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RA
Ramona35 17 years ago · Paulinez
Avis sur itinéraire pour dix jours au Maroc, idées des distances/temps?
Bonjour à tous

Je vais au Maroc la semaine prochaine avec mon amie.

Nous arrivons le soir du jeudi 21 mai à Marrakech où nous rejoignons des amis.

Nous avons prévu un itinéraire mais je me pose la question du temps passé en bagnole...

Pour l'instant, nous avons prévu l'itinéraire suivant :

Marrakech > Vallée de l'ourika > Ouarzazate > Merzouga > Zagora > Tarroudant > Agadir > Essaouira > Oualidia > Marrakech

On a prévu de passer le début et la fin du séjour avec nos amis.

On partirai ensemble le soir du vendredi 22 mai de Marrakech vers la vallée de l'Ourika ou nous passerions le week-end.

Prévu de partir ensuite directement depuis l'Ourika vers Ouarzazate le dimanche 24 mai dans l'après midi.

Ensuite c'est "freeride"!

Ouarzazate et le désert

Les vallées du Dadès et du Todgha

La palmeraie de Tineghir

Erfoud et les dunes de Merzouga

Retour à Ouarzazate par la route de Nekob

Zagora

Taroudannt Les souks Le tour des remparts Le marché berbère Dans les environs : la palmeraie de Tioute

Agadir Baignade dans l'océan !

On aimerait retrouver nos amis le soir du vendredi 29 mai à Essaouira pour y passer la nuit, et de passer la soirée du samedi 30 mai à Oualidia.

Enfin, nous rentrerons à Marrakech le dimanche 31 mai au soir pour profiter du lundi 1er juin et de la journée du mardi 2juin (on décolle en fin d'après midi).

Plusieurs questions : Comment vous semble cet itinéraire ? Y a-t-il des étapes à supprimer pour être plus « cool » ? Connaissez-vous les distances/temps entre nos différentes étapes ? Dans quelles villes faut-il dormir ? Faut il réserver un minimum à l’avance les hôtels ? On me propose une Ford fiesta climatisée (de 2007, avec vitres électriques) pour 350 dirhams/jour (32€) – C’est bien ? Si jamais on devait passer 2 nuits au même endroits durant notre petit trip (histoire de se reposer, piscine, bien manger, etc…), ou faudrait il les passer sur notre parcours?

Merci pour vos conseils !
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BI
BigCoyote 17 years ago · Simaosabrosa
Porte bagage avant de vélo et suspension?
Bonjour,

Comme beaucoup, j'ai un vélo avec un fourche téléscopique et je souhaite mettre un porte bagage à l'avant. J'utilise déjà ce genre d'adapteur à l'arrière avec satisfaction (et oui, mon vélo n'est vraiment pas prévu pour mettre des porte bagages ... :) ) http://www.tuttobene.ch/catalog/rack-mounting-roll-extradeep/product_info.php/products_id/464

Je voulais savoir si quelqu'un avait déjà essayé ce genre de montage à l'avant sur un modèle Tubus Tara ou équivalent.

Avec des colliers pour la fixation supérieure j'imagine que ca peut marcher mais peut être que je n'ai pas tout pris en considération ...

Merci d'avance !
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VE
Vel74 17 years ago · Rely23
Les expatriés se font-ils à la nourriture thaï?
Voici ma question existentielle du jour😄 Les expats se font ils à la nourriture thaï En effet, je n'arrive pas à manger thaïe plus que cela et mange donc régulièrement des plats différents de ma chère et tendre😊 Je me demande donc comment je pourrais faire si je vivais en Thaîlande🤪 Je trouve la nourriture thaïe à mon goût moins varié que la française et je me vois mal me placer des bons petits plats que je peux me faire ici😕😄 Les différents expats (ou même personne ayant un(e) thaï dans la famille) d'y sont ils fait avec le temps? ont-ils été toujours adepte? un bon steak frite, saucisson, reblochon, petit plats mijotés ne leur manquent-ils pas?

A vos stylos...vous avez 2 heures😏
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MA
Maruchy 17 years ago
Mariage à Cuba
bonjour j'ai lu plusieurs de vos messages qui sont forts intéressants sur l'amour et le mariage avec un cubain. je vais vous raconter ma belle histoire d'amour qui s'est terminé en cauchemar au québec en l'espace de 6 semaines. j'ai connu idael en 2006 et je me suis mariée à cuba le 27 septembre 2007 et durant tous mes voyages j'ai toujours partagé cet amour en casa particular legal et dans sa famille pour comprendre plus la culture cubaine ainsi que l'homme que j'ai épousé. mon chèr époux est arrivé le 16 juin 2008 au québec et oui deux semaines de bonheur et après cet homme s'est montré sur son vrai jour, manipulateur, menteur, hypocrite, comédien, macho, dominateur et le 19 juillet j'ai été victime de harcellement et d'agression sexuelle de sa part .il a été arrêté par la police le 28 août et il comparaîtra le 26 septembre devant le juge pour inculpation de agression sexuelle et c'est le greffe qui a son paseport et oui je suis la victime et j'ai servi de visa comme tant d'autres femmes ont vécu tout cela dans le passé et je ne sera pas la dernière à qui cela arrivera. j'ai trois bonnes amies cubaines avec qui je communique à chaque semaine. maintenant je sais qu'il a sa femme à cuba et qu'il est ici au québec en passant pouvoir la sortir du pays mais ce monstre est dans la merde. durant deux ans il m'a menti sur tout et maintenant il payera pour tout cela. je peux même vous dire que je connais deux de mes amis qui ont vécu le divorce avec leurs cubaines après 1 mois au québec. même les hommes sont victimes. aujourdh'ui j'assume tout je suis endettée, peine d'amour et agression sexuelle je dis peine d'amour pour moi car moi je l'aimais du plus profond de mon coeur et lui il est un monstre. alors attention a vous cuba es cuba et l'homme cubain est très macho et dominateur et n'oublier pas que la femme à cuba ne vaut rien aux yeux des cubains donc au québec leur mentalité de changera pas. moi aussi avant je ne croyais pas cela cependant aujourdh'ui avec mon expérience je sais que l'homme cubain est prêt à tout faire pour sortir de son pays. tout ce que j'espère que mon cauchemar ne se terminera pas par un procès et je souhaite de la part d'immigration canada la déportation pour ce monstre. j'ai oublié une chose importante je l'ai connu dans son petit village de cumanayagua et il était administrateur pour un compagnie d'alimentation et oui pourtant il était loin du monde du tourisme mais il avait la même idée que tous les autres un visa pour le canada.

france
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KO
Kookaburra 17 years ago · Potap3nck
Voiture de type Pontiac G6 pour un séjour en Californie et au Nevada?
Bonjour,

Pour le mois d'Aout j'ai reservé (par Ebookers) une voiture pour faire la Californie et le Nevada. Nous sommes 4 (2 adultes et 2 enfants de 11 et 8 ans)

Sur le site j'ai choisi la catégorie "Routière" chez Alamo, voiture Pontiac G6 (ou similaire).

Cette catégorie, est ce suffisant pour notre périple (3000 km), et a quelle voiture francaise se rapproche t'elle ?

Merci
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FA
Farang61 17 years ago · SeniorCH
Pourquoi sommes-nous tant à désirer quitter la France?
... à désirer quitter la France? ( En ce qui me concerne pour la ThaÏlande)...nous y sommes nés, nous y avons notre famille, notre travail, nos amis...Un certain confort... Faites part de votre état d'esprit...Discussion ouverte...
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NI
Niceday 17 years ago · SeniorCH
"Doudou" volé à Rome
Bonjour Nous nous sommes fait voler le doudou de mon fils à Rome ce weekend. Voici une photo Il n'avait pas de marque ni etiquette ce qui ne nous aide pas dans nos recherches. Avez vous par hasard vu ce doudou quelque part?. Irez vous à Rome et peut être vous allez le trouver par terre...on ne sait jamais.... Ou savez vous sur quel site internet peut-on trouver un semblable ?. Les pieds (qu'on ne voit pas sur la photo) sont bleus, avec un petit noeud à carreaux vichy, comme ceux que l'on voit sur la poitrine. La tête fait à peu près la taille d'un CD. Et en tout il faisait environ 40cm de long. Je vous remercie infiniment si vous pouvez nous aider à le trouver. C'est une situation difficile pour mon fils. Merci
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NA
Naturelle43 17 years ago · AnneS
Meilleure saison pour le Maroc?
Salut à toutes et tous,

Mon prochain voyage ou plutôt notre voyage car mon petit mari m'accompagne sera le Maroc, mon rêve. Pouvez-vous me dire quel mois ou saison faut-il choisir pour pouvoir visiter à son aise sans trop de touristes mais SURTOUT pendant laquelle il fait le moins chaud (toujours beau temps évidement), ideal pour visiter car je ne supporte pas beaucoup le soleil. merci !!! Bonne journée !
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JO
Josine 17 years ago · Fulton
A ceux qui voyagent seuls et heureux
C'est un appel à tous ceux et surtout celles qui ont l'expérience des voyages solos. Comment on fait au moment des repas( le dîner surtout ) ou quand on a une pressante envie de communiquer. Je n'arrive pas à me décider à passer à l'acte, pourtant ce n'est pas par peur ou insécurité, c'est plutôt que j'ai l'impression que pour apprécier il faut absolument communiquer avec quelqu'un et de préférence avec un proche. Convainquez-moi s'il-vous -plaît, c'est tellement poche de rester chez-soi parceque personne de notre entourage, ami ou famille, n'est disponible. Détail important, je n'ai plus 20 ans mais début cinquantaine . Josine 😛
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LE
LeTigre 17 years ago
Avez-vous abimé votre voiture de location aux États-Unis?
Salut ! Je voudrais essayer de voir la neccsité des assurances complémentaires sur les voitures de loc', d'où ma question destiné à savoir s'il arrive super souvent d'exploser un pneu ou un pare brise. Donc, avez vous eu des pépins sur votre voiture et si oui quel genre de voiture était ce ( 4x4/SUV ou autres )
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LU
Lunaceleste 17 years ago · Mehdi79
Démarrer une nouvelle vie au Maroc
Bonjour, je suis une jeune femme célibataire de 35 ans, d'origine française et je viens d'Espagne (pays où je réside depuis 15 ans)...et à présent je débarque au Maroc en désirant y rester. J'ai besoin de conseil pour savoir comment procéder pour trouver du travail, les démarches administratives...etc. Est-ce facile pour une étrangère de trouver un emploi? Je suis un peu perdue car j'ai cru comprendre que pour la carte de séjour, j'ai besoin d'un certificat de travail visé par le ministère du travail de Rabat. Dois-je nécéssairement avoir ce certificat pour me faire embaucher? J'aimerai pouvoir rester sur le territoire sans devoir sortir tous les 3 mois... Actuellement je me trouve sur Marrakech, je partage un appartement en colocation avec une amie Marocaine qui effectue un stage. Je suis venue avec ma voiture et je sais que malheureusement je devrais la faire sortir du pays, car dédouanement est vraiement plus cher que la valeur même du véhicule. Je serais très très reconnaissante de recevoir vos conseils...merci!
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KO
Kouette 17 years ago · Chrisdebeng
Prix vol Paris-Burkina Faso?
Amis de l'afrique, bonjour !

Je vais au burkina faso cet été pendant 6 semaines sur Juillet-Août (j'ai pas le choix de la période...) Le meilleur prix touvé à ce jour est 829, 00 € avec air burkina sur le site vivacances. ça me semble cher... est-ce que vous pouvez m'éclairer ? Puis-je trouver mieux ou dois-je sauter sur cette offre ?

Merci d'avance pour votre aide !
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SH
Shyamalan 17 years ago · Mateo54
Taxi Lima centre - aéroport la nuit: sécurité?
Hello,

Lors de notre séjour, on devra quitter Lima en pleine nuit (vers 3H du matin) pour se rendre à l'aéroport.

C'est un peu con comme question, mais est ce que ça vous semble risqué ? est ce qu'il vaut mieux loger à Miraflores (uniquement sur l'aspect sécurité de ce départ nocturne) ?

Merci.
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TI
Tiffine 17 years ago · Nouredin
Adresse de la médina d'Agadir?
Bonjour à tous, 🙂

Je pars pour le Maroc fin mai (que je connais deja) mais pour un autre circuit.Et j'ai entendu dire qu'il y a une médina dans la ville d'Agadir et j'aimerai la voir.

Cependant je ne connais pas l'adresse, ou puis je la trouver ?

merci d'avance

😉
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JE
Jerepain 17 years ago · Lynaflo
Etats-Unis: acheter moins cher?
Bonjour,

Je vais partir en Californie en Aout, j'aimerais savoir si je pouvais en profiter pour acheter moins cher, si ça vaut vraiment le coup, si j'ai le droit et qu'acheter.

Merci
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AL
Alexiane 17 years ago · Nikky
Travailler comme représentant à destination
Allo

Je suis à la recherche d'information concernant le travaille comme représentant à destination. Les critères de sélection, comment faire et surtout comment c'est !!!!

Si tu as des infos merci de m'écrire Ciao Alexiane 🙂
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MA
Magicv 17 years ago · Memphre
Avis sur itinéraire Toronto - Québec - Gaspésie
Bonjour

J'envisage pour l'été prochain un itinéraire Toronto - Québec "via" la Gaspésie ; en première approximation, j'ai pensé à ça :

J1 Paris Toronto J2 Toronto Niagara Falls J3 Niagara Falls Ottawa J4 Ottawa Montréal J5 Montréal Lac Saint Jean J6 Lac Saint Jean Tadoussac J7 Tadoussac Rivière-du-Loup J8 Rivière-du-Loup Pasbébiac J9 Pasbébiac Percé J10 Percé Gaspé J11 Gaspé Sainte-Anne des Monts J12 Sainte-Anne des Monts Saint-Jean-Port-Joli J13 Saint-Jean-Port-Joli Québec

Quelqu'un peut-il m'aider à préqualifier cet intinéraire : - est-ce que je loupe une merveille du monde ? - les étapes sont-elles adaptées, ni trop courtes, ni trop longues ? - tout "truc" bienvenu...

Merci d'avance pour vos avis éclairés.
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MM
Mmaroc07 17 years ago · Larab2Crvis
Avis sur circuit de cinq jours au Maroc
BOnjour en vacances 5 jours arrivée vendredi soir et départ mardi soir au maroc nous pensons faire cet itinéraire : samedi: Marrakech – Kasbah Ait Benhaddou – Ouarzazate – Agdez – Vallée du Draa – Zagora. Départ de Marrakech vers 7h00 du matin vers Ouarzazate par la route de Tizin-tichka Kasbah de Telouet et le Ksar de Ait Benhaddou. Après midi, visite de Ouarzazate pour continuer vers Zagora en passant par l’Anti-Atlas, le village berbère d’Agdez et la vallée de Draa avec son cortège de palmiers. Arrivée à Zagora, on continuera la route à dos de chameaux pour admirer le coucher de soleil, bivouac sous la tente.

dimanche : Zagora – vallée de Draa – Agdez – Tizin-tichka – Marrakech. Réveil matinal pour assister au lever de soleil, retour en dromadaire jusqu’à Zagora. Nous partions ensuite vers Ouarzazate via la très belle vallée de Draa. Retour à Marrakech vers 19h00.

Qu'ne pensez vous ? le reste du séjour sera consacré à marrakech

merci pour vos réponses
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CO
Coquelicot9 17 years ago · Wansao
Recherche guest house sur Chiang Mai
Bonjour à tous,

j'ai besoin de votre aide

je suis à la recherche pour un couple d'amis qui partent à Chiang Mai en juiller, d'une guesth house en centre ville à chiang mai

je recherche une guesth house, propre....., sympa, tranquille, et si possible avec jardin et/ou piscine.. en chambre double.

si vous avez donc des bons tuyaux, à me donner, merci de me transmettre toutes vos infos sur mon mail

merci pour votre aide a bientot

Léna

lenature@hotmail.fr
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DU
Duende 17 years ago · Guiadelcle
Hôtel proche de l'aéroport de Jakarta?
Bonjour, je souhaiterai avoir un renseignement concernant un hôtel sur Jakarta. En effet, j'arriverai à Jkt aux alentours de 16h30 et je reprends un avion le lendemain matin tôt (décollage 8h00). y a t'il des hôtels proches de l'aéroport? lesquels? sinon où et quels hotels prendre? par avance merci!
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LO
Lou1 17 years ago · Explo44Fogg
Circuit en Australie avec deux enfants en juillet-août
Nous partons 6 semaines en juillet aout avec 2 enfants 8 et 10ans. Nous pensons utiliser l'avion pour les déplacements intérieurs, la location de véhicule ou camping car ensuite. Idée de trajet : Sydney, Alice Springs, Ayers rock ?, Broome et/ou darwin, Cairns Sydney Avez-vous des conseils sur les zones à visiter, le temps à y rester et les bons plans pour optimiser le budget ?

D'avance merci,
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AU
Aureliem 17 years ago · Hypnotica
Mon rêve américain
Parce que je considère que toute la richesse d’un voyage se trouve, bien plus encore que dans les pays traversés, dans les émotions ressenties. Parce qu’un voyage est d’autant plus beau qu’il est personnellement vécu, pleinement subjectif. Parce que tant de livres regorgent d’informations pratiques de sorte que ma touche à moi ne peut être que personnelle, presque intime. Pour toutes ces raisons-là, je ne raconterai pas les détails, les prix, les bonnes affaires … Je ne conterai que mes battements de cœur ; mon récit ne sera qu’émotion. Voici « quelques » phrases et pensées glanées au fil de mon voyage.

Mon histoire commence … la veille du départ.

Demain, à 8h, un taxi viendra nous chercher pour nous emmener à l’aéroport, d’où nous décollerons pour rejoindre Chicago, avant d’atteindre San Francisco, point de départ de notre tour. Je ne réalise pas que l’on part demain déjà. Je suis fatiguée. Un peu à côté décalée. Un peu triste … et je ne sais trop pourquoi. Un peu déboussolée.

J’ai l’impression de laisser derrière moi une vie qui, doucement, parvenait à ébullition. Une cohue. Un vacarme. Un désordre. Un peu de recul me permettra, je suppose, comme d’habitude, d’y voir un peu plus clair. J’ai l’impression d’avoir vécu ces derniers jours comme j’ai déjà vécu tant d’années : à moitié. Un pied sur terre, ma tête perdue dans ma planète. Comme dans un songe. Comme dans un rêve. Dès demain je me réveillerai pourtant. Car j’ai envie de mordre dans ce voyage à pleines dents.

Je ne sais pas encore vraiment ce que j’attends de ce voyage. Parce que, à nouveau, je pars vierge. Vierge d’images, de préjugés. Sinon « ce que l’on dit » sur le rêve américain, les paysages des westerns ou les rues des films. Que des clichés quoi. Or Dieu sait comme je n’adore pas les clichés. Je ne veux pas m’entacher l’esprit d’idées préconçues. Je pars le cœur grand ouvert et extrêmement réceptif, les yeux ouverts eux aussi, grands ouverts, prêts à tout accueillir.

En fait si, je sais ce que j’en attends. J’attends de ce voyage de mesurer la petitesse de la condition humaine. De me retrouver point infime parmi l’immensité. Comme en Laponie ou dans le Sahara marocain, je veux palper ma raison d’être par comparaison aux paysages grandioses et millénaires. J’attends des flashes de couleur, de beauté, des paysages-émotion qui prennent au cœur. J’attends de me perdre dans des villes inattendues. J’attends de vibrer au travers de ces découvertes. J’attends d’être.

Ma dernière nuit belge du mois vient de s’écouler. Je me sens enfin vraiment en partance, curieuse de goûter aux immensités de l’ouest américain, avide de démystifier les légendes de ces régions, assoiffée d’être en personne dans des mythes vivants, de passer dans des villes, des paysages que, européens, nous associons davantage à des films et westerns qu’à une vie tangible. Oui, l’ouest américain est vivant et réel. Et je pars à sa rencontre. Et je suis curieuse des étincelles que cette découverte va provoquer. Envie de plonger la tête la première dans un rêve … et de m’y noyer, totalement. De m’immerger. Envie de sentir mon cœur battre un peu plus fort.

Bruxelles – Chicago – San Francisco.

C’est donc ici que débute notre périple. San Francisco est difficile à résumer. Parce qu’il y a, dans cette ville, un éclectisme, une multitude, une diversité qui fait toute sa richesse.

San Francisco est un kaléidoscope, aux facettes bien distinctes, mais complémentaires. Charmante, comme le quartier touristique des pêcheurs et la Marina … j’ai toujours adoré les villes le long de la mer. Impressionnante et fière, comme le quartier des bureaux. Impromptue, comme la rue italienne aux abords du quartier chinois, en plein cœur de cette ville américaine. Mythique, comme le Golden Gate émergeant de la brume. Inattendue, comme ces joggers par milliers gravissant et descendant sans peine apparente, le relief si caractéristique de la ville. Légendaire, comme les quelques lignes résiduelles des cable cars. Epoustouflante, comme le panorama sur la baie. Etonnante, comme Alcatraz flottant, apparemment si accessible, au milieu de la baie. Rappelant à l’ordre, comme les clochards par dizaines qui déambulent dans le centre ville. Démesurée, comme les rues si larges qui quadrillent la ville. « Cool », comme ses habitants qui déambulent, nonchalamment, leur café à la main et la quiétude au cœur, dans les rues. Riche, pour tout cela à la fois.

Certaines villes, régions, s’oublient vite parce qu’elles ressemblent trop fortement à ce que l’on connaît, car elles ne sont que copie de notre normalité. D’autres ne finissent pas de nous étonner, car elles sont le contraire de nos repères. On ne s’y habitue jamais, on ne se les approprie jamais. Mais, toujours, on les voit, car elles nous surprennent.

San Francisco se situe quelque part entre les deux. Il est certains aspects, proches de nos habitudes européennes, auxquels on se fait vite et qui, trop rapidement sans doute, ne nous intriguent plus : les gens, le temps, la nourriture, l’odeur de la mer …

D’autres aspects, par contre, en nous faisant plonger au cœur de films un peu oubliés, d’ambiances que l’on ne croyait que fictives, nous interpellent à tous les coups et nous laissent, songeurs, une étoile au fond des yeux : le cable car qui monte et descend certaines rues, la pente vertigineuse de certaines ruelles, la largeur des avenues, les voitures de police et limousines, la taille des cafés servis, la gentillesse de gens, l’absence de réaction lorsque l’on dit venir d’un pays inconnu, la Belgique.

Car marcher à San Francisco, c’est vraiment, d’une certaine façon, pénétrer une légende. C’est une ville que, d’un côté, on peut prévoir, de par les scènes de films tournées ici. Pourtant, on ne peut se résoudre à vraiment s’attendre à voir passer les cable cars, à admettre qu’il s’agit là du quotidien de millions de personnes, de leur réalité, de leur banalité. Il y a quelque chose de surréaliste dans cette ville. Quelque chose qui fait sourire et pétiller le regard. Quelque chose qui accroche … et qui fait que l’on s’attache. Oui, ici, la réalité rejoint fiction. Plus encore, la fiction est la réalité.

J’apprécie beaucoup San Francisco. La ville, son atmosphère, son élégance … m’ont petit à petit pénétrée. La démesure, non des gens, de par leur exubérance, mais de la ville, de par ses pentes vertigineuses et maisons à flanc de « montagne » me charme. Il y a quelque chose de « comique » à cette géométrie si peu commune.

De cette ville émerge une insouciance, un bon vivre. Comme si elle se résumait en un sourire. J’aime ce qui flotte dans l’air san franciscain, j’aime cette brume qui semble répandre la bonne humeur tout autour de la baie.

Lors de la découverte de cette ville, il m’a manqué du temps. Le temps de respirer, de m’imbiber de l’atmosphère sans franciscaine, de vibrer à ses rythmes si divers, de goûter à ses saveurs multiples. Le temps de me noyer dans la masse de joggers pour quelques foulées. Le temps de discuter, de sortir. Le temps de m’imprégner de la culture aussi. Nous n’avons finalement fait que survoler cette ville … et c’est tellement réducteur. Si je revenais (ou plutôt « quand je reviendrai »), ce serait pour la vivre.

A partir de San Francisco, nous longeons la côte, vers le sud. Embrumée, elle paraît maussade. Entre deux bancs de brouillard, une plage, esseulée. Chez nous, elle aurait déjà été prise d’assaut et exploitée dans les moindres centimètres carrés. Ah, quel bonheur d’avoir un continent pour pays !

Nous voici à Monterey, où nous visitons la Marina. Nous empruntons alors la « 17 miles drive » une route payante longeant, magnifique, le Pacifique. Petite randonnée idyllique. Un petit coin de paradis. Quiétude. Points de vues magnifiques. Superbe.

Nous arrivons ainsi à Carmel. Quel village adorable ! Des ptites maisons à croquer, des ptits commerces craquants. Tiens, on dirait la maison d’Hansel et Gretel … Quelle joli endroit !

Le jour suivant, nous partons pour le Yosemite National Park. En route, nous traversons la vallée de la Salinas. Vaste étendue plate, parsemée de champs. Des hommes peinent aux champs, sous un soleil écrasant. Au loin, des petites collines escarpées. Une région toute petite. Toute minime. Presque insignifiante. Etrange de penser que tant de lignes ont été écrites par Steinbeck à son sujet. C’est fou à quel point la littérature peut être un outil puissant.

Il fait excessivement chaud. Après trois jours passés sur la côte, le choc est violent. Et cela ne fait pourtant que commencer …

Nous y voici … Yosemite National Park. Ce parc est épatant, grandiose, incroyable, époustouflant. Chacun des sentiers, chacune des routes le traversant est merveilleuse. Je savais, avant de pénétrer ce parc, que je l’aimerais … Je l’ai adoré.

Nous passons la première soirée au Glacier Point … point de vue époustouflant sur le Half Dome, un des endroits bien connus du parc. Le ciel décline ses couleurs pastel de coucher de soleil. L’horizon sculpté se découpe. Il y a, dans cet air, de la magie.

Après une nuit de repos, nous retournons au Yosemite Park. Nous nous promenons, innocemment … et des points de vue plus superbes les uns que les autres nous sautent à la figure. Inattendus, ils surgissent sans qu’on s’y attende et s’offrent, merveilleux, à notre regard. C’est splendide. Ce parc est majestueux. Chaque tournant provoque l’émerveillement. Il faudrait des milliers d’yeux pour tout apprécier à sa juste valeur, tellement les richesses sont ici multiples et vastes.

Ici, nous pouvons admirer l’action d’un glacier sur son environnement. La route est complètement polie. De grosses striures la traversent, la transpercent. On mesure, à l’œil, la puissance du glacier.

Là, un ruisseau serpente à travers les forêts de pins. Il vient des montagnes, tout au fond. J’ai toujours été fascinée par l’eau en mouvement. Je trouve toute chute d’eau magnifique, tout ruisseau serpentant dans une forêt, heureux et porteur de joie. Il y a dans l’eau dévalant des montagnes une source d’énergie époustouflante. Comme un battement de cœur. Comme un souffle de vie. Une force. Inouïe.

Le long de la route, de temps à autre, de la neige, relique d’un hiver sans doute bien froid. Pourtant, il fait 80°F, c’est-à-dire un petit peu plus de 25°C. A cette altitude, le printemps ne fait en effet que commencer.

Il flotte dans ce parc quelque chose de merveilleux. Trop beau pour être totalement réel. Trop pur pour être totalement crédible. Oui, ce parc est un conte, un rêve, une féerie. Un endroit sur terre sublimé du bout de la baguette d’une fée bienveillante. Et le fait que cette surface soit si grande, si étendue, nous offre l’opportunité de pénétrer au plus profond de ce rêve éveillé. Il est si facile de se laisser totalement immerger par ce rêve pour le vivre, totalement. Mmm, la vie est belle.

Nous partons maintenant pour l’enfer des températures. Nous approchons en effet de la Death Valley. Se succèdent les routes plus rectilignes les unes que les autres. Nous longeons, contournons, traversons quelques montagnes. La végétation se dessèche. Elle devient arbustes. Finis les hauts séquoias ou forêts de pins. Apparaissent les premiers cactus. Le ciel m’éblouit.

Les pierres, les cailloux … la nature semble s’être assoupie, sous le poids du soleil et de la sécheresse. Nous descendons, inéluctablement. Plus que 3000 pieds d’altitude. Un reg, immense, encadré de montagnes. J’ai l’impression de me retrouver dans un livre de Frison-Roche, sauf que je ne suis pas en Algérie. Je gomme facilement la route pour imaginer la méharée traversant la vallée.

Voici que je compare, encore. C’est tout de même impressionnant à quel point, quand on voyage, on ne peut s’empêcher de comparer. Comme s’il fallait pouvoir, à tout prix, trouver une ressemblance entre le paysage, l’ambiance observée, et ce que l’on connaît. Comme s’il fallait pouvoir accrocher l’inconnu aux repères connus.

D’où le fait d’être un peu perdu face à quelque chose de totalement nouveau. Perdu, certes, mais plus vrais sans doute. Dépourvu de préjugés, on doit avoir un jugement plus objectif, plus véridique. Est-il vraiment impossible de partir le cœur vierge d’idées reçues ? C’est pourtant ce que je tente de faire à chaque fois.

Les pierres sont noires. Et c’est comme une évidence.

Une immensité de silence. Qu’on ne vit pourtant qu’à moitié depuis une voiture. L’air est asséchant. Tout à l’air mort autour de nous. Si l’on prend le temps de les regarder, de les ausculter, ces paysages sont splendides. Les couleurs. Les formes. Tout impressionne.

Nous voici sous le niveau de la mer … – 190 pieds. Furnace Creek, une palmeraie au milieu du désert. Mes lentilles se dessèchent à une allure phénoménale. En trois heures, nous avons gagné près de 40 °F. Il fait 113°F (45°C). Le vent est brûlant.

Soudain, les collines prennent des formes étranges. Comme sculptées à la main et polies au papier de verre. Etonnantes par rapport aux pics acérés des montagnes noires qui entourent la vallée. Quelles soient noires ou blanches, ces montagnes semblent avoir souffert. Il semble qu’elles sont là, résistantes après tant d’années. Elle n’apparaissent pas comme les arbres du Yosemite National Park, fiers et embellis par les années. Les montagnes ici apparaissent comme les derniers conquérants d’une lutte millénaire. Fatiguées de leur combat éternel, elles reposent, massives.

Nous quittons le parc national. Nous voici partis pour le Nevada et Las Vegas.

I had a dream.

J’ai rêvé d’une ville, au milieu du désert. Une ville lumière, une ville folie, une ville éclairs. J’ai rêvé d’une ville aux mille couleurs. Aux flashes ininterrompus.

J’ai rêvé d’une ville sortie de l’imagination d’un géant mi créatif, mi fou. Une ville imprévisible. Où chaque porte cache un trésor défiant la raison. Défiant tous les sens. Une ville aux proportions démesurées. Une ville faite d’hôtels. D’une ville où chaque hôtel se prend lui-même pour une ville. J’ai rêvé d’une ville surréaliste. Où le sphinx côtoie Manhattan et la tour Eifel le Colisée.

J’ai rêvé d’une ville factice. Aux décors de plâtre mais spectacles de paillettes. Une ville bouillonnante. Une ville qui grouille, à même le sol. Une fourmilière. Un parc d’attractions. J’ai rêvé d’une ville où les gens se marient par dizaines, en quelques minutes. D’une ville où l’argent se perd par liasses. Dans des machines étincelantes. Dans des boutiques de luxe.

J’ai rêvé d’une ville bravant tous les interdits et bafouant toutes les règles. J’ai rêvé d’une ville de contrastes. Une ville à contre courant. Une ville au milieu du désert, où pourtant l’eau coule à profusion. J’ai rêvé d’une ville quelque part aux USA où pourtant la bière coule à flots.

J’ai rêvé d’une ville où la mesure est … la démesure. Où les seules limites sont celles des imaginations les plus folles. J’ai rêvé d’une ville où la norme est l’absence de normes.

I had a dream. Une ville, hors-la-loi, au milieu du désert. Un rêve ? Un songe ? Une illusion ? Une oasis ? Revoici le désert, déjà. Un mirage, ce devait être un mirage.

Sérieusement, je ne pense pas que cette ville soit une aberration, une erreur. Je ne pense pas que ce soit juste une œuvre qui se visite, comme un musée. C’est la façon dont je l’ai vécue, mais pas dont je l’ai comprise. Je pense que cette ville est en quelques sortes l’exception qui confirme la règle, l’exutoire pour trop de contraintes, la folie qui fait apprécier le reste à sa juste valeur. Las Vegas doit être, je suppose, une sorte d’idéal pour quelques uns. Mais je défie quiconque d’y résister à long terme. Oubliés tous les codes de conduites, c’est une ville qui matérialise en quelque sorte notre inconscient. Une ville où les sept péchés deviennent vraiment capitaux.

Nous quittons maintenant Las Vegas pour la région des mormons.

Nous approchons de Zion National Park, une partie du plateau du Colorado. Nous sommes ici dans l’Utah. Nous arrivons donc dans la nature gigantesque et les vallées monumentales. Le paysage devient magnifique. Rouge – beige comme la terre. Vert comme la rare végétation. Bleu comme le ciel. J’adore cette association de couleurs.

Nous traversons le résultat de millions d’années de marées, d’écoulement, d’érosion. Ces montagnes sont un superbe témoignage du passé. Les regarder, c’est un peu comme observer les étoiles … sauf que lorsqu’on contemple le ciel, on ne sait si les étoiles sont encore là. Ces montagnes sont à la fois inter-temporelles et intemporelles.

Nous voici revenus d’une éprouvante promenade d’une petite heure. Ces roches sont superbes. Certaines semblent un amas désordonné, un empilement hasardeux de roches, dans tous les sens. D’autres évoquent des coups de pinceaux, secs, d’un peintre un peu furieux. D’autres roches semblent avoir été striées par un sculpteur maniaque, passionné de rectiligne. D’autres s’élèvent, telles de gros gâteaux décorés de sapins. D’autres enfin semblent s’être fissurées sous le poids des années … et l’on conte leur histoire en comptant leurs plis, comme les couches d’un tronc d’arbre.

Au loin, quelques éclairs. Le ciel se couvre. Peut-être allons-nous expérimenter notre premier orage américain. Ca y est. De grosses gouttes s’écrasent sur notre pare-brise. Le thermomètre est en chute libre.

Nous approchons maintenant de Bryce Canyon National Park. Le sol rougit encore. De quoi est-il donc gêné ? C’est tellement joli par ici … Nous y voici. Magnifique. Il ne s’agit plus ici de l’œuvre d’un sculpteur ou d’un peintre un peu énervé. Ce paysage est l’œuvre d’un dentellier. Une œuvre de précision et de détail. Un paysage fin, en apparence tellement fragile. Un travail de précision. Une roche ciselée, au détail près. Une sorte de perfection, très certainement. Un pur régal pour le regard. Une merveilleuse harmonie dans les couleurs. Une poésie.

Et dire que ce tableau, lentement, imperceptiblement, évolue jour après jour depuis des millions d’années. Un jour, toute la roche se sera érodée. Et l’on ne verra plus qu’un erg. Et d’autres plateaux seront sortis d’autres océans, et le vent, la pluie et tous les éléments commenceront leur long et délicat travail de sculpteur … Mais quelle beauté aujourd’hui !

Les journées se succèdent à une allure folle. Il devient difficile de profiter vraiment pleinement de chacune d’elles. La fatigue s’accumule, le regard se fait un peu moins vif. Aujourd’hui nous partons d’abord pour Canyonlands Natinal Park, découpé en trois parties par le Colorado et la Green River. Nous ne visitons que la partie supérieure, appelée Island in the Sky.

Nous voici à nouveau sur la route. Une harmonie d’abord beige, puis de plus en plus en plus verte s’est progressivement substituée aux teintes rouges – ocres de ce matin. Il fait si bon ici. Le paysage est doux. De plus en plus de sapins se dressent le long de la route.

Ce matin, je me suis réveillée triste. Et décidément, cela ne passe pas. Un blues que je n’explique pas. Nous arrivons dans un autre parc, Arche National Park. Il compte près de 2000 arches (la plus grande densité au monde), dont 200 de visibles. A nouveau, la route que nous empruntons en voiture serpente dans un musée grandeur nature. Quel pays !

Landscape Arch, la plus grande. En 1991, une partie de l’arche s’est effondrée, ne laissant plus qu’un mince filet de pierre … d’une délicatesse extrême.

Delicate Arch, le symbole de l’Utah. L’arche est très belle et immense. Un vestige de pierre, monumental. En face, les dunes pétrifiées : de par la composition de leur terre, elles ont été figées, à jamais, dans leur forme. Vertes claires, elles me font penser à un gros plat de pâtes au pesto. Le soleil se couche petit à petit : les couleurs s’embrasent et étincellent. Chaque soir, après une petite ascension sportive qui nous le fait apprécier d’autant plus, une cinquantaine de personnes se réunissent ici pour admirer le spectacle de la nature. Superbe. Les couleurs sont magnifiques.

Cette région est vraiment extraordinaire. D’un côté, c’est amusant de penser qu’on contemple juste un bout de roche attaquée par l’eau, le soleil, les glaciations, le vent. Mais quel résultat ! On ne peut s’empêcher de mettre de la magie dans ces paysages là. On ne peut s’empêcher de les conter. Ces pierres sont bien plus que de simples pierres. Elles sont grandioses. Un « simple » dépôt de sel il y à quelques millions d’années et s’élève aujourd’hui un paysage d’arches plus somptueuses les unes que les autres. Cette région est bénie. Il y a quelques années, les gens s’y ruaient parce qu’ils pensaient y trouver de l’or. Ils avaient raison … à un détail près. Ici l’or ne se trouve pas que dans les mines … il est partout.

Nous parvenons maintenant à Monument Valley, dans le territoire des Navajo, en Arizona. Voici le Chapeau Mexicain qui nous accueille. Enfin sortie de mon livre, je vais pouvoir admirer ces paysages. Certains s’amusent parfois à voir des formes dans les nuages. Ici, chaque rocher est devenu animal, totem, image. Se succèdent en effet les rochers aux noms parfois évocateurs, parfois surprenants.

Les yeux de papa brillent. J’y vois défiler les westerns de sa jeunesse. Poursuites à cheval. Indiens scrutant le ciel depuis leur piton rocheux, guettant des signaux de fumée. C’est vrai qu’à parcourir cet espace on se sent dans un décor de film. Un beau, imposant, décor de film. Mais juste un décor. Trop immobile. Comme si, dépourvu d’un ptit homme qui, derrière une caméra, crie « action », ce parc n’a pas, toute sa signification.

De Monument Valley, nous rejoignons le Lac Powell, un lac artificiel géant qui récolte les eaux du Colorado, réservoir d’eau et fournisseur d’énergie.

Sous de nombreux aspects, cette région est celle de la démesure et des extrêmes. Dans la taille des aliments (les verres de coca énormes et toujours réapprovisionnés, les sandwiches d’un demi-mètre, les gâteaux à se décrocher la mâchoire, les steaks de 500 grammes …). Dans la largeur des routes. Dans les distances entre les villes. Dans Las Vegas, la démesure « bâtie ». Oui, humainement, cette région est totalement démesurée.

Comme une coïncidence, la nature semble avoir plagié, plus exactement inspiré ces échelles hors normes. Les séquoias sont démentiellement grands. Les points de vue sont époustouflants. Les canyons sont gigantesques. Partout, la nature a laissé des empreintes de géants. Elle surpasse, rayonne, resplendit.

Comme si seuls les superlatifs avaient légion ici. Pas de mi-teinte ni d’airs mitigés. Vous voici dans la région des extrêmes. Et les extrêmes, on ne peut que les vivre pleinement, à 100%.

Prochain arrêt : LE Grand Canyon.

Que j’aime cet endroit. Si l’on oublie un instant les justifications scientifiques – l’évolution géologique minutieuse, la force du Colorado, l’action du vent dans cette zone désertique – le Grand Canyon semble être l’œuvre d’un géant qui aurait voulu entrouvrir la terre. En résulte une crevasse géante, une déchirure, au fond de laquelle coule la rivière. Puis le géant s’en est allé, laissant la terre, béante, ouverte à nos regards émerveillés.

Observer le canyon depuis l’un des multiples points de vue c’est l’approcher comme depuis un avion. Depuis le hublot d’un avion, la nature apparaît dans son immensité, dans sa diversité ou sa cohérence. Mais, du hublot d’un avion, la nature apparaît comme figée, immobile. Pourtant, plus bas, plus profond, le Grand Canyon regorge d’une vie animale qui fourmille. Et le Colorado s’écoule, parfois calme parfois impétueux, et poursuite lentement son travail d’érosion. Le Grand Canyon n’est pas mort ni abandonné. Son cœur bat, pour qui veut bien l’entendre.

A fouler ses pierres, sentir sa végétation, ressentir ses sentiers plus ou moins pentus, à laisser quelques tiraillements aux mollets et gouttes de sueur sur le bord du canyon, nous commençons peu à peu à le comprendre. Il faut de la patience pour comprendre quelque peu cet endroit. Il faut prendre le temps de respirer au rythme de son souffle, le temps de l’écouter s’endormir paisiblement. Le Grand Canyon est extraordinaire.

Il y a un point commun aux grands espaces. Face à ces paysages, on ne peut que relativiser. Comparer et relativiser. Que sommes-nous face aux millions d’années de construction de ce canyon ? A quelle échelle mesurer une vue humaine quand on se trouve face à une telle immensité ? Les grands espaces nous font reconsidérer nos soucis quotidiens. Tout est mis de côté quand la nature s’impose avec tant de majesté. Face à tel spectacle, nous ne pouvons être que spectateurs. Et, décidément, à côté d’une telle force, nous ne sommes rien. Rien. Et s’en rendre compte permet de réordonner nos valeurs.

Le soleil vient de se coucher. Un ciel bien trop voilé n’a laissé le passage qu’à quelques rayons de l’astre rougeoyant … et le canyon est resté dans sa brume sombre pourtant si prometteuse … Peu importe. C’était magnifique.

Nous quittons notre ville étape pour rejoindre San Diego. Il est 7.15. Je suis crevée. Mal dormi cette nuit. C’en est fini pour les parcs nationaux. La fin de notre séjour sera bien différente. D’ici, nous allons visiter un zoo, un parc d’attraction … Je ne décrirai pas ces endroits-là.

Nous arrivons à Los Angeles. Notre découverte de la ville commence par l’apprentissage que trouver LA bonne rue aux USA ne suffit pas du tout à trouver sa destination, car certaines font parfois des kilomètres.

Penser à la cité des anges, c’est, pour beaucoup, d’abord songer à Hollywood. Dans les esprits, dans les imaginations, Hollywood c’est du strass, des paillettes, des stars anorexiques. Du rêve, de la réussite. Des étoiles. Pourtant, en bas du rêve, sur le terrain, Hollywood se résume à une rue étroite assez lugubre, sur laquelle trônent les célèbres étoiles. Sur le bord du trottoir de Hollywood Boulevard, un amoncellement de boutiques qui proposent des tatouages. L’âme d’Hollywood survit un petit peu plus loin, dans Universal Studios … un très joli parc. Oui, c’est sans doute là que l’on peut encore humer le mythe hollywoodien. Car au cœur même d’Hollywood flotte dans l’air quelque chose de fané, de suranné. Un air d’hier qui, encore et encore, sans retour possible apparent, s’évapore et s’évanouit. Parfum désuet. Flagrance d’autrefois. Un désenchantement, certainement.

Et nous y voilà. 5000 kilomètres plus tard, nous prenons notre envol pour le futur. LA – New York – Bruxelles.

Ces vacances étaient un tourbillon. Toujours d’un endroit à un autre. Vite. Nous avons passé un à deux jours dans chacun des endroits visités. J’aurais pu y passer des semaines. Il y a tant de merveilles à vivre dans cette région. Ces paysages sont somptueux. Ils m’ont inspiré avec une intensité rare. Durant ces trois semaines, j’ai écrit, tout le temps. C’est tellement facile quand on a devant soi tant de sujets d’inspiration. Et puis j’aime bien cet exercice car il permet de vraiment ouvrir les yeux sur les choses. On a un paysage devant soi et plutôt que de juste l’avoir devant soi comme un décor, je prends le temps de le disséquer, de réfléchir à ce qu’il m’inspire, à ce qu’il m’évoque. Je prends le temps de l’apprivoiser un petit peu. J’ai l’impression de vivre ainsi mes voyages plus profondément, d’en garder quelque chose de plus puissant, plus durable.

J’ai, d’une certaine façon, l’impression d’avoir été témoin de scènes privilégiées, résultat d’un travail de la nature commencé il y a des millions d’années. Et il est si bon d’être spectateur de tels tableaux. Il y a comme de la fierté dans ces paysages. Et il y a de quoi. Que sommes-nous donc, comparés à cela ? Combien d’humains devront venir contempler ces paysages afin de leur rendre leur juste valeur, avant que l’hommage qui leur est rendu soit à la hauteur de la noblesse qui en émane ? Probablement une éternité. Car ces endroits sont d’une beauté immortelle.

Quand on regarde des paysages tels que Yosemite National Park, Bryce Canyon, Monument Valley, Grand Canyon, il y a comme une solennité émergeante de ces tableaux. D’abord à cause de leur dimensions. Les montagnes, les séquoias, les chutes d’eau, les vallées, tout est sujet à couper le souffle. Mais la majesté de ces paysages vient aussi du fait qu’en le regardant, on contemple à la fois notre passé, notre présent et notre futur. Notre passé, de part la tectonique, l’érosion, les incendies, les saisons qui, depuis des milliers d’années, façonnent ces scènes, comme des sculptures. Notre présent, de par cet instant de beauté que nous saisissons, au détour d’une vallée, au sommet d’une montagne. Notre futur, car ces endroits, bien sûr, nous survivront.

5000 kms de route. Des paysages à couper le souffle. Des villes hors-la-loi, hors-le-temps. Il est je pense impossible d’aller aux Etats-Unis sans avoir la moindre idée de ce qu’on va y voir. Il y a toujours quelque chose que nous imaginons, dont nous rêvons. Y aller pour du vrai permet de réaliser une partie du rêve. Au fil des jours, j’ai mis des couleurs, ajouté des sons à ce qui n’étaient que des à priori sur ce continent. En marchant, respirant, vibrant dans ces régions, on parvient, petit à petit, à se les approprier. Il ne s’agit plus seulement d’images dans un livre ou d’histoires, de films, de légendes. Petit à petit, on se bâtit sa propre Amérique. Oui, progressivement, elle prend sens pour nous, elle acquiert notre signification. Bien sûr on sait que des millions de personnes ont déjà foulé ces terres et observé ces paysages. Mais maintenant, tous ces endroits sont devenus les nôtres également. Et c’est si bon. Aurélie Carnet de voyage du 7 au 31 juillet 2005
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KE
Kelessuf 17 years ago
Utopie
Utopie, le lieu qui n'existe pas... N'a-t-il vraiment aucune existence ? Pourtant, nous l'imaginons, nous le rêvons, nous y voyageons...

À quoi ressemble votre Utopie ? Quelle société idéale y évolue ? Quelle géographie imaginaire lui prêtez-vous ?

Est-elle un assemblage de ce que vous avez vu et vécu au cours de vos pérégrinations, ou un univers créé par une imagination débordante ?

Quelle route y mène ? Faut-il embarquer sur une caravelle, suivre une caravane à travers des étendues désertiques, remonter un fleuve capricieux jusqu'à des montagnes inexplorées, emprunter un tapis volant jusqu'au troisième cumulo-nimbus à gauche après le troupeau de moutons éthéré?
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BI
Bigoudgreek 17 years ago · Funkyfresh
Trouver un job d'été aux Etats-Unis en 2009?
je souhaiterais partir travailler à l'étranger l'été prochain, je voulais partir en australie mais il me semble dur de rembourser en grande partie le prix du billet d'avion en bossant là bas... je remets donc ce voyageà plus tard.. cependant je n'abandonne pas mon projet de bosser à l'étranger !! donc je me suis rabatu sur les états unis.. sachant que j'ai seulement 18 ans je voulais savoir si vous aviez des bons plans jobs vu que làbas je ne serai pas majeur !! je sais que pas mal de jeunes bossent à orlando avec walt disney ms apparement c'est assez strict et jaimerai qd meme etre assez libre ! mon projet vous semble t'il cohérent ?? n'hésitez pas à m'envoyer tous vos conseils !
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KA
Kanaille7 17 years ago · VéraO
Chantier humanitaire et recherche de compagnon à Ayacucho pour mai-juin (Pérou)
salut à tous! je pars pour le pérou en chantier humanitaire avec jeunesse et reconstruction, dans un orphelinat, pour 3 semaines en Mai à Ayacucho. J'aurais d'abord voulu savoir si d'autres personnes étaient inscrites, si certains avaient deja participer, pour me raconter un peu comment ca se passe.

Ensuiste, de fin mai à fin juin je compte en profiter pour visiter le pays, je suis seule, donc je cherches quelques voyageurs solitaires ou non pour faire quelques excursions avec moi.

si vous etes interessés ou avez d infos........

emilie
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SB
Sben 17 years ago · Maggybucho
Arrivée de nuit seule à Marrakech
Salut, J'ai trouvé un billet intéréssant pour Marrakech début Mars seulement le problème c'est que cela me fait arrivé un peu après minuit. 😕 Comme je suis une fille et que je vais voyager seule sauriez vous si cela est dangeureux d'arriver comme ça en pleine nuit? Je me demandais également si: 1-Soit l'un d'entre vous connaissait un hôtel pas trop chère qui propose un servise de transfert depuis l'aéroport. 2-Ou alors si il y a moyen de prendre un taxi ou tout autre moyen de transport qui me déposerait à l'endroit de mon choix.

Sinon tout autre solution est la bien venue.

Merci d'avance pour vos futures réponse.
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CA
Carovino 17 years ago · Maggybucho
Partir faire un trek seule au Maroc
Bonjour,

Je voudrais partir seule au Maroc en mai ou juin pour faire un treck. J'ai trouvé une famille berbere qui organisait des treck à Mahmid et plus loin dans le désert. Ils ont l'air sérieux mais je voudrais savoir si c'est dangereux de partir avec 2 guides seule dans le désert. (je serais logée dans les familles berberes).

Et comment reconnaitre un faux guide? Pour info, la famille en question a un site internet. Ils me demandent 200 euros pour 5 jours, 4 nuits, logée, nourrie.

Sinon, s'il y a des gens seuls aussi à partir à cette époque, ca peut être sympa de se retrouver?

Merci de vos répones.
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MI
Mipi 17 years ago
Vos commentaires sur un itinéraire de trois semaines en France?
Bonjour à tous,

Mon épouse et moi avons été en France l’année passé et avons passé deux semaines de rêve à Paris avec une petite journée à Versailles, mais c’est tout (c’est déjà pas mal!). C’était la seconde fois à Paris pour moi et je suis complètement en amour avec cette ville, comme des millions d’autres personnes de toute évidence. Mais ceci étant dit nous connaissons peu de choses du reste de la France et pour notre prochain voyage nous aimerions remédiez à cet état de choses.

Nous planifions un voyage de trois semaines fin août. Nous aimerions arriver à Bruxelles et louer une voiture (mon épouse a toujours rêvée de voir Bruges) et ensuite d’aller vers le sud et partir à la découverte de la mère patrie. Notre itinéraire ressemblerait à ce qui suit et nous aimerions profiter de votre expérience pour connaitre votre opinion; Est-ce que nous voyons trop grand? Selon vous est-ce un itinéraire réaliste pour un voyage de trois semaines?

Jour 1; Bruxelles Jour 2; Bruxelles – Bruges (avec peut-être un petit détour à Gand) Jour 3 ; Bruges – Giverny et Honfleur Jour 4 ; Arromanches, Pointe du Hoc, Caen, Bayeux Jour 5; La journé au Mont Saint-Michel ensuite vers Amboise (Deux nuits) Jour 6 ; Chambord, Chenonceau, Cheverny, si le temps le permet Jour 7 ; Amboise – Sarlat (deux nuits à Sarlat) Jour 8 ; Sarlat – la grotte de Fond de Gaume Jour 9 ; Albi et Carcassonne Jour 10; Vers Arles (détour au Pont du Gard) – Deux nuits à Arles Jour 11; Arles, Les Baux, Jour 12; Avignon, Villefranche-sur-mer (deux nuits) Jour 13; Nice Monaco Jour 14; Vers Chamonix (deux nuits) Jour 15; Les Alpes Jour 16; Beaulne Jour 17; Colmar (deux nuits) Jour 18; Autour de Colmar (vignobles?) Jour 19; Reims Jour 20; Namur – Bruxelles. Jour 21; Retour dans un état semi-comateux 🙂

Merci à l'avance à tous ceux qui voudrons bien nous faire partager leur connaissances.
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