World music


Suggestions de disques et d'artistes étrangers, musiques du monde sur internet (radios), spectacles de musique, apprendre les musiques et les danses étrangères, etc.

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Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

Un voyage au coeur de Madagascar
Bonjour à tous! Je m'appelle Aing'uh. Je suis chanteuse de world music et je viens de Madagascar. Je ne sais pas si quelques uns d'entre vous ont déjà voyager à Mada, mais mon île regorge d'endroits magnifiques à visiter. Je poste régulièrement des articles sur mon blog. Je parle notamment des endroits touristiques, de ma musique et de la musique en général à Madagascar. N'hésitez pas à aller y faire un tour: ainguh.over-blog.com . Je vous poste une de mes photos lors d'un de mes voyage dans le sud de mon île: Tuléar. Le soleil brille et le ciel est bleu. Il y fait bon vivre. Bonne lecture!
by Haingu 11 years ago · Haingu
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Cherche paroles en français de la chanson "Yamore" de Salif Keita (Mali)
Bonjour je suis à la recherche des paroles en français de "Yamore" de Salif Keita....trés éprise par cette chanson, mélodie....je serai heureuse d'avoir la traduction[:)]

merci
by Havanne 11 years ago · Lorena11
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Chanson tamoule à retrouver
Bonjour à tous ! Je vous écrit car je suis à la recherche d'une chanson tamoule, que j'ai apprise lors de mon voyage à Pondichéry. J'ai les paroles de la chanson, mais j'aimerais les trouver écrites en Tamoul, et ça, pas moyen de le trouver sur le net ! Si quelqu'un pouvait m'aider, ce serait super :)

Les paroles sont les suivantes: <<Sandosema Iringue, Ieppodum sandosema iringue Valvalanum, Salvanalum Iepoddum sandosema iringue >>

Ce qui donnerait, en français: <<Sois heureux, Sois toujours heureux, Bonne Vie, Mauvaise vie Sois toujours heureux >>

Ce serait, apparemment, une chanson catholique..

Quelqu'un peut-il m'aider ? =D Ce serait génial, sachant que ça fait à peu près un an que je cherche ces paroles !
by Juju9012 11 years ago · Juju9012
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Un site pour connaître la programmation musicale des centres culturels à Cuba
Un site cubain donne la programmation culturelle et musicale des centres culturels à Cuba.

Une mine d'informations pour découvrir la culture de ce pays dans les différentes régions, les programmes , les dates les heures les lieux

http://promociones.egrem.co.cu/
by Badiner 11 years ago · Montérégie
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Sur la scène et dans le métro (Mali/France)
Petit portrait : Pédro Kouyaté

Compositeur, multi-instrumentiste (kamalengoni, ngoni, guitare, calebasse), interprète et musicien dans le métro, Pédro Kouyaté, ancien accompagnateur (à la calebasse) de Boubacar "Kar Kar" Traoré, diffuse avec son groupe, le "Mandinka Transe Acoustique", un répertoire inspiré par la culture ancestrale de son pays d'origine, le Mali, et notamment par l'univers profond et mystique de la confrérie des chasseurs mandingues – héros civilisateurs, fondateurs des premiers empires et royaumes en Afrique de l'Ouest, devins et guérisseurs qui détiennent de nombreuses connaissances secrètes –, que ce musicien puise ce qui constitue la base de ses créations, enrichie des tonalités venues d'horizons fort divers. Son charisme énigmatique, son énergie créative et sa musique saisissante embarquent le public et l'invitent à un voyage musical intemporel ...

Le Malien Pédro Kouyaté fait son apprentissage aux percussions dans le fameux "Symmetric Orchestra", formation orchestrale du maestro de la kora, Toumani Diabaté, lors des soirées/concerts dans le club Le Hogon à Bamako, au quartier de Ntomikorobougou. Il est à bonne école : Toumani lui-même le forme. Il passe son bac et suit des études de socio-anthropologie. En parallèle, il ne cesse de bidouiller des instruments – à cordes ou percussions –, joue dans les mariages, les restauraunts et maquis, donne des cours de calebasse et de kamalengoni aux expats. Durant des années, Pédro accompagne à la calebasse le doyen de la musique malienne, Boubacar Traoré, sur les routes d'Afrique, d'Europe et des Etats-Unis. En 2005, il se sépare d'avec Boubacar pour s'installer ensuite à Paris. "J’adore Boubacar, j’ai vécu cinq ans avec lui et j’ai énor­mément appris, mais je ne voulais pas être le nouveau petit Africain qui se vend sur le marché de la world music", résume-t-il, un homme qui veut désormais faire les choses à sa manière, avec toutes les difficultés et embûches qu'une telle démarche implique.

En France, Pédro fonde son propre groupe qui allie des musiciens de jazz et de blues, dans lequel il interprète ses propres compositions inspirées de ses origines maliennes, mais aussi, de ses découvertes et rencontres en Occident. Parallèlement à ses concerts et tournées, il intervient à la Cité de la Musique à Paris, y exprime l’art du griot et présente les instruments spécifiques à l’Afrique de l’Ouest, sans cesser d'accompagner de grands musiciens de jazz (entre autres le free-jazzeur Archie Shepp) ou de musique africaine aux percussions ou à la batterie durant leurs tournées internationales.

Pédro Kouyaté est également le personnage principal du film Foly (voir en bas) de sa femme, la réalisatrice Sophie Comtet Kouyaté. Dans ce documentaire consacré à la musique et aux sons produits par la vie quotidienne à Bamako, Pédro Kouyaté joue avec ou nous entraîne chez de grands artistes maliens tels que Toumani Diabaté, Kèlètigi Diabaté, Bassékou Kouyaté ... Ce film est régulièrement présenté en 1ère partie des nombreux concerts du groupe "Mandinka Transe Acoustique". En août 2009, Pédro Kouyaté et le film Foly entament une tournée dans les médiathèques de France pour des projections, concerts et master class.

En 2009, Pédro Kouyaté sort enfin son premier album, One, où il excelle aussi bien dans le kamalengoni qu’à la guitare acoustique. Cet album début est réalisé avec Vincent Bucher (harmonica), Simon Léger resp. Nelson Hamilcaro (basse) et saxophoniste-flûtiste Florent Dupuit. Pour son deuxième album acoustique, Two you (2011), Pédro Kouyaté veut faire entendre sa voix si particulière et les sons de sa guitare et de ses kamalengoni et (jeli)ngoni. Il n'est accompagné que par le batteur de jazz Renaud Ollivier, à qui il transmet la pratique d’un instrument essentiel dans sa musique : la calebasse. Le troisième album, Live (2012), est né de son désir de rassembler ses musiciens pour un enregistrement de nouveaux titres et des reprises dans les conditions live. Ce concert enregistré est joué par Kouyaté, Florent Dupuit au saxophone ténor & flûte, Nelson Hamilcaro à la basse et Renaud Ollivier à la batterie/calebasse. Son quatrième et dernier album, Tramontane (2014) est un album solo, produit grâce aux dons.

A partir de 2010, Pédro Kouyaté tourne pour les Jeunesses Musicales de France (JMF) avec son spectacle Conversation, un éveil musical sur l’art du griot pour jeune public, en duo avec le percussionniste Renaud Ollivier. Entre 2011 et 2014, Kouyaté et son groupe donnent des concerts en France, en Suisse, en Italie, au Japon et se produisent dans plusieurs festivals en France (Musiques métisses d'Angoulême, Jazz in Marciac etc.).

Artiste libre, soit artiste à l'écart du showbiz et libéré des contraintes de l'industrie musicale, Pédro Kouyaté est un vrai selfmademan : promo, communication, production et vente des disques, points de presse etc., tout est fait de lui-même. Et entre un concert dans un club prestigieux à Paris et une tournée en Europe ou au Japon, il ne cesse de se produire sur la scène en vivant à fond toute sa liberté : dans les couloirs du tube parisien, "son bureau", où il installe sa guitare et son ampli tôt le matin, jour par jour, pour envoûter les Parisiens pressés d'aller au boulot, les touristes et les sans-domiciles qui peuplent le sous-sol de la capitale française ... "Dans le métro, tu n’es rien, tu es un anonyme, tu n’es pas quelqu’un que l’on voie facilement. Mais par contre dans le métro, tu peux faire quelque chose pour que l’on te prenne pour quelqu’un ". Fort ...

Site officiel :

http://www.pedrokouyate.com/ (site très bien fait !)

a. Albums : http://www.pedrokouyate.com/albums-ecoute/

b. Clips : http://www.pedrokouyate.com/epk-clips/

c. Concert à venir (Paris) : http://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/musicien-au-musee/10299-pedro-kouyate

d. Photos dans un blog : http://melissa-on-the-road.blogspot.de/2014/11/pedro-kouyate-cafe-de-la-danse-le.html?spref=tw

Hery

Vidéos :

1) Pédro Kouyaté et le "Mandinka Transe Acoustique" :

https://www.youtube.com/watch?v=nWk_JDU6uIw

2) Afronight avec Pédro Kouyaté :

http://www.dailymotion.com/video/x2an8n7_afronight-du-181114-avec-pedro-kouyate_music

3) Extrait du film Foly, avec Pédro Kouyaté :

https://www.youtube.com/watch?v=ryubKBddYNM
by Taamaden 11 years ago · Taamaden
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Groupe de rock thai
Bonjour à tous, je recherche un groupe de rock thai que j'ai vu en janvier à Nai harn beach apparament très célèbre, impossible sur le web mais surement que je n'ai pas la bonne orthographe, ce serait Kan Ken ou kon ken quelque chose comme ça .merci d'avance A+
by Apinya 11 years ago · Fexon
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Cherche les paroles des chansons de Rokia Traoré, chanteuse malienne
Bonjour à tous :)

Je cherche les paroles des chansons de Rokia Traoré. J'ai trouvé une discussion de 2004, mais il n'y avait pas des paroles, alors je cherche toujours ;) Peut-être il y a quelqu'un qui pourrait m'envoyer (ici ou par courriel) les paroles des chansons de cette artiste? Malheuresement ici en Pologne c'est impossible d'achéter les disques de Rokia, alors je suis limité au youtube et autres choses comme ça :( Je suis surtout interressé aux chansons du premier disque, "Mouneïssa".

Merci en avance, Michal

PS. Comme vous pouvez voir, je viens de Pologne et français n'est pas ma langue maternelle, alors excusez-moi pour les erreurs - je voudrais profiter de ce forum pour améliorer mon français aussi :)
by VoyageLent 11 years ago · Jjmeric
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Votez TanTan...!
http://youtu.be/qUF0npqeIyo

Une belle chanson, un très beau message de paix ... Bonne chance à lui, Yallah !
by Midounette69 11 years ago · Hannahannah
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Chanson à l'aéroport de Bangkok
Bonjourà tous,

question peu commune, je recherche le titre d'une chanson qui passe continuellement sur les écrans des quais de l'Airport Link à Bangkok, en ce moment. Je voulais demander le dernier jour sur le chemin du retour à des thais, mais nous avons du prendre le taxi. C'est un clip avec 2 jeunes hommes thailandais, dans un style pop très coloré, un peu duo boys band, style Sclub 7, qui font les zouaves, sur une plage, en ville...

En espérant que quelqu'un pourra me dire le titre : )

bonne soirée,
by Milady913 11 years ago · Milady913
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Disquaires de musique turque à Paris
Bonjour

je suis à la recherche de disquaires spécialisés dans la musique turque sur Paris. Tout type de musique (pop, arabesk, traditionnelle, ...)

Merci beaucoup

Mudem
by Mudem 12 years ago · Turbi
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Groupe musical guadeloupéen "440"
Bonjour à tous

Je cherche à acheter des CD du groupe 440.

Qui peut m'aider de toute Urgence ( réveillon 31/12)

Merci d'avance

Cdlt
by Snoopi78 12 years ago · Snoopi78
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Colloque international, entre world music et patrimoine culturel immatériel
A tous ceux qui s'intéressent à la sauvegarde du patrimoine immatériel de l'humanité, qui s'interrogent sur les concepts de world music et de musique du monde en regard des musiques classées au patrimoine de l'Unesco, un colloque international intitulé "La fabrique de la diversité en musique, entre world music et patrimoine culturel immatériel", se déroule aujourd'hui 9/12 et demain à la Maison des Cultures du Monde à Paris.

En partenariat avec l'EHESS et l'Institut de Recherche sur les Musiques du Monde.

Entrée libre sans réservation dans la limite des places disponibles.

http://www.maisondesculturesdumonde.org/...diver...

Extrait de la présentation sur le site de la Maison des Cultures du Monde :

Pourquoi l’on se saisi d’objets musicaux pour représenter le monde comme « divers » ? Comment les festivals, les musées et les programmes de sauvegarde culturelle des organisations nationales et internationales mobilisent le concept de « diversité » et quelles représentations du monde ces institutions attachent-elles au concept ? Qu’est-ce qui fait une World Music sur les scènes festivalières et quelles sont les frontières qui séparent cette « musique des Autres » du « Patrimoine Culturel Immatériel » classé par les institutions comme l’UNESCO ? Comment rendre compte tout à la fois de la singularité du concept et de ses manifestations plurielles ? Dans ce colloque nous privilégierons une perspective ethnographique centrée sur des festivals, des évènements musicaux, des programmes de sauvegarde, des instruments, des répertoires, des politiques culturelles institutionnelles. Interroger le concept de la « diversité » à partir de ses manifestations contemporaines nous aidera à cerner les modèles de société qui le forgent et que s’y jouent sans nier les tensions qui peuvent se produire suite à des formulations hétérogènes, expressions de différentes « manières de faire des mondes » (Goodman, 2006) sur une arène culturelle mondialisée.
by Chandini 12 years ago · Chandini
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Présumé mort mais plus vif que jamais: Henry Grimes (Etats-Unis)
"After more than 30 years of being "disappeared", Grimes made it back into the world, and the jazz world, [...]. Grimes is once again active in music… a remarkable comeback, both musically and emotionally. Too often the jazz life offers more victims than survivors, and Henry Grimes' life is a rare story of the latter." (JazzTimes)

La renaissance d'une légende vivante

Le contrebassiste (et violoniste) Henry Grimes, né à Philadelphie en 1935, est une figure emblématique, un des architectes de la musique afro-américaine d'avant-garde (free-jazz, musique improvisée), un musicien qui a traîné sa contrebasse dans les années 60 avec les plus grands du genre tels que Charles Mingus, Thelonious Monk, Sonny Rollins, Albert Ayler, Don Cherry, Archie Shepp, Pharoah Sanders, McCoy Tyner et Cecil Taylor. Mais un beau jour, il a disparu de la carte sans laisser de trace. On l'a même cru mort. Retrouvé de nombreuses années plus tard, soit en 2002, Grimes reprend sa carrière et collabore depuis avec Marshall Allen, David Murray, Rashied Ali, Wadada Leo Smith, encore Cecil Taylor et surtout avec le guitariste Marc Ribot. Sans doute, sa mystérieuse disparition compte parmi les histoires les plus rocambolesques au jazz ...

"Ressuscité" après la "mort" (les quelques ouvrages encyclopédiques jazz le supposaient mort*) en 2002, grâce à un passionné de jazz, qui l'a retracé et reconnu, on voit à nouveau Henry Grimes réapparaître sur la scène de la musique jazz et contemporaine. En fait, son histoire, triste d'abord, est finalement celle d'un succès continu qui pourrait servir bel et bien à un scénario hollywoodien ... Depuis, Henry Grimes a dû expliquer plein de fois cette disparition exceptionnelle. Selon ses dires, tout se résume à la perte de son insturment endommagé lors de son voyage à voiture vers la Californie. Faute de moyen pour le faire réparer, il s'est résolu à le vendre à Los Angeles. Ainsi privé de sa contrebasse, il survit grâce à des petits boulots et à l'aide sociale. Seules l’écriture et la poésie ont comblé ses temps libres durant les années qui ont suivi, à savoir 35 au total : jusqu'à ce jour où il est reconnu dans la rue ... Une fois le retour pris, tout va très vite : son collègue contrebassiste William Parker lui fait cadeau d'un instrument et l'anime à reprendre son activité musicale, et un an plus tard, en 2003, Henry Grimes retrouve le chemin de la scène. Dans la dernière décennie (2003–2014), lui qui figure sur 90 albums, il donne 500 concerts et participe aux enregistrements d'une dizaine d'albums dont plusieurs sous son propre nom : en 2004, Henry Grimes enregistre la deuxième référence – après son album début The Call (avec le clarinettiste Perry Robinson et le percussionniste Tom Price) des années mi-60 – de sa discographie : Live at the Kerava Jazz Festival, concert donné en Finlande en compagnie du saxophoniste David Murray et du batteur Hamid Drake. Sinon, son retour est marqué par sa rencontre avec le guitariste Marc Ribot et l'album Spiritual Unity (2005) au cadre de son projet Albert Ayler (avec Ribot, Grimes, Chad Taylor/dr et Roy Campbell/tr) ; avec cet album, le quartette rend hommage au disque éponyme de Albert Ayler paru en 1964. Ce guitariste incontournable de la scène new-yorkaise, compositeur et improvisateur recherché par les stars du pop, du rock et du jazz à la fois (Tom Waits, Elvis Costello, Lounge Lizards, Jazz Passengers, Don Byron, John Zorn), aurait-il pu choisir pour ce projet un contrebassiste plus authentique et plus chevronné dans la musique d'Albert Ayler que Henry Grimes, son partenaire dans le passé ? Réduit du défunt trompettiste, le trio Ribot-Grimes-Taylor donne un set live au mythique Village Vanguard en 2013 pour faire revivre l'esprit des grands maîtres, des plus grands maîtres du jazz moderne avec des thèmes légendaires et des improvisations endiablées, une sorte d'hommage au Coltrane dernière époque, et avant tout au saxophoniste free Albert Ayler ; ce grandiose album intitulé Live at the Village Vanguard sort en été 2014.

Son double album Solo (2009), enregistré en solo absolu sans toutes restrictions de durée ni de quoi que ce soit mettant obstacle à sa liberté créative est un tour de force sans pareil sur la contrebasse et le violon, deux improvisations de plus de 150 minutes qui témoignent sa maîtrise instrumentale, son puissant jeu, ses énormes rythmes, son jeu à l'archet et pincé avec grande clarté et imagination. Ce musicien qui fait corps avec son instrument est une source des idées musicales sans limites. Incroyable ! Yes, il y a beaucoup de musique à digérer sur cet album, et Grimes est un véritable modèle de l'auto-réalisation à travers la musique. Cette œuvre l'expédie sans façons dans le panthéon des vrais et rares improvisateurs, au même rang que son ex-bandleader, le pianiste Cecil Taylor. Le boucle est bouclé ...

Aujourd'hui âgé de 79, Henry Grimes vit encore à New York City. Comme dans les années 60, ce contrebassiste d'avant-garde est à nouveau désiré partout, "pour l'éblouissante singularité de sa musique" (Le Monde). Henry Grimes n'est pas mort mais bel et bien en vie ... et en grande forme !!!

Site web : henrygrimes.com

Discographie (extrait) :

— côté historique ...

Henry Grimes Trio (1965). The Call. ESP Thelonious Monk (1958). Newport Jazz Festival. FDC Charles Mingus (1962/1993). In Concert. Jazzman Albert Ayler (1965). Spirits Rejoice. ESP Albert Ayler (1965). Swing Low Sweet Spiritual. Osmosis Albert Ayler (1966). Spirits. ESP Albert Ayler (1967). Live in Greenwich Village. The Complete Impulse Recordings. Impulse! Gil Evans Orchestra / Cecil Taylor (1961). Into the Hot. Impulse! Sonny Rollins (1963). Sonny meets Hawk! RCA Victor McCoy Tyner (1963). Reaching Forth. Impulse! Pharoah Sanders (1966). Tauhid. Impulse! Archie Shepp (1966). On this Night. Impulse! Archie Shepp (1966). Further Fire Music. Impulse! Cecil Taylor (1966). Unit Structures. Blue Note Cecil Taylor (1966). Conquistador! Blue Note Don Cherry (1969). Where is Brooklyn? Blue Note

— côté actuel ...

Henry Grimes / David Murray / Hamid Drake (2005). Live at the Kerava Jazz Festival. Ayler Records Marc Ribot Quartett (2005). Spiritual Unity. Pi Recordings Henry Grimes / Rashied Ali (2008). Going to the Ritual. Porter Records Henry Grimes (2009). Solo. ILK Music Fred Anderson (2009). 21st Century Chase. Delmark Marc Ribot Trio (2014). Live at the Village Vanguard. Pi Recordings

* p.ex. dans Carles/Clergeat/Comolli (1994). Dictionnaire du Jazz. (coll. Bouquins). Ed. Robert Laffont, Paris

Hery
by Taamaden 12 years ago · Taamaden
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Rock psychédélique thaïlandais
Je viens de découvrir ce groupe de rock psychédélique instrumental, étonnant https://www.youtube.com/watch?v=ffMmzCVtVOc
by Lepiaf 12 years ago · Surinlevrai
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Les tambours du Burundi
Gagné !

Ils ont gagné, les merveilleux tambours du Burundi!

Les voilà classés au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis hier soir, 26 novembre 2014 Un aperçu de leur dynamisme ! https://www.youtube.com/watch?v=BCtsDRIRtqo https://www.youtube.com/watch?v=B2MthPwkv4c

by Rivièrefox 12 years ago · Diamina
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Soirées trance à Meuda/Berlin/Prague?
Bonjour, Je vais faire un interrail dans les villes cités dans le titre (ainsi que Vesine ou Rome et en Croatie). Je suis preneuse d'endroits assez chill, et même de grosses soirées trance!!!
by Sachahll 12 years ago · Sachahll
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Comment avoir des billets pour des concerts de K-pop en Corée?
bonjour

j'essaye d'organiser un voyage de 10 jours en corée pour un groupe de personne et je souhaiterais allez a un concert de Kpop. J'ai deja entendu parler de capcorée mais ce n'est pas ce que je souhaite je voudrais juste le concert pas le voyage a cote. Quelqu'un peut m'aider ?
by Louisemadone 12 years ago · Ajumma
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Titre de la chanson Happy Birthday
Bonjour,

Est-ce que quelqu'un est capable de me dire quel est le nom de la chanson et son interprète svp ? On m'a dit que c'était une langue d'asie du sud est.

https://www.youtube.com/watch?v=uWKvD-0EDt0

Merci!!!
by Dfzghk 12 years ago · Dfzghk
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Quand le père avec le fils... (Mali)
"Toumani & Sidiki", une fusion générationnelle et musicale

Deux koras dialoguent, l'une avec l'autre, et les duettistes sont père et fils : le Malien Toumani Diabaté, maestro incontesté et émancipateur magistral de cet instrument depuis deux décennies, et son fils Sidiki, 23 ans. A quatre mains et quarante-deux cordes, les deux musiciens-griots révisent et interprètent un repertoire largement ancestral transcendé par une musicalité immaculée. En fin de compte, ils illustrent à la fois l'extraordinaire richesse culturelle mandingue et la continuité du griotisme (jeliya) en Afrique de l'Ouest, et tout particulièrement au Mali. Un album à considérer comme le plus abouti de Toumani depuis les deux qu'il a enregistrés en studio avec son ami, le grand Ali Farka Touré (aussi bien In the Heart of the Moon qu'Ali and Toumani) ...

Un artiste est le reflet de son époque, de son pays et même de sa famille. Pour les griots, cette influence héréditaire sur la musique se transmet de génération en génération depuis des siècles. Sur le nouvel album de Toumani Diabaté, Toumani & Sidiki, deux griots de la même famille, père et fils, font une déclaration importante à propos du "naturel" et de l'élasticité de la culture.

Les griots sont les archivistes des grands royaumes mandé ayant dominé l'Afrique de l'Ouest avant la colonisation. A une fonction similaire à celle des bardes médiévaux, les griots ont servi dans les courts royales pour composer des chansons qui commémorent les grandes actions du roi et de ses ancêtres. Ils étaient indispensables à la société mandé. Toumani Diabaté, joueur de kora le plus célèbre de la planète, est un héritier de cette longue lignée de griots : il a contribué essentiellement à faire de la kora un instrument soliste à part entière et a augmenté énormément la popularité de son instrument par une série d'albums instrumentaux extraordinaires. Son propre père, Sidiki (1922–1996), pionnier du genre, a été le premier griot à avoir enregistré un album de kora. Et ici, Toumani perpétue ce savoir-faire instrumental avec son fils, le "petit" Sidiki, jeune prodige de 23 ans, en passant producteur de hip-hop et star des scènes rap au Mali. Vraiment un symbole émouvant. Par cet album, les deux koristes témoignent avant tout de l'intemporalité de cette tradition..

Cet album familial est une conversation intime entre père et fils, conduite à travers l'antique kora, pour ainsi dire, à travers la langue de leurs ancêtres. Un album d'une beauté hors pair ! Le duo virtuose de griots est conscient de sa vocation de transmettre les traditions ancestrales du peuple mandingue en nous proposant une réinterprétation instrumentale et acoustique à quatre mains de vieux standards dont certains étaient en train de disparaître du répertoire moderne qui nous accompagnent à travers l'imaginaire mandingue.. Chacun des dix morceaux est rebaptisé en honorant un personnage, un lieu, un événement, etc. pour montrer le côté positif du Mali. Les femmes, les légendes, les bienfaiteurs, les parents, les migrants africains perdus en mer, même une entreprise agricole malienne, tous sont honorés de cette façon et rassemblés dans un album où "le passé rencontre le présent pour construire l'avenir" (Toumani Diabaté) : le morceau "Tijaniya" est dédié à l'ordre soufi, pluriséculaire et très populaire en Afrique de l'Ouest. Cet ordre mystique enseigne que la musique n'est pas une diversion dangereuse (comme le prétendent les islamistes) mais plutôt un moyen de l'exploration spirituelle. Même si l'album a de profondes racines dans le passé du Mali, il y a pourtant beaucoup de références à l'histoire récente du pays : "ACI 2000 Diaby" se réfère à un secteur moderne dans la capitale malienne, "Dr Cheickh Modibo Diarra" honore l'astrophysicien malien qui était premier ministre par intérim après le coup d'Etat militaire en 2012. Et le seul non-classique mandingue de l'album, une nouvelle composition dite "Lampedusa" est un autre favori (et le mien de toutes façons), son titre une référence à l'île italienne où un naufrage a tué plus de 350 migrants africains à la recherche d'une meilleure vie l'année dernière. Une musique émouvante dont la mélodie érige le morceau en un requiem en larmes. "Le titre 'Lampedusa' évoque l’injustice des relations Nord-Sud, et au-delà de cette île où échouent des clandestins venus d’Afrique, je pense à ceux qui meurent en mer et à tous les artistes dont les tournées sont annulées à cause des visas. Aujourd’hui en Occident, un papier est plus important que la vie humaine" se déclare Toumani (rfimusique, 07/05/2014).

L'album Toumani & Sidiki n'est ni une réinvention ni un isolement de la tradition griotique mais plutôt un statement pour l'importance et la durabilité de la tradition. Une tradition qui a été menacée récemment (et qui l'est encore), par des islamistes, des soldats-pistoleros loufoques mais aussi par un Etat affaibli de plus en plus y compris une "élite" politique cupide, de mauvaise gouvernance, de désintégration des forces de sécurité, tout ce qui a, avec un effet durable, basculé le Mali depuis janvier 2012 dans une crise multidimensionnelle à la fois sociopolitique, sécuritaire et humanitaire sans précédent. Cet album illustre les racines profondes de la culture mandé, et continue des traditions et pratiques qui contrastent avec un dur intégrisme que veulent imposer certains au Mali. La lutte persistante pour le futur "visage" du Mali souligne une autre "paradoxie" (apparente) mais qui définit le conflit essentiel dans de nombreuses sociétés où l'islam a été incorporé dans la tradition locale pendant des siècles : le split entre traditionnalistes et intégristes. Et c'est dans le contexte de ce conflit que cet enregistrement-ci peut servir à inspirer ...

A LIRE : http://www.rfimusique.com/actu-musique/musique-africaine/album/20140507-toumani-sidiki-diabate

ALBUM : Toumani & Sidiki Diabaté (2014). Toumani & Sidiki. World Circuit.

Hery

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PHOTOS :

1) le nouvel album "Toumani & Sidiki" (2014) :



2) Toumani (à gauche) & Sidiki Diabaté (à droite), virtuoses de kora. (photo prise du web) :



3) les Diabaté, dynastie griots au Mali et en Afrique de l'Ouest : en arrière à droite, en boubou blanc, c'est Toumani ; à l'avant au centre, le vieil homme, c'est Sidiki sen., le père de Toumani ; à l'avant entre son grand-père et la dame en robe bleue, déjà une petite kora (avec le sigle SD) en mains, c'est Sidiki jun., le fils de Toumani ...



VIDEOS :

1) Toumani & Sidiki Diabaté live au Festival de Glastonbury, en 2014 :

http://www.youtube.com/watch?v=K8nyjsDj-Is

2) Toumani & Sidiki Diabaté live au Royal Festival Hall/Londres :

http://www.theguardian.com/music/video/2014/mar/17/toumani-diabate-sidiki-master-apprentice-video

3) Toumani & Sidiki Diabaté présentent Rachid Ouiguini, un des morceaux les plus connus au répertoire des griots mandé, morceau remontant jusqu'à l'Empire du Wagadu (Ghana) et basé sur l'histoire du Mininyanba ("grand python") :

http://www.youtube.com/watch?v=Jt2u7C-CnCM
by Taamaden 12 years ago · Taamaden
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"Trio Da Kali": La descendance reprend le flambeau de l'histoire (Mali)
"Naître dans une grande famille de griots, c’est grandir dans une école où l’on n’a besoin ni de bic ni de cahier" (Toumani Diabaté)

"Trio Da Kali", un pourvu des talents de papa et de maman

Les mélomanes de la musique africaine ont bien conscience de la place suréminente de l'art musical des griots et griottes (jeli et jelimuso en bambara) du Mali dans le panthéon musical du continent africain ; même en laissant de côté tous les divers styles du "blues de désert" maliens et les riches traditions pentatoniques (p.ex. les styles wassoulou et sonraï, etc. etc.) de ce pays, la liste des vedettes (griotiques) maliennes reste pourtant formidable : Toumani Diabaté (kora) et son fils aîné et future star Sidiki Diabaté jr. (kora), Bassékou Kouyaté (ngoni), Baba Sissoko (ngoni, tamani), Séga Sidibé (djembé), Moriba Koïta (ngoni), Yacouba Sissoko (kora), Djelimady Tounkara (guitare) & son Super Rail Band, Andra Kouyaté (ngoni), Kassé Mady Diabaté (chant), Mama Sissoko (guitare) & le Super Biton de Ségou, Ballaké Sissoko (kora), Cheick Hamala Diabaté (ngoni), Pédro Kouyaté (guitare, kamalengoni), Zani Diabaté (guitare) & son Super Djata Band, Aïssata Doumbia aka Kokanko Sata (kamalengoni), Abdoulaye Diabaté (chant), Habib Koité (guitare, donsongoni), en outre les inoubliés qui ont tous laissé leurs empreintes dans la musique malienne dont le père de Toumani, Sidiki Diabaté sen. (kora), Bazoumana Sissoko (ngoni), Batourou Sekou Kouyaté (kora), Kèlètigi Diabaté (balafon, violon) et Djéli Fodé Kouyaté (kora), sans sauter une foule de divas griottes (Tata Bambo Kouyaté, Mouhountafé Sacko, Ami Koïta, Mah Damba, Siramori Diabaté, Bako Dagnon, Kandia Kouyaté, Babani Koné, Naïni Diabaté, Mah Kouyaté no.1, Mah Kouyaté no.2, Fanta Damba, Fanta Sacko, Diaou Kouyaté, Aminata Sacko, épouse de Bassékou ...) ; même Salif Keïta, pas du tout un griot lui-même, puise son inspiration surtout des traditions musicales mandingues ... Et depuis peu, on peut ajouter un nouveau nom à cette liste: le Trio Da Kali (en bambara, da kali veut dire "prêter serment", donc ici, c'est vraiment un engagement, à savoir un serment à rester fidèle à l'art du griot). Produit par la connaisseuse par excellence de la musique mandingue, Lucy Durán (SOAS, Londres), et soutenu par l'Initiative Musicale Aga Khan (IMAK), ce trio vaut des critiques élogieuses pour ses concerts en Europe et, plus récemment, aux Etats-Unis, où ces trois musiciens ont aussi collaboré avec le Kronos Quartet ainsi qu'avec Jay Hoggard, maestro de la vibraphone de jazz moderne ...

La maîtrise de l'art oratoire est pour tout griot, musicien ou non, aussi importante (sinon plus) que le chant ou la pratique d'un instrument (cela explique le nombre croissant de griots diplomates, politiciens ou universitaires. Ils jouent aussi un rôle appréciable dans le théâtre et le cinéma. Tous empruntent beaucoup aux traditions orales et musicales griotiques). Au fond, chaque nom de famille (jamu en bambara) renvoie à une histoire et à une légende singulières : les Kouyaté se tiennent eux-mêmes pour les seuls jeli authentiques, puisque descendants du légendaire Bala Fasaké Kouyaté, griot de son état de l'empereur Soundiata Keïta. Pour eux, tous les autres ne sont pas de vrais jeli mais "font les griots", comme on adopte un métier plutôt qu'un autre ... Les Diabaté et les Kouyatés sont considérés comme les meilleurs chanteurs ; les Kouyaté (ou Koïté ou Koïta) sont aussi réputés comme de grands balafonistes, mais on en connaît qui sont d'excellents luthistes, alors que les Diabaté sont plutôt des virtuoses de la kora, de même que les Sissoko, Diawara et Kamissoko. Quant aux Dramé et aux Konaté, ils sont célèbres comme de redoutables prercussionnistes : les maîtres du djembé, tambour en gobelet des griots (qui ne leur appartient d'ailleurs plus vraiment, car depuis longtemps devenu l'instrument africain le plus joué dans le monde entier). D'ailleurs, ce ne sont pas que les griots qui sont à l'origine de ce rangement, il faut plutôt – tout un peu – relativiser la suprematie des griots en tant qu'instrumentistes, et musiciens en général. La société mandingue est divisée en deux groupes principaux : d'un côté les horon (hommes libres), de l'autre côté les nyamakala (artisans) dont les jeli font partie au même titre que d'autres "groupes sociales", entre autres les numu (forgerons). Juste à ces derniers appartiennent aussi de fameux instrumentistes, notamment ceux qui portent les jamu de Camara, Doumbia, Kanté ou aussi Konté. Cela s'explique probablement par le fait que l'habileté du forgeron est indispensable pour la fabrication des instruments.

Est-ce à dire que la tradition griotique se dilue dans la modernité musicale, aussi au regard de la mer des griots, demi- et non-griots par les temps qui courent ?! Bien au contraire : parmi les chanteurs et instrumentistes au pays mandingue (hormis Salif Keïta), aujourd'hui encore aucun non-griot ne peut vraiment s'approprier les techniques et le potentiel émotionnel qui sont la marque du griotisme (jeliya en bambara). Pour en être convaincu, il suffit d'écouter le chant de Kassé Mady Diabaté, de Tata Bambo Kouyaté ou de Ami Koïta, le ngoni de Bassékou Kouyaté ou de Moriba Koïta, la kora de Toumani Diabaté ou de Ballaké Sissoko, la guitare de Djelimady Tounkara ...

Dans sa passionnante autobiographie Jeliya : Etre griot et musicien aujourd'hui*, le joueur de djembé (jenbefòla ou jenbefòlila en bambara) Adama Dramé se déclare : "Jamais le serpent ne s'enroule sans commencer par la tête.(p.31) Mon père était Jéli. Je me rappelle, dans les premières cartes d'identité que j'ai eues, c'était marqué "griot".(p.35) On n'a jamais vu un Jéli chanter parce qu'il a une belle voix. Il chante pour des occasions, il ne chante pas dans le vide. Un jembéfola, c'est pareil, personne n'en a jamais vu jouer dans la rue comme ça. On a une fonction précise."(p.202) Une telle "fonction précise" s'exprime par une forme d'improvisation très particulière, bien à comparer avec le jazz ou le rap. Encore une fois Adama Dramé : "Quand le Jéli parle, chante ou joue, même quand il s'agit de l'épopée mandingue, il faut que ça soit vraiment son histoire à lui. Chaque Jéli racontera la même histoire mais ça ne sera jamais pareil."(p.203) Les mots du freejazzeur américain à l'époque, Archie Shepp, s'y apparentent absolument : "Je m'en fous totalement de jouer bien ou mal, mon seul problème est de raconter mon histoire, notre histoire et une autre histoire." Même un griot ne saurait mieux résumer l'art musical du jeliya ...

Toutefois, il reste bien des débats sur la tradition parmi les (jeunes) musiciens au Mali : suffit-il de préserver tout bonnement la tradition, ou les musiciens sont-ils censés chercher à avancer ? Et si oui, cet avancement doit-il paraître comment ? Y a-t-il eu trop d'emphase sur le même répertoire de base, délaissant trop de bonnes chansons ? Et les musiciens pourraient-ils tomber sous l'emprise d'une virtuosité creuse et suffisante mais en défaveur de la mélodie et de la musicalité en général ?

Le Trio Da Kali y répond à sa propre façon : le leader du trio ne joue ni de la kora ni du ngoni ou de la guitare mais est plutôt maître du balafon : Fodé Lassana Diabaté est né en Guinée dans une grande famille de griots mais suit sa carrière surtout au Mali. Il accompagne Ami Koïta, Toumani Diabaté, Salif Keïta, Babani Koné, Tiken Jah Fakoly et Bassékou Kouyaté. De plus, ce balafoniste très demandé collabore avec Taj Mahal et participe au projet AfroCubism. Un maître hors pair, qui sait mettre en évidence la beauté et les subtilités des mélodies, un artiste engagé et spontané, à un langage expressif et une technique impeccable, en résumé tout simplement un plaisir au suprême degré à le voir jouer de son instrument (je l'ai vécu en concert de Toumani Diabaté & son Symmetric Orchestra à Francfort-sur-le-Main). Le deuxième, Mamadou Kouyaté n’est nul autre que le fils aîné de Bassékou Kouyaté, roi du ngoni, cet unique instrument à cordes pincées d'Afrique de l'Ouest, qui, à l’instar de la kora de Toumani Diabaté, se fait entendre aujourd’hui sur les scènes du monde entier. Aussi membre du groupe NgoniBa de son père, Mamadou Kouyaté, en brillant héritier, sait les faire sonner comme il se doit. Les lignes de son ngoni basse, seul instrument à accompagner le balafon de Fodé Lassana, sont fortes, claires et toujours dans la tradition de son père, appuyant la musique et offrant l'espace pour le balafoniste à exceller dans son jeu dont le lyrisme et la virtuosité ne sont guère à égaler. Le troisième de la bande, c'est une jeune femme : Hawa Kassé Mady Diabaté dont la voix intense ne vient pas de nulle part ; elle est la fille de Kassé Mady Diabaté, légendaire chanteur griot, bouleversant d’émotion, qui n’a pas son pareil pour transmettre la grande épopée mandingue depuis des décennies. Lucy Durán l'adoube pour "undoubtedly Mali's finest female voice today, revered at home for her knowledge of repertoire and for her powerful, clear and expressive voice." Le répertoire du trio comprend des morceaux éblouissants qui les ont accompagnés dès leur enfance : hormis Sunjata, la! chanson de louanges au premier roi de l'Empire du Mali au 13e siècle, le trio vise à présenter des morceaux originaux et moins connus pour, à terme, célébrer la musique la plus belle, la plus subtile et la plus sublime du continent africain. Ce faisant, les trois musiciens donnent un nouveau souffle - frais, contemporain et créatif - à leur art musical, à cette musique ancienne ... Après un concert du trio aux Etats-Unis, un auditeur le dit en ces termes : "I feel like my heart is three times bigger than it was when I walked in."

La chanteuse Hawa Kassé Mady Diabaté et ses deux alliés, le balafoniste Fodé Lassana Diabaté et le luthiste Mamadou Kouyaté appartiennent à une nouvelle génération, largement autodidacte, très instruite et ouverte aux musiques du monde entier, disposée à prendre la relève, par conviction et par passion : cela laisse deviner encore des jours pleins de promesses à l'héritage du jeliya ...

VIVE LE MALI !!!

Hery

*Adama Dramé/Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya : Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : Ed. L'Harmattan, 366 pages. (très recommandable !!!)





YouTubes :

1) Le Trio Da Kali et le Kronos Quartet interprètent Jarabi ("Passion") :

http://www.youtube.com/watch?v=qeD7GGLFXoM

2) Toumani Diabaté et le Trio Da Kali live au Théâtre de la Ville, Paris :

http://www.youtube.com/watch?v=EP8dwZMa5fU
by Taamaden 12 years ago · Assigué
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Rythmes et musiques de l'Equateur?
Bonjour Quels sont les rythmes et musique de l Equateur? Est ce ceux que l on retrouve au Nicaragua, ils sont extra.
by Mikkk 12 years ago · Benjaie
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Concert de Lutan Fyah (Jamaïque)
Il y a un concert de Lutan Fyah le 6 decembre 2014 dans la paroisse de Clarendon, a ne pas rater, avec des groupes live et une vingtaine d artistes tres connus , dont Ninjaman, Luciano, Nesbeth..C est une bonne occasion pour voir comment les gens s amusent et vivent loin du monde touristique, le poster du concert se trouve sur la page facebook de Lutan Fyah, c est a une heure de route de Runaway bay , une heure et quart depuis Ocho Rios, a l interieur des terres , dans un endroit de toute beauté dans les collines appelé Sanguinetti, vraiment une occasion de sortir du monde touristique, le genre d evenement pour les gens qui viennent en quete de roots , ou pour cotoyer des rastas loin des foules touristiques ...
by Kadian 12 years ago · Kadian
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Musique en images (Niger)
Musique nigérienne

En février 2013, Andy Morgan*, journaliste freelance britannique et profond connaisseur de la scène musicale au Sahara (celle du Mali notamment), s'est rendu à Niamey à la recherche de la musique nigérienne, et l'a trouvée : lors des rendez-vous (en buvant beaucoup de thé) avec un bon nombre de musiciens exaltants sur place, on lui a permis de prendre des photos ...

(*Andy Morgan écrit pour The Guardian, The Observer, The Independent, fRoots, Songlines, New Musical Express et le Rolling Stone. Il a travaillé pour l'industrie de la musique britannique, à savoir pour Hannibal Rec., Cooking Vinyl, WOMAD et World Circuit Rec. puis à l'étranger pour FNAC Music, en France, et Piranha, en Allemagne. A la fin des années 90, il a fondé son propre label, "Appartement 22". Il a également aidé à organiser le fameux Festival au Désert à ses débuts. A sa première édition en 2001, il a fait connaissance avec le groupe touareg de Tinariwen. Plus tard, il était un certain temps le manager du groupe. De plus, il a écrit les linernotes du cd "Le Festival au Désert" publié en 2003. Depuis et jusqu'ici, Andy Morgan aime le Mali, notamment le nord et est toujours épris désespérément du Sahara et de ses habitants. Depuis 2010, Andy porte son journalisme sur la politique et la société de l'Afrique de l'Ouest et du Sahara. Il a écrit des articles sur les Touareg et la crise au nord du Mali pour The Guardian, The Independent, Al Jazeera, CNN, BBC Focus etc. L'année dernière, ce Britannique entreprenant a publié le livre "Music, Culture and Conflict in Mali" édité par Freemuse)

Voici les photos ...



01 / Bombino, le "Jimi Hendrix nigérien", avec sa fille à la maison, à Niamey



02 / Ibrahim Atchinguil Emoud, percussionniste (batterie, djembé) et ami de Bombino



03 / Fatimata Walet Oumar (aka Disco), chanteuse de l'ensemble touareg "Tartit" (Mali), avec amies



04 / Fatimata Walet Oumar, en vente de légumes



05 / Enfants dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso



06 / Amanou Ag Issa, griot et joueur de luth tehardent de l'ensemble "Tartit", dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso



07 / (voir photo no.06)



08 / Bombino et amis à la maison, à Niamey



09 / Goumar Abdoul Jamil et Alhousseini Mohamed Anivolla (guitariste principal), la section touarègue du groupe "Etran Finatawa" (les trois autres sont Wodaabé)



10 / Le groupe "Etran Finatawa"



11 / Goumar du groupe "Etran Finatawa" avec amis



12 / Musée d'instruments de musique à Niamey



13 / Malam Mamane Barka en jouant d'une sorte de harpe à 5 cordes, dite biram. Au passé, cet instrument – tombé dans l'oubli mais pu être sauvé – était un instrument sacré du peuple pêcheurs boudouma vivant au bord du Lac Tchad, côté nigérien. Le biram a une très belle forme qui fait penser à une pirogue



14 / "Alkass", jeune groupe touareg de Agadez



15 / Deux guitaristes de "Alkass"



16 / Chanteur-guitariste du groupe "Alkass"



17 / Bombino prend du thé, boisson spéciale des Touareg



18 / Albert Chaïbou à la station de "Radio Alternative" dans la capitale nigérienne



19 / Rhissa Ixa (à droite) et son cousin jouent de la flûte. Rhissa Ixa, peintre et flûtiste, vit et travaille à Niamey. Expositions en Europe et en Afrique. Rhissa attache une importance toute particulière à la préservation de la culture et tradition des nomades touareg pour les futures générations. Rhissa est le neveu du défunt Mano Dayak ("Je suis né avec du sable dans les yeux"), fameux rébelle et activiste touareg



20 / Bombino, la vedette de la scène musicale touarègue au Niger

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GRAND BIEN VOUS FASSE !!!

Hery
by Taamaden 12 years ago · Taamaden
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Kasaï Allstars: méfie-toi du fétiche!
A découvrir , vraiment !

Leur 2e album est dans les bacs !

https://www.youtube.com/watch?v=Rod0kSInlgo

Infos:

http://www.franceculture.fr/emission-ce-qui-nous-arrive-en-musique-kasai-allstars-mefie-toi-du-fetiche-2014-09-12
by Choucarde 12 years ago · Choucarde
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15e anniversaire de la mort: Moondog (Etats-Unis/Allemagne)
Le "Viking de la 6e Avenue"

Louis Thomas Hardin a.k.a. Moondog, est une légende. A Manhattan, ce musicien-compositeur hors normes hante les rues dans les années fin-40–70, vêtu comme au moyen-âge, en casque à cornes, cheveux longs et barbe blanche. Peu connu par le grand public, ce musicien ambulant et personnage excentrique, frappé de cécíté depuis son adolescence, est considéré pourtant et à juste titre comme l'un des compositeurs majeurs du 20e siècle.

Le 26 mai 1916, Hardin voit le jour à Marysville (Kansas). Il passe son enfance en Caroline du Nord, dans le Wisconsin, dans le Wyoming, puis dans le Missouri. Dans les réserves indiennes qu'il visite avec son père, un pasteur protestant, il apprend les rythmes des indigènes. A l'âge de 13 ans, il perd la vue en jouant avec une amorce de dynamite. Mais surdoué il continue la musique grâce au braille. A partir de 1933, il visite l'école pour aveugles et plus tard le high school à Iowa où il fait son premier apprentissage de la musique classique et de divers instruments (violon, piano, orgue ...). Dès le début, il développe une passion pour la musique tonale et pour le principe du contrepoint ; jusqu'à sa mort, il reste son défenseur assidu. Hardin dévore tous les livres sur la théorie de la musique disponibles en braille. En 1943, Moondog reçoit une bourse d'études et s'installe à New York City pour être à côté de la scène classique : il devient l'ami d'Arthur Rodzinski, directeur musical du New York Philarmonic qui l'autorise à assister aux répétitions. La même année, Hardin prend une nouvelle "identité" : il commence à utiliser le nom de "Moondog" en souvenir de son chien qui hurlait à la lune.

A partir de la fin de l'année 1949, Moondog élit le trottoir des rues pour quartier général où il se produit, vêtu d'un poncho et un casque à cornes qui lui attire plusieurs surnoms dont celui de "Viking de la 6e Avenue" : au coin de la 54e Rue et de la 6e Avenue, le "Moondog's Corner", il chante, déclame et vend ses propres poèmes, joue de ses instruments (dont beaucoup fabriqués par lui-même) ou philosophe avec les passants. Ce sera son mode de vie pendant plus de 25 ans ...

En 1949/50, Moondog réalise ses premiers enregistrements (sur disques 78 tours) pour un petit label newyorkais. Devenu une figure emblématique du quartier, les grands labels attirent l'attention sur lui : il enregistre pour Epic en 1953, pour Prestige et Capitol en 1957. Dans ces enregistrements émerge déjà le style très personnel de Moondog, style qui puis son inspiration dans des genres très variés : des influences médiévales (canons, passacaille, rondes ...), de jazz et de musiques traditionnelles (des Amérindiens, des Caraïbes). Dans les années 60, Moondog fait dans la rue la connaissance de Philip Glass, de Steve Reich et plus tard aussi de Terry Riley, les principaux compositeurs de la musique minimaliste et répétitive avec lesquels Moondog travaille et même enregistre (ces bandes n'ont jamais été éditées). Glass et Reich le proclament même "fondateur du minimalisme" mais Moondog le rejette strictement. A défaut, Moondog s'explique : "Though I was born in the United States, I consider myself 'a European in exile', for my heart and soul are in Europe. I am a classicist at heart, and everything is classically conceived, in form, content and interpretation ... I feel like I have one foot planted in America and one in Europe, or one in the present and one in the past. Rhythmically, I am considered to be in the present, even avant garde, whereas melodically and harmonically I am very much in the past. But the present becomes the past just as the future becomes the present. As I say in one of my lyrics, 'Today is yesterday's tomorrow which is now ..."

En 1969 et 1972, les albums les plus connus (et, à mon avis, les meilleurs) de Moondog sortent : Moondog (voir la photo en bas !) et Moondog 2, publiés par Columbia/CBS. En 1974, Moondog disparaît brusquement des rues de Manhattan, certains le croient mort. En fait, en janvier 1974, après une invitation pour deux concerts à Francfort-sur-le-Main, Moondog décide de rester en Europe, continent auquel il se sent très attaché (voir la citation en haut). Vers 1975/76, une jeune étudiante allemande fait sa connaissance dans les rues de Recklinghausen, petite ville dans la région de la Ruhr, et décide de l'héberger chez ses parents à Oer-Erkenschwick, sa nouvelle résidence. Elle devient son assistante, son manager et transcrit ses partitions. Elle donne une nouvelle impulsion à sa carrière puisqu'en quelques années le label allemand Roof Music édite de formidables albums dont Moondog in Europe (1977/78), H'art Songs (1978) et A new Sound of an old Instrument (1979), une série de morceaux pour orgue en solo ou en duo. Dans les années 80, seulement deux disques de Moondog sont publiés : Facets (1981) et Bracelli (1988). Dans la foulée, Moondog fait l'ouverture des Trans Musicales de Rennes (France) où il rencontre le chansonnier suisse Stephan Eicher avec lequel il collabore à l'album My Place. Courtisé dans les années 60 par Allen Ginsberg et William Burroughs, ce maître de la musique contemporaine devient maintenant le héros d'Elvis Costello et de John Zorn et dirige même le Brooklyn Philharmonic Chamber Orchestra. Frank Zappa l'adore.

Il y a 15 ans, Moondog s'éteint le 8 septembre 1999 à Münster (Westphalie), à l'âge de 83. Durant sa vie, il écrit énormément de musique : plus de 300 madrigaux, passacailles, canons et autres musiques pour orchestres à cordes, orchestres à vent, piano, orgue ... et environ 80 symphonies. L'enregistrement de son dernier concert, donné en juillet 1999, deux mois avant sa mort, au Festival MIMI à Arles, est publié fin 2004, en tant que deuxième volume du double cd intitulé The German Years 1977–1999 (sur Roof Music). Catégoriser la musique de Moondog est un exercice assez désespéré. Son œuvre est plus ou moins inclassable : la seule constante dans l'univers de Moondog reste le contrepoint, pour lui le nec plus ultra de la musique. Sur ce point, il était toujours ultra conservateur ...

Ecoutez la musique de Moondog, magnifique !

Musique de Moondog sur Amazon.fr :

http://www.amazon.fr/s/ref=nb_sb_noss_1/278-6394390-5746210?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&url=search-alias%3Daps&field-keywords=Moondog

Biographies :

Amaury Cornut (2014). Moondog. (Coll. 'Musiques'). Marseille : Le Mot et le Reste. 144 pages. (en fr.) Robert Scotto (2007). Moondog. The viking of 6th Avenue. Préface de Philip Glass. Port Townsend : Process Media. 280 pages. (en angl.)

Site :

www.fr-moondog.com (animé par Amaury Cornut)

(note : photos no.2 & 3 tirées de l'internet)

Hery



by Taamaden 12 years ago · Taamaden
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Nécrologie: Charlie Haden, légendaire contrebassiste de jazz (Etats-Unis)
Au service d’une musique inventive et engagée : Charlie Haden

L'Américain Charlie Haden, figure majeure du jazz moderne, est décédé le 12 juillet des suites d'une longue maladie. A l'âge de 76. Le contrebassiste avait collaboré avec les plus grands du jazz depuis plus d'un demi-siècle, de John Coltrane à Ornette Coleman et Keith Jarrett, en passant par Chet Baker, Paul Bley, Archie Shepp, Gato Barbieri, Dewey Redman, Egberto Gismonti, Don Cherry, le Cubain Gonzalo Rubalcaba, Jim Hall, Herbie Hancock et bien d'autres. Il venait de sortir un disque au titre tristement prémonitoire, "Last Dance", avec son éternel complice, le pianiste Keith Jarrett. Ce contrebassiste, compositeur et bandleader américain a marqué plus de cinq décennies d'histoire musicale. Quelle perte !

Charlie Haden est né en 1937 à Shenandoah, dans l'Etat de l'Iowa, élevé dans une famille de musiciens. Il passe son enfance à chanter, notamment des thèmes de musique country, au sein du Haden Family Band. Mais bientôt, il s'oriente vers le jazz et la contrebasse : après ses premiers pas, en 1957, aux côtés des pianistes Paul Bley et Hampton Hawes ou des saxophonistes Art Pepper et Dexter Gordon, il commence sa vraie carrière dans le double quartette du pionnier du "free jazz" Ornette Coleman (avec Don Cherry, Freddie Hubbard, Eric Dolphy, Scott LaFaro, Ed Blackwell et Billy Higgins) à la fin des années 50. C'est surtout avec Coleman qu'il participe à la révolution du "free jazz" en débarrassant le jazz des contraites rythmiques et harmoniques : leur album manifeste intitulé "Free Jazz : A Collective Improvisation" fait époque et donne le nom à ce mouvement radical et libertaire. Il joue avec la veuve de John Coltrane, Alice. On le retrouve aussi dans le disque culte intitulé "Escalator over the Hill", une sorte d'opéra free-jazz et expérimentel (avec une trentaine de musiciens dont Carla Bley, Jack Bruce, Leroy Jenkins, Howard Johnson, Jimmy Lyons, Jeanne Lee, John McLaughlin, Don Preston, Enrico Rava, Linda Ronstadt, Roswell Rudd etc. etc.). Le trio avec Keith Jarrett et le batteur Paul Motian qu'il complète, brille entre 1968 et 1976, tout comme celui qu'il forme dans les années 80 avec le Brésilien Egberto Gismonti et Jan Garbarek, le saxophoniste norvégien. Ses duos avec Ornette Coleman, Archie Shepp, Don Cherry, Pat Metheny etc. font briller ses talents de mélodiste, sa capacité à développer un son ample. L'une des collaborations marquantes de la dernière partie de la carrière de Haden est celle avec le guitariste Pat Metheny. Leur magnifique album en duo, "Beyond the Missouri Sky" en atteste : une unique célébration de leurs racines communes du Middle West américain. A partir des années mi-80, il mène un groupe appelé Quartet West pendant plus de 20 ans. A ce projet, Haden se consacre aux thèmes des années 30 et 40 puisés dans la chanson populaire ou le cinéma noir. En 2008, le contrebassiste revient à ses racines musicales en publiant l'album "Rambling Boy", superbe hommage à la musique country, enregistré avec les membres de sa famille. Il renoue aussi avec Ornette Coleman le temps de quelques concerts, et enregistre avec les pianistes Hank Jones et Kenny Baron : l'album en duo avec Hank Jones est un de ses albums les plus marquants de cette période. Cet homme empreint de spiritualité et de militantisme, qui sort la contrebasse de son rôle d'accompagnement, laisse une empreinte de géant. Trois décennies s'écoulent avant que Charlie Haden et Keith Jarrett se retrouvent pour interpréter des splendides ballades et standards de jazz, immortalisés sur deux albums : "Jasmine" (2010) et "Last Dance" (2014).

Charlie Haden est aussi un musicien engagé contre la guerre (notamment au Vietnam), la colonisation, l'impérialisme et pour les droits civiques : à la fin des années 60, il crée en compagnie avec la pianiste Carla Bley un collectif free, le Liberation Music Orchestra (LMO), très expérimenté et symbole de son engagement politique fort à cette époque, qui reprend dans son premier disque des chants militants de la Guerre civile espagnole (avec, en outre, la magnifique et inoubliable ballade dédiée à Ché Guevara, "Song for Ché"). Il dénonce l'oppression des dictatures d'Amérique latine soutenues par le gouvernement américain et l'apartheid sud-africain avec véhémence. Lors d'un concert à Lisbonne en 1971, il dédie un morceau aux mouvements de libération du Mozambique et de l'Angola et est arrêté par la police portugaise. Avec le dernier album du LMO, "Not in Our Name" (2005), il s'élève contre George W. Bush et la guerre en Irak. Un orchestre qui dépasse ce qu'est communément un orchestre, plutôt un programme : une musique conçue comme étant un "fanal de la liberté", autrement dit, une musique qui allie la libre tonalité du "free jazz" avec la libération (souhaitée) des peuples ...

Cet homme de gauche et un des plus grands et novateurs contrebassistes dans l'histoire du jazz – à un drive irrésistible, un goût du jeu ensemble, et un feeling parfait du tempo et du rythme – est souvent associé au "free jazz", et au "free jazz" seulement à cause de sa longue et fructueuse collaboration avec Ornette Coleman mais cet avant-gardiste en est beaucoup plus : un amoureux des splendides mélodies et un fin connaisseur des musiques traditionnelles américaines. Il ne cesse jamais de voir des parentés entre le jazz et sa musique country : "When you think about the art form, jazz, coming from this country and you think about the Underground Railroad and all the music that came from that struggle, and then you think about all the music coming over from Scotland and Ireland and England into the Appalachian and Ozark Mountains where I was born and raised, you know, it's all one really. We can only have been born here in this country."

Charlie Haden joue tout, ne manque aucun train, toujours d'être musicien avant d'être contrebassiste, un instrumentiste qui impose une propre langue et donne à son instrument un rôle majeur. Sa musique est un engagement total, il cultive sa liberté, sur scène et en dehors, jusqu'au bout ...

Voici une LISTE DES ALBUMS à ne pas rater de/avec Charlie Haden :

Ornette Coleman Quartet (1959). The Shape of Jazz to Come. Atlantic.

Ornette Coleman Quartet (1960). Change of the Century. Atlantic.

Ornette Coleman Quartet (1961). This is Our Music. Atlantic.

Ornette Coleman Double Quartet (1961). Free Jazz : A Collective Improvisation. Atlantic.

Archie Shepp (1966). Mama Too Tight. Impulse.

Ornette Coleman Quartet (1968). Ornette at 12. Impulse.

Ornette Coleman (1970). The Art of the Improvisers. Atlantic.

Ornette Coleman Quartet (1970). Friends and Neighbours : Live at Prince Street. Flying Dutchman.

Charlie Haden (1971). Liberation Music Orchestra. Impulse.

Carla Bley & The Jazz Composer's Orchestra (1971). Escalator over the Hill. WATT.

John McLaughlin (1971). My Goal's Beyond. Douglas.

Ornette Coleman (1972). Science Fiction. CBS.

Don Cherry (1973). Relativity Suite. JCOA.

Charlie Haden (1976). Closeness. A&M/Horizon.

Charlie Haden (1976). The Golden Number. A&M/Horizon.

Charlie Haden/Ornette Coleman Duo (1978). Soapsuds, Soapsuds. Artists House.

Charlie Haden/Jan Garbarek/Egberto Gismonti Trio (1979). Magico. ECM.

Charlie Haden/Jan Garbarek/Egberto Gismonti Trio (1979). Folk Songs. ECM.

Mingus Dynasty (1979). Chair in the Sky. Elektra.

Don Cherry/Dewey Redman/Charlie Haden/Ed Blackwell (1979). Old and New Dreams. ECM.

Charlie Haden Quartet West (1986). Quartet West. Verve.

Charlie Haden Quartet West (1988). In Angel City. Verve.

Abbey Lincoln (1990). The World is Falling Down. Verve.

Charlie Haden Quartet West (1991). Haunted Heart. Verve.

Charlie Haden/Hank Jones Duo (1994). Steal Away: Spirituals, Hymns, and Folk Songs. Verve.

Charlie Haden/Kenny Barron Duo (1996). Night And the City. Verve.

Charlie Haden/Pat Metheny Duo (1996). Beyond the Missouri Sky. Verve.

Charlie Haden/Lee Konitz/Brad Mehldau (1997). Alone Together. Verve.

Art Pepper (2000). So in Love. Apo.

Charlie Haden/Gonzal Rubalcaba (2001). Nocturne. Verve.

Charlie Haden & The Liberation Music Orchestra. (2005). Not in Our Name. Verve.

Charlie Haden Family And Friends (2008). Rambling Boy. EmArcy.

Charlie Haden/Keith Jarrett Duo (2010). Jasmine. ECM.

Charlie Haden/Keith Jarrett Duo (2014). Last Dance. ECM.

Charlie Haden/Jim Hall Duo (2014). Charlie Haden/Jim Hall. Impulse. (en sept.'14)

Hery

by Taamaden 12 years ago · KaniBé
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Musique de festival japonais
Bonjour a tous,

J en suis a ma quatrieme semaine de voyage au Japon et ayant suivi quelques festivals, je suis tres interesse par la decouverte des musiques qui en sont parsemees. Certaines me sont vraiment entrees en tete. Serait il possible de m aider a en faire une compilation ?

A Gekko-Ji du cote du Mont Fuji, j ai entendu beaucoup de 'Sore, Sore' (avec accents aigus sorry je ne les ai pas ici), en somme ce qui ponctue la marche. J ai finalement vu que ca s appelait Kakegoe http://en.wikipedia.org/wiki/Kakegoe A Nagano pour le Binziru beaucoup de Kabegoe aussi. Mais peut etre d autres musiques. A Tokushima pour le Awa Odori c etait souvent celui ci je pense : https://www.youtube.com/watch?v=ZhKdgBQEOIQ A Takamatsu, celui qui m a honnetement le plus marque : il y a un morceau qui passe en boucle, different des autres, si vous savez merci.

Bref il y avait aussi de la musique americaine, du hip-hop, je suis pres a tout entendre, mais pourriez vous deja conseiller quelques liens youtube ?

Merci d avance !
by Brandnew 12 years ago · 321
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Les Bozo: la pêche, la musique, les marionnettes (Mali)
Musique bozo (Mali)

Les Bozo sont une population de pêcheurs caractéristiques de la moyenne vallée du fleuve Niger au MALI, notamment aux bords du fleuve, de ses affluents et des lacs. Ils pratiquent des danses bien évidemment liées au thème de la pêche et associées à l'eau, en bref, la représentation d'actions et d'outils de pêche (harpons, filets, cordes à hameçons etc.). Dans leur société, il n'existe pas de "caste" et chacun peut devenir musicien à la seule condition d'être doué pour cet art. Donc, un enregistrement de Zoumana Tereta, issu d'une famille de pêcheurs bozo dans la région de Ké Macina, présente le répertoire personnel de ce musicien qui accompagne avec talent son chant (à une voix entre ténor et médium, qui fait pleurer ceux et celles qui l'écoutent) sur une vièle dont l'unique corde en crin de cheval est tendue sur une calebasse*, la musique évoquant un peu celle des Sonraï voisins. Comme beaucoup de musiciens traditionnels du Mali, il participe également à des concerts et enregistrements des vedettes maliennes (Oumou Sangaré, Saly Sidibé, Nahawa Doumbia, Fantani Touré, Maï Koné, Toumani Diabaté, Khaira Arby, Bassékou Kouyaté, les rappeurs de Zion B, Badéma National, Amadou & Mariam, Hawa Koni Diabaté, Cheick Tidiane Seck, Samba Touré, Ensemble Instrumental du Mali) et internationales (Dee Dee Bridgewater, Tiken Jah Fakoly, Dirtmusic, Béla Fleck, Leni Stern, Sékouba Bambino Diabaté).

Sur le plan instrumental, la tradition musicale des Bozo est surtout riche en tambours ayant une place centrale dans leur pratique musicale dont le nganga, un tambour cylindrique en bois, avec deux peaux, le bongolo, un tambour conique en bois, avec une peau et joué avec des baguettes, le jidundu joué souvent ensemble avec le nganga, le kòòxaanò dont jouent les femmes, le fuo, tambour conique, et le gidèxaanò. A ces divers tambours souvent accompagnés de flûtes empruntées aux Peul s'ajoutent les chants qui louent souvent les grands chasseurs et pêcheurs bozo mentionnant leurs lignées, les animaux qu'ils ont tués (hippopotames, crocodiles, lamantins) ou pêchés (capitaines, poissons-chiens, poissons-chat, carpes, tétrodons), ainsi que les villages aux bords du fleuve ou ils vivent ou ont vécu. Autres thèmes importants : la bonne entente entre les gens, les personnes serviables sur lesquelles on peut compter, et la mort.

Leur musique traditionnelle est produite à diverses occasions : les grandes fêtes musulmanes (ramadan, tabaski), certains rites de passages (baptême, circoncision, excision et mariage) mais en particulier les fêtes pour sonner la fin des grandes pêches saisonnières qui se terminent le plus souvent par une course de pirogues et aussi par les exhibitions de marionnettes. Sinon, les fêtes de masques qui marquent un moment très important dans la vie des Bozo ont lieu surtout lors de la ciconcision des garçons d'une classe d'âge ou à l'occasion d'une fête comme le tabaski. Pendant ces manifestions qui se déroulent sur la place publique du quartier, les membres des associations de jeunes (qui organisent les fêtes des masques) dansent, manipulent les masques et marionnettes et les accompagnent en jouant des tambours et en chantant. Selon la légende, les Bozo sont les descendants de Faaro, esprit de l’eau et créateur du monde. La sortie des masques et marionnettes bozo célèbre ce mythe d’origine, leur relation avec les animaux terrestres et aquatiques (den Otter). L'unique légende sur l'origine des marionnettes est bozo (dans la région de Ségou) : elle raconte qu'un pêcheur bozo fut enlevé par les génies de la brousse. Pendant sa detention, un génie des buissons lui apprit l'art des marionnettes. Plus tard, quand il retourna dans son village, Gomitogo (dans la périphérie de Djenné), le pêcheur alla voir les forgerons et leur enseigna la construction des marionnettes. Les deux premières sortes de marionnettes construites étaient classées en deux genres : les sògòw (animaux) et les maaninw (petits gens).

Matériel (sélection) :

– à lire (livre/texte) :

Arnaud, Gérald/Henri Lecomte. 2006. Musiques de toutes les Afriques. Paris : Fayard. (page 223)

Baker, Rob. 2010. "Bozo Music Research Report". Bamako : SIL Mali. (pdf)

Bergounhoux, Didier. 2004. Mali. Les Maîtres du Fleuve. Photographies Didier Bergounhoux. Texte Rinaldo Depagne. Paris : Ed. du Garde-Temps.

Chauveau, Jean-Pierre/Eyolf Jul-Larsen/Christian Chaboud (éds). 2000. Les pêches piroguières en Afrique de l'Ouest. Pouvoirs, mobilités, marchés. Paris : IRD, Karthala / Bergen : CMI.

Musée National du Mali (éd). 1996. Sons et Rythmes du Mali. Instruments et genres musicaux traditionnels. Bamako : Ed. Musée National du Mali. (page 17)

Orange, Didier (dir.). 2000. DELTA. Vivre et travailler dans le Delta intérieur du fleuve Niger au Mali. Photographies Didier Orange. Textes Marie-Laure de Noray. Projet de recherche GIHREX, IRD. Bamako : Ed. Donniya / Paris : Ed. IRD.

den Otter, Elisabeth. 2011. "Les marionnettes bozo de Kirango (Mali)", in : Paugy, D./C. Lévêque/I. Mouas (éds). Poissons d'Afrique et peuples de l'eau. Marseille : IRD Editions.

den Otter, Elisabeth. 2013. Peuple de l'eau. Les Bozos du Mali. Paris : L'Académie des banlieues.

Sundström, Lars. 1972. Ecology and symbiosis: Niger Water Folk. (Studia ethnographica upsaliensia, 35). Uppsala : Almqvist & Wiksell.

Uniack, Pierre-Alain. 2008. Cheval du Fleuve Niger. Marionnettes Bozo et Bambara du Mali. Préface de Marie Crouvisier, photos de Benoît Guit et Pierre-Alain Uniack. Paris : Félix Torres.

Werewere-Liking, Gnepo. 1987. Marionnettes du Mali. (Coll. Traditions africaines). Paris : NEA-ARHIS.

– à écouter (cd/mp3) :

den Otter, Elisabeth (éd). 1998. Dònfòli / Play the music. Bamana and Bozo songs from Kirango (Mali). Samaké Rec.

den Otter, Elisabeth (éd). 2008. Chansons bozo de Kirango (Mali). Samaké Rec.

den Otter, Elisabeth (éd). 2009. Mamou Thiero : chansons bozo / somono. Samaké Rec.

Tereta, Zoumana. 2003. Niger Blues. Cobalt. (mp3)

Tereta, Zoumana. 2008. Soku Fola - Traditional String Music from Segou, Mali. Kanaga System Krush.

Tereta, Zoumana. 2013. Maridje. Akwaba. (mp3)

– à voir (dvd/vidéo) :

den Otter, Elisabeth (éd). 2006. Fête de circoncision / fête des masques bozo. Samaké Rec. (dvd)

den Otter, Elisabeth (éd). 2007. Kurundilana (constructeurs de pirogues). Samaké Rec. (dvd)

den Otter, Elisabeth (éd). 2011. Les maîtres de l'eau: pêcheurs bozo au Mali. Samaké Rec. (dvd)

Zoumana Tereta live "Garba Mama/Tounkagouna" (http://www.youtube.com/watch?v=AOgrYN9O4iA)

Zoumana Tereta live "Kele Magni" (http://www.youtube.com/watch?v=qaJ6Ceb17Ns)

Hery

*terme bambara (n.compl.) : soku /so-ku/ "cheval-queue", viole (monocorde), violon, "crincrin". Cet instrument est constitué d’une demi-calebasse évidé 15 à 25 cm de diamètre servant de caisse de résonance et de table d’harmonie et dont la partie convexe est recouverte d’une peau de chèvre tannée fixée par des petits rivets ou des punaises. Un long manche en bois cylindrique d’environ 60 cm de longueur et 5 cm de diamètre traverse de part en part la calebasse. Sur le manche est attaché la corde en crin ou queue de cheval. Un chevalet fait d’une plaque de calebasse est placé au milieu de la peau, et un archet fait d’un arc en bois et de crin de cheval sert à frotter la corde.

by Taamaden 12 years ago · Taamaden
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Petit instrument à vent Kanak
Bonjour,

Je cherche le nom d'un petit instrument à vent utilisé parfois par les Kanaks qui permet de faire des sons d'oiseaux Je suppose que c'est utilisé pour la chasse, mais certain groupes Kanaks l'utilisent dans leurs morceaux

[:)]
by Travaway 12 years ago · Travaway
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Pierre Vassiliu est décédé il avait 76 ans
Encore un jour qui passe :

A force de voyager j'ai vu tant de monde et tant de choses Que je sais où aller...voyager... J'ai eu beaucoup d'amis qui m'ont branché J'en aurai d'autres Je crois toujours à l'amitié... C'est vrai je trouve que les gens commencent A donner un peu d'eux mêmes... Je crois qu'il était temps C'est le moment Encore un jour qui passe Un pas de plus sur la glace

PV

"Qu'est-ce qu'il fait ? Qu'est ce qu'il a ? Qui c'est celui-là ? Complètement toqué ce mec là...".
by Fmaej 12 years ago · Fmaej
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