J'arrive à CDG avec ma carte d'embarquement déjà imprimée sur Internet. Passage du contrôle de police par l'accès N°1 assez rapide malgré un peu de monde. Par contre, le contrôle de sécurité de l'accès N°1 est complètement bloqué. Quelques passagers bifurquent vers les autres files, ce qui a pour effet de faire tirer un cordon pour bloquer ce passage. Une minute après, une hôtesse vient nous demander de la suivre. Elle nous fait traverser les autres files pour nous emmener au dernier poste où elle nous fait passer devant tout le monde. Bilan : contrôle très rapide. Bon début.
Je vais vérifier à la porte d'embarquement mon vol ; il est annoncé avec 20mn de retard. Rien de dramatique. Je vais donc au salon qui est très chargé et 30mn avant l'heure prévue je me rapproche de la porte d'embarquement. Maintenant c'est 1 heure de retard. Cela commence à faire beaucoup et je crains d'être juste pour récupérer ma carte d'embarquement pour le vol retour. Je vais donc au comptoir où j'explique que je reviens avec le même avion et que compte tenu du retard, je crains pour récupérer ma carte d'embarquement. L'hôtesse présente me l'imprime donc très gentiment. Après un petit tour dans le hall E pour passer le temps, je reviens vers la porte 28 pour découvrir que maintenant le vol 1480 est annulé ! Aie !! Le comptoir, désert tout à l'heure, est maintenant bondé. Heureusement les guichets d'embarquement n'ont que 2 ou 3 personnes en attente. J'y vais donc. Pendant que j'attendais, le service de rappel d'Air France (ROC) me téléphone sur mon portable pour me signaler que le vol 1481 que je devais prendre depuis Londres était annulé (je le savais déjà !) et que j'étais rebooker sur le suivant (1581). Maintenant, je dois absolument embarquer sur le 1580. Quelques minutes plus tard, j'explique rapidement cela à l'hôtesse : Le 1580 part dans 10mn. N'ayant pas de bagages, elle peut m'enregistrer dessus, sinon c'était impossible.
Donc pour ce vol, l'Airbus 321 bi-classe s'est transformé en ATR 72 mono-classe et le siège 1A en 17C. A l'arrivé à Heathrow, 20 à 30 mn à tourner en rond (comme d'habitude) avant d'obtenir un créneau puis approche avec fortes turbulences. L'avion est secoué dans tous les sens, latéralement et verticalement avec des écarts impressionnants. L'altitude diminue, la piste approche, toujours autant de turbulences. Le seuil de piste est franchit, les installations aéroportuaires sont visibles sur les côtés, et toujours autant d'écarts en touts sens. L'atterrissage risque d'être dur, peut-être même un rebond est à attendre. Enfin le train principal touche la piste, on sent l'avion se mettre brutalement en ligne avant que la roulette de nez ne touche à son tour. Cependant la vitesse me semble élevée. Est-ce réel, le pilote ayant conservé une vitesse plus importante pour être plus manoeuvrant où est-ce une impression due au fait que l'ATR est bien plus petit qu'un Airbus. En tout cas, le freinage est énergique et puissant, le dégagement vers le taxiway rapide, Le pilote a maîtrisé son appareil vraiment parfaitement !
Pour le retour, avec le même ATR, ma place est la 3A. Embarquement à l'heure, annonce du commandant de bord qu'on partira dans 5mn, qu'on sera secoué au départ et un peu (mais moins) à l'arrivée puis … plus rien pendant 15 mn. Les agents de piste remettent les cônes autour des ailes. Le vent est toujours très fort et l'avion, bien qu'à l'arrêt quand même secoué de temps en temps.C'est alors que le commandant fait une annonce. Sa voix est embarrassée (je crains une annulation du vol pour cause météo), et il nous annonce qu'il faut attendre encore plus de 30 mn pour avoir un créneau de décollage (ouf, ce n'est que cela). Compte tenu des conditions météo, les espacements ont été augmentés et le trafic est important, comme toujours à Heatrow. Petite compensation, il semblerait que durant les ¾ d'heure d'attente au parking, le vent se soit calmé car les turbulences annoncées n'ont pas été rencontrées. Le vol s'est déroulé sans problèmes.







