Autant déjà le savoir, conduire en Albanie reste une expérience particulière qui exige de la prudence et de l'adaptation. Même si les choses s'améliorent depuis quelque temps, sur les 18 000 km que compte le réseau routier, une large partie n'est toujours pas vraiment goudronnée, ni même bien entretenue, et peut s'avérer dangereuse si on n'y prend garde. Ce qui fait que hors des grands axes et autoroutes, notamment sur les routes secondaires et de montagne, attendez‑vous à un réseau chaotique et parfois sinueux.De plus, la circulation est ici souvent anarchique avec de nombreux piétons et animaux qui peuvent circuler le long des routes. De même, la signalisation est généralement déficiente et la conduite des Albanais parfois surprenante au point que les accidents de la route sont un véritable fléau dans le pays. Bref, la prudence s'impose si l'on doit prendre le volant au point qu'il vaut mieux éviter d'ailleurs de rouler de nuit, surtout sur les petites routes.
Comme souvent en Europe, disposer de son véhicule est un bon moyen pour découvrir le pays. C'est même le meilleur grâce à la liberté et au gain de temps qu'il offre par rapport aux transports collectifs.De façon générale, il est facile de venir en Albanie avec son propre véhicule. Il suffit d'avoir pour cela la carte verte et la carte grise du véhicule plus son permis français ou autre européen. On peut alors circuler ensuite jusqu'à 6 mois sur place sur une période d'un an avant de devoir en principe faire ressortir le véhicule du pays ou entamer une procédure d'importation définitive avec quelques taxes à payer.
Location
Cela dit, pour la majorité des visiteurs, c'est plutôt la location d'un véhicule qui s'impose plus que d'arriver sur place avec le sien. Devenue une destination touristique d'importance sur le marché européen, l'Albanie dispose maintenant d'un bon réseau de loueurs locaux aussi bien qu'internationaux à la capitale comme sur la côte.Comme souvent, il faut avoir normalement plus de 21 ans (sinon parfois 25 chez certains loueurs), avec 1 à 2 ans de permis, pour louer un véhicule. Ensuite, un permis français ou européen, plus une carte de crédit (et non de débit qui entraine parfois des frais de cautions) sont juste nécessaires. Pour une petite citadine, comptez autour des 30 €/jour et plutôt 40‑50 € en juillet‑août lorsque la demande est la plus forte.
Comme d'autres pays de la région, l'Albanie dispose d'un assez large réseau de bus qui dessert villes et villages. La plupart des véhicules ne sont pas forcément toujours au top et sont plutôt lents. Autre inconvénient: il n'existe pas toujours de gares routières dans les agglomérations et les départs peuvent se faire d'un peu partout selon les destinations (se renseigner). Quant aux fréquences, si elles sont nombreuses en matinée, plus la journée avance et moins il y a de départs. Par contre, les bus sont très économiques, en gros 3 à 4 € par tranche de 100 km, et demeurent le meilleur moyen de locomotion pour ceux qui ne disposent pas de leur véhicule.
Minibus collectifs
En parallèle au réseau de bus, il existe des minibus (appelés furgons) qui, selon, concurrencent ou complètent la desserte des autobus. Plus rapides mais aussi un peu plus chers que ces derniers, ils ne partent cependant que quand ils sont pleins et peuvent s'avérer bondés à certains moments.
Au‑delà d'un certain relief à avaler dès lors que l'on s'éloigne du littoral, l'Albanie n'est pas forcément la destination idéale pour les cyclotouristes, du moins pour ce qui est de la cohabitation sur la route. En plus de la circulation souvent anarchique, les conducteurs locaux n'ont pas réellement d'égards pour ceux qui circulent à vélo. Donc, prudence...
Il y a un petit peu plus de 350 km de voies ferrées en Albanie gérées par la société nationale HSH. Pour les visiteurs, le train représente toutefois plus une activité touristique qu'un mode de transport en tant que tel. Il existe deux ou trois lignes, dont Shkoder‑Vorë (parallèle à la côte) avec une activité aléatoire selon les périodes. Dans tous les cas, les trains sont vétustes, lents, bondés mais par contre pas chers du tout; autour de 3 ou 4 € les 100 km.
Il existe deux petits services de bateaux réguliers à l'intérieur du pays:
Lac Komani: au nord de l'Albanie. Ce superbe trajet entre les localités de Koman et Fierzë dans une gorge encaissée est désormais plus touristique qu'autre chose.
Butrint: un petit bac permet de traverser le petit canal qui fait face au site.
Les (grandes) villes en Albanie ne sont pas forcément très nombreuses. Le choix pour y circuler repose principalement sur les bus urbains (moins de 0,5 € le ticket), les taxis officiels ou informels et, de plus en plus, les mobilités douces comme ces vélos et trotinettes en libre‑service. Sans oublier que la plupart peuvent se découvrir aussi à pied, notamment pour ce qui est de leurs centres touristiques.Par contre, même si on dispose de sa voiture, autant éviter de la prendre pour circuler en ville. Ne serait‑ce qu'à cause des embouteillages et du prix (ou de la rareté) du stationnement.