Mardi 9 juin - Jour 3 - Direction Monterey
Même pas besoin du réveil, comme je me couche tôt je suis réveillé super tôt : 5h45 aujourd'hui !
Je range mes affaires, ce qui ne me prend que quelques minutes, et j'entasse le tout dans le coffre de la Sebring. J'ai prévu d'aller voir encore quelques trucs à SFO avant d'en partir. J'emprunte tout d'abord en voiture la partie sinueuse de Lombard Street où je suis passé hier à pied (pour info, c'est quand même bien moins fatigant en voiture qu'à pied !) et je vais à Alamo Square voir les « maisons Victoriennes » qui sont effectivement très sympa, c'est juste dommage que la lumière matinale ne soit pas terrible.
Sans réelles raisons, je change mes plans et abandonne l'idée d'aller à Chinatown, je préfère retourner voir le Golden Gate.
Je traverse les jolies rues encore endormies de SFO (qui a dit que SFO n'était pas une ville pour les voitures ? C'est pas vrai, le matin à l'aube et sans chercher à s'y garer c'est très agréable !) et en une dizaine de minutes me voilà devant le Golden Gate. Je vais à pied jusqu'à la première arche, c'est impressionnant comment tout bouge lorsque les camions passent. En dessous 2 types surfent les vagues. Je descends sur la petite plage et fais quelques photos, d'ici aussi la vue est belle…
Mais il faut quitter San Francisco pour se diriger vers Monterey.
Je refuse l'autoroute que me propose le GPS, je préfère passer par la California 1 qui longe le Pacifique.
J'arrive sur le Fisherman Wharf de Monterey à 11h30. Je vide ma menue monnaie dans le parcmètre et je vais manger. Je ne saisis pas pourquoi un resto se nomme « London Bridge Pub » sur le port de Monterey, mais en tout cas la bière est bonne et le Shrimp Wrap aussi (25 $) ! Tant qu'à être là, autant regarder où se trouve le bureau de « Go Whales » avec qui je sortirai en mer demain pour voir - ou au moins tenter de voir - quelques baleines.
Il fait toujours beau et avant de rejoindre mon hôtel je décide : premièrement de faire l'impasse sur la « 17-Mile Drive » qui ne me tentait de toute façon pas plus que ça et deuxièmement d'aller à Point Lobos State Park (10 $). Ce qui est une excellente décision car ce parc est une perle : c'est calme, on peut s'y promener sur des sentiers clairement indiqués et les paysages de côtes déchirées par les assauts de l'océan et surmontées de collines boisées de pins sont absolument splendides. Dans l'eau ou se reposant sur les rochers à fleur d'eau, des phoques et les lions de mer qui ont donné son nom espagnol à l'endroit (Punta de los Lobos Marinos) … Pour rester dans les mammifères si on est attentif et chanceux, on pourra aussi voir les loutres de mer évoluer au milieu des algues géantes (les kelps) et aussi des cormorans … Hier je me promenais à San Francisco et aujourd'hui je suis en pleine nature … Même si je reconnais bien volontiers qu'il y a une ambiance fort sympathique à SFO je suis incomparablement mieux à Point Lobos. Quant à se balader en décapotable sur les petites routes de Point Lobos SP c'est TRES agréable !
Je rejoins ensuite mon motel, le « Bide-A-Wee » à Pacific Grove, motel charmant dans un quartier qu'on sent aisé (197, 80 $ pour 2 nuits).
Pour dîner, je vais dans le centre de Pacific Grove et je décide de manger dans un restaurant … thaïlandais ! Disons que c'est pour faire un lien avec le voyage précédent ! Mais comme en France, les plats ne sont pas assez épicés et il faut demander de la « chili sauce » pour revigorer un peu les plats. Et comme en France également, le prix est très occidental : 33 $.
Je vais voir le soleil se coucher sur la mer et je remonte tranquillement par les petites rues de Pacific Grove. Les maisons impeccables sont superbes et noooon … Je le crois pas … Je freine doucement mais je n'ai pas la berlue, il est 21h, la nuit commence à tomber mais là, broutant tranquillement à quelques mètres de la route : des daims ! Si je vous dis que j'aimerais bien habiter Pacific Grove, vous me croyez ?
Mercredi 10 juin - Jour 3
Bien que j'aie déjà fait des sorties en bateau pour approcher les dauphins (à Ténérife et à Tarifa), aujourd'hui je vais - enfin - faire une chose dont j'ai envie depuis des années : une vraie sortie « baleines » ! Je retourne sur le port de Monterey, je me gare au parking – payant bien entendu : 2 $/heure – et je rejoins le bureau de Monterey Bay Whale Watch où je sors ce qui va devenir un gimmick : « Hi, I have a reservation ». Je donne ma carte de crédit (45 $), je signe le reçu (le code à quatre chiffres n'est quasiment pas encore arrivé aux USA) et … je signe le formulaire attestant que « je suis parfaitement conscient qu'un tour de bateau peut être dangereux », sous-entendu s'il arrive quoi que ce soit, je ne pourrai pas les attaquer en justice en plaidant le fameux « Je savais paaaas, on m'avait rien diiiiiit » !!
Il y a pas mal de monde sur le bateau et les bonnes places assises sont immédiatement prises. Tant pis je resterai debout… On longe les côtes de Monterey et ses belles maisons qui doivent couter l'équivalent de quelques vies de travail puis on navigue quelques dizaines de minutes vers le large.
On croise d'abord un groupe de Dauphins de Risso qui nagent tranquillement puis quelques miles plus loin, on repère un souffle de cétacé. Nous restons à bonne distance, comme tout prestataire de whale watching responsable est censé le faire, et le pilote s'évertue à nous présenter la baleine sur la droite du bateau … Mis à part le fait que je sois positionné sur le côté gauche (!) cela a en plus le désavantage de nous mettre juste en face du soleil donc pas vraiment dans des conditions optimales photographiquement parlant ! Quant à ramener de belles photos de cétacés depuis un bateau « grand public », c'est un sacré challenge dans lequel la chance entre pour une bonne part car on ne sait jamais où l'animal va surgir et une fois qu'on a vu le souffle de l'évent il faut cadrer rapidement en composant avec les autres passagers et … les mouvements du bateau sur la mer !
Les gens regardent tranquillement le spectacle, sans cris ni exclamations … Un jet de gouttelettes qui s'élève verticalement lorsque la baleine remonte à la surface pour respirer, puis un bout de dos qui effleure la surface de l'océan, suivi d'une minuscule nageoire dorsale, puis la queue se relève avant de s'enfoncer dans l'eau … Difficile d'imaginer que sous cette petite nageoire il y a un des plus gros animaux de la planète, une baleine à bosse ( Megaptera novaeanglia ), qui mesure une quinzaine de mètres de longueur pour un poids de 36 tonnes ! Nous naviguons en réalité au milieu de plusieurs baleines à bosse, on les différencie à l'aide des taches qu'elles ont sur la nageoire caudale, chaque baleine ayant un dessin différent. Le manège se répète à l'identique pendant un bon moment, jusqu'à ce que les animaux s'enfoncent dans l'océan sans réapparaître. Nous attendons un peu mais comme elles ne remontent pas, le pilote décide d'aller un peu plus loin, sur un autre spot. Là, nous apercevons pendant quelques minutes une baleine de Minke ( Balaenoptera acutorostrata ). Nancy Black, la biologiste marine spécialiste de la baie de Monterey qui fait partie des sorties de Go Whales (je crois même qu'elle est la patronne de Go Whales) nous confiera que c'est la première fois qu'ils peuvent la voir aussi longuement… Pour être très honnête ces sorties sont à la fois très intéressantes et très excitantes, mais aussi très très frustrantes car concrètement, on ne voit pas grand-chose et sauf coup de chance extraordinaire où le cétacé se met à sauter hors de l'eau, il faut énormément intellectualiser la rencontre …
Moi à ma moindre échelle, j'envoyai aussi sur Picasa (album google) mes photos quand je trouvais du net, même si ça compresse énormément les photos, en cas de perte/vol/casse totale du matos, ben on garde quand même les souvenirs.
Si tu as un pc avec toi, tu devrais carrément prendre un disque dur externe mais tout de même le laisser à part de la sacoche pc, un disque externe est plus petit qu'un videur de carte et a un rapport prix/stockage plus important.
Bon de toute façon on va pas refaire l'histoire!! l'essentiel est que sur ce voyage tu n'es rien perdu !
Pour voir les galeries de photos allez sur mon profil
Moi à ma moindre échelle, j'envoyai aussi sur Picasa (album google) mes photos quand je trouvais du net, même si ça compresse énormément les photos, en cas de perte/vol/casse totale du matos, ben on garde quand même les souvenirs.
Pas d'internet partout, pas envie de chercher du net, pas envie de passer du temps devant le PC ... c'est les vacances ! Et puis ... je préfère rien à des truc tout compréssés et inexploitable, maintenant que le site est ok, faut que je fasse un livre album photo ( le plus dir étant de trouvé un prestataire de qualité puis il y auras des panos / photos imprimés, encadrés et suspendus au mur de ma cabane !
+ de 50 messages en 3 jours, le Tigre va encore nous emmener vers des sommets sur VF...
Sinon, bravo pour le site de vos voyages, on retrouve bien ce qu'on a vu la-bas.
Nos escapades : Le Maroc, l'Egypte, la Mauritanie, la Tunisie, l'Afrique du Sud, La Tanzanie et Zanzibar, Lanzarote, les Etats-Unis (3 ans), le Canada, le Mexique, la Colombie, le Pérou, la Guadeloupe, la Martinique, l'Indonésie, la Thaïlande, Israël, Dubaï, la Jordanie, la Turquie, et Tahiti...
Mon livre photo je l'ai fait sur Extra film, plutôt content du résultat, les photos sont un peu sombres à mon goût, mais les originaux n'étaient pas très très lumineux et je n'avais pas pris l'option brillant pour le papier donc c'est pour ça sans doute, mais ça reste très chouette quand même.
Si tu passes du côté des bons vins de bourgogne je te le montrerais avec grand plaisir!😉
J'ai pris le livre Livre Create (22x30 format paysage), avec couverture noire
50% sur le premier livre photo commandé, heureusement, car j'ai quand même 136 pages (55€ frais de port inclus avant promo)
C'est aussi beaucoup de boulot un livre photo, pour choisir les photos, la mise en page (et encore j'ai fait simple), le seul truc un peu chiant c'est les panoramique en double page, j'ai été obligé de couper mon pano en 2 images, mais au résultat ça se voit pas, de toute façon tu as toujours un décalage lié à la reliure
Par contre j'ai fait tiré des 30x45 et là, très très satisfait.
Pour voir les galeries de photos allez sur mon profil
Pour ton livre photo, tu as effectivement plusieurs sites, dont celui que cite Sixième 😉
Le mien, je l'ai fait réaliser par myphotobook.fr qui m'avait été conseillé par Virginath (clin d'oeil à elle au passage 😉); le résultat final est magnifique.
Sinon, j'ai passé mon dimanche après-midi à lire ton aventure américaine sur Carnets de vacances, mais je le relis ici, dans cette rubrique !😎😎😎
Grand bravo pour ton carnet.
Tu as bien fait de faire languir tous celles et ceux qui attendaient car la présentation est excellente et les commentaires bien sympas 🙂
Je regrette encore le steack que nous n'avons pas partagé (ils sont assez gros) à Mexican Hat.
Et cette absence de beau ciel bleu insite a retenter l'expérience.
Bonne journée.
PS: en MP une remarque concernant une localisation a vérifier 😉
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
Mercredi 10 juin - Jour 3 (suite)
Nous sommes de retour à quai juste à midi. Les jours suivants je ne prendrai probablement pas le temps de manger le midi mais, puisque je suis là et « à la bonne heure », je retourne manger au London Pub Bridge, cette fois je m'en tire pour 22 $.
Dans mon road book je n'avais volontairement pas planifié 100% des journées, un tas de choses ne sont pas prévisibles et rien n'est plus énervant que de ne pas avoir quelques heures pour voir ce truc qu'on avait pas prévu. De ce fait, j'ai l'après-midi de libre et j'en profite pour aller visiter l'aquarium de Monterey.
Je dois dire que tel le bon cake moyen j'avais longtemps confondu ce dernier avec le Sea World de San Diego. La différence – de taille – entre les deux est que celui de San Diego détient en captivité plusieurs cétacés qui n'ont – cela va sans dire même si ça va mieux en le disant – rien à faire dans des bassins artificiels, fussent-ils géants. MAIS justement, l'aquarium de Monterey est philosophiquement très différent de celui de San Diego, et c'est en plus « un des plus beaux aquariums du monde » d'après mon ami l'éminent cétologue Pierre Gallego ! Les seuls mammifères qu'on peut y voir sont des loutres de mer orphelines qui ont été recueillies et soignées, et qui seraient incapables de survivre seules dans la nature faute d'avoir pu recevoir l'apprentissage de leur mère. Le ticket d'entrée coûte quand même 30 $ mais une fois dedans, pas de regrets car l'endroit est effectivement superbe. Une salle présente des méduses et c'est esthétiquement époustouflant ! Une autre offre une vue panoramique sur le domaine des loutres de mer, leur trombine « trop mignonne » et leurs jeux ébouriffants … enfin lorsqu'elles ne sont pas occupées à faire la sieste, flottant sur le dos à la surface de l'eau !
Mais mon coup de cœur du jour est incontestablement pour les salles qui présentent différentes espèces d'hippocampes. A tel point que devant certaines vitres, je suis resté de longues minutes en admiration, me demandant : « Mais comment ce … truc (!) … peut-il vivre tellement il est tarabiscoté ??? Quelle évolution la nature a-t-elle suivie pour arriver à cet animal ? ».
Un peu plus tard, je reste à nouveau scotché mais pour deux autres raisons, très différentes. Arrivant devant une vitre géante donnant sur le bassin du biotope de la baie de Monterey avec ses algues géantes, les kelps, je vois tout d'abord un plongeur ou plus exactement une plongeuse, en train de nourrir à la main des poissons de tailles respectables. Assis devant la vitre, un groupe de gamins assiste, béat, au nourrissage. Du classique pensez-vous, comme on en voit dans tous les aquariums à cette époque de fin d'année scolaire … Eh oui … Mais NON !! Car là-bas, l'animation, ils savent vraiment faire et j'assiste pendant au moins 10 minutes à un vrai « ping-pong verbal » entre la plongeuse, qui a un micro lui permettant de dialoguer avec l'assistance, l'animatrice qui présente les différentes espèces de poissons présents dans le bassin et les gamins. Alors qu'en France, ils auraient probablement eu droit à un cours magistral qui les aurait anesthésiés, là les questions fusent dans tout les sens ! Bien sûr, c'est « l'école des fans » et chaque réponse, répétée par l'animatrice, commence par « It's a wonderful question … ». N'empêche, le but est d'intéresser les gosses et c'est réussi.
La seconde surprise est lorsque je prête un peu plus d'attention au public qui assiste au show. Si ma mâchoire ne s'était pas déjà décrochée plusieurs fois ce jour-là, m'obligeant à la scotcher, elle serait probablement tombée une nouvelle fois car juste derrière les gamins, sirotant leur soda en gobelet et assistant eux aussi avec admiration au spectacle … une dizaine de militaires ! Sept hommes et trois femmes dans leur treillis « Camouflage Désert » en provenance directe d'Irak ou d'Afghanistan. Si je suis bien conscient qu'ici cette scène n'a rien d'étonnant, pour moi cette présence de militaires en tenue est très inattendue et j'ai du mal à imaginer un groupe de Chasseurs Alpins avec leur béret en train de s'amuser au Parc Astérix !!
Après cette passionnante visite, je vais faire mon premier plein d'essence et me retrouve face à un dilemme : que dois-je mettre dans le réservoir ? Car du Unleaded (Sans Plomb) il y en a 3 : du Regular, du Plus et du Premium. La différence est l'indice d'octane, respectivement 87, 89 et 91 … Pour l'instant je décide de taper au milieu et de mettre du 89 (je vérifierai plus tard dans le manuel de la voiture, il faut du carburant compris entre 87 et 89 – le Regular fait donc tout à fait l'affaire) ! Pour ce qui est de payer, comme ma carte de crédit ne passe pas directement à la pompe, je vais tout d'abord à la caisse, prononce la formule magique : « Hi ! Pump number X, I want to fill in please » et laisse ma carte en otage. Je fais mon plein puis vais régulariser la situation en signant le ticket-reçu. Ca ce passera comme ça pendant 18 jours et il n'y aura jamais de problèmes. Par contre, en ce qui concerne les stations-service aux US, le moins qu'on puisse dire, c'est que sur les pistes c'est le chaos car les voitures arrivent dans tous les sens et se mettent un peu n'importe comment. A l'intérieur, les stations font supérette et on y trouve systématiquement un tas de trucs à manger et au moins 18 frigos remplis de sodas.
Le prix de l'essence Regular en juin 2009 : autour de 2, 89 $ le gallon et une dizaine de cents supplémentaires pour le « Plus ». Sachant qu'un gallon fait 3, 78 litres et qu'un dollar vaut 0, 72 € ça nous fait le litre de Sans Plomb à 0, 55 € … En France dans le même temps le prix moyen du Sans Plomb 95 tourne autour de 1, 20 € … Et les Américains se plaignent parce que les carburants ont « beaucoup » augmenté …
Je demande à l'accueil du Bide-A-Wee s'ils ont un resto à me recommander. Ils m'indiquent le restaurant Italien Joe Rombi's, en plein centre de Pacific Grove et comme je n'ai absolument rien préparé côté resto, j'y vais directement ! Par « Italien » on entends trop souvent « Pizzeria » mais là, c'est un vrai restaurant avec une carte variée, de la belle vaisselle et des serveurs en tenue … Ce qui me vaut quelques angoisses pendant le repas car je me demande à plusieurs reprises à combien va se monter l'addition ! Et finalement non, les prix sont corrects puisque j'y fais un bon repas arrosé d'un verre de vin blanc californien pour 44 $. Je vais ensuite terminer ma journ��e en photographiant le soleil se couchant sur le Pacifique…
Jeudi 11 juin - Jour 4
J'ouvre un œil à 6 heures. Vingt cinq minutes plus tard, je tire la porte de la chambre en laissant, comme convenu, la clé dans la chambre. Je quitte la côte Pacifique et je pars en direction du nord-est. Prochaine étape : le Parc de Yosemite.
Le GPS m'aide bien et je traverse tranquillement la principale région de production maraîchère de Californie : la vallée de San Joachim. La simple vision de la terre noire révèle d'ailleurs sa fertilité pour qui a la moindre notion du travail de la terre. Quelques noms de ville m'évoquent des images, vite démenties par la réalité. Ainsi Castroville me fait tout d'abord penser à Fidel Castro, donc à Cuba, donc à ses plages, ses cigares … Sauf qu'un panneau m'informe que Castroville c'est là où a lieu le fameux festival de l'artichaut chaque année mi-mai, ce qui me ramène à la réalité !
Après Los Banos, j'attaque les longues lignes droites et les voitures que je croise sont maintenant de plus en plus grosses. Il faut dire qu'a San Francisco on se serait presque cru en Europe (je dis bien PRESQUE, faut pas pousser quand même !) : il y avait pas mal de voitures japonaises ou coréennes, beaucoup de voitures à motorisation hybride, la plupart des voitures avaient un gabarit à peu près normal et j'y ai même vu quelques Smart !
J'ai quitté Monterey sous les nuages mais ils ont été arrêtés par les montagnes et je roule une nouvelle fois sous le soleil. Le cruise control réglé sur 65 miles, j'ai tout le temps de regarder le paysage même s'il est assez monotone par ici. Sauf que … là-bas … le truc qui marche tranquille dans la plaine … C'est … Noooon … Je m'arrête un peu en vrac sur le bas-côté, ouvre le sac photo - qui a trouvé sa place sur le siège passager - monte le 400 mm et vise ... Oui, c'est bien ça : un coyote qui a chopé un lapin ! Le bestiau est loin et la photo sera nulle mais je reprends la route avec un sourire ballot sur le visage ! Du coup, ça doit déclencher quelque chose dans mes 3 neurones parce que quelques kilomètres plus loin j'ai une grosse bouffée d'émotion, quelque chose du style « Ca y est mon pote, tu y es, tu roules en Californie !! » -- faut croire que ce vieux rêve de gosse que je croyais évanoui depuis des années n'était que caché dans un tiroir qui vient brutalement de s'ouvrir …
A 10h30 je fais le plein d'essence à Oakhurst et une demi-heure plus tard je suis à l'entrée de Yosemite. J'achète mon National Pass qui, pour 80 $, m'ouvre pendant une année complète la porte de tous les Parcs Nationaux (et uniquement les nationaux, il faudra repayer pour les State Parks / Parcs d'Etat) et je tourne sur la droite pour commencer ma visite par les séquoias géants de Mariposa Grove. Là, je prends dans les dents un aspect des parcs sur lequel on ne s'étend pas trop : la taille limitée des parkings ! En effet, ils ne sont pas immenses et quand ils sont complets … ils sont complets ! Parce qu'aux US pas question de se garer n'importe où, les rangers veillent et l'amende tombe rapidement ! Sur un endroit bien spécifique comme Mariposa Grove qui se trouve à l'extrémité sud du parc et juste à côté d'une entrée, les parkings sont vite remplis. Je fais le tour du parking une fois, deux fois, trois fois et … je décide de m'en aller ! Je sais, je pourrais poser la voiture ailleurs et prendre la navette mais … je n'en ai pas envie ! « I'll be back », comme disait l'actuel gouverneur de Californie il y a quelques années. Je passe devant le Wawona, mon hôtel de la nuit prochaine, et je continue vers le nord du parc. L'absence de toit me permet d'apprécier le paysage dans ses 3 dimensions : largeur, profondeur et … hauteur ! La route est belle, il fait beau … quel pied !
Quelques miles avant Glacier Point, je m'arrête sur un parking donnant accès à un des nombreux « viewpoints ». Je traverse la route et ce que j'aperçois à travers les arbres est une belle vue classique d'un paysage de montagne. Je fais les quelques mètres qui me séparent encore du viewpoint proprement dit, je passe les derniers sapins et … Je prends LA baffe du jour : LA VUE est tout simplement incroyable ! Desservie par les photos qui ne « rendent rien », impossible à décrire, il faut le voir pour se rendre compte … Le plus impressionnant c'est qu'elle s'ouvre sur 180° et où que porte le regard la vue est saisissante ! C'est quasiment la même chose à Glacier Point. La claque est moins forte car l'effet de surprise est passé mais quand même … Si j'étais Américain, je braillerais un bon « OH MY GOD ! IT'S INCREDIBLE » !!
Je me gave les yeux et puis je file jusqu'à Tunnel View. Malheureusement nous sommes maintenant en milieu d'après-midi et la lumière est franchement mauvaise d'autant que le ciel s'est voilé, ce qui rend la célèbre vue bien moins impressionnante.
Il y a une autre chose qui n'est pas très impressionnante, c'est la façon dont j'avais planifié ma journée ! Techniquement je me suis planté en réservant au Wawona, au sud du Parc ; j'aurais dû prendre un hôtel bien plus au nord, ce qui m'aurait avancé sur ma journée du lendemain. Là, je suis à peu près à la moitié de Yosemite et je vais devoir retourner tout au sud pour aller à l'hôtel que j'ai réservé ! Ce qui me console c'est que comme je n'ai pas pu accéder aux séquoias et que je veux absolument les voir, j'étais de toute façon bien obligé de redescendre… Je repasse le tunnel, refais la route dans l'autre sens et redescends au Wawona où je fais mon check-in. Comme tout les hôtels qui sont situés dans les parcs ce n'est pas donné : 158 $ la nuit. Je jette mon sac dans la chambre et je repars aussitôt pour Mariposa Grove. C'est la fin d'après midi, ça doit le faire ! Et me revoilà sur le parking au milieu des séquoias géants … Où plus exactement me revoilà en train de tourner sur un parking toujours complet !!! Les gens semblent eux aussi vouloir se promener en cette fin d'après midi où le beau temps est revenu. Les mêmes causes produisant les mêmes effets je fais à nouveau 3 p'tits tours et puis je m'en vais ! Décidément, ces maudits séquoias se font désirer ! Juste avant de repasser les cabanons des Rangers j'hésite … Où vais-je déjeuner ? Je m'étais promis d'éviter au maximum les restos des hôtels. Surtout quand implicitement le client n'a pas d'autre choix … En plus au Wawona il y a tout un laïus sur le fait qu'il faut être habillé pour pouvoir dîner dans la salle à manger … Pfffff … Ca me gave … Allez, hop, à gauche toute, je retourne à Oakhurst, j'y ai repéré ce matin un Steakhouse juste à la sortie de la ville. Oui je sais, la logique de l'itinéraire ne saute pas aux yeux mais j'ai prévenu tout à l'heure : cette journée c'est du grand n'importe quoi du côté de la planification de l'itinéraire !
Par contre côté repas, le Steakhouse d'Oakhurst c'était LE bon choix. Le personnel y est sympathique et le New York Steak de 15oz (425 grammes) tendre à souhait grâce à la cuisson parfaitement maîtrisée. Comme je l'ai précisé au début, j'effectue ce trip seul donc je peux me lâcher, alors, pour accompagner le steak je prends des oignons rouges et de la purée à l'ail !!! Et le rapport qualité prix est excellent : 32 $ seulement.
En sortant du resto, je me dis que le coucher de soleil à Glacier Point doit être sacrément beau et donc … je remonte à Glacier Point ! (Oui, oui, oui, c'est n'importe quoi, je sais, je sais !!!). En plus, la route est encore plus belle que ce matin, je semble être le seul à l'emprunter à cette heure, je passe la boite de vitesse en position Sport et j'appuie un peu sur l'accélérateur, même pas besoin de rouler vite pour avoir des sensations, j'ai la voiture bien en main, les virages s'enchaînent souplement … You know what . I'm happy ! Pour le coucher de soleil par contre, ça va être chaud … même si c'est une façon de parler parce qu'en décapotable on sent bien la froideur qui tombe ! Une fois là-haut, j'ai juste le temps de prendre quelques photos avant que le soleil ne passe de l'autre côté des montagnes. On pourrait croire que faire tant de tant de kilomètres pour juste quelques photos c'est un peu ballot, mais même si je n'avais pu faire aucune photos, cette traversée tardive de Yosemite aurait été un grand moment. Et la redescente jusqu'au Wawona, toujours décapotée, avec Melody Gardot en pour le fond sonore ne l'est pas moins… ( Pour info, les nuit de juin à Yosemite ne sont pas fraiches. Elles sont froides ! )
j'ai fait un petit raid sur ton site !
Alors là, casque bas et sarisse levée en ton honneur 😉
Quel bavard ! mais j'adore tes commentaires, on est de nouveau transporté la-bas😏, je pense que j'en ai jusqu'au mois de juin à te lire ! mais avec un plaisir certain
Que dire des photos, tout simplement magnifiques et c'est un euphémisme (euh c'est grec !!)?
j'ai apprécié les commentaires (curiosité)sur Moabrewery😏, rien n'est déformé (afin presque.. un vrai travail de journaliste)😏
@+ et encore bravo
le spartiate
Tout ce qui ne vous tue pas , vous rend plus fort !!
Hi.
Ca fait envie PACIFIC GROVE hein.On se croirai pas dans un décor de cinéma?quasiment pas de feux(tu imagines la même chose ici).
Dans le cimetière près de l'océan où il n'y a pas de clotures, il y a aussi des bambis.J'en ai même vu un qui broutait le gazon d'une propriété sur ocean avenue le long de la côte.
Si tu avais fait " l'historic walking tour"(circuit pédèstre à travers les rues et le centre), tu aurais encore plus envie de rester en voyant les chouettes maisons colorées et décorées.
La..................... queue de la baleine est quand même bien cadrée, bravo.Je comprend qu'on doit être assez frustré de revenir qu'avec.........ça.
Bye see you next time, marc.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
Bis
Vraiment belles photos de l'aquarium car avec un éclairage assez sombre et interdiction d'utiliser un pied, c'est vraiment top.
Ta façon de raconter est vraiment sympa(comme un gamin qui va au cirque pour la première fois);parce que malgré que l'on connaissent les endroits visités on est pendu à ton récit et on a l'imprssion que c'est TOI qui nous fait découvrir quelque chose.
Ce qui fait que je vais continuer à lire au fur et à mesure.
Bye, marc.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
Pas sur qu'on ait pas le droit d'utiliser un trèpied ?
C'est plus que, sauf si c'est vraiment indispensable (pas d'autre solutions ) j'aime pas, c'est trop contraignant
Sakut Tigrou !!
J'ai lu que tu étais devenu accro au "Frappucino Coffee " de Starbucks !
Ben nous aussi !!!
Ca a commencé dès l'arrivée à LA... C'est là qu'on s'est fait accrocher par les petites fioles dans le Starbuck des Warner Bros studios !!!
Après on en a bu pas mal là bas. On a gouté tous els goûts : Café, mokka, chocolat..., surtout que c'est bien pratique pour le petit dej pris sur le pouce dans la chambre avec des cookies le matin ou bien en regardant le soleil se lever sur Zabryskie point !...
Les enfants en raffolent !
Ce qui est bien c'est qu'on en trouve partout, même dans la boutique du Stovepipe wells au milieu de la Death valley !!
Par contre j'ai pu observer de sacrées différences de prix, surtout à Las Vegas ou les petites bouteilles coutaient 2 fois plus cher dans les Starbucks même que dans les Wallgreen...
" Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité" St Exupéry
Vendredi 12 juin - Jour 5
Parait qu'on ne dit jamais deux sans trois. Mais ça ne sera pas le cas, car si Mariposa Grove m'a refusé son parking deux fois de suite, la troisième sera la bonne. En fait c'était simple, il suffisait de se réveiller à 6h00 et de partir à 6h15 du Wawona. Ainsi on arrive à Mariposa à 6h30 et on est le tout premier ! Ce qui permet de choisir la place qu'on veut sur le parking et d'être accueilli par les écureuils, les fameux chipmunks … enfin des Tamia striatus … enfin les p'tits bestiaux qu'on appelle écureuils de Corée sans que je comprenne pourquoi puisqu'on les trouve en Amérique du Nord … enfin, Tic et Tac, quoi !
Accessoirement j'ai passé une très mauvaise nuit au Wanona. Déjà parce que les chambres individuelles du bâtiment principal (ou tout au moins la chambre 215) sont en fait des chambres suitées dont la porte de communication avec la chambre principale est simplement fermée, ce qui fait que j'entendais les moindres bruits des gens d'à côté - ça a dû être pire pour eux que pour moi puisque je ronfle ! De plus, ma chambre était juste en face du moteur du « je ne sais quoi de la cuisine » ; j'ignore si c'était celui de la clim' ou celui de la chambre froide, mais j'ai eu un charmant bruit de moteur toute la nuit. Super. Démonstration que ce n'est pas parce qu'un hôtel est situé dans un parc et qu'on paie cher sa nuit que c'est synonyme de qualité.
Après avoir très civiquement déposé mes 50 cents en paiement de la carte de Mariposa Grove (en français !) que je viens de prendre, j'attaque le chemin qui emmène vers les séquoias géants ( Sequoiadendron giganteum ) les plus remarquables du parc. Déjà les « jeunes » arbres du parking sont impressionnants mais lorsqu'on se retrouve devant les patriarches on se sent aussi minuscule qu'une fourmi … Et en songeant à leur âge qui tourne autour de 3000 ans pour les plus vieux d'entre eux, j'ai le tournis … Je passe devant le « Fallen Monarch » tombé à terre il y a déjà des siècles et toujours quasi intact car le bois de séquoia est à la fois fragile comme du verre, ce qui a dissuadé les bucherons de les couper puisque le tronc se brise en tombant, et très long à se décomposer à cause des tannins qu'il contient. Je passe devant plusieurs espaces où les rangers ont procédé à des feux contrôlés pour dégager la végétation et créer des conditions favorables à l'apparition de nouveaux séquoias. En effet, depuis le classement de cette zone en parc national vers 1860 on faisait tout pour éviter le moindre feu jusqu'à ce qu'on comprenne, dans la seconde partie du XXème siècle, qu'en agissant ainsi non seulement on perturbait l'équilibre écologique de la forêt car les feux déclenchés par la foudre font partie de l'ordre naturel, mais qu'on empêchait également les séquoias de germer puisque les incendies créent des conditions très favorables à la germination des graines des ces géants.
Je reste coi en arrivant devant l'énorme séquoia nommé « Grizzly Giant , je passe au travers du « California Tunnel Tree », j'admire le « Faithful Couple », deux séquoias qui ont poussé si proches l'un de l'autre qu'ils ont soudé la base de leurs troncs, puis devant les « Bachelor and Three Graces » et le « Clothespin Tree » dans le tronc duquel plusieurs incendies ont creusé une large entaille, lui donnant de loin la forme d'une énorme épingle à linge modèle américain, je jette un œil dans le tronc évidé du « Telescope Tree » tout en étant épaté par le fait que malgré son état, cet arbre soit encore vivant …
Vu l'heure à laquelle j'ai commencé la promenade je ne rencontre quasi personne d'autre que des écureuils de tailles et couleurs différentes ! Sauf à un moment où je croise un couple d'Américains, le type repère mon boîtier et me demande si je connais un bon réparateur de matériel photo !! Il est 7h00, on est dans le parc de Yosemite et l'gars me demande si je connais un réparateur photo !!! On pourrait croire que c'est pour la caméra cachée mais non, ils sont comme ça les Américains : ils ne doutent de rien !!! Je lui demande quand même pourquoi et il me répond qu'il soupçonne que le diaphragme de son objectif 35-350 ne fonctionne plus même s'il espère que ce soit le boîtier, un 450D. Pour en avoir le cœur net, on échange d'objectif et malheureusement pour lui c'est bien son coûteux objectif qui défaille ! Et on se quitte là dessus … Sont marrants ces Américains quand-même !
Je passe 3 heures à me promener paisiblement dans le bosquet de séquoias … Jusqu'à ce que je recroise la route … et un camion tirant une longue remorque où on pris place les visiteurs qui ne souhaitent pas marcher … dans ces conditions l'ambiance de la visite doit être bien différente …
Je quitte Mariposa Grove vers 9h45, et une heure plus tard je m'arrête à Bridal Veil Fall où la cascade coule dans un bruit de tonnerre. Je prends le chemin qui se dirige vers le pied de la chute d'eau, plus je m'en approche plus le nuage de gouttelettes d'eau dégagées par le jaillissement d'eau est important. De plus le soleil qui est juste au dessus de la cascade rend impossible toute photo digne de ce nom. La seule prise de vue faisable est depuis le parking au téléobjectif. Par contre, l'eau qui coule de la cascade forme un torrent qui, lui, offre de jolies vues. Je reprends ma route et j'arrive vers midi à Yosemite Village, ce n'est visiblement pas l'heure la plus favorable pour apprécier l'endroit car il y a plein de monde sur le parking. Je n'insiste pas et je reprends la route vers Tioga Pass.
Alors que je roule tranquillement sous un ciel qui s'est couvert, je vois devant moi un camping car se garer en catastrophe sur le bas côté, toute la famille en descendre en vrac et rebrousser chemin en courant ! Ma première pensée est qu'il y a eu un accident et je ralentis. Il y a plusieurs voitures arrêtés n'importe comment, et un petit groupe de gens sur le bord de la route en train de regarder quelque chose en contrebas … Ce n'est pas un accident, c'est autre chose. Ni une ni deux, je fais comme tout le monde, je me gare n'importe comment, chope le sac photo et rejoins le groupe en courant. En fait ce que les gens regardent c'est un jeune grizzly qui mange tranquillement de l'herbe à quelques dizaine de mètres de nous ! Pour cette fois, les gens sont conscients de la fragilité du moment et tous chuchotent… Incroyable … (je vous laisse décider si c'est de voir un grizzly ou le fait qu'un groupe d'Américains chuchote qui est le plus « Incredible » !!!).
En me dirigeant vers Tioga Pass je songe qu'une des choses impressionnantes, c'est la vitesse à laquelle change le paysage. Je traverse depuis un bon moment une forêt d'immenses pins où subsistent encore de larges plaques de neige. La route monte et puis un virage, deux virages, et on se retrouve dans un paysage quasi exclusivement minéral, à Olmsted Point, où les seuls végétaux sont des arbres rabougris qui ont réussi à pousser dans les crevasses des rochers. La réputation de magnificence de cette route n'est définitivement pas usurpée, elle offre un nombre incalculable de superbes vues : forêt de conifères, ancienne vallée glaciaire, lacs, prairie. A tel point qu'à la fin, je ne m'arrête plus pour photographier sinon j'y serais encore !
Une fois passée le col de la Tioga situé à 3000 m (9940 feet), la route descend en offrant d'autres paysages encore différents. J'arrive à Lee Vining sous la pluie, vers 15h30. Je fais mon check-in au Murphey's Motel (87 $ la nuit). Alors que je m'installe dans la chambre, j'assiste à une scène surprenante. Nous sommes en plein milieu d'après-midi, il pleuviote et fait plutôt frais, et il y a la queue au marchand de glace situé de l'autre côté de la rue ! Et pourtant, visiblement, certains des jeunes feraient bien de s'en passer …
Pluie ou pas je vais vers le Mono Lake pour repérer où sont les fameuses concrétions qui – paraît-il – sont superbes au lever du soleil. Je contourne le lac vers le Nord et je roule au feeling. J'arrive à un spot de bird watching, avec une promenade bien aménagée en planches et des terrasses prévues pour accueillir les amateurs d'oiseaux. Des panneaux indiquent qu'il est interdit de sortir de ces promenades et apparemment pas de concrétions en vue … Bizarre … Je repars vers Lee Vining et j'essaie le moindre chemin qui semble aller vers le lac mais la plupart d'entre eux sont fermés après quelques centaines de mètres…
De retour à l'hôtel je feuillète les différents docs et je crois comprendre qu'en fait les concrétions sont sur la rive sud du lac et qu'on y accède par une route située à plusieurs kilomètres au sud de Lee Vining. Il pleut toujours et je verrai ça demain, pour l'instant il est 18h30, et j'ai faim puisque c'est l'heure de manger ! Je vais chez Bodie's Mike que j'ai repéré tout à l'heure en traversant la ville et comme j'ai une faim de grizzly, je commande « l'assortiment BBQ », ce qui me donne aussi accès au buffet des salades car oui, il y a des buffets de salades dans les restos US ! Il y a aussi le plus souvent au menu des salades composées genre « Caesar Salad » qui sont imposantes. Mais la plupart du temps, même si l'on ne prend que le plat principal, ça donne accès - sans supplément de prix - à un « salad buffet » en self service, semblable à ceux qu'on trouve chez nous, ce qui fait voler en éclat une image de plus puisque du coup, les crudités étant disponibles « ils » ont de moins en moins d'excuses pour avoir de tels problèmes d'obésité ! Comme j'ai faim (je sais je l'ai déjà dit) et que je suis un goinfre, je me sers allègrement en salades … Ce qui est une erreur, je m'en aperçois quand je vois arriver mon plat ! Un demi-poulet, des côtes de porc, du bœuf … Gasp ! Mais bon, je réussis à tout avaler, je m'en tire pour 39 $ et je roule plus que je ne marche jusqu'à la voiture avant de m'écrouler dans mon lit !
Salut.
C'est vrai que c'est une bonne idée de ne mettre que quelques photos, c'est équilibré par rapport au récit (j'irai voir les autres plus tard quand j'aurai tout lu).
Super la photo de l'ourson(ne s'appelle-t-il pas wells)
Ouais elle est belle la "tioga road".C'est vrai qu'il y a pleins d'endroits magnifiques pour prendre des photos comme "olmsted point", il y a "tenaya lake" aussi.
Bye, marc.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
Je me réveille à 5 heures et j'en profite pour passer un coup de téléphone en France car si en Californie et jusqu'à Oakhurst j'avais eu du réseau GSM, depuis l'entrée dans Yosemite c'est zéro relais. A Lee Vining juste devant le motel j'arrive à avoir un peu de réseau. Je rassure donc tout le monde : je vais bien, tout va bien mais comme je le craignais, il y a d'importantes zones blanches dans la couverture GSM. Je laisse ensuite la clef de la chambre en évidence et je tire la porte derrière moi. Il fait plutôt frais ce matin puisque la voiture indique un petit 3°C !
Même si j'ai bien deviné de quel coté du lac était les concrétions, ce n'est pas pour ça que je les trouve rapidement et au fur et à mesure que je galère et m'énerve à essayer différents chemin qui s'enfoncent vers nulle part, il devient évident que j'aurais pu et dû préparer un peu mieux cette étape ! Je finis tout de même par trouver le chemin qui emmène aux concrétions du Mono Lake. Il faut en fait s'éloigner de Lee Vining sur 5 ou 6 miles avant de partir sur la gauche pour arriver au bon endroit. Sur les bords du lac c'est calme, un seul autre photographe m'a devancé. Il me salue du désormais classique « Hi ! ‘ow you ‘oin ‘day ? » ce qui, après m'avoir un peu interloqué, est en fait la traduction américaine de la phrase britannique « Hello, how are you doing today ? » et nous regardons silencieusement … le lac (!) et les lapins qui gambadent autour car il y a trop de nuages ce matin et pas de lever de soleil flamboyant pour embraser les concrétions !! Mais même sans la belle lumière, l'endroit est étrange et il y a quelques photos interessantes à faire.
Ce qu'il faut savoir c'est que si ces étranges cheminées grisâtres existent à cause d'un phénomène naturel, elles sont visibles à cause de la malheureuse action de l'Homme ! C'est en effet la combinaison des carbonates présentes en quantités importantes dans les eaux salines du lac et du calcium apporté par les sources d'eau douce qui jaillissent au fond de l'eau depuis des dizaines de milliers d'années qui a créé ce tuf qui c'est accumulé en masses autour des sources et … qui auraient du rester tranquillement au fond du lac. Sauf que depuis 1941 les affluents du Mono Lake servent à alimenter les réserves d'eau potable de Los Angeles. La ville grandissant de plus en plus, elle devint de plus en plus gourmande en eau et le niveau du lac baissa de manière important , révèlant ces concrétions. En 1982 le niveau du lac atteint son plus bas historique avec –14 mètres, à la suite de ça, des mesures ont été prises le niveau du lac est aujourd'hui remonté de … 3mètres par rapport à 1982, ce qui veut dire qu'il est toujours à – 11 mètres par rapport à son niveau de 1941…
Je quitte l'endroit vers 7h 30 pour continuer ma route vers le sud.
A 9h00 je suis à Big Pine et je quitte la grand-route pour partir vers l'est et aller voir un endroit découvert sur le net (merci Vazyvite) : « The Ancient Bristlecone Pine Forest » et les trails de « Schulman Grove ». Le long de ces chemins, on trouve les plus anciens organismes vivants connus car certains des Bristlecone Pines ( Pinus longaeva ) ont autour de 4000 ans, ce qui, en plus de ramener les séquoias de Mariposa Grove au rang de gamins, signifie qu'ils ont germé lorsque les Egyptiens inventaient la pyramide ! Si ce simple fait suffit pour être impressionnant, il faut préciser que scientifiquement ils sont très utile car l'analyse de fins « carottages » prélevés dans le tronc des arbres donne, en interprétant l'épaisseur et la couleur des cernes de croissances, des informations importantes sur les variations climatiques durant les derniers millénaires…
La route monte dans les White Mountains et encore une fois le paysage change rapidement. Peu avant d'arriver au parc la route traverse ce qui ressemble beaucoup à de la steppe. A Schulman Grove, on est à plus de 2700 m et on ne peut pas dire que ce soit la grosse chaleur puisqu'à 10 heures il n'y a que 5, 5°C ! Le Visitor Center ouvre devant moi et une charmante ranger m'explique qu'il y a deux chemins de rando, un court, le Discovery Trail qui fait 1 mile et un long, le Metuselah Trail qui fait 4, 5 miles (7, 24 km). J'hésite un peu mais bon je suis là pour voir le maximum de choses et pour ça … il faut marcher ! Je me mets le sac photo sur le dos, je prends un litre d'eau et c'est parti pour 4, 5 miles ! Le départ met dans l'ambiance, ça grimpe dur ! Heureusement que les températures fraîches et le ciel couvert évitent d'avoir trop chaud mais lorsque le soleil tape ça doit être éprouvant. Comme sur pas mal de chemins, il y a régulièrement des panonceaux qui indiquent la distance parcourue. Après un demi-mile de montée, je dépasse un gars arrêté sur le bord du chemin, il regarde les gros nuages noirs qui menacent au loin. « Ils viennent sur nous, me dit-il alors que je passe à sa hauteur, on va avoir besoin de capes de pluie ». « On verra bien », lui répond-je sans m'arrêter mais tout en me maudissant d'avoir laissé cette satanée cape de pluie dans la voiture. C'est bien moi ça, je trimballe depuis la France deux tonnes de trucs pour pouvoir être prêt à toutes les situations et … je ne les prends pas quand il faut ! Mais pas question de faire demi-tour, tant pis, s'il pleut je serai mouillé ! Il y a quelques années en Thaïlande, faute d'endroit ou m'abriter, j'avais dû rester stoïquement sous une pluie de mousson, ici je serai coincé sous un orage Californien ! A peine ai-je pensé ça que j'en réalise la stupidité : être sous une pluie chaude est une chose, être sous un orage de montagne ou l'eau tombe glacée en est une autre … Le ciel est gris et les formes torturées des pins n'incitent pas à la gaité mais quel spectacle … Je viens à peine de passer le panneau « 2 miles » qu'au loin j'entends le tonnerre et je vois des éclairs … Eh bien, c'est de mieux en mieux, les nuages se rapprochent et cette fois il y a en plus la foudre … Là ça craint sévère mais je suis au milieu de la boucle, quoi que je fasse maintenant il me faudra le même temps pour rejoindre un abri … Alors je continue, j'essaye de ne pas trop m'arrêter pour photographier afin de ne pas trop perdre de temps mais chaque arbre mériterait une photo donc forcément … Finalement il me faudra 2h30 pour faire la boucle et les gros nuages attendront gentiment que je sois de retour au parking pour lâcher quelques grêlons ! La température est toujours à 5, 5°C. Et dire que dans quelques heures je serai à Death Valley, ça va me faire drôle !
Une soixantaine de miles plus au Sud, à Lone Pine, la température est déjà remontée à 26°C ! Sur le site de Typolover, j'avais vu la photo de Moebius Arch, située justement à Lone Pine. Au feeling, je recherche l'endroit où pourrait être cette « toute petite arche »… Coup de chance, la première route que je prends sur la droite m'amène directement devant ce que je sais maintenant ce nommer les « Alabama Hills », un endroit étonnant, plein de rochers arrondis comme je n'en verrai nulle part ailleurs lors de mon voyage. Malheureusement le temps joue contre moi, je ne veux pas arriver trop tard à Death Valley et je n'ai pas vraiment d'indication précise sur l'emplacement de cette arche. Je trouve bien le rocher peint qui ressemble à une tête de dinosaure ( tout au moins pour moi ! ) mais pas de Moebius Arch … Je cherche parmi les amas de rochers mais ça pourrait prendre des heures … que je n'ai pas !
C'est franchement à regret que je quitte l'endroit pour prendre la direction de la Vallée de la Mort …
La magnificence de la route lorsqu'on commence à descendre vers Death Valley me fait laisser de côté la contrariété ressentie à Lone Pine. Le lecteur mp3 tombe sur « Highway Star » de Deep Purple, c'est vieux mais c'est bon et c'est avec ces riffs de guitares que je descends vers l'enfer tandis que la température monte.
Je m'arrête au passage pour photographier de loin les dunes de sables qui ont été nommées, dans un élan imaginatif impressionnant : Sand Dunes. J'aurais bien aimé aller les voir de plus près mais … Il fait chaud et j'ai pas le temps … Soupirs …
100° tout rond ! C'est la température en degrés Fahrenheit (un gros 37° Celsius) qui s'affiche quand j'arrive au Furnace Creek Ranch. Même si pour le lieu c'est limite froid, n'oublions pas que moi, le matin même, je me baladais à 5°C ! Je récupère mon bungalow à 141 $ la nuit et après une douche, je décide d'aller boire une bonne bière fraîche au bar. Je ne peux m'empêcher de rigoler quand je vois les brumisateurs à l'extérieur du bar. Dans la chambre il y a un laïus sur le fait que ne pas laver les serviettes chaque jour, c'est bien pour économiser l'eau qui coûte si cher à Death Valley, et là on brumise l'atmosphère ! Une fois dans le bar, je m'aperçois que j'ai une petite faim et je commande une pizza. Quelques minutes plus tard arrive un truc monstrueux qu'on pourrait manger à 4 : ma pizza !!! Je m'enfile la première moitié à peu près facilement, j'arrive encore à ingurgiter un autre quart mais je regarde avec inquiétude la dernière portion ( je ne peux pas jeter de la nourriture, c'est viscéral !) quand la serveuse arrive à mon secours avec un sourire en coin : « Nice try but … Do you want a box ? ». Je rigole en répondant « Yes please ! ». La boîte étant offerte, la pizza et les bières me coûtent 33 $. En sortant du bar j'ai bien l'idée d'aller voir les jolies couleurs vers Artist Drive, mais de gros nuages obscurcissent le soleil. On jurerait même qu'au loin, il y a une tempête de sable … Je vais tout de même repérer ou est Zabrisky Point histoire de pouvoir y aller directement demain matin. Au retour alors que je marque le stop à côté du Furnace Creek Inn, un mouvement sur le côté de la route attire mon attention : c'est un coyote qui fouine tranquillement à quelques mètres de la voiture !
Cette nuit, très exceptionnellement, malgré le bruit que ça fait, je n'arrête pas la clim de la chambre …
Ah mon avis tu n'est pas la seule à aller sur mon site puisque la fournisseur m'a envoyé un mail pour me signaler que le trafic explosait ce mois ci 😎😎😎
Mais comme ce trip a existé grâce à VF je dois bien à VF de mettre mon carnet en intégralité
Salut,
Je viens d'aller voir ton site et je me suis régalé. J'ai pas encore tout lu car c'est plutôt copieux (un vrai plat américain !) mais j'ai surtout apprécié ton sens du panoramique. Certains d'entre eux sont somptueux. Celui de Bryce point juste avant le lever du soleil est tout simplement énorme. faut dire que voyage en solo, c'est vraiment bien pour la photo car on peut prendre son temps, choisir ses angles et ses lumières, etc. Pour ma part, j'avais une troupe de 8 accrochée à mes basques cette année et je n'ai pas eu ce confort là.
@+
Patrice
"Faut pas trop tenter le diable, cet enfoiré ne reste jamais très longtemps sans réagir..." Johnny Dakota (le vrai)
Il est bien évident que si j'avais eu le reste de la famille Tigre avec moi, pas mal de choses aurait été différentes !
Comme le budget fringue!!! Mais non je n'ai pas dit que les femmes étaient dépensières!!😛
Mais c'est sûr que le voyage solo est agréable pour le côté : j'ai de compte à rendre à personne, pas de concession etc...
Par contre le voyage en famille et entre ami est peut être plus enrichissant au niveau expérience humaine, le fait de justement partager des bons moments.
Mais c'est pas les mêmes motivations.
Pour voir les galeries de photos allez sur mon profil
Hi.
Et bien moi je ne suis pas encore allé sur ton site.Je trouve que c'est bien d'attendre les pages au fur et à mesure, ça entretient un peu l'aventure du voyage, en plus je n'ai pas regardé la carte au début et je ne sais pas ton itinéraire.
Moi aussi j'ai vu le site de "tipolover" avec le rocher peint et l'arche.
Dans "death valley" c'est "highway to hell " le jour et "highway star" la nuit.
In waiting for the next, bye, marc.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
Réveil 4h45. Je quitte le Furnace Creek Ranch à 5h00. Comme les voitures sont garées près des bungalows j'essaye de faire doucement, de ne pas claquer ni les portes ni le coffre et bien évidemment, je prends tellement de précautions qu'à un moment je me trompe de bouton sur la télécommande de la voiture et qu'au lieu d'ouvrir le coffre … je déclenche l'alarme ! Oh punaise ! Ca commence bien !
Côté température, il y a déjà 25°C. Je sens qu'aujourd'hui ça va être chaud au propre comme au figuré car je dois retrouver José, une connaissance de VF, à Henderson, au Sud de Vegas, pour le déjeuner puis rejoindre le Bright Angel sur le bord du Grand Canyon en essayant de préférence d'y être avant le coucher du soleil, qui aura lieu à 19h50 ce soir. Et avant tout ça, je veux voir le lever de soleil à Zabrisky Point et plusieurs endroits remarquables de Death Valley…
Le Furnace Creek Ranch est cher mais c'est un des deux seuls hôtels de Death Valley (l'autre, le Furnace Creek Inn , est encore plus cher !) et sa position permet d'être sur place pour le sunrise sans devoir se lever en plein milieu de la nuit…
J'arrive à Zabrisky Point vers 5h15. Il n'y qu'une ou deux voiture et un minivan sur le parking. Histoire de me préparer à l'attente je m'enfile le dernier quart de pizza d'hier soir !
Au view point, il y a 6 ou 7 personnes qui attendent silencieusement le sunrise et je me joins à eux. Je profite de la douce lumière sans ombres pour faire quelques photos, les couleurs des collines ressortant déjà très bien. A 5h30 l'astre sort de derrière les montagnes derrière nous, et à ma grande surprise une partie des spectateurs filme le lever de soleil et ne s'intéresse que moyennement aux couleurs qui s'étalent devant nous. Côté photos, comme je le craignais, le lever de soleil a créé d'importantes zones d'ombre. Un type contourne le problème en faisant du HDR (High Dynamic Resolution, technique qui consiste à prendre plusieurs photos exactement semblables en variant l'ouverture du diaphragme puis à passer tout ça par un logiciel qui mélangera les hautes et basses lumières et sortira une photo exposée correctement). Mais c'est beaucoup trop lourd pour moi, déjà utiliser un trépied ça me gave, alors … Je fais quelques photos malgré les ombres et je file voir les autres viewpoints.
Me voilà à Badwater, le point le plus bas du continent américain (– 86 mètres sous le niveau de la mer, on est loin des – 417 mètres de la Mer Morte !) L'endroit est encore à l'ombre, ce qui n'est pas une mauvaise chose ! Je cherche les motifs géométriques créés par la cristallisation du sel qu'on voit souvent en photo mais je ne les vois pas, j'ignore s'ils ont été détruits par les pas des visiteurs ou s'ils sont loin du bord mais toujours est-il que je n'en vois aucune.
Je fais le détour par Devil's Golf Course qui, lui, est au soleil. La vision de cette étendue semblable à un champ retourné et durci par le soleil est pour le moins étrange … mais à peine plus que le nom de « Terrain de Golf du Diable » qu'on lui a donné !
Je passe par Artist Drive mais si on voit les couleurs, on se rend bien compte qu'elles ne ressortent pas comme elles doivent le faire lorsque le soleil les éclaire directement, en fin d'après midi … Je repasse par Zabrisky Point et cette fois les ombres ont suffisamment diminué pour pouvoir photographier correctement…
Il est 8h30 et je pars en direction d'Henderson. J'ai 2h30 de route, et si j'ai bien tout compris, il faudra que j'avance ma montre d'une heure quand je passerai dans le Nevada, ce qui fait 11h30 comme heure d'arrivée. J'espère que José n'a pas décalé le rendez-vous car à Death Valley, ni GSM ni Internet donc aucun moyen de se joindre. Je roule tranquillement quand d'un coup, je vois un panneau indiquant que pour Dante's View c'est la prochaine route à droite … Arghhh, ça doit être un beau point de vue mais j'ai pas l'temps … Oui mais ça doit être beau … Oui mais j'ai pas l'temps … Et merde ! José comprendra ! Go to Dante's View !
La route est sympa et je me fais plaisir. J'imagine qu'aujourd'hui encore je m'en tire bien côté chaleur car même s'il fait chaud c'est supportable, alors que s'il y a un point de ravitaillement en eau pour les radiateurs des voitures à l'arrivée à Dante's View ça ne doit pas être que pour faire joli ! De là-haut la vue est splendide et ici le nom du viewpoint prend tout son sens : « La vue de Dante … sur l'enfer ! ». Je serais bien resté un peu plus longtemps mais … J'AI VRAIMENT PAS LE TEMPS !!! Et ça finit d'ailleurs par profondément me gonfler de devoir tout survoler depuis deux jours. Le problème c'est que lorsqu'on monte un voyage dans un pays qu'on ne connaît pas il faut faire des choix et se fier aux avis d'autres voyageurs. Or ce que j'ai le plus souvent lu sur Death Valley c'est « tu arrives le soir, tu vas à Zabrisky Point voir le coucher de soleil, tu y retournes le lendemain matin pour te faire le lever de soleil et pis tu repars, c'est bien suffisant ». Mais non ! En tout cas, pas pour moi et Death Valley est un regret car l'endroit aurait mérité une nuit de plus pour pouvoir admirer ses différentes facettes.
Mais maintenant, il faut que je file sur Henderson, je suis déjà pas mal en retard. Entre Death Valley et Pahrump je récupère du réseau GSM. J'en profite pour appeler ma petite famille puis José qui m'apprend qu'en fait le Nevada est à la même heure que la Californie ! Visiblement je n'ai pas encore tout compris aux subtilités des fuseaux horaires alliées à l'application – ou pas suivant les états – des horaires d'été et du coup je suis largement dans les temps !
Depuis San Francisco j'ai traversé Yosemite, Death Valley et des centaines de miles de nature. Alors, lorsque j'arrive à Pahrump et que je vois les immenses panneaux publicitaires pour tout et n'importe quoi y compris des bordels, ça fait un choc !
Grâce au GPS, j'arrive facilement au point de rendez-vous prévu : le restaurant l'Elephant Bar. Il est situé dans une rue piétonne toute propre, toute belle et entièrement dévolue au shopping plutôt cher. Encore une fois, j'ai l'impression d'évoluer dans une série américaine et étant donné la façon dont sont habillées les dames avec talons, belles robes et chapeaux, c'est Desperate Housewifes qui me vient à l'esprit ! In-cro-yable ! On croirait qu'il y a un défilé de haute couture dans le coin ! Quand je vois arriver un biker et sa blonde compagne, bien que je ne l'aie jamais rencontré jusque là, je sais que c'est mon pote José !!! Nous passons un moment super sympa à discuter à bâtons rompus avant que José et Lily ne se dirigent vers Las Vegas ou ils se marieront demain soir tandis que je continue ma route vers le Grand Canyon. J'ai 4h30 de route devant moi, je suis dans les temps.
Enfin jusque là je suis dans les temps car ma route passe par le barrage Hoover qui est désormais classé comme « sensible » par les autorités. Du coup, tout le monde passe au ralenti devant les policiers et ils font mettre sur le côté les camping-cars et les véhicules tractant une remorque. Ce qui, un dimanche, sur la route qui va au Lake Mead, représente un véhicule sur deux. Du coup, je dois me coltiner 2 heures d'embouteillage et une obligation de rouler sérieusement pour arriver avant le coucher de soleil à Grand Canyon. Et la route est longue …
J'arrive à 19h15 devant le Bright Angel Lodge mais je me heurte à nouveau au problème de la taille des parkings des parcs ; à cette heure il y a plein de visiteurs pour le sunset et pas moyen de se garer pour faire le check-in ! Et encore une fois, pas question de se garer en dehors des emplacements prévus, un américain en fait l'expérience, un ranger est en train de lui mettre une amende. Je pourrais dire que je prends ça avec le sourire mais non, la journée a été longue, je fatigue, le Bright Angel n'est pas donné alors tourner pour se garer ça me les «hache menu ». Je finis par arriver à garer la Sebring, je fais le check-in et prends possession de ma cabane à 118$ la nuit (les américains appellent ça des cabins mais … ce sont des cabanes !) elles sont grandes et l'aménagement y est confortable. Je n'ai pas hérité d'une de celles avec la belle vue sur le canyon mais par contre je n'ai pas de voisins directs.
Pour finir la journée un peu plus calmement je vais me promener sur le chemin qui longe le bord du canyon, j'ai de toute façon loupé le sunset mais il y a encore suffisamment de lumière pour apprécier les vues, ce que je fais jusqu'à ce que la nuit tombe. De retour dans ma cabane je fais un petit essai, pas de GSM et pas d'Internet.
après avoir passablement attendu, je me suis lancé aujourd'hui dans le récit de tes aventures américaines. Comme beaucoup, j'ai vite abandonné la version VF pour me ruer sur ton site.
Comme nous avons une bonne partie du circuit en commun, c'est très agréable de repasser à des endroits connus et de les voir présentés, de très belle façon 😉, par d'autres personnes. Marrant aussi de voir que, tout comme nous et bien d'autres j'imagine, malgré notre connaissance de la langue française, il arrive un moment où le dictionnaire de synonymes n'est plus assez grand et que le flot de superlatifs se tarit alors que nous restons ébahis devant tant de splendeurs.
J'ai beaucoup apprécié bon nombre de tes panos et je comprends mieux maintenant les conseils que tu nous as donnés (un grand merci encore à ce sujet 🙂). Certaines de tes réflexions, notamment à Mesa Arch, m'ont bien fait rire, mais tu en as rapporté de bien belles photos, finalement.
Dans ta dernière page, tu écris ceci :
Commençons par une évidence : l'Ouest Américain est grandiose ! Partout où je suis passé, les paysages que j'ai eus sous les yeux étaient plus impressionnants que tout ce que j'avais vu jusque là.
Je pense que cela résume très bien notre ressenti, sans chauvinisme aucun ; mais il y manque peut-être quelque chose : tu ne parles pas du virus, tu ne parles pas d'y revenir 😄. Pour nous, cela a été un flash, une évidence : nous reviendrons. Pas forcément 10 fois, mais au moins une (je suis d'ailleurs déjà en préparation alors que le retour est prévu pour 2011 ou 2012, ce qui fait bien rigoler "françoise31" mais nous n'avons surement pas la même façon de voyager 😉).
Encore un grand merci pour ce récit, très bien écrit, avec beaucoup d'humour et de bien belles photos.
après avoir passablement attendu, je me suis lancé aujourd'hui dans le récit de tes aventures américaines. Comme beaucoup, j'ai vite abandonné la version VF pour me ruer sur ton site.
Qu'est ce que vous êtes impatients !! 😎😎
Dans ta dernière page, tu écris ceci :
Et surtout je fais une énorme fôte ... que j'ai corrigé !!
tu ne parles pas du virus, tu ne parles pas d'y revenir
Parce que ça serait devenu rengaine, j'en parle à chaque endroit ou je suis allé, à chaque fois je me dis qu'il reste des choses à voir et qu'il faut revenir et puis les opportunités et " l'appel de l'ailleurs " 😉 font que on y revient ... ou pas !
Retourner aux US ? Bien sur, si le cours du dollars est encore favorable quand ma vie me permettra de repartir en voyage, si les transports aériens sont encore accessible, si ... , si ... , si ... Ca fait beaucoup de si et au train ou vont les choses je me refuse à faire des " plans sur la comète " ! 😕
Ce qui fait bien rigoler "françoise31" mais nous n'avons surement pas la même façon de voyager 😉).
De quoi ? Tu ne vas pas dans les Vagabond Inn ?? 😎😎😎
C'est paaaaaaaaaaaaaas bien !! 😎😎😎😎😎
Encore un grand merci pour ce récit, très bien écrit, avec beaucoup d'humour et de bien belles photos.
Très délicieux pavé ingurgité jusqu'à la dernière miette .. avec délectation et lenteur ...
Aux petits oignons, ta recette ! Son mijotage à feu très très doux a abouti à un merveilleux résultat , Bravo!
Tu as crée un site de toute splendeur, c'est un vrai roman de vacances plus que détaillé , instructif ( on a l'impression de lire un exposé par moment ) et explicatif à souhait ..
On vit ton voyage et on se projette avec aisance dedans , ton mode d'expression du ressenti y est pour beaucoup, je pense ..
J'aime aussi (même si je ne suis pas ok avec tout ) le ton de franchise que tu emploies , "ton peu de retenue" te va bien et colle bien avec ton personnage ! It's good !!!
Du charme de l'originalité et de l'humour bien exploités à la Tigrus font que j'ai adoré avec un bémol pourtant et je serai franche à mon tour avec toi : certains passages m'ont gêné dont l'épisode de Mesa Arch
Alain-Pierre en a rigolé mais pas moi - sensibilité féminine ??? 🤪- I don't know but ..
La mentalité des photographes pro ou grands amateurs n'est pas engageante du tout ! Tant pis j'aurai pu éventuellement me recycler et ce sera NON NON et NON 😉😎😄😏
Ceci étant tes 2 clichés du Sunrise sont extras mais à quel prix, malheureux !
Mesa Arch me fait fondre de plaisir , je ne l'explique pas je le vis d'où probablement ma réaction vive de désapprobation
Ta partie photos est excellente tant dans la présentation - j'aime les miscs apposés sur les côtés du texte donnant la liberté au lecteur de cliquer ou non - que dans la qualité des prises de vue
Perso, je me suis réservée ta galerie photos pour mon dessert chocolaté-épicé ( en noir 😉 )- Un Délice -
Un penchant pour le Pano de Horseshoe Bend1 et Yosemite Falls
Je déplore l'absence de Pano de Mesa Arch ?????????😄😄😄
Tout de même !!!!! Pas compliqué ..
Tu pousses ..
Oh ! Gloups ..
Tombé dans le trou ! La faute a pas de chance ..
Tu cadres tu fusilles et tu mitrailles . .
Eh ! moi je suis satisfaite j'ai un super pano de Mesa
Understand ???
Bonne poursuite , Mon Tigrou préféré
Bye et à ++
Laurence
je serai franche à mon tour avec toi : certains passages m'ont gêné dont l'épisode de Mesa Arch
Alain-Pierre en a rigolé mais pas moi - sensibilité féminine ???
Franc, je le suis aussi. J'ai même assez tendance à l'être un peu trop 😉 au gré de certains sur VF.
J'en ai rigolé, oui évidemment. Si tu relis attentivement ce que j'ai écrit dans mon carnet, tu devrais comprendre pourquoi ; mais c'est vrai que je l'ai raconté "cool". Je n'ai sans doute pas été gêné autant que Patrick mais je n'ai pas fait ce que j'ai voulu (et en plus nous étions 2). Malgré tout, je trouve les photos de Patrick (et les nôtres 😉) assez "jolies".
Même avec un choix réduit tu arrive à nous faire une police de caractère différente des autres !! Sacré toi !! 😉
instructif ( on a l'impression de lire un exposé par moment ) et explicatif à souhait ..
Pour certains ces adjectifs serait des synonymes d'ennuyeux ... 😮
En fait je me dis qu'a part les intox du Sud Ouest US que vous êtes mon texte est susceptible d'être lu par des gens qui n'ont que peut de connaissance sur la géologie et qui vont se demander d'ou viennent ( par exemple ) lles concrétions calcaire de Mono Lake. Comme je pars du principe que le récit doit se suffir à lui même sans que l'auteur doivent expliquer ce qu'est tel ou tel truc toutes les 5 minutes j'essaye autant que faire ce peux de mettre qques explications ... ce qui peut, peut être casser le rythme du texte mais ... pas de bonnes solutions
J'aime aussi (même si je ne suis pas ok avec tout ) le ton de franchise que tu emploies , "ton peu de retenue" te va bien et colle bien avec ton personnage ! It's good !!!
Ben zut alors !! 🤪 Je te promet que j'ai tenté de faire aussi politiquement correct que possible en edulocrant au max certains trucs, voire en ne mettant pas certains passage pour ne pas avoir à me colleter avec trop de monde !
Apparement même si j'étais à mon max ... il reste du boulot ! 😉
certains passages m'ont gêné dont l'épisode de Mesa Arch
J'ai pas aimé non plus l'épisode Mesa Arch et si c'était à refaire j'irais pas ! 😕
Mais pour toi qu'est ce qui t'as dérangé ? Mon ton " pas content" ouy l'ambiance " photo fight " ?
Ceci étant tes 2 clichés du Sunrise sont extras mais à quel prix, malheureux !
Le pire c'est que plus je les regarde ( en grand format, pas en taille réduite pour Internet) plus je fais la grimace car plus je "vois " ce que j'aurais pu faire ... ( Oui, oui moi toujours voir verre à moitié vide et jamais à moitié plein, je sais, je sais ! 😉)
Ta partie photos est excellente tant dans la présentation - j'aime les miscs apposés sur les côtés du texte donnant la liberté au lecteur de cliquer ou non - que dans la qualité des prises de vue
Merci ! 😎
Je ne te cacherais pas que bluffé par la mise en page de Typolover j'avais dans l'idée de me passer des vignettes cliquables qui représentent un boulot monstre mais ... je n'ai pas reussi car ça obligeait à choisir un format intermédiaire unique et ... J'étais frustré, je trouvais que c'était rageant de selectionner " à mort " et de mettre tout ça en moyen format donc je suis reparti avec mon modèle habituel
Tu cadres tu fusilles et tu mitrailles . .
j'aurais du emmener Leonidas, il aurait tenu les méchants à distance !!! 😎😎
Lundi 15 juin - Jour 8
Réveil à 5h00 et sortie de cabane à 5h15. Tout comme le Furnace de Death Valley, le Bright Angel n'est pas bon marché mais sa situation fait oublier son prix car dès qu'on sort de sa cabane on EST sur le chemin qui longe le rim (le bord du canyon)… Le soleil n'est pas encore levé mais déjà c'est déjà superbe. Moi qui pensais m'en tirer avec quelques photos sur le mode « un canyon c'est un canyon, celui là est juste un peu plus grand, c'est tout ! » … je mitraille et je panoramise allègrement ! J'emprunte « l'itinéraire rouge » jusqu'à Hermit's Rest Point, en m'arrêtant longuement à chaque viewpoint. A chaque fois, la vue est différente, à chaque fois la vue est splendide. J'alterne la marche à pied et les bus navettes lorsque la distance entre deux arrêts est trop importante. Alors que je suis seul dans le bus, je m'étonne auprès de la conductrice que la route soit en aussi mauvais état par endroits alors qu'elle à été refaite la saison dernière … Erreur grave ! La voici partie dans une diatribe contre le NPS qui, selon elle, sous la pression des visiteurs, n'a pas laissé assez de temps aux entreprises pour faire la totalité du travail correctement, du coup le terrain sous la route n'a pas été tassé correctement et des fissures ont surgi dès la fin des travaux, suivies par des affaissements . La dame est remontée comme une horloge et parle pendant tout le trajet !
Un peu avant Hopi Point, je tombe quasiment nez à nez avec un beau coyote qui fouine sur le bord du chemin. Il me voit et part devant moi en trottinant sur le chemin, respectant ainsi les nombreux panneaux interdisant de marcher en dehors du chemin ! Bien sûr mon appareil photo est monté en grand angle. J'hésite, le temps que je monte le téléobjectif, il aura probablement disparu … Je tente le coup quand même. Je fais bien car juste après le virage suivant il est de nouveau là, de l'autre côté de la route. Je le photographie allégrement, il me regarde puis repart encore une fois, toujours en suivant le chemin … Une belle rencontre matinale qui allié aux splendides panorama et à la tranquillité matinale me met le sourire aux lèvres. Je garde ce sourire béat jusqu'aux alentours de 9h15 lorsque je reprends la navette pour retourner au Bright Angel et que j'y croise les premières hordes de braillards avec gobelet à la main. Il est alors temps pour moi de repartir (oui je sais c'est un peu théâtral mais … j'aime bien !).
Je fais le check-out et je quitte le Bright Angel à 10h00. Je m'arrête à la plupart des viewpoints qui jalonnent la route mais l'affluence de plus en plus importante casse en bonne partie ce que j'avais ressenti le matin en longeant seul, avec mon pote le coyote, le Grand Canyon.
Ma dernière vision sur cet impressionnant canyon est depuis la Desert View où une tour d'observation qui s'intègre impeccablement dans le paysage a été construite au début du XXème siècle.
Avant d'arriver à Page, je croise les premiers stands de vente de verroterie Navajo, quelques planches, quelques tréteaux, un morceau de bâche … Je m'arrête sur un petit parking près de l'un d'entre eux pour aller voir un bout de canyon. En marchant le long du chemin qui y mène, je suis surpris : autant jusque-là la nature était propre, autant là j'ai l'impression de me diriger vers une décharge … Quelques panneaux sympas mettent aussi dans l'ambiance : « Attention aux lézards et aux serpents ». Le canyon est banal, le soleil est en face, pas la peine de photographier ça ne donnera rien, je me venge en shootant les gros lézards qui courent sur les pierres … Je suis partagé entre la trouille et l'envie d'apercevoir un rattle snake …
Si hier j'ai couru après le temps, aujourd'hui j'arrive trop tôt au Page Boy Motel de Page, il est 14h00 et l'accueil est fermé entre 13h et 15h ! J'en profite pour aller dans un lieu où je n'ai pas encore mis les pieds : le supermarché ! J'hésite à suivre le conseil récurrent : acheter une glacière … Bôf, jusque là j'ai fait sans et surtout je devrais la laisser sur le siège arrière, ça va se balader quand je vais rouler … Nan, pas de glacière, j'achète juste un gallon d'eau (3, 82 litres) et quelques barres de céréales. Le plus dur est d'arriver à trouver des barres de céréales SANS chocolat ! Ils en mettent partout !
Retour au Page Boy, récupération de la chambre à 153 $ pour 2 nuits. Sympa, bien décorée, avec une grande baie vitrée donnant sur la piscine et un joli jardinet, de l'Internet en wi-fi mais toujours pas de relais GSM, utilisable !
ien que nous soyons en plein après-midi et donc que la lumière soit loin d'être géniale, je vais jusqu'à Horse Shoe Bend. L'endroit est facile à trouver, à quelques minutes de Page, le chemin qui va du parking au site proprement dit est facile bien qu'en sable assez mou et ensuite … PAF ! La baffe du jour (en fait la seconde, la première c'était le coyote !). Bien que vue de nombreuses fois en photo, cette immense boucle du Colorado est très impressionnante. Et on a une vraie vue plongeante, sujets au vertige s'abstenir !
Il me reste encore du temps et je file sur Lee's Ferry mais c'est un peu tard dans l'après midi et des nuages ont envahi le ciel, du coup, les couleurs des roches ne ressortent pas vraiment. Dommage, avec la bonne lumière ce doit être superbe. Pendant que je fais quelques photos du Navajo Bridge un Américain me montre ce qui semble bien être un nid de condor de Californie, là bas, au niveau du pied de la pile du pont, bien trop loin pour pouvoir sortir la moindre photo correcte.
A Page, le soir, je dîne au Glen Canyon Steak et si le steak et la bière y sont bons, c'est aussi le premier resto qui m'applique d'office le tip à 15%. Je m'en aperçois in extremis et demande confirmation à la caissière, une Navajo qui devait être malade le jour de l'apprentissage du sourire :
• The tip is included ?
• Yes.
• Oh … I'd wanted to give 20% but if the tip is already inclued ... Bye »
Du coup elle fait encore plus la gueule … mais maintenant au moins elle a une bonne raison !
Avant de me coucher, je prépare avec soin mes affaires pour le lendemain. Car c'est le Grand Jour, le jour où je vais utiliser le permis que j'ai gagné à la Grande Loterie Mondiale organisée par le Bureau of Land Management et où sont tirés au sort quotidiennement seulement 20 permis donnant accès à une merveille naturelle … j'ai nommé … « The Wave » !
Sorry Alain-Pierre pas tout compris de votre petite connivence/complicité sur ce coup-là 😊
Et j' irai bientôt et de ce pas en trouver l'explication dans ton carnet N° combien déjà ? Le 1 , le 2, le 3 , le 4 ou le 5ème allez un peu d'aide , stp ...😉
Je n'ai en aucun cas prétendu ou seulement émis l'idée de ton trop plein de franchise , je me serai pas permise puisque je ne le pense pas et jamais aperçue de ça
Bonne soirée et à bientôt,
Laurence
Sorry Alain-Pierre pas tout compris de votre petite connivence/complicité sur ce coup-là 😊
Pas de lézard, ne t'inquiète pas, je n'étais pas vexé 😄. La complicité remonte à quelques échanges antérieurs sur le sujet, avant le carnet du Tigre, puisque je l'évoque, mais en restant très très soft dans mon carnet (le n°2, on finit par s'y perdre, hein 😏😏😏).
e me serai pas permise puisque je ne le pense pas et jamais aperçue de ça
😄😄😄 Ouf, je peux donc continuer !😉
J'ai parfois quelques remarques acerbes suite à des questions à la c.. , déjà répétées maintes et maintes fois alors que les réponses sont quasi évidentes, mais ... ou de certaines affirmations totalement aberrantes de la part de soi-disant "grand voyageur".
Hi tiger
Super top le coyote.A quelle focale as-tu pris la photo de "horseshoe bend"(on doit pas être loin du fisheye) ? C'est la plus belle que j'ai vu jusqu'à maintenant de cet endroit.
Bye, marc.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
Salut Marc, j'étais à fond : 10mm ( avec le Canon 10-22) mais non, y'a mieux que celle là prise en pleine après midi avec le soleil qui plombe ( filtre pola quand même pour eviter au max la reflexion de l'eau, j'aime pas quand quelque chose réfléchit, ça me donne des complexes 😎😎😎 )
Jette un oeil >ICI< il y a quelques trucs qui devraient te plaire
Perso je préfère celle ci prise juste avant le lever de soleil
Mardi 16 juin - Jour 9
Réveil à 4h45. Mes affaires sont prêtes, la seule chose qui me reste à faire c'est de remplir mon Camelbak (poche à eau isotherme portée comme un sac à dos) de - presque - 3 litres avec l'eau du gallon que j'ai acheté hier et que j'ai mis dans le frigo de la chambre. Sauf que … les Américains sont tellement habitués à boire glacé que le frigo est réglé au maximum et que du coup la flotte est gelée au niveau du goulot ! Je dois la passer sous l'eau chaude pour que l'eau coule librement !
Je quitte l'hôtel à 5h10 et 45 minutes plus tard je laisse le bitume pour m'engager sur une piste de terre. Après quelques minutes je dois ralentir, devant moi un 4x4 se promène tranquillement. Poli, je le suis un moment à distance, puis je décide que je ne me suis pas réveillé si tôt pour mettre 3 plombes à rejoindre le départ du trail, et que si le gars ne sait pas conduire … Tant pis pour lui, je le double ! J'arrive au parking à 6h20 et j'entame la randonnée 10 minutes plus tard. Alors que je m'éloigne du parking à pied, le 4x4 arrive seulement …
Je commence très fort puisque je loupe le premier embranchement du chemin ! Heureusement je m'en aperçois vite et récupère la bonne voie. En signant le registre d'entrée qui sert aux rangers à repérer si tous les randonneurs sont bien ressortis du secteur, j'apprends qu'il y a des « African Honey Bees » dans le coin - mais si, vous savez bien, on les appelle aussi « Abeilles tueuses » - et je vois qu'il y a déjà 5 personnes qui sont passés ce matin.
Pour monter jusqu'à The Wave il y a plusieurs méthodes, la première est de partir tôt et de faire l'aller-retour de façon à être revenu au parking en fin de matinée pour éviter les grosses chaleurs. L'inconvénient de ce timing est qu'on n'est pas sur le site à la meilleure heure pour les photos. Une autre option, celle de Sedonax, une pointure de VF, est de partir tôt mais au lieu de monter directement à The Wave, de d'abord explorer un canyon qui est juste à coté, ce qui permet de n'arriver qu'en fin de matinée sur le site et ainsi d'éviter les ombres portées qui sont présentes plus tôt. Sauf qu'aujourd'hui le ciel est très nuageux et qu'il y a même un vent frais, je décide donc de monter directement. Je ne suis pas un adepte du positivisme à outrance mais le bon côté de la chose c'est que ça va m'éviter la chaleur infernale et les ombres sur les rochers… Bien sûr, ça va aussi m'empêcher d'avoir les photos avec le ciel bleu qui déchire... On ne peut pas tout avoir !
Autant l'avouer, je suis assez nul en course d'orientation et à plusieurs reprises je suis bien content d'avoir ET les cairns ET les explications du BLM ET surtout le tracé GPS, sans cette aide je suis persuadé que je me serais paumé plusieurs fois, le sol étant la plupart du temps en rocher, pas moyen de suivre les traces de pas des visiteurs précédents ! Malgré le ciel chargé, les paysages sont hallucinants, de part les couleurs et les formes des rochers qui les composent. Il y a aussi pas mal de fleurs … C'est sacrément dépaysant. Si le temps indicatif donné pour rallier The Wave est d'1h30 il me faut 2 bonnes heures pour y arriver, et je me dit qu'en plein cagnard ce doit être harassant.
IN-CRO-YABLE ! Quel autre mot peut venir à l'esprit lorsque les yeux se posent sur cette vague de rocher ? Même si on sait ce qu'on va voir, on reste tout de même estomaqué ! Je contourne la première gorge et … surprise ! 3 de ceux qui m'ont précédé ont « monté le camp » en plein milieu du site. Sac à dos ouvert, appareils photos sur trépied … Visiblement ils attendent le soleil. Je passe derrière eux avant de prendre un peu de hauteur. Je cadre, déclenche … juste au moment ou un autre loustic débouche de derrière un rocher. Ben ça alors ! Je cadre dans une autre direction et … découvre une tête surmontée d'un chapeau de cow-boy dans mon viseur ! D'un coup la phrase de Sedonax résonne à mes oreilles - ce qui n'est pas forcément évident pour une phrase lue ! - « Tu verras le site est assez petit et quand tout le monde y est en même temps ça fait beaucoup de monde ! ». Je confirme Philippe, je confirme ! Sauf que moi j'ai quelques atouts dans ma manche, notamment le fait d'être sur VF et de connaître Sedonax ainsi que le livre « Photographing the South West » de Laurent Martres et … Sedonax aussi connu sous le nom de Philippe Schuler ! Le Sedonax ayant exploré Coyote Buttes North ( la zone dans laquelle se situe « The Wave ») sous toutes les coutures lors de visites aussi répétées que nombreuses, il a écrit le chapitre qui concerne cette partie du monde dans le susnommé bouquin. C'était donc LA bonne personne pour m'indiquer les autres spots à voir dans les environs.
Je file sur Second Wave, moins exubérante que The Wave mais de toute beauté et surtout … j'y suis seul ! Apparemment aucun des autres n'a l'air de souhaiter quitter le premier spot. Lors des heures qui suivent, malgré quelques passages un peu limites où je me dis que je ne dois pas avoir trouvé le bon accès et où je suis content d'avoir mis mes chaussures super accrochantes de Spider Man, j'admire dans une solitude totale - et donc géniale - les Brain Rocks, Top Rock, Melody Arch, Second Wave, une niche avec une petite dune de sable au milieu, une splendide alcôve avec des délicates striures de rochers, un Hamburger, un Maxi Big Mac et tout un tas d'autres endroits tous plus splendides les uns que les autres. Je rencontre même mon premier – mais pas dernier – rocher visage ! Bien sûr ça aurait probablement été plus joli avec le ciel bleu et un beau soleil mais on ne choisit pas sa météo et sauter comme un cabri de rocher en rocher aurait été bien plus fatigant !
Je reviens sur The Wave vers 12h30, fourbu mais content. J'ai une vue plongeante sur le spot puisque j'y arrive par le haut et … ARGHHH !! il doit y avoir 10 personnes en train de « camper » en plein milieu et ça court partout tout autour ! Bien pire que ce matin ! Je reprends un peu de hauteur et mange quelques barres de céréales. Au bout d'une demi-heure je vois la plupart des gens repartir, bientôt il n'en reste que trois, étalés en plein milieu. Je redescends malgré tout et photographie autour du site. Puis, je m'assieds quelques dizaines de mètres au-dessus des trois et j'attends. Je refuse d'être venu jusqu'ici et de ne pas ramener une photo sans personne dessus, pour les nuages je n'y peux rien mais pour les gens … suffit d'attendre ! Une grosse demi-heure après, probablement convaincus que le soleil ne se montrera pas aujourd'hui et alors qu'il tombe même quelques grosses gouttes, ils remballent et redescendent. ENFIN, LA WAVE EST A MOI ! Après avoir pu photographier le cœur du site, je prends à mon tour le chemin du retour. 2h00 plus tard, et sans avoir oublié de signer le registre attestant que je suis sorti du site et que ce n'est pas la peine de lancer des recherches pour me retrouver, je m'écroule dans ma voiture : je viens de passer plus de 8 heures à folâtrer dans les rochers et je suis tout simplement mort de fatigue !
Je pense que j'arriverais malgré tout à trouver l'énergie suffisante pour aller voir les Toadstool Hoodoos (ce qui s'appelait cheminés de fées en Turquie ce nomme Hoodoos aux USA) mais la météo est vraiment trop menaçante et je n'ai pas envie de me retrouver sous la pluie avec une cape de pluie qui me ferait ressembler à un Télétubbie ! J'abandonne donc la visite aux Hoodoos ainsi qu'à Old Paria Set, un ancien plateau de tournage de films. Du coup j'ai une fin de journée assez tranquille, j'en profite pour photographier ce qui frappe lorsqu'on arrive à Page par le nord : la dizaine d'églises de confessions différentes qui ponctuent l'entrée de la ville puis pour passer un coup d'eau sur la voiture.
Pour ne pas retourner dans le resto où ils m'ont inclus d'office le tip hier, je vais dîner au Fiesta Mexicana. Le patio est sympa, idéalement rafraîchi par une petite brise et à la question « Inside or Outside ? » je réponds évidemment que je veux être à l'extérieur. Par contre, la quasi-totalité des Américains qui arriveront après moi ouvriront des yeux horrifiés et voudront manger inside ! « It's too breezy » s'exclamera même l'un d'eux ! Ben tiens ! Par contre à l'intérieur, il y a – 12° parce que la clim' est à fond mais ça n'est pas gênant ?? Ca fait avancer mon étude sociologique, il semble donc que l'Américain moyen craigne confusément de devoir subir « la nature » et fasse tout son possible pour n'évoluer que dans des milieux qu'il peut contrôler …
Pour en revenir au Fiesta Mexicana, le repas arrosé de Corona me coûte 32 $ mais on sent bien qu'on est dans un resto de chaîne, sans y être mauvaise je trouve que la nourriture manque un peu de personnalité … et de quantité !
Pour certains ces adjectifs serait des synonymes d'ennuyeux ...
Eh! bien j'espère pas pour toi car je m'adresse à toi ....mon cher Tigrou 😉
Puis je me fais mal comprendre apparemment de ce temps là car tous les exposés sont loin d'être ennuyeux!!!!
Petit cancre , va ! Tu n'as pas dû en écouter souvent sur ton banc de classe 😄😄
J'aime bien ; je "dis bien" j'aime bien les résumés explicatifs et instructifs de ton site; j'ai même appris des choses ! Tu rens compte ! Et ton site est super bien fait , no Panic !
Mais pour toi qu'est ce qui t'as dérangé ? Mon ton " pas content" ou
l'ambiance " photo fight " ?
Bien , je dirai en priorité l'ambiance "photo fight"et puisque l'un ne va pas sans l'autre ...😛 peut-être aussi tes râleries ... non , je déconne .. .m'en fiche, je n'avais pas à les supporter😏!!
Le mode "Photo fight" car pas cool du tout pour des Wacances , pour reprendre l'expression de Alain-Pierre je préfère le soft...façon soft, quoi !
j'aurais du emmener Leonidas, il aurait tenu les méchants à distance !!! 😎😎
ouais , mais on aurait dit que Léonidas était en trève ce jour-là et lové près de sa bien-aimée...😛😉😏
peut-être aussi tes râleries ... non , je déconne .. .m'en fiche, je n'avais pas à les supporter😏!!
C'est effectivement ça le plus terrible quand tu voyage seul : personne sur qui te défouler !!! 😛😛😛
Le mode "Photo fight" car pas cool du tout pour des Wacances
Ni le reste du temps parce que s'il y a bien un truc que je n'ai pas c'est l'esprit de compétition !!!
Comme quoi les Patrick ne se ressemblent pas tous !!! 😎😎😎
Et toujours tes phtos indécentes...... de beauté 😉super
en plus j'apprend à lire 😛
Je n'aurai pas pu faire le service d'ordre à Mesa, ils ont retenu le bouclier et la sarisse à l'aéroport😛
Dommage, que je ne sois pas allé avec toi sur Mesa, car voir letigrou ronchonner contre ses homologues US doit être un spectacle au moins aussi beau que les photos😏
Ni le reste du temps parce que s'il y a bien un truc que je n'ai pas c'est l'esprit de compétition !!!
Comme quoi les Patrick ne se ressemblent pas tous !!! 😎😎😎
l'esprit de compétition au sens noble du terme (grec du teme).. garder un esprit sain dans un corps sain ..le plus longtemps possible😏 à mon age ..pas du luxe !
C'est mon élément moteur 😉 qui me fait pédaler sur mon VTT car un VTT n'a pas de moteur 😛😏
tous les Patrick ne se ressemblent pas ..et chacun à son charme 😏😏😏
@+ le spartiate
Tout ce qui ne vous tue pas , vous rend plus fort !!
Hi.
En fait j'ai été choqué(dans le bon sens du terme)quand j'ai vu la photo, car malgré que certains foromeurs soient bien équipés personne n'avait proposé ce cadrage de l'endroit.
Comme quoi on a beau voir des centaines de clichés plus ou moins identiques d'un endroit il y toujours UNE personne qui va montrer quelque chose de different à un moment ou un autre, là c'est toi.Je crois que c'est "veileen" qui a montrée une vue aérienne et prise dans l'autre sens de cet endroit.
Bye, marc.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
Hi.
Pas de bol, tu as été devancé de quelques millièmes de seconde😛, faudra être plus rapide la prochaine fois.
Et en plus tu n'as même pas la bonne réponse.Vous êtes le maillon faible au revoir.😎😎😎😎😉
Je lis que tu as prit un cliché semblable, je n'ai pas encore visité ton carnet, ça va se faire prochainement.
Bye, marc.
PS:j'adore également la bretagne.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
La photo de Horseshoe Bend de Mister Le Tigre (qui sait déjà ce que je pense de son carnet 😛) a été prise avec un 40D (APS-C ayant un crop factor x1.6) et un 10-22 à 10 mm => donc à 16 mm en équivalent 24x36 😉
@+
Vnoa
"A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection"
"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît"
"Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres"
Carnet de Voyage: De Mile High City à Sin City (Colorado, Utah, Arizona, Nevada) -> voir mon profil
Tu me sauves. J'avais un peu de mal à comprendre.
Maintenant , avec ton recul 😉, je me retrouve et la comparaison avec mon "20 mm" me semble nettement plus claire.
Et voilà, une semaine que nous sommes revenus de notre voyage de 3 semaines au pays de l'Oncle Sam... La nostalgie est déjà là, snif, j'aimerai déjà repartir…
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With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations