Mercredi 17 juin - Jour 10
Réveil à 4h15 et départ à 4h35 pour pouvoir photographier Horse Shoe Bend un peu avant le lever de soleil qui a lieu un peu après 5h00. J'y suis bien évidement seul. Encore une fois je trouve que les minutes qui précèdent le sunrise offrent une super lumière, meilleure que celle qui suit le lever de soleil.
Je repasse au Page Boy, je charge mes affaires dans le coffre, et m'éloigne dans le soleil levant vers … les Antelope Canyons. J'ai longtemps hésité à y aller, tout ce que j'ai lu dessus sur VF me donnant plutôt envie de fuir que d'aller y dépenser mes dollars, surtout en ce qui concerne Upper … Mais il faut d'abord que j'explique ce que sont ces canyons. Ce sont des fissures dans la roche, ces fissures ont été élargies et érodées par les eaux qui y passent depuis des milliers d'années lorsque des orages sur les montagnes avoisinantes provoquent de brusques montées d'eau (les « flash floods »). Du coup ces canyons ont des formes tarabiscotées et surprenantes. Les deux canyons les plus connus et officiellement ouverts au public autour de Page sont situés sur le territoire des Navajos. L'un est sous le niveau du sol et on y descend par des escaliers métalliques : c'est Lower Antelope. L'autre est une fracture dans une montagne, il n'y a donc pas à descendre : c'est Upper Antelope. Ce dernier présente en plus une spécificité : lorsque le soleil est au zénith, les rayons arrivent à se frayer un passage dans le canyon et s'il y a de la poussière ou du sable en suspension dans l'air, les rayons se matérialisent ...
Ces endroits devenant de plus en plus populaires, les Navajos ont compris qu'ils tenaient là des gisements de dollars, du coup il y a de plus en plus de monde et les prix d'accès augmentent d'année en année… Mais comment faire l'impasse sur ces canyons sans avoir ensuite des remords ? Donc, me voilà en route vers Lower Antelope, le moins fréquenté des deux. A 8h00 un gros 4x4 arrive avec quelques Navajos dedans. Le temps est couvert et des français devant moi s'inquiètent d'éventuels risques de flash floods, sur quoi les Navajos les rassurent : no risk ! Le tarif est de 20 $ plus 6 $ de droit d'entrée pour la journée sur le territoire Navajo. Petit plus, ici, il suffit demander le Photograph Pass (gratuit à ce jour) pour pouvoir se promener seul le temps que l'on veut dans le canyon. Mais vu la façon dont les choses sont exposées au guichet, on jurerait que ce Pass est payant !
Un jeune gars m'emmène au départ du canyon, une simple fissure dans le sol où il ne faut pas être gros pour pouvoir se glisser ! Je passe ensuite 2h30 à faire des photos (trépied vraiment indispensable) et à parcourir le canyon de bout en bout dans les deux sens pour ressortir par cette même fissure. Plusieurs groupes me croiseront en suivant leurs guides qui jouent quelques airs de guitare ou de flûte, ce qui crée une ambiance particulière dans l'étroit canyon.
Je ressors à 10h30 et bien que l'autre canyon soit juste de l'autre côté de la route, je dois retourner sur Page, au bureau d'Antelope Tours. Je me suis en effet laisser convaincre que pour les photos il était préférable de visiter Upper Antelope avec un groupe et un guide « spécial photo » : les avantages de cette formule étant de rester plus longtemps sur le site et d'avoir un guide qui s'assure qu'on puisse photographier sans avoir trop de monde dans le cadre. Ca s'appelle très logiquement un « Photograph tour » et ça coûte un peu plus cher qu'un « Classic tour ». Du coup, j'ai payé 50 $ (qui comprennent à nouveau 6 $ d'entrée sur le territoire Navajo que j'ai déjà payé à Lower mais c'est un prix forfaitaire et je n'ai pas envie de discuter pour 6 $) au lieu d'une vingtaine pour une visite « simple » et je dois retourner à Page pour le départ du tour.
Nous sommes une bonne trentaine dans deux gros 4x4 qui repartent vers Upper Antelope. Il faut des tous terrains car si Lower est juste à côté de la route, il y a un bout de désert qui sépare la route de Upper, du coup, impossible d'y aller par ses propres moyens et le tour de « tape-cul » dans les gros 4x4 des Navajos est impossible à éviter. Une fois sur place il y a une dizaine d'autres jeeps, chacune avec son troupeau de photographes, parce que bien sûr, c'est à cette heure-là que la plupart des photographes et des gens veulent venir ! Forcément, à l'intérieur par moments ça fait un peu empoignade genre « Hey, retiens ton groupe moi j'ai des photographes ! / Mais MOI AUSSI j'ai des photographes alors TOI retiens ton groupe !! ». Or, nous ne sommes pas dans une immense gare mais dans un étroit canyon alors fatalement, avoir une photo en plan large sans personne dessus devient une gageure ! Et ça me gave vite … très vite ! Le pire c'est que je ne peux même pas dire que je sois déçu puisque je m'attendais exactement à ça, mais là au moins je n'aurai pas de remords !
Anecdote rigolote, en discutant avec un francophone du groupe, on s'aperçoit qu'il connaît VF et donc … LeTigre ! C'est ça la célébritude : être connu jusqu'à Upper Antelope Canyon, Arizona, USA !
Nous retournons à Page alors qu'il commence à pleuvoir et je me dis que j'ai tout de même eu de la chance car ça a été couvert toute la matinée sauf vers midi où le soleil a réussi à darder quelques rayons dans le canyon.
Je récupère ma voiture et je pars en direction de Monument Valley ...
Un conseil! Ne regardez pas ce carnet de voyage ou alors vous serez pris d'une subite envie de faire le même parcours! Tout ceci est superbe et si bien raconté!🙂
On est (nous sommes) au moins deux a partager cet avis 😎
C'est Noël et j'avais téléphoné au père Noël de me passer une panoplie de "raconteur de voyages"..........il n'y avait rien de semblable dans son stock, ou alors il m'a oublié ou alors il est sourd..
Alors la suite LeTigre...😉
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
C'est Noel alors avançons de plusieurs jours d'un coup ! 😉
Mercredi 17 juin - Jour 10 (suite)
Pour une fois, je fais les 3 petites heures de trajet (qui dureront en fait 4 heures car ce coup-ci je « perds » une heure pour de bon lorsque je passe de l'Arizona à l'Utah) en gardant le toit fermé car la météo n'est vraiment pas terrible. A tel point que j'arrive en vue du View dans ce qui ressemble fort à une petite tempête de sable ! Comme l'hôtel est situé sur le territoire Navajo, il faut payer les 6 $ de droit d'entrée dans la nation Navajo pour y accéder. (En écrivant ce récit, je me rends compte que c'est en fait la troisième fois dans la même journée que je paie ce droit d'entrée ! Je suis quasi un bienfaiteur de la nation Navajo !)
De toute façon, où qu'on dorme, il faudra payer les 6 $ pour pouvoir voir les pitons rocheux. Et comptabiliser 6 $ lorsqu'on choisit de dormir au View c'est un peu ridicule puisque la nuit y coûte 240$ ce qui n'est pas vraiment donné même si le le rapport prix/plaisir n'est pas forcément mauvais puisque le View possède un énorme plus, quelque chose qu'il est le seul à offrir : son emplacement et le fait que toutes les chambres donnent sur les fameux « Mittens », ces pitons rocheux vus dans tout un tas de westerns (et ne vous jetez pas sur le dictionnaire, je vous offre la traduction : le mot « mitten » est tout simplement l'anglicisation du mot français « mitaine » certains ayant probablement trouvé que les rochers ressemblaient à des mitaines … Sans commentaires !)
Je fais le check-in et pose mes affaires dans la jolie chambre, meublé sobrement mais avec gout. Je prends une photo de la vue depuis le balcon avant de repartir en direction de Mexican Hat. J'y ai théoriquement un rendez-vous avec Mokahlki, un habitué de VF lui aussi en plein circuit Ouest Américain, sauf qu'on a défini le lieu mais pas l'heure du rendez vous et comme ici non plus il n'y a pas de GSM je ne peux pas le joindre. Espérons qu'il n'ait pas eu de changement de programme et qu'il soit lui aussi réglé sur les horaires de repas américains, c'est-à-dire avec un dîner précoce.
On parle tellement souvent de Mexican Hat sur VF que je m'attendais au moins à une petite ville. Je passe donc tranquillement devant quelques motels en pensant trouver LA ville au prochain virage. Sauf que je suis de nouveau en pleine campagne et que je dois bien me rendre à l'évidence, Mexican Hat c'était ça : des motels, une station service et un restaurant ! C'est justement dans ce restaurant que j'ai rendez-vous : le Swingin' Steak, ainsi nommé car le cowboy qui remplit le rôle de cuistot fait cuire sa viande sur un grill qui se balance au-dessus d'un barbecue géant. J'y arrive à 18h15. Je fais le tour des quelques personnes présentes : pas de français. Je prends une bière histoire d'attendre. Une bière locale, une « Polygamy Porter », brassée par les mormons et dont le « Why Just Have One ? » est bien sûr une accroche publicitaire en rapport avec la polygamie des mêmes mormons. Ils m'étonneront toujours ces Ricains, à la fois si rigoristes et si débridés… Comme au bout d'une demi-heure il n'y a toujours pas de français en vue, je commande une autre bière et … à manger ! Le choix est simple puisqu'il consiste à choisir entre le New York Steak ou le T-Bone ! Le type qui prend les commandes a une casquette qui a dû être neuve quand Geronimo était encore un papoose et il alterne gorgée de bière et clope avec une bonne régularité ! Il gribouille sa feuille et la donne au cuistot, un grand type barbu avec une chemise à carreaux et un stetson sur la tête ; et s'il n'a pas de revolver à la hanche ce doit être uniquement parce que ça le gêne pour faire cuire la viande ! Après quelques minutes sur le grill balançoire, quand la viande est à point, il la jette sur un plat rectangulaire, ajoute une louche de haricots blancs qui mijotent dans un faitout depuis des heures sur un poêle brûlant, un peu de salade, un toast … Et voilà mon gars, régale-toi !
Tout en mangeant, je constate que le ciel s'est peu à peu dégagé et que tout semble en train de se réunir pour qu'on ait un beau coucher de soleil sur les Mittens de Monument Valley.
Vers 19h15, j'ai terminé mon repas, le ciel s'est complètement dégagé et il n'y a toujours pas de Français en vue. J'hésite … Que faire, attendre alors que Mokahlki a peut être changé ses plans ou repartir sur Monument Valley pour photographier le coucher de soleil ? Je demande l'addition, ici aussi ils me font le coup du « tip included » pour un total de 39$! Bien que le repas ait été bon, il faut bien admettre que le Swingin' Steak, (quasi ?) seul restaurant digne de ce nom à Mexican Hat, me donne plus l'impression d'un attire touriste qu'autre chose … 19h30, toujours personne, je me lève et je pars (j'apprendrai quelques jours plus tard qu'Angelo et moi nous sommes manqués de quelques minutes voire moins car il est arrivé vers … 19h30 !).
Au passage de la guérite Navajo je montre le ticket obtenu précédemment et je passe sans problèmes (encore heureux il aurait plus manqué que je doive repayer une quatrième fois !). Le parking sur le côté du View regroupe déjà quelques photographes, je les rejoins et immortalise les rayons rougeoyant du soleil illuminant de leurs derniers feux les mythiques pitons rocheux …
Retour à la chambre, vidage quotidien des cartes mémoire, préparation des affaires pour perdre un minimum de temps le lendemain matin et réglage du téléphone pour qu'il sonne 1 heure avant le lever du soleil histoire de pouvoir prendre son temps …
Jeudi 18 juin - Jour 11
Le GSM vibre, c'est l'heure de se lever… J'entrouvre vaguement un œil… Il fait jour … Quelque chose ne colle pas … Par la baie vitrée dont je me suis bien gardé de fermer les stores hier soir, j'aperçois la lueur intense du soleil qui va émerger de derrière les Mittens …
... EMERGER DE DERRIERE LES MITTENS ???
Mais il devrait faire encore nuit puisque le soleil ne doit se lever que dans une heure ! Je saute du lit et je me jette sur mon appareil photo tout en réalisant ce qui s'est passé : j'ai bien avancé ma montre mais j'ai oublié de mettre mon GSM à l'heure de Monument Valley !! Fuck, fuck, fuck !!!
Je prends quelques clichés depuis mon balcon tout en réfléchissant à la meilleure façon de m'organiser avec une heure de retard ! Je décide de partir faire le Monument Valley Loop tout de suite avant qu'il n'y ait trop de monde dessus. Et c'est un des autres avantages du View, il suffit de sortir du parking pour être sur le site ! Je roule tranquillement en m'arrêtant aux différents viewpoints. Les vues sont splendides mais je soupçonne ceux qui ont nommé ces endroits - comme Elephant Butte, Camel Butte ou The Hub par exemple ! - d'avoir abusé du calumet de la paix ! Malgré mon heure de retard au réveil, je suis encore dans le bon timing puisque à part un 4x4 d'Allemands je ne rencontre personne sur le loop. De plus, il fait extrêmement beau et je prends même quelques minutes pour faire des photos de la voiture et moi ! En remontant vers l'hôtel je croise les pick-up des Navajos qui partent avec leurs chargements de touristes dans la benne. 2h30 après avoir quitté le parking du View j'y suis de retour
Pour régler le problème de l'absence de réseau GSM depuis plusieurs jours, je me résous à acheter une carte prépayée à la boutique de l'hôtel car à mon grand étonnement on ne peut pas appeler directement l'international depuis les téléphones des chambres.
Pour la première fois de ce voyage, je prends le temps d'avaler un breakfast … Ce qui me permet de dépenser le bon de 5 $ qu'on m'a remis lors du check-in (cela met le breakfast à 6 $). Je fais aussi un tour à la boutique mais je ne vois rien qui me plaise. Je quitte donc le View pour aller voir si je trouve quelques souvenirs qui ne fassent pas trop camelote et qui ne coûtent pas un œil ou un bras dans la boutique du Gouldings Lodge. Bingo, je trouve mon bonheur dans la boutique de l'ancien hôtel le plus proche de Monument Valley !
Je me dirige vers Moab tandis que de gros nuages remplissent le ciel. Je fais un arrêt à Mexican Hat pour photographier le rocher à l'origine du nom du patelin, puis je monte jusqu'à « Gooseneck » pour voir la vue sur les méandres de la San Juna River qui, effectivement, peuvent évoquer, vaguement, le cou d'une oie … Par contre vu les nuages et la lumière pourrie je laisse tomber le tour de « Valley of Gods », ce sera pour la prochaine fois ! Et comme il pleut lorsque je passe l'embranchement menant à « Needles Overlook » & « Anticline Overlook » je décide également de ne pas y aller. Lorsque j'arrive à Moab j'ai juste le temps de faire le check-in à l'Inca Inn à 219 $ pour 3 nuits et de décharger mes sacs avant qu'il ne tombe un gros orage. Comme j'ai du temps puisque j'ai fait l'impasse sur les excursions que je devais faire en route, mais que je n'en ai pas suffisamment pour entreprendre la moindre randonnée et que de toute façon la météo ne s'y prête pas, je vais au Visitor Center de Arches National Park. Cela vous aura peut être échappé mais c'est le premier Visitor Center où j'ai le temps d'aller depuis le début du voyage. J'en ressors bluffé par le savoir-faire des Américains pour la présentation de leur parc, tout y est expliqué de façon ludique, claire et intéressante … Beau boulot !
Le ciel s'est bien dégagé, comme à chaque fois la météo a changé à une vitesse impressionnante et j'en profite pour faire un repérage dans le parc pour me rendre compte du temps qu'il me faudra demain matin pour aller au parking de Devil's Garden qui est tout au bout du parc.
De retour à Moab, je passe au supermarché pour acheter de l'eau et quelques barres de céréales sans chocolat, ce qui est toujours aussi compliqué et pour en trouver je suis obligé d'écumer tout le magasin ! Je finis par en dégotter quand même et je ressors en plus avec deux grosses barquettes de mûres qui m'ont furieusement fait envie quand je suis passé au rayon des fruits. D'ailleurs au passage, contrairement à ce qui est souvent dit ou tout au moins sous-entendu, les fruits sont parfaitement accessibles dans les magasins, le fait de se gaver de saloperies grasses et sucrées au lieu d'avoir une alimentation un peu plus saine ne semble décidément être qu'une question de mode de vie …
A l'heure prévue je suis devant le Moab Brewery, le resto-pub-brasserie où j'ai rendez-vous avec « le Spartiate », encore un gars connu sur VF. On se reconnaît sans problèmes même si nous ne nous sommes jamais vus et Patrick - hé oui le Spartiate est aussi un Patrick ! - qui a établi son camp de base à Moab depuis plusieurs jours, me présente la bière Scorpion Ale, brassée sur place ! Un peu plus tard, Floyd77 - vous aurez deviné, encore un VFien - accompagné de son épouse, nous rejoint. Et nous passons une très agréable soirée à goûter la bière, à nous échanger des tuyaux sur les pistes de Moab et à rigoler ! Le repas et les bières nous coûtent 27 $ par personne et le tip est encore une fois inclus d'office dans l'addition.
Vendredi 19 juin - Jour 12
Réveil 4h40, départ 5h00, arrivée sur le parking du « Devil's Garden Trailhead » à 5h45.
Je me gare sur le parking, je suis seul et c'est sous un ciel d'un bleu pur et tandis que le soleil se lève que je commence à marcher pour admirer Pine Tree Arch, Tunnel Arch, Landscape Arch, Wall Arch, Partition Arch, Navajo Arch, Double O Arch, Private Arch … Devinez-vous pourquoi ce parc national s'appelle Arches ??
Parmi les 2000 arches rocheuses du parc certaines sont monumentales d'autre de taille plus commune mais la plupart sont superbes. Ce qui est étonnant c'est que plusieurs arches ont visiblement et brutalement évoluées naturellement lors des 70 dernières années alors que si on pense que l'évolution géologique se compte en millions d'années, la probabilité de voir quoi que ce soit changer lors des quelques dizaines d'années de la vie d'un humain est infinitésimale ! Et pourtant en 1940, un énorme bloc de rocher est tombé de Skyline Arch, doublant d'un coup la taille de l'arche. Plus récemment, dans la journée du 1 er septembre 1991, un bloc de 180 tonnes s'est détaché de la déjà fine Landscape Arch sans qu'on sache pourquoi ! Encore plus récemment, en pleine nuit du 4 aout 2008, c'est la pourtant imposante Wall Arch qui s'est écroulée !
A Double O Arch, je vais jusqu'au rocher nommé Dark Angel. J'ai beau en faire le tour et bien le regarder … S'il m'arrive de voir des visages dans le relief de certaines roches, là, j'ai du mal à voir les liens entre ce menhir et un … Ange Noir ! Je continue ensuite sur Primitive Loop qui offre d'autres points de vue. Supposé être dangereux, il n'est en fait pas plus difficile que la première partie du chemin. Et surtout il passe sur une crête rocheuse dominant une partie du parc et qui me donne l'impression pendant quelques minutes d'être le « King of the World »
Après 2h45 de calme absolu et de panoramas somptueux je retombe sur le chemin principal et je reprends plutôt brutalement contact avec le reste du monde en croisant un groupe de braillards …
Je repasse à Landscape Arch pour faire quelques photos sans les ombres, puis je reprends la voiture, bien décidé à aller voir le maximum d'Arches … Sauf que lorsque j'arrive à Sand Arch, une famille de Bidochons locaux a pris possession des lieux avec chaises pliantes et jouets de plage ! Devant le spectacle une pensée me traverse l'esprit : qu'est ce que je suis heureux, seul, sur les chemins à l'aube … J'admire tout de même plusieurs autres arches et rochers aux formes surprenantes avant que la lumière ne devienne trop plombante … et que je ne sois lassé de voir des olibrius courir partout sur les rochers !
Je retraverse le parc puis Moab. Si hier j'ai négligé Needles Overlook pour cause de météo non convenable, aujourd'hui je compte me rattraper. Et j'ai bien raison, non seulement le paysage le long de la route est splendide mais comme on me l'avait dit, la vue depuis Needles Overlook offre un panorama à couper le souffle … Je sais bien qu'on pourrait croire que j'abuse de cette expression et des superlatifs mais je vous promets que je suis très en dessous de la réalité, les mots et même les photos ne peuvent en rien rendre les vues des parcs de l'ouest américain …
Je quitte Needles Overlook. Si je tourne à droite je rejoins la route de Moab. Si je prends à gauche je me dirige sur Anticline Overlook qui est – paraît-il - encore plus époustouflant que Needles Overlook. Sauf que, pour arriver ici, j'ai parcouru 15 miles de route puis 7 miles de « gravel road » sans croiser qui que ce soit. Si je vais à Anticline, je pars pour 16 miles de gravel road de plus, probable que je n'y croise personne et le risque de crevaison n'est pas négligeable … Bon, pas la peine de tergiverser très longtemps, j'ai pas envie de galérer, j'ai pas envie de chercher le cric, j'ai pas envie de chercher la roue de secours, j'ai pas envie de me dégueulasser, j'ai pas envie de devoir faire réparer une roue … Vous l'aurez compris, ma réputation d'aventurier dusse-t-elle en pâtir, je n'irai pas à Anticline Overlook ! Je rentre tranquillement sur Moab et je me promène un peu dans cette ville sympa. Pourtant, au départ, rien ne destinait Moab à devenir la « Mecque du VTT » qu'elle est aujourd'hui puisque c'était une ville de mineurs. Ses habitants durent entreprendre une totale reconversion lorsque l'exploitation des mines d'uranium s'arrêta au milieu des années ‘80 et il semble bien que les habitants de Moab l'aient faite « à l'américaine », c'est à dire à fond ... et avec succès !
Neddles overlook, là ou l'expression " à perte de vue " prends toute sa dimension !!!
Merci Patrick pour cette livraison de Noël.
Tes photos me réconcilient quelque peu avec MV que je n'ai pas variment apprécié (ciel plombé) et surtout tu confirmes, il faut se lever tôt pour pouvoir profiter des bons éclairages.
Comme j'ai toujours un fuseau horaire de décalage...............
Le Gooseneck sur le san Juan, c'est sympa aussi.......on pourrait se laisser abuser et croire que c'est le Colorado 😉😉
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
Ah oui.........les spécialistes 😉
Tiens dans mon genre, mercredi j'ai vendu à un collègue que le lac Ontario se jettait dans le St Laurent et que même cet endroit s'appelle Niagara Falls. Il m'a crû....
Et maintenant...comment je fais vu que j'ai vérifié et que ma théorie est tombée dans le lac......Erié !!
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
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"A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection"
"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît"
"Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres"
Carnet de Voyage: De Mile High City à Sin City (Colorado, Utah, Arizona, Nevada) -> voir mon profil
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Bon voilà, j'ai pris mon temps, mais j'ai dégusté ton carnet! J'ai été le lire sur ton site, pour le connaître d'une traite et selon mes envies, mais j'ai aimé regarder les photos sur VF car on est vraiment plongé dedans. Les photos, elles sont vraiment superbes et très bien mises en valeur, c'est un régal pour les yeux.... Le texte, attrayant, plaisant à lire, bref c'est du lourd!
J'ai passé un sacré bon moment et merci de nous l'avoir fait partager🙂
Sylvie
P.S: je suis même, ( je ne sais pas si je dois le dire, carrément jalouse) de la qualité de tes photos😊
Du coup, je me dis, zut il va falloir que je retourne là et là pour faire mieux!😉
P.S: je suis même, ( je ne sais pas si je dois le dire, carrément jalouse) de la qualité de tes photos😊
Du coup, je me dis, zut il va falloir que je retourne là et là pour faire mieux!😉
Ben justement, on pourra les voir quand ces photos ?!
ça traîne, ça traîne... 😉😉
Christine
Vendredi 19 juin - Jour 12 (suite)
J'ai un dilemme grave à résoudre. Ce soir je veux monter voir le sunset sur Delicate Arch. Sur VF, Sedonax m'a briefé : l'idéal est de quitter le parking pour entamer la balade entre 1h15 et 1h30 avant le coucher du soleil, soit vers 19.15 / 19.30 puisqu'aujourd'hui le sunset aura lieu à 20h45. Et comme il faut 45 min pour monter, arrivé en haut ça laissera une demi-heure pour admirer la lumière décliner sur Delicate Arch. Il fait beau et ça devrait être superbe mais nous sommes vendredi et j'ai repéré ce matin que le parking du chemin qui monte à Delicate Arch n'est pas immensément grand. J'ai été un peu trauma par mes deux tentatives avortées de Mariposa Grove je me dis donc qu'il faudrait que j'arrive assez tôt pour avoir de la place sur le parking… Donc … je quitte l'Inca Inn à 18h00, j'arrive sur le parking à 18h35 et bien sûr j'y trouve une place de suite, et juste en face du départ du chemin en plus !
J'entame la rando à 18h45, je fais un rapide stop pour photographier les quelques pétroglyphes indiens et me faire piquer par les moustiques qui attendent le touriste, puis j'attaque la montée. Le morceau de bravoure de la promenade c'est un loooong passage de slickrock en plein cagnard. J'y laisse quelques litres de transpiration, surtout que je n'arrive pas à attraper ma bouteille de flotte en marchant et que j'ai décidé de ne pas m'arréter avant d'avoir fini ce passage ! Une fois passée cette montée sur la roche, le reste ce fait plutôt facilement. J'atteins le sommet 40 minutes après avoir quitté le parking et là, je constate qu'il y a déjà plein de photographes avec leurs appareils sur trépieds qui attendent LE moment. L'avantage du lieu est qu'une crête rocheuse s'étale en face de l'arche et que tout le monde peut trouver sa place sans problèmes. Je regarde amusé « les poseurs » venir prendre la pose pour la photo sous l'arche. Les gens arrivent régulièrement sur la crête et certains sont dans un état à faire peur, ils ne sont plus rouges, ils sont écarlates ! L'heure avance, le soleil descend sur l'horizon et les poseurs continuent à venir faire leur cirque sous l'arche … Ca devient plus agaçant que drôle, je me retiens mais ce n'est pas moi qui ouvre les hostilités en les sifflant pour qu'ils dégagent du cadre.
Le panorama est – encore une fois ! – vraiment splendide. Il faut faire un petit effort pour réussir à faire abstraction de l'affluence de monde, mais même avec tout ce monde l'endroit est impressionnant. Quant à voir, seul, le soleil se coucher sur l'arche est probablement un rêve dorénavant utopique étant donné la renommée du lieu, mais quel plaisir ce doit être !
L'ombre avance et alors qu'elle atteint le pied de l'arche les gens continuent à arriver, la plupart semblent savoir qu'il faut voir le sunset sur Delicate Arch mais ne sont pas au courant des bons horaires … Le nombre de personnes présentes sur cette crête devient impressionnant ! Et d'un coup, j'ai un flash : tout ce monde va redescendre en même temps, quitter le parking en même temps et se retrouver sur l'unique route du parc en même temps … En clair ça va prendre 3 plombes pour retourner à l'hôtel… Et je n'ai pas envie de mettre 3 plombes surtout que je dois plus ou moins retrouver l'autre Patrick pour siffler quelques Scorpion Ales ! Du coup, je prends une dernière photo puis replie le trépied et remballe le matos et – alors que les gens continuent à arriver en masse – j'entame la descente. Et là, je ne sais pas ce qui me prend, je ne suis pas sportif, j'ai déjà pas mal de miles dans les pattes depuis le matin et pourtant je marche de plus en plus vite ! Lorsque le chemin le permet, je cours même … C'est du grand n'importe quoi !!! Mais j'ai une pêche d'enfer et très franchement j'ignore pourquoi ! Effet Moab ? Effet Scorpion Ale ? Effet « Cours, Patrick, cours » ? Je l'ignore, la seule chose de sûre c'est qu'entre le moment où j'ai quitté la crête en face de Delicate Arch et celui où je monte dans ma voiture il ne s'écoule que 23 minutes ! Je sors bien évidemment tout tranquillement du parc et je prends même le temps de photographier Balanced Rock avec une lumière nettement meilleure qu'à midi !
Après un rapide passage par l'hôtel je retrouve LeSpartiate au Moab Brewery pour une nouvelle soirée de rigolade. Nous apprendrons plus tard que Floyd77 était, lui aussi dans la salle mais nous ne nous sommes pas vus ! Dommage ! Ce second soir on s'en tire pour 34 $ par personne et nous sommes apparemment acceptés comme « habitués » puisque cette fois le pourboire est laissé à notre bon vouloir ! Quant au souvenir mémorable de cette soirée c'est à mon camarade Spartiate que je le dois, qui répondit, du fond du cœur, lorsque le serveur nous demanda si nous voulions une xième bière : « Of course ! … We are French !! »
Samedi 20 juin - Jour 13
Avant de faire la sortie « off road » avec Tag-A-Long, je veux aller prendre quelques photos du lever de soleil à Arches et notamment du point de vue donnant sur Delicate Arch, à l'opposé d'où j'étais le soir précédent. Je me rends sur place mais le ciel est chargé et il n'y a pas à proprement parler de lever de soleil. Tant pis.
Je retourne à l'Inca Inn et rejoins la cabane de Tag-A-Long à pied pour 7h15. Là, angoisse : les autres clients sont une belle brochette d'Américains moyens avec gobelets de café XXL à la main ! La matinée va être longue !!! Et puis … Miracle ! Ils partent tous pour faire du rafting sur le Colorado ! Un énergumène aussi épais qu'une brindille avec grosses chaussures de marche, pantalon coupé aux genoux, grande chemise qui lui arrive aux cuisses, long foulard sur la tête et petits gants de conduite se pointe alors : « Hi Patrick, I'm Chris, I'm your guide ! ». Il m'explique que les autres inscrits au trip n'arrivant pas, nous allons partir juste nous deux dans le 4x4 (où, en théorie, on s'entasse à beaucoup plus que 2 !). Le loustic est sympa et le fait d'être le seul passager étant assez inespéré, je peux faire péter (intérieurement !) un : « OH MY GOD !! I'm so lucky, it's amazing !!! »
D'ailleurs je profite d'être le seul dans la voiture quant, à peine partie Chris met la clim' en route. Je lui demande avec un grand sourire si ça le dérange que j'ouvre plutôt ma fenêtre : j'aime avoir de l'air. Il me regarde, surpris, puis percute que je ne suis pas Américain et éclate de rire « Of course, Patrick ! »
Chris et son look d'enfer me raconte qu'il est guide à Moab depuis le début de la saison et qu'avant il a bossé quelques années au Nouveau Mexique puis à Page. Même si « guide touristique » comme job ça fait plutôt sourire, il est pro et semble tout connaître sur Moab. J'apprends pas mal de choses, notamment en ce qui concerne son passé de ville minière, le fait que la majeure partie des rentrées financières de la ville soient encore issues de la mine et non du tourisme et le fait qu'ils soient bien ennuyés avec les déchets de l'uranium extrait des montagnes pendant des décennies. Je crains d'avoir compris qu'à Moab comme ailleurs dans le monde on ait décidé de les enterrer …
Après quelques kilomètres de route, on attrape un chemin vers les mines de potasse, on passe devant un « Balanced Rock » puis au « Thelma & Louise Point », ce qui nous permet de discuter cinéma et de constater que comme je le dis au départ de ce récit, qu'on le veuille ou non, nous baignons dans la culture américaine : alors qu'on parle des premiers films de Spielberg il me suffit de siffler les 5 notes « gimmick » du film « Rencontre du 3 ème type » pour qu'il me donne instantanément le titre original du film ! J'ai aussi une discussion sur l'écologie avec Chris et en conclusion de son propos, il me dit qu'il est persuadé que les gens (sous-entendu, les Américains !) vont changer pour intégrer le respect de la planète dans leur façon de vivre. Je lui dis que je suis malheureusement persuadé du contraire et … j'éclate de rire tout en lui sortant un « You know what ? THIS is the biggest difference between American people and French people, you're always optimistic ... not us, not me ! » (Tu sais quoi ? CA c'est la plus grosse différence entre les Américains et les Français, vous êtes toujours optimistes … pas nous, pas moi !)
On croise la Schaffer trail et on la remonte jusqu'à la route de Canyonlands. Le ciel est malheureusement bien couvert et les photos sont sans intérêt mais les vues réelles sont impressionnantes. Nous nous arrêtons sur le bords de la piste et Chris me montre des os de dinosaures qui sont enchâssés dans un rocher. Je souris en coin car malgré son look de pirate, que ce soit dans la voiture où lorsqu'on descend voir de plus prés quelques choses, Chris ne lâche jamais sa bouteille thermos et boit consciencieusement toutes les 10 minutes une grande gorgée de boisson énergétique… probablement pour éviter la déshydratation !
Le fait d'avoir un chauffeur me permet d'apprécier le paysage sans avoir à me soucier des contraintes de la conduite mais sinon, tout le trajet et assez tranquille et à moins d'être impressionnable c'est plus une sympathique promenade qu'un réel trip tout terrain.
Une fois revenue sur la route, on file jusqu'à Mesa Arch, ce qui tombe bien puisque j'ai l'intention d'y aller le lendemain matin pour le lever de soleil. Mais pour l'instant l'endroit appartient aux « poseurs » qui tour à tour viennent devant l'arche … Je ne pense pas qu'ils seront là à 5h00 du mat'.
On rentre tranquillement sur Moab, Chris m'indique quelques endroits à voir pour l'après midi et il me dépose à l'Inca Inn. Je lui donne un bon pourboire tout en étant conscient qu'avec 8 clients dans la voiture Chris aurait bien mieux gagné sa matinée mais de mon côté, si j'ai passé une bonne matinée, à 7 ou 8 dans le 4x4 je n'aurais probablement pas eu la même appréciation …
Le Colorado
Chris mon guide - pirate me montre des os de dinosaures enchassés dans la roche
Joli point de vue sur la Shaffer trail ...
Je monte dans la Sebring et je pars directement voir les pétroglyphes indiens sur les roches le long de la route que Chris m'a indiquée, puis je me gare au parking de Corona Arch. L'endroit est géré par le BLM, il y a donc un cahier comme à The Wave pour signaler qu'on est entré/sorti du spot. Le chemin est facile à part à quelques endroits ou a été installé des cables ou des échelles pour faciliter le passage, mais avec mes godasses de Spiderman, même pas besoin de ça, je passe sans les utiliser.
En remplissant le registre du BLM, j'avais bien vu que deux groupes étaient montés mais vu les nombres portés (30 et 12 personnes) j'avais voulu croire à une blague mais en arrivant en vue de l'immense arche je constate que malheureusement c'est la réalité, deux groupes sont là-haut, le plus nombreux n'est pas le plus gênant, ce doit être le club d'escalade local mais la horde de 12 est composée de gamins qui courent partout et qui hurlent … Le ciel est toujours couvert, je fais quelques photos et je redescends. Dommage ; dans d'autres conditions de fréquentation et de météo l'immense arche doit rendre sacrément bien !
Le soir, je dîne encore une fois au Moab Brewery (21 $) après avoir été 5, après avoir été 2 j'y suis seul et c'est nettement moins marrant ! Ensuite je retourne à Arches NP pour profiter du coucher de soleil puisque le ciel s'est bien dégagé, encore une fois la rapidité à laquelle la météo change est étonnante.
Finalement!!!😉 Il sait...notre Explorateur qu'il faut savoir attendre pour apprécier plus encore, les grandes et belles choses!
Qu'a-t-on besoin pour faire un tel travail: de bons pieds, bon oeil! "un appareil photo"! un PC et une sacrée tête! c'est un bicats (X4) de VF, "LeTigre", magnifique!
Un délice pour les yeux et pour l'esprit.🙂
Merci Patrick.
Dimanche 21 juin - Jour 14
Réveil à 4h00, départ de Moab à 4h20.
A 5h20 je passe l'entrée du parc Canyonlands et 10 minutes plus tard je suis devant le parking de Mesa Arch. C'est encore la nuit mais une autre voiture vient de se garer, ses feux sont encore allumés. Ce parking-là est grand et pour ne pas coller l'autre je me pose à l'autre bout du parking. A peine suis-je descendu de voiture que l'Autre me hurle un truc comme quoi « On ne sait pas trop où va se lever le soleil parce qu'il y a des nuages » … Oullllllllaaaaaaaaa … C'est le matin mon gars, on est dans un parc, au milieu de la nature, c'est calme, j'ai pas envie de parler, j'ai pas envie de t'entendre brailler, j'ai envie d'apprécier ce calme et pis d'façons le soleil va se lever au même endroit que d'habitude : à l'Est. Ma réponse fuse donc, laconique : « Yes ! ». Le but recherché est atteint, le mec se tait, il prend son sac sur l'épaule et part … en courant ! Re - Oullllaaaaaaaaaaaaaaaaaaa … ça promet … J'arrive sur le spot, puis j'attends, appuyé au rocher, m'imprégnant de la sérénité du lieu.
Deux autres gars arrivent, ce n'est pas une surprise : on les avait entendus discuter de loin. On se salue et le premier type, visiblement frustré de ne pouvoir discuter avec moi, attaque : « Where do you come from ? ». Un des deux arrivants vient de New York et l'autre de San Francisco. Et les voilà partis à discuter, à se demander où va se lever le soleil et à se montrer sur les écrans de leurs appareils ce qu'ils ont photographié la veille. Qu'est ce qu'ils parlent fort ! On dit souvent du Français ou de l'Italien que ce ne sont pas des discrets et bien je peux vous affirmer que l'Américain n'en est pas un non plus !! Ils parlent comme s'ils étaient dans un bar bruyant … Pfffffffffff les boulets !!! Je ne vois pas trop ce que je pourrais faire … Je pense bien à les balancer dans le vide mais comme ils sont 3 et moi seul ce n'est pas gagné ! Donc je me casse, je prends du large, je les laisse brailler comme des veaux et je vais photographier le paysage depuis la falaise au-dessus de l'arche. Je reviens quelques minutes avant le lever de soleil, une jeune femme est arrivée entre temps, elle ne semble pas super bien réveillée mais elle au moins, se tait !
Il faut savoir que de cette arche, à l'aube, il y a 2 superbes photos à faire. Toutes les deux sont fugaces et dépendent grandement de l'état du ciel. La première c'est lorsque le soleil se lève derrière les montagnes lointaines, on utilise alors l'arche comme cadre. La seconde, celle que je veux, apparaît quelques dizaines de minutes plus tard et est constituée par le rayonnement du soleil qui éclaire la falaise sur le côté de l'arche, la luminosité réfléchie embrase alors l'entourage de l'arche d'un splendide orangé.
Le premier type s'est installé pour choper le lever de soleil et l'autre est quelques pas derrière lui. A eux deux, ils occupent 100% des espaces disponibles pour prendre LA photo. L'arche est en effet assez petite et les possibilités de cadrage pas très variées. Le soleil se pointe et le shooting commence. Le premier vérifie après CHAQUE photo le résultat et l'autre ne semble pas savoir comment on arrête les bip-bip de son appareil, et comme il n'a pas de déclencheur souple et qu'il utilise le retardateur de son Nikon ça donne donc pour chaque photo une série de bip, un bip long puis le déclenchement … Et j'ai l'impression que lui aussi fait du HDR multi-exposition … Serait ce la nouvelle plaie du photographe ? Je shoote en plan large mais j'aimerais bien qu'ils libèrent un peu de place une fois que leurs photos seront faites … Sauf que … sauf que … Ben ils ne bougent pas !!! Au bout d'un moment je craque, je sors l'appareil du trépied, je monte les ISO et je vais shooter à main levée juste à côté du premier type. Quand je dis à côté c'est juste à côté, je ne le touche pas mais c'est pas loin ! Il tourne la tête, me regarde … et retourne dans les réglages de son appareil. Je crois que c'est clair ce con ne bougera pas, pour la photo avec l'arche en encadrement c'est mort !
Par contre, si le soleil arrive à percer les nuages, l'embrasement de l'arche ne devrait plus tarder, alors je me mets tout de suite en place sur le coté de l'arche. J'ai vu des photos cadrées ainsi et j'aime assez le rendu. Et pour ne pas qu'un des cakes vienne se mettre devant j'utilise mon grand angle au maximum ce qui me permet de me mettre au plus près de l'arche. Et j'attends, en apparence tranquille, en fait, intérieurement je bous.
Quelques minutes plus tard, ça ce produit, l'arche s'embrase ! Et là, je prends tout mon temps pour photographier. Et même plus que tout mon temps ! Normalement j'aurais libéré la place après quelques clichés mais là … non ! Du coin de l'œil je vois les deux autres qui tournent partout pour essayer d'avoir une bonne visée latérale … Y'en a pas les gars, vous donnez pas de mal à chercher j'occupe LA place … Et puis c'est fini, un nuage cache le soleil, l'arche redevient banale … J'entends le type qui ne m'a pas lâché la place tout à l'heure dire à l'autre « He could shoot faster » … Et ouais mon pote, il pourrait photographier plus vite … s'il voulait … mais là, il voulait pas du tout, du tout, du tout …
Je m'apercevrai plus tard que dans l'énervement j'ai oublié de rabaisser les ISO et que j'ai allégrement photographié à 1250 ISO ! Les logiciels de post traitement font des merveilles mais quand-même … Et si dorénavant il faut se battre pour photographier, je vais purement et simplement laisser tomber ces endroits qui ne sont réellement superbes que pendant un laps de temps bien précis et qui, de ce fait, concentrent tous les photographes au même moment, la photo-fight c'est pas mon truc …
Je ressors du parc à 7h15. Malgré tout j'ai eu de la chance d'avoir un rayon de soleil car le ciel est maintenant complètement couvert. Je décide de ne pas aller à Dead Horse SP, la météo ne s'y prête pas et je veux essayer de ne pas arriver trop tard chez les Goblins.
Je fais une partie de la route sous les averses mais à nouveau le ciel se dégage et lorsque j'arrive à Goblins SP il fait beau. Pour avoir le soleil dans le dos et non en pleine face, je traverse le champ de lutins pétrifiés. L'avantage là-bas étant qu'on ne peut pas se perdre puisque la plateforme du parking reste visible d'où qu'on soit ! Pour l'instant je suis seul et je passe un bon moment à m'étonner et à admirer les champignons de terre et de roche, résultant eux aussi du travail de millions d'années d'érosion. A un endroit, on arrive sur un autre champ rocheux avec une grande « tour blanche » en plein milieu… A croire que ce site a été créé après avoir lu le Seigneur des Anneaux !!!
Par contre coté photo, c'est pas la joie ! Dans un environnement non habituel tel que celui-ci, la cellule de l'appareil n'a aucune couleur « moyenne » sur laquelle se référer et la balance des blanc qui sert à donner des couleurs aussi proche que possible des originales est complètement « dans les choux » ! Ca je suis habitué, mais ici s'y rajoute le soleil qui est déjà haut et qui plombe bien ! A tel point que sur un même massif de Goblins Champignonesques, suivant l'angle du soleil par rapport à la prise de vue, les couleurs changent radicalement, comme on le voit sur les photos ! Et les logiciels de retouche ne peuvent pas – encore – faire des miracles, si la lumière est mauvaise, le plus grand prodige de Photoshop n'en fera pas une belle photo naturelle !
Je quitte le parc vers 10h30 alors qu'arrivent plusieurs groupes de gens bruyants. Je crois d'ailleurs que je ne comprendrai jamais pourquoi la plupart des gens semblent avoir une propension à gueuler dès qu'ils sont en pleine nature !
Qui a dit « c'est la journée je râle tout le temps » ? » !!!
C'est vrai ça, pourquoi faut il que le gens braillent toujours comme des veaux lorsqu'ils sont devant de tels spectacles ?
Quand même tu as eu droit à cette belle photo de Mesa Arch qui s'embrase au lever du solei et en même temps à ta petite revanche.
"He could shoot faster » … Et ouais mon pote, il pourrait photographier plus vite … s'il voulait … mais là, il voulait pas du tout, du tout, du tout … "
En tout cas merci pour ces belles photos, Mesa Arch n'était pas à mon programme et c'est encore un regret de plus.
On continue ?
Angelo
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
Hi !
J'ai adoré ton récit à "mesa arch", je visualisais carrement la scène au fur et à mesure que je lisais.Voilà ça fait les "mecs" et en fin de comptes c'est des gros boulets qui font chier le monde, moi je dis ils l'ont bien mérité 100 points pour THE tiger man.Le souci dans l'histoire c'est que je ne suis pas sûr qu'ils aient compris ce qui leur est arrivé et qu'ils reccomenceront la même.Fuck that kind of people with selfish thinking.
Bye, marc.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
Bonsoir Patrick,
Tu me fais plaisir, 🙂 Merci, merci beaucoup, je suis toujours aussi éblouie.
Patakioooooooooooooooo !! 🙂
Je suis trèèèèèèèèèès content de te voir ... Quand on est sur VF c'est que ça va 😉
Je viens de temps en temps me ressourcer en espérant pouvoir admirer de près, au plus vite ces merveilles que tu mets si bien en valeur.
Le texte ' sur ARCHE MESA... Si si, j'adore😉😉
j'aurais libéré la place après quelques clichés mais là … non ne vous donnez pas de mal à chercher j'occupe LA place …Et ouais mon pote, il pourrait photographier plus vite … s'il voulait … mais là, il voulait pas du tout, du tout, du tout
… j'adore!😎🙂 même si 😊même si la French Touch en prend un coup
Lis un peu ce que dit l'Ecole de la courtoisie Française/ note pour les francophones/
A déchiffrer les règles de mise en forme de la société française, parce qu'ils sont disposés à interagir, à agir avec subtilité et efficacité dans n'importe quel environnement.
😇
To decipher rules shaping the French society, because they are willing to interact and act with subtlety and efficiency in any environment
C'est bien ainsi que tu le pensais 😎 j'en suis convaincue!🙂
Ils ont raison nous sommes tous ainsi 😎😇
A chaque fois que je me dis " laisse béton ce truc ça sert à rien, tout le monde s'en tape " il y a un qqun qui me tient à coeur qui vient me dire que ce n'est pas complètement vrai ... alors ...
Dimanche 21 juin - Jour 14 (suite)
Je roule sur la route 24 à la vitesse limite de 65 miles, ce qui fait un bon 100 km/heure. Encore une surprise, globalement on roule réglementairement plus vite qu'en France. D'un autre côté les routes sont plus larges et plus droites ! Autre différence notable, les conducteurs respectent un espace de sécurité plus grand et si on roule à la française, on donnera l'impression de coller à la voiture qui précède. Je traverse Hanksville et … je fais demi-tour, j'ai déjà vu des trucs bizarres mais des morceaux d'engins agricoles transformés en squelettes de dinosaures jamais ! Je serais curieux de voir à quoi ressemble le loustic qui a fait ces sculptures !!
Je continue la 24 et après le bled suivant, Caineville, je traverse une zone troublante de plusieurs kilomètres… D'immenses montagnes grises sans le moindre végétal, sans le moindre signe de vie à part des traces de roues de motos qui grimpent les parois abruptes puis semblent disparaître … Le ciel est gris, le paysage est gris … Drôle d'ambiance … Je n'aimerais pas tomber en panne dans le coin alors que le jour tombe … Ici, les films où un groupe de jeunes tombe en panne de voiture dans l'aire d'action d'une famille de psycho-killers-fin-de-race-dégénérés-amoureux des tronçonneuses prennent tout de suite plus de consistance !
Ne cherchez pas il n'y a quasiment pas de photos, je n'ai pas osé m'arrêter des fois qu'un de ces cinglés soit dans le coin !
Mais non, il n'y a tout simplement pas de photo parce qu'entre l'immensité et le ciel gris ça ne rend absolument rien !
Peu à peu les rochers reprennent des couleurs. Encore quelques virages et la végétation réapparaît. Après le panneau indiquant l'entrée dans Capitol Reef National Park la route passe devant une belle cabane construite en pierres. C'était l'habitation de la famille Behunin, ils faisaient partie des premiers pionniers Mormons qui arrivèrent dans la région en 1882 et, dans cette petite cabane de quelques mètres carrés ils vivaient à 10 !
Quelques virages plus loin, une autre cabane, un peu plus grande et en bois cette fois : l'ancienne école de Fruita, le village Mormons où je ne devrais pas tarder à arriver. Cette salle de classe tout droit sortie de « La Petite Maison dans la Prairie » fut ouverte en 1896, accueillie jusqu'a 26 élève s et servie jusqu'en 1941 !
Je reprends la route et effectivement, j'arrive dans une véritable oasis de verdure où s'est établi une colonie de Mormons au XIXème siècle : Fruita. C'est saisissant comme le paysage a changé en quelques kilomètres, et si la phrase qui revient le plus souvent dans les récits de voyageurs qui passent par cet endroit est que ça ressemble à un bout de paradis c'est … parce que c'est le cas ! Sur une paroi rocheuse j'observe quelques pétroglyphes indiens promis à une disparition certaine au fur et à mesure que la paroi s'érode puis je m'arrête au Visitor Center pour prendre des docs sur le parc : il y a même une version Frenchie !
Je roule tranquillement vers la scenic road quand je passe devant une espèce de toute petite prairie où sont couchées, le plus naturellement du monde, à quelques mètres de la route, des biches !!!
Une fois sortit de cette oasis, les montagnes offrent une superbe palette de couleurs, cette scenic road mérite bien son nom, j'ai vu pas mal de rochers depuis le début du trip mais là c'est … éblouissant ! Au bout de la route, partent deux « unpaved roads ». L'une d'entre elles est fermée à cause des orages de la veille qui ont provoqué des flashs floods et l'ont endommagée. Je me dis qu'une fois de plus j'ai encore relativement de la chance car je peux parcourir la scenic road décapoté et sous le soleil alors qu'hier ça devait être le déluge.
Le reste de la Hwy 24 jusqu'à Torrey est un peu moins éblouissant puisqu'elle n'est « que » superbe ! Je passe au Panorama Point qui offre une belle vue sur les « Goosenecks » de la Sulphur Creek mais une fois encore, tout comme les autres goosenecks que j'ai vu, ça ne vaut pas le Horseshoe Bend de Page !
Dimanche 21 juin - Jour 14
A Torrey, j'ai reservé à l'Austin ChuckWagon, le « General Store » qui remplit également le rôle d'épicerie générale, de boulangerie, de laverie, de restaurant … enfin qui fait tout quoi ! Après en avoir discuté sur VF j'ai booké pour 47$ la nuit une des anciennes chambres situées au-dessus de l'épicerie et une fois encore le forum a été de bon conseil car elle est très bien ! Je « visite » Torrey mais c'est vite fait, une petite ville tranquille de l'ouest américain comme il y en a tant, deux rues principales « Main Street » et « Central Street » et pis .. c'est tout !
Vers 18h00 étant donné qu'on ne peut pas dire qu'il y ait un choix monstrueux côté resto, j'atterris tout naturellement au « fameux » Café Diablo. Comme toujours, je suis accueilli avec le sourire et une phrase sympathique, on me demande où je veux être placé (inside ou outside) et on me sert un grand verre d'eau ... ou plus exactement un grand verre de glaçons avec un peu d'eau ! Je regarde la carte, la serveuse me prévient en riant : quoique je prenne, je serai surpris ! Et c'est vrai qu'il y a une recherche incontestable dans la présentation des plats et dans la façon de cuisiner, ce qui est d'autant plus surprenant qu'on est chez les cow-boys ! Je prends une salade « variée et de saison » puis un bon et joli plat, le tout accompagné de deux bonnes bières pression locale. A ce stade, je n'ai plus faim mais là où ils sont géniaux c'est qu'au lieu de me demander si je veux un dessert, ce à quoi j'aurais répondu « No, thank you » la demoiselle me PRESENTE les desserts : un grand plateau de pâtisseries maison. Et comme je suis un gourmand je ne résiste pas et je prends une part de gâteau … qui se révèlera excellent ! Ce n'était pas raisonnable mais c'était vachement bon !!
Je me sens obligé d'insister sur le fait que, comme ailleurs, la notion de service est bien présente, on a rempli mon verre d'eau – et de glaçons ! – dès que j'en ai bu, on m'a demandé si tout allait bien, si c'était bon, si je voulais autre chose et le tout avec le sourire. Quant aux plats, ils se sont enchaînés parfaitement, sans devoir attendre des heures entre chaque. Bien sûr, c'est peut être dû au fait que le personnel soit rémunéré uniquement par le pourboire qu'on laisse avec son addition mais c'est bien plaisant d'être traité comme un client et non comme un emmerdeur …
Par contre, ce resto hors normes est un peu cher puisque la moyenne de mes repas tourne à 34 $ alors que ce soir j'en ai eu pour 64 $. D'un autre côté j'en garde un bon souvenir et je crois que si je repasse un jour par ici … j'y retournerais !
Je file voir le sunset depuis le Panorama Point, mais si on gagne de superbes couleurs dues à la belle lumière, on hérite aussi de grandes zones d'ombre et il est bien difficile de sortir de belles photos, alors retour au ChuckWagon. Avant de rejoindre ma chambre je m'offre un truc auquel je suis devenu accro depuis que j'y ai goûté quelques jours auparavant : le « Frappucino Coffee » de Starbucks ! Ceux qui connaissent Torrey sont déjà en train de rigoler parce qu'il va se passer quelques siècles avant qu'il y ait un Starbucks, mais ce dont je vous parle est vendu en bouteille dans les frigos qu'on trouve partout aux US et … It's ssooooooooooooooooooo gooooooooooooooooooooood !!!
Bonsoir,
Hé! Hé! faut pas faire peur aux âmes sensibles😮
laisse béton ce truc ça sert à rien, tout le monde s'en tape
😠 quelle idée!!! on attend tous la suite...
il y a un qqun qui me tient à coeur qui vient me dire que ce n'est pas complètement vrai ... alors ...
Très très gentil 😊
... ALORS BIEN ENTENDU ON CONTINUE...😮
Je compte bien me régaler jusqu au boût sauf pour...
Le ciel est gris, le paysage est gris … Drôle d'ambiance … Je n'aimerais pas tomber en panne dans le coin alors que le jour tombe … Ici, les films où un groupe de jeunes tombe en panne de voiture dans l'aire d'action d'une famille de psycho-killers-fin-de-race-dégénérés-amoureux des tronçonneuses prennent tout de suite plus de consistance
😕 brrrr, pas certaine de passer par le même circuit.
Si j'ai la chance de pouvoir repartir aux Usa je tenterai de faire un petit compte-rendu, pas comme vous! je n'auserais pas comparer mes photos🤪
Ben tu vois, avec le temps qu'il fait ces derniers temps par ici quelques photos de la route 24 sous le soleil ça fit un bien fou !!
Hanksville et la vallée des dégénérés amoureux de leurs tronçonneuses 😮 c'est vrai que ce coin de l'Utah à quelque chose d'un peu inquietant....... mais il renferme aussi le superbe Factory Butte !! Tu l'as oublié celui-là 😠😠😠
Par contre, tu as bien fait de choisir un "Frappucino Coffee" dans le frigo du General Store parceque le café qu'ils y servent au percolateur est une vraie horreur. Sûrement le plus mauvais café servi à l'Ouest de Santa Fé !!
Bonne soirée.
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
Hanksville et la vallée des dégénérés amoureux de leurs tronçonneuses 😮 c'est vrai que ce coin de l'Utah à quelque chose d'un peu inquietant....... mais il renferme aussi le superbe Factory Butte !! Tu l'as oublié celui-là 😠😠😠
Non, mais je ne savais pas que ça s'appelait comme ça avant de revenir ! 😉
Par contre, tu as bien fait de choisir un "Frappucino Coffee" dans le frigo du General Store parceque le café qu'ils y servent au percolateur est une vraie horreur. Sûrement le plus mauvais café servi à l'Ouest de Santa Fé !!
J'ai jamais testé le café - perco.
J'ai tenté 3 fois des expressos ( d'ailleurs on devrait pas dire des expressi ??? 😉 ) une fois sur le port de Monterey, et deux fois à Moad dans cette boutique étrange qui semblait être une " librairie - Bibliothèque - café " Ce qui est rigolo c'est qu'a chaque fois il y avait un panneau expliquant que l'expresso est tout petit !
Bravo Angelo!🙂
Tu redonne du baûme et du courage à Patrick afin que l'on puisse lire la suite, entre connaisseurs, ça marche! YES ! je vous lis avec attention et plaisir.
Bonne fin de soirée a vous.
Le café-Librairie-Bibliothèque de Moab a le bon réflexe car effectivement un espresso c'est tout petit, petit.
Rien à voir avec l'énorme ration de chez Starbucks (pas trop mauvais à mon goût).
Ce qui me dérange c'est la notion de single or double Shot pour un espresso.
J'ai répondu "double" à l'Outfitters d'Escalante et je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit 🤪🤪🤪
Salut Patrick, mais là c'est l'heure de la tisane 😇
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
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J'espère que je ne me suis pas trompé avec mes histoires de café !! parceque toi, tu veilles au grain 🙂
A bientôt et n'oublies pas, tu vas nous prépare un carnet de voyage !!
Angelo
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J'espère que je ne me suis pas trompé avec mes histoires de café !! parceque toi, tu veilles au grain 🙂
je veille au grain ou j'ai un grain? Hahaha😉
mokahlki >>> La famosa caffettiera moka, molto diffusa in Italia, >> un espresso anzi (plutôt) due caffè espresso.
Porzione di caffe' macinato necessaria 7 g ± 0, 5, Temperatura dell'acqua in uscita dal gruppo 88 ºC ± 2 ºC,
Temperatura bevanda in tazza 67 ºC ± 3 ºC, Pressione di immissione dell'acqua 9 bar ± 1, tempo di percolazione 25 secondi ± 2, 5 secondi. Voici la recette c'est correct?
A bientôt et n'oublies pas, tu vas nous prépare un carnet de voyage !!
Comment veux-tu que j'ose le faire en ayant de tels exemples, je vais me ridiculiser avec mes photos🏴☠️ et 17 jours improvisés.
Mais vous! Patrick et toi vous aimez les sensations fortes:
avec Toi à White and Red Canyon
2 indiens ... franchement leurs regards n'étaient pas des plus sympas et traduisaient une hostilité flagrante à voir des visiteurs sur ces lieux*
et Patrick avec son massacre à la tronçonneuse près deFactory Butte 'pas de photos.'...'dégénérés-amoureux des tronçonneuses ... je n'ai pas osé m'arrêter des fois qu'un de ces cinglés soit dans le coin '! Hihihi !
Euh ...Euh...hum...je ne vous suivrais jamais sur place🤪
Merci pour la rectification, due caffè espresso.
Mon italien est hélàs équivalent à mon anglais, je dois faire des efforts encore 😊
Pour la recette du moka, d'accord à 100%, et je confirme que la question de la pression est cruciale.
En dessous de 6 bars il n'y a pas de miracle......c'est un jus infâme !!!
Bien sûr le choix du café est important, Lavazza ou Illy.
Pour le carnet, je suis certain que tu auras de quoi nous épater avec 17 jours improvisés, et les indiens, les demeurés armés de tronçonneuses t'épargneront, j'en suis certain.
Vas donc leur passer le bonjour !!
Bonne soirée.
Angelo.
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- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
😊quelle honte😊 je suis profondément désolée ! vous voyez j'en ai un gros grain! 🏴☠️🏴☠️🏴☠️
je vous demande de bien vouloir m'excuser tous et en particulier, Patrick et Angelo, je ne me suis pas relue et ne comprends pas pourquoi ...
pas oserais... "VERGOGNA" ...HONTE A MOI 😠😠
Je ne l'avais pas vu !! Et puis c'est devenu presque normal, alors plus grand monde ne relève les fautes aujourd'hui !!
Bonne soirée.
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
J'aimerais savoir combien vous avez payer la location de voiture pour les 18 jours de votre circuit et, aussi le prix moyen des chambres d'hôtels en euros. Merci beaucoup. Cordialement Jean Marc
OK merci Patrick, j'aimerais savoir également pour la location de voiture si les klm était illimité et, combien de klm tu as parcourus en tout et si le prix des chambres d'hôtels que tu as louées est le même pour 2 personnes ? Bien cordialement.
Si un jour tu veux partir en croisière en méditerranée avec costa je peux te fournir des infos.
J'ai ENFIN lu ton carnet dans son intégralité... un carnet qui conjugue tout ce que j'aime : humour, infos, anecdotes, détails, et bien sûr, magnifiques photos !
Plusieurs choses m'ont frappée : déjà, le peu de temps qui s'écoule entre l'heure de ton réveil et celle où tu pars de l'hôtel 😛. Ensuite, le nombre de VFistes que tu as eu l'occasion de croiser ! Dingue ! Et pour finir, que tu aies pu passer autant de temps aux USA sans allumer la télé et boire de pepsi (ou plutôt de glaçons au pepsi 😛) ! Heureusement que Las Vegas t'a réconcilié avec la civilisation 😛😛😛
Tes photos sont bien entendu magnifiques, mais ce qui m'a beaucoup plu, c'est que tu ne prennes pas que les clichés classiques et que tu nous montres aussi l'envers du décor. (l'entrée de Upper Antelope, les environs de The Wave... sans parler des chambres d'hôtel !). Et les photos des animaux, des églises, des panneaux, des outils agricoles etc. Tout ça, j'adore ! Ca rend le récit tellement vivant !
Bref, un grand BRAVO sur toute la ligne !
Pour terminer, je t'envie d'avoir fait un tel voyage seul. J'ai adoré le faire avec mon mari et mon fils, mais moi qui suis plutôt une solitaire et qui adore visiter une ville seule pour retourner 3 fois au même endroit à différentes heures de la journée ou me balader le nez en l'air sans but précis, me lever tôt le matin et passer une journée chargée en visites pour finir sur les rotules... le faire à une telle échelle et dans de tels paysages, au gré de ses propres envies et sans devoir se soucier de ne pas "fatiguer" les autres, ça me fait envie ! Mais bon, avoir un chauffeur n'a pas que des inconvénients 😊
Ciao ciao, Tiger ! Well done !
Circuit dans l'Ouest : http://voyageforum.com/v.f?post=2744058
Floride-Louisiane : http://voyageforum.com/v.f?post=3536861
Une semaine à New York : http://voyageforum.com/v.f?post=4550454
New York, again http://voyageforum.com/v.f?post=5593646
déjà, le peu de temps qui s'écoule entre l'heure de ton réveil et celle où tu pars de l'hôtel
Efficacité ? 😉
Les affaires remballés le soir, juste le minimun qui reste sorti, la tronche sous la flotte et GO !
Bref, un grand BRAVO sur toute la ligne !
Merci beaucoup ! 😎😎😎
Coté photo je me rends de plus en plus compte que l'écueil que beaucoup ne savent pas éviter ( et ce quelques soit le pays ) c'est le tri draconien qu'il faut s'imposer.
Bien sur pour celui qui a pris les photos, chaque cliché éveil un souvenir mais pour le lecteur deux ( ou plusieurs ) photos avec un très léger changement sont ... des photos redondantes !
Lundi 22 juin - Jour 15
Réveil 5h30. Départ 5h45. Il fait beau mais frais puisque le thermomètre de la Sebring indique 45°F, soit seulement 7,2°C ! La route, désormais la Byway 12, traverse la Dixie Forrest. J'y croise d'abord des troupeaux de vaches en liberté puis des biches et des cerfs … et quand je dis DES ce n'est pas deux ou trois c'est « des tas de » !! Du coup, malgré les 35°F / 1,6°C ambiant (il ne doit pas faire chaud dans le coin en hiver quand on voit la température fin juin !) je replie la capote, c'est quand même plus pratique pour photographier ! Toute la traversée de cette forêt entre Torrey et Boulder sera un enchantement matinal.
A 7h15 je suis à Boulder et je bifurque sur le Burr Trail pour la parcourir sa partie « paved». J'y admire encore une fois des rochers avec des couleurs incroyables et une fois de plus je suis très heureux d'avoir un cabriolet qui me permette d'apprécier pleinement les hautes falaises. Je ne m'aventure pas sur la partie « unpaved » du Burr Trail et à 9h00 je suis de retour à Boulder sur la Byway 12 en direction d'Escalante.
Sachant que j'ai déjà utilisé - et plusieurs fois ! - tous les superlatifs que je connais et que je finis par manquer de mots, je me vois obligé d'écrire à nouveau que « la route passe au milieu de massifs rocheux comportant une diversité de couleurs incroyable, ce qui donne des vues splendides, et impressionnantes » et pourtant même si les mots sont semblables, impossible de se lasser car les paysages sont encore différents.
Peu après être passé juste sur la crête de la montagne, j'ai l'œil attiré par une grosse masse noire perchée sur le flanc de la falaise : un vautour ! Je me gare, prends l'appareil et constate qu'il y en a en fait une bonne quinzaine perchée sur la paroi … on se croirait dans Lucky Luke ! C'est pas aujourd'hui que vous aurez ma peau les gars !
Vous avez vu la taille des piafs ? Ces Américains, il faut toujours qu'ils fassent plus gros !
A 09h50 je tourne en direction du site de « Devil's Garden » (oui, encore un ! Ce qui confirme que si on avait interdit d'utiliser les mots Devil, God et Angel à ceux qui ont nommé les spots ils auraient été bien ennuyés !). Il faut ½ heure pour y aller, on ne peut pas le louper, il est le long de la route et on ne peut pas s'y perdre puisque le site est tout petit. En prenant tout son temps on passe une grosse demi-heure sur place à photographier des rochers où je discerne de nombreux visages ( et je vous jure que je suis clean, je n'ai rien bu ni rien fumé ! ) puis de nouveau ½ heure pour revenir à Escalante.
Je roule maintenant en direction de Canonville et du Kodachrome Basin State Park que j'atteins à 12h30. Même si la température doit être en dessous des normales saisonnières, les 28° de plus que ce matin permettent de dire qu'il ne fait pas vraiment froid ! Je passe d'abord en voiture à Chimney Rock puis, je commence à marcher sur le tout petit Nature Trail Loop qui ne prend même pas 10 minutes. Je poursuis par l'Angel Palace Trail, juste de l'autre côté de la route. Pour faire la boucle qui offre de belles vues sur les environs, il faut environ 45 minutes. Je reprends la voiture pour changer de parking et je vais jusqu'à Shakespeare Arch. Puis comme j'ai encore de l'énergie et du temps, je décide de me faire le Panorama Trail. Pourtant il n'est pas clair celui-là : sur le doc remis à l'entrée il est indiqué qu'il mesure entre 3 et 6 miles … Soit du simple au double ! Et sur le chemin ce n'est guère mieux : les panneaux indiquent les directions des viewpoints mais comme ici aussi la personne qui a nommé les rochers devait avoir fumé un peu trop le calumet de la paix, il faut pas mal d'imagination pour savoir quand on a atteint le spot. Une des seuls vraiment reconnaissable est une colonne rocheuse nommée Fred Flintstone Spire, la colonne de Fred Pierrafeu en français ! Et, il faut bien reconnaître qu'a contre-jour il y a une certaine ressemblance avec le personnage de dessin animé ! Mais mis à part ce rocher, c'est sans trop savoir où je passe et où je ne passe pas que je fais une grande boucle qui passe par Panorama viewpoint et qui me prend quasiment 2 heures.
Je quitte Kodachrome SP vers 17h pour rejoindre Tropic et faire le check-in au Bybee's Steppingstone Motel, un motel sympathique avec une grande chambre spacieuse et claire pour 155 $ les 2 nuits.
Pour le dîner, je pourrais aller juste en face du motel, au Pizza Place, mais il est complètement vide et je lui préfère Clarcke's qui, comme l'Austin ChuckWagon, fait épicerie générale, station essence et à peu près tout ce qu'on peut imaginer quand il n'y a qu'un seul commerce dans une petite ville américaine. J'y fais un repas correct mais sans plus pour 32 $.
Je termine la journée en allant à Bryce NP pour repérer les lieux afin de décider où me placer pour le sunrise de demain matin.
Mardi 23 juin - Jour 16
Réveil 4h30. Départ 4h45. Je suis à 5h20 à Bryce Point, le viewpoint que j'ai préféré pour assister au lever de soleil, j'ai le sentiment que c'est d'ici que j'aurais le meilleur angle pour photographier le splendide panorama, meilleur que de Sunrise point où on se prend le soleil qui se lève en pleine face …
Il y a un peu de monde dont quelques Français et sur le coup je suis un peu inquiet que le cirque de Mesa Arch se reproduise mais non, tout le monde chuchote, sensible au calme de l'endroit.
Cela fait une bonne dizaine de jours que je vois des rochers de toutes les couleurs mais l'amphithéâtre de Bryce … Whaoooooooouh, c'est encore autre chose !
Quand le soleil est bien levé et les cartes mémoires bien pleines, je ressors du parc pour aller m'envoyer un Frappucino (j'suis accro j'vous dis !) au Ruby's Inn Store. Dans le magasin ça parle Français de partout, ça faisait bien longtemps que je n'en avais pas entendu tant ! Il semble que tous les groupes qui passent à Bryce dorment au Ruby's Inn … et comme Bryce est au programme de tous les Tours Opérateurs … Par la force des choses je retomberai d'ailleurs sur certains groupes dans le parc. L'avantage d'être seul c'est que comme je ne parle pas (encore) tout seul, on ne devine pas que je suis français et que je peux comprendre les inepties que certains racontent à haute voix !
Quand je retourne dans le parc, le soleil est déjà haut sur l'horizon, je repars du tout premier viewpoint et je me les « fais » tous jusqu'au dernier. Certains ne donnent rien parce que la lumière est mauvaise mais d'autres, tels que Natural Bridge, sont magnifiques.
Il est 13 heures et j'ai un gros cas de conscience : il fait chaud, j'ai encore les pieds en compote d'avoir écumé Kodachrome Park hier, je n'ai absolument pas envie de marcher et je suis persuadé d'avoir eu les plus belles vues sur les rochers depuis les balcons des viewpoints … Sauf que … j'ai mauvaise conscience ! Avoir tout simplement la flemme de marcher dans un endroit où il est assez probable que je ne revienne jamais de ma vie : c'est pô bien ! Surtout que j'ai le mode d'emploi du trail en tête : « … Partir de Sunset Point pour enchainer Navajo Trail et Queens Garden trail en remontant à Sunrise Point et en revenant par le rim… Peut se faire en 2 heures ... Pas trop difficile … Dans l'autre sens il y a une très forte montée avant l'arrivée à Sunset point, qui en fait est une descente si on part de Sunset Point… » Je tergiverse, hésite puis … attaque la descente du trail !
Effectivement depuis Sunset Point, la descente du « Najavo Loop » est réellement impressionnante, je plains ceux qui remontent par là ! En bas, deux pins ont réussi à pousser dans cet univers minéral, je me fais encore une fois la réflexion que certains végétaux ont vraiment une sacrée « volonté » de pousser. Cet endroit est nommé Wall Street probablement en référence aux murs de roches qui entourent le chemin. Comme à peu près partout à Bryce, ça parle beaucoup français, à croire que depuis mon départ il s'est passé quelque chose de grave et que tous les Français se sont expatriés pour venir ici !!!
Après la forte descente, le chemin adopte un angle nettement moins incliné, les indications sont bien visibles mais à un moment je me retrouve devant deux panneaux, l'un indiquant « End of trail » et l'autre, à l'opposé, « Sunrise Point ». A priori je vais vers Sunrise et n'ai rien à faire de la fin du chemin, je suis donc les autres promeneurs vers Sunrise mais … ce panneau « End of trail » m'intrigue et je rebrousse chemin pour aller voir ce qu'il y a à la fin du chemin. Bien m'en prend, car c'est « at the end of the trail » qu'on comprend pourquoi ce chemin se nomme « Queen's garden trail ». Et, fort de ce savoir qui éclaire d'un jour nouveau toute cette journée (!), je peux continuer le chemin vers son point de départ, le Sunrise point (en fait, le quiproquo avec les panneaux vient du fait que j'ai d'abord fait une partie du Navajo Loop et que j'ai rattrapé le Queen's Garden Trail un peu avant son terminus).
Dans ce sens, la dernière partie du chemin passe au milieu des hoodoos (les aiguilles rocheuses) et c'est un feu d'artifice ininterrompu de panoramas si spectaculaires qu'ils en coupent le souffle. Même si je m'arrête souvent pour photographier et que je me retourne toutes les 30 secondes pour tenter de m'imprégner des vues, j'atteins finalement le rim, le bord de la falaise. Quand je pense que j'ai failli ne pas faire cette rando par pure flemme ! Merci à ma conscience de m'avoir « obligé » à descendre parmi les hoodoos !!
Je ressors du parc et retourne tranquillement au motel, j'ai un boulot déprimant à faire : ranger les sacs de voyages pour le retour ! J'ai décidé de le faire aujourd'hui car la voiture est juste devant la chambre et je me doute bien que demain, à Vegas, les choses seront différentes.
Je prends mon dernier vrai repas chez Clarcke's. Un petit détail me fait sourire, hier c'était une énorme femme qui avait pris ma commande et aujourd'hui c'est un grand type tout maigre ! Je prends le désormais classique New York steak et les tout aussi classiques bières pression pour 38 $.
Mercredi 24 juin - Jour 17
Même plus besoin de quoi que ce soit pour être réveillé à 4h45 ! Je charge mes sacs, le gros dans le coffre, le plus petit sur le siège arrière et je pars à 5h15. C'est ma dernière journée complète aux Etats Unis …
Je traverse le parc national de Zion dont le nom, surprenant, vient du livre des Mormons ou Zion désigne la cité de Dieu (sachant que c'est à l'origine un mot Hébreux faisant référence à la capitale de la terre Sainte). Mais il est encore un peu trop tôt et du coup les splendides couleurs sont encore dans les ombres. C'est dommage … La solution ? En arrivant en vue des cabanes des rangers côté sud du parc, faire demi-tour, retraverser complètement le parc dans l'autre sens puis, faire à nouveau demi - tour et le re-retraverser intégralement encore une fois ! Et c'est toujours un vrai bonheur que de rouler dans ce genre d'endroit en cabriolet … Je sais que j'insiste lourdement avec le cab' mais … c'est VRAIMENT bien !!!
A 8h45 je passe pour de bon les guérites des rangers et je file vers ma dernière étape ....
je suis étonné que tu sois surprise par "le peu de temps qui s'écoule entre l'heure de ton réveil et celle où tu pars de l'hôtel délai".
Tu as une famille donc tu comprends la différence entre se dire "j'y vais" et "les enfants on va y aller......"😉
Sinon je trouve aussi que c'est un carnet très agréable à lire, avec une vision subjective et des anecdotes très plaisantes.🙂
Même toute seule, je pense qu'il me faudrait un peu plus que 15 minutes. Enfin non, peut-être pas, remarque. Ou tout juste, alors 😛
Circuit dans l'Ouest : http://voyageforum.com/v.f?post=2744058
Floride-Louisiane : http://voyageforum.com/v.f?post=3536861
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New York, again http://voyageforum.com/v.f?post=5593646
Mercredi 24 juin - Jour 17 (suite)
Le trajet se fait à bonne allure et je récupère une heure pour cause de changement de Time Zone. L'arrivée sur Vegas se fait facilement grâce au GPS. Sans cet accessoire si pratique, je n'ose imaginer l'enfer que ce doit être pour se repérer entre les différentes sorties, surtout quand on est seul dans la voiture. La circulation est chargée, il y a des travaux, je n'ai pas vraiment le temps de regarder le paysage, tout juste un coup d'œil à la tour du Stratosphère puis je sors de la voie rapide et je débouche sur le Strip. Arrêté au feu rouge mes yeux se portent sur l'immense affiche posée sur la façade du Pink Flamingo : un couple souriant mais la femme a un sourire si carnassier qu'elle fait presque peur !!! Mon hôtel, le Bill's Gamblin, est juste à côté, il est à taille humaine - ce qui signifie tout petit par rapport aux hôtels usines de Vegas – et je l'ai choisi pour ses tarifs attractifs et sa position centrale sur le Strip. Je suis un panneau « Self parking » mais c'est celui du Pink Flamingo, pas grave, il suffit de suivre le panneau « Exit », de refaire un tour gratuit autour de l'hôtel, de repérer ou est l'entrée du self parking du Bill's Gamblin et de s'y engouffrer ! Trop facile ! Il est 10h45 et je suis garé. Un petit coup d'ascenseur et je débouche dans le casino. Une nouvelle fois, on se croirait dans un film, il n'est même pas 11 heures du matin et un tas de gens sont avachi devant les machines à sous ! Comme dans tous les autres hôtels de mon trip, aucun problème avec le fait que je sois en avance sur l'heure théorique du check-in qui était en théorie à 14h00. En découvrant ma chambre je pense qu'a 56$ la nuit c'est un des hôtels qui me coûtent le moins cher et que c'est ici que la chambre est la plus grande !
Avant de partir à la découverte de celle qu'on surnomme « Sin City », la cité du péché, je passe un coup de téléphone chez moi, ma fille me demande si je vais jouer et comme je lui répond qu'évidemment non puisque je n'ai pas une once de gène de joueur elle s'étonne : « Mais alors que vas-tu faire jusqu'à ce soir ? » et effectivement lorsqu'on est jamais allé à Vegas, pas toujours évident de comprendre que chaque hôtel se visite et que chacun est un univers à lui seul : le Caesar Palace est un fac-similé de la Rome Antique, le Bellagio est inspiré du luxe Italien et du lac de Côme, le Paris est – bien sûr – inspiré de la « plus belle ville du monde », le Louxor de l'Egypte Antique, le Venetian de Venise, etc, etc. ! On pourrait continuer longtemps cette liste puisque rien que sur le Strip, le boulevard principal qui traverse la ville, on trouve une trentaine d'hôtels et que Vegas offre plus de 155 000 chambres !
Je passe mon après-midi à arpenter quelques-uns des hôtels qui bordent le Strip. Je commence sous un ciel bleu et une chaleur étouffante par le déjà ancien Caesar Palace, je poursuis par le Bellagio, le Paris, le New York New York, l'Excalibur et le Louxor. Accessoirement, alors qu'on entend et lit dans les médias et sur le net que Vegas est à l'agonie, que les hôtels sont vide et que tous les travaux sont arrêtés, je peux constater que les travaux du Aria Resort & Casino et ses milliers de chambres vont bon train jour … et nuit !
Encore une fois la météo a changé du tout au tout et en fin d'après-midi je me fais tremper sous le déluge de pluies d'orage ! Les réseaux d'évacuation des eaux pluviales sont très moyennement efficaces et d'immenses flaques d'eau se forment le long des trottoirs, flaques dans lesquelles se font un plaisir de rouler les voitures, aspergeant joyeusement quelques pouffettes style Paris Hilton qui se sont fait coincer à une intersection et qui, comme dans une série américaine, se mettent à hurler en faisant de petits bonds sur place ! Esthétiquement, les trottoirs luisants sont très jolis, mais à l'utilisation ils sont extrêmement glissants et dangereux. Devant moi, une jeune femme qui porte les tongs de rigueur se prend un terrible valdingue, ses pieds quittent le sol, son corps part en arrière et sa tête heurte le sol, il lui faudra plusieurs minutes pour se relever. Décidément, Vegas n'est vraiment pas faite pour la pluie !
Le Monte Carlo
Vegas après la pluie 😉
En plus, après la pluie la chaleur est encore plus difficile à supporter car il fait toujours aussi chaud avec l'humidité moite en plus ! La seule échappatoire à cette moiteur : l'intérieur climatisé des casinos, ça tombe bien, non ?!
Je reviendrai un peu plus tard sur mon impression de la ville mais une chose est sûre, le spectacle est autant dans la rue avec la dégaine des gens que dans les casinos !
Après être repassé par mon hôtel, je me rends au rendez - vous avec 6 ème Sens, etttttt oui, encore une connaissance de VF ! Le rendez vous est au Miracle Mile, la galerie marchande du Planet Hollywood, ce qui me permet de voir quelques pépites qui m'auraient échappé, tel ce restaurant « Hawaiian Tropic » où le personnel est exclusivement féminin et où l'uniforme de travail est le bikini et les tongs (rappelons que la clim' est réglée comme partout ailleurs sur moins 12° !!!).
Autre surprise, lorsqu'après avoir traversé une galerie marchande relativement classique, on arrive dans ce qui pourrait être une place de village Marocain ou Tunisien et où, malgré que nous ne soyons qu'en fin d'après midi et qu'a l'extérieur le ciel soit encore bien bleu, ici, un faux ciel et un faux soleil imitent à la perfection le crépuscule. C'est 6èmeSens qui me fournira l'explication, cette partie est en fait ce qui a été conservé de l'ancien casino, le Sahara, d'où le style vaguement mauresque.
La reception du paris
L'interieur du Miracle Miles le shopping mall du Planet Hollywood
Après avoir passé mon voyage à n'en faire qu'a ma tête puisque j'étais seul, pour Vegas j'ai décidé de me laisser guider par Nico (6emeSens) histoire de voir comment une autre façons de faire.
Première étape : direction le Bill's Gamblin pour choper des coupons de réduction pour manger moins cher au self-service du Paris … Oui, je sais, ça paraît embrouillé, c'est bien pour ça que je laisse Nico et son époouse mener la manœuvre. Je vous explique : à partir d'une certaine heure, certains casinos servent de point de vente pour des billets à tarif réduit pour des spectacles (ça c'est compréhensible, il vaut mieux vendre moitié prix des billets plutôt que d'avoir des sièges vides qui rapportent zéro) mais aussi pour certains buffets d'autres casinos. Cool hein ? Oui, sauf que bien sûr, le nombre de billets à tarif réduit est limité, donc il faut être dans les premiers, donc il faut faire la queue. Au Gamblin elle c'est à l'extérieur, et comme par hasard en plein soleil … Super ! Là, on achète des coupons de réduction pour le buffet du Paris. La réduction n'est pas monstrueuse puisqu'elle n'est que de quelques dollars, à chacun d'estimer si c'est intéressant ou pas. En ce qui me concerne, c'est super interessant ( financièrement au moins ! ) puisque c'est M. et Mme 6èmeSens qui m'offre le repas !
Seconde étape : une fois les tickets en poche, direction le Paris où nous refaisons la queue pour accéder aux salles du buffet. Quand c'est notre tour, nous présentons nos coupons et nous sommes placés dans la salle Bourgogne. Quelques précisions sur le Paris : si les serveuses qui œuvrent dans le casino ont un uniforme assez sexy constitué d'un body bleu et de collants, les uniformes du personnel qui œuvre dans les salles du self sont des costumes « régionaux » probablement issus de l'imagination d'un type sous acide qui n'a pas la moindre idée d'où se trouve la France car ça ne ressemble à rien de connu … tout au moins dans notre espace-temps habituel !Les sodas sont inclus dans le prix du repas et comme promis je fais comme tout le monde, prends un Pepsi (un vrai, avec de la caféine et du sucre !) et renonce à mes bières quotidiennes. Ce qui me permet de goûter à une spécialité US que j'avais évitée jusque là (car Thank God ils ne mettent pas – encore – de glaçons dans la bière !) les glaçons au Pepsi ! Côté buffet, le choix est bien sûr énorme et même en ne prenant qu'une petite part du maximum de plats, on ne peut goûter qu'une infime partie de ce qui est proposé… Les plats sont à peu près corrects mais la plupart des desserts sont franchement bizarres … Le pire étant lorsque ça ressemble à un plat connu, un millefeuille par exemple, mais qu'a la première bouchée on s'aperçoit qu' en fait c'est quelque chose de totalement différent !
Nico propose d'aller voir le show des pirates qui a lieu devant le Treasure Island. Je suis. Au passage on regarde le magnifique show des Jets d'Eau du Bellagio. L'effet est différent de ce qu'on peut voir la journée mais c'est encore plus épatant. Une fois devant le Treasure Island, je m'aperçois rapidement qu'il y a un petit problème : je n'avais pas pensé qu'il faudrait arriver en avance, qu'il faudrait donc encore une fois poireauter debout sur le trottoir, qu'il y aurait beaucoup de monde, que tout ce monde serait entassé car une partie du trottoir est bloquée et qu'il ferait aussi chaud. J'essaye de tenir mais … c'est impossible ! Trop chaud, beaucoup trop chaud et trop de monde, beaucoup trop de monde pour moi. Je m'excuse auprès de Mr et Mme 6emeSens, nous nous fixons rendez - vous pour le lendemain matin et je les quitte, ils restent pour le show et je vais voir et photographier « Vegas by night » en retournant jusqu'au NY NY. A pied bien sûr, c'est encore ce qu'on a fait de mieux pour visiter !
Au passage je rajoute à mon tableau de chasse le Venetian et la galerie marchande du Caesar Palace. Bien sûr, oubliez toute ressemblance entre CETTE galerie marchande et ce que vous connaissez des galeries marchandes. Ici la déco est celle d'un palais romain avec au milieu un escalator en spirale alors qu'il n'en existe que cinq ou six au monde ! Je m'arrête devant le Mirage pour assister (de loin parce qu'ici aussi il y a pas mal de monde) à l'éruption d'un volcan, lumières, bruits, effets pyrotechniques … Un show en extérieur, donc gratuit …
Plusieurs heures plus tard, je suis de retour dans ma chambre d'hôtel. Je suis plus que fourbu, je n'ai tout simplement plus de pieds à force de piétiner et plus d'épaules à force de porter le sac photo. Mais, alors que cette ville est théoriquement l'archétype de ce que j'abhorre, mon sentiment sur Vegas a évolué, il est devenu plus complexe. Bien sûr, le fric, le tape-à-l'œil, le mauvais goût, les excès sont omniprésents. Bien sûr, lorsqu'on se balade sur le Strip on a l'impression de se balader dans un zoo tellement les énergumènes qu'on croise sont exotiques. Mais, après y avoir passé quelques heures, après avoir regardé plusieurs fois le show des jets d'eau du Bellagio (ceux qui me connaissent comprendront pourquoi ce spectacle m'interpelle), après avoir aperçu l'éruption du volcan du Mirage, après avoir regardé un peu plus en détail les hôtels et leurs lumières nocturnes, il m'est venu une autre impression, plus admirative celle-ci, car derrière le faux et l'entertainement on ne peut nier qu'il y ait une maîtrise technique indéniable.
Jeudi 25 juin - Jour 18
Je suis réveillé à 5h40 encore une fois sans réveil…
Quelques dizaines de minutes plus tard, je traverse le casino où il y a encore (ou déjà) du monde avachi devant les machines à sous et je sors sur le Strip pour voir s'il y a quelques choses à voir ! Mais le ciel est gris et même si Las Vegas est la ville qui ne dort jamais, il est quand même 6h du mat', ce qui veut dire qu'il n'y a que les fêtards qui errent sur les trottoirs et après une nuit de beuverie, que ce soit à Vegas ou à Triffouilly les Oies, ils sont dans le même sale état …
Je remonte dans ma chambre et pour la première fois depuis que je suis aux Etats-Unis, j'allume la télévision ! Je tombe rapidement sur un épisode d'Angel que j'ai vu depuis longtemps mais bon, le but est de passer le temps alors …
A 8h30 je quitte ma chambre, prends la voiture et roule jusqu'au parking du MGM Grand. Dans l'immense hall je retrouve les 6èmeSens. On s'entasse tous dans la Sebring, on passe faire le plein et quelques minutes plus tard on arrive au parking de l'aéroport. Rendre la voiture qui a 5400 kilomètres (3355 miles) de plus au compteur que lorsque je l'ai prise à San Francisco il y a 18 jours, est une simple formalité. Jusqu'à ce qu'un des gars, attiré par le fait qu'on soit 3 dans la voiture avec nos bagages entassés un peu partout, vienne me prendre la tête parce qu'on a mis des sacs dans le coffre sur le « bouclier de protection » de la capote et que ça a soi-disant cassé un des axes. Sauf qu'il tombe mal parce que je viens de passer 18 jours à remettre ce maudit axe pour la bonne raison qu'il était cassé dès que j'ai pris la voiture !! Marrant comme, où que ce soit dans le monde, les gens qui s'occupent des bagnoles sont plus regardants au retour qu'à l'aller. Et marrant aussi comment mon anglais, qui a du mal à sortir dans des conditions normales devient « very easy » quand je suis un peu énervé !
Il ne reste qu'à prendre la navette, à dépenser mes derniers dollars pour acheter un bouquin et un dernier Frappucino au Starbucks de l'aéroport, à constater qu'il y a des machines à sous jusque dans l'aéroport et à attendre l'embarquement. Sans le faire exprès les 6 ème sens et moi nous avions réservé le même trajet (Las Vegas – Salt Lake City – Paris) sur le même avion (Delta Airlines) à la même date, étonnant comme coïncidence, n'est ce pas ? Nous passons donc le vol retour à discuter de choses et d'autres tandis que l'hôtesse nous harcèle pour que nous fermions le volet du hublot … sauf que nous n'en avons pas envie et que si personne n'empêche le type du siège devant moi de me baisser le dossier de son siège dans la tronche, je ne vois pas pourquoi nous fermerions le hublot …
Un peu avant de l'atterrissage, on nous distribue un questionnaire estampillé « République française », rédigé EN ANGLAIS, où nous devons indiquer le numéro du vol ainsi que nos noms, prénoms, ville de départ et la place que nous occupons dans l'avion. La finalité de ce questionnaire ? Savoir qui était assis où afin qu'en cas de cas de grippe A sur un passager, les services de santé puissent soigner également les personnes qui étaient proches du malade … Mis à part le fait qu'on croirait que le gouvernement français n'a pas accès aux listings de vols où figurent la totalité des renseignements qu'on nous demande, les vacances sont bien finies …
NB : Etant persuadé que VF n'est pas prévu pour les carnets de voyages illustrés de nombreuses photos, je n'ai mis ici qu'un échantillonage de celles-ci, pour les retrouver en intégralité, il ne reste qu'a se rendre sur mon site perso !😉
Et voilà, une semaine que nous sommes revenus de notre voyage de 3 semaines au pays de l'Oncle Sam... La nostalgie est déjà là, snif, j'aimerai déjà repartir…
40 jours dans le sud-ouest américain Compte-rendu de notre périple USA 2009 (1ère partie) 1ère partie: de Los Angeles à Monument Valley voyageforum.com/...…
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (7ème et dernière partie) 1ère partie: de Los Angeles à Monument Valley voyageforum.com/... 2ème partie: de Goosenecks…
En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai…
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique. Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre…
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).