« Allemand », c’est quoi ?!
Présentation du best-seller « Les Arpenteurs du monde » (titre original : « Die Vermessung der Welt », Mesurer le monde) de Daniel Kehlmann, voix jeune (33 ans) et prometteuse de la littérature allemande :
Le roman raconte les biographies de deux savants allemands du XIXe siècle, le aventurier-géologue-botaniste Alexander von Humboldt et l’astronome et génie des mathématiques, Carl Friedrich Gauß. Deux personnalités qui ne pourraient être plus différentes : l’une quitte la vie bourgeoise, se fraye un passage à travers la forêt vierge, trouve des monstres marins et des cannibales, navigue sur l'Orénoque, goûte des poisons, compte les poux sur la tête des indigènes, gravit des volcans, et il n'aime pas les femmes ; l’autre, Gauß, étudie la probabilité, calcule l’orbite de la planète Cérès, préfère la vie bourgeoise et goûte celle d’un scientifique obsédé des nombres et formules (même dans la nuit de noces, il descend de sa mariée pour noter une formule mathématique qui lui est venu tout à coup à l’esprit), fonde une famille (même s’il ne s’intéresse que peu pour elle), et il a horreur de voyager. En relatant les épisodes marquants de la vie de l’explorateur et du mathématicien, Kehlmann peint ainsi deux caractères avec toutes leurs forces et leurs faiblesses qui peuvent être interprétés comme des caractéristiques typiques de la Créature nationale allemande. Cette déconstruction pleine d’esprit du sublime, qui du classicisme à aujourd’hui parcourt l’histoire allemande comme un fil rouge, n’a cependant rien d’irrévérencieux, pas du tout. Cet œuvre de Kehlmann n’est pas un roman historique, plutôt une satire au Classicisme Allemand et notamment à la Nature Allemande, question qui m’intéresse moi-même depuis mon adolescence ...
En référence à ce forum de voyage, il m’importe de vous présenter une petite phrase issue de ce roman, et qui m’est restée gravée dans la mémoire : Wer weit reise, ..., erfahre viele Dinge. Ein paar davon über sich selbst (p.180). Qui voyage beaucoup, ..., apprend beaucoup de choses. Et quelques-unes d’entre elles sur soi-même.
Pour conclure, une petite scène (et évocatrice ?) : Humboldt demande à Bonpland, son assistant français s’il n’a jamais lu Kant. Bonpland lui répond : « Un Français ne lit pas d’étrangers » (p.48)*. Chers Français et Françaises, puis-je vous demander de réfuter votre compatriote B. (il était de La Rochelle) ?! Pleasure guaranteed !!!
hgb
* les indications de page font référence à l’édition de poche allemande (mars 2008).
Icône à une fin tragique
Mannequin pour Vogue, actrice de Fellini, muse d'Andy Warhol, amante de Bob Dylan, Brian Jones, Jim Morrison, Leonard Cohen, Jackson Browne et Alain Delon, auteure-compositrice, musicienne et chanteuse à une voix gutturale et sans émotion : elle est principalement connue pour avoir interprété trois morceaux éblouissants dans le mythique premier opus du Velvet Underground, sorti en mars 1967 et baptisé aussi "l’album à la banane" (Femme Fatale, I’ll Be Your Mirror et All Tomorrow΄s Parties + au chœur sur Sunday Morning): Christa Päffgen, plus connue sous le nom de Nico. Mais la vie de Christa Päffgen, dite Nico, ne s’arrête pas à la courte aventure Velvet, loin de là...
Nico est née le 16 octobre 1938 à Cologne. Un enfant de guerre qui ne connaîtra jamais son père. A la fin dés années 50, elle est un des mannequins les plus convoités, vit entre Paris et Londres et rencontre Bob Dylan, Brian Jones et Jimmy Page. En 1959, elle interprète son propre rôle dans le film La Dolce Vita de Fellini. Au début des années 60, elle commence à expérimenter avec des drogues. A New York, la très belle blonde au regard hypnotique charme Andy Warhol et devient l’une des égéries du pape du pop art qui la fait jouer dans plusieurs de ses films (Chelsea Girl, Sunset…) et l’impose comme chanteuse du Velvet Underground. Toutefois, sa collaboration avec les autres Velvets n’est que de courte durée.
Elle commence alors une carrière solo, et enregistre dans les deux décennies suivantes une série d'albums acclamés aujourd'hui par les critiques, avec notamment John Cale, Brian Eno et Phil Manzanera (les deux derniers sont membres du groupe Roxy Music). C’est surtout grâce à John Cale qui l’encourage à écrire et composer, qui produit quatre de ses albums solo, tout en s’occupant des arrangements et en jouant de plusieurs instruments.
En 1967, Nico signe son premier album solo Chelsea Girl, titré ainsi en référence au film d’Andy Warhol dans lequel elle a joué. Les morceaux proviennent de la plume de Bob Dylan (I’ll keep it with mine), Tim Hardin (Eulogy to Lenny Bruce), Jackson Browne (These Days / Somewere there’s a Feather), et des Velvets Lou Reed, Sterling Morrison et John Cale (Little Sister / Chelsea Girl / Winter Song / Wrap your Troubles in Dreams). Dans cet album original, aux arrangements de cordes et de flûtes, Nico affirme d’emblée un style unique. Sa voix se fait plus sombre et spectrale, plus fascinante et mélancolique aussi… Mais l’album ne connaît pas un grand succès.
A partir du deuxième album solo (1969), The Marble Index, suivant les encouragements de John Cale, Nico écrit toutes les paroles et la musique, et elle y joue de l’harmonium, qui devient désormais son instrument de prédilection. La musique de Nico s’oriente de plus en plus nettement vers une musique non conventionnelle aux tonalités proches de la New Wave la plus sombre et du rock gothique. Sinon, elle commence à prendre de l’héroïne, une drogue qui l’accompagnera jusqu’au bout de sa vie.
A partir des années 70, Nico vit entre Berlin, Paris, New York et Ibiza. En 1969, la chanteuse rencontre le cinéaste français Philippe Garrel avec lequel elle vivra pendant neuf ans. Elle participe au cinéma de lui et publie également un recueil de poèmes, Chemin d’une vie.
Le 13 décembre 1974, Nico se produit en concert avec le groupe Tangerine Dream à la cathédrale de Reims devant plus de 5 000 personnes.
En 1981, Nico enregistre un autre album : Drama of Exile, premier album sans John Cale qui contraste avec ses travaux précédents avec John Cale en mêlant rock et arrangements moyen-orientaux, "a tentative foray into post-punk" (Wikipedia). L’album comprend le classique reedien I’m Waiting for the Man et Heroes de David Bowie.
En 1985, Nico enregistre son dernier album studio, Camera Obscura, très expérimental aux sonorités jazz sur lequel elle reprend la pièce célèbre My Funny Valentine du trompettiste Chet Baker.
C’est le 6 juin 1988 à Berlin(-Ouest) que la chanteuse donne son dernier concert, à la fois magique et mémorable, à savoir dans le cadre de "Berlin – Capitale européenne de la culture 1988", au Planetarium de la Wilhelm-Foerster-Sternwarte. Accompagnée par The Fraction (qui sont James Young – piano, Graham Dowdall – batterie, Henry Olson – guitar), un auditoire enthousiaste devient témoin de la musique idiosyncrasique de Nico… Ce concert est enregistré et édité sous "Nico’s Last Concert : Fata Morgana" (voir en bas).
A peine plus d’un mois après ce concert, le 18 juillet 1988, Nico meurt à l’hôpital d’une hémorragie cérébrale, quelques heures après une chute à vélo sur l’île d’Ibiza. Une des morts les plus absurdes de l’histoire du rock’n’roll : montée sur son vélo, vêtue d’un pantalon de cuir noir et d’autres vêtements lourds, son corps émacié, rongé par la drogue, s’effond à 40 degrés à l’ombre. La femme qui a tourné la tête d’un grand nombre des hommes les plus recherchés des années 60 et qui est devenue aussi une icône de la musique, perd la vie sur le bord d’une route sous le soleil ardent de l’Espagne.
Il y a trente ans...
Au milieu de la forêt de Grunewald à Berlin, à côté de sa mère Margarete, le cimetière (surnommé "cimetière des suicidés" par les Berlinois) est la dernière demeure de l’îcone du rock ambiance 60s...
Discographie :
Albums studio :
1967 : The Velvet Underground and Nico 1967 : Chelsea Girl 1969 : The Marble Index 1970 : Desertshore 1974 : The End 1981 : Drama of Exile 1985 : Camera Obscura
Albums live :
1974 : June 1, 1974 (avec John Cale, Kevin Ayers, Brian Eno) 1982 : Do or Die: Nico in Europe 1985 : Nico Live in Pécs 1986 : Live Heroes 1986 : Behind the Iron Curtain 1987 : Nico in Tokyo 1988 : Nico’s Last Concert : Fata Morgana 1989 : Hanging Gardens 1994 : Heroine
Compilations :
1998 : Nico: The Classic Years 2002 : Innocent & Vain – An Introduction to Nico 2003 : Femme Fatale – The Aura Anthology 2008 : Le Cinéma de Serge Gainsbourg – Musiques de films 1959-1990
Biographie :
Feray, Serge (2016). Nico, femme fatale. Le mot et le reste. Graf-Ulbrich, Lutz (2015). Nico – In the Shadow of the Moon Goddess. Kindle. Witts, Richard (2017). Nico : The Life and Lies of an Icon. Kindle.
Hery


www.youtube.com/watch?v=dMeZCPbM6bA
Mannequin pour Vogue, actrice de Fellini, muse d'Andy Warhol, amante de Bob Dylan, Brian Jones, Jim Morrison, Leonard Cohen, Jackson Browne et Alain Delon, auteure-compositrice, musicienne et chanteuse à une voix gutturale et sans émotion : elle est principalement connue pour avoir interprété trois morceaux éblouissants dans le mythique premier opus du Velvet Underground, sorti en mars 1967 et baptisé aussi "l’album à la banane" (Femme Fatale, I’ll Be Your Mirror et All Tomorrow΄s Parties + au chœur sur Sunday Morning): Christa Päffgen, plus connue sous le nom de Nico. Mais la vie de Christa Päffgen, dite Nico, ne s’arrête pas à la courte aventure Velvet, loin de là...
Nico est née le 16 octobre 1938 à Cologne. Un enfant de guerre qui ne connaîtra jamais son père. A la fin dés années 50, elle est un des mannequins les plus convoités, vit entre Paris et Londres et rencontre Bob Dylan, Brian Jones et Jimmy Page. En 1959, elle interprète son propre rôle dans le film La Dolce Vita de Fellini. Au début des années 60, elle commence à expérimenter avec des drogues. A New York, la très belle blonde au regard hypnotique charme Andy Warhol et devient l’une des égéries du pape du pop art qui la fait jouer dans plusieurs de ses films (Chelsea Girl, Sunset…) et l’impose comme chanteuse du Velvet Underground. Toutefois, sa collaboration avec les autres Velvets n’est que de courte durée.
Elle commence alors une carrière solo, et enregistre dans les deux décennies suivantes une série d'albums acclamés aujourd'hui par les critiques, avec notamment John Cale, Brian Eno et Phil Manzanera (les deux derniers sont membres du groupe Roxy Music). C’est surtout grâce à John Cale qui l’encourage à écrire et composer, qui produit quatre de ses albums solo, tout en s’occupant des arrangements et en jouant de plusieurs instruments.
En 1967, Nico signe son premier album solo Chelsea Girl, titré ainsi en référence au film d’Andy Warhol dans lequel elle a joué. Les morceaux proviennent de la plume de Bob Dylan (I’ll keep it with mine), Tim Hardin (Eulogy to Lenny Bruce), Jackson Browne (These Days / Somewere there’s a Feather), et des Velvets Lou Reed, Sterling Morrison et John Cale (Little Sister / Chelsea Girl / Winter Song / Wrap your Troubles in Dreams). Dans cet album original, aux arrangements de cordes et de flûtes, Nico affirme d’emblée un style unique. Sa voix se fait plus sombre et spectrale, plus fascinante et mélancolique aussi… Mais l’album ne connaît pas un grand succès.
A partir du deuxième album solo (1969), The Marble Index, suivant les encouragements de John Cale, Nico écrit toutes les paroles et la musique, et elle y joue de l’harmonium, qui devient désormais son instrument de prédilection. La musique de Nico s’oriente de plus en plus nettement vers une musique non conventionnelle aux tonalités proches de la New Wave la plus sombre et du rock gothique. Sinon, elle commence à prendre de l’héroïne, une drogue qui l’accompagnera jusqu’au bout de sa vie.
A partir des années 70, Nico vit entre Berlin, Paris, New York et Ibiza. En 1969, la chanteuse rencontre le cinéaste français Philippe Garrel avec lequel elle vivra pendant neuf ans. Elle participe au cinéma de lui et publie également un recueil de poèmes, Chemin d’une vie.
Le 13 décembre 1974, Nico se produit en concert avec le groupe Tangerine Dream à la cathédrale de Reims devant plus de 5 000 personnes.
En 1981, Nico enregistre un autre album : Drama of Exile, premier album sans John Cale qui contraste avec ses travaux précédents avec John Cale en mêlant rock et arrangements moyen-orientaux, "a tentative foray into post-punk" (Wikipedia). L’album comprend le classique reedien I’m Waiting for the Man et Heroes de David Bowie.
En 1985, Nico enregistre son dernier album studio, Camera Obscura, très expérimental aux sonorités jazz sur lequel elle reprend la pièce célèbre My Funny Valentine du trompettiste Chet Baker.
C’est le 6 juin 1988 à Berlin(-Ouest) que la chanteuse donne son dernier concert, à la fois magique et mémorable, à savoir dans le cadre de "Berlin – Capitale européenne de la culture 1988", au Planetarium de la Wilhelm-Foerster-Sternwarte. Accompagnée par The Fraction (qui sont James Young – piano, Graham Dowdall – batterie, Henry Olson – guitar), un auditoire enthousiaste devient témoin de la musique idiosyncrasique de Nico… Ce concert est enregistré et édité sous "Nico’s Last Concert : Fata Morgana" (voir en bas).
A peine plus d’un mois après ce concert, le 18 juillet 1988, Nico meurt à l’hôpital d’une hémorragie cérébrale, quelques heures après une chute à vélo sur l’île d’Ibiza. Une des morts les plus absurdes de l’histoire du rock’n’roll : montée sur son vélo, vêtue d’un pantalon de cuir noir et d’autres vêtements lourds, son corps émacié, rongé par la drogue, s’effond à 40 degrés à l’ombre. La femme qui a tourné la tête d’un grand nombre des hommes les plus recherchés des années 60 et qui est devenue aussi une icône de la musique, perd la vie sur le bord d’une route sous le soleil ardent de l’Espagne.
Il y a trente ans...
Au milieu de la forêt de Grunewald à Berlin, à côté de sa mère Margarete, le cimetière (surnommé "cimetière des suicidés" par les Berlinois) est la dernière demeure de l’îcone du rock ambiance 60s...
Discographie :
Albums studio :
1967 : The Velvet Underground and Nico 1967 : Chelsea Girl 1969 : The Marble Index 1970 : Desertshore 1974 : The End 1981 : Drama of Exile 1985 : Camera Obscura
Albums live :
1974 : June 1, 1974 (avec John Cale, Kevin Ayers, Brian Eno) 1982 : Do or Die: Nico in Europe 1985 : Nico Live in Pécs 1986 : Live Heroes 1986 : Behind the Iron Curtain 1987 : Nico in Tokyo 1988 : Nico’s Last Concert : Fata Morgana 1989 : Hanging Gardens 1994 : Heroine
Compilations :
1998 : Nico: The Classic Years 2002 : Innocent & Vain – An Introduction to Nico 2003 : Femme Fatale – The Aura Anthology 2008 : Le Cinéma de Serge Gainsbourg – Musiques de films 1959-1990
Biographie :
Feray, Serge (2016). Nico, femme fatale. Le mot et le reste. Graf-Ulbrich, Lutz (2015). Nico – In the Shadow of the Moon Goddess. Kindle. Witts, Richard (2017). Nico : The Life and Lies of an Icon. Kindle.
Hery


www.youtube.com/watch?v=dMeZCPbM6bA
C'était en été 2012, je n'avais plus de boulot et pas un rond en poche...mais je suis atteinte de l'instinct voyageur, et je ne pouvais pas imaginer un été sans aller voir d'autres contrées.
Je me suis donc décidée à partir à l'aventure toute seule en Forêt noire, j'ai commandé les cartes topo adéquates et me suis renseignée sur différents sites pour voir ce qui était possible de faire. Il me semblait que descendre une partie du Westweg en autonomie complète était une plutôt bonne idée; depuis le Titisee jusque Bâle en Suisse où je devais rejoindre un ami d'un ami. Et comme je n'avais pas un balle, j'ai décidé de partir en taxisop, vous voyez, ce site où on s'inscrit en tant que "passager cherche chauffeur"? Bon ok quand j'y repense, c'était assez osé mais qui ne tente rien n'a rien et puis moi, c'est quand je me brûle que je comprends pourquoi on m'avait prévenu que c'était chaud.😛
Nous sommes donc le 31 juillet 2012 et j'attends mon chauffeur "Dries", il vient de Gullegem et se rend à Freudenstadt, au Nord de la Forêt noire pour son boulot, il m'offre donc un siège passager dans sa voiture. Il est sympa, on écoute Snow Patrol dans la voiture. Le trajet se passe bien. Il me dépose à Freudenstadt comme prévu. Cette ville se trouve donc dans le Nord de la Forêt noire...hors moi je dois me rendre au Titisee bien plus au Sud...
C'est ici que l'aventure en solo commence...
Il est environ midi 20. J'essaie tout d'abord de faire du stop pour descendre jusqu'au Titisee, histoire de faire tout le trajet gratos mais sans succès car c'est vraiment trop loin. Et en plus avec mon allemand très très approximatif c'était loin d'être gagné. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en Forêt noire, les gens ne parlent pas du tout le français et que c'est vraiment au touriste à faire l'effort de la langue. Bah, c'est pas ça qui m'arrete!
Il me semble que mon sac à dos pèse une tonne, en fait il pèse 16kg. Soit une autonomie de bouffe pour 10 jours, quelques vêtements et des babioles toujours utiles.
Je décide finalement de prendre le train. Vous avez déjà essayé de demander votre itinéraire en Deutsch? "euuuh verkaufen Sie farhkartten?" 😊 "et euuuh kan ich ein einfach nach Freiburg haben bitte? Ca se dit ça?"
Bref, à 16h30 je prends le premier train. Celui vers Offenburg.
Puis à 18h05, je prends le deuxième, vers Freiburg.
Puis à 19h, je prends celui vers le Titisee chéri!
A 19h30, je suis donc à mon point de départ. C'est un peu tard pour démarrer un trek non? Je décide donc de m'asseoir à une terrasse pour faire un peu le point et trouver un camping. C'est là, en discutant avec le serveur, à qui j'explique que je suis fatiguée "Ich bin müde" (je lui dis que j'arrive tout juste de Belgique "Ich komme aus Belgien"), qu'un couple de suisses allemands, assis un peu plus loin, entend notre conversation et l'homme décide de venir vers moi.
Bon, déjà l'allemand "simple" n'est pas facile à comprendre mais alors le suisse allemand est encore moins facile! Il m'explique que chaque année, ils fuient la Suisse le jour de la fête nationale car cela fait trop de bruit. Ils habitent près du Lac de Constance. Notre conversation est super basique mais potable, et dans ce temps, , l'homme me demande si je viens de Belgique à pieds...hors moi je comprends qu'il me demande si je vais jusqu'au Mont Belchen à pieds. Faut savoir que Belgique, Belgien en allemand, et Belchen à l'audition ça se ressemble vachement comme mots. Je vous laisse deviner le quiproquo qui s'en suit? 😊 Je lui réponds donc oui! Monsieur, impressionné me dit que je dois être vraiment fatiguée et que je dois avoir faim...c'est à ce moment que je me rends compte que j'avais mal compris sa question héhé...et comment expliquer ça en Deutsch? Hein, je vous le demande! Hahahaha! Je laisse donc couler et le laisse croire, tant pis. Je me dis que de toute façon je ne verrai plus jamais ces gens.
Il retourne à sa table, me coupe un morceau de sa flammeküche et m'invite à venir manger ce morceau à leur table. Bon j'ai quand même l'air d'une débile maintenant qu'ils pensent que je viens de Belgique à pieds, c'est malin ça! Enfin, au moins je suis l'idole de quelqu'un hihihhi. J'explique ensuite que je cherche un camping dans le coin et leur demande si ils en connaissent un. Bien sûr me disent-ils puisqu'eux même y séjournent en ce moment. Ils m'emmènent dans leur minibus (là aussi quand j'y repense, ce n'était pas la plus riche idée de l'année)et me conduisent jusqu'à ce fameux camping. Le Bülhof Camping. Il est situé juste au-dessus du Titisee. Formidable il reste encore de la place!
Je me trouve un petit coin avec un arbre et y installe ma bâche. Oui vous avez bien lu, une bâche. Quand on part seule en autonomie complète, on ne s'embarrasse pas d'une tente encombrante et lourde. Je me fais donc un super abri en demi tipi où je place un stick de marche "planté" dans le sol, les 3/4 de la bâche d'un côté du stick, et le 1/4 restant sera attaché à l'arbre avec une corde ou des élastiques. Il suffit ensuite d'arrimer les coins de la bâche au sol avec des piquets de tente ou des boquets d'bois si on a oublié lesdits piquets à la maison 🤪
Le couple de suisses allemands vient voir mon installation. Ils sont intrigués, je leur explique le pourquoi du comment j'utilise ce système. Nous nous souhaitons une bonne route et tout de bon dans la vie. Je ne les reverrai plus jamais.
Peu de temps après leur départ, c'est Marco mon voisin de camping, que je n'avais pas encore vu, qui vient me proposer son aide .
Marco est italien et il ne parle que italien ou anglais...et moi français et allemand...bon...on arrive quand même à tenir une conversation en italo-franglo-allemand hum.
Il est passé 20 heures et j'ai faim. Je déballe donc ma popote et mon réchaud et mets chauffer de l'eau. Marco me tient compagnie, il est sympathique. Il habite à Bologne et m'explique qu'il est en train de faire un itinéraire en vélo dans la Forêt noire. Son périple se termine demain. Dans la pénombre je ne le vois pas bien mais il me semble qu'il a une drôle de tête, il a la bouche un peu gonflée et rouge, le nez et une joue noirâtres...en fait, il s'est brûlé avec son réchaud au gaz, sa bombonne lui a explosé à la figure 2 jours auparavant. Il ne veut plus jamais utiliser ce système et trouve que mon système à moi est pas mal. J'utilise le fameux réchaud Esbit qui pèse 10 grammes et qui fonctionne grâce à des briquettes auxquelles on boute le feu avant de la déposer dans le réchaud. Il suffit ensuite de poser sa popote dessus et attendre que cuise l'exquis et raffiné mets lyophilisé 4 étoilles. En l'occurrence, ce soir je n'ai pas de lyophilisé mais un sachet de bouffe militaire qu'il suffit de mettre dans l'eau bouillante pour le réchauffer et, même principe que pour la bouffe lyo, il faut le manger directement dans le sac afin de ne pas salir la gamelle. Marco me demande ce que je mange. Ce délicieux repas est composé de langue de boeuf et de sauce. C'est absolument dégueulasse mais j'ai faim. J'essaie de lui expliquer "langue de boeuf" et me voilà en train de mimer la bête en question. Vous avez vu le film "Danse avec les loups"? Hé bien nous y sommes presque! "Meuuuh" 😄
Il est mort de rire mais il a compris, c'est le principal!
On papote comme ça toute la soirée puis vers 22h30 nous décidons de regagner nos abris respectifs car le lendemain une dure journée nous attend. Quelles aventures j'ai déjà vécu en à peine une journée ici!
Mercredi 01 août : 6h du matin. Je me réveille avec le soleil. Je sors de mon abri en même temps que Marco sort de sa tente. aah je peux enfin voir sa tête au grand jour! Il est effectivement bien brûlé le pauvre.
"Gut geschlaffen?" lui dis-je en plus du langage des mains. Il mange une barre de céréales, quant à moi, je commence à cuire mon super petit déj' ultra calorique qui consiste à cuire de la semoule de blé (du couscous quoi) avec du lait en poudre, beh oué les briques ne sont pas pratiques en rando 🙂; du cacao et du sucre. Laissez cuire jusqu'à obtention d'un espèce de gâteau; et j'insiste bien sur le mot "espèce". Ce n'est pas trop dégueu et ça donne de l'énergie pendant des heures. J'offre un café à Marco, de toute façon j'en ai préparé trop juste pour moi. Le pauvre, je m'en fait mal.
En échangeant quelques mots, nous remballons nos affaires, lui sur son vélo; moi sur mon dos, et quittons le Bülhof camping. Nous faisons un tout petit bout de chemin ensemble avant que nos routes se séparent. Nous faisons nos adieux sans échanger de quoi garder contact, aurait-il fallu? Peut-être pas, ce sont ces rencontres éphémères qui rendent les voyages exceptionnels. Cela ne m'empêche pas de penser souvent à lui, et je me demande ce qu'il est devenu. C'est ici que démarre le fameux Westweg que j'attends depuis si longtemps. Aujourd'hui je vais jusqu'au Feldberg, le point le plus haut de Forêt noire à 1493m. Il se trouve à environ15km et quelques vallées d'ici.
Waouww ça commence par une solide côte dans les bois! Le soleil brille déjà bien haut et il n'est que 8h du matin! Le soleil brille et mon sac de 16kg me semble peser une tonne.
Je grimpe cette côte semi ombragée, je croise un homme qui promène ses chiens "Grüß Gott!" me dit-il...hein grusse quoi? AAh oui juste, le Grüß Gott est utilisé ici pour dire bonjour, ça veut dire "Dieu avec toi" en gros. Il entame la conversation "Woher kommen Sie?" "Ich komme aus Titisee und ich geh zum Fedberg". L'homme est impressionné car le Feldberg est loin et haut et je suis seule. Je reprends ma route sans attendre car je sais que la journée risque d'être longue. Avant de démarrer cette aventure, en préparant mon sac, j'avais lavé mon camel back (ma poche à eau) avec une petite pastille effervescente. Il me semblait l'avoir bien rincé et pourtant il reste un drôle de goût quand je bois... ça ne m'inspire rien de bon ça. Bref, je monte, monte, monte dans ce bois. Il est à peine 9h et le soleil tape. Une petite pause photo de temps à autre puis je continue. J'évite cependant de retirer mon sac à dos chaque fois car l'y remettre est assez folklorique. J'arrive à un sommet au bout d'environ deux kilomètres, et je profite du peu de plat qu'il y a pour faire une pause pipi.
Ah un peu de descente...j'arrive en plein village (ou ville?) d'Hinterzarten coincé dans une petite vallée. Je passe juste à côté des pistes de saut à ski de Koßterhöhr et je descends encore.
C'est très joli Hinterzarten. Le soleil tape et je n'ose pas trop boire de peur d'être malade avec ce drôle de goût dans mon eau 🙁 Avec la transpiration, les lanières de mon sac me coupent les épaules. Ce n'est pas confortable. Ce ne sont que des petites choses mais ça devient très vite un enfer car je me dis que je suis vraiment seule ici. Je ne peux compter sur personne. Il me faut toute ma tête pour lire la carte, pour trouver un abri pour la nuit, pour trouver un ravitaillement en eau etc..
J'entame la remontée sur l'autre versant de la vallée et croise quelques personnes qui font aussi le Westweg dans l'autre sens. Parfois en vélo, à pieds et même à cheval. J'ai soif. Ho j'ai bien une gourde supplémentaire mais elle est inaccessible "tout de suite", pour l'attraper je dois retirer mon sac à dos...ce qui demande bien trop d'énergie juste pour une gorgée d'eau. Tant pis je reste comme ça. Inutile de préciser que je regretterai bien vite d'avoir dit ça.
Vers midi, je suis au sommet d'une vallée et m'arrête dans un petit paradis où coule un ruisseau un peu en recul des sentiers. Il y a peu d'arbres ici puisque je suis sur un sommet. Je m'installe les pieds dans l'eau et mange un peu mais je commence à avoir mal de tête et des nausées. Ce que j'ai omis de vous dire c'est que ma casquette est restée sur ma table de salon en Belgique 😎 autant dire que là-bas elle ne me sert pas à grand chose! Je reste comme ça une petite heure sans me rendre compte que, les pieds bien au frais, j'ai la tête qui cuit au soleil.
Je suis en hauteur et donc je bois un peu d'eau de ce ruisseau (elle a le même goût que la Spa), c'est mieux que rien mais c'est trop tard; je sais que je suis foutue, je suis en train de me payer une insolation. Après une bonne heure de répit dans cet éden, je remets (très) péniblement mon sac au dos et redémarre. Bon sang que c'est dur... J'aperçois la tour du Feldberg, elle se rapproche de plus en plus tout en étant encore loin. J'essaie de me concentrer sur autre chose que mes maux. Le parcours est vraiment joli, les sentiers sont parsemés de racines d'arbres et de temps à autre, passent sur un caillebotis. Waouw!!
Plus j'avance et plus le dénivelé est ardu. Cela fait à peu près deux heures que j'ai quitté mon coin de pique nique et je n'ai plus rien bu depuis. Ma tête va très probablement exploser d'ici peu. Il fait à peu près 30 degrés. Les deux ou trois derniers kilomètres se font totalement à découvert, pas la moindre trace d'ombre ici au-dessus. Je croise des gens qui marchent à vive allure sans le moindre problème de chaleur, comme je les envie. Pour moi c'est un enfer, je ne pensais pas qu'il ferait si chaud en Allemagne; c'est d'ailleurs aussi pour ça que j'avais choisi cette destination. Au-delà de 25 degrés je suis malade. Et puis à un moment donné, ça y est. Je suis sur le Feldberg! Je filme mon arrivée tellement je suis heureuse d'y être! Il est 15heures. J'ai l'impression que je vais crever mais ce n'est rien à côté de la fierté d'y être arrivée seule. (J'aurai marché environ 7 heures et parcouru plus de 18km avec un dénivelé de plus de 800m avec mes 16 kg sur le dos.)
C'est un endroit magnifique où seuls le cri des grillons et le souffle du vent viennent s'ajouter à la quiétude du lieu. Il y a pourtant beaucoup de monde ici, (la plupart sont montés en télécabine) mais ça ne gâche rien du plaisir que j'éprouve. Je décide de partager ce moment en envoyant un petit sms à une dame qui s'appelle Nicole et qui se reconnaitra sûrement si elle lit ces quelques lignes 😉 C'est une dame qui connait bien l'Allemagne et qui, comme moi, en est amoureuse.
Je profite quelques minutes de ce noble paysage avant d'entamer la descente car je dois encore trouver un endroit où dormir. C'est très stressant de devoir tout le temps penser à sa survie, d'autant plus que je n'ai vu aucun abri depuis ce matin. Et de toute façon même si je trouve un abri, ce n'est pas suffisant puisque j'ai besoin d'eau...pas simple hein. Je vois sur ma carte (Dieu merci les cartes allemandes sont hyper bien faites) qu'il y a de quoi boire et manger à quelques kilomètres d'ici. Je me mets donc en quête de cet endroit. Il est à peu près à trois kilomètres. J'irai boire un truc et faire le plein d'eau. Seulement voilà, le balisage du Westweg ne correspond plus avec ma carte, je balonne, je me perds, je m'inquiète...
En fait, le balisage est parfait, c'est juste moi qui débloque parce que je suis déshydratée...salement déshydratée même mais sur le coup je ne comprends rien. Je suis toujours en plein soleil, demande ma route aux gens que je croise et je fais des détours pas possible c'est affreux. J'vais crever!
Je marche à petits pas, je n'en peux plus. Je dois m'arrêter à l'ombre de chaque arbre rarissime qui a eu la riche idée de venir se planter là. Je croise un homme âgé à qui je demande si il y a un endroit où dormir pas loin d'ici. Il me semble qu'il m'explique que là où j'ai prévu de ma ravitailler en eau, il ya moyen de dormir, c'est une petite pension. Et il me dit aussi que si je n'ai pas d'argent, il y a une chapelle un peu plus loin que la pension dans laquelle je peux m'installer aussi. Mais je ne suis pas sûre de bien comprendre...déjà quand je vais bien je ne comprends pas bien le Deutsch alors vous imaginez dans mon état actuel....c'est bête mais ça pompe énormément d'énergie de réfléchir dans une langue étrangère qu'on maitrise mal. Au détour d'un chemin, je discerne enfin cette fameuse pension...je ne vais peut-être pas crever ici finalement! Alléluia!
La Todtnauer Hutte est là, juste devant moi. C'est tout mignon comme endroit. J'entre, demande un coca et un morceau de gâteau (ceux qui me connaissent vont sourire en lisant ça hahaha, du gâteau!) en pensant que ça me fera du bien. Grosse erreur de débutant ça! C'est de sel dont j'ai besoin et non pas de sucre! Il me faut plus d'une heure pour réussir à manger. Le sucre me monte directement à la tête, comme si j'étais saoûle, ouffff ça n'va nin bin là! Et puis tout d'un coup, le trou noir, mon assiette a disparu, elle n'est plus sur la table; je n'ai pourtant vu personne venir débarrasser. C'est bizarre ça! et je ne me suis pas endormie non plus; enfin je crois pas.
Je suis toujours assise à la terrasse de la pension lorsque je regarde ma carte et y vois un abri à environ 1500m. Ce serait top pour passer la nuit ça sauf que là, quand j'y pense, 1500m c'est le bout du monde! Je n'arrive même pas à porter mon sac jusqu'aux toilettes pour refaire le plein d'eau, quelle galère! Le choix s'impose de lui-même. Je dois dormir ici! Je demande à la gentille dame si elle a encore une chambre libre pour moi. Et bingo! 😄 y'en a une! Elle me demande si je veux prendre le repas du soir. Je décline, je n'ai pas faim et de toute façon, j'ai de quoi me sustenter dans mon sac. Si il le faut, je resortirai un peu plus tard et je cuisinerai dehors sur mon réchaud. Il est 18heures. La dame me conduit à ma chambre, elle porte mon sac avec bienveillance. Ca se sont les allemands comme on les aime! Accueillants et trèès gentils quoi qu'on en pense! J'ouvre la fenêtre de ma chambre et m'installe...euuh non; je m'affale sur le lit pour une petite sokète. Je me réveille vers 19h et donne de mes nouvelles en Belgique. Lorsque je pars seule, il y'a quelqu'un quelque part à qui je donne mon itinéraire précis et à qui je donne des nouvelles régulièrement. Si la personne n'a pas de mes nouvelles toutes les 24h à peu près, il sait ainsi plus ou moins où me chercher si je tombe dans un trou 😎
Il me semble qu'il faudrait que je mange. J'entreprends des fouilles dans mon sac pour retrouver gamelle, réchaud, bouffe lyophilisée mais même ça, ça demande une énergie que je n'ai plus. Ma tête et mon cou vont éclater. Je retourne me coucher un peu..jusqu'à ce que je sois complètement malade. Mes tripes se sont liquéfiées, ça sort de partout! J'vais quand même crever ici! Mourir sur le Feldberg...ça me plait pas trop mal comme idée.
Je retourne me coucher, je ne pourrai plus me lever jusqu'au milieu de la nuit. Là, j'entends l'orage et la foudre se déchainer. C'est très impressionnant l'orage en semi montagne, ça résonne, ça a un goût d'apocalypse. J'ai soif tiens.
J'arrive péniblement à préparer une boisson dans laquelle je dilue un sachet de minéraux. Impossible de boire tout de suite, ma bouche, ma tête, mon estomac ne veulent pas. Pourtant je crève de soif. Il pleut dans le chambre mais je n'arrive même pas à aller fermer la fenêtre, c'est trop loin (une longueur de bras à peu près, quelle chochote je suis). Il me faudra le reste de la nuit pour arriver à boire 25cl de ladite boisson. 6h30, je me réveille. Et là, surprise...! Je vois mon short de la veille, ainsi que mes sous-vêtements en train de sécher au-dessus du lavabo de ma chambre. Ils sentent à peu près bon; ou en tous cas moins mauvais qu'hier 😊
Que s'est-il donc passé???
Je vérifie ma porte...elle est toujours bien fermée à clé et la clé est dessus. C'est mon inconscient qui m'a joué un tour! Il m'a fait faire des choses dont je ne me souviens pas. Ca ne peut être que moi qui ai lavé ça pendant la nuit mais là encore, c'est le trou noir. Ca fait peur. Une insolation à ce point excessive ne m'était quand même jamais arrivée. C'est à ce moment précis que j'ai décidé que je n'irai plus jamais au soleil! J'en suis dégoûtée. Ce matin, j'ai toujours mal de tête mais c'est moins grave qu'hier. Je pue, j'vais prendre une douche!
Les douches sont communes, c'est tout petit mais il n'y a pas besoin de plus. Dans l'ensemble ça se passe à peu près bien si ce n'est que me baisser pour prendre le gel douche donne l'effet que mon cerveau va me sortir par le nez et que les gouttes d'eau me martèlent le crâne comme si l'orage avait repris. Je remonte dans la chambre. Mon bordel de la veille est toujours étalé par terre; d'un côté le réchaud, de l'autre la bouffe (vous vous souvenez quand j'ai entrepris de me faire à manger mais aussitôt abandonné?) puis les vêtements, les médicaments...oufff...il y a vraiment tout ça dans mon sac?
Le petit déjeuner est à 8h; je n'ai toujours rien avalé depuis le gâteau de malheur d'hier après midi qui n'est pas resté bien longtemps dans mon estomac. Je n'ai pas faim mais il me faut des forces pour repartir tout à l'heure. Ah oui hein parce que je compte bien repartir ce matin. Le Mont Belchen m'attend.
La dame m'installe à une table face à la fenêtre; une ravissante vue s'offre à moi sur les collines encore enveloppées de brume. Quoi? De la brume? YEAAAAHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Rha je suis contente! Pas de méchant soleil ce matin! Je mange le plus salé possible pour me déshydrater moins vite pendant la journée de marche qui va arriver; et je bois au moins un litre de tout ce qu'il y'a, café, thé, jus. Je remonte dans ma chambre pour faire le point de ma situation avec "La Belgique". Je pense pouvoir marcher 15km aujourd'hui et nous convenons, d'après les cartes, que je m'arrêterai au camping de Wieden, avant le Mont Belchen, pour la nuit. Je "range" mon sac; mais n'ai toujours pas beaucoup d'énergie; ce sac ressemble donc plus à une charrette de supermarché d'où plein de choses dépassent hahaha. Tant-pis.
Je passe à l'accueil régler ma nuit. En me voyant, l'homme me demande si je vais bien...j'en déduis que j'ai une sale tête. "Mir wird schlecht" mais ça va aller! J'enfile mes chaussures et démarre.
100 mètres plus loin je vois la fameuse chapelle dont le vieil homme m'avait parlé hier...Mon allemand n'est donc pas si mauvais. Cela dit j'ai eu l'illumination du siècle en ne dormant pas là car avec l'orage qu'il y a eu, toutes mes affaires auraient probablement été trempées.
Il fait brumeux et froid mais quel bonheur! Ca fait un bien fou! Le chemin est bordé de myrtilles d'un taille colossale. Il y'a là une famille d'allemands qui s'en donne à coeur joie. Nous échangeons quelques mots, ils me demandent si j'ai dormi dehors avec l'orage qu'il y a eu. Je les dépasse puis... Bah, je fais pareil, elles sont hautes, ça limite les risque pour les fientes de renard et autres bestioles. Elles sont délicieuses. Mon mal de tête s'en va au fil que j'avale les kilomètres. Je suis surprise de ma capacité de régénération. Est-ce le grand air? Les myrtilles vitaminées? La volonté d'aller plus loin? Dieu seul le sait! Quand j'y repense, je les trouve vraiments sympas les allemands, vous en connaissez beaucoup vous en Belgique des gens qui parlent aux randonneurs qu'ils croisent??
J'ai rincé le camel back deux fois ce matin mais l'eau a toujours aussi mauvais goût. Je la bois quand même, l'épisode d'hier m'a suffit. Une insolation c'est bien; deux c'est trop 🤪 Jusqu'à présent ça ne fait que monter depuis quelques kilomètres, parfois un peu de plat. Puis un superbe point de vue sur les vallées avec, à côté de moi, des myrtilles partout et un buisson d'aneth sauvage. Miam. Je suis seule, je me sens super bien.
Et puis BAM, d'un coup je ressens des élancements dans la plante des pieds...waouw, c'est quoi ça?? Bon sang ça fait mal comme si on m'avait frappé au marteau! Je m'arrête un peu pour les soulager puis repars sans trop trainer.
Je monte à présent un sous-bois et, chose étrange, je n'ai plus mal. Je pense que c'est la descente juste après Notschrei qui a engendré la fatigue. Mine de rien, c'est vrai que depuis hier je ne fais que monter. Et c'est aussi probablement le poids du sac qui joue beaucoup, il s'est très peu allégé depuis hier puisque je n'ai quasi rien mangé, hors, c'est la nourriture qui pèse le plus. Midi arrive. Je me trouve un petit coin pour dîner. Et là, l'astre diabolique décide de se lever et m'envoie ses rouleaux de flammes infernales (ses doux rayons quoi), chassant ainsi ma brume tant adorée. Je suis à l'ombre d'un arbre (ouf!). Je cuis ma popote et reste là une petite heure. Il faut repartir; il me reste environ 7km avant de rejoindre le camping de Wieden. Je ne le sais pas encore mais cette fin de journée sera presque aussi insupportable, bien que d'un tout autre genre; que celle de la veille.
Rapidement, j'entame la descente vers Wieden. Le marteau recommence à tambouriner mes plantes de pieds. Je fais de tout petits pas mais rien à faire, c'est le poids du sac qui en est la cause. Je m'étais entrainée à marcher de longue distance avant mon départ mais avec des sacs à dos moins lourds. Quelle erreur!! Je ne peux en vouloir qu'à moi-même! Soudainement j'arrive entre des prairies...en plein soleil! J'ai envie de pleurer là, ce p... de soleil me fait vraiment peur; je ne veux plus être malade alors je recommence la même rengaine qu'hier, je m'arrête dès qu'il y a un peu d'ombre.
J'arrive près de Jetzen Roald. C'est joli mais je n'arrive pas à profiter du paysage, j'ai trop mal. Puis j'arrive à Wieden. D'après la carte, je dois descendre tout en bas de la vallée pour trouver le camping et le point d'information. J'attaque donc la descente toujours en plein soleil. Je fais des pas minuscules et j'ai l'impression de ne pas avancer. Cette route est longue, vraiment longue et les pieds s'échauffent plus vite sur le tarmac que dans les bois. Il me faut une bonne heure pour descendre car je dois m'arrêter souvent pour soulager mes panards. J'arrive en bas du village. Tout à l'air désert ici. Ne perdons pas espoir! Je cherche des yeux mais ne voit rien qui indique le camping en question. C'est bizarre. Je tourne et commence à comprendre qu'il n'y a rien ici. Merde, je n'ai plus la force de faire demi-tour. Il est bientôt 16heures et je n'ai toujours aucune idée de l'endroit où je vais dormir ce soir, ni si je vais pouvoir me ravitailler en eau. C'est plutôt fâcheux ça!
Ma carte indique un abri au-dessus de la vallée, bon, je n'aurai pas d'eau mais j'aurai au moins un semblant de toit en cas d'orage.Pas trop d'autre choix que d'essayer d'aller là. Bon sang mais quand va se terminer cette journée en enfer? J'en ai maaaaaaaaaaaaaarrrrre! J'ai chaud, j'ai soif, j'ai faim et j'ai mal! J'essaie de faire du stop pour remonter la vallée mais les gens ici sont méfiants. Ca peut se comprendre en même temps vu mon état top biche 😇
Personne ne s'arrête. Là, je perds espoir! Je m'écroule sur le bas-côté en me demandant comment sortir de là. Je pleure comme un gosse, ben ouais ça arrive. Une dame qui habite un peu plus loin vient me voir. Je lui demande si il y'a un camping ici et elle me certifie que non. On échange quelques mots puis elle me dit qu'elle va aller demander à sa fille (ou je ne sais qui j'ai rien compris) si il y'a un autre endroit ou dormir dans le coin. J'attends un quart d'heure mais la dame ne reviendra pas....vieille rombière va! Elle se rend pas compte que je suis en train de crever. Personne n'est disposé à vous aider dans ce foutu village! Même pas un peu d'eau p..;de b.... de m....!! Bande de méchants!
Je ne devrai compter que sur moi-même pour me sortir de ce mauvais pas (mouahahah quel jeu de mots je suis drôle!). Une camionnette arrive au loin. Houuuu ça c'est quelqu'un qui va me charger et qui n'aura pas le choix!
Je m'installe au milieu de la route pour la lui barrer. Je vous ai déjà dit que j'étais tenace? L'homme me demande où je vais, je lui indique mon abri. Il refuse de me prendre avec car ce n'est pas sa direction. Mais quel ingrat lui aussi! M'en fous je lui dit qu'il n'a pas le choix, il va me charger au moins jusqu'au bout de cette route! "Ich bin müde, Meinen Fûß ist kaput" Hé ho merde hein! Je sais c'est osé mais quand vous serez dans la même situation, on verra si vos idées seront meilleures na! Il me dit qu'il y a une auberge de jeunesse un peu plus haut; à mi-chemin entre l'endroit où il me dépose et le fameux abri repéré sur la carte. Je vais voir, et je tourne à nouveau pour ne rien trouver. Je commence à en avoir ras la casquette! Sauf que j'ai pas d'casquette!! Bon, j'en reste donc à mon idée de départ, et amorce la dernière côte de la journée pour rejoindre ma planque. Si je la trouve ce sera une super victoire dans cette journée pourrie!
Au bout de 20 minutes qui en ont paru le double, j'aperçois enfin l'abri! C'est un joli petit châlet en bois dont la porte est fermée. Super quoi! Bon, je comence à m'installer clandestinement à côté, à l'abri du vent, c'est déjà ça de pris. Finalement on arrive �� se contenter de peu et on est content pour un rien dans ces conditions là. Et au moment où je déplie ma bâche, le garde arrive 😊 Zut alors!
Je lui explique tout de suite ma mésaventure avec le camping et l'auberge inexistants, ma fatigue et que mes pieds sont foutus. Il m'autorise à m'installer avec ma bâche ici pour cette nuit, il ne peut pas me laisser dormir à l'intérieur. Tant que j'y suis, je lui demande si il y a de l'eau dans l'abri pour que je puisse faire le plein. Il me laisse prendre tout ce que je veux comme eau et il m'offre même un Fanta! Waouw! Cet homme s'appelle Dieu! Il ferme l'abri et part.
Je prends une photo de la vallée. Il va être 18heures; il est grand temps que je donne des nouvelles de mes mésaventures à "La Belgique".
Ce dernier téléphonera, contre mon gré bien sûr puisque je pensais me poser un jour et redémarrer ensuite, à son ami suisse pour qu'il vienne me chercher. L'ami Suisse me téléphonera, je lui dirai que je continuerai encore le lendemain (je veux voir le Belchen moi!) et qu'ensuite je prendrai un train pour descendre à Bâle. Mais rien à faire, il ne daigne pas me laisser là.
Je remballe donc toutes mes affaires et fait demi tour pour atteindre le grand route la plus proche. Notre ami suisse arrivera tard le soir à Wieden au coeur de la forêt noire (2heures de route l'aller quand même!) pour me récupérer alors qu'il était convenu que je n'arriverais chez lui en Suisse que dans une semaine!
Ainsi se termine mon court périple en Allemagne et ainsi commence celui en Suisse.
Que dire à propos de cette aventure? ... Je veux le refaire en entier et dans de meilleures conditions, le Westweg n'aura pas ma peau, j'ai pas dit mon dernier mot! Je suis sur ma faim car je n'aurai pas vu le Belchen mais je suis tout de même fière de m'être extirpée seule de ces mauvais pas, et j'aurai quand même atteint le point le plus haut de cette vaste forêt. J'en suis resortie plus grande en atteignant mes limites que j'ai même dépassées grâce à ma ténacité. Notre corps possède des resources que nous ne soupçonnons pas, et c'est pareil pour l'esprit. Dans les pires moments, il existe comme un pilotage automatique qui se met en place. Je râle de devoir arrêter si vite, ma tête va mieux, mes jambes vont bien malgré le dénivelé, il n'y a que les pieds qui ont lâché; c''est dommage. C'est une expérience que je vous conseille si vous devez faire le point sur vous-même; il n'ya rien de mieux que de se confronter à la nature, c'est un merveilleux test!
Ainsi débute mon aventure en Suisse. Chez notre ami G. Il m'offrira l'hospitalité de bon coeur dès notre arrivée. Il m'installera un matelas dans une pièce qui deviendra provisoirement ma chambre. Quel accueil alors qu'on se connait à peine! Le lendemain, l'ami G. partira travailler et me donnera sa confiance en me laissant chez lui. Je devrai rester couchée jusque dans l'après-midi car même assise, le simple fait que mes pieds touchent le sol est devenu un enfer.
A 17heures, j'ai rendez-vous avec Nath une amie de G. que je ne connais que via un réseau social dont la pub n'est plus à faire. Elle vient me chercher pour aller à une fête de village avec sa mailleure amie. Nath, c'est la première fois que vais la rencontrer forcément, ça fait des mois qu'on attend ça! Le rencontre n'est pas décevante, c'est une personne chaleureuse, remplie de joie et fière (comme tous les suisses que j'ai vu) de me faire découvrir les us et coutumes présents lors de cette fête villageoise...quel bonheur d'être ici! Le lendemain, je m'en suis allée en randonnée. J'ai pris le train à Glovelier, là où je loge, jusque St Ursanne pour ensuite revenir à pieds.Le paysage est tellement fascinant que j'en oublie de regarder la carte; je ne sais plus où je suis. Décidément mon cerveau a fondu sous le coup de l'insolation! Après vérification, je me rends compte que je suis quasiment 10 km trop loin. Et si on ajoute à cela, le soleil et les panards en compote, il m'est impossible de faire le retour à pieds. Bon, bah comme au bon vieux temps, on se met sur le bas-côté et on lève le pouce! 😎 Là, je me fais charger par un drôle de type...beurg. Il me semble qu'il fait un détour immense pour me déposer là où je dois aller, j'ai le palpitant qui s'affole mais j'ai mon couteau pas très loin, ça me rassure un peu. Il finit tout de même par m'emmener au bon endroit.
Le reste de mon séjour en Suisse sera agrémenté de belles rencontres humaines. La famille V. qui m'a accueillie à bras ouverts. C'est une famille super sympathique dont Mr V. est le frère de G. chez qui je loge. Lui et sa femme L. ont trois adorables enfants emplis de vie. Je ne vais pas vous décrire mon séjour en leur compagnie, je préfère garder un petit bout de jardin secret rien que pour moi à propos de ces merveilleux moments. Je ne vous conterai pas la montée au Chasseral par la Combe grède (1600m d'altitude), ni la visite captivante de Bern que m'a faite G. avec tout son coeur, je ne vous narrerai pas non plus les randonnées au Chêtelat et au Béridier toujours avec G; ni le sentier "pieds-nus" que j'aurai fait avec toute la famille V., ni la fondue savoyarde au bord d'un point de vue magnifique avec G., ni la visite de la ravissante et minuscule ville de Gruyères, de son château et de son Giger bar, ainsi que le musée...non je ne dirai rien de tout cela car je ne veux mêler aucune personne étrangère à ce récit personnel
Tout ce que j'en dirai c'est : Les suisses sont fascinants, par leur simplicité, leur respect de la nature, leur respect d'autrui. Ils sont chaleureux, accueillants, altruistes, bourrus, courageux. Ils n'hésitent pas à faire toute une excursion en voiture juste pour aller chercher LE fromage d'untel qui est si bon. Leurs enfants jouent encore dans le jardin, ils vont en vélo, ils partagent le travail campagnard de leurs parents. Ils connaissent leur pays sur le bout des doigts et ils en sont si fiers que s'en est captivant; ils sont fiers de leurs coutumes et respectent les règles. Nous ferions bien d'en prendre exemple! C'est grâce à de telles personnes qu'un voyage devient une aventure humaine inoubliable et que vos tripes se tordent au moment de s'en aller...
Je me suis donc décidée à partir à l'aventure toute seule en Forêt noire, j'ai commandé les cartes topo adéquates et me suis renseignée sur différents sites pour voir ce qui était possible de faire. Il me semblait que descendre une partie du Westweg en autonomie complète était une plutôt bonne idée; depuis le Titisee jusque Bâle en Suisse où je devais rejoindre un ami d'un ami. Et comme je n'avais pas un balle, j'ai décidé de partir en taxisop, vous voyez, ce site où on s'inscrit en tant que "passager cherche chauffeur"? Bon ok quand j'y repense, c'était assez osé mais qui ne tente rien n'a rien et puis moi, c'est quand je me brûle que je comprends pourquoi on m'avait prévenu que c'était chaud.😛
Nous sommes donc le 31 juillet 2012 et j'attends mon chauffeur "Dries", il vient de Gullegem et se rend à Freudenstadt, au Nord de la Forêt noire pour son boulot, il m'offre donc un siège passager dans sa voiture. Il est sympa, on écoute Snow Patrol dans la voiture. Le trajet se passe bien. Il me dépose à Freudenstadt comme prévu. Cette ville se trouve donc dans le Nord de la Forêt noire...hors moi je dois me rendre au Titisee bien plus au Sud...
C'est ici que l'aventure en solo commence...
Il est environ midi 20. J'essaie tout d'abord de faire du stop pour descendre jusqu'au Titisee, histoire de faire tout le trajet gratos mais sans succès car c'est vraiment trop loin. Et en plus avec mon allemand très très approximatif c'était loin d'être gagné. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en Forêt noire, les gens ne parlent pas du tout le français et que c'est vraiment au touriste à faire l'effort de la langue. Bah, c'est pas ça qui m'arrete!
Il me semble que mon sac à dos pèse une tonne, en fait il pèse 16kg. Soit une autonomie de bouffe pour 10 jours, quelques vêtements et des babioles toujours utiles.
Je décide finalement de prendre le train. Vous avez déjà essayé de demander votre itinéraire en Deutsch? "euuuh verkaufen Sie farhkartten?" 😊 "et euuuh kan ich ein einfach nach Freiburg haben bitte? Ca se dit ça?"
Bref, à 16h30 je prends le premier train. Celui vers Offenburg.
Puis à 18h05, je prends le deuxième, vers Freiburg.
Puis à 19h, je prends celui vers le Titisee chéri!
A 19h30, je suis donc à mon point de départ. C'est un peu tard pour démarrer un trek non? Je décide donc de m'asseoir à une terrasse pour faire un peu le point et trouver un camping. C'est là, en discutant avec le serveur, à qui j'explique que je suis fatiguée "Ich bin müde" (je lui dis que j'arrive tout juste de Belgique "Ich komme aus Belgien"), qu'un couple de suisses allemands, assis un peu plus loin, entend notre conversation et l'homme décide de venir vers moi.
Bon, déjà l'allemand "simple" n'est pas facile à comprendre mais alors le suisse allemand est encore moins facile! Il m'explique que chaque année, ils fuient la Suisse le jour de la fête nationale car cela fait trop de bruit. Ils habitent près du Lac de Constance. Notre conversation est super basique mais potable, et dans ce temps, , l'homme me demande si je viens de Belgique à pieds...hors moi je comprends qu'il me demande si je vais jusqu'au Mont Belchen à pieds. Faut savoir que Belgique, Belgien en allemand, et Belchen à l'audition ça se ressemble vachement comme mots. Je vous laisse deviner le quiproquo qui s'en suit? 😊 Je lui réponds donc oui! Monsieur, impressionné me dit que je dois être vraiment fatiguée et que je dois avoir faim...c'est à ce moment que je me rends compte que j'avais mal compris sa question héhé...et comment expliquer ça en Deutsch? Hein, je vous le demande! Hahahaha! Je laisse donc couler et le laisse croire, tant pis. Je me dis que de toute façon je ne verrai plus jamais ces gens.
Il retourne à sa table, me coupe un morceau de sa flammeküche et m'invite à venir manger ce morceau à leur table. Bon j'ai quand même l'air d'une débile maintenant qu'ils pensent que je viens de Belgique à pieds, c'est malin ça! Enfin, au moins je suis l'idole de quelqu'un hihihhi. J'explique ensuite que je cherche un camping dans le coin et leur demande si ils en connaissent un. Bien sûr me disent-ils puisqu'eux même y séjournent en ce moment. Ils m'emmènent dans leur minibus (là aussi quand j'y repense, ce n'était pas la plus riche idée de l'année)et me conduisent jusqu'à ce fameux camping. Le Bülhof Camping. Il est situé juste au-dessus du Titisee. Formidable il reste encore de la place!
Je me trouve un petit coin avec un arbre et y installe ma bâche. Oui vous avez bien lu, une bâche. Quand on part seule en autonomie complète, on ne s'embarrasse pas d'une tente encombrante et lourde. Je me fais donc un super abri en demi tipi où je place un stick de marche "planté" dans le sol, les 3/4 de la bâche d'un côté du stick, et le 1/4 restant sera attaché à l'arbre avec une corde ou des élastiques. Il suffit ensuite d'arrimer les coins de la bâche au sol avec des piquets de tente ou des boquets d'bois si on a oublié lesdits piquets à la maison 🤪
Le couple de suisses allemands vient voir mon installation. Ils sont intrigués, je leur explique le pourquoi du comment j'utilise ce système. Nous nous souhaitons une bonne route et tout de bon dans la vie. Je ne les reverrai plus jamais.
Peu de temps après leur départ, c'est Marco mon voisin de camping, que je n'avais pas encore vu, qui vient me proposer son aide .
Marco est italien et il ne parle que italien ou anglais...et moi français et allemand...bon...on arrive quand même à tenir une conversation en italo-franglo-allemand hum.
Il est passé 20 heures et j'ai faim. Je déballe donc ma popote et mon réchaud et mets chauffer de l'eau. Marco me tient compagnie, il est sympathique. Il habite à Bologne et m'explique qu'il est en train de faire un itinéraire en vélo dans la Forêt noire. Son périple se termine demain. Dans la pénombre je ne le vois pas bien mais il me semble qu'il a une drôle de tête, il a la bouche un peu gonflée et rouge, le nez et une joue noirâtres...en fait, il s'est brûlé avec son réchaud au gaz, sa bombonne lui a explosé à la figure 2 jours auparavant. Il ne veut plus jamais utiliser ce système et trouve que mon système à moi est pas mal. J'utilise le fameux réchaud Esbit qui pèse 10 grammes et qui fonctionne grâce à des briquettes auxquelles on boute le feu avant de la déposer dans le réchaud. Il suffit ensuite de poser sa popote dessus et attendre que cuise l'exquis et raffiné mets lyophilisé 4 étoilles. En l'occurrence, ce soir je n'ai pas de lyophilisé mais un sachet de bouffe militaire qu'il suffit de mettre dans l'eau bouillante pour le réchauffer et, même principe que pour la bouffe lyo, il faut le manger directement dans le sac afin de ne pas salir la gamelle. Marco me demande ce que je mange. Ce délicieux repas est composé de langue de boeuf et de sauce. C'est absolument dégueulasse mais j'ai faim. J'essaie de lui expliquer "langue de boeuf" et me voilà en train de mimer la bête en question. Vous avez vu le film "Danse avec les loups"? Hé bien nous y sommes presque! "Meuuuh" 😄
Il est mort de rire mais il a compris, c'est le principal!
On papote comme ça toute la soirée puis vers 22h30 nous décidons de regagner nos abris respectifs car le lendemain une dure journée nous attend. Quelles aventures j'ai déjà vécu en à peine une journée ici!
Mercredi 01 août : 6h du matin. Je me réveille avec le soleil. Je sors de mon abri en même temps que Marco sort de sa tente. aah je peux enfin voir sa tête au grand jour! Il est effectivement bien brûlé le pauvre.
"Gut geschlaffen?" lui dis-je en plus du langage des mains. Il mange une barre de céréales, quant à moi, je commence à cuire mon super petit déj' ultra calorique qui consiste à cuire de la semoule de blé (du couscous quoi) avec du lait en poudre, beh oué les briques ne sont pas pratiques en rando 🙂; du cacao et du sucre. Laissez cuire jusqu'à obtention d'un espèce de gâteau; et j'insiste bien sur le mot "espèce". Ce n'est pas trop dégueu et ça donne de l'énergie pendant des heures. J'offre un café à Marco, de toute façon j'en ai préparé trop juste pour moi. Le pauvre, je m'en fait mal.
En échangeant quelques mots, nous remballons nos affaires, lui sur son vélo; moi sur mon dos, et quittons le Bülhof camping. Nous faisons un tout petit bout de chemin ensemble avant que nos routes se séparent. Nous faisons nos adieux sans échanger de quoi garder contact, aurait-il fallu? Peut-être pas, ce sont ces rencontres éphémères qui rendent les voyages exceptionnels. Cela ne m'empêche pas de penser souvent à lui, et je me demande ce qu'il est devenu. C'est ici que démarre le fameux Westweg que j'attends depuis si longtemps. Aujourd'hui je vais jusqu'au Feldberg, le point le plus haut de Forêt noire à 1493m. Il se trouve à environ15km et quelques vallées d'ici.
Waouww ça commence par une solide côte dans les bois! Le soleil brille déjà bien haut et il n'est que 8h du matin! Le soleil brille et mon sac de 16kg me semble peser une tonne.
Je grimpe cette côte semi ombragée, je croise un homme qui promène ses chiens "Grüß Gott!" me dit-il...hein grusse quoi? AAh oui juste, le Grüß Gott est utilisé ici pour dire bonjour, ça veut dire "Dieu avec toi" en gros. Il entame la conversation "Woher kommen Sie?" "Ich komme aus Titisee und ich geh zum Fedberg". L'homme est impressionné car le Feldberg est loin et haut et je suis seule. Je reprends ma route sans attendre car je sais que la journée risque d'être longue. Avant de démarrer cette aventure, en préparant mon sac, j'avais lavé mon camel back (ma poche à eau) avec une petite pastille effervescente. Il me semblait l'avoir bien rincé et pourtant il reste un drôle de goût quand je bois... ça ne m'inspire rien de bon ça. Bref, je monte, monte, monte dans ce bois. Il est à peine 9h et le soleil tape. Une petite pause photo de temps à autre puis je continue. J'évite cependant de retirer mon sac à dos chaque fois car l'y remettre est assez folklorique. J'arrive à un sommet au bout d'environ deux kilomètres, et je profite du peu de plat qu'il y a pour faire une pause pipi.
Ah un peu de descente...j'arrive en plein village (ou ville?) d'Hinterzarten coincé dans une petite vallée. Je passe juste à côté des pistes de saut à ski de Koßterhöhr et je descends encore.
C'est très joli Hinterzarten. Le soleil tape et je n'ose pas trop boire de peur d'être malade avec ce drôle de goût dans mon eau 🙁 Avec la transpiration, les lanières de mon sac me coupent les épaules. Ce n'est pas confortable. Ce ne sont que des petites choses mais ça devient très vite un enfer car je me dis que je suis vraiment seule ici. Je ne peux compter sur personne. Il me faut toute ma tête pour lire la carte, pour trouver un abri pour la nuit, pour trouver un ravitaillement en eau etc..
J'entame la remontée sur l'autre versant de la vallée et croise quelques personnes qui font aussi le Westweg dans l'autre sens. Parfois en vélo, à pieds et même à cheval. J'ai soif. Ho j'ai bien une gourde supplémentaire mais elle est inaccessible "tout de suite", pour l'attraper je dois retirer mon sac à dos...ce qui demande bien trop d'énergie juste pour une gorgée d'eau. Tant pis je reste comme ça. Inutile de préciser que je regretterai bien vite d'avoir dit ça.
Vers midi, je suis au sommet d'une vallée et m'arrête dans un petit paradis où coule un ruisseau un peu en recul des sentiers. Il y a peu d'arbres ici puisque je suis sur un sommet. Je m'installe les pieds dans l'eau et mange un peu mais je commence à avoir mal de tête et des nausées. Ce que j'ai omis de vous dire c'est que ma casquette est restée sur ma table de salon en Belgique 😎 autant dire que là-bas elle ne me sert pas à grand chose! Je reste comme ça une petite heure sans me rendre compte que, les pieds bien au frais, j'ai la tête qui cuit au soleil.
Je suis en hauteur et donc je bois un peu d'eau de ce ruisseau (elle a le même goût que la Spa), c'est mieux que rien mais c'est trop tard; je sais que je suis foutue, je suis en train de me payer une insolation. Après une bonne heure de répit dans cet éden, je remets (très) péniblement mon sac au dos et redémarre. Bon sang que c'est dur... J'aperçois la tour du Feldberg, elle se rapproche de plus en plus tout en étant encore loin. J'essaie de me concentrer sur autre chose que mes maux. Le parcours est vraiment joli, les sentiers sont parsemés de racines d'arbres et de temps à autre, passent sur un caillebotis. Waouw!!
Plus j'avance et plus le dénivelé est ardu. Cela fait à peu près deux heures que j'ai quitté mon coin de pique nique et je n'ai plus rien bu depuis. Ma tête va très probablement exploser d'ici peu. Il fait à peu près 30 degrés. Les deux ou trois derniers kilomètres se font totalement à découvert, pas la moindre trace d'ombre ici au-dessus. Je croise des gens qui marchent à vive allure sans le moindre problème de chaleur, comme je les envie. Pour moi c'est un enfer, je ne pensais pas qu'il ferait si chaud en Allemagne; c'est d'ailleurs aussi pour ça que j'avais choisi cette destination. Au-delà de 25 degrés je suis malade. Et puis à un moment donné, ça y est. Je suis sur le Feldberg! Je filme mon arrivée tellement je suis heureuse d'y être! Il est 15heures. J'ai l'impression que je vais crever mais ce n'est rien à côté de la fierté d'y être arrivée seule. (J'aurai marché environ 7 heures et parcouru plus de 18km avec un dénivelé de plus de 800m avec mes 16 kg sur le dos.)
C'est un endroit magnifique où seuls le cri des grillons et le souffle du vent viennent s'ajouter à la quiétude du lieu. Il y a pourtant beaucoup de monde ici, (la plupart sont montés en télécabine) mais ça ne gâche rien du plaisir que j'éprouve. Je décide de partager ce moment en envoyant un petit sms à une dame qui s'appelle Nicole et qui se reconnaitra sûrement si elle lit ces quelques lignes 😉 C'est une dame qui connait bien l'Allemagne et qui, comme moi, en est amoureuse.
Je profite quelques minutes de ce noble paysage avant d'entamer la descente car je dois encore trouver un endroit où dormir. C'est très stressant de devoir tout le temps penser à sa survie, d'autant plus que je n'ai vu aucun abri depuis ce matin. Et de toute façon même si je trouve un abri, ce n'est pas suffisant puisque j'ai besoin d'eau...pas simple hein. Je vois sur ma carte (Dieu merci les cartes allemandes sont hyper bien faites) qu'il y a de quoi boire et manger à quelques kilomètres d'ici. Je me mets donc en quête de cet endroit. Il est à peu près à trois kilomètres. J'irai boire un truc et faire le plein d'eau. Seulement voilà, le balisage du Westweg ne correspond plus avec ma carte, je balonne, je me perds, je m'inquiète...
En fait, le balisage est parfait, c'est juste moi qui débloque parce que je suis déshydratée...salement déshydratée même mais sur le coup je ne comprends rien. Je suis toujours en plein soleil, demande ma route aux gens que je croise et je fais des détours pas possible c'est affreux. J'vais crever!
Je marche à petits pas, je n'en peux plus. Je dois m'arrêter à l'ombre de chaque arbre rarissime qui a eu la riche idée de venir se planter là. Je croise un homme âgé à qui je demande si il y a un endroit où dormir pas loin d'ici. Il me semble qu'il m'explique que là où j'ai prévu de ma ravitailler en eau, il ya moyen de dormir, c'est une petite pension. Et il me dit aussi que si je n'ai pas d'argent, il y a une chapelle un peu plus loin que la pension dans laquelle je peux m'installer aussi. Mais je ne suis pas sûre de bien comprendre...déjà quand je vais bien je ne comprends pas bien le Deutsch alors vous imaginez dans mon état actuel....c'est bête mais ça pompe énormément d'énergie de réfléchir dans une langue étrangère qu'on maitrise mal. Au détour d'un chemin, je discerne enfin cette fameuse pension...je ne vais peut-être pas crever ici finalement! Alléluia!
La Todtnauer Hutte est là, juste devant moi. C'est tout mignon comme endroit. J'entre, demande un coca et un morceau de gâteau (ceux qui me connaissent vont sourire en lisant ça hahaha, du gâteau!) en pensant que ça me fera du bien. Grosse erreur de débutant ça! C'est de sel dont j'ai besoin et non pas de sucre! Il me faut plus d'une heure pour réussir à manger. Le sucre me monte directement à la tête, comme si j'étais saoûle, ouffff ça n'va nin bin là! Et puis tout d'un coup, le trou noir, mon assiette a disparu, elle n'est plus sur la table; je n'ai pourtant vu personne venir débarrasser. C'est bizarre ça! et je ne me suis pas endormie non plus; enfin je crois pas.
Je suis toujours assise à la terrasse de la pension lorsque je regarde ma carte et y vois un abri à environ 1500m. Ce serait top pour passer la nuit ça sauf que là, quand j'y pense, 1500m c'est le bout du monde! Je n'arrive même pas à porter mon sac jusqu'aux toilettes pour refaire le plein d'eau, quelle galère! Le choix s'impose de lui-même. Je dois dormir ici! Je demande à la gentille dame si elle a encore une chambre libre pour moi. Et bingo! 😄 y'en a une! Elle me demande si je veux prendre le repas du soir. Je décline, je n'ai pas faim et de toute façon, j'ai de quoi me sustenter dans mon sac. Si il le faut, je resortirai un peu plus tard et je cuisinerai dehors sur mon réchaud. Il est 18heures. La dame me conduit à ma chambre, elle porte mon sac avec bienveillance. Ca se sont les allemands comme on les aime! Accueillants et trèès gentils quoi qu'on en pense! J'ouvre la fenêtre de ma chambre et m'installe...euuh non; je m'affale sur le lit pour une petite sokète. Je me réveille vers 19h et donne de mes nouvelles en Belgique. Lorsque je pars seule, il y'a quelqu'un quelque part à qui je donne mon itinéraire précis et à qui je donne des nouvelles régulièrement. Si la personne n'a pas de mes nouvelles toutes les 24h à peu près, il sait ainsi plus ou moins où me chercher si je tombe dans un trou 😎
Il me semble qu'il faudrait que je mange. J'entreprends des fouilles dans mon sac pour retrouver gamelle, réchaud, bouffe lyophilisée mais même ça, ça demande une énergie que je n'ai plus. Ma tête et mon cou vont éclater. Je retourne me coucher un peu..jusqu'à ce que je sois complètement malade. Mes tripes se sont liquéfiées, ça sort de partout! J'vais quand même crever ici! Mourir sur le Feldberg...ça me plait pas trop mal comme idée.
Je retourne me coucher, je ne pourrai plus me lever jusqu'au milieu de la nuit. Là, j'entends l'orage et la foudre se déchainer. C'est très impressionnant l'orage en semi montagne, ça résonne, ça a un goût d'apocalypse. J'ai soif tiens.
J'arrive péniblement à préparer une boisson dans laquelle je dilue un sachet de minéraux. Impossible de boire tout de suite, ma bouche, ma tête, mon estomac ne veulent pas. Pourtant je crève de soif. Il pleut dans le chambre mais je n'arrive même pas à aller fermer la fenêtre, c'est trop loin (une longueur de bras à peu près, quelle chochote je suis). Il me faudra le reste de la nuit pour arriver à boire 25cl de ladite boisson. 6h30, je me réveille. Et là, surprise...! Je vois mon short de la veille, ainsi que mes sous-vêtements en train de sécher au-dessus du lavabo de ma chambre. Ils sentent à peu près bon; ou en tous cas moins mauvais qu'hier 😊
Que s'est-il donc passé???
Je vérifie ma porte...elle est toujours bien fermée à clé et la clé est dessus. C'est mon inconscient qui m'a joué un tour! Il m'a fait faire des choses dont je ne me souviens pas. Ca ne peut être que moi qui ai lavé ça pendant la nuit mais là encore, c'est le trou noir. Ca fait peur. Une insolation à ce point excessive ne m'était quand même jamais arrivée. C'est à ce moment précis que j'ai décidé que je n'irai plus jamais au soleil! J'en suis dégoûtée. Ce matin, j'ai toujours mal de tête mais c'est moins grave qu'hier. Je pue, j'vais prendre une douche!
Les douches sont communes, c'est tout petit mais il n'y a pas besoin de plus. Dans l'ensemble ça se passe à peu près bien si ce n'est que me baisser pour prendre le gel douche donne l'effet que mon cerveau va me sortir par le nez et que les gouttes d'eau me martèlent le crâne comme si l'orage avait repris. Je remonte dans la chambre. Mon bordel de la veille est toujours étalé par terre; d'un côté le réchaud, de l'autre la bouffe (vous vous souvenez quand j'ai entrepris de me faire à manger mais aussitôt abandonné?) puis les vêtements, les médicaments...oufff...il y a vraiment tout ça dans mon sac?
Le petit déjeuner est à 8h; je n'ai toujours rien avalé depuis le gâteau de malheur d'hier après midi qui n'est pas resté bien longtemps dans mon estomac. Je n'ai pas faim mais il me faut des forces pour repartir tout à l'heure. Ah oui hein parce que je compte bien repartir ce matin. Le Mont Belchen m'attend.
La dame m'installe à une table face à la fenêtre; une ravissante vue s'offre à moi sur les collines encore enveloppées de brume. Quoi? De la brume? YEAAAAHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Rha je suis contente! Pas de méchant soleil ce matin! Je mange le plus salé possible pour me déshydrater moins vite pendant la journée de marche qui va arriver; et je bois au moins un litre de tout ce qu'il y'a, café, thé, jus. Je remonte dans ma chambre pour faire le point de ma situation avec "La Belgique". Je pense pouvoir marcher 15km aujourd'hui et nous convenons, d'après les cartes, que je m'arrêterai au camping de Wieden, avant le Mont Belchen, pour la nuit. Je "range" mon sac; mais n'ai toujours pas beaucoup d'énergie; ce sac ressemble donc plus à une charrette de supermarché d'où plein de choses dépassent hahaha. Tant-pis.
Je passe à l'accueil régler ma nuit. En me voyant, l'homme me demande si je vais bien...j'en déduis que j'ai une sale tête. "Mir wird schlecht" mais ça va aller! J'enfile mes chaussures et démarre.
100 mètres plus loin je vois la fameuse chapelle dont le vieil homme m'avait parlé hier...Mon allemand n'est donc pas si mauvais. Cela dit j'ai eu l'illumination du siècle en ne dormant pas là car avec l'orage qu'il y a eu, toutes mes affaires auraient probablement été trempées.
Il fait brumeux et froid mais quel bonheur! Ca fait un bien fou! Le chemin est bordé de myrtilles d'un taille colossale. Il y'a là une famille d'allemands qui s'en donne à coeur joie. Nous échangeons quelques mots, ils me demandent si j'ai dormi dehors avec l'orage qu'il y a eu. Je les dépasse puis... Bah, je fais pareil, elles sont hautes, ça limite les risque pour les fientes de renard et autres bestioles. Elles sont délicieuses. Mon mal de tête s'en va au fil que j'avale les kilomètres. Je suis surprise de ma capacité de régénération. Est-ce le grand air? Les myrtilles vitaminées? La volonté d'aller plus loin? Dieu seul le sait! Quand j'y repense, je les trouve vraiments sympas les allemands, vous en connaissez beaucoup vous en Belgique des gens qui parlent aux randonneurs qu'ils croisent??
J'ai rincé le camel back deux fois ce matin mais l'eau a toujours aussi mauvais goût. Je la bois quand même, l'épisode d'hier m'a suffit. Une insolation c'est bien; deux c'est trop 🤪 Jusqu'à présent ça ne fait que monter depuis quelques kilomètres, parfois un peu de plat. Puis un superbe point de vue sur les vallées avec, à côté de moi, des myrtilles partout et un buisson d'aneth sauvage. Miam. Je suis seule, je me sens super bien.
Et puis BAM, d'un coup je ressens des élancements dans la plante des pieds...waouw, c'est quoi ça?? Bon sang ça fait mal comme si on m'avait frappé au marteau! Je m'arrête un peu pour les soulager puis repars sans trop trainer.
Je monte à présent un sous-bois et, chose étrange, je n'ai plus mal. Je pense que c'est la descente juste après Notschrei qui a engendré la fatigue. Mine de rien, c'est vrai que depuis hier je ne fais que monter. Et c'est aussi probablement le poids du sac qui joue beaucoup, il s'est très peu allégé depuis hier puisque je n'ai quasi rien mangé, hors, c'est la nourriture qui pèse le plus. Midi arrive. Je me trouve un petit coin pour dîner. Et là, l'astre diabolique décide de se lever et m'envoie ses rouleaux de flammes infernales (ses doux rayons quoi), chassant ainsi ma brume tant adorée. Je suis à l'ombre d'un arbre (ouf!). Je cuis ma popote et reste là une petite heure. Il faut repartir; il me reste environ 7km avant de rejoindre le camping de Wieden. Je ne le sais pas encore mais cette fin de journée sera presque aussi insupportable, bien que d'un tout autre genre; que celle de la veille.
Rapidement, j'entame la descente vers Wieden. Le marteau recommence à tambouriner mes plantes de pieds. Je fais de tout petits pas mais rien à faire, c'est le poids du sac qui en est la cause. Je m'étais entrainée à marcher de longue distance avant mon départ mais avec des sacs à dos moins lourds. Quelle erreur!! Je ne peux en vouloir qu'à moi-même! Soudainement j'arrive entre des prairies...en plein soleil! J'ai envie de pleurer là, ce p... de soleil me fait vraiment peur; je ne veux plus être malade alors je recommence la même rengaine qu'hier, je m'arrête dès qu'il y a un peu d'ombre.
J'arrive près de Jetzen Roald. C'est joli mais je n'arrive pas à profiter du paysage, j'ai trop mal. Puis j'arrive à Wieden. D'après la carte, je dois descendre tout en bas de la vallée pour trouver le camping et le point d'information. J'attaque donc la descente toujours en plein soleil. Je fais des pas minuscules et j'ai l'impression de ne pas avancer. Cette route est longue, vraiment longue et les pieds s'échauffent plus vite sur le tarmac que dans les bois. Il me faut une bonne heure pour descendre car je dois m'arrêter souvent pour soulager mes panards. J'arrive en bas du village. Tout à l'air désert ici. Ne perdons pas espoir! Je cherche des yeux mais ne voit rien qui indique le camping en question. C'est bizarre. Je tourne et commence à comprendre qu'il n'y a rien ici. Merde, je n'ai plus la force de faire demi-tour. Il est bientôt 16heures et je n'ai toujours aucune idée de l'endroit où je vais dormir ce soir, ni si je vais pouvoir me ravitailler en eau. C'est plutôt fâcheux ça!
Ma carte indique un abri au-dessus de la vallée, bon, je n'aurai pas d'eau mais j'aurai au moins un semblant de toit en cas d'orage.Pas trop d'autre choix que d'essayer d'aller là. Bon sang mais quand va se terminer cette journée en enfer? J'en ai maaaaaaaaaaaaaarrrrre! J'ai chaud, j'ai soif, j'ai faim et j'ai mal! J'essaie de faire du stop pour remonter la vallée mais les gens ici sont méfiants. Ca peut se comprendre en même temps vu mon état top biche 😇
Personne ne s'arrête. Là, je perds espoir! Je m'écroule sur le bas-côté en me demandant comment sortir de là. Je pleure comme un gosse, ben ouais ça arrive. Une dame qui habite un peu plus loin vient me voir. Je lui demande si il y'a un camping ici et elle me certifie que non. On échange quelques mots puis elle me dit qu'elle va aller demander à sa fille (ou je ne sais qui j'ai rien compris) si il y'a un autre endroit ou dormir dans le coin. J'attends un quart d'heure mais la dame ne reviendra pas....vieille rombière va! Elle se rend pas compte que je suis en train de crever. Personne n'est disposé à vous aider dans ce foutu village! Même pas un peu d'eau p..;de b.... de m....!! Bande de méchants!
Je ne devrai compter que sur moi-même pour me sortir de ce mauvais pas (mouahahah quel jeu de mots je suis drôle!). Une camionnette arrive au loin. Houuuu ça c'est quelqu'un qui va me charger et qui n'aura pas le choix!
Je m'installe au milieu de la route pour la lui barrer. Je vous ai déjà dit que j'étais tenace? L'homme me demande où je vais, je lui indique mon abri. Il refuse de me prendre avec car ce n'est pas sa direction. Mais quel ingrat lui aussi! M'en fous je lui dit qu'il n'a pas le choix, il va me charger au moins jusqu'au bout de cette route! "Ich bin müde, Meinen Fûß ist kaput" Hé ho merde hein! Je sais c'est osé mais quand vous serez dans la même situation, on verra si vos idées seront meilleures na! Il me dit qu'il y a une auberge de jeunesse un peu plus haut; à mi-chemin entre l'endroit où il me dépose et le fameux abri repéré sur la carte. Je vais voir, et je tourne à nouveau pour ne rien trouver. Je commence à en avoir ras la casquette! Sauf que j'ai pas d'casquette!! Bon, j'en reste donc à mon idée de départ, et amorce la dernière côte de la journée pour rejoindre ma planque. Si je la trouve ce sera une super victoire dans cette journée pourrie!
Au bout de 20 minutes qui en ont paru le double, j'aperçois enfin l'abri! C'est un joli petit châlet en bois dont la porte est fermée. Super quoi! Bon, je comence à m'installer clandestinement à côté, à l'abri du vent, c'est déjà ça de pris. Finalement on arrive �� se contenter de peu et on est content pour un rien dans ces conditions là. Et au moment où je déplie ma bâche, le garde arrive 😊 Zut alors!
Je lui explique tout de suite ma mésaventure avec le camping et l'auberge inexistants, ma fatigue et que mes pieds sont foutus. Il m'autorise à m'installer avec ma bâche ici pour cette nuit, il ne peut pas me laisser dormir à l'intérieur. Tant que j'y suis, je lui demande si il y a de l'eau dans l'abri pour que je puisse faire le plein. Il me laisse prendre tout ce que je veux comme eau et il m'offre même un Fanta! Waouw! Cet homme s'appelle Dieu! Il ferme l'abri et part.
Je prends une photo de la vallée. Il va être 18heures; il est grand temps que je donne des nouvelles de mes mésaventures à "La Belgique".
Ce dernier téléphonera, contre mon gré bien sûr puisque je pensais me poser un jour et redémarrer ensuite, à son ami suisse pour qu'il vienne me chercher. L'ami Suisse me téléphonera, je lui dirai que je continuerai encore le lendemain (je veux voir le Belchen moi!) et qu'ensuite je prendrai un train pour descendre à Bâle. Mais rien à faire, il ne daigne pas me laisser là.
Je remballe donc toutes mes affaires et fait demi tour pour atteindre le grand route la plus proche. Notre ami suisse arrivera tard le soir à Wieden au coeur de la forêt noire (2heures de route l'aller quand même!) pour me récupérer alors qu'il était convenu que je n'arriverais chez lui en Suisse que dans une semaine!
Ainsi se termine mon court périple en Allemagne et ainsi commence celui en Suisse.
Que dire à propos de cette aventure? ... Je veux le refaire en entier et dans de meilleures conditions, le Westweg n'aura pas ma peau, j'ai pas dit mon dernier mot! Je suis sur ma faim car je n'aurai pas vu le Belchen mais je suis tout de même fière de m'être extirpée seule de ces mauvais pas, et j'aurai quand même atteint le point le plus haut de cette vaste forêt. J'en suis resortie plus grande en atteignant mes limites que j'ai même dépassées grâce à ma ténacité. Notre corps possède des resources que nous ne soupçonnons pas, et c'est pareil pour l'esprit. Dans les pires moments, il existe comme un pilotage automatique qui se met en place. Je râle de devoir arrêter si vite, ma tête va mieux, mes jambes vont bien malgré le dénivelé, il n'y a que les pieds qui ont lâché; c''est dommage. C'est une expérience que je vous conseille si vous devez faire le point sur vous-même; il n'ya rien de mieux que de se confronter à la nature, c'est un merveilleux test!
Ainsi débute mon aventure en Suisse. Chez notre ami G. Il m'offrira l'hospitalité de bon coeur dès notre arrivée. Il m'installera un matelas dans une pièce qui deviendra provisoirement ma chambre. Quel accueil alors qu'on se connait à peine! Le lendemain, l'ami G. partira travailler et me donnera sa confiance en me laissant chez lui. Je devrai rester couchée jusque dans l'après-midi car même assise, le simple fait que mes pieds touchent le sol est devenu un enfer.
A 17heures, j'ai rendez-vous avec Nath une amie de G. que je ne connais que via un réseau social dont la pub n'est plus à faire. Elle vient me chercher pour aller à une fête de village avec sa mailleure amie. Nath, c'est la première fois que vais la rencontrer forcément, ça fait des mois qu'on attend ça! Le rencontre n'est pas décevante, c'est une personne chaleureuse, remplie de joie et fière (comme tous les suisses que j'ai vu) de me faire découvrir les us et coutumes présents lors de cette fête villageoise...quel bonheur d'être ici! Le lendemain, je m'en suis allée en randonnée. J'ai pris le train à Glovelier, là où je loge, jusque St Ursanne pour ensuite revenir à pieds.Le paysage est tellement fascinant que j'en oublie de regarder la carte; je ne sais plus où je suis. Décidément mon cerveau a fondu sous le coup de l'insolation! Après vérification, je me rends compte que je suis quasiment 10 km trop loin. Et si on ajoute à cela, le soleil et les panards en compote, il m'est impossible de faire le retour à pieds. Bon, bah comme au bon vieux temps, on se met sur le bas-côté et on lève le pouce! 😎 Là, je me fais charger par un drôle de type...beurg. Il me semble qu'il fait un détour immense pour me déposer là où je dois aller, j'ai le palpitant qui s'affole mais j'ai mon couteau pas très loin, ça me rassure un peu. Il finit tout de même par m'emmener au bon endroit.
Le reste de mon séjour en Suisse sera agrémenté de belles rencontres humaines. La famille V. qui m'a accueillie à bras ouverts. C'est une famille super sympathique dont Mr V. est le frère de G. chez qui je loge. Lui et sa femme L. ont trois adorables enfants emplis de vie. Je ne vais pas vous décrire mon séjour en leur compagnie, je préfère garder un petit bout de jardin secret rien que pour moi à propos de ces merveilleux moments. Je ne vous conterai pas la montée au Chasseral par la Combe grède (1600m d'altitude), ni la visite captivante de Bern que m'a faite G. avec tout son coeur, je ne vous narrerai pas non plus les randonnées au Chêtelat et au Béridier toujours avec G; ni le sentier "pieds-nus" que j'aurai fait avec toute la famille V., ni la fondue savoyarde au bord d'un point de vue magnifique avec G., ni la visite de la ravissante et minuscule ville de Gruyères, de son château et de son Giger bar, ainsi que le musée...non je ne dirai rien de tout cela car je ne veux mêler aucune personne étrangère à ce récit personnel
Tout ce que j'en dirai c'est : Les suisses sont fascinants, par leur simplicité, leur respect de la nature, leur respect d'autrui. Ils sont chaleureux, accueillants, altruistes, bourrus, courageux. Ils n'hésitent pas à faire toute une excursion en voiture juste pour aller chercher LE fromage d'untel qui est si bon. Leurs enfants jouent encore dans le jardin, ils vont en vélo, ils partagent le travail campagnard de leurs parents. Ils connaissent leur pays sur le bout des doigts et ils en sont si fiers que s'en est captivant; ils sont fiers de leurs coutumes et respectent les règles. Nous ferions bien d'en prendre exemple! C'est grâce à de telles personnes qu'un voyage devient une aventure humaine inoubliable et que vos tripes se tordent au moment de s'en aller...
bonjours
voilà je suis vraiment un germanophile et j'aimerai vraiment que certains français changent leur manière de penser car il y a bien des choses à découvrir chez les allemands
je suis en ce moment à Berlin que je vais malheureusement quitter et j'ai rencontré des francais qui aiment l'allemand et l'allemagne du coup de me suis sentie rassurer car j'ai beaucoup d'amis qui baraguinent péniblement l'anglais alors quand je dis que j'aime l'allemand j'en ai marre de me sentir comme un OVNI
et puis j'aime la vie dans ce pays
les gens ne sont froids qu'au début à la fin ils ont plus envie de nous laisser partir la langue est dure ok mais comme toute les langues il faut du travail c'est tout les allemands sont rigides certes ils respectent les règles d'une facon stricte mais c'est agréable
il y a de réelles possibilités de travail pour les francais et ils peuvent nous former car chez eux rien est cloisonné comme les études par exemple on peut faire de tout!
voilà ca et les Bretzels la bière :D et je m'installe en allemagne des que je peux!!
voilà je suis vraiment un germanophile et j'aimerai vraiment que certains français changent leur manière de penser car il y a bien des choses à découvrir chez les allemands
je suis en ce moment à Berlin que je vais malheureusement quitter et j'ai rencontré des francais qui aiment l'allemand et l'allemagne du coup de me suis sentie rassurer car j'ai beaucoup d'amis qui baraguinent péniblement l'anglais alors quand je dis que j'aime l'allemand j'en ai marre de me sentir comme un OVNI
et puis j'aime la vie dans ce pays
les gens ne sont froids qu'au début à la fin ils ont plus envie de nous laisser partir la langue est dure ok mais comme toute les langues il faut du travail c'est tout les allemands sont rigides certes ils respectent les règles d'une facon stricte mais c'est agréable
il y a de réelles possibilités de travail pour les francais et ils peuvent nous former car chez eux rien est cloisonné comme les études par exemple on peut faire de tout!
voilà ca et les Bretzels la bière :D et je m'installe en allemagne des que je peux!!
Bonjour à tous,
Cela fait un moment que je lis des carnets de VoyageForum. Parfois pour m'inspirer, souvent par pur plaisir.
Par curiosité, j'ai regardé dans la rubrique Allemagne et je n'ai rien trouvé s'approchant du voyage que je m’apprêtais à réaliser. Je ne suis pas une très bonne rédactrice et ai tendance à aller à l'essentiel. Mais bon, mon carnet présentant des lieux que je n'ai trouvé dans aucun carnet de voyage, cela servira peut-être à quelqu'un.
Une petite présentation du contexte s'impose : un couple de jeunes trentenaires qui aiment voyager en organisant tout eux-même et voyageant pour la 1ère fois avec leur bébé de 9 mois, pendant 3 semaines réparties entre juillet et août. Le but du voyage était de découvrir un pays que nous ne connaissons qu'un peu en s'adaptant au rythme de notre petit trésor, voir si notre façon de voyager était possible. Nous n'avions donc réservé que les 3 premières nuits, le reste a été réservé au fur et à mesure.
Quelques infos pratiques : - 3 semaines entre juillet et août - voiture louée à Strasbourg pour la durée du séjour (400 euros) - nous avons éliminé certains coins que nous connaissions déjà (Bade-Wurtemberg, Bavière et Berlin) - nuits en hôtel ou Airbnb (moyenne de 80 euros/nuit en dernière minute pour des chambres avec possibilité de mettre notre lit bébé) - des temps de trajets pas trop long entre les étapes - pas de musée, notre bébé n'appréciant pas trop pour l'instant - objectif lancé au hasard et tenu : voir la mer Baltique
Voici finalement comment se sont organisée ces 3 semaines : jour 1 : route vers le Rhin romantique jour 2 : croisière sur le Rhin jour 3 : Trier (Trèves) et une partie de la vallée de la Moselle jour 4 : suite de la vallée de la Moselle et château d'Eltz jour 5 : Köln (Cologne) et Münster jour 6 : Bremen (Brême) jour 7 et 8 : Hamburg (Hambourg) jour 9 : Lübeck jour 10 : Schwerin jour 11 : Wismar, Bad Doberan, Rostock jour 12 : presqu'île Fischland-Darss-Zingst jour 13 : île de Rügen et Stralsund jour 14 : Greifswald et île d'Usedom jour 15 : Spreewald jour 16 : Leipzig jour 17 : Weimar et Erfurt jour 18 : Nürnberg (Nuremberg) jour 19 : Schwäbisch Gmünd jour 20 : retour
Comme vous l'avez remarqué nous avons beaucoup bougé !
Cela fait un moment que je lis des carnets de VoyageForum. Parfois pour m'inspirer, souvent par pur plaisir.
Par curiosité, j'ai regardé dans la rubrique Allemagne et je n'ai rien trouvé s'approchant du voyage que je m’apprêtais à réaliser. Je ne suis pas une très bonne rédactrice et ai tendance à aller à l'essentiel. Mais bon, mon carnet présentant des lieux que je n'ai trouvé dans aucun carnet de voyage, cela servira peut-être à quelqu'un.
Une petite présentation du contexte s'impose : un couple de jeunes trentenaires qui aiment voyager en organisant tout eux-même et voyageant pour la 1ère fois avec leur bébé de 9 mois, pendant 3 semaines réparties entre juillet et août. Le but du voyage était de découvrir un pays que nous ne connaissons qu'un peu en s'adaptant au rythme de notre petit trésor, voir si notre façon de voyager était possible. Nous n'avions donc réservé que les 3 premières nuits, le reste a été réservé au fur et à mesure.
Quelques infos pratiques : - 3 semaines entre juillet et août - voiture louée à Strasbourg pour la durée du séjour (400 euros) - nous avons éliminé certains coins que nous connaissions déjà (Bade-Wurtemberg, Bavière et Berlin) - nuits en hôtel ou Airbnb (moyenne de 80 euros/nuit en dernière minute pour des chambres avec possibilité de mettre notre lit bébé) - des temps de trajets pas trop long entre les étapes - pas de musée, notre bébé n'appréciant pas trop pour l'instant - objectif lancé au hasard et tenu : voir la mer Baltique
Voici finalement comment se sont organisée ces 3 semaines : jour 1 : route vers le Rhin romantique jour 2 : croisière sur le Rhin jour 3 : Trier (Trèves) et une partie de la vallée de la Moselle jour 4 : suite de la vallée de la Moselle et château d'Eltz jour 5 : Köln (Cologne) et Münster jour 6 : Bremen (Brême) jour 7 et 8 : Hamburg (Hambourg) jour 9 : Lübeck jour 10 : Schwerin jour 11 : Wismar, Bad Doberan, Rostock jour 12 : presqu'île Fischland-Darss-Zingst jour 13 : île de Rügen et Stralsund jour 14 : Greifswald et île d'Usedom jour 15 : Spreewald jour 16 : Leipzig jour 17 : Weimar et Erfurt jour 18 : Nürnberg (Nuremberg) jour 19 : Schwäbisch Gmünd jour 20 : retour
Comme vous l'avez remarqué nous avons beaucoup bougé !
bonjour pour tous le monde . ben comme étant radio-oncologiste et que ca fait pas longtemp que je travail a montreal; je veux m'expartier en europe et comme meilleure distination j'hésite entre l'angleterre, et l' allemagne. @ L'angleterre: ce que je trouver sur le net comme infos, qui il y a des ocasions des jobs mais les petits job(pub...) aussi le cout de la vie qui est astronomique, pour les logement exactement, les resaux de transport en commun n est pas optimal (trop chers avec un mauvais services) toute l économie est concentrer a londres, alors pour rechercher les offres du radiologues c est a londres ou pas :( et en plus de ca moi comme étant quelqun qui aime la vie et le plaisir et le funet les relations chalereuses . malheureusement on dis que le anglais sont trop froid, snobe, humour plate😕, et les filles anglaises sont le plus pires des filles europeanes, et je vais pas aller plus loin pour ne pas virer du sens de mon message. la vie est trooop cher les bars, les clubs, les biérres; les produits alimentaires .... et en plus de tout ca l' archetecture de la ville de londres est triste et déprimente .... Ce que je trouver sur le net concernant l angleterre ! svp si vous avez n importe quel information sur l anglettere de preferrence de quel q un qui a déja vecu la bas :) je vous attend @ L'allemagne : ben la on parle de la troisiemme force mondiale tous le monde parle que tous est parfait en allemagne le reseau routierre le transport commun ... tous les villes du deutchland offre presque les mémes ocasions du travail et nivau du vie et loisirs (l allemagne est classer 1er en pouvoir d achat). des villes comme koln, stuttgart, munchen, humburg, duseldurf senble des ocasions vivantes pour mener une bonne cariére d expartation . ses villes ont une agreables architectures, malgré ses tailles restent des villes familiales.... les gens sont trés coorecte, warm; le festival du love parade et que la majorité du allemands sont des funs du trance, donne une bonne idée sur l ésprit d un allemang (superieur, vraiment), les bierres les clubs, less sorties sont funnement pas cher de tous; les filles sont vraiment hot et open-mind ....:)))) ben je sais pas, ce tous que je trouver sur internet concernat ce deux pays . mais j ai besoin des informations bien pratiques sur ses deux pays, preferablement de quelqun qui vivent la ba ou dejas :) merci de repandre :)
Nous voila dans la capitale allemande......1er jour visite du Berlin historique...nous quittons la gare principale. Traversons la Spree qui se donne des airs de Mississippi

Ou de Berlin plage

Nous laissons le Reichtag

Pour découvrir un mémorial dont nous ignorions l existence: celyi des tziganes eix aussi massacrés par centaines de milliets


Nou passons la porte de Brandebourg symbole de la réunification

Pour rejoindre le memorial de l holocauste

Avec a l interieur un retour sur cette période que l Allemagne regarde avec un crrtzin courage



Ou de Berlin plage

Nous laissons le Reichtag

Pour découvrir un mémorial dont nous ignorions l existence: celyi des tziganes eix aussi massacrés par centaines de milliets


Nou passons la porte de Brandebourg symbole de la réunification

Pour rejoindre le memorial de l holocauste


Avec a l interieur un retour sur cette période que l Allemagne regarde avec un crrtzin courage


Hi there,
I arrived in Berlin last night. In another discussion, I shared how much of a "nightmare" the flights from Nice were.
I’ll be posting some impressions here—what I liked and what I didn’t like as much.
This is my first time in Berlin. I’m staying for two weeks. For now, I’m alone, but I’ll be joined by someone in a few days.
Just to clarify, I won’t be posting any photos because my camera gave up the ghost the day before I left. It refused to read memory cards, and I don’t have a smartphone—just a tablet that I leave at the hotel.
Speaking of photos, a few years ago, at the Ducasse d’Ath in Belgium, I met a retired teacher who wasn’t taking any pictures of the festival. I asked her, "You’re not taking any photos?" She told me that during a trip to Nicaragua, she’d photographed howler monkeys and only noticed when looking at the pictures later that the males had huge testicles—something she hadn’t realized in person. She said, "Since then, I don’t bother with photos anymore!" I’ve thought about that often and wonder if I should do the same and stop taking pictures. Still, I’ll probably get a smartphone since it’s hard to go without one these days.
I arrived in Berlin last night. In another discussion, I shared how much of a "nightmare" the flights from Nice were.
I’ll be posting some impressions here—what I liked and what I didn’t like as much.
This is my first time in Berlin. I’m staying for two weeks. For now, I’m alone, but I’ll be joined by someone in a few days.
Just to clarify, I won’t be posting any photos because my camera gave up the ghost the day before I left. It refused to read memory cards, and I don’t have a smartphone—just a tablet that I leave at the hotel.
Speaking of photos, a few years ago, at the Ducasse d’Ath in Belgium, I met a retired teacher who wasn’t taking any pictures of the festival. I asked her, "You’re not taking any photos?" She told me that during a trip to Nicaragua, she’d photographed howler monkeys and only noticed when looking at the pictures later that the males had huge testicles—something she hadn’t realized in person. She said, "Since then, I don’t bother with photos anymore!" I’ve thought about that often and wonder if I should do the same and stop taking pictures. Still, I’ll probably get a smartphone since it’s hard to go without one these days.
Eté 2017
- Papa, je quitte la France, je pars vivre à Berlin.
- Super ma fille, comme ça j'irai te voir à vélo
Ce qui n'était au départ qu'une boutade germe peu à peu dans mon esprit. Après tout, je peux profiter de tout le temps libre que me laisse ma retraite, je fais beaucoup de vélo toute l'année, j'ai déjà fait les chemins de Compostelle à VTT... Alors pourquoi ne pas tenter l'aventure !
Pour Berlin deux possibilités - Tracer une ligne droite de Bordeaux à Berlin et la suivre au plus près par les petites routes - Composer un itinéraire qui permet de traverser les plus beaux sites, par les petites routes et les pistes cyclables.

Va pour la deuxième option en suivant le plus possible fleuves, rivières et vallées. Ce sera donc la Loire, La Saône, le Doubs, le Rhin, le Main. Pour la partie française, ce sera surtout l'eurovélo 6 jusqu'aux portes de l'Alsace. Pour la partie allemande, je vais composer avec les nombreux itinéraires cyclables qu'offre le pays, et relier entre elles des jolies villes que j'ai envie de voir. Open Cycle Map, mon outil de prédilection, me permet de visualiser tout ça avant de partir.

J'adapte mon vieux VTT qui a déjà beaucoup roulé : porte bagages de selle, sacoches, charge minimale. Pour l'hébergement, ce sera le réseau Warmshowers, Airbnb, ou Booking. Pas de tente, ça allège beaucoup. Pour le départ, ce sera Orléans.
Pour Berlin deux possibilités - Tracer une ligne droite de Bordeaux à Berlin et la suivre au plus près par les petites routes - Composer un itinéraire qui permet de traverser les plus beaux sites, par les petites routes et les pistes cyclables.

Va pour la deuxième option en suivant le plus possible fleuves, rivières et vallées. Ce sera donc la Loire, La Saône, le Doubs, le Rhin, le Main. Pour la partie française, ce sera surtout l'eurovélo 6 jusqu'aux portes de l'Alsace. Pour la partie allemande, je vais composer avec les nombreux itinéraires cyclables qu'offre le pays, et relier entre elles des jolies villes que j'ai envie de voir. Open Cycle Map, mon outil de prédilection, me permet de visualiser tout ça avant de partir.

J'adapte mon vieux VTT qui a déjà beaucoup roulé : porte bagages de selle, sacoches, charge minimale. Pour l'hébergement, ce sera le réseau Warmshowers, Airbnb, ou Booking. Pas de tente, ça allège beaucoup. Pour le départ, ce sera Orléans.
Accompagnant en tant que professeur un groupe d'élèves mineurs en voyage scolaire de Lyon à Berlin, j'ai été empêchée d'embarquer avec mes élèves pour avoir osé les défendre et servir d'interprète traducteur puisqu'ils ne parlaient pas français. Le fait que je parle aux élèves germanophones en allemand a mis l'hôtesse au sol d'easyJet hors d'elle car elle ne comprenait pas cette langue. Dès qu'elle a su que j'étais professeur, elle a commencé à me dénigrer et à m'humilier devant mes élèves tenant des propos désobligeants à mon égard devant mes élèves consternés et tétanisés par son attitude agressive et tyrannique : « Vous êtes une mauvaise prof, une honte, vous méritez pas d’être prof ». Confondant les fonctions d'hôtesse de sol (une hôtesse est sensée bien accueillir les hôtes de la compagnie) et de videur de discothèque, elle a décidé sans aucun motif, de manière totalement arbitraire de me refuser l'embarquement, alors que j'avais déjà acquitté les 60€ pour l’élève ne disposant pas de cette somme pour un sac à main excédentaire, parce que « je lui avais soit disant manqué de respect » en parlant allemand devant elle. Et c'est alors qu'elle s'est mise à me parler sur un ton menaçant en arabe dans un long monologue en me fixant dans les yeux sans respecter la distance de courtoisie requise. Stupéfaite, perplexe et tétanisée par ce comportement digne d'une dictature du Tiers-Monde et incapable de répondre en arabe, langue que je ne maîtrise pas, je l'ai suppliée de me laisser monter à bord pour accompagner mes élèves. De plus, notre destination finale n'était pas Berlin mais Helmstedt en Basse-Saxe, donc nous avions 3 trains à prendre avec 2 changements et des temps d’attentes longs dans les gares. En outre, le billet de train était un billet de groupe à mon nom et donc seulement valable en ma présence.
Finalement malgré mes réclamations et mes supplications répétées, alors que je me trouvais parfaitement en règle et en conformité avec le règlement bagage de cabine d’Easyjet et n'ayant à aucun moment eu une attitude agressive, menaçante ou dangereuse, la chef du trio m’a interdit l’embarquement. Jouissant visiblement d’un pouvoir sans limite, forte de sa toute puissance et sûre de son impunité, elle se contentait de répéter devant ma demande d’explication : « C’est moi la chef, c’est moi qui commande, vous, vous rentrez pas, c’est comme ça ! ». Voyant ma détresse et mon impuissance, une des élèves était au bord des larmes et tremblait de peur, quand elle a compris que la chef ne me laisserait pas rentrer. Jusqu’au dernier moment j’espérais embarquer, n’ayant rien à me reprocher mais en cherchant le dialogue constructif je me suis heurtée à un mur de malveillance, d’arbitrarité et de refus de communication. A ce moment, les élèves se trouvant déjà à l’intérieur, je n’avais plus aucun moyen de les contacter. Les élèves mineurs sont donc partis, seuls, sans aucun accompagnateur, sans argent (puisqu’ils avaient dû laisser leurs derniers deniers pour payer les 60€ de prébende au boarding), sans moyen de paiement ( à cet âge-là ils ne disposent pas de carte visa), sans billet de train valable, livrés à eux-mêmes de Berlin à Helmstedt (250km).
Quand l’avion a décollé, j’ai cru me trouver dans un cauchemar éveillé ! J’ai contacté en urgence les parents et mes collègues pour les avertir de l’incident. Ils étaient stupéfaits et outrés des agissements d’easyJet. Ils ont dû s’organiser et improviser pour récupérer les élèves. J’ai dû acheter en urgence un billet Lufthansa à 266,21€ sur Francfort, ville qui se trouve à 600km de Berlin! J’ai dû solliciter mon mari qui a fait 340km pour venir me chercher. Souffrant de troubles respiratoires, j’avais des médicaments à prendre que je n’ai pas pu prendre et à cause de ce stress traumatisant, je me suis trouvée en état de détresse respiratoire. Je suis arrivée en état de choc le soir chez moi, après m’être assurée que les élèves étaient bien arrivés chez eux.
Pourquoi je m’adresse à vous ?
C’est parce que la discrimination n’est malheureusement pas à sens unique, le racisme, c’est dans tous les sens. Cette Stewardess était d’origine maghrébine (comme la quasi-totalité des agents d’escale d’easyjet à Lyon) ce qui ne l’a pas empêché de faire preuve d’une germanophobie exécrable. J’ai été sanctionnée parce que je parlais allemand devant elle et elle a voulu profiter de la situation d’infériorité linguistique des élèves étrangers. La définition du racisme c’est d’être jugé pour ce qu’on est et non pas pour ce qu’on fait. Et de ce point de vue, il y a eu aussi discrimination puisque qu’elle s’est acharnée sur moi quand elle a su que j’étais professeur. Par conséquent, j’ai été doublement discriminée du fait de la langue et de la profession.
C’est pour cela que ces abus intolérables de pouvoir dans ces poches de non droit doivent être systématiquement dénoncés et surtout que ces personnes malveillantes ne puissent plus nuire à l’avenir.
Par une ironie tragique nos élèves étaient venus célébrer avec notre lycée partenaire, ambassadeur européen, LP 1er Film à Lyon la fête de l’Europe le 9 mai et des valeurs européennes telles que la tolérance, le respect d’autrui, les droits de l’homme et du citoyen, l’ouverture, la libre circulation et la diversité. Quelle déception ! Comment leur inculquer ces valeurs quand ils sont confrontés à de tels agissements ?
J’espère sincèrement que vous comprendrez mon indignation et que vous pourrez m’aider en me conseillant judicieusement. Je vous en remercie d’avance.
Sincères salutations.
Finalement malgré mes réclamations et mes supplications répétées, alors que je me trouvais parfaitement en règle et en conformité avec le règlement bagage de cabine d’Easyjet et n'ayant à aucun moment eu une attitude agressive, menaçante ou dangereuse, la chef du trio m’a interdit l’embarquement. Jouissant visiblement d’un pouvoir sans limite, forte de sa toute puissance et sûre de son impunité, elle se contentait de répéter devant ma demande d’explication : « C’est moi la chef, c’est moi qui commande, vous, vous rentrez pas, c’est comme ça ! ». Voyant ma détresse et mon impuissance, une des élèves était au bord des larmes et tremblait de peur, quand elle a compris que la chef ne me laisserait pas rentrer. Jusqu’au dernier moment j’espérais embarquer, n’ayant rien à me reprocher mais en cherchant le dialogue constructif je me suis heurtée à un mur de malveillance, d’arbitrarité et de refus de communication. A ce moment, les élèves se trouvant déjà à l’intérieur, je n’avais plus aucun moyen de les contacter. Les élèves mineurs sont donc partis, seuls, sans aucun accompagnateur, sans argent (puisqu’ils avaient dû laisser leurs derniers deniers pour payer les 60€ de prébende au boarding), sans moyen de paiement ( à cet âge-là ils ne disposent pas de carte visa), sans billet de train valable, livrés à eux-mêmes de Berlin à Helmstedt (250km).
Quand l’avion a décollé, j’ai cru me trouver dans un cauchemar éveillé ! J’ai contacté en urgence les parents et mes collègues pour les avertir de l’incident. Ils étaient stupéfaits et outrés des agissements d’easyJet. Ils ont dû s’organiser et improviser pour récupérer les élèves. J’ai dû acheter en urgence un billet Lufthansa à 266,21€ sur Francfort, ville qui se trouve à 600km de Berlin! J’ai dû solliciter mon mari qui a fait 340km pour venir me chercher. Souffrant de troubles respiratoires, j’avais des médicaments à prendre que je n’ai pas pu prendre et à cause de ce stress traumatisant, je me suis trouvée en état de détresse respiratoire. Je suis arrivée en état de choc le soir chez moi, après m’être assurée que les élèves étaient bien arrivés chez eux.
Pourquoi je m’adresse à vous ?
C’est parce que la discrimination n’est malheureusement pas à sens unique, le racisme, c’est dans tous les sens. Cette Stewardess était d’origine maghrébine (comme la quasi-totalité des agents d’escale d’easyjet à Lyon) ce qui ne l’a pas empêché de faire preuve d’une germanophobie exécrable. J’ai été sanctionnée parce que je parlais allemand devant elle et elle a voulu profiter de la situation d’infériorité linguistique des élèves étrangers. La définition du racisme c’est d’être jugé pour ce qu’on est et non pas pour ce qu’on fait. Et de ce point de vue, il y a eu aussi discrimination puisque qu’elle s’est acharnée sur moi quand elle a su que j’étais professeur. Par conséquent, j’ai été doublement discriminée du fait de la langue et de la profession.
C’est pour cela que ces abus intolérables de pouvoir dans ces poches de non droit doivent être systématiquement dénoncés et surtout que ces personnes malveillantes ne puissent plus nuire à l’avenir.
Par une ironie tragique nos élèves étaient venus célébrer avec notre lycée partenaire, ambassadeur européen, LP 1er Film à Lyon la fête de l’Europe le 9 mai et des valeurs européennes telles que la tolérance, le respect d’autrui, les droits de l’homme et du citoyen, l’ouverture, la libre circulation et la diversité. Quelle déception ! Comment leur inculquer ces valeurs quand ils sont confrontés à de tels agissements ?
J’espère sincèrement que vous comprendrez mon indignation et que vous pourrez m’aider en me conseillant judicieusement. Je vous en remercie d’avance.
Sincères salutations.
Bonjour à tous et à ceux qui auront la gentillesse de m'aider 😉
Je prévois de passer 5 jours à Berlin début avril. Nous serons 2 couples (petite cinquantaine 😛) et souhaitons faire du "culturel" le jour et du "festif" le soir. Dans ces 2 domaines quels sont les "incontournables" ? Expos, musées, architectures, arts de la rue... Restaus, bars de nuit bonne ambiance locale... Parait aussi qu'il y a des boîtes de nuit de fous... Mais nous sommes un peu vieux non? 😕
Nous aimerions plutôt louer un appart, plein centre pour optimiser les déplacements et les dépenses de restaus. Mais cela sera-t-il possible pour 4 nuits ? (autour de 50€ par couple)
Merci de vos bons conseils.
Je prévois de passer 5 jours à Berlin début avril. Nous serons 2 couples (petite cinquantaine 😛) et souhaitons faire du "culturel" le jour et du "festif" le soir. Dans ces 2 domaines quels sont les "incontournables" ? Expos, musées, architectures, arts de la rue... Restaus, bars de nuit bonne ambiance locale... Parait aussi qu'il y a des boîtes de nuit de fous... Mais nous sommes un peu vieux non? 😕
Nous aimerions plutôt louer un appart, plein centre pour optimiser les déplacements et les dépenses de restaus. Mais cela sera-t-il possible pour 4 nuits ? (autour de 50€ par couple)
Merci de vos bons conseils.
Dans la série "j'ai besoin de moins d'une journée pour visiter une ville", je vous présente aujourd'hui Munich, capitale de la Bavière.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne suis pas un fin connaisseur de l'Allemagne. Je n'y avais déjà passé en tout et pour tout que moins de 24 heures il y a quelques années, à Saarbrücken, la plus française des villes allemandes. Mais samedi dernier, c'est dans une des grandes métropoles du pays que j'allais avoir l'occasion de faire sauter ou de confirmer certains préjugés que l'on peut avoir sur l'Allemagne et les allemands. Pour la première fois depuis 1994 j'ai donc embarqué à bord d'un avion de la Lufthansa pour un vol Shanghai - Munich qui dura 12 heures. De la Lufthansa, je n'avais que le souvenir de quelques hôtesses teutones grosses et méchantes et d'un programme musical plutôt bien choisi. La Lufthansa de 2008 a bien changé depuis toutes ces années, puisque les hôtesses allemandes ont dorénavant une silhouette beaucoup plus présentable, et que la seule grosse de l'équpe était en fait une chinoise bilingue. Une copie encore plus conforme au modèle que l'original!
A côté de moi, un italien tout aussi enrobé que l'hôtesse chinoise allait se charger de grignoter mon espace vital tandis que pendant presque tout le vol, des bébés hurleurs se chargèrent d'empêcher les passagers innocents de s'endormir. Hélas, la mise hors service au bout de deux heures de vol du système audio et video allait m'empêcher de couvrir ce vacarme.
Bref, au bout de ces 12 heures de vol, j'étais plutôt content de voir se profiler la chaîne des Alpes tandis que l'avion obliquait sa trajectoire au-dessus de la bucolique Bavière pour enfin plonger vers l'aéroport Franz J. Strauss.
Rien à dire sur cet aéroport très ergonomique, où la grimace et les mimiques agressives des agents de l'immigration ne font que peu d'ombrage à l'efficacité et à la rapidité du contrôle des passeports. Que faire à Munich à 6 heures du matin? Il y a quelque chose que j'aime beaucoup faire, où que j'aille, c'est poser des questions difficiles aux agents des compagnies aériennes afin de savourer les situations absurdes dans lesquelles j'excelle à me retrouver. J'ai notamment acquis un certain savoir-faire pour faire tourner en bourrique hôtesses de l'air et personnel au sol des compagnies aériennes de Chine et d'autres pays où le choc des cultures se prête bien à ce jeu. En Allemagne, cela allait certainement être plus difficile de mettre à mal la fameuse rigueur et la fameuse efficacité allemandes. Mais la grosse Berta qui m'accueillit avec le sourire au comptoir de la Lufthansa ne savait pas à qui elle avait affaire: - bonjour, je souhaiterais modifier ma date de retour et la décaler un jour plus tard, est-ce possible avec ce billet? - oui, mais il faut payer, c'est 100 euros. - c'est cher mais s'il n'y a pas le choix... Y a-t-il encore des places? - laissez moi voir... ah non, désolé, c'est complet, vous aurez peut-être plus de chance en réessayant plus tard. - je vois. Et si je fais un retour via Munich au lieu de Francort, c'est possible? - vous avez eu une très bonne idée. - merci merci, donc c'est possible? - ah je ne sais pas. - comment ça vous ne savez pas? Vous n'êtes pas le service des billets de la Lufthansa? - si si, mais je ne peux pas vous dire si vous avez le droit de changer de billet. - mais alors comment je fais pour savoir? - vous devez demander à une agence de voyage. - laquelle? - n'importe laquelle. - vous êtes donc en train de me dire que n'importe quelle agence de voyage en France ou en Allemagne pourra me renseigner sur mon billet d'avion, mais vous, agence Lufthansa de l'aéroport de Munich en êtes incapable? - oui voilà c'est ça (j'ai failli dire "ne seriez-vous pas chinoise par hasard?" mais je me suis retenu) - c'est quand même bizarre, je pensais que la Lufthansa auprès de qui j'ai directement acheté mon billet saurait me dire si je peux le changer. - non nous ne pouvons pas, je n'ai pas cette information dans mon ordinateur. - je vois, merci au revoir.
J'étais plutôt satisfait de ce premier contact avec la rigoureuse Allemagne. Il semblerait que mon talent pour dénicher l'ubuesque et l'inattendu ne se soit pas estompé, bien au contraire, quelques milliers de kilomètres à l'ouest de mon terrain de prédilection.
La matinée, j'ai donc joué au touriste à Munich, avant de retrouver mon point de rendez-vous à 12.30. Plusieurs de mes anciens collègues allemands de Shanghai étaient en effet rentrés en Allemagne en 2005 et 2006 et il me faisait très plaisir de les revoir après ces années. Avec M, C et B, nous avions en effet l'habitude tous les jeudi d'aller manger au restaurant allemand Paulhaner à deux pas de notre bureau de Pudong. On y mangeait et on y buvait bien au Paulhaner, c'était une vraie enclave européenne en plein coeur du quartier financier de Shanghai. Et puis les repas y dégénéraient parfois en sympathiques concours de gloutonnerie où il s'agissait de dévorer le plus de viande possible. En général, et cela n'étonnera pas ceux qui me connaissent, je m'en sortais de manière très honorable. Bref, je me réjouissais à l'idée d'entretenir ma réputation, cette fois à Munich, là où l'histoire du Paulhaner avait commencé.
Mes anciens collègues ont donc proposé un typique restaurant bavarois, dont certaintes serveuses en tenue traditionnelle avaient un décolleté des plus... photogéniques, et dont la brasserie et les plats de viande en sauce semblaient recueillir les suffrages des connaisseurs. Exactement ce qu'il me fallait pour faire exploser ma panse!
Les bières descendirent très rapidement, la matinée à jouer au touriste m'ayant donné très soif. Et il faut reconnaître qu'elles sont délicieuses ces bières bavaroises. Mes anciens collègues furent d'ailleurs incapables de me répondre lorsque je leur demandais combien il y avait de brasseries dans la région. Une bonne cinquantaine? Une centaine? Allez savoir!
Mais il était temps de passer aux choses sérieuses: la viande. Après avoir longuement hésité, je me décidais pour une escalope (schnitzel) de porc aux schpatzle, aux champignons et au lard, ce à quoi j'ai ajouté une assiette de chou. Je regrettais de ne pas avoir choisi le jambonneau qui avait l'air de faire le délice de nos voisins de table, mais mes collègues commençaient à sourire en se demandant si j'allais pouvoir finir mon assiette. Les cons! Ils avaient oublié qui j'étais! C'est qu'au bout de cet énorme plat de viande, j'avais encore très faim moi! Je crois que quand j'ai demandé le menu, ils pensaient encore que je plaisantais, mais il a bien fallu qu'ils reconnaissent la supériorité de mon estomac lorsque j'ai passé commande d'un plat de boeuf encore plus gros que le premier. Et oui, je l'ai fini en plus! M, C et B ont donc bien dû admettre que je méritais toujours ma réputation de gros mangeur. Même à la descente de bière ils n'ont pas réussi à me ridiculiser, contrairement à cette mémorable soirée shanghaienne où l'orgie de bière aboutit à une gueule de bois les plus carabinées. Mais j'avais la forme samedi dernier, et nous avons fini par nous lever sans mal, pour la suite des festivités.
Munich était désormais rouge de monde. C'était la dernière journée du championnant de foot, et Munich était championne cette année. Des milliers et des milliers de supporters de tous ages avaient endossé le maillot du Bayern de Munich pour faire la fête dans la rue, autour de la Marienplatz. Et on dira que les allemands sont ennuyeux et ne savent pas s'amuser? J'ai beau détester le foot et les fêtes populaires, je dois avouer que cette expérience était de plus intéressantes. Mes anciens collègues proposèrent d'aller regarder le match Munich - Berlin dans un gigantesque bar où un bon millier de supporters étaient entassés, hurlant et trinquant. J'ai demandé à mes amis comment on disait "allez Berlin" en allemand, mais ils me répondirent que ce ne serait pas une très bonne idée de crier ça, et le gabarit et l'état d'ébriété des supporters munichois autour de nous plaidèrent pour leur prudence. Je me suis donc contenté de vider encore un litre de bière.
Finalement, l'heure tourna, et il fut temps de prendre congé de mes amis, pour rejoindre l'aéroport où m'attendait mon avion pour Nice. Mon estomac digérant péniblement la viande et la bière de l'après-midi ralentit certes mon rythme, mais je suis finalement arrivé dans les temps. J'ai bien failli m'assoupir dans l'avion, davantage en raison de la digestion que des 40 heures sans sommeil que j'avais derrière moi. Nom de dieu, qu'est ce que j'ai pu boire et manger!
Une fois arrivé à Nice, mes parents m'attendirent:
"on t'attendait pour manger: soupe, pates et pissaladière, ça t'ira?"
Et moi, tel Daladier descendant de son avion de Munich en 1938, j'ai bien failli grommeler "les cons!"
Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne suis pas un fin connaisseur de l'Allemagne. Je n'y avais déjà passé en tout et pour tout que moins de 24 heures il y a quelques années, à Saarbrücken, la plus française des villes allemandes. Mais samedi dernier, c'est dans une des grandes métropoles du pays que j'allais avoir l'occasion de faire sauter ou de confirmer certains préjugés que l'on peut avoir sur l'Allemagne et les allemands. Pour la première fois depuis 1994 j'ai donc embarqué à bord d'un avion de la Lufthansa pour un vol Shanghai - Munich qui dura 12 heures. De la Lufthansa, je n'avais que le souvenir de quelques hôtesses teutones grosses et méchantes et d'un programme musical plutôt bien choisi. La Lufthansa de 2008 a bien changé depuis toutes ces années, puisque les hôtesses allemandes ont dorénavant une silhouette beaucoup plus présentable, et que la seule grosse de l'équpe était en fait une chinoise bilingue. Une copie encore plus conforme au modèle que l'original!
A côté de moi, un italien tout aussi enrobé que l'hôtesse chinoise allait se charger de grignoter mon espace vital tandis que pendant presque tout le vol, des bébés hurleurs se chargèrent d'empêcher les passagers innocents de s'endormir. Hélas, la mise hors service au bout de deux heures de vol du système audio et video allait m'empêcher de couvrir ce vacarme.
Bref, au bout de ces 12 heures de vol, j'étais plutôt content de voir se profiler la chaîne des Alpes tandis que l'avion obliquait sa trajectoire au-dessus de la bucolique Bavière pour enfin plonger vers l'aéroport Franz J. Strauss.
Rien à dire sur cet aéroport très ergonomique, où la grimace et les mimiques agressives des agents de l'immigration ne font que peu d'ombrage à l'efficacité et à la rapidité du contrôle des passeports. Que faire à Munich à 6 heures du matin? Il y a quelque chose que j'aime beaucoup faire, où que j'aille, c'est poser des questions difficiles aux agents des compagnies aériennes afin de savourer les situations absurdes dans lesquelles j'excelle à me retrouver. J'ai notamment acquis un certain savoir-faire pour faire tourner en bourrique hôtesses de l'air et personnel au sol des compagnies aériennes de Chine et d'autres pays où le choc des cultures se prête bien à ce jeu. En Allemagne, cela allait certainement être plus difficile de mettre à mal la fameuse rigueur et la fameuse efficacité allemandes. Mais la grosse Berta qui m'accueillit avec le sourire au comptoir de la Lufthansa ne savait pas à qui elle avait affaire: - bonjour, je souhaiterais modifier ma date de retour et la décaler un jour plus tard, est-ce possible avec ce billet? - oui, mais il faut payer, c'est 100 euros. - c'est cher mais s'il n'y a pas le choix... Y a-t-il encore des places? - laissez moi voir... ah non, désolé, c'est complet, vous aurez peut-être plus de chance en réessayant plus tard. - je vois. Et si je fais un retour via Munich au lieu de Francort, c'est possible? - vous avez eu une très bonne idée. - merci merci, donc c'est possible? - ah je ne sais pas. - comment ça vous ne savez pas? Vous n'êtes pas le service des billets de la Lufthansa? - si si, mais je ne peux pas vous dire si vous avez le droit de changer de billet. - mais alors comment je fais pour savoir? - vous devez demander à une agence de voyage. - laquelle? - n'importe laquelle. - vous êtes donc en train de me dire que n'importe quelle agence de voyage en France ou en Allemagne pourra me renseigner sur mon billet d'avion, mais vous, agence Lufthansa de l'aéroport de Munich en êtes incapable? - oui voilà c'est ça (j'ai failli dire "ne seriez-vous pas chinoise par hasard?" mais je me suis retenu) - c'est quand même bizarre, je pensais que la Lufthansa auprès de qui j'ai directement acheté mon billet saurait me dire si je peux le changer. - non nous ne pouvons pas, je n'ai pas cette information dans mon ordinateur. - je vois, merci au revoir.
J'étais plutôt satisfait de ce premier contact avec la rigoureuse Allemagne. Il semblerait que mon talent pour dénicher l'ubuesque et l'inattendu ne se soit pas estompé, bien au contraire, quelques milliers de kilomètres à l'ouest de mon terrain de prédilection.
La matinée, j'ai donc joué au touriste à Munich, avant de retrouver mon point de rendez-vous à 12.30. Plusieurs de mes anciens collègues allemands de Shanghai étaient en effet rentrés en Allemagne en 2005 et 2006 et il me faisait très plaisir de les revoir après ces années. Avec M, C et B, nous avions en effet l'habitude tous les jeudi d'aller manger au restaurant allemand Paulhaner à deux pas de notre bureau de Pudong. On y mangeait et on y buvait bien au Paulhaner, c'était une vraie enclave européenne en plein coeur du quartier financier de Shanghai. Et puis les repas y dégénéraient parfois en sympathiques concours de gloutonnerie où il s'agissait de dévorer le plus de viande possible. En général, et cela n'étonnera pas ceux qui me connaissent, je m'en sortais de manière très honorable. Bref, je me réjouissais à l'idée d'entretenir ma réputation, cette fois à Munich, là où l'histoire du Paulhaner avait commencé.
Mes anciens collègues ont donc proposé un typique restaurant bavarois, dont certaintes serveuses en tenue traditionnelle avaient un décolleté des plus... photogéniques, et dont la brasserie et les plats de viande en sauce semblaient recueillir les suffrages des connaisseurs. Exactement ce qu'il me fallait pour faire exploser ma panse!
Les bières descendirent très rapidement, la matinée à jouer au touriste m'ayant donné très soif. Et il faut reconnaître qu'elles sont délicieuses ces bières bavaroises. Mes anciens collègues furent d'ailleurs incapables de me répondre lorsque je leur demandais combien il y avait de brasseries dans la région. Une bonne cinquantaine? Une centaine? Allez savoir!
Mais il était temps de passer aux choses sérieuses: la viande. Après avoir longuement hésité, je me décidais pour une escalope (schnitzel) de porc aux schpatzle, aux champignons et au lard, ce à quoi j'ai ajouté une assiette de chou. Je regrettais de ne pas avoir choisi le jambonneau qui avait l'air de faire le délice de nos voisins de table, mais mes collègues commençaient à sourire en se demandant si j'allais pouvoir finir mon assiette. Les cons! Ils avaient oublié qui j'étais! C'est qu'au bout de cet énorme plat de viande, j'avais encore très faim moi! Je crois que quand j'ai demandé le menu, ils pensaient encore que je plaisantais, mais il a bien fallu qu'ils reconnaissent la supériorité de mon estomac lorsque j'ai passé commande d'un plat de boeuf encore plus gros que le premier. Et oui, je l'ai fini en plus! M, C et B ont donc bien dû admettre que je méritais toujours ma réputation de gros mangeur. Même à la descente de bière ils n'ont pas réussi à me ridiculiser, contrairement à cette mémorable soirée shanghaienne où l'orgie de bière aboutit à une gueule de bois les plus carabinées. Mais j'avais la forme samedi dernier, et nous avons fini par nous lever sans mal, pour la suite des festivités.
Munich était désormais rouge de monde. C'était la dernière journée du championnant de foot, et Munich était championne cette année. Des milliers et des milliers de supporters de tous ages avaient endossé le maillot du Bayern de Munich pour faire la fête dans la rue, autour de la Marienplatz. Et on dira que les allemands sont ennuyeux et ne savent pas s'amuser? J'ai beau détester le foot et les fêtes populaires, je dois avouer que cette expérience était de plus intéressantes. Mes anciens collègues proposèrent d'aller regarder le match Munich - Berlin dans un gigantesque bar où un bon millier de supporters étaient entassés, hurlant et trinquant. J'ai demandé à mes amis comment on disait "allez Berlin" en allemand, mais ils me répondirent que ce ne serait pas une très bonne idée de crier ça, et le gabarit et l'état d'ébriété des supporters munichois autour de nous plaidèrent pour leur prudence. Je me suis donc contenté de vider encore un litre de bière.
Finalement, l'heure tourna, et il fut temps de prendre congé de mes amis, pour rejoindre l'aéroport où m'attendait mon avion pour Nice. Mon estomac digérant péniblement la viande et la bière de l'après-midi ralentit certes mon rythme, mais je suis finalement arrivé dans les temps. J'ai bien failli m'assoupir dans l'avion, davantage en raison de la digestion que des 40 heures sans sommeil que j'avais derrière moi. Nom de dieu, qu'est ce que j'ai pu boire et manger!
Une fois arrivé à Nice, mes parents m'attendirent:
"on t'attendait pour manger: soupe, pates et pissaladière, ça t'ira?"
Et moi, tel Daladier descendant de son avion de Munich en 1938, j'ai bien failli grommeler "les cons!"
Bonjour,
J'ai pu lire sur différents sites ou posts que les chiens errants le long de l'euro velo 6 étaient un véritable fleau surtout en Roumanie.
Vous qui l'avez pratiqué, avez vous été vraiment embêté par ces chiens errants ?
Merci pour votre retour,
Olivier
AU PIED DU MUR : ESCAPADE A BERLIN
On se cherchait une escapade , un break pour compenser notre 'mal des voyages' et pour changer des destinations ' natures' que nous avions faites ces derniers temps… Cinq jours c'est à la fois longs et courts pour du hors Europe. On a déjà 'écumé' quelques capitales… alors ??? Eh bien , après quelques articles lus dans des magazines touristiques et quelques discussions autour de nous , nous avons opté pour Berlin , même si bercée par les souvenirs de guerre de mon grand -père, j'étais peu encline à cette destination. Berlin s'est donc imposée à nous toute seule avec ses atouts : proche ( 1H40 direct de Lyon) , pas trop onéreuse, de beaux musées, chargée d'histoire, des espaces verts… Nous avons dû faire un ciblage de nos centres d'intérêt car 4 jours plein sont vraiment juste pour visiter tout ce que Berlin propose… Nous avons réussi à visiter ce que nous nous étions fixé , sauf Postdam…
BUDGET : Pour 6 jours environ : 1200 e
TRANSPORTS : - Avion : Lyon / Berlin direct avec la Luftansa avec arrivée à l'aéroport de Tegel : 170 e par personne
-Transports en commun : Nous avions réservé la Welcome card par internet , en choisissant l'option 5 jours. Nous avons imprimé notre voucher puis on a retiré nos titres de transport à l'aéroport . On la composte au premier voyage. : 35 e / personne : Outre l'accès à tous les moyens de transports illimité , cette carte ouvre à de nombreuses réductions sur musées, bateaux, restaurants . Nous avons bénéficié de 16, 5 e de réduction. Je ne peux vous dire si elle est rentable, je le pense, car nous n'avons pas fait le calcul des transports un à un … mais elle est très pratique.
HEBERGEMENT : Adina aparthotel Hackescher markt Pour 5 nuits : 518 e Nous avons réservé , comme souvent maintenant, via Booking. Extrémmement bien placé , au centre de Berlin, à côté de la station de métro du même nom, à 10mn à pied de l' Alexander Platz, à 10mn de l'île aux musées, 5mn du Berliner dom…
Un très beau studio , haut standing , très fonctionnel et cuisine toute équipée. Personnel agréable, disponible. Salle de Fitness et Spa avec sauna et Jacuzzi . Possibilité de prendre les petits déjeuners ( 16e) et de prendre ses repas: non fait . Au bas de l'hôtel , il y a une boulangerie et une supérette bio.
RESTAURATION :
C'est très facile à Berlin de se restaurer pour tous les budgets et tous les goûts contrairement à beaucoup de capitales. Consommer ou manger en terrasse est une institution ! Nous avons mixé les repas sur le pouce , les découvertes culinaires et les repas à l'appartement.
Kuchi : rue Gipsstr ( quartier mite) dans quartier des granges 🙂🙂 Un excellent japonais où nous nous sommes délectés d'un plateau sushis, sashimis, maki… pour 38e pour deux Attention : pensez à réserver !
Georgbraeu : quartier St Nicolas , le long de la Spree Repas en terrasse . Découverte de spécialités berlinoises : le Einstein ( jarret , purée de pois, choucroute) et le jambonneau avec pommes de terre, choucroute, sauce au lard… Gouteux mais après avoir fini l'assiette , on est sûr de ne pas rester sur sa faim …. whaouh ! Formule : Einstein + bière + eau de vie : 9,90 e
Viapiano : Potsdamer platz Pizza, salades, pâtes, en formule cafétéria mais cadre super sympa . Excellent rapport qualité / prix .
Shimaï : Dom aquarelle ( proche du Berliner Dom sur petite place avec des fontaines) Restaurant vietnamien. Plats entre 7 et 10 e. Excellent rapport qualité /Prix
Food lounge bar : Dom aquaree Cuisine berlinoise et internationale . Les pommes de terre en papilotte et l'appelstrudel sont à tomber par terre :)
GUIDE : Routard et Guide vert. Le guide vert est succinct mais les plans y sont très bien.
VISITES :
- East side gallery ( mur ) gratuit Fresque( 118 artistes ont réinveti le mur en 1990) de 1,3 km le long du mur...Emouvant . On y voit toutes les façons d'appréhender le mur : liberté, fuite, humour... On ne peut ici s'empêcher de gamberger sur le drame de ces vies séparées, sur les murs qui existent encore et surtout qui s'édifient encore pour séparer les peuples.
- Le pont d'Oberbaumbrucke Superbe pont en brique rouge néogothique avec des arches, et des tours ... presque tiré d'un dessin animé
- Checkpoint Charlie : Le 1" août 1961 pendant la nuit , Berlin se retrouve coupée en deux par l'opération 'Muraille de Chine' pour éviter l'exode de la population de la RDA. Checkpoint restera le seul lieu de passage. Aujourd'hui , bien qu'il fut démantelé, il est reconstruit . Très touristique mais symbolique...
- Mauermuseum ( musée du mur) : 12e et 25% réduction avec la carte ; audioguide 3,5e . A côté de Checkpoint Charlie . On a hésité à prendre l'audioguide car couteux et le routard précisé que tout était traduit en français... certes ... mais le musée est un immense fourre-tout avec des dizaines de grands panneaux au mur ... C'est confiné, il y est fait chaud, c'est bruyant... Bref , on se serait vite lassé. L'audioguide nous a donné un fil conducteur. On se fixe sur certains détails , et anecdoctes. On comprend les trésors d'ingènuosité pour pour fuir à l'Ouest mais aussi l'ingènuosité des tortionnaires pour les retenir... C'est émouvant, cruel, touchant, héroïque. On y saisi aussi bien l'Otan et le pacte de Varsovie, on revient sur la tentative de révolution de 1953...
- Bateau sur la Spree : 11e et 25% avec carte ; audioguide gratuit. 1H On a adoré !!! et pourtant , nous ne sommes jamais grand amateur de ce style de balade. Il faisait un temps de rêve. Ce moment au fil de l'eau , nous apprécierons qui nous permettra de visionner les différents monuments et points de vue d'une partie de Berlin, les ouvrages d'art, les nouvelles constructions comme le quartier St Nicolas, Palais Ephraïm, Berliner dom, l'île des musées, le parc Monbijou, le Reichtag, la Charité, la chancellerie, le centre de la culture...
- Le quartier St Nicolas : mon coup de coeur Le plus vieux quartier de Berlin , plein de charme, un peu notre Marais parisien... Belle église, jolie place avec la fontaine de l'ours ( symbole de Berlin) , ses salons de thé, ses boutiques cosy... un îlot de bonheur et sérénité...
- L'Alexander Platz Un des centres névralgiques de Berlin. Lieu de départ des manifestations de 1989 ayant provoqué la chute du Mur. Elle est , hélas, en plein travaux mais digne d'intérêt !! La tour de la TV (symbole de la RDA) , la mairie de style florentin , les fontaines, l'église notre dame, l'horloge universelle et l'ANIMATION !!!! Au bout de la place : Marx et Engel veillent ...
- Le quartier des Granges Ancien quartier juif , avec sa synagogue nouvellement reconstruite... C'est ici l'histoire de 60 000 juifs déportés. Les façades encore criblées de balles, 'la maison manquante', les pavés au sol signalant chaque personne dépoté avec son âge, son lieu de déportation... Cela fait froid dans le dos
- la porte de Brandebourg
- La Parizer Platz : assez austére
- Holocaust Mahnmal : gratuit En mémoire des juifs déportés. A quelques encablures du bunker d'Hitler, il est constitué de 2711 stèles de tailles différentes sur un sol ondulé... un peu angoissant comme labyrinthe. Le mémorial en lui-même témoigne de l'histoire de 15 familles juives dans différents pays européens... C'est certes du vu et revu . Nous n'avons feuilleter que cette page de l'histoire allemande ici, en laissant musée juif...
- Musée du cinéma : 6e et 25% avec la carte ; audioguide gratuit Parcours sur deux étages, de beaux effets sonores et lumineux. Les grands classiques de l'expressionnisme allemand, une large section consacrée à Marlène Dietrich... Un bel ensemble mais qui demande de nombreuses connaissances de bases que nous n'avions pas...
- Le parc Tiergaten Un moment de lumière douce, de couleurs d'automne, du rire des enfants...
- Visite de la coupole du reichtag : gratuit ; audioguide gratuit; UNIQUEMENT SUR RESERVATION VIA INTERNET !!! Visite étonnante d'un mélange d'une architecture austère et du moderne ( un peu comme la pyramide du Louvre ) . Nous avons beaucoup aimé cette audace, la vue magnifique sur Berlin ( commentée par audioguide) et surtout le trésor d'ingènuosité écologique de Norman Foster ! 8 tonnes d'acier, 3000m2 de verre, 360 miroirs pour éclairer la salle pleniére , une balade hélicoïdale, une centrale au colza... Nous sommes charmés!
- Postadamer Platz Très vivante, le Manhattan de Berlin avec le sony center...
- Neues Museum : 14e et audioguide gratuit ( possibilité de réserver sur internet ; nous , il n'y avait plus de place) Nous sommes allés en toute fin d'après-midi pour éviter les files d'attente et cela a fort bien marché !!! Nous y allions essentiellement pour la section égyptologie . J'adore ce genre de musée où je flânerai , de pièce en pièce , durant des heures mais Eddy n'aime pas ... Donc , de bon compromis, nous y allons mais je cible mes choix pour ne jamais y dépasser les deux heures. Le clou pour moi est évidemment le buste de Nefertiti même si sa présentation dans une salle que je trouve lugubre n'est pas du meilleur effet ... Mais , elle est là : larmes d'émotion ! Plus belle que je ne l'imaginais... Son oeil de cire semble vous suivre du regard... Emotion !! Les mastaba sont aussi intéressants. J'ai aimé la stèle de Nefertiti et Akhenaton avec leurs trois premières filles sous Aton mais surtout la minuscule tête de Tiyi , toute délicate, semblant vivante mais avec le regret qu'il ne reste que quelques perles bleues dans sa chevelure.
- Altenational gallery : 10e ( possibilité réserver sur internet ) ; audioguide gratuit Idem : visite ciblée ! A l'impresionnisme bien sûr et coup de coeur pour les sculptures 'Amour et psyché' et 'Louise et Frederica de Schadow. 'Le laminoir de Menzel est aussi une oeuvre superbe
- Après-midi verte avec un parcours extra muros sympa : RER S5 jusqu'au jardin zoologique Puis U2 jusque l'arrêt THéodore Ness Puis bus 228 jusqu'au Wassnee au travers d'une belle forêt au couleurs d'automne et de lacs.
- Pergammon muséum : 10e ; audioguide gratuit ; possibilité de réserver sur une plage horaire sur internet Idem : musée ciblé. Je ne vais pas vous décrire les merveilles qu'il recéle car les guides le font très bien... Autel de Pergame Porte du marché de Milet et larmes d'émotions devant la porte d'Ishtar ... Nabuchodonosor , un mot qui avait sonner avec brio, avec force à mes petites oreilles de 12 ans prend ici vie et j'ai l'impression de partager un moment avec lui ;.. tout bêtement ... c'est titanesque, somptueux de couleurs...
- Musée de la DDR : 6e et 25% de réduction avec la carte . Pas d'audioguide Plein d'objets sur la vie en RDA: la Trabant.... Malgré ce ce que le régime voulait laisser penser de la vie insouciante en RDA par sa propagande : vacances à L'est ( bien sûr) , nudisme, égalité de tous... , on découvre les salles d'écoute de la Stasi, uniformes, dortoirs... Très intéressant!
- Musée ' thé store of Berlin' : 10e et 25% de reduction avec la carte ; pas d'audioguide mais livret en français: 1e Voyage de 1237 à nos jours au travers de 24 salles pour comprendre Berlin: la Prusse, la révolution industrielle ( on y retrouve le laminoir de Menzel) , le Reich de 1871, les guerres, l'horreur nazie, l'autodafé, la nuit de cristal, les JO de 1936, le blocus soviétique, le Mur... Objets, reconstitutions, effets sonores ... Génial !!! Deux heures passionnantes. Nous n'avons pas visité l'abri anti-atomique
NOUS AVONS ADORE : - La chance exceptionnelle de profiter de l'été indien berlinois: soleil et 20 degrés - La balade sur la Spree - Les pauses thé / café aux terrasses - l'East side gallery - le quartier St Nicolas 🙂🙂🙂
NOUS AVONS AIME : - The story of Berlin : passionnant - La Mauermuseum : émouvant - La vue depuis la coupole du Reichtag et son architecture - La porte d'Ishtar et le buste de Nefertiti😇
NOUS AVONS MOINS AIME : - les travaux de partout …. 🙁
On se cherchait une escapade , un break pour compenser notre 'mal des voyages' et pour changer des destinations ' natures' que nous avions faites ces derniers temps… Cinq jours c'est à la fois longs et courts pour du hors Europe. On a déjà 'écumé' quelques capitales… alors ??? Eh bien , après quelques articles lus dans des magazines touristiques et quelques discussions autour de nous , nous avons opté pour Berlin , même si bercée par les souvenirs de guerre de mon grand -père, j'étais peu encline à cette destination. Berlin s'est donc imposée à nous toute seule avec ses atouts : proche ( 1H40 direct de Lyon) , pas trop onéreuse, de beaux musées, chargée d'histoire, des espaces verts… Nous avons dû faire un ciblage de nos centres d'intérêt car 4 jours plein sont vraiment juste pour visiter tout ce que Berlin propose… Nous avons réussi à visiter ce que nous nous étions fixé , sauf Postdam…
BUDGET : Pour 6 jours environ : 1200 e
TRANSPORTS : - Avion : Lyon / Berlin direct avec la Luftansa avec arrivée à l'aéroport de Tegel : 170 e par personne
-Transports en commun : Nous avions réservé la Welcome card par internet , en choisissant l'option 5 jours. Nous avons imprimé notre voucher puis on a retiré nos titres de transport à l'aéroport . On la composte au premier voyage. : 35 e / personne : Outre l'accès à tous les moyens de transports illimité , cette carte ouvre à de nombreuses réductions sur musées, bateaux, restaurants . Nous avons bénéficié de 16, 5 e de réduction. Je ne peux vous dire si elle est rentable, je le pense, car nous n'avons pas fait le calcul des transports un à un … mais elle est très pratique.
HEBERGEMENT : Adina aparthotel Hackescher markt Pour 5 nuits : 518 e Nous avons réservé , comme souvent maintenant, via Booking. Extrémmement bien placé , au centre de Berlin, à côté de la station de métro du même nom, à 10mn à pied de l' Alexander Platz, à 10mn de l'île aux musées, 5mn du Berliner dom…
Un très beau studio , haut standing , très fonctionnel et cuisine toute équipée. Personnel agréable, disponible. Salle de Fitness et Spa avec sauna et Jacuzzi . Possibilité de prendre les petits déjeuners ( 16e) et de prendre ses repas: non fait . Au bas de l'hôtel , il y a une boulangerie et une supérette bio.
RESTAURATION :
C'est très facile à Berlin de se restaurer pour tous les budgets et tous les goûts contrairement à beaucoup de capitales. Consommer ou manger en terrasse est une institution ! Nous avons mixé les repas sur le pouce , les découvertes culinaires et les repas à l'appartement.
Kuchi : rue Gipsstr ( quartier mite) dans quartier des granges 🙂🙂 Un excellent japonais où nous nous sommes délectés d'un plateau sushis, sashimis, maki… pour 38e pour deux Attention : pensez à réserver !
Georgbraeu : quartier St Nicolas , le long de la Spree Repas en terrasse . Découverte de spécialités berlinoises : le Einstein ( jarret , purée de pois, choucroute) et le jambonneau avec pommes de terre, choucroute, sauce au lard… Gouteux mais après avoir fini l'assiette , on est sûr de ne pas rester sur sa faim …. whaouh ! Formule : Einstein + bière + eau de vie : 9,90 e
Viapiano : Potsdamer platz Pizza, salades, pâtes, en formule cafétéria mais cadre super sympa . Excellent rapport qualité / prix .
Shimaï : Dom aquarelle ( proche du Berliner Dom sur petite place avec des fontaines) Restaurant vietnamien. Plats entre 7 et 10 e. Excellent rapport qualité /Prix
Food lounge bar : Dom aquaree Cuisine berlinoise et internationale . Les pommes de terre en papilotte et l'appelstrudel sont à tomber par terre :)
GUIDE : Routard et Guide vert. Le guide vert est succinct mais les plans y sont très bien.
VISITES :
- East side gallery ( mur ) gratuit Fresque( 118 artistes ont réinveti le mur en 1990) de 1,3 km le long du mur...Emouvant . On y voit toutes les façons d'appréhender le mur : liberté, fuite, humour... On ne peut ici s'empêcher de gamberger sur le drame de ces vies séparées, sur les murs qui existent encore et surtout qui s'édifient encore pour séparer les peuples.
- Le pont d'Oberbaumbrucke Superbe pont en brique rouge néogothique avec des arches, et des tours ... presque tiré d'un dessin animé
- Checkpoint Charlie : Le 1" août 1961 pendant la nuit , Berlin se retrouve coupée en deux par l'opération 'Muraille de Chine' pour éviter l'exode de la population de la RDA. Checkpoint restera le seul lieu de passage. Aujourd'hui , bien qu'il fut démantelé, il est reconstruit . Très touristique mais symbolique...
- Mauermuseum ( musée du mur) : 12e et 25% réduction avec la carte ; audioguide 3,5e . A côté de Checkpoint Charlie . On a hésité à prendre l'audioguide car couteux et le routard précisé que tout était traduit en français... certes ... mais le musée est un immense fourre-tout avec des dizaines de grands panneaux au mur ... C'est confiné, il y est fait chaud, c'est bruyant... Bref , on se serait vite lassé. L'audioguide nous a donné un fil conducteur. On se fixe sur certains détails , et anecdoctes. On comprend les trésors d'ingènuosité pour pour fuir à l'Ouest mais aussi l'ingènuosité des tortionnaires pour les retenir... C'est émouvant, cruel, touchant, héroïque. On y saisi aussi bien l'Otan et le pacte de Varsovie, on revient sur la tentative de révolution de 1953...
- Bateau sur la Spree : 11e et 25% avec carte ; audioguide gratuit. 1H On a adoré !!! et pourtant , nous ne sommes jamais grand amateur de ce style de balade. Il faisait un temps de rêve. Ce moment au fil de l'eau , nous apprécierons qui nous permettra de visionner les différents monuments et points de vue d'une partie de Berlin, les ouvrages d'art, les nouvelles constructions comme le quartier St Nicolas, Palais Ephraïm, Berliner dom, l'île des musées, le parc Monbijou, le Reichtag, la Charité, la chancellerie, le centre de la culture...
- Le quartier St Nicolas : mon coup de coeur Le plus vieux quartier de Berlin , plein de charme, un peu notre Marais parisien... Belle église, jolie place avec la fontaine de l'ours ( symbole de Berlin) , ses salons de thé, ses boutiques cosy... un îlot de bonheur et sérénité...
- L'Alexander Platz Un des centres névralgiques de Berlin. Lieu de départ des manifestations de 1989 ayant provoqué la chute du Mur. Elle est , hélas, en plein travaux mais digne d'intérêt !! La tour de la TV (symbole de la RDA) , la mairie de style florentin , les fontaines, l'église notre dame, l'horloge universelle et l'ANIMATION !!!! Au bout de la place : Marx et Engel veillent ...
- Le quartier des Granges Ancien quartier juif , avec sa synagogue nouvellement reconstruite... C'est ici l'histoire de 60 000 juifs déportés. Les façades encore criblées de balles, 'la maison manquante', les pavés au sol signalant chaque personne dépoté avec son âge, son lieu de déportation... Cela fait froid dans le dos
- la porte de Brandebourg
- La Parizer Platz : assez austére
- Holocaust Mahnmal : gratuit En mémoire des juifs déportés. A quelques encablures du bunker d'Hitler, il est constitué de 2711 stèles de tailles différentes sur un sol ondulé... un peu angoissant comme labyrinthe. Le mémorial en lui-même témoigne de l'histoire de 15 familles juives dans différents pays européens... C'est certes du vu et revu . Nous n'avons feuilleter que cette page de l'histoire allemande ici, en laissant musée juif...
- Musée du cinéma : 6e et 25% avec la carte ; audioguide gratuit Parcours sur deux étages, de beaux effets sonores et lumineux. Les grands classiques de l'expressionnisme allemand, une large section consacrée à Marlène Dietrich... Un bel ensemble mais qui demande de nombreuses connaissances de bases que nous n'avions pas...
- Le parc Tiergaten Un moment de lumière douce, de couleurs d'automne, du rire des enfants...
- Visite de la coupole du reichtag : gratuit ; audioguide gratuit; UNIQUEMENT SUR RESERVATION VIA INTERNET !!! Visite étonnante d'un mélange d'une architecture austère et du moderne ( un peu comme la pyramide du Louvre ) . Nous avons beaucoup aimé cette audace, la vue magnifique sur Berlin ( commentée par audioguide) et surtout le trésor d'ingènuosité écologique de Norman Foster ! 8 tonnes d'acier, 3000m2 de verre, 360 miroirs pour éclairer la salle pleniére , une balade hélicoïdale, une centrale au colza... Nous sommes charmés!
- Postadamer Platz Très vivante, le Manhattan de Berlin avec le sony center...
- Neues Museum : 14e et audioguide gratuit ( possibilité de réserver sur internet ; nous , il n'y avait plus de place) Nous sommes allés en toute fin d'après-midi pour éviter les files d'attente et cela a fort bien marché !!! Nous y allions essentiellement pour la section égyptologie . J'adore ce genre de musée où je flânerai , de pièce en pièce , durant des heures mais Eddy n'aime pas ... Donc , de bon compromis, nous y allons mais je cible mes choix pour ne jamais y dépasser les deux heures. Le clou pour moi est évidemment le buste de Nefertiti même si sa présentation dans une salle que je trouve lugubre n'est pas du meilleur effet ... Mais , elle est là : larmes d'émotion ! Plus belle que je ne l'imaginais... Son oeil de cire semble vous suivre du regard... Emotion !! Les mastaba sont aussi intéressants. J'ai aimé la stèle de Nefertiti et Akhenaton avec leurs trois premières filles sous Aton mais surtout la minuscule tête de Tiyi , toute délicate, semblant vivante mais avec le regret qu'il ne reste que quelques perles bleues dans sa chevelure.
- Altenational gallery : 10e ( possibilité réserver sur internet ) ; audioguide gratuit Idem : visite ciblée ! A l'impresionnisme bien sûr et coup de coeur pour les sculptures 'Amour et psyché' et 'Louise et Frederica de Schadow. 'Le laminoir de Menzel est aussi une oeuvre superbe
- Après-midi verte avec un parcours extra muros sympa : RER S5 jusqu'au jardin zoologique Puis U2 jusque l'arrêt THéodore Ness Puis bus 228 jusqu'au Wassnee au travers d'une belle forêt au couleurs d'automne et de lacs.
- Pergammon muséum : 10e ; audioguide gratuit ; possibilité de réserver sur une plage horaire sur internet Idem : musée ciblé. Je ne vais pas vous décrire les merveilles qu'il recéle car les guides le font très bien... Autel de Pergame Porte du marché de Milet et larmes d'émotions devant la porte d'Ishtar ... Nabuchodonosor , un mot qui avait sonner avec brio, avec force à mes petites oreilles de 12 ans prend ici vie et j'ai l'impression de partager un moment avec lui ;.. tout bêtement ... c'est titanesque, somptueux de couleurs...
- Musée de la DDR : 6e et 25% de réduction avec la carte . Pas d'audioguide Plein d'objets sur la vie en RDA: la Trabant.... Malgré ce ce que le régime voulait laisser penser de la vie insouciante en RDA par sa propagande : vacances à L'est ( bien sûr) , nudisme, égalité de tous... , on découvre les salles d'écoute de la Stasi, uniformes, dortoirs... Très intéressant!
- Musée ' thé store of Berlin' : 10e et 25% de reduction avec la carte ; pas d'audioguide mais livret en français: 1e Voyage de 1237 à nos jours au travers de 24 salles pour comprendre Berlin: la Prusse, la révolution industrielle ( on y retrouve le laminoir de Menzel) , le Reich de 1871, les guerres, l'horreur nazie, l'autodafé, la nuit de cristal, les JO de 1936, le blocus soviétique, le Mur... Objets, reconstitutions, effets sonores ... Génial !!! Deux heures passionnantes. Nous n'avons pas visité l'abri anti-atomique
NOUS AVONS ADORE : - La chance exceptionnelle de profiter de l'été indien berlinois: soleil et 20 degrés - La balade sur la Spree - Les pauses thé / café aux terrasses - l'East side gallery - le quartier St Nicolas 🙂🙂🙂
NOUS AVONS AIME : - The story of Berlin : passionnant - La Mauermuseum : émouvant - La vue depuis la coupole du Reichtag et son architecture - La porte d'Ishtar et le buste de Nefertiti😇
NOUS AVONS MOINS AIME : - les travaux de partout …. 🙁
Allemagne 28 juillet 3 août 800km
La traversée de ce premier pays se fera en grand partie le long du Danube sur sept jours . La première étape nous a conduits dans la magnifique ville de Fribourg. Il y a bien longtemps j'y ai habité et j'en garde quelques souvenirs, je n'avais à l'époque que quatre ou cinq ans. Le camping est bondé et nous prenons la pluie toute la nuit. Avant de reprendre notre chemin une courte promenade à vélo à travers la ville s'impose. Immédiatement la beauté de cette cité, comme les suivantes au cours de cette semaine nous frappe. Tout est organisé pour le vélo. Les gens sont beaucoup plus calmes qu'en France. La discipline règne, les voitures et les deux roues cohabitent en paix. Le civisme n'est pas un vain mot. Quand je compare avec nos grandes villes où piétons voitures et quelques vélos se jettent les uns sur les autres dans des mouvements presque browniens en ne tenant pas vraiment compte de la couleur des feux, et je ne parle pas seulement des piétons, je me dis que nous avons en France beaucoup de progrès à accomplir. Je comprends que l'hexagone puisse être une destination de voyage exotique! Autour de la cathédrale un petit marché étale ses échoppes. On y voit des produits locaux très appétissants, charcuterie et pâtisseries. Quelques étalages proposent de magnifiques girolles. Au cours de ce voyage j'espère bien en faire quelques belles récoltes dans les forêts polonaises ou baltes.
Nous reprenons la route, et cela commence fort, par la traversée de la Forêt Noire et 1000 mètres de dénivelé. Nous rejoignons Donauchingen après avoir traversé le village de Urbach ( qui signifie:origine de la rivière), où nous rejoignons le fleuve mythique, le Danube. Ce n'est encore qu'un petit ruisseau. Les pistes cyclables en Allemagne sont une splendeur. Nous y éprouvons un immense plaisir. Tout y est aménagé pour le vélo. Des foules de cyclistes calmes s'y pressent. Souvent à l'arrière du vélo une remorque dans laquelle un ou deux enfants dorment paisiblement en se faisant transporter comme des nababs. J'ai même vu un gros chien la truffe au vent installé royalement sur le porte bagages avant, ne boudant pas son plaisir, le poil tout hérissé par le vent relatif. En arrivant à Donauschingen, nous demandons à une dame à vélo où se trouve le camping. Et là comme la veille, le miracle allemand recommence. Elle nous dit de la suivre et effectue un détour de cinq kilomètres pour nous y conduire. En chemin elle nous demande de l'attendre car elle va acheter son pain. Au moment de la quitter je lui dit en guise de remerciement : Deutschland ein wunderbares Land, immer eine schöne Frau, um den Weg zu zeigen (l'Allemagne, un pays merveilleux, toujours une jolie femme pour montrer le chemin). Elle éclate de rire et me regarde l'air de dire «Aïe aïe aïe ces Français!» Au camping presque désert nous rencontrons quelques cyclistes, un Anglais qui compte aller jusqu'à Bratislava et un Belge qui remonte jusqu'à la source du Danube.
La nuit a été bonne mais très humide. Cela promet pour le reste du voyage, en particulier nous pensons au mois de septembre dans les pays baltes. Pas de panique nous verrons bien, on est justement venu pour cela! A la sortie du camping encore un gros chien juché à l'avant d'un vélo qui s'en donne à cœur joie tout au long de la piste en gratifiant tous les passants d'immenses aboiements de joie. Après quelques centaines de mètres, un pont et le premier panneau Donau, pourtant il ne s'agit que d'un petit cours d'eau tranquille et peu profond, bordé de grands arbres qui donnent au fleuve un aspect de petite rivière perdue dans la végétation.
Aujourd'hui, la première partie du trajet se fait à travers une région agricole, quelque peu austère. De tels lieux, nous aurons encore l'occasion d'en traverser. La seconde partie se déroule le long d'une petite vallée abritant le fleuve. Le décor est absolument de toute beauté. De grandes forêts desquelles de magnifiques falaises étincelantes émergent, relevant le contraste entre le blanc du rocher et le vert sombre des sapins. Le Danube n'est encore qu'une rivière qui serpente en courbes amples. De loin en loin de magnifiques bâtisses ornent les crêtes. Sur la piste des familles entières s'en donnent à cœur joie, les enfants dès six ou sept ans, comme les parents ont leur chargement et tout le monde en met un bon coup.
Ce pays durant cette trop courte semaine nous nous y sentirons très bien. Les gens sont avenants toujours prêts à rendre service. Jamais un mouvement de recul ou de crainte mais une franche disponibilité pour prêter assistance. Pris sans doute par l'ambiance enchanteresse du lieu, nous allons commettre une incroyable erreur. Un petit chemin très mal pavé et très raide quitte le fleuve et escalade une pente abrupte sur quatre kilomètres en des lacets impressionnants. Il nous faudra cette distance pour réaliser que nous avons perdu la fameuse piste de la vélo route numéro six. Pourtant, nous ne voyons plus personne et la pente à plus de 10% dans la caillasse, sans ambigüité sont des indices que nous nous fourvoyons. Dans ces moments les bagages de plus de vingt kilogrammes on les sent bien. Eh bien non! Il nous faudra une bonne suée d'une demi-heure avant que nous réalisions notre erreur, alors que c'était une évidence. Peut-être qu'inconsciemment cet effort violent nous fait plaisir et nous change du déroulé le long du fleuve?
Nous arrivons à Sigmaringen après une étape de 98 kilomètres. Cette ville et son château rappellent que le gouvernement de Vichy en fuite devant les alliés reconquérant la France y a séjourné. Je ne peux m'empêcher de penser à Céline et son livre «Nord» qui se déroule dans l'Allemagne qui s'écroule en 1945. Il déambule dans les ruines avec comme principal souci de trouver à manger pour son chat Bébert.
Le camping fait un peu parc où l'on concentre les passagers de la nuit, mais l'ambiance est chaleureuse et le fleuve à portée de main. Au matin petit déjeuner international, avec un Allemand qui voyage à vélo avec sa fille de douze ans et un couple de Néozélandais. Je suis tout à mon aise de pouvoir parler dans ces deux langues que sont l'anglais et l'allemand. Une bonne maîtrise de langues étrangères est un atout important pour embellir le voyage. L'anglais tend à prendre la suprématie et de façon un peu paresseuse on se dit à quoi bon apprendre d'autres langues puisque l'anglais suffit. Mais le raisonnement n'est pas juste, en effet parler allemand avec un Allemand ce n'est pas comme lui parler anglais, même si nous maîtrisons tous les deux bien cette langue. Un de mes grands plaisirs c'est de m'entretenir avec un Allemand qui a une bonne maîtrise du français et de communiquer chacun dans la langue de l'autre. Exercice difficile, mais combien mobilisateur de neurones. Quand parfois l'un bute sur un mot abstrait l'autre vient à son secours dans la langue de celui en train de s'exprimer. Il en nait une espèce de connivence, de joute intellectuelle des plus agréables.
La journée se déroule à travers champs de blé et autres cultures. La région est austère, assez peu de monde à vélo. Le paysage n'a plus rien à voir avec la magnifique vallée de la veille. Le fleuve commence à prendre de l'ampleur et ne ressemble plus à la petite rivière sinueuse des jours précédents. Nous traversons de grands villages agricoles déserts, cependant fort bien entretenus. La piste n'est pas toujours le long du fleuve, et les petites côtes à plus de dix pour cent nous surprennent plus d'une fois et nous forcent à terminer à pied ou à faire demi-tour pour tomber quelques vitesses.
Arrivée à Ulm, qu'il est agréable de pénétrer dans une grande ville sans avoir à subir le trafic dense des bretelles périphériques. La piste nous mène au cœur de la cité au pied même, ou presque, de la cathédrale.
Après la visite de cet édifice imposant et un petit tour dans la ville nous reprenons notre chemin. Nous perdons la piste et nous errons dans un village, Böllingen, éloigné du Danube. Une personne nous indique l'itinéraire. Cela paraît bien compliqué, nous nous sommes bien fourvoyés. Puis notre interlocuteur nous propose de planter nos tentes dans son jardin et nous offre une bonne douche. Il m'accompagne au supermarché du coin à vélo, puis une fois de retour son épouse et lui nous invitent à manger. Avant le repas, Pam Pam, le chat de la famille inspecte ma tente. Je m'approche et lui parle en l'appellant Boum Boum, ce qui déclenche l'hilarité des maîtres. La soirée sera charmante et animée, certes pas mal arrosée . Nous déclamons la Lorelei et Erlkönig. Rosie et Klaus nous laisseront l'un de nos meilleurs souvenirs de voyage. Comme quoi les erreurs peuvent procurer de très bonnes surprises.
Au matin Klaus nous accompagne à bicyclette jusqu'à la Fahradweg pour nous remettre en piste. Elle se situe à plus de six kilomètres, nous étions vraiment partis loin. Cela peut paraître bizarre de se perdre en suivant un fleuve, mais le cheminement n'est pas si facile surtout lorsque l'on n'a pas de carte précise. Au cours des jours à venir nous aurons encore quelques détours non prévus. Nous finirons par chercher un document afin de rester sur la piste. Effectivement nous trouverons des carnets très bien conçus qui permettent de cheminer sans se perdre. Le Danube allemand est décrit en deux ou trois volumes et la partie autrichienne en un seul. Je conseille très vivement de se les procurer au cours du trajet. On les trouve dans les librairies et les syndicats d'initiative.
La journée sera occupée encore à traverser de vastes régions agricoles un peu tristes. Parfois nous sommes tout proches du fleuve, parfois un peu plus loin. Le temps couvert ajoute une touche d'austérité au décor. Aujourd'hui, nous rencontrons peu de cyclistes. Généralement, nous faisons un premier arrêt vers dix heures, car immanquablement une jolie pâtisserie se trouve sur notre route et nous nous empiffrons de gros gâteaux à la crème. Il faut en profiter car avec une moyenne de plus de cent kilomètres par jour, nous ne risquons pas de grossir. Un camping communal très agréable nous accueille à Neuburg, pratiquement en plein centre.
Après une bonne nuit, qui a permis d'effacer toute trace de fatigue de l'étape de la veille qui totalisait cent trente kilomètres, nous repartons sur un bon rythme. La matinée sera très agréable à pédaler sur chemin, souvent en forêt. Nous visitons la très jolie ville d'Igoldstadt, très propre et aux façades magnifiquement ornées, comme un peu partout le long du Danube allemand. A midi en pleine nature au pied d'un chêne centenaire, une table et des bancs nous invitent à la pause. Que le lieu est paisible! L'après-midi le décor change, la région devient plus touristique. Les bateaux de plaisance commencent à envahir le fleuve. De toute évidence nous abordons des lieux de villégiature prisés. Cependant nous ne ressentons jamais la pression des vacanciers. Peut-être que le fait d'être de passage et d'alterner régions plus ou moins fréquentées nous permet justement d'apprécier les passages où il y a plus de monde. La halte du soir se fait à Regensburg, magnifique ville, dans laquelle nous partons à la découverte, pris sous le charme du style. Un Allemand nous dit que le maire de la ville avait des relations avec les Anglais durant la guerre, raison pour laquelle la ville a été épargnée. Cela ne me paraît pas très plausible. Cela n'empêche pas la réflexion. Quand on pense à tout ce que les êtres humains se sont évertués à détruire chez leur voisins et même chez eux, on imagine la liste immense des chefs d'œuvres engloutis et perdus à tout jamais. Un vieux pont de pierre est le point de focalisation des touristes étrangers.
La nuit ne sera pas très bonne. En effet d'une part la densité de tentes est conséquente et un ronfleur à proximité agrémentera le calme nocturne, d'autre part une sensation de culpabilité à cause de ce voyage de deux mois sans ma compagne crée en moi un malaise. Si l'on s'écoutait, ou plutôt si l'on tenait compte des comportements que notre société veut nous imposer, on ne ferait pas grand chose. En effet, il y a toujours une, voire plusieurs, raisons pour rester chez soi. On part toujours malgré. Et ce malgré, il faut le gérer en son âme et conscience et ce n'est pas toujours facile. Mais ne pas assouvir ses envies, rester bridé, enfermé par les conventions n'est pas non plus une solution. En effet, c'est sans doute un très bon moyen pour que les relations de couple se détériorent aussi, car on risque de reprocher à l'autre cette forme d'enfermement. D'un autre côté je comprends très bien que l'on m'en veuille de partir seul si longtemps. Mais que faire? Sans doute ne pas trop penser et essayer de téléphoner tous les jours pour montrer que l'on part non par désintérêt de l'autre, mais poussé par ce besoin d'activité sportive intense et un grand besoin d'errance. Je me plonge dans «Anatomie de l'errance» de Bruce Chatwin. Il essaie d'analyser pourquoi l'homme a ce besoin de vagabondage.
Je commence à roder mon mode de fonctionnement. Le rangement de mes affaires se fait de plus en plus vite. Tout est organisé autour de mes deux sacoches arrières, ma sacoche de guidon et mon sac North Face que je mets sur le porte-bagages. Chaque chose doit invariablement avoir la même place et cela va du couteau en passant par la burette d'huile jusqu'aux plus volumineux objets. En gros l'une des sacoches abrite mes habits, la seconde tout ce qui concerne le couchage tente comprise, la sacoche de guidon le petit matériel que l'on peut utiliser sans préavis, cela va du petit outillage en passant par la brosse à dents, les lunettes, frontales etc. Dans le sac North Face les matériels autres, livres, canne à pêche, chargeurs, matériels de rechange vélo... En camping à vélo on est très vulnérable face à la pluie, donc toujours être en situation de mouiller le moins de choses possibles. Tout est réparti en une quinzaine de sacs congélation de tailles différentes. Pour renforcer la fermeture des sacs plastiques et diminuer l'encombrement, deux élastiques de bonne résistance autour de chacun. Une fois que la tente est montée le sac de couchage et le matelas installés, le reste restera prudemment à sa place dans sacoches et sac pour la nuit. Une sacoche à la tête une aux pieds, le sac sous le double toit. En cas d'intempérie tout est vite plié et ces manœuvres sont effectuées sous tente. Seul ce dernier élément sera plié sous la pluie, ce qui au demeurant n'est pas un problème.
Départ de Regenburg, la journée de vélo sera particulièrement agréable. Un bon vent nous pousse ce qui est très sensible sur la moyenne qui monte immédiatement autour des vingt-cinq kilomètres à l'heure. Sur une trentaine de kilomètres un Allemand en VTT nous accompagne et nous discutons à bâtons rompus. Ensuite nous mettons la tête dans le guidon, car nous devons impérativement être à Bratislava dans quatre jours et il nous reste à parcourir de l'ordre de cinq cents kilomètres. En effet nous avons rendez-vous avec un Slovaque, qui s'appelle Slavo. Il se propose de nous faire découvrir son pays au cours du week-end, car il travaille la semaine. Donc nous ne pouvons nous permettre de prendre un jour de retard si nous voulons que Slavo soit disponible. Jean l'avait connu deux ans auparavant au cours d'un voyage à vélo dans le nord de l'Albanie. Tous deux s'étaient promis de se revoir au cours d'un voyage futur. Le vent nous pousse toute la journée, cela procure un gros plaisir. J'ai plus l'impression de glisser que de rouler, et cela se fait avec assez peu d'efforts. A midi arrêt une fois de plus dans une superbe pâtisserie et nous mangeons chacun deux énormes gâteaux à la crème, très beaux et très bons. On les fait glisser avec un bon café. Que ces lieux sont agréables en Allemagne. Les serveuses sont toujours serviables et souriantes à l'instar de l'immense majorité des personnes auxquelles nous nous adressons. Comment un peuple si pétri de civisme et d'humanité a pu se laisser entraîner dans la deuxième guerre mondiale?
Le soir après une étape de plus de cent quarante kilomètres un camping sympathique nous accueille à quelques kilomètres de Passau. Quelques gouttes crépitent sur la toile de tente. Pour le moment rien de grave mais le temps semble vouloir changer.
Au matin visite de cette ville magnifique de Passau au confluent de trois rivières. Je fais mettre une béquille à mon vélo. Et bien entendu c'est du matériel allemand, solide et bien conçu. Le mécano la fixe au niveau de la roue arrière et c'est vraiment mieux pour la stabilité. Encore quelques kilomètres et l'Autriche nous ouvrira ses pistes.
Cette semaine passée en Allemagne nous donne vraiment envie d'y revenir. On s'y est senti très bien. Les automobilistes dans les villes, lorsque nous nous promenions à vélo ont toujours été d'un civisme et d'une prudence exemplaire, faisant particulièrement attention aux règles de circulation. De plus en une semaine nous avons vite pris l'habitude de nous arrêter quotidiennement dans de magnifiques pâtisseries, où bien installés nous faisions de longues poses. Les gens se sont toujours montrés très gentils et serviables. Et puis ces villes aux rues et aux maisons impeccables, souvent peintes de façon remarquable, nous avons pris goût à nous y arrêter et à les contempler. C'est avec un peu d'appréhension que nous quittons ce pays qui nous a tant plu et si bien accueillis. Cependant en Autriche, nous ne nous attendons pas à trouver de grosses différences ce en quoi nous nous trompons un peu. Par contre concernant les pays suivants, nous nous attendons à tomber dans l'exotisme le plus total. Là encore nous nous trompons, n'oublions pas que tous ces pays font partie de l'Union Européenne et qu'il n'y a plus de frontière, plus aucun contrôle, ce qui implique une certaine homogénéité. Cependant nous allons vivre de belles expériences. Ces pays que sont la Slovaquie, la Pologne et les pays baltes, sont très différents dans leurs zones touristiques et dans celles qui ne le sont pas.
La traversée de ce premier pays se fera en grand partie le long du Danube sur sept jours . La première étape nous a conduits dans la magnifique ville de Fribourg. Il y a bien longtemps j'y ai habité et j'en garde quelques souvenirs, je n'avais à l'époque que quatre ou cinq ans. Le camping est bondé et nous prenons la pluie toute la nuit. Avant de reprendre notre chemin une courte promenade à vélo à travers la ville s'impose. Immédiatement la beauté de cette cité, comme les suivantes au cours de cette semaine nous frappe. Tout est organisé pour le vélo. Les gens sont beaucoup plus calmes qu'en France. La discipline règne, les voitures et les deux roues cohabitent en paix. Le civisme n'est pas un vain mot. Quand je compare avec nos grandes villes où piétons voitures et quelques vélos se jettent les uns sur les autres dans des mouvements presque browniens en ne tenant pas vraiment compte de la couleur des feux, et je ne parle pas seulement des piétons, je me dis que nous avons en France beaucoup de progrès à accomplir. Je comprends que l'hexagone puisse être une destination de voyage exotique! Autour de la cathédrale un petit marché étale ses échoppes. On y voit des produits locaux très appétissants, charcuterie et pâtisseries. Quelques étalages proposent de magnifiques girolles. Au cours de ce voyage j'espère bien en faire quelques belles récoltes dans les forêts polonaises ou baltes.
Nous reprenons la route, et cela commence fort, par la traversée de la Forêt Noire et 1000 mètres de dénivelé. Nous rejoignons Donauchingen après avoir traversé le village de Urbach ( qui signifie:origine de la rivière), où nous rejoignons le fleuve mythique, le Danube. Ce n'est encore qu'un petit ruisseau. Les pistes cyclables en Allemagne sont une splendeur. Nous y éprouvons un immense plaisir. Tout y est aménagé pour le vélo. Des foules de cyclistes calmes s'y pressent. Souvent à l'arrière du vélo une remorque dans laquelle un ou deux enfants dorment paisiblement en se faisant transporter comme des nababs. J'ai même vu un gros chien la truffe au vent installé royalement sur le porte bagages avant, ne boudant pas son plaisir, le poil tout hérissé par le vent relatif. En arrivant à Donauschingen, nous demandons à une dame à vélo où se trouve le camping. Et là comme la veille, le miracle allemand recommence. Elle nous dit de la suivre et effectue un détour de cinq kilomètres pour nous y conduire. En chemin elle nous demande de l'attendre car elle va acheter son pain. Au moment de la quitter je lui dit en guise de remerciement : Deutschland ein wunderbares Land, immer eine schöne Frau, um den Weg zu zeigen (l'Allemagne, un pays merveilleux, toujours une jolie femme pour montrer le chemin). Elle éclate de rire et me regarde l'air de dire «Aïe aïe aïe ces Français!» Au camping presque désert nous rencontrons quelques cyclistes, un Anglais qui compte aller jusqu'à Bratislava et un Belge qui remonte jusqu'à la source du Danube.
La nuit a été bonne mais très humide. Cela promet pour le reste du voyage, en particulier nous pensons au mois de septembre dans les pays baltes. Pas de panique nous verrons bien, on est justement venu pour cela! A la sortie du camping encore un gros chien juché à l'avant d'un vélo qui s'en donne à cœur joie tout au long de la piste en gratifiant tous les passants d'immenses aboiements de joie. Après quelques centaines de mètres, un pont et le premier panneau Donau, pourtant il ne s'agit que d'un petit cours d'eau tranquille et peu profond, bordé de grands arbres qui donnent au fleuve un aspect de petite rivière perdue dans la végétation.
Aujourd'hui, la première partie du trajet se fait à travers une région agricole, quelque peu austère. De tels lieux, nous aurons encore l'occasion d'en traverser. La seconde partie se déroule le long d'une petite vallée abritant le fleuve. Le décor est absolument de toute beauté. De grandes forêts desquelles de magnifiques falaises étincelantes émergent, relevant le contraste entre le blanc du rocher et le vert sombre des sapins. Le Danube n'est encore qu'une rivière qui serpente en courbes amples. De loin en loin de magnifiques bâtisses ornent les crêtes. Sur la piste des familles entières s'en donnent à cœur joie, les enfants dès six ou sept ans, comme les parents ont leur chargement et tout le monde en met un bon coup.
Ce pays durant cette trop courte semaine nous nous y sentirons très bien. Les gens sont avenants toujours prêts à rendre service. Jamais un mouvement de recul ou de crainte mais une franche disponibilité pour prêter assistance. Pris sans doute par l'ambiance enchanteresse du lieu, nous allons commettre une incroyable erreur. Un petit chemin très mal pavé et très raide quitte le fleuve et escalade une pente abrupte sur quatre kilomètres en des lacets impressionnants. Il nous faudra cette distance pour réaliser que nous avons perdu la fameuse piste de la vélo route numéro six. Pourtant, nous ne voyons plus personne et la pente à plus de 10% dans la caillasse, sans ambigüité sont des indices que nous nous fourvoyons. Dans ces moments les bagages de plus de vingt kilogrammes on les sent bien. Eh bien non! Il nous faudra une bonne suée d'une demi-heure avant que nous réalisions notre erreur, alors que c'était une évidence. Peut-être qu'inconsciemment cet effort violent nous fait plaisir et nous change du déroulé le long du fleuve?
Nous arrivons à Sigmaringen après une étape de 98 kilomètres. Cette ville et son château rappellent que le gouvernement de Vichy en fuite devant les alliés reconquérant la France y a séjourné. Je ne peux m'empêcher de penser à Céline et son livre «Nord» qui se déroule dans l'Allemagne qui s'écroule en 1945. Il déambule dans les ruines avec comme principal souci de trouver à manger pour son chat Bébert.
Le camping fait un peu parc où l'on concentre les passagers de la nuit, mais l'ambiance est chaleureuse et le fleuve à portée de main. Au matin petit déjeuner international, avec un Allemand qui voyage à vélo avec sa fille de douze ans et un couple de Néozélandais. Je suis tout à mon aise de pouvoir parler dans ces deux langues que sont l'anglais et l'allemand. Une bonne maîtrise de langues étrangères est un atout important pour embellir le voyage. L'anglais tend à prendre la suprématie et de façon un peu paresseuse on se dit à quoi bon apprendre d'autres langues puisque l'anglais suffit. Mais le raisonnement n'est pas juste, en effet parler allemand avec un Allemand ce n'est pas comme lui parler anglais, même si nous maîtrisons tous les deux bien cette langue. Un de mes grands plaisirs c'est de m'entretenir avec un Allemand qui a une bonne maîtrise du français et de communiquer chacun dans la langue de l'autre. Exercice difficile, mais combien mobilisateur de neurones. Quand parfois l'un bute sur un mot abstrait l'autre vient à son secours dans la langue de celui en train de s'exprimer. Il en nait une espèce de connivence, de joute intellectuelle des plus agréables.
La journée se déroule à travers champs de blé et autres cultures. La région est austère, assez peu de monde à vélo. Le paysage n'a plus rien à voir avec la magnifique vallée de la veille. Le fleuve commence à prendre de l'ampleur et ne ressemble plus à la petite rivière sinueuse des jours précédents. Nous traversons de grands villages agricoles déserts, cependant fort bien entretenus. La piste n'est pas toujours le long du fleuve, et les petites côtes à plus de dix pour cent nous surprennent plus d'une fois et nous forcent à terminer à pied ou à faire demi-tour pour tomber quelques vitesses.
Arrivée à Ulm, qu'il est agréable de pénétrer dans une grande ville sans avoir à subir le trafic dense des bretelles périphériques. La piste nous mène au cœur de la cité au pied même, ou presque, de la cathédrale.
Après la visite de cet édifice imposant et un petit tour dans la ville nous reprenons notre chemin. Nous perdons la piste et nous errons dans un village, Böllingen, éloigné du Danube. Une personne nous indique l'itinéraire. Cela paraît bien compliqué, nous nous sommes bien fourvoyés. Puis notre interlocuteur nous propose de planter nos tentes dans son jardin et nous offre une bonne douche. Il m'accompagne au supermarché du coin à vélo, puis une fois de retour son épouse et lui nous invitent à manger. Avant le repas, Pam Pam, le chat de la famille inspecte ma tente. Je m'approche et lui parle en l'appellant Boum Boum, ce qui déclenche l'hilarité des maîtres. La soirée sera charmante et animée, certes pas mal arrosée . Nous déclamons la Lorelei et Erlkönig. Rosie et Klaus nous laisseront l'un de nos meilleurs souvenirs de voyage. Comme quoi les erreurs peuvent procurer de très bonnes surprises.
Au matin Klaus nous accompagne à bicyclette jusqu'à la Fahradweg pour nous remettre en piste. Elle se situe à plus de six kilomètres, nous étions vraiment partis loin. Cela peut paraître bizarre de se perdre en suivant un fleuve, mais le cheminement n'est pas si facile surtout lorsque l'on n'a pas de carte précise. Au cours des jours à venir nous aurons encore quelques détours non prévus. Nous finirons par chercher un document afin de rester sur la piste. Effectivement nous trouverons des carnets très bien conçus qui permettent de cheminer sans se perdre. Le Danube allemand est décrit en deux ou trois volumes et la partie autrichienne en un seul. Je conseille très vivement de se les procurer au cours du trajet. On les trouve dans les librairies et les syndicats d'initiative.
La journée sera occupée encore à traverser de vastes régions agricoles un peu tristes. Parfois nous sommes tout proches du fleuve, parfois un peu plus loin. Le temps couvert ajoute une touche d'austérité au décor. Aujourd'hui, nous rencontrons peu de cyclistes. Généralement, nous faisons un premier arrêt vers dix heures, car immanquablement une jolie pâtisserie se trouve sur notre route et nous nous empiffrons de gros gâteaux à la crème. Il faut en profiter car avec une moyenne de plus de cent kilomètres par jour, nous ne risquons pas de grossir. Un camping communal très agréable nous accueille à Neuburg, pratiquement en plein centre.
Après une bonne nuit, qui a permis d'effacer toute trace de fatigue de l'étape de la veille qui totalisait cent trente kilomètres, nous repartons sur un bon rythme. La matinée sera très agréable à pédaler sur chemin, souvent en forêt. Nous visitons la très jolie ville d'Igoldstadt, très propre et aux façades magnifiquement ornées, comme un peu partout le long du Danube allemand. A midi en pleine nature au pied d'un chêne centenaire, une table et des bancs nous invitent à la pause. Que le lieu est paisible! L'après-midi le décor change, la région devient plus touristique. Les bateaux de plaisance commencent à envahir le fleuve. De toute évidence nous abordons des lieux de villégiature prisés. Cependant nous ne ressentons jamais la pression des vacanciers. Peut-être que le fait d'être de passage et d'alterner régions plus ou moins fréquentées nous permet justement d'apprécier les passages où il y a plus de monde. La halte du soir se fait à Regensburg, magnifique ville, dans laquelle nous partons à la découverte, pris sous le charme du style. Un Allemand nous dit que le maire de la ville avait des relations avec les Anglais durant la guerre, raison pour laquelle la ville a été épargnée. Cela ne me paraît pas très plausible. Cela n'empêche pas la réflexion. Quand on pense à tout ce que les êtres humains se sont évertués à détruire chez leur voisins et même chez eux, on imagine la liste immense des chefs d'œuvres engloutis et perdus à tout jamais. Un vieux pont de pierre est le point de focalisation des touristes étrangers.
La nuit ne sera pas très bonne. En effet d'une part la densité de tentes est conséquente et un ronfleur à proximité agrémentera le calme nocturne, d'autre part une sensation de culpabilité à cause de ce voyage de deux mois sans ma compagne crée en moi un malaise. Si l'on s'écoutait, ou plutôt si l'on tenait compte des comportements que notre société veut nous imposer, on ne ferait pas grand chose. En effet, il y a toujours une, voire plusieurs, raisons pour rester chez soi. On part toujours malgré. Et ce malgré, il faut le gérer en son âme et conscience et ce n'est pas toujours facile. Mais ne pas assouvir ses envies, rester bridé, enfermé par les conventions n'est pas non plus une solution. En effet, c'est sans doute un très bon moyen pour que les relations de couple se détériorent aussi, car on risque de reprocher à l'autre cette forme d'enfermement. D'un autre côté je comprends très bien que l'on m'en veuille de partir seul si longtemps. Mais que faire? Sans doute ne pas trop penser et essayer de téléphoner tous les jours pour montrer que l'on part non par désintérêt de l'autre, mais poussé par ce besoin d'activité sportive intense et un grand besoin d'errance. Je me plonge dans «Anatomie de l'errance» de Bruce Chatwin. Il essaie d'analyser pourquoi l'homme a ce besoin de vagabondage.
Je commence à roder mon mode de fonctionnement. Le rangement de mes affaires se fait de plus en plus vite. Tout est organisé autour de mes deux sacoches arrières, ma sacoche de guidon et mon sac North Face que je mets sur le porte-bagages. Chaque chose doit invariablement avoir la même place et cela va du couteau en passant par la burette d'huile jusqu'aux plus volumineux objets. En gros l'une des sacoches abrite mes habits, la seconde tout ce qui concerne le couchage tente comprise, la sacoche de guidon le petit matériel que l'on peut utiliser sans préavis, cela va du petit outillage en passant par la brosse à dents, les lunettes, frontales etc. Dans le sac North Face les matériels autres, livres, canne à pêche, chargeurs, matériels de rechange vélo... En camping à vélo on est très vulnérable face à la pluie, donc toujours être en situation de mouiller le moins de choses possibles. Tout est réparti en une quinzaine de sacs congélation de tailles différentes. Pour renforcer la fermeture des sacs plastiques et diminuer l'encombrement, deux élastiques de bonne résistance autour de chacun. Une fois que la tente est montée le sac de couchage et le matelas installés, le reste restera prudemment à sa place dans sacoches et sac pour la nuit. Une sacoche à la tête une aux pieds, le sac sous le double toit. En cas d'intempérie tout est vite plié et ces manœuvres sont effectuées sous tente. Seul ce dernier élément sera plié sous la pluie, ce qui au demeurant n'est pas un problème.
Départ de Regenburg, la journée de vélo sera particulièrement agréable. Un bon vent nous pousse ce qui est très sensible sur la moyenne qui monte immédiatement autour des vingt-cinq kilomètres à l'heure. Sur une trentaine de kilomètres un Allemand en VTT nous accompagne et nous discutons à bâtons rompus. Ensuite nous mettons la tête dans le guidon, car nous devons impérativement être à Bratislava dans quatre jours et il nous reste à parcourir de l'ordre de cinq cents kilomètres. En effet nous avons rendez-vous avec un Slovaque, qui s'appelle Slavo. Il se propose de nous faire découvrir son pays au cours du week-end, car il travaille la semaine. Donc nous ne pouvons nous permettre de prendre un jour de retard si nous voulons que Slavo soit disponible. Jean l'avait connu deux ans auparavant au cours d'un voyage à vélo dans le nord de l'Albanie. Tous deux s'étaient promis de se revoir au cours d'un voyage futur. Le vent nous pousse toute la journée, cela procure un gros plaisir. J'ai plus l'impression de glisser que de rouler, et cela se fait avec assez peu d'efforts. A midi arrêt une fois de plus dans une superbe pâtisserie et nous mangeons chacun deux énormes gâteaux à la crème, très beaux et très bons. On les fait glisser avec un bon café. Que ces lieux sont agréables en Allemagne. Les serveuses sont toujours serviables et souriantes à l'instar de l'immense majorité des personnes auxquelles nous nous adressons. Comment un peuple si pétri de civisme et d'humanité a pu se laisser entraîner dans la deuxième guerre mondiale?
Le soir après une étape de plus de cent quarante kilomètres un camping sympathique nous accueille à quelques kilomètres de Passau. Quelques gouttes crépitent sur la toile de tente. Pour le moment rien de grave mais le temps semble vouloir changer.
Au matin visite de cette ville magnifique de Passau au confluent de trois rivières. Je fais mettre une béquille à mon vélo. Et bien entendu c'est du matériel allemand, solide et bien conçu. Le mécano la fixe au niveau de la roue arrière et c'est vraiment mieux pour la stabilité. Encore quelques kilomètres et l'Autriche nous ouvrira ses pistes.
Cette semaine passée en Allemagne nous donne vraiment envie d'y revenir. On s'y est senti très bien. Les automobilistes dans les villes, lorsque nous nous promenions à vélo ont toujours été d'un civisme et d'une prudence exemplaire, faisant particulièrement attention aux règles de circulation. De plus en une semaine nous avons vite pris l'habitude de nous arrêter quotidiennement dans de magnifiques pâtisseries, où bien installés nous faisions de longues poses. Les gens se sont toujours montrés très gentils et serviables. Et puis ces villes aux rues et aux maisons impeccables, souvent peintes de façon remarquable, nous avons pris goût à nous y arrêter et à les contempler. C'est avec un peu d'appréhension que nous quittons ce pays qui nous a tant plu et si bien accueillis. Cependant en Autriche, nous ne nous attendons pas à trouver de grosses différences ce en quoi nous nous trompons un peu. Par contre concernant les pays suivants, nous nous attendons à tomber dans l'exotisme le plus total. Là encore nous nous trompons, n'oublions pas que tous ces pays font partie de l'Union Européenne et qu'il n'y a plus de frontière, plus aucun contrôle, ce qui implique une certaine homogénéité. Cependant nous allons vivre de belles expériences. Ces pays que sont la Slovaquie, la Pologne et les pays baltes, sont très différents dans leurs zones touristiques et dans celles qui ne le sont pas.
A force de croiser dans de lointains horizons des teutons en voyage, on oublie que l’Allemagne est une formidable destination de voyage. Pourquoi sur ce forum voyage-t-on plus en Tunisie qu’en Allemagne, je me le demande bien. J’ai choisi de braquer ici les projecteurs sur un bijou du patrimoine naturel et architectural de l’Allemagne : Lindau
La ville de Lindau flotte sur le Lac de Constance comme le morceau d’un fruit sur un vaste récipient de jus bien frais. Elle est reliée à la terre ferme par un pont. Sitôt arrivé, l’automobiliste est prié de garer sagement son véhicule sur des parkings réservés à cet usage et de parcourir à pied la cité. C’est le premier atout de la ville, une espèce de label certifié aux visiteurs : "sans bruit automobile et gaz d’échappement ajoutés".
Ô routard poète, épris de silence et d’air pur, amateur de paix et de méditation, Lindau est un havre de tranquillité qui te comblera.
A Lindau, le premier contact est celui des chiens. C’est un festival permanent ! On croirait que tous les habitants de Lindau sont inscrits à un concours du chien le plus beau ! Pour ne citer que leur pelage, il est invariablement abondant, luisant et superbement brossé. Pas besoin d’être un connaisseur pour se faire à l’idée qu’un large échantillon de races est représenté là-bas : labradors, épagneuls, beagles, bergers allemands, cockers, …tous brillent d’un éclat qui fait siffler d'admiration. En battant le pavé, on n’en finit pas de s’extasier devant la perfection des toutous locaux. Pour qui a été en Roumanie en contact avec les chiens errants de Bucarest, le contraste est saisissant et le constat sans appel : chez les chiens aussi, il y a ceux qui sont bien nés et il y a les autres. Les chiens de Lindau respirent la santé et renvoient l’image insolente d’une nourriture saine et abondante.
Ô routard, grand ami des animaux, ailleurs éprouvé par le spectacle affligeant d’animaux miséreux et maltraités, Lindau t’apportera du baume au cœur. Elle est le sanctuaire d’une faune canine épanouie et respectée par l’homme. En ton for intérieur, tu rendras un hommage appuyé aux allemands de Lindau. Le meilleur ami de l’homme est là-bas aimé et respecté.
Lindau est un incroyable concentré de ce que les allemands peuvent avoir de maniaque de la propreté. Dans ses rues piétonnes, toutes rigoureusement pavées à l’identique, on désespère de dénicher le moindre papier, le moindre mégot, le moindre emballage de fast-food laissé aux caprices du vent. A perte de vue, le sol est net ! On s’y roulerait nu comme un ver sans la moindre appréhension pour son hygiène. C’est phénoménal !
Ô routard, qui a si souvent l’occasion en voyage de déplorer la saleté des rues et de blâmer le mépris affiché des hommes pour leur environnement, Lindau t’apportera l’espoir. Un jour peut-être, la moindre parcelle des banlieues de Paris, de New Delhi et de Dakar étincellera comme les pavés de Lindau. Un jour peut-être…
La gastronomie allemande est savoureuse, et surtout consistante ! Pas question, en se prévalant d’un art culinaire des plus douteux, de vous poser un quelque chose de rachitique, entouré de fioritures, sur une large assiette blanche à moitié vide. On ne lésine là-bas ni sur la qualité ni sur l’envergure de la viande et de son accompagnement. Au moment où j’écris ces lignes, j’ai encore au palais la saveur du monumental Pfifferlinggulasch mit Knödeln, comprenez un goulash aux chanterelles, accompagné de quenelles de pommes de terre. MIAM !!! Un régal !C’est la saison des chanterelles en Allemagne. Elle sont inscrites en vedette sur les menus des restaurants gastronomiques de la région et Lindau n’y déroge pas. C’était vendredi soir. Le lendemain, mes faveurs sont allées à un restaurant italien. Je me commande un plat traditionnel de gnocchis et de tortellinis. Verdict identique. Tiens ! Les serveurs de Lindau sont souriants, et discrets avec ça. Ce n’est pas là-bas qu’on verra un serveur hystérique hurler à son barman : « UN EXPRESS POUR LA 5 ET UN DOUBLE WHISKY POUR LA P’TITE DAME !!! »
Ô routard gourmet et gourmand, les ruelles de Lindau, jusqu'à la promenade du bord du lac, sont parsemées d’une kyrielle de restaurants gastronomiques à l’élégance discrète, auxquels tu ne résisteras point. Que la vie était belle en dînant ces soirs-là à Lindau !
Les hôtels de Lindau sont irréprochables. Quel service ! Quelle classe ! La nickelitude des chambres laisse sans voix. Les murs et les draps sont d’une blancheur immaculée. Les meubles semblent être immunisés contre la poussière. La moquette est étincelante. On en a presque des scrupules à fouler le sol de la salle de bain. Le professionnalisme du personnel impressionne. Vous demandez le sauna ? Il est à vous, et rien qu’à vous, à l’heure de votre choix. Vous voulez être servi le matin sur votre terrasse ? Ce sera, à la minute près, à l’heure que vous indiquerez. Le petit déjeuner ? Gargantuesque ! Le pain par exemple ? Que du complet ! Le beurre ? D’origine artisanale ! La salade de fruits ? Authentique ! Les conserves sont proscrites. Par dessus le marché, un jeune serveur avec un marrant petit accent de l’est (de Silésie peut-être) est à vos petits soins. Surtout, l’hotellerie à Lindau, c’est l’assurance d’avoir une paix royale ! Pas de baratin, pas "de hello my friend", pas de "I have something for you" qui tienne. Nulle part dans l'hôtel, on ne croise un sourire obséquieux, indiscret ou mateur. Le comportement hôtelier s'inscrit là-bas dans le feutré, le professionnel, l’efficace. Bien des hôteliers de Sultanahmet, de Dahab ou de Bukit Lawang seraient bien inspirés de suivre un stage à Lindau…
Ô routard, attaché à ton confort et à ta paix. A Lindau, le bonheur du client n’est pas une vaine expression chez les hôteliers. Sois certain que tu ne repartiras jamais déçu.
Le portrait de Lindau s’achève. J’oublie presque l’essentiel. La ville est belle et romantique, le site est magnifique. De la promenade du bord du lac, avec ses hôtels et ses cafés animés, l’entrée de la rade est visible : elle est flanquée d’un côté par le phare, haut de 33 mètres, et de l’autre par l’emblème de la Bavière : le lion. Par une soirée de pleine lune, le paysage est de toute beauté. En plus des balades sur le lac et des promenades à vélo ou en ferry à Bregenz, en Autriche, ou à l’île de Mainau aux plantes exotiques, je retiens le bonheur de flâner dans les ruelles de Lindau, de s’abandonner là-bas à une merveilleuse oisiveté, synonyme de plénitude en voyage.
Khaldoun
La ville de Lindau flotte sur le Lac de Constance comme le morceau d’un fruit sur un vaste récipient de jus bien frais. Elle est reliée à la terre ferme par un pont. Sitôt arrivé, l’automobiliste est prié de garer sagement son véhicule sur des parkings réservés à cet usage et de parcourir à pied la cité. C’est le premier atout de la ville, une espèce de label certifié aux visiteurs : "sans bruit automobile et gaz d’échappement ajoutés".
Ô routard poète, épris de silence et d’air pur, amateur de paix et de méditation, Lindau est un havre de tranquillité qui te comblera.
A Lindau, le premier contact est celui des chiens. C’est un festival permanent ! On croirait que tous les habitants de Lindau sont inscrits à un concours du chien le plus beau ! Pour ne citer que leur pelage, il est invariablement abondant, luisant et superbement brossé. Pas besoin d’être un connaisseur pour se faire à l’idée qu’un large échantillon de races est représenté là-bas : labradors, épagneuls, beagles, bergers allemands, cockers, …tous brillent d’un éclat qui fait siffler d'admiration. En battant le pavé, on n’en finit pas de s’extasier devant la perfection des toutous locaux. Pour qui a été en Roumanie en contact avec les chiens errants de Bucarest, le contraste est saisissant et le constat sans appel : chez les chiens aussi, il y a ceux qui sont bien nés et il y a les autres. Les chiens de Lindau respirent la santé et renvoient l’image insolente d’une nourriture saine et abondante.
Ô routard, grand ami des animaux, ailleurs éprouvé par le spectacle affligeant d’animaux miséreux et maltraités, Lindau t’apportera du baume au cœur. Elle est le sanctuaire d’une faune canine épanouie et respectée par l’homme. En ton for intérieur, tu rendras un hommage appuyé aux allemands de Lindau. Le meilleur ami de l’homme est là-bas aimé et respecté.
Lindau est un incroyable concentré de ce que les allemands peuvent avoir de maniaque de la propreté. Dans ses rues piétonnes, toutes rigoureusement pavées à l’identique, on désespère de dénicher le moindre papier, le moindre mégot, le moindre emballage de fast-food laissé aux caprices du vent. A perte de vue, le sol est net ! On s’y roulerait nu comme un ver sans la moindre appréhension pour son hygiène. C’est phénoménal !
Ô routard, qui a si souvent l’occasion en voyage de déplorer la saleté des rues et de blâmer le mépris affiché des hommes pour leur environnement, Lindau t’apportera l’espoir. Un jour peut-être, la moindre parcelle des banlieues de Paris, de New Delhi et de Dakar étincellera comme les pavés de Lindau. Un jour peut-être…
La gastronomie allemande est savoureuse, et surtout consistante ! Pas question, en se prévalant d’un art culinaire des plus douteux, de vous poser un quelque chose de rachitique, entouré de fioritures, sur une large assiette blanche à moitié vide. On ne lésine là-bas ni sur la qualité ni sur l’envergure de la viande et de son accompagnement. Au moment où j’écris ces lignes, j’ai encore au palais la saveur du monumental Pfifferlinggulasch mit Knödeln, comprenez un goulash aux chanterelles, accompagné de quenelles de pommes de terre. MIAM !!! Un régal !C’est la saison des chanterelles en Allemagne. Elle sont inscrites en vedette sur les menus des restaurants gastronomiques de la région et Lindau n’y déroge pas. C’était vendredi soir. Le lendemain, mes faveurs sont allées à un restaurant italien. Je me commande un plat traditionnel de gnocchis et de tortellinis. Verdict identique. Tiens ! Les serveurs de Lindau sont souriants, et discrets avec ça. Ce n’est pas là-bas qu’on verra un serveur hystérique hurler à son barman : « UN EXPRESS POUR LA 5 ET UN DOUBLE WHISKY POUR LA P’TITE DAME !!! »
Ô routard gourmet et gourmand, les ruelles de Lindau, jusqu'à la promenade du bord du lac, sont parsemées d’une kyrielle de restaurants gastronomiques à l’élégance discrète, auxquels tu ne résisteras point. Que la vie était belle en dînant ces soirs-là à Lindau !
Les hôtels de Lindau sont irréprochables. Quel service ! Quelle classe ! La nickelitude des chambres laisse sans voix. Les murs et les draps sont d’une blancheur immaculée. Les meubles semblent être immunisés contre la poussière. La moquette est étincelante. On en a presque des scrupules à fouler le sol de la salle de bain. Le professionnalisme du personnel impressionne. Vous demandez le sauna ? Il est à vous, et rien qu’à vous, à l’heure de votre choix. Vous voulez être servi le matin sur votre terrasse ? Ce sera, à la minute près, à l’heure que vous indiquerez. Le petit déjeuner ? Gargantuesque ! Le pain par exemple ? Que du complet ! Le beurre ? D’origine artisanale ! La salade de fruits ? Authentique ! Les conserves sont proscrites. Par dessus le marché, un jeune serveur avec un marrant petit accent de l’est (de Silésie peut-être) est à vos petits soins. Surtout, l’hotellerie à Lindau, c’est l’assurance d’avoir une paix royale ! Pas de baratin, pas "de hello my friend", pas de "I have something for you" qui tienne. Nulle part dans l'hôtel, on ne croise un sourire obséquieux, indiscret ou mateur. Le comportement hôtelier s'inscrit là-bas dans le feutré, le professionnel, l’efficace. Bien des hôteliers de Sultanahmet, de Dahab ou de Bukit Lawang seraient bien inspirés de suivre un stage à Lindau…
Ô routard, attaché à ton confort et à ta paix. A Lindau, le bonheur du client n’est pas une vaine expression chez les hôteliers. Sois certain que tu ne repartiras jamais déçu.
Le portrait de Lindau s’achève. J’oublie presque l’essentiel. La ville est belle et romantique, le site est magnifique. De la promenade du bord du lac, avec ses hôtels et ses cafés animés, l’entrée de la rade est visible : elle est flanquée d’un côté par le phare, haut de 33 mètres, et de l’autre par l’emblème de la Bavière : le lion. Par une soirée de pleine lune, le paysage est de toute beauté. En plus des balades sur le lac et des promenades à vélo ou en ferry à Bregenz, en Autriche, ou à l’île de Mainau aux plantes exotiques, je retiens le bonheur de flâner dans les ruelles de Lindau, de s’abandonner là-bas à une merveilleuse oisiveté, synonyme de plénitude en voyage.
Khaldoun
Bonjour,
Que fait-on quand on a un peu de temps devant soi ? On publie des carnets de ses vacances 😛
Je vais terminer mon année 2015 avec notre 3ème et dernier voyage : Berlin. Après le Japon en Avril et Bali en Juillet, nous avons passé 4 jours complets à Berlin en Juillet, dans la prolongation de Bali. A peine 3 jours de battement et nous changions vraiment d'ambiance, avec nettement moins de rizières et nettement plus de vélos. 😏
Nous arrivons donc le Vendredi 17 Juillet à l'aéroport à 14h15. D'ici, on prend une navette de bus qui nous amène à une station de métro d'où on peut rejoindre tout Berlin. Nous logerons près de Potsdamer Platz où j'ai trouvé le Crown Plaza pour 102€ la double sans peti-déj.

La ligne de métro est directe.
Il est en face du Tempodrom

Dans l'absolu et en été, je conseillerais de loger aux alentours de l'ile aux musées afin de profiter des terrasses le long de la Spree. Voir vers le James Simon Park, c'était un endroit qu'on a trouvé agréable.
>>>>>>>>> Site complet avec photos et cartes de Berlin http://www.vazyvite.com/Berlin/berlin.htm

Que fait-on quand on a un peu de temps devant soi ? On publie des carnets de ses vacances 😛
Je vais terminer mon année 2015 avec notre 3ème et dernier voyage : Berlin. Après le Japon en Avril et Bali en Juillet, nous avons passé 4 jours complets à Berlin en Juillet, dans la prolongation de Bali. A peine 3 jours de battement et nous changions vraiment d'ambiance, avec nettement moins de rizières et nettement plus de vélos. 😏
Nous arrivons donc le Vendredi 17 Juillet à l'aéroport à 14h15. D'ici, on prend une navette de bus qui nous amène à une station de métro d'où on peut rejoindre tout Berlin. Nous logerons près de Potsdamer Platz où j'ai trouvé le Crown Plaza pour 102€ la double sans peti-déj.

La ligne de métro est directe.
Il est en face du Tempodrom

Dans l'absolu et en été, je conseillerais de loger aux alentours de l'ile aux musées afin de profiter des terrasses le long de la Spree. Voir vers le James Simon Park, c'était un endroit qu'on a trouvé agréable.
>>>>>>>>> Site complet avec photos et cartes de Berlin http://www.vazyvite.com/Berlin/berlin.htm

Bonjour a tous
J'espere que l'ete a ete bon. Mon petit tour d'Europe va bon train. Apres le Sud de la France, la Suisse, le Liechtenstein, l'Autriche, la Republique Tcheque et la pologne, J'ecris aujourd'hui de Berlin ou je suis arrive mercredi dernier et d'ou je comte partir demain matin en direction d'Amsterdam.
C'est d'ailleurs a ce sujet que je solicite votre aide. Pour aller de Berlin a Amsterdam, je ne sais pas, si je dois essayer de tracer une ligne droite et traverser le pay d'est en Ouest le plus directement possible ou si je ne devrais pas monter d'abord sur la Baljtique avant de suivre plus ou moins la cote jusqu'a Amsterdam.
Pour ceux qui connaissez bien l'Allemagne:
Sauriez-vous me guider dans ma prise de decision?
En boutique ici, je n'ai pas reussi, pas plus que sur le net d'ailleurs, a trouver les cartes qui auraient pu m'aider a faire mon choix.
Je vais essayer de me reconnecter d'ici ce soir en esperant que quelques bonnes ames auront pu nourrir ce billet de leur reponse eclairee.
Je vous remercie d'avance et enfin, excusez-moi pour l'absence des accents expliquee par ces claviers teutonisants qui m#exasper depuis deux mois😎.
A toute
Darryl
J'espere que l'ete a ete bon. Mon petit tour d'Europe va bon train. Apres le Sud de la France, la Suisse, le Liechtenstein, l'Autriche, la Republique Tcheque et la pologne, J'ecris aujourd'hui de Berlin ou je suis arrive mercredi dernier et d'ou je comte partir demain matin en direction d'Amsterdam.
C'est d'ailleurs a ce sujet que je solicite votre aide. Pour aller de Berlin a Amsterdam, je ne sais pas, si je dois essayer de tracer une ligne droite et traverser le pay d'est en Ouest le plus directement possible ou si je ne devrais pas monter d'abord sur la Baljtique avant de suivre plus ou moins la cote jusqu'a Amsterdam.
Pour ceux qui connaissez bien l'Allemagne:
Sauriez-vous me guider dans ma prise de decision?
En boutique ici, je n'ai pas reussi, pas plus que sur le net d'ailleurs, a trouver les cartes qui auraient pu m'aider a faire mon choix.
Je vais essayer de me reconnecter d'ici ce soir en esperant que quelques bonnes ames auront pu nourrir ce billet de leur reponse eclairee.
Je vous remercie d'avance et enfin, excusez-moi pour l'absence des accents expliquee par ces claviers teutonisants qui m#exasper depuis deux mois😎.
A toute
Darryl
Bonjour
nous partons en vacances pendant 4 semaines avec chien (gros, 58kg) et enfant (petit, 20 mois, au départ).
Je potasse le R.....d depuis qq temps pour nous établir un itinéraire qui puisse allier visites et détente en plein air. Je ne vise pas de longues rando, car le chien ne pourrait suivre, ni de vélo car on ne pourrait pas l'emmener. Je cherche donc des lieux où loger plusieurs jours de suite et rayonner à partir de là.
Je me pose certaines questions, je lis qu'il y a pas mal d'endroits avec des téléphériques mais...est-ce qu'on peut les prendre avec le chien?? Idem pour les transports entre les parkings P+R et les centre villes?
J'ai pour l'instant une vague idée du trajet:
Munich Route allemande des Alpes Salzbourg Salzkammergut Wachau Vienne Graz Tyrol (Ötzal ou Alpbachtal?) Route de la Silvretta Bregenz Fribourg Retour France
Je n'ai lu pour l'instant que les guides jusqu'à la Wachau.
nous partons en vacances pendant 4 semaines avec chien (gros, 58kg) et enfant (petit, 20 mois, au départ).
Je potasse le R.....d depuis qq temps pour nous établir un itinéraire qui puisse allier visites et détente en plein air. Je ne vise pas de longues rando, car le chien ne pourrait suivre, ni de vélo car on ne pourrait pas l'emmener. Je cherche donc des lieux où loger plusieurs jours de suite et rayonner à partir de là.
Je me pose certaines questions, je lis qu'il y a pas mal d'endroits avec des téléphériques mais...est-ce qu'on peut les prendre avec le chien?? Idem pour les transports entre les parkings P+R et les centre villes?
J'ai pour l'instant une vague idée du trajet:
Munich Route allemande des Alpes Salzbourg Salzkammergut Wachau Vienne Graz Tyrol (Ötzal ou Alpbachtal?) Route de la Silvretta Bregenz Fribourg Retour France
Je n'ai lu pour l'instant que les guides jusqu'à la Wachau.
Bonjour,
Je souhaite partir en famille en camping car en Norvege au mois d'aout 2017. Nous avons également un chien et je voudrais savoir comment se passe la traversée pour lui. J'ai vu sur le site de color line qu'on pouvait le prendre, on peux cocher l'option chien, mais ensuite pas trop d'info sur ce qu'il peut faire ? Peut il aller dans notre cabine, marcher sur le pont, faire ses besoins dans un aire appropriée ? Sur certain site de ferry, j'ai vu ces possibilités mais pas d'infos sur la ligne Kiel-Oslo. Y a t'il des voyageurs qui auraient fait cette expérience ? Je vous remercie pour vos infos.
Je souhaite partir en famille en camping car en Norvege au mois d'aout 2017. Nous avons également un chien et je voudrais savoir comment se passe la traversée pour lui. J'ai vu sur le site de color line qu'on pouvait le prendre, on peux cocher l'option chien, mais ensuite pas trop d'info sur ce qu'il peut faire ? Peut il aller dans notre cabine, marcher sur le pont, faire ses besoins dans un aire appropriée ? Sur certain site de ferry, j'ai vu ces possibilités mais pas d'infos sur la ligne Kiel-Oslo. Y a t'il des voyageurs qui auraient fait cette expérience ? Je vous remercie pour vos infos.
Le 8 avril 2012, jour de mon anniversaire, je me suis retrouvée dans un avion en partance pour Berlin sans l'avoir prévu, ni préparé. Katelolo, mon amie et compagne de voyage m'a donné un livret contenant la discussion VF sur ce voyage. De fait, tous ceux qui ont participé à ce topic, ont été associés à mes amis qui m'ont préparé cette merveilleuse surprise. Je vous remercie toutes et tous du temps que vous avez pris à donner ces précieux conseils que nous avons suivi tout au long de notre séjour.🙂
Un panneau m'annonce BERLIN. Mon coeur s'emballe, les images du passé me reviennent.Je me laisse porter par les sonorités de la langue allemande.

Un panneau m'annonce BERLIN. Mon coeur s'emballe, les images du passé me reviennent.Je me laisse porter par les sonorités de la langue allemande.

BOnjour,
je rentre d un court sejour aux USA, avec un vol via Munich en allemagne, et nous nous sommes fait arretes pa rla douane pour possession de cigarettes, nous avions 7 cartouches de clopes a 2, au lieu d 1 seule autorisee . donc, 2 h au bureau des douanes, on regle la taxe de 190 eur, et on nous demande de payer en plus une amende de 500 € , nous avons negocie, pleuré, et finalement ils nous ont laisse partir sans la payer, en nous disant que nous la recevrons chez nous en france .
hier matin ce courrier arrive, ( en lettre simple, sans accuse de reception ) et on nous demande de payer 450 eur d amende, pour 5 cartouche en trop ... un peu too much !!!
Je suis sure que parmis les nombreux voyageurs de VF, certains ont du vivre la meme chose ( il parait que ca arrive tous les jours ! ) ..... alors s 'il pouvait y avoir quelqu un qui puisse me renseigner, ce serait super !
que risque t on si on ne paye pas l amende ? la douane allemande peut etre transmettre notre dossier a la douane francaise pour nous faire payer quand meme ? dois je les contacter pour essayer de negocier une amende moindre, ou au contraire faire le mort et ne pas donner de nouvelles ?
Merci pour vos conseils et temoignages !!!
Bonjour, nous sommes deux ados âgées de 16 et 17 ans et nous partons pour l'Allemagne cet été, faisant escale à Amsterdam et ayant une escale de 10h30 nous nous demandons si il est possible de sortir de l'aéroport sachant que nous sommes mineurs
Merci de vos réponses
Lucie
Chers voyageurs bonjour !
Aujourd'hui je me tourne vers vous pour avoir vos avis éclairés sur mon séjour très prochain à Berlin.
Voilà ce que nous avons prévu pour l'instant :
J1 - jeudi 24/10/13 : Kreuzberg
Matin :arrivée à l'aéroport de Tegel à 10h30. Après-midi :Musée juifCheckpoint charlie et MauermuseumJ2 - Vendredi 25/10/13 : Charlottenburg
Matin :Zoologischer Garten (jusqu'à 13h/14h)Après-midi :Museum für FotographieShopping à KAdewEStory of Berlin (si nous avons le temps)J3 - Samedi 26/10/13 : Mitte
Matin :Brandenburger TorHolocaust MahnmalAprès-midi:Hamburger BahnofHauptbahnofBallade dans TiergartenSoirée :Reichstag : bonne idée à la nuit tombée ????J4 - Dimanche 27/10/13 : Mitte
Matin :PergamonmuseumAprès-midi :Neues MuseumBerliner DomJ5 - Lundi 28/10/13 : Neukölln - Kreuzberg - Mitte
Ballade dans ces quartiers au gré du hasard (?)NikolaïviertelAlexanderplatzUnter den LindenJ6 - Mardi 29/10/13 : Friedrichshain - Prenzlauerberg
Ballade dans ces quartiers au gré du hasard (?)East-Side GalleryKarl-Marx AlleeOberbaumbrückeMémorial du MurLa synagogue de RykestrasseLe cimetière JuifJ7 - mercredi 30/10/13 : départ tôt le matin pour Paris 😕
J'ai conscience de "zapper" plein de trucs super intéressants comme une journée à Potsdam, le château de Charlottenburg, le musée allemand de la technique... Je ne voulais pas trop charger le planning que je trouve déjà bien rempli... Nous avons donc fait des choix sur ce que nous voulions voir en priorité. ET Berlin n'est qu'à 1H30 de PAris, alors.... J'attends, malgré tout, vos conseils, idées de sorties et resto (le soir), rues à voir (je fais beaucoup de photographie)... Merci d'avance Sonia
J'ai conscience de "zapper" plein de trucs super intéressants comme une journée à Potsdam, le château de Charlottenburg, le musée allemand de la technique... Je ne voulais pas trop charger le planning que je trouve déjà bien rempli... Nous avons donc fait des choix sur ce que nous voulions voir en priorité. ET Berlin n'est qu'à 1H30 de PAris, alors.... J'attends, malgré tout, vos conseils, idées de sorties et resto (le soir), rues à voir (je fais beaucoup de photographie)... Merci d'avance Sonia
Salut à tous.
Alors je suis mauricienne, qui habite à Strasbourg, et le 27 août je pars pour une durée indéterminée encore. J'ai choisi la compagnie Condor - Thomas Cook notamment pour ses prix attractifs.
Le problème c'est que le vol est au départ de Francfort. Je panique un peu parce que c'est la première fois que je pars toute seule sur condor. Et donc ils n'y aura pas autant de mauriciens que sur la compagnie Air Mauritius voir pas du tout! Etre entourée d'allemand pendant prêt de 12 h de vol c'est pas trop mon kiff 😕. Et il faut dire que l'aéroport de Francfort n'est pas très petit parce que je me souviens avoir parcouru des kilomètres pour aller au hall chercher les bagages à l'arrivée. Et si je ne me trompe pas il se peut qu'il soit nécessaire de prendre un genre de train pour rejoindre la salle d'embarquement (sauf si je confond avec l'aéroport de Zurich?)
Donc je cherche quelqu'un qui prendrait ce vol éventuellement. Ca nous premettrait de ne pas faire le voyage tout seul et surtout de pouvoir s'aider s'il y a besoin 😏.
Sinon je suis trop contente à l'idée de partir. Encore 15 jours à tenir avec le beau temps qu'on a en France en ce moment!
Alors je suis mauricienne, qui habite à Strasbourg, et le 27 août je pars pour une durée indéterminée encore. J'ai choisi la compagnie Condor - Thomas Cook notamment pour ses prix attractifs.
Le problème c'est que le vol est au départ de Francfort. Je panique un peu parce que c'est la première fois que je pars toute seule sur condor. Et donc ils n'y aura pas autant de mauriciens que sur la compagnie Air Mauritius voir pas du tout! Etre entourée d'allemand pendant prêt de 12 h de vol c'est pas trop mon kiff 😕. Et il faut dire que l'aéroport de Francfort n'est pas très petit parce que je me souviens avoir parcouru des kilomètres pour aller au hall chercher les bagages à l'arrivée. Et si je ne me trompe pas il se peut qu'il soit nécessaire de prendre un genre de train pour rejoindre la salle d'embarquement (sauf si je confond avec l'aéroport de Zurich?)
Donc je cherche quelqu'un qui prendrait ce vol éventuellement. Ca nous premettrait de ne pas faire le voyage tout seul et surtout de pouvoir s'aider s'il y a besoin 😏.
Sinon je suis trop contente à l'idée de partir. Encore 15 jours à tenir avec le beau temps qu'on a en France en ce moment!
Bonjour à tous,
J'ai dans l'idée de partir En Europe cet été, en Allemagne pourquoi pas, que je ne connais pas du tout. Je pars seule, et cette perspective m'angoisse autant qu'elle me stimule: je me dis que je rencontrerai des gens sur place etc... Avez vous déjà fait l'expérience de partir seule ? Surtout vous les filles. Comment ça s'est passé ?
Merci :)
J'ai dans l'idée de partir En Europe cet été, en Allemagne pourquoi pas, que je ne connais pas du tout. Je pars seule, et cette perspective m'angoisse autant qu'elle me stimule: je me dis que je rencontrerai des gens sur place etc... Avez vous déjà fait l'expérience de partir seule ? Surtout vous les filles. Comment ça s'est passé ?
Merci :)
Bonjour, je projette d'aller rejoindre ma fille ( qui finit son collège en Allemagne) , j'arriverai vers 22h3à à Hambourg.
Je souhaite connaître le cout et le temps de trajet pour rejoindre le centre ville en taxi.
Et éventuellement, un quartier sympa pas trop craignos pour une femme seule avec une ado ( je récupèrerai ma fille pour le week end et nous visiterons la ville;
Merci beaucoup pour votre aide.
Marsyork
Je souhaite connaître le cout et le temps de trajet pour rejoindre le centre ville en taxi.
Et éventuellement, un quartier sympa pas trop craignos pour une femme seule avec une ado ( je récupèrerai ma fille pour le week end et nous visiterons la ville;
Merci beaucoup pour votre aide.
Marsyork
Bonjour, j'ai 17ans , et j'habite en France , je souhaiterais durant mes vacances partir en Allemagne , mais ma mère n'est pas d'accord. Je me suis alors renseigné pour savoir si je pouvais quand meme partir sans son autorisation et j'ai appris que je n'avais pas besoin d'autorisation de sorti (loi faite en 2013) en bref j'aimerai savoir si elle peut faire quelque chose d'autre pour m'en empêcher ou je ne sais pas. Je vous remercie par avance de vos réponses
Bonjour,
Nous serons à Berlin une petite semaine avec notre fille de 12 mois, qui court derrière son trotteur mais qui ne marche pas toute seule (et qui refuse avec virulence toute aide manuelle pour avancer : elle fait toute seule, ou elle ne fait pas ....bref ....une indépendante....).
Je cherche des activités sympas, en intérieur si possible, à faire avec elle à Berlin histoire qu'elle puisse se défouler un peu (ie avancer à quatre pattes par terre ... d'ailleurs si qqn connait un modèle de trotteur portatif qu'on pourrait prendre avec nous comme bagage cabine, nous sommes preneurs...), .
Les activités aquatiques ne lui sont pas accessibles car elle fait systématiquement des otites après un bain en piscine (donc pas l'idéal pour rentrer en avion....)
En cherchant sur le forum, J'ai listé les activités suivantes - le labyrinthe : http://www.labyrinth-kindermuseum.de/en - le domaine Dahlem : http://www.domaene-dahlem.de/index.php?id=4 - le Legoland discovery center : http://www.legolanddiscoverycentre.de/berlin/en/ - le parc zoologique et l'aquarium - le Loxx Miniatur Welten : http://www.loxx-berlin.com/ Avez-vous d'autres idées ?
Connaissez-vous des sortes de poussette café où elle pourrait jouer pendant que l'on mange ?
Enfin, savez-vous si dans les hôtels Berlinois il est facile d'avoir un lit bébé ? Nous étions au Canada en novembre et tous les hôtels étaient équipés.
En vous remerciant,
Cdt,
Nous serons à Berlin une petite semaine avec notre fille de 12 mois, qui court derrière son trotteur mais qui ne marche pas toute seule (et qui refuse avec virulence toute aide manuelle pour avancer : elle fait toute seule, ou elle ne fait pas ....bref ....une indépendante....).
Je cherche des activités sympas, en intérieur si possible, à faire avec elle à Berlin histoire qu'elle puisse se défouler un peu (ie avancer à quatre pattes par terre ... d'ailleurs si qqn connait un modèle de trotteur portatif qu'on pourrait prendre avec nous comme bagage cabine, nous sommes preneurs...), .
Les activités aquatiques ne lui sont pas accessibles car elle fait systématiquement des otites après un bain en piscine (donc pas l'idéal pour rentrer en avion....)
En cherchant sur le forum, J'ai listé les activités suivantes - le labyrinthe : http://www.labyrinth-kindermuseum.de/en - le domaine Dahlem : http://www.domaene-dahlem.de/index.php?id=4 - le Legoland discovery center : http://www.legolanddiscoverycentre.de/berlin/en/ - le parc zoologique et l'aquarium - le Loxx Miniatur Welten : http://www.loxx-berlin.com/ Avez-vous d'autres idées ?
Connaissez-vous des sortes de poussette café où elle pourrait jouer pendant que l'on mange ?
Enfin, savez-vous si dans les hôtels Berlinois il est facile d'avoir un lit bébé ? Nous étions au Canada en novembre et tous les hôtels étaient équipés.
En vous remerciant,
Cdt,









