Ca fait maintenant pres de deux ans que je vis sur la cote Ouest des Etats-Unis, loin de mon Quebec natal et je trouve etrange ce sentiment d'etre toujours entre deux "chez moi" sans jamais me sentir vraiment chez moi. Je n'ai pas grandi aux Etats-Unis et bien que je connaisse la langue et l'histoire, je serai jamais vraiment Americaine, je n'ai pas le "background" culturel, je suis etrangere, immigrante. Et maintenant que je ne vis plus au Quebec (j'y retourne une ou deux fois par anne pour visiter) je ne sens plus que je fais parti de cette culture-la non plus. Bon, je me sens plus chez moi au Quebec qu'ici mais meme au Quebec je me sens "depassee". Je ne suis plus au courant de ce qui se passe, je ne regarde pas les nouvelles emissions, je ne connais pas les nouveaux bands, les nouveaux scandales, mon hiver a moi n'est plus blanc mais gris...
Ca m'attriste un peu, c'est comme un perte d'identite. D'un autre cote, je crois que c'est bien de ne pas trop s'associer a une societe, c'est un peu comme se debarasser d'une etiquette. Si je ne suis ni quebecoise, ni americaine, je suis moi tout simplement. Tout de meme ca me fait me sentir un peu seule parfois.
Il y en a d'autres qui partagent se sentiment "d'entre-deux" ??
Il faut rajouter de la vie aux années...et non des années à la vie.
oui, pour ma part c'est entre "Ouest et Est" (comprendre, Europe occidentale et Europe extrème orientale). Et c'est aussi pour ça que j'ai besoin de rentrer pour de bon. Contrairement à toi, je n'accepte pas cette perte d'identité, j'ai besoin de retrouver mon identité d'origine, de refaire à nouveau partie du décor. Même si j'aimerais bien faire un mélange des deux. Malheureusement, il faut choisir.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
L'important n'est-il pas d'être bien là ou l'on est ?
En sachant que l'idéal reste inacessible, qu'on ne peut tout avoir nulle part, se sentir en accord avec soi-même reste le fil conducteur (à mon avis).
Pour ma part, j'ai fait le choix d'allers/retours 6 mois/6 mois, pour le moment !
Contente de rentrer en Bretagne, je suis fort tentée de repartir très vite en Casamance où je me sens utile. Ego, oui sûrement, mais ça m'apporte un tel bonheur que je ne demande qu'à partager car tout le monde y a droit !
Mais n'est-ce pas finalement une chance précieuse de ne pas planter ses racines trop profondément dans une vie, ou dans une autre...
A-t'on réellement besoin de se fondre... d'appartenir à une culture, un pays, une famille... ou à un "autre" ?...
Sentiment de ne plus être au courant, de se sentir dépassé ?... Ou simple et salvateur détachement de ce qui, au fond, n'est pas si essentiel...
Détachement, qui donne le recul et la lucidité vigilante pour ne pas réagir en étant uniquement guidé par nos émotions...
Le sentiment "d'entre deux", de solitude... n'est-il pas le meilleur garant d'une certaine forme de liberté ?
Et peut-être le prix à payer pour percevoir et vivre le meilleur du moment présent... apprendre à cueillir les jolies choses dès qu'elles sont à notre portée...
" Mais n'est-ce pas finalement une chance précieuse de ne pas planter ses racines trop profondément dans une vie, ou dans une autre..."
Voilà bien quelque chose que j'ai beaucoup de mal à comprendre, cette histoire de "racines"... quelle étrange idée que celle de s'identifier à un végétal...🤪
Mais il faut parfois être loin de ses bases pour prendre conscience de ses racines... bon entre la France et l'Italie bof !bof[!fou]. Mais en vivant en Orient, en Afrique, dans le Golfe etc... il y a bien un moment où tu sents des différences dans la façon de se comporter, raisonner etc...et si on ajoute à cela la façon d'aimer, de se nourrir, de se distraire... là ça commence à faire mal. Nostalgie quand tu nous tiens😕
Mais en vivant en Orient, en Afrique, dans le Golfe etc... il y a bien un moment où tu sents des différences dans la façon de se comporter, raisonner etc...et si on ajoute à cela la façon d'aimer, de se nourrir, de se distraire... là ça commence à faire mal. Nostalgie quand tu nous tiens
Tu parles d'expérience ?
Personnellement j'ai la conviction que je pourrais vivre dans n'importe quel pays qui borde la Méditerranée (il y a des choses plaisantes et insupportables, ou presque, dans tous) et ailleurs, boh, pourquoi pas ? J'ai sans doute seulement du mal à imaginer ; je crois que l'obstacle est surtout là, dans l'imagination.
En tant que femme je ne pense pas et en tant qu'homme non plus d'ailleurs. Il y a dans ces pays, des règles et des coutumes quotidiennes à suivre qui sont très pesantes pour nous occidentaux. Elles vont bien au-delà de la simple impression "d'émerveillement" du voyageur.
- 1) partie des plantes fixée dans le sol et qui leur permet de se nourrir
- 2) partie d'un mot déterminée après avoir enlevé les suffixes et les préfixes
- 3) lien, attachement à un lieu ou à un groupe de personnes
(source : dictionnaire l'internaute)
Et même s'il n'y avait pas eu la caution rigoureuse du dictionnaire, la métaphore me semblait juste...
C'est formidable comme tu parles pour le autres... 😏
A toi de voir à quel point tu es occidental, comme tu dis, et à quel point tu as peur de ton ombre aussi.
" Ces pays ", quels pays ?
"des règles et des coutumes quotidiennes à suivre qui sont très pesantes pour nous occidentaux", quelles règles et coutumes ?
On y a de toute façon un statut particulier, non ? Notre physionomie nous désigne comme étranger et nous y sommes dans les marges (je me sens très bien dans les marges).
Oui, je sais... mais il n'empêche que le premier sens, le sens originel fait allusion au végétal... 🙂
Dans ce sens je serais une plante en pot, tant que j'ai de l'engrais et des conditions à peu près favorables, je pousse n'importe où 😉
Je préfère parler d'héritage, un mot qui me semble plus adapté à l'Homme, et un héritage tu peux le trier et le transporter où tu veux ...
J'ai déjà ressenti le fait d'être "entre deux chez soi"...ce n'est pas désagréable à mon goût, pour moi ce n'était pas de la tristesse mais plutôt de la satisfaction et un apaisement, se dire qu'on peut se sentir bien et chez soi ailleurs aussi ... Je pense que de toutes façons c'est une question très personnelle en rapport avec le vécu de chacun, mais que de toute façon il y a des étapes dans l'adaptation dans un autre pays ...Peut être es tu tout simplement à une de ces étapes ...Si tu sens la perte d'identité et si ça te fais mal autant panser les bobos, plonge toi dans les bouquins du "1er chez toi", cela n'empêche en rien d'apprendre d'autres cultures au contraire c'est une ouverture, il n'y a que les esprits bornés à oeillères qui croient le contraire . 😉
...
j'ai vécu près de 8 ans à l'étranger dans mon ancienne vie prof. Essentiellement dans des pays arabes. Le plus longtemps c'était en Tunisie. Un pays relativement ouvert comparativement à ceux du Golfe.
Mais sur un plan général, oui j'affirme qu'on ne communique pas de la même façon avec une personne qui n'est pas de la même "mouvance culturelle" que soi consciemment ou pas!. Cela n'entâme en rien bien sûr des relations amicales, fraternelles ou confère un quelconque sentiment de supériorité.
C'est à la fois une question de traditions mais aussi d'expériences vécues
à travers nos sociétés occidentales qui sont en perpétuelles évolutions sur le plan des moeurs ou de l'organisation de la société contrairement à d'autres où les choses semblent figées. On découvre alors que les racines culturelles des uns et des autres sont beaucoup plus profondes qu'on ne le croit.
et pour répondre à mikel, la peur de soi ou des autres n'a rien à voir là-dedans
" Mais sur un plan général, oui j'affirme qu'on ne communique pas de la même façon avec une personne qui n'est pas de la même "mouvance culturelle" que soi consciemment ou pas! "
Ah, j'en apprends ! 😏
Et tu ne crois pas que c'est justement cela qui est intéressant ? Que c'est cela qui est source d'énergie, cette remise en cause, cette partielle* obligation d'adaptation ?
Catherine
* partielle, parce qu'une fois la porte du logement refermée tu vis comme tu veux et que la boîte crânienne reste quoi qu'il en soit un espace privé.
"à travers nos sociétés occidentales qui sont en perpétuelles évolutions sur le plan des moeurs ou de l'organisation de la société contrairement à d'autres où les choses semblent figées."
Je pense que c'est à toi que les choses semblent figées...
La tendance puritano-conservatrice est valable dans les pays de l'occident comme dans les pays que tu évoques, dans un mouvement assez similaire.
en réponse à :"Et tu ne crois pas que c'est justement cela qui est intéressant ? Que c'est cela qui est source d'énergie, cette remise en cause, cette partielle* obligation d'adaptation ?"
Anassa et Mikel, je crois qu'il y a une chose fondamentale qui nous différencie...
C'est que moi, je n'ai pas attendu de faire un séjour à l'étranger pour pratiquer ce que tu appelles "l'obligation d'adapation".
Mes 4 grands parents étaient de nationalités effectives diverses. Aucun n'étaient français et l'histoire de ma famille n'a rien à voir avec Vercingétorix...je ne pratique pas envers la France cette moue dédaigneuse et distanciée qui est souvent la tienne et je ne vis pas à l'étranger, plein de rancoeurs tout en profitant des avantages donnés par la France comme Mikel.
La France c'est mon étrange à moi! Et enfant, l'histoire embéllie de Vercingétorix c'est une légende que j'ai fait mienne, tout simplement parce que je l'avais trouvé jolie.
Maintenant pour ce qui est de mes rapports directs avec les autres cultures j'ai dans ma boîte crânienne comme tu dis, comme un système de connexions naturelles qui me permettent de passer de l'une à l'autre sans complexe et sans oublier que moi aussi j'ai mes particularités.
Fascinant de voir notre subjectivité et stimulant de faire encore des découvertes à chaque lecture.
Mon humble version : La France ? c'était jusqu'en 66 et à nouveau depuis Mai cette année.
Beaucoup d'années dans 3 pays avec beaucoup de longues périodes de "no man's land ", le pays où je résidais ne me considérant toujours pas une des leurs mais comme l' étrangère, même en France on m'a fait le coup!
Au début on se sent un peu extra-terrestre, comme si (gentiment) non-inclue et puis on formule des doutes, est-ce que j'ai vraiment bien compris ce qu'ils voulaient dire / est-ce qu'ils ont vraiment bien compris ce que je voulais dire - (on en arrive à se répéter beaucoup).
Après, on s'accommode de cette internatinalité et on se rend compte que ce sont les autres qui n'ont pas cette merveilleuse chance de pouvoir goûter à tout, objectivement.
Encore après, on se sert de cette internationalité en réalisant le privilège qu'on a de voir les choses en 3D et la prérogative de pouvoir prendre des décisions éthiques plutôt que patriotiques ; le champ de vision est devenu 270°, on révise ses priorités, on comprend mieux le mot "liberté" et on se l'accorde plus volontiers tout en l'octroyant aux autres....en fait c'est de là que vient le choix de l'image sous mon pseudo.
(un beau livre sur le sujet : " Lost in translation " d'Eva Hoffman ; elle apporte l'autre côté de la pièce, la version de ceux qui sont obligés de s'expatrier)
Bonne lecture,
Cordialement,
Avionna
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **
Vercingétorix ?!? 😮😏
Boh, si ce n'est que ça, pas sûr que ni moi, ni tatra (Michel, tu m'excuseras si je bafoue ta généalogie), soyons ses descendants directs, tout comme la quasi-totalité des Français, j'imagine. Faut pas te traumatiser là...😉
" Et enfant, l'histoire embéllie de Vercingétorix c'est une légende que j'ai fait mienne, tout simplement parce que je l'avais trouvé jolie "
Tu vois, je crois que la "chose fondamentale qui nous différencie" réside dans le fait que je fais miennes, toutes légendes mais aussi toutes pensées, toutes cuisines, toutes coutumes, toutes langues (c'est plus dur ça 🤪)..., parce que je les trouve jolies, intéressantes, bouleversantes (catastrophiques, en grec)... sans tenir aucun compte de l'homme ou du groupe humain qui les a créées. *
" je ne pratique pas envers la France cette moue dédaigneuse et distanciée qui est souvent la tienne "
Pfffffffff ! Mais ce n'est pas "envers la France" que j'ai une moue dédaigneuse, c'est envers certaines choses qu'y font certains de ses habitants. J'ai exactement la même moue dédaigneuse quand certains habitants de l'Italie font les mêmes choses... et cela serait pareil partout dans le monde.
Quant à "distanciée", oui, mais quel que soit le pays. Comme dit plus haut, j'aime les marges, toujours...
Catherine
* Pour être concrète, par exemple (en vrac, ce qui me passe par la tête ce jour à cette heure) je trouve infiniment plus intéressant ...euh...Le jugement de Pâris...que les histoires d'un chef gaulois. Zut alors ! c'est grec ! C'est moins "à moi" ? Je dois me priver de "Ursprung" qui est un mot d'une force incroyable sous prétexte qu'il n'est pas français mais allemand ? Bon, j'arrête ... il y a de quoi en remplir des pages...j'espère que tu as compris l'esprit.
" plein de rancoeurs tout en profitant des avantages donnés par la France comme Mikel."
Est-ce moi que tu appelles ainsi ? 🤪
Je profite des avantages donnés par la France ? Ne dis pas de bêtises.
Soit dit en passant aucun de mes grands parents n'était francophone de langue maternelle.
en réponse à "que je fais miennes, toutes légendes mais aussi toutes pensées, toutes cuisines, toutes coutumes, toutes langues (c'est plus dur ça )..., parce que je les trouve jolies, intéressantes, bouleversantes (catastrophiques, en grec)... sans tenir aucun compte de l'homme ou du groupe humain qui les a créées."
Voici le type de réponse "bateau" style "moi, je suis une citoyenne du monde" mais qui dans le fond n'engage à rien!
Tu trouves par exemple les conditions de la femme partout dans le monde jolies, intéressantes, bouleversantes? tu trouves les systèmes politiques, religieux, civiques épanouissants partout sur la planète? ne crois-tu pas que tu es plutôt dans la moyenne des voyageurs qui sont toujours "émerveillés" par l'étranger à partir du moment qu'ils ont quitté leur pays?
Tu trouves par exemple les conditions de la femme partout dans le monde jolies, intéressantes, bouleversantes? tu trouves les systèmes politiques, religieux, civiques épanouissants partout sur la planète? ne crois-tu pas que tu es plutôt dans la moyenne des voyageurs qui sont toujours "émerveillés" par l'étranger à partir du moment qu'ils ont quitté leur pays?
Tu sais quoi ? Je crois que ton problème c'est qu'il te faut t'identifier au pays dans lequel tu vis, ou tout au moins à l'image que tu t'en fais pour...pour quoi ? pour exister ? pour te reconnaître le matin dans le miroir ?
Je viens de relire ta citation de mes propos et je me rends compte qu'ayant rédigé ma phrase en plusieurs fois, je me suis mal exprimée.
Lire : "je fais miennes, toutes légendes mais aussi toutes pensées, toutes cuisines, toutes coutumes, toutes langues (c'est plus dur ça )..., que je trouve jolies, intéressantes, bouleversantes (catastrophiques, en grec)... sans tenir aucun compte de l'homme ou du groupe humain qui les a créées. "
en réponse à "Tu sais quoi ? Je crois que ton problème c'est qu'il te faut t'identifier au pays dans lequel tu vis, ou tout au moins à l'image que tu t'en fais pour...pour quoi ? pour exister ? pour te reconnaître le matin dans le miroir ?"quelle caricature!!! ton indulgence culturelle est plutôt sélective!
Je suppose que toi tu te lèves le matin au son des djembés et que le soir tu te couches à celui du n'goni avec le maillot de la Juve ou de l'Inter sur les épaules😉 et bien sûr en ayant tout compris à ce monde arc en ciel.
Je n'ai pas besoin de m'identifier à un pays ou à une culture! même en les reniant on les porte en soi!
Et pour ceux qui ont décidé malgré tout de faire les amnésiques, il reste encore les allocations et les avantages du passeport... des fois qu'on serait trop "émerveillé" par son dernier voyage...
en réponse à:
1 - Est-ce moi que tu appelles ainsi ?
2 - Je profite des avantages donnés par la France ? Ne dis pas de bêtises.
3 - Soit dit en passant aucun de mes grands parents n'était francophone de langue maternelle.
1 - oui Mikel, depuis que tu es devenu pro-américain... il y a 10 jours😉
2 - oui tu profites et grassement😠
3 - non le breton ça compte pas!🤪
...quelle caricature!!! ton indulgence culturelle est plutôt sélective!
Disons que je cherche à comprendre pourquoi tu réagis comme tu le fais...
Je suppose que toi tu te lèves le matin au son des djembés et que le soir tu te couches à celui du n'goni avec le maillot de la Juve ou de l'Inter sur les épaules
Non, mais cela serait un problème si tel était le cas ?
bien sûr en ayant tout compris à ce monde arc en ciel.
Est-ce ce que j'ai dit ?
Je n'ai pas besoin de m'identifier à un pays ou à une culture! même en les reniant on les porte en soi!
La deuxième phrase est l'exacte contradiction de la première...
T'as vraiment une conception spéciale hein ? Renier ? Et pourquoi pas trahir tant que tu y es... Renier quoi ? La Mère Patrie ?
"1 - oui Mikel, depuis que tu es devenu pro-américain... il y a 10 jours"
Non...
"2 - oui tu profites et grassement"
Je n'ai jamais été très porté sur les prestations sociales... Je n'envoie pas toujours les feuilles de soin, d'ailleurs je suis même né hors sécurité sociale... 🙂
Et je ne traîne jamais en pagne au pied des palmiers au bord du lagon.
"3 - non le breton ça compte pas!"
Pas que le breton, qui d'ailleurs doit compter, à l'évidence.
en réponse à :"TU les portes en TOI... Ce qui est ton droit le plus stricte, mais comment peux-tu préjuger des autres ?...."
Les autres...je le vois bien en voyage! Lorsqu'ils ont trop mangé épicé😊... ils ont la turista😕. Tu les vois alors courir partout comme des fous en jurant qu'ils veulent dorénavant bouffer européen😮
Salut, je comprends ce que tu veux dire.
Il s'agit je pense d'une thématique quasi philosophique qui touche à la culture et au sens de l'existence.
Il faut vivre longtemps à l'étranger pour prendre conscience des différences culturelles profondes et réelles qui existent entre certaines civilisations (en discuter pourrait faire l'objet d'un autre sujet).
Ces différences représentent certes un avantage de par l'ouverture d'esprit ou l'enrichissement culturel apportés, avantage bien décrit par les uns et les autres, mais qui ne concerne pas le vrai sujet;
en effet dès lors que l'on prend conscience de ces différences, l'on comprend la difficulté de s'identifier pleinement à 2 environnements culturels différents - voilà d'ailleurs pour moi une définition du métissage, qui n'est définitivement pas une mince affaire.
La vraie question a donc trait à mon avis à la stabilité, l'etre humain, sédentaire? a t'il besoin d'un enracinement culturel profond et d'une assimilation à des valeurs fixes dans un environnement stable pour atteindre le bonheur? (que ce soit d'ailleurs le cas dans le pays d'origine ou le pays d'accueil, la question corollaire étant peut on réellement renier sa culture d'origine au profit d'une autre)
j'irai meme plus loin en me demandant si cette stabilité culturelle n'est pas d'ailleurs le prolongement du schéma classique foyer, famille, cercle d'amis, etc.
Un détail, il me semble que le fait de penser pouvoir vivre une vie épanouie sans identification culturelle réelle à une communauté - on remarque de plus en plus la remise en cause en occident de certaines valeurs, parfois à juste titre d'ailleurs, conduisant dans certains cas à ce qu'on appele justement une crise d'identité - est jusqu'à présent une conception existant uniquement chez certains occidentaux, autre signe du fossé culturel que des voyageurs peuvent rencontrer dans leurs pérégrinations, sans forcément en avoir conscience.
Et merci d'apporter un peu d'oxygène à ce débat qui risquait de se cantonner à nouveau au nombril français...🙂
La vraie question a donc trait à mon avis à la stabilité, l'etre humain, sédentaire? a t'il besoin d'un enracinement culturel profond et d'une assimilation à des valeurs fixes dans un environnement stable pour atteindre le bonheur? (que ce soit d'ailleurs le cas dans le pays d'origine ou le pays d'accueil, la question corollaire étant peut on réellement renier sa culture d'origine au profit d'une autre)
Je ne crois pas qu'il s'agisse de renier "sa culture d'origine au profit d'une autre", il s'agit de trier ce qui nous convient dans cette culture, de le conserver, et d'étendre cette culture par d'autres apports.
Voilà un post qui remet le sujet de Elsie sur les rails...Je souligne ton dernier paragraphe:
"Un détail, il me semble que le fait de penser pouvoir vivre une vie épanouie sans identification culturelle réelle à une communauté - on remarque de plus en plus la remise en cause en occident de certaines valeurs, parfois à juste titre d'ailleurs, conduisant dans certains cas à ce qu'on appelle justement une crise d'identité - est jusqu'à présent une conception existant uniquement chez certains occidentaux, autre signe du fossé culturel que des voyageurs peuvent rencontrer dans leurs pérégrinations, sans forcément en avoir conscience. "
Oui car dans beaucoup de pays le respect des anciens, de ses racines donc est important. Evidemment si on se cantonne à la vision occidentale et europénne plus particulièrement ... Ceux qui rejettent l'individualisme et qui à l'étranger(chez les "authentiques) tombent "babas" devant la solidarité des communautés, il y a là qq chose dont j'ai du mal à piger que ça colle... car qd on les écoutent dans leur pays c souvent un discour assez individualiste...
Crise d'identité, complexes ? A mon avis il y a aussi une part personnelle...
Et il me "semble" également !Du moins j'ai déjà eu cette impression et ressenti de "fossé culturel" perso puis aussi en observant...de loin parfois vous observez ce fossé chez certains voyageurs qui débarquent dans leurs relations avec les "autochtones" qui parfois regardent les voyageurs du coin de l'oeil...😉 il se dégage cette impression de fossé. Peut etre qu'on le remarque plus une fois qu'on on s'est bien habitué au pays où réside...
Moi je ne me suis pas identifiée au pays de résidence, je trouve cela prétentieux surtout qd les différences culturelles sont grandes! D'ailleurs je ne vois pas l'intéret, cela n'empeche en aucun cas d'avoir de bons rapports avec les gens, c meme le contraire.... car combien de fois par exemple j'ai vu des européens jouer à l'africain à peine débarqué de l'avion et ne pas se faire respecter, ou alors juste par intéret et de se plaindre ensuite! Je trouve cela déplacé et bien fait pour eux qq part ils ont cherché et trouvé😠. C'est une question de respect, d'acceptation des différences, des siennes et des autres, c'est avoir l'esprit ouvert qq part.
Bref...
Je trouve que connaitre les us et coutumes d'un autre pays ne veut pas dire identification.( Mis à part qqs rares exceptions de gens mais qui sont dans le pays depuis bien des années et qui ont pris le mode de vie depuis-depuis...) . On peut très bien s'y sentir bien et accepté, et à mon avis si on reste soi meme c plus facile ...mais bon, ce n'est que mon avis hein .....😉
Bonsoir,
Oui, je parlais de ce fossé culturel entre certains voyageurs et autochtones - fascinés par exemple par la solidarité ou autre et en meme temps qui passent completement à coté comme tu l'as dit- qui les regardent "du coin de l'oeil" en effet, car ça me fait sourire aussi, mais bon c'est simplement pour moi un détail car ce n'est pas trop dans mes intentions de dénigrer encore une fois tels ou tels voyageurs (sport à la mode sur ce forum).
Donc oui, pour ceux qui arrivent à comprendre et connaitre un peu mieux les us et coutumes du pays d'accueil, il ne s'agit bien sur pas forcément pour autant de renier sa culture d'origine, comme tu le dis Anassa, et de s'identifier à la nouvelle ( ce qui va de pair, puisque pour moi on ne peut s'identifier réellement à 2 cultures différentes en meme temps) sauf pour quelques rares exceptions comme tu l'as souligné Choucarde.
Mais " se sentir bien et accepté", "rester soi meme" et "trier ce qui nous convient dans cette culture (d'origine), (de) le conserver, et d'étendre cette culture par d'autres apports" :
bien sur, je suis d'accord, quel que soit l'environnement l'on reste avant tout soi meme, avec notre identité propre construite par de multiples apports pris à droite et à gauche, trier ces apports étant je crois aussi la bonne chose à faire; mais au delà de ça, le problème d' Elsie qui ressent un certain manque dû à son impossibilité à s'identifier pleinement à un environnement culturel (celui d'origine ou le nouveau), reste inchangé.
Je comprends ce manque et c'était le sens de mon message, je crois pour ma part qu'il est difficile de s'épanouir vraiment sans se sentir en harmonie avec son environnement culturel, ce qui signifie soit adopter complètement celui du pays d'accueil (pas évident pour la majorité d'entre nous, comme on l'a dit), soit rester/rentrer sans son pays?
Nuance importante, je parle d'adopter "completement" une culture, autrement dit d'accepter ses aspects positifs et négatifs en étant parfaitement conscient de ceux-ci, sans évidemment la glorifier ou nier les dits aspects négatifs (c'est là que je te rejoins sur le "rester soi meme").
Bref, je crois donc que l'etre humain a besoin de se fixer quelque part.
Bon, je ne prétends pas quand meme avoir toutes les réponses car ce sujet qui concerne les voyageurs au long cours et surtout les expatriés, est plutot complexe.
PS désolé je fais mon maximum pour etre concis mais bon😉
Un provere anglo saxon dit : "La Beauté réside dans l'oeil de celui qui est en train de regarder "
(Beauty is in the eye of the beholder")
Ceci est-il applicable quand on les regarde us et coutumes d'une région, la culture d'un pays, la civilisation d'un continent ? (( - Demandez l'avis d'un taureau espagnol sur la culture ibérique ou bien d'un cocq sur la culture indonésienne ou bien d'un pitbull sur la culture.......- ))
On ne dit rien de nouveau en affirmant que tout est relatif, mais relatif à quoi ?
Comment trouve -t-on son "chez soi" ?
"Chez soi ", quelle est la différence entre " Etre chez soi " et " Avoir un chez soi " ?
Pour une raison ou pour une autre, l'homme passe la majorité de son temps à vouloir avoir raison et à vouloir prouver qu'il a raison. Dans le sens officiel des choses il établit une hiérarchie, à la maison, à l'école, au bureau, dans l' eglise, dans le gouvernement, dans les éthnies et il brandit des us et coutumes, des cultures, des civilisations qui se domineront l'une l'autre au cours des siècles mais qu'il continuera sauvagement à défendre parcequ'il veut établir son "chez soi" en envahissant les pays des autres et balayant leurs "chez soi " à eux.
Alors ? Est-ce un processus individuel ? "Chez soi", est-ce l'endroit où l'on n'a plus peur ? où l'on n'a plus à prouver quoique ce soit à quiconque, en toute sérénité ?
🤪🤪🤪 ???
Bonne journée ....chez vous,
cordialement
avionna
(...sport à la mode sur ce forum.....Bien trouvé Makoma ! )
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **
... "Comment trouve -t-on son "chez soi" ?
"Chez soi ", quelle est la différence entre " Etre chez soi " et " Avoir un chez soi " ?"...
... "Alors ? Est-ce un processus individuel ? "Chez soi", est-ce l'endroit où l'on n'a plus peur ? où l'on n'a plus à prouver quoique ce soit à quiconque, en toute sérénité ?"...
Certes, cela peut prendre une vie...
Mais le préalable, indispensable, incontournable... n'est-il pas de parvenir à se sentir bien En soi ?...
Ensuite, peut-être... l'interrogation de départ : d'Être ou d'Avoir un chez soi, ce sentiment "d'entre deux"... ne se vit plus qu'en filigranne...
je crois pour ma part qu'il est difficile de s'épanouir vraiment sans se sentir en harmonie avec son environnement culturel ............. soit rester/rentrer sans son pays?
Mais tu peux très bien ne pas te sentir "en harmonie" avec la culture de "ton" pays... ou du moins pas plus qu'avec celle de ton pays de résidence (là je parle de pays assez proches les uns des autres, peut etre est-ce aussi le cas de pays plus eloignés mais je manque d experience).
Je nuancerais simplement en disant qu'il est difficile de "s'épanouir vraiment" sans sentir quelques éléments d'harmonie avec son environnement.
Nuance importante, je parle d'adopter "completement" une culture, autrement dit d'accepter ses aspects positifs et négatifs en étant parfaitement conscient de ceux-ci, sans évidemment la glorifier ou nier les dits aspects négatifs.
Ce "adopter complètement une culture" me semble un peu illusoire, cela signifierait que le groupe humain habitant le pays ou on réside est parfaitement homogène, monolithique, fait de clones interchangeables, et ... ben, cela n'existe pas, si ?
Je serais bien en peine si on me demandait de définir la culture italienne ou meme française..
" le problème d' Elsie qui ressent un certain manque dû à son impossibilité à s'identifier pleinement à un environnement culturel (celui d'origine ou le nouveau), reste inchangé.
le problème d' Elsie qui ressent un certain manque dû à son impossibilité à s'identifier pleinement à un environnement culturel (celui d'origine ou le nouveau), reste inchangé.
Je comprends ce manque et c'était le sens de mon message, je crois pour ma part qu'il est difficile de s'épanouir vraiment sans se sentir en harmonie avec son environnement culturel, ce qui signifie soit adopter complètement celui du pays d'accueil (pas évident pour la majorité d'entre nous, comme on l'a dit), soit rester/rentrer sans son pays?
Nuance importante, je parle d'adopter "completement" une culture, autrement dit d'accepter ses aspects positifs et négatifs en étant parfaitement conscient de ceux-ci, sans évidemment la glorifier ou nier les dits aspects négatifs (c'est là que je te rejoins sur le "rester soi meme"). "
Je songeais : Est-ce une façon de dire que l'on ne pourrait vivre bien qu' entourés "d'alter le plus ego possibles" ?
"Est-ce une façon de dire que l'on ne pourrait vivre bien qu' entourés "d'alter le plus ego possibles" ?"
Makoma donnera son avis perso, mais pour ma part je pense que non et non.
Mais c'est une question intéressante car elle permet de développer un peu plus encore...
Je ne pense pas que l'on puisse tout accepter non plus (je pense par exemple à des choses dures comme l'excision ou certains actes de fétichisme dans certains pays), en tous cas il faut parfois faire avec par obligation meme si on aimerait faire qq chose, parfois profil bas pour ainsi dire car ce sont des choses dont parfois c très mal vu que l'on y jette un oeil ou qu'on s'en mêle, bref...Mais certaines coutumes ou us sont parfois agréables à partager aussi et ne sont pas difficiles à accepter ni à assister ou à assimiler, ou en tous cas à accepter et à comprendre. Quand on finit par faire certaines choses par réflexe et sans que ça pèse (les petites choses de tous les jours surtout), je pense qu'alors on peut dire qu'on s'y est fait au pays .
Bon c'est perso...maintenant pour Elsie si elle se pose ce genre de question, soit c'est peut être une étape ou un passage (je pencherais + là dessus), soit peut être est ce parce qu'en fait il n'y a pas de grandes différences culturelles de base que ça la perd un peu, parce que c'est sans doute une question importante pour la facilité de se faire à un pays, voir s'identifier ?? c un peu une drôle de question 🤪 et je suis pas sûre si je me fais comprendre, en plus ne connaissant pas "ses" deux pays... Ou peut être que son "1er chez soi" lui manque un peu tout bêtement...
Chacun est différent et sans doute elle trouvera "sa" réponse un peu plutard . Salut Elsie 😉
Bon je reprends la lecture de cette discussion après un long moment, et ma foi elle est devenue très intéressante, et concorde totalement avec mes préoccupations actuelles...
Je préfère parler d'héritage, un mot qui me semble plus adapté à l'Homme, et un héritage tu peux le trier et le transporter où tu veux ...
En fait, je crois qu'il y a une différence entre l'Héritage, et les racines. On peut hériter de certaines façons de voir le monde, de certains comportements, d'idées, de bijoux, de maisons... même si cela remonte à plusieurs générations.
Mais je crois que les racines sont autre chose. On a les racines que l'on choisit d'avoir (ou pas d'ailleurs). Avoir des racines quelque part, c'est se sentir chez soi dans cet endroit, qu'il soit celui de naissance ou non.
A la question "qu'est-ce qu'être chez soi", je vais essayer de répondre mais ce ne sera qu'un avis bien subjectif.
Pour moi être chez soi ne veut pas dire "être en totale harmonie" avec l'environnement, d'ailleurs c'est illusoire.
Cela veut plutôt dire que dans cet endroit, on ne se sent pas étranger. Mais je crois que c'est aussi l'endroit où les autres ne nous considèrent pas comme étranger. Du moins c'est ainsi que je vois les choses. Dans le cas du "chez-soi" à l'étranger, l'intégration doit être des deux côtés: celui qui émigre doit faire des efforts pour s'adapter, et adopter au moins en partie la culture, les habitudes locales (la langue en premier lieu), et les autochtones doivent accepter la nouvelle personne comme nouvelle résidente. Ca peut d'ailleurs prendre un temps fou, et parfois ça n'arrive jamais.
Et plutôt que "d'adopter" les habitudes locales, je parlerais plutôt de "comprendre". Dans tous les pays du monde, on trouve des gens qui sont en rupture avec la pensée majoritaire, avec les traditions, le mode de vie. Mais ces personnes comprennent la culture qu'ils rejettent, car ils en sont issus. Donc je crois que c'est la même chose si l'on s'expatrie. On peut rejeter tout un tas de choses dans le pays où l'on décide d'habiter, mais on ne peut y être vraiment chez soi tant que l'on a pas compris son environnement, pourquoi les gens réagissent de telle ou telle façon, pourquoi ils voient le monde de telle ou telle façon.
Je suis d'accord avec Williama lorsqu'il dit que nous emportons partout notre culture, qu'on la rejette ou qu'on la brandisse. On ne peut pas effacer toute un conditionnement, venant des parents et de la société qui nous entoure. Je crois que c'est une illusion de dire que l'on peut se débarrasser totalement de tout ça. Mais peut-être ai-je tort.
Par contre la tourista est un exemple scabreux... lorsque l'on reste longtemps dans un endroit, on a pas de problème de turista, et cet exemple ne reflète en rien le sujet de la discussion, qui ne parle pas de voyage, mais bien de résidence.
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Bonjour,
C'est peut-être très prosaïque et primaire, ce que je vais dire, mais mon impression est que l'on peut parvenir à se sentir chez soi n'importe où, que ce soit simplement dans une chambre d'internat ou de foyer, un appart, une maison, une ville, une région ou un pays, voire la terre entière - et ce quels que soient l'environnement, la culture et nos connaissances à leurs propos - à la condition d'investir le lieu, c'est-à-dire en s'impliquant : matériellement, émotionnellement, affectivement ou par n'importe quelle autre voie... Certes, il est toujours plus facile de le faire sur une terre abritant la mémoire de nos aïeus et au sein d'une culture familière, parce qu'on s'y sent d'emblée plus en sécurité (en général, j'entends) et que cela facilite le lâcher-prise nécessaire à l'investissement personnel, qui est un genre de don de soi, ou plutôt d'abandon de soi à notre environnement.
Pour moi le chez soi, celuis dont je parle, c'est l'identification culturelle. Tu peux detruire un pays, le bombarder, detruire les familles, leur enlever leurs richesses, les conquerir, les dominer et les exploiter mais ces personnes s'identifieront toujours a la culture dans laquelle ils sont nees, dans laquelle ils se sont epanouies. Il est possible de detruire un pays mail il est beaucoup plus difficile (voir impossible) de detruire une culture.
Il faut rajouter de la vie aux années...et non des années à la vie.
Dans le sens tout juste évoqué, peut-on parler de la civilisation des Mayas / Incas ou de leur culture ? Peut-on parler de la civilisation des Maoris /First Nations People ou de leur culture ?
Peut-on s'impregner de la culture des Mayas ? Peut-on s'impregner de la culture des Maoris ?
Parle t-on de civilisation quand les peuples sont morts/disparus et parle-t-on de culture quand les peuples sont encore vivants ?
Le voyageur quand il voyage le long du Nil, cherche t-il à s'immerser dans la culture égyptienne ?
Le voyageur quand il voyage le long du Gange, cherche t-il à s'immerser dans la culture indienne ?
Ce pourrait être un jeu de mots ou bien un exercise de sémentique mais les questions illustrent les préjugés avec lesquelles on commence son voyage avant même d'être parti de chez soi.
Le respect que l'on offre / reçoit va dépendre en partie du concept de valeur que l'on a de la civilisation /culture des endroits que l'on visite et de nos préjugés (inculqués) si minuscules soient-ils.
Pour en revenir au " Entre deux chez soi " ........c'est avoir le privilège de se sentir comme la tortue marine capable de vivre à la fois dans l'eau et hors de l'eau, tout naturellement, tout fait à l'aise partout 😉 et c'est aussi le privilège d'y vivre plutôt que d' y exister 🙂.
Bonne journée
Cordialement
Avionna
John Greenleaf Whittier : ** For all the sad words of tongue or pen, the saddest are these : It might have been **
" A la question "qu'est-ce qu'être chez soi", je vais essayer de répondre mais ce ne sera qu'un avis bien subjectif.
Pour moi être chez soi ne veut pas dire "être en totale harmonie" avec l'environnement, d'ailleurs c'est illusoire.
Cela veut plutôt dire que dans cet endroit, on ne se sent pas étranger.Mais je crois que c'est aussi l'endroit où les autres ne nous considèrent pas comme étranger. "
Hum... là on retombe dans la nécessité d'identification au groupe au sein duquel on vit, non ?
Je suis plutôt de l'avis de choucarde *(bonjour, Anne 🙂) sur le coup. Je dirais qu'il est possible de se sentir "chez soi" si on accepte suffisamment (le seuil doit varier d'une personne à l'autre) les coutumes, modes de vie... en vigueur là où on se trouve, et si on est accepté, même en tant qu' étranger. C'est à dire que les relations avec ton entourage sont fluides, sans heurts...
Tiens, je dirais que je me sens "chez moi" à partir du moment où je fonctionne sur des automatismes...
Et puis, le "chez soi" ne concerne pas seulement l'humain, me semble-t-il. L'environnement naturel compte aussi (il me semble qu'il me serait difficile de me sentir chez moi en Laponie ou dans un endroit sans ail et huile d'olive- terriblement prosaïque, je sais 🤪)
Catherine
* Je ne pense pas que l'on puisse tout accepter non plus (je pense par exemple à des choses dures comme l'excision ou certains actes de fétichisme dans certains pays), en tous cas il faut parfois faire avec par obligation meme si on aimerait faire qq chose, parfois profil bas pour ainsi dire car ce sont des choses dont parfois c très mal vu que l'on y jette un oeil ou qu'on s'en mêle, bref...Mais certaines coutumes ou us sont parfois agréables à partager aussi et ne sont pas difficiles à accepter ni à assister ou à assimiler, ou en tous cas à accepter et à comprendre. Quand on finit par faire certaines choses par réflexe et sans que ça pèse (les petites choses de tous les jours surtout), je pense qu'alors on peut dire qu'on s'y est fait au pays .
Oui, c'est bien ce que je disais, tout cela est bien subjectif. POur ma part je n'arrive pas à me sentir "chez moi", même si j'arrive à me sentir "bien", dans un endroit où l'on me considère comme étrangère.
Quant à l'environnement autre qu'humain, oui c'est vrai qu'il est aussi important. Si l'on aime pas les grandes villes on aura du mal à se sentir chez soi à New-York ou à Istanbul, et dans le cas inverse à se sentir chez soi perdu au milieu des montagnes et des moutons.
Mais peut-être aussi, ne me suis-je pas expatriée assez longtemps dans un pays étranger pour avoir une définition plus poussée du "chez-soi".
Un ami m'a dit: Le monde serait meilleur si chacun-e regardait dans l'assiette de l'autre et y rajoutait ce qu'il y manque
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre... Une pâtisserie à la vitrine alléchante... Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum,…
Au hasard d'une discussion sur le forum Espagne je me suis rendue compte que certains pensent qu'il faut se ménager, ou ménager son entourage, après la…
Il m'est venu cette réflexion, je n'ai pas vraiment trouvé de sujet équivalent dans ma recherche sur le forum, bien qu'il ait surement déjà été abordé (auquel…
Alors ces derniers temps, plusieurs voyageurs au long cours sont venus ici nous expliquer combien ils étaient mal compris par « le commun des mortels »,…
bonjour à tous les voyageurs qui ont les yeux grand ouverts sur le désert ...
je me suis toujours demandé ce que je "foutais" sur la terre. Et pourquoi mon père, mort quelques mois après ma naissance, ancien plus jeune résistant français, avait rejoint la Première Compagnie Sahariene motorisée d'Atar, et passé le reste de sa vie à réparer des moteurs de l'armée, en Algérie, en Mauritanie, au Sénégal, au Mali (qui n'existait pas sous ce nom), au Maroc et pour finir en Algérie où ma mère est née et a grandi. (croyez moi c 'est pas "cool" d'être enfant de militaire en pays occupé par la France et encore moins enfant de "pied noir").
Bien sûr, je n'ai jamais eu de réponse : les morts ne parlent pas, et l'armée ne parle pas.
Seulement, voilà, j'avais des photos...
Alors forcément, un jour j'ai pris la route. Je voulais voir, comprendre.
C'est grâce à VF que j 'ai pu me documenter, un peu, sur le passage de la frontière Maroc Mauritanie et j'en remercie ses membres, tout comme je remercie toutes celles et tous ceux qui m'ont accueillie, pendant 14 ans, sur la route.
Depuis quelques semaines, je me demande si je dois en parler ou pas..
Il se fait que les Mauritaniens ont transformé ma vie en me demandant de l'aide... Et cela, dès le mois de février 2012... (avais je une dette envers eux ? Question sans réponse)
Ah ah. La belle affaire, ils m'avaient vu venir. Mais quand on vous met des enfants malades dans les bras, en vous suppliant de faire quelque chose, qu'auriez vous fait ? J'avais travaillé dans un hôpital, je connaissais un peu les règles à suivre. Je ne me suis pas posé de question.
Et bien, toutes ces années J'ai rencontré des médecins, des chirurgiens, et ensemble, nous avons organisé des prises en charge, des évacuations d'enfant, des formations de chirurgiens, jusqu'à tenter de ne plus faire voyager les enfants hors de leur pays, et cela n'a jamais été simple. J'en profite pour remercier celles et ceux qui nous ont soutenus ainsi que la Chaine de l'Espoir, la Fondation Face au Monde et toutes celles et ceux qui ont tissé des liens entre nos deux pays.
Malheureusement, et malgré les efforts permanents des médecins et chirurgiens mauritaniens, certains enfants n'ont pas pu être pris en charge à temps. Aujourd'hui je voudrais parler de quatre frères et soeurs, orphelins de mère, atteints d'un glaucome congénital provoquant une cécité irréversible. Leur cas m'a été confié en 2020 quelques semaines avant le grand confinement. Nous n'avons rien pu faire pour eux alors, quand leur père m'a demandé un cadeau, je me suis jetée sur mon ordinateur et j'ai écrit une histoire.
A travers un conte, les enfants vont réaliser un grand voyage, explorer leur pays, réaliser un rêve. Jamais je ne pensais que ce livre serait publié, il l'a été, en 2023.
Ce livre rend hommage à la Mauritanie, il est un message pour celles et ceux qui ne se conaissent rien des difficultés de la vie là bas, il porte la dureté et la beauté d'un désert immense où il est possible de se ballader en 4X4, à vélo, à pied, à dos de dromadaire, en toute sécurité, il témoigne de la bienveillance des Mauritaniens pour le voyageur.
En tant que femme seule avec mon véhicule, un vieux Mercedes au chassis maintenant pourri et qui ne roule plus, j'y ai fait les plus belles rencontres de ma vie (j'ai vu d'autres coins du monde...).. Les enfants aveugles de Choum, d'Atar, de Nouadhibou et de Nouakchott sont à jamais dans mon coeur.
Des lectrices bénévoles ont transcrit le livre en versio audio gratuite pour les malvoyants, il est disponible dans les bibliothèques sonores de France, de la Fondation Valentin Hauy, dans la bibliothèque suisse romande.
J'ai effectué mon dernier voyage en Mauritanie avec mon vieux 4X4 afin d'offrir le livre un peu partout et surtout à ses héros et à l'école des malvoyants de Nouakchott.
Ensuite, j'ai pensé que la page devait se refermer parce que je n'ai plus ni les moyens ni la force de voyager.
Mes éditrices avaient choisi de lui donner ce titre : les yeux bleus du désert.
Cette publication a permis à une mission d'ophtalmologues bénévoles suisses de venir opérer les glaucomes en Mauritanie. Je m'en réjouis car chaque année, ils reviennent !
Cette aventure se termine, oui, car il faut une fin à tout, mais au final, elle est née ici, dans le site de VF !! Alors oui, il fallait que je le dise : MERCI !!!!!
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?