En guise de conclusion...
Notre programme pourra peut-être sembler léger à certains : on a souvent pris le temps de flâner, voire de glandouiller en se baladant un peu au hasard dans les quartiers (manque de prépa, peut-être ?). A 5, notre budget sur place était un peu serré, nous avons donc limité les visites payantes (on a choisi des observatoires gratuits plutôt que payants, par ex).
Grâce à ma frangine qui était hébergée par des copines Japonaises, nous avons eu la chance de partager quelques tranches de vies + japonaises (restos, matsuri, karaoké) et d’échanger sur nos modes de vie. Ça c’était super !
Vols (600€/pers)
Une offre très alléchante d’un Genève-Tokyo-Genève, départ en journée, escale courte, arrivée en matinée, nous a incités à réserver les billets très tôt (août 2018).
Après avoir choisi Aéroflot, on a eu un doute : aurait-on des avions pourris ou une escale merdique à Moscou (préjugé quand tu nous tiens…) ? Et bien nous avons été très agréablement surpris ! Mis à part l’absence d’écrans sur le vol Genève-Moscou (que les enfants ont bien regrettés !), ce voyage a été agréable (pour peu qu’on supporte la classe éco de base !). Même l’escale courte (1h30) s’est passée sans souci.
Hébergements (445€/pers)
Nous avons alterné locations de maisons/apparts AirBnB et appart-hôtels. Comme on avait 2 temps sur Tokyo, on avait choisi 2 quartiers différents (Adachi et Sumida) pour la variété des ambiances. La plupart du temps on a préféré rester 2 nuits voir + au même endroit et rayonner à partir de celui-ci. Ce qui a donné 8 nuits à Tokyo, 5 à Osaka, 3 à Kyoto, 3 à Okayama, et 2 à Onomichi.
Les locations AirBnB étaient toutes super, avec une mention spéciale à celle d’Onomichi qui était une immense maison japonaise traditionnelle : on se serait crus dans un film ! Grandes baies vitrées le long de la coursive intérieure, panneaux de portes coulissants, intérieur un peu vieillot et pas hyper clean mais beaucoup de charme. La proprio, très sympa, nous a même fait goûter les tomates du jardin ! Aucun souci d’annulations intempestives ou de mauvaises surprises.



Les appart-hôtels étaient inégaux. Globalement, nos moins bonnes expériences étaient à Tokyo (appart minuscule pour 5, ou très sombre).
Transports
Nous avions acheté un JR pass 14 jours (377€/pers) que nous n’avons pas hésité à utiliser au maximum ! Comme la météo des 10 premiers jours a été très pluvieuse, nous avons dû improviser pas mal et activer des plans B, C, D… Du coup, grâce au JR pass, nous n’avons pas hésité à rajouter des déplacements que peut-être nous n’aurions pas faits. Nous avons réservé nos places uniquement pour les trajets Tokyo-Kyoto et Osaka-Tokyo, pour le reste nous avons voyagé sans problème dans les voitures sans réservations.
Nous avons acheté une carte passmo en arrivant à l’aéroport et nous l’avons beaucoup utilisée puisqu’elle était valable à Tokyo, Kyoto, Osaka, Okayama, et même Onomichi. Le système de rechargement est enfantin, il suffit de penser à avoir du liquide sur soi. On l'a rendue au même endroit le dernier matin et récupéré le solde.
Nous avons testé les billets day pass 24h à Kyoto (600Y), Osaka ("Enjoy Eco Card" 800Y), et Tokyo (Tokyo Metro et Toei 900Y). Globalement, on a trouvé les transports tokyoïtes assez complexes. Par ex, l’un de nos hébergements se trouvait sur une ligne Tobu (en réservant je n’avais pas fait attention à ce détail) donc les distributeurs ne vendaient pas de pass métro… Et le pass métro Tokyo seul (moins cher) n’était pas proposé à la station la + proche.
Nous n'avons pas testé le vélo : la pluie d'abord puis la chaleur nous ont un peu découragées...
Enfin, nous avons réalisé que le poste transports sur place (hors JR pass) n’était pas négligeable quand on se déplace à 5 et qu’on se loge pas dans l’hyper-centre des villes.
Nourriture
Aucun de nos hébergements ne comprenant le petit-dèj, nous avons bêtement déjeuné à l’occidentale en achetant céréales, confiture et pain de mie… Les repas de midi étaient généralement des pic-niques achetés en conbinis (on a bien dû tester 10 variétés d’onigiris !) ou dans la rue. Et quelques restos pour compléter notre découverte des spécialités japonaises. On partait avec un gros a priori positif (toute la famille aime les cuisines asiatiques à l’exception de celles très pimentées), et on s’est régalés de tempura, sushis, takoyakis, mochis, okonomiyakis, gyozas, yakitoris, udons, ramens, bubble teas, kare-rice, gyudons, ou doryakis.
Une (petite) difficulté : ne pas avoir la traduction en anglais sur les produits des conbinis. On a souvent acheté au pif, ou en se basant sur la photo affichée sur le paquet ! Mais en général on n'avait pas de mal à trouver un client ou un vendeur pour nous expliquer ce que c'était.
Communication
On a longuement hésité entre louer un pocket wifi ou acheter une carte sim japonaise. J'avais lu un grand nombre de discussions et concluaient à peu près toutes de la même façon : tout dépend de nos usages et de notre façon de voyager ! [:P] Donc on a choisi la carte sim (env 30€ les 16 jours internet haut-débit illimité - Accès 4G) et ça nous a tout à fait convenu. On était généralement 4 en partage de connexion dessus et aucun souci de débit. On a juste été embêtés parce qu'elle expirait avant la fin du voyage. J'avais tablé sur la présence de pocket wifi dans certains hébergements mais je n'avais naïvement pas pensé que ceux-ci seraient destinés à une utilisation (très) réduite... A Kyoto, vu le peu de data qui étaient autorisés, on a préféré ne pas l'utiliser du tout !
Des regrets ?
Malheureusement, oui (quelques uns). La météo capricieuse nous a privés de faire du vélo le long du Shimanami kaido, de découvrir Tonomoura, d’explorer Teshima, d’admirer le jardin Koko-en à Himeji… Peut-être qu’on a été présomptueux de parier sur juillet en sachant que la saison de pluies ne serait pas terminée ? Un mauvais timing nous a fait louper les feux d’artifices de la rivière Sumida alors qu’on logeait juste à côté ! Nous n’avons pas non plus pris le temps de tester le purikura, ou la location de yukatas…
La concentration de touristes dans certains lieux a été pénible, en particulier à Kyoto. Mais dès qu’on s’éloigne des gros spots touristiques, il n’y a plus de pression : à Okayama déjà, on se fondait assez facilement dans la population locale !
Ce premier contact nous a donné envie d’y revenir un jour bien sûr, et de découvrir le Japon rural (qui nous a manqué).
Bons voyages à ceux qui sont en pleine préparation !
Violaine