Fabricia · 6 July 2004 à 15:45 · 51 photos 52 messages · 16 participants · 16 847 affichages | | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Quel plaisir de se plonger dans d'autres récits. Merci tout plein Fabricia... Je me revoyais à Benares le long du Gange, dans les petites ruelles traversant des marées humaines, ou buvant un chai tranquillement avec cette chère... Marsu! Mais oui!  De plus c'est interressant de voir comment d'autres vivent leur voyage... Khajuraho, je ne l'ai pas encore vu, ce sera pour la prochaine fois! Merci encore :) | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Comme Parvat et bien d'autres, je savoure tes récits. Varanasi, sans nul doute, la plus grande émotion de ma vie, le mystère de la vie et de sa poursuite logique dans la fin de vie, le karma... tout à Varanasi prend un sens. Je me souviens de cette jeune femme, assise près d'un homme d'apparence âgé, allongé à même le sol, dans une petite ruelle, tout était calme, elle attendait qu'il parte pour le grand voyage, sereine... Et lui était paisible, sans doute avaient-ils marché pendant des jours et des jours, le but ultime étant de mourir dans cette ville bénie entre toutes.
Merci de nous faire revivre l' Inde.
Amicalement
Sandrine | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bénarès m'a énormément bouleversée... Tous ces corps transportés à vive allure, au milieu de la foule, vers les bûchers de crémation, les mendiants innombrables sur les degrés des ghats, les saddhous en prière sous leurs parasols, et tous ces gens immergés dans l'eau trouble...
La fatalité légendaire des indiens est une leçon d'humilité pour les occidentaux, l'acceptation de la mort comme une issue vers la délivrance... En Inde, on ne dit pas "mon père est mort", mais "l'âme de mon père a quitté son corps"... | | | À: Fabricia · 14 July 2004 à 21:29 · Modifié le 15 Jul 2004 à 1:50 Re: Inde, enfin! et Katmandou Message 24 de 52 · Page 2 de 3 · 7 259 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Ce n'est pas tant nous faire revivre l' Inde, car malheureusement tout le monde n'y a pas accés......., mais ces mots que tu places si justement et avec autant d'émotion dans des phrases si magiquement tournées nous donnent à penser à nous autres, voyageurs incrédules sur ce pays, que décidemment une foule d'émotions sont là prêtes à envahir les incroyants que nous sommes à encore douter de la puissance spirituelle de ce pays.......
Cette fatalité de la vie en général est quelquechose qui me plaît bien...... et qui en même temps me fait peur, car comment raisonner de façon occidentale si on engage son destin de vie dans la puissance de son âme qui dissocie le corps de l'esprit et de l'âme justement.....
Peut être justement doit on faire à certains moments des choix de vie judicieux pour arriver à trouver cette sérénité qui à tout instant peut venir habiter ceux qui ont trouvés dans l'incarnation de ce pays toute la magie propre à celui ci....
Mais comment parvenir à la retranscrire ici.... chez nous, je me demande si il ne faut pas faire le choix de partir dans un ailleurs également physique qui permettrait de mieux s'abandonner à ce choix de vie.....
Gayatri pourrait nous donner son avis, elle qui se pose souvent la question et qui me semble t il va la résoudre dans un prochain départ définitif, et je me demandais si toi tu avais trouvé une réponse à celà ou simplement profité des leçons apprises durant tes voyages dans ce pays...... | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Les racines... parfois je me demande si j'en ai, être native de... cela veut il dire quelque chose ? les racines ne sont elles pas ces ramifications que l'on forge jour après jour au plus profond de soi ? ces petits détails insignifiants pour les autres qui tissent un lien capital pour nous ? Je me souviens de ma première arrivée sur le sol Indien. Je suis descendue de l'avion, oh j'ai respiré à fond l'air ambiant, et me suis agenouillée pour embrasser le sol. Ridicule n'est ce pas... mais ce sont des gestes que l'on fait sans même réfléchir. Quelques heures plus tard, j'étais à Mandawa, une petite fille au regard vide, si vide, dansait pour des touristes. Regard déjà étteint à 5 ou 6 ans. C'était surréaliste, d'un côté les murs peints de scènes plus vivantes et belles les unes que les autres, d'un autre côté cette petite fille. Première révolte intérieure, mais l'amour de l' Inde était déjà si puissant... ancré depuis tant d'années en moi...
Mon premier voyage en Inde ? un appel, plus fort que tout, irrésistible, il fallait que j'y aille, il le fallait.
Sandrine | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Les racines... parfois je me demande si j'en ai, être native de... cela veut il dire quelque chose ?
Bien sûr que tu as des racines mais elles ne sont pas forcément là où tu es née.....les racines sont ce qui font une personne, c'est ce qui la construise et toi apparemment c'est l' Inde qui te construit, qui t'habite alors tes racines émotionnelles et psychologiques se trouvent là bàs. Tu n'acquières un certain bien être que lorsque tu touche ce sol n'est ce pas ? Alors c'est ça ! Mais tes racines familiales sont loin d'être en Inde oui tu as deux pays " d'origine " les deux étant très importants car dans l'un tu as la famille et de l'autre tu as tout ce qui te concerne toi 
Bisous et à bientôt | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
... Soirée d'adieu à Khajuraho, une affiche annonce un spectacle de marionnettes dans le jardin de l'hôtel. Sous un velum de toile, une petite estrade posée sur la pelouse, trois acteurs composent la troupe : un père et ses deux petites filles nous saluent d'un joli "namasté". Nous sommes leurs deux seuls spectateurs, le reste des clients est parti vers le village où se déroule une fête locale avec fanfares et feux d'artifice.
Durant une heure, les trois acteurs, vêtus de soies et coiffés de perles, nous racontent une légende rajpoute où il est question d'amours impossibles entre une princesse et un intouchable, personnifiés par des marionnettes scintillantes qui sautent et virevoltent, accompagnées par les voix cristallines des adorables gamines, sur des mélodies folkloriques rythmées de coups de cymbales et tambourins... On applaudit chaleureusement, ils posent volontiers devant mon objectif, très fiers de leur succès, même limité à un nombre si réduit de spectateurs...
Agra - La ville-écrin du joyau moghol, le Taj Mahal, le célébrissime emblême de l' Inde. De hautes murailles de grès rouge protègent le mausolée de marbre blanc dédié à Mumtaz-Mahal... Son époux inconsolable Shah Jahan a voulu le plus beau des tombeaux pour sa bien-aimée, morte en donnant le jour à son quatorzième enfant... La splendeur éblouit tous ceux qui la contemplent : le marbre opalescent reflète les rayons du soleil, avec de subtils dégradés de couleurs tout au long du jour. Trois visites successives vont me permettre de photographier la merveille sous des angles et à des moments différents de la journée. Le point d'orgue, la nuit venue, sera une photo de la lune posée comme un point sur l'i du minaret.
Nous ne sommes pas seuls dans ce temple de la beauté et de l'amour : des jeunes mariés viennent en voyage de noces : assis sur un banc de marbre blanc, juste dans l'axe des coupoles, célébrités et anonymes du monde entier ont eu l'honneur de s'y faire immortaliser sur pellicule.
Sous les arcades, des jeunes filles se sont allongées sur les frais carrelages. On se déchausse devant la crypte où reposent depuis plusieurs siècles les amants célèbres, dans leurs mausolées incrustés de pierres fines. Il serait inconcevable de bouder cette étape, à la fois si recherchée et tellement exceptionnelle...
Tout au long de nos escales, nous allons goûter la cuisine des luxueux palaces, dont les tarifs de restaurant sont beaucoup moins élevés que ceux des chambres. Le Sheraton d' Agra est particulièrement renommé pour la qualité des repas. De nombreux clients se sont précipités vers l'immense salle à manger, où nous avons pu trouver une table libre. De longues séries de poëlons posés sur des réchauds où l'on se sert à volonté de plats odorants, des salades de légumes multicolores, accompagnées de sauces brulantes, mille desserts étranges tels que gâteaux à la carotte, flan de pois chiches, petits fours de semoule laquée, fruits en compotes, crèmes lactées... Une orgie digne des mille et une nuits.
Trois musiciens assis sur les tapis précieux jouent sur des instruments typiques, tampura, veena et sitar, des musiques sacrées de l' Inde du nord.
Sur les rives de la Yamuna, le Fort rouge dresse ses hautes murailles dans une courbe du fleuve. Du haut des remparts, on peut apercevoir le Taj Mahal dans la brume. Une fois franchie la lourde porte hérissée de pointes métalliques, on découvre à l'intérieur une succession de palais, mosquées, jardins moghols avec ruisseaux de céramique, chambres étincelantes aux parois incrustées de miroirs multicolores, dédales de couloirs secrets, harems et hammams, hantés par les souvenirs du glorieux passé.
Une étrange ville fantôme se dresse dans la campagne, Fatehpur Sikri, construite pour l'empereur Akbar en 1572, qui n'a occupé les lieux qu'une dizaine d'années. A l'abandon depuis des siècles, on croit être chez la belle au bois dormant, les ombres des disparus se cachent derrière les colonnes, et on entend parfois des murmures dans les hautes tours pyramidales... Un immense damier figure un jeu d'échecs où les pions étaient des esclaves qui se déplaçaient selon le bon plaisir de l'empereur !
Sur la route du retour vers Agra, une autre curiosité attire des foules de pélerins, le mausolée de Sikandra, tout de grès et marbre neigeux. Dans un sanctuaire où se pressent des femmes en saris, des milliers de rubans rouges sont accrochés comme des ex-votos : "Si vous désirez un fils, il vous faut nouer ce fil et votre souhait sera exaucé..."
Un taxi nous ramène par une nuit d'encre au milieu d'une circulation infernale, une panne d'électricité a plongé la ville entière dans l'obscurité. Notre chauffeur doit avoir des yeux de chat pour se faufiler sans dommage dans les embouteillages monstrueux.
Notre hôtel est spécialisé dans les banquets de fêtes et mariages, ce qui nous vaut des charivaris durant plusieurs nuits consécutives : les indiens aiment par dessus tout le vacarme pour accompagner les grands événements de leur vie... Hélas pour notre repos bien compromis... Regrets des douces nuits de Khajuraho.
Suivant les conseils de notre logeur, nous réservons deux places dans le car "Deluxe" qui relie Agra à Jaïpur, but de notre prochaine étape. Images attachées: | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bus pour Jaïpur -
Dès l'aube, nous embarquons dans un autocar pompeusement qualifié "Deluxe" pour Jaïpur, distante de 230 km. Les indiens n'ont pas peur des superlatifs pour baptiser les hôtels et les bus, le mot "luxe" pétille sur les enseignes de baraques parfois sordides, et le bus de ce matin est très loin de répondre aux exigences des normes européennes !
On ne va pas se plaindre puisqu'on peut poser ses deux fesses sur la place retenue de haute lutte aux guichets de la gare routière, noire de monde. Le véhicule est plein à craquer quand il démarre enfin. Des guirlandes de jasmin accrochées tout autour du pare-brise, Krishna, Ganesh et autres divinités collées un peu partout, bâtonnets d'encens fumant sur le tableau de bord, nous voici parés pour affronter les turbulences routières. Les passagers, tous indiens, nous ont salués comme des amis, nous questionnant les uns après les autres sur le but de notre voyage. Un jeune homme s'est enquis de l'hôtel retenu à Jaïpur...
On roule depuis environ une heure, frôlant d'énormes camions qui arrivent droit sur nous, en rugissant de tous leurs klaxons, en vertu de la loi du plus fort sur la route... A chaque véhicule de moindre importance de s'effacer comme il pourra, même jusque dans le fossé, pour laisser la piste à ces tonnes de ferraille conduites par des chauffeurs shootés à l'alcool frelaté.
Soudain, coup de frein brutal, nous voilà arrêtés en pleine campagne, une immense file de véhicules se forme, pour une raison inconnue, très loin devant notre bus... De chaque côté de la route, des champs de paille séchée sous un soleil de plomb. Quelques passagers descendent pour aller aux nouvelles. Il fait si chaud qu'on ouvre les fenêtres pour un semblant d'air, chaud aussi... Des abeilles bourdonnent autour du car, quelques unes ont même le culot d'entrer dans le bus, sous les cris de nos voisins... "Please, shut the windows ": abeilles très dangereuses, elles "mordent"... On va continuer à bouillir dans notre carcasse chauffée à blanc pendant deux bonnes heures, sans oser émettre la moindre protestation : la patience, la résignation de nos compagnons de route sont un exemple pour nous, dont le premier réflexe serait de "râler" (comme tous les français !)...
C'est une expérience intéressante mais épuisante, il nous faudra pas moins de sept heures pour faire les 230 km. L'arrivée à Jaïpur est épique : nous avons été kidnappés par deux sikhs enturbannés qui nous attendaient avec leur taxi, pour nous convaincre de loger dans leur "best, very best" hôtel, forcément beaucoup plus confortable, moins cher, etc... Inflexibles et décidés à leur résister, on les oblige à nous emmener dans le centre de la ville, devant le "L.M.B" retenu... Là encore, on a toutes les peines du monde à descendre car ils veulent absolument connaître notre programme de visites... Pas de chance pour eux, mon époux se fâche en les menaçant d'appeler le policier planté à quelques mètres. Efficace, ils capitulent devant des clients aussi récalcitrants... C'est très gênant d'avoir à se mettre en colère, mais parfois c'est l'unique façon de se débarrasser de ces enquiquineurs !
Jaïpur est une très grande ville d'aspect étrangement moderne, avec ses larges avenues rectilignes qui se croisent à angle droit, tout à fait insolite dans le capharnaüm de cette fin d'après-midi. Un magma compact de véhicules remplit complètement les chaussées nord et sud de la cité rose. Imaginée par un maharajah épris d'urbanisme, Jaï Singh II en a dessiné les plans vers 1727, avec un esprit éclairé et curieux. Il a également édifié un observatoire astronomique géant pour donner libre cours à sa passion céleste.
L'hôtel L.M.B. nous accueille du bout des lèvres pincées de sa propriétaire, cette peu aimable personne de sang brahmane affiche un mépris hautain pour les "intouchables" que nous sommes à ses yeux. Mais comme il faut bien vivre, elle charge son sbire de caste inférieure des formalités touristiques...
Ce n'est pas du grand confort, les fenêtres donnent sur l'avenue bruyante, mais des vitres épaisses isolent du vacarme extérieur. La salle d'eau, très succincte, suffira pour quelques nuits. Avertissement cocasse : "Prière de laisser les fenêtres fermées à cause des singes"... Intéressant ! Des singes ? en ville ? Eh oui, ce sont des macaques rassemblés sur les toits environnants, toute une famille de joyeux farceurs qui gambadent frénétiquement devant nos fenêtres, ils nous ont repérés, eux aussi. On se dévisage réciproquement avec une égale curiosité.
Nous verrouillons soigneusement les écoutilles pour décourager toute tentative d'abordage des pirates-quadrupèdes d'un naturel redoutablement chapardeur.
Le restaurant de l'hôtel, situé en sous-sol, affiche des plats exclusivement végétariens. La grande salle s'étire en longueur, sous des lumignons espacés qui diffusent une chiche clarté. A l'examen des nappes et des serviettes, je me demande si c'est du -blanc sale- ou du -gris propre-, car tout ça n'est pas de la première fraîcheur. D'énormes taches de sauces s'étalent un peu partout. En Inde en général, et ici en particulier, on n'est pas très regardant sur la qualité des lessives... Peu importe... Ce qu'on nous sert est plutôt bon, les mets à base de légumes sont délicieux, et bien moins épicés qu'ailleurs. Excellent pour nos estomacs fragilisés. Le serveur qui apporte les plats avec élégance renifle sans arrêt en se penchant sur nos assiettes... A la table voisine, un client indien a fini son repas, il s'essuie vigoureusement le visage et les cheveux avec sa serviette, la déplie, se mouche bruyamment et crache dedans, puis repose le carré de tissu en boule dans son assiette. Indifférence totale de son entourage.
Petit déjeuner très matinal (c'est notre habitude de démarrer de bonne heure), dans notre chambre, devant la fenêtre aux singes : c'est une foule déchaînée qui danse et fait du trapèze sur les poteaux électriques. Ils se précipitent sur les morceaux de toasts tartinés beurre et confiture qu'on leur dépose sur le muret. C'est la folie dans la tribu, mais la hiérarchie a ses lois, chacun en aura un peu, lorsque les plus gros seront repus. Distribution de taloches, quelques coups de dents, il y en aura pour tout le monde !
Dans les rues de Jaïpur, c'est un peu pareil : la cohorte des solliciteurs se rue sur nous dès que nous sortons de l'hôtel. Le touriste, rare, n'échappe pas facilement aux multiples quémandeurs. Un grand dadais moustachu, qui se croit plus malin que les autres, nous tend une lettre manuscrite qu'il vient de recevoir, dit-il, et qu'il ne sait pas lire. Pouvons-nous l'aider ? Bien sûr, c'est une hollandaise qui le remercie des services rendus lors de son récent séjour ici. Ladite lettre n'est pas tombée de la dernière pluie, elle est déjà bien froissée. Le gars, tout sourire, nous propose de nous emmener tous les deux sur sa moto, pour prendre un pot. "Monter sur son engin, dans cet incroyable enchevêtrement urbain ? Niet, farouchement niet !!! On y va à pied. Attablés, nous écoutons son discours : il nous trouve très sympas, il va nous servir de guide pour visiter la région, et blablabla... Il ajoute que sa femme attend un second enfant, un garçon ! Une échographie ? Non, c'est l'astrologue qui a été catégorique ! On le laisse aller, sans rien lui promettre, lui disant à notre habitude que nous allons réfléchir... sans vouloir le décevoir, son scénario est si naïf qu'il nous fait pitié ! | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
je crois que c'est le dernier post que je lis avant mon départ pour le Canada, peut-être un autre demain ? mais à mon retour : ce sera GEANT, plein de belles images, plein de senteurs, plein d'émotions... à bientôt fabricia... dolma | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
L' Inde nous jette souvent en pleine figure tous ces sentiments pele-mele de haine, de colere, d'indiference... On devient comme eux indifferent a la proprete nos priorites ne sont plus les meme pourquoi s'indigner que quelqu'un se mouche ce racle la gorge pres de nous? Parce que chez nous ca ne ce fait pas! Mais pourquoi? Je trouve ca insuportable aussi mais bon....
Parfois on aurait envie de leur crier de nous foutre la paix mais en meme temps nous sommes chez eux et on se rend vite compte qu'en restant zen ils se lassent vite de nous.... Ils aiment voir monter notre aiguille de chauffage et trop souvent on leur donne le change de ce qu'ils veulent...
C'est le charme de l' Inde qui fait que parfois on ne sait plus qui on est qui nous sommes et ou on s'en va qui fait qu'on ce cherche au fond de soi... | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Merci Fabricia, quel plaisir de te lire.... Les images évocatrices que tu déroules devant nous semblent tellement réelles qu'on en oublierait presque le travail d'écriture... 
Je me demande quand même de quel sortilège puissant l' Inde use-t-elle pour vous retenir ainsi dans ses filets, toi et les autres passionnés de cette terre, tant le périple que tu nous livres ressemble parfois au parcours du combattant, mélant la douceur la plus enchanteresse à la cohue urbaine la plus déstabilisante ?
Tu me diras peut-être que c'est justement ce cocktail détonnant qui vous énivre ?
J'attends la suite avec impatience... | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
C'est une étrange planète, en effet, où le voyageur est sans cesse chamboulé par ce qu'il voit : on n'a pas une minute l'esprit au repos face à des contrastes saisissants qui heurtent le regard...Il faut oublier ses propres repères, s'adapter sans arrêt aux réalités, ne pas juger avec son échelle de valeurs occidentales...
Ce remue-méninges permanent qui vous tient en haleine : c'est difficilement transmissible par l'écriture et demande un retour continuel sur des souvenirs tellement vivaces qu'en entamant ces récits, j'ai la sensation d'avoir laissé là-bas une partie de moi-même...
Et pourtant, je suis allée ailleurs pour changer un peu...Mais l'attirance est très forte : la tentation d'y retourner me trotte à nouveau dans la tête ! | | | À: Fabricia · 18 July 2004 à 11:52 · Modifié le 4 Sep 2008 à 10:47 Re: Inde, enfin! et Katmandou Message 33 de 52 · Page 2 de 3 · 4 365 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Deux aperçus des rues de Jaïpur... Images attachées: | | | À: Seshat · 18 July 2004 à 14:56 · Modifié le 8 Aug 2008 à 17:00 Re: Inde, enfin! et Katmandou Message 34 de 52 · Page 2 de 3 · 4 356 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Jaïpur -
Premiers pas sur les larges trottoirs du centre-ville : des cohortes de véhicules se dirigent vers le marché, non loin de notre hôtel. Ainsi qu'on peut le voir sur la photo ci-dessus, c'est un vrai cirque ambulant. Des charrettes tirées par des dromadaires, des buffles, des chevaux, et aussi à bras d'hommes, bourrées de marchandises diverses, des camions dont le chargement déborde au risque de verser, bus surmontés de passagers sur les toits, accrochés aux portières, aux pare-chocs, vieilles ambassadors du temps du Raj, motos, scooters, vélos, pousse-pousse, porteurs de ballots plus gros qu'eux, les inévitables vaches errantes et quelques éléphants, tout ce barnum bruyant, crachant des vapeurs suffocantes, gravit lentement les longues avenues bordées d'échoppes...
En levant les yeux vers les étages, on peut lire une étrange pancarte, "Dr. SABLOK, Sexologist" !!! Le lecteur peut la voir sur la photo précitée...
Une grande muraille de grès rouge, alvéolée de multiples ogives, le "Hawa Mahal" (Palais des vents) est l'emblême de Jaïpur. Ce n'est pas à proprement parler un palais, mais une immense façade derrière laquelle les dames du harem pouvaient contempler le spectacle de la rue, sans se montrer. Pour une vue panoramique de l'ensemble, il faut monter dans l'immeuble d'en face. C'est un collège de garçons : quelques étudiants nous invitent dans leur classe, au dernier étage : vue d'ici, ma photo sera meilleure. Les ados ont entre 15 et 18 ans, on regarde leurs livres et les sujets de leurs devoirs. En redescendant accompagnés par les plus grands, un gracieux jeune homme qui me précède dans les marches m'entoure soudain de son bras et me plaque un baiser sonore sur les lèvres, devant ses copains interloqués ! Tellement surprise, je n'ai pas envie de me fâcher, je serais même plutôt flattée !...
Nous avons décliné l'offre de notre motocycliste d'hier... Un taxi pris dans la rue nous emmène à une dizaine de kilomètres, vers la forteresse d' Amber, qui dresse ses murailles impressionnantes sur une haute colline. Une colonne d'éléphants se dirige d'un pas cadencé vers la citadelle, portant des fagots de branches feuillues dans leur trompe, en guise de repas pour la longue journée de travail qui les attend.
Nous sommes dans l'état des princes : le Rajasthan est riche en vestiges d'un autre temps, les palais rivalisent de richesses et exhibent leurs trésors aux visiteurs. Certains maharajahs, très avisés, ont transformé leurs châteaux en hôtels, exploitant le pittoresque historique de leurs demeures dotées du confort moderne des palaces cinq étoiles.
Amber -
Une cour au pied des murailles pour accueillir visiteurs et éléphants, les premiers grimpent sur le dos des pachydermes, caparaçonnés de soies aux armes du palais. Ce matin, nous sommes les premiers, et les seuls clients : on s'installe tous les deux dans le howdah (nacelle), notre mahout (cornac) qui est assis sur le cou de la grosse bête, lui chatouille l'oreille d'un orteil habile, la monture se met en marche d'un pas régulier sur le chemin qui monte vers la forteresse. Balancés au rythme lent, escortés par un musicien aux yeux brillants qui joue un air de flûte, nous faisons une entrée triomphale dans la cour du palais, accueillis par les gardes souriants.
Eblouissement devant la porte immense, décorée d'une fresque dorée qui miroite sous le soleil déjà brûlant. Le dieu Ganesh figure sur le fronton gigantesque qui s'ouvre sur une deuxième cour bordée de piliers en marbre blanc. Une succession de salles aux murs marquetés d'or et de pierreries, dentelles minérales sculptées comme des moucharabiehs, sols en marbre de Carrare, voûtes des plafonds brillant de mille feux... Mirages, nous sommes pourtant devant de vraies merveilles, corail, ivoire, turquoise, perles fines, lapis-lazzuli, or et argent, cuivre martelé, bois précieux, verres multicolores... Ces joailleries décorent les vitrines d'une grande salle reconvertie en musée.
Les yeux encore pleins d'étincelles, nous disons adieu à notre bel éléphant dont le regard pétille d'intelligence qui saisit délicatement le bonbon d'une trompe habile pour l'engloutir en connaisseur.
Une citadelle imposante veille sur un sommet escarpé, c'est le Jaigarth-Fort, qui renferme, entre des milliers d'armes de toutes dimensions, le plus gros canon du monde, le Jaïvana, six mètres de long, pesant 50 tonnes. Qui n'aurait tiré qu'un seul boulet... on imagine difficilement la taille du projectile !
Pour se remettre de ces émotions, un déjeuner au Samode Haveli, dans un salon oriental où d'élégants serveurs en lin immaculé, turban de mousseline pourpre drapé sur leurs cheveux sombres, nous régalent de mets exquis. Un café à la turque dégusté sous les arbres du jardin.. Il faut échapper à l'engourdissement qui nous envahit pour visiter le musée Albert Hall, édifié à Jaïpur par les britanniques à la gloire conjuguée de la reine Victoria, impératrice des Indes, et du seigneur local Shah Jahan... Nostalgie émouvante de ces reliques enfouies dans les vitrines obscurcies par des couches de vieille poussière.
Au retour dans notre chambre, le ménage n'a pas été fait, hier non plus... Retapons nos lits, disons bonsoir à nos amis singes, avant de s'écrouler rompus de joyeuse fatigue dans un sommeil réparateur.
Dernier jour à Jaïpur, le musée du maharajah régnant s'ouvre dans une partie du palais, exposant à la vue des simples citoyens ses nombreux trophées de chasses aux tigres, ses collections de pendules du monde entier, souvenirs d'une époque disparue...
Le Rambagh Palace, qui appartient à la maharani douairière Gayatri Devi, est un superbe édifice de pierre blanche serti dans un parc gigantesque, à l'écart des rues animées... Cette grande dame et son époux, Jaï Singh, ont reçu autrefois les grands de ce monde, dans un faste inoubliable. Parmi les hôtes les plus célèbres, le dernier vice-roi des Indes, lord Mountbatten et sa femme Edwina, la reine Elisabeth II, le Pandit Nehru...
Nous sommes les deux seuls clients dans un salon ravissant, servis par quatre garçons en costume rajpoute, tunique et jodhpurs blancs à boutons dorés, turban de mousseline turquoise, blanc, vert (huit mètres de tissu drapés), boucles d'oreilles or-rubis-émeraude, signe d'appartenance au clan...
Sous les arcades du palais, une librairie vend de nombreux ouvrages de langue anglaise, et par bonheur, les mémoires de la dame des lieux traduites en français : "Une princesse se souvient" dont la lecture va occuper quelques soirées au cours du voyage.
Quand nous réglons la note du L.M.B., la vieille chipie nous regarde toujours de travers, rédige la fiche d'un crayon rageur et la tend à son ombre. Rien de ce qui sort de ses nobles mains ne doit toucher directement nos doigts ignobles... Nos dollars vont transiter en sens inverse, relayés par le préposé qui remet le précieux fric à la matrone, elle enfouit les billets verts dans les replis de son sari sans dire un mot... On lui fait remarquer, tout de même, que le ménage n'a pas été fait une seule fois dans la chambre, qui ressemble maintenant à une poubelle malgré l'ordre relatif que nous y avons mis à notre départ...
Gare de Jaïpur, en fin d'après-midi pour le train "rapide" en direction de Jodhpur... Images attachées: | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Arrête, pitié... Qu'est ce que j'envie de retourner dans ce pays de fous, de beautés, hallucinant... Snif... Merci encore, je n'ai jamais encore visité ces merveilles, (il y a tant de choses...) mais ca va arriver!!! J'l'sens! J'y suis déjà... Alors Jodhpur, on est toujours dans le train? 'Chaï chaï chaï chaï, chaïïïïïiiii' 'Coffee, coffee, coffeeeeee' A chaï please... Mmmh.... | | | À: Parvat · 19 July 2004 à 14:47 · Modifié le 9 Sep 2008 à 11:19 Re: Inde, enfin! et Katmandou Message 36 de 52 · Page 2 de 3 · 4 326 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
On vient à peine de descendre du taxi que nos bagages disparaissent, saisis par un porteur en tunique et turban rouge qui a prestement posé nos deux lourdes valises sur sa tête et file comme un zèbre vers le quai en direction de Jodhpur...
Essayant de ne pas le perdre de vue, il faut accélérer le pas pour le suivre ! C'est un grand type, d'un certain âge, sans un poil de graisse, aux longues jambes musclées, qui fend la foule épaisse dans cette gare où il faut regarder où on met les pieds pour ne pas marcher sur les centaines de personnes allongées à même le ciment. Attendant on ne sait trop quoi, durant des heures, et parfois des jours entiers, un hypothétique train vers...une autre vie, peut-être ?
Nulle trace, sur nos billets, du numéro de wagon où nos deux places ont été retenues. Mais le porteur se dirige avec certitude sur le bon quai, et dépose nos baluchons à l'endroit précis où stoppera l'élément du train réservé aux étrangers... Des affiches manuscrites étant collées à la porte de chaque wagon, indiquant les noms des voyageurs...
Accroupie sur le quai, une tribu rajpoute nous observe, envoie quelques uns de ses enfants nous réclamer roupies ou autres monnaies avec des regards de détresse irrésistibles. Le train "rapide" ressemble à notre "corail", les sièges sont tous rangés dans le sens de la marche. Assis devant nous, ô surprise, un couple d'américains, mari et femme, architectes, explorent l' Inde du nord et ses trésors... Nous en avons rencontrés très peu, les citoyens de la bannière étoilée ne s'aventurent pas beaucoup dans cette contrée. On ne sait pas encore que, dans trois ans, on fera la connaissance d'une Miss Gloria, from Cincinnati, Ohio, arpentant la vallée du Gange, en solitaire...
Cinq heures dans ce train confortable, où des employés en uniforme de la compagnie ferroviaire viennent nous servir plateaux de repas et verres de chaï (oui, Parvat !) pour faire patienter nos estomacs affamés.
Jodhpur -
Un taxi nous dépose devant l'hôtel repéré sur nos guides : "Ajit Bhawan", dont le propriétaire Swaroop Singh est l'oncle du maharajah de Jodhpur. Un vieux bonhomme, le gardien de nuit, vêtu d'une capote militaire kaki, fait porter nos bagages dans un des petits bungalows du parc. Ravissant, mais complètement envahi de myriades de moustiques plaqués aux murs, qui n'attendent que notre chair (fraîche ?) pour se goinfrer... Retour à la réception exposant le problème : "no problem, nous vous installons dans l'aile ancienne du palais, un duplex-salon-chambre, sous la galerie du patio." Décor antique, meubles d'acajou d'époque victorienne, climatisation d'un autre temps, qui vrombit comme une tondeuse à gazon... Une très grande salle de bain, presque un hammam, pour nos ablutions, eau chaude à toute heure (ce qui ne coule pas de source en Inde !). Il y a bien un peu de poussière sur les vieux tapis, la tête d'un tigre qui surmonte la porte d'entrée est très pelée, mais l'accueil est si chaleureux, le fils de la maison si beau, les servantes tellement souriantes, les repas succulents : on succombe au charme désuet de ce vieux palais... Au point d'y retourner cinq ans plus tard...
Breakfast, five o'clock et dinner servis dans la cour intérieure aux murs de pierre sculptée. Des oiseaux volètent de table en table pour picorer les miettes. Il règne une douceur de vivre incomparable dans ce paradis...
Chaque jour est un jour de moins dans le programme établi dès le départ : on s'aperçoit qu'il va falloir accélérer le rythme de nos escales, et rester moins longtemps dans les villes à voir... Mais on sait déjà qu'on reviendra, un beau jour, dans ce Rajasthan que nous ne faisons que survoler en cette première approche !
Le Meherangarh Fort imposant domine de toute sa puissance la ville de Jodhpur : les mêmes murailles, pont-levis, rampe à éléphants, portes cloutées à deux battants, allées pentues dallées de pierres, et la cour d'honneur sur laquelle débouchent les grandes salles transformées en musée. Notre élégant guide enturbanné nous fait remarquer, non sans humour : "It looks like wood, but it is stone !" (On dirait du bois, mais c'est de la pierre !). Effectivement, les façades intérieures sont ciselées de motifs géométriques d'un effet trompe-l'oeil surprenant. On n'imagine pas les heures passées par les artistes qui ont fait naître ces merveilles. Trésors inestimables, là encore, écuries pour éléphants, jardins moghols, escaliers abrupts pour grimper au sommet des tours, d'où l'on admire le panorama... La jolie couleur bleue des maisons de la basse-ville attire immédiatement les regards.
Deuxième soir à l'Ajit Bhawan, c'est un dîner-spectacle avec une troupe de musiciens et danseuses rajpoutes, à la lueur des flambeaux, dans la cour intérieure. Des pyramides de chaudrons sortent des cuisines, dont les parfums embaument, posés sur les braises des fourneaux, devant les convives. Une armée de serviteurs s'active autour des barbecues où grillent des brochettes.
Les danseuses sont superbes, elles tournoient autour de nous dans un chatoiement de jupons pailletés, les pieds nus frappent avec vigueur le sol au son des airs qui rappellent singulièrement la musique tzigane.
On doit quitter la fête, à regret, car le train de nuit pour Jaisalmer nous attend. C'est un train-couchettes, réservé aux voyageurs étrangers, mais d'un confort relatif. Dans l'étroit compartiment, quatre banquettes dures, à peine rembourrées, de moleskine glissante, sans drap ni couverture (il aurait fallu les commander en prenant les billets). Deux jeunes femmes anglo-saxonnes nous rejoignent dans l'espace très étriqué. Vacarme infernal des roues sur des rails ondulés, posés tout au long du trajet sur des ballasts en sable mou, poussière qui vole et se dépose partout, quatre gros ventilateurs rouillés, araignées géantes, s'essouflent sans grand effet... 300 kilomètres en dix heures, vitesse moyenne de ce tortillard du désert !
Jaisalmer -
Désert du Thar, extrême frontière entre l' Inde et le Pakistan, ennemis farouches depuis la partition de 1947. Chaleur, poussière : deux constantes indiennes. Les jeeps alignées devant la gare surchauffée du terminus, Jaisalmer, attendent leurs proies, qui sont peu nombreuses à la descente du train. Deux gaillards en treillis militaire nous embarquent dans leur véhicule tout-terrain et proposent leurs excursions dans les dunes. On verra plus tard, il faut d'abord trouver un vrai lit dans la fraîcheur d'une chambre climatisée, assortie d'une vraie salle de bain pour se rincer du sable qui s'est infiltré dans tous les interstices de nos vêtements...
Le Gorbandh Palace, "a dream in desert", ouvre grand ses portes pour nous offrir leur "best suite", alors qu'on s'apercevra, quelques heures après, que des chambres moins chères sont dispersées au fond du jardin... Epuisés, on s'écroule sur nos lits luxueux pour reprendre quelques forces.
La citadelle de Jaisalmer, aux 99 tourelles, époustouflante "Carcassonne" échouée dans les dunes de sable, est une pure merveille. Sur la route de la soie, les riches marchands des siècles passés, commerçants d'épices et de soieries, ont construit leurs "havelis", grandes demeures en pierre ocre ciselées comme des bijoux. La ville est riche de monuments étonnants, le palais Maharawal, les temples jaïns, Gadi Sagar Tank (bassin sacré), musée du folklore... Dans l'immensité chauffée à blanc par un soleil brûlant, nous renonçons au safari à dos de chameau vers les dunes de Khuri, à 40 kilomètres au nord de Jaisalmer, épreuve nettement au-dessus de nos forces par les 50° grésillants...
Il est déjà l'heure de retrouver le train de nuit pour regagner Jodhpur... Pas plus confortable qu'à l'aller. Notre chambre de l'Ajit-Bhawan nous recueille pour quelques heures, le temps de souffler un peu.
On s'offre un lunch au buffet du "Umaid Bhawan", propriété du maharajah local, une affreuse pâtisserie géante aux allures de Sacré-coeur de Montmartre... Laid et prétentieux ! Tout est tape à l'oeil dans cet édifice construit par un mégalo.
Ce soir, on s'envole à 19h30 pour Udaipur, la venise indienne... Images attachées: | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Namaste Fabricia,
Un grand merci pour toutes ces impressions si habilement écrites... qui me font souhaiter encore un peu plus que le grand sablier s’écoule plus vite...
Je ne vous suivrai pas à la trace dans les hôtels de catégories supérieures, donc à moi de te raconter, à mon retour les « joies » des hotels « cheap class »....
Ton récit de Katmandou donne vraiment envie d’y aller... ce sera pour une autre fois..
L’histoire du père et son fils avec leurs boites de conserves, m’a fait sourire mais c’est plutôt affligeant... je suppose que vous n’avez pas revu vos « voisins » depuis....
Merci encore..
J’attends la suite... et Udaipur à venir, avec tout ce que tu m’en as déjà dit.. tu vas te régaler à te remettre tout ça en mémoire...
Bien amicalement | | | À: Phil64 · 19 July 2004 à 18:03 · Modifié le 28 May 2006 à 10:51 Re: Inde, enfin! et Katmandou Message 38 de 52 · Page 2 de 3 · 4 311 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
... Petit bémol : les hôtels choisis n'étaient pas de catégorie très supérieure, car nous avions un budget assez raisonnable, que nous avons respecté...
Quelques folies, néanmoins : à Delhi, à l'Imperial (mais c'était à l'époque où cet hôtel n'était pas encore restauré...). Depuis, ses tarifs ont triplé... Le Gorbandh Palace : un agréable traquenard, mais on n'y est resté qu'une seule nuit... Et nos déjeuners dans les 5 étoiles nous revenaient à 150 Frs pour deux ! Alors qu'une nuit dans ces luxueux hôtels valait, en 1994, 1000 Frs...Il était exclu de dépenser une somme pareille, surtout pendant 30 jours ! Et à dire vrai, à partir d'un certain prix, il n'y a pas si grande différence de confort. Tout est dans les apparences !
Mais il existe des gest-houses beaucoup moins onéreuses pour les jeunes voyageurs dont, malheureusement, nous ne faisons plus partie, les années aidant !
Les affreux bonshommes de St-Laurent du Var : tu penses bien que nous ne les avons jamais revus !!! | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
les jeunes voyageurs, dont, malheureusement, nous ne faisons plus partie, les années aidant !
Deuxième bémol, ne jamais écrire ce genre de choses qui en plus ne te correspondent absolument pas......
Les années aidant, tu as acquéris la sagesse de ces voyageurs qui par leur comportement et leur apprentissage de la vie ont appris à respecter l'environnement dans lequel ils se sont invités..... tu sais et connais les réactions de tes interlocuteurs, tu anticipes ta faculté à vouloir te mouvoir dans le paysage choisi..... et surtout tu retranscris de manière émotionelle et si vrai les aléas et plaisirs de ton voyage......
La seule jeunesse est celle qui vient du coeur et qui nous permet en toute occasion de saisir l'opportunité de s'accommoder au mieux de nos rêves en train de s'accomplir sous nos yeux........... oui, je sais je suis fan et avec Douya vous seriez enfin capables de me faire partir là bas, tout là bas..... d'ailleurs Jaisalmer m'y attends...... | | | (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Merci, Alan, pour tes gentils commentaires. Comme tu peux le lire, j'ai un peu modifié mon post précédent pour détailler notre façon de bouger cette année-là...
Sans faire trop de folies, mais en ne se refusant pas, de temps en temps, le plaisir d'un peu de luxe, qui nous serait totalement inaccessible en France ! Et totalement superflu pour le quotidien... | Carnets similaires sur l'Inde: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires All rights reserved © 2026 MyAtlas Group | 3 673 visiteurs en ligne depuis une heure! |