je cherche un bateau pour la côte est africaine, Djibouti ou Tanzanie, il faut que ce soit un RORO car mon vehicule est haut et ne rentre pas dans un container
si une personne connait une ou plusieurs compagnie je suis preneur de l'info, merci, voici mon mail perso :cledur@hotmail.com
Bonjour quelqu' un a t'il des informations sur la façon ( itineraire ) de se rendre en Ethiopie en 4x4 depuis la france ? Et en sortir libre et en bonne santé !
Merci
Après le Kenya, l’Ethiopie. Fin avril – début mai 2007
Remerciements. Je remercie les « forumvoyagistes » Maesjl -passionné d’Abyssine - et Mvbergen Michel pour leur précieuse aide dans la préparation de ma visite éthiopienne. Consulter son site, et leurs posts sur forumvoyage, est vraiment instructif.
L’idée. Je propose une synthèse de ce morceau de voyage en rapportant des éléments pratiques, anecdotiques et réflexions à débattre. Soyez indulgent.
Livre : le Bradt, Ethiopia 4e édition, en anglais, pour la logistique. Ce guide reste à jour et sans beaucoup d’erreurs. Et puisque je ne parle ni ne lit l’anglais correctement, le Guide Olizane, Ethiopie, en français pour la description des sites, l’histoire et la culture de ce pays. Mais je ne suis pas certain que ces guides soient nécessaires après coup. Une bonne documentation prélevée sur internet, et quelques pages photocopiées de ces guides seront un bon complément du livre Africa de Lonely Planet (en anglais) pour la logistique, livre qui couvre tout le continent Africain,
Avertissement. Je crois que les visites des sites historiques d’Ethiopie demandent une réelle préparation, tant la distance avec notre culture est éloignée – je pense à Lalibela – ou les rites anciens – je pense à Axum -. J’ai été « décontenancé » devant ces sites. Il m’a fallu du temps pour mesurer toute la dimension de leur visite.
Visa. Pour le visa éthiopien obtenu à Nairobi, voir le post sur le Kenya.
Visa pour le Soudan.
Le consulat du Soudan se situe à côté de Mexico Square, à Addis-abeba. Il est situé sur le plan Addis-Abeba du guide Olizane à la page 76, mais pas sur les plans du Bradt. Toutefois on trouve facilement sur place. Le consulat du Soudan, ouvre lundi, mardi, mercredi, de 8h30 à 12h30 pour déposer la demande de visa, de 14h30 à 18h30 pour retirer le passeport. Et il faut trois jours minimum pour obtenir le visa de transit (pour le visa de tourisme, 10 jours d’attente officiellement, 1 mois, voire plus en réalité, 100 $US). Voilà comment procéder.
Lundi matin, aller à l’ambassade de France dès 9h pour retirer la lettre de recommandation. Pour s’y rendre, prendre un minibus direction Sidist Kilo, puis changement de bus (perdu le nom de la direction) et finir à pied. Il faut avoir préalablement le visa égyptien, pour obtenir le visa soudanais. Aussi sur le chemin du retour, s’arrêter au consulat d’Egypte, proche de Siddist Kilo pour y remplir une demande de visa avec son passeport, 2 photos identiques, 225 birr. Attention. L’ambassade d’Egypte n’est pas bien située dans le plan du Bradt page 138.
Mardi matin impérativement, retirer le visa égyptien à l’ouverture (9 h) du consulat ; prendre un minibus de Siddist Kilo à Mexico Square ; se rendre au consulat du Soudan avant 11 h, avec les documents suivants : - le passeport sans tampon israélien et avec le visa égyptien, - une photocopie du passeport, - 2 photos d’identité, - la lettre de recommandation de l’ambassade de France, et - 61 $US. Ouf !
Mercredi. après midi, à l’ouverture, souvent en retard, retirer le visa. Les passeports des occidentaux sont rendus en premier. Fastoche finalement.
Lucky man. Ne connaissant pas la procédure dans son détail, je me rends au consulat du Soudan le lundi matin, après avoir été chercher la lettre de recommandation, et je me fais jeter parce que mon passeport n’a pas le visa égyptien. Mais où est ce consulat ? Après quelques indications, je me rends à une station de bus que j’espère être la bonne, j’entre dans un des minibus et je prends place à côté d’un monsieur… qui va justement lui aussi au consulat égyptien. Ça aide ! Je n’ai pas sur moi la somme de 225 birr. Il est tard, le consulat va fermer. Payer demain ? Refus poli de la préposée. Je retourne à l’entrée de l’ambassade et demande à tout hasard au personnel s’il pourrait m’avancer 200 birr que je rendrai demain. Un des hommes me prête 200 birr, Je le remercie. Je cours au consulat qui va fermer, la porte est close. Je frappe, on ouvre, je tends les 225 birr que la préposée prend. Demain mardi j’aurai le visa.
Avertissement pour les bus. Arriver à la station de bus un peu avant l’heure de l’ouverture (6h ou 6h30 selon) permet souvent d’entrer dans la gare avant tous les autres. Trois avantages : on évite la cohue-bousculade à l’ouverture des grilles ; souvent, le personnel nous accompagne jusqu’au bon bus, enfin on choisit sa place dans le bus tranquillement. Le transport par bus présente des rigidités qui font perdre du temps. Il y a souvent qu’un seul départ de bus pour les longues distances, le matin à 6h. Alors pour les trajets non directs, il faut attendre le lendemain pour continuer le voyage. C’est notamment le cas pour le tronçon Lalibela - Mekele qui se fait en deux jours : Lalibela – Woldia, puis Woldia – Mekele. D’autre part, certaines villes ne sont pas des gares routières principales ou terminales. Il faut alors rejoindre la gare des correspondances dans la journée pour continuer le voyage le lendemain matin. C’est vrai pour Kombolcha dont la ligne se termine à Dessie ; pour Axum qui a son terminus à Hire. Enfin, voyager en bus ne permet pas d’aller partout, dans les recoins du pays (contrairement à l’Inde par exemple). Ainsi, de Lalibela, ne pouvant pas - ou n’ayant pas su comment - prendre la route de Sekota en bus, je n’ai pas pu visiter le monastère et les églises sur cette route. Le voyage « tout en bus » trouve ses limites en Ethiopie.
1- Moyale. Ne pas descendre au Tourisme Hôtel qui est glauque. On peut en revanche y manger, s’asseoir en attendant l’ouverture de l’immigration éthiopienne, juste à côté. Dans le coin faire un peu de change et soyer ferme sur le cours. 1 € pour 11, 84421 birr. Le Tenesegen Hôtel semble correct, juste en face de la station de bus.
Débat : Moyale est proche de la vallée de l’Omo. Je ne m’y suis pas rendu pour plusieurs raisons, surtout pour la probable acculturation et ses dérives consécutive à cette visite. À vous lire, j’ai su que les enfants adoraient se faire photographier ; normal. Puis j’ai appris que l’enfant photographié recevait 1 ou 2 birr par photo prise, le prix est fixe ; je comprends. Enfin j’ai compris que les enfants lançaient des cailloux quand ils ne se faisaient pas photographier, ou qu’ils ne recevaient pas de birr, inadmissible. La séquence – salaire-mendicité – passage obligé – agressivité - ne me plait pas ; tout cela ne se produira pas avec un guide. D’un autre côté, le déballage occidental - guide, 4x4, matos numérique… - ne me convient pas ; aux combinards non plus : côté éthiopien, la mère avec un enfant qui se fait photographier demandera deux fois le prix de la photo ; certains touristes débraillent le flash de l’appareil photos pour ne pas... Rien d’innocent et de spontané dans ces comportements. À Moyale, tous ceux qui gravitent autour du tourisme se proposent comme guide pour la vallée de l’Omo. Leur argumentaire, toujours le même, s’appuie sur un lot de cartes postales où l’on voit des gens, des enfants surtout, de différentes tribus, une carte de la région etc… Un vrai business. Ce n’est plus du tout le tourisme que je recherche. Et comme je ne suis pas ethnologue, ni voyeur ; je ne fais que passer en Ethiopie et ne cherche pas à m’y installer ou à travailler dans le pays… Ai-je eu tort de ne pas aller visiter la vallée de l’Omo ?
2- Trajet Moyale – Addhis Abeba Deux jours de bus. Arrêt pour la nuit à Awassa. Dans le bus je sympathise avec un jeune couple, elle parle l’anglais, moi je le barragouine. Ils vont m’aider à l’étape pour trouver et négocier une chambre très bien, pas cher, proche de la station de bus.
Paradoxe. Le comportement du couple me surprend à midi. Lui est chrétien, elle musulmane. Aussi ils ne peuvent déjeuner dans le même restaurant, à cause de la manière différente dans chacune des religions de saigner les animaux. Il y a donc des restaurants pour les musulmans et les restaurants pour les chrétiens. À l’étape du soir, ils prennent une chambre pour eux deux … En Ethiopie, entre musulmans et chrétiens, on ne mélangerait pas les couteaux avec les fourchettes et les assiettes alors que le mélange du sang serait permis. L’explication pourrait être la suivante : en Ethiopie il a y autant de chrétiens que de musulmans. Pour éviter la consanguinité, le mariage mixte est autorisé pour les musulmans.
Douane volante. Le bus vient juste de quitter Moyale qu’un barrage douanier l’arrête. La moitié des « ballots » chargés sur le toit est retenue par les douaniers. Ce sont surtout des « pacotilles » : vêtements sans âge, chaussures dépareillées, produits de beauté très bon marché et quelques petits lots d’appareils « technologiques » : radios, rasoirs, téléphones portables usagés qui sont saisis… L’Ethiopie est si pauvre que les rebus du Kenya s’y déversent en contrebande. Les douaniers ne procèdent à aucune arrestation, les marchandises saisies ne seront pas détruites parce que l’économie a besoin de cette marchandise saisie pour fonctionner. Le barrage est la structure, la douane la superstructure qui organise et légalise le pillage à son profit. Il y aura cinq barrages douaniers sur le trajet. Après la cinquième fouille, on est à l’aise dans l’autobus.
3 – Addhis Abeba. Je suis descendu au Baro Hôtel, (75 birr) dans le quartier piazza. Les chambres ne sont pas toutes agréables : manque d’aération, salle de bain très petite pour certaines, mais toutes sont propres. L’hôtel est bien placé, l’accueil est pro. J’ai souvent pris mes repas au Khayyan Restaurant, dans le même quartier, rue Dej Jote. Plats variés et bons, prix corrects. Bières pression excellentes pour 1, 6 birr, données ...
Voir : Au square Siddist Kilo, le National Museum of Ethiopia pour Lucie et le Musée d’histoire naturelle, au premier étage, pour un ensemble d’icônes et de triptyques coptes remarquable, homogène. Deux très belles flâneries dans temps. Ébloui, j’ai beaucoup appris. Descendre l’avenue Entoto jusqu’à la cathédrale Selassié est agréable, on paie pour entrer dans de la cathédrale, la visite est nécessaire. Dans le quartier Piazza, le jardin de la cathédrale Saint Georges héberge un très petit musée, dense, que j’ai bien apprécié. Le reste est dans les guides.
Remarque. La pauvreté en Ethiopie est extrême et visible. Au cœur d’Addhis Abeba se trouve un bidon ville, alors que partout ailleurs il se situe à la périphérie des villes. Les gens loqueteux marchent pieds nus, et proposent « trois fois rien » à vendre, tels les mouchoirs en papier ; un refus poli et ils disparaissent comme ils sont venus. Beaucoup de mendicité dans tout le pays « you you, money ». Il n’y a qu’à Madagascar où s’affiche une telle pauvreté. On ne voit rien de tel dans la société musulmane, j’y reviendrai quand il s’agira du Soudan. Les mendiants sont muets avec un guide, ils se font tout petits devant la police.
4 – Harar J’ai bien apprécié la visite de la ville qui se fait tranquillement en une demi-journée. La ville est bien radiographiée dans les guides. Je suis descendu au Tewodros Hôtel qui est très bien pour le coucher, moyen pour le manger. Harar est-elle la ville francophone d’Ethiopie ? l’Influence française reste visible par la présence des taxis 404 et 504 (A Addhis Abeba, les taxis sont des Lada, vestige de l’ère russe). Mais encore par la « maison Rimbaud », on se la joue plus intello. Reste que voir, ici, le tableau Coin de table de Fantin-Latour avec A. Rimbaud et son ami P. Verlaine, l’un à côté de l’autre, même en photographie, est un joli clin d’œil au musée du Louvre. Harar est une ville musulmane. Y venir avant d’aller visiter le Nord permet d’approcher la différence entre l’Ethiopie musulmane de l’Ethiopie chrétienne. Ainsi, si la visite des églises est possible pour tous et toujours payante, les non musulmans ne peuvent pas entrer dans les mosquées de la ville d’Harar. En Iran par contre, la visite des Mosquées est toujours possible et gratuite.
Itinéraire. Harar est proche de Djibouti. Fallait-il visiter Djibouti ?
Hypocrisie. Les Ethiopiens et les Soudanais broutent du khat, c’est dans leur culture. Ils mâchent (brouter) une herbe (le khat) qui provoque des effets hallucinogènes dit-on. En réalité les effets sont pluriels, aux uns le khat les maintient éveillés – j’ai pris un bus où le chauffeur fatigué a brouté pendant tout le trajet – aux autres, il les avachit ; augmente les performances sexuelles pour certains, et enlève toute envie aux autres, etc… Pendant l’administration française à Djibouti, le khat était assimilé à une drogue par les autorités. Au moment de l’indépendance, les Français ont supprimé l’appellation drogue au khat, pour en vendre à Djibouti en toute légalité. Aujourd’hui un gros avion cargo amène le khat éthiopien à Djibouti tous les matins. C’était une vraie plaie dans les administrations djiboutienne ce Khat… jusqu’au jour où le gouvernement a interdit l’herbe pendant le travail, et fait passer les horaires en journée continue. Heureux, qui comme les fonctionnaires, broutent toute l’après midi.
5- Awash Saba J’ai dormi à Awash Saba, ville sans grand intérêt, à l’aller comme au retour au Buffet d’Aouache, très original retour au « temps longtemps ». Bonne chambre, lit avec moustiquaire, douche extérieure. Bon repas, délicatesse de l’accueil : TV5 monde pour moi tout seul.
Un train de sénateur. À l’aller, après avoir récupéré mon passeport avec le visa soudanais, je me suis rendu à la gare prendre le train pour Dire Dawa. Trop tard, il était déjà parti. Mais un chemineau me dit en français (la ligne a été construite par les Français) : « vous pouvez le rattraper en prenant le bus ». La gare des bus pour Harar est toute proche, je me décide à tenter le coup. Une course-poursuite se déroule entre les bus (j’en ai pris trois différents) et le train. J’abandonne à Awash Saba, il est trop tard. Dans la nuit, j’entendrai la sirène du train me narguer.
6- Kombolcha De retour à Addis-Abeba je me rends à Kombolcha.
Accident. Le bus qui nous emmène heurte un âne au cours du trajet ne pouvant l’éviter. Arrêt, palabre, attroupement ; l’âne agonise dans l’indifférence générale, il meurt. Après accord avec l’arbitrage du chef du village entre le chauffeur et le propriétaire, le bus redémarre enfin. Spontanément une collecte se fait auprès des passagers. Le chauffeur, ému, remercie. C’est ça aussi l’Afrique.
Rencontre. Dans ce bus, je rencontre un franco-éthiopien (son père est un militaire français en poste à Djibouti dans les années 50) qui a vécu longtemps en France. Il m’a beaucoup instruit. Il travaille à la brasserie Castel - BGI -, délocalisée de la Côte d’Ivoire (conséquence des événements qui ont eu lieu) à Kombolcha. Castel, un « pinardier » en France, un « brasseur » en Afrique. J’adore.
Bati. Je m’arrête dans cette ville pour visiter le marché du lundi à Bati, le plus important après celui d’Addis-Abeba, haut en couleur dit-on. Délicat de retrouver les ethnies à partir du faciès, des costumes quand on n’est pas spécialiste. L’intérêt pour moi est plus dans la structure du marché, dans l’offre de vente, toujours en très petites quantités, compensées par une multiplication de vendeurs, produits agricoles probablement prélevés sur le surplus ou l’économie faite sur l’autoconsommation, pour obtenir la petite monnaie nécessaire à l’achat de biens de consommation issus de la contrebande (ou de la douane), plus rarement neufs. Et encore du comportement des acheteurs qui, dans le bus de retour vers Kombolcha, montrent ou mettent en scène leur achat dans les ho ! et les ha ! d’admiration des autres voyageurs, le tout dans beaucoup de rires. Que du bonheur cette escapade.
7 – Lalibela Je prends un des derniers bus de Kombolcha pour Dessie une grande ville. Le trajet est pénible parce que la route est en réfection, par les chinois, avec du matériel chinois (la présence chinoise est partout visible en Afrique, dès qu’il y a des travaux). Visite de la ville agréable. Je descends au Fasika Hôtel, 50 birr la simple, très bonne option, chambre calme et proche de la station de bus. Je dîne au Tossa, plat très bon et pas cher. Le lendemain matin bus pour Lalibela.
Je choisis le Alief Paradise Hôtel, très bien, 6 chambres au calme. Mais ce ne sera plus une bonne option quand l’extension de l’hôtel, qui prend tout l’espace, sera en service. De plus la station de bus et l’entrée du site se situe dans la partie haute de Lalibela, alors que l’hôtel se trouve dans la partie basse du village, la route est pentue. Mais le propriétaire nous dépose à la station de bus le matin à 6 h.
Le site de Lalibela est très beau, très impressionnant, et me surprend. Les églises sont cossues à l’extérieur, petites à l’intérieur, sombre, avec beaucoup de piliers. La ballade pour aller des églises nord-ouest aux églises sud-est puis au Bieta Giorghis est très agréable. Il faut bien une journée pour s’imprégner des lieux et visiter tranquillement. Une bonne description et une bonne analyse des lieux se trouvent dans les deux livres cités en référence, je n’y reviens pas. Journée géniale.
8 – Vers Axum Trajet. On quitte Lalibela tôt le matin (6h) pour prendre un bus direction Dessie ou Bahir Dar. Ceux qui voudraient prendre la route historique devront s’arrêter à Woldia, arrivée vers 11 h. Nuit à Woldia. Départ le lendemain en bus pour Mekele à 6h, arrivée vers 12h. Nuit à Mekele. Départ le lendemain en bus direction Shire 6h 30, arrivée à Axum vers midi. Trois jours de voyage. La route est belle, mais ne tient pas les promesses des guides. Est-ce le bon choix ? Par Bahir Dar est-ce plus rapide pour atteindre Axum ? En tout cas prendre la route historique permet de faire le chemin en boucle, alors que par Bahir Dar on fait l’aller et le retour Axum sur le même axe. Mais la route entre Axun et Gondar est très belle.
9 – Alamata. À la station de bus de Woldia - la ville n’a pas vraiment d’attrait pour moi – on trouve un bus qui a son terminus à Alamata. On n’ira pas plus loin. On dort, on mange et l’on prend une bière au Tewodros Belai Hôtel qui est bien.
10 – Mekele. Je descends dans le premier Hôtel à la sortie de la station de bus, le Axu kawit Hôtel, très bien. L’ami éthiopien prend un hôtel moins cher, à côté du mien, mais je le trouve un peu limite, il paie cinq fois moins que moi. J’ai une après-midi pour visiter la ville ce qui est suffisant : Le Yohannis IV Museum est fermé, dommage.
11 – Axum. S’installer au Africa Hôtel est la meilleure option, très pro, pour un prix défiant toute concurrence. Parce qu’il est proche de la station bus, il est éloigné des sites. Dans King Ezana’s on déguste de délicieux jus de fruits, notamment le jus d’avocat Le site des stèles et de l’obélisque impressionne. Il m’a surpris par la relative nudité des objets, par l’inutilité apparente des stèles. La reconstitution d’une tombe se trouve à droite, une bonne idée pour comprendre. J’ai beaucoup apprécié les tombeaux de Kaleb et de Gebr Meskel, plein de mini détails, le guide gardien du lieu est très utile. Je suis resté rêveur devant la pierre d’Ezana, qui présente une inscription gravée en trois langues : sabéen, grec et guèze. Du Grec ! Géant le séjour.
Gâchis. Le guide Olizane, à la page 260 présente « la question de la Grande Stèle de Rome » ; lisez le paragraphe, c’est édifiant. Mon ami franco-éthiopien m’a parlé de cette histoire aussi. Je résume : « cette stèle qui était au centre de Rome, l’Ethiopie a exigé qu’elle lui soit rendue. Des sommes folles ont été dépensées pour elle par le pays. Une piste spéciale a même été construite pour l’atterrissage de l’avion devant ramener les morceaux de la stèle d’Italie à Axum. Et maintenant, cette stèle croupit à côté du site de l’obélisque, dans son emballage, les pouvoirs publics s’en foutent ». En effet, les 4 morceaux sont là, protégés par un simple toit. Le livre Olizane ne rapporte pas cette triste fin - Trop tache pour votre livre M. Luigi Cantamessa - et préfère conclure sur des notes optimistes et hypothétiques. Ah ! le futur. Du Canard enchaîné analysant la méthode de gouvernance de Balladur « il n’y a pas de problème, qu’une absence de solution ne résout à long terme ». Balladur pourrait sans doute demander des droits d’auteur à l’Ethiopie. Pour une analyse historique et une description des sites Axum, se rapporter aux deux guides où elles sont très bien faites.
12 – Gonder. Trajet. Dans l’après-midi, prendre un des nombreux bus pour Shire. On suit alors une très belle route. On doit dormir à Shire, soit dans l’hôtel derrière la station de bus, simple, correcte et où l’on propose aux touristes un prix 5 fois plus élevé que celui des locaux, ou dans un des nombreux hôtels de la ville comme je l’ai fait. Le lendemain à 6h 30, bus pour Gonder, beaux paysages, arrivée vers 13 h. À Gonder une seule solution pour les petits budgets : le Terera Hôtel, parfait pour le prix.
Convivialité : Cet hôtel était occupé par des familles éthiopiennes. Au couchant, ils se réunissent tous dans la cour, autour de paniers. Les femmes préparent le thé avec nonchalance, les jeunes le servent et présentent les gâteaux sans se presser, au rythme du calme qui est là. Souvent le temps s’accélère, pour un moment, à l’occasion d’une histoire où le rire gras des hommes est communicatif. Puis l’agitation retombe. La réunion se prolonge dans la nuit. J’ai partagé le thé avec eux.
13 – Metemma, La frontière avec le Soudan. Ce n’est pas une ville, aucune maison en dur. Je prends une chambre dans ce qu’il y a sans doute de mieux… qui va s’avérer être un bar à putes à partir de 19 h, avec musique… Je n’ai rien compris quand j’ai pris la chambre, je suis totalement décalé dans cette ambiance. Et une dame, très serviable, me fait un petit repas vite fait sur la pouce avec presque rien. Se coucher tôt pour le lendemain se réveiller tôt et passer la frontière.
L’erreur. Le Ferry pour l’Egypte quitte Wadi Halfa le mercredi. Pour maximiser la durée du visa soudanais il faut passer la frontière le mardi – encore que la police de la frontière ne soit pas à un jour près -. Deux bus partent chaque jour pour Metemma. Je suis arrivé à Gonder un samedi. Je décide de partir le lundi à 14 h pour Metemma. Je gagne une semaine, mais je ne vais pas visiter Bahir Dar, ni la source du Nil bleu. J’ai le nez dans le guidon. Avec le recul c’est mal jouer. Dans la région du lac Tana il doit bien avoir à s’occuper pendant une petite semaine.
Grande conclusion. La visite du pays est simple à faire en bus, j’imagine encore plus simple en 4x4 ou avec l’aide d’une agence. Il n’y a pas d’insécurité, seulement de l’agacement parfois. L’hôtellerie est tout à fait correcte, même pour les petits budgets. L’euros est fort, le pays très bon marché. Il ne faut donc pas hésiter à s’y rendre. Les Ethiopiens sont très heureux de nous recevoir, surtout les jeunes, qui viennent spontanément vers nous pour tester leur anglais. Globalement l’accueil est très chaleureux, les rencontres et les échanges fructueux. Ainsi, à chaque fois que je suis descendu du bus, il y avait au moins un éthiopien prêt à me rendre service. L’Ethiopie est un pays passionnant à visiter pour quatre raisons au moins. Religion : En géopolitique c’est une « poche» chrétienne isolée dans un « univers » musulman ; En interne « kif kif avec les musulmans »: le christianisme dans le Nord et l’islam dans le Sud. Ce sont des chrétiens orthodoxes - des coptes – aux pratiques religieuses très différentes des catholiques. Archéologie : L’Ethiopie possède des sites archéologiques remarquables, des musées de grande valeur, c’est l’occasion de mieux s’approprier son histoire, sa culture. Beauté : le pays offre par ailleurs une diversité étonnante de paysages, de peuples, autant de centres d’intérêts pour le voyageur. Indépendant : l’Ethiopie n’a jamais été colonisée, les Ethiopiens en tirent une grande fierté…
Petite conclusion. Et si on fait un voyage non aseptisé, on découvrira forcément l’Ethiopie de la pauvreté, le sujet qui fâche. L’exode rural et ses conséquences dans le milieu urbain ; les effets désastreux de l’empire, du communisme, de la guerre, de la partition, en un mot : la politique. Et on approchera les contours de la lutte contre la pauvreté. Les uns axés sur la personne s’appuyant sur les enfants, les petits métiers, la mendicité, le statut social (policier, douanier), le vol – sans ou avec agression - ou encore l’oisiveté, prostitution… Plus difficile à observer sont ceux qui s’appuient sur le lien social, la famille, le quartier, le village. Par contre très visible les « Toyota-4x4-climatisés-veufs-mon-frère » de la solidarité internationale - ONU, ONG - ; chaque Éthiopien mettant en place une stratégie individuelle dans le sauve-qui-peut général. Il convient de savoir si cette pauvreté est endémique au pays ou le résultat délibéré d’un système mis en place par « Big Brother » et ses relais locaux. Mais cet aspect de la visite du pays ne doit en aucun cas vous arrêter, la grande conclusion l’emporte sur la petite. Une backpacker qui voyageait en Afrique me faisait observer, qu’à chaque pays visité, le guide le présente comme le plus pauvre du monde. L’Ethiopie n’a pas de soucis à ce faire, il n’est que le leader.
Le voyage se poursuit par le Soudan.
Remerciements. Je remercie les « forumvoyagistes » Maesjl -passionné d’Abyssine - et Mvbergen Michel pour leur précieuse aide dans la préparation de ma visite éthiopienne. Consulter son site, et leurs posts sur forumvoyage, est vraiment instructif.
L’idée. Je propose une synthèse de ce morceau de voyage en rapportant des éléments pratiques, anecdotiques et réflexions à débattre. Soyez indulgent.
Livre : le Bradt, Ethiopia 4e édition, en anglais, pour la logistique. Ce guide reste à jour et sans beaucoup d’erreurs. Et puisque je ne parle ni ne lit l’anglais correctement, le Guide Olizane, Ethiopie, en français pour la description des sites, l’histoire et la culture de ce pays. Mais je ne suis pas certain que ces guides soient nécessaires après coup. Une bonne documentation prélevée sur internet, et quelques pages photocopiées de ces guides seront un bon complément du livre Africa de Lonely Planet (en anglais) pour la logistique, livre qui couvre tout le continent Africain,
Avertissement. Je crois que les visites des sites historiques d’Ethiopie demandent une réelle préparation, tant la distance avec notre culture est éloignée – je pense à Lalibela – ou les rites anciens – je pense à Axum -. J’ai été « décontenancé » devant ces sites. Il m’a fallu du temps pour mesurer toute la dimension de leur visite.
Visa. Pour le visa éthiopien obtenu à Nairobi, voir le post sur le Kenya.
Visa pour le Soudan.
Le consulat du Soudan se situe à côté de Mexico Square, à Addis-abeba. Il est situé sur le plan Addis-Abeba du guide Olizane à la page 76, mais pas sur les plans du Bradt. Toutefois on trouve facilement sur place. Le consulat du Soudan, ouvre lundi, mardi, mercredi, de 8h30 à 12h30 pour déposer la demande de visa, de 14h30 à 18h30 pour retirer le passeport. Et il faut trois jours minimum pour obtenir le visa de transit (pour le visa de tourisme, 10 jours d’attente officiellement, 1 mois, voire plus en réalité, 100 $US). Voilà comment procéder.
Lundi matin, aller à l’ambassade de France dès 9h pour retirer la lettre de recommandation. Pour s’y rendre, prendre un minibus direction Sidist Kilo, puis changement de bus (perdu le nom de la direction) et finir à pied. Il faut avoir préalablement le visa égyptien, pour obtenir le visa soudanais. Aussi sur le chemin du retour, s’arrêter au consulat d’Egypte, proche de Siddist Kilo pour y remplir une demande de visa avec son passeport, 2 photos identiques, 225 birr. Attention. L’ambassade d’Egypte n’est pas bien située dans le plan du Bradt page 138.
Mardi matin impérativement, retirer le visa égyptien à l’ouverture (9 h) du consulat ; prendre un minibus de Siddist Kilo à Mexico Square ; se rendre au consulat du Soudan avant 11 h, avec les documents suivants : - le passeport sans tampon israélien et avec le visa égyptien, - une photocopie du passeport, - 2 photos d’identité, - la lettre de recommandation de l’ambassade de France, et - 61 $US. Ouf !
Mercredi. après midi, à l’ouverture, souvent en retard, retirer le visa. Les passeports des occidentaux sont rendus en premier. Fastoche finalement.
Lucky man. Ne connaissant pas la procédure dans son détail, je me rends au consulat du Soudan le lundi matin, après avoir été chercher la lettre de recommandation, et je me fais jeter parce que mon passeport n’a pas le visa égyptien. Mais où est ce consulat ? Après quelques indications, je me rends à une station de bus que j’espère être la bonne, j’entre dans un des minibus et je prends place à côté d’un monsieur… qui va justement lui aussi au consulat égyptien. Ça aide ! Je n’ai pas sur moi la somme de 225 birr. Il est tard, le consulat va fermer. Payer demain ? Refus poli de la préposée. Je retourne à l’entrée de l’ambassade et demande à tout hasard au personnel s’il pourrait m’avancer 200 birr que je rendrai demain. Un des hommes me prête 200 birr, Je le remercie. Je cours au consulat qui va fermer, la porte est close. Je frappe, on ouvre, je tends les 225 birr que la préposée prend. Demain mardi j’aurai le visa.
Avertissement pour les bus. Arriver à la station de bus un peu avant l’heure de l’ouverture (6h ou 6h30 selon) permet souvent d’entrer dans la gare avant tous les autres. Trois avantages : on évite la cohue-bousculade à l’ouverture des grilles ; souvent, le personnel nous accompagne jusqu’au bon bus, enfin on choisit sa place dans le bus tranquillement. Le transport par bus présente des rigidités qui font perdre du temps. Il y a souvent qu’un seul départ de bus pour les longues distances, le matin à 6h. Alors pour les trajets non directs, il faut attendre le lendemain pour continuer le voyage. C’est notamment le cas pour le tronçon Lalibela - Mekele qui se fait en deux jours : Lalibela – Woldia, puis Woldia – Mekele. D’autre part, certaines villes ne sont pas des gares routières principales ou terminales. Il faut alors rejoindre la gare des correspondances dans la journée pour continuer le voyage le lendemain matin. C’est vrai pour Kombolcha dont la ligne se termine à Dessie ; pour Axum qui a son terminus à Hire. Enfin, voyager en bus ne permet pas d’aller partout, dans les recoins du pays (contrairement à l’Inde par exemple). Ainsi, de Lalibela, ne pouvant pas - ou n’ayant pas su comment - prendre la route de Sekota en bus, je n’ai pas pu visiter le monastère et les églises sur cette route. Le voyage « tout en bus » trouve ses limites en Ethiopie.
1- Moyale. Ne pas descendre au Tourisme Hôtel qui est glauque. On peut en revanche y manger, s’asseoir en attendant l’ouverture de l’immigration éthiopienne, juste à côté. Dans le coin faire un peu de change et soyer ferme sur le cours. 1 € pour 11, 84421 birr. Le Tenesegen Hôtel semble correct, juste en face de la station de bus.
Débat : Moyale est proche de la vallée de l’Omo. Je ne m’y suis pas rendu pour plusieurs raisons, surtout pour la probable acculturation et ses dérives consécutive à cette visite. À vous lire, j’ai su que les enfants adoraient se faire photographier ; normal. Puis j’ai appris que l’enfant photographié recevait 1 ou 2 birr par photo prise, le prix est fixe ; je comprends. Enfin j’ai compris que les enfants lançaient des cailloux quand ils ne se faisaient pas photographier, ou qu’ils ne recevaient pas de birr, inadmissible. La séquence – salaire-mendicité – passage obligé – agressivité - ne me plait pas ; tout cela ne se produira pas avec un guide. D’un autre côté, le déballage occidental - guide, 4x4, matos numérique… - ne me convient pas ; aux combinards non plus : côté éthiopien, la mère avec un enfant qui se fait photographier demandera deux fois le prix de la photo ; certains touristes débraillent le flash de l’appareil photos pour ne pas... Rien d’innocent et de spontané dans ces comportements. À Moyale, tous ceux qui gravitent autour du tourisme se proposent comme guide pour la vallée de l’Omo. Leur argumentaire, toujours le même, s’appuie sur un lot de cartes postales où l’on voit des gens, des enfants surtout, de différentes tribus, une carte de la région etc… Un vrai business. Ce n’est plus du tout le tourisme que je recherche. Et comme je ne suis pas ethnologue, ni voyeur ; je ne fais que passer en Ethiopie et ne cherche pas à m’y installer ou à travailler dans le pays… Ai-je eu tort de ne pas aller visiter la vallée de l’Omo ?
2- Trajet Moyale – Addhis Abeba Deux jours de bus. Arrêt pour la nuit à Awassa. Dans le bus je sympathise avec un jeune couple, elle parle l’anglais, moi je le barragouine. Ils vont m’aider à l’étape pour trouver et négocier une chambre très bien, pas cher, proche de la station de bus.
Paradoxe. Le comportement du couple me surprend à midi. Lui est chrétien, elle musulmane. Aussi ils ne peuvent déjeuner dans le même restaurant, à cause de la manière différente dans chacune des religions de saigner les animaux. Il y a donc des restaurants pour les musulmans et les restaurants pour les chrétiens. À l’étape du soir, ils prennent une chambre pour eux deux … En Ethiopie, entre musulmans et chrétiens, on ne mélangerait pas les couteaux avec les fourchettes et les assiettes alors que le mélange du sang serait permis. L’explication pourrait être la suivante : en Ethiopie il a y autant de chrétiens que de musulmans. Pour éviter la consanguinité, le mariage mixte est autorisé pour les musulmans.
Douane volante. Le bus vient juste de quitter Moyale qu’un barrage douanier l’arrête. La moitié des « ballots » chargés sur le toit est retenue par les douaniers. Ce sont surtout des « pacotilles » : vêtements sans âge, chaussures dépareillées, produits de beauté très bon marché et quelques petits lots d’appareils « technologiques » : radios, rasoirs, téléphones portables usagés qui sont saisis… L’Ethiopie est si pauvre que les rebus du Kenya s’y déversent en contrebande. Les douaniers ne procèdent à aucune arrestation, les marchandises saisies ne seront pas détruites parce que l’économie a besoin de cette marchandise saisie pour fonctionner. Le barrage est la structure, la douane la superstructure qui organise et légalise le pillage à son profit. Il y aura cinq barrages douaniers sur le trajet. Après la cinquième fouille, on est à l’aise dans l’autobus.
3 – Addhis Abeba. Je suis descendu au Baro Hôtel, (75 birr) dans le quartier piazza. Les chambres ne sont pas toutes agréables : manque d’aération, salle de bain très petite pour certaines, mais toutes sont propres. L’hôtel est bien placé, l’accueil est pro. J’ai souvent pris mes repas au Khayyan Restaurant, dans le même quartier, rue Dej Jote. Plats variés et bons, prix corrects. Bières pression excellentes pour 1, 6 birr, données ...
Voir : Au square Siddist Kilo, le National Museum of Ethiopia pour Lucie et le Musée d’histoire naturelle, au premier étage, pour un ensemble d’icônes et de triptyques coptes remarquable, homogène. Deux très belles flâneries dans temps. Ébloui, j’ai beaucoup appris. Descendre l’avenue Entoto jusqu’à la cathédrale Selassié est agréable, on paie pour entrer dans de la cathédrale, la visite est nécessaire. Dans le quartier Piazza, le jardin de la cathédrale Saint Georges héberge un très petit musée, dense, que j’ai bien apprécié. Le reste est dans les guides.
Remarque. La pauvreté en Ethiopie est extrême et visible. Au cœur d’Addhis Abeba se trouve un bidon ville, alors que partout ailleurs il se situe à la périphérie des villes. Les gens loqueteux marchent pieds nus, et proposent « trois fois rien » à vendre, tels les mouchoirs en papier ; un refus poli et ils disparaissent comme ils sont venus. Beaucoup de mendicité dans tout le pays « you you, money ». Il n’y a qu’à Madagascar où s’affiche une telle pauvreté. On ne voit rien de tel dans la société musulmane, j’y reviendrai quand il s’agira du Soudan. Les mendiants sont muets avec un guide, ils se font tout petits devant la police.
4 – Harar J’ai bien apprécié la visite de la ville qui se fait tranquillement en une demi-journée. La ville est bien radiographiée dans les guides. Je suis descendu au Tewodros Hôtel qui est très bien pour le coucher, moyen pour le manger. Harar est-elle la ville francophone d’Ethiopie ? l’Influence française reste visible par la présence des taxis 404 et 504 (A Addhis Abeba, les taxis sont des Lada, vestige de l’ère russe). Mais encore par la « maison Rimbaud », on se la joue plus intello. Reste que voir, ici, le tableau Coin de table de Fantin-Latour avec A. Rimbaud et son ami P. Verlaine, l’un à côté de l’autre, même en photographie, est un joli clin d’œil au musée du Louvre. Harar est une ville musulmane. Y venir avant d’aller visiter le Nord permet d’approcher la différence entre l’Ethiopie musulmane de l’Ethiopie chrétienne. Ainsi, si la visite des églises est possible pour tous et toujours payante, les non musulmans ne peuvent pas entrer dans les mosquées de la ville d’Harar. En Iran par contre, la visite des Mosquées est toujours possible et gratuite.
Itinéraire. Harar est proche de Djibouti. Fallait-il visiter Djibouti ?
Hypocrisie. Les Ethiopiens et les Soudanais broutent du khat, c’est dans leur culture. Ils mâchent (brouter) une herbe (le khat) qui provoque des effets hallucinogènes dit-on. En réalité les effets sont pluriels, aux uns le khat les maintient éveillés – j’ai pris un bus où le chauffeur fatigué a brouté pendant tout le trajet – aux autres, il les avachit ; augmente les performances sexuelles pour certains, et enlève toute envie aux autres, etc… Pendant l’administration française à Djibouti, le khat était assimilé à une drogue par les autorités. Au moment de l’indépendance, les Français ont supprimé l’appellation drogue au khat, pour en vendre à Djibouti en toute légalité. Aujourd’hui un gros avion cargo amène le khat éthiopien à Djibouti tous les matins. C’était une vraie plaie dans les administrations djiboutienne ce Khat… jusqu’au jour où le gouvernement a interdit l’herbe pendant le travail, et fait passer les horaires en journée continue. Heureux, qui comme les fonctionnaires, broutent toute l’après midi.
5- Awash Saba J’ai dormi à Awash Saba, ville sans grand intérêt, à l’aller comme au retour au Buffet d’Aouache, très original retour au « temps longtemps ». Bonne chambre, lit avec moustiquaire, douche extérieure. Bon repas, délicatesse de l’accueil : TV5 monde pour moi tout seul.
Un train de sénateur. À l’aller, après avoir récupéré mon passeport avec le visa soudanais, je me suis rendu à la gare prendre le train pour Dire Dawa. Trop tard, il était déjà parti. Mais un chemineau me dit en français (la ligne a été construite par les Français) : « vous pouvez le rattraper en prenant le bus ». La gare des bus pour Harar est toute proche, je me décide à tenter le coup. Une course-poursuite se déroule entre les bus (j’en ai pris trois différents) et le train. J’abandonne à Awash Saba, il est trop tard. Dans la nuit, j’entendrai la sirène du train me narguer.
6- Kombolcha De retour à Addis-Abeba je me rends à Kombolcha.
Accident. Le bus qui nous emmène heurte un âne au cours du trajet ne pouvant l’éviter. Arrêt, palabre, attroupement ; l’âne agonise dans l’indifférence générale, il meurt. Après accord avec l’arbitrage du chef du village entre le chauffeur et le propriétaire, le bus redémarre enfin. Spontanément une collecte se fait auprès des passagers. Le chauffeur, ému, remercie. C’est ça aussi l’Afrique.
Rencontre. Dans ce bus, je rencontre un franco-éthiopien (son père est un militaire français en poste à Djibouti dans les années 50) qui a vécu longtemps en France. Il m’a beaucoup instruit. Il travaille à la brasserie Castel - BGI -, délocalisée de la Côte d’Ivoire (conséquence des événements qui ont eu lieu) à Kombolcha. Castel, un « pinardier » en France, un « brasseur » en Afrique. J’adore.
Bati. Je m’arrête dans cette ville pour visiter le marché du lundi à Bati, le plus important après celui d’Addis-Abeba, haut en couleur dit-on. Délicat de retrouver les ethnies à partir du faciès, des costumes quand on n’est pas spécialiste. L’intérêt pour moi est plus dans la structure du marché, dans l’offre de vente, toujours en très petites quantités, compensées par une multiplication de vendeurs, produits agricoles probablement prélevés sur le surplus ou l’économie faite sur l’autoconsommation, pour obtenir la petite monnaie nécessaire à l’achat de biens de consommation issus de la contrebande (ou de la douane), plus rarement neufs. Et encore du comportement des acheteurs qui, dans le bus de retour vers Kombolcha, montrent ou mettent en scène leur achat dans les ho ! et les ha ! d’admiration des autres voyageurs, le tout dans beaucoup de rires. Que du bonheur cette escapade.
7 – Lalibela Je prends un des derniers bus de Kombolcha pour Dessie une grande ville. Le trajet est pénible parce que la route est en réfection, par les chinois, avec du matériel chinois (la présence chinoise est partout visible en Afrique, dès qu’il y a des travaux). Visite de la ville agréable. Je descends au Fasika Hôtel, 50 birr la simple, très bonne option, chambre calme et proche de la station de bus. Je dîne au Tossa, plat très bon et pas cher. Le lendemain matin bus pour Lalibela.
Je choisis le Alief Paradise Hôtel, très bien, 6 chambres au calme. Mais ce ne sera plus une bonne option quand l’extension de l’hôtel, qui prend tout l’espace, sera en service. De plus la station de bus et l’entrée du site se situe dans la partie haute de Lalibela, alors que l’hôtel se trouve dans la partie basse du village, la route est pentue. Mais le propriétaire nous dépose à la station de bus le matin à 6 h.
Le site de Lalibela est très beau, très impressionnant, et me surprend. Les églises sont cossues à l’extérieur, petites à l’intérieur, sombre, avec beaucoup de piliers. La ballade pour aller des églises nord-ouest aux églises sud-est puis au Bieta Giorghis est très agréable. Il faut bien une journée pour s’imprégner des lieux et visiter tranquillement. Une bonne description et une bonne analyse des lieux se trouvent dans les deux livres cités en référence, je n’y reviens pas. Journée géniale.
8 – Vers Axum Trajet. On quitte Lalibela tôt le matin (6h) pour prendre un bus direction Dessie ou Bahir Dar. Ceux qui voudraient prendre la route historique devront s’arrêter à Woldia, arrivée vers 11 h. Nuit à Woldia. Départ le lendemain en bus pour Mekele à 6h, arrivée vers 12h. Nuit à Mekele. Départ le lendemain en bus direction Shire 6h 30, arrivée à Axum vers midi. Trois jours de voyage. La route est belle, mais ne tient pas les promesses des guides. Est-ce le bon choix ? Par Bahir Dar est-ce plus rapide pour atteindre Axum ? En tout cas prendre la route historique permet de faire le chemin en boucle, alors que par Bahir Dar on fait l’aller et le retour Axum sur le même axe. Mais la route entre Axun et Gondar est très belle.
9 – Alamata. À la station de bus de Woldia - la ville n’a pas vraiment d’attrait pour moi – on trouve un bus qui a son terminus à Alamata. On n’ira pas plus loin. On dort, on mange et l’on prend une bière au Tewodros Belai Hôtel qui est bien.
10 – Mekele. Je descends dans le premier Hôtel à la sortie de la station de bus, le Axu kawit Hôtel, très bien. L’ami éthiopien prend un hôtel moins cher, à côté du mien, mais je le trouve un peu limite, il paie cinq fois moins que moi. J’ai une après-midi pour visiter la ville ce qui est suffisant : Le Yohannis IV Museum est fermé, dommage.
11 – Axum. S’installer au Africa Hôtel est la meilleure option, très pro, pour un prix défiant toute concurrence. Parce qu’il est proche de la station bus, il est éloigné des sites. Dans King Ezana’s on déguste de délicieux jus de fruits, notamment le jus d’avocat Le site des stèles et de l’obélisque impressionne. Il m’a surpris par la relative nudité des objets, par l’inutilité apparente des stèles. La reconstitution d’une tombe se trouve à droite, une bonne idée pour comprendre. J’ai beaucoup apprécié les tombeaux de Kaleb et de Gebr Meskel, plein de mini détails, le guide gardien du lieu est très utile. Je suis resté rêveur devant la pierre d’Ezana, qui présente une inscription gravée en trois langues : sabéen, grec et guèze. Du Grec ! Géant le séjour.
Gâchis. Le guide Olizane, à la page 260 présente « la question de la Grande Stèle de Rome » ; lisez le paragraphe, c’est édifiant. Mon ami franco-éthiopien m’a parlé de cette histoire aussi. Je résume : « cette stèle qui était au centre de Rome, l’Ethiopie a exigé qu’elle lui soit rendue. Des sommes folles ont été dépensées pour elle par le pays. Une piste spéciale a même été construite pour l’atterrissage de l’avion devant ramener les morceaux de la stèle d’Italie à Axum. Et maintenant, cette stèle croupit à côté du site de l’obélisque, dans son emballage, les pouvoirs publics s’en foutent ». En effet, les 4 morceaux sont là, protégés par un simple toit. Le livre Olizane ne rapporte pas cette triste fin - Trop tache pour votre livre M. Luigi Cantamessa - et préfère conclure sur des notes optimistes et hypothétiques. Ah ! le futur. Du Canard enchaîné analysant la méthode de gouvernance de Balladur « il n’y a pas de problème, qu’une absence de solution ne résout à long terme ». Balladur pourrait sans doute demander des droits d’auteur à l’Ethiopie. Pour une analyse historique et une description des sites Axum, se rapporter aux deux guides où elles sont très bien faites.
12 – Gonder. Trajet. Dans l’après-midi, prendre un des nombreux bus pour Shire. On suit alors une très belle route. On doit dormir à Shire, soit dans l’hôtel derrière la station de bus, simple, correcte et où l’on propose aux touristes un prix 5 fois plus élevé que celui des locaux, ou dans un des nombreux hôtels de la ville comme je l’ai fait. Le lendemain à 6h 30, bus pour Gonder, beaux paysages, arrivée vers 13 h. À Gonder une seule solution pour les petits budgets : le Terera Hôtel, parfait pour le prix.
Convivialité : Cet hôtel était occupé par des familles éthiopiennes. Au couchant, ils se réunissent tous dans la cour, autour de paniers. Les femmes préparent le thé avec nonchalance, les jeunes le servent et présentent les gâteaux sans se presser, au rythme du calme qui est là. Souvent le temps s’accélère, pour un moment, à l’occasion d’une histoire où le rire gras des hommes est communicatif. Puis l’agitation retombe. La réunion se prolonge dans la nuit. J’ai partagé le thé avec eux.
13 – Metemma, La frontière avec le Soudan. Ce n’est pas une ville, aucune maison en dur. Je prends une chambre dans ce qu’il y a sans doute de mieux… qui va s’avérer être un bar à putes à partir de 19 h, avec musique… Je n’ai rien compris quand j’ai pris la chambre, je suis totalement décalé dans cette ambiance. Et une dame, très serviable, me fait un petit repas vite fait sur la pouce avec presque rien. Se coucher tôt pour le lendemain se réveiller tôt et passer la frontière.
L’erreur. Le Ferry pour l’Egypte quitte Wadi Halfa le mercredi. Pour maximiser la durée du visa soudanais il faut passer la frontière le mardi – encore que la police de la frontière ne soit pas à un jour près -. Deux bus partent chaque jour pour Metemma. Je suis arrivé à Gonder un samedi. Je décide de partir le lundi à 14 h pour Metemma. Je gagne une semaine, mais je ne vais pas visiter Bahir Dar, ni la source du Nil bleu. J’ai le nez dans le guidon. Avec le recul c’est mal jouer. Dans la région du lac Tana il doit bien avoir à s’occuper pendant une petite semaine.
Grande conclusion. La visite du pays est simple à faire en bus, j’imagine encore plus simple en 4x4 ou avec l’aide d’une agence. Il n’y a pas d’insécurité, seulement de l’agacement parfois. L’hôtellerie est tout à fait correcte, même pour les petits budgets. L’euros est fort, le pays très bon marché. Il ne faut donc pas hésiter à s’y rendre. Les Ethiopiens sont très heureux de nous recevoir, surtout les jeunes, qui viennent spontanément vers nous pour tester leur anglais. Globalement l’accueil est très chaleureux, les rencontres et les échanges fructueux. Ainsi, à chaque fois que je suis descendu du bus, il y avait au moins un éthiopien prêt à me rendre service. L’Ethiopie est un pays passionnant à visiter pour quatre raisons au moins. Religion : En géopolitique c’est une « poche» chrétienne isolée dans un « univers » musulman ; En interne « kif kif avec les musulmans »: le christianisme dans le Nord et l’islam dans le Sud. Ce sont des chrétiens orthodoxes - des coptes – aux pratiques religieuses très différentes des catholiques. Archéologie : L’Ethiopie possède des sites archéologiques remarquables, des musées de grande valeur, c’est l’occasion de mieux s’approprier son histoire, sa culture. Beauté : le pays offre par ailleurs une diversité étonnante de paysages, de peuples, autant de centres d’intérêts pour le voyageur. Indépendant : l’Ethiopie n’a jamais été colonisée, les Ethiopiens en tirent une grande fierté…
Petite conclusion. Et si on fait un voyage non aseptisé, on découvrira forcément l’Ethiopie de la pauvreté, le sujet qui fâche. L’exode rural et ses conséquences dans le milieu urbain ; les effets désastreux de l’empire, du communisme, de la guerre, de la partition, en un mot : la politique. Et on approchera les contours de la lutte contre la pauvreté. Les uns axés sur la personne s’appuyant sur les enfants, les petits métiers, la mendicité, le statut social (policier, douanier), le vol – sans ou avec agression - ou encore l’oisiveté, prostitution… Plus difficile à observer sont ceux qui s’appuient sur le lien social, la famille, le quartier, le village. Par contre très visible les « Toyota-4x4-climatisés-veufs-mon-frère » de la solidarité internationale - ONU, ONG - ; chaque Éthiopien mettant en place une stratégie individuelle dans le sauve-qui-peut général. Il convient de savoir si cette pauvreté est endémique au pays ou le résultat délibéré d’un système mis en place par « Big Brother » et ses relais locaux. Mais cet aspect de la visite du pays ne doit en aucun cas vous arrêter, la grande conclusion l’emporte sur la petite. Une backpacker qui voyageait en Afrique me faisait observer, qu’à chaque pays visité, le guide le présente comme le plus pauvre du monde. L’Ethiopie n’a pas de soucis à ce faire, il n’est que le leader.
Le voyage se poursuit par le Soudan.
Bonjour,
Nous venons de passer sept semaines en Ethiopie ; voici la conclusion du journal écrit par Christine (elle peut vous l'envoyer si vous nous le demandez) :
"Ce voyage en Ethiopie aura été très dur. En réalité, on se fait à tout lorsqu'on voyage comme nous le faisons. L'inconfort, le manque d'hygiène, la misère même si elle est difficile à gérer au fond de nous restent des choses que nous acceptons parce que le monde est ainsi fait et que, si cela ne nous convient pas de nous confronter à ces réalités, il faut rester chez soi. En revanche, ce à quoi nous ne nous attendions pas, ce pour quoi nous avons été désarmés et profondément dérangés, c'est l'état d'esprit des Ethiopiens et, ce qui est encore plus difficile, c’est de se l’avouer et de le dire au risque de passer pour des vieux cons tenant des propos racistes. Partout dans le monde, dans tous les pays dits sous développés ou en voie de développement, on nous presse, on sollicite notre portefeuille, on essaie de nous extorquer le plus d'euros possible. Là encore, on le sait, on le gère du mieux que nous pouvons. Cela nous agace parfois mais, dans l'ensemble, ça reste acceptable. En Ethiopie, on a eu affaire à des gens envieux, menteurs, arnaqueurs au delà du tolérable, à des voleurs aussi. En ce qui concerne l'accueil dans les hôtels et les restaurants, le jemenfoutisme et le laisser aller ou l'incompréhension totale ont été omniprésents frisant parfois l'inacceptable. Oui, j'ai eu, pour la première fois de ma vie de voyageuse, l'envie de rentrer. Tout cela nous a conduit à un état de relation de force très présent avec les gens, à une tension permanente et à une surveillance de nos affaires qui serait passée pour de la parano n'importe où ailleurs. Non, si c'était à refaire, nous ne le referions pas. Je suis montée dans l'avion avec soulagement. Oui, nous avons foulé un bien beau pays et découvert d’étonnantes choses et on espère qu'avec le temps, c'est ça qui restera. Le beauté du Simien, la rencontre avec les peuples du sud si différents de l’idée qu’on a de l’humanité en général ont été de grands moments de voyage. Dommage que les Ethiopiens aient un peu gâché notre plaisir.
Si des voyageurs routards me demandaient un jour ce que je pense d'un projet de voyage vers l'Ethiopie, je leur dirait que le monde est grand, qu'il existe des destinations extraordinaires, des pays où les gens ont vraiment envie de nous accueillir et que l'Ethiopie, à moins d’être anthropologue ou ethnologue, n'est peut être pas la meilleure idée qui soit... Pour les autres, il existe sans doute des voyages organisés mais là, c’est une autre histoire."
A bientôt
"Ce voyage en Ethiopie aura été très dur. En réalité, on se fait à tout lorsqu'on voyage comme nous le faisons. L'inconfort, le manque d'hygiène, la misère même si elle est difficile à gérer au fond de nous restent des choses que nous acceptons parce que le monde est ainsi fait et que, si cela ne nous convient pas de nous confronter à ces réalités, il faut rester chez soi. En revanche, ce à quoi nous ne nous attendions pas, ce pour quoi nous avons été désarmés et profondément dérangés, c'est l'état d'esprit des Ethiopiens et, ce qui est encore plus difficile, c’est de se l’avouer et de le dire au risque de passer pour des vieux cons tenant des propos racistes. Partout dans le monde, dans tous les pays dits sous développés ou en voie de développement, on nous presse, on sollicite notre portefeuille, on essaie de nous extorquer le plus d'euros possible. Là encore, on le sait, on le gère du mieux que nous pouvons. Cela nous agace parfois mais, dans l'ensemble, ça reste acceptable. En Ethiopie, on a eu affaire à des gens envieux, menteurs, arnaqueurs au delà du tolérable, à des voleurs aussi. En ce qui concerne l'accueil dans les hôtels et les restaurants, le jemenfoutisme et le laisser aller ou l'incompréhension totale ont été omniprésents frisant parfois l'inacceptable. Oui, j'ai eu, pour la première fois de ma vie de voyageuse, l'envie de rentrer. Tout cela nous a conduit à un état de relation de force très présent avec les gens, à une tension permanente et à une surveillance de nos affaires qui serait passée pour de la parano n'importe où ailleurs. Non, si c'était à refaire, nous ne le referions pas. Je suis montée dans l'avion avec soulagement. Oui, nous avons foulé un bien beau pays et découvert d’étonnantes choses et on espère qu'avec le temps, c'est ça qui restera. Le beauté du Simien, la rencontre avec les peuples du sud si différents de l’idée qu’on a de l’humanité en général ont été de grands moments de voyage. Dommage que les Ethiopiens aient un peu gâché notre plaisir.
Si des voyageurs routards me demandaient un jour ce que je pense d'un projet de voyage vers l'Ethiopie, je leur dirait que le monde est grand, qu'il existe des destinations extraordinaires, des pays où les gens ont vraiment envie de nous accueillir et que l'Ethiopie, à moins d’être anthropologue ou ethnologue, n'est peut être pas la meilleure idée qui soit... Pour les autres, il existe sans doute des voyages organisés mais là, c’est une autre histoire."
A bientôt
Bonjour,
Je vais en Éthiopie en aout pour raisons professionnelles. J'ai la possibilité de rester plus longtemps pour des vacances, environ 2 semaines. Je suis plutôt motivée par l'idée mais j'ai une amie qui m'a dépeint l'Éthiopie comme son pire souvenir de voyage... Du coup, je ne sais plus trop quoi faire. J'ai l'habitude de voyager seule mais je n'ai pas non plus envie d'un voyage qui soit une suite de galères quotidiennes... J'aimerais m'éloigner un peu de la capitale. J'ai vu qu'il est recommandé de passer par des tours opérateurs locaux, en connaissez vous ? Je n'ai pas trop l'habitude de voyager en groupe organisé ...
Merci d'avance.
Géraldine
Je vais en Éthiopie en aout pour raisons professionnelles. J'ai la possibilité de rester plus longtemps pour des vacances, environ 2 semaines. Je suis plutôt motivée par l'idée mais j'ai une amie qui m'a dépeint l'Éthiopie comme son pire souvenir de voyage... Du coup, je ne sais plus trop quoi faire. J'ai l'habitude de voyager seule mais je n'ai pas non plus envie d'un voyage qui soit une suite de galères quotidiennes... J'aimerais m'éloigner un peu de la capitale. J'ai vu qu'il est recommandé de passer par des tours opérateurs locaux, en connaissez vous ? Je n'ai pas trop l'habitude de voyager en groupe organisé ...
Merci d'avance.
Géraldine
Il faut d'abord savoir que l'Ethiopie est grande comme deux fois la France, et possede la deuxieme population du continent. C'est pour ces deux raisons que j'ai choisi d'y voyager: une telle taille et une telle population assuraient assez de diversite pour trois mois de voyage (decembre, janvier, fevrier) sans sortir des frontieres, comme par hasard la duree du visa accorde.
Apres une dizaine de jours de baroude, il est temps de tirer quelques conclusions.
Je rappelle avant tout mon mode de voyage: aucun vehicule personnel, aucun guide humain, aucun guide bouquin, aucune montre.
1Eur = 25Birrs
Climat Malgre quelques mises en garde contre l'altitude des hauts plateaux, une intuition m'a decide a ne rien emporter de plus lourd que deux chemises. Pari gagnant, meme la nuit! Contrairement a la plupart des regions tropicales et equatoriales l'air est assez sec (en decembre, le mois le plus froid de l'annee), ce qui n'oblige pas a se doucher deux ou trois fois par jour comme aux Indes. Les hauts plateaux se situent dans un grand cercle autour de la capitale, et s'aplatissent en deserts des que les frontieres approchent (Soudan, Kenya, Somalie) pour ressembler a l'Afrique telle que l'on se l'imagine (savanes de safaris).
Gastronomie Excellente. L'une des meilleures cuisines du monde. Nourriture Le plat-roi: l'injeera, a la fois assiette et aliment. Sorte d'immense galette de tef (variete de mil, cereale) elle se presente sous forme spongieuse et permet d'attraper les accompagnements sans presque se salir les doigts, un peu comme les chapatis indiens. Le gout est un peu amer lors des premieres fois mais excellent ensuite qui se mange sans faim, et on s'apercoit que le gout de l'injeera se marie bien avec les differents aliments, legumes le plus souvent (haricots, lentilles, patates, tomates) poses en petites piles sur la galette etalee. Quelques tout petits stands de viande se tiennent dans les rues, le plus souvent accoles a leur restaurant ou la viande est alors servie sur cette meme injeera, en morceaux predecoupes. De facon generale on n'utilise que les doigts de la main droite (a rincer avant et apres) et jamais de couverts, sauf pour les pates (heritage italien) qui viennent parfois, sans gout, accompagnees d'une sorte de sauce tomate tres epicee. L'injeera se mange dans un seul grand plat, soit seul soit en groupe; plus il y a de convives plus le plat sera grand. On peut parfois porter une bouchee a vos levres en signe d'amitie, ce qui surprend les premieres fois puis fait saisir notre rapport occidental (voire meme typiquement francais) different a l'acte de nourriture (ceremoniel dans l'ensemble, couverts, tables). Si vous etes curieux de la decouvrir sans prendre un vol pour Addis, mon ami Etienne me l'a fait decouvrir au Godjo (pres du Pantheon, a Paris) (20Eur le menu soit...500B) Injeera vegetarienne (fasting food) = 10-15B Injeera carnivore = 30-35B 'Spaghetti-beurk' = 10-15B Aussi quelques boulangeries proposant des 'pain au ble' sympa pour le petit-dej, et des patisseries proposant quelques sucreries pas mauvaises mais un peu epaisses et pas donnees (8-10B la part de simili-quatre-quarts) Boissons Le cafe. Je n'en bois jamais en France, mais celui d'Ethiopie est si bon que je le pense l'un des meilleurs du monde. Dans le moindre village il y aura un ou plusieurs 'stands' de tasses alignees et de cafetieres assises juste derriere, et d'instruments de cuisson en terre qui servent a secher les grains au feu, les torrefier et donnent evidemment un gout incomparable a la tasse de cafe servi donc extremement pur, qui n'a meme pas d'effets 'enervants'! 2-3B la tasse, et 5B la version 'deluxe' macchiato dans les villes. Le the. Pas mauvais, dispo aux memes stand que les cafes, produit localement, encore moins cher que le cafe, bonne option pour une boisson de soiree apres le diner. 1B le verre. Le jus de fruits: une institution. Plusieurs fruits disponibles: avocat, mangue, kiwi, orange... On peut choisir un seul de ces fruits ou un panache, et la consistance est si epaisse que cela forme des 'etages' a deguster a la cuiller! 7-15B le verre a biere. Bieres: je ne suis pas fan, mais ca se boit bien, souvent et frais pour 10B. Rien de plus fort.
Culture Autour de la capitale Addis et dans la region d'Oromia, signes visibles de culture distinctive (par rapport a l'Occident) presque inexistants en-dehors de la gastronomie. C'est du systeme D pour survivre, voire meme Z. Les villes se presentent en tres longues rues, souvent sans reel centre ou marche comme le monde de l'islam en a le secret. Les maisons de bitume precaire remplacent de plus en plus le pise et la terre. Le sexe masculin porte presque toujours jean-ticheurte, tandis que les femmes continuent en majorite a enrouler une grande jupe autour de leurs jambes (pour combien de temps encore?). Constat a moderer peut-etre apres la visite d'autres regions, notamment les tribus du Sud (Mursis, Hamer, Omo) et les eglises rupestres du Nord. Cela a ete toute une histoire d'arriver a Shek Husen, lieu de pelerinage musulman, mais c'etait sympa: le lieu se visite nu-pieds sur un terrain de pierraille, dont les croyants du lieu avalent poussiere et graviers en signe de devotion. En periode de pelerinage ce doit etre encore mieux a vivre, mais attention ce n'est qu'un hameau, pas meme d'hotel. (l'habitant vous depannera certainement en attendant le prochain bus)
Religion 50% de la population est chretienne, 30% musulmane (surtout vers l'Est et la Somalie) et 20% 'autre chose'. A premiere vue assez peu de signes visibles de religion dans les rues, et en dehors de la croix de bois nue, simple emouvante que la presque-totalite des chretiens porte a son cou (le pays a ete le premier du monde a embrasser la religion chretienne). Eglises sises en hangars, mosquees baties en toles d'aluminium. Le Noel et le Nouvel An orthodoxe se situent mi-janvier, j'essaierai d'attraper les festivites dans une petite ville hors de la 'route historique' du Nord.
Relations humaines Pour le moins decomplexees, presqu'enfantines. Du rire, du rire, encore du rire et toujours du rire: c'est une vraie cure de rire, pour tout et n'importe quoi. Les salutations se font souvent en se serrant la main et en se choquant l'un l'autre l'epaule droite. Se preparer a etre la star a tout moment, l'equivalent d'un Brad Pitt ou Angelina Jolie. Chaque regard de chaque seconde de la journee est le prelude a une nouvelle interaction. Sous peine de partir en vrille il faut donc savoir faire le tri: ne repondre aux poignees de main que des personnes du meme age et plus agees, se composer un masque dur et s'eloigner immediatement lorsqu'un attroupement se forme immanquablement autour de soi. De facon generale montrer une attitude ferme et decidee. Anglais tres peu parle, souvent de facon tres basique. Les conversations se composent beaucoup de signes, de noms de ville, tournent autour du cafe ou de l'injeera. Contrairement a l'Asie, les incomprehensions frequentes ne font perdre la face a personne et l'Africain continuera toujours de nourrir la conversation jusqu'a la separation (presque toujours provoquee par le farenji). Les Ethiopiens sont tres fiers de leur pays et ne manqueront pas de vous rappeler qu'il est le seul du continent a n'avoir jamais ete colonise. Hospitalite possible: souvent lorsqu'il s'agit d'offrir un cafe ou de parteger une injeera avec un groupe, un peu plus rares mais reelles des qu'il s'agit d'heberger. J'ai dormi trois fois chez l'habitant en trois nuits, attention car cela s'accompagne souvent de demande d'argent, de facon faible et reelle, ce qui mene au chapitre suivant:
Le sexe et l'argent Indissociables de tout voyage en Afrique. Apres un seul coup d'oeil neutre, une jeune femme m'a propose d'aller tout de suite dans ma chambre d'hotel, 'for free'. Apres un seul sourire, une fillette de six ou sept ans m'a repondu d'un regard aguicheur en faisant les signes 'dormir' et 'argent'. Les hommes me designent souvent les femmes d'un air coquin. Le sexe semble tres libre dans cette region, et dans tout le continent de ce que j'ai lu (hors islam). Mes conversations 'entre hommes' ont toujours eu leur partie 'bordel', que chaque localite semble posseder et que je n'ai pas encore eu la curiosite (chance?) de visiter. A un moment de la plupart des rencontres prolongees, la question de l'argent se montrera toujours, souvent debutee par un 'I am poor (...)' et formulee de facon faible mais explicite. J'ai resolu la question en gardant la regle de fer que je me suis donnee depuis le debut de mes voyages: je n'ai jamais rien donne, ne donne jamais et ne donnerai jamais rien pour rien. Au besoin pretexter ne pas comprendre par un 'I speak bad English'. Cela arrive souvent que l'on m'offre un cafe, un repas ou un lit, dans ce cas je rends l'invitation la fois suivante (s'il y en a), dans un principe de reciprocite, mais si l'on commence a donner sans aucun service rendu cela mene au fameux cercle vicieux et l'alimente. Il est clair que ce n'est pas une destination a recommander aux voyageurs debutants, qui se feraient probablement plumer constamment. La 'double-tarification double' envers le farenji reste une legende pour le moment: je verifie tres souvent aupres des locaux, et regle toujours le prix 'habesha', ethiopien; une tenanciere m'a meme fait une reduction 'farenji' de moitie par rapport au prix habesha! Le secret reste bien sur de rester a l'ecart des autoroutes touristiques, d'eviter les activites personnelles et particulieres (nature, rando, safaris humains), et de consommer les memes services que la population locale (hotels, nourriture, bus), et le prix 'normal' sera toujours demande. C'est la consequence logique d'une certaine forme de voyage qui n'est pas la mienne.
Hotels Ou pensions. Autre nom: Hoteela. S'annoncent toujours en pancartes d'alphabet romain, donc aucun souci pour les localiser (malgre le quasi-monopole par ailleurs de l'alphabet amharic (tres particulier, descendant des langues mesopotamiennes)). Veritables institutions et lieux de rencontre des localites, sans doute parce qu'ils offrent souvent aussi restaurant et cafe. Une nuit en chambre simple avec salle de bains commune revient autour de 100B a Addis, 70B dans la peripherie, et de 30 a 50B dans le reste du pays. La literie est, etonnamment, presqu'irreprochable (le matelas, un drap propre, un autre drap propre, une couverture et un pardessus de lit), mais les sanitaires sont souvent une horreur sans nom: a la turque, une corbeille, aucun papier ni broc d'eau propre a portee de main: c'est une expedition. Meme topo pour les douches, souvent bouchees, mais dont l'eau reste heureusement tiede sans aucun chauffage grace au climat equatorial tres clement. Hors d'Addis point de pressing; possible de donner une ou deux pieces d'habits a laver au tenancier de l'hotel, souvent sans surcout.
Transports La campagne est etonnamment populeuse, ce qui assure des bus assez frequents, qui se rarefient toutefois apres le dejeuner. Pas necessaire donc de se lever systematiquement avant le soleil. Meme dans les villages recules il y aura au moins un bus dans les deux sens, on ne reste donc jamais bloque tres longtemps. Tarifs de l'ordre de 50B les 100km. Le farenji aura souvent d'office sa place reservee au meilleur endroit, pres du chauffeur face au grand pare-brise. Tres bons endroits pour sympathiser, voire meme souvent offrir un point de chute a l'arrivee. Les Ethiopiens ont aussi l'habitude d'accomplir de longs trajets au sein de leur pays en changeant de bus deux ou trois fois par jour, et en cas de trajet complique quelqu'un suivra souvent la meme route que vous qui servira de compagnon tout au long du voyage.
Divers Presque tout le monde a un tel portable (pour le meilleur et pour le pire), il est donc facile de garder contact avec les gens. Cafes Internet jusque dans les petites villes, factures a la minute (0.10B a Addis, jusqu'a 0.40B ailleurs).
Voila, en esperant avoir donne envie a quelques-uns! Je me dirige maintenant vers les tribus du Sud (Omo, Hamer, Mursis) par les chemins detournes (en descendant depuis Mizan Teferi), dans le but d'aller vivre parmi eux sans aucun guide et en influant le moins possible sur leurs coutumes.
Bonnes ethiopiques a tous!
Climat Malgre quelques mises en garde contre l'altitude des hauts plateaux, une intuition m'a decide a ne rien emporter de plus lourd que deux chemises. Pari gagnant, meme la nuit! Contrairement a la plupart des regions tropicales et equatoriales l'air est assez sec (en decembre, le mois le plus froid de l'annee), ce qui n'oblige pas a se doucher deux ou trois fois par jour comme aux Indes. Les hauts plateaux se situent dans un grand cercle autour de la capitale, et s'aplatissent en deserts des que les frontieres approchent (Soudan, Kenya, Somalie) pour ressembler a l'Afrique telle que l'on se l'imagine (savanes de safaris).
Gastronomie Excellente. L'une des meilleures cuisines du monde. Nourriture Le plat-roi: l'injeera, a la fois assiette et aliment. Sorte d'immense galette de tef (variete de mil, cereale) elle se presente sous forme spongieuse et permet d'attraper les accompagnements sans presque se salir les doigts, un peu comme les chapatis indiens. Le gout est un peu amer lors des premieres fois mais excellent ensuite qui se mange sans faim, et on s'apercoit que le gout de l'injeera se marie bien avec les differents aliments, legumes le plus souvent (haricots, lentilles, patates, tomates) poses en petites piles sur la galette etalee. Quelques tout petits stands de viande se tiennent dans les rues, le plus souvent accoles a leur restaurant ou la viande est alors servie sur cette meme injeera, en morceaux predecoupes. De facon generale on n'utilise que les doigts de la main droite (a rincer avant et apres) et jamais de couverts, sauf pour les pates (heritage italien) qui viennent parfois, sans gout, accompagnees d'une sorte de sauce tomate tres epicee. L'injeera se mange dans un seul grand plat, soit seul soit en groupe; plus il y a de convives plus le plat sera grand. On peut parfois porter une bouchee a vos levres en signe d'amitie, ce qui surprend les premieres fois puis fait saisir notre rapport occidental (voire meme typiquement francais) different a l'acte de nourriture (ceremoniel dans l'ensemble, couverts, tables). Si vous etes curieux de la decouvrir sans prendre un vol pour Addis, mon ami Etienne me l'a fait decouvrir au Godjo (pres du Pantheon, a Paris) (20Eur le menu soit...500B) Injeera vegetarienne (fasting food) = 10-15B Injeera carnivore = 30-35B 'Spaghetti-beurk' = 10-15B Aussi quelques boulangeries proposant des 'pain au ble' sympa pour le petit-dej, et des patisseries proposant quelques sucreries pas mauvaises mais un peu epaisses et pas donnees (8-10B la part de simili-quatre-quarts) Boissons Le cafe. Je n'en bois jamais en France, mais celui d'Ethiopie est si bon que je le pense l'un des meilleurs du monde. Dans le moindre village il y aura un ou plusieurs 'stands' de tasses alignees et de cafetieres assises juste derriere, et d'instruments de cuisson en terre qui servent a secher les grains au feu, les torrefier et donnent evidemment un gout incomparable a la tasse de cafe servi donc extremement pur, qui n'a meme pas d'effets 'enervants'! 2-3B la tasse, et 5B la version 'deluxe' macchiato dans les villes. Le the. Pas mauvais, dispo aux memes stand que les cafes, produit localement, encore moins cher que le cafe, bonne option pour une boisson de soiree apres le diner. 1B le verre. Le jus de fruits: une institution. Plusieurs fruits disponibles: avocat, mangue, kiwi, orange... On peut choisir un seul de ces fruits ou un panache, et la consistance est si epaisse que cela forme des 'etages' a deguster a la cuiller! 7-15B le verre a biere. Bieres: je ne suis pas fan, mais ca se boit bien, souvent et frais pour 10B. Rien de plus fort.
Culture Autour de la capitale Addis et dans la region d'Oromia, signes visibles de culture distinctive (par rapport a l'Occident) presque inexistants en-dehors de la gastronomie. C'est du systeme D pour survivre, voire meme Z. Les villes se presentent en tres longues rues, souvent sans reel centre ou marche comme le monde de l'islam en a le secret. Les maisons de bitume precaire remplacent de plus en plus le pise et la terre. Le sexe masculin porte presque toujours jean-ticheurte, tandis que les femmes continuent en majorite a enrouler une grande jupe autour de leurs jambes (pour combien de temps encore?). Constat a moderer peut-etre apres la visite d'autres regions, notamment les tribus du Sud (Mursis, Hamer, Omo) et les eglises rupestres du Nord. Cela a ete toute une histoire d'arriver a Shek Husen, lieu de pelerinage musulman, mais c'etait sympa: le lieu se visite nu-pieds sur un terrain de pierraille, dont les croyants du lieu avalent poussiere et graviers en signe de devotion. En periode de pelerinage ce doit etre encore mieux a vivre, mais attention ce n'est qu'un hameau, pas meme d'hotel. (l'habitant vous depannera certainement en attendant le prochain bus)
Religion 50% de la population est chretienne, 30% musulmane (surtout vers l'Est et la Somalie) et 20% 'autre chose'. A premiere vue assez peu de signes visibles de religion dans les rues, et en dehors de la croix de bois nue, simple emouvante que la presque-totalite des chretiens porte a son cou (le pays a ete le premier du monde a embrasser la religion chretienne). Eglises sises en hangars, mosquees baties en toles d'aluminium. Le Noel et le Nouvel An orthodoxe se situent mi-janvier, j'essaierai d'attraper les festivites dans une petite ville hors de la 'route historique' du Nord.
Relations humaines Pour le moins decomplexees, presqu'enfantines. Du rire, du rire, encore du rire et toujours du rire: c'est une vraie cure de rire, pour tout et n'importe quoi. Les salutations se font souvent en se serrant la main et en se choquant l'un l'autre l'epaule droite. Se preparer a etre la star a tout moment, l'equivalent d'un Brad Pitt ou Angelina Jolie. Chaque regard de chaque seconde de la journee est le prelude a une nouvelle interaction. Sous peine de partir en vrille il faut donc savoir faire le tri: ne repondre aux poignees de main que des personnes du meme age et plus agees, se composer un masque dur et s'eloigner immediatement lorsqu'un attroupement se forme immanquablement autour de soi. De facon generale montrer une attitude ferme et decidee. Anglais tres peu parle, souvent de facon tres basique. Les conversations se composent beaucoup de signes, de noms de ville, tournent autour du cafe ou de l'injeera. Contrairement a l'Asie, les incomprehensions frequentes ne font perdre la face a personne et l'Africain continuera toujours de nourrir la conversation jusqu'a la separation (presque toujours provoquee par le farenji). Les Ethiopiens sont tres fiers de leur pays et ne manqueront pas de vous rappeler qu'il est le seul du continent a n'avoir jamais ete colonise. Hospitalite possible: souvent lorsqu'il s'agit d'offrir un cafe ou de parteger une injeera avec un groupe, un peu plus rares mais reelles des qu'il s'agit d'heberger. J'ai dormi trois fois chez l'habitant en trois nuits, attention car cela s'accompagne souvent de demande d'argent, de facon faible et reelle, ce qui mene au chapitre suivant:
Le sexe et l'argent Indissociables de tout voyage en Afrique. Apres un seul coup d'oeil neutre, une jeune femme m'a propose d'aller tout de suite dans ma chambre d'hotel, 'for free'. Apres un seul sourire, une fillette de six ou sept ans m'a repondu d'un regard aguicheur en faisant les signes 'dormir' et 'argent'. Les hommes me designent souvent les femmes d'un air coquin. Le sexe semble tres libre dans cette region, et dans tout le continent de ce que j'ai lu (hors islam). Mes conversations 'entre hommes' ont toujours eu leur partie 'bordel', que chaque localite semble posseder et que je n'ai pas encore eu la curiosite (chance?) de visiter. A un moment de la plupart des rencontres prolongees, la question de l'argent se montrera toujours, souvent debutee par un 'I am poor (...)' et formulee de facon faible mais explicite. J'ai resolu la question en gardant la regle de fer que je me suis donnee depuis le debut de mes voyages: je n'ai jamais rien donne, ne donne jamais et ne donnerai jamais rien pour rien. Au besoin pretexter ne pas comprendre par un 'I speak bad English'. Cela arrive souvent que l'on m'offre un cafe, un repas ou un lit, dans ce cas je rends l'invitation la fois suivante (s'il y en a), dans un principe de reciprocite, mais si l'on commence a donner sans aucun service rendu cela mene au fameux cercle vicieux et l'alimente. Il est clair que ce n'est pas une destination a recommander aux voyageurs debutants, qui se feraient probablement plumer constamment. La 'double-tarification double' envers le farenji reste une legende pour le moment: je verifie tres souvent aupres des locaux, et regle toujours le prix 'habesha', ethiopien; une tenanciere m'a meme fait une reduction 'farenji' de moitie par rapport au prix habesha! Le secret reste bien sur de rester a l'ecart des autoroutes touristiques, d'eviter les activites personnelles et particulieres (nature, rando, safaris humains), et de consommer les memes services que la population locale (hotels, nourriture, bus), et le prix 'normal' sera toujours demande. C'est la consequence logique d'une certaine forme de voyage qui n'est pas la mienne.
Hotels Ou pensions. Autre nom: Hoteela. S'annoncent toujours en pancartes d'alphabet romain, donc aucun souci pour les localiser (malgre le quasi-monopole par ailleurs de l'alphabet amharic (tres particulier, descendant des langues mesopotamiennes)). Veritables institutions et lieux de rencontre des localites, sans doute parce qu'ils offrent souvent aussi restaurant et cafe. Une nuit en chambre simple avec salle de bains commune revient autour de 100B a Addis, 70B dans la peripherie, et de 30 a 50B dans le reste du pays. La literie est, etonnamment, presqu'irreprochable (le matelas, un drap propre, un autre drap propre, une couverture et un pardessus de lit), mais les sanitaires sont souvent une horreur sans nom: a la turque, une corbeille, aucun papier ni broc d'eau propre a portee de main: c'est une expedition. Meme topo pour les douches, souvent bouchees, mais dont l'eau reste heureusement tiede sans aucun chauffage grace au climat equatorial tres clement. Hors d'Addis point de pressing; possible de donner une ou deux pieces d'habits a laver au tenancier de l'hotel, souvent sans surcout.
Transports La campagne est etonnamment populeuse, ce qui assure des bus assez frequents, qui se rarefient toutefois apres le dejeuner. Pas necessaire donc de se lever systematiquement avant le soleil. Meme dans les villages recules il y aura au moins un bus dans les deux sens, on ne reste donc jamais bloque tres longtemps. Tarifs de l'ordre de 50B les 100km. Le farenji aura souvent d'office sa place reservee au meilleur endroit, pres du chauffeur face au grand pare-brise. Tres bons endroits pour sympathiser, voire meme souvent offrir un point de chute a l'arrivee. Les Ethiopiens ont aussi l'habitude d'accomplir de longs trajets au sein de leur pays en changeant de bus deux ou trois fois par jour, et en cas de trajet complique quelqu'un suivra souvent la meme route que vous qui servira de compagnon tout au long du voyage.
Divers Presque tout le monde a un tel portable (pour le meilleur et pour le pire), il est donc facile de garder contact avec les gens. Cafes Internet jusque dans les petites villes, factures a la minute (0.10B a Addis, jusqu'a 0.40B ailleurs).
Voila, en esperant avoir donne envie a quelques-uns! Je me dirige maintenant vers les tribus du Sud (Omo, Hamer, Mursis) par les chemins detournes (en descendant depuis Mizan Teferi), dans le but d'aller vivre parmi eux sans aucun guide et en influant le moins possible sur leurs coutumes.
Bonnes ethiopiques a tous!
Salut,
après beaucoup de voyages en Europe et des séjours en Inde, Nepal, Iran, avec mon copain on a décidé de partir en Afrique pendant 3 semaines cet été.
Or, n'ayant jamais été en Afrique je m'adresse à vous; pour un premier voyage qu'est ce que vous conseilleriez? Sénégal ou Ehiopie? Quel pourrait être un itinéraire dans ces pays? Où est-ce qu'il y a moins de touristes? Où le coût de la vie est-il moins élevé?
L'idéal ça serait de faire un peu de marchés, villes typiquement africaines, excursions dans le désert, 2-3 jours à la mer (au Djbouti dans le cas de l'Ethiopie...)
Merci beaucoup pr vos réponses..je sais que ça peu paraître un peu bête comme question mais c'est juste pour une idée en grandes lignes..
après beaucoup de voyages en Europe et des séjours en Inde, Nepal, Iran, avec mon copain on a décidé de partir en Afrique pendant 3 semaines cet été.
Or, n'ayant jamais été en Afrique je m'adresse à vous; pour un premier voyage qu'est ce que vous conseilleriez? Sénégal ou Ehiopie? Quel pourrait être un itinéraire dans ces pays? Où est-ce qu'il y a moins de touristes? Où le coût de la vie est-il moins élevé?
L'idéal ça serait de faire un peu de marchés, villes typiquement africaines, excursions dans le désert, 2-3 jours à la mer (au Djbouti dans le cas de l'Ethiopie...)
Merci beaucoup pr vos réponses..je sais que ça peu paraître un peu bête comme question mais c'est juste pour une idée en grandes lignes..
Nous voici fraichement rentrés d’un voyage de 15 jours en Ethiopie. J’avais lu des carnets avant de partir(ceux de Max et de Michant en particulier, d’autres également et tous agrémentés de belles photos), je vais donc en rédiger un qui ne sera sans doute pas très original, mais vous y trouverez mes impressions , quelques détails d’ordre plus pratique et bien sûr des photos.
Cela faisait un moment que j’avais envie de découvrir ce pays. Nous n’avons pas une grande connaissance de l’Afrique ayant surtout voyagé en Asie et sur le continent Américain. Mais nous nous sommes quand même rendus au Kenya, en Tanzanie, en Namibie et au Zimbabwe. C’est important de le préciser car nous avons souvent comparé notre ressenti en Ethiopie par rapport à ce qu’on avait vécu dans ces autres pays d’Afrique. J’ai personnellement trouvé le voyage en Ethiopie plus difficile. On dit souvent que l’Inde ne peut laisser indifférent. On aime ou on déteste. C’est un peu la même chose au sujet de l’Ethiopie. On en revient pas indemne. Pour ma part, il y a eu des moments où j’ai adoré ce voyage et d’autres où j’avais du mal à supporter certaines choses.
Avant de partir, je pensais que les impressions négatives des uns et des autres étaient exagérées. Je les ai trouvé justifiées par la suite m��me si nous sommes tous d’accord au final pour dire que le voyage vaut largement le détour. Les paysages sont souvent magnifiques et le patrimoine culturel est bien présent.
Nous sommes passés par une agence locale de Lalibela qui s’est occupée de nous réserver un 4X4 avec chauffeur. Sinon, nous nous sommes « débrouillés » sur place. L’agence nous avait aussi réservé un circuit de 2 jours/1 nuit dans le Danakyl et un trek d’une journée au dessus de Lalibela. Nous n’avons pas rencontré beaucoup de voyageurs ayant choisi cette option. Beaucoup étaient en groupe et se déplaçaient donc avec le minibus de l’agence. Les voyageurs en individuel suivaient un programme qu’ils avaient totalement réservé auprès d’une agence et avaient un guide durant toute la durée de leur séjour. A la réflexion, cela peut être une bonne option quand on ne veut pas se prendre la tête avec les négociations sans fin concernant les guides sur place, les scouts etc…Au moins, cela évite d’avoir conscience de l’énormité des sommes demandées parfois pour visiter une église ou autre… J’y reviendrai ...
Amis voyageurs , bonjour
Nous souhaitons visiter l'Ethiopie en Janvier/Février 2017 . Quelqu'un y est-il allé récemment et peut-il m'informer sur la sécurité dans les régions à risques (Danakil , Erta Alé , vallée de l'omo) ?
Merci
je viens d'entendre qu'un groupe de touristes avec leurs accompagnateurs Ethiopiens auraient été enlevés et qu'il y aurait des morts ? à la frontière de l'Erythrée ? que s'est il passé ?
Salamlou,
Voici quelques informations pour les routards souhaitant découvrir L’ Ethiopie.
Je suis partie du 02 au 26 décembre 2014 en solo.
C’était la première fois que je posais le pied en Afrique ! Ce fut pour moi un voyage très très enrichissant, surtout dans ma relation avec les gens. L’Ethiopie et un pays magnifique avec une très forte culture et des gens très attachant. Et je compte bien y retourner !
J’avais lu par ci par la que le rapport avec les Ethiopiens pouvait être compliqué, ce n’est pas du tout mon sentiment, j’ai trouvé les gens très ouvert et accueillant et beaucoup mon invité et aidé sans attendre rien en retour.
Il faut cependant se méfier des « guides de rue » alias les « hustlers » qui vous proposent de vous faire découvrir la ville, mais prennent leur commission en douce partout où ils vous emmènent. Bon en même temps certain m’ont fait découvrir des endroits où je n’aurais jamais mis les pieds sans eux, « bar à Chicha », « bar à Khat », discothèque…. Au final c’est de bonne guerre, même si certain peuvent être assez envahissant.
Je me suis déplacé avec les bus locaux, ils sont très peu chers, entre 5 et 10€ selon le trajet. On peut acheter le ticket la veille ou le matin même à la gare routière. Les bus partent très tôt à 6h, si vous voulez acheter le ticket le jour même mieux vaut être présent à l’ouverture de la gare routière c’est-à-dire 5h30 ou 5H selon la gare. Bon les trajets sont longs et fatigants, mais ils permettent d’assister à des tranches de vie Ethiopienne (à 50 dans un bus de 30…) et de sympathiser avec les locaux toujours curieux à propos des touristes et prêt à vous faciliter votre voyage.
Tous les hôtels que je cite sont très corrects. Bon si vous vous attendez au « standard européen » il vous faudra certainement viser des hôtels plus cher, ou….visiter un autre pays. Quelques puces parfois dans les lits, ça ne m’a jamais empêché de dormir ni démanger plus que ça le lendemain. Pas de problème de sécurité.
Je ne suis jamais tombé malade avec la nourriture.
Prévoir des vêtements chaud pour le soir et la nuit, surtout si vous voulez faire un trek.
Pas de problème pour retirer ou changer de l’argent dans les grandes villes.

Addis abeba : Hôtel : Rita guesthouse dans le quartier de Bolé, au niveau du rond-point Olympia, 20-25€ la nuit, staff sympa et wifi bien. Un restau bon mais assez cher pour l’Ethiopie Rico’s restaurant, sur Bolé avenue. Perso Addis, je n’ai pas adoré, je n’y suis donc resté que deux nuits.

Debres Markos : Hôtel : Tilik Hotel assez loin de la gare des bus, mais très bien pour 10€. Le resto est bon et pas cher, ce fut pour moi la première fois que je gouttais le plat national Injerra et tibs, délicieux et addictif ! La ville en elle-même ne présente pas vraiment d’intérêt touristique, J’y ai fait un stop surtout pour éviter de me taper les neuf heures de bus (minimum) entre Addis et Bahar Dar. Du fait que très peu de touriste si arrêtent, j’ai était très sollicité pour boire des cafés et discuter…
Bahar Dar :
Hôtel : Dib Anbessa à 400 Birrs la nuit (20€), staff sympa dont un réceptionniste francophone (Ashenafi), situé juste en face du lac. Restau sympa.
Apres j’ai dormi au Bahir Dar Hotel car moins cher (indiqué sur google map) à 5€ la nuit. Clean dans l’ensemble et resto bon et apprécié des éthiopiens.
Intérêt touristique : le marché, surtout le samedi (un monde de dingue), le lac et la visite des chutes du Nil Bleu. Bahar Dar est une ville sympa très vivante de nuit comme de jour, avec de nombreux bars avec danses et musiques traditionnelle, à faire absolument.


Gondar : Je ne me rappelle plus du nom de l’hôtel. La ville en elle-même j’ai moins aimé, pas mal de hustlers ou « guides de rue », mais à côté de ça beaucoup de gens charmant et très accueillant. Interet touristique : l’église débré berhan, Les bains Fasiladas et le château Dasil Ghebi. Shire : J’y ai juste fait un stop une nuit, hôtel SNIT en face de la gare des bus 80 birr soit 4€. Shire ou la ville où il vous semblera être le seul occidental à des kilomètres. Très beau paysage aux alentours ça doit valoir le coup d’y faire un tour.
Axoum : un site très intéressant pour les amoureux d’histoire, très beau paysage aux alentours (c’est dans le Tigrée que j’ai trouvé les paysages les plus beau), J’avais pris un guide pour visiter les sites archéologique, Bisrat, excellent je le recommande, demandez moi ses coordonnées en message privé, il peut tout organiser et connait très bien son sujet. Hôtel à côté de la gare routière un peu excentré mais 5€ la nuit.
Mekelé : La capitale du Tigrée, Un ville avec peu d’attrait touristique mais j’ai beaucoup aimé l’atmosphère, la ville semble être beaucoup plus développée que les autres villes Ethiopiennes. De très bons resto notamment Geza Gerlaze avec musique et danses traditionnelles le soir dans un décor typiquement africain. Goutez la fondu de viande (j’ai oublié le nom en Ethiopien), un régal !! J’ai dormi au Htasey Yohannes Hotel. L’un des meilleur Hôtel ou j’ai séjourné. Lalibella Hôtel : Blue Lal chez Sophie (a propriétaire parle très bien Français) 150 birrs je crois soit 7,50€. Staff très sympa. Seven Olives restaurant, bonne table, staff sympa, bonne wifi et certains soirs danses et musiques traditionnelles En suivant les conseils de Djalma (au passage merci pour le conseil avisé Jean Michel) j’ai fait un trek de 3 jours aux alentours du mont Abuna Yossef avec Eco trekking Lalibela, vraiment une très bonne expérience qui m’a permis de découvrir la vie rurale de l’Ethiopie, de voir les conditions très difficile dans lesquelles vivent la majorité des Ethiopiens hors des villes. Pour nous occidentaux c’est vraiment un voyage dans le temps : pas de routes bien sûr, pas de magasins, pas d’eau courante ni électricité, une hutte par famille partagées avec les animaux, etc.… Bref à faire pour mieux comprendre le pays, ce trek fut le moment fort de mon voyage en Ethiopie.

L’organisation d’Eco trekking Lalibela (contact en Mp) était parfaite et très professionnelle, tous les membres sont des locaux soucieux de développer leur région et soucieux du bien-être de leurs clients. Pour 3 jours et deux nuits cela m’a couté 150$, avec un Guide Hors pair Mareg, un cuisinier, un porteur et son âne. La si vous cherchez l’aventure et à sortir des sentiers battu vous serez servi. J ai logé chez l 'habitant, j ai vu des babouins Gelada, j ai visité une école ou j y ai même donné un petit cours de Français devant une quarantaine d'enfants....



Physiquement la première demi-journée est un peu rude mais après ça glisse tout seul.
Voila, j espère que cela pourra vous aider, et décider certains à partir en routard. Petit conseil perso, apprenez quelques mots en Amharique, pas très compliqué ça vous facilitera le voyage et vous ouvrira des portes. N’hésitez pas à ramener des affaires dont vous ne vous servez plus, surtout pour les enfants qui manquent de tout. N’hésitez pas à me demander des infos et des contacts en message privé ou sur le fil de la discussion.
Bon Vent!!

Addis abeba : Hôtel : Rita guesthouse dans le quartier de Bolé, au niveau du rond-point Olympia, 20-25€ la nuit, staff sympa et wifi bien. Un restau bon mais assez cher pour l’Ethiopie Rico’s restaurant, sur Bolé avenue. Perso Addis, je n’ai pas adoré, je n’y suis donc resté que deux nuits.

Debres Markos : Hôtel : Tilik Hotel assez loin de la gare des bus, mais très bien pour 10€. Le resto est bon et pas cher, ce fut pour moi la première fois que je gouttais le plat national Injerra et tibs, délicieux et addictif ! La ville en elle-même ne présente pas vraiment d’intérêt touristique, J’y ai fait un stop surtout pour éviter de me taper les neuf heures de bus (minimum) entre Addis et Bahar Dar. Du fait que très peu de touriste si arrêtent, j’ai était très sollicité pour boire des cafés et discuter…
Bahar Dar :
Hôtel : Dib Anbessa à 400 Birrs la nuit (20€), staff sympa dont un réceptionniste francophone (Ashenafi), situé juste en face du lac. Restau sympa.
Apres j’ai dormi au Bahir Dar Hotel car moins cher (indiqué sur google map) à 5€ la nuit. Clean dans l’ensemble et resto bon et apprécié des éthiopiens.
Intérêt touristique : le marché, surtout le samedi (un monde de dingue), le lac et la visite des chutes du Nil Bleu. Bahar Dar est une ville sympa très vivante de nuit comme de jour, avec de nombreux bars avec danses et musiques traditionnelle, à faire absolument.

Gondar : Je ne me rappelle plus du nom de l’hôtel. La ville en elle-même j’ai moins aimé, pas mal de hustlers ou « guides de rue », mais à côté de ça beaucoup de gens charmant et très accueillant. Interet touristique : l’église débré berhan, Les bains Fasiladas et le château Dasil Ghebi. Shire : J’y ai juste fait un stop une nuit, hôtel SNIT en face de la gare des bus 80 birr soit 4€. Shire ou la ville où il vous semblera être le seul occidental à des kilomètres. Très beau paysage aux alentours ça doit valoir le coup d’y faire un tour.
Axoum : un site très intéressant pour les amoureux d’histoire, très beau paysage aux alentours (c’est dans le Tigrée que j’ai trouvé les paysages les plus beau), J’avais pris un guide pour visiter les sites archéologique, Bisrat, excellent je le recommande, demandez moi ses coordonnées en message privé, il peut tout organiser et connait très bien son sujet. Hôtel à côté de la gare routière un peu excentré mais 5€ la nuit.
Mekelé : La capitale du Tigrée, Un ville avec peu d’attrait touristique mais j’ai beaucoup aimé l’atmosphère, la ville semble être beaucoup plus développée que les autres villes Ethiopiennes. De très bons resto notamment Geza Gerlaze avec musique et danses traditionnelles le soir dans un décor typiquement africain. Goutez la fondu de viande (j’ai oublié le nom en Ethiopien), un régal !! J’ai dormi au Htasey Yohannes Hotel. L’un des meilleur Hôtel ou j’ai séjourné. Lalibella Hôtel : Blue Lal chez Sophie (a propriétaire parle très bien Français) 150 birrs je crois soit 7,50€. Staff très sympa. Seven Olives restaurant, bonne table, staff sympa, bonne wifi et certains soirs danses et musiques traditionnelles En suivant les conseils de Djalma (au passage merci pour le conseil avisé Jean Michel) j’ai fait un trek de 3 jours aux alentours du mont Abuna Yossef avec Eco trekking Lalibela, vraiment une très bonne expérience qui m’a permis de découvrir la vie rurale de l’Ethiopie, de voir les conditions très difficile dans lesquelles vivent la majorité des Ethiopiens hors des villes. Pour nous occidentaux c’est vraiment un voyage dans le temps : pas de routes bien sûr, pas de magasins, pas d’eau courante ni électricité, une hutte par famille partagées avec les animaux, etc.… Bref à faire pour mieux comprendre le pays, ce trek fut le moment fort de mon voyage en Ethiopie.

L’organisation d’Eco trekking Lalibela (contact en Mp) était parfaite et très professionnelle, tous les membres sont des locaux soucieux de développer leur région et soucieux du bien-être de leurs clients. Pour 3 jours et deux nuits cela m’a couté 150$, avec un Guide Hors pair Mareg, un cuisinier, un porteur et son âne. La si vous cherchez l’aventure et à sortir des sentiers battu vous serez servi. J ai logé chez l 'habitant, j ai vu des babouins Gelada, j ai visité une école ou j y ai même donné un petit cours de Français devant une quarantaine d'enfants....



Physiquement la première demi-journée est un peu rude mais après ça glisse tout seul.
Voila, j espère que cela pourra vous aider, et décider certains à partir en routard. Petit conseil perso, apprenez quelques mots en Amharique, pas très compliqué ça vous facilitera le voyage et vous ouvrira des portes. N’hésitez pas à ramener des affaires dont vous ne vous servez plus, surtout pour les enfants qui manquent de tout. N’hésitez pas à me demander des infos et des contacts en message privé ou sur le fil de la discussion.
Bon Vent!!
Je suis arrivee ici le 28 mars, voici quelques infos fraiches vecues
-Arrivee a l aeroport Visa on arrival toujours 17 euros pendant 30jours 2 changes avant la sortie(pas apres) 1euro=26,57 birrs taxi officiel de l aeroport 400 birr , negocier en dessous pour un taxi prive
-Pick pokets a Addis La technique est le suivante:quelque vous bouscule et pour s excuser vous attrappe le poignet ou la cheville en guise de baiser , vous tord le poignet ou la cheville si fort qu il vous rend sans voix;pendant ce temps le complice visite toute poche apparente zippee et se sert du contenu et le referme tres vite Attention donc rien dans les poches visibles et eviter les collisions
-electricite;des coupures donc recharger les appareils electroniaques quand elle est la et se munir d une lampe type frontale
-des coupures d eau :prendre sa douche des qu elle est presente
-chambres a petit budget literie propre, (les dos fatigues taterons le matelas plus ou moins bossele) sanitaires tres delabres avec PQ, serviette et savonnette Je desirais un peu de confort avec salle de bain privative et en dehors d Addis jusqu a 300 bir en single
-transports en commun longue distance au depart d ADDIS 2 compagnies se disputent les trajets du nord Salam company et Sky company (il y a un site sur le guide BRADT non testes );bus assez confortables , mini peti dej compris, prix moderes Mais depart a 6h du matin et ckek in a 5H 3o.Resa en achetant le billet 2 a 3 jours avant a l office de la compagnie prix Addis Dessie:229 birr autre exemple mais autre compagnie; Dessie-Bahir Dar :158 birr avec depart aux memes heures matinales
-internet dans les 24 birr l heure maxi a Addis ;moins cher au Ghion hotel a Bahir dar des boites mails bloquees:yahoo, hot mail, sfr, g mail...(verifies par mes soins et aupres d autres francais) une native me dit que c est le gouvernement , j en doute, mais il y a sans doute des explications -telephone; avec sim ethiopien 100 birr pour 3 minutes de communication en France
-paludisme existence en dessous de 1500 m donc precautions au lac Tana(d ou j ecris) en absence de traitement preventif :utiliser repellent(5 SUR 5 ) sur les parties du corps decouvertes , moustiquaire et insecticide dans la chambre(vaporiser avant d aller manger dans la salle de bain et derriere les rideaux ou les moustiques se planquent...c est le debut de la courte saison des pluies et il a deje quelaues moustiques le soir certains prendront un traitement preventif mais qui a des effets secondaires chacun son choix (beaucoup de discussions sur les differents forums de l Afrique)
En conclusion: voyage bien eloigne de la facilite des pays d Asie du Sud Est, peu reposant en transport en commun mais beaute des paysages , campagne tres traditionnelle des gens gentils certains parlent en anglais mais attention aux pseudo guides dans les lieux touristiques Carassou
-Arrivee a l aeroport Visa on arrival toujours 17 euros pendant 30jours 2 changes avant la sortie(pas apres) 1euro=26,57 birrs taxi officiel de l aeroport 400 birr , negocier en dessous pour un taxi prive
-Pick pokets a Addis La technique est le suivante:quelque vous bouscule et pour s excuser vous attrappe le poignet ou la cheville en guise de baiser , vous tord le poignet ou la cheville si fort qu il vous rend sans voix;pendant ce temps le complice visite toute poche apparente zippee et se sert du contenu et le referme tres vite Attention donc rien dans les poches visibles et eviter les collisions
-electricite;des coupures donc recharger les appareils electroniaques quand elle est la et se munir d une lampe type frontale
-des coupures d eau :prendre sa douche des qu elle est presente
-chambres a petit budget literie propre, (les dos fatigues taterons le matelas plus ou moins bossele) sanitaires tres delabres avec PQ, serviette et savonnette Je desirais un peu de confort avec salle de bain privative et en dehors d Addis jusqu a 300 bir en single
-transports en commun longue distance au depart d ADDIS 2 compagnies se disputent les trajets du nord Salam company et Sky company (il y a un site sur le guide BRADT non testes );bus assez confortables , mini peti dej compris, prix moderes Mais depart a 6h du matin et ckek in a 5H 3o.Resa en achetant le billet 2 a 3 jours avant a l office de la compagnie prix Addis Dessie:229 birr autre exemple mais autre compagnie; Dessie-Bahir Dar :158 birr avec depart aux memes heures matinales
-internet dans les 24 birr l heure maxi a Addis ;moins cher au Ghion hotel a Bahir dar des boites mails bloquees:yahoo, hot mail, sfr, g mail...(verifies par mes soins et aupres d autres francais) une native me dit que c est le gouvernement , j en doute, mais il y a sans doute des explications -telephone; avec sim ethiopien 100 birr pour 3 minutes de communication en France
-paludisme existence en dessous de 1500 m donc precautions au lac Tana(d ou j ecris) en absence de traitement preventif :utiliser repellent(5 SUR 5 ) sur les parties du corps decouvertes , moustiquaire et insecticide dans la chambre(vaporiser avant d aller manger dans la salle de bain et derriere les rideaux ou les moustiques se planquent...c est le debut de la courte saison des pluies et il a deje quelaues moustiques le soir certains prendront un traitement preventif mais qui a des effets secondaires chacun son choix (beaucoup de discussions sur les differents forums de l Afrique)
En conclusion: voyage bien eloigne de la facilite des pays d Asie du Sud Est, peu reposant en transport en commun mais beaute des paysages , campagne tres traditionnelle des gens gentils certains parlent en anglais mais attention aux pseudo guides dans les lieux touristiques Carassou
Hello tous,
Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos
Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉
Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA
Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.

Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».

En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.
Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.
A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …
L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.
Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪
Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....









Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos
Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉
Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA
Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.

Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».

En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.
Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.
A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …
L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.
Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪
Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....










En Mai-Juin 2010 je me suis rendu en Éthiopie et au Somaliland (je posterais le carnet du Somaliland dans un message à part). L'Éthiopie c'était un peu ma destination rêvée. Un endroit où je me devais d'aller. Pourquoi? Parce que pour moi l'Éthiopie ne se résume pas aux famines, à la pauvreté, aux guerres, non. L'Éthiopie c'est le pays de l'une des plus ancienne civilisation au monde, le pays africain qui n'a jamais été colonisé, le pays où l'on écrit en amahrique... Certains rêvent d'aller en Italie, en Grèce, en Chine etc pour visiter ce qui concerne les civilisation anciennes, moi mon rêve c'était l'Éthiopie.
Vous trouverez ici petit à petit mes impressions sur ce pays. J'espère me faire comprendre facilement. À tête froide je me rends compte maintenant que le rêve est devenu réalité, je ne vais pas pouvoir m'en "débarasser" facilement. Ce fut mon premier voyage en Éthiopie, certainement pas le dernier.
First time in Ethiopia ?
A quatre heures du matin, Addis-Abeba est une ville morte. Non qu’il n’y ait personne dans les rues, au contraire, elles sont pleines de mendiants, d’amputés de guerres et de chèvres. Sauf que tous dorment ! Le taxi que j’ai attrapé à l’aéroport semblait être dans ces rues la seule trace de vie. Musique à fond, le chauffeur, tout en brûlant les feux rouges et en poussant sa vieille Lada au maximum, me parle avec les mots d’anglais usuels : « Where you go ?... No no no 250 birrs[1], this is really good price!... First time here ?... Like soccer ?... You know, Arsenal is best team ! ». Après un trajet sans aucun stop depuis l’aéroport, j’arrive à l’hôtel Taitu, premier à avoir été construit en Ethiopie et qui, à défaut d’avoir conservé son charme des années 1900, offre un confort d’origine. Me voilà arrivé, je ne sais que penser. Pourtant j’étais prévenu, l’Ethiopie est difficile à imaginer, il faut y aller pour comprendre. Mes premières quarante-huit heures ici ressemblent un peu aux premiers moments d’une relation amoureuse. Elles sont les prémisses de la relation à venir. L’Éthiopie me semblait être une fille pleine de promesses mais hermétique au premier contact. Il faut s’armer de patience pour la découvrir, mais une fois que l’on sait comment l’aborder, elle enchante.
Après cette première nuit, il me fallait commencer mon voyage. Quoi de mieux pour sentir une ville qu’expérimenter les transports publics ? De nombreux minibus arpentent les principales artères de la ville. Le principe est simple : pour un itinéraire donné, ils partent d’un même endroit, une fois remplis, ils démarrent, déposent les passagers à leur destination en en faisant monter d’autres en chemin. Addis se prête bien à ce système de minibus avec ses grandes artères qui permettent de naviguer facilement d’un quartier à l’autre et ses nombreuses places très utiles pour servir de terminus aux Toyota. Il y a neuf places assises dans la Toyota mais le coxer n’hésite pas à embarquer jusqu’à 14 personnes. Les minibus sont pratiques mais ne sont pas fait pour quelqu’un qui débarque et ne parle pas un mot d’amharique. A l’intérieur, on croise la « classe moyenne » éthiopienne, principalement des fonctionnaires, des étudiants et des personnes âgées. Le coxer représente l’archétype du travailleur exploité. C’est à lui qu’il revient de crier la destination à travers la fenêtre, d’ouvrir et de fermer la porte du véhicule et de faire payer les passagers. La conduite et la programmation de la radio sont réservées au chauffeur (qui en profite pour nous révéler ses préférences musicales). Mon but consistait à trouver l’ambassade du Somaliland pour y faire mon visa. Une fois l’ambassade découverte – pardon, le bureau de liaison puisque le Somaliland n’est reconnu par aucun pays –, le processus administratif fut d’une rapidité à toute épreuve ! Trente minutes et quarante dollars plus tard, mon passeport se voyait attribuer le visa numéro 160… Il ne me restait plus qu’à arranger mon départ pour le Nord du pays, premier périple de mon voyage.
Marie vit depuis 19 ans à Addis, elle possède une jolie maison fleurie sur les hauteurs de la ville. Il y a 30 ans, elle découvrait l’Ethiopie et depuis, elle ne s’en est jamais vraiment remise. Photographe de profession, elle a pu sillonner le pays de long en large. Pour y avoir vécu aussi longtemps, elle a réussi à le démystifier. Comme un vieux couple, l’Ethiopie et Marie ne peuvent se séparer, mais Marie sait y poser un regard critique. Je ne pouvais tomber sur meilleure mine d’informations avant de partir ! De plus, Marie connaît beaucoup de monde. Grâce à elle, j’ai pu avoir un 4x4 plutôt qu’un bus pour me transporter jusqu’à Gondar, ma première étape dans le Nord, de précieux contacts dans l’Est et, surtout, des conseils qui m’ont permis d’apprendre à aborder l’Ethiopie. « Non, ne va pas là, c’est pourri par le tourisme… Alors, tu fais bien attention, hein, parce qu’ils ne vont pas te faire de cadeaux… Ah mais alors, si tu vas là-bas, il faut absolument que tu appelles Yaya ! Tu voyageras en bus ? Bon, bah, tu es au courant que ça va prendre du temps, hein ? Avant de payer la chambre, tu regardes s’ils lavent les draps… »
Une fois les dernières formalités remplies, il ne me restait plus qu’à passer ma dernière nuit au Taitu, à ingurgiter ma première platée d’injera[2] et à me réveiller pour un long trajet vers Gondar. Mon tout premier contact avec l’Ethiopie m’a surpris. Au Canada, j’avais essayé des restaurants éthiopiens, écouté de la musique éthiopienne et remarqué à quel point tout était particulier. Mais une fois en dans le pays, j’ai compris une chose : l’Ethiopie fut, est et restera toujours un monde à part. Elle s’est affirmée à sa manière, n’a jamais accepté de se faire envahir et a su s’adapter aux cultures auxquelles elle était confrontée pour les rendre « éthiopiennes ». En une seule journée, j’ai découvert qu’il ne fallait pas que je m’attende à quelque chose en particulier, puisque tout pouvait arriver, pour le meilleur comme pour le pire. Il me fallait percer l’intrigue.
J’ai rendez-vous à sept heures avec mon chauffeur. Très vite j’apprendrais que les Ethiopiens se lèvent tôt, très tôt. Alors qu’à 4 heures du matin, la ville m’avait paru morte, à 7 heures, elle vibre. Les minibus s’affairent à transporter le plus de gens possible, les vendeurs à la sauvette commencent leur longue et éprouvante journée, les bus longues distances partent vers leurs destinations, les cafés s’emplissent de gens qui viennent pour le premier de leur dix expressos/macchiatos quotidiens. Moi, je pars à Gondar, 750 km au nord-est d’Addis-Abeba. Le Nord de l'Ethiopie consiste en une succession de hauts plateaux (altitude moyenne 2000-2500 mètres). Ainsi, lorsque l'on sillonne les routes de cette région, on admire au loin le relief et, tous les 200-300 km, on dégringole d’un plateau pour monter sur le suivant. Dégringoler n’est pas un vain mot : la descente est très abrupte, la remontée tout autant... Le paysage est splendide, certes, mais on prie le ciel pour que le chauffeur soit raisonnable ! Une fois remonté sur un plateau, même scénario : 200-300 km au milieu de champs ponctués de villages, descente, puis remontée. Hormis le paysage, ce qui fascine, c’est l’activité au bord des routes. D’innombrables personnes marchent sur le côté, parfois accompagnées d’un âne ou d’une vache. En raison de manque de transport, les Ethiopiens marchent. Les enfants agrémentent leur randonnée jusqu’à l’école de jeux stupides, du genre « Qui va rester le plus longtemps possible au milieu de la route à l’approche d’un véhicule pour l’éviter au dernier moment en sautant sur le bas-côté ? ». Les femmes se rendent au marché en commérant. Les paysans naviguent d’un champ à l’autre en débattant sur la force respective de leur mule. Les pèlerins profitent parfois de la platitude de la route pour en faire un lit… Autant dire que conduire n’est pas de tout repos pour le chauffeur qui doit sans cesse faire attention à n’écraser personne. Peu à peu, je m’habituerais à ce spectacle permanent qu’est la route en Ethiopie. Mais au début je suis resté fasciné devant tant de vie. Nous croisions un village à peu près toutes les trois heures. Dans chacun d’entre eux il y avait foule au bord de la route (rude tâche pour le chauffeur…). Kapuscinsky notait en qu’en Afrique, les maisons sont trop petites pour qu’on vive à l’intérieur, « les cases ne servent en effet qu’à dormir »[3]. Le trajet nous prit deux jour. Un bon premier aperçu de l’Ethiopie rurale après ma brève expérience de l’Ethiopie urbaine à Addis : j’étais préparé.
[1] Environ 15 dollars US. Le trajet se fait normalement pour 70-100 birrs.
[2] Les repas éthiopiens se composent d’une sorte de crêpe « l’injera » sur laquelle on dépose différents ragoûts (wat). La technique consiste à envelopper avec ses doigts une partie du ragoût avec des morceaux d’Injera puis de les diriger vers sa bouche.
[3] Ebène, aventures africaine, éditions Pocket, p.248
Vous trouverez ici petit à petit mes impressions sur ce pays. J'espère me faire comprendre facilement. À tête froide je me rends compte maintenant que le rêve est devenu réalité, je ne vais pas pouvoir m'en "débarasser" facilement. Ce fut mon premier voyage en Éthiopie, certainement pas le dernier.
First time in Ethiopia ?
A quatre heures du matin, Addis-Abeba est une ville morte. Non qu’il n’y ait personne dans les rues, au contraire, elles sont pleines de mendiants, d’amputés de guerres et de chèvres. Sauf que tous dorment ! Le taxi que j’ai attrapé à l’aéroport semblait être dans ces rues la seule trace de vie. Musique à fond, le chauffeur, tout en brûlant les feux rouges et en poussant sa vieille Lada au maximum, me parle avec les mots d’anglais usuels : « Where you go ?... No no no 250 birrs[1], this is really good price!... First time here ?... Like soccer ?... You know, Arsenal is best team ! ». Après un trajet sans aucun stop depuis l’aéroport, j’arrive à l’hôtel Taitu, premier à avoir été construit en Ethiopie et qui, à défaut d’avoir conservé son charme des années 1900, offre un confort d’origine. Me voilà arrivé, je ne sais que penser. Pourtant j’étais prévenu, l’Ethiopie est difficile à imaginer, il faut y aller pour comprendre. Mes premières quarante-huit heures ici ressemblent un peu aux premiers moments d’une relation amoureuse. Elles sont les prémisses de la relation à venir. L’Éthiopie me semblait être une fille pleine de promesses mais hermétique au premier contact. Il faut s’armer de patience pour la découvrir, mais une fois que l’on sait comment l’aborder, elle enchante.
Après cette première nuit, il me fallait commencer mon voyage. Quoi de mieux pour sentir une ville qu’expérimenter les transports publics ? De nombreux minibus arpentent les principales artères de la ville. Le principe est simple : pour un itinéraire donné, ils partent d’un même endroit, une fois remplis, ils démarrent, déposent les passagers à leur destination en en faisant monter d’autres en chemin. Addis se prête bien à ce système de minibus avec ses grandes artères qui permettent de naviguer facilement d’un quartier à l’autre et ses nombreuses places très utiles pour servir de terminus aux Toyota. Il y a neuf places assises dans la Toyota mais le coxer n’hésite pas à embarquer jusqu’à 14 personnes. Les minibus sont pratiques mais ne sont pas fait pour quelqu’un qui débarque et ne parle pas un mot d’amharique. A l’intérieur, on croise la « classe moyenne » éthiopienne, principalement des fonctionnaires, des étudiants et des personnes âgées. Le coxer représente l’archétype du travailleur exploité. C’est à lui qu’il revient de crier la destination à travers la fenêtre, d’ouvrir et de fermer la porte du véhicule et de faire payer les passagers. La conduite et la programmation de la radio sont réservées au chauffeur (qui en profite pour nous révéler ses préférences musicales). Mon but consistait à trouver l’ambassade du Somaliland pour y faire mon visa. Une fois l’ambassade découverte – pardon, le bureau de liaison puisque le Somaliland n’est reconnu par aucun pays –, le processus administratif fut d’une rapidité à toute épreuve ! Trente minutes et quarante dollars plus tard, mon passeport se voyait attribuer le visa numéro 160… Il ne me restait plus qu’à arranger mon départ pour le Nord du pays, premier périple de mon voyage.
Marie vit depuis 19 ans à Addis, elle possède une jolie maison fleurie sur les hauteurs de la ville. Il y a 30 ans, elle découvrait l’Ethiopie et depuis, elle ne s’en est jamais vraiment remise. Photographe de profession, elle a pu sillonner le pays de long en large. Pour y avoir vécu aussi longtemps, elle a réussi à le démystifier. Comme un vieux couple, l’Ethiopie et Marie ne peuvent se séparer, mais Marie sait y poser un regard critique. Je ne pouvais tomber sur meilleure mine d’informations avant de partir ! De plus, Marie connaît beaucoup de monde. Grâce à elle, j’ai pu avoir un 4x4 plutôt qu’un bus pour me transporter jusqu’à Gondar, ma première étape dans le Nord, de précieux contacts dans l’Est et, surtout, des conseils qui m’ont permis d’apprendre à aborder l’Ethiopie. « Non, ne va pas là, c’est pourri par le tourisme… Alors, tu fais bien attention, hein, parce qu’ils ne vont pas te faire de cadeaux… Ah mais alors, si tu vas là-bas, il faut absolument que tu appelles Yaya ! Tu voyageras en bus ? Bon, bah, tu es au courant que ça va prendre du temps, hein ? Avant de payer la chambre, tu regardes s’ils lavent les draps… »
Une fois les dernières formalités remplies, il ne me restait plus qu’à passer ma dernière nuit au Taitu, à ingurgiter ma première platée d’injera[2] et à me réveiller pour un long trajet vers Gondar. Mon tout premier contact avec l’Ethiopie m’a surpris. Au Canada, j’avais essayé des restaurants éthiopiens, écouté de la musique éthiopienne et remarqué à quel point tout était particulier. Mais une fois en dans le pays, j’ai compris une chose : l’Ethiopie fut, est et restera toujours un monde à part. Elle s’est affirmée à sa manière, n’a jamais accepté de se faire envahir et a su s’adapter aux cultures auxquelles elle était confrontée pour les rendre « éthiopiennes ». En une seule journée, j’ai découvert qu’il ne fallait pas que je m’attende à quelque chose en particulier, puisque tout pouvait arriver, pour le meilleur comme pour le pire. Il me fallait percer l’intrigue.
J’ai rendez-vous à sept heures avec mon chauffeur. Très vite j’apprendrais que les Ethiopiens se lèvent tôt, très tôt. Alors qu’à 4 heures du matin, la ville m’avait paru morte, à 7 heures, elle vibre. Les minibus s’affairent à transporter le plus de gens possible, les vendeurs à la sauvette commencent leur longue et éprouvante journée, les bus longues distances partent vers leurs destinations, les cafés s’emplissent de gens qui viennent pour le premier de leur dix expressos/macchiatos quotidiens. Moi, je pars à Gondar, 750 km au nord-est d’Addis-Abeba. Le Nord de l'Ethiopie consiste en une succession de hauts plateaux (altitude moyenne 2000-2500 mètres). Ainsi, lorsque l'on sillonne les routes de cette région, on admire au loin le relief et, tous les 200-300 km, on dégringole d’un plateau pour monter sur le suivant. Dégringoler n’est pas un vain mot : la descente est très abrupte, la remontée tout autant... Le paysage est splendide, certes, mais on prie le ciel pour que le chauffeur soit raisonnable ! Une fois remonté sur un plateau, même scénario : 200-300 km au milieu de champs ponctués de villages, descente, puis remontée. Hormis le paysage, ce qui fascine, c’est l’activité au bord des routes. D’innombrables personnes marchent sur le côté, parfois accompagnées d’un âne ou d’une vache. En raison de manque de transport, les Ethiopiens marchent. Les enfants agrémentent leur randonnée jusqu’à l’école de jeux stupides, du genre « Qui va rester le plus longtemps possible au milieu de la route à l’approche d’un véhicule pour l’éviter au dernier moment en sautant sur le bas-côté ? ». Les femmes se rendent au marché en commérant. Les paysans naviguent d’un champ à l’autre en débattant sur la force respective de leur mule. Les pèlerins profitent parfois de la platitude de la route pour en faire un lit… Autant dire que conduire n’est pas de tout repos pour le chauffeur qui doit sans cesse faire attention à n’écraser personne. Peu à peu, je m’habituerais à ce spectacle permanent qu’est la route en Ethiopie. Mais au début je suis resté fasciné devant tant de vie. Nous croisions un village à peu près toutes les trois heures. Dans chacun d’entre eux il y avait foule au bord de la route (rude tâche pour le chauffeur…). Kapuscinsky notait en qu’en Afrique, les maisons sont trop petites pour qu’on vive à l’intérieur, « les cases ne servent en effet qu’à dormir »[3]. Le trajet nous prit deux jour. Un bon premier aperçu de l’Ethiopie rurale après ma brève expérience de l’Ethiopie urbaine à Addis : j’étais préparé.
[1] Environ 15 dollars US. Le trajet se fait normalement pour 70-100 birrs.
[2] Les repas éthiopiens se composent d’une sorte de crêpe « l’injera » sur laquelle on dépose différents ragoûts (wat). La technique consiste à envelopper avec ses doigts une partie du ragoût avec des morceaux d’Injera puis de les diriger vers sa bouche.
[3] Ebène, aventures africaine, éditions Pocket, p.248
🙂 Bonjour amis voyageurs
Juste quelques impressions et moments forts de mon dernier voyage en Ethiopie pour vous donner un petit aperçu de ce superbe pays
🙂La fete du Timkat (commemoration du bapteme du Christ ) à Lalibella qui se deroule vers la mi janvier est une procession regroupant toutes les églises de la ville (9 en tout!)est une fete religieuse à voir absolument (meme si on ne s'interesse pas aux religions ) avec ces pelerins, ces chants d'enfants, ces danses et prieres de prêtres aux habits multicolores .Cela dure 2 jours (aller puis retour )et une nuit (chants et prieres jusqu'au matin à la cérémonie du bapteme) avant de repartir dans leurs églises respectives Et si on en veut encore, la nuit suivante et le jour d'aprés cela continue !!! c'est la procession de la St Mikael qui repart avec un jour de retard vers son église 🙂Les 9 églises à visiter tot le matin lorsque le calme des prieres est present et voir le sourire des pretres qui nous montrent leurs vieux livres religieux (certains ont plusieurs siècles!!!) 🙂L'observation des singes gelada dans le parc Simien (espece endemique et on ne peut que les voir là !!) 🙂Les superbes fresques des églises sur le lac Tana (attention certaines eglises sont interdites aux femmes !!) 🙂Les routes de campagne (certes certaines pas en tres bon etat !!)mais ou l'on aperçoit la vie rurale des paysans (cases aux toits en paille, chars à boeufs, anes, travail de la terre, ...) 🙂Les marchés de Key Afer et de Dimeka vers le pays de l'Omo ou l'on peut voir les costumes tradionnels de differentes ethnies (tsemai et hamers entres autres !!) en peau de bêtes (chèvres ou vaches (un peu comme les hommes préhistoriques mais en beaucoup mieux!!!)), leurs colliers en coquillages et leurs coiffures avec de la terre glaise .On pourra remarquer aussi que sur leurs dos il y a beaucoup de scarifications (aie ! aie !!aie!!!) et aussi beaucoup de traces de flagellation ( ouille! ouille !!! ouille!!!) volontaire (voir plus bas !!) 🙂La ceremonie de l'oukouli (passage pour le jeune homme de l'adolescence à l'age adulte) est aussi trés trés impressionnante (attention il faut avoir de la chance pour en voir une car il faut etre là au bon moment il n'y en n'a pas tout le temps (elle n'est pas faite specialement pour les touristes que nous sommes!!)) impressionnante donc(!!!)par les chants et danses des femmes en premier lieu puis par les flagellations RECLAMEES par elles memes pour montrer leur courage face aux hommes du clan ( plus il y a de sang et de cicatrices sur leur dos (et croyez moi ce n'est pas du ketchup !!!) plus elles sont contentes (les femmes françaises devraient faire un stage la bas ........ (je plaisante !!)) et j'avais meme mal pour elles !!! puis seance de maquillage pour les hommes et enfin le saut des boeufs( une dizaine !!) par l'initié (tout nu et attention de ne pas tomber sinon il se fera mal voir par la suite ) 🙂Le marché aux poissons d'Awasa avec ses pelicans et marabouts qui n'attendent que les dechets des pecheurs 🙁Mais helas la plupart (voire tous !!)des villages de l'Omo (Dorzé et Mursi (les femmes qui ont le plateau dans les levres (bonjour pour faire un patin !!!))en particulier sont pourris par le tourisme (jamais je n'avais imaginé cela avant de partir!!!) car croyez moi ils nous agressent en nous prenant le bras dès la descente du vehicule pour qu' on les prenne en photo contre monnaie sonnante et ils sont tres tres insistants et surtout ne pas faire de photos volées sinon bonjour les em..... meme les maisons pour les photographier il faut payer à leur proprietaire !!!!! Je pense meme qu'ils doivent se gribouiller le matin pour la venue des tourristes et gagner leur vie comme cela !! pire que le cirque !!! si j'avais su je ne serai pas venu mais heureusement qu'il y avait les marchés(voir plus haut !!)pour les voir sans que cela soit le cirque Gruss!!!
🙂 bon j'espere que l'Ethiopie vous a plu (enfin c'est un tout petit aperçu !!)et que peut etre vous irez le visiter mais avec des reserves pour le pays de l'Omo
🙂La fete du Timkat (commemoration du bapteme du Christ ) à Lalibella qui se deroule vers la mi janvier est une procession regroupant toutes les églises de la ville (9 en tout!)est une fete religieuse à voir absolument (meme si on ne s'interesse pas aux religions ) avec ces pelerins, ces chants d'enfants, ces danses et prieres de prêtres aux habits multicolores .Cela dure 2 jours (aller puis retour )et une nuit (chants et prieres jusqu'au matin à la cérémonie du bapteme) avant de repartir dans leurs églises respectives Et si on en veut encore, la nuit suivante et le jour d'aprés cela continue !!! c'est la procession de la St Mikael qui repart avec un jour de retard vers son église 🙂Les 9 églises à visiter tot le matin lorsque le calme des prieres est present et voir le sourire des pretres qui nous montrent leurs vieux livres religieux (certains ont plusieurs siècles!!!) 🙂L'observation des singes gelada dans le parc Simien (espece endemique et on ne peut que les voir là !!) 🙂Les superbes fresques des églises sur le lac Tana (attention certaines eglises sont interdites aux femmes !!) 🙂Les routes de campagne (certes certaines pas en tres bon etat !!)mais ou l'on aperçoit la vie rurale des paysans (cases aux toits en paille, chars à boeufs, anes, travail de la terre, ...) 🙂Les marchés de Key Afer et de Dimeka vers le pays de l'Omo ou l'on peut voir les costumes tradionnels de differentes ethnies (tsemai et hamers entres autres !!) en peau de bêtes (chèvres ou vaches (un peu comme les hommes préhistoriques mais en beaucoup mieux!!!)), leurs colliers en coquillages et leurs coiffures avec de la terre glaise .On pourra remarquer aussi que sur leurs dos il y a beaucoup de scarifications (aie ! aie !!aie!!!) et aussi beaucoup de traces de flagellation ( ouille! ouille !!! ouille!!!) volontaire (voir plus bas !!) 🙂La ceremonie de l'oukouli (passage pour le jeune homme de l'adolescence à l'age adulte) est aussi trés trés impressionnante (attention il faut avoir de la chance pour en voir une car il faut etre là au bon moment il n'y en n'a pas tout le temps (elle n'est pas faite specialement pour les touristes que nous sommes!!)) impressionnante donc(!!!)par les chants et danses des femmes en premier lieu puis par les flagellations RECLAMEES par elles memes pour montrer leur courage face aux hommes du clan ( plus il y a de sang et de cicatrices sur leur dos (et croyez moi ce n'est pas du ketchup !!!) plus elles sont contentes (les femmes françaises devraient faire un stage la bas ........ (je plaisante !!)) et j'avais meme mal pour elles !!! puis seance de maquillage pour les hommes et enfin le saut des boeufs( une dizaine !!) par l'initié (tout nu et attention de ne pas tomber sinon il se fera mal voir par la suite ) 🙂Le marché aux poissons d'Awasa avec ses pelicans et marabouts qui n'attendent que les dechets des pecheurs 🙁Mais helas la plupart (voire tous !!)des villages de l'Omo (Dorzé et Mursi (les femmes qui ont le plateau dans les levres (bonjour pour faire un patin !!!))en particulier sont pourris par le tourisme (jamais je n'avais imaginé cela avant de partir!!!) car croyez moi ils nous agressent en nous prenant le bras dès la descente du vehicule pour qu' on les prenne en photo contre monnaie sonnante et ils sont tres tres insistants et surtout ne pas faire de photos volées sinon bonjour les em..... meme les maisons pour les photographier il faut payer à leur proprietaire !!!!! Je pense meme qu'ils doivent se gribouiller le matin pour la venue des tourristes et gagner leur vie comme cela !! pire que le cirque !!! si j'avais su je ne serai pas venu mais heureusement qu'il y avait les marchés(voir plus haut !!)pour les voir sans que cela soit le cirque Gruss!!!
🙂 bon j'espere que l'Ethiopie vous a plu (enfin c'est un tout petit aperçu !!)et que peut etre vous irez le visiter mais avec des reserves pour le pays de l'Omo
Bonjour,
Je souhaite partir en Ethiopie et la région en juillet 2009 pour deux mois et je serai bien tenté par une descente nord-sud des Danakil jusqu'à.... Zanzibar en passant par le Kenya. La distance ne me semble pas insurmontable c'est plus les temps de trajet qui sont démultipliés. Cependant la frontière entre l'éthiopie et le kenya me semble compliqué j'aimerai savoir comment cela se passe, les moyens de transport les plus sûr (en dehors de l'avion) et le moins cher (en dehors de la marche à pied!!!). Le train serait ma préférence mais je ne conais que le train djibouti-addis abeba. Puis d'autres idées sinon...
Bonjour,
Si certains d'entre vous se posent des questions sur des itinéraires possibles en Ethiopie, je suis prêt à répondre.
Je connais un peu ce pays où je vais depuis 7 ans. J'en suis à mon 20me. séjour.
Sans être expert, je mets volontiers mon expérience à la disposition de tous.
@+
🙂 de retour de ce pays.. a disposition fiche pratique sur ce pays... me contacter au besoin
bon voyage
bon voyage
Bonjour,
Constatant que les personnes qui répondent à ma première discussion (Meilleure saison pour voyager en Ethiopie) me parlent souvent d'agences de voyages en Ethiopie pour circuler sur place, ma question est la suivante:
ne sait on vraiment pas circuler seul en Ethiopie (Nord et/ou Sud) car pour être franc, je n'ai jamais voyagé en groupe et ne souhaite pas le faire.
Merci
Michel
Bonjour!!!!🙂
voila, je voudrais partir faire un circuit en Ethiopie durant la fête de Timkat, j'ai déjà choisi l'agence avec la quelle je voudrais partir et j'aimerais savoir pour ceux qui sont partis dans ce pays durant cette fête si cela vaut vraiment le coup de payer bcp plus cher pour y assister que de partir à une autre date!!!!
Mon circuit en fait est de 17 jours et nous rayonnons surtout dans la partie nord du pays!!!
Pour ceux qui ont vécu cette expérience de l'Ethiopie cela serait sympa de m'en faire part!!!!
Merci et bon week end!!!😉
voila, je voudrais partir faire un circuit en Ethiopie durant la fête de Timkat, j'ai déjà choisi l'agence avec la quelle je voudrais partir et j'aimerais savoir pour ceux qui sont partis dans ce pays durant cette fête si cela vaut vraiment le coup de payer bcp plus cher pour y assister que de partir à une autre date!!!!
Mon circuit en fait est de 17 jours et nous rayonnons surtout dans la partie nord du pays!!!
Pour ceux qui ont vécu cette expérience de l'Ethiopie cela serait sympa de m'en faire part!!!!
Merci et bon week end!!!😉
Bonjour,
Je reviens d’un voyage d’un mois en Ethiopie (du 4 mars au 3 avril 2018). Je suis parti seul. Voici un bref compte-rendu. N’hésitez pas à me contacter pour des informations complémentaires. Pour mes deux derniers voyages (Bénin et Ethiopie), j’ai posé des questions aux membres de Voyage Forum et j’ai obtenu des réponses. Alors, si je peux aider des membres, j’en serai ravi.
J’ai voyagé de Paris à Addis-Abeba avec Ethiopian pour deux raisons : le vol est direct et cela permet de bénéficier d’environ 50% de réduction sur les lignes intérieures. A l’aéroport, j’ai acheté un visa d’un mois pour 50 US. Il y a une banque qui change les devises en birrs à un cours très correct. De France, j’ai réservé par mail une chambre à La Source Guest House, qui met à disposition une navette gratuite aéroport hôtel.
La haute saison va de décembre à février. De ce fait, j’ai constaté qu’il n’était pas nécessaire de réserver les hôtels à l’avance. Il y a toujours des chambres disponibles.
Je suis allé à Addis-Abeba, Gondar, Aksoum, Mekele, Lalibela et Harar.
J’ai pris 3 fois l’avion - D’Addis-Abeba à Gondar pour 56 euros, - De Mekele à Lalibela pour 45 euros, - De Lalibela à Addis-Abeba pour 50 euros. De Mekele à Lalibela, il y a 2 vols directs par semaine, le vendredi et le dimanche.
J’ai pris 3 fois le bus - De Gondar à Aksoum, avec changement de bus à Shire (6 euros et 1 euro). 11 heures de trajet, - D’Addis-Abeba à Harar (10 euros) avec Gada Bus. 10 heures de trajet, - D’Harar à Addis-Abeba à (10 euros) avec Gada Bus.
Mes hôtels - Addis-Abeba : La Source Guest House, 15 euros la nuit. Navette gratuite en arrivant et en partant, pour l'aéroport comme pour la gare routière de Meskel Square, à toute heure du jour ou de la nuit. - Gondar : L-Shape Hotel, 7 euros la nuit. - Aksoum : Hotel Africa, 6 euros la nuit. - Hawsien : Hotel Vision, 12 euros la nuit. - Mekele : Hotel Union Pension, 6 euros la nuit. - Lalibela : Alief Paradise Hotel, 10,5 euros la nuit. - Harar : Wonderland Hotel, 18 euros la nuit. J’ai été satisfait de ces hôtels.
Excursion, visite et trek - Achat d'un trek de 4 jours dans le Simien dans l'agence Simien Image, à Gondar, en face de l'hôtel L-Shape, pour 230 euros. Elle fait partie du groupe Ethio Travel And Tours. - Location d'un 4X4 avec chauffeur (essence incluse) pour voir six églises du Tigray au départ de Aksoum, dans cette même agence, pour le compte de ETT : monastère de Debré Damo, église de Medhane Alem Kesho, église Petros We Paulos, église de Abuna Yemata Guh, églises de Maryam Korkor et de Daniel Korkor, église Abraha We Atsbeha. - Achat d'une excursion de 4 jours dans le Danakil, au départ de Mekele, dans cette même agence pour le compte de ETT, pour 350 euros (avec la location du 4X4). - Guides locaux pour les églises du Tigray 27 euros.
Mes coups de cœur - A Gondar : l’église Dabra Birhan Selassie, la cité fortifiée Fasil Ghebbi, les bains de Fasilidas. - Lors du trek dans le Simien, le deuxième jour, en fin d'après-midi, on monte voir un site au bord d'une falaise. Au bout d'une demi-heure, nous voulions redescendre car nous avions froid. Le guide nous dit qu'il faut attendre que les singes montent se coucher. Nous ne comprenons pas, mais progressivement plusieurs centaines de singes arrivent et descendent dans leurs trous dans la falaise, afin de se protéger du froid et des prédateurs. Magique !!! - L’excursion de 4 jours dans la dépression du Danakil : volcan Erta Ale, lac Assal, les formations géologiques du Dallol, le salar, les caravanes de dromadaires chargés de blocs de sel. - Harar et le nourrissage des hyènes qui se fait à 2 endroits différents. Sur le site dans le secteur Nord (porte Fallana), des chats disputent la nourriture aux hyènes, n’hésitant pas à les attaquer. Mais, les hyènes sont habituées aux chats et elles ne sont nullement agressives, se contentant de les repousser d’un petit coup de museau. J’ignorais que ces deux espèces pouvaient cohabiter. Là encore, des moments magiques !!!
Bon à savoir - Hormis à Addis-Abeba, le wifi fonctionne très mal, voire est coupé comme à Harar. - Il peut être intéressant d’acheter une carte Sim locale : le coût d'une minute de communication avec la France est de 8,63 birrs à destination d’un téléphone fixe, soit environ 25 centimes d’euro. - Il peut être utile d'acheter une carte d'Addis-Abeba car sans carte il est difficile de trouver son chemin. Il n'y a pas de plaques avec les noms des rues. Il en va de même pour Harar.
Budget total pour une personne : environ 2100 euros en incluant le billet d’avion Paris Addis-Abeba.
Cordialement,
Dominique
Je reviens d’un voyage d’un mois en Ethiopie (du 4 mars au 3 avril 2018). Je suis parti seul. Voici un bref compte-rendu. N’hésitez pas à me contacter pour des informations complémentaires. Pour mes deux derniers voyages (Bénin et Ethiopie), j’ai posé des questions aux membres de Voyage Forum et j’ai obtenu des réponses. Alors, si je peux aider des membres, j’en serai ravi.
J’ai voyagé de Paris à Addis-Abeba avec Ethiopian pour deux raisons : le vol est direct et cela permet de bénéficier d’environ 50% de réduction sur les lignes intérieures. A l’aéroport, j’ai acheté un visa d’un mois pour 50 US. Il y a une banque qui change les devises en birrs à un cours très correct. De France, j’ai réservé par mail une chambre à La Source Guest House, qui met à disposition une navette gratuite aéroport hôtel.
La haute saison va de décembre à février. De ce fait, j’ai constaté qu’il n’était pas nécessaire de réserver les hôtels à l’avance. Il y a toujours des chambres disponibles.
Je suis allé à Addis-Abeba, Gondar, Aksoum, Mekele, Lalibela et Harar.
J’ai pris 3 fois l’avion - D’Addis-Abeba à Gondar pour 56 euros, - De Mekele à Lalibela pour 45 euros, - De Lalibela à Addis-Abeba pour 50 euros. De Mekele à Lalibela, il y a 2 vols directs par semaine, le vendredi et le dimanche.
J’ai pris 3 fois le bus - De Gondar à Aksoum, avec changement de bus à Shire (6 euros et 1 euro). 11 heures de trajet, - D’Addis-Abeba à Harar (10 euros) avec Gada Bus. 10 heures de trajet, - D’Harar à Addis-Abeba à (10 euros) avec Gada Bus.
Mes hôtels - Addis-Abeba : La Source Guest House, 15 euros la nuit. Navette gratuite en arrivant et en partant, pour l'aéroport comme pour la gare routière de Meskel Square, à toute heure du jour ou de la nuit. - Gondar : L-Shape Hotel, 7 euros la nuit. - Aksoum : Hotel Africa, 6 euros la nuit. - Hawsien : Hotel Vision, 12 euros la nuit. - Mekele : Hotel Union Pension, 6 euros la nuit. - Lalibela : Alief Paradise Hotel, 10,5 euros la nuit. - Harar : Wonderland Hotel, 18 euros la nuit. J’ai été satisfait de ces hôtels.
Excursion, visite et trek - Achat d'un trek de 4 jours dans le Simien dans l'agence Simien Image, à Gondar, en face de l'hôtel L-Shape, pour 230 euros. Elle fait partie du groupe Ethio Travel And Tours. - Location d'un 4X4 avec chauffeur (essence incluse) pour voir six églises du Tigray au départ de Aksoum, dans cette même agence, pour le compte de ETT : monastère de Debré Damo, église de Medhane Alem Kesho, église Petros We Paulos, église de Abuna Yemata Guh, églises de Maryam Korkor et de Daniel Korkor, église Abraha We Atsbeha. - Achat d'une excursion de 4 jours dans le Danakil, au départ de Mekele, dans cette même agence pour le compte de ETT, pour 350 euros (avec la location du 4X4). - Guides locaux pour les églises du Tigray 27 euros.
Mes coups de cœur - A Gondar : l’église Dabra Birhan Selassie, la cité fortifiée Fasil Ghebbi, les bains de Fasilidas. - Lors du trek dans le Simien, le deuxième jour, en fin d'après-midi, on monte voir un site au bord d'une falaise. Au bout d'une demi-heure, nous voulions redescendre car nous avions froid. Le guide nous dit qu'il faut attendre que les singes montent se coucher. Nous ne comprenons pas, mais progressivement plusieurs centaines de singes arrivent et descendent dans leurs trous dans la falaise, afin de se protéger du froid et des prédateurs. Magique !!! - L’excursion de 4 jours dans la dépression du Danakil : volcan Erta Ale, lac Assal, les formations géologiques du Dallol, le salar, les caravanes de dromadaires chargés de blocs de sel. - Harar et le nourrissage des hyènes qui se fait à 2 endroits différents. Sur le site dans le secteur Nord (porte Fallana), des chats disputent la nourriture aux hyènes, n’hésitant pas à les attaquer. Mais, les hyènes sont habituées aux chats et elles ne sont nullement agressives, se contentant de les repousser d’un petit coup de museau. J’ignorais que ces deux espèces pouvaient cohabiter. Là encore, des moments magiques !!!
Bon à savoir - Hormis à Addis-Abeba, le wifi fonctionne très mal, voire est coupé comme à Harar. - Il peut être intéressant d’acheter une carte Sim locale : le coût d'une minute de communication avec la France est de 8,63 birrs à destination d’un téléphone fixe, soit environ 25 centimes d’euro. - Il peut être utile d'acheter une carte d'Addis-Abeba car sans carte il est difficile de trouver son chemin. Il n'y a pas de plaques avec les noms des rues. Il en va de même pour Harar.
Budget total pour une personne : environ 2100 euros en incluant le billet d’avion Paris Addis-Abeba.
Cordialement,
Dominique
Trois mois après mon retour d'un séjour de 5 semaines en Ethiopie je trouve enfin le temps de donner quelques avis et conseils aux nombreux membres du forum intéressés par ce fascinant pays qu'est l'ancienne Abyssinie. Sans être un expert de l'Ethiopie je m'autorise cependant ce genre d'exercice, estimant que mes six séjours et mes contacts permanents tant avec ma famille sur place qu'avec mes nombreux amis habesha (au pays et dans la diaspora) me donnent une certaine légitimité.
Voici donc quelques conseils tirés de me notes pour ceux qui veulent visiter ou revisiter la fabuleuse Ethiopie.
Visas et frontières Comme déjà annoncé sur le forum (voir ici) les visas de 3 mois à multiple entrées-sorties ne peuvent plus être obtenus à l'arrivée à l'aéroport de Bole. Seuls les visas d'un mois (1 entrée-sortie) peuvent facilement s'obtenir pour le prix de 17€ (avoir la somme exacte avec soi).Il est fortement recommandé de demander un visa de 3 mois auprès de la représentation éthiopienne dans son pays de résidence.Il est impossible d'obtenir une modification de visa en cours auprès du ministère de l'immigration sur Churchill Road. Seules les prolongations de visa peuvent être obtenues deux jours avant la fin de validité du visa en cours.Les frontières avec l'Erythrée et la Somalie ne peuvent pas être franchies par voie terrestre par les étrangers. Pour l'Erythrée il est nécessaire de passer par un des pays de la péninsule arabique ou du Golfe (la frontière Erythrée-Djibouti est complètement fermée).La frontière avec le Soudan semble toujours ouverte mais les modalités sont très fluctuantes, se renseigner à temps.Aéroport de Bole Les vols internes d'Ethiopian Airlines se font au départ du nouvel aéroport de Bole. Contrairement à certaines indications routières dans les environs de Bole l'ancienne aérogare n'est plus en service pour les vols internes.Si vos bagages ne sont pas arrivés à Addis Abeba (cas fréquent avec Turkish Airways, dû au temps de transfert trop court à Istanbul) ne paniquez pas. Le service des bagages perdus est situé à côté des tapis roulants délivrant les bagages (juste après le passage de l'émigration), les employés sont très compétents et le système complètement informatisé. Le papier que vous recevez vous permet d'accéder ensuite au service depuis le hall de l'aéroport lorsque vos bagages arrivent le lendemain (avec Turkish A.) ou plus tard.Les contrôles de sécurité sont sérieux à l'aéroport de Bole. Inutile donc de s'exciter si l'on vous demande trois fois d'enlever vos chaussures et/ou votre ceinture avant de passer un portique de sécurité. La Somalie n'est pas si loin!Vols Ethiopian Airlines Toutes les agences EA à Addis Abeba sont maintenant équipées de lecteurs de carte de crédit. Le personnel y est très compétent. Mais la palme revient au bureau EA de l'hôtel Hilton où le personnel se met réellement en quatre pour vous satisfaire.Prix et coût de la vie La situation économique catastrophique de l'Ethiopie induit une forte inflation. Les prix des produits de base ont plus que doublé en 12 mois. Par exemple un bœuf qui se négociait aux alentours de 3'500 birr il y a deux ans se vend aujourd'hui 10'000 birr!Cette inflation se ressent fortement dans les prix des hôtels et des restaurants. Un café à 1 birr il y a deux ans coûte aujourd'hui 3 birr, et même 26 birr à l'hôtel Hilton, havre de luxe au milieu d'Addis.Dans presque tous les hôtels, même les plus reculés de province, les prix pour les touristes (prix "farenj") sont souvent deux à trois fois plus élevés que pour les locaux (prix "habesha"). Il en va parfois de même pour les restaurants. D'aucun crierons au scandale, mais c'est oublier un peu vite que 1º ces prix restent très bas par rapport à notre niveau de vie d'occidentaux, et 2º que les devises du tourisme profitent directement à l'économie locale, alors que l'aide humanitaire est très fortement ponctionnée par la chaîne de corruption.Climat Alors que nous n'avons jamais vu une goutte de pluie en décembre-janvier lors de nos 5 précédents séjours en Ethiopie, l'hiver 2009-2010 est malheureusement venu démontrer que les changements climatiques se font aussi sentir dans la Corne de l'Afrique. Des pluies soutenues ont arrosé les hauts-plateaux, le Sud Omo, Dire Dawa et bien sûr Addis Abeba.Les statistiques de cet hiver montrent que les températures sont restées bien en-dessous de la moyenne à Addis Abeba.Internet Les cybercafés permettant l'accès à Internet pullulent dans tout le pays, mais le débit d'accès reste faible à très faible en province. Seuls certains shops et restaurants à Addis permettent un accès "normal" aux messageries classiques. Evitez de charger des pages riches en images, vous allez y perdre votre temps.La vitesse d'accès aux sites internet n'est pas fonction du matériel (PCs) mais des lignes téléphoniques bifilaires toujours en fonction en Ethiopie. Seules certaines entreprises ou administrations sont équipées de liaisons à fibre optique, dans la capitale. Les liaisons avec les villes reculées se font encore souvent par faisceaux hertziens, ce qui limite fortement le débit des accès vers la toile.La plupart des PC des cybercafés sont puissants, équipés de Windows XP ou Vista, avec des connecteurs USB bien utiles pour télécharger ses photos.Les sites de la diaspora et de l'opposition éthiopienne sont bloqués en Ethiopie, inutile donc de vouloir lire les nouvelles sur l'excellent Abbay Media.Un outil très utile et puissant pour utiliser vos programmes favoris sur un PC de cybercafé, à l'aide d'une clé USB: Liberkey, un ensemble génial de programmes préinstallés vous permettant aussi de charger vos applications favorites.A Addis un cybercafé très bon marché (5 birr pour 30 min) et au débit rapide: au bas de l'immeuble Arada (aussi appelé Twin's), dans une boutique partiellement cachée par des jouets.A Awassa le restaurant Lewi 3 sur la route de Moyale offre un accès acceptable, en plus d'être un endroit agréable pour boire un verre au milieu des nombreux étudiants de l'université proche.A Arba Minch plusieurs cybercafés ont été installés dans les nouveaux immeubles (pas encore sur la vue satellite) du campus au centre de Sikela.Même à Jinka, en plein Sud Omo, il est possible de lire ses courriels, certes avec une vitesse en relation avec la distance qui sépare les lieux de la capitale!Bières et autres boissons roboratives Les différentes bières éthiopiennes sont très bonnes, brassées selon des recettes allemandes, belges ou scandinaves éprouvées. Des marques comme Saint-Georges, Bedele (la fameuse Bedele Special), Harar Beer, Meta ou Bati font le bonheur des assoiffés et des connaisseurs. Seule la bière Dashen, appartenant au Sheikh Al-Moudi proche du gouvernement, est laissée de côté par la majorité des Ethiopiens.Le vin local Guder est distribué dans toute l'Ethiopie, mais les aléas de la vinification, du transport et surtout du stockage rendent la qualité très inconstante. Mais on ne fait pas la fine bouche lorsqu'on en boit un verre avec le dîner au fin fond du Sud Omo!Addis Abeba Les trajets en minibus Toyota Hiace (bleus et blancs) coûtent moins de 1 birr pour les trajets courts et au maximum 2 birr, par exemple pour un trajet Piazza-Meskel.Un endroit tranquille pour boire un verre ou manger dans un grand jardin au centre ville: l'Ambassador Park entre Ras Desta St. et l'hôtel Sheraton. Peu d'étrangers et beaucoup de verdure.Parmi les meilleurs magasins de souvenirs, toujours à des prix négociables: au coin de Churchill Rd. et de Nigeria Rd. au-dessus de l'immeuble d'Ethiopian Telecom. On y trouve de tout, du kitch et des antiquités plus ou moins vraies.Un must pour se rendre compte de la grandeur de la capitale: les collines d'Entoto, facilement atteignables en taxi ou en minibus. Ne pas hésiter à s'y promener, loin des harassements (you-you, give me money) de la ville. Deux kilomètre après la belle église d'Entoto Raguel un sentier permet de rejoindre les hauts d'Addis Abeba en traversant la forêt d'eucalyptus et en longeant des petits ruisseaux. C'est une façon intéressante de redescendre sur la ville, sans aucun danger et en faisant parfois de magnifiques rencontres. Me contacter en PM pour l'itinéraire exact.La plaine de Sululta située à une dizaine de kilomètres d'Addis permet d'admirer les crêtes d'Entoto depuis le nord. Les paysans de la région sont riches, la terre est généreuse, et de nombreuses industries nouvelles s'y développent, notamment une ferme où une française élève des canards et produit un délicieux fois gras qu'elle vend aux grands hôtels de la capitale.Autre endroit magique en plein Addis: la fondation Selam, initialement un orphelinat fondé par un couple suisse, et faisant office d'école hôtelière, de jardinerie, de ferme d'élevage (on y trouve les seuls lapins d'Addis), de centre technologique, de restaurant et bien plus encore. Un must à visiter sans contraintes.Dire Dawa Le trajet en "très vieux" taxi de l'aéroport au centre-ville coûte 60 birr, prix imposé et respecté par tous les chauffeurs attendant les touristes devant l'aérogare.Les bajajs, ces petits tricycles de fabrication indienne, pullulent à Dire Dawa. Rapides, mobiles et ouverts, ils ne coûtent que 1 birr par trajet. Pourquoi s'en priver?Bon choix d'hôtel, le Ras est un compromis entre le prix, la situation et le confort. L'hôtel Makonen, en face de la gare du train djibouto-éthiopien, est un must pour sa terrasse ombragée où l'on peut tout voir sans être vu, mais le confort est spartiate et les commodités très limitées et plus que malodorantes!Dire Dawa est la seconde ville d'Ethiopie, mais une grande partie de la vie active se passe autour de la gare. On y trouve des petits restaurants, des terrasses ombragées, quelques cybercafés et les dernières nouvelles du coin.Le restaurant Paradisio, sur la route d'Harar après l'hôtel Ras, offre une excellente cuisine italienne, en plus des plats traditionnels, notamment des pâtes maison dont on se souvient longtemps.La station des bus pour Addis est facilement accessible en taxi ou bajaj à 5 heures du matin (heure à laquelle il faut être sur place pour prendre son billet), éviter d'y aller à pied par raison de sécurité. Le trajet Dire Dawa – Addis Abeba coûte 92 birr dans un car relativement neuf, assez confortable, rapide et puissant. Bien sûr les compagnies Skybus et Selam offrent plus de confort, mais à un prix double ou triple.Awash Idéalement située sur la route menant d'Addis à Dire Dawa ou à Djibouti, la petite ville d'Awash (à deux pas du parc national du même nom) est non seulement une étape importante pour les milliers de routiers faisant la navette entre Addis et Djibouti, mais possède aussi une ancienne gare importante sur la ligne Djibouti-Addis. Le tronçon Dire Dawa-Addis Abeba étant momentanément hors service, la gare tombe un peu en désuétude mais garde un charme certain. On se croirait dans une station du Fare-West, mais en 2010!Lieu mythique à ne pas manquer: le célèbre buffet d'Aouache, toujours tenu par Mme Kiki, où les deux chambres dite impériales (Hailé Sélassié y dormait), confortables au milieu d'un jardin verdoyant, sont quasi offertes à 135 birr la nuit. Un must pour qui veut revivre un pan de l'histoire éthiopienne.Les gorges de l'Awash, imposantes au pied de grands sommets volcaniques, sont facilement atteignables à pied en 5 minutes à partir de l'arrière de la gare. On traverse un campement Afar pour y accéder.Les routes La route Mojo (nœud routier après Bishoftu/Debre Zeyit) – Addis Abeba est le tronçon le plus meurtrier du réseau éthiopien. Evitez d'y rouler en minibus de jour et surtout de nuit! La circulation y est très dense, surtout à l'approche de la capitale (Dejem, Debre Zeyit, Akaki, Kalito, …), et les dépassements suicidaires sont légion. Pas un jour ne se passe sans que quelques morts ne renforcent les statistiques.De nombreuses routes sont re-surfacées (Sodo – Arba Minch) ou asphaltées en ce moment en Ethiopie. C'est notamment le cas de la route du Bale, de celle du Sud Omo, ou de nombreuses transversales dans le nord.Parc national du Bale La route Shashemene-Dodola est presque entièrement asphaltée et de bonne qualité, mis à part un tronçon en construction du côté de Kofele, imposant de nombreux détours en pleine campagne. Une façon originale de découvrir des lieux inédits. Le tronçon Dodola-Dinsho-Goba reste difficile avec un revêtement en pierre particulièrement cassant. La montée au col précédent Dinsho est complètement agrandie et retravaillée, elle sera asphaltée d'ici 2 ou 3 ans. La route traversant le plateau du Sanetti à partir de Goba et redescendant dans la forêt d'Harena est en bon état et facilement passable en 4x4, même après la pluie.Pour le retour du Bale, éviter le tronçon Dodola-Bekoji-Asela par le col au pied du Mont Kaka: il est complètement défoncé et très difficile.Sur la route du Bale quelques adresses intéressantes pour manger: à Mojo l'hôtel Deema, directement au carrefour principal menant à Nazreth ou au Kenya; à Ziway l'hôtel Tourist et sa terrasse ombragée; à Adaba l'Eedan Kaffee, dans une rue latérale, un havre de tranquillité au milieu d'un jardin luxuriant, d'excellents petits plats locaux servis avec un grand sourire.A Dodola le seul hôtel décent, le Bale Mountain Hotel, situé à côté de l'office du tourisme et de la station Shell, a vu son confort diminuer depuis notre premier séjour en 2003. Pour 60 birr, la chambre et surtout les toilettes-douche sont en piteux état. Quant au dîner à commander à la réception il est servi sous un auvent et de piètre qualité. Mais les alternatives à cet hôtel sont encore moins recommandables…A Goba l'hôtel Wabe Shebele, situé un peu en dehors de la ville dans un immense jardin fleuri, est de bon standing, avec un grand restaurant à la carte étendue. Les chambres sont confortables (228 birr pour une double avec eau chaude efficace) et tranquilles. Les petits hôtels situés au centre-ville (Yilma, Batu Terana) sont moins chers mais bruyants et à l'infrastructure souvent défaillante.Le parc national du Bale est une région extraordinaire, avec une flore (lobélies géantes, immortelles, …) et une faune (loups du Simien, innombrables oiseaux, rats-mulots, …) afro-alpines uniques. Le prix d'entrée pour un véhicule, 2 personnes et un guide (obligatoire) pour deux jours était de 820 birr en novembre 2009. Impossible d'y pénétrer sans les précieux sésames obtenus au quartier général du parc à Dinsho.Le plateau du Sanetti, à 4000m, est facilement atteignable en véhicule. Le Tullu Deemtu, second sommet d'Ethiopie, le domine de ses 4377m. Ce lieu perdu est quasi magique, l'univers très minéral des montagnes est unique en Ethiopie.Sur la route du retour du Bale il est toujours bon de se réadapter au climat plus clément de la vallée du Rift. Awassa est idéal pour retrouver ses esprits et se reposer au bord de son lac. Son marché aux poissons vaut le déplacement. Une adresse très recommandable à Awassa: le Lakeside Motel et le restaurant Dolce Vita (meilleur restaurant italien d'Ethiopie) attenant.Le Sud Omo Les routes et pistes dans le Sud Omo sont parmi les plus difficiles d'Ethiopie. Le tronçon Arba Minch – Konso est asphalté et en bonne état tout au long du lac Chamo, ensuite la piste est en travaux jusqu'avant Konso. La piste menant de Konso à Jinka par Weito et Key Afer est également en travaux, l'asphaltage devrait avoir lieu en partie en 2010, mais les nombreux passages de rivière à gué et les ponts emportés par les crues n'incitent pas à emprunter ce tronçon à la saison des pluies. Les pistes du Mago National Park (où vivent les Mursi) sont très dures et impraticables dès qu'il pleut. Le tronçon Key Afer – Dimeka – Turmi est également en réfection, pour l'instant la piste est rude mais l'asphaltage devrait permettre de joindre les deux villes en 1 heure d'ici 2011. Quant à la piste Turmi – Weito par Arbore elle n'est praticable qu'à la saison sèche car entrecoupée de nombreux torrents qui gonflent à la moindre pluie.A Arba Minch (ville en deux parties, la ville basse de Sikela et la ville haute de Shecha) différents nouveaux hôtels ont été construits sur la crête dominant le parc national de Nechisar. Certains sont de haut standing et chers. Mais le Bekele Mola bénéficie d'une situation privilégiée, avec une terrasse mythique à la vue imprenable et un restaurant agréable servant le poisson local sous différentes formes. Les bungalows partiellement rénovés sont à 180 birr en double. Le café Zebib, à Sikela, est bien centré, avec un jardin ombragé et d'excellentes pâtisseries arrosées de jus de fruits frais.Le village de Weito, à mi-chemin de Konso et de Key Afer, est situé à 900m d'altitude, au milieu d'une vaste plaine où l'ancien régime communiste avait installé une immense plantation de coton encore en activité. Le climat y est très chaud (50C au soleil, 38C à l'ombre début décembre). Le Meheret Café, avec ses paillottes ombragées, est un havre bienvenu après plusieurs heures de piste et sert des plats à prix farenji! A noter l'intéressant et très coloré marché du dimanche où se côtoient les ethnies Tsimai, Ari et Bana.Jinka est la plus grande ville du Sud Omo, dans une région montagneuse et très verte. Ici le paysage fait penser à celui de la région des grands lacs, on est très loin des hauts-plateaux du Shoa. L'ethnie dominant ici est le peuple Ari. Différents hôtels offrent un confort acceptable à des prix surfaits. Le Jinka Resort est très apprécié des tours opérateurs, avec un très bon restaurant aux prix étonnamment modérés. Le bungalow est à 460 birr (!) la nuit, à payer à l'avance à Addis Abeba auprès d'un bureau difficile à trouver (voir ici au milieu de la carte sous la croix). Un bel écomusée a été construit à Jinka par des universitaires allemands, toutes les ethnies du Sud Omo y sont représentées avec leurs outils, instruments et armes traditionnels. Depuis le musée construit sur une colline dominant la ville la vue embrasse toute la région, et un village Ari situé juste derrière peut être visité à pied.Le Mago National Park est une vaste plaine située 1000m plus bas que Jinka. On y accède en 4x4 par une piste très raide, après s'être acquitté des droits d'entrée et de guide (compter 720 birr au minimum pour l'entrée pour 2 personnes, le véhicule, le guide, le scout armé et la visite d'un village Mursi).Le peuple Mursi (dont les femmes portent encore le disque labial qui leur distend la lèvre inférieure) vit dans des cases rustiques dans la plaine entre les fleuves Omo et Mago. La visite de ce peuple primitif (parmi les derniers d'Afrique) est souvent difficile, les Mursi étant assez nerveux et imprévisibles. Y aller de préférence le matin car l'après-midi l'alcool acheté avec l'argent des touristes renforce une agressivité naturelle déjà forte! L'inflation aidant, les photos de Mursi coûtent 2 birr par personne photographiée et par déclenchement. Et les Mursi savent compter! La vie des Mursi (et des autres peuples du Sud Omo) et leur système social sont fortement perturbés par le tourisme, et leur vie pastorale devrait être très affectée par l'éventuelle construction du barrage géant Gilge Gibe III en amont sur l'Omo. Il reste donc peu de temps pour les découvrir avant que la civilisation dite moderne ne les transforme définitivement. Voir à ce sujet le magnifique livre que le photographe Hans Silvester a consacré aux peuples de l'Omo.Si vous n'avez la possibilité de visiter qu'un seul marché dans le Sud Omo, n'hésitez pas: celui de Key Afer est magnifique, très coloré, et rassemble trois ethnies (Bana, Tsemay et Hamer) tous les jeudis. On peut s'y promener en toute liberté, sans aucune pression et en photographiant sans contraintes (les portraits sont à 2 birr par personne). Un must!Les Hamer, autre ethnie célèbre du Sud Omo, vivent principalement autour de Dimeka et de Turmi. Cette dernière petite ville, perdue tout au sud de l'Ethiopie, est à 80 km du Kenya. Aucun réseau électrique ni mobile ici, seuls quelques bâtiments ont un générateur tournant quelques heures par jour. Il fait très chaud et les moustiques peuvent être agressifs en période humide (région à malaria garantie). Le camping local est "très simple" alors que l'Evangadi Lodge (35-50$ pour un beau bungalow, à négocier) offre un confort appréciable dans cette contrée où tout produit non local doit être amené d'Addis Abeba par camion, un voyage de 4 jours. L'hôtel Tourist est aussi recommandé, avec un restaurant agréable.Le peuple Hamer est absolument à découvrir. Les Hamer sont fiers, d'abord facile, souriants et sans aucune agressivité comme chez les Mursi. Les photos sont toujours à 2 birr, mais pour plusieurs clics! Ne pas hésiter à aller à leur rencontre et découvrir les hameaux situés à 1 ou 2 km de Turmi. Attention à la saison sèche: les serpents sont nombreux dans la région, bien regarder où l'on met les pieds. Les morsures de serpent sont d'ailleurs une des principales causes de mortalité dans les peuples du sud.Les Konso, célèbres pour leurs champs en terrasse, leurs statues funéraires en forme de totem et leur structure sociale élaborée, peuplent la région entre le lac Chamo et la plaine de Weito. Karat-Konso est leur capitale et de nombreux villages aux alentours peuvent être visités. Le Strawberry Fields Eco-Lodge à Konso offre des chambres confortables dans des tukuls (huttes locales), avec toilettes écologiques et douches bien conçues, restaurant bio et éclairage à énergie solaire. Une expérience inoubliable.La "nouvelle" route Sodo-Jimma Point de départ de la piste rénovée appelée "nouvelle route" menant à Jimma, Sodo est une ville bruyante et enfumée par les pots d'échappement des nombreux véhicules remontant sa rue principale. L'hôtel Bekele Mola, bien que décrépi, reste une bonne adresse avec un excellent restaurant fréquenté par les tour-opérateurs. Le confortable pavillon au milieu du jardin est une bonne affaire à 200 birr.La piste de 260 km, parfois très cassantes, menant à Jimma nécessite une journée de voyage en 4x4. Le relief est accidenté, on passe 6 cols et franchit 2 fleuves (Gilge et Omo). Par beau temps la vue est extraordinaire, avec de nombreux pitons et des terres cultivées jusqu'au haut des sommets.A Chida, ville à 80 km de Jimma, se méfier du restaurant au milieu de la ville: nous y avons dégusté un kitfo dont le beurre devait être rance, avec pour conséquence une infection intestinale soignée aux antibiotique et qui a influencé notablement notre fin de séjour abyssin…Le Central Jimma Hotel est confortable, la chambre double à 170 birr est appréciée après 10 jours dans le Sud Omo, et le restaurant offre un large choix de plats traditionnels et locaux.La route Jimma – Addis Abeba (350 km) est dans un état impeccable (construite par l'Espagne), le col descendant sur l'Omo est particulièrement impressionnant. Les paysages traversés sont splendides, les plaines avant la capitale sont le grenier à teff de l'Ethiopie.Voilà les premiers conseils et remarques que je pouvais rapidement mettre à votre disposition. A noter que je n'ai aucun intérêt dans les hôtels et restos que je décris! N'hésiter pas à me contacter pour plus de détails.
Voici donc quelques conseils tirés de me notes pour ceux qui veulent visiter ou revisiter la fabuleuse Ethiopie.
Visas et frontières Comme déjà annoncé sur le forum (voir ici) les visas de 3 mois à multiple entrées-sorties ne peuvent plus être obtenus à l'arrivée à l'aéroport de Bole. Seuls les visas d'un mois (1 entrée-sortie) peuvent facilement s'obtenir pour le prix de 17€ (avoir la somme exacte avec soi).Il est fortement recommandé de demander un visa de 3 mois auprès de la représentation éthiopienne dans son pays de résidence.Il est impossible d'obtenir une modification de visa en cours auprès du ministère de l'immigration sur Churchill Road. Seules les prolongations de visa peuvent être obtenues deux jours avant la fin de validité du visa en cours.Les frontières avec l'Erythrée et la Somalie ne peuvent pas être franchies par voie terrestre par les étrangers. Pour l'Erythrée il est nécessaire de passer par un des pays de la péninsule arabique ou du Golfe (la frontière Erythrée-Djibouti est complètement fermée).La frontière avec le Soudan semble toujours ouverte mais les modalités sont très fluctuantes, se renseigner à temps.Aéroport de Bole Les vols internes d'Ethiopian Airlines se font au départ du nouvel aéroport de Bole. Contrairement à certaines indications routières dans les environs de Bole l'ancienne aérogare n'est plus en service pour les vols internes.Si vos bagages ne sont pas arrivés à Addis Abeba (cas fréquent avec Turkish Airways, dû au temps de transfert trop court à Istanbul) ne paniquez pas. Le service des bagages perdus est situé à côté des tapis roulants délivrant les bagages (juste après le passage de l'émigration), les employés sont très compétents et le système complètement informatisé. Le papier que vous recevez vous permet d'accéder ensuite au service depuis le hall de l'aéroport lorsque vos bagages arrivent le lendemain (avec Turkish A.) ou plus tard.Les contrôles de sécurité sont sérieux à l'aéroport de Bole. Inutile donc de s'exciter si l'on vous demande trois fois d'enlever vos chaussures et/ou votre ceinture avant de passer un portique de sécurité. La Somalie n'est pas si loin!Vols Ethiopian Airlines Toutes les agences EA à Addis Abeba sont maintenant équipées de lecteurs de carte de crédit. Le personnel y est très compétent. Mais la palme revient au bureau EA de l'hôtel Hilton où le personnel se met réellement en quatre pour vous satisfaire.Prix et coût de la vie La situation économique catastrophique de l'Ethiopie induit une forte inflation. Les prix des produits de base ont plus que doublé en 12 mois. Par exemple un bœuf qui se négociait aux alentours de 3'500 birr il y a deux ans se vend aujourd'hui 10'000 birr!Cette inflation se ressent fortement dans les prix des hôtels et des restaurants. Un café à 1 birr il y a deux ans coûte aujourd'hui 3 birr, et même 26 birr à l'hôtel Hilton, havre de luxe au milieu d'Addis.Dans presque tous les hôtels, même les plus reculés de province, les prix pour les touristes (prix "farenj") sont souvent deux à trois fois plus élevés que pour les locaux (prix "habesha"). Il en va parfois de même pour les restaurants. D'aucun crierons au scandale, mais c'est oublier un peu vite que 1º ces prix restent très bas par rapport à notre niveau de vie d'occidentaux, et 2º que les devises du tourisme profitent directement à l'économie locale, alors que l'aide humanitaire est très fortement ponctionnée par la chaîne de corruption.Climat Alors que nous n'avons jamais vu une goutte de pluie en décembre-janvier lors de nos 5 précédents séjours en Ethiopie, l'hiver 2009-2010 est malheureusement venu démontrer que les changements climatiques se font aussi sentir dans la Corne de l'Afrique. Des pluies soutenues ont arrosé les hauts-plateaux, le Sud Omo, Dire Dawa et bien sûr Addis Abeba.Les statistiques de cet hiver montrent que les températures sont restées bien en-dessous de la moyenne à Addis Abeba.Internet Les cybercafés permettant l'accès à Internet pullulent dans tout le pays, mais le débit d'accès reste faible à très faible en province. Seuls certains shops et restaurants à Addis permettent un accès "normal" aux messageries classiques. Evitez de charger des pages riches en images, vous allez y perdre votre temps.La vitesse d'accès aux sites internet n'est pas fonction du matériel (PCs) mais des lignes téléphoniques bifilaires toujours en fonction en Ethiopie. Seules certaines entreprises ou administrations sont équipées de liaisons à fibre optique, dans la capitale. Les liaisons avec les villes reculées se font encore souvent par faisceaux hertziens, ce qui limite fortement le débit des accès vers la toile.La plupart des PC des cybercafés sont puissants, équipés de Windows XP ou Vista, avec des connecteurs USB bien utiles pour télécharger ses photos.Les sites de la diaspora et de l'opposition éthiopienne sont bloqués en Ethiopie, inutile donc de vouloir lire les nouvelles sur l'excellent Abbay Media.Un outil très utile et puissant pour utiliser vos programmes favoris sur un PC de cybercafé, à l'aide d'une clé USB: Liberkey, un ensemble génial de programmes préinstallés vous permettant aussi de charger vos applications favorites.A Addis un cybercafé très bon marché (5 birr pour 30 min) et au débit rapide: au bas de l'immeuble Arada (aussi appelé Twin's), dans une boutique partiellement cachée par des jouets.A Awassa le restaurant Lewi 3 sur la route de Moyale offre un accès acceptable, en plus d'être un endroit agréable pour boire un verre au milieu des nombreux étudiants de l'université proche.A Arba Minch plusieurs cybercafés ont été installés dans les nouveaux immeubles (pas encore sur la vue satellite) du campus au centre de Sikela.Même à Jinka, en plein Sud Omo, il est possible de lire ses courriels, certes avec une vitesse en relation avec la distance qui sépare les lieux de la capitale!Bières et autres boissons roboratives Les différentes bières éthiopiennes sont très bonnes, brassées selon des recettes allemandes, belges ou scandinaves éprouvées. Des marques comme Saint-Georges, Bedele (la fameuse Bedele Special), Harar Beer, Meta ou Bati font le bonheur des assoiffés et des connaisseurs. Seule la bière Dashen, appartenant au Sheikh Al-Moudi proche du gouvernement, est laissée de côté par la majorité des Ethiopiens.Le vin local Guder est distribué dans toute l'Ethiopie, mais les aléas de la vinification, du transport et surtout du stockage rendent la qualité très inconstante. Mais on ne fait pas la fine bouche lorsqu'on en boit un verre avec le dîner au fin fond du Sud Omo!Addis Abeba Les trajets en minibus Toyota Hiace (bleus et blancs) coûtent moins de 1 birr pour les trajets courts et au maximum 2 birr, par exemple pour un trajet Piazza-Meskel.Un endroit tranquille pour boire un verre ou manger dans un grand jardin au centre ville: l'Ambassador Park entre Ras Desta St. et l'hôtel Sheraton. Peu d'étrangers et beaucoup de verdure.Parmi les meilleurs magasins de souvenirs, toujours à des prix négociables: au coin de Churchill Rd. et de Nigeria Rd. au-dessus de l'immeuble d'Ethiopian Telecom. On y trouve de tout, du kitch et des antiquités plus ou moins vraies.Un must pour se rendre compte de la grandeur de la capitale: les collines d'Entoto, facilement atteignables en taxi ou en minibus. Ne pas hésiter à s'y promener, loin des harassements (you-you, give me money) de la ville. Deux kilomètre après la belle église d'Entoto Raguel un sentier permet de rejoindre les hauts d'Addis Abeba en traversant la forêt d'eucalyptus et en longeant des petits ruisseaux. C'est une façon intéressante de redescendre sur la ville, sans aucun danger et en faisant parfois de magnifiques rencontres. Me contacter en PM pour l'itinéraire exact.La plaine de Sululta située à une dizaine de kilomètres d'Addis permet d'admirer les crêtes d'Entoto depuis le nord. Les paysans de la région sont riches, la terre est généreuse, et de nombreuses industries nouvelles s'y développent, notamment une ferme où une française élève des canards et produit un délicieux fois gras qu'elle vend aux grands hôtels de la capitale.Autre endroit magique en plein Addis: la fondation Selam, initialement un orphelinat fondé par un couple suisse, et faisant office d'école hôtelière, de jardinerie, de ferme d'élevage (on y trouve les seuls lapins d'Addis), de centre technologique, de restaurant et bien plus encore. Un must à visiter sans contraintes.Dire Dawa Le trajet en "très vieux" taxi de l'aéroport au centre-ville coûte 60 birr, prix imposé et respecté par tous les chauffeurs attendant les touristes devant l'aérogare.Les bajajs, ces petits tricycles de fabrication indienne, pullulent à Dire Dawa. Rapides, mobiles et ouverts, ils ne coûtent que 1 birr par trajet. Pourquoi s'en priver?Bon choix d'hôtel, le Ras est un compromis entre le prix, la situation et le confort. L'hôtel Makonen, en face de la gare du train djibouto-éthiopien, est un must pour sa terrasse ombragée où l'on peut tout voir sans être vu, mais le confort est spartiate et les commodités très limitées et plus que malodorantes!Dire Dawa est la seconde ville d'Ethiopie, mais une grande partie de la vie active se passe autour de la gare. On y trouve des petits restaurants, des terrasses ombragées, quelques cybercafés et les dernières nouvelles du coin.Le restaurant Paradisio, sur la route d'Harar après l'hôtel Ras, offre une excellente cuisine italienne, en plus des plats traditionnels, notamment des pâtes maison dont on se souvient longtemps.La station des bus pour Addis est facilement accessible en taxi ou bajaj à 5 heures du matin (heure à laquelle il faut être sur place pour prendre son billet), éviter d'y aller à pied par raison de sécurité. Le trajet Dire Dawa – Addis Abeba coûte 92 birr dans un car relativement neuf, assez confortable, rapide et puissant. Bien sûr les compagnies Skybus et Selam offrent plus de confort, mais à un prix double ou triple.Awash Idéalement située sur la route menant d'Addis à Dire Dawa ou à Djibouti, la petite ville d'Awash (à deux pas du parc national du même nom) est non seulement une étape importante pour les milliers de routiers faisant la navette entre Addis et Djibouti, mais possède aussi une ancienne gare importante sur la ligne Djibouti-Addis. Le tronçon Dire Dawa-Addis Abeba étant momentanément hors service, la gare tombe un peu en désuétude mais garde un charme certain. On se croirait dans une station du Fare-West, mais en 2010!Lieu mythique à ne pas manquer: le célèbre buffet d'Aouache, toujours tenu par Mme Kiki, où les deux chambres dite impériales (Hailé Sélassié y dormait), confortables au milieu d'un jardin verdoyant, sont quasi offertes à 135 birr la nuit. Un must pour qui veut revivre un pan de l'histoire éthiopienne.Les gorges de l'Awash, imposantes au pied de grands sommets volcaniques, sont facilement atteignables à pied en 5 minutes à partir de l'arrière de la gare. On traverse un campement Afar pour y accéder.Les routes La route Mojo (nœud routier après Bishoftu/Debre Zeyit) – Addis Abeba est le tronçon le plus meurtrier du réseau éthiopien. Evitez d'y rouler en minibus de jour et surtout de nuit! La circulation y est très dense, surtout à l'approche de la capitale (Dejem, Debre Zeyit, Akaki, Kalito, …), et les dépassements suicidaires sont légion. Pas un jour ne se passe sans que quelques morts ne renforcent les statistiques.De nombreuses routes sont re-surfacées (Sodo – Arba Minch) ou asphaltées en ce moment en Ethiopie. C'est notamment le cas de la route du Bale, de celle du Sud Omo, ou de nombreuses transversales dans le nord.Parc national du Bale La route Shashemene-Dodola est presque entièrement asphaltée et de bonne qualité, mis à part un tronçon en construction du côté de Kofele, imposant de nombreux détours en pleine campagne. Une façon originale de découvrir des lieux inédits. Le tronçon Dodola-Dinsho-Goba reste difficile avec un revêtement en pierre particulièrement cassant. La montée au col précédent Dinsho est complètement agrandie et retravaillée, elle sera asphaltée d'ici 2 ou 3 ans. La route traversant le plateau du Sanetti à partir de Goba et redescendant dans la forêt d'Harena est en bon état et facilement passable en 4x4, même après la pluie.Pour le retour du Bale, éviter le tronçon Dodola-Bekoji-Asela par le col au pied du Mont Kaka: il est complètement défoncé et très difficile.Sur la route du Bale quelques adresses intéressantes pour manger: à Mojo l'hôtel Deema, directement au carrefour principal menant à Nazreth ou au Kenya; à Ziway l'hôtel Tourist et sa terrasse ombragée; à Adaba l'Eedan Kaffee, dans une rue latérale, un havre de tranquillité au milieu d'un jardin luxuriant, d'excellents petits plats locaux servis avec un grand sourire.A Dodola le seul hôtel décent, le Bale Mountain Hotel, situé à côté de l'office du tourisme et de la station Shell, a vu son confort diminuer depuis notre premier séjour en 2003. Pour 60 birr, la chambre et surtout les toilettes-douche sont en piteux état. Quant au dîner à commander à la réception il est servi sous un auvent et de piètre qualité. Mais les alternatives à cet hôtel sont encore moins recommandables…A Goba l'hôtel Wabe Shebele, situé un peu en dehors de la ville dans un immense jardin fleuri, est de bon standing, avec un grand restaurant à la carte étendue. Les chambres sont confortables (228 birr pour une double avec eau chaude efficace) et tranquilles. Les petits hôtels situés au centre-ville (Yilma, Batu Terana) sont moins chers mais bruyants et à l'infrastructure souvent défaillante.Le parc national du Bale est une région extraordinaire, avec une flore (lobélies géantes, immortelles, …) et une faune (loups du Simien, innombrables oiseaux, rats-mulots, …) afro-alpines uniques. Le prix d'entrée pour un véhicule, 2 personnes et un guide (obligatoire) pour deux jours était de 820 birr en novembre 2009. Impossible d'y pénétrer sans les précieux sésames obtenus au quartier général du parc à Dinsho.Le plateau du Sanetti, à 4000m, est facilement atteignable en véhicule. Le Tullu Deemtu, second sommet d'Ethiopie, le domine de ses 4377m. Ce lieu perdu est quasi magique, l'univers très minéral des montagnes est unique en Ethiopie.Sur la route du retour du Bale il est toujours bon de se réadapter au climat plus clément de la vallée du Rift. Awassa est idéal pour retrouver ses esprits et se reposer au bord de son lac. Son marché aux poissons vaut le déplacement. Une adresse très recommandable à Awassa: le Lakeside Motel et le restaurant Dolce Vita (meilleur restaurant italien d'Ethiopie) attenant.Le Sud Omo Les routes et pistes dans le Sud Omo sont parmi les plus difficiles d'Ethiopie. Le tronçon Arba Minch – Konso est asphalté et en bonne état tout au long du lac Chamo, ensuite la piste est en travaux jusqu'avant Konso. La piste menant de Konso à Jinka par Weito et Key Afer est également en travaux, l'asphaltage devrait avoir lieu en partie en 2010, mais les nombreux passages de rivière à gué et les ponts emportés par les crues n'incitent pas à emprunter ce tronçon à la saison des pluies. Les pistes du Mago National Park (où vivent les Mursi) sont très dures et impraticables dès qu'il pleut. Le tronçon Key Afer – Dimeka – Turmi est également en réfection, pour l'instant la piste est rude mais l'asphaltage devrait permettre de joindre les deux villes en 1 heure d'ici 2011. Quant à la piste Turmi – Weito par Arbore elle n'est praticable qu'à la saison sèche car entrecoupée de nombreux torrents qui gonflent à la moindre pluie.A Arba Minch (ville en deux parties, la ville basse de Sikela et la ville haute de Shecha) différents nouveaux hôtels ont été construits sur la crête dominant le parc national de Nechisar. Certains sont de haut standing et chers. Mais le Bekele Mola bénéficie d'une situation privilégiée, avec une terrasse mythique à la vue imprenable et un restaurant agréable servant le poisson local sous différentes formes. Les bungalows partiellement rénovés sont à 180 birr en double. Le café Zebib, à Sikela, est bien centré, avec un jardin ombragé et d'excellentes pâtisseries arrosées de jus de fruits frais.Le village de Weito, à mi-chemin de Konso et de Key Afer, est situé à 900m d'altitude, au milieu d'une vaste plaine où l'ancien régime communiste avait installé une immense plantation de coton encore en activité. Le climat y est très chaud (50C au soleil, 38C à l'ombre début décembre). Le Meheret Café, avec ses paillottes ombragées, est un havre bienvenu après plusieurs heures de piste et sert des plats à prix farenji! A noter l'intéressant et très coloré marché du dimanche où se côtoient les ethnies Tsimai, Ari et Bana.Jinka est la plus grande ville du Sud Omo, dans une région montagneuse et très verte. Ici le paysage fait penser à celui de la région des grands lacs, on est très loin des hauts-plateaux du Shoa. L'ethnie dominant ici est le peuple Ari. Différents hôtels offrent un confort acceptable à des prix surfaits. Le Jinka Resort est très apprécié des tours opérateurs, avec un très bon restaurant aux prix étonnamment modérés. Le bungalow est à 460 birr (!) la nuit, à payer à l'avance à Addis Abeba auprès d'un bureau difficile à trouver (voir ici au milieu de la carte sous la croix). Un bel écomusée a été construit à Jinka par des universitaires allemands, toutes les ethnies du Sud Omo y sont représentées avec leurs outils, instruments et armes traditionnels. Depuis le musée construit sur une colline dominant la ville la vue embrasse toute la région, et un village Ari situé juste derrière peut être visité à pied.Le Mago National Park est une vaste plaine située 1000m plus bas que Jinka. On y accède en 4x4 par une piste très raide, après s'être acquitté des droits d'entrée et de guide (compter 720 birr au minimum pour l'entrée pour 2 personnes, le véhicule, le guide, le scout armé et la visite d'un village Mursi).Le peuple Mursi (dont les femmes portent encore le disque labial qui leur distend la lèvre inférieure) vit dans des cases rustiques dans la plaine entre les fleuves Omo et Mago. La visite de ce peuple primitif (parmi les derniers d'Afrique) est souvent difficile, les Mursi étant assez nerveux et imprévisibles. Y aller de préférence le matin car l'après-midi l'alcool acheté avec l'argent des touristes renforce une agressivité naturelle déjà forte! L'inflation aidant, les photos de Mursi coûtent 2 birr par personne photographiée et par déclenchement. Et les Mursi savent compter! La vie des Mursi (et des autres peuples du Sud Omo) et leur système social sont fortement perturbés par le tourisme, et leur vie pastorale devrait être très affectée par l'éventuelle construction du barrage géant Gilge Gibe III en amont sur l'Omo. Il reste donc peu de temps pour les découvrir avant que la civilisation dite moderne ne les transforme définitivement. Voir à ce sujet le magnifique livre que le photographe Hans Silvester a consacré aux peuples de l'Omo.Si vous n'avez la possibilité de visiter qu'un seul marché dans le Sud Omo, n'hésitez pas: celui de Key Afer est magnifique, très coloré, et rassemble trois ethnies (Bana, Tsemay et Hamer) tous les jeudis. On peut s'y promener en toute liberté, sans aucune pression et en photographiant sans contraintes (les portraits sont à 2 birr par personne). Un must!Les Hamer, autre ethnie célèbre du Sud Omo, vivent principalement autour de Dimeka et de Turmi. Cette dernière petite ville, perdue tout au sud de l'Ethiopie, est à 80 km du Kenya. Aucun réseau électrique ni mobile ici, seuls quelques bâtiments ont un générateur tournant quelques heures par jour. Il fait très chaud et les moustiques peuvent être agressifs en période humide (région à malaria garantie). Le camping local est "très simple" alors que l'Evangadi Lodge (35-50$ pour un beau bungalow, à négocier) offre un confort appréciable dans cette contrée où tout produit non local doit être amené d'Addis Abeba par camion, un voyage de 4 jours. L'hôtel Tourist est aussi recommandé, avec un restaurant agréable.Le peuple Hamer est absolument à découvrir. Les Hamer sont fiers, d'abord facile, souriants et sans aucune agressivité comme chez les Mursi. Les photos sont toujours à 2 birr, mais pour plusieurs clics! Ne pas hésiter à aller à leur rencontre et découvrir les hameaux situés à 1 ou 2 km de Turmi. Attention à la saison sèche: les serpents sont nombreux dans la région, bien regarder où l'on met les pieds. Les morsures de serpent sont d'ailleurs une des principales causes de mortalité dans les peuples du sud.Les Konso, célèbres pour leurs champs en terrasse, leurs statues funéraires en forme de totem et leur structure sociale élaborée, peuplent la région entre le lac Chamo et la plaine de Weito. Karat-Konso est leur capitale et de nombreux villages aux alentours peuvent être visités. Le Strawberry Fields Eco-Lodge à Konso offre des chambres confortables dans des tukuls (huttes locales), avec toilettes écologiques et douches bien conçues, restaurant bio et éclairage à énergie solaire. Une expérience inoubliable.La "nouvelle" route Sodo-Jimma Point de départ de la piste rénovée appelée "nouvelle route" menant à Jimma, Sodo est une ville bruyante et enfumée par les pots d'échappement des nombreux véhicules remontant sa rue principale. L'hôtel Bekele Mola, bien que décrépi, reste une bonne adresse avec un excellent restaurant fréquenté par les tour-opérateurs. Le confortable pavillon au milieu du jardin est une bonne affaire à 200 birr.La piste de 260 km, parfois très cassantes, menant à Jimma nécessite une journée de voyage en 4x4. Le relief est accidenté, on passe 6 cols et franchit 2 fleuves (Gilge et Omo). Par beau temps la vue est extraordinaire, avec de nombreux pitons et des terres cultivées jusqu'au haut des sommets.A Chida, ville à 80 km de Jimma, se méfier du restaurant au milieu de la ville: nous y avons dégusté un kitfo dont le beurre devait être rance, avec pour conséquence une infection intestinale soignée aux antibiotique et qui a influencé notablement notre fin de séjour abyssin…Le Central Jimma Hotel est confortable, la chambre double à 170 birr est appréciée après 10 jours dans le Sud Omo, et le restaurant offre un large choix de plats traditionnels et locaux.La route Jimma – Addis Abeba (350 km) est dans un état impeccable (construite par l'Espagne), le col descendant sur l'Omo est particulièrement impressionnant. Les paysages traversés sont splendides, les plaines avant la capitale sont le grenier à teff de l'Ethiopie.Voilà les premiers conseils et remarques que je pouvais rapidement mettre à votre disposition. A noter que je n'ai aucun intérêt dans les hôtels et restos que je décris! N'hésiter pas à me contacter pour plus de détails.
😉 qq'un sait il qq chose sur les possibiltés de vendre une voiture européenne arrivée en Ethiopie ?
Démarches ? Douane ? Type de voitures recherchées. 4x4 ? Diesel ou essence ? âge ?
😏Par avance GRAND merci pour toutes infos issues du terrain
Démarches ? Douane ? Type de voitures recherchées. 4x4 ? Diesel ou essence ? âge ?
😏Par avance GRAND merci pour toutes infos issues du terrain
Bonsoir,
Y aurait il parmis les membres quelqu'un qui aurait déjà effectué ce parcours ?
j'aimerai le réaliser à la fin de notre séjour à Djibouti et pour le préparer je cherche à reccueillir des infos ou mieux un retour d'expérience.
L'itinéraire n'est pas encore défini mais j'ai une préférence pour celui ci :
Djibouti > Ethiopie > Soudan > Tchad > Niger > Mali > Mauritanie > Maroc .... Espagne et maison 😉
Merci pour vos réponses futures.
Séb
Bonjour
je rentre d'Ethiopie où j'ai pu terminer mon périple dans la vallée de l'OMO; je n'avais pu le faire en juin à cause de pluies qui rendaient les pistes impraticables..
J'ai donc pas mal d'infos sur ce pays et cet endroit. (JINKA comme point de départ)
Puis, j'ai testé le chemin de fer entre Dire Dawa et Djibouti. 3 départs par semaine et 85 birr en 1ère; Ne pas hésiter car la seconde est à 65 birrs et pas de place pour s'assoeoir. Départ le matin à 8h 30 et arrivée a Djibouti la nuit vers 20h. On perd une heure à chaque passage de frontière. Donc 1 heure en quittant l'Ethiopie et une heure en entrant à Djibouti. possibilité d'obetenir un visa temp touristique de 10 jours pour 3000Francs Djiboutens ( 20us$);; Djibouti... Cher, assez sale et vraiment peu de chose à y faire..
le seul hotel abordable et propre est l'hotel de France à coté (derrière) l'assemblée nationale ) Environ 35 Dollars sans le petit dej. propre.
ne pas confondre avec l'hotel de l'Europe.. Sur la grand place MENELIK. les prix ne sont pas les mêmes...!!!
Pour le change et éventuellement du cash avec la visa ou la Master. Sur la place Menélik. Un changeur trés connu et réglo. demandez l'INDHOU... de son vrai nom Prakash MEHTA...On peut aussi changer dans la rue perpendiculaire auprés des femmes qui vendent des bricoles; En cas de besoins urgents...
Difficile de se rendre à ASMARA en bus. Peu ou pas de communication entre Djibouti et ASSAB; c'est possible mais prévoir du temps...
les Cies Aériennes sont toutes regroupées dans le même secteur. prés de la place Ménélik. Ethiopian; Djibouti airlines et Erytrée Airlines.
Attention, ils ne veulent pas venbdre d'aller simple pour ASMARA en avion. il faut absolument un billet retour. 250 Euros payable avec carte Visa ou Amex. 2 à 3 vols par semaines. Avion souvent vide.
A l'arrivée à ASMARA, il y a un individu fort peu sympathique qui gère les relations avec les chauffeurs de taxi. Il a organisé tout ça en mafia. le prix maxi maxi est de 150 Nakfa. Et faites attention, si vous êtes 2 à partager un taxi pour des hotels voisins, il veut voius faire prendre 2 taxi différents.
Asmara possède suffisemment de petites pensions. mais le confort et la propreté sont assez inégaux..
J'ai choisi le "SAVANNA Hotel" 40US $ pour une simple avec petit dèj. Chambres impeccables et spacieuses.. Rien à redire . Excellent service. Tel 116183- 202141 -202142 Un peu excentré mais rien de bien méchant. Dans une rue tres calme. Un petit bémol pour la boîte Disco au sous-sol mais cela s'arrete tot dans la soirée..
Ne laissez pas votre billet de retour en Europe à votre hotel de départ car à Djibouti, on ne vous vendra (théoriquement) pas d'aller simple pour Addis ou Dire dawa. obtention trés rapide du visa Ethiopien à la toute nouvelle ambassade d'Ethiopie. (20 us $)
Voilà pour l'essentiel.
Bus frequents (entre 2 à 3 heures pour Mawassa; 30 nakfa.. mais possibilité louer une voiture à l'hotel qui arrange tout ça pour 80 $ en 4x4 . parfaitement inutile d'ailleurs...!! Route superbe et bien entretenue. essayez le train s'ils ont du charbon pour la loco...!!!!
bus direct également pour ASSAB . la journée entière. pas cher.
Si vous voulez d'autres infos; dépêchez vous car dimanche je pars en Tanzanie et je ne reviens qu'en fin de mois.
je rentre d'Ethiopie où j'ai pu terminer mon périple dans la vallée de l'OMO; je n'avais pu le faire en juin à cause de pluies qui rendaient les pistes impraticables..
J'ai donc pas mal d'infos sur ce pays et cet endroit. (JINKA comme point de départ)
Puis, j'ai testé le chemin de fer entre Dire Dawa et Djibouti. 3 départs par semaine et 85 birr en 1ère; Ne pas hésiter car la seconde est à 65 birrs et pas de place pour s'assoeoir. Départ le matin à 8h 30 et arrivée a Djibouti la nuit vers 20h. On perd une heure à chaque passage de frontière. Donc 1 heure en quittant l'Ethiopie et une heure en entrant à Djibouti. possibilité d'obetenir un visa temp touristique de 10 jours pour 3000Francs Djiboutens ( 20us$);; Djibouti... Cher, assez sale et vraiment peu de chose à y faire..
le seul hotel abordable et propre est l'hotel de France à coté (derrière) l'assemblée nationale ) Environ 35 Dollars sans le petit dej. propre.
ne pas confondre avec l'hotel de l'Europe.. Sur la grand place MENELIK. les prix ne sont pas les mêmes...!!!
Pour le change et éventuellement du cash avec la visa ou la Master. Sur la place Menélik. Un changeur trés connu et réglo. demandez l'INDHOU... de son vrai nom Prakash MEHTA...On peut aussi changer dans la rue perpendiculaire auprés des femmes qui vendent des bricoles; En cas de besoins urgents...
Difficile de se rendre à ASMARA en bus. Peu ou pas de communication entre Djibouti et ASSAB; c'est possible mais prévoir du temps...
les Cies Aériennes sont toutes regroupées dans le même secteur. prés de la place Ménélik. Ethiopian; Djibouti airlines et Erytrée Airlines.
Attention, ils ne veulent pas venbdre d'aller simple pour ASMARA en avion. il faut absolument un billet retour. 250 Euros payable avec carte Visa ou Amex. 2 à 3 vols par semaines. Avion souvent vide.
A l'arrivée à ASMARA, il y a un individu fort peu sympathique qui gère les relations avec les chauffeurs de taxi. Il a organisé tout ça en mafia. le prix maxi maxi est de 150 Nakfa. Et faites attention, si vous êtes 2 à partager un taxi pour des hotels voisins, il veut voius faire prendre 2 taxi différents.
Asmara possède suffisemment de petites pensions. mais le confort et la propreté sont assez inégaux..
J'ai choisi le "SAVANNA Hotel" 40US $ pour une simple avec petit dèj. Chambres impeccables et spacieuses.. Rien à redire . Excellent service. Tel 116183- 202141 -202142 Un peu excentré mais rien de bien méchant. Dans une rue tres calme. Un petit bémol pour la boîte Disco au sous-sol mais cela s'arrete tot dans la soirée..
Ne laissez pas votre billet de retour en Europe à votre hotel de départ car à Djibouti, on ne vous vendra (théoriquement) pas d'aller simple pour Addis ou Dire dawa. obtention trés rapide du visa Ethiopien à la toute nouvelle ambassade d'Ethiopie. (20 us $)
Voilà pour l'essentiel.
Bus frequents (entre 2 à 3 heures pour Mawassa; 30 nakfa.. mais possibilité louer une voiture à l'hotel qui arrange tout ça pour 80 $ en 4x4 . parfaitement inutile d'ailleurs...!! Route superbe et bien entretenue. essayez le train s'ils ont du charbon pour la loco...!!!!
bus direct également pour ASSAB . la journée entière. pas cher.
Si vous voulez d'autres infos; dépêchez vous car dimanche je pars en Tanzanie et je ne reviens qu'en fin de mois.
Bonsoir !
J'aimerai me rendre à Djibouti pou les fêtes de fin d'année. Sur les sites internet de vente de billets, c'est horriblement cher, environ 1100 euros et quelques 22 heures à l'aller comme au retour.
Connaissez-vous une agence sur Paris ou ailleurs qui propose des vols moins chers ? Ou un site internet ?
A moins qu'on ne puisse arriver jusqu'à Addis et de là continuer sur Djibouti par train ou bus :-( ?
Merci de votre aide
A moins qu'on ne puisse arriver jusqu'à Addis et de là continuer sur Djibouti par train ou bus :-( ?
Merci de votre aide
Amis voyageurs bonjour!😉
Je suis parti en Ethiopie au mois de novembre 2013 et j'aimerai partager avec vous ce voyage intense dans une des contrées les plus belles de notre planète, pour vous donner envie de partir à votre tour. Récit d'un mois de trek inoubliable :
Arrivé à Addis Ababa, je flâne dans la ville. Tout autour de moi ce n'est qu'un grand chantier de construction, les immeubles s'érigent par dizaines avec des échafaudages sommaires en bois. Mes errances me conduisent au marché qui, dit-on, est un des plus grands d'Afrique. Je visite l'ancien Palais du négus Haïlé Sélassié, on y voit les appartements de l'empereur et ceux de la Reine tels qu'ils l'ont laissé. Puis le musée national, où je rencontre notre ancêtre à tous l'australopithèque Lucie. Pas de doute, je suis bien dans le berceau de l'humanité.
Mon chemin se poursuit vers Gondar, ancienne capitale, où la visite des châteaux fortifiés du roi Fasiladès I et des ses descendants me plongent dans l'Histoire. Un petit tour à Debark pour remplir quelques papiers d'autorisation pour entrer dans le parc national du Simien, et l'aventure commence.
Sankaber sera le point de départ d'un trek qui me mènera des hauts plateaux d'Abyssinie aux confins du triangle Afar. Dès le premier jour de marche, la rencontre avec les gardiens de ces montagnes, les babouins gélada endémiques à l'Ethiopie, me font réaliser la beauté de ces territoires vierges. A des kilomètres à la ronde, le panorama est vertigineux et verdoyant.
Je m'enfonce dans les forêts enchanteresses où le lichen pend aux branches des arbres en leur donnant un côté mystique. Je ne tarde pas à rencontrer les bergers qui peuplent ces montagnes. L'Ethiopie est un pays où la population est composée à 90% d'agriculteurs et d'éleveurs. Leur hospitalité est désarmante, chacun d'entre eux insiste pour me faire entrer chez lui, pour participer à une cérémonie du café à l'intérieur de leur demeure de pierre et de branchage. C'est une véritable institution ici. Les grains sont d'abord torréfiés, puis on nous souffle la fumée qui s'en dégage au visage, en signe de partage. Puis on ajoute l'eau. Il faut boire trois tasse : la première est corsée, la deuxième est plus douce, et la troisième, bien diluée. Le soir, les bivouacs dans les tentes, autour d'un feu, sont des moments privilégiés sous un ciel jonché d'étoiles.
A raison de sept à neuf heures de marche par jour, j'arrive bientôt au Ras Dashen, le plus haut sommet du pays, à 4543 m. Une rencontre poignante avec les enfants du Ras Dashen me fait relativiser tous mes soucis d'occidental. Ils vivent sur les sommets à l'année pour garder les troupeaux de bétails. Rarement, leur parents leurs rendent visite pour les approvisionner. Le soir ils se réfugient avec les bêtes dans des grottes pour se réchauffer. Certains n'ont pas plus de sept ans.
A partir de là, je commence à perdre de l'altitude et les versants sont de plus en plus cultivés, notamment par le tef, la céréale prédominante, qui sert à fabriquer les galette d'injera, le plat national. Perso je ne suis pas fan des produits fermentés, mais on finit par s'y faire, et les sauces qui accompagnent sont délicieuses.
Petit à petit, ; j'arrive dans le Tigray, où je m'essaye pour la première fois à l'escalade, sur le mont ghéralta. En haut de ces pythons rocheux se cachent des églises troglodytes dont certaines datent du 4ème siècle, et les fresques sont grandioses. Ces bâtiments prodigieux creusés dans la roche sont encore en activité aujourd'hui et des prêtres orthodoxes y officient. Ils sont déjà difficiles d'accès à la montée, mais j'étais tellement pressé de les découvrir que je n'avais même pas pensé à la descente. C'est sportif, mais la récompense en vaut largement la peine. Le soir je plante ma tente dans des écoles de village où les enfants par dizaines m'accueillent en fanfare. Même si on ne parle pas la même langue, on chante.
Je continue à descendre les sentiers, de villages en villages, en traversant des paysages féeriques et variés, jusqu'au moment où je gagne une petite agglomération, où je m'engouffre dans un 4x4 direction le Dallol. Probablement le site le plus incroyable qu'il m'est été donné de voir dans ma courte vie. Dans ce cratère, les affleurements de souffre et d'oxyde de fer laissent apparaître sur le sol des couleurs hallucinantes. Jaune vif, orange profond, vert fluorescent, on se croirait sur une autre planète.
Au pied du Dallol, je découvre les Afars, qui récoltent le sel sur une mer asséchée, sous le soleil de plomb de l'endroit le plus chaud sur Terre. Ils le transportent par caravanes chamelières jusqu'aux endroits où il est absent, et pourtant si utile à la vie. Deux jours durant, je suis les caravanes dans le désert.
Ma route se poursuit sur le volcan Erta Ale, dont je fais l'ascension de nuit. Au petit matin, un rêve de gosse se réalise : je suis au bors de la caldeira, où j'admire le lac de lave en fusion, une fenêtre en direct sur les entrailles de la terre. On ne se rend ici qu'escorté de militaires, à cause de la frontière toute proche avec l'Erythrée.
Mes pas me mènent ensuite au lac Abbé, qui marque la frontière avec la république de Djibouti. Je passe une nuit dans cet endroit lunaire dans une daboïta, l'habitat traditionnel des Afars, avant d'entrer à Djibouti. Je poursuit mon périple jusqu'au lac Assal, où la banquise de sel m'accueille pour un autre paysage à couper le souffle.
Je rejoins tranquillement la bourgade de Bankoualé, où les habitants me prennent sous leur aile. Je me repose un peu de ce voyage qui aura été le plus sportif que j'ai jamais entrepris, mais aussi assurément l'un des plus marquant. Je me remet de mes émotions en pratiquant un peu de snorkelling le long des récifs de la mer Rouge qui grouillent de vie sous marine.
Pour finir, j'emprunte un boutre, une embarcation lourde en bois, pour rejoindre le port de Djibouti ville. Le capitaine me laisse la barre du bateau pendant une bonne heure et s'en va boire quelques bières, mais il revient à temps pour redresser le cap et j'arrive finalement à point nommé, au point final de mon voyage, où je reprends l'avion direction Paris la tête chargée de souvenirs et d'espoirs de revenir un jour.
Voilà 🙂, j'espère que ça vous aura plus et que ça vous aura donné des idées!
J'ai réalisé une vidéo qui retrace mon parcours, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, ça se passe ici : http://www.youtube.com/watch?v=69oS6Iw32ao
Et si vous voulez prolonger l'aventure avec un article et des photos, voici le lien sur mon blog : http://globexplo.com/trek-ethiopie-djibouti
A bientôt pour un nouveau périple!
Je suis parti en Ethiopie au mois de novembre 2013 et j'aimerai partager avec vous ce voyage intense dans une des contrées les plus belles de notre planète, pour vous donner envie de partir à votre tour. Récit d'un mois de trek inoubliable :
Arrivé à Addis Ababa, je flâne dans la ville. Tout autour de moi ce n'est qu'un grand chantier de construction, les immeubles s'érigent par dizaines avec des échafaudages sommaires en bois. Mes errances me conduisent au marché qui, dit-on, est un des plus grands d'Afrique. Je visite l'ancien Palais du négus Haïlé Sélassié, on y voit les appartements de l'empereur et ceux de la Reine tels qu'ils l'ont laissé. Puis le musée national, où je rencontre notre ancêtre à tous l'australopithèque Lucie. Pas de doute, je suis bien dans le berceau de l'humanité.
Mon chemin se poursuit vers Gondar, ancienne capitale, où la visite des châteaux fortifiés du roi Fasiladès I et des ses descendants me plongent dans l'Histoire. Un petit tour à Debark pour remplir quelques papiers d'autorisation pour entrer dans le parc national du Simien, et l'aventure commence.
Sankaber sera le point de départ d'un trek qui me mènera des hauts plateaux d'Abyssinie aux confins du triangle Afar. Dès le premier jour de marche, la rencontre avec les gardiens de ces montagnes, les babouins gélada endémiques à l'Ethiopie, me font réaliser la beauté de ces territoires vierges. A des kilomètres à la ronde, le panorama est vertigineux et verdoyant.
Je m'enfonce dans les forêts enchanteresses où le lichen pend aux branches des arbres en leur donnant un côté mystique. Je ne tarde pas à rencontrer les bergers qui peuplent ces montagnes. L'Ethiopie est un pays où la population est composée à 90% d'agriculteurs et d'éleveurs. Leur hospitalité est désarmante, chacun d'entre eux insiste pour me faire entrer chez lui, pour participer à une cérémonie du café à l'intérieur de leur demeure de pierre et de branchage. C'est une véritable institution ici. Les grains sont d'abord torréfiés, puis on nous souffle la fumée qui s'en dégage au visage, en signe de partage. Puis on ajoute l'eau. Il faut boire trois tasse : la première est corsée, la deuxième est plus douce, et la troisième, bien diluée. Le soir, les bivouacs dans les tentes, autour d'un feu, sont des moments privilégiés sous un ciel jonché d'étoiles.
A raison de sept à neuf heures de marche par jour, j'arrive bientôt au Ras Dashen, le plus haut sommet du pays, à 4543 m. Une rencontre poignante avec les enfants du Ras Dashen me fait relativiser tous mes soucis d'occidental. Ils vivent sur les sommets à l'année pour garder les troupeaux de bétails. Rarement, leur parents leurs rendent visite pour les approvisionner. Le soir ils se réfugient avec les bêtes dans des grottes pour se réchauffer. Certains n'ont pas plus de sept ans.
A partir de là, je commence à perdre de l'altitude et les versants sont de plus en plus cultivés, notamment par le tef, la céréale prédominante, qui sert à fabriquer les galette d'injera, le plat national. Perso je ne suis pas fan des produits fermentés, mais on finit par s'y faire, et les sauces qui accompagnent sont délicieuses.
Petit à petit, ; j'arrive dans le Tigray, où je m'essaye pour la première fois à l'escalade, sur le mont ghéralta. En haut de ces pythons rocheux se cachent des églises troglodytes dont certaines datent du 4ème siècle, et les fresques sont grandioses. Ces bâtiments prodigieux creusés dans la roche sont encore en activité aujourd'hui et des prêtres orthodoxes y officient. Ils sont déjà difficiles d'accès à la montée, mais j'étais tellement pressé de les découvrir que je n'avais même pas pensé à la descente. C'est sportif, mais la récompense en vaut largement la peine. Le soir je plante ma tente dans des écoles de village où les enfants par dizaines m'accueillent en fanfare. Même si on ne parle pas la même langue, on chante.
Je continue à descendre les sentiers, de villages en villages, en traversant des paysages féeriques et variés, jusqu'au moment où je gagne une petite agglomération, où je m'engouffre dans un 4x4 direction le Dallol. Probablement le site le plus incroyable qu'il m'est été donné de voir dans ma courte vie. Dans ce cratère, les affleurements de souffre et d'oxyde de fer laissent apparaître sur le sol des couleurs hallucinantes. Jaune vif, orange profond, vert fluorescent, on se croirait sur une autre planète.
Au pied du Dallol, je découvre les Afars, qui récoltent le sel sur une mer asséchée, sous le soleil de plomb de l'endroit le plus chaud sur Terre. Ils le transportent par caravanes chamelières jusqu'aux endroits où il est absent, et pourtant si utile à la vie. Deux jours durant, je suis les caravanes dans le désert.
Ma route se poursuit sur le volcan Erta Ale, dont je fais l'ascension de nuit. Au petit matin, un rêve de gosse se réalise : je suis au bors de la caldeira, où j'admire le lac de lave en fusion, une fenêtre en direct sur les entrailles de la terre. On ne se rend ici qu'escorté de militaires, à cause de la frontière toute proche avec l'Erythrée.
Mes pas me mènent ensuite au lac Abbé, qui marque la frontière avec la république de Djibouti. Je passe une nuit dans cet endroit lunaire dans une daboïta, l'habitat traditionnel des Afars, avant d'entrer à Djibouti. Je poursuit mon périple jusqu'au lac Assal, où la banquise de sel m'accueille pour un autre paysage à couper le souffle.
Je rejoins tranquillement la bourgade de Bankoualé, où les habitants me prennent sous leur aile. Je me repose un peu de ce voyage qui aura été le plus sportif que j'ai jamais entrepris, mais aussi assurément l'un des plus marquant. Je me remet de mes émotions en pratiquant un peu de snorkelling le long des récifs de la mer Rouge qui grouillent de vie sous marine.
Pour finir, j'emprunte un boutre, une embarcation lourde en bois, pour rejoindre le port de Djibouti ville. Le capitaine me laisse la barre du bateau pendant une bonne heure et s'en va boire quelques bières, mais il revient à temps pour redresser le cap et j'arrive finalement à point nommé, au point final de mon voyage, où je reprends l'avion direction Paris la tête chargée de souvenirs et d'espoirs de revenir un jour.
Voilà 🙂, j'espère que ça vous aura plus et que ça vous aura donné des idées!
J'ai réalisé une vidéo qui retrace mon parcours, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, ça se passe ici : http://www.youtube.com/watch?v=69oS6Iw32ao
Et si vous voulez prolonger l'aventure avec un article et des photos, voici le lien sur mon blog : http://globexplo.com/trek-ethiopie-djibouti
A bientôt pour un nouveau périple!
Ceci est un extrait des mes mails lors de ce dernier voyage ou je raconte mes péripities à ma famille, mes amis.....
je suis arrive en vie, avec trois heures de retard, mais le mec de l hotel que j avais reserver d avance m a attendu. Tres bonne premiere impression, Sanaa est une ville magnifique de nuit. Le yemen reste quand meme destabilisant au premier abord vu que 50% des mecs se prommennent qvec une kalachnikov sous le bras et qu ils ont tous un immense couteau a la ceinture.
jusque la je suis en vie, en esperant que ca dure.
bises dju
Al salam aleikhoum, Ca y est j ai survecu a ma premiere journee au yemen. A 5h du mat je me suis fait reveiller par des hurlement, c etait l appel de la mosquee pour la premiere priere. Ici, les travaileurs n ont aucune excuse s ils sont en retard au boulot, mais bordel, ils peuvent pas s acheter un revei ??????????l(il n y a pas de point d exclamation sur les claviers arabes alors ce sera des point d exclamation). J ai quand meme reussi a me rendormir, mais a 7h, c est le receptionniste qui m a reveille en frappant a ma porte par erreur. J ai donc pris mon petit dejeuner puisque pour la premiere fois de ma vie, j etais reveiller a la bonne heure. A partir de la, je me suis promene dans la vieille ville. Tout le long de ma promenade, j ai pu decouvrir une etrange mutation, tous les hommes ont une joue proeminente. En fait il broute du Khat, une plante ethiopienne qui soit disant donne de l energie. A mon humble avis, ils croient avoir de l energie car ils ne passe leur journee qu a broute assis par terre. Sauf les chauffeur de taxi qui se deplacent assis. C est tres dangeureux car apres avoir brouter pendant une heure ils recrache la bouillie de feuille au sol; le probleme c est que comme ils sont trop plein d energie pour regarder ou ils crachent, il vaut mieux avoir des baskets fermees que des sandales.
La nourriture est a un prix derisoire. Pour cent rials(environ 40 centimes) on a un plat de riz et du thon. Toutes les viandes, poisson qu ils font cuire dans des fours en terre cuites sont tres allechants, le seul probleme c est qu il y a trop de cantine differente pour tout gouter.
la traverse de la ville en taxi coute environ 300 rials( 1euro30)
Les femmes sont tres belles, elles ont des yeux magnifique proteger par des grillages, des mains splendide proteger par des moufles. La place de la femme au yemen est tres particuliere, deja elles ont leurs caisses reserves dans les magasins, le seul soucis c est qu il n y a un vendeur que lors qu il a fini de servir les hommes. Si elles sont entrain de se faire servir et qu un homme arrive, le caissier arrete et vient s occuper du gentilhomme. La galanterie par contre est hallucinante, elles marche devant dans la rue, ainsi si jamais elle font une connerie, l homme n a pas a se retourner pour la frapper. Deux gamines en me croisant m ont dit"hello" et "Hi" et moi par politesse je leur est repondu. Immediatement comme dans un film tout le monde s est arrete dans la rue et les deux hommes les plus pres leur ont courtoisement remis la tete a sa place a grand coup de pied. L avantage de ce pays, c est qu au moins la femme sait rester a sa place. lorsque je me suis presente au hammam par exemple, l heure de sfemmes etant entrain de se finir elles ont obligeement ete expulse pour ne pas me faire trop attendre.
En dehors de ca la barriere de la langue est un tres gros probleme, mais je me debrouille. j espere que tout le monde va bien.
Bises dju...
Sana'a le 16/03/07 à 17h30 Dans 3 heures je quitte ce pays pour djibouti, Avec l esprit ouvert, on doit pouvoir se passionner pour ses gens qui ont une histoire tellement vibrante. Mais la violence et l hypocrisie sous jacente reste un mur dur a franchir. Le systeme de caste aussi developpe qu en inde et un racisme tres particulier font entrevoir toute une societe complexe et profonde. Le paysage a deja ete decrit par les plus grands auteur francais(Kessel, De Montfreyd, Nizan, Deniaux.....) et je n oserais pas m y essayer. Une brev description quand meme : la region de Sanaa situe entre 2400 metre pour la capitale et 3600 pour les hauts pateaux est parsemee par de villlage construit de 300 apres JC a aujourdhui en pierre que les hommes taillent encore a la main. Ses pierres sont poses de telle facont que le ciment, les jointures ne sont pas necsssaire. Ses maisons de trois etages faites pour resister aux pillages des Zaranigs rassemblees au sommet de montagne desertiques trenscendent le ciel bleue et le beige sec du desert. Les adjectifs francais sont trop peu precis pour qualifier l effet de ses paysages sur un occidental, un gringo, un gaijin...
Djibouti le 17/03/07 à 18h15 J'ai foulé hier soir pour la première fois le sol de la Corne. Et je me suis fait arnaqué déja 4 ou cinq fois. Tout d'abord, un hotel pourri et hors de prix, ensuite le change au marché noir de nuit( il n'y a pas de mauvais jeux de mots à double ou triple sens, quoique.....) enfin, les taxis pour qui il faut avoir l'appoint si l'on ne veux pas dire adieux au billet de 1000 ou 2000 francs djiboutiens. Djibouti, je ne parle rais pas beaucoup de la ville, car je ne l ai pas encore vraiment visité mais les rues sont large et coupé au couteau. Depuis hier soir je suis en pleine phase d'adaptation, après 3 ans en asie, je suis sous le choc et complètement hébété par ce continent. Ma façon de voyager est fondamentalement bouleversé; l'asie est sure, honnete, organisé et soumise. Ici, c'est le bordel, l'anarchie, le foutoir, le oai... Tout doit se faire par la force, tout est dangereux, surtout la nuit aux milieux des yankees et des legionnaires en goguette exités par la troisième factions des boubous. On sent un rapport physique a toute chose c'est dur, quand on est habitué a gérer les choses par l'intelect, les paroles alors qu'ici même si on tchatche pendant des heures, c'est peaux contre peaux, toujours tiré d'un coté, attrapé par une main qui ne vous lache pas ou un gamin mendiant qui ne vous lache plus. Ici pas de barrière de la langue puisque tout le monde parle le dollars. Les Yemenites avaient deja gagner dans mon estime la palme asiatique de la faineantise, de la lenteur, et de la nonchalance; ils viennent d'être détronnés par les Djiboutiens qui sont les nouveaux champions galactiques devant les martiens qui n'ont pourtant rien à faire de leurs vies sur Mars. Ici il faut appeller pour avertir qu'on va reserver au restaurant. Ici, un coup de tampon met trois jours, même avec un Bakshish(juste un coup detampon, pas un dossier!!!!!!!). A midi quand j'ai changé d'hotel pour un standing plus que correct, l'enregistrement a pris plus de 20 mins. Le tabac a mis PLUS DE 5 MINUTES pour me vendre un paquet de marlboro, qui était juste à coté de lui alors que j'avais l'appoint.
Demain, je prends une boutre( bateau archaique des pecheurs de perle), mais attendez le meilleur pour la fin, la receptionniste à la vitesse légendaire m'a informé comme un secret que les marins danakil étaient plutot lent et fainéant. Si j'arriveatraverser le golfe de Djibouti(20km) en moins d'une journée, j'espère pouvoirt trouver un véhicule à Obock pourt traverser la frontière Erythréenne jusqu'à Assab.
Bises Dju
Mes amis, a trop vouloir quelque chose, on finit par le trouver, et la attention, soit on est definitivement change, soit on en rigole. Arrive a Djibouti depuis la veille, plutot que de prendre un avion comme tout le monde, ayant appris que la frontiere erythreene etait ouverte, j ai voulu faire le cake marseillais( ou l aventurier belge si vous preferez). La veille de ma traversee, j ai appris que les legionnaires et les "marsoins" netaient pas des tendres et que les soldats bourees n etaient pas tous amicaux. Alors faisant preuve de mon inalterable courage, j ai tourne les talons et change de bar. Au matin, je me suis rendu au port de peche ou j ai negocie mon passage jusqu a Obock sur la barque du Khat. C est a partir de la aue commencent 4 longues heures d attente sous le soleil en attendant d em"barquer" sur ce splendide navire en plastique de 3.5 m de long. Le golf de Djibouti etant relativement calme, je bouquine donc engourdi par les rayons de soleil en ecoutant un peu de jazz. La premiere vague me surprend et je me retrouve trempe et glisse le cul au fond de la barque. Je range le plus vite possible mon precieux walkman et mon bouquin en essayant de les proteger de la flotte. C est ensuite que "le vent se leve" et ne s arretera pas jusqu a Massawa. Deuxieme vague enorme dans la gueule et des creux immense entre 50cm et 1m(moquez vous, mais en barque, on est vraimenty pas a l aise). Le commandant de ce galion, la barbe ruisselante et le sourrire eclatant de l homme en osmose avec sont element joue avec la masse liquide et sa precieuse marchandise a l abris dans des sacs etanches invente un nouveau jeu "mouille le blanc" dont je sui le principal protagoniste. Apres deux ou trois heures de traversee, trempe, brule par le soleil et ronge par le sel, on longe la cote( soit dit entre parenthese : innoubliable : le sable charge en metal et la roche ocre donne a la mer des couleurs allant de turquoise a emeraude en passant par de nombreuses teintes de gris. Je comprends pourquoi Henry de Montfreyd n a jamais pu quitter cette mer et y a laisser son ame) La vue de quelques tanks sur la rive a tout pour me rassurer. Et ces branleurs de militaire francais prenant le bain pete un boulon en voyant un blanc sur la barque des dealers de khat. Le debarque ment de la marchandise sur la dique volcanique se fait aisement, le mien se fait d un pas relativement moins assure. Enfin, Terre, je me sens comme les marins en escale aprtes trois mois de grement. Un pickup me porte au poste de police ou je fait tamponner mon visa de sorti et Allah Wakbar( dieux est grand) un taxi collectif(4x4 toyota) part pour Assab( Erythree). Le jour se couche sur le piste traversant la plaine. La piste, cette immense avenue devient vite invisible suite a la tempete de sable. Le pilote blase(moi mort de trouille) conduit a une vitessede 60 km/h sans visibilite. En pleine nuit, nous nous arretons au milieu du desert plusieurs fois pour livrer aux nomades le Khat et d autres marchandises que l on ne m autorise pas a voir( des armes je penses). Enfin (malheureusement) en pleine nuit, au milieu de quelques cabanes en palmier, harceler par le vent et le sable, le chauffeur me demande de descendre et de le payer. Il me dit que c est ici que j attends ma correspondance pour Assab et il s en va en voiture. Je me retrouve entoure par des dents blanches et les sourrires ne mettent pas particulierement a l aise. Un gamin, du moins ce que j en vois a la lumiere de sa lampe me demande mon passeport et mon visa, je l envoie(pas forcement gentiment, maintenant que j y repense) chier. Il s avere que c est le sous lieutenant du poste frontiere djiboutien de Moulhoule( et oui, ils ont ose donner un nom a ce bouge). Il m explique posement la situation : il faut que j attende qu une voiture(1 tout les 3 jours en moyenne) passe la frontiere et accepte de me prendre comme passager. Il refuse de me laisser dormir dans le casernement arguant que je ne risque rien, puisque c est le desert et qu il n y a personne. Gentiment, il me fournit une paillasse et une couverture me conseillant de dormir a meme le sol en compagnie des charmants gentlemen se defoncant au Khat. Epuise, mes habits plein de sel je dors comme un bebe sur de me reveiller de ce cauchemar ou de ne pas me reveiller du tout. Le soleil me reveil a son lever et j ere dans le desert en cercle concentrique autour de ce vilage de bedouin et decouvre que derriere les plus grandes dunes se trouve la mer. Je prends le the et le cafe avec les militaires et les regarde jouer a la petanque. L officier en charge m expliquela situation : quelques vehicules passent occasionellement, le soucis c est qu ils sont charge de riz et que les syndicats des chauffeurs interdit les passagers eventuels; donc ca va me couter un enorme bakshish. Je leur ments en leur disant que j ai tres peu d argent sur moi. Ni eux ni moi n y croyont. mais bon je ne vais pas leur dire que j ai sur moi l equivalent d une vie de salaire pour l ensemble des militaires ic present( en y repensant, je crois que j ai bien fait). J apprends a manger en me protegeant du vent et du sable et fait la tres desagreable experience de caguer en pleine tempete de sable. Maintenant, imaginez ce que c est de passes de 6h30 du matin a 14h en se disant qu on est impuissant, en terre inconnu, absolument dependant des autres et qu on va sans doute rester ici plus d une demi semaine entoure de militaires qui sont condamne a passer 1 an dans ce no man s land. A 14 heure la situation se debloque avec un vehicule transportant le riz des ONG qu il compte revendre au sultan local. j y embarque pour une somme me parraissan derisoire (2500fr djib). A l arriere du 4x4 parcourant la piste, je me leve admirant le paysage, hurlant ma rage de vivre comme dans tous les films qui ont trop berce ma vie. sauf que dans les films, les heros ne pleurent pas les yeux brules par la poussiere. Je me calfeutre donc du mieux possible. Le desert Dankali est d apres le "lonely planet", Kessel, Rimbaud... l un des desert les plus inhospitalier du monde, entre paysage lunaire( c est un desert volcanique) et piste noire et grise. Le passage de la frontiere se fait sans trop de soucis. Je suis juste un peu effrayer car les militaires de Moulhoule m ont avertit que le Sultan de Rhaitane( un membre de la tribu affar, semi autonome en erythree)interdit a tout less blancs de descendre du vehicule, c est a dire de poser le pied sur son sol. Apres 3 heures de trajet physiquement eprouvant, on pertent lesenormes sacs de riz sur nos epaules et effrayer je vois soudain la camionnette reparttir sans moi, me laissant abandonne dans ce petit village. De rage, de peur, je lui cour apres, m y accroche et saute a l arriere. Tout les villageois se metent a hurler et ne comprenant rien au Tigrenien(language de l ethnie majoritaire de l erythree), je repete comme une litanie, en boucle ce mot magique et liberateur : "Assab, Assab, Assab, Assab....." La voiture s arrete et on me fait physiquement comprendre que je dois descendre. j obeis contreint, la mort dans l ame. Je vois la comionette disparaitre et terifier de revivre mon experience de la veille, je reste assis dans un etat catathonique. En fait le pick up etait juste aller faire le plein d essence et livrer ce qu il n avait pas le droit d importer : le Khat qui en Erytrhree est interdit. A son retour, je m y accroche comme a une bouee et une fois repartit, hurle a nouveau ma joie et ma rage en bravant les elements( les yeux en pleur et imp
je suis arrive en vie, avec trois heures de retard, mais le mec de l hotel que j avais reserver d avance m a attendu. Tres bonne premiere impression, Sanaa est une ville magnifique de nuit. Le yemen reste quand meme destabilisant au premier abord vu que 50% des mecs se prommennent qvec une kalachnikov sous le bras et qu ils ont tous un immense couteau a la ceinture.
jusque la je suis en vie, en esperant que ca dure.
bises dju
Al salam aleikhoum, Ca y est j ai survecu a ma premiere journee au yemen. A 5h du mat je me suis fait reveiller par des hurlement, c etait l appel de la mosquee pour la premiere priere. Ici, les travaileurs n ont aucune excuse s ils sont en retard au boulot, mais bordel, ils peuvent pas s acheter un revei ??????????l(il n y a pas de point d exclamation sur les claviers arabes alors ce sera des point d exclamation). J ai quand meme reussi a me rendormir, mais a 7h, c est le receptionniste qui m a reveille en frappant a ma porte par erreur. J ai donc pris mon petit dejeuner puisque pour la premiere fois de ma vie, j etais reveiller a la bonne heure. A partir de la, je me suis promene dans la vieille ville. Tout le long de ma promenade, j ai pu decouvrir une etrange mutation, tous les hommes ont une joue proeminente. En fait il broute du Khat, une plante ethiopienne qui soit disant donne de l energie. A mon humble avis, ils croient avoir de l energie car ils ne passe leur journee qu a broute assis par terre. Sauf les chauffeur de taxi qui se deplacent assis. C est tres dangeureux car apres avoir brouter pendant une heure ils recrache la bouillie de feuille au sol; le probleme c est que comme ils sont trop plein d energie pour regarder ou ils crachent, il vaut mieux avoir des baskets fermees que des sandales.
La nourriture est a un prix derisoire. Pour cent rials(environ 40 centimes) on a un plat de riz et du thon. Toutes les viandes, poisson qu ils font cuire dans des fours en terre cuites sont tres allechants, le seul probleme c est qu il y a trop de cantine differente pour tout gouter.
la traverse de la ville en taxi coute environ 300 rials( 1euro30)
Les femmes sont tres belles, elles ont des yeux magnifique proteger par des grillages, des mains splendide proteger par des moufles. La place de la femme au yemen est tres particuliere, deja elles ont leurs caisses reserves dans les magasins, le seul soucis c est qu il n y a un vendeur que lors qu il a fini de servir les hommes. Si elles sont entrain de se faire servir et qu un homme arrive, le caissier arrete et vient s occuper du gentilhomme. La galanterie par contre est hallucinante, elles marche devant dans la rue, ainsi si jamais elle font une connerie, l homme n a pas a se retourner pour la frapper. Deux gamines en me croisant m ont dit"hello" et "Hi" et moi par politesse je leur est repondu. Immediatement comme dans un film tout le monde s est arrete dans la rue et les deux hommes les plus pres leur ont courtoisement remis la tete a sa place a grand coup de pied. L avantage de ce pays, c est qu au moins la femme sait rester a sa place. lorsque je me suis presente au hammam par exemple, l heure de sfemmes etant entrain de se finir elles ont obligeement ete expulse pour ne pas me faire trop attendre.
En dehors de ca la barriere de la langue est un tres gros probleme, mais je me debrouille. j espere que tout le monde va bien.
Bises dju...
Sana'a le 16/03/07 à 17h30 Dans 3 heures je quitte ce pays pour djibouti, Avec l esprit ouvert, on doit pouvoir se passionner pour ses gens qui ont une histoire tellement vibrante. Mais la violence et l hypocrisie sous jacente reste un mur dur a franchir. Le systeme de caste aussi developpe qu en inde et un racisme tres particulier font entrevoir toute une societe complexe et profonde. Le paysage a deja ete decrit par les plus grands auteur francais(Kessel, De Montfreyd, Nizan, Deniaux.....) et je n oserais pas m y essayer. Une brev description quand meme : la region de Sanaa situe entre 2400 metre pour la capitale et 3600 pour les hauts pateaux est parsemee par de villlage construit de 300 apres JC a aujourdhui en pierre que les hommes taillent encore a la main. Ses pierres sont poses de telle facont que le ciment, les jointures ne sont pas necsssaire. Ses maisons de trois etages faites pour resister aux pillages des Zaranigs rassemblees au sommet de montagne desertiques trenscendent le ciel bleue et le beige sec du desert. Les adjectifs francais sont trop peu precis pour qualifier l effet de ses paysages sur un occidental, un gringo, un gaijin...
Djibouti le 17/03/07 à 18h15 J'ai foulé hier soir pour la première fois le sol de la Corne. Et je me suis fait arnaqué déja 4 ou cinq fois. Tout d'abord, un hotel pourri et hors de prix, ensuite le change au marché noir de nuit( il n'y a pas de mauvais jeux de mots à double ou triple sens, quoique.....) enfin, les taxis pour qui il faut avoir l'appoint si l'on ne veux pas dire adieux au billet de 1000 ou 2000 francs djiboutiens. Djibouti, je ne parle rais pas beaucoup de la ville, car je ne l ai pas encore vraiment visité mais les rues sont large et coupé au couteau. Depuis hier soir je suis en pleine phase d'adaptation, après 3 ans en asie, je suis sous le choc et complètement hébété par ce continent. Ma façon de voyager est fondamentalement bouleversé; l'asie est sure, honnete, organisé et soumise. Ici, c'est le bordel, l'anarchie, le foutoir, le oai... Tout doit se faire par la force, tout est dangereux, surtout la nuit aux milieux des yankees et des legionnaires en goguette exités par la troisième factions des boubous. On sent un rapport physique a toute chose c'est dur, quand on est habitué a gérer les choses par l'intelect, les paroles alors qu'ici même si on tchatche pendant des heures, c'est peaux contre peaux, toujours tiré d'un coté, attrapé par une main qui ne vous lache pas ou un gamin mendiant qui ne vous lache plus. Ici pas de barrière de la langue puisque tout le monde parle le dollars. Les Yemenites avaient deja gagner dans mon estime la palme asiatique de la faineantise, de la lenteur, et de la nonchalance; ils viennent d'être détronnés par les Djiboutiens qui sont les nouveaux champions galactiques devant les martiens qui n'ont pourtant rien à faire de leurs vies sur Mars. Ici il faut appeller pour avertir qu'on va reserver au restaurant. Ici, un coup de tampon met trois jours, même avec un Bakshish(juste un coup detampon, pas un dossier!!!!!!!). A midi quand j'ai changé d'hotel pour un standing plus que correct, l'enregistrement a pris plus de 20 mins. Le tabac a mis PLUS DE 5 MINUTES pour me vendre un paquet de marlboro, qui était juste à coté de lui alors que j'avais l'appoint.
Demain, je prends une boutre( bateau archaique des pecheurs de perle), mais attendez le meilleur pour la fin, la receptionniste à la vitesse légendaire m'a informé comme un secret que les marins danakil étaient plutot lent et fainéant. Si j'arriveatraverser le golfe de Djibouti(20km) en moins d'une journée, j'espère pouvoirt trouver un véhicule à Obock pourt traverser la frontière Erythréenne jusqu'à Assab.
Bises Dju
Mes amis, a trop vouloir quelque chose, on finit par le trouver, et la attention, soit on est definitivement change, soit on en rigole. Arrive a Djibouti depuis la veille, plutot que de prendre un avion comme tout le monde, ayant appris que la frontiere erythreene etait ouverte, j ai voulu faire le cake marseillais( ou l aventurier belge si vous preferez). La veille de ma traversee, j ai appris que les legionnaires et les "marsoins" netaient pas des tendres et que les soldats bourees n etaient pas tous amicaux. Alors faisant preuve de mon inalterable courage, j ai tourne les talons et change de bar. Au matin, je me suis rendu au port de peche ou j ai negocie mon passage jusqu a Obock sur la barque du Khat. C est a partir de la aue commencent 4 longues heures d attente sous le soleil en attendant d em"barquer" sur ce splendide navire en plastique de 3.5 m de long. Le golf de Djibouti etant relativement calme, je bouquine donc engourdi par les rayons de soleil en ecoutant un peu de jazz. La premiere vague me surprend et je me retrouve trempe et glisse le cul au fond de la barque. Je range le plus vite possible mon precieux walkman et mon bouquin en essayant de les proteger de la flotte. C est ensuite que "le vent se leve" et ne s arretera pas jusqu a Massawa. Deuxieme vague enorme dans la gueule et des creux immense entre 50cm et 1m(moquez vous, mais en barque, on est vraimenty pas a l aise). Le commandant de ce galion, la barbe ruisselante et le sourrire eclatant de l homme en osmose avec sont element joue avec la masse liquide et sa precieuse marchandise a l abris dans des sacs etanches invente un nouveau jeu "mouille le blanc" dont je sui le principal protagoniste. Apres deux ou trois heures de traversee, trempe, brule par le soleil et ronge par le sel, on longe la cote( soit dit entre parenthese : innoubliable : le sable charge en metal et la roche ocre donne a la mer des couleurs allant de turquoise a emeraude en passant par de nombreuses teintes de gris. Je comprends pourquoi Henry de Montfreyd n a jamais pu quitter cette mer et y a laisser son ame) La vue de quelques tanks sur la rive a tout pour me rassurer. Et ces branleurs de militaire francais prenant le bain pete un boulon en voyant un blanc sur la barque des dealers de khat. Le debarque ment de la marchandise sur la dique volcanique se fait aisement, le mien se fait d un pas relativement moins assure. Enfin, Terre, je me sens comme les marins en escale aprtes trois mois de grement. Un pickup me porte au poste de police ou je fait tamponner mon visa de sorti et Allah Wakbar( dieux est grand) un taxi collectif(4x4 toyota) part pour Assab( Erythree). Le jour se couche sur le piste traversant la plaine. La piste, cette immense avenue devient vite invisible suite a la tempete de sable. Le pilote blase(moi mort de trouille) conduit a une vitessede 60 km/h sans visibilite. En pleine nuit, nous nous arretons au milieu du desert plusieurs fois pour livrer aux nomades le Khat et d autres marchandises que l on ne m autorise pas a voir( des armes je penses). Enfin (malheureusement) en pleine nuit, au milieu de quelques cabanes en palmier, harceler par le vent et le sable, le chauffeur me demande de descendre et de le payer. Il me dit que c est ici que j attends ma correspondance pour Assab et il s en va en voiture. Je me retrouve entoure par des dents blanches et les sourrires ne mettent pas particulierement a l aise. Un gamin, du moins ce que j en vois a la lumiere de sa lampe me demande mon passeport et mon visa, je l envoie(pas forcement gentiment, maintenant que j y repense) chier. Il s avere que c est le sous lieutenant du poste frontiere djiboutien de Moulhoule( et oui, ils ont ose donner un nom a ce bouge). Il m explique posement la situation : il faut que j attende qu une voiture(1 tout les 3 jours en moyenne) passe la frontiere et accepte de me prendre comme passager. Il refuse de me laisser dormir dans le casernement arguant que je ne risque rien, puisque c est le desert et qu il n y a personne. Gentiment, il me fournit une paillasse et une couverture me conseillant de dormir a meme le sol en compagnie des charmants gentlemen se defoncant au Khat. Epuise, mes habits plein de sel je dors comme un bebe sur de me reveiller de ce cauchemar ou de ne pas me reveiller du tout. Le soleil me reveil a son lever et j ere dans le desert en cercle concentrique autour de ce vilage de bedouin et decouvre que derriere les plus grandes dunes se trouve la mer. Je prends le the et le cafe avec les militaires et les regarde jouer a la petanque. L officier en charge m expliquela situation : quelques vehicules passent occasionellement, le soucis c est qu ils sont charge de riz et que les syndicats des chauffeurs interdit les passagers eventuels; donc ca va me couter un enorme bakshish. Je leur ments en leur disant que j ai tres peu d argent sur moi. Ni eux ni moi n y croyont. mais bon je ne vais pas leur dire que j ai sur moi l equivalent d une vie de salaire pour l ensemble des militaires ic present( en y repensant, je crois que j ai bien fait). J apprends a manger en me protegeant du vent et du sable et fait la tres desagreable experience de caguer en pleine tempete de sable. Maintenant, imaginez ce que c est de passes de 6h30 du matin a 14h en se disant qu on est impuissant, en terre inconnu, absolument dependant des autres et qu on va sans doute rester ici plus d une demi semaine entoure de militaires qui sont condamne a passer 1 an dans ce no man s land. A 14 heure la situation se debloque avec un vehicule transportant le riz des ONG qu il compte revendre au sultan local. j y embarque pour une somme me parraissan derisoire (2500fr djib). A l arriere du 4x4 parcourant la piste, je me leve admirant le paysage, hurlant ma rage de vivre comme dans tous les films qui ont trop berce ma vie. sauf que dans les films, les heros ne pleurent pas les yeux brules par la poussiere. Je me calfeutre donc du mieux possible. Le desert Dankali est d apres le "lonely planet", Kessel, Rimbaud... l un des desert les plus inhospitalier du monde, entre paysage lunaire( c est un desert volcanique) et piste noire et grise. Le passage de la frontiere se fait sans trop de soucis. Je suis juste un peu effrayer car les militaires de Moulhoule m ont avertit que le Sultan de Rhaitane( un membre de la tribu affar, semi autonome en erythree)interdit a tout less blancs de descendre du vehicule, c est a dire de poser le pied sur son sol. Apres 3 heures de trajet physiquement eprouvant, on pertent lesenormes sacs de riz sur nos epaules et effrayer je vois soudain la camionnette reparttir sans moi, me laissant abandonne dans ce petit village. De rage, de peur, je lui cour apres, m y accroche et saute a l arriere. Tout les villageois se metent a hurler et ne comprenant rien au Tigrenien(language de l ethnie majoritaire de l erythree), je repete comme une litanie, en boucle ce mot magique et liberateur : "Assab, Assab, Assab, Assab....." La voiture s arrete et on me fait physiquement comprendre que je dois descendre. j obeis contreint, la mort dans l ame. Je vois la comionette disparaitre et terifier de revivre mon experience de la veille, je reste assis dans un etat catathonique. En fait le pick up etait juste aller faire le plein d essence et livrer ce qu il n avait pas le droit d importer : le Khat qui en Erytrhree est interdit. A son retour, je m y accroche comme a une bouee et une fois repartit, hurle a nouveau ma joie et ma rage en bravant les elements( les yeux en pleur et imp
Bonjour à tous,
Nous sommes un couple de cinquantenaire très indépendant, qui voyageons au jour le jour (transports publics) afin de privilégier notre liberté de mouvement. Toutes informations concernant les réseaux de bus éthiopiens, les possibilités d'excursions pédestres, la communications (nous parlons français et anglais) et l'hébergement pour ce type de voyage nous seraient fortes utiles, de même que la possibilité de trouver sur place des cartes ou des plans de site.
D'avance nous vous remercions pour vos précieuses informations.
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