Salut a tous !!
Nous sommes deux jeunes femmes qui voudrions aller au Benin d'ici decembre ou janvier prochains.
Pour profiter encore plus de cette experience, on aimerait le faire par voie terrestre !!
Seulement on ne connait pas encore le meilleur trajet pour y arriver, ni la durée, ni le cout (encore qu'on se fait pas trop de soucis pour ça, ca devrait pas etre plus cher que le billet d'avion), et surtout est ce que c'est pas dangereux ... ?
On s'etaient dit que le covoiturage pour arriver au senegal ce serait deja pas mal (ou par car si on trouve pas) mais apres....?
quelqun saurait il nous dire les villes principales qu'on aurait a traverser? (en suivant le meilleur itiniéraire). Et pourquoi pas les differents moyens de transports locaux ?
Ca nous aiderait énormément a programmer notre voyage.
merci d'avance de toutes les réponses !!
Popular discussions · Afrique de l'Ouest et du Centre
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Bonjour,
Couple Français, vivant aux Pays-Bas, nous avons prévu un voyage de 15 jours au Mali, début février. Compte tenu de l'actualité, nous aimerions recueillir des avis éclairés afin de nous guider dans nos choix : maintenir ou non le voyage ? si oui, quelles régions traverser, dans quelles conditions ? si non, le reporter ? ... A titre informatif, nous pensions initialement éviter le nord, au dessus de Mopti. Nous pensions organiser un périple de Bamako au pays Dogon.
Nous nous tenons informés via différents médias. Ce que nous venons chercher ici ce sont des avis de personnes vivant sur place ou connaissant bien le pays pour y avoir voyagé à plusieurs reprises (de préférence également dernièrement). Nous ne cherchons pas à être alertés, affolés ou rassurés mais nous sommes bien dans l'attente d'avis objectifs.
Merci d'avance! Liie
Couple Français, vivant aux Pays-Bas, nous avons prévu un voyage de 15 jours au Mali, début février. Compte tenu de l'actualité, nous aimerions recueillir des avis éclairés afin de nous guider dans nos choix : maintenir ou non le voyage ? si oui, quelles régions traverser, dans quelles conditions ? si non, le reporter ? ... A titre informatif, nous pensions initialement éviter le nord, au dessus de Mopti. Nous pensions organiser un périple de Bamako au pays Dogon.
Nous nous tenons informés via différents médias. Ce que nous venons chercher ici ce sont des avis de personnes vivant sur place ou connaissant bien le pays pour y avoir voyagé à plusieurs reprises (de préférence également dernièrement). Nous ne cherchons pas à être alertés, affolés ou rassurés mais nous sommes bien dans l'attente d'avis objectifs.
Merci d'avance! Liie
Bonjour à tous,
Je dois partir début juillet au togo et aurai mon visa pour cette destination. Je prévois de remonter par voie terrestre au Burkina Faso via Sinkassé (sur la route principale) et au Mali par Koro. En cette période d'instabilité intérieure accrue (d'après le site du ministère des affaires étrangères), j'ai besoin de savoir de façon sûre avant de partir s'il est effectivement possible de se procurer ces visas aux frontières ou pas. Pour le visa malien, je peux peut être le prendre à Ouaguadougou, c'est peut être préférable? Autres questions, les visas délivrés aux frontières, si ça se fait tjs, sont des visas temporaires à faire proroger, c'est ça ? L'échéance approchant, je remercie ts ceux qui pourront me répondre au plus vite.
Ciao
Je dois partir début juillet au togo et aurai mon visa pour cette destination. Je prévois de remonter par voie terrestre au Burkina Faso via Sinkassé (sur la route principale) et au Mali par Koro. En cette période d'instabilité intérieure accrue (d'après le site du ministère des affaires étrangères), j'ai besoin de savoir de façon sûre avant de partir s'il est effectivement possible de se procurer ces visas aux frontières ou pas. Pour le visa malien, je peux peut être le prendre à Ouaguadougou, c'est peut être préférable? Autres questions, les visas délivrés aux frontières, si ça se fait tjs, sont des visas temporaires à faire proroger, c'est ça ? L'échéance approchant, je remercie ts ceux qui pourront me répondre au plus vite.
Ciao
Bonjour. Ou en est-on aujoud'hui , on rentre, on ne rentre pas , on laisse la voiture à la frontière, on est acompagné ( en payant) carnet ATA ou non c'est quoi encore ce m......Mais quand cela va t-il finir avec ce pays....
bonjour
je vais m'installer a douala fin aout avec mes enfants.
Pour des raisons de budget nous n'habiterons pas en quartier résidentiel style bonapriso ou bonanjo mais plutôt vers deidoo, new deidoo.
Je cherche donc des renseignements sur le prix des loyers dans cette zone pour un logement avec 2 ou 3 chambres, sur les bonnes écoles maternelles et primaires dans le coin.
on mari est camerounais mais il ne sera sur place que très rarement, pensez vous que l'intégration pour les enfants et moi sera assez facile dans ce quartier ?
Budget mensuel pour 4 : 500 euros, est-ce gérable ?
merci de vos conseils.
ouna3
Bonjour et meilleurs vœux à tous les voyageurs.
Je cherche une destination pour un séjour de 3 semaines début mars. Au hasard de mes recherches je suis tombé sur le Cameroun pays dont on entend peu parler et qui de ce fait à attiser ma curiosité.
J'ai lu quelques retours de voyageurs mais j'aimerai avoir d'avantages de renseignements concernant les régions à visiter, la population, les transports et aussi les enquiquinements car j'ai cru comprendre qu'il y en avait ?
D'autre part mon Anglais est assez rudimentaire, est-ce un handicap ? Enfin je tiens à signaler que je voyagerai seul.
Merci pour vos conseils et recommandations.
Je cherche une destination pour un séjour de 3 semaines début mars. Au hasard de mes recherches je suis tombé sur le Cameroun pays dont on entend peu parler et qui de ce fait à attiser ma curiosité.
J'ai lu quelques retours de voyageurs mais j'aimerai avoir d'avantages de renseignements concernant les régions à visiter, la population, les transports et aussi les enquiquinements car j'ai cru comprendre qu'il y en avait ?
D'autre part mon Anglais est assez rudimentaire, est-ce un handicap ? Enfin je tiens à signaler que je voyagerai seul.
Merci pour vos conseils et recommandations.
Bonjour à tous,
Je cherche des personnes ayant un projet pour monter ou faire fonctionner une bibliothèque - scolaire ou autre- et qui aurait besoin d'un appui technique : gestion du fonds, politique d'acquisition adaptée au milieu, techniques d'animation autour du livre, etc.
Ceci dans le cadre du volontariat court ou long terme à compter de juillet 2007 au Mali ou dans d'autre pays de l'Afrique de l'Ouest
C'est déjà mon métier en France, et je suis déjà intervenue pour une petite mission de ce genre dans une école de Bamako qui m'a offert l'occasion de me poser beaucoup de questions et sur ce type d'intervention, et sur les dons de livres, ...etc.
Ainsi, je souhaiterais aussi échanger sur le sujet des bibliothèques et filières du Livre en Afrique de l'Ouest et sur les diverses initiatives dans ce domaine: alors n'hésitez-pas à me contacter, j'attends vos réflexions
à bientôt, bien cordialement, Marie
Je cherche des personnes ayant un projet pour monter ou faire fonctionner une bibliothèque - scolaire ou autre- et qui aurait besoin d'un appui technique : gestion du fonds, politique d'acquisition adaptée au milieu, techniques d'animation autour du livre, etc.
Ceci dans le cadre du volontariat court ou long terme à compter de juillet 2007 au Mali ou dans d'autre pays de l'Afrique de l'Ouest
C'est déjà mon métier en France, et je suis déjà intervenue pour une petite mission de ce genre dans une école de Bamako qui m'a offert l'occasion de me poser beaucoup de questions et sur ce type d'intervention, et sur les dons de livres, ...etc.
Ainsi, je souhaiterais aussi échanger sur le sujet des bibliothèques et filières du Livre en Afrique de l'Ouest et sur les diverses initiatives dans ce domaine: alors n'hésitez-pas à me contacter, j'attends vos réflexions
à bientôt, bien cordialement, Marie
Recherche informations récentes (octobre 2010) sur les modalités pour rentrer au Sénégal (de Mauritanie) et ressortir ensuite (vers le Mali) avec une voiture de plus de 5 ans. Voyage prévu en janvier 2011. Merci
en continuation des vols vers Conakry voici les plans de vols et horaires :
- Du 27 mars au 5 juin 2011 : 4 vols par semaine ( 2 vers FNA et 2 vers ROB), opérés en A330-200
- CDG - CKY- FNA : Mardi - Dimanche AF 774 CDG2C 10:30 14:40 CKY 16:05 16:40 FNA AF 775 FNA 19:55 20:35 CKY 22:05 > 06:00 CDG2C
- CDG - CKY - ROB : Mercredi - Vendredi AF 772 CDG2C 10:30 14:40 CKY 16:05 17:10 ROB AF 771 ROB 19:30 20:35 CKY 22:05 > 06:00 CDG2C
Du 6 juin au 28 octobre 2011 : 5 vols par semaine (2 vers FNA et 3 vers ROB), opérés en A330-200 - CDG - CKY- FNA : Mardi - Dimanche - CDG - CKY - ROB : Lundi - Mercredi - Vendredi
source : AF
- Du 27 mars au 5 juin 2011 : 4 vols par semaine ( 2 vers FNA et 2 vers ROB), opérés en A330-200
- CDG - CKY- FNA : Mardi - Dimanche AF 774 CDG2C 10:30 14:40 CKY 16:05 16:40 FNA AF 775 FNA 19:55 20:35 CKY 22:05 > 06:00 CDG2C
- CDG - CKY - ROB : Mercredi - Vendredi AF 772 CDG2C 10:30 14:40 CKY 16:05 17:10 ROB AF 771 ROB 19:30 20:35 CKY 22:05 > 06:00 CDG2C
Du 6 juin au 28 octobre 2011 : 5 vols par semaine (2 vers FNA et 3 vers ROB), opérés en A330-200 - CDG - CKY- FNA : Mardi - Dimanche - CDG - CKY - ROB : Lundi - Mercredi - Vendredi
source : AF
bonsoir,
je viens de lire sur un forum que depuis vendredi (enfin le communiqué daterait de vendredi...🤪), les vehicules de + de 5 ans ne passeraient plus la frontiere ? Il faudrait les laisser à la bonne garde des douaniers...ou pas...🏴☠️. Et aller faire ce qu'on a a faire, et récupérer la voiture en repartant..
pour ceux de plus de 5 ans, on accorderait 24h pour la "mutation" ???
Quelqu'un a t-il entendu parler de ça ?
Cordialement ( si l'info peut etre cordiale😠)
pour ceux de plus de 5 ans, on accorderait 24h pour la "mutation" ???
Quelqu'un a t-il entendu parler de ça ?
Cordialement ( si l'info peut etre cordiale😠)
Je me mets en route lundi pour l'Afrique avec ma 2CV.
Quelqu'un aurait-il une information récente pour l'obtention du visa à la frontière ?
ou est-il plus prudent de le prendre à Rabat ?
merci
Bonsoir ,
Qui peux m' expliquer pourquoi il y a autant de villas à vendre au Sénegal? Petite Côte principalement et de plus en plus depuis 1 mois ?
Merçi
Qui peux m' expliquer pourquoi il y a autant de villas à vendre au Sénegal? Petite Côte principalement et de plus en plus depuis 1 mois ?
Merçi
Bonjour, je compte aller en Casamance a la pointe st george , élinkine, et Diembereng en novembre mais quelqu'un peut t'il me dire si le Campement Sibaba a Pointe st George est toujours ouvert ? impossible de les joindre (ou bien une autre adresse a pte st George?)
idem pour joindre le campement Asseb a diembereng l'adresse e mail que je possède n'est plus bonne (sembessene@yahoo.fr)?
merci
Hervé 😕
Bonjour à tous,
Je suis artiste de cirque, je prévois de partir jouer mon spectacle au Mali et Burkina, je vais descendre avec un poids lourd pour le décor et un 4x4 pour le reste de l'équipe, j'ai besoin d'aide pour préparer au mieux mon voyage.
Je dois partir en reperage en janvier 2011 avec une voiture que je laisserai sur place. J'ai besoin de réponse sur le prix, le temps de descente, la sécurité, la meilleure route, les obligations ... Enfin je suis vraiment un débutant de ce genre d'expédition.
Merci d'avance
Gaetan
Merci d'avance
Gaetan
Bonjour
Je possède un Land Rover Discovery Td5 se moteur BMW 2,5 l 5 cylindres 10 cv climatisé de 2003 (140.000 km) que je souhaite donner à mon fiancé qui est guide indépendant au pays Dogon au Mali. Est-il raisonnable de faire descendre un tel type de véhicule dont la fonction sera notamment le transport de touristes sur pistes..., sachant qu'il comporte quand même pas mal d'électronique (pack électrique, ACE anti roulis, HDC contrôle d'adhérence en descente...) et que les réparations ne pourront se faire qu'à Bamako et encore ( Infos à ce sujet ? Beaucoup de Land Discovery au Mali? Personnellement je n'en ai jamais vu !...) Si je fais descendre le Land je l'équiperai (pare, buffle, sabot de protection, réservoir supplémentaire...) mais bon... Ou bien faut-il que je le revende pour investir dans un Toyota ? On m'a proposé un Toyota Runner 2,5 l climatisé de 1991 avec 260.000 km pour 4200 euros mais je crains pour les frais de réparation et de dédouanement vu l'age du véhicule. Si je revends mon Land Rover, je peux avoir un budget d'environ 10.000 euros et donc essayer de trouver un bon vieux Toyota. Alors que faire ? Je souhaiterais faire descendre ce véhicule (Land ou Toyota) entre novembre et décembre 2010 par la route et recherche un convoyeur pour cela Comment faire le transfert de carte grise entre moi et mon fiancé ? Doit-on faire établir la carte grise au nom du convoyeur ? Dois-je établir un certificat de cession gratuite pour mon fiancé ? etc... Merci pour vos réponses rapides et vos conseils précieux.
Ludmilangelo
Je possède un Land Rover Discovery Td5 se moteur BMW 2,5 l 5 cylindres 10 cv climatisé de 2003 (140.000 km) que je souhaite donner à mon fiancé qui est guide indépendant au pays Dogon au Mali. Est-il raisonnable de faire descendre un tel type de véhicule dont la fonction sera notamment le transport de touristes sur pistes..., sachant qu'il comporte quand même pas mal d'électronique (pack électrique, ACE anti roulis, HDC contrôle d'adhérence en descente...) et que les réparations ne pourront se faire qu'à Bamako et encore ( Infos à ce sujet ? Beaucoup de Land Discovery au Mali? Personnellement je n'en ai jamais vu !...) Si je fais descendre le Land je l'équiperai (pare, buffle, sabot de protection, réservoir supplémentaire...) mais bon... Ou bien faut-il que je le revende pour investir dans un Toyota ? On m'a proposé un Toyota Runner 2,5 l climatisé de 1991 avec 260.000 km pour 4200 euros mais je crains pour les frais de réparation et de dédouanement vu l'age du véhicule. Si je revends mon Land Rover, je peux avoir un budget d'environ 10.000 euros et donc essayer de trouver un bon vieux Toyota. Alors que faire ? Je souhaiterais faire descendre ce véhicule (Land ou Toyota) entre novembre et décembre 2010 par la route et recherche un convoyeur pour cela Comment faire le transfert de carte grise entre moi et mon fiancé ? Doit-on faire établir la carte grise au nom du convoyeur ? Dois-je établir un certificat de cession gratuite pour mon fiancé ? etc... Merci pour vos réponses rapides et vos conseils précieux.
Ludmilangelo
Bonjour à tous
nous envisageons de partir au senegal la semaine prochaine en sac à dos. Pouvez vous me faire part de vos conseils quant aux règles à suivre pour: les trajets, le choix des transports, les temps de parcours.... est il possible de payer en euros, en dollar? nous sommes deux nana et nous nous demandons si nous devons nous poser à dakar ou s'il vaut mieux etre en périphérie (si oui où?) est il possible de loger chez l'habitant ou vaut il mieux aller dans les petits hotels.
merci d'avance pour vos réponses
et bonne année à tous (pleines de belles rencontres!)
ravtou
nous envisageons de partir au senegal la semaine prochaine en sac à dos. Pouvez vous me faire part de vos conseils quant aux règles à suivre pour: les trajets, le choix des transports, les temps de parcours.... est il possible de payer en euros, en dollar? nous sommes deux nana et nous nous demandons si nous devons nous poser à dakar ou s'il vaut mieux etre en périphérie (si oui où?) est il possible de loger chez l'habitant ou vaut il mieux aller dans les petits hotels.
merci d'avance pour vos réponses
et bonne année à tous (pleines de belles rencontres!)
ravtou
Le Mali paye les salaires des fonctionnaires: Le président ATT vole au secours de Gbagbo
(Le Nouveau Réveil 24/12/2010) http://news.abidjan.net/h/384538.html
Bonjour,
Je m'appelle Elodie, j'ai 21 ans et je songe depuis longtemps à faire du bénévolat en Afrique pendant l'été. Ce continent m'a toujours attirée mais je souhaiterais le visiter en me rendant utile et non comme une simple touriste. J'aimerais découvrir une autre culture tout en apportant mon aide et ma motivation.
Cependant, j'ai fait beaucoup de recherches sur internet mais il est difficile de se décider à distance; trop de choix, trop de projets différents, j'avoue que je suis un peu perdue... Je n'ai pas non plus envie de partir avec une association qui organise le voyage « tout frais payés ». Je préfèrerais contacter directement une association locale.
J'aimerais particulièrement travailler avec les enfants car l'enseignement est une véritable vocation pour moi. Je compte déjà plusieurs expériences dans le domaine. J'ai été prof de danse bénévole pendant 4 ans ainsi qu'animatrice dans un centre de loisir (diplôme du BAFA). L'année dernière, j'étais tutrice des étudiants de première année à l'université (filière anglais). Enfin, je vis actuellement à Belfast en Irlande-du-Nord où je suis assistante de français. J'aime travailler avec les enfants, créer et organiser des activités. Beaucoup de choses m'intéressent: la musique, la peinture, la danse, la littérature... et j'aimerais partager mon enthousiasme. S'il m'est possible d'améliorer d'une quelconque manière le quotidien d'enfants plus démunis, je veux saisir cette opportunité.
C'est pourquoi je fais appel à ce forum: si mon profil intéresse une association, je serais ravie de travailler pour vous. Quelque soit le projet, je suis volontaire et très motivée!
En attendant de vous lire... 🙂
PS: pour le moment, je n’ai pas de questions précises concernant le budget, les papiers, les vaccins etc. Mon objectif est simplement de prendre contact avec des associations afin d’envisager un voyage.
Je m'appelle Elodie, j'ai 21 ans et je songe depuis longtemps à faire du bénévolat en Afrique pendant l'été. Ce continent m'a toujours attirée mais je souhaiterais le visiter en me rendant utile et non comme une simple touriste. J'aimerais découvrir une autre culture tout en apportant mon aide et ma motivation.
Cependant, j'ai fait beaucoup de recherches sur internet mais il est difficile de se décider à distance; trop de choix, trop de projets différents, j'avoue que je suis un peu perdue... Je n'ai pas non plus envie de partir avec une association qui organise le voyage « tout frais payés ». Je préfèrerais contacter directement une association locale.
J'aimerais particulièrement travailler avec les enfants car l'enseignement est une véritable vocation pour moi. Je compte déjà plusieurs expériences dans le domaine. J'ai été prof de danse bénévole pendant 4 ans ainsi qu'animatrice dans un centre de loisir (diplôme du BAFA). L'année dernière, j'étais tutrice des étudiants de première année à l'université (filière anglais). Enfin, je vis actuellement à Belfast en Irlande-du-Nord où je suis assistante de français. J'aime travailler avec les enfants, créer et organiser des activités. Beaucoup de choses m'intéressent: la musique, la peinture, la danse, la littérature... et j'aimerais partager mon enthousiasme. S'il m'est possible d'améliorer d'une quelconque manière le quotidien d'enfants plus démunis, je veux saisir cette opportunité.
C'est pourquoi je fais appel à ce forum: si mon profil intéresse une association, je serais ravie de travailler pour vous. Quelque soit le projet, je suis volontaire et très motivée!
En attendant de vous lire... 🙂
PS: pour le moment, je n’ai pas de questions précises concernant le budget, les papiers, les vaccins etc. Mon objectif est simplement de prendre contact avec des associations afin d’envisager un voyage.
Sept militaires tués dans une embuscade au Sénégal
LEMONDE.FR avec AFP | 27.12.10 | 19h31
Selon un bilan communiqué par l'armée sénégalaise, sept militaires ont été tués lundi 27 décembre dans une embuscade tendue par des rebelles en Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion indépendantiste. Il s'agit des plus lourdes pertes subies depuis plus d'un an par l'armée sénégalaise en Casamance, où six soldats avaient trouvé la mort en octobre 2009 dans des affrontements de même nature.
Selon un bilan communiqué par l'armée sénégalaise, sept militaires ont été tués lundi 27 décembre dans une embuscade tendue par des rebelles en Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion indépendantiste. Il s'agit des plus lourdes pertes subies depuis plus d'un an par l'armée sénégalaise en Casamance, où six soldats avaient trouvé la mort en octobre 2009 dans des affrontements de même nature.
Bonjour
Nous partons sac au dos du 17 au 27 Novembre au Senegal (et Gambie si on arrive...) Nous sommes 2 filles de 27 et 30ans. Nous avons bien voyage le monde et particulierement l'Asie mais jamais l'Afrique...
Avez vous des recommandations quand au parcours a suivre depuis Dakar vers le sud?
Que faut il voir absolument? Est il difficil de ce deplacer en taxi brousse?
Peut ton remonter depuis le bas - Cap Skirring sur Dakar facilement en bateau?
Qu en est t il des hotels, des excursions, des lieux, des choses, des gens a ne pas manquer?
Sera t on ennuiees si on ne veux pas de guide pendant notre sejour?
Merci d avance pour tout vos commentaire et au plaisir de vous lire :)
Salutations
Avez vous des recommandations quand au parcours a suivre depuis Dakar vers le sud?
Que faut il voir absolument? Est il difficil de ce deplacer en taxi brousse?
Peut ton remonter depuis le bas - Cap Skirring sur Dakar facilement en bateau?
Qu en est t il des hotels, des excursions, des lieux, des choses, des gens a ne pas manquer?
Sera t on ennuiees si on ne veux pas de guide pendant notre sejour?
Merci d avance pour tout vos commentaire et au plaisir de vous lire :)
Salutations
Madagascar est dans la liste des pays bénéficiaires de ces avions nouvellement équipés. Tous les appareils de cette compagnie sur les vols de et vers Antananarivo sont désormais équipés de 3 cabines. Et cela depuis le 31 octobre dernier. Dans l’Airbus A340, la taille des cabines est comme suit : 224 sièges dans l’économique, 21 dans le Premium Voyageur et 30 dans la classe Affaires. Pour son lancement, la nouvelle offre a affiché complet tout comme le vol de nuit du 02 novembre. Normal puisqu’elle s’achète à partir de 2.143 USD TTC (Tanà-Paris, aller/retour), contre 2.800 USD H.T de la classe Affaires.
Par ailleurs, on annonce également la programmation de la desserte sur Antananarivo à 4 vols par semaine pendant l’hiver c’est-à-dire du 31 octobre 2010 au 26 mars 2011.
Recherche de Logement à Accra dans le quartier de l'école française (cantonnements) pour la rentrée scolaire 2009
Je pars enseigner à l'école française d'accra (GHANA) à la rentrée scolaire 2009 .Le problème c'est le logement pour lequel semble t-il les propiriétaires réclament 12 à 24 mois de loyer.Comment pourrais-je m'en sortir? J'ai déjà lu un certain nombre de discussions sur le site à ce sujet et je suis toujours inquiet.Mes capacités mensuelles pour le logement sont limitées à 6OO€. Qui peut me donner quelques adresses d'agences immobilières auprès de qui je pourrai déjà commencer les démarches?Je suis à la recherche d'une villa d'au moins 2 chambres à coucher située pas trop loin de l'école Française.Je me passerai volontiers de jardin compte tenu des problèmes d'eau.
Bonjour 🙂
Je prévois un séjour d'une 10ène de jours au Mali et j'aimerai savoir si il est possible de voir un peu du pays en voyage seule et pour moins de 1000€ voyage inclus ????
Si mon budget vous parait complêtement utopique, combien faut il prévoir ? J'aimerai au moins pouvoir aller jusqu'à Mopti...voir le pays dogon si possible (mais là j'en demande p-e bcp 😕)
je cherche je cherche...Mais quand je vois les prix des billets d'avions...il ne reste plus grand chose pour profiter du séjour par la suite !
avez vous des idées, des bons tuyaux ? j'ajoute que je ne connais pas encore le pays...ce qui ne facilite pas la tâche!
Merci d'avance coulib
Je prévois un séjour d'une 10ène de jours au Mali et j'aimerai savoir si il est possible de voir un peu du pays en voyage seule et pour moins de 1000€ voyage inclus ????
Si mon budget vous parait complêtement utopique, combien faut il prévoir ? J'aimerai au moins pouvoir aller jusqu'à Mopti...voir le pays dogon si possible (mais là j'en demande p-e bcp 😕)
je cherche je cherche...Mais quand je vois les prix des billets d'avions...il ne reste plus grand chose pour profiter du séjour par la suite !
avez vous des idées, des bons tuyaux ? j'ajoute que je ne connais pas encore le pays...ce qui ne facilite pas la tâche!
Merci d'avance coulib
Djenné
« Le pays où le noir est couleur »
Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.
Non, vraiment, cette approche était bien différente.
Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.
Bamako
L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.
Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.
Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.
Le départ vers Djenné
Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.
Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.
A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.
Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !
Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.
Djenné
Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.
Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.
Le marché de Djenné
Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.
L’eau à Djenné
Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.
Le barrage
La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.
« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »
Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :
« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».
Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.
Le pays dogon
Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.
Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :
« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »
Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.
Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.
Eider
« Le pays où le noir est couleur »
Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.
Non, vraiment, cette approche était bien différente.
Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.
Bamako
L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.
Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.
Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.
Le départ vers Djenné
Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.
Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.
A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.
Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !
Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.
Djenné
Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.
Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.
Le marché de Djenné
Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.
L’eau à Djenné
Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.
Le barrage
La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.
« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »
Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :
« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».
Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.
Le pays dogon
Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.
Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :
« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »
Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.
Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.
Eider
Bonjour,
Je prends cette route pour la première fois à partir du 1er juin. Je cherche des conseils sur l'un ou l'autre trajet et la façon de bichonner ma mercedes berline...
En fait je dois me rendre à Mopti. Je comptais faire Toulouse-Bamako-Mopti. Peut être que le plus simple est Toulouse-Mopti???? Aussi je me demande si ce n'est pas mieux de prendre un visa mauritanien en France avant. Au fait je suis de nationalité malienne.
Pour terminer vaut-il mieux de prendre le bateau de la France au Maroc ou de tracer par la route??? Je compte être à Bamako pour le 10 juin (en quittant le 1er à Toulouse).
J'ai aussi une place pour une personne interressée à faire la route, par contre ne pas avoir trop de bagages...
Merci d'avance..
Merci d'avance..
Bonjour a tous,
Si je vous sollicite c'est pour une amie a moi qui doit partir 1 mois ( aout ) au Togo enseigner le francais pour les petits enfants... Et bien sur elle se pose les questions que tout a chacun se pose dans les derniers mois avant le premier départ. a SAVOIR COMMENT CA SE PASSE AU NIVEAU DU VISA, prix du billet d'avion le moins cher? Et où trouver ce fameux billet?
Bref tout les conseils pratiques que vous donneriez si vous deviez retourner au Togo.
Merci beaucoup pour elle.
Si je vous sollicite c'est pour une amie a moi qui doit partir 1 mois ( aout ) au Togo enseigner le francais pour les petits enfants... Et bien sur elle se pose les questions que tout a chacun se pose dans les derniers mois avant le premier départ. a SAVOIR COMMENT CA SE PASSE AU NIVEAU DU VISA, prix du billet d'avion le moins cher? Et où trouver ce fameux billet?
Bref tout les conseils pratiques que vous donneriez si vous deviez retourner au Togo.
Merci beaucoup pour elle.
Bonjour,
je pars avec trois amis visiter le Sénégal les deux dernières semaines de juillet et suis donc preneuse de tous vos conseils, bons plans. On a un budget assez réduit (nous sommes étudiants).
J'aimerais aller à Saint Louis mais aussi dans le Siné Saloum mais c'est quand même très éloigné, est ce possible de faire les deux en 2 semaines ? si non quelle est la région la plus belle ?
Merci pour vos réponses !
je pars avec trois amis visiter le Sénégal les deux dernières semaines de juillet et suis donc preneuse de tous vos conseils, bons plans. On a un budget assez réduit (nous sommes étudiants).
J'aimerais aller à Saint Louis mais aussi dans le Siné Saloum mais c'est quand même très éloigné, est ce possible de faire les deux en 2 semaines ? si non quelle est la région la plus belle ?
Merci pour vos réponses !
Bonjour a tous, revenant tous juste d un voyage au senegal, je me suis interressé au marché de la boissons qui apparement est en train de se liberaliser et j aurais donc voulu savoir s il etais possible de s y installer et de creer une societe dans ce milieu?
En gros ... y a t il de grosses contraintes tous en sachant que je m associe avec un autochtone et que penser vous de ce marché?🙂
Avis au connaisseurs et/ou interressé😉
bonsoir à tous
qqun a des infos récentes sur cette traversé algerie niger et les contraintes qu'on peut avoir?
Bonjour à tous,
je compte me rendre d'ici un mois à Bamako, je recherche un hôtel sympa, ou autre hébergement, pas trop bruyant à un prix raisonnable, avez vous une adresse à me donner ?.
En plus, mon vol arrive vers minuit, y a-t-il des moyens de transport entre l'aéroport et cette ville la nuit ?.
Merci pour vos réponses.
Bonnes fêtes.




