O Mort, vieux capitaine, il est temps! levons l'ancre!
Ce pays nous ennuie, ô Mort! Appareillons!
Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre,
Nos coeurs que tu connais sont remplis de rayons!
Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte!
Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,
Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe!
Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau!
Les fleurs du mal, Charles Baudelaire
Presque en novembre🤪... prennez ce post comme vous voulez!l
La mort est le voyage suprême qui apporte le bonheur. Il enlève le temps et l'ennui. Il permet de reconstruire un monde nouveau. Consacrer sa vie aux voyages, partir pour ne plus revenir...
tiens quelques images du cimetière de Menton. Le cimetière qui donnerait presque envie de reposer en paix...le plus tard possible bien entendu
ça serait bien d'avoir aussi des témoignages et des images sur les différents rituels mortuaires dans le monde...
Ici sont le village et la terre Où je suis né Là où mon père et ma mère Se sont aimés Là où fiston a mille raisons D’y reposer Son Voyage de toute façon Est terminé Ci-gît un tel qui trop aima les vers Qui à présent est trop aimé d’eux La poésie est un mal passager… Encor cent mille ans et je serai guéri DeCléricy, ÉPITAPHE
J’en appelle à vous ô Muses
Où tant ma vie passe et s’use
Qu’encore et toujours j’aime
Mes soeurs Galère et Bohème
Pendant l'hiver rigoureux, mais oh combien lumineux, il faisait vachement bon la dedans !
As tu lu le livre incomparable de Philippe Muray, "Le XIX ieme siecle a travers les ages" ? Au debut du livre, il y a des pages d'anthologie sur le demenagement du cimetiere Des saints innocents qui se trouvait au centre de Paris !
Dans les catacombes, on ne peut penser qu'a la chanson de Jacques Brel "
Mourir, cela n'est rien
Mourir, la belle affaire
Mais vieillir...ah...vieillir
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
Mourir, cela n'est rien
Mourir, la belle affaire
Mais vieillir...ah...vieillir
Tout au long de la visite de ce site, on trouve des citations. Au début elles sont très sombres, très noires, ... et plus on se dirige vers la sortie (vers la lumière, vers la vie) et plus elles deviennent optimistes. Le texte que tu nous donnes de Brel est repris lors de la visite.
C'est pas vrai ! Ca fait plus de 20 ans que je n'y ai pas mis les pieds ! En tous les cas, meme avant la sortie, je n'ai jamais resenti cette visite comme quelque chose d'opressant !
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
Ni l'un ni l'autre de ces lieux n'engendrent la mélancolie . A Sapanta la coutume est d'écrire un portrait +/- amusant du défunt surmonté d'une image le représentant dans son activité ou représentant un fait marquant de sa vie, ou....de sa mort .
Quant à Sha-I-Zinda le lieu est magnifique .
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
concernant les rituels, à Madagascar dans certaines régions on pratique la cérémonie de retournement des morts ou plutôt de déplacement d'un endroit à un autre. Les morts protègent les vivants. J'ai pu assister à une cérémonie dans la région d'Antsirabe. Le cadavre en décomposition a été changé comme on lange un bébé avec beaucoup de douceur. Puis en cortège il a été balladé dans les rues du village. On a pu également partager le repas et le rhum avec la famille endimanchée. Les gens étaient joyeux.
En Bulgarie, une tradition mortuaire veut que l'on accroche une affichette sur les portes et murs des maisons avec la photo, le nom et l'âge du défunt. Ces affichettes restent en place jusqu'à ce que le temps les effacent.
Juste un petit commentaire concernant le retournement des morts à Madagascar....
le retournement des morts ( famadihana ) consiste à sortir les cadavres de leur tombeau, à exposer leurs ossements sur une natte neuve, en prenant bien soin d'en rassembler les huit os fondamentaux puis à les envelopper dans de nouveaux linceuls.
Le rituel populaire du famadihana est marqué par une danse suggestive d'un symbolisme sexuel évident, où le corps entre et sort du tombeau dans un mouvement d'aller et retour à connotation phallique.
Dans ce cas, la mort, représentée par le tombeau y est vue comme une femme dévoreuse de vie....
C'est avant tout un moment intense de cohésion familiale très propice à d'éventuelles réconciliations.....
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
Merci Mesrob pour ces précisions.
J'ai pu constater au cours de mes voyages que le rapport à la la mort était bien différent de par le monde.
Chez nous en Occident ou dans les civilisations judéo-chrétiennes, la maladie, l'échec, la souffrance sont des signes avant-coureurs de la mort. Ils nous indiquent que nous ne sommes pas totalement maîtres de notre vie, qu'elle nous échappe constamment, avant de nous être définitivement retirée par la mort.
La durée de notre vie étant limitée, notre temps est précieux. Il convient donc de mettre à profit le temps présent ...et donc de voyager un max par exemple😏
Chez nous la mort est un sujet presque tabou🙁. Les cimetières disparaîssent au profit des crématoriums. On ne fait plus part de son deuil au voisinnage en dressant comme avant de grandes tentures devant le domicile du défunt. Les techniques de rajeunissement, les vitamines traquent la moindre ride etc... La mort est niée, passée sous silence, dissimulée.
A Lombok (Indonésie) les sasaks croient que l'âme quitte le corps pendant le sommeil. Elle peut voyager...idem chez certains amérindiens pendant la maladie, et la mort n'est pas vécu comme un souci.
Bien des peuples comme à Madagascar vivent le processus de départ étape par étape, avec un corps qui s'évanouit petit à petit. Il continue de vivre parmi les vivants. Le concept de mort est progressif et non pas brutal comme chez nous.
ouf ! 😉 enfin ! arrive la motivation de ton post ... ainsi t'adresses-tu aux vivants 😉😉que nous sommes 😉😉 et pour ce qui me concerne, j'espère le rester longtemps afin de continuer à parcourir l'Asie ... retourner "au sein de sa terre nourrice : Ronsard "Et je pensais aussi ce que pensait Ulysse ...) pour repartir ... et ... revenir encore et encore !!!
bonne journée !
"pendant un instant l'usage des yeux : la lecture du monde. italo Calvino "Paroles de voyageurs" si tu n'as pas étudié, voyage".
Juste un petit commentaire concernant le retournement des morts à Madagascar....
le retournement des morts ( famadihana ) consiste à sortir les cadavres de leur tombeau, à exposer leurs ossements sur une natte neuve, en prenant bien soin d'en rassembler les huit os fondamentaux puis à les envelopper dans de nouveaux linceuls.
Le rituel populaire du famadihana est marqué par une danse suggestive d'un symbolisme sexuel évident, où le corps entre et sort du tombeau dans un mouvement d'aller et retour à connotation phallique.
Dans ce cas, la mort, représentée par le tombeau y est vue comme une femme dévoreuse de vie....
C'est avant tout un moment intense de cohésion familiale très propice à d'éventuelles réconciliations.....
très intéressant, comme toutes les participations dans cette discussion ... du plaisir et donc ... merci 😉 à poursuivre !
en te lisant, me vient cette à l'esprit à laquelle je ne sais répondre ...
la mort est féminine dans notre langue j'aimerai savoir si il en est de même Ailleurs ... quand à la mise en terre "moment intense de cohésion sociale" de même il serait intéressant connaître des coutûmes, des Traditions qui le confirme ou l'inverse ...
"pendant un instant l'usage des yeux : la lecture du monde. italo Calvino "Paroles de voyageurs" si tu n'as pas étudié, voyage".
dis-moi, quand je vois tes photos un rien narcissiques et toutes vos têtes de vainqueurs, je me demande si par hasard t'en aurais pas une où l'on vous voit, toi et toute ta petite famille parfaite image du bonheur, pique-niquer et prendre l'apéro (dans un crâne bien sûr !) en levant un toast à la santé de tous ces vieux débris des couloirs de la mort !
Il y a mieux : les ghats de Varanassi ! D'abord l'odeur, la meme que lorsque tu allumes le brulot de la gaziniere, en ouvrant le bouton trop grand, le "flouf" de la flamme te brules, te roussis les poils que tu as sur les doigts ou le dos de la main, alors se repand comme une odeur de peau brulee. Je suis alle voir les corps sur les buchers, les corps a moitie calcines jetes dans le Gange quand les gens n'avaient pas assez d'argent pour payer le bois necessaire. Sur le promontoir qui surplombe le lieu, je suis reste longuement pour voir les peaux fondre, les os craques, je me souviens meme de la fois ou je vis le type, avec sa longue perche, "touillait" dans un corps, replace dans les flammes une tete qui s'appretait a tomber du bucher, comme si elle voulait s'echapper du brasier. Bon sang, c'est ca un etre humain ? Pourquoi se poser tant de questions inutiles, et, comme Yossarian, dans Catch 21 de Joseph Heller, que j'ai lu des annees plus tard, quand il essaie de colmater la blessure beante d'ou s'ecoulent les intestins de son pilote, dans l'avion qui vient d'etre touche par un obus, et ne peut qu'essayer de les replacer dans ce trou sanguinolant, il se dit un etre humain, c'est donc huit metre de boyaux !, de meme me suis-je dit " a quoi bon te faire du soucis, puisque nous ne sommes que des corps qui fondent, se disloquent comme des poupees de petites filles quon jetterait au feu !"
Ces scenes, que d'aucuns trouveraient morbides, m'ont fait beaucoup de bien, et j'en ai garde le benefice pendant plusieurs mois apres mon retour de l'INde, en 1981, avant que la routine, insidieusement, reprenne ses marques.
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
En Tunisie, il y a un rituel observé lorsqu'une jeune fille ou un jeune homme meurt:
Quand on fait sortir le corps de la maison pour l'emmener au cimetière, les femmes poussent des youyous car la personne qui est morte n'était pas mariée.Ainsi, les youyous l'accompagnent quand même comme si elle sortait pour aller célébrer son mariage.
... dis-moi, quand je vois tes photos un rien narcissiques et toutes vos têtes de vainqueurs, .. je me demande si par hasard t'en aurais pas une où l'on vous voit, .. toi et toute ta petite famille parfaite image du bonheur, .. pique-niquer et prendre l'apéro (dans un crâne bien sûr !).. en levant un toast à la santé de tous ces vieux débris des couloirs de la mort !
Je ne vois pas en quoi ces photos sont narcissiques. Ce sont juste des photos d'une sortie en famille lors d'une belle journée d'été. Navré de ne pas faire la "gueule" devant l'objectif mais l'ambiance aux catacombes n'est pas véritablement au recueillement ni à la tristesse (pas plus que dans le Colisée de Rome).
Il est des circonstances ou des lieux où l'on ne peut esquisser le moindre sourire car l'ambiance est véritablement pesante. Photo prises (un mois avant celles des catacombes) à Oradour-sur-Glane... où le lieu impose le silence, la discrétion et la tristesse :
et dans un autre registre, il y a aussi le voyage, la mort et le silence dans les pays où la peine capitale est pratiquée comme la Chine, les USA, l'Egypte, le Cameroun, les pays du Golfe, le Guatemala, l'Inde, l'Indonésie, le Japon, le Viet Nam, Saint Vincent...enfin une bonne cinquantaine comme ça😮.
Les rituels d'exécution sont variables : le peloton, le sabre, la chaise electrique...tout les types de pays sont concernés les riches, les pauvres, les démocraties, les dictatures, les plus industrialisés, les plus arriérés etc...
Le sujet sur la mort et le voyage est très vaste...
Bon! moi pour l'instant je retourne dans ma citrouille😎
"Bon! moi pour l'instant je retourne dans ma citrouille😎 "
Et tu vas ressortir en vampire la nuit des morts d'Halloween hinhin...! Blague à part c'est un sujet intéressant et bien trouvé à cette époque.
Dans certaines cultures, la mort n'est pas vraiment une fin juste un passage dans le pays des ancêtres. Où il n'y a pas de mort "naturelle", ainsi après un décès il faut donc trouver celui qui en est la cause car ce ne peut etre que qq'un(souvent un parent), et alors on procède à une initiation et fête qui à l'aide de plantes permet de savoir de qui il s'agit, d'où la mort est venue...lors de ces initiations, des visions, ce sont les ancêtres qui parlent. Et fréquemment pour expliquer ces morts dans les avis d'obsèques on peut lire: "mort d'une courte maladie", ainsi on sait de quoi il s'agit (mauvais sort, coup de fusil nocturne:poison et sorcellerie).
Ces scenes, que d'aucuns trouveraient morbides, m'ont fait beaucoup de bien, et j'en ai garde le benefice avant que la routine, insidieusement, reprenne ses marques.
meme ressentit, petite difference pour moi :
depuis il n y a plus de routine insidieuse,
que des journees +/- interessantes
Bon! moi pour l'instant je retourne dans ma citrouille😎
bonjour Cendrillon,
en attendant la chaussure de verre et ce qui va avec,
une autre approche:
Le rituel funéraire des Lahu rouges
La mort : une destination à la fois mystérieuse et inévitable que rejoignent tous les êtres humains depuis des millénaires. Qu’il soit riche, pauvre, général d’armée, paysan, philosophe ou simple d’esprit, chacun termine son voyage dans ce monde au même endroit : la mort, qui fait partie intégrante de la vie.
Très peu de personnes comprennent toutefois réellement le sens profond de cette vérité. Les êtres humains des diverses races, cultures ou communautés sociales proposent actuellement des réponses différentes et organisent des rituels funéraires variés. Ainsi, lorsqu’un membre d’une communauté décède, ses compagnons peuvent organiser un rituel empreint de sobriété et de simplicité alors que d’autres cultures marqueront cet événement par une cérémonie luxurieuse et extravagante. De même, certaines cultures peuvent percevoir la mort d’un proche avec sérénité ou même dans la joie alors que d’autres ressentiront une profonde tristesse. Il s’agit d’autant de réactions des êtres humains à une question pour laquelle ils n’ont toujours pas trouvé de réponse adéquate.
L’une de ces approches est le rituel funéraire des Lahu rouges, un sous-groupe de l’ethnie des Lahu qui vit essentiellement dans les régions montagneuses et reculées de part et d’autre de la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar.
Qui sont les Lahu rouges ?
Les Thaïlandais les appellent les Mou-soeu alors qu’ils se dénomment eux-mêmes les Lahu (prononcer la-hou). Le groupe ethnique des Lahu est divisé en plusieurs sous-groupes, plus que tout autre groupe tribal présent en Thaïlande. Chaque sous-groupe possède ses coutumes distinctes tout en partageant des racines culturelles communes avec les autres. Le rituel funéraire de chaque sous-groupe présente ainsi quelques spécificités. Chez les Lahu rouges, par exemple, si une personne décède de mort naturelle, son corps sera enterré. Si, par contre, sa mort a été violente ou anormale (maladie, accidents, etc.), la dépouille sera incinérée. Les Lahu Kalao, quand à eux, incinèrent toujours le corps sauf s’il s’agit d’un enfant. De même, les Lahu Sae Lae brûlent le corps quelle que soit la cause du décès et l’âge du défunt.
Les Lahu rouges ont compris très tôt que la mort est un dénominateur commun à tous les êtres vivants et marque leur fin. Il l’appellent Sayway et la classent en deux catégories : la bonne mort et la mauvaise ป mort. La bonne mort désigne la fin de la vie de quelqu’un pour cause de vieilliesse ou de maladie, sans que du sang ne s’écoule de son corps. Une mauvaise mort est celle provoquée par un meurtre ou un accident, par exemple une chute dans un ravin ou d’un arbre.
Selon la tradition, le corps d’une personne qui a eu une bonne mort sera enterré, alors que la dépouille de la victime d’une mauvaise mort sera incinérée. L’un de mes élèves, par exemple, qui était le fils du chef du village de Yapanae, a trouvé la mort dans un accident de moto en février 1993. Il avait quitté le village pendant les cérémonies du nouvel an Lahu et personne ne savait où il était. Pujong, le maître des exprits du village, a tué un poulet pour un rituel prophétique et a annoncé aux habitants qu’il était parti dans un autre village. Ils l’ont attendu pendant deux jours et, ne voyant acun signe anonciateur de son retour, le chef du village a demandé à un groupe de jeunes hommes de partir à sa recherche. Après 9 jours, l’un des membres du groupe a retrouvé son corps dans les buissons au lieu dit Lalang, à environ 3 kilomètres du bureau du district de Pang Mapa. Les gens du village, y compris moi-même, avons incinéré le corps avec beaucoup de tristesse. C’était un garçon très serviable qui m’apportait toujours de l’eau et du bois pour le feu, même si je ne lui demandait pas. Les cérémonies du nouvel an de 1993 au village de Yapanae ont été particulièrement calmes et réservées ; personne n’avait vraiment le cœur à la fête comme les années précédentes.
Les funérailles
Lorsque quelqu’un décède, il est d’usage que les membres de la communauté viennent présenter leurs condoléances à la famille et participent à leur deuil. Selon la coutume des Lahu rouges, si la personne décédée est un enfant, il peut être enterré le jour même. S’il s’agit d’un adulte, le corps sera conservé pendant une journée et mis en terre le lendemain. Il n’y a pas de cercueil, les membres de la famille enveloppent le corps dans un tissu ou une natte de roseau.
La tradition veut qu’un poulet soit tué et cuisiné pour la personne décédée. Une aile et une cuisse – avec les plumes – sont découpées de l’animal, attachées l’une à l’autre avec une lanière en bambou puis l’ensemble est placé sur le torse du défunt. Les Lahu rouges croient que l’aile se transformera en éventail pour se rafraîchir après un long voyage. La cuisse se transformera en un outil qui permettra à la personne décédée de creuser pour chercher de l’eau. Les membres de la famille doivent apporter une poignée d’herbe ou de feuilles prélevée autour de la maison et attachée pour former une botte, botte qui sera elle aussi placée sur la poitrine du défunt. Selon les croyances, cette botte se transformera en balai qui servira au nettoyage. Ils ajoutent également quelques morceaux d’étain dans la bouche de la personne décédée, le même que celui qui sert à fabriquer les cartouches et qui fera ici office de monnaie. Un pot de riz est préparé pour le défunt et celui-ci est mélangé avec des cendres ou du charbon de bois afin qu’il deviennent noir et impropre à la consommation. Ce pot de riz sert à avertir les personnes encore vivantes de ne pas essayer de suivre celui qui est mort, car elles ne trouveront rien à manger.
Le jour suivant, les membres de la famille attachent un bambou de chaque côté du corps et le transportent jusqu’au cimetière du village. Le corps sera sorti de la maison par une paroi latérale et non pas par l’échelle principale, car celle-ci est réservée aux vivants. Si le corps était sorti de la maison par l’échelle, un autre membre de la famille le suivrait dans la mort.
Les membres de la famille placent ensuite les affaires personnelles du défunt, par exemple son oreiller, sa couverture, ses vêtements, son couteau et ses outils sur le bord de la tombe afin qu’il puisse les utiliser. Cette tradition présente un intérêt scientifique et médical certain, car si la personne est décédée d’une maladie contagieuse, les membres de la famille qui vivent dans la maison risquent moins d’être contaminés à leur tour.
Le choix du lieu de la tombe
Les Lahu rouges ont leur propre méthode pour choisir l’endroit où ils creuseront la tombe : ils lancent en l’air un œuf et si celui-ci se casse en retombant, c’est que l’endroit convient pour la tombe. S’ils ne disposent pas d’un œuf à ce moment-là, ils prennent le couteau du défunt, le lancent en l’air et creusent la tombe à l’endroit où le couteau reste planté.
La tombe ne sera généralement pas très grande, à peine plus longue et large que le corps du défunt. J’ai relevé les dimensions suivantes sur la tombe d’un vieil homme décédé en 1991 :
Profondeur : 135 cm
Longueur : 175 cm
Largeur : 43 cm
Placement du corps dans la tombe
Au cours d’un rituel funéraire auquel j’ai participé, j’ai remarqué qu’avant de placer le corps dans la tombe, les membres de la famille allumaient des branches de pin et les passaient au fond du trou pour en chasser l’humidité ainsi que les mauvais esprits éventuellement présents dans la tombe. Ils tapissent ensuite le fond de la tombe avec des écorces. Pendant qu’ils font descendre le corps dans la tombe, ils font passer sous celui-ci un morceau de bambou dont une extrémité est taillée en plusieurs minces lamelles recourbées de manière à former des cercles dont le nombre est égal au nombre de personnes qui assistent à la cérémonie. Ce rituel est supposé marquer la séparation entre le mort et les vivants et indiquer aux âmes de ces derniers le chemin vers la sortie de la tombe afin qu’elles n’y restent pas emprisonnées. Les personnes présentes jettent ensuite des brindilles fraîches sur le corps pour demander son pardon, puis le recouvrent de terre. J’ai remarqué à ce moment-là que les hommes et les femmes présents se taquinait mutuellement et même que certains couples se couraient après et s’embrassaient autour de la tombe fraîchement recouverte.
Avant de rentrer chez eux, tous les participants se tiennent sur le bord de la tombe et sautent pardessus celle-ci. Ils passent ensuite sous une arche en bois sous laquelle brûle un feu de joie. Une personne du village se tient à côté de l’arche et essuie le dos de chaque villageois avec une branche fraîchement coupée pour éviter que de mauvais esprits le suivent en rentrant au village. Une fois le dernier participant passé, elle essuie son propre dos avec la branche et rejoint les autres au village. Une fois au village, les participants se rendent directement près la maison de la personne décédée, trempent une branche dans une bassine d’eau et s’aspergent le corps pour en chasser les mauvais esprits.
Les croyances à propos de l’âme du mort
Un ancien Lahu rouge avait l’habitude de raconter cette histoire à propos de l’âme d’un défunt :
Lorsqu’une personne décède, son âme – ou esprit – est toujours rattachée à sa famille et à sa maison, un lien très fort qui fait que l’esprit de la personne décédée revient toujours dans son foyer. La première nuit après le décès, l’âme est encore capable de venir dans la cuisine pour chercher de quoi manger. La deuxième nuit, l’âme s’arrête devant la porte de la maison et la troisième nuit, elle peut seulement monter sur l’échelle. La quatrième nuit, l’esprit ne pourra parvenir que jusqu’à l’entrée du village, puis son aptitude à s’approcher du village diminuera progressivement jusqu’à la septième nuit où l’esprit de la personne défunte disparaîtra pour de bon et restera vivre dans son propre monde.
La manière dont la tradition funéraire prévoit de traiter la personne décédée concerne deux aspects : d’une part elle symbolise les liens avec le défunt et l’affection que la communauté lui portait et d’autre part, elle marque la différence de statut entre le mort et ceux qui sont toujours vivants.
Avant 1969, les Lahu rouges le long de la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie avaient pour habitude de déménager si 3 à 4 personnes du village décédaient pendant une courte période. Ils croyaient qu’un mauvais esprit était présent autour du village et venait régulièrement pour prendre la vie des personnes. Les connaissances médicales communiquées par les autorités ont toutefois contribué à amenuiser ces croyances et les Lahu rouges n’ont plus besoin aujourd’hui de fuire devant les fantômes, car ils ont accès à la médecine moderne offerte par les services de la santé publique.
Les Lahu rouges ont un rituel funéraire élaboré et complexe pour traiter une personne décédée. Ce rituel fait appel à des matériaux naturels et n’est donc pas très coûteux. Il est cependant de moins en moins pratiqué en raison de l’influence des cultures extérieures, notamment de la vie urbaine et des coutumes chrétiennes qui jouent un rôle de plus en plus important dans la vie quotidienne des Lahu rouges.
l’auteur:
Monsieur Pimook Chantanawat, * qui vit et travaille avec les communautés tribales depuis de nombreuses années, diplômé d’anthropologie il a obtenu une maîtrise d’anthropologie à l’université Silpakorn et a ensuite défendu une thèse sur Les modifications de la culture Thai Yai à l’institut Rajabhat à Chiang Mai. En 1995, il s’est porté volontaire pour un poste d’enseignant dans la région montagneuse de Mae Hong Song et ou il est actuellement directeur d’école.
*traduit de l anglais par Serge/Thailsacien
les voyageurs parcourant le Nord de la Thaïlande et désirant rencontrer Monsieur Pimook dans son école,
me demander la logistique d accueil en MP ou, prendre contact ici:
en réponse à:Et tu vas ressortir en vampire la nuit des morts d'Halloween hinhin...! Blague à part c'est un sujet intéressant et bien trouvé à cette époque.
salut Tchou!
En ce moment je dors, mais j'arrive à communiquer par dédoublement😛.
ça serait intéressant d'avoir des infos sur Dracula et la Roumanie. Existe-t-il quelque chose dans ce pays, même de bien cheap, qui célèbre ce grand homme qui nous manque tant?
Vlad Willi
ps Les infos de ton post concenent quelles cultures?
un GRAND MERCI à TOI ! ainsi la mort renforce des liens et pour les plus jeunes ... incite à perpétrer à leur tour la Vie ... nous sommes bien loin des religions monothéistes ... qui nous proposent ... voire nous imposent un monde hérarchisé ... sévère ... que des "lustres" légitiment.
bonne journée à toi !
à poursuivre ... sans aucune modération 😉😉
"pendant un instant l'usage des yeux : la lecture du monde. italo Calvino "Paroles de voyageurs" si tu n'as pas étudié, voyage".
Oui je n'ai meme pas dit d'où ça vient, et bien c'est d'Afrique Equato de ce que j'en sais(Gabon, GE, sud Cameroun...) ...Il y a juste un rite qui n'existe plus ou alors rarement c'est celui de l'autopsie du corps et le biéry, en plus de l'initiation, tout ceci avait pour but de régler les compensations et rétablir l'ordre familial troublé par la mort. Des morceaux du corps( du crâne et certains os) étaient récupérés dans le biéry(urne-reliquaire). Ensuite quand tout cela était réglé, on pouvait enterrer le mort, là étaient présent la famille, le voisinage, et les ancêtres(les statuettes reliquaires) exposés pour la circonstance...(Ce rite fut interdit au début de la colonisation et la chrétienté et certaines urnes volées ou "récupérées" dont certaines se vendent assez cher d'ailleurs aujourd'hui sur certains sites de collectionneurs d'arts primitifs, comme quoi nous vampirisons aussi🤪😉.)
Pour les vampires on parle toujours en Afrique, des zombies aussi, souvent au moment des crises politiques, d'élections...🤪
Pour Dracula je ne saurais te dire, je ne le connais pas encore😉
Bonne nuit donc (ps: voilà que les vampires ont internet dans leur crypte, on n'arrete pas le progrès) ...😄
Dans les rituels oubliés ou progressivement interdits par les missionnaires et autres adeptes du prosélytisme viscéral de l'époque, il faut mentionner la manducation pratiquée couramment à Madagascar avant 1600 qui faisait que l'assistance présente lors des funérailles mangeait une partie du corps du défunt pour s'imprégner de ses qualités et de ses pouvoirs qui passaient ainsi du mort à sa descendance, ce rituel était aussi fréquent en Indonésie.
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
Oui j'ai aussi entendu parler de cela à propos des Fangs du Gabon d'ailleurs, et dans une des histoire du Mvett qui parle de leur épopée on en parle si je me souviens bien du moins...une fois un gars de là bas m'a raconté une cérémonie de deuil, où on mangeait des petits bouts du corps, mais je n'ai jamais trop su s'il se moquait ou si c'était vrai, sur le coup j'ai pensé vrai. Finalement les catholiques on remplacé par l'hostie? "ceci est mon corps..."??
Je pense que dans beaucoup de religions animistes on retrouve les memes bases, croyances ou certains rites plus ou moins semblables...
Pourtant beaucoup de religions animistes, en Afrique du moins, n'ont qu'un seul dieu créateur(par exemple Imana au Burundi) mais ce sont les esprits(ancêtres ou autres) qui font le lien avec les vivants, car le lien direct entre le monde des vivants et dieu n'existe pas (impossible selon eux).
Un autre rituel tunisien:
On considère les bébés mort-nés comme étant des anges. Ainsi, lorsqu'un bébé meurt, on l'emmaillote dans un tissu blanc et on va au cimetière le placer dans la tombe d'un adulte qu'on enterre le jour même.. On dit alors que cette personne a une chandelle qui lui éclaire la tombe.
Le "geob" des annees 80 n'est pas le "geob" d'aujourd'hui 😎
Mais te souviens-tu de ce que j'avais ecrit le 27 juillet, dans , a propos d'un accident mortel, et du corps de ce thailandais couche sur le ventre, sous une violente averse, en plein milieu d'un carrefour? J'avais ete trouble parce qu'il semblait etre ignore des vivants, et que personne n'avait songe a le recouvrir. Sous cette pluie battante, cette scene me procurait une etrange sensation dont je n'arrivais pas a determiner la cause, ni a renouer d'eventuels connexions avec quelque chose enfouie au plus profond de ma memoire, ou de mon subconscient. Tu m'as alors rappeler " Le livre de Fak", que tu avais conseille a tous, et que j'ai donc lu, mais oublier devant cette realite deconcertante qui se deroulait devant moi :la peur des esprits !
Quelques jours plus tard, un souvenir m'est revenu et me fit comprendre pourquoi le cadavre de ce thailandais sous cette pluie battante m'avait trouble : j'avais deja assiste a la facon desinvolte dont on avait traite un mort, et cette fois la il n' y avait pas l'excuse de la peur des esprits.
Il y a une quinzaine d'annees, un coup de sonnette interrompit mon petit dejeuner. Je suis alle ouvrir. Un grand type en veston se presenta comme inspecteur de police. Est-ce que vous avez entendu du bruit, cette nuit, a l'etage au dessous, un coup de feu, par exemple ? Non, vraiment.
Je devais paraitre tellement surpris qu'il n'a pas insiste. Mais j'ai tout de suite deviner que c'etait l'appartement a gauche (deux appartements par palier, mais au 6 ieme, il y avait trois studios sous les toits), habite par un frere et une soeur qui vivaient d'une maniere sordide, toute entiere consacree a la drogue. La soeur etait deja morte d'une overdose et, ces derniers temps, son frere se trainait, s'ecroulait dans l'escalier...enfin, passons, vraiment trop sordide. Vers 9 h, je suis descendu pour me rendre dans un cafe lire le journal. Arriver au cinquieme, j'ai marquer un temps d'arret tant ce que je vis me laissa pantois : le corps du frere etait allonge sur le dos, non recouvert ; la porte de l'appartement etait ouverte, j'entendais du bruit de meubles deplaces, d'ouverture de tiroirs, de choses qui tombent par terre, bref, les flics fouillaient l'appartement, et, pour ne pas etre gener par le corps, ils avaient du le trainer comme un meuble, un carton encombrant, et deposer sur le palier en attendant le demenagement vers . Je me souviens tres bien maintenant de m'etre demander pourquoi ne l'avaient-ils pas recouvert? Mais j'ai pris quelques secondes pour l'observer, remarquant meme une trace noire sur son pull-over. Une balle ? Bizarre, tout de meme, je ne voyais pas de traces de sang. Enfin, j'ai continue a descendre les marches.
Deux heures plus tard, je suis remonter chez moi. Bon sang ! Le cadavre etait encore sur le palier ! Cela m'a mis en rogne ! Pas possible de laisser ce corps trainer comme ca ! Les flics etaient encore dans leur fouille !
J'ai eu l'intention d'aller leur dire deux mots a ces gars qui pour moi n'avaient aucun respect vis a vis de ce mort, puis, acceptant cette realite, et surtout pensant a la leur, tous les jours ils devaient en voir de toutes les horreurs, je me suis dis a quoi bon, et leur dire quoi ? Un cadavre sur le palier ca fait desordre ?
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
Oui, exactement.Dans n'importe quelle tombe. Les parents du défunt voient ça d'un bon oeil, vu que cet "être de lumière" fera multiplier les bonnes actions du défunt, tout en l'éclairant dans la tombe.
J'ai eu l'intention d'aller leur dire deux mots a ces gars qui pour moi n'avaient aucun respect vis a vis de ce mort, puis, acceptant cette realite, et surtout pensant a la leur, tous les jours ils devaient en voir de toutes les horreurs, je me suis dis a quoi bon, et leur dire quoi ?
cela me fais souvenir d un vecu que je pense t avoir raconter(?) lors de ton sejour a la maison:
l an dernier, anniversaire du fils de ma femme Pai, ambiance chaleureuse, le telephone sonne, la tante de Pai vivant a BKK nous informe que un de ses fils de 14 ans venait de se tuer en moto,
j avais enormement d affection pour cet ado d une tres grande gentillesse, il m est venu les larmes,
Pai m a alors dis: pourquoi pleure tu ?
parce que la jeunesse qui meurt je trouve cela injuste lui ai je repondu,
reponse avec un grand calme :
il est deja dans une autre vie, sa maman est heureuse car le visage n a pas ete touche,
et la fete a continuer comme de rien.
ouf !!! dur a digere pour un Occidental
6 mois apres j ai revu les parents a BKK, ils avaient physiquement pris 10 ans, et quand nous sommes rentres dans leur appartement une photo du fils tronait sur un bahut,
avec sa maman nos regards se sont croises et j ai lu dans ses yeux une detresse infinie,
dure a dechiffree en Asie la frontiere entre les 2 mondes
ceci explique peut etre cela
pour le clin d oeil:
comme tout le monde avait un peut le blues, nous sommes partits dans un cafe concert et cela a fini par une cuite monumentale, mal a la tete, mais qu est ce que cela fait du bien !
Un autre rituel tunisien:
On considère les bébés mort-nés comme étant des anges. Ainsi, lorsqu'un bébé meurt, on l'emmaillote dans un tissu blanc et on va au cimetière le placer dans la tombe d'un adulte qu'on enterre le jour même.. On dit alors que cette personne a une chandelle qui lui éclaire la tombe.
Qu'il repose en paix ? après son dernier voyage !
hum comme ce post est funeste, entre la vie et la mort le chemin n'est pas si long, mais quand même !
Non le voyage est source de vie, c'elle que l'on découvre, l'ailleurs, notre ailleurs, l'ici de l'autre !
Merveille de la découverte et du partage.
Gardons nous de mourir avant l'heure, puisque cette heure là ne nous est pas dites à avance (heureusement)
Tant que l’œil pourra se perdre et le cœur battre, si lentement, mais sûrement alors le voyage sera la rédemption !
( Par ici ou par-là, allongez le pas et vous saurez pourquoi... ! )
Un quart d'heure avant sa mort, Monsieur de La Palice était toujours vivant ! 😄 Bravo geob quel humour, mais vous aviez compris je pense que je parle de ceux qui sont mort à quarante ans et enterré à quatre vingt !
Ma nièce vient de mourir à 20ans écrasée entre deux camions.
Alors vous savez moi la mort en ce moment c’est pas mon sujet de dissertation préféré.
CECI DIT JE NE SOUHAITE PAS VOUS GACHER LE PLAISIR, JOYEUSES TOUSSAINTS. 😏
( Par ici ou par-là, allongez le pas et vous saurez pourquoi... ! )
Je m'excuse par avance d'enoncer quelques banalites :
La vie ne peut exister sans la mort
Le jour ne peut exister sans la nuit
Le bonheur ne peut exister sans le malheur
Le desir ne peut exister sans la frustration...
Apres l'enterrement de mon pere, en reprenant le travail, je parlais evidemment de mon resenti, j'exprimais mon choc emotionnel a un camarade qui, tout a coup, me lanca : Ecoute ! Ou bien tu pleures toute ta vie, ou bien tu vis ! Cela arrive a tout le monde de perdre son pere ! J'en fus abasourdi, stupefait, comme s'il m'avait assene une giffle ! Me se fut pour moi comme une illumination, declanchee par quelqu'un qui ne s'interessait pas au bouddhisme - moi non plus, a cette epoque. Tout est transitoire dit le Bouddha, et ca on ne doit pas le prendre comme un concept, mais comme une realite, s'en convaincre par tous les cellules de son cerveau, toutes les pores de sa peau, se le repeter comme un mantra.
Parler de la mort ne me gene pas, et ce post est un des plus pertinent consacre au voyage !
Ma niece est morte a 20 ans, ecrasee entre deux camions
J'ai souligne, parce que je suis persuade que tu as ete traumatise surtout par sa mort violente, effroyable - je considere cette precision comme une instrumentalisation destinee a me laisser coi...tu auras remarque que je n'ai pas preciser dans quelles conditions est mort mon pere, ni ma mere d'ailleurs, morts tous les deux relativement jeunes.
On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui ! Pierre Desproges
Voyager c'est découvrir que tout le monde a tort.
Aldous Huxley
On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui ! Pierre Desproges
tout est dis, vous enfoncez des portes ouvertes !
instrumentalisation ! pauvre farceur qui croyez vous étre pour faire de tel supositions !
revenez à des pensées un peux moins intelectuelles, cela vous rendra service !
ne me répondez plus !monsieur le senceur !😠
( Par ici ou par-là, allongez le pas et vous saurez pourquoi... ! )
🙂 Merci beaucoup Pasapas de ces quelques traductions. Elle m'ont fait très plaisir parce qu'effectivement il manque la moitié des choses au visiteur qui se promène et ne comprend pas. Elles m'ont fait très plaisir aussi parce qu'un instant elles m'ont ramené à notre voyage en Roumanie. Un pays et des gens que nous avons beaucoup appréciés.
A la fin de ton article tu dis que le" Cimetière Joyeux" de Sapanta est payant mais nous, c'était un dimanche matin et tout le village se rendait à l'office, nous n'avions rien eu à payer et chaque villageois nous amenait voir cette tombe, puis celle-là, et celle là tu l'as vue ? 😄 Un bon souvenir vraiment. Je crains que par notre faute l'office ait commencé un peu en retard ce jour là 😛
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
la différence entre le paradis et l enfer?
le paradis, les gens se réunissent et discutent. l enfer c est la même chose sauf que les gens apportent leurs diapos (geluck)
La semaine passée, je tombe sur un article... "On a laissé mourrir mon frère" Erwin à 33 ans, et voyage depuis 4 mois en Inde. Son assurance santé est en…
Réflexions de voyageurs › Afghanistan · 14 replies
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Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)