| La mort et le voyage Williama · 24 October 2008 à 10:09 · 18 photos 84 messages · 26 participants · 19 117 affichages | | | | À: GilesB · 25 October 2008 à 16:13 Re: La mort et le voyage Message 21 de 84 · Page 2 de 5 · 6 846 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
...citations donnent a reflechir...
Il y a mieux : les ghats de Varanassi ! D'abord l'odeur, la meme que lorsque tu allumes le brulot de la gaziniere, en ouvrant le bouton trop grand, le "flouf" de la flamme te brules, te roussis les poils que tu as sur les doigts ou le dos de la main, alors se repand comme une odeur de peau brulee. Je suis alle voir les corps sur les buchers, les corps a moitie calcines jetes dans le Gange quand les gens n'avaient pas assez d'argent pour payer le bois necessaire. Sur le promontoir qui surplombe le lieu, je suis reste longuement pour voir les peaux fondre, les os craques, je me souviens meme de la fois ou je vis le type, avec sa longue perche, "touillait" dans un corps, replace dans les flammes une tete qui s'appretait a tomber du bucher, comme si elle voulait s'echapper du brasier. Bon sang, c'est ca un etre humain ? Pourquoi se poser tant de questions inutiles, et, comme Yossarian, dans Catch 21 de Joseph Heller, que j'ai lu des annees plus tard, quand il essaie de colmater la blessure beante d'ou s'ecoulent les intestins de son pilote, dans l'avion qui vient d'etre touche par un obus, et ne peut qu'essayer de les replacer dans ce trou sanguinolant, il se dit un etre humain, c'est donc huit metre de boyaux !, de meme me suis-je dit " a quoi bon te faire du soucis, puisque nous ne sommes que des corps qui fondent, se disloquent comme des poupees de petites filles quon jetterait au feu !" Ces scenes, que d'aucuns trouveraient morbides, m'ont fait beaucoup de bien, et j'en ai garde le benefice pendant plusieurs mois apres mon retour de l' INde, en 1981, avant que la routine, insidieusement, reprenne ses marques. | | | À: Geob · 25 October 2008 à 16:59 Re: La mort et le voyage Message 22 de 84 · Page 2 de 5 · 6 821 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
En Tunisie, il y a un rituel observé lorsqu'une jeune fille ou un jeune homme meurt: Quand on fait sortir le corps de la maison pour l'emmener au cimetière, les femmes poussent des youyous car la personne qui est morte n'était pas mariée.Ainsi, les youyous l'accompagnent quand même comme si elle sortait pour aller célébrer son mariage. | | | À: Voyageurasi · 25 October 2008 à 17:11 Re: La mort et le voyage Message 23 de 84 · Page 2 de 5 · 6 817 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bonjour.
Merci pour ces explications et ces photos sur votre site. Marie. | | | À: Maitairoa · 25 October 2008 à 19:47 Re: La mort et le voyage Message 24 de 84 · Page 2 de 5 · 6 791 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
... dis-moi, quand je vois tes photos un rien narcissiques et toutes vos têtes de vainqueurs,.. je me demande si par hasard t'en aurais pas une où l'on vous voit,.. toi et toute ta petite famille parfaite image du bonheur,.. pique-niquer et prendre l'apéro (dans un crâne bien sûr !).. en levant un toast à la santé de tous ces vieux débris des couloirs de la mort !
Je ne vois pas en quoi ces photos sont narcissiques. Ce sont juste des photos d'une sortie en famille lors d'une belle journée d'été. Navré de ne pas faire la "gueule" devant l'objectif mais l'ambiance aux catacombes n'est pas véritablement au recueillement ni à la tristesse (pas plus que dans le Colisée de Rome).
Il est des circonstances ou des lieux où l'on ne peut esquisser le moindre sourire car l'ambiance est véritablement pesante. Photo prises (un mois avant celles des catacombes) à Oradour-sur-Glane... où le lieu impose le silence, la discrétion et la tristesse :
| | | À: Eliade · 25 October 2008 à 22:49 Re: La mort et le voyage Message 25 de 84 · Page 2 de 5 · 2 925 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
et dans un autre registre, il y a aussi le voyage, la mort et le silence dans les pays où la peine capitale est pratiquée comme la Chine, les USA, l' Egypte, le Cameroun, les pays du Golfe, le Guatemala, l' Inde, l' Indonésie, le Japon, le Viet Nam, Saint Vincent...enfin une bonne cinquantaine comme ça  . Les rituels d'exécution sont variables : le peloton, le sabre, la chaise electrique...tout les types de pays sont concernés les riches, les pauvres, les démocraties, les dictatures, les plus industrialisés, les plus arriérés etc... Le sujet sur la mort et le voyage est très vaste... Bon! moi pour l'instant je retourne dans ma citrouille | | | À: Williama · 26 October 2008 à 3:31 Re: La mort et le voyage Message 26 de 84 · Page 2 de 5 · 2 905 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
"Bon! moi pour l'instant je retourne dans ma citrouille  "
Et tu vas ressortir en vampire la nuit des morts d'Halloween hinhin...! Blague à part c'est un sujet intéressant et bien trouvé à cette époque.
Dans certaines cultures, la mort n'est pas vraiment une fin juste un passage dans le pays des ancêtres. Où il n'y a pas de mort "naturelle", ainsi après un décès il faut donc trouver celui qui en est la cause car ce ne peut etre que qq'un (souvent un parent), et alors on procède à une initiation et fête qui à l'aide de plantes permet de savoir de qui il s'agit, d'où la mort est venue...lors de ces initiations, des visions, ce sont les ancêtres qui parlent. Et fréquemment pour expliquer ces morts dans les avis d'obsèques on peut lire: "mort d'une courte maladie", ainsi on sait de quoi il s'agit (mauvais sort, coup de fusil nocturne:poison et sorcellerie). | | | À: Millebornes · 26 October 2008 à 7:30 · Modifié le 26 Oct 2008 à 8:24 Re: La mort et le voyage Message 27 de 84 · Page 2 de 5 · 2 894 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
tout le plaisir est pour moi, cordialement
Merci pour ces explications et ces photos sur votre site. Marie.
et pour ceux qui desireraient telechager des photos en grand format c est ici:
album-photo.geo.fr/ap/album/12019/ | | | À: Geob · 26 October 2008 à 7:34 Re: La mort et le voyage Message 28 de 84 · Page 2 de 5 · 2 893 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Ces scenes, que d'aucuns trouveraient morbides, m'ont fait beaucoup de bien, et j'en ai garde le benefice avant que la routine, insidieusement, reprenne ses marques.
meme ressentit, petite difference pour moi : depuis il n y a plus de routine insidieuse, que des journees +/- interessantes | | | À: Williama · 26 October 2008 à 7:48 Re: La mort et le voyage Message 29 de 84 · Page 2 de 5 · 2 894 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Bon! moi pour l'instant je retourne dans ma citrouille 
bonjour Cendrillon, en attendant la chaussure de verre et ce qui va avec,
une autre approche:
Le rituel funéraire des Lahu rougesLa mort : une destination à la fois mystérieuse et inévitable que rejoignent tous les êtres humains depuis des millénaires. Qu’il soit riche, pauvre, général d’armée, paysan, philosophe ou simple d’esprit, chacun termine son voyage dans ce monde au même endroit : la mort, qui fait partie intégrante de la vie. Très peu de personnes comprennent toutefois réellement le sens profond de cette vérité. Les êtres humains des diverses races, cultures ou communautés sociales proposent actuellement des réponses différentes et organisent des rituels funéraires variés. Ainsi, lorsqu’un membre d’une communauté décède, ses compagnons peuvent organiser un rituel empreint de sobriété et de simplicité alors que d’autres cultures marqueront cet événement par une cérémonie luxurieuse et extravagante. De même, certaines cultures peuvent percevoir la mort d’un proche avec sérénité ou même dans la joie alors que d’autres ressentiront une profonde tristesse. Il s’agit d’autant de réactions des êtres humains à une question pour laquelle ils n’ont toujours pas trouvé de réponse adéquate. L’une de ces approches est le rituel funéraire des Lahu rouges, un sous-groupe de l’ethnie des Lahu qui vit essentiellement dans les régions montagneuses et reculées de part et d’autre de la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar. Qui sont les Lahu rouges ?Les Thaïlandais les appellent les Mou-soeu alors qu’ils se dénomment eux-mêmes les Lahu (prononcer la-hou). Le groupe ethnique des Lahu est divisé en plusieurs sous-groupes, plus que tout autre groupe tribal présent en Thaïlande. Chaque sous-groupe possède ses coutumes distinctes tout en partageant des racines culturelles communes avec les autres. Le rituel funéraire de chaque sous-groupe présente ainsi quelques spécificités. Chez les Lahu rouges, par exemple, si une personne décède de mort naturelle, son corps sera enterré. Si, par contre, sa mort a été violente ou anormale (maladie, accidents, etc.), la dépouille sera incinérée. Les Lahu Kalao, quand à eux, incinèrent toujours le corps sauf s’il s’agit d’un enfant. De même, les Lahu Sae Lae brûlent le corps quelle que soit la cause du décès et l’âge du défunt. Les Lahu rouges ont compris très tôt que la mort est un dénominateur commun à tous les êtres vivants et marque leur fin. Il l’appellent Sayway et la classent en deux catégories : la bonne mort et la mauvaise ป mort. La bonne mort désigne la fin de la vie de quelqu’un pour cause de vieilliesse ou de maladie, sans que du sang ne s’écoule de son corps. Une mauvaise mort est celle provoquée par un meurtre ou un accident, par exemple une chute dans un ravin ou d’un arbre. Selon la tradition, le corps d’une personne qui a eu une bonne mort sera enterré, alors que la dépouille de la victime d’une mauvaise mort sera incinérée. L’un de mes élèves, par exemple, qui était le fils du chef du village de Yapanae, a trouvé la mort dans un accident de moto en février 1993. Il avait quitté le village pendant les cérémonies du nouvel an Lahu et personne ne savait où il était. Pujong, le maître des exprits du village, a tué un poulet pour un rituel prophétique et a annoncé aux habitants qu’il était parti dans un autre village. Ils l’ont attendu pendant deux jours et, ne voyant acun signe anonciateur de son retour, le chef du village a demandé à un groupe de jeunes hommes de partir à sa recherche. Après 9 jours, l’un des membres du groupe a retrouvé son corps dans les buissons au lieu dit Lalang, à environ 3 kilomètres du bureau du district de Pang Mapa. Les gens du village, y compris moi-même, avons incinéré le corps avec beaucoup de tristesse. C’était un garçon très serviable qui m’apportait toujours de l’eau et du bois pour le feu, même si je ne lui demandait pas. Les cérémonies du nouvel an de 1993 au village de Yapanae ont été particulièrement calmes et réservées ; personne n’avait vraiment le cœur à la fête comme les années précédentes. Les funéraillesLorsque quelqu’un décède, il est d’usage que les membres de la communauté viennent présenter leurs condoléances à la famille et participent à leur deuil. Selon la coutume des Lahu rouges, si la personne décédée est un enfant, il peut être enterré le jour même. S’il s’agit d’un adulte, le corps sera conservé pendant une journée et mis en terre le lendemain. Il n’y a pas de cercueil, les membres de la famille enveloppent le corps dans un tissu ou une natte de roseau. La tradition veut qu’un poulet soit tué et cuisiné pour la personne décédée. Une aile et une cuisse – avec les plumes – sont découpées de l’animal, attachées l’une à l’autre avec une lanière en bambou puis l’ensemble est placé sur le torse du défunt. Les Lahu rouges croient que l’aile se transformera en éventail pour se rafraîchir après un long voyage. La cuisse se transformera en un outil qui permettra à la personne décédée de creuser pour chercher de l’eau. Les membres de la famille doivent apporter une poignée d’herbe ou de feuilles prélevée autour de la maison et attachée pour former une botte, botte qui sera elle aussi placée sur la poitrine du défunt. Selon les croyances, cette botte se transformera en balai qui servira au nettoyage. Ils ajoutent également quelques morceaux d’étain dans la bouche de la personne décédée, le même que celui qui sert à fabriquer les cartouches et qui fera ici office de monnaie. Un pot de riz est préparé pour le défunt et celui-ci est mélangé avec des cendres ou du charbon de bois afin qu’il deviennent noir et impropre à la consommation. Ce pot de riz sert à avertir les personnes encore vivantes de ne pas essayer de suivre celui qui est mort, car elles ne trouveront rien à manger. Le jour suivant, les membres de la famille attachent un bambou de chaque côté du corps et le transportent jusqu’au cimetière du village. Le corps sera sorti de la maison par une paroi latérale et non pas par l’échelle principale, car celle-ci est réservée aux vivants. Si le corps était sorti de la maison par l’échelle, un autre membre de la famille le suivrait dans la mort. Les membres de la famille placent ensuite les affaires personnelles du défunt, par exemple son oreiller, sa couverture, ses vêtements, son couteau et ses outils sur le bord de la tombe afin qu’il puisse les utiliser. Cette tradition présente un intérêt scientifique et médical certain, car si la personne est décédée d’une maladie contagieuse, les membres de la famille qui vivent dans la maison risquent moins d’être contaminés à leur tour. Le choix du lieu de la tombeLes Lahu rouges ont leur propre méthode pour choisir l’endroit où ils creuseront la tombe : ils lancent en l’air un œuf et si celui-ci se casse en retombant, c’est que l’endroit convient pour la tombe. S’ils ne disposent pas d’un œuf à ce moment-là, ils prennent le couteau du défunt, le lancent en l’air et creusent la tombe à l’endroit où le couteau reste planté. La tombe ne sera généralement pas très grande, à peine plus longue et large que le corps du défunt. J’ai relevé les dimensions suivantes sur la tombe d’un vieil homme décédé en 1991 : Profondeur : 135 cm Longueur : 175 cm Largeur : 43 cm
Placement du corps dans la tombeAu cours d’un rituel funéraire auquel j’ai participé, j’ai remarqué qu’avant de placer le corps dans la tombe, les membres de la famille allumaient des branches de pin et les passaient au fond du trou pour en chasser l’humidité ainsi que les mauvais esprits éventuellement présents dans la tombe. Ils tapissent ensuite le fond de la tombe avec des écorces. Pendant qu’ils font descendre le corps dans la tombe, ils font passer sous celui-ci un morceau de bambou dont une extrémité est taillée en plusieurs minces lamelles recourbées de manière à former des cercles dont le nombre est égal au nombre de personnes qui assistent à la cérémonie. Ce rituel est supposé marquer la séparation entre le mort et les vivants et indiquer aux âmes de ces derniers le chemin vers la sortie de la tombe afin qu’elles n’y restent pas emprisonnées. Les personnes présentes jettent ensuite des brindilles fraîches sur le corps pour demander son pardon, puis le recouvrent de terre. J’ai remarqué à ce moment-là que les hommes et les femmes présents se taquinait mutuellement et même que certains couples se couraient après et s’embrassaient autour de la tombe fraîchement recouverte. Avant de rentrer chez eux, tous les participants se tiennent sur le bord de la tombe et sautent pardessus celle-ci. Ils passent ensuite sous une arche en bois sous laquelle brûle un feu de joie. Une personne du village se tient à côté de l’arche et essuie le dos de chaque villageois avec une branche fraîchement coupée pour éviter que de mauvais esprits le suivent en rentrant au village. Une fois le dernier participant passé, elle essuie son propre dos avec la branche et rejoint les autres au village. Une fois au village, les participants se rendent directement près la maison de la personne décédée, trempent une branche dans une bassine d’eau et s’aspergent le corps pour en chasser les mauvais esprits.
Les croyances à propos de l’âme du mortUn ancien Lahu rouge avait l’habitude de raconter cette histoire à propos de l’âme d’un défunt : Lorsqu’une personne décède, son âme – ou esprit – est toujours rattachée à sa famille et à sa maison, un lien très fort qui fait que l’esprit de la personne décédée revient toujours dans son foyer. La première nuit après le décès, l’âme est encore capable de venir dans la cuisine pour chercher de quoi manger. La deuxième nuit, l’âme s’arrête devant la porte de la maison et la troisième nuit, elle peut seulement monter sur l’échelle. La quatrième nuit, l’esprit ne pourra parvenir que jusqu’à l’entrée du village, puis son aptitude à s’approcher du village diminuera progressivement jusqu’à la septième nuit où l’esprit de la personne défunte disparaîtra pour de bon et restera vivre dans son propre monde. La manière dont la tradition funéraire prévoit de traiter la personne décédée concerne deux aspects : d’une part elle symbolise les liens avec le défunt et l’affection que la communauté lui portait et d’autre part, elle marque la différence de statut entre le mort et ceux qui sont toujours vivants. Avant 1969, les Lahu rouges le long de la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie avaient pour habitude de déménager si 3 à 4 personnes du village décédaient pendant une courte période. Ils croyaient qu’un mauvais esprit était présent autour du village et venait régulièrement pour prendre la vie des personnes. Les connaissances médicales communiquées par les autorités ont toutefois contribué à amenuiser ces croyances et les Lahu rouges n’ont plus besoin aujourd’hui de fuire devant les fantômes, car ils ont accès à la médecine moderne offerte par les services de la santé publique. Les Lahu rouges ont un rituel funéraire élaboré et complexe pour traiter une personne décédée. Ce rituel fait appel à des matériaux naturels et n’est donc pas très coûteux. Il est cependant de moins en moins pratiqué en raison de l’influence des cultures extérieures, notamment de la vie urbaine et des coutumes chrétiennes qui jouent un rôle de plus en plus important dans la vie quotidienne des Lahu rouges.
l’auteur: Monsieur Pimook Chantanawat, * qui vit et travaille avec les communautés tribales depuis de nombreuses années, diplômé d’anthropologie il a obtenu une maîtrise d’anthropologie à l’université Silpakorn et a ensuite défendu une thèse sur Les modifications de la culture Thai Yai à l’institut Rajabhat à Chiang Mai. En 1995, il s’est porté volontaire pour un poste d’enseignant dans la région montagneuse de Mae Hong Song et ou il est actuellement directeur d’école.
*traduit de l anglais par Serge/Thailsacien
les voyageurs parcourant le Nord de la Thaïlande et désirant rencontrer Monsieur Pimook dans son école, me demander la logistique d accueil en MP ou, prendre contact ici:
pimook.canalblog.com/...uoi_haeng/index.html
des moments d'exception. | | | À: Choucarde · 26 October 2008 à 11:33 Re: La mort et le voyage Message 30 de 84 · Page 2 de 5 · 2 868 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
en réponse à:Et tu vas ressortir en vampire la nuit des morts d'Halloween hinhin...! Blague à part c'est un sujet intéressant et bien trouvé à cette époque.
salut Tchou! En ce moment je dors, mais j'arrive à communiquer par dédoublement  .
ça serait intéressant d'avoir des infos sur Dracula et la Roumanie. Existe-t-il quelque chose dans ce pays, même de bien cheap, qui célèbre ce grand homme qui nous manque tant?
Vlad Willi
ps Les infos de ton post concenent quelles cultures? | | | À: Voyageurasi · 26 October 2008 à 11:40 Re: La mort et le voyage Message 31 de 84 · Page 2 de 5 · 2 854 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
...passionnant!!! merci pour cette contribution détaillée | | | À: Voyageurasi · 26 October 2008 à 12:30 Re: La mort et le voyage Message 32 de 84 · Page 2 de 5 · 2 845 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
un GRAND MERCI à TOI ! ainsi la mort renforce des liens et pour les plus jeunes... incite à perpétrer à leur tour la Vie... nous sommes bien loin des religions monothéistes... qui nous proposent... voire nous imposent un monde hérarchisé... sévère... que des "lustres" légitiment. bonne journée à toi ! à poursuivre... sans aucune modération  | | | À: Williama · 26 October 2008 à 14:19 · Modifié le 26 Oct 2008 à 14:39 Re: La mort et le voyage Message 33 de 84 · Page 2 de 5 · 2 834 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Salut O grand vampire Vladwilli 
Oui je n'ai meme pas dit d'où ça vient, et bien c'est d'Afrique Equato de ce que j'en sais ( Gabon, GE, sud Cameroun...)...Il y a juste un rite qui n'existe plus ou alors rarement c'est celui de l'autopsie du corps et le biéry, en plus de l'initiation, tout ceci avait pour but de régler les compensations et rétablir l'ordre familial troublé par la mort. Des morceaux du corps (du crâne et certains os) étaient récupérés dans le biéry (urne-reliquaire). Ensuite quand tout cela était réglé, on pouvait enterrer le mort, là étaient présent la famille, le voisinage, et les ancêtres (les statuettes reliquaires) exposés pour la circonstance... (Ce rite fut interdit au début de la colonisation et la chrétienté et certaines urnes volées ou "récupérées" dont certaines se vendent assez cher d'ailleurs aujourd'hui sur certains sites de collectionneurs d'arts primitifs, comme quoi nous vampirisons aussi   .)
Pour les vampires on parle toujours en Afrique, des zombies aussi, souvent au moment des crises politiques, d'élections... 
Pour Dracula je ne saurais te dire, je ne le connais pas encore 
Bonne nuit donc (ps: voilà que les vampires ont internet dans leur crypte, on n'arrete pas le progrès)... | | | À: Choucarde · 26 October 2008 à 15:01 Re: La mort et le voyage Message 34 de 84 · Page 2 de 5 · 2 823 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Dans les rituels oubliés ou progressivement interdits par les missionnaires et autres adeptes du prosélytisme viscéral de l'époque, il faut mentionner la manducation pratiquée couramment à Madagascar avant 1600 qui faisait que l'assistance présente lors des funérailles mangeait une partie du corps du défunt pour s'imprégner de ses qualités et de ses pouvoirs qui passaient ainsi du mort à sa descendance, ce rituel était aussi fréquent en Indonésie. | | | À: Mesrob · 26 October 2008 à 15:15 Re: La mort et le voyage Message 35 de 84 · Page 2 de 5 · 2 820 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Oui j'ai aussi entendu parler de cela à propos des Fangs du Gabon d'ailleurs, et dans une des histoire du Mvett qui parle de leur épopée on en parle si je me souviens bien du moins...une fois un gars de là bas m'a raconté une cérémonie de deuil, où on mangeait des petits bouts du corps, mais je n'ai jamais trop su s'il se moquait ou si c'était vrai, sur le coup j'ai pensé vrai. Finalement les catholiques on remplacé par l'hostie? "ceci est mon corps..."?? Je pense que dans beaucoup de religions animistes on retrouve les memes bases, croyances ou certains rites plus ou moins semblables... | | | À: Eliade · 26 October 2008 à 15:23 Re: La mort et le voyage Message 36 de 84 · Page 2 de 5 · 2 816 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Pourtant beaucoup de religions animistes, en Afrique du moins, n'ont qu'un seul dieu créateur (par exemple Imana au Burundi) mais ce sont les esprits (ancêtres ou autres) qui font le lien avec les vivants, car le lien direct entre le monde des vivants et dieu n'existe pas (impossible selon eux). | | | À: Choucarde · 26 October 2008 à 16:01 Re: La mort et le voyage Message 37 de 84 · Page 2 de 5 · 2 807 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Un autre rituel tunisien: On considère les bébés mort-nés comme étant des anges. Ainsi, lorsqu'un bébé meurt, on l'emmaillote dans un tissu blanc et on va au cimetière le placer dans la tombe d'un adulte qu'on enterre le jour même.. On dit alors que cette personne a une chandelle qui lui éclaire la tombe. | | | À: Voyageurasi · 26 October 2008 à 16:31 Re: La mort et le voyage Message 38 de 84 · Page 2 de 5 · 2 802 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
...depuis, il n'y a plus de routine insidieuse...
Le "geob" des annees 80 n'est pas le "geob" d'aujourd'hui  Mais te souviens-tu de ce que j'avais ecrit le 27 juillet, dans < asie du sud-est>, a propos d'un accident mortel, et du corps de ce thailandais couche sur le ventre, sous une violente averse, en plein milieu d'un carrefour? J'avais ete trouble parce qu'il semblait etre ignore des vivants, et que personne n'avait songe a le recouvrir. Sous cette pluie battante, cette scene me procurait une etrange sensation dont je n'arrivais pas a determiner la cause, ni a renouer d'eventuels connexions avec quelque chose enfouie au plus profond de ma memoire, ou de mon subconscient. Tu m'as alors rappeler " Le livre de Fak", que tu avais conseille a tous, et que j'ai donc lu, mais oublier devant cette realite deconcertante qui se deroulait devant moi :la peur des esprits ! Quelques jours plus tard, un souvenir m'est revenu et me fit comprendre pourquoi le cadavre de ce thailandais sous cette pluie battante m'avait trouble : j'avais deja assiste a la facon desinvolte dont on avait traite un mort, et cette fois la il n' y avait pas l'excuse de la peur des esprits.
Il y a une quinzaine d'annees, un coup de sonnette interrompit mon petit dejeuner. Je suis alle ouvrir. Un grand type en veston se presenta comme inspecteur de police. Est-ce que vous avez entendu du bruit, cette nuit, a l'etage au dessous, un coup de feu, par exemple ? Non, vraiment. Je devais paraitre tellement surpris qu'il n'a pas insiste. Mais j'ai tout de suite deviner que c'etait l'appartement a gauche (deux appartements par palier, mais au 6 ieme, il y avait trois studios sous les toits), habite par un frere et une soeur qui vivaient d'une maniere sordide, toute entiere consacree a la drogue. La soeur etait deja morte d'une overdose et, ces derniers temps, son frere se trainait, s'ecroulait dans l'escalier...enfin, passons, vraiment trop sordide. Vers 9 h, je suis descendu pour me rendre dans un cafe lire le journal. Arriver au cinquieme, j'ai marquer un temps d'arret tant ce que je vis me laissa pantois : le corps du frere etait allonge sur le dos, non recouvert ; la porte de l'appartement etait ouverte, j'entendais du bruit de meubles deplaces, d'ouverture de tiroirs, de choses qui tombent par terre, bref, les flics fouillaient l'appartement, et, pour ne pas etre gener par le corps, ils avaient du le trainer comme un meuble, un carton encombrant, et deposer sur le palier en attendant le demenagement vers <L'institut legal>. Je me souviens tres bien maintenant de m'etre demander pourquoi ne l'avaient-ils pas recouvert? Mais j'ai pris quelques secondes pour l'observer, remarquant meme une trace noire sur son pull-over. Une balle ? Bizarre, tout de meme, je ne voyais pas de traces de sang. Enfin, j'ai continue a descendre les marches. Deux heures plus tard, je suis remonter chez moi. Bon sang ! Le cadavre etait encore sur le palier ! Cela m'a mis en rogne ! Pas possible de laisser ce corps trainer comme ca ! Les flics etaient encore dans leur fouille ! J'ai eu l'intention d'aller leur dire deux mots a ces gars qui pour moi n'avaient aucun respect vis a vis de ce mort, puis, acceptant cette realite, et surtout pensant a la leur, tous les jours ils devaient en voir de toutes les horreurs, je me suis dis a quoi bon, et leur dire quoi ? Un cadavre sur le palier ca fait desordre ? | | | À: Nachwa · 26 October 2008 à 16:36 Re: La mort et le voyage Message 39 de 84 · Page 2 de 5 · 2 796 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
...le placer dans la tombe d'un adulte qu'on enterre le jour meme
Meme s'il n'est pas de la famille, si je comprends bien ? Que je te dise aussi que les "you you" me ramenent a des souvenirs d'enfance ! | | | À: Geob · 26 October 2008 à 17:31 Re: La mort et le voyage Message 40 de 84 · Page 2 de 5 · 2 782 affichages · Partager (An English translation of this post is being prepared. Check back later.)
Oui, exactement.Dans n'importe quelle tombe. Les parents du défunt voient ça d'un bon oeil, vu que cet "être de lumière" fera multiplier les bonnes actions du défunt, tout en l'éclairant dans la tombe. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires All rights reserved © 2026 MyAtlas Group | 3 598 visiteurs en ligne depuis une heure! |