Bonjour,
Le débat fait rage sur le pour et le contre de voyager avec un bébé…
Je crois avoir vu des postes sur le sujets, mais je ne les retrouves plus…
Donc pour en discuter, j’ouvre ce nouveau post avec une discussion uniquement sur les bébés de moins de 2 ans (pour ne pas lancer la polémique du : un enfant de 12 ans ne devrait pas voyager car il n’en profite pas…)
Et si certains veulent apporter des conseils sur comment gérer leurs enfants en voyage, cela serait un plus. :)
Par exemple, les classiques : on ne laisse pas un enfant dans sa voiture seule pendant qu’on fait une randonnée, un bébé est un être vivant qui a besoin d’être hydraté plus qu’un adulte (pour rappel, quand on a soif, c’est qu’on aurait déjà dû boire !), etc.
Donc : Pour ? Contre ? Mais si possible, surtout, Pourquoi ?
Et sans insulte si possible : Car je sens que pour certains, cela va être impossible....
Pour commencer, voici un début de débat.
· Pour : bébé a-t-il plus besoin d’être dans un lieu rassurant ou de ses parents (enfin surtout sa maman) ?
Ses parents sont leurs piliers, il est préférable de les garder… Surtout quand ses parents seront détendu par le voyage ! Le bébé le ressentira. :)
· Pour (et contre pour certains) : Changer le bébé de son domaine l’ouvre au monde ?
Cela dépend fortement du bébé. Ce point est à l’image de la poussette : orienté vers papa/maman ou vers l’extérieur et l’inconnu ?
Pour ma part, mon fils aime découvrir le monde et dans le caddie, il ne veut pas nous voir, mais voir ou l’on va !
· Contre : Voyager dans un pays n’ayant pas les mêmes normes d’hygiène qu’en France.
Il ne faut pas oublier que si on peut attraper la tourista… Cela serait pire si le petit l’attrape !
· Contre : L’avion c’est trop long ?
10, 15, 20 h de vol, c’est long pour un bébé… Mais, comme les adultes, un bébé besoin de se dépenser en grandissant…
Une solution serait donc de couper le vol et de privilégié 2 vol de 6 h avec 3 heures d’escales pour se dépenser, plutôt qu’un gros vol d’un coup…
· On s’en fout :
o Bébé va pleurer dans l’avion et déranger les gens (C’est le classique : « Espérons pour les autres passagers des vols que vos enfants seront calmes ! ») : c’est pas notre problème !
La place est payante (même quand il n’y a pas de place physique) !
Notre bébé a donc le même droit qu’un autre passager…
Sinon, merci de faire en sorte que celui qui ne s’est pas lavé, qui parle fort avec sa femme, qui aime ouvrir et fermer sa tablette durant tout le vol, qui ronfle, qui pete, etc. ne soit pas également admis !
Un bébé qui pleure au décollage est-il aussi insoutenable qu’un ado de 14 ans qui va mettre ses pieds contre votre dossier pendant tout le voyage ? Ou une petite fille de 8 ans qui va vous poser des questions pendant tous le voyages ?
Oui, certains parents sont négligeant et non aucune manière… Cela reflète hélas la société…
C’est du même ordre que la réputation des français à l’étranger ! On a beau donner 20 % de TIPS pour un service moyen, on nous regarde encore comme des radins, alors que mon beau-frère canadien anglophone qui ne larguera que 15% n’aura pas ces regards…
@ vous,
Geoffroy
Bonjour à tous,
Nous avons réservé tout notre voyage pour le mois de mai : 24 jours sur la côte Ouest des USA. Départ de Las Vegas, quelques grands parcs, Los Angeles, puis on remonte la côte jusque San Francisco et on termine 5 jours à San Francisco. Notre bébé aura alors 10 mois.
On est parti le weekend dernier à Bilbao avec notre bébé (8 mois actuellement). Tout s'est très bien passé mais l'avion a été bien fatigant car il ne tient pas en place. On a eu droit aux rires, pleurs, rires, pleurs... bref, après 2h de vol, on était crevé ! (Pour info, notre bébé était super calme jusqu'à ses 6 mois et maintenant il ne tient plus en place et ne sait plus dormir que dans son lit ou sa poussette).
Du coup, on a pris peur pour notre grand voyage et on hésite à partir car on a l'impression que le trajet va être un enfer. Aller : Bruxelles - Atlanta - Las Vegas, retour : San francisco - Atlanta - Bruxelles, ce qui fait environ 8h de vol - 4h d'escale et encore 4h de vol.
On a aussi un peu peur du décalage horaire (notre pédiatre nous a dit que certains bébés mettaient longtemps à s'adapter) et de la façon dont on va le nourrir sur place (apparemment le Babycook ne fonctionne pas là-bas).
Bref, on se rend compte qu'on aurait dû plus réfléchir avant de réserver nos billets... donc maintenant on doit décider si on annule ou pas.
J'aimerais juste avoir vos avis, vos expériences si vous aussi avez fait de longs voyages avec des bébés de cet âge là.
Merci d'avance !
Caroline
Nous avons réservé tout notre voyage pour le mois de mai : 24 jours sur la côte Ouest des USA. Départ de Las Vegas, quelques grands parcs, Los Angeles, puis on remonte la côte jusque San Francisco et on termine 5 jours à San Francisco. Notre bébé aura alors 10 mois.
On est parti le weekend dernier à Bilbao avec notre bébé (8 mois actuellement). Tout s'est très bien passé mais l'avion a été bien fatigant car il ne tient pas en place. On a eu droit aux rires, pleurs, rires, pleurs... bref, après 2h de vol, on était crevé ! (Pour info, notre bébé était super calme jusqu'à ses 6 mois et maintenant il ne tient plus en place et ne sait plus dormir que dans son lit ou sa poussette).
Du coup, on a pris peur pour notre grand voyage et on hésite à partir car on a l'impression que le trajet va être un enfer. Aller : Bruxelles - Atlanta - Las Vegas, retour : San francisco - Atlanta - Bruxelles, ce qui fait environ 8h de vol - 4h d'escale et encore 4h de vol.
On a aussi un peu peur du décalage horaire (notre pédiatre nous a dit que certains bébés mettaient longtemps à s'adapter) et de la façon dont on va le nourrir sur place (apparemment le Babycook ne fonctionne pas là-bas).
Bref, on se rend compte qu'on aurait dû plus réfléchir avant de réserver nos billets... donc maintenant on doit décider si on annule ou pas.
J'aimerais juste avoir vos avis, vos expériences si vous aussi avez fait de longs voyages avec des bébés de cet âge là.
Merci d'avance !
Caroline
Bonjour à tous,
Un an après avoir pris la décision et 7 mois après en être revenu, voici notre carnet de voyage...
Soyez indulgent, ça n'a vraiment pas été facile à écrire, en espérant que ça soit plus facile à lire...
UN GRAND MERCI à tous ceux qui nous ont aidés sur voyageforum!!! Le timing de ce voyage a été parfait grâce à vous!!!
Trêve de bavardage, commençons!!
Mardi 23 août 2011 : J1
Départ 6h du matin de l’aéroport de Lyon. Belle-maman, n’habitant pas loin, nous a gentiment emmenés pour 4h30. Le réveil à 3h du matin a été dure mais quel bonheur de se lever si tôt pour partir aux STATES !!!! Yeahahhhhh !
Dernières vérifications sur le contenu des valises. Nous avons en dernière minute mixé nos affaires au cas où un de nos bagages n’arriverait pas à bon port. Départ 6h direction Francfort. Voyage entièrement sous la compagnie Lufthansa. Ensuite 1h30 d’attente à Francfort avant de reprendre un A380 direction San Francisco.

Il est beau notre avion !!!! (Les ailes n'avaient pas l'air de se fissurer à l'époque!!! 😉 )
Trop trop bien l’A380, surtout qu’avec un vol partant à 6h du mat et arrivant à 12h05 à San Francisco le même jour, on ne dort pas pour se mettre direct dans le bon système horaire. A380 idéal pour ne pas dormir car écran perso pour chacun avec une bonne trentaine de film à regarder et plein de gadgets divertissant. Bon le voyage fut quand même long, surtout que j’étais excitée comme une puce, Antoine, mon amoureux, était plus calme… Nous arrivons bien à l’heure prévue, 12h05. Tout d’abord les procédures de la douane, la douane américaine ; étape qui donne un coup de stresse même si on a rien à se reprocher !! Bref on récupère nos bagages sans encombre, tout est là et hop direction le Bart de San Francisco. Ligne direct jusqu’à notre destination : entre le Financial district et Chinatown, Grant avenue aux portes de Chinatown. Nous choisissons l’arrêt Montgomery à 10 min de marche de notre Hôtel. Ce trajet en Bart fut notre première vision, vue de la terre ferme, des États-Unis. Ayez nous y sommes, après 6 mois de préparation, nous y voilà !! Sortis du métro, nos yeux brillent d’émotion, nous sortons des sous-sols du Bart en plein Market Street !! Et là des grattes ciel, bon ce n’est pas Manhattan, mais on n’a jamais vu, donc pour nous c’est complètement fou !!

Allez on regarde le plan, j’avais acheté à la fnac des petits livrets sur Los Angeles et San Francisco avec des cartes dépliantes de tous les quartiers dedans, efficace. Hôtel localisé. Valise enclenchée en mode roulette et allons y gaiement. Après un petit détour pour cause de discorde sur la lecture du plan, je n’ai pas le sens de l’orientation mais je crois l’avoir à chaque fois que j’ouvre une carte bref… Je finis par écouter Antoine, et on trouve l’hôtel en question : Le BALDWIN HOTEL. Il est 14h30 lorsque nous arrivons à l’hôtel mais le check-in n’est qu’à partir de 16h. Nous laissons nos bagages au réceptionniste et direction l’océan pacifique. Pour commencer nous décidons de passer par Chinatown, impressionnant toutes ces boutiques de bric à brac…
Nous croisons notre premier cable car, un moment magique : arrêt du cable car en plein carrefour là où la pente est nulle, et hop les gens montent et descendent, juste magique. Nous nous attardons pas trop, nous rejoignons Broadway Street, pour redescendre un peu direction l’océan, nous ne voulons pas y aller tout de suite nous préférons nous réserver l’Embarcadero pour ce soir. On décide de reprendre Montgomery Street afin de revenir vers le financial District.

Nous prenons nos marques, checkons les supermarchés et les banques. Antoine étant à la BNP nous bénéficions de retrait sans frais dans une banque partenaire : Bank of America. J’ai trop mal au pied dans mes chaussures achetées en solde cet été pour marcher en ville. Du coup je n’hésite pas deux secondes en voyant le prix de jolies PUMA dans une boutique et hop me voilà avec de nouvelles chaussures, j’ai l’impression d’être dans des chaussons, quel bonheur ! Nous retournons à l’hôtel, nous pouvons nous installer dans notre chambre, au 8ème étage, très spacieuse avec une vue sur le financial district, vraiment super sympa.

Nous nous posons un peu, déballons nos affaires, une douche et un petit tour sur internet et nous revoilà partis. Direction l’embarcadero, entre le Pier 1 et le Pier 9. Première vue de Pacifique et jolie vue du Oakland Bay Bridge. Le soleil est au rendez vous, il fait même un peu chaud !! Ce sera la plus belle journée que l’on aura à SF.

Vue de la Coit Tower depuis le Pier 1
Nous longeons l’Embacadero en écoutant les gens parlaient, et oui ça parle Américain et ça on n’a pas l’habitude non plus !! et on regarde tous ces sportifs qui courent et font des pompes au feu rouge!!

On flâne, on prend plaisir à observer le vieux tramway qui passe le long de l’Embarcadero, on regarde les énormes voitures américaines !!

Bref on s’en met plein les yeux. Nous marchons jusqu’au Pier 39. Et là on aperçoit Alcatraz…. dans le fog. Je ne sais pas si on peut voir le Golden gate du Pier 39 mais de toute façon le fog nous en aurait empêchés.

Alcatraz dans le Fog
Nous nous baladons sur le pier 39 avec toutes les boutiques à souvenirs. Nous apercevons un stand de fruit, des fraises aussi grosses que des pêches et des pêches aussi grosses que des petits melons. Tout ça vendu avec du chocolat liquide. Du coup on ne prend rien, j’avais entendu dire sur VF que ces fruits n’étaient pas excellents d’où le chocolat…
Vue depuis le Pier 39
Bref il est 18h30, la journée a été longue, nous sommes fatigués et la faim se fait sentir. Nous dînons au Hard Rock Cafe du Pier 39.

Pas fou, mais ça nous a nourri. Nous laissons notre premier TIPS, d’ailleurs je tiens à dire que nous avons été de bons « tipseurs » car nous avons laissé en moyenne entre 18 et 20% à chaque repas sauf un mais j’en parlerais plus tard.
Nous sortons du restaurant vers 19h30, la nuit tombe et il fait froid, complètement fou ces changements de température. Nous rentrons à vive allure à l’hôtel. Et dodo à 20h30. Et oui on était complètement mort !
Mercredi 24 août 2011 : J2
Levé à 6h30 pour moi, le temps de me faire toute belle, mon chéri se lève à 7h et on choisit d’aller prendre un bon petit déjeuner dans un restaurant tenu par des asiatiques à côté d’Union Square : conseil du guide de routard. Nous n’avons pas été déçu, super bon.
Pour Antoine : œufs, saucisses, fruits, toast et pour moi pan-cakes et fruits mmmhhhh.
Passage par Union Square :

Petit déj :


Aujourd’hui ça sera location de vélo et découverte de la south bay et de la côte pacifique. Nous louons des vélos dans une boutique en bas de market street et c’est parti, nous longeons tout d’abord l’Embarcadero, puis nous arrivons à la digue juste avant Fort Mason. Nous nous y arrêtons afin de profiter du magnifique point de vue : ALCATRAZ. Et la vue de San Francisco et sa coit Tower !


Nous roulons ensuite jusqu’à la Marina, et nous observons un changement de temps !! le FOG est là avec son humidité et sa froideur.

Merci la super polaire Décathlon !!
Nous continuons notre chemin jusqu’au pied du Golden Gate, mais avec le fog, nous ne voyons que son pied lol.

C’est moi sur le vélo.. hihihi !!
Nous montons au Golden Gate mais hélas la vue n’en sera pas meilleure.

Petite pause quand même pour la photo. C’est magnifique même si le fog me rend transis de froid, et me gâche un peu la vue, je suis aux anges.

Nous ré enfourchons nos bicyclettes et direction la traversée du Golden Gate… Incroyable malgré le flot incessant des voitures. Les bourrasques de vent me font peur, à vélo j’ai peur d’être emportée et de passer par-dessus le bord !! Mais bon il faudrait un sacré vent !! lol

Une fois ce pont traversé grand soleil de l’autre côté. Un sacré programme nous attend le long de la côte sud du pacifique alors nous choisissons de ne pas explorer ce côté, on le regrette un peu aujourd’hui car il parait que c’est la côte d’azur de San Francisco.

Demi-tour et hop direction South Beach en passant par le Presidio.
Une descente jusqu’au pied du pont et sa plage. J’avoue que je flippe pour la remontée qui nous attend, je n’aime pas le vélo mais bon ça en valait le coup de pédale.

Plage au pied du Golden Gate mais on ne voit pas le pied !!
Petit trempage des pieds dans le pacifique !! Mon dieu que c’est froid… je n’irais pas plus loin que les pieds !!

Maintenant il faut remonter, ascension qui fait mal aux jambes jusqu’au California Palace of The legion of Honor.

Ensuite cap sur la Great Highway le long des plages avec peu de nageurs mais beaucoup de surfeurs.

Nous voulions descendre encore plus au sud pour longer les plages mais le fog et le froid nous découragent, nous décidons alors d’aller visiter le Golden Gate Park. Nous passons devant le jardin botanique, le california Academy of sciences et le « De young Museum » mais aucune visite, je ne suis pas fan des musées, du coup nous décidons de continuer notre balade à vélo. Nous quittons ce parc par la Arguello Blvd pour rejoindre Fort Mason. Ensuite à 15h30 repas de midi un peu tardif le long de la Marina où nous goutons nos premiers hotdog, Délicieux.

Nous avons discuté avec un habitué. Il nous a parlé de son acteur français préféré : Depardieu. Faut dire que quelques jours avant Depardieu pissait dans un avion alors ça avait fait un peu de bruit !! lol Nous retournons rendre nos vélos en bas de Market Avenue. Le centre ville, sans le fog, est beaucoup plus ensoleillé, c’est agréable mais il ne fait pas assez chaud pour tomber la polaire surtout en fin d’après midi. Nous allons siroter un thé glacé en terrasse au soleil afin de se réchauffer un peu. Nous décidons d’aller explorer l’énorme centre commercial sur Market Avenue. Petit lèche vitrine… Mais nous sommes repartis les mains vides : nous ne sommes pas des accros du shopping.
Ensuite direction le cable car !! Achat du pass 3 jours et nous découvrons les GripMan !!

Après quelques montées et descentes j’arrive à me trouver une place sur un cale pied !! Et là ma tête parle pour moi !!

Au bout de quelques minutes j’ai froid mais tampis je suis dans un cable car à San Francisco, le froid je m’en fous. Arrêt à Lombard Street. Nous descendons à pied la célèbre rue. La nuit tombe et il est temps de trouver un endroit pour manger.

On décide d’aller dans restaurant type fast food, mais pas une chaine, qui fait des hamburgers très bons mais un peu cher. C’est entre grant avenue et Montgomery, le long de Market Avenue.
Ensuite direction notre hôtel avec un gros dodo qui nous attend !!
Avant de continuer, je fais une petite pause!!
N'hésitez pas à me faire des remarques avant que j'envoie la suite: trop de photos, pas assez, trop de blabla etc.....
Bon après-midi à tous.
Un an après avoir pris la décision et 7 mois après en être revenu, voici notre carnet de voyage...
Soyez indulgent, ça n'a vraiment pas été facile à écrire, en espérant que ça soit plus facile à lire...
UN GRAND MERCI à tous ceux qui nous ont aidés sur voyageforum!!! Le timing de ce voyage a été parfait grâce à vous!!!
Trêve de bavardage, commençons!!
Mardi 23 août 2011 : J1
Départ 6h du matin de l’aéroport de Lyon. Belle-maman, n’habitant pas loin, nous a gentiment emmenés pour 4h30. Le réveil à 3h du matin a été dure mais quel bonheur de se lever si tôt pour partir aux STATES !!!! Yeahahhhhh !
Dernières vérifications sur le contenu des valises. Nous avons en dernière minute mixé nos affaires au cas où un de nos bagages n’arriverait pas à bon port. Départ 6h direction Francfort. Voyage entièrement sous la compagnie Lufthansa. Ensuite 1h30 d’attente à Francfort avant de reprendre un A380 direction San Francisco.

Il est beau notre avion !!!! (Les ailes n'avaient pas l'air de se fissurer à l'époque!!! 😉 )
Trop trop bien l’A380, surtout qu’avec un vol partant à 6h du mat et arrivant à 12h05 à San Francisco le même jour, on ne dort pas pour se mettre direct dans le bon système horaire. A380 idéal pour ne pas dormir car écran perso pour chacun avec une bonne trentaine de film à regarder et plein de gadgets divertissant. Bon le voyage fut quand même long, surtout que j’étais excitée comme une puce, Antoine, mon amoureux, était plus calme… Nous arrivons bien à l’heure prévue, 12h05. Tout d’abord les procédures de la douane, la douane américaine ; étape qui donne un coup de stresse même si on a rien à se reprocher !! Bref on récupère nos bagages sans encombre, tout est là et hop direction le Bart de San Francisco. Ligne direct jusqu’à notre destination : entre le Financial district et Chinatown, Grant avenue aux portes de Chinatown. Nous choisissons l’arrêt Montgomery à 10 min de marche de notre Hôtel. Ce trajet en Bart fut notre première vision, vue de la terre ferme, des États-Unis. Ayez nous y sommes, après 6 mois de préparation, nous y voilà !! Sortis du métro, nos yeux brillent d’émotion, nous sortons des sous-sols du Bart en plein Market Street !! Et là des grattes ciel, bon ce n’est pas Manhattan, mais on n’a jamais vu, donc pour nous c’est complètement fou !!

Allez on regarde le plan, j’avais acheté à la fnac des petits livrets sur Los Angeles et San Francisco avec des cartes dépliantes de tous les quartiers dedans, efficace. Hôtel localisé. Valise enclenchée en mode roulette et allons y gaiement. Après un petit détour pour cause de discorde sur la lecture du plan, je n’ai pas le sens de l’orientation mais je crois l’avoir à chaque fois que j’ouvre une carte bref… Je finis par écouter Antoine, et on trouve l’hôtel en question : Le BALDWIN HOTEL. Il est 14h30 lorsque nous arrivons à l’hôtel mais le check-in n’est qu’à partir de 16h. Nous laissons nos bagages au réceptionniste et direction l’océan pacifique. Pour commencer nous décidons de passer par Chinatown, impressionnant toutes ces boutiques de bric à brac…
Nous croisons notre premier cable car, un moment magique : arrêt du cable car en plein carrefour là où la pente est nulle, et hop les gens montent et descendent, juste magique. Nous nous attardons pas trop, nous rejoignons Broadway Street, pour redescendre un peu direction l’océan, nous ne voulons pas y aller tout de suite nous préférons nous réserver l’Embarcadero pour ce soir. On décide de reprendre Montgomery Street afin de revenir vers le financial District.

Nous prenons nos marques, checkons les supermarchés et les banques. Antoine étant à la BNP nous bénéficions de retrait sans frais dans une banque partenaire : Bank of America. J’ai trop mal au pied dans mes chaussures achetées en solde cet été pour marcher en ville. Du coup je n’hésite pas deux secondes en voyant le prix de jolies PUMA dans une boutique et hop me voilà avec de nouvelles chaussures, j’ai l’impression d’être dans des chaussons, quel bonheur ! Nous retournons à l’hôtel, nous pouvons nous installer dans notre chambre, au 8ème étage, très spacieuse avec une vue sur le financial district, vraiment super sympa.

Nous nous posons un peu, déballons nos affaires, une douche et un petit tour sur internet et nous revoilà partis. Direction l’embarcadero, entre le Pier 1 et le Pier 9. Première vue de Pacifique et jolie vue du Oakland Bay Bridge. Le soleil est au rendez vous, il fait même un peu chaud !! Ce sera la plus belle journée que l’on aura à SF.

Vue de la Coit Tower depuis le Pier 1

Nous longeons l’Embacadero en écoutant les gens parlaient, et oui ça parle Américain et ça on n’a pas l’habitude non plus !! et on regarde tous ces sportifs qui courent et font des pompes au feu rouge!!

On flâne, on prend plaisir à observer le vieux tramway qui passe le long de l’Embarcadero, on regarde les énormes voitures américaines !!

Bref on s’en met plein les yeux. Nous marchons jusqu’au Pier 39. Et là on aperçoit Alcatraz…. dans le fog. Je ne sais pas si on peut voir le Golden gate du Pier 39 mais de toute façon le fog nous en aurait empêchés.

Alcatraz dans le Fog
Nous nous baladons sur le pier 39 avec toutes les boutiques à souvenirs. Nous apercevons un stand de fruit, des fraises aussi grosses que des pêches et des pêches aussi grosses que des petits melons. Tout ça vendu avec du chocolat liquide. Du coup on ne prend rien, j’avais entendu dire sur VF que ces fruits n’étaient pas excellents d’où le chocolat…
Vue depuis le Pier 39Bref il est 18h30, la journée a été longue, nous sommes fatigués et la faim se fait sentir. Nous dînons au Hard Rock Cafe du Pier 39.

Pas fou, mais ça nous a nourri. Nous laissons notre premier TIPS, d’ailleurs je tiens à dire que nous avons été de bons « tipseurs » car nous avons laissé en moyenne entre 18 et 20% à chaque repas sauf un mais j’en parlerais plus tard.
Nous sortons du restaurant vers 19h30, la nuit tombe et il fait froid, complètement fou ces changements de température. Nous rentrons à vive allure à l’hôtel. Et dodo à 20h30. Et oui on était complètement mort !
Mercredi 24 août 2011 : J2
Levé à 6h30 pour moi, le temps de me faire toute belle, mon chéri se lève à 7h et on choisit d’aller prendre un bon petit déjeuner dans un restaurant tenu par des asiatiques à côté d’Union Square : conseil du guide de routard. Nous n’avons pas été déçu, super bon.
Pour Antoine : œufs, saucisses, fruits, toast et pour moi pan-cakes et fruits mmmhhhh.
Passage par Union Square :

Petit déj :


Aujourd’hui ça sera location de vélo et découverte de la south bay et de la côte pacifique. Nous louons des vélos dans une boutique en bas de market street et c’est parti, nous longeons tout d’abord l’Embarcadero, puis nous arrivons à la digue juste avant Fort Mason. Nous nous y arrêtons afin de profiter du magnifique point de vue : ALCATRAZ. Et la vue de San Francisco et sa coit Tower !


Nous roulons ensuite jusqu’à la Marina, et nous observons un changement de temps !! le FOG est là avec son humidité et sa froideur.

Merci la super polaire Décathlon !!
Nous continuons notre chemin jusqu’au pied du Golden Gate, mais avec le fog, nous ne voyons que son pied lol.


C’est moi sur le vélo.. hihihi !!
Nous montons au Golden Gate mais hélas la vue n’en sera pas meilleure.

Petite pause quand même pour la photo. C’est magnifique même si le fog me rend transis de froid, et me gâche un peu la vue, je suis aux anges.

Nous ré enfourchons nos bicyclettes et direction la traversée du Golden Gate… Incroyable malgré le flot incessant des voitures. Les bourrasques de vent me font peur, à vélo j’ai peur d’être emportée et de passer par-dessus le bord !! Mais bon il faudrait un sacré vent !! lol

Une fois ce pont traversé grand soleil de l’autre côté. Un sacré programme nous attend le long de la côte sud du pacifique alors nous choisissons de ne pas explorer ce côté, on le regrette un peu aujourd’hui car il parait que c’est la côte d’azur de San Francisco.

Demi-tour et hop direction South Beach en passant par le Presidio.
Une descente jusqu’au pied du pont et sa plage. J’avoue que je flippe pour la remontée qui nous attend, je n’aime pas le vélo mais bon ça en valait le coup de pédale.

Plage au pied du Golden Gate mais on ne voit pas le pied !!
Petit trempage des pieds dans le pacifique !! Mon dieu que c’est froid… je n’irais pas plus loin que les pieds !!

Maintenant il faut remonter, ascension qui fait mal aux jambes jusqu’au California Palace of The legion of Honor.

Ensuite cap sur la Great Highway le long des plages avec peu de nageurs mais beaucoup de surfeurs.

Nous voulions descendre encore plus au sud pour longer les plages mais le fog et le froid nous découragent, nous décidons alors d’aller visiter le Golden Gate Park. Nous passons devant le jardin botanique, le california Academy of sciences et le « De young Museum » mais aucune visite, je ne suis pas fan des musées, du coup nous décidons de continuer notre balade à vélo. Nous quittons ce parc par la Arguello Blvd pour rejoindre Fort Mason. Ensuite à 15h30 repas de midi un peu tardif le long de la Marina où nous goutons nos premiers hotdog, Délicieux.

Nous avons discuté avec un habitué. Il nous a parlé de son acteur français préféré : Depardieu. Faut dire que quelques jours avant Depardieu pissait dans un avion alors ça avait fait un peu de bruit !! lol Nous retournons rendre nos vélos en bas de Market Avenue. Le centre ville, sans le fog, est beaucoup plus ensoleillé, c’est agréable mais il ne fait pas assez chaud pour tomber la polaire surtout en fin d’après midi. Nous allons siroter un thé glacé en terrasse au soleil afin de se réchauffer un peu. Nous décidons d’aller explorer l’énorme centre commercial sur Market Avenue. Petit lèche vitrine… Mais nous sommes repartis les mains vides : nous ne sommes pas des accros du shopping.
Ensuite direction le cable car !! Achat du pass 3 jours et nous découvrons les GripMan !!

Après quelques montées et descentes j’arrive à me trouver une place sur un cale pied !! Et là ma tête parle pour moi !!


Au bout de quelques minutes j’ai froid mais tampis je suis dans un cable car à San Francisco, le froid je m’en fous. Arrêt à Lombard Street. Nous descendons à pied la célèbre rue. La nuit tombe et il est temps de trouver un endroit pour manger.

On décide d’aller dans restaurant type fast food, mais pas une chaine, qui fait des hamburgers très bons mais un peu cher. C’est entre grant avenue et Montgomery, le long de Market Avenue.
Ensuite direction notre hôtel avec un gros dodo qui nous attend !!
Avant de continuer, je fais une petite pause!!
N'hésitez pas à me faire des remarques avant que j'envoie la suite: trop de photos, pas assez, trop de blabla etc.....
Bon après-midi à tous.
Bonsoir,
L'année prochaine nous désirons partir 3 semaines en californie, et aussi lontemps sans notre enfant ce n'est pas possible. Notre fille aura 3 ans à ce moment-là, et un tour en voiture sera trop long pour elle..
on compte donc rester 10 jours à San Francisco dont quelques excursions à Muir Woods, Napa valley et yellostone ensuite également 10 jours à LA... et je compte louer une voiture quelques jours..
simplement ma question, est-ce adapté pour un enfant de 3 ans ? décalage difficile? trop dangereux ? vol en avion trop long ?
merci pour vos réponses. Thomas
L'année prochaine nous désirons partir 3 semaines en californie, et aussi lontemps sans notre enfant ce n'est pas possible. Notre fille aura 3 ans à ce moment-là, et un tour en voiture sera trop long pour elle..
on compte donc rester 10 jours à San Francisco dont quelques excursions à Muir Woods, Napa valley et yellostone ensuite également 10 jours à LA... et je compte louer une voiture quelques jours..
simplement ma question, est-ce adapté pour un enfant de 3 ans ? décalage difficile? trop dangereux ? vol en avion trop long ?
merci pour vos réponses. Thomas
Voilà nous sommes rentrés depuis quelques jours les photos commencent à être bien triées et j’avance dans les machines à laver.
Il est temps de commencer notre carnet pour raconter notre voyage et surtout remercier tous ce qui nous ont vraiment beaucoup aidé à la réalisation de ce voyage. Beaucoup de personnes se sont moquées de mon énorme roadbook et de tout le temps passé sur les forums mais franchement après coup je ne regrette rien et même si la préparation n’a pas été vu par les autres participants moi je sais que le voyage aurait été bien moins réussi sans tout ce travail préalable.
Au fait nous sommes 6, Nico et Moi (40 ans) et nos 4 enfants A (15 ans) M (13 ans) et S (3ans) nos filles et N (8 ans et demi) nos petit gas. Le parcours : J0 route jusqu’à Dusseldorf (750km !!!) le 10 juillet J1 arrivée 17h trajet -> Gilroy (1h30) J2 Trajet Gilroy -> San simeon J3 Trajet San Simeon -> LA J4 - LA J5 - LA J6 LA -> Kingman J7 Kingman -> GC J8 GC-> MV
J9 MV-> page
J10 page
J11 Page -> Bryce
J12 Bryce -> Zion
J13 Zion -> V of F
J14 V of F -> LV
J15 LV
J16, LV -> DV
J17 DV -> Lee Vinnig
J18 Lee Vinning-> Yosemite
J19 Yosemite
J20 Yosemite -> SF
J21 SF ss voiture
J22 SF voiture
J23 départ SF 19h J24 Arrivée en Allemagne
J25 : retour à la maison …..
Pour ce qui est des tops et des flops, voici pour chacun : N (8ans et demi) 1 – Universal 2- Las vegas 3- Antelop canyon M (13ans) 1-Grand canyon 2- Antelop canyon / Las vegas 3- baignade dans le lac Powel A (15 ans) 1- Las Vegas 2- Venice beach et Santa Monica 3- Baignade lac Powel Soline (3 ans) Elle a aimé les hamburgers et marcher sur les rebords (en bois, en pierre, en béton et en goudron) des chemins Nico 1- Grand Canyon 2- Monument valley 3- San Francisco Moi 1- Vallée of fire 2- Grand canyon 3- Monument vallée et San Francsico
Les flops ou moins vous les verrez dans le carnets : le monde à Zion (nous aurions du choisir d’autres balades), la fermeture de la vallée road qui nous a décalé le planning, annulation du rodéo à cause du temps, le restau Bubba Gump cher et bof …. Et le brouillard à SF !!!!
Les enfants ont préféré l’hotel du Mirage et nous le camping à Vallée of Fire et celui de Monument vallée. A l’unanimité nous avons tous adoré le dinner de Kingman, recommandé par le forum !
Au niveau financier, nous avons fait pas mal attention Avion (4 adultes 2 enfants au départ de Dusseldorf) 3560E Trajet hotel repas -> Dusseldorf 520 E Location voiture (Suburban 22jours) 1555$ Hotel et camping (12j hotel + 10j camping) 2078$ soit 95$ par nuit Visites : 915$ Restau et course : 1900$ soit 86$ par jour pour 6 (dont 150$ de matériel camping – tente, réchaud, glacière) Essence sur place : 428$ Divers 350$ Souvenirs 500$ Soit 11 000E (malheureusement conversion 1E=1.1$ j’aurai du attendre …) seul regret ne pas avoir fait le grand 8 à Las Végas que j’ai trouvé trop cher …
J'espère être à la hauteur car écrire n'est pas forcément mon fort en plus il me reste à peine un mois pour faire mon album photo (promo commandée à l'avance sur internet). A bientôt pour la suite Anne
Au fait nous sommes 6, Nico et Moi (40 ans) et nos 4 enfants A (15 ans) M (13 ans) et S (3ans) nos filles et N (8 ans et demi) nos petit gas. Le parcours : J0 route jusqu’à Dusseldorf (750km !!!) le 10 juillet J1 arrivée 17h trajet -> Gilroy (1h30) J2 Trajet Gilroy -> San simeon J3 Trajet San Simeon -> LA J4 - LA J5 - LA J6 LA -> Kingman J7 Kingman -> GC J8 GC-> MV
J9 MV-> page
J10 page
J11 Page -> Bryce
J12 Bryce -> Zion
J13 Zion -> V of F
J14 V of F -> LV
J15 LV
J16, LV -> DV
J17 DV -> Lee Vinnig
J18 Lee Vinning-> Yosemite
J19 Yosemite
J20 Yosemite -> SF
J21 SF ss voiture
J22 SF voiture
J23 départ SF 19h J24 Arrivée en Allemagne
J25 : retour à la maison …..
Pour ce qui est des tops et des flops, voici pour chacun : N (8ans et demi) 1 – Universal 2- Las vegas 3- Antelop canyon M (13ans) 1-Grand canyon 2- Antelop canyon / Las vegas 3- baignade dans le lac Powel A (15 ans) 1- Las Vegas 2- Venice beach et Santa Monica 3- Baignade lac Powel Soline (3 ans) Elle a aimé les hamburgers et marcher sur les rebords (en bois, en pierre, en béton et en goudron) des chemins Nico 1- Grand Canyon 2- Monument valley 3- San Francisco Moi 1- Vallée of fire 2- Grand canyon 3- Monument vallée et San Francsico
Les flops ou moins vous les verrez dans le carnets : le monde à Zion (nous aurions du choisir d’autres balades), la fermeture de la vallée road qui nous a décalé le planning, annulation du rodéo à cause du temps, le restau Bubba Gump cher et bof …. Et le brouillard à SF !!!!
Les enfants ont préféré l’hotel du Mirage et nous le camping à Vallée of Fire et celui de Monument vallée. A l’unanimité nous avons tous adoré le dinner de Kingman, recommandé par le forum !
Au niveau financier, nous avons fait pas mal attention Avion (4 adultes 2 enfants au départ de Dusseldorf) 3560E Trajet hotel repas -> Dusseldorf 520 E Location voiture (Suburban 22jours) 1555$ Hotel et camping (12j hotel + 10j camping) 2078$ soit 95$ par nuit Visites : 915$ Restau et course : 1900$ soit 86$ par jour pour 6 (dont 150$ de matériel camping – tente, réchaud, glacière) Essence sur place : 428$ Divers 350$ Souvenirs 500$ Soit 11 000E (malheureusement conversion 1E=1.1$ j’aurai du attendre …) seul regret ne pas avoir fait le grand 8 à Las Végas que j’ai trouvé trop cher …
J'espère être à la hauteur car écrire n'est pas forcément mon fort en plus il me reste à peine un mois pour faire mon album photo (promo commandée à l'avance sur internet). A bientôt pour la suite Anne
Bonjour à tous,
Rien d'original dans mon message. Je sais que l'on est nombreux à vous solliciter ;-)
Mon mari et moi-même sommes des adeptes des USA, nous en sommes à une dizaine de voyages.
Habituellement nous prenons les billets, réservons un hôtel central qui nous sert de "pied à terre" et nous visitons au gré de nos envies en découchant régulièrement.
Cependant cette année nous avons décidé de faire les choses un peu différemment et de préparer notre voyage afin de l'optimiser au mieux.
Notre voyage se ferait sur juin et juillet du 19 juin au 10 juillet.
Je vous avoue que je suis un peu perdue, et votre aide précieuse et experte me serait bien utile.
Voici ma première idée pour notre itinéraire :
Los Angeles Phoenix ??? Flagstaff ??? Grand canyon Bryce canyon Parcs plus à l'ouest (Monument valley, lake powell...) ??? Las Vegas (pour le fun et les enfants...) Death valley Yosemite Bodie Mono Lake Lake tahoe Sacramento San Francisco Monterey/Carmel Big sur/Hearth castle Santa Barbara Los Angeles
Nous n'avons pas besoin de temps à LA, c'est une ville que nous connaissons déjà très bien ;-).
Tout comme nous n'avons pas besoin d'aller en direction de Palm Springs, Joshua Tree .. que nous avons déjà visités à plusieurs reprises.
Nous ne ferons bien évidemment toutes les étapes, certaines seront sacrifiées à regret.
Nous voulons quelques choses de complet mais sans courir et passer notre temps sur la route.
Nous avons loué un 4x4 chez National, nous atterrissons à LA et retour par LA également.
Voilà, voyez-vous d'autres étapes à nous conseiller, moins connues, moins touristiques?
En échange de vos conseils, je me ferais un plaisir de vous faire un retour de notre voyage avec photo (mon mari est photographe) ;-) 😎
Merci à vous.
Amicalement.
Angélique
Rien d'original dans mon message. Je sais que l'on est nombreux à vous solliciter ;-)
Mon mari et moi-même sommes des adeptes des USA, nous en sommes à une dizaine de voyages.
Habituellement nous prenons les billets, réservons un hôtel central qui nous sert de "pied à terre" et nous visitons au gré de nos envies en découchant régulièrement.
Cependant cette année nous avons décidé de faire les choses un peu différemment et de préparer notre voyage afin de l'optimiser au mieux.
Notre voyage se ferait sur juin et juillet du 19 juin au 10 juillet.
Je vous avoue que je suis un peu perdue, et votre aide précieuse et experte me serait bien utile.
Voici ma première idée pour notre itinéraire :
Los Angeles Phoenix ??? Flagstaff ??? Grand canyon Bryce canyon Parcs plus à l'ouest (Monument valley, lake powell...) ??? Las Vegas (pour le fun et les enfants...) Death valley Yosemite Bodie Mono Lake Lake tahoe Sacramento San Francisco Monterey/Carmel Big sur/Hearth castle Santa Barbara Los Angeles
Nous n'avons pas besoin de temps à LA, c'est une ville que nous connaissons déjà très bien ;-).
Tout comme nous n'avons pas besoin d'aller en direction de Palm Springs, Joshua Tree .. que nous avons déjà visités à plusieurs reprises.
Nous ne ferons bien évidemment toutes les étapes, certaines seront sacrifiées à regret.
Nous voulons quelques choses de complet mais sans courir et passer notre temps sur la route.
Nous avons loué un 4x4 chez National, nous atterrissons à LA et retour par LA également.
Voilà, voyez-vous d'autres étapes à nous conseiller, moins connues, moins touristiques?
En échange de vos conseils, je me ferais un plaisir de vous faire un retour de notre voyage avec photo (mon mari est photographe) ;-) 😎
Merci à vous.
Amicalement.
Angélique
préambule
L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.
Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.
La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.
Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.
Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================
Notre trajet a été le suivant :
(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :
- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.
===================================================
Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue).
Vol AF CDG-LAX
A l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier.
Huntington Beach
Vol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !
Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle.
Mount Rainier
La réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.
Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.
Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska.
On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).
Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.
En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.
Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, Seattle
Nous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.
Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !
Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.
Seattle waterfront
Notre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito).
Lake Union
Mais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !
Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).
Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.
la transcanadienne
pont flottant de Kelowna
des cultures à perte de vue
vallée de l'Okanagan
Nous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.
Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.
Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.
La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.
Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.
Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================
Notre trajet a été le suivant :
(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :
- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.
===================================================
Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue).
Vol AF CDG-LAXA l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier.
Huntington BeachVol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !
Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle.
Mount RainierLa réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.
Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.
Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska.
On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.
En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.
Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, SeattleNous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.

Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !
Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.
Seattle waterfrontNotre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito).
Lake UnionMais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !
Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).
Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.
la transcanadienne
pont flottant de Kelowna
des cultures à perte de vue
vallée de l'OkanaganNous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.
Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
Vingt cinq jours dans l’Ouest américain ! Vingt cinq jours libres comme l’air dans ces vastes espaces, autant ne pas mâcher ses mots : quel pied ! Evacuons les quelques soucis matériels qui ont émaillé le parcours, il ne reste plus que de formidables souvenirs dans cette nature si belle. Voici le parcours que je vais relater dans ce carnet ces prochaines semaines :
Salt Lake City – Grand Teton NP – Yellowstone NP – Antelope Island SP – Arches NP – Dead Horse Point SP – Canyonlands NP (Island In The Sky + The Needles) – Les environs de Moab – Goblin Valley SP – Capitol Reef NP – Kodachrome Basin SP – Bryce Canyon NP – Las Vegas – Los Angeles
Le Vol
Nous partons le Dimanche 20 Juin 2010 de Paris CDG sur un vol Delta Airlines direct pour Salt Lake City. Le départ est à l’heure, 11h. Comme d’habitude j’ai réservé les places près du hublot et nous les avons eues, je passe toujours la plupart du vol le nez au hublot donc je ne serai franchement pas bien si je devais me coltiner les places centrales. Mais tout va bien ! Nous survolons donc le sud du Groenland.

C’est magnifique.
Puis la baie d’Hudson prise par les glaces et enfin les Etats-Unis ! Après plus de 10h de vol, nous approchons de Salt Lake City.

Le Grand Lac Salé et ses étendues… de sel est en vue au loin. Impressionnant.
La voiture
Nous avions réservé via elocationdevoitures.fr un Midsize SUV. Sans surprise nous avons eu à faire à Alamo. Contrairement à l’aéroport de LAX l’année dernière, ici, pas d’attente. La dame n’insiste pas lorsque nous déclinons l’assurance Roadside Plus. Par contre nous n’avons pas le choix du véhicule, ça sera une Jeep Compass.

Salt Lake City
Premier travail : trouver l’hôtel. Cette année j’ai mon Tomtom ! Chouette, il repère direct où nous sommes. Mais cruche que je suis, je ne sais pas rentrer les noms de rue du style 425 South 300 West… Le temps de chercher, ce n’est pas grave, nous avons navigué à vue et grâce aux souvenirs du trajet visualisés sur Google Maps et Street View nous sommes tombés pile poil sur l’hôtel sans se perdre. Quel exploit ! Après quelques courses au Walmart, notamment l’achat d’une glacière nous décidons d’aller sur les lieux du tournage d’High School Musical : le lycée East High School. Je sais que beaucoup ici sont fans !

Évidemment on est dimanche, c’est fermé, nous y reviendrons demain matin pour y rentrer. Eh oui le lycée se visite avec plan distribué pour 1$ ! On a même eu droit à un guide particulier (un prof du lycée !) qui a été super content de voir des français et qui nous a fait visiter de fond en comble le lycée (rien à voir avec nos lycées français) de salle de classe à la salle de Basket (immense !). Et on a eu droit à des t-shirts en cadeau.

En tout cas Salt Lake City a l’air d’une ville bien paisible, loin de l’exubérance de Los Angeles et de la folie de Las Vegas. Une autre Amérique en somme. Personnellement, j’aime bien ! Fourbus, nous nous coucherons à 19h !
L’hôtel : Hampton Inn Salt Lake City Downtown : Chambre propre et spacieuse. A quelques kilomètres de l'aéroport international et du centre ville. Petit déjeuner compris dans le prix correct et qui ouvre tôt (5h), parfait quand on quitte l'hôtel tôt.
Départ pour Jackson – Grand Teton NP
Départ matinal pour Jackson. Plutôt que de passer entièrement par l’interstate, nous avons décidé de sortir à Brigham City pour emprunter la 89 qui traverse plusieurs patelins de l’Idaho et longe le Bear Lake. J’ai trouvé la route plutôt agréable, sans trop de circulation, le tout sous un soleil resplendissant.

Nous longeons ensuite la rivière qui descend tout droit du Grand Teton. Le paysage est verdoyant, ça change radicalement de ce que nous avions vus l’année dernière plus au Sud dans l’Arizona et l’Utah.
Arrivée à Jackson, nous allons visiter la ville assez agréable avec ses pontons en bois. Nous assistons au spectacle de rue qui est un règlement de compte, pétarades garanties !
L’hôtel: Best Western The Lodge At Jackson Hole: Bel hôtel, belles chambres. Petit déjeuner buffet compris dans le prix. Seul bémol, c'est très cher, mais toute la ville de Jackson est chère.... Heureusement que nous avions une offre Best Western pour en profiter ce qui a allégé la note!
Après cette étape routière la grande aventure commence vraiment ! Le premier parc que l’on ne va que traverser, Grand Teton, et puis le rêve qui deviendra réalité, les premiers pas au Yellowstone. Problème, en ouvrant les rideaux de la chambre le ciel est couvert, ne laissant passer que quelques maigres trouées de ciel bleu. Va-t-il se lever ou pas ? C’est donc pas rassuré que nous levons les voiles en direction du Parc de Grand Teton. Et là c’est la grosse déception… Les sommets montagneux sont cachés par les nuages ! Sniffff nous ne verrons pas ces paysages si grandioses. Et bouquet final il commence à pleuvoir ! Les gouttes se font de plus en plus grosses et ça tombe de plus en plus dru !

Nous décidons tout de même d’aller jeter un œil à Chapel Of Transfiguration.

C’est charmant comme tout, et la vue des ouailles doit être exceptionnelle lorsqu’il fait beau temps.

Mais voilà... Il pleut ! Nous essayons quand même de profiter des paysages et nous hasardons à une petite marche autour de Jenny Lake mais nous ferons rapidement demi-tour, la vue étant bouchée et les gouttes d’eau de pluie nous frigorifient.

Voyant que le temps ne semble décidément pas prêt à se lever, nous décidons de ne pas plus nous attarder sur Grand Teton (à grand regrets…). D’autant plus qu’en direction du Yellowstone, le temps semble plus clair… Grand Teton je reviendrai !
C’est donc en tout début d’après-midi et sous un ciel tourmenté mais avec quelques éclaircies que nous entrons en contact avec les premières joyeusetés du Yellowstone.
Yellowstone : West Thumb
Et là, le choc ! Toutes ces sources colorées face au grand lac du Yellowstone d’une couleur bleu profonde. Ca restera un grand moment du séjour. Après le coup dur de ce matin, nous revivons ! Voilà, on y est ! Le Yellowstone dont je rêvais d’y aller depuis mon adolescence.
Des couleurs magnifiques :

Des glougloutements :

Je comprends aussi les bisons qui se mettent l’hiver dans les effluves gazeux pour se réchauffer. Il fait vraiment bon dans cette vapeur, bon par contre faut pas être trop sensible du nez…

Les arbres, par contre, aiment moins…

Palette de couleurs exceptionnelles :


… Quand je vous dis que c’est chaud… Et vue les arbres plus haut ça a l’air acide. Plongeon interdit sous peine de ressortir assez décomposé.


Bon ce n’est pas tout mais l’heure avance et j’ai bien envie d’aller voir la star des lieux : le Geyser Old Faithful, qui est un peu plus au Nord par rapport à West Thumb. Cela tombe bien car c’est sur la route pour West Yellowstone, lieu de villégiature pour nos 4 prochaines nuits.
A Old Faithful, beaucoup de monde, ce n’est pas une surprise… Mais on trouve quand même à s’asseoir. Un petit quart d’heure d’attente et la voilà !

Impressionnant (oui encore vous allez me dire…). Mais demain nous irons voir le maître des lieux dans un endroit plus calme et en hauteur : Observation Point.
Après cette journée forte en émotions, route vers l’hôtel sur West Yellowstone. Nous croiserons nos premiers bisons au bord de la rivière Madison mais pas le troupeau que nous verrons carrément à la même place les jours suivants.
L’hôtel : Best Western Weston Inn : A quelques kilomètres de l'entrée Ouest du Yellowstone. Plusieurs bâtiments, il faut aller dans le lobby pour prendre le petit déjeuner. Le gros inconvénient de cet hôtel c'est la salle de petit déjeuner bien trop petite pour la taille de l'hôtel. Il faut souvent soit emmener le plateau dans sa chambre ou petit déjeuner debout ou sur les tables dehors (pas cool quand il fait froid...). Sinon très bien, même si la chambre n'est pas neuve.
Le Vol
Nous partons le Dimanche 20 Juin 2010 de Paris CDG sur un vol Delta Airlines direct pour Salt Lake City. Le départ est à l’heure, 11h. Comme d’habitude j’ai réservé les places près du hublot et nous les avons eues, je passe toujours la plupart du vol le nez au hublot donc je ne serai franchement pas bien si je devais me coltiner les places centrales. Mais tout va bien ! Nous survolons donc le sud du Groenland.

C’est magnifique.
Puis la baie d’Hudson prise par les glaces et enfin les Etats-Unis ! Après plus de 10h de vol, nous approchons de Salt Lake City.

Le Grand Lac Salé et ses étendues… de sel est en vue au loin. Impressionnant.
La voiture
Nous avions réservé via elocationdevoitures.fr un Midsize SUV. Sans surprise nous avons eu à faire à Alamo. Contrairement à l’aéroport de LAX l’année dernière, ici, pas d’attente. La dame n’insiste pas lorsque nous déclinons l’assurance Roadside Plus. Par contre nous n’avons pas le choix du véhicule, ça sera une Jeep Compass.

Salt Lake City
Premier travail : trouver l’hôtel. Cette année j’ai mon Tomtom ! Chouette, il repère direct où nous sommes. Mais cruche que je suis, je ne sais pas rentrer les noms de rue du style 425 South 300 West… Le temps de chercher, ce n’est pas grave, nous avons navigué à vue et grâce aux souvenirs du trajet visualisés sur Google Maps et Street View nous sommes tombés pile poil sur l’hôtel sans se perdre. Quel exploit ! Après quelques courses au Walmart, notamment l’achat d’une glacière nous décidons d’aller sur les lieux du tournage d’High School Musical : le lycée East High School. Je sais que beaucoup ici sont fans !

Évidemment on est dimanche, c’est fermé, nous y reviendrons demain matin pour y rentrer. Eh oui le lycée se visite avec plan distribué pour 1$ ! On a même eu droit à un guide particulier (un prof du lycée !) qui a été super content de voir des français et qui nous a fait visiter de fond en comble le lycée (rien à voir avec nos lycées français) de salle de classe à la salle de Basket (immense !). Et on a eu droit à des t-shirts en cadeau.

En tout cas Salt Lake City a l’air d’une ville bien paisible, loin de l’exubérance de Los Angeles et de la folie de Las Vegas. Une autre Amérique en somme. Personnellement, j’aime bien ! Fourbus, nous nous coucherons à 19h !
L’hôtel : Hampton Inn Salt Lake City Downtown : Chambre propre et spacieuse. A quelques kilomètres de l'aéroport international et du centre ville. Petit déjeuner compris dans le prix correct et qui ouvre tôt (5h), parfait quand on quitte l'hôtel tôt.
Départ pour Jackson – Grand Teton NP
Départ matinal pour Jackson. Plutôt que de passer entièrement par l’interstate, nous avons décidé de sortir à Brigham City pour emprunter la 89 qui traverse plusieurs patelins de l’Idaho et longe le Bear Lake. J’ai trouvé la route plutôt agréable, sans trop de circulation, le tout sous un soleil resplendissant.

Nous longeons ensuite la rivière qui descend tout droit du Grand Teton. Le paysage est verdoyant, ça change radicalement de ce que nous avions vus l’année dernière plus au Sud dans l’Arizona et l’Utah.
Arrivée à Jackson, nous allons visiter la ville assez agréable avec ses pontons en bois. Nous assistons au spectacle de rue qui est un règlement de compte, pétarades garanties !
L’hôtel: Best Western The Lodge At Jackson Hole: Bel hôtel, belles chambres. Petit déjeuner buffet compris dans le prix. Seul bémol, c'est très cher, mais toute la ville de Jackson est chère.... Heureusement que nous avions une offre Best Western pour en profiter ce qui a allégé la note!
Après cette étape routière la grande aventure commence vraiment ! Le premier parc que l’on ne va que traverser, Grand Teton, et puis le rêve qui deviendra réalité, les premiers pas au Yellowstone. Problème, en ouvrant les rideaux de la chambre le ciel est couvert, ne laissant passer que quelques maigres trouées de ciel bleu. Va-t-il se lever ou pas ? C’est donc pas rassuré que nous levons les voiles en direction du Parc de Grand Teton. Et là c’est la grosse déception… Les sommets montagneux sont cachés par les nuages ! Sniffff nous ne verrons pas ces paysages si grandioses. Et bouquet final il commence à pleuvoir ! Les gouttes se font de plus en plus grosses et ça tombe de plus en plus dru !

Nous décidons tout de même d’aller jeter un œil à Chapel Of Transfiguration.

C’est charmant comme tout, et la vue des ouailles doit être exceptionnelle lorsqu’il fait beau temps.

Mais voilà... Il pleut ! Nous essayons quand même de profiter des paysages et nous hasardons à une petite marche autour de Jenny Lake mais nous ferons rapidement demi-tour, la vue étant bouchée et les gouttes d’eau de pluie nous frigorifient.

Voyant que le temps ne semble décidément pas prêt à se lever, nous décidons de ne pas plus nous attarder sur Grand Teton (à grand regrets…). D’autant plus qu’en direction du Yellowstone, le temps semble plus clair… Grand Teton je reviendrai !
C’est donc en tout début d’après-midi et sous un ciel tourmenté mais avec quelques éclaircies que nous entrons en contact avec les premières joyeusetés du Yellowstone.
Yellowstone : West Thumb
Et là, le choc ! Toutes ces sources colorées face au grand lac du Yellowstone d’une couleur bleu profonde. Ca restera un grand moment du séjour. Après le coup dur de ce matin, nous revivons ! Voilà, on y est ! Le Yellowstone dont je rêvais d’y aller depuis mon adolescence.
Des couleurs magnifiques :

Des glougloutements :

Je comprends aussi les bisons qui se mettent l’hiver dans les effluves gazeux pour se réchauffer. Il fait vraiment bon dans cette vapeur, bon par contre faut pas être trop sensible du nez…

Les arbres, par contre, aiment moins…

Palette de couleurs exceptionnelles :


… Quand je vous dis que c’est chaud… Et vue les arbres plus haut ça a l’air acide. Plongeon interdit sous peine de ressortir assez décomposé.


Bon ce n’est pas tout mais l’heure avance et j’ai bien envie d’aller voir la star des lieux : le Geyser Old Faithful, qui est un peu plus au Nord par rapport à West Thumb. Cela tombe bien car c’est sur la route pour West Yellowstone, lieu de villégiature pour nos 4 prochaines nuits.
A Old Faithful, beaucoup de monde, ce n’est pas une surprise… Mais on trouve quand même à s’asseoir. Un petit quart d’heure d’attente et la voilà !

Impressionnant (oui encore vous allez me dire…). Mais demain nous irons voir le maître des lieux dans un endroit plus calme et en hauteur : Observation Point.
Après cette journée forte en émotions, route vers l’hôtel sur West Yellowstone. Nous croiserons nos premiers bisons au bord de la rivière Madison mais pas le troupeau que nous verrons carrément à la même place les jours suivants.
L’hôtel : Best Western Weston Inn : A quelques kilomètres de l'entrée Ouest du Yellowstone. Plusieurs bâtiments, il faut aller dans le lobby pour prendre le petit déjeuner. Le gros inconvénient de cet hôtel c'est la salle de petit déjeuner bien trop petite pour la taille de l'hôtel. Il faut souvent soit emmener le plateau dans sa chambre ou petit déjeuner debout ou sur les tables dehors (pas cool quand il fait froid...). Sinon très bien, même si la chambre n'est pas neuve.
Cinq ans déjà ont passé depuis notre dernière boucle à partir de Salt Lake City, pendant lesquels nous avons effectué trois voyages en Argentine et au Chili. Mais le besoin de revoir l’Ouest américain s’est fait de plus en plus pressant... Retour donc pour une nouvelle boucle à partir de Denver – après une première en 2005 – en passant par White Sands, Havasupai, Page, Snow Canyon, Escalante, Torrey, Moab, Bisti Badlands, Santa Fe, Great Sand Dunes, Crested Butte et les Rocky Mountains. Nous comptions surtout découvrir de nouveaux endroits – mais le temps nous en a parfois empêchés – et nous avons été gâtés sur deux sites encore très peu connus: King of Wings et Delta Pool.
Bonne lecture...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...

La version avec photos et cartes se trouve ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_184...
Index du carnet:
Roswell, White Sands, Sedona, Havasupai Page, Zion, Snow Canyon, Yant FLat Escalante, Zebra Slot, les « jours moins » s'enchaînent... Burr Trail Rd, Notom-Bullfrog Rd, The Tanks Hickman Bridge, Cathedral Valley Strike Valley Overlook, Waterpocket Fold via la Notom-Bullfrog Rd En route pour Moab... Little Wild Horse Canyon, Fisher Towers Moab... Arches NP, Fiery Furnace Moab, toujours... Marching Men, Tower Arch, Parallel Arch Delta Pool Shafer Trail, Musselman Arch, Potash Rd Bisti. Valley of Dreams, King of Wings Sur la route de Santa Fe Kasha-Katuwe Tent Rocks National Monument De Santa Fe à Great Sand Dunes via Taos De Great Sand Dunes à Crested Butte De Crested Butte à Glenwood Springs via le Kebler Pass Rocky Mountain National Park (1) Rocky Mountain NP, Trail Ridge Rd (2) Rocky Mountain NP (3) 18 juin, le départ Renseignements divers
J 1 – 14 mai
Vol sans problème Paris-Francfort sur Lufthansa, où nous retrouvons avec plaisir Angelo & Monika avec qui nous ferons les vols aller et retour. Après une escale de trois heures, l'avion décolle pour Denver avec une heure de retard, sans aucune explication...
Chez Dollar, où nous avons réservé un SUV via rentalcars.com, il n'y en a aucun digne de ce nom, malgré une heure passée sur le parking à chercher et à les inspecter les uns derrière les autres. Nous choisissons finalement un Kia Sorento, de faible garde au sol et qui nous semble juste en longueur pour dormir à l'aise, mais on fera avec. De toute façon il n'y a rien d'autre.
Retour au comptoir de Dollar. Là, la jeune femme qui s'occupe de notre dossier, lymphatique à l'extrême et qui visiblement rêve d'autres horizons, nous propose en insistant lourdement de payer pour prendre l'autoroute qui contourne Denver, car « sinon vous aurez une amende de 100 $ tous les 20 km ». Ça sent très fortement l'arnaque habituelle des loueurs qui tentent lorsqu'ils sont face à des Européens sur les rotules de leur fourguer tout et n'importe quoi en supplément, et nous refusons donc catégoriquement. Elle nous donne notre reçu et nous quittons l'aéroport en laissant 10 $ à une femme dans une guérite pour qu'elle soulève la barrière. Enfin dehors, ouf! Mais on verra au retour que malgré notre vigilance, notre lecture attentive du contrat, etc., certains sont passés maître dans l'art de l'escroquerie. (C'est sans compter avec ma pugnacité...)
Nous rejoignons Castle Rock et La Quinta Inn – très bien – aux alentours de 20 heures, sans avoir eu le temps de nous arrêter au Walmart d'Aurora. D'habitude nous passons la première nuit dans la ville d'arrivée, mais nous décidons de suivre Angelo & Monika qui préfèrent s'éloigner de Denver et descendre plus au sud, vers Colorado Springs. Nous nous couchons aux environs de 22 h 30, après vingt-cinq heures sans dormir.
J 2 – 15 mai
Nous quittons Angelo & Monika qui partent sur Santa Fe et que nous devons retrouver à Moab, début juin. Commence alors la longue descente vers Roswell et l'extrême sud du Nouveau-Mexique, 760 km de route monotone et sans grand intérêt, si l'on excepte quelques belles vues à l'est, sur les Spanish Peaks encore blancs de neige.
Au sud de Trinidad, le désert s'installe, et nous ne le quitterons qu'à l'ouest de Carrizozo. A perte de vue, une herbe rase et terne sous le ciel immense, un horizon que rien ne vient ponctuer. Parfois, un éparpillement de petites vaches noires, puis à nouveau la solitude... Paradoxalement, dans cet environnement desséché, c'est l'eau qui vient à l'esprit, c'est à la mer que l'on pense. La mer qui, autrefois – un autrefois très lointain, il y a 275 millions d'années –, recouvrait le sud de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, et l'ouest du Texas. La mer qui, en s'évaporant, a laissé derrière elle cette longue étendue d'un blanc étincelant que l'on apercevra demain, au loin, White Sands, les dunes de gypse, minéral si rare car soluble dans l'eau. Mais cette terre ne connaît plus l'eau...
Nous nous installons au Best Western El Rancho Palacio de Roswell, excellent.
J 3 – 16 mai
J'ai toujours eu envie, si l'on descendait sur White Sands en passant par Roswell, de visiter son musée des Petits Hommes verts. Mais il n'a pas grand intérêt, entre une multitude d'articles plus ou moins fantaisistes et une animation digne de mes années de patronage. De plus, la fatigue aidant, même ce matin, j'ai oublié le Canon. Bon, ça nous aura au moins permis de faire une étape sur la route d'Alamogordo.
Alamogordo, à environ deux heures de là. Le Mexique n'est pas loin. Et la terrible Ciudad Juárez non plus, ville qualifiée par certains de « plus dangereuse au monde » – où entre 1990 et 2000 la vie des jeunes femmes ne tenait qu'à un fil. 4000 d'entre elles y ont été violées et assassinées. Désormais les meurtres sont toujours bien présents, mais c'est le cartel de la drogue qui a pris la relève. Bref, un lieu charmant, plein d'imprévus, que bizarrement on ne brûle pas de découvrir. Il y a beaucoup de Mexicains dans les rues et au motel – Super 8, très bien.
White Sands National Monument (5 $ l'entrée par personne), dans le bassin de Tularosa, à 15 miles à l'ouest d'Alamogordo et au nord du désert de Chihuahua. Phénomène géologique « unique au monde » si l'on en croit le National Park Service : www.nps.gov/whsa/index.htmd'une cinquantaine de kilomètres de long sur quinze de large. On part assez tard, toujours très fatigués. Le ciel est voilé, la lumière grise, et le gypse aussi.
La route est d'abord bitumée, puis laisse la place à une blancheur aveuglante. Le trail d'Alkali Flat se trouve tout au bout et fait une boucle de 8 miles. Le halo du soleil dispense une lumière blafarde, mais la chaleur, elle, est bien présente. (Pourquoi les dunes sont-elles blanches alors que les cristaux de gypse sont translucides? Tout simplement parce que le vent précipite les cristaux les uns contre les autres, ils se rayent, se brisent et s'amalgament, provoquant une diffraction de la lumière. )
Nous nous enregistrons à 16 h 30 et on s'apercevra assez vite que c'est déjà un peu tard étant donné notre état physique et la fatigue accumulée non seulement depuis de longs mois mais aussi depuis le départ.
Nous sommes seuls à aller de piquet rouge en piquet rouge, plantés au sommet des dunes, uniques points de repère pour délimiter le tracé. On imagine ce que ça donnerait si le vent se levait...

Cet environnement particulièrement hostile abrite une vie bien présente: 60 espèces de plantes dont cette verveine que l'on croise en chemin.... et 44 espèces de mammifères, 26 de reptiles, 6 d'amphibiens, une centaine d'espèces d'insectes et 210 d'oiseaux... Ça laisse rêveur. A croire que les dunes sont trouées comme du gruyère et que tout le monde se cache là-dessous pendant les heures du jour.
Les traces se croisent et se recroisent, notamment celles de scarabées longs et noirs, des Darkling Beetles – appelés aussi stinkbugs parce que lorsqu'ils sont dérangés ils distribuent généreusement quelques sprays d'un liquide à forte odeur de kérosène –, qui s'épuisent à essayer de grimper. Un pas en avant, trois en arrière... un en avant, quatre en arrière... un en avant, deux en arrière... La tache semble démesurée.

Nous sommes toujours seuls à crapahuter dans les dunes. Quand le soleil pointe le nez, la chaleur est immédiatement accablante, surtout dans les creux.
Au bout de deux heures à monter et descendre, on aperçoit quelques cabanes qui doivent se trouver à l'endroit où la boucle se referme et retourne au point de départ. On décide de faire demi-tour, il commence à être tard, même si les dunes sont superbes la lumière n'est pas belle, et l'énergie n'est pas au rendez-vous.

Une fois arrivés à la voiture, le soleil montre brièvement le bout de son nez...
Nous apercevons une file de voitures garées le long de la piste et tout un tas de gens dans les dunes, tournés vers l'ouest... En fait nous n'avions pas vu le panneau concernant la Golden Hour, mais ce soir une brume dorée voile l'horizon.
(Si on prévoit un passage par White Sands, il faut absolument consulter le site du parc (voir ci-dessus) si on ne veut pas se casser le nez, car il est bordé par une zone militaire où sont effectués quasi quotidiennement des tirs de missiles, ce qui en exige la fermeture momentanée. C'est la première chose que l'on voit en visitant le site Internet, dans un encadré rouge.)
J 4 - 17 mai
Aujourd'hui, 800 kilomètres nous attendent, entre Alamogordo, Nouveau-Mexique, et Sedona, Arizona. Jusqu'à Carrizozo, à une centaine de miles au nord, la circulation est assez dense et la route rectiligne. Le village, devenu célèbre depuis que J-P Trois14 a visité les lieux ;-), n'est pas aussi triste qu'on l'imaginait. Le vent et la poussière ne l'épargnent pas, mais il est presque pimpant avec ses arbres verts, comparé à certains autres de la région.
Au nord-ouest, à environ cinq miles, surprise : dans les étendues désolées de la vallée de Tularosa, un immense champ de lave aligne ses blocs de basalte au milieu desquels la végétation a trouvé refuge : yuccas, cholas, opuntias, echinocereus, verts et noirs mêlés. L'endroit se nomme Valley of Fires Recreation Area. Nous le traversons comme une flèche, la route est longue et ce n'est pas le moment de s'arrêter.
J'essaie de respecter les limites de vitesse, 50, 55, 65 miles à l'heure, bien que nous soyons seuls au monde, mais bien vite les bonnes résolutions tombent, excepté dans les agglomérations, où 15 miles c'est 15 miles.
La frontière de l'Arizona est enfin là, la terre devient plus rouge, nous pensons à Patrick ;-)
Une fois à Holbrook, la circulation est incessante jusqu'à Flagstaff, les énormes trucks foncent à tombeau ouvert, mais que dire de la bifurcation sur Sedona ! C'est à quoi doivent ressembler les retours de plage au mois d'août. Nous mettrons un temps fou à rejoindre le motel, le Sugarloaf Lodge, à West Sedona, où nous étions en 2007. La ville a explosé, nous ne reconnaissons plus rien.
Très grande et belle chambre n° 6, qui donne en partie sur l'arrière et la jolie piscine. Le propriétaire est un taiseux 100 %, mais ses sourires parcimonieux indiquent qu'il est malgré tout aimable. Nous nous souvenions très bien de lui... Un tour à côté au New Frontiers, supermarché bio extra, pour se composer de délicieuses salades et s'acheter quelques gâteries, et nous rejoignons nos pénates.
J 5 - 18 mai
Repos complet aujourd'hui et demain. Piscine pour moi le matin, ça n'a jamais dû m'arriver dans un motel aux Etats-Unis, tandis qu'Alain lit à l'ombre d'un parasol, puis petite balade à Chimney Rock Loop Hike. La route qui y mène, Coffee Pot Drive, part tout près du motel. Nous croisons en chemin une famille nombreuse de Gambel's Quails. La mère est suivie d'une bonne quinzaine de petits, qui courent dans tous les sens.
Une fois sur place, nous quittons le petit parking, empruntons le chemin et… trouvons évidemment le moyen de nous égarer ! Nous loupons le sentier qui fait le tour de la butte. En fait, c'est de ma faute, car en voyant un gros et grand tas de pierres cylindrique enserré dans un filet métallique au milieu du sentier, j'ai cru que c’était pour indiquer qu’il ne fallait pas passer par là. Or c'était un cairn moderne ;-).
Nous grimpons donc jusqu’au sommet, au pied de la « cheminée » ou plutôt des cheminées, d’où la vue est magnifique, puis nous errons ensuite un certain temps, passant des éboulis aux à-pics vertigineux puis aux buissons de manzanitas…, mais on finit par y arriver! Je veux dire arriver sur le chemin par lequel on était montés et qu'on a repris en sens inverse.

A Sedona, nous cherchons le supermarché Basha. Alain va se renseigner au Visitor Info, mais un couple d'Américains qui entend la question lui indique immédiatement le chemin et lui donne même une carte de réduction!...
J 6 - 19 mai
Le matin, Jordan Trail. Nous payons 5 $ pour nous garer sur le parking de terre. Le sentier démarre bien, mais ensuite il est très mal indiqué lorsqu'il rejoint la route – ce qui nous étonne de la part des Américains – et on a le choix entre traverser et se retrouver dans les broussailles, ou poursuivre sur une dizaine de mètres et être de nouveau devant un choix cornélien : car il y a deux départs entre de gros rondins.
Au bout d'un certain temps, on retourne sur nos pas, n'ayant pas envie de nous fourrer dans une nouvelle galère...(On a bien un GPS, mais il reste bien au chaud au fond du sac à dos ;-) Il nous sert surtout à retrouver éventuellement la voiture.)
Le soir, Shuerman Mountain. Superbe sentier qui monte au sommet de la colline puis continue sur un quart de mile pour dominer Cathedral Rock et toute la vallée à ses pieds.

J 7 – 20 mai
Nous quittons le Sugarloaf où nous étions si bien, ainsi que son propriétaire silencieux.
En remontant Oak Creek Canyon nous pique-niquons au bord de l'eau. Les pentes boisées sont abruptes et nous nous faisons la remarque que s'il y avait le feu, avec le vent incessant qui nous poursuit depuis le Nouveau-Mexique, ça pourrait être catastrophique. On ne croyait pas si bien dire, et la suite confirmera nos craintes...
Loooongue route, ou plutôt autoroute, pour Havasupai... Ça n'en finit pas... Sortie pour Seligman, sur la Route 66, puis bifurcation à droite sur la Route 18. Jusqu'au Hualapai Hilltop, il y a encore 100 km de route déserte, de longues lignes droites sur le plateau, entrecoupées de courbes qui sinuent à travers les collines de genévriers. Et, toujours, le ciel immense.
Avant d'arriver, on sent le gouffre du canyon, tout comme on sent la mer avant de la voir. Le vide est quasi palpable, il manque quelque chose au-dessous mais c'est pourtant au-dessus que cela se passe. Les voitures – vides – s'alignent les unes derrière les autres au pied de la paroi sur un bon kilomètre jusqu'au parking bondé, et là, miracle, à quelques mètres du départ du sentier, il y a juste une place pour nous entre deux 4 x 4. Nous sommes quasi seuls...
Le cheval du gardien qui habite une petite maison de bois plantée au bord du vide broute avec délicatesse le gravier poussiéreux.
Derrière lui s’ouvre, magnifique, le canyon du Colorado…

J 8 - 21 mai
Réveil à 5 h 30, après une nuit dans le silence du monde... Le Kio Sorento est finalement plus long que ce que nous pensions et nous avons relativement bien dormi, même si nos pieds touchaient la porte du coffre.
La vue est magnifique, mais il faut faire attention où on met les pieds durant toute la descente, très raide, car ce sont en partie des marches couvertes de gravier extrêmement glissant.
On arrive ensuite dans une vallée relativement plate avant d'entrer dans le canyon, splendide, qui vaut à lui tout seul de se rendre au village de Supai.
On commence à apercevoir les premiers peupliers, c'est bon signe...

Nous croisons maintenant régulièrement des trains de mules. Il ne fait pas bon être mule – ou cheval, il y en a également – par ici. Elles passent leurs journées à monter et descendre dans le canyon, croulant sous la charge, liées à la mule précédente par une corde et parfois harcelées et incendiées pour augmenter l’allure. Curieusement, ce sont les Supais les plus gros, pour ne pas dire obèses, les plus désagréables avec elles.
Un panneau, « Vous êtes presque arrivés », oui, sauf que ça n'en finit pas, le sentier se coule sous les peupliers, le long d'un petit canal de dérivation. C'est très agréable, d'accord, mais on commence à en avoir plein les baskets et on a hâte d'arriver.
Enfin, nous arrivons au village, dominé par deux monolithes, the Watchers, et entouré de plusieurs rangées de barbelé, sans doute pour que les bêtes ne prennent pas la poudre d'escampette.

Ah, mais il ne faut pas croire que c'est gagné, non, un chemin le contourne entièrement. Je demande à une Supai où se trouve le lodge et je n'ai pas le temps de finir de poser ma question qu'elle se met à me rouler des yeux de Nosferatu et à hurler je ne sais quoi... Bon, celle-ci est apparemment complètement à l'ouest...
Heureusement, le lodge est tout près. Nous entrons... Il n'y a personne... Au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte qu’une femme est assise derrière le comptoir, juste au-dessous de nous, qui nous ignore totalement. Quand elle voit que nous l'avons repérée, sans nous dire bonjour ni même nous jeter un regard, elle nous dit, en pointant du doigt la pendule accrochée au mur derrière elle: « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Interloqués, nous lui demandons s'il n'y a pas une chambre de faite mais elle se contente de répondre : « Check-in à 1 heure, il est 10 heures ! » Nous nous asseyons dans les fauteuils de l'office, plutôt furieux d'un tel accueil, mais cinq minutes plus tard elle se lève et nous ordonne : « Outside ! Je vais chercher de l'argent! » Nous lui faisons répéter, croyant avoir mal entendu, et elle nous dit une nouvelle fois: « Outside! » Nous sommes hors de nous et partons en claquant la porte tellement fort que j'ai bien cru qu'elle sortait de ses gonds!
Une fois dehors, nous nous asseyons, bien décidés à attendre son retour, qui s'éternise, car en fait elle voulait juste qu'on s'en aille et a inventé un prétexte pour nous mettre dehors. Il faut savoir que le lodge ferme à 5 heures, que lorsqu'on vient de faire 16 km à pied on n'a pas envie de faire un aller-retour aux chutes avec les sacs sur le dos – ce qui représente quand même, pour les plus éloignées, 10 miles supplémentaires (16 km) et 4 pour Havasu –, puis revenir faire le check-in à 1 heure et repartir de nouveau pour les chutes! Donc nous attendons, et pendant ce temps un Supai d'une trentaine d'années, grand et mince – ce qui est rarissime et mérite d'être signalé –, passe et repasse, étonné que ce soit fermé. Puis la femme revient vers 11 heures en nous jetant un regard noir et, des fois qu'on n'aurait toujours pas compris, nous lance au passage : « Check-in: 1 heure !! » Heureusement, le même Supai entre peu après elle et ressort avec la formule magique: nous pouvons prendre la chambre ! Ouuuuuf ! Tandis qu'on attendait, deux jeunes Belges sont arrivés et ont trouvé porte close. Au bout d'un moment, ils ont choisi de repartir aux chutes et nous les retrouverons plus tard à Havasu Falls.
Nous faisons le check-in, tout de même 242 $ pour une seule nuit, en payant pour la première fois en vingt ans sur une réserve indienne des taxes, et des taxes sur les taxes :-(
Et sur ce, nous partons déposer les affaires dans notre chambre... Hmmmm... Le nid douillet s'annonce à la hauteur du prix de la chambre, soit 145 $ hors taxes...

Bon, c’est pas tout ça, mais on est venus pour voir les chutes, alors en route pour Havasu en passant d’abord par Navajo Falls. Evidemment, on commence par se perdre, en traversant la rivière et en partant sur la gauche, donc du mauvais côté. On a l'habitude... ;-)
Au bout d'un certain temps, quelque chose cloche, on ne rencontre absolument personne, et on se dit qu'on ferait bien de revenir sur nos pas. Mais de retour au petit pont, au lieu de le retraverser, on file tout droit sur la rive gauche de la rivière. Deux cents mètres plus loin, un jeune Supai, sur le pas de sa porte, nous regarde arriver. Avec un sourire jusqu'aux oreilles il nous lance : « Vous êtes perdus, non ? Ha ha! Comme tout le monde! » (Ouf, l'honneur est sauf!) Et il nous propose très aimablement de nous remettre sur le bon chemin.
Maintenant que nous avons quelques kilomètres supplémentaires dans les jambes, nous voilà repartis. Le chemin ressemble désormais à une piste forestière, large et argileuse. Les dégâts causés par la rupture du barrage en terre de Redlands, en 2008, sont encore bien visibles, l'eau a tout emporté sur son passage, les berges mais aussi des pans de falaise entiers et les arbres qui poussaient le long du Colorado. Le tout a un air de désolation, arbres morts enchevêtrés, certains encore en équilibre, suspendus entre terre rouge et ciel indigo, pourtant la relève semble assurée...
Le soleil tape maintenant très fort. Nous dépassons les premières chutes sans nous arrêter, elles ne nous tentent pas plus que ça. Ce mince ruban d'eau turquoise qui passe lentement devant nous, est-ce vraiment le Colorado, si tumultueux en amont, si déchaîné, si pressé d'aller se jeter dans la mer de Cortés en déposant généreusement au passage ses alluvions sur l'Isla Montague? Mais non! C'est le Havasu Creek! (Merci Alain-Pierre! 😉)

Enfin, voici Havasu Fall (il n'y en a plus qu'une), tant attendue... La chute, magnifique, se précipite du haut de la falaise dans une vasque d'eau turquoise. La première chose que l'on aperçoit ensuite c'est le monde, beaucoup de monde, dans l'eau, sur les rochers, sur le sable, au-dessus, au-dessous, dedans, derrière la chute... Les jeunes Belges sont là, eux aussi. Difficile de prendre des photos, il faut être attentif et saisir le moment où, miracle, il n'y a quasi plus personne dans l'objectif.

Sur les serviettes il n'y a pas que les hommes... ;-)
Pendant longtemps, un groupe d'une dizaine de personnes crient au pied du tourbillon d'écume blanche, un homme plonge, la chute l'avale, il disparaît, réapparaît un instant sur la roche, derrière. Une fille veut faire la même chose mais visiblement elle est coincée de l'autre côté, ne peut plus revenir, appelle... Moment d'angoisse chez ses copains, qui dure... Et puis la voilà, comme recrachée par la chute.
L'endroit a complètement changé si on le compare aux photos publiées il y a plusieurs années, les larges vasques en terrasses, par exemple, ont en partie disparu.
Bien plus tard, lorsque l'ombre prend possession des lieux, nous rentrons à Supai, je suis un peu déçue de ne pas avoir pu faire de photos comme je l'aurais voulu. L'endroit serait vraiment paradisiaque s'il était ignoré des hommes. C'est un mélange d'Agua Azul et de Misol-Ha, au Chiapas (Mexique), pour ceux qui connaissent, même si les berges mexicaines n'ont pas eu à subir de rupture de barrage...
Nous arrivons au lodge en même temps que les jeunes Belges, à 18 h 30, alors qu’eux n’ont pas encore pris possession de leur chambre. Or tout est fermé jusqu’à demain 8 heures! Pas de panique, nous leur proposons si besoin de partager notre charmant petit nid. ;-) Apercevant un écriteau, « manager », ils frappent à la porte. Elle s’entrouvre de 5 cm, laissant voir un énorme bras et échapper un grognement, puis se referme... Quelques minutes plus tard, comme ils sont toujours là, et nous avec, elle s’entrouvre à nouveau, et cette fois ce n’est plus le bras mais le visage d’une femme détestable, particulièrement antipathique, qui apparaît. Ils montrent leur réservation, insistent pour avoir la clef, qu'elle leur remet de mauvaise grâce en leur claquant immédiatement la porte au nez!
La porte de notre chambre est en ruine, la fenêtre à l'intérieur également. Je n'ai jamais vu un tel hébergement dans une réserve indienne, en général ils sont toujours haut de gamme et superbement décorés. Et tout cela, je me répète, pour 145 $ la nuit hors taxes! Auxquels s'ajoutent les droits d'entrée pour deux personnes sur la réserve: 70 $. Mais le plus beau c'est que les taxes (qui ne sont pourtant jamais appliquées par les autochtones sur les réserves car eux-mêmes n’y sont pas soumis) ont été ajoutées aux taxes locales et aux droits d'entrée. On ne s'en est aperçus que le lendemain soir. Heureusement, les habitants du village, excepté la première femme à qui nous avons demandé le chemin du lodge, étaient nettement plus aimables !
Le soir, extinction des feux à 8 heures, et à 8 heures 5 on était en plein rêve... Ça ne nous était encore jamais arrivé !

J 9 - 22 mai
5 heures, premières lueurs du jour. 5 h 30, départ au petit matin. Déjà les Supais s'activent... En passant près d'un abricotier qui, lui, est à l'intérieur de l'enceinte du village, nous trouvons quatre beaux abricots fraîchement tombés dans le sable du chemin. Ils se révéleront délicieux...
Nous avons mis trois heures et demie pour descendre, nous mettons quatre heures et quart pour remonter. Le canyon est toujours aussi beau. Nous croisons assez vite les premiers randonneurs, on se demande à quelle heure ils sont partis, probablement comme les trois jeunes qui ont quitté le hilltop, l'avant-veille, à 19 h 30 !
Au bout de trois heures environ, les premières mules nous dépassent, menées par des Supais, pas toujours sympa avec elles... Plusieurs montent des chevaux alors qu'eux-mêmes, comme je l'ai dit, sont obèses. Il ne fait pas bon être mule ou cheval dans ce coin-là, monter, descendre, monter, descendre, jour après jour, chargés comme... des mules!

En bas les chiens paressent sur leurs serviette de bain, dans la montée ils sont de corvée d’eau ;-)
On amorce maintenant les lacets serrés dans la falaise à pic pour rejoindre le hilltop..... doublés par les petites mules, qui grimpent avec persévérance.
Après dix miles de remontée, soit seize kilomètres, on commence à être sur les rotules, comme tous les jeunes qui arrivent après nous. Ça nous remonte le moral ;-)).
Les deux jeunes Belges avaient choisi de faire le chemin à dos de mule et ils ne nous ont pas dépassés. On les voit arriver environ trois quarts d'heure plus tard, frais comme des gardons et enchantés du voyage.
Nous reprenons la route...

A suivre...
Bonjour à tous les forumeurs qui m'ont déjà beaucoup aidé. Grace à vos conseils et vos retours en carnets (que j'adore lire !) j'ai réussi à finaliser le bon circuit, NOTRE circuit. Pour vous donner une idée même si ce ne sera pas le thème de mes questions cette fois ci, il sera fait de la sorte :
J1 : Départ pour Paris. Vol Paris - Los Angeles. J2 : LA - Kingman J3 : Kingman - Williams J4 : Grand Canyon J5 : Monument Valley J6 : MV - Page J7 : Page - Bryce Canyon J8 : BC - Las Vegas J9 : LV J10 : LV - Los Angeles J11 : LA J12: LA J13 : LA J14 : LA J15 : LA J16 : LA J17 : LA - Vol LA-Paris J18 : Arrivée à Paris. Retour à Bordeaux.
Voilà pour la boucle. Les logements sont réservés (ma semaine à LA sera réservée d'ici la semaine prochaine, j'attend la paie 😎).
Maintenant je commence à penser plus sérieusement au matériel, à la location de voiture, aux petites choses ...
Pour la location de voiture : Lors de notre dernier road trip j'ai l'impression d'avoir eu des frais à payer ensuite (environ 180€). Est-ce que j'ai accepté sans le savoir une assurance ? Comment ne pas se faire avoir et que TOUT soit payé avant ? Qu'elle assurance prendre obligatoirement avant ? Par la même occasion je compte réserver en janvier et je sais que beaucoup d'entre vous arrivent à choper des codes promos ou des bons plans, donc si vous passez par là, je suis preneuse ! Vos meilleures compagnies de locations ? Quel SUV pour trois personnes ? Je pense prendre le SUV pour la semaine sur la route puis changer pour une citadine à notre retour sur LA pour faire quelques économies. Est-ce vraiment une bonne idée ?
Pour les assurances, est-ce que vous partez tous avec une assurance spéciale en plus ? Au cas où ils vous arrive un pépin ? C'est vrai que j'y ai jamais pensé, puis cette phrase "ça n'arrive pas qu'aux autres" résonnent dans ma tête ...
Pour les notes, D'habitude je pars avec mon ordi, mon carnet ... j'aime ramener des notes pour ne rien oublier ou écrire sur place le soir à l'hôtel. Mais lors de notre dernier voyage dans l'est, ça ma pris un temps fou, j'étais fatiguée le soir et j'ai eu l'impression de manquer des moments. Ben oui, c'est que ça prend du temps tout ça. Du coups cette fois-ci, je ne prend pas d'ordi. Je m'occuperais de tout ça au retour, avec grand plaisir. Et je me demandais si certains d'entre vous utilisez des dictaphones ? Mon mari peut en avoir un avec son travail et je me dis que ça peut être pas mal, dicter quelques impressions sur le moment, dans la voiture, sur la route, en partant des hôtels ... sans perdre de temps. Mais j'ai peur des bugs, de tout effacer sans faire exprès en plein milieu du voyage quoi 🤪 Est-ce que c'est assez fiable ?
Pour le siège auto, on va en acheter un en avant de partir. Connaissez-vous une plateforme pour le revendre sur Los Angeles ? Une sorte de dépôt vente ? Un organisme de dons ?
La carte revolut, quelqu'un peut m'expliquer en quoi ça vaut vraiment le coup ? Est-ce retirer ses dollars avant de partir ne suffit pas ?
Les taxes de Las Vegas, j'ai lu partout que beaucoup avaient de mauvaises surprises à Las Vegas avec leur hôtel et se retrouvaient à payer le double du prix de la chambre en frais (service, wifi, parking etc.). Via airbnb, on m'annonce 80$ à régler sur place. Je dois m'attendre à plus ? (studio au plams place hôtel & spa)
Pratique : Pensez-vous qu'en partant de Panguitch (veille à Bryce) le matin et en faisant seulement la scenic drive de Zion, nous aurons le temps de faire Valley of fire avant de rejoindre LV en soirée ou c'est vraiment trop surestimé ? j'ai mis Zion et Valley of fire en option en fait ... Si c'est impossible et que seulement un des deux est à préserver, lequel vos enfants ont préféré faire ?
Voilà je pense que pour l'instant j'ai tout posé ici 😄 Désolée pour le pavé. Mais promis je vous mettrais un bon carnet de route à mon retour pour vous remercier !!!!
bon week-end à vous les voyageurs !
J1 : Départ pour Paris. Vol Paris - Los Angeles. J2 : LA - Kingman J3 : Kingman - Williams J4 : Grand Canyon J5 : Monument Valley J6 : MV - Page J7 : Page - Bryce Canyon J8 : BC - Las Vegas J9 : LV J10 : LV - Los Angeles J11 : LA J12: LA J13 : LA J14 : LA J15 : LA J16 : LA J17 : LA - Vol LA-Paris J18 : Arrivée à Paris. Retour à Bordeaux.
Voilà pour la boucle. Les logements sont réservés (ma semaine à LA sera réservée d'ici la semaine prochaine, j'attend la paie 😎).
Maintenant je commence à penser plus sérieusement au matériel, à la location de voiture, aux petites choses ...
Pour la location de voiture : Lors de notre dernier road trip j'ai l'impression d'avoir eu des frais à payer ensuite (environ 180€). Est-ce que j'ai accepté sans le savoir une assurance ? Comment ne pas se faire avoir et que TOUT soit payé avant ? Qu'elle assurance prendre obligatoirement avant ? Par la même occasion je compte réserver en janvier et je sais que beaucoup d'entre vous arrivent à choper des codes promos ou des bons plans, donc si vous passez par là, je suis preneuse ! Vos meilleures compagnies de locations ? Quel SUV pour trois personnes ? Je pense prendre le SUV pour la semaine sur la route puis changer pour une citadine à notre retour sur LA pour faire quelques économies. Est-ce vraiment une bonne idée ?
Pour les assurances, est-ce que vous partez tous avec une assurance spéciale en plus ? Au cas où ils vous arrive un pépin ? C'est vrai que j'y ai jamais pensé, puis cette phrase "ça n'arrive pas qu'aux autres" résonnent dans ma tête ...
Pour les notes, D'habitude je pars avec mon ordi, mon carnet ... j'aime ramener des notes pour ne rien oublier ou écrire sur place le soir à l'hôtel. Mais lors de notre dernier voyage dans l'est, ça ma pris un temps fou, j'étais fatiguée le soir et j'ai eu l'impression de manquer des moments. Ben oui, c'est que ça prend du temps tout ça. Du coups cette fois-ci, je ne prend pas d'ordi. Je m'occuperais de tout ça au retour, avec grand plaisir. Et je me demandais si certains d'entre vous utilisez des dictaphones ? Mon mari peut en avoir un avec son travail et je me dis que ça peut être pas mal, dicter quelques impressions sur le moment, dans la voiture, sur la route, en partant des hôtels ... sans perdre de temps. Mais j'ai peur des bugs, de tout effacer sans faire exprès en plein milieu du voyage quoi 🤪 Est-ce que c'est assez fiable ?
Pour le siège auto, on va en acheter un en avant de partir. Connaissez-vous une plateforme pour le revendre sur Los Angeles ? Une sorte de dépôt vente ? Un organisme de dons ?
La carte revolut, quelqu'un peut m'expliquer en quoi ça vaut vraiment le coup ? Est-ce retirer ses dollars avant de partir ne suffit pas ?
Les taxes de Las Vegas, j'ai lu partout que beaucoup avaient de mauvaises surprises à Las Vegas avec leur hôtel et se retrouvaient à payer le double du prix de la chambre en frais (service, wifi, parking etc.). Via airbnb, on m'annonce 80$ à régler sur place. Je dois m'attendre à plus ? (studio au plams place hôtel & spa)
Pratique : Pensez-vous qu'en partant de Panguitch (veille à Bryce) le matin et en faisant seulement la scenic drive de Zion, nous aurons le temps de faire Valley of fire avant de rejoindre LV en soirée ou c'est vraiment trop surestimé ? j'ai mis Zion et Valley of fire en option en fait ... Si c'est impossible et que seulement un des deux est à préserver, lequel vos enfants ont préféré faire ?
Voilà je pense que pour l'instant j'ai tout posé ici 😄 Désolée pour le pavé. Mais promis je vous mettrais un bon carnet de route à mon retour pour vous remercier !!!!
bon week-end à vous les voyageurs !
Bonjour tout le monde! 🙂
Alors pour la petite histoire, moi c'est Cindy, j'ai vécu pendant un an à Montréal. Mon visa de travail allant expirer, l'aventure se terminait, mais je ne voulais pas repartir en France avant d'avoir profité d'être sur le continent et de pouvoir ainsi réaliser un rêve.. L'ouest nord américain, me voilà!
Pour les détails pratiques: Le voyage à duré en tout 64 jours, de juin à août 2016, nous avons voyagé a la backpacker (c'est pas toujours très pratique un gros sac de 60L 😄) avec une tente et sac de couchage dont on avait besoin pour certaines étapes. Nous avons loué plusieurs voitures car nous n'en n'avions pas toujours besoin quand nous restions dans les villes, de plus notre budget ne nous permettait pas de louer une voiture pour 2 mois. Nous avons toujours loué avec la même compagnie: Enterprise. (Toujours satisfaits!) Pour se rendre d'une ville a l'autre, nous utilisions le bus, notamment la compagnie Greyhound. Autant dire que nous avons beaucoup d'heures de bus a notre actif, je crois que nous sommes devenus experts de ce mode de trajet pas toujours reposant mais bien pratique. Pour la nuit, nous dormions soit en airbnb, soit en couchsurfing, ou en tente dans les parcs nationaux. Nous avons aussi passé 10 jours en HelpX.
La première étape était en avion de Montréal vers Calgary , puis
Calgary -> Banff (jour 1, jour 2: johnston canyon, lac louise & moraine, jour 3: lac peyto& bow, jours 4&5) Banff -> Vancouver (1er jour, 2e, 3e , 4e , 5&6) Vancouver -> Île de Vancouver (arrivée, Tofino, Cathedral Grove) Ile de Vancouver -> Seattle (arrivée, journée découverte) Seattle -> San Francisco (arrivée, jour 3&4, independance day, Silicon Valley& autres) San Francisco -> Los Angeles (Santa Monica, Hollywood Bld, Universal Studios , Farmer's market & Griffith observatory, Venice beach ) Los Angeles -> Las Vegas (mini escale + arrivée Grand Canyon) Las Vegas -> Grand Canyon, Monument Valley, Horseshoe Bend, Page, ... Puis retour quelques jours sur Las Vegas pour le vol retour!
Si ma mémoire est bonne (c'est pas toujours le cas..) on avait réservé la plupart des logements à l'avance, ainsi que les emplacements de camping pour être sûr d'avoir toujours un endroit où dormir. Pour les locations de voiture il n'y a qu'a Banff et Las Vegas où on avait réservé a l'avance, le reste on réservait a la dernière minute car ce n'était pas pour de longues durées. Voilà voilà, j'espère que vous ferez bonne lecture! 😉
Alors pour la petite histoire, moi c'est Cindy, j'ai vécu pendant un an à Montréal. Mon visa de travail allant expirer, l'aventure se terminait, mais je ne voulais pas repartir en France avant d'avoir profité d'être sur le continent et de pouvoir ainsi réaliser un rêve.. L'ouest nord américain, me voilà!
Pour les détails pratiques: Le voyage à duré en tout 64 jours, de juin à août 2016, nous avons voyagé a la backpacker (c'est pas toujours très pratique un gros sac de 60L 😄) avec une tente et sac de couchage dont on avait besoin pour certaines étapes. Nous avons loué plusieurs voitures car nous n'en n'avions pas toujours besoin quand nous restions dans les villes, de plus notre budget ne nous permettait pas de louer une voiture pour 2 mois. Nous avons toujours loué avec la même compagnie: Enterprise. (Toujours satisfaits!) Pour se rendre d'une ville a l'autre, nous utilisions le bus, notamment la compagnie Greyhound. Autant dire que nous avons beaucoup d'heures de bus a notre actif, je crois que nous sommes devenus experts de ce mode de trajet pas toujours reposant mais bien pratique. Pour la nuit, nous dormions soit en airbnb, soit en couchsurfing, ou en tente dans les parcs nationaux. Nous avons aussi passé 10 jours en HelpX.
La première étape était en avion de Montréal vers Calgary , puis
Calgary -> Banff (jour 1, jour 2: johnston canyon, lac louise & moraine, jour 3: lac peyto& bow, jours 4&5) Banff -> Vancouver (1er jour, 2e, 3e , 4e , 5&6) Vancouver -> Île de Vancouver (arrivée, Tofino, Cathedral Grove) Ile de Vancouver -> Seattle (arrivée, journée découverte) Seattle -> San Francisco (arrivée, jour 3&4, independance day, Silicon Valley& autres) San Francisco -> Los Angeles (Santa Monica, Hollywood Bld, Universal Studios , Farmer's market & Griffith observatory, Venice beach ) Los Angeles -> Las Vegas (mini escale + arrivée Grand Canyon) Las Vegas -> Grand Canyon, Monument Valley, Horseshoe Bend, Page, ... Puis retour quelques jours sur Las Vegas pour le vol retour!
Si ma mémoire est bonne (c'est pas toujours le cas..) on avait réservé la plupart des logements à l'avance, ainsi que les emplacements de camping pour être sûr d'avoir toujours un endroit où dormir. Pour les locations de voiture il n'y a qu'a Banff et Las Vegas où on avait réservé a l'avance, le reste on réservait a la dernière minute car ce n'était pas pour de longues durées. Voilà voilà, j'espère que vous ferez bonne lecture! 😉
Bonjour à tous et bienvenue sur ce carnet 🙂
Cela fait déjà 2 mois que nous sommes revenus, mais je tenais absolument boucler le carnet de notre précédent voyage à Hawaii (que vous pouvez découvrir ici) avant d'en démarrer un nouveau. 😄
Comme pour notre précédent carnet, j'illustrerai chacune de nos journées avec une ou plusieurs vidéos qui permettront de mieux situer les environnements et apporter surtout un complément d'informations en "live". Par contre, pour éviter cette fois de mettre 6 mois à publier l'ensemble du voyage et attendre que les vidéos soient terminées avant de les poster, je propose d'entamer l'écriture du carnet, puis le de compléter par la suite avec les vidéos dès qu'elles seront prêtes.
Introduction
Voilà déjà notre 6ème voyage aux USA! Quand on aime, on ne compte plus ;) Les Etats-Unis sont devenus une vraie drogue 😉 Le problème est que l'on trouve toujours de nouveaux coins à aller découvrir ou encore des endroits où l'on souhaite revenir.
Nous avions déjà été dans l'ouest en avril, mai et septembre, mais cette fois nous voulions partir à une période un peu moins fréquentée, tout en gardant une bonne météo. Voilà pourquoi nous avons misé sur le mois d'octobre, ce qui s'est avéré un excellent choix.
Etant donné que nous connaissions déjà les grands classiques, l'objectif de ce nouveau voyage était de découvrir des zones plus reculées avec un 4x4, faire de belles randonnées mais aussi de revenir à Grand Teton et Yellowstone, notre énorme coup de coeur de 2013.
Cette période de l'année n'étant pas très touristique, nous n'avons volontairement prévu aucun itinéraire à l'avance. Nous sommes partis avec notre tente et tout le matos de camping afin d'alléger au maximum notre budget et surtout de profiter de certains endroits que nous voulions absolument découvrir au lever et coucher du soleil comme Alstrom Point ou Cathedral Valley.
Nos seuls impératifs étaient donc nos horaires d'avion, avec une arrivée prévue à Los Angeles le 28 septembre, et un retour toujours depuis Los Angeles le 20 octobre, ainsi que le trajet de Los Angeles jusqu'à Las Vegas que nous avions prévu de faire d'une traite l'après-midi de notre arrivée afin de louer notre 4x4 dans le Nevada où les prix sont moins élevés.
Pour le reste, nous avons réalisé notre itinéraire en fonction de la météo, des aléas et de nos envies.
Notre itinéraire
Au final, notre itinéraire aura été le suivant. Les liens pointent directement vers les articles du récit.
27-28/09: Voyage chaotique et arrivée finalement à Las Vegas directement 29/09: Las Vegas et route jusqu'à Valley of Fire 30/09: Valley of Fire: La boucle des 7 merveilles -- Valley of Fire: le reste du parc -- Gold Butte NM - Little Finland 1/10: Gold Butte NM - The falling man -- Snow Canyon -- The Vortex 2/10: Route de St George à Teton Village (1000 km) 3/10: Grand Teton NP -- Nuit cauchemardesque à Yellowstone 4/10: Première journée à Yellowstone 5/10: Second jour à Yellowstone (dont Fairy Falls Trail) + Vidéo 6/10: Troisième jour à Yellowstone 7/10: Route d'Idaho Falls jusqu'à Capitol Reef + Cathedral Valley 8/10: Cathedral Valley - Escalante 9/10: The cosmic Ashtray (the Volcano) 10/10: Zebra et Tunnel slot -- Dry fork 11/10: Peek a boo slot, Spooky Gulch, Bryce Canyon (passage éclair) - Kanab 12/10: Loterie Kanab - Nautilus - Toadstool hoodoos - Alstrom point 13/10: Alstrom point - Coyote Buttes South - White Pocket 14/10: Buckskin gulch - Yellow rock 15/10: Cedar breaks NM 16/10: Zion NP: Kolob + Narrows 17/10: Las Vegas 18-19/10: Los Angeles 20/10: Retour en France
La dernière semaine a été beaucoup moins "sportive" que prévue en raison de notre fatigue et des mauvaises nuits que nous avons passées à cause de la météo exceptionnellement froide la nuit, que nous n'avions pas anticipée.
Cela fait déjà 2 mois que nous sommes revenus, mais je tenais absolument boucler le carnet de notre précédent voyage à Hawaii (que vous pouvez découvrir ici) avant d'en démarrer un nouveau. 😄
Comme pour notre précédent carnet, j'illustrerai chacune de nos journées avec une ou plusieurs vidéos qui permettront de mieux situer les environnements et apporter surtout un complément d'informations en "live". Par contre, pour éviter cette fois de mettre 6 mois à publier l'ensemble du voyage et attendre que les vidéos soient terminées avant de les poster, je propose d'entamer l'écriture du carnet, puis le de compléter par la suite avec les vidéos dès qu'elles seront prêtes.
Introduction
Voilà déjà notre 6ème voyage aux USA! Quand on aime, on ne compte plus ;) Les Etats-Unis sont devenus une vraie drogue 😉 Le problème est que l'on trouve toujours de nouveaux coins à aller découvrir ou encore des endroits où l'on souhaite revenir.
Nous avions déjà été dans l'ouest en avril, mai et septembre, mais cette fois nous voulions partir à une période un peu moins fréquentée, tout en gardant une bonne météo. Voilà pourquoi nous avons misé sur le mois d'octobre, ce qui s'est avéré un excellent choix.
Etant donné que nous connaissions déjà les grands classiques, l'objectif de ce nouveau voyage était de découvrir des zones plus reculées avec un 4x4, faire de belles randonnées mais aussi de revenir à Grand Teton et Yellowstone, notre énorme coup de coeur de 2013.
Cette période de l'année n'étant pas très touristique, nous n'avons volontairement prévu aucun itinéraire à l'avance. Nous sommes partis avec notre tente et tout le matos de camping afin d'alléger au maximum notre budget et surtout de profiter de certains endroits que nous voulions absolument découvrir au lever et coucher du soleil comme Alstrom Point ou Cathedral Valley.
Nos seuls impératifs étaient donc nos horaires d'avion, avec une arrivée prévue à Los Angeles le 28 septembre, et un retour toujours depuis Los Angeles le 20 octobre, ainsi que le trajet de Los Angeles jusqu'à Las Vegas que nous avions prévu de faire d'une traite l'après-midi de notre arrivée afin de louer notre 4x4 dans le Nevada où les prix sont moins élevés.
Pour le reste, nous avons réalisé notre itinéraire en fonction de la météo, des aléas et de nos envies.
Notre itinéraire
Au final, notre itinéraire aura été le suivant. Les liens pointent directement vers les articles du récit.
27-28/09: Voyage chaotique et arrivée finalement à Las Vegas directement 29/09: Las Vegas et route jusqu'à Valley of Fire 30/09: Valley of Fire: La boucle des 7 merveilles -- Valley of Fire: le reste du parc -- Gold Butte NM - Little Finland 1/10: Gold Butte NM - The falling man -- Snow Canyon -- The Vortex 2/10: Route de St George à Teton Village (1000 km) 3/10: Grand Teton NP -- Nuit cauchemardesque à Yellowstone 4/10: Première journée à Yellowstone 5/10: Second jour à Yellowstone (dont Fairy Falls Trail) + Vidéo 6/10: Troisième jour à Yellowstone 7/10: Route d'Idaho Falls jusqu'à Capitol Reef + Cathedral Valley 8/10: Cathedral Valley - Escalante 9/10: The cosmic Ashtray (the Volcano) 10/10: Zebra et Tunnel slot -- Dry fork 11/10: Peek a boo slot, Spooky Gulch, Bryce Canyon (passage éclair) - Kanab 12/10: Loterie Kanab - Nautilus - Toadstool hoodoos - Alstrom point 13/10: Alstrom point - Coyote Buttes South - White Pocket 14/10: Buckskin gulch - Yellow rock 15/10: Cedar breaks NM 16/10: Zion NP: Kolob + Narrows 17/10: Las Vegas 18-19/10: Los Angeles 20/10: Retour en France
La dernière semaine a été beaucoup moins "sportive" que prévue en raison de notre fatigue et des mauvaises nuits que nous avons passées à cause de la météo exceptionnellement froide la nuit, que nous n'avions pas anticipée.
Faisant suite a l'incident survenu sur le vol Amsterdam / Chicago, les autorités Américaines décident de renforcer les mesures de sécurité, je pensais que nous étions arrivés au maximum concernant les pertes de temps dues aux controles approfondies, cette fois ci on risque bien de nous demander de retirer notre pantalon, car le pseudo terroriste avait le produit collé a la cuisse.Pourvu que le prochain ne nous oblige pas a un controle rectal.
Bonjour à tous,
je suis un habitué de voyageforum, plutôt comme lecteur afin de peaufiner mes projets de voyages. Mais cette année nous avons réaliser un projet assez ambitieux. En effet, avec mon épouse nous avions fait notre voyage de noce en 2011 aux USA (tour cote Ouest Classique puis tour des villes de l'Est Boston, Cleveland, Pittsburg...New York). En rentrant de ce voyage nous pensions que ça serait une belle destination pour un voyage avec la famille de mon épouse par habituée à ce genre de trip. Depuis, nous avions réfléchis et décider d'offrir avec le frère de mon épouse ce voyage à mes beaux-parents pour fêter leur pension, anniversaires... etc. Entre-temps la famille c'est agrandi, des ennuis de santé on retardé le projet et finalement c'est en juillet 2019 que le projet se réalise.
Le groupe est composé de 10 personnes :
-ma famille :moi (B), ma femme (C), ma fille (S, 3 ans) et mon fils (A, 5 mois)
-la famille de mon beau-frère(x), sa femme (N), sa fille (L, 7 ans ) et son fils (P jr, 5 ans)
-mes beaux-parent, mon beau-père (P sr) et ma belle-mère (F)
Nous avons proposé plusieurs projets de programme à X et N, qui nous font totalement confiance. Nous organiserons donc tous le voyage avec mon épouse et leur soumettrons nos avancées. Après de nombreuses tergiversations, nous proposons de quand même ajouter le Yellowstone à ce programme, à mon gout un des plus beaux parc (je l'avais fait avec mes parents en 2007 ou 2008), . Nous savions que ça allait un peu surchargé le voyage et que ça provoquerait 2 jours de route intensive, mais nous pensons que ça en valait la chandelle, surtout que je pense que le reste de la famille de reviendra pas faire un voyage de ce type. Mais finalement ça s'est bien goupillé. Car nous ne l'avions pas fait lors de notre HoneyMoon, et je pensais qu'il plairait à tout le monde. Une des difficultés du programme était de ne pas faire exactement le même voyage qu'en 2011 tout en maintenant les "immanquables". En 2011, nous n'avions fait que très peu de randonnée/balade (à part Bright Angel Trail et Delicate Arch), cette année nous avons essayé d'en faire au moins une par parc, ce qui donne une nouvelle vision.
Voici pour le préambule, place au programme: 4 juillet: vol Dusseldorf-San Francisco (changement à Paris) 5 juillet: San Francisco (excursion à vélo jusque Sausalito) 6 juillet: San Francisco (Union Square, Ferry Building, ALCATRAZ NP, Pier 39) 7 juillet: San Francisco-Napa (Muir Woods NP) 8 juillet: Napa-South Lake Tahoe (dégustation de vin) 9 juillet: South Lake Tahoe-Yosemite NP (Vernal Fall) 10 juillet : Yosemite NP-Bishop (Glacier Point, Bridalveil Fall, El Capitan, Tioga Pass) 11 juillet: Bishop-Death Valley NP (Badwater, Artist Palette, Dante's View, Zabriskie Point) 12 juillet : Death Valley NP-Las Vegas (Red Rock NCA, le Strip de Las Vegas) 13 juillet: Las Vegas-Saint Georges (Valley Of Fire SP) 14 juillet: SaintGeorges-Bryce Canyon NP (Queens Garde/Navajo Loop, spectacle "country") 15 juillet: Bryce Canyon NP-Ogden (Salt Lake City) 16 juillet: Ogden-Grand Teton NP (Jenny Lake, Colter Bay) 17 juillet: Grand Teton NP-Yellowstone NP (Old Faithful, Black Sand Basin, Grand Prismatic, Norris Geyser Basin, l'OURS, Lamar Valley, Roosevelt Lodge) 18 juillet: Yellowstone NP-Jackson (Mammoth Hottspring, Canyon du Yellowstone, Mud Volcano, West Thumb) 19 juillet: Jackson-Vernal (Dinosaur NP) 20 juillet: Vernal-Moab (Canyonlands NP) 21 juillet: Moab (Arches NP) 22 juillet: Moab-Mesa Verde NP (Cliff Palace) 23 juillet : Mesa Verde NP-Monument Valley 24 juillet: Monument Valley-Page (Horseshoe Bend, Glen Canyon NP) 25 juillet: Page (Lower Antelope Canyon) 26 juillet: Page-Grand Canyon NP (Desert View, Hermits Road, Mohave Point) 27 juillet: Grand Canyon NP-Lake Havasu (Road 66, Williams, Seligman, Kingman, Oatman) 28 juillet: Lake Havasu-Los Angeles (Hollywood Boulevard, Long Beach) 29 juillet: Disneyland California 30 juillet: Disneyland California 31 juillet: vol Los Angeles-Dusseldorf (changement à Amsterdam)
le programme avait longuement été peaufiné, surtout pour l'organisation optimale des visites (éviter les aller-retour, avoir un hébergent à l'opposé de la direction du lendemain matin, les logements trop loin des parcs comme il y a toujours une distance certaine entre le guichet du parc et les points à visiter). On a parfois privilégié des hôtel un peu plus cher mais où on était sur de ne pas perdre de temps pour les visites, on a souvent loger directement dans les parcs, d'où l’intérêt de s'y prendre longtemps à l'avance (même comme ça j'ai failli avoir une mauvaise surprise pour Grand Teton et Yellowstone, je pensais qu'on ne pouvait réservé qu'un an à l'avance comme à d'autres endroits, mais en fait c'est plus!!! on a donc dû un peu modifier cette organisation à cause des disponibilités des logements que je souhaitais Colter Bay et Roosevelt Lodge) et comme il faut de la place pour 10 personnes (dont 3 enfants et un bébé), on en peut pas trop jouer à l'impro...
On savait le programme ambitieux, mais on voulait faire le plus de choses possible, pensant que le reste de la famille ne reviendrait peut-être. Mais finalement tous le programme a été respecté et très peu de chose ont du être annulées (Fire Wave à Valley Of Fire, il faisait vraiment trop chaud pour prendre le risque avec des enfants, Shafer Trail a Canyonlands avait été déconseillé par le Ranger pour notre véhicule et Joshua Tree a été laissé de coté pour privilégié LA)
Voici un peu pour les considérations générales.
Nous avons proposé plusieurs projets de programme à X et N, qui nous font totalement confiance. Nous organiserons donc tous le voyage avec mon épouse et leur soumettrons nos avancées. Après de nombreuses tergiversations, nous proposons de quand même ajouter le Yellowstone à ce programme, à mon gout un des plus beaux parc (je l'avais fait avec mes parents en 2007 ou 2008), . Nous savions que ça allait un peu surchargé le voyage et que ça provoquerait 2 jours de route intensive, mais nous pensons que ça en valait la chandelle, surtout que je pense que le reste de la famille de reviendra pas faire un voyage de ce type. Mais finalement ça s'est bien goupillé. Car nous ne l'avions pas fait lors de notre HoneyMoon, et je pensais qu'il plairait à tout le monde. Une des difficultés du programme était de ne pas faire exactement le même voyage qu'en 2011 tout en maintenant les "immanquables". En 2011, nous n'avions fait que très peu de randonnée/balade (à part Bright Angel Trail et Delicate Arch), cette année nous avons essayé d'en faire au moins une par parc, ce qui donne une nouvelle vision.
Voici pour le préambule, place au programme: 4 juillet: vol Dusseldorf-San Francisco (changement à Paris) 5 juillet: San Francisco (excursion à vélo jusque Sausalito) 6 juillet: San Francisco (Union Square, Ferry Building, ALCATRAZ NP, Pier 39) 7 juillet: San Francisco-Napa (Muir Woods NP) 8 juillet: Napa-South Lake Tahoe (dégustation de vin) 9 juillet: South Lake Tahoe-Yosemite NP (Vernal Fall) 10 juillet : Yosemite NP-Bishop (Glacier Point, Bridalveil Fall, El Capitan, Tioga Pass) 11 juillet: Bishop-Death Valley NP (Badwater, Artist Palette, Dante's View, Zabriskie Point) 12 juillet : Death Valley NP-Las Vegas (Red Rock NCA, le Strip de Las Vegas) 13 juillet: Las Vegas-Saint Georges (Valley Of Fire SP) 14 juillet: SaintGeorges-Bryce Canyon NP (Queens Garde/Navajo Loop, spectacle "country") 15 juillet: Bryce Canyon NP-Ogden (Salt Lake City) 16 juillet: Ogden-Grand Teton NP (Jenny Lake, Colter Bay) 17 juillet: Grand Teton NP-Yellowstone NP (Old Faithful, Black Sand Basin, Grand Prismatic, Norris Geyser Basin, l'OURS, Lamar Valley, Roosevelt Lodge) 18 juillet: Yellowstone NP-Jackson (Mammoth Hottspring, Canyon du Yellowstone, Mud Volcano, West Thumb) 19 juillet: Jackson-Vernal (Dinosaur NP) 20 juillet: Vernal-Moab (Canyonlands NP) 21 juillet: Moab (Arches NP) 22 juillet: Moab-Mesa Verde NP (Cliff Palace) 23 juillet : Mesa Verde NP-Monument Valley 24 juillet: Monument Valley-Page (Horseshoe Bend, Glen Canyon NP) 25 juillet: Page (Lower Antelope Canyon) 26 juillet: Page-Grand Canyon NP (Desert View, Hermits Road, Mohave Point) 27 juillet: Grand Canyon NP-Lake Havasu (Road 66, Williams, Seligman, Kingman, Oatman) 28 juillet: Lake Havasu-Los Angeles (Hollywood Boulevard, Long Beach) 29 juillet: Disneyland California 30 juillet: Disneyland California 31 juillet: vol Los Angeles-Dusseldorf (changement à Amsterdam)
le programme avait longuement été peaufiné, surtout pour l'organisation optimale des visites (éviter les aller-retour, avoir un hébergent à l'opposé de la direction du lendemain matin, les logements trop loin des parcs comme il y a toujours une distance certaine entre le guichet du parc et les points à visiter). On a parfois privilégié des hôtel un peu plus cher mais où on était sur de ne pas perdre de temps pour les visites, on a souvent loger directement dans les parcs, d'où l’intérêt de s'y prendre longtemps à l'avance (même comme ça j'ai failli avoir une mauvaise surprise pour Grand Teton et Yellowstone, je pensais qu'on ne pouvait réservé qu'un an à l'avance comme à d'autres endroits, mais en fait c'est plus!!! on a donc dû un peu modifier cette organisation à cause des disponibilités des logements que je souhaitais Colter Bay et Roosevelt Lodge) et comme il faut de la place pour 10 personnes (dont 3 enfants et un bébé), on en peut pas trop jouer à l'impro...
On savait le programme ambitieux, mais on voulait faire le plus de choses possible, pensant que le reste de la famille ne reviendrait peut-être. Mais finalement tous le programme a été respecté et très peu de chose ont du être annulées (Fire Wave à Valley Of Fire, il faisait vraiment trop chaud pour prendre le risque avec des enfants, Shafer Trail a Canyonlands avait été déconseillé par le Ranger pour notre véhicule et Joshua Tree a été laissé de coté pour privilégié LA)
Voici un peu pour les considérations générales.
Bonjour !
Nous voilà rentrés depuis 10 jours maintenant de notre voyage... et j'ai encore des étoiles plein les yeux ! Nous sommes partis à 3 (mon mari, ma soeur et moi) et voici l'itinéraire que nous avons suivi, de San Francisco à Los Angeles en 17 jours au mois de septembre :

L'itinéraire sur notre blog : Avant le départ : l'itinéraire
Pour commencer, un petit condensé de photos prises durant notre séjour :

Photos sur notre blog : Résumé en image
S'il n'y avait qu'un mot à choisir pour décrire ce voyage, ça serait certainement : fabuleux !! C'est la 3ème fois que nous partons aux États-Unis et, hormis quelques endroits, nous avons encore une fois trouvé les américains très ouverts, aidants et sympathiques (le retour en RER à Paris est toujours un choc au retour des vacances !!).
Je me lance dans la rédaction de ce carnet de voyage sur mon blog, je me suis donc dit que ça pourrait peut-être intéresser des personnes !
A très bientôt pour la suite !
Nous voilà rentrés depuis 10 jours maintenant de notre voyage... et j'ai encore des étoiles plein les yeux ! Nous sommes partis à 3 (mon mari, ma soeur et moi) et voici l'itinéraire que nous avons suivi, de San Francisco à Los Angeles en 17 jours au mois de septembre :

L'itinéraire sur notre blog : Avant le départ : l'itinéraire
Pour commencer, un petit condensé de photos prises durant notre séjour :

Photos sur notre blog : Résumé en image
S'il n'y avait qu'un mot à choisir pour décrire ce voyage, ça serait certainement : fabuleux !! C'est la 3ème fois que nous partons aux États-Unis et, hormis quelques endroits, nous avons encore une fois trouvé les américains très ouverts, aidants et sympathiques (le retour en RER à Paris est toujours un choc au retour des vacances !!).
Je me lance dans la rédaction de ce carnet de voyage sur mon blog, je me suis donc dit que ça pourrait peut-être intéresser des personnes !
A très bientôt pour la suite !
Hello tous.
En cette période de disette de voyage , je vais me replonger dans notre voyage (road trip ..avec beaucoup de road.. (route).. Surement un avec le plus de miles.. il est vrai que le Texas c’est vaste.. et la Louisiane aussi..
Donc vous l’aurez compris c’est un voyage à travers le Texas (avec des villes comme Dallas bien sur !, San Antonio (la petite Venise), Austin (la capitale), un super parc (coup de cœur) , la Louisiane avec la nouvelle Orléans bien sûr, le pays cajun, une petite incursion aussi dans le Mississipi et bâton rouge et Lafayette.
Bon ce road trip est « un dernière minute »..Décidé en novembre pour novembre… A peine rentré d’Alaska.. je n’avais qu’une seule envie. Repartir… Alain moins… il me disait on a déjà un gros truc prévu en février. Faut pas abuser.. Je m’étais résignée.. et voilà qu’air France fait des promos en miles pour Los Angeles.. Je finis par le convaincre même s’il me dit qu’on connait déjà ce coin. Pas grave toujours tellement de chose à découvrir ! Mais voilà ces prix miles promos…ben en fait faut cliquer direct parce que le lendemain y’a plus rien ..ou plus rien qui va.. ou alors on part et ne revient pas. Ou le contraire ! Mais maintenant j’ai la tête à partir ! Un vieux rêves (bon pas si vieux).. Je veux aller en Louisiane.. Pas de vol direct pour « N O (nouvelle Orléans).. on fera du coup Houston Houston.. Et me voilà entrain d’organiser tout cela… Vols ok.. Voiture ok. (hertz) et les hôtels…qu’il faut organiser dans ces trois semaines.. Parce que pour moi le grand plaisir d’un road trip c’est de tout organiser. Surtout pas de voyage organisé.. C’est l’inverse d’une croisière pour nous. Et même si je m’efforce de trouver des hôtels « correct » dans ces trips on ne recherche pas le luxe.. Bon pas le bui bui non plus. Aller je vous emmène ?
En cette période de disette de voyage , je vais me replonger dans notre voyage (road trip ..avec beaucoup de road.. (route).. Surement un avec le plus de miles.. il est vrai que le Texas c’est vaste.. et la Louisiane aussi..
Donc vous l’aurez compris c’est un voyage à travers le Texas (avec des villes comme Dallas bien sur !, San Antonio (la petite Venise), Austin (la capitale), un super parc (coup de cœur) , la Louisiane avec la nouvelle Orléans bien sûr, le pays cajun, une petite incursion aussi dans le Mississipi et bâton rouge et Lafayette.
Bon ce road trip est « un dernière minute »..Décidé en novembre pour novembre… A peine rentré d’Alaska.. je n’avais qu’une seule envie. Repartir… Alain moins… il me disait on a déjà un gros truc prévu en février. Faut pas abuser.. Je m’étais résignée.. et voilà qu’air France fait des promos en miles pour Los Angeles.. Je finis par le convaincre même s’il me dit qu’on connait déjà ce coin. Pas grave toujours tellement de chose à découvrir ! Mais voilà ces prix miles promos…ben en fait faut cliquer direct parce que le lendemain y’a plus rien ..ou plus rien qui va.. ou alors on part et ne revient pas. Ou le contraire ! Mais maintenant j’ai la tête à partir ! Un vieux rêves (bon pas si vieux).. Je veux aller en Louisiane.. Pas de vol direct pour « N O (nouvelle Orléans).. on fera du coup Houston Houston.. Et me voilà entrain d’organiser tout cela… Vols ok.. Voiture ok. (hertz) et les hôtels…qu’il faut organiser dans ces trois semaines.. Parce que pour moi le grand plaisir d’un road trip c’est de tout organiser. Surtout pas de voyage organisé.. C’est l’inverse d’une croisière pour nous. Et même si je m’efforce de trouver des hôtels « correct » dans ces trips on ne recherche pas le luxe.. Bon pas le bui bui non plus. Aller je vous emmène ?
Hello,
3ème voyage dans l'Ouest, qui est devenu une vraie passion. L'objectif cette année est d’approfondir les coins survolés lors de notre premier voyage, de découvrir des endroits moins connus et peu voire très peu fréquentés.... Au programme rando, rando et rando.
Beaucoup de préparation en amont (repérage, topo, traces GPX, road book, lecture de carnets sur VF) et une bonne condition physique nous permettent de partir sereinement.
Départ le 22 mai 2017, retour le 18 juin. Boucle au départ de Las Vegas avec dans les grandes lignes Valley Of Fire, Red rock Canyon, Snow canyon, White domes, Yant Flat, Grand staircase, des ruines, des canyons, et d'autres.
Pour davantage de clarté, je modifie le post en rajoutant le programme théorique: J1: arrivée Las Vegas J2: Red Rock canyon / Las Vegas J3: Valley Of Fire / St George J4: Snow canyon SP / The bowl J5: Water canyon + white domes J6: Red mountain overlook / Red cliffs / Yant flat J7: Cedar Breaks / Red canyon / Willis Creek / Bull Valley Gorge / Tropic J8: Bryce Canyon / Cottonwood canyon Rd/ Yellow rock J9: The Volcano / Hole in the Rock Rd / Escalante J10: journée HITRR J11: Burr trail Rd / Strike valley overlook / Torrey J12: Capitol Reef J13: Little wild horse canyon / Wild horse window / Dirty devil overlook J14: Crack canyon / Leprechaun / Goblin Valley SP J15: Natural bridges NM / Citadel ruins / Valley of the gods J16: The needles Chesler loop / Arch canyon overlook J17: Mule canyon / Bluff / Horseshoe Bend / Page J18: Sidestep & colorful canyons / Nautilus / Toadstool hoodoos J19:Stud horse point / wiregrass canyon / Smoky mountain + Alstrom point J20: Marble canyon / Cathedral wash + Spencer trail / Kanab / Coral Pink SD J21: Buckskin gulch + Edmaier + West clark bench J22: Exploration alentours Kanab J23: Zion / St George J24: Zion secteur Kolob / Kanarra creek J25: Zion secteur Kolob Terrace / Best of St George J26: Retour Vegas via Lake mead J27: Las Vegas et alentours J28: Retour France
Vol A/R: 560€ par personne Location SUV alamo: 901€ (j'ai trouvé ça plus cher que les autres années) Réservations effectuées fin 2016
Les haltes sont classiques: Las Vegas, St George, Tropic, Escalante, Torrey, Caineville, Blanding, Page, Kanab, à nouveau St George et fin à Las Vegas) (photo du road book, de mauvaise qualité mais sinon refusée par VF)

Pas moins de 2 nuits au même endroit pour ne pas trop courir et pouvoir profiter..ou récupérer
C'est parti.
J1: Lundi 22 mai:
Après une nuit à Roissy (Ibis Budget, basique mais convenable) afin d'éviter un trajet trop matinal, réveil à 6h45. Navette gratuite, devant l'hôtel à 7h45, archi blindée. 8h10, on arrive au terminus gare TGV. 8h30, on est dans la file pour l'enregistrement chez American Airlines. Beaucoup de monde. Les valises sont pesées: 17,5 et 16,5kg. On a de la marge pour le retour (23kg max). 10h10, début de l'embarquement pour un décollage à 11h, comme prévu. Soulagement quand ça démarre sans couac! Avion basique, pas d'écran. Bon côté des choses, on va peut-être dormir 😉 ! Arrivée à NY, JFK à 13h45, 30' de retard à cause des fortes pluies.... L'avion a dû patienter en tournant au dessus de l'aéroport. Arrivée à l'immigration en 15' et là c'est interminable. 1h45 d'attente, notre escale de 5h (en théorie...) va nous paraitre moins longue!! Peu de guichets ouverts, cela nous parait moins bien rodée que nos fois précédentes. 15h45, récupération des bagages et 16h30, on est devant la porte d'embarquement. Pas de changement de terminal donc hyper rapide. Pas encore d'avion à notre porte d'embarquement, et on doit embarquer à 18h pour décoller à 18h30. En fait, tous les avions sont retardés à cause du mauvais temps.
On tente une sieste. On décolle finalement à 21h30, soit 2h30 de retard.
La journée commence à être longue, il est 3h30 du mat' en France. Reste à arriver à Las Vegas, choisir la voiture de loc chez Alamo en croisant les doigts qu'un SUV digne de ce nom sera dispo et arriver à l'hôtel tout en traversant cette petite bourgade... easy!
Presque 6 h de vol. Arrivée à Las Vegas à 23h30, il fait chaud! Récupération rapide des valises. Déjà les machines à sous dans l'aéroport, on est dans le bain!
Minuit, navette pour rejoindre les loueurs, bien indiquée et pas d'attente. Je fais toujours le check-in en ligne avant de partir comme ça on évite le comptoir. Avec notre état de fatigue avancé, c'est pas du luxe... Ma crainte est de ne pas avoir de choix de SUV car le programme du voyage en dépend, avec beaucoup de pistes. Verdict: seulement 2 voitures dans la catégorie SUV Midsize (un Nissan Rogue et un Chevrolet Equinox) et nous sommes 2 clients!! un autre français. Après les politesses d'usage, je me lance. Pas de 4x4 mais les pneus sont en bon état, il est propre, il y a une vraie roue de secours. Je ne commets pas les mêmes erreurs qu'à Denver en 2015. On prend donc le "Chevy".
On lance l'appli avec Openstreetmap sur le téléphone (cartes et points d'intérêt chargés avant le départ, tout est offline donc pas de mauvaise surprise avec la data à l'étranger). Passage par le strip, circulation fluide (heureusement, nous sommes en semaine). Finalement, assez en forme pour l'heure tardive. On a fait le choix de dormir dans Downtown, car n'ayant pas eu de coup de foudre avec le strip en 2014, on préfère ce quartier.
Check-in à 1h du matin au California hotel de Fremont. Dodo à 2h.
Bilan du jour: Journée très longue, avec en plus le retard des avions. Long passage à l'immigration. Bon plan de dormir à Roissy, on gagne des heures précieuses de sommeil. Alamo toujours sans mauvaise surprise. Je savais que le choix de SUV serait moins important à LV qu'à Denver mais la position est plus centrale pour notre programme. California hotel Fremont, très bien, chambre spacieuse et bien équipée, parking gratuit (de plus en plus rare). Rare aussi, un frigo et gratuit.. Excellent rapport qualité prix
A suivre
3ème voyage dans l'Ouest, qui est devenu une vraie passion. L'objectif cette année est d’approfondir les coins survolés lors de notre premier voyage, de découvrir des endroits moins connus et peu voire très peu fréquentés.... Au programme rando, rando et rando.
Beaucoup de préparation en amont (repérage, topo, traces GPX, road book, lecture de carnets sur VF) et une bonne condition physique nous permettent de partir sereinement.
Départ le 22 mai 2017, retour le 18 juin. Boucle au départ de Las Vegas avec dans les grandes lignes Valley Of Fire, Red rock Canyon, Snow canyon, White domes, Yant Flat, Grand staircase, des ruines, des canyons, et d'autres.
Pour davantage de clarté, je modifie le post en rajoutant le programme théorique: J1: arrivée Las Vegas J2: Red Rock canyon / Las Vegas J3: Valley Of Fire / St George J4: Snow canyon SP / The bowl J5: Water canyon + white domes J6: Red mountain overlook / Red cliffs / Yant flat J7: Cedar Breaks / Red canyon / Willis Creek / Bull Valley Gorge / Tropic J8: Bryce Canyon / Cottonwood canyon Rd/ Yellow rock J9: The Volcano / Hole in the Rock Rd / Escalante J10: journée HITRR J11: Burr trail Rd / Strike valley overlook / Torrey J12: Capitol Reef J13: Little wild horse canyon / Wild horse window / Dirty devil overlook J14: Crack canyon / Leprechaun / Goblin Valley SP J15: Natural bridges NM / Citadel ruins / Valley of the gods J16: The needles Chesler loop / Arch canyon overlook J17: Mule canyon / Bluff / Horseshoe Bend / Page J18: Sidestep & colorful canyons / Nautilus / Toadstool hoodoos J19:Stud horse point / wiregrass canyon / Smoky mountain + Alstrom point J20: Marble canyon / Cathedral wash + Spencer trail / Kanab / Coral Pink SD J21: Buckskin gulch + Edmaier + West clark bench J22: Exploration alentours Kanab J23: Zion / St George J24: Zion secteur Kolob / Kanarra creek J25: Zion secteur Kolob Terrace / Best of St George J26: Retour Vegas via Lake mead J27: Las Vegas et alentours J28: Retour France
Vol A/R: 560€ par personne Location SUV alamo: 901€ (j'ai trouvé ça plus cher que les autres années) Réservations effectuées fin 2016
Les haltes sont classiques: Las Vegas, St George, Tropic, Escalante, Torrey, Caineville, Blanding, Page, Kanab, à nouveau St George et fin à Las Vegas) (photo du road book, de mauvaise qualité mais sinon refusée par VF)

Pas moins de 2 nuits au même endroit pour ne pas trop courir et pouvoir profiter..ou récupérer
C'est parti.
J1: Lundi 22 mai:
Après une nuit à Roissy (Ibis Budget, basique mais convenable) afin d'éviter un trajet trop matinal, réveil à 6h45. Navette gratuite, devant l'hôtel à 7h45, archi blindée. 8h10, on arrive au terminus gare TGV. 8h30, on est dans la file pour l'enregistrement chez American Airlines. Beaucoup de monde. Les valises sont pesées: 17,5 et 16,5kg. On a de la marge pour le retour (23kg max). 10h10, début de l'embarquement pour un décollage à 11h, comme prévu. Soulagement quand ça démarre sans couac! Avion basique, pas d'écran. Bon côté des choses, on va peut-être dormir 😉 ! Arrivée à NY, JFK à 13h45, 30' de retard à cause des fortes pluies.... L'avion a dû patienter en tournant au dessus de l'aéroport. Arrivée à l'immigration en 15' et là c'est interminable. 1h45 d'attente, notre escale de 5h (en théorie...) va nous paraitre moins longue!! Peu de guichets ouverts, cela nous parait moins bien rodée que nos fois précédentes. 15h45, récupération des bagages et 16h30, on est devant la porte d'embarquement. Pas de changement de terminal donc hyper rapide. Pas encore d'avion à notre porte d'embarquement, et on doit embarquer à 18h pour décoller à 18h30. En fait, tous les avions sont retardés à cause du mauvais temps.
On tente une sieste. On décolle finalement à 21h30, soit 2h30 de retard.
La journée commence à être longue, il est 3h30 du mat' en France. Reste à arriver à Las Vegas, choisir la voiture de loc chez Alamo en croisant les doigts qu'un SUV digne de ce nom sera dispo et arriver à l'hôtel tout en traversant cette petite bourgade... easy!Presque 6 h de vol. Arrivée à Las Vegas à 23h30, il fait chaud! Récupération rapide des valises. Déjà les machines à sous dans l'aéroport, on est dans le bain!
Minuit, navette pour rejoindre les loueurs, bien indiquée et pas d'attente. Je fais toujours le check-in en ligne avant de partir comme ça on évite le comptoir. Avec notre état de fatigue avancé, c'est pas du luxe... Ma crainte est de ne pas avoir de choix de SUV car le programme du voyage en dépend, avec beaucoup de pistes. Verdict: seulement 2 voitures dans la catégorie SUV Midsize (un Nissan Rogue et un Chevrolet Equinox) et nous sommes 2 clients!! un autre français. Après les politesses d'usage, je me lance. Pas de 4x4 mais les pneus sont en bon état, il est propre, il y a une vraie roue de secours. Je ne commets pas les mêmes erreurs qu'à Denver en 2015. On prend donc le "Chevy".
On lance l'appli avec Openstreetmap sur le téléphone (cartes et points d'intérêt chargés avant le départ, tout est offline donc pas de mauvaise surprise avec la data à l'étranger). Passage par le strip, circulation fluide (heureusement, nous sommes en semaine). Finalement, assez en forme pour l'heure tardive. On a fait le choix de dormir dans Downtown, car n'ayant pas eu de coup de foudre avec le strip en 2014, on préfère ce quartier.
Check-in à 1h du matin au California hotel de Fremont. Dodo à 2h.

Bilan du jour: Journée très longue, avec en plus le retard des avions. Long passage à l'immigration. Bon plan de dormir à Roissy, on gagne des heures précieuses de sommeil. Alamo toujours sans mauvaise surprise. Je savais que le choix de SUV serait moins important à LV qu'à Denver mais la position est plus centrale pour notre programme. California hotel Fremont, très bien, chambre spacieuse et bien équipée, parking gratuit (de plus en plus rare). Rare aussi, un frigo et gratuit.. Excellent rapport qualité prix
A suivre
Salut tout le monde !
Le 15 Septembre 2014 commençait pour nous une grande aventure, notre 1er voyage aux Etats Unis.
Nous c’est : - Charlotte 33 ans : prépare le programme, le road book, repère les hôtels et restos, fait le guide et le copilote. - Nico 37 ans : supervise les réservations, sert de coussin anti-stress dans l’avion 😛, conduit la voiture et prend les photos.
Ce voyage c’était notre quête, notre graal, et aussi accessoirement, notre voyage de noce. On étaient déjà un peu à l’ouest avant, mais maintenant c’est officiel : on n’est jamais complètement revenus ! J’ai souvent piqué des idées et des bonnes infos sur le forum et beaucoup lu vos carnets de voyage, alors, pour vous dire MERCI, à notre tour de vous raconter notre merveilleux voyage. Mais avant de commencer le récit, voici quelques infos pratiques liées au programme et au budget.
Itinéraire : 14 Septembre : Franche-Comté -> Paris 15 Septembre : Paris -> Denver 16 Septembre : Denver -> Aspen 17 Septembre : Aspen -> Moab 18 Septembre : Moab – Arches national Park 19 Septembre : Moab – Canyonlands national Park : Island in the sky 20 Septembre : Autour de Moab 21 Septembre : Moab –> Canyonlands National Park : The Needles -> Monticello 22 Septembre : Monticello -> Monument Valley 23 Septembre : Monument Valley -> Grand Canyon 24 Septembre : Grand Canyon -> Williams -> Flagstaff 25 Septembre : Flagstaff -> Page 26 Septembre : Page -> Coyote Butte South -> Page 27 Septembre : Page -> Antelope Canyon -> Tropic 28 Septembre : Tropic -> Bryce Canyon -> Springdale 29 Septembre : Zion 30 Septembre : Springdale -> Valley of Fire -> Las Vegas 1er Octobre : Las Vegas 2 et 3 Octobre : Las Vegas -> Paris -> Franche-Comté
Toutes les dépenses sont exprimées pour 2 personnes. Budget pour 17 nuits en hôtel ou motel : 1927 $ Budget repas – alimentation : 1062 $ (pique-niques midi, petits déj, et repas resto le soir) Budget essence : 257 $ Coût de location de la voiture : 777 euros (désolée je sais, c’est pas raccord avec le reste) Billets d’avion : 1893 euros Visites : 570 $
14 Septembre 2014 : La maison - Paris
Deux ans qu’on le prépare ce voyage. Deux ans de rêves, de recherches, de lecture, de révisions d’anglais. Selon nos habitudes, le planning est réglé comme du papier à musique, tous les hébergements sont réservés depuis longtemps, tout comme la voiture de location. La maison et le chat sont entre de bonnes mains (celles de papa en l’occurrence). La valise est bouclée. Bref, tout serait impec’ si les pilotes d’Air France n’avaient pas décrété 2 jours avant notre grand départ en voyage une grève qui risque de tout flanquer à l’eau !🤪
Et voilà que ces moments de joie se transforment en stress intense, et en heures perdues à essayer de joindre quelqu’un qui voudra bien sauver notre voyage. Des quatre vols de notre voyage, seul le premier doit être opéré par Air France. Ce sera sans doute notre chance, car nous sommes finalement contactés par Air France (suite à un message désespéré sur leur page Facebook). Nous voyagerons donc exclusivement avec Delta.
Notre voyage à l’aller se fait en deux temps. Il faut déjà prendre le train qui nous emmène à Paris. Depuis la Gare de l’Est nous attrapons tout de suite une navette qui nous mène à Charles de Gaulle. Ce soir, nous dormons dans un des hôtels autour de l’aéroport.
Sur le quai de la gare à Vesoul : c'est parti pour le grand voyage !
15 Septembre 2014 : Paris – Denver, le grand départ
Le lendemain matin, nous sommes de bonne heure à CDG. Nous découvrons cet aéroport, et trouvons sans problème notre porte d’embarquement. Premier contact avec les USA : un américain coiffé d’un beau stetson nous demande de l’aide pour s’orienter. Premier effort de compréhension : Monsieur vient de l’A-keeeen-za…. Euh…. Ah, OK ! L’Arkensas ! Et bien, bon retour chez toi et salue le Midwest pour nous.
Toutes les formalités se passent comme sur des roulettes, et en un clin d’œil, nous voilà à bord. Nous sommes placés à l’arrière de l’appareil qui n’est pas plein, il reste plein de places derrière nous. Le steward est très sympa, et sera aux petits soins avec nous tout au long du vol (il nous proposera même du cognac après le repas). Nous sommes agréablement surpris : la traditionnelle vidéo de sécurité est marrante, ce qui permet de se détendre un peu, il y a un grand choix de films, musique et jeux. L’avion est assez confortable et la nourriture est bonne (tout du moins à l’aller !).

9h30 de vol et 6777 km plus loin, nous atterrissons à Minneapolis. Nous serrons bien entendu, les derniers à passer l’immigration ! Super tentative de Nico de dérider la dame : « it’s our weeding travel »…. Euh, chéri, on dit « honeymoon ». Ca n’a pas marché, la dame nous a regardé comme s’il fallait nous coffrer d’urgence. Vite, vite, on récupère les bagages au tourniquet, on les remet sur le tapis derrière la porte automatique et on repasse la fouille (les derniers tant qu’à faire). Et là, ce sera moins cool. Comme nous voyageons avec un peu (mais juste un peu) de matériel informatique et photo (trois appareils photos, plusieurs zooms, 2 disques durs externes, ordi portable, go-pro), on a droit à l’inspection intégrale du matériel au papier anti-explosif. Je pars devant pour essayer de savoir par où il faut aller. Une charmante mamie vient à mon aide et m’indique notre porte d’embarquement pour Denver. Heureusement, l’aéroport est tout petit, et on arrive juste à temps. L’avion est déjà bondé. C’est clairement la classe en dessous de notre précèdent vol. Là, on passe en mode bétaillère. Même si on est moins bien installés, la fatigue se fait sentir, et je dormirais durant la majorité du vol qui dure 2h.
L’atterrissage se passe bien, nos bagages nous ont suivis (ô miracle !) et on trouve la sortie sans problème de même que le loueur auto. Chez Avis, il n’y a pas un choix phénoménal. On nous propose 3 véhicules, deux SUV et une Mustang. Nous choisissons un SUV Kia blanc. On charge tout le barda et en voiture Simone ! Direction l’hôtel, que j’ai pris soin de réserver le plus proche possible de l’aéroport. La prise en main de la voiture est un peu rock and roll, on n’a jamais conduit de boite automatique et ça demande un peu de rodage. Heureusement, nous arrivons à bon port sans trop de soucis (non on ne vous dira pas combien de fois on a calé, ni combien de fois, on a confondu l’embrayage et le frein ! 😊).
Le Baymont Inn and Suite est un bel hôtel de chaine. Notre chambre est juste super confortable, le lit queen suuuper bien, la salle de bain : une vraie salle de bal. Après presque 2 jours de voyage, on ne tient plus : une bonne douche et au lit pour faire une sieste histoire de recharger les batteries.

Quelques heures plus tard, nous sommes un peu reposés, et nous partons à la recherche d’un resto. Ce sera à quelques centaines de mètres de l’hôtel, le Moonlight Diner. La déco est très fifties, et c’est sans doute ça que l’on à le plus apprécié, plus que la nourriture. C’est pas que c’est mauvais, mais on n’a pas vraiment faim. En revanche, on reste scotchés par nos voisins qui engloutissent de vraies montagnes de pancakes recouverts de sirop d’érable et de chantilly… Vivement demain que le vrai voyage commence vraiment !


Le 15 Septembre 2014 commençait pour nous une grande aventure, notre 1er voyage aux Etats Unis.
Nous c’est : - Charlotte 33 ans : prépare le programme, le road book, repère les hôtels et restos, fait le guide et le copilote. - Nico 37 ans : supervise les réservations, sert de coussin anti-stress dans l’avion 😛, conduit la voiture et prend les photos.
Ce voyage c’était notre quête, notre graal, et aussi accessoirement, notre voyage de noce. On étaient déjà un peu à l’ouest avant, mais maintenant c’est officiel : on n’est jamais complètement revenus ! J’ai souvent piqué des idées et des bonnes infos sur le forum et beaucoup lu vos carnets de voyage, alors, pour vous dire MERCI, à notre tour de vous raconter notre merveilleux voyage. Mais avant de commencer le récit, voici quelques infos pratiques liées au programme et au budget.
Itinéraire : 14 Septembre : Franche-Comté -> Paris 15 Septembre : Paris -> Denver 16 Septembre : Denver -> Aspen 17 Septembre : Aspen -> Moab 18 Septembre : Moab – Arches national Park 19 Septembre : Moab – Canyonlands national Park : Island in the sky 20 Septembre : Autour de Moab 21 Septembre : Moab –> Canyonlands National Park : The Needles -> Monticello 22 Septembre : Monticello -> Monument Valley 23 Septembre : Monument Valley -> Grand Canyon 24 Septembre : Grand Canyon -> Williams -> Flagstaff 25 Septembre : Flagstaff -> Page 26 Septembre : Page -> Coyote Butte South -> Page 27 Septembre : Page -> Antelope Canyon -> Tropic 28 Septembre : Tropic -> Bryce Canyon -> Springdale 29 Septembre : Zion 30 Septembre : Springdale -> Valley of Fire -> Las Vegas 1er Octobre : Las Vegas 2 et 3 Octobre : Las Vegas -> Paris -> Franche-Comté
Toutes les dépenses sont exprimées pour 2 personnes. Budget pour 17 nuits en hôtel ou motel : 1927 $ Budget repas – alimentation : 1062 $ (pique-niques midi, petits déj, et repas resto le soir) Budget essence : 257 $ Coût de location de la voiture : 777 euros (désolée je sais, c’est pas raccord avec le reste) Billets d’avion : 1893 euros Visites : 570 $
14 Septembre 2014 : La maison - Paris
Deux ans qu’on le prépare ce voyage. Deux ans de rêves, de recherches, de lecture, de révisions d’anglais. Selon nos habitudes, le planning est réglé comme du papier à musique, tous les hébergements sont réservés depuis longtemps, tout comme la voiture de location. La maison et le chat sont entre de bonnes mains (celles de papa en l’occurrence). La valise est bouclée. Bref, tout serait impec’ si les pilotes d’Air France n’avaient pas décrété 2 jours avant notre grand départ en voyage une grève qui risque de tout flanquer à l’eau !🤪
Et voilà que ces moments de joie se transforment en stress intense, et en heures perdues à essayer de joindre quelqu’un qui voudra bien sauver notre voyage. Des quatre vols de notre voyage, seul le premier doit être opéré par Air France. Ce sera sans doute notre chance, car nous sommes finalement contactés par Air France (suite à un message désespéré sur leur page Facebook). Nous voyagerons donc exclusivement avec Delta.
Notre voyage à l’aller se fait en deux temps. Il faut déjà prendre le train qui nous emmène à Paris. Depuis la Gare de l’Est nous attrapons tout de suite une navette qui nous mène à Charles de Gaulle. Ce soir, nous dormons dans un des hôtels autour de l’aéroport.
Sur le quai de la gare à Vesoul : c'est parti pour le grand voyage !15 Septembre 2014 : Paris – Denver, le grand départ
Le lendemain matin, nous sommes de bonne heure à CDG. Nous découvrons cet aéroport, et trouvons sans problème notre porte d’embarquement. Premier contact avec les USA : un américain coiffé d’un beau stetson nous demande de l’aide pour s’orienter. Premier effort de compréhension : Monsieur vient de l’A-keeeen-za…. Euh…. Ah, OK ! L’Arkensas ! Et bien, bon retour chez toi et salue le Midwest pour nous.
Toutes les formalités se passent comme sur des roulettes, et en un clin d’œil, nous voilà à bord. Nous sommes placés à l’arrière de l’appareil qui n’est pas plein, il reste plein de places derrière nous. Le steward est très sympa, et sera aux petits soins avec nous tout au long du vol (il nous proposera même du cognac après le repas). Nous sommes agréablement surpris : la traditionnelle vidéo de sécurité est marrante, ce qui permet de se détendre un peu, il y a un grand choix de films, musique et jeux. L’avion est assez confortable et la nourriture est bonne (tout du moins à l’aller !).

9h30 de vol et 6777 km plus loin, nous atterrissons à Minneapolis. Nous serrons bien entendu, les derniers à passer l’immigration ! Super tentative de Nico de dérider la dame : « it’s our weeding travel »…. Euh, chéri, on dit « honeymoon ». Ca n’a pas marché, la dame nous a regardé comme s’il fallait nous coffrer d’urgence. Vite, vite, on récupère les bagages au tourniquet, on les remet sur le tapis derrière la porte automatique et on repasse la fouille (les derniers tant qu’à faire). Et là, ce sera moins cool. Comme nous voyageons avec un peu (mais juste un peu) de matériel informatique et photo (trois appareils photos, plusieurs zooms, 2 disques durs externes, ordi portable, go-pro), on a droit à l’inspection intégrale du matériel au papier anti-explosif. Je pars devant pour essayer de savoir par où il faut aller. Une charmante mamie vient à mon aide et m’indique notre porte d’embarquement pour Denver. Heureusement, l’aéroport est tout petit, et on arrive juste à temps. L’avion est déjà bondé. C’est clairement la classe en dessous de notre précèdent vol. Là, on passe en mode bétaillère. Même si on est moins bien installés, la fatigue se fait sentir, et je dormirais durant la majorité du vol qui dure 2h.
L’atterrissage se passe bien, nos bagages nous ont suivis (ô miracle !) et on trouve la sortie sans problème de même que le loueur auto. Chez Avis, il n’y a pas un choix phénoménal. On nous propose 3 véhicules, deux SUV et une Mustang. Nous choisissons un SUV Kia blanc. On charge tout le barda et en voiture Simone ! Direction l’hôtel, que j’ai pris soin de réserver le plus proche possible de l’aéroport. La prise en main de la voiture est un peu rock and roll, on n’a jamais conduit de boite automatique et ça demande un peu de rodage. Heureusement, nous arrivons à bon port sans trop de soucis (non on ne vous dira pas combien de fois on a calé, ni combien de fois, on a confondu l’embrayage et le frein ! 😊).
Le Baymont Inn and Suite est un bel hôtel de chaine. Notre chambre est juste super confortable, le lit queen suuuper bien, la salle de bain : une vraie salle de bal. Après presque 2 jours de voyage, on ne tient plus : une bonne douche et au lit pour faire une sieste histoire de recharger les batteries.

Quelques heures plus tard, nous sommes un peu reposés, et nous partons à la recherche d’un resto. Ce sera à quelques centaines de mètres de l’hôtel, le Moonlight Diner. La déco est très fifties, et c’est sans doute ça que l’on à le plus apprécié, plus que la nourriture. C’est pas que c’est mauvais, mais on n’a pas vraiment faim. En revanche, on reste scotchés par nos voisins qui engloutissent de vraies montagnes de pancakes recouverts de sirop d’érable et de chantilly… Vivement demain que le vrai voyage commence vraiment !


Bonjour,
Voici mon carnet de dix jours dans l’Ouest !
Avant tout, je tiens à remercier tous les forumeurs qui m’ont aidée directement, en répondant à mes questions, et tous ceux qui m’ont aidée indirectement, par leurs carnets.
Je nous présente : Claire, maman, grande anxieuse, et pratiquant l’anglais très couramment. Ambroise et Octave, les garçons, de presque treize ans et huit ans et demi.
Il y a déjà des centaines de carnets sur l’Ouest, mais il y en a un que je n’ai pas trouvé : celui d’une maman seule avec ses enfants. Ça change quoi ? pourrait-on se demander. Ça change que quand on est seule, on ose moins. On est plus anxieuse.
Du coup, dans mes choix, je n’ai pas pris le moins cher, mais le plus rassurant. Quitte à faire des choix bizarres, comme celui d’acheter un deuxième GPS, identique au mien, mais avec la carte USA.
Ça s’est très bien passé avec les enfants, qui ont adoré ce voyage, mais j’ai regretté qu’ils ne soient pas davantage capables de s’occuper de leur valise…
Samedi 13 avril Nous partons dormir à Bruxelles. Pour éviter le stress d'un départ matinal (l'avion décolle à 11h et nous devons être à l'aéroport à 8h), j'ai en effet décidé de prendre une chambre à l'Ibis Budget de l'aéroport. En chemin, je suis contente de moi : je ne suis même pas stressée ! J'en suis à m'auto-congratuler sur mon aisance à conduire sur les routes belges quand l'idée qu'un dépaysement plus important m'attend me traverse subitement l'esprit. Pourtant je suis toujours très satisfaite de moi en arrivant près de Brussels Airport. Malheureusement, la zone est en travaux, la route de l'hôtel coupée, mon GPS est impuissant et je suis désespérée. Je commence à me dire qu'on va dormir dans la voiture quand finalement, j'entre dans un autre hôtel où on m'indique le chemin. On est passés à cinq mètres d'un panneau provisoire pour l'Ibis sans le voir. Dommage, ça m'aurait évité pas mal d'adrénaline !
Dimanche 14 avril L'hôtel sert le petit déj à partir de 7h. Nous arrivons à 7h02, mais un groupe de japonais nous a coiffés au poteau. Du coup, il faut faire la queue pour tout, ça ne m'arrange pas... Surtout qu'après les aventures de la veille, j'ai pris la bonne résolution de partir très tôt, au cas où on se perdrait. Certes, on se perd un peu, mais on est quand même à l'heure. J'ai réservé une place au parking surveillé. On nous y réserve un accueil VIP et je gare ma Logan entre des porsche et autres. Le gardien pourra jouer à « cherchez l'intrus ». J'ai pris au sérieux les indications de l'agence de voyages où j'ai acheté les billets d'avion : nous arrivons donc avec trois heures d'avance. Nous sommes quasiment les premiers, et les formalités se déroulent en quelques minutes. La dame est plutôt sévère, mais tout se passe bien. Ensuite il ne reste qu'à attendre longuement l'embarquement. Pour l'avion, j'ai prévu des livres et des jeux pour les enfants. Je n'aurais pas dû : ils passent les huit de vol jusqu'à New York à scruter l'écran tactile devant eux. Bon, je leur donnerai une bonne éducation une autre fois. Nous débarquons à JFK. Tout va bien. Euh... c'est la queue pour l'immigration, ça ? Ah, finalement tout ne va pas si bien. Nous attendons deux heures. Je repère un panneau « Quick Connect ». Je me renseigne : les passagers qui doivent embarquer dans moins de trois heures ont le droit de prendre cette file qui est déserte. Je n'ai pas le droit, car j'ai au départ cinq heures devant moi. Quand j'arrive devant l'officier deux heures plus tard, il ne me reste en effet plus que trois heures. Ce n'est pas grave car à partir de là tout va très vite. L'officier, très gentil, ne pose pas beaucoup de questions et m'indique où me rendre ensuite. Près du carrousel des bagages, nos valises nous attendent, bien alignées. Les employés rigolent en voyant que les enfants partent à Vegas. Il faut reconnaître que ce n'est pas tellement une destination pour eux ! Nous dînons au Burger King puis nous tuons le temps avant l'embarquement en jouant avec mon Rubik's Cube La Vache Qui Rit. Un couple de voyageurs assis en face de nous suit l'affaire avec intérêt. L'honneur est sauf car je triomphe du cube diabolique. L'avion suivant ne correspond pas à ce que j'avais vu sur internet (le terminal non plus, d'ailleurs). C'est un petit machin vieillot avec deux rangées de trois sièges et pas d'écran sauf un petit truc de la taille d'une tablette, suspendu au-dessus des passagers à intervalle régulier, qui diffuse des consignes de sécurité et rien d'autre. Pas grave, il est minuit à notre horloge biologique, on va sûrement dormir. C'est sans compter sur le fait que les autres passagers pètent la forme et que l'absence d'écran pour les occuper les incite à bavarder bruyamment et à s'interpeller d'une rangée à l'autre ! Nous sommes assis devant une famille d'Américains survoltés, mais je ne veux pas leur demander de se taire : avant le décollage, j'ai déjà demandé à l'ado derrière moi de cesser de faire des percussions sur la tablette au dos de mon siège, car ça me secouait en rythme (quel abruti, entre nous). C'est une famille de musiciens, il faut croire, puisque son petit frère finira le vol en chantant à tue-tête. J'ai mis des bouchons d'oreille mais c'est une erreur : ça filtre le bruit de l'avion, et du coup je n'entends que mieux les voix. Les hôtesses vendent des repas à un prix prohibitif, et bizarrement, l'odeur est repoussante. Ce n'est donc pas avec un port de reine et un teint de princesse que je pose le pied à Las Vegas. J'appréhende un peu de prendre la voiture en étant si fatiguée, mais tout se passe bien. Chez Hertz, l'employée, charmante, essaye avec le sourire de me refiler tout ce qu'elle peut (assurance, voiture plus grande, voiture plus chic, GPS...) mais je suis en mode radin. La boîte automatique, c'est très facile à maîtriser, même quand on est un peu godiche. En revanche pour ouvrir le coffre il faut au moins un Master, et éteindre les lampes dans l'habitacle est réservé à l'élite. Enfin, après pas mal de jurons et de désespoir, j'y arrive. Coup classique, le GPS a le mal du pays, il ne trouve pas ses satellites (en plus, surprise du chef, il n'y a pas d'allume-cigare. Heureusement que j'ai emporté aussi un câble USB !). L'employé sur le parking m'a dit qu'il fallait tourner trois fois à droite pour rejoindre le Strip. Facile. Mais les panneaux des rues sont placés différemment de chez nous, et il faut croire que je rate le dernier tournant. Nous roulons, roulons, roulons. Ambroise s'étonne qu'il y ait des tracteurs sur le Strip. Euh, suis-je bien sur le Strip ? En fait non, je m'éloigne de Las Vegas. Demi-tour, pas de panique, je vais trouver... C'est le faisceau lumineux du Luxor qui me guide comme un phare. Kitsch, je t'aime. Nous rejoignons enfin le Strip, par Tropicana Avenue. Nous patientons à un feu rouge à côté de la statue de la Liberté du NYNY. Elle est constituée de blocs d'une matière bizarre. Je sais aussitôt que Vegas n'est pas pour moi, et étrangement, ça me réjouit : au moins, je n'aurai pas de regret que notre séjour y soit si court. Nous entrons au Flamingo, je me gare d'abord par erreur sur un emplacement réservé au Valet Parking, puis je trouve une place autorisée. Malédiction, il faut faire la queue au check-in ! J'ai dû faire des choses affreuses dans une vie antérieure pour mériter ça. Je prépare un billet de vingt car j'ai décidé d'employer la tactique du sandwich. Je salue le guichetier par son prénom (c'est facile, c'est écrit sur son badge et par chance, ses parents ont choisi quelque chose de facile à prononcer) et lui demande un upgrade. Il sort le billet du passeport et m'adresse un gros clin d'oeil. Bingo, chambre au vingt-huitième étage avec vue sur les fontaines du Bellagio ! C'est une Go Deluxe, elle est incroyablement confortable et agréable. Nous sommes trop surexcités pour avoir sommeil bien qu'il soit minuit ici et qu'en France on soit déjà le matin. Mais les lits sont si douillets que nous finissons par sombrer.
Il y a déjà des centaines de carnets sur l’Ouest, mais il y en a un que je n’ai pas trouvé : celui d’une maman seule avec ses enfants. Ça change quoi ? pourrait-on se demander. Ça change que quand on est seule, on ose moins. On est plus anxieuse.
Du coup, dans mes choix, je n’ai pas pris le moins cher, mais le plus rassurant. Quitte à faire des choix bizarres, comme celui d’acheter un deuxième GPS, identique au mien, mais avec la carte USA.
Ça s’est très bien passé avec les enfants, qui ont adoré ce voyage, mais j’ai regretté qu’ils ne soient pas davantage capables de s’occuper de leur valise…
Samedi 13 avril Nous partons dormir à Bruxelles. Pour éviter le stress d'un départ matinal (l'avion décolle à 11h et nous devons être à l'aéroport à 8h), j'ai en effet décidé de prendre une chambre à l'Ibis Budget de l'aéroport. En chemin, je suis contente de moi : je ne suis même pas stressée ! J'en suis à m'auto-congratuler sur mon aisance à conduire sur les routes belges quand l'idée qu'un dépaysement plus important m'attend me traverse subitement l'esprit. Pourtant je suis toujours très satisfaite de moi en arrivant près de Brussels Airport. Malheureusement, la zone est en travaux, la route de l'hôtel coupée, mon GPS est impuissant et je suis désespérée. Je commence à me dire qu'on va dormir dans la voiture quand finalement, j'entre dans un autre hôtel où on m'indique le chemin. On est passés à cinq mètres d'un panneau provisoire pour l'Ibis sans le voir. Dommage, ça m'aurait évité pas mal d'adrénaline !
Dimanche 14 avril L'hôtel sert le petit déj à partir de 7h. Nous arrivons à 7h02, mais un groupe de japonais nous a coiffés au poteau. Du coup, il faut faire la queue pour tout, ça ne m'arrange pas... Surtout qu'après les aventures de la veille, j'ai pris la bonne résolution de partir très tôt, au cas où on se perdrait. Certes, on se perd un peu, mais on est quand même à l'heure. J'ai réservé une place au parking surveillé. On nous y réserve un accueil VIP et je gare ma Logan entre des porsche et autres. Le gardien pourra jouer à « cherchez l'intrus ». J'ai pris au sérieux les indications de l'agence de voyages où j'ai acheté les billets d'avion : nous arrivons donc avec trois heures d'avance. Nous sommes quasiment les premiers, et les formalités se déroulent en quelques minutes. La dame est plutôt sévère, mais tout se passe bien. Ensuite il ne reste qu'à attendre longuement l'embarquement. Pour l'avion, j'ai prévu des livres et des jeux pour les enfants. Je n'aurais pas dû : ils passent les huit de vol jusqu'à New York à scruter l'écran tactile devant eux. Bon, je leur donnerai une bonne éducation une autre fois. Nous débarquons à JFK. Tout va bien. Euh... c'est la queue pour l'immigration, ça ? Ah, finalement tout ne va pas si bien. Nous attendons deux heures. Je repère un panneau « Quick Connect ». Je me renseigne : les passagers qui doivent embarquer dans moins de trois heures ont le droit de prendre cette file qui est déserte. Je n'ai pas le droit, car j'ai au départ cinq heures devant moi. Quand j'arrive devant l'officier deux heures plus tard, il ne me reste en effet plus que trois heures. Ce n'est pas grave car à partir de là tout va très vite. L'officier, très gentil, ne pose pas beaucoup de questions et m'indique où me rendre ensuite. Près du carrousel des bagages, nos valises nous attendent, bien alignées. Les employés rigolent en voyant que les enfants partent à Vegas. Il faut reconnaître que ce n'est pas tellement une destination pour eux ! Nous dînons au Burger King puis nous tuons le temps avant l'embarquement en jouant avec mon Rubik's Cube La Vache Qui Rit. Un couple de voyageurs assis en face de nous suit l'affaire avec intérêt. L'honneur est sauf car je triomphe du cube diabolique. L'avion suivant ne correspond pas à ce que j'avais vu sur internet (le terminal non plus, d'ailleurs). C'est un petit machin vieillot avec deux rangées de trois sièges et pas d'écran sauf un petit truc de la taille d'une tablette, suspendu au-dessus des passagers à intervalle régulier, qui diffuse des consignes de sécurité et rien d'autre. Pas grave, il est minuit à notre horloge biologique, on va sûrement dormir. C'est sans compter sur le fait que les autres passagers pètent la forme et que l'absence d'écran pour les occuper les incite à bavarder bruyamment et à s'interpeller d'une rangée à l'autre ! Nous sommes assis devant une famille d'Américains survoltés, mais je ne veux pas leur demander de se taire : avant le décollage, j'ai déjà demandé à l'ado derrière moi de cesser de faire des percussions sur la tablette au dos de mon siège, car ça me secouait en rythme (quel abruti, entre nous). C'est une famille de musiciens, il faut croire, puisque son petit frère finira le vol en chantant à tue-tête. J'ai mis des bouchons d'oreille mais c'est une erreur : ça filtre le bruit de l'avion, et du coup je n'entends que mieux les voix. Les hôtesses vendent des repas à un prix prohibitif, et bizarrement, l'odeur est repoussante. Ce n'est donc pas avec un port de reine et un teint de princesse que je pose le pied à Las Vegas. J'appréhende un peu de prendre la voiture en étant si fatiguée, mais tout se passe bien. Chez Hertz, l'employée, charmante, essaye avec le sourire de me refiler tout ce qu'elle peut (assurance, voiture plus grande, voiture plus chic, GPS...) mais je suis en mode radin. La boîte automatique, c'est très facile à maîtriser, même quand on est un peu godiche. En revanche pour ouvrir le coffre il faut au moins un Master, et éteindre les lampes dans l'habitacle est réservé à l'élite. Enfin, après pas mal de jurons et de désespoir, j'y arrive. Coup classique, le GPS a le mal du pays, il ne trouve pas ses satellites (en plus, surprise du chef, il n'y a pas d'allume-cigare. Heureusement que j'ai emporté aussi un câble USB !). L'employé sur le parking m'a dit qu'il fallait tourner trois fois à droite pour rejoindre le Strip. Facile. Mais les panneaux des rues sont placés différemment de chez nous, et il faut croire que je rate le dernier tournant. Nous roulons, roulons, roulons. Ambroise s'étonne qu'il y ait des tracteurs sur le Strip. Euh, suis-je bien sur le Strip ? En fait non, je m'éloigne de Las Vegas. Demi-tour, pas de panique, je vais trouver... C'est le faisceau lumineux du Luxor qui me guide comme un phare. Kitsch, je t'aime. Nous rejoignons enfin le Strip, par Tropicana Avenue. Nous patientons à un feu rouge à côté de la statue de la Liberté du NYNY. Elle est constituée de blocs d'une matière bizarre. Je sais aussitôt que Vegas n'est pas pour moi, et étrangement, ça me réjouit : au moins, je n'aurai pas de regret que notre séjour y soit si court. Nous entrons au Flamingo, je me gare d'abord par erreur sur un emplacement réservé au Valet Parking, puis je trouve une place autorisée. Malédiction, il faut faire la queue au check-in ! J'ai dû faire des choses affreuses dans une vie antérieure pour mériter ça. Je prépare un billet de vingt car j'ai décidé d'employer la tactique du sandwich. Je salue le guichetier par son prénom (c'est facile, c'est écrit sur son badge et par chance, ses parents ont choisi quelque chose de facile à prononcer) et lui demande un upgrade. Il sort le billet du passeport et m'adresse un gros clin d'oeil. Bingo, chambre au vingt-huitième étage avec vue sur les fontaines du Bellagio ! C'est une Go Deluxe, elle est incroyablement confortable et agréable. Nous sommes trop surexcités pour avoir sommeil bien qu'il soit minuit ici et qu'en France on soit déjà le matin. Mais les lits sont si douillets que nous finissons par sombrer.

Hello,
Voici le carnet de notre 3ème voyage dans l'ouest américain.
Pour la version en images, cliquez ici : https://sites.google.com/site/sibellelaterreusaouest3eme/home Bonne lecture!
Marie
USA 2011
INTRODUCTION Jamais 2 sans 3 dit-on ! Voici donc le récit de notre 3ème voyage dans l'ouest américain : Le 1er en 2006 nous avait permis de découvrir les « classiques » tout en goûtant aussi à quelques sites plus confidentiels. Le virus était pris ! Le second en 2009, en partie réalisé avec nos amis les Grisemote, fut résolument plus aventureux. Pour le 3ème j'avais pour mission, de la part des enfants, de privilégier les « endroits pas trop caniculaires » : c'était donc l'occasion de découvrir San Francisco, Yosemite et de retourner au Yellowstone et à Grand Teton NP. Comme il fallait bien relier ces lieux tempérés j'en profitai pour glisser subrepticement dans le parcours des endroits un peu (beaucoup!) plus chauds en été... Notre voyage nous mènera donc de San Francisco à Jackson Hole, Wyoming, d'où nous reprendrons l'avion 25 jours plus tard. NB : le récit est copieux, peut-être pour certains un peu indigeste mais j'ai essayé de combiner renseignements utiles pour d'éventuels futurs voyageurs de l'ouest et anecdotes/photos que la famille regardera avec plaisir (enfin j'espère!) et nostalgie d'ici quelques années.
ARRIVEE A SAN FRANCISCO Mercredi 20 juillet J1 Après un vol cher (30 % de plus qu'en 2009) mais confortable (pas trop serrés, écran individuels avec plein de films dont certains en Français) avec British Airways depuis Francfort via Londres, nous découvrons ébahis la fameuse baie de San Francisco, sous le soleil -quelle chance! On reconnaît immédiatement le très fameux Golden gate Bridge, le Financial District de SFO et le Bay Bridge. L'avion se pose à l'heure prévue (16h45), nous récupérons les bagages et passons la douane en un clin d'oeil puis nous dirigeons un peu anxieux vers le comptoir Alamo pour récupérer notre voiture de location. Nous avons pas mal de pistes au programme, sommes 5 de gabarit adulte (Caroline, Arnaud et Marion sont maintenant âgés de 18, 16 et 15 ans) et transportons du matériel de camping. J'ai donc réservé un SUV full size (pas trouvé de premium sur SFO). Plus de véhicule de cette catégorie chez Alamo, gloups ! On nous en propose un (seul...) de chez National (il paraît que c'est la même Cie) Après une rapide inspection : vrai 4X4 avec boite courte/longue, vraie roue de secours, volume suffisant, pneus « corrects sans plus », 20000 miles au compteur, prochaine révision dans 4500 miles, une bosse à l'avant et plein de rayures partout sur la carrosserie, nous sommes rassurés. Ce Nissan Armada semble avoir déjà avoir pas mal bourlingué (vu l'état de la carrosserie!), il devrait faire l'affaire ! On est super soulagés d'avoir un vrai 4X4, on a tous nos bagages et en plus il fait beau ! En route pour le Golden Gate Bridge !
GOLDEN GATE BRIDGE Mercredi 20 juillet J1 (suite) Nous y arrivons vers 19h00 après une grosse demi-heure de circulation fluide . Il fait 17°C avec pas mal de vent (nous sommes sur le pont à 200 m au-dessus du niveau de la mer!), petite laine de rigueur. A cette heure, nous sommes à contre-jour d'autant plus que nous n'avons pas trouvé comment accéder au côté ouest du pont ! Pas question de traverser les 6 voies même au triple galop. Je ne peux m'empêcher de penser à ce qu'il adviendra de cette belle construction art-déco (il fut achevé en 1937) quand surviendra le Big One. Seul le Bay Bridge avait été endommagé lors du dernier gros séisme - 6,9 sur Richter, une pécadille par rapport à Fukushima - à la fin des années 80. Nous ne parcourons que la moitié des 2 km du pont avant de faire demi-tour car nous sommes attendus à Sausalito, juste au nord du pont.
ISSAQUAH DOCK, SAUSALITO Mercredi 20 juillet J1 (suite) Je suis super impatiente de découvrir ce qui sera notre « base » pour les 3 nuits à venir. J'ai eu la chance de trouver à louer un houseboat sur Issaquah Dock. Pas facile ! Tout était trop cher, trop petit, ou nécessitait une location d'au minimum 1 semaine. A tel point que j'avais fini par réserver un hôtel près du Pier 39... Finalement, quelques semaines avant de partir, j'ai à nouveau farfouillé sur le site de VRBO et un propriétaire a accepté de louer son houseboat pour seulement 3 jours car il y avait un trou dans son planning. J'ai eu affaire à un francophile, d'ailleurs aussi +/- francophone, car c'était juste au début de l'affaire DSK ! C'est certes un peu plus cher (780$ pour 3 nuits, taxes et ménages compris) que l'hôtel pour 5 mais c'est une vraie maison avec une vue à tomber et tout le confort moderne (cuisine, LV, LL et... WIFI !) Luis (le propriétaire vit sur la côte est et vend son bateau ½ million de dollars. Avis aux amateurs ! Tapez 22 Issaquah Dock sur Google et vous verrez plein d'annonces) nous attend patiemment (le Golden Gate nous a mis un peu en retard), nous fait faire le tour du propriétaire, nous souhaite un bon séjour et voilà ! Nous sommes chez nous pour 3 jours ! On a littéralement ADORE cet endroit. Je crois que si j'habitais à SFO je ferais tout pour y vivre ! Pendant que les enfants déballent les affaires, je vais avec Fred faire quelques courses à l'épicerie située à une centaine de mètres (pas grand choix à part les boissons alcoolisées!), puis dîner rapide, tournée générale de Stilnox et au lit ! Il est déjà demain et 6h du mat en France... Bonne nuit, délicatement bercés par le vent qui, du fait du fardage des superstructures, fait très doucement rouler le houseboat. J'adooore !
MUIR WOODS Jeudi 21 juillet J2 Je n'ai pas de programme pré-établi pour SFO car je sais que la météo y est très changeante avec un fort risque de brouillard en été. Notre seule contrainte est d'aller faire un tour chez Rei, grande chaîne de matériel outdoor pour y acheter du matériel de camping. Nous nous réveillons de bonne heure-décalage horaire oblige- et en attendant l'ouverture du magasin (10h) décidons d'aller faire un tour à Muir Woods puisque nous sommes tout près. Nous y arrivons un peu avant 8h et ne croiserons que 2 ou 3 biches et autant de photographes équipés de trépieds qui attendent LA lumière. Ils sont bien courageux car cette vallée étroite est en plein dans un brouillard tenace qui se cramponne aux cimes des séquoias géants (leur diamètre n'est pas énorme mais ils sont très haut, jusqu'à plus de 80 m, et très vieux : 600 à 800 ans en moyenne) L'endroit est très aménagé mais c'est un bon hors d’œuvre pour nous qui sommes en plein jet-lag.
SAN FRANCISCO Jeudi 21 juillet J2 (suite) La circulation est fluide ce matin pour entrer à SFO via le Golden Gate Bridge (gros bouchon hier soir vers 19h, toujours pour aller vers SFO. C'était fluide dans l'autre sens) Nous trouvons assez facilement le magasin REI (nous n'avons pas de GPS auto) et y faisons rapidement nos achats (j'ai été un peu déçue par ce magasin. Il est banalement normal... Je m'attendais à quelques efforts de présentation ou de mise en scène. Bah non on se croirait chez Déc... avec toutefois plus de matériel technique) : - 2 tentes autoportantes (Marmot Limelight 2 personnes et Rei Quarter Dome 3 personnes), légères avec tente intérieure en mesh super aérée que l'on peut monter sans double-toit. C'est GENIAL de confort et de simplicité ! - un filtre à eau (MSR Miniworks EX) qui permet de ne pas se trimbaler des m3 d'eau quand on randonne dans un endroit où il y a au moins une rivière ou un plan d'eau. Marche du tonnerre mais on ne l'a pas essayé avec une eau très chargée en particules. - des cartouches de gaz (on a 2 petits réchauds, ce qui permet de faire un vrai repas plus commodément qu'avec un seul)
Après un très bon repas dans une « cantine thaï » très exotique au milieu d'habitués tous d'origine asiatique, nous allons faire un tour « au bord de la mer » vers Pier 39. Le côté cosmopolite de SFO est flagrant : nous sommes aux portes de l'Asie et ça se voit ! C'est très dépaysant. Contrairement à ce que j'avais lu ici ou là, circuler et se garer à San Francisco n'est pas plus compliqué ni plus cher que dans une ville européenne (je dirais même bien plus facile qu'à Nancy ou Paris!) Il y a un monde fou vers le Pier 39, ça nous gave assez vite ! Les pontons qui accueillaient des dizaines d'otaries sont quasi désertés. L'atmosphère est très vivifiante avec ce vent d'ouest qui balaie la baie ! On se croirait en Bretagne, en plus chaud, c'est très bizarre mais ça nous plaît bien ! Le Golden gate est dans la brume, on a bien fait d'en profiter hier. On aperçoit la fameuse Coït Tower. On décide de longer le bord de mer jusqu'au Pier 43 où Caroline a aperçu un superbe vieux gréement. Malheureusement celui-ci n'est visitable que le lendemain nous explique un matelot chilien. On est tout près du financial district mais on n'a pas envie de quitter le bord de mer. D'ailleurs on n'est pas du tout « ville » et après tout personne ne nous oblige à « faire » les « classiques » de SFO». C'est les vacances hein ! Nous reprenons des forces en mangeant au resto du pier puis sautons dans un tram pour regagner le San Francisco Maritime National Historic Park. On y trouve quelques bateaux anciens dont la visite vaut la peine : il y a très peu de monde alors que nous sommes à quelques centaines de mètres du Pier 39, bondé...
Nous reprenons ensuite la voiture, un peu vannés, et montons jusqu'à Twin Peaks dans l'espoir de profiter d'une vue « aérienne » de SFO. Le brouillard en profite pour s'installer là-haut et nous ne verrons rien du tout, dommage.
Il est temps de retrouver notre douillet houseboat : pendant que les enfants bullent sur internet, nous allons faire de vraies courses chez Mollies Stone's Market, à quelques centaines de mètres d'Issaquah Dock. On est vraiment chez les bobos ! Le supermarché est super bien achalandé en fruits et légumes (je n'ai JAMAIS vu une telle variété) délicieux , on trouve plein de produits d'origine européenne, un rayon épicerie fine d'une incroyable variété, ne parlons pas du rayon vins ! On est épaté ! Ça change des Walmart où parfois il n'y a même pas de rayon frais !
POINT REYES Vendredi 22 juillet J3 Après un rapide conciliabule, nous estimons en avoir assez vu de SFO (chocking pour beaucoup, oui, je sais!) et préférons consacrer la journée qui nous reste à découvrir la nature de la région. Il y a dans le houseboat pas mal de guides et cartes et je trouve une balade vers Point Reyes qui pourrait nous plaire, vers Abotts Lagoon (route 1 puis bifurquer vers Tomales Bay State Park puis prendre la Pierce Point Road. Le parking est au 38° 7.412 N 122° 56.140 O, http://www.bahiker.com/northbayhikes/abbottslagoon.html)
Nous arrivons vers 9h au sud de Tomales Bay : l'endroit est magnifique ! On se croirait en Ecosse (avec plus de soleil!) et il y a d'ailleurs un village nommé Inverness ! On se trompe un peu et on arrive sur une plage assez sauvage (avec panneau de mise en garde : courants, vagues, requins ! On n'est plus en Bretagne!) Nous sommes juste à la lisière des nuages et l'atmosphère est assez spéciale, presqu'un peu inquiétante. Naviguer dans ces parages ne doit pas toujours être facile, avec ce brouillard qui tombe d'un coup ! On décide de pousser jusqu'à la pointe de Point Reyes et là, c'est vraiment l'Ecosse : purée de poix ! On ne voit rien et la température chute de plusieurs degrés en quelques mètres ! Ce climat curieux engendre une végétation très originale pour nous autres européens : un mélange de végétation méditerranéenne, de lande écossaise et d'arbres couverts de lichen...californiens ! C'est beau ! Cette belle balade nous prendra environ 2H (sieste comprise!), il n'y a quasiment pas de dénivelé et nous ne rencontrerons qu'une demi-douzaine de personnes. On aperçoit au loin Abotts Lagoon, un lac d'eau douce qui se marie au pied d'une jolie dune avec une grande lagune d'eau de mer. L'endroit attire pas mal d'oiseaux, on les comprend ! Impossible, décalage horaire et chaleur aidant, de ne pas faire une petite sieste sur une dune aussi avenante ! C'est l'occasion de tester notre filtre à eau : ça marche ! L'eau est bonne et fraîche et à volonté ! En arrivant à la lagune, la promenade, de champêtre, devient maritime ! Ça souffle ! Ce héron ébouriffé serait bien mieux côté lac ! Ici c'est le domaine des oiseaux de mer... L'aigrette l'a bien compris, qui pêche avec concentration, indifférente à notre présence. Cette petite balade nous a enchantés : à recommander ! Nous prenons le chemin des écoliers pour retourner à Sausalito et découvrons une jolie campagne vallonnée et proprette mais vraiment très sèche dès que l'on s'éloigne de quelques km de la côte.
HOUSEBOATS Vendredi 22 juillet J3 (suite) Après une petite pause/pastèque sur notre bateau, l'après-midi est consacré à la visite en long en large et en travers des pontons de houseboats. Je crois qu'on pourrait y passer 2 ou 3 jours pour bien apprécier tous les détails de chacun d'eux ! Il y en a environ 400 répartis sur une bonne demi-douzaine de pontons : on n'a pas tout vu ! Ce village de bateaux/maisons est un héritage de la période hippie : des gens ont commencé à récupérer de vieilles coques issues d'un chantier naval abandonné et les ont bricolées pour les rendre habitables. On trouve encore quelques vestiges directement hérités de cette époque mais aussi des houseboats dignes des plus grands magasines de décoration ou d'architecture contemporaine. Le mélange est détonnant, une alchimie incroyable. C'est un régal de déambuler ainsi à l’affût du détail le plus comique, de la maison la plus bizarroïde ou de sa maison « idéale » Les pontons sont très joliment fleuris, il y a même des chats, très câlins ! Avec même des planches de salut pour chats naufragés ! Même les vélos ici sont couverts de lichen (la faute au brouillard sans doute) Le clou de la visite aura été la vision absolument surréaliste de cette famille navigant à bord de son jacuzzi flottant !!!
Bref j'ai fait plein (trop!) de photos :
YOSEMITE PANORAMA TRAIL Samedi 23 juillet J4 En route vers Yosemite ! J'ai lu et relu partout qu'il fallait éviter ce parc le WE mais impossible de faire autrement avec nos dates. On va essayer de jouer au plus fin avec la foule ! On laisse les clés sur la table de la cuisine (cool) et on décolle vers 8h. Google maps annonce 3h13 de route jusqu'au Crane Flat Campground à Yosemite où j'ai réservé une place il y a 6 mois (à faire le jour de l'ouverture des résa, après c'est trop tard!) L'endroit est stratégiquement bien placé pour aller vers la Tioga Road. Nous y arrivons vers 14h30 seulement (courses, repas de midi, circulation se densifiant an approchant du parc) et préférons installer de suite les tentes (on a bien fait!) La suite fut nettement moins bien jouée du point de vue stratégique : où comment manquer de figurer en 1ère page du journal local ! Voici la recette à (ne pas) suivre : rêver d'une rando mythique, Panorama Trail http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/panorama-trail/panorama-trail.htm, depuis quelques mois jubiler du beau temps installé sur Yosemite perdre un temps fou à 2 à l'heure derrière des traînards dans la montée vers Glacier Point, point de départ de la rando (au moins 2 h au lieu de 1h30 en temps normal) perdre encore 20 min dans le bouchon du parking gagner à la courte paille qui des 2 adultes va faire la rando tandis que l'autre devra redescendre en voiture jusqu'à l'arrivée de la rando au fond de Yosemite Valley pour récupérer les chanceux qui vont faire THE rando de Yosemite se dire que 8 miles se font en 3 ou 4 h en marchant bien puisque « ça descend tout le temps » oublier qu'il y a tout de même une bonne grimpette après Illilouette Falls ne pas prendre le GPS. A quoi bon, c'est balisé et il y a du monde... ne pas prendre les lampes frontales. On a l'temps, à quoi bon perdre encore du temps à les chercher ! ne pas prendre une fourrure polaire. Il fait grand beau, à quoi bon se charger inutilement !
Bref, nous voilà partis tout guillerets vers 17h20, les enfants et moi, ravie d'avoir gagné à la courte paille, tandis que Fred va se consoler en faisant la petite rando vers Sentinel Dôme http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/sentinel-dome/sentinel-dome.htm . Arrêts pipi, photo (le Half-Dome est assez fascinant), anti-moustique (l'un après l'autre hein, pas tous les 4 en même temps!), crème solaire, caillou dans la chaussure, épine dans la chaussette, zoziaux, contemplation. Oh, c'est beau ! Je trouve au bout d'un moment que le soleil est déjà très bas et qu'en plus il descend vachement vite. Mais qu'est-ce que c'est que cet astre qui descend à toute vitesse ! Bé oui, on est ici à la latitude du nord de la Tunisie et même si ce ne sont pas les tropiques, le crépuscule se fait en accéléré sapristi ! Il est 18h20 quand nous arrivons à Illilouette Falls et que je découvre la grimpette pas prévue au programme. Grmblll ! En plus elle est encore au soleil. Je suis à fond, c'est-à-dire que les enfants ne m'attendent que pendant 10 mn une fois arrivés en haut ! Pfff ! Voilà que le soleil disparaît derrière la falaise : il n'est même pas 19h et la luminosité baisse aussitôt considérablement (bah oui on descend au fond d'une vallée de 1000m!) Conscients du problème qui s'annonce on accélère le pas mais une biche vient faire sa belle et nous retarde encore un peu plus, la coquine ! Je commence à comprendre pourquoi on n'a vu quasiment personne sur ce trail : d'ailleurs on n'a fait que croiser quelques personnes qui remontaient et ce sur le 1er km de la balade. Il est 20h quand nous arrivons à Nevada Falls : L'eau a un pouvoir d'attraction magique sur notre famille et on ne peut pas s'empêcher d'y tremper quelques orteils (déchaussage, rechaussage...) On passe un coup de fil à Fred qui est encore dans les bouchons en fond de vallée, une heure sans bouger ! Ça tombe bien si on est en retard, lui aussi ! La cascade est dans l'ombre depuis belle lurette, bien sûr. Raté pour les photos ! Mais il faut relativiser, ce n'est qu'un problème mineur par rapport à celui qui nous attend quelques dizaines de mètres plus bas quand nous entrons dans une épaisse forêt de sapins. Juste avant, je fais une ultime photo à 5000 iso à 20h30. Ensuite plus de lumière, plus de photos. Arnaud qui a des yeux de chat se débrouille pour suivre le sentier pendant encore quelques minutes, puis Marion prend le relais avec l'éclairage de son téléphone (qui ne la quitte pas vu que son chéri est resté en France-merci à lui d'exister!) Heureusement qu'on a pris les bâtons de marche (seule bonne idée de la journée) car je marche à tâtons alors que le sentier est assez chaotique. Arrivés près de Vernal Falls, nous perdons totalement le sentier. La cascade rugit à quelques mètres. S'il y a un ours dans le coin nous ne l'entendrons pas venir. Ne parlons pas du risque de faux pas dans cet endroit escarpé. On n'y voit vraiment plus rien même avec le téléphone (bah oui c'est la nouvelle lune et en fond de vallée...) On décide de revenir sur nos pas jusqu'au miraculeux panneau « toilettes » que nous avons croisé et nous finissons par les trouver dans l'obscurité. Ouf, nous savons où nous sommes (c'est glorieux : « dans les toilettes de Vernal Falls ») et nous avons un abri. Nous nous préparons psychologiquement à y passer la nuit et alors que Marion commence à frissonner nous apercevons une faible loupiote un peu plus haut. Nous la hélons et voyons arriver ravis 2 espagnols qui avaient perdus le sentier mais avaient une lampe de poche. Immense soulagement. Ils viennent du bas et donc connaissent un peu le chemin. Après avoir un peu tâtonné, nous finissons par retrouver le sentier escarpé qui longe les Vernal Falls. En cette fin juillet, les cascades de Yosemite sont inhabituellement puissantes car le printemps et le début de l'été ont été pourris avec des chutes de neige importantes et tardives. On progresse donc dans les embruns de la cascade, sur des marches irrégulières et trempées, à 6 avec une lampe de poche. Les Espagnols prennent soin de nous indiquer les flaques mais à quoi bon on est trempé ! Plus bas le sentier devient facile et régulier, ouf ! Quelle aventure ! Nous arrivons finalement vers 22H45 au parking du trailhead où Fred nous récupère avec la voiture (la nuit est si noire qu'il est passé une 1ère fois à côté de nous sans nous voir!) Lui aussi a passé une fin de journée difficile entre les bouchons et l'inquiétude de nous savoir bloqués par la nuit. Pour une fois il avait du réseau, du moins à certains endroits de la vallée (Marion en a partout du moment que c'est un peu civilisé) Il a bien essayé de nous rejoindre mais n'est pas monté assez haut (et de toute façon je ne suis pas sûre qu'il aurait trouvé le sentier. Et ensuite le risque de nous croiser sans nous voir n'était pas nul!) On remercie chaleureusement les Espagnols : sans eux... On est tellement fatigués qu'on se couche directement sans manger ! Des gens arrivent vers minuit et installent bruyamment leur bazar : pfff ! A défaut de boules Quies, restées dans la voiture, je me console en me disant qu'on se fera un malin plaisir à les réveiller demain matin... Un peu de mal à m'endormir quand tout se calme, le stress rétrospectif ! Pas fière non plus...Moralité de l'histoire : il n'y a pas de petite rando ! On s'est laissé aller du fait du caractère hyper fréquenté du parc. On ne nous y reprendra plus !
YOSEMITE TWENTY LAKES BASIN Dimanche 24/07 J5 On quitte sans regret le Crane Flat Campground (bruyant, sanitaires dégueulasses) en route vers Saddlebag Lake qui se situe juste à l'est de la Tioga Pass, juste en dehors du Yosemite National Parc. Après une 1ère partie inintéressante dans la forêt, la Tioga Road devient très belle : cette route d'altitude se faufile entre lacs et dômes granitiques caractéristiques du Yosemite. On fait un petit arrêt à Olmstedt Point et à Tenaya Lake (on dirait un lac norvégien, il y a même des moustiques!) puis après avoir quitté le parc on tourne vers le Nord sur une piste qui mène à Saddlebag Lake où j'espère avoir une place au camping qui fonctionne sur le mode du 1er arrivé/1er servi. Il est fermé ! Encore enneigé fin juillet ! Pas grave, j'avais, pour assurer le coup, réservé au Trumbull Lake campground situé sur le flanc est de la Sierra Nevada. Les rives du Saddlebag Lake sont encore enneigées, du moins du côté le moins ensoleillé. Pour atteindre le 20 lakes basin, situé au N du Saddlebag Lake, on peut marcher mais aussi prendre un bateau-navette ou louer un petit canot à moteur. A 5, c'est quasiment le même prix (60$ pour 5h) et c'est bien plus amusant d'être autonomes. On s'amuse à frôler la rive enneigée et en 20 mn on arrive au petit ponton aménagé à l'embouchure d'une rivière où l'on voit 2 ou 3 pêcheurs. Une navette a déposé un peu avant nous une dizaine de personnes, que nous ne reverrons pas. Nous croiserons par la suite un couple de Japonais et apercevrons moins d'une demi-douzaine de personnes à la fin de la balade. Pas la foule donc pour cet endroit superbe, par un dimanche ensoleillé. Le bassin est encore très enneigé (en repartant nous verrons d'ailleurs 2 personnes avec des skis de rando... sur le dos) si bien que nous devrons raccourcir la boucle initialement prévue. Très bel endroit, la neige ne nous a pas gênés finalement, c'était encore plus beau comme ça ! Pas vu d'animaux, dommage...
http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes-map.pdf
http://www.alpiner.net/FUN/Mountains/Twenty-Lakes-Basin-hike/9088708_LSBNj#606435240_pZQGS
http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2010/100828-TwentyLakesBasin.htm
http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes.html
TRAVERTINE HOT SPRINGS Dimanche 24 juillet J5 (suite) Il n'y a de douches ni à Crane Flat ni à Trumbull Lake Campground où nous dormirons ce soir et l'eau des lacs est trrrès fraîche, aussi j'emmène mes troupes faire trempette dans les Travertine Hotsprings. http://www.gonomad.com/destinations/0409/hot_springs_of_the_sierras.html Nous passons le Monolake que je suis impatiente de découvrir plus en détails et filons vers le Nord jusque un peu avant Bridgeport et nous tournons vers l'est sur une bonne piste qui nous mène en 1 mile aux sources chaudes. Il y a là une famille russophone qui très discrètement quitte l'endroit quand nous arrivons : cool ! Nous sommes seuls avec la vue sur la Sierra Nevada ! Petit bémol, en cette fin de journée les pools sont en plein soleil et on sent nos mélanocytes crépiter. L'eau est à 40°C, on arrive assez vite à ébullition. Pas très rafraîchissant ce petit bain mais assez amusant... Nous rejoignons le Trumbull Lake Campground par une très belle route de montagne et nous installons pour la nuit. Alors que nous dînons paisiblement, Caroline s'écrie : Tiens un ours ! Un (vraiment) gros ours noir passe à une cinquantaine de mètres et se dirige vers le lac et l'autre extrémité du camp. Je crie : a beer ! Aucune réaction dans le camp. Ils sont tous blasés ou quoi ? Fred et les enfants se moquent de moi : tu dis toujours a beer (une bière pour les nuls en anglais) mais on dit a bear (un ours quoi!) Ils ont du me prendre pour une saoûlotte, du coup je n'ose plus rien dire. Avec tout ça la bestiole est partie plus loin et comme nous sommes tout de même un peu blasés, on continue de dîner (les pâtes vont refroidir sinon!) Ça s'agite un peu plus loin, les autres ont repéré l'ours... Avant de me coucher je choisis le bâton de marche le plus acéré et le place au cas où à l'entrée de la tente. Blasée peut-être mais pas à 100% !
Lundi 25 juillet J6 Nuit hyper paisible (eh oui c'est possible même en camping civilisé) Je fais un petit tour vers le lac pendant que le reste de la troupe émerge. Belle lumière matinale. L'atmosphère est limpide, on est à 3000 m d'altitude. Il fait encore beau, quelle chance !
YOSEMITE TUOLUMNE MEADOWS Lundi 25 juillet J6 (suite) J'ai repéré pour aujourd'hui une balade dans le coin de Tuolumne Meadows juste au nord de la Tioga Road. Nous avons en fait contourné le Pothole Dome par son flanc est pour rejoindre la Tuolumne River et la longer un peu vers l'aval. Je m'étais inspirée de ce récit de rando http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2009/090916-TuolumneFalls.htm (on n'est pas allé aussi loin qu'eux) et je suis épatée de voir la différence de débit de la Tuolumne River : cette année 2011 est vraiment exceptionnelle ! La prairie où passe le sentier est d'ailleurs encore sous l'eau. Après une séance pschittage anti-moustiques qui intrigue une jolie biche, nous commençons à patauger gaiement dans une belle herbe printanière. L'eau est limpide, j'adore ! Je vois soudain filer sous mon pied un joli serpent dont j'ignore la dangerosité. Les « va nu-pieds » se rangent prudemment derrière Marion et moi qui sommes restées chaussées (il fait si beau que ça sèche très facilement) Après recherche, il doit s'agir d'un Gartersnake, inoffensif (http://www.californiaherps.com/identification/snakesid/gartersnakes.id.html) Nous arrivons très vite aux rapides : ça dépote ! Un vrai paysage de Yakari : il ne manque qu'un ours... qu'on ne verra pas.... J'adore ces dalles de granit discrètement colonisées par une végétation persévérante. Quelle harmonie ! Nous montons sur un petit dôme tout proche et admirons la vue vers Cathedral Peak (je crois). Après 2h00 de balade tranquille au cours de laquelle nous n'avons croisé qu'une famille de 4 personnes, nous rejoignons la voiture pour quitter définitivement le Yosemite. On a vraiment aimé la géologie du parc, assez unique. La foule n'est gênante qu'en voiture. A pied, il suffit de marcher 5 minutes (littéralement) pour être tranquille voire complètement seul. Mais il faut dire que nous avons choisi de zapper la vallée de Yosemite, complètement saturée, ainsi que Mariposa Grove et ses séquoias géants. Bah oui il faut faire des choix.
DE MONOLAKE A MAMMOTH HOT CREEK PAR LES PISTES Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous arrivons au Mono Lake vers midi et bien que la lumière ne soit pas des plus favorables, les fameux tufas nous plaisent déjà beaucoup. Ce lac vieux de plus d'un million d'années n'a pas d'effluents et les sels minéraux s'y sont accumulés du fait de l'évaporation. L'eau du lac est 2 fois ½ plus salée que celle de l'océan. Les fameuses tours calcaires ont été crées par l'irruption de sources d'eau claire dans le lac très alcalin. Elles étaient auparavant sous-marines mais la baisse de niveau du lac les a fait apparaître. La navigation y est difficile compte-tenu de ces obstacles, la baignade peu agréable. Ce lac préservé est le refuge de centaines de milliers d'oiseaux durant les périodes migratoires et l'accès aux 2 îles interdit pendant la période de nidification des goélands. Nous sommes pourtant en contrebas de la Sierra Nevada qui culmine à 4400 m et ensuite il y a encore 250 km jusqu'au Pacifique.
Nous essayons de suivre la côte du lac vers l'est mais les pistes sont très étroites (bon la carrosserie ne craint plus les griffures des buissons de sauge) et extrêmement sableuses. Arnaud finit par repasser le volant à Fred : on retrouve à notre grand soulagement une gravel road parfaite et nous filons vers le sud en passant sur les versants est des petits cratères qui bordent la rive sud du lac. On se trouve un coin à l'ombre d'un beau pin pour pique-niquer : il fait bon, nous sommes à 2000 m tout de même. En route vers Mammoth Hot Creek ! http://wanr.earthbiz.net/MammothHotSprings.html
La piste est agréable et descend doucement vers une zone évidemment volcanique : la couleur de cet étang ne laisse aucun doute. On approche ! Le GPS n'est pas inutile car il n'y a aucune indication de ce côté des sources chaudes (il y a un panneau si on vient par la route 395) Nous arrivons enfin sur un parking où se trouvent 2 ou 3 voitures, nous garons et au bout de 2 secondes les enfants nous crient « Venez vite, c'est super ! » En contrebas dans une vallée multicolore, nous découvrons une belle petite rivière issue de la sierra dans laquelle se baignent 4 personnes, avec un air parfaitement décontracté. De toute évidence il y a des sources chaudes qui se mélangent à un endroit précis avec l'eau fraîche de la montagne. Ça nous rappelle la rivière chaude du Landmannalaugar en Islande sauf qu'ici il fait beau et que... la baignade est interdite. Le site est clôturé et un panneau met en garde contre les brusques changements de température de la rivière. Flûte ! Et les ceusses qui font trempette alors, des Américains pur jus qui enfreignent une loi ! Ce ne doit pas être trop grave. Arnaud repère soigneusement leur position dans la rivière : pour l'atteindre il est nécessaire de la traverser en nageant vigoureusement dans l'eau froide (mais ça va finalement) jusqu'à la rive opposée. Il faut prendre garde à ne pas se laisser entraîner par le courant en aval des sources (très) chaudes. 14 personnes sont mortes ébouillantées ces dernières années dit le panneau. Quand nous arrivons, ils quittent l'endroit (je ne sais pas si c'est le fruit du hasard ou d'une bonne éducation mais hier nous avions eu la même chance de la part des occupants de Travertine Hot Springs) Délicieuse baignade un peu écourtée par la peur du « gendarme » dans un site où il faut savoir faire abstraction des clôtures absolument moches et visiblement régulièrement enjambées (il me semble qu'un panneau d'interdiction suffirait pour « dédouaner » le responsable local en cas d'accident) Quand nous partons arrivent quelques personnes, eux aussi ont soigneusement repéré l'emplacement magique. Je ne crois pas que nous aurions osé nous baigner si nous n'avions vu personne. L'endroit paraît vraiment chaud-bouillant de partout !
Bon vous êtes prévenus, c'est interdit et en plus dangereux ! Il est sans doute préférable d'aller explorer les hotpools disséminés dans le coin (voir carte dans le lien ci-dessus) (pas fait)
MONOLAKE Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous remontons ensuite vers le nord par la route 395 puis bifurquons vers le Monolake. J'adore ce paysage d'autant plus lunaire que ça a brûlé récemment ! Nous descendons peu à peu vers le lac. Il y a plus de monde qu'à midi mais ça reste raisonnable. La lumière du soir est très belle, l'endroit est vraiment unique.
Pour bien profiter du lac j'ai réservé une chambre à Lee Vining au Yosemite Gateway Motel (cher et décati, vue à 99% sur le parking et à 1% sur le lac) décevant mais j'ai l'impression qu'il est difficile de trouver un bon rapport qualité/prix à proximité du Yosemite. Repas au resto juste en face, correct sans plus. Lessive au laundromat à 50 m. Nous voilà requinqués avant notre virée dans Death Valley !
ANCIENT BRISTLECONE PINE FOREST Mardi 26 juillet J7 Après concertation on choisit plutôt que de retourner voir le lac dans la lumière matinale d'aller voir cette forêt de pins très anciens, située à plus de 3000 m d'altitude un peu au NE de Big Pine où nous faisons un ravitaillement. Auparavant nous passons voir ce que j'appelle « ma curiosité géologique » que j'ai repérée sur Google Earth (un pan qui semble blanc et bleu) mais la piste qui y mène nous semble vraiment trop agressive pour les pneus. N'allons pas chercher les crosses avant Death Valley ! La piste qui monte à Bristlecone Pine Forest est longuette : de là-haut la vue sur le sierra est magnifique et il fait juste bon avec une polaire pour pique-niquer. Il n'y a pas foule, une dizaine de personnes. Étonnant car la balade de 1 mile que nous faisons parmi ces arbres multimillénaires (le plus ancien aurait 4750 ans!) est extra ! Vers 14h30 nous quittons les lieux, repassons à Big Pine faire les pleins d'eau (environ 80l) et d'essence (autonomie de 600 km sur route, la bestiole est gourmande, presque 14 L/100 km sur route, jusqu'à 31 L sur piste en montée !!!) puis direction Death Valley.
DEATH VALLEY EUREKA DUNES Mardi 26 juillet J7 (suite) Nous entrons dans Death Valley par la Big Pine Road et sommes de suite plongés dans l'ambiance. Nous sommes à 1800 m d'altitude, il fait une chaleur tout à fait supportable (30°C) et c'est le royaume des Joshua Trees. Puis nous descendons assez vite dans Eureka Valley et les arbres cèdent la place aux roches multicolores. Nous bifurquons bientôt sur la piste qui mène à Eureka Dunes. Arnaud prend le volant avec pour consigne de ne pas dépasser les 20 miles à l'heure (la piste fait 10 miles... ça va) car j'ai lu partout qu'on crevait facilement sur les pistes de Death Valley. Les dunes apparaissent à l'horizon. J'adore imaginer les tourbillons qui ont créé ces formes si douces dans un environnement si minéral et austère. Il y a un primitive campground (avec toilettes sèches, pas d'eau) aménagé au pied des dunes. Pas un « chat » à des kilomètres à la ronde, on aime ! Nous sommes à 1000 m d'altitude et il fait 40°C quand nous arrivons : une chaleur à laquelle nous sommes habitués dans l'Utah ou l'Arizona. Avec le vent c'est très supportable. Nous installons le tarp de façon à avoir de l'ombre. Je laisse mes troupes jouer aux cartes et part faire un tour vers les dunes. Tout près des dunes se trouve un immense lac de sel asséché qui reflète le soleil couchant. A part quelques oiseaux, mouches et moustiques, je ne vois pas le moindre animal. Quelques traces de scarabées, c'est tout. Sitôt le soleil couché, la température baisse à 36°C. Fred allume le feu (quelqu'un a laissé plein de bois, cool!) et nous mitonne des steaks avec patates dans la braise et bonnes tomates californiennes. Miam ! Aussitôt, de petites chauve-souris apparaissent comme par magie et virevoltent silencieusement dans le crépuscule. Comme souvent le vent forcit subitement juste au moment du coucher du soleil ce qui donne une atmosphère un peu inquiétante que j'adore. On arrime solidement nos tentes. Je me réjouis déjà à l'idée de dormir sous le ciel étoilé dans la brise nocturne : ces tentes sont géniales (un peu fraîches toutefois en montagne) On passe un bon moment à observer le ciel et à faire des jeux de lumière avec l'appareil photo.
Le vent s'est calmé durant la nuit, le feu est éteint (le frigo électrique aussi : on n'a pas osé le laissé branché ici !), la luminosité augmente, on se réveille un peu avant 6h00. Il fait 24°C. 1ère réflexion spontanée de toute la famille : quel silence incroyable. On n'a pas entendu le moindre animal pendant la nuit, c'en est impressionnant. Nous sommes encore à l'ombre de la montagne, il fait une température idéale. On déjeune tranquillement puis le soleil arrive et nous quittons les dunes vers 7h00, enchantés...
GOLD POINT GHOST TOWN Mercredi 27 juillet J8 (suite) En démarrant la voiture, Caroline remarque une alarme : « check tire pressure »! Bizarre... les pneus ont l'air gonflé. L'ordinateur de bord indique 24 de pression au lieu de 33 pour le pneu AR G. Crevaison lente donc... ça ne nous inquiète pas car nous avons pris le petit compresseur portable 12 V qui se branche sur la batterie. Si ça baisse encore, on regonflera mais vu la vitesse à laquelle nous allons rouler, ça ira comme ça. On surveillance à l'écran la pression des 4 pneus, super pratique !
Le plan de la matinée est de rejoindre la ville fantôme de Gold Point (http://www.ghosttowngallery.com/htme/goldpoint.htm), située au Nevada juste au nord de DeathValley. Une fois arrivés à Cranshaft Junction, nous prenons la piste qui mène vers Tule Canyon. Le début est assez pénible avec de grosses pierres pas très sympathiques et j'envisage de faire demi-tour mais Fred insiste. Il a bien fait car au bout de quelques miles la piste devient bien plus facile. Nous faisons un petit arrêt près d'une mine abandonnée, dont la galerie a été comblée. Quelle drôle de vie pour les gens d'ici ! Le puits de Roosevelt Well est à sec. Plus d'or, plus d'eau, plus personne. Si ! Il y a un gros nid d'oiseau dans la maison...
Vers 10h nous arrivons en vue de Gold Point. Il y a un point d'eau inattendu ici : ces chevaux ont de la compagnie puisqu'on y trouve de gros poissons rouges ! Sans doute un fermier poète.
Il y a une source ici, une mini-oasis qui abrite ce beau lièvre.
Gold Point a compté 2000 habitants il y a une centaine d'années. L'exploitation d'or et d'argent fut totalement abandonnée dans les années 60. Aujourd'hui ils sont 8. Des originaux qui entretiennent quelques bâtiments et même un petit musée (que nous n'avons pas visité) On a trouvé un drôle d'attirail de chimiste ou de géologue qui avait l'air relativement récent. Un tamis mécanique aussi. De gros réservoirs de fuel. Bref tout un bazar post industriel assez étonnant. On quitte la ville un peu avant midi : nous sommes à 1600 m et il fait 40°C. On apprécie la clim de la voiture. Nous passons cette fois par la route : 774, puis 266, puis 95 puis 267 (toutes hyperdésertiques) et arrivons soudain dans Grapevine canyon : 1 mile avant d'arriver à Scotty's Castle nous entrons dans une oasis luxuriante (il doit y avoir une source de fort débit dans le coin) qui nous épate ! Il y a pas mal d'oiseaux et même un héron en plein milieu de la route ! Impossible de résister à l'appel de l'ombre des cottonwoods, il fait 46°C (900 m d'altitude) Heureusement il y a du vent. Nous pique-niquons surveillé de près par un renard opportuniste. Ensuite une sieste s'impose dans cette herbe drue et verte inattendue. A Scotty's Castle, nous espérons prendre de l'essence. Mauvaise pioche, c'est réservé aux cas d'urgence.(Ne pas se fier à la carte du National Geographic!) On fait nos calculs, en tenant compte d'une consommation très augmentée sur les pistes et en montée, ça devrait aller avec une marge raisonnable. En route cette fois vers Racetrack Playa !
RACETRACK PLAYA Mercredi 27 juillet J8 (suite) Comme nous sommes garés à l'ombre des cottonwoods nous prenons soin avant de partir de regonfler le pneu avec la crevaison lente. Nous refaisons aussi le plein d'eau. La piste n'est pas bien loin : Arnaud y prend le volant. Seul un adolescent de 16 ans encore ingénu vis-à-vis de la conduite automobile peut avoir la patience de rouler à moins de 20 miles à l'heure sur cette piste facile mais aux pierres réputées tranchantes. C'est LA piste où l'on crève à Death Valley. Quel flegme ! Nous arrivons finalement vers 16h à Teakettle Junction (plus que 3 théières sur le panneau, un fétichiste est passé par là. Pas glop!) Je propose à Arnaud de le relayer, il en a tout de même un peu marre.... Quelques minutes plus tard apparaît la playa. C'est beau. Inconsciemment j'accélère l'allure et soudain nous voyons la pression diminuer lentement mais sûrement. J'ai juste assez d'air pour arriver jusqu'au parking du Racetrack. Pfff ! 2ème crevaison et celle-là est une vraie de vraie. Coup de chance, c'est le côté à l'ombre de la voiture (il fait 40°C, on est à 1000 m) On décide de changer la roue de suite, le temps de laisser le soleil baisser un peu pour avoir une plus belle lumière. Quelle chance, le trou paraît sympathique, tout-à-fait accessible à une réparation. Je sors le kit de réparation et merdum : il manque la colle (pas vérifié depuis sa dernière utilisation en 2009) Grmbl ! Bon on verra plus tard. Allons déjà voir de plus près ces fameuses sailing stones (pierres qui naviguent) J'ai lu qu'elles se situent à l'extrémité sud du lac asséché et qu'elles viennent d'une falaise située à l'est. On les trouve très vite : d'abord 1 puis 2 puis PLEIN ! Les trajectoires sont complètement farfelues : 10 m vers l'ouest puis plein nord sur 20 m puis demi-tour. Je remarque soudain un nuage inhabituel dans le ciel (bah oui il fait 100% beau depuis notre arrivée à San Francisco!) : sapristi ! Il doit y avoir un incendie à l'ouest et la fumée se rapproche dangereusement du soleil ! M...flûte ! Je me dépêche de faire quelques photos avant que le soleil ne soit voilé. Atmosphère étrange ! Le soleil est orange en pleine après-midi ! Nous remontons jusqu'à la « source » au pied de la falaise. Qui sait combien de temps il a fallu pour que cette grosse pierre arrive jusqu'ici ? Le mécanisme exact de ces déplacements de pierres reste flou : on suppose qu'il se produit quand le lac- presque parfaitement plat (4 cm de différence d'une extrémité à l'autre alors qu'il mesure 4,5 km de long) - est recouvert d'une fine pellicule de boue et qu'il y a des vents puissants. Peut-être la glace joue-t-elle aussi un rôle ? Personne n'a jamais pu filmer le déplacement de ces pierres. Alors que nous regagnons la voiture sans trop savoir que décider pour la suite, nous remarquons vers le nord un petit nuage de poussière : une voiture arrive ! Pour une fois on est content de voir du monde ! C'est un gros 4X4 et j'espère bien qu'il aura un kit de réparation complet lui ! Raté, ils n'ont rien (mais n'ont pas crevé eux!) : le gars nous explique qu'il sera derrière nous pour le retour et nous aidera en cas de problème. C'est sympa mais nous avons prévu de ne pas revenir sur nos pas mais de continuer vers le sud par la piste de Hunter Mountain Road et South Pass jusqu'à Panamint Springs. Il nous dit aussi qu'il pense que l'on peut utiliser les mèches de réparation sans colle. On avait bien l'intention d'essayer mais du coup le moral remonte en flèche. La nuit porte conseil, il est déjà 18h, donc trop tard pour envisager maintenant la piste montagneuse. On décide de dormir là, du moins environ 1 mile plus au sud où il y a un primitive campground (toilettes sèches, pas d'eau) un peu cracra (on fait le ménage en arrivant) : un comble dans ce coin perdu (rien de dramatique non plus, qq canettes en fait)
On recycle la roue crevée en table basse, on dîne puis on répare (ça prend exactement 2 sec 3 dixièmes) et on part se coucher en croisant les doigts. On laisse « sécher » pendant la nuit...
Jeudi 28 Juillet J9 Très bonne nuit pas trop chaude. L'altitude est vraiment LE facteur déterminant de Death Valley. Au-dessus de 1000 m ça nous a semblé tout-à-fait gérable. Victoire ! Après regonflage nous ne décelons aucune fuite. Yesss ! L'incendie est maîtrisé, le ciel est pur : on repasse par Racetrack Playa avant d'attaquer Hunter Mountain Road. Il est 7h15, la lumière est très belle, on s'en met plein les yeux. Quel endroit incredible ! Cerise sur ce magnifique gâteau, une île noire (le Grandstand) offre un contraste presque maléfique avec le reste du site. Envoûtant !
DEATH VALLEY HUNTER MOUNTAIN ROAD Jeudi 28 Juillet J9 (suite) En route donc pour cette piste peu difficile mais perdue et très peu fréquentée surtout en été (on ne verra personne : http://www.backroadswest.com/deathvalley/RoadTripHunter.htm) Nous sommes bien équipés (à part les pneus, mais nous avons de quoi réparer et regonfler), avons de l'eau en quantité, de quoi camper et même le téléphone satellite que mon père nous a prêté. J'ai noté le numéro de téléphone du dépanneur de Big Pine et il y a ce qu'il faut sur le compte en banque pour payer un éventuel remorquage (j'ai lu qu'on paie avant qu'il se déplace en donnant son N° de CB et vu l'éloignement et sa situation de monopole, ça douille!) Il nous faudra 3h30 pour parcourir les 57 miles de piste. En effet nous roulons superlentement vu la qualité de nos pneus et en plus on s'est un peu perdu un peu avant Harris Grade : il y a pas mal de pistes qui partent dans tous les sens (plein d'anciennes mines) et les cartes Garmin ne correspondent pas à la réalité. Ne pas hésiter à se fier à son instinct plutôt qu'au GPS ! Nous traversons d'abord la belle Hidden Valley aux reliefs très doux (potentiellement problématique s'il a plu) puis nous grimpons dans la montagne. En quelques miles, la végétation se transforme complètement. Quel contraste ! Nous ne prenons pas le temps de jeter un œil à la Hunter Cabin (où nous aurions du dormir la nuit dernière, il y a une source) car nous avons peur d'être justes en essence. On néglige aussi Jackass Spring où l'on peut parait-il faire trempette (il y aurait aussi qq pétroglyphes) : c'est un peu la jungle et il y a pas mal de moustiques et nous arrivons finalement à South Pass, point culminant de la piste à 2000 m. 1600 m plus bas (et à contrejour) nous apercevons Panamint Valley et ses dunes. On passe dans une « forêt » d'énormes Joshua Trees (on n'en a jamais vu d'aussi gros) Arrivés à Panamint Springs, il nous reste de quoi faire 75 km : gros plein d'essence pas donnée (environ 6$ le gallon je crois) et repas correct au resto du coin dont les murs sont décorés de dizaines de photos de l'ouest américain : ça tombe bien car le service est longuet. Il fait 46°C à 400 m d'altitude et la route descend encore. On ne descend même pas de la voiture pour cette photo des Panamint Dunes. J'ai réservé pour cette nuit une chambre (bien, clim performante et pas trop bruyante pour une fois) au Furnace Creek Ranch et bien que le check in ne soit théoriquement qu'à 16h, nous tentons le coup à 14h30 et obtenons aussitôt notre chambre. Chouette ! Douche, repos pendant une paire d'heures en attendant que le soleil baisse un peu. Je prends la voiture pour aller mettre en route une lessive au laundromat situé à 300 m ! Il fait 54°C sur le parking. Nous sommes à 50 m en dessous du niveau de la mer. On se sent vraiment en « sursis » quand on transite entre 2 endroits climatisés. On a une pensée émue pour les employés de l'hôtel qui travaillent dans ces conditions incroyables : tous se déplacent avec une grande gourde à la main, on les comprend !
DEATH VALLEY LES CLASSIQUES Jeudi 28 Juillet J9 (suite) On repart ensuite pour aller faire un tour vers Twenty Mule Canyon mais la route est fermée. On a la flemme de monter vers Dante's View : on serait à contre-jour et on a déjà bien profité de vues panoramiques depuis Hunter Mountain. On va faire un tour à Artist Drive : 59°C ! Seul Fred a le courage de sortir de la voiture faire quelques photos. L'endroit est beau certes mais il nous manque ce petit frisson d'aventure que nous aimons tant. Tous ces cirrus laissent présager un changement de temps...
De retour à l'hôtel, je profite du wifi pour consulter la météo, très orageuse pour les jours à venir et je juge plus prudent d'annuler la descente d'Orderville Canyon à Zion NP (j'avais réservé une navette pour nous déposer au départ de la rando) Je réserve aussi un motel à Kanab car je crains que la piste vers Alstrom Point où nous avions prévu de dormir ne soit impraticable (nous y sommes allés il y a 2 ans et savons qu'elle passe dans une zone de bentonite où l'enlisement est garanti en cas de pluie) Fred nous prépare une bonne salade de riz (on commence à saturer de la bouffe américaine) en faisant cuire riz et œufs sur le balcon à une vitesse inédite ! On se couche de bonne heure afin d'être frais et dispo demain matin pour le lever de soleil à Artist Point.
Vendredi 29 Juillet J10 A 6h20 nous attendons le soleil ! Manly Beacon est toujours à l'ombre. J'avais envisagé d'y monter (http://joeidoni.smugmug.com/Death-Valley/Manly-Beacon-32804/1958809_cFvCs#99535306_TT5ZZ) mais le temps est incertain (glaise+pluie= grosse gadoue) et surtout il fait déjà chaud (34°C) et très lourd. Le soleil a bien du mal à s'imposer. On a droit a un fugace rayon de soleil. Puis un gros nuage reprend le dessus. On file ensuite vers Devil's Golf course où la lumière est superbe avec ce ciel d'orage. A Badwater il fait une chaleur humide très désagréable(le temps ? Le sel?), 40°C, et nous n'avons pas le courage de marcher assez loin pour voir les fameux polygones de sel. Ça sent vraiment la pluie : ce serait super de se retrouver sous la pluie à Badwater, un des endroits les plus chauds (-80 m) et sec au monde (40 mm/an, 700 mm à Nancy, 50 mm au Sahara) J'avais envisagé de quitter Death Valley par les pistes du sud et d'aller faire un tour à Saratoga Springs (http://www.backroadswest.com/MonthTrips/Saratoga.htm) mais avec la pluie qui s'annonce, nous risquons des difficultés aussi préférons-nous partir directement vers notre prochaine destination : le parc de Zion. Ça y est, il pleut ! C'est superbe !
ZION NORTHGATE PEAK Vendredi 29 Juillet J10 (suite) Nous avions négligé ce parc lors de nos 2 précédents voyages (avis mitigés sur voyageforum : foule+++, système de navettes chronophage, paysages bof...) et j'étais cette fois décidée à me faire ma propre opinion. Je décidai donc d'essayer d'aller où les autres ne vont pas (on est complètement agoraphobes!) Après un ravitaillement à Las Vegas (dont nous ne verrons qu'un supermarché hispanique dans la banlieue où j'ai envie de tout essayer au rayon fruits et légumes : il y a plein de choses inconnues et appétissantes et en plus c'est donné!), nous entrons enfin en Utah. Nous retrouvons aussitôt les paysages de roches rouges que nous aimons tant : cet état a vraiment une géologie incroyable ! Le ciel d'orage est superbe, on adore ! J'espère pouvoir dormir au Lava Point campground, situé dans la partie Kolob Reservoir au NO de Zion Canyon. La piste est assez longue, j'y double 2 traînards (avec en accélérant une pensée pour nos pneus...) car l'heure tourne et le camping fonctionne sur le mode du 1er arrivé 1er servi. Nous y prenons in extremis la dernière place, ouf ! Une demi-douzaine d'autres voitures feront ensuite choux-blanc. Donc ne pas y arriver trop tard (16h30 en ce qui nous concerne) Si le camp est plein il est possible de camper pas très loin en dehors du parc près de Kolob Reservoir : l'avantage de ces 2 sites est leur altitude : 2400 m à Lava Point et il y fait très bon en plein été. Toilettes sèches, pas d'eau. Le temps d'installer les tentes et le tarp, la pluie arrive, pas trop forte heureusement. Fred et Arnaud profitent de la fraîcheur ambiante pour replacer la roue réparée, histoire de s'assurer qu'elle tient bien la pression. « MERDE ! » nous écrions- nous en cœur quand le cric et la voiture basculent d'un coup (le frein à main était mis et la voiture en position parking mais il aurait fallu en plus mettre des cales pour bien bloquer les roues) Je crois qu'un coup de vent d'orage a entraîné une traction sur le tarp attaché à la voiture. Gros coup d'adrénaline ! Notre expression bien française fait accourir un sympathique américain et son copain : il parle Français, c'est cool. Il nous apporte son cric. Le nôtre est intact. Le pare-choc arrière s'est en fait posé sur un rocher (le bol!) si bien que l'on glisse facilement les 2 crics sous la voiture. Pas de dégâts ! Ouf ! On dîne à l'abri du tarp, ça nous rappelle l'Alaska, en plus chaud !
SAMEDI 30 juillet J11 Après l'orage et la pluie de la nuit, il fait beau ! Nous partons de bonne heure vers Northgate Peak : http://www.citrusmilo.com/zionguide/northgatepeaks.cfm Il y a déjà quelques voitures sur le parking du Wildcat Canyon Trailhead car c'est aussi de cet endroit que part la fameuse rando du Subway (qui nécessite un permis et une navette) Après nous être trompés de dôme (bien la peine que je note dans les randos dans le GPS si Fred ne le regarde pas -moi je suis derrière, Je prends des photos!) nous cheminons le long d'une prairie fleurie et parvenons entre les 2 Northgate Peaks. Il y a une belle végétation de rocaille. J'adore ce mélange de verdure sur fond de roches rouges et blanches. Comment ces pins peuvent-ils vivre sur cette crête exposée ? Il est assez facile de monter sur celui de l'est (7159') et la vue du sommet en vaut la peine. Quel fouillis ! J'imagine la prise de tête pour les cartographes !
Nous allons ensuite pique-niquer au bord du Kolob Reservoir, petit lac artificiel très prisé des locaux. Cela semble assez bucolique sur les photos mais en fait l'endroit est parasité par les quads : les Américains sont tout de même les champions des loisirs motorisés ! Cela ne nous empêche pas de faire une petite sieste car ils ont la délicatesse de ralentir en passant à notre hauteur. On a aussi passé un bon moment à observer ces petits canards dont l'un tombait de sommeil ce qui le faisait régulièrement tomber dans l'eau ! Pas doué non plus pour remonter sur son perchoir ! Gros éclats de rire à chaque fois !
En route vers le village fantôme de Grafton, nous passons à la hauteur de Hoodoo City (un peu à l'ouest de Wildcat Canyon Trailhead) sans nous y arrêter.
Cette partie du parc nous a beaucoup plu : un rafraîchissant (on est en altitude) mélange de verts pâturages (il y a quelques fermes et vaches) et de roches rouges et blanches et vraiment pas grand monde. (personne sur Northgate Peak)
GRAFTON GHOSTTOWN SAMEDI 30 juillet J11 (suite) Ce petit village fantôme se situe juste au sud de la route 9. http://www.ghosttowns.com/states/ut/grafton.html Après un rapide petit tour au cimetière, touchant de simplicité, nous poursuivons vers les quelques maisonnettes dont la plupart ont été restaurées. On ne peut en visiter qu'une ou deux, les autres sont fermées et l'endroit serait sous vidéosurveillance (nombreux panneaux d'avertissement à l'entrée) Ça casse un peu le charme mais la visite n'est pas désagréable si on passe dans le coin. On arrive sous l'orage au Quality Inn de Springdale (bien) que j'ai réservé pour 2 nuits. Très grosse averse, on a la vue sur le camping (et les falaises) et on compatit ! Lessive, internet... On va manger au Zion Pizza and Noodles, recommandé chezplusoù : NUL ! Aucun service bien qu'il soit dûment facturé d'office sur la note, bouffe très médiocre, table gluante, décor quelconque, verres en plastique. On doit se placer soi-même (chacun se jette sur une table pleine d'assiettes sales), faire la queue (une bonne demi-heure debout pour aller commander à un guichet comme à la poste), aller chercher à boire... La négation de l'habituel service à l'américaine. Et pourtant c'est bondé !
ZION NARROWS Dimanche 31 Juillet J12 Ciel très couvert ce matin. Je me félicite d'avoir annulé la rando/canyoning prévue dans Orderville Canyon (http://www.citrusmilo.com/zionguide/ordervillecanyon.cfm). Pas envie de finir dans le journal : le canyon est très étroit et donc à haut risque de flashflood mortel en cas de forte pluie. On se rabat donc sur les Narrows (http://www.citrusmilo.com/zionguide/narrowsday.cfm) que j'avais d'abord écartés pour cause de surfréquentation. Après avoir croisé quelques personnes sur le sentier bétonné (beerkkk) nous arrivons au départ de la marche dans la rivière un peu avant 8h. On y trouve quelques bâtons, des chaussettes, des pulls et même une paire de chaussures de marche !
L'eau est bonne et ça vaut mieux car peu de temps après nous croisons des gens rebroussant chemin qui nous annoncent un passage avec de l'eau jusqu'à la poitrine. On passe sans problème, le courant n'est pas trop fort (pas de photo, l'appareil est au fond d'un sac étanche!) Au-delà, il n'y a personne : on a les Narrows pour nous tous seuls ! Je n'en reviens pas ! Le ciel est toujours couvert : j'essaie de mémoriser au fur et à mesure de notre avancée les échappatoires éventuels en cas de montée des eaux. Il y en a beaucoup, mais cependant pas partout... On s'enfonce dans le canyon, d'autant plus sombre que le soleil est absent. Chacun choisit son option, avec plus ou moins de succès. Les bâtons de marche sont vraiment indispensables car même si l'eau est limpide, il y a pas mal de courant à certains endroits. Vers 9h30 nous arrivons dans une partie plus étroite (pas d’échappatoire!) assez impressionnante. L'atmosphère est vraiment spéciale. Le ciel s'assombrit et je me dis que si nous n'avons sommes absolument seuls c'est que les autres, plus disciplinés que nous, sont passés par le visitor center (chose que nous ne faisons jamais) et ont été dissuadés par les rangers de faire cette rando. Peu après (2h de marche environ depuis le départ) nous arrivons à la jonction avec Orderville Canyon. Au moment où nous commençons à le remonter retentit au loin un coup de tonnerre. Gloups ! Demi-tour fissa, nous repassons les Narrows à toute vitesse puis reprenons notre souffle d'autant que le soleil apparaît. (Ce qui n'empêche qu'un orage peut éclater en amont et entraîner un flashflood sous le ciel bleu, mais ensuite on peut facilement grimper sur les berges) Les enfants décident de redescendre à la nage quand c'est possible. Ils profitent des quelques plages de soleil pour se réchauffer un peu en nous attendant. On finit par rencontrer quelques personnes : ma théorie était donc fausse, ouf ! On prend le temps au retour d'immortaliser le passage profond, qui a le mérite de limiter la fréquentation en amont. Je rejoins Caroline écarlate à force de se retenir de rigoler : un grand balèse a porté sur ses épaules sa femme chargée du sac à dos et de leur bébé dans ses bras, a parfaitement réussi la traversée mais toute la pyramide s'est écroulée dans un grand splash ! quand sa femme a voulu descendre. Un vrai vidéogag. On est méchant ! Ensuite c'est la foule jusqu'au parking où nous arrivons trempés et frigorifiés un peu avant midi. Jamais je n'aurais pensé avoir froid à Zion ! On se félicite d'avoir pris la voiture jusqu'au visitor center plutôt que de la laisser à l'hôtel. On pique-nique en vitesse et on saute dans l'une des très nombreuses navettes qui sillonnent le parc. On a vraiment apprécié la rando, super ludique mais on est crevé (surtout les enfants qui ont pas mal nagé dans l'eau fraîche) Grosse flemme l'après-midi, shopping entre 2 gouttes, resto Thaï (Thaïsapa) pas mal du tout. On hésite à aller vers Many Pools mais l'absence de soleil ne nous motive pas : on ira demain...
ZION MANY POOLS Lundi 1er août J13 Nous quittons de bonne heure (7h00) Zion NP vers l'est. Au passage, nous jetons un œil sur la Virgin River : elle est couleur caramel. Pas de doute il s'est passé quelque chose ces dernières heures ! Cela me sera confirmé par le graphique du débit de la rivière : il y a bien eu un flashflood pile le jour où on devait descendre le canyon d'Orderville, en fin de journée certes mais bon. Merci les prévisions météo !
Photo graphique
Le ciel est encore bien couvert et à cette heure matinale la ribambelle de pools est encore dans l'ombre : on est un peu déçu, d'autant que visiblement, ici, il n'a pas plu depuis longtemps. Les pools sont pleines de soupe et de dizaines de têtards ! Certaines flaques sont presque à sec et Marion donne un sursis aux bestioles en y faisant couler un peu d'eau. Je pense que l'endroit doit être fantastique sous une grosse pluie orageuse : ça doit dégouliner de partout ! On fait demi-tour au bout de quelques centaines de mètres (1h30 de balade tranquille mais on peut continuer plus haut vers le plateau), impatientes de faire découvrir aux garçons une rando qu'ils ne connaissent pas (nous les filles l'avions découverte il y a 2 ans pendant que Fred et Arnaud allaient se rincer l’œil à the Wave)
EDMAIER'S SECRET Lundi 1er août J13 (suite) http://www.thewave.info/EdmaiersSecretMap.htm Cette balade nous avait enthousiasmées il y a 2 ans (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/edmaier-s-secret) et je craignais un peu d'être déçue. Il n'en fut rien, au contraire ! Nous avons eu une température bien plus raisonnable que la dernière fois (31°C) et en plus la chance de trouver une dizaine de pools pleines d'une belle eau claire, le tout avec de magnifiques cumulus d'orage. On s'est régalé ! Nous avons suivi à peu près le même cheminement que la dernière fois : si Buckskin Gulch était bien boueux, le sable encore humide du grand wash est bien plus facile à fouler que la dernière fois. Certaines parties du site sont extrêmement fragiles … Marion aime bien nous causer quelques émotions : nul besoin de s'aventurer sur cette falaise de slickrock pour visiter le site, scrogneugneu ! Alors que je suis occupée avec ce beau volatile, j'entends les grands, bien plus haut, me crier : « Maman ! On a trouvé une poule ! » Après un moment de compassion pour cette poule perdue en milieu désertique, me demandant comment elle avait bien pu arriver là (véridique!) je reprends mon souffle et mes esprits en réalisant qu'ils parlent d'une pool (un bassin!) En effet ! Un peu échaudé par la grimpette, on se retrouve tous à faire trempette : quel régal inattendu ! Alors que je m'éloigne un peu pour une photo, je réalise qu'il y en a plein d'autres en contrebas : la chance ! Ici point de têtards, juste un gros moustique minéral. Il y a tout un microcosme dans ces pools : animal et végétal et nous faisons attention de ne pas le déranger. La vue sur ces étendues de brainrocks est vraiment étonnante. Tiens un vaisseau spatial ! Gros nuage d'orage qui arrive vers the Wave située à quelques miles au sud. Beaucoup plus bas il y a encore une belle grande mare. Pas encore de têtards mais plein d'oeufs accrochés aux branches d'un buisson desséché. Le temps se gâte et on prend doucement le chemin du retour vers les tipis près de Buckskin Gulch.
J'avais initialement prévu de dormir ce soir à Alstrom Point (http://www.utah-tip.com/serv1.php?type=hike&item=alstrom_point) mais vu les prévisions j'ai préféré réserver pour ce soir un motel à Kanab (rien trouvé à Page au dernier moment) car nous savons pour y être déjà allés (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/vers-alstrom-point) que la piste qui y mène devient infernale si elle est mouillée (j'ai lu ensuite qu'elle était de fait impraticable)
OLD PARIA Lundi 1er août J13 (suite)
Avec ce beau ciel, c'est l'occasion de revoir Old paria et ses étonnants badlands colorés (http://www.america-dreamz.com/utah/paysages/escalante_grand_staircase/old_paria.php)
On aperçoit au loin avec émotion Yellow Rock et Castle Rock (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/yellow-rock-castle-rock)
plus près de nous Red Top (où nous ne sommes pas encore allés)
On trouve une piste qui nous mène jusqu'à la Paria River. Ces 2 photos montrent à ceux qui l'avait envisagé que son accès n'est pas simple (et interdit via Box Canyon d'ailleurs)
En soirée le ciel se dégage et est parfaitement pur quand nous arrivons au Quail Park Lodge de Kanab (décevant : cher, plomberie farfelue-gare aux chauds et froids- chambre petite et mobilier de grand-mère, petit-déjeuner ridicule) On aurait mieux fait de camper ! Dîner au rockingVcafé, conseillé par le gérant, quelconque et cher. Grosse rigolade quand la serveuse, nous ayant demandé si on voulait un peu de glace sur nos tartes, nous les amène couvertes d'une pelletée de glace ! Comment a-t-elle su qu'on était gourmand ?! On se couche sous un ciel étoilé et on est bien content car demain est une belle journée !
WHITE POCKET Mardi 2 août J14 Après un ravitaillement au supermarché de Kanab, nous reprenons la route 89 et bifurquons ensuite sur la House Rock Valley Road en direction de White Pocket (http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_whitepocket.htm) Nous avions découvert cet endroit incroyable en 2009 en compagnie des Grisemote (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/white-pocket) et il nous tardait d'y retourner, avec toutefois un peu d'appréhension compte-tenu des difficultés d'accès puisque la piste est à la fois sableuse et pentue. Pour cette raison j'avais entré les points GPS de l'accès par l'ouest depuis Poverty Flat mais aussi ceux de l'accès sud dont l'étude attentive sur Google Earth montre moins de dénivelée.
Nous passons donc le trailhead de the Wave puis continuons tranquillement plein sud (toujours à 2 à l'heure vu l'état de nos pneus) et au moment de bifurquer vers l'est (nous sommes encore sur la HRVR, juste avant le corral), l'alarme retentit : on a ENCORE crevé ! Pfff ! C'est la 3ème fois (pour ceux qui ont suivi. Pneu AR droit pour changer un peu. En un clin d’œil on rassemble cric et manivelle (désormais toujours à portée de main!), on change la roue, on répare le trou (encore une fois bien sympathique. On a de la « chance » hum!) mais on ne regonfle pas de suite pour « laisser sécher » (je ne sais pas s'il y a un réel intérêt?) Bref nous voilà partis pour un endroit pas facile d'accès avec une roue « peut-être » réparée (impossible d'en être sûrs tant qu'elle n'est pas regonflée mais nos expériences précédentes -et récentes!- nous rendent confiants) On roule cette fois à 1 à l'heure (!). Il nous a déjà fallu une heure depuis la 89 pour arriver jusqu'ici. Pas grave, on a le temps... La piste vers Poverty Flat nous semble plus abîmée que la dernière fois. C'est aussi beaucoup plus vert et il y a même pas mal de vaches (pas vues ni en 2006 ni en 2009, cette année est spéciale, beaucoup plus humide et les vaches ont été laissées sur place) Quant à la piste vers White Pocket, nous aurions juré Fred et moi ne pas être passés au même endroit que la dernière fois ! Elle est méconnaissable (on a vérifié en rentrant sur Google Earth, on a bien pris la même puisqu'il n'y en a qu'une) Nous avions le souvenir d'une piste quasi uniquement sableuse avec une grande descente -donc remontée au retour que nous appréhendions. Cette fois la piste alterne des passages rocheux assez cassants et des portions de sable profond, elle passe près de 2 corrals dont nous n'avions aucun souvenir et nous n'avons même pas remarqué la descente, segmentée par des passages rocheux sans doute. Bref on n'y comprend rien mais on arrive sans encombre à White Pocket après encore une bonne heure de piste (soit 2h depuis la 89) Il y a là une voiture de Paria Outpost, l'outfitter qui emmène les gens qui ne souhaitent pas prendre le risque d'y aller par eux-mêmes. Nous pique-niquons tranquillement à l'ombre et lorsque nous débutons la visite croisons les autres qui repartent. Chouette, on a White Pocket pour nous tous seuls ! Fred se dépêche de monter sur une colline de brainrocks pour voir par où ils repartent mais la voiture disparaît très vite derrière les dunes. On verra bien ! Profitons d'abord du site, encore une fois par une température tout à fait supportable de 34°C avec du vent et quelques beaux nuages. On a vraiment de la chance d'avoir ce ciel spectaculaire, j'adore ! C'est comme de la chantilly sur la glace ! Après presque 3 h de vadrouille, nous reprenons la voiture et prenons une piste que nous croyons être celle de la dernière fois (moins cassante donc que celle empruntée tout à l'heure) Au bout de qq km nous réalisons que nous sommes en fait sur la piste qui part plein sud, ce qui nous fait faire un bon détour (d'environ 1h finalement). Trop tard on continue sur une piste avec du sable bien profond par endroits mais pas de portions cassantes. On arrive finalement vers Pine tree Pocket et on repart vers notre prochaine étape : Coyote Butte South (Voir cette carte : http://www.synnatschke.de/cbs/cbs-white-pocket-topo-map.jpg A l'aller on est passé par la piste en trait rouge plein et au retour par celle en pointillés rouges.)
COYOTE BUTTE SOUTH Mardi 2 août J14 (suite) Nous avions acheté des permis sur le net pour demain (il n'y en avait plus pour aujourd'hui) mais avons pu en trouver hier à la Paria Ranger Station, ce qui nous arrange bien. C'est la 3ème fois que nous venons ici et on ne s'en lasse pas. Les rangers ont bien amélioré la signalisation depuis 2006, édité un plan, fermé les pistes piégeuses et nous y arrivons donc sans problème (et sans crevaison!) Il est tout de même prudent de potasser un peu le sujet à l'avance (et pour WP encore plus, of course!) : http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_cottonwoodteepees.htm Il fait toujours aussi bon et il ne nous faut qu' ¼ h de marche pour arriver au pied des tipis (dans mon récit de 2009 j'indique 1H ce qui est sans doute exagéré) Ici aussi il y a de l'eau et c'est bien agréable. On se balade environ 2h sur le site (personne...), reconnaissons pas mal d'endroits et en découvrons d'autres. La lumière de fin de journée est superbe, le ciel aussi, on se régale !
On installe ensuite les tentes à notre endroit habituel (juste en dehors du parc où le camping est interdit). Pas le moindre insecte cette fois-ci (plein de mouches en 2009) mais pas mal de bouses de vaches séchées que nous dispersons à la pelle. Gros feu, grillades, chamallows, étoiles et très bonne nuit avec une température idéale (fournaise la dernière fois)
EN ROUTE VERS ESCALANTE Mercredi 03 août J15 Séance gonflage au réveil (ça devient une habitude, un peu comme le brossage de dents!) : la réparation tient bon, ouf ! Il nous faut 2h jusqu'à la 89 puis nous prenons la Cottonwood Canyon Road (c'est la 3ème fois, on ne fait qu'un arrêt pique-nique un peu après Yellow Rock. En étant attentif on voit une table de pique-pique en contrebas de la piste : on peut camper à l'ombre le long de la Cottonwood Creek. (peut-être 37° 19.438 N111° 52.946 O, à vérifier) quelques moustiques) Le ciel s'assombrit à vue d'oeil et on se dépêche (mais pas trop... les pneus...) de quitter cette piste qui se transforme en patinoire quand il pleut. Le réservoir de l'Escalante Statepark Campground, petit lac artificiel, est plein à ras-bord (il était presque vide en 2009 et la baignade y était d'ailleurs interdite à cause d'un parasite) Nous retrouvons notre place « habituelle » (3ème fois aussi) dans ce petit camping très bien tenu (et équipé de douches!) Réservation conseillée en été. On installe tentes et double-toits et on file vers la Hole in the Rock Road dans l'espoir (de plus en plus ténu au fil des km) de pouvoir retourner à the Volcano (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/the-volcano) en passant cette fois-ci par le Harris Wash Trailhead : il y a une ancienne piste qui traverse le wash et se rapproche pas mal du Volcano mais je ne connais pas son état. Nous n'aurions pas le temps d'y aller comme la dernière fois par la Old Sheffield Road. Au bout de qq miles sur la Hole in the Rock Road, il faut nous rendre à l'évidence : ce n'est pas un temps à faire des pistes de glaise et à traverser un wash, d'autant plus que nous avons à nouveau une crevaison lente, cette fois sur la roue de secours, pourtant toute neuve ! 4ème crevaison ! 2 dans la même journée ! Demi-tour ! Dommage, on aurait bien aimé montrer ce drôle de « volcan » aux enfants. On fait qq emplettes à la Groceries d'Escalante qui nous paraît bien mieux achalandée que la dernière fois en prévision de la randonnée des 2 jours à venir. Fin de journée tranquille au campground (on remplace la roue de secours avec sa crevaison lente par la roue réparée...) quand nous voyons arriver nos voisins : un minivan lourdement chargé (normal il en sort 8 personnes en cinq bonnes minutes, les derniers ayant visiblement du mal à émerger d'un profond sommeil) avec une grande remorque pleine de sacs-à-dos, glacières... Une véritable réincarnation des pieds nickelés : ça sort un bout de toile de tente, le touille un peu, le laisse tomber à terre, va se faire un sandwich en piochant dans la glacière, trouve un piquet, boit un coup. Tout ça X 8 sans aucune entraide ni coordination. On n'en revient pas. Il y a là 2 adultes et 6 ados qui nous donnent l'impression d'être en stage de réinsertion pour ados à problème. Quand l'un d'eux rote bruyamment, je ne peux m'empêcher de lâcher un retentissant « beeerrrkkk » en expliquant aux enfants : « bah quoi, c'est pas d'ma faute, c'est sorti tout seul ! » Au bout de 2h les tentes tiennent à peu près debout : le plus jeune, une dizaine d'années, n'en a pas et dormira dans une bâche en plastique (il y a un auvent - heureusement d'ailleurs car il a pas mal plu pendant la nuit- mais aussi un serpent non identifié que nous avons vu dans un buisson à qq mètres.) Bref, on est au spectacle ! A 10h tout le monde est couché, y compris les pieds nickelés mais comme ils ont roulé toute la journée en dormant, ils se lancent des vannes (certainement subtiles...) dont tout le camp profite jusqu'à ce qu'une dame vienne râler. Aucune autorité de la part des adultes dont l'un -sans doute le chauffeur- sitôt endormi, a ronflé très bruyamment toute la nuit (il ne m'a réveillé qu'à 4h mais Fred et les enfants en ont bien profité) Vive la vie en communauté ! On doit vraiment être des asociaux !
COYOTE GULCH Jeudi 04 août J16 On se lève aux aurores, non sans passer et repasser bruyamment à côté des tentes des affreux-jojos, ce qui dérègle le ronflement du chauffeur qui a des ratés et au moment où nous démarrons vers the Famous rando super perdue et sauvage, un des adultes, nous ayant vu préparer nos sacs-à-dos, nous demande où nous allons faire du backpacking. Quand je lui dis que nous allons à Coyote Gulch, il nous lance un enthousiaste « We too ! » « Very nice ! » lancé-je avec mon sourire le plus faux. Merdum ! C'est bien ce que je craignais hier en voyant leurs sacs-à-dos. Bon, on relativise en se disant que Coyote Gulch, c'est grand et qu'avec leur remorque ils ne prévoient sans doute pas de partir comme nous du Fortymile Ridge Trailhead. http://www.wildbackpacker.com/backpacking-trails/coyote-gulch/ Arrivés près du watertank nous prenons en stop un jeune américain qui va récupérer sa voiture au Trailhead (ils ont remonté un bout de l'Escalante river puis Coyote Gulch et sont sortis à Jacob Hamblin Arch. Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas ensuite retourné à sa voiture car ce n'est pas beaucoup plus loin que ce watertank. Après coup nous pensons qu'ils ont préféré suivre les cairns qui mènent de JHA au watertank alors qu'il n'y en a pas pour rejoindre le 40 mile ridge TH : GPS indispensable) Il nous explique que le lit de Coyote Gulch est très agréable et que l'on peut y marcher pieds nus dans qq cm d'eau. Il nous dit aussi qu'il y a au moins 3 sources. Cool ! Il est déjà 10h quand nous démarrons la balade. Ne vous fiez pas aux apparences ! Marion n'est pas une enfant martyre : elle transporte les matelas, volumineux mais légers ! Après une heure de descente dans le sable mou (féchô!) nous parvenons au bord de la falaise qui surplombe la confluence de Coyote Gulch et de l'Escalante River. Les cairns nous mènent sans problème à l'unique passage qui permet d'en descendre : Crack in the Wall, une étroite fissure d'une quarantaine de cm par laquelle on peut se faufiler et qui mène au sommet d'une très grande dune qui plonge vers les rivières. Le décor est grandiose et dégage une impression très forte. Nous utilisons une corde (10 ou 15 m sont suffisants) pour descendre les sacs qui sont trop gros pour la fissure. En descendant cette grande dune de sable mou on espère bien pouvoir sortir comme prévu à Jacob Hamblin Arch (sortie réputée un peu acrobatique) car remonter par là ne nous dit rien du tout (il y a toutefois moyen de passer vraiment au pied de la falaise par un sentier plus ferme et ombragé une partie de la journée. Reste encore la dune au-dessus de la falaise qui doit être aussi bien toxique en fin de rando!) On aperçoit la très massive et aérienne à la fois Stevens Arch. Il nous faut environ 1h pour passer la fissure et arriver au fond du canyon : on aperçoit la verdure, puis le ruisseau. On vide les chaussures pleines de sable et tout le monde (sauf moi, j'ai la peau sensible, hé oui!) continue pieds-nus dans l'eau limpide. Pause pique-nique à l'ombre, bienvenue car il fait très chaud. On n'en souffre pas car on peut se rafraîchir à loisir. Pas le moindre taon ni moustique à l'horizon, cool ! Nous arrivons bientôt à la 1ère source, difficilement exploitable pour refaire le plein (on a notre filtre au cas où) Vers midi (soit 2h après le départ, pause pic-nic comprise) nous atteignons la 1ère cascade, puis la 2ème source 10 minutes plus tard (d'un bon débit celle-ci, on refait le plein en prenant une douche. Ça fait du bien!) La 2ème cascade nécessite qq acrobaties mais est négociée toujours pieds-nus. Le paysage est varié, alternant alcôves et petite arche. Tout le monde doit se rechausser brièvement pour la 3ème cascade (2h45 du départ dont pique-nique), à la sortie d'un chaos où se mêlent roches et branches, rien de compliqué toutefois. Enfin (4h15 dont pique-nique et innombrables arrêts photos/vidéos) nous arrivons à Coyote Bridge. Petit coup de pompe (bah oui on n'a pas l'habitude des sacs), grosse sieste à l'ombre dans le sable, et ça repart ! Il doit rester une petite heure de marche jusqu'à Jacob Hamblin Arch où nous prévoyons de camper. Ruissellement, Passage plus étroit, 4ème cascade, alors qu'on approche du but, on commence à entendre des cris « débiles » Je pense aussitôt à nos pieds nickelés mais non il s'agit d'une autre bande d'ados... Au moins aussi bruyante ! Pfff, le canyon résonne de cris de singes, ça glousse, ça caquette, ça siffle, ça roucoule, ça couine. On croise encore 3 personnes, « normales ». Puis encore 4 autres. La foule ! Et on aperçoit les toilettes : on est arrivé ! Il est 16h (6h de marche - pieds nus pour Fred et les enfants, pas banal, pauses comprises) Grosse déception : j'espérais pour notre première rando en backpacking pouvoir profiter d'une atmosphère magique, perdus seuls loin de tout au fond d'un canyon du Grand Staircase National Monument et nous voilà réduits à camper près de toilettes (nécessaires évidemment vu la fréquentation mais qui cassent un peu le mythe) en supportant une bande d'ados débiles. Le moral remonte en flèche quand le silence revient : ils sont partis, ouf ! Bon débarras !
On repère l'endroit par où l'on peut sortir du canyon (à 20 m à droite des toilettes qd on les regarde depuis le ruisseau), ça a l'air d'aller, on est confiant.
On se trouve un endroit douillet à bonne distance des toilettes pour installer les tentes (on a le choix, on est tout seul) qui - c'est pratique- se trouve juste en face de la 3ème source (d'un débit tout-à-fait correct, nous n'aurons donc pas à utiliser notre filtre. De l'Aquatabs suffira) et avec la vue sur Jacob Hamblin Arch. On se repose un peu et je pars avec Fred un peu en amont de l'arche : il y a une voûte gigantesque qui permet de bivouaquer à l'abri de la pluie, mais un peu loin de la source. Pas de risque de pluie pour cette nuit : le temps est au beau fixe. On aurait donc pu ne pas prendre les double-toits et les vestes de pluie (mais ça on ne le sait qu'après coup) Nous avions aussi pris les bâtons de marche, absolument inutiles eux. Ne parlons pas des pots de Nutella et de confiture (en verre!) que Fred a pris « pour le moral des troupes » (bah, c'est lui qui a porté la bouffe et les tentes : une douzaine de kg à mon avis tandis que les autres sacs ne devaient pas dépasser les 6-8 kg, eau comprise) On avait nos sacs de couchage « habituels » beaucoup trop chauds pour la circonstance, d'autant plus que nous étions au pied d'une falaise noire qui a réfracté toute la nuit la chaleur accumulée dans la journée. On a eu trop chaud cette nuit-là (la seule du voyage en fait)
Nous poursuivons encore un peu en amont et soudain inquiète, je tends l'oreille ! Non, ce n'est pas possible ! Si! C'est eux ! Ils apparaissent au détour d'un méandre : si l'un ou l'autre des enfants a encore l'énergie de grimper partout en criant, derrière c'est la Berezina ! Chacun des adultes porte 2 sacs, ils en ont visiblement plein les pattes. Fred va au devant d'eux : ils n'ont plus d'eau et ne soupçonnaient pas qu'ils étaient presque arrivés à Jacob Hamblin Arch. Il leur indique que la source est au prochain méandre, leur demande où ils vont bivouaquer et leur recommande d'être plus discrets que la nuit dernière. Nous regagnons les tentes, enchantés (!) pour aller annoncer la nouvelle aux enfants. Pfff ! Finalement on n'entend plus rien : ils ont installé leur camp sous la voûte et les adultes ont sans doute un peu plus d'autorité sur des ados crevés. Un peu plus tard, on voit arriver les adultes accompagnés d'un enfant, chargés de gourdes : ils passent devant la source sans la voir (j'te jure!). Je vais les voir et la leur indique. Ils ont marché 7h depuis Hurricane Wash Trailhead et pensent glandouiller dans le coin 2 nuits avant de remonter par le même chemin. Les adultes ne se sont pas absentés depuis 5 min que les cris recommencent : j'en remets une couche ! Alors que la nuit tombe, on voit encore passer un groupe de 6 personnes (de jeunes adultes « normaux ») Nuit trop chaude mais tranquille finalement (bon ils sont tout de même à plusieurs centaines de mètres)
Vendredi 05 août J17 On attaque la montée vers 6h30 : si on a le pied sûr, quelques notions basiques d'escalade, des sacs de taille raisonnable et une corde d'une dizaine de mètres, c'est tout-à-fait faisable (toutes ces conditions doivent être réunies hein!) Il y a un pas un peu délicat pour lequel Fred a assuré l'adhérence de nos chaussures en les tenant de la main, puis nous lui avons lancé une corde (que l'on peut fixer au rocher, il en est même usé) pour l'assurer à notre tour. Sans corde ce passage est risqué. En une demi-heure à peine nous sommes sortis du canyon. Je trouve l'arche plus belle du dessus finalement. Il nous faut en tout 2h pour retrouver la voiture : la rando est donc faisable en un jour puisqu'il y a en tout 8h de marche mais la fin est assez fastidieuse, on aurait eu du mal. Impression mitigée pour cette rando finalement, principalement à cause du monde que nous y avons croisé (on ne s'y attendait vraiment pas) Rapport effort (poids des sacs)/intérêt/ambiance pas terrible en fait. Sur les 8h de marche, seulement 4 dans le Gulch (mais la descente de Crack in the Wall vers le ruisseau est superbe!), 1ère et 2 dernières heures pas passionnantes. Attention : vu le débit somme toute modeste des sources, il n'est pas sûr qu'on les trouve lors d'un été très sec. Mieux vaut avoir un filtre.
EN ROUTE VERS DINOSAUR NM Vendredi 05 août J17 (suite)
Une longue étape de transition est prévue pour le reste de la journée : je voudrais me rapprocher autant que possible de Dinosaur National Monument, situé à 2h de piste + 8h de route ! C'est pas gagné, mais après cette grande balade, on devrait supporter un peu de voiture ! Nous prenons tout de même le temps de nous rafraîchir sur le parking du trailhead avant de retourner à la civilisation. Piste, route 12 toujours aussi belle vers Torrey où nous avalons des burgers pas mauvais, traversée de Capitol Reef (on aime!), Hanksville (je dors), puis Autoroute I 70 où... nous crevons pour la CINQUIEME FOIS, un peu avant la bifurcation vers le N et Rangely. C'est encore la roue AR D (ça vaut mieux, on change la roue sur la bande d'arrêt d'urgence) HEUREUSEMENT que nous avions l'indication et l'alarme de pression des pneus sinon nous les aurions certainement éclatés...
Cette fois s'en est trop, si on crève même sur les autoroutes, comment envisager de faire encore les dizaines de miles de piste au programme ?! On répare (encore une fois un bon trou, c'est dingue) puis on décide d'aller à l'agence Alamo de l'aéroport de Grand Junction (Fred a internet sur son tél) demander à changer de voiture. On le trouve facilement mais pour éviter d'éveiller les soupçons on va d'abord laver la voiture (déjà qu'elle est toute rayée et a une bosse!) Ils n'ont « en rayon » qu'un Chevrolet Tahoe : le gars nous indique que c'est plus petit que le Nissan Armada. « Pas grave », lui dit-on (le volume extérieur est le même) On fait les papiers, on vide notre voiture (1 milliard de bidules dans tous les coins) puis il faut se rendre à l'évidence, ça ne rentre pas ! La 3ème rangée de sièges du Tahoe, une fois repliée, ne rentre pas dans le sol comme sur l'Armada : il nous manque 40 cm de coffre. Retour au guichet, le gars est parti. La fille du guichet voisin prend le relais, adorable, nous propose de faire changer les pneus (ils ont un accord avec Firestone), téléphone, s'assure qu'ils en ont, trop tard pour ce soir, prend RDV pour demain, nous explique que nous n'aurons rien à payer puisque nous avons l'assurance CDW, que le gars de Firestone verra s'ils doit changer 2 ou 4 pneus) Bref, nous n'avons plus qu'à passer la nuit à Grand Junction où nous trouvons une chambre familiale (6 couchages) au motel 8 pour 80$ petit-déj inclus, faisons une lessive, un ravitaillement. Bref on optimise le temps perdu au mieux.
Samedi 06 août J18 Nous arrivons à la 1ère heure chez Firestone (tout près), le gars nous assure que les pneus avant sont encore bons (il aura raison) et une heure après nous repartons avec de bons gros pneus bien costauds : on a donc crevé 5 fois (dont 2 crevaisons lentes mais bon) avec les pneus arrière : voiture chargée et propulsion les sollicitent plus que les pneus avant. Ils ont même vérifié les niveaux, ça c'est du service ! Il n'empêche que ça reste pénible de devoir s'occuper de l'entretien normal (changer les pneus quand ils sont usés) d'une voiture alors que l'on est en vacances.
DINOSAUR NATIONAL MONUMENT Samedi 06 août J18 (suite) Après 2h30 de route pas désagréable, nous traversons le très glauque village de Dinosaur et entrons dans le parc de Dinosaur, côté Colorado donc (nous ne visiterons pas la partie Utah) http://www.america-dreamz.com/colorado/paysages/dinosaur_national_monument.php
La piste épouse les courbes douces du plateau, nous allons directement vers Echo Park Campground et faisons une petite halte à Whispering Cave : une fissure sépare une énorme dalle rocheuse et de la paroi et génère un courant d'air frais qui contraste agréablement avec la chaleur ambiante (35°C) Bien que nous soyons un WE, il y a plein de places au campground et nous en choisissons une à l'ombre, pas trop loin d'un point d'eau. Déception : pas la moindre vue sur la rivière depuis le camping, une épaisse végétation l'occulte complètement. Après le repas de midi nous partons pour la randonnée de Mitten Park Trail dont la 1ère moitié en ce début d'après-midi est déjà à l'ombre : on chemine à flanc de pierrier en contrebas d'une grande falaise de grès en remontant le cours de la Green River. Le sentier s'élève doucement puis on redescend dans une prairie fleurie avant d'arriver sur une plage de sable fin : la fraîcheur de l'eau refroidit très vite nos ardeurs de baignade (de plus le courant est assez fort) Un peu plus loin une autre plage est défendue par quelques taons : retour à la première, épargnée, pour une petite sieste. Impressionnante « biquette » de strates rouges !
Nous prenons tranquillement le chemin du retour (rencontré une jeune femme seule avec une petite bouteille d'eau... il fait 35°C), l'ombre a gagné du terrain et coupe la rivière en 2 (il est 16h) 2h30 de balade, sieste comprise
Les enfants préfèrent rester au camp tandis que je reprends la voiture avec Fred pour aller faire la rando de Harper's Corner Trail http://www.nps.gov/dino/planyourvisit/harperscornertrail.htm Le parc est très étendu et on passe pas mal de temps sur les pistes/routes, heureusement fort belles. Cette balade en aller-retour de 2 miles offre une vue plongeante sur les méandres de la Yampa et de la Green River, qui ont modelé un paysage impressionnant. On reconnaît la biquette rouge : nous sommes juste au-dessus du Steamboat Rock et de Echo Park campground. Whirlpool Canyon est à contre-jour et la Green River ressemble à un ruban d'argent.
La route du retour est vraiment magnifique : le soleil rasant donne un cachet tout particulier à ce parc. Nous n'avons cependant pas ressenti le grand frisson comme dans les parcs de l'Utah, de l'Arizona ou du Nouveau-Mexique : je dirais que le parc est beau « à grande échelle » mais ça manque de petits détails géologiques à taille humaine (peut-être avons-nous visité le parc trop rapidement) C'est un parc de « points de vue » : on a le sentiment d'être au cinéma mais pas « dans le film » J'adorerais le traverser en bateau !
Quand nous arrivons au campground (quasiment 1h de route/piste encore pour redescendre), les tentes sont montés, le feu crépite sous la surveillance d'Arnaud tandis que les filles se sont réfugiées dans la tente, à cause des moustiques (bah oui on est partis avec le pschitt dans la voiture...) Il y a en a peu mais Caroline est leur proie favorite. C'est la pleine lune (eh oui lune montante à Yosemite il y a 3 semaines...) Elle illumine le steamboat. On finit par éteindre le feu pour bien profiter du ciel étoilé. Nuit assez fraîche, très calme.
RED DESERT ADOBE TOWN Dimanche 07 août J19 Cette région méconnue du Wyoming sud se situe à l'est de Rock Springs. http://www.america-dreamz.com/wyoming/paysages/chevaux_sauvages_red_desert.php Il s'agit d'un désert froid, situé sur la ligne de Partage des Eaux (Atlantique/Pacifique) actuellement menacé par la prospection minière (plus que menacé d'ailleurs puisqu'il y a déjà pas mal de derricks, pipe-lines un peu partout) pour la recherche de gaz et de pétrole. C'est aussi le domaine de dizaines de milliers de pronghorns (grosses antilopes) et de milliers de chevaux sauvages, qui se sont si bien adaptés au milieu que le gouvernement juge nécessaire d'en déporter chaque année une bonne partie afin d'éviter d'aggraver la désertification. Des associations luttent contre cette action jugée violente (on traque les chevaux par hélicoptère et on bouscule la hiérarchie des hordes en les séparant au hasard) Voir ce très beau blog : http://www.wildhoofbeats.com/blog/wild-horses-their-last-days-of-freedom-in-adobe-town
En route donc vers Adobe Town http://www.voiceforthewild.org/greatdivide/pubs/adobe_town_brochure_final.pdf et les chevaux sauvages du Wyoming.
Mon plan est de passer par la Yampa Bench Road pour quitter le Dinosaur NM, puis à partir de Baggs, Wy, de prendre une piste vers l'ouest pour rejoindre Adobe Town. Après quelques km sur la Yampa B Road, nous préférons faire demi-tour : elle est mauvaise, on n'avance pas et en plus on ne voit rien de spécial. On repasse donc par Vernal puis Rock Springs (très belle route 191 : géologie très variée, hauts plateaux désertiques, quelques lacs et rivières.) où nous déjeunons rapidement (ville minière sans grand charme. Il faut que je relise le bouquin de Rick Bass intitulé Rock Springs...) Il nous faut environ 1h30 de piste agréable (quelques biches et chevaux par-ci par-là, mauvaise sur les derniers miles) pour arriver à Adobe Town. A l'unanimité : on est déçu ! Bof quoi, on a déjà vu trop de badlands superbes pour vraiment apprécier ce fatras grisâtre. Le seul véritable intérêt du site est la piste qui y mène, belle sans être magique, mais j'aime ces douces prairies ondulées et ce Big Sky ! Au retour on aperçoit une horde de chevaux sauvages, près d'un point d'eau (comme souvent) Je profite des buissons de sauge pour m'en rapprocher discrètement. Ils ne m'ont pas vue. Pour les faire un peu bouger, je me montre : alerte Puis fuite ! C'est superbe ! Pas si mal Adobe Town finalement...
RED DESERT KILLPECKER SAND DUNES Dimanche 07 août J19 (suite) Situées à une trentaine de miles au N de Rock Springs, ces dunes font partie du champ de dunes le plus actif de l'Amérique du nord. C'est une zone de grand intérêt biologique où cohabitent animaux sauvages (cerfs, pronghorns, chevaux), quads (mais limités à la partie est des dunes) et exploitation minière (encore...) On peut camper sur le parking destiné au quads. http://www.duneguide.com/sand_dune_guide_killpecker.htm (Contrairement à ce qui est indiqué sur ce site, il n'y a pas d'eau, juste des toilettes sèches.)
La piste qui mène aux dunes est sans problème. Nous repérons la bifurcation vers les pétroglyphes de White Mountain où nous irons demain et prenons la piste vers la zone protégée interdite aux quads (panneau Wilderness Study Area ou qq chose comme ça) Au sortir d'une petite bosse, on tombe sur ce magnifique spectacle : une horde de chevaux sauvages, près d'une petite mare dunaire, avec le belle lumière de fin de journée, sur fond de dunes. C'est si beau que ne s'en approche pas : impossible de bousculer une telle harmonie. La piste continue, devient sableuse, très sableuse, trop sableuse. Le vent qui souffle fort a poussé le sable sur la piste, ça monte, on ne passe plus. Allégé de ses passagers, la voiture recule finalement sans difficultés (ça descend...) Dommage... On roule ensuite vers le parking des quads : en plein vent, pas très plat, avec des quads, bof ! J'avise en contrebas des dunes une prairie qui devrait être plus abritée. C'est le cas, l'endroit est très agréable, on a la vue sur les dunes, plein de bois mort pour le feu. On profite des derniers rayons du soleil, c'est beau !
Lundi 08 août J20 6°C au réveil : on attend que le soleil réchauffe un peu l'atmosphère avant de quitter les sacs de couchage. On a bien dormi malgré le bruit des pompes (pour les gisements de gaz?) apparu quand le vent est tombé (ça nous a rappelé Angel peak, https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa2009/great-sand-dunes-np) On a aussi entendu quelques coyottes. Petit-déj au coin du feu. En route vers les White Mountain Petroglyphes (http://www.frankstehno.com/sagemesa/destinations/wyoming/whitemountain/whitemtnpetrosintro.htm) Ils se situent sur cette falaise : l'accès en est très facile si bien qu'il y a eu pas mal de dégradations sur le site (pétroglyphes repassés à la craie, graffitis contemporains) Bref, pas transcendant du tout : seuls les gros nids d'oiseaux nichés dans la falaise très tarabiscotée pleine de cavités nous ont vraiment intéressés.
RED DESERT OREGON BUTTES Lundi 08 août J20 (suite) Au début de notre voyage de 2006, nous avions découvert le Great Desert Basin qui nous avait fait forte impression : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/les-chevaux-sauvages-du-great-divide-basin J'avais donc repéré sur les cartes Garmin un parcours par les pistes jusqu'aux Oregon Buttes avant de rejoindre South Pass/atlantic City. J'aurais mieux fait d'utiliser Google Earth car les pistes repérées n'existent pas (du moins pour certaines) On se perd un peu (beaucoup) sur des pistes parfois pas très faciles (je garde un oeil sur la jauge), on ne croise que quelques chevaux isolés (bizarre car cet animal aime vivre en société), quelques montagnes tabulaires, et on finit par retomber sur nos pattes et par arriver en vue des badlands. Ciel superbe encore une fois (c'est ce que je préfère au Wyoming)
On retrouve enfin la route et on file vers Atlantic City et South Pass.
ATLANTIC CITY SOUTH PASS Lundi 08 août J20 (suite) Ces 2 villages distants de quelques miles sont d'anciennes villes de chercheurs d'or. Atlantic city compte encore une quarantaine d'habitants et quelques résidences secondaires (!) On pique-nique confortablement installé devant la petite église (toujours ce beau ciel du Wyoming) avant d'aller faire un tour à South Pass où quelques passionnés rénovent patiemment les maisons du village, avec un souci du détail touchant. Il nous faut encore 2h de belle route avant d'arriver au super 8 de Dubois (assez cher, très belle vue mais petit déj indigent dans les gravats), notre dernière étape avant le parc du Grand Teton. On dîne dans le seul restaurant ouvert ( ? la crise?), quelconque (oublié le nom)
GRAND TETON 1 Mardi 09 août J21 Dubois est vraiment aux portes du Grand Teton NP et nous y arrivons vers 8h : grand beau sur les montagnes, comme en 2006, quelle chance ! On est (forcément) moins époustouflés qu'en 2006 mais c'est tout de même très beau. On en profite pour monter à Signal Mountain profiter de la vue sur le Jackson Lake d'un côté et la Snake River de l'autre. On file ensuite vers le nord et le PN du Yellowstone, qui jouxte celui du Grand Teton.
YELLOWSTONE SENTINEL MEADOWS Mardi 09 août J21 (suite) Il y a encore plus de monde qu'en 2006, c'est fou ! On file directement vers une balade que j'ai repérée au N de Old Faithfull au bout de la Fountain Flat Drive. Nous reconnaissons l'endroit où nous nous étions baignés la dernière fois (l'eau de la Firehole River est chaude : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/yellowstone-sud-ouest) Après un pique-nique rapide, nous allons faire une balade très amusante (http://www.americansouthwest.net/wyoming/yellowstone/sentinel-meadows.html) d'un excellent rapport effort/intérêt (personne sur cette rando sauf sur les premiers et derniers 1/4h) On passe la Firehole River sur un pont situé près de Ojo Caliente Spring puis on traverse ce petit ruisseau « herbu » (eau à 40°C) et au sortir d'un bosquet on pénètre dans une vaste prairie qui semble plaire aux bisons (os à gogo, traces partout) On aperçoit des monticules jaunes clairs qui fument (3 ou 4) : chacun correspond à un geyser et c'est l'accumulation de sels minéraux qui a créé ces « collines » On grimpe évidemment au sommet prudemment mais avec délectation (personne, pas de panneau, pas de ponton, pas de barrière, ahhhh ! Que ça fait du bien!!!)
L'eau des sources coule en jolies ruisseaux multicolores dans la verte prairie : c'est assez sploutch !
Les bords du geyser suivant sont particulièrement acérés (si quelqu'un a une explication?)
On a un ciel terrible, je jubile !
On aperçoit depuis le 2ème dôme la cabane décrite dans le topo : là ça devient trrrès sploutch ! Elle était autrefois utilisée pour se baigner mais aujourd'hui ça n'est pas vraiment engageant : on dirait un bain d'acide! On adore cet endroit perdu (mais à moins de 2 miles de la voiture!) Des taons opiniâtres nous font déguerpir (on a eu l'impression d'être piqué mais finalement non : nos taons sont bien pires!) d'autant que le ciel devient franchement menaçant. On repasse près de Ojo Caliente Spring et on retrouve la voiture, avant la pluie finalement. On va faire un tour rapide à Midway Geyser Basin où la foule nous gave rapidement ! Je remarque en face (donc à l'est de la route) une vallée pleine de fumerolles qui me fait bien envie : on ira demain voir de quoi il retourne (c'est notre 2ème visite dans ce parc et on a déjà vu les « marronniers » la dernière fois. La pluie nous rattrapera un peu plus tard alors que nous asistons à l'éruption du Old Faithfull parmi des centaines d'autres spectateurs (ce geyser nous déçoit, comme la dernière fois)
J'ai réservé une cabin pour 3 (bah oui, il n'y avait plus rien d'autre) avec sdb dont nous nous accommodons sans mal à 5. Gros orage durant la nuit (rien entendu avec mes boules Quies... dommage!)
YELLOWSTONE BISCUIT BASIN Mercredi 10 août J22 On décolle un peu avant huit heures, le fond de l'air est frais (6°C) et ça fume de partout. IL n'y a pas grand monde aussi en profitons-nous pour faire un tour à Biscuit Basin (dont le parking était totalement embouteillé hier après-midi) Ça fume vraiment de partout : il y a même des trous sur le parking ! Ponton, geyser, ponton, flaque bleue, ponton, panneau, barrière : ça nous paraît bien fade après notre randonnée d'hier. Allons voir un peu de quoi il retourne dans cette vallée aperçue hier. En route nous apercevons un grizzly sur le bord de la route (photos floues pfff!), 2è (et dernier) ours du voyage.
YELLOWSTONE BALADE MAGIQUE Mercredi 10 août J22 (suite) Nous allons faire une balade courte (2h30 pause contemplatives comprises mais on peut prolonger) et quasi sans dénivelé qui vaut presque le voyage à elle seule. Je vous déconseille de la faire au début de votre séjour à Yellowstone : tout vous semblera ensuite bien fade ! On débute la rando un peu avant 9h et ça fume encore pas mal, ce qui facilite le repérage des sites géothermiques. Nous allons remonter une rivière d'eau chaude, multicolore. La traverser à plusieurs reprises pour le fun (attention c’est chaud - mais pas brûlant...) Découvrir des geysers aux couleurs des mers du sud rien que pour nous. Contourner des zones de boue écarlate. Sursauter quand ce sombre geyser outremer va se réveiller alors que nous lui tournons le dos. Fred va courageusement approcher sa main de l'eau (vraiment) brûlante rien que pour la photo ! Aller de découverte en découverte en remontant la vallée. Avoir le vertige au bord de ce gouffre abrupt. Trouver un geyser où seule la nature a jeté des trucs. Nous étonner des grosses bulles qui s'échappent de fissures invisibles Enfin repartir enchantés, émerveillés, sur un nuage... Il est donc possible à Yellowstone de trouver des endroits magnifiques non aménagés sans marcher pendant des heures et des heures. Un seul regret : l'absence d'animaux (mais nombreuses traces de bisons...) Voici où nous étions garés. 44° 31.084' N 110° 49.522' O De cet endroit il faut donc remonter la vallée se trouvant à l'est de la route (en regardant sur Google Earth, je me rends compte qu'il y a des bassins rouges que nous n'avons pas vus : avis aux amateurs!)
YELLOWSTONE MAMMOTH HOT SPRINGS Mercredi 10 août J22 (suite) On aime cet endroit super photogénique (mais on n'est pas les seuls!) Superbe ciel encore une fois ! Après une visite rapide, nous repartons vers Tower Roosevelt et la Lamar Valley. Comme tout le monde (!) on va chercher la tranquillité sur la piste de Blacktail Plateau Drive (erreur fatale : tout le monde fait comme nous et ça bouchonne presque. Paysages banals. Pas d'animaux vu la foule...) où nous décidons de pique-niquer pour ne pas avoir l'impresion d'avoir vraiment perdu notre temps à passer par là (à bon entendeur...)
YELLOWSTONE LAMAR VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Depuis ce matin on s'étonne du peu d'animaux rencontrés : ni cerfs ni bisons. Ont-ils tous décampé, leur 6ème sens les ayant avertis de l'arrivée imminente de l'énorme explosion attendue pour ce mégavolcan qui se trouve sous le parc du Yellowstone ? On commence à désespérer (et à s'inquiéter!) quand enfin nous apercevons un puis deux puis une dizaine de bisons juste au bord de la route. Ouf ! L'explosion n'est pas pour tout de suite (ou alors les bisons n'ont pas de 6ème sens...) Arnaud et Marion, juchés sur le toit de la voiture, aperçoivent alors au loin toute une file de bisons qui marche résolument vers l'ouest. On dirait des animaux en migration : nous nous garons un peu plus loin et marchons à travers les buissons de sauge pour nous rapprocher. Bien que plus éloignés, ils sont paradoxalement beaucoup plus impressionnants que ceux qui se faufilent entre les voitures sur la route. D'autant plus que la voiture est loin ! On se sent tout petit et vulnérable face à une telle masse de bestiaux. On se dissimule plus ou moins derrière un rocher pour ne pas attirer leur attention. Le but de leur « migration » est un lac situé un peu plus loin que l'on ne voit pas depuis la route. Une biche qui passait par là se fait courser par un jeune bison : on se cache un peu mieux ! On passe un bon moment à les observer puis une fois désaltérés la troupe fait insensiblement demi-tour et commence à brouter se rapprochant lentement mais sûrement de notre rocher. On préfère donc retourner tranquillement à la voiture avant que le triple-galop ne devienne nécessaire ! Encore plein de bisons un peu plus loin !
YELLOWSTONE GRAND CANYON Mercredi 10 août J22 (suite) En milieu d'après-midi, nous enchaînons avec une très belle petite rando au départ de Artist Point près du Grand canyon du Yellowstone en direction de Point Sublime. On a de la chance, le trail a été fermé jusque tout récemment à cause d'une attaque d'ours qui a fait un mort (gloups, même si on ne l'a appris qu'après...) Balade toute en contrastes : eau turquoise, vert tendre printanier des pins, roches rouges jaunes et noires, ciel d'azur : 2 superbes miles A/R. (croisé une dizaine de personnes)
YELLOWSTONE HAYDEN VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Fin de journée dans la très belle Hayden Valley : je l'adore... On a vraiment vu plein de bisons cette année (mais quasiment pas de cerfs ni d'élans) Nuit tranquille à Canyon Village dans une cabin spacieuse mais qui ressemble à un baraquement militaire.
YELLOWSTONE NORRIS GEYSER BASIN Jeudi 11 août J23 La grisaille ne nous avait pas permis d'apprécier ce site en 2006. C'est à 20 mn de canyon Village, allons voir. Pas mieux en 2011 avec le soleil : on n'accroche pas. On dirait un terrain vague plein de remblai... Belles montagnes au loin qui nous font envie...
YELLOWSTONE POTTS HOT SPRING BASIN Jeudi 11 août J23 (suite) Notre balade magique nous donne envie de redégoter un coin « sauvage » Sur la route qui mène à West Thumb nous remarquons des fumerolles (il est encore tôt et le fond de l'air est frais) au bord du lac du Yellowstone. On se gare, et on descend vers elles à travers une forêt de pins. On découvre de belles mares multicolores, ça crachouille, ça fume, ça glougloute. Aucun aménagement, pas un chat, mais tout de même le bruit de la route pas loin au-dessus. Il y a là une lagune habitée par un troupeau d'oies que nous n'aurons pas le cœur de déranger. Marion fait son marché et choisira une « belle » vertèbre de bisons (traces et os partout) Encore un endroit étonnant mais un peu trop près de la route. De plus nous allons réaliser en prenant la voiture que l'accès à cet endroit est interdit (plein de panneaux le long de la route un peu après l'endroit où nous nous sommes garés...) Petit tour rapide à West Thumb pour comparer : les mares de west Thumb sont sans doute un peu plus belles mais... très aménagées. J'ai réservé pour nos 2 dernières nuits une cabin à Colter Bay dans le PN du Grand Teton. En route vers le sud donc, pas bien loin en fait...
GRAND TETON 2 Jeudi 11 août J23 (suite) Il fait moins beau ce matin et ça souffle sur le lac ! Nous allons faire un tour sur la piste qui part du sud de Signal Mountain et file vers l'est et la Snake River (la piste qui continue vers le sud en longeant à distance la Snake River est fermée) : bof. Le coin de Mormon Row a toujours autant de charme à nos yeux : bisons, chevaux, vieilles granges dans leur jus. Encore habitées pour certaines !
Petit pèlerinage à Schwabacher Landing où nous avions vu un élan la dernière fois : à défaut d'élan nous y découvrons une cérémonie de mariage assez intimiste (vestiaire derrière les buissons) : une dizaine de personnes, un violon et la Snake River et le Grand teton en toile de fond : pas mal !
Beau paysage de western un peu plus au nord. Séance DVD dans notre douillette cabin.
IDAHO Vendredi 12 août J24 Nous avons envie de voir à quoi ressemblent les Grands tetons depuis leur versant ouest. La Grassy Lake Road se faufile vers l'ouest entre Yellowstone et Grand Teton. On passe tout d'abord devant plusieurs emplacements de camping assez idylliques (mais à plusieurs miles de piste de la route) puis la piste grimpe dans la montagne (peu de vues, on est dans les sapins), redescend vers ce lac recouvert d'une quantité incroyable de nénuphars (jamais vu autant!) puis vers la plaine agricole de l'Idaho (le pays des Famous Potatoes!) C'est très rural puis en approchant de Driggs on rencontre des maisons de plus en plus cossues : on n'est pas loin de Jackson Hole, station de ski très prisée. On ne veut pas déjeuner dans cette ville, on veut de l'authentique alors on s'arrête à Tetonia lorqu'on voit un resto devant lequel sont garées plusieurs voitures (on choisit de préférence les restos où il y a tout de même quelques clients en évitant ceux où il n'y a pas un chat...) Stratégie mise en défaut de façon assez hilarante quand Fred (je vois encore sa tête ! ) se fait servir une énorme bouse de vache (un faux steack reconstitué côtoyant 2 Famous Potatoes, le tout recouvert de 2 litres de sauce diarrhéique figée et froide!) Impossible de ne pas rigoler ! On a oublié de faire une photo ! Le reste était à l'avenant.
Petite pause un peu à l'ouest de Jackson Hole là où arrivent les rafts qui descendent la Snake River (ça a l'air très tranquille) puis petit tour en ville et bon dîner dans un restaurant Thaïlandais (Thaï sapa je crois) Retour vers Colter Bay en passant par Oxbow Bend. Dernière nuit dans l'ouest, demain c'est l'avion...
RETOUR Samedi 13 août J25 Un dernier regard vers les glaciers (maigrichons) des Grands Tetons. Salle d'attente formidable de l'aéroport de Jackson Hole. Personnel convivial (vive les petits aéroports) 2 h coincés dans l'avion sur la piste pour cause de gros orage sur Chicago puis enfin on décolle vers 14h. Correspondance sans problème à Chicago (heureusement qu'on avait 4h, réduites à 2) Comme à l'aller avion confortable avec écran individuel, films, jeux... Puis à Londres et arrivée à Francfort (à J+1 13h30) où il ne manque qu'un sac (…) British Airways nous le livrera à domicile qq jours plus tard (comme d'habitude, on ne s'en fait plus)
CONCLUSION
Encore un belle virée dans l'ouest américain, même s'il faut reconnaître que l'impression de découverte s'émousse au fil des voyages (impossible d'y échapper je pense) Toujours autant de plaisir dans la préparation et toujours autant de facilité dans la réalisation : no stress ! Les Américains sont fiables et réglos (bon, une petite recherche avec Google ne nuit pas de temps en temps quand on a un doute)
4000 miles au compteur comme prévu « à la louche » La seule journée « pénible » prévue au programme a finalement été écourtée par la 5ème crevaison.
On s'est bien sûr félicité d'avoir pris de quoi réparer et regonfler : ça nous a évité de bouleverser nos plans. Le compresseur pèse moins de 4 kg (http://www.best-of-land.com/compresseur-tmax-p-299.html), le kit de réparation qq centaines de grammes (http://motardsardechois.free.fr/Page%20Futura%20Technique/RST%20consommables/Utilisation%20kit%20reparation%20pneu.pdf) Je ne sais pas ce que vaut ce type de réparation sur le long terme : à signaler donc en rendant la voiture (le problème ne s'est pas posé pour nous puisque les pneus ont finalement été changés) Pelle bien utile aussi pour creuser un peu la piste quand il manque qq mm pour mettre en place la roue de secours (cric un peu court?) Les plaques de désensablement n'ont pas servi (sauf pour s'asseoir dessus!), la sangle de remorquage non plus (ouf!)
Notre (tout) petit frigo électrique qui en est à son 3ème voyage a parfaitement fonctionné (il a fallu changer la prise-allume cigare qui ne correspondait pas avec celle de la voiture, trouvé sans pb dans le 1er Walmart venu) La batterie était assez puissante pour le laisser branché en permanence même la nuit (Pas osé toutefois dans les coins perdus loin de tout. La batterie du gros Suburban de 2009, elle, ne tenait pas le coup. Pas de soucis avec un Dodge Durango en 2006)
Un voyage un peu trop « civilisé » finalement : on a trouvé que les nuits en motels cassaient un peu le rythme et l'ambiance (surtout quand il y a du Wifi, difficile de résister!). On aurait du camper plus souvent mais je craignais d'avoir du mauvais temps pour la partie nord du voyage (nous l'avons eu en fait à Zion...et uniquement à Zion. Beaucoup de chance avec la météo!) On a eu parfois un peu la nostalgie de nos aventures de 2009 avec les Grisemote (coucou!)
Un budget explosé par rapport à 2009 : avion +30%, voiture avec 300$ de frais de drop off , cabins et motels, restos...La Californie n'est pas donnée ! Budget quasiment doublé donc, avec un niveau de confort certes supérieur et un voyage plus varié mais moins aventureux (on avait campé presque tout le temps en 2009)
AVION POUR 5 avec British Airways Francfort-Londres-San Francisco Jackson Hole-Chicago-Londres-Francfort 4 913,00 € 4X4 full size 25j chez Alamo via autoeurope frais de drop off à Jackson Hole 300 $ 1 483,00 € Houseboat 3 nuits 547,00 € Crane Flat campground Yosemite 14,00 € Trumbull Lake Campground 18,00 € Yosemite Gateway Motel 2 grands lits 133,00 € Furnace Creek Ranch 2 grands lits 155,00 € Quality Inn at Zion 2 grands lits 2 nuits 220,00 € 2X5 permits pour Coyote Butte South 36,00 € Escalante Petrified Forest campground 18,00 € Grand Junction Super 8 motel 3 grands lits 56,00 € Echo Park campground Dinosaur 6,00 € Dubois Super 8 motel 2 grands lits 81,00 € Yellowstone Old Faithfull lodge Frontier Cabin 1 grand lit+ 1 lit simple, SDB 88,00 € Yellowstone Canyon Lodge Pionner Cabin 2 grands lits, SDB 75,00 € Grand Teton Colter Bay Room Cabin 3 grands lits, SDB 2 nuits 289,00 € Essence : 15j/100, 6400 km 1 066,00 € Divers : resto, pique-niques 1 500,00 €
Total pour 25 jours à 5 9 303,00 €
Pour la version en images, cliquez ici : https://sites.google.com/site/sibellelaterreusaouest3eme/home Bonne lecture!
Marie
USA 2011
INTRODUCTION Jamais 2 sans 3 dit-on ! Voici donc le récit de notre 3ème voyage dans l'ouest américain : Le 1er en 2006 nous avait permis de découvrir les « classiques » tout en goûtant aussi à quelques sites plus confidentiels. Le virus était pris ! Le second en 2009, en partie réalisé avec nos amis les Grisemote, fut résolument plus aventureux. Pour le 3ème j'avais pour mission, de la part des enfants, de privilégier les « endroits pas trop caniculaires » : c'était donc l'occasion de découvrir San Francisco, Yosemite et de retourner au Yellowstone et à Grand Teton NP. Comme il fallait bien relier ces lieux tempérés j'en profitai pour glisser subrepticement dans le parcours des endroits un peu (beaucoup!) plus chauds en été... Notre voyage nous mènera donc de San Francisco à Jackson Hole, Wyoming, d'où nous reprendrons l'avion 25 jours plus tard. NB : le récit est copieux, peut-être pour certains un peu indigeste mais j'ai essayé de combiner renseignements utiles pour d'éventuels futurs voyageurs de l'ouest et anecdotes/photos que la famille regardera avec plaisir (enfin j'espère!) et nostalgie d'ici quelques années.
ARRIVEE A SAN FRANCISCO Mercredi 20 juillet J1 Après un vol cher (30 % de plus qu'en 2009) mais confortable (pas trop serrés, écran individuels avec plein de films dont certains en Français) avec British Airways depuis Francfort via Londres, nous découvrons ébahis la fameuse baie de San Francisco, sous le soleil -quelle chance! On reconnaît immédiatement le très fameux Golden gate Bridge, le Financial District de SFO et le Bay Bridge. L'avion se pose à l'heure prévue (16h45), nous récupérons les bagages et passons la douane en un clin d'oeil puis nous dirigeons un peu anxieux vers le comptoir Alamo pour récupérer notre voiture de location. Nous avons pas mal de pistes au programme, sommes 5 de gabarit adulte (Caroline, Arnaud et Marion sont maintenant âgés de 18, 16 et 15 ans) et transportons du matériel de camping. J'ai donc réservé un SUV full size (pas trouvé de premium sur SFO). Plus de véhicule de cette catégorie chez Alamo, gloups ! On nous en propose un (seul...) de chez National (il paraît que c'est la même Cie) Après une rapide inspection : vrai 4X4 avec boite courte/longue, vraie roue de secours, volume suffisant, pneus « corrects sans plus », 20000 miles au compteur, prochaine révision dans 4500 miles, une bosse à l'avant et plein de rayures partout sur la carrosserie, nous sommes rassurés. Ce Nissan Armada semble avoir déjà avoir pas mal bourlingué (vu l'état de la carrosserie!), il devrait faire l'affaire ! On est super soulagés d'avoir un vrai 4X4, on a tous nos bagages et en plus il fait beau ! En route pour le Golden Gate Bridge !
GOLDEN GATE BRIDGE Mercredi 20 juillet J1 (suite) Nous y arrivons vers 19h00 après une grosse demi-heure de circulation fluide . Il fait 17°C avec pas mal de vent (nous sommes sur le pont à 200 m au-dessus du niveau de la mer!), petite laine de rigueur. A cette heure, nous sommes à contre-jour d'autant plus que nous n'avons pas trouvé comment accéder au côté ouest du pont ! Pas question de traverser les 6 voies même au triple galop. Je ne peux m'empêcher de penser à ce qu'il adviendra de cette belle construction art-déco (il fut achevé en 1937) quand surviendra le Big One. Seul le Bay Bridge avait été endommagé lors du dernier gros séisme - 6,9 sur Richter, une pécadille par rapport à Fukushima - à la fin des années 80. Nous ne parcourons que la moitié des 2 km du pont avant de faire demi-tour car nous sommes attendus à Sausalito, juste au nord du pont.
ISSAQUAH DOCK, SAUSALITO Mercredi 20 juillet J1 (suite) Je suis super impatiente de découvrir ce qui sera notre « base » pour les 3 nuits à venir. J'ai eu la chance de trouver à louer un houseboat sur Issaquah Dock. Pas facile ! Tout était trop cher, trop petit, ou nécessitait une location d'au minimum 1 semaine. A tel point que j'avais fini par réserver un hôtel près du Pier 39... Finalement, quelques semaines avant de partir, j'ai à nouveau farfouillé sur le site de VRBO et un propriétaire a accepté de louer son houseboat pour seulement 3 jours car il y avait un trou dans son planning. J'ai eu affaire à un francophile, d'ailleurs aussi +/- francophone, car c'était juste au début de l'affaire DSK ! C'est certes un peu plus cher (780$ pour 3 nuits, taxes et ménages compris) que l'hôtel pour 5 mais c'est une vraie maison avec une vue à tomber et tout le confort moderne (cuisine, LV, LL et... WIFI !) Luis (le propriétaire vit sur la côte est et vend son bateau ½ million de dollars. Avis aux amateurs ! Tapez 22 Issaquah Dock sur Google et vous verrez plein d'annonces) nous attend patiemment (le Golden Gate nous a mis un peu en retard), nous fait faire le tour du propriétaire, nous souhaite un bon séjour et voilà ! Nous sommes chez nous pour 3 jours ! On a littéralement ADORE cet endroit. Je crois que si j'habitais à SFO je ferais tout pour y vivre ! Pendant que les enfants déballent les affaires, je vais avec Fred faire quelques courses à l'épicerie située à une centaine de mètres (pas grand choix à part les boissons alcoolisées!), puis dîner rapide, tournée générale de Stilnox et au lit ! Il est déjà demain et 6h du mat en France... Bonne nuit, délicatement bercés par le vent qui, du fait du fardage des superstructures, fait très doucement rouler le houseboat. J'adooore !
MUIR WOODS Jeudi 21 juillet J2 Je n'ai pas de programme pré-établi pour SFO car je sais que la météo y est très changeante avec un fort risque de brouillard en été. Notre seule contrainte est d'aller faire un tour chez Rei, grande chaîne de matériel outdoor pour y acheter du matériel de camping. Nous nous réveillons de bonne heure-décalage horaire oblige- et en attendant l'ouverture du magasin (10h) décidons d'aller faire un tour à Muir Woods puisque nous sommes tout près. Nous y arrivons un peu avant 8h et ne croiserons que 2 ou 3 biches et autant de photographes équipés de trépieds qui attendent LA lumière. Ils sont bien courageux car cette vallée étroite est en plein dans un brouillard tenace qui se cramponne aux cimes des séquoias géants (leur diamètre n'est pas énorme mais ils sont très haut, jusqu'à plus de 80 m, et très vieux : 600 à 800 ans en moyenne) L'endroit est très aménagé mais c'est un bon hors d’œuvre pour nous qui sommes en plein jet-lag.
SAN FRANCISCO Jeudi 21 juillet J2 (suite) La circulation est fluide ce matin pour entrer à SFO via le Golden Gate Bridge (gros bouchon hier soir vers 19h, toujours pour aller vers SFO. C'était fluide dans l'autre sens) Nous trouvons assez facilement le magasin REI (nous n'avons pas de GPS auto) et y faisons rapidement nos achats (j'ai été un peu déçue par ce magasin. Il est banalement normal... Je m'attendais à quelques efforts de présentation ou de mise en scène. Bah non on se croirait chez Déc... avec toutefois plus de matériel technique) : - 2 tentes autoportantes (Marmot Limelight 2 personnes et Rei Quarter Dome 3 personnes), légères avec tente intérieure en mesh super aérée que l'on peut monter sans double-toit. C'est GENIAL de confort et de simplicité ! - un filtre à eau (MSR Miniworks EX) qui permet de ne pas se trimbaler des m3 d'eau quand on randonne dans un endroit où il y a au moins une rivière ou un plan d'eau. Marche du tonnerre mais on ne l'a pas essayé avec une eau très chargée en particules. - des cartouches de gaz (on a 2 petits réchauds, ce qui permet de faire un vrai repas plus commodément qu'avec un seul)
Après un très bon repas dans une « cantine thaï » très exotique au milieu d'habitués tous d'origine asiatique, nous allons faire un tour « au bord de la mer » vers Pier 39. Le côté cosmopolite de SFO est flagrant : nous sommes aux portes de l'Asie et ça se voit ! C'est très dépaysant. Contrairement à ce que j'avais lu ici ou là, circuler et se garer à San Francisco n'est pas plus compliqué ni plus cher que dans une ville européenne (je dirais même bien plus facile qu'à Nancy ou Paris!) Il y a un monde fou vers le Pier 39, ça nous gave assez vite ! Les pontons qui accueillaient des dizaines d'otaries sont quasi désertés. L'atmosphère est très vivifiante avec ce vent d'ouest qui balaie la baie ! On se croirait en Bretagne, en plus chaud, c'est très bizarre mais ça nous plaît bien ! Le Golden gate est dans la brume, on a bien fait d'en profiter hier. On aperçoit la fameuse Coït Tower. On décide de longer le bord de mer jusqu'au Pier 43 où Caroline a aperçu un superbe vieux gréement. Malheureusement celui-ci n'est visitable que le lendemain nous explique un matelot chilien. On est tout près du financial district mais on n'a pas envie de quitter le bord de mer. D'ailleurs on n'est pas du tout « ville » et après tout personne ne nous oblige à « faire » les « classiques » de SFO». C'est les vacances hein ! Nous reprenons des forces en mangeant au resto du pier puis sautons dans un tram pour regagner le San Francisco Maritime National Historic Park. On y trouve quelques bateaux anciens dont la visite vaut la peine : il y a très peu de monde alors que nous sommes à quelques centaines de mètres du Pier 39, bondé...
Nous reprenons ensuite la voiture, un peu vannés, et montons jusqu'à Twin Peaks dans l'espoir de profiter d'une vue « aérienne » de SFO. Le brouillard en profite pour s'installer là-haut et nous ne verrons rien du tout, dommage.
Il est temps de retrouver notre douillet houseboat : pendant que les enfants bullent sur internet, nous allons faire de vraies courses chez Mollies Stone's Market, à quelques centaines de mètres d'Issaquah Dock. On est vraiment chez les bobos ! Le supermarché est super bien achalandé en fruits et légumes (je n'ai JAMAIS vu une telle variété) délicieux , on trouve plein de produits d'origine européenne, un rayon épicerie fine d'une incroyable variété, ne parlons pas du rayon vins ! On est épaté ! Ça change des Walmart où parfois il n'y a même pas de rayon frais !
POINT REYES Vendredi 22 juillet J3 Après un rapide conciliabule, nous estimons en avoir assez vu de SFO (chocking pour beaucoup, oui, je sais!) et préférons consacrer la journée qui nous reste à découvrir la nature de la région. Il y a dans le houseboat pas mal de guides et cartes et je trouve une balade vers Point Reyes qui pourrait nous plaire, vers Abotts Lagoon (route 1 puis bifurquer vers Tomales Bay State Park puis prendre la Pierce Point Road. Le parking est au 38° 7.412 N 122° 56.140 O, http://www.bahiker.com/northbayhikes/abbottslagoon.html)
Nous arrivons vers 9h au sud de Tomales Bay : l'endroit est magnifique ! On se croirait en Ecosse (avec plus de soleil!) et il y a d'ailleurs un village nommé Inverness ! On se trompe un peu et on arrive sur une plage assez sauvage (avec panneau de mise en garde : courants, vagues, requins ! On n'est plus en Bretagne!) Nous sommes juste à la lisière des nuages et l'atmosphère est assez spéciale, presqu'un peu inquiétante. Naviguer dans ces parages ne doit pas toujours être facile, avec ce brouillard qui tombe d'un coup ! On décide de pousser jusqu'à la pointe de Point Reyes et là, c'est vraiment l'Ecosse : purée de poix ! On ne voit rien et la température chute de plusieurs degrés en quelques mètres ! Ce climat curieux engendre une végétation très originale pour nous autres européens : un mélange de végétation méditerranéenne, de lande écossaise et d'arbres couverts de lichen...californiens ! C'est beau ! Cette belle balade nous prendra environ 2H (sieste comprise!), il n'y a quasiment pas de dénivelé et nous ne rencontrerons qu'une demi-douzaine de personnes. On aperçoit au loin Abotts Lagoon, un lac d'eau douce qui se marie au pied d'une jolie dune avec une grande lagune d'eau de mer. L'endroit attire pas mal d'oiseaux, on les comprend ! Impossible, décalage horaire et chaleur aidant, de ne pas faire une petite sieste sur une dune aussi avenante ! C'est l'occasion de tester notre filtre à eau : ça marche ! L'eau est bonne et fraîche et à volonté ! En arrivant à la lagune, la promenade, de champêtre, devient maritime ! Ça souffle ! Ce héron ébouriffé serait bien mieux côté lac ! Ici c'est le domaine des oiseaux de mer... L'aigrette l'a bien compris, qui pêche avec concentration, indifférente à notre présence. Cette petite balade nous a enchantés : à recommander ! Nous prenons le chemin des écoliers pour retourner à Sausalito et découvrons une jolie campagne vallonnée et proprette mais vraiment très sèche dès que l'on s'éloigne de quelques km de la côte.
HOUSEBOATS Vendredi 22 juillet J3 (suite) Après une petite pause/pastèque sur notre bateau, l'après-midi est consacré à la visite en long en large et en travers des pontons de houseboats. Je crois qu'on pourrait y passer 2 ou 3 jours pour bien apprécier tous les détails de chacun d'eux ! Il y en a environ 400 répartis sur une bonne demi-douzaine de pontons : on n'a pas tout vu ! Ce village de bateaux/maisons est un héritage de la période hippie : des gens ont commencé à récupérer de vieilles coques issues d'un chantier naval abandonné et les ont bricolées pour les rendre habitables. On trouve encore quelques vestiges directement hérités de cette époque mais aussi des houseboats dignes des plus grands magasines de décoration ou d'architecture contemporaine. Le mélange est détonnant, une alchimie incroyable. C'est un régal de déambuler ainsi à l’affût du détail le plus comique, de la maison la plus bizarroïde ou de sa maison « idéale » Les pontons sont très joliment fleuris, il y a même des chats, très câlins ! Avec même des planches de salut pour chats naufragés ! Même les vélos ici sont couverts de lichen (la faute au brouillard sans doute) Le clou de la visite aura été la vision absolument surréaliste de cette famille navigant à bord de son jacuzzi flottant !!!
Bref j'ai fait plein (trop!) de photos :
YOSEMITE PANORAMA TRAIL Samedi 23 juillet J4 En route vers Yosemite ! J'ai lu et relu partout qu'il fallait éviter ce parc le WE mais impossible de faire autrement avec nos dates. On va essayer de jouer au plus fin avec la foule ! On laisse les clés sur la table de la cuisine (cool) et on décolle vers 8h. Google maps annonce 3h13 de route jusqu'au Crane Flat Campground à Yosemite où j'ai réservé une place il y a 6 mois (à faire le jour de l'ouverture des résa, après c'est trop tard!) L'endroit est stratégiquement bien placé pour aller vers la Tioga Road. Nous y arrivons vers 14h30 seulement (courses, repas de midi, circulation se densifiant an approchant du parc) et préférons installer de suite les tentes (on a bien fait!) La suite fut nettement moins bien jouée du point de vue stratégique : où comment manquer de figurer en 1ère page du journal local ! Voici la recette à (ne pas) suivre : rêver d'une rando mythique, Panorama Trail http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/panorama-trail/panorama-trail.htm, depuis quelques mois jubiler du beau temps installé sur Yosemite perdre un temps fou à 2 à l'heure derrière des traînards dans la montée vers Glacier Point, point de départ de la rando (au moins 2 h au lieu de 1h30 en temps normal) perdre encore 20 min dans le bouchon du parking gagner à la courte paille qui des 2 adultes va faire la rando tandis que l'autre devra redescendre en voiture jusqu'à l'arrivée de la rando au fond de Yosemite Valley pour récupérer les chanceux qui vont faire THE rando de Yosemite se dire que 8 miles se font en 3 ou 4 h en marchant bien puisque « ça descend tout le temps » oublier qu'il y a tout de même une bonne grimpette après Illilouette Falls ne pas prendre le GPS. A quoi bon, c'est balisé et il y a du monde... ne pas prendre les lampes frontales. On a l'temps, à quoi bon perdre encore du temps à les chercher ! ne pas prendre une fourrure polaire. Il fait grand beau, à quoi bon se charger inutilement !
Bref, nous voilà partis tout guillerets vers 17h20, les enfants et moi, ravie d'avoir gagné à la courte paille, tandis que Fred va se consoler en faisant la petite rando vers Sentinel Dôme http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/sentinel-dome/sentinel-dome.htm . Arrêts pipi, photo (le Half-Dome est assez fascinant), anti-moustique (l'un après l'autre hein, pas tous les 4 en même temps!), crème solaire, caillou dans la chaussure, épine dans la chaussette, zoziaux, contemplation. Oh, c'est beau ! Je trouve au bout d'un moment que le soleil est déjà très bas et qu'en plus il descend vachement vite. Mais qu'est-ce que c'est que cet astre qui descend à toute vitesse ! Bé oui, on est ici à la latitude du nord de la Tunisie et même si ce ne sont pas les tropiques, le crépuscule se fait en accéléré sapristi ! Il est 18h20 quand nous arrivons à Illilouette Falls et que je découvre la grimpette pas prévue au programme. Grmblll ! En plus elle est encore au soleil. Je suis à fond, c'est-à-dire que les enfants ne m'attendent que pendant 10 mn une fois arrivés en haut ! Pfff ! Voilà que le soleil disparaît derrière la falaise : il n'est même pas 19h et la luminosité baisse aussitôt considérablement (bah oui on descend au fond d'une vallée de 1000m!) Conscients du problème qui s'annonce on accélère le pas mais une biche vient faire sa belle et nous retarde encore un peu plus, la coquine ! Je commence à comprendre pourquoi on n'a vu quasiment personne sur ce trail : d'ailleurs on n'a fait que croiser quelques personnes qui remontaient et ce sur le 1er km de la balade. Il est 20h quand nous arrivons à Nevada Falls : L'eau a un pouvoir d'attraction magique sur notre famille et on ne peut pas s'empêcher d'y tremper quelques orteils (déchaussage, rechaussage...) On passe un coup de fil à Fred qui est encore dans les bouchons en fond de vallée, une heure sans bouger ! Ça tombe bien si on est en retard, lui aussi ! La cascade est dans l'ombre depuis belle lurette, bien sûr. Raté pour les photos ! Mais il faut relativiser, ce n'est qu'un problème mineur par rapport à celui qui nous attend quelques dizaines de mètres plus bas quand nous entrons dans une épaisse forêt de sapins. Juste avant, je fais une ultime photo à 5000 iso à 20h30. Ensuite plus de lumière, plus de photos. Arnaud qui a des yeux de chat se débrouille pour suivre le sentier pendant encore quelques minutes, puis Marion prend le relais avec l'éclairage de son téléphone (qui ne la quitte pas vu que son chéri est resté en France-merci à lui d'exister!) Heureusement qu'on a pris les bâtons de marche (seule bonne idée de la journée) car je marche à tâtons alors que le sentier est assez chaotique. Arrivés près de Vernal Falls, nous perdons totalement le sentier. La cascade rugit à quelques mètres. S'il y a un ours dans le coin nous ne l'entendrons pas venir. Ne parlons pas du risque de faux pas dans cet endroit escarpé. On n'y voit vraiment plus rien même avec le téléphone (bah oui c'est la nouvelle lune et en fond de vallée...) On décide de revenir sur nos pas jusqu'au miraculeux panneau « toilettes » que nous avons croisé et nous finissons par les trouver dans l'obscurité. Ouf, nous savons où nous sommes (c'est glorieux : « dans les toilettes de Vernal Falls ») et nous avons un abri. Nous nous préparons psychologiquement à y passer la nuit et alors que Marion commence à frissonner nous apercevons une faible loupiote un peu plus haut. Nous la hélons et voyons arriver ravis 2 espagnols qui avaient perdus le sentier mais avaient une lampe de poche. Immense soulagement. Ils viennent du bas et donc connaissent un peu le chemin. Après avoir un peu tâtonné, nous finissons par retrouver le sentier escarpé qui longe les Vernal Falls. En cette fin juillet, les cascades de Yosemite sont inhabituellement puissantes car le printemps et le début de l'été ont été pourris avec des chutes de neige importantes et tardives. On progresse donc dans les embruns de la cascade, sur des marches irrégulières et trempées, à 6 avec une lampe de poche. Les Espagnols prennent soin de nous indiquer les flaques mais à quoi bon on est trempé ! Plus bas le sentier devient facile et régulier, ouf ! Quelle aventure ! Nous arrivons finalement vers 22H45 au parking du trailhead où Fred nous récupère avec la voiture (la nuit est si noire qu'il est passé une 1ère fois à côté de nous sans nous voir!) Lui aussi a passé une fin de journée difficile entre les bouchons et l'inquiétude de nous savoir bloqués par la nuit. Pour une fois il avait du réseau, du moins à certains endroits de la vallée (Marion en a partout du moment que c'est un peu civilisé) Il a bien essayé de nous rejoindre mais n'est pas monté assez haut (et de toute façon je ne suis pas sûre qu'il aurait trouvé le sentier. Et ensuite le risque de nous croiser sans nous voir n'était pas nul!) On remercie chaleureusement les Espagnols : sans eux... On est tellement fatigués qu'on se couche directement sans manger ! Des gens arrivent vers minuit et installent bruyamment leur bazar : pfff ! A défaut de boules Quies, restées dans la voiture, je me console en me disant qu'on se fera un malin plaisir à les réveiller demain matin... Un peu de mal à m'endormir quand tout se calme, le stress rétrospectif ! Pas fière non plus...Moralité de l'histoire : il n'y a pas de petite rando ! On s'est laissé aller du fait du caractère hyper fréquenté du parc. On ne nous y reprendra plus !
YOSEMITE TWENTY LAKES BASIN Dimanche 24/07 J5 On quitte sans regret le Crane Flat Campground (bruyant, sanitaires dégueulasses) en route vers Saddlebag Lake qui se situe juste à l'est de la Tioga Pass, juste en dehors du Yosemite National Parc. Après une 1ère partie inintéressante dans la forêt, la Tioga Road devient très belle : cette route d'altitude se faufile entre lacs et dômes granitiques caractéristiques du Yosemite. On fait un petit arrêt à Olmstedt Point et à Tenaya Lake (on dirait un lac norvégien, il y a même des moustiques!) puis après avoir quitté le parc on tourne vers le Nord sur une piste qui mène à Saddlebag Lake où j'espère avoir une place au camping qui fonctionne sur le mode du 1er arrivé/1er servi. Il est fermé ! Encore enneigé fin juillet ! Pas grave, j'avais, pour assurer le coup, réservé au Trumbull Lake campground situé sur le flanc est de la Sierra Nevada. Les rives du Saddlebag Lake sont encore enneigées, du moins du côté le moins ensoleillé. Pour atteindre le 20 lakes basin, situé au N du Saddlebag Lake, on peut marcher mais aussi prendre un bateau-navette ou louer un petit canot à moteur. A 5, c'est quasiment le même prix (60$ pour 5h) et c'est bien plus amusant d'être autonomes. On s'amuse à frôler la rive enneigée et en 20 mn on arrive au petit ponton aménagé à l'embouchure d'une rivière où l'on voit 2 ou 3 pêcheurs. Une navette a déposé un peu avant nous une dizaine de personnes, que nous ne reverrons pas. Nous croiserons par la suite un couple de Japonais et apercevrons moins d'une demi-douzaine de personnes à la fin de la balade. Pas la foule donc pour cet endroit superbe, par un dimanche ensoleillé. Le bassin est encore très enneigé (en repartant nous verrons d'ailleurs 2 personnes avec des skis de rando... sur le dos) si bien que nous devrons raccourcir la boucle initialement prévue. Très bel endroit, la neige ne nous a pas gênés finalement, c'était encore plus beau comme ça ! Pas vu d'animaux, dommage...
http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes-map.pdf
http://www.alpiner.net/FUN/Mountains/Twenty-Lakes-Basin-hike/9088708_LSBNj#606435240_pZQGS
http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2010/100828-TwentyLakesBasin.htm
http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes.html
TRAVERTINE HOT SPRINGS Dimanche 24 juillet J5 (suite) Il n'y a de douches ni à Crane Flat ni à Trumbull Lake Campground où nous dormirons ce soir et l'eau des lacs est trrrès fraîche, aussi j'emmène mes troupes faire trempette dans les Travertine Hotsprings. http://www.gonomad.com/destinations/0409/hot_springs_of_the_sierras.html Nous passons le Monolake que je suis impatiente de découvrir plus en détails et filons vers le Nord jusque un peu avant Bridgeport et nous tournons vers l'est sur une bonne piste qui nous mène en 1 mile aux sources chaudes. Il y a là une famille russophone qui très discrètement quitte l'endroit quand nous arrivons : cool ! Nous sommes seuls avec la vue sur la Sierra Nevada ! Petit bémol, en cette fin de journée les pools sont en plein soleil et on sent nos mélanocytes crépiter. L'eau est à 40°C, on arrive assez vite à ébullition. Pas très rafraîchissant ce petit bain mais assez amusant... Nous rejoignons le Trumbull Lake Campground par une très belle route de montagne et nous installons pour la nuit. Alors que nous dînons paisiblement, Caroline s'écrie : Tiens un ours ! Un (vraiment) gros ours noir passe à une cinquantaine de mètres et se dirige vers le lac et l'autre extrémité du camp. Je crie : a beer ! Aucune réaction dans le camp. Ils sont tous blasés ou quoi ? Fred et les enfants se moquent de moi : tu dis toujours a beer (une bière pour les nuls en anglais) mais on dit a bear (un ours quoi!) Ils ont du me prendre pour une saoûlotte, du coup je n'ose plus rien dire. Avec tout ça la bestiole est partie plus loin et comme nous sommes tout de même un peu blasés, on continue de dîner (les pâtes vont refroidir sinon!) Ça s'agite un peu plus loin, les autres ont repéré l'ours... Avant de me coucher je choisis le bâton de marche le plus acéré et le place au cas où à l'entrée de la tente. Blasée peut-être mais pas à 100% !
Lundi 25 juillet J6 Nuit hyper paisible (eh oui c'est possible même en camping civilisé) Je fais un petit tour vers le lac pendant que le reste de la troupe émerge. Belle lumière matinale. L'atmosphère est limpide, on est à 3000 m d'altitude. Il fait encore beau, quelle chance !
YOSEMITE TUOLUMNE MEADOWS Lundi 25 juillet J6 (suite) J'ai repéré pour aujourd'hui une balade dans le coin de Tuolumne Meadows juste au nord de la Tioga Road. Nous avons en fait contourné le Pothole Dome par son flanc est pour rejoindre la Tuolumne River et la longer un peu vers l'aval. Je m'étais inspirée de ce récit de rando http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2009/090916-TuolumneFalls.htm (on n'est pas allé aussi loin qu'eux) et je suis épatée de voir la différence de débit de la Tuolumne River : cette année 2011 est vraiment exceptionnelle ! La prairie où passe le sentier est d'ailleurs encore sous l'eau. Après une séance pschittage anti-moustiques qui intrigue une jolie biche, nous commençons à patauger gaiement dans une belle herbe printanière. L'eau est limpide, j'adore ! Je vois soudain filer sous mon pied un joli serpent dont j'ignore la dangerosité. Les « va nu-pieds » se rangent prudemment derrière Marion et moi qui sommes restées chaussées (il fait si beau que ça sèche très facilement) Après recherche, il doit s'agir d'un Gartersnake, inoffensif (http://www.californiaherps.com/identification/snakesid/gartersnakes.id.html) Nous arrivons très vite aux rapides : ça dépote ! Un vrai paysage de Yakari : il ne manque qu'un ours... qu'on ne verra pas.... J'adore ces dalles de granit discrètement colonisées par une végétation persévérante. Quelle harmonie ! Nous montons sur un petit dôme tout proche et admirons la vue vers Cathedral Peak (je crois). Après 2h00 de balade tranquille au cours de laquelle nous n'avons croisé qu'une famille de 4 personnes, nous rejoignons la voiture pour quitter définitivement le Yosemite. On a vraiment aimé la géologie du parc, assez unique. La foule n'est gênante qu'en voiture. A pied, il suffit de marcher 5 minutes (littéralement) pour être tranquille voire complètement seul. Mais il faut dire que nous avons choisi de zapper la vallée de Yosemite, complètement saturée, ainsi que Mariposa Grove et ses séquoias géants. Bah oui il faut faire des choix.
DE MONOLAKE A MAMMOTH HOT CREEK PAR LES PISTES Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous arrivons au Mono Lake vers midi et bien que la lumière ne soit pas des plus favorables, les fameux tufas nous plaisent déjà beaucoup. Ce lac vieux de plus d'un million d'années n'a pas d'effluents et les sels minéraux s'y sont accumulés du fait de l'évaporation. L'eau du lac est 2 fois ½ plus salée que celle de l'océan. Les fameuses tours calcaires ont été crées par l'irruption de sources d'eau claire dans le lac très alcalin. Elles étaient auparavant sous-marines mais la baisse de niveau du lac les a fait apparaître. La navigation y est difficile compte-tenu de ces obstacles, la baignade peu agréable. Ce lac préservé est le refuge de centaines de milliers d'oiseaux durant les périodes migratoires et l'accès aux 2 îles interdit pendant la période de nidification des goélands. Nous sommes pourtant en contrebas de la Sierra Nevada qui culmine à 4400 m et ensuite il y a encore 250 km jusqu'au Pacifique.
Nous essayons de suivre la côte du lac vers l'est mais les pistes sont très étroites (bon la carrosserie ne craint plus les griffures des buissons de sauge) et extrêmement sableuses. Arnaud finit par repasser le volant à Fred : on retrouve à notre grand soulagement une gravel road parfaite et nous filons vers le sud en passant sur les versants est des petits cratères qui bordent la rive sud du lac. On se trouve un coin à l'ombre d'un beau pin pour pique-niquer : il fait bon, nous sommes à 2000 m tout de même. En route vers Mammoth Hot Creek ! http://wanr.earthbiz.net/MammothHotSprings.html
La piste est agréable et descend doucement vers une zone évidemment volcanique : la couleur de cet étang ne laisse aucun doute. On approche ! Le GPS n'est pas inutile car il n'y a aucune indication de ce côté des sources chaudes (il y a un panneau si on vient par la route 395) Nous arrivons enfin sur un parking où se trouvent 2 ou 3 voitures, nous garons et au bout de 2 secondes les enfants nous crient « Venez vite, c'est super ! » En contrebas dans une vallée multicolore, nous découvrons une belle petite rivière issue de la sierra dans laquelle se baignent 4 personnes, avec un air parfaitement décontracté. De toute évidence il y a des sources chaudes qui se mélangent à un endroit précis avec l'eau fraîche de la montagne. Ça nous rappelle la rivière chaude du Landmannalaugar en Islande sauf qu'ici il fait beau et que... la baignade est interdite. Le site est clôturé et un panneau met en garde contre les brusques changements de température de la rivière. Flûte ! Et les ceusses qui font trempette alors, des Américains pur jus qui enfreignent une loi ! Ce ne doit pas être trop grave. Arnaud repère soigneusement leur position dans la rivière : pour l'atteindre il est nécessaire de la traverser en nageant vigoureusement dans l'eau froide (mais ça va finalement) jusqu'à la rive opposée. Il faut prendre garde à ne pas se laisser entraîner par le courant en aval des sources (très) chaudes. 14 personnes sont mortes ébouillantées ces dernières années dit le panneau. Quand nous arrivons, ils quittent l'endroit (je ne sais pas si c'est le fruit du hasard ou d'une bonne éducation mais hier nous avions eu la même chance de la part des occupants de Travertine Hot Springs) Délicieuse baignade un peu écourtée par la peur du « gendarme » dans un site où il faut savoir faire abstraction des clôtures absolument moches et visiblement régulièrement enjambées (il me semble qu'un panneau d'interdiction suffirait pour « dédouaner » le responsable local en cas d'accident) Quand nous partons arrivent quelques personnes, eux aussi ont soigneusement repéré l'emplacement magique. Je ne crois pas que nous aurions osé nous baigner si nous n'avions vu personne. L'endroit paraît vraiment chaud-bouillant de partout !
Bon vous êtes prévenus, c'est interdit et en plus dangereux ! Il est sans doute préférable d'aller explorer les hotpools disséminés dans le coin (voir carte dans le lien ci-dessus) (pas fait)
MONOLAKE Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous remontons ensuite vers le nord par la route 395 puis bifurquons vers le Monolake. J'adore ce paysage d'autant plus lunaire que ça a brûlé récemment ! Nous descendons peu à peu vers le lac. Il y a plus de monde qu'à midi mais ça reste raisonnable. La lumière du soir est très belle, l'endroit est vraiment unique.
Pour bien profiter du lac j'ai réservé une chambre à Lee Vining au Yosemite Gateway Motel (cher et décati, vue à 99% sur le parking et à 1% sur le lac) décevant mais j'ai l'impression qu'il est difficile de trouver un bon rapport qualité/prix à proximité du Yosemite. Repas au resto juste en face, correct sans plus. Lessive au laundromat à 50 m. Nous voilà requinqués avant notre virée dans Death Valley !
ANCIENT BRISTLECONE PINE FOREST Mardi 26 juillet J7 Après concertation on choisit plutôt que de retourner voir le lac dans la lumière matinale d'aller voir cette forêt de pins très anciens, située à plus de 3000 m d'altitude un peu au NE de Big Pine où nous faisons un ravitaillement. Auparavant nous passons voir ce que j'appelle « ma curiosité géologique » que j'ai repérée sur Google Earth (un pan qui semble blanc et bleu) mais la piste qui y mène nous semble vraiment trop agressive pour les pneus. N'allons pas chercher les crosses avant Death Valley ! La piste qui monte à Bristlecone Pine Forest est longuette : de là-haut la vue sur le sierra est magnifique et il fait juste bon avec une polaire pour pique-niquer. Il n'y a pas foule, une dizaine de personnes. Étonnant car la balade de 1 mile que nous faisons parmi ces arbres multimillénaires (le plus ancien aurait 4750 ans!) est extra ! Vers 14h30 nous quittons les lieux, repassons à Big Pine faire les pleins d'eau (environ 80l) et d'essence (autonomie de 600 km sur route, la bestiole est gourmande, presque 14 L/100 km sur route, jusqu'à 31 L sur piste en montée !!!) puis direction Death Valley.
DEATH VALLEY EUREKA DUNES Mardi 26 juillet J7 (suite) Nous entrons dans Death Valley par la Big Pine Road et sommes de suite plongés dans l'ambiance. Nous sommes à 1800 m d'altitude, il fait une chaleur tout à fait supportable (30°C) et c'est le royaume des Joshua Trees. Puis nous descendons assez vite dans Eureka Valley et les arbres cèdent la place aux roches multicolores. Nous bifurquons bientôt sur la piste qui mène à Eureka Dunes. Arnaud prend le volant avec pour consigne de ne pas dépasser les 20 miles à l'heure (la piste fait 10 miles... ça va) car j'ai lu partout qu'on crevait facilement sur les pistes de Death Valley. Les dunes apparaissent à l'horizon. J'adore imaginer les tourbillons qui ont créé ces formes si douces dans un environnement si minéral et austère. Il y a un primitive campground (avec toilettes sèches, pas d'eau) aménagé au pied des dunes. Pas un « chat » à des kilomètres à la ronde, on aime ! Nous sommes à 1000 m d'altitude et il fait 40°C quand nous arrivons : une chaleur à laquelle nous sommes habitués dans l'Utah ou l'Arizona. Avec le vent c'est très supportable. Nous installons le tarp de façon à avoir de l'ombre. Je laisse mes troupes jouer aux cartes et part faire un tour vers les dunes. Tout près des dunes se trouve un immense lac de sel asséché qui reflète le soleil couchant. A part quelques oiseaux, mouches et moustiques, je ne vois pas le moindre animal. Quelques traces de scarabées, c'est tout. Sitôt le soleil couché, la température baisse à 36°C. Fred allume le feu (quelqu'un a laissé plein de bois, cool!) et nous mitonne des steaks avec patates dans la braise et bonnes tomates californiennes. Miam ! Aussitôt, de petites chauve-souris apparaissent comme par magie et virevoltent silencieusement dans le crépuscule. Comme souvent le vent forcit subitement juste au moment du coucher du soleil ce qui donne une atmosphère un peu inquiétante que j'adore. On arrime solidement nos tentes. Je me réjouis déjà à l'idée de dormir sous le ciel étoilé dans la brise nocturne : ces tentes sont géniales (un peu fraîches toutefois en montagne) On passe un bon moment à observer le ciel et à faire des jeux de lumière avec l'appareil photo.
Le vent s'est calmé durant la nuit, le feu est éteint (le frigo électrique aussi : on n'a pas osé le laissé branché ici !), la luminosité augmente, on se réveille un peu avant 6h00. Il fait 24°C. 1ère réflexion spontanée de toute la famille : quel silence incroyable. On n'a pas entendu le moindre animal pendant la nuit, c'en est impressionnant. Nous sommes encore à l'ombre de la montagne, il fait une température idéale. On déjeune tranquillement puis le soleil arrive et nous quittons les dunes vers 7h00, enchantés...
GOLD POINT GHOST TOWN Mercredi 27 juillet J8 (suite) En démarrant la voiture, Caroline remarque une alarme : « check tire pressure »! Bizarre... les pneus ont l'air gonflé. L'ordinateur de bord indique 24 de pression au lieu de 33 pour le pneu AR G. Crevaison lente donc... ça ne nous inquiète pas car nous avons pris le petit compresseur portable 12 V qui se branche sur la batterie. Si ça baisse encore, on regonflera mais vu la vitesse à laquelle nous allons rouler, ça ira comme ça. On surveillance à l'écran la pression des 4 pneus, super pratique !
Le plan de la matinée est de rejoindre la ville fantôme de Gold Point (http://www.ghosttowngallery.com/htme/goldpoint.htm), située au Nevada juste au nord de DeathValley. Une fois arrivés à Cranshaft Junction, nous prenons la piste qui mène vers Tule Canyon. Le début est assez pénible avec de grosses pierres pas très sympathiques et j'envisage de faire demi-tour mais Fred insiste. Il a bien fait car au bout de quelques miles la piste devient bien plus facile. Nous faisons un petit arrêt près d'une mine abandonnée, dont la galerie a été comblée. Quelle drôle de vie pour les gens d'ici ! Le puits de Roosevelt Well est à sec. Plus d'or, plus d'eau, plus personne. Si ! Il y a un gros nid d'oiseau dans la maison...
Vers 10h nous arrivons en vue de Gold Point. Il y a un point d'eau inattendu ici : ces chevaux ont de la compagnie puisqu'on y trouve de gros poissons rouges ! Sans doute un fermier poète.
Il y a une source ici, une mini-oasis qui abrite ce beau lièvre.
Gold Point a compté 2000 habitants il y a une centaine d'années. L'exploitation d'or et d'argent fut totalement abandonnée dans les années 60. Aujourd'hui ils sont 8. Des originaux qui entretiennent quelques bâtiments et même un petit musée (que nous n'avons pas visité) On a trouvé un drôle d'attirail de chimiste ou de géologue qui avait l'air relativement récent. Un tamis mécanique aussi. De gros réservoirs de fuel. Bref tout un bazar post industriel assez étonnant. On quitte la ville un peu avant midi : nous sommes à 1600 m et il fait 40°C. On apprécie la clim de la voiture. Nous passons cette fois par la route : 774, puis 266, puis 95 puis 267 (toutes hyperdésertiques) et arrivons soudain dans Grapevine canyon : 1 mile avant d'arriver à Scotty's Castle nous entrons dans une oasis luxuriante (il doit y avoir une source de fort débit dans le coin) qui nous épate ! Il y a pas mal d'oiseaux et même un héron en plein milieu de la route ! Impossible de résister à l'appel de l'ombre des cottonwoods, il fait 46°C (900 m d'altitude) Heureusement il y a du vent. Nous pique-niquons surveillé de près par un renard opportuniste. Ensuite une sieste s'impose dans cette herbe drue et verte inattendue. A Scotty's Castle, nous espérons prendre de l'essence. Mauvaise pioche, c'est réservé aux cas d'urgence.(Ne pas se fier à la carte du National Geographic!) On fait nos calculs, en tenant compte d'une consommation très augmentée sur les pistes et en montée, ça devrait aller avec une marge raisonnable. En route cette fois vers Racetrack Playa !
RACETRACK PLAYA Mercredi 27 juillet J8 (suite) Comme nous sommes garés à l'ombre des cottonwoods nous prenons soin avant de partir de regonfler le pneu avec la crevaison lente. Nous refaisons aussi le plein d'eau. La piste n'est pas bien loin : Arnaud y prend le volant. Seul un adolescent de 16 ans encore ingénu vis-à-vis de la conduite automobile peut avoir la patience de rouler à moins de 20 miles à l'heure sur cette piste facile mais aux pierres réputées tranchantes. C'est LA piste où l'on crève à Death Valley. Quel flegme ! Nous arrivons finalement vers 16h à Teakettle Junction (plus que 3 théières sur le panneau, un fétichiste est passé par là. Pas glop!) Je propose à Arnaud de le relayer, il en a tout de même un peu marre.... Quelques minutes plus tard apparaît la playa. C'est beau. Inconsciemment j'accélère l'allure et soudain nous voyons la pression diminuer lentement mais sûrement. J'ai juste assez d'air pour arriver jusqu'au parking du Racetrack. Pfff ! 2ème crevaison et celle-là est une vraie de vraie. Coup de chance, c'est le côté à l'ombre de la voiture (il fait 40°C, on est à 1000 m) On décide de changer la roue de suite, le temps de laisser le soleil baisser un peu pour avoir une plus belle lumière. Quelle chance, le trou paraît sympathique, tout-à-fait accessible à une réparation. Je sors le kit de réparation et merdum : il manque la colle (pas vérifié depuis sa dernière utilisation en 2009) Grmbl ! Bon on verra plus tard. Allons déjà voir de plus près ces fameuses sailing stones (pierres qui naviguent) J'ai lu qu'elles se situent à l'extrémité sud du lac asséché et qu'elles viennent d'une falaise située à l'est. On les trouve très vite : d'abord 1 puis 2 puis PLEIN ! Les trajectoires sont complètement farfelues : 10 m vers l'ouest puis plein nord sur 20 m puis demi-tour. Je remarque soudain un nuage inhabituel dans le ciel (bah oui il fait 100% beau depuis notre arrivée à San Francisco!) : sapristi ! Il doit y avoir un incendie à l'ouest et la fumée se rapproche dangereusement du soleil ! M...flûte ! Je me dépêche de faire quelques photos avant que le soleil ne soit voilé. Atmosphère étrange ! Le soleil est orange en pleine après-midi ! Nous remontons jusqu'à la « source » au pied de la falaise. Qui sait combien de temps il a fallu pour que cette grosse pierre arrive jusqu'ici ? Le mécanisme exact de ces déplacements de pierres reste flou : on suppose qu'il se produit quand le lac- presque parfaitement plat (4 cm de différence d'une extrémité à l'autre alors qu'il mesure 4,5 km de long) - est recouvert d'une fine pellicule de boue et qu'il y a des vents puissants. Peut-être la glace joue-t-elle aussi un rôle ? Personne n'a jamais pu filmer le déplacement de ces pierres. Alors que nous regagnons la voiture sans trop savoir que décider pour la suite, nous remarquons vers le nord un petit nuage de poussière : une voiture arrive ! Pour une fois on est content de voir du monde ! C'est un gros 4X4 et j'espère bien qu'il aura un kit de réparation complet lui ! Raté, ils n'ont rien (mais n'ont pas crevé eux!) : le gars nous explique qu'il sera derrière nous pour le retour et nous aidera en cas de problème. C'est sympa mais nous avons prévu de ne pas revenir sur nos pas mais de continuer vers le sud par la piste de Hunter Mountain Road et South Pass jusqu'à Panamint Springs. Il nous dit aussi qu'il pense que l'on peut utiliser les mèches de réparation sans colle. On avait bien l'intention d'essayer mais du coup le moral remonte en flèche. La nuit porte conseil, il est déjà 18h, donc trop tard pour envisager maintenant la piste montagneuse. On décide de dormir là, du moins environ 1 mile plus au sud où il y a un primitive campground (toilettes sèches, pas d'eau) un peu cracra (on fait le ménage en arrivant) : un comble dans ce coin perdu (rien de dramatique non plus, qq canettes en fait)
On recycle la roue crevée en table basse, on dîne puis on répare (ça prend exactement 2 sec 3 dixièmes) et on part se coucher en croisant les doigts. On laisse « sécher » pendant la nuit...
Jeudi 28 Juillet J9 Très bonne nuit pas trop chaude. L'altitude est vraiment LE facteur déterminant de Death Valley. Au-dessus de 1000 m ça nous a semblé tout-à-fait gérable. Victoire ! Après regonflage nous ne décelons aucune fuite. Yesss ! L'incendie est maîtrisé, le ciel est pur : on repasse par Racetrack Playa avant d'attaquer Hunter Mountain Road. Il est 7h15, la lumière est très belle, on s'en met plein les yeux. Quel endroit incredible ! Cerise sur ce magnifique gâteau, une île noire (le Grandstand) offre un contraste presque maléfique avec le reste du site. Envoûtant !
DEATH VALLEY HUNTER MOUNTAIN ROAD Jeudi 28 Juillet J9 (suite) En route donc pour cette piste peu difficile mais perdue et très peu fréquentée surtout en été (on ne verra personne : http://www.backroadswest.com/deathvalley/RoadTripHunter.htm) Nous sommes bien équipés (à part les pneus, mais nous avons de quoi réparer et regonfler), avons de l'eau en quantité, de quoi camper et même le téléphone satellite que mon père nous a prêté. J'ai noté le numéro de téléphone du dépanneur de Big Pine et il y a ce qu'il faut sur le compte en banque pour payer un éventuel remorquage (j'ai lu qu'on paie avant qu'il se déplace en donnant son N° de CB et vu l'éloignement et sa situation de monopole, ça douille!) Il nous faudra 3h30 pour parcourir les 57 miles de piste. En effet nous roulons superlentement vu la qualité de nos pneus et en plus on s'est un peu perdu un peu avant Harris Grade : il y a pas mal de pistes qui partent dans tous les sens (plein d'anciennes mines) et les cartes Garmin ne correspondent pas à la réalité. Ne pas hésiter à se fier à son instinct plutôt qu'au GPS ! Nous traversons d'abord la belle Hidden Valley aux reliefs très doux (potentiellement problématique s'il a plu) puis nous grimpons dans la montagne. En quelques miles, la végétation se transforme complètement. Quel contraste ! Nous ne prenons pas le temps de jeter un œil à la Hunter Cabin (où nous aurions du dormir la nuit dernière, il y a une source) car nous avons peur d'être justes en essence. On néglige aussi Jackass Spring où l'on peut parait-il faire trempette (il y aurait aussi qq pétroglyphes) : c'est un peu la jungle et il y a pas mal de moustiques et nous arrivons finalement à South Pass, point culminant de la piste à 2000 m. 1600 m plus bas (et à contrejour) nous apercevons Panamint Valley et ses dunes. On passe dans une « forêt » d'énormes Joshua Trees (on n'en a jamais vu d'aussi gros) Arrivés à Panamint Springs, il nous reste de quoi faire 75 km : gros plein d'essence pas donnée (environ 6$ le gallon je crois) et repas correct au resto du coin dont les murs sont décorés de dizaines de photos de l'ouest américain : ça tombe bien car le service est longuet. Il fait 46°C à 400 m d'altitude et la route descend encore. On ne descend même pas de la voiture pour cette photo des Panamint Dunes. J'ai réservé pour cette nuit une chambre (bien, clim performante et pas trop bruyante pour une fois) au Furnace Creek Ranch et bien que le check in ne soit théoriquement qu'à 16h, nous tentons le coup à 14h30 et obtenons aussitôt notre chambre. Chouette ! Douche, repos pendant une paire d'heures en attendant que le soleil baisse un peu. Je prends la voiture pour aller mettre en route une lessive au laundromat situé à 300 m ! Il fait 54°C sur le parking. Nous sommes à 50 m en dessous du niveau de la mer. On se sent vraiment en « sursis » quand on transite entre 2 endroits climatisés. On a une pensée émue pour les employés de l'hôtel qui travaillent dans ces conditions incroyables : tous se déplacent avec une grande gourde à la main, on les comprend !
DEATH VALLEY LES CLASSIQUES Jeudi 28 Juillet J9 (suite) On repart ensuite pour aller faire un tour vers Twenty Mule Canyon mais la route est fermée. On a la flemme de monter vers Dante's View : on serait à contre-jour et on a déjà bien profité de vues panoramiques depuis Hunter Mountain. On va faire un tour à Artist Drive : 59°C ! Seul Fred a le courage de sortir de la voiture faire quelques photos. L'endroit est beau certes mais il nous manque ce petit frisson d'aventure que nous aimons tant. Tous ces cirrus laissent présager un changement de temps...
De retour à l'hôtel, je profite du wifi pour consulter la météo, très orageuse pour les jours à venir et je juge plus prudent d'annuler la descente d'Orderville Canyon à Zion NP (j'avais réservé une navette pour nous déposer au départ de la rando) Je réserve aussi un motel à Kanab car je crains que la piste vers Alstrom Point où nous avions prévu de dormir ne soit impraticable (nous y sommes allés il y a 2 ans et savons qu'elle passe dans une zone de bentonite où l'enlisement est garanti en cas de pluie) Fred nous prépare une bonne salade de riz (on commence à saturer de la bouffe américaine) en faisant cuire riz et œufs sur le balcon à une vitesse inédite ! On se couche de bonne heure afin d'être frais et dispo demain matin pour le lever de soleil à Artist Point.
Vendredi 29 Juillet J10 A 6h20 nous attendons le soleil ! Manly Beacon est toujours à l'ombre. J'avais envisagé d'y monter (http://joeidoni.smugmug.com/Death-Valley/Manly-Beacon-32804/1958809_cFvCs#99535306_TT5ZZ) mais le temps est incertain (glaise+pluie= grosse gadoue) et surtout il fait déjà chaud (34°C) et très lourd. Le soleil a bien du mal à s'imposer. On a droit a un fugace rayon de soleil. Puis un gros nuage reprend le dessus. On file ensuite vers Devil's Golf course où la lumière est superbe avec ce ciel d'orage. A Badwater il fait une chaleur humide très désagréable(le temps ? Le sel?), 40°C, et nous n'avons pas le courage de marcher assez loin pour voir les fameux polygones de sel. Ça sent vraiment la pluie : ce serait super de se retrouver sous la pluie à Badwater, un des endroits les plus chauds (-80 m) et sec au monde (40 mm/an, 700 mm à Nancy, 50 mm au Sahara) J'avais envisagé de quitter Death Valley par les pistes du sud et d'aller faire un tour à Saratoga Springs (http://www.backroadswest.com/MonthTrips/Saratoga.htm) mais avec la pluie qui s'annonce, nous risquons des difficultés aussi préférons-nous partir directement vers notre prochaine destination : le parc de Zion. Ça y est, il pleut ! C'est superbe !
ZION NORTHGATE PEAK Vendredi 29 Juillet J10 (suite) Nous avions négligé ce parc lors de nos 2 précédents voyages (avis mitigés sur voyageforum : foule+++, système de navettes chronophage, paysages bof...) et j'étais cette fois décidée à me faire ma propre opinion. Je décidai donc d'essayer d'aller où les autres ne vont pas (on est complètement agoraphobes!) Après un ravitaillement à Las Vegas (dont nous ne verrons qu'un supermarché hispanique dans la banlieue où j'ai envie de tout essayer au rayon fruits et légumes : il y a plein de choses inconnues et appétissantes et en plus c'est donné!), nous entrons enfin en Utah. Nous retrouvons aussitôt les paysages de roches rouges que nous aimons tant : cet état a vraiment une géologie incroyable ! Le ciel d'orage est superbe, on adore ! J'espère pouvoir dormir au Lava Point campground, situé dans la partie Kolob Reservoir au NO de Zion Canyon. La piste est assez longue, j'y double 2 traînards (avec en accélérant une pensée pour nos pneus...) car l'heure tourne et le camping fonctionne sur le mode du 1er arrivé 1er servi. Nous y prenons in extremis la dernière place, ouf ! Une demi-douzaine d'autres voitures feront ensuite choux-blanc. Donc ne pas y arriver trop tard (16h30 en ce qui nous concerne) Si le camp est plein il est possible de camper pas très loin en dehors du parc près de Kolob Reservoir : l'avantage de ces 2 sites est leur altitude : 2400 m à Lava Point et il y fait très bon en plein été. Toilettes sèches, pas d'eau. Le temps d'installer les tentes et le tarp, la pluie arrive, pas trop forte heureusement. Fred et Arnaud profitent de la fraîcheur ambiante pour replacer la roue réparée, histoire de s'assurer qu'elle tient bien la pression. « MERDE ! » nous écrions- nous en cœur quand le cric et la voiture basculent d'un coup (le frein à main était mis et la voiture en position parking mais il aurait fallu en plus mettre des cales pour bien bloquer les roues) Je crois qu'un coup de vent d'orage a entraîné une traction sur le tarp attaché à la voiture. Gros coup d'adrénaline ! Notre expression bien française fait accourir un sympathique américain et son copain : il parle Français, c'est cool. Il nous apporte son cric. Le nôtre est intact. Le pare-choc arrière s'est en fait posé sur un rocher (le bol!) si bien que l'on glisse facilement les 2 crics sous la voiture. Pas de dégâts ! Ouf ! On dîne à l'abri du tarp, ça nous rappelle l'Alaska, en plus chaud !
SAMEDI 30 juillet J11 Après l'orage et la pluie de la nuit, il fait beau ! Nous partons de bonne heure vers Northgate Peak : http://www.citrusmilo.com/zionguide/northgatepeaks.cfm Il y a déjà quelques voitures sur le parking du Wildcat Canyon Trailhead car c'est aussi de cet endroit que part la fameuse rando du Subway (qui nécessite un permis et une navette) Après nous être trompés de dôme (bien la peine que je note dans les randos dans le GPS si Fred ne le regarde pas -moi je suis derrière, Je prends des photos!) nous cheminons le long d'une prairie fleurie et parvenons entre les 2 Northgate Peaks. Il y a une belle végétation de rocaille. J'adore ce mélange de verdure sur fond de roches rouges et blanches. Comment ces pins peuvent-ils vivre sur cette crête exposée ? Il est assez facile de monter sur celui de l'est (7159') et la vue du sommet en vaut la peine. Quel fouillis ! J'imagine la prise de tête pour les cartographes !
Nous allons ensuite pique-niquer au bord du Kolob Reservoir, petit lac artificiel très prisé des locaux. Cela semble assez bucolique sur les photos mais en fait l'endroit est parasité par les quads : les Américains sont tout de même les champions des loisirs motorisés ! Cela ne nous empêche pas de faire une petite sieste car ils ont la délicatesse de ralentir en passant à notre hauteur. On a aussi passé un bon moment à observer ces petits canards dont l'un tombait de sommeil ce qui le faisait régulièrement tomber dans l'eau ! Pas doué non plus pour remonter sur son perchoir ! Gros éclats de rire à chaque fois !
En route vers le village fantôme de Grafton, nous passons à la hauteur de Hoodoo City (un peu à l'ouest de Wildcat Canyon Trailhead) sans nous y arrêter.
Cette partie du parc nous a beaucoup plu : un rafraîchissant (on est en altitude) mélange de verts pâturages (il y a quelques fermes et vaches) et de roches rouges et blanches et vraiment pas grand monde. (personne sur Northgate Peak)
GRAFTON GHOSTTOWN SAMEDI 30 juillet J11 (suite) Ce petit village fantôme se situe juste au sud de la route 9. http://www.ghosttowns.com/states/ut/grafton.html Après un rapide petit tour au cimetière, touchant de simplicité, nous poursuivons vers les quelques maisonnettes dont la plupart ont été restaurées. On ne peut en visiter qu'une ou deux, les autres sont fermées et l'endroit serait sous vidéosurveillance (nombreux panneaux d'avertissement à l'entrée) Ça casse un peu le charme mais la visite n'est pas désagréable si on passe dans le coin. On arrive sous l'orage au Quality Inn de Springdale (bien) que j'ai réservé pour 2 nuits. Très grosse averse, on a la vue sur le camping (et les falaises) et on compatit ! Lessive, internet... On va manger au Zion Pizza and Noodles, recommandé chezplusoù : NUL ! Aucun service bien qu'il soit dûment facturé d'office sur la note, bouffe très médiocre, table gluante, décor quelconque, verres en plastique. On doit se placer soi-même (chacun se jette sur une table pleine d'assiettes sales), faire la queue (une bonne demi-heure debout pour aller commander à un guichet comme à la poste), aller chercher à boire... La négation de l'habituel service à l'américaine. Et pourtant c'est bondé !
ZION NARROWS Dimanche 31 Juillet J12 Ciel très couvert ce matin. Je me félicite d'avoir annulé la rando/canyoning prévue dans Orderville Canyon (http://www.citrusmilo.com/zionguide/ordervillecanyon.cfm). Pas envie de finir dans le journal : le canyon est très étroit et donc à haut risque de flashflood mortel en cas de forte pluie. On se rabat donc sur les Narrows (http://www.citrusmilo.com/zionguide/narrowsday.cfm) que j'avais d'abord écartés pour cause de surfréquentation. Après avoir croisé quelques personnes sur le sentier bétonné (beerkkk) nous arrivons au départ de la marche dans la rivière un peu avant 8h. On y trouve quelques bâtons, des chaussettes, des pulls et même une paire de chaussures de marche !
L'eau est bonne et ça vaut mieux car peu de temps après nous croisons des gens rebroussant chemin qui nous annoncent un passage avec de l'eau jusqu'à la poitrine. On passe sans problème, le courant n'est pas trop fort (pas de photo, l'appareil est au fond d'un sac étanche!) Au-delà, il n'y a personne : on a les Narrows pour nous tous seuls ! Je n'en reviens pas ! Le ciel est toujours couvert : j'essaie de mémoriser au fur et à mesure de notre avancée les échappatoires éventuels en cas de montée des eaux. Il y en a beaucoup, mais cependant pas partout... On s'enfonce dans le canyon, d'autant plus sombre que le soleil est absent. Chacun choisit son option, avec plus ou moins de succès. Les bâtons de marche sont vraiment indispensables car même si l'eau est limpide, il y a pas mal de courant à certains endroits. Vers 9h30 nous arrivons dans une partie plus étroite (pas d’échappatoire!) assez impressionnante. L'atmosphère est vraiment spéciale. Le ciel s'assombrit et je me dis que si nous n'avons sommes absolument seuls c'est que les autres, plus disciplinés que nous, sont passés par le visitor center (chose que nous ne faisons jamais) et ont été dissuadés par les rangers de faire cette rando. Peu après (2h de marche environ depuis le départ) nous arrivons à la jonction avec Orderville Canyon. Au moment où nous commençons à le remonter retentit au loin un coup de tonnerre. Gloups ! Demi-tour fissa, nous repassons les Narrows à toute vitesse puis reprenons notre souffle d'autant que le soleil apparaît. (Ce qui n'empêche qu'un orage peut éclater en amont et entraîner un flashflood sous le ciel bleu, mais ensuite on peut facilement grimper sur les berges) Les enfants décident de redescendre à la nage quand c'est possible. Ils profitent des quelques plages de soleil pour se réchauffer un peu en nous attendant. On finit par rencontrer quelques personnes : ma théorie était donc fausse, ouf ! On prend le temps au retour d'immortaliser le passage profond, qui a le mérite de limiter la fréquentation en amont. Je rejoins Caroline écarlate à force de se retenir de rigoler : un grand balèse a porté sur ses épaules sa femme chargée du sac à dos et de leur bébé dans ses bras, a parfaitement réussi la traversée mais toute la pyramide s'est écroulée dans un grand splash ! quand sa femme a voulu descendre. Un vrai vidéogag. On est méchant ! Ensuite c'est la foule jusqu'au parking où nous arrivons trempés et frigorifiés un peu avant midi. Jamais je n'aurais pensé avoir froid à Zion ! On se félicite d'avoir pris la voiture jusqu'au visitor center plutôt que de la laisser à l'hôtel. On pique-nique en vitesse et on saute dans l'une des très nombreuses navettes qui sillonnent le parc. On a vraiment apprécié la rando, super ludique mais on est crevé (surtout les enfants qui ont pas mal nagé dans l'eau fraîche) Grosse flemme l'après-midi, shopping entre 2 gouttes, resto Thaï (Thaïsapa) pas mal du tout. On hésite à aller vers Many Pools mais l'absence de soleil ne nous motive pas : on ira demain...
ZION MANY POOLS Lundi 1er août J13 Nous quittons de bonne heure (7h00) Zion NP vers l'est. Au passage, nous jetons un œil sur la Virgin River : elle est couleur caramel. Pas de doute il s'est passé quelque chose ces dernières heures ! Cela me sera confirmé par le graphique du débit de la rivière : il y a bien eu un flashflood pile le jour où on devait descendre le canyon d'Orderville, en fin de journée certes mais bon. Merci les prévisions météo !
Photo graphique
Le ciel est encore bien couvert et à cette heure matinale la ribambelle de pools est encore dans l'ombre : on est un peu déçu, d'autant que visiblement, ici, il n'a pas plu depuis longtemps. Les pools sont pleines de soupe et de dizaines de têtards ! Certaines flaques sont presque à sec et Marion donne un sursis aux bestioles en y faisant couler un peu d'eau. Je pense que l'endroit doit être fantastique sous une grosse pluie orageuse : ça doit dégouliner de partout ! On fait demi-tour au bout de quelques centaines de mètres (1h30 de balade tranquille mais on peut continuer plus haut vers le plateau), impatientes de faire découvrir aux garçons une rando qu'ils ne connaissent pas (nous les filles l'avions découverte il y a 2 ans pendant que Fred et Arnaud allaient se rincer l’œil à the Wave)
EDMAIER'S SECRET Lundi 1er août J13 (suite) http://www.thewave.info/EdmaiersSecretMap.htm Cette balade nous avait enthousiasmées il y a 2 ans (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/edmaier-s-secret) et je craignais un peu d'être déçue. Il n'en fut rien, au contraire ! Nous avons eu une température bien plus raisonnable que la dernière fois (31°C) et en plus la chance de trouver une dizaine de pools pleines d'une belle eau claire, le tout avec de magnifiques cumulus d'orage. On s'est régalé ! Nous avons suivi à peu près le même cheminement que la dernière fois : si Buckskin Gulch était bien boueux, le sable encore humide du grand wash est bien plus facile à fouler que la dernière fois. Certaines parties du site sont extrêmement fragiles … Marion aime bien nous causer quelques émotions : nul besoin de s'aventurer sur cette falaise de slickrock pour visiter le site, scrogneugneu ! Alors que je suis occupée avec ce beau volatile, j'entends les grands, bien plus haut, me crier : « Maman ! On a trouvé une poule ! » Après un moment de compassion pour cette poule perdue en milieu désertique, me demandant comment elle avait bien pu arriver là (véridique!) je reprends mon souffle et mes esprits en réalisant qu'ils parlent d'une pool (un bassin!) En effet ! Un peu échaudé par la grimpette, on se retrouve tous à faire trempette : quel régal inattendu ! Alors que je m'éloigne un peu pour une photo, je réalise qu'il y en a plein d'autres en contrebas : la chance ! Ici point de têtards, juste un gros moustique minéral. Il y a tout un microcosme dans ces pools : animal et végétal et nous faisons attention de ne pas le déranger. La vue sur ces étendues de brainrocks est vraiment étonnante. Tiens un vaisseau spatial ! Gros nuage d'orage qui arrive vers the Wave située à quelques miles au sud. Beaucoup plus bas il y a encore une belle grande mare. Pas encore de têtards mais plein d'oeufs accrochés aux branches d'un buisson desséché. Le temps se gâte et on prend doucement le chemin du retour vers les tipis près de Buckskin Gulch.
J'avais initialement prévu de dormir ce soir à Alstrom Point (http://www.utah-tip.com/serv1.php?type=hike&item=alstrom_point) mais vu les prévisions j'ai préféré réserver pour ce soir un motel à Kanab (rien trouvé à Page au dernier moment) car nous savons pour y être déjà allés (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/vers-alstrom-point) que la piste qui y mène devient infernale si elle est mouillée (j'ai lu ensuite qu'elle était de fait impraticable)
OLD PARIA Lundi 1er août J13 (suite)
Avec ce beau ciel, c'est l'occasion de revoir Old paria et ses étonnants badlands colorés (http://www.america-dreamz.com/utah/paysages/escalante_grand_staircase/old_paria.php)
On aperçoit au loin avec émotion Yellow Rock et Castle Rock (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/yellow-rock-castle-rock)
plus près de nous Red Top (où nous ne sommes pas encore allés)
On trouve une piste qui nous mène jusqu'à la Paria River. Ces 2 photos montrent à ceux qui l'avait envisagé que son accès n'est pas simple (et interdit via Box Canyon d'ailleurs)
En soirée le ciel se dégage et est parfaitement pur quand nous arrivons au Quail Park Lodge de Kanab (décevant : cher, plomberie farfelue-gare aux chauds et froids- chambre petite et mobilier de grand-mère, petit-déjeuner ridicule) On aurait mieux fait de camper ! Dîner au rockingVcafé, conseillé par le gérant, quelconque et cher. Grosse rigolade quand la serveuse, nous ayant demandé si on voulait un peu de glace sur nos tartes, nous les amène couvertes d'une pelletée de glace ! Comment a-t-elle su qu'on était gourmand ?! On se couche sous un ciel étoilé et on est bien content car demain est une belle journée !
WHITE POCKET Mardi 2 août J14 Après un ravitaillement au supermarché de Kanab, nous reprenons la route 89 et bifurquons ensuite sur la House Rock Valley Road en direction de White Pocket (http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_whitepocket.htm) Nous avions découvert cet endroit incroyable en 2009 en compagnie des Grisemote (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/white-pocket) et il nous tardait d'y retourner, avec toutefois un peu d'appréhension compte-tenu des difficultés d'accès puisque la piste est à la fois sableuse et pentue. Pour cette raison j'avais entré les points GPS de l'accès par l'ouest depuis Poverty Flat mais aussi ceux de l'accès sud dont l'étude attentive sur Google Earth montre moins de dénivelée.
Nous passons donc le trailhead de the Wave puis continuons tranquillement plein sud (toujours à 2 à l'heure vu l'état de nos pneus) et au moment de bifurquer vers l'est (nous sommes encore sur la HRVR, juste avant le corral), l'alarme retentit : on a ENCORE crevé ! Pfff ! C'est la 3ème fois (pour ceux qui ont suivi. Pneu AR droit pour changer un peu. En un clin d’œil on rassemble cric et manivelle (désormais toujours à portée de main!), on change la roue, on répare le trou (encore une fois bien sympathique. On a de la « chance » hum!) mais on ne regonfle pas de suite pour « laisser sécher » (je ne sais pas s'il y a un réel intérêt?) Bref nous voilà partis pour un endroit pas facile d'accès avec une roue « peut-être » réparée (impossible d'en être sûrs tant qu'elle n'est pas regonflée mais nos expériences précédentes -et récentes!- nous rendent confiants) On roule cette fois à 1 à l'heure (!). Il nous a déjà fallu une heure depuis la 89 pour arriver jusqu'ici. Pas grave, on a le temps... La piste vers Poverty Flat nous semble plus abîmée que la dernière fois. C'est aussi beaucoup plus vert et il y a même pas mal de vaches (pas vues ni en 2006 ni en 2009, cette année est spéciale, beaucoup plus humide et les vaches ont été laissées sur place) Quant à la piste vers White Pocket, nous aurions juré Fred et moi ne pas être passés au même endroit que la dernière fois ! Elle est méconnaissable (on a vérifié en rentrant sur Google Earth, on a bien pris la même puisqu'il n'y en a qu'une) Nous avions le souvenir d'une piste quasi uniquement sableuse avec une grande descente -donc remontée au retour que nous appréhendions. Cette fois la piste alterne des passages rocheux assez cassants et des portions de sable profond, elle passe près de 2 corrals dont nous n'avions aucun souvenir et nous n'avons même pas remarqué la descente, segmentée par des passages rocheux sans doute. Bref on n'y comprend rien mais on arrive sans encombre à White Pocket après encore une bonne heure de piste (soit 2h depuis la 89) Il y a là une voiture de Paria Outpost, l'outfitter qui emmène les gens qui ne souhaitent pas prendre le risque d'y aller par eux-mêmes. Nous pique-niquons tranquillement à l'ombre et lorsque nous débutons la visite croisons les autres qui repartent. Chouette, on a White Pocket pour nous tous seuls ! Fred se dépêche de monter sur une colline de brainrocks pour voir par où ils repartent mais la voiture disparaît très vite derrière les dunes. On verra bien ! Profitons d'abord du site, encore une fois par une température tout à fait supportable de 34°C avec du vent et quelques beaux nuages. On a vraiment de la chance d'avoir ce ciel spectaculaire, j'adore ! C'est comme de la chantilly sur la glace ! Après presque 3 h de vadrouille, nous reprenons la voiture et prenons une piste que nous croyons être celle de la dernière fois (moins cassante donc que celle empruntée tout à l'heure) Au bout de qq km nous réalisons que nous sommes en fait sur la piste qui part plein sud, ce qui nous fait faire un bon détour (d'environ 1h finalement). Trop tard on continue sur une piste avec du sable bien profond par endroits mais pas de portions cassantes. On arrive finalement vers Pine tree Pocket et on repart vers notre prochaine étape : Coyote Butte South (Voir cette carte : http://www.synnatschke.de/cbs/cbs-white-pocket-topo-map.jpg A l'aller on est passé par la piste en trait rouge plein et au retour par celle en pointillés rouges.)
COYOTE BUTTE SOUTH Mardi 2 août J14 (suite) Nous avions acheté des permis sur le net pour demain (il n'y en avait plus pour aujourd'hui) mais avons pu en trouver hier à la Paria Ranger Station, ce qui nous arrange bien. C'est la 3ème fois que nous venons ici et on ne s'en lasse pas. Les rangers ont bien amélioré la signalisation depuis 2006, édité un plan, fermé les pistes piégeuses et nous y arrivons donc sans problème (et sans crevaison!) Il est tout de même prudent de potasser un peu le sujet à l'avance (et pour WP encore plus, of course!) : http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_cottonwoodteepees.htm Il fait toujours aussi bon et il ne nous faut qu' ¼ h de marche pour arriver au pied des tipis (dans mon récit de 2009 j'indique 1H ce qui est sans doute exagéré) Ici aussi il y a de l'eau et c'est bien agréable. On se balade environ 2h sur le site (personne...), reconnaissons pas mal d'endroits et en découvrons d'autres. La lumière de fin de journée est superbe, le ciel aussi, on se régale !
On installe ensuite les tentes à notre endroit habituel (juste en dehors du parc où le camping est interdit). Pas le moindre insecte cette fois-ci (plein de mouches en 2009) mais pas mal de bouses de vaches séchées que nous dispersons à la pelle. Gros feu, grillades, chamallows, étoiles et très bonne nuit avec une température idéale (fournaise la dernière fois)
EN ROUTE VERS ESCALANTE Mercredi 03 août J15 Séance gonflage au réveil (ça devient une habitude, un peu comme le brossage de dents!) : la réparation tient bon, ouf ! Il nous faut 2h jusqu'à la 89 puis nous prenons la Cottonwood Canyon Road (c'est la 3ème fois, on ne fait qu'un arrêt pique-nique un peu après Yellow Rock. En étant attentif on voit une table de pique-pique en contrebas de la piste : on peut camper à l'ombre le long de la Cottonwood Creek. (peut-être 37° 19.438 N111° 52.946 O, à vérifier) quelques moustiques) Le ciel s'assombrit à vue d'oeil et on se dépêche (mais pas trop... les pneus...) de quitter cette piste qui se transforme en patinoire quand il pleut. Le réservoir de l'Escalante Statepark Campground, petit lac artificiel, est plein à ras-bord (il était presque vide en 2009 et la baignade y était d'ailleurs interdite à cause d'un parasite) Nous retrouvons notre place « habituelle » (3ème fois aussi) dans ce petit camping très bien tenu (et équipé de douches!) Réservation conseillée en été. On installe tentes et double-toits et on file vers la Hole in the Rock Road dans l'espoir (de plus en plus ténu au fil des km) de pouvoir retourner à the Volcano (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/the-volcano) en passant cette fois-ci par le Harris Wash Trailhead : il y a une ancienne piste qui traverse le wash et se rapproche pas mal du Volcano mais je ne connais pas son état. Nous n'aurions pas le temps d'y aller comme la dernière fois par la Old Sheffield Road. Au bout de qq miles sur la Hole in the Rock Road, il faut nous rendre à l'évidence : ce n'est pas un temps à faire des pistes de glaise et à traverser un wash, d'autant plus que nous avons à nouveau une crevaison lente, cette fois sur la roue de secours, pourtant toute neuve ! 4ème crevaison ! 2 dans la même journée ! Demi-tour ! Dommage, on aurait bien aimé montrer ce drôle de « volcan » aux enfants. On fait qq emplettes à la Groceries d'Escalante qui nous paraît bien mieux achalandée que la dernière fois en prévision de la randonnée des 2 jours à venir. Fin de journée tranquille au campground (on remplace la roue de secours avec sa crevaison lente par la roue réparée...) quand nous voyons arriver nos voisins : un minivan lourdement chargé (normal il en sort 8 personnes en cinq bonnes minutes, les derniers ayant visiblement du mal à émerger d'un profond sommeil) avec une grande remorque pleine de sacs-à-dos, glacières... Une véritable réincarnation des pieds nickelés : ça sort un bout de toile de tente, le touille un peu, le laisse tomber à terre, va se faire un sandwich en piochant dans la glacière, trouve un piquet, boit un coup. Tout ça X 8 sans aucune entraide ni coordination. On n'en revient pas. Il y a là 2 adultes et 6 ados qui nous donnent l'impression d'être en stage de réinsertion pour ados à problème. Quand l'un d'eux rote bruyamment, je ne peux m'empêcher de lâcher un retentissant « beeerrrkkk » en expliquant aux enfants : « bah quoi, c'est pas d'ma faute, c'est sorti tout seul ! » Au bout de 2h les tentes tiennent à peu près debout : le plus jeune, une dizaine d'années, n'en a pas et dormira dans une bâche en plastique (il y a un auvent - heureusement d'ailleurs car il a pas mal plu pendant la nuit- mais aussi un serpent non identifié que nous avons vu dans un buisson à qq mètres.) Bref, on est au spectacle ! A 10h tout le monde est couché, y compris les pieds nickelés mais comme ils ont roulé toute la journée en dormant, ils se lancent des vannes (certainement subtiles...) dont tout le camp profite jusqu'à ce qu'une dame vienne râler. Aucune autorité de la part des adultes dont l'un -sans doute le chauffeur- sitôt endormi, a ronflé très bruyamment toute la nuit (il ne m'a réveillé qu'à 4h mais Fred et les enfants en ont bien profité) Vive la vie en communauté ! On doit vraiment être des asociaux !
COYOTE GULCH Jeudi 04 août J16 On se lève aux aurores, non sans passer et repasser bruyamment à côté des tentes des affreux-jojos, ce qui dérègle le ronflement du chauffeur qui a des ratés et au moment où nous démarrons vers the Famous rando super perdue et sauvage, un des adultes, nous ayant vu préparer nos sacs-à-dos, nous demande où nous allons faire du backpacking. Quand je lui dis que nous allons à Coyote Gulch, il nous lance un enthousiaste « We too ! » « Very nice ! » lancé-je avec mon sourire le plus faux. Merdum ! C'est bien ce que je craignais hier en voyant leurs sacs-à-dos. Bon, on relativise en se disant que Coyote Gulch, c'est grand et qu'avec leur remorque ils ne prévoient sans doute pas de partir comme nous du Fortymile Ridge Trailhead. http://www.wildbackpacker.com/backpacking-trails/coyote-gulch/ Arrivés près du watertank nous prenons en stop un jeune américain qui va récupérer sa voiture au Trailhead (ils ont remonté un bout de l'Escalante river puis Coyote Gulch et sont sortis à Jacob Hamblin Arch. Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas ensuite retourné à sa voiture car ce n'est pas beaucoup plus loin que ce watertank. Après coup nous pensons qu'ils ont préféré suivre les cairns qui mènent de JHA au watertank alors qu'il n'y en a pas pour rejoindre le 40 mile ridge TH : GPS indispensable) Il nous explique que le lit de Coyote Gulch est très agréable et que l'on peut y marcher pieds nus dans qq cm d'eau. Il nous dit aussi qu'il y a au moins 3 sources. Cool ! Il est déjà 10h quand nous démarrons la balade. Ne vous fiez pas aux apparences ! Marion n'est pas une enfant martyre : elle transporte les matelas, volumineux mais légers ! Après une heure de descente dans le sable mou (féchô!) nous parvenons au bord de la falaise qui surplombe la confluence de Coyote Gulch et de l'Escalante River. Les cairns nous mènent sans problème à l'unique passage qui permet d'en descendre : Crack in the Wall, une étroite fissure d'une quarantaine de cm par laquelle on peut se faufiler et qui mène au sommet d'une très grande dune qui plonge vers les rivières. Le décor est grandiose et dégage une impression très forte. Nous utilisons une corde (10 ou 15 m sont suffisants) pour descendre les sacs qui sont trop gros pour la fissure. En descendant cette grande dune de sable mou on espère bien pouvoir sortir comme prévu à Jacob Hamblin Arch (sortie réputée un peu acrobatique) car remonter par là ne nous dit rien du tout (il y a toutefois moyen de passer vraiment au pied de la falaise par un sentier plus ferme et ombragé une partie de la journée. Reste encore la dune au-dessus de la falaise qui doit être aussi bien toxique en fin de rando!) On aperçoit la très massive et aérienne à la fois Stevens Arch. Il nous faut environ 1h pour passer la fissure et arriver au fond du canyon : on aperçoit la verdure, puis le ruisseau. On vide les chaussures pleines de sable et tout le monde (sauf moi, j'ai la peau sensible, hé oui!) continue pieds-nus dans l'eau limpide. Pause pique-nique à l'ombre, bienvenue car il fait très chaud. On n'en souffre pas car on peut se rafraîchir à loisir. Pas le moindre taon ni moustique à l'horizon, cool ! Nous arrivons bientôt à la 1ère source, difficilement exploitable pour refaire le plein (on a notre filtre au cas où) Vers midi (soit 2h après le départ, pause pic-nic comprise) nous atteignons la 1ère cascade, puis la 2ème source 10 minutes plus tard (d'un bon débit celle-ci, on refait le plein en prenant une douche. Ça fait du bien!) La 2ème cascade nécessite qq acrobaties mais est négociée toujours pieds-nus. Le paysage est varié, alternant alcôves et petite arche. Tout le monde doit se rechausser brièvement pour la 3ème cascade (2h45 du départ dont pique-nique), à la sortie d'un chaos où se mêlent roches et branches, rien de compliqué toutefois. Enfin (4h15 dont pique-nique et innombrables arrêts photos/vidéos) nous arrivons à Coyote Bridge. Petit coup de pompe (bah oui on n'a pas l'habitude des sacs), grosse sieste à l'ombre dans le sable, et ça repart ! Il doit rester une petite heure de marche jusqu'à Jacob Hamblin Arch où nous prévoyons de camper. Ruissellement, Passage plus étroit, 4ème cascade, alors qu'on approche du but, on commence à entendre des cris « débiles » Je pense aussitôt à nos pieds nickelés mais non il s'agit d'une autre bande d'ados... Au moins aussi bruyante ! Pfff, le canyon résonne de cris de singes, ça glousse, ça caquette, ça siffle, ça roucoule, ça couine. On croise encore 3 personnes, « normales ». Puis encore 4 autres. La foule ! Et on aperçoit les toilettes : on est arrivé ! Il est 16h (6h de marche - pieds nus pour Fred et les enfants, pas banal, pauses comprises) Grosse déception : j'espérais pour notre première rando en backpacking pouvoir profiter d'une atmosphère magique, perdus seuls loin de tout au fond d'un canyon du Grand Staircase National Monument et nous voilà réduits à camper près de toilettes (nécessaires évidemment vu la fréquentation mais qui cassent un peu le mythe) en supportant une bande d'ados débiles. Le moral remonte en flèche quand le silence revient : ils sont partis, ouf ! Bon débarras !
On repère l'endroit par où l'on peut sortir du canyon (à 20 m à droite des toilettes qd on les regarde depuis le ruisseau), ça a l'air d'aller, on est confiant.
On se trouve un endroit douillet à bonne distance des toilettes pour installer les tentes (on a le choix, on est tout seul) qui - c'est pratique- se trouve juste en face de la 3ème source (d'un débit tout-à-fait correct, nous n'aurons donc pas à utiliser notre filtre. De l'Aquatabs suffira) et avec la vue sur Jacob Hamblin Arch. On se repose un peu et je pars avec Fred un peu en amont de l'arche : il y a une voûte gigantesque qui permet de bivouaquer à l'abri de la pluie, mais un peu loin de la source. Pas de risque de pluie pour cette nuit : le temps est au beau fixe. On aurait donc pu ne pas prendre les double-toits et les vestes de pluie (mais ça on ne le sait qu'après coup) Nous avions aussi pris les bâtons de marche, absolument inutiles eux. Ne parlons pas des pots de Nutella et de confiture (en verre!) que Fred a pris « pour le moral des troupes » (bah, c'est lui qui a porté la bouffe et les tentes : une douzaine de kg à mon avis tandis que les autres sacs ne devaient pas dépasser les 6-8 kg, eau comprise) On avait nos sacs de couchage « habituels » beaucoup trop chauds pour la circonstance, d'autant plus que nous étions au pied d'une falaise noire qui a réfracté toute la nuit la chaleur accumulée dans la journée. On a eu trop chaud cette nuit-là (la seule du voyage en fait)
Nous poursuivons encore un peu en amont et soudain inquiète, je tends l'oreille ! Non, ce n'est pas possible ! Si! C'est eux ! Ils apparaissent au détour d'un méandre : si l'un ou l'autre des enfants a encore l'énergie de grimper partout en criant, derrière c'est la Berezina ! Chacun des adultes porte 2 sacs, ils en ont visiblement plein les pattes. Fred va au devant d'eux : ils n'ont plus d'eau et ne soupçonnaient pas qu'ils étaient presque arrivés à Jacob Hamblin Arch. Il leur indique que la source est au prochain méandre, leur demande où ils vont bivouaquer et leur recommande d'être plus discrets que la nuit dernière. Nous regagnons les tentes, enchantés (!) pour aller annoncer la nouvelle aux enfants. Pfff ! Finalement on n'entend plus rien : ils ont installé leur camp sous la voûte et les adultes ont sans doute un peu plus d'autorité sur des ados crevés. Un peu plus tard, on voit arriver les adultes accompagnés d'un enfant, chargés de gourdes : ils passent devant la source sans la voir (j'te jure!). Je vais les voir et la leur indique. Ils ont marché 7h depuis Hurricane Wash Trailhead et pensent glandouiller dans le coin 2 nuits avant de remonter par le même chemin. Les adultes ne se sont pas absentés depuis 5 min que les cris recommencent : j'en remets une couche ! Alors que la nuit tombe, on voit encore passer un groupe de 6 personnes (de jeunes adultes « normaux ») Nuit trop chaude mais tranquille finalement (bon ils sont tout de même à plusieurs centaines de mètres)
Vendredi 05 août J17 On attaque la montée vers 6h30 : si on a le pied sûr, quelques notions basiques d'escalade, des sacs de taille raisonnable et une corde d'une dizaine de mètres, c'est tout-à-fait faisable (toutes ces conditions doivent être réunies hein!) Il y a un pas un peu délicat pour lequel Fred a assuré l'adhérence de nos chaussures en les tenant de la main, puis nous lui avons lancé une corde (que l'on peut fixer au rocher, il en est même usé) pour l'assurer à notre tour. Sans corde ce passage est risqué. En une demi-heure à peine nous sommes sortis du canyon. Je trouve l'arche plus belle du dessus finalement. Il nous faut en tout 2h pour retrouver la voiture : la rando est donc faisable en un jour puisqu'il y a en tout 8h de marche mais la fin est assez fastidieuse, on aurait eu du mal. Impression mitigée pour cette rando finalement, principalement à cause du monde que nous y avons croisé (on ne s'y attendait vraiment pas) Rapport effort (poids des sacs)/intérêt/ambiance pas terrible en fait. Sur les 8h de marche, seulement 4 dans le Gulch (mais la descente de Crack in the Wall vers le ruisseau est superbe!), 1ère et 2 dernières heures pas passionnantes. Attention : vu le débit somme toute modeste des sources, il n'est pas sûr qu'on les trouve lors d'un été très sec. Mieux vaut avoir un filtre.
EN ROUTE VERS DINOSAUR NM Vendredi 05 août J17 (suite)
Une longue étape de transition est prévue pour le reste de la journée : je voudrais me rapprocher autant que possible de Dinosaur National Monument, situé à 2h de piste + 8h de route ! C'est pas gagné, mais après cette grande balade, on devrait supporter un peu de voiture ! Nous prenons tout de même le temps de nous rafraîchir sur le parking du trailhead avant de retourner à la civilisation. Piste, route 12 toujours aussi belle vers Torrey où nous avalons des burgers pas mauvais, traversée de Capitol Reef (on aime!), Hanksville (je dors), puis Autoroute I 70 où... nous crevons pour la CINQUIEME FOIS, un peu avant la bifurcation vers le N et Rangely. C'est encore la roue AR D (ça vaut mieux, on change la roue sur la bande d'arrêt d'urgence) HEUREUSEMENT que nous avions l'indication et l'alarme de pression des pneus sinon nous les aurions certainement éclatés...
Cette fois s'en est trop, si on crève même sur les autoroutes, comment envisager de faire encore les dizaines de miles de piste au programme ?! On répare (encore une fois un bon trou, c'est dingue) puis on décide d'aller à l'agence Alamo de l'aéroport de Grand Junction (Fred a internet sur son tél) demander à changer de voiture. On le trouve facilement mais pour éviter d'éveiller les soupçons on va d'abord laver la voiture (déjà qu'elle est toute rayée et a une bosse!) Ils n'ont « en rayon » qu'un Chevrolet Tahoe : le gars nous indique que c'est plus petit que le Nissan Armada. « Pas grave », lui dit-on (le volume extérieur est le même) On fait les papiers, on vide notre voiture (1 milliard de bidules dans tous les coins) puis il faut se rendre à l'évidence, ça ne rentre pas ! La 3ème rangée de sièges du Tahoe, une fois repliée, ne rentre pas dans le sol comme sur l'Armada : il nous manque 40 cm de coffre. Retour au guichet, le gars est parti. La fille du guichet voisin prend le relais, adorable, nous propose de faire changer les pneus (ils ont un accord avec Firestone), téléphone, s'assure qu'ils en ont, trop tard pour ce soir, prend RDV pour demain, nous explique que nous n'aurons rien à payer puisque nous avons l'assurance CDW, que le gars de Firestone verra s'ils doit changer 2 ou 4 pneus) Bref, nous n'avons plus qu'à passer la nuit à Grand Junction où nous trouvons une chambre familiale (6 couchages) au motel 8 pour 80$ petit-déj inclus, faisons une lessive, un ravitaillement. Bref on optimise le temps perdu au mieux.
Samedi 06 août J18 Nous arrivons à la 1ère heure chez Firestone (tout près), le gars nous assure que les pneus avant sont encore bons (il aura raison) et une heure après nous repartons avec de bons gros pneus bien costauds : on a donc crevé 5 fois (dont 2 crevaisons lentes mais bon) avec les pneus arrière : voiture chargée et propulsion les sollicitent plus que les pneus avant. Ils ont même vérifié les niveaux, ça c'est du service ! Il n'empêche que ça reste pénible de devoir s'occuper de l'entretien normal (changer les pneus quand ils sont usés) d'une voiture alors que l'on est en vacances.
DINOSAUR NATIONAL MONUMENT Samedi 06 août J18 (suite) Après 2h30 de route pas désagréable, nous traversons le très glauque village de Dinosaur et entrons dans le parc de Dinosaur, côté Colorado donc (nous ne visiterons pas la partie Utah) http://www.america-dreamz.com/colorado/paysages/dinosaur_national_monument.php
La piste épouse les courbes douces du plateau, nous allons directement vers Echo Park Campground et faisons une petite halte à Whispering Cave : une fissure sépare une énorme dalle rocheuse et de la paroi et génère un courant d'air frais qui contraste agréablement avec la chaleur ambiante (35°C) Bien que nous soyons un WE, il y a plein de places au campground et nous en choisissons une à l'ombre, pas trop loin d'un point d'eau. Déception : pas la moindre vue sur la rivière depuis le camping, une épaisse végétation l'occulte complètement. Après le repas de midi nous partons pour la randonnée de Mitten Park Trail dont la 1ère moitié en ce début d'après-midi est déjà à l'ombre : on chemine à flanc de pierrier en contrebas d'une grande falaise de grès en remontant le cours de la Green River. Le sentier s'élève doucement puis on redescend dans une prairie fleurie avant d'arriver sur une plage de sable fin : la fraîcheur de l'eau refroidit très vite nos ardeurs de baignade (de plus le courant est assez fort) Un peu plus loin une autre plage est défendue par quelques taons : retour à la première, épargnée, pour une petite sieste. Impressionnante « biquette » de strates rouges !
Nous prenons tranquillement le chemin du retour (rencontré une jeune femme seule avec une petite bouteille d'eau... il fait 35°C), l'ombre a gagné du terrain et coupe la rivière en 2 (il est 16h) 2h30 de balade, sieste comprise
Les enfants préfèrent rester au camp tandis que je reprends la voiture avec Fred pour aller faire la rando de Harper's Corner Trail http://www.nps.gov/dino/planyourvisit/harperscornertrail.htm Le parc est très étendu et on passe pas mal de temps sur les pistes/routes, heureusement fort belles. Cette balade en aller-retour de 2 miles offre une vue plongeante sur les méandres de la Yampa et de la Green River, qui ont modelé un paysage impressionnant. On reconnaît la biquette rouge : nous sommes juste au-dessus du Steamboat Rock et de Echo Park campground. Whirlpool Canyon est à contre-jour et la Green River ressemble à un ruban d'argent.
La route du retour est vraiment magnifique : le soleil rasant donne un cachet tout particulier à ce parc. Nous n'avons cependant pas ressenti le grand frisson comme dans les parcs de l'Utah, de l'Arizona ou du Nouveau-Mexique : je dirais que le parc est beau « à grande échelle » mais ça manque de petits détails géologiques à taille humaine (peut-être avons-nous visité le parc trop rapidement) C'est un parc de « points de vue » : on a le sentiment d'être au cinéma mais pas « dans le film » J'adorerais le traverser en bateau !
Quand nous arrivons au campground (quasiment 1h de route/piste encore pour redescendre), les tentes sont montés, le feu crépite sous la surveillance d'Arnaud tandis que les filles se sont réfugiées dans la tente, à cause des moustiques (bah oui on est partis avec le pschitt dans la voiture...) Il y a en a peu mais Caroline est leur proie favorite. C'est la pleine lune (eh oui lune montante à Yosemite il y a 3 semaines...) Elle illumine le steamboat. On finit par éteindre le feu pour bien profiter du ciel étoilé. Nuit assez fraîche, très calme.
RED DESERT ADOBE TOWN Dimanche 07 août J19 Cette région méconnue du Wyoming sud se situe à l'est de Rock Springs. http://www.america-dreamz.com/wyoming/paysages/chevaux_sauvages_red_desert.php Il s'agit d'un désert froid, situé sur la ligne de Partage des Eaux (Atlantique/Pacifique) actuellement menacé par la prospection minière (plus que menacé d'ailleurs puisqu'il y a déjà pas mal de derricks, pipe-lines un peu partout) pour la recherche de gaz et de pétrole. C'est aussi le domaine de dizaines de milliers de pronghorns (grosses antilopes) et de milliers de chevaux sauvages, qui se sont si bien adaptés au milieu que le gouvernement juge nécessaire d'en déporter chaque année une bonne partie afin d'éviter d'aggraver la désertification. Des associations luttent contre cette action jugée violente (on traque les chevaux par hélicoptère et on bouscule la hiérarchie des hordes en les séparant au hasard) Voir ce très beau blog : http://www.wildhoofbeats.com/blog/wild-horses-their-last-days-of-freedom-in-adobe-town
En route donc vers Adobe Town http://www.voiceforthewild.org/greatdivide/pubs/adobe_town_brochure_final.pdf et les chevaux sauvages du Wyoming.
Mon plan est de passer par la Yampa Bench Road pour quitter le Dinosaur NM, puis à partir de Baggs, Wy, de prendre une piste vers l'ouest pour rejoindre Adobe Town. Après quelques km sur la Yampa B Road, nous préférons faire demi-tour : elle est mauvaise, on n'avance pas et en plus on ne voit rien de spécial. On repasse donc par Vernal puis Rock Springs (très belle route 191 : géologie très variée, hauts plateaux désertiques, quelques lacs et rivières.) où nous déjeunons rapidement (ville minière sans grand charme. Il faut que je relise le bouquin de Rick Bass intitulé Rock Springs...) Il nous faut environ 1h30 de piste agréable (quelques biches et chevaux par-ci par-là, mauvaise sur les derniers miles) pour arriver à Adobe Town. A l'unanimité : on est déçu ! Bof quoi, on a déjà vu trop de badlands superbes pour vraiment apprécier ce fatras grisâtre. Le seul véritable intérêt du site est la piste qui y mène, belle sans être magique, mais j'aime ces douces prairies ondulées et ce Big Sky ! Au retour on aperçoit une horde de chevaux sauvages, près d'un point d'eau (comme souvent) Je profite des buissons de sauge pour m'en rapprocher discrètement. Ils ne m'ont pas vue. Pour les faire un peu bouger, je me montre : alerte Puis fuite ! C'est superbe ! Pas si mal Adobe Town finalement...
RED DESERT KILLPECKER SAND DUNES Dimanche 07 août J19 (suite) Situées à une trentaine de miles au N de Rock Springs, ces dunes font partie du champ de dunes le plus actif de l'Amérique du nord. C'est une zone de grand intérêt biologique où cohabitent animaux sauvages (cerfs, pronghorns, chevaux), quads (mais limités à la partie est des dunes) et exploitation minière (encore...) On peut camper sur le parking destiné au quads. http://www.duneguide.com/sand_dune_guide_killpecker.htm (Contrairement à ce qui est indiqué sur ce site, il n'y a pas d'eau, juste des toilettes sèches.)
La piste qui mène aux dunes est sans problème. Nous repérons la bifurcation vers les pétroglyphes de White Mountain où nous irons demain et prenons la piste vers la zone protégée interdite aux quads (panneau Wilderness Study Area ou qq chose comme ça) Au sortir d'une petite bosse, on tombe sur ce magnifique spectacle : une horde de chevaux sauvages, près d'une petite mare dunaire, avec le belle lumière de fin de journée, sur fond de dunes. C'est si beau que ne s'en approche pas : impossible de bousculer une telle harmonie. La piste continue, devient sableuse, très sableuse, trop sableuse. Le vent qui souffle fort a poussé le sable sur la piste, ça monte, on ne passe plus. Allégé de ses passagers, la voiture recule finalement sans difficultés (ça descend...) Dommage... On roule ensuite vers le parking des quads : en plein vent, pas très plat, avec des quads, bof ! J'avise en contrebas des dunes une prairie qui devrait être plus abritée. C'est le cas, l'endroit est très agréable, on a la vue sur les dunes, plein de bois mort pour le feu. On profite des derniers rayons du soleil, c'est beau !
Lundi 08 août J20 6°C au réveil : on attend que le soleil réchauffe un peu l'atmosphère avant de quitter les sacs de couchage. On a bien dormi malgré le bruit des pompes (pour les gisements de gaz?) apparu quand le vent est tombé (ça nous a rappelé Angel peak, https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa2009/great-sand-dunes-np) On a aussi entendu quelques coyottes. Petit-déj au coin du feu. En route vers les White Mountain Petroglyphes (http://www.frankstehno.com/sagemesa/destinations/wyoming/whitemountain/whitemtnpetrosintro.htm) Ils se situent sur cette falaise : l'accès en est très facile si bien qu'il y a eu pas mal de dégradations sur le site (pétroglyphes repassés à la craie, graffitis contemporains) Bref, pas transcendant du tout : seuls les gros nids d'oiseaux nichés dans la falaise très tarabiscotée pleine de cavités nous ont vraiment intéressés.
RED DESERT OREGON BUTTES Lundi 08 août J20 (suite) Au début de notre voyage de 2006, nous avions découvert le Great Desert Basin qui nous avait fait forte impression : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/les-chevaux-sauvages-du-great-divide-basin J'avais donc repéré sur les cartes Garmin un parcours par les pistes jusqu'aux Oregon Buttes avant de rejoindre South Pass/atlantic City. J'aurais mieux fait d'utiliser Google Earth car les pistes repérées n'existent pas (du moins pour certaines) On se perd un peu (beaucoup) sur des pistes parfois pas très faciles (je garde un oeil sur la jauge), on ne croise que quelques chevaux isolés (bizarre car cet animal aime vivre en société), quelques montagnes tabulaires, et on finit par retomber sur nos pattes et par arriver en vue des badlands. Ciel superbe encore une fois (c'est ce que je préfère au Wyoming)
On retrouve enfin la route et on file vers Atlantic City et South Pass.
ATLANTIC CITY SOUTH PASS Lundi 08 août J20 (suite) Ces 2 villages distants de quelques miles sont d'anciennes villes de chercheurs d'or. Atlantic city compte encore une quarantaine d'habitants et quelques résidences secondaires (!) On pique-nique confortablement installé devant la petite église (toujours ce beau ciel du Wyoming) avant d'aller faire un tour à South Pass où quelques passionnés rénovent patiemment les maisons du village, avec un souci du détail touchant. Il nous faut encore 2h de belle route avant d'arriver au super 8 de Dubois (assez cher, très belle vue mais petit déj indigent dans les gravats), notre dernière étape avant le parc du Grand Teton. On dîne dans le seul restaurant ouvert ( ? la crise?), quelconque (oublié le nom)
GRAND TETON 1 Mardi 09 août J21 Dubois est vraiment aux portes du Grand Teton NP et nous y arrivons vers 8h : grand beau sur les montagnes, comme en 2006, quelle chance ! On est (forcément) moins époustouflés qu'en 2006 mais c'est tout de même très beau. On en profite pour monter à Signal Mountain profiter de la vue sur le Jackson Lake d'un côté et la Snake River de l'autre. On file ensuite vers le nord et le PN du Yellowstone, qui jouxte celui du Grand Teton.
YELLOWSTONE SENTINEL MEADOWS Mardi 09 août J21 (suite) Il y a encore plus de monde qu'en 2006, c'est fou ! On file directement vers une balade que j'ai repérée au N de Old Faithfull au bout de la Fountain Flat Drive. Nous reconnaissons l'endroit où nous nous étions baignés la dernière fois (l'eau de la Firehole River est chaude : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/yellowstone-sud-ouest) Après un pique-nique rapide, nous allons faire une balade très amusante (http://www.americansouthwest.net/wyoming/yellowstone/sentinel-meadows.html) d'un excellent rapport effort/intérêt (personne sur cette rando sauf sur les premiers et derniers 1/4h) On passe la Firehole River sur un pont situé près de Ojo Caliente Spring puis on traverse ce petit ruisseau « herbu » (eau à 40°C) et au sortir d'un bosquet on pénètre dans une vaste prairie qui semble plaire aux bisons (os à gogo, traces partout) On aperçoit des monticules jaunes clairs qui fument (3 ou 4) : chacun correspond à un geyser et c'est l'accumulation de sels minéraux qui a créé ces « collines » On grimpe évidemment au sommet prudemment mais avec délectation (personne, pas de panneau, pas de ponton, pas de barrière, ahhhh ! Que ça fait du bien!!!)
L'eau des sources coule en jolies ruisseaux multicolores dans la verte prairie : c'est assez sploutch !
Les bords du geyser suivant sont particulièrement acérés (si quelqu'un a une explication?)
On a un ciel terrible, je jubile !
On aperçoit depuis le 2ème dôme la cabane décrite dans le topo : là ça devient trrrès sploutch ! Elle était autrefois utilisée pour se baigner mais aujourd'hui ça n'est pas vraiment engageant : on dirait un bain d'acide! On adore cet endroit perdu (mais à moins de 2 miles de la voiture!) Des taons opiniâtres nous font déguerpir (on a eu l'impression d'être piqué mais finalement non : nos taons sont bien pires!) d'autant que le ciel devient franchement menaçant. On repasse près de Ojo Caliente Spring et on retrouve la voiture, avant la pluie finalement. On va faire un tour rapide à Midway Geyser Basin où la foule nous gave rapidement ! Je remarque en face (donc à l'est de la route) une vallée pleine de fumerolles qui me fait bien envie : on ira demain voir de quoi il retourne (c'est notre 2ème visite dans ce parc et on a déjà vu les « marronniers » la dernière fois. La pluie nous rattrapera un peu plus tard alors que nous asistons à l'éruption du Old Faithfull parmi des centaines d'autres spectateurs (ce geyser nous déçoit, comme la dernière fois)
J'ai réservé une cabin pour 3 (bah oui, il n'y avait plus rien d'autre) avec sdb dont nous nous accommodons sans mal à 5. Gros orage durant la nuit (rien entendu avec mes boules Quies... dommage!)
YELLOWSTONE BISCUIT BASIN Mercredi 10 août J22 On décolle un peu avant huit heures, le fond de l'air est frais (6°C) et ça fume de partout. IL n'y a pas grand monde aussi en profitons-nous pour faire un tour à Biscuit Basin (dont le parking était totalement embouteillé hier après-midi) Ça fume vraiment de partout : il y a même des trous sur le parking ! Ponton, geyser, ponton, flaque bleue, ponton, panneau, barrière : ça nous paraît bien fade après notre randonnée d'hier. Allons voir un peu de quoi il retourne dans cette vallée aperçue hier. En route nous apercevons un grizzly sur le bord de la route (photos floues pfff!), 2è (et dernier) ours du voyage.
YELLOWSTONE BALADE MAGIQUE Mercredi 10 août J22 (suite) Nous allons faire une balade courte (2h30 pause contemplatives comprises mais on peut prolonger) et quasi sans dénivelé qui vaut presque le voyage à elle seule. Je vous déconseille de la faire au début de votre séjour à Yellowstone : tout vous semblera ensuite bien fade ! On débute la rando un peu avant 9h et ça fume encore pas mal, ce qui facilite le repérage des sites géothermiques. Nous allons remonter une rivière d'eau chaude, multicolore. La traverser à plusieurs reprises pour le fun (attention c’est chaud - mais pas brûlant...) Découvrir des geysers aux couleurs des mers du sud rien que pour nous. Contourner des zones de boue écarlate. Sursauter quand ce sombre geyser outremer va se réveiller alors que nous lui tournons le dos. Fred va courageusement approcher sa main de l'eau (vraiment) brûlante rien que pour la photo ! Aller de découverte en découverte en remontant la vallée. Avoir le vertige au bord de ce gouffre abrupt. Trouver un geyser où seule la nature a jeté des trucs. Nous étonner des grosses bulles qui s'échappent de fissures invisibles Enfin repartir enchantés, émerveillés, sur un nuage... Il est donc possible à Yellowstone de trouver des endroits magnifiques non aménagés sans marcher pendant des heures et des heures. Un seul regret : l'absence d'animaux (mais nombreuses traces de bisons...) Voici où nous étions garés. 44° 31.084' N 110° 49.522' O De cet endroit il faut donc remonter la vallée se trouvant à l'est de la route (en regardant sur Google Earth, je me rends compte qu'il y a des bassins rouges que nous n'avons pas vus : avis aux amateurs!)
YELLOWSTONE MAMMOTH HOT SPRINGS Mercredi 10 août J22 (suite) On aime cet endroit super photogénique (mais on n'est pas les seuls!) Superbe ciel encore une fois ! Après une visite rapide, nous repartons vers Tower Roosevelt et la Lamar Valley. Comme tout le monde (!) on va chercher la tranquillité sur la piste de Blacktail Plateau Drive (erreur fatale : tout le monde fait comme nous et ça bouchonne presque. Paysages banals. Pas d'animaux vu la foule...) où nous décidons de pique-niquer pour ne pas avoir l'impresion d'avoir vraiment perdu notre temps à passer par là (à bon entendeur...)
YELLOWSTONE LAMAR VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Depuis ce matin on s'étonne du peu d'animaux rencontrés : ni cerfs ni bisons. Ont-ils tous décampé, leur 6ème sens les ayant avertis de l'arrivée imminente de l'énorme explosion attendue pour ce mégavolcan qui se trouve sous le parc du Yellowstone ? On commence à désespérer (et à s'inquiéter!) quand enfin nous apercevons un puis deux puis une dizaine de bisons juste au bord de la route. Ouf ! L'explosion n'est pas pour tout de suite (ou alors les bisons n'ont pas de 6ème sens...) Arnaud et Marion, juchés sur le toit de la voiture, aperçoivent alors au loin toute une file de bisons qui marche résolument vers l'ouest. On dirait des animaux en migration : nous nous garons un peu plus loin et marchons à travers les buissons de sauge pour nous rapprocher. Bien que plus éloignés, ils sont paradoxalement beaucoup plus impressionnants que ceux qui se faufilent entre les voitures sur la route. D'autant plus que la voiture est loin ! On se sent tout petit et vulnérable face à une telle masse de bestiaux. On se dissimule plus ou moins derrière un rocher pour ne pas attirer leur attention. Le but de leur « migration » est un lac situé un peu plus loin que l'on ne voit pas depuis la route. Une biche qui passait par là se fait courser par un jeune bison : on se cache un peu mieux ! On passe un bon moment à les observer puis une fois désaltérés la troupe fait insensiblement demi-tour et commence à brouter se rapprochant lentement mais sûrement de notre rocher. On préfère donc retourner tranquillement à la voiture avant que le triple-galop ne devienne nécessaire ! Encore plein de bisons un peu plus loin !
YELLOWSTONE GRAND CANYON Mercredi 10 août J22 (suite) En milieu d'après-midi, nous enchaînons avec une très belle petite rando au départ de Artist Point près du Grand canyon du Yellowstone en direction de Point Sublime. On a de la chance, le trail a été fermé jusque tout récemment à cause d'une attaque d'ours qui a fait un mort (gloups, même si on ne l'a appris qu'après...) Balade toute en contrastes : eau turquoise, vert tendre printanier des pins, roches rouges jaunes et noires, ciel d'azur : 2 superbes miles A/R. (croisé une dizaine de personnes)
YELLOWSTONE HAYDEN VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Fin de journée dans la très belle Hayden Valley : je l'adore... On a vraiment vu plein de bisons cette année (mais quasiment pas de cerfs ni d'élans) Nuit tranquille à Canyon Village dans une cabin spacieuse mais qui ressemble à un baraquement militaire.
YELLOWSTONE NORRIS GEYSER BASIN Jeudi 11 août J23 La grisaille ne nous avait pas permis d'apprécier ce site en 2006. C'est à 20 mn de canyon Village, allons voir. Pas mieux en 2011 avec le soleil : on n'accroche pas. On dirait un terrain vague plein de remblai... Belles montagnes au loin qui nous font envie...
YELLOWSTONE POTTS HOT SPRING BASIN Jeudi 11 août J23 (suite) Notre balade magique nous donne envie de redégoter un coin « sauvage » Sur la route qui mène à West Thumb nous remarquons des fumerolles (il est encore tôt et le fond de l'air est frais) au bord du lac du Yellowstone. On se gare, et on descend vers elles à travers une forêt de pins. On découvre de belles mares multicolores, ça crachouille, ça fume, ça glougloute. Aucun aménagement, pas un chat, mais tout de même le bruit de la route pas loin au-dessus. Il y a là une lagune habitée par un troupeau d'oies que nous n'aurons pas le cœur de déranger. Marion fait son marché et choisira une « belle » vertèbre de bisons (traces et os partout) Encore un endroit étonnant mais un peu trop près de la route. De plus nous allons réaliser en prenant la voiture que l'accès à cet endroit est interdit (plein de panneaux le long de la route un peu après l'endroit où nous nous sommes garés...) Petit tour rapide à West Thumb pour comparer : les mares de west Thumb sont sans doute un peu plus belles mais... très aménagées. J'ai réservé pour nos 2 dernières nuits une cabin à Colter Bay dans le PN du Grand Teton. En route vers le sud donc, pas bien loin en fait...
GRAND TETON 2 Jeudi 11 août J23 (suite) Il fait moins beau ce matin et ça souffle sur le lac ! Nous allons faire un tour sur la piste qui part du sud de Signal Mountain et file vers l'est et la Snake River (la piste qui continue vers le sud en longeant à distance la Snake River est fermée) : bof. Le coin de Mormon Row a toujours autant de charme à nos yeux : bisons, chevaux, vieilles granges dans leur jus. Encore habitées pour certaines !
Petit pèlerinage à Schwabacher Landing où nous avions vu un élan la dernière fois : à défaut d'élan nous y découvrons une cérémonie de mariage assez intimiste (vestiaire derrière les buissons) : une dizaine de personnes, un violon et la Snake River et le Grand teton en toile de fond : pas mal !
Beau paysage de western un peu plus au nord. Séance DVD dans notre douillette cabin.
IDAHO Vendredi 12 août J24 Nous avons envie de voir à quoi ressemblent les Grands tetons depuis leur versant ouest. La Grassy Lake Road se faufile vers l'ouest entre Yellowstone et Grand Teton. On passe tout d'abord devant plusieurs emplacements de camping assez idylliques (mais à plusieurs miles de piste de la route) puis la piste grimpe dans la montagne (peu de vues, on est dans les sapins), redescend vers ce lac recouvert d'une quantité incroyable de nénuphars (jamais vu autant!) puis vers la plaine agricole de l'Idaho (le pays des Famous Potatoes!) C'est très rural puis en approchant de Driggs on rencontre des maisons de plus en plus cossues : on n'est pas loin de Jackson Hole, station de ski très prisée. On ne veut pas déjeuner dans cette ville, on veut de l'authentique alors on s'arrête à Tetonia lorqu'on voit un resto devant lequel sont garées plusieurs voitures (on choisit de préférence les restos où il y a tout de même quelques clients en évitant ceux où il n'y a pas un chat...) Stratégie mise en défaut de façon assez hilarante quand Fred (je vois encore sa tête ! ) se fait servir une énorme bouse de vache (un faux steack reconstitué côtoyant 2 Famous Potatoes, le tout recouvert de 2 litres de sauce diarrhéique figée et froide!) Impossible de ne pas rigoler ! On a oublié de faire une photo ! Le reste était à l'avenant.
Petite pause un peu à l'ouest de Jackson Hole là où arrivent les rafts qui descendent la Snake River (ça a l'air très tranquille) puis petit tour en ville et bon dîner dans un restaurant Thaïlandais (Thaï sapa je crois) Retour vers Colter Bay en passant par Oxbow Bend. Dernière nuit dans l'ouest, demain c'est l'avion...
RETOUR Samedi 13 août J25 Un dernier regard vers les glaciers (maigrichons) des Grands Tetons. Salle d'attente formidable de l'aéroport de Jackson Hole. Personnel convivial (vive les petits aéroports) 2 h coincés dans l'avion sur la piste pour cause de gros orage sur Chicago puis enfin on décolle vers 14h. Correspondance sans problème à Chicago (heureusement qu'on avait 4h, réduites à 2) Comme à l'aller avion confortable avec écran individuel, films, jeux... Puis à Londres et arrivée à Francfort (à J+1 13h30) où il ne manque qu'un sac (…) British Airways nous le livrera à domicile qq jours plus tard (comme d'habitude, on ne s'en fait plus)
CONCLUSION
Encore un belle virée dans l'ouest américain, même s'il faut reconnaître que l'impression de découverte s'émousse au fil des voyages (impossible d'y échapper je pense) Toujours autant de plaisir dans la préparation et toujours autant de facilité dans la réalisation : no stress ! Les Américains sont fiables et réglos (bon, une petite recherche avec Google ne nuit pas de temps en temps quand on a un doute)
4000 miles au compteur comme prévu « à la louche » La seule journée « pénible » prévue au programme a finalement été écourtée par la 5ème crevaison.
On s'est bien sûr félicité d'avoir pris de quoi réparer et regonfler : ça nous a évité de bouleverser nos plans. Le compresseur pèse moins de 4 kg (http://www.best-of-land.com/compresseur-tmax-p-299.html), le kit de réparation qq centaines de grammes (http://motardsardechois.free.fr/Page%20Futura%20Technique/RST%20consommables/Utilisation%20kit%20reparation%20pneu.pdf) Je ne sais pas ce que vaut ce type de réparation sur le long terme : à signaler donc en rendant la voiture (le problème ne s'est pas posé pour nous puisque les pneus ont finalement été changés) Pelle bien utile aussi pour creuser un peu la piste quand il manque qq mm pour mettre en place la roue de secours (cric un peu court?) Les plaques de désensablement n'ont pas servi (sauf pour s'asseoir dessus!), la sangle de remorquage non plus (ouf!)
Notre (tout) petit frigo électrique qui en est à son 3ème voyage a parfaitement fonctionné (il a fallu changer la prise-allume cigare qui ne correspondait pas avec celle de la voiture, trouvé sans pb dans le 1er Walmart venu) La batterie était assez puissante pour le laisser branché en permanence même la nuit (Pas osé toutefois dans les coins perdus loin de tout. La batterie du gros Suburban de 2009, elle, ne tenait pas le coup. Pas de soucis avec un Dodge Durango en 2006)
Un voyage un peu trop « civilisé » finalement : on a trouvé que les nuits en motels cassaient un peu le rythme et l'ambiance (surtout quand il y a du Wifi, difficile de résister!). On aurait du camper plus souvent mais je craignais d'avoir du mauvais temps pour la partie nord du voyage (nous l'avons eu en fait à Zion...et uniquement à Zion. Beaucoup de chance avec la météo!) On a eu parfois un peu la nostalgie de nos aventures de 2009 avec les Grisemote (coucou!)
Un budget explosé par rapport à 2009 : avion +30%, voiture avec 300$ de frais de drop off , cabins et motels, restos...La Californie n'est pas donnée ! Budget quasiment doublé donc, avec un niveau de confort certes supérieur et un voyage plus varié mais moins aventureux (on avait campé presque tout le temps en 2009)
AVION POUR 5 avec British Airways Francfort-Londres-San Francisco Jackson Hole-Chicago-Londres-Francfort 4 913,00 € 4X4 full size 25j chez Alamo via autoeurope frais de drop off à Jackson Hole 300 $ 1 483,00 € Houseboat 3 nuits 547,00 € Crane Flat campground Yosemite 14,00 € Trumbull Lake Campground 18,00 € Yosemite Gateway Motel 2 grands lits 133,00 € Furnace Creek Ranch 2 grands lits 155,00 € Quality Inn at Zion 2 grands lits 2 nuits 220,00 € 2X5 permits pour Coyote Butte South 36,00 € Escalante Petrified Forest campground 18,00 € Grand Junction Super 8 motel 3 grands lits 56,00 € Echo Park campground Dinosaur 6,00 € Dubois Super 8 motel 2 grands lits 81,00 € Yellowstone Old Faithfull lodge Frontier Cabin 1 grand lit+ 1 lit simple, SDB 88,00 € Yellowstone Canyon Lodge Pionner Cabin 2 grands lits, SDB 75,00 € Grand Teton Colter Bay Room Cabin 3 grands lits, SDB 2 nuits 289,00 € Essence : 15j/100, 6400 km 1 066,00 € Divers : resto, pique-niques 1 500,00 €
Total pour 25 jours à 5 9 303,00 €
Avant propos
Au retour de notre roadtrip USA 2016, qui nous a amené à traverser 5 Etats de San Francisco à Denver, nous nous sommes immédiatement mis à la recherche du procahin itinéraire sur les routes nord-américaines. Tout roadtripper qui se respecte connait cette sensation au retour d’un tel voyage et le besoin de se projeter sur un nouveau projet. Nous ne dérogeons pas à la règle !
Ce nouvel itinéraire a été très difficile à définir. Une seule chose était certaine, nous irions dans le nord-ouest des Etats Unis ! Mais pour le reste … Nous avons longtemps hésité : Washington + Oregon, côte pacifique nord de San Francisco à Seattle, One way Seattle Yellowstone en passant par Glacier … que de choix ! Et comme l’affirmait André Gide « choisir c’est renoncer » !
Après avoir tous mis dans le shaker (nos priorités à voir, le temps imparti, le budget), nous avons concocté un bel et bon cocktail Oregon : côte pacifique, monts volcaniques, déserts, roches et rivières ! Tous les ingrédients d’un roadtrip réussi pour nous !
Nous avons donc réalisé une boucle au départ de Portland du 10 au 26 août et je vous invite à suivre nos aventures dans ce carnet 😉

Cannon Beach
J1 : Notre arrivée à Portland OR Ca y est, le grand jour du départ est arrivé ! Bien qu’ayant eu un peu de mal à m’endormir la veille au soir, je n’ai aucun mal à me lever à 3h45 ce vendredi matin ! Notre taxi G7 passe nous prendre à 5h00, comme prévu, pour nous déposer au terminal 1 de Roissy Charles de Gaulle. A cette heure-ci, personne sur la route et nous arrivons très rapidement à l’aéroport. Nous arrivons si tôt que le comptoir United Airline n’est pas encore ouvert. Aux alentours de 6h30, nous pouvons déposer nos valises. Notre enregistrement s’est fait la veille. Nous avons d’ailleurs opté pour un supplément au moment du check in en ligne afin d’être placés près des portes d’évacuation de l’avion et ainsi avoir un espace supplémentaire pour nos jambes, pouvoir nous lever sans gêner personne et nous déplacer en toute liberté.
En attendant l’embarquement, nous déambulons dans les Duty free et prenons notre petit déjeuner. Le 1er vol est un Paris/San Francisco. Le départ est prévu « on time » et je tiens à saluer la parfaite organisation de la compagnie aérienne choisie. L’embarquement se fait rapidement et méthodiquement. Nous partons bel et bien à l’heure ! Bien installés, nous passons le vol entre visionnage de films, siestes et repas plutôt bof bof ! C’est à mon sens, le point faible de United. Les repas étaient vraiment mauvais. Nous arrivons à San Francisco à l’heure et filons à l’immigration. Nous avions prévu un temps d’escale conséquent afin d’anticiper tout retard du 1er vol ainsi que le temps de transit par les services américains d’immigration, contrôle de sécurité etc. Au final, nous avons passé l’immigration en même pas 10 minutes, récupéré nos bagages et repassé la sécurité dans la foulée. Cela nous aura pris maximum 1h ! Il ne nous reste plus qu’à nous relaxer en attendant notre second vol qui est lui aussi prévu « on time ». Une petite bière et des chips pour faire passer le temps. Puis nous trouvons un coin sympathique équipé de banquettes sur lesquelles nous pouvons nous allonger et de prises, pour recharger nos téléphones portables. Bien sûr, le wifi est simple d’accès et gratuit comme c’est souvent le cas aux US. Même plus besoin de donner une adresse mail bidon pour se connecter ! En 5 heures, nous avons encore le temps pour une petite collation. Un smoothie aux fruits et un scone cranberries feront très bien l’affaire ! Notre second vol, le San Francisco/Portland est lui aussi à l’heure. Il se permettra même le luxe d’arriver à Portland en avance ! Après l’atterrissage, toutes les corvées administratives ayant été faites à San Francisco, nous pouvons très rapidement nous rendre chez Avis, chez qui nous avons loué un SUV catégorie « moyen ». Et nous héritons d’un Mitsubishi Outlander ! Pas la voiture du siècle ! Elle semble être en plastique. Mais bon, elle est spacieuse, haute et consomme peu. Cela nous suffit. Il est finalement plus tôt ce que nous avions prévu. Au lieu de nous rendre directement au motel, nous décidons donc de partir sur la rive de la Columbia River et d’y découvrir nos premières cascades. Nous quittons l’US84 et nous engageons sur la fameuse Historic Columbia Highway 30, qui est en ce mois d’août 2018, fermée entre Bridal Veil et Cascade lock (les réouvertures partielles sont en cours à l’heure où je tape ces quelques lignes). Nous arrivons sur le parking de Bridal Veil Falls, quasiment désert en cette fin de journée, puis nous nous engageons sur le petit trail qui nous mènera à la cascade. Cela nous fait un bien fou de nous dégourdir les pattes malgré la fatigue et le manque de sommeil (je n’arrive pas à dormir assise, donc en avion … on peut oublier). Le trail descend gentiment vers la petite rivière Bridal Veil Creek. Nous entendons le bruit de l’eau et celui de la route. Il est étonnant de se sentir en pleine nature mais en même temps être si près d’un grand axe routier comme l’US 84 ! Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à de si jolies falls. Bridal Veil vaut vraiment le déplacement. Et les lieux sont encore plus appréciables après 17h30 de voyage ! Nous ne souhaitons toujours pas nous nous rendre au motel et nous poursuivons nos découvertes avec Latourell Falls. Cette fois, nous nous contenterons de la contempler de loin et ne nous engagerons pas sur le trail permettant de la regarder d’en bas. Bien que très excités, la fatigue nous rattrape. A ce moment-là, nous nous disons que nous y reviendrons à la fin de notre séjour. Mais nous ne le ferons pas. Il commence à se faire tard et nous décidons d’arrêter là nos explorations. Nous décidons de continuer sur la l’US30 west en direction de Portland. En chemin, nous faisons tout de même halte à la Vista House, depuis laquelle nous allons assister à notre premier coucher de soleil en Oregon. Et quel coucher de soleil ! La vue sur les Gorges de la Columbia River est magnifique et les couleurs époustouflantes.
En revanche, nous sommes très surpris de la fréquentation des lieux et ne nous attardons pas près du bâtiment où des personnes peu recommandables se sont rassemblées. Nous restons et prenons des photos depuis le bord de la route où d’autres spectateurs beaucoup plus fréquentables se sont installés pour, tout comme nous, faire des photos. Le soleil vient de se coucher et il est grand temps que nous prenions nos quartiers au Viking Motel, au nord de Portland. Idéalement situé près de l’US 5, ce motel a un très bon rapport qualité/prix sans pour autant être transcendant. Son gros point faible : la climatisation est installée trop près du lit. Impossible de la faire tourner la nuit. Mais le nom déchire ! Nous nous installons pour 2 nuits dans ce petit motel. Avant de dormir, il ne faut pas oublier de se restaurer. Et ça tombe bien, il y a un petit restaurant mexicain à 2 blocs de là. Et Ô miracle, il a en plus la réputation de servir les meilleurs burritos de Portland ! Nous nous rendons donc à El Burrito Azteca à pieds. Il se trouve au milieu d’un quartier résidentiel, c’est assez déroutant. Mais au moins, immersion totale. Il n’y aura pas de touristes ici ! El Burrito Azteca tient ses promesses ! C’est copieux et bon : burritos et nachos ! L’ambiance est sympa. Passée une certaine heure le soir, c’est au bar que les plats sont servis. Rien à redire sur ce premier dîner. C’est totalement satisfaits et repus que nous rentrons à l’hôtel et nous mettons au lit après une bonne douche. Nous avons largement fait le tour du cadran et le marchand de sable ne se fait pas prier pour passer.
(merci de m'avoir lu 😉 Pour l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...-portland/#more-6072 )

Cannon BeachJ1 : Notre arrivée à Portland OR Ca y est, le grand jour du départ est arrivé ! Bien qu’ayant eu un peu de mal à m’endormir la veille au soir, je n’ai aucun mal à me lever à 3h45 ce vendredi matin ! Notre taxi G7 passe nous prendre à 5h00, comme prévu, pour nous déposer au terminal 1 de Roissy Charles de Gaulle. A cette heure-ci, personne sur la route et nous arrivons très rapidement à l’aéroport. Nous arrivons si tôt que le comptoir United Airline n’est pas encore ouvert. Aux alentours de 6h30, nous pouvons déposer nos valises. Notre enregistrement s’est fait la veille. Nous avons d’ailleurs opté pour un supplément au moment du check in en ligne afin d’être placés près des portes d’évacuation de l’avion et ainsi avoir un espace supplémentaire pour nos jambes, pouvoir nous lever sans gêner personne et nous déplacer en toute liberté.
En attendant l’embarquement, nous déambulons dans les Duty free et prenons notre petit déjeuner. Le 1er vol est un Paris/San Francisco. Le départ est prévu « on time » et je tiens à saluer la parfaite organisation de la compagnie aérienne choisie. L’embarquement se fait rapidement et méthodiquement. Nous partons bel et bien à l’heure ! Bien installés, nous passons le vol entre visionnage de films, siestes et repas plutôt bof bof ! C’est à mon sens, le point faible de United. Les repas étaient vraiment mauvais. Nous arrivons à San Francisco à l’heure et filons à l’immigration. Nous avions prévu un temps d’escale conséquent afin d’anticiper tout retard du 1er vol ainsi que le temps de transit par les services américains d’immigration, contrôle de sécurité etc. Au final, nous avons passé l’immigration en même pas 10 minutes, récupéré nos bagages et repassé la sécurité dans la foulée. Cela nous aura pris maximum 1h ! Il ne nous reste plus qu’à nous relaxer en attendant notre second vol qui est lui aussi prévu « on time ». Une petite bière et des chips pour faire passer le temps. Puis nous trouvons un coin sympathique équipé de banquettes sur lesquelles nous pouvons nous allonger et de prises, pour recharger nos téléphones portables. Bien sûr, le wifi est simple d’accès et gratuit comme c’est souvent le cas aux US. Même plus besoin de donner une adresse mail bidon pour se connecter ! En 5 heures, nous avons encore le temps pour une petite collation. Un smoothie aux fruits et un scone cranberries feront très bien l’affaire ! Notre second vol, le San Francisco/Portland est lui aussi à l’heure. Il se permettra même le luxe d’arriver à Portland en avance ! Après l’atterrissage, toutes les corvées administratives ayant été faites à San Francisco, nous pouvons très rapidement nous rendre chez Avis, chez qui nous avons loué un SUV catégorie « moyen ». Et nous héritons d’un Mitsubishi Outlander ! Pas la voiture du siècle ! Elle semble être en plastique. Mais bon, elle est spacieuse, haute et consomme peu. Cela nous suffit. Il est finalement plus tôt ce que nous avions prévu. Au lieu de nous rendre directement au motel, nous décidons donc de partir sur la rive de la Columbia River et d’y découvrir nos premières cascades. Nous quittons l’US84 et nous engageons sur la fameuse Historic Columbia Highway 30, qui est en ce mois d’août 2018, fermée entre Bridal Veil et Cascade lock (les réouvertures partielles sont en cours à l’heure où je tape ces quelques lignes). Nous arrivons sur le parking de Bridal Veil Falls, quasiment désert en cette fin de journée, puis nous nous engageons sur le petit trail qui nous mènera à la cascade. Cela nous fait un bien fou de nous dégourdir les pattes malgré la fatigue et le manque de sommeil (je n’arrive pas à dormir assise, donc en avion … on peut oublier). Le trail descend gentiment vers la petite rivière Bridal Veil Creek. Nous entendons le bruit de l’eau et celui de la route. Il est étonnant de se sentir en pleine nature mais en même temps être si près d’un grand axe routier comme l’US 84 ! Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à de si jolies falls. Bridal Veil vaut vraiment le déplacement. Et les lieux sont encore plus appréciables après 17h30 de voyage ! Nous ne souhaitons toujours pas nous nous rendre au motel et nous poursuivons nos découvertes avec Latourell Falls. Cette fois, nous nous contenterons de la contempler de loin et ne nous engagerons pas sur le trail permettant de la regarder d’en bas. Bien que très excités, la fatigue nous rattrape. A ce moment-là, nous nous disons que nous y reviendrons à la fin de notre séjour. Mais nous ne le ferons pas. Il commence à se faire tard et nous décidons d’arrêter là nos explorations. Nous décidons de continuer sur la l’US30 west en direction de Portland. En chemin, nous faisons tout de même halte à la Vista House, depuis laquelle nous allons assister à notre premier coucher de soleil en Oregon. Et quel coucher de soleil ! La vue sur les Gorges de la Columbia River est magnifique et les couleurs époustouflantes.
En revanche, nous sommes très surpris de la fréquentation des lieux et ne nous attardons pas près du bâtiment où des personnes peu recommandables se sont rassemblées. Nous restons et prenons des photos depuis le bord de la route où d’autres spectateurs beaucoup plus fréquentables se sont installés pour, tout comme nous, faire des photos. Le soleil vient de se coucher et il est grand temps que nous prenions nos quartiers au Viking Motel, au nord de Portland. Idéalement situé près de l’US 5, ce motel a un très bon rapport qualité/prix sans pour autant être transcendant. Son gros point faible : la climatisation est installée trop près du lit. Impossible de la faire tourner la nuit. Mais le nom déchire ! Nous nous installons pour 2 nuits dans ce petit motel. Avant de dormir, il ne faut pas oublier de se restaurer. Et ça tombe bien, il y a un petit restaurant mexicain à 2 blocs de là. Et Ô miracle, il a en plus la réputation de servir les meilleurs burritos de Portland ! Nous nous rendons donc à El Burrito Azteca à pieds. Il se trouve au milieu d’un quartier résidentiel, c’est assez déroutant. Mais au moins, immersion totale. Il n’y aura pas de touristes ici ! El Burrito Azteca tient ses promesses ! C’est copieux et bon : burritos et nachos ! L’ambiance est sympa. Passée une certaine heure le soir, c’est au bar que les plats sont servis. Rien à redire sur ce premier dîner. C’est totalement satisfaits et repus que nous rentrons à l’hôtel et nous mettons au lit après une bonne douche. Nous avons largement fait le tour du cadran et le marchand de sable ne se fait pas prier pour passer.
(merci de m'avoir lu 😉 Pour l'intégralité des photos >> www.nv-de-voyages.com/...-portland/#more-6072 )
Hello à tous,
Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...
Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.
· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici
Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇
Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.
Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail
Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...
Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.
· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici
Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇
Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.
Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail
Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
L’année 2015 devait être une année blanche car j’avais dû faire pénitence pour tous les voyages déjà effectués là-bas ces dernières années. Seulement après avoir rempli la part de mon contrat (voyage en Namibie en début d’année), l’envie est revenu doucement, sournoisement, insidieusement… Il y a d’abord eu la lecture de nombreux carnets et messages sur le forum qui nous ont donné l’envie de découvrir des lieux comme par exemple White Domes.
Puis de nouveaux horizons s’étaient ouverts avec la pratique du backpacking l’année dernière. Enfin, nous avions fait la connaissance au printemps de Thierry (alias WaveMaster) et sa femme, Lysiane, passionnés émérites de l’Ouest Américain et nos échanges ont contribué à conforter et nourrir ce voyage.
Préalables
1- Etablir un programme
Page blanche pour commencer…que mettre ?
Priorité 1 : backpacking presque uniquement Priorité 2 : lieux insolites Priorité 3 : journée tranquilles à mettre entre les backpacking Priorité 4 : caser le tout sur 2 semaines Priorité 5 : le mois de Septembre étant très variable au niveau du temps (période des orages), prévoir beaucoup de plans B
Très vite, nous avons mis 2 incontournables : Boulder Mail Trail et White Domes dans leurs versions backpacking. Puis, nous y avons mis 1 lieu qui nous donnait envie depuis plusieurs années : Little Colorado Confluence ! Ensuite, après plusieurs recherches sur la bible du backpacking dans l’Ouest Américain (backcountrypost.com), nous avons jeté notre dévolu sur Happy Canyon (dans sa version la plus simple et la moins risquée sur 3 jours). Enfin, un petit trek de 2 jours dans Owl Creek nous permettait de varier les plaisirs en terme de paysage.
Au final, nous avons donc prévu de faire au niveau du backpacking : White Domes sur 2 jours Boulder Mail Trail (BMT) sur 2 jours Happy Canyon sur 3 jours Owl Creek sur 2 jours Little Colorado Confluence (LCC) sur 3 jours
Ça, c’était le programme initial mais au final il va y avoir du changement ... malheureusement 🏴☠️
2- S’équiper
Nos expériences des années précédentes nous avaient laissé des souvenirs impérissables mais aussi des souvenirs de douleur liée au poids des sacs à dos. Il n’était pas rare que le sac dépasse les 25 kg (chargé en eau). Il était donc grand temps d’investir dans du matériel ultralight. Suivant les conseils de MLefevre, nous avons pris une tente Big Agnes Copper Spur UL2 (1.4kg) à la place de notre bonne vielle tente Decathlon ultra light T3 (3.5 kg quand même !). On a aussi pris des matelas ultra léger thermarest Neo Air Xlite (400gr) qui ont été excellent (confortable même si légèrement bruyant). Pour ma part, un nouveau sac à dos complétera mon matériel et fera fondre le poids total de 4kg.
3- Se préparer
Ces 5 treks peuvent se faire de différentes manières. Par exemple, il y a 5 possibilités pour aller à Little Colorado Confluence, 3 pour White Domes, 3 pour BMT, 3 pour Happy Canyon et 3 pour Owl Creek. Chacune de ses possibilités offrent des avantages et des inconvénients mais chacune méritent d’être étudiée. La préparation demande donc beaucoup de temps afin d’éviter de se retrouver bloqués ou de rendre ces treks pénibles (chemins trop exposés, passages trop techniques, trek trop physique, eau insuffisante en cette période de l’année). Bref, j’ai passé de longues soirées et ai échangé beaucoup sur ce forum. Au final, je pense n’avoir jamais autant préparé un voyage que celui-ci. Voici d’autres exemples d’aspects que j'ai du prendre en compte dans la préparation : LCC : difficulté des descentes (certaines sont simplement inenvisageables pour nous), végétation coupante et dense sur le premier mile depuis le bas du canyon, eau boueuse et rivière infranchissable si le niveau d’eau n’est pas proche de 0 à Cameron depuis 10 jours, problème d’eau des sources trop riches pour certaines composantes…. BMT par Death Hollow : Poison Ivy TRES IMPORTANT dans Death Hollow, risque de crue subite en Septembre Owl Creek : risque de Crue subite en Septembre, chemin non entretenu et difficulté à le suivre Happy Canyon : risque extrême de crue subite, difficulté de la piste d’approche (version 1), rappel technique (version 2), passages EXTREMEMENT exposés (version 3), impossibilité de traverser la Dirty Devil River en cas de pluie importante White Domes et les Canaan Mountains : Gestion de l’eau, risque de crue subite, ours (parait-il). Enfin, le facteur météo prédomine en Septembre et il nous a fallu penser à des plans B, C voir D.
Préalables
1- Etablir un programme
Page blanche pour commencer…que mettre ?
Priorité 1 : backpacking presque uniquement Priorité 2 : lieux insolites Priorité 3 : journée tranquilles à mettre entre les backpacking Priorité 4 : caser le tout sur 2 semaines Priorité 5 : le mois de Septembre étant très variable au niveau du temps (période des orages), prévoir beaucoup de plans B
Très vite, nous avons mis 2 incontournables : Boulder Mail Trail et White Domes dans leurs versions backpacking. Puis, nous y avons mis 1 lieu qui nous donnait envie depuis plusieurs années : Little Colorado Confluence ! Ensuite, après plusieurs recherches sur la bible du backpacking dans l’Ouest Américain (backcountrypost.com), nous avons jeté notre dévolu sur Happy Canyon (dans sa version la plus simple et la moins risquée sur 3 jours). Enfin, un petit trek de 2 jours dans Owl Creek nous permettait de varier les plaisirs en terme de paysage.
Au final, nous avons donc prévu de faire au niveau du backpacking : White Domes sur 2 jours Boulder Mail Trail (BMT) sur 2 jours Happy Canyon sur 3 jours Owl Creek sur 2 jours Little Colorado Confluence (LCC) sur 3 jours
Ça, c’était le programme initial mais au final il va y avoir du changement ... malheureusement 🏴☠️
2- S’équiper
Nos expériences des années précédentes nous avaient laissé des souvenirs impérissables mais aussi des souvenirs de douleur liée au poids des sacs à dos. Il n’était pas rare que le sac dépasse les 25 kg (chargé en eau). Il était donc grand temps d’investir dans du matériel ultralight. Suivant les conseils de MLefevre, nous avons pris une tente Big Agnes Copper Spur UL2 (1.4kg) à la place de notre bonne vielle tente Decathlon ultra light T3 (3.5 kg quand même !). On a aussi pris des matelas ultra léger thermarest Neo Air Xlite (400gr) qui ont été excellent (confortable même si légèrement bruyant). Pour ma part, un nouveau sac à dos complétera mon matériel et fera fondre le poids total de 4kg.
3- Se préparer
Ces 5 treks peuvent se faire de différentes manières. Par exemple, il y a 5 possibilités pour aller à Little Colorado Confluence, 3 pour White Domes, 3 pour BMT, 3 pour Happy Canyon et 3 pour Owl Creek. Chacune de ses possibilités offrent des avantages et des inconvénients mais chacune méritent d’être étudiée. La préparation demande donc beaucoup de temps afin d’éviter de se retrouver bloqués ou de rendre ces treks pénibles (chemins trop exposés, passages trop techniques, trek trop physique, eau insuffisante en cette période de l’année). Bref, j’ai passé de longues soirées et ai échangé beaucoup sur ce forum. Au final, je pense n’avoir jamais autant préparé un voyage que celui-ci. Voici d’autres exemples d’aspects que j'ai du prendre en compte dans la préparation : LCC : difficulté des descentes (certaines sont simplement inenvisageables pour nous), végétation coupante et dense sur le premier mile depuis le bas du canyon, eau boueuse et rivière infranchissable si le niveau d’eau n’est pas proche de 0 à Cameron depuis 10 jours, problème d’eau des sources trop riches pour certaines composantes…. BMT par Death Hollow : Poison Ivy TRES IMPORTANT dans Death Hollow, risque de crue subite en Septembre Owl Creek : risque de Crue subite en Septembre, chemin non entretenu et difficulté à le suivre Happy Canyon : risque extrême de crue subite, difficulté de la piste d’approche (version 1), rappel technique (version 2), passages EXTREMEMENT exposés (version 3), impossibilité de traverser la Dirty Devil River en cas de pluie importante White Domes et les Canaan Mountains : Gestion de l’eau, risque de crue subite, ours (parait-il). Enfin, le facteur météo prédomine en Septembre et il nous a fallu penser à des plans B, C voir D.
Et nous voilà de retour en France, il est temps de remercier tout le monde pour les conseils pré-départ, et de relater notre voyage de 3 semaines aux US !! Un temps magnifique pendant tout le séjour, et 6000 kms au compteur !
Mercredi 13 Juillet 2011 - CHAPITRE 1 - L'attaque de l'escalope volante
En temps normal, j’aurai commencé le résumé des vacances le jour de notre départ, le Jeudi 14 Juillet cette année. Mais là, un petit épisode fun qui nous est arrivé la veille vaut le coup d’être raconté : on couche comme d’hab à l’hôtel Ibis CDG, pour être à l’aéroport tôt le lendemain. Jusqu’ici, nothing new. On dîne à Sud et Cie, un des restaus de l’hôtel Ibis. Et là, c'est l’attaque de l’escalope volante !! une serveuse un peu speedée, aux semelles visiblement non antidérapantes, fait un vol plané en sortant des cuisines, avec une escalope panée et une assiette de frites à la main. Et c’est qui qu’est à la table juste à la sortie des cuisines ? ben nous of course !! l’escalope finit à nos pieds, les frites ont valsé devant nos yeux ébahis, et il s’en est fallu d’un cheveu pour que la serveuse finisse sa dégringolade au milieu de notre table… Encore heureux , le destinataire de l’escalope n’avait pas commandé une soupe ou un plat en sauce, on aurait eu l’air malin ! voilà, plus de peur que de mal pour ce chapitre 1, vivement la suite… On aura droit à quoi au petit déj ?? l’envol de la tortilla ??
On a noté également l’anglais excellent d’une serveuse qui voulut expliquer à une mamie indienne, les règles d’hygiène en vigueur chez Ibis, selon lesquelles dès que quelqu’un tâte quelque chose dans le buffet, il faut le prendre, car sinon ils n’auront d’autre choix que de jeter la chose en question. Donc, quand la mamie s’est saisie d’un pain, l’a reniflé et la remis dans la corbeille, la serveuse a pris le pain, et en le montrant à la mamie, ça a donné ça : « you touche, poubelle ». Touche prononcé « toushe » of course… Bon, le français a encore des progrès à faire en anglais, hein…
Jeudi 14 Juillet 2011 - CHAPITRE 2 - Bye Bye Samsonite Beige et North Face Jaune !
Pour une fois, on a obéi à tout le monde qui nous dit que ça ne sert à rien de venir à l’aéroport 3H avant, surtout quand on s’est déjà enregistré sur le vol. Ok, mais moi, ça me rassure. J’ai quand même pris sur moi, et après un petit dej copieux chez Ibis, c’est seulement 2H avant qu’on arrive au dépose bagages. Il faut quand même qu’on s’enregistre sur le vol Atlanta Denver, donc on utilise les bornes prévues à cet effet. 1ere tentative , je scanne mon passeport : « vous n’êtes pas sur ce vol » me rétorque la borne, allez voir un guichet. Bon, ça commence mal tout ça, surtout qu’au guichet, il n’y a qu’un gars qui doit répondre à une horde de touristes qui sont dans le même cas. Steph fait la queue au guichet, je fais une 2e tentative avec le passeport de Steph, la la borne me dit qu’elle ne reconnaît pas le passeport, et qu’il faut aller à un guichet. OK, on veut bien, mais la personne au guichet a disparu. 3e tentative, j’essaie d’amadouer la borne avec le numéro Flying blue plutôt qu’avec le scan du passeport. Et là, miracle, la borne daigne nous reconnaître, et tout est en ordre, on arrive à imprimer les cartes d’embarquement jusqu’à destination finale. Leçon numéro 1 : Plutôt que scanner les passeports, entrer directement le numéro de résa ou le numéro flying blue dans la borne, ça a plus de chances de fonctionner. Bon, y a plus qu’à faire la queue au dépose bagages, et il y a du monde, ça prend un temps certain. L’hôtesse nous précise que les bagages sont enregistrés jusqu’à Denver, mais qu’il faut les récupérer à Atlanta.
Délestés de Samsonite beige et de North Face jaune nos fidèles compagnons de route, on fait la queue pour la douane, et là aussi, il y a du monde au terminal E, sans compter les gens qui grugent pour passer devant (on est toujours en France…). Pour la 1ere fois, on doit prendre une navette automatique pour rejoindre notre porte d’embarquement, la E65. On s’y rend, et on accède à un terminal apparemment neuf, avec plein de boutiques sympas. Enfin, elles ont l’air sympa. Dès qu’on met les pieds dans le terminal, on entend les hauts parleurs annoncer que l’embarquement de notre vol a déjà débuté. Voilà ce que c’est que d’arriver 2H avant, même pas le temps de flâner pour quelques achats, on prend place à bord. Le vol part à l’heure, et est sans histoires ou presque... Steph est malade dès les 5 1eres minutes, il devient blanc, avec la nausée et mal à la tête. Il se couche pour environ 5H d’affilée, je ne le reverrais pas émerger avant, il ne mange donc pas. Il a pu s’allonger, personne à nos côtés, c’est plutôt cool pour lui.
On arrive à Atlanta à l’heure, et faisons une queue interminable pour la douane. Pas parce qu’il y a du monde, mais parce que chaque personne doit scanner sa paume droite, pouce droit, paume gauche, pouce gauche, et expliquer à l’agent pourquoi on est là . Ici, pas question de gruger, on est plus en France ! On s’extirpe enfin de ce bourbier, et devons récupérer les bagages. Pas de problème, ils sont bien là (ça va pas durer) et on les remet sur le tapis où on nous dit de les mettre pour le transfert. Ensuite, c’est navette automatique pour le terminal E où on chope le vol intérieur Delta pour Denver. Nous sommes impressionnés par ce hub immense qu’est Atlanta, le nombre de vols est incroyable. Au moment de scanner les cartes d’embarquement pour monter à bord de l’appareil, ben il y en a un qui passe pas, c’est le mien !! c’est vite réglé, et on s’installe à nos places. Là, pas de VOD, c’est plus rustique que sur le vol international. On part avec 30 minutes de retard qui seront rattrapées, car on arrive à Denver à 17H30.
Cool, on prend donc une navette automatique qui nous amène au baggage claim, tapis 4. Et là, au bout de 30 minutes, c’est qui les deux péquenauds qui restent devant le tapis roulant ?? Ben c’est nous, pas moyen de mettre la main sur Samsonite beige et North Face jaune, apparemment, ils n’ont pas suivi !! on se dirige vers le guichet des réclamations pour en avoir le cœur net: le préposé scanne nos tickets, et nous dit que nos bagages sont toujours à Atlanta !! Ben merde alors, il y avait pourtant largement le temps de les transférer à Denver… Pas de chance pour nous, c’est un peu le cauchemar du voyageur. L’agent nous donne un papier de perte, prend notre adresse pour la nuit, et nous dit que les bagages nous seront peut être livrés pendant la nuit s’ils les identifient à Atlanta et qu’ils les remettent sur un vol en partance pour Denver. Pas très rassurant, surtout que demain, on est censés quitter Denver...
Pas d’autre choix que d’aller récupérer la voiture de loc sans nos précieux bagages. Par chance, on chope une navette National immédiatement. Là, on se fait plaisir, et on upgrade notre résa pour 500 USD de plus, pour un SUV , ce qui sera plus sage sur les routes de montagne. Steph choisit un Hyundai Tucson argenté avec 16362 Miles au compteur. Après, pas de problème pour notre chambre au Days Inn situé à quelques Miles de l’aéroport. On dîne au Ruby Tuesday à 2 blocs de là. Il y a eu apparemment de sérieux orages puisque les trottoirs sont encore bien imbibés. Chicken parmesan pasta pour moi, shrimp pasta bien épicé pour Steph, arrosé d’une Sam Adams. Et là, on se dit qu’on a bien fait de ne pas s’asseoir à la table en face : une bière est servie à un monsieur, qui la brandit, et le verre lui pète dans les mains, il se coupe en 2, la bière se répandant sur ses genoux et sa chemise. Décidément dans les restos, après l’escalope, c’est la révolte de la bière…
Pendant la nuit, je n’arrive pas à fermer l’œil, la perte des bagages me stresse trop. Tous les scenarii défilent dans ma tête, c’est à dire retourner à l’aéroport le lendemain, ou même envisager qu’on ne reverra plus nos bagages et qu’il faut tout racheter. Et dire qu’on avait mis tellement de soin à choisir tous nos équipements les plus légers et appropriés possibles, si ça se trouve, on aura fait tout ça pour rien. Je me retourne dans le lit pendant que Steph ronfle du sommeil du juste. Ma tête est prête à exploser, et mon cœur bat à mille à l’heure : l’altitude fait des siennes, et la Sam Adams n’a sans doute rien arrangé. C’est décidé, tant qu’on est en altitude, plus d’alcool pour moi, c’est plus sûr. A 5H, je n’en peux plus de me tourmenter à propos des bagages, je passe une tête à la réception vérifier s’ils sont arrivés, et là miracle, j’aperçois Samsonite beige et North Face jaune, le soulagement est immense… Cela veut surtout dire que l’on va pouvoir initier notre programme prévu sans délai. Gros ouf !!
Mercredi 13 Juillet 2011 - CHAPITRE 1 - L'attaque de l'escalope volante
En temps normal, j’aurai commencé le résumé des vacances le jour de notre départ, le Jeudi 14 Juillet cette année. Mais là, un petit épisode fun qui nous est arrivé la veille vaut le coup d’être raconté : on couche comme d’hab à l’hôtel Ibis CDG, pour être à l’aéroport tôt le lendemain. Jusqu’ici, nothing new. On dîne à Sud et Cie, un des restaus de l’hôtel Ibis. Et là, c'est l’attaque de l’escalope volante !! une serveuse un peu speedée, aux semelles visiblement non antidérapantes, fait un vol plané en sortant des cuisines, avec une escalope panée et une assiette de frites à la main. Et c’est qui qu’est à la table juste à la sortie des cuisines ? ben nous of course !! l’escalope finit à nos pieds, les frites ont valsé devant nos yeux ébahis, et il s’en est fallu d’un cheveu pour que la serveuse finisse sa dégringolade au milieu de notre table… Encore heureux , le destinataire de l’escalope n’avait pas commandé une soupe ou un plat en sauce, on aurait eu l’air malin ! voilà, plus de peur que de mal pour ce chapitre 1, vivement la suite… On aura droit à quoi au petit déj ?? l’envol de la tortilla ??
On a noté également l’anglais excellent d’une serveuse qui voulut expliquer à une mamie indienne, les règles d’hygiène en vigueur chez Ibis, selon lesquelles dès que quelqu’un tâte quelque chose dans le buffet, il faut le prendre, car sinon ils n’auront d’autre choix que de jeter la chose en question. Donc, quand la mamie s’est saisie d’un pain, l’a reniflé et la remis dans la corbeille, la serveuse a pris le pain, et en le montrant à la mamie, ça a donné ça : « you touche, poubelle ». Touche prononcé « toushe » of course… Bon, le français a encore des progrès à faire en anglais, hein…
Jeudi 14 Juillet 2011 - CHAPITRE 2 - Bye Bye Samsonite Beige et North Face Jaune !
Pour une fois, on a obéi à tout le monde qui nous dit que ça ne sert à rien de venir à l’aéroport 3H avant, surtout quand on s’est déjà enregistré sur le vol. Ok, mais moi, ça me rassure. J’ai quand même pris sur moi, et après un petit dej copieux chez Ibis, c’est seulement 2H avant qu’on arrive au dépose bagages. Il faut quand même qu’on s’enregistre sur le vol Atlanta Denver, donc on utilise les bornes prévues à cet effet. 1ere tentative , je scanne mon passeport : « vous n’êtes pas sur ce vol » me rétorque la borne, allez voir un guichet. Bon, ça commence mal tout ça, surtout qu’au guichet, il n’y a qu’un gars qui doit répondre à une horde de touristes qui sont dans le même cas. Steph fait la queue au guichet, je fais une 2e tentative avec le passeport de Steph, la la borne me dit qu’elle ne reconnaît pas le passeport, et qu’il faut aller à un guichet. OK, on veut bien, mais la personne au guichet a disparu. 3e tentative, j’essaie d’amadouer la borne avec le numéro Flying blue plutôt qu’avec le scan du passeport. Et là, miracle, la borne daigne nous reconnaître, et tout est en ordre, on arrive à imprimer les cartes d’embarquement jusqu’à destination finale. Leçon numéro 1 : Plutôt que scanner les passeports, entrer directement le numéro de résa ou le numéro flying blue dans la borne, ça a plus de chances de fonctionner. Bon, y a plus qu’à faire la queue au dépose bagages, et il y a du monde, ça prend un temps certain. L’hôtesse nous précise que les bagages sont enregistrés jusqu’à Denver, mais qu’il faut les récupérer à Atlanta.
Délestés de Samsonite beige et de North Face jaune nos fidèles compagnons de route, on fait la queue pour la douane, et là aussi, il y a du monde au terminal E, sans compter les gens qui grugent pour passer devant (on est toujours en France…). Pour la 1ere fois, on doit prendre une navette automatique pour rejoindre notre porte d’embarquement, la E65. On s’y rend, et on accède à un terminal apparemment neuf, avec plein de boutiques sympas. Enfin, elles ont l’air sympa. Dès qu’on met les pieds dans le terminal, on entend les hauts parleurs annoncer que l’embarquement de notre vol a déjà débuté. Voilà ce que c’est que d’arriver 2H avant, même pas le temps de flâner pour quelques achats, on prend place à bord. Le vol part à l’heure, et est sans histoires ou presque... Steph est malade dès les 5 1eres minutes, il devient blanc, avec la nausée et mal à la tête. Il se couche pour environ 5H d’affilée, je ne le reverrais pas émerger avant, il ne mange donc pas. Il a pu s’allonger, personne à nos côtés, c’est plutôt cool pour lui.
On arrive à Atlanta à l’heure, et faisons une queue interminable pour la douane. Pas parce qu’il y a du monde, mais parce que chaque personne doit scanner sa paume droite, pouce droit, paume gauche, pouce gauche, et expliquer à l’agent pourquoi on est là . Ici, pas question de gruger, on est plus en France ! On s’extirpe enfin de ce bourbier, et devons récupérer les bagages. Pas de problème, ils sont bien là (ça va pas durer) et on les remet sur le tapis où on nous dit de les mettre pour le transfert. Ensuite, c’est navette automatique pour le terminal E où on chope le vol intérieur Delta pour Denver. Nous sommes impressionnés par ce hub immense qu’est Atlanta, le nombre de vols est incroyable. Au moment de scanner les cartes d’embarquement pour monter à bord de l’appareil, ben il y en a un qui passe pas, c’est le mien !! c’est vite réglé, et on s’installe à nos places. Là, pas de VOD, c’est plus rustique que sur le vol international. On part avec 30 minutes de retard qui seront rattrapées, car on arrive à Denver à 17H30.
Cool, on prend donc une navette automatique qui nous amène au baggage claim, tapis 4. Et là, au bout de 30 minutes, c’est qui les deux péquenauds qui restent devant le tapis roulant ?? Ben c’est nous, pas moyen de mettre la main sur Samsonite beige et North Face jaune, apparemment, ils n’ont pas suivi !! on se dirige vers le guichet des réclamations pour en avoir le cœur net: le préposé scanne nos tickets, et nous dit que nos bagages sont toujours à Atlanta !! Ben merde alors, il y avait pourtant largement le temps de les transférer à Denver… Pas de chance pour nous, c’est un peu le cauchemar du voyageur. L’agent nous donne un papier de perte, prend notre adresse pour la nuit, et nous dit que les bagages nous seront peut être livrés pendant la nuit s’ils les identifient à Atlanta et qu’ils les remettent sur un vol en partance pour Denver. Pas très rassurant, surtout que demain, on est censés quitter Denver...
Pas d’autre choix que d’aller récupérer la voiture de loc sans nos précieux bagages. Par chance, on chope une navette National immédiatement. Là, on se fait plaisir, et on upgrade notre résa pour 500 USD de plus, pour un SUV , ce qui sera plus sage sur les routes de montagne. Steph choisit un Hyundai Tucson argenté avec 16362 Miles au compteur. Après, pas de problème pour notre chambre au Days Inn situé à quelques Miles de l’aéroport. On dîne au Ruby Tuesday à 2 blocs de là. Il y a eu apparemment de sérieux orages puisque les trottoirs sont encore bien imbibés. Chicken parmesan pasta pour moi, shrimp pasta bien épicé pour Steph, arrosé d’une Sam Adams. Et là, on se dit qu’on a bien fait de ne pas s’asseoir à la table en face : une bière est servie à un monsieur, qui la brandit, et le verre lui pète dans les mains, il se coupe en 2, la bière se répandant sur ses genoux et sa chemise. Décidément dans les restos, après l’escalope, c’est la révolte de la bière…
Pendant la nuit, je n’arrive pas à fermer l’œil, la perte des bagages me stresse trop. Tous les scenarii défilent dans ma tête, c’est à dire retourner à l’aéroport le lendemain, ou même envisager qu’on ne reverra plus nos bagages et qu’il faut tout racheter. Et dire qu’on avait mis tellement de soin à choisir tous nos équipements les plus légers et appropriés possibles, si ça se trouve, on aura fait tout ça pour rien. Je me retourne dans le lit pendant que Steph ronfle du sommeil du juste. Ma tête est prête à exploser, et mon cœur bat à mille à l’heure : l’altitude fait des siennes, et la Sam Adams n’a sans doute rien arrangé. C’est décidé, tant qu’on est en altitude, plus d’alcool pour moi, c’est plus sûr. A 5H, je n’en peux plus de me tourmenter à propos des bagages, je passe une tête à la réception vérifier s’ils sont arrivés, et là miracle, j’aperçois Samsonite beige et North Face jaune, le soulagement est immense… Cela veut surtout dire que l’on va pouvoir initier notre programme prévu sans délai. Gros ouf !!
Hello à tous 😉
Voici le récit de notre voyage en Floride qui a eu lieu en juillet 2012 ! Non vous lisez bien : 2012 !!!!!
A l’époque je n’ai pas raconté notre trip par manque de temps. Aujourd'hui je viens de clôturer notre trip sur notre voyage dans l’ouest 2015… j’y ai pris goût ! Et on m’a soumis l'idée de faire (malgré les 4 ans déjà) celui de la Floride pour aider les futurs voyageurs.
Même si le temps s’est écoulé depuis, les souvenirs sont toujours là… Avec les photos, les vidéos et surtout mon carnet de voyage tenu jour après jour sur place en Floride.
Bon j'hésite encore pas mal...allez je me lance, ça fera un carnet de plus sur le forum ...et si ça peut faire rêver…
Une petite présentation rapide pour ceux qui ne me connaisse pas :
Moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....),
Mon cher et tendre, my darling accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie !
Et il y a 2 petites (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…
Lors de notre voyage en 2012 donc, Princesse a 11ans, Poupée 8 ans, Darling 40 ans et moi 39 ans.
Nous avons bien mis 2 ans préparer ce voyage, le tout premier aux USA . Un rêve qui ne demandait qu’à se concrétiser, afin de profiter au maximum avec nos 2 puces. Une envie de voyager que nous voulons transmettre à nos enfants.
L’attirance pour ce pays, ses plages, le climat, les parcs d’attraction...n’est ce pas une destination de prédilection pour les familles? Et puis ce sera le premier grand voyage avec nos enfants à l'étranger !
Cette destination est un but pour nous et les lieux font figure de PARADIS. Rendez vous compte, Miami, Key West, les plages du Golf du Mexique et Orlando avec les 4 parcs à thème de DisneyWorld…..
Mais nous sommes conscients qu’en 19 jours, nous ne verrons pas tout ! Ce sera une excuse pour y revenir un jour...

Alors à travers ce carnet, moi, Egladil, je vais coucher sur ces futures pages, nos impressions, au départ, pendant et à la fin du voyage. Ça veut dire nos anecdotes, nos idées, temps forts et nos craintes mais aussi notre organisation, nos préparatifs…. Un carnet c’est aussi le moyen de garder nos souvenirs intacts et aussi de partager notre expérience avec vous.
Apres de nombreuses recherches sur internet, de nombreuses lectures de trips (merci à tous), nous concoctons notre programme. Il sera vu et revu de nombreuses fois avant d’arriver au projet final.
Voici notre itineraire :
Lundi 2 juillet 2012 : Arrivée à Miami dans l’apres midi Mardi 3 juillet : Miami Mercredi 4 juillet : Miami - Key West Jeudi 5 juillet : Key West Vendredi 6 juillet : Key West - Key Largo Samedi 7 juillet : Key Largo - Naples Dimanche 8 juillet : Naples Lundi 9 juillet : Sarasota Mardi 10 juillet : Sarasota - Orlando Disney World Mercredi 11 juillet : Orlando Epcot Jeudi 12 juillet : Orlando Sea World Vendredi 13 juillet : Orlando Typhoon Lagoon et Hollywood studio Samedi 14 juillet : Orlando Magis Kingdom Dimanche 15 juillet : Orlando Animal Kingdom Lundi 16 juillet : Orlando Blizzard Beach et Epcot Mardi 17 juillet : Orlando Hollywood Studio Mercredi 18 juillet : Orlando Magic Kingdom Jeudi 19 juillet : Orlando Discovery Cove Vendredi 20 juillet : Orlando - Highland Beach Samedi 21 juillet : Highland Beach - Miami (vol en soirée) Dimanche 22 juillet : Lyon
Donc c’est en février 2012, exactement le mercredi 15 février, à 23h30, que nous réservons nos billets d’avion avec British Airways , avec escale à Londres à l'aller et au retour. On réservera assez tard car ma boss ne me donnait pas de réponse pour mes congés. Ah le commerce c’est pas toujours simple !!!!!

C’est aussi le 15 février que nous prendrons contact avec Thierry , site Magie Pas à Pas. Il nous concoctera une planification superbe ! Il propose d'organiser en fonction des nos choix le programme des séjours à WDW et ce de façon très poussée (c'est à dire l'heure et l'ordre de passage des attractions).
Disney World n’a rien à voir avec notre Disneyland Paris !!!! Vu la grandeur du resort nous n’aurions jamais pu faire le quart de ce que nous avons fait et en plus en respectant un rythme qui nous a permis de pouvoir être en forme pendant les 10 jours à Orlando.

Grâce à l’extraordinaire planification de Thierry (qui est super sympa, attentif et à l’écoute), nous avons vécu un voyage magique au pays de Mickey. Au passage merci encore Thierry ! Il s’est occupé de tout, même des réservation des restaurants. Nous avions pris un pack avec ce qu’on appelle le dining Plan . Nous avions par jour et par personne : 1 service à table, 1 repas self service, 1 snack (qui nous servait pour le pdj souvent)+ 1 mug qu’on pouvait remplir à volonté au food court de l'hôtel.
Pour ce qui est de l'hôtel nous nous sommes occupés de la réservation (le 17 février), au Port Orleans - French Quater pour 10 nuits et sommes passes par le site anglais pour payer en livres sterling (moins cher) ça valait le coup !!! on a fait une belle affaire !
La location de voiture fut réservée via le site : location de voiture.fr (aujourd’hui rebaptisée Carigami) le 19 février. Ce sera une Ford Escape . Avec Alamo.
C’est aussi ce jour là que nous réserverons le spectacle du cirque du soleil “La Nouba” ainsi que Discovery Cove (avec nage avec les dauphins).
Du coup Thierry, avec ces réservations faites , a pu nous peaufiner notre planif . Il ne s’occupe que de la partie Disney (parcs) mais inclus quand même dans la planif les autres activités extérieures afin que l’on profite un max de nos journées.
Après dans la foulée, nous nous occuperons des hôtels:
-Le BEST WESTERN PLUS On the Bay Inn & Marina à Miami (2 nuits) -Le Parrot Key Hotel and Resort à Key West (2 nuits) -Le Holiday Inn à Key Largo (1 nuit) -Le BEST WESTERN Naples Inn & Suites (2 nuits) -Réservation du photo pass pour les parcs Disney (trop bien ce système !) -Le Holiday Inn à HIGHLAND BEACH-OCEANSIDE (1nuit) -The Helmsley Sandcastle Hotel à Sarasota (1 nuit)
Voila les grandes lignes de notre voyage.
J-6
Le départ approche à grands pas… des sensations, des émotions, un rêve qui s’éveille; des pensées qui s’émerveillent. Mon coeur bat la chamade, mon ventre commence à gargouiller, mes yeux pétillent… Il me tarde d'être au jour J et d’avoir ma valise à la main...J’ai peur aussi d’oublier des tas de choses.... La peur s’empare un peu de moi aussi ( l’avion) et puis il y a la tempête Debby qui approche la Floride !!!!
Tempête de niveau 1 sur 5 provoquant bourrasques de vent et trompes d’eau. La Floride est passé en état d’urgence. Aux infos les images sont impressionnantes. Quelle poisse ! Bon elle avance lentement. On surveille le site NHC (National Hurricane Center)

J-2
Ouf Débby est partie. Elle a traversé la Floride laissant quand même pas mal de dégâts sur son passage. Son déplacement lent a laissé des quantités d’eau assez important d'où les inondations à certains endroits. c’est surtout la cote nord ouest de la Floride qui a été touchée. Debby est la première tempête tropicale de la saison. La période la plus active étant quand même de mi août à fin octobre avec un pic vers le 10 septembre.
Les valises sont presque finies… Caramel notre mascotte est prêt !


Lundi 2 juillet
Et voilà le grand jour est arrivé ! je n’arrive pas à y croire !
Réveil donc à 5h45 après une nuit pas trop mauvaise ! Les filles n’ont pas eu de mal à se réveiller .
J’ai dit à Poupée que c'était l’heure d’aller à l’école, elle a fait non de la tête et m’a dit :” je vais à l’école à l’autre bout du monde!”!!!! trop trop chou, j’oublierai jamais !
Donc nous voilà sur le chemin de l'aéroport. On dépose les valises, 7h30 on avale un croissant et un café rapidos (express même) et c’est l’heure d’embarquer pour le vol Lyon Londres. On embrasse nos parents! je suis déjà émue qu’es! ce que ça va être arrivée à destination!!!!!
Nous voilà donc partis ! vol impeccable, sans soucis ! il ne fait pas beau, il pleut !


On aura le droit un une petite collation, petit sandwich et jus de fruit .

Le vol est rapide 1h35 environ. Les filles font leur baptême de l’air ! Et elles ont adoré !
On arrive à Londres à l’heure, même un peu en avance je crois. On se dirige vers notre prochaine porte, salle d’embarquement en passant par les boutiques notamment Harrod’s.



D’ailleurs dans la boutique avec Darling, on se souhaite un bon anniversaire de mariage ! Avec l’impatience, le stress, l’excitation on l’avait oublié !!!!
On doit décoller à 11h15, heure de Londres, nous sommes en salle d’embarquement 18 et il y a foule !

L’avion affiche complet. Et on décollera avec 1 heure de retard ! Une histoire de valise seule sans passager….En blonde que je suis, j’ai pas tout compris ce qu’à dit le stewart au micro !!!!
Zou ...cette fois c’est bon, l’avion se rend sur la piste, on attend 5 minutes et on décolle pour 9 heures de vol !...et moi qui stresse un peu…

Après le décollage, notre stewart James de son prénom, nous offre un jus de fruit. Puis le repas arrive. Chicken ou Pasta? Le repas est correct.

James est très sympa et s’est aperçu que nous étions français et il parle très bien notre langue….
On suit le trajet sur nos écrans...


on bouquine, les filles regardent des dessins animés sur la tablette. Je m’assoupis un peu aussi…. On approche ....

Et vers 16h00 nous arrivons à Miami.
Après 1 heure d’attente à l’immigration, nous passons enfin et entrons sur le territoire américain.Notre douanier, “Calvin” est un haïtien très sympa et parlant un peu français. Il fera un peu d’humour !
Nous récupérons toutes nos valises et nous prendrons le MIA MOVER , le métro, pour aller prendre notre voiture chez Alamo.

Nous choisirons une Ford Escape de couleur bronze parmi toute la rangée de voiture. Les filles voulaient une rouge mais celle là est mieux.

Après 20 minutes au moins à regarder et essayer les boutons, on adopte la voiture et nous voilà sur les routes de Miami ! yes !!!! it’s good !
Voici le récit de notre voyage en Floride qui a eu lieu en juillet 2012 ! Non vous lisez bien : 2012 !!!!!
A l’époque je n’ai pas raconté notre trip par manque de temps. Aujourd'hui je viens de clôturer notre trip sur notre voyage dans l’ouest 2015… j’y ai pris goût ! Et on m’a soumis l'idée de faire (malgré les 4 ans déjà) celui de la Floride pour aider les futurs voyageurs.
Même si le temps s’est écoulé depuis, les souvenirs sont toujours là… Avec les photos, les vidéos et surtout mon carnet de voyage tenu jour après jour sur place en Floride.
Bon j'hésite encore pas mal...allez je me lance, ça fera un carnet de plus sur le forum ...et si ça peut faire rêver…
Une petite présentation rapide pour ceux qui ne me connaisse pas :
Moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....),
Mon cher et tendre, my darling accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie !
Et il y a 2 petites (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…
Lors de notre voyage en 2012 donc, Princesse a 11ans, Poupée 8 ans, Darling 40 ans et moi 39 ans.
Nous avons bien mis 2 ans préparer ce voyage, le tout premier aux USA . Un rêve qui ne demandait qu’à se concrétiser, afin de profiter au maximum avec nos 2 puces. Une envie de voyager que nous voulons transmettre à nos enfants.
L’attirance pour ce pays, ses plages, le climat, les parcs d’attraction...n’est ce pas une destination de prédilection pour les familles? Et puis ce sera le premier grand voyage avec nos enfants à l'étranger !
Cette destination est un but pour nous et les lieux font figure de PARADIS. Rendez vous compte, Miami, Key West, les plages du Golf du Mexique et Orlando avec les 4 parcs à thème de DisneyWorld…..
Mais nous sommes conscients qu’en 19 jours, nous ne verrons pas tout ! Ce sera une excuse pour y revenir un jour...

Alors à travers ce carnet, moi, Egladil, je vais coucher sur ces futures pages, nos impressions, au départ, pendant et à la fin du voyage. Ça veut dire nos anecdotes, nos idées, temps forts et nos craintes mais aussi notre organisation, nos préparatifs…. Un carnet c’est aussi le moyen de garder nos souvenirs intacts et aussi de partager notre expérience avec vous.
Apres de nombreuses recherches sur internet, de nombreuses lectures de trips (merci à tous), nous concoctons notre programme. Il sera vu et revu de nombreuses fois avant d’arriver au projet final.
Voici notre itineraire :
Lundi 2 juillet 2012 : Arrivée à Miami dans l’apres midi Mardi 3 juillet : Miami Mercredi 4 juillet : Miami - Key West Jeudi 5 juillet : Key West Vendredi 6 juillet : Key West - Key Largo Samedi 7 juillet : Key Largo - Naples Dimanche 8 juillet : Naples Lundi 9 juillet : Sarasota Mardi 10 juillet : Sarasota - Orlando Disney World Mercredi 11 juillet : Orlando Epcot Jeudi 12 juillet : Orlando Sea World Vendredi 13 juillet : Orlando Typhoon Lagoon et Hollywood studio Samedi 14 juillet : Orlando Magis Kingdom Dimanche 15 juillet : Orlando Animal Kingdom Lundi 16 juillet : Orlando Blizzard Beach et Epcot Mardi 17 juillet : Orlando Hollywood Studio Mercredi 18 juillet : Orlando Magic Kingdom Jeudi 19 juillet : Orlando Discovery Cove Vendredi 20 juillet : Orlando - Highland Beach Samedi 21 juillet : Highland Beach - Miami (vol en soirée) Dimanche 22 juillet : Lyon
Donc c’est en février 2012, exactement le mercredi 15 février, à 23h30, que nous réservons nos billets d’avion avec British Airways , avec escale à Londres à l'aller et au retour. On réservera assez tard car ma boss ne me donnait pas de réponse pour mes congés. Ah le commerce c’est pas toujours simple !!!!!

C’est aussi le 15 février que nous prendrons contact avec Thierry , site Magie Pas à Pas. Il nous concoctera une planification superbe ! Il propose d'organiser en fonction des nos choix le programme des séjours à WDW et ce de façon très poussée (c'est à dire l'heure et l'ordre de passage des attractions).
Disney World n’a rien à voir avec notre Disneyland Paris !!!! Vu la grandeur du resort nous n’aurions jamais pu faire le quart de ce que nous avons fait et en plus en respectant un rythme qui nous a permis de pouvoir être en forme pendant les 10 jours à Orlando.

Grâce à l’extraordinaire planification de Thierry (qui est super sympa, attentif et à l’écoute), nous avons vécu un voyage magique au pays de Mickey. Au passage merci encore Thierry ! Il s’est occupé de tout, même des réservation des restaurants. Nous avions pris un pack avec ce qu’on appelle le dining Plan . Nous avions par jour et par personne : 1 service à table, 1 repas self service, 1 snack (qui nous servait pour le pdj souvent)+ 1 mug qu’on pouvait remplir à volonté au food court de l'hôtel.
Pour ce qui est de l'hôtel nous nous sommes occupés de la réservation (le 17 février), au Port Orleans - French Quater pour 10 nuits et sommes passes par le site anglais pour payer en livres sterling (moins cher) ça valait le coup !!! on a fait une belle affaire !
La location de voiture fut réservée via le site : location de voiture.fr (aujourd’hui rebaptisée Carigami) le 19 février. Ce sera une Ford Escape . Avec Alamo.
C’est aussi ce jour là que nous réserverons le spectacle du cirque du soleil “La Nouba” ainsi que Discovery Cove (avec nage avec les dauphins).
Du coup Thierry, avec ces réservations faites , a pu nous peaufiner notre planif . Il ne s’occupe que de la partie Disney (parcs) mais inclus quand même dans la planif les autres activités extérieures afin que l’on profite un max de nos journées.
Après dans la foulée, nous nous occuperons des hôtels:
-Le BEST WESTERN PLUS On the Bay Inn & Marina à Miami (2 nuits) -Le Parrot Key Hotel and Resort à Key West (2 nuits) -Le Holiday Inn à Key Largo (1 nuit) -Le BEST WESTERN Naples Inn & Suites (2 nuits) -Réservation du photo pass pour les parcs Disney (trop bien ce système !) -Le Holiday Inn à HIGHLAND BEACH-OCEANSIDE (1nuit) -The Helmsley Sandcastle Hotel à Sarasota (1 nuit)
Voila les grandes lignes de notre voyage.
J-6
Le départ approche à grands pas… des sensations, des émotions, un rêve qui s’éveille; des pensées qui s’émerveillent. Mon coeur bat la chamade, mon ventre commence à gargouiller, mes yeux pétillent… Il me tarde d'être au jour J et d’avoir ma valise à la main...J’ai peur aussi d’oublier des tas de choses.... La peur s’empare un peu de moi aussi ( l’avion) et puis il y a la tempête Debby qui approche la Floride !!!!
Tempête de niveau 1 sur 5 provoquant bourrasques de vent et trompes d’eau. La Floride est passé en état d’urgence. Aux infos les images sont impressionnantes. Quelle poisse ! Bon elle avance lentement. On surveille le site NHC (National Hurricane Center)

J-2
Ouf Débby est partie. Elle a traversé la Floride laissant quand même pas mal de dégâts sur son passage. Son déplacement lent a laissé des quantités d’eau assez important d'où les inondations à certains endroits. c’est surtout la cote nord ouest de la Floride qui a été touchée. Debby est la première tempête tropicale de la saison. La période la plus active étant quand même de mi août à fin octobre avec un pic vers le 10 septembre.
Les valises sont presque finies… Caramel notre mascotte est prêt !


Lundi 2 juillet
Et voilà le grand jour est arrivé ! je n’arrive pas à y croire !
Réveil donc à 5h45 après une nuit pas trop mauvaise ! Les filles n’ont pas eu de mal à se réveiller .
J’ai dit à Poupée que c'était l’heure d’aller à l’école, elle a fait non de la tête et m’a dit :” je vais à l’école à l’autre bout du monde!”!!!! trop trop chou, j’oublierai jamais !
Donc nous voilà sur le chemin de l'aéroport. On dépose les valises, 7h30 on avale un croissant et un café rapidos (express même) et c’est l’heure d’embarquer pour le vol Lyon Londres. On embrasse nos parents! je suis déjà émue qu’es! ce que ça va être arrivée à destination!!!!!
Nous voilà donc partis ! vol impeccable, sans soucis ! il ne fait pas beau, il pleut !


On aura le droit un une petite collation, petit sandwich et jus de fruit .

Le vol est rapide 1h35 environ. Les filles font leur baptême de l’air ! Et elles ont adoré !
On arrive à Londres à l’heure, même un peu en avance je crois. On se dirige vers notre prochaine porte, salle d’embarquement en passant par les boutiques notamment Harrod’s.



D’ailleurs dans la boutique avec Darling, on se souhaite un bon anniversaire de mariage ! Avec l’impatience, le stress, l’excitation on l’avait oublié !!!!
On doit décoller à 11h15, heure de Londres, nous sommes en salle d’embarquement 18 et il y a foule !

L’avion affiche complet. Et on décollera avec 1 heure de retard ! Une histoire de valise seule sans passager….En blonde que je suis, j’ai pas tout compris ce qu’à dit le stewart au micro !!!!
Zou ...cette fois c’est bon, l’avion se rend sur la piste, on attend 5 minutes et on décolle pour 9 heures de vol !...et moi qui stresse un peu…

Après le décollage, notre stewart James de son prénom, nous offre un jus de fruit. Puis le repas arrive. Chicken ou Pasta? Le repas est correct.

James est très sympa et s’est aperçu que nous étions français et il parle très bien notre langue….
On suit le trajet sur nos écrans...


on bouquine, les filles regardent des dessins animés sur la tablette. Je m’assoupis un peu aussi…. On approche ....

Et vers 16h00 nous arrivons à Miami.
Après 1 heure d’attente à l’immigration, nous passons enfin et entrons sur le territoire américain.Notre douanier, “Calvin” est un haïtien très sympa et parlant un peu français. Il fera un peu d’humour !
Nous récupérons toutes nos valises et nous prendrons le MIA MOVER , le métro, pour aller prendre notre voiture chez Alamo.

Nous choisirons une Ford Escape de couleur bronze parmi toute la rangée de voiture. Les filles voulaient une rouge mais celle là est mieux.

Après 20 minutes au moins à regarder et essayer les boutons, on adopte la voiture et nous voilà sur les routes de Miami ! yes !!!! it’s good !
Juillet 2016 : l’ouest le retour...en famille avec papy et mamie
Retour dans l’ouest après un 1er périple en 2012, ce nouveau voyage s’est déroulé cette fois-ci en juillet 2016 pour 30 jours.
Nouveauté pour ce périple puisque papy et mamie était de la partie, premier grand voyage pour eux ! Il a donc fallu jongler entre les « incontournables » que nous avions déjà visiter et de nouveaux sites à découvrir tous ensemble.
Lors de la préparation du voyage en début d’année 2015, j’avais quelques priorités notamment : l’Independance Day et les Cheyenne Frontier Days…. Juillet 2016 devenait le point de départ de ce voyage.
Février 2015 : Premières réflexions sur notre futur parcours : découvrir de nouvelles « contrées » mais aussi revoir et approfondir quelques « spots » marquants du Road trip effectué en 2012. C'est décidé, l'année prochaine nous partirons à la découverte du Parc National de Yellowstone !
Avril 2015 : Le parcours est « ficelé », les grandes étapes sont calées dont 2 escales indispensables : - Visiter le Mt Rushmore à l'occasion de l'independance day le 4 juillet ; - Assister au Cheyenne Frontier Days entre les 22 et 31 juillet. A ce stade, pas de date précise pour les vols, l’aéroport de Denver devenait le point d’entrée et de sortie !
Voici notre parcours :

8000 kilomètres parcourus
Ayant carte blanche pour préparer ce voyage, je me suis amusé à faire un petit clip de présentation, avec les moyens du bord, pour faire patienter toute la famille durant presque un an. De nombreuses séances ont eu lieu pour discuter du parcours, des visites et de la préparation du roadbook.
youtu.be/CfuSS1R3ULk
1ère priorité fut la réservation des nuits pour le Yellowstone, compte-tenu d’un forte demande, j’étais devant mon écran lors de l’ouverture des réservation le 1er mai...plus d’un an avant le départ !
Après quelques soucis avec le site de réservation, visiblement saturé, le soir même les 4 nuits étaient réservées….youpi !
48 heures après, le site affichait déjà complet pour la période achetée notamment pour le Old Faithfull Inn…ouf !

En mode « nature » pour ce road trip, nous avons intégré pour l’hébergement 11 nuits en camping KOA. J’avais pris soin de prendre la carte d’adhérent permettant ainsi d’obtenir une remise lors des réservations effectuées par internet. Ayant peu d’aventuriers dans le groupe je me suis résigné à réserver des cabins...excellente expérience, les enfants ont adoré !

Budget hébergements : 3000 €uros
Septembre 2015 : Achat des billets pour ICELANDAIR.
Après de nombreuses recherches et la programmation d'une alerte email pour suivre l'évolution du prix des billets, la décision fut prise le 16 septembre….c'est le moment d'acheter !
Paris CDG – Denver – Paris CDG avec ICELANDAIR sur Boeing 757-200 (escale à Keflavik – Island)
Les + : 1 heure de transit pour le vol transatlantique et 2 bagages par personne :)
Les - : j'ai pas trouvé !
Budget (2 adultes+2 enfants) : 3900 €uros
Décembre 2015 : En route avec Titine...réservation du véhicule ok !
Pour 6 personnes nous avions besoin d'un véhicule adapté à ce road trip.
Confort de conduite tant sur route que sur piste, avoir un accès facile à nos bagages en tout temps (sans jouer à Tetris)...le choix se porte donc pour une catégorie SUV XL chez HERTZ !
Excellente communication avec le loueur, puisque lors de notre descente d’avion à Denver je recevais un mail m’indiquant le type de véhicule et son numéro d’emplacement. Inutile donc de passer par le guichet (gain de temps)
8000 kilomètres parcourus, pas de soucis technique et un excellent confort tant pour le chauffeur que pour les passagers.
Budget : - budget carburant : 500 $ - budget location SUV XL (1680 euros) : 840 euros/couple

A plus tard pour la suite ! ;)
Retour dans l’ouest après un 1er périple en 2012, ce nouveau voyage s’est déroulé cette fois-ci en juillet 2016 pour 30 jours.
Nouveauté pour ce périple puisque papy et mamie était de la partie, premier grand voyage pour eux ! Il a donc fallu jongler entre les « incontournables » que nous avions déjà visiter et de nouveaux sites à découvrir tous ensemble.
Lors de la préparation du voyage en début d’année 2015, j’avais quelques priorités notamment : l’Independance Day et les Cheyenne Frontier Days…. Juillet 2016 devenait le point de départ de ce voyage.
Février 2015 : Premières réflexions sur notre futur parcours : découvrir de nouvelles « contrées » mais aussi revoir et approfondir quelques « spots » marquants du Road trip effectué en 2012. C'est décidé, l'année prochaine nous partirons à la découverte du Parc National de Yellowstone !
Avril 2015 : Le parcours est « ficelé », les grandes étapes sont calées dont 2 escales indispensables : - Visiter le Mt Rushmore à l'occasion de l'independance day le 4 juillet ; - Assister au Cheyenne Frontier Days entre les 22 et 31 juillet. A ce stade, pas de date précise pour les vols, l’aéroport de Denver devenait le point d’entrée et de sortie !
Voici notre parcours :

8000 kilomètres parcourus
Ayant carte blanche pour préparer ce voyage, je me suis amusé à faire un petit clip de présentation, avec les moyens du bord, pour faire patienter toute la famille durant presque un an. De nombreuses séances ont eu lieu pour discuter du parcours, des visites et de la préparation du roadbook.
youtu.be/CfuSS1R3ULk
1ère priorité fut la réservation des nuits pour le Yellowstone, compte-tenu d’un forte demande, j’étais devant mon écran lors de l’ouverture des réservation le 1er mai...plus d’un an avant le départ !
Après quelques soucis avec le site de réservation, visiblement saturé, le soir même les 4 nuits étaient réservées….youpi !
48 heures après, le site affichait déjà complet pour la période achetée notamment pour le Old Faithfull Inn…ouf !

En mode « nature » pour ce road trip, nous avons intégré pour l’hébergement 11 nuits en camping KOA. J’avais pris soin de prendre la carte d’adhérent permettant ainsi d’obtenir une remise lors des réservations effectuées par internet. Ayant peu d’aventuriers dans le groupe je me suis résigné à réserver des cabins...excellente expérience, les enfants ont adoré !

Budget hébergements : 3000 €uros
Septembre 2015 : Achat des billets pour ICELANDAIR.
Après de nombreuses recherches et la programmation d'une alerte email pour suivre l'évolution du prix des billets, la décision fut prise le 16 septembre….c'est le moment d'acheter !
Paris CDG – Denver – Paris CDG avec ICELANDAIR sur Boeing 757-200 (escale à Keflavik – Island)
Les + : 1 heure de transit pour le vol transatlantique et 2 bagages par personne :)
Les - : j'ai pas trouvé !
Budget (2 adultes+2 enfants) : 3900 €uros
Décembre 2015 : En route avec Titine...réservation du véhicule ok !
Pour 6 personnes nous avions besoin d'un véhicule adapté à ce road trip.
Confort de conduite tant sur route que sur piste, avoir un accès facile à nos bagages en tout temps (sans jouer à Tetris)...le choix se porte donc pour une catégorie SUV XL chez HERTZ !
Excellente communication avec le loueur, puisque lors de notre descente d’avion à Denver je recevais un mail m’indiquant le type de véhicule et son numéro d’emplacement. Inutile donc de passer par le guichet (gain de temps)
8000 kilomètres parcourus, pas de soucis technique et un excellent confort tant pour le chauffeur que pour les passagers.
Budget : - budget carburant : 500 $ - budget location SUV XL (1680 euros) : 840 euros/couple

A plus tard pour la suite ! ;)
Bonjour à tous!
Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois.
Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.
Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.
Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.
L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
En cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Le début du voyage sera une semaine en Rep Dom en baie de Samana début février pour voir les baleines à bosses.
Ensuite, étant donné les vols et le fait que je ne tienne pas à perdre trop de temps en X correspondances d'avion, le plus simple est de faire suivre par une semaine en Floride.
J'ai lu une bonne partir des sujets sur le ... sujet 🙂 et je vous propose un itinéraire sachant que je ne met pas un pied dans les parcs d'attraction .
J'arriverais donc à Miami en début de matinée (probablement un dimanche même si rien n'est encore complètement calé ) et je louerais une voiture de l'aéroport ( probablement un cabriolet une nouvelle fois 😉 )
J0 (Dim) Arrivée Miami /jour Miami / Nuit Miami J1 (Lun) Miami / Nuit Miami J2 (Mar) Go to Key West / Nuit KW J3 (Mer) Everglades / Nuit Naples ? J4 (Jeu) ? J5 (Ven) ? J6 (Sam) ? J7 (Dim) Retour France depuis MIAmi ou ORLando ...
Des conseils sur la seconde partie de la semaine ?
Ensuite, étant donné les vols et le fait que je ne tienne pas à perdre trop de temps en X correspondances d'avion, le plus simple est de faire suivre par une semaine en Floride.
J'ai lu une bonne partir des sujets sur le ... sujet 🙂 et je vous propose un itinéraire sachant que je ne met pas un pied dans les parcs d'attraction .
J'arriverais donc à Miami en début de matinée (probablement un dimanche même si rien n'est encore complètement calé ) et je louerais une voiture de l'aéroport ( probablement un cabriolet une nouvelle fois 😉 )
J0 (Dim) Arrivée Miami /jour Miami / Nuit Miami J1 (Lun) Miami / Nuit Miami J2 (Mar) Go to Key West / Nuit KW J3 (Mer) Everglades / Nuit Naples ? J4 (Jeu) ? J5 (Ven) ? J6 (Sam) ? J7 (Dim) Retour France depuis MIAmi ou ORLando ...
Des conseils sur la seconde partie de la semaine ?










