Bonjour,
Quels sont les jours de circulation du train qui relie Tachkent à Noukous ?
Merci
Pierre 🙂
Central Asia · Ouzbékistan
Kazakhstan, Kirghizistan, Mongolie, Ouzbékistan, Russie, Tadjikistan et Turkménistan.
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bonjour
je souhaite me rendre en ouzbekistan vers le mois de mai 2009 pour parcourir le pays à vélo avec ma femme.
est il possible d'avoir un visa de tourisme de durée supérieure à 1 mois.
merci de vos renseignements.
Bonjour,
j'aimerai savoir si il est possible d'obtenir un visa de tourisme pour l'ouzbekistan depuis l'Inde, et si c'est possible, combien de temps cela prend?
merci de vos reponses
nb: passeport francais
merci de vos reponses
nb: passeport francais
Je vois que le lieu de rendez-vous pour prendre un taxi collectif pour Fergana se situe sur le parking de la gare ferroviaire ou aussi le bazar Qoylok.Le plus facile à trouver étant le premier, à partir de quelle heure le matin faut-il y être?
Laura
Partie en Ouzbékistan en août-septembre 2008, j'ai acheté à Boukhara un excellent thé. Depuis, en France, mon stock se termine et pas moyen de trouer un équivalent, même chez les plus grands vendeurs.
Le vendeur de Boukhara a un site internet, mais ne propose pas d'envoyer à l'étranger (a priori à cause de soucis avec la poste locale).
Je recherche donc un voyageur résidant en France ou Belgique, qui passerait par Boukhara et pourrait faire l'achat pour moi de plusieurs paquets de ce fameux thé (pas non plus une quantité de nature à inquiéter la douane, juste peut-être 5 ou 6 paquets) et me les envoyer en France. Je prendrais évidemment en charge le prix d'achat et d'envoi des paquets !
La boutique se trouve en plein centre de Boukhara, est assez bien indiquée, et ne demanderait donc pas un grand détour...
Merci d'avance aux éventuels intermédiaires (par MP ou sur ce post)
Le vendeur de Boukhara a un site internet, mais ne propose pas d'envoyer à l'étranger (a priori à cause de soucis avec la poste locale).
Je recherche donc un voyageur résidant en France ou Belgique, qui passerait par Boukhara et pourrait faire l'achat pour moi de plusieurs paquets de ce fameux thé (pas non plus une quantité de nature à inquiéter la douane, juste peut-être 5 ou 6 paquets) et me les envoyer en France. Je prendrais évidemment en charge le prix d'achat et d'envoi des paquets !
La boutique se trouve en plein centre de Boukhara, est assez bien indiquée, et ne demanderait donc pas un grand détour...
Merci d'avance aux éventuels intermédiaires (par MP ou sur ce post)
Bonjour à tous, je pars pour l'ouzbékistan début mai pour rendre visite à ma soeur qui habite à tashkent (je précise qu'elle comme moi sommes de nationalité francaise), je vais donc rester au moins une semaine voir 10 jours dans cette ville. Y a-t-il des démarches administratives à effectuer?
je pose cette question parceque ma soeur m'a dit que l'on ne peut rester que 3jours max et après il faut payer des taxes.
D'avance merci
ps: si vous avez des conseils pour un voyageur solo de 23ans je suis preneurs
ps: si vous avez des conseils pour un voyageur solo de 23ans je suis preneurs
Paris
Départ pour l’Ouzbékistan : 26 août 2008.
Ce voyage correspondait pour moi à un vieux rêve d’Asie Centrale, de lieux inconnus, parfois mythiques (Samarcande…) et aux noms assurément exotiques : Kyzyl Kum, Tashkent, Bukhara… J’avais en tête des images de coupoles turquoise et de marchés aux tissus chamarrés, des instantanés de désert aride et de chemins caillouteux.
Et puis, ce voyage devait aussi être pour moi, mordue de langues étrangères, un véritable test puisque je m’étais lancée depuis huit mois dans l’apprentissage du russe, seule avec mon livre et mes CD. Si l’ouzbek est effectivement la langue officielle de l’Ouzbékistan, on m’avait néanmoins confirmé que le russe était largement pratiqué dans le pays. J’étais donc curieuse de mettre enfin en pratique mes quelques connaissances, un peu angoissée aussi à l’idée que, pour la première fois, j’allais tester ma prononciation et ma compréhension en situation réelle.
J’avais aussi aiguisé la curiosité de Sophie. Confiante, appâtée par la façon dont je lui avais vendu notre périple, elle attendait elle aussi ces vacances, tout en sachant encore moins que moi à quoi s’attendre. C’est donc avec une impatience sans bornes que nous sommes arrivées à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, prêtes à commencer mon voyage.
Nous rattrapons vite la réalité dès l’aéroport lorsque nous nous mettons en quête du terminal 1B. Le terminal 1 est conçu en cercle et après avoir fait un premier tour du cercle sans avoir trouvé le terminal 1B, nous voyons enfin un panneau nous indiquant le fameux terminal… de l’autre côté de la route. Le terminal 1B consiste en effet en un préfabriqué, isolé, désert à l’heure où nous y entrons. Pas de tapis roulants à l’enregistrement des bagages, pas de panneaux électroniques récapitulant tous les vols : avons-nous déjà changé de pays ? Même les agents chargés de l’enregistrement semblent perplexes devant la vétusté de certains appareils. Néanmoins, une fois nos bagages posés sur le petit chariot, nous voilà prêtes à embarquer pour l’Ouzbékistan via Istanbul.
Rien de vraiment notable sur le vol Paris-Istanbul. Avion très récent, équipement dernier cri. Seule la passagère derrière Sophie, dame en sari d’un certain âge, nous gâche un peu le confort de ce vol en enchaînant les rots, tous plus bruyants et odorants les uns que les autres. Curieuse habitude. 30 rots à l’heure, c’est un record homologué ?
Et puis, ce voyage devait aussi être pour moi, mordue de langues étrangères, un véritable test puisque je m’étais lancée depuis huit mois dans l’apprentissage du russe, seule avec mon livre et mes CD. Si l’ouzbek est effectivement la langue officielle de l’Ouzbékistan, on m’avait néanmoins confirmé que le russe était largement pratiqué dans le pays. J’étais donc curieuse de mettre enfin en pratique mes quelques connaissances, un peu angoissée aussi à l’idée que, pour la première fois, j’allais tester ma prononciation et ma compréhension en situation réelle.
J’avais aussi aiguisé la curiosité de Sophie. Confiante, appâtée par la façon dont je lui avais vendu notre périple, elle attendait elle aussi ces vacances, tout en sachant encore moins que moi à quoi s’attendre. C’est donc avec une impatience sans bornes que nous sommes arrivées à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, prêtes à commencer mon voyage.
Nous rattrapons vite la réalité dès l’aéroport lorsque nous nous mettons en quête du terminal 1B. Le terminal 1 est conçu en cercle et après avoir fait un premier tour du cercle sans avoir trouvé le terminal 1B, nous voyons enfin un panneau nous indiquant le fameux terminal… de l’autre côté de la route. Le terminal 1B consiste en effet en un préfabriqué, isolé, désert à l’heure où nous y entrons. Pas de tapis roulants à l’enregistrement des bagages, pas de panneaux électroniques récapitulant tous les vols : avons-nous déjà changé de pays ? Même les agents chargés de l’enregistrement semblent perplexes devant la vétusté de certains appareils. Néanmoins, une fois nos bagages posés sur le petit chariot, nous voilà prêtes à embarquer pour l’Ouzbékistan via Istanbul.
Rien de vraiment notable sur le vol Paris-Istanbul. Avion très récent, équipement dernier cri. Seule la passagère derrière Sophie, dame en sari d’un certain âge, nous gâche un peu le confort de ce vol en enchaînant les rots, tous plus bruyants et odorants les uns que les autres. Curieuse habitude. 30 rots à l’heure, c’est un record homologué ?
😉 Nous revenons enchantés de notre voyage en Ouzbékistan d'une durée de 15 jours du 11 au 25 septembre.
Nous sommes partis à 2 avec une agence locale basée à samarcande. L'organisation a été parfaite. Nous avons visité les principaux attraits touristiques (c'était un 1er voyage) : Tachkent, Khiva, Boukhara, Nourata avec nuit sous la yourte, lac Aydar–Koul, Samarcande, Shakhrisabze avec nuit dans une famille extrêmement accueillante dans la montagne à Aman Koutan, enfin vallée du Fergana. Les billets d'avion Paris Tachkent A/R avaient été achetés en France chez RPTA et le visa avait été obtenu très facilement auprès de l'ambassade d'UZ à Paris. Nous étions dans des hôtels très corrects en pension complète, avec un guide parfaitement francophone très compétent pendant la totalité du voyage. Cela nous a apporté, outre les aspects visites des monuments et sites, un vrai confort lors des déplacements, des achats et des diverses formalités. Nous avions un chauffeur (voiture légère) pour nos déplacements et nous avons pris un vol intérieur entre Tachkent et Khiva. Nous avions opté pour un circuit 'classique' légèrement aménagé, mais l'agence locale propose des voyages sur mesure et dans les pays d'Asie Centrale, ce qui est intéressant pour un nouveau voyage nous concernant. En effet, les habitants sont très attachants et beaucoup ont des notions de français, le pouvoir ouzbèke mettant l'accent sur l'éducation. Si vous désirez d'autres infos pratiques, n'hésitez pas à nous contacter. 🙂
bonjour
En juillet je souhaiterai faire le trajet Tashkent/Samarkand en train.
Est-il possible d'acheter les billets la veille?
y-a t-il des formalités spéciales à faire à la gare avant de prendre les billets?
j'ai lu qu'il fallait au préalable s'enregistrer dans un bureau de l'OVIR qui se trouve dans la gare?
vrai ou faux?
Sinon quels sont les autres moyens pour faire le trajet?
merci
Williama
Bonjour,
je souhaite effectuer un vol interne sur UZ Airlines en vol intérieur, j'ai entendu dire que les vols intérieurs étaient pas très surs, qu'en est-il ?
Merci,
Pierre 🙂
Impressions d'un voyage en août 2007
Le voyage en avion sera toujours le pire qu’un voyageur ait à réaliser. Il le déporte bien trop vite, l’espace de quelques heures, voire d’une nuit, dans un univers qu’il n’a pas eu le temps de voir se modifier. Toute migration nécessite le temps des mutations. Sans doute adviendra t-il bientôt ce temps où par manque d’énergie facile, ces grands oiseaux pollueurs n’auront plus en partage que l’espace de nouveaux musées de la nostalgie et l’occupation des récupérateurs de vieux métaux ! Le grand oiseau de l’Ouzbekistan Airways est donc sorti de la nuit pour se poser à Tachkent, un beau matin d’août dernier. L’ancienne quatrième ville d’URSS par sa population, a gardé tout de l’héritage soviétique du siècle passé. Comme à Moscou, comme à Saint Pétersbourg, pour ce que nous en connaissons : de larges avenues, des barres d’immeubles hideuses, les uniformes arrogants, des douaniers tatillons, mais plus heureusement de belles filles, de la vodka et la bière Baltika. Nous sommes là, non pas sur une ancienne terre russe, mais plus justement dans un territoire colonisé suite aux luttes d’influences menées entre l’Empire du Tsar et la Couronne Britannique, à la fin du XIXème siècle, plus connue sous le nom du Grand Jeu. Il s’agissait en prenant possession de ce Turkestan ancestral, farouche et hostile, fait de déserts et de populations nomades, de limiter les appétits de l’anglais venu du sud. Nous aurons donc été particulièrement surpris par les empreintes toujours visibles, laissée par les griffes du grand ours soviétique. Soixante dix ans de dictature auront gommés beaucoup de la spécificité de cette région d’Asie Centrale. Laminée l’identité turkmène, anesthésiées les religions musulmane, juive, chrétienne, voire même zoroastrienne, anéantie l’écosystème régional par une culture intensive du coton. L’Union Soviétique et son système, par la division de la région conquise en quatre républiques dites autonomes (Turmenistan, Tadjikistan, Kirgizistan et Ouzbékistan), aura uniformisé le pays originel sur le modèle idéal : celui du Bonheur des peuples !
A la chute de l’Empire en 1991, ces quatre républiques furent prises entre les mains de fer des anciens apparatchiks du régime. A la dictature des soviets succédèrent des dictatures autocratiques et ce avec les mêmes funestes personnages. En Ouzbékistan le président Karimov règne sans partage depuis 1989. Le résultat se devine : les mêmes cadres aux mêmes places et des régimes policiers et corrompus. Après le coton et le gaz, le tourisme est devenu aujourd’hui une priorité nationale, il faut en prendre soin. La présence militaire y sied mal, mais la gentillesse des ouzbèques est là heureusement pour y pallier un peu. Mais quel fond d’histoire montrer ? Un homme fort s’avérait indispensable à une nouvelle identité du pays, ce fut Tamerlan, l’un des personnages les plus sanguinaire de l’histoire de l’humanité. Les statues de Lénine furent vite fondues dans les nouveaux moules. Comme elles étaient nombreuses, celles de Tamerlan, le nouveau héros national, purent se faire plus grandes encore. Heureusement pour nous voyageurs, il nous reste le rêve. Celui de découvrir cette ville attendue, au carrefour des antiques routes de la soie : Samarcande. Celui aussi d’imaginer Marco Polo quittant la maison familiale du Sotoportego del Million de Venise et qui se mit en route vers la Chine, accompagné de son père et son oncle ; c’était en 1271. Le doute persiste néanmoins de savoir s’il a réellement visité Samarcande, bien qu’il la décrive « grande et splendide » dans ses mémoires.
SAMARCANDE Nous sommes à SAMARCANDE. plus de 730 ans après et là il n’y a aucun doute, le rêve est devenu une réalité. Enfin Samarcande !. La voilà plus belle encore que vous l’imaginions ; si richement parée de mosaïques et de majoliques aux mille nuances ; elle nous aura ébloui de tous ces bleus et de ces verts, bruns et ocres. Des riches mosaïques et des majoliques, ces céramiques peintes. Elle resplendit tout autant que les étoiles qu’Ouloug Beg, le petit-fils de Tamerlan, aimait à mesurer et à observer sur les hauteurs de la ville.
Une histoire riche, allant d’Alexandre le Grand à l’Empire soviétique et une architecture somptueuse, celle des Timourides du XVème siècle ; Gengis Khan et ses hordes mongoles ayant fait table rase de la ville deux siècles plus tôt. Tamerlan mit autant d’énergie et de moyens à construire sa capitale, qu’à détruire celles des pays conquis. Le résultat est renversant de beauté et d’harmonie. Le premier monument visité fut le mausolée dédié à sa dynastie : Le Gour Emir ; superbe coupole striée, la plus belle à mon avis. Dommage que l’ensemble phare de la ville : Le Réguistan fusse occupé par la préparation des fêtes commémorant les 2 750 ans de la ville. Néanmoins la majesté des médersas qui composent cet ensemble architectural aussi fastueux et unique s’impose d’entre toutes ces estrades disgracieuses. Les prises de vues sous tous les angles restitueront-elles l’émotion ressentie ? Voilà l’éternelle difficulté de la photo ! Le souvenir en aura au moins été figé pour partie, c’est déjà important. Aux lieux remarquables je n’oublierais pas d’ajouter cet autre mausolée saint, à 25 kilomètres de la ville : celui d’Al- Boukhari, le grand collecteur d’hadiths (les paroles du prophète) du IX ème siècle (la construction du site ne date que des années 1990, financée par l’Arabie Séoudite, elle est d’une facture remarquable). Quelle sérénité partagée avec les autochtones aux sourires d’or ( les femmes exhibant leurs dents couronnées d’or, comme une marque de richesse), à Al-Boukhari comme dans la remarquable nécropole de Chah-i-Zinda par exemple, entre les morts d’hier et ceux d’aujourd’hui. L’on pourrait tant dire sur Samarcande, la ville est grande ; nous n’avons pas eu le temps d’en faire une découverte plus hasardeuse, mais sans aucun doute réserve t-elle encore bien d’agréables surprises. J’en garde des clichés et des ambiances : le jardin de l’hôtel, avec des roses superbes et je pense à l’émerveillement ( rapporté ! ) de Marco Polo à trouver Samarcande si belle et si fleurie. Dans ce jardin, un « tcharpoï », dont l’usage se fit si naturellement comme une évidence : celui d’un grand lit d’extérieur, où l’on se retrouve entre amis, pour causer ; propice à la médisance ??? Allez savoir !
BOUKHARA Nous rêvions de Samarcande, puis nous avons découvert Boukhara, 400 kilomètres plus loin…… Une autre ville remarquable, rejointe après un détour dans le pays voisin, le Tadjikistan et la ville natale de Tamerlan : Chakhrizad. N’imaginions-nous pas de notre bus mal climatisé, les longues caravanes chargées de milles choses, venues de Méditerranée dans un sens et de Chine dans l’autre; progressant à des allures aujourd’hui inconnues, annoncées par leur traînées de poussière ; elles reliaient à un rythme solaire des caravansérails aujourd’hui disparus. Le passage du col Takta Karatcha compléta encore ce paysage imaginé que nous foulions aujourd’hui à mille lieues de notre quotidien de citadins d’occident. Les voyages ne sont aujourd’hui devenus que des condensés de ce qu’ils furent en d’autre temps : du voyage « travel digest » ! Tout l’art du voyage réside aujourd’hui dans la perception rapide des sensations les plus fugitives qu’il nous soit donné de rencontrer. Quand prendrons nous enfin le temps…. de vivre ? Boukhara, la ville religieuse, siège d’un khana puissant, était interdite aux étrangers jusqu’à la fin de XIXème siècle, sous peine de mort ; beaucoup d’aventuriers en firent les frais. Là, les mosaïques virent au brun, alors que le ciel reste du bleu le plus pur. La ville, plus petite, garde son ambiance intemporelle, faite d’ombres (heureusement merci ), de silences et de petites rues populaires. Il y fait déjà plus chaud.
Encore des clichés et des ambiances en mémoire ; plusieurs semaines après, la décantation ne s’est toujours pas faite. Je pense à ces maisons de thé, où il fait bon oublier les 40 ° de température de l’après midi, en dégustant une eau fraîche ou un thé vert ; à cette « tchaïkana » devant la mosquée Bolo Khaouz par exemple. Je pense à cette cohabitation religieuse étonnante qui existait entre musulmans et juifs ( moins d’un millier aujourd’hui ), là à moins de 400 kilomètres de l’Afghanistan ! Bien sûr que cet islam modéré, d’inspiration soufi et laminé par 70 ans de soviétisation, subit aujourd’hui l’influence des mouvements radicaux voisins ; le régime y veille. Mais dans ce pays laïc, où l’on a jamais vu la moindre burkha, ni le moindre hijab, pas même l’ombre d’un voile, je reste impressionné par ce monument de Boukhara : la mosquée Magoki-Attari. Les rouleaux de la Thora servent d’ornementation aux piliers extérieurs de la mosquée !. Ce bâtiment se partageait entre les deux cultes : l’islam et le judaïsme, quelle leçon de tolérance ! Nous avons repris la route à travers les sables du Kyzyl Koum. La chaleur intense du désert (50°C à l’ombre…. Mais l’ombre de quoi me direz-vous ! ) mit à la peine la climatisation du vieux bus Renault et ses passagers. Un arrêt curieux dans un campement nomade, nous fit penser que notre sort restait quand même plus enviable que celui d’une yourte, toute propre et confortable qu’elle put être. Journée longue ; arrêt dans un champ de coton, l’or blanc du pays, irrigation à outrance, débat évident sur l’assèchement de la mer d’Aral ; la version officielle de notre guide, échauffe un peu plus l’ambiance et s’accommode mal de ce que nous voyons et de nos arguments circonstanciés et unanimement reconnus de par le Monde. Les discours officiels ne sauraient tenir longtemps face aux vérités universelles : la Mer d’Aral qui fut la 4ème mer fermée du globe disparaît peu à peu, dans un scandale écologique équivalent au barrage d’Assouan, ou autre Yang Tsé. Défendre notre environnement commence par le combat nécessaire contre les dictatures, dont la mondialisation libérale s’accommode trop facilement. Une image encore : Mouniak, qui était il y a trente ans encore le port principal de la mer d’Aral, se trouve aujourd’hui à prés de 200 Kms du rivage, ou du moins de ce qui l’en reste ! Edifiant non ? Nous arriverons avec la lumière rasante du soir dans la troisième ville étonnante de ce voyage ; KHIVA.
KHIVA Khiva une ville musée ? Non, une ville plus vivante que ne pourrait le laisser penser ce slogan. Que les bâtiments anciens se succèdent les uns aux autres bien sûr, mais cette enceinte historique si distincte du reste de la ville moderne laisse dans mon souvenir, la vertu rare d’éveiller l’imaginaire. J’imagine très bien l’ennui pesant de ces cours de palais, l’univers lascif de ce grand harem, où règne les quatre femmes du khan, faisant face aux nombreuses concubines ; intriguant sur l’art de séduire entre toutes, le prince qui viendra ce soir. Plaisir de la chair, ou ambition de favorite ? Ou comment prendre la place d’une de ces princesses vieillissantes.
Les ruelles de Khiva aux perceptives remarquables les heures chaudes de l’après midi, continuent d’habiter ma mémoire. Elles transportent nos imaginations dans des temps que l’on ne sait plus mesurer, l’on y trouve là le vrai charme oriental que nous étions venus chercher : le bout du voyage.
EPILOGUE Visiter l’Ouzbékistan se résume souvent aujourd’hui à la visite de ces trois villes : Samarcande, Boukhara et Khiva, en partant et en arrivant (organisation politique oblige) par la capitale : Tachkent. Le programme est riche et chargé en deux semaines, mais le pays dans ses profondeurs mériterait d’autres découvertes plus près des gens encore, comme on aime à voyager. La province du Ferghana, sans doute la plus belle, mériterait un voyage, mais les touristes n’y sont pas souhaités pour des raisons de sécurité intérieure ( une sanglante répression du régime à des manifestations jugées subversives y firent plus de 1000 morts en 2005). En terminant ce petit carnet de route, je constate qu’il me reste beaucoup à dire encore. Le temps passant, d’autres réflexions me viendront à l’esprit bien sûr. Comme je le disais, la décantation n’est pas terminée, il en est des voyages réussis, comme des bons vins. J’aurai pu vous parler de l’inévitable tourista, quand les intestins les plus fragiles ne supportent pas la cuisine à l’huile de coton ; je fus de ceux là. J’aurai pu parler encore de cette incursion dans la petite ville tadjik de Tadjikent et de cette belle rencontre avec les marchands du grand bazar, venus y vendre leurs amandes, leurs gâteaux et leurs fruits, tout cela dans mille odeurs charmantes. De cette rencontre avec deux petits garçons, un atlas élimé sous le bras, ils vinrent vers nous avec ce livre à rêver. Curieux signe du destin, je rencontrais le petit garçon de dix ans que j’étais à rêver devant la moindre carte, comme devant cet atlas de 1896 que possédait mon grand-père. Mais l’empreinte de « l’ours » était là, bien présente encore : l’atlas se limitait à ce qui fut le centre du monde des parents et grands-parents de ces deux copains : à l’Union soviétique ! Comment leur expliquer que nous, nous venions d’ailleurs, nous étions comme des extra-terrestres. Je leur donnais en guise de petit cadeau une carte postale des bords de notre Maine et du château d’Angers. Peut-être se diront-il qu’un jour ils iraient à Angers ! Leur étonnement joyeux, comme cette lumière dans leurs yeux émus fut de courte durée. Une matrone qui nous surveillait de loin intervint, leur rappelant sans doute combien il ne fallait pas accepter quoi que ce soit d’un étranger, un infidèle de surcroît. Sinon encore il me revient souvent en mémoire ce petit guide tadjik, gentil, timide et fier de nous présenter sa famille. Il nous laissa avec beaucoup d’émotion partagée, au poste frontière, disant fort et répétant « Et surtout n’oubliez jamais votre guide ! Lui ne vous oubliera pas ! » Non Kholic, nous ne t’oublierons pas, comme nous n’oublierons pas tous ces regards sincères et fraternels, malgré les distances qui nous séparent de l’autre bout de la route qui va de nos cœurs à Samarcande. Nous n’oublierons pas non plus nos compagnons de voyage, que la magie des lieux visités, nous a fait devenir des amis. Nous n’oublierons pas Olga notre guide au regard de feu, celui des femmes Tatares, auxquel selon Eric Orsenna dans son « Histoire des pays du coton », peu d’hommes ne sauraient résister. N’oublions pas non plus que ce pays reste malgré l’abolition de la peine de mort en 2003, l’un de ces pays où l’on muselle l’information et l’opinion, une dictature tout simplement. Si la chance vous emmène un jour sur les pas de ces caravanes là, anciennes ou modernes, si vous avez toujours des rêves d’enfants à assouvir, une capacité d’émerveillement intacte, alors n’hésitez pas, partez. Vous reviendrez plus riche encore !.
Le voyage en avion sera toujours le pire qu’un voyageur ait à réaliser. Il le déporte bien trop vite, l’espace de quelques heures, voire d’une nuit, dans un univers qu’il n’a pas eu le temps de voir se modifier. Toute migration nécessite le temps des mutations. Sans doute adviendra t-il bientôt ce temps où par manque d’énergie facile, ces grands oiseaux pollueurs n’auront plus en partage que l’espace de nouveaux musées de la nostalgie et l’occupation des récupérateurs de vieux métaux ! Le grand oiseau de l’Ouzbekistan Airways est donc sorti de la nuit pour se poser à Tachkent, un beau matin d’août dernier. L’ancienne quatrième ville d’URSS par sa population, a gardé tout de l’héritage soviétique du siècle passé. Comme à Moscou, comme à Saint Pétersbourg, pour ce que nous en connaissons : de larges avenues, des barres d’immeubles hideuses, les uniformes arrogants, des douaniers tatillons, mais plus heureusement de belles filles, de la vodka et la bière Baltika. Nous sommes là, non pas sur une ancienne terre russe, mais plus justement dans un territoire colonisé suite aux luttes d’influences menées entre l’Empire du Tsar et la Couronne Britannique, à la fin du XIXème siècle, plus connue sous le nom du Grand Jeu. Il s’agissait en prenant possession de ce Turkestan ancestral, farouche et hostile, fait de déserts et de populations nomades, de limiter les appétits de l’anglais venu du sud. Nous aurons donc été particulièrement surpris par les empreintes toujours visibles, laissée par les griffes du grand ours soviétique. Soixante dix ans de dictature auront gommés beaucoup de la spécificité de cette région d’Asie Centrale. Laminée l’identité turkmène, anesthésiées les religions musulmane, juive, chrétienne, voire même zoroastrienne, anéantie l’écosystème régional par une culture intensive du coton. L’Union Soviétique et son système, par la division de la région conquise en quatre républiques dites autonomes (Turmenistan, Tadjikistan, Kirgizistan et Ouzbékistan), aura uniformisé le pays originel sur le modèle idéal : celui du Bonheur des peuples !
A la chute de l’Empire en 1991, ces quatre républiques furent prises entre les mains de fer des anciens apparatchiks du régime. A la dictature des soviets succédèrent des dictatures autocratiques et ce avec les mêmes funestes personnages. En Ouzbékistan le président Karimov règne sans partage depuis 1989. Le résultat se devine : les mêmes cadres aux mêmes places et des régimes policiers et corrompus. Après le coton et le gaz, le tourisme est devenu aujourd’hui une priorité nationale, il faut en prendre soin. La présence militaire y sied mal, mais la gentillesse des ouzbèques est là heureusement pour y pallier un peu. Mais quel fond d’histoire montrer ? Un homme fort s’avérait indispensable à une nouvelle identité du pays, ce fut Tamerlan, l’un des personnages les plus sanguinaire de l’histoire de l’humanité. Les statues de Lénine furent vite fondues dans les nouveaux moules. Comme elles étaient nombreuses, celles de Tamerlan, le nouveau héros national, purent se faire plus grandes encore. Heureusement pour nous voyageurs, il nous reste le rêve. Celui de découvrir cette ville attendue, au carrefour des antiques routes de la soie : Samarcande. Celui aussi d’imaginer Marco Polo quittant la maison familiale du Sotoportego del Million de Venise et qui se mit en route vers la Chine, accompagné de son père et son oncle ; c’était en 1271. Le doute persiste néanmoins de savoir s’il a réellement visité Samarcande, bien qu’il la décrive « grande et splendide » dans ses mémoires.
SAMARCANDE Nous sommes à SAMARCANDE. plus de 730 ans après et là il n’y a aucun doute, le rêve est devenu une réalité. Enfin Samarcande !. La voilà plus belle encore que vous l’imaginions ; si richement parée de mosaïques et de majoliques aux mille nuances ; elle nous aura ébloui de tous ces bleus et de ces verts, bruns et ocres. Des riches mosaïques et des majoliques, ces céramiques peintes. Elle resplendit tout autant que les étoiles qu’Ouloug Beg, le petit-fils de Tamerlan, aimait à mesurer et à observer sur les hauteurs de la ville.
Une histoire riche, allant d’Alexandre le Grand à l’Empire soviétique et une architecture somptueuse, celle des Timourides du XVème siècle ; Gengis Khan et ses hordes mongoles ayant fait table rase de la ville deux siècles plus tôt. Tamerlan mit autant d’énergie et de moyens à construire sa capitale, qu’à détruire celles des pays conquis. Le résultat est renversant de beauté et d’harmonie. Le premier monument visité fut le mausolée dédié à sa dynastie : Le Gour Emir ; superbe coupole striée, la plus belle à mon avis. Dommage que l’ensemble phare de la ville : Le Réguistan fusse occupé par la préparation des fêtes commémorant les 2 750 ans de la ville. Néanmoins la majesté des médersas qui composent cet ensemble architectural aussi fastueux et unique s’impose d’entre toutes ces estrades disgracieuses. Les prises de vues sous tous les angles restitueront-elles l’émotion ressentie ? Voilà l’éternelle difficulté de la photo ! Le souvenir en aura au moins été figé pour partie, c’est déjà important. Aux lieux remarquables je n’oublierais pas d’ajouter cet autre mausolée saint, à 25 kilomètres de la ville : celui d’Al- Boukhari, le grand collecteur d’hadiths (les paroles du prophète) du IX ème siècle (la construction du site ne date que des années 1990, financée par l’Arabie Séoudite, elle est d’une facture remarquable). Quelle sérénité partagée avec les autochtones aux sourires d’or ( les femmes exhibant leurs dents couronnées d’or, comme une marque de richesse), à Al-Boukhari comme dans la remarquable nécropole de Chah-i-Zinda par exemple, entre les morts d’hier et ceux d’aujourd’hui. L’on pourrait tant dire sur Samarcande, la ville est grande ; nous n’avons pas eu le temps d’en faire une découverte plus hasardeuse, mais sans aucun doute réserve t-elle encore bien d’agréables surprises. J’en garde des clichés et des ambiances : le jardin de l’hôtel, avec des roses superbes et je pense à l’émerveillement ( rapporté ! ) de Marco Polo à trouver Samarcande si belle et si fleurie. Dans ce jardin, un « tcharpoï », dont l’usage se fit si naturellement comme une évidence : celui d’un grand lit d’extérieur, où l’on se retrouve entre amis, pour causer ; propice à la médisance ??? Allez savoir !
BOUKHARA Nous rêvions de Samarcande, puis nous avons découvert Boukhara, 400 kilomètres plus loin…… Une autre ville remarquable, rejointe après un détour dans le pays voisin, le Tadjikistan et la ville natale de Tamerlan : Chakhrizad. N’imaginions-nous pas de notre bus mal climatisé, les longues caravanes chargées de milles choses, venues de Méditerranée dans un sens et de Chine dans l’autre; progressant à des allures aujourd’hui inconnues, annoncées par leur traînées de poussière ; elles reliaient à un rythme solaire des caravansérails aujourd’hui disparus. Le passage du col Takta Karatcha compléta encore ce paysage imaginé que nous foulions aujourd’hui à mille lieues de notre quotidien de citadins d’occident. Les voyages ne sont aujourd’hui devenus que des condensés de ce qu’ils furent en d’autre temps : du voyage « travel digest » ! Tout l’art du voyage réside aujourd’hui dans la perception rapide des sensations les plus fugitives qu’il nous soit donné de rencontrer. Quand prendrons nous enfin le temps…. de vivre ? Boukhara, la ville religieuse, siège d’un khana puissant, était interdite aux étrangers jusqu’à la fin de XIXème siècle, sous peine de mort ; beaucoup d’aventuriers en firent les frais. Là, les mosaïques virent au brun, alors que le ciel reste du bleu le plus pur. La ville, plus petite, garde son ambiance intemporelle, faite d’ombres (heureusement merci ), de silences et de petites rues populaires. Il y fait déjà plus chaud.
Encore des clichés et des ambiances en mémoire ; plusieurs semaines après, la décantation ne s’est toujours pas faite. Je pense à ces maisons de thé, où il fait bon oublier les 40 ° de température de l’après midi, en dégustant une eau fraîche ou un thé vert ; à cette « tchaïkana » devant la mosquée Bolo Khaouz par exemple. Je pense à cette cohabitation religieuse étonnante qui existait entre musulmans et juifs ( moins d’un millier aujourd’hui ), là à moins de 400 kilomètres de l’Afghanistan ! Bien sûr que cet islam modéré, d’inspiration soufi et laminé par 70 ans de soviétisation, subit aujourd’hui l’influence des mouvements radicaux voisins ; le régime y veille. Mais dans ce pays laïc, où l’on a jamais vu la moindre burkha, ni le moindre hijab, pas même l’ombre d’un voile, je reste impressionné par ce monument de Boukhara : la mosquée Magoki-Attari. Les rouleaux de la Thora servent d’ornementation aux piliers extérieurs de la mosquée !. Ce bâtiment se partageait entre les deux cultes : l’islam et le judaïsme, quelle leçon de tolérance ! Nous avons repris la route à travers les sables du Kyzyl Koum. La chaleur intense du désert (50°C à l’ombre…. Mais l’ombre de quoi me direz-vous ! ) mit à la peine la climatisation du vieux bus Renault et ses passagers. Un arrêt curieux dans un campement nomade, nous fit penser que notre sort restait quand même plus enviable que celui d’une yourte, toute propre et confortable qu’elle put être. Journée longue ; arrêt dans un champ de coton, l’or blanc du pays, irrigation à outrance, débat évident sur l’assèchement de la mer d’Aral ; la version officielle de notre guide, échauffe un peu plus l’ambiance et s’accommode mal de ce que nous voyons et de nos arguments circonstanciés et unanimement reconnus de par le Monde. Les discours officiels ne sauraient tenir longtemps face aux vérités universelles : la Mer d’Aral qui fut la 4ème mer fermée du globe disparaît peu à peu, dans un scandale écologique équivalent au barrage d’Assouan, ou autre Yang Tsé. Défendre notre environnement commence par le combat nécessaire contre les dictatures, dont la mondialisation libérale s’accommode trop facilement. Une image encore : Mouniak, qui était il y a trente ans encore le port principal de la mer d’Aral, se trouve aujourd’hui à prés de 200 Kms du rivage, ou du moins de ce qui l’en reste ! Edifiant non ? Nous arriverons avec la lumière rasante du soir dans la troisième ville étonnante de ce voyage ; KHIVA.
KHIVA Khiva une ville musée ? Non, une ville plus vivante que ne pourrait le laisser penser ce slogan. Que les bâtiments anciens se succèdent les uns aux autres bien sûr, mais cette enceinte historique si distincte du reste de la ville moderne laisse dans mon souvenir, la vertu rare d’éveiller l’imaginaire. J’imagine très bien l’ennui pesant de ces cours de palais, l’univers lascif de ce grand harem, où règne les quatre femmes du khan, faisant face aux nombreuses concubines ; intriguant sur l’art de séduire entre toutes, le prince qui viendra ce soir. Plaisir de la chair, ou ambition de favorite ? Ou comment prendre la place d’une de ces princesses vieillissantes.
Les ruelles de Khiva aux perceptives remarquables les heures chaudes de l’après midi, continuent d’habiter ma mémoire. Elles transportent nos imaginations dans des temps que l’on ne sait plus mesurer, l’on y trouve là le vrai charme oriental que nous étions venus chercher : le bout du voyage.
EPILOGUE Visiter l’Ouzbékistan se résume souvent aujourd’hui à la visite de ces trois villes : Samarcande, Boukhara et Khiva, en partant et en arrivant (organisation politique oblige) par la capitale : Tachkent. Le programme est riche et chargé en deux semaines, mais le pays dans ses profondeurs mériterait d’autres découvertes plus près des gens encore, comme on aime à voyager. La province du Ferghana, sans doute la plus belle, mériterait un voyage, mais les touristes n’y sont pas souhaités pour des raisons de sécurité intérieure ( une sanglante répression du régime à des manifestations jugées subversives y firent plus de 1000 morts en 2005). En terminant ce petit carnet de route, je constate qu’il me reste beaucoup à dire encore. Le temps passant, d’autres réflexions me viendront à l’esprit bien sûr. Comme je le disais, la décantation n’est pas terminée, il en est des voyages réussis, comme des bons vins. J’aurai pu vous parler de l’inévitable tourista, quand les intestins les plus fragiles ne supportent pas la cuisine à l’huile de coton ; je fus de ceux là. J’aurai pu parler encore de cette incursion dans la petite ville tadjik de Tadjikent et de cette belle rencontre avec les marchands du grand bazar, venus y vendre leurs amandes, leurs gâteaux et leurs fruits, tout cela dans mille odeurs charmantes. De cette rencontre avec deux petits garçons, un atlas élimé sous le bras, ils vinrent vers nous avec ce livre à rêver. Curieux signe du destin, je rencontrais le petit garçon de dix ans que j’étais à rêver devant la moindre carte, comme devant cet atlas de 1896 que possédait mon grand-père. Mais l’empreinte de « l’ours » était là, bien présente encore : l’atlas se limitait à ce qui fut le centre du monde des parents et grands-parents de ces deux copains : à l’Union soviétique ! Comment leur expliquer que nous, nous venions d’ailleurs, nous étions comme des extra-terrestres. Je leur donnais en guise de petit cadeau une carte postale des bords de notre Maine et du château d’Angers. Peut-être se diront-il qu’un jour ils iraient à Angers ! Leur étonnement joyeux, comme cette lumière dans leurs yeux émus fut de courte durée. Une matrone qui nous surveillait de loin intervint, leur rappelant sans doute combien il ne fallait pas accepter quoi que ce soit d’un étranger, un infidèle de surcroît. Sinon encore il me revient souvent en mémoire ce petit guide tadjik, gentil, timide et fier de nous présenter sa famille. Il nous laissa avec beaucoup d’émotion partagée, au poste frontière, disant fort et répétant « Et surtout n’oubliez jamais votre guide ! Lui ne vous oubliera pas ! » Non Kholic, nous ne t’oublierons pas, comme nous n’oublierons pas tous ces regards sincères et fraternels, malgré les distances qui nous séparent de l’autre bout de la route qui va de nos cœurs à Samarcande. Nous n’oublierons pas non plus nos compagnons de voyage, que la magie des lieux visités, nous a fait devenir des amis. Nous n’oublierons pas Olga notre guide au regard de feu, celui des femmes Tatares, auxquel selon Eric Orsenna dans son « Histoire des pays du coton », peu d’hommes ne sauraient résister. N’oublions pas non plus que ce pays reste malgré l’abolition de la peine de mort en 2003, l’un de ces pays où l’on muselle l’information et l’opinion, une dictature tout simplement. Si la chance vous emmène un jour sur les pas de ces caravanes là, anciennes ou modernes, si vous avez toujours des rêves d’enfants à assouvir, une capacité d’émerveillement intacte, alors n’hésitez pas, partez. Vous reviendrez plus riche encore !.
Est-ce que quelqu'un a volé vers l'Ouzbékistan à bord de cette compagnie? Vos impressions (sécurité, respect horaires, bagages).J'ai utilisé la fonction "recherche" qui ne m'a sorti que 2 discussions anciennes et dont les gens n'avaient pas encore fait le vol.Là, je viens de trouver un prix même moins cher que sur Air Baltic!
Merci à l'avance
Laura
Je prévois de faire étape à Boysun et de visiter les villages alentours sur la route de Shakhrisabz à Termez.
Apparemment il y aurait un hôtel à Boysun??? Qui connait?
Merci à l'avance
Dominique
bonjour, je voudrais savoir si qqn a essayé ouzbekistan ces derniers temps, ils ont un prix interessant sur bishkek via tashkent mais il faut être sûr que l on n'a pas besoin de visa pour le temps du transit et que les avions n'aient pas trop de retard..merci de votre avis..aichatou
Quelqu'un sait si il y a moyen d'acheter des recharges (cartouches) de gaz à valves (adaptation universelle) à Tashkent et ailleurs (osh, tadjikistan)? Merci d'avance
Bonjour, j effectue un voyage a pied et en transport en commun de Bucarest jusqu en chine, de ce fait, j'aimerais obtenir les visas kirghize et chinois en Ouzbekistan.est ce que cela est possible? Faut il des lettres d invitations et combien de temps cela prendrai?
Une autre petite question la frontiere entre le kirghiztan et la Chine est elle ouverte??
J attends vos réponsesavec impatience!!Merci bien....
Pierre
Bonsoir,
Comment accéder au lac Aydarkul?
itinéraire intéressant, moyens de transport, dormir, baignade.
merci
Williama
Quelqu’un pourrait-il me faire partager son expérience et me dire si la route de Samarkand à Boukhara en passant Karchi est intéressante.
Nous pourrions dormir une nuit ou 2 à Chakhrisabz ou Karchi et profiter de visiter les alentours, la vallée de Langar .... puis continuer sur Boukhara.
Merci pour vos infos.
Nicole.
amis du vf et de l'asie centrale bonjour...je voudrais fin 2009 faire la route de la soie en becane
via le kazacstan, ouzbekistan, etd'autres pays pour finir en mongolie;combien de temps pour vraiment en profiter?
Et quelle periode pour ne pas trops souffrir des écarts de temperature?
merci pour ces premieres rèponses...
jd a+..🙂
bonjour, je voudrais un avis sur qqn qui est allé récemment là-bas..j'arriverais le 14 juillet à tashkent, voudrais enchainer avec un vol interieur sur Urgench (Khiva) et revenir en 9 ou 10 jours par la route sur Tashkent via Boukhara et samarcande, ça vous semble jouable?
des conseils ou adresses?
je dois partir ensuite pour bishkek, je pense y aller en avion, sinon, il faut compter combien de temps par la route?
merci d avance et bonne journée, aichatou
aucune idée du budget qu'il faut compter pour cette grosse semaine, en cherchant à se loger au moindre coup et en prenant le bus..?
aucune idée du budget qu'il faut compter pour cette grosse semaine, en cherchant à se loger au moindre coup et en prenant le bus..?
Bonjour à tous, j'ai besoin de vos "lumières" :
Depuis quelques temps, je surveille le prix du vol multidestinations : Nice-tashkent aller et Bishkek-Nice retour pour les dates du 21 mai au 11 juin 09 avec la Turkish airlines (sur Expedia).
Le prix change souvent (pour le même vol). Il a été longtemps à 720 € et depuis une semaine est remonté à 826 €....... Je suis perplexe et ne sait que faire ! Les habitués, peuvent-ils me dire ce que cela signifie ? dois-je attendre encore une baisse éventuelle ou me dépêcher à acheter mon billet avec la hantise qu'il réaugmente encore ?
SVP, conseillez-moi, cela coûte déjà tellement cher.....!!! Dois-je tenter le coup d'attendre encore ? ....Quand même, Je pars dans 4 mois.....!!!!!😕 et cela me semble bizarre que les avions soient dejà pleins....Il est vrai que c'est la bonne saison qui commence à ces dates !!!
A titre indicatif, si je partais du 26 mars au 16 avril, cela me coûterait 520 €.......
Merci d'avance à tous, j'attends avec impatience votre réponse 😉
A quelle distance du rivage se trouve exactement Moynaq? je trouve sur ce sujet les informations contradictoires. en consultant des cartes sur google, la mer proprement dite se trouverait actuellement à environ 5/10km et d'autres parlent d'une centaine de kms qu'il faudrait parcourir en side-car??
merci
salut les voyageurs,
je suis arrive a Tashkent depuis quatres jours apres une longue session velo depuis bishkek.
et pour tout vous dire je trouve la ville sympathique mais lorsque vient la nuit, il n'y a plus un chat dans les rues, tout est ferme et fantomatique, mais alors c'est flippant!!😐
moi qui suis la pour 10 jours encore le temps des applications des visas suivants, je me demandais si yavait pas quelqu'un dans le coin, ou une petite indication de lieux sympas pour boire un verre et rencontrer des gens. non pas que je sois fetard alcoolique, mais je me faisais une joie de retomber dans le bouillon de la ville apres une deux trois semaines de campagne, et l'envie de me boire une bonne biere dans un bon cafe anime.🙂😛
je ne doute pas qu'ils y soient mais je ne les ai pas encore trouver...
marchi, pleins de choses, de truc et de bidules pour tous pour 2009
marchi, pleins de choses, de truc et de bidules pour tous pour 2009
Est-ce que quelqu'un peut me dire quels sont les jours et horaires de ce train de nuit qui ne roule que 3 fois par semaine(dont le mercredi je crois)de Tashkent vers Urgench et sur quel site peut-on trouver le timetable des trains en Ouzbekistan?
Pour acheter les billets de trains à l'avance (pour réserver une couchette)faut-il s'adresser à une agence ou est-ce que les hôtels peuvent s'en occuper (j'arrive un mercredi tôt dans la nuit et j'aurais voulu prendre le train de nuit du mercredi soir)
Merci à l'avance
Laura
Bonjour, qqn sait-il si on peut acheter un billet entre Tashkent et Bishkek de France et à quel prix, j ai essayé d'avoir une réponse auprés d'ousbekistan air lines mais pas de réponse..y-a-t-il une liaison aérienne entre Khiva et tashkent? et par hasard, qqn saurait-il si on peut trouver un vol sur Khiva ou samarcande sans passer par Tashkent? merci d'avance, Aichatou
Bonjour!
Nous comptons prendre nos vacances entre mi-avril et fin juin et nous hésitons entre l'Afrique du Sud et l'Ouzbékistan (rien à voir mais on aime bien les deux!).
Apparemment, c'est la fin de l'automne/début de l'hiver en Afrique du Sud... Est-ce que le climat est quand même agréable? Pour moi, c'est important d'avoir une température assez chaude et un beau ciel dégagé... Même si je vais rarement à la plage!
Pour l'Ouzbékistan, apparemment, c'est la meilleure période! Mais est-ce que fin avril/début mai, ce n'est pas un peu tôt? Quelle sera le climat à cette époque?
Merci d'avance!
Nous comptons prendre nos vacances entre mi-avril et fin juin et nous hésitons entre l'Afrique du Sud et l'Ouzbékistan (rien à voir mais on aime bien les deux!).
Apparemment, c'est la fin de l'automne/début de l'hiver en Afrique du Sud... Est-ce que le climat est quand même agréable? Pour moi, c'est important d'avoir une température assez chaude et un beau ciel dégagé... Même si je vais rarement à la plage!
Pour l'Ouzbékistan, apparemment, c'est la meilleure période! Mais est-ce que fin avril/début mai, ce n'est pas un peu tôt? Quelle sera le climat à cette époque?
Merci d'avance!
Toujours dans l'optique de prendre une décision entre Ouzbékistan et ADS, je me demandais si les végétariens pouvaient survivre en Ouzbékistan... D'après ce que j'ai lu, l'alimentation est principalement carnée donc ça me fait un peu peur! Des expériences? Je ne suis pas vraiment difficile, je peux manger des patates et du yaourt à tous les repas pendant 15 jours... 😉
Bonjour,
Nous avons prévu pour 2009, un voyage en Ouzbékistan au mois de juillet, avec un couple d’ami. Nous envisageons de partir environ 16 jours.
Notre itinéraire n’est pas encore bien déterminé, mais devrait passer par Tashkent, Khiva, Boukhara, Lac Aydar Kul, Samarkand, Vallée de Ferghana
- Je voudrais savoir si à cette époque il est conseillé de réserver les hébergements où si on trouve facilement sur place. (En principe nous réservons la première nuit puis voyons sur place).
Je pense prendre un vol Tashkent/Ourgentch puis le train où un taxi (vu que nous sommes déjà quatre). Pour le vol intérieur, est-il préférable de réserver depuis la France, où à Tashkent et à quel endroit ? (Je parle un peu anglais, mais ce n’est pas le top !).
Merci de me répondre ; je suis à l'écoute de tout conseil et suggestions !
Nicole.
je suis partie en individuelle du 17 au 30 septembre
j ai adoré ce voyage
villes visitées = nukus / khiva / boukhara / samarcande / sharisabz
si quelqu un a besoin d infos, n hesitez pas ....
seul problème rencontré = pour aller de khiva à Ourgencht (puis à Boukhara)
ns avions commandé un taxi par le b&b
dès que ns sommes montés avec lui dans la voiture, il m a sorti "le petit futé" pour me montrer qu'il etait répertorié : "gayrat Boyanov" et ns a proposé d emblée de nous emener à Boukhara
Vu la somme demandée pour laquelle nous n etions pas ok, il a tel à son frère et ns a dit qu'il faisait des meilleurs prix que lui .... comme c etait tjs trop cher, il ns a fait croire qu'il n avait plus d essence et qu'il fallait faire une queue du diable à la station et que seul son frère pouvait venir nous récupérer
Voyant qu'on ne le croyait pas, il ns a emené à Ourgencht mais pas à la station de taxi collectif mais dans un lieu où 3 taxis se battaient en duel ! ils a passé la consigne à ses copains ......
bref, il ns a fallu discuter pendant 45 minutes (une fois qu'il a quitté les lieux) pour obtenir un prix correct avec un taxi collectif !!
et dire que ce taxi est recommandé par l office du tourisme de Khiva !!
Bonjour à tous
Je pars en ouzbekistan en septembre 2008. Je voudrais savoir si la lettre d'invitation est toujours utile pour obtenir un visa ? Et il nécessaire de se faire enregistrer à l'OVIR . Si oui, faut il remplir cette formalité à chaque déplacement dans le pays. J'ai lu sur un site que le change était assez galère et que les dollars pouvaient être utilisés pour payer dans les hotels, est ce que ca marche aussi pour les hotels de catégorie moyenne ? merci pour vos infos
Kalipai
Je pars en ouzbekistan en septembre 2008. Je voudrais savoir si la lettre d'invitation est toujours utile pour obtenir un visa ? Et il nécessaire de se faire enregistrer à l'OVIR . Si oui, faut il remplir cette formalité à chaque déplacement dans le pays. J'ai lu sur un site que le change était assez galère et que les dollars pouvaient être utilisés pour payer dans les hotels, est ce que ca marche aussi pour les hotels de catégorie moyenne ? merci pour vos infos
Kalipai







