Après vains recherches, j'ai vu 3 reportages en caméra cachée en corée du nord:
Undercover in the secret state
Children in the secret state
A daily day in North Korea
Les deux premiers ont été tournés pendant la famine, on peut voir des enfants mendiants dans les rues, on a aussi un témoignage d'un réfugié passé dans les camps, on y apprends que le canibalisme a été pratiqué(de la viande dit de "porc " etait sur les marchés mais tout le monde savait que cetait de la chaire humaine), que les enfants servaient d'entrainement pour les chiens dans les camps..bref efrayant cette famine avec entre autres des gens qui mourraient dans les rues dans la totale indifférence..
L'autre reportage est sur une famille nord coréene (M6 a pompé avec le passage de la femme qui travaille dans le textile et de son beau père!!!) sur leur vie quotidienne..
Le reportage de M6 est une introduction à ce pays, je conseille aussi le bienvenue en corée du nord de 51 mn trouvable sur daily motion..on peut voir que les hopitaux sont dans un état d'une extreme vétusté( 10 lits par chambres, outils pour les opérations rouillés, la table d'opération ressemblant à un instrument de torture!!)
Bref ça fait peur..je fais chauffer emule pour télécharger tout ça!!
Je vous conseille l'émission strip tease en corée du nord avec 3 parlementaires belges.
voila si Yangguizi sait a propos de ces reportages anglophones, qu'il nous le dise por favor
J'ai été surpris par ce récit atypique ! Et je plains vraiment les habitants de ce pseudo pays lobotomisés de bébé à adultes ... C'est triste de savoir que dans ce bout du monde, tout est quasi interdit, que la pauvreté est omni présente sauf pour cet enfoiré de Kim qui se fait importé du caviar et autre denrée rare à 1000 $ le pot !
Bref je suis surpris de leur haine des américains omniprésent, je savais qu il les détestait mais penses tu qu ils sont sincere ? n'as tu po vu une lueur d'envie du monde occidentale ? ... j'espere que ce pays va s'ouvrir un jour, que ce Kim Il sung quelque soit le Kim ne soit plus un Dieu :! ! mais vu sur son vrai jour, un salopard, un dictateur resposable de la pauvreté d'un peuple, resposable de la pauvreté culturelle de ce pays, qui est il pour privé les gens de tout et meme du minimun de la liberté, de la nourriture !
Pour ce voyage, j'avais payé je crois 1300 dollars.
Avec le recul, je pense que j'aurais rédigé ce carnet de voyage de manière bien différente si je l'avais écrit hier et non pas il y a trois ans et demi. En allant en Corée du Nord, je ne connaissais en fait pas grand chose, sinon les préjugés que la plupart des gens ont sur ce pays. Bref, j'avais un a priori très négatif sur la Corée du Nord, mais je voulais quand même la voir de plus près. Ce que j'y ai vu ne m'a pas fait changer d'avis sur le coup.
En revanche, quelques années plus tard, après avoir beaucoup lu sur le pays, en avoir "étudié" certains aspects de la culture, et surtout avoir cotoyé quelques uns de ses ressortissants, j'ai évolué.
Je continue à penser que Kim Jong Il a fait beaucoup de mal à son peuple. Même si de nombreuses circonstances indépendantes de sa volonté ont rendu très difficile son règne, il est très probable que d'autres auraient pu largement soulager les souffrances du peuple nord-coréen.
Je ne suis en revanche plus choqué par la haine anti-américaine que l'on retrouve dans ce pays. Elle n'est pas aussi forte qu'on pourrait le penser, et est surtout orchestrée par le régime. Ce n'est pas un anti-américanisme réfléchi comme on en retrouve ailleurs (en France notamment). Mais surtout, mais surtout, la haine anti-nord coréenne est certainement aussi féroce côté américain. Il faut bien savoir que les américains ignorent tout de la Corée du Nord, comme les nord-coréens ignorent tout de l'Amérique. Et bien souvent, la connaissance de l'autre atténue voire supprime la haine.
En ce qui me concerne, j'ai appris à reconnaître les qualités des nord-coréens, corroborées par tous ceux qui ont pu en côtoyer sur place ou hors du pays. Politesse, intelligence, sérieux au travail, sens de l'humour, gentillesse, sens artistique, honnêteté, courage face aux difficultés, sont des qualités largement répandues chez les nord-coréens, poussées à un niveau parfois stupéfiant. De fait, les nord-coréens sont perçus par certains comme un des peuples les plus agréables à fréquenter, et je rejoins volontiers leur avis.
Bien plus sympathiques que les sud-coréens en tout cas. Et c'est là tout le paradoxe: la personnalité des nord-coréens est intimement liée au régime qui les gouverne.
Ni hao !
A mon tour je te felicite pour ce brillant recit, la precision des details, ton humour, ton francais sans faute (c'est tellement rare de nos jours !). Moi-meme je suis tres attire par ce pays, mais j'hesite a y aller, notamment car ca me generait de donner de l'argent a ce regime criminel qui meriterait d'etre juge par un Tribunal International. Sinon je voulais juste reagir a un de tes propos, quelques pages auparavant, ou tu mentionnais la froideur des Sud Coreens. J'y suis alle en mars, et personnellemt, c'est presque la sympathie des habitants qui m'a le plus plu de mon voyage ! Je connais assez bien le Japon et des Japonais, je les trouve plus froids et "coinces" au premier abord que les Coreens. En Coree et meme a Seoul, beaucoup de gens (notamment des personnes agees) se dirigeaient spontanement vers nous pour nous aider, nous serrer la main, nous demander d'ou on venait, etc. Des filles nous ont meme demande ce qu'on pensait des Coreennes (nous avons botte en touche pour ne pas les vexer !!), et elles trouvaient que les Francais etaient mignons 😎
Salutations !
Soit dit en passant, je trouve ses pauvres députés belges assez ridicules à voir en Corée.
Et je trouve l'attitude de l'un d'entre eux assez ambigüe, pour ne pas dire franchement favorable au système en place!
Il a l'air d'apprécier le système en place : "pas de pauvreté dans la rue, alors que chez nous...", " belle image du système éducatif nord-coréen, cela m'intéresse beaucoup en tant que professeur...", etc.
je me décide à franchir le pas et poster mon premier message pour remercier yangguizi de son témoignage. Ton récit m'a beaucoup fait penser à l'ouvrage de Guy Delisle "PyongYang" ( http://www.bdparadisio.com/scripts/detailbd.cfm?Id=4628 ). On y retrouve, parfois avec un ton assez semblable, ce paysage curieux, triste qu'il est important je pense de montrer.
Musicalement curieux, pourrais tu me donner quelques titres de chants partisans/militaires nord coréens ?
Parmi quelques chants militaires / révolutionnaires connus, on peut citer:
le chant du Général Kim Il Sung, sans toi, il n'y aurait pas de patrie, Chollima la réponse du soldat le Parti du Travail est le parti du peuple drapeau rouge la jeunesse avance comme un train express
Après la lecture passionnante du carnet de voyage de Yanqquizi, je me décide aussi à franchir le pas et à écrire.
Je propose aux amateurs de musique nord-coréenne (j'en suis) le lien suivant : http://www.big.or.jp/~jrldr/index.html
C'est en coréen, mais quand on aime on ne compte pas, y compris son temps à déchiffrer l'alphabet hangeul. 😛
Je ne suis pas inquiet. Le grand leader du Sud aborde ce voyage en position de faiblesse, et le grand leader du Nord pourra donc encaisser un gros chèque sans faire de vraies concessions.
Je suis assez sceptique sur cette inauguration de la voie ferrée. A part pour amener quelques hommes d'affaires sudistes à Kaesong, je vois mal quelle en sera l'utilité étant données les restrictions aux mouvements de population et aux échanges entre particuliers imposés par le Nord, mais aussi par le Sud.
Concernant la voie ferree, je suis 100% convaincu qu'elle permettra de rejoindre la russie et la chine depuis la coree du sud, le train passe par la coree du nord (et paye des $$$ au regime nord-coreen), mais ne s'y arrete pas. Un peu comme le train entre l'allemagne de l'ouest et Berlin, dans le temps.
voyage à Pyongyang
Bonjour,
Je lis tes 27 chapitres avec beaucoup d'intérêt, car j'ai vécu 2 mois à Pyongyang il y a 20 ans!
J'aimerais bien voir tes photos, je suis curieux de voir ce qui a changé... Sur quelle adresse peut-on les visionner?
Si j'ai passé 2 mois là-bas, c'était pour bosser... ce qui est un moyen intéressant de séjourner en Corée du Nord, parceque les rapports avec le pays ne sont pas "touristiques", les durées de séjour sont plus longues, plusieurs semaines, parfois plusieurs mois. Les chances d'échapper parfois à la surveillance s'en trouvent augmentées... Ainsi je me promenais dans Pyongyang le soir, bien sûr dans une zône limitée aux beaux quartiers, aux hôtels ou bars pour étrangers...
Il faut dire qu'à l'époque (il y a 20 ans, du vivant de Kim Il Sung) je n'avais pas de guides accrochés à mes basques, seulement un interprète aux heures de bureau, les Coréens me dévisageaient dans la rue, parfois me montrant du doigt : Marxou! Marxou!... Explication : certains me prenaient pour Karl Marx (qu' ils prononcent "marxou"!) à cause de ma barbe et mes cheveux longs (je ressemblais vaguement à l'immense portrait dudit Marxou qu'ils pouvaient voir dans l'avenue principale, mais j'imagine que pour eux qui ne devaient pas voir souvent des occidentaux - en tout cas à l'époque - il n'y avait pas lieu de faire de différence!...), il est probable qu' "on" avait omis de leur dire que Marxou, le grand ami de Kim Il Sung n'était plus de ce monde, sinon ces deux-là ne pouvaient plus être les grands amis qu'on prétendait, tiens donc!
Tout ça pour vous dire qu'y aller pour du boulot, c'est un bon moyen. Moi, c'était une production de dessin animé* qui m'envoyait là-bas... et il y avait d'autres Français qui surveillaient la construction du fameux hôtel sur l'île (il n'en était qu'aux fondations), envoyés par une grande société de construction française qui avait décroché ce contrat.... Je vais peut-être vous étonner, mais ces quatre français habitaient un appartement en ville, loué par leur employeur... Certes si nous n'étions pas surveillée 24 heures sur 24, on ne nous perdait pas complètement de vue! Mais j'avais trouvé un bar à bières "occidentales" fréquenté par des Nippo-Coréens, tenu par les 2 filles (fort belles, oui!) de la responsable du restaurant de mon hôtel (avec qui j'avais plus ou moins sympathisé) et qui m'avait indiqué l'adresse de ce bar où ses filles étaient serveuses, et ouvert tard la nuit!
Ce que je trouvais très sexy, c'étaient les "policières" qui au milieu des carrefours règlaient la circulation (inexistante) en une chorégraphie savante et bien rythmée, jeunes filles moulées dans un uniforme assez seyant quoiqu'un peu sévère! je ne me lassais pas d'observer leur gesticulation assez surréaliste, plantées au milieu de cette avenue gigantesque faite pour les grands défilés, ce qui les faisait paraître, minuscules dans l'immensité, si lointaines et irréelles! Il y avait tellement peu de circulation et de passage dans ces avenues que je me demandais si elles gesticulaient dès qu'elles apercevaient un pékin, un véhicule, ou si elles continuaient leur gymnastique dans le désert... De toute façon elles donnaient à voir une certaine image de la Corée, devaient être triées sur le volet.... je n'ai jamais vu à ce poste des Coréennes disgracieuses et maladroites, bien au contraire!
Le bâtiment où je me rendais chaque matin pour bosser était quand même gardé par des sentinelles armées jusqu'aux dents, comme s'il s'était agi d'une caserne....
Bon! Je me replonge dans la passionnante lecture des 27 chapitres! précieux témoignage...... Merci!
__
* Il y a toujours des dessins animés français qui se font là-bas, vu que les Coréens du Nord sont les moins chers du monde. Et des Français qui y vont de temps à autre, se relayant pour le boulot...
* Il faut lire la BD "Pyongyang" de Guy Delisles (éditions l' Association"), mais aussi
Les aquariums de Pyongyang de Kang Chol-hwan (éd R. Laffont)
L’Invité, de Hwang Sok-Yong (éd Zulma)qui en dit long sur de vieux comptes à régler entre Coréens chrétiens et Coréens socialiste! Bouleversant, d'ailleurs l'écrivain s'est retrouvé 7 ans en prison - en Corée du Sud, pour avoir osé remuer certaines vérités! __
pour ceux qui veulent en savoir plus sur Hwang Sok-yong :
".... Hwang Sok-yong est né en exil, en 1943. Sa famille, qui a fui l’occupation japonaise, se réinstalle à Pyongang à la libération en 1945. L’enfant est alors témoin des bouleversements qui déchirent le pays – la guerre de Corée, qui commence en 1950. Avec la partition selon le 38e parallèle, il devient de fait un citoyen sud-coréen. Très vite, il oppose à la carrière de médecin qu’on lui destine sa passion pour la littérature.
L’auteur fait ses débuts littéraires en 1962 avec La Pagode, nouvelle qui reçoit le prix du Nouvel An du journal Chosun Ilbo. Déjà, son écriture se caractérise comme un mélange d’intimisme et d’innovation narrative. En 1966, il est enrôlé dans le corps expéditionnaire sud-coréen au Viêt Nam, se battant malgré lui pour la cause américaine. Il est chargé du « nettoyage » : effacer les traces des massacres de civils, et enterrer les morts – expérience qui lui inspirera l’Ombre des armes (1985).
Hwang Sok-yong publie ensuite un récit épique, Jang Gilsan, succès en Corée du Sud autant qu’au Nord. Le roman, qui se vend à plus d’un million d’exemplaires, utilise la parabole d’un bandit du temps passé afin de décrire la réalité de la dictature sud-coréenne en déjouant la censure.
Il écrit aussi pour le théâtre. Plusieurs membres d’une troupe perdent la vie en jouant l’une de ses pièces lors du soulèvement de Kwangju en 1980. C’est à cette époque que Hwang Sok-yong passe du statut d’écrivain engagé, vénéré par les intellectuels, à celui d’homme d’action qui participe directement à la lutte. Il lance alors une station de radio clandestine, « La Voix de Kwangju libre ».
En 1989 il se rend à Pyongyang, Corée du Nord, via Tôkyô et Pékin, en tant que représentant du mouvement démocratique naissant. Ce passage illégal au Nord lui vaut d’être considéré comme un espion par les services d’enquête criminelle de la Corée du Sud. Plutôt que de retourner au Sud, il choisit de s’exiler à New York, et à Berlin. La chute du mur transforme sa vision du monde : « Après la guerre du Viêt Nam, mon écriture a changé une première fois, la deuxième fois cela a été après mon exil à Berlin (…). Avant, le réalisme objectif, critique, m’importait. Après, j’ai commencé à m’intéresser à ce qui est de l’ordre de l’intime, du quotidien. (...) Et j’ai senti à Berlin qu’il existait une sorte d’universalité dans le monde que je n’ai pas vue lorsque je me trouvais en Corée. » (entretien à Libération, mai 2002.)
En 1993, Hwang Sok-yong retourne à Séoul, se sachant pourtant voué à l’incarcération – « un écrivain doit vivre dans le pays de sa langue maternelle » affirme-t-il. Après sept ans de prison pour atteinte à la sûreté nationale, il est enfin gracié à l’arrivée du président Kim Dae-jung en 1998.
En 2000, après une interruption de dix ans, Hwang Sok-Yong publie Le Vieux Jardin, « requiem décrivant la vie intérieure de la génération des années quatre-vingt qui rêvait d’une vie meilleure ». Le livre connaît un succès considérable.
En 2002 paraît L’Invité, roman majeur dans son œuvre, qui revisite la période précédant immédiatement la guerre de Corée et dans lequel Hwang Sok-yong jette un éclairage nouveau sur les massacres imputés aux Américains.
Il y a 20 ans, lors de mon séjour à Pyongyang, j'avais eu l'occasion d'accompagner un collègue français qui se rendait à Pékin à la gare de Pyongyang. Tout simplement, le train pour Pékin circulait systématiquement de nuit, ce qui ne favorisait ni la curiosité, ni les photos!
A noter que je revins tranquillement à pied à mon hôtel, sans accompagnateur, ceux-ci n'avaient pas voulu attendre le départ du train et étaient déja rentrés chez eux!...
C'était il y a 20 ans. Peu après, une équipe de télévision française venue officiellement filmer je ne sais plus quelles cérémonies a osé prendre des images interdites, notamment le "mauvais profil" du grand leader, mais aussi d'autres "indiscrétions" ou sujets sensibles (images qui ont été diffusées), et il parait qu'ensuite la "sécurité" vis à vis des étrangers se serait sérieusement durcie!
Cette équipe de télévision française ayant filmé il y a une vingtaine d'années des images interdites, dont le "mauvais profil" de Kim Il-sung, était sûrement l'équipe de Patrick Forestier, grand reporter, venue en Corée du Nord à l'occasion du 40ème anniversaire du pays. Le reportage réalisé par Patrick Forestier et son équipe a été diffusé en 1988 sur TF1 dans le cadre de l'émission "52 sur la Une", sous le titre "Le Roi rouge". C'est vrai que le reportage était assez édifiant, mais j'ignorais qu'il avait eu toutes ces conséquences pour les étrangers sur place...
Après cette "trahison", la sécurité s'est parait-il durcie, et être à la fois Français et journaliste ou cinéaste suscitait alors plus que de la méfiance. Il est même arrivé que des journalistes par manque de discernement aient attiré de sérieux ennuis à ceux dont ils ont retranscrit le témoignage... Il faut savoir qu'un suspect "convaincu" de trahison sera évidemment arrêté et probablement envoyé dans un camp de rééducation, peut être pour de nombreuses années, mais aussi que seront inquiétés les membres de sa famille ( fréres, soeurs, enfants, parents, grands parents, oncles, tantes, cousins, sur deux générations!... plus parait-il les collègues de travail, voisins, amis...).
Malgré tout il parait que plus de 300.000 fugitifs ont réussi à Fuir la Corée du Nord. Nombreux sont ceux qui se réfugient en Mandchourie, où l'on parle la langue coréenne, et notamment le dialecte nord-coréen, pour la simple raison que depuis longtemps de nombreux Chinois de souche coréenne vivent dans ces régions frontalières.... Un mélange de solidarité mais aussi d'exploitation féroce - nombre de Coréens - travailleurs clandestins dans la region de Yanji, donc en Chine (en Mandchourie), dans la Prefecture autonome de Yanbian - sont tout juste nourris et logés, et retraversent régulièrement la rivière Tumen pour laisser la place aux autres membres de la famille dont c'est le tour d'aller "se nourrir", mais c'est mieux que de mourir de faim! Enfin... quand on lit les témoignages, on ne sait plus...
Il parait aussi que cette région frontalière* du côté de chinois de la rivière Tumen serait le dernier endroit où l'on peut encore rencontrer l'habitat traditionnel fait de chaumières de style coréen qui auraient disparu sur la terre de leurs ancêtres, vestiges honteux d'un passé trop féodal? Sauf évidemment la chaumière où Kim Il Sung aurait passé son enfance, mais qui est bichonnée aux petits oignons, ce qui en fait de vraies maisons de poupée !
Je me souviens d'avoir expliqué à mon interprète que je m'intéressais à cet habitat vernaculaire, à ses techniques anciennes, mais il balaya d'un geste méprisant et catégorique tout espoir d'avoir quelques informations sur le sujet! "personne n'habite dans ces cabanes, ce sont des abris pour les outils des paysans, pour les animaux! Pas des habitations"
* A Yanji ( Prefecture autonome de Yanbian) une université où se côtoient des étudiants Chinois, et nord-Coréens... Le témoignage d'une amie de Séoul qui est allée à Yanji: "Oui, j'etais a Yanji aupres de la frontiere sino-coreenne. La-bas la population d'origine 'Choshun' qui est venue de Coree, est plus nombreuse que la population 'Han'. Dans l'universite ou j'avais travaille (a Yanji), il y avait 70-80% d'etudiants de nationnalité 'Choshun'. Donc, je pouvais communiquer avec eux en Coreen. Cette region a ete territoire de Choshun jusqu'a la fin de 19eme siecle."
J'ai reçu des photos de Yanji sur lesquelles on peut voir que les enseignes, les pancartes sont en Coréen (hangeul)... et en caracteres chinois.
Au cours des siecles les frontieres ont du bouger a plusieurs reprises, et si je ne me trompe la Coree a occupe des territoires aujourd'hui redevenus chinois. Il y a eu des famines ou des troubles qui ont pousse les Coreens a traverser en masse la frontiere, notamment en 1860 et 1894. Mais auparavant deja les nomades se deplacaient incessamment sur les provinces chinoises du Liaoning, du Jilin et du Heilongjiang...
les Coreens ethniques qui sont en Chine ont garde leur langue qui est tres proche du parler des Nord-Coreens, et dans la ville de Yanji il y aurait deux fois plus de Coréens ethniques que de Chinois Han!
Tout d'abord, je te remercie pour ton précieux témoignage, qui va dans le sens de ce que j'ai pu lire ou entendre ailleurs: il était apparemment plus facile pour les étrangers de se déplacer à Pyongyang à la fin des années 80 que maintenant. J'ai même discuté un jour avec un français qui était allé à Pyongyang vers 1990, et qui avait pu y conduire une voiture de nuit!
Je ne pense pas que l'histoire des journalistes ayant fait des reportages blessants pour le régime soit la raison de ce durcissement. Ou en tout cas pas la seule ni la principale. En 1984 (quelle date!), la Corée du Nord déjà sur le déclin décide d'imiter timidement l'exemple de la Chine qui commence à ouvrir ses frontières pour attirer investisseurs étrangers et produits nouveaux. C'est dans ce contexte que des occidentaux commencent à se rendre là-bas pour tourisme ou pour affaires, sur des périodes plus ou moins longues (j'en connais un qui y avait passé deux ans!). Mais contrairement à la Chine qui avait habilement joué en sachant être attractive pour les étrangers tout en bénéficiant de la nouvelle manne, la Corée du Nord n'a pas su tirer parti de ces premières réformes. Les étrangers ne sont pas venus aussi massivement que la Corée le souhaitait et leurs projets n'ont pas vraiment abouti car l'environnement ne leur était pas favorable, et la Corée n'a pas vraiment su bénéficier de ce flux. Les portes se sont donc progressivement refermées au début des années 90, et je pense que c'est dans ce contexte que les étrangers ont vu à nouveau leur maigre liberté de mouvement se réduire encore.
Quelques années plus tard, la triple catastrophe de la mort de Kim Il Sung, de la chute du bloc de l'Est et des inondations cataclysmiques, ce à quoi il faut ajouter une tentative ratée de détente avec la Corée du Sud et les débuts de la crise nucléaire, ont placé la Corée du Nord dans une situation de paranoia aigüe, renforçant ainsi contrôles, répression et privations.
Du point de vue de l'Etranger en visite là-bas, je crois savoir que la situation est toujours à peu près la même en 2007 qu'elle ne l'était en 2003 lors de mon voyage, et donc que pendant les années 90.
Je suis aussi content que tu t'intéresses au Yanbian, à cette troisième Corée que peu de gens connaissent. J'y suis allé une première fois en 2006 et j'en parle dans ce carnet:
http://voyageforum.com/v.f?post=680243;#680243
J'y suis aussi brièvement retourné cet été.
C'est une région magnifique, et la culture coréenne y est effectivement très présente. Je te confirme qu'à Yanji comme dans le reste de la région le double affichage chinois / coréen est de règle (il y a même un triple affichage avec le russe dans l'extrême est). Je te confirme aussi qu'on entend beaucoup parler coréen, même si la langue chinoise parlée m'a l'air plus répandue. J'ai même vu quelques personnes agées vêtues de la robe traditionnelle coréenne, mais beaucoup moins qu'en Corée du Nord. De fait, il est probable que la sinisation et la modernisation dont on parle beaucoup à propos du Tibet, du Xinjiang et de la Mongolie Intérieure touche aussi le Yanbian. C'est inévitable, mais je ne pense pas que ça menace vraiment l'identité du Yanbian.
Il ne faut cependant pas voir le Yanbian comme une sorte de relique culturelle de la grande Corée, broyée par le communisme au nord, et par la modernisation au sud. Le Yanbian, c'est quand même la Chine, et du peu que j'en ai vu, la campagne du Yanbian ne semblait guère différer de celle du reste de la Chine. Je n'ai hélas pas vu ces maisons au toit de chaume. Cela ne veut pas dire qu'il n'y en a plus, mais en tout cas je n'en ai guère vu autour des trois axes principaux de la région. En Corée du Nord, si si, il en reste une, celle de Mangyeungdae bien sûr. 🙂
Les rapports entre Yanbian et Corée du Nord enfin sont aussi des plus intéressants. La langue parlée au Yanbian est effectivement plus proche du nord que du sud-coréen. Des sino-coréens interrogés me disaient qu'ils se sentaient ethniquement plus proches de la Corée du Nord que de celle du Sud. Mais il faut aussi dire que jusqu'à récemment, la Chine n'entretenait pas de relations avec la Corée du Sud, et que celle du Nord était l'unique référence des habitants du Yanbian. Maintenant que l'aéroport de Yanji dessert Séoul, que les touristes sud coréens envahissent la région, et que les habitants du Yanbian partent travailler en Corée du Sud, ça peut changer.
Les habitants du Yanbian entretiennent un rapport complexe par rapport à la Corée du Nord. A l'époque où ce pays était plus développée et plus riche que la Chine, la Corée du Nord était un modèle pour cette population, et je pense qu'il y a eu des migrations dans le sens inverse de celui que nous connaissons aujourd'hui. Kim Il Sung reste quelqu'un de très respecté dans le Yanbian, à l'inverse de Kim Jong Il qui, sauf exception, ne suscite que des grimaces quand on évoque son nom. Aujourd'hui, les habitants du Yanbian continuent à se rendre souvent en Corée du Nord, mais uniquement pour de très brefs séjours, pour entretenir des petits business de faible envergure, car les opportunités tendent à se réduire. Ils peuvent s'y rendre librement, du moins dans les régions frontalières, grâce aux permis de circulation qu'ils peuvent obtenir en justifiant de 5 ans de résidence dans les villes frontières. Je pense que ces personnes sont parmi les étrangers les mieux informées de la situation précise en Corée du Nord.
Patrick tu parlais d'un marché à Shanghaï où on pouvait acheter des "articles" de Corée du Nord. Existe-t-il encore ? Car en aout dernier j'ai demandé à une amie chinoise qui vit à Shanghaï d'aller y jeter un oeil, elle n'a rien trouvé, même les gens à qui elle a demandé dans la rue ne connaissaient pas ce marché... Merci !
Je suis passé devant sans y rentrer il y a quelques jours, et il avait l'air encore ouvert.
edit: ce marché a même son propre site web
http://www.shyzgw.com/
Le nom exact est en fait Yunzhou Guwancheng (mais les gens disent aussi Yunzhou Shichang parfois. Ce terme peut donc être compris)
C'est un marché aux antiquités, dont les deux derniers étages sont consacrés aux collections plus classiques et moins onéreuses (timbres, pièces, etc)
Merci pour les infos, justement "Sichang" ne lui disait pas grand chose à ce que j'ai compris, on va réessayer avec l'autre nom. Et sinon je suis aussi intéressé par tout ce qui est propagande communiste et soviétique, le site de musique nord-coréenne remarche-t-il ?
C'est "shichang" et pas "sichang" :-). Ca veut dire marché, donc c'est un terme très générique qui passe partout. "guwan cheng" ça veut à peu près dire "marché aux antiquités"
"Mon" site ne marche pas, mais celui donné par LePangolin est beaucoup mieux. Les titres sont en revanche tous en caractères coréens, donc plus difficiles à identifier.
Au temps pour moi ! C'est vrai que l'autre site a l'air très bien fourni, mais en effet il faut au moins que le navigateur prenne en charge les caractères coréens...
J'avais rencontré un Américain qui vivait à Pyongyang!!! (il devait avoir la cinquantaine il y a 20 ans). Différents bruits couraient à son sujet, soit il vivait volontairement à Pyongyang, dans lequel cas il s'agissait sans doute d'un espion "formant" d'autres espions (les Américains ne couraient pas les rues à l'époque à Pyongyang, il devait même être le seul à y vivre en permanence*... ), soit c 'était un prisonnier (ou enlevé?)... Toujours est-il qu'il n'était guère bavard, je n'ai pas réussi à en tirer quoi que ce soit d'intéressant, et lorsque je lui ai proposé de faire passer du courrier en Occident, au cas où il aurait voulu communiquer avec de la famille ou je ne sais qui, il a décliné l'offre! Il parait qu'il tenait des rôles d'Américain dans des films Nord-coréens...
* Je dis en permanence, car un jour j'ai croisé un acteur américain assez caricatural venu tourner un film! Bon, en tout cas celui-là, très "m'as-tu vu" ne passait pas inaperçu!
Apparement, il a fait une fugue quand il etait adolescent (et qu'il etait dasn l'armee US lors de la guerre de coree).
Il semble qu'il avait par la suite essaye fuguer vers l'URSS - a ce moment, il s'est rendu compte qu'il ne pouvait plus fuir et il devait s'integrer (les autorites nord-coreennes lui ont donne des cours).
Il est fidele aux idees du regime (sa vie aux US n'etait pas genial)
Il a ete acteur dasn des film de propagande, et a aide le regime ...
Actuellement, il est prof d'anglais a Pyongyan. Mais il passe la plupart de son temps comme un retraite, il semble vivre une retraite paisible, aux frais du regime nord-coreen.
Comme le dit olwagner, c'est probablement Dresnok que tu as rencontré (si le type était plutôt costaud). S'il était plutôt maigrichon, c'était alors sans doute Jenkins. Quoi qu'il en soit, c'est une rencontre unique que tu as faite et à l'époque, bien peu de personnes pouvaient se vanter d'en avoir rencontré un des deux.
Les deux soldats étaient en poste sur la ligne de démarcation, une dizaine d'années après la guerre de Corée, et sont passés de l'autre côté, apparemment pour échapper à la discipline militaire américaine. Ils n'étaient déjà plus adolescents mais avaient un peu plus de 20 ans.
Je confirme qu'ils n'étaient déjà plus adolescents mais avaient un peu plus de 20 ans. (sorry pour la mauvaise info).
Sinon, les infos donnees par yangguizi concernant Dresnok sont correctes.
Concernant Jenkins, peut etre que yangguizi sait quelque chose que j'ignore, mais je n'etais pas au courant qu'il risquait une meusure disciplinaire du cote US.
Il me semble que Jenkins ne s'etait pas aussi bien integre que Dresnok. Cependant, il semble qu'il n'a pas trop fache le regime coreen, vu qu'il n'est pas mort d'une "crise cardiaque" a l'age d'environ 35 ans comme le troisieme americain qui vivait en coree du nord.
Qui qu'il en soit, il est tres difficile de connaitre la verite sur Jenkins - a cause de la propagande de chaque cote. Cote coreen, c'est un soldat qui a traverse la frontiere pour profiter du regime communiste. Cote non-coreen, Jenkins a quitte la coree, et une fois qu'il a mis les pieds au japon (sa femme est japonnaise), il s'est fait extrade vers les US (ou il a ete juge pour avoir collabore avec l'ennemi coreen). En meme temps, il a ecrit un livre et a donne des interview ou il a dit beaucoup du mal sur le regime nord-coreen. Il a pris 30 jours de prison aux US.
Je pense que Jenkins a fait l'objet d'un marchandage avec les autorites US: il profitait d'une reduction de peine si il diabilisait la coree du nord dans les medias.
Le fait que Jenkins refuse tout interview depuis sa sortie de prison me laisse egalement penser que ses dires etait incorrects.
Je ne sais pas par ailleur si Jenkins est alle en coree du nord de facon volontaire, ou si il a ete kidnape...
Donc, on n'a pas de source fiable sur Jenkins. Le fait que Jenkins etait un plus haut grade (alors que Dresnok etait un simple soldat avec une vie a problemes) pose egalement des questions concernant la motivation que Jenkins pouvait avoir quand il a traverse la frontiere...
Je pense cependant que le film fait sur Dresnok est une source fiable. Si Dresnok n'etait pas un sincere sympatisant du regime nord coreen, il aurait probablement quitte la coree (la coree du nord a file un passeport et autorisation de sortie a Jenkins - donc Dresnok peut en avoir), sans pour autant faire la connerie d'aller dans un pays qui a un accord d'extradition avec les US.
Donc, vu que Dresnork est un sincere sympatisant du regime nord coreen, il peut dire la verite, vu qu'elle est favorable au regime nord-coreen.
Concernant l'origine des femmes des americains, le mystere reste entier. Est-ce que les americains font l'objet d'une interdiction explicite de se marier avec des nord coreennes ...?
"Le mien" était plutôt maigrichon, c'était sans doute Jenkins?.... C'est vrai que son peu d'enthousiasme à communiquer et à donner de ses nouvelles en Amérique me faisait penser qu'il n'avait sans doute pas grand chose à faire là-bas, ou qu'il était carrément indésirable, pour ne pas dire recherché!... (Bon, je vais jeter un coup d'oeil sur les sites que vous signalez, grand merci à vous...)
Effectivement, des infos qui me sont parvenues à l'époque quand j'étais à Pyongyang et qui semblaient relativement fiables* (restons prudents, car l'intox fait partie des hypothèses....), infos donc confirmant que pour une Coréenne il ne faisait vraiment pas bon tomber amoureuse d'un étranger de surcroit capitaliste **...
Néanmoins quelques individus "choyés" par les autorités obtenaient "une femme coréenne"... et l'on m'a dit que c'était le cas de l'Américain maigrichon, mais aussi de quelques autres étrangers que je fréquentais (que je pouvais compter sur les doigts d'une main!).
Quant à l'acteur américain plus jeune et plus moderne, il était (je crois) seulement de passage, invité pour le tournage d'un film... accompagné d'une petite équipe, assistante, maquilleuse, etc...
* récits très précis sur les "concernées", sexuellement intransmissibles par écrit!
* * On m'a renconté une aventure amoureuse de deux étudiants africains (ils restaient généralement 3 années à Pyongyang, parfois plus...) et de deux jeunes filles coréennes qui s'étant vu prêter une petite habitation pour un weekend et pour y filer le parfait amour, ont été réveillés au petit matin par l'armée - disons un régiment cernant le petit nid d'amour, baionnettes à la main... Au saut du lit, les deux étudiants, presques nus et arborant une musculature impressionnante (notamment par rapport au gabarit moyen des Coréens) voulaient en découdre et faire le coup de poing, cherchant à protéger leurs compagnes!.... Embarras des soldats qui n'osaient pas blesser ces "invités du gouvernement", pourtant pris en faute....
Personne n'a su ou voulu me dire ce qu'étaient devenues les deux jeunes filles, mais on peut deviner que leur sort n'était guère enviable et qu'elles ont dû payer cher cette nuit d'amour....
Il semble que les autorités aient depuis pris en compte la nécessité de "permettre" aux étranger d'avoir des relations sexuelles avec des Coréennes... Simplement il s'agirait de "procurer" cette prestation de façon parfaitement contrôlée, tarifée, etc... (genre boîte de nuit pour étrangers?), pas des histoires d'amour qui pourraient donner des idées déviantes contrerévolutionnaires aux intéressées....
Etant un peu dans la partie, je m'intéressais au cinéma, tout comme Kim Jong Il qui lui aussi en pince pour le 7ème art, au point de débouler sur un tournage et de rectifier des erreurs de cadrage, technicien parmi les techniciens, artiste parmi les artistes... Il y a toute une littérature là-bas sur Kim Jong Il cinéaste éclairé et grand amateur devant l'Eternel!
Le passage de ces acteurs américains me donna l'idée de demander à mon interprète de me montrer les studios de Pyongyang. Je pus voir des décors conservés tels quels en permanence, représentant des rues capitalistes (- Des rues américaines, me souffla-t-il, on les reconnaît au premier coup d'oeil!)...
Je ne lui fis pas remarquer que j'étais plus que dubitatif quant à leur authenticité... Spectacle assez suréaliste, il s'agissait en fait de véritables taudis, s'y accumulaient tout un fatras tenant plus du chantier de démolition que d'une rue véritable...
Il est vrai que sur la télévision nord coréenne passaient volontiers en boucle aux "actualités" des images de catastrophes, d"émeutes, de guerres, de désolation, bref les images les plus déprimantes qu'on puisse trouver et il n'en manque pas de par le monde, montages et maquillages habiles (pas toujours!) destinés à convaincre à quel point vivre hors de la Corée du Nord devait être un enfer! Le Paradis, évidemment, c'est ce pays, ne riez pas, ça fait partie de l'argumentaire officiel!
J'essayais d'imaginer les rôles qu'avait pu incarner mon acteur maigrichon, qui présentait l'avantage de ne pas avoir l'air d'être trop bien nourri!... C'est émouvant pour moi de retrouver sa trace ici, même un peu floue, après tant d'années....
J'ai eu l'occasion de vous parler du livre qu'a dessiné, Guy Delisle, une BD relatant son séjour à Pyongyang. Après Shenzhen*, où il a séjourné pour s'occuper de dessins animés français "délocalisés", Guy Delisle raconte sa vision de Pyongyang (où des productions de dessins animés françaises sont aussi délocalisées).... Les petits détails du quotidien qui souvent en disent long (aussi sur celui qui raconte!).....
Pour ceux qui s'intéressent aussi à la Chine, il a aussi dessiné les souvenirs de son passage à Shenzhen, en fait une BD intitulée "Shenzhen", elle aussi éditée par l'Association en 2000. Il nous donne là une vision assez désabusée de la ville, et des Chinois, de son point de vue d'Européen (d'ailleurs d'origine canadienne) un peu perdu dans cette Chine "impénétrable", ce qui n'est pas sans nous arracher quelques sourires.....
Pour ceux qui s'intéressent à d'autres pays, il nous présente aussi dans une BD de près de 300 pages la Birmanie avec "Chroniques birmanes" édité chez Delcourt en octobre 2007, collection Shampoing... http://naturellement.typepad.fr/franck_naturellement/2007/11/chroniques-birm.html
* "Shenzhen" (2000) et "Pyongyang" (2003) sont édités dans la collection « Ciboulette » chez l’Association. Heu... Ca m'étonnerait qu'on les trouve en Chine ces bouquins, ou alors à l'Alliance française?.....
Et si certains d'entre vous s'intéressent aussi au Japon, un excellent dessinateur de BD (Français) qui y vit a sorti un livre tout à fait sympathique : "L'apprenti Japonais", par Frederic Boilet, ainsi que par le même une BD: "Elles".... Il s'agit évidemment des Japonaises. Et ça donne envie de voyager....
Je confirme ce que dit olwagner. Mes seules informations sont celles du documentaire "crossing the line", et effectivement, il ne me semble pas que Jenkins ait passé la frontière pour des raisons disciplinaires. En fait le documentaire est muet à ce sujet. Il faudrait que je mette la main sur son bouquin, tiens, quelqu'un l'a-t-il lu ici?
Une petite nuance toutefois quand tu dis:
"Donc, vu que Dresnork est un sincere sympatisant du regime nord coreen, il peut dire la verite, vu qu'elle est favorable au regime nord-coreen."
On aurait aussi pu dire:
"Donc, vu que Dresnork est un sincere sympatisant du regime nord coreen, il peut travestir la vérité pour la rendre favorable au regime nord-coreen."
Mais tout cela n'est qu'au conditionnel.
skito,
décidément, tes témoignages sont des plus intéressants. J'ai obtenu un peu le même type d'information de mon côté, bien que de manière beaucoup moins précise que toi. La nord-coréenne que j'ai rencontrée à Shanghai il y a six mois, et avec qui on a eu de très longues et passionnantes discussions ouvertes sur divers sujets, m'a également dit qu'il était impensable pour une nord-coréenne d'avoir une relation amoureuse avec un Etranger. Exception faite de certains amis de la Corée qui sont parfois autorisés à se marier avec des coréennes. Le documentaire "crossing the line" montre d'ailleurs la dernière femme de Dresnok, métisse issue d'un mariage entre une coréenne et un diplomate togolais.
Ton histoire du régiment qui débarque pour mettre fin à une relation amoureuse me rappelle un peu quelques histoires qui circulent sur ce qui se passait en Chine il y a une vingtaine d'années. Bon certes, ce n'est pas des régiments entiers qui débarquaient, mais juste de simples visites de police assez fermes.
Je n'avais pas entendu parler du livre de Guy Deslile sur la Birmanie ni de l'autre auteur sur le Japon. J'en prends note pour mon prochain passage en France. 🙂
Le livre de Guy Delisle sur la Birmanie est tout récent, il est sorti fin octobre 2007...
Celui sur Shenzhen a fait pousser des cris à un ami Chinois de Shenzhen qui trouve que la vision de cet étranger défigure la réalité. Evidemment, un Chinois qui aime sa ville, qui a un boulot régulier, qui n'a pas les mêmes problèmes de communication, va trouver à y redire... et en un certain sens, il aura raison.
L'humour un peu systématique de Guy Delisle n'est pas à prendre au pied de la lettre, et il est probable que nombre de voyageurs auront une toute autre vision de la Chine, des Chinois... Heureusement, d'ailleurs! moi-même je me suis retrouvé à Nankin avec une bande de Chinois qui étaient très chaleureux, s'efforçant chaque soir de me faire goûter à une cuisine différente... Ainsi m'ont-ils traîné dans un restaurant sichuan, pensant m'effaroucher avec la gastronomie sichuanaise connue pour être épicée! Mais j'ai adoré, et aujourd'hui, bien que n'y ayant jamais mis les pieds, je ressens comme une attirance pour cette région, en tout cas un préjugé favorable...
"Ton histoire du régiment qui débarque pour mettre fin à une relation amoureuse me rappelle un peu quelques histoires qui circulent sur ce qui se passait en Chine il y a une vingtaine d'années. Bon certes, ce n'est pas des régiments entiers qui débarquaient, mais juste de simples visites de police assez fermes."
Oui, quand j'étais à Pyongyang, un collègue et ami séjournait, lui, à Shanghaï. Il m'a raconté qu'une amie chinoise l'ayant un soir raccompagné jusqu'à sa chambre d'hôtel, il a vu débarquer au bout de quelques minutes deux policiers en compagnie du gardien de l'hôtel qui les avait repérés et évidemment dénoncés, et il a dû batailler ferme pour qu'ils laissent repartir inognito la demoiselle! Mais il y a 20 ans, c'était la préhistoire? C'est quand même moins spectaculaire que des soldats les encerclant et les menaçant de leur baïonnette!
C'est super difficile de se marrier avec une coréenne (surtout Corée du Nord, pas Corée du Sud)
Je connais une histoire d'amour entre un Vietnamien et une Coréenne, cette histoire est assez connue au Vietnam, ça fait quelques année quand j'étais encore au Vietnam, il y avait une reportage de la télévision nationale sur cette histoire dans laquelle on a invité deux personnages (Comme cette reportage est diffusé au moment de la réveillon de nouvel An traditionnel, donc tout le monde le regardait).
Jeune étudiant Vietnamien a fait ses études en Corée du Nord dans les années 70, c'était l'époque de la Guerre du Vietnam, donc le gouvernement communiste a du envoyer les étudiants à l'étranger, surtout dans les pays socialiste. On a envoyé pas mal d'étudiant en Corée (Franchement, à cet époque, la Corée était un pays assez développé, meme plus fort que la Corée du Sud au niveau d'économie). Lui, il s'appelle Canh (si je ne me trompe pas), il était étudiant en mécanique à Pyongyang. Pendant son stage dans une usine, il a fait connaissance avec une jolie fille coréenne (oui, elle était jolie à cet époque, comme yangguizi j'apprécie la beauté des coréennes du Nord, très douce et naturelle, pas artificille comme ses compatriotes Sudiste dans les films de série de merde).
La famille de cette fille est spéciale, comme son père est Sud après la guerre, sa famille n'as pas beaucoup de relation avec les autres (c'est normal dans un tel pays). Elle est technicienne dans l'usine où Canh fesait son stage et elle lui a aidé beaucoup, et l'amour a commencé entre deux jeunes.
Mais à cette époque c'est était impossible pour un marriage! le gouvernement coréen n'encourageait pas des marriages entre leur citoyens et les étrangers.. Par contre, le gouvernement du Vietnam ne soutenait pas non plus (meme on aime un (une) étranger, c'est interdit et si l'ambassade le sait, c'est fini, les études)...
Ce Jeune homme rend visite souvent chez sa copine et la mère de cette fille l'aime bien aussi. Mais c'est tout
Quand finissait ses études il est rentré au Vietnam et bien sur, a promis qu'il reviendrait un jour...
Ils se prennaient contact souvent par les lettres (les lettres d'amour mais écrites par une langue spéciale, à savoir, "Chère Camarade, comment est il, le temps à Pongyang?, l'usine marche bien..🙂 pour éviter la censure, Dans la reportage donc j'aborde ci dessus, Canh a raconté comme ça à la télévision)
Et Il est revenu vraiment en Corée pour revoir son amoureuse en 1978 à l'occasion de son satge de 3 mois en Corée. Ils s'est revu, bien sur! Lui, il a demandé à sa copine si ils peuvent se marrier et il a voulu écrire une lettre à la femme de Kim Il Sung (qui est président de l'association des femmes coréennes) pour demander une intervention. Mais elle lui disait que si il fait comme ça c'est fini leur relations à cause...
Après son stage, il rentrait au Vietnam définitivement... Et continuait à écrire des lettres d'amour qui abordaient du climat en Corée ... Et il est membre actif de l'association des amis de la Corée du Nord et meme abandonait son boulot dans l'institut de mécanique pour etre interprète des experts Taekwondo Coréens du Nord au Vietnam (pour tenir son contact constant avec sa copine là bas)avec l'espoir qu'un jour il peut y revenir pour se marrier avec la fille qu'il aime tellement.
Ce jeune homme est gentile et beau donc c'est facile à trouver une femme vietnamien, mais il n'aime personne sauf sa fille coréenne. C'est étrange au Vietnam si un bon homme ne se marrie pas à 40 ans
Vers les années 90, il ne reçoit plus des infos de cette fille sans raison, après ses amis à l'ambassade de Corée à Hanoi lui disait qu'elle est morte ( les gens de l'ambassade connaissent certainement son histoire et veulent lui aider, mais impossible). Mais il ne croit pas! Il continuait à écrire des lettres et demandait ses amis qui travaille pour l'ambassade du Vietnam en Corée pour qu'ils vérifient cette nouvelle (difficile dans un pays comme la Corée). En fin, après quelques mois, ses amis lui informaeint qu'elle est encore vivante et bien sur toujour célibataire comme lui.. pauvre elle!
Il faut attendre jusqu'en 2001! le président du Vietnam a rendu visite officielle en Corée du Nord (comme le père de ce monsieur là, était haut fonctionnaire de la ministère des affaires étrangères, il a des relations avec Mr le Président de la République et lui demandait une intervention quand le président rencontrait Kim Jong Il).
Au sein de la rencontre entre le président du Vietnam et cher leader Kim fiston, l'histoire de Canh a été abordée... Enfin, le marriage de Canh et son amoureuse coréenne a été accepté par l'Assemblé Nationale de Corée du Nord (c'est manifique ça! Impréssionnant! Au Vietnam le marrige avec un (une étranger) c'est simple, on doit déclarér à la mairie provinciale (marriage sans élément étranger a lieu à la mairie de quatier)
Après 30, en tout cas ils peuvent se marrier! Quand ils ont 52 ans! Après tout, c'est un happy ending!
Un histoire d'amour étonnante, plus étonnante que l'histoire Romeo and Julliet😐
(Excuses moi pour mon pauvre français)
J'ai un carnet de voyage en Corée du nord qui a été écrit par un Vietnamien qui a voyagé en Corée du Nord en 2001. Il a travaillé en Chine aussi comme yangguizi (il a passé meme trajet que toi) et maintenant il travaille à l'Université Princetown. C'est dommage! car tout en Vietnamien!
C'est une histoire magnifique. Merci de nous l'avoir racontée, et bravo pour ton français! Je vais la raconter demain à mes amis nord-coréens, pour voir s'ils sont au courant.
Sais-tu s'ils vivent maintenant en Corée ou au Vietnam?
Après marriage, ils vivent toujours à Hanoi.
Canh travaille toujours pour le service sportif de la mairie de Hanoi... mais pas comme interprère mais comme entraîneur de l'épique de cylistes de Hanoi.
Je ne sais pas si ils ont enfant ( c'est difficile à 52 ans).
Sa femme reste à la maison (la condition médecine Corée est mauvaise, je pense. Canh a raconté qu'elle n'était pas en forme et devait être soigné pendant quelques mois lors de son arrivée à Hanoi)...
C'est drôle! Elle appelle son mari toujour : Mon camarade ou bien camarade le mari🏴☠️ ( Au Vietnam, on ne s'appelle Camarade que dans l'armée).
J'espère que je peux chercher une photo de son marriage sur l'internet, j'ai vu une fois mais ça fait longtemps
yangguizi:
Ta mademoiselle Kim, elle est où parmis trois serveuses coréennes au resto panoramique?🤪
Cette photo est prise en 2001 par l'auteur de carnet de voyage dont j'ai parlé.
J'ai raconté hier soir ton histoire de mariage vietnamo-coréen à une nord-coréenne. Ca a eu l'air de beaucoup la surprendre, je suppose qu'elle a été beaucoup moins médiatisée en Corée qu'au Vietnam. 🙂 D'après elle, ça n'a été possible que si le vietnamien en question était proche des cercles du pouvoir vietnamien, ce que tu avais l'air de dire.
En revanche, à mon grand étonnement, elle a eu l'air de dire qu'il y avait régulièrement des mariages entre chinois et nord-coréens, que ce n'était pas vraiment chose rare.
Merci pour ta réponse.
Oui, le père de monssieur était un haut fonctionnaire de la Ministère des affaires étrangères, donc il avait de bonnes relations avec l'autorité vietnamienne.
La pressé coréenne n'en parle pas, c'est normal dans un pays où la presse sert à venter les leaders. De plus, Au Vietnam cette affaire a été médiatisée parce que Canh est assez connu à Hanoi (dans le sport) et il participe souvent à des activités des coréens au Vietnam (surtout des coréens du Sud, car les coréens nodiste sont rares là bas) donc il est assez connu dans cette communauté aussi!
il y avait régulièrement des mariages entre chinois et nord-coréens. Ce n'est pas étonnant si on voit la relation entre deux pays, surtout en Chine, il y une communauté sino coréenne. De plus, les commerçants chinois fréquent souvent en Corée donc ils peuvent avoir telle ou telle influence!
Le mariage ayant élément étranger (droit international privé que j'ai apris ça fait 6 ans🏴☠️) en Corée du Nord ressemble à la situation au Vietnam pendant les années 70'. On interdit un tel mariage, meme si un (une) étudiant vietnamien fait ses études à l'étranger et veut se marrier avec un étranger, c'était interdit aussi! (ou bien il (elle) doit abandonner la nationalité vietnamienne pour son amour).
Vers 1982 cette interdiction a été supprimée! Tu sais pourquoi?🤪
Car en ce moment là la fille du sécrétaire général du parti communiste ( Il s'appelle Le Duan, il était comme Mr Kim fiston maintenant) a aimé un professeur russe pendant ses études en union soviétique. Ils se sont marrié et ont 2 enfants. Cette affaire est assez connue au Vietnam aussi (malheureusement, après la naissance de deuxième enfant, elle est morte, maintenant ses deux enfants habitent en Russie)
Même si la Chine est le meilleur allié de la Corée du Nord, ces mariages m'étonnent. Au-delà de l'isolationisme lié à la situation géopolitique du pays et à son idéologie, il existe en Corée du Nord un mythe de la pureté raciale, assez nauséabond, qui est je pense la raison principale à cette situation. A noter que d'après ce que je comprends, la Corée du Sud est également un des pays d'Asie où les mariages mixtes, bien qu'autorisés bien sûr, sont le plus mal vus parmi la population.
J'exclus évidemment de ce discours les cas, sans doute assez nombreux, de réfugiées nord-coréennes mariées de gré ou de force à des paysans chinois de la région frontalière, le plus souvent en cachette et dans l'illégalité.
Bref, j'ai lu par ci par là des histoires horribles de femmes nord-coréennes avortées de force car enceintes de pères chinois. Maintenant, tu as peut-être raison en disant que les chinois du Yanbian ont peut-être, de par leur identité ethnique, ce petit plus qui fait la différence.
T'as bien raison! le coréen est une ethnie très homogène (il existe là bas une petite communauté chinoise, japonaise et vietnamien, à ma connaissance, les vietnamiens sont venus en Corée depuis 13 ère siècle) et les coréens, ils sont très fiers de ça.
Quand j'étais étudiant à Hanoi, j'ai un ami coréen (du Sud, bien sur), on s'est bavardé souvent. Donc je comprends un peu (c'est bizarre! car après il s'est marrié avec une mon amie vietnamienne, la fille la plus jolie de ma promotion, j'en suis jaloux)😎
Oui, il est évident que l'homogénéïté de l'ethnie coréenne a comme corrolaire un racisme bien ancré, que j'ai pu constater sur place à diverses occasions...
Par exemple au cours d'une sortie "encadrée" de toute l'unité de travail au bord de la mer, surprise : la plage était séparée en plusieurs lots par des cordes fixées à des piquets, tel secteur pour les Coréens, tel autre pour les Occidentaux, les cadres, un autre encore suffisamment éloignée pour les Africains...
Aussi la "pureté" de la langue nord coréenne par rapport à celle parlée dans le sud fait-elle partie intégrante de cette idéologie, elle serait aussi due à leur isolement, bien sûr, mais aussi parceque Kim Il Sung aurait interdit l'usage du Chinois dans l'apprentissage et la pratique de la langue coréenne... Je me souviens quand même qu'en 1988 l'écriture chinoise, la numération chinoise étaient à nouveau utilisées, ayant suivi à Pyongyang quelques cours succincts de Coréen, je devais aussi m'efforcer de mémoriser du vocabulaire chinois!
Est-ce une des raisons (ce racisme) qui fait qu'il est "impensable" que des Coréennes épousent des étrangers? Sans doute, y compris cette manie de tout contrôler jusque dans les moindres détails... Ainsi les femmes doivent obligatoirement se marier après 27 ans, (les hommes 30) en réutilisant l'antique système des entremetteurs qui a été récupéré par le gouvernement et mis sous contrôle... de toute façon comme les hommes font leur service militaire pendant une dizaine d'années!... c'est aussi un moyen de limiter le nombre des bouches à nourrir en limitant le nombre des naissances...
Par contre il y a des Coréennes qui ayant franchi la frontière se marient (de gré ou de force) à des Chinois, dans les régions frontalières. On ne sait pas trop ce qui échappe au contrôle des dirigeants de la Corée du nord, car il y a des accords tacites avec la Chine, pour livrer chaque année des quotas de fugitifs/ives, quotas renégociés chaque année... Evidemment le fait que les Nords Coréens passés en Chine et non repris se nourrissent un peu mieux, rapportent parfois de la nourriture, de l'argent (?) ne doit pas laisser indifférents les dirigeants nord-coréens... et les Chinois qui eux trouvent ainsi une main d'oeuvre à bon compte (à très bon compte), on sauve les apparences en reconduisant à la frontière un certain nombre d'entre eux, dont certains le paient très cher, pour l'exemple! Tiens! au fait, nous aussi, on reconduit à la frontière un certain nombre de clandestins....
Tu as évoqué les témoignages de femmes coréennes maltraitées par les Chinois qui les "recueillent", puis par leurs compatriotes lorsqu'elles reviennent en Corée du Nord. C'est évidemment pas la même histoire!...
Il y a effectivement de ces témoignages dans le livre "évadés de Corée du Nord" par Juliette Morillot et Dorian Malovic. Témoignages assez saisissants qui attestent de mariages entre Chinois et Nord-Coréennes.... Principalement dans la région frontalière côté Chine, de nombreux Chinois habitant cette région sont assez contents de récupérer cette main d'oeuvre corvéable a merci, des témoignages de mariages de Coréennes ayant traversé la rivière Tumen et n’ayant guère le choix, sont prises pour femme par les paysans chinois de cette région très pauvre (témoignage de Kim Sukui*, femme écrivain:qui parle de villages ruraux dans la province de Jilin) paysans qui ne trouvent pas facilement de femmes chinoises qui acceptent de vivre dans ces conditions...
"....Kim Sukui vient de traverser clandestinement la rivière Tumen « J’ai fait appel à un entremetteur, il y en a plein dans le coin, un vrai commerce !.... J’ai donc épousé un paysan chinois… Le soir il me violait sur le kang surchauffé, sans que personne intervienne. N’étais-je pas sa femme ?... Je n’en pouvais plus de froid, de la crasse de cet homme et de sa violence. (un jour elle s’aperçoit qu’elle est enceinte) … J’ai profité d’une absence de ma belle famille et je me suis enfuie… Ne me trouvant pas en rentrant à la maison, mon mari m’a dénoncée à la police ; j’ai été arrêtée le soir même…. Mais dans mon malheur, j’ai eu une chance incroyable, ce policier m’a relâchée, sans rien me demander …. J’ai décidé de retourner en Corée du Nord. (à noter que Sukui était déjà mariée en Corée du nord, y avait un fils)… Je savais que si j’étais prise, on m’enfermerait dans un camp de rééducation. Si je n’étais pas exécutée ou lapidée, on me forcerait à avorter, ou on attendrait la naissance du bébé pour l’étouffer…. (... retour en Corée, elle retraverse le Tumen, et récupère son fils resté derrière elle… on comprendra que sa vie en Corée lui était pour diverse raisons devenue insupportable)… Une semaine plus tard, je traversai une nouvelle fois le Tumen, mon fils cramponné à moi, ma main plaquée sur sa bouche afin d’étouffer ses cris....." Si ça peut vous rassurer Kim Sukui a fini par arriver à Séoul... Tous les fugitifs n'ont pas cette chance, ne serait-ce que parce que la Police chinoise s'engage à en récupérer un certain nombre pour les remettre aux autorités nord coréennes, il me semble que j'ai entendu parler de 1000 à 2000 par an, selon les accords du moment... (chiffre à vérifier!)
Tu as dit à propos des chaumières de type traditionnel coréen auxquelles j'avais fait allusion: ......"Il ne faut cependant pas voir le Yanbian comme une sorte de relique culturelle de la grande Corée, broyée par le communisme au nord, et par la modernisation au sud. Le Yanbian, c'est quand même la Chine, et du peu que j'en ai vu, la campagne du Yanbian ne semblait guère différer de celle du reste de la Chine. Je n'ai hélas pas vu ces maisons au toit de chaume. Cela ne veut pas dire qu'il n'y en a plus, mais en tout cas je n'en ai guère vu autour des trois axes principaux de la région. Celle de Mangyeungdae bien sûr."
C'est aussi dans ce livre qu'on parle de ces chaumières dont j'aurais aimé trouver quelques photos, celle de Mangyeondae ne doit pas beaucoup ressembler aux habitations paysannes s'il en reste encore! Voici en quels termes l'auteur en parle: ..." Omniprésentes dans le paysage rural de Mandchourie, des maisons au toit de chaume (hwangto-jip, ou choga-jip), traditionnelles de la Corée ancienne., remplacées après la guerre par des maisons en dur… murs de terre jaune damée (pisé), toits de chaume retenus par des filets pour les protéger du vent… Elles seraient encore nombreuses dans la région de Yianbian"…
Tu as écrit: "J'ai un carnet de voyage en Corée du nord qui a été écrit par un Vietnamien qui a voyagé en Corée du Nord en 2001. Il a travaillé en Chine aussi comme yangguizi (il a passé meme trajet que toi) et maintenant il travaille à l'Université Princetown. C'est dommage! car tout en Vietnamien!"
Ils sont en numérique, ces récits du Vietnamien qui a voyagé en Corée? Après tout il y a peut être des Vietnamiens qui lisent ce forum, et que ça intéresserait?
"il y aurait en ville une boîte de nuit réservée aux étrangers"
J'en ai entendu parler aussi, par des collègues, qui y sont allés : karaoke et plus si affinité, sous "contrôle" évidemment....
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
---/---
As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations