Kirghizistan, été 2019
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Bonjour, Voici le récit de nos 2 semaines cet été à 5 dont 3 enfants 7/14/16 ans/ 3 semaines sous tente en camping sauvage, seulement la première et la dernière nuit en guest house à Bichkek. (carnet de voyage d'un de nos enfants). Nous avons adoré ce pays et nous retournrons dans ce coin d'Asie de nouveau. Nous avons loué le 4*4 à Travelland, avis mitigé: la voiture est en bon état 160000km, avec cependant la ventilation qui ne fonctionne pas, la communication très bonne, mais une mauvaise surprise, ils ont retenu 90€ sur la caution pour des rayures à peine visible et probablement d'origine... NOTRE TRAJET : JOUR 1-2 : Maison-Toulouse-Istanbul-Bishkek JOUR 3 : Bishkek – Kokomeren JOUR 4 : Kokomeren – col Tuzduu JOUR 5 : vers Min Kush – Arslanbob JOUR 6 : Arslanbob – vers Uzgen JOUR 7 : vers Uzgen – Pic Lénine JOUR 8 : Pic Lénine – vers Gulcha JOUR 9 : vers Gulcha – Saimaluu Tash JOUR 10: Saimaluu Tash – Son Kul JOUR 11 : Son Kul – vers Baetov JOUR 12 : vers Baetov – Tash Rabat JOUR 13 : Tash Rabat – vers Naryn JOUR 14 : vers Naryn – vers Kochkor JOUR 15 : vers Kochkor – Issyk Kul JOUR 16 : Issyk Kul – cascades Barksoon JOUR 17 : cascade Barksoon – Issyk Kul JOUR 18 : Issyk Kul – Altym Arashan JOUR 19 : Altym Arashan - Issyk Kul (vers Karakol ) JOUR 20 : Issyk Kul (vers Karakol) – Issyk Kul JOUR 21-22 : Issyk Kul – Bishkek – France

JOURS 1-2 :Maison-Toulouse- Istanbul-Bishkek (800m) Nous partons enfin pour le Kirghizstan. Nous faisons une étape à Istanbul et nous repartons à 0h40 pour Bishkek. Je dors tant et si bien que je loupe le repas. Après notre atterrissage, nous allons à la guesthouse avec notre gros 4X4. Nous visitons le Osh baazar avec ses multiples pains, épices...Il est beaucoup plus calme que celui de Marrakech mais il fait quand même très chaud. Un peu partout sur les trottoirs, des marchands vendent des boissons dans des bidons : lait fermenté (ayran), kumiz (mélange de lait et orge fermentés) et thé glacé. Nous essayons tout et recrachons le 2e. Nous poursuivons par un tour dans le centre ville et ses nombreux monuments, notamment la statue de Lénine et celle de MANAS. Nous nous promenons dans un grand parc qui est aussi un parc d'attraction mais sans bruit et sans monde. Pendant que les parents font les courses, je fais une petite sieste bien méritée. Nous finissons la journée au restaurant. Nous mangeons des raviolis à la viande (mantys) et 2 sortes de pâtes à la soupe , aux légumes et à la viande (lagman).

JOUR 3 : Bishkek – gorges de Kokomeren (2300m) Nous prenons le petit-déjeuner à la guesthouse. C'est copieux ! J'aime particulièrement les boules de brioche au chocolat. Il y a aussi de la ratatouille chaude avec des oeufs et de la ratatouille froide légèrement épicée. Je ne profite pas pleinement de ce petit-déjeuner car je n'ai pas faim (il est 5h du matin en France!) Nous suivons la plaine par une route bondée et en mauvais état qui va jusqu'au Kazakhstan. Nous bifurquons sur une petite route qui passe dans une gorge et qui zigzague jusqu'à un étroit tunnel pollué à 3000m d'altitude construit par les soviétiques. La route est maintenant bordée d’étales de miel et de fromages boules hyper secs et salés. Nous nous arrêtons visiter le cimetière musulman de Suusamyr et reprenons de l'essence Gazprom de façon rustique : le vendeur nous le verse par bidons de 5l.Nous nous arrêtons ensuite à Kojomkul voir le monument et la tombe du géant Kojomkul. Quelle drôle d'idée de s'appeler comme son village : c'est comme si je m'appelais Labroquère ! Il mesurait 2,30m et rendait beaucoup de services aux autres. Mon GPS indique un « sans nom » dans les monuments. Nous le recherchons. Il s'agit en fait d'une statue de mouton de Marco Polo bien abîmée. Nous suivons la Kokomaren tumultueuse dans sa belle gorge rouge. En nous approchant de la rivière, près d'un petit bosquet, nous rencontrons des gens qui nous font signe de les rejoindre. Ils nous invitent sur leurs tapis et nous proposent des salades, des fruits, des bonbons et du mouton qui a cuit au barbecue. Je fais trempette mais pas trop loin car il y a beaucoup de courant. Nous sommes assez limités dans nos échanges car le kirghize reste une langue inconnue de nous et ils ne maîtrisent ni l'anglais, ni le français. Mais nous passons un très bon moment. Nous échangeons nos adresses et téléphones dans nos alphabets respectifs et nous quittons notre presque nouvelle famille pour planter la tente un peu plus loin. Nous n'avons pas faim pour dîner.
PY Pyrenean ·
JOUR 4 :Kokomeren – col Tuzduu (1900m) Après 20 km de piste, nous visitons Min Kush. C'est une ancienne mine d'uranium abandonnée. Nous commençons par l'usine en prenant bien garde à ne toucher à rien, qui est maintenant une étable. Je trouve l'ancienne cheminée impressionnante. Certaines parties du village sont encore habitées bien que la zone soit particulièrement radioactive... En redescendant, nous prenons un auto-stoppeur que nous laissons au village voisin de Kizil-Korgon. Nous mangeons à l'ombre des tombes... Nous poursuivons par la route en cours de construction par les Chinois que nous quittons pour poursuivre par une très mauvaise piste que Papa n'aime pas du tout : très étroite et pleine de trous et bosses. Au col, nous rencontrons des Allemands. Ils voyagent depuis 6 mois. Le paysage qui s'étend devant nous est composé de prairies bien herbeuses avec une multitude de fleurs : très poétique... Des yourtes plus ou moins blanches parsèment ces prairies où paissent tranquillement de gros troupeaux. Dans un village, nous nous arrêtons pour acheter du pain (nan) dans un petit magasin, mais ils n'en n'ont pas. Nous rencontrons une personne qui est particulièrement intéressée par les chaussures d'Erwan... mais l'Erwan n'est pas préteur... Pendant que les autres plantent la tente, Timéa et moi jouons à « tuer » les monstro-vaches qui viennent brouter autour de nous.

JOUR 5 : col Tuzduu – Arslanbob (1600m) Après 43 km de piste ; nous rejoignons enfin la civilisation et la route goudronnée qui est dans un état pas forcément meilleur que la piste. Nous nous arrêtons nous ravitailler et nous nous faisons un petit plaisir : de l'ice tea bien frais... Nous nous arrêtons au bord du lac de barrage Toktogul pour manger les fesses dans l'eau. A la fin du repas, nous nous baignons dans l'eau chaude et nous nous amusons à ramasser des cailloux blancs au fond de l'eau. C'est reparti pour 200 km de route pour aller au charmant village peuplé d'Ouzbeks d'Arslanbob. Nous longeons la frontière de l’Ouzbékistan de l'autre côté des barbelés à côté de la route. A l'intersection, nous faisons une pause et achetons une boisson étrange qui a un goût d'hydromel légèrement fermenté. Etant donné que Timéa n'apprécie pas cet exquis breuvage, Maman lui achète de l'ice tea à la pêche. Nous arrivons enfin à Arslanbob. C'est le gros fouillis : il y a des véhicules de partout pour emmener les gens aux cascades. Mais nous y allons à pied car nous avons besoin de nous dégourdir les jambes. Je trouve que la cascade en elle-même n'a pas grand intérêt mais l'environnement folklorique est déroutant car on ne s'attend pas à trouver ça au Kirghizstan : de chaque côté du chemin, des boutiques nous proposent plein de chinoiseries. Nous échappons à la « foule » et grimpons un peu au-dessus de la cascade. Nous en trouvons une petite rien que pour nous qui va bien pour se rafraîchir. Nous nous installons audessus du village, le long de la piste qui mène à la grande cascade. Je fais un bassin dans le ruisseau pour mettre les bouteilles d'eau à rafraîchir, et un autre qui servira pour la vaisselle.

JOUR 6 : Arslanbob – Uzgen (1200m) Ce matin, nous partons randonner vers la grande cascade. Nous commençons par monter la piste où circulent moult 4X4 amenant les touristes au départ du chemin. Nous payons notre entrée (50 soms =65 cents), puis, au milieu des stands, nous commençons le chemin de gauche. Nous sommes arrêtés par des Ouzbeks qui veulent prendre des photos avec nous. L'un d'eux échange son chapeau avec Erwan. Nous redescendons ensuite par un petit chemin raide et glissant pour arriver dans une gorge et nous traversons plusieurs fois la rivière sur des planches. Après de multiples éclaboussures rafraîchissantes, nous arrivons face à une petite cascade. Nous revenons en sens inverse et prenons le chemin de droite. La montée est pénible car raide et en pleine chaleur. Nous arrivons face à la cascade devant une barrière en fil barbelé. Nous ne manquons aucune occasion de nous rafraîchir... Nous mangeons au restaurant. Une touriste ouzbek parlant anglais nous aide à commander . Nous mangeons des samsas (pains fourrés viande et oignons), des brochettes avec du thé bleu qui est vert. Nous partons ensuite nous promener dans la forêt de noyers plantés par Marco Polo ou Alexandre le Grand... Nous montons jusqu'à un panorama sur la vallée, le village et les montagnes. Nous partons pour Uzgen ; très peu de choses sont à voir : la statue de Manas, Les mausolées : nous montons dans le minaret du XIes. qui fait partie du complexe. Les marches sont hautes et on n'y voit rien, mais en haut, la vue est époustouflante sur la ville, la mosquée et les Les mausolées eux-mêmes ont peu d'intérêt : 3 tombeaux du XIe et XIIes. dans un même bâtiment, celui que l'on voit sur les billets de 50 soms. J'emmène tout le monde voir le monument qui commémore la guerre d'Afghanistan. Il est composé de 3 statues dont une de Lénine et, d'un char d'assaut.

JOUR 7 : Uzgen – Pic Lénine (3500m) Ce matin, je suis réveillé par les vaches qui passent à côté de la tente. Nous déjeunons puis c'est parti nos kikis. Nous visitons Osh, la 2e plus grande ville du pays et la capitale de la région d'Osh. Nous montons sur la montagne sacrée classée à l'Unesco car c'est un très bon exemple de lieu sacré d'Asie centrale et le 2e lieu de pèlerinage du soufisme après La Mecque. En haut se trouvent le drapeau du Kirghizstan et une mosquinette (petite mosquée) qui était un ermitage. Nous avons une belle vue sur la ville et la mosquée moderne derrière un cimetière qui a brûlé : pourquoi ? Nous glissons sur le rocher-toboggan, sacré lui aussi qui permet de guérir toutes les maladies ou d'être enceinte si on est sur le ventre. Je fais bien attention à ne pas me retourner... Il s'agit d'un rocher très lisse par le passage des nombreux postérieurs depuis des centaines d'années. Nous passons aussi la main dans un trou qui est sensé nous porter chance... Nous grimpons dans des grottes sacrées pleines de graffiti. Nous reprenons la route, passons 3 cols dont un à 3600m. Il y a tellement d'edelweiss que je suis obligé de marcher dessus... Je suis heureux de quitter la chaleur étouffante de la plaine. Nous continuons sur la route du Pamir dans une large vallée bordée de chaînes de montagnes de plus de 5000m. Nous prenons une piste et nous nous installons sur un coin de prairie bien tranquille à 3500m, propice à la rencontre avec les yacks. Je m'allonge dans l'herbe pour lire et je joue à « petit nourriture » avec Timéa.
PY Pyrenean ·
JOUR 8 : Pic Lénine – vers Gulcha (2200m) Les montagnes sont bien dégagées, ce matin. Nous partons faire une randonnée de 5km aller jusqu'à un magnifique point de vue sur le Pic Lénine (7134m). Nous commençons sur la piste, puis le chemin traverse la rivière : l'eau est froide car elle descend directement des glaciers. Nous rencontrons plein de marmottes qui sifflent pour prévenir les autres de notre arrivée. Elles sont orange-ocre et bien grasses. Je mange de l'ail sauvage pour me donner des forces. Sur une bosse, nous nous arrêtons pour profiter du magnifique panorama face aux gigantesques montagnes et d'où nous pouvons admirer la confluence de 2 rivières, une rouge et une grise. Cela me rappelle mes cours de physiquechimie on l'on remarquait que l'eau ne se mélange pas à l'huile ce qui signifie que ces liquides ne sont pas miscibles Mais au bout de 20m, ces 2 rivières le deviennent. De notre bosse herbeuse, nous surplombons un troupeaux de yacks qui se prélassent entre l'herbe et la rivière. Nous mangeons à 14h à la voiture. Nous reprenons la route d'hier et nous nous installons dans un virage de la piste, au milieu des hautes herbes. Avec Timéa, nous faisons des chemins pour faciliter les déplacements.

JOUR 9 : vers Gulcha – Saimaluu Tash (2000) Il n'y a pas d'événement marquant cette journée. Il pleut 3 gouttes ce matin, mais cela ne nous empêche pas de continuer la piste qui va de Gulcha à Uzgen qu'il faut forcer le GPS à trouver. Nous nous arrêtons au baazar du village de Kara Kulja. Nous commençons par acheter du pain à la boulangerie. Le boulanger nous fait une réduction de 20 soms et offre un pain à Timéa séduit par son sourire. Nous faisons le plein de fruits, légumes et Timéa reçoit d'autres cadeaux (brugnons, boules de fromage) . Une petite vieille kidnappe Maman pour lui proposer du miel. Nous repartons avec une bouteille d'1 litre pour 300 soms (4 €). A Jalalabad, nous nous arrêtons manger au resto. Nous enlevons nos chaussures et nous nous installons sur une plate-forme surmontée d'une table. Nous mangeons du lagman (le seul plat disponible) au mouton et des brochettes d'ailes de poulet. Tout cela accompagné de 3 théières de thé vert. Nous montons à un col à 3065m par une piste en bon état dans un paysage d'herbe et de multiples collines. Nous faisons une halte pour saluer l'aigle sans tête. De là, nous avons une scenic view sur les montagnes et les vallées alentours. En redescendant, nous arrivons à caser 2 auto-stoppeurs qui travaillaient dans les champs. Nous tournons ensuite sur une minipiste devant nous amener au départ du Saimaluu Tash et son champ de pétroglyphes. Papa et Maman partent en repérage à pied car la piste est présentée comme « ridiculously difficult ». En effet, le double track se transforme en single track un peu plus loin. Nous nous installons pour dormir au milieu des troupeaux et tant pis pour les pétroglyphes.

JOUR 10 : Saimaluu Tash – Son Kul (3100m) Nous sommes réveillés par des vaches. Nous jouons aux cartes en attendant que ce soit l'heure de se lever. Nous passons Kazarman dans une région désertique. Nous faisons un petit arrêt à des mausolées dont on ne sait pas de qui, mais on se dégourdit les jambes... Et nous nous arrêtons déjeuner au bord de la « rivière propre » (clear river). Nous nous baignons sous des arbres dans une eau très froide. J'arrive à me mouiller tout entier : je suis très courageux ! Dans la montée au lac de Son Kul, nous nous arrêtons près d'une voiture russe surchauffée. Nous leur offrons de l'eau pour leur moteur (dans l'espoir d'un repas en retour, mais ce n'est pas le cas). Au col, à 3346m, nous montons sur une bosse au-dessus : nous avons une magnifique vue sur le lac et je joue à la carrière. Sur les bords du lac, à 3100m, se trouvent les célèbres cercles de pierre datant de 2000 ans. Nous nous amusons à en faire le tour en n'oubliant aucune pierre.

JOUR 11 : Son Kul – vers Baetov (2300m) Nous faisons une randonnée audessus du lac à la recherche de pétroglyphes et de sommets. Je gare donc la voiture en bas d'une colline. Nous suivons les indications du téléphone de Papa et après 2 recherches infructueuses, nous arrivons devant un rocher où Maman reconnaît 2 moutons de Marco Polo gravés. Nous continuons et grimpons parmi les troupeaux de moutons, vaches, chevaux jusqu'au sommet à 3700m. Je joue sur un petit névé et avec Timéa, nous courons dans la descente. Nous repartons à la recherche d'autres pétroglyphes de bouquetins aux grandes cornes recourbées, plus abondants : ça c'est de la densité ! A la descente en voiture, nous prenons un papy autostoppeur qui sent le bétail... Nous roulons dans une vallée très sèche bordée de falaises qui fait penser aux USA et nous campons dans cet autre endroit magnifique.
PY Pyrenean ·
JOUR 12 : vers Baetov – Tash Rabat (3100m) Après avoir petit-déjeuné et être retournés voir une rivière (flaque d'eau avec du courant) qui a grossi pendant la nuit, nous nous arrêtons à un ancien caravansérail en boue séchée en ruine. On explore le moindre petit recoin et même quand il n'y en a pas. Nous nous arrêtons ensuite au « col des bouteilles de vodka vides (« snif » dit Maman...). La vue y est inoubliable à 3390m. Des nomades montent leur yourte d'été, sans oublier le coin cuisine. Notre prochaine étape : la gorge n°1. Après un hors piste au milieu des steppes , nous nous arrêtons à côté d 'une source captée jaillissant dans la verte prairie. Nous marchons vers la gorge toute proche. Nous passons au milieu d'un troupeau de vaches et Timéa, en bonne Kirghize, les intimide avec un formidable « hush ». Nous arrivons aux gorges par un sentier périlleux et glissant. C'est très joli, mais nous ne pouvons pas aller plus loin et devons rebrousser chemin et repasser parmi les vaches, qui reconnaissant Timéa, s'écartent pour nous laisser passer. A la source, nous nous lavons. L'eau est glaciale mais cela fait un bien fou de se débarrasser de cette couche de sueur et de poussière qui nous recouvre. Maman en profite pour laver les chaussettes dont l'odeur nous incommode... Nous repartons plein d'entrain car je conduis la voiture en hors piste. Après avoir traversé 2 gués, je laisse le volant à Papa. Nous stoppons au présumé départ de la randonnée dans la gorge n°2. Nous commençons à monter mais nos efforts sont vains car c'est un cul de sac. Il fallait suivre la vallée. Au mini col, nous en profitons pour nous restaurer. Erwan a du mal à manger à cause de son appareil qui part en pièces détachées. Nous redescendons et nous rencontrons un chien de berger. Je saisis immédiatement mon arme répulsive anti-chien à ultra-sons, mais qui ne sert qu'à l'intimider car le chien préfère quitter mon champ de vision et retourner à ses moutons. Nous trouvons le vrai départ au milieu d 'une autre verte prairie. Nous marchons dans un canyon qui se rétrécit petit à petit et finit par s'arrêter avec de la glace. Avec Timéa, nous explorons jusqu'au bout en passant sous un névé (nous sommes à 3500m d'altitude). Nous reprenons notre piste et nous arrêtons au caravansérail de Tash Rabat du XVes. bien restauré. Il est en pierre. Timéa nous explique le rôle de chaque pièce. On peut y trouver par exemple une suite parentale, une salle de jeu, un frigidaire ou des toilettes. Nous campons dans une petite vallée perpendiculaire sans personne.

JOUR 13 : Tash Rabat – vers Naryn (2700m) Avec Timéa, nous commençons par faire une petite promenade sur une bosse au-dessus de notre campement. Ensuite, nous partons faire la vraie randonnée du jour, sur un sommet au-dessus du caravansérail. Elle fait 700m de dénivelée et nous partons de 3100m. et il n'y a pas de chemin. Dans la partie la plus raide c'est à moi de tirer Timéa. Avec le manque d'air je suis essoufflé. Mais c'est tellement beau que ça en vaut le coup ! Nous visitons ensuite une forteresse, ou plutôt les ruines d'une forteresse. Il ne reste que les remparts en terre écroulés alors qu'ils faisaient 10m de haut. Il fait très chaud : nous ne sommes qu'à 2000m ! Erwan fait le plein d'eau avant que nous partions dans une petite vallée plus alpine. En voulant nous garer un peu en dehors de la piste pour camper Timéa entend « pshhhhhhh »... Un pneu s'est crevé. Nous rejoignons la piste pour changer la roue. Mais le cric ne monte pas la voiture assez haut et avec Papa, nous empilons des cailloux sous la voiture pour la maintenir pendant que nous en rajoutons sous le cric. C'est la 1e fois que nous dormons dans un coin aussi isolé : pas une voiture ne passe pour nous aider ! Enfin, tout se termine bien et la roue est changée.

JOUR 14 : vers Naryn - vers Kochkor (2700m) Nous passons un gué à côté d'un pont en tôle avec des trous pour nous garer près d'une ferme avec une source chaude. Nous commençons par faire une randonnée de 6km aller jusqu'à 2 lacs. Il y a seulement 500m de dénivelée et on monte sur un chemin ! Nous mangeons à l'abri du vent à côté du grand lac. Je me divertis en cassant des cailloux... Nous redescendons en coupant dans les champs de fleurs et allons nous baigner dans la cabane de la source chaude (200 soms par personne). séchage de palets de bouses servant de combustible dans une région sans arbre L'eau est trop chaude pour moi (43°) et je n'arrive à tremper que les pieds. Je voudrais que l'on prenne la piste « difficile » comme le dit le guide qui passe par le col de Tosor (le dinosaure) mais Maman refuse fermement car la route est risquée, nous n'avons plus de roue de secours et il y a peu de passage. Nous sommes donc condamnés à repasser le gué car elle ne veut pas non plus tenter le passage par le pont troué. « La voix de la sagesse » nous fait faire un détour de 400 km ! Lorsque nous nous arrêtons au col (3300m), Papa remarque soudain que les feux stop restent continuellement allumés même lorsque le moteur est coupé. Alarmé, il prévient toute la famille de ce problème non résolu. Avec la poussière de la piste, la lumière des feux stop ne provoque pas de pollution lumineuse... Nous continuons la bonne piste roulante secouant juste ce qu'il faut pour m'empêcher de faire mon cahier de devoirs de vacances. Nous nous arrêtons à côté d'un champ pour monter notre bivouac quotidien. Grâce au réseau, Papa arrive à contacter l'agence de location et ils nous fixent rendez-vous à la grande ville la plus proche, Karakol. Notre lieu de campement est loin d'être idéal car il comporte une quantité astronomique de moustiques affamés de sang de touristes français ; 1 chien qui rôde, menaçant d'après moi, autour de la tente ; et des fourmis qui ne me dérangent pas sauf quand elles sont dans mes pieds. Dans la tente, les cheveux de Maman ressemblent à ceux de Mantine quand elle sort de l'eau : dressés grâce à l'électricité statique.

JOUR 15 : vers Kochkor – Issyk Kul (Tosor) (1600m) Lorsque je me lève, je vérifie que les animaux ne sont plus là : il ne reste que les fourmis. Nous partons pour Kochkor pour faire réparer notre pneu. Le mécanicien, véritable alchimiste du caoutchouc, répare l'énorme crevasse causant tant de soucis (et nous obligeant à cet interminable détour, merci Maman...). Nous partons à la recherche d'un restaurant, plutôt rare par ici. Nous en trouvons un grâce à mon GPS ! Repas habituel : samsas, lagman ; thé. Nous admirons le probablement seul troupeau de chameau du Kirghizstan. Nous remarquons une statue d'un étrange bonhomme sur une colline. Nous y montons, évidemment ; mais elle n'a que peu d'intérêt. Nous explorons ensuite, au milieu d'autres touristes et des mariées venues se faire prendre en photo, le Fairy Tale Canyon. Ce n'est pas un canyon proprement dit, mais de multiples formations rocheuses de toutes les couleurs, rappelant Bryce Canyon (cf USA). Nous regagnons les berges de l'Issyk Kul, le plus grand lac du Kirghizstan, pour nous baigner dans une eau légèrement salée car le lac n'a pas d'évacuation, et creuser le sable. Nous campons sur la plage.

JOUR 16 : Issyk Kul – cascades Barksoon (2600m) Quand nous nous réveillons, il pleut. C'est assez inhabituel. Pour fêter cela, nous rentrons jouer aux cartes sous la tente. Nous achetons au bord de la route du miel et du papier cuisson à l'abricot. La dame offre à Timéa un abricot. Nous cherchons le rocher sacré Tamga Tash. Nous traversons la rivière sur un tronc d'arbre tombé en travers. Le rocher comporte des inscriptions bouddhistes gravées et il est fendu en 2 par MANAS qui s'est pris pour Roland. Avant d'aller voir des cascades, nous saluons Gagarine, un cosmonaute russe qui est allé sur la lune et aussi ici : les cascades de Barksoon sont aussi connues que la lune ! Nous devons grimper 400m sur un chemin presque vertical et glissant. Nous arrivons au-dessus des cascades, donc nous ne voyons rien. Nous redescendons avec difficulté et nous nous réfugions sous un sapin en attendant que l'orage de pluie et grêle se calme. Nous repartons en courant à la voiture car il reste cependant quelques gouttes ma foi fort désagréables. Miracle : plus un grain de poussière sur notre belle carrosserie d'un blanc éclatant tel le soleil à l'aube nous éblouissant... Nous montons vers un col en suivant la piste menant à la mine d'or du coin : la boue reprend possession de la voiture. 2 statues de Marco Polo et d'un léopard des neiges nous accueillent au col à 4024m. Nous montons les voir vit fait bien fait car il se remet à pleuvoir. Nous redescendons camper vers les cascades.
PY Pyrenean ·
JOUR 17 : cascades Barksoon – Issyk Kul (kourgane) (1600m) Vu qu'il ne pleut pas, ce matin, nous pouvons faire la boucle de Kumtor à partir du col à 4000m. Il s'agit d'une piste serpentant sur un haut plateau entouré de montagnes enneigées. De la neige fondue tombe sur la voiture au col... Après plusieurs essais infructueux, nous trouvons enfin le rocher gravé. Pour voir les pétroglyphes, il faut monter sur le rocher glissant parce qu'il est mouillé . C'est moi qui m'y colle. Nous terminons la boucle en franchissant la rivière sur un pont rustique et rejoignons la piste à côté de la mine d'or... Avant de redescendre vers le lac Issyk Kul, nous montons voir un glacier (3900m) et marchons dessus : c'est très ludique sans crampons... Envie d'une escapade ? Mon GPS est toujours là pour vous guider... Une fois dans la vallée, nous allons voir un alignements de 3 tumulus, des tombes sakhas. Pour y accéder, nous devons traverser une rivière : c'est aventureux ! Nous campons au pied d'un autre tumulus, plus grand que les précédents.

JOUR 18 : Issyk Kul – Altym Arashan (2450m) Nous allons voir les 7 taureaux et le coeur brisé (Jeti Oguz). La légende raconte qu'un roi gentil avait une femme. Mais son voisin, le roi méchant, la lui vole. Le roi gentil n'est pas content. Il demande au roi méchant de lui rendre sa femme. Le roi méchant accepte et il fait 7 célébrations. Pour chacune, il tue un taureau. A la dernière, il tue accessoirement aussi la femme. Les esprits de la montagne transformèrent les taureaux en montagnes rouges et créèrent un coeur brisé symbolisant le coeur du roi éperdu... Nous partons ensuite plus profondément dans la vallée par une mauvaise piste pour randonner vers une cascade. Pour y arriver, nous devons zigzaguer parmi les multiples chevaux qui transportent les touristes fainéants. A la « grande ville » de Karakol , nous visitons l'église orthodoxe en bois. Elle servait de boîte de nuit au temps de l'URSS. Nous passons à la yack Tour Guesthouse pour nous renseigner sur la randonnée dans la vallée d'Altym Arashan. On apprend juste qu'il faut 5h de marche tranquille... Nous traversons le centre-ville et arrivons devant la mosquée Dungan en forme de pagode, construite par un architecte chinois. Maman doit se déguiser. Nous répartissons le matériel de camping dans les sacs et commençons à marcher sur la piste. Nous comprenons rapidement pourquoi notre loueur refusait qu'on emprunte cette piste avec son 4X4 car des rochers jonchent la piste. De nombreuses navettes très cahotantes nous croisent... En 3h15, nous faisons les 14 km qui nous séparent de l'arrivée. Pendant que les parents et Erwan plantent la tente, Timéa et moi partons explorer les sources chaudes, mais j'en parlerai plus en détail demain...

JOUR 19 : Altym Arashan – Issyk Kul (vers Karakol) (1600m) Ce matin, Papa nous nourrit en nous donnant du pain turc que nous mangeons allongés sous la tente. Nous partons ensuite rapidement aux sources chaudes explorées hier soir. Comme je l'ai promis, cher lecteur, je vais les décrire : Elles sont au nombre de 3 reliées par un chemin étroit à flanc de pente. La 1e source chaude borde la rivière. Un toit en pierre la couvre pour la protéger de la pluie. L'eau n'y est pas très chaude et je pense que cela est dû à la présence proche de la rivière. Hypothèse non encore vérifiée. La 2e source est à flanc de falaise. Elle est recouverte par le même toit. Cependant, certaines modifications ont été ajoutées : l'ensemble a une forme de bouche de grenouille avec des yeux et une couronne sur la tête. La 3e, enfin, est différente des autres. Aucun toit n'a été construit en raison d'un surplomb rocheux l'abritant naturellement. Nous nous baignons directement dans celle-ci. L'eau y est agréable. Un tuyau amène l'eau chaude directement de la source au bassin. Cette place est âprement disputée, mais personnellement, je trouve qu'elle me revient de droit... Je pars tester la 2e, mais l'eau y est plus fraîche et nous n'y restons pas longtemps. Nous retournons à notre source préférée et nous en profitons encore et encore. Courageusement nous redescendons les 14 km jusqu'à la voiture. Nous repassons devant l'isba de Baba Yaga que nous avions à peine remarqué à la montée... Nous faisons quelques courses à Karakol : pain, spécialités comme de l'ice tea au citron, lait fermenté, boules à la crème, crêpes. Nous déambulons dans le baazar pour y faire le plein de fruits et légumes. Nous roulons pour quitter la ville et nous rapprocher du lac où nous faisons trempette. Avec Timéa, nous installons une colonie sur notre mini-plage privée près de la tente, finalement détruite par des pirates et des barbares.

JOUR 20 : Issyk Kul – Issyk Kul (vers Cholpon Ata) (1600m) Nous partons vers un petit lac dans la forêt bien sympathique à la frontière avec le Kazakhstan. Le bord du lac est jonché de yourtes. Il y a des chiens : je m'arme en conséquence. Nous faisons le tour de cette étendue d'eau, achetons encore du miel. Des hommes, et mêmes des enfants, viennent à nous nous proposant de servir de perchoir à leur aigle de chasse. Pauvres bêtes : elles ne voient rien et ne peuvent pas voler librement. Nous déclinons toutes les offres avec un sourire. C'est peut-être une tradition, mais elle est cruelle. Si au moins ils faisaient cela avec des chiens... Nous nous arrêtons voir un champ de pétroglyphes. Il y en a des quantités épidémiques. Nous faisons un grand tour sur le site et admirons les gravures de scènes de chasse, de Marco Polo et du léopard des neiges. Il reste sur le site quelques statues monolithes. Un chien s'est pris d'affection pour nous. Ce n'est pas réciproque. Il a l'air gentil, tout le monde s'y laisse prendre, mais moi je reste sur mes gardes : ça reste un chien avant tout ! Nous faisons une petite baignade dans le lac avant d'aller planter notre tente un peu à l'intérieur des terres.

JOURS 21- 22 : Issyk Kul – Bishkek (800 m) et retour en FRANCE Ce matin nous rangeons toutes les affaires car c'est le dernier jour. Nous roulons un moment puis bifurquons sur une piste pour nous promener dans un canyon. Il est en terre rouge avec de petits passages sur les côtés. j'apprécie fortement. Nous roulons une centaine de kilomètres supplémentaires et nous nous arrêtons au site de Burana. Il est composé d'une tour, de roches gravées, de balbals (statues de guerriers en pierre) d'inscriptions arabes et de meules à grains. Nous montons sur un tumulus puis grimpons enfin sur la tour. Ce minaret était 2 fois plus grand mais un tremblement de terre a fait s'écrouler le haut. La porte est à 5m du sol. Il faut donc prendre un escalier métallique extérieur. Du haut, nous avons une vue sur les montagnes. Nous roulons les 50 derniers kilomètres jusqu'à la guesthouse du 1er soir. Les parents font nettoyer le 4X4 (1 heure de travail!) . Nous prenons notre dernier repas au restaurant : toujours les mêmes bons plats. Nous prenons ENFIN une douche après 3 semaines de toilette sommaire dans les rivières. A 3h du matin, nous nous levons pour partir pour l'aéroport et retour en France... SNIF SNIF
ML Mlefevre Globetrotter ·
Merci pour ce carnet qui m'a fait revivre nos 2 voyages au K! Vous avez été plus malins que nous pour trouver les pétroglyphes du Son Kul, on a fait chou blanc! Quant à Travelland, d'autres ont été victimes de la même arnaque que vous, en pire (300 $ m'a dit Grisemote)... J'ai eu un autre retour de voyageurs qui ont du changer le radiateur (pas à leurs frais tout de même), toujours avec Travelland... Finalement votre pb de feux stop qui restaient allumés a été résolu? Bravo aux enfants qui ont bravé eau froide, vaches curieuses et chiens féroces😛! J'en connais un qui a du être traumatisé dans son enfance non? Nous n'avons vu que de gentils chiens au K... Petite remarque à propos des rivières : il faut éviter de s'y laver ou d'y faire la vaisselle car en aval, les gens utilisent cette eau. L'idéal est d'avoir une bassine pliante et de jeter les eaux usées dans l'herbe à distance de la rivière... Merci à l'auteur du carnet pour sa prose rafraichissante et bien écrite! Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
PY Pyrenean ·
Bonjour, En débranchant la batterie tous les soirs, nous avons pu atteindre Bishkeck sans problème (la carte sim achetée à l'aéroport n'étant valable que 2 semaines malgré notre demande pour 3, nous n'avons pas pu nous arrnger avec le loueur pour faire réparer la voiture (il était cependant réactif). Pour trouver les pétroglyphes, nous avons utilisé Wikiloc et maps.me... et un peu de recherche sur le terrain. Les chiens sont en effet sympathiques, aucun problème, mais notre fils en a peur... Pour l'eau nous récupérions l'eau dans la rivière et l'utilisions en dehors, c'est effectivement nécessaire (comme partout ailleurs).
V7 V73 ·
Nous avons loué le 4*4 à Travelland, avis mitigé: la voiture est en bon état 160000km, avec cependant la ventilation qui ne fonctionne pas, la communication très bonne, mais une mauvaise surprise, ils ont retenu 90€ sur la caution pour des rayures à peine visible et probablement d'origine...

Quant à Travelland, d'autres ont été victimes de la même arnaque que vous, en pire (300 $ m'a dit Grisemote)... J'ai eu un autre retour de voyageurs qui ont du changer le radiateur (pas à leurs frais tout de même), toujours avec Travelland...

Bonjour,

Idem, nous avons un avis mitigé sur Travelland (été 2019). Pourtant le contact avant-vente par mail était avenant et réactif.

Ensuite sur place, on a cumulé les problèmes, tous présents (sauf le problème d'huile) dès le premier jour :

crevaison lente sur un pneu qui nous a d'abord obligé à regonfler tous les matins puis à faire une réparation dans une station de vulcanisation crissement aléatoire dont la fréquence a augmenté chaque jour : au bout d'une semaine on a dû faire démonter les plaquettes de freins mais le bruit n'a pas disparu et on n'a jamais vraiment su ce que c'était, pas très rassurant sur les pistes (et donc exit Tosor Pass) voyant d'huile qui a commencé à s'allumer après seulement 1500 km, pas normal du tout si les niveaux avaient été faits au départ, on a dû acheter en urgence 1 litre d'huile dès qu'on a pu problème de voyant de mode 4x4 qui ne voulait pas s'éteindre système de fermeture de la boite à gant cassé mais on ne s'en était pas aperçu au départ, on a dû le maintenir avec un bout de ficelle et la réparation nous a été facturée au retour

Ca fait beaucoup pour "seulement" 3000km, on a dû avoir comme seul problème une crevaison sur un total de presque 20000 km avec les autres loueurs de 4x4 dans le monde. Je précise qu'aucune des dépenses que nous avons dû engager pour ces défauts d'entretien ne nous a été remboursée.

Sur place le contact avec le loueur était assez facile via WhatsApp, mais la personne qu'on avait au tél n'était pas de bon conseil quant aux réparations et aux meilleures adresses où les faire. Elle était plutôt suspicieuse en laissant entendre que c'était à cause de notre conduite que tout cela arrivait.

Quand on a rendu la voiture impeccable après avoir passé 2h dans une station de lavage, ils nous ont fait (comme à beaucoup d'autres apparemment) le coup des micro-rayures quasi invisibles à l'oeil nu : 90 USD (ben oui, 3 tôles rayées sur chaque côté de la voiture, ça fait 6 tôles à 15 USD, soit 90 USD). Ces rayures étaient déjà probablement là, ils ne les répareront jamais et les refactureront au prochain client.

De retour en France, on a reçu un mail du style "Super, vous avez de la chance, vous n'avez pas eu de contravention, voilà donc votre facture définitive", avec moultes photos en gros plan de rayures appartenant ou non à la voiture + la surprise de la boite à gants.

Là ce n'est pas la peine de leur répondre en argumentant et en leur rappelant les dépenses que vous avez dû faire de votre côté pour les désagréments rencontrés, tout est débité automatiquement.

Il faut aussi savoir qu'ils ne répondront plus jamais à aucun de vos mails une fois que vous aurez quitté le Kirghizstan.

Au vu du forum, j'ai l'impression que leurs pratiques commencent à se savoir, attention aux nouveaux venus à ne pas se laisser endormir par leur très bon contact avant-vente, il ne présage pas de la suite...

Côté matériel loué, il était de bonne qualité (dont la tente et les sacs de couchage) sauf les chaises qui étaient à l'agonie et rouillées.

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