Bonjour,
Nous avons décidé de nous rendre en Corse pour la première fois au mois de juillet prochain pour 2 semaines.
Nous avons 2 enfants qui auront 3 et 5 ans.
A quel endroit me conseillez vous de me baser pour :
- baignade : jolies plages et éventuellement rivières, accessibles aux enfants
- petites balades (1h30 à 2h) (si possible côté montagne)
- jolis villages
- balades en bateau
Tout ça dans un rayon pas trop important, et en évitant au maximum la foule et les embouteillage ! Je crois que j'en demande beaucoup ?!
D'après ce que j'ai pu lire, le coin de Porto Vecchio donne accès à tout cela, mais en juillet c'est noir de monde, je me trompe ?
J'ai également pensé à Porto ou à Calvi/L'Ile Rousse, qu'en pensez-vous ?
La Corse semble regorger de magnifiques endroits, mais difficile de connaitre de la fréquentation des différents lieux en juillet sans y avoir été ...
Je suis donc preneuse de tous les conseils que vous pourrez me donner pour préparer ce voyage.
Merci par avance
France · Corse
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Bonjour,
Nous partons en Corse en famille au mois de septembre, à Porticcio, à une demi-heure d'Ajaccio. Nous serons six, dont une personne handicapée (capable de marcher, mais uniquement sur sol plat et stable). Que nous conseillez-vous de visiter?
Nous avons déjà entendu parler de Propriano, Sartène, ou encore l'Archipel des Sanguinaires à Ajaccio; cela est-il réaliste?
Merci pour votre aide,
Robin et Coline
Nous partons en Corse en famille au mois de septembre, à Porticcio, à une demi-heure d'Ajaccio. Nous serons six, dont une personne handicapée (capable de marcher, mais uniquement sur sol plat et stable). Que nous conseillez-vous de visiter?
Nous avons déjà entendu parler de Propriano, Sartène, ou encore l'Archipel des Sanguinaires à Ajaccio; cela est-il réaliste?
Merci pour votre aide,
Robin et Coline
Bonjour,
J'arrive le 3 septembre à 10h, à l'aéroport de Calvi, pour me rendre ensuite le 5 au départ du GR20 à Calenzana. Est-il préférable de rester sur Calvi ou de se rendre immédiatement à Calenzana?
Comment rejoindre Calenzana depuis Calvi et combien de temps?
Je vous remercie d'avance
J'arrive le 3 septembre à 10h, à l'aéroport de Calvi, pour me rendre ensuite le 5 au départ du GR20 à Calenzana. Est-il préférable de rester sur Calvi ou de se rendre immédiatement à Calenzana?
Comment rejoindre Calenzana depuis Calvi et combien de temps?
Je vous remercie d'avance
Bonjour,
Je prévois un long week end de quelques jours avec trois jours plein de rando et je voudrais faire une partie du gr20. La plus réputée et la plus technique si possible ;)
Cela vous paraît il plausible :
J1 : asco-tighjetu J2 : tighjetu-col de vergio J3 : col de vergio- refuge à segua (on quitte le gr20 en route pour retourner ensuite vers corte et l'aéroport de Bastia)
Ça vous semble jouable pour des randonneurs de niveau plutôt correct ?
Le but étant de passer absolument par le cirque de la solitude, de dormir dans des refuges (moins cher) et de trouver des routes à l'aller et au départ afin d'arriver et de partir "facilement" de Bastia en bus, stop ou train.
Merci pour les réponses !
Je prévois un long week end de quelques jours avec trois jours plein de rando et je voudrais faire une partie du gr20. La plus réputée et la plus technique si possible ;)
Cela vous paraît il plausible :
J1 : asco-tighjetu J2 : tighjetu-col de vergio J3 : col de vergio- refuge à segua (on quitte le gr20 en route pour retourner ensuite vers corte et l'aéroport de Bastia)
Ça vous semble jouable pour des randonneurs de niveau plutôt correct ?
Le but étant de passer absolument par le cirque de la solitude, de dormir dans des refuges (moins cher) et de trouver des routes à l'aller et au départ afin d'arriver et de partir "facilement" de Bastia en bus, stop ou train.
Merci pour les réponses !
Bonjour a toutes et tous. Désireux avec ma compagne de faire connaissance avec la corse a bord de notre mob grand volume pourriez vous si possible nous aiguiller quand aux parcours cohérents avec notre engins comme sur des gîtes étapes ou autres mais toujours avec un contact assez proche aux habitants .Merci😛
Bonjour
Je viens vers vous car avec ma sœur nous aimerions découvrir le sud de la corse ... Tout en évitant de faire des heures de voiture...car en corse ce ne sont pas les km mais bien le temps de trajet qui compte ... ( nous en avons fait l expérience l an dernier)
L été dernier nous étions localisé a porticcio ... Cette année nous aimerions trouver un point de chute pour découvrir a partir de solenzara peut être ou seulement depuis porto vecchio a bonifacio ou un peu plus loin...
Cependant nous aimerions éviter des heures de voiture Nous pensions a trouver une location proche d une plage accessible a pied qui éviterait de prendre sans cesse la voiture ... Par exemple un jour sur trois, une simple journée farniente ...
Je pensai me localiser vers porto vecchio mais est ce la meilleure solution? Ns avons pensé ensuite un peu plus loin équivalence entre porto vecchio et bonifacio au camping la rondinara qui est a distance quasi équivalente des deux villes ... Mais seulement deuxième semaine de dispo
Cependant aujourd'hui hui je suis perdue ... Je ne sais absoluement pas ou nous localiser pr ces deux semaines ( du 7 au 21 septembre ...) Un point de chute ? Deux ? Et ou?
L an dernier nous avons trouvé de jolies petites plages proche de porticcio qui faisait un peu criques ( ma sœur a BCp aimé ...et aimerait retrouvé cela un peu si possible) nous aimerions également être dans un lieu un peu animé le soir ( je ne suis pas boite de nuit mais petit restau , ballades boutiques .... Un petit cocktail... Un peu comme dans le sud de chez nous je ne parle pas de saint trempez ... Mais bien des stations balnéaires ou l on se ballade a manger une petite glace , regarder les boutiques ou boire un cocktail ou glace en terrasse... )
La corse est belle ( de. Ce que nous en avions déjà vu l an dernier une petite semaine mais avons voulu voir trop de choses pr finalement pas voir tout ce que ns voulions car BCp de temps de trajet ) Ma sœur étant la seule conductrice j aimerai lui éviter les longs trajets
Au secours ... Besoin de vos lumières svp :-))
Je viens vers vous car avec ma sœur nous aimerions découvrir le sud de la corse ... Tout en évitant de faire des heures de voiture...car en corse ce ne sont pas les km mais bien le temps de trajet qui compte ... ( nous en avons fait l expérience l an dernier)
L été dernier nous étions localisé a porticcio ... Cette année nous aimerions trouver un point de chute pour découvrir a partir de solenzara peut être ou seulement depuis porto vecchio a bonifacio ou un peu plus loin...
Cependant nous aimerions éviter des heures de voiture Nous pensions a trouver une location proche d une plage accessible a pied qui éviterait de prendre sans cesse la voiture ... Par exemple un jour sur trois, une simple journée farniente ...
Je pensai me localiser vers porto vecchio mais est ce la meilleure solution? Ns avons pensé ensuite un peu plus loin équivalence entre porto vecchio et bonifacio au camping la rondinara qui est a distance quasi équivalente des deux villes ... Mais seulement deuxième semaine de dispo
Cependant aujourd'hui hui je suis perdue ... Je ne sais absoluement pas ou nous localiser pr ces deux semaines ( du 7 au 21 septembre ...) Un point de chute ? Deux ? Et ou?
L an dernier nous avons trouvé de jolies petites plages proche de porticcio qui faisait un peu criques ( ma sœur a BCp aimé ...et aimerait retrouvé cela un peu si possible) nous aimerions également être dans un lieu un peu animé le soir ( je ne suis pas boite de nuit mais petit restau , ballades boutiques .... Un petit cocktail... Un peu comme dans le sud de chez nous je ne parle pas de saint trempez ... Mais bien des stations balnéaires ou l on se ballade a manger une petite glace , regarder les boutiques ou boire un cocktail ou glace en terrasse... )
La corse est belle ( de. Ce que nous en avions déjà vu l an dernier une petite semaine mais avons voulu voir trop de choses pr finalement pas voir tout ce que ns voulions car BCp de temps de trajet ) Ma sœur étant la seule conductrice j aimerai lui éviter les longs trajets
Au secours ... Besoin de vos lumières svp :-))
bonjour
pouriez vous me donner des infos sur ses hotels svp que nous avons réservé pour nos quinze jours de vacances
hotel adriana a santa maria di lota
l escale plage a l ile rousse algajola
balanea a calvi
kaliste a porto
residence u paseolu a sainte lucie de porto veccio
merci d avance
nath
Bonjour,
Je pars en famille au 15 août en corse du sud avec enfants de 14 et 18 ans, et nous aimerions faire une journée en catamaran. Nous logeons sur porto vecchio. Y a t'il des journées en mer de proposées autour de porto vecchio ? Merci
Je pars en famille au 15 août en corse du sud avec enfants de 14 et 18 ans, et nous aimerions faire une journée en catamaran. Nous logeons sur porto vecchio. Y a t'il des journées en mer de proposées autour de porto vecchio ? Merci
Bonjour,
Malgré mes recherches, je n'arrive pas à trouver la réponse à ma question donc je vous la pose.
J'hésite, sans doute comme beaucoup, entre la sortie en bateau qui fait le grand tour (golfe porto, reserve scandola et calanques piana) et celle identique mais sans les calanques, sachant que je prévois le lendemain de faire une rando +voiture dans les calanques.
La différence de prix n'est pas énorme mais pas nulle non plus, mais surtout est ce que je ne risque pas que ce soit un peu inutile, si j'ose dire, même si c'est magnifique?bref, merci de votre expérience!
je pense prendre une excursion en petit bateau.
bonjours a tous!!
avec mon cheri cette année nous partons en corse environs 3semaines en octobre!! Nous voulons faire du camping , mais je voulais s'avoir si il y avait pas mal de camping là-bas !! qu'on galere pas tout les deux jours a en trouvé un quoi!!
De plus je souhaiterais que se soit dans des endroit a visité!! nous sommes très nature on aime les beau paysage les rando et tout!! et nous aimons aussi l'architecture des villes et les animation que l'on peu y trouvé!! les bon resto les bar sympa enfin de bon vivant !!
déjà je voudrais mettre en place un itinéraire pour ne rien raté!! ou plutôt ne pas passé a cotée d'endroit a voir!! donc si vous avez des conseil de visite a faire de rando ect
si vous avez des conseil aussi pour le camping car c'est notre première fois!! d'habitude on es plus hôtels ect.. donc novice dans la matière j'ai peur d'oublier des chose!! pour les repas sa sera resto snack ect donc pas de soucis a se niveau!! et si vous connaissez de belle chambre d'hôtes aussi je suis preneuse on pense faire 2 ou 3 nuit confortable également!! je cherche aussi des activité a faire rando canyoning canoë accrobranche plongé ou même si vous connaissez plus original c'est avec plaisir!! bref tout et n'importe quoi!! tant que l'on profite au max!!
je vous remercie d'avance de vos précieux conseils! bonne journée
J'allais oublié pensé vous que l'on va pouvoir en octobre trouvé des camping ouvert et esque nous n'allons pas trop souffrir du froid par exemple!!
avec mon cheri cette année nous partons en corse environs 3semaines en octobre!! Nous voulons faire du camping , mais je voulais s'avoir si il y avait pas mal de camping là-bas !! qu'on galere pas tout les deux jours a en trouvé un quoi!!
De plus je souhaiterais que se soit dans des endroit a visité!! nous sommes très nature on aime les beau paysage les rando et tout!! et nous aimons aussi l'architecture des villes et les animation que l'on peu y trouvé!! les bon resto les bar sympa enfin de bon vivant !!
déjà je voudrais mettre en place un itinéraire pour ne rien raté!! ou plutôt ne pas passé a cotée d'endroit a voir!! donc si vous avez des conseil de visite a faire de rando ect
si vous avez des conseil aussi pour le camping car c'est notre première fois!! d'habitude on es plus hôtels ect.. donc novice dans la matière j'ai peur d'oublier des chose!! pour les repas sa sera resto snack ect donc pas de soucis a se niveau!! et si vous connaissez de belle chambre d'hôtes aussi je suis preneuse on pense faire 2 ou 3 nuit confortable également!! je cherche aussi des activité a faire rando canyoning canoë accrobranche plongé ou même si vous connaissez plus original c'est avec plaisir!! bref tout et n'importe quoi!! tant que l'on profite au max!!
je vous remercie d'avance de vos précieux conseils! bonne journée
J'allais oublié pensé vous que l'on va pouvoir en octobre trouvé des camping ouvert et esque nous n'allons pas trop souffrir du froid par exemple!!
quelle suggestion pour 2 fois 1 semaine en corse en septembre prochain (2 parcours similaire) avec hebergement à ZONZA ou proximité (1 nuit par semaine)
Merci
JAMY99
Bonjour,
Mon mari et moi aimerions faire une semaine de voile en Août en Corse Sud, du 9 au 16 Août, tout compris avec un skipper et une hôtesse (repas compris). Sur un bateau avec d'autres participants ou non. Thème: snorkeling :) Découverte de la faune marine et des criques bienvenue. Le moins possible d'escale en ville. Avec une approche par la mer de Bonifaccio :) Si vous avez des pistes / recommandations pouvez-vous me contacter?
Merci à vous
Mon mari et moi aimerions faire une semaine de voile en Août en Corse Sud, du 9 au 16 Août, tout compris avec un skipper et une hôtesse (repas compris). Sur un bateau avec d'autres participants ou non. Thème: snorkeling :) Découverte de la faune marine et des criques bienvenue. Le moins possible d'escale en ville. Avec une approche par la mer de Bonifaccio :) Si vous avez des pistes / recommandations pouvez-vous me contacter?
Merci à vous
Bonjour
J amerais partir la semaine prochaine pour 1 ou 2 semaine en corse. Je vais y aller en voiture avec le ferry. Pourriez vous me conseillez des place de camping pas tres cher a coté des coins sympa ? j ai pas besoins d animation. Ce serait juste pour dormir. J aimerais des place de camping si possible pres d endroit ou il y a de belle ville a visiter, faire de la rando, et si possible encore du snorkeling
Merci
J amerais partir la semaine prochaine pour 1 ou 2 semaine en corse. Je vais y aller en voiture avec le ferry. Pourriez vous me conseillez des place de camping pas tres cher a coté des coins sympa ? j ai pas besoins d animation. Ce serait juste pour dormir. J aimerais des place de camping si possible pres d endroit ou il y a de belle ville a visiter, faire de la rando, et si possible encore du snorkeling
Merci
Bonjour,
C'est pour une amie que j'ouvre cette discussion.
Celle ci part une semaine à Ajaccio et aimerait savoir ce qu'il y a d'intéressant à faire côté divertissement sachant qu'elle aura une voiture de location.
De plus, elle et sa famille n'ont pas encore trouvé d'hotel, auriez vous des propositions d'hotels à me faire?
Comment sont les corses? Y fait il tres chaud? C'est plutôt humide ou sec?
Merci d'avance😎
Comment sont les corses? Y fait il tres chaud? C'est plutôt humide ou sec?
Merci d'avance😎
Bonjour a tous,
Nous préparons un voyage "camping" en Corse de 2 semaines fin Septembre / début Octobre.
Je cherche a savoir ou acheter des bonbonnes propane-butane et des repas lyophilisés sur place (arrivée a Bastia).
Épiceries? Camping? Boutiques Sport? Est ce facile de trouver? Même en Octobre alors que la plupart des camping semblent fermer fin-sept (trop tard nous avons acheter nos billets :-0 )
Merci pour tout renseignement pouvant nous aider dans notre planif.
-Patrick
Épiceries? Camping? Boutiques Sport? Est ce facile de trouver? Même en Octobre alors que la plupart des camping semblent fermer fin-sept (trop tard nous avons acheter nos billets :-0 )
Merci pour tout renseignement pouvant nous aider dans notre planif.
-Patrick
Bonjour,
Nous sommes un couple avec un adolescent et allons faire un tour "rapide" de la corse sur 15 jours.
Nous arriverons sur Bastia et repartirons d'Ajaccio ou vice-versa.
Par contre que me conseillez comme circuit en sachant que nous souhaiterions ne pas bouger tous les jours. Nous aimerions passer passer environ trois nuits sur chaque des hotels nous resterons.
Quels sont les sites à ne pas manquer avec un mix de farniente et visite bien sûr.
Par avance je vous remercie de votre aide.
Laurent.
Nous sommes un couple avec un adolescent et allons faire un tour "rapide" de la corse sur 15 jours.
Nous arriverons sur Bastia et repartirons d'Ajaccio ou vice-versa.
Par contre que me conseillez comme circuit en sachant que nous souhaiterions ne pas bouger tous les jours. Nous aimerions passer passer environ trois nuits sur chaque des hotels nous resterons.
Quels sont les sites à ne pas manquer avec un mix de farniente et visite bien sûr.
Par avance je vous remercie de votre aide.
Laurent.
Bonjour,
je prépare ma feuille de route pour une randonnée itinérante en haute Corse.
Dans l'idéal, j'aimerais rejoindre Porto à partir de Corte, en faisant la randonnées vers le lac de l'Oriente et la randonnée vers le lac de Nino.
Je n'ai pas de voiture... j'attendrai qu'une voiture passe et veuille bien me prendre pour rejoindre le départ de la 1ere randonnée à partir de Corte; idem pour le retour de la 2e randonnée vers Porto
c'est ENTRE ces 2 lacs que je me questionne. quoique, attends-t-on longtemps avant qu'une voiture passe pour les 2 tronçons voiture évoqués à l'aller et retour?
Qu'en pensez-vous? est-ce possible? difficile? temps à prévoir? à oublier?
d'avance, merci
je prépare ma feuille de route pour une randonnée itinérante en haute Corse.
Dans l'idéal, j'aimerais rejoindre Porto à partir de Corte, en faisant la randonnées vers le lac de l'Oriente et la randonnée vers le lac de Nino.
Je n'ai pas de voiture... j'attendrai qu'une voiture passe et veuille bien me prendre pour rejoindre le départ de la 1ere randonnée à partir de Corte; idem pour le retour de la 2e randonnée vers Porto
c'est ENTRE ces 2 lacs que je me questionne. quoique, attends-t-on longtemps avant qu'une voiture passe pour les 2 tronçons voiture évoqués à l'aller et retour?
Qu'en pensez-vous? est-ce possible? difficile? temps à prévoir? à oublier?
d'avance, merci
Bonjour,
Mieux vaut tard que jamais...
Juste pour donner mon avis sur les gites du Mare e Monti. ( Nord)
J'ai fait cette rando sur 09 jours en Mai dernier avec un groupe d'amis (10 pers) C'est de toute beauté et je recommande particulièrement ce trek mais à ne pas faire en été ( trop chaud)
A ce propos je voulais faire l'éloge de certains gites dans lesquels nous avons été particulièrement bien accueillis logement , nourriture abondante et de qualité et service chaleureux. Ce sont:
M Colonna pour le gite de Curzu L'Alivu pour le gite de de Serriera Chez Felix pour le gite d'Ota La cabane du berger pour le gite de Girolata ( excellent repas! logement plus moyen)
Pour les autres c'est dans la moyenne..
Pour deux en particulier c'est très médiocre! Médiocre pour l'auberge de la forêt à Bonifatu mais comme il n'y a pas le choix on fait avec! Mauvais accueil pour Mariani à Tuarelli ( Mansu) et mauvais rapport qualité prix pour l'hébergement et la restauration. Pas d'autre choix non plus a moins d'aller un peu plus loin...
Mieux vaut tard que jamais...
Juste pour donner mon avis sur les gites du Mare e Monti. ( Nord)
J'ai fait cette rando sur 09 jours en Mai dernier avec un groupe d'amis (10 pers) C'est de toute beauté et je recommande particulièrement ce trek mais à ne pas faire en été ( trop chaud)
A ce propos je voulais faire l'éloge de certains gites dans lesquels nous avons été particulièrement bien accueillis logement , nourriture abondante et de qualité et service chaleureux. Ce sont:
M Colonna pour le gite de Curzu L'Alivu pour le gite de de Serriera Chez Felix pour le gite d'Ota La cabane du berger pour le gite de Girolata ( excellent repas! logement plus moyen)
Pour les autres c'est dans la moyenne..
Pour deux en particulier c'est très médiocre! Médiocre pour l'auberge de la forêt à Bonifatu mais comme il n'y a pas le choix on fait avec! Mauvais accueil pour Mariani à Tuarelli ( Mansu) et mauvais rapport qualité prix pour l'hébergement et la restauration. Pas d'autre choix non plus a moins d'aller un peu plus loin...
Hello
Petit compte rendu de mon séjour en Corse autour de Porto(via l'UCPA)
Dimanche 20 juillet: En route pour la Corse et Evisa!
Départ tôt pour l"aéroport d'Orly (il me parait immense 😮 )
Embarquement sans encombre(voir compte rendu dans compagnies aériennes)
Arrivée tôt à Ajaccio j'en profite pour repérer le lieu de rendez vous pour la navette
19h: Prise de connaissance de certains membres sur un autre séjour (Cime e mare d'Evisa à Porto)
Le voyage fut mouvementé pour cause de percutement d'un oiseau sur le pare brise et le bus a percuté aussi la route par l'avant (trop chargé)
On a pu voir des cochons et des vaches en liberté
22h
Accueil au gîte I Poghju d'Evisa(merci à Toussaint et Marie France pour ce généreux accueil)
Prise possession des chambres (malgré un premier changement)
Repas : Excellent! découverte des spécialités Corses y compris le cheese cake au Brocciu)
Nuit et petit déjeuner au gîte
Lundi 21 juillet: Départ pour les cascades d'Aitone via le chemin des chataigniers

Pas de grosse difficultés mais des explications claires de la part de notre guide (passionné par son île) sur la fabrication
et la production des chataignes
Après quelques heures nous arrivons aux fameuses cascades d'Aitone
Attention être bien chaussé surtout pas temps de pluie les pierres peuvent être glissantes voire dangereuses
Un de mes collègue a cassé son appareil photo
On repart et on s'arrête boire un coup au bar du village où j'ai pû gouté au panaché avec la Pietra(bière célèbre Corse)
Repas copieux et excellent au gîte Soirée chants corses
Nuit et petit déjeuner au gîte d'Evisa
La suite demain
Petit compte rendu de mon séjour en Corse autour de Porto(via l'UCPA)
Dimanche 20 juillet: En route pour la Corse et Evisa!
Départ tôt pour l"aéroport d'Orly (il me parait immense 😮 )
Embarquement sans encombre(voir compte rendu dans compagnies aériennes)
Arrivée tôt à Ajaccio j'en profite pour repérer le lieu de rendez vous pour la navette
19h: Prise de connaissance de certains membres sur un autre séjour (Cime e mare d'Evisa à Porto)
Le voyage fut mouvementé pour cause de percutement d'un oiseau sur le pare brise et le bus a percuté aussi la route par l'avant (trop chargé)
On a pu voir des cochons et des vaches en liberté
22h
Accueil au gîte I Poghju d'Evisa(merci à Toussaint et Marie France pour ce généreux accueil)
Prise possession des chambres (malgré un premier changement)
Repas : Excellent! découverte des spécialités Corses y compris le cheese cake au Brocciu)
Nuit et petit déjeuner au gîte
Lundi 21 juillet: Départ pour les cascades d'Aitone via le chemin des chataigniers

Pas de grosse difficultés mais des explications claires de la part de notre guide (passionné par son île) sur la fabrication
et la production des chataignes
Après quelques heures nous arrivons aux fameuses cascades d'Aitone
Attention être bien chaussé surtout pas temps de pluie les pierres peuvent être glissantes voire dangereusesUn de mes collègue a cassé son appareil photo
On repart et on s'arrête boire un coup au bar du village où j'ai pû gouté au panaché avec la Pietra(bière célèbre Corse)
Repas copieux et excellent au gîte Soirée chants corses
Nuit et petit déjeuner au gîte d'Evisa
La suite demain
Bonjour à tous,
après avoir partagé mes aventures New Yorkaises, voici venu le temps des vacances estivales. Après le Cantal et les Alpes, ça sera donc la Corse pour cet été. Nous partons donc à 3 avec notre fille qui fêtera ses 3 ans sur l'île.
Après avoir hésité, nous partirons finalement avec notre voiture + bateau, bien moins onéreux que avion + location de voiture. Nous avons fait Nice - Ile Rousse (Corsica Ferries) et arrivions de Bordeaux.
Pour le logement, nous avons fait 3 nuits à Calvi dans un appart loué sur AirBnB et ensuité loué 2 semaines à Sartène via Gite de France. Les 2 logements étaient super top, tout confort et à prix raisonnable pour là bas en saison estivale !
Concernant la doc, j'ai été très déçue par le guide du routard qui n'apporte que des infos superflues sur les choses à faire (et pas suffisament détaillée à mon sens). On m'a prété un guide Hachette très bien fait avec des idées d'itinéraires routiers. Sinon pour ceux qui cherchent des infos sur les plages, je recommande un site top (d'ailleurs valable pour toutes les plages de France) : www.plages.tv Les plages sont décrites, il y a des photos, c'est précisé si les plages sont blindés, cailloux, sable, snorkeling, temps d'accès, parking, etc... Bref une mine d'information !
D'avis général, nous avons beaucoup aimé cette destination, plus sauvage et plus belle que la Côte d'Azur. Surtout, étant allergiques au monde, malgré de nombreux estivants, nous avons pu facilement trouvé des plages sauvages pour peu qu'on se donne la peine de marcher (et avec un enfant de 3 ans on marche pas longtemps !). J'avais loué sur Sartène en me disant que c'était une situation idéale pour rayonner dans le sud, montagne et Ajaccio. Finalement nous nous sommes bien cantonnés au sud et malgré 2 semaines bien remplies, nous n'avons pas pu tout faire !!! Il faudra donc revenir !
Place au "récit" de ces vacances corse.
Jour 1 : Mardi 8/07
Nous avions réservé une chambre d'hôte à Aix en Provence. Route sans encombre, belle demeure provençale et belle piscine pour se détendre de la route
Jour 2 : 9/07
Le bateau est à 14h, tranquillement on s'approche de Nice. Beaucoup de vent, je reçois un sms m'informant que le bateau aura 2h de retard. Du coup on en profite pour s'installer sur la plage promenade des anglais. Effectivement la mer est assez agitée. Finalement je reçois un 2ème sms m'informant que le bateau n'aura qu'une heure de retard, mieux vaut être dans les parages et surveiller son téléphone !!! Nous partons finalement à 15h30...

La mer est pas mal agitée et on nous annonce qu'en raison de la houle le port de Ile Rousse est fermée, celui de Calvi aussi à cause des grévistes. Du coup nous arriverons à Bastia. Sympa notre logement est à Calvi, nous aurons plus de 2h de route au lieu de 30 minutes... Finalement nous arrivons à 20h30. C'est le gros bazar pour descendre, une voiture est oubliée au milieu de la rampe (surement un passager qui s'est endormi ou perdu). On sort du bateau à 22h ! Nous arrivons à notre appartement très fatigué, au lit !
Jour 3 : 10/07
Le matin nous nous baladons dans la ville de Calvi et sa citadelle, c'est très agréable, mais le vent souffle très fort !


L'après midi c'est sieste pour tout le monde. Puis nous partons à la plage, enfin c'est ce qu'on pensait. J'avais repéré des jolies criques à Algajola. Sauf que la mer est démontée, nous nous contenterons de marcher sur le sentier du littoral, c'était malgré tout une belle balade...

Sur les photos, quand l'eau est calme, ça a l'air paradisiaque !

En revenant nous passons par l'arrière pays, petites routes mais très joli.


Jour 4 : 11/07
Ce matin nous montons à Notre Dame de la Serra qui permet d'avoir un point de vue magnifique sur la baie de Calvi. Mais d'abord nous pouvons voir la presqu'ile de Revelata, très beau !


Des gros rochers creux accompagnent notre route

Depuis la chapelle, magnifique point de vue !


Nous terminons l'après midi sur la plage de la Pinède à Calvi. Il y a toujours beaucoup de vent mais les vagues sont moins importantes. Nous allons à l'extrémité de cette plage (à côté du centre UCPA), moins de monde et aussi beau !

Jour 5 : 12/07 :
Notre séjour en Balagne s'achève. Journée sur la route pour descendre jusqu'à Sartène. Autant vous dire que la journée a été fatigante, les paysages étaient très beau mais alors tous ces virages !!! Même si on est prévenu, qu'on sait à quoi s'attendre, le vivre, c'est autre chose !!






Enfin Propriano arrive, nous voilà presque arrivé !

To be continued...
après avoir partagé mes aventures New Yorkaises, voici venu le temps des vacances estivales. Après le Cantal et les Alpes, ça sera donc la Corse pour cet été. Nous partons donc à 3 avec notre fille qui fêtera ses 3 ans sur l'île.
Après avoir hésité, nous partirons finalement avec notre voiture + bateau, bien moins onéreux que avion + location de voiture. Nous avons fait Nice - Ile Rousse (Corsica Ferries) et arrivions de Bordeaux.
Pour le logement, nous avons fait 3 nuits à Calvi dans un appart loué sur AirBnB et ensuité loué 2 semaines à Sartène via Gite de France. Les 2 logements étaient super top, tout confort et à prix raisonnable pour là bas en saison estivale !
Concernant la doc, j'ai été très déçue par le guide du routard qui n'apporte que des infos superflues sur les choses à faire (et pas suffisament détaillée à mon sens). On m'a prété un guide Hachette très bien fait avec des idées d'itinéraires routiers. Sinon pour ceux qui cherchent des infos sur les plages, je recommande un site top (d'ailleurs valable pour toutes les plages de France) : www.plages.tv Les plages sont décrites, il y a des photos, c'est précisé si les plages sont blindés, cailloux, sable, snorkeling, temps d'accès, parking, etc... Bref une mine d'information !
D'avis général, nous avons beaucoup aimé cette destination, plus sauvage et plus belle que la Côte d'Azur. Surtout, étant allergiques au monde, malgré de nombreux estivants, nous avons pu facilement trouvé des plages sauvages pour peu qu'on se donne la peine de marcher (et avec un enfant de 3 ans on marche pas longtemps !). J'avais loué sur Sartène en me disant que c'était une situation idéale pour rayonner dans le sud, montagne et Ajaccio. Finalement nous nous sommes bien cantonnés au sud et malgré 2 semaines bien remplies, nous n'avons pas pu tout faire !!! Il faudra donc revenir !
Place au "récit" de ces vacances corse.
Jour 1 : Mardi 8/07
Nous avions réservé une chambre d'hôte à Aix en Provence. Route sans encombre, belle demeure provençale et belle piscine pour se détendre de la route
Jour 2 : 9/07
Le bateau est à 14h, tranquillement on s'approche de Nice. Beaucoup de vent, je reçois un sms m'informant que le bateau aura 2h de retard. Du coup on en profite pour s'installer sur la plage promenade des anglais. Effectivement la mer est assez agitée. Finalement je reçois un 2ème sms m'informant que le bateau n'aura qu'une heure de retard, mieux vaut être dans les parages et surveiller son téléphone !!! Nous partons finalement à 15h30...

La mer est pas mal agitée et on nous annonce qu'en raison de la houle le port de Ile Rousse est fermée, celui de Calvi aussi à cause des grévistes. Du coup nous arriverons à Bastia. Sympa notre logement est à Calvi, nous aurons plus de 2h de route au lieu de 30 minutes... Finalement nous arrivons à 20h30. C'est le gros bazar pour descendre, une voiture est oubliée au milieu de la rampe (surement un passager qui s'est endormi ou perdu). On sort du bateau à 22h ! Nous arrivons à notre appartement très fatigué, au lit !
Jour 3 : 10/07
Le matin nous nous baladons dans la ville de Calvi et sa citadelle, c'est très agréable, mais le vent souffle très fort !


L'après midi c'est sieste pour tout le monde. Puis nous partons à la plage, enfin c'est ce qu'on pensait. J'avais repéré des jolies criques à Algajola. Sauf que la mer est démontée, nous nous contenterons de marcher sur le sentier du littoral, c'était malgré tout une belle balade...

Sur les photos, quand l'eau est calme, ça a l'air paradisiaque !

En revenant nous passons par l'arrière pays, petites routes mais très joli.


Jour 4 : 11/07
Ce matin nous montons à Notre Dame de la Serra qui permet d'avoir un point de vue magnifique sur la baie de Calvi. Mais d'abord nous pouvons voir la presqu'ile de Revelata, très beau !


Des gros rochers creux accompagnent notre route

Depuis la chapelle, magnifique point de vue !


Nous terminons l'après midi sur la plage de la Pinède à Calvi. Il y a toujours beaucoup de vent mais les vagues sont moins importantes. Nous allons à l'extrémité de cette plage (à côté du centre UCPA), moins de monde et aussi beau !

Jour 5 : 12/07 :
Notre séjour en Balagne s'achève. Journée sur la route pour descendre jusqu'à Sartène. Autant vous dire que la journée a été fatigante, les paysages étaient très beau mais alors tous ces virages !!! Même si on est prévenu, qu'on sait à quoi s'attendre, le vivre, c'est autre chose !!






Enfin Propriano arrive, nous voilà presque arrivé !

To be continued...
Bonjour à tous!
Nous sommes à la recherche d'un bon plan en corse pour un logement .
Je vais vous expliquer la complexité de ma requête.
Nous sommes une famille de 20 personnes et nous souhaitons réaliser un voyage en corse en août 2015.
Il y a tout tranché d'âge du nourrissons aux grand parent. Nous recherchons une demi-pensions, piscine et plage à proximité.
Cela peut être un camping un bungalow, ou même un hôtel! On veut éviter les structures usines.
J'ai pu voir quelque structure proposer dans d'autre post de ce forum, mais qui ne correspondent pas a notre critère le plus important....on 20 personnes!
Alors je sollicite les personnes qui connaissent bien la corse qui peuvent me conseiller!
Merci d'avance
Bonjour!
Je suis en train de finaliser mes préparatifs pour une rando de 15 jours sur le GR20 direction Nord-Sud.
J'ai beaucoup regardé les topics à ce propos sur le forum et demandé pas mal de conseils. Je voulais juste avoir au cas ou quelques conseils et éviter d'oublier quelquechose d'important en vous sollicitant.
Voici un peu ce que j'ai préparé.
Départ 2 août Paris > Calvi arrivée 15h20 Détente jusqu'au bus de 20h30 en direction de Calenzana (horaire trouvé sur ce site : http://www.corsicabus.org/...i/CLY_Calenzana.html) Nuit : Camping au Gite de Calenzana 5H30 : Départ pour la première Etape.
Je n'ai pas encore pris mon billet retour au cas ou j'ai besoin/envie de me reposer.
Mon équipement :
- Sac Millet 55+10L Khumbu 2.2kg - Tente 2 personne MSR 1,5kg - Baton carbon ajustable - Sac de couchage Laffuma leger 200gr - Matela auto-gonflant Thermarest neoair 630gr - Serviette microfibre L - Brosse à dent - dentifrice - petite lingette x50 (très compact) cheveux + corps + lessive - Rechaud Crux lite 72 gr - Bonbonne de gaz 1h45 à acheter en corse (impossible dans l'avion) - 2 paires de chaussettes en laine (le vendeur m'a dit que je devais les laver tous les 3 jours) - Chaussure de rando Nazcat GTX - Petit couteau suisse suffisant (couteau, scie, ouvre boite, tourne vis, ciseau ..) - 2 briquet tempête - Topguide - 10 Repas lyophilisé - 10 Barres energetique - Camelback isoterme 3 litre - Filtre à eau Katadyn - 4 boxer - 3 teeshirt - 1 polaire - 1 K-way en Goretex - 2 short - petite trousse de soin - lampe frontale - Appareil photo - 250€ en billets de 10€ pour les Refuges + Nourriture durant la rando.
ajout 1 : - Lunette de soleil - crème solaire - casquette
ajout 2 : - Paire de chaussure legère
ajout 3 : - telephone - iPad Mini - Batterie externe 12000
Pour préparer mes pieds j'ai vu qu'il y avait un produit "NOK Anti-frottement" je pense l'appliquer à partir de demain.
J'ai réservé mes deux premiers emplacements dans les Refuges (tente)
Qu'en pensez vous? Ai-je oublié quelque chose ? Des conseils, peut être des choses à enlever/ ajouter ?
Merci d'avance!
Pavlé
Je suis en train de finaliser mes préparatifs pour une rando de 15 jours sur le GR20 direction Nord-Sud.
J'ai beaucoup regardé les topics à ce propos sur le forum et demandé pas mal de conseils. Je voulais juste avoir au cas ou quelques conseils et éviter d'oublier quelquechose d'important en vous sollicitant.
Voici un peu ce que j'ai préparé.
Départ 2 août Paris > Calvi arrivée 15h20 Détente jusqu'au bus de 20h30 en direction de Calenzana (horaire trouvé sur ce site : http://www.corsicabus.org/...i/CLY_Calenzana.html) Nuit : Camping au Gite de Calenzana 5H30 : Départ pour la première Etape.
Je n'ai pas encore pris mon billet retour au cas ou j'ai besoin/envie de me reposer.
Mon équipement :
- Sac Millet 55+10L Khumbu 2.2kg - Tente 2 personne MSR 1,5kg - Baton carbon ajustable - Sac de couchage Laffuma leger 200gr - Matela auto-gonflant Thermarest neoair 630gr - Serviette microfibre L - Brosse à dent - dentifrice - petite lingette x50 (très compact) cheveux + corps + lessive - Rechaud Crux lite 72 gr - Bonbonne de gaz 1h45 à acheter en corse (impossible dans l'avion) - 2 paires de chaussettes en laine (le vendeur m'a dit que je devais les laver tous les 3 jours) - Chaussure de rando Nazcat GTX - Petit couteau suisse suffisant (couteau, scie, ouvre boite, tourne vis, ciseau ..) - 2 briquet tempête - Topguide - 10 Repas lyophilisé - 10 Barres energetique - Camelback isoterme 3 litre - Filtre à eau Katadyn - 4 boxer - 3 teeshirt - 1 polaire - 1 K-way en Goretex - 2 short - petite trousse de soin - lampe frontale - Appareil photo - 250€ en billets de 10€ pour les Refuges + Nourriture durant la rando.
ajout 1 : - Lunette de soleil - crème solaire - casquette
ajout 2 : - Paire de chaussure legère
ajout 3 : - telephone - iPad Mini - Batterie externe 12000
Pour préparer mes pieds j'ai vu qu'il y avait un produit "NOK Anti-frottement" je pense l'appliquer à partir de demain.
J'ai réservé mes deux premiers emplacements dans les Refuges (tente)
Qu'en pensez vous? Ai-je oublié quelque chose ? Des conseils, peut être des choses à enlever/ ajouter ?
Merci d'avance!
Pavlé
Bonjour,
je pars en Corse quelques jours et je vais atterrir à Ajaccio . J'ai 3 bonnes heures à tuer avant la correspondance d'un bus... je me demandais si il y avait quelque chose à faire facilement pendant ces 3 heures , un site accessible sans difficultés ? y a t'il une consigne pour les bagages à l'aéroport ?
merci
je pars en Corse quelques jours et je vais atterrir à Ajaccio . J'ai 3 bonnes heures à tuer avant la correspondance d'un bus... je me demandais si il y avait quelque chose à faire facilement pendant ces 3 heures , un site accessible sans difficultés ? y a t'il une consigne pour les bagages à l'aéroport ?
merci
Bonjour , nous avons le projet de partir 15 jours pendant les vacances de pâques en camping-car pour découvrir l'île en dormant dans des campings (sont-ils déjà ouvert ? ) Pour les ferrys option Italie. Merci pour vos précieux renseignements. Bonne Année 2014 et le plein de découverte.
Bonjour à tous.
Petite question pour les gens qui ont fait le GR ces dernières années. Comment ça se passe au niveau des ravitaillements?
Je vais faire le GR20 avec la tente et en me faisant moi même à manger, et donc il faut que je fasse très attention à ce que j'emporte pour que mon sac ne fasse pas 3 tonnes.
Je pars de Vizavonna et monte jusqu'à Calvi. Y a-t-il moyen d'acheter de la nouriture dans les refuges sur le chemin? Barres de céréale, pattes, saucisson, fromage, fruits secs etc... ? Dans tous les refuges ou seulement à certaines étapes?
Merci pour votre retour.
Alex
Bonjour à tous,
Je souhaiterais avoir votre avis sur la situation :
cela fait 5 mois que je suis avec un voyageur qui avait prévu de partir en corse en moto soit avec sa 125, soit en passant le permis moto, une plus grosse cylindré, il hésite financièrement parlant. puis nous décidons de partir à 2, il m'a donné le goût du voyage. hier il me demande de financer la moitié de la nouvelle moto plus équippement de sacoche et réparation quitte à me rembourser si nos routes se séparent. environ 500€. N'ayant pas prévu de passer le permis moto, je me demande si c'est légitime, car je sais que ces finances sont plombées à cause du prix du permis A, et je ne roule pas sur l'or non plus. je suis d'accord de partager les frais de la tente, de l'essence, repas, ... mais j'avoue être un peu dérouté par sa demande. merci à vous de me dire ce que vous en pensez. A bientôt
Je souhaiterais avoir votre avis sur la situation :
cela fait 5 mois que je suis avec un voyageur qui avait prévu de partir en corse en moto soit avec sa 125, soit en passant le permis moto, une plus grosse cylindré, il hésite financièrement parlant. puis nous décidons de partir à 2, il m'a donné le goût du voyage. hier il me demande de financer la moitié de la nouvelle moto plus équippement de sacoche et réparation quitte à me rembourser si nos routes se séparent. environ 500€. N'ayant pas prévu de passer le permis moto, je me demande si c'est légitime, car je sais que ces finances sont plombées à cause du prix du permis A, et je ne roule pas sur l'or non plus. je suis d'accord de partager les frais de la tente, de l'essence, repas, ... mais j'avoue être un peu dérouté par sa demande. merci à vous de me dire ce que vous en pensez. A bientôt
Hello à tous
Voici mon petit compte rendu(à chaud)
Départ à 10h30 des Yvelines en voiture
On arrive assez rapidement à Orly
Visite de l'aéroport(repérage pour le retour)
Petit plus on peut imprimer soi même l'étiquette et passer par le dépose bagage automatique (chouette 12.6 kg)
Ensuite repérage de la porte d'embarquement
Pause repas (12h)
12h10 passage des contrôle (très rapide)
12:40 embarquement
13h nous nous envolons pour Ajaccio
Quelques turbulences (malgré interdiction de se détacher deux personnes essayent d'aller aux toilettes
Durant le vol on nous sert boissons fraiches et chaudes (je n'ai rien eu à cause de ma vessie)
Je demande donc aux hôtesses si je peux y aller(à mes risques et périls)
Le voyage a été plus agréable
Au retour (après avoir servi les passagers les hôtesses sont revenues vers moi en me demanda t si ça allait mieux oui bien mieux
Pas mal de turbulences qui nous obligent à rester attacher
14h45 atterrissage sans encombre
J'ai remercié les hôtesses sans qui je pense je m'aurais fait dessus
Là en train d'attendre dans l'aéroport d'Ajaccio
Les points positifs
On peut tout faire à l'avance chez Air France
Le seul point négatif est de ma faute.
Voici mon petit compte rendu(à chaud)
Départ à 10h30 des Yvelines en voiture
On arrive assez rapidement à Orly
Visite de l'aéroport(repérage pour le retour)
Petit plus on peut imprimer soi même l'étiquette et passer par le dépose bagage automatique (chouette 12.6 kg)
Ensuite repérage de la porte d'embarquement
Pause repas (12h)
12h10 passage des contrôle (très rapide)
12:40 embarquement
13h nous nous envolons pour Ajaccio
Quelques turbulences (malgré interdiction de se détacher deux personnes essayent d'aller aux toilettes
Durant le vol on nous sert boissons fraiches et chaudes (je n'ai rien eu à cause de ma vessie)
Je demande donc aux hôtesses si je peux y aller(à mes risques et périls)
Le voyage a été plus agréable
Au retour (après avoir servi les passagers les hôtesses sont revenues vers moi en me demanda t si ça allait mieux oui bien mieux
Pas mal de turbulences qui nous obligent à rester attacher
14h45 atterrissage sans encombre
J'ai remercié les hôtesses sans qui je pense je m'aurais fait dessus
Là en train d'attendre dans l'aéroport d'Ajaccio
Les points positifs
On peut tout faire à l'avance chez Air France
Le seul point négatif est de ma faute.
Pour notre septième séjour en Corse, nous avons choisi de revisiter quelques-uns des lieux les plus emblématiques, des Calanche de Piana jusqu'aux falaises de Bonifacio en passant par le golfe de Valinco. Voici le récit de ces dix jours sur l'île de Beauté...
Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/retourencorse
Ci-dessous le texte seulement accompagné d'une petite sélection de photos.
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Présentation
Pour ces vacances de printemps, nous avons d'abord pensé à la Sardaigne avant de nous raviser pour nous tourner vers une valeur sûre, la Corse et ce…pour la septième fois.
Avec ses sommets imposants, ses torrents limpides et ses magnifiques lacs de montagne, avec ces côtes sauvages et ses criques idylliques, la Corse est à la fois le paradis des randonneurs et celui des amateurs de plages et de mer.
Pour nous, la preuve n'est plus à faire, cela fait longtemps que nous sommes tombés sous son charme !
D'ailleurs, elle n'a presque plus de secrets pour nous, après l'avoir sillonnée de long en large, de la mer à la montagne, à plusieurs reprises entre 1998 et 2004. Mais en dehors de notre dernier séjour réalisé en mai 2007 sur le sentier "Mare a Mare", nous ne gardons qu'un souvenir très ténu de certains lieux.
Le but de ce nouveau séjour est donc de nous rafraîchir la mémoire et de voir ou de revoir quelques-unes des destinations les plus emblématiques de l'île, principalement situées dans le Sud et l'Ouest.
Le voyage est prévu en avion et nous louerons une petite voiture sur place.
D'un précédent séjour en mai, nous avons retenu qu'à cette période le beau temps n'est pas encore garanti et que si nous voulions mettre toutes les chances de notre côté, il était préférable de rester sur le littoral.
C'est pourquoi nous retenons trois étapes où nous passerons à chaque fois trois nuits : à Porto, Tizzano et Bonifacio avec une arrivée et un départ d'Ajaccio.
Dix jours en tout du 28 avril au 8 mai 2014.
Au programme, des randonnées avec, pourquoi pas, des baignades si la météo le permet.
Alors prêts à nous suivre sur les chemins corses ?

Premières senteurs de maquis sur le sentier du Capu Rossu
J1 : Lundi 28 avril 2014
Avec un départ matinal de Paris-Orly, nous bénéficions dès notre arrivée d'une grosse demi-journée. Certes, la météo n'est pas des plus fameuses, il fait gris sur Ajaccio et, sur la montagne, c'est encore pire. A ce compte-là, il nous faut immédiatement renoncer à notre projet initial de revoir le lac de Creno, situé à plus de 1300 mètres d'altitude. Recentrons-nous plutôt sur la côte.
Alors après avoir récupéré notre voiture chez Citer (une DS 3 quasi neuve), fait quelques courses dans le centre commercial de Mezzavia, nous mettons le cap vers le nord-ouest sur la D81 en direction de Porto où nous logerons les trois nuits à venir.
80 kilomètres nous en séparent et sur les routes corses, il faut bien compter deux bonnes heures pour les parcourir. D'autant qu'il est midi et qu'un arrêt pique-nique s'impose dès la sortie d'Ajaccio afin de faire honneur à la charcuterie locale et nous mettre définitivement dans l'ambiance.
A hauteur de Sagone, la route suit les contours du golfe jusqu'à Cargèse. En raison de la météo perturbée, la mer est blanche d'écume si bien qu'on pourrait se croire sur les bords de l'océan à Swakopmund ! Une image étonnante tellement éloignée de la belle Bleue à laquelle on s'attend.
Après un dernier passage dans les terres, nous voilà arrivés à Piana peu après 14 heures. C'est là que nous attend notre première randonnée du séjour… au Capu Rossu.
En ligne de mire, une tour génoise dressée sur une falaise de porphyre rouge surplombant le golfe de Porto.
Sur le parking, des randonneurs se targuent d'avoir fait la balade en un peu plus de deux heures. Le guide Rother indique trois heures et le document du Conservatoire du littoral cinq, nous espérons nous situer dans la moyenne. De fait, nous ne sommes pas là pour battre un record alors mora… mora comme diraient les Malgaches, d'autant qu'il faut remettre notre machine en route.
Entre romarins, cistes et arbousiers, nous suivons le petit sentier rocailleux (en descente… facile !) tout en humant avec bonheur l'air parfumé du maquis et la brise marine chargée d'embruns.
Le spectacle est à la fois sur l'eau avec ces monolithes surgissant des flots et sur la terre avec ces brassées de fleurs garnissant le sentier.
Les asphodèles nous font une véritable haie d'honneur !
Plus loin, des murets nous rappellent, qu'en un temps pas si lointain, le cap aujourd'hui déserté, était habité. Des constructions en pierre appelées casettes servaient au stockage de la paille et du blé et servaient d'abri aux hommes et aux bêtes.
L'une d'entre elles a été rénovée récemment.
Un tunnel végétal qu'on croirait taillé en conséquence offre un peu d'ombre aux randonneurs de passage avant de s'engager dans l'assaut final vers la tour.
Construite sur une falaise de plus de 300 mètres de haut, la tour génoise de Turghiu offre à 360 degrés à la ronde une vue époustouflante sur le paysage environnant avec une impression d'être à l'extrémité du monde…
Dommage que les nuages soient venus obscurcir le tableau.
Mais la descente nous donne l'occasion de quelques jolies vues supplémentaires.
Et après un nouveau passage près de la maisonnette et de son aire de battage, nous sommes de retour à la voiture à 18 heures.
Pari tenu : un peu moins de 4 heures en tout pour 7,7 km et 500 mètres de dénivelé… une belle mise en bouche pour cette première journée corse.
Il n'y a plus qu'à rejoindre Porto en passant par la route des Calanche de Piana, un parcours qui n'a rien à envier à Zion ou à Bryce avec ses énormes colosses de granit rouge. On aura l'occasion d'y repasser alors aujourd'hui sous un ciel à nouveau nuageux on ne s'arrête que brièvement juste avant Porto.
Serrée autour de sa tour génoise usée par les vents et battue par les vagues, au fond d'un golfe extraordinaire taillé à flanc de montagne, toute une palette d'hôtels et de restaurants font de cette "marine" une base idéale pour découvrir la côte et l'arrière-pays.
C'est là que nous posons nos valises à l'hôtel des Flots Bleus dans une petite chambre rénovée, avec une grande terrasse garnie de chaises longues, pile en face de la fameuse tour génoise.
La mer est démontée mais le fracas des vagues est atténué par le double vitrage. Nous pourrons donc dormir sur nos deux oreilles.
Mais avant cela, il est temps de se mettre à table au restaurant tout proche, "la Mer". Le menu se laisse aisément deviner !
Entre l'entrée et le plat, nous abandonnons momentanément notre table pour mettre le coucher de soleil dans la boîte, un des plus beaux de la Méditerranée, dit-on ! Somptueux effectivement !
Kilométrage au compteur au départ : 489 km Distance parcourue dans la journée : 102 km
Tour génoise du Capu Rossu
Dans les Calanche de Piana : du Capu d'Ortu aux Roches bleues
J2 : Mardi 29 avril 2014
La météo prévoit aujourd'hui la plus belle journée de la semaine alors pas d'hésitation, c'est le jour idéal pour entreprendre la randonnée vers le Capu d'Ortu qui, avec ses 1294 mètres d'altitude, est le point culminant des Calanche de Piana.
Estimation : 6 à 7 heures aller-retour.
Pas de grand trajet à faire en voiture, le point de départ se trouve comme hier dans le village voisin, cette fois au stade de Piana.
Altitude de départ : 480 mètres.
A 9 h 45 nous sommes fins prêts ! Pour que le photographe ait un champ d'action facilité, c'est moi qui porte tout (en dehors du matériel photo, bien sûr) : deux vestes, le pique-nique et quatre litres d'eau. Aïe, ça pèse !
A l'extrémité du stade, nous commençons par traverser une jolie pinède piquetée de bleu par le romarin en fleurs. Le sentier prend tout doucement de la hauteur. Le sac à dos me laboure les épaules. Courage !
Une fois sortis de la forêt, le paysage devient plus minéral puis la montée s'intensifie en direction d'Ortu.
A partir de Bocca di Piazza, le sentier disparaît totalement, il faut maintenant s'orienter en suivant les cairns (et aussi la trace du GPS, ça aide !).
Mais en entrant au royaume des taffonis (= gros trous en corse), ces cavités sculptées dans la roche par le vent et l'eau, le parcours devient plus ludique.
En son temps, ces paysages ont inspiré Maupassant dans "Une vie": "… ces surprenants rochers semblaient des arbres, des plantes, des bêtes, des monuments, des hommes, des moines en robe, des diables cornus, des oiseaux démesurés, tout un peuple monstrueux, une ménagerie de cauchemar pétrifié par le vouloir de quelque dieu extravagant".
En voici quelques spécimens :
De pierre en pierre, de caillou en caillou, de cairn en cairn, de marche en marche, on a l'impression de se rapprocher du Capu mais à chaque étage il se dérobe encore un peu plus.
Pourtant, les premières vues sur la mer confirment que nous avons bien avancé ! Cela fait plus de deux heures que nous crapahutons.
Devant nous se présentent plusieurs couloirs rocheux de plus en plus étroits qu'il faut escalader en y mettant les mains. Hervé a pitié de moi et me déleste du sac à dos, je me sens alors légère comme un cabri corse et surmonte allègrement les dernières difficultés.
Nous y sommes enfin ! Il est 13 heures !
A nos pieds, la marine et la plage de Porto ainsi que toute la côte jusqu'au golfe de Girolata et la réserve de Scandola ! Splendide !
Après avoir passé une heure à nous sustenter et nous reposer, il est temps d'amorcer la descente qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir.
Heureusement entre les vues panoramiques, les formations rocheuses remarquables et l'observation minutieuse de la flore, il y a de quoi s'occuper.
D'abord les fleurs…Orchidée, Ciste, Crocus
Encore des rochers "minces, ronds, tordus, crochus, difformes, fantastiques…" (Maupassant)
Une fois revenus à Bocca di Piazza, en optant pour la variante via les "Roches Bleues", il nous faut franchir une dernière chaîne de collines puis c'est l'ultime descente à travers une châtaigneraie avant le retour à Piana.
Une procession de pénitents nous coupe la route ;-)
Enfin le stade est en vue. Il est 17 heures. Nous sommes fourbus mais ravis.
Une randonnée exceptionnelle, une des plus belles de Corse selon les guides.
En tout : 13 km, 900 mètres de dénivelé, 7 heures, pauses comprises.
Sur le trajet du retour vers Porto, le chalet des Roches Bleues tombe à pic. Sa terrasse offre une pause rafraîchissante tout en bénéficiant des meilleurs points de vue sur les Calanche.
Plus tard, pour nous requinquer définitivement, nous nous attablons au "Monte Rosso", attirés à la fois par le monde (une salle pleine, c'est bon signe) et par les accords de guitare de Gilbert.
Dans la nuit, la tour génoise brille de mille feux sur fond de soleil couchant.
Distance parcourue dans la journée : 23 km
Taffoni sur le sentier du Capu d'Ortu
De Porto à Piana : Château fort et Bocca Lenzana
J3 : Mercredi 30 avril 2014
Nos muscles gardent la trace des 900 mètres de dénivelé d'hier. Nous ne sommes donc pas mécontents de voir le ciel s'obscurcir ce matin et même quelques gouttes de pluie toucher le sol de notre terrasse, nous donnant le prétexte d'une (petite) grasse matinée.
Une heure plus tard, les nuages se sont disloqués mais devant le temps toujours incertain, nous décidons de ne pas entreprendre de randonnée longue mais plutôt deux courtes, histoire de pouvoir battre en retraite si le temps devenait menaçant. Entre les deux, un retour à l'hôtel sera bienvenu.
Le point de départ, toujours situé entre Porto et Piana, est encore moins éloigné que celui d'hier.
Le sentier de la Tête du Chien au Château Fort est un parcours très fréquenté. Mais si certains s'y lancent endimanchés, il n'est pas aussi aisé que ne le laisse présager le panneau de départ indiquant trente petites minutes seulement.
En effet, on accède au Château fort par un sentier escarpé essentiellement en descente (il faudra donc remonter au retour ;-) à travers une galerie de rochers dont voici un exemplaire :
La Tête de Chien ? Non, j'y verrais plutôt une tête de poule !
Tout au bout, arrivée sur un plateau rocheux où la vue porte à la fois… .. sur le village de Piana joliment lové entre les roches rouges .. sur le Château fort, colosse de pierre pareil à une forteresse se dressant au dessus des flots d'un bleu profond .. sur l'ensemble du golfe de Porto.
Il est presque midi et à nouveau de gros nuages noirs n'augurent rien de bon. On sera mieux sur la terrasse de notre chambre pour observer l'évolution des conditions météorologiques. Finalement, ça s'arrange et en début d'après-midi, il est possible d'envisager une nouvelle sortie.
Après avoir étudié une carte IGN vieille de plus de 10 ans, nous pointons une boucle sur les hauteurs de Porto sans vraiment savoir si ce chemin existe toujours et si nous pourrons mener la randonnée à son terme. Nous partons donc un peu vers l'aventure.
Première difficulté : trouver le point de départ sur la D81 à la sortie de Porto, sur la route en direction de Calvi. Après un faux départ sur un semblant de trace envahie de ronces, nous étions sur le point d'abandonner quand, quelques mètres plus bas, Hervé découvre un accès via une corde.
Eureka, ça ne peut être que là !
Nous nous frayons un chemin entre genêts et cistes de Montpellier. Ces derniers sont couverts d'une sorte de mousse blanche, appelée crachat de coucou, et fabriquée par des larves de Cercopes.
Gloups, nos vêtements absorbent un peu de cette mousse au passage.
Sous ces arbustes, on trouve parfois le Citinet du Ciste qui vit à leurs pieds et le parasite.
Après avoir surplombé la mer pendant un moment, notre sentier débouche sur une voie carrossable presque verticale. On la suit jusqu'à 520 mètres d'altitude.
A cet endroit et comme prévu par notre bonne vieille carte, nous trouvons à droite un large chemin marqué d'un ruban, semblant aller dans la bonne direction.
Il permet une vue différente sur la baie, sur l'envers des Calanche… avant de nous ramener plus vite que prévu sur la fameuse piste carrossable que nous venions de quitter.
Sans plus chercher davantage, nous retournons sur nos pas jusqu'à notre point de départ, essuyant une deuxième fois les crachats de coucou mais découvrant au passage quelques fleurs remarquables.
De gauche à droite : Muscari à toupet (Muscari comosum), Pancrace d'Illyrie (Pancratium illyricum) Cyclamen sauvage (Cyclamen repandum) Hélianthème à gouttes (Tuberaria guttara)
Conclusion : le terrain a dû être modifié depuis l'édition de notre carte. Voici le tracé de notre balade (en rose l'aller, en jaune le retour) par rapport à celui envisagé (trace en noir).
Finalement, nous ne sommes pas mécontents d'en avoir parcouru une version raccourcie (deux heures en tout) car l'originale aurait sans doute été trop longue.
Pour clore l'après-midi, nous poussons en voiture jusqu'à la plage de Bussaghia aperçue depuis les hauteurs de Bocca Lenzana, une plage de galets roulés par les vagues.
La paillotte de plage n'étant pas encore opérationnelle, retour à Porto pour un verre chez le glacier des Flots Bleus.
Notre séjour à Porto s'achève par un nouveau dîner au Monte Rosso surtout pour les talents musicaux de Gilbert. Demain, route vers le golfe de Valinco et Tizzano.
Le Château fort

Premier mai au Capu di Muru
J4 : Jeudi 1er mai 2014
Grand ciel bleu ce matin. Dommage que ce début de matinée soit prévu pour rouler. En effet, après un dernier coup d'œil sur les roches rouges de Piana, nous prenons la route dès 8 h 30 pour rejoindre le golfe de Valinco.
Dernière image des Calanche ! On distingue les premiers bateaux menant les touristes vers la réserve de Scandola. Cloués au port depuis trois jours en raison de la météo, ils sont à nouveau de sortie.
Ce soir, nous sommes attendus à Tizzano mais avant, nous voulons prendre le temps de découvrir le Capu di Muru, élancé entre le golfe d'Ajaccio et celui de Valinco. C'est un coin que nous n'avions encore jamais exploré lors de nos précédents séjours. Après en avoir vu des photos, il était impensable de ne pas y faire un détour.
Il est presque midi quand nous atteignons le parking, déjà saturé, de Cascionu. Précisons qu'il fait très beau, que nous sommes le premier mai et que le stationnement ne comprend pas plus de 5 ou 6 places. En saison, ça doit être infernal !
Après un rapide pique-nique à l'ombre d'un énorme eucalyptus (c'est déjà ça de moins à porter), nous nous mettons en route vers le premier point d'intérêt du cap : sa tour génoise.
Achevée en 1599, elle fait partie d'un ensemble de six unités défensives réalisées au XVIème siècle sur la demande des populations alentours.
Sa terrasse sommitale offre au promeneur un belvédère de premier choix avec un panorama exceptionnel sur le golfe d'Ajaccio (on devine la capitale corse au loin) et sur la mer aux eaux turquoises en contrebas.
Si la plupart des randonneurs se contentent de visiter la tour et puis s'en vont, le cap offre bien plus d'attraits à ceux qui poursuivent la balade.
Alors bien sûr, nous poursuivons ;-)… vers la Casa di Capu Muru d'abord, une belle bâtisse qui servait de logis à des agriculteurs et où l'on fabriquait autrefois du fromage.
Un peu plus loin, des amateurs d'ornithologie nous mettent sur la voie de… ces Guêpiers d'Europe au plumage chatoyant. Sans eux et leur appareil photo à rallonges, nous serions passés à côté.
Quittant maintenant la crête par un défilé rocheux livré au maquis , nous trouvons en bord de mer un univers aride et fantasmagorique, peuplé de taffoni étranges, modelés par la force du vent et de la mer.
Notre imagination vagabonde au gré des chaos rocheux. Marteau ? Bateau échoué ? Champignon ? Monstres ? Profils inquiétants ? Foule de curieux ?
Seul, à l'horizon, la légèreté d'une voile, apporte un peu de douceur à ce monde brut de granit.
Au pied du phare, dans cette ambiance tourmentée, les pêcheurs ont construit une chapelle et sont allés jusqu'à planter oratoires et crucifix au sommet des rochers les plus escarpés afin que la Madonuccia les protège du naufrage. Un lieu de paix et de recueillement témoignant de la ferveur de la population locale !
Le sentier poursuit ensuite plus classiquement le long de la côte, dévoilant de petites criques rocheuses aux eaux cristallines. J'ai hâte de m'y baigner.
Mais la sente à peine visible menant à la Cala di Muru n'est pas facile à trouver. Sa balise toute rouillée cachée dans un fouillis d'arbustes a dû induire en erreur plus d'un promeneur. Nous finissons néanmoins, après quelques égarements, à atteindre la plage bien cachée, ramenant au passage d'autres randonneurs sur la voie.
Au bord de l'eau, de petites touches noires retiennent notre attention. De loin, on dirait des moules !
Des moules ? Pas vraiment !
En y regardant de plus près, elles ressemblent à de petits radeaux à voile.
Nous l'apprendrons plus tard, ce sont des vélelles, des cousines des méduses, en fait une colonie de polypes spécialisés. Elles s'échouent par centaines sur les plages au printemps et au début de l'été dégageant une odeur certaine.... La Corse ainsi que les côtes italiennes ont dû faire face à un phénomène de recrudescence en ce début mai.
En tout cas, cela ne nous a empêchés de prendre en ce premier mai notre premier bain de mer de l'année. L'eau était fraîche (14/15 degrés), température comparable à celle de Bretagne en plein été. Après plusieurs heures de marche, ça fait un bien fou.
Bien détendus, nous pouvons attaquer la fin de la randonnée. Et pour ce final, il valait mieux être d'attaque. Le guide Rother avait prévenu que le chemin était embroussaillé, c'est peu dire, il est complètement envahi. J'ai beau marcher les bras en l'air, je me fais lacérer tous les membres par les buissons.
Mais ce final un peu délicat n'a pas réussi à entacher le caractère exceptionnel de la randonnée. Nous avons été conquis par le Capu di Muru, par sa tour, ses amas rocheux, et sa plage bien cachée. Encore une superbe journée !
En tout 10 km, 250 mètres de dénivelé, 5 heures, pauses et baignade comprises.
Il nous faudra encore deux bonnes heures pour rejoindre Tizzano. Que les petits trajets corses sont longs !
Mais à l'hôtel du Golfe nous serons choyés. Dès notre arrivée, Gilles le patron attrape nos deux valises pour les monter au premier étage où se trouve notre chambre (des habitudes perdues autre part).
Une chambre douillette équipée d'un frigo (un excellent point !) avec balcon et vue sur le golfe de Valinco (au premier plan, une nappe de vélelles).
Pour le dîner, Gilles nous recommande le restaurant "Chez Antoine" dans le village, un excellent choix, aussi bien pour le service que pour le cadre et le contenu des assiettes. Macarons à la framboise en dessert… On reviendra !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 185 km
Près du Capu di Muru
De Tizzano à Senetosa et à Cala di Conca par le sentier du littoral
J5 : Vendredi 2 mai 2014
Je pressentais que nous allions être choyés à Tizzano. Notre impression se confirme dès le petit déjeuner. Pour le même prix que celui servi à Porto (en Corse, les petits déjeuners ne sont pas compris dans le prix de la nuitée), il est plus consistant, plus varié et les produits proposés sont de bien meilleure qualité.
En revanche, côté météo, c'est plutôt tristounet ce matin. Les nuages, cantonnés à l'intérieur de l'île jusqu'à présent, sont en train de déborder sur le littoral, donnant même un peu de pluie.
Mais finalement le proverbe islandais "si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes" pourrait tout autant s'appliquer dans le cas présent. Il a suffi d'attendre un peu et effectivement… vers 10 heures, le soleil pointe son nez.
Inutile de faire beaucoup de route, la randonnée prévue débute à Tizzano. Nous aurions même pu partir de l'hôtel mais un petit préacheminement en voiture nous fait économiser deux fois trois quarts d'heures de marche, ce qui n'est pas rien dans une randonnée estimée à 16 kilomètres.
Après avoir garé notre petite DS sur le parking de la paillotte de la Cala di Barcaju nous commençons notre parcours pédestre.
Là encore nous aurions pu poursuivre jusqu'au parking récemment aménagé par le Conservatoire du littoral, ce même gestionnaire ayant un peu brouillé les pistes au départ en modifiant les accès (par rapport aux indications lues dans le Rother)
Bref, après quelques tâtonnements, nous voilà sur la bonne voie en compagnie d'un autre couple bien content de profiter de notre documentation. En fonction de nos arrêts photo réciproques, ils vont nous devancer ou nous suivre un bon moment.
Dès le début, cette jolie plage va nous retenir un instant, notamment pour ce dallage évoquant le "pavé d'église " islandais de Kirkjubaejarklaustur. Mais les gourmands pourraient aussi y voir des petits pains carrés farinés ;-)
A la Cala Longa, première difficulté du parcours. Au fond de cette crique sableuse, il s'agit de traverser une accumulation de posidonies baignant dans l'eau de mer. Le passage est délicat si l'on veut éviter de mouiller ses chaussettes. Nos corandonneurs abdiquent. A partir de ce moment-là, nous poursuivons seuls et ne verrons plus personne jusqu'au retour à ce point précis dans l'après-midi.
Pourtant, c'est là que commence la partie la plus intéressante… avec tous ces guetteurs de pierre jalonnant l'itinéraire : à terre, le fantôme à la cagoule et l'ours, en mer l'écueil de la dent du bandit et le rocher de la tortue, indique le document du Conservatoire du littoral.
Le fantôme à la cagoule, serait-ce celui-ci ?
Ou bien celui-là ?
En tout cas, il n'y a pas d'erreur possible pour le rocher à la tortue, c'est sans hésitation celui-ci !
Quant à l'écueil de la dent du bandit, nous ne l'avons pas vu, à moins que ce soit celui-là. Moi, il m'évoque plutôt un monstre marin pataugeant dans les flots.
Surplombant le monstre des mers, on aperçoit maintenant le phare de Senetosa, original par ses deux tours blanches culminant à une quinzaine de mètres de hauteur. Allumé en 1892 et éclairant à 22 miles vers le large la route maritime entre le golfe d'Ajaccio et Bonifacio, il a connu jusqu'en 2008 plusieurs générations de gardiens.
Nous dépassons le cap, poursuivant le long de cette côte rocheuse très découpée.
A l'approche de la Cala di Conca, le maquis prend des airs de jardin d'agrément aux buissons bien taillés. Est-ce l'œuvre d'un jardinier zélé du Conservatoire du littoral ou tout simplement celle de Dame Nature ? Bluffant en tout cas.
Une pause à Conca est alors bienvenue. Il est déjà 14 heures. Après notre pique-nique, nous laissons notre baguette de pain rassise aux goélands mais c'est un corbeau qui en profite.
Le sentier du littoral continue jusqu'à Campomoro, encore une quinzaine de kilomètres en plus, mais pour nous, il est l'heure de faire demi-tour.
Le retour se fait par la variante U Truonu, à distance de la côte, nous permettant de monter jusqu'à la tour de Senetosa. Construite en 1609 et dirigée traditionnellement par des notables sartenais accompagnés de quelques soldats, elle sera abandonnée en 1713 pour ne servir que de signal.
Hervé combat son vertige en grimpant par une échelle de fer jusqu'au sommet afin de nous ramener cette vue sur les alentours.
Après nous être focalisés sur la côte à l'aller, nous prenons à présent le temps d'explorer les zones humides cachées derrière les cordons dunaires pour y découvrir iris et orchidées sauvages.
Après toutes ces découvertes reste à réitérer l'exploit d'hier, nous tremper dans l'eau de la Cala di Murta Spana, sous l'œil ébahi de quelques touristes encapuchonnés. Avec tous ces kilomètres dans les jambes, nous avons bien chauffé et cette baignade tombe à point pour faire baisser notre température corporelle. L'eau est délicieuse !
En tout : 17,5 km avec 500 mètres de dénivelé, 7 heures en tout dont 5 heures et demie de marche effective.
Après avoir pris l'apéro offert par le patron, comme tous les soirs, il est l'heure de nous enquérir d'un lieu pour dîner.
Puisque "chez Antoine" nous a donné entière satisfaction hier, pourquoi changer ? Le seul petit changement concerne l'emplacement de notre table. Si hier il était supportable de s'attabler en terrasse, ce soir un petit vent frais nous fait opter pour la salle. Le dîner, lui, est toujours à la hauteur ! Jamais deux sans trois ? On avisera demain.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 7 km
Sur le sentier de Tizzano à la Cala di Conca
L'Uomo di Cagna et les menhirs de Cauria
J6 : Samedi 3 mai 2014
Ce matin, le très beau temps sur la côte laisse espérer des conditions similaires dans l'arrière-pays alors profitons-en. Dès 9 heures, direction le village de Monaccia d'Aullène puis le hameau de Giannuccio à 50 km de notre base. Nous espérions trouver du ravitaillement sur le trajet mais rien. Tant pis, il nous reste bien quelques friandises à grignoter, ça devrait suffire.
Nous sommes tout étonnés d'être les premiers sur le parking, d'autant que nous sommes samedi. Il est sans doute encore un peu tôt.
Le but de cette journée est de revoir l'Uomo di Cagna, un énorme bilboquet rocheux, un "Balanced Rock" corse, en équilibre instable à 1217 mètres d'altitude, visible à des kilomètres à la ronde et point de repère autrefois pour la navigation.
Une randonnée que nous avions déjà réalisée en 1998 avec nos enfants alors âgés de 10 et 13 ans. Plus de 15 ans plus tard, c'est l'occasion de vérifier si contrairement à nous l'Uomo n'a pas changé.
Altitude de départ : 470 mètres.
Contrairement au littoral, le ciel est ici légèrement voilé.
La montée est douce sur un sentier bien tracé, se faufilant à l'ombre des bruyères et des chênes verts. A nos pieds, le village de Giannucio.
Déjà, plusieurs rochers révèlent les silhouettes insolites d'une ménagerie rocheuse et d'un peuple de pierre qui annoncent leur maître commun, le fameux Uomo.
Ici, une armée de cavaliers casqués veille sur son roi.
Là, c'est le loup du Petit Chaperon rouge qui monte la garde.
Au bout d'une heure, le sentier pénètre sous les pins maritimes tandis qu'au loin on aperçoit déjà le rocher vacillant.
Au sortir de la pinède, la partie se corse. L'Uomo se mérite et le parcours final est semé d'embûches.
D'abord, des blocs rocheux disséminés dans un enchevêtrement d'arbustes qu'il faut franchir en s'aidant des mains. Autant ranger les bâtons de marche, ils nous handicapent plus qu'autre chose. Certains troncs sont complètement lisses à force que les randonneurs s'y agrippent.
A ce stade, un message d'encouragement ne fait pas de mal !
Puis les arbres se raréfient, la végétation se rabougrit. Nous entrons dans un monde minéral dominé par l'Uomo di Cagna.
Mais s'en approcher réclame encore quelques efforts supplémentaires.
Non, nous n'y sommes pas encore. Celui-ci n'est qu'un de ses subalternes.
Finalement, le balisage nous conduit d'abord de l'autre côté de la crête jusqu'à un portail rocheux. Nous sommes les premiers sur le site. Il est près de 13 heures.
Profitons-en pour manger un petit morceau, surtout qu'entre temps, le ciel s'est couvert et qu'il commence à pleuvioter.
C'est à ce moment-là qu'une famille avec deux enfants accompagnée d'un chien nous rejoint.
Le père et sa fille tentent de se rapprocher de la tête de l'Uomo. Rappelons que la première ascension de l'Uomo (avec des cordes) date de 1970 seulement.
Quant à nous, en raison des nuages qui progressent, nous préférons ne pas insister et rebrousser chemin au plus vite, nous contentant de lui tirer le portrait au téléobjectif.
Pourtant, en 1998, je posais juste sous son épaule !
Bilan : il n'a pas pris une ride. Quant à moi, c'est une autre histoire ;-)
A 15 h 15, nous sommes de retour à la voiture, ravis d'avoir pu refaire cette randonnée après tant d'années.
En tout : 10 km, 850 mètres de dénivelé et 5 heures pauses comprises.
Comme il est encore tôt, je persuade Hervé de faire un arrêt sur le trajet du retour au site mégalithique du plateau de Cauria, non loin de Tizzano. Il accepte à condition qu'il n'y ait pas de marche à faire. Juste des arrêts photo, lui ai-je promis.
Il faut quand même marcher un peu, près cinq kilomètres en tout, mais chut… faut pas le dire !
Arrivé au parking, il rouspète un peu puis finit par m'emboîter le pas pour voir à quoi ressemblent ces pierres mégalithiques.
Ma foi, sans être renversants, ils ont une bonne bouille et offrent une caution culturelle à ce séjour essentiellement tourné vers la nature.
Mais finalement plus que les pierres, ce sont des arbres remarquables dans un environnement bucolique qui vont nous inspirer.
Un chêne taillé par le vent !
Un autre noyé dans une mer d'asphodèles !
Enfin ce magnifique chêne-liège !
C'est sur ces images de colosses que nous rentrons à Tizzano. Comme hier, Gilles nous offre l'apéritif, accompagné de fèves crues fraîchement cueillies (surprenant mais très bonnes !)
Mais contrairement aux soirs précédents, nous faisons faux-bond à Antoine en choisissant son voisin mitoyen, l'Escale. Un dîner express avec formule veau aux olives et tarte aux pommes (une cuisine familiale pour un bon rapport qualité/prix) qui nous permet d'assister à notre retour aux dernières lueurs du soleil couchant.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 115 km
L'Uomo di Cagna
Du sentier des Bruzzi aux falaises de Bonifacio
J7 : Dimanche 4 mai 2014
Il est temps de quitter Tizzano pour une nouvelle étape. Pour les trois prochaines nuits, nous avons une réservation à Bonifacio, ville incontournable de l'Extrême Sud corse que nous prendrons plaisir à revoir.
Moins de 70 kilomètres nous en séparent mais en cours de route, nous comptons emprunter quelques chemins de traverse.
C'est ainsi qu'à hauteur de Pianotolli, nous prenons la direction de la mer afin de rejoindre la presqu'île faisant face aux îles des Bruzzi où le Conservatoire du littoral a balisé un circuit de randonnée de deux heures.
A 10 h 15 nous sommes à pied d'œuvre. Il fait beau malgré la présence de quelques nuages.
Très vite, le regard permet d'embrasser le spectacle de cette péninsule déchiquetée où cistes et arbousiers dégringolent jusqu'à la mer.
Chaque baie rocheuse nous dévoile son lot de surprises.
Ici… un genévrier solitaire tente de résister tel un désespéré aux assauts du vent et des vagues.
Là… Vénus de granite et destrier sauvage ont investi cet écueil protégé.
Puis, au détour du sentier, quelle ne fut notre surprise de rencontrer la même famille qu'hier à l'Uomo di Cagna. Il faut croire que la Corse est petite.
Alors qu'ils se posent sur la plage pour pique-niquer, nous pressons le pas, le ciel se couvre de plus en plus sur l'arrière-pays. Des coups de tonnerre annonciateurs d'orage résonnent dans la montagne.
Nous terminons le parcours au pas de course et sous la pluie. En arrivant à la voiture, nous échappons de justesse au déluge.
Bien calfeutrés dans notre voiture, nous poursuivons sous des trombes d'eau en direction de Bonifacio, jusqu'à l'Ermitage de la Trinité qui devait être le point de départ de notre balade de l'après-midi.
Il pleut toujours. Nous hésitons… avant d'annuler purement et simplement cette deuxième randonnée.
Mais avant de quitter l'ermitage, nous ne manquons pas de profiter de la très belle vue qu'offre le site sur la Ville Haute de Bonifacio. Le bâtiment à plusieurs étages qui se détache à droite sur la photo, c'est l'hôtel Santa Teresa que nous avons retenu. 795 C'est finalement là que nous nous replions en attendant que la pluie cesse.
Waouh ! Très bel hôtel dans la Ville Haute. Chambre design, très cosy, avec balcon et vue sur les falaises jusqu'au phare de Pertusato. Nous adorons !
Mais déjà les dernières gouttes de pluie font place à un ciel de plus en plus bleu, nous arrachant très vite à notre chambre.
C'est parti pour une nouvelle découverte de la "capitale pittoresque de la Corse" avec ses falaises crayeuses, taillées par le vent et les embruns, sur lesquels les Génois ont construit un fort et toute une ville fortifiée, ceinte par trois kilomètres de remparts.
Et au pied de la ville, un fjord, un goulet, bref une calanque qui fait de Bonifacio un des plus beaux mouillages de Méditerranée.
Une cité à ne pas manquer !
Nul besoin d'aller bien loin pour jouir des meilleures vues.
Juste à côté de l'hôtel, la promenade St François permet de balayer du regard les falaises blanches jusqu'à la pointe Sud de la Corse.
A l'opposé, le chemin de ronde fait face au phare de la Madonetta, trônant fièrement à l'entrée du port.
Puis la balade se poursuit dans la vieille ville au gré des ruelles et des placettes, entre églises et chapelles, entre bastion et citadelle, entre remparts et fortifications jusqu'au soir.
Enfin, au hasard d'une rue, dans une petite maison accrochée à la falaise, une petite salle à manger de six tables chez U Castillè nous tente vraiment. En réservant la seule table près de la fenêtre, nous prenons le temps d'apprécier le dîner tout en profitant de la vue.
Ce séjour à Bonifacio s'annonce sous le meilleur jour !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 74 kilomètres.
Sur le sentier des Bruzzi
Du sommet de la Vacca Morta aux plages de Porto-Vecchio
J8 : Lundi 5 mai 2014
Un hôte un peu particulier s'invite à notre table de petit déjeuner, quémandant quelques miettes par la fenêtre ouverte.
Soleil et ciel bleu de bon matin nous incitent à privilégier une randonnée en montagne, près du petit village de L'Ospédale, à 50 kilomètres de Bonifacio.
Comme nous ne serons pas loin de Porto-Vecchio, il est prévu au retour de passer par l'une des plus belles plages de la région, celle de Palombaggia.
Mais tout d'abord, mettons le cap sur L'Ospédale et sa Punta di a Vacca Morta. C'est une randonnée que nous pensons déjà avoir faite en 2002 : on en garde une impression générale positive bien que l'on ne se souvienne pas vraiment des détails.
Alors c'est à la fois pour tester notre mémoire et la rafraîchir que nous l'entreprenons.
Le village de L'Ospédale ne nous est pas inconnu. En effet en le traversant il apparaît clairement que nous sommes déjà passés par là.
Mais à l'époque on a dû débuter la randonnée au refuge local en se contenant d'un aller/retour à la Punta di a Vacca Morta. Aujourd'hui en revanche, nous avons prévu une variante en boucle proposée par le guide Rother dont le point de départ se trouve au col de Mela.
Le col culmine à plus de 1000 mètres, c'est l'altitude de départ la plus élevée de toutes nos randonnées du séjour.
Un petit pull n'est pas de trop au démarrage, pull qui sera rapidement remisé au fond du sac dès que le soleil va prendre un peu de hauteur.
La progression est agréable, presque sans effort, entre pins, maquis et bouquets d'hellébores.
C'est ainsi qu'au bout d'une heure nous voyons déjà se profiler la croix sommitale.
Là-haut, la vue est incroyable : à l'est le golfe de Porto-Vecchio, au nord le barrage de L'Ospédale et le massif de Bavella et à l'ouest le golfe de Valinco.
Au loin, les plus hauts sommets de l'île sont encore enneigés.
Vue sur le lac de retenue de L'Ospédale (au premier plan) et le golfe de Porto-Vecchio à l'arrière-plan.
Finalement, une randonnée facile avec un excellent rapport panorama/difficulté qui la rend accessibles aux familles, nombreuses sur place ce jour-là.
On se bouscule presque au sommet !
Quant à nous, il nous reste à boucler le tour en commençant par une descente raide et pierreuse jusqu'au refuge de Cartalavonu. De là, nous longeons la route pendant un kilomètre avant de traverser une pinède par le "sentier des taffoni".
Dans la forêt, le sous-bois est tapissé de cyclamens et de violettes.
Retour au col de Mela à 13 h 30. Bilan : 8 kilomètres, 400 mètres de dénivelé, 3 heures pauses comprises.
La température en forêt ne dépassant pas 14 à 15 degrés, nous sommes impatients d'aller nous réchauffer sur le littoral. Au fil de la descente entre L'Ospédale et Porto-Vecchio, nous voyons le thermomètre grimper à vue d'œil pour finalement afficher 23 degrés en bord de mer.
Le projet de l'après-midi est de se baigner et de se poser sur l'une des plus belles plages de Porto-Vecchio voire de la Corse, en tout cas notre préférée, celle de Palombaggia.
Mais les accès aux plages ont dû être modifiés en dix ans. Nous avons un peu de mal à reconnaître les lieux, surtout que cette fois-ci nous arrivons par l'accès sud de la route de Picovaggia alors qu'habituellement nous accédions par le nord.
Finalement, nous nous sommes arrêtés à la plage de Tamaricciu, sublime par ailleurs, sans doute aussi belle que sa voisine Palombaggia.
Pins parasols et rotonde, plage de sable blanc et côte rocheuse abritée, eaux turquoises, déployés en contrebas d'un maquis serré contribuent à faire de ce site un endroit absolument idyllique.
Dans ce contexte, impossible de résister ! Le photographe abandonne aussitôt son appareil pour se jeter à l'eau. J'en fais de même… après avoir rangé l'appareil photo ;-)
Puis après la baignade, une petite séance de bronzette ne fait pas de mal, histoire de renouveler son stock de vitamine D après l'hiver.
Enfin, avant le retour à Bonifacio, nous avions envie de revoir la plage de Rondinara, dont nous gardions le souvenir d'une magnifique plage toute ronde. Elle est certes très belle aussi, mais un cran au-dessous de celle de Tamaricciu.
Allez, pour finir en beauté, une dernière vue de Tamaricciu… pour le plaisir des yeux !
Une très belle journée estivale qui se finit sur les Terrasses d'Aragon à goûter des spécialités corses : raviolis au brocciu et fiadone !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 121 km
Plage de Tamaricciu (Porto-Vecchio)
Bonifacio : du col St Roch au phare de Pertusato
Mardi 6 mai 2014
Aujourd'hui matinée sans voiture : nous partons directement depuis notre hôtel.
Après avoir rejoint le col St Roch au pied du Bastion, nous empruntons le chemin qui s'étire en bordure de falaise et file jusqu'au sémaphore, puis jusqu'au phare.
C'est une balade que nous avons sans doute déjà faite en novembre 2002 mais au printemps elle présente un intérêt différent, tout en offrant des vues fabuleuses sur Bonifacio.
Dès le début du sentier, la ville se laisse admirer dans la lumière matinale.
Puis un peu plus loin, c'est le "Grain de sable" qui se dore au soleil ! Morceau décroché de la falaise et planté dans la mer, il est devenu un îlot.
Toujours aussi attrayante d'encore plus loin !
Pourtant à cette distance, avec un coup de zoom, l'hôtel Santa Teresa semble tout proche.
Après avoir dépassé le sémaphore, cap sur la pointe extrême de la Corse, le Capu Pertusatu où nous sommes étonnamment… seuls !
Mais plus que le cap ou le phare, c'est la plage en contrebas qui nous attire, celle de St Antoine.
Plutôt que d'y accéder en faisant le tour, Hervé nous fait passer au plus direct, par une descente un peu scabreuse à flanc de falaise. Heureusement qu'il y a quelques racines pour s'agripper !
La plage est merveilleuse et ce navire de pierre échoué donne un cachet supplémentaire à ce ruban de sable.
Nous nous attardons les pieds dans l'eau pendant un long moment. La Sardaigne semble si proche qu'on pourrait presque la toucher et les îles Lavezzi sont à un jet de pierre. L'endroit est paisible, la mer calme, le sable doux, l'eau claire… c'est le bonheur !
Une douce rêverie qu'il va être dur d'interrompre pour reprendre le chemin du retour sur lequel les promeneurs se suivent maintenant en file indienne ou… presque !
Quant à nous, nous en profitons pour observer les fleurs qui se déclinent en bouquets roses et jaunes de part et d'autre du sentier.
En jaune et rose, toute un assortiment de variétés !
Enfin, à l'approche de la ville, une dernière vue sur ces maisons typiques agglutinées à la falaise et dont on se demande par quel mystère elles tiennent toujours.
Une très belle randonnée, absolument incontournable lors d'un séjour à Bonifacio.
En tout 10 km, 300 mètres de dénivelé, 4 heures et demie depuis notre hôtel, pauses comprises.
Avec 24 degrés à l'ombre, quoi de mieux qu'un coin de plage pour l'après-midi. Alors direction Piantarella (en voiture) puis la plage de Petit Sperone (à pied) pour un repos bien mérité.
On se croirait presque en été !
On ne peut pas quitter Bonifacio sans goûter la spécialité locale, les fameuses aubergines à la bonifacienne. Alors en entrant au Stella d'Oro, le choix du plat est vite fait et nous ne le regretterons pas !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 18 km
Plage de St Antoine (Bonifacio)
Un dernier détour à Campomoro avant le retour à Ajaccio
J10 : Mercredi 7 mai 2014
Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est déjà le dernier jour de notre équipée corse. Avant le retour à Ajaccio en début d'après-midi, nous disposons d'un peu de temps à consacrer à une dernière randonnée mais compte tenu des temps de trajet il ne faudrait pas excéder deux heures de marche.
Ça tombe bien, dans ma sélection de balades, il y en a une qui fait pile cette durée… à la pointe de Campomoro à mi-parcours entre Bonifacio et Ajaccio. Alors en route !
Si le début du trajet vers Campomoro se fait sur la N196 très roulante, la suite est une succession de petites routes étroites et sinueuses typiquement corses.
Au bout d'une heure et demie, la pointe rocheuse coiffée de sa tour génoise massive s'offre enfin au regard.
Un village attachant, une belle plage de sable, quelques barques de pêcheurs, quelques voiles multicolores : le décor est planté. Les chaussures sont aussitôt enfilées pour fouler les derniers arpents corses.
En faisant le tour de la pointe, le contraste entre les paysages est saisissant : à l'est, bien à l'abri de la forteresse génoise, le maquis s'élève à la recherche de lumière alors qu'à l'ouest, tournée vers le large, la végétation n'a pas loisir à grandir.
Là, dans l'anse des Génois, ce sont toujours ces fameux taffonis qui règnent en maîtres, offrant au promeneur leurs silhouettes tourmentées.
Bien que la balade se poursuive indéfiniment le long du littoral, il est temps pour nous de l'interrompre en coupant par les terres via la boucle I Pozzi qui, entre murets et bergeries, nous livre les clés d'un passé agricole datant d'une centaine d'années .
Nous sommes pile dans les temps. Après un pique-nique sur la plage, suite du trajet en voiture vers Ajaccio où nous avons prévu d'arriver vers 15 heures.
Au col St Georges, nous reconnaissons l'auberge dans laquelle nous avions fait étape sur le Mare a Mare en 2007.
A 15 h 30, nous nous garons devant l'hôtel San Carlu à Ajaccio : pari (presque !) tenu !
En face de la Citadelle, tout près des quais et à deux pas de la vieille ville, l'hôtel San Carlu est extrêmement bien situé et la chambre à notre goût.
De la citadelle, possession militaire, nous ne verrons pas un seul occupant mais assistons amusés au manège des ânes et aux acrobaties des chèvres dans le fossé qui l'entoure ;-)
La fin de l'après-midi nous laisse le temps de flâner sur le bord de mer, de nous perdre dans les petites ruelles de la vieille ville avant de trouver une bonne table pour ce soir.
Parmi les suggestions de notre réceptionniste, aucune ne nous inspire et c'est au feeling que nous choisissons le Bosco… nous avons bien fait !
Demain, retour sur le continent avec dans nos valises quelques confitures dont les parfums de figue, de myrte, de clémentine et de cédrat permettront tels des madeleines de Proust de prolonger le voyage pendant quelques temps encore.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 157 km Distance totale sur l'ensemble du séjour : 850 km
Sur la pointe de Campomoro

Le mot de la fin
Impressions générales
Cela fait longtemps que nous sommes fans de la Corse, ce nouveau voyage n'a fait que renforcer notre sentiment. Nous avons adoré et n'avons qu'une hâte, y retourner !
Le temps a été agréable pendant ces dix jours même si par moments le soleil a parfois joué à cache-cache avec les nuages. Au final il n'y a eu que quelques heures de pluie qui ont eu peu d'impact sur nos activités.
Le choix de trois destinations pour dix jours a été parfait. On a pu réellement se poser à chaque fois deux journées pleines pour profiter des environs.
Nos coups de cœur
Tout, tout, tout !
Porto pour les roches rouges des calanques, Les sentiers littoraux du Capu Muru, de Senetosa et de Campomoro pour leurs tours génoises, leur maquis et leurs taffonis, L'Uomo di Cagna pour les souvenirs et le paysage, Bonifacio pour ses falaises blanches Porto-Vecchio pour ses plages idylliques La flore printanière à son apogée partout !
Un regret ?
Pas vraiment ! On savait que début mai nous avions peu de chance de pouvoir nous aventurer au centre de l'île. Le choix de rester sur le littoral a été payant.
Il faudra incontestablement revenir, la Corse a encore tant de merveilles à offrir… et nous sommes loin d'avoir épuisé tout notre guide de randonnées ;-)
A propos du véhicule, de l'itinéraire
Avec seulement 850 kilomètres en 10 jours, nous avons opté pour un parcours tranquille.
La petite DS3 était donc suffisante. Côté consommation elle était plutôt économe avec une consommation d'à peine 50 litres avec une conduite apaisée pour l'ensemble du voyage.
A propos des hébergements
Ils ont tous parfaitement répondu à nos attentes : belle situation, charme et qualité.
Néanmoins, petit coup de gueule pour le Santa Teresa à Bonifacio dont le prix du petit déjeuner est vraiment excessif.
En revanche, coup de chapeau pour l'hôtel du Golfe à Tizzano où en plus de la situation de l'hôtel, du confort de la chambre, de la qualité du petit déjeuner à prix raisonnable, nous avons eu un accueil sincère et chaleureux.
Ouvrages et sites Internet utiles
Ouvrages :
Pour randonner en Corse, l'indispensable petit livre rouge… le guide Rother référençant 75 randonnées entre mer et montagne.
Sites Internet : Le site de Jérôme Rattat présentant de magnifiques photos issues de ses voyages en Corse.
Le site du Conservatoire du littoral avec des documents PDF à télécharger sur les sites classés par le gestionnaire.
Le site de la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio avec des documents PDF à télécharger décrivant les sentiers de cette réserve.
Le site RandoGPS avec des traces GPS en France en général, Corse y compris.
Un dernier mot…
Quand est-ce qu'on y retourne ?
En attendant : un nouveau fabuleux voyage se profile ! Rendez-vous dans quelques semaines en terre Viking ;-) Départ le 9 juin pour la Norvège !
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Astérolides maritimes
Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/retourencorse
Ci-dessous le texte seulement accompagné d'une petite sélection de photos.
...........................................................................................................................................................Présentation
Pour ces vacances de printemps, nous avons d'abord pensé à la Sardaigne avant de nous raviser pour nous tourner vers une valeur sûre, la Corse et ce…pour la septième fois.
Avec ses sommets imposants, ses torrents limpides et ses magnifiques lacs de montagne, avec ces côtes sauvages et ses criques idylliques, la Corse est à la fois le paradis des randonneurs et celui des amateurs de plages et de mer.
Pour nous, la preuve n'est plus à faire, cela fait longtemps que nous sommes tombés sous son charme !
D'ailleurs, elle n'a presque plus de secrets pour nous, après l'avoir sillonnée de long en large, de la mer à la montagne, à plusieurs reprises entre 1998 et 2004. Mais en dehors de notre dernier séjour réalisé en mai 2007 sur le sentier "Mare a Mare", nous ne gardons qu'un souvenir très ténu de certains lieux.
Le but de ce nouveau séjour est donc de nous rafraîchir la mémoire et de voir ou de revoir quelques-unes des destinations les plus emblématiques de l'île, principalement situées dans le Sud et l'Ouest.
Le voyage est prévu en avion et nous louerons une petite voiture sur place.
D'un précédent séjour en mai, nous avons retenu qu'à cette période le beau temps n'est pas encore garanti et que si nous voulions mettre toutes les chances de notre côté, il était préférable de rester sur le littoral.
C'est pourquoi nous retenons trois étapes où nous passerons à chaque fois trois nuits : à Porto, Tizzano et Bonifacio avec une arrivée et un départ d'Ajaccio.
Dix jours en tout du 28 avril au 8 mai 2014.
Au programme, des randonnées avec, pourquoi pas, des baignades si la météo le permet.
Alors prêts à nous suivre sur les chemins corses ?

Premières senteurs de maquis sur le sentier du Capu Rossu
J1 : Lundi 28 avril 2014
Avec un départ matinal de Paris-Orly, nous bénéficions dès notre arrivée d'une grosse demi-journée. Certes, la météo n'est pas des plus fameuses, il fait gris sur Ajaccio et, sur la montagne, c'est encore pire. A ce compte-là, il nous faut immédiatement renoncer à notre projet initial de revoir le lac de Creno, situé à plus de 1300 mètres d'altitude. Recentrons-nous plutôt sur la côte.
Alors après avoir récupéré notre voiture chez Citer (une DS 3 quasi neuve), fait quelques courses dans le centre commercial de Mezzavia, nous mettons le cap vers le nord-ouest sur la D81 en direction de Porto où nous logerons les trois nuits à venir.
80 kilomètres nous en séparent et sur les routes corses, il faut bien compter deux bonnes heures pour les parcourir. D'autant qu'il est midi et qu'un arrêt pique-nique s'impose dès la sortie d'Ajaccio afin de faire honneur à la charcuterie locale et nous mettre définitivement dans l'ambiance.
A hauteur de Sagone, la route suit les contours du golfe jusqu'à Cargèse. En raison de la météo perturbée, la mer est blanche d'écume si bien qu'on pourrait se croire sur les bords de l'océan à Swakopmund ! Une image étonnante tellement éloignée de la belle Bleue à laquelle on s'attend.
Après un dernier passage dans les terres, nous voilà arrivés à Piana peu après 14 heures. C'est là que nous attend notre première randonnée du séjour… au Capu Rossu.
En ligne de mire, une tour génoise dressée sur une falaise de porphyre rouge surplombant le golfe de Porto.
Sur le parking, des randonneurs se targuent d'avoir fait la balade en un peu plus de deux heures. Le guide Rother indique trois heures et le document du Conservatoire du littoral cinq, nous espérons nous situer dans la moyenne. De fait, nous ne sommes pas là pour battre un record alors mora… mora comme diraient les Malgaches, d'autant qu'il faut remettre notre machine en route.
Entre romarins, cistes et arbousiers, nous suivons le petit sentier rocailleux (en descente… facile !) tout en humant avec bonheur l'air parfumé du maquis et la brise marine chargée d'embruns.
Le spectacle est à la fois sur l'eau avec ces monolithes surgissant des flots et sur la terre avec ces brassées de fleurs garnissant le sentier.
Les asphodèles nous font une véritable haie d'honneur !
Plus loin, des murets nous rappellent, qu'en un temps pas si lointain, le cap aujourd'hui déserté, était habité. Des constructions en pierre appelées casettes servaient au stockage de la paille et du blé et servaient d'abri aux hommes et aux bêtes.
L'une d'entre elles a été rénovée récemment.
Un tunnel végétal qu'on croirait taillé en conséquence offre un peu d'ombre aux randonneurs de passage avant de s'engager dans l'assaut final vers la tour.
Construite sur une falaise de plus de 300 mètres de haut, la tour génoise de Turghiu offre à 360 degrés à la ronde une vue époustouflante sur le paysage environnant avec une impression d'être à l'extrémité du monde…
Dommage que les nuages soient venus obscurcir le tableau.
Mais la descente nous donne l'occasion de quelques jolies vues supplémentaires.
Et après un nouveau passage près de la maisonnette et de son aire de battage, nous sommes de retour à la voiture à 18 heures.
Pari tenu : un peu moins de 4 heures en tout pour 7,7 km et 500 mètres de dénivelé… une belle mise en bouche pour cette première journée corse.
Il n'y a plus qu'à rejoindre Porto en passant par la route des Calanche de Piana, un parcours qui n'a rien à envier à Zion ou à Bryce avec ses énormes colosses de granit rouge. On aura l'occasion d'y repasser alors aujourd'hui sous un ciel à nouveau nuageux on ne s'arrête que brièvement juste avant Porto.
Serrée autour de sa tour génoise usée par les vents et battue par les vagues, au fond d'un golfe extraordinaire taillé à flanc de montagne, toute une palette d'hôtels et de restaurants font de cette "marine" une base idéale pour découvrir la côte et l'arrière-pays.
C'est là que nous posons nos valises à l'hôtel des Flots Bleus dans une petite chambre rénovée, avec une grande terrasse garnie de chaises longues, pile en face de la fameuse tour génoise.
La mer est démontée mais le fracas des vagues est atténué par le double vitrage. Nous pourrons donc dormir sur nos deux oreilles.
Mais avant cela, il est temps de se mettre à table au restaurant tout proche, "la Mer". Le menu se laisse aisément deviner !
Entre l'entrée et le plat, nous abandonnons momentanément notre table pour mettre le coucher de soleil dans la boîte, un des plus beaux de la Méditerranée, dit-on ! Somptueux effectivement !
Kilométrage au compteur au départ : 489 km Distance parcourue dans la journée : 102 km
Tour génoise du Capu Rossu

Dans les Calanche de Piana : du Capu d'Ortu aux Roches bleues
J2 : Mardi 29 avril 2014
La météo prévoit aujourd'hui la plus belle journée de la semaine alors pas d'hésitation, c'est le jour idéal pour entreprendre la randonnée vers le Capu d'Ortu qui, avec ses 1294 mètres d'altitude, est le point culminant des Calanche de Piana.
Estimation : 6 à 7 heures aller-retour.
Pas de grand trajet à faire en voiture, le point de départ se trouve comme hier dans le village voisin, cette fois au stade de Piana.
Altitude de départ : 480 mètres.
A 9 h 45 nous sommes fins prêts ! Pour que le photographe ait un champ d'action facilité, c'est moi qui porte tout (en dehors du matériel photo, bien sûr) : deux vestes, le pique-nique et quatre litres d'eau. Aïe, ça pèse !
A l'extrémité du stade, nous commençons par traverser une jolie pinède piquetée de bleu par le romarin en fleurs. Le sentier prend tout doucement de la hauteur. Le sac à dos me laboure les épaules. Courage !
Une fois sortis de la forêt, le paysage devient plus minéral puis la montée s'intensifie en direction d'Ortu.
A partir de Bocca di Piazza, le sentier disparaît totalement, il faut maintenant s'orienter en suivant les cairns (et aussi la trace du GPS, ça aide !).
Mais en entrant au royaume des taffonis (= gros trous en corse), ces cavités sculptées dans la roche par le vent et l'eau, le parcours devient plus ludique.
En son temps, ces paysages ont inspiré Maupassant dans "Une vie": "… ces surprenants rochers semblaient des arbres, des plantes, des bêtes, des monuments, des hommes, des moines en robe, des diables cornus, des oiseaux démesurés, tout un peuple monstrueux, une ménagerie de cauchemar pétrifié par le vouloir de quelque dieu extravagant".
En voici quelques spécimens :
De pierre en pierre, de caillou en caillou, de cairn en cairn, de marche en marche, on a l'impression de se rapprocher du Capu mais à chaque étage il se dérobe encore un peu plus.
Pourtant, les premières vues sur la mer confirment que nous avons bien avancé ! Cela fait plus de deux heures que nous crapahutons.
Devant nous se présentent plusieurs couloirs rocheux de plus en plus étroits qu'il faut escalader en y mettant les mains. Hervé a pitié de moi et me déleste du sac à dos, je me sens alors légère comme un cabri corse et surmonte allègrement les dernières difficultés.
Nous y sommes enfin ! Il est 13 heures !
A nos pieds, la marine et la plage de Porto ainsi que toute la côte jusqu'au golfe de Girolata et la réserve de Scandola ! Splendide !
Après avoir passé une heure à nous sustenter et nous reposer, il est temps d'amorcer la descente qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir.
Heureusement entre les vues panoramiques, les formations rocheuses remarquables et l'observation minutieuse de la flore, il y a de quoi s'occuper.
D'abord les fleurs…Orchidée, Ciste, Crocus
Encore des rochers "minces, ronds, tordus, crochus, difformes, fantastiques…" (Maupassant)
Une fois revenus à Bocca di Piazza, en optant pour la variante via les "Roches Bleues", il nous faut franchir une dernière chaîne de collines puis c'est l'ultime descente à travers une châtaigneraie avant le retour à Piana.
Une procession de pénitents nous coupe la route ;-)
Enfin le stade est en vue. Il est 17 heures. Nous sommes fourbus mais ravis.
Une randonnée exceptionnelle, une des plus belles de Corse selon les guides.
En tout : 13 km, 900 mètres de dénivelé, 7 heures, pauses comprises.
Sur le trajet du retour vers Porto, le chalet des Roches Bleues tombe à pic. Sa terrasse offre une pause rafraîchissante tout en bénéficiant des meilleurs points de vue sur les Calanche.
Plus tard, pour nous requinquer définitivement, nous nous attablons au "Monte Rosso", attirés à la fois par le monde (une salle pleine, c'est bon signe) et par les accords de guitare de Gilbert.
Dans la nuit, la tour génoise brille de mille feux sur fond de soleil couchant.
Distance parcourue dans la journée : 23 km
Taffoni sur le sentier du Capu d'Ortu

De Porto à Piana : Château fort et Bocca Lenzana
J3 : Mercredi 30 avril 2014
Nos muscles gardent la trace des 900 mètres de dénivelé d'hier. Nous ne sommes donc pas mécontents de voir le ciel s'obscurcir ce matin et même quelques gouttes de pluie toucher le sol de notre terrasse, nous donnant le prétexte d'une (petite) grasse matinée.
Une heure plus tard, les nuages se sont disloqués mais devant le temps toujours incertain, nous décidons de ne pas entreprendre de randonnée longue mais plutôt deux courtes, histoire de pouvoir battre en retraite si le temps devenait menaçant. Entre les deux, un retour à l'hôtel sera bienvenu.
Le point de départ, toujours situé entre Porto et Piana, est encore moins éloigné que celui d'hier.
Le sentier de la Tête du Chien au Château Fort est un parcours très fréquenté. Mais si certains s'y lancent endimanchés, il n'est pas aussi aisé que ne le laisse présager le panneau de départ indiquant trente petites minutes seulement.
En effet, on accède au Château fort par un sentier escarpé essentiellement en descente (il faudra donc remonter au retour ;-) à travers une galerie de rochers dont voici un exemplaire :
La Tête de Chien ? Non, j'y verrais plutôt une tête de poule !
Tout au bout, arrivée sur un plateau rocheux où la vue porte à la fois… .. sur le village de Piana joliment lové entre les roches rouges .. sur le Château fort, colosse de pierre pareil à une forteresse se dressant au dessus des flots d'un bleu profond .. sur l'ensemble du golfe de Porto.
Il est presque midi et à nouveau de gros nuages noirs n'augurent rien de bon. On sera mieux sur la terrasse de notre chambre pour observer l'évolution des conditions météorologiques. Finalement, ça s'arrange et en début d'après-midi, il est possible d'envisager une nouvelle sortie.
Après avoir étudié une carte IGN vieille de plus de 10 ans, nous pointons une boucle sur les hauteurs de Porto sans vraiment savoir si ce chemin existe toujours et si nous pourrons mener la randonnée à son terme. Nous partons donc un peu vers l'aventure.
Première difficulté : trouver le point de départ sur la D81 à la sortie de Porto, sur la route en direction de Calvi. Après un faux départ sur un semblant de trace envahie de ronces, nous étions sur le point d'abandonner quand, quelques mètres plus bas, Hervé découvre un accès via une corde.
Eureka, ça ne peut être que là !
Nous nous frayons un chemin entre genêts et cistes de Montpellier. Ces derniers sont couverts d'une sorte de mousse blanche, appelée crachat de coucou, et fabriquée par des larves de Cercopes.
Gloups, nos vêtements absorbent un peu de cette mousse au passage.
Sous ces arbustes, on trouve parfois le Citinet du Ciste qui vit à leurs pieds et le parasite.
Après avoir surplombé la mer pendant un moment, notre sentier débouche sur une voie carrossable presque verticale. On la suit jusqu'à 520 mètres d'altitude.
A cet endroit et comme prévu par notre bonne vieille carte, nous trouvons à droite un large chemin marqué d'un ruban, semblant aller dans la bonne direction.
Il permet une vue différente sur la baie, sur l'envers des Calanche… avant de nous ramener plus vite que prévu sur la fameuse piste carrossable que nous venions de quitter.
Sans plus chercher davantage, nous retournons sur nos pas jusqu'à notre point de départ, essuyant une deuxième fois les crachats de coucou mais découvrant au passage quelques fleurs remarquables.
De gauche à droite : Muscari à toupet (Muscari comosum), Pancrace d'Illyrie (Pancratium illyricum) Cyclamen sauvage (Cyclamen repandum) Hélianthème à gouttes (Tuberaria guttara)
Conclusion : le terrain a dû être modifié depuis l'édition de notre carte. Voici le tracé de notre balade (en rose l'aller, en jaune le retour) par rapport à celui envisagé (trace en noir).
Finalement, nous ne sommes pas mécontents d'en avoir parcouru une version raccourcie (deux heures en tout) car l'originale aurait sans doute été trop longue.
Pour clore l'après-midi, nous poussons en voiture jusqu'à la plage de Bussaghia aperçue depuis les hauteurs de Bocca Lenzana, une plage de galets roulés par les vagues.
La paillotte de plage n'étant pas encore opérationnelle, retour à Porto pour un verre chez le glacier des Flots Bleus.
Notre séjour à Porto s'achève par un nouveau dîner au Monte Rosso surtout pour les talents musicaux de Gilbert. Demain, route vers le golfe de Valinco et Tizzano.
Le Château fort

Premier mai au Capu di Muru
J4 : Jeudi 1er mai 2014
Grand ciel bleu ce matin. Dommage que ce début de matinée soit prévu pour rouler. En effet, après un dernier coup d'œil sur les roches rouges de Piana, nous prenons la route dès 8 h 30 pour rejoindre le golfe de Valinco.
Dernière image des Calanche ! On distingue les premiers bateaux menant les touristes vers la réserve de Scandola. Cloués au port depuis trois jours en raison de la météo, ils sont à nouveau de sortie.
Ce soir, nous sommes attendus à Tizzano mais avant, nous voulons prendre le temps de découvrir le Capu di Muru, élancé entre le golfe d'Ajaccio et celui de Valinco. C'est un coin que nous n'avions encore jamais exploré lors de nos précédents séjours. Après en avoir vu des photos, il était impensable de ne pas y faire un détour.
Il est presque midi quand nous atteignons le parking, déjà saturé, de Cascionu. Précisons qu'il fait très beau, que nous sommes le premier mai et que le stationnement ne comprend pas plus de 5 ou 6 places. En saison, ça doit être infernal !
Après un rapide pique-nique à l'ombre d'un énorme eucalyptus (c'est déjà ça de moins à porter), nous nous mettons en route vers le premier point d'intérêt du cap : sa tour génoise.
Achevée en 1599, elle fait partie d'un ensemble de six unités défensives réalisées au XVIème siècle sur la demande des populations alentours.
Sa terrasse sommitale offre au promeneur un belvédère de premier choix avec un panorama exceptionnel sur le golfe d'Ajaccio (on devine la capitale corse au loin) et sur la mer aux eaux turquoises en contrebas.
Si la plupart des randonneurs se contentent de visiter la tour et puis s'en vont, le cap offre bien plus d'attraits à ceux qui poursuivent la balade.
Alors bien sûr, nous poursuivons ;-)… vers la Casa di Capu Muru d'abord, une belle bâtisse qui servait de logis à des agriculteurs et où l'on fabriquait autrefois du fromage.
Un peu plus loin, des amateurs d'ornithologie nous mettent sur la voie de… ces Guêpiers d'Europe au plumage chatoyant. Sans eux et leur appareil photo à rallonges, nous serions passés à côté.
Quittant maintenant la crête par un défilé rocheux livré au maquis , nous trouvons en bord de mer un univers aride et fantasmagorique, peuplé de taffoni étranges, modelés par la force du vent et de la mer.
Notre imagination vagabonde au gré des chaos rocheux. Marteau ? Bateau échoué ? Champignon ? Monstres ? Profils inquiétants ? Foule de curieux ?
Seul, à l'horizon, la légèreté d'une voile, apporte un peu de douceur à ce monde brut de granit.
Au pied du phare, dans cette ambiance tourmentée, les pêcheurs ont construit une chapelle et sont allés jusqu'à planter oratoires et crucifix au sommet des rochers les plus escarpés afin que la Madonuccia les protège du naufrage. Un lieu de paix et de recueillement témoignant de la ferveur de la population locale !
Le sentier poursuit ensuite plus classiquement le long de la côte, dévoilant de petites criques rocheuses aux eaux cristallines. J'ai hâte de m'y baigner.
Mais la sente à peine visible menant à la Cala di Muru n'est pas facile à trouver. Sa balise toute rouillée cachée dans un fouillis d'arbustes a dû induire en erreur plus d'un promeneur. Nous finissons néanmoins, après quelques égarements, à atteindre la plage bien cachée, ramenant au passage d'autres randonneurs sur la voie.
Au bord de l'eau, de petites touches noires retiennent notre attention. De loin, on dirait des moules !
Des moules ? Pas vraiment !
En y regardant de plus près, elles ressemblent à de petits radeaux à voile.
Nous l'apprendrons plus tard, ce sont des vélelles, des cousines des méduses, en fait une colonie de polypes spécialisés. Elles s'échouent par centaines sur les plages au printemps et au début de l'été dégageant une odeur certaine.... La Corse ainsi que les côtes italiennes ont dû faire face à un phénomène de recrudescence en ce début mai.
En tout cas, cela ne nous a empêchés de prendre en ce premier mai notre premier bain de mer de l'année. L'eau était fraîche (14/15 degrés), température comparable à celle de Bretagne en plein été. Après plusieurs heures de marche, ça fait un bien fou.
Bien détendus, nous pouvons attaquer la fin de la randonnée. Et pour ce final, il valait mieux être d'attaque. Le guide Rother avait prévenu que le chemin était embroussaillé, c'est peu dire, il est complètement envahi. J'ai beau marcher les bras en l'air, je me fais lacérer tous les membres par les buissons.
Mais ce final un peu délicat n'a pas réussi à entacher le caractère exceptionnel de la randonnée. Nous avons été conquis par le Capu di Muru, par sa tour, ses amas rocheux, et sa plage bien cachée. Encore une superbe journée !
En tout 10 km, 250 mètres de dénivelé, 5 heures, pauses et baignade comprises.
Il nous faudra encore deux bonnes heures pour rejoindre Tizzano. Que les petits trajets corses sont longs !
Mais à l'hôtel du Golfe nous serons choyés. Dès notre arrivée, Gilles le patron attrape nos deux valises pour les monter au premier étage où se trouve notre chambre (des habitudes perdues autre part).
Une chambre douillette équipée d'un frigo (un excellent point !) avec balcon et vue sur le golfe de Valinco (au premier plan, une nappe de vélelles).
Pour le dîner, Gilles nous recommande le restaurant "Chez Antoine" dans le village, un excellent choix, aussi bien pour le service que pour le cadre et le contenu des assiettes. Macarons à la framboise en dessert… On reviendra !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 185 km
Près du Capu di Muru

De Tizzano à Senetosa et à Cala di Conca par le sentier du littoral
J5 : Vendredi 2 mai 2014
Je pressentais que nous allions être choyés à Tizzano. Notre impression se confirme dès le petit déjeuner. Pour le même prix que celui servi à Porto (en Corse, les petits déjeuners ne sont pas compris dans le prix de la nuitée), il est plus consistant, plus varié et les produits proposés sont de bien meilleure qualité.
En revanche, côté météo, c'est plutôt tristounet ce matin. Les nuages, cantonnés à l'intérieur de l'île jusqu'à présent, sont en train de déborder sur le littoral, donnant même un peu de pluie.
Mais finalement le proverbe islandais "si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes" pourrait tout autant s'appliquer dans le cas présent. Il a suffi d'attendre un peu et effectivement… vers 10 heures, le soleil pointe son nez.
Inutile de faire beaucoup de route, la randonnée prévue débute à Tizzano. Nous aurions même pu partir de l'hôtel mais un petit préacheminement en voiture nous fait économiser deux fois trois quarts d'heures de marche, ce qui n'est pas rien dans une randonnée estimée à 16 kilomètres.
Après avoir garé notre petite DS sur le parking de la paillotte de la Cala di Barcaju nous commençons notre parcours pédestre.
Là encore nous aurions pu poursuivre jusqu'au parking récemment aménagé par le Conservatoire du littoral, ce même gestionnaire ayant un peu brouillé les pistes au départ en modifiant les accès (par rapport aux indications lues dans le Rother)
Bref, après quelques tâtonnements, nous voilà sur la bonne voie en compagnie d'un autre couple bien content de profiter de notre documentation. En fonction de nos arrêts photo réciproques, ils vont nous devancer ou nous suivre un bon moment.
Dès le début, cette jolie plage va nous retenir un instant, notamment pour ce dallage évoquant le "pavé d'église " islandais de Kirkjubaejarklaustur. Mais les gourmands pourraient aussi y voir des petits pains carrés farinés ;-)
A la Cala Longa, première difficulté du parcours. Au fond de cette crique sableuse, il s'agit de traverser une accumulation de posidonies baignant dans l'eau de mer. Le passage est délicat si l'on veut éviter de mouiller ses chaussettes. Nos corandonneurs abdiquent. A partir de ce moment-là, nous poursuivons seuls et ne verrons plus personne jusqu'au retour à ce point précis dans l'après-midi.
Pourtant, c'est là que commence la partie la plus intéressante… avec tous ces guetteurs de pierre jalonnant l'itinéraire : à terre, le fantôme à la cagoule et l'ours, en mer l'écueil de la dent du bandit et le rocher de la tortue, indique le document du Conservatoire du littoral.
Le fantôme à la cagoule, serait-ce celui-ci ?
Ou bien celui-là ?
En tout cas, il n'y a pas d'erreur possible pour le rocher à la tortue, c'est sans hésitation celui-ci !
Quant à l'écueil de la dent du bandit, nous ne l'avons pas vu, à moins que ce soit celui-là. Moi, il m'évoque plutôt un monstre marin pataugeant dans les flots.
Surplombant le monstre des mers, on aperçoit maintenant le phare de Senetosa, original par ses deux tours blanches culminant à une quinzaine de mètres de hauteur. Allumé en 1892 et éclairant à 22 miles vers le large la route maritime entre le golfe d'Ajaccio et Bonifacio, il a connu jusqu'en 2008 plusieurs générations de gardiens.
Nous dépassons le cap, poursuivant le long de cette côte rocheuse très découpée.
A l'approche de la Cala di Conca, le maquis prend des airs de jardin d'agrément aux buissons bien taillés. Est-ce l'œuvre d'un jardinier zélé du Conservatoire du littoral ou tout simplement celle de Dame Nature ? Bluffant en tout cas.
Une pause à Conca est alors bienvenue. Il est déjà 14 heures. Après notre pique-nique, nous laissons notre baguette de pain rassise aux goélands mais c'est un corbeau qui en profite.
Le sentier du littoral continue jusqu'à Campomoro, encore une quinzaine de kilomètres en plus, mais pour nous, il est l'heure de faire demi-tour.
Le retour se fait par la variante U Truonu, à distance de la côte, nous permettant de monter jusqu'à la tour de Senetosa. Construite en 1609 et dirigée traditionnellement par des notables sartenais accompagnés de quelques soldats, elle sera abandonnée en 1713 pour ne servir que de signal.
Hervé combat son vertige en grimpant par une échelle de fer jusqu'au sommet afin de nous ramener cette vue sur les alentours.
Après nous être focalisés sur la côte à l'aller, nous prenons à présent le temps d'explorer les zones humides cachées derrière les cordons dunaires pour y découvrir iris et orchidées sauvages.
Après toutes ces découvertes reste à réitérer l'exploit d'hier, nous tremper dans l'eau de la Cala di Murta Spana, sous l'œil ébahi de quelques touristes encapuchonnés. Avec tous ces kilomètres dans les jambes, nous avons bien chauffé et cette baignade tombe à point pour faire baisser notre température corporelle. L'eau est délicieuse !
En tout : 17,5 km avec 500 mètres de dénivelé, 7 heures en tout dont 5 heures et demie de marche effective.
Après avoir pris l'apéro offert par le patron, comme tous les soirs, il est l'heure de nous enquérir d'un lieu pour dîner.
Puisque "chez Antoine" nous a donné entière satisfaction hier, pourquoi changer ? Le seul petit changement concerne l'emplacement de notre table. Si hier il était supportable de s'attabler en terrasse, ce soir un petit vent frais nous fait opter pour la salle. Le dîner, lui, est toujours à la hauteur ! Jamais deux sans trois ? On avisera demain.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 7 km
Sur le sentier de Tizzano à la Cala di Conca

L'Uomo di Cagna et les menhirs de Cauria
J6 : Samedi 3 mai 2014
Ce matin, le très beau temps sur la côte laisse espérer des conditions similaires dans l'arrière-pays alors profitons-en. Dès 9 heures, direction le village de Monaccia d'Aullène puis le hameau de Giannuccio à 50 km de notre base. Nous espérions trouver du ravitaillement sur le trajet mais rien. Tant pis, il nous reste bien quelques friandises à grignoter, ça devrait suffire.
Nous sommes tout étonnés d'être les premiers sur le parking, d'autant que nous sommes samedi. Il est sans doute encore un peu tôt.
Le but de cette journée est de revoir l'Uomo di Cagna, un énorme bilboquet rocheux, un "Balanced Rock" corse, en équilibre instable à 1217 mètres d'altitude, visible à des kilomètres à la ronde et point de repère autrefois pour la navigation.
Une randonnée que nous avions déjà réalisée en 1998 avec nos enfants alors âgés de 10 et 13 ans. Plus de 15 ans plus tard, c'est l'occasion de vérifier si contrairement à nous l'Uomo n'a pas changé.
Altitude de départ : 470 mètres.
Contrairement au littoral, le ciel est ici légèrement voilé.
La montée est douce sur un sentier bien tracé, se faufilant à l'ombre des bruyères et des chênes verts. A nos pieds, le village de Giannucio.
Déjà, plusieurs rochers révèlent les silhouettes insolites d'une ménagerie rocheuse et d'un peuple de pierre qui annoncent leur maître commun, le fameux Uomo.
Ici, une armée de cavaliers casqués veille sur son roi.
Là, c'est le loup du Petit Chaperon rouge qui monte la garde.
Au bout d'une heure, le sentier pénètre sous les pins maritimes tandis qu'au loin on aperçoit déjà le rocher vacillant.
Au sortir de la pinède, la partie se corse. L'Uomo se mérite et le parcours final est semé d'embûches.
D'abord, des blocs rocheux disséminés dans un enchevêtrement d'arbustes qu'il faut franchir en s'aidant des mains. Autant ranger les bâtons de marche, ils nous handicapent plus qu'autre chose. Certains troncs sont complètement lisses à force que les randonneurs s'y agrippent.
A ce stade, un message d'encouragement ne fait pas de mal !
Puis les arbres se raréfient, la végétation se rabougrit. Nous entrons dans un monde minéral dominé par l'Uomo di Cagna.
Mais s'en approcher réclame encore quelques efforts supplémentaires.
Non, nous n'y sommes pas encore. Celui-ci n'est qu'un de ses subalternes.
Finalement, le balisage nous conduit d'abord de l'autre côté de la crête jusqu'à un portail rocheux. Nous sommes les premiers sur le site. Il est près de 13 heures.
Profitons-en pour manger un petit morceau, surtout qu'entre temps, le ciel s'est couvert et qu'il commence à pleuvioter.
C'est à ce moment-là qu'une famille avec deux enfants accompagnée d'un chien nous rejoint.
Le père et sa fille tentent de se rapprocher de la tête de l'Uomo. Rappelons que la première ascension de l'Uomo (avec des cordes) date de 1970 seulement.
Quant à nous, en raison des nuages qui progressent, nous préférons ne pas insister et rebrousser chemin au plus vite, nous contentant de lui tirer le portrait au téléobjectif.
Pourtant, en 1998, je posais juste sous son épaule !
Bilan : il n'a pas pris une ride. Quant à moi, c'est une autre histoire ;-)
A 15 h 15, nous sommes de retour à la voiture, ravis d'avoir pu refaire cette randonnée après tant d'années.
En tout : 10 km, 850 mètres de dénivelé et 5 heures pauses comprises.
Comme il est encore tôt, je persuade Hervé de faire un arrêt sur le trajet du retour au site mégalithique du plateau de Cauria, non loin de Tizzano. Il accepte à condition qu'il n'y ait pas de marche à faire. Juste des arrêts photo, lui ai-je promis.
Il faut quand même marcher un peu, près cinq kilomètres en tout, mais chut… faut pas le dire !
Arrivé au parking, il rouspète un peu puis finit par m'emboîter le pas pour voir à quoi ressemblent ces pierres mégalithiques.
Ma foi, sans être renversants, ils ont une bonne bouille et offrent une caution culturelle à ce séjour essentiellement tourné vers la nature.
Mais finalement plus que les pierres, ce sont des arbres remarquables dans un environnement bucolique qui vont nous inspirer.
Un chêne taillé par le vent !
Un autre noyé dans une mer d'asphodèles !
Enfin ce magnifique chêne-liège !
C'est sur ces images de colosses que nous rentrons à Tizzano. Comme hier, Gilles nous offre l'apéritif, accompagné de fèves crues fraîchement cueillies (surprenant mais très bonnes !)
Mais contrairement aux soirs précédents, nous faisons faux-bond à Antoine en choisissant son voisin mitoyen, l'Escale. Un dîner express avec formule veau aux olives et tarte aux pommes (une cuisine familiale pour un bon rapport qualité/prix) qui nous permet d'assister à notre retour aux dernières lueurs du soleil couchant.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 115 km
L'Uomo di Cagna

Du sentier des Bruzzi aux falaises de Bonifacio
J7 : Dimanche 4 mai 2014
Il est temps de quitter Tizzano pour une nouvelle étape. Pour les trois prochaines nuits, nous avons une réservation à Bonifacio, ville incontournable de l'Extrême Sud corse que nous prendrons plaisir à revoir.
Moins de 70 kilomètres nous en séparent mais en cours de route, nous comptons emprunter quelques chemins de traverse.
C'est ainsi qu'à hauteur de Pianotolli, nous prenons la direction de la mer afin de rejoindre la presqu'île faisant face aux îles des Bruzzi où le Conservatoire du littoral a balisé un circuit de randonnée de deux heures.
A 10 h 15 nous sommes à pied d'œuvre. Il fait beau malgré la présence de quelques nuages.
Très vite, le regard permet d'embrasser le spectacle de cette péninsule déchiquetée où cistes et arbousiers dégringolent jusqu'à la mer.
Chaque baie rocheuse nous dévoile son lot de surprises.
Ici… un genévrier solitaire tente de résister tel un désespéré aux assauts du vent et des vagues.
Là… Vénus de granite et destrier sauvage ont investi cet écueil protégé.
Puis, au détour du sentier, quelle ne fut notre surprise de rencontrer la même famille qu'hier à l'Uomo di Cagna. Il faut croire que la Corse est petite.
Alors qu'ils se posent sur la plage pour pique-niquer, nous pressons le pas, le ciel se couvre de plus en plus sur l'arrière-pays. Des coups de tonnerre annonciateurs d'orage résonnent dans la montagne.
Nous terminons le parcours au pas de course et sous la pluie. En arrivant à la voiture, nous échappons de justesse au déluge.
Bien calfeutrés dans notre voiture, nous poursuivons sous des trombes d'eau en direction de Bonifacio, jusqu'à l'Ermitage de la Trinité qui devait être le point de départ de notre balade de l'après-midi.
Il pleut toujours. Nous hésitons… avant d'annuler purement et simplement cette deuxième randonnée.
Mais avant de quitter l'ermitage, nous ne manquons pas de profiter de la très belle vue qu'offre le site sur la Ville Haute de Bonifacio. Le bâtiment à plusieurs étages qui se détache à droite sur la photo, c'est l'hôtel Santa Teresa que nous avons retenu. 795 C'est finalement là que nous nous replions en attendant que la pluie cesse.
Waouh ! Très bel hôtel dans la Ville Haute. Chambre design, très cosy, avec balcon et vue sur les falaises jusqu'au phare de Pertusato. Nous adorons !
Mais déjà les dernières gouttes de pluie font place à un ciel de plus en plus bleu, nous arrachant très vite à notre chambre.
C'est parti pour une nouvelle découverte de la "capitale pittoresque de la Corse" avec ses falaises crayeuses, taillées par le vent et les embruns, sur lesquels les Génois ont construit un fort et toute une ville fortifiée, ceinte par trois kilomètres de remparts.
Et au pied de la ville, un fjord, un goulet, bref une calanque qui fait de Bonifacio un des plus beaux mouillages de Méditerranée.
Une cité à ne pas manquer !
Nul besoin d'aller bien loin pour jouir des meilleures vues.
Juste à côté de l'hôtel, la promenade St François permet de balayer du regard les falaises blanches jusqu'à la pointe Sud de la Corse.
A l'opposé, le chemin de ronde fait face au phare de la Madonetta, trônant fièrement à l'entrée du port.
Puis la balade se poursuit dans la vieille ville au gré des ruelles et des placettes, entre églises et chapelles, entre bastion et citadelle, entre remparts et fortifications jusqu'au soir.
Enfin, au hasard d'une rue, dans une petite maison accrochée à la falaise, une petite salle à manger de six tables chez U Castillè nous tente vraiment. En réservant la seule table près de la fenêtre, nous prenons le temps d'apprécier le dîner tout en profitant de la vue.
Ce séjour à Bonifacio s'annonce sous le meilleur jour !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 74 kilomètres.
Sur le sentier des Bruzzi

Du sommet de la Vacca Morta aux plages de Porto-Vecchio
J8 : Lundi 5 mai 2014
Un hôte un peu particulier s'invite à notre table de petit déjeuner, quémandant quelques miettes par la fenêtre ouverte.
Soleil et ciel bleu de bon matin nous incitent à privilégier une randonnée en montagne, près du petit village de L'Ospédale, à 50 kilomètres de Bonifacio.
Comme nous ne serons pas loin de Porto-Vecchio, il est prévu au retour de passer par l'une des plus belles plages de la région, celle de Palombaggia.
Mais tout d'abord, mettons le cap sur L'Ospédale et sa Punta di a Vacca Morta. C'est une randonnée que nous pensons déjà avoir faite en 2002 : on en garde une impression générale positive bien que l'on ne se souvienne pas vraiment des détails.
Alors c'est à la fois pour tester notre mémoire et la rafraîchir que nous l'entreprenons.
Le village de L'Ospédale ne nous est pas inconnu. En effet en le traversant il apparaît clairement que nous sommes déjà passés par là.
Mais à l'époque on a dû débuter la randonnée au refuge local en se contenant d'un aller/retour à la Punta di a Vacca Morta. Aujourd'hui en revanche, nous avons prévu une variante en boucle proposée par le guide Rother dont le point de départ se trouve au col de Mela.
Le col culmine à plus de 1000 mètres, c'est l'altitude de départ la plus élevée de toutes nos randonnées du séjour.
Un petit pull n'est pas de trop au démarrage, pull qui sera rapidement remisé au fond du sac dès que le soleil va prendre un peu de hauteur.
La progression est agréable, presque sans effort, entre pins, maquis et bouquets d'hellébores.
C'est ainsi qu'au bout d'une heure nous voyons déjà se profiler la croix sommitale.
Là-haut, la vue est incroyable : à l'est le golfe de Porto-Vecchio, au nord le barrage de L'Ospédale et le massif de Bavella et à l'ouest le golfe de Valinco.
Au loin, les plus hauts sommets de l'île sont encore enneigés.
Vue sur le lac de retenue de L'Ospédale (au premier plan) et le golfe de Porto-Vecchio à l'arrière-plan.
Finalement, une randonnée facile avec un excellent rapport panorama/difficulté qui la rend accessibles aux familles, nombreuses sur place ce jour-là.
On se bouscule presque au sommet !
Quant à nous, il nous reste à boucler le tour en commençant par une descente raide et pierreuse jusqu'au refuge de Cartalavonu. De là, nous longeons la route pendant un kilomètre avant de traverser une pinède par le "sentier des taffoni".
Dans la forêt, le sous-bois est tapissé de cyclamens et de violettes.
Retour au col de Mela à 13 h 30. Bilan : 8 kilomètres, 400 mètres de dénivelé, 3 heures pauses comprises.
La température en forêt ne dépassant pas 14 à 15 degrés, nous sommes impatients d'aller nous réchauffer sur le littoral. Au fil de la descente entre L'Ospédale et Porto-Vecchio, nous voyons le thermomètre grimper à vue d'œil pour finalement afficher 23 degrés en bord de mer.
Le projet de l'après-midi est de se baigner et de se poser sur l'une des plus belles plages de Porto-Vecchio voire de la Corse, en tout cas notre préférée, celle de Palombaggia.
Mais les accès aux plages ont dû être modifiés en dix ans. Nous avons un peu de mal à reconnaître les lieux, surtout que cette fois-ci nous arrivons par l'accès sud de la route de Picovaggia alors qu'habituellement nous accédions par le nord.
Finalement, nous nous sommes arrêtés à la plage de Tamaricciu, sublime par ailleurs, sans doute aussi belle que sa voisine Palombaggia.
Pins parasols et rotonde, plage de sable blanc et côte rocheuse abritée, eaux turquoises, déployés en contrebas d'un maquis serré contribuent à faire de ce site un endroit absolument idyllique.
Dans ce contexte, impossible de résister ! Le photographe abandonne aussitôt son appareil pour se jeter à l'eau. J'en fais de même… après avoir rangé l'appareil photo ;-)
Puis après la baignade, une petite séance de bronzette ne fait pas de mal, histoire de renouveler son stock de vitamine D après l'hiver.
Enfin, avant le retour à Bonifacio, nous avions envie de revoir la plage de Rondinara, dont nous gardions le souvenir d'une magnifique plage toute ronde. Elle est certes très belle aussi, mais un cran au-dessous de celle de Tamaricciu.
Allez, pour finir en beauté, une dernière vue de Tamaricciu… pour le plaisir des yeux !
Une très belle journée estivale qui se finit sur les Terrasses d'Aragon à goûter des spécialités corses : raviolis au brocciu et fiadone !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 121 km
Plage de Tamaricciu (Porto-Vecchio)

Bonifacio : du col St Roch au phare de Pertusato
Mardi 6 mai 2014
Aujourd'hui matinée sans voiture : nous partons directement depuis notre hôtel.
Après avoir rejoint le col St Roch au pied du Bastion, nous empruntons le chemin qui s'étire en bordure de falaise et file jusqu'au sémaphore, puis jusqu'au phare.
C'est une balade que nous avons sans doute déjà faite en novembre 2002 mais au printemps elle présente un intérêt différent, tout en offrant des vues fabuleuses sur Bonifacio.
Dès le début du sentier, la ville se laisse admirer dans la lumière matinale.
Puis un peu plus loin, c'est le "Grain de sable" qui se dore au soleil ! Morceau décroché de la falaise et planté dans la mer, il est devenu un îlot.
Toujours aussi attrayante d'encore plus loin !
Pourtant à cette distance, avec un coup de zoom, l'hôtel Santa Teresa semble tout proche.
Après avoir dépassé le sémaphore, cap sur la pointe extrême de la Corse, le Capu Pertusatu où nous sommes étonnamment… seuls !
Mais plus que le cap ou le phare, c'est la plage en contrebas qui nous attire, celle de St Antoine.
Plutôt que d'y accéder en faisant le tour, Hervé nous fait passer au plus direct, par une descente un peu scabreuse à flanc de falaise. Heureusement qu'il y a quelques racines pour s'agripper !
La plage est merveilleuse et ce navire de pierre échoué donne un cachet supplémentaire à ce ruban de sable.
Nous nous attardons les pieds dans l'eau pendant un long moment. La Sardaigne semble si proche qu'on pourrait presque la toucher et les îles Lavezzi sont à un jet de pierre. L'endroit est paisible, la mer calme, le sable doux, l'eau claire… c'est le bonheur !
Une douce rêverie qu'il va être dur d'interrompre pour reprendre le chemin du retour sur lequel les promeneurs se suivent maintenant en file indienne ou… presque !
Quant à nous, nous en profitons pour observer les fleurs qui se déclinent en bouquets roses et jaunes de part et d'autre du sentier.
En jaune et rose, toute un assortiment de variétés !
Enfin, à l'approche de la ville, une dernière vue sur ces maisons typiques agglutinées à la falaise et dont on se demande par quel mystère elles tiennent toujours.
Une très belle randonnée, absolument incontournable lors d'un séjour à Bonifacio.
En tout 10 km, 300 mètres de dénivelé, 4 heures et demie depuis notre hôtel, pauses comprises.
Avec 24 degrés à l'ombre, quoi de mieux qu'un coin de plage pour l'après-midi. Alors direction Piantarella (en voiture) puis la plage de Petit Sperone (à pied) pour un repos bien mérité.
On se croirait presque en été !
On ne peut pas quitter Bonifacio sans goûter la spécialité locale, les fameuses aubergines à la bonifacienne. Alors en entrant au Stella d'Oro, le choix du plat est vite fait et nous ne le regretterons pas !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 18 km
Plage de St Antoine (Bonifacio)

Un dernier détour à Campomoro avant le retour à Ajaccio
J10 : Mercredi 7 mai 2014
Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est déjà le dernier jour de notre équipée corse. Avant le retour à Ajaccio en début d'après-midi, nous disposons d'un peu de temps à consacrer à une dernière randonnée mais compte tenu des temps de trajet il ne faudrait pas excéder deux heures de marche.
Ça tombe bien, dans ma sélection de balades, il y en a une qui fait pile cette durée… à la pointe de Campomoro à mi-parcours entre Bonifacio et Ajaccio. Alors en route !
Si le début du trajet vers Campomoro se fait sur la N196 très roulante, la suite est une succession de petites routes étroites et sinueuses typiquement corses.
Au bout d'une heure et demie, la pointe rocheuse coiffée de sa tour génoise massive s'offre enfin au regard.
Un village attachant, une belle plage de sable, quelques barques de pêcheurs, quelques voiles multicolores : le décor est planté. Les chaussures sont aussitôt enfilées pour fouler les derniers arpents corses.
En faisant le tour de la pointe, le contraste entre les paysages est saisissant : à l'est, bien à l'abri de la forteresse génoise, le maquis s'élève à la recherche de lumière alors qu'à l'ouest, tournée vers le large, la végétation n'a pas loisir à grandir.
Là, dans l'anse des Génois, ce sont toujours ces fameux taffonis qui règnent en maîtres, offrant au promeneur leurs silhouettes tourmentées.
Bien que la balade se poursuive indéfiniment le long du littoral, il est temps pour nous de l'interrompre en coupant par les terres via la boucle I Pozzi qui, entre murets et bergeries, nous livre les clés d'un passé agricole datant d'une centaine d'années .
Nous sommes pile dans les temps. Après un pique-nique sur la plage, suite du trajet en voiture vers Ajaccio où nous avons prévu d'arriver vers 15 heures.
Au col St Georges, nous reconnaissons l'auberge dans laquelle nous avions fait étape sur le Mare a Mare en 2007.
A 15 h 30, nous nous garons devant l'hôtel San Carlu à Ajaccio : pari (presque !) tenu !
En face de la Citadelle, tout près des quais et à deux pas de la vieille ville, l'hôtel San Carlu est extrêmement bien situé et la chambre à notre goût.
De la citadelle, possession militaire, nous ne verrons pas un seul occupant mais assistons amusés au manège des ânes et aux acrobaties des chèvres dans le fossé qui l'entoure ;-)
La fin de l'après-midi nous laisse le temps de flâner sur le bord de mer, de nous perdre dans les petites ruelles de la vieille ville avant de trouver une bonne table pour ce soir.
Parmi les suggestions de notre réceptionniste, aucune ne nous inspire et c'est au feeling que nous choisissons le Bosco… nous avons bien fait !
Demain, retour sur le continent avec dans nos valises quelques confitures dont les parfums de figue, de myrte, de clémentine et de cédrat permettront tels des madeleines de Proust de prolonger le voyage pendant quelques temps encore.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 157 km Distance totale sur l'ensemble du séjour : 850 km
Sur la pointe de Campomoro

Le mot de la fin
Impressions générales
Cela fait longtemps que nous sommes fans de la Corse, ce nouveau voyage n'a fait que renforcer notre sentiment. Nous avons adoré et n'avons qu'une hâte, y retourner !
Le temps a été agréable pendant ces dix jours même si par moments le soleil a parfois joué à cache-cache avec les nuages. Au final il n'y a eu que quelques heures de pluie qui ont eu peu d'impact sur nos activités.
Le choix de trois destinations pour dix jours a été parfait. On a pu réellement se poser à chaque fois deux journées pleines pour profiter des environs.
Nos coups de cœur
Tout, tout, tout !
Porto pour les roches rouges des calanques, Les sentiers littoraux du Capu Muru, de Senetosa et de Campomoro pour leurs tours génoises, leur maquis et leurs taffonis, L'Uomo di Cagna pour les souvenirs et le paysage, Bonifacio pour ses falaises blanches Porto-Vecchio pour ses plages idylliques La flore printanière à son apogée partout !
Un regret ?
Pas vraiment ! On savait que début mai nous avions peu de chance de pouvoir nous aventurer au centre de l'île. Le choix de rester sur le littoral a été payant.
Il faudra incontestablement revenir, la Corse a encore tant de merveilles à offrir… et nous sommes loin d'avoir épuisé tout notre guide de randonnées ;-)
A propos du véhicule, de l'itinéraire
Avec seulement 850 kilomètres en 10 jours, nous avons opté pour un parcours tranquille.
La petite DS3 était donc suffisante. Côté consommation elle était plutôt économe avec une consommation d'à peine 50 litres avec une conduite apaisée pour l'ensemble du voyage.
A propos des hébergements
Ils ont tous parfaitement répondu à nos attentes : belle situation, charme et qualité.
Néanmoins, petit coup de gueule pour le Santa Teresa à Bonifacio dont le prix du petit déjeuner est vraiment excessif.
En revanche, coup de chapeau pour l'hôtel du Golfe à Tizzano où en plus de la situation de l'hôtel, du confort de la chambre, de la qualité du petit déjeuner à prix raisonnable, nous avons eu un accueil sincère et chaleureux.
Ouvrages et sites Internet utiles
Ouvrages :
Pour randonner en Corse, l'indispensable petit livre rouge… le guide Rother référençant 75 randonnées entre mer et montagne.
Sites Internet : Le site de Jérôme Rattat présentant de magnifiques photos issues de ses voyages en Corse.
Le site du Conservatoire du littoral avec des documents PDF à télécharger sur les sites classés par le gestionnaire.
Le site de la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio avec des documents PDF à télécharger décrivant les sentiers de cette réserve.
Le site RandoGPS avec des traces GPS en France en général, Corse y compris.
Un dernier mot…
Quand est-ce qu'on y retourne ?
En attendant : un nouveau fabuleux voyage se profile ! Rendez-vous dans quelques semaines en terre Viking ;-) Départ le 9 juin pour la Norvège !
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Astérolides maritimes

Hello
Je dois partir cet été avec l'UCPA en Corse
J'ai vu en partant de Lyon (Easyjet) prix très attractif mais quid du bagage en soute?
De Paris me semble plus faisable car les horaires correspondent mieux(pas d'attente comme le vol de Lyon qui arrive à 9h50)
Le point de rendez vous est à 19h30
J'ai vu sur aircorsica mais quelle compagnie choisir?
Pas de souci pour y aller ayant de la famille sur Paris?
Merci
Je dois partir cet été avec l'UCPA en Corse
J'ai vu en partant de Lyon (Easyjet) prix très attractif mais quid du bagage en soute?
De Paris me semble plus faisable car les horaires correspondent mieux(pas d'attente comme le vol de Lyon qui arrive à 9h50)
Le point de rendez vous est à 19h30
J'ai vu sur aircorsica mais quelle compagnie choisir?
Pas de souci pour y aller ayant de la famille sur Paris?
Merci
Galère en Corse pour un camping cariste
Depuis longtemps déjà, nous avions envie d’aller en Corse, visiter cette belle région de France. Bien mal nous en a pris, car nous sommes revenus très déçus et je m’en explique. En premier lieu, nous avons choisi le mois de Mai 2013, nous disant que la grosse saison touristique n’était pas commencée. Possesseur d’un Camping - Car, quoi de plus normal que d’y aller avec son véhicule……… grosse erreur, car ce mode de voyage est très mal vu en Corse. Il faut tout d’abord différencier deux types de camping cariste, le premier qui va aller d’un point A à un point B, c’est-à-dire de son domicile à un camping pour une durée variable et qui n’en bougera pas ou qui circulera avec un autre moyen de locomotion type scooter ou vélo, et l’autre catégorie, celle à laquelle j’appartiens, le camping cariste itinérant qui va changer d’endroit tous les deux jours en pratiquant si possible le camping libre dans des lieux s’y prêtant sans gêne pour autrui et avec le respect de l’environnement. Première nuit à la descente du bateau à Bastia, nous décidons vu l’heure, 20h45 de nous trouver un endroit où stationner tout en nous faisant discrets. Point de chute, Miomo, petit village à quelques kilomètres au nord de Bastia. En pleine nuit, caillassage en règle du camping car avec une belle empreinte d’un pavé sur la porte du véhicule. Le lendemain, je rencontre un autre camping cariste un peu désemparé qui m’apprend qu’un de ses amis s’est fait crever les deux pneus avant de son camping- car. Devant ces deux évènements, nous décidons de passer le reste de notre voyage en allant les nuits dans des campings. Nous nous retrouvons donc entre deux camping, à rouler sur des routes étroites, voire très étroites, souvent défoncées, certaines en cours de rénovation, d’autres avec des nids de poule à vous casser vos amortisseurs ou déteriorer vos pneus, là encore on ne peut incriminer la géographie de l’île, elle est telle qu’elle est…….le problème est que le stationnement est très difficile, carrément impossible dans de nombreux endroits et SURTOUT systématiquement interdit aux camping- car. Les barres de hauteur à 2 m sont légions courantes, il y a même des municipalités qui doivent ignorer la hauteur de nos véhicules car le panneau « stationnement interdit aux camping- car » est installé sur cette barre de hauteur !!!!!!. Seule une municipalité nous accepte en précisant que nous avons droit à une heure de stationnement !!!! Piana pour ne pas la nommer. C’est clair, me concernant, je n’ai RIEN VU de la Corse, car une fois parqué dans un camping, les sites à visiter se trouvent la plupart à plus de 10 kilomètres et à pied…..c’est long !!! c’est quand même plus vrai pour la côte que pour les régions montagneuses.
J’ai remarqué que dans de nombreux villages, les rares places de parking étaient souvent occupées par des voitures en épave, entièrement désossées pour la plupart.
Passons à la rubrique « camping », là aussi ce n’est pas terrible, c’est même loin de l’être. Excepté deux camping que nous avons trouvé correct avec un rapport prix qualité et un accueil chaleureux, le reste a été une catastrophe !!! Moyenne de prix, entre 23 et 33 euros la nuit !!!!, à la question, avez-vous un tarif hors saison ? réponse sur un ton peu aimable…..c’est le même tarif quelque soit la saison !!!!. Accueil déplorable pour certains, la première phrase étant « avez-vous une pièce d’identité ? », quant au bonjour, il est passé aux oubliettes depuis longtemps !!!
Nous sommes allés dans des camping « 3 étoiles » qui sont loin de rivaliser avec nos camping municipaux sur le continent pour un prix inférieur à 10 euros. Des sanitaires déplorables, douches ne fermant pas ou avec des serrures defectueuses, pas de porte manteau pour accrocher ses affaires, pas d’eau chaude pour la vaisselle, bref on ne voit ça qu’en Corse !!!
Pour terminer, outre le sentiment d’insécurité permanant, nous avons vu des choses surprenantes, tels les très très nombreux panneaux de signalisation criblés de balles, y compris des panneaux en bord de mer au milieu des habitations !!! sans souci de dommages collatéraux !!
Ou celui-ci pour vous faire comprendre que les Français du continent ne sont pas les bienvenus !! on raye le français au détriment de la langue Corse, je trouve cela bien bas de la part de certains !!! Il me reste une rubrique, celle des idées peut être à mettre en place pour contenter un maximum de touristes camping cariste qui sont avant tout des consommateurs au même titre que les autres, car il faut savoir une chose, compte tenu de l’accueil, nous nous sommes interdit d’aller une seule fois au restaurant, nous n’avons jamais été prendre une bière à la terrasse d’un café, et les souvenirs sont restés sur les étagères des magasins. Mesdames et Messieurs les responsables de l’activité touristique, et notamment les municipalités de certains petits villages, faites le nettoyage de vos trottoirs pour libérer des places de parking, arrêtez de mettre des barres de hauteur à 2 mètres (c’est de la discrimination envers nous), Mesdames et Messieurs les gestionnaires de camping, sachant qu’un emplacement est d’une surface d’environ 90 m², qu’un camping car de passage une nuit n’a besoin que de 30 m², pourquoi ne pas nous dédier des emplacements spécifiques pour une somme raisonnable ?
Merci d’avoir pris le temps de nous lire.
Depuis longtemps déjà, nous avions envie d’aller en Corse, visiter cette belle région de France. Bien mal nous en a pris, car nous sommes revenus très déçus et je m’en explique. En premier lieu, nous avons choisi le mois de Mai 2013, nous disant que la grosse saison touristique n’était pas commencée. Possesseur d’un Camping - Car, quoi de plus normal que d’y aller avec son véhicule……… grosse erreur, car ce mode de voyage est très mal vu en Corse. Il faut tout d’abord différencier deux types de camping cariste, le premier qui va aller d’un point A à un point B, c’est-à-dire de son domicile à un camping pour une durée variable et qui n’en bougera pas ou qui circulera avec un autre moyen de locomotion type scooter ou vélo, et l’autre catégorie, celle à laquelle j’appartiens, le camping cariste itinérant qui va changer d’endroit tous les deux jours en pratiquant si possible le camping libre dans des lieux s’y prêtant sans gêne pour autrui et avec le respect de l’environnement. Première nuit à la descente du bateau à Bastia, nous décidons vu l’heure, 20h45 de nous trouver un endroit où stationner tout en nous faisant discrets. Point de chute, Miomo, petit village à quelques kilomètres au nord de Bastia. En pleine nuit, caillassage en règle du camping car avec une belle empreinte d’un pavé sur la porte du véhicule. Le lendemain, je rencontre un autre camping cariste un peu désemparé qui m’apprend qu’un de ses amis s’est fait crever les deux pneus avant de son camping- car. Devant ces deux évènements, nous décidons de passer le reste de notre voyage en allant les nuits dans des campings. Nous nous retrouvons donc entre deux camping, à rouler sur des routes étroites, voire très étroites, souvent défoncées, certaines en cours de rénovation, d’autres avec des nids de poule à vous casser vos amortisseurs ou déteriorer vos pneus, là encore on ne peut incriminer la géographie de l’île, elle est telle qu’elle est…….le problème est que le stationnement est très difficile, carrément impossible dans de nombreux endroits et SURTOUT systématiquement interdit aux camping- car. Les barres de hauteur à 2 m sont légions courantes, il y a même des municipalités qui doivent ignorer la hauteur de nos véhicules car le panneau « stationnement interdit aux camping- car » est installé sur cette barre de hauteur !!!!!!. Seule une municipalité nous accepte en précisant que nous avons droit à une heure de stationnement !!!! Piana pour ne pas la nommer. C’est clair, me concernant, je n’ai RIEN VU de la Corse, car une fois parqué dans un camping, les sites à visiter se trouvent la plupart à plus de 10 kilomètres et à pied…..c’est long !!! c’est quand même plus vrai pour la côte que pour les régions montagneuses.
J’ai remarqué que dans de nombreux villages, les rares places de parking étaient souvent occupées par des voitures en épave, entièrement désossées pour la plupart.
Passons à la rubrique « camping », là aussi ce n’est pas terrible, c’est même loin de l’être. Excepté deux camping que nous avons trouvé correct avec un rapport prix qualité et un accueil chaleureux, le reste a été une catastrophe !!! Moyenne de prix, entre 23 et 33 euros la nuit !!!!, à la question, avez-vous un tarif hors saison ? réponse sur un ton peu aimable…..c’est le même tarif quelque soit la saison !!!!. Accueil déplorable pour certains, la première phrase étant « avez-vous une pièce d’identité ? », quant au bonjour, il est passé aux oubliettes depuis longtemps !!!
Nous sommes allés dans des camping « 3 étoiles » qui sont loin de rivaliser avec nos camping municipaux sur le continent pour un prix inférieur à 10 euros. Des sanitaires déplorables, douches ne fermant pas ou avec des serrures defectueuses, pas de porte manteau pour accrocher ses affaires, pas d’eau chaude pour la vaisselle, bref on ne voit ça qu’en Corse !!!
Pour terminer, outre le sentiment d’insécurité permanant, nous avons vu des choses surprenantes, tels les très très nombreux panneaux de signalisation criblés de balles, y compris des panneaux en bord de mer au milieu des habitations !!! sans souci de dommages collatéraux !!
Ou celui-ci pour vous faire comprendre que les Français du continent ne sont pas les bienvenus !! on raye le français au détriment de la langue Corse, je trouve cela bien bas de la part de certains !!! Il me reste une rubrique, celle des idées peut être à mettre en place pour contenter un maximum de touristes camping cariste qui sont avant tout des consommateurs au même titre que les autres, car il faut savoir une chose, compte tenu de l’accueil, nous nous sommes interdit d’aller une seule fois au restaurant, nous n’avons jamais été prendre une bière à la terrasse d’un café, et les souvenirs sont restés sur les étagères des magasins. Mesdames et Messieurs les responsables de l’activité touristique, et notamment les municipalités de certains petits villages, faites le nettoyage de vos trottoirs pour libérer des places de parking, arrêtez de mettre des barres de hauteur à 2 mètres (c’est de la discrimination envers nous), Mesdames et Messieurs les gestionnaires de camping, sachant qu’un emplacement est d’une surface d’environ 90 m², qu’un camping car de passage une nuit n’a besoin que de 30 m², pourquoi ne pas nous dédier des emplacements spécifiques pour une somme raisonnable ?
Merci d’avoir pris le temps de nous lire.





