Grosse flemme ce matin, j'ai du mal à me sortir du lit malgré tout le raffut qu'ont fait mes colocataires de dortoir entre 7h et 8h. Et pourtant ce matin je ne dois pas perdre de temps: je dois impérativement me rendre à l'ambassade de Mongolie pour faire mon visa. Je ne connais pas les documents nécessaires, je ne sais pas combien de temps cela va me prendre, bref dans ce genre de cas de figure, le plus tôt est toujours le mieux, et le plus tôt est donc aujourd'hui Lundi matin puisque l'ambassade était très probablement fermée le weekend!
Donc je me fais violence en me levant à 8h30 (whouaouh quelle violence!), puis je regarde sur internet où se situe l'ambassade de Mongolie: OK ça n'a pas l'air très loin, c'est à peine à quelques stations de métro, première bonne nouvelle. Une autre rapide recherche sur les demandes de visas ne donne rien d'intéressant en français, et comme je n'ai pas envie d'éplucher les résultats en anglais je préfère partir voir directement sur place d'autant plus qu'il est déjà 9h30.
Comme prévu j'arrive rapidement sur place grâce au métro. Le quartier est un quartier résidentiel assez chic, à vue de nez un bâtiment sur quatre doit être une représentation diplomatique et c'est assez facilement que je me retrouve devant l'ambassade de Mongolie. Là, la porte principale fermée m’accueille, mais une femme derrière une guitoune ou est écrit en gros "VISA APPLICATION CENTER" m'interpelle: "Asking for visa? -Yes!!!" Et elle me tend un dossier et me montre un petit abri directement sur le trottoir avec une table et quelques chaises où sont déjà assises 4 autres personnes en train de remplir leur formulaire. Je me joins à cette petite bande et commence à éplucher tous les documents remis. Il me faut: -2 photocopies du passeport: OK j'ai déjà (j'en ai toujours 5 ou 6 d'avance!) -2 photos d'identité: OK j'ai aussi (idem j'en ai toujours plusieurs d'avance, mais là ce sont mes 2 dernières, il faudra que j'en refasse) -Un formulaire à remplir: en avant! -et 430 yuans environ (je ne me rappelle plus du montant exact, mais j'ai le très net souvenir que cela faisait plus de 60 euros et que j'avais trouvé ça vraiment cher...) à payer directement au guichet lors de la remise des documents
Et c'est tout!
Cool c'est super simple!
Même pas une preuve de sortie du territoire demandée, ça change des exigences chinoises! Juste une rubrique dans le formulaire me fait un peu tiquer: le nom adresse et numéro de téléphone de la personne ou de l'organisme qui "m'invite" en Mongolie... Rubrique finalement vite remplie par les coordonnées du premier hôtel à Ulan-Bator trouvées dans le Lonely Planet!
Je redonne tous les papiers demandés à la femme derrière sa guitoune. Pour le paiement, on peut même payer par CB, ultra pratique! La préposée vérifie rapidement tous mes documents, et m'indique que je pourrais récupérer mon passeport à partir de Jeudi 15h, et qu'un délai plus rapide est possible mais je dois payer un supplément. Jeudi 15h, moi ça me va très bien!
Voilà, la demande de visa est réglée en moins d'une heure, bonne nouvelle!
Du coup, il est presque midi, je cherche un petit restaurant pour manger (restaurant que je ne trouverai pas à moins de 600m, le quartier des ambassades étant très peu fourni) et je me concentre sur la suite de mon programme: il me faut maintenant prévoir le transport jusqu'à la frontière. Mmmmmh pourquoi pas le célèbre transmongolien? Je demanderais des infos au staff de l'hôtel ce soir en rentrant, ils sont très accueillants et vendent apparemment des billets de train, de bus, des tours organisés etc etc...
Pour l'heure, je décide d'aller passer l'après-midi dans un autre site emblématique de Pékin: le Temple du Ciel.
Le temple du Ciel est très facile d'accès à métro, et je suis a nouveau surpris du prix d'entrée étonnamment sage: 30 yuans (env 4,30 euros). Tout comme la cité interdite, ce lieu de Pékin n'a pas exagéré le montant du ticket, peut être se rattrapent-ils sur la quantité de billets vendus? En tout cas, ce n'est pas pour me déplaire!
Le parc qui contient le temple est immense, je traverse des édifices aux longs couloirs en bois sculpté et peint qui sont absolument magnifiques. Et que dire du temple lui-même! Ce symbole de la capitale chinoise est vraiment élégant et harmonieux, il est relativement imposant mais parait néanmoins très léger, signe incontestable de réussite architecturale.
Malgré la foule, j'ai vraiment apprécié ce temple et le parc attenant, et ce d'autant plus que même si on ne peut pas pénétrer à l'intérieur, on bénéficie quand même d'une superbe vue sur les fabuleuses boiseries à travers les différentes larges portes. Et dire que tout ça a été assemblé sans ciment, sans mortier et sans clous! Uniquement des poutres en bois sculpté et peint assemblées à l'aide de mortaises, de tenons et de clavettes... Un bien bel exemple de menuiserie pure et dure!


Le soir venu, je demande donc à la fille à la réception de l'hôtel si elle pourrait me vendre un ticket pour le transmongolien.
"Hélas non, me répond-elle embarrassée. Pour acheter un ticket vous devrez aller directement à la gare de Pékin Ouest. Il n'y a que 2 départs par semaine depuis Pékin vers Ulan-Bator: le Mardi et le Vendredi. Mais si vous arrivez à acheter un billet à la gare pour ce vendredi, je veux bien le prendre en photo et vous avec! -Pourquoi donc? lui demandai-je en souriant -Parce que nous sommes en haute saison depuis le début du mois de Juin, et tous les billets sont réservés longtemps à l'avance, et à moins d'un gros coup de chance du style une annulation de dernière minute, j'ai bien peur que vous soyez obligé de prendre le bus. D'ailleurs nous pouvons vous vendre un ticket de bus si vous voulez... -OK OK, je vais aller demain tenter ma chance à la gare, on ne sait jamais non? -Comme vous voulez... Et sinon, vous m'aviez demandé des renseignements hier pour une excursion à la journée à la grande muraille, vous êtes toujours intéressé?"
Effectivement j'avais demandé des infos la veille au soir, cette charmante réceptionniste-vendeuse ne lache rien! L'hôtel est presque une agence de voyage en miniature: outre les différentes formules de visite de la ville et de la grande muraille, on peut aussi réserver des tours de 3 jour à Xi'An ou même de 8 jours à Lhassa! A ma question posée par curiosité sur ce point, l’hôtesse m'avait assuré qu'ils se chargeaient de tout, permis et formalités inclus, du package "clé en mains"!
Pour le moment, ce sont leurs sorties à la grande muraille qui m'intéressent, et une plus particulièrement: la formule d'une journée à Mutyianiu. Pour 135 yuans (un peu moins de 20 euros), un bus privé vient me chercher le matin et m'amène directement sur site. Un repas dans un restaurant sur place est prévu ainsi que le retour. Seul reste à ma charge le prix d'entrée à payer sur place. C'est sur que si je cherche par moi même, je paierai surement les bus classiques bien moins chers, ainsi que le restaurant. Et ce genre de tour organisé pour touristes occidentaux, c'est pas vraiment ma tasse de thé normalement. Mais voilà, c'est la fin de mon séjour, j'ai pas envie de me faire ch*** à chercher les bons numéros de bus, à changer de ligne (Mutyianiu est à 80km de Pékin), a savoir si je suis bien descendu au bon endroit etc etc... Cela fait maintenant 8 mois que ce genre de journée ne me fait pas peur bien au contraire, mais voilà là, j'ai juste pas envie, et le charmant sourire de la réceptionniste m'achève...
"OK je prends votre formule "package Mutyianiu" pour mercredi, mais ça a intérêt à être bien! -Vous ne le regretterez pas, soyez prêt mercredi matin à 7h45 dans le hall, on passera vous chercher." me répond-elle avec son plus beau sourire tout en encaissant mes billets...
Mardi 28 Juin
Comme je l'avais planifié hier, me voici donc ce matin aux guichets de vente de la gare de Pékin Ouest, dans le but avoué d'essayer d'acheter un billet de train du célèbre transmongolien.
Sauf que voilà, la guichetière me tient exactement le même discours que la réceptionniste de l'hôtel hier soir: tout est complet, impossible d'acheter le moindre billet pour Ulan-Bator jusqu'à mi-Août! Je suis un tout petit peu déçu, mais je dois bien reconnaître que je m'y attendais...
"Nous n'avons plus de billet, mais vous pouvez essayer à l'hôtel Continental, ils en auront peut-être... -A l'hôtel Continental? Un hôtel? -Oui oui l'hôtel Continental, essayez on ne sait jamais..."
Bon...
D'après MAPS.ME, il n'y a qu'un seul hôtel Continental à Pékin, et il est situé à 400m de la place Tien'anmen. OK, en avant Guinguamp, allons-y!
Une fois sur place, je me rends compte que l'hôtel Continental est un immense hôtel de grand luxe, peut être le plus luxueux de Pékin: des portiers et des voituriers avec de grandes vestes rouges aux boutons dorés qui me regardent d'un drôle d’œil, un intérieur en marbre absolument nickel avec des fontaines, des lustres en cristal et tout le tralala qu'on est en droit d'attendre dans ce genre d'endroit... Je me demande si je ne me suis pas trompé, ou si la guichetière de la gare ne se serait pas légèrement payé ma tronche...
De toutes façons, maintenant que je suis là, autant demander à la réception, je ne pourrais pas être plus incongru...
"Pardon mademoiselle, on m'a indiqué à la gare que je pourrais acheter ici des billets de train pour le transmongolien, est-ce possible? -Mais naturellement, me répond-elle dans un anglais parfait, veuillez me suivre s'il vous plait."
Un peu surpris, je suis donc ma guide improvisée jusqu'au premier sous-sol où je découvre une galerie marchande ainsi que l'agence de voyage de l'hôtel dans laquelle je suis invité à rentrer.
"Bonjour Monsieur, que puis-je faire pour vous être utile? me demande la patronne de l'agence après m'avoir fait asseoir. -Bonjour Madame, je cherche à acheter un ticket pour le transmogolien -Il n'y a aucun problème. A quelle date souhaitez vous partir? -Ce Vendredi, c'est possible?"
Mon interlocutrice pianote 5 secondes sur son ordinateur et m'annonce fièrement qu'elle a une place disponible en première classe pour la modique somme de... 595$!! Bon, ça va pas le faire... Je lui indique que mes moyens sont un peu plus réduits et lui demande si elle a une place en seconde classe, la moins chère possible. Nullement désarmée, elle consulte à nouveau son PC et m'annonce un nouveau prix de 290$! Et je dois me dépêcher car il ne reste plus que 2 places... Je refuse poliment et prends congé, car ce n'est définitivement pas dans mon budget. Je suis persuadé d'avoir lu quelque part sur internet que le prix d'un ticket en seconde classe sur le transmongolien était normalement d'environ 70 à 80$. En fait, durant la haute saison, les agences de voyage chinoises achètent un maximum de billets à l'avance et les revendent au prix (très) fort aux touristes qui comme moi s'y prennent naïvement au dernier moment.
Tant pis, je devrais me contenter du bus...
En fait, 80$ non plus ne sont pas à la base dans mon budget pour ce trajet, mais le transmongolien et le transsibérien sont quand même des trains mythiques, et on ne vit qu'une fois. J'étais prêt à faire une exception, mais une exception à 80$, pas une exception à 290$!!
Au final, le ticket de bus Pékin-Erlian me coûtera 180 yuans, soit un poil moins de 26 euros, et le train côté mongolien de Zamin Uud à Ulan-Bator rajoutera 10 euros de plus, ce qui tous comptes faits est tout de suite beaucoup plus raisonnable! 😉 </htm


























A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...

I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:







Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.

Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
A little sneak peek?











The karst site:





(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)







Laundry and trucks washed in the same stream.



We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.



