se perdre. Nous croisons beaucoup de vaches et quelques buffles. Nous passons quelques villages et écoles. Sur le chemin du retour, il y a beaucoup d'enfants à vélo. C'est probablement l'heure de la sortie des classes. Nous passons quelques ponts où nous lâchons les habituels 10 000 kips, puis rentrons à notre GH, couverts de poussière et prêts à prendre une douche. Le soir, nous retournons à notre restaurant indien. Ce circuit est à débuter en matinée pour éviter les grosses chaleurs.

Le lendemain, nous partons pour Luang Prabang. Nous quittons la Maylin en empruntant le pont payant. Certaines personnes nous ont dit que cette partie du voyage était pénible car la route est sinueuse et en mauvais état. Effectivement elle est sinueuse (c'est une route de montagne), mais seule la sortie de Vang Vieng est pleine de trous. Le reste est en bon état comparé à la portion Vientiane - Vang Vieng. Nous arrivons à 17h30 à la gare routière de Luang Prabang. Après discussion, nous en prenons un tuktuk à 6 000 kips chacun.

Luang Prabang Nous partons à la recherche de notre GH, la Sysomphone. Ayant oublié d'imprimer le plan, nous avons du mal à la trouver. Elle se trouve dans une petite rue à côté de la Merry1 et de la Thony2. La chambre est très grande ainsi que la salle de bains. Le patron est accueillant. Il parle encore quelques mots de français, vestige d'une époque où le français était la langue de l'administration. Nous partons visiter le marché de nuit qui nous plaît beaucoup même s'il est très touristique. On y trouve un très bel artisanat, notamment des tissus, du bois sculpté et aussi des stands de nourriture. Nous mangeons dans une rue adjacente et rentrons à la GH. Le lendemain, nous partons découvrir Luang Prabang. Nous nous promenons au bord du Mékong et tombons sur le port d'où partent les long boats pour différentes destinations. Nous visitons quelques temples. Certains sont magnifiques, d'autres moins. Le prix d'entrée est de 20 000 kips par personne et il n'a rien à voir avec l'état du temple. Nous pensons que ce droit d'entrée est destiné à l'entretien du temple. Nous visitons aussi le musée TAEC qui présente les principales ethnies du pays. Le soir, nous mangeons au marché de nuit ou l'on peut choisir ce que l'on veut parmi bon nombre de plats de la cuisine laotienne. Tout y est excellent et en prime la vendeuse est souriante et l'ambience détendue. Avant de rentrer à notre GH, nous dégustons les fameux jus de fruits (shakes) que tant de voyageurs nous ont vantés. Banane, mangue, ananas, papaye, tomate, citron, pastèque, dragon fruit et j'en passe. Quel bonheur ! Durant notre voyage au Laos (et aussi au Cambodge), nous en consommerons tous les jours. Et tant pis pour les recommandations de ne pas consommer de boissons avec de la glace. Ces jus de fruits ne nous rendront jamais malades car la glace est d'origine industrielle. Elle est juste pilée sur place. Nous décidons de visiter les cascades de Kuang Si en tuktuk. RDV est pris pour un départ à 11h30. L'entrée du parc coûte 20 000 kips pp. Nous y trouvons d'abord un enclos occupés par plusieurs ours. Ces ours servaient d'animaux de cirque, étaient maltraités ou avaient été capturés par des braconniers. Une équipe de passionnés en prend soin et donne des explications sur la vie des ours dans le parc. Nous suivons ensuite le sentier qui conduit aux chutes. Il y a plusieurs niveaux de chutes et 2 bassins où l'on peut se baigner. L'endroit est très reposant. Beaucoup de familles profitent de la quiétude des lieux et nous voyons de magnifiques papillons d'une taille impressionnante Le lendemain matin, après avoir gravi la colline du Phu Si (env 350 marches à monter. 20 000 kips pp) qui comporte quelques jolis temples et stupas, nous visitons le palais royal. Puis, le dimanche, nous nous réveillons tôt pour voir l'offrande aux moines. Cette pratique religieuse consiste, pour les fidèles, à donner de la nourriture aux moines. Cela se passe dans la rue, juste devant l'école primaire de Luang Prabang. A 5 h du matin des cars, minubus et tuktuks convergent vers l'endroit. Manifestement, cette offrande attire de nombreux touristes. Les fidèles et certains touristes (en majorité des Asiatiques probablement bouddhistes) s'installent sur le trottoir, un panier de riz collant et des fruits à portée de main. Les fidèles prélèvent un peu de riz de leur panier et le jettent dans le bol des moines. Nous avons constaté que les moines eux-mêmes jetaient des petits sachets de riz à des mendiants ou des enfants qui quémandaient. En somme, les moines demandent l'aumône, les fidèles les nourrissent et gagnent ainsi quelques points dans leur spiritualité. Les mendiants et les nécessiteux profitent des dons des moines. Un très bon système bien réglé où tout le monde trouve son compte. Nous avons aussi remarqué la patience et (du moins en apparence) la tolérance des moines vis à vis de l'attitude peu respectueuse de certains touristes qui viennent prendre des photos à quelques centimètres de leur visage. L'après-midi, nous visitons le centre de l'Unesco qui forme de jeunes Laotiens aux métiers de la restauration des temples. Nous nous rendons aussi au Ock Pop Tok Living Crafts Centre qui encourage le tissage de la soie en particulier. Le lendemain, le tuktuk nous prend à 08h00 comme prévu et nous amène au départ des bateaux (celui que nous cherchions depuis plusieurs jours). Nous avons payé 130 000 kips pour le voyage en longboat et à la "capitainerie" en face de Galong 4, proche du café Mékong Le prix officiel est de 110 000 kips. Nous parvenons à obtenir une place dans un fauteuil (l'un de nous deux utilisera le banc) car nous sommes en compagnie de touristes hollandais qui n'hésitent pas à pousser pour s'asseoir sur les fauteuils et non sur le banc dur car le voyage dure 8 heures. Au début, le Mekong est large et calme. Par moment, notre pilote passe d'une rive à l'autre, preuve que des bancs de sable non visibles existent. A un moment donné, nous passons sur la rivière Nam Ou. Puis, les premières falaises apparaissent et la rivière devient tumultueuse. Le copilote descend et guide l'avant du bateau pour éviter les bancs de gravier (50cm d'eau, moins parfois au bruit que produit l'hélice). Au milieu de nulle part, le pilote s'arrête sur un banc de sable et tout le monde descend pour une pause sanitaire.Des enfants jouent avec des barques et plus loin des buffles d'eau se baignent. Seuls leurs cornes et leur mufle noir dépassent de l'eau créant ainsi une impression de pierre affleurante. Le co-pilote enlève notre hélice récalcitrante au marteau; le pilote quant à lui affûte une nouvelle hélice sur un caillou. Puis, le remontage de l'hélice peut commencer. Ensuite, nous remontons la rivière qui est de plus en plus agitée. L'expérience du pilote est constamment mise à l'épreuve. Nous avons la chance d'avoir un pilote qui connaît parfaitement sa rivière ! A chaque "rapide" nous voyons des chercheurs d'or filtrer le sable. Puis nous voyons des extracteurs de sable bricolés sur des radeaux de bambou avec un tapis pour sélectionner le sable et rejeter les pierres. Nous espérons qu'ils n'utilisent pas de mercure pour séparer l'or. En effet, la rivière est un lieu de vie central où les gens font leur toilette, lavent leurs légumes et leur linge et encore ... leurs motos. Une enfilade de "rapides" se présente et notre pilote nous débarque tous en nous enjoignant de marcher environ 15 minutes en bordure de rivière. Il est vrai que nous sommes en fin de saison sèche et que le niveau de la rivière est vraiment bas. Nous retrouvons notre embarcation et lorsque nous remontons à bord, le copilote est en train de limer l'hélice qu'il vient de changer. Cela a dû toucher en montant.

NongKhiaw En fin de journée, nous arrivons à NongKhiaw. Nous trouvons une chambre à la NamHoun GH. NongKhiaw ressemble à une ville étape. Il y a peu de choses à faire. Nous visitons les grottes à 2 km de la bourgade. La 1ère grotte ne présente pas d'intérêt. La seconde servait de banque centrale laotienne pendant la guerre du VietNam. L'accès se fait par un siphon qui conduit à une grande grotte. Il semble que le chemin continue, mais sans guide, Jean-Pierre décide de rebrousser chemin. Un guide aurait été nécessaire. Le soir, nous mangeons au Deen restaurant indien recommandé par le LP. Le lendemain, nous prenons le bateau pour MungNgoi Neua. D'après le LP, Mung Ngoi a tellement été bombardée pendant la guerre que les autorités ont décidé de déplacer le chef-lieu de la province à NongKhiaw jusqu'à ce que des voyageurs la redécouvrent et vantent la beauté de son cadre. Le parcours est en effet magnifique. La rivière serpente paisiblement au milieu de ces montagnes karstiques. Le spectacle est de toute beauté. Après moins de 2 heures de navigation (et 25 000 kips pp), nous arrivons à MungNgoi.

MuangNgoi Les touristes viennent ici pour les paysages, le kayaking et les treks vers les villages Hmongs, Kameu et Laaks. Nous logeons à la GH NingNing. Nous faisons le tour du village (une route de terre de 500m de long env). Le village n'est accessible que par voie fluviale. L'électricité est produite par un générateur depuis la tombée de la nuit jusqu'à 22h. Puis, plus rien, tout le monde va se coucher. Nous décidons de visiter les villages typiques des alentours et suivons un sentier sur quelques km puis nous acquittons d'un péage de 10 000 kips pour rentrer sur le territoire des villages (un panneau indique que cet argent bénéficie à l'école du coin) De là, nous suivons le chemin au bord d'une falaise. Le chemin est cahoteux. Il vient d'être ouvert pour laisser passer des tracteurs à deux roues généralement attelés à un char qui servent à transporter des gens et du matériel. La route a été également ouverte pour permettre une exploitation de bois. Nous observons les bûcherons: ils coupent les troncs jusqu'à 30 cm de diamètre à la machette. Les troncs dont le diamètre avoisine 80 cm semblent être coupés au moyen d'une scie à deux mains au vu des marques sur les troncs abattus. Pour scier ces gros troncs, les habitants utilisent un échafaudage qui leur permet de scier au-dessus des racines apparentes à environ 1,80 mètre du sol.Les bûcherons n'ont pas l'air d utiliser de tronçonneuses. Nous arrivons au village de Ban Na où de nombreux tisserands sont au travail. Ils préparent les paniers qui contiennent le riz collant et ce n'est pas pour les touristes. Nous nous désaltérons avec une bière servie par la tenancière d'un "café". La boisson a été placée dans une glacière dans laquelle des glaçons ont dû exister... Comme le village n'a pas d'électricité, tout doit provenir de MungNgoy. Nous retournons à MungNgoy en coupant à travers les rizières asséchées. Demain, nous reprendrons le chemin de Luang Prabang par le bateau jusqu'à NongKhiaw (25 000 kips pp) , puis par le bus jusqu'à Luang Prabang (55 000 kips pp). Nous voulons poursuivre notre voyage vers Vientiane avec le bus couchettes. Nous quittons MuangNgoi par le bateau. Nous redescendons la rivière et cette fois une belle vague embarque et nous arrose copieusement. Tout le monde rit. A l'arrivée, nous obtenons les deux dernières places dans le minibus pour Luang Prabang. Nous partons donc serrés à la Lao (16 personnes sur deux bancs). Un peu plus loin, le minibus croise un camion qui arrose la piste pour éviter la poussière. Les jets sont situés exactement à la hauteur de notre banc et malgré les coups de klaxon de notre chauffeur, nous sommes à nouveau copieusement arrosés. Nous faisons 50 mètres et le chauffeur stoppe pour embarquer 6 personnes supplémentaires: 3 dans la cabine et 3 derrière. Quelques km plus tard, notre chauffeur glisse 3 chaises d'enfants en plastique entre les jambes des voyageurs. Il invite les 3 derniers passagers à les utiliser ! Pendant tout le trajet, nous chargeons et déchargeons des passagers et des marchandises. Le voyage durera 4h30 pour 105 km. Nous arrivons enfin à la gare routière de Luang Prabang Sud et demandons des places dans le sleeping bus pour Vientiane. Il se trouve que le bus couchettes de ce soir est complet. L'employé offre à Jean-Pierre des places dans un bus sur le point de partir. Il accepte et quelques minutes plus tard, nous réalisons que nos places sont au dernier rang, que le bus ressemble à une fournaise et que nous sommes les seuls étrangers. Nous quittons la gare routière à 17h00. Durant toute la nuit, le bus s'arrêtera pour prendre les passagers qu'il trouve sur sa route et leurs bagages. Notre chauffeur est très prudent. Cela compense partiellement l'inconfort. La climatisation du bus fonctionne par intermittence. Lorsqu'elle ne fonctionne pas, c'est une poussière fine qui s'engouffre dans les tuyaux de la climatisation. Cette poussière irrite les voies respiratoires. Nous sommes partis à 17 heures et arrivons à la gare routière Nord de Vientiane à 06h30. La distance est de 383 km et la température doit avoisiner le 28 degrés C.

Re- Vientiane Nous négocions un tuktuk qui nous amène directement à la Mixay GH. Après de l'attente, nous obtenons une chambre et pouvons enfin prendre une douche et nous changer. Nous décidons que lundi, nous demanderons une extension de 5 jours de notre visa lao. Il nous reste à faire la boucle de Thakaek, le plateau des Boloven et les 4000 îles. Par la suite, nous comptons nous rendre au Cambodge pour visiter Angkor. Lundi matin nous prenons notre ticket de bus pour Thakaek (120 000 kips pp) Le bus part à 13h00. Arrivée prévue 17h00. Arrivée effective 18h30. Il fait déjà nuit. Le plan du LP, indique que le Thakaek Travel Lodge (90 000 kips la chambre avec sdb) se trouve à 400 mètres env. A la gare routière, les chauffeurs de tuktuk nous disent que l'hôtel se situe a 3-4 km. Puis, un hôtelier nous confirme les 3-4 km. Nous prenons donc un tuktuk pour 15 000 kips par personne (âprement négocié). A vue de nez, les 3 km y sont sur une route en mauvais état qui nous aurait obligés à porter nos sacs à dos à roulettes de nuit sans éclairage public .

Thakaek et la boucle Le lendemain, nous allons visiter Thakhaek. Il n'y a absolument rien à faire dans cette ville qui semble prise de léthargie et ignorer ce que "se presser" signifie. Donc, repos, promenade au bord du Mékong et jus de fruits sont au menu. Le jour suivant, nous décidons de faire la boucle de Thakhaek décrite dans le LP. Nous laissons nos bagages principaux au Thakaek Travel Lodge et partons avec un scooter de Mr Ku (100 000 kips par jour. Un loueur en ville loue des motos à 50 000 kips par jour si on loue pour plus de 3 jours, mais nous choisissons Mr. Ku pour son service). L'essence au Laos coûte plus d'un Euro le litre (en fonction de l'endroit où on l'achète). Comme recommandé par Mr. Ku, nous faisons la boucle dans le sens inverse des aiguilles de la montre. La route se déroule sous nos roues et nous visitons une grotte sur les 5 proposées sur le plan fourni par Mr. Ku (Buddah cave). En effet, nous avons déjà visité beaucoup de grottes au Laos. A Nakai, nous attaquons une route défoncée et en travaux. En arrivant à la GH nous constatons qu'un sac à dos s'est ouvert et que nous avons perdu les vêtements de rechange prévus pour ces quatre jours. Retour en arrière pour essayer de retrouver nos habits. Nous ne retrouvons que quelques sous vêtements. Passablement énervé, Jean-Pierre roule vite. A un endroit donné, plusieurs nids de poule se suivent. Notre pneu arrière crève. Nous hélons une camionnette et retournons au village précédent. Un mécanicien change notre chambre à air irréparable et nous demande 25 000 kips. Nous achetons des Tshirts de rechange au marché local puis reprenons notre route pour Thalang. Nous logeons au Sabaidi GH (la chambre coûte 50 000 kips). Plusieurs autres motos de Mr. Ku arrivent (7 ou 8). Le patron de la GH essaie de plaire à sa jeune clientèle. Il est sympa, mais nous trouvons les lits vraiment durs et les portions de repas petites. Nous parlons avec quelques personnes de ce groupe de jeunes de plusieurs nationalités européennes. Ils sont sympas. Le lendemain matin, nous subissons une grosse averse. Enfin, cela se calme et nous prenons la route. Après quelques km, notre pneu arrière crève à nouveau. Heureusement, dans le groupe de jeunes qui suit, Il y a un Anglais qui est équipé de minutes et d'un kit de réparation. Il place une rustine sur notre chambre à air et nous pouvons poursuivre notre route. Noua apprécions leur aide. Sans eux, il ne nous restait plus qu'à faire demi-tour. Entre Thalang et Laksao, la route est exécrable ! La distance est de 62km. Mr. Ku prévoit 4-5 heures! Et effectivement, on ne peut aller plus vite. Pendant la première partie de ce voyage, il n'y a pas de village. En cas de pépin sérieux, il faut retourner à Thaleng: Il y a peu de véhicules. La forêt est magnifique. Dans la 2ème partie du parcours, les engins de terrassement que nous voyons nous font craindre le pire pour cette forêt primaire. Nous traversons quelques villages. Les enfants nous saluent en riant. Ils agitent leurs mains à notre passage. Les habitants vivent en compagnie de poules, canards, buffles d'eau. Nous voyons aussi des paraboles. Ils n'ont pas grand chose, mais la télé, ils l'ont!! Nous arrivons enfin à Laksao après 4h de route. Quel soulagement! Nous prenons un petit lunch à Laksao, toujours en compagnie de l'équipe de jeunes juchés sur leurs motos Kalao de Mr. Kue, faisons le plein et retrouvons le goudron à notre grande joie. Peu après Laksao, nouvelle crevaison! Toujours ce pneu arrière. La chambre à air est à nouveau irréparable. La chambre à air est changée (20 000 kips) et nous repartons tous en groupe. Quelle chance nous avons eue de tomber sur cette équipe de jeunes si sympathiques et serviables. Nous visitons le "cool spring" a env. 3km de la route sur une piste poussiéreuse. C'est un bassin d'eau très fraîche où semblent se rendre tous les habitants du coin. Ils se baignent tout habillés et s'éclaboussent avec de grands rires, puis repartent sur leurs motos. A un moment donné, quelques habitants font la fête. Ils nous invitent tous à se joindre à eux. Nous apprendrons par la suite que c'est la journée de la femme. De la musique lao, quelques bières et un peu de nourriture. Ils sont vraiment sympas ces Laos. Mais nous devrons reprendre la route pour être à la grotte de Konglor avant la nuit. La route est bonne et nous arrivons sans souci à Konglor juste à la tombée de la nuit. Nous nous arrêtons à la Sylomyan GH pour la nuit car nous craignons qu'il n'y ait pas suffisamment de place pour toute l'équipe au Chanta House. Le lendemain, nous prenons la route avec l'équipe de motards de Mr. Ku. Ils ont pu trouver de la place pour tous dans les dortoirs. (Le dortoir n'est vraiment plus de notre âge). Nous visitons la grotte de Konglor. La grotte abrite des cavités intérieures hautes de plus de 100 mètres. Elle mesure 7 km et est traversée par une rivière qui mène au village de Ban Na Tan. Les guides nous montrent les chauve souris qui y logent. Nous circulons sur de petites barques en bois accompagnés d'un pilote et de son assistant. A un moment donné, nous descendons pour suivre un sentier éclairé avec de nombreuses stalactites et stalagmites. C'est vraiment beau. Parfois, nous devons descendre et marcher un peu car le niveau de l'eau est trop bas. A Ban Na Tan, nous visitons le village. Lors de notre visite, les habitants récoltaient et séchaient des feuilles de tabac qu'ils vendront par la suite à des cigarettiers. De retour à Konglor, une averse tropicale nous trempe tous en quelques minutes. Nous prenons congé de notre équipe de jeunes motards qui rentre à Thakaek le jour même. Ils ont vraiment été très gentils et serviables avec nous et nous les remercions. Nous partons à pied sur un chemin que nous indique le propriétaire de notre GH. Le village ressemble à tous les villages laos : enfants souriants, curieux et bavards, animaux qui vivent sous le même toit que la famille, chiens qui dorment sur la route et ne se déplacent même pas lorsqu'un véhicule arrive. Le soir, tous les GH sont complets. Le propriétaire de notre GH installe une natte et une moustiquaire pour des touristes qui n'ont pas trouver à se loger. Le lendemain, nous rentrons à Thakaek et arrivons sans encombre au Thakaek Travel Lodge. Nous récupérons nos bagages du store room et restituons la moto à Mr. Ku qui nous dit que nous aurions dû lui téléphoner à la 2ème crevaison car l'expérience lui a appris que cela provenait de la dimension des pneus qui est trop petite pour cette moto et que si nous l'avions appelé, il nous aurait envoyé quelqu'un pour nous changer le pneu. Mr Ku, nous aurions préféré savoir cela avant !

Pakse et la boucle du plateau des Boloven Le soir même, nous prenons un bus de nuit pour Pakse (30 000 kips pour 2 pour le tuktuk pour la gare routière + 60 000 kips pp pour le bus) et arrivons tôt le lendemain à Pakse. Accompagnés de quelques touristes, nous prenons un tuktuk pour le centre ville et arrivons au Sabaidi2 GH recommandé par le LP. Nous espérons obtenir une chambre dans cet établissement et, heureusement, nous l'avons (78 000 kips avec douche sdb). Nous nous renseignons sur les locations de moto pour le plateau des Boloven. Le prix est identique partout : 50 000 kips/jour si la location est de 3 jours min. Nous retournons à la GH et avons la chance de tomber sur un touriste qui revient du plateau des Boloven. Il a loué une petite moto pour 2 et nous donne quelques tuyaux. Nous louons une moto un peu plus puissante que les Hondas car Jean-Pierre préfère avoir de la réserve de puissance (nous payons 240'000 kips pour 4 jours). Nous partons pour Tad Lo. Cette première chute d'eau est jolie. Il y a possibilité de dormir chez l'habitant mais nous préférons un petit hôtel (70 000 kips la nuit). Nous mangeons chez Mama qui est une petite femme souriante et pleine d'énergie. Le soir, nous nous installons et passons notre commande; puis voyons les voyageurs du coin affluer. Manifestement, Mama est connue loin à la ronde. Sa nourriture est excellente et copieuse (55 000 kips pour 2). Nous y retournerons demain pour ses pancakes à la banane si réputés (15 000 kips le petit déj pour 1 personne composé d'un pancake et d'un milkshake). Le lendemain, nous partons vers Salavan. Nous nous rendons au marché et y achetons quelques fruits. Nous revenons sur nos pas en direction de Thateng et Sekong. Ces bourgades ne présentent guère d'intérêt. Ensuite, nous bifurquons à Ban Lak pour les chutes de Katamtok. Jean-Pierre conduit 18 km sur une piste en travaux. Certaines parties sont bonnes, mais la majorité ne l'est pas. Enfin, face à nous les chutes apparaissent. Elles sont magnifiques: plus de 100 m de haut. Cette cascade vaut vraiment le déplacement. Nous rebroussons chemin et allons loger à Attapeu. A Attapeu, nous constatons que les Vietnamiens sont très présents. Il est vrai que nous sommes tout près de la frontière vietnamienne. Nous passons la nuit dans un motel très bien tenu par des Vietnamiens (80 000 kips la nuit avec l'air conditionné qui fonctionne parfaitement). Le marché regorge de Tshirts et autres vêtements made in Vietnam. Le lendemain, nous revenons sur nos pas jusqu'à Thateng, puis prenons la direction de Paksong. A Thateng, nous allons voir Koffie Wong, un Hollandais établi là depuis env. 5 ans. Grand amateur de café, il le cultive et organise des tours de sa plantation avec explications et dégustation. Le tour dure entre 1h et 1h30 et coûte 50 000 kips par personne. Koffie nous raconte comment il s'est installé ici et explique que le système est matriarcal. Koffie est passionné et excellent businessman. Sur sa recommandation, nous logeons au Savanna GH (80 000 kips la chambre). Aujourd'hui, nous rentrons sur Pakse. Il y a 2 chutes d'eau importantes et nous voulons visiter au moins Tat Fane. En chemin, nous stoppons à une jolie petite chute nommée Tat Champee. Malheureusement, nous manquons Tat Fane car nous ne trouvons pas la bifurcation. Nous retournons à Pakse et rendons notre moto.

Les 4 000 îles Nous décidons de partir le lendemain pour Si Phandone (ou les 4 000 îles). Le matin à 8h, nous prenons un mini van poussif (50 000 kips pp sans les passages en bateau). Le mini van est bien complet et 2 de nos voisins sont assis sur des demi sièges. Le chauffeur nous dit que cela ne va pas durer longtemps. En effet, après env 1/2 h de route, l'une des touristes passe dans un autre petit bus en partance pour les 4000 îles. A Done Kong, nous débarquons 2 touristes, puis le mini van continue sa route et nous arrête au débarcadère pour Done Det et Done Khone. Nous payons le passage (20 000 kips pp). Une partie des voyageurs descend à Done Det réputée plus jeune et plus bruyante. Nous poursuivons notre route pendant quelques minutes et arrivons à Done Khone. Nous nous installons dans un bungalow de la GH Souksan (chambre à 50 000 kips la nuit). Le temps semble s'être arrêté ici. Personne n'est pressé à tel point que nous avons l'impression de casser les pieds de nos interlocuteurs lorsque nous commandons une consommation ou un repas dans un restaurant. Nous nous rendons à pied aux chutes de Li Phi qui sont très belles, même maintenant que nous sommes en saison sèche. Le lendemain, nous louons des vélos à notre GH et pédalons jusqu'au point d'où partent les bateaux pour voir les dauphins Irrawady, une espèce menacée. De retour à notre GH, nous nous renseignons sur le prix des billets pour le Cambodge. Par rapport à la distance, le prix est très élevé (176 000 kips pp incl. le passage en bateau). Nous faisons connaissance avec un couple de Français qui vient du Cambodge pour prêter main forte à une Franco laotienne qui construit des bungalows de standard et service occidental juste à côté de notre GH. Ces Français ont payé leur billet 17 USD de Kratie jusqu'au poste frontière. Cela ne vaut donc pas la peine de faire le trajet par petites étapes. Dans les 4 000 îles, nous avons aussi eu le sentiment que les îliens s'ennuyaient ferme. Ils passent une bonne partie de leur journée à regarder des séries à l'eau de rose à la télé et à suivre les spots publicitaires. Nous quittons le Laos ce matin. Nous avons aimé ce pays, ses paysages (formations karstiques si caractéristiques) et ses habitants, surtout les enfants qui hèlent les voyageurs en riant. Leur insouciance fait plaisir à voir.

Passage de la frontière Laos - Cambodge Vers 8h, le propriétaire de notre GH nous conduit dans sa barque jusqu'à Ban Nakasan. Là, nous trouvons l'endroit d'où partent les minibus à destination du poste frontière. Un représentant de la compagnie de bus propose à tous les touristes de passer par son intermédiaire pour obtenir leur sortie du Laos et visa du Cambodge moyennant un émolument de 10 USD pp. Il prétend que nous ne sortirons jamais du Laos ni n'entrerons au Cambodge sans payer de "frais" et que nous avons tout intérêt à passer par lui. Une bonne douzaine de touristes acceptent et lui remettent leur passeport. Quand on pense que le salaire moyen d'un employé est d'env. 150 USD par mois et que le salaire d'un fonctionnaire est encore plus faible, on comprend que c'est une excellente affaire pour lui. Après env. 1h et demie d'attente, 3 minibus se mettent en route. A la sortie du Laos, les douaniers nous réclament 2 USD par personne pour apposer le tampon de sortie. Plusieurs touristes rechignent. Nous réclamons un reçu. Les douaniers refusent et nous rendent nos passeports. Je leur demande leur nom. Ils ne veulent rien savoir et l'intermédiaire qui a réclamé 10 USD pp pour le service des passeports nous assure que réclamer ne sert a rien car "tout le monde s'en fout" (dixit). Nous payons 3 USD pour les 2 et obtenons nos sorties du Laos.

Nous passons du côté Cambodge. 1ère étape: Le contrôle de la température corporelle au prix de 1 USD pp. Le douanier se garde bien de prendre celle de Chantal car elle a pris froid et éternue juste devant lui... Ensuite, nous payons notre visa à 20 USD pp + 3 USD pp pour le douanier. Enfin, nous passons au dernier service qui applique un tampon au "prix" de 2 USD pp. Un Japonais qui a passé par les "services" du représentant de la compagnie de bus doit donner une rallonge de 7 USD avant de récupérer son passeport, histoire de rembourser les montants versés aux douaniers. Le système est bien rodé... Le LP l'avait annoncé. Nous attendons encore plus d'une heure avant qu'un minibus nous annonce qu'il part pour Kratie. Le minibus nous dépose à Steung Treng et nous transfère dans un autre minibus complètement pourri avec un pare-brise plein de fissures.. Le chauffeur attend presqu'une heure dans l'espoir que son véhicule se remplisse. Puis il prend la route. Chaque fois qu'il téléphone, c'est parce qu'il va prendre un ou des passagers supplémentaires. Nous avions vu beaucoup de choses lors de nos voyages en Afrique, notamment comment rentabiliser l'espace dans un taxi-brousse. Mais ce chauffeur a battu le record en réussissant à caser 24 personnes dans son minibus. 8 étaient assises dans le coffre. Pour monter, ces voyageurs devraient grimper sur les sacs à dos. La route a paraît-il été construite par les Chinois. Eh bien, ils ont dû oublier d'emporter le savoir-faire ou de bons matériaux car nous voyons des ornières impressionnantes. Les passagers assis dans le coffre se font entendre lorsque le chauffeur passe dans ces ornières car leur tête heurte le toit du coffre. Le chauffeur n'en a cure. Cela le fait rire. Je suis impressionnée par le calme des Cambodgiens. A aucun moment, ils n'élèvent la voix. Le chauffeur a bien de la chance d'avoir des clients si conciliants. Nous craignons de la casse pour nos bagages. Nous arrivons à Kratie juste avant la nuit. Un hôtelier nous alpague. Il oublie de nous dire que ses chambres n'ont pas d'eau chaude (USD 7 la chambre pour 2). Nous aurions dû poser la question.

Phnom Penh Nous réservons un "express minivan" pour Phnom Penh pour le lendemain (USD 15 pp). En raison de ce que nous lisons dans le LP sur les arrachages de sacs par des motocyclistes très violents, nous prenons des mesures de sécurité dignes de celles que nous prenions à Bogota ! Toutes nos valeurs sont dans des poches intérieures sauf bien sur l'appareil photo. Le départ est prévu à 7h-7h30. A 6h45, l'hôtelier frappe à notre porte car le minibus est déjà là. Le chauffeur conduit rapidement. Son arme, c'est le klaxon. Il s'arrête peu de fois et à aucun moment, nous ne sommes tassés comme le jour précédent. Nous arrivons à Phnom Penh au marché central juste avant midi. Jean-Pierre stresse car de nombreuses personnes attendent l'arrivée des vans. Elles scrutent les bagages et ouvrent les fenêtres du van de l'extérieur. Des mains essaient de saisir les bagages. Mais rien de grave ne se produit. Il suffit de dire NON avec obstination à toutes les sollicitations et de s'éloigner un peu. Ouf, nous avons tout le temps de trouver un hôtel. Nous prenons une chambre au Royal GH idéalement situé entre le front de mer et le marché central. Nous nous offrons une chambre avec air conditionné. La patronne est très aimable. Elle nous recommande de laisser nos passeports au moins dans un locker qu'elle met gratuitement à disposition de ses clients. Nous allons visiter le palais royal situé à quelques blocs. Il est splendide. Nous sommes en admiration devant cette architecture pleine de faste. Les Khmers sont de vrais artistes. En sortant, Chantal repère des coiffeurs pour hommes installés dans la rue. Et pourquoi ne se ferait-elle pas une couleur ? Ses cheveux en ont besoin. Plus loin, tous les salons de coiffure pour dames sont regroupés. Chantal demande si elles peuvent lui faire une couleur. Pas de souci. C'est pour quand ? Tout de suite. Parfait. Après l'application de la couleur, elle passe sous un casque qui projette de la vapeur. Le shampoing s'accompagne d'un massage de la tête complet fait avec beaucoup de douceur et très agréable. A tel point que Jean-Pierre se demandait ce qu'elles peuvent bien lui faire. Prix de la couleur et du massage USD 7. Le soir nous mangeons dans un restaurant thaï sur le front de rivière. Les plats sont goûteux et bien présentés. Cela fait plaisir de sortir du sempiternel riz poulet. Le lendemain, nous prenons un tuktuk et allons visiter la prison S21 à Tuol Sleung. L'autre face du Cambodge. C'est juste insoutenable. Des milliers de personnes ont été emprisonnées ici. Elles étaient torturées de manière organisée, systématique jusqu'à ce qu'elles avouent ce que l'on voulait leur faire dire. Puis elles étaient exécutées. Un massacre insensé et incompréhensible. Les Khmers rouges ont déplacé les Cambodgiens vers les campagnes, puis dans des zones encore plus reculées. Ils ont éliminé d'abord ceux qui occupaient des postes importants et leur famille, puis les intellectuels, puis toute personne sachant simplement lire et écrire. 1.7 million de Cambodgiens ont été tués. Il est probable que certains Khmers rouges occupent encore des postes clé. Les Cambodgiens en ont encore probablement pour longtemps avant de pouvoir faire la paix avec ce passé si douloureux. Quelques jours plus tard, nous rencontrons un Cambodgien qui nous demande si nous avons visité les "killing fields" (endroit situé à env.15 km de Phnom Penh où les Khmers rouges exécutaient leurs prisonniers après les avoir torturés). Il nous dit que sa mère se trouve là-bas... Demain nous partons pour Sianoukville

Sianoukville Sianoukville ne plaît pas à tout le monde. Beaucoup disent que c'est le St Tropez local. Et pourtant cette ville nous plaît. Est-ce dû au fait que nous sommes en basse saison ? Les plages sont magnifiques; des vendeuses de fruits, de crabes, de calamars et de langoustine passent nous offrir leurs produits. Elles sont absolument charmantes. Nous craquons pour des fruits puis pour des seiches grillées au charbon de bois. Nos craintes de voir de la prostitution enfantine (mineurs avec des adultes) sont dissipées. Nous prenons une excursion d'une journée en bateau pour les îles en face de Sianoukville (USD 15 pp avec le pique-nique de midi). Deux jours plus tard, bien rôtis par un soleil particulièrement traître, nous partons pour Kampot.

Kampot Nous voulons voir les plantations de poivre. Le tuktuk nous trouve une GH toute neuve au centre ville pour USD 8 la nuit. Nous louons une petite moto. Avant de partir, nous nous rendons à l'hôpital de Kampot où un médecin diagnostique de l'asthme à Chantal et lui prescrit 3 jours de traitement. L'hôpital nous remet des comprimés dans un petit sachet en plastique, donc nous ne saurons jamais quels médicaments le médecin a prescrits. Nous nous mettons en route et visitons une plantation de poivre Nous apprenons que le poivre, qu'il soit blanc, vert, rouge ou noir c'est toujours le même. Nous achetons du poivre à la plantation et sur la route. Puis nous nous rendons à Kep. C'est vraiment tout petit par rapport à Sianoukville. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons aux salines pour y faire des photos.

Re Phnom Penh Demain, nous retournons à Phnom Penh. Nous avons simplement séparé en 2 notre temps de parcours pour Siem Reap afin, d'arriver là-bas suffisamment tôt pour trouver une GH en toute tranquillité. Nous avons aussi profité de notre passage pour encaisser nos travellers cheques Thomas Cook qui ne sont pas les bienvenus en de nombreux endroits. Nous visitons aussi le musée d'art khmer (superbe). Nous sommes à nouveau impressionnés par les talents des Khmers.

Siem Reap (Angkor) L'arrivée à Siem Reap s'est mieux passée que nous le craignions. Un tuktuk nous a amenés au centre ville. Le chauffeur nous a d'abord emmenés à une GH qui ne nous a pas plu. Finalement, il a accepté de nous emmener aux Mandalay Inn et Popular GH qui sont juste l'une en face de l'autre. Nous choisissons le Popular GH avec air con. Siem Reap n'est pas vraiment représentatif du Cambodge. Tout est tourné vers le tourisme, et ce, depuis de nombreuses années. Les voyageurs en route pour les temples d'Angkor trouvent ici tous les services dont ils ont besoin. Évidemment, pour la gentillesse légendaire des Cambodgiens, ce n'est pas le meilleur endroit. Le chauffeur de tuktuk nous propose ses services pour 12 USD/jour. Nous prenons rendez-vous le lendemain à 5h pour voir le lever de soleil sur Angkor Vat. A 5h, il fait nuit, mais de nombreux tuktuks et motos sont déjà sur la route. Nous achetons un billet pour 3 jours non consécutifs à 40 USD/personne. Arrivés Angkor Vat, il fait encore nuit. Nous suivons la foule sans savoir exactement où elle va. Nous prenons place sur l'une des bibliothèques (nous l'apprendrons plus tard dans le guide sur Angkor dont nous avons fait l'acquisition). Il y a foule, le ciel rougeoie et le soleil apparaît enfin. Le temple est impressionnant. Nous l'avons vu de nombreuses fois en photo, mais là, c'est vraiment splendide. Angkor Vat a été construite au 12ème siècle. Puis nous nous rendons à Angkor Thom qui est une ville et non pas un temple. Nous aimons la Terrasse du Roi Lépreux et voyons la Terrasse des Éléphants. Le Bayon nous surprend par ses tours avec des têtes aux multiples orientations. Puis, à notre demande, le chauffeur nous conduit à Tha Prom où les fromagers se mêlent aux murs des temples. On ne sait pas si les arbres tiennent les murs ou si c'est le contraire. C'est vraiment impressionnant. L'empire khmer était gigantesque. Il englobait, en plus du Cambodge, tout le Laos, le nord de la Thailande et une partie du VietNam. Il a duré plus de 6 siècles. De nombreux souverains se sont succédés et différents courants religieux ont prévalu tout au long de cette période. Le bouddhisme vient de l'hindouisme, les bas-reliefs en témoignent.

Nous prenons rendez-vous avec notre chauffeur pour le surlendemain à 7h. Le jour dit, le chauffeur n'est pas là. Nous l'attendons une vingtaine de minutes, puis prenons un autre tuktuk Nous demandons au chauffeur de nous reconduire au Bayon car lors de notre première visite, nous n'avons pas remarqué de nombreux bas-reliefs. Nous poursuivons par Prasat Kravan, Neak Pean près d'un petit lac, le Mebon Oriental qui servait à l'époque de réservoir d'eau, Ta Som et Pre Rup. Ces temples sont un peu moins courus que les autres et nous les apprécions plus calmement. Nous visitons en fait les temples proposés dans le guide "Angkor, cite khmère" rédigé par Claude Jacques et Michael Freeman pour une visite de 3 jours, guide que nous recommandons à tout visiteur. Nous proposons à notre chauffeur de nous reprendre le lendemain à 5h pour voir le lever de soleil sur Srah Srang. Il a l'air tout content. Espérons qu'il ne nous fera pas faux bond. Le lendemain, comme prévu, le chauffeur est là à 5h. Nous admirons le lever de soleil sur Srah Srang. C'est magique et bien plus calme qu'Angkor Vat, Angkor Thom ou le Bayon. Le chauffeur nous conduit à Banteay Kdei, puis à Ta Prohm que nous visitons pour la seconde fois et où un vieux Cambodgien nous indique où prendre de belles photos, Ta Keo où les marches sont particulièrement étroites et raides, Thommanon et Chau Say Tavoda, restauré par les Chinois. Il est évident que l'empire khmer a traversé plusieurs siècles. Plusieurs styles cohabitent en fonction de la période à laquelle les temples ont été érigés. Certaines images se superposent. Des bas-reliefs ont été effacés et remplacés par d'autres en fonction de la religion dominante de l'époque (bouddhisme ou hindouisme). Il reste encore un énorme travail pour remettre en état de nombreux temples. Cela dépend en partie du financement des pays étrangers. La période des Khmers rouges a été néfaste pour les temples d'Angkor car, même si les Khmers rouges n'ont pas détruit les temples, ils ont notamment jeté les archives du Baphuon qui comportait des informations sur des dizaines de milliers de pièces. Nous avons terminé la visite des temples. Il n'est pas encore midi et le chauffeur nous propose de visiter Banteay Srei qui se trouve à 25 km env de Siem Reap (moyennant un supplément de 5 USD). Nous acceptons et il nous y conduit (compter env 45 minutes de route). Cet endroit est magique. Les temples sont très bien conservés et/ou ont été très bien restaurés. Bangkok Il nous reste un jour pour acheter nos billets de bus pour Bangkok (USD 14 pp). Nous choisissons le minibus qui part à 6h du matin afin d'avoir suffisamment de temps pour trouver une GH. L'arrivée est prévue à Khao San Road à Bangkok vers 14h. Les douanes cambodgienne et tha�� se passent sans encombres. Dès que tous les passagers ont terminé toutes les démarches douanières, un autre minibus, thaï celui-là, nous conduit vers Bangkok. Ici, on conduit à gauche. La circulation est beaucoup plus rapide et plus stressante. On sent que les gens sont tendus. Nous arrivons à Khao San Road vers 15h ce qui est très bien vu les embouteillages monstrueux de cette ville. Nous prenons une GH sans vraiment en visiter plusieurs (4 Sons Plaza GH). Le prix est de Tbh 650 la chambre avec air con. Le patron n'est pas aimable. Nous posons nos bagages et cherchons des points de repère dans le quartier. C'est un endroit très touristique et animé. Plusieurs GH sont complètes. Nous n'osons imaginer ce que c'est en haute saison. Nous désirons changer de GH le plus rapidement possible. Le soir, nous dînons dans la rue. De nombreux étals proposent toutes sortes de plats très appétissants. Nous sommes impressionnés par la taille des fruits shakes. Khao San Road est LE quartier des backpackers avec ses avantages et ses inconvénients. Il n'y a pas de station de métro ou de skytrain à proximité, mais on peut prendre le bateau sur la rivière Chao Phraya et ça, c'est très pratique et bien sympa. Le quartier se trouve près du pont Rama VII caractéristique. Aujourd'hui, c'est mercredi. Nous prenons le bateau pour Chinatown. Le bateau, c'est comme les minibus dans la circulation, ils sont bondés, rapides et pressés. C'est un moyen agréable de se déplacer car on voit les vats (temples) au bord de la rivière. A Chinatown, nous avons visité un grand marché où l'on trouve vraiment de tout. Puis, nous avons pris le métro pour Silom Road. La circulation y est trépidante et c'est vraiment très bruyant. Nous avons revu les rues de Patpong. Nous ne logerons pas dans ce quartier. Puis, nous prenons le skytrain pour le centre commercial MBK. On trouve de tout à MBK. Comme nous cherchons essentiellement des vêtements, nous pouvons constater que toutes les marques sont présentes et le prix va avec. Toutefois, les articles qui ne portent pas de marques semblent bien coupés et à des tarifs bien plus raisonnables. Nous visitons quelques vats puis nous rentrons sur Khao San road à pied. Ce n'est pas si long que cela. Nous avons changé de GH pour moins cher (Thara House à Tbh 540 pour 2 avec salle de bains et aircon), plus sympa (ce n'est pas difficile) avec un service identique. Nous sommes plus proches des quais. C'est plus rapide pour prendre le bateau, mais un peu plus bruyant en raison des décibels générés par un bar tout proche. Nous constatons que les tuktuks annoncent des prix exorbitants pour de courts trajets. Conseil donc: ne pas utiliser ce mode de transport à Bangkok mais privilégier le métro, le skytrain ou le bateau. Les taxis (avec compteur) semblent également être une option possible. Nous visitons Chatuchak, le plus grand des marchés de Bangkok où nous achetons quelques habits et souvenirs pour nos proches. Nous terminons nos courses au MBK. Faire des achats de vêtements à Bangkok ne nous semble pas plus intéressant qu'à Phnom Penh. Hormis pour des faux qui ne nous intéressent pas, les prix sont élevés et les vendeurs peu intéressés à vendre (sauf dans la rue). Dimanche, nous retournons au quartier chinois par bateau Chao Phraya et nous écumons toutes les petites ruelles de ce quartier. Le soir, après notre repas, un énorme orage éclate. En 15 minutes, l'eau monte dans les rues. Impressionnant ! Le lendemain, il n'y a plus rien: l'eau s'est évacuée et le soleil est revenu. La date de notre retour approche. Cela fait maintenant 2 mois que nous sommes partis et nous nous réjouissons de retrouver notre famille. Nous réservons nos places dans un des nombreux minibus qui partent de Khao San road pour l'aéroport. Tout se passe bien. Le minibus nous lâche devant l'aéroport en 3ème file. Personne ne semble s'en offusquer. Nous entrons dans l'aéroport et effectuons les formalités sans aucun problème.
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Avis sur notre itinéraire au Cambodge du 14 décembre au 13 janvier 2013?
Bonjour, nous partons mon conjoint et moi avec nos filles de 10 et 12 ans du 14 décembre au 13 janvier 2013. Voici l'itinéraire prévu.

16 au 20 dec. Phnom Pen 20 au 23 Kampot 23 au 27 Koh Rong 27-28Shianoukville (trouver transport pour aller à Battambag) 29 dec au 1 Janv. Battambag 1er Battambag - Siam Reap 2 janv. Siam Reap - Kampong Pluk 2 et 3 janv. Kampong Pluk 4 au 7 janv. ? 7 janv au 12 janv. Siam Reap (et nous reprenons l'Avion de Siam Reap)

Mon idée est qu'en restant plusieurs jours au même endroit est que je pourrai visiter les environs. Je ne sais pas trop qu'elle ville faire du 4 au 7 janv. Mon hotel est deja reservé pour l'arrivé. Si vous avez des commentaires et suggestions. Merci beaucoup Julie
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Etonnant bistrot de Paris à Siem Reap
Avec mes amis Lyonnais nous avons passées deux soirées d'exception dans ce Bistrot plus Vrai que Vrai au décor ancien bistrot parisien, avec son comptoir en zinc, ses affiches anciennes ses vieilles carafes, même le sucrier est sytle d'époque ! les plats sont assortis et très bons fait maison par le maître des lieux Pat, un passionné ou aucun détail ne lui échappe. Du pied de cochon, des tripes, andouillettes, boudin, fromage de tête, daube, osso bucco, le tout un peu cher (6 à 12$) sauf le plat du jour autour de 5$ qui suffit amplement pour vous donner une idée ! La musique bien choisie pour les amateurs des années 70/80. Le vin en carafe est passable, sinon le choix des vins à la carte est axé sur le vin français. L'endroit est à 50 mètres de la rue de la soif (Pub Street) au boucan infernal le soir. Bona
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Parcours le plus favorable au Cambodge
Bonjour à tous, 🙂😉,

Finalement nous partons au Cambodge du 6 au 23 avril,

sachant que nous prendrons un vol Air Asia pour rejoindre Siem Reap ou Phnom Penh, nous avons la possibilité de faire une boucle complète ou bien d'arriver sur une des 2 villes et de repartir par l'autre, je viens donc demander votre avis n'ayant pas encore préparé notre petit périple,

merci à vous et bonne journée😏😄
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Deux semaines de déconvenues à Sihanoukville
ou lón mávait vante les merites de la plage, sable, eau claire etc >>> or, je ne vois que des files de parasols cote a cote, derriere vous lún des nombreux cafetier qui attend que votre verre soit vide pour vous proposer de le remplir a nouveau, enfin bref tout ce que je fuis depuis toujours, donc je pose la questionm car peut etre j'hallucine 😉 ceux ou celles qui connaissent les lieux, peuvent elles me dire ce qui me permettrait de prendre mon mal en patience et donc y rester quelques jours autre surprise, on paie en dollar, est-ce une pratique dispendieuse ? ou est-ce pour contourner le riel que je ne vois dans aucun releve de taux déchange' jímagine deja ceux que mon post va indisposer fortement mais cette annee mes deconvenues viennent surtout de certains enthousiasmes sur VF que jái du mal a partager et lorsque lón se trouve sur un territoire inconnu dont on ignore la langue et les pratiques usuelles, il y a de quoi deprimer ou meilleure reation etre en colere😠😠
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Cambodge-Thaïlande en juillet 2010: transport, météo, etc?
Nous sommes une famille de 5, dont 3 adolescents et nous souhaitons partir en Thailande, puis au Cambodge et pour finir 1 semaine de plage à koh Samui.... notre voyage durerait entre 21 et 28 jours.

Mais que de questions... !!!

Pour le vol, nous n'avons pas encore réserver mais pensons le faire avec Quatar, seul souci, l'escale de 8 heures (pendant la nuit) à Doha. J'ai lu qu'il y avait un endroit ou se reposer. Est-ce pris d'assault ou peut - on espérer trouver un endroit au reposer nos ados ? Quatar semble être une bonne compagnie ?

Nous souhaitons aller à Angkor.. y a t il un moyen d'y aller par transport locaux et profitez ainsi des paysages ? ou est-ce trop compliqué ?

La météo ???? quel souci ! est ce que quelqu'un y est allé cet été ? comment était-ce ? nous sommes coincés au niveau des dates à cause des écoles de nos fils donc peut d'alternative !! mais j'avoue que j'angoisse à l'idée d'avoir 3 semaines de moches !!!!

Bon je m'arrête là pour l'instant... mais ma priorité serait de savoir par rapport à Doha ? car je souhaiterais réserver pendant que les billets sont encore à un prix attractifs...

merci d'avance à ceux qui auront la patience de me répondre...😊
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Cambodge 16 J: Siem Reap - Angkor - Battambang - Koh Rong - Phnom Penh
CAMBODGE D'Angkor la Mythique aux perles des îles cambodgiennes

Siem Reap et sa région - Angkor - Battambang - Koh Rong - Phnom Penh



Après une année chargée qui a occasionné un certain retard sur la publication de ce post et la mise à jour du blog, je reviens sur cette partie du forum pour livrer notre carnet de voyage sur notre séjour au Cambodge, dont la préparation avait débuté ici : http://voyageforum.com/discussion/mars-cambodge-niveau-eau-cours-eau-d6743820/

Je remercie ceux et celles qui apportent régulièrement ici même (et sur leurs propres blogs et sites web) leurs contributions et leurs précieux conseils. Je me mets moi-même à disposition si vous avez des questions quant à l’organisation de votre voyage. N’hésitez pas, ce sera avec plaisir ! 😉

Vous retrouverez le détail de l’ensemble des journées, photos et informations pratiques précises sur mon blog : http://www.deloinenlarge.com/2015/11/cambodge-2015-introduction-au-voyage-et.html

Maintenant… En route ! 😎 Fab http://www.deloinenlarge.com/

PS : désolé pour les quelques soucis de mise en page^^

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Introduction au voyage

Mercredi 4 mars 2015

Quelque part à près de 12km (39000 pieds) au dessus de la Russie. 16h30 heure française. Là où nous sommes... je le ne sais pas. Près de 5h que nous volons. Nous sommes calés sur l'heure chinoise : à Canton il est 23h30. Alors bien sûr dans notre avion de la China Southern c'est la pénombre : nous avons rejoint la nuit.

Nous sommes partis hier soir d'Avignon et avons passé la nuit sur Paris : plus sûr, plus tranquille aussi, et ça permet de voir la famille. Ce matin, nous avons fait comme les parisiens qui courent dans le métro et avons sauté dans le RER B direction Charles de Gaulle. Les formalités d'enregistrement ont été rapides : arrivés vers 10h à l'aéroport, à 10h30 nos 2 sacs à dos étaient enregistrés, à 11h nous passions la police des frontières et avons même eu le temps de boire un café avant d'embarquer. Notre Airbus A330 quittait le tarmac de Roissy à l'heure prévue : 11h45, direction Canton à l'extrême est de la Chine. Là un court transit de 2 heures nous attend entre 6h40 et 8h45 avant que nous repartions pour Siem Reap toujours avec la China Southern. Nous devrions arriver vers 10h30 sur les terres khmères des Temples d'Angkor.

C'est la première fois que nous sommes aussi détendus pour un voyage lointain. En réalité tout s'est fait en souplesse depuis le départ. Je pense que l'on est rodés. Après quelques hésitations en décembre sur la destination , on décidait un itinéraire assez simple pour 15 jours et 15 nuits sur place : - 6 nuits sur Siem Reap, notre camp de base pour visiter l'ensemble des temples d'Angkor sans courir, profiter de l'arrière-pays, découvrir la vie sur Lac Tonlé Sap - 2 nuits sur Battambang pour voir une autre facette du Cambodge, et une ambiance plus rurale, moins touristique peut-être - 1 nuit sur Sihanoukville en transition pour les îles - 4 nuits en “Robinson Crusoé” soit sur Koh Rong, soit sur Koh Rong Samloem, 2 petites îles situées à 3 ou 4h de bateau de Sianoukville. Nous nous déciderons une fois sur place pour l'une ou pour l'autre mais dans tous les cas ça sent le sable chaud sur fond émeraude et cabanes dans la jungle - 2 nuits sur Phnom Penh avant le vol retour.

Le vol avec une arrivée à Siem Reap est pour nous une très bonne option (sans surcoût par rapport à un A/R Phnom Penh) : nous gagnons ainsi du temps en transfert et sur 15 jours c'est précieux. Nous nous déplacerons ensuite par les transports en commun : les villes principales sont bien desservies par quelques compagnies de bus régulières, sûres, et plutôt bon marché. Nous avons réservé des petites guesthouses tranquilles, et les nombreux échanges avec Iza, qui tient la "Serenité Guesthouse" où nous serons hébergés sur Siem Reap nous ont permis de bien réfléchir nos visites sur Angkor et organiser notre circuit. Au top cette Iza, mais on y reviendra certainement. On part avec une centaine d'euros en poche, histoire de ne pas partir à vide. Nous retirerons des dollars directement à l'arrivée sur Siem Reap (ça nous coûtera moins cher) et obtiendrons des Riels en retour de monnaie pour les petites dépenses du quotidien. Pour accompagner notre guide papier (LP), une amie nous a prêté un beau bouquin : Angkor, de Maurice Glaize. Un livre de passionné (il fut le conservateur d’Angkor de 1936 à 1946), avec de belles photos en noir et blanc. Cet homme ne présente pas seulement les temples, il les vit, il les raconte avec romantisme, poésie, et surtout la passion de celui qui découvre et qui aime partager. Je suis content d'avoir glissé le petit pavé dans mon sac photo. Restent plusieurs heures pour nous imprégner "sur papier" de cette civilisation, de ce pays, de son histoire. Pour mieux comprendre ceux qui y vivent et découvrir les yeux ouverts. Tenter d'être plus intelligents et plus riches au retour qu'à l'aller. Un chauffeur de tuk-tuk nous attend à notre sortie de l'aéroport, et je sais déjà que nous allons bien l'aimer.

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Feuille de route

(cliquez sur les liens pour accéder au détail des journées)

Jour 1 : Siem Reap - premières pagodes et l'émotion d'un coucher de soleil sur Angkor Vat

Arrivée au Cambodge et à la Sérénité Guesthouse Premiers pas dans Siem Reap : Wat Damnak*, Wat Bo*… Angkor Vat : coucher de soleil mythique***





Jour 2 : Siem Reap - Temples d'Angkor - Le grand circuit

Srah Srang Banteay Kdei*** Prè Rup* Mebong Oriental Ta Som** Neak Pean Preah Khan* Coucher de soleil au Bayon**



Jour 3 : Angkor - Le Petit circuit

Ta Phrom** Ta Nei** Ta Keo Chau Say Tevoda** Thommanon* Porte de la Victoire** d’Angkor Thom Angkor Thom Bayon** Terrasse des Éléphants Baphuon* Phimeanakas* Preah Palilay** Terrasse du Roi Lépreux Coucher de soleil depuis le Phnom Bakheng Restaurant Amok**



Jour 4 : Autour du Tonlé Sap - plongée au coeur de la vie cambodgienne

Siem Reap : Marché de Phsar Leu** Kompong Khleang, village sur pilotis et village flottant** Siem Reap : Wat Po Banteaychey* Campagne cambodgienne* Village et rizières au pied de Phnom Krom*** Siem Reap : route 60*





Jour 5 : Beng Mealea, artisanat et fin de journée “off”

Beng Mealea** Visite des Artisans d’Angkor* Fin d'après-midi et soirée chez Kanell*



Jour 6 : Nouvelles merveilles pour ce dernier jour à Angkor

Angkor Vat** Prasat Kravan* Pause dans un petit village Khmer Banteay Samré** Banteay Srei***





Jour 7 : De Siem Reap à Battambang - changement d'ambiance

Route vers Battambang Arrivée à la Sangker Villa Vat Peapahd* Vat Damrey Sar* Vat Kandal* Temple et village de Vat Kor* En campagne autour de Battambang*



Jour 8 : Cambodge multifacette, multicolore, dans la campagne de Battambang

Marché Phsar Boeung Chloeuk* Wat Somrong Knong et le mémorial de Choeng Ek (killing field)** Artisans locaux** Wat Ek Phnom* Vie rurale Prasat Banan** Phnom Sampeau** Rivières de chauves-souris, coucher de soleil superbe et inédit ***





Jour 9 : De Battambang à Sihanoukville

Trajet bus + taxi de Battambang à Sihanoukville Soirée zen à la Sunset Lounge Gueshouse*

Jour 10 : Sihanoukville - Koh Rong - So Lonely !

Tranquilles... entre Occheuteal et Otres Beach Traversée vers Koh Rong : en route pour le paradis ! Notre cabane de Robinson* Baignade sur Lonely Beach** Coucher de soleil sublime*** Planctons luminescents*



Jour 11 : Koh Rong - Rando sur l'île et snorkeling

Balade jusqu’à Prek Svay, le village* Traversée de l’île est-ouest* Snorkeling* Feu de camp en soirée



Jour 12 : Koh Rong - Seuls au monde

Jungle trek* Farniente sur une plage déserte aux allures de lagon*** Coucher de soleil flamboyant**



Jour 13 : Koh Rong - le temps en suspens...

Piverts et calaos Mode transats et repos*** Atelier tressage et bijoux au naturel** Snorkeling* Dernier coucher de soleil d’exception sur Koh Rong***



Jour 14 : De Koh Rong à Phnom Penh

Trajet bateau + bus vers Phnom Penh Arrivée au Tea House Hotel** Premier contact avec Phnom Penh, en nocturne

Jour 15 : Découverte de Phnom Penh - horreurs et bonheurs

Psar Tuol Tom Pong (Marché russe)** Musée Tuol Seng (S21)*** Wat Langka** Restaurant caritatif Friends** Palais Royal et Pagode d'argent** Vat Phnom Repos en Croisière sur le Mekong Restaurant Sovanna, typique**



Jour 16 : Phnom Penh - retour et conclusion

Dernier tour au marché russe Baignade au Teahouse Retour en France Impressions et conclusion

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Conclusions du voyage…

Évidemment nous serions restés 3 semaines, un mois, 6 mois…. Nous avons trouvé au Cambodge beaucoup plus que ce que nous pensions découvrir. Les temples d’Angkor restent toujours mythiques, les paysages sont magnifiques de simplicité et d’authenticité. Notre séjour sur Koh Rong réfère aux paradis tropicaux. Mais encore plus beaux, ce sont les gens. Ces sourires, ces visages nous ont marqué. Le dénuement appelle l’humanité. Un pays chargé d’histoire, un passé douloureux qui contraste avec cette beauté si éclatante. Nous sommes rentrés avec une seule envie. Y retourner. Le plus vite possible.



D’un point de vue plus terre à terre, les “plus” :

Une population adorable et attachante Un passé riche Des paysages superbes La saisonnalité du Tonlé Sap qui modèle le paysages et la vie des habitants Une campagne authentique Des marchés colorés et éclectiques Une cuisine délicieuse et parfumée Koh Rong, magnifique du côté de Lonely Beach Nos super chauffeurs de tuk-tuk Budget maîtrisé Et…. évidemment les temples d’Angkor, merveilles du monde

Les “moins”..... euuuuh…. bon ok :

Temps de parcours un peu longs Fonds marins pas très riches La foule sur Angkor (mais contournable !) Sihanoukville, ça ne donne pas envie Peu de vie locale sur Koh Rong



-- Les hébergements

Serenité Guesthouse - SIEM REAP 6 nuits - 40$ /nuit en chambre double (ventilateur + clim), petit déjeuner inclus. Petite guesthouse francophone (2 chambres : Réserver à l'avance !) Nous sommes accueillis par Patrick, Iza nous rejoindra le dernier jour car elle a dû retourner pour quelques jours en Belgique. Autour d'un verre de thé glacé et d'une assiette de fruits frais, Patrick nous donne toutes les informations nécessaires quant à l'organisation de notre séjour. Notre chambre est bien décorée (comme sur les photos) et propre, salle de bain simple mais tout y est. Léger bémol sur l'état de la plomberie (pression et chasse d'eau bof bof) mais nous avons été d'emblée prévenus et c'est franchement acceptable. L'ambiance est très conviviale, on se sent vraiment reçus en amis. Sans en faire trop, Patrick est aux petits soins avec nous (bouteilles d'eau et thés glacés régulièrement offerts). Il prend en charge volontiers divers services, comme la réservation de nos tickets de bus pour Battambang, ou la coordination avec les chauffeurs de tuk-tuk (à ce sujet, super chauffeur Monsieur KONG - voir ses coordonnées sur notre blog - jour 1). Patrick nous fait volontiers profiter de sa connaissance du Cambodge, de la région, de ses habitants, des bons plans de restaurants, d'artisans. Vraiment intéressant. Iza que nous avons moins vue (arrivée à la fin de notre séjour) s'est montrée tout aussi gentille et attachante. Les petits déjeuners sont très copieux (fruits frais, produits du petit boulanger du quartier, jus de fruit, café....), appréciable avant d'entamer une bonne journée de balades. Le lit est fait et les serviettes changées chaque jour. Cachée derrière un beau bougainvillier, la GH est située à 5/10 minutes à pied du centre de Siem Reap. Elle est située dans un quartier agréable, populaire, vivant mais plutôt calme, où vivent des cambodgiens et ça fait du bien... Possible de laisser son linge pour la laverie pour 1,5$/kg (pas de surcoût par rapport aux prix en direct). En résumé un excellent séjour, très agréable, avec des personnes que l'on n'oublie pas.

-- Sangker Villa - BATTAMBANG

2 nuits - 49$/nuit en chambre "deluxe", petits déjeuner inclus. Ventilateur et clim. Accueil agréable de Caroline et Thibault, les nouveaux propriétaires français originaires de la région parisienne, qui ont repris l'affaire -auparavant tenue par des suisses- il y a 5/6 mois. Assis sur la terrasse devant la petite piscine et rafraîchis d'un thé glacé offert par la maison, nous profitons des conseils et informations pratiques communiqués par Caroline. La guesthouse (ou plutôt ce petit hôtel) est située dans une petite impasse au calme à 10/15mn à pied du centre ville de Battambang (il faut traverser la rivière) mais la distance reste raisonnable. La chambre, dont la décoration manque un peu de caractère, est grande et confortable, comme la salle de bain (super douche). Tout est très propre et le linge de toilette est de qualité. Les petits déjeuners servis sur la terrasse sont très agréables (salade de fruits frais, pain et confiture faits maison...). La piscine est très sympa après une bonne journée de trajet ou de visite, et les serviettes sont fournies. Thibault s'est lancé dans la confection et le commerce de sorbets artisanaux : nous n'avons pas goûté mais ils semblent délicieux d'après ce que nous avons pu entendre. Possibilité de passer par les chauffeurs de tuk-tuk qui travaillent avec la guesthouse pour visiter la région, en demi-journée ou journée complète. Nous avons eu affaire à Nani, génial, attentif et touchant, qui connaît très bien la région et son histoire. Ne pas hésiter à faire appel à lui (son tel : +855 089 603 536). Service de laverie possible, pratique mais un peu cher (3$/kg au lieu de 1,5$ pour les prix pratiqués "dans la rue") Caroline et Thibault ne vivent pas sur place (c'est qui fait hésiter entre le petit hôtel et la guesthouse, soyons clairs) mais l'un ou l'autre reste présent en journée. Le personnel est très agréable. En résumé : un bon choix sur Battambang.

-- SunsetLounge Guestouse - SIHANOUKVILLE

1 nuit - 18€/nuit en chambre double (hors petits déjeuners) La GH est située sur un petit bout de plage de sable blanc, à l'écart de l'agitation, à l'extrémité sud d'Occheuteal Beach. Accueil tout en douceur par Kati, chambre simple mais grande et super propre, ventilo et clim. Les chambres (une dizaine à peu près) sont alignées dans un petit bâtiment, toutes séparées de plantes vertes, mobilier en rotin, hamac pour tout le monde, pare-soleil en tissu coloré. Le bâtiment qui accueille les chambres est situé à proximité du bâtiment principal qui fait face à la mer et où sont réunis le restaurant/le bar et l'espace d'accueil, sorte de grande varangue agréable et aérée. En face, une jolie plage de sable blanc, très propre (nettoyée tous les jours), grand espace de détente "pieds dans le sable" avec ses transats, cocotiers, hamacs... Franchement top ! Dîner : ambiance détendue, musique électro tout en douceur, on sirote nos verres de blanc en se régalant de calamars sautés à l'excellent poivre de Kampot, et terminons cette soirée tranquille avec une assiette de fruits frais, installés dans les fauteuils sur la terrasse. Petit déjeuner très complet sous la varangue, à prix corrects. Vraiment super ce coin, simple mais très sympa, bien conçu et parfaitement entretenu. Un sans faute !

-- Lonely beach - KOH RONG

4 nuits - 30$/nuit en bungalow double - pas de clim, pas de ventilo, moustiquaire en bon état. Nous arrivons à Lonely beach en fin d’après-midi avec le bateau de la maison (traversée facturée en sup. 20$ A/R/pax). Le bateau s'arrête à une centaine de mètres du rivage et une petite annexe vient assurer notre accostage. Le cadre est superbe, paisible... Une jolie plage de carte postale, très ouverte, bordée de cocotiers, eau pure et chaude... Nous sommes chaleureusement accueillis par Nils qui nous accompagne jusqu'à notre bungalow, le n°8, le dernier, isolé à la droite du petit “resort”. C'est une cabane en bois posée sur pilotis au milieu de la végétation, entourée de cocotiers. Une petite terrasse avec 2 chaises en rotin, 2 hamacs, une grande "chambre" dotée d'un lit relativement confortable et d'une grande moustiquaire en assez bon état, de quelques bouts de bois pour faire sécher les serviettes. Les volets ferment comme ils peuvent, mais ils ferment. L’absence de clim, et même de ventilateur, n’est pas un problème, la chaleur la nuit est largement supportable. La "salle de bain" est ouverte sur la forêt. Elle ne comporte qu'un wc, un grand bac de béton rempli d'eau et une casserole en plastique rouge, pour la douche et toilette "à la khmère". Le “resort” ne comporte pas l'eau courante. Elle est puisée et filtrée, mais n'est pas potable en l'état. Donc brossage de dents à l’eau en bouteille. C'est insolite, dépaysant, ça bouleverse nos repères... Génial pour nous : c'est ce que nous sommes venus chercher. L'électricité du bungalow est assurée en 12 volts, produite par un panneau solaire qui assure l'éclairage juste nécessaire du soir au petit matin. Pour le chargement des appareils électriques, ça se passe en journée sous la grande varangue qui sert de salle de restaurant, bar, comptoir d'accueil... où se concentre la vie en "collectivité" sur le resort. Côté nourriture, les repas sont corrects, sans plus. De même pour les petits déjeuners (crêpes et pancakes très bons). Le soir, la mer est éclairée de planctons luminescents, et nous avons de la chance car ils sont très visibles à cette période : lune discrète donc nuit noire. C'est une expérience magique ! Quelques petites balades à pied au départ du site. Un regret : pas d’activités proposées, le tableau noir prévu à cet effet est resté vide tout le séjour (on aurait aimé au moins une petite balade en bateau pour voir d’autres plages et voir d’autres spots de snorkeling). Dany, l’autre propriétaire de Lonely Beach, est très sympa et n’hésite pas à engager la conversation. Le resort ferme 2 jours après notre départ, temporairement réquisitionné par l’équipe de production d’une nouvelle saison de Survivor ;) En résumé : un bel endroit, très nature, propice à la déconnexion !

-- Tea House hôtel - Phnom Penh

2 nuits - 40$/nuit - clim - dej inclus. Très beau boutique-hôtel au cœur de Phnom Penh, au rapport qualité/prix excellent. Accueil professionnel et aimable, service de grande qualité. Très bon thé glacé lors du check-in. Belle décoration générale, sobre, design, colorée, avec beaucoup de végétal, ambiance zen. Chambre très spacieuse (nous avons été surclassés en chambre sup), propreté impeccable, simple, agréable, à l’image de l’hôtel. Lit moelleux immense, la clim fonctionne parfaitement. La salle de bain n’est pas très grande mais bien équipée et la douche est super. Le petit déjeuner est excellent, très complet, varié, et la salle agréable est ouverte sur la piscine. L’emplacement est idéal, dans une rue au calme et néanmoins à proximité des sites majeurs (accessibles à pied). Un excellent choix sur Phnom Penh, on recommande !
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Retour de 18 jours en Thaïlande et au Cambodge
Bonjour,

Après avoir utilisé le forum pour préparer mon voyage, voici un "CR" qui pourra peut-être aider les prochains partants. Nous sommes partis à 2 adultes pour 18 jours en Thaïlande et au Cambodge. Il s’agissait de notre Voyage de Noces. Nous avons donc choisi des hôtels qui étaient un peu plus haut de gamme que ceux que l’on aurait choisi d’ordinaire, mais ce n’était pas non plus les hôtels les plus chers qui existaient. Nous avions déjà visité la Thaïlande, chacun de notre côté, il y a environ 10 ans, et nous avions alors visité le nord. Nous avons donc choisi cette fois ci de ne visiter que les îles du sud de la Thaïlande. Le parcours était le suivant : Paris – Bangkok, Bangkok – Siem Reap, 3 jours de visite des temples, un jour à Phnom Penh, Phnom Penh – Krabi, 4 jours sur Koh Lanta, 3 jours sur Koh Yao Yai, Phuket-Bangkok, 3 jours à Bangkok puis retour Paris. Malgré les conseils inverses, nous avions réservé tous nos hôtels à l’avance, certains car nous pouvions utiliser des nuits gratuites ou des promos, et les autres car nous préférions ne pas avoir à chercher des hôtels sur place. Nous n'avons pas regretté ce choix. Pour les vols, nous avons bénéficié d’une promo Qatar airways qui nous a permis de nous offrir les billets en classe affaire J Les vols étaient en A380, avec une escale à Doha. Cela nous permettait de commencer notre voyage de noces dès le départ de paris :-)

Mercredi 11 novembre. Le décollage est prévu à 15h depuis Roissy. La fille de mon mari nous dépose à Roissy vers midi, nous enregistrons très rapidement (les joies de la classe affaires) et nous attendons le départ du vol dans le lounge Air France (accord avec Qatar) du Terminal 1 (lounge qui n’est pas terrible au final). Le vol se passe très bien, je découvre la classe affaire pour la 1ère fois, tout est grand, on a beaucoup de place, l’écran est très grand, on nous propose des boissons, un menu où l’on peut choisir ses plats pour le repas etc… bref on s’amuse bien, et on ne voit pas le vol passer. On a même profité du bar (spécialité de l’A380). A Doha, nous avons 2-3h d’escale, nous sommes prioritaires pour les formalités, et nous attendons donc le 2è vol dans le lounge de Doha. Là c’est juste énorme, des dizaines de sièges plus confortables les uns que les autres, deux restaurants à volonté, des ipads à disposition, une salle de jeu avec babyfoot, formule 1 etc… bref une fois de plus le temps passe très vite…. Je crois que l’on peut accéder au lounge pour 35$ si on n’a pas l’accès inclus dans son billet d’avion. Le 2è vol passe encore plus vite, car c’est la nuit, et donc nous pouvons allonger notre siège totalement à l’horizontal. Du coup je dors plutôt bien, Qatar airways propose même des pyjamas ! J

Nous arrivons à Bangkok vers midi.

Jeudi 12 novembre Passage rapide des formalités à Bangkok. Nous sortons, et changeons à l’aéroport 50€, pour le taxi et les qq frais que nous aurons à Bangkok. Au niveau des taxis nous sommes seuls, donc nous prenons un ticket et montons directement dans le taxi. On en aura pour environ 500 baths : courses + péage + frais de prise en charge aéroport. Nous logeons pour une nuit au Lamphu Tree house. Prix de la nuit : 1600 baths. Le taxi nous laisse au niveau du pont, et nous terminons à pieds les 50m qui nous sépare de l’hôtel. Le plan fourni par l’hôtel est très clair, une fois descendu du taxi, il suffit de descendre l’escalier et de faire 50m le long du canal pour arriver à l’hôtel. Il fait très chaud et très humide à Bangkok, on a hâte de tester la piscine ! J Nous récupérons notre chambre et filons à la piscine. Elle est n’est pas très grande, mais largement suffisante pour notre besoin. La chambre est nickel, avec un très grand lit double, une salle de douche, télé et wifi. Après la baignade et une petite sieste, nous partons en direction du MBK car nous voulons regarder si on peut trouver un zoom pour l’appareil photo de Mr. Depuis l’hôtel, nous rejoignons à pied un autre canal (environ 10-15mn à pied) puis nous prenons un bateau-bus (8baths l’aller). C’est sympa comme moyen de transport, on est direct avec les locaux, mais tout en restant dehors, donc on a de l’air. Le bateau nous dépose pas loin du MBK (environ 5mn à pied). On entre dans le centre commercial, climatisé, et on se ballade. On ne trouvera finalement pas notre bonheur mais on aura fait qq repérage pour plus tard. Les centres commerciaux de Bangkok sont énormes, avec de grands foodcourt, des cinémas, et des dizaines d'escalators !

Retour par le même chemin, il fait nuit, mais cela se fait sans problème. On choisit de dîner à l’hôtel, le repas est très bon, on regarde le match de foot Thaïlande-Taiwan sur la télé, ça tombe bien on est fan de foot (d’ailleurs si j’avais su qu'il y avait un match, j’aurais regardé pour avoir des places…). Comme nous quittons Bangkok le lendemain matin, nous choisissons de booker un taxi via l’hôtel pour 500 baths. Notre avion décolle à 10h, l’hôtel nous conseille de partir à 7h, pour anticiper les éventuels bouchons. Le petit dej commence normalement à 7h mais pour nous et les autres personnes concernées par des départs matinaux, on aura le petit dej à 6h30.

Vendredi 13 novembre Levé très matinal, on petit déjeune à l’hôtel : du sucré, du salé, du chaud, du froid, très bon petit déjeuner. On fait le check out. Cet hôtel est vraiment très bien pour un séjour à Bangkok, je pense qu'il est bien placé pour pouvoir visiter tous les temples du coté du Chao Praya (même si n'avons pas eu le temps de les voir). La piscine est très appréciable, car il faisait très humide. A 7h, le chauffeur de taxi nous récupère avec nos bagages, direction l’aéroport de Don Muang, il nous faudra moins d’1h pour y aller. Notre vol est avec Air Asia, on s’est déjà enregistré, donc on a juste à déposer nos bagages. On aura le cas quasiment dans chaque aéroport de Thaïlande : les bagages passent au rayon X dès l’entrée de l’aéroport, et les employés mettent ensuite un scotch pour certifier qu’ils ont été vérifiés. On ne peut donc plus ensuite ouvrir les bagages pour récupérer qq chose, ou modifier des choses pour ne pas dépasser le poids limite. Le vol est court (1h), nous arrivons donc à Siem Reap à 11h. Nous payons 30$ pour le visa (nous avions changé des $ en France, et avions notre photo d’identité avec nous). Le passage des formalités est relativement long comparé au peu de personnes que nous étions. En sortant de l’aéroport, une navette de l’hôtel nous attend. Nous avons réservé pour 3 nuits au Lotus Blanc Resort (292€ les 3 nuits). Arrivés à l’hôtel, nous sommes « pris en charge » par le manager de l’hôtel ( ?), une femme, qui nous installe dans un salon, nous apporte des verres de jus de fruits, et les petites serviettes humides comme dans les restos asiatiques. Elle s’occupe des formalités pour l’hôtel, et nous demande si nous avons déjà un chauffeur de tuk tuk pour les visites des temples. Avant de partir, j’avais contacté des chauffeurs de tuk tuk conseillés par certains membres du forum, mais comme je m’y étais prise trop tard, je n’avais au final rien réservé. Nous écoutons donc ce qu’elle nous propose, on se dit qu’on dira non si ça ne nous va pas. J’ai pas mal regardé les conseils sur les itinéraires donc j’ai déjà ma petite idée de ce que l’on veut faire. Au final, elle nous propose des tarifs relativement corrects : 20$ la journée en tuk-tuk, sauf pour la journée où nous voulons aller à kbal spian et à banteay Srei où elle conseille de prendre une voiture, et ça coute 60$. On discute un peu entre nous, et on décide d’accepter la proposition. On aurait pu demander un tuk tuk pour les 3 jours, mais finalement on se dit qu’on va suivre son conseil. Le seul truc qui me « chagrine » c’est que je comptais aller acheter les pass dès cet après-midi pour bénéficier d’un coucher de soleil supplémentaire, mais la manager dit que ça ira très vite le lendemain pour les pass, et que ça coute un AR en tuk tuk en plus, que ça vaut pas le coup etc… On décide de suivre son conseil, mais avec le recul, on le regrette. Elle nous propose également d’aller voir le cirque Phare. Ça tombe bien c’était également dans notre programme ! et c’est le même prix que si on le prends de notre côté, donc on décide de passer par elle. Elle nous conseille d’y aller le soir même car après, avec les visites, elle dit qu’on sera fatigué. Ok, on prend les places les moins chères (18$ quand même). Rendez-vous vers 19h30 pour le placement libre. Notre chambre n’étant pas encore prête, nous allons déjeuner au resto de l’hôtel. Très bon, mais assez cher… Ensuite nous récupérons notre chambre qu’ils ont décorée pour notre voyage de Noces ! J un cœur en pétale de roses, deux cygnes en pliage de serviettes, et une bouteille de pétillant ! Très gentille attention J



On fait une sieste dans notre chambre, un petit tour à la piscine et puis on décide de rejoindre le centre-ville, pour acheter le livre sur les temples conseillé sur le forum.



L’hôtel possède des tuk-tuk, c’est 2$ pour aller au centre-ville. On est effectivement un peu éloigné (environ 10mn de tuk-tuk) mais au final ça ne nous gênera pas. On arpente les rues à la recherche du fameux guide, mais après un peu de recherche je ne trouve que le guide « Angkor cité Khmère ». Je le prends faute de mieux. On rejoint ensuite le cirque phare pour y dîner avant le spectacle. Diner dehors, avec peu de lumières, mais le dîner est très bon, le serveur est très gentil. On n’est pas hyper bien placés ensuite pour le spectacle mais ya pire que nous. J’ai vraiment trouvé ce spectacle très bien, avec des acrobaties impressionnantes, et comme la salle est petite on est vraiment proche des artistes. Par contre je trouve le prix des places très élevés (18$ c’est le moins cher…). Retour à l’hôtel pour dormir. J’en profite pour avoir quelques échanges via internet avec ma famille, car étant une grande fan de foot, je ne vais malheureusement pas assister au match France Allemagne au Stade de France, mais beaucoup de membres de ma famille y seront (frères, neveux, amis…), je m’assure donc qu’ils ont bien leurs places et je file me coucher (j’avais un peu espoir de me lever à 3h du matin pour regarder le match mais je suis trop fatiguée… J ).
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Attention arnaques aux tuk-tuk à Phnom Penh
Bonjour à tous, Aujourd hui mon ami et moi avons organiser la veille notre prochaine journée sur Phnom Penh avec un chauffeur de tuk tuk pour visiter le wat Phnom puis le village des fabricants de soie, pour un total de 6$ aller retour. Tout le monde est content le tuk tuk vient donc nous chercher à notre hôtel pour 10h30. Sur le chemin il nous fait visiter des temples (jolis mais sans plus) nous fait traverser le M��kong via un ferry (au passage il nous demandera de payer 2$ que nous lui donnerons sans broncher) puis re temple, on s arrêtera un peu plus loin chez un couple de locaux fabricant d écharpe en soie ils nous tiendrons la jambe pendant une bonne demi heure pour que l on achete quelque chose, la femme viendra me voir avec son téléphone pour que je parle avec sa fille (qui parle à peine l anglais) qui me dira "je dois aller à l université mais je n ai pas d argent" après ça nous en avons un peu marre et partons très vite, à ce moment là le tuk tuk nous demande de donner un peu d argent à un vieux monsieur devant un temple (ok pas de problème nous le faisons). Puis pour finir (au bout de 3 heures de tuk tuk sans avoir vu ce que nous voulions) nous demandons au tuk tuk de rentrer vers Phnom Penh parce que nous avons faim et voulons déjeuner, mais avant ça il veut absolument nous faire visiter un autre temple, ok on y va, (il n avait rien d extraordinaire comme les 2 autres que nous avions vu), mais Les choses se corsent à partir de maintenant, notre chauffeur de tuk tuk nous dit dans un anglai approximatif "i Forget to tell you it 35$" nos yeux s écarquillent "what????" Ce chauffeur à attendu que nous soyons au milieu de nul part pour nous demander autant d argent, nous avons biensur refusés et heureusement que nous n avions pas plus de 14$ sur nous (me connaissant je lui aurait donné ses sous pour Qu on s en débarrasse) cet homme nous a insulté, fait des doigts d honneur, humilié devant des habitants et nous sommes rentrés à pied en faisant 20km de marche sous 34 degrés . C est une honte! Il nous a également reproché de dormir dans un bon hôtel, que nous ne pouvions pas lui donner 20$ de plus. Il nous as questionné en voulant savoir comment est ce que nous mangions? Comment allons nous allés à siem rep? Si nous n avons pas d argent. Que nous les français étions mauvais. Cet homme s appelle Shanghai ou sanghai (quelque chose comme ça) c est un ex monk (il vous le dira si vous le voyez, il s en vante largement) ne montez surtout pas dans son tuk tuk! C est un voleur et un arnaqueur rien de plus!
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Vietnam - Cambodge trois semaines et quatre jours (couple 60 ans) avec guide et chauffeur
19 février au 16 mars 2012 : Nous revenons, mon mari et moi (60 ans) de trois semaines au Viet Nam et de 4 jours au Cambodge. Nous avions réservé avec une agence à Hanoi avant de partir, le plus était qu'ils parlent français. Ils nous ont étudié un parcours du Nord au Sud + Cambodge avec guide et chauffeur.

Nous avions réservé de notre côté un vol Marseille/Paris CDG/Hanoi avec Viet Nam Airlines à l'aller et Pnom Penh/Bangkok/Paris CDG/Marseille au retour. L'avion de Viet Nam Airlines était "pourri" et tous ceux qui ont pris cette compagnie nous l'ont confirmé. Avion de type B777 : fauteuils en mauvais état, défoncé, éclairage des sièges ne fonctionnait pas, 10 mn air froid, 10 mn air chaud, pas d'écran devant nous mais un écran commun (comme il y a 30 ans) où il était impossible de voir quelque chose (pas de film, pas de radio et pas d'écouteurs), service à bord nul, il était prévu sandwiches et soupes de nouilles entre les repas, le peu de sandwiches est parti tout de suite, il n'est resté que des soupes, aucun sourire du personnel (c'est quand même eux la vitrine de leur pays), mais nous sommes arrivés à l'heure et même 30 mn plus tôt. Rien à dire sur le vol de retour B777 avec Air France. A savoir, lors de stop comme à Bangkok par exemple, ne pas acheter en duty free car à Paris, il a fallu refaire un tour pour réenregistrer l'alcool/parfums, il faut prévoir du temps entre les correspondances.

Aucun problème pour les visas, l'agence d'Hanoi nous avait envoyé tous les papiers avant de partir que nous avons remplis, avions emmené les photos comme demandé et payé le tout par carte bancaire. A l'arrivée, tout s'est bien passé avec la PAF pour les visas, nous avons même payé en euros.

Notre agence nous avait demandé aussi d'apporter avec nous des friandises, du matériel scolaire et des vêtements pour les enfants que nous avons pu distribuer lors de rencontres avec les différentes etnies dans leur habitat.

Avons été accueilli à l'aéroport par notre guide d'Orient Travel Bridge et pris en charge, la voiture nous attendait avec le chauffeur. Direction notre hôtel, le Paramount Hotel (3*) dans la vieille ville, très bien situé et très propre. Puis après un petit repos, nous sommes allés rencontrer le personne d'Orient Travel Bridge qui nous avait organisé notre voyage. Personnel très professionnel et qui nous ont donné de bons conseils.

Avons déjeuné à côté de l'agence dans notre premier restaurant local : "A l'oiseau siffleur" (enseigne en français, même propriétaires). Très bon.

Puis les visites ont commencé :

- le lundi après-midi :Visite de la Vieille ville, avec ses 36 rues corporatives uniques au monde et la petite pagode de l'Épée restituée (Ngoc Son)

- le mardi : Hanoi - Palais du Gouverneur général d’Indochine, Mausolée d’Hô Chi Minh, sa maison sur pilotis, Pagode du Pilier Unique, Temple de la littérature, Temple de Quan Thanh, Pagode de Tran Quoc. Déjeuner de poisson typique de Ha Noi (Cha ca), suivi de la visite du magnifique Musée d’ethnographie. Spectacle de marionnettes sur l’eau, balade en cyclo pousse

- le mercredi : départ en voiture pour la baie d'Halong, arrivée à Haiphong, embarquement sur un bateau rapide 45mn, bus jusque Cat Ba 45 mn, moto jusqu'à l'embarcadère. Nous avons donc embarqué sur notre jonque privée la "Oriental Sun" juste pour nous deux avec à bord, le capitaine, le mécanicien, le cuisinier et notre guide Chung. Balade vers la petite baie de Lan Ha, site protégé du Parc National de Cat Ba, rarement visitée par les bateaux de croisière de groupe. Nous entrons ensuite dans la célèbre baie d’Halong en direction des îles isolées, en croisant dans des passages inaccessibles aux grands bateaux de groupe. Possibilité de se baigner (trop froid en cette saison), de pêcher et de découvrir la baie en kayak. à bord. Visite du lagon de Hang Ca, accessible en traversant un tunnel en petite barque ou en kayak selon la jonque. Dîner de fruits de mer et nuit à bord dans la baie de Lan Ha

- le jeudi : Navigation dans la baie de Lan Ha, en s’approchant au plus près des plus beaux pics et rochers. Visite d’un village de pêcheurs, baignade, kayaking, etc. Déjeuner à bord. Débarquement à Cat Ba vers 12h00, puis retour à Ha Noi de la même façon qu'à l'aller

- le vendredi : départ pour le nord du pays - Bac Ha, la capitale des H'mongs Fleurs

- le samedi : Le matin, visite du petit marché des minorités ethniques de Can Cau, en pleine montagne au nord de Bac Ha. Retour à Bac Ha pour déjeuner, et nous prenons la route de Ha Giang, capitale de la région la plus époustouflante du Vietnam. Dîner et nuit dans un hôtel de bungalows sur la rivière

- le dimanche : Nous prenons une première route spectaculaire, celle de Ha Giang à Dong Van, une succession de cols et vallées qui remplit d’admiration, notamment en arrivant à Quanh Ba, la « Porte du Paradis ». Déjeuner dans une petite ville de montagne, Tam Son. 12 km avant Dong Van, visite de l’étonnant palais des rois H’mongs, en fait une forteresse d’opérette en bois avec 2 donjons carrés de pierre d’un chef local rallié aux français, Vuong Chin Duc, évacuée en 1950 (ses descendants habitent maintenant en France et au Canada). Arrivée à Dong Van

- le lundi : Une journée absolument inoubliable ! Elle commence par la visite du marché de Dong Van, où les locaux s’approvisionnent avant de regagner leurs nids d’aigle. Nous prenons ensuite la route la plus spectaculaire de tout le Vietnam, qui serpente sur 15 km jusqu’en haut du col de Ma Pi Leng, un capharnaüm de pitons désertiques et de canyons unique au monde. Nous redescendons ensuite sur Meo Vac et prenons une autre route spectaculaire pour arriver à Bao Lac

- le mardi : Nous partons de bonne heure et empruntons une très belle route de montagne qui rejoint la route de Cao Bang. Du fait de la pluie, la route en terre était complètement défoncée avec le passage des gros camions. Il a fallu toute la dextérité de notre chauffeur et le fait que nous étions en 4X4 pour passer.

- le mercredi : route spectaculaire, celle qui grimpe le col de Ma Phuc et vous amène aux magnifiques chutes de Bang Gioc, le plus près que vous puissiez de la frontière chinoise : elle passe au milieu des chutes et de la rivière. Délicieux déjeuner local face aux chutes. Au retour, visite des 36 lacs de Thang Hen (on ne peut voir que le plus grand, les autres n’étant visibles qu’en trekking d’un ou deux jours). Retour à Cao Bang.

- le jeudi : Nous prenons une petite route de montagne menant à Cho Ra, "capitale" de la région du lac Babe, et arrivons à Pac Ngoi, où nous avons couché dans une maison thaïe sur pilotis, au bord de la rivière. Un délicieux dîner vous attend, car la maitresse de maison est un véritable Cordon bleu !

- le vendredi : un bateau nous a emmené à travers les 3 branches (Ba Be – “les 3 bays”) du lac et remonte la rivière Nang dans des paysages somptueux pour arriver au petit village of Hua Nong. Aussi simple et authentique que l’on peut rêver ! Déjeuner dans une maison tenue par “Pirate”, réputée comme le meilleur chef de la région. Après le déjeuner, une courte marche (15 mn) à travers la jungle vous conduit aux chutes de Thac Dau Dang, une série de cascades entre les falaises calcaires. Retour à Pac Ngoi en bateau, pour prendre la route de Ha Noi.

- le samedi : Départ de notre hôtel en route pour Hoa Lu (1h30). Visite des deux temples de Hoa Lu construits pour honorer des rois du 10e-11e siècles. Nous conduisons ensuite sur 15 superbes kilomètres de petites routes à travers le labyrinthe des pics calcaires et des rizières, un de nos petits secrets. Arrivée à Tam Coc à l’hôtel Chez Loan, dans un calme absolu au beau milieu des rizières, établissement réputé pour sa cuisine exceptionnelle et l’hospitalité de Mme Loan : la meilleure adresse de la région !

Déjeuner chez Loan, suivi de la visite en bicyclette de la pagode de Bich Dong, construite en 3 étages sur une falaise et le temple Thaï Vi Temple En fin d’après-midi, lorsque la majorité des touristes est retournée à Ha Noi, nous faisons la promenade en bateau sur la rivière aux trois grottes.

- le dimanche : Pagode de Hang Mua, perchée sur un pic d’où on jouit d’une vue stupéfiante de toute la région. Ensuite, un autre court trajet (1h) à travers rizières et canaux du delta du Fleuve Rouge vous emmène à la cathédrale de Phat Diem (1891), un étonnant complexe d’architecture sino-gothique aux proportions énormes.Retour à Tam Coc dans la soirée pour un autre délicieux dîner chez Loan, et transfert pour la gare de Ninh Binh, où nous prenons le train de nuit pour Hué (départ de Nim Bin à 21h30, arrivée Hué : 10h00)

- le lundi : Un guide + chauffeur nous a accueilli à votre arrivée à la gare de Hué et nous a emmené à notre hôtel, le très élégant Asia Hotel avec sa piscine panoramique au 7e étage. Balade en cycle-pousse devant la spectaculaire Porte du Midi, entrée de la Cité impériale de Hué et de sa Cité pourpre, l’équivalent vietnamien de la Cité interdite de Beijing. Immense complexe de bâtiments pur XIXe : les Porte de l’Humanité et de la Vertu, la salle du trône, le temple du culte des empereurs Nguyen, le palais de la Reine-Mère, etc. La visite guidée dure plus de 3 heures.

Nous embarquons ensuite sur un bateau qui vous remonte la rivière des Parfums jusqu’à la Pagode de Thien Mu (Pagode de la Dame céleste), devant laquelle nous déjeunons sur le bateau. Visite de la pagode. Nous retournons ensuite dans la ville moderne et visitons le Musée royal des Beaux-Arts, situé dans le palais Long An, résidence de l’empereur Bao Dai après son abdication en 1945. Retour à votre hôtel et dîner à l’excellent restaurant La Carambole.

- le mardi :Nous passons la journée à visiter les tombeaux de la grande dynastie des Nguyen (1802-1945), magnifiques mausolées avec pagodes, temples, petits lacs, etc. Certains ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur. Nous allons d’abord dans deux sites peu ou pas visités : l’arène aux tigres, où les empereurs organisaient des combats entre un tigre et un éléphant, et, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré, dédié aux 2 seuls éléphants vaincus. Nous continuons ensuite la petite route pour arriver au tombeau de Minh Mang, célèbre pour la beauté de son cadre. Nous traversons ensuite la Rivière des Parfums et visitons le tombeau de Khai Dinh, avec ses salles intérieures aux étonnantes mosaïques.

Déjeuner dans le célèbre restaurant-jardin Biet Phu Thai Nhi, suivi d’un petit détour dans un site jamais visité, le belvédère Van Canh, une colline d’où l’on a une belle vue de la rivière et des montagnes. Nous allons ensuite au tout proche tombeau de Tu Duc, un luxueux complexe dessiné par l’empereur lui-même. Avant de retourner à l’hôtel, nous nous arrêtons à la charmante pagode Tu Hieu, où vivent encore plus de 80 moines. Retour à l’hôtel, suivi d’un dîner de spécialités de Hué dans le somptueux jardin-restaurant Ancient Hué, situé dans l’ancien quartier aristocratique de Kim Long.

- le mercredi :

Route Mandarine et le célèbre Col des Nuages, arrivée à Danang, et visite du mondialement célèbre Musée Cham. Nous poursuivons ensuite notre route pour arriver à la vieille ville portugaise de Hoi An, visite de la vieille ville pendant laquelle on a pu admirer tous les trésors architecturaux de ce site classé : le Pont japonais, les maisons communes (hoi quan) et les vieilles maisons du du 19e siècle, les temples et pagodes.

- le jeudi : nous allons au site Cham de My Son, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Caché dans une vallée luxuriante à 55 km à l’ouest de Hoi An, il compte 20 tours sur les 68 originelles, dont on pense qu’elles étaient les sépultures des monarques du Royaume du Champa (IIe au XVe siècle). Redécouvert par les français à la fin du XIXe, il compte 4 grands groupes. Déjeuner à My Son et retour à Hoi An. avion du soir Danang-Saigon

- le vendredi : Journée de visite de la ville de Saigon, visite du fascinant quartier chinois de Cholon, visite des monuments de la ville : le Théâtre Municipal, l’Église Notre-Dame, la Poste centrale, le Palais de la Réunification, la pagode Thien Hau, Ngoc Hoang.

- le samedi : traversée d’une partie du delta jusqu’à la jolie ville de Can Tho puis visite du très beau village de My Khanh, à 15km de Can Tho ; balade en vélo pour découvrir la campagne, la vie des habitants, la pagode, l’école, etc.. nuit dans une maison d’hôtes franco-vietnmien dans un village près de Can Tho.

- le dimanche : marché flottant, plus de 3 heures fascinantes. Retour sur la route pour Xeo Quyt où nous visitons un tunnel sous l’eau creusé par les soldats vietnamiens durant la Guerre du Vietnam. Promenade dans les luxuriants marécages. Retour à Saigon avec visite d'un temple caodaïste sur la route

CAMBODGE : avec l'agence de voyage MERU TOUR de SIEM REAP. Sochenda, notre guide en français est directrice de l'agence et son mari Jean-Georges, français, est le consultant commercial. Sochenda est passionnée par l’histoire de son pays et elle sait tout sur les temples.

le lundi : avion Saigon / Siem Reap. visite des monuments de l’ancienne ville d'Angkor Thom, capitale du roi Jayavarman VII de 1181 à 1209. Entrée dans la ville par la porte Sud et visite des temples du Bayon (1181), du Baphuon (1060) et du Phimenakas (944) et des terrasses des éléphants et du Roi lépreux, (fin du XIIème), visite du chef-d'oeuvre architectural qu'est le grand temple d’Angkor Wat, construit entre 1113 et 1150 par le roi Suriyavarman II. Retour à Siem Reap pour un dîner-spectacle de danses traditionnelles khmères données par des danseurs et danseuses professionnelles

- le mardi :

Matin : Départ pour le temple de Prasath Kravanh (921), construit en briques pleines. Une jolie route de campagne (25 km) vous emmène ensuite au temple de Banteay Srei (967), considéré par beaucoup comme le plus beau des temples d’Angkor. Il est également célèbre pour être celui “visité” par André Malraux, qui y vola un bas-relief en 1923. Sur le chemin du retour, vous avez un aperçu de la vie quotidienne des villages, des campagnes et de la fabrication de l’alcool et du sucre de palme.

Après-midi : Visite de trois grands temples et deux petits temples "jumeaux" : le Banteay Kdei (1181), qui débouche sur le Bassin royal de Srah Srang, le Ta Prohm (1186), mondialement célèbre pour avoir été laissé envahi par la jungle par les experts, donc enserré entres de gigantesques racines de fromagers, puis le Ta Keo (975), le premier à avoir été construit en grès, visites du Thommanon et du Chau Say Thedova (XIIe)

- le mercredi : Matin : Départ matinal pour le port de Chong Kneas et une promenade en bateau sur le Grand lac Tonle Sap, la vie des pêcheurs des villages flottants ou des maisons sur pilotis et musée national de Siem Reap

Après-midi : route Siem Reap Phnom Penh en voiture par une belle route jalonnée de villages. Vous traverserez d'abord les vastes plaines des rizières avant d'atteindre la ville de Kompong Thom, puis la petite ville de Skun, célèbre pour ses mygales frites. Après les nombreux palmiers à sucre plantés sur ordre du Roi Norodom à la fin du XIXème siècle et quelques collines, arrivée à Phnom Penh

- le jeudi : visite du Palais royal (1866) et de la Pagode d’argent (1892), dont le nom est dû aux presque 6000 plaques d'argent massif qui en recouvrent le sol puis le très beau Musée national des Beaux-Arts, le Musée du génocide, dans l’ancienne école Tuol Sieng, le fief du sinistre Duch pour comprendre l’atroce drame des Khmers rouges, avion pour la France
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Cambodge 2007 en famille
Apres un voyage en Thailande en 2006, nous voila de retour en famille avec nos filles de 5 et 8 ans au Cambodge en 2007.

Jour 1 - Départ Toulouse pour CDG, puis dans la foulée Bangkok et 3ème vol pour Phnom Penh (arrivée vers 16h et 6h de décalage horaire). Vols sans encombre et retard, on arrive à Bangkok, dans le fameux nouvel aéroport Suvarnabhumi. Malgré les nombreux problèmes dénoncés en ce moment sur cet aéroport (qui vont obliger certainement une réouverture partiel de Dong Muang), tout nous a paru nickel : aucun retard sur 4 vols pris, un seul débarquement par bus, toilettes en nombre suffisant et toutes en fonctionnement, correspondance des bagages bien gérée par la Thai Airways. Il fait un peu penser au nouvel aérogare CDG, mais en plus grand, en un peu moins froid. Le hall des départs est immense, très long, avec des dizaines de boutiques, toutes plus belles et luxueuses les unes que les autres. Beaucoup de lieux pour manger également, du salon cosy, du japonais classieux, et même du fast food occidental ou local. L'architecture est un mélange de métal, de verre, de verdure et de bois pour pas mal de boutiques. Très beau et agréable. Bon, on a eu le temps de le visiter, avec plus de 4 heures de correspondance. Vol entre Bangkok et Phnom Penh très rapide, les hotesses doivent speeder pour servir le repas dans ce laps de temps de une heure. Arrivée à l'aéroport de Phnom Penh. A partir de la, c'est le grand inconnu pour nous tous. Première surprise, la quiétude qui règne dans cet aéroport. Le stand des visas est super organisé : on donne les papiers à un premier comptoir, les papiers passent ensuite à la chaine dans les mains de 5 personnes en gros, et on vous appelle au dernier comptoir pour récupérer et payer les 20 USD (gratuit pour les enfants de moins de 12 ans, mais prévoir une photo quand même). Ensuite passage de l'immigration, récupération des bagages et nous voilà lachés. L'aéroport très récent est à taille humaine et très très joli. Il nous rappelle celui de Bali il y a plus de 10 ans. La sortie se fait dans un calme étonnant : aucun rabatteur pour taxis, bus, tuk tuk. On choisit de se diriger vers un taxi avec cette arrivée nocturne à 19h30. On nous demande 7 USD, ce que j'avais lu sur le forum donc on ne discute pas et on monte. Le taxi quite l'aéroport et s'enfonce dans les avenues sombres. Il n'y a pas d'éclairage public au départ, ce qui donne une atmosphère assez étonnante. Seules les lumières des véhicules, des bâtiments, des échoppes permettent de distinguer quelquechose. Mais le tout reste assez sombre, et nous rappelle un peu à la route de l'aéroport de Kathmandu. A partir de quelques minutes, l'éclairage se densifie et on voit apparaître des lampadaires en fonctionnement. Après quelques tatonnements, le taxi trouve le Rega Home Guesthouse (cf. les adresses ci-après). Le taxi nous demandera avec sourire un petit billet de plus, vu le temps qu'il a mis à trouver notre guesthouse. Avec sourire, je lui réponds que bon, je paie le prix convenu à l'avance.La résa faite par mail est bonne, il y a du monde, ca grouille dans le jardin restaurant. La patronne énergique qui parle français nous conduit à notre chambre au RDC. La chambre est très simple, propre, un peu sombre malgré le néon et un peu moite. Petit déjeuner bien français avec baguette, beurre, confiture. Au cambodge, on trouve du pain, frais le matin, bien sec l'après midi. Un peu moins salé que chez nous, il demeure bon au petit déj. On démarre une petite ballade à pieds pour se rendre au Wat Phnom non loin de la. Bon en fait il est un peu plus loin que la carte ne le laissait supposer. Marcher lentement à pieds permet de suite de se mettre dans l'ambiance. Certaines rues sont encore complètement en terre, la plupart sont tout de même bitumées à cet endroit, mais il faut souvent marcher sur la route quand le trottoir est bloqué par un véhicule, des marchandises, des échoppes, des tas d'ordures ou des égouts à ciel ouvert. Les gens vaquent à leurs occupations sans trop faire attention à nous. Chaleur, poussière, odeurs pas toutes agréables et musique de fond des moteurs et klaxon font partie de ce premier visage de la ville. Nous arrivons au Wat Phnom, un temple avec un stupa surmontant une petite colline en plein milieu d'un sens giratoire. L'herbe est grillée, jonchée de détritus. On emprunte le chemin montant à flanc de la petite colline. On verra plus tard qu'on arrive par l'arrière, l'avant étant équipé d'un grand escalier. De nombreux singes en liberté font leur petite vie à cet endroit, cherchant nourriture, s'amusant, se chamaillant ou se cherchant des puces. Quelques bancs ici ou la sont occupés par des hommes, femmes et enfants dont la plupart mendient à notre passage. Certains sont estropiés, handicapés, d'autres valides. Mais tous nous renvoient une image d'une misère qui nous frappe de plein fouet pour cette première sortie. Les filles sont de suite confrontées à ces images d'enfants en haillons, d'hommes estropiés. Elles ne semblent pas spécialement mal à l'aise, mais elles sont très intriguées, dans le sens où elles nous demandent pourquoi ils sont comme ca, ce qu'ils mendient, pourquoi on donne, pourquoi on ne donne pas... On a l'impression d'être retourné à Delhi, un dimanche après-midi il y a plus de 10 ans (le dimanche après-midi était très calme dans New Delhi). En haut de la plateforme, un gardien nous demande 1 USD par personne, y compris pour les filles (alors que les temples visités plus tard sont gratuis pour les enfants). Pas de ticket, le gardien repart d'asseoir l'argent en poche... Visite intérieure du temple, ca leur rappelle de suite les temples Thailandais de l'année dernière. On redescent par les escaliers principaux. En bas, un pauvre éléphant stagne sous un arbre, servant de décor aux touristes voulant se faire prendre en photo à côté, moyennant quelques sous (2 ou 3 USD) au propriétaire. Nous passons pas mal de mendiants pour rejoindre un tuk tuk qui attendait la. Ne parlant pas englais, un autre lui vient en aide pour lui donner notre destination : le quai Sisowat, non loin du grand palais. Il fait chaud, on s'asseoit à une terrasse de petit restaurant (à droite du Sa Em Restaurant). On prendra quelques plats et une bouteille d'eau bien fraiche. Se mettre en terrasse sur le trottoir n'est pas forcément l'idéal si on souhaite manger un tranquilité. Non pas que la circulation du midi soit dense, pas du tout même, mais nombre de personnes passent sans insistance à la table : mendiants, enfants vendant des livres ou des souvenirs. C'est d'ailleurs exclusivement des enfants qui vendent dans la rue. Le repas fini, on se rend à pieds au Grand Palais (3 USD/pers l'entrée, + 2 USD si on veut utiliser son appareil photo dans l'enceinte, et 5 USD de plus encore si on veut pouvoir utiliser sa caméra). Nos filles ne paieront pas. En revanche, elles interessent toujours autant certains asiatiques, comme ce groupe de cambodgiens (on pense) qui voudront prendre des photos d'elles avec eux. La plus petite, blonde et encore un peu potelée est de toutes les attentions, et se retrouve dans les bras d'inconnues souvent hilares et excitées en cette occasion. Elle n'est pas surprise, mais en revanche semble vite gênée. On accepte avec sourire les photos, j'en profite pour en faire une aussi après tout, avec le photographe de surcroit, mais on ne tient pas trop à ce que notre petite souffre trop de ces attentions somme toutes gentilles. Quand les bras commencent à la serrer un peu trop pour l'emmener vers une autre personne du groupe par exemple, on fait comprendre que bon, c'est sympa, mais la "petite" n'a pas forcément super envie. Dans l'après-midi, on retourne à la guesthouse histoire de retrouver un peu de calme, dans cette terrasse/jardin qui nous semble être un petit oasis perdu au beau milieu de cette grande ville dont nous n'avons pas vu grand chose encore. On y achétera un billet de bus pour Siem Reap, 5 USD par personne, à la compagnie Rith Mony Bus (RMN), qu'on nous dira plus tard être une compagnie bon marché. Jour 3 - Phnom Penh > Siem Reap Départ 8h00 en tuk tuk pour le départ en bus. Le chauffeur nous emmène à l'endroit voulu sur les indications de l'hôtel. On s'attendait à une station de bus, celle proche du marché central. On sera en effet dans le quartier, mais le chauffeur de tuk tuk est interpellé par une personne en coin de rue nous demandant notre billet dans un assez bon anglais. Je lui passe les billets en toute confiance malgré le coin de rue, l'absence total d'identification de la personne (nom, badge de la compagnie de bus, etc...). Il y a bien un bus RMN non loin de la. Il revient et nous propose un bus avec départ 1/2h plus tard. Bon, ok, on attendra dans un petit resto local, où le petit déjeuner est bien sur à base de soupe de nouille, avec tables en formica et télé suspendue au mur. Un nouveau bus au numéro indiqué se pointe à l'horizon. On s'apercevra plus tard que les bus du marché central ne sont pas tous à la même enseigne. Des grosses compagnies de "luxe" comme la Mekong Express ont droit à pas mal d'espace. Ceux de la GST ont juste un trottoir pour les arrivées. Le notre a juste un coin de rue non loin de la. On ne saura pas si le bus avait l'air conditionné ou pas, mais il y faisait chaud en fin de voyage, au terme des 6 heures de route. Ceci étant, le voyage fut agréable et interessant car nous étions en première rangée (pas la plus sécu ceci dit en cas d'accident). Nos filles avaient du se rappeler les bus entre Bangkok et Trat et ont voyagé avec une grande patience, sans râler. En cette saison, les paysages sont assez secs, et on aura raté les rizières vertes et mouillées. La route est en bon état, bitumée partout maintenant. La halte permet de manger un peu (plats, fruits ou biscuits) et d'aller aux toilettes si besoin. L'arrivée à Siem Reap se fait à l'entrée de la ville, dans la centrale de bus. La gare n'est pas du tout centrale et le tuk tuk est indispensable. A notre arrivée, le bus est encerclé et assailli par les chauffeurs de tuk tuk qui font également la promotion d'hôtels. Nous avions déjà réservé notre hôtel (Phnom Bok Hotel) et un chauffeur de tuk tuk nous attendait en brandissant notre nom sur un papier. Nous nous extirpons rapidement avec lui de la foule et embarquons dans le tuk tuk, pour le plus grand plaisir des filles. Le bol d'air sur le tuk tuk est un enchantement après les 6h de bus. En peu de temps nous voilà à l'hotel. On prend les chambres. Les filles testerons la piscine peu de temps après ! Hélène, la manager de l'hôtel nous prodiguera de bons conseils sur la ville, les temples et les restaurants. On testera l'un des restos les plus proches, celui du Freedom Hotel, qui est ouvert sur l'extérieur et séparé de l'hôtel. Excellent Amok de poisson et copieux. Une bonne adresse agréable qui nous aurait pourtant pas attiré sans recommendation. Nous négocions avec le chauffeur de tuk tuk les 3 jours de visite des temples. Jour 4 - Siem Reap - Temples d'Angkor Ca y est, depuis des années qu'on entend parlé de ces temples, on y va. Il fait presque frais en tuk tuk. On passe le péage, un péage digne de nos autoroutes avec des guichets pour acheter un pass d'un jour, de 3 jours ou d'une semaine. Nous paierons chacun 40 USD pour 3 jours. Nos filles ne paieront pas, ouf ! C'est parti, on a défini le circuit approximatif avec le chauffeur. A savoir (on ne le savait pas), le site est payant pour les visiteurs, mais sinon la zone des temples est une zone habitée, avec des maisons, des villages à certains endroits, et à chaque temple ou presque on trouve des boutiques, des petits restos simples, des vendeurs ambulants, la plupart du temps des enfants ou des jeunes. Donc à chaque temple, on se retrouve avec environ 2 à 6 enfants à vous suivre quelques mètres pour vous proposer des souvenirs, livres en français ou anglais (des belles copies vendues 1 USD en anglais mais plus cher en français). Au final on s'habitue et les vendeurs sont interdits dans les temples eux mêmes. Pour cette première journée, nous décidons de visiter le matin, de rentrer à l'hôtel en mi journée pour se reposer et raffraichir les filles à la piscine, et de repartir pour Angkor Thom vers 16h. Beaucoup de temples sont très endommagés, mais on est loin de ruines à même le sol. Beaucoup de pierres sont au sol, bloquant parfois le passage, mais nombre de murs, de toits, de tours sont encore bien là. Pas mal de renforts en bois soutiennent des murs ou portes. LEs temples ne se ressemblent pas tous, ce qui rend les visites toujours différentes. En milieu de matinée il y a pas mal de monde, mais on arrive toujours à se retrouver quasi seuls à un moment donnée, ou en se retirant dans un coin. Le monde n'est pas trop un problème en soit, hormis pour les photos, mais le plus gânant reste le bruit des groupes, et principalement des groupes de touristes asiatiques quand nous y étions. Chinois, corééns et/ou japonais débarquent avec la seule idée de prendre des photos toutes plus identiques les unes que les autres. On peut éviter ces groupes assez tôt le matin, le midi, et le soir. Nour arpentons ainsi la matinée dans divers temples, et le Tah Pronh est vraiment impressionnant. Les filles s'amusent beaucoup à marcher, enjamber les pierres, se cacher dans les dédalles, malgré la chaleur. Parfois, plus un bruit dans les temples, uniquement les bruits des oiseaux dans la végétation et le décor sauvage qui entoure les temples. Le soir, petit tour dans le centre ville près du marché. Etonnant contraste. On assiste à une concentration de restos et bars. Beaucoup sont décorés avec beaucoup de goût et de classe, souvent par des décorateurs français. Ambiances loundge, ethnique, contemporain. Très beau, mais on est loin du cambodge majoritaire. Concentration de touristes, un vrai Saint Michel à Siem Reap. On tentera le Khmer Kitchen, mais on sera un peu déçu par le resto : nourriture classique, service "usine". Bref, bien pour les noctambules citadins, mais on n'a pas beaucoup aprécié. Jour 5 - Siem Reap - Temples d'Angkor Cette fois ci, pour éviter de faire une heure de tuk tuk pour retourner et revenir a l'hôtel, et profiter de l'endroit, on a décidé de manger sur place dans l'une des gargottes proche des temples. Prix comparables aux restos d'en ville pour certaines. Je me suis régalé d'un petit poulet frit avec du riz et de l'ananas, excellent ! Ce soir, nous mangerons au Phnom Bok, même si ce n'est pas un restaurant. Nous ne connaissons pas d'avance le menu, mais nous faisons confiance à Hélène qui nous choisira un plat typique khmer. Ce sera une soupe avec pates de riz. Excellent et copieux. C'est vraiment une bonne adresse de logement. Jour 6 - Siem Reap - Temples d'Angkor Au retour, une fille d'une dizaine d'année voire moins demande à notre chauffeur de la déposer quelquepart. On accepte avec plaisir. Dans le tuk tuk, elle nous propose même une barette pour notre fille qui a les cheveux en pagaille avec le vent. Du coup notre grande fille lui donne un petit bracelet symbolique en coton et de suite lui échange avec son bracelet plastique. Elle finit par s'endormir dans le tuk tuk. A notre arrivée à l'hôtel, notre tuk tuk la voir encore la, il avait oublié sa présence semble t'il. La fille semble un peu perdue, et se dirige dans le hall de l'hôtel, comme pour demander on ne sait quoi, elle ne le sait même pas elle même. Au final, après quelques questions de la part de Hélène, on va avoir confirmation qu'elle a fugué, qu'elle a quitté sa maison où elle s'est dite mal traitée. Elle sera nourrie à l'hôtel, tentera de se sauver de nouveau, avant d'être conduite à la police. On ne saura peut-être jamais ce qu'elle est devenue, mais il doit y en avoir un grand nombre dans le pays. Certains enfants sont mal traités, abusés dans leur village voire leur famille. La fugue est tout aussi dangereuse, elles peuvent très bien tomber entre les mains de personnes mal intentionnées qui vont les exploiter, les vendre et alimenter les réseaux du commerce sexuel. Jour 7 - Siem Reap - Phnom Penh Retour en bus par la Mekong compagnie. Retour à notre guesthouse, la Rega. Mais problème, notre réservation a sauté. Notre nom a bonnement été effacé du tableau pendant notre virée à la mer et la GH est au complet. Le gars de la Rega nous propose alors l'hôtel d'un membre de la même famille à 100m de là. N'ayant pas trop le choix dans le quartie, nous le suivons dans une grande maison rénovée tout près de là. L'hôtel a ouvert recemment et a une allure d'hôtel chinois, sans trop d'âme et de style. En revanche, la chambre aux 2 grands lit est immense, avec clim, grande salle de bain, et hauteur sous plafond généreuse. C'est un peu ambiance hôtel chinois avec meubles en formica, mais finalement on n'a pas perdu au change. Les filles se défoulent, heureuses semble t-il de trouver enfin une chambre spacieuse où elles peuvent courir. Après midi à Phomn Penh. On décide d'aller se ballader en fin d'après midi sur le quai Sisowat. C'est calme, paisible sur ce semblant de croisette. On est déjà mieux que le premier midi dans le même quartier. Nombre de cambodgiens se promènent que le quai, face à l'immense fleuve. Quelques enfants vendent toujours des livres, des marchands ambulants fournissent nourriture et boissons. On décide de monter voir le fameux FCC dont on nous a vanté les mérites, un bar restaurant avec terrasses aux étages et vues sur le fleuve et le quai. Le lieu est couru par les occidentaux, touristes et expatriés. Plus cher qu'ailleurs, déco ambiance coloniale très belle. Tarifs plus chers, serveur qui se la joue sérieux et branché sans le sourire, avec en prime un erreur sur l'addition, bref on a vu, on y retournera pas, même si le lieu est bien. Pour le repas, on va manger un peu plus loin au Bali Café, un restaurant indonésien. Cadre très sympa, soigné, agréable, calme, et plats excellents et pas chers. Bref une bonne adresse pour changer de la nourriture khmer. Jour 8 - Phnom Penh - Sihanoukville La compagnie Mekong Express propose de venir vous chercher a l'hôtel pour vous transporter jusqu'à la gare routière. Mais aucun minibus n'est passé. La patrone du Rega nous avait prévenu à l'avance, donc 10 minutes après l'heure prévu du minibus, on prend un tuk tuk pour se rendre à la station de bus. La encore, petit encas, boisson, toilettes à l'intérieur, ce qui fait que le bus ne s'arretera pas du voyage. Le voyage durera 3h30. Peu avant Sihanouk se trouve une énorme usine. Et pour la première fois au cambodge, on a vu des piétons prioritaires sur la route ! Bon il se trouve que c'était la sortie d'usine, avec des milliers de personnes qui sortaient à pieds et traversaient la route. L'attente a duré plusieurs minutes. Les femmes pour l'essentiel rentraient dans leur maison, ou allaient prendre des plats dans des stands de rue. Nous arrivons à Sihanouk. Les rues sont très larges, la circulation tranquile, essentiellement des motos. C'est un grand calme comparé à Phnom Penh. Ici peu de tuktuk, ou alors ils sont plus chers qu'à Phnom Penh. Du coup, on doit prendre 2 motodops pour se rendre à la guesthouse à Occeutal beach. Sur chaque moto dans l'ordre : un gros sac, le chauffeur, une fille et un adulte avec les petits sacs. Le trajet n'est pas très long, mais très agréable. Le vent nous raffraichit. Nous arrivons aux bungalows Occeutal Beachside Bungalows, c'est relativement sympa, propre, tenu par un français asiatique qui habite encore ne France, même si il est souvent la. On prend les maillots et on fonce à la plage pas très loin de là : il suffit de traverser une petite route et prendre un grand chemin de terre où on débouche sur la plage. Surpriiiiise ! On est loin de la plage calme et paradisiaque. Sur quelques centaines de mêtres sont alignés des parasols, des gros transats avec matelas et plein de touristes. Personne n'est allongé sur la plage, les gens se posent sur les matelas. On fait de même et commandons un repas de midi. En fait, la consommation n'est pas franchement obligatoire. En plus des touristes, il y a un balais ininterrompu de vendeurs ambulants proposant souvenirs et nourriture (crustacés, nems, fruits), ainsi que de mutilés, estropiés qui mendient de l'argent. On est loin du calme et de la tranquilité. C'en est même un peu saoulant. Ca n'empeche pas de nous baigner dans une mer très chaude, même si l'eau agitée ne paraît pas être d'une propreté impeccable. Le soir à la tombée de la nuit, un autre balais habituel se met en route : les restos rentrent les matelas et sortent les tables basses et chaises ou fauteuils. On peut donc manger direct sur le sable dans tous les restos de la plage. Bon c'est sympa, il fait bon, y'a pas mal de musique, mais attention àpas se mettre entre 2 enceintes qui ne joueraient pas la même musique ! Les vendeurs et estropiés quant à eux continuent leur circuit de tables en tables. Limite dur à supporter quand même cette vision des estropiés qui vont de table en table, sans mains, glissant sur les fesses, à genoux, au milieu de nous même, touristes "riches", valides, en train de siroter des boissons fraiches... Jour 9 - Sihanoukville Journée cool. Retour à la plage pour un petit dej. La plage est plus calme, c'est plus agréable. Plus on marche vers le nord, et moins il y a de touristes, et plus il y a de cambodgiens. L'après midi, petit tour au marché de la ville, dans la pure tradition des marchés du pays : allées étroites, toits très bas, sombres, odorants, assez bordéliques, et grosse chaleur. Mais ca reste toujours un plaisir, un dépaysement complet, une ballade sans être interpellé, tranquile. Quelques achats dont des tongues pour les filles. Passage dans un petit supermarché au retour pour se faire plaisir avec des produits frais pour le 4h : des petits yaourts ! En ce moment c'est un long WE de congés pour les Cambodgiens, à l'occasion du nouvel an chinois. Du coup, la plage est bondée le soir....enfin rien à voir avec les plages de Mediterrannée, mais quand même... Par contre pas mal de cambodgiens, ce qui donne une plage très cosmopolite sympa. Revers de la médaille avec tout ce peuple, l'eau ne fait vraiment plus très propre.

Jour 10 - Sihanoukville Bon il est temps de découvrir autre chose que cette plage touristique, trop touristique à notre goût. Parfois, il ne suffit pas d'aller très loin pour changer de décor. A l'occasion d'un petit footing la veille, j'étais tombé sur un tout petit village de pêcheurs, tout au nord de la plage. Sur cette plage, 2 ou 3 petits restos très modestes, sans musique, peu fréquentés. Le plage est plus blanc, plus propre et la mer est carrément plus limpide. En fait, la plage bondée possède une eau sale en comparaison, surement dû à la configuration, sa forme arrondie, et à la pollution des bateaux et quelques jets skis du WE. En famille nous y sommes allés avec 2 motodop à 3000R par trajet chacune. Le petit resto aux chaises bleues, tenue par une famille avec l'aide semble t'il d'un australien, surpassait ceux de la plage bondée : calme, belle, plus sauvage, cuisine simple et délicieuse dont le amok génial de la maman et enfin un pancake digne de ce nom par la fille. On y a testé petit dej et repas du midi. Jour 11 - Sihanoukville Bon on avait prévenu, on était venu là pour se la couler douce et que les filles profitent de la mer après les temples d'Angkor. Du coup qu'avons nous fait ce jour la ? Eh bien nous sommes retournés passer la journée sur ce bout de plage si agréable, et cette fois, nous avons testé le fameux petit resto familial matin, midi et même soir ! On est allé entre deux se ballader au petit village, traverser le pont et monter au dessus de la colline où se trouve le Queen Hill Resort, des bungalow genre "luxe" dont sont friands les cambodgiens aisés pour ce WE de fête. De l'autre côté de la colline, un autre plage encore plus calme, avec encore des petits restos. Franchement si vous aimez le calme, ca vaut le coup de s'y rendre en moto. Le soir nous avons demandé si nous pouvions donc manger dans notre petit resto. Ce fut une première pour nos hôtes, qui n'avaient pas l'habitude de voir des touristes le soir à cet endroit. Seul problème, nous n'aurions pas pu trouver des motodops pour nous ramener dans la nuit. Pas de soucis, la fille et son beau frère nous propose de nous ramener à notre hôtel après le repas. Donc on rapproche la table de la seule lumière disponible, on se régale d'un autre amok, et on rentre en discutant à la fraiche sur la moto avec nos chauffeurs. Vraiment une journée très agréable autant pour nous que pour les filles. Jour 12 - Sihanoukville - Ile aux bambous Aujourd'hui on prend le large ! On embarque nos masques et tubas et on prend place dans un bateau pour un boat-trip (30 US$ / adulte, 15 US$ / enfants). Au programme, petite dej au resto qui a vendu le programme, virée d'une journée en bateau, snorkelling (masque tuba) proche de 3 îles, pique nique barbecue sur l'île aux bambous (j'en ai d'ailleurs pas remarqué). Première expérience des profondeurs pour nos filles, ca a été impressionnant, tellement impressionnant de voir ces formes sous marines avec coraux et poissons qu'elle n'ont plus remis la tête sous l'eau de la journée, là où c'était profond et sombre.... Bon les fonds marins ne sont pas ici aussi chouettes que ce qu'on avait pu voir sur Ko Tao en Thailande il y a nombre d'années, mais c'était bien sympa. L'île aux bambous est très agréable si on imagine comment ca doit être une fois tous les bateaux de la journée partis. Il y a une petite guesthouse très basique avec resto sur la plage. Vraiment, on regrette de ne pas y avoir passé une nuit. On peut traverser l'île à pieds pour rejoindre une autre grande plage au sable jaune, avec la aussi un resto paumé. Vraiment bien, l'ainée de nos filles rêve d'y retourner dormir un jour...

Jour 13 - Sihanoukville - Phnom Penh Finis la farniente et les amoks sur la plage, il faut retourner à la capitale. 2 motodops pour nous emmener nous et nos bagages à la station de bus où attend le bus de la compagnie GST. Pas de soucis pour notre réservation, ce qui n'est pas le cas d'une famille cambodgienne débarquée après s'être installée dans le bus. Retour sur la capitale sans encombre, malgré les accidents vus le long de la route. L'arrêt casse croute est bien plus authentique que celui de la Meking Express. Notre grande fille et moi-même nous régalons d'un soupe typique à base de poisson et pates de riz. Même pas le temps de finir que le bus klaxonne déjà. Arrivés à l'arrêt de bus de la compagnie à Phnom Penh, tout près du marché central, le bus est entouré de motodops et tuktuk proposant leurs services. Une personne éloigne l'attroupement avec une petite trique. Juste quelques centimètres de gagnés au final. Les chauffeurs demandent facilement le double du prix normal touriste que nous avions l'habitude de payer quelques jours auparavant. Nous nous extrayons alors de la cohue pour aller trouver un tuktuk moins cher juste de l'autre côté de la rue. Retour à notre hôtel "chinois" proche de la Rega. Même chambre, et même excitation pour les filles. En revanche, nous retournons avec plaisir manger un bon petit plat mitonné à la francaise à la Rega, avec moelleux au chocolat pour contenter les filles (et nous même, mais chut!). L'après midi, on file en tultul au marché russe. Rien de russe en fait, mais le marché réputé pour acheter des souvenirs (artisanat, tissus, CD, DVD, etc...). C'est pas de la grande qualité, mais il y a de chouettes choses à ramener. Nous repartons avec des tissus, quelques babioles, un CD de musique traditionnelle cambodgienne. Jour 14 - Phnom Penh - Bangkok Tout a une fin. Les sacs bouclés, petit dej sur le pouce à la Rega, et on embarque pour 5USD dans un tuktuk direction l'aéroport. Ce sera notre dernière virée en tuktuk que les filles affectionnent tant. Et elles ont le temps d'en profiter, sachant que l'aéroport n'est pas tout près. Entrée dans le hall d'enregistrement climatisé et nickel, ca fait déjà un choc, et un petit air de retour à l'"occident". En revanche attention à la note salée de la taxe d'aéroport ! 50 USD par personne ! Pas moins que ca ! A nous 4 avec les filles, on fait donc chauffer la carte bleue de 76 USD ! Bon à savoir non ? Et nous revoila à Bangkok, avec retour à notre camp de base habituel : le New Siam 2 et sa piscine qui plait tant aux filles. Histoire de renouer avec la modernité, nous allons faire un tour du côté des "grands magasins". Au programme visite de la belle maison de Jim Thomson, emplètes modestes, resto simili japonais rapide, et visite du nouvel aquarium du Siam Paragon. 700 B pour nous 4 et quelques heures de visites sous-marines, mais au sec. Vraiment le plus grand complexe aquarium que nous ayons visité. Vraiment à faire pour des enfants, mais quand même interessant pour les adultes. Le clou de la visite consiste à pénétrer dans un tunnel vitré avec des poissons, des immenses raies et des requins tout autour et au dessus de soi. En prime, on a le repas des poissons apportés par des plongeurs. Impressionnant !

Jour 15 - Bangkok Au programme, retour comme l'année passée au Wat Po pour voir le boudha couché qui avait tant impressionné les filles. Et il s'est avéré toujours aussi impressionnant d'ailleurs. En revanche pas mal de travaux sur le site, moins cool. Mais avant cela, visite des klongs en long boat pour 700B. On a pris le circuit classique moyen, qui permet déjà d'avoir un bon aperçu, et de découvrir de belles maisons sur les canaux, et de la végétation insoupçonnée si près de Bangkok. Jour 16 - Bangkok - Paris - Toulouse Le vol du retour est le soir. Journée cool, fin d'après midi, piscine pour les filles, et emplètes pour nous à tour de rôle, principalement des objets déco pour notre intérieur. Taxi négocié sans compteur pour l'aéroport, et nous voila sur le retour... les têtes plein de souvenirs une nouvelle fois :-)

Et voila, un peu long désolé 😉 mais y'aurait tellement a raconter encore. Pour les infos plus pratiques, budget, ca se trouve sur mon site.
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Récit d'un voyage d'un mois - Vietnam et Cambodge
Salut à tous ! Voici le récit du périple que nous avons effectué récemment, avec mon amie, au Vietnam et au Cambodge. Nous souhaitons ainsi le partager, notamment afin que les potentiels vacanciers y trouvent de quoi nourir leur programme. Je suis disponible pour toute question pouvant vous aider à préparer un voyage extraordinaire, dans ces deux pays qui ne le sont pas moins !

Vendredi 30 août : Levés à 7h10 pour finaliser les baguages, nous filons à la gare de Strasbourg pour prendre le TGV de 9h44, direction Roissy Charles de Gaulle. Le trajet se passe tranquillement, sans aucun retard (ouf !). Arrivés à l'aéroport, nous courons pour ne pas être en retard ... puis en fait, nous constatons une foule énorme en train de s'enregistrer ! Nous finissons par avoir 30 minutes de retard au décollage. Peu importe, nous ne sommes pas à ça près ! C'est parti pour 11h30 de vol ... C'est long, très long ! Surtout sans sommeil et coincés dans des sièges construits pour des asiatiques ! Le seul film disponible est une daube en vietnamien sous-titrée en anglais. On s'ennuie ferme, avant de compter les heures qui ne passent pas ...

Samedi 31 août : Arrivée à l'aéroport d'Hanoï vers7h. Les formalités pour le visa se font rapidement, à noter le peu de sympathie du douanier derrière le guichet ... Petit moment "habituel" de flottement à la sortie de l'aéroport : la fatigue se conjugue avec la perte complète de nos repères, ce qui nous laisse errant sur le trottoir à la recherche d'un bus qu'on met bien trop de temps à trouver. Nous finissons par le dégoter, attendons 30 minutes qu'il se remplisse avant de prendre le chemin du centre ville de Hanoï. 45 minutes plus tard, arrivée au centre ville, près du lac de Hoan Kiem. Nous n'avons alors qu'une envie, celle de trouver rapidement notre hôtel pour poser nos affaires et nous reposer. Nous arrivons au Camelia Hotel, très bien situé dans une ruelle calme de la Vieille Ville et près du lac. Nous obtenons la grande chambre du 4ème étage, avec double lit double et balcon ! Le tout est propre, avec une belle salle de bain. Nous nous effondrons ensuite de sommeil, pour nous réveiller vers midi avec une faim terrible !

Direction le BUN CHA NEM CUA BE DAC KIM (et oui !) pour un premier repas dans un restaurant de rue, et quel délice : porc grillé accompagné de nems, le tout enseveli sous les herbes fraiches ! Revigorés, nous faisons le tour de la vieille ville, en naviguant dans les ruelles dont le nom de chacune signifie le type de produit qui y est vendu. Le trafic est intense, les klaxons envahissants, mais quel dépaysement ! Nous faisons un tour par le marché de DONG XUAN. En fin d'après-midi, nous réservons 2 places pour le spectacle de marionnettes sur l'eau (théâtre municipal d'Hanoï) de 18h30 avant d'aller nous reposer une petite heure. A l'heure dite, nous voilà en train d'assister à un spectacle traditionnel très joli, retraçant des épisodes mythologiques du Vietnam et les particularités de certaines ethnies. Après le spectacle, repas au Highway4, pour une collation légère faite de soupe de riz et de nems au poissons chats. Nous ne faisons pas long feu et allons nous coucher rapidement.

Dimanche 1er septembre : Très grosse nuit de sommeil(couchés à 21h, levés à 9h !) puis petit déjeuner frugal (et européen) à l'hôtel, avant de nous rendre au très solennel mausolée d'Ho Chi Minh, sous la pluie. Toute l'esthétique communiste se retrouve dans l'architecture de type blockhaus du bâtiment, surveillé par plusieurs gardes ayant instruction de ne pas sourire et qui rappellent à l'ordre les visiteurs sans ménagement. Ce pauvre oncle Ho ne souhaitait d'ailleurs aucunement un tel monument pour sa mort, mais sa quasi déification a un sens certain pour des autorités voulant construire une nation unifiée. Nous avons juste le temps de voir le temps d'un passage rapide et après 20 minutes d'attente dans une file encadrée par des gardes, le corp sprétendument momifiés de l'Oncle HO, même s'il ressemble bien plus à une statue de cire ...

Nous avons ensuite rdv à midi chez Jimmy (HelViet sur ce forum !), qui nous invite à confectionner et déguster des nems avec sa famille. Nous prenons un taxi à la sortie du mausolée, direction le quartier de Long Bien. A l'arrivée, la note est de 370000 dongs (soit environ 14 euros), on se dit donc que le taxi est aussi onéreux qu'en France ! Nous arrivons chez Jimmy et faisons rapidement connaissance avec lui, sa femme, sa belle-mère et leur petit garçon. Nous mangeons les très bons nems que nous l'aidons à préparer et discutons de tout et de rien, en préparant aussi les étapes de notre périple dans le Nord du Vietnam. Nous partons de chez lui vers 17h, en n'ayant pas vu passer l'après-midi, direction la vieille ville et notre hôtel et là, quelle surprise, le taxi ne coûte que 30000 dongs ... Nous actons donc notre première vraie arnaque, le 1er taxi nous ayant coûté plus de 10 fois ce montant ... Petit détour à la Cathédral Saint-Joseph où nous pouvons constater l'affluence d'un jour de messe. Puis diner dans un restaurant de rue à côté de notre hôtel, avec une très bonne soupe aux nouilles! Direction ensuite la gare routière de Hanoi pour prendre le bus de nuit de 20h30 pour HA GIANG. Nous nous retrouvons au fond du bus, sur la plage arrière qui accueille 5 couchettes. Nous faisons connaissance avec nos 2 compagnons de route vietnamiens, qui ne parlent pas un mot d'anglais et qui sont tout étonnés de côtoyer 2 européens. Fou rire garanti ! Le bus emprunte la route nationale n°2 jusqu'à TUYEN QUANG pour une pause à minuit, avant de reprendre la route jusqu'à HA GIANG où nous arrivons à 5h15. Gros dodo jusqu'à 7h10 dans le bus garé. Nous sommes réveillés par les gens en train de le nettoyer à grandes eaux.

Lundi 2 septembre : La journée débute par un bon petit déjeuner local (soupe avec poulet et nouilles de riz), la location moto vers 9h et, après une prise en main rapide de notre conductrice de chic et de choc, en route pour DONG VAN, soit environ 150 km au Nord. Dès la sortie de la ville, ce n'est plus que paysages spectaculaires, vallées encaissées avec profondeur de vue fantastique, les pics lointains se dessinant tels des spectres brumeux à l'horizon. Les rizières sont d'un joli vert éclatant, tirant parfois vers le jaune, créant ainsi un joli dégradé de couleurs, comme si un peintre avait imaginé un paysage par touches successives, parcelle par parcelle, alternant le vert émeraude et le jaune plus ou moins pâle. Les arrêts observation et photos sont nombreux, mais à chaque fois le spectacle offert est toujours plus impressionnant.

Arrêt à QUAN BAN pour admirer la belle vue du haut du belvédère sur le village de TAN SON et ses montagnes karstiques en forme de poitrine de fée, comme le veut la légende. Arrêt ensuite à LUNG TAN, village de Mhongs blancs qui fabrique du tissu en chanvre. On assiste au tissage du chanvre, avec une machine à tisser artisanale elle aussi faite à la main, ainsi qu'au "lissage" du tissu obtenu à l'aide d'une bûche ronde sur laquelle une femme en équilibre sur une pierre plate écrase les fibres de tissu.

Pause déjeuner à YEN MINH, dans un restaurant dont la cuisine est ... "authentique" ! Nous reprenons ensuite la route.

Moment de stress : la station d'essence où l'on voulait aller à YEN MINH a brûlé ! On roule encore, craignant la panne sèche, mais on finit par tomber sur une pompe mécanique après PHAO CAO. On décide alors de faire un petit détour vers PHO BANG, village frontière avec la Chine. Onvoit le long de la route des Hmongs très jeunes porter des paniers aussi hauts qu'eux, remplis de végétaux pour les cochons. On en voit même un couché sur son panier en train de tirer la langue ... En arrivant au village frontière, nous n'avons pas le droit de franchir le poste de garde, mais Jimmy en a la possibilité et se rend jusqu'à la borne séparant les deux pays.

Après ce détour de quelques kilomètres, nous poursuivons notre route, en passant à côté du Palais du dernier roi Hmong, avant d'arriver à DONG VAN vers 19h, fourbus par cette première étape mais heureux de trouver un hôtel confortable et un lit douillet. Nous dinons agréablement avec un couple de français en vadrouille, Greg et Sophie. Le tout arrosé d'alcool de maïs ...

Mardi 3 septembre : On débute la journée par un bol de riz gluant, puis une boisson chaude prise dans le très beau café de PHO CO, au cœur d'une vieille maison bien conservée. On fait ensuite une marche, d'abord dans la vieille ville de DONG VAN puis le long des rizières, là encore d'un beau vert que le soleil rend encore plus éclatant.

Plus tard, direction LUNG CO, ville la plus au Nord du Vietnam, à la frontière avec la Chine. On y arrive sous la pluie, le temps pour nous de nous abriter dans un restaurant tenu à ce moment-là par une gamine de ... 12 ans ! Elle et Jimmy, parti chercher de la viande et des légumes, nous concoctent un super repas, qu'on partage cette fois-ci avec deux françaises, Claire et Carole. Après avoir repris des force set la pluie ayant cessé, nous grimpons les 1000 marches qui mènent à la tour du drapeau, la plus haute du Vietnam !

Paysage légèrement brumeux mais vues imprenables tout de même entre les nuages. Nous voyons les collines chinoises au loin. Jimmy nous y rejoint en moto, alors qu'une pluie torrentielle s'abat sur nous à nouveau, nous bloquant dans la tour le temps de laisser passer le gros de l'orage. Nous reprenons les motos pour un retour à DONG VAN sous la pluie qui tombe dru. La route est parsemée de torrent d'eau ou de boue, bref, c'est l'aventure ! Arrivés trempés à l'hôtel, nous décidons de nous récompenser de nos mésaventures par un bon canard, que nous a préparé un petit restaurant. Encore un repas délicieux arrosé d'alcool de maïs et en présence de nos deux compatriotes de la journée.

Mercredi 4 septembre : Départ vers 9h par le col de MA PILENG direction MEO VAC, par la "route du bonheur", la plus belle du Vietnam. Sur la route, la pluie s'acharne et nous traversons des passages chaotiques fait d'éboulements et de coulées de boue. Le paysage, bien que brumeux, est très impressionnant, fait de pics rocheux, de falaises abruptes et de cours d'eau encaissés. Nous faisons une halte dans une école primaire sur le bord de la route, complètement perdue dans un paysage abyssal. Nous interrompons la récréation de deux classes d'enfants Hmongs qui nous accueillent avec des grands sourires et de la timidité, à qui nous distribuons des nougats. Enfin arrivés à MEO VAC vers 10h30, nous prenons un café (un vrai café vietnamien arabica ...) et un thé dans un restaurant puis partons visiter le marché et acheter des LONG ANE, délicieux petits fruits au goût incomparable (à la rigueur un lointain cousin du litchi).

Direction NIEN SON pour la suite du voyage où nous nous arrêtons dans un restaurant en bord de route, tenu par une famille charmante, dont le père nous concocte un bon repas (bonne omelette!), avalé dans une pièce avec deux billards, un ordinateur portable, du papier journal comme papier peint et de la tôle au plafond. Entre modernité et tradition ...

Un petit arrêt pour la traversée d'une grosse marre de boue dans un hameaux sur la route, où nous en profitons pour distribuer des biscuits aux enfants du village, d'abord une poignée mais rapidement rejoint par une véritable meute hurlante et souriante. Encore un moment de stress ensuite dans un passage de boue ... avec au bilan une chaussure toute embourbée mais plus de peur que de mal.

Arrivée à BOAO LAC vers 17h. Petite balade dans la ville où nous sommes alpagués par des enfants pour un anniversaire, qui souhaitent nous faire rentrer chez leurs parents, eux plutôt dépités ...Nous déclinons aimablement mais recevons de leur part des chips et une sucette, sucette qui fera le bonheur d'une petite fille quelques centaines de mètres plus loin. Puis direction le marché pour choisir une oie qui sera sacrifiée pour notre dîner ! Au menu du soir donc notre oie, dégustée en compagnie d'un couple de français, Jean-Pierre et Corine de leur guide DON et de leur chauffeur LAN. Là encore alcool de maïs ....

Jeudi 5 septembre : RDV le lendemain tôt pour le marché ....Nous commençons par un petit déjeuné offert par LAN .... délicieuses galettes de riz à la vapeur et saucisse de porc ! Miam !

Nous déambulons le long des travées du marché ethnique de BAO LAC (LOLO NOIRS, SAN CHI, TAY, NUNG, DAO ROUGE, KINH), hautement coloré et proposant toutes sortes de choses, de la babiole chinoise, en passant par une grappe de grenouilles vivantes, chiens, chats, poules, oies, cochons dans des paniers tressés en bambou, un rapace en cage, des fruits exotiques, de la viande sur les étales et des chiens destinés à la boucherie ! Nous y restons quasiment 2 heures, à échanger sourires et regards avec les locaux, là encore tout étonnés de nous voir.

Nous partons ensuite pour faire une balade en moto autour de BAO LAC en fin de matinée, direction CO BA à la frontière sino-vietnamienne, mais la route impraticable nous fait rebrousser chemin vers BAO LAC.

Déjeuné en ville puis direction la montage et le village LOLO NOIRS de COC XA, où nous parcourons une partie de la montée à moto, dans un véritable champs de boue et poursuivons à pied, avec des femmes LOLO NOIRS qui rentraient du marché que nous rencontrons par hasard lors de notre ascension. Nous les accompagnons sur les 5 derniers kilomètres vers leur village, COC XA, en leur proposant de porter à leur place leur lourde charge, ce qui a le don de les étonner et les faire rire ! A notre arrivée au village, après une pente boueuse et particulièrement casse-gueule, nous sommes invités par nos compagnons de route à manger des poires vietnamiennes et boire"quelques" verres d'alcool de riz ... (1ere maison chez M. TUYEN pour 8 verres, 2ème maison chez la belle sœur de M TUYEN pour 2 verres et la troisième celle du chef du village absent où nous sommes "reçus" parun cartographe ! Dernière maison celle de la dernière compagne de notre marche où nous sommes très chaleureusement reçus, avec 5 verres supplémentaires derrière la cravate !!). M. TUYEN nous propose de coucher chez lui pour la nuit, malheureusement, en bons européens que nous sommes, nous avons besoin de divers ustensiles que nous n'avons pas sur nous (boîte à lentilles, brosse à dents...). Nous leur proposons en revanche de revenir tôt le lendemain pour passer une journée avec eux, en les aidants aussi bien dans les rizières que pour aller chercher du bois, avant de passer soirée et nuit chez eux. C'est donc euphoriques, heureux de cette magnifique, et impromptue, rencontre que nous repartons en titubant et en glissant sur les chemins escarpés du village. Le retour se fera rapidement, en échangeant nos impressions sur cette rencontre imprévisible et irréaliste. Quelques cascades avec les motos, de nuit sur la route boueuse, un repas rapidement avalé et au lit !

Vendredi 6 septembre : Grosse pluie dès le matin qui annule toute possibilité de remonter à COC XA. Grosse déception mais ce n'est que partie remise à une prochaine fois !!! .... départ vers midi pour CAO BANG, toujours sous la pluie. Arrêt à environ 15Km avant TINH TUC pour manger dans un buibui un peu crasseux mais où sont préparés des plats délicieux (nous assistons à un beau combat de chien fraternel !).

On roule ensuite sans s'arrêter, sur notre première belle route en très bon état, pour arriver avant la nuit à CAO BANG. Une fois dans la ville, nous décidons de poursuivre jusqu'à QUANG YEN, village plus proche de nos étapes suivantes. Nous arrivons finalement à QUANG YEN vers 18h30, épuisés après avoir roulé de nuit aux côtés de gros camions jouant les Fangio sur la route. Pause dîné puis dodo à 20h !!! Ce soir c'est chez l'habitant, chez M. KIEU.

Samedi 7 septembre : Nous prenons un petit déjeuner rapide, fait de galettes de riz cuites à la vapeur. Départ de chez M. KIEU qui nous reçoit vers les magnifiques chutes de BAN GIOC, frontière naturelle et conflictuelle avec la Chine. Le spectacle est grandiose, la puissance des chutes impressionnantes. Nous ne pouvons résister à piquer une tête dans le bassin des chutes, côté vietnamien, avant d'aller prendre un repas dans un restaurant très typé "touriste", mais tout aussi bon que les autres !Après le repas, nous prenons des petites routes pour nous rendre aux grottes de NGUON NGAO, dites les "grottes du tigre", pour une visite souterraine grandiose, au milieu de salles gigantesques et de leurs stalactites et stalagmites énormes. Le plus impressionnant restant le calme régnant dans ces lieux, tout juste perturbé par le bruit des gouttes dévalant les pierres. Au passage, avant de nous rendre dans les grottes, nous faisons un arrêt photo surréaliste devant la borne 835 qui délimite la frontière entre la Chine et le Vietnam, fréquentée par des bus de chinois qui viennent s'y faire prendre en photo et acheter des produits dans un marché installé à côté, tous ces produits étant importés illégalement de la Chine ! Retour vers 17h30 chez M. KIEU, après un tour au marché, pour préparer le repas du soir en famille. Au menu nems maisons, fabriqués de nos grosses mains maladroites et canard accompagnés de légumes et de riz .... et d'alcool de maïs ! La soirée est très sympathique et nous permet d'échanger avec nos hôtes.

Dimanche 8 septembre : Départ matinal pour une marche de 18 km dans les montagnes autour de QUANG YEN, M. KIEU faisant office de guide. Nous passons dans des champs, des forêts escarpées et dans différents villages (confection de papier et forgerons...). Le midi, nous mangeons un piquenique (sandwich, œufs et mangues) chez un neveu de M. KIEU, sur une natte installée dans son salon. Notre route croise celle de plusieurs serpents, que nous tâchons d'effrayer en donnant systématiquement des coups de bâtons dans les fourrés alentours tout en avançant.

Départ 17h pour le dernier trajet à moto vers CAO BANG, durant lequel, à 7 kilomètres de la ville, nous prenons la dernière et la plus importante de nos rincées, avec vent violent et pluie torrentielle qui achève de remouiller les vêtements que nous avons eu tant de mal à faire sécher. A 18h, nous rendons les motos en les confiant à un hôtel qui se chargera de les renvoyer à HA GIANG. Très bon repas pris rapidement avant d'aller prendre le bus de nuit, direction HANOI ! Etrangement, ou peut-être est-ce dû au rythme de la journée, nous nous endormons très rapidement dans le bus, il est vrai dans un confort que nous n'avions pas connu à l'aller : seuls au fond sur la banquette de 5 places, avec boules quies et somnifères !

Lundi 9 septembre : Nous nous éveillons à Hanoi, dans le bus, vers 4h30 du matin. Jimmy nous invite chez lui, où nous nous recouchons pour 3 heures de complément de sommeil.

Après le réveil, nous laissons Jimmy pour nous rendre dans Hanoï et prendre un petit déjeuner au KINH DO CAFE, rendu célèbre pour avoir accueilli Catherine Deneuve pour une scène du film Indochine. Le petit déjeuner en lui-même est très "français", avec petit pain au chocolat, café et croque-madame.

Direction ensuite le "Temple de la Littérature". Une fois à l'intérieur, nous apprécions d'abord le calme de l'endroit, certes entouré de routes passantes mais joliment arboré et reposant. Nous faisons la visite des jardins successifs ainsi que des pagodes et des stèles des docteurs diplômés. Le soleil est au rdv en plus ! Nous nous reposons sur un banc, profitant au maximum de l'harmonie du lieu tout en observant une foule de touriste plutôt conséquente, chose inconnue pour nous depuis notre périple dans le Nord.

Après ce moment paisible, nous retournons dans l'enfer des klaxons d'Hanoï, en croisant toujours les doigts lors de nos folles traversées des routes sur lesquelles déboulent comme des démons les conducteurs de deux roues. A midi, direction le QUAN AN NGON, sorte d'institution gastronomique de la ville, pour un repas très léger, assez déçus globalement par le lieu, vraiment énorme et très fréquenté ! Après le repas, tentative de retour sur le site du mausolée d'Ho Chi Minh, malheureusement fermé le lundi. Nous nous baladons dans la vieille ville, allons prendre une boisson CAFE PHO CO, établissement difficile à trouver puisque bien caché dans l'arrière-court d'une boutique de soie. Le personnel est peu accueillant mais nous prenons notre boisson au 4ème étage, sur une sorte de balcon avec une vue magnifique du lac de HOAN KIEM ensoleillé.

Après avoir repris des forces, nous décidons d'aller visiter la lugubre et tristement célèbre prison de HOALO, qui a accueilli des vietnamiens puis des américain selon les périodes ...La visite est intéressante, on entrevoit les conditions terribles dans lesquelles étaient emprisonnés les détenus au temps des colonies, alors que la pénibilité de celles des américains semble amoindrie ! Le tout glorifie le régime révolutionnaire, peut-être sans réelle nuance. Après cette difficile journée, quoi de mieux qu'une séance dans un salon de massage, où Christine se fait faire une manucure. Nous enchaînons par un massage complet du corps pendant une heure, détendus par les mains expertes mais parfois un peu fermes de nos masseuses. C'est donc reposés et contents de notre journée que nous retrouvons Jimmy devant le théâtre municipal pour nous rendre ensuite dans un restaurant qu'il connaît, où nous mangeons superbement bien tout un ensemble de plats typiques qu'il a sélectionnés. La soirée est très agréable, mais nous allons nous coucher vers minuit car le lendemain, le bus pour la baie d'Along est fort matinal !

Mardi 10 septembre : Le réveil se fait à 5h30 du matin … dur ! Le temps de rassembler les affaires et d'avaler un petit déjeuner à côté de chez Jimmy (soupe de nouilles de riz avec poisson frit) et nous voilà partis en direction de la gare routière de Long Bien pour prendre le bus de 7h15 en partance pour HAI PHONG. Ce n'est que la première étape car : autre bus, 2h30 plus tard, du centre d'HAI PHONG pour le port, puis un bateau rapide jusqu'à l'île de CAT BA, ensuite re-bus jusqu'au port de CAT BA de l'autre côté de l'île et enfin camionnette (5 minutes seulement) pour un port de plaisance proche !

Enfin, nous faisons la connaissance à midi de l'équipage de la jonque ECO FRIENDLY et c'est sous un beau soleil que nous appareillons vers la baie de LAN HA. Le temps de nous installer et de découvrir notre cabine, nous sommes déjà au milieu d'un décor superbe, fait d'affleurement rochers et de pics karstiques verdoyants, le tout sous le soleil.

Le repas de midi servi par le cuisinier est tout bonnement délicieux, pris dans une petite salle à manger avec vue sur les magnifiques alentours. L'après-midi se partagera entre bronzette/lecture sur le pont, baignade dans les eaux émeraudes ou encore kayaks de mer à la découverte de grottes cachées et de lagons isolés. Nous nous reposons vraiment de notre première partie de périple vietnamien en profitant de la beauté de ce patrimoine mondial qu'est la baie d'Along, que nous rejoignons en cours de journée. La jonque s'isole dans un recoin de la baie pour la nuit, après nous avoir permis d'assister à un joli coucher de soleil, puis nous prenons un copieux diner avant de se reposer et de s'endormir dans notre cabine.

Mercredi 11 septembre : Réveil sous la pluie, qui a fini par nous rattraper ! Le petit déjeuner est européen et servi dans la grisaille. Le temps de se préparer et la météo a déjà changé. Nous abordons alors une partie particulièrement houleuse de la baie : la jonque avance, chevauchant les vagues lourdes et puissantes, dans un remous rendant un peu malade ! En fin de matinée, le temps est de nouveau au beau et c'est sous le soleil que nous prenons notre repas de midi, dans la baie de BAI TU LONG. L'après-midi est propice au kayak, au concours de plongé (ou plutôt saut ...) dans la mer ou encore à la lecture. Nous profitons de notre passage dans un lagon isolé pour "faire un peu le ménage" en recueillant dans notre kayak les quelques déchets flottants que nous nous acharnons à récupérer jusqu'au dernier. Nous décidons de baptiser ce lagon "le lagon Christieu" en l'honneur de ceux qui l'ont (très temporairement) nettoyé.

La jonque se rend ensuite dans un village de pêcheur flottant dont nous visitons les élevages de poissons et de calamars, l'un d'eux nous fournissant d'ailleurs notre repas du soir. Nous pouvons constater la voracité des poissons lorsqu'un des membres de notre équipage pêche des petits poissons qu'il jette ensuite dans un bassin où les gros poissons se ruent sur ces petits repas tombés du ciel. Le calamar sera, lui, servi dans un autre recoin isolé de la baie, après que nous ayons assisté là encore à un magnifique coucher de soleil dont les couleurs roses et rouges nous ont émerveillé. C'est donc repus et heureux que nous profitons de notre dernière nuit à bord.

Jeudi 12 septembre : Nouveau réveil sous la pluie. Cette fois-ci, elle ne nous quittera pas avant de débarquer de la jonque à 13h. Avant cela, nous avons tenté de voir des singes sur "l'île aux singes", mais ces derniers devaient être à l'abri des gouttes. Arrivés à 13h au port de CAT BA, nous reprenons le bus dans l'autre sens avant d'emprunter le bateau rapide jusqu'au port d'HAI PHONG, où nous attend un chauffeur qui doit nous transférer à TAM COC, à côté de NINH BINH. Et c'est donc parti pour 3 heures d'angoisse et de fatigue, les routes et les conducteurs vietnamiens faisant la part belle aux dépassements dangereux et sans visibilité. Le trajet est très long et c'est fatigués que nous arrivons à notre hôtel (DUC THUONG) à TAM COC vers 18h30.

Après un court repos dans notre chambre, nous remontons la rue principale (et quasiment unique) de TAM COC, le long de l'embarcadère permettant de visiter la fameuse "baie d'Along terrestre". Là s'alignent les restaurants pour touristes, chacun souhaitant à notre passage nous inviter pour manger chez lui plutôt que chez un autre. La ville tourne beaucoup autour du tourisme et nous nous sentons déjà comme deux portemonnaies ambulants. De guerre lasse, et n'ayant pas bien compris les indications de Jimmy sur la bonne adresse du coin, nous nous arrêtons dans un restaurant en peu à l'écart de la route, constatant trop tardivement la présence d'un groupe de plusieurs français attablés, signe du caractère plutôt touristique de celui-ci. Et nous ne nous sommes pas trompés : tout est fait pour que nous prenions un menu faussement varié et en définitif insipide, mal cuisiné et en plus cher pour ce que c'est (170000 dongs par personne). Nous sortons de là un peu dégoûté d'avoir vécu là notre 2ème réelle arnaque de notre séjour (après le taxi vers chez Jimmy). Nous sommes néanmoins heureux de pouvoir nous coucher dans un bon lit, fatigués de cette journée de transition.

Vendredi 13 septembre : Réveil matinal au son du marché mais surtout grâce (ou à cause) de la radio locale qui criait et scandait dès 5h du matin, sur un ton de fanatique prêchant les préceptes du communisme. Petit tour au marché, bien pâle par rapport à celui de BAO LAC ...

Retour à l'hôtel pour un petit déjeuner pour lequel nous sont servies des baguettes de pain vietnamiennes, gonflées à la pompe à air ... A 8h, nous sommes devant l'embarcadère et prenon sensuite place dans une barque, direction "la baie d'Along terrestre". Notre capitaine de barque est une femme souriante, qui nous épate lorsqu'elle se met à ramer avec les pieds ! Nous naviguons donc le long de la rivière, à la découverte de très beaux paysages, qui plus est ensoleillés. Le tout porte très bien son nom, la ressemblance avec la baie d'Along se vérifiant au gré des pics déchiquetés et des trois grottes que nous traversons. Le tout, aller-retour, dure deux bonnes heures. Avant de rebrousser chemin, nous n'évitons pas l'amicale et souriante pression commerciale d'une vendeuse ambulante qui nous a suivi en barque tout du long, qui prétexte la fatigue de notre guide pour nous vendre une boisson et un paquet de gâteau, à lui offrir. Nous partons là-dessus, mais ce ne sera pas sans suite, puisqu'à notre retour àl'embarcadère, notre guide nous réclame également de l'argent, mais nous lui rétorquons que le pourboire est constitué de ce que nous lui avons acheté (la combine entre les deux étant un peu "grosse" , nous n'avons pas voulu être les pigeons de l'histoire !). TAM COC a définitivement un côté"attrape-touristes" !

Nous poursuivons nos visites en louant des vélos, pour nous rendre dans un temple isolé. La route n'est pas très bonne mais nous nous amusons bien avec nos vélos, à éviter les trous et les flaques. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel, si ce n'est son vieux gardien, qui insiste auprès de chacun de nous pour qu'on fasse une donation ... Nous leur en faisons une de 2000 dongs (soit 7 centimes d'euro ...), en bons mécréants que nous sommes !!!

Nous reprenons nos plus beaux vélos pour aller cette fois-ci à la pagode de BICH DONG. Celle-ci, située à environ 2 kilomètres de TAM COC au terme d'une bonne route goudronnée, est autrement plus jolie que le temple. Le site comporte en fait plusieurs pagodes réparties entre 3 niveaux, auxquels on accède par plusieurs escaliers. La vue de l'endroit le plus élevé est impressionnante. Le site est en revanche très fréquenté, aussi d'ailleurs par des vietnamiens qui ont fini par se mettre sur la gueule à la sortie ! Moment tension donc avant de reprendre les vélos.

Nous revenons pour midi à TAM COC et se pose alors la question fondamentale du repas dans ce repère d'attrape-touristes. Nous rappelons Jimmy et cette fois-ci, nous comprenons mieux ses indications et aboutissons au "Father cooking", restaurant qui ne paye pas de mine, dans l'artère centrale de la ville, mais qui s'avère être tout à fait délicieux et tenu par une vietnamienne chaleureuse. Nous dégustons un repas qui nous fait oublier l'erreur (et l'horreur) de la veille. Entre nems, omelette, soupe, liserons d'eau et autres, le repas est divin et au surplus peu onéreux (200000 dongs pour 2 !).

C'est donc heureux et rassasiés que nous chevauchons nos fiers vélos vers la grotte de MUA, cette fois-ci à environ 4 kilomètres de la ville. Le paysage autour est très agréable, fait de champs et de rizières, même si un peu de pluie se rappelle à nos bons souvenirs. En arrivant à la grotte de MUA, le temps se remet au beau. Nous visitons d'abord le jardin, agrémenté de cours d'eau, de petits ponts et de statues de personnages burlesques. Un amphithéâtre en plein air, encadrés de jolis dragons, achève de faire de ce lieu un site de représentation. La grotte en elle-même n'a que peu d'intérêt mais, en revanche, un escalier de 465 marches mène à un sanctuaire dédié à la déesse de la Miséricorde, tout en haut d'une crête dont on voyait un versant lors de notre visite de la baie d'Along terrestre. La vue est magnifique et nous en profitons pour nous reposer et nous sécher après une montée particulièrement éprouvante qui a mis nos vêtements à rude épreuve ... Après ce temps de repos, nous achevons nos genoux avec la descente avant de reprendre nos vélos et de revenir à TAM COC.

Arrêt pour un café au "father cooking", puis douche et préparation pour la longue nuit qu inous attend : ce soir, c'est bus de nuit vers HUE ! Embarquement à 20h, après un autre repas au "Father cooking", définitivement une superbe adresse, puis nous nous retrouvons coincés à l'arrière du bus, dans un réduit aux apparences de cercueil. C'est le début d'une longue, très longue nuit, qui s'achèvera à 8h le lendemain matin, soit après 12 heures passées dans une boîte !

Samedi 14 septembre Arrivés à HUE vers 8h, direction le quartier "routard" pour prendre une chambre au HUENINO hôtel, très, très agréable endroit au service impeccable et à la déco un peu surprenante, mais surtout qui sert une confiture de fruit de la passion à se damner, généreusement servie pour un petit déjeuner "bonus" proposé dès notre arrivée !

Nous prenons nos quartiers au 3ème étage et commençons cette journée par une grosse lessive. Il y en avait besoin après plus de 10 jours de vadrouille dans le Nord. La chambre finit recouverte de vêtements à sécher. Heureusement il fait beau et cela devrait aller vite !

Départ 11h30 pour une petite promenade vers le restaurant "chez OVI", histoire de se mettre en appétit. Nous arrivons, heureux de trouver un havre de paix et un peu de fraicheur dans le magnifique jardin du restaurant. Nous sommes les seuls clients et nous dégustons tranquillement un menu composé de 8 plats tous plus colorés, décorés et délicieux les uns que les autres ! Chaque plat mélange harmonieusement une multitude de saveurs.

Après le repas nous rejoignons notre guide pour une après-midi de visite de la cité impériale et de la cité interdite. Nous sommes d'abord étonnés par le peu de vestiges restant de cette période, les guerres successive ayant détruit de nombreux bâtiments. Mais qu'à cela ne tienne nous découvrons le palais royal, la bibliothèque, le palais de la reine mère, le théâtre ... et faisons travailler notre imagination pour reconstituer le reste de la cité. Nous ne regrettons pas d'avoir pris un guide pour nous aider à mieux comprendre l'histoire du site et c'est vers 17h30 que nous nous séparons de celui-ci. Un petit verre en rentrant puis au lit, après une grosse journée et surtout la fatigue du bus de la nuit précédente.

Dimanche 15 septembre Petit déjeuner revigorant servi au HUENINO, puis location d'une moto pour la journée : au programme, visite des mausolées de la dynastie de NGUYEN, en plus sous un temps très agréable.

En route donc pour le mausolée de MING MANG, le plus au Sud de la série que nous voulons visiter. En chemin, une gentille dame nous fait remarquer que notre clignotant est allumé, puis elle nous propose de nous conduire jusqu'au mausolée puisque sa maison est juste à côté et qu'elle "a le temps". Nous acceptons un peu naïvement ... Nous découvrons ensuite le mausolée, le plus beau peut-être et le plus grandiose, à la hauteur de la mégalomanie du personnage ... Nous retrouvons ensuite la gentille dame, qui souhaite nous inviter chez elle. Elle nous y sert un thé et nous discutons joyeusement ... pour au final, au moment du départ, qu'elle nous demande de l'argent ! Très gênés par la situation, nous lui indiquons que ce genre de procédé ne fonctionne pas avec nous et c'est donc sur un sentiment de déception que nous partons et mettons fin à un moment qui aurait pu être très cordial.

Nous nous rendons ensuite au mausolée de KHAI DINH, où nous nous émerveillons des figures de mandarin en pierre de la cour ainsi que des couleurs chatoyantes des mosaïques tapissant l'intérieur du mausolée. Tout cela est sans aucune commune mesure avec le peu d'importance de l'Empereur en question, celui-ci n'ayant été globalement qu'une marionnette aux mains des français.

Direction ensuite le mausolée de TU DUC, l'Empereur poète. Le site est gigantesque et nous passons beaucoup de temps à visiter l'ensemble des monuments éparpillés dessus, ceux-ci concernant tant l'Empereur que sa femme, sa mère ainsi que son enfant adoptif. Le site est très champêtre et nous prenons du plaisir à le parcourir tranquillement.

Nous achevons ces visites au moment de rejoindre Claire, compatriote française rencontrée lors de notre périple dans le Nord, qui travaille dans un orphelinat situé au Sud de HUE, près justement du mausolée de TU DUC. Nous allons manger ensemble avant qu'elle ne nous fasse visiter les locaux de l'orphelinat. Nous la quittons après avoir discuté longuement avec elle, alors que la pluie fait un passage court mais remarqué.

Nous poursuivons en cherchant assez longuement "l'arène des tigres", monument perdu au milieu de nul part, malheureusement quasiment inaccessible au public mais néanmoins drôle lorsqu'on sait que les combats organisés entre éléphants, symboles du pouvoir impérial, et les tigres étaient complètement tronqués du fait que les pauvres tigres n'avaient plus ni dents ni griffes ... Nous faisons ensuite un arrêt à la pagode TU HIEU, lieu isolé dans une forêt servant de monastère, où nous assistons à une séance de psalmodies, chants lancinants et répétitifs sur fonds d'instruments percutants, le tout enrobé dans des vapeurs d'encens ... Moment psychédélique intense ! Nous en profitons également pour apprécier la beauté du site.

Nous achevons cette journée d'abord par un petit tour par l'esplanade arborée de NAM GIAO pour ensuite traverser la ville et terminer par la visite de la pagode THIEN MU, haut lieu de la contestation vietnamienne. Le site est en revanche très touristique.

Avant de rendre notre moto vers 18h, nous faisons le tour de la cité impériale, participant ainsi au flot impressionnant de la circulation dans les rues étroites de HUE. A nouveau piétons, direction "la Boulangerie Française", boulangerie - salon de thé dans lequel sont vendues les productions des apprentis boulangers formés à l'orphelinat où travaille Claire avec au menu : chausson aux pommes etAmandine, a compagnés de café et de jus d'ananas. Un délice ! Nous ne dinerons pas ce soir, fatigués de cette journée visite passionnante et motorisée !

Lundi 16 septembre Notre objectif du jour est de partir à HOI AN pour la suite du voyage. Nous optons, sur les conseils précieux de Jimmy, pour la location d'un véhicule avec chauffeur afin de pouvoir nous arrêter, tout le long de la route (environ 120 km) aux endroit intéressants. Départ donc pour 8h30, après un ultime petit déjeuner délicieux au HUENINO, qui est très clairement une adresse géniale.

La première étape est un petit village de pêcheur où nous faisons quelques photos. La seconde est la baie de LANG CO avec sa très belle plage, avant la montée vers "le Col des Nuages", d'où le point de vue d'un côté est LANG CO et la mer, et de l'autre DA NANG. Arrêt ensuite à "China Beach" à DA NANG puis aux "montages de Marbre". Celles-ci se visitent, tant pour leurs grottes souterraines que pour ses temples troglodytes et ses pagodes construites dans leurs hauteurs. La visite est vraiment bien et également fatigante, en raison des marches et de la chaleur du soleil. Nous nous rafraichissons dans les grottes en hauteur, parfois aux allures de cathédrales, impressionnantes d'envergure comme de leur ambiance sacrée.

C'est au final vers 13h que nous arrivons à HOI AN. Le temps de déposer nos affaires au HOA BINH HOTEL et nous voilà ensuite installés à la terrasse du MINH HIENQUAN CHAY RESTAURANT, restaurant végétarien où nous commandons trois fois trop de choses pour nous, certes très bonnes, mais sacrément épicées !

L'après-midi sera consacrée à la visite de la vieille ville de HOI AN : maisons anciennes, pont japonais, congrégation chinoise de Fugian. La ville est très jolie et bien conservée, en revanche un peu trop touristique, les boutiques de vêtements ou de souvenirs s'alignant les unes à côté des autres dans toutes les rues. Fatigués en fin de journée, nous nous retrouvons à notre hôtel, sans diner, pour nous coucher vers... 20h30 !

Mardi 17 septembre Petit déjeuner gargantuesque ! Pancakes, tartines, fruits (fruits de la passion, ananas, pastèque !), omelette... et tant d'autres choses ! Nous mangeons tout cela au bord de la piscine, revigorés pour cette nouvelle journée de découverte.

A 8h30 ce matin, nous sommes cherchés en moto pour une matinée plutôt alléchante : découverte d'un village réputé pour ses potagers, présentation et travaux pratiques, cours de cuisine et dégustation. Le personnel qui nous reçoit est des plus chaleureux et l egroupe dans lequel nous sommes intégrés l'est aussi ( 2 canadiens, un australien et une néo-zélandaise). La présentation des diverse herbes aromatiques est intéressante et impressionnante (on comprend mieux pourquoi la nourriture locale est tellement bonne) mais le plus drôle arrive lorsqu'on doit mettre en pratique, habillés en agriculteurs vietnamiens, les démonstrations de bêchage, de plantation et d'arrosage des parcelles. Fous rires garantis ! Suivent les cours de cuisine, avec confection de nouilles et de galettes de riz puis de deux autres recettes que nous nous empressons d'effectuer. Le résultat est plutôt encourageant puisque nous dégustons nos productions avec délice, accompagnées de mets supplémentaires préparés par nos hôtes, le tout pour un repas vraiment agréable et délicieux. Le temps est alors vraiment devenu pluvieux, heureusement juste après notre passage dans les champs. C'est vers 13h que nous revenons vers HOI AN, alors que la pluie redouble. L'après-midi sera faite de repos et de lecture à l'hôtel, avec une sortie au REACHING OUT TEA HOUSE pour une session "cafés-cookies" plutôt satisfaisante, avant d'aller diner le soir au "MORNING GLORY", fabuleux restaurant où nous nous régalons de quelques plats locaux parfaitement cuisinés.

La journée s'achève après une ultime ballade nocturne dans la ville illuminée et épargnée alors par la pluie: c'est le dernier soir de la "fête des enfants" et ces derniers envahissent certaines rues, déguisés en dragon de couleurs différentes et entrant au rythme des tambours dans les boutiques et les restaurants. L'ambiance est joyeuse, à peine atteinte par une pluie qui va se remettre à tomber fortement en fin de soirée, que l'on entendra très distinctement au moment de nous endormir.
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Restaurants et endroits sympas à Siem Reap et Phnom Penh
hello c'est notre premier voyage au cambodge mais on ne peux y rester qu'une semaine (on retourne a bangkok apres puis samui )on a donc choisit siem reap (angkor) et phnom penh. qui peux nous donner des adresses de resto ou endroits sympas pour passer des soirées agreables? merci d'avance à tous
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Vos bons plans au Cambodge?
Bonjour à tous!

Dans une catégorie haut de gamme quel seraient vos conseils, vos adresses, vos couts de coeur ?

Et dans la catégorie prix moyen : même question ? Idem petit prix ?

Vos plans aussi pour "sortir des sentiers battus" ?

Bien sûr, j'alimente beaucoup ce forum Cambodge mais je suis loin de tout connaitre...alors aidons nous les uns les autres !

Merci!
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Bus de Nakhon Nayok vers Siem Reap
Bonsoir tout le monde!

Ma copine et moi partons en Thailande dans 3 semaines, et nous organisons actuellement les trajets entre chaque étapes. Notre voyage nous mènera jusqu'au parc de Khao Yai pour 2 jours, puis nous prévoyons de partir dans la foulée 1 semaine au Cambodge visiter les temples d'Angkor. Connaissez vous un moyen pour effectuer ce trajet sans avoir à repasser par Bangkok afin de gagner du temps? Est-il par exemple possible de monter dans un bus direction Poipet à Nakhon Nayok? Si oui, où prendre les places? Je n'ai pas trouvé d'informations à ce sujet sur le forum..

Merci par avance de vos réponses!
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Vietnam-Cambodge en famille 2 mois 1/2 cet automne
Bonjour,

Nous partons en famille avec 3 garçons de 14, 11, et 3 ans. Les billets sont pris, je compte prendre des visas on arrival.

Le but du jeu est de découvrir un environnement et une culture radicalement différente et donc de voyager en routard.

A la lecture des forums, une chose m'inquiète un peu: La barrière de la langue. L'anglais semble en effet peu parlé en dehors des circuits touristiques classiques. La durée du voyage a justement pour but de sortir de ces circuits pour rencontrer des personnes plus authentiques. Cela est il possible ?

Nos déplacement se feraient en transport en commun , est il possible de louer partout des vélos avec siège enfant pour le petit ?

Comme le poste budgétaire le plus important à 5 semble être l'hébergement, est il plus intéressant de reserver au fur ou à mesure sur "booking" ou faut il trouver voire marchander son hotel à chaque destination ? Est il utopique d’espérer trouver des chambres aux alentour de 10 euros ? Peut on négocier quand on reste plusieurs nuits ? A ce propos, pensez vous qu'il sera souvent possible de trouver des chambres pour 5 ? Faut il amener ses propres moustiquaires et peut on les fixer au plafond ?

Voici quelques questions que je soumets à votre expérience, je remercie d'avance ceux qui m'éclaireront !

Johteo
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Recherche partenaires/associés pour projet au Cambodge
Bonjour, je recherche des partenaires, associés pour monter ensemble un projet culturel et humanitaire au Cambodge. Je voudrais construire ou acheter une grande maison à Khompong Thom et en faire une guest-house et un foyer pour enfants démunis. Voilà mon idée de base, je connais un peu le Cambodge, j'y ai travaillé pendant 1 mois en partenariat avec une ONG Française. Je voudrais m'y installer car je suis tombée amoureuse de ce merveilleux pays et l'aide envers les enfants des rues ou en danger me préoccupe beaucoup. Je ne peux pas élaborer ce projet seule car c'est trop difficile et il me faut des collaborateurs. J'ai besoin de soutien, apportez moi vos idées, vos suggestions. Je vis pour l'instant en Thailande mais je dois rentrer en France avant novembre 2007 pour présenter mon projet, et mon budget prévisionnel auprès d'associations et d'organisations de soutien de projets de jeunes en France comme par exemple la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports qui m'ont déja versée une bourse l'année dernière pour une expo photo sur les conditions de vie des jeunes en Asie du Sud Est et un échange de dessins interculturel entre enfants Français et enfants défavorisés d'Asie du SE. N'hésitez pas à me demander + de renseignements si vous êtes intéressé. A bientot Aurélia
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